03.02.2026 Vues

Boxoffice Pro n°509 – 4 février 2026

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Bimensuel N°509 / 4 février 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA


Du 3 au 26 mars, pour lancer une année qui s’annonce exceptionnelle pour le studio,

l‘équipe Universal reprend la route pour venir à votre rencontre !

Un aperçu des temps forts à venir ainsi qu’une nouveauté :

une semaine à double dose nord et sud avec deux équipes mobilisées simultanément.

24 MARS

Marcq

en-Barœul

Le Pont des arts

5 MARS

Les Andelys, Le Palace

4 MARS

Vern-sur-Seiche

Cinéville

19 MARS

Bressuire

Le Fauteuil Rouge

3 MARS

Blois, Cap Ciné

26 MARS

Epinal, Cinés Palace

10 MARS Dole

Majestic Rive Gauche

11 MARS Nevers

Ciné Mazarin

12 MARS

Riom, Arcadia

18 MARS

Langon, Grand Ecran

17 MARS

Castres, CGR

5 MARS

L’Isle-sur-la-Sorgue

Ciné Sur La Sorgue

3 MARS

Antibes

Cineplanet

Pour vous inscrire sur la date de votre choix,

contactez par mail :


Bimensuel N°509 / 4 février 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

LA FRANCE

DES CINÉMAS

OU COMMENT PRÉSERVER

UN ÉQUILIBRE PLUS JUSTE ?


L'édito

Sommaire

Front commun

Le président du CNC a, voici quelques jours, présenté

ses vœux à l’ensemble des professionnels. La forme était

judicieusement adaptée à l’air du temps et au contexte,

mais le fond et la volonté qui en ont émergé doivent

donner le “La” de 2026.

Les pistes présentées sont nombreuses, et on ne peut

que se réjouir de la volonté de Gaëtan Bruel de fédérer

l’ensemble de la création française – cinéma, mais aussi

audiovisuel et jeu vidéo – pour faire front face aux

nouvelles formes “low cost” de narration et aux défis

technologiques. De même, la volonté du CNC de

mettre “davantage de moyens sur l’écriture et le développement

des œuvres” ne peut être que bénéfique à

l’ensemble de l’écosystème. Le développement, parent

(injustement) pauvre du cinéma, est une étape cruciale

de la vie d’un film, mais relativement négligée. Travailler

en amont sur les films ne peut que les améliorer.

L’un des autres points soulignés par le président du

CNC, et également par les invités de notre précédente

émission – Victor Hadida, président de la FNEF, et

Olivier Snanoudj, vice-président – est l’importance de

la data. Les usages sont disparates. Trop. Le terme et le

sujet ne doivent pas faire peur, et l’utiliser n’est pas

synonyme d'anonymisation du public ou d’une surveillance

digitale digne de Big Brother. Il doit être un outil

de fidélisation, de renforcement du service, et de flexibilité

commerciale. Et de collaboration avec les distributeurs.

La réflexion autour d’une collecte mutualisée pourrait-elle

faire son chemin ? L’idée dans l’air. À voir si elle sera

– on n’en doute d’ailleurs pas ! – au menu du comité

de concertation.

Une chose est certaine néanmoins : 2026, quel que soit

le sujet, devra être l’année de la collaboration.

Laurent Cotillon

P. 6-9

ACTUS

Boxoffice Blue Ribbon Awards ;

Nominations Césars et Oscars ;

“La Note Vérifiée” AlloCiné/CGR,

Vœux du président du CNC ; 2 e

recommandation du comité de

concertation ; Accessibilité des séances :

de nouvelles exigences pour la

billetterie…

P. 11 à 25

LA FRANCE

DES CINÉMAS 2025

Elysées Lincoln

Les premiers circuits et cinémas

de France

Rencontres avec

Anne-Sophie Le Guiader (Kinepolis),

Alexis Dantec (Marseille et Nice),

© Mary Erhardy

P. 29 à 33

DISTRIBUTION

The Jokers prépare la reprise de The

Gandmaster

Le programme “Le SDI s’engage”

FNEF : L’Émission avec Victor Hadida et

Olivier Snanoudj

P. 34

EXPLOITATION

GNCR : Ingérence et résistance :

la liberté de programmation en question

Les Rencontres de Bretagne ont la cote

(d’Armor)

Nouvelle salle premium Capitole

MyCinéWest du Pontet

Rénovation au Rio de Clermont-Ferrand

Ouvertures du cinéma La Clef de Paris et

de l’Arsenal de Valenciennes

©Laurent Lelièvre

N°ISSN : 2740-3335

Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-

Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal

à parution

Directeur de la publication

Julien Marcel / julien.marcel@cinegroup.fr

Directeur général délégué média & stratégie

Laurent Cotillon / laurent.cotillon@cinegroup.fr

Rédacteurs

Aysegül Algan / aysegul.algan@cinegroup.fr,

Cécile Vargoz / cecile.vargoz@cinegroup.fr,

Jules Dreyfus / jules.dreyfus@cinegroup.fr

Collaboration au magazine

Tanguy Colon

Base de données Films

guillaume.martin@webedia-group.com

est une publication de

Publicité / Base de données distributeurs

Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com

Caroline Roux / caroline.roux@webedia-group.com

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Réalisation CINE GROUP

Maquette / Infographie

Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@cinegroup.fr

Impression

ORMONT IMPRIMEUR

4 Rue Antoine de Saint-Exupéry

88100 Saint-Dié-des-Vosges

Sylvain Bethenod (Vertigo Research),

Antoine Mesnier (CinéConseil)

et Tristan Dominguez (L’Ère des

multiplexes)

Le top 30 des circuits

et top 50 des cinémas

La Rédaction

P. 42

MISCELLANÉES

Cinémathèque française : fréquentation

en hausse ; CDACi, soutiens, agenda de

la profession…

Crédit page 3 : ©Boxoffice Pro

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JULIEN MARCEL

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média & stratégie

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4 N°509 / 4 février 2026


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Actualités

Berlin 2026 :

La compétition…

La 76 e Berlinale se déroulera du 12 au 21 février.

• A New Dawn de Yoshitoshi Shinomiya (Japon / France)

• At the Sea de Kornél Mundruczó (États-Unis / Hongrie)

• À voix basse de Leyla Bouzid (France / Tunisie),

distribution France : Memento, le 22/04/26

• Dao de Alain Gomis (France / Sénégal / Guinée-Bissau),

distribution France : Jour2Fête, le 29/04/26

• Dust de Anke Blondé

(Belgique / Pologne / Grèce / Royaume-Uni)

• Home Stories de Eva Trobisch (Allemagne)

• Everybody Digs Bill Evans de Grant Gee

(Irlande / Royaume-Uni)

• Yellow Letters de İlker Çatak (Allemagne / France / Turquie),

distribution France : Haut et Court, le 01/04/26

• Josephine de Beth de Araújo (États-Unis)

• Kurtuluş (Salvation) de Emin Alper

(Turquie / France / Pays-Bas / Grèce / Suède / Arabie-Saoudite)

• Meine Frau weint (My Wife Cries) de Angela Schanelec

(Allemagne / France)

• Moscas (Flies) de Fernando Eimbcke (Mexique)

• Nina Roza de Geneviève Dulude-de Celles

(Canada / Italie / Bulgarie / Belgique)

• Queen at Sea de Lance Hammer

(Royaume-Uni / États-Unis)

• Rose de Markus Schleinzer (Autriche / Allemagne)

• Rosebush Pruning de Karim Aïnouz

(Italie / Allemagne / Espagne / Royaume-Uni)

• Soumsoum, la nuit des astres (Soumsoum, the Night of

the Stars) de Mahamat-Saleh Haroun

(France / Tchad), distribution France : KMBO, le 22/04/26

• The Loneliest Man in Town de Tizza Covi &

Rainer Frimmel (Autriche)

• Wolfram de Warwick Thornton (Australie)

• Wo Men Bu Shi Mo Sheng Ren (We Are All Strangers)

de Anthony Chen (Singapour)

• YO Love is a Rebellious Bird de Anna Fitch et

Banker White (États-Unis)

• Yön Lapsi (Nightborn) de Hanna Bergholm

(Finlande / Lituanie / France / Royaume-Uni)

Boxoffice Blue Ribbon Awards

Un “guide Michelin” des meilleurs cinémas

L’édition américaine de Boxoffice Pro lance un

guide annuel des plus beaux cinémas du monde,

et compte sur une participation massive des dossiers

français.

Technologie, design, confort et accueil : telles sont les

critères d’évaluation des établissements qui

seront soumis au jury* chargé d’attribuer des

certificats Boxoffice Blue Ribbon. Ces derniers

sont destinés à distinguer les établissements

dans deux catégories – constructions et rénovations

–, en se limitant à celles entreprises

depuis 2020, « de manière à mettre en lumière

ceux qui ont pris le risque d'investir malgré le

difficile contexte post pandémique », explique

Stan Ruszkowski, président de The Boxoffice Company.

Une catégorie spéciale sera ouverte aux établissements «

historiques » pour les éditions suivantes.

Les Blue Ribbon Awards sont ouverts à tous, et peuvent

y être présentés dans plusieurs cinémas d’un même circuit.

À noter enfin que le processus de candidature en ligne

est simple et gratuit, « et les dossiers peuvent être soumis

en français », précise Stan Ruszkowski. « La France

possède le plus beau parc cinématographique du Monde,

et on compte sur la France et on compte sur vos magnifiques

salles ! »

Date limite de participation : dimanche 15

février. La promotion 2025 des “Boxoffice

Blue Ribbon Cinemas” sera annoncée à

l’occasion du CinemaCon 2026, en avril.

*Le jury des Boxoffice Blue Ribbon Awards

est composé de : Mariam El Bacha (anciennement

chez VUE International, Cinepax,

MBO Cinemas et CJ CGV), Dan Herrle (Entertainment

Food & Beverage Assoc., National Amusements,

Bow Tie Cinemas et Muvico Theaters), Daniel Loría

(Boxoffice Pro) et Kaitlyn Thornton (fondatrice

de Plotwork).

Zinc. au sommet du Festival de l’Alpe d’Huez

La 29 e édition du festival consacré à la comédie s’est clôturée le 25 janvier, sur un palmarès trusté par

C'est quoi l'amour ? et De la Comédie-française, tous deux accompagnés par la société de distribution

fondée par Jérôme Hilal.

Voici le palmarès complet attribué par le jury du festival,

dont la présidence était assurée cette année par la comédienne

Audrey Lamy, entourée de Mélanie Doutey, Alison

Wheeler, William Lebghil et Baptiste Lecaplain :

C’est quoi l’amour ?

©Julien Panie

Grand Prix : C'est quoi l'amour ? de Fabien Gorgeart

(Zinc Films, sortie le 06/05/26)

Prix spécial du jury : De la Comédie-française de

Martin Darondeau et Bertrand Usclat, 1 er film (Zinc

Films, sortie le 22/07/26)

Prix d'interprétation féminine : Laure Calamy pour

C'est quoi l'amour ?

Prix d'interprétation masculine : Laurent Lafitte pour

Alter ego (Tandem, 04/03/26)

Prix du court-métrage : Comme un homme de Guillaume

Clerice

À noter, parmi les prix “parallèles”, que De la Comédie-française

cumule également le Prix du public, le

Coup de cœur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et

le Prix Canal+ du meilleur film.

…et des rencontres CICAE

La Confédération internationale des cinémas art et essai

invite aux Arthouse Cinema Meets qui auront lieu pendant

le festival, le 15 février au Delphi Lux à Berlin, et qui pourront

aussi être suivis en ligne sur YouTube. Au programme :

11h00 - 11h40 : Comment promouvoir la Journée

art et essai du cinéma européen ?

conférence d’Éva Demeter, directrice de Tisza Cinema Ltd.

en Hongrie et responsable du Festival Art Film

Alexandre Trauner

11h50 - 12h50 : Accès, disponibilité et avenir de la

programmation des films de répertoire

par Jack Reid Bell, directeur des ventes et du marketing

chez Park Circus Limited

12h50 - 13h30 : Réunion avec des participants la

Journée art et essai du cinéma européen et professionnels

du secteur

Rencontres cinéma de

Gérardmer 2026

La 28 e édition se déroulera du mardi 7 au vendredi 10

avril, toujours au Casino de Gérardmer, où les professionnels

pourront découvrir, en compagnie du public,

une quinzaine de films en avant-première. À noter qu’après

plus de 20 ans à la tête de l'organisation, l'Association

des Cinémas Indépendants de l'Est a passé la main à

Image'Est, le pôle de l'image en région Grand Est, pour

orchestrer ces Rencontres. La programmation n’est pas

bouclée et les distributeurs peuvent encore proposer des

films (sortant après le 29 avril), auprès de Denis Blum

à exploitation@image-est.fr.

Et pour participer aux Rencontres, les inscriptions sont

ouvertes sur le site www.rencontres-du-cinema.com.

6 N°509 / 4 février 2026


CÉSAR 2026 :

LE RAZ-DE-MARÉE NOUVELLE VAGUE ET

LE CHANT DE HAUT ET COURT

En amont de la cérémonie, exceptionnellement décalée

le jeudi 26 février, l'Académie des Arts et Techniques du

Cinéma a dévoilé les 110 nominations de la 51 e édition

des César. Côté film, Nouvelle Vague de Richard Linklater

(ARP Sélection) s’impose avec 10 nominations, suivi par

L’Attachement de Carine Tardieu (Diaphana) et Dossier 137

de Dominik Moll (Haut et Court) avec 8 citations. Ce dernier,

accompagné de La Femme la plus riche du monde de

Thierry Klifa (6 nominations), Le Chant des forêts de

Vincent Munier (2) et Amélie et la métaphysique des tubes

de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han (1) propulse Haut

et Court à 17 nominations, record de cette édition. Le

distributeur est suivi par Diaphana (13), Ad Vitam (10),

ARP (10) et Le Pacte (8). Pour rappel, diffusée en clair

et en direct sur Canal+, la cérémonie sera présidée par

Camille Cottin et présentée par Benjamin Lavernhe. Le

comédien américain Jim Carrey s’y verra remettre un

César d’Honneur.

Meilleur film

L'Attachement produit par Fabrice Goldstein, Antoine

Rein, réalisé par Carine Tardieu (Diaphana)

Dossier 137 produit par Caroline Benjo, Barbara Letellier,

Carole Scotta, réalisé par Dominik Moll (Haut et Court)

Nouvelle Vague produit par Michèle Pétin, Laurent

Pétin, réalisé par Richard Linklater (ARP Sélection)

La Petite Dernière produit par Julie Billy, Naomi Denamur,

réalisé par Hafsia Herzi (Ad Vitam)

Un simple accident produit par Philippe Martin, réalisé

par Jafar Panahi (Memento)

Meilleure réalisation

Carine Tardieu pour L'Attachement (Diaphana)

Dominik Moll pour Dossier 137 (Haut et Court)

Stéphane Demoustier pour L'Inconnu de la Grande

Arche (Le Pacte)

Richard Linklater pour Nouvelle Vague (ARP Sélection)

Hafsia Herzi pour La Petite Dernière (Ad Vitam)

Meilleure actrice

Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan (Gaumont)

Valeria Bruni Tedeschi dans L'Attachement (Diaphana)

Léa Drucker dans Dossier 137 (Haut et Court)

Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde

(Haut et Court)

Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana (Ad Vitam)

Meilleur acteur

Claes Bang dans L'Inconnu de la Grande Arche

(Le Pacte)

Bastien Bouillon dans Partir un jour (Pathé)

Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde

(Haut et Court)

Pio Marmaï dans L'Attachement (Diaphana)

Benjamin Voisin dans L'Étranger (Gaumont)

Oscars 2026 :

les (co)productions

françaises à

l’honneur

Cette année, les cinq longs métrages nommés à

l’Oscar du meilleur film international ont tous une

production française : la Palme d’or Un simple

accident de Jafar Panahi (Les Films Pelléas) qui

représentera la France, mais aussi L’Agent secret

de Kleber Mendonça Filho (Mk2 Productions) ;

Sirât d’Oliver Laxe (4A4 Productions) ; La Voix

de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania (Tanit

Films) et Valeur sentimentale de Joachim Trier

(Lumen Films)... ce dernier figurant dans 8 autres

catégories.

Autre fierté : deux films français sont nommés dans

la catégorie meilleur film d’animation : Arco de Ugo

Bienvenu (Remembers) et Amélie et la Métaphysique

des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han (Ikki

Films), tandis que Papillon de Florence Miailhe

(Sacrebleu Productions) concourt pour l’Oscar du

meilleur court métrage d’animation.

Pour le reste des prétendants, Sinners de Ryan

Coogler bat le record de l'histoire des Oscars, avec

pas moins de 16 nominations, suivi de Une bataille

après l’autre de Paul Thomas Anderson, cité dans

13 catégories. Deux films Warner donc, qui brilleront

lors de la 98 e cérémonie, le 15 mars à Los Angeles.

Toutes les nominations des César et des Oscars sont

à retrouver sur boxofficepro.fr.

AlloCiné et CGR lancent “La Note Vérifiée”

Cette nouvelle fonctionnalité vise à renforcer la confiance des spectateurs – et des professionnels –

dans les notes et critiques publiées sur le site cinéma de référence.

“La Note Vérifiée”, initiative soutenue par le CNC

et dont CGR Cinémas est le premier partenaire,

s’inscrit dans la démarche d’AlloCiné de protéger

l'intégrité des notes spectateurs, dont on sait l’importance

qu’elles ont pris pour l’ensemble de la filière cinéma.

Depuis deux ans, AlloCiné a mis en place plusieurs

mesures en ce sens, notamment un score de confiance

des utilisateurs (qui pondère à la hausse ou à la baisse

les contributions selon différents paramètres) et un

monitoring de chaque œuvre (solutions d’alertes et

modération, en particulier au moment de la sortie en

salle des films). Des évolutions récentes ont rendu

obligatoire l’ajout d’une critique à sa note lorsqu’un

film n’est pas encore sorti, et des messages d'alerte

s’affichent en cas de notation inhabituelles.

“La Note Vérifiée” marque une nouvelle étape, en permettant

désormais de vérifier que les utilisateurs ont bien

acheté un billet de cinéma pour le film qu'ils souhaitent noter.

• Les notes vérifiées seront identifiées par un badge spécifique

"Note Vérifiée"

• Ces notes auront un poids plus important dans le calcul

de la note globale du film

• Le système repose sur la connexion entre l'achat de

billets, et le compte utilisateur AlloCiné

Les Cinémas CGR sont les premiers à rejoindre le dispositif.

Leurs spectateurs pourront “vérifier” leur note sur AlloCiné,

qu'ils aient acheté leur billet en ligne ou qu'il fassent partie

du programme de fidélité CGR. L’initiative a pour vocation

d’être étendue à d’autres partenaires exploitants.

N°509 / 4 février 2026

7


Actualités

VŒUX DU PRÉSIDENT DU CNC :

2026, L’ANNÉE DE LA RÉINVENTION

Alors que la filière traverse un moment , « aussi

décisif et passionnant que l’invention du cinéma »,

Gaëtan Bruel a décrit, le 26 janvier dernier, la

« boussole » que suivra le CNC en 2026.

©Mehrak Habibi-CNC

Dans ses premiers vœux énoncés depuis sa prise de

fonctions, le président du CNC a désigné les orientations

pour faire face à la « triple révolution » en cours, concernant

les modes de diffusion, la nature des images

consommées… et les équilibres géopolitiques qui régissent

notre industrie :

L'amont de la création

Les auteurs, maillons « fragiles mais essentiels de la filière »,

doivent être reconnus et mieux récompensés. Ce qui

implique de mettre davantage de moyens sur l'écriture

et le développement des œuvres, notamment via une

réforme des aides à l'amont pour le cinéma, « dans la

lignée de la réforme des aides à l’amont pour l’audiovisuel ».

Il s’agit, pour Gaëtan Bruel, de donner plus d'ambition

au renouvellement « des talents, des formes et des récits »,

avec une diversité « qui réconcilie la nécessité des locomotives

rassembleurs, et des oeuvres qui défrichent, avec singularité

radicale, les prochains horizons ».

La question des publics

La relance de la fréquentation implique également de

repenser la rencontre entre les œuvres et leurs publics, à

travers plusieurs chantiers :

• La défense et la promotion des salles « autour d’un

principe simple : la diversité du cinéma, c’est aussi la

diversité de ses salles », souligne le président du CNC,

notamment prêt à sensibiliser la prochaine génération

de maires, qui va reprendre, à partir de mars, « la

responsabilité d’un quart du parc français ».

Une nomination au CNC

Sophie Zeller a été nommée directrice des politiques territoriales

du CNC, par son président Gaëtan Bruel, et prendra

ses fonctions le 9 mars 2026. Elle aura la responsabilité des

politiques du CNC en faveur de l’accompagnement des

auteurs, de la formation des professionnels du secteur.

