12.02.2026 Vues

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GUIDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2026

www.gemengen.lu

CHRISTIAN WEIS

Impliquer les citoyens dans la transformation urbaine :

l’exemple de l’assemblée citoyenne d’esch-sur-alzette

TATIANA BERSENEVA

ET IVAN DESCHAMPS

Enovos Luxembourg S.A.

Energy sharing service :

quand les voisins partagent

leur énergie

DR. KHADIDJA

CHAIB DRAA

Biogasvereenegung

Pilier de la souveraineté

FRANK PETTINGER

ET CYRILLE GERHARDT

Aquabion

Un traitement écoresponsable

de l’eau : steinsel ouvre la voie

avec aquabion


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3

EDITO

Les chantiers publics :

un pilier stratégique pour le Luxembourg

PAR ARMAND D'ANTONIO

Au Luxembourg, les chantiers publics ne sont pas de simples

opérations de construction. Ils sont l’expression concrète d’une

vision politique, sociale et économique à long terme. Routes,

écoles, infrastructures sportives, bâtiments administratifs,

logements, réseaux d’eau ou d’énergie : derrière chaque chantier

se joue bien plus que l’édification d’un ouvrage. C’est tout un

écosystème qui vit, travaille et se projette dans l’avenir.

Dans un contexte économique marqué par des incertitudes, le

rôle de l’État et des communes est plus que jamais déterminant.

En maintenant un niveau d’investissement élevé dans les

infrastructures publiques, les pouvoirs publics envoient un signal

fort : celui de la stabilité, de la confiance et de la responsabilité.

Ces investissements sont essentiels pour préserver l’activité

du secteur de la construction, mais aussi pour garantir l’emploi

de milliers de femmes et d’hommes qui y sont directement ou

indirectement liés.

Car un chantier public, ce n’est pas uniquement une entreprise

générale. Ce sont des architectes, ingénieurs, bureaux d’études,

artisans, électriciens, menuisiers, chauffagistes, carreleurs,

peintres, paysagistes, fournisseurs de matériaux, logisticiens et

bien d’autres corps de métiers. Des savoir-faire locaux, souvent

transmis de génération en génération, qui constituent une

richesse économique et humaine précieuse pour le pays.

L’engagement des communes est, à cet égard, fondamental.

Elles sont en première ligne pour répondre aux besoins concrets

des citoyens : écoles adaptées à la croissance démographique,

infrastructures sportives et culturelles, espaces publics de qualité,

bâtiments communaux durables et performants sur le plan

énergétique. En lançant, planifiant et coordonnant ces projets, les

communes participent activement à la résilience économique du

Luxembourg.

De son côté, l’État joue un rôle d’amortisseur indispensable. Par

ses politiques d’investissement, ses programmes de soutien et

sa vision à long terme, il contribue à sécuriser un secteur clé de

l’économie nationale. Sauvegarder la construction, c’est aussi

préserver l’emploi, la formation des jeunes, l’innovation et la

transition vers des modes de construction plus durables et plus

responsables.

Les chantiers publics sont donc bien plus qu’un levier conjoncturel.

Ils incarnent un choix de société : celui d’investir dans l’avenir,

dans la cohésion sociale et dans la qualité de vie. Continuer à

bâtir aujourd’hui, c’est permettre au Luxembourg de rester fort,

solidaire et attractif demain.


4

| DOSSIER

LËTZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Living Green sàrl-s

www.gemengen.lu

Société éditrice

Living Green sàrl-s

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

DIGITAL ET INNOVATION

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29

secretariat@livinggreen.lu

Rédaction

Armand D'Antonio

Pierre Birck

pierreb@livinggreen.lu

Barbara Pierrot

Barbarap@livinggreen.lu

Léa Behnous

Léab@livinggreen.lu

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

Conception et réalisation graphique

Joana Sabri

Joanas@livinggreen.lu

Photographie

Nader Ghavami / Photopro Luxembourg

Yves Kortum

Alain Bianco

Impression

Imprimerie Centrale

SOMMAIRE

08

ple

COVERSTORY

Commune d’Esch-Sur-Alzette

Impliquer les citoyens dans la transformation urbaine : l’exemde

l’Assemblée citoyenne d’Esch-sur-Alzette

ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

12 | SuperDrecksKëscht

Le partenaire des communes pour la gestion

des déchets

16 | Biogasvereenegung

Le biogaz : pilier de la souveraineté

22 | Viessmann

Un accompagnement complet au cœur

des projets énergétiques

24 | Enovos

Energy sharing service : quand les voisins partagent

leur énergie

26 | Aquabion

Un traitement écoresponsable de l’eau : Steinsel ouvre

la voie avec Aquabion

© Living Green

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs.

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

30 | Agence Immobilière Sociale

Le service technique : un pilier discret mais essentiel

du logement


ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

ACTUALITÉS COMMUNALES

32 | GERI MANAGEMENT

GERI Management : sécurité et chantier sous contrôle

34 | LSC360

Réhabilitation et rénovation énergétique : les clés pour

accéder aux aides financières et réussir sa transition

78 | Commune d’Heffingen

Heffingen : le projet de rénovation qui transforme

une commune

82 | Commune de Mertzig

Mertzig construit l’avenir en s’appuyant sur son histoire

DIGITAL ET INNOVATION

44 | Fujitsu Luxembourg

Le Luxembourg n’est pas un marché « copier-coller »

50 | ITRUST

IDPS‐ESCAPE & SATRAP‐DL : une architecture ouverte et

intégrée pour la détection, l’analyse et la réponse

INVESTISSEMENT & FINANCE

54 | BIL

Volatilité, fondamentaux et sang-froid : investir dans

un monde sous tension

ACTUALITÉS COMMUNALES

68 | Commune de Betzdorf

Betzdorf, une commune résolument tournée

vers l’avenir

72 | Commune de Frisange

Frisange renforce son engagement pour le climat

et la nature

INVESTISSEMENT & FINANCE


6

INDEX

8 | CHRISTIAN WEIS

Bourgmestre

Commune d’Esch-sur-

Alzette

12 | DANIEL BRONDEN

Conseiller pour

immeubles résidentiels

SuperDresckKëscht

16 | DR. KHADIDJA CHAIB

DRAA

Conseillère référente

Biogasvereenegung

22 | FRANÇOIS SIMÉON

respectivement Managing

Director et Head of

Quotation & Project

Engineering Department.

24 | TATIANA BERSENEVA

Project Manager, Digital,

Innovation & Products

Enovos

24 | IVAN DESCHAMPS

Head of department,

Digital Innovation

& Products

Enovos

26 | CYRILLE GERHARDT

Directeur général

Aquabion

26 | FRANK PETTINGER

Responsable technique

Commune de Steinsel

Aquabion


7

30 | PAULO NEVES

Membre du service

technique

Agence Immobilière

Sociale

32 | ANGÉLINE PRÉVOT

Administrateur délégué

GERI Management

34 | MAX SPANIER

Coordinateur de service

Energy Efficiency

LSC360

34 | RALF KOEHLER

Senior Projet Director

et coordinateur de service

Decarbonisation Strategy

LSC360

44 | DANIEL MEYER

Country Director

Fujitsu Luxembourg

54 | LIONEL DE BROUX

Group Chief Investment

Officer

BIL

68 | MARC RIES

Bourgmestre

Commune de Betzdorf

72 | ROGER BEISSEL

Bourgmestre

Commune de Frisange

78 | JÉRÔME SEILER

Bourgmestre

Commune d’Heffingen

82 | MIKE POIRÉ

Bourgmestre

Commune de Mertzig


8

| COVERSTORY

IMPLIQUER LES CITOYENS DANS

LA TRANSFORMATION URBAINE :

L’EXEMPLE DE L’ASSEMBLÉE

CITOYENNE D’ESCH-SUR-ALZETTE

Dans une démarche soucieuse de l’opinion de ses citoyens, la commune

d’Esch-sur-Alzette initie en 2026 un projet novateur d’Assemblée

citoyenne, qui réunira un échantillon de personnes illustrant la

diversité de la population eschoise. L’objectif : renforcer la démocratie

locale en associant directement les citoyennes et citoyens aux

réflexions stratégiques de la commune. Entretien avec son bourgmestre,

Christian Weis.


9

Comment la ville d’Esch-sur-

Alzette peut-elle repenser ses

espaces publics et ses lieux

de vie pour renforcer le vivre

ensemble entre les habitants

d’aujourd’hui et de demain ?

Vous allez solliciter près de

10.000 personnes pour les inviter

à participer à la vie politique

communale. Quelles seront les

principales interrogations et quelle

sera la procédure ?

Avant toute chose, il convient de préciser

que les termes de participation ou de rencontres

citoyennes sont souvent employés

de manière simpliste. Une simple réunion

avec des citoyens n’est pas nécessairement

une participation citoyenne, nous souhaitons

installer une véritable assemblée et

faire en sorte que celle-ci soit représentative

de notre population. Notre objectif

est de répondre à une question centrale :

comment la ville d’Esch-sur-Alzette peutelle

repenser ses espaces publics et ses

lieux de vie pour renforcer le vivre ensemble

entre les habitants d’aujourd’hui

et de demain ? La notion d’espace public

englobe concrètement l’aménagement du

territoire et de ses espaces, le développement

à moyen et à long terme de la ville

et des nouveaux quartiers, la cohésion sociale,

les enjeux environnementaux et les

changements démographiques.

Le but n’est pas de lancer un appel et de

laisser ceux qui veulent participer à cette

initiative le faire. 10.000 personnes y seront

invitées, dès lors que ces personnes

auront donné leur accord pour faire partie

de l’Assemblée citoyenne en février, nous

allons effectuer un tirage au sort pour en

sélectionner une quarantaine. À l’aide

d’un algorithme, nous allons obtenir une

répartition dans cette assemblée : le choix

de ces personnes répond principalement à

quatre grands critères, incluant la répartition

dans la ville, l’âge, la situation socioéconomique

et l’emploi. Une fois tirées au

sort, ces personnes seront invitées à participer

à la première réunion, qui aura lieu

mi-mars, puis nous lancerons un processus

de plusieurs semaines, où cette assemblée

citoyenne agira en plusieurs étapes

pour répondre à la grande question citée

précédemment. Notre ville devrait compter

50.000 habitants dans une quinzaine

d’années, avec de nouveaux quartiers en

création. L’objectif, à terme, est d’essayer

de nouer des liens entre les différents

quartiers et d’effectuer au mieux cette

transition vers une municipalité qui comportera

près de 10.000 résidents de plus.

Ce projet a été élaboré en

partenariat avec l’association

internationale Democracy

Next. Pouvez-vous nous en dire

davantage ?

