Boxoffice Pro n°509 – 4 février 2026
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Bimensuel N°509 / 4 février 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
Du 3 au 26 mars, pour lancer une année qui s’annonce exceptionnelle pour le studio,
l‘équipe Universal reprend la route pour venir à votre rencontre !
Un aperçu des temps forts à venir ainsi qu’une nouveauté :
une semaine à double dose nord et sud avec deux équipes mobilisées simultanément.
24 MARS
Marcq
en-Barœul
Le Pont des arts
5 MARS
Les Andelys, Le Palace
4 MARS
Vern-sur-Seiche
Cinéville
19 MARS
Bressuire
Le Fauteuil Rouge
3 MARS
Blois, Cap Ciné
26 MARS
Epinal, Cinés Palace
10 MARS Dole
Majestic Rive Gauche
11 MARS Nevers
Ciné Mazarin
12 MARS
Riom, Arcadia
18 MARS
Langon, Grand Ecran
17 MARS
Castres, CGR
5 MARS
L’Isle-sur-la-Sorgue
Ciné Sur La Sorgue
3 MARS
Antibes
Cineplanet
Pour vous inscrire sur la date de votre choix,
contactez par mail :
Bimensuel N°509 / 4 février 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
LA FRANCE
DES CINÉMAS
OU COMMENT PRÉSERVER
UN ÉQUILIBRE PLUS JUSTE ?
L'édito
Sommaire
Front commun
Le président du CNC a, voici quelques jours, présenté
ses vœux à l’ensemble des professionnels. La forme était
judicieusement adaptée à l’air du temps et au contexte,
mais le fond et la volonté qui en ont émergé doivent
donner le “La” de 2026.
Les pistes présentées sont nombreuses, et on ne peut
que se réjouir de la volonté de Gaëtan Bruel de fédérer
l’ensemble de la création française – cinéma, mais aussi
audiovisuel et jeu vidéo – pour faire front face aux
nouvelles formes “low cost” de narration et aux défis
technologiques. De même, la volonté du CNC de
mettre “davantage de moyens sur l’écriture et le développement
des œuvres” ne peut être que bénéfique à
l’ensemble de l’écosystème. Le développement, parent
(injustement) pauvre du cinéma, est une étape cruciale
de la vie d’un film, mais relativement négligée. Travailler
en amont sur les films ne peut que les améliorer.
L’un des autres points soulignés par le président du
CNC, et également par les invités de notre précédente
émission – Victor Hadida, président de la FNEF, et
Olivier Snanoudj, vice-président – est l’importance de
la data. Les usages sont disparates. Trop. Le terme et le
sujet ne doivent pas faire peur, et l’utiliser n’est pas
synonyme d'anonymisation du public ou d’une surveillance
digitale digne de Big Brother. Il doit être un outil
de fidélisation, de renforcement du service, et de flexibilité
commerciale. Et de collaboration avec les distributeurs.
La réflexion autour d’une collecte mutualisée pourrait-elle
faire son chemin ? L’idée dans l’air. À voir si elle sera
– on n’en doute d’ailleurs pas ! – au menu du comité
de concertation.
Une chose est certaine néanmoins : 2026, quel que soit
le sujet, devra être l’année de la collaboration.
Laurent Cotillon
P. 6-9
ACTUS
Boxoffice Blue Ribbon Awards ;
Nominations Césars et Oscars ;
“La Note Vérifiée” AlloCiné/CGR,
Vœux du président du CNC ; 2 e
recommandation du comité de
concertation ; Accessibilité des séances :
de nouvelles exigences pour la
billetterie…
P. 11 à 25
LA FRANCE
DES CINÉMAS 2025
Elysées Lincoln
Les premiers circuits et cinémas
de France
Rencontres avec
Anne-Sophie Le Guiader (Kinepolis),
Alexis Dantec (Marseille et Nice),
© Mary Erhardy
P. 29 à 33
DISTRIBUTION
The Jokers prépare la reprise de The
Gandmaster
Le programme “Le SDI s’engage”
FNEF : L’Émission avec Victor Hadida et
Olivier Snanoudj
P. 34
EXPLOITATION
GNCR : Ingérence et résistance :
la liberté de programmation en question
Les Rencontres de Bretagne ont la cote
(d’Armor)
Nouvelle salle premium Capitole
MyCinéWest du Pontet
Rénovation au Rio de Clermont-Ferrand
Ouvertures du cinéma La Clef de Paris et
de l’Arsenal de Valenciennes
©Laurent Lelièvre
N°ISSN : 2740-3335
Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-
Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal
à parution
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Collaboration au magazine
Tanguy Colon
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ORMONT IMPRIMEUR
4 Rue Antoine de Saint-Exupéry
88100 Saint-Dié-des-Vosges
Sylvain Bethenod (Vertigo Research),
Antoine Mesnier (CinéConseil)
et Tristan Dominguez (L’Ère des
multiplexes)
Le top 30 des circuits
et top 50 des cinémas
La Rédaction
P. 42
MISCELLANÉES
Cinémathèque française : fréquentation
en hausse ; CDACi, soutiens, agenda de
la profession…
Crédit page 3 : ©Boxoffice Pro
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4 N°509 / 4 février 2026
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Actualités
Berlin 2026 :
La compétition…
La 76 e Berlinale se déroulera du 12 au 21 février.
• A New Dawn de Yoshitoshi Shinomiya (Japon / France)
• At the Sea de Kornél Mundruczó (États-Unis / Hongrie)
• À voix basse de Leyla Bouzid (France / Tunisie),
distribution France : Memento, le 22/04/26
• Dao de Alain Gomis (France / Sénégal / Guinée-Bissau),
distribution France : Jour2Fête, le 29/04/26
• Dust de Anke Blondé
(Belgique / Pologne / Grèce / Royaume-Uni)
• Home Stories de Eva Trobisch (Allemagne)
• Everybody Digs Bill Evans de Grant Gee
(Irlande / Royaume-Uni)
• Yellow Letters de İlker Çatak (Allemagne / France / Turquie),
distribution France : Haut et Court, le 01/04/26
• Josephine de Beth de Araújo (États-Unis)
• Kurtuluş (Salvation) de Emin Alper
(Turquie / France / Pays-Bas / Grèce / Suède / Arabie-Saoudite)
• Meine Frau weint (My Wife Cries) de Angela Schanelec
(Allemagne / France)
• Moscas (Flies) de Fernando Eimbcke (Mexique)
• Nina Roza de Geneviève Dulude-de Celles
(Canada / Italie / Bulgarie / Belgique)
• Queen at Sea de Lance Hammer
(Royaume-Uni / États-Unis)
• Rose de Markus Schleinzer (Autriche / Allemagne)
• Rosebush Pruning de Karim Aïnouz
(Italie / Allemagne / Espagne / Royaume-Uni)
• Soumsoum, la nuit des astres (Soumsoum, the Night of
the Stars) de Mahamat-Saleh Haroun
(France / Tchad), distribution France : KMBO, le 22/04/26
• The Loneliest Man in Town de Tizza Covi &
Rainer Frimmel (Autriche)
• Wolfram de Warwick Thornton (Australie)
• Wo Men Bu Shi Mo Sheng Ren (We Are All Strangers)
de Anthony Chen (Singapour)
• YO Love is a Rebellious Bird de Anna Fitch et
Banker White (États-Unis)
• Yön Lapsi (Nightborn) de Hanna Bergholm
(Finlande / Lituanie / France / Royaume-Uni)
Boxoffice Blue Ribbon Awards
Un “guide Michelin” des meilleurs cinémas
L’édition américaine de Boxoffice Pro lance un
guide annuel des plus beaux cinémas du monde,
et compte sur une participation massive des dossiers
français.
Technologie, design, confort et accueil : telles sont les
critères d’évaluation des établissements qui
seront soumis au jury* chargé d’attribuer des
certificats Boxoffice Blue Ribbon. Ces derniers
sont destinés à distinguer les établissements
dans deux catégories – constructions et rénovations
–, en se limitant à celles entreprises
depuis 2020, « de manière à mettre en lumière
ceux qui ont pris le risque d'investir malgré le
difficile contexte post pandémique », explique
Stan Ruszkowski, président de The Boxoffice Company.
Une catégorie spéciale sera ouverte aux établissements «
historiques » pour les éditions suivantes.
Les Blue Ribbon Awards sont ouverts à tous, et peuvent
y être présentés dans plusieurs cinémas d’un même circuit.
À noter enfin que le processus de candidature en ligne
est simple et gratuit, « et les dossiers peuvent être soumis
en français », précise Stan Ruszkowski. « La France
possède le plus beau parc cinématographique du Monde,
et on compte sur la France et on compte sur vos magnifiques
salles ! »
Date limite de participation : dimanche 15
février. La promotion 2025 des “Boxoffice
Blue Ribbon Cinemas” sera annoncée à
l’occasion du CinemaCon 2026, en avril.
*Le jury des Boxoffice Blue Ribbon Awards
est composé de : Mariam El Bacha (anciennement
chez VUE International, Cinepax,
MBO Cinemas et CJ CGV), Dan Herrle (Entertainment
Food & Beverage Assoc., National Amusements,
Bow Tie Cinemas et Muvico Theaters), Daniel Loría
(Boxoffice Pro) et Kaitlyn Thornton (fondatrice
de Plotwork).
Zinc. au sommet du Festival de l’Alpe d’Huez
La 29 e édition du festival consacré à la comédie s’est clôturée le 25 janvier, sur un palmarès trusté par
C'est quoi l'amour ? et De la Comédie-française, tous deux accompagnés par la société de distribution
fondée par Jérôme Hilal.
Voici le palmarès complet attribué par le jury du festival,
dont la présidence était assurée cette année par la comédienne
Audrey Lamy, entourée de Mélanie Doutey, Alison
Wheeler, William Lebghil et Baptiste Lecaplain :
C’est quoi l’amour ?
©Julien Panie
Grand Prix : C'est quoi l'amour ? de Fabien Gorgeart
(Zinc Films, sortie le 06/05/26)
Prix spécial du jury : De la Comédie-française de
Martin Darondeau et Bertrand Usclat, 1 er film (Zinc
Films, sortie le 22/07/26)
Prix d'interprétation féminine : Laure Calamy pour
C'est quoi l'amour ?
Prix d'interprétation masculine : Laurent Lafitte pour
Alter ego (Tandem, 04/03/26)
Prix du court-métrage : Comme un homme de Guillaume
Clerice
À noter, parmi les prix “parallèles”, que De la Comédie-française
cumule également le Prix du public, le
Coup de cœur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et
le Prix Canal+ du meilleur film.
…et des rencontres CICAE
La Confédération internationale des cinémas art et essai
invite aux Arthouse Cinema Meets qui auront lieu pendant
le festival, le 15 février au Delphi Lux à Berlin, et qui pourront
aussi être suivis en ligne sur YouTube. Au programme :
11h00 - 11h40 : Comment promouvoir la Journée
art et essai du cinéma européen ?
conférence d’Éva Demeter, directrice de Tisza Cinema Ltd.
en Hongrie et responsable du Festival Art Film
Alexandre Trauner
11h50 - 12h50 : Accès, disponibilité et avenir de la
programmation des films de répertoire
par Jack Reid Bell, directeur des ventes et du marketing
chez Park Circus Limited
12h50 - 13h30 : Réunion avec des participants la
Journée art et essai du cinéma européen et professionnels
du secteur
Rencontres cinéma de
Gérardmer 2026
La 28 e édition se déroulera du mardi 7 au vendredi 10
avril, toujours au Casino de Gérardmer, où les professionnels
pourront découvrir, en compagnie du public,
une quinzaine de films en avant-première. À noter qu’après
plus de 20 ans à la tête de l'organisation, l'Association
des Cinémas Indépendants de l'Est a passé la main à
Image'Est, le pôle de l'image en région Grand Est, pour
orchestrer ces Rencontres. La programmation n’est pas
bouclée et les distributeurs peuvent encore proposer des
films (sortant après le 29 avril), auprès de Denis Blum
à exploitation@image-est.fr.
Et pour participer aux Rencontres, les inscriptions sont
ouvertes sur le site www.rencontres-du-cinema.com.
6 N°509 / 4 février 2026
CÉSAR 2026 :
LE RAZ-DE-MARÉE NOUVELLE VAGUE ET
LE CHANT DE HAUT ET COURT
En amont de la cérémonie, exceptionnellement décalée
le jeudi 26 février, l'Académie des Arts et Techniques du
Cinéma a dévoilé les 110 nominations de la 51 e édition
des César. Côté film, Nouvelle Vague de Richard Linklater
(ARP Sélection) s’impose avec 10 nominations, suivi par
L’Attachement de Carine Tardieu (Diaphana) et Dossier 137
de Dominik Moll (Haut et Court) avec 8 citations. Ce dernier,
accompagné de La Femme la plus riche du monde de
Thierry Klifa (6 nominations), Le Chant des forêts de
Vincent Munier (2) et Amélie et la métaphysique des tubes
de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han (1) propulse Haut
et Court à 17 nominations, record de cette édition. Le
distributeur est suivi par Diaphana (13), Ad Vitam (10),
ARP (10) et Le Pacte (8). Pour rappel, diffusée en clair
et en direct sur Canal+, la cérémonie sera présidée par
Camille Cottin et présentée par Benjamin Lavernhe. Le
comédien américain Jim Carrey s’y verra remettre un
César d’Honneur.
Meilleur film
L'Attachement produit par Fabrice Goldstein, Antoine
Rein, réalisé par Carine Tardieu (Diaphana)
Dossier 137 produit par Caroline Benjo, Barbara Letellier,
Carole Scotta, réalisé par Dominik Moll (Haut et Court)
Nouvelle Vague produit par Michèle Pétin, Laurent
Pétin, réalisé par Richard Linklater (ARP Sélection)
La Petite Dernière produit par Julie Billy, Naomi Denamur,
réalisé par Hafsia Herzi (Ad Vitam)
Un simple accident produit par Philippe Martin, réalisé
par Jafar Panahi (Memento)
Meilleure réalisation
Carine Tardieu pour L'Attachement (Diaphana)
Dominik Moll pour Dossier 137 (Haut et Court)
Stéphane Demoustier pour L'Inconnu de la Grande
Arche (Le Pacte)
Richard Linklater pour Nouvelle Vague (ARP Sélection)
Hafsia Herzi pour La Petite Dernière (Ad Vitam)
Meilleure actrice
Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan (Gaumont)
Valeria Bruni Tedeschi dans L'Attachement (Diaphana)
Léa Drucker dans Dossier 137 (Haut et Court)
Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde
(Haut et Court)
Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana (Ad Vitam)
Meilleur acteur
Claes Bang dans L'Inconnu de la Grande Arche
(Le Pacte)
Bastien Bouillon dans Partir un jour (Pathé)
Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde
(Haut et Court)
Pio Marmaï dans L'Attachement (Diaphana)
Benjamin Voisin dans L'Étranger (Gaumont)
Oscars 2026 :
les (co)productions
françaises à
l’honneur
Cette année, les cinq longs métrages nommés à
l’Oscar du meilleur film international ont tous une
production française : la Palme d’or Un simple
accident de Jafar Panahi (Les Films Pelléas) qui
représentera la France, mais aussi L’Agent secret
de Kleber Mendonça Filho (Mk2 Productions) ;
Sirât d’Oliver Laxe (4A4 Productions) ; La Voix
de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania (Tanit
Films) et Valeur sentimentale de Joachim Trier
(Lumen Films)... ce dernier figurant dans 8 autres
catégories.
Autre fierté : deux films français sont nommés dans
la catégorie meilleur film d’animation : Arco de Ugo
Bienvenu (Remembers) et Amélie et la Métaphysique
des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han (Ikki
Films), tandis que Papillon de Florence Miailhe
(Sacrebleu Productions) concourt pour l’Oscar du
meilleur court métrage d’animation.
Pour le reste des prétendants, Sinners de Ryan
Coogler bat le record de l'histoire des Oscars, avec
pas moins de 16 nominations, suivi de Une bataille
après l’autre de Paul Thomas Anderson, cité dans
13 catégories. Deux films Warner donc, qui brilleront
lors de la 98 e cérémonie, le 15 mars à Los Angeles.
Toutes les nominations des César et des Oscars sont
à retrouver sur boxofficepro.fr.
AlloCiné et CGR lancent “La Note Vérifiée”
Cette nouvelle fonctionnalité vise à renforcer la confiance des spectateurs – et des professionnels –
dans les notes et critiques publiées sur le site cinéma de référence.
“La Note Vérifiée”, initiative soutenue par le CNC
et dont CGR Cinémas est le premier partenaire,
s’inscrit dans la démarche d’AlloCiné de protéger
l'intégrité des notes spectateurs, dont on sait l’importance
qu’elles ont pris pour l’ensemble de la filière cinéma.
Depuis deux ans, AlloCiné a mis en place plusieurs
mesures en ce sens, notamment un score de confiance
des utilisateurs (qui pondère à la hausse ou à la baisse
les contributions selon différents paramètres) et un
monitoring de chaque œuvre (solutions d’alertes et
modération, en particulier au moment de la sortie en
salle des films). Des évolutions récentes ont rendu
obligatoire l’ajout d’une critique à sa note lorsqu’un
film n’est pas encore sorti, et des messages d'alerte
s’affichent en cas de notation inhabituelles.
“La Note Vérifiée” marque une nouvelle étape, en permettant
désormais de vérifier que les utilisateurs ont bien
acheté un billet de cinéma pour le film qu'ils souhaitent noter.
• Les notes vérifiées seront identifiées par un badge spécifique
"Note Vérifiée"
• Ces notes auront un poids plus important dans le calcul
de la note globale du film
• Le système repose sur la connexion entre l'achat de
billets, et le compte utilisateur AlloCiné
Les Cinémas CGR sont les premiers à rejoindre le dispositif.
Leurs spectateurs pourront “vérifier” leur note sur AlloCiné,
qu'ils aient acheté leur billet en ligne ou qu'il fassent partie
du programme de fidélité CGR. L’initiative a pour vocation
d’être étendue à d’autres partenaires exploitants.
N°509 / 4 février 2026
7
Actualités
VŒUX DU PRÉSIDENT DU CNC :
2026, L’ANNÉE DE LA RÉINVENTION
Alors que la filière traverse un moment , « aussi
décisif et passionnant que l’invention du cinéma »,
Gaëtan Bruel a décrit, le 26 janvier dernier, la
« boussole » que suivra le CNC en 2026.
©Mehrak Habibi-CNC
Dans ses premiers vœux énoncés depuis sa prise de
fonctions, le président du CNC a désigné les orientations
pour faire face à la « triple révolution » en cours, concernant
les modes de diffusion, la nature des images
consommées… et les équilibres géopolitiques qui régissent
notre industrie :
L'amont de la création
Les auteurs, maillons « fragiles mais essentiels de la filière »,
doivent être reconnus et mieux récompensés. Ce qui
implique de mettre davantage de moyens sur l'écriture
et le développement des œuvres, notamment via une
réforme des aides à l'amont pour le cinéma, « dans la
lignée de la réforme des aides à l’amont pour l’audiovisuel ».
Il s’agit, pour Gaëtan Bruel, de donner plus d'ambition
au renouvellement « des talents, des formes et des récits »,
avec une diversité « qui réconcilie la nécessité des locomotives
rassembleurs, et des oeuvres qui défrichent, avec singularité
radicale, les prochains horizons ».
La question des publics
La relance de la fréquentation implique également de
repenser la rencontre entre les œuvres et leurs publics, à
travers plusieurs chantiers :
• La défense et la promotion des salles « autour d’un
principe simple : la diversité du cinéma, c’est aussi la
diversité de ses salles », souligne le président du CNC,
notamment prêt à sensibiliser la prochaine génération
de maires, qui va reprendre, à partir de mars, « la
responsabilité d’un quart du parc français ».
Une nomination au CNC
Sophie Zeller a été nommée directrice des politiques territoriales
du CNC, par son président Gaëtan Bruel, et prendra
ses fonctions le 9 mars 2026. Elle aura la responsabilité des
politiques du CNC en faveur de l’accompagnement des
auteurs, de la formation des professionnels du secteur.
« Il lui reviendra de porter l'impulsion forte que le CNC
souhaite donner à la diffusion des œuvres dans tous les territoires,
en particulier à travers l'éducation au cinéma et à
l'image », souligne le CNC. Enfin, elle aura également pour
mission de piloter la nouvelle stratégie de partenariat entre
le CNC et les collectivités, marquée par la mise en place de
partenariats renforcés avec certaines Régions, et l'élargissement
des relations partenariales du CNC à l'ensemble des
collectivités infra-régionales.