« Il lui reviendra de porter l'impulsion forte que le CNC

souhaite donner à la diffusion des œuvres dans tous les territoires,

en particulier à travers l'éducation au cinéma et à

l'image », souligne le CNC. Enfin, elle aura également pour

mission de piloter la nouvelle stratégie de partenariat entre

le CNC et les collectivités, marquée par la mise en place de

partenariats renforcés avec certaines Régions, et l'élargissement

des relations partenariales du CNC à l'ensemble des

collectivités infra-régionales.

Voeux 2026 aux professionnels par Gaëtan Bruel, président du CNC

• L’amélioration des relations entre exploitation et

distribution, alors que la deuxième recommandation

du comité de concertation récemment publiée

[voir p.9] se pose comme « un guide très clair des bonnes

pratiques pour garantir la coexistence pacifique des films,

dans l’intérêt des publics, des salles, et donc aussi des

ayants-droits que les distributeurs représentent ». Comme

la première recommandation sur les avant-premières

massives, le président du CNC sera « personnellement

attentif » au bon suivi de cette nouvelle recommandation

et n’agira que si elle s'avère insuffisante. « Mais j’ai

l’intuition que chacun se montrera à la hauteur du

moment que nous traversons. »

• La stimulation de l'innovation dans l'exploitation/

distribution, « qui sera d’ailleurs l’une des missions du

comité de concertation pour la suite de ses travaux ».

Notamment avec un travail urgent à engager sur la

data, pour la croissance du marché de la salle, et au

profit de toute la filière.

• La place du cinéma dans les médias, dans un contexte

de baisse de notoriété des films, et de fragilisation de

la place de l’information culturelle en général. « Dans

le même temps, les publics, notamment les plus jeunes,

plébiscitent de nouvelles manières de parler des films,

s’investissent dans une cinéphilie plus horizontale, où l’on

ne pense pas pour eux, mais avec eux. » Une discussion

à engager avec les médias eux-mêmes, qui partage le

même enjeu capital que le cinéma : « rester dans le

paysage quotidien des Français. »

• L’éducation au cinéma et à l’image, devenue « la

mère de toutes les batailles » grâce au plan annoncé à

l’automne dernier par les ministres de l’Éducation et

de la Culture, avec un « double geste historique » : celui

de faire entrer l’éducation au cinéma dans tous les

programmes scolaires et celui d’articuler le voir et le

faire – filmer, monter, écrire des scénarios, critiquer

un film ou une série, proposer une programmation…

–, « car on n’aurait pas idée d’apprendre à lire…. sans

apprendre à écrire ». Dans cette « révolution qu’on ne

peut plus arrêter », les talents ont également leur rôle

à jouer pour alerter sur « la catastrophe culturelle et

sanitaire » que constitue le rapport des jeunes aux

écrans, « et sur l'antidote que constitue l'éducation au

cinéma et à l'image ».

Les territoires

Le président du CNC, qui a déjà visité les deux tiers des

régions dans le cadre du tour de France entamé dès son

arrivée, décrit la « clé décisive » que représentent les territoires

: « Pour convaincre à l’Assemblée nationale et au Sénat,

pour nous faire entendre dans le débat national, il faut

commencer par convaincre dans la profondeur du pays. »

Et face aux « très sérieuses » tensions budgétaires de l’ensemble

des collectivités, le CNC annoncera dans les

prochaines semaines les Régions avec lesquelles il met

en place un partenariat renforcé, afin d’aller plus loin en

matière de soutien à la production, à l’écriture, à la

formation, à la diffusion.

L'échelle mondiale… et le cadre européen

Enfin, dans le souci de croître dans un marché décroissant,

la France doit ambitionner de gagner des parts de marché

à l’international, et dès lors produire des œuvres « qui

intègrent dès l'origine la question de l’export », avec l’Europe

comme première échelle de référence. Deux sujets majeurs

sont d’ailleurs inscrits dans l’agenda 2026 de la Commission

européenne. À commencer par les négociations sur

le programme AgoraUE (qui remplace Europe Creative)

et donc sur les financements du cinéma entre 2028 et

2034, dans une enveloppe « globalement en hausse, mais

qui intègre de nouveaux sujets ». D’autre part, la directive

SMA qui, après sa précédente révision ayant permis « une

véritable révolution » en matière d’obligations d’investissements

en Europe, va être évaluée tout au long de l’année

en vue de sa réouverture. « Face à des attaques qui vont

être nombreuses, nous devrons nous battre pour faire prévaloir

les intérêts européens. »

Or, dans un contexte de tensions géopolitiques, « qui

conduira certains à penser qu’il y a plus urgent que le

soutien à la création », l’urgence est justement « d’accélérer

la structuration de l’Europe comme un espace unifié…

par des récits communs ». Et dans la « la vacance laissée

par les États-Unis », le président du CNC pointe la

« fenêtre stratégique » en train de s’ouvrir pour la France.

« Non pour prétendre être le nouveau centre, mais pour

organiser enfin un multilatéralisme de l’image animée,

répondant aux défis globaux qui traversent nos secteurs,

et faisant progresser les valeurs que nous défendons depuis

longtemps. »

Ayşegül Algan

8 N°509 / 4 février 2026


COMITÉ DE CONCERTATION DISTRIBUTEURS/EXPLOITANTS :

LA DEUXIÈME RECOMMANDATION

Après une première recommandation de juillet 2025 visant à réguler les avant-premières massives,

le comité de concertation* a formulé les bonnes pratiques permettant d’assurer la diversité de l’offre

cinématographique et la plus large diffusion des œuvres.

* Pour rappel, le comité de concertation est composé de sept distributeurs (Roxane Arnold,

Emmélie Grée, Victor Hadida, Vladimir Kokh, Thierry Lacaze, Etienne Ollagnier, Olivier

Snanoudj) et de sept exploitants (Guillaume Bachy, Christine Beauchemin-Flot, Christine

Bentabet, Marie-Christine Desandré, Olivier Grandjean, Samuel Loiseau, Richard Patry).

Après avoir rappelé les principes centraux que sont la

liberté de programmation des exploitants et la

maîtrise des plans de sortie par les distributeurs,

qui s’appuie sur le principe de distribution sélective,

la recommandation en fixe les limites (absence d’exclusion

systématique d’un ou plusieurs cinémas, d’une

part, et, d’autre part, absence d’exclusion systématique

d’un ou plusieurs distributeurs).

La recommandation rappelle que cette maîtrise des

plans de sortie et cette liberté de programmation

reposent sur des faisceaux de critères objectifs relatifs

aux caractéristiques de l’œuvre, au distributeur et

au cinéma.

Elle précise ainsi les bonnes pratiques relatives à la

libre négociation entre exploitants et distributeurs

concernant les modalités de la mise à disposition du

film, en termes de : communication, mise en avant,

accompagnement et valorisation du film, programmation,

et relations contractuelles,

Enfin, la recommandation pose un certain nombre

de principes généraux qui portent notamment sur

la prise en compte, au sein d’une même zone, de la

situation concurrentielle ou de monopole des cinémas,

sur la programmation en décalé, sur l’équilibre géographique

des plans de sortie, la transparence, la formalisation

et le calendrier des négociations entre exploitants

et distributeurs ainsi que sur le nombre de séances en

première semaine de sortie nationale.

En dernier ressort, la recommandation rappelle que

le Médiateur du cinéma a vocation à être saisi en cas

d’échec de la négociation commerciale et à prendre

en compte ces principes dans le cadre des

médiations.

L’intégralité de la recommandation est consultable

sur le site du CNC, qui propose par ailleurs un webinaire

d'explication de cette dernière, ouvert à tous les

exploitants et distributeurs, le mardi 10 février de 10h

à 12h.

Accessibilité des séances

De nouvelles exigences pour la billetterie…

Un décret paru au Journal officiel du 24 décembre 2025

a fait évoluer le cahier des charges des billetteries informatisées

des cinémas. Cet avenant porte sur l’obligation,

nouvelle, d’enregistrer dans la base, pour chaque séance

programmée, l’information sur l’accessibilité de la séance

aux personnes sourdes ou malentendantes ainsi qu’aux

personnes aveugles ou malvoyantes. Les systèmes de caisse

homologués ont six mois à partir de l’entrée en vigueur

de l’arrêté, soit soit jusqu’au 7 juillet 2026, pour se mettre

en conformité.

©2024 Chapter 2 – Pathé Films – M6 - Photographe : Jérôme Prébois

Accessibilité et Inclusion,

des formations en plein

essor

Les formations Accessibilité et Inclusion dans les salles de

cinéma proposées depuis 2024 par la Commission supérieure

technique de l’image et du son et l’association

Inclusiv confirment leur dynamique. En 2025, ce sont

ainsi 9 sessions qui ont été organisées (+80 % par

rapport à 2024) et 70 professionnels formés (+218 %).

Une croissance qui traduit l’intérêt des exploitants,

programmateurs et équipes de salles pour les enjeux

d’inclusion, « car au-delà des obligations légales*, c’est

également un vivier de spectateurs qui réclame l’égalité

d’accès à la culture », note la CST.

En 2026, plusieurs sessions sont programmées à Paris

tout au long de l’année, avec la possibilité d’organiser des

formations partout en France à la demande d’associations,

structures culturelles, réseaux de salles, etc.

Détail des dates sur formation.cst.fr/

accessibilite-inclusion-cinema/

* La formation est obligatoire pour les professionnels en contact du public

dans les établissements de plus de 200 personnes (Loi de 2015).

Le Comte de Monte-Cristo, Marius de l’audiodescription 2025

… et un nombre record de films adaptés

Sur l’année écoulée, l’association Ciné Sens a recensé

un total de 301 films accessibles en salle aux spectateurs

déficients sensoriels. Un chiffre en hausse de 25 %

par rapport à 2024, qui découle certes de « l’implication

des producteurs et distributeurs français »… mais également

de la réglementation du CNC qui, depuis 2020,

conditionne ses aides à la mise à disposition de versions

audiodécrites (AD) et sous-titrés pour sourds et

malentendants (ST-SME). Autant d’informations qui,

dans la pratique, sont difficiles à obtenir. « En raison

d’une communication parfois floue ou tardive de la part

des distributeurs, l’anticipation et l’avance que nous

devrions avoir, pour proposer cette information aux

programmateurs et exploitants, sont parfois compromises »,

déplore Ciné Sens. À défaut d’arriver assez en amont,

les nouvelles exigences d’informations sur l’accessibilité

des séances au niveau des systèmes de billetteries

informatisés permettront au CNC de disposer d’éléments

chiffrés très concrets pour prolonger les bilans…

et les efforts. À noter que le Marius qui distingue la

meilleure audiodescription parmi les nommés au

César du meilleur film, sera décerné au CNC le

mercredi 25 février, soit la veille de la cérémonie

avancée des Césars 2026.

A.A.

N°509 / 4 février 2026

9


L’ACTUALITÉ DE

L’EXPLOITATION ET DE LA

DISTRIBUTION CINÉMA

LE MAGAZINE PRO

ET LES SUPPLÉMENTS

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LA FRANCE DES

CINÉMAS 2025

En cette année “de transition”, les principaux circuits

français accusent tous une baisse de fréquentation,

qui varie toutefois selon leur ligne éditoriale. Si Pathé

Cinémas reste le leader incontesté, tant en nombre

d’écrans que d’entrées – avec plus de 31,5 millions de

spectateurs en 2025 –, UGC redevient le deuxième

exploitant français en termes de fréquentation, avec une

baisse mesurée de 9 % de ses entrées. En effet, dans un

contexte de faiblesse de l’offre grand public, un circuit

comme CGR accuse le coup, avec 18 % de baisse, quand

ceux programmant davantage d’art et essai s’en sortent

mieux, à l’image de mk2 (-9 %), ou encore des réseaux

comme Haut et Court Cinémas (-4 %) ou Utopia (-5 %).

On devrait toutefois retrouver un équilibre entre

différents types d’exploitation en 2026… et un équilibre

tout court ! Avec une offre de films au rendez-vous, le

premier mois de l’année témoigne déjà d’un nouvel

élan, enregistrant les meilleurs résultats depuis 2019

pour un mois de janvier…

N°509 / 4 février 2026

11


France des cinémas 2025

1

2

UGC Cinémas

Cinémas : 48

Écrans : 510

Entrées : 18 208 494

Pour la première fois depuis 2020, UGC devient le deuxième

exploitant français en nombre d’entrées. Le circuit connaît un recul de 9 %, bien plus

mesuré que la baisse nationale, mais qui grimpe cependant à 30 % comparé à ses 25,9

millions de spectateurs enregistrés en 2019 (-26 % pour la fréquentation nationale).

Dans son ensemble, outre la cession de son site des Ulis en février, 2025 a été calme

pour le groupe présidé par Brigitte Maccioni, et surtout marqué par deux anniversaires :

les 30 ans de son navire amiral, le Ciné Cité Les Halles, qui reste le cinéma le plus

fréquenté au monde avec 2,6 millions d’entrées ; et les 25 ans de sa carte illimitée, qui

ont donné lieu à de nombreuses célébrations. Mais la plus grande "actu UGC" de 2025

aura été l’annonce de l’entrée de Canal+ dans son capital, à hauteur de 34 %, en vue

d’une prise de contrôle totale en 2028. Une onde de choc dans la filière qui a causé de

nombreuses réactions, enthousiastes comme plus réservées. En attendant, le groupe

poursuit ses nombreuses initiatives, comme son Prix cinéma des enseignants, lancé

l’année dernière, et devrait ouvrir en 2026 un établissement de neuf salles à Saint-Germain-en-Laye

(Yvelines).

3

Pathé Cinémas

Cinémas : 79

Écrans : 863

Entrées : 31 651 967

Malgré un recul de 11 % de ses entrées par rapport à 2024 (et

de 37 % par rapport à 2019), Pathé Cinémas reste l’incontestable leader de l’exploitation

française avec une part de marché de plus de 20 %. Marquée par d’importantes

évolutions stratégiques, l’année 2025 du circuit s’est ouverte avec la nomination de

Laure de Boissard à la direction générale. Le tournant capitalistique s’est concrétisé en

mai, avec l’arrivée de la famille Saadé comme actionnaire minoritaire (à hauteur de

20 % via sa holding Merit France). L’évolution des salles Pathé reste fortement orientée

vers le premium, notamment avec quatre nouveaux équipements Imax – à Nice, à

Saint-Herblain au printemps, à Angers à l’été et à Brumath en fin d’année – qui portent

le parc Imax du circuit à 23 salles. Pour sa pleine année d'activité, le Pathé Palace de

Paris accueille depuis février un Pathé Café… qui a été distingué dès juin d’un Retail

Award lors de CineEurope. En face, sur le boulevard des Capucines, l’offre au coq est

renforcée, depuis fin avril, du Pathé BNP Paribas, la rénovation de l’ancien Pathé Opéra

Premier ayant donné lieu à une expérience, inédite en France, de branding. Le circuit

poursuit par ailleurs la rénovation de ses sites les plus anciens, dont le Pathé Labège

dans la banlieue de Toulouse et le Pathé Odysseum de Montpellier ont bouclé la première

phase de leur rénovation en fin d’année.

CGR Cinémas

Cinémas : 73

Écrans : 710

Entrées : 17 802 290

Toujours deuxième circuit français en nombre de cinémas,

CGR Cinémas rétrograde à la troisième place en termes d’entrées, pénalisé par un recul

de fréquentation d’environ 18 % et un retard de 400 000 entrées par rapport à UGC

Cinémas. Alors que son projet d’un nouvel établissement à Soissons dans l’Aisne est

toujours bloqué par des contraintes techniques, CGR a axé sa stratégie de développement

sur la consolidation de son parc. Les rénovations d’Épinay et de La Mézière ont été

finalisées en fin d’année, des améliorations mises en œuvre à Colmar en octobre et le

chantier de modernisation toujours en cours au CGR de Lattes. L’offre premium Ice a

franchi une nouvelle étape au Mégarex de Haguenau, où le circuit, en partenariat avec

la famille Wernert, a inauguré en décembre la première salle Ice au monde équipée d’un

écran Led Onyx. Sur le plan commercial, CGR a lancé à la rentrée RECIF – Réseau

engagé de cinémas indépendants français, une offre de contremarques cinéma à « politique

tarifaire harmonisée », utilisables dans les 73 cinémas CGR et les cinémas membres

RECIF (une quinzaine pour l’heure). Enfin, au siège, après une restructuration du

service marketing en début d'année autour de la responsable marketing et communication

Manon Frindik, en juin, Marie Plaire a été promue au poste d’assistante de

programmation, sous la direction de Patrice Martin.

©Frederic Berthet ©T.Colon/Boxoffice Pro

©CGR Cinémas

Pathé BNP Paribas

UGC Ciné Cité Les Halles

Salle Confort CGR

12 N°509 / 4 février 2026


4

Megarama

Cinémas : 33

Écrans : 264

Entrées : 5 872 807

Recul de 12 % pour Megarama qui, avec 5,87 millions d’entrées, consolide sa quatrième

place parmi les circuits français, obtenue l’année dernière. Le groupe présidé par Jean-

Pierre Lemoine a continué l’expansion de son parc avec l’acquisition dans le Nord des

Lumières d’Armentières et du Palace de Cambrai, qui appartenaient tous deux à la

famille Vermoesen. Ont également été rénovés les deux sites précédemment acquis

auprès d’UGC : celui de Roubaix en mai (9 écrans) puis, en décembre, celui des Ulis

(4 écrans). À ces deux établissements ont été ajoutés un écran IMAX, soit un total de

cinq salles Megarama équipées du concept premium. Avec une hausse de onze cinémas

entre 2019 et aujourd’hui, le circuit de Jean-Pierre Lemoine affiche la plus grande

croissance du top 10. En 2026 sont attendues ses ouvertures à Cormeilles-en-Parisis

(Val d’Oise, 9 écrans) et à Saint-Martin-d’Hères (Isère, 6 écrans) avant, en 2028, le

transfert de son établissement d’Arras (Nord) dans un multiplexe flambant neuf de

12 écrans.

5

Kinepolis

Cinémas : 18

Écrans : 199

Entrées : 5 505 211

Kinepolis suit la fréquentation nationale et connaît une baisse de 15 % de ses entrées,

due au recul de 17 de ses 18 établissements. Seul le Klub de Metz, un de ses quatre

sites art et essai, voit sa fréquentation augmenter de 1 %. Les Kinepolis de Béziers et

de Belfort, également classés, ont terminé leur rénovation en début d’année – après

avoir été respectivement acquis auprès de MonCiné et de Pathé – et n’ont donc pas

connu un plein exercice. Le vaisseau amiral de Lomme perd quant à lui sa place de

deuxième cinéma de France, au profit du Pathé Carré Sénart. L’établissement millionaire

voit ses entrées reculer de 15 %, mais s’est renforcé depuis avril dernier par l’aménagement

d’une salle IMAX ; la seconde proposée en France par le circuit après celle du

Kinepolis de Nîmes. L’activité du groupe belge a été particulièrement intense à l’international,

avec l'acquisition, en novembre, du circuit américain Emagine Entertainment

(14 cinémas et 177 salles), portant son parc mondial à 122 cinémas et 1 314

écrans répartis dans 8 pays. En fin d’année, Kinepolis a également lancé une émission

d’obligations, clôturée en quelques heures, pour ses besoins généraux et l’expansion

de ses activités. [Voir aussi p.16]

6

Cinéville

Cinémas : 24

Écrans : 190

Entrées : 5 416 577

©Megarama ©Laurent Ghesquiere/Kinepolis ©Lilou Hamon

Megarama Roubaix

Nouvelle salle Imax du Kinepolis de Lomme

Pour Cinéville, 2025 s’inscrit dans la continuité de 2024 avec une croissance toujours

importante de son parc. En plus de l’acquisition, courant avril, des Darcy et Olympia

de Dijon, le circuit dirigé par Yves Sutter a ouvert deux établissements : à Beaupréauen-Mauges

(5 salles) et à Plourin-lès-Morlaix (6 salles), ce dernier remplaçant son Rialto

de Morlaix. Cinéville a donc connu une croissance de sept établissements et 58 écrans

en deux années, accompagnant une progression de 400 000 entrées sur la même période.

Le circuit accuse toutefois un recul de 14 % par rapport à 2024, tout en conservant sa

place de sixième réseau français. Le Club 6 art et essai de Saint-Brieuc, acquis auprès

de la famille Hoffmann en 2024, est son seul cinéma connaissant une hausse d’entrées

(+1 %). Cinéville a également accentué la premiumisation de son parc avec l’ajout de

son concept premium Orium dans ses établissements de Dorlisheim, de Vern-sur-Seiche

et de Saint-Nazaire, pour un total de six salles équipées. Après tous ces mouvements

– qui lui ont, en outre, valu un “Fastest Moving Giant Award” à CineEurope –, le circuit

devrait faire une pause dans ses projets… sauf si l’opportunité se présente.