Effectivement. Il s’agit d’une association

internationale spécialisée dans les assemblées

citoyennes et les innovations

démocratiques. Celle-ci a, par exemple,

participé à la mise en place de l’Assemblée

citoyenne nationale en Irlande, ainsi

qu’à celle dédiée au climat à Bruxelles et

a également été récompensée par la Fondation

Barack Obama. L’objectif principal

de Democracy Next est de promouvoir des

assemblées citoyennes, avec la spécificité

d’intervenir à l’échelle internationale, en

accompagnant des projets dans le monde

entier. Cette collaboration a débuté il y a

près d’un an et demi et a permis de concevoir

un processus méthodologiquement

rigoureux, respectant les standards internationaux

et adapté au contexte local,

ainsi qu’aux réalités eschoises. Il fallait

trouver la stratégie qui correspondait à

Esch-sur-Alzette, alors nous avons candidaté

pour travailler avec cette association

et attirer son attention. Democracy

Next nous accompagne notamment dans

la réflexion du tirage au sort, le cadre délibératif

et les garanties d’indépendance

du processus. C’est une chance de pouvoir

travailler cette association, mais également

d’avoir l’université à nos côtés, qui

nous soutient dans l’évaluation de l’Assemblée

citoyenne.

Notre souhait est de donner

la parole à ceux qui, quelles

que soient les raisons,

ne s’impliquent pas dans le

débat public

Pourquoi avoir choisi d’intégrer

une démarche participative à la

politique d’Esch-sur-Alzette ?

Notre souhait est de donner la parole dans

un cadre institutionnalisé à des personnes

qui ne feraient habituellement pas partie

d’une discussion politique. Nous espérons

pouvoir montrer qu’il ne faut pas

nécessairement avoir des compétences

universitaires ou avoir suivi un parcours

politique pour devenir acteur de la vie

locale. J’estime que tout le monde est en

mesure de participer à la vie publique sans

nécessairement être membre de partis ou

candidater à des élections. L’objectif est

également d’expérimenter ce dispositif

afin d’illustrer concrètement auprès des

habitants le fonctionnement du processus

décisionnel et les différentes contraintes

auxquelles il se heurte, qu’elles soient

budgétaires, juridiques ou pratiques. Nous

souhaitons, par ailleurs, sensibiliser chacun

aux réalités du vivre ensemble en soulignant

que la diversité des points de vue

implique parfois des intérêts divergents et

que l’intérêt de l’un n’est pas nécessairement

celui de l’autre.

Dès le début, il nous a semblé essentiel

d’associer, non seulement la majorité du

conseil communal, mais également l’opposition.

Le sujet et le projet ont ainsi

été présentés à l’ensemble du conseil. Le

secrétaire général, en tant que plus haut

fonctionnaire, ainsi que le chef des communications

sont pleinement impliqués


10

| COVERSTORY

dans cette démarche. L’ensemble des parties

prenantes attend désormais avec impatience

le lancement du projet. En milieu

d’année, l’assemblée soumettra des revendications

bien précises au Conseil Communal,

traitant de sujets en lien avec le

quotidien d’une ville, comme la cohésion

sociale, l’accès au logement ou encore les

espaces verts. D’autres communes ont

déjà organisé des réunions citoyennes ou

lancé des projets participatifs sur des sujets

précis, mais l’idée d’Assemblée pensée

sous cette forme constitue une démarche

plutôt inédite. Si cela s’avère concluant,

nous envisageons de poursuivre dans

cette lancée sur plusieurs années.

La réussite de la ville

d’Esch-sur-Alzette repose

depuis toujours sur la capacité

de personnes issues de

divers horizons à dialoguer,

à rechercher des consensus ou

à élaborer des idées communes

reflet des habitants. La réussite de la ville

d’Esch-sur-Alzette repose depuis toujours

sur la capacité de personnes issues de divers

horizons à dialoguer, à rechercher

des consensus ou à élaborer des idées

communes. Il est compréhensible pour les

passants d’imaginer les élus à l’intérieur

de l’hôtel de ville débattre des affaires

municipales à leurs niveaux. Pourtant,

l’urbanisme, la mobilité, les crèches, les

maisons-relais ou encore les écoles font

partie intégrante du quotidien de chacun.

Tous les citoyens possèdent les compétences

nécessaires pour exprimer leur avis

et partager leur opinion. Des experts seront

présents tout au long du processus,

non pas pour guider les participants, mais

pour accompagner, soutenir et répondre

aux éventuelles questions, sans imposer

de solutions toutes faites.

Dans quelle mesure cette initiative

permettra-t-elle de dresser une

vision future de la commune

d’Esch-sur-Alzette ?

Ce qui compte avant tout pour les

Eschoises et Eschois est leur cadre de

vie au quotidien : les lieux qu’ils fréquentent,

les commerces, les institutions

qui rythment leur journée. Il est essentiel

de ne jamais perdre de vue cette échelle

humaine. La qualité de vie dans chaque

quartier, assurée par des services communaux

accessibles et performants, doit

permettre à chacun de se sentir véritablement

chez soi. Nous pensons qu’il

s’agit du pilier du vivre ensemble et d’une

cohésion sociale qui fonctionne. Il faut

également prendre conscience que l’augmentation

de la population représente

une opportunité formidable, notamment

pour le développement des nouveaux

quartiers. Nous n’avons pas l’intention

de reproduire le modèle de la capitale,

Luxembourg-Ville, mais souhaitons plutôt

inventer notre propre approche. J’ai la

chance d’être bourgmestre aux côtés d’une

équipe prête à développer la commune et à

y intégrer des projets novateurs, soucieux

de ses résidents et de l’environnement.

Administration communale

d’Esch-sur-Alzette

B.P. 145, L-4002 Esch-sur-Alzette

www.esch.lu

Comment garantir que l’avis des

citoyens soit réellement pris

en considération et qu’il soit

représentatif de la population ?

Le point fort de cette Assemblée citoyenne

est que nous allons rechercher activement

les participants afin d’obtenir un échantillon

représentatif des citoyens. Nous

ne voulons pas retrouver uniquement les

mêmes personnes les plus impliquées

dans la vie publique, qui font à nouveau

entendre leur voix, alors qu’elles sont déjà

actives en associations ou dans des partis

politiques, par exemple. Nous voulons

aussi laisser s’exprimer ceux qui, quelles

que soient les raisons, ne s’impliquent pas

dans le débat public. Il s’agit de notre plus

grand défi. Le plus jeune des participants

aura 16 ans, ce qui témoigne d’un premier

effort de diversité.

L’urbanisme, la mobilité, les

crèches, les maisons-relais ou

encore les écoles font partie

intégrante du quotidien de

chacun. Tous les citoyens

possèdent les compétences

nécessaires pour exprimer leur

avis et partager leur opinion

Lorsque j’observe notre conseil communal,

je constate une bonne mixité et une bonne

représentativité, mais bien sûr, il ne reflète

pas à 100% l’image de nos citoyens. Sans

vouloir remettre en question le processus

démocratique qui est celui des élections,

je pense qu’une autre forme d'assemblée

pourrait permettre d’avoir davantage de


Fournir

l’électricité, oui.

Mais pas

n’importe laquelle.

Depuis 2020, Enovos a participé activement

au développement de près de 30 installations

renouvelables de grande envergure au Luxembourg.

Enovos fournit et produit une électricité 100% verte et locale.


12

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE


13

LE PARTENAIRE

DES COMMUNES

POUR LA GESTION

DES DÉCHETS

Si les règles en matière de gestion des déchets en résidence sont

bien établies, leur mise en œuvre pratique soulève encore quelques

interrogations. Face aux enjeux pratiques rencontrés sur le terrain,

la SuperDrecksKëscht ® joue un rôle primordial d’accompagnement

auprès des communes et des acteurs du bâtiment, en mettant à

disposition des outils et conseils pour optimiser le tri, l’organisation

des locaux et les solutions de collecte. Explications avec

Daniel Bronden, conseiller pour immeubles résidentiels.

Une application légale encore incomplète

La législation en matière de gestion des déchets en résidence ne date pas d’hier. Une

première loi est entrée en vigueur dès 2012. Celle-ci posait les bases d’une organisation

structurée du tri et de l’équipement des bâtiments. Depuis lors, les obligations ont été

renforcées, notamment pour les copropriétés existantes, qui sont désormais explicitement

concernées.

« Dans les faits, les évolutions qui doivent l’accompagner restent néanmoins, parfois, limitées.

Si les bâtiments neufs sont généralement équipés de locaux poubelles, ce n’est

pas systématiquement le cas des résidences plus anciennes. Même lorsque la loi rend

certaines mesures obligatoires, peu de copropriétés modifient leur organisation.

Les syndics, comme les habitants, tendent à maintenir des situations existantes, souvent

par manque d’accompagnement ou de solutions concrètes. Cette loi n’a pas de caractère

coercitif. Elle a pour objectif principal la réduction des déchets ménagers, tout

en permettant aux citoyens de réaliser des économies. Lorsque le cadre légal n’est pas

respecté, les habitants paient plus chers les charges mensuelles concernant l’élimination

des déchets. Nous regrettons également que la mise en place d’une gestion des déchets

propre, conforme et sécurisé soit souvent difficile à réaliser sur le terrain », explique

Daniel Bronden, conseiller pour immeubles résidentiels.

Le rôle central des communes

Dans ce cadre, les communes jouent un rôle déterminant. « Elles constituent en effet le

premier point de contact pour toutes les questions liées aux déchets : types de conteneurs

disponibles, volumes autorisés, fréquences de collecte, modalités. Ce sont elles qui

détiennent, en pratique, les leviers d’action mais ont souvent des difficultés à encourager

une bonne gestion des déchets dans les immeubles résidentiels », déclare-t-il.

Or, le constat dressé sur le terrain est à nuancer. Si certaines communes ont su mettre en

place une offre complète et adaptée, d’autres disposent d’une palette de solutions plus


14

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

limitée. « Nous constatons parfois que les

volumes de déchets proposés ne correspondent

pas toujours aux besoins réels

des résidences, en particulier dans les immeubles

de grande taille. Dans certains

cas, le rythme d’enlèvement n’est pas optimal

à la densité d’habitants de la résidence

», précise Daniel Bronden.

Cette situation peut conduire à l’approbation

de projets comprenant plusieurs

dizaines, voire centaines d’unités, dont la

taille dépasse parfois le périmètre initialement

prévu pour les dispositifs de gestion

des déchets. Dans certains cas, l’organisation

retenue implique une plus grande

autonomie des résidences dans la gestion

opérationnelle des déchets, avec la possibilité

de recourir à des collecteurs privés

lorsque les conditions le permettent.

Malgré leur engagement formel, notamment

à travers des dispositifs tels que le

Pacte Climat, de nombreuses communes

poursuivent encore la mise en place de

solutions concrètes adaptées aux besoins

spécifiques des résidences.