Voeux 2026 aux professionnels par Gaëtan Bruel, président du CNC
• L’amélioration des relations entre exploitation et
distribution, alors que la deuxième recommandation
du comité de concertation récemment publiée
[voir p.9] se pose comme « un guide très clair des bonnes
pratiques pour garantir la coexistence pacifique des films,
dans l’intérêt des publics, des salles, et donc aussi des
ayants-droits que les distributeurs représentent ». Comme
la première recommandation sur les avant-premières
massives, le président du CNC sera « personnellement
attentif » au bon suivi de cette nouvelle recommandation
et n’agira que si elle s'avère insuffisante. « Mais j’ai
l’intuition que chacun se montrera à la hauteur du
moment que nous traversons. »
• La stimulation de l'innovation dans l'exploitation/
distribution, « qui sera d’ailleurs l’une des missions du
comité de concertation pour la suite de ses travaux ».
Notamment avec un travail urgent à engager sur la
data, pour la croissance du marché de la salle, et au
profit de toute la filière.
• La place du cinéma dans les médias, dans un contexte
de baisse de notoriété des films, et de fragilisation de
la place de l’information culturelle en général. « Dans
le même temps, les publics, notamment les plus jeunes,
plébiscitent de nouvelles manières de parler des films,
s’investissent dans une cinéphilie plus horizontale, où l’on
ne pense pas pour eux, mais avec eux. » Une discussion
à engager avec les médias eux-mêmes, qui partage le
même enjeu capital que le cinéma : « rester dans le
paysage quotidien des Français. »
• L’éducation au cinéma et à l’image, devenue « la
mère de toutes les batailles » grâce au plan annoncé à
l’automne dernier par les ministres de l’Éducation et
de la Culture, avec un « double geste historique » : celui
de faire entrer l’éducation au cinéma dans tous les
programmes scolaires et celui d’articuler le voir et le
faire – filmer, monter, écrire des scénarios, critiquer
un film ou une série, proposer une programmation…
–, « car on n’aurait pas idée d’apprendre à lire…. sans
apprendre à écrire ». Dans cette « révolution qu’on ne
peut plus arrêter », les talents ont également leur rôle
à jouer pour alerter sur « la catastrophe culturelle et
sanitaire » que constitue le rapport des jeunes aux
écrans, « et sur l'antidote que constitue l'éducation au
cinéma et à l'image ».
Les territoires
Le président du CNC, qui a déjà visité les deux tiers des
régions dans le cadre du tour de France entamé dès son
arrivée, décrit la « clé décisive » que représentent les territoires
: « Pour convaincre à l’Assemblée nationale et au Sénat,
pour nous faire entendre dans le débat national, il faut
commencer par convaincre dans la profondeur du pays. »
Et face aux « très sérieuses » tensions budgétaires de l’ensemble
des collectivités, le CNC annoncera dans les
prochaines semaines les Régions avec lesquelles il met
en place un partenariat renforcé, afin d’aller plus loin en
matière de soutien à la production, à l’écriture, à la
formation, à la diffusion.
L'échelle mondiale… et le cadre européen
Enfin, dans le souci de croître dans un marché décroissant,
la France doit ambitionner de gagner des parts de marché
à l’international, et dès lors produire des œuvres « qui
intègrent dès l'origine la question de l’export », avec l’Europe
comme première échelle de référence. Deux sujets majeurs
sont d’ailleurs inscrits dans l’agenda 2026 de la Commission
européenne. À commencer par les négociations sur
le programme AgoraUE (qui remplace Europe Creative)
et donc sur les financements du cinéma entre 2028 et
2034, dans une enveloppe « globalement en hausse, mais
qui intègre de nouveaux sujets ». D’autre part, la directive
SMA qui, après sa précédente révision ayant permis « une
véritable révolution » en matière d’obligations d’investissements
en Europe, va être évaluée tout au long de l’année
en vue de sa réouverture. « Face à des attaques qui vont
être nombreuses, nous devrons nous battre pour faire prévaloir
les intérêts européens. »
Or, dans un contexte de tensions géopolitiques, « qui
conduira certains à penser qu’il y a plus urgent que le
soutien à la création », l’urgence est justement « d’accélérer
la structuration de l’Europe comme un espace unifié…
par des récits communs ». Et dans la « la vacance laissée
par les États-Unis », le président du CNC pointe la
« fenêtre stratégique » en train de s’ouvrir pour la France.
« Non pour prétendre être le nouveau centre, mais pour
organiser enfin un multilatéralisme de l’image animée,
répondant aux défis globaux qui traversent nos secteurs,
et faisant progresser les valeurs que nous défendons depuis
longtemps. »
Ayşegül Algan
8 N°509 / 4 février 2026
COMITÉ DE CONCERTATION DISTRIBUTEURS/EXPLOITANTS :
LA DEUXIÈME RECOMMANDATION
Après une première recommandation de juillet 2025 visant à réguler les avant-premières massives,
le comité de concertation* a formulé les bonnes pratiques permettant d’assurer la diversité de l’offre
cinématographique et la plus large diffusion des œuvres.
* Pour rappel, le comité de concertation est composé de sept distributeurs (Roxane Arnold,
Emmélie Grée, Victor Hadida, Vladimir Kokh, Thierry Lacaze, Etienne Ollagnier, Olivier
Snanoudj) et de sept exploitants (Guillaume Bachy, Christine Beauchemin-Flot, Christine
Bentabet, Marie-Christine Desandré, Olivier Grandjean, Samuel Loiseau, Richard Patry).
Après avoir rappelé les principes centraux que sont la
liberté de programmation des exploitants et la
maîtrise des plans de sortie par les distributeurs,
qui s’appuie sur le principe de distribution sélective,
la recommandation en fixe les limites (absence d’exclusion
systématique d’un ou plusieurs cinémas, d’une
part, et, d’autre part, absence d’exclusion systématique
d’un ou plusieurs distributeurs).
La recommandation rappelle que cette maîtrise des
plans de sortie et cette liberté de programmation
reposent sur des faisceaux de critères objectifs relatifs
aux caractéristiques de l’œuvre, au distributeur et
au cinéma.
Elle précise ainsi les bonnes pratiques relatives à la
libre négociation entre exploitants et distributeurs
concernant les modalités de la mise à disposition du
film, en termes de : communication, mise en avant,
accompagnement et valorisation du film, programmation,
et relations contractuelles,
Enfin, la recommandation pose un certain nombre
de principes généraux qui portent notamment sur
la prise en compte, au sein d’une même zone, de la
situation concurrentielle ou de monopole des cinémas,
sur la programmation en décalé, sur l’équilibre géographique
des plans de sortie, la transparence, la formalisation
et le calendrier des négociations entre exploitants
et distributeurs ainsi que sur le nombre de séances en
première semaine de sortie nationale.
En dernier ressort, la recommandation rappelle que
le Médiateur du cinéma a vocation à être saisi en cas
d’échec de la négociation commerciale et à prendre
en compte ces principes dans le cadre des
médiations.
L’intégralité de la recommandation est consultable
sur le site du CNC, qui propose par ailleurs un webinaire
d'explication de cette dernière, ouvert à tous les
exploitants et distributeurs, le mardi 10 février de 10h
à 12h.
Accessibilité des séances
De nouvelles exigences pour la billetterie…
Un décret paru au Journal officiel du 24 décembre 2025
a fait évoluer le cahier des charges des billetteries informatisées
des cinémas. Cet avenant porte sur l’obligation,
nouvelle, d’enregistrer dans la base, pour chaque séance
programmée, l’information sur l’accessibilité de la séance
aux personnes sourdes ou malentendantes ainsi qu’aux
personnes aveugles ou malvoyantes. Les systèmes de caisse
homologués ont six mois à partir de l’entrée en vigueur
de l’arrêté, soit soit jusqu’au 7 juillet 2026, pour se mettre
en conformité.
©2024 Chapter 2 – Pathé Films – M6 - Photographe : Jérôme Prébois
Accessibilité et Inclusion,
des formations en plein
essor
Les formations Accessibilité et Inclusion dans les salles de
cinéma proposées depuis 2024 par la Commission supérieure
technique de l’image et du son et l’association
Inclusiv confirment leur dynamique. En 2025, ce sont
ainsi 9 sessions qui ont été organisées (+80 % par
rapport à 2024) et 70 professionnels formés (+218 %).
Une croissance qui traduit l’intérêt des exploitants,
programmateurs et équipes de salles pour les enjeux
d’inclusion, « car au-delà des obligations légales*, c’est
également un vivier de spectateurs qui réclame l’égalité
d’accès à la culture », note la CST.
En 2026, plusieurs sessions sont programmées à Paris
tout au long de l’année, avec la possibilité d’organiser des
formations partout en France à la demande d’associations,
structures culturelles, réseaux de salles, etc.
Détail des dates sur formation.cst.fr/
accessibilite-inclusion-cinema/
* La formation est obligatoire pour les professionnels en contact du public
dans les établissements de plus de 200 personnes (Loi de 2015).
Le Comte de Monte-Cristo, Marius de l’audiodescription 2025
… et un nombre record de films adaptés
Sur l’année écoulée, l’association Ciné Sens a recensé
un total de 301 films accessibles en salle aux spectateurs
déficients sensoriels. Un chiffre en hausse de 25 %
par rapport à 2024, qui découle certes de « l’implication
des producteurs et distributeurs français »… mais également
de la réglementation du CNC qui, depuis 2020,
conditionne ses aides à la mise à disposition de versions
audiodécrites (AD) et sous-titrés pour sourds et
malentendants (ST-SME). Autant d’informations qui,
dans la pratique, sont difficiles à obtenir. « En raison
d’une communication parfois floue ou tardive de la part
des distributeurs, l’anticipation et l’avance que nous
devrions avoir, pour proposer cette information aux
programmateurs et exploitants, sont parfois compromises »,
déplore Ciné Sens. À défaut d’arriver assez en amont,
les nouvelles exigences d’informations sur l’accessibilité
des séances au niveau des systèmes de billetteries
informatisés permettront au CNC de disposer d’éléments
chiffrés très concrets pour prolonger les bilans…
et les efforts. À noter que le Marius qui distingue la
meilleure audiodescription parmi les nommés au
César du meilleur film, sera décerné au CNC le
mercredi 25 février, soit la veille de la cérémonie
avancée des Césars 2026.
A.A.
N°509 / 4 février 2026
9
L’ACTUALITÉ DE
L’EXPLOITATION ET DE LA
DISTRIBUTION CINÉMA
LE MAGAZINE PRO
ET LES SUPPLÉMENTS
LE DIRECT
YOUTUBE
LE SITE
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OU SUR
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disponibles sur
Amazon Music
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@BoxofficeFrance
@Boxoffice_fr
Boxoffice Pro France
@boxofficefr
LA FRANCE DES
CINÉMAS 2025
En cette année “de transition”, les principaux circuits
français accusent tous une baisse de fréquentation,
qui varie toutefois selon leur ligne éditoriale. Si Pathé
Cinémas reste le leader incontesté, tant en nombre
d’écrans que d’entrées – avec plus de 31,5 millions de
spectateurs en 2025 –, UGC redevient le deuxième
exploitant français en termes de fréquentation, avec une
baisse mesurée de 9 % de ses entrées. En effet, dans un
contexte de faiblesse de l’offre grand public, un circuit
comme CGR accuse le coup, avec 18 % de baisse, quand
ceux programmant davantage d’art et essai s’en sortent
mieux, à l’image de mk2 (-9 %), ou encore des réseaux
comme Haut et Court Cinémas (-4 %) ou Utopia (-5 %).
On devrait toutefois retrouver un équilibre entre
différents types d’exploitation en 2026… et un équilibre
tout court ! Avec une offre de films au rendez-vous, le
premier mois de l’année témoigne déjà d’un nouvel
élan, enregistrant les meilleurs résultats depuis 2019
pour un mois de janvier…
N°509 / 4 février 2026
11
France des cinémas 2025
1
2
UGC Cinémas
Cinémas : 48
Écrans : 510
Entrées : 18 208 494
Pour la première fois depuis 2020, UGC devient le deuxième
exploitant français en nombre d’entrées. Le circuit connaît un recul de 9 %, bien plus
mesuré que la baisse nationale, mais qui grimpe cependant à 30 % comparé à ses 25,9
millions de spectateurs enregistrés en 2019 (-26 % pour la fréquentation nationale).
Dans son ensemble, outre la cession de son site des Ulis en février, 2025 a été calme
pour le groupe présidé par Brigitte Maccioni, et surtout marqué par deux anniversaires :
les 30 ans de son navire amiral, le Ciné Cité Les Halles, qui reste le cinéma le plus
fréquenté au monde avec 2,6 millions d’entrées ; et les 25 ans de sa carte illimitée, qui
ont donné lieu à de nombreuses célébrations. Mais la plus grande "actu UGC" de 2025
aura été l’annonce de l’entrée de Canal+ dans son capital, à hauteur de 34 %, en vue
d’une prise de contrôle totale en 2028. Une onde de choc dans la filière qui a causé de
nombreuses réactions, enthousiastes comme plus réservées. En attendant, le groupe
poursuit ses nombreuses initiatives, comme son Prix cinéma des enseignants, lancé
l’année dernière, et devrait ouvrir en 2026 un établissement de neuf salles à Saint-Germain-en-Laye
(Yvelines).
3
Pathé Cinémas
Cinémas : 79
Écrans : 863
Entrées : 31 651 967
Malgré un recul de 11 % de ses entrées par rapport à 2024 (et
de 37 % par rapport à 2019), Pathé Cinémas reste l’incontestable leader de l’exploitation
française avec une part de marché de plus de 20 %. Marquée par d’importantes
évolutions stratégiques, l’année 2025 du circuit s’est ouverte avec la nomination de
Laure de Boissard à la direction générale. Le tournant capitalistique s’est concrétisé en
mai, avec l’arrivée de la famille Saadé comme actionnaire minoritaire (à hauteur de
20 % via sa holding Merit France). L’évolution des salles Pathé reste fortement orientée
vers le premium, notamment avec quatre nouveaux équipements Imax – à Nice, à
Saint-Herblain au printemps, à Angers à l’été et à Brumath en fin d’année – qui portent
le parc Imax du circuit à 23 salles. Pour sa pleine année d'activité, le Pathé Palace de
Paris accueille depuis février un Pathé Café… qui a été distingué dès juin d’un Retail
Award lors de CineEurope. En face, sur le boulevard des Capucines, l’offre au coq est
renforcée, depuis fin avril, du Pathé BNP Paribas, la rénovation de l’ancien Pathé Opéra
Premier ayant donné lieu à une expérience, inédite en France, de branding. Le circuit
poursuit par ailleurs la rénovation de ses sites les plus anciens, dont le Pathé Labège
dans la banlieue de Toulouse et le Pathé Odysseum de Montpellier ont bouclé la première
phase de leur rénovation en fin d’année.
CGR Cinémas
Cinémas : 73
Écrans : 710
Entrées : 17 802 290
Toujours deuxième circuit français en nombre de cinémas,
CGR Cinémas rétrograde à la troisième place en termes d’entrées, pénalisé par un recul
de fréquentation d’environ 18 % et un retard de 400 000 entrées par rapport à UGC
Cinémas. Alors que son projet d’un nouvel établissement à Soissons dans l’Aisne est
toujours bloqué par des contraintes techniques, CGR a axé sa stratégie de développement
sur la consolidation de son parc. Les rénovations d’Épinay et de La Mézière ont été
finalisées en fin d’année, des améliorations mises en œuvre à Colmar en octobre et le
chantier de modernisation toujours en cours au CGR de Lattes. L’offre premium Ice a
franchi une nouvelle étape au Mégarex de Haguenau, où le circuit, en partenariat avec
la famille Wernert, a inauguré en décembre la première salle Ice au monde équipée d’un
écran Led Onyx. Sur le plan commercial, CGR a lancé à la rentrée RECIF – Réseau
engagé de cinémas indépendants français, une offre de contremarques cinéma à « politique
tarifaire harmonisée », utilisables dans les 73 cinémas CGR et les cinémas membres
RECIF (une quinzaine pour l’heure). Enfin, au siège, après une restructuration du
service marketing en début d'année autour de la responsable marketing et communication
Manon Frindik, en juin, Marie Plaire a été promue au poste d’assistante de
programmation, sous la direction de Patrice Martin.
©Frederic Berthet ©T.Colon/Boxoffice Pro
©CGR Cinémas
Pathé BNP Paribas
UGC Ciné Cité Les Halles
Salle Confort CGR
12 N°509 / 4 février 2026
4
Megarama
Cinémas : 33
Écrans : 264
Entrées : 5 872 807
Recul de 12 % pour Megarama qui, avec 5,87 millions d’entrées, consolide sa quatrième
place parmi les circuits français, obtenue l’année dernière. Le groupe présidé par Jean-
Pierre Lemoine a continué l’expansion de son parc avec l’acquisition dans le Nord des
Lumières d’Armentières et du Palace de Cambrai, qui appartenaient tous deux à la
famille Vermoesen. Ont également été rénovés les deux sites précédemment acquis
auprès d’UGC : celui de Roubaix en mai (9 écrans) puis, en décembre, celui des Ulis
(4 écrans). À ces deux établissements ont été ajoutés un écran IMAX, soit un total de
cinq salles Megarama équipées du concept premium. Avec une hausse de onze cinémas
entre 2019 et aujourd’hui, le circuit de Jean-Pierre Lemoine affiche la plus grande
croissance du top 10. En 2026 sont attendues ses ouvertures à Cormeilles-en-Parisis
(Val d’Oise, 9 écrans) et à Saint-Martin-d’Hères (Isère, 6 écrans) avant, en 2028, le
transfert de son établissement d’Arras (Nord) dans un multiplexe flambant neuf de
12 écrans.
5
Kinepolis
Cinémas : 18
Écrans : 199
Entrées : 5 505 211
Kinepolis suit la fréquentation nationale et connaît une baisse de 15 % de ses entrées,
due au recul de 17 de ses 18 établissements. Seul le Klub de Metz, un de ses quatre
sites art et essai, voit sa fréquentation augmenter de 1 %. Les Kinepolis de Béziers et
de Belfort, également classés, ont terminé leur rénovation en début d’année – après
avoir été respectivement acquis auprès de MonCiné et de Pathé – et n’ont donc pas
connu un plein exercice. Le vaisseau amiral de Lomme perd quant à lui sa place de
deuxième cinéma de France, au profit du Pathé Carré Sénart. L’établissement millionaire
voit ses entrées reculer de 15 %, mais s’est renforcé depuis avril dernier par l’aménagement
d’une salle IMAX ; la seconde proposée en France par le circuit après celle du
Kinepolis de Nîmes. L’activité du groupe belge a été particulièrement intense à l’international,
avec l'acquisition, en novembre, du circuit américain Emagine Entertainment
(14 cinémas et 177 salles), portant son parc mondial à 122 cinémas et 1 314
écrans répartis dans 8 pays. En fin d’année, Kinepolis a également lancé une émission
d’obligations, clôturée en quelques heures, pour ses besoins généraux et l’expansion
de ses activités. [Voir aussi p.16]
6
Cinéville
Cinémas : 24
Écrans : 190
Entrées : 5 416 577
©Megarama ©Laurent Ghesquiere/Kinepolis ©Lilou Hamon
Megarama Roubaix
Nouvelle salle Imax du Kinepolis de Lomme
Pour Cinéville, 2025 s’inscrit dans la continuité de 2024 avec une croissance toujours
importante de son parc. En plus de l’acquisition, courant avril, des Darcy et Olympia
de Dijon, le circuit dirigé par Yves Sutter a ouvert deux établissements : à Beaupréauen-Mauges
(5 salles) et à Plourin-lès-Morlaix (6 salles), ce dernier remplaçant son Rialto
de Morlaix. Cinéville a donc connu une croissance de sept établissements et 58 écrans
en deux années, accompagnant une progression de 400 000 entrées sur la même période.
Le circuit accuse toutefois un recul de 14 % par rapport à 2024, tout en conservant sa
place de sixième réseau français. Le Club 6 art et essai de Saint-Brieuc, acquis auprès
de la famille Hoffmann en 2024, est son seul cinéma connaissant une hausse d’entrées
(+1 %). Cinéville a également accentué la premiumisation de son parc avec l’ajout de
son concept premium Orium dans ses établissements de Dorlisheim, de Vern-sur-Seiche
et de Saint-Nazaire, pour un total de six salles équipées. Après tous ces mouvements
– qui lui ont, en outre, valu un “Fastest Moving Giant Award” à CineEurope –, le circuit
devrait faire une pause dans ses projets… sauf si l’opportunité se présente.
