Domotech Electromagazine, 06-2025
Reportages techniques approfondis sur la technique du bâtiment, traitant des thèmes suivants : énergie, chauffage, ventilation, climatisation, réfrigération, sanitaire, électrotechnique, automatisation des bâtiments, optimisation énergétique, technique d'installation électrique, maison intelligente. Fundierte, technische Reportagen der Gebäudetechnik, zum Thema Energie, Heizung, Lüftung, Klima, Kälte, Sanitär, Elektrotechnik, Gebäudeautomation, EnergieOptimierung, Elektroinstallationstechnik, Smart Home
Reportages techniques approfondis sur la technique du bâtiment, traitant des thèmes suivants : énergie, chauffage, ventilation, climatisation, réfrigération, sanitaire, électrotechnique, automatisation des bâtiments, optimisation énergétique, technique d'installation électrique, maison intelligente.
Fundierte, technische Reportagen der Gebäudetechnik, zum Thema Energie, Heizung, Lüftung, Klima, Kälte, Sanitär, Elektrotechnik, Gebäudeautomation, EnergieOptimierung, Elektroinstallationstechnik, Smart Home
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Le magazine professionnel romand des technologies du bâtiment et de l’énergie
06 : 2025
Cybersécurité
BACnet Secure Connect
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
Le marché en mouvement
des utilitaires électriques — p. 38
TECHNIQUE
Production d’eau chaude
sanitaire — p. 46
ÉLECTROTECHNIQUE
Installations photovoltaïques :
Exploiter en toute sécurité — p. 66
Easee
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Certifié MID.
V2X-ready.
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avec certification MID !Écran intégré pour une transparence
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ouvre lavoie aux futures applications bidirectionnelles.
CFW PowerCable ® – La nouvelle génération de câbles à courant fort
25 ans de transformations
Sans induction, à faibles rayonnements et pertes
En refermant cette année marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur
l’électricité, un constat s’impose : ce qui fut longtemps perçu comme une évidence
— la disponibilité continue et silencieuse de l’énergie — est devenu un enjeu stratégique
pour la Suisse. L’électricité n’est plus seulement un service ; elle est devenue
la colonne vertébrale d’un pays en transition, confronté à la croissance des usages
et à la nécessité de renforcer un réseau désormais sollicité à chaque instant.
Si 2025 a ouvert un nouveau chapitre réglementaire, un regard sur le quart de
siècle qui s'écoule raconte une histoire plus profonde. Nous avons vécu la métamorphose
de notre branche : d’un monde centré sur les câbles, les tableaux et les
installations, nous avons basculé dans celui de l’intelligence distribuée, des capteurs
omniprésents, de la gestion dynamique, du pilotage en temps réel. Là où l’on
installait autrefois des circuits, on orchestre désormais des flux. Là où l’on configurait
des appareils, on optimise aujourd’hui des comportements énergétiques.
ÉDITORIAL
Parmi ces transformations, peu ont été aussi spectaculaires que l’essor du photovoltaïque.
En un quart de siècle, le solaire est passé du statut d’alternative marginale
à celui de pilier incontournable du mix énergétique suisse. Les toitures, façades
et infrastructures se sont couvertes de modules de plus en plus performants,
tandis que l’autoconsommation, la fabrication de chaleur et de froid, le stockage
et les solutions intelligentes ont fait évoluer les bâtiments d’entités passives à
acteurs énergétiques à part entière. 2025 aura confirmé cette dynamique, avec
des records de raccordement et une pression croissante sur les réseaux, signe
que la transition énergétique n’est plus une idée : elle est une réalité concrète,
vécue sur les chantiers et dans les salles de contrôle.
Câbles disponible selon
CPR/OPCo
Classe de performance
jusqu’à B2ca et
maintien de fonction en
cas d’incendie.
Cette évolution technique n’aurait cependant pas été possible sans un autre fil
conducteur : la normalisation et la sécurité. Discrète, méthodique, parfois exigeante,
l’évolution des normes, directives communication, exigences accrues en
cybersécurité — a façonné un paysage plus sûr, plus fiable, mieux préparé aux
risques modernes. Derrière chaque règle, chaque mise à jour, il y a la volonté de
garantir que la technologie serve durablement la société, sans compromis sur la
confiance.
Un quart de siècle de transformations, d’adaptations et de progrès. Et au cœur de
cette aventure, une constante : vous. Lectrices, lecteurs, spécialistes, formateurs,
installateurs, planificateurs, ingénieurs, responsables techniques — vous qui faites
vivre chaque jour cette branche en mutation permanente.
03
À l’heure de clore l’année, nous tenons à vous remercier pour votre fidélité, votre
engagement et votre curiosité. Votre confiance nourrit notre mission : éclairer,
analyser, transmettre et accompagner la technique du bâtiment vers l’avenir.
Nous vous souhaitons de très belles fêtes de Noël et une fin d’année lumineuse.
À l’année prochaine pour poursuivre ensemble cette passionnante trajectoire.
PIERRE SCHOEFFEL
Rédacteur en chef
redaction@domotech-magazine.ch
Technologie du CFW PowerCable ®
TN-C Câble pour transformateur
TN-S Câble d‘installation
FU-D Câble de raccordement moteur
DC Câble pour courant continu
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pph.ch, 4/25 f
SOMMAIRE
06 : 2025
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE Utilitaires TECHNIQUE Eau chaude sanitaire ÉLECTROTECHNIQUE Photovoltaïque
Le magazine professionnel romand des technologies du bâtiment et de l’énergie
Cybersécurité
BACnet Secure Connect
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
Le marché en mouvement
des utilitaires électriques — p. 38
TECHNIQUE
Production d’eau chaude
sanitaire — p. 46
06 : 2025
ÉLECTROTECHNIQUE
Installations photovoltaïques :
Exploiter en toute sécurité — p. 66
Photo : iStock / Vertogo3d
BACnet/SC vise à renforcer la
sécurité de l’automatisation du
bâtiment grâce au chiffrement,
aux certificats et à une nouvelle
architecture réseau.
Actualité
06 Personnes et groupes
08 Entreprises et organisations
10 Feller Innovation Days :
la proximité au service de
l’innovation
12 Swissbau 2026 : L’univers
immersif dédié aux
spécialistes du bâtiment
Promotion de la relève
16 Technicien du bâtiment AFP :
La persévérance mène
au certificat de capacité
20 Informaticien·ne du bâtiment,
orientation Planification :
Les jeunes talents de la branche
électrique
26 Ils ouvrent la voie : les premiers
informaticiens du bâtiment CFC
Interview
30 BACnet Secure Connect
est un jalon majeur
Énergie
58 Comment la Poste adapte ses
biens immobiliers au climat
64 HakaGerodur : Exploiter le
potentiel géothermique
des fondations d’une tour
Électrotechnique
66 Installations photovoltaïques :
Construire et exploiter
en toute sécurité
70 Vérifie tes connaissances
des normes
Associations
72 SLG : La planification intelligente
de la lumière naturelle
76 Journée de la branche
EIT.swiss 2026 : L’énergie
rencontre la stratégie
78 USTSC : Grande tournée
en Argentine
Infos
04
Mobilité électrique
38 Le marché en mouvement
des utilitaires électriques
Technique
80 Equans : Ensemble vers l’avenir
de la technique du bâtiment
82 Swisslux : La régulation
constante de l’éclairage – bien
plus simple qu’il n’y paraît
84 Infos
46 Production d’eau chaude
sanitaire : défis hygiéniques
et énergétiques
52 Hygrométrie et matériaux
hygroscopiques : Lien avec le
transport de l’humidité
54 Quel est le risque d’épuisement
thermique ?
Le prochain numéro
paraîtra
le 27 février 2026.
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MENTIONS LEGALES
DOMOTECH – Le magazine professionel romand des
technologies du bâtiment et de l’énergie.
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ACTUALITÉ
CSEM
ACCELERATE : TRANSFORMER
L’INNOVATION EN IMPACT
Accelerate du CSEM soutient la
transformation d’innovations
deep-tech en solutions prêtes
pour le marché. La nouvelle cohorte
réunit quatre projets ambitieux
: SmartHear, qui renforce
l’audition grâce à une neurotechnologie
adaptative ; Needless, un
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HelioW, des modules solaires
ultra-légers pour le New Space ;
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de l’énergie et de la photonique.
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Geberit
15e ÉDITION DU
PRIX D’EXCELLENCE
Geberit a distingué 102 jeunes
professionnels lors de la 15e édition
de son « Prix d’excellence »,
une cérémonie qui met en lumière
l’excellence dans les métiers sanitaires.
Cette dis tinction annuelle
honore non seulement les
meilleurs apprentis et diplômés,
mais valorise aussi l’enga gement,
la persévérance et la qualité de la
formation reçue, éléments essentiels
pour renforcer une branche
en pleine évolution. L’événement
souligne également le rôle clé des
formatrices et formateurs, dont
l’accompagnement contribue directement
au succès des lauréats.
Cette initiative fait partie
du programme « Geberit Go ! », qui
soutient la relève avec quelque
250 000 francs par an.
Photo : Geberit
www.geberit.ch
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ACTUALITÉ
MESURER LA LUMIÈRE AUTREMENT :
ENSEIGNEMENTS DE LA JEE 2025
08
Les premières interventions de la matinée
se sont concentrées sur les apports
des drones pour la mesure de
l’éclairage. Olivier Mettler (Vertical
Master) a montré comment la cartographie
aérienne 3D rend possible la
modélisation précise de zones urbaines
entières, permettant d’identifier
les zones d’éblouissement ou de
dispersion de lumière. Il a également
présenté les dispositifs de type « Drone
Dock », qui automatisent la collecte de
données sur site.
Dans ce prolongement, Florian
Stuker (METAS) a dévoilé le projet
MetasDrone, soutenu par le Fonds national
suisse. L’objectif : développer un
drone « gonio-photomètre » capable de
mesurer la lumière dans l’espace tridimensionnel.
Cette méthode complète
les mesures au sol et ouvre la voie à
une meilleure compréhension de la
diffusion lumineuse dans l’environnement
réel.
Romain Chasseigne (Laboratoire
National d’Essais, France) a replacé ces
travaux dans une perspective eurod
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La deuxième Journée Romande pour l’éclairage
extérieur (JEE) a mis en lumière l’importance de
méthodes de mesure harmonisées, notamment
grâce aux drones et aux campagnes aériennes.
Texte et photo : Pierre Schoeffel
La deuxième édition de la Journée
Romande pour l’éclairage extérieur
s’est tenue le 5 novembre à Lausanne,
réunissant plus d’une centaine de spécialistes
de l’éclairage, de la planification
urbaine et de la recherche. Organisé
par la Société Suisse pour
l’Éclairage (SLG), l’événement a permis
de faire le point sur les avancées dans
l’évaluation des nuisances lumineuses,
ainsi que sur les conditions-cadres qui
visent à réduire l’impact de l’éclairage
nocturne.
MESURER LA LUMIÈRE À
L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE
En ouverture, Grégory Bartholdi (SLG)
a présenté les travaux en cours pour
mieux encadrer les émissions lumineuses
inutiles. La directive SLG 401,
actuellement en préparation, vise à
fournir des outils concrets pour soutenir
les collectivités et les planificateurs.
Si 97 % des professionnels reconnaissent
la nécessité d’agir, moins de
la moitié disposent aujourd’hui de méthodes
opérationnelles pour le faire.
péenne. Il a rappelé la difficulté d’établir
des références communes en matière
d’impact lumineux, tant sur la santé humaine
que sur la biodiversité et l’observation
du ciel nocturne. Il a également
présenté les campagnes de mesure aéroportées,
où des capteurs photométriques
embarqués permettent de cartographier
l’éclairement à large échelle.
Ces observations facilitent l’évaluation
des évolutions saisonnières et des effets
de l’éclairage sur différents types
de territoires.
L’après-midi a porté sur les évolutions
réglementaires et les retours de
terrain : soutien fédéral à la rénovation
de l’éclairage extérieur, nouvelles exigences
cantonales et stratégies communales
d’extinction ou de modulation.
Elle s’est conclue par des approches de
design intégrant biodiversité, paysage
urbain et cohérence architecturale.
Cette édition de la JEE confirme la
dynamique engagée : mesurer mieux
pour éclairer moins, mais mieux.
Nous vous invitons à consulter
les articles en ligne sur
domotech-magazine.ch pour
des informations complètes
sur certains exposés.
www.slg.ch
Graphique : © Touring Club Suisse, Office fédéral de l’énergie
RECHARGE À DOMICILE :
LES LOCATAIRES
RESTENT PÉNALISÉS
Une majorité de conducteurs
recharge leur véhicule électrique
à domicile, mais l’accès reste
limité dans les immeubles locatifs,
où l’infrastructure manque encore.
La recharge à domicile s’impose comme la solution
privilégiée des conducteurs de voitures électriques
en Suisse : selon un sondage de l’OFEN soutenu par
le TCS, quatre personnes sur cinq branchent leur
véhicule chez elles. Cette facilité bénéficie toutefois
principalement aux propriétaires disposant d’un
garage ou d’une place de parc équipée, tandis que
les locataires restent souvent exclus, faute d’infrastructures
adaptées dans les immeubles locatifs.
Les obstacles sont multiples : coûts d’installation,
coordination entre régies et propriétaires, manque
de volonté ou complexité administrative. Résultat :
les locataires et les jeunes conducteurs se tournent
davantage vers les bornes publiques ou celles disponibles
sur leur lieu de travail.
L’étude met aussi en lumière des habitudes de
recharge dépendant du niveau de batterie : à domicile,
deux tiers des utilisateurs branchent leur voiture
dès que la charge passe sous les 40 %, alors
qu’en déplacement, ils attendent plus volontiers que
la batterie soit presque vide. Le confort reste prioritaire,
sans grande considération pour l’impact sur
le réseau. Pourtant, l’intérêt pour la recharge intelligente
(« smart charging ») est fort : près de 80 % des
personnes interrogées se disent prêtes à l’adopter,
surtout en présence d’incitations financières. Par
ailleurs, la moitié des conducteurs possèdent déjà
une installation photovoltaïque et l’intègrent dans
leur stratégie de recharge, renforçant l’approvisionnement
local renouvelable.
Tout d’une seule source …
Vidéosurveillance et plus
La mise en réseau de la technique du bâtiment présente
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ACTUALITÉ
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Feller Innovation Days :
la proximité au
service de l’innovation
En lançant les Feller Innovation Days, la marque a choisi de
replacer la rencontre humaine au cœur de la technique. Genève
a ouvert la voie, Bienne et Sion ont prolongé l’élan : partout,
la même dynamique, celle d’une innovation vécue en proximité.
Texte et photos : Pierre Schoeffel
Plus qu’une simple tournée de présentation,
ces journées régionales traduisent
une philosophie : aller à la rencontre
du terrain, écouter, échanger,
construire ensemble. « Notre souhait
est de réunir différents partenaires de
la branche, pour montrer la diversité
des solutions et surtout la compatibilité
du nouveau système Snapfix avec un
large éventail de fabricants », expliquait
Cello Duff, Directeur Marketing et Communication
chez Feller, lors de l’étape
genevoise. Cette idée de convergence
traverse tout le concept : faire de Snapfix
non pas une innovation isolée, mais
le socle d’un écosystème collaboratif où
chaque partenaire trouve sa place.
Voici une synthèse des impressions
retenues. Nous vous invitons à
consulter nos articles détaillés parus
en ligne sur domotech-magazine.ch.
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UNE APPROCHE RÉGIONALE
Les Innovation Days incarnent cette
mise en réseau à taille humaine. À
Genève, plus d’une centaine de professionnels
ont répondu présents : installateurs,
représentants de bureaux
techniques, partenaires technologiques,
associations et écoles professionnelles.
Tous ont pu tester les produits,
confronter leurs expériences et
échanger librement, dans un cadre
convivial propice aux discussions techniques
et aux retrouvailles. Le succès
de cette première étape a confirmé
l’intérêt d’un format décentralisé : ce
sont désormais les partenaires qui
viennent à la rencontre des professionnels,
et non l’inverse.
ÉCOSYSTÈME SNAPFIX ET
PRÉSENTATION DE NOUVEAUTÉS
Les étapes de Bienne et de Sion ont
prolongé ce mouvement. Dans le nouvel
espace événementiel Noda, l’ambiance
valaisanne a été à l’image de celle
de Genève : échanges chaleureux, démonstrations
concrètes et esprit
d’équipe. Les exposants y ont trouvé un
terrain d’écoute attentif et réceptif.
L’importance d’une production locale,
la recherche de solutions simples à
mettre en œuvre, l’esthétique des dispositifs,
la compatibilité entre marques
– tous ces thèmes ont nourri un dialogue
constructif et concret. Les innovations
présentées par les partenaires illustraient
parfaitement la philosophie du
programme : des détecteurs réglables
en Bluetooth aux systèmes de gravage
personnalisés, chaque nouveauté montrait
comment la technique peut gagner
en agilité et en confort d’installation.
Mais au-delà des produits, c’est la
dynamique collective qui retient l’attention.
Les exposants, venus d’univers
complémentaires, ont démontré que
l’innovation naît de la coordination :
détecteurs, boîtes d’encastrement, solutions
de commande ou d’éclairage
forment un ensemble cohérent dès lors
qu’ils s’intègrent autour d’un standard
commun. Cette approche collaborative
renforce la confiance des installateurs
et donne une visibilité nouvelle à la profession.
Chacun, à sa manière, contribue
à rendre l’installation plus fluide,
plus esthétique, plus rapide – en
somme, plus adaptée aux exigences du
chantier moderne.
EEV|AAE ET EIT.SWISS :
UNE BELLE CONTRIBUTION
Les associations professionnelles,
quant à elles, ont pleinement joué leur
rôle de relais. Présentes sur place, elles
ont encouragé le dialogue entre pairs,
rappelé l’importance de la formation
continue et facilité la transmission
d’informations au sein des réseaux régionaux.
En fédérant ainsi les acteurs
de la branche, les Innovation Days participent
à une vision plus large : celle
d’une communauté professionnelle
soudée, tournée vers la qualité et la durabilité.
ENSEMBLE
L’esprit de ces journées tient donc
dans un mot : ensemble. Ensemble
pour innover, ensemble pour simplifier,
ensemble pour faire progresser la
filière électrique suisse. Dans un secteur
en mutation rapide, où la digitalisation
et la modularité redéfinissent
les pratiques, cette proximité entre
fabricants, installateurs et institutions
apparaît comme un gage de stabilité
et de confiance.
En conclusion, Olivier Gillard, Directeur
des ventes Région Romandie
chez Feller, en résume la portée avec
justesse : l’objectif n’est pas seulement
de présenter des produits, mais de
montrer que Snapfix n’avance pas
seul. Ces rencontres sont la preuve
qu’une innovation, pour être durable,
doit s’appuyer sur des partenaires engagés
et une écoute attentive du terrain.
ACTUALITÉ
L’univers immersif
dédié aux spécialistes
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du bâtiment
QTexte : Manuel Fischer · Photos : Swissbau
Du 20 au 23/24 janvier 2026, Swissbau réunira tous les acteurs majeurs
du secteur de la construction et de l’immobilier à Messe Basel. Avec pour
devise « Donner un nouvel élan ensemble » les experts du secteur
informeront, du mardi au vendredi, sur les nouveautés et défis actuels.
Qui, mieux que le secteur de la construction,
peut comprendre qu’un salon
repose sur une interaction intensive ?
Monter quelque chose ensemble, se
rencontrer personnellement, agir collectivement,
se faire progresser mutuellement,
se réjouir enfin de l’ouvrage
accompli en commun, se souvenir de
bons moments et de conversations enrichissantes.
Pour la prochaine édition de janvier
2026, l’organisateur du salon mise encore
davantage sur des synergies positives.
Les conditions sont réunies dans
la branche : du développement de projets
à la planification, puis à la réalisation
d’un bâtiment, en passant par son
exploitation et son entretien, puis par
sa transformation/rénovation, jusqu’à
sa déconstruction et au recyclage des
matériaux, une multitude d’acteurs et
de disciplines entrent en jeu. Et précisément
le secteur de la construction et
de l’immobilier offre de très bonnes
opportunités pour le fameux « regard
audelà du périmètre habituel ».
La direction du salon a toujours eu
à cœur d’organiser les thématiques
typiques de Swissbau de la manière la
plus claire possible et de renforcer
encore l’expérience intuitive sur place.
Dans la halle 1.0 Nord se trouvera à
nouveau le gros œuvre : matériaux et
systèmes de construction, isolations,
étanchéités, outils, machines, échafaudages.
PLONGER AU CŒUR DE L’ARTISANAT
Dans la halle 1.0 au rezdechaussée,
deux constructions réalisées par différentes
entreprises artisanales, aménagées
en parallèle, captent immédiatement
l’attention. Dans ce hangar en
acier, le savoirfaire des métallurgistes,
électriciens et fabricants de
Comme chaque année,
l’espace dédié aux salles
de bain et aux installations
sanitaires sera très
fréquenté.
portes et portails se révèlera au grand
jour. Les visiteurs pourront ainsi observer
charpentiers, plâtriers et carreleurs
à l’oeuvre dans cet immeuble
résidentiel de deux étages. Les deux
bâtiments seront finalisés sur le chantier
après la tenue du salon Swissbau.
Le point de rencontre artisanat ira
encore plus loin : en plus d’espaces ludiques
et d’un forum pratique, il permettra
de découvrir des entreprises
artisanales et des exposants spécialisés.
De plus, le « BauBeiz » invitera les
visiteurs à échanger autour de sujets
professionnels.
Pour les personnes intéressées par
les domaines CVC (chauffage, ventilation,
climatisation), la visite se poursuit
à l’étage supérieur : les fournisseurs
actifs dans les techniques de chauffage,
de ventilation et de climatisation,
ainsi que dans le stockage d’énergie et
la technologie solaire, se trouvent dans
la halle 1.1 Nord. On y retrouve également
des thématiques liées à l’aménagement
intérieur, comme les fenêtres,
les portes, les enduits et les peintures.
Sur le côté sud de la halle 1.1, se
présentent notamment des entreprises
actives dans les installations
sanitaires, la technologie de l’eau, la
protection incendie et l’automatisation
du bâtiment. Des acteurs CVCS
bien connus et de poids tels que Georg
Fischer, BWT, Laufen, Geberit, Hansgrohe
ou KWC seront présents dans
les halles 1.1 et 1.2.
ESPACE « TENDANCES
AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR » POUR
LES AMATEURS DE DESIGN
Désormais installé dans la halle 1.2,
l’espace offre aux visiteurs de Swissbau
un panorama complet des innovations
en salle de bains, surfaces, éclairages
et aménagements haut de gamme.
Cette zone consacrée à l’aménagement
intérieur invite à la découverte et aux
échanges avec des fabricants établis
et des marques émergentes. Le nouvel
espace tendance de la halle 1.2 sera
également ouvert le samedi, un vrai
point fort du salon. Swissbau Focus, ses
salons partenaires, ses points d’information
et ses évènements permettront
aux visiteurs du week-end de rejoindre
facilement cette zone par des escaliers
roulants.
ACTUALITÉ
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APPRENDRE AUPRÈS DES EXPERTS
Swissbau Focus dans la halle 1.0 et
Swissbau Lab dans la halle 1.1 illustreront
parfaitement un dialogue interdisciplinaire
sur les défis actuels et les
tendances futures du secteur. Des
associations, des institutions et des
universités de renom utiliseront ainsi
la plateforme évènementielle Swissbau
Focus pour partager leurs positions.
Au Swissbau Lab, les visiteurs
professionnels auront l’occasion de
découvrir et tester des produits adaptés
et des solutions prêtes à la commercialisation.
Un atelier Swissbau
élargi offrira, quant à lui, aux visiteurs
l’occasion d’explorer des applications
innovantes sur le terrain. La participation
à toutes les activités du Swissbau
Focus et Lab est comprise dans le billet
d’entrée. Le site web de Swissbau
permet de s’inscrire facilement aux
évènements et constitue un outil indispensable
pour optimiser sa préparation
au salon.
UN MARCHÉ COLORÉ DÉDIÉ AU
PLÂTRE ET À LA PEINTURE
Une nouvelle collaboration avec l’Association
suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres
(ASEPP) propose, dans
la halle 1.1, un aperçu des techniques
innovantes, des matériaux haut de
gamme et des solutions durables de ce
secteur créatif. À travers sa présence
à ce salon multisectoriel, l’association
souhaite renforcer sa position auprès
des architectes, planificateurs et
autres professionnels de la construction.
Les temps forts de ce domaine
thématique incluent l’exposition des
objets du « Prix suisse pour le crépi et
la peinture », avec remise des prix le
22 janvier dans le Swissbau Focus, les
démonstrations en direct de deux
championnes suisses récemment couronnées
aux WorldSkills de Shanghai.
DES PARTENARIATS PRÉCIEUX
Avant que les exposants et partenaires
n’investissent les halles mardi matin
et dévoilent leurs nouveautés, le salon
Swissbau sera inauguré par Constructionsuisse,
l’association faîtière de
l’industrie de la construction suisse.
Lors d’une discussion avec des personnalités
du monde politique et économique,
le groupe de base « Extension
et enveloppe des bâtiments »,
secteur le plus important en termes de
chiffre d’affaires, mettra en avant son
rôle, ses besoins et son développement
lors de la cérémonie d’ouverture.
En 2026, Swissbau confirmera également
sa pertinence durable grâce à
des partenariats prestigieux. La Société
suisse des ingénieurs et des architectes
(SIA), la marque suisse LAUFEN
et le nouveau partenaire Abacus Business
Solutions s’engageront à grande
échelle et apporteront leur expertise
spécifique à l’offre du salon.
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Noe dit de lui-même :
« Pratiquer un métier
manuel m’a toujours plus
attiré que faire des
tâches administratives ».
La persévérance
mène au certificat
de capacité
Après avoir suivi une formation d’aide en ferblanterie AFP,
Noe Gehr a immédiatement franchi une nouvelle étape et
commencé un apprentissage CFC raccourci. Le jeune homme
est aujourd’hui en troisième année d’apprentissage et il séduit
par sa motivation, sa maturité et son savoir-faire artisanal.