Le défi n’est pas tant réglementaire que

pratique. C’est pourquoi nous sommes

présents à leurs côtés pour les accompagner,

les conseiller et trouver des solutions

qui leur conviennent au niveau de

la gestion des déchets sur leurs territoire

grâce à divers outils tels que le Residenzen-Check,

Licence pour les syndicats ou

simulateur », rappelle-t-il.

Un simulateur pour optimiser la

conception

Ces difficultés ont un impact direct sur les

professionnels du secteur. Architectes et

maîtres d’ouvrage cherchent, dès la phase

de conception, à anticiper correctement la

gestion des déchets : dimensionnement

des locaux poubelles, choix des conteneurs,

organisation des espaces. « Ce sont les

communes qui sont responsables de ces

questions en lien avec la législation en vigueur

», prévient Daniel Bronden.

Malheureusement, il arrive encore que des

bâtiments neufs soient construits avec des

locaux manifestement sous-dimensionnés.

Dans d’autres cas, les systèmes de

collecte proposés localement ne permettent

pas un tri efficace ou conforme aux

besoins réels des habitants.

Sur le fond, les principes du tri, eux, n’ont

pas changé. Pour accompagner les communes

et les maîtres d’ouvrage, la SuperDrecksKëscht®

a mis au point un outil

qui répond à ce besoin de conformité.

« Il s’agit d’un simulateur qui permet d’accompagner

les concepteurs dès la phase

de planification, en les aidant à déterminer

les volumes nécessaires, les types de

conteneurs adaptés et l’organisation optimale

du local poubelle », explique Daniel

Bronden. Cet outil vise à éviter les erreurs

en amont et à favoriser des projets mieux

adaptés aux réalités de terrain.

Nous encourageons vivement

les copropriétés à faire

le Residenzen-Check et à

utiliser le simulateur pour

évaluer la situation et agir en

conséquence, car les avantages

d’une bonne gestion des

déchets, pour les communes et

leurs citoyens, sont nombreux

Un guide des résidences en ligne

Dans la même logique, et pour ne rien

manquer, un guide des résidences a été

mis à disposition en ligne sur le site de la

SuperDrecksKëscht®. Ce document rassemble

l’ensemble des informations relatives

à la gestion des déchets en résidence

telles que le cadre légal, l’organisation du

tri, les types de conteneurs, les modalités

de collecte, les spécificités communales,

les couleurs des poubelles ou encore l’usage

des poubelles intelligentes. « Pensé

comme un guide pratique, il s’adresse

aussi bien aux communes qu’aux syndicats,

maîtres d’ouvrage, commissions et

citoyens », déclare Daniel Bronden.

Enfin, l’offre destinée aux résidences existantes

a évolué avec la mise en place du

« Residenzen-Check ». « Ce service consiste

en une visite sur site permettant d’évaluer

la situation actuelle, d’identifier les

améliorations possibles et de formuler des

recommandations en matière de conformité

et d’optimisation écologique. Nous

encourageons vivement les copropriétés

à faire le Residenzen-Check et à utiliser

le simulateur pour évaluer la situation et

agir en conséquence, car les avantages

d’une bonne gestion des déchets, pour les

communes et leurs citoyens, sont nombreux

», conclut-il.

SuperDrecksKëscht®

ZI Piret

L-7737 Colmar-Berg

www.sdk.l

residences.sdk.lu

Découvrez la gestion du tri dans

les résidences en vidéo :


Liebe Bewohner,

Ihr Abfallraum wird mit einer

Sammelstation ausgestattet.

Liebe Bewohner,

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Ihr Abfallraum wird mit einer

04.01.2019

Ihr Sammelstation Abfallraum wird ausgestattet. mit einer

Sammelstation ausgestattet.

04.01.2019

04.01.2019

Das Luxemburger Abfallwirtschaftsgesetz vom 21.

März 2012 (Artikel 13, Absatz 3) gibt vor, dass Mehrfamilienhäuser

(„Residenzen“) mit den notwendigen lorlux für Verpackungen, Ecotrel für elektrische und

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Mehrfamilienhäuser

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SuperDrecksKëscht

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Sicherheit und Sauberkeit

Die Organisation der Sammlung und der Abfuhr der

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Durch die getrennte Erfassung verringert

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und Die Eigentümergemeinschaft

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Sicherheit und Sauberkeit

Die Organisation der Sammlung und der Abfuhr und der externen

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sich sowohl die Menge als auch waltung, der Eigentümergemeinschaft und externen

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Durch das Gefahrenpotential die getrennte Erfassung des Restabfalls.

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sich sowohl die Menge als auch

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Dienstleistern.

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Verwertung

Verwertung

Verwertung

Die getrennte Sammlung ermöglicht

Die erst getrennte das Recycling Sammlung und ermöglicht

Die getrennte Sammlung ermöglicht somit die Gewinnung

das Recycling von Sekundärrohstoffen.

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von

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Sekundärrohstoffen.

somit die Gewinnung

von Sekundärrohstoffen.

Was wird gesammelt?

Neben Was wird den klassischen gesammelt?

Wertprodukten, wie Papier wie Papier

und Neben Karton, den klassischen Glas, Metalle Wertprodukten, und und Verpackungen

wie Papier

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vor allem allem Lebensmittelabfälle,

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Hinzu Hinzu

kommen mittelabfälle, die Problemprodukte separat gesammelt wie wie werden. z.B. z.B. Tonerkar-

Hinzu Tonerkar-

Lebenstuschen,

kommen Spraydosen, die Problemprodukte Schadstoffverpackungen.

wie z.B. Tonerkartuschen,

Spraydosen,

tuschen, Spraydosen, Schadstoffverpackungen.

Schadstoffverpackungen.

Beiliegend finden Sie den Benutzerleitfaden

für Beiliegend Ihre Sammelstation. finden Sie Sie den den Dieser Benutzerleitfaden

Benutzerleitfaden

enthält Informationen

für Ihre Sammelstation. über die Altprodukte, Dieser Dieser enthält die enthält bei Informationen

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Infor-

In Zusammenarbeit mit den Verantwortlichen - das

sind die Gemeinden, die Produzentensysteme (Va-

Conservation des ressources dans 04.01.2019

les résidences

Évitez les déchets et collectez-les séparément

Rejoignez-nous !

Initiative

Contactez l’association de

propriétaires;

la gérance responsable;

le propriétaire.

Exemple : local poubelle

Enlèvement communal

Sammelplaz

Point de collecte

residenzen.sdk.lu sdk.lu shop-green.lu

Déchets résiduel

Papier/carton

Verre creux

Déchets organiques

Consultation

Analyse individuelle

Développement du concept

Matériel d’information

Orienté vers la pratique

Offre sous :

Tel: (+352) 488 216 - 1

residenzen@sdk.lu

Liebe Bewohner,

Ihr Abfallraum wird mit einer

Sammelstation ausgestattet.

Liebe Bewohner,

04.01.2019

Liebe Bewohner,

Ihr Abfallraum wird mit einer

Ihr Abfallraum wird mit einer

Sammelstation ausgestattet.

Sammelstation ausgestattet.

Das Luxemburger Abfallwirtschaftsgesetz vom 21. In Zusammenarbeit mit den Verantwortlichen

März 2012 (Artikel 13, Absatz 3) gibt vor, dass Mehrfamilienhäuser

(„Residenzen“) mit den notwendigen lorlux für Verpackungen, Ecotrel für elektrisch

sind die Gemeinden, die Produzentensystem

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vom 21. 21. In In Zusammenarbeit sowie dem

mit

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Abfallfraktionen/Produkte

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(„Residenzen“) mit mit den den notwendigen lorlux lorlux für SuperDrecksKëscht für Verpackungen, Ecotrel Ecotrel ® für ein elektrische für praxiskonformes

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Einrichtungen Restabfall ausgestattet Réduire verringern werden les déchets müssen, die die eine résiduels

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séparément

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Konzept

entwickelt. Weitere entwickelt. Informationen unter residenzen.sdk.lu

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Restabfall fasst und wiederverwertet verringern werden.

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stark zu verringern, indem Das System

Restabfallmenge

stark zu verringern, indem Das System der getrennten Abfallsammlung kann Abfu in

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Sicherheit und Sauberkeit

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der

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und wiederverwertet werden. Weitere Informationen unter residenzen.sdk.lu .

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erfasst

Mehrfamilienhäusern Altprodukte obliegen jeder Größe den Bewohnern, eingesetzt werden. der Ha

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der Hausverwaltung,

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Neben Was wird den klassischen gesammelt? Wertprodukten, wie Papier

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und Verpackungen

vor allem Lebensmittelabfälle,

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Neben den klassischen Wertprodukten, wie Papier

und Karton, Glas, Metalle und Verpackungen

kommen mittelabfälle, (Valorlux)

die

soll separat Problemprodukte

auch „Biomüll“, gesammelt vor werden. wie

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z.B.

Lebensmittelabfälle,

die Problemprodukte separat gesammelt wie werden. z.B. Tonerkar- Hinzu

Hinzu Tonerkarkommen

kommen die Problemprodukte wie z.B. Tonerkar-

En collaboration avec :

Beiliegend finden Sie den Benutzerleitfaden

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über die Altprodukte, die die bei Ihnen

bei Ih-

für Ihre derzeit

Sammelstation.

gesammelt werden.

Dieser werden. enthält Informationen

über die Altprodukte, die bei Ihnen

derzeit gesammelt werden.

SuperDrecksKëscht ®

Collections via SDK fir Bierger,

Centre de ressources, porte-à-porte (4x/an),

*Veuillez jeter les piles sèches dans les points de

collecte publics. ou des centres de ressources

Médicaments, bombes aérosol,

cartouches d’encre et de toner,

huiles et graisses alimentaires,

emballages de produits nocifs

Produits pollués par de la peinture

Tubes fluorescents, Lampes à basses

consommation d’énergie

Petit électroménager

sdk_superdreckskescht

VALORLUX (emballage)

Bouteilles et flacons en plastique

Emballages métalliques

Cartons à boisson

Film et sacs en plastique

Pots, gobelets et barquettes

en plastique

Poubelle intelligente

Au moins 50% de déchets résiduels,

les ressources sont préservées

réduction des taxes sur les déchets,

simplicité de l’opération

facturation selon le principe du

pollueur-payeur

la facturation individuelle par

utilisateur, transmission sécurisée

des données

Solution pour l'intérieur et l'extérieur

des bâtiments

residences.sdk.lu


16

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

LE BIOGAZ : PILIER

DE LA SOUVERAINETÉ

Le biogaz est parfois réduit à sa seule dimension énergétique, alors

qu’il joue un rôle clé. dans la transition écologique, la souveraineté

énergétique et la durabilité agricole. En valorisant les déchets organiques,

il limite les émissions de gaz à effet de serre, produit une

énergie locale et stockable et génère un fertilisant naturel bénéfique

pour les sols. Sa disparition entraînerait des impacts environnementaux,

économiques et sanitaires majeurs, tout en fragilisant

l’autonomie alimentaire et énergétique des territoires. Éléments

de réponse avec Dr. Khadidja Chaib Draa, conseillère référente à

l’asbl Biogasvereenegung.

