05.02.2026 Vues

Domotech Electromagazine, 06-2025

Reportages techniques approfondis sur la technique du bâtiment, traitant des thèmes suivants : énergie, chauffage, ventilation, climatisation, réfrigération, sanitaire, électrotechnique, automatisation des bâtiments, optimisation énergétique, technique d'installation électrique, maison intelligente. Fundierte, technische Reportagen der Gebäudetechnik, zum Thema Energie, Heizung, Lüftung, Klima, Kälte, Sanitär, Elektrotechnik, Gebäudeautomation, EnergieOptimierung, Elektroinstallationstechnik, Smart Home

Reportages techniques approfondis sur la technique du bâtiment, traitant des thèmes suivants : énergie, chauffage, ventilation, climatisation, réfrigération, sanitaire, électrotechnique, automatisation des bâtiments, optimisation énergétique, technique d'installation électrique, maison intelligente.

Fundierte, technische Reportagen der Gebäudetechnik, zum Thema Energie, Heizung, Lüftung, Klima, Kälte, Sanitär, Elektrotechnik, Gebäudeautomation, EnergieOptimierung, Elektroinstallationstechnik, Smart Home

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Le magazine professionnel romand des technologies du bâtiment et de l’énergie

06 : 2025

Cybersécurité

BACnet Secure Connect

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

Le marché en mouvement

des utilitaires électriques — p. 38

TECHNIQUE

Production d’eau chaude

sanitaire — p. 46

ÉLECTROTECHNIQUE

Installations photovoltaïques :

Exploiter en toute sécurité — p. 66


Easee

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ouvre lavoie aux futures applications bidirectionnelles.


CFW PowerCable ® – La nouvelle génération de câbles à courant fort

25 ans de transformations

Sans induction, à faibles rayonnements et pertes

En refermant cette année marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur

l’électricité, un constat s’impose : ce qui fut longtemps perçu comme une évidence

— la disponibilité continue et silencieuse de l’énergie — est devenu un enjeu stratégique

pour la Suisse. L’électricité n’est plus seulement un service ; elle est devenue

la colonne vertébrale d’un pays en transition, confronté à la croissance des usages

et à la nécessité de renforcer un réseau désormais sollicité à chaque instant.

Si 2025 a ouvert un nouveau chapitre réglementaire, un regard sur le quart de

siècle qui s'écoule raconte une histoire plus profonde. Nous avons vécu la métamorphose

de notre branche : d’un monde centré sur les câbles, les tableaux et les

installations, nous avons basculé dans celui de l’intelligence distribuée, des capteurs

omniprésents, de la gestion dynamique, du pilotage en temps réel. Là où l’on

installait autrefois des circuits, on orchestre désormais des flux. Là où l’on configurait

des appareils, on optimise aujourd’hui des comportements énergétiques.

ÉDITORIAL

Parmi ces transformations, peu ont été aussi spectaculaires que l’essor du photovoltaïque.

En un quart de siècle, le solaire est passé du statut d’alternative marginale

à celui de pilier incontournable du mix énergétique suisse. Les toitures, façades

et infrastructures se sont couvertes de modules de plus en plus performants,

tandis que l’autoconsommation, la fabrication de chaleur et de froid, le stockage

et les solutions intelligentes ont fait évoluer les bâtiments d’entités passives à

acteurs énergétiques à part entière. 2025 aura confirmé cette dynamique, avec

des records de raccordement et une pression croissante sur les réseaux, signe

que la transition énergétique n’est plus une idée : elle est une réalité concrète,

vécue sur les chantiers et dans les salles de contrôle.

Câbles disponible selon

CPR/OPCo

Classe de performance

jusqu’à B2ca et

maintien de fonction en

cas d’incendie.

Cette évolution technique n’aurait cependant pas été possible sans un autre fil

conducteur : la normalisation et la sécurité. Discrète, méthodique, parfois exigeante,

l’évolution des normes, directives communication, exigences accrues en

cybersécurité — a façonné un paysage plus sûr, plus fiable, mieux préparé aux

risques modernes. Derrière chaque règle, chaque mise à jour, il y a la volonté de

garantir que la technologie serve durablement la société, sans compromis sur la

confiance.

Un quart de siècle de transformations, d’adaptations et de progrès. Et au cœur de

cette aventure, une constante : vous. Lectrices, lecteurs, spécialistes, formateurs,

installateurs, planificateurs, ingénieurs, responsables techniques — vous qui faites

vivre chaque jour cette branche en mutation permanente.

03

À l’heure de clore l’année, nous tenons à vous remercier pour votre fidélité, votre

engagement et votre curiosité. Votre confiance nourrit notre mission : éclairer,

analyser, transmettre et accompagner la technique du bâtiment vers l’avenir.

Nous vous souhaitons de très belles fêtes de Noël et une fin d’année lumineuse.

À l’année prochaine pour poursuivre ensemble cette passionnante trajectoire.

PIERRE SCHOEFFEL

Rédacteur en chef

redaction@domotech-magazine.ch

Technologie du CFW PowerCable ®

TN-C Câble pour transformateur

TN-S Câble d‘installation

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Leader en CEM et

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pph.ch, 4/25 f


SOMMAIRE

06 : 2025

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE Utilitaires TECHNIQUE Eau chaude sanitaire ÉLECTROTECHNIQUE Photovoltaïque

Le magazine professionnel romand des technologies du bâtiment et de l’énergie

Cybersécurité

BACnet Secure Connect

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

Le marché en mouvement

des utilitaires électriques — p. 38

TECHNIQUE

Production d’eau chaude

sanitaire — p. 46

06 : 2025

ÉLECTROTECHNIQUE

Installations photovoltaïques :

Exploiter en toute sécurité — p. 66

Photo : iStock / Vertogo3d

BACnet/SC vise à renforcer la

sécurité de l’automatisation du

bâtiment grâce au chiffrement,

aux certificats et à une nouvelle

architecture réseau.

Actualité

06 Personnes et groupes

08 Entreprises et organisations

10 Feller Innovation Days :

la proximité au service de

l’innovation

12 Swissbau 2026 : L’univers

immersif dédié aux

spécialistes du bâtiment

Promotion de la relève

16 Technicien du bâtiment AFP :

La persévérance mène

au certificat de capacité

20 Informaticien·ne du bâtiment,

orientation Planification :

Les jeunes talents de la branche

électrique

26 Ils ouvrent la voie : les premiers

informaticiens du bâtiment CFC

Interview

30 BACnet Secure Connect

est un jalon majeur

Énergie

58 Comment la Poste adapte ses

biens immobiliers au climat

64 HakaGerodur : Exploiter le

potentiel géothermique

des fondations d’une tour

Électrotechnique

66 Installations photovoltaïques :

Construire et exploiter

en toute sécurité

70 Vérifie tes connaissances

des normes

Associations

72 SLG : La planification intelligente

de la lumière naturelle

76 Journée de la branche

EIT.swiss 2026 : L’énergie

rencontre la stratégie

78 USTSC : Grande tournée

en Argentine

Infos

04

Mobilité électrique

38 Le marché en mouvement

des utilitaires électriques

Technique

80 Equans : Ensemble vers l’avenir

de la technique du bâtiment

82 Swisslux : La régulation

constante de l’éclairage – bien

plus simple qu’il n’y paraît

84 Infos

46 Production d’eau chaude

sanitaire : défis hygiéniques

et énergétiques

52 Hygrométrie et matériaux

hygroscopiques : Lien avec le

transport de l’humidité

54 Quel est le risque d’épuisement

thermique ?

Le prochain numéro

paraîtra

le 27 février 2026.

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MENTIONS LEGALES

DOMOTECH – Le magazine professionel romand des

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Pierre Schoeffel

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Manuel Fischer, Béatrice Koch,

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Schenk, Paul Schöni, Verena Klink,

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du Chauffage USTSC – vssh.ch |

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Imprimé

en Suisse

Une publication de

Tous les droits d’auteur et de publication de cette revue

ou de parties de celle-ci sont réservés. Toute utilisation

ou exploitation nécessite le consentement écrit de

l’éditeur. Le contenu de ce numéro a été soigneusement

vérifié. Néanmoins, l’éditeur n’assume aucune responsabilité

quant à l’exactitude de ces informations. Les

dispositions légales relatives au placement de publicité

se trouvent dans les « Conditions générales de vente » à

l’adresse www.domotech-magazine.ch

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le futur en direct et

en apprendre

plus sur place.


ACTUALITÉ

CSEM

ACCELERATE : TRANSFORMER

L’INNOVATION EN IMPACT

Accelerate du CSEM soutient la

transformation d’innovations

deep-tech en solutions prêtes

pour le marché. La nouvelle cohorte

réunit quatre projets ambitieux

: SmartHear, qui renforce

l’audition grâce à une neurotechnologie

adaptative ; Needless, un

patch de diagnostic sans piqûre ;

HelioW, des modules solaires

ultra-légers pour le New Space ;

et SecondWave, un capteur spectroscopique

miniaturisé capable

d’identifier instantanément les

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06

Geberit

15e ÉDITION DU

PRIX D’EXCELLENCE

Geberit a distingué 102 jeunes

professionnels lors de la 15e édition

de son « Prix d’excellence »,

une cérémonie qui met en lumière

l’excellence dans les métiers sanitaires.

Cette dis tinction annuelle

honore non seulement les

meilleurs apprentis et diplômés,

mais valorise aussi l’enga gement,

la persévérance et la qualité de la

formation reçue, éléments essentiels

pour renforcer une branche

en pleine évolution. L’événement

souligne également le rôle clé des

formatrices et formateurs, dont

l’accompagnement contribue directement

au succès des lauréats.

Cette initiative fait partie

du programme « Geberit Go ! », qui

soutient la relève avec quelque

250 000 francs par an.

Photo : Geberit

www.geberit.ch

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20–23/24.1.

2026

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ACTUALITÉ

MESURER LA LUMIÈRE AUTREMENT :

ENSEIGNEMENTS DE LA JEE 2025

08

Les premières interventions de la matinée

se sont concentrées sur les apports

des drones pour la mesure de

l’éclairage. Olivier Mettler (Vertical

Master) a montré comment la cartographie

aérienne 3D rend possible la

modélisation précise de zones urbaines

entières, permettant d’identifier

les zones d’éblouissement ou de

dispersion de lumière. Il a également

présenté les dispositifs de type « Drone

Dock », qui automatisent la collecte de

données sur site.

Dans ce prolongement, Florian

Stuker (METAS) a dévoilé le projet

MetasDrone, soutenu par le Fonds national

suisse. L’objectif : développer un

drone « gonio-photomètre » capable de

mesurer la lumière dans l’espace tridimensionnel.

Cette méthode complète

les mesures au sol et ouvre la voie à

une meilleure compréhension de la

diffusion lumineuse dans l’environnement

réel.

Romain Chasseigne (Laboratoire

National d’Essais, France) a replacé ces

travaux dans une perspective eurod

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La deuxième Journée Romande pour l’éclairage

extérieur (JEE) a mis en lumière l’importance de

méthodes de mesure harmonisées, notamment

grâce aux drones et aux campagnes aériennes.

Texte et photo : Pierre Schoeffel

La deuxième édition de la Journée

Romande pour l’éclairage extérieur

s’est tenue le 5 novembre à Lausanne,

réunissant plus d’une centaine de spécialistes

de l’éclairage, de la planification

urbaine et de la recherche. Organisé

par la Société Suisse pour

l’Éclairage (SLG), l’événement a permis

de faire le point sur les avancées dans

l’évaluation des nuisances lumineuses,

ainsi que sur les conditions-cadres qui

visent à réduire l’impact de l’éclairage

nocturne.

MESURER LA LUMIÈRE À

L’ÉCHELLE DU TERRITOIRE

En ouverture, Grégory Bartholdi (SLG)

a présenté les travaux en cours pour

mieux encadrer les émissions lumineuses

inutiles. La directive SLG 401,

actuellement en préparation, vise à

fournir des outils concrets pour soutenir

les collectivités et les planificateurs.

Si 97 % des professionnels reconnaissent

la nécessité d’agir, moins de

la moitié disposent aujourd’hui de méthodes

opérationnelles pour le faire.

péenne. Il a rappelé la difficulté d’établir

des références communes en matière

d’impact lumineux, tant sur la santé humaine

que sur la biodiversité et l’observation

du ciel nocturne. Il a également

présenté les campagnes de mesure aéroportées,

où des capteurs photométriques

embarqués permettent de cartographier

l’éclairement à large échelle.

Ces observations facilitent l’évaluation

des évolutions saisonnières et des effets

de l’éclairage sur différents types

de territoires.

L’après-midi a porté sur les évolutions

réglementaires et les retours de

terrain : soutien fédéral à la rénovation

de l’éclairage extérieur, nouvelles exigences

cantonales et stratégies communales

d’extinction ou de modulation.

Elle s’est conclue par des approches de

design intégrant biodiversité, paysage

urbain et cohérence architecturale.

Cette édition de la JEE confirme la

dynamique engagée : mesurer mieux

pour éclairer moins, mais mieux.

Nous vous invitons à consulter

les articles en ligne sur

domotech-magazine.ch pour

des informations complètes

sur certains exposés.

www.slg.ch


Graphique : © Touring Club Suisse, Office fédéral de l’énergie

RECHARGE À DOMICILE :

LES LOCATAIRES

RESTENT PÉNALISÉS

Une majorité de conducteurs

recharge leur véhicule électrique

à domicile, mais l’accès reste

limité dans les immeubles locatifs,

où l’infrastructure manque encore.

La recharge à domicile s’impose comme la solution

privilégiée des conducteurs de voitures électriques

en Suisse : selon un sondage de l’OFEN soutenu par

le TCS, quatre personnes sur cinq branchent leur

véhicule chez elles. Cette facilité bénéficie toutefois

principalement aux propriétaires disposant d’un

garage ou d’une place de parc équipée, tandis que

les locataires restent souvent exclus, faute d’infrastructures

adaptées dans les immeubles locatifs.

Les obstacles sont multiples : coûts d’installation,

coordination entre régies et propriétaires, manque

de volonté ou complexité administrative. Résultat :

les locataires et les jeunes conducteurs se tournent

davantage vers les bornes publiques ou celles disponibles

sur leur lieu de travail.

L’étude met aussi en lumière des habitudes de

recharge dépendant du niveau de batterie : à domicile,

deux tiers des utilisateurs branchent leur voiture

dès que la charge passe sous les 40 %, alors

qu’en déplacement, ils attendent plus volontiers que

la batterie soit presque vide. Le confort reste prioritaire,

sans grande considération pour l’impact sur

le réseau. Pourtant, l’intérêt pour la recharge intelligente

(« smart charging ») est fort : près de 80 % des

personnes interrogées se disent prêtes à l’adopter,

surtout en présence d’incitations financières. Par

ailleurs, la moitié des conducteurs possèdent déjà

une installation photovoltaïque et l’intègrent dans

leur stratégie de recharge, renforçant l’approvisionnement

local renouvelable.

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La mise en réseau de la technique du bâtiment présente

de nombreux avantages, comme la combinaison avec

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Nous vous invitons à consulter notre

article en ligne sur domotech-magazine.ch

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ACTUALITÉ

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Feller Innovation Days :

la proximité au

service de l’innovation

En lançant les Feller Innovation Days, la marque a choisi de

replacer la rencontre humaine au cœur de la technique. Genève

a ouvert la voie, Bienne et Sion ont prolongé l’élan : partout,

la même dynamique, celle d’une innovation vécue en proximité.

Texte et photos : Pierre Schoeffel

Plus qu’une simple tournée de présentation,

ces journées régionales traduisent

une philosophie : aller à la rencontre

du terrain, écouter, échanger,

construire ensemble. « Notre souhait

est de réunir différents partenaires de

la branche, pour montrer la diversité

des solutions et surtout la compatibilité

du nouveau système Snapfix avec un

large éventail de fabricants », expliquait

Cello Duff, Directeur Marketing et Communication

chez Feller, lors de l’étape

genevoise. Cette idée de convergence

traverse tout le concept : faire de Snapfix

non pas une innovation isolée, mais

le socle d’un écosystème collaboratif où

chaque partenaire trouve sa place.

Voici une synthèse des impressions

retenues. Nous vous invitons à

consulter nos articles détaillés parus

en ligne sur domotech-magazine.ch.

P

UNE APPROCHE RÉGIONALE

Les Innovation Days incarnent cette

mise en réseau à taille humaine. À

Genève, plus d’une centaine de professionnels

ont répondu présents : installateurs,

représentants de bureaux

techniques, partenaires technologiques,

associations et écoles professionnelles.

Tous ont pu tester les produits,

confronter leurs expériences et

échanger librement, dans un cadre

convivial propice aux discussions techniques

et aux retrouvailles. Le succès

de cette première étape a confirmé

l’intérêt d’un format décentralisé : ce

sont désormais les partenaires qui

viennent à la rencontre des professionnels,

et non l’inverse.

ÉCOSYSTÈME SNAPFIX ET

PRÉSENTATION DE NOUVEAUTÉS

Les étapes de Bienne et de Sion ont

prolongé ce mouvement. Dans le nouvel

espace événementiel Noda, l’ambiance

valaisanne a été à l’image de celle

de Genève : échanges chaleureux, démonstrations

concrètes et esprit

d’équipe. Les exposants y ont trouvé un

terrain d’écoute attentif et réceptif.

L’importance d’une production locale,

la recherche de solutions simples à

mettre en œuvre, l’esthétique des dispositifs,

la compatibilité entre marques

– tous ces thèmes ont nourri un dialogue

constructif et concret. Les innovations

présentées par les partenaires illustraient

parfaitement la philosophie du

programme : des détecteurs réglables

en Bluetooth aux systèmes de gravage

personnalisés, chaque nouveauté montrait

comment la technique peut gagner

en agilité et en confort d’installation.

Mais au-delà des produits, c’est la

dynamique collective qui retient l’attention.

Les exposants, venus d’univers

complémentaires, ont démontré que

l’innovation naît de la coordination :

détecteurs, boîtes d’encastrement, solutions

de commande ou d’éclairage

forment un ensemble cohérent dès lors

qu’ils s’intègrent autour d’un standard

commun. Cette approche collaborative

renforce la confiance des installateurs

et donne une visibilité nouvelle à la profession.

Chacun, à sa manière, contribue

à rendre l’installation plus fluide,

plus esthétique, plus rapide – en

somme, plus adaptée aux exigences du

chantier moderne.

EEV|AAE ET EIT.SWISS :

UNE BELLE CONTRIBUTION

Les associations professionnelles,

quant à elles, ont pleinement joué leur

rôle de relais. Présentes sur place, elles

ont encouragé le dialogue entre pairs,

rappelé l’importance de la formation

continue et facilité la transmission

d’informations au sein des réseaux régionaux.

En fédérant ainsi les acteurs

de la branche, les Innovation Days participent

à une vision plus large : celle

d’une communauté professionnelle

soudée, tournée vers la qualité et la durabilité.

ENSEMBLE

L’esprit de ces journées tient donc

dans un mot : ensemble. Ensemble

pour innover, ensemble pour simplifier,

ensemble pour faire progresser la

filière électrique suisse. Dans un secteur

en mutation rapide, où la digitalisation

et la modularité redéfinissent

les pratiques, cette proximité entre

fabricants, installateurs et institutions

apparaît comme un gage de stabilité

et de confiance.

En conclusion, Olivier Gillard, Directeur

des ventes Région Romandie

chez Feller, en résume la portée avec

justesse : l’objectif n’est pas seulement

de présenter des produits, mais de

montrer que Snapfix n’avance pas

seul. Ces rencontres sont la preuve

qu’une innovation, pour être durable,

doit s’appuyer sur des partenaires engagés

et une écoute attentive du terrain.


ACTUALITÉ

L’univers immersif

dédié aux spécialistes

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du bâtiment

QTexte : Manuel Fischer · Photos : Swissbau

Du 20 au 23/24 janvier 2026, Swissbau réunira tous les acteurs majeurs

du secteur de la construction et de l’immobilier à Messe Basel. Avec pour

devise « Donner un nouvel élan ensemble » les experts du secteur

informeront, du mardi au vendredi, sur les nouveautés et défis actuels.

Qui, mieux que le secteur de la construction,

peut comprendre qu’un salon

repose sur une interaction intensive ?

Monter quelque chose ensemble, se

rencontrer personnellement, agir collectivement,

se faire progresser mutuellement,

se réjouir enfin de l’ouvrage

accompli en commun, se souvenir de

bons moments et de conversations enrichissantes.

Pour la prochaine édition de janvier

2026, l’organisateur du salon mise encore

davantage sur des synergies positives.

Les conditions sont réunies dans

la branche : du développement de projets

à la planification, puis à la réalisation

d’un bâtiment, en passant par son

exploitation et son entretien, puis par

sa transformation/rénovation, jusqu’à

sa déconstruction et au recyclage des

matériaux, une multitude d’acteurs et

de disciplines entrent en jeu. Et précisément

le secteur de la construction et

de l’immobilier offre de très bonnes

opportunités pour le fameux « regard

au­delà du périmètre habituel ».

La direction du salon a toujours eu

à cœur d’organiser les thématiques

typiques de Swissbau de la manière la

plus claire possible et de renforcer

encore l’expérience intuitive sur place.

Dans la halle 1.0 Nord se trouvera à

nouveau le gros œuvre : matériaux et

systèmes de construction, isolations,

étanchéités, outils, machines, échafaudages.

PLONGER AU CŒUR DE L’ARTISANAT

Dans la halle 1.0 au rez­de­chaussée,

deux constructions réalisées par différentes

entreprises artisanales, aménagées

en parallèle, captent immédiatement

l’attention. Dans ce hangar en

acier, le savoir­faire des métallurgistes,

électriciens et fabricants de


Comme chaque année,

l’espace dédié aux salles

de bain et aux installations

sanitaires sera très

fréquenté.

portes et portails se révèlera au grand

jour. Les visiteurs pourront ainsi observer

charpentiers, plâtriers et carreleurs

à l’oeuvre dans cet immeuble

résidentiel de deux étages. Les deux

bâtiments seront finalisés sur le chantier

après la tenue du salon Swissbau.

Le point de rencontre artisanat ira

encore plus loin : en plus d’espaces ludiques

et d’un forum pratique, il permettra

de découvrir des entreprises

artisanales et des exposants spécialisés.

De plus, le « BauBeiz » invitera les

visiteurs à échanger autour de sujets

professionnels.

Pour les personnes intéressées par

les domaines CVC (chauffage, ventilation,

climatisation), la visite se poursuit

à l’étage supérieur : les fournisseurs

actifs dans les techniques de chauffage,

de ventilation et de climatisation,

ainsi que dans le stockage d’énergie et

la technologie solaire, se trouvent dans

la halle 1.1 Nord. On y retrouve également

des thématiques liées à l’aménagement

intérieur, comme les fenêtres,

les portes, les enduits et les peintures.

Sur le côté sud de la halle 1.1, se

présentent notamment des entreprises

actives dans les installations

sanitaires, la technologie de l’eau, la

protection incendie et l’automatisation

du bâtiment. Des acteurs CVCS

bien connus et de poids tels que Georg

Fischer, BWT, Laufen, Geberit, Hansgrohe

ou KWC seront présents dans

les halles 1.1 et 1.2.

ESPACE « TENDANCES

AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR » POUR

LES AMATEURS DE DESIGN

Désormais installé dans la halle 1.2,

l’espace offre aux visiteurs de Swissbau

un panorama complet des innovations

en salle de bains, surfaces, éclairages

et aménagements haut de gamme.

Cette zone consacrée à l’aménagement

intérieur invite à la découverte et aux

échanges avec des fabricants établis

et des marques émergentes. Le nouvel

espace tendance de la halle 1.2 sera

également ouvert le samedi, un vrai

point fort du salon. Swissbau Focus, ses

salons partenaires, ses points d’information

et ses évènements permettront

aux visiteurs du week-end de rejoindre

facilement cette zone par des escaliers

roulants.


ACTUALITÉ

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APPRENDRE AUPRÈS DES EXPERTS

Swissbau Focus dans la halle 1.0 et

Swissbau Lab dans la halle 1.1 illustreront

parfaitement un dialogue interdisciplinaire

sur les défis actuels et les

tendances futures du secteur. Des

associations, des institutions et des

universités de renom utiliseront ainsi

la plateforme évènementielle Swissbau

Focus pour partager leurs positions.

Au Swissbau Lab, les visiteurs

professionnels auront l’occasion de

découvrir et tester des produits adaptés

et des solutions prêtes à la commercialisation.

Un atelier Swissbau

élargi offrira, quant à lui, aux visiteurs

l’occasion d’explorer des applications

innovantes sur le terrain. La participation

à toutes les activités du Swissbau

Focus et Lab est comprise dans le billet

d’entrée. Le site web de Swissbau

permet de s’inscrire facilement aux

évènements et constitue un outil indispensable

pour optimiser sa préparation

au salon.

UN MARCHÉ COLORÉ DÉDIÉ AU

PLÂTRE ET À LA PEINTURE

Une nouvelle collaboration avec l’Association

suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres

(ASEPP) propose, dans

la halle 1.1, un aperçu des techniques

innovantes, des matériaux haut de

gamme et des solutions durables de ce

secteur créatif. À travers sa présence

à ce salon multisectoriel, l’association

souhaite renforcer sa position auprès

des architectes, planificateurs et

autres professionnels de la construction.

Les temps forts de ce domaine

thématique incluent l’exposition des

objets du « Prix suisse pour le crépi et

la peinture », avec remise des prix le

22 janvier dans le Swissbau Focus, les

démonstrations en direct de deux

championnes suisses récemment couronnées

aux WorldSkills de Shanghai.

DES PARTENARIATS PRÉCIEUX

Avant que les exposants et partenaires

n’investissent les halles mardi matin

et dévoilent leurs nouveautés, le salon

Swissbau sera inauguré par Constructionsuisse,

l’association faîtière de

l’industrie de la construction suisse.

Lors d’une discussion avec des personnalités

du monde politique et économique,

le groupe de base « Extension

et enveloppe des bâtiments »,

secteur le plus important en termes de

chiffre d’affaires, mettra en avant son

rôle, ses besoins et son développement

lors de la cérémonie d’ouverture.

En 2026, Swissbau confirmera également

sa pertinence durable grâce à

des partenariats prestigieux. La Société

suisse des ingénieurs et des architectes

(SIA), la marque suisse LAUFEN

et le nouveau partenaire Abacus Business

Solutions s’engageront à grande

échelle et apporteront leur expertise

spécifique à l’offre du salon.


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Noe dit de lui-même :

« Pratiquer un métier

manuel m’a toujours plus

attiré que faire des

tâches administratives ».

La persévérance

mène au certificat

de capacité


Après avoir suivi une formation d’aide en ferblanterie AFP,

Noe Gehr a immédiatement franchi une nouvelle étape et

commencé un apprentissage CFC raccourci. Le jeune homme

est aujourd’hui en troisième année d’apprentissage et il séduit

par sa motivation, sa maturité et son savoir-faire artisanal.