Texte : Béatrice Koch, photos : Ethan Oelman
«
Pratiquer un métier manuel
m’a toujours davantage
attiré que faire des
tâches administratives »,
déclare Noe Gehr. Après
plusieurs stages d’observation, dont un
stage en tant que mécanicien auto, il a
opté pour la formation de ferblantier,
un choix qu’il ne regrette pas à ce jour :
« C’est un métier varié qui permet de
bouger beaucoup. J’aime travailler à l’extérieur
et j’aime voir le soir ce que j’ai
accompli pendant la journée. »
Noe, qui est âgé de 19 ans, est actuellement
en troisième année d’apprentissage
pour devenir ferblantier
CFC chez Ninger AG, à Rikon, dans le
canton de Zurich. Son âge révèle que
son parcours scolaire n’a pas été tout à
fait linéaire : dans son premier lieu
d’apprentissage, où il a commencé un
apprentissage de quatre ans en tant
que ferblantier CFC après avoir terminé
ses études secondaires, il était
confronté à des problèmes avec son
maître d’apprentissage et l’équipe.
Dans l’entreprise suivante, on a conseillé
au jeune homme de suivre un apprentissage
AFP de deux ans, d’une part
pour obtenir plus rapidement un diplôme,
d’autre part en raison de ses
notes scolaires qui, comme le dit Noe,
« n’étaient pas exceptionnelles ». Cet
apprentissage court a de nombreux
avantages affirme Noe avec le recul :
« La formation est axée sur la pratique,
mais on apprend tout de même les
bases théoriques. Et en tant que praticien,
on peut déjà accomplir de nombreuses
tâches de manière autonome. »
TRAVAUX DANS LES AIRS
Pour lui, l'attestation AFP ne suffisait
toutefois pas : « Dès le début, mon objectif
était d’obtenir le CFC. » À l’été
2024, il est entré comme apprenti chez
Ninger AG à Rikon, directement en
deuxième année, car l’AFP lui a permis
de sauter la première année. Avec ses
14 collaborateurs, l’entreprise couvre
les secteurs de la ferblanterie (enveloppe
des bâtiments), du sanitaire
(technique du bâtiment) et des installations
photovoltaïques. Son domaine
d’activité s’étend de l’Oberland zurichois
à la ville de Zurich, où Noe vient
justement de participer à un projet exceptionnel
: pour les revêtements et la
flèche d’une tour sur un bâtiment privé,
la société Ninger AG a fabriqué un nouveau
toit en cuivre. Un ferblantier n’a
qu’une ou deux occasions de réaliser un
tel projet au cours de sa carrière, explique
Marcel Truninger. Le formateur
professionnel et directeur général de la
Ninger AG vient de rentrer du chantier
à Zurich et montre à son apprenti des
photos de la flèche en cuivre brillant.
En regardant les photos, même les profanes
réalisent que pour devenir
ferblantier, il ne faut pas avoir le vertige.
Pour le reste, explique M. Truninger, il
faut avoir certaines connaissances en
mathématiques et en géométrie, ainsi
qu’une bonne capacité de représentation
spatiale.
UN ARTISAN POLYVALENT
Pour une petite entreprise telle que la
Ninger AG, un apprenti comme Noe est
un coup de chance, vante Marcel
PROMOTION DE LA RELÈVE
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Technicien du bâtiment AFP
Vous aimez mettre la main à la pâte, vous êtes habile de vos
mains, vous comprenez la technique et vous aimez travailler
de manière autonome ? Bienvenue en apprentissage en
tant que technicien du bâtiment AFP ! La formation dure deux
ans en entreprise avec 1 jour en école professionnelle
par semaine. La condition préalable est d’avoir terminé la
scolarité obligatoire.
L’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP)
est une forme d’apprentissage qui convient en particulier aux
jeunes qui préfèrent travailler manuellement, sans passer trop
de temps à l’école. Contrairement à l’apprentissage CFC qui
dure entre trois et quatre ans et qui comporte un enseignement
scolaire plus important, la formation AFP met clairement
l’accent sur les travaux pratiques, et ce dans toute la diversité
de la technique du bâtiment : montage de chauffage,
installation de ventilations, mise en place d’installations
sanitaires ou travail avec du métal. C’est pourquoi 4 professions
en lien avec la technique du bâtiment sont disponibles :
• Aide en chauffage AFP
• Aide en installations de ventilation AFP
• Aide en sanitaire AFP
• Aide en ferblanterie AFP
La passerelle pour accéder aux diplômes CFC
est ouverte (voir interview).
Plus d’informations sous :
www.topapprentissages.ch
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« Le travail physique à l’extérieur,
été comme hiver, dissuade
aujourd’hui un grand nombre
de jeunes. C’est d’autant plus
réjouissant quand quelqu’un
y parvient. »
Truninger qui est également président
de la commission d’examen compétente
PK 14 du canton de Zurich : « Il
est plus âgé et plus mûr que les autres
jeunes qui sont dans la même année
d’apprentissage. Je peux le faire intervenir
partout et être sûr qu’il fera du
bon travail. » De plus, Noe s’entend
bien avec les clients, ce qui n’est
évident ni pour les apprentis, ni pour
les professionnels expérimentés : « Les
ferblantiers sont souvent un peu solitaires.
» sourit Marcel Truninger.
Comme Noe a déjà réussi une première
formation, il gagne plus d’argent
MARCEL TRUNINGER
directeur de la société Ninger AG
que les autres apprentis. Son formateur
attend toutefois davantage de lui
et lui confie des tâches plus exigeantes.
Dans une petite structure
telle que la société Ninger AG, il est
indispensable d’exploiter les synergies
et de s’entraider, explique le directeur
général. Noe a donc déjà dû intervenir
dans l’équipe sanitaire. « Pour ce
qui est des tâches manuelles, Noe est
un jeune professionnel polyvalent qui
peut intervenir partout. » Ferblantier
est de toute façon un métier varié qui
présente des similitudes avec celui de
couvreur ou de charpentier.
DE BONNES CHANCES DE
GRAVIR LES ÉCHELONS
Le passage de la formation AFP à la
formation CFC n’a pas représenté un
grand défi pour Noe. Ses notes à l’école
professionnelle de Winterthur sont
bonnes : comme le contenu des cours
l’intéresse et lui est directement utile
dans son travail quotidien, il apprend
facilement. De plus, il connaît déjà le
fonctionnement de l’école et les enseignants
grâce à sa formation AFP. Bien
sûr, cela l'agace un peu d’être encore
en apprentissage alors que ses amis
ont déjà commencé leur vie professionnelle
et gagnent plus d’argent.
Mais sur l’ensemble d’une vie professionnelle,
ces quelques années supplémentaires
comptent peu.
AUCUNE CRAINTE POUR L’AVENIR
Dans moins de deux ans, Noe Gehr aura
son diplôme d’apprentissage en poche.
Il devra ensuite effectuer son service
militaire. Il souhaite ensuite acquérir
quelques années d’expérience professionnelle,
puis passer l’examen de
contremaître en ferblanterie et éventuellement
celui de maître ferblantier.
Son formateur aimerait bien encore le
garder quelques années dans l’entreprise
: « Pour les bons élèves, nous trouvons
toujours une place » affirme Marcel
Truninger. Il aborde ici indirectement
un problème que partage la société Ninger
AG avec beaucoup d’autres entreprises
artisanales : le manque de jeune
main d’œuvre qualifiée. D’après Marcel
Truninger « Ferblantier est une profession
exigeante ». Le travail physique à
l’extérieur, été comme hiver, dissuade
aujourd’hui un grand nombre de jeunes.
Pour Noe au contraire, ce sont ces aspects
qui rendent justement ce métier
attractif. Et du travail, il y en a suffisamment
: « Ferblantier est un métier qui a
de l’avenir. »
Ces partenaires assurent le soutien des profils professionnels présentés
«Un tremplin vers
une carrière
professionnelle»
Une attestation de formation professionnelle (AFP) peut être un bon
moyen d’entrer dans la vie professionnelle pour les jeunes qui ont
une forte orientation manuelle, explique Daniel Baumann, responsable
de la formation professionnelle chez Hälg Group, Saint Gall*.
Interview: Béatrice Koch
PROMOTION DE LA RELÈVE
Quels sont les critères qui déterminent
si un jeune est en mesure de
réussir une formation AFP ou CFC ?
Daniel Baumann La raison principale
est certainement les résultats scolaires.
Les métiers de la technique
du bâtiment exigent en effet certaines
connaissances en mathématiques
et une bonne capacité de représentation
spatiale. Pour ceux qui
ont plutôt des notes faibles dans ces
domaines, l’apprentissage pratique
de l’AFP est plus adapté. De plus,
dans la pratique, il arrive régulièrement
que des apprentis ayant obtenu
des notes insuffisantes passent
de la formation CFC à la formation
AFP. L’accent mis sur la pratique permet
d’alléger le cursus et ainsi de
réussir l’apprentissage. De plus, un
apprentissage AFP constitue un bon
tremplin pour débuter une carrière
professionnelle, en particulier pour
les élèves issus de l’immigration et/
ou ayant le statut de réfugié.
Quelles sont les possibilités et les
perspectives de carrière des jeunes
titulaires d’une AFP par rapport à
ceux titulaires d’un CFC ?
Grâce à la perméabilité de notre système
éducatif, les mêmes possibilités
existent. Les diplômés AFP obtiennent
souvent en plus un diplôme
CFC. La technique du bâtiment offre
notamment d’excellentes perspectives
d’évolution et de développement.
D’une part, parce que le domaine
professionnel lui-même ouvre
de nombreuses voies vers différentes
spécialisations, et d’autre
part, parce qu’il existe toujours une
pénurie importante de main-d’œuvre
qualifiée, ce qui crée des opportunités
supplémentaires. En fin de
compte, seules les limites fixées par
les apprentis eux-mêmes, en termes
d’engagement et de performances,
peuvent les freiner.
Combien de fois arrive-t-il qu’un
jeune poursuive son apprentissage
AFP par un CFC après avoir obtenu
son diplôme ?
Chez nous, cela concerne environ
deux tiers des apprentis AFP. Du
point de vue temps, ils ne perdent
pas grand chose : dans le cadre de la
technique du bâtiment, la plupart
des formations de base avec CFC
s’étalent sur quatre années. Toute
personne qui rajoute après les deux
ans d’apprentissage AFP, un apprentissage
CFC raccourci à trois ans, ne
rajoutera au final qu’une année supplémentaire.
Dans ce secteur, quelle est la valeur
de l’AFP par rapport au CFC ?
L’attestation professionnelle est
certainement un peu moins connue
que le certificat de capacité. Sur le
chantier, les diplômés AFP effectuent
plutôt des tâches routinières
et des missions partielles, tandis
que les collaborateurs titulaires
d’un CFC travaillent de manière
plus autonome et prennent des décisions.
Le diplôme a aussi une influence
sur le salaire : un installateur
CFC par exemple, peut espérer
gagner 500 francs suisses de plus
par mois qu’un installateur AFP dès
la fin de son apprentissage.
Combien d’élèves sont formés
par le groupe Hälg en vue de
l’obtention d’une AFP ?
Sur nos quelque 100 apprentis,
moins de 10 suivent une formation
AFP.
* Le groupe Hälg dont le siège se situe
à Saint Gall est une entreprise de
prestations de services active dans
toute la Suisse dans le domaine de
la technique du bâtiment et du Facility
Management qui compte plus de
1200 collaborateurs.
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Informaticien·ne du bâtiment, orientation Planification
Les jeunes talents de la
branche électrique
PROMOTION DE LA RELÈVE
Qu’est-ce qui motive et préoccupe les apprentis de la branche
électrique ? Nous souhaitons faire la lumière sur la situation en nous
appuyant sur le portrait de Michele Isenegger, élève informaticien
du bâtiment, orientation Planification. En 2 e année d’apprentissage,
il travaille dans la société IBG Engineering AG à Winterthour.
Texte : Annette Jaccard, photos : Michael Donadel
L
ors de l’interview de
Michele Isenegger sur
son lieu de travail, les
réponses à nos questions
fusent. Nous remarquons
rapidement que nous avons
en face de nous un élève engagé qui se
passionne pour son métier et qui est
prêt à apprendre beaucoup et de manière
autonome pour l’exercer. À l’issue
de l’interview, nous visitons le local
technique du nouveau bâtiment d’une
entreprise implantée à Seuzach, pour
lequel la société IBG a pu planifier l’automatisation
du bâtiment.
Comment en es-tu arrivé à
cette profession ?
Quand, en 2e année de secondaire,
je ne savais pas encore ce que je
voulais faire professionnellement,
j’ai imprimé la liste de toutes les professions
publiée sur le site orientation.ch.
J’ai commencé par rayer
tous les métiers qui ne rentraient
pas en ligne de compte. Il restait
alors 10 à 15 professions, toutes
techniques. Sur le site e-chance.fr,
j’ai trouvé des informations supplémentaires,
et finalement, c’est informaticien
du bâtiment, orientation
Planification qui l’a emporté. Je me
suis inscrit à une journée d’observation
chez IBG. Comme ça m’a plu et
qu’IBG était également d’accord, j’ai
encore pu effectuer deux autres
journées d’essai. Ensuite j’ai décidé
d’apprendre ce métier, j’ai postulé
chez IBG et j’ai obtenu la place d’apprenti.
Je trouve que j’ai de la chance
avec mon entreprise d’apprentissage,
je m’y sens parfaitement à
l’aise. Le seul bémol est le trajet un
peu long pour aller travailler, car
j’habite à Zurich.
Comment ton entourage a-t-il
réagi à ton choix de carrière ?
Ma famille a été étonnée que je choisisse
si rapidement. Mes parents et
la plupart de mes proches ont fait des
études et ils ne connaissaient donc
pas bien les apprentissages professionnels.
Mais ils m’ont dit que l’essentiel
était que je fasse quelque
chose qui me plaise et que si ce
n’était pas le cas, je pourrais toujours
changer, car j’étais encore jeune.
Comme le métier d’informaticien
du bâtiment n’existe pas depuis
longtemps, je dois souvent
expliquer aux gens ce que cela
sous-entend. Voici donc la version
courte : nous rendons les bâtiments
intelligents, autrement dit aussi
agréables que possible pour les utilisateurs,
en ce qui concerne par
exemple la commande de l’éclairage
et du chauffage.
Qu’apprécies-tu le plus dans ta
profession ?
Nous sommes
le futur
Dans les six articles parus en 2024
dans cette rubrique, nous avons mis
l’accent sur des talents prometteurs
et émergents de la branche
électrique.
Que pensent-ils, qu’espèrent-ils,
quel est leur point de vue sur la
branche électrique ? Faites connaissance,
chers lecteurs, avec des
personnalités qui contribueront à
façonner l’avenir de notre branche
dynamique, passionnante et très
porteuse.
Tous les élèves dont nous avons
fait le portrait contribuent par leur
travail à ce que la transformation
vers une Suisse neutre en CO2
puisse être entamée.
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Plutôt ceci ou cela ?
COURANT FORT OU COURANT FAIBLE ?
Courant fort
TÉLÉPHONE PORTABLE OU VOITURE ?
Téléphone portable
PLUS D’ARGENT OU PLUS DE VACANCES ?
Les deux
SPORT OU DÉTENTE ?
Sport
ÎLE OU GRANDE VILLE ?
Grande ville
VILLE OU CAMPAGNE ?
Ville
FILM OU SÉRIE ?
Séries
L’ANANAS SUR LES PIZZAS,
À ENLEVER OU C’EST BON ?
Pour moi, en tant que moitié italien,
l’ananas sur la pizza est hors de question.
PRÉNOM Michele
NOM Isenegger
ÂGE 17
LOISIRS Foot. Je joue dans l’équipe des
juniors B à Zollikon.
MATIÈRE PRÉFÉRÉE DANS
L’ÉCOLE PROFESSIONNELLE
Culture générale
FORMULE PRÉFÉRÉE EN
ÉLECTROTECHNIQUE ? U=RxI
NOTE SOUHAITÉE POUR
L’EXAMEN FINAL ? Un six serait génial,
mais 5,3 ce serait bien.
TEMPS PASSÉ SUR LE SMARTPHONE PAR
JOUR 4 h, parce que mon temps de trajet
jusqu’au travail est relativement long.
LIVRE/FILM/SÉRIE PRÉFÉRÉ ?
Je suis ouvert à tout.
LA MUSIQUE LA PLUS ÉCOUTÉE
CETTE ANNÉE ? Aucune idée
Que nous avons une très bonne ambiance
de travail et que je peux tout
demander. J’aime aussi travailler
longtemps sur le PC et au bureau.
Faire des installations sur un chantier
par tous les temps, ce ne serait
pas vraiment mon truc. C’est pourtant
ce que je vais faire lors de mon
prochain stage.
Quels sont les points
forts que tu peux apporter
à ce métier ?
J’investis beaucoup de temps dans
des choses qui me plaisent, cela
peut aussi être une liste Excel pour
un bon concept. J’aime bien rester
sur un problème jusqu’à ce que je
trouve la solution.
Quelle est ta tâche favorite ?
Je dirais un mélange entre tracer des
schémas et élaborer des listes de
points de données. En tant qu’informaticien
du bâtiment, nous pouvons
aussi trouver des erreurs faites par
d’autres personnes, car nous avons
une vue d’ensemble sur tous les
corps de métier. On peut tirer beaucoup
de choses de peu d’informations,
si on sait comment s’y prendre.
Pour les grands projets, mon formateur
Norman Fanconi me confie
des tâches partielles, par exemple la
création de topologies et justement
les listes de points de données. Chacun
peut accomplir ces tâches
comme il l’entend, dans le cadre des
directives. Par exemple, j’ajoute des
choses qui sont évidentes pour Norman,
mais pas encore pour moi ni
pour les clients. Je rends ainsi les
plans plus compréhensibles pour le
grand public. Pour les petits projets,
je peux déjà presque tout faire tout
seul et participer aux réunions, je
trouve ça génial.
Quelle est ta matière préférée à
l’école professionnelle ?
La culture générale, car elle n’est
pas technique. En dehors du travail,
je m’intéresse aussi à d’autres
choses que la technique. À la politique,
à l’économie et aux finances.
En culture générale, nous apprenons
des choses que nous pouvons
appliquer dans la pratique.
PROMOTION DE LA RELÈVE
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Quelles sont les tâches qui ont
tendance à ne pas te motiver ?
Le stage d’installateur à venir et le
fait d’aller sur un chantier par mauvais
temps.
Quand te sens-tu valorisé dans ton
travail ?
Quand mes idées ou mes plans sont
repris et éventuellement complétés.
Même si quelqu’un les améliore
et me donne un feed-back constructif,
je me sens valorisé, car on ne
peut jamais avoir tout juste.
Y-a-t-il une expérience particulière
ou une histoire vécue dans ta
formation jusqu’à présent que tu
aimerais partager avec nous ?
Je peux encadrer des élèves en
stage d’observation et j’ai remarqué
que j’aime beaucoup faire ça.
Je leur explique mon travail et je
leur montre mon quotidien dans
l’entreprise. J’aime aussi apprendre
quelque chose aux gens et leur dire
quelles erreurs sont à éviter.
Qu’est-ce qui rend ton entreprise
particulièrement remarquable ?
IBG est une grande entreprise qui a
différents départements allant de la
planification électrique jusqu’au
photovoltaïque. La collaboration interne
est bonne et nous pouvons
faire appel en interne à un très
grand savoir-faire. La collaboration
avec d’autres sociétés fonctionne
également bien. Pour pouvoir proposer
un apprentissage tel que le mien,
l’entreprise doit avoir une certaine
taille.
Le salaire te convient ?
Il est moyen pour le secteur électrique.
Je perçois aussi un « bonus de
performance » en fonction de mes
notes à l’école, ce qui me permet
d’atteindre un bon salaire. À mes
yeux, le repas de Noël et les autres
événements font aussi partie de
mon salaire. Un salaire élevé c’est
bien, mais si on n’aime pas aller travailler,
ça n’apporte rien.
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PROMOTION DE LA RELÈVE
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« Il ne s’agit pas d’un apprentissage
pour quelqu’un qui aime nager
dans le sens du courant, il faut
aussi savoir s’imposer. »
MICHELE ISENEGGER
Informaticien du bâtiment, orientation Planification
Dans la branche de l’électricité,
quelle est pour toi l’innovation la plus
grande de ces dernières années ?
L’automatisation des systèmes de
commande. Par exemple, une commande
préconfigurée permet
d’adapter de manière optimale l’automatisation
du bâtiment en fonction
des conditions météorologiques.
De ton point de vue, que devrait
améliorer le secteur de l’électricité ?
Elle ferait bien de se mettre au diapason
des apprentis de notre spécialité
en ce qui concerne le contenu
des modules enseignés. À l’école
professionnelle, nous apprenons
par exemple beaucoup de technique
de réseau et peu de choses sur le
fonctionnement des installations
CVCS. Mais dans l’entreprise, je suis
beaucoup plus souvent en contact
avec des thèmes CVCS qu’avec des
thèmes de réseau. Personne ne
semble savoir exactement ce que
nous faisons dans la pratique. Il y a
encore du potentiel. Le module 345
« Coordonner soi-même des petits
projets » est très important et il est
actuellement enseigné en ligne.
C’est fastidieux et parfois agaçant,
mais c’était la seule possibilité à la
TBZ. Pour un autre module, j’ai
même reçu un cours privé. Il n’y a
presque pas d’enseignants autorisés
à enseigner les modules.
Un autre point auquel le secteur
de l’électricité devrait, à mon avis,
accorder plus d’attention est l’équipement
de protection individuelle
sur les chantiers. Ici, tout ne se
passe pas toujours comme prévu,
ce qui nuit à la sécurité des collaborateurs.
Trouves-tu que tu exerces un métier
moderne ou plutôt traditionnel ?
Un métier très moderne.
Que souhaites-tu transmettre
aux futurs apprentis ?
Comme je l’ai dit, les écoles ne sont
pas encore tout à fait prêtes pour
l’informatique du bâtiment, orientation
Planification, parce que c’est
un nouveau métier. Il faut donc aimer
apprendre par soi-même et se
défendre, parfois même se battre,
afin de pouvoir suivre correctement
les modules, comme je l’ai expliqué
ci-dessus. Il ne s’agit pas d’un apprentissage
pour quelqu’un qui
aime nager dans le sens du courant,
il faut savoir s’imposer, même auprès
des clients.
Que feras-tu à l’issue de
ta formation de base ?
D’abord la maturité professionnelle.
Je voulais d’abord la faire pendant
l’apprentissage, mais cela aurait fait
un peu beaucoup, et je préfère avoir
de bonnes notes en apprentissage
et ensuite en maturité professionnelle,
plutôt que des notes moyennes
partout. Plus tard, je suivrai éventuellement
une formation en cours
d’emploi dans une haute école spécialisée.
Dans quels domaines as-tu déjà
pu apprendre quelque chose
(un peu) en tant que personne ?
J’ai appris que mon environnement
de travail est très complexe et que
je n’ai pas toujours besoin de tout
comprendre précisément. Avant,
je cherchais toujours tout dans le
détail, mais ce n’est pas possible
pour toutes les thématiques. Aujourd’hui,
je peux parfois aussi en
rester là.
Des partenaires cool ! ! !
La relève est un investissement en l’avenir ! Les entreprises suivantes soutiennent la promotion de la relève, dans le
cadre de l’action « Nous sommes l’avenir » initiée par Domotech en collaboration avec EIT.swiss :
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Présentations ·table ronde ·exposition :
Forum du chauffage àdistance
2026
«Réseaux thermiques :réussir leur extension !»
Animation:Bigna Silberschmidt
Traduction simultanée
22 janvier 2026
Berne,BERNEXPO
9h00-16h30
suivi d‘un apéritif
Matinée
Fin dematinée
Après-midi
Éléments importants pour le développement des réseaux thermiques
Stratégie de l‘UE en matière de chauffage et froid à distance (f)
Aurélie Beauvais, managing director Euroheat & Power, Bruxelles
Décarbonisation du chauffage à distance à Munich
Michael Arnold, directeur technique des services municipaux de Munich, Munich
Rôle central de la communication dans le développement du chauffage à distance
N.N.
Guide des coûts et des tarifs pour les exploitants des réseaux thermiques
Dr. Heike Worm, senior director Polynomics, Olten
Table ronde: Comment réussir l‘extension des réseaux thermiques
Avec les intervenantes etles intervenants de la matinée et Pascal Leumann, ewz Zurich,membre du comité RETS
Projets emblématiques et contributions
Remise du Prix InfraWatt 2026 : l’excellence des réseaux thermiques récompensée
Andreas Kronenberg, vice-président InfraWatt, Yverdon-les-Bains
Feuilles de route zéro net et garanties de risque pour les réseaux thermiques
Dr Matthias Bendig, spécialiste en énergies renouvelables, Office fédéral de l‘énergie OFEN, Berne (à confirmer)
Stockage innovant d’énergie : cavernes et sable (f)
Timothée Demierre, responsable du chauffage à distance Grand-Fribourg, Groupe E,Granges-Paccot et
Swen Schneider, chef de projets pour les projets dechaleur industrielle, RWB Groupe
Retrait du gaz lors de l‘extension des réseaux thermiques
Dr. Sabine Perch-Nielsen, cheffe d‘équipeEfficacitéénergétique et énergies renouvelables EBP, Zurich
Utilisation de la chaleur résiduelle des centres de données
André Flückiger, CEO Eicher + Pauli AG, Berne
Personnalité surprise
Apéritif de clôture
Inscription:www.thermische-netze.ch/forum
Réseaux Thermiques Suisse
c/o Ryser Ingenieure AG,Case postale,3001 Berne
www.reseaux-thermiques.ch |rets@reseaux-thermiques.ch |031 5600390
PROMOTION DE LA RELÈVE
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Ils ouvrent la voie : les
premiers informaticiens
du bâtiment CFC
Ils l’ont fait – et ils en sont fiers. « J’y ai pris énormément de
plaisir. Je recommande ce métier sans hésiter », affirme Michel
Mavridis, l’un des premiers Romands à obtenir le tout nouveau
Certificat fédéral de capacité (CFC) d’informaticien du bâtiment.
CTexte : René Senn et Pierre Schoeffel · Photos : Rainer Eder
Comme lui, 39 jeunes professionnels
ont achevé cet été une formation inédite,
marquant un tournant pour une
branche en pleine transformation numérique.
Une formation nouvelle, ambitieuse
… et nécessaire.