Cinéville Beaupréau

N°509 / 4 février 2026

13


France des cinémas 2025

7

8

9

10

MK2

Cinémas : 11- Écrans : 69 - Entrées : 3 237 108

À l’image d’une fréquentation parisienne qui a davantage limité la

casse par rapport au reste du pays, MK2 contient sa baisse à 9 % sur

un an, dépassant à nouveau les 3 millions d’entrées. Le circuit dirigé par la famille

Karmitz enregistre sa plus forte baisse (-13 %) dans ses sites Odéon et Saint-Germain,

tandis que ceux de Parnasse et le duo Quai de Seine-Quai de Loire ne recule que de

5 %. Le vaisseau amiral du groupe, le MK2 Bibliothèque, chute de 10 %, notamment

en raison de la fermeture de 4 de ses 20 salles pour l’aménagement d’un nouvel hôtel

et d’un futur musée. À noter que depuis septembre – et jusqu’en 2030 –, le multiplexe

accueille la programmation du Centre Pompidou.

CinéWest

Cinémas : 13 - Écrans : 86 - Entrées : 2 300 837

Après une croissance continue ces dernières années, le réseau de Daniel

Taillandier est entré dans une phase de consolidation en 2025. Sans

opération marquante – acquisition, construction ou rénovation –, CinéWest a pu

s'atteler à la bonne mise en route de ses deux cinémas ouverts courant 2024 et qui

affichent logiquement des résultats en progression grâce à une pleine année d’activités :

+316 % pour le Liberté à Brignoles et +34 % pour Les Balcons de Mougins. En 2026,

le circuit poursuit sa premiumisation avec l’ambition d’ouvrir sa première salle Imax

au sein du Capitole Studios au Pontet, actuellement doté de 11 écrans et qui vient

d’équiper une de ses salles avec son nouveau concept maison Ultim ; le vaisseau amiral

du circuit a attiré 468 000 spectateurs l’an passé (-20 %).

Grand Écran

Cinémas : 14 - Écrans : 109 - Entrées : 2 027 607

Avec plus de 2 millions d’entrées, le réseau de la famille Fridemann

est en recul de seulement 8 % par rapport à 2024, et se

positionne désormais comme le 9e circuit français, avec le même nombre de

cinémas que l’année précédente, où il avait connu une forte croissance. En effet,

après ses sites de Montaigu-Vendée et de La Chapelle-sur-Erdre inaugurés en

2024, Grand Écran a ouvert en novembre dernier son établissement de Fontenay-le-Comte

en Vendée, et fermé Le Rio du centre de Langon, en Gironde.

Dans la même ville, son complexe de périphérie est passé de 6 à 7 salles. À Limoges,

c’est le Lido qui s’est agrandi en 2025, passant de 3 à 4 salles mais de 670

places à 530, pour un meilleur confort. Grand Écran exploite donc toujours 14

cinémas – dont 7 équipés d’une salle CineMax, le concept premium maison –

pour un total, désormais, de 109 écrans, à travers la Nouvelle-Aquitaine, les

Pays-de-la-Loire et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Noé Cinémas

Cinémas : 24 - Écrans : 85 - Entrées : 1 813 541

Pour Noé Cinémas, le cru 2025 s’est révélé calme, sans mouvement

majeur, justifiant ce recul à la 10e place, après une belle

progression en 2024 et un important développement de son réseau post-Covid.

À la faveur d’une solide offre art et essai, l’Omnia de Rouen affiche la plus faible

baisse du circuit (-9 %) tandis que les 4 salles du Cinéma Théâtre de Vernon

est le seul en progression (+24 %), deux ans après que Noé en a repris la délégation.

Il s’apprête à être remplacé dès décembre par un nouveau complexe de

7 salles, le groupe présidé par Richard Patry préparant également l’ouverture

imminente du nouveau cinéma de Gisors (Eure), augurant d’une année 2026

plus rythmée. Dans son fief normand, le circuit développe par ailleurs un projet

de 4 salles à Barentin (Seine-Maritime), tandis qu’en région parisienne, il

prévoit la construction d’un complexe de 3 écrans à La Garenne-Colombes

(Hauts-de-Seine).

©J.Dreyfus/Boxoffice Pro ©A.Algan/Boxoffice Pro ©Grand Ecran

©Noé

mk2 Bibliothèque

Cinéma Capitole My Cinewest, Le Pontet

Grand Écran de Fontenay-le-Comte

L'Omnia de Rouen

14 N°509 / 4 février 2026


11

Véo Cinémas

Cinémas : 21 - Écrans : 74 - Entrées : 1 618 062

Avec un recul contenu à -13 %, Véo Cinémas maintient son 11 e

rang. Il s’est, de fait, renforcé du Sénéchal de Guéret, complexe

creusois de 5 salles (près de 80 000 entrées) dont il assure la DSP depuis le 1 er janvier

2025. Du côté des ses établissements en exploitation directe, le Véo Cartoucherie (4

salles) sur la rive gauche toulousaine a attiré 20 000 spectateurs en moins de 12 semaines

après son inauguration en octobre 2025 ; il vise les 150 000 spectateurs annuels. En

2025, l'historique multiplexe Véo de Muret (8 salles) reste, avec 344 000 entrées, le

vaisseau amiral du réseau – mais perd 19 % de sa fréquentation par rapport à 2024 –,

suivi du très éco-responsable Grand Central de Colomiers.

©Véo Cinémas

Véo Cartoucherie

12

Majestic

Cinémas : 7 - Écrans : 62 - Entrées : 1 388 829

Avec une fréquentation en recul de 10 % par rapport à 2024,

Majestic conserve le 12e rang du classement. Le groupe de

Jean-Claude Tupin et Laurence Meunier a concrétisé en mars 2025 son ambitieux

Majestic Dole - Rive gauche, de 10 écrans, qui a remplacé Les Tanneurs

de 6 salles. Le concept premium maison Odyssée y a été installé, ainsi que

la première salle IMAX du groupe, dont la fréquentation a été l’une des plus

fortes de France pour le format. Fort de ce succès, Majestic ouvrira en 2026 une

salle IMAX à Vesoul, qui s’accompagnera d’une salle Odyssée et d'une Inceptiom,

nouveau concept "ultra premium" de l’exploitant. Pour rappel, le circuit

propose aussi une salle “ICE by M” à Compiègne, et un total désormais de 62

écrans pour, toujours, sept établissements.

13

Cineplanet

Cinémas : 6 - Écrans : 49 - Entrées : 1 211 874

Après un bond de 4 rangs entre 2024 et 2025, le réseau de

Philippe Bory-Combret gagne encore une place par rapport

à l’année précédente, à la faveur d’un exercice qui s’est accéléré à l’automne. En

faisant l'acquisition des 9 salles de l’Olympia de Cannes, auprès de Philippe Dejust

et Alexis Dantec qui venaient de le racheter à la famille Aubert, Cineplanet

a conforté sa mainmise sur l’agglomération cannoise, où il gère déjà les 3 salles

des Arcades et les 12 écrans du Cineum. Avec les plus de 110 000 entrées enregistrées

par l’Olympia en 2025, Cannes concentre plus de la moitié de la fréquentation

globale du circuit sudiste, qui limite ainsi sa baisse annuelle à -4 %.

14

Élizé

Cinémas : 5 - Écrans : 24 - Entrées : 1 186 094

Avec près de 1,2 million de spectateurs cette année, le réseau

des Antilles-Guyane de la famille Elizé affiche une progression

du nombre d’entrées de 2 %, mais avec un établissement de plus. En effet, 2025

marque la première année complète pour son deuxième cinéma martiniquais,

Les Toiles du Sud, projet de longue date et ouvert en décembre 2024 à Rivière-Salée.

Ses cinq salles équipées en Laser 4K tutoient les 300 000 entrées, à

peine en-dessous de l’objectif fixé. L’attrait du renouveau se confirme au D’Arbaud,

seul cinéma du groupe en Guadeloupe, rénové en 2024 et qui, – sans salle

supplémentaire – voit sa fréquentation progresser de 11 % en 2025. L’année a

été difficile en revanche pour l'historique Madiana de Schoelcher, au Nord de

la Martinique dans l’agglo de Fort-de-France, qui chute de 29 %, et à l’Agora de

Cayenne en Guyane, qui baisse de 8 %. Des évolutions à mettre en perspective

avec une année 2024 déjà bien morose en outremer, en raison du contexte économique

et social.

©Majestic ©Cineum ©Yannick Cayol

Cinéma Majestic Rive Gauche à Dole

Cineum de Cannes

Les Toiles du Sud Cinéma à Rivière-Salée (Martinique)

N°509 / 4 février 2026

15


France des cinémas 2025

KINEPOLIS FRANCE

L’enjeu est de faire venir les spectateurs,

puis de les faire revenir très vite

Anne-Sophie Le Guiader, Country Manager Box-Office, Sales & Marketing

©Laurent Ghesquiere/Kinepolis

Kinepolis de Béziers Kinepolis Fenouillet, juillet 2019

©Kinepolis

Présent en France avec 18 cinémas qui en 2025 ont réalisé 5,5 millions

d'entrées pour 3,5 % de part de marché [voir p.13], Kinepolis revendique

son positionnement de grand circuit international, capable de croiser des

expertises venues de plusieurs territoires, tout en adaptant finement

– et « sans recettes » – ses stratégies aux réalités hexagonales.

Contrairement à ailleurs, en France, l’année 2025

« compliquée » est particulièrement difficile à comparer

à 2024 et ses remarquables succès locaux. Pour autant,

le line up « plus faible » en productions tricolores n’a

pas empêché « une belle surprise » en début d’année

comme Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan et, contrairement

au top 5 national exclusivement composé de titres

américains, « God Save the Tuche est présent dans celui

des cinémas Kinepolis », note Anne-Sophie Le Guiader.

La variété et la complémentarité de l’offre de films sur

les mois à venir a certes de quoi rassurer, mais la

responsable France de Kinepolis entend bien faire de

ses cinémas des acteurs à part entière de leur mise en

lumière. Car il y a « les films que l’ont voit partout, et

d’autres qui n’existent tout simplement pas aux yeux des

spectateurs, malgré leur qualité. Le vrai sujet, c’est de

trouver le bon équilibre de visibilité ».

L’événementiel comme moteur

C’est dans cette logique que le circuit a développé des

formats de séances éditorialisées, à l’image des "Lumière

sur..." entamées le 18 janvier dernier, avec Le Mage du

Kremlin. Le film d’Olivier Assayas était accompagné

d’une intervention pré-enregistrée de Philippe Cabrol,

avant et après la projection. En somme, une « séance

augmentée, par laquelle la salle apporte de la valeur

ajoutée. Porter ce type de film, d’autant plus dans contexte

géopolitique actuel, c’est le coeur de notre métier », estime

Anne-Sophie Le Guiader, qui planche déjà sur le prochain

rendez-vous qui sera donné autour de La Maison des

femmes de Mélisa Godet (en salles le 4 mars prochain),

par ailleurs objet d’un label Kinepolis.

Parmi les séances événements de Kinepolis, les Manga

K proposés dans une dizaine de ses établissements,

sont devenus des rendez-vous incontournables des

fans d'animes. « À la sortie de titres comme Jujutsu

Kaisen ou Demon Slayer, nos spectateurs demandent

toujours si nous allons proposer ce type de soirées, avec

des gens qui viennent en cosplay, qui dessinent… et

auxquels on propose des goodies et de la nourriture

japonaise – et surtout pas coréenne », souligne Anne-Sophie

Le Guiader, consciente de ne pas avoir droit à

l’erreur « avec ce type de public très pointu. Si on promet

une expérience manga, elle doit être parfaitement alignée

avec les codes attendus ».

« Quand on n’a pas de contenus, il faut les créer »

Les Discovery Days, composés de 100 % de bandesannonces,

ont également un succès grandissant dans

les Kinepolis, « avec des gens qui reviennent pas forcément

pour le contenu mais pour l'événement lui-même »,

prouvant au passage – et une fois de plus – que « la

salle reste le premier vecteur de communication pour les

films ». Le circuit a profité du mois de janvier pour

organiser son Festival Best of 2025, avec une programmation

qui a, en outre, profité du « renfort de communication

» offert par des événements externes comme

les Golden Globes, notamment pour Une bataille

après l’autre et Sinners. « Ces reprogrammations ont

dépassé les objectifs, nous ont permis de faire revenir le

public sur une période creuse… et de “pousser” auprès

d'eux les films à venir. »

Car « l’enjeu n’est pas seulement de faire venir les spectateurs,

mais de les faire revenir très vite ». Pour ce faire,

Kinepolis peut compter sur une base de données-clients

particulièrement qualifiée, nourrie entre autres de

wishlists évaluant la notoriété des films et de questionnaires

post-séance mesurant la puissance du

bouche-à-oreille qu’il va susciter. « Il est d’autant plus

intéressant de croiser ces éléments déclaratifs avec le

comportement effectif du public qu’à chaque visite, il

peut avoir une multitude d'attentes, en fonction de qui

l’accompagne au cinéma », note la spécialiste en ventes

et marketing. « Notre communication doit s’ajuster à

cette multiplicité de spectateurs que représente…

un même spectateur, à chaque visite. »

Pour autant, dans le cadre de ses échanges avec ses

homologues des États-Unis, Canada, Belgique, Pays-Bas

et Espagne, Anne-Sophie Le Guiader observe que les

spectateurs français tendent à adopter des comportements

de plus en plus proches de ceux observés à

l’international. « Avant, on les disait moins portés sur

la confiserie et le premium. Aujourd’hui, ils témoignent

d’une forte appétence pour les deux. » Côté confiserie,

même les velléités d’une offre alternative plus saine,

comme des pommes fraîches, a cédé le pas aux tentations

plus « régressives ». Et côté premium, au-delà du

succès des salles ScreenX (le format le plus déployé

dans le parc français de Kinepolis), 4DX, Laser Ultra

et Imax, le circuit teste avec succès des concepts importés

de ses autres territoires, comme les Lounge Beds à

Longwy et à Servan depuis l'automne dernier, et les

Cosy seats avec poufs au coeur de la nouvelle salle

Imax de Lomme. Le tout, dans une démarche d'observation

et de cas par cas, systématiquement évaluée

selon la clientèle locale et la zone de chalandise.

« Car loin de nous l’idée d’avoir des recettes qui marchent

partout ; elles sont avant tout faites pour… être adaptées »,

conclut Anne-Sophie Le Guiader.

Aysegul Algan

16 N°509 / 4 février 2026


SPOILER :

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Affiche : EmilBalic.com

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AVEC MAXI DELMELLE CHAÏDA SUKU SUKU ALEXANDRA CELESTIN GWLADYS LEFEUVRE JULIETTE MOLINA ANJELI PILLAY AXEL PERIN MICHAEL ZINDEL PRODUIT PAR MANUEL MOLINA ET AMOS ROZENBERG

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR GRAHAM GUIT IMAGE SYLVESTRE VANNOORENBERGHE MONTAGE ALEX ADAM JULIA HUTEAU-MOUGLALIS MIXAGE LOÏC GOURBE SON YVES BEMELMANS DÉCORS LUC NOËL

DIRECTION DE PRODUCTION BART EYCKEN CASTING NICOLAS LUBLIN AVEC LE SOUTIEN ESSENTIEL DE CANAL+ AVEC LA PARTICIPATION DE CINÉ+ EN COPRODUCTION AVEC ORANGE BE.TV ET SHELTER PROD

AVEC LE SOUTIEN DE TAXSHELTER BE ET ING AVEC LA PARTICIPATION DE WALLIMAGE AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE


France des cinémas 2025

UN NOUVEL ÉLAN À NICE ET MARSEILLE

Philippe Dejust et Alexis Dantec, déjà associés sur l’Artplexe Canebière et les

Variétés dans la cité phocéenne, ont acquis fin 2025 les cinémas de la famille

Aubert : Le Prado et le Chambord de Marseille, Les Variétés et le Rialto de

Nice. Ensemble, ils forment désormais un réseau ensoleillé de 41 écrans, qui

a représenté près d’un million d’entrées en 2025.

©(image protegee)

Le Prado à Marseille

Il y a deux ans, Alexis Dantec, dont on associe plus le nom à la production, rejoint

Philippe Dejust de Cap Cinéma en reprenant des parts dans l’Artplexe à Marseille,

ouvert pendant le Covid et dont les résultats sont alors en dessous des attentes. « Puis,

nous avons eu l'opportunité incroyable de racheter Les Variétés, institution marseillaise

mais aussi cinéma art et essai à l'importance nationale, et d’avoir ainsi une vraie cohérence

entre ces deux cinémas, de 7 salles chacun, situés à 500 m l’un de l’autre, relate Alexis

Dantec. Nous avons réussi à faire circuler les publics entre deux établissements aux identités

très différentes, et les distributeurs nous font de plus en plus confiance. » La fréquentation

des deux cinémas de la Canebière a fortement progressé en 2024 (+25 % et +10 %)

et en 2025, ils limitent leur baisse par rapport à la moyenne nationale, notamment

Les Variétés, en recul de 2 % seulement, « notamment grâce au travail d’animation et

au très bon contact de l’équipe avec les Marseillais ».

Alors, quand Dominique et Brigitte Aubert mettent en vente leurs cinémas de l’avenue

du Prado, ainsi que leurs salles historiques de Nice, Alexis Dantec et Philippe Dejust

emportent le marché, avec le concours décisif de Coficiné et de l’Ifcic « qui ont bien

compris l'importance de former un réseau. Cela avait du sens de reprendre les cinémas du

centre-ville de Nice, qui ont aussi chacun une identité forte et complémentaire, Les Variétés

étant généraliste et Le Rialto art et essai. Elles ont un gros potentiel d'entrées mais s'étaient

un peu assoupies, comme une “belle endormie” ». En 2025, les 7 salles des Variétés de Nice

ont enregistré 136 600 entrées et les 5 du Rialto 111 200. Comme à Marseille, Pathé

est le premier exploitant de la ville – avec le Pathé Gare du Sud, Lingostière et Masséna

–, mais Megarama y est aussi implanté en périphérie, tandis que le Jean-Paul Belmondo

propose une offre art et essai au centre-ville. À noter que la famille Aubert a également

revendu l'Olympia de Cannes dans le lot, dont les 8 salles ont été reprises dans la foulée,

et en toute logique, par Philippe Borys-Combret, qui exploite déjà le Cineum et les

Arcades cannois.

L’enjeu d’un réseau de salles… et de spectateurs

Entre Marseille et Nice, l’idée est donc désormais de former un vrai réseau de 6

cinémas, chacun préservant sa ligne éditoriale, avec quelques ajustements.

« Si le Prado garde sa programmation populaire et en VF, nous avons basculé Le Chambord

sur de l’art et essai dès la reprise, pour qu’il se différencie du Prado et draine le

public important des Variétés – où l’affluence est telle le week-end que l’on manque

parfois de place ! Aux Variétés de Nice, qui reste généraliste, nous renforcerons l’offre de

films art et essai porteurs. » La programmation, en lien étroit avec les équipes sur

place, est pilotée par Charlotte Prunier (Babylone 222) pour l’art et essai, et par

Christelle Brequel de DECA (Cap Cinéma) pour les films grand public. Bernard

Cohen, directeur de l’Artplexe, supervise l’ensemble des cinémas, qui auront bientôt

en commun une carte d'abonnement. « Et à l’heure où tout le secteur parle de data,

il s’agit de s'adresser à l’ensemble d’un bassin de spectateurs très important ».

Mais Alexis Dantec est conscient que les enjeux sont énormes. À l’Artplexe, situé au

carrefour de trois quartiers métissés, « nous avons un gros travail à mener auprès des scolaires

pour que, dans cinq ans, ils viennent y voir leur premier film d’horreur. Avec les associations

Les Variétés de Nice

et à travers les animations, comme le Canebière Film Festival que nous avons lancé, nous

devons retisser des liens avec les différentes populations pour qu’elles s’approprient ces lieux,

qui sont des équipements magnifiques ». Pour rappel, Les Variétés avait été entièrement

refait par Jean Mizrahi en 2019, le Prado a été rénové en 2022, ainsi que la grande salle

du Chambord trois ans plus tôt. Les liens seront également renforcés avec les comités

d'entreprise, et c’est d’ailleurs Frédéric Perrin, directeur du Prado avant la reprise,

qui va s'en occuper à travers sa nouvelle structure d’événementiel, Cinéxpérience.

À Nice, où le public est assez différent, « il y a aussi un gros travail de communication et

de politique commerciale à reprendre ». Et si les salles, avec leur côté vintage, sont en état

d’usage, elles ont besoin d’être rénovées, ce que les nouveaux exploitants ont commencé.

