L'Essentiel Prépas - n°91 - Février 2026
L'Essentiel du Sup Prépas est le magazine numérique dédié aux professeurs des classes préparatoires, aux étudiants et à leurs parents. Chaque mois, retrouvez toute l'actualité des classes préparatoires économiques et commerciales et des Grandes Ecoles. Ce magazine vous est proposé par HEADway Advisory, cabinet de conseil en stratégie dédié à l'enseignement supérieur.
L'Essentiel du Sup Prépas est le magazine numérique dédié aux professeurs des classes préparatoires, aux étudiants et à leurs parents. Chaque mois, retrouvez toute l'actualité des classes préparatoires économiques et commerciales et des Grandes Ecoles. Ce magazine vous est proposé par HEADway Advisory, cabinet de conseil en stratégie dédié à l'enseignement supérieur.
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N°91 | FÉVRIER 2026
CLASSES PRÉPARATOIRES ÉCONOMIQUES ET COMMERCIALES
ENTRETIEN
Emmanuel Métais (Edhec)
DÉBAT
Parcoursup : quelles filières
remplissent le mieux,
quand, avec qui ?
ENTRETIEN
Herbert Castéran (IMT BS)
Alexandre Pourchet (Neoma)
COMMENT LES ÉCOLES DE MANAGEMENT
VEULENT DEVENIR
beaucoup plus que
des écoles de management
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ÉDITO + SOMMAIRE
FÉVRIER 2026 N° 91
LES ÉCOLES DE MANAGEMENT
À LA RECHERCHE D’UN NOUVEAU
MODÈLE
La montée en puissance des intelligences artificielles génératives (IAG)
est en train de révolutionner tout l’enseignement supérieur. Et au premier
chef les écoles de management qui veulent devenir beaucoup plus que des
écoles de management !
Au premier chef les écoles de management entendent se forger un profil
plus scientifique. Ecoles tech, multiplication des doubles diplômes avec les
écoles d’ingénieurs, ce sont des étudiants possédant des profils scientifiques
plus affirmés que les écoles veulent recruter et former. Une démarche
qui va jusqu’à la recherche : à Montréal Skema possède un laboratoire
en recherche en IA de rang mondial. L’Edhec se lance aujourd’hui dans
la recherche sur le quantique. emlyon se fait une spécialité de la santé et
monte une école de tech tout comme ESCP.
Mais il n’y a pas que les sciences que les écoles ont en ligne de mire. Le
développement de sa dimension géopolitique est le nouvel objectif d’Audencia
après la responsabilité sociale et environnementale (RSE) quand Excelia
possède son école de tourisme.
Reste à recruter les profils nécessaires pour se
lancer dans ces nouvelles disciplines. Un sacré
challenge alors que les départs à la retraite d’enseignants
vont exploser dans les années à venir, notamment
dans toutes les disciplines scientifiques.
Olivier Rollot,
rédacteur en chef
PARTICIPEZ AU DEUXIEME SALON DE L’EXPERIENCE ETUDIANTE
Le deuxième Salon de l’expérience étudiante aura lieu les 25 et 26 mars 2026 à la Cité des
sciences et de l’industrie de Paris en partenariat notamment avec la Cdefm, la Conférence
des Grandes écoles, la Fesic, France Universités, l’Ugei, etc. Un salon BtoB pour apporter
des solutions à tous ceux qui font vivre les campus et l’expérience étudiante afin d’offrir un
cadre de réflexion pour les expériences étudiantes et apprenantes de demain. Avec plus
de 70 exposants et 2 000 visiteurs attendus, cette deuxième édition mettra en avant des
solutions toujours plus innovantes et impactantes pour répondre aux défis actuels de l’expérience
étudiante. Les inscriptions sont maintenant ouvertes sur le site dédié. Une centaine
d’exposants sont attendus ainsi que des conférences autour des thèmes suivants :
• CONFERENCE INAUGURALE : De l’expérience étudiante à l’expérience campus : réflexion
sur l’évolution et l’enrichissement du parcours étudiant.
• Intelligence artificielle : comment tirer parti de l’IA pour optimiser l’accompagnement des
étudiants ?
• «Multi-vies» étudiantes : analyse de la pluriactivité, du freelancing, des side projects,
du volontariat et de l’adaptation des services étudiants à des parcours de plus en plus
diversifiés.
• Génération “zapping” : quelles stratégies de communication adopter pour toucher efficacement
la génération Z ?
• Formation continue : quels dispositifs mettre en place pour offrir une expérience apprenante
de qualité ?
• Santé mentale : comment veiller à la santé mentale des étudiants ?
• Précarité étudiante : quelles réponses apporter à la précarité étudiante ? Les bourses et
aides sont-elles adaptées aux besoins actuels ? Exploration d’autres modèles tels que le
revenu universel étudiant, le mécénat et le micro-crédit.
Sommaire
LES ESSENTIELS DU MOIS
3 • Des élèves de prépas largement satisfaits
de leur choix
4 • Prépas : l’Edhec donne la parole aux élèves
5 • Le Figaro + Challenges : notre premier
« Classement des classements »
6 • Paris School of Business veut recruter
après prépa !
7 • Comment Excelia réunit ses entreprises
partenaires
8 • L’Express et NextEdu publient un classement
d’un nouveau type
9 • TBS Education toujours plus attentive
aux boursiers
10 • Neoma présente son nouveau campus
rémois entre ciel et terre
ENTRETIEN
15 • Emmanuel Métais, Directeur général
de l’Edhec
29 • Herbert Castéran,directeur général de
l’Institut Mines Télécom Business School
32 • Alexandre Pourchet, Directeur général
adjoint Programmes & International
de NEOMA Business School
DOSSIER
18 • Comment les écoles de management
veulent devenir beaucoup plus que des
écoles de management
DÉBAT
35 • Parcoursup : quelles filières remplissent
le mieux, quand, avec qui ?
« L’Essentiel du sup » est une publication du groupe HEADway
Advisory, SAS au capital de 30 000 €, RCS 53298990200046 Paris,
CPPAP 0920W93756, 33, rue d’Amsterdam, 75008 Paris.
Directeur de la publication : Sébastien Vivier-Lirimont.
Rédacteur en chef : Olivier Rollot (o.rollot@headway-advisory.com).
Responsable commerciale : Fanny Bole du Chomont
(f.boleduchomont@headway-advisory.com).
Création graphique et mise en pages : Élise Godmuse
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
Des élèves de prépas largement
satisfaits de leur choix
L’APLCPGE (Association des proviseurs de lycées
à classes préparatoires aux grandes écoles)
publie les résultats de sa deuxième Enquête
sur la réussite et le bien être des étudiants (de
seconde année) en CPGE à laquelle ont répondu près
de 13% des élèves. Menée par Claudia Senik, directrice
de l’Observatoire du bien-être et professeure du
CEPREMAP à l’École d’économie de Paris elle montre
toujours une large adhésion des élèves à leur parcours.
Ils apprécient particulièrement la pluridisciplinarité
de la filière. « La prépa n’enferme pas, elle donne du
sens critique, du sens, renforce la capacité d’adaptation
autant que la culture générale », commente Joël
Bianco, président de l’APLCPGE et proviseur du lycée
Louis-Le-Grand à Paris.
Pourquoi avoir choisi la prépa ? A 81,2% les
élèves disent avoir fait un choix personnel en allant
en classe préparatoire. Choix d’autant plus personnel
que le pourcentage d’élèves ayant un proche passé par
une CPGE n’est que de 45,7% (en hausse de point par
rapport à la première enquête). Les raisons invoquées
sont stables dans le temps : exigence académique,
débouchés, pluridisciplinarité et intérêt pour les disciplines
enseignées.
Maintenant qu’ils sont depuis plus d’un an en prépas
les élèves confirment leur choix : neuf sur dix considèrent
que le contenu enseigné « correspond à leurs
attentes ». Pour tous il y a un « plaisir d’aller au lycée
et d’y travailler ». Jusqu’à 95% chez les garçons en
classes préparatoires scientifiques mais 74% en classes
économiques et commerciales générales (ECG). Le tout
dans une « relation de confiance » avec les enseignants
comme les personnels et les autres élèves.
Faire naitre des amitiés. Le sentiment de progresser,
tant sur le plan des connaissances que des
méthodes de travail, apparaît comme un facteur central
de satisfaction. « Contrairement à certaines représentations
persistantes, les étudiants ne décrivent pas un
climat de compétition généralisée. La coopération et
l’entraide dominent très largement le ressenti, tandis
que la compétition est jugée marginale. Les relations
au sein des classes sont perçues comme positives et
structurantes », explique Claudia Senik.
A 56,3% l’amitié est de loin le principal atout pour « se
sentir bien en prépa » soit une hausse de plus de vingt
points en deux ans. Suivent à 15% les professeurs et
5,4% l’ambiance quand la famille n’intervient qu’à 3%.
« Cette dimension collective contribue à déconstruire
l’image d’un parcours solitaire et écrasant. Elle s’accompagne
d’un sentiment d’émancipation : la famille
est peu citée parmi les sources principales de soutien,
signe que les étudiants construisent une autonomie
sociale et personnelle forte », reprend la sociologue.
Ils sont ainsi 97% à dire « progresser dans leurs connaissances
» mais aussi 89% sur le plan des méthodes. 62%
sont « à l’aise pour travailler » et 54% ne « rencontrent
pas de difficultés d’apprentissage ».
Le cadre matériel et organisationnel joue un rôle non
négligeable dans le bien-être. Les étudiants citent
régulièrement la qualité des locaux, des équipements
et de la restauration parmi les éléments positifs. Les
conditions d’hébergement, notamment l’internat, apparaissent
comme un levier important d’ouverture
sociale et de réussite.
Stress ! Côté bémol 40% des élèves interrogés ont
déjà « sérieusement pensés » à abandonner leur CPGE
depuis le début de leur cursus. « Quand ils sont un peu
désarçonnés ils remontent en selle », commente Joël
Bianco tout en constatant un contexte anxiogène :
68,6% des élèves ressentent du stress « de manière
importante » (39,2%) ou « très importante » (29,4%)
avec un stress encore plus fort en classes économiques
et commerciales générales (ECG) et chez les femmes.
S’il y a une insatisfaction marquée c’est celui d’un niveau
de note qui ne reflète que pour la moitié des élèves
leur investissement. « Pour autant il y a de moins en
moins de professeurs qui se permettent de remarques
blessantes. Certes il peut toujours y en avoir comme
dans tout l’enseignement supérieur mais ce n’est plus
toléré », remarque Joël Bianco.
73,2%
73,2% des élèves considèrent
que leurs préjugés se sont
révélés juste sur la charge de
travail, le stress, la pression.
En revanche les préjugés
qui se sont révélés infondés
sont surtout l’ambiance
de compétition et la
dureté des professeurs.
Claudia Senik et Joël
Bianco présentent les
résultats de l’enquête
3
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
Prépas : l’Edhec donne
la parole aux élèves
« Continuer dans une voie générale avant de choisir
une spécialisation » puis « L’acquisition de méthodes
de travail » et « Le prestige de la filière »,
le NewGen Talent Centre de l’Edhec publie une
nouvelle étude sur les raisons qui ont poussé les élèves
de classes préparatoires de les choisir. « La classe préparatoire
est, selon moi, le meilleur choix possible après
le baccalauréat pour recevoir un enseignement général
très enrichissant, mûrir son projet professionnel et surtout
accéder à la fin à un vaste éventail d’opportunités »,
répondent les élèves en fin de classes préparatoires.
Les raisons du choix de la classe préparatoire
Filières alternatives à la classe préparatoire
Une question est spécifiquement posée aux élèves des
classes EC. Quand ils ont hésité dans leurs choix avec
d’autres filières ce sont également des filières ouvertes
qui les séduisaient avec, au premier chef, les doubles
licences universitaires puis des classes préparatoires
scientifiques et Paris-Dauphine.
Filières alternatives à la classe préparatoire
Comme dans l’étude de l’APLCGE l’appréciation des élèves
sur leur cursus est très largement positive. 93% referaient
le même choix avec et 97% le jugent « enrichissant ».
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L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
Le Figaro + Challenges :
notre premier « Classement
des classements »
Le Figaro Etudiant et Challenges ont publié chacun
leurs classements des écoles de management.
Depuis l’année dernière Le Figaro a pris le pli
de publier, à l’image de ce qu’a toujours fait
Challenges, des classements différenciés entre écoles
post-prépas et postbac. Ce qui semble un peu incongru
alors que de plus en plus d’écoles recrutent aux deux
niveaux. Et font même partie à la fois des concours
de recrutement postbac et post prépas à l’image de
l’EM Strasbourg. Ces écoles doivent donc choisir
dans quelle catégorie elles doivent participer dans les
classements différenciés. De plus l’irruption de l’EM
Strasbourg et d’Excelia dans les classements postbac
cette année vient forcément fausser les comparaisons
dans notre « Classement des classements ». Comme
la mentions dans chacun d’eux d’une école que l’autre
ne classe pas…
Précisons également que le rang 2024-2025 que nous
indiquons dans le « Classement des classements » des
écoles post prépas est le rang final après publication des
cinq classements de la presse nationale mais recalculé
pour prendre en compte le départ de deux écoles. Enfin
les écoles classées dans un seul classement conservent
leur rang. In fine nous ne classerons que des écoles
mentionnées dans au moins trois classements différents.
Sans surprise HEC l’emporte devant ses deux sœurs
parisiennes, ESCP et l’Essec - cette année ex-aequo
quand l’Essec était seule 2ème en 2024 -, dans le
Classement des écoles de commerce post prépas
2026 du Figaro Etudiant. Elles devancent emlyon et
l’Edhec. Skema conserve sa 6ème place comme ensuite
les leurs Neoma et Audencia quand Kedge rejoint GEM à
la 9ème place ex-aequo. 20ème e-klore fait une entrée
remarquée en tant que seule école hors prépas et hors
concours… que ne classe pas Challenges.
Le top 5 du Classement des écoles post prépas 2025
de Challenges est le même que celui du Figaro à une
différence près : ESCP est seule deuxième. Skema
prend l’avantage du Neoma pour s’imposer à la 6ème
place. De même Kedge gagne une place et prend la
9ème. Mais la meilleure opération est à mettre au
crédit d’Institut Mines Télécom business school qui
gagne quatre places et se classe douzième. Petit bémol
général sur ces places gagnées cette année : Excelia
et EM Strasbourg ont décidé d’être classées dans les
écoles postbac.
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L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS FÉVRIER 2026 N° 91
Paris School of Business veut
recruter après prépa !
Tout juste accréditée EQUIS par l’EFMD, Paris
School of Business présente un nouveau plan
stratégique sous l’égide de son directeur général
et dean, Olivier Aptel, et de son président,
Jean-Guy Bernard.
Comme l’EM Strasbourg ou Excelia PSB souhaiterait
demain entre dans une banque de concours post prépas
– sans doute la BCE - en plus d’être d’abord une
école postbac. Elle entend également devenir société
à mission à l’image de sa cousine de Galileo Global
Education emlyon. En cinq ans elle projette de faire
progresser son nombre d’étudiants de 4 500 à 6 000
et son chiffre d’affaires de moitié pour atteindre les
75 millions d’euros. « Nos leviers de croissance sont
essentiellement dans les programmes bachelor, MSc
et Executive Education avec un focus à l’international
au vu de la démographie française », résume Olivier
Aptel en faisant visiter ses nouveaux locaux au sein
du bâtiment Delta de Galileo Global Education au cœur
de Paris.
Une identité internationale déjà très affirmée.
Paris Business School se distingue par un profil international
marqué. En 2025, 40 % des étudiants inscrits
dans des programmes diplômants sont internationaux,
hors échanges académiques. Plus de 80 nationalités sont
représentées sur le campus, confirmant l’attractivité
croissante de l’école auprès de publics venus du monde
entier. « Cette dimension internationale s’exprime dès
le premier cycle, notamment à travers un Bachelor en
management dispensé en anglais, ainsi que le lancement
d’un nouveau programme Bachelor Tech Manager,
conçu en cohérence avec les orientations stratégiques
de l’établissement », explique Olivier Aptel.