Lancée en août 2021, la formation
d’informaticien du bâtiment CFC répond
à un besoin clair : accompagner
la digitalisation rapide du parc immobilier
suisse. Pour la première fois, les
exigences du SEFRI en matière de
compétences opérationnelles ont été
traduites de manière systématique
dans un plan de formation. Le cursus
se distingue par son structure modulaire
et ses trois orientations : Bâtiment
& Automation, Communication
& Multimédia, Planification.
Cette nouveauté a représenté un
défi autant pour les apprentis que pour
leurs entreprises formatrices. Les notions
de modularité, de compétences
d’action ou encore de spécialisations
n’étaient pas familières dans l’univers
de l’électricité. « Il a fallu tout construire :
contenus, processus, modules d’examen
», résume Norbert Ivan Büchel, Responsable
de la formation professionnelle
chez EIT.swiss.
Le résultat ? Une formation exigeante,
pionnière et soutenue par les trois
associations faîtières – EIT.swiss,
Suissetec et ICT-Formation professionnelle
Suisse –, un fait inédit dans
la branche.
LES PIONNIERS QUI ONT OSÉ
Les premiers apprentis ont choisi un
chemin inconnu. Impossible de demander
à un ancien comment se déroulaient
les examens ou à quoi ressemblaient
les cours. Il fallait du courage,
de la motivation … et souvent le soutien
des parents.
Graphique : eTrends.ch
134 entreprises
formatrices en Suisse
PROMOTION DE LA RELÈVE
28
Ce pari s’est avéré payant. « Les jeunes
qui se sont lancés ont été mis au défi,
mais ils ont aussi été très bien accompagnés
», souligne Christian Matter,
membre du comité d’EIT.swiss. Pour de
nombreux employeurs, cette formation
représente aussi une opportunité
économique. « L’informatique du bâtiment
ouvre un champ de valeur ajoutée
inédit pour les entreprises électriques
», rappelait-il encore lors du
Roundtable 2023.
Même constat pour l’entreprise
hbTec : « Former des jeunes dans ce
domaine est une chance. Nous avons
besoin de talents pour digitaliser les
bâtiments en Suisse », insiste son directeur,
Adrian Baumeler.
UNE PREMIÈRE VOLÉE PROMETTEUSE
Depuis cet été, la Suisse compte désormais
40 informaticiennes et informaticiens
du bâtiment CFC. Les suivants
Nicolas Borowy :
transmettre
l’excellence pour
bâtir l’avenir
Télématicien de la première volée
suisse et ingénieur, Nicola Borowy
partage aujourd’hui son temps
entre son activité en entreprise et
la formation des apprentis informaticiens
du bâtiment à Colombier.
Il voit dans l’automation un pilier
incontournable : la maîtrise des
systèmes de chauffage, d’éclairage
ou de sécurité devient essentielle
pour répondre aux exigences
actuelles en efficacité énergétique
et en confort. Il rappelle aussi
l’importance de la communication
multimédia, toujours très demandée.
Pour lui, former des apprentis
dans ces domaines offre un
véritable bénéfice aux électriciens
et aux intégrateurs : les compétences
acquises en centre
professionnel enrichissent
directement les entreprises et
soutiennent leur évolution
technique.
suivront rapidement : 46 apprentis ont
démarré en 2021, 41 en 2022, 66 en
2023, 65 en 2024.
La spécialisation Bâtiment & Automation
attire près des deux tiers des
jeunes, tandis que Communication &
Multimédia représente environ un
tiers. La voie Planification peine encore
à s’imposer.
L’intérêt des jeunes est bien réel ;
ce sont surtout les entreprises qui
avancent prudemment. « Nous pensions
que la formation s’établirait plus
vite, mais ces processus prennent parfois
du temps. Son importance ne fera
que croître avec les enjeux énergétiques
et climatiques », analyse Norbert
Ivan Büchel.
LE TDGI : UNE CÉRÉMONIE
QUI COMPTE
La remise officielle des diplômes a eu
lieu lors du TDGI – Tag der Gebäudeinformatik,
un événement organisé par
KNX Swiss, EIT.swiss et Suissetec.
Au-delà des ateliers et conférences,
cette journée plaçait clairement les
jeunes diplômés au centre.
Leur réussite a été saluée par les
représentants de la branche. « Vous
êtes les premiers de Suisse – et même
du monde », a déclaré, non sans fierté,
Norbert Büchel. Felix von Rotz, président
de KNX Swiss, a lui aussi souligné
l’importance de leur rôle : « Vous
êtes les véritables pionniers de l’informatique
du bâtiment. Vous pouvez être
fiers de votre parcours. »
MICHEL MAVRIDIS TÉMOIGNE
Les diplômés, venus de toute la Suisse,
ont partagé leur enthousiasme. Parmi
eux, Michel Mavridis, Romand, incarne
parfaitement cette première génération
: motivée, curieuse et consciente
du potentiel immense de ce nouveau
métier.
Michel est employé chez Christian
Aubry SA, à Saignelégier et raconte :
« Issu du métier d’électricien, je me
suis spécialisé dans l’informatique du
bâtiment – en particulier dans l’automation
du bâtiment. Très tôt, j’ai pu
apporter une réelle valeur ajoutée à
mon entreprise en facilitant le travail
des électriciens grâce à des plans
clairs et structurés. Cette formation
m’a beaucoup fait progresser, tant sur
le plan technique que dans l’organisation
et la précision. »
UN ENTHOUSIASME CONTAGIEUX
Les jeunes n’ont pas caché leur plaisir
d’avoir choisi cette voie. Le message
de la première volée est clair : « Agir,
persévérer et prendre du plaisir ! »
Leur énergie a marqué les esprits
lors de la cérémonie, et elle augure
d’un avenir où l’informatique du bâtiment
occupera une place clé dans la
transition énergétique et digitale des
bâtiments suisses.
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Michel Mavridis reçoit les
félicitations de Norbert
Büchel, Responsable de
la formation professionnelle
chez EIT.swiss.
Fêtes lumineuses
et bonne année !
PROMOTION DE LA RELÈVE
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Otto Fischer SA vous souhaite un merveilleux temps de l’avent,
de joyeuses fêtes et vous présente ses meilleurs vœux pour la
nouvelle année!
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INTERVIEW
Entretien avec Prof. Dr Olivier Steiger et
Prof. Dr Sebastian Obermeier, Haute école de Lucerne
BACnet Secure
Connect est
un jalon majeur
30
BACnet/SC vise à renforcer la sécurité de l’automatisation du bâtiment
grâce au chiffrement, aux certificats et à une nouvelle architecture
réseau. Les professeurs Dr. Olivier Steiger et Dr. Sebastian Obermeier,
tous deux à la Haute école de Lucerne, expliquent pourquoi le
sujet devient pressant, où se situent les pièges et pourquoi même
le meilleur standard ne suffit pas sans savoir-faire.
Auteur : Markus Back · Photos : Marc Schoeffel
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Q
Quelle était la motivation initiale
derrière le développement
de BACnet Secure Connect ?
Prof. Dr Olivier Steiger Pendant de
nombreuses années, BACnet/IP a
été le standard dans l’automatisation
des bâtiments. Mais en l’absence
de chiffrement et d’authentification,
le système était comparable
à un livre ouvert : on pouvait non
seulement observer le trafic, mais
aussi intervenir. Avec son chiffrement
TLS et l’authentification sécurisée
des acteurs, BACnet/SC traite
exactement ce point de vulnérabilité.
En outre, des points faibles hérités
des versions précédentes ont été
corrigés, en particulier l’obligation
de recourir aux broadcasts dans
BACnet/IP. Ceci facilite considérablement
la gestion.
Prof. Dr Sebastian Obermeier Du point
de vue IT, les broadcasts sont problématiques
: ils surchargent les
réseaux, présentent des risques et
rendent difficile l’intégration dans
le cloud. BACnet/SC opte pour une
architecture hub‐and‐spoke, qui permet
une communication prévisible,
contrôlable et compatible avec les
pare‐feu. La démarche ayant conduit
à BACnet/SC reposait sur deux axes :
renforcer la sécurité et établir une
base d’architecture adaptée aux besoins
futurs.
Quelles sont les principales différences
entre BACnet/IP et BACnet/SC ?
Olivier Steiger Nous avons déjà évoqué
la disparition des broadcasts,
mais d’autres différences essentielles
sont à souligner. Alors que
BACnet/IP transmet les données en
clair, BACnet/SC les chiffre de manière
fiable et permet en outre l’authentification
des nœuds du réseau.
Chaque appareil doit ainsi se présenter
avec un certificat valide avant
de pouvoir communiquer. C’est une
rupture nette avec la pratique antérieure,
où le simple fait de brancher
un appareil suffisait pour l’intégrer
au réseau. Enfin, BACnet/SC repose
sur TCP plutôt que sur UDP, ce qui
rend la communication orientée
connexion, et donc plus fiable.
Sebastian Obermeier Ce changement
est déterminant en matière
de pare‐feu. Avec UDP, il faut ouvrir
largement les règles stateless pour
laisser passer les réponses entrantes.
Avec TCP, ce risque disparaît,
car la communication est
orientée connexion : les échanges
sont identifiés et peuvent être autorisés
de manière contrôlée. Pour
l’intégration dans des environnements
IT modernes, c’est un avantage
majeur.
INTERVIEW
Quels défis se posent autour
de la gestion des certificats dans
la pratique ?
Sebastian Obermeier Les certificats
sont à la fois une contrainte et une
nécessité. Ils instaurent la confiance,
mais doivent être gérés sur toute leur
durée de vie : création, distribution,
renouvellement, révocation. Cela
exige des processus clairs et une infrastructure
de gestion de clés. Dans
l’IT classique, cela fait partie des
standards établis, mais dans l’automatisation
du bâtiment, cette culture
est encore émergente. Sans responsabilités
définies et procédures documentées,
le système devient vite
ingérable. La difficulté est donc de
déterminer : qui gère quoi, et à quel
moment ?
Olivier Steiger La situation se complique
encore dans les environnements
multi-constructeurs. Chaque
fabricant applique sa propre logique,
mais au final c’est l’exploitant qui
doit assurer la cohérence et maintenir
le système. Comme il n’existe pas
encore de lignes directrices et de
bonnes pratiques transversales,
nous travaillons précisément sur ce
sujet, afin d’éviter que chaque projet
ne doive repartir de zéro.
NOUVELLE COMPLEXITÉ
POUR LES INSTALLATEURS
ET LES EXPLOITANTS
Quels sont les pièges fréquents lors
de la mise en service de BACnet/SC ?
Olivier Steiger Le premier écueil est
presque trivial : il est souvent difficile
de déterminer qui est responsable
de quoi. Qui gère les certificats
? Qui définit les clés ? Qui
assure les mises à jour ? Sans une
définition claire des rôles et des processus,
le système ne peut pas fonctionner.
Ces points doivent être établis
bien avant la mise en service du
bâtiment et des installations.
Sebastian Obermeier Un exemple
issu de notre laboratoire montre à
quel point le sujet est sensible : des
étudiants devaient configurer une
chaîne de certificats. Une seule case
non activée dans la procédure a suffi
pour bloquer tous les accès, et
l’appareil n’a été récupérable
qu’après un reset matériel. C’est instructif
sur le plan pédagogique, mais
en exploitation réelle, ce serait dramatique.
La sécurité implique toujours
un effort initial, et même de
petites négligences peuvent avoir de
grandes conséquences.
Quel est l’impact sur l’exploitation et
le facility management au quotidien ?
Olivier Steiger À court terme, cela
complique les choses. Nombre de
responsables techniques et de facility
managers viennent du monde
électrotechnique et ont peu d’expérience
en cybersécurité. La gestion
de certificats, des clés et des
32
« Même de petites erreurs
peuvent compromettre
l’ensemble du système. »
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PROF. DR SEBASTIAN OBERMEIER
Haute école de Lucerne, au sujet de l’architecture réseau BACnet
KALDEWEI.COM
BATHTUB
MEISTERSTÜCK OYO DUO
STOOL BRIDGE BASE
TRIPOD
INTERVIEW
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processus de sécurité représente
pour eux un domaine nouveau, ce
qui alourdit les opérations plutôt
que de les simplifier. À plus long
terme, l’espoir est que des outils
automatisés et des procédures
standardisées se développent pour
faciliter ces tâches. Mais ces solutions
en sont encore à leurs débuts.
Sebastian Obermeier Les premiers
outils de gestion automatisée des
certificats commencent à apparaître.
Certains fabricants expérimentent
des solutions visant à simplifier
le renouvellement et la
distribution. Lorsque le marché aura
atteint une masse critique, des solutions
professionnelles plus complètes
suivront, ce qui facilitera
nettement le travail des exploitants.
Une coexistence parallèle de
BACnet/IP et BACnet/SC est-elle
possible ?
Olivier Steiger Oui, c’est même la situation
la plus fréquente aujourd’hui.
De nombreuses installations existantes
fonctionnent en BACnet/IP,
tandis que les extensions ou modernisations
passent à BACnet/SC.
À propos de
Prof. Dr Sebastian
Obermeier
Professeur en cybersécurité
industrielle à la Haute école de
Lucerne (HSLU), Sebastian
Obermeier est expert des
systèmes de contrôle et des
réseaux OT dans les domaines
de l’énergie, du bâtiment et de
l’industrie. Son travail porte
principalement sur la sécurisation
des protocoles de communication,
la protection des infrastructures
critiques et l’application de
concepts de cybersécurité tels
que Zero Trust dans des environnements
opérationnels. Avant de
rejoindre la recherche appliquée,
il a travaillé plusieurs années dans
le conseil en sécurité informatique.
Il est aujourd’hui actif dans des
projets nationaux et européens
visant à renforcer la sécurité
des systèmes d’automatisation
et à développer des méthodologies
et outils adaptés aux
besoins des exploitants.
Techniquement, cela fonctionne,
mais l’intégration se révèle souvent
plus complexe que prévu. Même des
spécialistes de fabricants, venus
nous assister, ont parfois besoin de
temps pour obtenir un fonctionnement
stable. Cela s’explique par le
fait que l’on dispose encore de peu
de retours d’expérience dans ce domaine.
Sebastian Obermeier D’un point de
vue sécurité, un système est intrinsèquement
limité par son élément
le moins robuste : c’est lui qui fixe
le niveau de protection effectif. Si
l’on conserve des composants anciens
non sécurisés, le risque demeure.
Une migration progressive
est judicieuse, par exemple étage
par étage lors de rénovations. Mais
à moyen terme, une transition complète
vers BACnet/SC sera incontournable.
PLANIFICATION, INTERFACES
IT ET ÉTAT DU MARCHÉ
Quels points les planificateurs et
intégrateurs doivent-ils prendre
en compte lorsqu’un projet exige
BACnet/SC ?
Olivier Steiger Ils doivent définir très
tôt l’architecture réseau et anticiper
des aspects tels que la gestion des
certificats, des clés et les procédures
de mise à jour. Ces questions
doivent être traitées dès la phase de
conception, et non reportées à l’exploitant
une fois l’installation en
service. L’intégrateur doit également
être en mesure d’expliquer
clairement à l’exploitant les processus
qui l’attendent.
Sebastian Obermeier BACnet/SC
n’est qu’un élément d’une stratégie
de sécurité globale, ce n’est pas une
solution miracle. Les planificateurs
doivent donc travailler en étroite
collaboration avec les responsables
de la sécurité IT et définir précisément
les interfaces. Considérer
BACnet/SC de manière isolée serait
une approche trop limitée.
Dans quelle mesure BACnet/SC
s’intègre-t-il aux concepts
modernes de cybersécurité ?
Sebastian Obermeier Très bien, notamment
grâce à des approches
telles que le Zero Trust, où aucun
paquet de données n’est accepté
sans vérification préalable. Il en va
de même pour les interfaces OT/IT,
qui peuvent être intégrées de manière
sécurisée jusqu’au cloud
grâce à BACnet/SC.
Olivier Steiger Un autre aspect prend
également de l’importance dans la
branche : le reporting de durabilité.
Les exploitants de grands portefeuilles
immobiliers doivent être en
mesure de fournir leurs données de
consommation et d’énergie à tout
moment. BACnet/SC devient ainsi
un facilitateur pour le smart building
et le green building, en garantissant
une communication fiable
et sécurisée.
Où en est la diffusion de BACnet/SC
sur le marché ?
Olivier Steiger BACnet est déjà un
standard établi dans les grands projets.
BACnet/SC est défini dans la
révision actuelle et les premiers produits
sont disponibles, mais la mise
en œuvre pratique en est encore à
ses débuts. Beaucoup d’installations
fonctionnent toujours en BACnet/IP
et certains pensent qu’il suffit de
sécuriser le réseau IT autour pour
être protégés. C’est trompeur : on
obtient alors un système non sécurisé
dans une enveloppe sécurisée.
Si cette enveloppe est compromise,
l’ensemble devient vulnérable.
À propos de
Prof. Dr Olivier
Steiger
Professeur en systèmes énergétiques
à la Haute école de
Lucerne (HSLU), Olivier Steiger
est spécialisé dans l’automatisation
du bâtiment, les réseaux
d’énergie et les architectures de
gestion technique intégrée.
Ingénieur de formation, il travaille
depuis de nombreuses années
sur l’optimisation énergétique des
infrastructures et la mise en place
de systèmes de pilotage intelligents.
Il coordonne également
plusieurs projets de recherche
appliquée portant sur la numérisation
des installations, l’intégration
des énergies renouvelables et
la gestion de données dans le
bâtiment. Ses activités s’étendent
à la formation continue et à
l’accompagnement de collectivités,
bureaux d’ingénieurs et
exploitants dans la transition
vers des bâtiments plus performants
et interopérables.
REJOIGNEZ LA
COMMUNITY
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35
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INTERVIEW
« BACnet/SC est un enjeu
central pour l’avenir. »
36
PROF. DR OLIVIER STEIGER
Haute école de Lucerne
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Sebastian Obermeier De plus, BACnet/SC
doit être explicitement exigé
dans les appels d’offres. Si ce n’est
pas le cas, on continuera à livrer des
équipements BACnet/IP classiques.
Le standard, à lui seul, ne change
rien : il faut une volonté affirmée
d’élever le niveau de sécurité.
FORMATION, RECHERCHE
ET PERSPECTIVES
Quels sont les besoins en formation
et quelles offres existent aujourd’hui ?
Olivier Steiger Certains fabricants
proposent des formations, mais
celles-ci restent souvent limitées à
leurs propres solutions. Il manque
encore un cadre transversal couvrant
les environnements multi-constructeurs.
C’est précisément
l’objet d’un projet de recherche en
cours : établir une recommandation
qui attribue des rôles clairs à chacun,
du planificateur à l’intégrateur,
jusqu’au facility manager.
Sebastian Obermeier Beaucoup
d’acteurs de la branche ont peu de
contact avec la cybersécurité. Les
compétences de base des professionnels
de l’électricité portent sur
l’installation électrique, alors que
l’automatisation sécurisée du bâtiment
exige des connaissances supplémentaires
dans le domaine IT.
Des formations fondamentales ciblées
seront donc indispensables
dans de nombreux cas.
Sur quoi portent vos recherches
actuelles ?
Olivier Steiger En collaboration avec
le Cyber Defense Campus d’Armasuisse,
nous étudions actuellement
la cybersécurité dans l’automatisation
du bâtiment. Nous examinons
concrètement les risques que représentent
les protocoles non sécurisés
en situation réelle, ainsi que
les processus nécessaires pour
renforcer la sécurité. À l’avenir,
nous porterons également notre
attention sur les compteurs intelligents
et les installations photovoltaïques,
car il s’agit de systèmes
largement déployés et donc particulièrement
sensibles du point de
vue de la sécurité.
Sebastian Obermeier Un autre domaine
de recherche concerne la
sécurité post-quantique. Aujourd’hui,
BACnet/SC n’est pas résistant
aux attaques menées à
l’aide d’ordinateurs quantiques.
Même si ces attaques ne sont pas
encore une réalité opérationnelle,
nous souhaitons être prêts. C’est
pourquoi nous étudions dans nos
laboratoires l’intégration optimale
d’algorithmes post-quantiques et de
méthodes de distribution quantique
des clés.
www.hslu.ch
Le point de rencontre des pros de l'électricité
Journée
delabranche
d'EIT.swiss
suivie de la cérémonie FPS EIT.swiss
29 janvier 2026
Kursaal Berne
Les thèmes d'avenir de la branche électrique seront au centre des
discussions :énergie, numérisation et pénurie de main-d'œuvre qualifiée.
Des exposés passionnants, une table ronde interactive etdes séminaires
axés sur la pratique, notamment sur le photovoltaïque, l'économie
énergétique et la technique d'éclairage, vous offrent des connaissances
spécialisées de premier plan.
En même temps, l'événement crée un espace de dialogue, de réseautage
et d'inspiration. Une demi-journée est prise encompte comme formation
continue selon l'OIBT.
Vous trouverez de plusamplesinformations
sur la manifestation et l'inscription sous:
eit.swiss/fr/journee-de-la-branche
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Partenaire médias :
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
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Le marché en
mouvement
des utilitaires
électriques
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L’année 2025 sera-t-elle celle d’un changement de cap pour les
véhicules électriques à batterie (BEV) ? Au cœur d’un marché des utilitaires
en repli, ces derniers parviennent à accroître leurs parts de marché,
surtout dans le domaine de la livraison et du transport de marchandises.
Texte : Manuel Fischer
La part de marché des
fourgons à recharge
électrique progresse.
Nous vous en proposons
un aperçu de l'offre.
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
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L
LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
À L’HORIZON 2030
La mobilité électrique gagne aussi du terrain
dans le secteur des véhicules utilitaires. En
2023, pas moins de 13 % des fourgonnettes
immatriculées étaient équipées d’une motorisation
électrique (BEV). En 2024, en revanche,
2467 nouvelles immatriculations de
ce type ont été enregistrées, soit un recul
marqué de 37 % par rapport à l’année précédente.
Sur un total d’un peu plus de 30500
nouveaux véhicules utilitaires légers Jusqu’à
3,5 tonnes de poids total, cela ne représente
que huit pour cent. Ce repli temporaire
semble toutefois déjà surmonté : la part relative
des nouveaux utilitaires électriques
dans le segment des fourgonnettes repart à
la hausse. Le contexte reste plus complexe
pour les utilitaires électriques que pour les
voitures de tourisme, où la part des modèles
100 % électriques s’élevait à 19 % des nouvelles
immatriculations en 2024. Sans surprise,
les véhicules utilitaires électriques
sont très sensibles au prix, du fait de leur
usage professionnel. Cependant, le surcoût
à l’achat diminue régulièrement au fil des
ans (de +49 % en 2016 à environ 15 % attendus
en 2030). Selon Luc Tschumper, directeur
adjoint de Swiss eMobility, « Les entreprises
électrifieront, en moyenne, deux fois
plus vite que le marché global. » Il avance
plusieurs raisons : a) les exigences de durabilité,
notamment issues de directives internationales
; b) les entreprises, dont les véhicules
ont souvent une durée d’exploitation
plus courte, sont plus enclines que les particuliers
à profiter rapidement des évolutions
d’offre et de prix ; et c) à moyen et long terme,
les véhicules électriques remporteront la
mise sur le plan de la vérité des coûts face
aux moteurs thermiques. Il reste toutefois
quelques défis à surmonter : où recharger les
véhicules – au domicile ou sur le lieu de travail
? Qu’en est-il de l’autonomie ? Existe-t-il
des aides financières ? Et qui s’occupe du
nouveau management de flotte, alors que
l’expérience pratique manque encore souvent
dans ce domaine ? Luc Tschumper
conseille aux entreprises d’acquérir progressivement
une stratégie de flotte électrique
adaptée à leurs besoins, par étapes d’apprentissage
successives.
Citroën
ë-C3 Van
Capacité de la batterie
44 kWh (brut)
Puissance
83 kW / 113 PS
Autonomie
Jusqu’à 344 km
Temps de charge
AC : 2 h 50 min
(0–100%, 11 kW)
DC : 26 min
(20–80%, 100 kW)
Charge utile
Jusqu’à 227 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 1,22 m3
Renault Kangoo
Van E-Tech electric
Capacité de la batterie
48 kWh (brut)
Puissance
90 kW / 122 PS
Autonomie
Jusqu’à 293 km
Temps de charge
AC : 3 h 10 min
DC : 43 min
(0–80 %, 80 kW)
Charge utile
Jusqu’à 746 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 4,9 m3
Charge remorquable
550 kg
Autres détails
L × l × H :
4015 × 1755 × 1577 mm
Garantie de 8 ans
Augmentation de la
charge utile en option
Charge remorquable
Jusqu’à 1500 kg
Autres détails
8 versions du modèle
Citroën
ë-Berlingo Van M
Citroën
ë-Jumpy M
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
50 kWh (brut)
Jusqu’à 750 kg
75 kWh (brut)
Jusqu’à 1000 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
100 kW / 136 PS
Autonomie
Jusqu’à 343 km
Temps de charge
AC : env. 5 h
(0–100%, 11 kW)
L × l × H :
4401 × 1848 × 1860 mm
Garantie de 8 ans
Augmentation de la
charge utile en option
100 kW / 136 PS
Autonomie
Jusqu’à 350 km
Temps de charge
AC : env. 4,45 h
(0–100%, 11 kW)
L × l × H :
4983 × 1920 × 1940 mm
Garantie de 8 ans
Augmentation de la
charge utile en option
DC : 30 min
(20–80%, 100 kW)
DC : 32 min
(20–80%, 100 kW)
Charge utile
Charge utile
Jusqu’à 706 kg
Jusqu’à 1188 kg
Volume de chargement
Volume de chargement
Jusqu’à 3,8 m3
Jusqu’à 5,8 m3
Renault Trafic Van
E-Tech electric
Renault Master
E-Tech electric
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
52 kWh (brut)
Jusqu’à 920 kg
87 kWh (brut)
Jusqu’à 2450 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
90 kW / 122 PS
4 versions du modèle
105 kW / 140 PS
8 versions du modèle
Autonomie
Autonomie
Jusqu’à 294 km
Jusqu’à 460 km
Temps de charge
Temps de charge
AC : 4 h 30 min
AC : 8 h
DC : 1 h 5 min
(0–80 %, 50 kW)
DC : 38 min
(0–80 %, 130 kW)
Charge utile
Charge utile
Jusqu’à 1222 kg
Jusqu’à 1629 kg
Volume de chargement
Volume de chargement
Jusqu’à 8,9 m3
Jusqu’à 14,8 m3
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
Mercedes-Benz
eCitan
Capacité de la batterie
45 kWh (brut)
Puissance
90 kW / 122 PS
Autonomie
Jusqu’à 295 km
Temps de charge
AC: 4 h 30 min
(0–100%, 11 kW)
DC: 42 min
(80%, recharge rapide)
Charge utile
Jusqu’à 695 kg
Volume de chargement
3,2 m3
Charge remorquable
Jusqu’à 1270 kg
Autres détails
4 versions du modèle
Mercedes-Benz
eSprinter
Capacité de la batterie
113 kWh (brut)
Puissance
100 kW / 136 PS
Autonomie
Jusqu’à 440 km
Temps de charge
AC: 11 h
(0–100%, 11 kW)
DC: 28 min
(80%, recharge rapide)
Charge utile
Jusqu’à 988 kg
Volume de chargement
9 m3
Charge remorquable
Jusqu’à 2000 kg
Autres détails
3 versions du batterie
42
Opel Combo
Cargo Elektro
Opel
Movano Electric
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
50 kWh (brut)
Jusqu’à 750 kg
110 kWh (brut)
Jusqu’à 2400 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
100 kW / 136 PS
3 versions du modèle
205 kW / 279 PS
14 versions du modèle
Autonomie
Autonomie
Jusqu’à 346 km
Jusqu’à 430 km
d
o
m
o
t
e
c
h
Temps de charge
AC: 5 h
(11 kW)
DC: 30 min
(80%, 100 kW)
Charge utile
Jusqu’à 781 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 4,4 m3
Temps de charge
AC: n. d.