Texte : Béatrice Koch, photos : Ethan Oelman

«

Pratiquer un métier manuel

m’a toujours davantage

attiré que faire des

tâches administratives »,

déclare Noe Gehr. Après

plusieurs stages d’observation, dont un

stage en tant que mécanicien auto, il a

opté pour la formation de ferblantier,

un choix qu’il ne regrette pas à ce jour :

« C’est un métier varié qui permet de

bouger beaucoup. J’aime travailler à l’extérieur

et j’aime voir le soir ce que j’ai

accompli pendant la journée. »

Noe, qui est âgé de 19 ans, est actuellement

en troisième année d’apprentissage

pour devenir ferblantier

CFC chez Ninger AG, à Rikon, dans le

canton de Zurich. Son âge révèle que

son parcours scolaire n’a pas été tout à

fait linéaire : dans son premier lieu

d’apprentissage, où il a commencé un

apprentissage de quatre ans en tant

que ferblantier CFC après avoir terminé

ses études secondaires, il était

confronté à des problèmes avec son

maître d’apprentissage et l’équipe.

Dans l’entreprise suivante, on a conseillé

au jeune homme de suivre un apprentissage

AFP de deux ans, d’une part

pour obtenir plus rapidement un diplôme,

d’autre part en raison de ses

notes scolaires qui, comme le dit Noe,

« n’étaient pas exceptionnelles ». Cet

apprentissage court a de nombreux

avantages affirme Noe avec le recul :

« La formation est axée sur la pratique,

mais on apprend tout de même les

bases théoriques. Et en tant que praticien,

on peut déjà accomplir de nombreuses

tâches de manière autonome. »

TRAVAUX DANS LES AIRS

Pour lui, l'attestation AFP ne suffisait

toutefois pas : « Dès le début, mon objectif

était d’obtenir le CFC. » À l’été

2024, il est entré comme apprenti chez

Ninger AG à Rikon, directement en

deuxième année, car l’AFP lui a permis

de sauter la première année. Avec ses

14 collaborateurs, l’entreprise couvre

les secteurs de la ferblanterie (enveloppe

des bâtiments), du sanitaire

(technique du bâtiment) et des installations

photovoltaïques. Son domaine

d’activité s’étend de l’Oberland zurichois

à la ville de Zurich, où Noe vient

justement de participer à un projet exceptionnel

: pour les revêtements et la

flèche d’une tour sur un bâtiment privé,

la société Ninger AG a fabriqué un nouveau

toit en cuivre. Un ferblantier n’a

qu’une ou deux occasions de réaliser un

tel projet au cours de sa carrière, explique

Marcel Truninger. Le formateur

professionnel et directeur général de la

Ninger AG vient de rentrer du chantier

à Zurich et montre à son apprenti des

photos de la flèche en cuivre brillant.

En regardant les photos, même les profanes

réalisent que pour devenir

ferblantier, il ne faut pas avoir le vertige.

Pour le reste, explique M. Truninger, il

faut avoir certaines connaissances en

mathématiques et en géométrie, ainsi

qu’une bonne capacité de représentation

spatiale.

UN ARTISAN POLYVALENT

Pour une petite entreprise telle que la

Ninger AG, un apprenti comme Noe est

un coup de chance, vante Marcel

PROMOTION DE LA RELÈVE

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Technicien du bâtiment AFP

Vous aimez mettre la main à la pâte, vous êtes habile de vos

mains, vous comprenez la technique et vous aimez travailler

de manière autonome ? Bienvenue en apprentissage en

tant que technicien du bâtiment AFP ! La formation dure deux

ans en entreprise avec 1 jour en école professionnelle

par semaine. La condition préalable est d’avoir terminé la

scolarité obligatoire.

L’attestation fédérale de formation professionnelle (AFP)

est une forme d’apprentissage qui convient en particulier aux

jeunes qui préfèrent travailler manuellement, sans passer trop

de temps à l’école. Contrairement à l’apprentissage CFC qui

dure entre trois et quatre ans et qui comporte un enseignement

scolaire plus important, la formation AFP met clairement

l’accent sur les travaux pratiques, et ce dans toute la diversité

de la technique du bâtiment : montage de chauffage,

installation de ventilations, mise en place d’installations

sanitaires ou travail avec du métal. C’est pourquoi 4 professions

en lien avec la technique du bâtiment sont disponibles :

• Aide en chauffage AFP

• Aide en installations de ventilation AFP

• Aide en sanitaire AFP

• Aide en ferblanterie AFP

La passerelle pour accéder aux diplômes CFC

est ouverte (voir interview).

Plus d’informations sous :

www.topapprentissages.ch

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« Le travail physique à l’extérieur,

été comme hiver, dissuade

aujourd’hui un grand nombre

de jeunes. C’est d’autant plus

réjouissant quand quelqu’un

y parvient. »

Truninger qui est également président

de la commission d’examen compétente

PK 14 du canton de Zurich : « Il

est plus âgé et plus mûr que les autres

jeunes qui sont dans la même année

d’apprentissage. Je peux le faire intervenir

partout et être sûr qu’il fera du

bon travail. » De plus, Noe s’entend

bien avec les clients, ce qui n’est

évident ni pour les apprentis, ni pour

les professionnels expérimentés : « Les

ferblantiers sont souvent un peu solitaires.

» sourit Marcel Truninger.

Comme Noe a déjà réussi une première

formation, il gagne plus d’argent

MARCEL TRUNINGER

directeur de la société Ninger AG

que les autres apprentis. Son formateur

attend toutefois davantage de lui

et lui confie des tâches plus exigeantes.

Dans une petite structure

telle que la société Ninger AG, il est

indispensable d’exploiter les synergies

et de s’entraider, explique le directeur

général. Noe a donc déjà dû intervenir

dans l’équipe sanitaire. « Pour ce

qui est des tâches manuelles, Noe est

un jeune professionnel polyvalent qui

peut intervenir partout. » Ferblantier

est de toute façon un métier varié qui

présente des similitudes avec celui de

couvreur ou de charpentier.

DE BONNES CHANCES DE

GRAVIR LES ÉCHELONS

Le passage de la formation AFP à la

formation CFC n’a pas représenté un

grand défi pour Noe. Ses notes à l’école

professionnelle de Winterthur sont

bonnes : comme le contenu des cours

l’intéresse et lui est directement utile

dans son travail quotidien, il apprend

facilement. De plus, il connaît déjà le

fonctionnement de l’école et les enseignants

grâce à sa formation AFP. Bien

sûr, cela l'agace un peu d’être encore

en apprentissage alors que ses amis

ont déjà commencé leur vie professionnelle

et gagnent plus d’argent.

Mais sur l’ensemble d’une vie professionnelle,

ces quelques années supplémentaires

comptent peu.

AUCUNE CRAINTE POUR L’AVENIR

Dans moins de deux ans, Noe Gehr aura

son diplôme d’apprentissage en poche.

Il devra ensuite effectuer son service

militaire. Il souhaite ensuite acquérir

quelques années d’expérience professionnelle,

puis passer l’examen de

contremaître en ferblanterie et éventuellement

celui de maître ferblantier.

Son formateur aimerait bien encore le

garder quelques années dans l’entreprise

: « Pour les bons élèves, nous trouvons

toujours une place » affirme Marcel

Truninger. Il aborde ici indirectement

un problème que partage la société Ninger

AG avec beaucoup d’autres entreprises

artisanales : le manque de jeune

main d’œuvre qualifiée. D’après Marcel

Truninger « Ferblantier est une profession

exigeante ». Le travail physique à

l’extérieur, été comme hiver, dissuade

aujourd’hui un grand nombre de jeunes.

Pour Noe au contraire, ce sont ces aspects

qui rendent justement ce métier

attractif. Et du travail, il y en a suffisamment

: « Ferblantier est un métier qui a

de l’avenir. »

Ces partenaires assurent le soutien des profils professionnels présentés


«Un tremplin vers

une carrière

professionnelle»

Une attestation de formation professionnelle (AFP) peut être un bon

moyen d’entrer dans la vie professionnelle pour les jeunes qui ont

une forte orientation manuelle, explique Daniel Baumann, responsable

de la formation professionnelle chez Hälg Group, Saint Gall*.

Interview: Béatrice Koch

PROMOTION DE LA RELÈVE

Quels sont les critères qui déterminent

si un jeune est en mesure de

réussir une formation AFP ou CFC ?

Daniel Baumann La raison principale

est certainement les résultats scolaires.

Les métiers de la technique

du bâtiment exigent en effet certaines

connaissances en mathématiques

et une bonne capacité de représentation

spatiale. Pour ceux qui

ont plutôt des notes faibles dans ces

domaines, l’apprentissage pratique

de l’AFP est plus adapté. De plus,

dans la pratique, il arrive régulièrement

que des apprentis ayant obtenu

des notes insuffisantes passent

de la formation CFC à la formation

AFP. L’accent mis sur la pratique permet

d’alléger le cursus et ainsi de

réussir l’apprentissage. De plus, un

apprentissage AFP constitue un bon

tremplin pour débuter une carrière

professionnelle, en particulier pour

les élèves issus de l’immigration et/

ou ayant le statut de réfugié.

Quelles sont les possibilités et les

perspectives de carrière des jeunes

titulaires d’une AFP par rapport à

ceux titulaires d’un CFC ?

Grâce à la perméabilité de notre système

éducatif, les mêmes possibilités

existent. Les diplômés AFP obtiennent

souvent en plus un diplôme

CFC. La technique du bâtiment offre

notamment d’excellentes perspectives

d’évolution et de développement.

D’une part, parce que le domaine

professionnel lui-même ouvre

de nombreuses voies vers différentes

spécialisations, et d’autre

part, parce qu’il existe toujours une

pénurie importante de main-d’œuvre

qualifiée, ce qui crée des opportunités

supplémentaires. En fin de

compte, seules les limites fixées par

les apprentis eux-mêmes, en termes

d’engagement et de performances,

peuvent les freiner.

Combien de fois arrive-t-il qu’un

jeune poursuive son apprentissage

AFP par un CFC après avoir obtenu

son diplôme ?

Chez nous, cela concerne environ

deux tiers des apprentis AFP. Du

point de vue temps, ils ne perdent

pas grand chose : dans le cadre de la

technique du bâtiment, la plupart

des formations de base avec CFC

s’étalent sur quatre années. Toute

personne qui rajoute après les deux

ans d’apprentissage AFP, un apprentissage

CFC raccourci à trois ans, ne

rajoutera au final qu’une année supplémentaire.

Dans ce secteur, quelle est la valeur

de l’AFP par rapport au CFC ?

L’attestation professionnelle est

certainement un peu moins connue

que le certificat de capacité. Sur le

chantier, les diplômés AFP effectuent

plutôt des tâches routinières

et des missions partielles, tandis

que les collaborateurs titulaires

d’un CFC travaillent de manière

plus autonome et prennent des décisions.

Le diplôme a aussi une influence

sur le salaire : un installateur

CFC par exemple, peut espérer

gagner 500 francs suisses de plus

par mois qu’un installateur AFP dès

la fin de son apprentissage.

Combien d’élèves sont formés

par le groupe Hälg en vue de

l’obtention d’une AFP ?

Sur nos quelque 100 apprentis,

moins de 10 suivent une formation

AFP.

* Le groupe Hälg dont le siège se situe

à Saint Gall est une entreprise de

prestations de services active dans

toute la Suisse dans le domaine de

la technique du bâtiment et du Facility

Management qui compte plus de

1200 collaborateurs.

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Informaticien·ne du bâtiment, orientation Planification

Les jeunes talents de la

branche électrique

PROMOTION DE LA RELÈVE

Qu’est-ce qui motive et préoccupe les apprentis de la branche

électrique ? Nous souhaitons faire la lumière sur la situation en nous

appuyant sur le portrait de Michele Isenegger, élève informaticien

du bâtiment, orientation Planification. En 2 e année d’apprentissage,

il travaille dans la société IBG Engineering AG à Winterthour.

Texte : Annette Jaccard, photos : Michael Donadel

L

ors de l’interview de

Michele Isenegger sur

son lieu de travail, les

réponses à nos questions

fusent. Nous remarquons

rapidement que nous avons

en face de nous un élève engagé qui se

passionne pour son métier et qui est

prêt à apprendre beaucoup et de manière

autonome pour l’exercer. À l’issue

de l’interview, nous visitons le local

technique du nouveau bâtiment d’une

entreprise implantée à Seuzach, pour

lequel la société IBG a pu planifier l’automatisation

du bâtiment.

Comment en es-tu arrivé à

cette profession ?

Quand, en 2e année de secondaire,

je ne savais pas encore ce que je

voulais faire professionnellement,

j’ai imprimé la liste de toutes les professions

publiée sur le site orientation.ch.

J’ai commencé par rayer

tous les métiers qui ne rentraient

pas en ligne de compte. Il restait

alors 10 à 15 professions, toutes

techniques. Sur le site e-chance.fr,

j’ai trouvé des informations supplémentaires,

et finalement, c’est informaticien

du bâtiment, orientation

Planification qui l’a emporté. Je me

suis inscrit à une journée d’observation

chez IBG. Comme ça m’a plu et

qu’IBG était également d’accord, j’ai

encore pu effectuer deux autres

journées d’essai. Ensuite j’ai décidé

d’apprendre ce métier, j’ai postulé

chez IBG et j’ai obtenu la place d’apprenti.

Je trouve que j’ai de la chance

avec mon entreprise d’apprentissage,

je m’y sens parfaitement à

l’aise. Le seul bémol est le trajet un

peu long pour aller travailler, car

j’habite à Zurich.

Comment ton entourage a-t-il

réagi à ton choix de carrière ?

Ma famille a été étonnée que je choisisse

si rapidement. Mes parents et

la plupart de mes proches ont fait des

études et ils ne connaissaient donc

pas bien les apprentissages professionnels.

Mais ils m’ont dit que l’essentiel

était que je fasse quelque

chose qui me plaise et que si ce

n’était pas le cas, je pourrais toujours

changer, car j’étais encore jeune.

Comme le métier d’informaticien

du bâtiment n’existe pas depuis

longtemps, je dois souvent

expliquer aux gens ce que cela

sous-entend. Voici donc la version

courte : nous rendons les bâtiments

intelligents, autrement dit aussi

agréables que possible pour les utilisateurs,

en ce qui concerne par

exemple la commande de l’éclairage

et du chauffage.

Qu’apprécies-tu le plus dans ta

profession ?

Nous sommes

le futur

Dans les six articles parus en 2024

dans cette rubrique, nous avons mis

l’accent sur des talents prometteurs

et émergents de la branche

électrique.

Que pensent-ils, qu’espèrent-ils,

quel est leur point de vue sur la

branche électrique ? Faites connaissance,

chers lecteurs, avec des

personnalités qui contribueront à

façonner l’avenir de notre branche

dynamique, passionnante et très

porteuse.

Tous les élèves dont nous avons

fait le portrait contribuent par leur

travail à ce que la transformation

vers une Suisse neutre en CO2

puisse être entamée.

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Plutôt ceci ou cela ?

COURANT FORT OU COURANT FAIBLE ?

Courant fort

TÉLÉPHONE PORTABLE OU VOITURE ?

Téléphone portable

PLUS D’ARGENT OU PLUS DE VACANCES ?

Les deux

SPORT OU DÉTENTE ?

Sport

ÎLE OU GRANDE VILLE ?

Grande ville

VILLE OU CAMPAGNE ?

Ville

FILM OU SÉRIE ?

Séries

L’ANANAS SUR LES PIZZAS,

À ENLEVER OU C’EST BON ?

Pour moi, en tant que moitié italien,

l’ananas sur la pizza est hors de question.

PRÉNOM Michele

NOM Isenegger

ÂGE 17

LOISIRS Foot. Je joue dans l’équipe des

juniors B à Zollikon.

MATIÈRE PRÉFÉRÉE DANS

L’ÉCOLE PROFESSIONNELLE

Culture générale

FORMULE PRÉFÉRÉE EN

ÉLECTROTECHNIQUE ? U=RxI

NOTE SOUHAITÉE POUR

L’EXAMEN FINAL ? Un six serait génial,

mais 5,3 ce serait bien.

TEMPS PASSÉ SUR LE SMARTPHONE PAR

JOUR 4 h, parce que mon temps de trajet

jusqu’au travail est relativement long.

LIVRE/FILM/SÉRIE PRÉFÉRÉ ?

Je suis ouvert à tout.

LA MUSIQUE LA PLUS ÉCOUTÉE

CETTE ANNÉE ? Aucune idée

Que nous avons une très bonne ambiance

de travail et que je peux tout

demander. J’aime aussi travailler

longtemps sur le PC et au bureau.

Faire des installations sur un chantier

par tous les temps, ce ne serait

pas vraiment mon truc. C’est pourtant

ce que je vais faire lors de mon

prochain stage.

Quels sont les points

forts que tu peux apporter

à ce métier ?

J’investis beaucoup de temps dans

des choses qui me plaisent, cela

peut aussi être une liste Excel pour

un bon concept. J’aime bien rester

sur un problème jusqu’à ce que je

trouve la solution.

Quelle est ta tâche favorite ?

Je dirais un mélange entre tracer des

schémas et élaborer des listes de

points de données. En tant qu’informaticien

du bâtiment, nous pouvons

aussi trouver des erreurs faites par

d’autres personnes, car nous avons

une vue d’ensemble sur tous les

corps de métier. On peut tirer beaucoup

de choses de peu d’informations,

si on sait comment s’y prendre.

Pour les grands projets, mon formateur

Norman Fanconi me confie

des tâches partielles, par exemple la

création de topologies et justement

les listes de points de données. Chacun

peut accomplir ces tâches

comme il l’entend, dans le cadre des

directives. Par exemple, j’ajoute des

choses qui sont évidentes pour Norman,

mais pas encore pour moi ni

pour les clients. Je rends ainsi les

plans plus compréhensibles pour le

grand public. Pour les petits projets,

je peux déjà presque tout faire tout

seul et participer aux réunions, je

trouve ça génial.

Quelle est ta matière préférée à

l’école professionnelle ?

La culture générale, car elle n’est

pas technique. En dehors du travail,

je m’intéresse aussi à d’autres

choses que la technique. À la politique,

à l’économie et aux finances.

En culture générale, nous apprenons

des choses que nous pouvons

appliquer dans la pratique.


PROMOTION DE LA RELÈVE

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Quelles sont les tâches qui ont

tendance à ne pas te motiver ?

Le stage d’installateur à venir et le

fait d’aller sur un chantier par mauvais

temps.

Quand te sens-tu valorisé dans ton

travail ?

Quand mes idées ou mes plans sont

repris et éventuellement complétés.

Même si quelqu’un les améliore

et me donne un feed-back constructif,

je me sens valorisé, car on ne

peut jamais avoir tout juste.

Y-a-t-il une expérience particulière

ou une histoire vécue dans ta

formation jusqu’à présent que tu

aimerais partager avec nous ?

Je peux encadrer des élèves en

stage d’observation et j’ai remarqué

que j’aime beaucoup faire ça.

Je leur explique mon travail et je

leur montre mon quotidien dans

l’entreprise. J’aime aussi apprendre

quelque chose aux gens et leur dire

quelles erreurs sont à éviter.

Qu’est-ce qui rend ton entreprise

particulièrement remarquable ?

IBG est une grande entreprise qui a

différents départements allant de la

planification électrique jusqu’au

photovoltaïque. La collaboration interne

est bonne et nous pouvons

faire appel en interne à un très

grand savoir-faire. La collaboration

avec d’autres sociétés fonctionne

également bien. Pour pouvoir proposer

un apprentissage tel que le mien,

l’entreprise doit avoir une certaine

taille.

Le salaire te convient ?

Il est moyen pour le secteur électrique.

Je perçois aussi un « bonus de

performance » en fonction de mes

notes à l’école, ce qui me permet

d’atteindre un bon salaire. À mes

yeux, le repas de Noël et les autres

événements font aussi partie de

mon salaire. Un salaire élevé c’est

bien, mais si on n’aime pas aller travailler,

ça n’apporte rien.

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PROMOTION DE LA RELÈVE

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« Il ne s’agit pas d’un apprentissage

pour quelqu’un qui aime nager

dans le sens du courant, il faut

aussi savoir s’imposer. »

MICHELE ISENEGGER

Informaticien du bâtiment, orientation Planification

Dans la branche de l’électricité,

quelle est pour toi l’innovation la plus

grande de ces dernières années ?

L’automatisation des systèmes de

commande. Par exemple, une commande

préconfigurée permet

d’adapter de manière optimale l’automatisation

du bâtiment en fonction

des conditions météorologiques.

De ton point de vue, que devrait

améliorer le secteur de l’électricité ?

Elle ferait bien de se mettre au diapason

des apprentis de notre spécialité

en ce qui concerne le contenu

des modules enseignés. À l’école

professionnelle, nous apprenons

par exemple beaucoup de technique

de réseau et peu de choses sur le

fonctionnement des installations

CVCS. Mais dans l’entreprise, je suis

beaucoup plus souvent en contact

avec des thèmes CVCS qu’avec des

thèmes de réseau. Personne ne

semble savoir exactement ce que

nous faisons dans la pratique. Il y a

encore du potentiel. Le module 345

« Coordonner soi-même des petits

projets » est très important et il est

actuellement enseigné en ligne.

C’est fastidieux et parfois agaçant,

mais c’était la seule possibilité à la

TBZ. Pour un autre module, j’ai

même reçu un cours privé. Il n’y a

presque pas d’enseignants autorisés

à enseigner les modules.

Un autre point auquel le secteur

de l’électricité devrait, à mon avis,

accorder plus d’attention est l’équipement

de protection individuelle

sur les chantiers. Ici, tout ne se

passe pas toujours comme prévu,

ce qui nuit à la sécurité des collaborateurs.

Trouves-tu que tu exerces un métier

moderne ou plutôt traditionnel ?

Un métier très moderne.

Que souhaites-tu transmettre

aux futurs apprentis ?

Comme je l’ai dit, les écoles ne sont

pas encore tout à fait prêtes pour

l’informatique du bâtiment, orientation

Planification, parce que c’est

un nouveau métier. Il faut donc aimer

apprendre par soi-même et se

défendre, parfois même se battre,

afin de pouvoir suivre correctement

les modules, comme je l’ai expliqué

ci-dessus. Il ne s’agit pas d’un apprentissage

pour quelqu’un qui

aime nager dans le sens du courant,

il faut savoir s’imposer, même auprès

des clients.

Que feras-tu à l’issue de

ta formation de base ?

D’abord la maturité professionnelle.

Je voulais d’abord la faire pendant

l’apprentissage, mais cela aurait fait

un peu beaucoup, et je préfère avoir

de bonnes notes en apprentissage

et ensuite en maturité professionnelle,

plutôt que des notes moyennes

partout. Plus tard, je suivrai éventuellement

une formation en cours

d’emploi dans une haute école spécialisée.

Dans quels domaines as-tu déjà

pu apprendre quelque chose

(un peu) en tant que personne ?

J’ai appris que mon environnement

de travail est très complexe et que

je n’ai pas toujours besoin de tout

comprendre précisément. Avant,

je cherchais toujours tout dans le

détail, mais ce n’est pas possible

pour toutes les thématiques. Aujourd’hui,

je peux parfois aussi en

rester là.

Des partenaires cool ! ! !

La relève est un investissement en l’avenir ! Les entreprises suivantes soutiennent la promotion de la relève, dans le

cadre de l’action « Nous sommes l’avenir » initiée par Domotech en collaboration avec EIT.swiss :

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Présentations ·table ronde ·exposition :

Forum du chauffage àdistance

2026

«Réseaux thermiques :réussir leur extension !»

Animation:Bigna Silberschmidt

Traduction simultanée

22 janvier 2026

Berne,BERNEXPO

9h00-16h30

suivi d‘un apéritif

Matinée

Fin dematinée

Après-midi

Éléments importants pour le développement des réseaux thermiques

Stratégie de l‘UE en matière de chauffage et froid à distance (f)

Aurélie Beauvais, managing director Euroheat & Power, Bruxelles

Décarbonisation du chauffage à distance à Munich

Michael Arnold, directeur technique des services municipaux de Munich, Munich

Rôle central de la communication dans le développement du chauffage à distance

N.N.

Guide des coûts et des tarifs pour les exploitants des réseaux thermiques

Dr. Heike Worm, senior director Polynomics, Olten

Table ronde: Comment réussir l‘extension des réseaux thermiques

Avec les intervenantes etles intervenants de la matinée et Pascal Leumann, ewz Zurich,membre du comité RETS

Projets emblématiques et contributions

Remise du Prix InfraWatt 2026 : l’excellence des réseaux thermiques récompensée

Andreas Kronenberg, vice-président InfraWatt, Yverdon-les-Bains

Feuilles de route zéro net et garanties de risque pour les réseaux thermiques

Dr Matthias Bendig, spécialiste en énergies renouvelables, Office fédéral de l‘énergie OFEN, Berne (à confirmer)

Stockage innovant d’énergie : cavernes et sable (f)

Timothée Demierre, responsable du chauffage à distance Grand-Fribourg, Groupe E,Granges-Paccot et

Swen Schneider, chef de projets pour les projets dechaleur industrielle, RWB Groupe

Retrait du gaz lors de l‘extension des réseaux thermiques

Dr. Sabine Perch-Nielsen, cheffe d‘équipeEfficacitéénergétique et énergies renouvelables EBP, Zurich

Utilisation de la chaleur résiduelle des centres de données

André Flückiger, CEO Eicher + Pauli AG, Berne

Personnalité surprise

Apéritif de clôture

Inscription:www.thermische-netze.ch/forum

Réseaux Thermiques Suisse

c/o Ryser Ingenieure AG,Case postale,3001 Berne

www.reseaux-thermiques.ch |rets@reseaux-thermiques.ch |031 5600390


PROMOTION DE LA RELÈVE

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Ils ouvrent la voie : les

premiers informaticiens

du bâtiment CFC

Ils l’ont fait – et ils en sont fiers. « J’y ai pris énormément de

plaisir. Je recommande ce métier sans hésiter », affirme Michel

Mavridis, l’un des premiers Romands à obtenir le tout nouveau

Certificat fédéral de capacité (CFC) d’informaticien du bâtiment.

CTexte : René Senn et Pierre Schoeffel · Photos : Rainer Eder

Comme lui, 39 jeunes professionnels

ont achevé cet été une formation inédite,

marquant un tournant pour une

branche en pleine transformation numérique.

Une formation nouvelle, ambitieuse

… et nécessaire.

Lancée en août 2021, la formation

d’informaticien du bâtiment CFC répond

à un besoin clair : accompagner

la digitalisation rapide du parc immobilier

suisse. Pour la première fois, les

exigences du SEFRI en matière de

compétences opérationnelles ont été

traduites de manière systématique

dans un plan de formation. Le cursus

se distingue par son structure modulaire

et ses trois orientations : Bâtiment

& Automation, Communication

& Multimédia, Planification.

Cette nouveauté a représenté un

défi autant pour les apprentis que pour

leurs entreprises formatrices. Les notions

de modularité, de compétences

d’action ou encore de spécialisations

n’étaient pas familières dans l’univers

de l’électricité. « Il a fallu tout construire :

contenus, processus, modules d’examen

», résume Norbert Ivan Büchel, Responsable

de la formation professionnelle

chez EIT.swiss.

Le résultat ? Une formation exigeante,

pionnière et soutenue par les trois

associations faîtières – EIT.swiss,

Suissetec et ICT-Formation professionnelle

Suisse –, un fait inédit dans

la branche.

LES PIONNIERS QUI ONT OSÉ

Les premiers apprentis ont choisi un

chemin inconnu. Impossible de demander

à un ancien comment se déroulaient

les examens ou à quoi ressemblaient

les cours. Il fallait du courage,

de la motivation … et souvent le soutien

des parents.