« Nous réfléchissons à installer un bar dans chacun des deux cinémas, qui ont suffisamment

d’espace disponible, pour les rendre plus conviviaux. Les Niçois ont tous un souvenir très ému

de ces salles historiques, où nous allons relancer des animations et ciné-clubs, et travailler

avec le public jeune. »

Pour celui qui a fondé et préside Cofinova depuis 23 ans, et qui a été directeur général

des Films du Losange pendant près de 4 ans – toujours actionnaire, il a passé le relais

à Charles Gillibert –, cette activité d’exploitant est centrale. « Je suis arrivé dans le

cinéma avec des tableaux excel, en économiste statisticien, explique Alexis Dantec. Par

le biais des Soficas, on demande aux distributeurs de s’engager sur des copies… puis on

s’aperçoit que derrière, il y a des salles qui peuvent les refuser. Comprendre la logique

économique, depuis le financement d’un film jusqu’au consommateur dans une salle, est

très important et finalement, les producteurs parlent aux distributeurs, mais peu avec les

exploitants, et inversement. Or je fais de meilleurs investissements depuis que j’ai compris

comment fonctionnait la salle, et c’est passionnant. »

L'aventure à Marseille et Nice l’est tout autant pour Alexis Dantec, dont le duo avec

Philippe Dejust se positionne donc comme 2 e exploitant sur les deux villes.

En proposant une offre très large à travers 6 cinémas – et au vu de celle qui se profile

en 2026 –, il espère augmenter leur fréquentation globale de 10 à 15 %. « Et c’est assez

joyeux ! Je ne crois pas à l’argument qui voudrait que le soleil empêche les gens d’aller au

cinéma : dans les années 50, il y avait déjà du soleil à Nice et Marseille… et les salles

étaient pleines. »

Cécile Vargoz

18 N°509 / 4 février 2026


Le premier semestre de 2026 devrait réaliser

environ 92 millions d’entrées

SYLVAIN BETHENOD, PDG de Vertigo Research

©Louis Legon

Sur les années post-Covid, Vertigo relevait d’excellents

taux d’appréciations des films de la part

des spectateurs. Qu’en est-il de 2025 ?

Ils sont toujours bons. Par exemple, notre taux de

recommandation – pourcentage des spectateurs qui

ont noté un film au minimum 8/10 – s’établit à 68 %

contre 69 % en 2024. Seules les comédies populaires

accusent une baisse significative, car l’année passée était

marquée par une excellente appréciation de Un p’tit

truc en plus. Donc les films, quand ils sont vus, sont

aimés par les spectateurs.

Sylvain Bethenod lors de la conférence annuelle de la FNEF, le 20 janvier dernier

L’analyste de la fréquentation et

des publics décrypte les paramètres

pouvant expliquer la chute des

entrées en 2025, tout en restant

optimiste sur 2026.

Au regard de tout ce qui fait le succès d’un film,

est-ce qu’on pouvait s’attendre à ce que 2025

termine aussi bas ?

À l’époque, nous l’avions plus ou moins constaté en

examinant l’offre qui allait être proposée. Même s’il y a

toujours la possibilité d’un succès inattendu et extraordinaire,

ou de quelques échecs remettant en question la

fréquentation, nous pouvions nous attendre à ce que

2025 ne soit pas au même niveau que les deux années

précédentes. Cette faiblesse se remarquait particulièrement

lors de certaines périodes du premier semestre où l’offre

n’était sans doute pas assez attractive. 2024 avait surtout

été tirée vers le haut par quelques succès inattendus qu’il

aurait fallu rééditer en 2025, ce qui était compliqué vu

que les deux années possèdent plusieurs caractéristiques

similaires.

Quelles catégories de la population ont montré

les plus grandes variations de fréquentation ?

Nous observons un fort recul, de 24 %, chez les plus

de 60 ans, qui s’accentue à 29 % chez les plus de 70

ans. C’est sans doute un retour à la normale après un

exercice 2024 exceptionnellement bon pour ce public,

qui avait représenté énormément d’entrées de Un p’tit

truc en plus et Le Comte de Monte-Cristo, et qui génère

sensiblement le même nombre d’entrées en 2025 (13,4

millions) qu’avant Covid. Globalement, en 2025, nous

avons perdu 9 millions d’entrées chez les plus de 60

Avril représente

le mieux la

complémentarité

de 2026

ans par rapport à 2024. Les entrées des 15-24 ans sont

également en baisse, de -19 %, avec une fréquentation

inférieure à 2024 sur toutes les semaines à quelques

exceptions, notamment les vacances de Pâques et les

sorties de Sinners et de Minecraft. Cette cible s’est aussi

fortement mobilisée sur Lilo & Stitch, preuve que

certaines grandes franchises fonctionnent aussi auprès

de cibles plus âgées par effet de nostalgie. Nous avons

pu observer ça en 2024 sur Vice-versa 2 et Vaiana 2,

et encore en 2025 avec Zootopie 2, et c’est bon signe

pour des prochaines sorties comme Super Mario Galaxy

et Toy Story 5.

Les 3-14 ans sont la cible affichant le plus faible recul,

avec une perte d’entrées de seulement 6 %. Il s’agit d’un

public extrêmement réactif à l’offre et que l’on retrouve

en masse dans une grande partie des films du top 10 :

il représente plus de 41 % des entrées de Zootopie 2,

plus de 39 % de Lilo & Stitch, plus de 37 % de Minecraft

et plus de 30 % de Dragons. Le tout, sans oublier une

forte proposition en début d’année, notamment Mufasa,

qui montre que les 3-14 ans ont été particulièrement

bien alimentés au fil des mois.

Mais alors, pourquoi la fréquentation a été aussi

basse, notamment pendant les vacances – excepté

celles de Noël – qui n’ont clairement pas autant

performé que d’habitude ?

Les vacances scolaires bénéficient principalement aux

films familiaux, et non à ceux visant un public actif.

Nous remarquons en effet que, depuis 2020, un certain

nombre de sorties à destination des adultes n’arrivent

pas forcément à tirer profit de ces périodes. Il faudrait

en vérifier les raisons, peut-être qu’un actif de 45 ans ne

cherche pas forcément à aller au cinéma pendant les

vacances, quand il sait qu’il y a du monde. En tout cas,

l’offre n’était pas suffisante pour attirer un public large,

sauf lors des vacances de Noël avec des films très complémentaires

: Zootopie 2 visait le jeune public et La Femme

de ménage ciblait un public féminin qui compensait le

côté plus masculin de Avatar : De feu et de cendres.

Sans oublier Chasse gardée 2 qui était plutôt âgé, Five

Nights At Freddy’s 2 qui était plus masculin, ou encore

L’Agent secret et Les enfants vont bien qui s’en sont également

très bien sortis. Cela a porté le marché à des niveaux

bien plus hauts que 2024, où les entrées étaient davantage

concentrées sur des titres familiaux (Mufasa, Sonic 3 et

Vaiana 2), et ont fini par atteindre un plafond.

Quelles sont donc les perspectives pour 2026 ?

Nous avons une assez bonne visibilité sur l’offre du

premier semestre, et elle est encourageante. Si les films

réalisent leur nombre d’entrées “sans surprise”, donc sans

contre ou sur-performance, nous devrions atterrir autour

des 92 millions d’entrées. L’entièreté du semestre devrait

être supérieur, et parfois largement, à ceux de 2025 et

de 2024 sauf, pour ce dernier, en mai et juin. Précisément,

janvier devrait terminer à plus de 15 millions d’entrées

[entretien réalisé avant la communication de la fréquentation,

ndlr.], autour des 16 millions pour février et entre

15 et 16 millions pour mars. Avril représente sans doute

le mieux cette complémentarité avec Juste une illusion,

le nouveau Toledano/Nakache, et à côté Super Mario

Galaxy visera un public plutôt jeune, Cocorico 2 des

spectateurs plus âgés, et les intermédiaires seront ciblés

par Michael. Ce dernier sort d’ailleurs en fin de mois

[le 22 avril, ndlr.], et influera donc sur la fréquentation

de mai avant l'arrivée de The Mandalorian and Grogu,

puis de Toy Story 5 et La Bataille de Gaulle en juin.

Propos recueillis par Jules Dreyfus

N°509 / 4 février 2026

19


France des cinémas 2025

Rencontres avec

ANTOINE MESNIER, Directeur général de CinéConseil

Un marché chahuté, des projets de

plus en plus longs à concrétiser, des

coûts de construction en hausse mais

un maillage cinématographique

français loin d’être saturé : le directeur

général du cabinet CinéConseil

décrypte les nouvelles conditions de

faisabilité des projets de cinémas.

Quel regard portez-vous sur l’année écoulée ?

Je considère que 2025 était un accident et qu’elle ne

reflète pas une situation normale. C'est bien sûr la conséquence

d'un déficit d'offre de films porteurs, mais sans

doute aussi d'un climat d'incertitude national comme

international. Toutefois, nous sommes obligés de considérer,

dans cette période post-Covid, les quelque 180

millions d’entrées réalisées en 2023 et 2024 comme une

nouvelle norme, sur laquelle nous basons dorénavant

nos études, sans pour autant représenter un plafond de

verre. Le marché est certes perturbé, mais il conserve

sans aucun doute un potentiel de croissance, et les projets

que nous accompagnons restent totalement légitimes et

contributifs : ils apporteront de la fréquentation grâce à

une meilleure exposition des films et une plus grande

diversité de programmation.

Justement, en parlant de projets, quelles sont les

tendances de ces derniers mois ?

Tout d'abord, la majorité des projets sont soit des

remplacements d'anciens équipements, soit des extensions

de l'existant. Pour les projets privés, il y a encore dix ans,

les exploitants souhaitaient “faire grand” tout de suite,

aujourd’hui on rationalise. Nous travaillons majoritairement

sur des projets de petite et moyenne taille, soit

des formats de 4 à 6 salles, à l’instar de Cinéville à

Beaupréau-en-Mauges, du Quai des Lumières à Frontignan

ou du Cube de Daniel Benedittini à Bastia. C’est

le projet de base, en prévoyant si besoin l’extension

possible pour pour tard. Cela permet de consolider

l’activité et de rembourser une partie importante avant

de réengager des frais pour agrandir. L’autre tendance

concerne les salles de proximité, souvent municipales ou

associatives, avec des mono-écrans qui se transforment

en deux ou trois salles. Nous observons aussi une singularisation

des projets : il y a eu, pendant longtemps, la

volonté d'améliorer l'offre de salles en l'homogénéisant ;

aujourd’hui, les cinémas misent plus sur la personnalisation,

que ce soit via le premium technologique ou

l’esthétique et le confort des salles, comme la famille

Merle avec l’Élysées Lincoln à Paris ou Régis Faure à

Montceau-les-Mines. Enfin, il y a les cinémas tiers lieux,

comme le CiNey à Paris ou le cinéma en construction

à Guipry-Messac. Mais tous les projets cités ont un point

commun : le temps long pour se concrétiser.

Pour quelles raisons ?

Principalement financières. Construire un cinéma coûte

de plus en plus cher, sachant que les coûts d’exploitation

ont également augmenté. Le principal frein de la

majorité des projets n’est pas la concurrence, même si

elle peut bien sûr jouer, en particulier dans les grandes

agglomérations. Un projet peut être financé à 85 %

mais s’éterniser car l’exploitant

n’aura pas les capacités d’investir

les 15 % restants. En tant que

cabinet de conseil, cela nous

amène à avoir une intervention

plus large et à être créatif, notamment

avec des collectivités qui

n’ont plus autant de moyens

qu’avant. Par exemple, à Flers

(Orne), nous avons accompagné

la famille Le Goffe dans l’achat

du terrain mais aussi dans la

recherche de financements et

les modalités de paiements, ce

qui a impliqué un travail collaboratif

avec l'intercommunalité

Flers Agglo. La question du

foncier est primordiale, comme

à Sanary-sur-Mer (Var) où la

famille Viale, faute d’avoir pu

créer un nouveau cinéma ailleurs,

restructure son mono-écran

actuel en deux salles, avec des

contraintes architecturales –

notamment une façade classée

– qui gonflent le budget. Tous

ces projets bénéficient d'un fort

soutien politique, mais avec la

priorité d’ériger un lieu de vie,

créateur de lien social, d’animation

et de revitalisation du

centre ville. La recherche de la

©Isabelle Nègre pour Boxoffice Pro

fréquentation optimale n'est plus le critère principal,

ce qui rend également les projets plus coûteux, et donc

plus difficiles à financer malgré leur légitimité.

Il n’y a donc pas encore de saturation du maillage

territorial ?

Beaucoup de villes petites et moyennes n’ont pas été

ré-équipées et s'appuient sur des cinémas vieillissants,

alors qu’elles ont toutes un réel potentiel de fréquentation.

Il y a encore de la place pour créer des outils modernes,

à l’image du récent Grand Écran de 5 salles à Fontenayle-Comte

(Vendée), qui a succédé à l’ancien Renaissance

de 3 écrans. Trop de disparités persistent, entre certaines

agglomérations avec des équipements récents de grande

dimension et des zones sous équipées, comme Bastia ou

Flers qui ont chacune un potentiel de quelque 100 000

entrées supplémentaires sans impacter la concurrence.

Le maillage territorial est donc loin d’être figé. Le problème

est bien sûr le coût de cette modernisation de l'équipement

en regard des marges de progression envisageables.

Beaucoup de villes n’ont

pas été ré-équipées et

s'appuient sur des

cinémas vieillissants,

alors qu’elles ont un réel

potentiel

de fréquentation

Enfin, un mot sur les élections municipales de

mars prochain. Sont-elles un point de vigilance ?

Pour un projet en cours, c’est forcément un point d’interrogation

car s’il n’est pas concrétisé avant, qu’en

sera-t-il en cas de changement de mairie ? Quid également

des subventions pour les cinémas privés existants ?

Et du fonctionnement des salles municipales ? La question

financière reste centrale. Mais s'ajoute actuellement

une tension plus politique, voire idéologique. Les critiques

que l’on peut entendre, principalement de l’extrême

droite, se concentrent sur le CNC et visent avant tout

la production, avec la création et la représentation de la

diversité dans le viseur. Les cinémas ont jusqu'à présent

une image plus consensuelle, quelque soit la couleur

politique locale. Ils ne sont pas les premiers visés par ces

attaques, mais ils en subiront les conséquences négatives

à plus ou moins long terme. Que se passera-t-il avec

une mairie RN ? Les risques de censure, directe ou

indirecte, existent. Or la diversité de programmation

est une qualité majeure du réseau de cinémas français,

qui contribue ainsi au "vivre ensemble". Il faut rester

vigilant, surtout avec l’élection présidentielle de 2027,

davantage décisive sur ces sujets.

Propos recueillis par Tanguy Colon

20 N°509 / 4 février 2026


TRISTAN DOMINGUEZ, Docteur en Sciences

de l’information et de la communication

L’omniprésence des multiplexes dans

le paysage cinématographique ferait

presque oublier leur apparition il y a

à peine 30 ans. S’ils ont accompagné

la remontée de la fréquentation dans

les années 1990, pour en devenir les

principaux réservoirs d’entrées, la crise

qu’ils traversent depuis 2020 questionne

leur modèle, et incite plusieurs

exploitants à revoir leurs plans. C’est

dans ce contexte que Tristan Dominguez

a publié, fin 2025, L’Ère des multiplexes

(éd. L’Harmattan), suite à sa thèse sur

le même sujet soutenue en 2023 qui

« engage une réflexion sur l’évolution de la

cinéphilie et de notre rapport au cinéma ».

Pourquoi avoir porté votre étude sur les multiplexes

?

J’ai commencé à m’intéresser aux salles de cinéma lors

de mon master en sociologie, durant lequel j’ai réalisé

un mémoire sur l’exploitation à Bordeaux. À la suite de

cette expérience, j’ai fait un stage au CNC, période durant

laquelle j’ai rencontré Laurent Creton, qui est par la suite

devenu mon directeur de thèse. J’ai alors remarqué un

espace vacant dans la recherche autour des multiplexes :

les études existantes étaient très factuelles et manquaient

de profondeur théorique. J’ai donc voulu combler ce

vide avec ma thèse, que j’ai entamée en 2019.

©Boxoffice Pro

D’où vient ce manque dans le

champ universitaire ?

On peut avancer deux explications.

D’une part, les universitaires

sont, par leur sociologie,

plus proches des salles art et essai.

D’autre part, les multiplexes sont

majoritairement détenus par de

grands groupes, souvent assez

peu bavards sur leurs pratiques

et leurs stratégies. Cela représente

un frein évident pour les chercheurs,

alors que les exploitants

art et essai sont davantage enclins

à échanger, notamment avec

des universitaires.

Pourquoi le multiplexe a été

si complexe à définir ?

Sa définition s’est stabilisée en

2010, donc assez tardivement

par rapport à l’ouverture du

premier établissement de ce

type en 1993 [le Pathé Grand

Ciel à La Valette-du-Var, fermé

en 2016, ndlr.]. En effet, dans

les années 90 régnait, dans un

premier temps, ce que j’appelle

le flou : nous ne savions

pas ce qu’était un multiplexe,

mais nous comprenions

que quelque chose

était en train de se passer

car, à l’international, l’exploitation

se transformait,

notamment en investissant

les périphéries. Et cela portait ses fruits. L’arrivée de

cette stratégie en France a suscité son lot de réactions,

particulièrement de la part des petits réseaux et des

exploitants de centre-ville. Je ne parle alors plus de

flou, mais de loup. Ils ont réalisé de nombreuses

pétitions où apparaît le terme “multiplexe”, le désignant

comme un danger dirigé contre les centre villes en

dévitalisation et la diversité culturelle.

En 1995, une lettre adressée à Philippe Douste-Blazy

[à l’époque ministre de la Culture, ndlr.] a qualifié le

multiplexe de “porte-avion” du cinéma américain, ce

qui a interpellé les médias nationaux et les politiques.

En 1996 un amendement est porté et soumet la

construction des multiplexes, défini comme tout

établissement doté d’au moins 2000 fauteuils d’obtenir

une autorisation administrative. Comme plusieurs

établissements ont été construits juste en dessous de

cette limite, le seuil a progressivement été abaissé

jusqu’à 300 fauteuils en 2003, mais cela n’avait alors

plus grand sens de parler de multiplexe. Nous sommes

donc revenus dans le flou jusqu’en 2010, date à laquelle

le médiateur du cinéma a imposé des engagements

La stratégie du

multiplexe a, depuis

ses débuts, été axée

sur une montée en gamme

de programmation aux multiplexes, défini cette fois

comme possédant huit écrans ou plus.

Les multiplexes ont certes été affiliés à une certaine

hégémonie du cinéma américain, mais c’est

pourtant chez eux que performent de nombreux

titres français…

C’est en effet un aspect peu présent dans le débat

public, qui tend à caricaturer le multiplexe et ses

publics. Or, on y trouve aussi bien des occasionnels,

attirés par les blockbusters américains ou les gros films

français, que des spectateurs plus réguliers. L’UGC

Ciné Cité Les Halles, bien qu’atypique, en est l’archétype

: des personnes y vont tous les jours car, avec 27

salles, un nombre considérable de films y est programmé.

Ainsi, les multiplexes ont contribué à faire émerger

trois grandes catégories de longs métrages : les blockbusters

américains – en particulier les films de superhéros

–, les films de banlieue – notamment du fait de

l’installation des cinémas en banlieue – et les comédies

régionales – comme Bienvenue chez les Ch’tis.

Aujourd’hui, les multiplexes accusent particulièrement

le coup de la baisse de la fréquentation. Est-ce

que ce recul n’est que conjoncturel, ou structurel ?

Il faut nuancer un point : en 2025, les multiplexes

représentent 12 % des établissements pour 56 % des

entrées. Cette part dans la

fréquentation grimpait à

60 % dans les années 2010 ;

il y a certes une baisse, mais

pas un effondrement, et je

ne pense pas que l’on assiste

à la fin du modèle. Il y a

peut-être quelque chose à

regarder du côté des “petits”

cinémas des circuits, dont

les entrées baissent au profit

d’autres cinémas environnants

réalisant un travail de

proximité, sans doute plus en accord avec les attentes du

public. Ce qui est certain, c’est que les multiplexes restent

très dépendants des grandes productions américaines et

françaises. Et avec ce qui se passe à Hollywood, on peut

se demander s’ils seront aussi bien servis que durant la

décennie 2010, qui était très particulière.

La vague de premiumisation observée depuis

plusieurs années peut-elle contribuer à un regain

de la fréquentation ?

Les salles premium ne font que 5 % des entrées, mais il

ne faut pas oublier que la stratégie du multiplexe a

toujours été axée sur une montée en gamme. Pour donner

un ordre d’idée, l’espace du fauteuil dans la salle était

auparavant calibré autour de 0,6 m². Avec les multiplexes,

il est passé à 1 m². De même, les multiplexes ont agrandi

les halls des établissements jusqu’à 1 800 m².