DC: 1 h
(80%, 150 kW)
Charge utile
Jusqu’à 1385 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 17 m3
Volkswagen
e-Transporter*
Volkswagen
ID. Buzz Cargo Pro
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
64 kWh (brut)
Jusqu’à 2300 kg
84 kWh (brut)
Jusqu’à 1200 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
160 kW / 218 PS
Autonomie
Jusqu’à 283–321 km
Traction avant
210 kW / 285 PS
Autonomie
Jusqu’à 454 km
Configurable avec
un système de
transmission intégrale
Temps de charge
Temps de charge
AC : n. d.
DC : 39 min
(80%, 125 kW)
Charge utile
Jusqu’à 1098 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 5,2 m3
AC: 7 h 30 min
(11 kW)
DC: 26 min
(80%, 170 kW)
Charge utile
Jusqu’à 750 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 3,9 m3
* Fourgon
Peugeot
E-Boxer
Maxus
eDeliver 9
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
110 kWh (brut)
Jusqu’à 2400 kg
88 kWh (brut)
Jusqu’à 1400 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
200 kW / 271 PS
14 versions du modèle
150 kW / 204 PS
10 versions du modèle
Autonomie
Autonomie
Jusqu’à 424 km
Jusqu’à 341 km
Temps de charge
Temps de charge
AC: 9 h
(0–100%, 22 kW)
AC : 8 h
(11 kW)
DC: 55 min
(80%, 100 kW)
DC : 51 min
(80%, 80 kW)
Charge utile
Charge utile
Jusqu’à 1425 kg
Jusqu’à 775 kg
Volume de chargement
Volume de chargement
Jusqu’à 17 m3
Jusqu’à 12,3 m3
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
Toyota Proace
Van Electric
Capacité de la batterie
50 ou 75 kWh (brut)
Puissance
100 kW / 136 PS
Autonomie
Jusqu’à 347 km
Temps de charge
AC : 4 h 30 min
(11 kW, batterie 50 kWh)
DC : 25 min
(100 kW, batterie
50 kWh)
Charge utile
Jusqu’à 1477 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 6,6 m3
Charge remorquable
Jusqu’à 2500 kg
Autres détails
Traction avant
Toyota Proace
MAX Electric
Capacité de la batterie
110 kWh (brut)
Puissance
200 kW / 270 PS
Autonomie
Jusqu’à 420 km
Temps de charge
AC : 6 h 5 min
(22 kW)
DC : 55 min
(150 kW)
Charge utile
Jusqu’à 1460 kg
Volume de chargement
Jusqu’à 17 m3
Charge remorquable
Jusqu’à 2400 kg
Autres détails
Traction avant
44
Ford Ranger
Wildtrak PHEV
Ford
E-Transit Custom
Capacité de la batterie
Charge remorquable
Capacité de la batterie
Charge remorquable
16,5 kWh (brut)
Jusqu’à 3500 kg
64 kWh (brut)
Jusqu’à 2300 kg
Puissance
Autres détails
Puissance
Autres détails
207 kW / 281 PS
Autonomie
Jusqu’à 50 km
Temps de charge
AC : moins de 4 h
(0–100%, max. 6,9 kW)
Consommation :
3,1–3,2 l / 100 km
Couple maximal:
697 Nm à 2500 t/min,
e4WD
100 kW / 136 PS
160 kW / 218 PS
Autonomie
Jusqu’à 327 km
Temps de charge
AC : 6,42 h
–
Charge utile
Jusqu’à 940 kg
Volume de chargement
ouvert vers le haut
(Pick-up)
DC : 40 min
(10–80%, 125 kW)
Charge utile
Jusqu’à 994 kg
Volume de chargement
d
o
m
o
t
e
c
h
5,8–6,8 m3
Le bon calcul:
Roulez électrique.
MOBILITÉ ÉLECTRIQUE
45
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d
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CHF 29’120.- TTC (prix de vente conseillé non contraignant): mensualités CHF 260.-, durée 60 mois, versement initial CHF 7’424.-, taux d’intérêt annuel effectif 0.07%, kilométrage max.
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m
Ford Ranger PHEV XLT Double cabine, 2.3l Ecoboost, 281 ch/207 kW, boîte automatique 10 vitesses, e-4WD. Consommation: 6.5 l/100 km + 12.9 kWh/100 km, émissions de CO 2 combiné:
o
148 g/km. Exemple de calcul pour un prix d’achat au comptant de CHF 52’650.- TTC (prix de vente conseillé non contraignant): mensualités CHF 270.-, durée 60 mois, versement initial
t
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e
les clients flotte et disponible chez les partenaires Ford participants jusqu’au 31.12.2025. Sous réserve d’erreurs et de modifications.
c
h
Les résultats des analyses
énergétiques et hygiéniques
réalisées dans le laboratoire de
l’IGE dans le cadre d’un
mémoire de bachelor sur un
réservoir transparent ont été
intégrés dans le lot de travail 5
du projet de recherche LeCo.
Photo : Daniel Dyntar
Production d’eau
chaude sanitaire :
défis hygiéniques
et énergétiques
Le nombre de cas de légionellose signalés en Suisse augmente d’année en
année. En 2020, la Confédération a lancé le projet de recherche « Lutter
contre les légionelles dans les bâtiments » (ou LeCo). Dans le cadre d’une
équipe de recherche interdisciplinaire, l’Institut des techniques du bâtiment
et de l’énergie (IGE) de la Haute école de Lucerne (HSLU) a examiné les
éventuels points faibles dans le stockage et la distribution aux étages de l’eau
chaude et a proposé des solutions.
Texte : Reto von Euw, Institut des techniques du bâtiment et de l’énergie (IGE)
D
Dans le cadre du lot de travail 5 du projet
LeCo, une équipe de l’IGE s’est penchée
sur la question, à savoir, comment
raccorder et remplir de manière optimale,
les réservoirs d’eau chaude afin
de garantir un fonctionnement hygiénique
et économe en énergie. Dans le
cadre de ce sous-projet, 15 installations
de chauffage de l’eau existantes ont
notamment été recensées et des mesures
ont été effectuées sur un réservoir
transparent dans le laboratoire de
l’IGE. Les mesures effectuées sur le
terrain concernaient des installations
dans des centres sportifs, des maisons
de retraite, des hôpitaux et des habitations.
Sur la base d’une première inspection
et des températures enregistrées
par le système de gestion technique du
bâtiment, il a été déterminé à quels endroits
il était nécessaire d’installer et
d’évaluer des capteurs supplémentaires
sur le système de chauffage de
l’eau, en plus des capteurs de température
déjà en place. Le niveau d’hygiène
a ensuite été évalué à partir des données
mesurées et des relevés effectués
sur place.
De plus, dans le cadre d’un mémoire
de bachelor, des analyses sur
l’énergie et l’hygiène ont été réalisées
dans un réservoir transparent du laboratoire
de l’IGE. Afin de visualiser la
dynamique des fluides lors de différents
types de remplissage, l’eau entrant
dans le système a été colorée. La
répartition microbiologique à l’intérieur
du réservoir a été étudiée pendant
le remplissage en collaboration
avec des scientifiques de l’Eawag à
l’aide de la bactérie Enterococcus.
Sur la base des mesures effectuées
sur le terrain et dans le laboratoire et
des observations faites sur place, les
points faibles majeurs qui ont des répercussions
indésirables tant sur le
plan de la microbiologie de l’eau
chaude que sur celui de l’efficacité
énergétique sont présentés ci-après.
Nous proposons également des mesures
à prendre pour éviter ou tout au
moins réduire ces effets négatifs.
DÉFIS EN MATIÈRE D’HYGIÈNE
En ce qui concerne les mesures sur le
terrain, nous souhaitons notamment
souligner quatre des neuf problèmes
identifiés en matière d’hygiène microbiologique
:
DESCRIPTION DU PROBLÈME 1)
La température d’entrée de l’eau froide
dans le réservoir est supérieure à 25 °C
et le débit d’entrée dans le réservoir est
trop élevé.
• Conséquences possibles : les
températures d’eau froide élevées
peuvent conduire à des situations
critiques sur le plan microbiologique
dans les conduites d’eau froide et
par conséquent également dans le
réservoir d’eau chaude. Des débits
d’entrée trop élevés peuvent en outre
disperser les sédiments et la masse
microbiologique dans l’ensemble du
réservoir.
• Mesures : il faut prévoir un volume
d’eau froide à l’intérieur du réservoir
d’eau chaude qui, si la sonde d’arrêt
est correctement positionnée, ne
peut pas être chauffé. En outre, les
conduites d’eau froide doivent être
isolées au moins conformément à la
fiche technique Suissetec - Isolation
technique dans la technique du
bâtiment. Le débit d’entrée ne devrait
pas dépasser 0,1 m/s.
DESCRIPTION DU PROBLÈME 2)
Le soutirage de la conduite de remplissage
s’effectue par le bas via la conduite
de raccordement d’eau froide du
réservoir.
• Conséquences possibles : des
sédiments et des micro-organismes
peuvent pénétrer dans la conduite
de remplissage et se répartir dans le
volume de stockage supérieur.
• Mesures : le soutirage devrait
s’effectuer sur le côté du réservoir,
dans la zone ou s’effectue le
mélange ou dans la zone froide.
DESCRIPTION DU PROBLÈME 3)
Le débit d’entrée de la conduite de
remplissage dans le réservoir est trop
élevé et il n’y a pas de séparation
thermique entre réservoir et conduite
de remplissage.
• Conséquences possibles : des débits
d’entrée trop élevés dans le réservoir
et l’absence de siphon thermique
entraînent des pertes de chaleur
supplémentaires. L’absence de
siphon thermique provoque en outre
une circulation à contre-courant et
peut entraîner, outre des
TECHNIQUE
47
d
o
m
o
t
e
c
h
TECHNIQUE
48
d
o
m
o
t
e
c
h
Température de remplissage
entre 10 °C et 50 °C (avec conduites
maintenues à température)
Échangeur de chaleur
pour le chauffage de l’eau
Retour
Aller
Pompe de circulation
Anti-retour
Échangeur de chaleur pour le
réchauffage externe des pertes
thermiques de circulation
Température de
réchauffage de circulation
FWH-C ≥ 57 °C
Temp. de remplissage
≥ 57 °C (avec conduites
maintenues à température)
Temp. de soutirage
conduite de
remplissage < 25 °C
Échangeur de chaleur
pour le chauffage de l’eau
Conduite verticale
maintenue à température
Conduite verticale
maintenue à température
Point de mesure
de la température
Point de prélèvement
d'échantillons d’eau
K107
0,3 m
Sonde
ON
Sonde
d’arrêt
Température à la sonde d’arrêt
entre 10 °C et 60 °C
Retour
Aller
Pompe à vitesse
variable
Base de distribution
maintenue à température
1,0 m
Optipress Ø 22 et
40 mmPIR
≤ 1 m
K108
Distributeur
0,2 m
Température PWH ≥ 57 °C
(avec conduites maintenues à température)
Volume de couverture de pointe [V w,sto,pk
]
Température à la sonde ON
entre 50 °C et 55 °C
Température PWH-C ≥ 55 °C
Volume de commande [V w,sto,ctrl
]
Température PWC < 25 °C
Point de mesure
de la température
Point de prélèvement
d’échantillons d’eau
Température de circulation PWH-C ≥ 55 °C
Anti-retour
Zone de mélange & froide
Siphon thermique
≤ 15 cm
Conduite non maintenue à température
Distribution aux étages
0,95 m
0,12 m 0,26 m
K109
Optipress Ø 22
K110
Séparation
thermique avec
siphon thermique
Température PWH ≥ 57 °C
(avec conduites maintenues à
température)
Température à la sonde ON
entre 55°C et 60°C
Température à la sonde
d’arrêt entre 10 °C et 60 °C
Température PWC < 25 °C
Angle de raccordement
Point de prélèvement
Distributeur Optiflex coudé,
3 sorties DN20
Conduites d'évacuation
PEX Ø 16
Volume de couverture de
pointe [V w,sto,pk
]
Volume de commande
[V w,sto,ctrl
]
Zone de mélange & froide
1
2
3
4
pertes de chaleur accrues, des
températures critiques sur le plan
microbiologique dans les conduites
de remplissage.
• Mesures : conformément à la
réglementation, l’eau chauffée doit
s’écouler dans le réservoir avec
une vitesse d'entrée aussi faible que
possible. En cas de remplissage
à un seul niveau, elle doit s’écouler
directement dans le volume de
couverture de pointe, en cas de
remplissage à plusieurs niveaux,
au milieu du réservoir.
Un siphon thermique empêche les
contre-courants et donc un refroidissement
indésirable du réservoir.
Des diffuseurs garantissent une
vitesse d’écoulement à faible
impulsion de ≤ 0,1 m/s.
DESCRIPTION DU PROBLÈME 4)
Le retour de la boucle de circulation
n’est pas correctement raccordé au
réservoir d’eau chaude.
• Conséquences possibles : si le retour
de boucle est directement réinjecté
dans l’alimentation en eau chaude
ou directement dans le volume
de couverture de pointe, aucune
désinfection thermique ne peut
avoir lieu.
• Mesures : le retour la de boucle de
circulation doit être raccordé au
milieu du réservoir. Pour des raisons
énergétiques, les pertes de
chaleur de la boucle de circulation
doivent être réchauffées à l’aide
d’un générateur de chaleur séparé
situé à l’extérieur du réservoir.
Fig. 1 Points de mesure possibles pour
la température et les échantillons
d’eau d’une installation de chauffage
de l’eau à remplissage à plusieurs
niveaux.
Fig. 2 Points de mesure possibles
pour la température et les échantillons
d’eau d’une installation de chauffage
de l’eau à remplissage à un niveau.
Fig. 3 Implantation des siphons
thermiques et des raccordements de
conduites d’évacuation individuelles
(conf. à la fig. 3 de la norme SIA 385/1)
Fig. 4 Montage de mesure de la
distribution aux étages sans résistance
à l’écoulement dans la section
maintenue passive à température
constante.
DÉFIS EN MATIÈRE D’ÉNERGIE
Outre les analyses microbiologiques,
l’efficacité énergétique pendant
le fonctionnement a également
été évaluée dans le cadre des mesures
sur le terrain. Trois des sept
problèmes identifiés méritent particulièrement
d’être soulignés :
DESCRIPTION DU PROBLÈME A)
Les conduites maintenues à température
(principalement les raccordements
aux réservoirs) ne sont pas
isolées sur toute leur longueur.
• Conséquences possibles : les
zones non isolées entraînent
des pertes de chaleur supplémentaires.
• Mesures : toutes les conduites et
tous les éléments maintenus à
température doivent être isolés
sur toute la longueur, selon des
pre scriptions.
DESCRIPTION DU PROBLÈME B)
Des températures de retour plus
élevées peuvent indiquer la présence
de dépôts calcaires dans les
échangeurs thermiques.
Le projet LeCo
Avec la mise en place de l’Ordonnance
sur l’eau potable et l’eau des installations
de baignade et de douche (OPBD), en
mai 2017, la qualité de l’eau potable dans
les bâtiments a fait l’objet d’une attention
accrue. Le changement climatique
et certaines tendances telles que la
densification des constructions,
l’amélioration de l’isolation, les économies
d’énergie et d’eau et l’évolution des
comportements des utilisateurs ont
rendu plus complexe l’approvisionnement
en eau potable irréprochable sur le
plan hygiénique. Le nombre croissant
de cas de légionellose chaque année
montre également qu’il faut accorder
davantage d’attention à l’hygiène de
l’eau. En réponse à cela, l’Office fédéral
de la sécurité alimentaire et des affaires
vétérinaires (OSAV), en collaboration
avec l’Office fédéral de la santé publique
(OFSP) et l’Office fédéral de l’énergie
(OFEN), a lancé en 2020 le projet
de recherche LeCo (Lutte contre les
légionelles dans les bâtiments).
Sous ce titre, les chercheurs impliqués
de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences
et Technologies de l’eau (Eawag), de
l’Institut tropical et de santé publique
suisse (Swiss TPH), du Laboratoire
cantonal de Zurich (KLZH) et de la Haute
école de Lucerne (HSLU) ont coordonné
leurs travaux sur diverses questions,
dont certaines nouvelles, relatives aux
légionelles dans les systèmes d’eau
potable, et ce dans le cadre de 8 lots de
travaux. Parmi les aspects abordés
figurent notamment l’évaluation des
risques, l’amélioration des stratégies
d’échantillonnage, les tests rapides
standardisés, la relation entre les sources
environnementales et les épidémies,
ainsi que l’écologie générale des
légionelles. L’équipe IGE de la Haute
école de Lucerne s’est vu attribué
le lot de travail 5 (Recherche sur la
distribution aux étages et les réservoirs
d’eau chaude).
Plus de détails sur les résultats
des lots de travaux dans
cette courte vidéo (en anglais) :
https://t1p.de/eikxh
Uni Pipe &S-Press System
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La qualité qui fait la difference
Fabian Staudenmann
Lutteurdehautniveau
Ambassadeur de GF
GeorgFischerSystèmesdeTuyauteries(Suisse)SA,Amsler-Laffon-Strasse 9,
CH-8201 Schaffhouse,Tél.: 052631 30 26, e-mail: ch.ps@georgfischer.com
www.gfbfs.com/fr-ch
TECHNIQUE
60
55
50
Évolution de la température dans le dispositif de mesure
non critique critique non-critique non-critique
100
Température
45
40
35
30
25
20
15
00.00 00.30 01.00 01.30 02.00 02.30 03.00 03.30 04.00 04.30 05.00 05.30 06.00
Zone critique
sur le plan microbiologique
K107
Optipress ø22
K108
Maintenu à
température
avec une
circulation à
contre-courant
K109
1 4 K110 2
Optipress ø22
Non maintenu
à température
15
PEX ø16
K107– mD K108– mD K109– mD K110– mD Température
ambiante
Limite inférieure
Légende:
(1 ) Vanne d’arrêt
(4) Compteur d’eau
(2) Distributeur Pex
Fig. 5 Distribution aux étages sans résistance à l’écoulement à l’intérieur
du tronçon maintenu à température ; avec isolation (40 mm PIR).
50
d
o
m
o
t
e
c
h
• Conséquences possibles : les dépôts
calcaires entraînent une réduction
du coefficient de transmission
thermique et donc un transfert de
chaleur inefficace sur le plan
énergétique.
• Mesures : les dépôts calcaires
doivent être régulièrement
supprimés dans les échangeurs
thermiques.
DESCRIPTION DU PROBLÈME C)
Les pertes de chaleur dues à la circulation
sont compensées par le réservoir.
• Conséquences possibles : cela peut
entraîner des remplissages supplémentaires
du réservoir. En cas de
faible consommation d’eau chaude,
le remplissage s’effectue à des
températures élevées du réservoir
et donc à des températures élevées
de l’eau de retour. Cela empêche
un fonctionnement économe en
énergie du remplissage.
• Mesures : couvrir les pertes de
chaleur par circulation externes à
l’aide d’un générateur de chaleur
plus petit.
« LE RÉSERVOIR IDÉAL » –
CHAUFFAGE OPTIMAL DE L’EAU
Des points de mesure de la température
suffisants et facilement accessibles
(fig. 1 et 2) doivent être prévus
sur le réservoir afin de permettre une
première évaluation du niveau d’hygiène
et de l’efficacité du chauffage de
l’eau. Ils servent également à documenter
les températures dans l’installation
de chauffage de l’eau. De plus,
des points de prélèvement conformes
à la directive SSIGE W3/E3 sont nécessaires
pour pouvoir effectuer des analyses
microbiologiques.
Comme cela a été mentionné dans
les explications relatives aux problématiques,
les conduites de remplissage
doivent être disposées sur le côté du
réservoir, dans la zone de mélange ou
la zone froide, si le remplissage est à
un ou plusieurs niveaux. Ainsi, les dépôts
au fond du réservoir ne sont pas
aspirés et dispersés dans le réservoir.
Des mesures ont montré que le
remplissage à plusieurs niveaux permet
d’exploiter une pompe à chaleur de
manière plus efficace sur le plan énergétique.
Il est ainsi possible de réaliser
une économie d’énergie d’environ 15 %
par rapport au remplissage à un seul
niveau. Outre l’évaluation énergétique,
les aspects microbiologiques doivent
également être pris en compte pour les
deux types de remplissage. Les observations
effectuées sur le réservoir
transparent permettent de tirer les
conclusions suivantes pour les deux
types de remplissage :
... SI LE REMPLISSAGE EST À
PLUSIEURS NIVEAUX
Dans le cas d’un remplissage à plusieurs
niveaux, le volume de stockage
est brassé par convection libre due aux
différences de température. Le générateur
de chaleur augmente la température
de retour d’une différence de
température donnée seulement, à débit
massique constant. La température du
stockage est ainsi augmentée de cette
valeur à chaque passage. Vers la fin du
remplissage, les courants de convection
dans la partie supérieure du réservoir
– le volume de couverture maximal
– peuvent entraîner une réduction temporaire
pouvant atteindre 3 Kelvin, ce
qui a un impact négatif sur la barrière
thermique.
Nous recommandons donc d’utiliser
le remplissage à plusieurs niveaux
dans les bâtiments où vivent des personnes
moins sensibles aux risques
pour la santé, par exemple dans les
maisons individuelles et les immeubles
collectifs ou dans les bâtiments à faible
consommation d’eau chaude.
... SI LE REMPLISSAGE
EST À UN NIVEAU
Lors d’un remplissage à un seul niveau,
le volume de stockage est chauffé de
haut en bas jusqu’à la température de
stockage définie. Indépendamment de
la température de retour, le générateur
de chaleur chauffe toujours le départ
à la valeur de consigne définie. Comme
la température dans le volume de
couverture de pointe est maintenue
constante pendant toute la phase de
remplissage, ce type de remplissage
est particulièrement adapté aux bâtiments
accueillant des personnes sensibles
sur le plan sanitaire, tels que les
hôpitaux, les maisons de retraite ou
les installations sportives équipées de
douches.
DISTRIBUTION AUX ÉTAGES
MAINTENUE AU CHAUD
Outre les mesures relatives au réservoir
d’eau chaude, des dispositions
appropriées doivent également être
prises pour la distribution horizontale
de l’eau potable chauffée dans un
étage. La distribution aux étages commence
à la sortie d’une conduite maintenue
activement à température (par
exemple par circulation ou bande
chauffante) qui alimente une zone ou
un appartement en eau chaude.
Selon la norme SIA 385/1:2020
(fig. 3), le premier mètre peut être maintenu
à température de manière passive
par circulation à contre-courant. On
part du principe qu’en cas de stagnation
due à des différences de température
et de densité, un écoulement dans
les deux sens se produit, appelé circulation
monotube. Il s’ensuit une séparation
thermique par un siphon thermique.
Ce dispositif empêche un
contre-courant dans la conduite non
chauffée, réduit les pertes de chaleur
et veille à ce que la conduite refroidisse
à la température ambiante.
La bonne conception de la distribution
aux étages est donc cruciale :
c’est le seul moyen de garantir que les
sections maintenues à température
passive et non maintenues à température
prévues dans les réglementations
ne tombent pas dans la plage de température
critique sur le plan microbiologique
qui s’étend de 25 °C à 45 °C,
même pendant des phases de stagnation
prolongées. Cela permet d’éviter
les conditions favorables à la prolifération
des légionelles tout en minimisant
les pertes de chaleur.
FACTEURS D’INFLUENCE SUR LA
CIRCULATION À CONTRE-COURANT
Dans le laboratoire de l’IGE, les chercheurs
ont effectué des mesures sur
trois des distributions aux étages les
plus utilisées dans la pratique (fig. 4). Ils
ont analysé l’influence de l’isolation
(40 mm PIR) et des résistances au flux
causées par les vannes d’arrêt et les
compteurs d’eau sur la circulation à
contre-courant dans la section à température
passive. L’efficacité de la circulation
à contre-courant a été dé terminée
à partir de la baisse de température.
Afin de garantir une température ambiante
constante, les mesures ont été
effectuées dans la chambre climatique
du laboratoire de l’IGE.
RÉSULTATS DE MESURES
Les résultats des mesures montrent
qu’à une température ambiante de
20 °C et une température de départ de
Conduite maintenue à température
Conduite maintenue à température
Distribution aux étages sans pente
≤ 0.5 m
Séparation
thermique avec
siphon thermique
Distribution aux étages avec pente
1 m
Pente ≤ 5%
15 cm
Fig. 6 Distribution aux étages optimale sans et avec pente, ainsi que disposition des
résistances à l’écoulement.
58 °C, la température à proximité de la
conduite maintenue active (K107) peut
être maintenue à plus de 50 °C. À 80 cm
de cette conduite (K108), la température
descend en revanche dans la zone
critique sur le plan microbiologique
après seulement une heure et y reste
pendant plusieurs heures (fig. 5). Des
courbes de température similaires ont
également été observées dans les séries
de mesures avec des résistances à
l’écoulement dans les sections maintenues
passivement à température.