Graphique : eTrends.ch

134 entreprises

formatrices en Suisse


PROMOTION DE LA RELÈVE

28

Ce pari s’est avéré payant. « Les jeunes

qui se sont lancés ont été mis au défi,

mais ils ont aussi été très bien accompagnés

», souligne Christian Matter,

membre du comité d’EIT.swiss. Pour de

nombreux employeurs, cette formation

représente aussi une opportunité

économique. « L’informatique du bâtiment

ouvre un champ de valeur ajoutée

inédit pour les entreprises électriques

», rappelait-il encore lors du

Roundtable 2023.

Même constat pour l’entreprise

hbTec : « Former des jeunes dans ce

domaine est une chance. Nous avons

besoin de talents pour digitaliser les

bâtiments en Suisse », insiste son directeur,

Adrian Baumeler.

UNE PREMIÈRE VOLÉE PROMETTEUSE

Depuis cet été, la Suisse compte désormais

40 informaticiennes et informaticiens

du bâtiment CFC. Les suivants

Nicolas Borowy :

transmettre

l’excellence pour

bâtir l’avenir

Télématicien de la première volée

suisse et ingénieur, Nicola Borowy

partage aujourd’hui son temps

entre son activité en entreprise et

la formation des apprentis informaticiens

du bâtiment à Colombier.

Il voit dans l’automation un pilier

incontournable : la maîtrise des

systèmes de chauffage, d’éclairage

ou de sécurité devient essentielle

pour répondre aux exigences

actuelles en efficacité énergétique

et en confort. Il rappelle aussi

l’importance de la communication

multimédia, toujours très demandée.

Pour lui, former des apprentis

dans ces domaines offre un

véritable bénéfice aux électriciens

et aux intégrateurs : les compétences

acquises en centre

professionnel enrichissent

directement les entreprises et

soutiennent leur évolution

technique.

suivront rapidement : 46 apprentis ont

démarré en 2021, 41 en 2022, 66 en

2023, 65 en 2024.

La spécialisation Bâtiment & Automation

attire près des deux tiers des

jeunes, tandis que Communication &

Multimédia représente environ un

tiers. La voie Planification peine encore

à s’imposer.

L’intérêt des jeunes est bien réel ;

ce sont surtout les entreprises qui

avancent prudemment. « Nous pensions

que la formation s’établirait plus

vite, mais ces processus prennent parfois

du temps. Son importance ne fera

que croître avec les enjeux énergétiques

et climatiques », analyse Norbert

Ivan Büchel.

LE TDGI : UNE CÉRÉMONIE

QUI COMPTE

La remise officielle des diplômes a eu

lieu lors du TDGI – Tag der Gebäudeinformatik,

un événement organisé par

KNX Swiss, EIT.swiss et Suissetec.

Au-delà des ateliers et conférences,

cette journée plaçait clairement les

jeunes diplômés au centre.

Leur réussite a été saluée par les

représentants de la branche. « Vous

êtes les premiers de Suisse – et même

du monde », a déclaré, non sans fierté,

Norbert Büchel. Felix von Rotz, président

de KNX Swiss, a lui aussi souligné

l’importance de leur rôle : « Vous

êtes les véritables pionniers de l’informatique

du bâtiment. Vous pouvez être

fiers de votre parcours. »

MICHEL MAVRIDIS TÉMOIGNE

Les diplômés, venus de toute la Suisse,

ont partagé leur enthousiasme. Parmi

eux, Michel Mavridis, Romand, incarne

parfaitement cette première génération

: motivée, curieuse et consciente

du potentiel immense de ce nouveau

métier.

Michel est employé chez Christian

Aubry SA, à Saignelégier et raconte :

« Issu du métier d’électricien, je me

suis spécialisé dans l’informatique du

bâtiment – en particulier dans l’automation

du bâtiment. Très tôt, j’ai pu

apporter une réelle valeur ajoutée à

mon entreprise en facilitant le travail

des électriciens grâce à des plans

clairs et structurés. Cette formation

m’a beaucoup fait progresser, tant sur

le plan technique que dans l’organisation

et la précision. »

UN ENTHOUSIASME CONTAGIEUX

Les jeunes n’ont pas caché leur plaisir

d’avoir choisi cette voie. Le message

de la première volée est clair : « Agir,

persévérer et prendre du plaisir ! »

Leur énergie a marqué les esprits

lors de la cérémonie, et elle augure

d’un avenir où l’informatique du bâtiment

occupera une place clé dans la

transition énergétique et digitale des

bâtiments suisses.

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Michel Mavridis reçoit les

félicitations de Norbert

Büchel, Responsable de

la formation professionnelle

chez EIT.swiss.


Fêtes lumineuses

et bonne année !

PROMOTION DE LA RELÈVE

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Otto Fischer SA vous souhaite un merveilleux temps de l’avent,

de joyeuses fêtes et vous présente ses meilleurs vœux pour la

nouvelle année!

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INTERVIEW

Entretien avec Prof. Dr Olivier Steiger et

Prof. Dr Sebastian Obermeier, Haute école de Lucerne

BACnet Secure

Connect est

un jalon majeur

30

BACnet/SC vise à renforcer la sécurité de l’automatisation du bâtiment

grâce au chiffrement, aux certificats et à une nouvelle architecture

réseau. Les professeurs Dr. Olivier Steiger et Dr. Sebastian Obermeier,

tous deux à la Haute école de Lucerne, expliquent pourquoi le

sujet devient pressant, où se situent les pièges et pourquoi même

le meilleur standard ne suffit pas sans savoir-faire.

Auteur : Markus Back · Photos : Marc Schoeffel

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Q

Quelle était la motivation initiale

derrière le développement

de BACnet Secure Connect ?

Prof. Dr Olivier Steiger Pendant de

nombreuses années, BACnet/IP a

été le standard dans l’automatisation

des bâtiments. Mais en l’absence

de chiffrement et d’authentification,

le système était comparable

à un livre ouvert : on pouvait non

seulement observer le trafic, mais

aussi intervenir. Avec son chiffrement

TLS et l’authentification sécurisée

des acteurs, BACnet/SC traite

exactement ce point de vulnérabilité.

En outre, des points faibles hérités

des versions précédentes ont été

corrigés, en particulier l’obligation

de recourir aux broadcasts dans

BACnet/IP. Ceci facilite considérablement

la gestion.

Prof. Dr Sebastian Obermeier Du point

de vue IT, les broadcasts sont problématiques

: ils surchargent les

réseaux, présentent des risques et

rendent difficile l’intégration dans

le cloud. BACnet/SC opte pour une

architecture hub‐and‐spoke, qui permet

une communication prévisible,

contrôlable et compatible avec les

pare‐feu. La démarche ayant conduit

à BACnet/SC reposait sur deux axes :

renforcer la sécurité et établir une

base d’architecture adaptée aux besoins

futurs.

Quelles sont les principales différences

entre BACnet/IP et BACnet/SC ?

Olivier Steiger Nous avons déjà évoqué

la disparition des broadcasts,

mais d’autres différences essentielles

sont à souligner. Alors que

BACnet/IP transmet les données en

clair, BACnet/SC les chiffre de manière

fiable et permet en outre l’authentification

des nœuds du réseau.

Chaque appareil doit ainsi se présenter

avec un certificat valide avant

de pouvoir communiquer. C’est une

rupture nette avec la pratique antérieure,

où le simple fait de brancher

un appareil suffisait pour l’intégrer

au réseau. Enfin, BACnet/SC repose

sur TCP plutôt que sur UDP, ce qui

rend la communication orientée

connexion, et donc plus fiable.

Sebastian Obermeier Ce changement

est déterminant en matière

de pare‐feu. Avec UDP, il faut ouvrir

largement les règles stateless pour

laisser passer les réponses entrantes.

Avec TCP, ce risque disparaît,

car la communication est

orientée connexion : les échanges

sont identifiés et peuvent être autorisés

de manière contrôlée. Pour

l’intégration dans des environnements

IT modernes, c’est un avantage

majeur.



INTERVIEW

Quels défis se posent autour

de la gestion des certificats dans

la pratique ?

Sebastian Obermeier Les certificats

sont à la fois une contrainte et une

nécessité. Ils instaurent la confiance,

mais doivent être gérés sur toute leur

durée de vie : création, distribution,

renouvellement, révocation. Cela

exige des processus clairs et une infrastructure

de gestion de clés. Dans

l’IT classique, cela fait partie des

standards établis, mais dans l’automatisation

du bâtiment, cette culture

est encore émergente. Sans responsabilités

définies et procédures documentées,

le système devient vite

ingérable. La difficulté est donc de

déterminer : qui gère quoi, et à quel

moment ?

Olivier Steiger La situation se complique

encore dans les environnements

multi-constructeurs. Chaque

fabricant applique sa propre logique,

mais au final c’est l’exploitant qui

doit assurer la cohérence et maintenir

le système. Comme il n’existe pas

encore de lignes directrices et de

bonnes pratiques transversales,

nous travaillons précisément sur ce

sujet, afin d’éviter que chaque projet

ne doive repartir de zéro.

NOUVELLE COMPLEXITÉ

POUR LES INSTALLATEURS

ET LES EXPLOITANTS

Quels sont les pièges fréquents lors

de la mise en service de BACnet/SC ?

Olivier Steiger Le premier écueil est

presque trivial : il est souvent difficile

de déterminer qui est responsable

de quoi. Qui gère les certificats

? Qui définit les clés ? Qui

assure les mises à jour ? Sans une

définition claire des rôles et des processus,

le système ne peut pas fonctionner.

Ces points doivent être établis

bien avant la mise en service du

bâtiment et des installations.

Sebastian Obermeier Un exemple

issu de notre laboratoire montre à

quel point le sujet est sensible : des

étudiants devaient configurer une

chaîne de certificats. Une seule case

non activée dans la procédure a suffi

pour bloquer tous les accès, et

l’appareil n’a été récupérable

qu’après un reset matériel. C’est instructif

sur le plan pédagogique, mais

en exploitation réelle, ce serait dramatique.

La sécurité implique toujours

un effort initial, et même de

petites négligences peuvent avoir de

grandes conséquences.

Quel est l’impact sur l’exploitation et

le facility management au quotidien ?

Olivier Steiger À court terme, cela

complique les choses. Nombre de

responsables techniques et de facility

managers viennent du monde

électrotechnique et ont peu d’expérience

en cybersécurité. La gestion

de certificats, des clés et des

32

« Même de petites erreurs

peuvent compromettre

l’ensemble du système. »

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PROF. DR SEBASTIAN OBERMEIER

Haute école de Lucerne, au sujet de l’architecture réseau BACnet


KALDEWEI.COM

BATHTUB

MEISTERSTÜCK OYO DUO

STOOL BRIDGE BASE

TRIPOD


INTERVIEW

34

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processus de sécurité représente

pour eux un domaine nouveau, ce

qui alourdit les opérations plutôt

que de les simplifier. À plus long

terme, l’espoir est que des outils

automatisés et des procédures

standardisées se développent pour

faciliter ces tâches. Mais ces solutions

en sont encore à leurs débuts.

Sebastian Obermeier Les premiers

outils de gestion automatisée des

certificats commencent à apparaître.

Certains fabricants expérimentent

des solutions visant à simplifier

le renouvellement et la

distribution. Lorsque le marché aura

atteint une masse critique, des solutions

professionnelles plus complètes

suivront, ce qui facilitera

nettement le travail des exploitants.

Une coexistence parallèle de

BACnet/IP et BACnet/SC est-elle

possible ?

Olivier Steiger Oui, c’est même la situation

la plus fréquente aujourd’hui.

De nombreuses installations existantes

fonctionnent en BACnet/IP,

tandis que les extensions ou modernisations

passent à BACnet/SC.

À propos de

Prof. Dr Sebastian

Obermeier

Professeur en cybersécurité

industrielle à la Haute école de

Lucerne (HSLU), Sebastian

Obermeier est expert des

systèmes de contrôle et des

réseaux OT dans les domaines

de l’énergie, du bâtiment et de

l’industrie. Son travail porte

principalement sur la sécurisation

des protocoles de communication,

la protection des infrastructures

critiques et l’application de

concepts de cybersécurité tels

que Zero Trust dans des environnements

opérationnels. Avant de

rejoindre la recherche appliquée,

il a travaillé plusieurs années dans

le conseil en sécurité informatique.

Il est aujourd’hui actif dans des

projets nationaux et européens

visant à renforcer la sécurité

des systèmes d’automatisation

et à développer des méthodologies

et outils adaptés aux

besoins des exploitants.

Techniquement, cela fonctionne,

mais l’intégration se révèle souvent

plus complexe que prévu. Même des

spécialistes de fabricants, venus

nous assister, ont parfois besoin de

temps pour obtenir un fonctionnement

stable. Cela s’explique par le

fait que l’on dispose encore de peu

de retours d’expérience dans ce domaine.

Sebastian Obermeier D’un point de

vue sécurité, un système est intrinsèquement

limité par son élément

le moins robuste : c’est lui qui fixe

le niveau de protection effectif. Si

l’on conserve des composants anciens

non sécurisés, le risque demeure.

Une migration progressive

est judicieuse, par exemple étage

par étage lors de rénovations. Mais

à moyen terme, une transition complète

vers BACnet/SC sera incontournable.

PLANIFICATION, INTERFACES

IT ET ÉTAT DU MARCHÉ

Quels points les planificateurs et

intégrateurs doivent-ils prendre

en compte lorsqu’un projet exige

BACnet/SC ?

Olivier Steiger Ils doivent définir très

tôt l’architecture réseau et anticiper

des aspects tels que la gestion des

certificats, des clés et les procédures

de mise à jour. Ces questions

doivent être traitées dès la phase de

conception, et non reportées à l’exploitant

une fois l’installation en

service. L’intégrateur doit également

être en mesure d’expliquer

clairement à l’exploitant les processus

qui l’attendent.

Sebastian Obermeier BACnet/SC

n’est qu’un élément d’une stratégie

de sécurité globale, ce n’est pas une

solution miracle. Les planificateurs

doivent donc travailler en étroite

collaboration avec les responsables

de la sécurité IT et définir précisément

les interfaces. Considérer

BACnet/SC de manière isolée serait

une approche trop limitée.

Dans quelle mesure BACnet/SC

s’intègre-t-il aux concepts

modernes de cybersécurité ?

Sebastian Obermeier Très bien, notamment

grâce à des approches

telles que le Zero Trust, où aucun

paquet de données n’est accepté

sans vérification préalable. Il en va

de même pour les interfaces OT/IT,

qui peuvent être intégrées de manière

sécurisée jusqu’au cloud

grâce à BACnet/SC.

Olivier Steiger Un autre aspect prend

également de l’importance dans la

branche : le reporting de durabilité.

Les exploitants de grands portefeuilles

immobiliers doivent être en

mesure de fournir leurs données de

consommation et d’énergie à tout

moment. BACnet/SC devient ainsi

un facilitateur pour le smart building

et le green building, en garantissant

une communication fiable

et sécurisée.

Où en est la diffusion de BACnet/SC

sur le marché ?

Olivier Steiger BACnet est déjà un

standard établi dans les grands projets.

BACnet/SC est défini dans la

révision actuelle et les premiers produits

sont disponibles, mais la mise

en œuvre pratique en est encore à

ses débuts. Beaucoup d’installations

fonctionnent toujours en BACnet/IP

et certains pensent qu’il suffit de

sécuriser le réseau IT autour pour

être protégés. C’est trompeur : on

obtient alors un système non sécurisé

dans une enveloppe sécurisée.

Si cette enveloppe est compromise,

l’ensemble devient vulnérable.

À propos de

Prof. Dr Olivier

Steiger

Professeur en systèmes énergétiques

à la Haute école de

Lucerne (HSLU), Olivier Steiger

est spécialisé dans l’automatisation

du bâtiment, les réseaux

d’énergie et les architectures de

gestion technique intégrée.

Ingénieur de formation, il travaille

depuis de nombreuses années

sur l’optimisation énergétique des

infrastructures et la mise en place

de systèmes de pilotage intelligents.

Il coordonne également

plusieurs projets de recherche

appliquée portant sur la numérisation

des installations, l’intégration

des énergies renouvelables et

la gestion de données dans le

bâtiment. Ses activités s’étendent

à la formation continue et à

l’accompagnement de collectivités,

bureaux d’ingénieurs et

exploitants dans la transition

vers des bâtiments plus performants

et interopérables.


REJOIGNEZ LA

COMMUNITY

INTERVIEW

35

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INTERVIEW

« BACnet/SC est un enjeu

central pour l’avenir. »

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PROF. DR OLIVIER STEIGER

Haute école de Lucerne

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Sebastian Obermeier De plus, BACnet/SC

doit être explicitement exigé

dans les appels d’offres. Si ce n’est

pas le cas, on continuera à livrer des

équipements BACnet/IP classiques.

Le standard, à lui seul, ne change

rien : il faut une volonté affirmée

d’élever le niveau de sécurité.

FORMATION, RECHERCHE

ET PERSPECTIVES

Quels sont les besoins en formation

et quelles offres existent aujourd’hui ?

Olivier Steiger Certains fabricants

proposent des formations, mais

celles-ci restent souvent limitées à

leurs propres solutions. Il manque

encore un cadre transversal couvrant

les environnements multi-constructeurs.

C’est précisément

l’objet d’un projet de recherche en

cours : établir une recommandation

qui attribue des rôles clairs à chacun,

du planificateur à l’intégrateur,

jusqu’au facility manager.

Sebastian Obermeier Beaucoup

d’acteurs de la branche ont peu de

contact avec la cybersécurité. Les

compétences de base des professionnels

de l’électricité portent sur

l’installation électrique, alors que

l’automatisation sécurisée du bâtiment

exige des connaissances supplémentaires

dans le domaine IT.

Des formations fondamentales ciblées

seront donc indispensables

dans de nombreux cas.

Sur quoi portent vos recherches

actuelles ?

Olivier Steiger En collaboration avec

le Cyber Defense Campus d’Armasuisse,

nous étudions actuellement

la cybersécurité dans l’automatisation

du bâtiment. Nous examinons

concrètement les risques que représentent

les protocoles non sécurisés

en situation réelle, ainsi que

les processus nécessaires pour

renforcer la sécurité. À l’avenir,

nous porterons également notre

attention sur les compteurs intelligents

et les installations photovoltaïques,

car il s’agit de systèmes

largement déployés et donc particulièrement

sensibles du point de

vue de la sécurité.

Sebastian Obermeier Un autre domaine

de recherche concerne la

sécurité post-quantique. Aujourd’hui,

BACnet/SC n’est pas résistant

aux attaques menées à

l’aide d’ordinateurs quantiques.

Même si ces attaques ne sont pas

encore une réalité opérationnelle,

nous souhaitons être prêts. C’est

pourquoi nous étudions dans nos

laboratoires l’intégration optimale

d’algorithmes post-quantiques et de

méthodes de distribution quantique

des clés.

www.hslu.ch


Le point de rencontre des pros de l'électricité

Journée

delabranche

d'EIT.swiss

suivie de la cérémonie FPS EIT.swiss

29 janvier 2026

Kursaal Berne

Les thèmes d'avenir de la branche électrique seront au centre des

discussions :énergie, numérisation et pénurie de main-d'œuvre qualifiée.

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axés sur la pratique, notamment sur le photovoltaïque, l'économie

énergétique et la technique d'éclairage, vous offrent des connaissances

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et d'inspiration. Une demi-journée est prise encompte comme formation

continue selon l'OIBT.

Vous trouverez de plusamplesinformations

sur la manifestation et l'inscription sous:

eit.swiss/fr/journee-de-la-branche

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Partenaire médias :


MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

38

Le marché en

mouvement

des utilitaires

électriques

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L’année 2025 sera-t-elle celle d’un changement de cap pour les

véhicules électriques à batterie (BEV) ? Au cœur d’un marché des utilitaires

en repli, ces derniers parviennent à accroître leurs parts de marché,

surtout dans le domaine de la livraison et du transport de marchandises.

Texte : Manuel Fischer


La part de marché des

fourgons à recharge

électrique progresse.

Nous vous en proposons

un aperçu de l'offre.


MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

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L

LA MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

À L’HORIZON 2030

La mobilité électrique gagne aussi du terrain

dans le secteur des véhicules utilitaires. En

2023, pas moins de 13 % des fourgonnettes

immatriculées étaient équipées d’une motorisation

électrique (BEV). En 2024, en revanche,

2467 nouvelles immatriculations de

ce type ont été enregistrées, soit un recul

marqué de 37 % par rapport à l’année précédente.

Sur un total d’un peu plus de 30500

nouveaux véhicules utilitaires légers Jusqu’à

3,5 tonnes de poids total, cela ne représente

que huit pour cent. Ce repli temporaire

semble toutefois déjà surmonté : la part relative

des nouveaux utilitaires électriques

dans le segment des fourgonnettes repart à

la hausse. Le contexte reste plus complexe

pour les utilitaires électriques que pour les

voitures de tourisme, où la part des modèles

100 % électriques s’élevait à 19 % des nouvelles

immatriculations en 2024. Sans surprise,

les véhicules utilitaires électriques

sont très sensibles au prix, du fait de leur

usage professionnel. Cependant, le surcoût

à l’achat diminue régulièrement au fil des

ans (de +49 % en 2016 à environ 15 % attendus

en 2030). Selon Luc Tschumper, directeur

adjoint de Swiss eMobility, « Les entreprises

électrifieront, en moyenne, deux fois

plus vite que le marché global. » Il avance

plusieurs raisons : a) les exigences de durabilité,

notamment issues de directives internationales

; b) les entreprises, dont les véhicules

ont souvent une durée d’exploitation

plus courte, sont plus enclines que les particuliers

à profiter rapidement des évolutions

d’offre et de prix ; et c) à moyen et long terme,

les véhicules électriques remporteront la

mise sur le plan de la vérité des coûts face

aux moteurs thermiques. Il reste toutefois

quelques défis à surmonter : où recharger les

véhicules – au domicile ou sur le lieu de travail

? Qu’en est-il de l’autonomie ? Existe-t-il

des aides financières ? Et qui s’occupe du

nouveau management de flotte, alors que

l’expérience pratique manque encore souvent

dans ce domaine ? Luc Tschumper

conseille aux entreprises d’acquérir progressivement

une stratégie de flotte électrique

adaptée à leurs besoins, par étapes d’apprentissage

successives.

Citroën

ë-C3 Van

Capacité de la batterie

44 kWh (brut)

Puissance

83 kW / 113 PS

Autonomie

Jusqu’à 344 km

Temps de charge

AC : 2 h 50 min

(0–100%, 11 kW)

DC : 26 min

(20–80%, 100 kW)

Charge utile

Jusqu’à 227 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 1,22 m3

Renault Kangoo

Van E-Tech electric

Capacité de la batterie

48 kWh (brut)

Puissance

90 kW / 122 PS

Autonomie

Jusqu’à 293 km

Temps de charge

AC : 3 h 10 min

DC : 43 min

(0–80 %, 80 kW)

Charge utile

Jusqu’à 746 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 4,9 m3

Charge remorquable

550 kg

Autres détails

L × l × H :

4015 × 1755 × 1577 mm

Garantie de 8 ans

Augmentation de la

charge utile en option

Charge remorquable

Jusqu’à 1500 kg

Autres détails

8 versions du modèle


Citroën

ë-Berlingo Van M

Citroën

ë-Jumpy M

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

50 kWh (brut)

Jusqu’à 750 kg

75 kWh (brut)

Jusqu’à 1000 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

100 kW / 136 PS

Autonomie

Jusqu’à 343 km

Temps de charge

AC : env. 5 h

(0–100%, 11 kW)

L × l × H :

4401 × 1848 × 1860 mm

Garantie de 8 ans

Augmentation de la

charge utile en option

100 kW / 136 PS

Autonomie

Jusqu’à 350 km

Temps de charge

AC : env. 4,45 h

(0–100%, 11 kW)

L × l × H :

4983 × 1920 × 1940 mm

Garantie de 8 ans

Augmentation de la

charge utile en option

DC : 30 min

(20–80%, 100 kW)

DC : 32 min

(20–80%, 100 kW)

Charge utile

Charge utile

Jusqu’à 706 kg

Jusqu’à 1188 kg

Volume de chargement

Volume de chargement

Jusqu’à 3,8 m3

Jusqu’à 5,8 m3

Renault Trafic Van

E-Tech electric

Renault Master

E-Tech electric

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

52 kWh (brut)

Jusqu’à 920 kg

87 kWh (brut)

Jusqu’à 2450 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

90 kW / 122 PS

4 versions du modèle

105 kW / 140 PS

8 versions du modèle

Autonomie

Autonomie

Jusqu’à 294 km

Jusqu’à 460 km

Temps de charge

Temps de charge

AC : 4 h 30 min

AC : 8 h

DC : 1 h 5 min

(0–80 %, 50 kW)

DC : 38 min

(0–80 %, 130 kW)

Charge utile

Charge utile

Jusqu’à 1222 kg

Jusqu’à 1629 kg

Volume de chargement

Volume de chargement

Jusqu’à 8,9 m3

Jusqu’à 14,8 m3


MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

Mercedes-Benz

eCitan

Capacité de la batterie

45 kWh (brut)

Puissance

90 kW / 122 PS

Autonomie

Jusqu’à 295 km

Temps de charge

AC: 4 h 30 min

(0–100%, 11 kW)

DC: 42 min

(80%, recharge rapide)

Charge utile

Jusqu’à 695 kg

Volume de chargement

3,2 m3

Charge remorquable

Jusqu’à 1270 kg

Autres détails

4 versions du modèle

Mercedes-Benz

eSprinter

Capacité de la batterie

113 kWh (brut)

Puissance

100 kW / 136 PS

Autonomie

Jusqu’à 440 km

Temps de charge

AC: 11 h

(0–100%, 11 kW)

DC: 28 min

(80%, recharge rapide)

Charge utile

Jusqu’à 988 kg

Volume de chargement

9 m3

Charge remorquable

Jusqu’à 2000 kg

Autres détails

3 versions du batterie

42

Opel Combo

Cargo Elektro

Opel

Movano Electric

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

50 kWh (brut)

Jusqu’à 750 kg

110 kWh (brut)

Jusqu’à 2400 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

100 kW / 136 PS

3 versions du modèle

205 kW / 279 PS

14 versions du modèle

Autonomie

Autonomie

Jusqu’à 346 km

Jusqu’à 430 km

d

o

m

o

t

e

c

h

Temps de charge

AC: 5 h

(11 kW)

DC: 30 min

(80%, 100 kW)

Charge utile

Jusqu’à 781 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 4,4 m3

Temps de charge

AC: n. d.

DC: 1 h

(80%, 150 kW)

Charge utile

Jusqu’à 1385 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 17 m3


Volkswagen

e-Transporter*

Volkswagen

ID. Buzz Cargo Pro

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

64 kWh (brut)

Jusqu’à 2300 kg

84 kWh (brut)

Jusqu’à 1200 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

160 kW / 218 PS

Autonomie

Jusqu’à 283–321 km

Traction avant

210 kW / 285 PS

Autonomie

Jusqu’à 454 km

Configurable avec

un système de

transmission intégrale

Temps de charge

Temps de charge

AC : n. d.