Une faculté internationale et orientée recherche.
À la rentrée 2025, Paris Business School comptera 108
professeurs permanents enseignants-chercheurs,
dont 63 % sont internationaux, issus d’une trentaine
de pays. Près de 80 % sont titulaires d’un doctorat et
engagés dans des activités de recherche. En 2025,
l’école a recruté 20 enseignants-chercheurs supplémentaires,
tous internationaux, affichant un inducteur
de recherche « h-index » moyen de 13.
Ces recrutements s’inscrivent dans une trajectoire
visant à compter 114 professeurs permanents à court
terme, puis 160 à l’horizon 2030. La production scientifique
progresse fortement, avec 137 publications en
2025, dont plus de 60 % classées dans les catégories
3 ou 4 étoiles. « Pour l’école, la recherche constitue
un pilier stratégique à part entière, au-delà des enjeux
d’accréditation ou de classement » souligne le directeur.
Classements et accréditations comme leviers
de réputation. L’année 2025 marque un tournant pour
Paris Business School sur le plan de la reconnaissance
internationale. L’école a intégré le Top 50 mondial du
classement Masters in Management, à la 43 e place,
et fait son entrée dans un classement international
universitaire pour son MBA. Elle a également renouvelé
son Grade de Master, ainsi que ses accréditations
AMBA et AACSB. « Surtout, l’obtention récente de l’accréditation
EQUIS permet désormais à l’établissement
de revendiquer la triple accréditation, un label détenu
par moins de 1 % des business schools dans le monde.
Un signal fort pour les étudiants internationaux, pour
lesquels ces labels constituent des critères de choix
déterminants », se félicite Olivier Aptel.
Un nouveau campus pour soutenir la stratégie.
Installée depuis septembre dernier dans un nouveau
campus au cœur de Paris à deux pas des Gobelins,
l’école a quitté son site du 13 e arrondissement de
Paris. « Ce changement d’infrastructure constitue un
levier stratégique majeur, en améliorant sensiblement
l’expérience étudiante et les capacités d’accueil. Le
campus est désormais conçu comme un outil au service
de l’attractivité, du développement international
et du déploiement des ambitions académiques de
l’établissement. »
Destination 2030, une stratégie fondée sur
l’interdisciplinarité et l’international. Baptisé
Destination 2030, le plan stratégique repose sur une
redéfinition de la mission et de la vision de l’école. Paris
Business School ambitionne de « devenir une école
de management de référence, capable de former des
leaders aptes à transformer la complexité
en opportunités ». Cette vision
s’appuie sur une conviction centrale :
« les défis contemporains des organisations
nécessitent une approche
interdisciplinaire, croisant management,
technologie, design, sciences sociales,
géopolitique et culture ». Le positionnement
stratégique de l’école se situe
ainsi à l’intersection de l’international
et de l’interdisciplinarité.
6
PSB
Les objectifs de
croissance de PSB
À l’horizon 2030, Paris
Business School prévoit
d’accueillir entre 6 000 et
6 500 étudiants, de disposer
d’un corps professoral
de 160 enseignantschercheurs
majoritairement
internationaux et d’atteindre
un budget annuel d’environ
75 millions d’euros.
« La croissance reposera
principalement sur les
programmes internationaux,
les masters et l’Executive
Education, dans un contexte
de stagnation démographique
du vivier étudiant français »,
conclut Olivier Aptel.
Le nouveau campus
parisien du groupe Galileo
Global Education au sein
duquel PSB est implanté
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
Comment Excelia réunit
ses entreprises partenaires
Le 4 décembre 2025, dans les locaux de la Direction
Générale de l’Armement (DGA), les entreprises et
les équipes pédagogiques d’Excelia réaffirment
l’esprit d’innovation du groupe, avec la seconde
édition du comité de perfectionnement (CoPerf).
« Smart skills for sustainable business » : la
baseline du nouveau CoPerf .
Le groupe Excelia fédère trois écoles spécialisées en
management, communication et hôtellerie-restauration.
Sa mission, dont la visibilité est renforcée par la nouvelle
identité de marque dévoilée en septembre dernier :
« former des professionnels capables d’imaginer,
concevoir et piloter des modèles organisationnels en
phase avec les transformations du marché ».
C’est dans cet esprit que s’inscrit le CoPerf, comité de
perfectionnement, événement phare qui réunit pour
cette édition 65 entreprises partenaires associés
aux équipes pédagogiques autour d’une réflexion
sur l’évolution des programmes de formation. Avec
une approche résolument novatrice, ce comité vise à
anticiper les besoins du travail de demain et à stimuler
l’intelligence collective, notamment à travers des ateliers
inspirés du design fiction.
« Le design fiction est une technique innovante, apparue
au début des années 2000 et initialement employée
par le MIT » nous apprend Onélia Lamarre, directrice
des Relations Entreprises & Talents (DRE) du groupe.
Plutôt que de produire des prédications, cette technique
offre la possibilité de se projeter collectivement dans
des scénarios futurs afin de stimuler la créativité des
participants en mobilisant 4 leviers académiques : la
réflexivité, la créativité collective, l’expérimentation. En
mobilisant cette approche, les groupes sont encouragés
à imaginer et à anticiper des évolutions possibles, ce
qui favorise l’émergence d’idées nouvelles et originales
adaptées aux défis à venir.
La DRE organise pour la seconde fois ce rendez-vous
unique, un comité de perfectionnement inter-programmes
qui promet d’être « moins technocratique,
moins descendant, et plus propice à la co-construction
» avec les partenaires entreprises. Pour la 2ème
année consécutive, et cette fois avec les 3 écoles
du groupe, ce comité de perfectionnement « ouvert
et collaboratif » a permis à Excelia d’atterrir sur des
propositions concrètes des entreprises qui ont accepté
de jouer le jeu.
Le CoPerf transformé en laboratoire d’innovation
collaborative
La première édition du comité en 2024 a eu un impact
fort puisque plusieurs résultats concrets en sont
sortis : Bruno Neil, directeur général du Groupe Excelia
et Onélia Lamarre témoignent : « L’édition de 2024 a
abouti à plusieurs évolutions structurantes de notre
offre pédagogique : l’intégration d’un module de cours
théâtre dans l’ensemble des parcours, la création
du Sustainability Challenge, la création d’une filière
Cybersécurité, pour ne citer que les plus visibles ».
Sur une matinée, grands groupes, PME et enseignants-chercheurs
dédient ainsi une heure à imaginer
des scénarios dystopiques ou utopiques, permettant
de réfléchir ensemble à la place prise dans le futur par
certaines compétences comportementales ou soft
skills. Pour les ateliers « Management », la thématique
est donnée : il s’agit de « réinventer les modèles pour
prospérer dans la complexité ».
Cette deuxième édition promet d’avoir au moins autant
d’impact, puisqu’elle concerne les 3 écoles du groupe
et réunit 65 participants dans les locaux du campus
OSINT de la DGA, un espace dédié à l’intelligence ouverte
et à l’innovation, géré par la Direction Générale
de l’Armement. C’est déjà un succès puisqu’à la fin de la
matinée, Excelia a imprimé dans les esprits son esprit
d’innovation, tant dans la conception de ses programmes
que dans ses liens avec les entreprises, et clôture le
Comité avec de nombreuses idées qui alimenteront les
propositions d’évolution des maquettes pédagogiques.
Caroline Letellier
Les partenaires du
Groupe Excelia réunis
au sein de la Direction
Générale de l’Armement
7
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS FÉVRIER 2026 N° 91
L’Express et NextEdu publient
un classement d’un nouveau type
Au premier abord les résultats du nouveau
Classement des écoles de commerce que
publient L’Express et NextEdu ne diffèrent
guère des classements existants consacrés
aux seules écoles post prépas. A première vue car, à
y regarder de plus près il existe des différences significatives
et au premier chef l’excellent rang de l’Inseec
Grande Ecole qui passe en moyenne pour Le Figaro
et Challenges de la 19 ème à la 11 ème place ici. De même
Audencia retrouve une 6 ème place qu’elle a perdu depuis
plusieurs années au bénéfice notamment de Skema.
Contrairement aux classements classiques qui s’appuient
sur des données académiques ou des critères financiers,
celui-ci s’intéresse avant tout à la réputation des écoles
au sein des entreprises et à leur capacité à insérer leurs
diplômés sur le marché du travail. La méthodologie s’appuie
sur un panel de 1 004 décideurs (dirigeants d’entreprise,
DRH, responsables du recrutement et cadres supérieurs),
interrogés par OpinionWay et NextEdu. « L’idée était d’obtenir
un panel représentatif du tissu économique français,
d’affiner les données et de supprimer les biais », précise
l’équipe organisatrice. Bémol : la perception qu’ont ces
professionnels des écoles peut dater dans la mesure où
ils ont en moyenne seize ans d’expérience professionnelle,
d’autant que beaucoup d’écoles ont changé de nom et
qu’il a fallu le leur expliciter.
Un autre facteur déterminant dans le classement est
la présence géographique des écoles. « Certaines
institutions, grâce à leurs campus à Lyon, Marseille ou
Bordeaux, bénéficient d’une visibilité accrue auprès des
recruteurs locaux, ce qui peut faire une réelle différence
dans l’insertion des diplômés », indique Hugo Foyer,
directeur exécutif de NextEdu.
Nous vous présentons ci-dessous le classement
L’Express avec le rang moyen des écoles dans les
classements du Figaro et de Challenges. À noter que
L’Express a conservé dans ce classement post prépas
deux écoles, EM Strasbourg et Excelia, classées en
postbac par les autres médias.
L’Edhec fait évoluer son PGE
Lors de la dernière rentrée, l’Edhec a lancé
au sein de son PGE le Parcours Humanités,
intégrant 80% de cours fondamentaux
en management et 20% de cours en
éthique et philosophie, histoire, sociologie
ou arts et business. Ce cursus représente un
total de 100 heures spécifiques sur toute
l’année de Pré-Master et implique la rédaction
d’un mémoire sur une thématique
à la croisée des sciences humaines et de
l’entreprise. Cette évolution répond à une
demande forte des entreprises en quête de
managers pouvant aborder les évolutions
sociétales et technologiques avec une perspective
historique ou une réflexion philosophique,
et à une demande des étudiants qui
souhaitent une continuité avec les matières
enseignées en classe préparatoire. Face à
l’engouement pour cette première édition,
l’école prévoit d’ouvrir 80 places pour doubler
les effectifs l’année prochaine.
L’intelligence artificielle est pleinement intégrée
au Programme Grande École avec
des cours obligatoires tels que AI Literacy
for all dès la première année jusqu’aux
modules les plus spécialisés de la filière
Data Science & AI for Business. Cette année,
l’Edhec a notamment introduit pour
la première fois un Bootcamp AI, Intitulé
Me, Myself and AI, une journée mêlant
conférences, travaux de groupe et réflexions
personnelles autour des usages de
l’IA générative.
L’IMT BS lance
une nouvelle campagne
de communication
IMT-BS lance une campagne de communication inédite,
incarnée par ses collaborateurs, enseignants, étudiants et
partenaires entreprises. Son objectif : « rappeler que la
maîtrise de l’intelligence artificielle doit s’inscrire dans
une approche globale, appelée «intelligence digitale»,
seule à même de concilier performance, responsabilité
et impact durable ».
Conçue autour de l’affirmation « Ici, l’intelligence n’est
pas qu’artificielle » la campagne met en valeur des portraits
authentiques et incarnés autour de mises en scène
illustrant la diversité des intelligences mobilisées au quotidien
(responsable, digitale, émotionnelle, éthique…).
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L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
TBS Education toujours
plus attentive aux boursiers
À
l’ouverture des candidatures au concours
2026, TBS Education revoit à la hausse sa
politique de modularité des frais de scolarité avec
jusqu’à 50 % de réduction pour les boursiers de
niveau 6 et 100 % de gratuité en L3 pour les boursiers
de niveau 7 à compter de la rentrée 2026. « Notre
école est pionnière en matière de modularité des frais
de scolarité, qui est proposée aux étudiants boursiers
depuis 2021. Nous sommes fiers de pouvoir confirmer
nos engagements en proposant une remise de 100%
pour les boursiers de l’échelon 7 à partir de la rentrée
prochaine pour la première année du PGE », signifie
Anne Rivière, directrice de la Formation Initiale de TBS
Education.
Par ailleurs les étudiants du PGE pourront opter pour un
parcours 100 % international dès la L3, notamment via le
campus de Barcelone, et accéder en M1 à de nouveaux
partenariats, dont Yale University, Kyoto University et
Tokyo International University. Le réseau de TBS Education
s’étend avec ses trois nouveaux partenaires, après
Berkeley, UCLA, Georgia State, Bocconi, Shanghai
University ou l’University of Amsterdam.
Rennes SB créer le
premier MSc dédié à
l’industrie musicale
Rennes School of Business
et l’EMIC (École de
Management des Industries
Créatives), créée en 2016
pour former les cadres
dans la filière musicale,
du spectacle vivant et de
l’audiovisuel, unissent leurs
expertises pour lancer le MSc
International Music Business.
Dispensé intégralement en
anglais et coconstruit avec
les acteurs du secteur de
la musique et du spectacle
vivant, ce programme a
pour ambition de « former
les futurs professionnels
de l’industrie musicale
capables d’évoluer dans des
environnements globaux
complexes, en conjuguant
excellence académique,
immersion terrain et forte
ouverture internationale ».
Cinq écoles de management
et l’Efrei lancent des doubles diplômes
Ce lundi 19 janvier 2026, l’Efrei a démarré
les cours de son nouveau Semestre
d’immersion scientifique (SIMS). Au travers
de ce programme unique en son
genre, des étudiants en M1 de Business
Schools rejoignent l’Efrei pour un semestre
scientifique et technologique en
école d’ingénieurs, qui leur permettra de
développer des compétences scientifiques
et mathématiques. La première promotion
est composée de treize étudiants, issus
d’Audencia Business School, Excelia
Business School, IÉSEG School of Management,
Neoma Business School, et
TBS Education.
Les cours auront lieu de janvier à mai, le
semestre se terminant par des examens.
A la suite de ce semestre scientifique, les
étudiants obtiendront 30 crédits ECTS,
similaire à un échange ERASMUS par
exemple.
À la suite de ce semestre, les étudiants
pourront s’ils le souhaitent et que leurs
résultats le permettent, rejoindre le
double-diplôme manager / ingénieur. Ils
intègreraient alors le Programme Grande
École d’ingénieurs de l’Efrei en 1 ère année
de Master pour deux ans.
Emlyon rejoint Station F
C’était presque une incongruité qu’elle n’y soit pas déjà.
Première business school à avoir créé un incubateur
dès 1984, emlyon business school s’installe dans le plus
grand campus de start up au monde qu’est Station F.
Elle y disposera de 36 postes de travail et proposera un
programme inédit dispensé par emlyon venture labs,
la structure d’incubation et d’accélération de l’école.
Le programme « emlyon à STATION F » ciblera
les start-ups fondées par les étudiants et alumni de
l’École, mais aussi des projets externes en résonance
avec ses expertises, en visant particulièrement à intégrer
des profils internationaux. Tout en conservant une
approche généraliste, le programme mettra l’accent sur
les projets alignés avec les verticales d’expertise spécifiques
de l’École : les technologies de pointe (deeptech),
la santé et les technologies médicales (healthtech),
l’alimentation et l’agriculture (agrifoodtech),
l’éducation et les ressources humaines (edtech/HRtech)
et les technologies du sport (sportech). L’entrepreneuriat
des femmes bénéficiera également d’un soutien
ciblé d’emlyon venture labs.
9
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS L’ESSENTIEL DU MOIS
FÉVRIER 2026 N° 91
Neoma présente son nouveau campus
rémois entre ciel et terre
Le tout nouveau campus rémois de Neoma ouvrira
ses portes en janvier 2027. 4200 étudiants feront
alors leur rentrée sur un site de 35 000 m2, qui
entend « associer beauté architecturale, qualité
de vie et performances énergétiques ».
Allier bois, béton et vitre. 29 novembre 2024 : plantation
du premier arbre du futur campus de Neoma à
Reims. Tout un symbole qui reflète bien l’un des axes
majeurs du nouveau site de l’école : une large place
laissée à la végétation à l’intérieur comme à l’extérieur.