Après le siphon thermique, en revanche,
la température chute rapidement
à la température ambiante. Elle
ne reste donc que peu de temps dans
la plage critique sur le plan microbiologique
dans cette section, tant que la
température ambiante reste inférieure
à 25 °C.
Conduites d’évacuation
Séparation
thermique avec
siphon thermique
Conduites d’évacuation
DISTRIBUTIONS
AUX ÉTAGES POSSIBLES
Une série de mesures, dans laquelle la
distribution aux étages a été décalée
avec une pente de 5 %, a montré que la
circulation à contre-courant est efficace
dans un tronçon chauffé d’un
mètre de long et que la température ne
descend pas dans la plage critique sur
le plan microbiologique. On peut en
déduire deux types de distribution aux
étages (fig. 6) dans lesquels les températures
restent également en dehors
de la plage critique sur le plan microbiologique.
Ces conclusions doivent maintenant
être présentées aux groupes de
travail chargés de la norme SIA 385/1
et de la directive SSIGE W3 et, le cas
échéant, intégrées dans les versions
révisées.
HYGROMÉTRIE ET MATÉRIAUX HYGROSCOPIQUES :
Lien avec le transport
de l’humidité
L’hygrométrie s’intéresse à la mesure et à l’analyse de
l’humidité, en particulier de l’humidité relative.
Texte : Werner Adler · Photos : Condair
Elle joue un rôle central dans de nombreux
processus techniques et naturels,
en particulier lorsque des matériaux
hygroscopiques sont utilisés. Les
matériaux hygroscopiques sont des
substances capables d’absorber ou de
restituer l’humidité de l’air ambiant. Il
s’agit par exemple du bois, du papier,
des textiles, du cuir ou encore de nombreux
matériaux de construction tels
que le plâtre ou la brique.
Un concept central pour décrire
l’absorption d’humidité de ces matériaux
est la teneur en eau, qui indique
la quantité d’eau (en pourcentage)
qu’un matériau a absorbée par rapport
à sa masse sèche. Cette teneur en eau
varie en fonction de l’humidité relative
de l’air ambiant, une relation qui est
décrite par ce qu’on appelle des isothermes
de sorption. Les isothermes
de sorption indiquent la quantité d’eau
qu’un matériau absorbe (adsorption)
ou libère (désorption) à température
constante en fonction de l’humidité
relative de l’air.
Ces connaissances sont essentielles
pour traiter ou stocker les matériaux
de manière optimale (c’est-àdire
de manière rentable et avec une
qualité élevée) ou pour utiliser les matériaux
de manière ciblée dans des
pièces ou des applications sensibles
sur le plan hygiénique.
L’humidité de l’air elle-même peut
être influencée par des mesures techniques,
par exemple par une humidification
ou une déshumidification active.
E
L’HUMIDIFICATION
PROFESSIONNELLE DE L’AIR
L’humidification de l’air est utilisée
dans de nombreux processus de transformation
et de stockage commerciaux
et industriels. Dans les musées, les galeries
d’art, les salles de concert et les
lieux dédiés à la musique, une humidification
optimale de l’air permet de
préserver la valeur des œuvres et de les
protéger. Dans les hôpitaux, les maisons
de retraite et les établissements
médico-sociaux, les bureaux et les
pièces d’habitation, une humidité relative
comprise entre 40 et 60 % est également
recommandée afin d’améliorer
la qualité de l’air ambiant et de protéger
la santé des personnes à l’intérieur ainsi
que les matériaux sensibles, tels que
les parquets en bois.
Il existe différentes technologies
d’humidification de l’air, chacune ayant
ses propres forces, faiblesses et domaines
d’application. Voici un aperçu
des technologies les plus importantes,
avec leurs avantages et leurs bénéfices
pour les clients :
1. ÉVAPORATION
Mode de fonctionnement
L’air est acheminé à travers un média
humide (par exemple, des nattes
d'évaporation). L’humidité s’évapore
natu rellement dans l’air.
Avantages
• Efficacité énergétique, car nécessite
peu d’énergie électrique primaire
• Pas de formation d’aérosols, donc
sans risque pour l’hygiène dans le
flux d’air
• Autorégulation : ne libère que la
quantité d’humidité que l’air peut
absorber
Avantages pour le client
• Faibles coûts d’exploitation
• Idéal pour les bureaux,
les musées, les bibliothèques
• Bon climat ambiant sans
humidité excessive
2. VAPORISATION
Mode de fonctionnement
L’eau est chauffée jusqu’à ébullition.
La vapeur produite est directement
rejetée dans l’air ambiant ou dans le
conduit de ventilation.
Avantages
• Très hygiénique, car les germes
et les bactéries sont éliminés par la
chaleur
• Efficace avec une puissance
d’humidification élevée
• Réglage précis
Avantages pour le client
• Convient aux domaines médicaux,
aux salles blanches, à l’industrie
• Sûr en cas d’exigences élevées en
matière d’hygiène
3. PULVÉRISATION
(PULVÉRISATEURS ULTRASONIQUES
OU MÉCANIQUES ROTATIFS)
Mode de fonctionnement
L’eau est transformée en fine brume
(aérosol) par des ultrasons, ou par des
atomiseurs mécaniques et est ensuite
diffusée dans l’air.
Avantages
• Humidification fine et immédiatement
efficace
• Plus économe en énergie que la
vaporisation, car nécessite peu
d’énergie électrique primaire
• Conception compacte
Avantages pour le client
• Temps de réaction rapide
• Idéal pour les petites applications
commerciales, les serres
• Fonctionnement relativement peu
coûteux
Attention : risques hygiéniques en
cas de mauvais entretien (risque de
légionellose !)
TECHNIQUE
Exemple : humidification « Système hybride »
dans une centrale de traitement d’air (CTA).
Exemple : déshumidification dans une
centrale hydraulique et station de pompage.
4. HUMIDIFICATION PAR BUSES
À HAUTE PRESSION
Mode de fonctionnement
L’eau est pulvérisée à haute pression à
travers des buses fines et se répartit
dans la pièce.
Avantages
• Très grande capacité d’humidification
• Consommation d’énergie moyenne
• Efficace pour les grandes pièces
ou les applications commerciales et
industrielles
Avantages pour le client
• Optimal pour les sites de production
et les entrepôts
• L’humidité contrôlée protège les
matériaux et les machines
• Réduit la formation de poussière et
les charges électrostatiques
5. SYSTÈMES HYBRIDES
Mode de fonctionnement
Combinaison d’une pulvérisation
à basse pression et d’éléments de
post-évaporation en céramique.
Avantages
• Synergies entre les deux technologies
individuelles
• Efficacité énergétique, car il faut peu
d’énergie électrique primaire
• Pas de formation d’aérosols, donc
sans risque pour l’hygiène dans
le flux d’air
Avantages pour le client
• Convient comme alternative aux
appareils à vapeur
• Efficacité énergétique et hygiène
dans un seul système
LA DÉSHUMIDIFICATION ET LE
SÉCHAGE PROFESSIONNELS
À l’inverse, la déshumidification est
nécessaire dans de nombreuses applications,
par exemple pour éviter la
formation de moisissures ou la corrosion
dans les entrepôts et les locaux
de production. La déshumidification
de l’air joue donc un rôle central dans
des domaines tels que la construction,
le stockage, l’industrie ou la remise en
état après des dégâts causés par l’eau
ou un incendie. Deux procédés techniques
courants sont la déshumidification
par condensation et le séchage
par adsorption.
Les déshumidificateurs à condensation
fonctionnent selon le principe
du point de rosée : l’air est aspiré, refroidi
et la vapeur d’eau qu’il contient
se condense sur des surfaces froides
(généralement à l’aide d’un compresseur
de refroidissement). Ces appareils
sont particulièrement efficaces
à des températures élevées (à partir
d’environ 15 °C) et lorsque l’humidité
de l’air est élevée.
Les dessiccateurs à adsorption, quant
à eux, utilisent un matériau hygroscopique
(par exemple du gel de silice) qui
lie physiquement la vapeur d’eau. Ce
procédé fonctionne indépendamment
de la température ambiante, même à
des températures inférieures à 10 °C,
et est donc idéal pour les pièces non
chauffées ou pour les besoins de séchage
à basse température.
Le choix du procédé dépend donc
principalement du lieu d’utilisation, de
la température et du degré de séchage
souhaité.
EN RÉSUMÉ
L’interaction de tous ces facteurs – hygrométrie,
comportement de sorption,
propriétés des matériaux et traitement
de l’air – est déterminante pour
comprendre et contrôler les processus
liés à l’humidité dans les domaines de
la technique, de la physique du bâtiment,
du stockage ou de la climatisation.
Grâce à une sélection et une combinaison
ciblées de matériaux et à une
humidification et/ou une déshumidification
contrôlée de l’air, il est possible
de réguler l’humidité dans une pièce
ou à l’intérieur d’un matériau – un aspect
central tant pour la productivité,
la qualité et la durabilité que pour la
santé et le confort.
53
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TECHNIQUE
Quel est le risque
d’épuisement
thermique ?
54
Pour un approvisionnement en chaleur sans émissions de CO2,
les propriétaires immobiliers exploitent des sources d’énergie
naturelles telles que le sol proche de la surface. Cependant,
les autorités compétentes recommandent désormais que les
systèmes de chauffage géothermiques ne se contentent pas de
puiser de la chaleur, mais d’en réinjecter davantage dans le sol.
Texte : Paul Knüsel · Photos : Engeo AG
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Lors de la planification de
sondes géothermiques,
il convient de se renseigner
sur les installations existantes
et futures dans le voisinage
avant de procéder au forage.
La pompe à chaleur est le système de
chauffage préféré des Suisses. Depuis
2020, leurs chiffres de vente en fin
d’année dépassent ceux des systèmes
de chauffage au fuel, au gaz ou au bois.
En atteste le succès commercial des
derniers développements : rien qu’au
premier semestre 2025, deux tiers des
nouvelles installations de production
de chaleur étaient des pompes à chaleur.
Les pompes à chaleur sont surtout
utilisées pour chauffer des bâtiments
résidentiels et commerciaux de
petite à moyenne taille. Trois nouvelles
installations sur quatre entrent
dans la catégorie de puissance allant
jusqu’à 20 kW. Et près d’une nouvelle
installation sur trois est équipée d’une
sonde géothermique, comme le
montrent les statistiques actuelles sur
« l’évolution du marché suisse » publiées
par l’Association professionnelle
des pompes à chaleur en Suisse
(FWS).
Géothermie Suisse se réjouit également
de la réussite suivante : la Suisse
est en tête des statistiques mondiales
en matière d’approvisionnement en
chaleur géothermique grâce à une
puissance thermique installée de plus
de 5 MW / 100 km2. La pompe à chaleur
géothermique qui puise son énergie
dans le sol proche de la surface n’est
nulle part ailleurs aussi populaire. Selon
les estimations du secteur, environ
100 000 pompes à chaleur géothermiques,
reliées à au moins une sonde
géothermique, sont désormais installées
dans le parc immobilier suisse.
DOUBLEMENT DE LA
CONSOMMATION DE CHALEUR
Qu’il en faut encore bien davantage est
toutefois un objectif de politique énergétique.
Si le sol fournit actuellement
près de 4 TWh d’énergie pour le chauffage
des bâtiments, la stratégie énergétique
2050 de la Confédération
TECHNIQUE
56
table sur un besoin total de 8 TWh. La
Confédération et les cantons doivent
désormais se demander si le flux thermique
géothermique pourra supporter
le doublement espéré de la consommation
d’énergie. L’Office fédéral de l’énergie
a évalué le potentiel d’expansion il
y a quelques années. Depuis, l’étude
menée « pour garantir une utilisation
durable de la géothermie » met en
garde : les ressources « ne sont pas disponibles
de manière illimitée ». D’après
l’étude menée par l’OFEN, il faut s’attendre
à une pénurie de chaleur environnementale
naturelle sur le long
terme.
C’est précisément ce que craint le
canton de Bâle-Campagne, si l’installation
de pompes à chaleur dans les
quartiers résidentiels atteint le niveau
prévu. Le voisinage immédiat pose
particulièrement problème : au cours
des prochaines années, les sondes
géothermiques pourraient être installées
si près les unes des autres qu’une
influence thermique réciproque ne
peut être exclue. En fonction de la densité
d’installations, le sol peut se refroidir
davantage que prévu.
OBLIGATION DE RÉGÉNÉRATION ?
Pour éviter dès le départ ce risque de
refroidissement, il existe un moyen
simple : il faut compenser énergétiquement
l’extraction de chaleur. À l’avenir,
il ne devrait plus seulement être possible
de retirer de l’énergie du sol, mais
aussi, si nécessaire, d’y apporter de la
chaleur. D’après Roland Wagner, le
Canton Bâle-Campagne examine si le
sol doit non seulement être exploité à
des fins géothermiques, mais aussi
être activement régénéré, voire si une
obligation de régénération doit être
imposée pour certaines zones. Cette
disposition constituerait un précédent
pour la Suisse. D’ici la fin de l’année,
les options d’action appropriées pour
la mise en œuvre pratique seront clarifiées.
D’autres cantons examinent à leur
tour des exigences de régénération
comparables. La ville de Bâle a déjà
concrétisé ses mesures nécessaires
dans les zones urbaines densément
peuplées. Conformément au plan énergétique,
la régénération saisonnière du
sol doit être examinée dans les quartiers
où la consommation de chaleur
spécifique est très élevée. La tendance
générale est toutefois la suivante : une
obligation généralisée de récupération
de chaleur pour les sondes géothermiques
est jugée disproportionnée.
BONNES PRATIQUES
DE PLANIFICATION
Le problème d’une surexploitation
géothermique n’est pas encore aigu.
D’après Ernst Rohner, propriétaire de
l’entreprise de géotechnique Engeo, la
pratique de planification actuelle est
de bonne qualité et conçue pour garantir
un fonctionnement efficace des
pompes à chaleur pendant au moins
50 ans. C’est seulement il y a quatre
ans que la norme SIA 384/6 « Sondes
géothermiques » a été révisée en ce
sens. Depuis lors, la planification technique
doit également tenir compte de
l’environnement et de l’avenir. Pour
dimensionner les installations de
sondes géothermiques, il convient de
tenir compte non seulement de l’utilisation
géothermique existante, mais
aussi de celle prévue dans les propriétés
voisines. Le PAC Système-Module
du GSP (PAC-SM) offre une garantie
supplémentaire que ces règles de planification
sont respectées. La preuve
des clarifications avec le voisinage fait
partie intégrante de la garantie de performance,
dans laquelle l’entreprise
doit confirmer la justesse de la
conception, précise Andreas Dellios,
chef de projet PAC du Groupement Professionnel
Suisse pour les pompes à
chaleur.
SURVEILLANCE CIBLÉE
OU PERMANENTE
Il y a toutefois des exceptions à la
règle. « Nous découvrons parfois, lors
de contrôles ultérieurs, une conception
insuffisante lors de la première
installation » affirme Ernst Rohner. Ces
défauts de conception sont soit des
sondes géothermiques trop courtes,
soit des sondes voisines qui ont été
ajoutées ultérieurement. Dans chaque
cas, l’effet négatif est comparable. L’extraction
de chaleur sollicite trop le sol,
qui se refroidit alors de manière inacceptable
autour d’une sonde géothermique.
Des analyses de terrain réalisées
dans des zones urbaines où
l’extraction de chaleur est fortement
appliquée montrent que le sol se refroidit
de plus de 5 °C à une distance allant
jusqu’à 20 m de la sonde.
Une mesure de précaution évidente
consiste à surveiller en permanence les
températures dans le circuit de la
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sonde géothermique. Dans les grandes
installations avec plusieurs sondes
géothermiques ou des champs entiers
de sondes géothermiques, cela fait partie
du standard de surveillance. Les
petites installations de pompes à chaleur
jusqu’à 15 kW ne sont en revanche
équipées que partiellement de sondes
de température, confirme le manager
qualité du GSP, Andreas Dellios. Afin
que le circuit dans la sonde géothermique
ne gèle pas, un antigel est ajouté
au fluide. Si nécessaire, un contrôle
supplémentaire peut être effectué de
l’extérieur pour mesurer les températures
des circuits aller et retour de la
sonde géothermique. Une alternative
consiste à suivre indirectement ce qui
se passe dans le sol via le fonctionnement
de la pompe à chaleur. Si la
consommation de courant augmente
d’année en année, ceci peut être « un
indice possible que le sol se refroidit
trop», déclare Andreas Dellios. Si ce
constat se confirme, la contre-mesure
efficace est la régénération thermique.
RÉGÉNÉRATION EN
FONCTIONNEMENT NORMAL
De nombreuses grandes installations
équipées d’un champ de sondes géothermiques
font non seulement l’objet
d’un contrôle continu, mais intègrent
également un système de récupération
de chaleur dans leur conception
standard. En règle générale, un réseau
anergie qui y est couplé fonctionne
différemment selon les saisons : en
hiver, la chaleur du sol sert de source
d’énergie pour le chauffage ; en été, le
champ de sondes fait office de réservoir
de refroidissement pour l’alimentation
en froid du bâtiment. Grâce à
l’apport de chaleur provenant de l’extérieur,
le sol se régénère de manière
saisonnière. Avant le début de la période
de chauffage, la température
dans le sol proche de la surface se
stabilise au même niveau que l’année
précédente.
Cependant, le bilan thermique géothermique
ne s’équilibre que dans le
cas idéal où une quantité suffisante
d’énergie peut être restituée, comme
dans les bâtiments ou les zones ayant
des besoins élevés en refroidissement.
Lors de la planification de
sondes géothermiques,
il convient de se renseigner
sur les installations existantes
et futures dans
le voisinage. Image: un
appareil de forage à rinçage
Dans le cas des petites maisons individuelles
chauffées par pompe à chaleur,
la régénération reste trop faible. L’apport
de chaleur en été grâce au géocooling
(free cooling) est bien inférieur à
l’énergie prélevée dans le sol en hiver
pour le chauffage. « Le degré de régénération
n’atteint que 10 à 15 %. » affirme
Ernst Rohner propriétaire d’Engeo.
Il existe donc également des
technologies plus efficaces pour la
récupération de chaleur.
RÉGÉNÉRER AVEC
L’ÉNERGIE SOLAIRE ?
Les procédés de régénération plus performants
dépendent toutefois de
sources d’énergie supplémentaires
externes, telles que la chaleur résiduelle
issue d’une utilisation industrielle,
l’énergie solaire thermique ou
l’air chaud évacué d’un parking souterrain.
Cette dernière peut être exploitée
de manière simple et économique
grâce à un échangeur de chaleur à air.
Si on utilise par contre le soleil pour le
réchauffement saisonnier du sol, une
technologie plus sophistiquée est nécessaire.
Dans le cas de bâtiments individuels
ou de zones résidentielles,
des capteurs solaires thermiques ou
des installations PVT combinées sont
utilisés spécialement pour la régénération
géothermique. Des études scientifiques
indiquent même que le développement
prévu de la géothermie
proche de la surface dans les zones
urbaines n’est possible que si, parallèlement,
davantage d’énergie solaire est
utilisée pour chauffer le sol.
Vue d’un puits géothermique
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à un petit répartiteur.
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Produit de qualité suisse
Le bâtiment du bureau de
poste de Nidau a été
assaini sur le plan énergétique
dans le cadre de
l’initiative « Casa verde ».
Des bâtiments à haute
efficacité énergétique
constituent pour la Poste
un levier essentiel sur la
voie du zéro émission nette.
Comment la Poste
ÉNERGIE
adapte ses biens
immobiliers au climat
Avec « casa verde », la Poste Suisse poursuit une approche globale
pour un portefeuille immobilier respectueux du climat. L’initiative
est un élément central de sa stratégie de développement durable
qui rassemble des plans ambitieux pour atteindre les objectifs
climatiques, des jalons clairs et des résultats mesurables.
Texte : Laura Leibundgut, Polarstern SA · Photos : màd par Poste Immobilier
59
LLa Poste Suisse ambitionne d’atteindre
la neutralité climatique au sein de ses
activités d’ici à 2030 et de parvenir au
zéro net d’ici à 2040. Les objectifs de
la branche Poste Immobilier découlent
logiquement de ces directives supérieures.
Avec l’initiative « casa verde »,
les objectifs climatiques ambitieux
sont systématiquement transposés au
portefeuille immobilier, créant ainsi
un cadre opérationnel qui permet de
contribuer concrètement à la réalisation
des objectifs. L’accent est mis ici
sur une gestion immobilière durable,
des rénovations énergétiques à la
promotion de la biodiversité et de
l’éco nomie circulaire, en passant par
l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.
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ÉNERGIE
casa verde :
15 mesures et objectifs – la voie du zéro émission nette
Norme de
construction
durable
Technique du
bâtiment efficace
casa verde
Mesures et objectifs jusquʼen 2030
Assainissement de
l’enveloppe des bâtiments
Prendre en
location/louer
(green lease)
Norme de
Économie circulaire
construction durable
Stations
de charge
Stations de
charge
Biodiversité/eau
Technique du
bâtiment efficace
Assainissement de
Développement photovoltaïque
lʼenveloppe des bâtiments
Remplacement des
é des clairages éclairages
Développement
photovoltaïque
Système de
Certification management ISO de
Système de l’énergie gestion de
lʼenvironnement
Certification ISO
Optimisation de
lʼexploitation de la
technique du bâtiment
Collecte des
données
énergetique
Optimisation de
l’exploitation de la
Gestion technique des du bâtiment
déchets
Système de
management
de lʼénergie
Collecte des
données
énergétiques
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E-mobilité
E-mobilité
Installations de
chauffage sans
Installation énergies de fossiles
chauffage sans
énergies fossiles
Juli 2021
Assistance aux unités de la Poste Énergie et bâtiments Gestion et exploitation
Assistance aux unités de la Poste Énergie et bâtiments Gestion et exploitation
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QU’EST-CE QUI SE CACHE
DERRIÈRE « CASA VERDE » ?
Depuis 2022, Poste Immobilier analyse
systématiquement tous les biens immobiliers
dont elle est l’unique propriétaire.
À la mi-2025, plus de 230 bâtiments
avaient ainsi déjà été examinés
et évalués, et des assainissements
énergétiques planifiés. « De très nombreux
projets de construction supplémentaires
sont prévus, ce qui représente
un défi de taille pour la
planification interne et externe des
ressources », explique Marco Geissbühler,
spécialiste du développement
durable chez Poste Immobilier. Les
investissements se limitent donc aux
objets qui resteront dans le portefeuille
à long terme et qui conserveront
leur fonction actuelle lors du prochain
cycle de vie. Dans ces conditions, les
investissements sont généralement
judicieux d’un point de vue économique
et garantissent le maintien de
la valeur des biens immobiliers.
Au début, l’accent a été mis sur les
chauffages sans énergie fossile. Mais
des mesures isolées ne suffisent pas à
atteindre les objectifs climatiques ambitieux,
c’est pourquoi Poste Immobilier
a lancé l’initiative « casa verde » et
élargi considérablement le catalogue
des mesures d’évaluation de ses immeubles
en peu de temps conformément
à l’initiative « Exemplarité Énergie
et Climat ». Le but était d’assainir
l’ensemble du parc immobilier sur le
plan énergétique. Dans le cadre des
analyses, outre la stratégie immobilière
à long terme, le potentiel d’extension
et les réaffectations possibles
sont aujourd’hui examinés, tout comme
les mesures « casa verde » centrales. En
font partie le remplacement des systèmes
de chauffage fonctionnant aux
énergies fossiles, l’assainissement de
l’enveloppe des bâtiments selon la
classe d’efficacité énergétique C du
CECB (la norme CECB de classe C correspond
à un assainissement en pro-
fondeur avec une enveloppe et une
technique modernes) et l’utilisation de
panneaux photovoltaïques sur la toiture
et/ou sur la façade. Les bâtiments
qui répondent aux exigences de l’initiative
reçoivent la distinction interne
« casa verde ». D’autres aspects sont
également pris en compte pour compléter
l’évaluation, comme la sécurité
sismique, la protection incendie, les
voies d’évacuation, l’accessibilité ou la
rentabilité. À quelques exceptions
près, toutes les nouvelles constructions
et rénovations totales doivent
être certifiées selon le standard de
construction défini conformément à la
directive DGNB.
PROJET PHARE À NIDAU
Aujourd’hui, de nombreux bâtiments
portent le label « casa verde » dans
toute la Suisse, notamment à Nidau, à
Aesch (BL), à la gare de Biasca ou à
Unterwasser. À Nidau, Poste Immobilier
a entièrement rénové un bâtiment
« L’une des
prochaines
étapes importantes
consiste
à nous
occuper de la
réduction de
nos émissions
du scope 3. »
BEATRICE LANDOLT
responsable de la gestion
de portefeuille et membre de la
direction de Poste Immobilier
NEW
Aeroheat
Livera CL
ÉNERGIE
typique des années 1960 sans interrompre
les activités. L’assainissement
de la façade avec du béton polymère à
teneur réduite en CO₂, le raccordement
au chauffage à distance, une
nouvelle installation photovoltaïque,
le remplacement des fenêtres, la végétalisation
du toit et l’optimisation de
la consommation d’eau et de l’éclairage
ont permis d’adapter le bâtiment
à l’étiquette-énergie C du CECB. Aujourd’hui,
le bâtiment de Nidau abrite
des appartements, des cabinets médicaux,
un salon de coiffure ainsi qu’une
filiale de la Poste et un poste de police.
Le projet est également la preuve que
la construction respectueuse du climat
nécessite un travail d’équipe, de
la planification au Facility Management,
en passant par la direction des
travaux. Il montre clairement comment
Poste Immobilier transforme pas
à pas son parc immobilier pour l’avenir.
L’assainissement à Nidau et sur les
autres sites révèle comment la
Chauffage.
Refroidissement.
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61
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ÉNERGIE
62
durabilité et la rentabilité peuvent être
combinées et mises en œuvre avec
succès dans un parc immobilier.
CONSTRUCTION ET
ASSAINISSEMENT CIRCULAIRES
Beatrice Landolt, responsable de la
gestion de portefeuille et membre de
la direction de Poste Immobilier, insiste
sur un fait : « L’une des prochaines
étapes importantes consiste à nous
occuper de la réduction de nos émissions
du scope 3. Cela implique que
nous intégrions ces réflexions dès le
début de la planification des projets
de construction et que nous empruntions
de nouvelles voies. » Dans le secteur
de la construction, la réduction
des émissions du scope 3 est toutefois
particulièrement difficile. Le modèle
linéaire domine encore : extraire les
ressources, bâtir, éliminer. Cette manière
de procéder génère d’importantes
émissions de CO₂, pollue et
entraîne une raréfaction des ressources.