Donc finalement, les salles premium ne sont que la

partie émergée de tout ce renouvellement du parc qui

a entraîné tous les cinémas, même les non-multiplexes.

Propos recueillis par Jules Dreyfus

N°509 / 4 février 2026

21


BRAVO À TOU

10

NOMINATIO

DANS LES CATÉGORIES :

LE FILM RESSORT

FILM • RÉALISATION • SCÉNARIO • ESPOIR MASCULIN • PHOTO •


TE L’ÉQUIPE !

NS AUX CÉSAR

LE 25

FÉVRIER

MONTAGE • COSTUMES • EFFETS VISUELS • DÉCORS • SON


France des cinémas 2025

TOP 30 DES CIRCUITS / CUMUL DES ENTRÉES SUR 2025

NB DE CINÉMAS NB D'ÉCRANS ENTRÉES

RANG

2025

VS

2024 CIRCUITS 2025

2025

VS

2024

2025

ÉVOLUTION

2025/24

2025

ÉVOLUTION

2025/24

PDM

2025

1 = PATHÉ CINÉMAS 79 1 863 5 31651967 -11% 20,2 %

2 1 UGC CINÉMAS 48 -1 510 = 18208494 -9% 11,6 %

3 -1 CGR CINÉMAS 73 = 710 = 17802290 -18% 11,4 %

4 = MEGARAMA 33 2 264 14 5872807 -12% 3,7 %

5 = KINEPOLIS 18 = 199 = 5505211 -15% 3,5 %

6 = CINÉVILLE 24 4 187 29 5416577 -14% 3,5 %

7 = MK2 11 = 69 = 3237108 -9% 2,1 %

8 = CINEWEST 13 = 86 = 2300837 -15% 1,5 %

9 1 GRAND ÉCRAN 14 = 109 5 2027607 -8% 1,3 %

10 -1 NOÉ CINÉMAS 24 = 85 = 1872445 -15% 1,2 %

11 = VÉO CINÉMAS 21 2 71 9 1618062 -13% 1,0 %

12 = MAJESTIC 7 = 62 5 1388829 -10% 0,9 %

13 = CINEPLANET 6 1 49 9 1212071 0,69 % 0,8 %

14 2 ÉLIZÉ 5 = 24 = 1186094 2 % 0,8 %

15 = ÉTHÈVE (La Réunion) 3 = 18 -2 1075999 -12% 0,7 %

16 1 HAUT ET COURT CINÉMAS 7 = 27 = 1037672 -4% 0,7 %

17 2 UTOPIA 7 = 30 1 977043 -5% 0,6 %

18 - DANTEC / DEJUST 6 4 41 27 958947 - 0,6 %

19 -1 CINÉMAS REYNAUD 11 = 42 -2 902400 -16% 0,6 %

20 -6 CINE MOVIDA 5 -1 36 -7 856033 -32% 0,5 %

21 -1 CINÉODE 42 -4 65 = 795264 -22% 0,5 %

22 -1 OCINÉ 3 = 32 = 771000 -19% 0,5 %

23 -1 CINÉMA CONFLUENCES 7 = 34 = 769412 -15% 0,5 %

24 -1 BAUCINÉ GROUPE 5 = 27 -1 683920 -19% 0,4 %

25 2 GRAND REX - A. HELLMANN 1 = 7 = 597536 -14% 0,4 %

26 4 DROTKOWSKI 2 = 0 -16 573997 -1% 0,4 %

27 4 MULTICINÉ 3 = 15 = 561303 -2% 0,4 %

28 = CINÉ PARADIS 5 1 23 -2 555486 -15% 0,4 %

29 -3 CINE POLE SUD 1 = 10 1 520005 -25% 0,3 %

30 5 DULAC CINÉMAS 5 = 0 -13 481711 -8% 0,3 %

126,5 M entrées

107 M entrées

92,1 M entrées

127,4 M entrées

107,5 M entrées

90,5 M entrées

111,4 M entrées

93,8 M entrées

79 M entrées

Les 30 premiers circuits réalisent

71,1 % des 156,76 millions d’entrées, contre 70,3 %

des 181,54 millions d’entrées en 2024 et 70,1 % des

180,39 millions d’entrées en 2023.

Les 10 premiers circuits réalisent

59,9 % des entrées, contre 59,3 % en 2024 et 2023

Les 5 premiers circuits réalisent

50,4 % des entrées, contre 50 % en 2024

et 51,1 % en 2023.

2023 2024

2025

24 N°509 / 4 février 2026


TOP 50 DES CINÉMAS / CUMUL DES ENTRÉES SUR 2025

RANG

2025

VS

2024 GROUPE SITE NB

(ville) ÉCRANS

ENTRÉES

2025

1 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Les Halles 27 2599667 -3%

2 1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Carré Sénart 17 1164016 -7%

3 -1 KINEPOLIS Kinepolis Lomme 23 1159708 -15%

4 = PATHÉ CINÉMAS Pathé Plan de Campagne 16 982510 -11%

5 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité La Défense 16 970386 -6%

6 7 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Bercy 18 935303 4 %

7 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé La Valette 16 907194 -12%

8 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Wilson 15 899074 -11%

9 = MK2 Mk2 Bibliothèque 20 863841 -10%

10 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Strasbourg 22 857401 -11%

11 = PATHÉ CINÉMAS Pathé Belle Épine 16 847048 -11%

12 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Vélizy 18 840971 -10%

13 1 UGC CINÉMAS UGC Part-Dieu - Lyon 18 815234 -9%

14 -4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Multiplexe Montpellier 17 810467 -15%

15 1 MK2 Mk2 Quai de Seine 6 742928 -5%

16 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Conflans 13 723097 -9%

17 3 ÉTHÈVE (La Réunion) Ciné Grand Sud Pierrefonds Saint-Pierre (La Réunion) 10 693837 -9%

18 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Carré de Soie 15 691964 -12%

19 15 PATHÉ CINÉMAS Pathé Quai D'ivry 14 661396 2 %

20 5 PATHÉ CINÉMAS Pathé Wepler 11 629289 -8%

21 -3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Labège 16 626699 -19%

22 4 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Créteil 18 623819 -7%

23 5 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Bordeaux 18 619977 -8%

24 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Lille 14 609785 -15%

25 -1 GRAND REX - A. HELLMANN Le Grand Rex 7 597536 -14%

26 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Beaugrenelle 10 597274 -9%

27 6 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Rosny 15 590534 -9%

28 -7 CGR CINÉMAS CGR Tours 2 Lions 13 580548 -19%

29 -2 CGR CINÉMAS CGR Torcy 16 574508 -15%

30 2 PATHÉ CINÉMAS Pathé Docks 76 14 557481 -15%

31 = PATHÉ CINÉMAS 3 Palmes 11 556327 -15%

32 3 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Villeneuve d'Ascq 12 550256 -15%

33 -14 ÉLIZÉ Madiana Schoelcher (Martinique) 10 549731 -29%

34 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Amiens 12 547827 -12%

35 -6 CGR CINÉMAS CGR Brignais 15 544004 -19%

36 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Aéroville 12 541486 -10%

37 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Rennes 13 530645 -16%

38 -1 CGR CINÉMAS CGR Villenave d'Ornon 15 526386 -17%

39 = CGR CINÉMAS CGR Blagnac 15 524289 -15%

40 -17 CINE POLE SUD Cine Pole Sud 10 520005 -25%

41 2 PATHÉ CINÉMAS Gaumont Grand-Quevilly 16 505010 -12%

42 9 PATHÉ CINÉMAS Gaumont Disney Village 15 499978 -9%

43 3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Thillois - Parc Millésime 13 496452 -12%

44 4 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Parly 12 493302 -12%

45 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Saran 10 488777 -12%

46 -5 CGR CINÉMAS CGR La Rochelle - Les Minimes 12 485845 -18%

47 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Sqy Ouest (St Quentin En Y 16 478541 -15%

48 6 PATHÉ CINÉMAS Pathé Lingostière 13 471745 -10%

49 -7 CINEWEST Capitole Studios (Le Pontet) 11 468432 -20%

50 -3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Angers 12 464083 -17%

TOTAL TOP 50 DES SALLES DE CINÉMAS 35 016 613

2025

VS

2024

-12 %

par rapport

à 2024

N°509 / 4 février 2026

25


Calendrier

SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ

JOUR FÉRIÉ

CHANGEMENT/NOUVELLE DATE

REPRISE

CONTENU ALTERNATIF

Zone A

Besançon, Bordeaux,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,

Limoges, Lyon, Poitiers

Zone B

Aix-Marseille, Amiens, Caen,

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,

Orléans-Tours, Reims, Rennes,

Rouen, Strasbourg

Zone C

Créteil, Montpellier,

Paris, Toulouse,

Versailles

08

S06

4 FÉV

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

CGR EVENTS 200 % LOUP 01h36 A.Stadermann I.Swindells, S.Georgina, E.Nabben

PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE À DEMAIN SUR LA LUNE 01h20 T.Balmès

CGR EVENTS AMADOU ET MARIAM : SONS DU MALI 01h28 R.Marley

DIAPHANA DISTRIBUTION À PIED D'ŒUVRE 01h32 V.Donzelli B.Bouillon, A.Marcon, V.Ledoyen

POWERHOUSE PRODUCTIONS ASHAKAL AAYIRAM 02h12 P.G Jayaram, K.Jayaram, I.Krishna

KMBO BISCUIT LE CHIEN FANTASTIQUE 01h32 S.Wageman O.Wilson, D.Littman, R.MacDonald

PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE BLUEY AU CINÉMA : COLLECTION “EN CUISINE” 00h55 J.Brumm et R.Jeffery D.McCormack, M.Zanetti, B.Elliott

LES FILMS DU LOSANGE

CYCLE RAYMOND DEPARDON PHOTOGRAPHE (7 FILMS)

MITIKI DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES 01h12 P.Ménard

LES ALCHIMISTES LA LUMIÈRE NE MEURT JAMAIS 01h48 L.Parppei S.Kujala, A.Kauno, C.Auer

TANDEM LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT 01h42 H.Hadi B.Nayyef, S.Qasem, W.Khreibat

DESTINY FILMS LE GRAND PHUKET 01h38 L.Yaonan L.Rongkun, Y.Xuan, K.Hang

CORPUS FILMS LES ÂMES BOSSALES 01h21 F.Perlier

CINÉMA PUBLIC FILMS LES TOUTES PETITES CRÉATURES 2 00h38 L.Izzard

PATHÉ FILMS MARSUPILAMI 01h39 P.Lacheau P.Lacheau, J.Debbouze, É.Fontan

WILD BUNCH DISTRIBUTION N121 - BUS DE NUIT M.Aïssaoui R.Belaïche, B.Diombera, G.Gevin-Hié

DORIANE FILMS RAK 01h33 C.Belmont S.Frey, L.Kedrova, A.Deleuze

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE RENTAL FAMILY - DANS LA VIE DES AUTRES 01h50 M.Miyazaki B.Fraser, M.Yamamoto, T.Hira

METROPOLITAN FILMEXPORT RETOUR À SILENT HILL 01h46 C.Gans J.Irvine, H.Anderson, R.Strange

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR STRAY KIDS : THE DOMINATE EXPERIENCE 02h26 P.Dugdale et F.X B.Chan, L.Know

CONDOR DISTRIBUTION THE MASTERMIND 01h50 K.Reichardt J.O'Connor, A.Haim, J.Magaro

PATHÉ LIVE UN BAL MASQUÉ 03h00 G.Deflo M.Polenzani, A.Netrebko, L.Tézier

METROPOLITAN FILMEXPORT UNE BALLE DANS LA TÊTE 02h16 J.Woo T.Leung Chiu-Wai, J.Cheung, W.Lee

CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE (CINÉ

JUNIOR) UNE VIE MEILLEURE 00h47 K.Bronzik et A.Demuynck

POWERHOUSE PRODUCTIONS WITH LOVE 02h18 Madhan A.Rajan, A.Jeevinth, Saravanan

CGR EVENTS WOOLF WORKS (THE ROYAL BALLET) 02h45 W.McGregor

S07

11 FÉV

15

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

WAYNA PITCH 303 02h23 H.Weingartner A.Spieker, M.Emde, C.Erikson

ARP SÉLECTION AUCUN AUTRE CHOIX 02h19 P.Chan-Wook L.Byung-Hun, Y.Son, P.Hee-Soon

SONY PICTURES RELEASING FRANCE GOAT - RÊVER PLUS HAUT 01h40 T.Dillihay et A.Rosette C.McLaughlin, G.Union, J.Lewis

WARNER BROS. FRANCE "HURLEVENT" 02h16 E.Fennell M.Robbie, J.Elordi, H.Chau

PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE IT’S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY 01h46 A.Berg J.Buckley, B.Harper

LE PACTE LES DIMANCHES 01h58 A.Ruíz de Azúa B.Soroa, P.López Arnaiz, J.Minujin

STUDIOCANAL LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE C.Barratier L.Hector, N.Filbrandt, O.Gerbi

NEW STORY LES IMMORTELLES 01h29 C.Deruas L.Garrel, L.Aura, E.Béart

PANAME DISTRIBUTION LES VOYAGES DE TEREZA 01h26 G.Mascaro D.Weinberg, R.Santoro, M.Socarrás

PAN DISTRIBUTION L'INFILTRÉE 01h35 A.Sylla A.Sylla, M.Laroque, Kaaris

APOLLO FILMS LOL 2.0 01h45 L.Azuelos S.Marceau, T.Alessandrin, V.Elbaz

CONTRE-JOUR DISTRIBUTION PERSONNE NE RIRA 01h32 H.Bočan J.Kačer, S.Rehakova, J.Schvalina

JHR FILMS SAINTE-MARIE-AUX-MINES C.Schmitz R.Burger, F.Soetens

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE SEND HELP 01h54 S.Raimi R.McAdams, D.O'Brien, E.Ismail

DAVID SERERO PRODUCTIONS SERGE LAMA - LE FILM 01h10 D.Serero S.Lama, L.Fabian, J.Clerc

JOUR2FÊTE SOULÈVEMENTS 01h45 T.Lacoste

SPLENDOR FILMS STAND BY ME 01h29 R.Reiner R.Phoenix, R.Dreyfuss, C.Feldman

REC OUT THE COST OF GROWTH 01h33 T.Maddens

CGR EVENTS THE DANGERS IN MY HEART : THE MOVIE 01h42 D.Chen et H.Akagi S.Horie, H.Yomiya, A.Tanezaki

AD VITAM URCHIN 01h39 H.Dickinson F.Dillane, M.Northam, K.Khymchuk

S08

18 FÉV

22 22

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

DULAC DISTRIBUTION AU-DELÀ DE KATMANDOU 01h30 A.Murphy

TRAFALGAR RELEASING CHASE ATLANTIC : LOST IN HEAVEN 01h41 B.Garner M.Cave, C.Cave

STUDIOCANAL COLD STORAGE 01h39 J.Campbell J.Keery, G.Campbell, L.Neeson

PATHÉ FILMS COUTURES 01h47 A.Winocour A.Jolie, E.Rumpf, A.Anei

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR

EPIC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT (SORTIE ANTICIPÉE EXCLUSIVE EN

IMAX)

01h36 B.Luhrmann E.Presley

CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE

(CINÉ JUNIOR) ESPRIT(S) REBELLE(S) 00h34

TAMASA DISTRIBUTION GREEN LINE 02h30 S.Ballyot

CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE

(CINÉ JUNIOR) JEUNE POUSSE 00h33

SONY PICTURES RELEASING FRANCE KISS OF THE SPIDER WOMAN 02h08 B.Condon D.Luna, Tonatiuh, J.Lopez

CONDOR DISTRIBUTION LA FAMILLE ADDAMS 01h39 B.Sonnenfeld A.Huston, R.Julia, C.Lloyd

VUES DU QUÉBEC DISTRIBUTION LA FEMME CACHÉE 01h41 B.Bensaddek A.Bertrand, N.Harzoune, A.Henry

ARIZONA DISTRIBUTION LE MYSTÉRIEUX REGARD DU FLAMANT ROSE 01h48 D.Cespedes T.Cortes, M.Catalán, P.Dinamarca

GAUMONT DISTRIBUTION LE RÊVE AMÉRICAIN A.Marciano J.Zadi, R.Quenard

MÉTÉORE FILMS LE RIRE ET LE COUTEAU (VERSION INTÉGRALE) 05h30 P.Pinho S.Coragem, C.Diára, J.Guilherme

CARLOTTA FILMS LES FILLES 01h50 S.Peries V.Chaturani, A.Jinadasa, J.Samaraweera

LITTLE KMBO L'OURSE ET L'OISEAU 00h41 M.Caudry et A.Peuffier N.Lvovsky, B.Belin, Estéban

PYRAMIDE DISTRIBUTION MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX 01h20 P.Bonitzer D.Podalydès, A.Alvaro, M.Guillot

METROPOLITAN FILMEXPORT MARTY SUPREME 02h29 J.Safdie T.Chalamet, G.Paltrow, O.A’zion

ATCHAFALAYA FILMS / PROGRAM STORE SAVEURS D’EXIL 01h11 A.Hatte

GEBEKA FILMS SUPER CHARLIE 01h20 J.Holmberg O.Wahlsteen, S.Strand, S.Björklund

UFO DISTRIBUTION UN MONDE FRAGILE ET MERVEILLEUX 01h50 C.Aris M.Akl, H.Akil, J.Kassar

S09

01

25 FÉV

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

EUROZOOM 5 CENTIMÈTRES PAR SECONDE 02h01 Y.Okuyama H.Matsumura, H.Yoshioka, A.Miyazaki

TISA DISTRIBUTION A RISING FURY 01h22 L.Kalynska et R.Batytskyi

PATHÉ LIVE ATHOS - AU CŒUR DE LA PATROUILLE DE FRANCE 01h30 M.Giombini

SND CHERS PARENTS 01h26 E.Patron A.Dussollier, Miou-Miou, A.Ducret

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL

FRANCE EPIC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT 01h36 B.Luhrmann E.Presley

CGR EVENTS GISELLE (THE ROYAL BALLET) 03h30 P.Wright

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE IS THIS THING ON ? 02h04 B.Cooper W.Arnett, L.Dern, A.Day

26 N°509 / 4 février 2026


S09

01

25 FÉV

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

TAMASA DISTRIBUTION JAMES ET LA PÊCHE GÉANTE 01h20 H.Selick P.Terrry, S.Sarandon, R.Dreyfuss

EPICENTRE FILMS JUSTA 01h28 T.Villaverde M.Cunha, B.Faria, R.Vidal

MALAVIDA FILMS LA FAMILLE HOMOLKA 01h20 J.Papousek J.Sebanek, M.Motlova, F.Husak

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR LE SON DES SOUVENIRS 02h09 O.Hermanus J.O'Connor, P.Mescal, C.Cooper

SONY PICTURES RELEASING FRANCE

MISS KOBAYASHI'S DRAGON MAID : UNE DRAGONNE EN MANQUE

D'AMOUR

01h45 T.Ishihara M.Naganawa, M.Tamura, Y.Kuwahara

LE PACTE ORWELL : 2+2=5 02h00 R.Peck D.Lewis

ORIFLAMME FILMS QUARTIER LIBRE 01h12 C.Delsaux L.Dubarry, G.Vandeweerd, M.Zenou

AD VITAM RUE MÁLAGA 01h56 M.Touzani C.Maura, M.Etura, A.Boulane

PARAMOUNT PICTURES FRANCE SCREAM 7 01h54 K.Williamson N.Campbell, C.Cox, I.May

THE JOKERS FILMS THE GRANDMASTER 02h03 W.Kar-Wai T.Leung Chiu-Wai, Z.Zhang, C.Chang

KMBO THE UGLY 01h42 S.Yeon J.Min Park, H.Kwon, S.Hyon Bin

CGR EVENTS TWENTY ONE PILOTS : MORE THAN WE EVER IMAGINED 02h04 M.Eshleman T.Joseph, J.Dun

ARP SÉLECTION UN ÉTÉ À LA FERME 01h40 H.Willocq

DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS WELCOME TO EUROPE 02h00

DIAPHANA DISTRIBUTION WOMAN AND CHILD 02h11 S.Roustaee P.Izadyar, S.Mohebi, P.Maadi

1 er 27

S10

4 MARS

08

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

BAC FILMS ALLAH N'EST PAS OBLIGÉ 01h17 Z.Najjar T.Ngijol, M.Zinga

TANDEM ALTER EGO N.Charlet et B.Lavaine L.Lafitte, B.Gardin, O.Kurylenko

CONDOR DISTRIBUTION ANEMONE 02h06 R.Day-Lewis D.Day-Lewis, S.Bean, S.Morton

CGR EVENTS AURORA : WHAT HAPPENED TO THE EARTH ? 01h30 G.López Aurora, A.Holt Kleive, F.Svabø