DC : 39 min

(80%, 125 kW)

Charge utile

Jusqu’à 1098 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 5,2 m3

AC: 7 h 30 min

(11 kW)

DC: 26 min

(80%, 170 kW)

Charge utile

Jusqu’à 750 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 3,9 m3

* Fourgon

Peugeot

E-Boxer

Maxus

eDeliver 9

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

110 kWh (brut)

Jusqu’à 2400 kg

88 kWh (brut)

Jusqu’à 1400 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

200 kW / 271 PS

14 versions du modèle

150 kW / 204 PS

10 versions du modèle

Autonomie

Autonomie

Jusqu’à 424 km

Jusqu’à 341 km

Temps de charge

Temps de charge

AC: 9 h

(0–100%, 22 kW)

AC : 8 h

(11 kW)

DC: 55 min

(80%, 100 kW)

DC : 51 min

(80%, 80 kW)

Charge utile

Charge utile

Jusqu’à 1425 kg

Jusqu’à 775 kg

Volume de chargement

Volume de chargement

Jusqu’à 17 m3

Jusqu’à 12,3 m3


MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

Toyota Proace

Van Electric

Capacité de la batterie

50 ou 75 kWh (brut)

Puissance

100 kW / 136 PS

Autonomie

Jusqu’à 347 km

Temps de charge

AC : 4 h 30 min

(11 kW, batterie 50 kWh)

DC : 25 min

(100 kW, batterie

50 kWh)

Charge utile

Jusqu’à 1477 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 6,6 m3

Charge remorquable

Jusqu’à 2500 kg

Autres détails

Traction avant

Toyota Proace

MAX Electric

Capacité de la batterie

110 kWh (brut)

Puissance

200 kW / 270 PS

Autonomie

Jusqu’à 420 km

Temps de charge

AC : 6 h 5 min

(22 kW)

DC : 55 min

(150 kW)

Charge utile

Jusqu’à 1460 kg

Volume de chargement

Jusqu’à 17 m3

Charge remorquable

Jusqu’à 2400 kg

Autres détails

Traction avant

44

Ford Ranger

Wildtrak PHEV

Ford

E-Transit Custom

Capacité de la batterie

Charge remorquable

Capacité de la batterie

Charge remorquable

16,5 kWh (brut)

Jusqu’à 3500 kg

64 kWh (brut)

Jusqu’à 2300 kg

Puissance

Autres détails

Puissance

Autres détails

207 kW / 281 PS

Autonomie

Jusqu’à 50 km

Temps de charge

AC : moins de 4 h

(0–100%, max. 6,9 kW)

Consommation :

3,1–3,2 l / 100 km

Couple maximal:

697 Nm à 2500 t/min,

e4WD

100 kW / 136 PS

160 kW / 218 PS

Autonomie

Jusqu’à 327 km

Temps de charge

AC : 6,42 h

Charge utile

Jusqu’à 940 kg

Volume de chargement

ouvert vers le haut

(Pick-up)

DC : 40 min

(10–80%, 125 kW)

Charge utile

Jusqu’à 994 kg

Volume de chargement

d

o

m

o

t

e

c

h

5,8–6,8 m3


Le bon calcul:

Roulez électrique.

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

45

Profitez, pendant les Ford Business Weeks, d’un leasing

attractif à 0% sur tous les modèles électrique Ford Pro.

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Taux annuel effectif global dû aux frais de dossier entre 0.04% et 0.07% selon le modèle.

Ford E-Transit Custom Van Trend, 136 ch / 100 kW. Consommation: 23.1 kWh/100 km, émissions de CO 2 : 0 g/km.

Exemple de calcul pour un prix d’achat au comptant de

CHF 43’238.- TTC (prix de vente conseillé non contraignant): mensualités CHF 280.-, durée 60 mois, versement initial CHF 11’690.-, taux d’intérêt annuel effectif 0.05%, kilométrage max.

10’000 km/an, assurance casco complète non incluse.

d

Ford E-Transit Courier Fourgon Trend, 136 ch / 100 kW. Consommation: 17.5 kWh/100 km, émissions de CO 2 : 0 g/km.

Exemple de calcul pour un prix d’achat au comptant de o

CHF 29’120.- TTC (prix de vente conseillé non contraignant): mensualités CHF 260.-, durée 60 mois, versement initial CHF 7’424.-, taux d’intérêt annuel effectif 0.07%, kilométrage max.

10’000 km/an, assurance casco complète non incluse.

m

Ford Ranger PHEV XLT Double cabine, 2.3l Ecoboost, 281 ch/207 kW, boîte automatique 10 vitesses, e-4WD. Consommation: 6.5 l/100 km + 12.9 kWh/100 km, émissions de CO 2 combiné:

o

148 g/km. Exemple de calcul pour un prix d’achat au comptant de CHF 52’650.- TTC (prix de vente conseillé non contraignant): mensualités CHF 270.-, durée 60 mois, versement initial

t

CHF 11’880.-, taux d’intérêt annuel effectif 0.04%, kilométrage max. 10’000 km/an, assurance casco complète non incluse.

Financement par Ford Credit by Santander Consumer Schweiz AG. L’octroi du leasing est interdit s’il entraîne un surendettement du consommateur. Offre valable exclusivement pour

e

les clients flotte et disponible chez les partenaires Ford participants jusqu’au 31.12.2025. Sous réserve d’erreurs et de modifications.

c

h


Les résultats des analyses

énergétiques et hygiéniques

réalisées dans le laboratoire de

l’IGE dans le cadre d’un

mémoire de bachelor sur un

réservoir transparent ont été

intégrés dans le lot de travail 5

du projet de recherche LeCo.

Photo : Daniel Dyntar

Production d’eau

chaude sanitaire :

défis hygiéniques

et énergétiques

Le nombre de cas de légionellose signalés en Suisse augmente d’année en

année. En 2020, la Confédération a lancé le projet de recherche « Lutter

contre les légionelles dans les bâtiments » (ou LeCo). Dans le cadre d’une

équipe de recherche interdisciplinaire, l’Institut des techniques du bâtiment

et de l’énergie (IGE) de la Haute école de Lucerne (HSLU) a examiné les

éventuels points faibles dans le stockage et la distribution aux étages de l’eau

chaude et a proposé des solutions.

Texte : Reto von Euw, Institut des techniques du bâtiment et de l’énergie (IGE)


D

Dans le cadre du lot de travail 5 du projet

LeCo, une équipe de l’IGE s’est penchée

sur la question, à savoir, comment

raccorder et remplir de manière optimale,

les réservoirs d’eau chaude afin

de garantir un fonctionnement hygiénique

et économe en énergie. Dans le

cadre de ce sous-projet, 15 installations

de chauffage de l’eau existantes ont

notamment été recensées et des mesures

ont été effectuées sur un réservoir

transparent dans le laboratoire de

l’IGE. Les mesures effectuées sur le

terrain concernaient des installations

dans des centres sportifs, des maisons

de retraite, des hôpitaux et des habitations.

Sur la base d’une première inspection

et des températures enregistrées

par le système de gestion technique du

bâtiment, il a été déterminé à quels endroits

il était nécessaire d’installer et

d’évaluer des capteurs supplémentaires

sur le système de chauffage de

l’eau, en plus des capteurs de température

déjà en place. Le niveau d’hygiène

a ensuite été évalué à partir des données

mesurées et des relevés effectués

sur place.

De plus, dans le cadre d’un mémoire

de bachelor, des analyses sur

l’énergie et l’hygiène ont été réalisées

dans un réservoir transparent du laboratoire

de l’IGE. Afin de visualiser la

dynamique des fluides lors de différents

types de remplissage, l’eau entrant

dans le système a été colorée. La

répartition microbiologique à l’intérieur

du réservoir a été étudiée pendant

le remplissage en collaboration

avec des scientifiques de l’Eawag à

l’aide de la bactérie Enterococcus.

Sur la base des mesures effectuées

sur le terrain et dans le laboratoire et

des observations faites sur place, les

points faibles majeurs qui ont des répercussions

indésirables tant sur le

plan de la microbiologie de l’eau

chaude que sur celui de l’efficacité

énergétique sont présentés ci-après.

Nous proposons également des mesures

à prendre pour éviter ou tout au

moins réduire ces effets négatifs.

DÉFIS EN MATIÈRE D’HYGIÈNE

En ce qui concerne les mesures sur le

terrain, nous souhaitons notamment

souligner quatre des neuf problèmes

identifiés en matière d’hygiène microbiologique

:

DESCRIPTION DU PROBLÈME 1)

La température d’entrée de l’eau froide

dans le réservoir est supérieure à 25 °C

et le débit d’entrée dans le réservoir est

trop élevé.

• Conséquences possibles : les

températures d’eau froide élevées

peuvent conduire à des situations

critiques sur le plan microbiologique

dans les conduites d’eau froide et

par conséquent également dans le

réservoir d’eau chaude. Des débits

d’entrée trop élevés peuvent en outre

disperser les sédiments et la masse

microbiologique dans l’ensemble du

réservoir.

• Mesures : il faut prévoir un volume

d’eau froide à l’intérieur du réservoir

d’eau chaude qui, si la sonde d’arrêt

est correctement positionnée, ne

peut pas être chauffé. En outre, les

conduites d’eau froide doivent être

isolées au moins conformément à la

fiche technique Suissetec - Isolation

technique dans la technique du

bâtiment. Le débit d’entrée ne devrait

pas dépasser 0,1 m/s.

DESCRIPTION DU PROBLÈME 2)

Le soutirage de la conduite de remplissage

s’effectue par le bas via la conduite

de raccordement d’eau froide du

réservoir.

• Conséquences possibles : des

sédiments et des micro-organismes

peuvent pénétrer dans la conduite

de remplissage et se répartir dans le

volume de stockage supérieur.

• Mesures : le soutirage devrait

s’effectuer sur le côté du réservoir,

dans la zone ou s’effectue le

mélange ou dans la zone froide.

DESCRIPTION DU PROBLÈME 3)

Le débit d’entrée de la conduite de

remplissage dans le réservoir est trop

élevé et il n’y a pas de séparation

thermique entre réservoir et conduite

de remplissage.

• Conséquences possibles : des débits

d’entrée trop élevés dans le réservoir

et l’absence de siphon thermique

entraînent des pertes de chaleur

supplémentaires. L’absence de

siphon thermique provoque en outre

une circulation à contre-courant et

peut entraîner, outre des

TECHNIQUE

47

d

o

m

o

t

e

c

h


TECHNIQUE

48

d

o

m

o

t

e

c

h

Température de remplissage

entre 10 °C et 50 °C (avec conduites

maintenues à température)

Échangeur de chaleur

pour le chauffage de l’eau

Retour

Aller

Pompe de circulation

Anti-retour

Échangeur de chaleur pour le

réchauffage externe des pertes

thermiques de circulation

Température de

réchauffage de circulation

FWH-C ≥ 57 °C

Temp. de remplissage

≥ 57 °C (avec conduites

maintenues à température)

Temp. de soutirage

conduite de

remplissage < 25 °C

Échangeur de chaleur

pour le chauffage de l’eau

Conduite verticale

maintenue à température

Conduite verticale

maintenue à température

Point de mesure

de la température

Point de prélèvement

d'échantillons d’eau

K107

0,3 m

Sonde

ON

Sonde

d’arrêt

Température à la sonde d’arrêt

entre 10 °C et 60 °C

Retour

Aller

Pompe à vitesse

variable

Base de distribution

maintenue à température

1,0 m

Optipress Ø 22 et

40 mmPIR

≤ 1 m

K108

Distributeur

0,2 m

Température PWH ≥ 57 °C

(avec conduites maintenues à température)

Volume de couverture de pointe [V w,sto,pk

]

Température à la sonde ON

entre 50 °C et 55 °C

Température PWH-C ≥ 55 °C

Volume de commande [V w,sto,ctrl

]

Température PWC < 25 °C

Point de mesure

de la température

Point de prélèvement

d’échantillons d’eau

Température de circulation PWH-C ≥ 55 °C

Anti-retour

Zone de mélange & froide

Siphon thermique

≤ 15 cm

Conduite non maintenue à température

Distribution aux étages

0,95 m

0,12 m 0,26 m

K109

Optipress Ø 22

K110

Séparation

thermique avec

siphon thermique

Température PWH ≥ 57 °C

(avec conduites maintenues à

température)

Température à la sonde ON

entre 55°C et 60°C

Température à la sonde

d’arrêt entre 10 °C et 60 °C

Température PWC < 25 °C

Angle de raccordement

Point de prélèvement

Distributeur Optiflex coudé,

3 sorties DN20

Conduites d'évacuation

PEX Ø 16

Volume de couverture de

pointe [V w,sto,pk

]

Volume de commande

[V w,sto,ctrl

]

Zone de mélange & froide

1

2

3

4

pertes de chaleur accrues, des

températures critiques sur le plan

microbiologique dans les conduites

de remplissage.

• Mesures : conformément à la

réglementation, l’eau chauffée doit

s’écouler dans le réservoir avec

une vitesse d'entrée aussi faible que

possible. En cas de remplissage

à un seul niveau, elle doit s’écouler

directement dans le volume de

couverture de pointe, en cas de

remplissage à plusieurs niveaux,

au milieu du réservoir.

Un siphon thermique empêche les

contre-courants et donc un refroidissement

indésirable du réservoir.

Des diffuseurs garantissent une

vitesse d’écoulement à faible

impulsion de ≤ 0,1 m/s.

DESCRIPTION DU PROBLÈME 4)

Le retour de la boucle de circulation

n’est pas correctement raccordé au

réservoir d’eau chaude.

• Conséquences possibles : si le retour

de boucle est directement réinjecté

dans l’alimentation en eau chaude

ou directement dans le volume

de couverture de pointe, aucune

désinfection thermique ne peut

avoir lieu.

• Mesures : le retour la de boucle de

circulation doit être raccordé au

milieu du réservoir. Pour des raisons

énergétiques, les pertes de

chaleur de la boucle de circulation

doivent être réchauffées à l’aide

d’un générateur de chaleur séparé

situé à l’extérieur du réservoir.

Fig. 1 Points de mesure possibles pour

la température et les échantillons

d’eau d’une installation de chauffage

de l’eau à remplissage à plusieurs

niveaux.

Fig. 2 Points de mesure possibles

pour la température et les échantillons

d’eau d’une installation de chauffage

de l’eau à remplissage à un niveau.

Fig. 3 Implantation des siphons

thermiques et des raccordements de

conduites d’évacuation individuelles

(conf. à la fig. 3 de la norme SIA 385/1)

Fig. 4 Montage de mesure de la

distribution aux étages sans résistance

à l’écoulement dans la section

maintenue passive à température

constante.


DÉFIS EN MATIÈRE D’ÉNERGIE

Outre les analyses microbiologiques,

l’efficacité énergétique pendant

le fonctionnement a également

été évaluée dans le cadre des mesures

sur le terrain. Trois des sept

problèmes identifiés méritent particulièrement

d’être soulignés :

DESCRIPTION DU PROBLÈME A)

Les conduites maintenues à température

(principalement les raccordements

aux réservoirs) ne sont pas

isolées sur toute leur longueur.

• Conséquences possibles : les

zones non isolées entraînent

des pertes de chaleur supplémentaires.

• Mesures : toutes les conduites et

tous les éléments maintenus à

température doivent être isolés

sur toute la longueur, selon des

pre scriptions.

DESCRIPTION DU PROBLÈME B)

Des températures de retour plus

élevées peuvent indiquer la présence

de dépôts calcaires dans les

échangeurs thermiques.

Le projet LeCo

Avec la mise en place de l’Ordonnance

sur l’eau potable et l’eau des installations

de baignade et de douche (OPBD), en

mai 2017, la qualité de l’eau potable dans

les bâtiments a fait l’objet d’une attention

accrue. Le changement climatique

et certaines tendances telles que la

densification des constructions,

l’amélioration de l’isolation, les économies

d’énergie et d’eau et l’évolution des

comportements des utilisateurs ont

rendu plus complexe l’approvisionnement

en eau potable irréprochable sur le

plan hygiénique. Le nombre croissant

de cas de légionellose chaque année

montre également qu’il faut accorder

davantage d’attention à l’hygiène de

l’eau. En réponse à cela, l’Office fédéral

de la sécurité alimentaire et des affaires

vétérinaires (OSAV), en collaboration

avec l’Office fédéral de la santé publique

(OFSP) et l’Office fédéral de l’énergie

(OFEN), a lancé en 2020 le projet

de recherche LeCo (Lutte contre les

légionelles dans les bâtiments).

Sous ce titre, les chercheurs impliqués

de l’Institut Fédéral Suisse des Sciences

et Technologies de l’eau (Eawag), de

l’Institut tropical et de santé publique

suisse (Swiss TPH), du Laboratoire

cantonal de Zurich (KLZH) et de la Haute

école de Lucerne (HSLU) ont coordonné

leurs travaux sur diverses questions,

dont certaines nouvelles, relatives aux

légionelles dans les systèmes d’eau

potable, et ce dans le cadre de 8 lots de

travaux. Parmi les aspects abordés

figurent notamment l’évaluation des

risques, l’amélioration des stratégies

d’échantillonnage, les tests rapides

standardisés, la relation entre les sources

environnementales et les épidémies,

ainsi que l’écologie générale des

légionelles. L’équipe IGE de la Haute

école de Lucerne s’est vu attribué

le lot de travail 5 (Recherche sur la

distribution aux étages et les réservoirs

d’eau chaude).

Plus de détails sur les résultats

des lots de travaux dans

cette courte vidéo (en anglais) :

https://t1p.de/eikxh

Uni Pipe &S-Press System

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La qualité qui fait la difference

Fabian Staudenmann

Lutteurdehautniveau

Ambassadeur de GF

GeorgFischerSystèmesdeTuyauteries(Suisse)SA,Amsler-Laffon-Strasse 9,

CH-8201 Schaffhouse,Tél.: 052631 30 26, e-mail: ch.ps@georgfischer.com

www.gfbfs.com/fr-ch


TECHNIQUE

60

55

50

Évolution de la température dans le dispositif de mesure

non critique critique non-critique non-critique

100

Température

45

40

35

30

25

20

15

00.00 00.30 01.00 01.30 02.00 02.30 03.00 03.30 04.00 04.30 05.00 05.30 06.00

Zone critique

sur le plan microbiologique

K107

Optipress ø22

K108

Maintenu à

température

avec une

circulation à

contre-courant

K109

1 4 K110 2

Optipress ø22

Non maintenu

à température

15

PEX ø16

K107– mD K108– mD K109– mD K110– mD Température

ambiante

Limite inférieure

Légende:

(1 ) Vanne d’arrêt

(4) Compteur d’eau

(2) Distributeur Pex

Fig. 5 Distribution aux étages sans résistance à l’écoulement à l’intérieur

du tronçon maintenu à température ; avec isolation (40 mm PIR).

50

d

o

m

o

t

e

c

h

• Conséquences possibles : les dépôts

calcaires entraînent une réduction

du coefficient de transmission

thermique et donc un transfert de

chaleur inefficace sur le plan

énergétique.

• Mesures : les dépôts calcaires

doivent être régulièrement

supprimés dans les échangeurs

thermiques.

DESCRIPTION DU PROBLÈME C)

Les pertes de chaleur dues à la circulation

sont compensées par le réservoir.

• Conséquences possibles : cela peut

entraîner des remplissages supplémentaires

du réservoir. En cas de

faible consommation d’eau chaude,

le remplissage s’effectue à des

températures élevées du réservoir

et donc à des températures élevées

de l’eau de retour. Cela empêche

un fonctionnement économe en

énergie du remplissage.

• Mesures : couvrir les pertes de

chaleur par circulation externes à

l’aide d’un générateur de chaleur

plus petit.

« LE RÉSERVOIR IDÉAL » –

CHAUFFAGE OPTIMAL DE L’EAU

Des points de mesure de la température

suffisants et facilement accessibles

(fig. 1 et 2) doivent être prévus

sur le réservoir afin de permettre une

première évaluation du niveau d’hygiène

et de l’efficacité du chauffage de

l’eau. Ils servent également à documenter

les températures dans l’installation

de chauffage de l’eau. De plus,

des points de prélèvement conformes

à la directive SSIGE W3/E3 sont nécessaires

pour pouvoir effectuer des analyses

microbiologiques.

Comme cela a été mentionné dans

les explications relatives aux problématiques,

les conduites de remplissage

doivent être disposées sur le côté du

réservoir, dans la zone de mélange ou

la zone froide, si le remplissage est à

un ou plusieurs niveaux. Ainsi, les dépôts

au fond du réservoir ne sont pas

aspirés et dispersés dans le réservoir.

Des mesures ont montré que le

remplissage à plusieurs niveaux permet

d’exploiter une pompe à chaleur de

manière plus efficace sur le plan énergétique.

Il est ainsi possible de réaliser

une économie d’énergie d’environ 15 %

par rapport au remplissage à un seul

niveau. Outre l’évaluation énergétique,

les aspects microbiologiques doivent

également être pris en compte pour les

deux types de remplissage. Les observations

effectuées sur le réservoir

transparent permettent de tirer les

conclusions suivantes pour les deux

types de remplissage :

... SI LE REMPLISSAGE EST À

PLUSIEURS NIVEAUX

Dans le cas d’un remplissage à plusieurs

niveaux, le volume de stockage

est brassé par convection libre due aux

différences de température. Le générateur

de chaleur augmente la température

de retour d’une différence de

température donnée seulement, à débit

massique constant. La température du

stockage est ainsi augmentée de cette

valeur à chaque passage. Vers la fin du

remplissage, les courants de convection

dans la partie supérieure du réservoir

– le volume de couverture maximal

– peuvent entraîner une réduction temporaire

pouvant atteindre 3 Kelvin, ce

qui a un impact négatif sur la barrière

thermique.

Nous recommandons donc d’utiliser

le remplissage à plusieurs niveaux

dans les bâtiments où vivent des personnes

moins sensibles aux risques

pour la santé, par exemple dans les

maisons individuelles et les immeubles

collectifs ou dans les bâtiments à faible

consommation d’eau chaude.

... SI LE REMPLISSAGE

EST À UN NIVEAU

Lors d’un remplissage à un seul niveau,

le volume de stockage est chauffé de

haut en bas jusqu’à la température de

stockage définie. Indépendamment de

la température de retour, le générateur

de chaleur chauffe toujours le départ

à la valeur de consigne définie. Comme

la température dans le volume de

couverture de pointe est maintenue

constante pendant toute la phase de

remplissage, ce type de remplissage

est particulièrement adapté aux bâtiments

accueillant des personnes sensibles

sur le plan sanitaire, tels que les

hôpitaux, les maisons de retraite ou

les installations sportives équipées de

douches.


DISTRIBUTION AUX ÉTAGES

MAINTENUE AU CHAUD

Outre les mesures relatives au réservoir

d’eau chaude, des dispositions

appropriées doivent également être

prises pour la distribution horizontale

de l’eau potable chauffée dans un

étage. La distribution aux étages commence

à la sortie d’une conduite maintenue

activement à température (par

exemple par circulation ou bande

chauffante) qui alimente une zone ou

un appartement en eau chaude.

Selon la norme SIA 385/1:2020

(fig. 3), le premier mètre peut être maintenu

à température de manière passive

par circulation à contre-courant. On

part du principe qu’en cas de stagnation

due à des différences de température

et de densité, un écoulement dans

les deux sens se produit, appelé circulation

monotube. Il s’ensuit une séparation

thermique par un siphon thermique.

Ce dispositif empêche un

contre-courant dans la conduite non

chauffée, réduit les pertes de chaleur

et veille à ce que la conduite refroidisse

à la température ambiante.

La bonne conception de la distribution

aux étages est donc cruciale :

c’est le seul moyen de garantir que les

sections maintenues à température

passive et non maintenues à température

prévues dans les réglementations

ne tombent pas dans la plage de température

critique sur le plan microbiologique

qui s’étend de 25 °C à 45 °C,

même pendant des phases de stagnation

prolongées. Cela permet d’éviter

les conditions favorables à la prolifération

des légionelles tout en minimisant

les pertes de chaleur.

FACTEURS D’INFLUENCE SUR LA

CIRCULATION À CONTRE-COURANT

Dans le laboratoire de l’IGE, les chercheurs

ont effectué des mesures sur

trois des distributions aux étages les

plus utilisées dans la pratique (fig. 4). Ils

ont analysé l’influence de l’isolation

(40 mm PIR) et des résistances au flux

causées par les vannes d’arrêt et les

compteurs d’eau sur la circulation à

contre-courant dans la section à température

passive. L’efficacité de la circulation

à contre-courant a été dé terminée

à partir de la baisse de température.

Afin de garantir une température ambiante

constante, les mesures ont été

effectuées dans la chambre climatique

du laboratoire de l’IGE.

RÉSULTATS DE MESURES

Les résultats des mesures montrent

qu’à une température ambiante de

20 °C et une température de départ de

Conduite maintenue à température

Conduite maintenue à température

Distribution aux étages sans pente

≤ 0.5 m

Séparation

thermique avec

siphon thermique

Distribution aux étages avec pente

1 m

Pente ≤ 5%

15 cm

Fig. 6 Distribution aux étages optimale sans et avec pente, ainsi que disposition des

résistances à l’écoulement.

58 °C, la température à proximité de la

conduite maintenue active (K107) peut

être maintenue à plus de 50 °C. À 80 cm

de cette conduite (K108), la température

descend en revanche dans la zone

critique sur le plan microbiologique

après seulement une heure et y reste

pendant plusieurs heures (fig. 5). Des

courbes de température similaires ont

également été observées dans les séries

de mesures avec des résistances à

l’écoulement dans les sections maintenues

passivement à température.

Après le siphon thermique, en revanche,

la température chute rapidement

à la température ambiante. Elle

ne reste donc que peu de temps dans

la plage critique sur le plan microbiologique

dans cette section, tant que la

température ambiante reste inférieure

à 25 °C.

Conduites d’évacuation

Séparation

thermique avec

siphon thermique

Conduites d’évacuation

DISTRIBUTIONS

AUX ÉTAGES POSSIBLES

Une série de mesures, dans laquelle la

distribution aux étages a été décalée

avec une pente de 5 %, a montré que la

circulation à contre-courant est efficace

dans un tronçon chauffé d’un

mètre de long et que la température ne

descend pas dans la plage critique sur

le plan microbiologique. On peut en

déduire deux types de distribution aux

étages (fig. 6) dans lesquels les températures

restent également en dehors

de la plage critique sur le plan microbiologique.

Ces conclusions doivent maintenant

être présentées aux groupes de

travail chargés de la norme SIA 385/1

et de la directive SSIGE W3 et, le cas

échéant, intégrées dans les versions

révisées.


HYGROMÉTRIE ET MATÉRIAUX HYGROSCOPIQUES :

Lien avec le transport

de l’humidité

L’hygrométrie s’intéresse à la mesure et à l’analyse de

l’humidité, en particulier de l’humidité relative.

Texte : Werner Adler · Photos : Condair

Elle joue un rôle central dans de nombreux

processus techniques et naturels,

en particulier lorsque des matériaux

hygroscopiques sont utilisés. Les

matériaux hygroscopiques sont des

substances capables d’absorber ou de

restituer l’humidité de l’air ambiant. Il

s’agit par exemple du bois, du papier,

des textiles, du cuir ou encore de nombreux

matériaux de construction tels

que le plâtre ou la brique.

Un concept central pour décrire

l’absorption d’humidité de ces matériaux

est la teneur en eau, qui indique

la quantité d’eau (en pourcentage)

qu’un matériau a absorbée par rapport

à sa masse sèche. Cette teneur en eau

varie en fonction de l’humidité relative

de l’air ambiant, une relation qui est

décrite par ce qu’on appelle des isothermes

de sorption. Les isothermes

de sorption indiquent la quantité d’eau

qu’un matériau absorbe (adsorption)

ou libère (désorption) à température

constante en fonction de l’humidité

relative de l’air.