Pour le reste, le bâtiment, réalisé par un consortium
danois, allie bois, béton et vitre afin que les espaces
bénéficient le plus possible de la lumière du jour et d’une
ouverture vers la nature environnante. L’ensemble est
labelisé E+C- (énergie positive et réduction carbone) et
répond aux critères des certifications internationales
Leed and Well axées respectivement sur la durabilité
d’une construction et le bien-être de ses occupants.
Au sein d’un quartier en réhabilitation. Bati au bord
du canal sur un ancien site industriel, incarné par une
cheminée en pierre qui sera conservée, le campus
constitue l’un des éléments phare du quartier Port
Colbert en cours de réhabilitation. Celui-ci, proche
de la gare et du centre-ville et bien desservi par des
lignes de bus, comprendra un parc municipal, des résidences
étudiantes, des logements, des commerces
et un autre établissement de l’enseignement supérieur
(l’école supérieure d’art et de design Reims s’y installera
également en janvier 2027). Un écrin de choix pour un
projet post-covid aux ambitions affichées : « Reconstruire
une vie collective, favoriser le bien-être, donner
envie aux étudiants d’y venir, le tout dans des espaces
à la fois grandioses et chaleureux », décrit Delphine
Manceau, directrice générale de Neoma.
Agilité et flexibilité. Piloté par une SASU, filiale de
Neoma à 100%, le nouveau campus a couté 146 millions
d’euros si on y inclut la construction d’un gymnase
attenant. Conçu autour d’un atrium central, composé
exclusivement de bois, le bâtiment de quatre niveaux
comprend 70 salles de cours classiques, quinze salles
innovantes, deux amphithéâtres de 120 places, des
boutiques et un peu partout des lieux de repos et de
travail modulables. « Les étudiants vont créer leur
propre espace grâce au mobilier à leur disposition,
par exemple des panneaux acoustiques amovibles »,
précise Sébastien Baillet, directeur général de la SASU.
Au rez-de-chaussée du bâtiment, un auditorium pouvant
accueillir 750 personnes pourra être loué pour des
événements, une façon d’optimiser les charges et de
rentabiliser l’investissement, l’école ayant financé une
partie des travaux sur fond propre. Dans les étages, les
salles de classe ont été pensées pour créer « l’espace
d’apprentissage idéal, entre plafond d’acoustique,
écrans de rappel, lumière naturelle, circulation facilitée,
etc. », détaille le directeur du campus . Quant aux 15
salles innovantes, elles seront dédiées à la créativité,
aux technologies immersives, à l’hybridation... Le tout
ayant été conçu pour s’adapter aux évolutions futures
en termes de pédagogie, d’usages des étudiants, etc.
Des étudiants qui seront 4200 à y faire leur rentrée en
janvier 2027, la capacité d’accueil du lieu ayant été fixé
à 6000, soit 25% de hausse par rapport aux effectifs
actuels. « On construit pour trente ans ; on va pouvoir
grandir », conclut Delphine Manceau.
Anne Dhoquois
SKEMA lance son premier Bachelor en trois ans
Accessible via
Parcoursup depuis le 19
janvier 2026, le tout
nouveau Bachelor « IA &
Management » marque
l’entrée de SKEMA sur
le marché des formations
post-bac en trois ans à Paris,
Sophia Antipolis et Dubaï.
Déployé dans le cadre de
sa School of Professional
Studies de SKEMA dirigée
par Christophe Germain,
ce programme ambitionne
de former des profils
hybrides « capables de
maîtriser les fondamentaux
de l’intelligence artificielle
L’atrium du campus
a été nommé « la ruche ».
tout en les appliquant
concrètement aux enjeux
business et sectoriels ». Il
délivre le grade de licence
et est visé par l’État pour
la durée maximale de cinq
ans (publication de l’arrêté
ministériel courant février)
10
Audencia, cultiver
l’excellence dans un monde
en mouvement
L’ouverture
à l’international :
un pilier de l’école
11 campus dont 6 à l’étranger, des partenaires
académiques prestigieux aux quatre coins du
monde, une pédagogie ouverte à la diversité
des cultures... La dimension internationale
d’Audencia n’est plus à prouver.
© Audencia
Dans le paysage mondial de
l’enseignement supérieur où
l’ouverture à l’international
est devenue un critère décisif
de réussite, Audencia se
démarque par une stratégie
claire : bien au-delà d’un
simple label, l’international est ici une
réalité vécue au quotidien, à travers des
expériences de mobilité forte, des partenariats
académiques prestigieux et
une pédagogie ouverte à la
diversité des cultures et des
disciplines. Pour l’illustrer,
citons par exemple l’Istituto
Marangoni, une école de
référence dans le domaine
de la mode, implantée à
Milan, ou encore Lorenzo
de Medici, situé à Florence.
Grâce à des accords pluridisciplinaires
avec ces écoles,
les étudiants peuvent ainsi
280
C’est le nombre
de partenaires
académiques
de l’école,
présents dans
une soixantaine
de pays.
développer une double compétence et
suivre des parcours d’excellence dans
des établissements de renommée internationale
(voir encadré). « J’ai intégré
Audencia pour suivre le double diplôme
en partenariat avec l’institut Lorenzo de
Medici. Je suis passionnée par la mode
et engagée au niveau personnel dans le
développement durable. Mon séjour de
deux semestres à Florence m’a permis
de combiner les deux. Ce fut une expérience
fabuleuse, riche sur le plan humain
– j’y ai cotoyé de nombreux étudiants
internationaux – et d’une incroyable
qualité académique », expose Bettina
Sériès, diplômée en juin 2025.
Focus sur les États-Unis
Audencia a récemment rejoint le club
très restreint des membres de l’International
Honors Program (IHP) de
Stanford University,
qui rassemble des
institutions d’enseignement
et de
recherche de premier
plan. L’école compte
désormais 29 partenaires aux États-
Unis, dont 22 en business management
et 7 dans des disciplines hybrides (New
York Film Academy, Savannah College of
Art and Design, etc.). Antoine Breesé,
détenteur d’un double diplôme
ingénieur-manager obtenu à
Audencia et à l’ENSTA, a ainsi
pu passer près de quatre mois
à Berkeley en Californie. Il a
suivi quatre cours de son choix,
principalement en finance et
business, et a profité pleinement
de l’expérience : « C’était
mon premier voyage aux États-
Unis, j’avais envie de découvrir
la vie d’une université américaine
mais aussi la mentalité du pays, la
façon d’enseigner, très axée sur des cas
pratiques... J’y ai rencontré des étudiants
épanouis grâce à un bon équilibre
entre les cours et la vie à côté, les
équipements sportifs sont, par exemple,
Des partenaires prestigieux et pluridisciplinaires
1 Lorenzo de Medici
à Florence pour des
spécialisations en mode,
graphisme ou histoire de l’art
2 L’Istituto Marangoni
à Milan, référence mondiale
de la mode
3 L’Université d’Oxford
pour les sciences humaines
4 UCLA (Université de
Californie à Los Angeles)
pour des certificats littéraires
5 Harvard Division of
Continuing Education pour
des certificats hors business
6 Wisconsin-Madison,
première université américaine
en communication
impressionnants. C’est une université
extrêmement dynamique qui, de plus,
est très vendeuse par la suite pour la
recherche d’emploi ».
L’international, même en France
À Audencia, l’international se vit également
sur les campus français : l’école
accueille plusieurs milliers d’étudiants
de plus de cent nationalités différentes,
créant ainsi un vivier de perspectives
culturelles et académiques qui enrichit
chaque cours et chaque projet.
En résumé, l’international à Audencia
structure les méthodes pédagogiques
elles-mêmes. Cours en anglais, collaboration
avec des professeurs issus de
multiples systèmes éducatifs, travaux de
groupe avec des étudiants internationaux,
projets de terrain avec des entreprises et
institutions étrangères : autant d’éléments
qui transforment les étudiants en acteurs
d’un monde globalisé. ●
4
6
5
3
1 2
Février 2026
1
Quand la spécialisation
devient une signature
Des spécialisations uniques pour les étudiants du Programme Grande
École, à l’intersection de plusieurs expertises, qui répondent aux besoins
du marché... Telle est l’offre à forte valeur ajoutée des Masters of Science
(MSc) proposés par Audencia.
Finance, luxe, data, art, sciences politiques...
Des voies professionnelles que l’on n’associe
pas spontanément à une école de commerce.
Et pourtant, à Audencia, les spécialisations
dans des domaines aussi variés représentent
un marqueur fort. Pas moins de 18 MSc et
6 programmes de Mastère Spécialisé ® (MS) y sont
proposés avec à la clé des doubles diplômes en partenariat
avec des écoles françaises ou internationales.
Un accélérateur de carrière
Tous dispensés en anglais et délivrant un Grade de
Master, les MSc d’Audencia se distinguent à plus d’un
titre. Tout d’abord, chacune de ces filières joue le rôle
d’un accélérateur de carrière grâce à un réel ancrage
professionnel. Les étudiants travaillent sur des études
de cas, réalisent des stages, mènent des missions de
conseil ou des projets avec des entreprises partenaires
; ils bénéficient, par ailleurs, de l’intervention
d’experts de renom. Le tout permet de se présenter
sur le marché du travail avec une forte valeur ajoutée.
Par ailleurs, les promotions composées d’étudiants du
monde entier constituent un sérieux atout pour celles
et ceux qui aspirent à des carrières internationales ou
à évoluer dans des organisations multiculturelles.
24
C’est le nombre de
Masters of Science
et programmes de
Mastère Spécialisé ®
proposés par Audencia.
cœur des grandes maisons du
luxe, en France comme à l’international.
Des débouchés
dans des ONG ou des institutions
publiques sont également
possibles, notamment
avec le MSc in Public Policy
& International Cooperation
qui forme des professionnels
capables de jongler entre décisions économiques,
enjeux géopolitiques, sociaux et environnementaux.
Et la finance dans tout ça ?
Dans les secteurs de la finance, de la banque, de l’audit ou
du Private Equity, Audencia jouit d’une expertise solide et
reconnue sur le plan international. Plusieurs MSc forment
les étudiants à toutes les facettes de la finance, aux enjeux
de la RSE ainsi qu’à l’utilisation des data.
L’ensemble de l’offre ouvre un large éventail des possibles
et si chaque spécialisation a ses spécificités, toutes
s’appuient sur le même socle d’engagements de la part
d’Audencia : former des experts immédiatement opérationnels
aux compétences pointues au sein de programmes
étroitement reliés au monde professionnel. ●
LES
FORMATIONS
MASTÈRE
SPÉCIALISÉ ®
Là encore,
Audencia a
développé des
programmes de
MS dans différents
domaines
d’expertise. Il en va
ainsi du MS Acteur
pour la transition
écologique,
en partenariat
avec Centrale
Nantes et l’ensa
Nantes, ou des
doubles diplômes
construits
avec différents
Instituts d’Études
politiques,
tels que Aix ou
Saint-Germain
en Laye, ayant
trait aux Affaires
internationales,
aux métiers du
droit et de l’action
publique, etc.
Des collaborations d’excellence
Certaines de ces spécialisations sont uniques sur
le marché. Il en va ainsi du MSc in Cultural & Arts
Management, développé en partenariat avec
Sotheby’s Institute of Art et l’École du Louvre. Une
formation rare, à la croisée de la culture, du management
et des politiques artistiques, qui attire des étudiants
issus de lettres, d’histoire de l’art ou de sciences
humaines, désireux de professionnaliser leur passion.
Autre cursus emblématique : le MSc in Sustainable
Luxury Management, co-construit avec le groupe
LVMH, qui fait écho à une transformation majeure du
secteur du luxe appelé à conjuguer excellence, désirabilité
et responsabilité. Ce MSc prépare à des carrières au
Hapsatou Diallo, une carrière dans le luxe
Diplômée en 2022 et International Jewellery
Product Manager chez Cartier
« Dès le début de mes études, je souhaitais m’orienter vers la
mode ou le luxe. Je savais que des alumni d’Audencia travaillaient
dans ce secteur. J’ai bénéficié de ce réseau qui m’a permis de
décrocher des stages dans des maisons prestigieuses telles que
Longchamp, Chanel, Louis Vuitton ou Christian Dior. Des expériences qui ont confirmé
mon intérêt pour le luxe et m’ont permis de tester différentes fonctions dont celle
de chef de produit, poste que j’occupe aujourd’hui chez Cartier. Être diplômée d’une
grande école facilite l’accès à ces grandes entreprises mais il faut aussi être pro-actifs,
curieux et utiliser toutes les ressources de l’école pour parvenir à ses fins ».
© Charles Raymond Duhamel
2 Février 2026
Le continuum : un pont
entre deux rives
© Audencia, Charlotte Defarges
Faire le lien entre deux univers, qui
malgré leurs nombreux points
communs, possèdent chacun leurs
particularités. C’est tout l’enjeu du
continuum qui relie, d’un côté, les
classes prépa avec leur enseignement
académique et théorique
centré sur des matières fondamentales
(histoire, mathématiques, économie, langues,
culture générale...) et de
l’autre, les écoles de management,
davantage tournées
vers des disciplines professionnalisantes.
Ce savant mélange entre les
deux mondes, Audencia en a
fait sa marque de fabrique.
« On peut parler d’un changement
dans la continuité.
L’école doit former ses étudiants
en finance, management,
etc., mais nous y
associons toujours une part théorique qui leur
rappelle d’où ils viennent », explique Frédéric
Bretécher, professeur à Audencia depuis 5
ans, professeur de culture générale en classe
préparatoire à Nantes et membre de l’APHEC.
Des cours et des mises à niveau
Pionnière dans l’introduction des humanités
au sein d’un Programme Grande École,
Audencia s’appuie notamment sur les cours
transversaux mis en place depuis une vingtaine
Comment renforcer la continuité
pédagogique entre les classes prépa et les
écoles de management ? La réponse porte
un nom : continuum. Une démarche qui
s’incarne de multiples façons à Audencia,
notamment à travers l’importance
accordée à la culture générale.
Frédéric
Bretécher,
Professeur
à Audencia,
professeur
de culture
générale en
classe préparatoire
à Nantes
et membre de
l’APHEC.
Le continuum,
c’est finalement
avoir une tête
bien faite et les
pieds sur terre.
d’années. Leurs noms suffisent à appréhender
la démarche : « mondialisation et culture »,
« géopolitique du cinéma et des séries », « l’art
et sa valeur », etc. Les étudiants de pré-master
ont l’obligation d’en intégrer deux à leur
cursus. « On s’appuie sur leurs connaissances
académiques, que l’on continue à nourrir,
qu’on adapte à ce qu’ils doivent apprendre
chez nous », commente Frédéric Bretécher.
De nouveaux cours viendront à la rentrée compléter
ce dispositif et s’adresseront à tous les
étudiants de pré-master : animés à deux voix
par un alumni et Frédéric Bretécher, ils tisseront
les liens consubstantiels entre la culture
générale et la culture d’entreprise. Deux
exemples de ces cours où le dialogue entre les
matières est plébiscité : « l’Antiquité, reine du
marketing » ou « les odeurs de l’argent ».
« La culture générale est dans notre ADN
depuis de nombreuses années, faisant de
nous une école où les profils littéraires peuvent
s’épanouir », poursuit-il. Pour se l’assurer et
éviter d’éventuels décrochages, Audencia
organise pour eux une rentrée anticipée avec
des mises à niveau sur les matières quantitatives,
en comptabilité, finance, management,
etc. « Nous leur donnons les repères nécessaires
pour faciliter la transition entre la classe
préparatoire et l’école de management. C’est
un cheminement long que
nous accompagnons le
mieux possible », précise
Frédéric Bretécher.
La préparation
des sujets de culture
générale
Parmi les différentes
casquettes de Frédéric
Brétécher figure également
la conception des sujets de
culture générale tant pour
l’épreuve signature d’admission à Audencia
– qui donne à la culture générale sa place
naturelle – que pour le sujet des ECT dans
le cadre du concours commun de la BCE.