Cinéville Beaupréau
N°509 / 4 février 2026
13
France des cinémas 2025
7
8
9
10
MK2
Cinémas : 11- Écrans : 69 - Entrées : 3 237 108
À l’image d’une fréquentation parisienne qui a davantage limité la
casse par rapport au reste du pays, MK2 contient sa baisse à 9 % sur
un an, dépassant à nouveau les 3 millions d’entrées. Le circuit dirigé par la famille
Karmitz enregistre sa plus forte baisse (-13 %) dans ses sites Odéon et Saint-Germain,
tandis que ceux de Parnasse et le duo Quai de Seine-Quai de Loire ne recule que de
5 %. Le vaisseau amiral du groupe, le MK2 Bibliothèque, chute de 10 %, notamment
en raison de la fermeture de 4 de ses 20 salles pour l’aménagement d’un nouvel hôtel
et d’un futur musée. À noter que depuis septembre – et jusqu’en 2030 –, le multiplexe
accueille la programmation du Centre Pompidou.
CinéWest
Cinémas : 13 - Écrans : 86 - Entrées : 2 300 837
Après une croissance continue ces dernières années, le réseau de Daniel
Taillandier est entré dans une phase de consolidation en 2025. Sans
opération marquante – acquisition, construction ou rénovation –, CinéWest a pu
s'atteler à la bonne mise en route de ses deux cinémas ouverts courant 2024 et qui
affichent logiquement des résultats en progression grâce à une pleine année d’activités :
+316 % pour le Liberté à Brignoles et +34 % pour Les Balcons de Mougins. En 2026,
le circuit poursuit sa premiumisation avec l’ambition d’ouvrir sa première salle Imax
au sein du Capitole Studios au Pontet, actuellement doté de 11 écrans et qui vient
d’équiper une de ses salles avec son nouveau concept maison Ultim ; le vaisseau amiral
du circuit a attiré 468 000 spectateurs l’an passé (-20 %).
Grand Écran
Cinémas : 14 - Écrans : 109 - Entrées : 2 027 607
Avec plus de 2 millions d’entrées, le réseau de la famille Fridemann
est en recul de seulement 8 % par rapport à 2024, et se
positionne désormais comme le 9e circuit français, avec le même nombre de
cinémas que l’année précédente, où il avait connu une forte croissance. En effet,
après ses sites de Montaigu-Vendée et de La Chapelle-sur-Erdre inaugurés en
2024, Grand Écran a ouvert en novembre dernier son établissement de Fontenay-le-Comte
en Vendée, et fermé Le Rio du centre de Langon, en Gironde.
Dans la même ville, son complexe de périphérie est passé de 6 à 7 salles. À Limoges,
c’est le Lido qui s’est agrandi en 2025, passant de 3 à 4 salles mais de 670
places à 530, pour un meilleur confort. Grand Écran exploite donc toujours 14
cinémas – dont 7 équipés d’une salle CineMax, le concept premium maison –
pour un total, désormais, de 109 écrans, à travers la Nouvelle-Aquitaine, les
Pays-de-la-Loire et l’Auvergne-Rhône-Alpes.
Noé Cinémas
Cinémas : 24 - Écrans : 85 - Entrées : 1 813 541
Pour Noé Cinémas, le cru 2025 s’est révélé calme, sans mouvement
majeur, justifiant ce recul à la 10e place, après une belle
progression en 2024 et un important développement de son réseau post-Covid.
À la faveur d’une solide offre art et essai, l’Omnia de Rouen affiche la plus faible
baisse du circuit (-9 %) tandis que les 4 salles du Cinéma Théâtre de Vernon
est le seul en progression (+24 %), deux ans après que Noé en a repris la délégation.
Il s’apprête à être remplacé dès décembre par un nouveau complexe de
7 salles, le groupe présidé par Richard Patry préparant également l’ouverture
imminente du nouveau cinéma de Gisors (Eure), augurant d’une année 2026
plus rythmée. Dans son fief normand, le circuit développe par ailleurs un projet
de 4 salles à Barentin (Seine-Maritime), tandis qu’en région parisienne, il
prévoit la construction d’un complexe de 3 écrans à La Garenne-Colombes
(Hauts-de-Seine).
©J.Dreyfus/Boxoffice Pro ©A.Algan/Boxoffice Pro ©Grand Ecran
©Noé
mk2 Bibliothèque
Cinéma Capitole My Cinewest, Le Pontet
Grand Écran de Fontenay-le-Comte
L'Omnia de Rouen
14 N°509 / 4 février 2026
11
Véo Cinémas
Cinémas : 21 - Écrans : 74 - Entrées : 1 618 062
Avec un recul contenu à -13 %, Véo Cinémas maintient son 11 e
rang. Il s’est, de fait, renforcé du Sénéchal de Guéret, complexe
creusois de 5 salles (près de 80 000 entrées) dont il assure la DSP depuis le 1 er janvier
2025. Du côté des ses établissements en exploitation directe, le Véo Cartoucherie (4
salles) sur la rive gauche toulousaine a attiré 20 000 spectateurs en moins de 12 semaines
après son inauguration en octobre 2025 ; il vise les 150 000 spectateurs annuels. En
2025, l'historique multiplexe Véo de Muret (8 salles) reste, avec 344 000 entrées, le
vaisseau amiral du réseau – mais perd 19 % de sa fréquentation par rapport à 2024 –,
suivi du très éco-responsable Grand Central de Colomiers.
©Véo Cinémas
Véo Cartoucherie
12
Majestic
Cinémas : 7 - Écrans : 62 - Entrées : 1 388 829
Avec une fréquentation en recul de 10 % par rapport à 2024,
Majestic conserve le 12e rang du classement. Le groupe de
Jean-Claude Tupin et Laurence Meunier a concrétisé en mars 2025 son ambitieux
Majestic Dole - Rive gauche, de 10 écrans, qui a remplacé Les Tanneurs
de 6 salles. Le concept premium maison Odyssée y a été installé, ainsi que
la première salle IMAX du groupe, dont la fréquentation a été l’une des plus
fortes de France pour le format. Fort de ce succès, Majestic ouvrira en 2026 une
salle IMAX à Vesoul, qui s’accompagnera d’une salle Odyssée et d'une Inceptiom,
nouveau concept "ultra premium" de l’exploitant. Pour rappel, le circuit
propose aussi une salle “ICE by M” à Compiègne, et un total désormais de 62
écrans pour, toujours, sept établissements.
13
Cineplanet
Cinémas : 6 - Écrans : 49 - Entrées : 1 211 874
Après un bond de 4 rangs entre 2024 et 2025, le réseau de
Philippe Bory-Combret gagne encore une place par rapport
à l’année précédente, à la faveur d’un exercice qui s’est accéléré à l’automne. En
faisant l'acquisition des 9 salles de l’Olympia de Cannes, auprès de Philippe Dejust
et Alexis Dantec qui venaient de le racheter à la famille Aubert, Cineplanet
a conforté sa mainmise sur l’agglomération cannoise, où il gère déjà les 3 salles
des Arcades et les 12 écrans du Cineum. Avec les plus de 110 000 entrées enregistrées
par l’Olympia en 2025, Cannes concentre plus de la moitié de la fréquentation
globale du circuit sudiste, qui limite ainsi sa baisse annuelle à -4 %.
14
Élizé
Cinémas : 5 - Écrans : 24 - Entrées : 1 186 094
Avec près de 1,2 million de spectateurs cette année, le réseau
des Antilles-Guyane de la famille Elizé affiche une progression
du nombre d’entrées de 2 %, mais avec un établissement de plus. En effet, 2025
marque la première année complète pour son deuxième cinéma martiniquais,
Les Toiles du Sud, projet de longue date et ouvert en décembre 2024 à Rivière-Salée.
Ses cinq salles équipées en Laser 4K tutoient les 300 000 entrées, à
peine en-dessous de l’objectif fixé. L’attrait du renouveau se confirme au D’Arbaud,
seul cinéma du groupe en Guadeloupe, rénové en 2024 et qui, – sans salle
supplémentaire – voit sa fréquentation progresser de 11 % en 2025. L’année a
été difficile en revanche pour l'historique Madiana de Schoelcher, au Nord de
la Martinique dans l’agglo de Fort-de-France, qui chute de 29 %, et à l’Agora de
Cayenne en Guyane, qui baisse de 8 %. Des évolutions à mettre en perspective
avec une année 2024 déjà bien morose en outremer, en raison du contexte économique
et social.
©Majestic ©Cineum ©Yannick Cayol
Cinéma Majestic Rive Gauche à Dole
Cineum de Cannes
Les Toiles du Sud Cinéma à Rivière-Salée (Martinique)
N°509 / 4 février 2026
15
France des cinémas 2025
KINEPOLIS FRANCE
L’enjeu est de faire venir les spectateurs,
puis de les faire revenir très vite
Anne-Sophie Le Guiader, Country Manager Box-Office, Sales & Marketing
©Laurent Ghesquiere/Kinepolis
Kinepolis de Béziers Kinepolis Fenouillet, juillet 2019
©Kinepolis
Présent en France avec 18 cinémas qui en 2025 ont réalisé 5,5 millions
d'entrées pour 3,5 % de part de marché [voir p.13], Kinepolis revendique
son positionnement de grand circuit international, capable de croiser des
expertises venues de plusieurs territoires, tout en adaptant finement
– et « sans recettes » – ses stratégies aux réalités hexagonales.
Contrairement à ailleurs, en France, l’année 2025
« compliquée » est particulièrement difficile à comparer
à 2024 et ses remarquables succès locaux. Pour autant,
le line up « plus faible » en productions tricolores n’a
pas empêché « une belle surprise » en début d’année
comme Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan et, contrairement
au top 5 national exclusivement composé de titres
américains, « God Save the Tuche est présent dans celui
des cinémas Kinepolis », note Anne-Sophie Le Guiader.
La variété et la complémentarité de l’offre de films sur
les mois à venir a certes de quoi rassurer, mais la
responsable France de Kinepolis entend bien faire de
ses cinémas des acteurs à part entière de leur mise en
lumière. Car il y a « les films que l’ont voit partout, et
d’autres qui n’existent tout simplement pas aux yeux des
spectateurs, malgré leur qualité. Le vrai sujet, c’est de
trouver le bon équilibre de visibilité ».
L’événementiel comme moteur
C’est dans cette logique que le circuit a développé des
formats de séances éditorialisées, à l’image des "Lumière
sur..." entamées le 18 janvier dernier, avec Le Mage du
Kremlin. Le film d’Olivier Assayas était accompagné
d’une intervention pré-enregistrée de Philippe Cabrol,
avant et après la projection. En somme, une « séance
augmentée, par laquelle la salle apporte de la valeur
ajoutée. Porter ce type de film, d’autant plus dans contexte
géopolitique actuel, c’est le coeur de notre métier », estime
Anne-Sophie Le Guiader, qui planche déjà sur le prochain
rendez-vous qui sera donné autour de La Maison des
femmes de Mélisa Godet (en salles le 4 mars prochain),
par ailleurs objet d’un label Kinepolis.
Parmi les séances événements de Kinepolis, les Manga
K proposés dans une dizaine de ses établissements,
sont devenus des rendez-vous incontournables des
fans d'animes. « À la sortie de titres comme Jujutsu
Kaisen ou Demon Slayer, nos spectateurs demandent
toujours si nous allons proposer ce type de soirées, avec
des gens qui viennent en cosplay, qui dessinent… et
auxquels on propose des goodies et de la nourriture
japonaise – et surtout pas coréenne », souligne Anne-Sophie
Le Guiader, consciente de ne pas avoir droit à
l’erreur « avec ce type de public très pointu. Si on promet
une expérience manga, elle doit être parfaitement alignée
avec les codes attendus ».
« Quand on n’a pas de contenus, il faut les créer »
Les Discovery Days, composés de 100 % de bandesannonces,
ont également un succès grandissant dans
les Kinepolis, « avec des gens qui reviennent pas forcément
pour le contenu mais pour l'événement lui-même »,
prouvant au passage – et une fois de plus – que « la
salle reste le premier vecteur de communication pour les
films ». Le circuit a profité du mois de janvier pour
organiser son Festival Best of 2025, avec une programmation
qui a, en outre, profité du « renfort de communication
» offert par des événements externes comme
les Golden Globes, notamment pour Une bataille
après l’autre et Sinners. « Ces reprogrammations ont
dépassé les objectifs, nous ont permis de faire revenir le
public sur une période creuse… et de “pousser” auprès
d'eux les films à venir. »
Car « l’enjeu n’est pas seulement de faire venir les spectateurs,
mais de les faire revenir très vite ». Pour ce faire,
Kinepolis peut compter sur une base de données-clients
particulièrement qualifiée, nourrie entre autres de
wishlists évaluant la notoriété des films et de questionnaires
post-séance mesurant la puissance du
bouche-à-oreille qu’il va susciter. « Il est d’autant plus
intéressant de croiser ces éléments déclaratifs avec le
comportement effectif du public qu’à chaque visite, il
peut avoir une multitude d'attentes, en fonction de qui
l’accompagne au cinéma », note la spécialiste en ventes
et marketing. « Notre communication doit s’ajuster à
cette multiplicité de spectateurs que représente…
un même spectateur, à chaque visite. »
Pour autant, dans le cadre de ses échanges avec ses
homologues des États-Unis, Canada, Belgique, Pays-Bas
et Espagne, Anne-Sophie Le Guiader observe que les
spectateurs français tendent à adopter des comportements
de plus en plus proches de ceux observés à
l’international. « Avant, on les disait moins portés sur
la confiserie et le premium. Aujourd’hui, ils témoignent
d’une forte appétence pour les deux. » Côté confiserie,
même les velléités d’une offre alternative plus saine,
comme des pommes fraîches, a cédé le pas aux tentations
plus « régressives ». Et côté premium, au-delà du
succès des salles ScreenX (le format le plus déployé
dans le parc français de Kinepolis), 4DX, Laser Ultra
et Imax, le circuit teste avec succès des concepts importés
de ses autres territoires, comme les Lounge Beds à
Longwy et à Servan depuis l'automne dernier, et les
Cosy seats avec poufs au coeur de la nouvelle salle
Imax de Lomme. Le tout, dans une démarche d'observation
et de cas par cas, systématiquement évaluée
selon la clientèle locale et la zone de chalandise.
« Car loin de nous l’idée d’avoir des recettes qui marchent
partout ; elles sont avant tout faites pour… être adaptées »,
conclut Anne-Sophie Le Guiader.
Aysegul Algan
16 N°509 / 4 février 2026
SPOILER :
ÇA FINIT MAL
Affiche : EmilBalic.com
© 2025 ROCKSTONE FILMS – TOUS DROITS RÉSERVÉS.
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ROCKSTONE FILMS ET MAVERICK DISTRIBUTION PRÉSENTENT
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LE 25 MARS AU CINÉMA
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AVEC MAXI DELMELLE CHAÏDA SUKU SUKU ALEXANDRA CELESTIN GWLADYS LEFEUVRE JULIETTE MOLINA ANJELI PILLAY AXEL PERIN MICHAEL ZINDEL PRODUIT PAR MANUEL MOLINA ET AMOS ROZENBERG
ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR GRAHAM GUIT IMAGE SYLVESTRE VANNOORENBERGHE MONTAGE ALEX ADAM JULIA HUTEAU-MOUGLALIS MIXAGE LOÏC GOURBE SON YVES BEMELMANS DÉCORS LUC NOËL
DIRECTION DE PRODUCTION BART EYCKEN CASTING NICOLAS LUBLIN AVEC LE SOUTIEN ESSENTIEL DE CANAL+ AVEC LA PARTICIPATION DE CINÉ+ EN COPRODUCTION AVEC ORANGE BE.TV ET SHELTER PROD
AVEC LE SOUTIEN DE TAXSHELTER BE ET ING AVEC LA PARTICIPATION DE WALLIMAGE AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DE BELGIQUE
France des cinémas 2025
UN NOUVEL ÉLAN À NICE ET MARSEILLE
Philippe Dejust et Alexis Dantec, déjà associés sur l’Artplexe Canebière et les
Variétés dans la cité phocéenne, ont acquis fin 2025 les cinémas de la famille
Aubert : Le Prado et le Chambord de Marseille, Les Variétés et le Rialto de
Nice. Ensemble, ils forment désormais un réseau ensoleillé de 41 écrans, qui
a représenté près d’un million d’entrées en 2025.
©(image protegee)
Le Prado à Marseille
Il y a deux ans, Alexis Dantec, dont on associe plus le nom à la production, rejoint
Philippe Dejust de Cap Cinéma en reprenant des parts dans l’Artplexe à Marseille,
ouvert pendant le Covid et dont les résultats sont alors en dessous des attentes. « Puis,
nous avons eu l'opportunité incroyable de racheter Les Variétés, institution marseillaise
mais aussi cinéma art et essai à l'importance nationale, et d’avoir ainsi une vraie cohérence
entre ces deux cinémas, de 7 salles chacun, situés à 500 m l’un de l’autre, relate Alexis
Dantec. Nous avons réussi à faire circuler les publics entre deux établissements aux identités
très différentes, et les distributeurs nous font de plus en plus confiance. » La fréquentation
des deux cinémas de la Canebière a fortement progressé en 2024 (+25 % et +10 %)
et en 2025, ils limitent leur baisse par rapport à la moyenne nationale, notamment
Les Variétés, en recul de 2 % seulement, « notamment grâce au travail d’animation et
au très bon contact de l’équipe avec les Marseillais ».
Alors, quand Dominique et Brigitte Aubert mettent en vente leurs cinémas de l’avenue
du Prado, ainsi que leurs salles historiques de Nice, Alexis Dantec et Philippe Dejust
emportent le marché, avec le concours décisif de Coficiné et de l’Ifcic « qui ont bien
compris l'importance de former un réseau. Cela avait du sens de reprendre les cinémas du
centre-ville de Nice, qui ont aussi chacun une identité forte et complémentaire, Les Variétés
étant généraliste et Le Rialto art et essai. Elles ont un gros potentiel d'entrées mais s'étaient
un peu assoupies, comme une “belle endormie” ». En 2025, les 7 salles des Variétés de Nice
ont enregistré 136 600 entrées et les 5 du Rialto 111 200. Comme à Marseille, Pathé
est le premier exploitant de la ville – avec le Pathé Gare du Sud, Lingostière et Masséna
–, mais Megarama y est aussi implanté en périphérie, tandis que le Jean-Paul Belmondo
propose une offre art et essai au centre-ville. À noter que la famille Aubert a également
revendu l'Olympia de Cannes dans le lot, dont les 8 salles ont été reprises dans la foulée,
et en toute logique, par Philippe Borys-Combret, qui exploite déjà le Cineum et les
Arcades cannois.
L’enjeu d’un réseau de salles… et de spectateurs
Entre Marseille et Nice, l’idée est donc désormais de former un vrai réseau de 6
cinémas, chacun préservant sa ligne éditoriale, avec quelques ajustements.
« Si le Prado garde sa programmation populaire et en VF, nous avons basculé Le Chambord
sur de l’art et essai dès la reprise, pour qu’il se différencie du Prado et draine le
public important des Variétés – où l’affluence est telle le week-end que l’on manque
parfois de place ! Aux Variétés de Nice, qui reste généraliste, nous renforcerons l’offre de
films art et essai porteurs. » La programmation, en lien étroit avec les équipes sur
place, est pilotée par Charlotte Prunier (Babylone 222) pour l’art et essai, et par
Christelle Brequel de DECA (Cap Cinéma) pour les films grand public. Bernard
Cohen, directeur de l’Artplexe, supervise l’ensemble des cinémas, qui auront bientôt
en commun une carte d'abonnement. « Et à l’heure où tout le secteur parle de data,
il s’agit de s'adresser à l’ensemble d’un bassin de spectateurs très important ».
Mais Alexis Dantec est conscient que les enjeux sont énormes. À l’Artplexe, situé au
carrefour de trois quartiers métissés, « nous avons un gros travail à mener auprès des scolaires
pour que, dans cinq ans, ils viennent y voir leur premier film d’horreur. Avec les associations
Les Variétés de Nice
et à travers les animations, comme le Canebière Film Festival que nous avons lancé, nous
devons retisser des liens avec les différentes populations pour qu’elles s’approprient ces lieux,
qui sont des équipements magnifiques ». Pour rappel, Les Variétés avait été entièrement
refait par Jean Mizrahi en 2019, le Prado a été rénové en 2022, ainsi que la grande salle
du Chambord trois ans plus tôt. Les liens seront également renforcés avec les comités
d'entreprise, et c’est d’ailleurs Frédéric Perrin, directeur du Prado avant la reprise,
qui va s'en occuper à travers sa nouvelle structure d’événementiel, Cinéxpérience.
À Nice, où le public est assez différent, « il y a aussi un gros travail de communication et
de politique commerciale à reprendre ». Et si les salles, avec leur côté vintage, sont en état
d’usage, elles ont besoin d’être rénovées, ce que les nouveaux exploitants ont commencé.