Ces connaissances sont essentielles

pour traiter ou stocker les matériaux

de manière optimale (c’est-àdire

de manière rentable et avec une

qualité élevée) ou pour utiliser les matériaux

de manière ciblée dans des

pièces ou des applications sensibles

sur le plan hygiénique.

L’humidité de l’air elle-même peut

être influencée par des mesures techniques,

par exemple par une humidification

ou une déshumidification active.

E

L’HUMIDIFICATION

PROFESSIONNELLE DE L’AIR

L’humidification de l’air est utilisée

dans de nombreux processus de transformation

et de stockage commerciaux

et industriels. Dans les musées, les galeries

d’art, les salles de concert et les

lieux dédiés à la musique, une humidification

optimale de l’air permet de

préserver la valeur des œuvres et de les

protéger. Dans les hôpitaux, les maisons

de retraite et les établissements

médico-sociaux, les bureaux et les

pièces d’habitation, une humidité relative

comprise entre 40 et 60 % est également

recommandée afin d’améliorer

la qualité de l’air ambiant et de protéger

la santé des personnes à l’intérieur ainsi

que les matériaux sensibles, tels que

les parquets en bois.

Il existe différentes technologies

d’humidification de l’air, chacune ayant

ses propres forces, faiblesses et domaines

d’application. Voici un aperçu

des technologies les plus importantes,

avec leurs avantages et leurs bénéfices

pour les clients :

1. ÉVAPORATION

Mode de fonctionnement

L’air est acheminé à travers un média

humide (par exemple, des nattes

d'évaporation). L’humidité s’évapore

natu rellement dans l’air.

Avantages

• Efficacité énergétique, car nécessite

peu d’énergie électrique primaire

• Pas de formation d’aérosols, donc

sans risque pour l’hygiène dans le

flux d’air

• Autorégulation : ne libère que la

quantité d’humidité que l’air peut

absorber

Avantages pour le client

• Faibles coûts d’exploitation

• Idéal pour les bureaux,

les musées, les bibliothèques

• Bon climat ambiant sans

humidité excessive

2. VAPORISATION

Mode de fonctionnement

L’eau est chauffée jusqu’à ébullition.

La vapeur produite est directement

rejetée dans l’air ambiant ou dans le

conduit de ventilation.

Avantages

• Très hygiénique, car les germes

et les bactéries sont éliminés par la

chaleur

• Efficace avec une puissance

d’humidification élevée

• Réglage précis

Avantages pour le client

• Convient aux domaines médicaux,

aux salles blanches, à l’industrie

• Sûr en cas d’exigences élevées en

matière d’hygiène

3. PULVÉRISATION

(PULVÉRISATEURS ULTRASONIQUES

OU MÉCANIQUES ROTATIFS)

Mode de fonctionnement

L’eau est transformée en fine brume

(aérosol) par des ultrasons, ou par des

atomiseurs mécaniques et est ensuite

diffusée dans l’air.

Avantages

• Humidification fine et immédiatement

efficace

• Plus économe en énergie que la

vaporisation, car nécessite peu

d’énergie électrique primaire

• Conception compacte

Avantages pour le client

• Temps de réaction rapide

• Idéal pour les petites applications

commerciales, les serres

• Fonctionnement relativement peu

coûteux

Attention : risques hygiéniques en

cas de mauvais entretien (risque de

légionellose !)


TECHNIQUE

Exemple : humidification « Système hybride »

dans une centrale de traitement d’air (CTA).

Exemple : déshumidification dans une

centrale hydraulique et station de pompage.

4. HUMIDIFICATION PAR BUSES

À HAUTE PRESSION

Mode de fonctionnement

L’eau est pulvérisée à haute pression à

travers des buses fines et se répartit

dans la pièce.

Avantages

• Très grande capacité d’humidification

• Consommation d’énergie moyenne

• Efficace pour les grandes pièces

ou les applications commerciales et

industrielles

Avantages pour le client

• Optimal pour les sites de production

et les entrepôts

• L’humidité contrôlée protège les

matériaux et les machines

• Réduit la formation de poussière et

les charges électrostatiques

5. SYSTÈMES HYBRIDES

Mode de fonctionnement

Combinaison d’une pulvérisation

à basse pression et d’éléments de

post-évaporation en céramique.

Avantages

• Synergies entre les deux technologies

individuelles

• Efficacité énergétique, car il faut peu

d’énergie électrique primaire

• Pas de formation d’aérosols, donc

sans risque pour l’hygiène dans

le flux d’air

Avantages pour le client

• Convient comme alternative aux

appareils à vapeur

• Efficacité énergétique et hygiène

dans un seul système

LA DÉSHUMIDIFICATION ET LE

SÉCHAGE PROFESSIONNELS

À l’inverse, la déshumidification est

nécessaire dans de nombreuses applications,

par exemple pour éviter la

formation de moisissures ou la corrosion

dans les entrepôts et les locaux

de production. La déshumidification

de l’air joue donc un rôle central dans

des domaines tels que la construction,

le stockage, l’industrie ou la remise en

état après des dégâts causés par l’eau

ou un incendie. Deux procédés techniques

courants sont la déshumidification

par condensation et le séchage

par adsorption.

Les déshumidificateurs à condensation

fonctionnent selon le principe

du point de rosée : l’air est aspiré, refroidi

et la vapeur d’eau qu’il contient

se condense sur des surfaces froides

(généralement à l’aide d’un compresseur

de refroidissement). Ces appareils

sont particulièrement efficaces

à des températures élevées (à partir

d’environ 15 °C) et lorsque l’humidité

de l’air est élevée.

Les dessiccateurs à adsorption, quant

à eux, utilisent un matériau hygroscopique

(par exemple du gel de silice) qui

lie physiquement la vapeur d’eau. Ce

procédé fonctionne indépendamment

de la température ambiante, même à

des températures inférieures à 10 °C,

et est donc idéal pour les pièces non

chauffées ou pour les besoins de séchage

à basse température.

Le choix du procédé dépend donc

principalement du lieu d’utilisation, de

la température et du degré de séchage

souhaité.

EN RÉSUMÉ

L’interaction de tous ces facteurs – hygrométrie,

comportement de sorption,

propriétés des matériaux et traitement

de l’air – est déterminante pour

comprendre et contrôler les processus

liés à l’humidité dans les domaines de

la technique, de la physique du bâtiment,

du stockage ou de la climatisation.

Grâce à une sélection et une combinaison

ciblées de matériaux et à une

humidification et/ou une déshumidification

contrôlée de l’air, il est possible

de réguler l’humidité dans une pièce

ou à l’intérieur d’un matériau – un aspect

central tant pour la productivité,

la qualité et la durabilité que pour la

santé et le confort.

53

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TECHNIQUE

Quel est le risque

d’épuisement

thermique ?

54

Pour un approvisionnement en chaleur sans émissions de CO2,

les propriétaires immobiliers exploitent des sources d’énergie

naturelles telles que le sol proche de la surface. Cependant,

les autorités compétentes recommandent désormais que les

systèmes de chauffage géothermiques ne se contentent pas de

puiser de la chaleur, mais d’en réinjecter davantage dans le sol.

Texte : Paul Knüsel · Photos : Engeo AG

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Lors de la planification de

sondes géothermiques,

il convient de se renseigner

sur les installations existantes

et futures dans le voisinage

avant de procéder au forage.

La pompe à chaleur est le système de

chauffage préféré des Suisses. Depuis

2020, leurs chiffres de vente en fin

d’année dépassent ceux des systèmes

de chauffage au fuel, au gaz ou au bois.

En atteste le succès commercial des

derniers développements : rien qu’au

premier semestre 2025, deux tiers des

nouvelles installations de production

de chaleur étaient des pompes à chaleur.

Les pompes à chaleur sont surtout

utilisées pour chauffer des bâtiments

résidentiels et commerciaux de

petite à moyenne taille. Trois nouvelles

installations sur quatre entrent

dans la catégorie de puissance allant

jusqu’à 20 kW. Et près d’une nouvelle

installation sur trois est équipée d’une

sonde géothermique, comme le

montrent les statistiques actuelles sur

« l’évolution du marché suisse » publiées

par l’Association professionnelle

des pompes à chaleur en Suisse

(FWS).

Géothermie Suisse se réjouit également

de la réussite suivante : la Suisse

est en tête des statistiques mondiales

en matière d’approvisionnement en

chaleur géothermique grâce à une

puissance thermique installée de plus

de 5 MW / 100 km2. La pompe à chaleur

géothermique qui puise son énergie

dans le sol proche de la surface n’est

nulle part ailleurs aussi populaire. Selon

les estimations du secteur, environ

100 000 pompes à chaleur géothermiques,

reliées à au moins une sonde

géothermique, sont désormais installées

dans le parc immobilier suisse.

DOUBLEMENT DE LA

CONSOMMATION DE CHALEUR

Qu’il en faut encore bien davantage est

toutefois un objectif de politique énergétique.

Si le sol fournit actuellement

près de 4 TWh d’énergie pour le chauffage

des bâtiments, la stratégie énergétique

2050 de la Confédération



TECHNIQUE

56

table sur un besoin total de 8 TWh. La

Confédération et les cantons doivent

désormais se demander si le flux thermique

géothermique pourra supporter

le doublement espéré de la consommation

d’énergie. L’Office fédéral de l’énergie

a évalué le potentiel d’expansion il

y a quelques années. Depuis, l’étude

menée « pour garantir une utilisation

durable de la géothermie » met en

garde : les ressources « ne sont pas disponibles

de manière illimitée ». D’après

l’étude menée par l’OFEN, il faut s’attendre

à une pénurie de chaleur environnementale

naturelle sur le long

terme.

C’est précisément ce que craint le

canton de Bâle-Campagne, si l’installation

de pompes à chaleur dans les

quartiers résidentiels atteint le niveau

prévu. Le voisinage immédiat pose

particulièrement problème : au cours

des prochaines années, les sondes

géothermiques pourraient être installées

si près les unes des autres qu’une

influence thermique réciproque ne

peut être exclue. En fonction de la densité

d’installations, le sol peut se refroidir

davantage que prévu.

OBLIGATION DE RÉGÉNÉRATION ?

Pour éviter dès le départ ce risque de

refroidissement, il existe un moyen

simple : il faut compenser énergétiquement

l’extraction de chaleur. À l’avenir,

il ne devrait plus seulement être possible

de retirer de l’énergie du sol, mais

aussi, si nécessaire, d’y apporter de la

chaleur. D’après Roland Wagner, le

Canton Bâle-Campagne examine si le

sol doit non seulement être exploité à

des fins géothermiques, mais aussi

être activement régénéré, voire si une

obligation de régénération doit être

imposée pour certaines zones. Cette

disposition constituerait un précédent

pour la Suisse. D’ici la fin de l’année,

les options d’action appropriées pour

la mise en œuvre pratique seront clarifiées.

D’autres cantons examinent à leur

tour des exigences de régénération

comparables. La ville de Bâle a déjà

concrétisé ses mesures nécessaires

dans les zones urbaines densément

peuplées. Conformément au plan énergétique,

la régénération saisonnière du

sol doit être examinée dans les quartiers

où la consommation de chaleur

spécifique est très élevée. La tendance

générale est toutefois la suivante : une

obligation généralisée de récupération

de chaleur pour les sondes géothermiques

est jugée disproportionnée.

BONNES PRATIQUES

DE PLANIFICATION

Le problème d’une surexploitation

géothermique n’est pas encore aigu.

D’après Ernst Rohner, propriétaire de

l’entreprise de géotechnique Engeo, la

pratique de planification actuelle est

de bonne qualité et conçue pour garantir

un fonctionnement efficace des

pompes à chaleur pendant au moins

50 ans. C’est seulement il y a quatre

ans que la norme SIA 384/6 « Sondes

géothermiques » a été révisée en ce

sens. Depuis lors, la planification technique

doit également tenir compte de

l’environnement et de l’avenir. Pour

dimensionner les installations de

sondes géothermiques, il convient de

tenir compte non seulement de l’utilisation

géothermique existante, mais

aussi de celle prévue dans les propriétés

voisines. Le PAC Système-Module

du GSP (PAC-SM) offre une garantie

supplémentaire que ces règles de planification

sont respectées. La preuve

des clarifications avec le voisinage fait

partie intégrante de la garantie de performance,

dans laquelle l’entreprise

doit confirmer la justesse de la

conception, précise Andreas Dellios,

chef de projet PAC du Groupement Professionnel

Suisse pour les pompes à

chaleur.

SURVEILLANCE CIBLÉE

OU PERMANENTE

Il y a toutefois des exceptions à la

règle. « Nous découvrons parfois, lors

de contrôles ultérieurs, une conception

insuffisante lors de la première

installation » affirme Ernst Rohner. Ces

défauts de conception sont soit des

sondes géothermiques trop courtes,

soit des sondes voisines qui ont été

ajoutées ultérieurement. Dans chaque

cas, l’effet négatif est comparable. L’extraction

de chaleur sollicite trop le sol,

qui se refroidit alors de manière inacceptable

autour d’une sonde géothermique.

Des analyses de terrain réalisées

dans des zones urbaines où

l’extraction de chaleur est fortement

appliquée montrent que le sol se refroidit

de plus de 5 °C à une distance allant

jusqu’à 20 m de la sonde.

Une mesure de précaution évidente

consiste à surveiller en permanence les

températures dans le circuit de la

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sonde géothermique. Dans les grandes

installations avec plusieurs sondes

géothermiques ou des champs entiers

de sondes géothermiques, cela fait partie

du standard de surveillance. Les

petites installations de pompes à chaleur

jusqu’à 15 kW ne sont en revanche

équipées que partiellement de sondes

de température, confirme le manager

qualité du GSP, Andreas Dellios. Afin

que le circuit dans la sonde géothermique

ne gèle pas, un antigel est ajouté

au fluide. Si nécessaire, un contrôle

supplémentaire peut être effectué de

l’extérieur pour mesurer les températures

des circuits aller et retour de la

sonde géothermique. Une alternative

consiste à suivre indirectement ce qui

se passe dans le sol via le fonctionnement

de la pompe à chaleur. Si la

consommation de courant augmente

d’année en année, ceci peut être « un

indice possible que le sol se refroidit

trop», déclare Andreas Dellios. Si ce

constat se confirme, la contre-mesure

efficace est la régénération thermique.

RÉGÉNÉRATION EN

FONCTIONNEMENT NORMAL

De nombreuses grandes installations

équipées d’un champ de sondes géothermiques

font non seulement l’objet

d’un contrôle continu, mais intègrent

également un système de récupération

de chaleur dans leur conception

standard. En règle générale, un réseau

anergie qui y est couplé fonctionne

différemment selon les saisons : en

hiver, la chaleur du sol sert de source

d’énergie pour le chauffage ; en été, le

champ de sondes fait office de réservoir

de refroidissement pour l’alimentation

en froid du bâtiment. Grâce à

l’apport de chaleur provenant de l’extérieur,

le sol se régénère de manière

saisonnière. Avant le début de la période

de chauffage, la température

dans le sol proche de la surface se

stabilise au même niveau que l’année

précédente.

Cependant, le bilan thermique géothermique

ne s’équilibre que dans le

cas idéal où une quantité suffisante

d’énergie peut être restituée, comme

dans les bâtiments ou les zones ayant

des besoins élevés en refroidissement.

Lors de la planification de

sondes géothermiques,

il convient de se renseigner

sur les installations existantes

et futures dans

le voisinage. Image: un

appareil de forage à rinçage

Dans le cas des petites maisons individuelles

chauffées par pompe à chaleur,

la régénération reste trop faible. L’apport

de chaleur en été grâce au géocooling

(free cooling) est bien inférieur à

l’énergie prélevée dans le sol en hiver

pour le chauffage. « Le degré de régénération

n’atteint que 10 à 15 %. » affirme

Ernst Rohner propriétaire d’Engeo.

Il existe donc également des

technologies plus efficaces pour la

récupération de chaleur.

RÉGÉNÉRER AVEC

L’ÉNERGIE SOLAIRE ?

Les procédés de régénération plus performants

dépendent toutefois de

sources d’énergie supplémentaires

externes, telles que la chaleur résiduelle

issue d’une utilisation industrielle,

l’énergie solaire thermique ou

l’air chaud évacué d’un parking souterrain.

Cette dernière peut être exploitée

de manière simple et économique

grâce à un échangeur de chaleur à air.

Si on utilise par contre le soleil pour le

réchauffement saisonnier du sol, une

technologie plus sophistiquée est nécessaire.

Dans le cas de bâtiments individuels

ou de zones résidentielles,

des capteurs solaires thermiques ou

des installations PVT combinées sont

utilisés spécialement pour la régénération

géothermique. Des études scientifiques

indiquent même que le développement

prévu de la géothermie

proche de la surface dans les zones

urbaines n’est possible que si, parallèlement,

davantage d’énergie solaire est

utilisée pour chauffer le sol.

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Le bâtiment du bureau de

poste de Nidau a été

assaini sur le plan énergétique

dans le cadre de

l’initiative « Casa verde ».

Des bâtiments à haute

efficacité énergétique

constituent pour la Poste

un levier essentiel sur la

voie du zéro émission nette.


Comment la Poste

ÉNERGIE

adapte ses biens

immobiliers au climat

Avec « casa verde », la Poste Suisse poursuit une approche globale

pour un portefeuille immobilier respectueux du climat. L’initiative

est un élément central de sa stratégie de développement durable

qui rassemble des plans ambitieux pour atteindre les objectifs

climatiques, des jalons clairs et des résultats mesurables.

Texte : Laura Leibundgut, Polarstern SA · Photos : màd par Poste Immobilier

59

LLa Poste Suisse ambitionne d’atteindre

la neutralité climatique au sein de ses

activités d’ici à 2030 et de parvenir au

zéro net d’ici à 2040. Les objectifs de

la branche Poste Immobilier découlent

logiquement de ces directives supérieures.

Avec l’initiative « casa verde »,

les objectifs climatiques ambitieux

sont systématiquement transposés au

portefeuille immobilier, créant ainsi

un cadre opérationnel qui permet de

contribuer concrètement à la réalisation

des objectifs. L’accent est mis ici

sur une gestion immobilière durable,

des rénovations énergétiques à la

promotion de la biodiversité et de

l’éco nomie circulaire, en passant par

l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.

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ÉNERGIE

casa verde :

15 mesures et objectifs – la voie du zéro émission nette

Norme de

construction

durable

Technique du

bâtiment efficace

casa verde

Mesures et objectifs jusquʼen 2030

Assainissement de

l’enveloppe des bâtiments

Prendre en

location/louer

(green lease)

Norme de

Économie circulaire

construction durable

Stations

de charge

Stations de

charge

Biodiversité/eau

Technique du

bâtiment efficace

Assainissement de

Développement photovoltaïque

lʼenveloppe des bâtiments

Remplacement des

é des clairages éclairages

Développement

photovoltaïque

Système de

Certification management ISO de

Système de l’énergie gestion de

lʼenvironnement

Certification ISO

Optimisation de

lʼexploitation de la

technique du bâtiment

Collecte des

données

énergetique

Optimisation de

l’exploitation de la

Gestion technique des du bâtiment

déchets

Système de

management

de lʼénergie

Collecte des

données

énergétiques

60

E-mobilité

E-mobilité

Installations de

chauffage sans

Installation énergies de fossiles

chauffage sans

énergies fossiles

Juli 2021

Assistance aux unités de la Poste Énergie et bâtiments Gestion et exploitation

Assistance aux unités de la Poste Énergie et bâtiments Gestion et exploitation

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QU’EST-CE QUI SE CACHE

DERRIÈRE « CASA VERDE » ?

Depuis 2022, Poste Immobilier analyse

systématiquement tous les biens immobiliers

dont elle est l’unique propriétaire.

À la mi-2025, plus de 230 bâtiments

avaient ainsi déjà été examinés

et évalués, et des assainissements

énergétiques planifiés. « De très nombreux

projets de construction supplémentaires

sont prévus, ce qui représente

un défi de taille pour la

planification interne et externe des

ressources », explique Marco Geissbühler,

spécialiste du développement

durable chez Poste Immobilier. Les

investissements se limitent donc aux

objets qui resteront dans le portefeuille

à long terme et qui conserveront

leur fonction actuelle lors du prochain

cycle de vie. Dans ces conditions, les

investissements sont généralement

judicieux d’un point de vue économique

et garantissent le maintien de

la valeur des biens immobiliers.

Au début, l’accent a été mis sur les

chauffages sans énergie fossile. Mais

des mesures isolées ne suffisent pas à

atteindre les objectifs climatiques ambitieux,

c’est pourquoi Poste Immobilier

a lancé l’initiative « casa verde » et

élargi considérablement le catalogue

des mesures d’évaluation de ses immeubles

en peu de temps conformément

à l’initiative « Exemplarité Énergie

et Climat ». Le but était d’assainir

l’ensemble du parc immobilier sur le

plan énergétique. Dans le cadre des

analyses, outre la stratégie immobilière

à long terme, le potentiel d’extension

et les réaffectations possibles

sont aujourd’hui examinés, tout comme

les mesures « casa verde » centrales. En

font partie le remplacement des systèmes

de chauffage fonctionnant aux

énergies fossiles, l’assainissement de

l’enveloppe des bâtiments selon la

classe d’efficacité énergétique C du

CECB (la norme CECB de classe C correspond

à un assainissement en pro-

fondeur avec une enveloppe et une

technique modernes) et l’utilisation de

panneaux photovoltaïques sur la toiture

et/ou sur la façade. Les bâtiments

qui répondent aux exigences de l’initiative

reçoivent la distinction interne

« casa verde ». D’autres aspects sont

également pris en compte pour compléter

l’évaluation, comme la sécurité

sismique, la protection incendie, les

voies d’évacuation, l’accessibilité ou la

rentabilité. À quelques exceptions

près, toutes les nouvelles constructions

et rénovations totales doivent

être certifiées selon le standard de

construction défini conformément à la

directive DGNB.

PROJET PHARE À NIDAU

Aujourd’hui, de nombreux bâtiments

portent le label « casa verde » dans

toute la Suisse, notamment à Nidau, à

Aesch (BL), à la gare de Biasca ou à

Unterwasser. À Nidau, Poste Immobilier

a entièrement rénové un bâtiment


« L’une des

prochaines

étapes importantes

consiste

à nous

occuper de la

réduction de

nos émissions

du scope 3. »

BEATRICE LANDOLT

responsable de la gestion

de portefeuille et membre de la

direction de Poste Immobilier

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ÉNERGIE

typique des années 1960 sans interrompre

les activités. L’assainissement

de la façade avec du béton polymère à

teneur réduite en CO₂, le raccordement

au chauffage à distance, une

nouvelle installation photovoltaïque,

le remplacement des fenêtres, la végétalisation

du toit et l’optimisation de

la consommation d’eau et de l’éclairage

ont permis d’adapter le bâtiment

à l’étiquette-énergie C du CECB. Aujourd’hui,

le bâtiment de Nidau abrite

des appartements, des cabinets médicaux,

un salon de coiffure ainsi qu’une

filiale de la Poste et un poste de police.

Le projet est également la preuve que

la construction respectueuse du climat

nécessite un travail d’équipe, de

la planification au Facility Management,

en passant par la direction des

travaux. Il montre clairement comment

Poste Immobilier transforme pas

à pas son parc immobilier pour l’avenir.

L’assainissement à Nidau et sur les

autres sites révèle comment la

Chauffage.

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ÉNERGIE

62

durabilité et la rentabilité peuvent être

combinées et mises en œuvre avec

succès dans un parc immobilier.

CONSTRUCTION ET

ASSAINISSEMENT CIRCULAIRES

Beatrice Landolt, responsable de la

gestion de portefeuille et membre de

la direction de Poste Immobilier, insiste

sur un fait : « L’une des prochaines

étapes importantes consiste à nous

occuper de la réduction de nos émissions

du scope 3. Cela implique que

nous intégrions ces réflexions dès le

début de la planification des projets

de construction et que nous empruntions

de nouvelles voies. » Dans le secteur

de la construction, la réduction

des émissions du scope 3 est toutefois

particulièrement difficile. Le modèle

linéaire domine encore : extraire les

ressources, bâtir, éliminer. Cette manière

de procéder génère d’importantes

émissions de CO₂, pollue et

entraîne une raréfaction des ressources.

Pour y remédier, il faut repenser

la construction de façon circulaire,

une mission d’envergure pour l’ensemble

de la branche. Les produits et

les processus doivent être repensés et

orientés systématiquement vers la

réutilisation et le recyclage. « À cet

égard, les thèmes sont nettement plus

complexes et plus coûteux que des

mesures telles que le remplacement

du chauffage ou de nouvelles installations

photovoltaïques », explique

M. Geissbühler.

Poste Immobilier entend néanmoins

jouer un rôle de précurseur

dans ce domaine : elle a ainsi adhéré

à la Charte pour la construction circulaire

et s’engage plus encore en faveur

d’une économie circulaire dans la

branche immobilière auprès d’autres

acteurs du secteur de la construction

et des pouvoirs publics. La charte a

pour objectif de diminuer sa consommation

de matières premières primaires

non renouvelables de 50 % d’ici

à 2030, de réduire fortement les émissions

de gaz à effet de serre et d’optimiser

la recyclabilité des rénovations

et des nouvelles constructions.

IMPACT SIGNIFICATIF,

RÉSULTATS MESURABLES

Le succès de « casa verde » transparaît

non seulement à travers les nouvelles

installations photovoltaïques et les façades

rénovées, mais aussi dans les

chiffres. Les économies sont saisies et

évaluées au niveau de chaque objet

grâce au suivi énergétique effectué depuis

le cockpit énergétique. D’après

l’écobilan 2024 de l’entreprise, la Poste

a pu réduire sa consommation totale

d’énergie de 1,8 % et sa consommation

d’électricité de 1 % (soit environ 1,5 GWh),

bien que la mobilité électrique ait augmenté

de 76 % par rapport à 2023. La

consommation d’énergie pour la production

de chaleur a également diminué.

Concrètement, le chauffage à distance

a pu être réduit de 19 % et le mazout de

10 % ; 63 % de la superficie totale sont

déjà chauffés sans énergie fossile. Rien

que l’année dernière, huit nouvelles

installations photovoltaïques d’une

puissance totale de 1634 kWc ont été

mises en service. Poste Immobilier dispose

ainsi d’une puissance totale de

12 670 kWc, ce qui correspond à la consommation

annuelle d’environ 2500 à

3000 ménages. Cette évolution montre

que le développement systématique des

énergies renouvelables constitue un

élément central de la stratégie « casa

verde » et une étape importante vers la

neutralité climatique de la Poste.

CONCLUSION

Avec « casa verde », la Poste poursuit

une approche stratégiquement ancrée

en Suisse pour assainir durablement

ses biens immobiliers. L’accent n’est

pas mis sur des mesures individuelles

telles que le remplacement du chauffage,

mais sur le bâtiment dans son

ensemble – sur le plan énergétique,

structurel et opérationnel. L’impact

est non seulement mesurable, mais

aussi visible. Nadia von Veltheim, CEO

et responsable de l’initiative « casa

verde », le souligne : « Je suis particulièrement

fière que notre approche

globale nous confère, aujourd’hui déjà,

un rôle de modèle dans le secteur immobilier.

»

d

o

m

o

t

e

c

h

Le bâtiment des années 1960

correspond aujourd’hui au

standard CECE-C. Entre autres,

la façade a été rénovée avec du

béton polymère à faible teneur

en CO₂, une installation photovoltaïque

a été mise en place et

le bâtiment a été raccordé au

réseau de chauffage à distance.