Un travail qui illustre pleinement la logique
de continuum. « Cela nécessite de respecter
un équilibre complexe entre l’abstraction et
l’intellectualisation d’un sujet par le prisme de
l’expérience. Le continuum, c’est finalement
avoir une tête bien faite et les pieds sur terre »,
conclut-il. ●
LES TEXTES DU SUJET
Depuis trente ans, Audencia
est partenaire d’Espace
Prépas pour la publication
annuelle de l’ouvrage « Les
textes du sujet », compilation
de textes traitant du sujet de
culture générale aux concours
d’entrée des grandes écoles
de management. Ces extraits,
choisis par des enseignants,
viennent compléter les
listes de bibliographie. Cette
collaboration de long terme
illustre bien l’engagement
d’Audencia, qui souhaite
avant tout former des
managers éclairés.
100 %
C’est le pourcentage
d’étudiants issus de
classes préparatoires en
1 re année du Programme
Grande École.
Des journées
consacrées
à la culture générale
Les 20 et 21 février se tiendront
les 5 e journées de la culture
générale à Audencia. Depuis
2022, une cinquantaine
d’étudiants de deuxième année
de prépa, venus de toute la
France, sont accueillis à Nantes.
Au programme : découverte
du campus et préparation
au concours à travers des
conférences sur la thématique
de culture générale de l’année
– « Juger » - ou des travaux
pratiques sur la dissertation.
Février 2026
3
Une présence en classe en effectif réduit
et un accompagnement personnalisé :
c’est en résumé ce qui fait la singularité
d’Audencia. Une proximité pédagogique,
associée à une rigueur académique, qui
assure aux étudiants un enseignement
aligné sur les meilleurs standards.
La valeur d’un cours dépend autant de son contenu que
de la qualité des échanges qu’il suscite ! C’est forte
de cette conviction qu’Audencia a toujours privilégié
des classes à taille humaine – 40 étudiants par professeur
en moyenne –, refusant les cours magistraux en
amphithéâtre ou les formats exclusivement en ligne.
Un choix qui garantit un taux d’encadrement élevé, peu
courant dans l’enseignement supérieur, notamment dans les
programmes de Master et MSc, et qui rend possible un suivi individualisé,
une interaction constante avec les enseignants et une
participation active des étudiants. Les professeurs
peuvent ainsi approfondir les concepts,
adapter leur pédagogie aux profils des étudiants
et intégrer des approches transversales
— entre management, économie, sciences
sociales ou enjeux sociétaux.
Excellence
académique :
ce qui fait
la différence
1%
Audencia bénéficie de la triple accréditation
internationale AACSB, EQUIS et AMBA, un label
détenu par 1 % des business schools dans le monde.
Des salles de classe
à taille humaine.
Développer l’esprit critique
Dans ces cours, les étudiants travaillent
régulièrement en petits groupes, sur des
études de cas complexes, des projets
collaboratifs, des hackathons ou des problématiques
issues d’entreprises et d’institutions
partenaires. Une grande diversité de
formats pédagogiques qui permet de développer
des compétences complémentaires.
Objectif : former des diplômés capables
de structurer une réflexion, de défendre
une analyse et de produire des recommandations
solides. « Dans un contexte
de complexification croissante des enjeux
économiques, sociétaux et environnementaux,
l’excellence académique constitue un
impératif stratégique. Elle apporte aux futurs
managers trois compétences essentielles :
la capacité de prise de recul nécessaire face à l’accélération
des changements, l’esprit critique indispensable pour naviguer
dans un environnement d’infobésité et de désinformation et une
méthodologie rigoureuse pour résoudre des problèmes dont la
nature même évolue constamment », commente Sébastien Tran,
directeur général d’Audencia.
De l’excellence du corps professoral
Le format des cours, c’est une chose, la qualification des
180 professeurs permanents, c’en est une autre. À Audencia,
elle se caractérise par un haut niveau de formation académique
des enseignants-chercheurs, avec une proportion significative
de titulaires de doctorats issus d’institutions prestigieuses
telles que Dauphine, HEC, ou encore des universités internationales
de premier plan (Oxford, McGill, UCLA, Politecnico
di Milano, etc.). Cette excellence se mesure également à
la capacité des professeurs à articuler finement activités de
recherche et transmission des savoirs, créant ainsi un continuum
vertueux entre production de connaissances nouvelles et formation
de haut niveau. ●
Focus sur la recherche
Un élément particulièrement distinctif
à Audencia réside dans l’intégration
des résultats de recherche dans certains
enseignements, créant ainsi un lien direct
entre la recherche académique produite
par les enseignants-chercheurs et la
formation des étudiants. Ajoutons que les
étudiants doivent rédiger un mémoire de
recherche qui leur permet de développer
une démarche scientifique rigoureuse, de
maîtriser les méthodologies de recherche
et d’approfondir une problématique
managériale avec le niveau d’analyse et de
profondeur requis pour de futurs leaders.
8,84/10
C’est la note obtenue par Audencia
au classement 2024 de Happy At School.
Sébastien Tran
Directeur général
d’Audencia
Former des
« décideurs éclairés »
capables d’appréhender les grandes transitions
de notre époque - climatique, numérique,
géopolitique – exige cette solidité académique
comme socle fondamental. L’excellence
académique est également un vecteur important
de décryptage des innovations qui transforment
notre société. Il en va ainsi de l’IA aujourd’hui et
demain du quantique et des biotechnologies ».
© Charlotte Defarges, Charles Raymond Duhamel, Audencia
4 Février 2026
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
Emmanuel Métais
DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’EDHEC
« La prochaine grande rupture sera celle
de la deuxième révolution quantique »
Au cours des derniers mois, l’Edhec
a enchaîné les annonces : nouvelle
plateforme de marque, transformation
des campus, investissements massifs
dans la recherche, lancement d’une
agence de notation climatique et d’un
institut dans le quantique, montée en
puissance du distanciel et réflexion sur
l’IA générative... Autant de sujets sur
lesquels nous faisons le point avec son
directeur général, Emmanuel Métais.
Olivier Rollot : L’Edhec fait évoluer son
identité de marque, mais sans rupture
apparente...
Emmanuel Métais : Nous tenons à une certaine continuité.
Notre ancienne plateforme de marque – avec un
slogan très centré sur le mot « impact » et un logo hérité
d’un travail mené il y a plus de dix ans – avait vieilli. Le
mot « impact » a été repris partout, tandis que la figure
de l’« homme en marche » ne représentait plus assez
l’énergie collective que nous voulons incarner.
O. R : Comment avez-vous travaillé cette
refonte ?
E. M : Nous avons collaboré pendant un an avec l’agence
Babel, en impliquant nos professeurs, nos étudiants et
diplômés, notre gouvernance et nos salariés. L’idée était
de partir de notre raison d’être et de notre mission, pour
trouver une signature qui reflète la force du collectif et
soit en phase avec ce que l’école veut être dans les dix
à vingt prochaines années. Graphiquement aussi, nous
évoluons vers quelque chose de plus puissant, plus
lisible, y compris pour les usages numériques.
un pour l’administration, un pour la restauration, etc. –
semblait logique sur le papier, mais moins en termes de
vie de campus. On recrée un véritable cœur de campus,
on modernise les espaces et, sans construire beaucoup
plus, on gagne 10 à 20 % de salles de cours et autant
d’espaces de travail pour les étudiants.
O. R : Il y a aussi un enjeu environnemental
fort sur ces travaux...
E. M : À Lille, l’un des bâtiments emblématiques, tout en
verre, datait des années 80 : glacial l’hiver, surchauffé
l’été, avec un bilan thermique à optimiser. Alors même
que nous investissons en recherche sur le climat, il
était indispensable d’être exemplaires sur notre propre
patrimoine. Une bonne partie des 60 millions engagés
sert donc à améliorer très fortement la performance
énergétique et le confort.
O. R : Et à Nice ?
E. M : Nous avons acquis ce qui est probablement l’une
des dernières parcelles disponibles de la promenade des
Anglais, à une vingtaine de mètres de notre bâtiment
actuel. Nous allons y construire un nouveau campus, avec
des salles de cours et un learning center, soit environ
8 000 m² utiles supplémentaires. À terme, entre Lille,
Paris, Nice, Londres et Singapour, nous atteindrons une
surface de près de 100 000 m².
CAMPUS : TRANSFORMATION À LILLE,
NOUVEAU SITE A NICE
O. R : L’Edhec va largement investir dans la
rénovation et l’extension de ses campus.
Qu’est-ce que cela va représenter ?
E. M : C’est massif : 120 millions d’euros d’investissement.
La moitié pour Lille, la moitié pour Nice. À Lille, on
transforme profondément l’existant. L’organisation très
rationnelle des années 2000 – un bâtiment pour les cours,
Edhec BS
15
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
Le campus lillois
de l’Edhec BS
Edhec BS
DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE A LA
PHYSIQUE QUANTIQUE
O. R : Vous ouvrez un institut de recherche
consacré au quantique. C’est très ambitieux
pour une école de management ?
E. M : Nous avons déjà investi dans la recherche en
intelligence artificielle, mais nous voulons regarder
plus loin. La prochaine grande rupture sera celle de
la deuxième révolution quantique, avec l’ordinateur
quantique et ses applications. Nous ne faisons bien sûr
pas de physique fondamentale, mais nous travaillons
sur les conséquences de la physique quantique afin
d’élaborer des solutions et des outils pour le business,
la finance, l’assurance, les télécoms, la cybersécurité,
la santé, l’aérospatial…
O. R : Vous avez déjà atteint la masse critique
nécessaire pour cela ?
E. M : Nous nous appuyons sur des profils hybrides,
comme celui de l’un de nos professeurs, Lionel Martellini,
qui a une double formation en finance et en astrophysique,
et qui a contribué à des travaux majeurs sur les
ondes gravitationnelles. Aujourd’hui, nous structurons
des premières verticales de recherche : quantique et
finance/assurance d’un côté, quantique et télécoms-cybersécurité
de l’autre, en partenariat avec des acteurs
spécialisés.
O. R : Où en êtes-vous dans le déploiement
des IAG ?
E. M : Nous possédons un centre de recherche dédié
à l’IA, des programmes de spécialisation pour les étudiants
et nous réalisons un travail de fond sur l’usage
responsable. Nous n’avons pas voulu nous lier à un seul
fournisseur technologique : l’écosystème évolue trop
vite. En revanche, tous les élèves sont formés au bon
usage des IA génératives. Nous expérimentons aussi
des assistants pédagogiques : des « robots-tuteurs »
nourris par les cours, avec lesquels les étudiants peuvent
interagir pour réviser, poser des questions, demander des
quiz. C’est très impressionnant et cela libère du temps
aux professeurs pour aller plus loin avec les étudiants.
CLIMAT : RECHERCHE, AGENCE DE NOTATION
ET MODÉLISATION DES RISQUES
O. R : L’Edhec a beaucoup investi sur les
questions de changements climatiques ces
dernières années. Où en êtes-vous ?
E. M : Sur la décennie 2020-2030, nous engageons
une centaine de millions d’euros sur la recherche, dont
une part importante sur le climat. Nous sommes partis
de la finance – l’idée que la finance doit devenir un outil
au service de la lutte contre le changement climatique
–pour progressivement nous positionner sur le climat et
recruter davantage de scientifiques dans ce domaine.
Aujourd’hui, notre écosystème finance/climat, entre
Nice, Paris, Londres et Singapour, réunit une centaine
de personnes.
O. R : Cela a débouché sur la création d’une
agence de notation climatique…
E. M : Oui, nous avons lancé Scientific Climate Ratings
en juin dernier. L’idée est de traduire les scénarios
climatiques en scénarios financiers. Si vous possédez,
par exemple, un aéroport situé au bord de la mer, nous
sommes capables de calculer une valeur actuelle nette
en intégrant la montée des eaux, la fréquence des
événements extrêmes, mais aussi les investissements
d’adaptation possibles. Nous avons conçu des modèles
à partir des scénarios du GIEC, et notre premier client
L’Edhec se penche
sur les graduate
programmes
Dispositif structuré de
recrutement et de formation
à destination de jeunes
diplômés de niveau Master
d’une durée de 12 à 36
mois, structuré en rotations
(fonctions, métiers, sites,
voire pays), bénéficiant de
formations et de mentorat
personnalisés, les graduate
programmes sont un élément
crucial de recrutement
de cadres haut niveau.
Périodiquement le NewGen
Center de l’Edhec se penche
sur leur cas. Sa dernière
étude révèle une très forte
adhésion au modèle du
Graduate Programme : 98%
des jeunes ayant participé
à un graduate programme
considèrent qu’il s’agit
d’un excellent dispositif
d’insertion professionnelle
et 75% des jeunes sont restés
ou envisagent en effet de
rester dans l’entreprise à
l’issue de leur programme.
16
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN FÉVRIER 2026 N° 91
est la Banque mondiale. Nous avons aussi noué une
alliance avec un grand assureur, très intéressé par
ces évaluations.
ADMISSIONS, DÉMOGRAPHIE ET ENJEUX
INTERNATIONAUX
O. R : Sur les admissions, vous avez fait
évoluer le concours de la grande école.
Pourquoi ?
E. M : Nous restons attachés à un modèle très sélectif :
tous nos élèves de première année de la grande école
sont issus de classes préparatoires. A partir du concours
2027, nous allons introduire une nouvelle épreuve orale
pour valoriser l’excellence académique des candidats.
C’est un marqueur de sélectivité, assumé comme tel,
et qui a été plutôt bien accueilli par les prépas. Cette
épreuve se déroulera en complément de la Trilogie,
sessions orales comportant notamment une épreuve
centrée sur le collectif et la résolution de cas, parce
que les grands problèmes de société ne se résoudront
que collectivement.
O. R : La démographie française va baisser.
Cela vous inquiète-t-il ?
E. M : Nous restons attentifs bien évidemment aux
évolutions démographiques à venir. Nous sommes dans
le haut du tableau, ce qui nous permet de conserver
notre sélectivité. Et contrairement à d’autres, nous
n’avons pas pour projet d’augmenter fortement nos
effectifs français, car cela impliquerait mécaniquement
de dégrader la sélectivité. Le véritable sujet, pour nous,
ce sont les politiques migratoires : si la France durcissait
drastiquement l’accueil des étudiants internationaux,
comme on l’a vu au Royaume-Uni, au Canada ou dans
les pays nordiques, cela serait très problématique à la
fois financièrement et pédagogiquement.
en compte la santé mentale des étudiants. Cela passe
par la prévention, la formation au « prendre soin », des
dispositifs d’écoute, des psychologues, des plateformes
d’assistance en plusieurs langues. L’enjeu est d’identifier
le plus tôt possible les situations fragiles et d’y répondre
avec des professionnels.
FORMATION EN LIGNE, ALLIANCES ET
HUMANITÉS
O. R : L’Edhec développe aussi fortement
l’enseignement à distance. Avec quelles
ambitions ?
E. M : Nous avons une branche dédiée à la formation
en ligne, qui représente déjà près de 10 % de notre
volume d’étudiants, soit environ 800 personnes. On y
trouve des programmes diplômants et des formations
courtes pour managers et dirigeants. Nous tenions à ce
que ces programmes restent de haut niveau : les tarifs
sont proches de ceux du présentiel et nous travaillons
avec un réseau d’institutions partenaires européennes
et nord-américaines spécialisées dans le distanciel.
O. R : Vous insistez en parallèle sur les
humanités. N’est-ce pas paradoxal à l’ère de
l’IA ?
E. M : Au contraire. Plus la technologie progresse, plus
nous avons besoin de gens formés en sciences sociales,
philosophie, géopolitique, histoire de l’art… Nous avons
lancé un parcours « Humanités » cette année pour proposer
aux étudiants d’approfondir leurs connaissances
dans ces matières. Il est impératif de réfléchir à la place
que doit occuper la machine, à ce qui doit rester le propre
de l’humain et à la façon de concevoir des interfaces
homme–machine. L’avenir, ce n’est pas l’humain contre
l’IA, mais l’humain augmenté par l’IA – à condition d’être
formé, lucide et exigeant sur ses usages.