Et si le biogaz disparaissait ?

Imaginez un monde où chaque reste de

repas, chaque effluent d’élevage, chaque

biodéchet organique s’accumule dans les

centres d’enfouissement ou est traité par

des technologies fortement émettrices

de gaz à effet de serre. Un monde où une

technologie naturelle, éprouvée, discrète

et profondément circulaire disparaît sans

que l’on prenne réellement la mesure de

ce qu’elle nous apportait.


17

en un système maîtrisé, où « les gaz produits

sont récupérés, valorisés énergétiquement

et substituent directement

des combustibles fossiles. Sans biogaz,

ces émissions repartiraient massivement

dans l’atmosphère via les décharges, le

compostage non contrôlé ou l’épandage

d’effluents bruts », explique Dr. Khadidja

Chaib Draa. À l’échelle mondiale, la production

alimentaire est responsable d’environ

26% des émissions de gaz à effet de

serre. Le biogaz représente à lui seul un levier

capable de réduire près de 10% de ces

émissions, en agissant à la fois sur la gestion

des déchets, la production d’énergie

et la fertilisation des sols. Abandonner ce

levier serait se priver d’un outil climatique

déjà disponible, éprouvé et immédiatement

mobilisable.

Une énergie renouvelable locale

et stockable

« Le biogaz est souvent perçu comme

une simple source d’énergie renouvelable

parmi d’autres. En réalité, il est bien

davantage : un pilier de la transition écologique,

un outil de résilience alimentaire

et énergétique et un maillon important de

l’économie circulaire », déclare Dr. Khadidja

Chaib Draa, conseillère référente à

l’association Biogasvereenegung. Sa disparition

ne serait pas neutre puisqu’elle

constituerait un recul écologique, économique

et stratégique majeur.

Le biogaz et son digestat

constituent donc une assurance

pour une agriculture durable,

résiliente et souveraine

Une barrière contre les gaz à effet de serre

La décomposition naturelle des déchets

organiques, des effluents d’élevage et des

boues issues des activités humaines libère

dans l’atmosphère des gaz à fort impact

climatique, tels que le méthane et le protoxyde

d’azote, dont le pouvoir réchauffant

dépasse largement celui du CO2.

La digestion anaérobie permet de capter

ces émissions à la source. Elle transforme

un processus naturel difficile de contrôle

Le biogaz est parfois réduit à sa seule dimension

énergétique. Il se distingue pourtant

par une caractéristique stratégique

rare parmi les énergies renouvelables : il est

pilotable et stockable. Appuyé sur les réseaux

gaziers existants, il peut être injecté,

stocké et mobilisé en fonction des besoins,

sous forme de chaleur, d’électricité ou de

biométhane. Disons que le réseau de gaz

naturel constitue une infrastructure déjà

déployée à grande échelle sur le territoire

européen. Alors que se pose la question de

l’avenir de ces réseaux dans un contexte

de sortie progressive des énergies fossiles,

le biométhane apporte une réponse

concrète en réutilisant les réseaux existants

pour transporter une énergie renouvelable

locale.

« En 2023, la production européenne de

biogaz a par exemple atteint environ 22

milliards de m3 de méthane, soit l’équivalent

énergétique de plus de 10 centrales

nucléaires de taille moyenne. Le potentiel

est encore bien supérieur. La digestion

optimale de l’ensemble des effluents animaux

européens permettrait d’atteindre

l’équivalent de la production d’une vingtaine

de centrales nucléaires », projette Dr.

Khadidja Chaib Draa.

C’est d’autant plus pertinent dans un

contexte de tensions géopolitiques et de

dépendance énergétique. Le biogaz renforce

en effet la souveraineté énergétique

des pays européens et notamment du

Luxembourg. La disparition de cette éner-


18

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

gie et de son utilisation accroîtrait inévitablement

la dépendance aux importations

de gaz fossile, au détriment de la sécurité

énergétique européenne.

Recycler les nutriments pour une

agriculture plus saine

Au-delà de l’énergie, le biogaz est un outil

environnemental et durable. « Le digestat,

résidu de la digestion anaérobie, est un

fertilisant organique riche en azote, phosphore,

potassium et micro-éléments essentiels.

Il est plus sûr sur le plan sanitaire

que les fumiers ou lisiers bruts et mieux

assimilable par les cultures », rappelle M.

Pol Wagner, président de la Biogasvereenegung

a.s.b.l.

pathogènes (comme les salmonelles ou E.

coli) ainsi que les graines de plantes adventices.

Sans ce traitement, ces éléments

se retrouvent dans les sols, les eaux et parfois

la chaîne alimentaire, avec des risques

sanitaires non négligeables.

« Par ailleurs, l'épandage de digestat

améliore la structure des sols, favorise la

formation d’humus stable, augmente la

capacité de rétention en eau et limite les

pertes d’azote. En soutenant l’utilisation

de cultures intermédiaires, il contribue à

la protection des nappes phréatiques et à

la résilience des systèmes agricoles face

aux sécheresses », explique-il.

En restituant à la terre les nutriments

issus des déchets agroalimentaires, le

digestat permet de fermer le cycle des

éléments nutritifs, ce qui présente un

avantage conséquent pour la planète

et pour le portefeuille des agriculteurs.

« En se substituant partiellement aux engrais

minéraux, le digestat réduit l’empreinte

carbone de l’agriculture et renforce

la sécurité alimentaire », poursuit-il. Toute

rupture d’approvisionnement en gaz naturel

se traduirait par une flambée des prix

des engrais, puis des denrées alimentaires.

Le biogaz et son digestat constituent donc

une assurance pour une agriculture durable,

résiliente et souveraine.

L’épandage de digestat favorise

la formation d’humus stable,

ce qui améliore la structure des

sols, leur capacité de rétention

en eau et en carbone

Protéger l’eau, les sols et la santé

La digestion anaérobie des effluents animaux

permet de réduire fortement les

odeurs lors de l’épandage et de limiter le

risque de lixiviation des nitrates, l’un des

principaux polluants des nappes phréatiques.

En convertissant les composés

organiques instables en énergie, elle diminue

la charge polluante des fertilisants

et améliore leur efficacité agronomique.

Elle joue également un rôle hygiénisant

en réduisant significativement les agents

Le biogaz est ainsi bien plus

qu’une technologie : c’est une

philosophie, où les déchets

deviennent des ressources

et où les agriculteurs

deviennent acteurs de la

transition énergétique

L’asbl Biogasvereenegung pour

promouvoir le biogaz à l’échelle

nationale

Le biogaz constitue également un levier

de développement local, étroitement

ancré dans les réalités du territoire.Sa

production est directement proportionnelle

à la quantité de déchets organiques

disponibles sur un territoire donné. Au

Grand-Duché, le recours à cette énergie

semble être une idée astucieuse pour répondre

à tous les défis énergétiques et environnementaux

qu’il s’est fixé. Ce modèle

permet une synchronisation vertueuse

entre production de déchets, valorisation

énergétique et retour des fertilisants au sol

selon le principe d’économie circulaire.

Le biogaz est ainsi bien plus qu’une technologie

: c’est une philosophie, où les

déchets deviennent des ressources et où

les agriculteurs deviennent acteurs de

la transition énergétique. « Nous souhaitons

créer un environnement favorable

au développement de cette énergie

renouvelable au Luxembourg »,

déclare M. Pol Wagner. L’asbl Biogasvereenegung

a notamment pour objectif de

promouvoir le biogaz et d’œuvrer égale-

ment en faveur du développement d’infrastructures

adaptées et d’une meilleure

reconnaissance du biogaz en tant que

ressource énergétique majeure. Le biogaz

constitue un outil de résilience à la croisée

des enjeux climatiques, agricoles, énergétiques

et territoriaux. À l’heure où sa rentabilité

est parfois questionnée et où son

cadre administratif se complexifie, il est

crucial de comptabiliser ses co-bénéfices

: protection du climat, des sols, de l’eau,

renforcement de l’économie rurale et de

la sécurité alimentaire. Il s’inscrit au cœur

d’une vision durable où les déchets deviennent

ressources et où l’agriculture devient

moteur de la transition énergétique.

"En conclusion, c’est en renforçant, en


19

Promouvoir le biogaz et œuvrer

également en faveur du développement

d’infrastructures adaptées et d’une meilleure

reconnaissance du biogaz en tant que

ressource énergétique majeure

favorisant, en perfectionnant et en intégrant

mieux le biogaz dans nos politiques

agricoles, énergétiques et environnementales

que nous construirons un avenir plus

durable", conclut-il.

Nous maintenons un contact régulier avec

les ministères et les différentes administrations

pour identifier les pistes d’amélioration,

contribuer à l’allégement des

procédures et favoriser le développement

du biogaz sur le territoire Grand-Ducal.

Biogasvereenegung

6 Rue Eugène Reiser

L-9175 Niederfeulen

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1 MILLION

DE TONNES

DE CO2 BIOGÉNIQUE :

le potentiel qui pourrait être capturé

et valorisé au Luxembourg


20

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

GOODYEAR ET ENERDEAL INAUGURENT UN PROJET

SOLAIRE À COLMAR-BERG

Le 11 novembre dernier, Goodyear Tire & Rubber Company et Enerdeal ont inauguré

une nouvelle installation solaire photovoltaïque d’une capacité totale de 7

MWp, combinant toitures photovoltaïques et structures en ombrières. Ce dispositif

permettra de produire environ 6,5 GWh d’électricité renouvelable par an,

directement consommée sur le site pour alimenter les opérations quotidiennes

de Goodyear.

Signé en 2024, le projet comprend 5 MWp installés sur les toits de l’usine de

production de pneumatiques et du centre d’innovation, ainsi que 2 MWp intégrés

aux ombrières couvrant le parking du centre d’innovation. Il s’agit de la cinquième

installation solaire de Goodyear dans la région EMEA et de la onzième au

niveau mondial.

Cette nouvelle infrastructure vient compléter les installations déjà existantes à

Colmar-Berg, renforçant une stratégie énergétique cohérente et de long terme.