Pour y remédier, il faut repenser
la construction de façon circulaire,
une mission d’envergure pour l’ensemble
de la branche. Les produits et
les processus doivent être repensés et
orientés systématiquement vers la
réutilisation et le recyclage. « À cet
égard, les thèmes sont nettement plus
complexes et plus coûteux que des
mesures telles que le remplacement
du chauffage ou de nouvelles installations
photovoltaïques », explique
M. Geissbühler.
Poste Immobilier entend néanmoins
jouer un rôle de précurseur
dans ce domaine : elle a ainsi adhéré
à la Charte pour la construction circulaire
et s’engage plus encore en faveur
d’une économie circulaire dans la
branche immobilière auprès d’autres
acteurs du secteur de la construction
et des pouvoirs publics. La charte a
pour objectif de diminuer sa consommation
de matières premières primaires
non renouvelables de 50 % d’ici
à 2030, de réduire fortement les émissions
de gaz à effet de serre et d’optimiser
la recyclabilité des rénovations
et des nouvelles constructions.
IMPACT SIGNIFICATIF,
RÉSULTATS MESURABLES
Le succès de « casa verde » transparaît
non seulement à travers les nouvelles
installations photovoltaïques et les façades
rénovées, mais aussi dans les
chiffres. Les économies sont saisies et
évaluées au niveau de chaque objet
grâce au suivi énergétique effectué depuis
le cockpit énergétique. D’après
l’écobilan 2024 de l’entreprise, la Poste
a pu réduire sa consommation totale
d’énergie de 1,8 % et sa consommation
d’électricité de 1 % (soit environ 1,5 GWh),
bien que la mobilité électrique ait augmenté
de 76 % par rapport à 2023. La
consommation d’énergie pour la production
de chaleur a également diminué.
Concrètement, le chauffage à distance
a pu être réduit de 19 % et le mazout de
10 % ; 63 % de la superficie totale sont
déjà chauffés sans énergie fossile. Rien
que l’année dernière, huit nouvelles
installations photovoltaïques d’une
puissance totale de 1634 kWc ont été
mises en service. Poste Immobilier dispose
ainsi d’une puissance totale de
12 670 kWc, ce qui correspond à la consommation
annuelle d’environ 2500 à
3000 ménages. Cette évolution montre
que le développement systématique des
énergies renouvelables constitue un
élément central de la stratégie « casa
verde » et une étape importante vers la
neutralité climatique de la Poste.
CONCLUSION
Avec « casa verde », la Poste poursuit
une approche stratégiquement ancrée
en Suisse pour assainir durablement
ses biens immobiliers. L’accent n’est
pas mis sur des mesures individuelles
telles que le remplacement du chauffage,
mais sur le bâtiment dans son
ensemble – sur le plan énergétique,
structurel et opérationnel. L’impact
est non seulement mesurable, mais
aussi visible. Nadia von Veltheim, CEO
et responsable de l’initiative « casa
verde », le souligne : « Je suis particulièrement
fière que notre approche
globale nous confère, aujourd’hui déjà,
un rôle de modèle dans le secteur immobilier.
»
d
o
m
o
t
e
c
h
Le bâtiment des années 1960
correspond aujourd’hui au
standard CECE-C. Entre autres,
la façade a été rénovée avec du
béton polymère à faible teneur
en CO₂, une installation photovoltaïque
a été mise en place et
le bâtiment a été raccordé au
réseau de chauffage à distance.
« Je suis particulièrement
fière que notre
approche globale
nous confère,
aujourd’hui
déjà, un rôle
de modèle dans
le secteur
immobilier. »
NADIA VON VELTHEIM
CEO et responsable de l’initiative
« casa verde »
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PROFESSIONNELS
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Énergie et Climat
Dans l’initiative Exemplarité Énergie
et Climat (EEC), prestataires de
services d’intérêt public et investisseurs
institutionnels contribuent à la
Stratégie énergétique 2050 et à
l’accord de Paris sur le climat de
2015. Efficacité énergétique, énergies
renouvelables et flux financiers
respectueux du climat en sont les
piliers. L’ensemble des acteurs
communiquent de manière transparente
sur la réalisation de leurs
objectifs et partagent leurs expériences
afin que d’autres entreprises
et organisations puissent en suivre
l’exemple.
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h
ÉNERGIE
Exploiter le potentiel
géothermique des
fondations d’une tour
Un projet de grande tour à Lausanne emprunte de nouvelles voies
sur le plan technique en misant sur un système géostructurel
novateur, capable d’activer thermiquement les fondations profondes.
Ce dispositif est complété par un champ de sondes géothermiques.
Texte : HakaGerodur SA
64
d
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m
o
t
e
c
h
L
e projet Tilia ® comprend une
tour de 85 mètres de haut et la
rénovation des bâtiments existants.
Le programme mixte
comprend 221 logements, un habitat
partagé de 160 unités, des espaces de
travail, de loisirs, de musique et de sport
ainsi qu’un vaste parc paysager.
Le projet constitue une proposition
ambitieuse sur les plans énergétique,
sociétal et architectural, en s’appuyant
sur les ressources existantes du site.
La tour Tilia ® n’est pas seulement
un repère architectural aux volumes
épurés au cœur d’un quartier en pleine
effervescence : elle ouvre également de
nouvelles voies en matière d’approvisionnement
énergétique. En première
ligne dans l’élaboration de ce concept
énergétique innovant, on trouve le bureau
d’ingénieurs GEOEG, basé à Lausanne,
qui a travaillé en étroite collaboration
avec l’entreprise générale
Orllati, responsable de la planification
globale du projet.
1
GÉOSTRUCTURES GEROTHERM ®
GEOEG et Orllati misent sur la géothermie
pour une réalisation pionnière
dans l’agglomération de l’Ouest lausannois.
À l’aide de géostructures dans
les fondations et de champs de sondes
géothermiques, le projet Tilia ® Tower
entend extraire la chaleur du sous-sol.
Depuis les premières phases de
planification jusqu’à la phase de
construction, le bureau d’études et d’innovation
lausannois a travaillé sur l’activation
thermique des murs du soussol
et sur les fondations du bâtiment.
Ces géostructures énergétiques contribuent
de manière significative aux besoins
énergétiques globaux de la tour
et permettent ainsi de décarboner l’édifice
de manière exemplaire. Parallèlement,
Orllati a mis en place un champ
de sondes géothermiques profond de
380 m afin de couvrir une grande partie
des besoins en chaleur de la tour.
Ce projet offre la possibilité de mesurer
la récupération d’énergie thermique
provenant du sous-sol par prélèvement
à l’aide de structures installées
dans les fondations d’un bâtiment ou
d’une structure en béton. Les résultats
obtenus serviront à développer un
concept destiné à contribuer plus largement
à la transition énergétique
dans notre pays. Cette construction en
béton et en bois s’inscrit sur des fondations
robustes, tant techniques que
conceptuelles.
Comment cela fonctionne-t-il concrètement
? Des tubes en matière synthétique
sont intégrés dans les fondations
du bâtiment lors du coulage du
béton. Ces conduites plongent à plus
de dix mètres de profondeur. Au total,
plus de cinq kilomètres de tuyaux ont
ainsi été posés dans les fondations en
béton. Une fois installés, ces tubes
entrent en contact direct avec le sol, ce
qui permet un échange de chaleur. Il
suffit alors de faire circuler de l’eau
dans le réseau de conduites pour capter
la chaleur du sous-sol et chauffer le
bâtiment.
ET AUSSI LE RAFRAÎCHIR
Inversement, l’installation peut également
être utilisée pour refroidir le bâtiment
en été. Grâce à cet échangeur
thermique intégré dans le socle de
l’édifice, on estime qu’environ 30 % des
besoins énergétiques de la tour, pour
le chauffage et le refroidissement,
pourront être couverts. Les géostructures
ne sont pas seulement intégrées
dans les pieux de fondation, mais aussi
dans les murs de soubassement et
les radiers – faisant de ce projet une
première en Suisse sous cette forme.
INVESTISSEMENTS
Les travaux d’ingénierie liés à l’intégration
des géostructures, compte
tenu de l’ampleur du projet, ont duré
entre un et deux ans avant l’obtention
du permis de construire. Cette technologie
entraîne des coûts supplémentaires,
qui ont renchéri le budget global
du projet. Mais l’investissement en
vaut la peine, car il permet de réduire
les coûts d’exploitation. Pour la tour
PUBLIREPORTAGE
1 Pour le regroupement des
géostructures situées sous
le bâtiment, des chambres de
distribution spéciales ont
été développées afin de
rassembler les collecteurs
et les distributeurs des
différents circuits.
Isométrie : HakaGerodur AG
2
2 Le projet Tilia ® comprend
la construction d’une
tour de 85 mètres ainsi
que la rénovation de
bâtiments existants.
Photo : Lüchinger Meyer Partner
3 Pour le champ de sondes,
24 sondes géothermiques
Gerotherm ® FLUX d’une
longueur de 380 mètres
chacune ont été installées.
Photo : HakaGerodur AG
Tilia ® , un amortissement sur une quinzaine
d’années est envisagé. Elle se
veut ainsi un exemple pour la diffusion
des géostructures énergétiques et, en
même temps, une source précieuse
d’informations pour le développement
futur de ce concept.
SONDES GÉOTHERMIQUES
GEROTHERM ® FLUX
Pour ce projet, le maître d’ouvrage a fait
confiance à l’entreprise de forage Orllati
Géothermie SA, convaincue par la
technologie des sondes coniques FLUX
développée par Haka-Gerodur SA. Le
champ de sondes compte 24 sondes
géothermiques Gerotherm ® FLUX,
d’une longueur de 380 mètres chacune.
La perte de charge des sondes géothermiques
coniques Gerotherm ® FLUX,
optimisées en matière de sécurité et
de pression, est nettement inférieure
à celle des sondes géothermiques
PN20 conventionnelles. Cette caractéristique
permet de réduire la consommation
d’énergie de la pompe de circulation.
L’interconnexion des sondes est
assurée par des conduites de raccordement
Gerotherm ® .
CHAMBRES DE DISTRIBUTION
GEROTHERM ®
Le champ de sondes a été réparti sur
trois chambres de distribution : une
chambre de type 1 comportant six raccords,
et deux chambres de type 3 avec
respectivement douze et dix-neuf raccords.
Le champ de sondes est relié aux
chambres en plastique enterrées par
3
des conduites de liaison. À l’intérieur
des chambres sont installés des collecteurs
aller-retour en PE100-RC. Les
chambres de distribution sont équipées
de collecteurs/distributeurs SAVE, de
vannes à boisseau sphérique en matière
synthétique ainsi que de robinets de
remplissage et de vidange. Ceci permet
à chaque sonde géothermique d’être
intégrée et régulée de manière optimale
dans le réseau, afin d’en garantir les
meilleures performances.
INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES :
Construire et exploiter
en toute sécurité
C
Auteur : Beat Schenk
Au cours des dernières années, la Suisse a connu une véritable
success story avec l’essor des installations photovoltaïques. Dans
cet article, nous présentons les principaux principes permettant
de réaliser des installations PV conformes aux normes ainsi que les
règles essentielles pour y travailler en toute sécurité.
Ce qui constitue une évolution positive
dans la perspective de la transition
énergétique présente aussi ses revers :
les accidents liés directement aux installations
photovoltaïques se multiplient.
Les chocs électriques provoqués
par des extrémités non protégées
de câbles en courant continu (DC) et
les brûlures dues aux arcs électriques
lors des déconnexions sous charge
comptent parmi les blessures les plus
fréquentes. Comme les installations
photovoltaïques sont généralement
montées à des emplacements exposés,
tels que les toitures ou les façades, un
risque de chute existe toujours. Les
causes d’accident les plus courantes
sont un manque de qualification du
personnel, une connaissance insuffi-
sante des règles de sécurité au travail
et une planification déficiente. En raison
de la diversité des risques, il est
essentiel que la sécurité reste au
centre des préoccupations lors de la
planification, de l’installation et de
l’exploitation des installations photovoltaïques.
AUTORISATIONS SELON L’OIBT
La répartition des tâches lors de la réalisation
et du contrôle des installations
photovoltaïques implique l’intervention
d’acteurs disposant d’autorisations différentes
selon l’OIBT (Ordonnance sur
les installations à basse tension). Tout
le monde n’est pas habilité à travailler
sur des installations photovoltaïques. Le
cadre légal est clairement défini.
• Sans autorisation Il est permis de
monter les modules sur la structure
porteuse et de raccorder les connecteurs
de modules préfabriqués.
• Autorisation d’installation restreinte
(art. 14 OIBT) Elle permet d’intervenir
dans la zone comprise entre le
câblage des modules et les bornes de
sortie de l’interrupteur principal de
l’installation.
• Autorisation générale d’installation
(art. 7 ou 9 OIBT) Cette autorisation
est requise pour tous les travaux
d’installation plus étendus, notamment
entre l’interrupteur principal de
l’installation et les dispositifs de
protection contre les surintensités.
Une installation photovoltaïque est
contrôlée soit par un organe de contrôle
indépendant, soit par un organisme
d’inspection accrédité. Le schéma et le
tableau ci-dessous présentent un aperçu
des compétences et des obligations
d’autorisation liées aux installations
photovoltaïques.
Rapport technique d’Electrosuisse
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neutre, Electrosuisse offre des services
et des produits de premier ordre dans
les domaines du conseil, de la normalisation
et de la formation continue.
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SÉCURITÉ AU TRAVAIL
Le côté courant continu (DC) d’une installation
photovoltaïque reste en permanence
sous tension dès qu’il est
exposé à la lumière. Ce n’est que dans
l’obscurité totale que les modules,
câbles et connecteurs sont hors tension.
Ce constat implique un risque
majeur lors des travaux d’installation
et de maintenance. La responsabilité
de la sécurité au travail incombe à
1
2
3
l’employeur, qui doit prévoir les mesures
de protection nécessaires, instruire
le personnel et mettre à disposition
des outils et équipements de
protection adéquats. Une installation
photovoltaïque ne peut être vérifiée et
mise en service que lorsque toutes les
exigences de sécurité sont respec-
1
tées. Les 5 + 5 règles vitales relatives
à l’électricité constituent la base d’un
travail en toute sécurité.
4
Wir arbeiten mit klarem Auftrag und
1
Wir
wissen,
arbeiten
wer die
mit
Verantwortung
klarem Auftrag
trägt.
und
1
Wir wissen, arbeiten wer die mit Verantwortung klarem Auftrag trägt. und
5 1
Wir wissen, arbeiten wer die mit Verantwortung klarem Auftrag trägt. und
1
Wir wissen, führen wer Arbeiten die Verantwortung nur aus, trägt.
2
Wir
wenn
führen
wir dafür
Arbeiten
geschult
nur aus,
und
2
Wir wenn
berechtigt
führen wir dafür
sind.
Arbeiten geschult nur aus, und
6
2
Wir wenn berechtigt
führen wir dafür sind.
Arbeiten geschult nur aus, und
2
wenn berechtigt wir dafür sind. geschult und
berechtigt Wir arbeiten sind. mit sicheren
3
Wir
und
arbeiten
intakten
mit
Arbeitsmitteln.
7
sicheren
3
Wir und arbeiten intakten Arbeitsmitteln. sicheren
3
Wir und arbeiten intakten Arbeitsmitteln. sicheren
3
und intakten Arbeitsmitteln.
Wir tragen die persönliche
4
1 Générateur PV
Wir
Schutzausrüstung
tragen 5 Onduleur die persönliche
(PSA).
2 Coffret de raccordement
4
du générateur Wir Schutzausrüstung tragen 6 Interrupteur die persönliche (PSA). ou dispositif
3 Dispositif de protection 4 contre les
Schutzausrüstung Wir tragen arbeiten de
die mit sectionnement
persönliche klarem (PSA). Auftrag DC und
surtensions 41
Schutzausrüstung Wir wissen, nehmen wer 7 Interrupteur die Anlagen Verantwortung (PSA). nur ou in Betrieb, dispositif trägt.
4 Ligne principale DC
5
Wir
wenn
nehmen
die vorgeschriebenen de sectionnement
Anlagen nur in Betrieb,
Kontrollen AC
vor
5«EIN»
Wir wenn
vorgenommen
nehmen die vorgeschriebenen
worden sind.
Anlagen nur in Betrieb, Kontrollen
vor
5«EIN»
wenn vorgenommen
nehmen die vorgeschriebenen worden sind.
Wir führen Arbeiten Anlagen nur nur aus, in Betrieb, Kontrollen
vor
5«EIN»
vorgenommen die vorgeschriebenen worden sind.
2
wenn wir dafür geschult undKontrollen
berechtigt
vor «EIN»
vorgenommen sind. worden sind.
Organisatorische Regeln für sicheres Arbeiten
Organisatorische Regeln für Regeln für für für sicheres Arbeiten
DC
Organisatorische Regeln für für sicheres Arbeiten
Sicherheitsregeln für spannungsfreies Arbeiten
Sicherheitsregeln für für für für spannungsfreies Arbeiten
2
3
4
5
vor «EIN»
vor
vor
«EIN»
«EIN»
vor «EIN»
vor «EIN»
1
1
1
1
2
2
2
2
3
3
3
3
4
4
4
41
5
5
5
52
Les 5 + 5
règles vitales
Règles organisationnelles pour
un travail en sécurité
Wir arbeiten mit klarem Auftrag und
1 Nous travaillons sur la base
Wir
Wir
Wir
Wir
wissen,
arbeiten
arbeiten
arbeiten
arbeiten
wer die
mit
mit
mit
mit
Verantwortung
klarem
klarem
klarem
klarem
Auftrag
Auftrag
Auftrag
Auftrag
trägt.
und
und
und
und
d’un mandat clair et savons
wissen,
wissen,
wissen,
wissen,
wer
wer
wer
wer
die
die
die
die
Verantwortung
Verantwortung
Verantwortung
Verantwortung
trägt.
trägt.
trägt.
trägt.
qui porte la responsabilité.
Wir führen Arbeiten nur aus,
2 Nous wenn n’exécutons des
Wir
Wir
Wir
Wir
führen
führen
führen
führen
wir dafür
Arbeiten
Arbeiten
Arbeiten
Arbeiten
geschult
nur
nur
nur
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aus,
aus,
aus,
aus,
und
travaux wenn
wenn
wenn
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berechtigt
wir
wir
wir
wir
que dafür
dafür
dafür
dafür
sind.
si nous geschult
geschult
geschult
geschult
sommes und
und
und
und
formés berechtigt
berechtigt
berechtigt
berechtigt
et autorisés sind.
sind.
sind.
sind.
à le faire.
3 Nous Wir arbeiten utilisons mit sicheren des
moyens Wir
Wir
Wir
Wir
und
arbeiten
arbeiten
arbeiten
arbeiten
intakten
de travail mit
Arbeitsmitteln.
sicheren
sicheren
sicheren
sicheren
sûrs
et und
und
und
und
en bon intakten
intakten
intakten
intakten
état. Arbeitsmitteln.
Arbeitsmitteln.
Arbeitsmitteln.
Arbeitsmitteln.
4 Wir Nous tragen portons die persönliche l’équipement
de Schutzausrüstung protection individuelle
Wir
Wir
Wir
Wir
tragen
tragen
tragen
tragen
die
die
die
die
persönliche
persönliche
persönliche
persönliche
(PSA).
(EPI). Schutzausrüstung
Schutzausrüstung
Schutzausrüstung
Schutzausrüstung
(PSA).
(PSA).
(PSA).
(PSA).
5 Wir Avant nehmen la mise Anlagen sous nur tension in Betrieb,
(« EIN »): nous mettons une
Wir
Wir
Wir
Wir
wenn
nehmen
nehmen
nehmen
nehmen
die vorgeschriebenen
Anlagen
Anlagen
Anlagen
Anlagen
nur
nur
nur
nur in
in
in
Betrieb,
Betrieb,
Betrieb,
Betrieb,
Kontrollen
installation wenn
wenn
wenn
wenn
vorgenommen
die
die
die
die
vorgeschriebenen
vorgeschriebenen
vorgeschriebenen
vorgeschriebenen
worden sind.
service que Kontrollen
Kontrollen
Kontrollen
Kontrollen
lorsque vorgenommen
vorgenommen
vorgenommen
vorgenommen
les contrôles worden
worden
worden
worden
sind.
sind.
sind.
sind.
prescrits ont été effectués.
Règles de sécurité pour
Freischalten und allseitig trennen.
travailler hors tension
Freischalten und allseitig trennen.
U = 0
U = 0
U = 0
Titulaire d’autorisation
Freischalten und allseitig trennen.
1 Déconnecter et isoler
Freischalten und allseitig trennen.
complètement.
Gegen Wiedereinschalten sichern.
Gegen Wiedereinschalten sichern.
2 Empêcher toute
Gegen Wiedereinschalten sichern.
reconnexion.
Gegen Wiedereinschalten sichern.
Auf Spannungsfreiheit prüfen.
3 Vérifier l’absence de
Auf Spannungsfreiheit prüfen.
tension.
Auf Spannungsfreiheit prüfen.
Auf Spannungsfreiheit prüfen.
4 Mettre à la terre et
Erden und kurzschliessen.
court-circuiter.
Erden und kurzschliessen.
Erden und kurzschliessen.
5 Se protéger contre
Erden Freischalten und kurzschliessen.
und allseitig trennen.
les Gegen parties benachbarte, voisines unter Spannung
restées Gegen
stehende
benachbarte, sous Teile tension. schützen.
unter Spannung
Gegen
stehende
benachbarte,
Teile schützen.
unter Spannung
Gegen
stehende
benachbarte,
Teile schützen.
unter Spannung
Gegen Wiedereinschalten sichern.
stehende Teile schützen.
Qui fait quoi?
Autorisation pour travaux
Autorisation générale d’installer
d’installation sur des installations
Wir arbeiten mit sicheren selon Art. 9 OIBT
3
und intakten Arbeitsmitteln.
3
Auf Spannungsfreiheit prüfen.
U = 0particulières (Art. 14)
Établir l’annonce d’installation 6 6
Annonce d’installation à
Gestionnaire du réseau
Réaliser l’installation AC Wir tragen die persönliche 6 Erden 9und kurzschliessen.
4
Schutzausrüstung (PSA).
Réaliser l’installation DC 6 6
Contrôler et mesurer (protocole MP) 6 DC 6 AC 9
Établir la SiNa Wir nehmen Anlagen nur in Betrieb, 6 Gegen 9 benachbarte, unter Spannung
5
wenn die vorgeschriebenen Kontrollen
5
stehende Teile schützen.
Contrôle de vor réception «EIN»
vorgenommen worden Organe sind. de contrôle indépendant Organisme d’inspection accrédité
Conserver la SiNa
4
Propriétaire
Contrôles par sondage Gestionnaire du réseau Gestionnaire du réseau ou ESTI
Encadrement technique
Pas d’autorisation
Autorisation d’installation restreinte (art. 14)
Contrôle par un organisme d’inspection accrédité
Autorisation générale d’installation (art. 7 et 9)
Contrôle par un organe de contrôle indépendant
ou par un organisme d’inspection accrédité
Organisme d’inspection accrédité
ÉLECTROTECHNIQUE
67
d
o
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o
t
e
c
h
Maximale Leerlaufspannung
Wechselrichter mit ohne galvanischer Trennung
ÉLECTROTECHNIQUE
68
d
o
m
o
t
e
c
h
S’y ajoutent les neuf règles vitales de
la Suva pour les travaux sur les toitures
et les façades. Dans tous les cas, la sécurité
au travail et la protection de la
santé priment sur tout autre aspect.
1 Mettre en place des accès sûrs.
2 Sécuriser les bords de chute.
3 Empêcher les chutes vers l’intérieur
du bâtiment.
4 Sécuriser les ouvertures dans le toit.
5 Utiliser des surfaces de toiture
résistantes à la rupture.
6 Effectuer les travaux de façade
avec des moyens de travail sûrs.
7 Contrôler les échafaudages.
8 Utiliser correctement les dispositifs
d’assurage.
9 Se protéger contre la poussière
d’amiante.
Montage et matériel
CÂBLES
Les câbles en courant continu (DC)
doivent être à double isolation ou à isolation
renforcée (classe de protection
II) et ne doivent pas contenir de PVC.
Ils doivent être posés avec le plus grand
soin et bénéficier d’une protection mécanique
efficace, y compris contre les
morsures de rongeurs. Les câbles
doivent être regroupés, en veillant à
séparer les circuits en courant alternatif
(AC) de ceux en courant continu (DC).
La manière la plus sûre d’y parvenir
consiste à prévoir un cheminement de
câbles indépendant pour les lignes DC.
PROTECTION CONTRE LES DÉFAUTS
Les câbles DC doivent être protégés
contre les surcharges et les courts-circuits.
Comme les courants de court-circuit
du côté DC ne dépassent que faiblement
les courants de service, la
protection par coupure automatique
des circuits n’est pas applicable. Les
onduleurs à séparation galvanique ne
sont que rarement utilisés ; c’est pourquoi
des RCD sensibles à tous les types
de courant sont exigés pour la protection
contre les défauts.
Les onduleurs intègrent souvent
des dispositifs de surveillance du courant
de défaut (RCMU), ce qui permet
de se passer de RCD en amont. Du côté
AC, chaque onduleur doit disposer d’un
dispositif de protection contre les surintensités
séparé. Les modules photovoltaïques
fonctionnant à une tension
supérieure à 120 V DC appartiennent à
la classe de protection II.
COMPATIBILITÉ DES CONNECTEURS DC
Les connexions enfichables sont exposées
aux intempéries et aux conditions
1
1 Module PV
2 Câble de liaison DC
c
Solaire-DC
c
Solaire-DC
c
Solaire-DC
Solar-DC-ANLAGE!
V DC
environnementales ; elles doivent donc
être robustes et correctement montées.
Des connexions mal réalisées
augmentent la résistance de contact,
ce qui peut entraîner une élévation de
température, voire un départ de feu.
Les connecteurs DC doivent être compatibles
entre eux ; il est recommandé
d’utiliser uniquement des modèles du
même fabricant. Lors de leur montage,
la plus grande rigueur s’impose : les
connecteurs ne doivent jamais se trouver
immergés ni exposés à l’humidité.