L’École navale et l’Edhec
lancent un doublediplôme
ingénieur
C’est le premier doublediplôme
de l’École navale
avec une grande école de
management. Dans le cadre
d’un partenariat stratégique
global, l’École navale et
l’Edhec Business School
lancent un double-diplôme
ingénieur accessible dès
cette année aux étudiants du
Programme Grande École
de l’Edhec. Ce nouveau
cursus vient compléter
l’ambition d’un partenariatcadre
qui prévoit une
collaboration stratégique
dans différents domaines
tels que le développement
de projets conjoints de
recherche (gestion, défense
et sécurité maritime), la mise
en place de programmes
de formation croisée ou
encore l’organisation
d’événements communs.
O. R : Vous y voyez aussi un enjeu de
responsabilité géopolitique ?
E. M : Les campus sont parmi les derniers espaces
où des étudiants russes et ukrainiens, israéliens et
palestiniens, américains et chinois peuvent encore se
parler. Même avec des tensions, même sans s’aimer.
Fermer ces échanges au nom d’un repli sur soi serait
extrêmement dangereux à long terme.
RESPONSABILITÉ, JEUNES GÉNÉRATIONS ET
SANTÉ MENTALE
O. R : La liste des responsabilités qui pèse
sur les écoles n’a cessé de s’allonger… Cela
ne vous effraie pas ?
E. M : C’est à la fois angoissant et exaltant. Nous avons
des missions très claires : lutter, à notre échelle, contre
le changement climatique, rapprocher les peuples,
former les dirigeants de demain, et désormais prendre
Edhec BS
17
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER
FÉVRIER 2026 N° 91
Comment les écoles
de management veulent
devenir beaucoup plus
que des écoles de management
ESCP BS
Création de nouvelles écoles dépassant les frontières
du management, multiplication des doubles diplômes de
plus en plus ouverts sur d’autres disciplines en France
comme à l’international, ouverture sur le monde de
plus en plus marquée et développement de la formation
continue, alors que les effectifs d’étudiants stagnent les
écoles de management bruissent d’idées pour toujours
plus se développer.
18
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER
FÉVRIER 2026 N° 91
Une business school…
non des schools
«
Tech school », école de géopolitique
et même quantique,
les écoles de management
sortent de plus en plus de
leur pré carré pour devenir
des groupes généralistes composés de
plusieurs « schools ». Exemples…
Au-delà des simples doubles diplômes,
les écoles de management semblent bien
entrées dans de profonds processus
de transformation en s’adjoignant de
nouvelles compétences. Des évolutions
nécessaires pour répondre à des avancées
technologique ou sociétales. « Le
développement des Intelligences artificielles
est également un choc – nous
l’avions d’ailleurs anticipé à SKEMA en
créant dès 2019 un Centre d’Innovation
en IA à Montréal. De même, nous avons
lancé quatre écoles thématiques il y a
cinq ans et je suis heureuse de constater
que d’autres écoles en font autant aujourd’hui
», commente ainsi Alice Guilhon,
directrice générale de Skema et pionnière
dans le développement de ces écoles
thématiques. « Les écoles de management
investissent depuis longtemps dans
les systèmes d’information, la data, les
statistiques, parfois la cyber. Les tech
schools qui émergent aujourd’hui, ou les
bachelors en data et société, sont une
prolongation logique de ces investissements.
Ce sont des écoles de “tech”, pas
des écoles d’ingénieurs, même si elles
peuvent viser des débouchés proches
sur certains segments. Elles apportent
une offre complémentaire, avec une autre
logique d’accréditation », analyse Thomas
Jeanjean, directeur général adjoint
en charge de l’Éducation à la CCI Paris
Île-de-France.
En créant ou en agrégeant à leur périmètres
des écoles de tourisme, de
communication d’ingénieurs ou de design,
les groupes Audencia, Excelia ou encore
Yschools ont montré la voie : autour
d’une école de management « navire
amiral » peuvent se développer d’autres
domaines de formation plus ou moins
liés. Des modèle très porteurs comme
le constate encore Thomas Jeanjean :
« Nous sommes sur un marché biface :
il faut à la fois attirer les étudiants et
satisfaire les entreprises. Du côté des
jeunes, la responsabilité et l’hybridation
des profils – faire de l’ingénierie, mais pas
seulement – prennent de l’importance.
On le voit dans le choix des spécialités au
lycée : les élèves “mixent” davantage ».
ESCP VEUT DEVENIR UNE
UNIVERSITÉ EUROPÉENNE DE
MANAGEMENT
Dans le plan stratégique qu’il a dévoilé en
2025, Léon Laulusa entend transformer
l’école qu’il dirige, l’ESCP, en « première
Université Européenne de Management »
avec trois écoles : « Nous allons compléter
notre école de commerce par deux nouvelles
entités : une École de Technologie
et une École de Gouvernance. L’objectif
est d’hybrider le management avec les
A Lyon le « Maker’s lab »
de emlyon BS permet à ses
étudiants de se confronter
à des tâches manuelles
O.R.
19
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
technologies émergentes, d’une part, et
les affaires publiques/diplomatie, d’autre
part et d’offrir la première Université
européenne de Management ».
Ces nouveaux programmes reposeront
sur le modèle tournant multi-campus :
plusieurs lieux, plusieurs temps, qui est
l’ADN de ESCP : « L’École de Technologie
ne sera pas une école d’ingénieurs mais
un cursus mixte 50 % management / 50
% technologie avec des fondamentaux
comme les maths, le codage, la physique,
etc. L’École de Gouvernance intégrera les
enseignements de géopolitique, stratégie
et affaires publiques ».
CRÉATION D’UNE « TECH
SCHOOL » POUR EMLYON
L’école revendique déjà un socle conséquent
: près de 1 000 étudiants seraient
aujourd’hui formés aux enjeux tech, data
et IA. Partant de ce constat — et face
à des besoins en compétences jugés
supérieurs aux capacités actuelles des
seules écoles d’ingénieurs — emlyon
annonce la création d’une école de la tech
dès le printemps 2026, « Tech School »,
en 2027 qui passe dès le printemps 2026
par la création de « emlyon Propulse ».
Il s’agit de programmes de formation
continue à destination des professionnels
non-cadres titulaires d’un diplôme
allant du bac pro à bac+2 ainsi que des
personnes en reconversion ou en remobilisation
professionnelle. Les trois
premiers programmes lancés au printemps
2026 formeront aux métiers de
« technicien en industrie et gestion des
risques », « référent IA » et « chargé de
clientèle omnicanal ».
Construits en partenariat avec les entreprises
du secteur, d’autres programmes
sont à l’étude pour les années à venir,
notamment en matière de santé et de
cybersécurité. Une deuxième brique
aura lieu à travers une offre de masters
dédiés aux métiers de la tech dès la
rentrée 2027 et le déploiement d’une
offre de formation executive BtoB dans
un troisième temps.
OBJECTIF GÉOPOLITIQUE À
AUDENCIA
Déjà en pointe sur les transitions écologiques
avec son école Gaïa et en communication
avec SciencesCom, Audencia
va ouvrir en 2027 une toute nouvelle
School of Public and International Affairs
à la croisée du management, de
la géopolitique, des sciences politiques
et des affaires internationales. « Nous
ne cherchons pas à «copier» Sciences
Po, mais à proposer un cursus avec
une forte coloration internationale, des
expatriations et stages obligatoires, des
doubles diplômes avec des partenaires
en dehors du management, et des cas
concrets, par exemple sur des partenariats
publics-privés en Chine ou en
Amérique du Sud », explique son directeur
général, Sébastien Tran.
Située sur le campus parisien d’Audencia,
elle accueillera en septembre 2027 sa
première promotion, avec pour ambition
de former 500 étudiants d’ici 2030 :
« L’ambition est de construire un schéma
classique Bachelor + Master (3+2), avec
possibilité de doubles diplômes avec les
autres écoles d’Audencia, y compris la
Grande École ou SciencesCom. À terme,
l’école restera de taille maîtrisée, autour
de quelques centaines d’étudiants, avec
un niveau de sélectivité élevé ».
A Nantes Audencia et
Centrale Nantes travaillent
de concert au sein de «
l’alliance » qui les lie
également à l’Ecole nationale
supérieure d’architecture
Audencia BS
20
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
LA RÉVOLUTION QUANTIQUE DE
L’EDHEC
L’Edhec va encore plus loin en ouvrant
un institut de recherche consacré au
quantique (lire l’entretien dans ce numéro).
« Nous avons déjà investi dans
la recherche en intelligence artificielle,
mais nous voulons regarder plus loin. La
prochaine grande rupture sera celle de la
deuxième révolution quantique, avec l’ordinateur
quantique et ses applications »,
explique le directeur général de l’Edhec,
Emmanuel Métais, qui précise : « Nous
ne faisons bien sûr pas de physique fondamentale,
mais nous travaillons sur les
conséquences de la physique quantique
afin d’élaborer des solutions et des outils
pour le business, la finance, l’assurance,
les télécoms, la cybersécurité, la santé,
l’aérospatial… »
Pour se positionner sur ce domaine qui
semble bien loin de ses bases l’Edhec
s’appuie sur des profils hybrides, comme
celui de l’un de ses professeurs, Lionel
Martellini, qui a une double formation
en finance et en astrophysique, et qui a
contribué à des travaux majeurs sur les
ondes gravitationnelles. « Aujourd’hui,
nous structurons des premières verticales
de recherche : quantique et finance/assurance
d’un côté, quantique
et télécoms-cybersécurité de l’autre,
en partenariat avec des acteurs spécialisés
», spécifie Emmanuel Métais.
DIPLÔMER DÈS BAC+3 POUR
SKEMA
C’est la grande nouveauté du plan stratégique
2025-2030 de Skema. Elle va créer
une « School for professional studies »
pour créer des diplômes de niveau bac+3
dans des métiers en tension ou répondant
aux besoins locaux. « Nous allons
vers des programmes comme «Santé et
IA» ou «Tourisme et IA» avec toute une
gamme de diplômes visés qui seront
dispensés dans le monde entier», explique
Alice Guihon, sa directrice générale. Une
quarantaine de programmes ont déjà été
identifiés en « analysant les écosystèmes
locaux et nous travaillons déjà avec des
A Paris Skema BS possède une salle dédiée au travail
sur machine comme ici une imprimante laser
entreprises pour créer ces programmes
et permettre aux jeunes de les intégrer »,
explique Patrice Houdayer, directeur
adjoint de Skema qui insiste : « Nous
voulons créer des diplômes reconnus
localement sur un modèle type visé /
gradé avec des formations orientées
métiers pour répondre à des demandes
locales ». Ce sont 2 500 étudiants qui
sont attendus dans les cinq ans dans
ces écoles.
Salle de convivialité
dédiée aux projets
collectifs à l’Edhec BS
Skema BS
Edhec BS
21
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
La magie des doubles
diplômes
Au début il y eut les doubles
diplômes avec des partenaires
internationaux en management
et puis, peu à peu,
s’y sont agrégés des double
diplômes dans d’autres disciplines pour
ouvrir l’esprit des étudiants des business
schools. Petit tour d’horizon.
On ne les compte plus : les doubles diplômes
des écoles de management sont
innombrables. A tout seigneur tout honneur
HEC en propose à l’international en
management avec le MIT - Sloan School
of Management, Berkeley, Bocconi, Tsinghua,
etc. En France avec en Corporate
and Public Management Sciences Po
Paris, en droit aussi bien avec Paris 1
Panthéon-Sorbonne que Paris 2 Panthéon-Assas,
etc.
MANAGER + INGÉNIEUR
Ce sont les doubles diplômes les plus
emblématiques même s’ils ne concernent
encore que peu d’étudiants dans le sens
école de management puis école d’ingénieurs.
Mais il se développent de nouveau
depuis deux ans. emlyon annonce
ainsi la création d’un nouveau double
diplôme emlyon–INSA Lyon à la rentrée
2026, reposant sur un format présenté
comme similaire à celui déjà déployé avec
Centrale Lyon. Le principe : 10 étudiants
du Programme Grande École d’emlyon et
10 élèves-ingénieurs de l’INSA suivront
un parcours croisé entre management
et sciences de l’ingénieur.
MANAGER + DESIGN, ARTS…
Les double diplômes ne se limitent plus
depuis longtemps à la gestion et au management.
Audencia a été précurseur
dans le développement d’une offre multidisciplinaire
pour ses étudiants depuis
plus de 20 ans. « Nous travaillons depuis
longtemps avec d’autres disciplines :
l’École de Design Nantes Atlantique, Centrale
Nantes, les Beaux-Arts, le droit,
SciencesCom, Gaïa… À l’international, nos
partenaires ne sont pas uniquement des
business schools : New York Film Academy,
College of Liberal Arts de CityU, etc.
Les étudiants choisissent Audencia aussi
pour cette approche multidisciplinaire
et internationale », établit le directeur
général d’Audencia, Sébastien Tran.
C’est également au cœur de la stratégie
Transcend 2024-2028 qui a notamment
pour objectif de dépasser les frontières
disciplinaires pour ouvrir ses étudiants
sur le monde. « Nous avons par exemple
créé un double diplôme en Philosophie,
Éthique et Management avec l’ICP. Quand
on regarde l’obsolescence accrue des
compétences face à la crise climatique,
aux IA, à la réindustrialisation, etc. il faut
que nos étudiants possèdent, en plus
d’une formation très rigoureuse, une
vision holistique », promeut Vincenzo
Vinzi, son directeur général.
MANAGER + INTERNATIONAL
A l’international, si la plupart des 60
doubles diplômes que propose Neoma
sont concentrés dans les domaines
classiques des business schools, elle
en également dans des domaines hybrides
comme les sciences naturelles
ou le design. Il est par exemple possible
d’obtenir un double diplôme avec l’Université
de Tongi en Chine en Technologie
et Management. « Ces programmes spécifiques
sont conçus pour des étudiants
qui ont déjà une idée précise du secteur
dans lequel ils souhaitent travailler et
souhaitent commencer à se spécialiser
en suivant des cours qui n’ont pas de
pré-requis trop strict », explique Sarah
Cooper, la directrice des Relations et du
Développement International de Neoma
Business School.
22
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER
FÉVRIER 2026 N° 91
CentraleSupélec
ESCP Business School et CEIBS s’associent
quant à eux pour lancer en 2026 un
Global Master en Management accéléré
en 14 mois à l’image de ce que font l’Essec
ou l’Insead. Entièrement en anglais,
le programme se déroule dans quatre
grands hubs économiques : Shanghai,
Paris, Londres et Zurich. Les étudiants
bénéficient ainsi d’une immersion multiculturelle
combinant compréhension
approfondie de la Chine et ouverture
sur l’Europe, avec des cours, projets
collaboratifs, études de cas et visites
d’entreprises. A la fin de leur cursus les
étudiants obtiennent les masters de
CEIBS et de ESCP. « Le partenariat avec
CEIBS nous permet de renforcer notre
présence en Chine tout en offrant à nos
étudiants un parcours transformateur et
à fort impact entre l’Europe et l’Asie »,
note Léon Laulusa, Directeur général
de ESCP Business School quand Frank
Bournois, vice-président et directeur
général de CEIBS, affirme : « Le Global
Master en Management CEIBS – ESCP
n’est pas seulement un programme, c’est
une déclaration d’intention : former, inspirer
et propulser une nouvelle génération
de leaders. Né de l’Europe et de la Chine,
ce programme n’est pas simplement
international : il est interculturel, intergénérationnel
et interdisciplinaire. »
CentraleSupélec propose
des doubles diplômes
avec l’Essec et l’Iéseg
23
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
La dimension mondiale des écoles
de management françaises
Elles caracolent dans les classements
internationaux, multiplient
les accords d’échanges
et ouvrent des campus partout
dans le monde. Une école de
management française c’est d’abord
une école internationale.
Première Insead, 2 ème HEC, 4 ème ESCP,
les écoles de management de françaises
sont depuis longtemps au pinacle dans
le Classement des business schools
européennes du Financial Times. Avec 26
écoles classées sur 100 elles y occupent
même le premier rang devant le Royaume-
Uni et ses 16 écoles. Une reconnaissance
internationale qui leur permet de recruter
partout dans le monde. Parmi les écoles
les plus dynamiques Rennes SB reçoit
ainsi aujourd’hui 40% d’étudiants internationaux
parmi ses 5 000 étudiants avec
plus de 100 nationalités sur le campus.