« Je suis particulièrement

fière que notre

approche globale

nous confère,

aujourd’hui

déjà, un rôle

de modèle dans

le secteur

immobilier. »

NADIA VON VELTHEIM

CEO et responsable de l’initiative

« casa verde »

OUTILS POUR LES

PROFESSIONNELS

Manipulation faciledes tamboursdecâble

etdebobines

L’ORIGINAL

Pour les tambours de câbles

TOPROLL

Pour les tambours de

câbles petits et défectueux

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63

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facile pour les professionnels

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produitsentorche

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Énergie et Climat

Dans l’initiative Exemplarité Énergie

et Climat (EEC), prestataires de

services d’intérêt public et investisseurs

institutionnels contribuent à la

Stratégie énergétique 2050 et à

l’accord de Paris sur le climat de

2015. Efficacité énergétique, énergies

renouvelables et flux financiers

respectueux du climat en sont les

piliers. L’ensemble des acteurs

communiquent de manière transparente

sur la réalisation de leurs

objectifs et partagent leurs expériences

afin que d’autres entreprises

et organisations puissent en suivre

l’exemple.

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d

o

m

o

t

e

c

h


ÉNERGIE

Exploiter le potentiel

géothermique des

fondations d’une tour

Un projet de grande tour à Lausanne emprunte de nouvelles voies

sur le plan technique en misant sur un système géostructurel

novateur, capable d’activer thermiquement les fondations profondes.

Ce dispositif est complété par un champ de sondes géothermiques.

Texte : HakaGerodur SA

64

d

o

m

o

t

e

c

h

L

e projet Tilia ® comprend une

tour de 85 mètres de haut et la

rénovation des bâtiments existants.

Le programme mixte

comprend 221 logements, un habitat

partagé de 160 unités, des espaces de

travail, de loisirs, de musique et de sport

ainsi qu’un vaste parc paysager.

Le projet constitue une proposition

ambitieuse sur les plans énergétique,

sociétal et architectural, en s’appuyant

sur les ressources existantes du site.

La tour Tilia ® n’est pas seulement

un repère architectural aux volumes

épurés au cœur d’un quartier en pleine

effervescence : elle ouvre également de

nouvelles voies en matière d’approvisionnement

énergétique. En première

ligne dans l’élaboration de ce concept

énergétique innovant, on trouve le bureau

d’ingénieurs GEOEG, basé à Lausanne,

qui a travaillé en étroite collaboration

avec l’entreprise générale

Orllati, responsable de la planification

globale du projet.

1

GÉOSTRUCTURES GEROTHERM ®

GEOEG et Orllati misent sur la géothermie

pour une réalisation pionnière

dans l’agglomération de l’Ouest lausannois.

À l’aide de géostructures dans

les fondations et de champs de sondes

géothermiques, le projet Tilia ® Tower

entend extraire la chaleur du sous-sol.

Depuis les premières phases de

planification jusqu’à la phase de

construction, le bureau d’études et d’innovation

lausannois a travaillé sur l’activation

thermique des murs du soussol

et sur les fondations du bâtiment.

Ces géostructures énergétiques contribuent

de manière significative aux besoins

énergétiques globaux de la tour

et permettent ainsi de décarboner l’édifice

de manière exemplaire. Parallèlement,

Orllati a mis en place un champ

de sondes géothermiques profond de

380 m afin de couvrir une grande partie

des besoins en chaleur de la tour.

Ce projet offre la possibilité de mesurer

la récupération d’énergie thermique

provenant du sous-sol par prélèvement

à l’aide de structures installées

dans les fondations d’un bâtiment ou

d’une structure en béton. Les résultats

obtenus serviront à développer un

concept destiné à contribuer plus largement

à la transition énergétique

dans notre pays. Cette construction en

béton et en bois s’inscrit sur des fondations

robustes, tant techniques que

conceptuelles.

Comment cela fonctionne-t-il concrètement

? Des tubes en matière synthétique

sont intégrés dans les fondations

du bâtiment lors du coulage du

béton. Ces conduites plongent à plus

de dix mètres de profondeur. Au total,

plus de cinq kilomètres de tuyaux ont

ainsi été posés dans les fondations en

béton. Une fois installés, ces tubes

entrent en contact direct avec le sol, ce

qui permet un échange de chaleur. Il

suffit alors de faire circuler de l’eau

dans le réseau de conduites pour capter

la chaleur du sous-sol et chauffer le

bâtiment.

ET AUSSI LE RAFRAÎCHIR

Inversement, l’installation peut également

être utilisée pour refroidir le bâtiment

en été. Grâce à cet échangeur

thermique intégré dans le socle de

l’édifice, on estime qu’environ 30 % des

besoins énergétiques de la tour, pour

le chauffage et le refroidissement,

pourront être couverts. Les géostructures

ne sont pas seulement intégrées

dans les pieux de fondation, mais aussi

dans les murs de soubassement et

les radiers – faisant de ce projet une

première en Suisse sous cette forme.

INVESTISSEMENTS

Les travaux d’ingénierie liés à l’intégration

des géostructures, compte

tenu de l’ampleur du projet, ont duré

entre un et deux ans avant l’obtention

du permis de construire. Cette technologie

entraîne des coûts supplémentaires,

qui ont renchéri le budget global

du projet. Mais l’investissement en

vaut la peine, car il permet de réduire

les coûts d’exploitation. Pour la tour


PUBLIREPORTAGE

1 Pour le regroupement des

géostructures situées sous

le bâtiment, des chambres de

distribution spéciales ont

été développées afin de

rassembler les collecteurs

et les distributeurs des

différents circuits.

Isométrie : HakaGerodur AG

2

2 Le projet Tilia ® comprend

la construction d’une

tour de 85 mètres ainsi

que la rénovation de

bâtiments existants.

Photo : Lüchinger Meyer Partner

3 Pour le champ de sondes,

24 sondes géothermiques

Gerotherm ® FLUX d’une

longueur de 380 mètres

chacune ont été installées.

Photo : HakaGerodur AG

Tilia ® , un amortissement sur une quinzaine

d’années est envisagé. Elle se

veut ainsi un exemple pour la diffusion

des géostructures énergétiques et, en

même temps, une source précieuse

d’informations pour le développement

futur de ce concept.

SONDES GÉOTHERMIQUES

GEROTHERM ® FLUX

Pour ce projet, le maître d’ouvrage a fait

confiance à l’entreprise de forage Orllati

Géothermie SA, convaincue par la

technologie des sondes coniques FLUX

développée par Haka-Gerodur SA. Le

champ de sondes compte 24 sondes

géothermiques Gerotherm ® FLUX,

d’une longueur de 380 mètres chacune.

La perte de charge des sondes géothermiques

coniques Gerotherm ® FLUX,

optimisées en matière de sécurité et

de pression, est nettement inférieure

à celle des sondes géothermiques

PN20 conventionnelles. Cette caractéristique

permet de réduire la consommation

d’énergie de la pompe de circulation.

L’interconnexion des sondes est

assurée par des conduites de raccordement

Gerotherm ® .

CHAMBRES DE DISTRIBUTION

GEROTHERM ®

Le champ de sondes a été réparti sur

trois chambres de distribution : une

chambre de type 1 comportant six raccords,

et deux chambres de type 3 avec

respectivement douze et dix-neuf raccords.

Le champ de sondes est relié aux

chambres en plastique enterrées par

3

des conduites de liaison. À l’intérieur

des chambres sont installés des collecteurs

aller-retour en PE100-RC. Les

chambres de distribution sont équipées

de collecteurs/distributeurs SAVE, de

vannes à boisseau sphérique en matière

synthétique ainsi que de robinets de

remplissage et de vidange. Ceci permet

à chaque sonde géothermique d’être

intégrée et régulée de manière optimale

dans le réseau, afin d’en garantir les

meilleures performances.


INSTALLATIONS PHOTOVOLTAÏQUES :

Construire et exploiter

en toute sécurité

C

Auteur : Beat Schenk

Au cours des dernières années, la Suisse a connu une véritable

success story avec l’essor des installations photovoltaïques. Dans

cet article, nous présentons les principaux principes permettant

de réaliser des installations PV conformes aux normes ainsi que les

règles essentielles pour y travailler en toute sécurité.

Ce qui constitue une évolution positive

dans la perspective de la transition

énergétique présente aussi ses revers :

les accidents liés directement aux installations

photovoltaïques se multiplient.

Les chocs électriques provoqués

par des extrémités non protégées

de câbles en courant continu (DC) et

les brûlures dues aux arcs électriques

lors des déconnexions sous charge

comptent parmi les blessures les plus

fréquentes. Comme les installations

photovoltaïques sont généralement

montées à des emplacements exposés,

tels que les toitures ou les façades, un

risque de chute existe toujours. Les

causes d’accident les plus courantes

sont un manque de qualification du

personnel, une connaissance insuffi-

sante des règles de sécurité au travail

et une planification déficiente. En raison

de la diversité des risques, il est

essentiel que la sécurité reste au

centre des préoccupations lors de la

planification, de l’installation et de

l’exploitation des installations photovoltaïques.

AUTORISATIONS SELON L’OIBT

La répartition des tâches lors de la réalisation

et du contrôle des installations

photovoltaïques implique l’intervention

d’acteurs disposant d’autorisations différentes

selon l’OIBT (Ordonnance sur

les installations à basse tension). Tout

le monde n’est pas habilité à travailler

sur des installations photovoltaïques. Le

cadre légal est clairement défini.

• Sans autorisation Il est permis de

monter les modules sur la structure

porteuse et de raccorder les connecteurs

de modules préfabriqués.

• Autorisation d’installation restreinte

(art. 14 OIBT) Elle permet d’intervenir

dans la zone comprise entre le

câblage des modules et les bornes de

sortie de l’interrupteur principal de

l’installation.

• Autorisation générale d’installation

(art. 7 ou 9 OIBT) Cette autorisation

est requise pour tous les travaux

d’installation plus étendus, notamment

entre l’interrupteur principal de

l’installation et les dispositifs de

protection contre les surintensités.

Une installation photovoltaïque est

contrôlée soit par un organe de contrôle

indépendant, soit par un organisme

d’inspection accrédité. Le schéma et le

tableau ci-dessous présentent un aperçu

des compétences et des obligations

d’autorisation liées aux installations

photovoltaïques.

Rapport technique d’Electrosuisse

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neutre, Electrosuisse offre des services

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SÉCURITÉ AU TRAVAIL

Le côté courant continu (DC) d’une installation

photovoltaïque reste en permanence

sous tension dès qu’il est

exposé à la lumière. Ce n’est que dans

l’obscurité totale que les modules,

câbles et connecteurs sont hors tension.

Ce constat implique un risque

majeur lors des travaux d’installation

et de maintenance. La responsabilité

de la sécurité au travail incombe à

1

2

3

l’employeur, qui doit prévoir les mesures

de protection nécessaires, instruire

le personnel et mettre à disposition

des outils et équipements de

protection adéquats. Une installation

photovoltaïque ne peut être vérifiée et

mise en service que lorsque toutes les

exigences de sécurité sont respec-

1

tées. Les 5 + 5 règles vitales relatives

à l’électricité constituent la base d’un

travail en toute sécurité.

4

Wir arbeiten mit klarem Auftrag und

1

Wir

wissen,

arbeiten

wer die

mit

Verantwortung

klarem Auftrag

trägt.

und

1

Wir wissen, arbeiten wer die mit Verantwortung klarem Auftrag trägt. und

5 1

Wir wissen, arbeiten wer die mit Verantwortung klarem Auftrag trägt. und

1

Wir wissen, führen wer Arbeiten die Verantwortung nur aus, trägt.

2

Wir

wenn

führen

wir dafür

Arbeiten

geschult

nur aus,

und

2

Wir wenn

berechtigt

führen wir dafür

sind.

Arbeiten geschult nur aus, und

6

2

Wir wenn berechtigt

führen wir dafür sind.

Arbeiten geschult nur aus, und

2

wenn berechtigt wir dafür sind. geschult und

berechtigt Wir arbeiten sind. mit sicheren

3

Wir

und

arbeiten

intakten

mit

Arbeitsmitteln.

7

sicheren

3

Wir und arbeiten intakten Arbeitsmitteln. sicheren

3

Wir und arbeiten intakten Arbeitsmitteln. sicheren

3

und intakten Arbeitsmitteln.

Wir tragen die persönliche

4

1 Générateur PV

Wir

Schutzausrüstung

tragen 5 Onduleur die persönliche

(PSA).

2 Coffret de raccordement

4

du générateur Wir Schutzausrüstung tragen 6 Interrupteur die persönliche (PSA). ou dispositif

3 Dispositif de protection 4 contre les

Schutzausrüstung Wir tragen arbeiten de

die mit sectionnement

persönliche klarem (PSA). Auftrag DC und

surtensions 41

Schutzausrüstung Wir wissen, nehmen wer 7 Interrupteur die Anlagen Verantwortung (PSA). nur ou in Betrieb, dispositif trägt.

4 Ligne principale DC

5

Wir

wenn

nehmen

die vorgeschriebenen de sectionnement

Anlagen nur in Betrieb,

Kontrollen AC

vor

5«EIN»

Wir wenn

vorgenommen

nehmen die vorgeschriebenen

worden sind.

Anlagen nur in Betrieb, Kontrollen

vor

5«EIN»

wenn vorgenommen

nehmen die vorgeschriebenen worden sind.

Wir führen Arbeiten Anlagen nur nur aus, in Betrieb, Kontrollen

vor

5«EIN»

vorgenommen die vorgeschriebenen worden sind.

2

wenn wir dafür geschult undKontrollen

berechtigt

vor «EIN»

vorgenommen sind. worden sind.

Organisatorische Regeln für sicheres Arbeiten

Organisatorische Regeln für Regeln für für für sicheres Arbeiten

DC

Organisatorische Regeln für für sicheres Arbeiten

Sicherheitsregeln für spannungsfreies Arbeiten

Sicherheitsregeln für für für für spannungsfreies Arbeiten

2

3

4

5

vor «EIN»

vor

vor

«EIN»

«EIN»

vor «EIN»

vor «EIN»

1

1

1

1

2

2

2

2

3

3

3

3

4

4

4

41

5

5

5

52

Les 5 + 5

règles vitales

Règles organisationnelles pour

un travail en sécurité

Wir arbeiten mit klarem Auftrag und

1 Nous travaillons sur la base

Wir

Wir

Wir

Wir

wissen,

arbeiten

arbeiten

arbeiten

arbeiten

wer die

mit

mit

mit

mit

Verantwortung

klarem

klarem

klarem

klarem

Auftrag

Auftrag

Auftrag

Auftrag

trägt.

und

und

und

und

d’un mandat clair et savons

wissen,

wissen,

wissen,

wissen,

wer

wer

wer

wer

die

die

die

die

Verantwortung

Verantwortung

Verantwortung

Verantwortung

trägt.

trägt.

trägt.

trägt.

qui porte la responsabilité.

Wir führen Arbeiten nur aus,

2 Nous wenn n’exécutons des

Wir

Wir

Wir

Wir

führen

führen

führen

führen

wir dafür

Arbeiten

Arbeiten

Arbeiten

Arbeiten

geschult

nur

nur

nur

nur

aus,

aus,

aus,

aus,

und

travaux wenn

wenn

wenn

wenn

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wir

wir

wir

wir

que dafür

dafür

dafür

dafür

sind.

si nous geschult

geschult

geschult

geschult

sommes und

und

und

und

formés berechtigt

berechtigt

berechtigt

berechtigt

et autorisés sind.

sind.

sind.

sind.

à le faire.

3 Nous Wir arbeiten utilisons mit sicheren des

moyens Wir

Wir

Wir

Wir

und

arbeiten

arbeiten

arbeiten

arbeiten

intakten

de travail mit

Arbeitsmitteln.

sicheren

sicheren

sicheren

sicheren

sûrs

et und

und

und

und

en bon intakten

intakten

intakten

intakten

état. Arbeitsmitteln.

Arbeitsmitteln.

Arbeitsmitteln.

Arbeitsmitteln.

4 Wir Nous tragen portons die persönliche l’équipement

de Schutzausrüstung protection individuelle

Wir

Wir

Wir

Wir

tragen

tragen

tragen

tragen

die

die

die

die

persönliche

persönliche

persönliche

persönliche

(PSA).

(EPI). Schutzausrüstung

Schutzausrüstung

Schutzausrüstung

Schutzausrüstung

(PSA).

(PSA).

(PSA).

(PSA).

5 Wir Avant nehmen la mise Anlagen sous nur tension in Betrieb,

(« EIN »): nous mettons une

Wir

Wir

Wir

Wir

wenn

nehmen

nehmen

nehmen

nehmen

die vorgeschriebenen

Anlagen

Anlagen

Anlagen

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nur

nur

nur

nur in

in

in

Betrieb,

Betrieb,

Betrieb,

Betrieb,

Kontrollen

installation wenn

wenn

wenn

wenn

vorgenommen

die

die

die

die

vorgeschriebenen

vorgeschriebenen

vorgeschriebenen

vorgeschriebenen

worden sind.

service que Kontrollen

Kontrollen

Kontrollen

Kontrollen

lorsque vorgenommen

vorgenommen

vorgenommen

vorgenommen

les contrôles worden

worden

worden

worden

sind.

sind.

sind.

sind.

prescrits ont été effectués.

Règles de sécurité pour

Freischalten und allseitig trennen.

travailler hors tension

Freischalten und allseitig trennen.

U = 0

U = 0

U = 0

Titulaire d’autorisation

Freischalten und allseitig trennen.

1 Déconnecter et isoler

Freischalten und allseitig trennen.

complètement.

Gegen Wiedereinschalten sichern.

Gegen Wiedereinschalten sichern.

2 Empêcher toute

Gegen Wiedereinschalten sichern.

reconnexion.

Gegen Wiedereinschalten sichern.

Auf Spannungsfreiheit prüfen.

3 Vérifier l’absence de

Auf Spannungsfreiheit prüfen.

tension.

Auf Spannungsfreiheit prüfen.

Auf Spannungsfreiheit prüfen.

4 Mettre à la terre et

Erden und kurzschliessen.

court-circuiter.

Erden und kurzschliessen.

Erden und kurzschliessen.

5 Se protéger contre

Erden Freischalten und kurzschliessen.

und allseitig trennen.

les Gegen parties benachbarte, voisines unter Spannung

restées Gegen

stehende

benachbarte, sous Teile tension. schützen.

unter Spannung

Gegen

stehende

benachbarte,

Teile schützen.

unter Spannung

Gegen

stehende

benachbarte,

Teile schützen.

unter Spannung

Gegen Wiedereinschalten sichern.

stehende Teile schützen.

Qui fait quoi?

Autorisation pour travaux

Autorisation générale d’installer

d’installation sur des installations

Wir arbeiten mit sicheren selon Art. 9 OIBT

3

und intakten Arbeitsmitteln.

3

Auf Spannungsfreiheit prüfen.

U = 0particulières (Art. 14)

Établir l’annonce d’installation 6 6

Annonce d’installation à

Gestionnaire du réseau

Réaliser l’installation AC Wir tragen die persönliche 6 Erden 9und kurzschliessen.

4

Schutzausrüstung (PSA).

Réaliser l’installation DC 6 6

Contrôler et mesurer (protocole MP) 6 DC 6 AC 9

Établir la SiNa Wir nehmen Anlagen nur in Betrieb, 6 Gegen 9 benachbarte, unter Spannung

5

wenn die vorgeschriebenen Kontrollen

5

stehende Teile schützen.

Contrôle de vor réception «EIN»

vorgenommen worden Organe sind. de contrôle indépendant Organisme d’inspection accrédité

Conserver la SiNa

4

Propriétaire

Contrôles par sondage Gestionnaire du réseau Gestionnaire du réseau ou ESTI

Encadrement technique

Pas d’autorisation

Autorisation d’installation restreinte (art. 14)

Contrôle par un organisme d’inspection accrédité

Autorisation générale d’installation (art. 7 et 9)

Contrôle par un organe de contrôle indépendant

ou par un organisme d’inspection accrédité

Organisme d’inspection accrédité

ÉLECTROTECHNIQUE

67

d

o

m

o

t

e

c

h


Maximale Leerlaufspannung

Wechselrichter mit ohne galvanischer Trennung

ÉLECTROTECHNIQUE

68

d

o

m

o

t

e

c

h

S’y ajoutent les neuf règles vitales de

la Suva pour les travaux sur les toitures

et les façades. Dans tous les cas, la sécurité

au travail et la protection de la

santé priment sur tout autre aspect.

1 Mettre en place des accès sûrs.

2 Sécuriser les bords de chute.

3 Empêcher les chutes vers l’intérieur

du bâtiment.

4 Sécuriser les ouvertures dans le toit.

5 Utiliser des surfaces de toiture

résistantes à la rupture.

6 Effectuer les travaux de façade

avec des moyens de travail sûrs.

7 Contrôler les échafaudages.

8 Utiliser correctement les dispositifs

d’assurage.

9 Se protéger contre la poussière

d’amiante.

Montage et matériel

CÂBLES

Les câbles en courant continu (DC)

doivent être à double isolation ou à isolation

renforcée (classe de protection

II) et ne doivent pas contenir de PVC.

Ils doivent être posés avec le plus grand

soin et bénéficier d’une protection mécanique

efficace, y compris contre les

morsures de rongeurs. Les câbles

doivent être regroupés, en veillant à

séparer les circuits en courant alternatif

(AC) de ceux en courant continu (DC).

La manière la plus sûre d’y parvenir

consiste à prévoir un cheminement de

câbles indépendant pour les lignes DC.

PROTECTION CONTRE LES DÉFAUTS

Les câbles DC doivent être protégés

contre les surcharges et les courts-circuits.

Comme les courants de court-circuit

du côté DC ne dépassent que faiblement

les courants de service, la

protection par coupure automatique

des circuits n’est pas applicable. Les

onduleurs à séparation galvanique ne

sont que rarement utilisés ; c’est pourquoi

des RCD sensibles à tous les types

de courant sont exigés pour la protection

contre les défauts.

Les onduleurs intègrent souvent

des dispositifs de surveillance du courant

de défaut (RCMU), ce qui permet

de se passer de RCD en amont. Du côté

AC, chaque onduleur doit disposer d’un

dispositif de protection contre les surintensités

séparé. Les modules photovoltaïques

fonctionnant à une tension

supérieure à 120 V DC appartiennent à

la classe de protection II.

COMPATIBILITÉ DES CONNECTEURS DC

Les connexions enfichables sont exposées

aux intempéries et aux conditions

1

1 Module PV

2 Câble de liaison DC

c

Solaire-DC

c

Solaire-DC

c

Solaire-DC

Solar-DC-ANLAGE!

V DC

environnementales ; elles doivent donc

être robustes et correctement montées.

Des connexions mal réalisées

augmentent la résistance de contact,

ce qui peut entraîner une élévation de

température, voire un départ de feu.

Les connecteurs DC doivent être compatibles

entre eux ; il est recommandé

d’utiliser uniquement des modèles du

même fabricant. Lors de leur montage,

la plus grande rigueur s’impose : les

connecteurs ne doivent jamais se trouver

immergés ni exposés à l’humidité.

Les colliers de serrage ne doivent pas

être fixés directement sur le boîtier du

connecteur, et les rayons de courbure

minimaux doivent être respectés.

1 1

2 4

2 2

3 3 3

3 Boîte de raccordement d’array ou de string

4 Câble de liaison de mise à la terre

Signalisation et étiquettes d’avertissement Au niveau du coffret de

raccordement principal (A), du tableau de distribution (A) ainsi que

de l’onduleur (B), des étiquettes d’avertissement doivent être apposées.

Les câbles DC (C) doivent être identifiés de manière permanente.

PROTECTION CONTRE

LES SURTENSIONS

Les câbles DC doivent être protégés au

moyen de dispositifs de protection

contre les surtensions. Cette mesure

est obligatoire dès que la longueur critique

de câblage atteint ou dépasse 20

à 30 m. Dans tous les cas, l’installation

de ces dispositifs est recommandée

pour éviter tout dommage aux installations

photovoltaïques dû à des surtensions.

Il convient en outre de séparer

strictement les câbles protégés des

câbles non protégés. La structure métallique

supportant les modules photovoltaïques

doit également être reliée à

la mise à la terre et au système d’égalisation

des potentiels. Exception :

lorsque l’onduleur dispose d’une séparation

galvanique.

PROTECTION CONTRE LA FOUDRE

L’installation d’une centrale photovoltaïque

n’entraîne pas, en soi, d’obligation

d’installer un système de protection

contre la foudre. Toutefois, si un

tel dispositif existe déjà, l’installation

photovoltaïque doit être intégrée au

concept de protection. Afin de réduire

les effets des courants de foudre

(couplage inductif) sur l’installation, il

convient de maintenir aussi petites que

possible les surfaces formées par les

boucles de conducteurs sur le toit.

ACCESSIBILITÉ ET DISPOSITION

Les composants tels que les onduleurs

et les coffrets de raccordement du gé-

A

A


nérateur doivent être facilement accessibles

afin de permettre une maintenance

et une exploitation en toute

sécurité. Les onduleurs présentent un

rendement très élevé, de l’ordre de 96

à 98 %. Même avec ces faibles pertes,

une certaine quantité de chaleur est

dégagée et doit être dissipée dans l’environnement.

L’installation d’onduleurs

dans des niches étroites ou sur des façades

orientées au sud est donc à proscrire.

Selon la taille et l’orientation des

locaux techniques, une climatisation

appropriée peut s’avérer nécessaire.

Les conditions ambiantes requises et

les distances minimales à respecter

doivent être conformes aux indications

du fabricant.

Dans les zones présentant un

risque d’incendie ou d’explosion, les

onduleurs sont interdits. Si seules des

structures porteuses combustibles

sont disponibles pour leur montage,

celles-ci doivent être protégées par des

plaques de protection incendie de type

RF1 offrant une résistance au feu de

30 minutes.

SIGNALISATION

Pour des raisons de sécurité, la présence

d’une installation photovoltaïque

doit être clairement indiquée. Une telle

signalisation est importante aussi bien

pour le personnel de maintenance que

pour les services d’intervention, notamment

les pompiers. En effet, même

lorsqu’une installation est mise hors

service, les câbles en courant continu

(DC) restent parcourus par une tension

potentiellement dangereuse.

INTERRUPTEURS DE

SECTIONNEMENT

Afin de garantir la sécurité lors des travaux

de maintenance, le convertisseur

(onduleur) doit être équipé d’un dispositif

de coupure aussi bien du côté courant

alternatif (AC) que du côté courant

continu (DC). Sur le côté DC, ce dispositif

est généralement intégré à l’onduleur

lui-même ; sur le côté AC, il est en

principe installé à proximité immédiate

de celui-ci.

PROTECTION EXTERNE DU RÉSEAU

ET DE L’INSTALLATION

Dès que la tension ou la fréquence

s’écartent de la plage prescrite, le dispositif

de protection du réseau et de

l’installation déconnecte la centrale

photovoltaïque du réseau par séparation

galvanique. Cette mesure empêche

toute réinjection involontaire

d’électricité dans le réseau. Le gestionnaire

du réseau de distribution peut

exiger la présence d’un tel dispositif.

Si l’onduleur est équipé d’un système

interne de protection du réseau

conforme aux normes, incluant un interrupteur

de couplage intégré, il est

possible de se passer d’une protection

externe. Dans tous les cas, le paramétrage

du pays « CH » doit être effectué

correctement.

DOCUMENTATION

Une documentation complète de l’installation

photovoltaïque est indispensable.