« Goodyear s’est fixé pour objectif mondial de faire passer ses opérations et processus

de fabrication à une électricité entièrement renouvelable d’ici 2030 et à

une énergie entièrement renouvelable d’ici 2040. L’annonce d’aujourd’hui nous

rapproche de cet objectif », a déclaré Alex Schumann, Directeur Manufacturing

Luxembourg chez Goodyear. « C’est un honneur pour nous de travailler avec un

acteur industriel majeur comme Goodyear et d’inaugurer ce projet. Ces systèmes

photovoltaïques permettent de déployer efficacement une capacité solaire à

grande échelle, de générer d’importantes réductions des émissions locales et de

démontrer comment ce type de collaboration peut faire progresser la transition

énergétique du Luxembourg. La production d’électricité renouvelable directement

là où elle est consommée favorise également l’efficacité énergétique et

la stabilité du réseau », a également souligné François Neu, Country Manager

d’Enerdeal. En présence du ministre de l’Économie, Lex Delles, cette inauguration

souligne également l’importance des partenariats industriels dans l’atteinte des

objectifs climatiques du Luxembourg et dans la construction d’un modèle énergétique

plus durable.


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22

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

UN ACCOMPAGNEMENT

COMPLET AU CŒUR

DES PROJETS

ÉNERGÉTIQUES

Pour faire face à la multiplication des technologies et à la complexité

croissante des installations techniques, l’accompagnement

en phase d’étude devient un maillon clé pour leur mise en œuvre.

Viessmann Luxembourg mobilise son service pré-sales pour soutenir

les bureaux d’études, les installateurs et les maîtres d’ouvrage

dans la conception de systèmes énergétiques fiables, efficients et

conformes aux normes, du résidentiel aux projets de grande envergure.

Explications avec Günter Krings et François Siméon, respectivement

Managing Director et Head of Quotation & Project Engineering

Department.

Une expertise dédiée

aux installations complexes

Aujourd’hui, les projets dans la technique

d’un bâtiment ne se limitent plus

au simple remplacement d’une chaudière.

Pompes à chaleur, systèmes hybrides,

photovoltaïque, batteries, bornes de recharge,

régulations numériques : la diversité

des technologies impose une expertise

pointue et une vision globale dès la

phase d’étude.

Chez Viessmann, le service pré-sales s’appuie

sur une équipe spécialisée, composée

notamment d’ingénieurs techniques qui

interviennent directement auprès des bureaux

d’études, des installateurs et des acteurs

industriels. « Notre mission consiste

par exemple à accompagner la conception

d’installations de grande envergure, parfois

de l’ordre du mégawatt dans lesquelles

les enjeux techniques et énergétiques sont

particulièrement élevés », explique François

Simeon, Head of Quotation & Project

Engineering Department.

Les projets couvrent un large éventail de

configurations : cascades de chaudières

gaz, combinaisons gaz et pompes à chaleur,

systèmes hybrides, solutions biomasse ou

encore installations intégrant des stockages

et des réseaux hydrauliques complexes.

« Nos partenaires arrivent souvent

avec des exigences fonctionnelles et les

attentes du client final mais sans toujours

disposer d’une vision complète des possibilités

technologiques disponibles. Notre

équipe pré-sales intervient alors comme

partenaire technique et aide à construire

une solution cohérente, performante

et conforme aux normes en vigueur »,

indique Günter Krings, Managing Director.

Les pré-études, les conseils sur les

choix technologiques et l’aide au dimensionnement

permettent en effet d’aboutir

à des projets qui répondent à la fois aux

objectifs écologiques, économiques et

techniques.

Un rôle indispensable auprès

des bureaux d’études et du

secteur public

Il en va de même pour les bâtiments du

secteur public, tels que les halls sportifs,

les ateliers communaux ou les bâtiments

administratifs. « Les communes

mandatent généralement des bureaux

d’études. La procédure rejoint alors celle

du secteur privé : le bureau d’études fait

l'étude du projet et s’appuie sur un soutien

technique spécialisé pour affiner les

solutions. Ce soutien, nous sommes en

mesure de leur apporter », déclare François

Siméon.

Le service pré-sales intervient également

pour déterminer le meilleur choix concernant

les systèmes de production, l’intégration

du chauffage et du refroidissement

ou encore la gestion de l’eau chaude sanitaire.

« Même dans le cadre de rénovations,

par exemple lors du remplacement d’anciennes

chaudières mazout par des systèmes

gaz ou des solutions pompe à chaleur

plus modernes, l’accompagnement

technique reste déterminant pour garantir

la cohérence de l’ensemble », poursuit

François Siméon.

Le résidentiel face aux nouvelles

technologies

Si les grandes installations illustrent la dimension

stratégique du pré-sales, une part


23

François Siméon

importante de l’activité concerne aussi les

maisons unifamiliales. « L’évolution des

technologies transforme ces projets. Désormais,

le remplacement d’une chaudière

gaz par une pompe à chaleur, l’ajout de

photovoltaïque, de batteries ou de bornes

de recharge nécessite aujourd’hui une approche

holistique qui intègre différents

paramètres (calculs, dimensionnement,

cohérence entre les systèmes, etc », rappelle

Günter Krings.

La formation, levier indispensable

de qualité

Toutes ces innovations impliquent

des formations constantes. Celles-ci

concernent l’ensemble des acteurs, depuis

les phases d’étude jusqu’à l’installation et

au dépannage. « Des sessions pratiques et

théoriques accompagnent les installateurs

et les dépanneurs dans la maîtrise des

équipements et de leur mise en œuvre »,

précise François Siméon.

Par ailleurs, des outils numériques et des

modules en ligne complètent ce dispositif

afin de garantir la mise à jour continue des

connaissances et d’assurer que les professionnels

du secteur maîtrisent pleinement

les technologies qu’ils mettent en œuvre.

Un accompagnement complet

L’un des aspects majeurs de cette approche

réside dans la continuité du suivi. « Les

ingénieurs impliqués dans les études initiales

accompagnent également les phases

ultérieures du projet jusqu’à la livraison et

à l’assistance au montage.

« Présents sur le chantier, en lien direct

avec les équipes d’installation, nous

veillons à ce que les choix définis durant

l’étude se traduisent correctement

dans la réalisation. Cette présence garantit

une cohérence entre l’intention

initiale et l’installation finale », déclare

François Siméon.

Les regards tournés

vers l’innovation

L’évolution technologique ne s’arrête pas

et se poursuit avec le développement de

nouvelles pompes à chaleur utilisant le

propane, un fluide frigorigène naturel.

« Cette orientation témoigne de notre

volonté d’intégrer des solutions toujours

plus performantes et respectueuses de

l’environnement », rappelle Günter Krings.

D’autres avancées, comme la charge bidirectionnelle

pour véhicules électriques,

figurent parmi les axes de développement

à venir chez Viessmann.

Viessmann Luxembourg

35, rue J-F Kennedy

L-7327 Steinsel

www.viessmann.lu


24

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

ENERGY SHARING

SERVICE : QUAND LES

VOISINS PARTAGENT

LEUR ÉNERGIE

Le partage d’énergie prend forme au Luxembourg, porté par la

montée du photovoltaïque et la nécessité d’ancrer la transition

énergétique au niveau local. Avec sa propre solution, Enovos

accompagne particuliers, entreprises et communes dans la création

et la gestion de communautés énergétiques. Retour sur ce dispositif

avec Tatiana Berseneva et Ivan Deschamps, respectivement Product

Manager et Head of department au sein du service Digital, Innovation

& Products.

Qu’est-ce que l’Energy Sharing et

depuis quand ce dispositif est-il en

place au Luxembourg ?

TB : Il s’agit d’une solution qui permet

de partager localement de l’électricité

renouvelable produite en excédent,

principalement à partir d’installations

photovoltaïques, entre plusieurs acteurs :

des ménages, des entreprises ou des

collectivités. L’idée est simple : lorsque la

production dépasse la consommation d’un

site, cette énergie peut être redistribuée

à d’autres membres d’un même groupe

de partage, selon des règles clairement

définies, à un prix fixé à l’avance. On

valorise ainsi une production locale qui,

autrement, serait injectée dans le réseau à

des conditions moins avantageuses.

ID : Nous travaillons sur cela depuis

plusieurs mois. Le développement de la

plateforme s’est accéléré ces dernières

semaines, avec la mise en place de projets

pilotes et l’intégration graduelle de

clients. En 2025, nous avons procédé à

une mise en service progressive, c’est-àdire

que la solution est opérationnelle,

utilisée par des clients réels, mais sans

communication vers le grand public.

L’intérêt du partage d’énergie est

aujourd’hui très large ; les particuliers

équipés de panneaux photovoltaïques y

voient un moyen de mieux valoriser leur

production lorsqu’ils ne sont pas chez

eux. Les entreprises, notamment celles

disposant de plusieurs sites, peuvent

optimiser leurs flux énergétiques. Enfin,

les communes jouent également un rôle

clé : elles disposent souvent de bâtiments

publics producteurs d’énergie et d’un tissu

local propice à la mise en place de projets

collectifs. C’est pourquoi nous avons

développé une offre spécifique, capable

de s’adapter à des besoins très différents

d’une commune à l’autre.

Vous présentez cette solution comme

étant « all-in-one ». Concrètement,

comment cela se traduit-il pour les

clients ?

ID : Le principal défi auquel les clients

sont confrontés aujourd’hui n’est pas

tant technique qu’administratif et

organisationnel. Pour créer un groupe

de partage d’énergie, il faut d’abord

comprendre les différents types de

dispositifs existants, et leurs implications

; ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, les

contraintes fiscales, la distance entre les

points de production et de consommation,

ou encore la nécessité de créer ou non une

entité légale. À cela s’ajoutent des choix

clés, comme la définition du groupe, le prix

de partage ou l’équilibre entre production

et consommation. Un groupe de partage

d’énergie, c’est une communauté vivante :

des membres arrivent, d’autres partent,

des questions surgissent, parfois des

tensions aussi. C’est précisément sur ces

aspects que notre offre se positionne ;

nous prenons en charge la création, la

gestion administrative, les entrées et les

sorties, ainsi que l’accompagnement et les

simulations nécessaires tout au long de la

vie du groupe.

TB : En plus de cela, il ne faut pas

sous-estimer la partie financière et la

transparence. Chaque mois, quelqu’un

doit calculer les volumes partagés,

répartir les coûts, collecter les paiements

des consommateurs et redistribuer les

revenus aux producteurs. Ce sont des

sujets sensibles, et notre objectif est

d’éviter toute ambiguïté ou conflit. C’est

pourquoi nous avons développé une

plateforme numérique qui centralise

ces informations. Le prix de partage est

décidé par le groupe dès le départ, avec

notre accompagnement. Les données

de consommation et de production sont

disponibles à J+1 sur Leneda, la plateforme

nationale de données énergétiques. Chaque

participant dispose d’une vision claire

de l’énergie qu’il consomme, de ce qui

provient de la communauté et de ce que

cela représente financièrement et peut

également faire plusieurs simulations.

Cette transparence est essentielle pour

instaurer la confiance et garantir le bon

fonctionnement du modèle entre les

membres et l'organisateur.

Quels enseignements tirez-vous

des premiers retours des clients et

comment ceux-ci ont-ils influencé le

développement de votre solution ?