« Nous réfléchissons à installer un bar dans chacun des deux cinémas, qui ont suffisamment
d’espace disponible, pour les rendre plus conviviaux. Les Niçois ont tous un souvenir très ému
de ces salles historiques, où nous allons relancer des animations et ciné-clubs, et travailler
avec le public jeune. »
Pour celui qui a fondé et préside Cofinova depuis 23 ans, et qui a été directeur général
des Films du Losange pendant près de 4 ans – toujours actionnaire, il a passé le relais
à Charles Gillibert –, cette activité d’exploitant est centrale. « Je suis arrivé dans le
cinéma avec des tableaux excel, en économiste statisticien, explique Alexis Dantec. Par
le biais des Soficas, on demande aux distributeurs de s’engager sur des copies… puis on
s’aperçoit que derrière, il y a des salles qui peuvent les refuser. Comprendre la logique
économique, depuis le financement d’un film jusqu’au consommateur dans une salle, est
très important et finalement, les producteurs parlent aux distributeurs, mais peu avec les
exploitants, et inversement. Or je fais de meilleurs investissements depuis que j’ai compris
comment fonctionnait la salle, et c’est passionnant. »
L'aventure à Marseille et Nice l’est tout autant pour Alexis Dantec, dont le duo avec
Philippe Dejust se positionne donc comme 2 e exploitant sur les deux villes.
En proposant une offre très large à travers 6 cinémas – et au vu de celle qui se profile
en 2026 –, il espère augmenter leur fréquentation globale de 10 à 15 %. « Et c’est assez
joyeux ! Je ne crois pas à l’argument qui voudrait que le soleil empêche les gens d’aller au
cinéma : dans les années 50, il y avait déjà du soleil à Nice et Marseille… et les salles
étaient pleines. »
Cécile Vargoz
18 N°509 / 4 février 2026
Le premier semestre de 2026 devrait réaliser
environ 92 millions d’entrées
SYLVAIN BETHENOD, PDG de Vertigo Research
©Louis Legon
Sur les années post-Covid, Vertigo relevait d’excellents
taux d’appréciations des films de la part
des spectateurs. Qu’en est-il de 2025 ?
Ils sont toujours bons. Par exemple, notre taux de
recommandation – pourcentage des spectateurs qui
ont noté un film au minimum 8/10 – s’établit à 68 %
contre 69 % en 2024. Seules les comédies populaires
accusent une baisse significative, car l’année passée était
marquée par une excellente appréciation de Un p’tit
truc en plus. Donc les films, quand ils sont vus, sont
aimés par les spectateurs.
Sylvain Bethenod lors de la conférence annuelle de la FNEF, le 20 janvier dernier
L’analyste de la fréquentation et
des publics décrypte les paramètres
pouvant expliquer la chute des
entrées en 2025, tout en restant
optimiste sur 2026.
Au regard de tout ce qui fait le succès d’un film,
est-ce qu’on pouvait s’attendre à ce que 2025
termine aussi bas ?
À l’époque, nous l’avions plus ou moins constaté en
examinant l’offre qui allait être proposée. Même s’il y a
toujours la possibilité d’un succès inattendu et extraordinaire,
ou de quelques échecs remettant en question la
fréquentation, nous pouvions nous attendre à ce que
2025 ne soit pas au même niveau que les deux années
précédentes. Cette faiblesse se remarquait particulièrement
lors de certaines périodes du premier semestre où l’offre
n’était sans doute pas assez attractive. 2024 avait surtout
été tirée vers le haut par quelques succès inattendus qu’il
aurait fallu rééditer en 2025, ce qui était compliqué vu
que les deux années possèdent plusieurs caractéristiques
similaires.
Quelles catégories de la population ont montré
les plus grandes variations de fréquentation ?
Nous observons un fort recul, de 24 %, chez les plus
de 60 ans, qui s’accentue à 29 % chez les plus de 70
ans. C’est sans doute un retour à la normale après un
exercice 2024 exceptionnellement bon pour ce public,
qui avait représenté énormément d’entrées de Un p’tit
truc en plus et Le Comte de Monte-Cristo, et qui génère
sensiblement le même nombre d’entrées en 2025 (13,4
millions) qu’avant Covid. Globalement, en 2025, nous
avons perdu 9 millions d’entrées chez les plus de 60
Avril représente
le mieux la
complémentarité
de 2026
ans par rapport à 2024. Les entrées des 15-24 ans sont
également en baisse, de -19 %, avec une fréquentation
inférieure à 2024 sur toutes les semaines à quelques
exceptions, notamment les vacances de Pâques et les
sorties de Sinners et de Minecraft. Cette cible s’est aussi
fortement mobilisée sur Lilo & Stitch, preuve que
certaines grandes franchises fonctionnent aussi auprès
de cibles plus âgées par effet de nostalgie. Nous avons
pu observer ça en 2024 sur Vice-versa 2 et Vaiana 2,
et encore en 2025 avec Zootopie 2, et c’est bon signe
pour des prochaines sorties comme Super Mario Galaxy
et Toy Story 5.
Les 3-14 ans sont la cible affichant le plus faible recul,
avec une perte d’entrées de seulement 6 %. Il s’agit d’un
public extrêmement réactif à l’offre et que l’on retrouve
en masse dans une grande partie des films du top 10 :
il représente plus de 41 % des entrées de Zootopie 2,
plus de 39 % de Lilo & Stitch, plus de 37 % de Minecraft
et plus de 30 % de Dragons. Le tout, sans oublier une
forte proposition en début d’année, notamment Mufasa,
qui montre que les 3-14 ans ont été particulièrement
bien alimentés au fil des mois.
Mais alors, pourquoi la fréquentation a été aussi
basse, notamment pendant les vacances – excepté
celles de Noël – qui n’ont clairement pas autant
performé que d’habitude ?
Les vacances scolaires bénéficient principalement aux
films familiaux, et non à ceux visant un public actif.
Nous remarquons en effet que, depuis 2020, un certain
nombre de sorties à destination des adultes n’arrivent
pas forcément à tirer profit de ces périodes. Il faudrait
en vérifier les raisons, peut-être qu’un actif de 45 ans ne
cherche pas forcément à aller au cinéma pendant les
vacances, quand il sait qu’il y a du monde. En tout cas,
l’offre n’était pas suffisante pour attirer un public large,
sauf lors des vacances de Noël avec des films très complémentaires
: Zootopie 2 visait le jeune public et La Femme
de ménage ciblait un public féminin qui compensait le
côté plus masculin de Avatar : De feu et de cendres.
Sans oublier Chasse gardée 2 qui était plutôt âgé, Five
Nights At Freddy’s 2 qui était plus masculin, ou encore
L’Agent secret et Les enfants vont bien qui s’en sont également
très bien sortis. Cela a porté le marché à des niveaux
bien plus hauts que 2024, où les entrées étaient davantage
concentrées sur des titres familiaux (Mufasa, Sonic 3 et
Vaiana 2), et ont fini par atteindre un plafond.
Quelles sont donc les perspectives pour 2026 ?
Nous avons une assez bonne visibilité sur l’offre du
premier semestre, et elle est encourageante. Si les films
réalisent leur nombre d’entrées “sans surprise”, donc sans
contre ou sur-performance, nous devrions atterrir autour
des 92 millions d’entrées. L’entièreté du semestre devrait
être supérieur, et parfois largement, à ceux de 2025 et
de 2024 sauf, pour ce dernier, en mai et juin. Précisément,
janvier devrait terminer à plus de 15 millions d’entrées
[entretien réalisé avant la communication de la fréquentation,
ndlr.], autour des 16 millions pour février et entre
15 et 16 millions pour mars. Avril représente sans doute
le mieux cette complémentarité avec Juste une illusion,
le nouveau Toledano/Nakache, et à côté Super Mario
Galaxy visera un public plutôt jeune, Cocorico 2 des
spectateurs plus âgés, et les intermédiaires seront ciblés
par Michael. Ce dernier sort d’ailleurs en fin de mois
[le 22 avril, ndlr.], et influera donc sur la fréquentation
de mai avant l'arrivée de The Mandalorian and Grogu,
puis de Toy Story 5 et La Bataille de Gaulle en juin.
Propos recueillis par Jules Dreyfus
N°509 / 4 février 2026
19
France des cinémas 2025
Rencontres avec
ANTOINE MESNIER, Directeur général de CinéConseil
Un marché chahuté, des projets de
plus en plus longs à concrétiser, des
coûts de construction en hausse mais
un maillage cinématographique
français loin d’être saturé : le directeur
général du cabinet CinéConseil
décrypte les nouvelles conditions de
faisabilité des projets de cinémas.
Quel regard portez-vous sur l’année écoulée ?
Je considère que 2025 était un accident et qu’elle ne
reflète pas une situation normale. C'est bien sûr la conséquence
d'un déficit d'offre de films porteurs, mais sans
doute aussi d'un climat d'incertitude national comme
international. Toutefois, nous sommes obligés de considérer,
dans cette période post-Covid, les quelque 180
millions d’entrées réalisées en 2023 et 2024 comme une
nouvelle norme, sur laquelle nous basons dorénavant
nos études, sans pour autant représenter un plafond de
verre. Le marché est certes perturbé, mais il conserve
sans aucun doute un potentiel de croissance, et les projets
que nous accompagnons restent totalement légitimes et
contributifs : ils apporteront de la fréquentation grâce à
une meilleure exposition des films et une plus grande
diversité de programmation.
Justement, en parlant de projets, quelles sont les
tendances de ces derniers mois ?
Tout d'abord, la majorité des projets sont soit des
remplacements d'anciens équipements, soit des extensions
de l'existant. Pour les projets privés, il y a encore dix ans,
les exploitants souhaitaient “faire grand” tout de suite,
aujourd’hui on rationalise. Nous travaillons majoritairement
sur des projets de petite et moyenne taille, soit
des formats de 4 à 6 salles, à l’instar de Cinéville à
Beaupréau-en-Mauges, du Quai des Lumières à Frontignan
ou du Cube de Daniel Benedittini à Bastia. C’est
le projet de base, en prévoyant si besoin l’extension
possible pour pour tard. Cela permet de consolider
l’activité et de rembourser une partie importante avant
de réengager des frais pour agrandir. L’autre tendance
concerne les salles de proximité, souvent municipales ou
associatives, avec des mono-écrans qui se transforment
en deux ou trois salles. Nous observons aussi une singularisation
des projets : il y a eu, pendant longtemps, la
volonté d'améliorer l'offre de salles en l'homogénéisant ;
aujourd’hui, les cinémas misent plus sur la personnalisation,
que ce soit via le premium technologique ou
l’esthétique et le confort des salles, comme la famille
Merle avec l’Élysées Lincoln à Paris ou Régis Faure à
Montceau-les-Mines. Enfin, il y a les cinémas tiers lieux,
comme le CiNey à Paris ou le cinéma en construction
à Guipry-Messac. Mais tous les projets cités ont un point
commun : le temps long pour se concrétiser.
Pour quelles raisons ?
Principalement financières. Construire un cinéma coûte
de plus en plus cher, sachant que les coûts d’exploitation
ont également augmenté. Le principal frein de la
majorité des projets n’est pas la concurrence, même si
elle peut bien sûr jouer, en particulier dans les grandes
agglomérations. Un projet peut être financé à 85 %
mais s’éterniser car l’exploitant
n’aura pas les capacités d’investir
les 15 % restants. En tant que
cabinet de conseil, cela nous
amène à avoir une intervention
plus large et à être créatif, notamment
avec des collectivités qui
n’ont plus autant de moyens
qu’avant. Par exemple, à Flers
(Orne), nous avons accompagné
la famille Le Goffe dans l’achat
du terrain mais aussi dans la
recherche de financements et
les modalités de paiements, ce
qui a impliqué un travail collaboratif
avec l'intercommunalité
Flers Agglo. La question du
foncier est primordiale, comme
à Sanary-sur-Mer (Var) où la
famille Viale, faute d’avoir pu
créer un nouveau cinéma ailleurs,
restructure son mono-écran
actuel en deux salles, avec des
contraintes architecturales –
notamment une façade classée
– qui gonflent le budget. Tous
ces projets bénéficient d'un fort
soutien politique, mais avec la
priorité d’ériger un lieu de vie,
créateur de lien social, d’animation
et de revitalisation du
centre ville. La recherche de la
©Isabelle Nègre pour Boxoffice Pro
fréquentation optimale n'est plus le critère principal,
ce qui rend également les projets plus coûteux, et donc
plus difficiles à financer malgré leur légitimité.
Il n’y a donc pas encore de saturation du maillage
territorial ?
Beaucoup de villes petites et moyennes n’ont pas été
ré-équipées et s'appuient sur des cinémas vieillissants,
alors qu’elles ont toutes un réel potentiel de fréquentation.
Il y a encore de la place pour créer des outils modernes,
à l’image du récent Grand Écran de 5 salles à Fontenayle-Comte
(Vendée), qui a succédé à l’ancien Renaissance
de 3 écrans. Trop de disparités persistent, entre certaines
agglomérations avec des équipements récents de grande
dimension et des zones sous équipées, comme Bastia ou
Flers qui ont chacune un potentiel de quelque 100 000
entrées supplémentaires sans impacter la concurrence.
Le maillage territorial est donc loin d’être figé. Le problème
est bien sûr le coût de cette modernisation de l'équipement
en regard des marges de progression envisageables.
Beaucoup de villes n’ont
pas été ré-équipées et
s'appuient sur des
cinémas vieillissants,
alors qu’elles ont un réel
potentiel
de fréquentation
Enfin, un mot sur les élections municipales de
mars prochain. Sont-elles un point de vigilance ?
Pour un projet en cours, c’est forcément un point d’interrogation
car s’il n’est pas concrétisé avant, qu’en
sera-t-il en cas de changement de mairie ? Quid également
des subventions pour les cinémas privés existants ?
Et du fonctionnement des salles municipales ? La question
financière reste centrale. Mais s'ajoute actuellement
une tension plus politique, voire idéologique. Les critiques
que l’on peut entendre, principalement de l’extrême
droite, se concentrent sur le CNC et visent avant tout
la production, avec la création et la représentation de la
diversité dans le viseur. Les cinémas ont jusqu'à présent
une image plus consensuelle, quelque soit la couleur
politique locale. Ils ne sont pas les premiers visés par ces
attaques, mais ils en subiront les conséquences négatives
à plus ou moins long terme. Que se passera-t-il avec
une mairie RN ? Les risques de censure, directe ou
indirecte, existent. Or la diversité de programmation
est une qualité majeure du réseau de cinémas français,
qui contribue ainsi au "vivre ensemble". Il faut rester
vigilant, surtout avec l’élection présidentielle de 2027,
davantage décisive sur ces sujets.
Propos recueillis par Tanguy Colon
20 N°509 / 4 février 2026
TRISTAN DOMINGUEZ, Docteur en Sciences
de l’information et de la communication
L’omniprésence des multiplexes dans
le paysage cinématographique ferait
presque oublier leur apparition il y a
à peine 30 ans. S’ils ont accompagné
la remontée de la fréquentation dans
les années 1990, pour en devenir les
principaux réservoirs d’entrées, la crise
qu’ils traversent depuis 2020 questionne
leur modèle, et incite plusieurs
exploitants à revoir leurs plans. C’est
dans ce contexte que Tristan Dominguez
a publié, fin 2025, L’Ère des multiplexes
(éd. L’Harmattan), suite à sa thèse sur
le même sujet soutenue en 2023 qui
« engage une réflexion sur l’évolution de la
cinéphilie et de notre rapport au cinéma ».
Pourquoi avoir porté votre étude sur les multiplexes
?
J’ai commencé à m’intéresser aux salles de cinéma lors
de mon master en sociologie, durant lequel j’ai réalisé
un mémoire sur l’exploitation à Bordeaux. À la suite de
cette expérience, j’ai fait un stage au CNC, période durant
laquelle j’ai rencontré Laurent Creton, qui est par la suite
devenu mon directeur de thèse. J’ai alors remarqué un
espace vacant dans la recherche autour des multiplexes :
les études existantes étaient très factuelles et manquaient
de profondeur théorique. J’ai donc voulu combler ce
vide avec ma thèse, que j’ai entamée en 2019.
©Boxoffice Pro
D’où vient ce manque dans le
champ universitaire ?
On peut avancer deux explications.
D’une part, les universitaires
sont, par leur sociologie,
plus proches des salles art et essai.
D’autre part, les multiplexes sont
majoritairement détenus par de
grands groupes, souvent assez
peu bavards sur leurs pratiques
et leurs stratégies. Cela représente
un frein évident pour les chercheurs,
alors que les exploitants
art et essai sont davantage enclins
à échanger, notamment avec
des universitaires.
Pourquoi le multiplexe a été
si complexe à définir ?
Sa définition s’est stabilisée en
2010, donc assez tardivement
par rapport à l’ouverture du
premier établissement de ce
type en 1993 [le Pathé Grand
Ciel à La Valette-du-Var, fermé
en 2016, ndlr.]. En effet, dans
les années 90 régnait, dans un
premier temps, ce que j’appelle
le flou : nous ne savions
pas ce qu’était un multiplexe,
mais nous comprenions
que quelque chose
était en train de se passer
car, à l’international, l’exploitation
se transformait,
notamment en investissant
les périphéries. Et cela portait ses fruits. L’arrivée de
cette stratégie en France a suscité son lot de réactions,
particulièrement de la part des petits réseaux et des
exploitants de centre-ville. Je ne parle alors plus de
flou, mais de loup. Ils ont réalisé de nombreuses
pétitions où apparaît le terme “multiplexe”, le désignant
comme un danger dirigé contre les centre villes en
dévitalisation et la diversité culturelle.
En 1995, une lettre adressée à Philippe Douste-Blazy
[à l’époque ministre de la Culture, ndlr.] a qualifié le
multiplexe de “porte-avion” du cinéma américain, ce
qui a interpellé les médias nationaux et les politiques.
En 1996 un amendement est porté et soumet la
construction des multiplexes, défini comme tout
établissement doté d’au moins 2000 fauteuils d’obtenir
une autorisation administrative. Comme plusieurs
établissements ont été construits juste en dessous de
cette limite, le seuil a progressivement été abaissé
jusqu’à 300 fauteuils en 2003, mais cela n’avait alors
plus grand sens de parler de multiplexe. Nous sommes
donc revenus dans le flou jusqu’en 2010, date à laquelle
le médiateur du cinéma a imposé des engagements
La stratégie du
multiplexe a, depuis
ses débuts, été axée
sur une montée en gamme
de programmation aux multiplexes, défini cette fois
comme possédant huit écrans ou plus.
Les multiplexes ont certes été affiliés à une certaine
hégémonie du cinéma américain, mais c’est
pourtant chez eux que performent de nombreux
titres français…
C’est en effet un aspect peu présent dans le débat
public, qui tend à caricaturer le multiplexe et ses
publics. Or, on y trouve aussi bien des occasionnels,
attirés par les blockbusters américains ou les gros films
français, que des spectateurs plus réguliers. L’UGC
Ciné Cité Les Halles, bien qu’atypique, en est l’archétype
: des personnes y vont tous les jours car, avec 27
salles, un nombre considérable de films y est programmé.
Ainsi, les multiplexes ont contribué à faire émerger
trois grandes catégories de longs métrages : les blockbusters
américains – en particulier les films de superhéros
–, les films de banlieue – notamment du fait de
l’installation des cinémas en banlieue – et les comédies
régionales – comme Bienvenue chez les Ch’tis.
Aujourd’hui, les multiplexes accusent particulièrement
le coup de la baisse de la fréquentation. Est-ce
que ce recul n’est que conjoncturel, ou structurel ?
Il faut nuancer un point : en 2025, les multiplexes
représentent 12 % des établissements pour 56 % des
entrées. Cette part dans la
fréquentation grimpait à
60 % dans les années 2010 ;
il y a certes une baisse, mais
pas un effondrement, et je
ne pense pas que l’on assiste
à la fin du modèle. Il y a
peut-être quelque chose à
regarder du côté des “petits”
cinémas des circuits, dont
les entrées baissent au profit
d’autres cinémas environnants
réalisant un travail de
proximité, sans doute plus en accord avec les attentes du
public. Ce qui est certain, c’est que les multiplexes restent
très dépendants des grandes productions américaines et
françaises. Et avec ce qui se passe à Hollywood, on peut
se demander s’ils seront aussi bien servis que durant la
décennie 2010, qui était très particulière.
La vague de premiumisation observée depuis
plusieurs années peut-elle contribuer à un regain
de la fréquentation ?
Les salles premium ne font que 5 % des entrées, mais il
ne faut pas oublier que la stratégie du multiplexe a
toujours été axée sur une montée en gamme. Pour donner
un ordre d’idée, l’espace du fauteuil dans la salle était
auparavant calibré autour de 0,6 m². Avec les multiplexes,
il est passé à 1 m². De même, les multiplexes ont agrandi
les halls des établissements jusqu’à 1 800 m².