Elle doit comprendre au minimum

les éléments suivants :

• les informations relatives à l’identification

du projet et à l’installateur ;

• le schéma électrique, incluant toutes

les valeurs nominales des composants

utilisés ;

• le concept du système de mise à la

terre et de protection contre les

surtensions ;

• la preuve de sécurité ainsi que les

protocoles de mesure et de contrôle ;

• l’ensemble des fiches techniques et

des informations concernant

l’exploitation et la maintenance ;

• les instructions à suivre en cas de

dysfonctionnement.

Vous pensez

à la plus-value.

Nous à une énergie

neutre en CO2.

La solution pour un investissement sûr

Votre partenaire leader pour les solutions

énergétiques intégrales

e360.ag/solutionsenergetiques


ÉLECTROTECHNIQUE

Information : les références se rapportent aux documents-sources

pour des renseignements complémentaires.

Vérifie tes

connaissances

des normes

Connaissances de base :

QUESTIONS SUR LES NORMES

70

Qu’est-ce qu’un courant

de service prévu ?

Qu’est-ce qu’un courant

de défaut ?

Qu’est-ce qu’un courant

de contact ?

1

2

3

Il s’agit du courant qu’un circuit électrique

doit acheminer en fonctionnement

normal.

NIBT 2.1.11.10

Le courant traversant un point de défaut

en raison d’un défaut d’isolation.

NIBT 2.1.11.11

Le courant qui traverse le corps d’une

personne ou d’un animal lorsque ce

corps touche une ou plusieurs parties

d’une installation électrique ou d’un

équipement électrique.

NIBT 2.1.11.12

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Questions et réponses

sur NIBT SN 411 000 et

d’autres normes.

Avec l’aimable

concours de

Electrosuisse

Quels câbles peuvent prendre

en charge l’alimentation PoE ?

Quel est le courant

maximal admissible

par conducteur dans

un câble PoE ?

Quelles sont les exigences

minimales en matière de

protection contre les influences

extérieures dans le domaine

des connecteurs de charge

pour les bateaux de navigation

intérieure ?

4 5 6

Les câbles de catégorie 5 et plus.

NIBT 7.16.5.2.1

750 mA

NIBT 7.16.5.2.3.2

IP44

NIBT 7.30.5.1.2.2.101


ASSOCIATIONS

72

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h

Une atmosphère

intérieure saine :

Les fenêtres de toit

garantissent un

apport de lumière

naturelle suffisant.


La planification

intelligente

de la lumière

naturelle


ASSOCIATIONS

La lumière naturelle dépasse largement le cadre esthétique – elle

améliore la qualité des espaces, favorise la santé et réduit les besoins

en énergie. Pour la première fois, la norme SN EN 17037 établit

des standards européens pour la planification de la lumière naturelle,

soutenant ainsi une construction durable, confortable et efficace.

Texte : Paul Schöni, Velux Schweiz AG (energylight Partner)

Photos : Velux Schweiz AG

74

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A

VEC LA NORME SN EN 17037

« La lumière naturelle dans

les bâtiments », un standard

européen uniforme a été introduit

en 2019 pour la planification

de la lumière naturelle. Elle définit des

critères pour l’évaluation et l’intégration

de la lumière naturelle dans les

espaces intérieurs, constituant ainsi

une étape majeure pour l’architecture

et la domotique modernes. Depuis février

2025, le guide SIA 4004:2025

complète cette norme en offrant des

conseils pratiques pour l’application

des quatre critères d’évaluation que

sont l’apport de lumière naturelle, la

vue sur l’extérieur, la durée d’ensoleillement

et la protection contre l’éblouissement.

Il soutient le travail des

planificateurs dans la mise en œuvre

judicieuse des niveaux recommandés

par la norme et fournit des exemples

concrets basés sur un espace modèle

défini. Une fiche d’information consacrée

à ce sujet peut être consultée sur

le site www.slg.ch/de/lichtwissen.

LA LUMIÈRE NATURELLE –

UN FACTEUR D’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE

L’importance de la lumière naturelle

dépasse largement les aspects esthétiques.

De nombreuses études

démontrent que la lumière naturelle

améliore le bien­être, favorise la

concentration et exerce une influence

positive sur le rythme veille­sommeil.

Dans les environnements de travail,

il est avéré qu’un bon apport de lumière

naturelle conduit à une productivité

accrue¹.

Par ailleurs, la lumière naturelle

constitue un facteur crucial pour l’efficacité

énergétique des bâtiments. Elle

réduit les besoins en éclairage artificiel

et est directement liée au rayonnement

solaire qui impacte le bilan thermique

d’un bâtiment. Une planification

ciblée permet de contrôler l’apport de

lumière naturelle et solaire de manière

Autres consommateurs

d’électricité

87 %

Éclairage

13 %

à maximiser les gains de chaleur en

hiver tout en évitant la surchauffe en

été. Cette démarche réduit la consommation

d’énergie et contribue à la protection

du climat et des ressources.

Le guide SIA 4004:2025 permet de

combiner de manière optimale l’utilisation

de la lumière naturelle avec les

exigences techniques et conceptuelles

d’un bâtiment. Combinée avec

l’éclairage LED et des capteurs intelligents,

cette approche permet d’économiser

jusqu’à 50 pour cent d’électricité

– tout en améliorant le confort et la

qualité lumineuse. La norme SIA 387/4

« L’électricité dans les bâtiments –

calcul et exigences » fournit les bases

techniques nécessaires. En Suisse, les

dépenses annuelles liées à l’énergie

électrique se montent approximativement

à 15 milliards de francs (chiffres

de 2024), dont 10 pour cent (contre

13 % en 2017) sont actuellement consacrés

à l’éclairage – soit près de 6 milliards

de kilowattheures². Des mesures

appropriées permettent ici de réaliser

d’importantes économies d’énergie. La

lumière naturelle joue donc un rôle

central dans la réalisation des objectifs

energylight ainsi que de ceux visant

la neutralité carbone en Suisse.

LA NORME – UNE RÉFÉRENCE

PRÉCIEUSE

Dans la pratique, l’apport de lumière

naturelle est souvent régulé par le rapport

entre la surface vitrée et celle du

sol – par exemple, certaines réglementations

cantonales exigent une valeur

minimale de 1/10. Toutefois, ce seul

critère ne garantit pas une bonne qualité

de lumière naturelle. Ce sont des

facteurs tels que la répartition de la

lumière dans l’espace, la vue vers l’extérieur,

la durée de l’ensoleillement

direct et la protection contre l’éblouissement

qui sont déterminants. La

norme SN EN 17037 offre à cet effet

des méthodes d’évaluation ainsi que

des paramètres fondés qui sont expliqués

dans la directive SIA en s’appuyant

sur des exemples pratiques.

Elle permet aux architectes, ingénieurs

et maîtres d’ouvrage de définir

des standards contraignants pour l’utilisation

de la lumière naturelle et

d’améliorer la qualité des espaces intérieurs

de manière ciblée.

Industrie et

services

8 %

Ménages

2,5 %

Routes 1,5 %

–50 %

2017 Valeur cible

Un projet ambitieux energylight s’engage à réduire de moitié la

consommation annuelle d’électricité de l’éclairage. Graphique : SLG


less

energy

for a better

light

energylight.ch

DALI-LINK

La solution intelligente pour un éclairage

multi-zonesmoderne.

Il existe également des recommandations

claires pour les espaces dans les combles :

pour simplifier la planification des surfaces

vitrées sous les toits, il convient d’appliquer

la règle empirique selon laquelle environ 20

à 25 pour cent de la surface au sol doivent

être prévus pour les fenêtres de toit. Cela

garantit en général un apport suffisant de

lumière naturelle et d’air frais. Cette règle

est utile notamment dans des combles aménagés

dont la surface vitrée est souvent réduite

afin de créer une ambiance intérieure

agréable et saine.

La norme et la directive associée s’appliquent

autant aux bâtiments résidentiels

qu’aux constructions non résidentielles. Son

application est généralement recommandée

pour les bâtiments neufs. Dans le cas de rénovations

et de transformations, les objectifs

correspondants doivent autant que possible

être pris en compte du point de vue

technique. Même si certaines contraintes

architecturales ne permettent pas toujours

une mise en œuvre intégrale, cette norme

constitue un guide précieux pour une planification

tournée vers l’avenir.

1 www.healthybuildings.velux.com 2024

2 www.energylight.ch

AvecDALI-LINK de B.E.G. Luxomat, vous concevez

votre système d’éclairage de façon simple,modulaire

et tourné vers l’avenir.

Vosavantages en un coup d’œil:

Solution d’éclairage multi-zones

Installation simplifiée grâce auréseaubus DALI

Jusqu’à80%d’économie d’énergie avecdes

détecteursde présence pilotés parDALI

Mise en service rapide et intuitive via l’application

DALI-LINK

Attributionflexible des groupes–modifiableàtout

moment

GuidedLight (fonctionenessaim)

Deux modesde fonctionnement:solutionBluetooth

autonome ou intégrationKNX

L’utilisation de la lumière naturelle est un

facteur essentiel pour atteindre l’objectif de

l’initiative « energylight » : réduire de moitié

la consommation d’électricité de l’éclairage

en Suisse. La société Schweizer Licht

Gesellschaft SLG mène cette initiative aux

côtés de nombreux partenaires energylight

et avec le soutien de SuisseEnergie. Vous

trouverez de plus amples informations sur :

AlimentationDALI

E-No

PS-DALI-LINK-USB-REG 405800 209

PS-DALI-LINK-DE 405 800199

Interfacebouton

PBM-DALI-LINK-4W-BLE 405600 139

Détecteurs de présence

PD11-DALI-LINK-FLAT-DE/W 535975 078

(autresmodèles disponibles)

www.energylight.ch

DALILINK

Vers l‘assortiment

www.swisslux.ch


ASSOCIATIONS

Journée de la branche EIT.swiss 2026 :

L’énergie rencontre

la stratégie

La Journée de la branche d’EIT.swiss est un point de rencontre

important de la branche électrique suisse. Le 29 janvier 2026,

elle aura lieu pour la cinquième fois déjà : au Kursaal de Berne,

la pratique rencontrera la politique, la technique rencontrera

la vision – et l’énergie rencontrera la stratégie.

Texte : Verena Klink, EIT.swiss · Photo : Michael Donadel

76

L

a branche électrique suisse est

confrontée à d’énormes défis.

La transition énergétique, la

transformation numérique et

la pénurie aiguë de main-d’œuvre qualifiée

mettent à rude épreuve tant les entreprises

que les associations. Dans ce

contexte, EIT. swiss organise pour la

cinquième fois, le 29 janvier 2026, la

Journée de la branche EIT.swiss 2026,

un évènement qui s’est imposé ces der-

nières années comme une plateforme

d’échange, de formation continue et

d’orientation stratégique.

DES THÈMES DANS L’AIR DU TEMPS

La Journée de la branche aura pour

thème l’année prochaine « L’énergie

rencontre la stratégie » – un slogan qui

ne pourrait être plus actuel. En effet,

la nécessité d’agir s’intensifie : les

conditions-cadres politiques telles

que la nouvelle loi sur l’approvisionnement

en électricité visant à garantir

un approvisionnement sûr à partir

d’énergies renouvelables, les exigences

réglementaires telles que la

révision prévue de l’OIBT et les développements

technologiques dans le

domaine de l’intelligence artificielle

ont un impact direct sur la planification,

l’exploitation et la formation dans

la branche électrique.

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EIT.swiss publication technique :

en tant qu’association professionnelle,

EIT.swiss est responsable de la

formation professionnelle dans la

branche électrique et est actif

en tant que défenseur des intérêts.

www.eit.swiss/fr

Dans son format éprouvé, la Journée de

la branche combine des impulsions

stratégiques et une formation continue

axée sur la pratique. Le matin, les participants

assisteront à des exposés

d’experts et expertes issus de la politique,

de l’économie et de la technologie.

Les discussions porteront notamment

sur le rôle de l’IA dans la

planification énergétique, les orientations

politiques des années à venir et

les perspectives économiques pour les

PME et les instituts de formation.

FORMATION CONTINUE

À VALEUR AJOUTÉE

L’après­midi, l’accent est mis sur la qualification

professionnelle : EIT.swiss

propose une sélection de modules reconnus

comme formation continue

selon l’OIBT. La Journée de la branche

jette ainsi un pont entre l’orientation

stratégique et le savoir­faire concret,

une approche particulièrement importante

pour les cadres, les propriétaires

d’entreprises et les responsables de la

formation du personnel spécialisé.

RENCONTRE DE LA BRANCHE

À CARACTÈRE RÉSEAU

Cet évènement n’est pas seulement une

source d’information, mais aussi un

lieu de rencontre. Les représentants et

représentantes d’associations, d’entreprises,

d’instituts de formation et d’autorités

profitent de l’occasion pour

échanger. Il n’est pas rare que de nouvelles

coopérations, initiatives politiques

ou projets de formation innovants

voient le jour lors d’entretiens

personnels.

La Journée de la branche EIT.swiss

2026 est bien plus qu’un simple évènement

de la branche : c’est un baromètre

Les slides sont

présentés en

trois langues.

d’opinion et un reflet de l’évolution

actuelle de la branche électrique

suisse. Si vous êtes à la recherche

de stratégies pour l’avenir, venez le

29 janvier au Kursaal de Berne.

CLÔTURE SOLENNELLE : LA

CÉRÉMONIE NATIONALE FPS

La cérémonie nationale du soir pour

les diplômés et diplômées de la formation

professionnelles supérieure

(FPS) constitue un point fort du programme.

La cérémonie FPS a été

organisée pour la toute première

fois en 2025 et a connu un grand

succès. Elle témoigne de la reconnaissance

accordée à la relève professionnelle

et à la formation duale

dans son ensemble. La participation

à la cérémonie FPS est uniquement

possible sur invitation.

Vous pouvez obtenir vos billet pour

la Journée de la branche ici :

www.eit.swiss/fr/journeede-la-branche1/billets

EIT.swiss remercie tous les

sponsors et partenaires

médias de la Journée de la

branche 2026 :

Electro-Matériel SA, Feller SA,

Zumtobel SA, Bettermann AG,

Codeto GmbH, AGRO SA, KNX

Suisse, SLG Association Suisse

pour l’Éclairage, domotech,

eTrends

Solutions d’accès

polyvalent

> HAUTE SÉCURITÉ

Les solutions Salto sont basées sur les

technologies d’accès et de sécurité les plus

avancées, intégrant tous les points d’accès

et offrant une gestion complète des accès.

> PROCESSUS OPTIMISÉS

Salto digitalise et automatise les processus

grâce à l’intégration avec les systèmes

de gestion et informatiques ainsi qu’à

l’incorporation dans les flux de travail.

> EXPLOITATION EFFICIENTE

Les utilisateurs bénéficient d’une utilisation

flexible des espaces, d’une haute sécurité,

de processus optimisés et de coûts de

cycle de vie réduits.

saltosystems.ch

SWISSBAU

FOIRE BÂLE

20.–23.1.2026

HALL 1.1, STAND A48


ASSOCIATIONS

78

Grande tournée

en Argentine

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En collaboration avec l’organisateur

de voyages Harry Kolb,

l’USTSC propose à nouveau

un voyage d’étude exceptionnel.

Cette fois­ci, la destination est

l’Argentine : paysages spectaculaires,

nature préservée et art de

vivre authentique sud­américain.

Voici un aperçu du programme du

29 septembre au 20 octobre 2026.

Texte : Markus Ribi

Jour 1, mardi

ZURICH – BUENOS AIRES

En soirée, vol avec SWISS via São Paulo

à destination de Buenos Aires.

Jour 2, mercredi

BUENOS AIRES

Arrivée à Buenos Aires. L’après-midi :

visite de la « Plaza de Mayo », de la Casa

Rosada, de la cathédrale, du Teatro

Colón, de l’obélisque ainsi que des

quartiers pittoresques de La Boca, San

Telmo et Recoleta. Dîner de bienvenue

au restaurant « Las Nazarenas ».

Jour 3, jeudi

BUENOS AIRES

Journée libre. Facultatif : excursion

dans une estancia avec déjeuner,

petite « Fiesta Gaucha » avec musique

et chant, ainsi que démonstration

d’adresse équestre. Le soir, spectacle

de tango facultatif.

Jour 4, vendredi

BUENOS AIRES – SALTA

Le matin, vol pour Salta. L’après-midi,

excursion dans la Quebrada de Humahuaca,

sculptée par le Rio Grande.

Paysages montagneux impressionnants,

villages indigènes typiques et

cactus candélabres monumentaux.

Jour 5, samedi

SALTA – CAFAYATE – SALTA

Excursion à travers les villages typiques

de la vallée de Calchaquí, notamment

Las Viñas, où les premières

cultures viticoles furent implantées

par les jésuites. Après le village d’Alemania,

découverte de la Quebrada de

las Conchas, une gorge féerique aux

formations rocheuses façonnées par

le vent et la pluie. Déjeuner inclus.

Jour 6, dimanche

SALTA – BUENOS AIRES – MENDOZA

Le matin, vol via Buenos Aires à destination

de Mendoza. Après-midi libre.

Dîner au restaurant « Los Tarancos ».

Jour 7, lundi

MENDOZA

Excursion panoramique jusqu’à plus

de 4200 m pour admirer le majestueux

Aconcagua (6958 m), le plus haut sommet

des Amériques. Découverte de la

Puente del Inca, pont naturel formé


Argentine : un pays de

contrastes. Des sommets

andins aux plaines de la

Pampa, des chutes tonitruantes

d’Iguazú aux vastes

étendues silencieuses de

Patagonie. Au nord, roches

colorées et paysages désertiques

; au sud, glaciers et lacs

d’un bleu profond. Entre les

deux : régions viticoles, forêts

subtropicales et côtes

atlantiques.

Photos : màd

par les dépôts minéraux des sources

sulfureuses. Ses couleurs étonnantes

ne laisseront personne indifférent.

Déjeuner inclus.

Jour 8, mardi

MENDOZA – BUENOS AIRES

Début d’après-midi, vol pour Buenos

Aires. Reste de la journée libre.

Jour 9, mercredi

BUENOS AIRES – TRELEW –

PUERTO MADRYN

Matinée libre. L’après-midi, vol pour

Trelew, porte d’accès aux grandes colonies

animales de la région.

Jour 10, jeudi

PUERTO MADRYN – PÉNINSULE

VALDÉS – PUERTO MADRYN

Excursion d’une journée à la Péninsule

Valdés. Explications sur les particularités

géologiques, la flore et la faune.

La colonie d’otaries compte jusqu’à

2000 individus. Impressionnantes amplitudes

de marées pouvant atteindre

27 m. Déjeuner inclus.

Jour 11, vendredi

PUERTO MADRYN –

PUNTA TOMBO – PUERTO MADRYN

Excursion d’une journée à Punta Tombo,

à travers la steppe où vivent nandous,

maras, guanacos, etc. Observation des

pingouins de Magellan (protégés), particulièrement

nombreux de septembre

à mars. Déjeuner inclus.

Jour 12, samedi

PUERTO MADRYN –

TRELEW – USHUAIA

Vol pour Ushuaia. L’après-midi, excursion

sur le canal Beagle.

Jour 13, dimanche

USHUAIA – LAGO FAGNANO –

LAGO ESCONDIDO – USHUAIA

Journée libre. Facultatif : excursion

d’une journée au Lago Fagnano. Observation

d’un barrage, du « voile de la

mariée », et panoramas depuis le col

Garibaldi. Découverte du parc national

Tierra del Fuego et de sa faune

locale.

Jour 14, lundi

USHUAIA – EL CALAFATE

Matinée libre. L’après-midi, vol pour El

Calafate.

Jour 15, mardi

EL CALAFATE – GLACIER PERITO

MORENO – EL CALAFATE

Excursion d’une journée au glacier Perito

Moreno, unique glacier du monde

encore en progression. Ses parois de

glace se détachent régulièrement

dans le Lago Argentino dans un fracas

impressionnant. Contraste saisissant

entre eaux turquoise, glace scintillante

et cimes enneigées.

Jour 16, mercredi

EL CALAFATE – BUENOS AIRES

Vol vers Buenos Aires en milieu de

journée. Après-midi libre.

Jour 17, jeudi

BUENOS AIRES – IGUAZÚ

Vol pour Iguazú. Visite des chutes du

côté argentin.

Jour 18, vendredi

IGUAZÚ – CÔTÉ BRÉSILIEN

Passage vers la partie brésilienne et

visite du spectaculaire « fer à cheval »

des chutes.

Jour 19, samedi

IGUAZÚ – RIO DE JANEIRO

Matinée libre. Facultatif : excursion au

barrage d’Itaipú. Le soir, vol pour Rio

de Janeiro.

Jour 20, dimanche

RIO DE JANEIRO

Excursion au Corcovado et visite de la

statue du Cristo Redentor. Puis montée

au Pain de Sucre. En soirée : spectacle

de samba facultatif.

Jour 21, lundi

RIO DE JANEIRO – ZURICH

Matinée libre. Le soir, vol retour vers

la Suisse.

Jour 22, mardi

ARRIVÉE À ZURICH

Arrivée en Suisse en milieu de journée.

Informations

détaillées

Contact : Markus Ribi

E-mail : m.ribi@caviola-ag.ch

PRIX

• Chambre double :

CHF 8 995.– par personne

• Supplément chambre

individuelle : CHF 1 750.–

• Forfait excursions :

CHF 660.– par personne

Prix susceptibles d’ajustements

selon taux de change et conditions

locales.

L’USTSC est l’association professionnelle

suisse de la branche sanitaire et

du chauffage. Ses membres sont des

diplômés d’examens professionnels,

d’examens professionnels supérieurs,

d’écoles supérieures spécialisées

dans le domaine de la technique

d’installation sanitaire et du chauffage,

quelle que soit leur fonction professionnelle

en tant qu’employeur ou

employé.

Contact

Bahnhofstrasse 10 | CH-6302 Zug |

info@vssh.ch | +41 (0)41 988 25 25 |

www.vssh.ch

Tu souhaites devenir membre de

l’USTSC et rejoindre ainsi un réseau professionnel

de la technique du bâtiment

comptant plus de 700 collègues ? Nous

nous réjouissons de te rencontrer ! Tu

trouveras toutes les informations sur

notre site Internet www.vssh.ch


INFOS

Ensemble vers

l’avenir de la technique

du bâtiment

L’entreprise est certes jeune, mais elle dispose déjà

de 180 ans d’expérience, d’une expertise internationale et de

ressources étendues. Ces atouts font d’Equans Switzerland

une pionnière et une développeuse de solutions B2B durables en

Suisse. L’entreprise est un prestataire complet de solutions

globales pour le bâtiment et l’énergie, et soutient ses partenaires

là où une expertise supplémentaire est requise.

Texte : Equans Switzerland AG

80

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E

quans Switzerland est née en

2023 de la fusion entre Bouygues

Energies & Services et

Equans. Ce regroupement

entre le leader mondial français et la

société Equans Suisse, solidement ancrée

localement, a donné naissance à

un prestataire complet disposant d’une

expertise internationale et de 180 ans

d’expérience. Clients et partenaires

bénéficient ainsi d’un large éventail de

ressources pour des solutions intégrées,

flexibles et intelligentes dans le

domaine du bâtiment et de l’énergie.

TOUT D’UN SEUL FOURNISSEUR

Equans Switzerland propose à ses

clients et partenaires des solutions

globales couvrant toutes les phases –

planification, construction et exploitation.

L’offre englobe la technique du

bâtiment, l’automatisation, la gestion

des installations (Facility Management),

mais aussi des domaines spécialisés

tels que l’approvisionnement

énergétique, la technique du trafic, les

télécommunications et l’optimisation

énergétique. L’entreprise regroupe et

connecte les compétences liées au

bâtiment, à l’énergie et à l’infrastruc-

« Une équipe soudée, un ancrage

régional, un réseau national sont les

garants de notre pérennité. »

ture, afin d’accroître l’efficacité et de

réduire les interfaces pour les responsables

de projet.

ANCRÉE LOCALEMENT – PRÉSENTE

À L’ÉCHELLE NATIONALE

Plus de 6000 collaborateurs œuvrent

sur plus de 100 sites en Suisse pour les

CLAUDIO PICECH

clients et partenaires d’Equans Switzerland.

Les projets régionaux y sont

réalisés aussi efficacement que les

solutions nationales. L’entreprise démontre

son exigence de précision et

de performance à travers son partenariat

avec Swiss Athletics. Ce qui mène

au succès dans la compétition sportive


PUBLIREPORTAGE

Claudio Picech –

un CEO visionnaire

chez Equans

fonctionne également dans l’économie

– en est convaincu Claudio Picech,

CEO d’Equans Switzerland. C’est pourquoi

l’entreprise soutient les athlètes

suisses dans leur parcours sportif et

professionnel. Les valeurs communes

sont incarnées chaque jour par les

collaborateurs d’Equans Switzerland

et les athlètes de Swiss Athletics, et

rayonnent bien au-delà des frontières.

UN PARTENARIAT DE CONFIANCE

Les entreprises partenaires peuvent

elles aussi compter sur le soutien

d’Equans Switzerland. En tant que

pionnière et innovatrice, elle propose

des solutions dans le champ de tension

des trois grands axes de transformation

auxquels la branche est aujourd’hui

confrontée. L’accent est mis

sur la transition énergétique et sur des

solutions durables. Dans le cadre du

projet « Carbon Shift », Equans Switzerland

promeut par exemple la décarbonisation,

optimise les processus et

favorise l’innovation.

« Grâce à la digitalisation, nous aidons

nos clients à instaurer des processus

innovants et compétitifs. Nous

développons des solutions intelligentes,

efficaces et numériques pour

une valeur durable », explique Claudio

Picech, CEO d’Equans Switzerland.

INVESTIR DANS L’AVENIR

La pérennité est également au cœur

de la stratégie d’entreprise d’Equans

Switzerland. Claudio Picech explique

comment il souhaite l’atteindre :

« Avec nos 3 Peaks : One Team, ancrage

régional / réseau national et excellence

opérationnelle. Notre équipe

est la clé de notre réussite. Nous investissons

donc dans la formation continue,

soutenons les carrières et cultivons

l’inclusion. Cela fait de nous une équipe

performante, qui construit ensemble un

avenir commun, avec un savoir-faire

fédéré et beaucoup de passion. »

Equans Switzerland propose

à ses partenaires et clients

des solutions globales

couvrant les phases de

planification, de construction

et d’exploitation.

Photo : Equans Switzerland

Claudio Picech (58 ans) est

l’ancien CEO et président de

Siemens Italia et Grèce. Depuis la

fusion entre Bouygues Energies &

Services et Equans en 2022, il

dirige Equans Switzerland en

tant que CEO, vers l’avenir de la

technique du bâtiment.

Depuis plus de vingt ans, il met

en œuvre avec succès des visions

ambitieuses et possède une vaste

expérience dans les domaines des

opérations globales et multiculturelles,

de la stratégie commerciale,

du redressement et de la transformation

organisationnelle, de la

performance opérationnelle, ainsi

que dans le leadership inspirant

et bienveillant.

En tant que Group CEO

d’Equans Switzerland, il poursuit

un objectif clair : permettre à

l’ensemble des collaborateurs de

faire d’Equans une entreprise

leader dans les domaines de

l’énergie, du numérique et de la

transition industrielle.

Sa vision : relier de manière

ciblée les expertises en approvisionnement

énergétique,

transport, télécommunications,

technique du bâtiment et Facility

Management pour façonner

activement l’avenir et créer un

monde plus durable.