TB : Ce que nous constatons avant tout est

qu’ils apprécient être accompagnés dans

un cadre structuré, qui leur donne une

vision claire des règles, des flux d’énergie

et des aspects financiers. Ces retours

ont aussi mis en lumière un besoin clair

d'accompagnement dans les démarches


25

administratives. Mettre en place un groupe

de partage d’énergie demande du temps, de

la coordination et une bonne organisation,

notamment pour désigner un représentant

et aligner tous les membres dès le départ.

Un autre enseignement clé est que

chaque groupe est unique. Les besoins

d’un groupe de particuliers, par exemple

une famille dispersée sur le territoire ou

des voisins d'une même commune, d’une

entreprise ou d’une commune sont très

distincts. Notre défi est donc de proposer

une solution suffisamment flexible pour

couvrir toutes ces configurations.

ID : Notre solution s’est construite

de manière progressive, en étroite

collaboration avec les clients et surtout

grâce à leurs retours. Certains d’entre eux

pensaient pouvoir tout gérer eux-mêmes,

notamment lorsqu’ils disposent déjà de

compétence technique. Mais très vite, une

question centrale se pose : qui s’occupe de la

gestion quotidienne ? Les déménagements

sont fréquents au Luxembourg, les

membres changent, les questions affluent,

et peu de personnes souhaitent assumer ce

rôle sur le long terme. C’est précisément

sur ce point que nous avons adapté notre

approche, en proposant une gestion

complète et durable des groupes. Un autre

enseignement majeur concerne l’équilibre

entre producteurs et consommateurs.

S’il est relativement facile de trouver des

producteurs, notamment dans un pays où

l’intérêt pour le photovoltaïque est fort,

il est parfois plus complexe de mobiliser

suffisamment de consommateurs. Sans

un nombre adéquat de participants,

l’énergie produite n’est pas utilisée de

manière optimale. Les municipalités

jouent ici un rôle clé, par exemple en

combinant bâtiments publics à forte

consommation, comme les écoles, et

production résidentielle locale, elles

créent des synergies idéales. Chaque

configuration est différente, mais c’est

justement cette diversité que notre

solution vise à couvrir afin de maximiser

la valeur locale et d’ancrer concrètement

la transition énergétique au cœur des

communautés.

Parmi les premiers acteurs à s’être engagés

concrètement dans cette démarche

figure la commune de Niederanven : « À

Niederanven, nous considérons le partage

de l’énergie comme un pilier essentiel

d’un avenir climatiquement neutre et

socialement juste. Notre ambition est

de dépasser les petites communautés

isolées et de créer une masse critique

permettant de rémunérer équitablement

les producteurs d’énergie renouvelable,

tout en offrant à tous les citoyens en

particulier à ceux qui ne peuvent pas

installer de systèmes photovoltaïques, un

accès à une électricité produite localement

à des prix plus bas et prévisibles. Il s’agit

d’un véritable modèle gagnant-gagnant.

Les communes qui partagent cette vision

sont invitées à nous rejoindre afin de

contribuer ensemble à façonner l’avenir

de l’énergie », a déclaré son bourgmestre,

Fréd Ternes.

Pour en savoir plus sur l’Energy Sharing

Service et manifester votre intérêt, rendezvous

sur le site d’Enovos :

energysharing.enovos.lu

Enovos Luxembourg S.A.

2 Domaine du Schlassgoard

L-4327 Esch-sur-Alzette

www.enovos.lu


26

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

Frank Pettinger et Cyrille Gerhardt

UN TRAITEMENT ÉCORESPONSABLE

DE L’EAU : STEINSEL OUVRE LA VOIE

AVEC AQUABION


27

un comptage précis des consommations.

« Nous étions en contact avec Aquabion

depuis longtemps. La source d’Heisdorf

alimente plus de la moitié de la commune

et une part importante des compteurs

était affectée par le calcaire, ce qui posait

un réel problème pour la fiabilité du

comptage. La solution a été installée il y

a six ans et fonctionne sans aucune intervention

depuis sa mise en œuvre. Il s’agit

d’un investissement unique : lorsque le

dispositif arrive en fin de cycle, nous procédons

simplement à un échange standard

et repartons pour la même période. Nous

sommes justement en train de planifier le

remplacement des anciens dispositifs par

des nouveaux, mais l’efficacité constatée

depuis toutes ces années confirme pleinement

notre choix », explique Frank Pettinger,

responsable technique. L’objectif reste

inchangé : traiter l’eau en amont, protéger

les installations et garantir un service

stable et fiable pour tous les habitants.

Il s’agit d’un investissement

unique : lorsque le dispositif

arrive en fin de cycle, nous

procédons simplement à un

échange standard et repartons

pour la même période

L’efficacité par la simplicité

À Steinsel, la gestion de l’eau

potable prend une dimension

pionnière. Première commune

du Luxembourg à parier sur une

solution durable, non chimique

et respectueuse de l’environnement,

elle s’est tournée vers

Aquabion. Rencontre avec

Frank Pettinger, responsable

technique de la commune et Cyrille

Gerhardt, directeur général

de l’entreprise à l’origine de

cette innovation.

Un réseau sous pression

À Steinsel, la dureté de l’eau constitue

un enjeu identifié de longue date. Depuis

plus d’une décennie, les responsables locaux

devaient composer avec des dépôts

calcaires et des risques de corrosion sur

les réseaux de distribution, qui pouvaient

affecter la fiabilité des installations. Pour

y remédier, l’idée d’équiper le réservoir

d’Heisdorf de dispositifs plus performants

a progressivement pris forme, afin de

protéger les infrastructures et d’assurer

L’un des atouts majeurs de cette technologie

réside dans sa simplicité d’exploitation.

Contrairement à un filtre classique,

le dispositif n’a pas vocation à retenir ou

éliminer le calcaire. Son principe repose

sur la transformation de la structure

même du calcaire incrustant en une forme

poudreuse et non adhérente. « Il ne s’agit

pas de retirer le calcaire, mais de modifier

son comportement. Grâce à un procédé

électrolytique naturel, le système génère

une couche cathodique protectrice à l’intérieur

des canalisations. Cette fine particule

agit comme une patine ; elle empêche

les dépôts de s’accrocher aux parois et

permet au calcaire de s’évacuer naturellement

avec le flux de l’eau, sans s’incruster

dans le réseau », explique Cyrille Gerhardt,

directeur général d’Aquabion.

Entièrement passif, le dispositif ne

nécessite aucune maintenance une fois


28 | ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

installé. Composé d’un corps en laiton

et d’une anode en zinc pur, il fonctionne

sans électricité ni ajout de substances

extérieures. Le simple passage de l’eau

crée une électrolyse qui libère des ions de

zinc, favorisant l’agglomération du calcaire

sous une forme inerte. Les analyses

réalisées avant et après installation confirment

qu’il n’y a aucune modification

physico-chimique de l’eau : sa potabilité

est pleinement préservée. « Au-delà de l’aspect

purement technique, il était essentiel

pour nous d’opter pour une solution

respectueuse de l’environnement. Nous

ne voulions pas d’un système énergivore

et dépendant de produits chimiques ou de

consommables », souligne le responsable

technique. Pensée pour durer, la solution

s’inscrit également dans une logique de

long terme. Le dispositif bénéficie d’une

garantie de cinq ans et affiche une

durée de vie effective de sept à huit ans.

« En fin de cycle, l’anode de zinc est

entièrement recyclable, ce qui limite

son impact environnemental », précise le

directeur général.

distribution générale que les bâtiments et

les installations que nous gérons, comme

les maisons-relais, les centres de loisirs

ou encore le stade de foot », poursuit-il. À

Steinsel, ces différents sites ont également

été équipés par la solution Aquabion

pour prévenir l’incrustation du calcaire

lors du chauffage de l’eau, ce qui protège

les canalisations et les équipements tout

en limitant la maintenance.

https://aquabion-distribution.com/b2b

info@aquabion.lu

AQUABION

6, rue de l'école

L-7391 Blaschette

www.aquabion-distribution.com

En fin de cycle, l’anode

de zinc est entièrement

recyclable, ce qui limite son

impact environnemental

Une mission d’ordre public

Pour la commune, la qualité de l’eau potable

va bien audelà d’une simple question

technique. Elle constitue une mission de

service public et joue un rôle central dans

la confiance que les habitants accordent à

leur collectivité. « Nous sommes responsables

de l’approvisionnement en eau

potable. Il est donc primordial de garantir

que l’eau distribuée reste de bonne

qualité. Si des problèmes se répètent, cela

peut rapidement affecter la confiance des

citoyens », rappelle Frank Pettinger.

Toutes les localités luxembourgeoises doivent

se soucier de la qualité de l’eau, mais

l’importance des traitements varie selon

la dureté locale. Là où l’eau est douce, les

interventions sont limitées, tandis que

dans les zones touchées par le calcaire,

il est indispensable de trouver des solutions

durables. « Cela concerne autant la


29

BRÈVES

ÉCONOMIQUES

PAR LÉA BEHNOUS

DE NOUVELLES INITIATIVES

POUR RENFORCER L’ATTRACTIVITÉ

DU LUXEMBOURG

Pour continuer d’attirer des talents

venus d’ailleurs et renforcer l’attractivité

du territoire, le nouveau portail

national Work in Luxembourg et le

Talent Desk ont été officiellement présentés.

L’un est un site numérique,

l’autre un guichet physique et tous

deux visent à faciliter le recrutement et

à accompagner et à orienter les talents

internationaux dans leur démarches

d’intégration au Grand-Duché. « Il s’agit

d’une première étape et d’une base

solide sur laquelle nous pourrons continuer

à construire », a déclaré, le directeur

général de la chambre des métiers

Tom Wirion, à propos du dispositif Work

in Luxembourg. La plateforme compte

maintenant près de 11.000 candidats

présélectionnés.

Source : SIP

LA PARTICIPATION DU

LUXEMBOURG AU 3 E SOMMET

DE LA MER DU NORD

À HAMBOURG

Le Luxembourg, représenté par Luc

Frieden et Lex Delles, a participé au

troisième sommet de la mer du Nord à

Hambourg, où les chefs d’État des pays

présents ont discuté d’une coopération

pour développer l’énergie éolienne et

coordonner les infrastructures énergétiques

européennes. Le Premier

ministre Luc Frieden a signé une déclaration

politique commune réaffirmant

l’engagement du Luxembourg à contribuer

activement au développement

des énergies renouvelables en Europe

et à soutenir les projets de coopération

régionale en mer du Nord. Lex Delles et

son homologue danois Lars Aagaard,

ministre du Climat, de l’Énergie et des

Services publics, ont également pu

signer un traité bilatéral visant à intensifier

leur collaboration dans le développement

des énergies renouvelables

jusqu'en 2030.