METROPOLITAN FILMEXPORT CHRISTY 02h15 D.Michôd S.Sweeney, B.Foster, M.Wever

LES FILMS DU LOSANGE

CYCLE RAYMOND DEPARDON PAYSAN (3 FILMS)

LES ALCHIMISTES DEUX FEMMES ET QUELQUES HOMMES 01h40 C.Robichaud L.Leboeuf, K.Gonthier-Hyndman, F.Moati

ALAMBICRÉATIONS EN DÉRIVES 02h10 K.Lanka C.Rabenoro, J.Belon, T.Lhomme

PATHÉ LIVE ENHYPEN [WALK THE LINE SUMMER EDITION] 02h00 J.Park et Y.Oh ENHYPEN

LES FILMS DU PRÉAU FANTASTIQUE 01h11 M.Prins

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE JUMPERS 01h45 D.Chong P.Curda, B.Moynihan, J.Hamm

PATHÉ FILMS LA MAISON DES FEMMES 01h50 M.Godet K.Viard, L.Dosch, E.Haïdara

HAUT ET COURT NINO DANS LA NUIT 01h57 L.Micheli O.Högström, M.Taquin, B.Hassani

SURVIVANCE PÉDALE RURALE 01h24 A.Vazquez

MEMENTO PILLION 01h46 H.Lighton H.Melling, A.Skarsgård, D.Hodge

JOUR2FÊTE RURAL 01h33 E.Bergeon

MEDIA ART SILENTIUM 01h33 N.Chatta M.Dahech, A.Chouayet, R.Hayouni

WARNER BROS. FRANCE THE BRIDE ! M.Gyllenhaal J.Buckley, C.Bale, A.Bening

LES FILMS DU CAMELIA THE CRUISE 01h14 B.Miller T.'Speed' Levitch

SEVENTH ART PRODUCTIONS TURNER ET CONSTABLE 01h30 D.Bickerstaff

S11

11 MARS

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

CARLOTTA FILMS CARMEN DE KAWACHI 01h29 S.Suzuki Y.Nogawa, R.Ito, C.Miyagi

NOUR FILMS CE QU'IL RESTE DE NOUS 02h25 C.Dabis S.Bakri, C.Dabis, A.Bakri

NEW STORY GAVAGAI 01h31 U.Köhler J.Folly, M.Eggert, N.Richard

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IL MAESTRO 02h05 A.Di Stefano P.Favino, T.Menichelli, G.Ludeno

L'ATELIER DISTRIBUTION LA TRAQUE DE MERAL 01h31 S.Bouma D.Yurdakul, G.Naber, R.Thiry

SND LE CRIME DU 3E ÉTAGE (EX / BAZAAR) R.Bezançon G.Lellouche, L.Casta, G.Gallienne

PATHÉ LIVE LE PARC 01h41 L.Narboni A.Renavand, M.Ganio

STUDIOCANAL LES K D'OR J.Ferrari J.Ferrari, L.Felpin, E.Judor

METROPOLITAN FILMEXPORT TRILOGIE LE SYNDICAT DU CRIME J.Woo/T.Hark

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE TESTAMENT D'ANN LEE 02h10 M.Fastvold A.Seyfried, L.Pullman, T.Blake Nelson

ASC DISTRIBUTION LITTLE TROUBLE GIRLS 01h30 U.Djukić J.Ostan, M.Švajger, S.Tabaković

LE PACTE ORPHELIN 02h13 L.Nemes B.Barabas, A.Waskovics, G.Gadebois

GEBEKA FILMS PLANÈTES 01h15 M.Seto

MK2 FILMS SANS TOIT NI LOI 01h45 A.Varda S.Bonnaire, M.Méril, S.Freiss

SONY PICTURES RELEASING FRANCE SCARLET ET L'ÉTERNITÉ 01h52 M.Hosoda M.Ashida, M.Okada, M.Ichimura

MY SECRET ANGEL COMPANY SOUFFRANCE ET DÉLIVRANCE 01h29 J.CIRANNA

LES FILMS DU LOSANGE VICTOR COMME TOUT LE MONDE 01h28 P.Bonitzer F.Luchini, C.Mastroianni, M.Narbonne

THE JOKERS FILMS

WONG KAR-WAI : L'INTÉGRALE DES ANNÉES HONG-KONG

S12

18 MARS

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

SAJE DISTRIBUTION DAVID 01h49 B.Dawes et P.Cunningham P.Wickham, A.Chaudhry, B.Engman

CHANDELIER DERNIÈRE SOIRÉE 01h10 N.Dozol L.Cecchi, R.Gérard, U.Condolo

MOON RIVER ENTERTAINMENT ENCONTRO 01h56 F.Manceaux I.Otéro, J.Heldenbergh, P.Pais

JOUR2FÊTE LA DANSE DES RENARDS 01h34 V.Carnoy S.Kircher, Y.Blanc, F.Anaflous

PANAME DISTRIBUTION LA GIFLE 01h26 F.Hambalek L.Geiseler, J.Jentsch, F.Kramer

DIAPHANA DISTRIBUTION LA GUERRE DES PRIX A.Dechaux A.Girardot, O.Gourmet, J.Frison

MALAVIDA FILMS LA PRINCESSE, L'OGRE ET LA FOURMI 00h41 E.Nazarov

DULAC DISTRIBUTION LAS CORRIENTES 01h40 M.Mumenthaler I.Gonzalez Sola, E.Bigliardi

METROPOLITAN FILMEXPORT LE SIFFLET (EX / THE WHISTLE) 01h37 C.Hardy D.Keen, P.Hynes White, S.Nélisse

GAUMONT DISTRIBUTION LES RAYONS ET LES OMBRES 03h15 X.Giannoli J.Dujardin, N.Golubeva Carax, A.Diehl

FANNY DORIAN DISTRIBUTION L'ÉTAGE SECRET...BAD GASTEIN 01h36 N.Lechner S.John, A.Benzin, M.Reinwald

PATHÉ FILMS POLICE FLASH 80 J.Saurel F.Damiens, A.Lamy, X.Lacaille

WAYNA PITCH PRÉCIEUSE(S) 01h17 F.Guiard-Norel

SONY PICTURES RELEASING FRANCE PROJET DERNIÈRE CHANCE 02h36 P.Lord et C.Miller R.Gosling, S.Hüller, M.Vayntrub

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL

FRANCE REMINDERS OF HIM 01h55 V.Caswill M.Monroe, T.Withers, R.Pankow

OUTPLAY FILMS SCÈNES DE NUIT 01h59 F.Matzembacher et M.Reolon G.Faryas, C.Luna, H.Barreira

PATHÉ LIVE TRISTAN ET ISOLDE (METROPOLITAN OPERA) 05h12 Y.Sharon L.Davidsen, E.Gubanova, M.Spyres

Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.

AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir

régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr

N°509 / 4 février 2026


Chiffres

3 FILMS - 3 CARRIÈRES

1 POINT DE COMPARAISON

La sortie, ce 18 février, de Marty Supreme de Josh Safdie, chez

Metropolitan, confirme la place de plus en plus importante que

prend Timothée Chalamet dans le cinéma américain indépendant.

Retour en chiffres sur les performances en salles de trois dernières

performances du jeune acteur franco-américain, également à

l’affiche de Dune 3 en fin d’année.

UN PARFAIT

INCONNU

THE FRENCH

DISPATCH

CALL ME BY

YOUR NAME

Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

Date de sortie

Distributeur

Cumul des entrées

1 er jour

1 er week-end

Séances

Moyenne par séance 1 er we

Cœfficient Paris/Province

Taux de transformation

(cumul des entrées/1 er jour)

Note Spectateur AlloCiné

29/01/2025 27/10/2021 28/02/2018

DISNEY DISNEY SONY

1 061 475 469 832 345 209

31 535 27 207 13 271

234 700 130 400 82 069

8 288 4 365 1 459

28 30 56

4,08 2,56 2,10

34 17 26

4 3,3 4,2

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END

DEPUIS 2 SEMAINES

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54

2 28/01/2026 LA RECONQUISTA ARIZONA 45 13 374 369 36

3 21/01/2026 HAMNET UNIVERSAL 213 113 373 3 405 33

4 21/01/2026 LE MAGE DU KREMLIN GAUMONT 615 247 835 9 106 27

5 28/01/2026 BAISE-EN-VILLE LE PACTE 108 26 759 1 169 23

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END

EN 2025

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54

2 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39

3 31/12/2025 MAGELLAN (SORTI EN 2025) NOUR 68 15 980 440 36

4 28/01/2026 LA RECONQUISTA ARIZONA 45 13 374 369 36

5 14/01/2026 L'AFFAIRE BOJARSKI LE PACTE 565 292 525 8 443 35

6 21/01/2026 HAMNET UNIVERSAL 213 113 373 3 405 33

7 21/01/2026 LE MAGE DU KREMLIN GAUMONT 615 247 835 9 106 27

8 07/01/2026 FATHER MOTHER SISTER BROTHER LES FILMS DU LOSANGE 310 108 550 4 149 26

9 31/12/2025 LAURENT DANS LE VENT (SORTI EN 2025) ARIZONA 59 10 468 445 24

10 28/01/2026 BAISE-EN-VILLE LE PACTE 108 26 759 1 169 23

Avec la meilleure combinaison de séances en ouverture cette année, Gourou

réalise le meilleur démarrage de 2026, tant en entrées brutes qu’en performance

à la séance. La réalisation de Yann Gozlan obtient en outre la

septième meilleure moyenne d’ouverture pour un film français depuis

2021. Grande surprise de ce classement, La Reconquista de Jonás Trueba

réalise 36 entrées par séance (e/s), une moyenne obtenue sur moins de 500

projections et portée en partie par la rétrospective autour du réalisateur

espagnol, organisée par le Centre Pompidou. Jolie performance également

pour Hamnet de Chloé Zhao qui, avec 33 e/s, devient le deuxième meilleur

lancement de la cinéaste après Les Éternels, son passage chez Marvel. Chez

Gaumont, mise en orbite réussie pour Le Mage du Kremlin d’Olivier

Assayas. Le thriller politique attire 27 spectateurs par projection tandis

que, chez Le Pacte, Baise-en-ville de Martin Jauvat clôture le classement

avec 23 e/s. Le top 5 de ces deux dernières semaines connaît ainsi de très

bons résultats, et rassure quant aux promesses de 2026.

*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

28 N°509 / 4 février 2026


Distribution

THE JOKERS SORT L’ATOUT

GRANDMASTER

(re)découvrir The Grandmaster dans sa version chinoise

d’origine, avec 13 minutes supplémentaires, « alors qu’en

2013, c’est une version plus courte, mais également plus

explicative, qui avait été proposée au public européen pour

ne pas le déstabiliser ».

©The Jokers Films

Le 25 février 2026, The Grandmaster

revient en salles. Une reprise pensée

comme l’aboutissement, mais

également le nouvel élan d’un cycle

Wong Kar-wai engagé depuis plus de

quatre ans par The Jokers.

Le distributeur a entamé sa réexploration de l'œuvre

de Kar-wai avec In The Mood For Love, en juillet 2021.

Les autres titres ont suivi au fil des années, jusqu’à ce

dixième et ultime long métrage en date du cinéaste

hongkongais. De quoi doublement boucler la boucle

pour le directeur de la programmation Thomas Legal,

The Grandmaster

qui avait déjà œuvré sur la sortie initiale de The Grandmaster,

en 2013, alors sous bannière Wild Bunch.

Malgré ses plus de 360 000 entrées à l’époque, le film n’a

pas pleinement trouvé son public : « Nous avions tenté de

le jouer à la fois comme un film d’auteur Wong Kar-wai…

et comme un film de kung-fu grand public, avec des versions

françaises qui nous ont déçus », se remémore Thomas Legal.

Chez The Jokers, la reprise 2026 sera donc pleinement

inscrite dans la continuité esthétique et thématique du

cinéaste, « avec des visuels plus cohérents, dans la veine de

ce que nous avons proposé sur les précédents titres, et une

mise en avant de la romance plutôt que du film d’action ».

Cette année, les spectateurs pourront par ailleurs

Dans la foulée de la ressortie, The Jokers proposera une

Intégrale des années Hong Kong de Wong Kar Wai à partir

du 11 mars, pour laquelle ont été éditées une affiche et

une bande-annonce spécifiques. « Mais les salles peuvent

d’ores et déjà organiser des rétrospectives », précise le directeur

de la programmation, bien décidé à faire fructifier tout

le travail fait auparavant sur les autres titres du cycle,

« et à mobiliser les gens qui nous suivent depuis un moment

sur les réseaux sociaux ». À noter que le distributeur met

à disposition sur son site un quizz, des fiches de présentation

permettant de resituer les œuvres dans la filmographie

de Wong Kar-wai, ainsi qu’une liste d’intervenants

spécialistes recommandés par l’ADRC – « et qui peuvent

être rémunérés par l'Agence », rappelle Thomas Legal.

Des séances événementielles, avec démonstration et

initiation d’arts martiaux, sont en train d’être calées dans

plusieurs salles à Paris, périphérie, mais également en

province. Sur les avant-premières du 24 février, le distributeur

prévoit une double programmation de The Grandmaster,

accompagnée de la diffusion du premier épisode

de Blossoms Shanghai. Car la dernière réalisation en date

du cinéaste est… une grande série (30 épisodes), inédite

en France, qui sera diffusée sur Mubi, à partir du 26

février prochain.

En attendant, depuis 2021, « et avec des titres qui

tournent encore toutes les semaines, notamment au

Quartier latin de Paris », le cycle Wong Kar-wai de

The Jokers a attiré plus de 200 000 spectateurs dans

les salles. Merci Grandmaster !

Ayşegül Algan

“LE SDI S’ENGAGE”, TOUT UN PROGRAMME !

Le Syndicat des distributeurs indépendants appelle les salles à programmer, du 4 au 10 mars, des

œuvres pour continuer à éveiller la curiosité et l’esprit critique du public.

« De nouvelles élections approchent alors que le monde

politique s'immisce de plus en plus dans le monde culturel »,

note le SDI, en déplorant la remise en question « de nos

institutions, nos budgets et le bon fonctionnement de nos

métiers ». Et en ces temps d’ingérence dans les programmations

[voir aussi p.34], le Syndicat et ses adhérents

entendent remettre le cinéma au centre de la société et

de la démocratie, via une vingtaine de films "indépendants

et engagés". Autant de « films inspirants, porteurs de nos

valeurs », pour « continuer d’éveiller la curiosité et de développer

l'esprit critique du public sur le grand écran ».

Liste des films :

Mon gâteau préféré de Maryam Moghaddam

et Behtash Sanaeeha - Arizona

La Ville et Les Chiens de Francisco Lombardi - Bobine

L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville - Carlotta

Apprendre de Claire Simon - Condor

En bonne compagnie de Silvia Munt - Damned

Welcome To Europe de Thomas Bornot et Cyril Montana - DHR

Distribution/ A Vif Cinemas

Tharlo, Le Berger tibetain de Pema Tseden - Ed

Leur Algérie de Lina Soualem - JHR

Soulèvements de Thomas Lacoste - Jour2Fête

La Traque de Méral de Stijn Bouma - L'Atelier Distribution

Les Camarades de Mario Monicelli - Les Acacias

Hors Service de Jean Boiron Lajous - Les Alchimistes

Howard Zinn, Une Histoire populaire américaine 2

de Olivier Azam et Daniel Mermet - Les Films des Deux Rives

Fantastique de Marjolijn Prins - Les Films du Préau

Pas pareil et pourtant de Miran Miosic - Les Films du Whippet

Stella femme libre de Michael Cacoyannis - Lost Films

Joe Hill de Bo Widerberg - Malavida

Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi - New Story

Queendom de Agniia Galdanova - Next Film

Le Joli mai de Chris Marker et Pierre Lhomme - Potemkine

Notre monde de Thomas Lacoste - Shellac

Les Roseaux Sauvages de André Téchiné - Solaris

Pedale Rurale de Antoine Vazquez - Survivance

La classe ouvrière va au paradis de Elio Petri - Tamasa Distribution

Précieuse(s) de Fanny Guiard-Norel - Wayna Pitch

Modalités de participation

Les salles peuvent organiser une ou plusieurs séances

“Le SDI s’engage”, avec animation et rencontre avec le

public. « Les sociétés du SDI participantes s’engagent à

prendre en charge l’organisation au minimum d’une séance

rencontre avec une salle de leur choix et à répondre aux

autres demandes de programmation », indique le Syndicat,

dont les membres mettent à disposition leur kit de sortie

(affiche, visuels, FA, etc.) à l’usage des salles de cinéma

et à toute fin de communication de l’opération.

Les salles intéressées peuvent, de leur côté, contacter une

(ou plusieurs) société(s) du SDI participante(s) pour

programmer un (ou plusieurs films) pour organiser leur

animation en collaboration avec les distributeurs.

Les salles sont tenues d'assurer la visibilité de l’opération

en mentionnant son nom “Le SDI s’engage”, le distributeur

du film, ainsi que le logo du SDI dans leurs

programmes, publications, etc. Programmation à confirmer

avant le vendredi 13 février.

Les recettes sont partagées à parts égales entre le distributeur

et l’exploitant.

N°509 / 4 février 2026

29


LE 25 FÉEVRIER AU CINEÉMA

DIstRIBUtIOn fRAnCE : EUROZOOM, fUJI tElEvIsIOn nEtWORK, InC., COMIX WAvE fIlMs InC. Et tOHO pRésEntEnt ‘‘5 CENtIMÈtREs pAR sECOnD’’ Un fIlM DE YOsHIYUKI OKUYAMA D’ApRÈs l’œUvRE DE MAKOtO sHInKAI sCénARIO pAR AYAKO sUZUKI MUsIqUE AYAtAKE EZAKI UnE pRODUCtIOn spOOn

HOKUtO MAtsUMURA MItsUKI tAKAHAtA nAnA MORI YUZU AOKI MAI KIRYU HARUtO UEDA nOA sHIROYAMA TAKASHI OKABE SEINA NAKATA KENTARO TAMURA JUNKI TOZUKA SHO HASUMI NAOKI MATAYOSHI KEIKO HORIUCHI HIMI sAtO AYAnA sHIRAMOtO AOI MIYAZAKI HIDEtAKA YOsHIOKA

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Distribution

FÉDÉRATION NATIONALE DES

Rencontre avec

VICTOR HADIDA ET OLIVIER SNANOUDJ

Dans la foulée du rendez-vous

annuel de la FNEF, son président,

Victor Hadida (Metropolitan

Films), et son vice-président Olivier

Snanoudj (Warner), reviennent sur

les risques encourus par leur secteur,

les relations avec les exploitants

et les demandes portées par leur

Fédération.

Si les deux représentants de la FNEF savent bien que

2025 a manqué de titres porteurs, Victor Hadida rappelle

que la « France reste le territoire où la baisse de fréquentation

a été la moins impactante », quand Olivier Snanoudj

affiche sa confiance sur l’offre de 2026, soulignant l’arrivée

sur le marché de « deux nouveaux acteurs importants :

le Français Studio TF1 et la structure internationale Amazon

MGM ». Reste que le secteur de la distribution est fragilisé,

et « si les groupes comme les nôtres peuvent résister, ajoute

le dirigeant de la distribution Warner France, les plus

indépendants peuvent rapidement être en danger, et ont

besoin du soutien public pour survivre ». Le président de

la FNEF précise de son côté que, dans une activité

prototypale, les revenus complémentaires à la salle sont

essentiels. « Avant le Covid, on estimait qu’un gros succès

pouvait compenser entre 7 à 8 échecs successifs ; aujourd’hui,

notre modèle est fragilisé par la baisse des marchés secondaires.

Celui de la vidéo, attaqué par la piraterie, est passé en

15 ans de 2 milliards de chiffre d’affaires à environ

300 millions aujourd’hui. » Les éditeurs font aussi face à

une « diminution des achats de la part des télévisions, ellesmêmes

souffrant de la baisse de leurs recettes publicitaires et

de la concurrence des chaînes payantes ». Dont Canal+,

« notre partenaire principal, qui a aussi réduit ses

investissements ».

Comité de concertation

Mais la notoriété d’un film se crée d’abord en salles…

et la relation avec les exploitants est essentielle. « Mais

depuis toujours, quand la fréquentation baisse, les tensions

augmentent », remarque Olivier Snanoudj, qui, avec Victor

Hadida, salue la création du comité de concertation

exploitants-distributeurs – dont ils sont membres tous

les deux. « Après le comité de concertation numérique, qui

pendant 10 ans a été très constructif, on sentait le besoin de

recréer une instance de discussion. » Non seulement ce

comité a permis d’apaiser les relations, mais il abouti,

« après énormément de temps et de débats », à une deuxième

recommandation début janvier. Pour Olivier Snanoudj,

elle a d’abord le mérite de « rappeler les règles générales :

l’exploitant est libre de ses choix de programmation et le

distributeur a la maîtrise de son plan de sortie. Mais il y a

eu des dérives et des abus ces derniers temps, côté distributeurs

en sortant certains films trop largement, côté exploitants en

abusant parfois de la multiprogrammation. Il s’agit donc

de remettre un peu d’ordre et de mesure ».