Donc finalement, les salles premium ne sont que la
partie émergée de tout ce renouvellement du parc qui
a entraîné tous les cinémas, même les non-multiplexes.
Propos recueillis par Jules Dreyfus
N°509 / 4 février 2026
21
BRAVO À TOU
10
NOMINATIO
DANS LES CATÉGORIES :
LE FILM RESSORT
FILM • RÉALISATION • SCÉNARIO • ESPOIR MASCULIN • PHOTO •
TE L’ÉQUIPE !
NS AUX CÉSAR
LE 25
FÉVRIER
MONTAGE • COSTUMES • EFFETS VISUELS • DÉCORS • SON
France des cinémas 2025
TOP 30 DES CIRCUITS / CUMUL DES ENTRÉES SUR 2025
NB DE CINÉMAS NB D'ÉCRANS ENTRÉES
RANG
2025
VS
2024 CIRCUITS 2025
2025
VS
2024
2025
ÉVOLUTION
2025/24
2025
ÉVOLUTION
2025/24
PDM
2025
1 = PATHÉ CINÉMAS 79 1 863 5 31651967 -11% 20,2 %
2 1 UGC CINÉMAS 48 -1 510 = 18208494 -9% 11,6 %
3 -1 CGR CINÉMAS 73 = 710 = 17802290 -18% 11,4 %
4 = MEGARAMA 33 2 264 14 5872807 -12% 3,7 %
5 = KINEPOLIS 18 = 199 = 5505211 -15% 3,5 %
6 = CINÉVILLE 24 4 187 29 5416577 -14% 3,5 %
7 = MK2 11 = 69 = 3237108 -9% 2,1 %
8 = CINEWEST 13 = 86 = 2300837 -15% 1,5 %
9 1 GRAND ÉCRAN 14 = 109 5 2027607 -8% 1,3 %
10 -1 NOÉ CINÉMAS 24 = 85 = 1872445 -15% 1,2 %
11 = VÉO CINÉMAS 21 2 71 9 1618062 -13% 1,0 %
12 = MAJESTIC 7 = 62 5 1388829 -10% 0,9 %
13 = CINEPLANET 6 1 49 9 1212071 0,69 % 0,8 %
14 2 ÉLIZÉ 5 = 24 = 1186094 2 % 0,8 %
15 = ÉTHÈVE (La Réunion) 3 = 18 -2 1075999 -12% 0,7 %
16 1 HAUT ET COURT CINÉMAS 7 = 27 = 1037672 -4% 0,7 %
17 2 UTOPIA 7 = 30 1 977043 -5% 0,6 %
18 - DANTEC / DEJUST 6 4 41 27 958947 - 0,6 %
19 -1 CINÉMAS REYNAUD 11 = 42 -2 902400 -16% 0,6 %
20 -6 CINE MOVIDA 5 -1 36 -7 856033 -32% 0,5 %
21 -1 CINÉODE 42 -4 65 = 795264 -22% 0,5 %
22 -1 OCINÉ 3 = 32 = 771000 -19% 0,5 %
23 -1 CINÉMA CONFLUENCES 7 = 34 = 769412 -15% 0,5 %
24 -1 BAUCINÉ GROUPE 5 = 27 -1 683920 -19% 0,4 %
25 2 GRAND REX - A. HELLMANN 1 = 7 = 597536 -14% 0,4 %
26 4 DROTKOWSKI 2 = 0 -16 573997 -1% 0,4 %
27 4 MULTICINÉ 3 = 15 = 561303 -2% 0,4 %
28 = CINÉ PARADIS 5 1 23 -2 555486 -15% 0,4 %
29 -3 CINE POLE SUD 1 = 10 1 520005 -25% 0,3 %
30 5 DULAC CINÉMAS 5 = 0 -13 481711 -8% 0,3 %
126,5 M entrées
107 M entrées
92,1 M entrées
127,4 M entrées
107,5 M entrées
90,5 M entrées
111,4 M entrées
93,8 M entrées
79 M entrées
Les 30 premiers circuits réalisent
71,1 % des 156,76 millions d’entrées, contre 70,3 %
des 181,54 millions d’entrées en 2024 et 70,1 % des
180,39 millions d’entrées en 2023.
Les 10 premiers circuits réalisent
59,9 % des entrées, contre 59,3 % en 2024 et 2023
Les 5 premiers circuits réalisent
50,4 % des entrées, contre 50 % en 2024
et 51,1 % en 2023.
2023 2024
2025
24 N°509 / 4 février 2026
TOP 50 DES CINÉMAS / CUMUL DES ENTRÉES SUR 2025
RANG
2025
VS
2024 GROUPE SITE NB
(ville) ÉCRANS
ENTRÉES
2025
1 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Les Halles 27 2599667 -3%
2 1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Carré Sénart 17 1164016 -7%
3 -1 KINEPOLIS Kinepolis Lomme 23 1159708 -15%
4 = PATHÉ CINÉMAS Pathé Plan de Campagne 16 982510 -11%
5 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité La Défense 16 970386 -6%
6 7 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Bercy 18 935303 4 %
7 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé La Valette 16 907194 -12%
8 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Wilson 15 899074 -11%
9 = MK2 Mk2 Bibliothèque 20 863841 -10%
10 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Strasbourg 22 857401 -11%
11 = PATHÉ CINÉMAS Pathé Belle Épine 16 847048 -11%
12 = UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Vélizy 18 840971 -10%
13 1 UGC CINÉMAS UGC Part-Dieu - Lyon 18 815234 -9%
14 -4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Multiplexe Montpellier 17 810467 -15%
15 1 MK2 Mk2 Quai de Seine 6 742928 -5%
16 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Conflans 13 723097 -9%
17 3 ÉTHÈVE (La Réunion) Ciné Grand Sud Pierrefonds Saint-Pierre (La Réunion) 10 693837 -9%
18 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Carré de Soie 15 691964 -12%
19 15 PATHÉ CINÉMAS Pathé Quai D'ivry 14 661396 2 %
20 5 PATHÉ CINÉMAS Pathé Wepler 11 629289 -8%
21 -3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Labège 16 626699 -19%
22 4 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Créteil 18 623819 -7%
23 5 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Bordeaux 18 619977 -8%
24 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Lille 14 609785 -15%
25 -1 GRAND REX - A. HELLMANN Le Grand Rex 7 597536 -14%
26 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Beaugrenelle 10 597274 -9%
27 6 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Rosny 15 590534 -9%
28 -7 CGR CINÉMAS CGR Tours 2 Lions 13 580548 -19%
29 -2 CGR CINÉMAS CGR Torcy 16 574508 -15%
30 2 PATHÉ CINÉMAS Pathé Docks 76 14 557481 -15%
31 = PATHÉ CINÉMAS 3 Palmes 11 556327 -15%
32 3 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Villeneuve d'Ascq 12 550256 -15%
33 -14 ÉLIZÉ Madiana Schoelcher (Martinique) 10 549731 -29%
34 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Amiens 12 547827 -12%
35 -6 CGR CINÉMAS CGR Brignais 15 544004 -19%
36 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Aéroville 12 541486 -10%
37 -1 PATHÉ CINÉMAS Pathé Rennes 13 530645 -16%
38 -1 CGR CINÉMAS CGR Villenave d'Ornon 15 526386 -17%
39 = CGR CINÉMAS CGR Blagnac 15 524289 -15%
40 -17 CINE POLE SUD Cine Pole Sud 10 520005 -25%
41 2 PATHÉ CINÉMAS Gaumont Grand-Quevilly 16 505010 -12%
42 9 PATHÉ CINÉMAS Gaumont Disney Village 15 499978 -9%
43 3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Thillois - Parc Millésime 13 496452 -12%
44 4 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Parly 12 493302 -12%
45 4 PATHÉ CINÉMAS Pathé Saran 10 488777 -12%
46 -5 CGR CINÉMAS CGR La Rochelle - Les Minimes 12 485845 -18%
47 -2 UGC CINÉMAS UGC Ciné Cité Sqy Ouest (St Quentin En Y 16 478541 -15%
48 6 PATHÉ CINÉMAS Pathé Lingostière 13 471745 -10%
49 -7 CINEWEST Capitole Studios (Le Pontet) 11 468432 -20%
50 -3 PATHÉ CINÉMAS Pathé Angers 12 464083 -17%
TOTAL TOP 50 DES SALLES DE CINÉMAS 35 016 613
2025
VS
2024
-12 %
par rapport
à 2024
N°509 / 4 février 2026
25
Calendrier
SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ
JOUR FÉRIÉ
CHANGEMENT/NOUVELLE DATE
REPRISE
CONTENU ALTERNATIF
Zone A
Besançon, Bordeaux,
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,
Limoges, Lyon, Poitiers
Zone B
Aix-Marseille, Amiens, Caen,
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,
Orléans-Tours, Reims, Rennes,
Rouen, Strasbourg
Zone C
Créteil, Montpellier,
Paris, Toulouse,
Versailles
08
S06
4 FÉV
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
CGR EVENTS 200 % LOUP 01h36 A.Stadermann I.Swindells, S.Georgina, E.Nabben
PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE À DEMAIN SUR LA LUNE 01h20 T.Balmès
CGR EVENTS AMADOU ET MARIAM : SONS DU MALI 01h28 R.Marley
DIAPHANA DISTRIBUTION À PIED D'ŒUVRE 01h32 V.Donzelli B.Bouillon, A.Marcon, V.Ledoyen
POWERHOUSE PRODUCTIONS ASHAKAL AAYIRAM 02h12 P.G Jayaram, K.Jayaram, I.Krishna
KMBO BISCUIT LE CHIEN FANTASTIQUE 01h32 S.Wageman O.Wilson, D.Littman, R.MacDonald
PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE BLUEY AU CINÉMA : COLLECTION “EN CUISINE” 00h55 J.Brumm et R.Jeffery D.McCormack, M.Zanetti, B.Elliott
LES FILMS DU LOSANGE
CYCLE RAYMOND DEPARDON PHOTOGRAPHE (7 FILMS)
MITIKI DIS-MOI SUR QUEL PIED TU DANSES 01h12 P.Ménard
LES ALCHIMISTES LA LUMIÈRE NE MEURT JAMAIS 01h48 L.Parppei S.Kujala, A.Kauno, C.Auer
TANDEM LE GÂTEAU DU PRÉSIDENT 01h42 H.Hadi B.Nayyef, S.Qasem, W.Khreibat
DESTINY FILMS LE GRAND PHUKET 01h38 L.Yaonan L.Rongkun, Y.Xuan, K.Hang
CORPUS FILMS LES ÂMES BOSSALES 01h21 F.Perlier
CINÉMA PUBLIC FILMS LES TOUTES PETITES CRÉATURES 2 00h38 L.Izzard
PATHÉ FILMS MARSUPILAMI 01h39 P.Lacheau P.Lacheau, J.Debbouze, É.Fontan
WILD BUNCH DISTRIBUTION N121 - BUS DE NUIT M.Aïssaoui R.Belaïche, B.Diombera, G.Gevin-Hié
DORIANE FILMS RAK 01h33 C.Belmont S.Frey, L.Kedrova, A.Deleuze
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE RENTAL FAMILY - DANS LA VIE DES AUTRES 01h50 M.Miyazaki B.Fraser, M.Yamamoto, T.Hira
METROPOLITAN FILMEXPORT RETOUR À SILENT HILL 01h46 C.Gans J.Irvine, H.Anderson, R.Strange
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR STRAY KIDS : THE DOMINATE EXPERIENCE 02h26 P.Dugdale et F.X B.Chan, L.Know
CONDOR DISTRIBUTION THE MASTERMIND 01h50 K.Reichardt J.O'Connor, A.Haim, J.Magaro
PATHÉ LIVE UN BAL MASQUÉ 03h00 G.Deflo M.Polenzani, A.Netrebko, L.Tézier
METROPOLITAN FILMEXPORT UNE BALLE DANS LA TÊTE 02h16 J.Woo T.Leung Chiu-Wai, J.Cheung, W.Lee
CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE (CINÉ
JUNIOR) UNE VIE MEILLEURE 00h47 K.Bronzik et A.Demuynck
POWERHOUSE PRODUCTIONS WITH LOVE 02h18 Madhan A.Rajan, A.Jeevinth, Saravanan
CGR EVENTS WOOLF WORKS (THE ROYAL BALLET) 02h45 W.McGregor
S07
11 FÉV
15
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
WAYNA PITCH 303 02h23 H.Weingartner A.Spieker, M.Emde, C.Erikson
ARP SÉLECTION AUCUN AUTRE CHOIX 02h19 P.Chan-Wook L.Byung-Hun, Y.Son, P.Hee-Soon
SONY PICTURES RELEASING FRANCE GOAT - RÊVER PLUS HAUT 01h40 T.Dillihay et A.Rosette C.McLaughlin, G.Union, J.Lewis
WARNER BROS. FRANCE "HURLEVENT" 02h16 E.Fennell M.Robbie, J.Elordi, H.Chau
PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE IT’S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY 01h46 A.Berg J.Buckley, B.Harper
LE PACTE LES DIMANCHES 01h58 A.Ruíz de Azúa B.Soroa, P.López Arnaiz, J.Minujin
STUDIOCANAL LES ENFANTS DE LA RÉSISTANCE C.Barratier L.Hector, N.Filbrandt, O.Gerbi
NEW STORY LES IMMORTELLES 01h29 C.Deruas L.Garrel, L.Aura, E.Béart
PANAME DISTRIBUTION LES VOYAGES DE TEREZA 01h26 G.Mascaro D.Weinberg, R.Santoro, M.Socarrás
PAN DISTRIBUTION L'INFILTRÉE 01h35 A.Sylla A.Sylla, M.Laroque, Kaaris
APOLLO FILMS LOL 2.0 01h45 L.Azuelos S.Marceau, T.Alessandrin, V.Elbaz
CONTRE-JOUR DISTRIBUTION PERSONNE NE RIRA 01h32 H.Bočan J.Kačer, S.Rehakova, J.Schvalina
JHR FILMS SAINTE-MARIE-AUX-MINES C.Schmitz R.Burger, F.Soetens
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE SEND HELP 01h54 S.Raimi R.McAdams, D.O'Brien, E.Ismail
DAVID SERERO PRODUCTIONS SERGE LAMA - LE FILM 01h10 D.Serero S.Lama, L.Fabian, J.Clerc
JOUR2FÊTE SOULÈVEMENTS 01h45 T.Lacoste
SPLENDOR FILMS STAND BY ME 01h29 R.Reiner R.Phoenix, R.Dreyfuss, C.Feldman
REC OUT THE COST OF GROWTH 01h33 T.Maddens
CGR EVENTS THE DANGERS IN MY HEART : THE MOVIE 01h42 D.Chen et H.Akagi S.Horie, H.Yomiya, A.Tanezaki
AD VITAM URCHIN 01h39 H.Dickinson F.Dillane, M.Northam, K.Khymchuk
S08
18 FÉV
22 22
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
DULAC DISTRIBUTION AU-DELÀ DE KATMANDOU 01h30 A.Murphy
TRAFALGAR RELEASING CHASE ATLANTIC : LOST IN HEAVEN 01h41 B.Garner M.Cave, C.Cave
STUDIOCANAL COLD STORAGE 01h39 J.Campbell J.Keery, G.Campbell, L.Neeson
PATHÉ FILMS COUTURES 01h47 A.Winocour A.Jolie, E.Rumpf, A.Anei
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR
EPIC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT (SORTIE ANTICIPÉE EXCLUSIVE EN
IMAX)
01h36 B.Luhrmann E.Presley
CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE
(CINÉ JUNIOR) ESPRIT(S) REBELLE(S) 00h34
TAMASA DISTRIBUTION GREEN LINE 02h30 S.Ballyot
CINÉMA PUBLIC VAL-DE-MARNE
(CINÉ JUNIOR) JEUNE POUSSE 00h33
SONY PICTURES RELEASING FRANCE KISS OF THE SPIDER WOMAN 02h08 B.Condon D.Luna, Tonatiuh, J.Lopez
CONDOR DISTRIBUTION LA FAMILLE ADDAMS 01h39 B.Sonnenfeld A.Huston, R.Julia, C.Lloyd
VUES DU QUÉBEC DISTRIBUTION LA FEMME CACHÉE 01h41 B.Bensaddek A.Bertrand, N.Harzoune, A.Henry
ARIZONA DISTRIBUTION LE MYSTÉRIEUX REGARD DU FLAMANT ROSE 01h48 D.Cespedes T.Cortes, M.Catalán, P.Dinamarca
GAUMONT DISTRIBUTION LE RÊVE AMÉRICAIN A.Marciano J.Zadi, R.Quenard
MÉTÉORE FILMS LE RIRE ET LE COUTEAU (VERSION INTÉGRALE) 05h30 P.Pinho S.Coragem, C.Diára, J.Guilherme
CARLOTTA FILMS LES FILLES 01h50 S.Peries V.Chaturani, A.Jinadasa, J.Samaraweera
LITTLE KMBO L'OURSE ET L'OISEAU 00h41 M.Caudry et A.Peuffier N.Lvovsky, B.Belin, Estéban
PYRAMIDE DISTRIBUTION MAIGRET ET LE MORT AMOUREUX 01h20 P.Bonitzer D.Podalydès, A.Alvaro, M.Guillot
METROPOLITAN FILMEXPORT MARTY SUPREME 02h29 J.Safdie T.Chalamet, G.Paltrow, O.A’zion
ATCHAFALAYA FILMS / PROGRAM STORE SAVEURS D’EXIL 01h11 A.Hatte
GEBEKA FILMS SUPER CHARLIE 01h20 J.Holmberg O.Wahlsteen, S.Strand, S.Björklund
UFO DISTRIBUTION UN MONDE FRAGILE ET MERVEILLEUX 01h50 C.Aris M.Akl, H.Akil, J.Kassar
S09
01
25 FÉV
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
EUROZOOM 5 CENTIMÈTRES PAR SECONDE 02h01 Y.Okuyama H.Matsumura, H.Yoshioka, A.Miyazaki
TISA DISTRIBUTION A RISING FURY 01h22 L.Kalynska et R.Batytskyi
PATHÉ LIVE ATHOS - AU CŒUR DE LA PATROUILLE DE FRANCE 01h30 M.Giombini
SND CHERS PARENTS 01h26 E.Patron A.Dussollier, Miou-Miou, A.Ducret
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL
FRANCE EPIC : ELVIS PRESLEY IN CONCERT 01h36 B.Luhrmann E.Presley
CGR EVENTS GISELLE (THE ROYAL BALLET) 03h30 P.Wright
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE IS THIS THING ON ? 02h04 B.Cooper W.Arnett, L.Dern, A.Day
26 N°509 / 4 février 2026
S09
01
25 FÉV
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
TAMASA DISTRIBUTION JAMES ET LA PÊCHE GÉANTE 01h20 H.Selick P.Terrry, S.Sarandon, R.Dreyfuss
EPICENTRE FILMS JUSTA 01h28 T.Villaverde M.Cunha, B.Faria, R.Vidal
MALAVIDA FILMS LA FAMILLE HOMOLKA 01h20 J.Papousek J.Sebanek, M.Motlova, F.Husak
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR LE SON DES SOUVENIRS 02h09 O.Hermanus J.O'Connor, P.Mescal, C.Cooper
SONY PICTURES RELEASING FRANCE
MISS KOBAYASHI'S DRAGON MAID : UNE DRAGONNE EN MANQUE
D'AMOUR
01h45 T.Ishihara M.Naganawa, M.Tamura, Y.Kuwahara
LE PACTE ORWELL : 2+2=5 02h00 R.Peck D.Lewis
ORIFLAMME FILMS QUARTIER LIBRE 01h12 C.Delsaux L.Dubarry, G.Vandeweerd, M.Zenou
AD VITAM RUE MÁLAGA 01h56 M.Touzani C.Maura, M.Etura, A.Boulane
PARAMOUNT PICTURES FRANCE SCREAM 7 01h54 K.Williamson N.Campbell, C.Cox, I.May
THE JOKERS FILMS THE GRANDMASTER 02h03 W.Kar-Wai T.Leung Chiu-Wai, Z.Zhang, C.Chang
KMBO THE UGLY 01h42 S.Yeon J.Min Park, H.Kwon, S.Hyon Bin
CGR EVENTS TWENTY ONE PILOTS : MORE THAN WE EVER IMAGINED 02h04 M.Eshleman T.Joseph, J.Dun
ARP SÉLECTION UN ÉTÉ À LA FERME 01h40 H.Willocq
DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS WELCOME TO EUROPE 02h00
DIAPHANA DISTRIBUTION WOMAN AND CHILD 02h11 S.Roustaee P.Izadyar, S.Mohebi, P.Maadi
1 er 27
S10
4 MARS
08
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
BAC FILMS ALLAH N'EST PAS OBLIGÉ 01h17 Z.Najjar T.Ngijol, M.Zinga
TANDEM ALTER EGO N.Charlet et B.Lavaine L.Lafitte, B.Gardin, O.Kurylenko
CONDOR DISTRIBUTION ANEMONE 02h06 R.Day-Lewis D.Day-Lewis, S.Bean, S.Morton
CGR EVENTS AURORA : WHAT HAPPENED TO THE EARTH ? 01h30 G.López Aurora, A.Holt Kleive, F.Svabø
METROPOLITAN FILMEXPORT CHRISTY 02h15 D.Michôd S.Sweeney, B.Foster, M.Wever
LES FILMS DU LOSANGE
CYCLE RAYMOND DEPARDON PAYSAN (3 FILMS)
LES ALCHIMISTES DEUX FEMMES ET QUELQUES HOMMES 01h40 C.Robichaud L.Leboeuf, K.Gonthier-Hyndman, F.Moati
ALAMBICRÉATIONS EN DÉRIVES 02h10 K.Lanka C.Rabenoro, J.Belon, T.Lhomme
PATHÉ LIVE ENHYPEN [WALK THE LINE SUMMER EDITION] 02h00 J.Park et Y.Oh ENHYPEN
LES FILMS DU PRÉAU FANTASTIQUE 01h11 M.Prins
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE JUMPERS 01h45 D.Chong P.Curda, B.Moynihan, J.Hamm
PATHÉ FILMS LA MAISON DES FEMMES 01h50 M.Godet K.Viard, L.Dosch, E.Haïdara
HAUT ET COURT NINO DANS LA NUIT 01h57 L.Micheli O.Högström, M.Taquin, B.Hassani
SURVIVANCE PÉDALE RURALE 01h24 A.Vazquez
MEMENTO PILLION 01h46 H.Lighton H.Melling, A.Skarsgård, D.Hodge
JOUR2FÊTE RURAL 01h33 E.Bergeon
MEDIA ART SILENTIUM 01h33 N.Chatta M.Dahech, A.Chouayet, R.Hayouni
WARNER BROS. FRANCE THE BRIDE ! M.Gyllenhaal J.Buckley, C.Bale, A.Bening
LES FILMS DU CAMELIA THE CRUISE 01h14 B.Miller T.'Speed' Levitch
SEVENTH ART PRODUCTIONS TURNER ET CONSTABLE 01h30 D.Bickerstaff
S11
11 MARS