Source : Statec

NOUVEAUX APPELS À PROJETS

POUR LE DÉVELOPPEMENT

DES BORNES DE RECHARGE

ÉLECTRIQUES

Le ministère de l’Économie lance deux

nouveaux appels à projets pour encourager

les entreprises à investir dans des

infrastructures de charge pour véhicules

électriques. Le premier appel,

doté de 7 millions d’euros, vise l’installation

de bornes de charge lente (jusqu’à

22 kW) pour voitures, accessibles au

public ou privées, avec une subvention

pouvant couvrir jusqu’à 50% de l’investissement.

Il est ouvert jusqu’au 15

juin 2026. Le second, doté de 5 millions

d’euros, cible les infrastructures pour

véhicules utilitaires lourds (de plus de

3,5 tonnes), avec une aide pouvant aller

jusqu’à 70% de l’investissement. Celui-ci

sera ouvert jusqu’au 31 mars 2026.

L’objectif de cette initiative est d'éviter

l’apparition de lacunes dans le réseau

national et de préparer l’électrification

progressive du transport lourd.

Source : SIP

FACILITATION DE L’ACCÈS

AUX AIDES POUR LE

PHOTOVOLTAÏQUE GRÂCE

AU PRÉFINANCEMENT

Le nouveau régime d’aides financières

pour les installations solaires photovoltaïques

avec option de préfinancement

est entré en vigueur le mois précédent.

Grâce à ce dispositif, les ménages et

copropriétés reçoivent la subvention «

Klimabonus Wunnen » dès l’installation,

celle-ci étant directement soustraite

du montant facturé par l’installateur,

sans délai lié au paiement de l’aide par

l’État. Le préfinancement est d’abord

applicable aux installations photovoltaïques,

avec la possibilité d’y ajouter

une batterie domestique. Le gouvernement

prévoit d’étendre cette nouveauté

progressivement à d’autres composantes

du régime d’aides financières «

Klimabonus Wunnen ».

Source : SIP

« POSITIONNER LE LUXEMBOURG

COMME UN CHAMPION DE

L’ADOPTION ET DU

DÉVELOPPEMENT RESPONSABLES

DE L’IA »

Ce 2 février, vingt-et-un dirigeants

d’entreprises de secteurs clés de l’économie

luxembourgeoise ont participé

à une réunion stratégique avec

le Gouvernement, sous la présidence

du Premier ministre Luc Frieden, en

présence de plusieurs ministres. Cette

réunion visait principalement à échanger

sur les opportunités et défis liés

à l’adoption de l’IA. « Cette rencontre

intervient à un moment décisif pour

positionner le Luxembourg comme un

champion de l’adoption et du développement

responsables de l’IA, plaçant

l’être humain au centre en mettant

cette nouvelle technologie au service

du progrès social, de la création d'emplois

et de la souveraineté », a déclaré

le premier ministre luxembourgeois.

Source : Statec

UN NOUVEAU PROGRAMME

POUR SOUTENIR PLUSIEURS

ENTREPRISES

Le programme Fit 4 Scale a sélectionné

cinq entreprises pour soutenir les entreprises

à fort potentiel de croissance et

à vocation internationale. Organisé par

Luxinovation, il s’inscrit dans le cadre

du plan d'action en 10 points du gouvernement

luxembourgeois visant à

renforcer l’écosystème des start-up et

des scale-up. 10 entreprises ont alors

été présélectionnées et invitées à une

session de présentation sur place lors

de laquelle chaque candidat a présenté

sa stratégie de scale-up, suivi d’une session

de questions-réponses et d’une

discussion. Les entreprises sélectionnées

sont A352, AIRMO, ClimateCamp,

Kidola et Partao.

Source : SIP


30

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

LE SERVICE TECHNIQUE :

UN PILIER DISCRET MAIS

ESSENTIEL DU LOGEMENT

Acteur incontournable du bon fonctionnement de l’Agence Immobilière

Sociale, le service technique assure en continu la qualité, la

sécurité et la conformité des logements du parc locatif. Présente

à chaque étape, de l’entrée d’un bien à son occupation, l’équipe

intervient tant pour les contrôles préventifs que pour les dépannages

et le suivi technique. Paulo Neves, membre du service, nous

en dit plus.

Un travail de terrain

Derrière chaque logement attribué aux

locataires de l’Agence Immobilière Sociale

(AIS), chaque réparation effectuée et

chaque problème résolu, se trouve l’équipe

du service technique. Elle se mue en véritable

colonne vertébrale du parc locatif de

logements et agit en coulisses pour garantir

des habitations sûres, fonctionnelles et

dignes pour tous.

« Le service technique a été mis en place

presque dès la création de l’AIS », explique

Paulo Neves, membre du service depuis

plus de dix ans et responsable de la région

du centre. « Nous avons compris qu’il fallait

une équipe capable de contrôler les

logements, d’intervenir en cas de souci et

d’assurer un suivi technique optimal ».

Concrètement, le service technique intervient

dès qu’un nouveau logement entre

dans le parc avant qu’un bénéficiaire ne

s’y installe. « Nous y effectuons une vérification

complète pour s’assurer de son bon

état ou d’identifier d’éventuelles réparations

», déclare Paulo Neves.

L’Agence Immobilière Sociale reçoit des

logements de propriétaires privés ou publics,

mais le travail du service technique

reste le même. « Nous contrôlons tout :

l’état général, les installations et les éventuels

défauts. Il est impératif que le logement

soit prêt à accueillir les locataires

dans de bonnes conditions », précise-t-il.

Une fois les logements occupés, le travail

ne s’arrête pas puisque le service technique

gère également les dépannages.

« Problème de plomberie, souci de chauffage,

petite réparation urgente : les locataires

savent qu’ils peuvent nous contacter.

Nous essayons toujours de réagir au

plus vite pour que les personnes soient

bien logées ».

Des compétences variées

Le service technique regroupe plusieurs

corps de métier et compte une quinzaine

de collaborateurs. Les techniciens sont capables

d’intervenir sur une large gamme

de petits travaux : plomberie, réparations

de base, entretien courant. « Certaines interventions

plus spécifiques, notamment

sur des chaudières ou des installations

techniques complexes, sont confiées à des

spécialistes externes pour des raisons réglementaires

», explique Paulo Neves.

Après dix années passées au sein de l’AIS,

il l’atteste : le métier a évolué. « Quand

j’ai commencé, il y avait beaucoup moins

d’administratif. Aujourd’hui, la digitalisation

des outils et l’utilisation de nouveaux

logiciels, dont Odoo, ont transformé

une partie du travail. La planification des

interventions, le suivi des dossiers et la

communication interne demandent davantage

de temps au bureau. Nous sommes

toujours sur le terrain, mais il y a

aussi tout le côté organisation, encodage

et coordination qui a pris de l’ampleur »,

indique-t-il.

Une complémentaire avec

les autres services

Le service technique travaille en lien étroit

avec d’autres équipes, notamment le service

coaching logement. Si les techniciens

se concentrent avant tout sur les aspects

techniques et le bâtiment, ils jouent aussi

un rôle de sensibilisation.

« Quand nous nous apercevons de quelque

chose qui ne va pas, nous prenons le

temps d’expliquer. Comment aérer, comment

chauffer correctement, comment éviter

certains dégâts… Même si ce n’est pas

notre mission principale, nous sommes en


31

Nous avons compris qu’il fallait une

équipe capable de contrôler les logements,

d’intervenir en cas de souci et d’assurer

un suivi technique optimal

Paulo Neves

mesure de faire un peu de coaching sur

place », explique Paulo Neves. Cette complémentarité

permet d’accompagner les

ménages à la fois sur le plan technique et

dans la gestion quotidienne de leur logement.

Un parc de logements

en croissance

Aujourd’hui, le service technique assure le

suivi de plus de 800 logements gérés par

l’AIS, un chiffre qui augmente progressivement

au fil des années. « Le parc s’est

agrandi. Cela demande plus d’organisation

et d’efficacité », indique-t-il.

Cette croissance représente un défi important.

Plus de logements signifie plus

d’états des lieux, plus de contrôles, plus de

dépannages. L’adaptation des effectifs est

donc une question récurrente. « Si le nombre

de logements continue d’augmenter, il

faudra alors renforcer l’équipe ».

La communication, un défi

En plus des aspects techniques, un autre

défi se pose : la communication avec

un public très diversifié. « Nos locataires

sont issus de pays très différents. Parfois,

la langue peut être un obstacle », explique

Paulo Neves. Pour y remédier, les locataires

sont informés dès l’entrée dans le logement

des procédures à suivre en cas de

problème. Quant aux outils numériques,

comme l’envoi de photos via téléphone,

ils facilitent eux aussi les échanges et la

compréhension des situations et des problématiques

pour mieux les résoudre.

Fondation pour l’Accès au Logement

202B, rue de Hamm

L-1713 Hamm

www.fondation-logement.lu


32

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Investir dans des campagnes,

prendre le temps d’expliquer

et de faire évoluer les pratiques

fait partie intégrante de notre

mission, avec une conviction :

on ne fait pas avancer

la sécurité par la contrainte,

mais pas l’adhésion et la

compréhension

GERI MANAGEMENT :

SÉCURITÉ ET CHANTIER

SOUS CONTRÔLE


Coordination, prévention, accompagnement : GERI Management

et sa société sœur GMproject mettent la sécurité et la gestion

de chantier au cœur de leur expertise. À la tête des deux entités,

Angéline Prévot, défend une approche rigoureuse et humaine.

Retour sur les initiatives qui font évoluer les mentalités et sécurisent

les travaux au Luxembourg.

33

Sécurité et gestion, main dans la main

Depuis 2008, GERI Management s’est imposée

au Luxembourg comme un acteur de

référence dans la coordination de sécurité

et de santé sur les chantiers. L’entreprise

intervient sur des projets variés, allant de

la maison individuelle aux immeubles de

grande hauteur.

Pour répondre aux besoins grandissants

de ses clients, GMproject, société-sœur

dédiée à la gestion de projet, a été créé.

Elle accompagne le maître d’ouvrage dans

toutes les étapes du chantier : coordination

des travaux, suivi des calendriers,

sélection des entreprises et choix des matériaux.

« Nous intervenons surtout sur

des projets résidentiels et de rénovation

en complétant notre expertise. Notre but

n’est pas de concurrencer les grands bureaux

d’études », confie l’administrateur

délégué.

La prévention, autrement

donc encore une fois aux alentours d’Halloween

2025 que l’équipe a choisi de relancer

des messages forts, conçus comme des

piqûres de rappel. Le parti pris est clair :

adopter un ton volontairement décalé afin

de capter l’attention et marquer durablement

les esprits. « Les visuels et messages,

souvent ludiques, mais toujours pédagogiques,

sont imaginés pour surprendre

et provoquer la réflexion plutôt que pour

imposer des consignes classiques. De

nombreuses entreprises s’en emparent

pour sensibiliser leur propre personnel,

prolongeant l’impact du message », explique

celle qui pilote ces campagnes avec

passion. « Le retour de nos collaborateurs

en interne est lui aussi positif, certains attendent

ces campagnes et n’hésitent pas à

en redemander, contribuant eux-mêmes à

l’animation de l’initiative », poursuit-elle.