Les colliers de serrage ne doivent pas
être fixés directement sur le boîtier du
connecteur, et les rayons de courbure
minimaux doivent être respectés.
1 1
2 4
2 2
3 3 3
3 Boîte de raccordement d’array ou de string
4 Câble de liaison de mise à la terre
Signalisation et étiquettes d’avertissement Au niveau du coffret de
raccordement principal (A), du tableau de distribution (A) ainsi que
de l’onduleur (B), des étiquettes d’avertissement doivent être apposées.
Les câbles DC (C) doivent être identifiés de manière permanente.
PROTECTION CONTRE
LES SURTENSIONS
Les câbles DC doivent être protégés au
moyen de dispositifs de protection
contre les surtensions. Cette mesure
est obligatoire dès que la longueur critique
de câblage atteint ou dépasse 20
à 30 m. Dans tous les cas, l’installation
de ces dispositifs est recommandée
pour éviter tout dommage aux installations
photovoltaïques dû à des surtensions.
Il convient en outre de séparer
strictement les câbles protégés des
câbles non protégés. La structure métallique
supportant les modules photovoltaïques
doit également être reliée à
la mise à la terre et au système d’égalisation
des potentiels. Exception :
lorsque l’onduleur dispose d’une séparation
galvanique.
PROTECTION CONTRE LA FOUDRE
L’installation d’une centrale photovoltaïque
n’entraîne pas, en soi, d’obligation
d’installer un système de protection
contre la foudre. Toutefois, si un
tel dispositif existe déjà, l’installation
photovoltaïque doit être intégrée au
concept de protection. Afin de réduire
les effets des courants de foudre
(couplage inductif) sur l’installation, il
convient de maintenir aussi petites que
possible les surfaces formées par les
boucles de conducteurs sur le toit.
ACCESSIBILITÉ ET DISPOSITION
Les composants tels que les onduleurs
et les coffrets de raccordement du gé-
A
A
nérateur doivent être facilement accessibles
afin de permettre une maintenance
et une exploitation en toute
sécurité. Les onduleurs présentent un
rendement très élevé, de l’ordre de 96
à 98 %. Même avec ces faibles pertes,
une certaine quantité de chaleur est
dégagée et doit être dissipée dans l’environnement.
L’installation d’onduleurs
dans des niches étroites ou sur des façades
orientées au sud est donc à proscrire.
Selon la taille et l’orientation des
locaux techniques, une climatisation
appropriée peut s’avérer nécessaire.
Les conditions ambiantes requises et
les distances minimales à respecter
doivent être conformes aux indications
du fabricant.
Dans les zones présentant un
risque d’incendie ou d’explosion, les
onduleurs sont interdits. Si seules des
structures porteuses combustibles
sont disponibles pour leur montage,
celles-ci doivent être protégées par des
plaques de protection incendie de type
RF1 offrant une résistance au feu de
30 minutes.
SIGNALISATION
Pour des raisons de sécurité, la présence
d’une installation photovoltaïque
doit être clairement indiquée. Une telle
signalisation est importante aussi bien
pour le personnel de maintenance que
pour les services d’intervention, notamment
les pompiers. En effet, même
lorsqu’une installation est mise hors
service, les câbles en courant continu
(DC) restent parcourus par une tension
potentiellement dangereuse.
INTERRUPTEURS DE
SECTIONNEMENT
Afin de garantir la sécurité lors des travaux
de maintenance, le convertisseur
(onduleur) doit être équipé d’un dispositif
de coupure aussi bien du côté courant
alternatif (AC) que du côté courant
continu (DC). Sur le côté DC, ce dispositif
est généralement intégré à l’onduleur
lui-même ; sur le côté AC, il est en
principe installé à proximité immédiate
de celui-ci.
PROTECTION EXTERNE DU RÉSEAU
ET DE L’INSTALLATION
Dès que la tension ou la fréquence
s’écartent de la plage prescrite, le dispositif
de protection du réseau et de
l’installation déconnecte la centrale
photovoltaïque du réseau par séparation
galvanique. Cette mesure empêche
toute réinjection involontaire
d’électricité dans le réseau. Le gestionnaire
du réseau de distribution peut
exiger la présence d’un tel dispositif.
Si l’onduleur est équipé d’un système
interne de protection du réseau
conforme aux normes, incluant un interrupteur
de couplage intégré, il est
possible de se passer d’une protection
externe. Dans tous les cas, le paramétrage
du pays « CH » doit être effectué
correctement.
DOCUMENTATION
Une documentation complète de l’installation
photovoltaïque est indispensable.
Elle doit comprendre au minimum
les éléments suivants :
• les informations relatives à l’identification
du projet et à l’installateur ;
• le schéma électrique, incluant toutes
les valeurs nominales des composants
utilisés ;
• le concept du système de mise à la
terre et de protection contre les
surtensions ;
• la preuve de sécurité ainsi que les
protocoles de mesure et de contrôle ;
• l’ensemble des fiches techniques et
des informations concernant
l’exploitation et la maintenance ;
• les instructions à suivre en cas de
dysfonctionnement.
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ÉLECTROTECHNIQUE
Information : les références se rapportent aux documents-sources
pour des renseignements complémentaires.
Vérifie tes
connaissances
des normes
Connaissances de base :
QUESTIONS SUR LES NORMES
70
Qu’est-ce qu’un courant
de service prévu ?
Qu’est-ce qu’un courant
de défaut ?
Qu’est-ce qu’un courant
de contact ?
1
2
3
Il s’agit du courant qu’un circuit électrique
doit acheminer en fonctionnement
normal.
NIBT 2.1.11.10
Le courant traversant un point de défaut
en raison d’un défaut d’isolation.
NIBT 2.1.11.11
Le courant qui traverse le corps d’une
personne ou d’un animal lorsque ce
corps touche une ou plusieurs parties
d’une installation électrique ou d’un
équipement électrique.
NIBT 2.1.11.12
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Questions et réponses
sur NIBT SN 411 000 et
d’autres normes.
Avec l’aimable
concours de
Electrosuisse
Quels câbles peuvent prendre
en charge l’alimentation PoE ?
Quel est le courant
maximal admissible
par conducteur dans
un câble PoE ?
Quelles sont les exigences
minimales en matière de
protection contre les influences
extérieures dans le domaine
des connecteurs de charge
pour les bateaux de navigation
intérieure ?
4 5 6
Les câbles de catégorie 5 et plus.
NIBT 7.16.5.2.1
750 mA
NIBT 7.16.5.2.3.2
IP44
NIBT 7.30.5.1.2.2.101
ASSOCIATIONS
72
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Une atmosphère
intérieure saine :
Les fenêtres de toit
garantissent un
apport de lumière
naturelle suffisant.
La planification
intelligente
de la lumière
naturelle
ASSOCIATIONS
La lumière naturelle dépasse largement le cadre esthétique – elle
améliore la qualité des espaces, favorise la santé et réduit les besoins
en énergie. Pour la première fois, la norme SN EN 17037 établit
des standards européens pour la planification de la lumière naturelle,
soutenant ainsi une construction durable, confortable et efficace.
Texte : Paul Schöni, Velux Schweiz AG (energylight Partner)
Photos : Velux Schweiz AG
74
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A
VEC LA NORME SN EN 17037
« La lumière naturelle dans
les bâtiments », un standard
européen uniforme a été introduit
en 2019 pour la planification
de la lumière naturelle. Elle définit des
critères pour l’évaluation et l’intégration
de la lumière naturelle dans les
espaces intérieurs, constituant ainsi
une étape majeure pour l’architecture
et la domotique modernes. Depuis février
2025, le guide SIA 4004:2025
complète cette norme en offrant des
conseils pratiques pour l’application
des quatre critères d’évaluation que
sont l’apport de lumière naturelle, la
vue sur l’extérieur, la durée d’ensoleillement
et la protection contre l’éblouissement.
Il soutient le travail des
planificateurs dans la mise en œuvre
judicieuse des niveaux recommandés
par la norme et fournit des exemples
concrets basés sur un espace modèle
défini. Une fiche d’information consacrée
à ce sujet peut être consultée sur
le site www.slg.ch/de/lichtwissen.
LA LUMIÈRE NATURELLE –
UN FACTEUR D’EFFICACITÉ
ÉNERGÉTIQUE
L’importance de la lumière naturelle
dépasse largement les aspects esthétiques.
De nombreuses études
démontrent que la lumière naturelle
améliore le bienêtre, favorise la
concentration et exerce une influence
positive sur le rythme veillesommeil.
Dans les environnements de travail,
il est avéré qu’un bon apport de lumière
naturelle conduit à une productivité
accrue¹.
Par ailleurs, la lumière naturelle
constitue un facteur crucial pour l’efficacité
énergétique des bâtiments. Elle
réduit les besoins en éclairage artificiel
et est directement liée au rayonnement
solaire qui impacte le bilan thermique
d’un bâtiment. Une planification
ciblée permet de contrôler l’apport de
lumière naturelle et solaire de manière
Autres consommateurs
d’électricité
87 %
Éclairage
13 %
à maximiser les gains de chaleur en
hiver tout en évitant la surchauffe en
été. Cette démarche réduit la consommation
d’énergie et contribue à la protection
du climat et des ressources.
Le guide SIA 4004:2025 permet de
combiner de manière optimale l’utilisation
de la lumière naturelle avec les
exigences techniques et conceptuelles
d’un bâtiment. Combinée avec
l’éclairage LED et des capteurs intelligents,
cette approche permet d’économiser
jusqu’à 50 pour cent d’électricité
– tout en améliorant le confort et la
qualité lumineuse. La norme SIA 387/4
« L’électricité dans les bâtiments –
calcul et exigences » fournit les bases
techniques nécessaires. En Suisse, les
dépenses annuelles liées à l’énergie
électrique se montent approximativement
à 15 milliards de francs (chiffres
de 2024), dont 10 pour cent (contre
13 % en 2017) sont actuellement consacrés
à l’éclairage – soit près de 6 milliards
de kilowattheures². Des mesures
appropriées permettent ici de réaliser
d’importantes économies d’énergie. La
lumière naturelle joue donc un rôle
central dans la réalisation des objectifs
energylight ainsi que de ceux visant
la neutralité carbone en Suisse.
LA NORME – UNE RÉFÉRENCE
PRÉCIEUSE
Dans la pratique, l’apport de lumière
naturelle est souvent régulé par le rapport
entre la surface vitrée et celle du
sol – par exemple, certaines réglementations
cantonales exigent une valeur
minimale de 1/10. Toutefois, ce seul
critère ne garantit pas une bonne qualité
de lumière naturelle. Ce sont des
facteurs tels que la répartition de la
lumière dans l’espace, la vue vers l’extérieur,
la durée de l’ensoleillement
direct et la protection contre l’éblouissement
qui sont déterminants. La
norme SN EN 17037 offre à cet effet
des méthodes d’évaluation ainsi que
des paramètres fondés qui sont expliqués
dans la directive SIA en s’appuyant
sur des exemples pratiques.
Elle permet aux architectes, ingénieurs
et maîtres d’ouvrage de définir
des standards contraignants pour l’utilisation
de la lumière naturelle et
d’améliorer la qualité des espaces intérieurs
de manière ciblée.
Industrie et
services
8 %
Ménages
2,5 %
Routes 1,5 %
–50 %
2017 Valeur cible
Un projet ambitieux energylight s’engage à réduire de moitié la
consommation annuelle d’électricité de l’éclairage. Graphique : SLG
less
energy
for a better
light
energylight.ch
DALI-LINK
La solution intelligente pour un éclairage
multi-zonesmoderne.
Il existe également des recommandations
claires pour les espaces dans les combles :
pour simplifier la planification des surfaces
vitrées sous les toits, il convient d’appliquer
la règle empirique selon laquelle environ 20
à 25 pour cent de la surface au sol doivent
être prévus pour les fenêtres de toit. Cela
garantit en général un apport suffisant de
lumière naturelle et d’air frais. Cette règle
est utile notamment dans des combles aménagés
dont la surface vitrée est souvent réduite
afin de créer une ambiance intérieure
agréable et saine.
La norme et la directive associée s’appliquent
autant aux bâtiments résidentiels
qu’aux constructions non résidentielles. Son
application est généralement recommandée
pour les bâtiments neufs. Dans le cas de rénovations
et de transformations, les objectifs
correspondants doivent autant que possible
être pris en compte du point de vue
technique. Même si certaines contraintes
architecturales ne permettent pas toujours
une mise en œuvre intégrale, cette norme
constitue un guide précieux pour une planification
tournée vers l’avenir.
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DALI-LINK
Attributionflexible des groupes–modifiableàtout
moment
GuidedLight (fonctionenessaim)
Deux modesde fonctionnement:solutionBluetooth
autonome ou intégrationKNX
L’utilisation de la lumière naturelle est un
facteur essentiel pour atteindre l’objectif de
l’initiative « energylight » : réduire de moitié
la consommation d’électricité de l’éclairage
en Suisse. La société Schweizer Licht
Gesellschaft SLG mène cette initiative aux
côtés de nombreux partenaires energylight
et avec le soutien de SuisseEnergie. Vous
trouverez de plus amples informations sur :
AlimentationDALI
E-No
PS-DALI-LINK-USB-REG 405800 209
PS-DALI-LINK-DE 405 800199
Interfacebouton
PBM-DALI-LINK-4W-BLE 405600 139
Détecteurs de présence
PD11-DALI-LINK-FLAT-DE/W 535975 078
(autresmodèles disponibles)
www.energylight.ch
DALILINK
Vers l‘assortiment
www.swisslux.ch
ASSOCIATIONS
Journée de la branche EIT.swiss 2026 :
L’énergie rencontre
la stratégie
La Journée de la branche d’EIT.swiss est un point de rencontre
important de la branche électrique suisse. Le 29 janvier 2026,
elle aura lieu pour la cinquième fois déjà : au Kursaal de Berne,
la pratique rencontrera la politique, la technique rencontrera
la vision – et l’énergie rencontrera la stratégie.
Texte : Verena Klink, EIT.swiss · Photo : Michael Donadel
76
L
a branche électrique suisse est
confrontée à d’énormes défis.
La transition énergétique, la
transformation numérique et
la pénurie aiguë de main-d’œuvre qualifiée
mettent à rude épreuve tant les entreprises
que les associations. Dans ce
contexte, EIT. swiss organise pour la
cinquième fois, le 29 janvier 2026, la
Journée de la branche EIT.swiss 2026,
un évènement qui s’est imposé ces der-
nières années comme une plateforme
d’échange, de formation continue et
d’orientation stratégique.
DES THÈMES DANS L’AIR DU TEMPS
La Journée de la branche aura pour
thème l’année prochaine « L’énergie
rencontre la stratégie » – un slogan qui
ne pourrait être plus actuel. En effet,
la nécessité d’agir s’intensifie : les
conditions-cadres politiques telles
que la nouvelle loi sur l’approvisionnement
en électricité visant à garantir
un approvisionnement sûr à partir
d’énergies renouvelables, les exigences
réglementaires telles que la
révision prévue de l’OIBT et les développements
technologiques dans le
domaine de l’intelligence artificielle
ont un impact direct sur la planification,
l’exploitation et la formation dans
la branche électrique.
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EIT.swiss publication technique :
en tant qu’association professionnelle,
EIT.swiss est responsable de la
formation professionnelle dans la
branche électrique et est actif
en tant que défenseur des intérêts.
www.eit.swiss/fr
Dans son format éprouvé, la Journée de
la branche combine des impulsions
stratégiques et une formation continue
axée sur la pratique. Le matin, les participants
assisteront à des exposés
d’experts et expertes issus de la politique,
de l’économie et de la technologie.
Les discussions porteront notamment
sur le rôle de l’IA dans la
planification énergétique, les orientations
politiques des années à venir et
les perspectives économiques pour les
PME et les instituts de formation.
FORMATION CONTINUE
À VALEUR AJOUTÉE
L’aprèsmidi, l’accent est mis sur la qualification
professionnelle : EIT.swiss
propose une sélection de modules reconnus
comme formation continue
selon l’OIBT. La Journée de la branche
jette ainsi un pont entre l’orientation
stratégique et le savoirfaire concret,
une approche particulièrement importante
pour les cadres, les propriétaires
d’entreprises et les responsables de la
formation du personnel spécialisé.
RENCONTRE DE LA BRANCHE
À CARACTÈRE RÉSEAU
Cet évènement n’est pas seulement une
source d’information, mais aussi un
lieu de rencontre. Les représentants et
représentantes d’associations, d’entreprises,
d’instituts de formation et d’autorités
profitent de l’occasion pour
échanger. Il n’est pas rare que de nouvelles
coopérations, initiatives politiques
ou projets de formation innovants
voient le jour lors d’entretiens
personnels.
La Journée de la branche EIT.swiss
2026 est bien plus qu’un simple évènement
de la branche : c’est un baromètre
Les slides sont
présentés en
trois langues.
d’opinion et un reflet de l’évolution
actuelle de la branche électrique
suisse. Si vous êtes à la recherche
de stratégies pour l’avenir, venez le
29 janvier au Kursaal de Berne.
CLÔTURE SOLENNELLE : LA
CÉRÉMONIE NATIONALE FPS
La cérémonie nationale du soir pour
les diplômés et diplômées de la formation
professionnelles supérieure
(FPS) constitue un point fort du programme.
La cérémonie FPS a été
organisée pour la toute première
fois en 2025 et a connu un grand
succès. Elle témoigne de la reconnaissance
accordée à la relève professionnelle
et à la formation duale
dans son ensemble. La participation
à la cérémonie FPS est uniquement
possible sur invitation.
Vous pouvez obtenir vos billet pour
la Journée de la branche ici :
www.eit.swiss/fr/journeede-la-branche1/billets
EIT.swiss remercie tous les
sponsors et partenaires
médias de la Journée de la
branche 2026 :
Electro-Matériel SA, Feller SA,
Zumtobel SA, Bettermann AG,
Codeto GmbH, AGRO SA, KNX
Suisse, SLG Association Suisse
pour l’Éclairage, domotech,
eTrends
Solutions d’accès
polyvalent
> HAUTE SÉCURITÉ
Les solutions Salto sont basées sur les
technologies d’accès et de sécurité les plus
avancées, intégrant tous les points d’accès
et offrant une gestion complète des accès.
> PROCESSUS OPTIMISÉS
Salto digitalise et automatise les processus
grâce à l’intégration avec les systèmes
de gestion et informatiques ainsi qu’à
l’incorporation dans les flux de travail.
> EXPLOITATION EFFICIENTE
Les utilisateurs bénéficient d’une utilisation
flexible des espaces, d’une haute sécurité,
de processus optimisés et de coûts de
cycle de vie réduits.
saltosystems.ch
SWISSBAU
FOIRE BÂLE
20.–23.1.2026
HALL 1.1, STAND A48
ASSOCIATIONS
78
Grande tournée
en Argentine
d
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En collaboration avec l’organisateur
de voyages Harry Kolb,
l’USTSC propose à nouveau
un voyage d’étude exceptionnel.
Cette foisci, la destination est
l’Argentine : paysages spectaculaires,
nature préservée et art de
vivre authentique sudaméricain.
Voici un aperçu du programme du
29 septembre au 20 octobre 2026.
Texte : Markus Ribi
Jour 1, mardi
ZURICH – BUENOS AIRES
En soirée, vol avec SWISS via São Paulo
à destination de Buenos Aires.
Jour 2, mercredi
BUENOS AIRES
Arrivée à Buenos Aires. L’après-midi :
visite de la « Plaza de Mayo », de la Casa
Rosada, de la cathédrale, du Teatro
Colón, de l’obélisque ainsi que des
quartiers pittoresques de La Boca, San
Telmo et Recoleta. Dîner de bienvenue
au restaurant « Las Nazarenas ».
Jour 3, jeudi
BUENOS AIRES
Journée libre. Facultatif : excursion
dans une estancia avec déjeuner,
petite « Fiesta Gaucha » avec musique
et chant, ainsi que démonstration
d’adresse équestre. Le soir, spectacle
de tango facultatif.
Jour 4, vendredi
BUENOS AIRES – SALTA
Le matin, vol pour Salta. L’après-midi,
excursion dans la Quebrada de Humahuaca,
sculptée par le Rio Grande.
Paysages montagneux impressionnants,
villages indigènes typiques et
cactus candélabres monumentaux.
Jour 5, samedi
SALTA – CAFAYATE – SALTA
Excursion à travers les villages typiques
de la vallée de Calchaquí, notamment
Las Viñas, où les premières
cultures viticoles furent implantées
par les jésuites. Après le village d’Alemania,
découverte de la Quebrada de
las Conchas, une gorge féerique aux
formations rocheuses façonnées par
le vent et la pluie. Déjeuner inclus.
Jour 6, dimanche
SALTA – BUENOS AIRES – MENDOZA
Le matin, vol via Buenos Aires à destination
de Mendoza. Après-midi libre.
Dîner au restaurant « Los Tarancos ».
Jour 7, lundi
MENDOZA
Excursion panoramique jusqu’à plus
de 4200 m pour admirer le majestueux
Aconcagua (6958 m), le plus haut sommet
des Amériques. Découverte de la
Puente del Inca, pont naturel formé
Argentine : un pays de
contrastes. Des sommets
andins aux plaines de la
Pampa, des chutes tonitruantes
d’Iguazú aux vastes
étendues silencieuses de
Patagonie. Au nord, roches
colorées et paysages désertiques
; au sud, glaciers et lacs
d’un bleu profond. Entre les
deux : régions viticoles, forêts
subtropicales et côtes
atlantiques.
Photos : màd
par les dépôts minéraux des sources
sulfureuses. Ses couleurs étonnantes
ne laisseront personne indifférent.
Déjeuner inclus.
Jour 8, mardi
MENDOZA – BUENOS AIRES
Début d’après-midi, vol pour Buenos
Aires. Reste de la journée libre.
Jour 9, mercredi
BUENOS AIRES – TRELEW –
PUERTO MADRYN
Matinée libre. L’après-midi, vol pour
Trelew, porte d’accès aux grandes colonies
animales de la région.
Jour 10, jeudi
PUERTO MADRYN – PÉNINSULE
VALDÉS – PUERTO MADRYN
Excursion d’une journée à la Péninsule
Valdés. Explications sur les particularités
géologiques, la flore et la faune.
La colonie d’otaries compte jusqu’à
2000 individus. Impressionnantes amplitudes
de marées pouvant atteindre
27 m. Déjeuner inclus.
Jour 11, vendredi
PUERTO MADRYN –
PUNTA TOMBO – PUERTO MADRYN
Excursion d’une journée à Punta Tombo,
à travers la steppe où vivent nandous,
maras, guanacos, etc. Observation des
pingouins de Magellan (protégés), particulièrement
nombreux de septembre
à mars. Déjeuner inclus.
Jour 12, samedi
PUERTO MADRYN –
TRELEW – USHUAIA
Vol pour Ushuaia. L’après-midi, excursion
sur le canal Beagle.
Jour 13, dimanche
USHUAIA – LAGO FAGNANO –
LAGO ESCONDIDO – USHUAIA
Journée libre. Facultatif : excursion
d’une journée au Lago Fagnano. Observation
d’un barrage, du « voile de la
mariée », et panoramas depuis le col
Garibaldi. Découverte du parc national
Tierra del Fuego et de sa faune
locale.
Jour 14, lundi
USHUAIA – EL CALAFATE
Matinée libre. L’après-midi, vol pour El
Calafate.
Jour 15, mardi
EL CALAFATE – GLACIER PERITO
MORENO – EL CALAFATE
Excursion d’une journée au glacier Perito
Moreno, unique glacier du monde
encore en progression. Ses parois de
glace se détachent régulièrement
dans le Lago Argentino dans un fracas
impressionnant. Contraste saisissant
entre eaux turquoise, glace scintillante
et cimes enneigées.
Jour 16, mercredi
EL CALAFATE – BUENOS AIRES
Vol vers Buenos Aires en milieu de
journée. Après-midi libre.
Jour 17, jeudi
BUENOS AIRES – IGUAZÚ
Vol pour Iguazú. Visite des chutes du
côté argentin.
Jour 18, vendredi
IGUAZÚ – CÔTÉ BRÉSILIEN
Passage vers la partie brésilienne et
visite du spectaculaire « fer à cheval »
des chutes.
Jour 19, samedi
IGUAZÚ – RIO DE JANEIRO
Matinée libre. Facultatif : excursion au
barrage d’Itaipú. Le soir, vol pour Rio
de Janeiro.
Jour 20, dimanche
RIO DE JANEIRO
Excursion au Corcovado et visite de la
statue du Cristo Redentor. Puis montée
au Pain de Sucre. En soirée : spectacle
de samba facultatif.
Jour 21, lundi
RIO DE JANEIRO – ZURICH
Matinée libre. Le soir, vol retour vers
la Suisse.
Jour 22, mardi
ARRIVÉE À ZURICH
Arrivée en Suisse en milieu de journée.
Informations
détaillées
Contact : Markus Ribi
E-mail : m.ribi@caviola-ag.ch
PRIX
• Chambre double :
CHF 8 995.– par personne
• Supplément chambre
individuelle : CHF 1 750.–
• Forfait excursions :
CHF 660.– par personne
Prix susceptibles d’ajustements
selon taux de change et conditions
locales.
L’USTSC est l’association professionnelle
suisse de la branche sanitaire et
du chauffage. Ses membres sont des
diplômés d’examens professionnels,
d’examens professionnels supérieurs,
d’écoles supérieures spécialisées
dans le domaine de la technique
d’installation sanitaire et du chauffage,
quelle que soit leur fonction professionnelle
en tant qu’employeur ou
employé.
Contact
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nous réjouissons de te rencontrer ! Tu
trouveras toutes les informations sur
notre site Internet www.vssh.ch
INFOS
Ensemble vers
l’avenir de la technique
du bâtiment
L’entreprise est certes jeune, mais elle dispose déjà
de 180 ans d’expérience, d’une expertise internationale et de
ressources étendues. Ces atouts font d’Equans Switzerland
une pionnière et une développeuse de solutions B2B durables en
Suisse. L’entreprise est un prestataire complet de solutions
globales pour le bâtiment et l’énergie, et soutient ses partenaires
là où une expertise supplémentaire est requise.