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
CARLOTTA FILMS CARMEN DE KAWACHI 01h29 S.Suzuki Y.Nogawa, R.Ito, C.Miyagi
NOUR FILMS CE QU'IL RESTE DE NOUS 02h25 C.Dabis S.Bakri, C.Dabis, A.Bakri
NEW STORY GAVAGAI 01h31 U.Köhler J.Folly, M.Eggert, N.Richard
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IL MAESTRO 02h05 A.Di Stefano P.Favino, T.Menichelli, G.Ludeno
L'ATELIER DISTRIBUTION LA TRAQUE DE MERAL 01h31 S.Bouma D.Yurdakul, G.Naber, R.Thiry
SND LE CRIME DU 3E ÉTAGE (EX / BAZAAR) R.Bezançon G.Lellouche, L.Casta, G.Gallienne
PATHÉ LIVE LE PARC 01h41 L.Narboni A.Renavand, M.Ganio
STUDIOCANAL LES K D'OR J.Ferrari J.Ferrari, L.Felpin, E.Judor
METROPOLITAN FILMEXPORT TRILOGIE LE SYNDICAT DU CRIME J.Woo/T.Hark
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE TESTAMENT D'ANN LEE 02h10 M.Fastvold A.Seyfried, L.Pullman, T.Blake Nelson
ASC DISTRIBUTION LITTLE TROUBLE GIRLS 01h30 U.Djukić J.Ostan, M.Švajger, S.Tabaković
LE PACTE ORPHELIN 02h13 L.Nemes B.Barabas, A.Waskovics, G.Gadebois
GEBEKA FILMS PLANÈTES 01h15 M.Seto
MK2 FILMS SANS TOIT NI LOI 01h45 A.Varda S.Bonnaire, M.Méril, S.Freiss
SONY PICTURES RELEASING FRANCE SCARLET ET L'ÉTERNITÉ 01h52 M.Hosoda M.Ashida, M.Okada, M.Ichimura
MY SECRET ANGEL COMPANY SOUFFRANCE ET DÉLIVRANCE 01h29 J.CIRANNA
LES FILMS DU LOSANGE VICTOR COMME TOUT LE MONDE 01h28 P.Bonitzer F.Luchini, C.Mastroianni, M.Narbonne
THE JOKERS FILMS
WONG KAR-WAI : L'INTÉGRALE DES ANNÉES HONG-KONG
S12
18 MARS
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
SAJE DISTRIBUTION DAVID 01h49 B.Dawes et P.Cunningham P.Wickham, A.Chaudhry, B.Engman
CHANDELIER DERNIÈRE SOIRÉE 01h10 N.Dozol L.Cecchi, R.Gérard, U.Condolo
MOON RIVER ENTERTAINMENT ENCONTRO 01h56 F.Manceaux I.Otéro, J.Heldenbergh, P.Pais
JOUR2FÊTE LA DANSE DES RENARDS 01h34 V.Carnoy S.Kircher, Y.Blanc, F.Anaflous
PANAME DISTRIBUTION LA GIFLE 01h26 F.Hambalek L.Geiseler, J.Jentsch, F.Kramer
DIAPHANA DISTRIBUTION LA GUERRE DES PRIX A.Dechaux A.Girardot, O.Gourmet, J.Frison
MALAVIDA FILMS LA PRINCESSE, L'OGRE ET LA FOURMI 00h41 E.Nazarov
DULAC DISTRIBUTION LAS CORRIENTES 01h40 M.Mumenthaler I.Gonzalez Sola, E.Bigliardi
METROPOLITAN FILMEXPORT LE SIFFLET (EX / THE WHISTLE) 01h37 C.Hardy D.Keen, P.Hynes White, S.Nélisse
GAUMONT DISTRIBUTION LES RAYONS ET LES OMBRES 03h15 X.Giannoli J.Dujardin, N.Golubeva Carax, A.Diehl
FANNY DORIAN DISTRIBUTION L'ÉTAGE SECRET...BAD GASTEIN 01h36 N.Lechner S.John, A.Benzin, M.Reinwald
PATHÉ FILMS POLICE FLASH 80 J.Saurel F.Damiens, A.Lamy, X.Lacaille
WAYNA PITCH PRÉCIEUSE(S) 01h17 F.Guiard-Norel
SONY PICTURES RELEASING FRANCE PROJET DERNIÈRE CHANCE 02h36 P.Lord et C.Miller R.Gosling, S.Hüller, M.Vayntrub
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL
FRANCE REMINDERS OF HIM 01h55 V.Caswill M.Monroe, T.Withers, R.Pankow
OUTPLAY FILMS SCÈNES DE NUIT 01h59 F.Matzembacher et M.Reolon G.Faryas, C.Luna, H.Barreira
PATHÉ LIVE TRISTAN ET ISOLDE (METROPOLITAN OPERA) 05h12 Y.Sharon L.Davidsen, E.Gubanova, M.Spyres
Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.
AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir
régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr
N°509 / 4 février 2026
Chiffres
3 FILMS - 3 CARRIÈRES
1 POINT DE COMPARAISON
La sortie, ce 18 février, de Marty Supreme de Josh Safdie, chez
Metropolitan, confirme la place de plus en plus importante que
prend Timothée Chalamet dans le cinéma américain indépendant.
Retour en chiffres sur les performances en salles de trois dernières
performances du jeune acteur franco-américain, également à
l’affiche de Dune 3 en fin d’année.
UN PARFAIT
INCONNU
THE FRENCH
DISPATCH
CALL ME BY
YOUR NAME
Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
Date de sortie
Distributeur
Cumul des entrées
1 er jour
1 er week-end
Séances
Moyenne par séance 1 er we
Cœfficient Paris/Province
Taux de transformation
(cumul des entrées/1 er jour)
Note Spectateur AlloCiné
29/01/2025 27/10/2021 28/02/2018
DISNEY DISNEY SONY
1 061 475 469 832 345 209
31 535 27 207 13 271
234 700 130 400 82 069
8 288 4 365 1 459
28 30 56
4,08 2,56 2,10
34 17 26
4 3,3 4,2
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END
DEPUIS 2 SEMAINES
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54
2 28/01/2026 LA RECONQUISTA ARIZONA 45 13 374 369 36
3 21/01/2026 HAMNET UNIVERSAL 213 113 373 3 405 33
4 21/01/2026 LE MAGE DU KREMLIN GAUMONT 615 247 835 9 106 27
5 28/01/2026 BAISE-EN-VILLE LE PACTE 108 26 759 1 169 23
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END
EN 2025
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54
2 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39
3 31/12/2025 MAGELLAN (SORTI EN 2025) NOUR 68 15 980 440 36
4 28/01/2026 LA RECONQUISTA ARIZONA 45 13 374 369 36
5 14/01/2026 L'AFFAIRE BOJARSKI LE PACTE 565 292 525 8 443 35
6 21/01/2026 HAMNET UNIVERSAL 213 113 373 3 405 33
7 21/01/2026 LE MAGE DU KREMLIN GAUMONT 615 247 835 9 106 27
8 07/01/2026 FATHER MOTHER SISTER BROTHER LES FILMS DU LOSANGE 310 108 550 4 149 26
9 31/12/2025 LAURENT DANS LE VENT (SORTI EN 2025) ARIZONA 59 10 468 445 24
10 28/01/2026 BAISE-EN-VILLE LE PACTE 108 26 759 1 169 23
Avec la meilleure combinaison de séances en ouverture cette année, Gourou
réalise le meilleur démarrage de 2026, tant en entrées brutes qu’en performance
à la séance. La réalisation de Yann Gozlan obtient en outre la
septième meilleure moyenne d’ouverture pour un film français depuis
2021. Grande surprise de ce classement, La Reconquista de Jonás Trueba
réalise 36 entrées par séance (e/s), une moyenne obtenue sur moins de 500
projections et portée en partie par la rétrospective autour du réalisateur
espagnol, organisée par le Centre Pompidou. Jolie performance également
pour Hamnet de Chloé Zhao qui, avec 33 e/s, devient le deuxième meilleur
lancement de la cinéaste après Les Éternels, son passage chez Marvel. Chez
Gaumont, mise en orbite réussie pour Le Mage du Kremlin d’Olivier
Assayas. Le thriller politique attire 27 spectateurs par projection tandis
que, chez Le Pacte, Baise-en-ville de Martin Jauvat clôture le classement
avec 23 e/s. Le top 5 de ces deux dernières semaines connaît ainsi de très
bons résultats, et rassure quant aux promesses de 2026.
*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
28 N°509 / 4 février 2026
Distribution
THE JOKERS SORT L’ATOUT
GRANDMASTER
(re)découvrir The Grandmaster dans sa version chinoise
d’origine, avec 13 minutes supplémentaires, « alors qu’en
2013, c’est une version plus courte, mais également plus
explicative, qui avait été proposée au public européen pour
ne pas le déstabiliser ».
©The Jokers Films
Le 25 février 2026, The Grandmaster
revient en salles. Une reprise pensée
comme l’aboutissement, mais
également le nouvel élan d’un cycle
Wong Kar-wai engagé depuis plus de
quatre ans par The Jokers.
Le distributeur a entamé sa réexploration de l'œuvre
de Kar-wai avec In The Mood For Love, en juillet 2021.
Les autres titres ont suivi au fil des années, jusqu’à ce
dixième et ultime long métrage en date du cinéaste
hongkongais. De quoi doublement boucler la boucle
pour le directeur de la programmation Thomas Legal,
The Grandmaster
qui avait déjà œuvré sur la sortie initiale de The Grandmaster,
en 2013, alors sous bannière Wild Bunch.
Malgré ses plus de 360 000 entrées à l’époque, le film n’a
pas pleinement trouvé son public : « Nous avions tenté de
le jouer à la fois comme un film d’auteur Wong Kar-wai…
et comme un film de kung-fu grand public, avec des versions
françaises qui nous ont déçus », se remémore Thomas Legal.
Chez The Jokers, la reprise 2026 sera donc pleinement
inscrite dans la continuité esthétique et thématique du
cinéaste, « avec des visuels plus cohérents, dans la veine de
ce que nous avons proposé sur les précédents titres, et une
mise en avant de la romance plutôt que du film d’action ».
Cette année, les spectateurs pourront par ailleurs
Dans la foulée de la ressortie, The Jokers proposera une
Intégrale des années Hong Kong de Wong Kar Wai à partir
du 11 mars, pour laquelle ont été éditées une affiche et
une bande-annonce spécifiques. « Mais les salles peuvent
d’ores et déjà organiser des rétrospectives », précise le directeur
de la programmation, bien décidé à faire fructifier tout
le travail fait auparavant sur les autres titres du cycle,
« et à mobiliser les gens qui nous suivent depuis un moment
sur les réseaux sociaux ». À noter que le distributeur met
à disposition sur son site un quizz, des fiches de présentation
permettant de resituer les œuvres dans la filmographie
de Wong Kar-wai, ainsi qu’une liste d’intervenants
spécialistes recommandés par l’ADRC – « et qui peuvent
être rémunérés par l'Agence », rappelle Thomas Legal.
Des séances événementielles, avec démonstration et
initiation d’arts martiaux, sont en train d’être calées dans
plusieurs salles à Paris, périphérie, mais également en
province. Sur les avant-premières du 24 février, le distributeur
prévoit une double programmation de The Grandmaster,
accompagnée de la diffusion du premier épisode
de Blossoms Shanghai. Car la dernière réalisation en date
du cinéaste est… une grande série (30 épisodes), inédite
en France, qui sera diffusée sur Mubi, à partir du 26
février prochain.
En attendant, depuis 2021, « et avec des titres qui
tournent encore toutes les semaines, notamment au
Quartier latin de Paris », le cycle Wong Kar-wai de
The Jokers a attiré plus de 200 000 spectateurs dans
les salles. Merci Grandmaster !
Ayşegül Algan
“LE SDI S’ENGAGE”, TOUT UN PROGRAMME !
Le Syndicat des distributeurs indépendants appelle les salles à programmer, du 4 au 10 mars, des
œuvres pour continuer à éveiller la curiosité et l’esprit critique du public.
« De nouvelles élections approchent alors que le monde
politique s'immisce de plus en plus dans le monde culturel »,
note le SDI, en déplorant la remise en question « de nos
institutions, nos budgets et le bon fonctionnement de nos
métiers ». Et en ces temps d’ingérence dans les programmations
[voir aussi p.34], le Syndicat et ses adhérents
entendent remettre le cinéma au centre de la société et
de la démocratie, via une vingtaine de films "indépendants
et engagés". Autant de « films inspirants, porteurs de nos
valeurs », pour « continuer d’éveiller la curiosité et de développer
l'esprit critique du public sur le grand écran ».
Liste des films :
Mon gâteau préféré de Maryam Moghaddam
et Behtash Sanaeeha - Arizona
La Ville et Les Chiens de Francisco Lombardi - Bobine
L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville - Carlotta
Apprendre de Claire Simon - Condor
En bonne compagnie de Silvia Munt - Damned
Welcome To Europe de Thomas Bornot et Cyril Montana - DHR
Distribution/ A Vif Cinemas
Tharlo, Le Berger tibetain de Pema Tseden - Ed
Leur Algérie de Lina Soualem - JHR
Soulèvements de Thomas Lacoste - Jour2Fête
La Traque de Méral de Stijn Bouma - L'Atelier Distribution
Les Camarades de Mario Monicelli - Les Acacias
Hors Service de Jean Boiron Lajous - Les Alchimistes
Howard Zinn, Une Histoire populaire américaine 2
de Olivier Azam et Daniel Mermet - Les Films des Deux Rives
Fantastique de Marjolijn Prins - Les Films du Préau
Pas pareil et pourtant de Miran Miosic - Les Films du Whippet
Stella femme libre de Michael Cacoyannis - Lost Films
Joe Hill de Bo Widerberg - Malavida
Put Your Soul on Your Hand and Walk de Sepideh Farsi - New Story
Queendom de Agniia Galdanova - Next Film
Le Joli mai de Chris Marker et Pierre Lhomme - Potemkine
Notre monde de Thomas Lacoste - Shellac
Les Roseaux Sauvages de André Téchiné - Solaris
Pedale Rurale de Antoine Vazquez - Survivance
La classe ouvrière va au paradis de Elio Petri - Tamasa Distribution
Précieuse(s) de Fanny Guiard-Norel - Wayna Pitch
Modalités de participation
Les salles peuvent organiser une ou plusieurs séances
“Le SDI s’engage”, avec animation et rencontre avec le
public. « Les sociétés du SDI participantes s’engagent à
prendre en charge l’organisation au minimum d’une séance
rencontre avec une salle de leur choix et à répondre aux
autres demandes de programmation », indique le Syndicat,
dont les membres mettent à disposition leur kit de sortie
(affiche, visuels, FA, etc.) à l’usage des salles de cinéma
et à toute fin de communication de l’opération.
Les salles intéressées peuvent, de leur côté, contacter une
(ou plusieurs) société(s) du SDI participante(s) pour
programmer un (ou plusieurs films) pour organiser leur
animation en collaboration avec les distributeurs.
Les salles sont tenues d'assurer la visibilité de l’opération
en mentionnant son nom “Le SDI s’engage”, le distributeur
du film, ainsi que le logo du SDI dans leurs
programmes, publications, etc. Programmation à confirmer
avant le vendredi 13 février.
Les recettes sont partagées à parts égales entre le distributeur
et l’exploitant.
N°509 / 4 février 2026
29
‘
LE 25 FÉEVRIER AU CINEÉMA
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Distribution
FÉDÉRATION NATIONALE DES
Rencontre avec
VICTOR HADIDA ET OLIVIER SNANOUDJ
Dans la foulée du rendez-vous
annuel de la FNEF, son président,
Victor Hadida (Metropolitan
Films), et son vice-président Olivier
Snanoudj (Warner), reviennent sur
les risques encourus par leur secteur,
les relations avec les exploitants
et les demandes portées par leur
Fédération.
Si les deux représentants de la FNEF savent bien que
2025 a manqué de titres porteurs, Victor Hadida rappelle
que la « France reste le territoire où la baisse de fréquentation
a été la moins impactante », quand Olivier Snanoudj
affiche sa confiance sur l’offre de 2026, soulignant l’arrivée
sur le marché de « deux nouveaux acteurs importants :
le Français Studio TF1 et la structure internationale Amazon
MGM ». Reste que le secteur de la distribution est fragilisé,
et « si les groupes comme les nôtres peuvent résister, ajoute
le dirigeant de la distribution Warner France, les plus
indépendants peuvent rapidement être en danger, et ont
besoin du soutien public pour survivre ». Le président de
la FNEF précise de son côté que, dans une activité
prototypale, les revenus complémentaires à la salle sont
essentiels. « Avant le Covid, on estimait qu’un gros succès
pouvait compenser entre 7 à 8 échecs successifs ; aujourd’hui,
notre modèle est fragilisé par la baisse des marchés secondaires.
Celui de la vidéo, attaqué par la piraterie, est passé en
15 ans de 2 milliards de chiffre d’affaires à environ
300 millions aujourd’hui. » Les éditeurs font aussi face à
une « diminution des achats de la part des télévisions, ellesmêmes
souffrant de la baisse de leurs recettes publicitaires et
de la concurrence des chaînes payantes ». Dont Canal+,
« notre partenaire principal, qui a aussi réduit ses
investissements ».
Comité de concertation
Mais la notoriété d’un film se crée d’abord en salles…
et la relation avec les exploitants est essentielle. « Mais
depuis toujours, quand la fréquentation baisse, les tensions
augmentent », remarque Olivier Snanoudj, qui, avec Victor
Hadida, salue la création du comité de concertation
exploitants-distributeurs – dont ils sont membres tous
les deux. « Après le comité de concertation numérique, qui
pendant 10 ans a été très constructif, on sentait le besoin de
recréer une instance de discussion. » Non seulement ce
comité a permis d’apaiser les relations, mais il abouti,
« après énormément de temps et de débats », à une deuxième
recommandation début janvier. Pour Olivier Snanoudj,
elle a d’abord le mérite de « rappeler les règles générales :
l’exploitant est libre de ses choix de programmation et le
distributeur a la maîtrise de son plan de sortie. Mais il y a
eu des dérives et des abus ces derniers temps, côté distributeurs
en sortant certains films trop largement, côté exploitants en
abusant parfois de la multiprogrammation. Il s’agit donc
de remettre un peu d’ordre et de mesure ».