« Le véritable enjeu est de faire de son
expérience internationale un apprentissage
des cultures et de l’altérité. Nous
créons un environnement cosmopolite
où on peut se frotter à l’autre ! Et on
apprend une langue, une autre façon de
penser, en sortant des stéréotypes pour
être plus en capacité d’innover. Pour tout
cela le cosmopolitisme de Rennes SB est
un atout » commente Adilson Borges, le
directeur général de Rennes SB.
croissance globale de Skema se fera ainsi
à plus de 70% à l’international dans des
pays en pleine croissance comme l’Inde.
Les frais de scolarité n’augmenteront pas
en France mais pourraient augmenter aux
Etats-Unis ou ailleurs, notamment pour
son MSc en finance classé deuxième
dans le monde.
KEDGE est quant à elle particulièrement
bien implantée en Afrique avec
l’école BEM, dont elle est actionnaire et
partenaire, à Dakar et Abidjan. BEM se
développe maintenant à Brazzaville et à
Douala. « Nous voulons accompagner
son développement au-delà avec déjà un
projet à Conakry en Guinée. Le développement
de l’enseignement supérieur en
Afrique est un sujet important pour nous
alors que la demande s’accroit d’année
en année », confie le directeur général
de Kedge, Alexandre de Navailles. En
Chine Kedge est implantée Shanghai et
Suzhou au sein de deux instituts franco-chinois.
En Inde elle est partenaire
de l’école de Management Jagdish Sheth
School of Management (JAGSoM) de la
Vijaybhoomi University à côté de Mumbai
et à Bangalore.
Le campus de l’ESCP
à Londres
CONSTRUIRE SON PROPRE
CAMPUS OU ÊTRE PARTENAIRE
DE CAMPUS LOCAUX
Sur un modèle de création de campus
propres Skema continuera à grandir à
l’international dans les cinq ans à venir
de son nouveau plan stratégique… en
s’adaptant. « Initialement nous souhaitions
nous installer en Russie, nous sommes
finalement allés à Dubaï. Nous allons
maintenant nous implanter en Inde et
en Australie », explique Alice Guilhon. La
ESCP BS
24
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER
FÉVRIER 2026 N° 91
DES ACCORDS À
L’INTERNATIONAL
Comme Rennes SB, Neoma compte plus
de 400 accords à l’international avec
des partenaires académiques. « Il s’agit
aussi pour nous de nous diversifier en
proposant des doubles diplômes, des
programmes hybrides ou encore des
cours spécifiques avec des universités
très investies dans le digital ou
les technologies. Ce que nous voulons
c’est proposer une grande diversité de
propositions à nos étudiants avec des
immersions significatives dans le temps
dans un contexte réel où peu d’étudiants
de Neoma sont présents en même temps
sur le même campus », spécifie Sarah
Cooper, la directrice des Relations et du
Développement International. Chaque
année ce sont ainsi 2 000 étudiants
du programme Grande école et du Global
BBA – une partie en double diplôme
pour deux ans pour ces derniers - qui
partent étudier dans ses 400 institutions
partenaires : « Le principe est celui de la
réciprocité : nous envoyons autant d’étudiants
chez elle que l’université partenaire
nous en envoie. Les étudiants ne payant
absolument rien de plus que leurs frais
de scolarité ».
FAIRE VENIR PLUS D’ÉTUDIANTS
INTERNATIONAUX
emlyon business school entend encore
renforcer son influence et son rayonnement
à travers plusieurs initiatives.
Actuellement, environ 33% des étudiants
de l’école sont internationaux, mais l’établissement
a pour objectif d’atteindre
50% cette optique, emlyon a récemment
ouvert un bureau à Abidjan, visant à
attirer davantage d’étudiants africains.
L’école met également l’accent sur l’Asie,
en particulier l’Indonésie et le Vietnam,
qui sont des zones d’expansion stratégique.
Les Amériques ne sont pas en
reste, avec des projets de développement
ciblant des pays comme le Canada,
l’Amérique centrale et la Colombie. « En
Europe, nous prévoyons de renforcer
notre présence à Londres, notamment
grâce à une collaboration accrue avec la
London Interdisciplinary School. L’ambition
à long terme est de développer des
programmes sous la bannière «emlyon
UK» », confie Isabelle Huault, présidente
du directoire et directrice générale. Enfin,
l’école poursuit également ses projets
en Chine, avec la création d’un institut
conjoint en partenariat avec le Harbin
Institute of Technology, et en Inde, où un
partenariat stratégique avec MDI Delhi
est en cours de développement.
Neoma BS
Neoma BS possède
400 accords avec des
établissements internationaux
25
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
Les promesses
de la formation continue
De toutes les voies qui peuvent
permettre aux écoles de management
de se développer
dans les avenirs la formation
continue semble la plus prometteuse.
Dans un monde de plus en
plus instable les entreprises comme les
cadres ont en effet plus que jamais besoin
de se former régulièrement. Seulement
la concurrence est rude…
L’écueil auquel sont le plus souvent
confrontés les établissements d’enseignement
supérieur est la mauvaise
adaptation de leur pédagogie à un public
de professionnels. L’acquisition en 2023
de l’organisme de formation Meltis, expert
en formation managériale, par Neoma a
ainsi permis à l’école de management de
mieux appréhender les contraintes du
marché. « Il y a huit ans il n‘y avait rien
en executive education à Neoma. Depuis
le chiffre d’affaires a été multiplié par 8,5
et dépasse aujourd’hui les 3,5 millions
d’euros et même 7,5 millions après le
rachat de Meltis », se félicite le directeur
de l’Executive Education de Neoma,
Stéphane Dubreuille. « Notre stratégie
repose d’abord sur la réinvention de carrière
et la reconversion professionnelle,
notamment celle des sportifs de haut
niveau. Le deuxième axe porte sur des
programmes sur-mesure conçus pour
de grandes entreprises comme L’Oréal,
Safran, BNP Paribas ou Naval Group . Le
troisième axe est celui de la formation
inter-entreprises, avec 13 certificats
conçus aux côtés de partenaires d’excellence
tels que Jedha, AgroParisTech
ou l’IRIS, pour proposer des thématiques
clés comme l’intelligence artificielle, la
data, l’impact de la géopolitique sur les
décisions des entreprises, la finance
durable ou les enjeux des transitions »,
détaille le directrice générale de Neoma,
Delphine Manceau qui propose également
des programmes diplômants et certifiants
en Chine et bientôt en Côte d’Ivoire,
ainsi que des learning expeditions pour
des entreprises internationales, telles
qu’Allianz Italy ou le MBA de l’Université
Laval, autour de thématiques d’excellence
comme l’innovation managériale et la
culture du champagne. Ces initiatives
ont valu à NEOMA d’être classée 12ème
mondial et 4ème en France par le Financial
Times dans son Executive Education
Custom 2025.
DE FORTES AMBITIONS
A l’image de Neoma les école des management
sont particulièrement en pointe.
La formation continue représente ainsi
50 millions (hors MBA) des 235 millions
d’euros de chiffre d’affaires de HEC Paris.
Le tout avec 60% de croissance ces dix
dernières années et encore beaucoup
d’ambitions pour l’avenir. Dans son plan
stratégique présenté en 2025 HEC ambitionne
ainsi « faire monter ce chiffre
d’affaires à 75 millions d’euros dans les
cinq ans » comme l’explique son directeur
général, Eloïc Peyrache, qui entend
« poursuivre de la montée en gamme de
l’école sur les programmes de formation
continue sur mesure et un renforcement
de l’attractivité mondiale d’HEC Paris pour
les programmes de formation continue
sur catalogue (plus internationaux, plus
modulaires et permettant la capitalisation
de crédits tout au long de la vie) ».
C’est également un axe de croissance
majeur pour l’Essec qui a structuré son
offre autour de deux directions générales
adjointes : l’une pour les programmes
pré-expérience (bachelors, Grande École,
masters spécialisés), l’autre pour les
programmes post-expérience (formation
continue, Executive Education, relations
entreprises). « Nous concevons de plus
en plus de programmes sur mesure pour
L’Insead lance
une plateforme
d’apprentissage
alimentée par l’IA
L’Insead associée avec la
banque Standard Chartered
lance Lexarius, une
plateforme EdTech alimentée
par l’intelligence artificielle
qui entend « libérer le
plateforme humain partout
dans le monde en rendant
l’apprentissage profondément
expérientiel ». Lexarius
propose à cet effet une
plateforme de jeux de rôle
et de coaching conçue pour
transformer la formation
en entreprise (L&D) en
accélérant l’acquisition de
compétences. Lexarius a
été conçu pour répondre à
ce besoin en utilisant des
avatars avancés et une IA
agentive afin de proposer des
conversations immersives
et un coaching personnalisé
dans plus de 20 langues.
26
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
les entreprises, coconstruits avec elles à
partir de leurs besoins spécifiques. Cette
approche nous a permis d’intégrer le top
10 mondial du Financial Times en Executive
Education », relève son directeur général,
Vincenzo Vinzi.
LA PRIME AUX LEADERS !
C’est logique : se former dans une formation
de premier plan permet d’ajouter
une plus-value à son CV. Ce sont donc
les leaders qui l’emportent souvent à
l’image de HEC de l’École polytechnique
ou de l’Insead. « Quand on me demande
quelles sont les différences les plus significatives
entre l’INSEAD et les autres
écoles de commerce, je parle souvent
de l’executive education, qui représente
50% de notre activité », établit le dean
de l’Insead, Francisco Veloso, capable
de recruter des étudiants dans le monde
entier :« Aujourd’hui, nous avons des
étudiants de 80 pays différents et aucune
nationalité ne dépasse 10 % de l’ensemble
des étudiants ; il en est ainsi depuis 30
ans et c’est ce qui fait de nous l’école la
plus internationale ». Au cours des dix
dernières années, l’école a constaté une
forte croissance des inscriptions parmi
les étudiants indiens et chinois, et ces
nationalités représentent actuellement
environ 10 % de l’effectif total de l’INSEAD,
tandis que de nombreuses nationalités
représentent de 4 à 7 % de l’effectif
total. Une imprégnation internationale
unique qui fait aussi son succès auprès
des managers du monde entier.
mais pourrait se déplacer « pour mieux
répondre aux besoins de nos activités
métropolitaines ».
Une qualité d’infrastructures nécessaire
pour accueillir un public de cadres. Une
réflexion qui a prévalu au déménagement
de l’IAE Paris dans de nouveaux locaux en
ce début d’année 2026 comme l’explique
son directeur, Éric Lamarque : « Notre
nouveau bâtiment va d’abord une excellente
expérience étudiante avec 800 m 2
dédiés à la vie étudiante et une meilleure
ergonomie des salles de cours. Nous
disposerons également d’une agora, de
salles de travail, d’une petite cafétéria.
Ce sera très utile pour nos étudiants qui
viennent le soir. Nous serons vraiment
à l’égal des écoles de management de
premier plan ! »
Le Learning Center
de HEC Paris
HEC Paris
DES INFRASTRUCTURES
DÉDIÉES
Pour encore développer ses activités,
HEC Paris s’appuiera notamment sur des
infrastructures dédiées à la formation des
cadres qui seront entièrement rénovées
dans les années à venir avec le soutien
de sa fondation. Alors qu’elle vient de
rénover ses bâtiments de Cergy l’Essec
reste implantée à La Défense, qui abrite
notamment ses programmes de formation
continue, au cœur du quartier d’affaires,
METTRE L’ENTREPRISE
AU CENTRE
Rennes SB est aujourd’hui dans le peloton
de tête des écoles les plus engagées
dans le développement de sa formation
continue. « Nous avons revu l’ensemble
du catalogue pour remettre l’entreprise au
centre. Nous avons par exemple construit
toute une gamme de formation pour accompagner
les transformations IA dans
les entreprises, comme l’IA4Business ou
encore l’IA4HR. Nous innovons également
en aidant les entreprises à capturer et à
27
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DOSSIER FÉVRIER 2026 N° 91
valoriser leurs savoir-faire, grâce à un
partenariat structurant avec LinkedIn
Learning » explique son directeur général,
Adilson Borges. Cela passe par
exemple par le lancement du programme
The NextCLO (CLO est l’acronyme pour
Chief Learning Officer), une formation
qui vise à faire monter en compétence
les équipes du Learning Développent de
toutes les entreprises du CAC 40, et les
aider à prendre une posture d’agents de
transformation pour nos organisations.
DES FORMATIONS POUR TOUS
LES PUBLICS
Inter, intra, sur mesure, en présentiel, à
distance, pour les particuliers comme les
entreprises, MBA, l’offre de formations
est multiple avec, ces dernières années,
le développement accéléré du DBA (Doctorate
of Business Administration) dans
les écoles de management. Un diplôme
qui s’adresse spécifiquement aux cadres
expérimentés comme l’explique Michel
Kalika, directeur et créateur du Business
Science Institute et, en compagnie de
Jean-Pierre Helfer, auteur d’un Livre
blanc publié avec la Fnege (Fondation nationale
pour l’enseignement de la gestion
des entreprises) : « Un DBA de qualité
c’est notamment un sujet amené par un
manager en relation avec son entreprise
et son expérience. Un sujet qui conduit
à des résultats utiles aux entreprises.
C’est un vrai enjeu pour l’enseignement
supérieur de mettre en avant des sujets
de recherche portés par des managers
qui ont fait œuvre utile pour leurs entreprises.
Les DBA changent ainsi le regard
sur la recherche doctorale en mettant
en avant le rôle du terrain »,
L’Edhec possède une branche dédiée à
la formation en ligne qui représente déjà
près de 10 % de son volume d’étudiants,
soit environ 800 personnes comme l’établit
son directeur général, Emmanuel
Métais : « On y trouve des programmes
diplômants et des formations courtes
pour managers et dirigeants. Nous tenions
à ce que ces programmes restent
de haut niveau : les tarifs sont proches
de ceux du présentiel et nous travaillons
avec un réseau d’institutions partenaires
européennes et nord-américaines spécialisées
dans le distanciel ».
Autant de modèles de formations dans
un univers en plein foisonnement dont,
beaucoup en sont certains, dépend
l’avenir de beaucoup d’établissements
d’enseignement supérieur.
Un cours à l’Essec
Essec BS
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L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
Herbert Castéran
DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’INSTITUT MINES TÉLÉCOM BUSINESS SCHOOL
« Avec l’IA, il devient indispensable de tester la pensée vivante.
C’est un retour à l’essence de la formation :
la capacité à dialoguer, à défendre une idée, à improviser »
Hybride depuis toujours l’Institut
Mines Télécom Business School est
particulièrement bien placée pour
aborder les questions d’Intelligence
artificielle. Son directeur, Herbert
Castéran, trace avec nous les lignes des
évolutions à venir tout en revenant sur
son actualité.
Olivier Rollot : Comment s’est déroulée
la rentrée 2025-2026 de l’Institut Mines
Télécom business school ?
Herbert Castéran : Nous avons enregistré une croissance
des effectifs, une hausse de nos ressources
propres et une amélioration qualitative du profil de nos
étudiants, tout en maintenant un taux de boursiers très
élevé : 44 % en première année du Programme Grande
École. C’est un signe fort de notre attractivité et de
notre modèle inclusif.
O. R : Cette année vous avez augmenté
vos frais de scolarité pour les boursiers
tout en leur proposant des crédits à taux
préférentiels. Quel bilan en tirez-vous ?
H. B. : Nous voulons rester une école accessible, sans
pour autant nous couper du marché. Aujourd’hui, nous
restons en dessous du prix moyen des business schools
comparables, mais nous opérons un léger rattrapage
pour rester cohérents avec la tendance. L’objectif n’est
pas de suivre une logique inflationniste, mais d’assurer
la pérennité de nos programmes. Nous sommes entrés
dans une phase où la question du retour sur investissement
devient centrale : combien un étudiant investit, et
que reçoit-il en retour ?
O. R : La question du prix reste largement
taboue dans l’enseignement supérieur
public. Comment gérez-vous cette tension ?