©Boxoffice Pro

Emission à voir ou revoir

sur notre chaîne YouTube

Olivier Sanoudj et Victor Hadida le 22 janvier 2026

Victor Hadida salue particulièrement l’engagement de

Gaëtan Bruel dans la création de ce comité, mais aussi

parce qu’il est le premier, « parmi les récents présidents du

CNC, à avoir pris en compte nos difficultés, en déplafonnant

l’an dernier notre compte de soutien automatique. Nous

n’étions pas récompensés quand un film avait du succès, alors

que c’est justement ce qui nous permet de réinvestir dans de

nouvelles œuvres ».

Et dans une industrie du temps long, où les distributeurs

s’engagent sur un film souvent deux ans en amont,

« nous avons besoin de stabilité », y compris sur le modèle

du CNC, qui doit être défendu. À ce titre le président

de la FNEF s’inquiète de la baisse de la taxe sur les

services de télévision (TST-E, volet éditeurs), récemment

votée par l’Assemblée, alors « qu’elle n’a pas été vraiment

discutée, et sans étude d’impact sur le long terme pour les

ressources du CNC ».

Data et communication

Un CNC qui a pris en compte l’importance de la

diffusion, même si les éditeurs-distributeurs espèrent

être mieux accompagnés. « Si nous avons fait des économies

avec l’arrivée du numérique, elles ont vite été absorbées

par la hausse des coûts de communication », souligne

Olivier Snanoudj. Et Victor Hadida rappelle que « s’il

existe déjà des outils, comme le crédit d'impôt à la

production dans lequel certains frais d’édition, comme

la bande annonce, sont pris en compte, on pourrait aller

plus loin, en soutenant les efforts de communication…

qui bénéficient à tout un écosystème ». La FNEF demande

d’ailleurs un ajustement technique de la directive

SMA, pour que le soutien au distributeur soit pris en

compte dans les obligations des plateformes. Et toujours

au niveau européen, « le cinéma doit être clairement

identifié au sein du programme Agora EU, dont le budget

a été augmenté mais qui englobe désormais les sujets de

l’éducation et de l’information », précise le président

de la FNEF qui est aussi celui de la FIAD (Fédération

internationale des associations de distributeurs).

Reste qu’au-delà du soutien public, il est essentiel de

travailler avec les exploitants pour mener la bataille

de l'attention. Pour Olivier Snanoudj, « la question de

la data spectateurs est primordiale, sachant que tous les

médias concurrents l’utilisent. Les distributeurs ont accès

à des données sur les spectateurs qui voient leurs films,

les exploitants en ont sur ceux qui viennent dans leurs

salles, mais nous ne croisons pas suffisamment nos données ».

Le vice-président de la FNEF insiste donc pour que

cette data, sous-exploitée, soit mieux partagée entre

éditeurs et exploitants, dans l’intérêt de tous. « Mais

on ne peut pas indéfiniment augmenter indéfiniment

nos budgets marketing et on ne pourra pas payer pour

32 N°509 / 4 février 2026


ÉDITEURS DE FILMS

Une feuille de route pour gagner

la bataille de l’attention

Lors de sa conférence annuelle au Cinéma du Panthéon, la FNEF a dressé le bilan

d’une année contrastée, et formulé ses priorités les mois et années à venir.

cette data. » Reste que, malgré la richesse du parc de

salles, beaucoup d’exploitants n’ont pas les moyens

de générer cette data, Victor Hadida rappelant que

« les deux tiers ne font pas encore de vente en ligne. Et

s’ils connaissent parfois leur spectateurs par leur nom…

cela ne nous renseigne pas sur leur profil précis et leurs

goûts ». Le bordereau à la séance, quant à lui, parvient

trop tard si l’on veut réagir pour un film à l'affiche.

« C’est cette capacité de réactivité qui nous manque,

quand l’industrie numérique travaille dans l’immédiateté :

on ne joue pas à armes égales avec les plateformes pour

capter l’attention du public. »

Et quand on parle de plateformes… on imagine que

MGM, en tant que distributeur, va bénéficier de la

data d’Amazon et que, peut-être, Warner aura accès

à celle de Netflix. Sur l’opération de fusion qui se

prépare, Olivier Snanoudj, en tant que représentant

de la major en France, ne peut évidemment se prononcer

sur le projet d’acquisition, « mais tout ce que je peux

dire, c’est qu’il ne se passera rien avant 18 mois pour

nous en France. Avec les équipes Warner, nous avons 17

films à sortir en salles en 2026 et nous allons nous concentrer

là-dessus ».

Cécile Vargoz

C’est « un rendez-vous désormais bien installé dans l’agenda

professionnel », s’est félicité Victor Hadida, président d’un

« syndicat au sens le plus complet du terme, qui défend les

intérêts de ses adhérents auprès des pouvoirs publics et en

justice [par ailleurs le seul reconnu représentatif des

employeurs du secteur, ndlr.] ». La conférence de la FNEF

est l’occasion de rappeler en quoi consiste le métier

d’éditeur-distributeur, qui intervient souvent en premier

dans la production d’un film, « et dont l’engagement

déclenche et valide tous les autres financements ». Par cet

engagement financier, puis ses investissements en aval

du tournage d’une œuvre, l’éditeur est « l’intervenant qui

prend le plus de risques, et expose son capital pour absorber

les échecs récurrents d'une économie de prototypes ».

Un constat partagé par Gaëtan Bruel, le président du

CNC, dont la réforme des aides à la distribution annoncée

l’an dernier, « la toute première [qu’il a] souhaité engager

à [son] arrivée au CNC », a apporté un renforcement

budgétaire de 5 millions d’euros permettant notamment

le déplafonnement du soutien automatique.

Cette réforme était souhaitée de longue date par la FNEF

et son président qui, désormais, affichent cinq nouvelles

priorités :

• Intégrer les frais d’édition dans l’analyse du coût total

d’un film et prendre en compte les frais de communication

dans les dispositifs de crédit d’impôt ;

• Apporter une modification technique au décret SMAD,

afin de prendre en compte, dans les obligations des

diffuseurs, le soutien apporté à la distribution des films

dans lesquels les plates-formes ont investi ;

• Mieux mobiliser la data, un chantier à mener avec les

exploitants de salles ;

• Préserver les marchés secondaires pour équilibrer le

modèle économique des éditeurs-distributeurs (vidéo

et cession de droits audiovisuels)

• Simplifier et accélérer les procédures de lutte contre

le piratage ;

• Maintenir la place de la distribution cinéma dans le

programme AgoraEU (qui prendra bientôt la suite du

programme Media).

De nouvelles façons de communiquer

Les intervenants suivants ont commenté les chiffres d’un

marché en perpétuelle mutation, où la bataille de l’attention

fait rage. Éric Marti a tenu à rappeler que si

l'année 2025 a souffert d’un manque de films porteurs,

« il n’y a pas de désaffection des salles » [voir le Boxoffice Pro

du 7 janvier 2026]. Optimiste, le directeur général de

Comscore France a fait remarquer que, pour atteindre

les 200 millions d’entrées annuelles, il suffirait que les

spectateurs assidus aille une fois de plus au cinéma dans

l’année, et une fois et demie pour les réguliers et occasionnels.

Ainsi, en se basant sur les chiffres de 2024 – où

les assidus sont allés 31,8 fois au cinéma dans l’année

contre 8,2 pour les réguliers et 1,8 pour les occasionnels

–, la fréquentation gagnerait près de 22 millions d’entrées…

et atteindrait les 203,1 millions.

Un enjeu de fidélisation, donc, qui passe avant tout par

la mise en lumière des œuvres parmi un flot d’images

concurrentes. En témoigne l’émergence en Chine des

micro dramas, des créations sérielles de quelques minutes

au format vertical, visionnées sur smartphone, qui ont

généré 5,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en

2023, soit 70 % des revenus du cinéma. Une tendance

qui « va évidemment arriver en Europe », selon Christophe

Courtois. Le directeur de la distribution de SND a appelé

à « arrêter de se comparer à une époque sans plateformes »,

et à s’intéresser au fonctionnement des algorithmes qui

« ne regardent pas les critiques ou le budget d’un film, mais

sélectionnent ce qui se propage : en tant qu’éditeurs, nos

campagnes à l’ancienne ne fonctionnent plus ». De nouveaux

moyens doivent être mis en œuvre pour contribuer à la

notoriété d’un film : d’après les chiffres de l’institut Vertigo

Research, en 2025, un film français est connu de 9,9 %

des spectateurs interrogés, contre 19,9 % pour un film

américain. Mais il faut aussi mettre davantage en avant

la promesse d’une expérience nouvelle,« car le spectateur

est à la recherche d’autre chose, d’une fuite de son domicile,

de son lieu où il regarde du contenu sur son téléphone, son

ordinateur ou sa télévision », précise Sylvain Bethenod,

PDG de Vertigo Research.

Changer la façon de communiquer implique des risques

financiers supplémentaires pour les distributeurs, qui,

malgré la fin des VPF, ont vu certaines de leurs dépenses

exploser depuis 2020. Ariane Toscan du Plantier (directrice

de la distribution cinéma France & internationale

de Gaumont) et Thierry Lacaze (directeur général

adjoint en charge de la distribution France de Studiocanal)

ont notamment souligné que les éditeurs « ne

dépensent pas moins, mais différemment », avec l’augmentation

des frais de tournée, de marketing ou d’études.

De même, Laurence Gachet (présidente de Paname),

Vladimir Kokh (directeur de KMBO) et Mathieu

Robinet (fondateur de Tandem) ont montré que certains

récents premiers films de leurs structures se sont faits

au prix de nombreux risques. Avant de conclure que,

« s’il existe aujourd’hui une vitalité dans le tissu de réalisateurs,

il n’en existe pas au sein des distributeurs. Notre

métier appelle à une réflexion, pour savoir comment faire

émerger des jeunes structures ».

Jules Dreyfus

N°509 / 4 février 2026

33


Exploitation

INGÉRENCE ET RÉSISTANCE :

LA LIBERTÉ DE PROGRAMMATION EN QUESTION

©Guillaume Héraud Photographe

Le Concorde de la Roche-sur-Yon, lui, est un EPCC

(Établissement public de collaboration culturelle),

entre public et privé. « Des élus de la ville et des communes

voisines siègent à notre conseil d’administration, ainsi

que des personnes nommées par les conseillers municipaux.

En tant que directeur, je suis nommé pour trois ans sur

un projet culturel, explique Mathias Triballeau, précisant

que dans un EPCC, « le code des collectivités territoriales

établit précisément le rôle de chacun, ce qui nous protège. »

Rencontres nationales du GNCR 2026, au Théâtre Auditorium de Poitiers. Table ronde avec Mathias Triballeau, Violaine Harchin,

Cloé Tralci, Laure Vermeersch et David Broutin.

Lors des Rencontres professionnelles

Recherche & Découverte organisées

par le GNCR à Poitiers, une table

ronde a permis de rappeler combien

la salle de cinéma, lieu d’expression

citoyenne, est au cœur des aléas

politiques. Et que face aux pressions

qui se multiplient, la mobilisation

doit être collective.

En début d’année, pour la deuxième fois en trois mois,

une croix gammée a été taguée sur le cinéma Itsas Mendi

d’Urrugne, qui en a appelé à l’intervention de la mairie.

Pendant ce temps, des salles dénoncent l’ingérence de

leurs élus dans leur programmation. « Les salles de cinéma

deviendraient-elles des ZAD ? », interrogeait ainsi Cloé

Tralci, critique et membre du comité de sélection du

Fipadoc Biarritz, qui modérait la table ronde organisée

par le GNCR, le 13 janvier au TAP de Poitiers. Car les

cinémas de proximité, souvent derniers lieux de débat

politique, sont aussi les premiers à subir attaques ou

injonctions. Aussi, plus que jamais en cette période

électorale, il apparaît essentiel de réinterroger les relations

entre les élus et les cinémas… mais aussi de faire front,

pour défendre la liberté de diffusion.

L’Observatoire de la

liberté de création (OLC)

ouvre sa permanence

juridique gratuite

L’association dédiée à la lutte contre la censure tiendra sa

première permanence le 18 février, de 16h à 19h, en

visioconférence. Pour en bénéficier, il suffit de remplir un

formulaire en ligne via le site de l’OLC (https ://libertedecreation.fr)

en posant ses questions relatives à la liberté

de création, de diffusion ou de programmation. La

permanence sera assurée par des professionnels du droit,

choisis et rémunérés par l’Observatoire. Ces consultations

sont strictement confidentielles.

Atteintes à la programmation…

Le cas récent de Sacré Cœur est emblématique, certains

maires ayant exigé sa déprogrammation – comme à

Marseille –, quand d’autres l’ont imposée – comme à

Clichy-la-Garenne, ce qui a entraîné la démission du

directeur du cinéma. Mais si Sacré Cœur a fait grand

bruit, le cas n’est pas nouveau. Violaine Harchin, distributrice

et co-fondatrice des Alchimistes, rappelle ainsi

que La Sociologue et l’Ourson avait été déprogrammé à

Argenteuil, et que Wardi, sorti en 2019 par Jour2Fête

puis entré au catalogue Collège au cinéma, a été déprogrammé

par le recteur de l’Académie de Paris après le 7

octobre. Laure Vermeersch, co-présidente de l’ACID,

cite aussi Put Your Soul on Your Hand and Walk, dont

certaines communes – dont Cannes – ont refusé l’affiche

dans leur ville, le maire RN de Bruay-la-Buissière allant

jusqu’à le censurer... avant de promouvoir Sacré Cœur.

Ces atteintes à la programmation peuvent être signalées

à l’Observatoire Liberté de la Création (OLC), créé en

2002 par des juristes au sein de la Ligue des droits de

l’Homme, et s’adressant aux professionnels de la culture.

« L’Observatoire permet avant tout à ses membres de faire

remonter des cas, indique Laure Vermeersch, et d’identifier

ce qui est possible dans le cadre légal », en s'appuyant sur

la Loi liberté de création de 2016, qui elle-même s’appuie

sur la liberté d’expression. « L’ACID est membre de l’OLC

et peut être l'intermédiaire pour les salles, mais il serait utile

qu'une organisation d'exploitants y soit directement représentée.

» En attendant, quelques jours après cette table

ronde, l’OLC a annoncé l’ouverture d’une permanence

juridique gratuite, en visioconférence [voir ci-contre].

… selon le statut du cinéma

Pour être libre de ses choix, le statut juridique du cinéma

est central. David Broutin, directeur de l’association

territoriale De la suite dans les images, explique ainsi que

le cinéma de Bruay-la-Buissière, 4 salles, est passé du

statut de SPIC (Service public industriel et commercial)

– avec un CA indépendant même si soutenu financièrement

par la mairie –, à celui de régie directe depuis

que la Ville est « tombée dans l’escarcelle du RN en 2022.

L’an dernier, l’équipe du cinéma a été réduite de 14 à 4

personnes, et sa gestion est passée de la commission culturelle

à celle de l’événementiel ». Dans d’autres villes, « on voit

des mairies réquisitionner une salle de façon abrupte, déséquilibrant

l’exploitation du lieu ».

Quant aux établissements privés, plus libres de leurs

choix, ils n’en sont pas moins pas à l’abri de certaines

pressions. Ainsi les salles Utopia, dont l’ADN est

d’être indépendantes des collectivités où elles sont

installées, sont régulièrement ciblées pour leurs engagements.

« Des lacrymo tirées par le CRIF lors d’un

débat avec Leïla Shahid à Toulouse », témoigne Jean-

Jacques Rue, programmateur chez JHR, mais surtout

« une nouvelle forme de censure pour “trouble à l’ordre

public” », argument brandi par certains préfets ou « le

maire de Marly qui a interdit la projection de Voyage

à Gaza ».

Une réponse qui doit être collective

En tant qu’établissement public, le Concorde de la

Roche-sur-Yon doit avoir une programmation équilibrée

s'adressant à tous, estime son directeur : « Mon cinéma

ne m’appartient pas et je ne dois pas mettre en avant mes

seules convictions. » Cela passe par la diversité des films

proposés, « et si nous avons choisi de ne pas diffuser Sacré

Cœur, bien qu’étant sur les terres catholiques et conservatrices

de Vendée, nous avons pu rediriger les spectateurs

vers des confrères qui le programmaient. » C’est parfois

plus compliqué, « quand on nous réclame Les Survivantes,

du réalisateur de Hold Up condamné pour diffamation,

ou quand d’autres spectateurs nous ont taxé d’islamo-gauchistes-pro-migrants

après une séance de L’Histoire de

Souleymane. Une autre personne refuse d’être servie par

l’une de nos caissières, par discrimination. Ces demandes

du public deviennent parfois agressives et il n’est pas toujours

facile de réagir ». Et pour Mathias Triballeau, « il serait

important, de même qu’il existe une formation pour l’accueil

des personnes en situation de handicap, de former nos

équipes face à des comportements déplacés ». Plus largement,

les participants estiment qu’une formation validant les

compétences en matière de programmation permettrait

de faire respecter la profession auprès des élus.

Reste que dans un contexte économique et de fréquentation

difficile, il n’est pas simple de se battre « à la fois

pour que les pouvoirs publics nous soutiennent financièrement

et pour notre indépendance de programmation », souligne

Sara Erasmi de CINA. Et si la démission de Thomas

Petit, à Clichy-la-Garenne, relève d’un certain courage,

c’est aussi ce qui a fait réagir une vingtaine d’organisations

du cinéma et trouvé un écho dans la presse. Pour

Mathias Triballeau, « il faut s’organiser collectivement,

y compris pour défendre le CNC ». Au GNCR, on réfléchit

à des outils collaboratifs, d’abord pour collecter les

problématiques des salles – « en respectant l’anonymat

des personnes », précise le président du Groupement

Gautier Labrusse –, puis leur donner une formation,

afin qu’elles puissent se défendre seules.

Cécile Vargoz

34 N°509 / 4 février 2026


ICONOCLAST ET BE KIND FILMS PRÉSENTENT

unfilmde JÉRÉMY FERRARI avec JÉRÉMY FERRARI LAURA FELPIN ERIC JUDOR aveclaparticipationde FRED TESTOT produitpar ICONOCLAST VINCENT MAZEL encoproductionavec STUDIOCANAL FRANCE 2 CINÉMA C8 FILMS DARK SMILE aveclesoutienessentielde CANAL+ AVEC LA PARTICIPATION DE CINÉ+ OCS C8 FRANCE TÉLÉVISIONS en

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son JOSEPH DE LAAGE MATTHIEU GASNIER VINCENT ARNARDI costumes NOÉMIE VEISSIER régisseur général MATHIEU DEGUILHEM maquillage NOA YEHONATAN coiffure FLORIAN MUIDEBLED casting SANDRA DURANDO post-production CYRIL BORDESOULLE supervision musicale LÉO COPET JEANNE TRELLU LUCAS DE MOIDREY

musique CHINESE MAN musique originale MATTEO DI STEFANO MATTEO LOCASCIULLI ventes internationales STUDIOCANAL

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Exploitation

©Yannick Letoqueux

LES RENCONTRES ONT LA CÔTE (D’ARMOR)

Projections, discussions et cidre étaient au programme de la 25 e édition des

Rencontres de Bretagne, toujours organisée par l’association La Règle du jeu.

Après Quimper et ses deux Cinéville, les 293 inscrits se sont retrouvés au cinéma Les

Korrigans de Guingamp, du 27 au 31 janvier derniers. Malgré une baisse de 16 %,

l’établissement de Xavier Herveau reste toujours l’un des deux-écrans les plus fréquentés

de France, avec près de 82 000 entrées enregistrées. Il s’agit également du cinquième

cinéma le plus fréquenté des Côtes-d’Armor, juste derrière le Club 6 (Cinéville) et ses

98 000 entrées.

©Marie Rouge

Pour rappel, les Rencontres de Bretagne sont l’un des deux événements majeurs organisés

par La Règle du jeu, aux côtés de sa variante art et essai à Dinard, en juin. L’association,

fondée en 1992, regroupe à ce jour une centaine d’établissements art et essai – soit plus

de 250 écrans – entre la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. La Bretagne,

particulièrement, a connu une bonne reprise de la fréquentation après la pandémie.