Au cœur de sa stratégie se

trouvent les collaborateurs

d’Equans Switzerland – ce sont

eux qui, chaque jour, réalisent

des choses remarquables.


INFOS

La régulation constante

de l’éclairage – bien plus

simple qu’il n’y paraît

En tant qu’intégrateurs ou planificateurs, la commande d’éclairage

intelligente nous permet d’apporter une réelle contribution en matière

d’efficacité énergétique. Et cela est bien plus simple qu’il n’y paraît.

Source : Swisslux SA

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D

ans les bureaux, les écoles et

les bâtiments administratifs,

la lumière reste souvent allumée

toute la journée alors

qu’il fait soleil dehors. Cela s’explique

par le fait que l’éclairage artificiel ne

réagit pas à la lumière naturelle disponible.

Résultat : une consommation

d’énergie inutile et un potentiel d’économies

gaspillé. Pourtant, les luminaires

LED modernes, associés à des

capteurs de présence et de lumière

naturelle intelligents, permettent d’obtenir

un fonctionnement précis, efficace

et discret.

JUSQU’À 25 % D’ÉCONOMIES

SUPPLÉMENTAIRES

Dans la pratique, cela est rendu possible

par des détecteurs B.E.G. intelligents

haut de gamme. La sonde de luminosité

du détecteur mesure en

continu la luminosité de la pièce en

tenant compte de la lumière naturelle

incidente. La régulation constante de

l’éclairage intelligente ajuste ensuite la

Couleur Réflexion Capteur adapté

Blanc 90 % Les deux

Pastel 60 % Les deux

Gris clair 60 % Les deux

Gris foncé 40 % Les deux

Couleur sombre 10 % Intérieur

lumière artificielle à la valeur de luminosité

requise. L’éclairage ne s’allume

que lorsque cela est vraiment nécessaire,

et uniquement avec l’intensité

lumineuse requise. Dans les pièces

équipées de fenêtres, les économies

supplémentaires peuvent atteindre

25 %. Des exemples réussis dans les

écoles et les bâtiments de bureaux le

prouvent : la combinaison de luminaires

LED et de détecteurs à régulation

constante de l’éclairage et à fonction de

présence est une solution gagnante.

L’ESPACE DÉTERMINE LA SOLUTION

La destination d’un espace détermine

l’intensité lumineuse nécessaire, ainsi

que la durée minimale d’absence des

personnes au bout de laquelle un capteur

éteint automatiquement la lumière.

Lorsque l’intensité de l’éclairage

est élevée, la mesure de la luminosité

non calibrée a une grande influence sur

la demande énergétique, tout comme

des temporisations trop longues lors de

séjours généralement courts. Il est

Intégrer correctement les réflexions

Capteur de

luminosité interne

Capteur de

luminosité externe

Les surfaces claires réfléchissent jusqu’à 90 % de la lumière, les surfaces sombres

seulement 10 %. Pour une régulation constante de l’éclairage, ces différences sont

décisives : les pièces aux couleurs sombres exigent des capteurs internes, les

sondes de luminosité externes étant moins sensibles aux interférences dues aux

réflexions de la lumière naturelle.

donc important de choisir les détecteurs

en fonction des exigences. B.E.G.

propose plus de 40 détecteurs de présence

avec capteur de luminosité pour

les systèmes KNX et DALI-2.

LES QUATRE FACTEURS

SUIVANTS DÉTERMINENT LE

CHOIX D’UN CAPTEUR :

• Usage prévu : les toilettes requièrent

100 lux, les bureaux 500 lux et les

salles de dessin 750 lux. La fonction de

courte présence réduit automatiquement

la temporisation en cas de

séjours de courte durée. De nombreux

espaces peuvent également être

divisés en postes de travail et zones de

passage, ce qui permet de réaliser des

économies supplémentaires en

ajustant les intensités d’éclairage et les

temporisations différentes.

• Réflexions : les parois blanches

reflètent 90 % de la lumière, les parois

sombres 10 %. Les capteurs à sonde

de luminosité intégrée conviennent

pour les pièces dont les revêtements

de surface sont sombres (coefficient

de réflexion < 10 %), alors que les

capteurs à sonde de luminosité

externe sont moins sensibles aux

interférences dues aux réflexions de

la lumière naturelle.

• Fenêtres : la fonction Offset du

détecteur B.E.G. réduit davantage

l’intensité des groupes de luminaires

proches des fenêtres que de ceux qui

en sont éloignés.

• Hauteur de montage : la hauteur de

montage influence considérablement

le choix des capteurs. À partir de cinq

mètres de hauteur, il convient d’opter

pour des capteurs à faible angle

d’ouverture de type PD4-KNXs-GH-

DX-AP, qui mesurent la luminosité au

niveau du sol.


PUBLIREPORTAGE

LA MISE EN SERVICE EST

LA CLÉ DE LA RÉUSSITE

La régulation constante de l’éclairage

mériterait une meilleure réputation. La

plupart du temps, les problèmes sont

dus à une planification, une mise en

service ou un ajustement fin et un calibrage

imprécis. Conclusion : la planification,

le placement et le réglage des

détecteurs doivent être réalisés correctement.

La mise en service doit également

être effectuée avec précaution :

les niveaux de gradation et les valeurs

de consigne doivent être calibrés avec

précision à l’aide d’un luxmètre. Il est

également important d’adapter la vitesse

de régulation à l’utilisation respective.

Dans la pratique, nous constatons

souvent des temporisations

excessives, ce qui nuit à l’efficacité et

n’a en fait aucun lien direct avec la lumière

du jour.

LE RÉAJUSTEMENT EST

LA CLÉ DU SUCCÈS

Dans une construction neuve, la luminosité

d’une pièce peut encore considérablement

changer après l’ameublement.

Il est donc judicieux de procéder

à une vérification trois à six mois après

l’emménagement, notamment pour

prendre en compte les commentaires

des utilisateurs. Ce n’est pas une charge

de travail supplémentaire, mais une

étape intégrante d’une mise en service

correcte qui permet d’augmenter l’acceptation

par les utilisateurs et d’effectuer

des réglages fins avant qu’ils ne

deviennent un problème. Pour les techniciens

comme pour la clientèle, la régulation

en fonction de la lumière du

jour sera alors bien plus appréciable.

UNE VASTE GAMME RÉPONDANT

AUX EXIGENCES LES PLUS DIVERSES

Avec ses capteurs B.E.G., Swisslux propose

des solutions adaptées à différentes

configurations d’espaces. La

série PD2N-KNXs est adaptée aux

pièces à hauteur standard, tandis que

la série PD4N-KNXs convient aux espaces

plus grands. La série PD11-KNXs-

FLAT a quant à elle été spécialement

développée pour une pose affleurante

au plafond. Tous les modèles sont également

compatibles avec KNX Secure

et, associés au logiciel Standard ou

Deluxe, offrent des fonctions telles que

le mode Offset, la détection de courte

12

Ea = 100 %

Intensité lumineuse extérieure

présence, l’adaptation automatique de

la temporisation et l’extinction assignée

à la lumière naturelle. Pour les

intégrateurs et les planificateurs, cela

se traduit par une structure claire, une

mise en service aisée et des fonctions

fiables.

L’FFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

EST UNE OBLIGATION

L’optimisation énergétique de l’exploitation

est déjà obligatoire dans certains

premiers cantons. La régulation

constante de l’éclairage correspond au

niveau actuel de la technique, est facile

à mettre en œuvre et a fait ses preuves.

En effet, la meilleure régulation est

celle que personne ne remarque. Pour

les planificateurs et les intégrateurs,

cela signifique que, grâce à des capteurs

adaptés et à une mise en service

méticuleuse, les objectifs énergétiques

peuvent être atteints sans perte de

confort. Les exploitants, les usagers et

l’environnement y trouvent également

leur compte.

Lumière artificielle

1 Un éclairage équilibré :

La fonction Offset du capteur

réduit davantage l’intensité des

groupes de luminaires proches

des fenêtres que de ceux qui

en sont éloignés. Ainsi, la

luminosité de l’ensemble de la

pièce reste constante, quelle

que soit la lumière naturelle

incidente. Certains modèles

B.E.G. sont dotés de deux

sondes de luminosité séparées

pour détecter la luminosité

des zones proches des

fenêtres et intérieures.

2 Une efficacité mesurable :

La régulation constante de

l’éclairage adapte l’éclairage

en continu en fonction de la

lumière naturelle disponible,

réduisant ainsi la consommation

énergétique de

jusqu’à 25 %. En parallèle,

une temporisation optimisée

contribue à des économies

supplémentaires sans remettre

en cause le confort

des usagers.

1

2

Consommation d’énergie Fenêtre

%

4

100 %

75%

50%

25%

10%

3 2 1

0 1 2 3 m 5

Profondeur de la pièce

Intensité lumineuse intérieure Ei

on/off

Lumière naturelle

Avec régulation constante de l’éclairage

Avec temporisation

optimisée


INFOS

PUBLIREPORTAGE

DEUX COURIER, ZÉRO ÉMISSION

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Ford électrifie le quotidien et le monde professionnel – avec deux

modèles électriques compacts qui offrent un plus grand potentiel que leur

taille ne le laisse supposer – les E-Tourneo Courier et E-Transit Courier.

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Parfois, c’est bien la taille qui compte,

surtout lorsqu’elle est utilisée intelligemment.

Les nouveaux Ford

E-Tourneo Courier et E-Transit Courier

prouvent que les véhicules électriques

compacts ne sont pas tous monotones

: ils peuvent aussi être pratiques,

numériques et robustes. Basés sur la

même architecture, les deux modèles

partagent un look de SUV accrocheur

et une motorisation électrique : puissance

de 100 kW (136 ch), couple de

290 Nm et autonomie pouvant atteindre

300 kilomètres garantissent

une conduite souveraine, en ville, sur

autoroute ou avec une remorque

(jusqu’à 750 kg pour le Tourneo).

En déplacement, la batterie de

43,5 kWh se recharge de 10 à 80 % en

seulement 23 minutes. Et quand le

temps presse, il suffit de 10 minutes

environ pour obtenir 100 kilomètres

d’autonomie supplémentaire. Le temps

de charge de la batterie sur une Wall-

Box à domicile est d’environ 5,5 heures

avec une puissance de 11 kW AC. Pour

Ford, des modes de charge intelligents,

une récupération One-Pedal-Style et

des mises à jour logicielles over-the-air

vont de soi.

CIVIL OU COMMERCIAL –

L’ESSENTIEL, C’EST QU’IL

SOIT ÉLECTRIQUE

Le E-Tourneo Courier est le modèle lifestyle

phare de la double gamme. Cinq

places assises, de grandes surfaces

vitrées, des matériaux modernes et un

concept d’espace bien pensé en font le

compagnon idéal pour le quotidien, les

escapades du week-end ou les transports

de matériel de bricolage. L’espace

de chargement atteint 2162 litres

lorsque la banquette arrière est rabattue,

tandis qu’un coffre avant de

44 litres offre une capacité de rangement

supplémentaire. Très pratiques :

la position assise légèrement surélevée,

les deux portes coulissantes et les

fonctionnalités numériques telles que

l’écran central de 12 pouces avec

SYNC 4, la connexion sans fil pour

smartphone et l’intégration FordPass.

Si votre agenda est principalement

consacré à la gestion de délais de livraison,

le E-Transit Courier est la solution

idéale. Conçu comme un fourgon

classique, il possède un volume de

chargement de 2,9 mètres cubes, une

charge utile de 845 kg et de la place

pour deux europalettes. La trappe de

chargement permet également le

transport d’objets de plus de 2,6 mètres

de long. Ce véhicule se distingue par

son format compact, qui garantit maniabilité

et précision en milieu urbain.

L’intérieur fonctionnel est tout sauf

spartiate : cockpit numérique, rangements

bien pensés, support pour smartphone

monté en usine et, bien sûr,

connectivité totale.

Les gestionnaires de flotte disposent

en outre d’outils innovants tels

que Ford Pro Telematics ou FORDLiive,

qui permettent une gestion centralisée

de l’efficacité et de la maintenance.

FUTÉS, ÉLECTRIQUES,

EFFICACES – ET ABORDABLES

Avec ses deux modèles Courier, Ford

montre à quel point la mobilité électrique

est polyvalente – sans fioritures,

mais résolument pragmatique. Le

E-Tourneo Courier est disponible à partir

de 34 900 francs, et le E-Transit Courier

à partir de 32 000 francs. Ils apportent

un courant de fraîcheur dans

deux catégories de véhicules où le rapport

qualité-prix prime sur le prestige.

www.ford.ch

Photo : Ford


PUBLIREPORTAGE

DÉTECTEURS MURAUX BASIC

BMS DALI-2 : SIMPLICITÉ ET MODERNITÉ

ESYLUX lance le détecteur de présence mural

BASIC BMS DALI-2, une solution simple

pour passer du commutateur classique à la

commande d’éclairage DALI-2.

Avec le PD 180/16 BASIC BMS DALI-2,

ESYLUX complète sa gamme d’entrée

de niveau avec un détecteur de présence

mural conçu pour les systèmes

DALI-2. L’appareil mesure la luminosité

et détecte la présence dans un rayon

pouvant atteindre 16 m de diamètre,

transmettant ces informations via le

bus à l’unité de commande.

Alimenté directement par les deux

fils du bus DALI, il ne nécessite aucun

câblage supplémentaire, ce qui permet

de remplacer simplement un interrupteur

existant. Cette conception

facilite la transition vers un système

d’éclairage automatisé, sans contact

et économe en énergie.

Les zones de passage comme les couloirs,

escaliers ou sanitaires figurent

parmi les principales applications,

notamment lorsque les exigences

d’hygiène ou de confort imposent une

commande automatique. Pour davantage

de flexibilité, deux entrées pour

poussoirs standards permettent aussi

un usage manuel.

Le détecteur est proposé avec de

nombreux modèles de cadres compatibles

avec les principaux fabricants,

en différentes couleurs et finitions.

ESYLUX décline également le produit

en version IP44, ainsi qu’en version

IP55 pour des environnements plus

exposés. Cinq modèles sont par ail-

leurs compatibles avec le système

SNAPFIX du fabricant suisse Feller,

permettant une installation rapide et

sans vissage.

Avec cette solution, ESYLUX confirme

sa volonté de rendre les technologies

DALI-2 accessibles, en alliant

simplicité d’installation, design adaptable

et efficacité énergétique.

www.esylux.ch/fr

Disponibilité de

nombreux modèles de

cadres compatibles

avec les principaux

fabricants.

Photo : ESYLUX


INFOS

PUBLIREPORTAGE

UN SYSTÈME DE GUIDAGE LUMINEUX SUR

MESURE POUR ZERMATT BERGBAHNEN AG

Dans le cadre de son développement continu, Zermatt Bergbahnen AG a

mis en service une nouvelle installation en remplacement de l’ancien

téléphérique Zermatt–Furi, devenu obsolète. Il s’agissait notamment de

rénover l’installation d’éclairage existante. Un nouveau concept d’éclairage

reposant sur un ruban à LED spécialement conçu, guide intuitivement

nos visiteurs à travers la station de remontées mécaniques.

86

DES SOLUTIONS D’ÉCLAIRAGE

POUR UN SITE PARTICULIER

À 1620 M ET 1867 M D’ALTITUDE

Les conditions climatiques de la région

montagneuse imposent des exigences

élevées en matière de qualité d’éclairage.

Il doit être capable de résister au

vent et au froid, offrir une longue durée

de vie, nécessiter un entretien minimal,

tout en répondant aux exigences esthétiques

du maître d’ouvrage. Les luminaires

proposés par EM Lumière ont

déjà fait leurs preuves sur le Petit Cervin,

à 3883 mètres d’altitude. Ils s’intègrent

dans l’architecture moderne et

fonctionnelle et assument plusieurs

fonctions : l’éclairage conforme aux

normes en vigueur, le système de guidage

et d’orientation des visiteurs ainsi

que la garantie de l’éclairage de sécurité

et de maintenance.

Le bandeau LED guide les

visiteurs à travers la station de la

vallée : des casiers aux caisses,

puis jusqu’aux cabines.

UN SYSTÈME DE GUIDAGE LUMINEUX

« Nos visiteurs doivent se sentir à

l’aise, bien accueillis et en sécurité »,

a souhaité Kurt Guntli, responsable de

l’électrotechnique et directeur adjoint

de Zermatt Bergbahnen AG. Les planificateurs

et conseillers en éclairage

d’EM ont élaboré un concept d’éclairage

innovant qui crée une atmosphère

accueillante pour les visiteurs,

tout en garantissant une meilleure

qualité de lumière, une sécurité renforcée

et une efficacité accrue. Les

luminaires spécialement conçus pour

cet usage guident les visiteurs depuis

l’entrée jusqu’aux caisses, aux casiers,

et enfin aux cabines.

LES RUBANS À LED ONT ÉTÉ

AJUSTÉS SUR PLACE

Tous les luminaires sont compatibles

DALI et peuvent être variés via une

commande en fonction de la lumière

du jour. Le concept d’éclairage optimal

améliore non seulement la qualité de

la lumière pour les visiteurs et collaborateurs,

mais il permet également

de réduire les coûts d’entretien et la

consommation énergétique. Les suspensions

des rubans à LED ont été

découpées sur place afin de pouvoir

être adaptées de manière optimale à

la configuration du plafond

AMBIANCE, SÉCURITÉ ET EFFICACITÉ

Kurt Guntli résume le résultat ainsi :

« C’est un changement radical par rapport

à avant. Nous avons maintenant

une lumière de haute qualité et une

uniformité parfaite partout. Cela réjouit

particulièrement les collaborateurs

du service des pistes et des

installations d’enneigement, qui travaillent

fréquemment de nuit et apprécient

la luminosité uniforme ainsi que

l’adaptation automatique du niveau

d’éclairage.

Vers l’article complet :

e-m.info/674

Photos : EM

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Ne faites pas confiance aux chauffages

au sol de plus de 35 ans !

Les chauffages au sol vieux de plus de 35 ans doivent faire l’objet d’une analyse. En effet,

nombreuses sont les anciennes conduites de chauffage au sol qui sont fabriquées à partir de

plastique. Elles se fragilisent et s’encrassent avec le temps. Si vous ne réagissez pas à temps,

les conséquences peuvent être coûteuses. Voilà pourquoi il est fortement conseillé de réaliser

une analyse préventive.

LES CONDUITES SE FRAGILISENT

Les chauffages au sol garantissent confort

et gain de place. Néanmoins, la distribution

de chaleur invisible prend de l’âge.

Elles se fragilisent et s’envasent, les deux

causes principales de la perte d’efficacité

des systèmes de chauffage au sol. Si les

problèmes ne sont pas identifiés à temps,

les dommages sont la plupart du temps

irréparables. Ces problèmes touchent plus

particulièrement les systèmes installés

entre 1970 et 1990, car, à l’époque, les conduites

étaient généralement fabriquées en

matière plastique simple. Ces dernières se

fragilisent avec le temps.

DES SOLS FROIDS. QUE FAIRE?

Lorsque votre chauffage au sol ne vous

fournit plus les performances souhaitées,

que certaines pièces restent froides et que

la régulation ne fonctionne pas correctement,

il est préférable de faire intervenir

un spécialiste. Ce dernier devra inspecter

l’installation sur place dans les moindres

détails.

DE LA CLARTÉ GRÂCE À L’ANALYSE

Il est impératif d’analyser l’ensemble des

composants et d’évaluer les résultats sur

la base de valeurs indicatives normalisées

de la SICC. Ce n’est qu’après une analyse

complète que vous connaîtrez clairement

l’état réel de votre chauffage au sol. Une

telle analyse peut déjà être

effectuée pour quelques centaines de francs

et permet de déterminer formellement

la faisabilité d’un assainissement.

COUCHE PROTECTRICE

La version originale pour l’assainissement

des conduites par l’intérieur à l’aide d’un

revêtement intérieur a été commercialisée

en 1999 par Naef GROUP. Elle permet d’assainir

les chauffages au sol existants sans

travaux de chantier. Le revêtement intérieur

sert ici d’enveloppe protectrice pour

éviter toute fragilisation supplémentaire.

10 ANS DE GARANTIE

Le HAT-System est le seul procédé d’assainissement

des conduites par l’intérieur

garantissant l’étanchéité à l’oxygène conformément

à la norme DIN 4726 des conduites

en plastique équipant les chauffages

au sol. Il arrête ainsi le vieillissement.

De cette manière, le prolongement de la

durée de vie des conduites est garanti.

En parallèle, tous les autres composants

essentiels du chauffage au sol sont entretenus

ou remplacés. La désidérabilité de

la version originale est mise en valeur par

une garantie de 10 ans.

ASSAINIR AU LIEU DE RINCER

Depuis quelques années, divers prestataires

proposent également des rinçages

ou encore des procédés de nettoyage. Il

est important de savoir que ces alternatives

ne permettent pas de résoudre le

véritable problème, à savoir la fragilisation

du matériau de la conduite. En revanche,

le HAT-System permet d’assainir

réellement le chauffage au sol.

Identifier à temps les problèmes de chauffage au sol et éviter le chantier.

RÉSERVER UNE ANALYSE PRÉVENTIVE

L‘analyse de l‘état est effectuée par un

spécialiste de Naef GROUP chez vous

pour seulement CHF 280.– au lieu de

CHF 380.– (offre spéciale). L‘analyse

comprend un état des lieux actuel selon

les directives en vigueur et des conseils

concernant les étapes suivantes.mesures

à prendre.

Scannez le QR-Code et demandez un

entretien conseil sans engagement.

Naef GROUP

Route du Pré-du-Bruit 1, 1844 Villeneuve

Tél.: +41 24 466 15 90

Adresse e-mail: info@naef-group.com

www.chauffageausol.ch


INFOS

AVEC BWT, OPTER POUR LA MEILLEURE EAU !

HALL 1.1, STAND C41

BWT fournit des solutions sur mesure et répond

à tous les besoins dans les maisons

individuelles, les immeubles collectifs, les

bâtiments industriels et les hôpitaux. Qu’il

s’agisse de filtres, d’adoucisseurs, d’osmose

inverse, d’eau de chauffage, d’eau pure ou

ultrapure, les systèmes BWT sont fiables,

durables et efficaces. Dans les bureaux et

la restauration, à la maison ou encore lors

d’événements, les fontaines à eau sont directement

raccordées au réseau et fournissent

de l’eau fraîche (réfrigérée et gazeuse)

en continu. Au salon Swissbau, BWT

présentera ses nouveautés, dont des adoucisseurs

développés en Suisse.

www.bwt.com/fr-ch

Photo : BWT

DALI-LINK

HALL 1.1, LAB

88

DALI-LINK de B.E.G. Luxomat offre une

gestion d’éclairage multi-zones moderne

et évolutive, basée sur une installation

simple via le bus DALI. La

solution optimise la consommation

énergétique grâce aux détecteurs de

présence et se configure rapidement

depuis l’application dédiée. La flexibilité

des groupes, modifiables à tout

moment, et la fonction Guided Light

assurent un éclairage intelligent, que

le système fonctionne en mode autonome

Bluetooth ou intégré de manière

fluide dans un environnement KNX.

Photo : Swisslux

www.swisslux.ch

FUSIONNER LE CONTRÔLE D’ACCÈS,

L’INTERPHONIE ET L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE

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HALL 1.1, STAND A48

Salto sera à nouveau présent à la Swissbau

de Bâle avec son portefeuille de

solutions. A l’exposition dans le hall 1.1,

stand A48, les visiteurs pourront découvrir

en direct de nombreuses innovations

en matière de contrôle d’accès, de

gestion des identités, de communication

de portes, de reconnaissance faciale

et bien plus encore. Le design

moderne du stand, en plus de ses atouts

visuels, garantit également une vue

d’ensemble optimale.

www.saltosystems.com/fr-ch

Photo : Salto Systems


ENERGIE

UNE QUALITÉ GAGE

DE RÉUSSITE.

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d’apprentissage?

Trouve-la chez nous!

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T021 731 17 21

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INFOS

POUR UNE TOUCHE DE GAIETÉ

DANS LA SALLE DE BAINS

HALL 1.2, STAND A41 ; HALL 1.F / M14

La collection Juna de Laufen apporte une

touche de fraîcheur à la salle de bains grâce

à son design léger et affirmé. Ses façades

striées sont disponibles dans de nombreux

coloris. Le tout incarne une légèreté moderne

avec un caractère individuel. L’espace

intérieur élégant en anthracite assure une

belle harmonie générale ponctuée par le

confort de ses tiroirs à extension complète

dotés d’une technologie de fermeture douce.

En combinaison avec les collections céramiques

Laufen Pro S et Val, Juna offre bon

nombre de possibilités d’aménagement individuel

avec une multitude de dimensions,

de couleurs et de finitions.

www.laufen.ch

Easee

Charge

Pro

DESIGN ET CONFORT

EN PERFECTION

HALL 1.2, STAND A51

Photo : Laufen

90

Légèreté exceptionnelle, stabilité remarquable,

surface haut de gamme et élégance d’une douche

plain-pied : tels sont les atouts du nouveau receveur

de douche Calima avec la technologie Solidlite de

Kaldewei. Disponible en 44 dimensions, de 70 cm

à 180 cm de longueur de côté, et en cinq couleurs

coordonnées Kaldewei, le Calima s’adapte à toutes

les configurations d’espace et à tous les concepts

de design.

Ces innovations, et bien d’autres encore, sont à

découvrir au salon Swissbau à Bâle, sur le stand

Kaldewei A51, dans l’univers tendance Salle de

bains, hall 1.2.

Photo : Kaldewei

www.kaldewei.ch

UN DESIGN MINIMALISTE POUR DES EXIGENCES ÉLEVÉES

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HALL 1.2, STAND B70 + B71

Avec la plaque de déclenchement

Sigma40, Geberit met sur le marché un

produit répondant aux exigences élevées

en matière de design. Elle séduit

par son design minimaliste et moderne

avec une profondeur de seulement Certifié MID.

quatre millimètres et un large

V2X-ready.

choix de

matériaux. Sigma40 intéressera tout

particulièrement les clientes Pérenne.

et clients

amateurs de design. L’utilisation de

matériaux de grande qualité

Borne

se manifeste

notamment par la structure avec certification par-

MID !Écran intégré pour une transparence

derecharge Easee pour grandes infrastructures –désormais

ticulière de la surface du métal totale. brossé Prête pour l’avenir grâce àsaconception V2X-ready, qui

ou l’élégance du revêtement ouvre en verre. lavoie aux futures applications bidirectionnelles.

www.geberit.ch

Photo : Geberit


CFW PowerCable ® – La nouvelle génération de câbles à courant fort

Sans induction, à faibles rayonnements et pertes

Câbles disponible selon

CPR/OPCo

Classe de performance

jusqu’à B2ca et

maintien de fonction en

cas d’incendie.

Technologie du CFW PowerCable ®

TN-C Câble pour transformateur

TN-S Câble d‘installation

FU-D Câble de raccordement moteur

DC Câble pour courant continu

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Leader en CEM et

technologie de blindage

pph.ch, 4/25 f

CFW EMV-Consulting AG • Dorf 9 • CH-9411 Reute AR • Tel. +41 71 891 57 41 • www.cfw.ch


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en matièred’éclairage et desconseils indépendants des fabricants.Nos pros de l’éclairage

sont àvotre entièredisposition depuislerelevédes données de l’objet jusqu’àl’assistance après

la mise en service,enpassant par la planification de l’éclairage.

En savoir plus: e-m.info/260

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