H. B. : C’est une question culturelle. En France, on a du
mal à accepter qu’une formation de qualité ait un coût.
Pourtant, la valeur de nos formations est énorme – elles
répondent à des besoins industriels et économiques
très concrets. Augmenter les frais n’est pas un but en
soi, mais il faut reconnaître la valeur de ce qu’on délivre.
Et je crois qu’il faut aussi sortir de la gratuité totale :
même symboliquement, payer quelque chose favorise
l’implication. Les boursiers, par exemple, expriment
souvent une forme de fierté à participer, même plus
modestement, au financement collectif.
« RETOUR SUR INVESTISSEMENT »
O. R : Vous défendez un modèle d’école
« value for money ». Qu’est-ce que cela
signifie ?
H. B : IMT-BS offre aujourd’hui le meilleur rapport
qualité-prix du marché français des écoles de management.
Mais il faut que les étudiants perçoivent cette
logique d’investissement : étudier, c’est placer du capital
intellectuel et humain dans son avenir. Nous voulons
maximiser le rendement de ce placement : insertion
rapide, carrière durable, sens du métier. Nous avons
aussi lancé des dispositifs concrets, comme les prêts
sans caution, pour lever les freins financiers. Mais à
terme, il faut que cette dépense leur rapporte plus
qu’elle ne leur coûte.
29
IMT BS : la business
school « ingénieuse »
L’intelligence digitale cela va
plus loin que l’Intelligence
artificielle et c’est sur ce
terrain que son directeur,
Herbert Castéran, entend faire
de l’IMT BS la « référence
européenne ». Une « business
school ingénieuse » comme
la définit sa directrice du
Développement et de la
Valorisation, Estelle Assaf.
« Nous formons des profils
vraiment hybrides, un
nouveau type de manager
dans l’intelligent digitale
en délivrant des cours en
commun avec Télécom
ParisSud et en créant des
projets hybrides depuis
2000 », souligne le directeur
fier de voir ses étudiants
« s’insérer sur le marché
du travail au niveau des
écoles du top 5 ».
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
O. R : Cette logique de « retour sur
investissement » suppose que le diplôme
garde une forte valeur d’usage. Or, les taux
d’insertion se dégradent…
H. B : C’est vrai. Les chiffres récents de la Cefdg (Commission
d’évaluation des formations et diplômes de
gestion) montrent un taux d’insertion à 87 % pour les
diplômés bac + 5. C’est mieux que dans d’autres secteurs
mais, pour des formations payantes, c’est une
alerte. On observe une forme de décrochage, et les
écoles doivent se ressaisir. Notre ADN, c’est d’amener
à l’emploi. A l’Institut Mines-Télécom business school
nous faisons mieux que la moyenne des écoles de la
Conférence des Grandes écoles (CGE), mais cela ne
suffit pas : nous devons contrer cette dégradation
progressive du marché.
IMT BS
O. R : Comment expliquez-vous cette amorce
de dégradation après des années très fastes
pour les écoles et leurs diplômés ?
H. B : L’employabilité se transforme. Le marché du travail
n’offre plus les mêmes garanties qu’il y a dix ans, et
les étudiants le sentent. Certains hésitent, repoussent
leur projet, d’autres se désengagent. Cette année, par
exemple, nous avons observé un phénomène inédit :
des étudiants admis et inscrits ne se présentent pas
à la rentrée, souvent faute d’avoir trouvé un contrat
d’apprentissage. Ce taux de « casse à l’entrée » reste
faible, mais c’est un signal.
O. R : Les entreprises jouent-elles un rôle
dans cette déperdition ?
H. B : Oui, et parfois un rôle ambigu. Nous voyons
de grandes entreprises, pas seulement des PME, qui
reconfigurent leurs besoins au dernier moment ou qui
récupèrent des étudiants d’autres écoles pour des raisons
purement financières. Cela fragilise tout le système :
les écoles, les étudiants, et même les entreprises, qui
perdent de vue la finalité de l’apprentissage – préparer
un recrutement durable.
O. R : Justement, comment préserver l’équité
sociale dans ce contexte ?
H. B : En maintenant un haut niveau de bourses et
d’aides, mais aussi en refusant la logique de la gratuité
intégrale. L’idée n’est pas de pénaliser, mais d’inclure : on
ne veut pas que les étudiants issus de milieux modestes
se sentent “à part”. La gratuité absolue, paradoxalement,
peut renforcer les phénomènes d’autocensure.
INTELLIGENCE DIGITALE
O. R. : Vous évoquez souvent le besoin de
« revenir aux fondamentaux ». Que voulezvous
dire ?
H. B. : Revenir à l’essentiel : former des étudiants capables
de répondre aux besoins réels du marché. Trop d’écoles
ont voulu coller aux effets de mode, notamment autour
du numérique. Or, on voit aujourd’hui un renversement
de tendance : les formations industrielles, technologiques,
retrouvent de l’attractivité. La France a besoin
de managers ouverts à une approche ingénieur capables
de développer des systèmes complexes intégrant IA,
cyber, data, mais aussi des savoirs humains et sociaux.
O. R. : Cela rejoint votre concept
« d’intelligence digitale » que vous prônez.
H. B. : Nous distinguons trois dimensions dans cette
intelligence digitale : l’efficience (savoir utiliser les outils,
y compris l’IA), la citoyenneté digitale (agir de manière
éthique et responsable), et la créativité digitale (utiliser la
technologie comme levier d’imagination). C’est ce qui fait
la différence entre un utilisateur d’IA et un professionnel
capable de la dépasser.
O. R : Dans ce contexte de plus en plus
technologique, comment vous différenciezvous
de Télécom Sud Paris avec laquelle
vous partagez le même campus ?
H. B : Télécom Sud Paris forme des ingénieurs, ce que
nous ne faisons pas. Nous faisons tous deux partie du
groupe IMT, qui est le premier groupe public en France
d’écoles d’ingénieurs et de management. C’est également
le groupe qui remporte le plus d’appels d’offres (CMA,
PEPR) sur l’IA. Notre choix stratégique est d’être partie
prenante de l’ensemble de ces projets développés par
le groupe.
Le campus de l’IMT BS
30
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN FÉVRIER 2026 N° 91
O. R : Beaucoup d’écoles revendiquent
désormais l’hybridation des compétences de
managers formés aux technologies. IMT-BS
est-elle toujours différente ?
H. B : Chez nous, l’hybridation est native. Ce n’est pas
une juxtaposition de disciplines, mais une intégration
profonde : la data, l’IA ou la RSE irriguent l’ensemble des
cours. L’objectif n’est pas d’ajouter une matière, mais de
transformer la manière d’apprendre. Et cela suppose de
renforcer les humanités : philosophie, sciences sociales,
pensée critique. C’est ce qui permettra aux diplômés
d’aller « au-delà » de l’IA.
LES ENJEUX DES IA
O. R : Aujourd’hui vous ne craignez pas que
les étudiants se reposent totalement sur les
IA ?
H. B : Il s’agit pour les étudiants d’aller au-delà d’une
réponse bien construite et de challenger l’IA. La créativité
peut être développée par des allers-retours entre des
phases d’idéation humaine et la soumission à l’IA, qui
joue un rôle de contradicteur. Des études montrent que
ces interactions génèrent une activation cérébrale plus
fournie et des réflexions plus abouties que le brainstorming
seul ou l’utilisation simple de l’IA.
Il faut les former aux sciences humaines, à la philosophie,
et à la capacité de faire des liens dans une analyse
systémique. L’objectif est de leur donner la capacité
d’aller au-delà de l’IA, qui peut lister des causes à des
phénomènes de manière exhaustive mais insuffisante
pour les appréhender complètement.
O. R : Vous parlez même de réhabilitation de
l’oral.
H. B : Avec l’IA, il devient indispensable de tester la pensée
vivante. C’est un retour à l’essence de la formation : la
capacité à dialoguer, à défendre une idée, à improviser.
L’IA va redonner du poids à la parole.
O. R : Mais comment juger les mémoires de
fin d’étude s’ils sont entièrement réalisés par
des IA?
H. B : Notre réflexion s’oriente vers une réhabilitation
de l’oral. Nous envisageons des soutenances de 20
Chaque année une semaine est consacrée
aux étudiants internationaux
IMT BS
minutes, avec 5 minutes de présentation et 15 minutes
de questions-réponses. Cela deviendrait systématique
pour tous les mémoires.
O. R : Et ensuite les jeunes diplômés ne sontils
pas challengés par des IA qui peuvent
les suppléer dans des tâches qu’on confiait
traditionnellement aux débutants dans
l’entreprise ?
H. B : Une approche purement technologique est insuffisante.
L’IA ayant un effet fort sur les juniors, il faut
offrir une troisième dimension (pensée systémique et
holistique) à nos diplômés au-delà d’une dimension
analytique pour qu’ils aient une pleine valeur ajoutée.
LES SUJETS DU FUTUR
O. R. : Comment préparez-vous IMT-BS aux
prochaines ruptures technologiques ?
H. B. : Nous anticipons déjà les sujets du futur : le
quantique demain, la neuro-informatique après-demain.
Former aujourd’hui, c’est préparer des carrières qui
dureront quarante ans. Il faut donc enseigner un état
d’esprit, pas seulement une compétence.
O. R. : Envisagez-vous d’ouvrir des campus
en régions pour amener votre modèle
partout ?
H. B. : Nous avons deux axes. D’abord, renforcer notre
présence dans les bassins de vie et d’emploi grâce à
des alliances locales, sans ouvrir de nouveaux campus.
Ensuite, élargir notre gamme de spécialisations via
des partenariats. Nous travaillons notamment avec
les IAE (institut d’administration des entreprises), qui
disposent d’un maillage exceptionnel : 37 implantations
sur le territoire. Nous partageons des valeurs et une
mission de service public. L’objectif est de finaliser au
moins une alliance stratégique d’ici fin 2025.
O. R. : Et à l’international ?
H. B. : Même logique. Plutôt que de s’implanter ex nihilo,
nous voulons nous appuyer sur des partenaires locaux
solides. Cela demande du temps, mais c’est plus durable.
Nous avons déjà quelques pistes pour 2026.
O. R. : La question de la santé mentale
des étudiants revient souvent dans les
préoccupations des écoles. C’est devenu un
sujet majeur pour vous ?
H. B. : Oui, et nous avons pris le problème à bras-lecorps.
Nous disposons sur le campus d’un pôle médico-social
avec psychologue, addictologue et infirmière,
présents en permanence. Les demandes augmentent
chaque année. Les causes sont souvent structurelles :
un sentiment d’insécurité lié à un monde instable, des
crises successives, des repères brouillés. Nos jeunes
ont grandi avec les attentats, la pandémie, la guerre en
Europe… cela laisse des traces.
31
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
Alexandre Pourchet
DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT PROGRAMMES & INTERNATIONAL DE NEOMA BUSINESS SCHOOL
« Nous allons généraliser la soutenance orale
des mémoires sur tous les programmes pour vérifier
l’appropriation et challenger l’étudiant »
NEOMA Business School revendique
une stratégie multi-campus et une
accélération de son développement
tant sur les programmes comme sur
l’international. Dans cet entretien,
Alexandre Pourchet, directeur général
adjoint Programmes & International,
détaille ses priorités : intégration des
humanités dans le PGE, partenariat
IA avec Mistral, consolidation des
bachelors, montée des doubles
diplômes, et réponses aux tensions
géopolitiques et de visas. Mais aussi
cap sur l’hybridation des compétences,
la soutenance orale face à l’IA et le
repositionnement du programme TEMA.
Olivier Rollot : Il y a maintenant six mois que
vous avez pris la direction des programmes
de Neoma. Comment définissez-vous votre
rôle ?
Alexandre Pourchet : Je me vois comme facilitateur
et accélérateur sur les dossiers programmes et international,
avec un accent sur l’excellence académique
du programme Grande École et du Global BBA (GBBA,
bachelor en 4 ans). Dans un contexte d’inflation des frais,
je suis convaincu que l’excellence académique reste le
premier critère de choix des étudiants.
UNE RENTREE REUSSIE
O. R : Comment s’est déroulée la rentrée
pour vos programmes, alors que le marché
est tendu pour certains ?
A. P : Nous avons eu une très bonne rentrée pour le
programme Grande École, le Global BBA et les MSc
part-time en apprentissage, avec plus de 800 étudiants.
Le reste à charge est maîtrisé, l’effet de marque joue,
et les entreprises partenaires, y compris du CAC 40,
nous soutiennent.
O. R : Vous investissez beaucoup sur les
humanités avec un nouveau cours en
première année de PGE.
A. P : Nous déployons des cours d’humanités — littérature,
culture — sur l’ensemble du PGE, en L3 et M1.
Depuis la rentrée, tous les étudiants de première année
suivent un nouveau cours obligatoire de littérature intitulé
« Leçons des grands textes littéraires : management,
entreprise et leadership » donné par la professeure
Agathe Mezzadri-Guedj. Les profils issus de prépas,
notamment les littéraires y sont très réceptifs avec des
extraits et leçons de vies de grands auteurs appliqués
au leadership/management.
O. R : Quel objectif vous fixez-vous cette
année sur les programmes et l’international ?
A. P : Donner un overview de l’ensemble des programmes
et développer fortement l’international, avec l’objectif
de conclure de nouveaux doubles diplômes en France
et à l’international. L’hybridation des compétences est
un axe prioritaire.
O. R : Où en est le plan stratégique 2023-
2027 de Neoma ?
A. P : Un bilan a été mené fin septembre. Nous sommes
à mi-parcours avec une échéance 2027. Beaucoup de
chantiers ont avancé en deux ans ; l’exercice consiste
désormais à vérifier leur pertinence et à prioriser.
32
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN
FÉVRIER 2026 N° 91
Neoma BS
O. R : Comment évoluent vos bachelors ?
A. P : Nous avons opéré cette année la fusion du Cesem
et du Global BBA et le Cesem est devenu une track de
spécialisation au sein du GBBA. Le modèle pédagogique
reste inchangé : 2 ans chez NEOMA et 2 ans chez un
partenaire. Les mobilités se passent bien, certes avec
des tensions de visas pour le Canada et la Corée du
Sud, mais les étudiants sont bien partis.
O. R : Quelle est votre vision pour votre école
TEMA ?
A. P : Créée en 1999, TEMA combine tech et management.
C’est une pépite sous-exploitée par rapport au PGE,
GBBA, MSc. Nous voulons le repositionner, accentuer
la dimension tech en cohérence avec l’IA et la data. Les
carrières à 5 ans sont excellentes, et la double formation
facilite le management d’équipes d’ingénieurs.
L’IMPACT MESURE DES IA
O. R : C’est la question de l’année. Que
change l’IA pour vous dès maintenant ?
A. P : Notre partenariat avec Mistral permet une acculturation
solide dès la première année de nos programmes,
autant dans le PGE qu’en GBBA ou encore dans notre
programme TEMA. Un amphi d’introduction d’1 h 30 animé
par Alain Goudey et une formation online couvrent aussi
bien les concepts que les outils, l’éthique, les risques,
les usages en cours, le prompting et le recul critique.
Les étudiants sont sensibilisés à déclarer l’usage qu’ils
font de l’IA et à préciser les parties concernées. Et en
interne, nous automatisons des tâches non créatrices
de valeur.
O. R : Et quel est l’impact sur les métiers,
notamment en finance ?
A. P : Des banques d’affaires nord-américaines testeraient
avec OPEN AI des modèles automatiques de
valorisation financière (Project Mercury). Cela peut
diminuer le recrutement dans certains postes juniors
via des licences bien moins coûteuses qu’un banquier
junior. Les compétences vont évoluer : il faut développer
des savoir-faire difficilement automatisables et maintenir
et consolider des compétences dans la vérification des
modèles et la cohérence des données.
O. R : Face aux mémoires potentiellement
écrits avec l’IA, que faites-vous ?