©Boxoffice Pro
Emission à voir ou revoir
sur notre chaîne YouTube
Olivier Sanoudj et Victor Hadida le 22 janvier 2026
Victor Hadida salue particulièrement l’engagement de
Gaëtan Bruel dans la création de ce comité, mais aussi
parce qu’il est le premier, « parmi les récents présidents du
CNC, à avoir pris en compte nos difficultés, en déplafonnant
l’an dernier notre compte de soutien automatique. Nous
n’étions pas récompensés quand un film avait du succès, alors
que c’est justement ce qui nous permet de réinvestir dans de
nouvelles œuvres ».
Et dans une industrie du temps long, où les distributeurs
s’engagent sur un film souvent deux ans en amont,
« nous avons besoin de stabilité », y compris sur le modèle
du CNC, qui doit être défendu. À ce titre le président
de la FNEF s’inquiète de la baisse de la taxe sur les
services de télévision (TST-E, volet éditeurs), récemment
votée par l’Assemblée, alors « qu’elle n’a pas été vraiment
discutée, et sans étude d’impact sur le long terme pour les
ressources du CNC ».
Data et communication
Un CNC qui a pris en compte l’importance de la
diffusion, même si les éditeurs-distributeurs espèrent
être mieux accompagnés. « Si nous avons fait des économies
avec l’arrivée du numérique, elles ont vite été absorbées
par la hausse des coûts de communication », souligne
Olivier Snanoudj. Et Victor Hadida rappelle que « s’il
existe déjà des outils, comme le crédit d'impôt à la
production dans lequel certains frais d’édition, comme
la bande annonce, sont pris en compte, on pourrait aller
plus loin, en soutenant les efforts de communication…
qui bénéficient à tout un écosystème ». La FNEF demande
d’ailleurs un ajustement technique de la directive
SMA, pour que le soutien au distributeur soit pris en
compte dans les obligations des plateformes. Et toujours
au niveau européen, « le cinéma doit être clairement
identifié au sein du programme Agora EU, dont le budget
a été augmenté mais qui englobe désormais les sujets de
l’éducation et de l’information », précise le président
de la FNEF qui est aussi celui de la FIAD (Fédération
internationale des associations de distributeurs).
Reste qu’au-delà du soutien public, il est essentiel de
travailler avec les exploitants pour mener la bataille
de l'attention. Pour Olivier Snanoudj, « la question de
la data spectateurs est primordiale, sachant que tous les
médias concurrents l’utilisent. Les distributeurs ont accès
à des données sur les spectateurs qui voient leurs films,
les exploitants en ont sur ceux qui viennent dans leurs
salles, mais nous ne croisons pas suffisamment nos données ».
Le vice-président de la FNEF insiste donc pour que
cette data, sous-exploitée, soit mieux partagée entre
éditeurs et exploitants, dans l’intérêt de tous. « Mais
on ne peut pas indéfiniment augmenter indéfiniment
nos budgets marketing et on ne pourra pas payer pour
32 N°509 / 4 février 2026
ÉDITEURS DE FILMS
Une feuille de route pour gagner
la bataille de l’attention
Lors de sa conférence annuelle au Cinéma du Panthéon, la FNEF a dressé le bilan
d’une année contrastée, et formulé ses priorités les mois et années à venir.
cette data. » Reste que, malgré la richesse du parc de
salles, beaucoup d’exploitants n’ont pas les moyens
de générer cette data, Victor Hadida rappelant que
« les deux tiers ne font pas encore de vente en ligne. Et
s’ils connaissent parfois leur spectateurs par leur nom…
cela ne nous renseigne pas sur leur profil précis et leurs
goûts ». Le bordereau à la séance, quant à lui, parvient
trop tard si l’on veut réagir pour un film à l'affiche.
« C’est cette capacité de réactivité qui nous manque,
quand l’industrie numérique travaille dans l’immédiateté :
on ne joue pas à armes égales avec les plateformes pour
capter l’attention du public. »
Et quand on parle de plateformes… on imagine que
MGM, en tant que distributeur, va bénéficier de la
data d’Amazon et que, peut-être, Warner aura accès
à celle de Netflix. Sur l’opération de fusion qui se
prépare, Olivier Snanoudj, en tant que représentant
de la major en France, ne peut évidemment se prononcer
sur le projet d’acquisition, « mais tout ce que je peux
dire, c’est qu’il ne se passera rien avant 18 mois pour
nous en France. Avec les équipes Warner, nous avons 17
films à sortir en salles en 2026 et nous allons nous concentrer
là-dessus ».
Cécile Vargoz
C’est « un rendez-vous désormais bien installé dans l’agenda
professionnel », s’est félicité Victor Hadida, président d’un
« syndicat au sens le plus complet du terme, qui défend les
intérêts de ses adhérents auprès des pouvoirs publics et en
justice [par ailleurs le seul reconnu représentatif des
employeurs du secteur, ndlr.] ». La conférence de la FNEF
est l’occasion de rappeler en quoi consiste le métier
d’éditeur-distributeur, qui intervient souvent en premier
dans la production d’un film, « et dont l’engagement
déclenche et valide tous les autres financements ». Par cet
engagement financier, puis ses investissements en aval
du tournage d’une œuvre, l’éditeur est « l’intervenant qui
prend le plus de risques, et expose son capital pour absorber
les échecs récurrents d'une économie de prototypes ».
Un constat partagé par Gaëtan Bruel, le président du
CNC, dont la réforme des aides à la distribution annoncée
l’an dernier, « la toute première [qu’il a] souhaité engager
à [son] arrivée au CNC », a apporté un renforcement
budgétaire de 5 millions d’euros permettant notamment
le déplafonnement du soutien automatique.
Cette réforme était souhaitée de longue date par la FNEF
et son président qui, désormais, affichent cinq nouvelles
priorités :
• Intégrer les frais d’édition dans l’analyse du coût total
d’un film et prendre en compte les frais de communication
dans les dispositifs de crédit d’impôt ;
• Apporter une modification technique au décret SMAD,
afin de prendre en compte, dans les obligations des
diffuseurs, le soutien apporté à la distribution des films
dans lesquels les plates-formes ont investi ;
• Mieux mobiliser la data, un chantier à mener avec les
exploitants de salles ;
• Préserver les marchés secondaires pour équilibrer le
modèle économique des éditeurs-distributeurs (vidéo
et cession de droits audiovisuels)
• Simplifier et accélérer les procédures de lutte contre
le piratage ;
• Maintenir la place de la distribution cinéma dans le
programme AgoraEU (qui prendra bientôt la suite du
programme Media).
De nouvelles façons de communiquer
Les intervenants suivants ont commenté les chiffres d’un
marché en perpétuelle mutation, où la bataille de l’attention
fait rage. Éric Marti a tenu à rappeler que si
l'année 2025 a souffert d’un manque de films porteurs,
« il n’y a pas de désaffection des salles » [voir le Boxoffice Pro
du 7 janvier 2026]. Optimiste, le directeur général de
Comscore France a fait remarquer que, pour atteindre
les 200 millions d’entrées annuelles, il suffirait que les
spectateurs assidus aille une fois de plus au cinéma dans
l’année, et une fois et demie pour les réguliers et occasionnels.
Ainsi, en se basant sur les chiffres de 2024 – où
les assidus sont allés 31,8 fois au cinéma dans l’année
contre 8,2 pour les réguliers et 1,8 pour les occasionnels
–, la fréquentation gagnerait près de 22 millions d’entrées…
et atteindrait les 203,1 millions.
Un enjeu de fidélisation, donc, qui passe avant tout par
la mise en lumière des œuvres parmi un flot d’images
concurrentes. En témoigne l’émergence en Chine des
micro dramas, des créations sérielles de quelques minutes
au format vertical, visionnées sur smartphone, qui ont
généré 5,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en
2023, soit 70 % des revenus du cinéma. Une tendance
qui « va évidemment arriver en Europe », selon Christophe
Courtois. Le directeur de la distribution de SND a appelé
à « arrêter de se comparer à une époque sans plateformes »,
et à s’intéresser au fonctionnement des algorithmes qui
« ne regardent pas les critiques ou le budget d’un film, mais
sélectionnent ce qui se propage : en tant qu’éditeurs, nos
campagnes à l’ancienne ne fonctionnent plus ». De nouveaux
moyens doivent être mis en œuvre pour contribuer à la
notoriété d’un film : d’après les chiffres de l’institut Vertigo
Research, en 2025, un film français est connu de 9,9 %
des spectateurs interrogés, contre 19,9 % pour un film
américain. Mais il faut aussi mettre davantage en avant
la promesse d’une expérience nouvelle,« car le spectateur
est à la recherche d’autre chose, d’une fuite de son domicile,
de son lieu où il regarde du contenu sur son téléphone, son
ordinateur ou sa télévision », précise Sylvain Bethenod,
PDG de Vertigo Research.
Changer la façon de communiquer implique des risques
financiers supplémentaires pour les distributeurs, qui,
malgré la fin des VPF, ont vu certaines de leurs dépenses
exploser depuis 2020. Ariane Toscan du Plantier (directrice
de la distribution cinéma France & internationale
de Gaumont) et Thierry Lacaze (directeur général
adjoint en charge de la distribution France de Studiocanal)
ont notamment souligné que les éditeurs « ne
dépensent pas moins, mais différemment », avec l’augmentation
des frais de tournée, de marketing ou d’études.
De même, Laurence Gachet (présidente de Paname),
Vladimir Kokh (directeur de KMBO) et Mathieu
Robinet (fondateur de Tandem) ont montré que certains
récents premiers films de leurs structures se sont faits
au prix de nombreux risques. Avant de conclure que,
« s’il existe aujourd’hui une vitalité dans le tissu de réalisateurs,
il n’en existe pas au sein des distributeurs. Notre
métier appelle à une réflexion, pour savoir comment faire
émerger des jeunes structures ».
Jules Dreyfus
N°509 / 4 février 2026
33
Exploitation
INGÉRENCE ET RÉSISTANCE :
LA LIBERTÉ DE PROGRAMMATION EN QUESTION
©Guillaume Héraud Photographe
Le Concorde de la Roche-sur-Yon, lui, est un EPCC
(Établissement public de collaboration culturelle),
entre public et privé. « Des élus de la ville et des communes
voisines siègent à notre conseil d’administration, ainsi
que des personnes nommées par les conseillers municipaux.
En tant que directeur, je suis nommé pour trois ans sur
un projet culturel, explique Mathias Triballeau, précisant
que dans un EPCC, « le code des collectivités territoriales
établit précisément le rôle de chacun, ce qui nous protège. »
Rencontres nationales du GNCR 2026, au Théâtre Auditorium de Poitiers. Table ronde avec Mathias Triballeau, Violaine Harchin,
Cloé Tralci, Laure Vermeersch et David Broutin.
Lors des Rencontres professionnelles
Recherche & Découverte organisées
par le GNCR à Poitiers, une table
ronde a permis de rappeler combien
la salle de cinéma, lieu d’expression
citoyenne, est au cœur des aléas
politiques. Et que face aux pressions
qui se multiplient, la mobilisation
doit être collective.
En début d’année, pour la deuxième fois en trois mois,
une croix gammée a été taguée sur le cinéma Itsas Mendi
d’Urrugne, qui en a appelé à l’intervention de la mairie.
Pendant ce temps, des salles dénoncent l’ingérence de
leurs élus dans leur programmation. « Les salles de cinéma
deviendraient-elles des ZAD ? », interrogeait ainsi Cloé
Tralci, critique et membre du comité de sélection du
Fipadoc Biarritz, qui modérait la table ronde organisée
par le GNCR, le 13 janvier au TAP de Poitiers. Car les
cinémas de proximité, souvent derniers lieux de débat
politique, sont aussi les premiers à subir attaques ou
injonctions. Aussi, plus que jamais en cette période
électorale, il apparaît essentiel de réinterroger les relations
entre les élus et les cinémas… mais aussi de faire front,
pour défendre la liberté de diffusion.
L’Observatoire de la
liberté de création (OLC)
ouvre sa permanence
juridique gratuite
L’association dédiée à la lutte contre la censure tiendra sa
première permanence le 18 février, de 16h à 19h, en
visioconférence. Pour en bénéficier, il suffit de remplir un
formulaire en ligne via le site de l’OLC (https ://libertedecreation.fr)
en posant ses questions relatives à la liberté
de création, de diffusion ou de programmation. La
permanence sera assurée par des professionnels du droit,
choisis et rémunérés par l’Observatoire. Ces consultations
sont strictement confidentielles.
Atteintes à la programmation…
Le cas récent de Sacré Cœur est emblématique, certains
maires ayant exigé sa déprogrammation – comme à
Marseille –, quand d’autres l’ont imposée – comme à
Clichy-la-Garenne, ce qui a entraîné la démission du
directeur du cinéma. Mais si Sacré Cœur a fait grand
bruit, le cas n’est pas nouveau. Violaine Harchin, distributrice
et co-fondatrice des Alchimistes, rappelle ainsi
que La Sociologue et l’Ourson avait été déprogrammé à
Argenteuil, et que Wardi, sorti en 2019 par Jour2Fête
puis entré au catalogue Collège au cinéma, a été déprogrammé
par le recteur de l’Académie de Paris après le 7
octobre. Laure Vermeersch, co-présidente de l’ACID,
cite aussi Put Your Soul on Your Hand and Walk, dont
certaines communes – dont Cannes – ont refusé l’affiche
dans leur ville, le maire RN de Bruay-la-Buissière allant
jusqu’à le censurer... avant de promouvoir Sacré Cœur.
Ces atteintes à la programmation peuvent être signalées
à l’Observatoire Liberté de la Création (OLC), créé en
2002 par des juristes au sein de la Ligue des droits de
l’Homme, et s’adressant aux professionnels de la culture.
« L’Observatoire permet avant tout à ses membres de faire
remonter des cas, indique Laure Vermeersch, et d’identifier
ce qui est possible dans le cadre légal », en s'appuyant sur
la Loi liberté de création de 2016, qui elle-même s’appuie
sur la liberté d’expression. « L’ACID est membre de l’OLC
et peut être l'intermédiaire pour les salles, mais il serait utile
qu'une organisation d'exploitants y soit directement représentée.
» En attendant, quelques jours après cette table
ronde, l’OLC a annoncé l’ouverture d’une permanence
juridique gratuite, en visioconférence [voir ci-contre].
… selon le statut du cinéma
Pour être libre de ses choix, le statut juridique du cinéma
est central. David Broutin, directeur de l’association
territoriale De la suite dans les images, explique ainsi que
le cinéma de Bruay-la-Buissière, 4 salles, est passé du
statut de SPIC (Service public industriel et commercial)
– avec un CA indépendant même si soutenu financièrement
par la mairie –, à celui de régie directe depuis
que la Ville est « tombée dans l’escarcelle du RN en 2022.
L’an dernier, l’équipe du cinéma a été réduite de 14 à 4
personnes, et sa gestion est passée de la commission culturelle
à celle de l’événementiel ». Dans d’autres villes, « on voit
des mairies réquisitionner une salle de façon abrupte, déséquilibrant
l’exploitation du lieu ».
Quant aux établissements privés, plus libres de leurs
choix, ils n’en sont pas moins pas à l’abri de certaines
pressions. Ainsi les salles Utopia, dont l’ADN est
d’être indépendantes des collectivités où elles sont
installées, sont régulièrement ciblées pour leurs engagements.
« Des lacrymo tirées par le CRIF lors d’un
débat avec Leïla Shahid à Toulouse », témoigne Jean-
Jacques Rue, programmateur chez JHR, mais surtout
« une nouvelle forme de censure pour “trouble à l’ordre
public” », argument brandi par certains préfets ou « le
maire de Marly qui a interdit la projection de Voyage
à Gaza ».
Une réponse qui doit être collective
En tant qu’établissement public, le Concorde de la
Roche-sur-Yon doit avoir une programmation équilibrée
s'adressant à tous, estime son directeur : « Mon cinéma
ne m’appartient pas et je ne dois pas mettre en avant mes
seules convictions. » Cela passe par la diversité des films
proposés, « et si nous avons choisi de ne pas diffuser Sacré
Cœur, bien qu’étant sur les terres catholiques et conservatrices
de Vendée, nous avons pu rediriger les spectateurs
vers des confrères qui le programmaient. » C’est parfois
plus compliqué, « quand on nous réclame Les Survivantes,
du réalisateur de Hold Up condamné pour diffamation,
ou quand d’autres spectateurs nous ont taxé d’islamo-gauchistes-pro-migrants
après une séance de L’Histoire de
Souleymane. Une autre personne refuse d’être servie par
l’une de nos caissières, par discrimination. Ces demandes
du public deviennent parfois agressives et il n’est pas toujours
facile de réagir ». Et pour Mathias Triballeau, « il serait
important, de même qu’il existe une formation pour l’accueil
des personnes en situation de handicap, de former nos
équipes face à des comportements déplacés ». Plus largement,
les participants estiment qu’une formation validant les
compétences en matière de programmation permettrait
de faire respecter la profession auprès des élus.
Reste que dans un contexte économique et de fréquentation
difficile, il n’est pas simple de se battre « à la fois
pour que les pouvoirs publics nous soutiennent financièrement
et pour notre indépendance de programmation », souligne
Sara Erasmi de CINA. Et si la démission de Thomas
Petit, à Clichy-la-Garenne, relève d’un certain courage,
c’est aussi ce qui a fait réagir une vingtaine d’organisations
du cinéma et trouvé un écho dans la presse. Pour
Mathias Triballeau, « il faut s’organiser collectivement,
y compris pour défendre le CNC ». Au GNCR, on réfléchit
à des outils collaboratifs, d’abord pour collecter les
problématiques des salles – « en respectant l’anonymat
des personnes », précise le président du Groupement
Gautier Labrusse –, puis leur donner une formation,
afin qu’elles puissent se défendre seules.
Cécile Vargoz
34 N°509 / 4 février 2026
ICONOCLAST ET BE KIND FILMS PRÉSENTENT
unfilmde JÉRÉMY FERRARI avec JÉRÉMY FERRARI LAURA FELPIN ERIC JUDOR aveclaparticipationde FRED TESTOT produitpar ICONOCLAST VINCENT MAZEL encoproductionavec STUDIOCANAL FRANCE 2 CINÉMA C8 FILMS DARK SMILE aveclesoutienessentielde CANAL+ AVEC LA PARTICIPATION DE CINÉ+ OCS C8 FRANCE TÉLÉVISIONS en
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DE RÉALISATEUR EN TROMBE "
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association avec PRIME VIDEO scénario de SAÏD BELKTIBIA CLÉMENT PENY JÉRÉMY FERRARI conseiller technique à la réalisation DAVID KRESPINE image ANTOINE MARTEAU - AFC montage STÉPHANE PEREIRA directeur de production ERIC LENCLUD scripte JULIETTE BAUMARD décors SÉBASTIEN INIZAN première assistante réalisatrice LOLA RESCH
son JOSEPH DE LAAGE MATTHIEU GASNIER VINCENT ARNARDI costumes NOÉMIE VEISSIER régisseur général MATHIEU DEGUILHEM maquillage NOA YEHONATAN coiffure FLORIAN MUIDEBLED casting SANDRA DURANDO post-production CYRIL BORDESOULLE supervision musicale LÉO COPET JEANNE TRELLU LUCAS DE MOIDREY
musique CHINESE MAN musique originale MATTEO DI STEFANO MATTEO LOCASCIULLI ventes internationales STUDIOCANAL
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Exploitation
©Yannick Letoqueux
LES RENCONTRES ONT LA CÔTE (D’ARMOR)
Projections, discussions et cidre étaient au programme de la 25 e édition des
Rencontres de Bretagne, toujours organisée par l’association La Règle du jeu.
Après Quimper et ses deux Cinéville, les 293 inscrits se sont retrouvés au cinéma Les
Korrigans de Guingamp, du 27 au 31 janvier derniers. Malgré une baisse de 16 %,
l’établissement de Xavier Herveau reste toujours l’un des deux-écrans les plus fréquentés
de France, avec près de 82 000 entrées enregistrées. Il s’agit également du cinquième
cinéma le plus fréquenté des Côtes-d’Armor, juste derrière le Club 6 (Cinéville) et ses
98 000 entrées.
©Marie Rouge
Pour rappel, les Rencontres de Bretagne sont l’un des deux événements majeurs organisés
par La Règle du jeu, aux côtés de sa variante art et essai à Dinard, en juin. L’association,
fondée en 1992, regroupe à ce jour une centaine d’établissements art et essai – soit plus
de 250 écrans – entre la Bretagne, les Pays de la Loire et la Normandie. La Bretagne,
particulièrement, a connu une bonne reprise de la fréquentation après la pandémie.