Texte : Equans Switzerland AG
80
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c
h
E
quans Switzerland est née en
2023 de la fusion entre Bouygues
Energies & Services et
Equans. Ce regroupement
entre le leader mondial français et la
société Equans Suisse, solidement ancrée
localement, a donné naissance à
un prestataire complet disposant d’une
expertise internationale et de 180 ans
d’expérience. Clients et partenaires
bénéficient ainsi d’un large éventail de
ressources pour des solutions intégrées,
flexibles et intelligentes dans le
domaine du bâtiment et de l’énergie.
TOUT D’UN SEUL FOURNISSEUR
Equans Switzerland propose à ses
clients et partenaires des solutions
globales couvrant toutes les phases –
planification, construction et exploitation.
L’offre englobe la technique du
bâtiment, l’automatisation, la gestion
des installations (Facility Management),
mais aussi des domaines spécialisés
tels que l’approvisionnement
énergétique, la technique du trafic, les
télécommunications et l’optimisation
énergétique. L’entreprise regroupe et
connecte les compétences liées au
bâtiment, à l’énergie et à l’infrastruc-
« Une équipe soudée, un ancrage
régional, un réseau national sont les
garants de notre pérennité. »
ture, afin d’accroître l’efficacité et de
réduire les interfaces pour les responsables
de projet.
ANCRÉE LOCALEMENT – PRÉSENTE
À L’ÉCHELLE NATIONALE
Plus de 6000 collaborateurs œuvrent
sur plus de 100 sites en Suisse pour les
CLAUDIO PICECH
clients et partenaires d’Equans Switzerland.
Les projets régionaux y sont
réalisés aussi efficacement que les
solutions nationales. L’entreprise démontre
son exigence de précision et
de performance à travers son partenariat
avec Swiss Athletics. Ce qui mène
au succès dans la compétition sportive
PUBLIREPORTAGE
Claudio Picech –
un CEO visionnaire
chez Equans
fonctionne également dans l’économie
– en est convaincu Claudio Picech,
CEO d’Equans Switzerland. C’est pourquoi
l’entreprise soutient les athlètes
suisses dans leur parcours sportif et
professionnel. Les valeurs communes
sont incarnées chaque jour par les
collaborateurs d’Equans Switzerland
et les athlètes de Swiss Athletics, et
rayonnent bien au-delà des frontières.
UN PARTENARIAT DE CONFIANCE
Les entreprises partenaires peuvent
elles aussi compter sur le soutien
d’Equans Switzerland. En tant que
pionnière et innovatrice, elle propose
des solutions dans le champ de tension
des trois grands axes de transformation
auxquels la branche est aujourd’hui
confrontée. L’accent est mis
sur la transition énergétique et sur des
solutions durables. Dans le cadre du
projet « Carbon Shift », Equans Switzerland
promeut par exemple la décarbonisation,
optimise les processus et
favorise l’innovation.
« Grâce à la digitalisation, nous aidons
nos clients à instaurer des processus
innovants et compétitifs. Nous
développons des solutions intelligentes,
efficaces et numériques pour
une valeur durable », explique Claudio
Picech, CEO d’Equans Switzerland.
INVESTIR DANS L’AVENIR
La pérennité est également au cœur
de la stratégie d’entreprise d’Equans
Switzerland. Claudio Picech explique
comment il souhaite l’atteindre :
« Avec nos 3 Peaks : One Team, ancrage
régional / réseau national et excellence
opérationnelle. Notre équipe
est la clé de notre réussite. Nous investissons
donc dans la formation continue,
soutenons les carrières et cultivons
l’inclusion. Cela fait de nous une équipe
performante, qui construit ensemble un
avenir commun, avec un savoir-faire
fédéré et beaucoup de passion. »
Equans Switzerland propose
à ses partenaires et clients
des solutions globales
couvrant les phases de
planification, de construction
et d’exploitation.
Photo : Equans Switzerland
Claudio Picech (58 ans) est
l’ancien CEO et président de
Siemens Italia et Grèce. Depuis la
fusion entre Bouygues Energies &
Services et Equans en 2022, il
dirige Equans Switzerland en
tant que CEO, vers l’avenir de la
technique du bâtiment.
Depuis plus de vingt ans, il met
en œuvre avec succès des visions
ambitieuses et possède une vaste
expérience dans les domaines des
opérations globales et multiculturelles,
de la stratégie commerciale,
du redressement et de la transformation
organisationnelle, de la
performance opérationnelle, ainsi
que dans le leadership inspirant
et bienveillant.
En tant que Group CEO
d’Equans Switzerland, il poursuit
un objectif clair : permettre à
l’ensemble des collaborateurs de
faire d’Equans une entreprise
leader dans les domaines de
l’énergie, du numérique et de la
transition industrielle.
Sa vision : relier de manière
ciblée les expertises en approvisionnement
énergétique,
transport, télécommunications,
technique du bâtiment et Facility
Management pour façonner
activement l’avenir et créer un
monde plus durable.
Au cœur de sa stratégie se
trouvent les collaborateurs
d’Equans Switzerland – ce sont
eux qui, chaque jour, réalisent
des choses remarquables.
INFOS
La régulation constante
de l’éclairage – bien plus
simple qu’il n’y paraît
En tant qu’intégrateurs ou planificateurs, la commande d’éclairage
intelligente nous permet d’apporter une réelle contribution en matière
d’efficacité énergétique. Et cela est bien plus simple qu’il n’y paraît.
Source : Swisslux SA
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ans les bureaux, les écoles et
les bâtiments administratifs,
la lumière reste souvent allumée
toute la journée alors
qu’il fait soleil dehors. Cela s’explique
par le fait que l’éclairage artificiel ne
réagit pas à la lumière naturelle disponible.
Résultat : une consommation
d’énergie inutile et un potentiel d’économies
gaspillé. Pourtant, les luminaires
LED modernes, associés à des
capteurs de présence et de lumière
naturelle intelligents, permettent d’obtenir
un fonctionnement précis, efficace
et discret.
JUSQU’À 25 % D’ÉCONOMIES
SUPPLÉMENTAIRES
Dans la pratique, cela est rendu possible
par des détecteurs B.E.G. intelligents
haut de gamme. La sonde de luminosité
du détecteur mesure en
continu la luminosité de la pièce en
tenant compte de la lumière naturelle
incidente. La régulation constante de
l’éclairage intelligente ajuste ensuite la
Couleur Réflexion Capteur adapté
Blanc 90 % Les deux
Pastel 60 % Les deux
Gris clair 60 % Les deux
Gris foncé 40 % Les deux
Couleur sombre 10 % Intérieur
lumière artificielle à la valeur de luminosité
requise. L’éclairage ne s’allume
que lorsque cela est vraiment nécessaire,
et uniquement avec l’intensité
lumineuse requise. Dans les pièces
équipées de fenêtres, les économies
supplémentaires peuvent atteindre
25 %. Des exemples réussis dans les
écoles et les bâtiments de bureaux le
prouvent : la combinaison de luminaires
LED et de détecteurs à régulation
constante de l’éclairage et à fonction de
présence est une solution gagnante.
L’ESPACE DÉTERMINE LA SOLUTION
La destination d’un espace détermine
l’intensité lumineuse nécessaire, ainsi
que la durée minimale d’absence des
personnes au bout de laquelle un capteur
éteint automatiquement la lumière.
Lorsque l’intensité de l’éclairage
est élevée, la mesure de la luminosité
non calibrée a une grande influence sur
la demande énergétique, tout comme
des temporisations trop longues lors de
séjours généralement courts. Il est
Intégrer correctement les réflexions
Capteur de
luminosité interne
Capteur de
luminosité externe
Les surfaces claires réfléchissent jusqu’à 90 % de la lumière, les surfaces sombres
seulement 10 %. Pour une régulation constante de l’éclairage, ces différences sont
décisives : les pièces aux couleurs sombres exigent des capteurs internes, les
sondes de luminosité externes étant moins sensibles aux interférences dues aux
réflexions de la lumière naturelle.
donc important de choisir les détecteurs
en fonction des exigences. B.E.G.
propose plus de 40 détecteurs de présence
avec capteur de luminosité pour
les systèmes KNX et DALI-2.
LES QUATRE FACTEURS
SUIVANTS DÉTERMINENT LE
CHOIX D’UN CAPTEUR :
• Usage prévu : les toilettes requièrent
100 lux, les bureaux 500 lux et les
salles de dessin 750 lux. La fonction de
courte présence réduit automatiquement
la temporisation en cas de
séjours de courte durée. De nombreux
espaces peuvent également être
divisés en postes de travail et zones de
passage, ce qui permet de réaliser des
économies supplémentaires en
ajustant les intensités d’éclairage et les
temporisations différentes.
• Réflexions : les parois blanches
reflètent 90 % de la lumière, les parois
sombres 10 %. Les capteurs à sonde
de luminosité intégrée conviennent
pour les pièces dont les revêtements
de surface sont sombres (coefficient
de réflexion < 10 %), alors que les
capteurs à sonde de luminosité
externe sont moins sensibles aux
interférences dues aux réflexions de
la lumière naturelle.
• Fenêtres : la fonction Offset du
détecteur B.E.G. réduit davantage
l’intensité des groupes de luminaires
proches des fenêtres que de ceux qui
en sont éloignés.
• Hauteur de montage : la hauteur de
montage influence considérablement
le choix des capteurs. À partir de cinq
mètres de hauteur, il convient d’opter
pour des capteurs à faible angle
d’ouverture de type PD4-KNXs-GH-
DX-AP, qui mesurent la luminosité au
niveau du sol.
PUBLIREPORTAGE
LA MISE EN SERVICE EST
LA CLÉ DE LA RÉUSSITE
La régulation constante de l’éclairage
mériterait une meilleure réputation. La
plupart du temps, les problèmes sont
dus à une planification, une mise en
service ou un ajustement fin et un calibrage
imprécis. Conclusion : la planification,
le placement et le réglage des
détecteurs doivent être réalisés correctement.
La mise en service doit également
être effectuée avec précaution :
les niveaux de gradation et les valeurs
de consigne doivent être calibrés avec
précision à l’aide d’un luxmètre. Il est
également important d’adapter la vitesse
de régulation à l’utilisation respective.
Dans la pratique, nous constatons
souvent des temporisations
excessives, ce qui nuit à l’efficacité et
n’a en fait aucun lien direct avec la lumière
du jour.
LE RÉAJUSTEMENT EST
LA CLÉ DU SUCCÈS
Dans une construction neuve, la luminosité
d’une pièce peut encore considérablement
changer après l’ameublement.
Il est donc judicieux de procéder
à une vérification trois à six mois après
l’emménagement, notamment pour
prendre en compte les commentaires
des utilisateurs. Ce n’est pas une charge
de travail supplémentaire, mais une
étape intégrante d’une mise en service
correcte qui permet d’augmenter l’acceptation
par les utilisateurs et d’effectuer
des réglages fins avant qu’ils ne
deviennent un problème. Pour les techniciens
comme pour la clientèle, la régulation
en fonction de la lumière du
jour sera alors bien plus appréciable.
UNE VASTE GAMME RÉPONDANT
AUX EXIGENCES LES PLUS DIVERSES
Avec ses capteurs B.E.G., Swisslux propose
des solutions adaptées à différentes
configurations d’espaces. La
série PD2N-KNXs est adaptée aux
pièces à hauteur standard, tandis que
la série PD4N-KNXs convient aux espaces
plus grands. La série PD11-KNXs-
FLAT a quant à elle été spécialement
développée pour une pose affleurante
au plafond. Tous les modèles sont également
compatibles avec KNX Secure
et, associés au logiciel Standard ou
Deluxe, offrent des fonctions telles que
le mode Offset, la détection de courte
12
Ea = 100 %
Intensité lumineuse extérieure
présence, l’adaptation automatique de
la temporisation et l’extinction assignée
à la lumière naturelle. Pour les
intégrateurs et les planificateurs, cela
se traduit par une structure claire, une
mise en service aisée et des fonctions
fiables.
L’FFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE
EST UNE OBLIGATION
L’optimisation énergétique de l’exploitation
est déjà obligatoire dans certains
premiers cantons. La régulation
constante de l’éclairage correspond au
niveau actuel de la technique, est facile
à mettre en œuvre et a fait ses preuves.
En effet, la meilleure régulation est
celle que personne ne remarque. Pour
les planificateurs et les intégrateurs,
cela signifique que, grâce à des capteurs
adaptés et à une mise en service
méticuleuse, les objectifs énergétiques
peuvent être atteints sans perte de
confort. Les exploitants, les usagers et
l’environnement y trouvent également
leur compte.
Lumière artificielle
1 Un éclairage équilibré :
La fonction Offset du capteur
réduit davantage l’intensité des
groupes de luminaires proches
des fenêtres que de ceux qui
en sont éloignés. Ainsi, la
luminosité de l’ensemble de la
pièce reste constante, quelle
que soit la lumière naturelle
incidente. Certains modèles
B.E.G. sont dotés de deux
sondes de luminosité séparées
pour détecter la luminosité
des zones proches des
fenêtres et intérieures.
2 Une efficacité mesurable :
La régulation constante de
l’éclairage adapte l’éclairage
en continu en fonction de la
lumière naturelle disponible,
réduisant ainsi la consommation
énergétique de
jusqu’à 25 %. En parallèle,
une temporisation optimisée
contribue à des économies
supplémentaires sans remettre
en cause le confort
des usagers.
1
2
Consommation d’énergie Fenêtre
%
4
100 %
75%
50%
25%
10%
3 2 1
0 1 2 3 m 5
Profondeur de la pièce
Intensité lumineuse intérieure Ei
on/off
Lumière naturelle
Avec régulation constante de l’éclairage
Avec temporisation
optimisée
INFOS
PUBLIREPORTAGE
DEUX COURIER, ZÉRO ÉMISSION
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Ford électrifie le quotidien et le monde professionnel – avec deux
modèles électriques compacts qui offrent un plus grand potentiel que leur
taille ne le laisse supposer – les E-Tourneo Courier et E-Transit Courier.
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Parfois, c’est bien la taille qui compte,
surtout lorsqu’elle est utilisée intelligemment.
Les nouveaux Ford
E-Tourneo Courier et E-Transit Courier
prouvent que les véhicules électriques
compacts ne sont pas tous monotones
: ils peuvent aussi être pratiques,
numériques et robustes. Basés sur la
même architecture, les deux modèles
partagent un look de SUV accrocheur
et une motorisation électrique : puissance
de 100 kW (136 ch), couple de
290 Nm et autonomie pouvant atteindre
300 kilomètres garantissent
une conduite souveraine, en ville, sur
autoroute ou avec une remorque
(jusqu’à 750 kg pour le Tourneo).
En déplacement, la batterie de
43,5 kWh se recharge de 10 à 80 % en
seulement 23 minutes. Et quand le
temps presse, il suffit de 10 minutes
environ pour obtenir 100 kilomètres
d’autonomie supplémentaire. Le temps
de charge de la batterie sur une Wall-
Box à domicile est d’environ 5,5 heures
avec une puissance de 11 kW AC. Pour
Ford, des modes de charge intelligents,
une récupération One-Pedal-Style et
des mises à jour logicielles over-the-air
vont de soi.
CIVIL OU COMMERCIAL –
L’ESSENTIEL, C’EST QU’IL
SOIT ÉLECTRIQUE
Le E-Tourneo Courier est le modèle lifestyle
phare de la double gamme. Cinq
places assises, de grandes surfaces
vitrées, des matériaux modernes et un
concept d’espace bien pensé en font le
compagnon idéal pour le quotidien, les
escapades du week-end ou les transports
de matériel de bricolage. L’espace
de chargement atteint 2162 litres
lorsque la banquette arrière est rabattue,
tandis qu’un coffre avant de
44 litres offre une capacité de rangement
supplémentaire. Très pratiques :
la position assise légèrement surélevée,
les deux portes coulissantes et les
fonctionnalités numériques telles que
l’écran central de 12 pouces avec
SYNC 4, la connexion sans fil pour
smartphone et l’intégration FordPass.
Si votre agenda est principalement
consacré à la gestion de délais de livraison,
le E-Transit Courier est la solution
idéale. Conçu comme un fourgon
classique, il possède un volume de
chargement de 2,9 mètres cubes, une
charge utile de 845 kg et de la place
pour deux europalettes. La trappe de
chargement permet également le
transport d’objets de plus de 2,6 mètres
de long. Ce véhicule se distingue par
son format compact, qui garantit maniabilité
et précision en milieu urbain.
L’intérieur fonctionnel est tout sauf
spartiate : cockpit numérique, rangements
bien pensés, support pour smartphone
monté en usine et, bien sûr,
connectivité totale.
Les gestionnaires de flotte disposent
en outre d’outils innovants tels
que Ford Pro Telematics ou FORDLiive,
qui permettent une gestion centralisée
de l’efficacité et de la maintenance.
FUTÉS, ÉLECTRIQUES,
EFFICACES – ET ABORDABLES
Avec ses deux modèles Courier, Ford
montre à quel point la mobilité électrique
est polyvalente – sans fioritures,
mais résolument pragmatique. Le
E-Tourneo Courier est disponible à partir
de 34 900 francs, et le E-Transit Courier
à partir de 32 000 francs. Ils apportent
un courant de fraîcheur dans
deux catégories de véhicules où le rapport
qualité-prix prime sur le prestige.
www.ford.ch
Photo : Ford
PUBLIREPORTAGE
DÉTECTEURS MURAUX BASIC
BMS DALI-2 : SIMPLICITÉ ET MODERNITÉ
ESYLUX lance le détecteur de présence mural
BASIC BMS DALI-2, une solution simple
pour passer du commutateur classique à la
commande d’éclairage DALI-2.
Avec le PD 180/16 BASIC BMS DALI-2,
ESYLUX complète sa gamme d’entrée
de niveau avec un détecteur de présence
mural conçu pour les systèmes
DALI-2. L’appareil mesure la luminosité
et détecte la présence dans un rayon
pouvant atteindre 16 m de diamètre,
transmettant ces informations via le
bus à l’unité de commande.
Alimenté directement par les deux
fils du bus DALI, il ne nécessite aucun
câblage supplémentaire, ce qui permet
de remplacer simplement un interrupteur
existant. Cette conception
facilite la transition vers un système
d’éclairage automatisé, sans contact
et économe en énergie.
Les zones de passage comme les couloirs,
escaliers ou sanitaires figurent
parmi les principales applications,
notamment lorsque les exigences
d’hygiène ou de confort imposent une
commande automatique. Pour davantage
de flexibilité, deux entrées pour
poussoirs standards permettent aussi
un usage manuel.
Le détecteur est proposé avec de
nombreux modèles de cadres compatibles
avec les principaux fabricants,
en différentes couleurs et finitions.
ESYLUX décline également le produit
en version IP44, ainsi qu’en version
IP55 pour des environnements plus
exposés. Cinq modèles sont par ail-
leurs compatibles avec le système
SNAPFIX du fabricant suisse Feller,
permettant une installation rapide et
sans vissage.
Avec cette solution, ESYLUX confirme
sa volonté de rendre les technologies
DALI-2 accessibles, en alliant
simplicité d’installation, design adaptable
et efficacité énergétique.
www.esylux.ch/fr
Disponibilité de
nombreux modèles de
cadres compatibles
avec les principaux
fabricants.
Photo : ESYLUX
INFOS
PUBLIREPORTAGE
UN SYSTÈME DE GUIDAGE LUMINEUX SUR
MESURE POUR ZERMATT BERGBAHNEN AG
Dans le cadre de son développement continu, Zermatt Bergbahnen AG a
mis en service une nouvelle installation en remplacement de l’ancien
téléphérique Zermatt–Furi, devenu obsolète. Il s’agissait notamment de
rénover l’installation d’éclairage existante. Un nouveau concept d’éclairage
reposant sur un ruban à LED spécialement conçu, guide intuitivement
nos visiteurs à travers la station de remontées mécaniques.
86
DES SOLUTIONS D’ÉCLAIRAGE
POUR UN SITE PARTICULIER
À 1620 M ET 1867 M D’ALTITUDE
Les conditions climatiques de la région
montagneuse imposent des exigences
élevées en matière de qualité d’éclairage.
Il doit être capable de résister au
vent et au froid, offrir une longue durée
de vie, nécessiter un entretien minimal,
tout en répondant aux exigences esthétiques
du maître d’ouvrage. Les luminaires
proposés par EM Lumière ont
déjà fait leurs preuves sur le Petit Cervin,
à 3883 mètres d’altitude. Ils s’intègrent
dans l’architecture moderne et
fonctionnelle et assument plusieurs
fonctions : l’éclairage conforme aux
normes en vigueur, le système de guidage
et d’orientation des visiteurs ainsi
que la garantie de l’éclairage de sécurité
et de maintenance.
Le bandeau LED guide les
visiteurs à travers la station de la
vallée : des casiers aux caisses,
puis jusqu’aux cabines.
UN SYSTÈME DE GUIDAGE LUMINEUX
« Nos visiteurs doivent se sentir à
l’aise, bien accueillis et en sécurité »,
a souhaité Kurt Guntli, responsable de
l’électrotechnique et directeur adjoint
de Zermatt Bergbahnen AG. Les planificateurs
et conseillers en éclairage
d’EM ont élaboré un concept d’éclairage
innovant qui crée une atmosphère
accueillante pour les visiteurs,
tout en garantissant une meilleure
qualité de lumière, une sécurité renforcée
et une efficacité accrue. Les
luminaires spécialement conçus pour
cet usage guident les visiteurs depuis
l’entrée jusqu’aux caisses, aux casiers,
et enfin aux cabines.
LES RUBANS À LED ONT ÉTÉ
AJUSTÉS SUR PLACE
Tous les luminaires sont compatibles
DALI et peuvent être variés via une
commande en fonction de la lumière
du jour. Le concept d’éclairage optimal
améliore non seulement la qualité de
la lumière pour les visiteurs et collaborateurs,
mais il permet également
de réduire les coûts d’entretien et la
consommation énergétique. Les suspensions
des rubans à LED ont été
découpées sur place afin de pouvoir
être adaptées de manière optimale à
la configuration du plafond
AMBIANCE, SÉCURITÉ ET EFFICACITÉ
Kurt Guntli résume le résultat ainsi :
« C’est un changement radical par rapport
à avant. Nous avons maintenant
une lumière de haute qualité et une
uniformité parfaite partout. Cela réjouit
particulièrement les collaborateurs
du service des pistes et des
installations d’enneigement, qui travaillent
fréquemment de nuit et apprécient
la luminosité uniforme ainsi que
l’adaptation automatique du niveau
d’éclairage.
Vers l’article complet :
e-m.info/674
Photos : EM
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Ne faites pas confiance aux chauffages
au sol de plus de 35 ans !
Les chauffages au sol vieux de plus de 35 ans doivent faire l’objet d’une analyse. En effet,
nombreuses sont les anciennes conduites de chauffage au sol qui sont fabriquées à partir de
plastique. Elles se fragilisent et s’encrassent avec le temps. Si vous ne réagissez pas à temps,
les conséquences peuvent être coûteuses. Voilà pourquoi il est fortement conseillé de réaliser
une analyse préventive.
LES CONDUITES SE FRAGILISENT
Les chauffages au sol garantissent confort
et gain de place. Néanmoins, la distribution
de chaleur invisible prend de l’âge.
Elles se fragilisent et s’envasent, les deux
causes principales de la perte d’efficacité
des systèmes de chauffage au sol. Si les
problèmes ne sont pas identifiés à temps,
les dommages sont la plupart du temps
irréparables. Ces problèmes touchent plus
particulièrement les systèmes installés
entre 1970 et 1990, car, à l’époque, les conduites
étaient généralement fabriquées en
matière plastique simple. Ces dernières se
fragilisent avec le temps.
DES SOLS FROIDS. QUE FAIRE?
Lorsque votre chauffage au sol ne vous
fournit plus les performances souhaitées,
que certaines pièces restent froides et que
la régulation ne fonctionne pas correctement,
il est préférable de faire intervenir
un spécialiste. Ce dernier devra inspecter
l’installation sur place dans les moindres
détails.
DE LA CLARTÉ GRÂCE À L’ANALYSE
Il est impératif d’analyser l’ensemble des
composants et d’évaluer les résultats sur
la base de valeurs indicatives normalisées
de la SICC. Ce n’est qu’après une analyse
complète que vous connaîtrez clairement
l’état réel de votre chauffage au sol. Une
telle analyse peut déjà être
effectuée pour quelques centaines de francs
et permet de déterminer formellement
la faisabilité d’un assainissement.
COUCHE PROTECTRICE
La version originale pour l’assainissement
des conduites par l’intérieur à l’aide d’un
revêtement intérieur a été commercialisée
en 1999 par Naef GROUP. Elle permet d’assainir
les chauffages au sol existants sans
travaux de chantier. Le revêtement intérieur
sert ici d’enveloppe protectrice pour
éviter toute fragilisation supplémentaire.
10 ANS DE GARANTIE
Le HAT-System est le seul procédé d’assainissement
des conduites par l’intérieur
garantissant l’étanchéité à l’oxygène conformément
à la norme DIN 4726 des conduites
en plastique équipant les chauffages
au sol. Il arrête ainsi le vieillissement.
De cette manière, le prolongement de la
durée de vie des conduites est garanti.
En parallèle, tous les autres composants
essentiels du chauffage au sol sont entretenus
ou remplacés. La désidérabilité de
la version originale est mise en valeur par
une garantie de 10 ans.
ASSAINIR AU LIEU DE RINCER
Depuis quelques années, divers prestataires
proposent également des rinçages
ou encore des procédés de nettoyage. Il
est important de savoir que ces alternatives
ne permettent pas de résoudre le
véritable problème, à savoir la fragilisation
du matériau de la conduite. En revanche,
le HAT-System permet d’assainir
réellement le chauffage au sol.
Identifier à temps les problèmes de chauffage au sol et éviter le chantier.
RÉSERVER UNE ANALYSE PRÉVENTIVE
L‘analyse de l‘état est effectuée par un
spécialiste de Naef GROUP chez vous
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bâtiments industriels et les hôpitaux. Qu’il
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HALL 1.1, LAB
88
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gestion d’éclairage multi-zones moderne
et évolutive, basée sur une installation
simple via le bus DALI. La
solution optimise la consommation
énergétique grâce aux détecteurs de
présence et se configure rapidement
depuis l’application dédiée. La flexibilité
des groupes, modifiables à tout
moment, et la fonction Guided Light
assurent un éclairage intelligent, que
le système fonctionne en mode autonome
Bluetooth ou intégré de manière
fluide dans un environnement KNX.
Photo : Swisslux
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de Bâle avec son portefeuille de
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