A. P : Nous allons généraliser la soutenance orale des
mémoires sur tous les programmes pour vérifier l’appropriation
et challenger l’étudiant. Cela représente presque
3 000 soutenances par an, dont environ 800 en MSc
part-time, pour lesquelles il faut calibrer nos ressources
académiques. Les outils anti-plagiat détectent le plagiat
d’articles mais pas un pourcentage d’IA. L’exercice intellectuel
du mémoire reste formateur : problématisation,
revue de littérature, collecte et analyse de données,
recommandations managériales. Il faut le conserver
mais faire évoluer sa réalisation et sa soutenance.
Neoma forme les
professeurs de
prépas aux IA
Neoma se positionne comme
un acteur majeur des IA avec
l’organisation cette année de
deux colloques destinés aux
acteurs de l’enseignement
supérieur. Elle a par exemple
proposé une session de
formation aux professeurs
de classes préparatoires
ECG en avril 2025. Plus de
100 professeurs sont venus
pour assister d’abord à une
conférence panorama des
technologies et de leur impact
puis aux interventions de
quatre professeurs, deux
de classes préparatoires
et autant de NEOMA, qui
sont venus expliquer leurs
usages concrets des IA, mais
aussi leurs questionnements.
La journée s’est achevée
par la prise en main d’une
IAG pour apprendre à
créer des prompts.
33
L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS ENTRETIEN FÉVRIER 2026 N° 91
O. R : Un format podcast pourrait-il
remplacer la soutenance ?
A. P : Nous voulons tester sur le GBBA un podcast
de recherche en lieu et place de soutenance orale/
écrit. Nous pourrions ainsi tester des compétences de
montage, de vulgarisation, transfert de connaissances,
écoute asynchrone.
UN RESEAU DE 400 ETABLISSEMENTS
PARTENAIRES DANS LE MONDE
O. R : Rappelez-nous quel est le modèle de
développement international de Neoma.
A. P : Nous n’avons pas de campus à l’étranger. Notre
stratégie internationale s’appuie sur un réseau de 400
partenaires dans lesquels nous envoyons chaque année
2 200 à 2 500 étudiants. Notre proposition de valeur c’est
l’expérience immersive et ce réseau permet d’envoyer
nos étudiants en petit groupe. C’est également plus
agile pour rééquilibrer les flux en contexte géopolitique
mouvant avec par exemple le conflit Inde/Pakistan ou
les restrictions de visas au Canada. Dans le cadre de
cette stratégie, sous voulons monter en gamme dans
les partenariats et hybrider au-delà du management :
ingénierie, sciences politiques, humanités peuvent
compléter les programmes classiques des écoles de
management.
O. R : Que se passe-t-il du côté du Canada
vis-à-vis des étudiants internationaux ?
A. P : Nous constatons un gros coup de frein sur
l’accueil des étudiants internationaux: les partenaires
temporisent pour de nouveaux projets (semestres,
doubles diplômes) et privilégient des formats courts
(Summer sessions de 2–3 semaines ou 1 semaine). Par
exemple, l’UQAM propose une semaine d’immersion pour
apprentis, financée par un OPCO français qui règle les
frais de déplacements et de vie.
O. R : Les États-Unis attirent-ils toujours
autant ?
A. P : La demande de nos étudiants reste forte, notamment
pour partir étudier en Californie. Des institutions
américaines, rencontrées récemment souhaitent signer
des partenariats réciproques en échanges et doubles
diplômes, malgré leurs propres contraintes de visas et
de contexte économique parfois tendu. Nos thématiques
de transition et de diversité les intéressent.
très forte, en particulier sur le Master in Management
(MIM) et les MSc. Nous observons même un intérêt
croissant d’ingénieurs qui souhaitent se spécialiser en
data et en IA, des domaines sur lesquels nous sommes
particulièrement bien positionnés.
UN ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN
MUTATIONS
O. R : On semble assister à un retournement
progressif du marché et de l’économie.
L’éducation est-elle contracyclique ?
A. P : En situation de crise, l’investissement dans l’éducation
se maintient souvent, mais la tension économique
est un vrai risque. En France, les frais de scolarité
restent inférieurs à d’autres pays. Aux États-Unis par
exemple, un master d’un an peut s’afficher à 70-80 000
$ et certains MBA montent à 200 000 $. Dans certains
pays l’endettement des étudiants est massif et le marché
de l’emploi pas partout porteur. Je suis convaincu
que cela peut créer des opportunités de recrutements
d’étudiants internationaux avec une proposition de valeur
particulièrement compétitive en France.
O. R : Dans ces conditions anticipez-vous
une consolidation du secteur ?
A. P : Il est probable qu’il y ait moins de business schools
en France dans 5-10 ans. Des écoles très dépendantes
du financement de l’apprentissage et des financements
publics pourraient se retrouver dans des situations
financières précaires. Mais au-delà du resserrement
des finances publics, les écoles doivent répondre à
des enjeux permettant d’obtenir une taille critique sur
le marché national et international et cela va s’opérer
dans un contexte démographie qui va challenger le recrutement
des étudiants nationaux et aussi international
O. R : Qu’est-ce qui vous empêche de
dormir ?
A. P : Professionnellement, rien : une belle rentrée, des
indicateurs au vert, pas de warning et des projets de
développement solides, notamment avec le nouveau
campus de Reims.
O. R : Quelles tendances sur les étudiants
internationaux en France, notamment venus
de Chine ou d’Inde ?
A. P : La situation est effectivement contrastée. En
Chine, le ralentissement économique et le taux de chômage
élevé chez les jeunes encouragent des mobilités
plus régionales, vers Hong Kong, le Japon ou la Corée
notamment. À l’inverse, l’Inde connaît une dynamique
Neoma BS
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L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DÉBAT
FÉVRIER 2026 N° 91
Parcoursup : quelles filières
remplissent le mieux,
quand, avec qui ?
Le 17 décembre le site Parcoursup 2026 a ouvert ses portes. Depuis le 19 janvier
et jusqu’au 12 mars il sera possible pour les candidats d’y inscrire ses vœux d’orientation postbac.
Mais comment Parcoursup a-t-il évolué depuis sa création en en 2018 ?
A
partir des données ouvertes
de Parcoursup 2024, l’Institut
Paris Région dresse un panorama
détaillé de l’évolution de
l’offre de formation, des dynamiques de la
demande étudiante et des profils sociaux
des candidats admis. Alors que l’offre se
stabilise aujourd’hui après une phase de
forte croissance, la pression sur certaines
filières et les inégalités territoriales et
sociales demeurent marquées. Si l’étude
ne concerne que l’Ile-de-France, les
évolutions sont comparables sur tout le
territoire.
Une offre de formation
désormais stabilisée après
une phase d’expansion.
Depuis la création de Parcoursup en 2018,
l’offre de formation en première année
de l’enseignement supérieur a connu
une forte progression, particulièrement
entre 2019 et 2020. Cette hausse s’explique
par l’intégration de nouvelles filières
sur la plateforme – formations sanitaires,
Sciences Po, écoles d’art, écoles
de commerce ou formations professionnalisantes
de niveau bac+3 – mais aussi
par l’augmentation du nombre de places
dans certaines formations existantes,
notamment les instituts de formation en
soins infirmiers.
À partir de 2021, cette dynamique s’essouffle.
Entre 2023 et 2024, l’offre globale
progresse très marginalement, de l’ordre
de 0,2 %. Cette stabilité masque toutefois
des ajustements internes. Dans les écoles
de commerce et d’ingénieurs, les places
augmentent surtout dans les formations
de niveau bac+3, tandis que certaines formations
longues reculent légèrement. Les
licences restent dominantes, représentant
près de la moitié des capacités d’accueil
sur Parcoursup, même si leur part relative
diminue au profit de filières plus sélectives
ou professionnalisantes.
Une demande toujours plus
forte que l’offre.
Si l’offre se stabilise, la demande continue
de croître. Le nombre de bacheliers
en Île-de-France demeure élevé, nettement
supérieur à celui observé avant la
crise sanitaire, en partie sous l’effet de la
réforme du baccalauréat et d’évolutions
démographiques. Parallèlement, les candidats
formulent de plus en plus de vœux.
Le nombre moyen de vœux par candidat
augmente régulièrement, traduisant à la
fois une meilleure appropriation de la
plateforme et une stratégie d’élargissement
des choix face à la difficulté d’accéder
à certaines filières.
Cette tension est particulièrement visible
dans les formations les plus attractives ou
les plus sélectives, où le nombre de vœux
par place continue de progresser malgré
la stabilisation des capacités d’accueil.
La montée en puissance du
secteur privé.
Le secteur privé occupe une place croissante
sur Parcoursup. Le nombre d’établissements
privés proposant des forma-
35
tions sur Parcoursup a considérablement
augmenté depuis 2019 en Île-de-France,
avec une hausse de 55% du nombre de
formations dispensées par un établissement
privé et une augmentation de 63%
des places dans ces établissements. En
2024, le secteur privé représente 19% des
places de formation en Île-de-France, hors
apprentissage.
De fortes inégalités
territoriales en Île-de-France.
La répartition géographique de l’offre de
formation met en évidence des déséquilibres
marqués. Paris concentre l’offre la
plus diversifiée, avec la présence de l’ensemble
des grandes filières, y compris les
formations de santé sélectives, les écoles
d’ingénieurs et de commerce. Quelques
bassins de proche couronne disposent
également d’une offre relativement complète,
en lien avec la présence de grands
pôles universitaires.
À l’inverse, les bassins situés aux franges
de la région proposent une offre plus restreinte
et moins diversifiée, souvent limitée
aux sections de techniciens supérieurs
et aux formations en soins infirmiers.
Dans plusieurs territoires, le nombre de
places disponibles en première année est
L’ESSENTIEL DU SUP
PRÉPAS
DÉBAT FÉVRIER 2026 N° 91
inférieur au nombre de bacheliers, obligeant
une partie des jeunes à se déplacer
vers d’autres bassins, voire à renoncer à
des études supérieures en raison des coûts
de transport ou de logement.
Le rythme de remplissage.
Globalement les établissements ont finalisé
85% de leur recrutement à la fin de
la phase d’admission principale et 94% à
la clôture (le 10 septembre en 2024) dont
7% dans la phase complémentaire.
Mais les différences sont importantes selon
les formations :
• en CPGE économiques et commerciales
les établissements ont finalisé
88% de leur recrutement à la fin de la
phase d’admission principale et 98%
à la clôture dont 2% dans la phase
complémentaire ;
• en CPGE littéraires les établissements
ont finalisé 87% de leur recrutement à
la fin de la phase d’admission principale
et 92% à la clôture dont 3% dans
la phase complémentaire ;
• en CPGE scientifiques les établissements
ont finalisé 86% de leur recrutement
à la fin de la phase d’admission
principale et 98% à la clôture dont 1%
dans la phase complémentaire ;
• en licences Arts Lettres Langues les établissements
ont finalisé 76% de leur recrutement
à la fin de la phase d’admission
principale et 92% à la clôture dont
21% dans la phase complémentaire ;
• en licences Droit Économie Gestion les
établissements ont finalisé 89% de leur
recrutement à la fin de la phase d’admission
principale et 100% à la clôture
dont 2% dans la phase complémentaire ;
• en licences Sciences humaines et sociales
les établissements ont finalisé
81% de leur recrutement à la fin de la
phase d’admission principale et 97%
à la clôture dont 11% dans la phase
complémentaire ;
• en licences Sciences Technologie
Santé les établissements ont finalisé
79% de leur recrutement à la fin de la
phase d’admission principale et 99%
à la clôture dont 1% dans la phase
complémentaire ;
• en écoles de commerce et de management
les établissements ont finalisé
69% de leur recrutement à la fin
de la phase d’admission principale et
72% à la clôture dont 8% dans la phase
complémentaire ;
• en écoles d’ingénieurs les établissements
ont finalisé 89% de leur recrutement à
la fin de la phase d’admission principale
et 93% à la clôture dont 5% dans
la phase complémentaire ;
• en BUT Production les établissements
ont finalisé 85% de leur recrutement à
la fin de la phase d’admission principale
et 98% à la clôture dont 4% dans
la phase complémentaire ;
• en BUT Services les établissements
ont finalisé 91% de leur recrutement
à la fin de la phase d’admission principale
et 100% à la clôture (le 10 septembre
en 2024) dont 1% dans la phase
complémentaire.
Des tensions persistantes
et un remplissage inégal des
formations.
L’analyse des taux de sélectivité révèle des
situations de forte tension dans certains
bassins, mesurées par un faible nombre
d’admis pour 100 vœux. Ces tensions
peuvent résulter d’un déficit local de capacités
d’accueil, de la forte attractivité
de certaines formations ou d’un déséquilibre
plus global entre offre et demande à
l’échelle régionale.
Paradoxalement, certaines formations
peinent à remplir l’ensemble de leurs
places. Le taux de remplissage moyen
atteint 94 %, mais il est plus faible dans
des bassins où l’offre est soit très limitée,
soit au contraire très abondante.
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L’ESSENTIEL DU SUP PRÉPAS DÉBAT
FÉVRIER 2026 N° 91
Qui sont les candidats et les
admis sur Parcoursup 2024.
La session 2024 de Parcoursup enregistre
près de 400 000 candidats pour
les formations franciliennes, ayant formulé
plus de 3,5 millions de vœux. Les
femmes représentent la majorité des candidats
et des admis, avec une surreprésentation
marquée dans les formations sanitaires,
sociales et artistiques. À l’inverse,
les formations industrielles, scientifiques
et techniques demeurent très majoritairement
masculines, malgré les objectifs
affichés de féminisation des filières
scientifiques.
Les néo bacheliers constituent près des
trois quarts des admis. Les candidats
en réorientation, bien que nombreux,
accèdent plus difficilement aux formations
sélectives et se reportent massivement
vers les licences. La mobilité
géographique varie fortement selon les filières
: les STS recrutent majoritairement
à l’échelle locale, tandis que les écoles
d’ingénieurs, de commerce ou certaines
formations rares attirent des étudiants de
toute la France, voire de l’étranger.
Le rôle structurant du type
de baccalauréat et du statut
social.
Le type de baccalauréat demeure un déterminant
central de l’orientation. Les
bacheliers généraux concentrent l’essentiel
des vœux vers les filières sélectives
et universitaires longues. Les bacheliers
technologiques et professionnels
s’orientent principalement vers les STS
et les BUT, en cohérence avec les quotas
mis en place depuis la loi ORE pour favoriser
leur accès à ces formations.
Le statut de boursier influence également
fortement les choix. Les candidats
boursiers privilégient les filières courtes,
professionnalisantes et géographiquement
proches, limitant les coûts liés aux
études. La part des boursiers parmi les admis
a progressé depuis 2019, en lien avec
l’instauration de quotas, avant de se stabiliser
autour d’un quart des néo bacheliers
admis. Autant de données à confirmer
en 2026.
Évolution de l’offre de formation et
caractéristiques des candidats à la poursuite
d’études supérieures – Analyse des
données de Parcoursup 2024, L’Institut
Paris Région, décembre 2025, Séverine
Albe-Tersiguel.
Parcoursup 2026 : une offre stable
Cette année encore près de 25 000 formations, diplômes
nationaux ou d’établissement, seront progressivement
accessibles sur Parcoursup, dont de nombreuses
formations proposées par la voie de l’apprentissage. Si
l’offre de formation reste globalement stable par rapport
à l’année 2025. la Licence professorat des écoles
(LPE) enrichit l’offre de formation des universités.
Pour renforcer la transparence, près de 14 000 rapports
publics de la session 2025, publiés sur la fiche formation
de chaque établissement, sont enrichis cette année de
nouvelles informations concernant l’utilisation faite par
les enseignants des commissions d’examen des vœux,
des enseignements de spécialité choisis par les lycéens
ou encore les éléments conduisant les formations sélectives
à ne pas retenir des candidats dans leur classement.
Après l’étape de découverte, les candidats pourront s’inscrire
sur la plateforme et formuler leurs vœux à partir
du 19 janvier 2026.
Les vœux devront être formulés avant le 12 mars 2026
minuit et confirmés avant le 1er avril 2026 minuit (heure
de Paris). Les candidats pourront signaler leur projet
d’accomplir une période de césure pour s’engager
dans une activité d’intérêt général, y compris le service
national.
Le rythme de remplissage des différentes filières en Ile-de-France en 2024
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