Il s’agissait même, en 2024, de la région – hors Corse – accusant le plus faible recul
par rapport à la moyenne 2017-2019 (-1,4 %). D’après les entrées recueillies pour notre
France des cinémas [voir pages 11-25], le cinéma le plus fréquenté de Bretagne en 2025
est le Pathé Rennes avec 530 000 entrées. Il est suivi du Cinéland de Trégueux (399 000
entrées), du CGR La Mézière (396 000 entrées), du Cinéville Vannes Parc Lann (380 000
entrées) et du CGR Lanester (368 000 entrées).
Au total, 20 films ont été dévoilés lors de ces Rencontres 2026, allant du poids lourd
national (Les Enfants de la Résistance de Christophe Barratier, Studiocanal, 11/02/26)
à la production locale (Un voyage en brouette d’Arthur D'haeyer), en passant par du
jeune public (Les Contes du pommier de Patrik Pass Jr., Jean-Claude Rozec et David
Sukup, Gebeka, 08/04/26), du documentaire (Rural d’Édouard Bergeon, Jour2Fête,
04/03/26) ou du tout aussi fermier (Cocotte de György Pálfi, Paname, 22/04/26).
Le coup de cœur des exploitants a été décerné à La Maison des femmes de Mélisa
Godet (Pathé, 04/03/26), réunissant Lætita Dosch, Karin Viard, Eye Haïdara, Oulaya
Amamra ou encore Juliette Armanet. Ont également été plébiscités De la Comédie-Française
de Bertrand Usclat et Martin Darondeau (Zinc., 22/07/26), et Le Garçon
qui faisait danser les collines de Georgi M. Unkovski (KMBO, 03/06/26).
Jules Dreyfus
La Maison des femmes de Mélisa Godet
36 N°509 / 4 février 2026
Christophe Barratier (réalisateur) pour Les Enfants de la Résistance (Studiocanal, 11/02/26)
Gérard Jugnot (réalisateur et acteur) pour Mauvaise Pioche (Pan, 01/04/26)
Lætitita Dosch (actrice) et Mélissa Godet (réalisatrice) pour La Maison des
femmes (Pathé, 04/03/26)
Jean-Baptiste Leonetti (réalisateur) et Pierre Lottin (acteur) pour
Ceux qui comptent (UGC, 25/03/26)
Christophe Rossignon (producteur) et Édouard Bergeon
(réalisateur) pour Rural (Jour2Fête, 04/03/26)
Anthony Dechaux (réalisateur), Laurence Méoc (productrice) et Pénélope
Lecouffe (distributrice) pour La Guerre des prix (Diaphana, 18/03/26)
Micha Wald (réalisateur) et Salomé Dewaels (actrice) pour L’Île de
la demoiselle (The Jokers, 25/03/26)
Fabien Gorgeart (réalisateur) pour C’est quoi l’amour ? (Zinc., 06/05/26)
Bertrand Usclat et Martin Darondeau (réalisateurs) pour De la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26)
L’équipe de La Règle du jeu
N°509 / 4 février 2026
37
Exploitation
CINEWEST LANCE SON CONCEPT PREMIUM
AU CAPITOLE DU PONTET
Le groupe dirigé par Daniel
Taillandier inaugure, ce vendredi
30 janvier, la première salle équipée
de son format immersif “maison”
dans son multiplexe de l’agglomération
d’Avignon.
« Embarquez en classe premium », promet,
sur son site, le Capitole du Pontet, vaisseau
amiral du réseau CineWest avec 11 salles.
Dans l’une d’elles, les spectateurs avignonnais
sont invités à vivre l’expérience Ultim,
nom donné à ce concept “maison”, qui
se décline autour de trois axes.
D’abord, le confort, avec des allées plus
larges et 130 fauteuils – dont des duos
– électroniquement inclinables, en velours
bleu nuit, dotés d’une tablette pivotante
et d’un chargeur USB2 dans l’accoudoir.
Ensuite, la technologie, via une projection
laser 4K, un son Dolby Atmos avec 22
hauts-parleurs périphériques et un écran
de 16,5 mètres de base. Enfin, l’accessibilité,
le Capitole affirmant être le
premier cinéma proposant, pour le public
en situation de handicap sensoriel, le
système Greta directement intégré dans
6 sièges de la salle, qui possède aussi 4
emplacements PMR.
La salle premium, qui propose la réservation
numérotée à la séance, affiche un
surcoût de 4,50 €, soit un tarif normal
de 16,20 €. Inédit au sein du groupe
CineWest, ce format marque surtout une
nouvelle étape dans la montée en gamme
du Capitole, qui développe en parallèle
l’ajout d’une douzième salle de 245 places,
équipée de la technologie Imax. Le dossier,
validé en CDACi, sera présenté en commission
nationale la semaine prochaine.
T.C.
©Dylan FB/CineWest
LE RIO RÉPOND À NOUVEAU À CLERMONT-FERRAND
D’importants travaux de rénovation avaient imposé la fermeture, pendant un
an, du dernier cinéma indépendant clermontois.
Fermé en janvier 2025, Le Rio a rallumé son projecteur une
première fois le 7 janvier dernier dans son tout nouvel écrin,
l’inauguration officielle ayant eu lieu le 18 janvier. Initialement
lancé pour rendre l’établissement plus accessible aux personnes
en situation de handicap, le chantier s’est révélé plus ambitieux,
transformant en profondeur l’aspect des lieux. Sous la houlette
des agences Fab Architectes et Unes Architectes – à l’œuvre
notamment sur la rénovation des Méliès de Saint-Étienne –,
l’extérieur a été totalement transformé, arborant une devanture
ornée de toiles textiles qui favorise des jeux d’ombre. Pour
les architectes, ce auvent « redonne au cinéma toute sa présence
depuis l’espace public, et contribue à dissoudre la limite entre
parvis et bâti », grâce notamment à des portes vitrées s’ouvrant
en accordéon.
©Regina Campos Cc.
À l’intérieur, le hall a été agrandi, hébergeant désormais un
nouveau comptoir bar, doté d’un coin cuisine, ainsi qu’une
terrasse-patio, propices aux rencontres et temps conviviaux,
dans une atmosphère chaleureuse renforcée par les tons beiges
et sables. La salle a, elle, troqué ses teintes sombres pour du
rouge, via une moquette neuve, une nouvelle peinture murale
et le changement intégral de ses sièges, la capacité de 158
places (dont 2 PMR) ayant été réduites à 148 (dont 4 PMR)
pour davantage de confort. Au total, quelque 725 000 € HT
ont été déboursés par l’association Les Amis du Rio, qui gère
le site de façon collégiale, avec le soutien, entre autres, du
CNC et des collectivités locales.
©Regina Campos Cc.
Pendant la fermeture, l'équipe avait mis en place « Le Rio
itinérant », une programmation hors-les-murs dans différentes
salles et médiathèques de Clermont-Ferrand et du département.
En retrouvant ses quartiers, le mono-écran entend poursuivre
sa programmation essentiellement art et essai – outre le
classement, il possède aussi les cinq labels – afin de renouer
avec son public. Quelque 30 000 spectateurs avaient été
accueillis en 2024 mais, grâce à cette cure de jouvence, le
dernier cinéma indépendant clermontois veut se montrer
ambitieux, alors qu’il s’apprête à célébrer ces 65 ans cette année.
T.C.
38 N°509 / 4 février 2026
Cet encart d’information est mis à disposition gratuitement au titre de l’article L. 541-10-18 du code de l’environnement.
Cet encart est élaboré par CITEO.
Ramasser
ses déchets : un rôle
que chacun peut jouer.
SEULS LES EMBALLAGES ET PAPIERS VONT DANS LES BACS DE TRI
Exploitation
©Boxoffice Pro
À PARIS, LE CINÉMA LA CLEF RALLUME
POUR DE BON SES PROJECTEURS
Après plusieurs années de lutte pour leur pérennité, les deux salles de cet
établissement emblématique du 5 e arrondissement parisien rouvrent leurs
portes au public ce mercredi 14 janvier.
« Nous avons tout mis en œuvre pour que ce lieu reste
pour toujours un cinéma indépendant et associatif. Il ne
pourra être revendu, et sera géré et programmé collectivement
par ses usager·es, qui s’engagent à privilégier des
films peu diffusés et à pratiquer des tarifs solidaires »,
expliquent les membres de La Clef Revival. Le collectif
est parvenu à braver les éléments depuis son occupation
illégale des lieux à l’automne 2019, alors que le cinéma
venait d’être mis en vente par son propriétaire, le
Comité social et économique de la Caisse d’Épargne
IDF. Après avoir réussi à récolter plus de 2,8 millions
d’euros via le fonds de dotation Cinéma Revival, La
Clef Revival rachète officiellement le site en juin 2024
et lance alors une importante phase de travaux. En
parallèle, le collectif se rend à New York début mars
2024 en vue d’y réaliser une nouvelle levée de fonds
et de présenter plusieurs séances. Un moyen également
de rencontrer d’autres community theaters avec lesquels
ils ont partagé leurs histoires, parfois communes.
Si la remise aux normes est assurée par des professionnels,
la menuiserie et les peintures sont réalisées
par des bénévoles, le chantier étant financé grâce au
public, à la Ville de Paris, au CNC et à la Région
Île-de-France. Les deux salles de 120 et 65 places
présentent désormais un confort sonore amélioré ainsi
que des projecteurs remis à neuf, tandis qu’au sous-sol,
une grande salle de réunion et un laboratoire photo
ont été agencés. Le rez-de-chaussée, désamianté,
repeint et dorénavant accessible aux PMR, accueille
une salle polyvalente et un espace café recouvert d’une
large verrière. De quoi participer à la notion de « décloisonnement
» de la séance chère au collectif, qui souhaite
proposer de nombreux espaces de discussions au sortir
d’une projection. Outre une cuisine, un bureau pour
héberger les deux salariés des lieux et une salle de
montage ont également été aménagés dans le fond
du bâtiment.
Prix solidaires et programmation militante
Agréée par le CNC, la billetterie reste à prix libre, le
collectif ayant remarqué que, pendant l’occupation,
le ticket moyen était resté stable autour des 4,40 €.
La Clef Revival misera par ailleurs sur les recettes de
son bar, la location de ses espaces, les cotisations de
ses adhérents et quelques subventions pour « garantir »
son autonomie financière. L’association gestionnaire
du cinéma précise que l’adhésion est « obligatoire pour
assister aux séances, ateliers ou événements organisés à
La Clef » : 5 € (cotisation solidaire) / 10 € (cotisation
intermédiaire) / 15 € ou plus (cotisation soutien).
Historiquement attachée à montrer des récits marginalisés,
la programmation de la Clef entend cultiver
« une continuité avec l’histoire militante du lieu », assurée
par des “référents programmateurs” membres de l’association.
Indépendante des sorties et ressorties nationales
– « les films à l’affiche à Paris ne pourront donc pas être
programmés au même moment à La Clef » –, l’offre porte
une attention particulière aux formats peu diffusés en
salle, au cinéma militant, aux réalisations collectives
et/ou autoproduites, aux films de catalogue. « Aujourd’hui,
nous avons des idées de ce qu’est le projet de La Clef. Mais
nous voulons surtout donner des outils pour que les personnes
de demain puissent en permanence le repenser, le recréer
et se l’approprier. »
T.C.
40 N°509 / 4 février 2026
L’ARSENAL DOPE L’OFFRE
CINÉMA DE VALENCIENNES
Après plus de vingt ans d'absence,
le cinéma fait son grand retour dans
l'hypercentre valenciennois, à travers
un nouveau complexe de 6 salles,
exploité par Marc-Antoine Tourbez.
©Laurent Lelièvre
Historiquement bien pourvue en salles obscures, la ville
de Valenciennes (Nord) avait vu ses cinémas de centreville
disparaître progressivement jusqu'à la fin des années
1990, conjointement à l'arrivée du multiplexe Gaumont
(aujourd’hui Pathé) en périphérie. Depuis, le paysage de
l'exploitation locale se résumait à ce site unique. Mais la
volonté des pouvoirs publics de redynamiser le cœur de
ville a fini par rencontrer l'ambition d'un exploitant
indépendant. « Je suis arrivé dans cette histoire en 2017
avec un premier contact avec la mairie », se souvient
Marc-Antoine Tourbez, promoteur via la SAS Ciné
Valenciennes et qui pilote déjà avec succès le Cin’Amand
de 7 salles à Saint-Amand-les-Eaux, à une quinzaine de
kilomètres. Après une CDACi obtenue en 2019, le projet
prend racine sur un emplacement d'exception : une
ancienne friche militaire regroupant une caserne, un
hôpital, un arsenal et un mess des officiers.
Héritage et modernité
Si le site offre un cachet indéniable, il impose aussi ses
contraintes. Le projet initial prévoyait d'investir le
grand bâti de l'arsenal, après de longues fouilles archéologiques.
Mais l’arrivée du Covid a marqué un coup
d'arrêt et, au sortir de la crise, la hausse des coûts de
construction a remis en cause la faisabilité du dossier.
« Le devis de l’époque reposait sur un projet ambitieux et
technique. Nous avons décidé de l’abandonner pour ne
plus nous concentrer sur l’arsenal même, mais se servir
de sa disposition en U pour envelopper les salles construites
dans un bâtiment neuf. » À nouveau validé en CDACi
fin 2023, le résultat final, dont la conception a été
accompagnée par Gilbert Long et l'exécution confiée
à Mélanie et Daniel Desforges, du cabinet Kase Architecture
(déjà à l'œuvre sur le Cin’Amand), est un
mélange d'ensemble neuf et de réhabilitation, pour
un budget supérieur à 8 M €. Comme un hommage,
le complexe arbore un bardage couleur bronze pour
rappeler l'identité militaire du lieu.
À l’intérieur, le hall se compose du traditionnel comptoir
caisses-confiserie et de bornes automatiques, tandis
qu’un espace de réception pour des événements, initialement
prévu dès l’ouverture, devrait être aménagé dans
un second temps. Mais là où certains équipements
arborent une belle hauteur sous plafond dès l’entrée,
le hall du cinéma valenciennois se révèle moins spacieux.
« Il a fallu composer avec une vraie contrainte de place,
avec des volumes qui se chevauchent », justifie l’exploitant.
Réparties sur trois niveaux, la plupart se superposant,
les 6 salles sont équipées en son 7.1, couplé à du DKaudio,
et en projection 4K et 2K, oscillant entre 90 et 288
Le complexe arbore un
bardage couleur bronze
pour rendre hommage à
son passé
d’arsenal militaire
places pour une capacité totale de 950 sièges. Fortement
gradinées, elles offrent toutes des fauteuils clubs, certaines
complétées par des duos tandis que les deux plus grandes
possèdent des méridiennes au premier rang. L’accent a
particulièrement été mis sur le confort de l’assise, un
atout directement visible par le spectateur lors de son
entrée dans les salles.
©Laurent Lelièvre
Cohabitation
L'Arsenal déroule une programmation généraliste mais
avec un objectif clair : obtenir le classement art et essai,
avec environ 30 % des séances dédiées, tout en proposant
un mix de VO et VF. L’absence de complexe en centreville
a déshabitué le public d’une certaine diversité,
aussi, Marc-Antoine Tourbez estime « qu’il va falloir
mener un travail sur les films qui soit plus fort qu’à Saint-
Amand », tout en conjuguant avec la proximité du Pathé,
à 10 minutes en voiture. Le multiplexe de 15 écrans a
attiré plus de 390 000 spectateurs en 2025, quand
L’Arsenal, d’après l’étude de marché du cabinet
CinéConseil, table sur 200 000 entrées annuelles, en
restant accessible via des tarifs attractifs. Dans cette ville
de près de 45 000 habitants, l’exploitant indépendant
se veut optimiste : « Il y a de la place pour que les deux
cinémas cohabitent. »
Tanguy Colon
La salle 2
N°509 / 4 février 2026
41
Miscellanées
PROCHAINE CDACi
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO
04/02/26 SAS LES CINÉMAS DE MACS CINÉLANDES 5 532 Projet de création Benesse-Maremne Landes
11/03/26 CGR CINÉMAS CGR CHÂTEAUROUX 2 233 Projet de transfert-extension du multiplexe
CGR Châteauroux (8 salles et 1 078 places)
PROCHAINES CNACi
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO
05/02/26 SAS LE CAPITOLE CAPITOLE MY CINEWEST 12 2 481
Projet d'extension par l'ajout d'une salle Imax et
245 places
Le Pontet
Vaucluse
Communauté de
communes Maremne
Adour Côte Sud
Châteauroux Indre Châteauroux Métropole
Communauté
d'Agglomération du
Grand Avignon
La Cinémathèque française affiche
une fréquentation en hausse
En 2025, 465 000 visiteurs ont franchi la porte de la
Cinémathèque française pour y découvrir une exposition,
un film ou encore explorer sa bibliothèque.
Il s’agit d’une augmentation de 5 % par rapport à
2024, et de la meilleure fréquentation enregistrée
depuis les 720 000 visiteurs records de 2012. Une
performance grandement portée par l’exposition Wes
Anderson qui a attiré à elle-seule 125 000 personnes,
mais également le succès de My Name Is Orson Welles
(35 000 visiteurs). L’institution cinéphile reste également
un lieu prisé par le public jeune, avec 116 000
visites réalisées par des personnes de moins de 26 ans.
Les salles de cinéma, malgré une fermeture d’un mois
en décembre en raison de punaises de lit, ont enregistré
©Stéphane Dabrowski / Cinémathèque française
PETITES ANNONCES
RECRUTE
Directeurs / Directrices
Adjoint(e)s de direction
Assistant(e)s de direction
Soutiens
ADRC
Séances accompagnées
Planètes de Momoko Seto (Gebeka Films, 11 mars)
Allah n’est pas obligé de Zaven Najjar
(Bac Films, 4 mars)
Derrière les draeaux, le soleil
de Juanjo Pereira (VraiVrai Films, 25 mars)
La Couleuvre noire d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux
(ARP Sélection, 25 mars)
Nuestra Tierra de Lucrecia Martel
(Météore , 1 er avril)
Silent Friend de Ildikó Enyedi (KMBO, 1 er avril)
Drunken Noodles de Lucio Castro
(Outplay, 1 er avril)
215 000 entrées avec un taux de remplissage de 60 %,
soit un résultat stable par rapport à 2024 (217 000).
À côté, la Cinémathèque française a pleinement réussi
son passage au digital, son site internet ayant attiré
un nombre record de 4 millions de visiteurs, soit le
double de la fréquentation d’il y a cinq ans. Parmi les
services proposés par l'institution, la plateforme VOD
gratuite Henri a enregistré 383 000 visites.
Aux côtés des multiples expositions et autres projections
qu’accueillera la Cinémathèque française en 2026,
un changement dans sa gouvernance est attendu à la
fin du premier semestre ce qui engagera « une évolution
significative de son fonctionnement ».
J.D.
Poste à pourvoir en France
Besançon / Région Parisienne
/ Chalon-sur-Saône...
CV À ENVOYER À
RECRUTEMENT@MEGARAMA.COM
Cinéma Art et Essai / 5 labels
AGENDA DE LA PROFESSION
CÉRÉMONIE DES CÉSAR 26/02/26 PARIS
AG VÉO 12/03/26 PLAISANCE-DU-TOUCH ET TOULOUSE
JOURNÉES PROFESSIONNELLES DE CINÉMAS 93 17 et 18/03/26 PANTIN
RENCONTRES DU SUD 16 au 20/03/26 AVIGNON
PRINTEMPS DU CINÉMA 22 au 24/03/26 FRANCE
RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI RÉPERTOIRE 25 au 27/03/26 TOURS
RENCONTRES DE GÉRARDMER 07 au 10/04/26 GÉRARDMER
AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES
FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY
FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE
CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE
12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 23 au 27/06/26 DINARD
situé au centre-ville de PAU,
au sein du Pôle Culturel du Foirail.
3 salles de cinéma et un Café. 130 000 spectateurs/an.
(Budget : 1,3 million d’€, 12 salariés)
RECRUTE
son (sa) futur(e) Directeur(trice)
CDI à temps plein
COMPÉTENCES :
Faire preuve d’autonomie, d’organisation et de rigueur
dans l’exécution de ses missions
• Savoir manager et fédérer une équipe
• Faire preuve d’esprit d’analyse et d’aisance relationnelle
EXPÉRIENCE souhaitée :
5 ans minimum dans le même type d’établissement.
CV et lettre de motivation
avant le 15 mars 2026 à l’attention
du Président de « Ciné ma passion-Le Méliès » à
cinemapassion@lemelies.net
42 N°509 / 4 février 2026
Bradley Cooper
filme l’intimité du couple comme personne
FILMSACTU
matériel disponible
pack exploitants
nouveau fa - Durée : 1MIN30
VF
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VOST FR
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le 25 février au cinéma
PROPRIÉTÉ DE SEARCHLIGHT PICTURES. UNIQUEMENT À USAGE PROMOTIONNEL. VENTE, DUPLICATION ET TOUTE AUTRE UTILISATION SONT STRICTEMENT INTERDITES.