Il s’agissait même, en 2024, de la région – hors Corse – accusant le plus faible recul

par rapport à la moyenne 2017-2019 (-1,4 %). D’après les entrées recueillies pour notre

France des cinémas [voir pages 11-25], le cinéma le plus fréquenté de Bretagne en 2025

est le Pathé Rennes avec 530 000 entrées. Il est suivi du Cinéland de Trégueux (399 000

entrées), du CGR La Mézière (396 000 entrées), du Cinéville Vannes Parc Lann (380 000

entrées) et du CGR Lanester (368 000 entrées).

Au total, 20 films ont été dévoilés lors de ces Rencontres 2026, allant du poids lourd

national (Les Enfants de la Résistance de Christophe Barratier, Studiocanal, 11/02/26)

à la production locale (Un voyage en brouette d’Arthur D'haeyer), en passant par du

jeune public (Les Contes du pommier de Patrik Pass Jr., Jean-Claude Rozec et David

Sukup, Gebeka, 08/04/26), du documentaire (Rural d’Édouard Bergeon, Jour2Fête,

04/03/26) ou du tout aussi fermier (Cocotte de György Pálfi, Paname, 22/04/26).

Le coup de cœur des exploitants a été décerné à La Maison des femmes de Mélisa

Godet (Pathé, 04/03/26), réunissant Lætita Dosch, Karin Viard, Eye Haïdara, Oulaya

Amamra ou encore Juliette Armanet. Ont également été plébiscités De la Comédie-Française

de Bertrand Usclat et Martin Darondeau (Zinc., 22/07/26), et Le Garçon

qui faisait danser les collines de Georgi M. Unkovski (KMBO, 03/06/26).

Jules Dreyfus

La Maison des femmes de Mélisa Godet

36 N°509 / 4 février 2026


Christophe Barratier (réalisateur) pour Les Enfants de la Résistance (Studiocanal, 11/02/26)

Gérard Jugnot (réalisateur et acteur) pour Mauvaise Pioche (Pan, 01/04/26)

Lætitita Dosch (actrice) et Mélissa Godet (réalisatrice) pour La Maison des

femmes (Pathé, 04/03/26)

Jean-Baptiste Leonetti (réalisateur) et Pierre Lottin (acteur) pour

Ceux qui comptent (UGC, 25/03/26)

Christophe Rossignon (producteur) et Édouard Bergeon

(réalisateur) pour Rural (Jour2Fête, 04/03/26)

Anthony Dechaux (réalisateur), Laurence Méoc (productrice) et Pénélope

Lecouffe (distributrice) pour La Guerre des prix (Diaphana, 18/03/26)

Micha Wald (réalisateur) et Salomé Dewaels (actrice) pour L’Île de

la demoiselle (The Jokers, 25/03/26)

Fabien Gorgeart (réalisateur) pour C’est quoi l’amour ? (Zinc., 06/05/26)

Bertrand Usclat et Martin Darondeau (réalisateurs) pour De la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26)

L’équipe de La Règle du jeu

N°509 / 4 février 2026

37


Exploitation

CINEWEST LANCE SON CONCEPT PREMIUM

AU CAPITOLE DU PONTET

Le groupe dirigé par Daniel

Taillandier inaugure, ce vendredi

30 janvier, la première salle équipée

de son format immersif “maison”

dans son multiplexe de l’agglomération

d’Avignon.

« Embarquez en classe premium », promet,

sur son site, le Capitole du Pontet, vaisseau

amiral du réseau CineWest avec 11 salles.

Dans l’une d’elles, les spectateurs avignonnais

sont invités à vivre l’expérience Ultim,

nom donné à ce concept “maison”, qui

se décline autour de trois axes.

D’abord, le confort, avec des allées plus

larges et 130 fauteuils – dont des duos

– électroniquement inclinables, en velours

bleu nuit, dotés d’une tablette pivotante

et d’un chargeur USB2 dans l’accoudoir.

Ensuite, la technologie, via une projection

laser 4K, un son Dolby Atmos avec 22

hauts-parleurs périphériques et un écran

de 16,5 mètres de base. Enfin, l’accessibilité,

le Capitole affirmant être le

premier cinéma proposant, pour le public

en situation de handicap sensoriel, le

système Greta directement intégré dans

6 sièges de la salle, qui possède aussi 4

emplacements PMR.

La salle premium, qui propose la réservation

numérotée à la séance, affiche un

surcoût de 4,50 €, soit un tarif normal

de 16,20 €. Inédit au sein du groupe

CineWest, ce format marque surtout une

nouvelle étape dans la montée en gamme

du Capitole, qui développe en parallèle

l’ajout d’une douzième salle de 245 places,

équipée de la technologie Imax. Le dossier,

validé en CDACi, sera présenté en commission

nationale la semaine prochaine.

T.C.

©Dylan FB/CineWest

LE RIO RÉPOND À NOUVEAU À CLERMONT-FERRAND

D’importants travaux de rénovation avaient imposé la fermeture, pendant un

an, du dernier cinéma indépendant clermontois.

Fermé en janvier 2025, Le Rio a rallumé son projecteur une

première fois le 7 janvier dernier dans son tout nouvel écrin,

l’inauguration officielle ayant eu lieu le 18 janvier. Initialement

lancé pour rendre l’établissement plus accessible aux personnes

en situation de handicap, le chantier s’est révélé plus ambitieux,

transformant en profondeur l’aspect des lieux. Sous la houlette

des agences Fab Architectes et Unes Architectes – à l’œuvre

notamment sur la rénovation des Méliès de Saint-Étienne –,

l’extérieur a été totalement transformé, arborant une devanture

ornée de toiles textiles qui favorise des jeux d’ombre. Pour

les architectes, ce auvent « redonne au cinéma toute sa présence

depuis l’espace public, et contribue à dissoudre la limite entre

parvis et bâti », grâce notamment à des portes vitrées s’ouvrant

en accordéon.

©Regina Campos Cc.

À l’intérieur, le hall a été agrandi, hébergeant désormais un

nouveau comptoir bar, doté d’un coin cuisine, ainsi qu’une

terrasse-patio, propices aux rencontres et temps conviviaux,

dans une atmosphère chaleureuse renforcée par les tons beiges

et sables. La salle a, elle, troqué ses teintes sombres pour du

rouge, via une moquette neuve, une nouvelle peinture murale

et le changement intégral de ses sièges, la capacité de 158

places (dont 2 PMR) ayant été réduites à 148 (dont 4 PMR)

pour davantage de confort. Au total, quelque 725 000 € HT

ont été déboursés par l’association Les Amis du Rio, qui gère

le site de façon collégiale, avec le soutien, entre autres, du

CNC et des collectivités locales.

©Regina Campos Cc.

Pendant la fermeture, l'équipe avait mis en place « Le Rio

itinérant », une programmation hors-les-murs dans différentes

salles et médiathèques de Clermont-Ferrand et du département.

En retrouvant ses quartiers, le mono-écran entend poursuivre

sa programmation essentiellement art et essai – outre le

classement, il possède aussi les cinq labels – afin de renouer

avec son public. Quelque 30 000 spectateurs avaient été

accueillis en 2024 mais, grâce à cette cure de jouvence, le

dernier cinéma indépendant clermontois veut se montrer

ambitieux, alors qu’il s’apprête à célébrer ces 65 ans cette année.

T.C.

38 N°509 / 4 février 2026


Cet encart d’information est mis à disposition gratuitement au titre de l’article L. 541-10-18 du code de l’environnement.

Cet encart est élaboré par CITEO.

Ramasser

ses déchets : un rôle

que chacun peut jouer.

SEULS LES EMBALLAGES ET PAPIERS VONT DANS LES BACS DE TRI


Exploitation

©Boxoffice Pro

À PARIS, LE CINÉMA LA CLEF RALLUME

POUR DE BON SES PROJECTEURS

Après plusieurs années de lutte pour leur pérennité, les deux salles de cet

établissement emblématique du 5 e arrondissement parisien rouvrent leurs

portes au public ce mercredi 14 janvier.

« Nous avons tout mis en œuvre pour que ce lieu reste

pour toujours un cinéma indépendant et associatif. Il ne

pourra être revendu, et sera géré et programmé collectivement

par ses usager·es, qui s’engagent à privilégier des

films peu diffusés et à pratiquer des tarifs solidaires »,

expliquent les membres de La Clef Revival. Le collectif

est parvenu à braver les éléments depuis son occupation

illégale des lieux à l’automne 2019, alors que le cinéma

venait d’être mis en vente par son propriétaire, le

Comité social et économique de la Caisse d’Épargne

IDF. Après avoir réussi à récolter plus de 2,8 millions

d’euros via le fonds de dotation Cinéma Revival, La

Clef Revival rachète officiellement le site en juin 2024

et lance alors une importante phase de travaux. En

parallèle, le collectif se rend à New York début mars

2024 en vue d’y réaliser une nouvelle levée de fonds

et de présenter plusieurs séances. Un moyen également

de rencontrer d’autres community theaters avec lesquels

ils ont partagé leurs histoires, parfois communes.

Si la remise aux normes est assurée par des professionnels,

la menuiserie et les peintures sont réalisées

par des bénévoles, le chantier étant financé grâce au

public, à la Ville de Paris, au CNC et à la Région

Île-de-France. Les deux salles de 120 et 65 places

présentent désormais un confort sonore amélioré ainsi

que des projecteurs remis à neuf, tandis qu’au sous-sol,

une grande salle de réunion et un laboratoire photo

ont été agencés. Le rez-de-chaussée, désamianté,

repeint et dorénavant accessible aux PMR, accueille

une salle polyvalente et un espace café recouvert d’une

large verrière. De quoi participer à la notion de « décloisonnement

» de la séance chère au collectif, qui souhaite

proposer de nombreux espaces de discussions au sortir

d’une projection. Outre une cuisine, un bureau pour

héberger les deux salariés des lieux et une salle de

montage ont également été aménagés dans le fond

du bâtiment.

Prix solidaires et programmation militante

Agréée par le CNC, la billetterie reste à prix libre, le

collectif ayant remarqué que, pendant l’occupation,

le ticket moyen était resté stable autour des 4,40 €.

La Clef Revival misera par ailleurs sur les recettes de

son bar, la location de ses espaces, les cotisations de

ses adhérents et quelques subventions pour « garantir »

son autonomie financière. L’association gestionnaire

du cinéma précise que l’adhésion est « obligatoire pour

assister aux séances, ateliers ou événements organisés à

La Clef » : 5 € (cotisation solidaire) / 10 € (cotisation

intermédiaire) / 15 € ou plus (cotisation soutien).

Historiquement attachée à montrer des récits marginalisés,

la programmation de la Clef entend cultiver

« une continuité avec l’histoire militante du lieu », assurée

par des “référents programmateurs” membres de l’association.

Indépendante des sorties et ressorties nationales

– « les films à l’affiche à Paris ne pourront donc pas être

programmés au même moment à La Clef » –, l’offre porte

une attention particulière aux formats peu diffusés en

salle, au cinéma militant, aux réalisations collectives

et/ou autoproduites, aux films de catalogue. « Aujourd’hui,

nous avons des idées de ce qu’est le projet de La Clef. Mais

nous voulons surtout donner des outils pour que les personnes

de demain puissent en permanence le repenser, le recréer

et se l’approprier. »

T.C.

40 N°509 / 4 février 2026


L’ARSENAL DOPE L’OFFRE

CINÉMA DE VALENCIENNES

Après plus de vingt ans d'absence,

le cinéma fait son grand retour dans

l'hypercentre valenciennois, à travers

un nouveau complexe de 6 salles,

exploité par Marc-Antoine Tourbez.

©Laurent Lelièvre

Historiquement bien pourvue en salles obscures, la ville

de Valenciennes (Nord) avait vu ses cinémas de centreville

disparaître progressivement jusqu'à la fin des années

1990, conjointement à l'arrivée du multiplexe Gaumont

(aujourd’hui Pathé) en périphérie. Depuis, le paysage de

l'exploitation locale se résumait à ce site unique. Mais la

volonté des pouvoirs publics de redynamiser le cœur de

ville a fini par rencontrer l'ambition d'un exploitant

indépendant. « Je suis arrivé dans cette histoire en 2017

avec un premier contact avec la mairie », se souvient

Marc-Antoine Tourbez, promoteur via la SAS Ciné

Valenciennes et qui pilote déjà avec succès le Cin’Amand

de 7 salles à Saint-Amand-les-Eaux, à une quinzaine de

kilomètres. Après une CDACi obtenue en 2019, le projet

prend racine sur un emplacement d'exception : une

ancienne friche militaire regroupant une caserne, un

hôpital, un arsenal et un mess des officiers.

Héritage et modernité

Si le site offre un cachet indéniable, il impose aussi ses

contraintes. Le projet initial prévoyait d'investir le

grand bâti de l'arsenal, après de longues fouilles archéologiques.

Mais l’arrivée du Covid a marqué un coup

d'arrêt et, au sortir de la crise, la hausse des coûts de

construction a remis en cause la faisabilité du dossier.

« Le devis de l’époque reposait sur un projet ambitieux et

technique. Nous avons décidé de l’abandonner pour ne

plus nous concentrer sur l’arsenal même, mais se servir

de sa disposition en U pour envelopper les salles construites

dans un bâtiment neuf. » À nouveau validé en CDACi

fin 2023, le résultat final, dont la conception a été

accompagnée par Gilbert Long et l'exécution confiée

à Mélanie et Daniel Desforges, du cabinet Kase Architecture

(déjà à l'œuvre sur le Cin’Amand), est un

mélange d'ensemble neuf et de réhabilitation, pour

un budget supérieur à 8 M €. Comme un hommage,

le complexe arbore un bardage couleur bronze pour

rappeler l'identité militaire du lieu.

À l’intérieur, le hall se compose du traditionnel comptoir

caisses-confiserie et de bornes automatiques, tandis

qu’un espace de réception pour des événements, initialement

prévu dès l’ouverture, devrait être aménagé dans

un second temps. Mais là où certains équipements

arborent une belle hauteur sous plafond dès l’entrée,

le hall du cinéma valenciennois se révèle moins spacieux.

« Il a fallu composer avec une vraie contrainte de place,

avec des volumes qui se chevauchent », justifie l’exploitant.

Réparties sur trois niveaux, la plupart se superposant,

les 6 salles sont équipées en son 7.1, couplé à du DKaudio,

et en projection 4K et 2K, oscillant entre 90 et 288

Le complexe arbore un

bardage couleur bronze

pour rendre hommage à

son passé

d’arsenal militaire

places pour une capacité totale de 950 sièges. Fortement

gradinées, elles offrent toutes des fauteuils clubs, certaines

complétées par des duos tandis que les deux plus grandes

possèdent des méridiennes au premier rang. L’accent a

particulièrement été mis sur le confort de l’assise, un

atout directement visible par le spectateur lors de son

entrée dans les salles.

©Laurent Lelièvre

Cohabitation

L'Arsenal déroule une programmation généraliste mais

avec un objectif clair : obtenir le classement art et essai,

avec environ 30 % des séances dédiées, tout en proposant

un mix de VO et VF. L’absence de complexe en centreville

a déshabitué le public d’une certaine diversité,

aussi, Marc-Antoine Tourbez estime « qu’il va falloir

mener un travail sur les films qui soit plus fort qu’à Saint-

Amand », tout en conjuguant avec la proximité du Pathé,

à 10 minutes en voiture. Le multiplexe de 15 écrans a

attiré plus de 390 000 spectateurs en 2025, quand

L’Arsenal, d’après l’étude de marché du cabinet

CinéConseil, table sur 200 000 entrées annuelles, en

restant accessible via des tarifs attractifs. Dans cette ville

de près de 45 000 habitants, l’exploitant indépendant

se veut optimiste : « Il y a de la place pour que les deux

cinémas cohabitent. »

Tanguy Colon

La salle 2

N°509 / 4 février 2026

41


Miscellanées

PROCHAINE CDACi

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO

04/02/26 SAS LES CINÉMAS DE MACS CINÉLANDES 5 532 Projet de création Benesse-Maremne Landes

11/03/26 CGR CINÉMAS CGR CHÂTEAUROUX 2 233 Projet de transfert-extension du multiplexe

CGR Châteauroux (8 salles et 1 078 places)

PROCHAINES CNACi

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO

05/02/26 SAS LE CAPITOLE CAPITOLE MY CINEWEST 12 2 481

Projet d'extension par l'ajout d'une salle Imax et

245 places

Le Pontet

Vaucluse

Communauté de

communes Maremne

Adour Côte Sud

Châteauroux Indre Châteauroux Métropole

Communauté

d'Agglomération du

Grand Avignon

La Cinémathèque française affiche

une fréquentation en hausse

En 2025, 465 000 visiteurs ont franchi la porte de la

Cinémathèque française pour y découvrir une exposition,

un film ou encore explorer sa bibliothèque.

Il s’agit d’une augmentation de 5 % par rapport à

2024, et de la meilleure fréquentation enregistrée

depuis les 720 000 visiteurs records de 2012. Une

performance grandement portée par l’exposition Wes

Anderson qui a attiré à elle-seule 125 000 personnes,

mais également le succès de My Name Is Orson Welles

(35 000 visiteurs). L’institution cinéphile reste également

un lieu prisé par le public jeune, avec 116 000

visites réalisées par des personnes de moins de 26 ans.

Les salles de cinéma, malgré une fermeture d’un mois

en décembre en raison de punaises de lit, ont enregistré

©Stéphane Dabrowski / Cinémathèque française

PETITES ANNONCES

RECRUTE

Directeurs / Directrices

Adjoint(e)s de direction

Assistant(e)s de direction

Soutiens

ADRC

Séances accompagnées

Planètes de Momoko Seto (Gebeka Films, 11 mars)

Allah n’est pas obligé de Zaven Najjar

(Bac Films, 4 mars)

Derrière les draeaux, le soleil

de Juanjo Pereira (VraiVrai Films, 25 mars)

La Couleuvre noire d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux

(ARP Sélection, 25 mars)

Nuestra Tierra de Lucrecia Martel

(Météore , 1 er avril)

Silent Friend de Ildikó Enyedi (KMBO, 1 er avril)

Drunken Noodles de Lucio Castro

(Outplay, 1 er avril)

215 000 entrées avec un taux de remplissage de 60 %,

soit un résultat stable par rapport à 2024 (217 000).

À côté, la Cinémathèque française a pleinement réussi

son passage au digital, son site internet ayant attiré

un nombre record de 4 millions de visiteurs, soit le

double de la fréquentation d’il y a cinq ans. Parmi les

services proposés par l'institution, la plateforme VOD

gratuite Henri a enregistré 383 000 visites.

Aux côtés des multiples expositions et autres projections

qu’accueillera la Cinémathèque française en 2026,

un changement dans sa gouvernance est attendu à la

fin du premier semestre ce qui engagera « une évolution

significative de son fonctionnement ».

J.D.

Poste à pourvoir en France

Besançon / Région Parisienne

/ Chalon-sur-Saône...

CV À ENVOYER À

RECRUTEMENT@MEGARAMA.COM

Cinéma Art et Essai / 5 labels

AGENDA DE LA PROFESSION

CÉRÉMONIE DES CÉSAR 26/02/26 PARIS

AG VÉO 12/03/26 PLAISANCE-DU-TOUCH ET TOULOUSE

JOURNÉES PROFESSIONNELLES DE CINÉMAS 93 17 et 18/03/26 PANTIN

RENCONTRES DU SUD 16 au 20/03/26 AVIGNON

PRINTEMPS DU CINÉMA 22 au 24/03/26 FRANCE

RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI RÉPERTOIRE 25 au 27/03/26 TOURS

RENCONTRES DE GÉRARDMER 07 au 10/04/26 GÉRARDMER

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES

FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY

FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE

CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE

12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 23 au 27/06/26 DINARD

situé au centre-ville de PAU,

au sein du Pôle Culturel du Foirail.

3 salles de cinéma et un Café. 130 000 spectateurs/an.

(Budget : 1,3 million d’€, 12 salariés)

RECRUTE

son (sa) futur(e) Directeur(trice)

CDI à temps plein

COMPÉTENCES :

Faire preuve d’autonomie, d’organisation et de rigueur

dans l’exécution de ses missions

• Savoir manager et fédérer une équipe

• Faire preuve d’esprit d’analyse et d’aisance relationnelle

EXPÉRIENCE souhaitée :

5 ans minimum dans le même type d’établissement.

CV et lettre de motivation

avant le 15 mars 2026 à l’attention

du Président de « Ciné ma passion-Le Méliès » à

cinemapassion@lemelies.net

42 N°509 / 4 février 2026



Bradley Cooper

filme l’intimité du couple comme personne

FILMSACTU

matériel disponible

pack exploitants

nouveau fa - Durée : 1MIN30

VF

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VOST FR

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le 25 février au cinéma

PROPRIÉTÉ DE SEARCHLIGHT PICTURES. UNIQUEMENT À USAGE PROMOTIONNEL. VENTE, DUPLICATION ET TOUTE AUTRE UTILISATION SONT STRICTEMENT INTERDITES.

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