À l’horizon Carnaval 2026, une nouvelle

campagne mettra en avant les équipes et

les métiers, avec l’objectif d’humaniser les

échanges et de montrer les visages derrière

les fonctions.

Le métier de la coordination sécurité a

beaucoup évolué ces dernières années

et cela devrait se poursuivre. Le règlement

grand-ducal confère désormais aux

maîtres d’ouvrage un rôle central, qui

n’était pas toujours compris. « Ils ont une

responsabilité considérable et une prise

de conscience s’opère sur l’importance

de leur rôle », explique Angéline Prévot.

« On cherche davantage à comprendre

leurs obligations, non par crainte des

contrôles, mais pour agir correctement en

amont. Notre rôle est de les aider à assumer

cette responsabilité », poursuit-elle.

Cette reconnaissance du métier passe

aussi par la sensibilisation ; « investir

dans des campagnes, prendre le temps

d’expliquer et de faire évoluer les pratiques

fait partie intégrante de notre

mission, avec une conviction : on ne fait

pas avancer la sécurité par la contrainte,

mais pas l’adhésion et la compréhension »,

considère l’administrateur délégué. Pensées

comme un véritable outil de sensibilisation,

les campagnes menées par

l’entreprise s’inscrivent dans un calendrier

précis. Chaque année, l’automne est

identifié comme une période sensible en

matière de sécurité sur les chantiers. C’est

Une offre qui s’élargit

Les derniers mois ont été marqués par

une structuration et une consolidation

du bureau, manifesté par une étape importante,

la montée de l’activité d’états

des lieux avant travaux, aujourd’hui

pleinement intégrée. Une évolution naturelle,

renforcée par la reconnaissance

officielle dans ce domaine de l’administrateur

délégué, devenue experte par son

assermentation devant les tribunaux.

« Les états des lieux sont souvent mal

compris. Ils ne visent pourtant pas à être

intrusifs, mais bien à constituer un outil

de protection en amont des travaux, notamment

en cas de litige ou de désaccord.

À force d’explications et de pédagogie, les

mentalités évoluent : particuliers, entreprises

et administrations y ont de plus en

plus recours, y compris pour les projets

de rénovation de moindre ampleur. Cette

démocratisation progressive témoigne

d’un réel changement des mentalités. »,

confie Angéline Prévot. Destinée à tous

les publics, cette activité vient compléter

l’offre existante en gardant le même ADN :

accompagner, anticiper et instaurer une

relation de confiance durable.

GERI Management

5, Zone d’Activités Gadderscheier

Bâtiment COS

L-4570 Differdange

www.geri.lu


34

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Max Spanier, coordinateur de service Energy Efficiency et Ralf Koehler, Senior Projet Director et coordinateur de service Decarbonisation Strategy.

RÉHABILITATION ET RÉNOVATION

ÉNERGÉTIQUE : LES CLÉS POUR

ACCÉDER AUX AIDES FINANCIÈRES

ET RÉUSSIR SA TRANSITION


35

Dans le cadre des objectifs fixés

par le gouvernement pour atteindre

la neutralité climatique,

les communes luxembourgeoises

seront bientôt soumises

à de nouvelles obligations réglementaires

en matière de rénovation

et de réhabilitation

énergétique de leur parc immobilier.

LSC360, précurseur dans

le conseil multidisciplinaire au

Luxembourg, leur offre un accompagnement

complet leur

permettant d’avancer vers la

résilience, en alignement avec

les objectifs du Pacte Climat.

Entretien avec Max Spanier,

coordinateur de service Energy

Efficiency, et Ralf Koehler, Senior

Projet Director et coordinateur

de service Decarbonisation

Strategy.

Quelles sont les nouvelles

obligations réglementaires

imposées par le gouvernement

concernant la rénovation et la

réhabilitation énergétique des

bâtiments communaux ?

MS : L’année précédente, le Plan national

intégré en matière d’énergie et de

climat (PNEC) a actualisé ses obligations

de consommation énergétique et d’émissions

de CO₂ des bâtiments publics. Pour

les communes, cela se traduit, d’une part,

par la réduction annuelle de 1,9% de la

consommation d’énergie finale sur l’ensemble

du parc immobilier communal,

mais aussi par la nécessité de rénover

chaque année au moins 3% de la surface

de référence énergétique totale de leurs

bâtiments. Cela signifie que les bâtiments

rénovés doivent l’être selon le nouveau

standard de rénovation nZEB rénovation

(Nearly Zero Energy building), garantissant

une haute performance énergétique

et une consommation minimale, principalement

couverte par des sources renouvelables.

Par ailleurs, il est également devenu

nécessaire d’appliquer le catalogue

d’actions du Pacte Climat, qui inclue les

audits énergétiques, la planification énergétique

communale ou encore le monitoring

des bâtiments et l’amélioration systématique

de la performance thermique.

À travers ces cadres, les communes sont

guidées, à la fois légalement et stratégiquement,

pour accélérer la rénovation,

améliorer la performance énergétique et

décarboner de manière systématique leurs

infrastructures publiques.

Quelles subventions sont

accordées à ces communes ?

RK : Il existe une large gamme de dispositifs

nationaux d’aides accessibles aux communes,

principalement via le ministère de

l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité

et le Fonds Climat et Énergie de la

Klima-Agence. Ces subventions couvrent

notamment les concepts énergie-climat

communaux, la rénovation énergétique,

les audits énergétiques, mais également

des mesures d’adaptation climatique ou

encore des analyses de cycle de vie (ACV/

LCA), ainsi que le suivi de la qualité de

l’air intérieur dans les écoles. Concrètement,

les communes peuvent bénéficier de

50% de subventions, surtout concernant

les concepts énergétiques communaux et

de stratégies d’adaptation. Les installations

photovoltaïques, qui pouvaient être

subventionnées jusqu’à 30 kW, pourront

désormais atteindre des limites plus importantes,

ce qui renforce l’intérêt pour

les bâtiments et les sites communaux de

grande taille. Les analyses de cycle de vie

des bâtiments font également partie du

programme de financement pour les communes

et sont subventionnées jusqu’à

100%. Celles-ci peuvent être encadrées

dans la rénovation de leurs bâtiments, de

l’assistance, aux travaux, selon la mesure

et le périmètre. Les taux d’aide se situent

généralement entre 50% et 100%, avec des

plafonds le plus souvent compris entre

2.500 euros et 30.000 euros, selon la mesure

et le programme. Malheureusement,

les communes ne sont pas toujours informées

de cela et laissent cette opportunité

s’échapper.

Pourquoi peu de communes

ont connaissance de ces aides

financières ?

RK : Il existe beaucoup d’informations

provenant de plusieurs sources différentes,

notamment dans le cadre du programme

du Pacte Climat. De nombreux autres

programmes de financement sont issus de

différentes sources, ce qui ne permet pas

aux communes d’avoir une vue d’ensemble

sur les dispositifs de subventions disponibles.

Malgré certains progrès, les règles

administratives demeurent complexes, les

lignes directrices sont fréquemment mises

à jour et les informations sont dispersées.

Ces subventions sont très intéressantes,

mais malheureusement peu claires et visibles.

Chez LSC360, nous sommes en mesure

de les conseiller afin de clarifier cela

et d’identifier les besoins spécifiques de

chaque commune pour trouver le plan de

financement approprié.

MS : En d’autres termes, certaines démarches

administratives sont à respecter

pour obtenir ces subventions. C’est pour

cette raison que les communes ont besoin

d’un partenaire pour leur rappeler

les démarches à suivre et éviter qu’elles

ne signent des contrats sans être vraiment

informées, par exemple.


36

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Comment LSC360 les aide à obtenir

ces subventions ?

MS : Avec ces nouveaux programmes de

subsides, nous allons proposer des contrats-cadres

aux communes, afin de leur

offrir un conseil global. Pour elles, il est

avantageux de disposer d’un interlocuteur

unique pouvant prendre en charge l’ensemble

du projet et notre service Energy

Efficiency propose cela : il fournit la base

technique nécessaire à l’obtention des

subventions grâce à des analyses énergétiques,

des diagnostics bâtimentaires et

la planification de la rénovation.

RK : D’autre part, notre service Decarbonisation

Strategy combine l’élaboration

de stratégies climatiques, le diagnostic

technique et le conseil en matière de

subventions ciblées, avec un cadre unique

de gestion des enjeux climatiques.

Nous préparons des dossiers complets,

structurons des projets prêts à l’investissement

et veillons au respect des exigences

administratives et techniques, en alignement

avec les cadres de financement.

Nous garantissons un accompagnement

structuré pour sécuriser les financements

nationaux et européens. Ces deux services

liés permettent aux communes d’identifier

les programmes pertinents, d’interpréter

les critères d’éligibilité, d’intégrer

les subventions dans les feuilles de route

climat-énergie et rénovation, de préparer

et coordonner les demandes, ainsi que

d’assurer la conformité administrative et

réglementaire.

Comment LSC360 accompagne

les communes luxembourgeoises

pendant la transition climatique ?

RK : LSC360 cumule près de cinquante ans

d’ingénierie dans les secteurs de l’environnement

et du développement durable.

Notre rôle est crucial dans la transition

climatique luxembourgeoise. Nous aidons

les communes à réussir leur transition, en

assurant la planification stratégique et la

réalisation des projets, toujours en étroite

collaboration avec les parties prenantes

locales et en cohérence avec les objectifs

du Plan national intégré en matière d’Énergie

et de Climat (PNEC).

MS : De plus, les communes doivent désormais

veiller à ce que leur parc immobilier

soit conforme aux cadres nationaux de

politique climatique, notamment le Pacte

Climat et le PNEC. Les stratégies adoptées

sont spécifiquement conçues pour

répondre à l’obligation réglementaire qui

impose la rénovation annuelle d’au moins

3% de la surface de référence énergétique

des bâtiments communaux. Les exigences

réglementaires sont déclinées en feuilles

de route phasées et financièrement

planifiables, permettant de prioriser les

bâtiments à rénover, coordonner les mesures

dans le temps et atteindre de manière

réaliste les objectifs de performance

fixés. D’autre part, le service Decarbonisation

Strategy favorise les partenariats public-privé

en connectant les communes et

les entreprises pour des projets liés à l’énergie,

à la rénovation ou à l’économie circulaire,

en lien direct avec le service Energy

Efficiency. LSC360 accompagne neuf

communes dans le cadre du Pacte Climat,

certaines depuis plus de cinq ans et nous

avons pu constater des progrès en matière

de gouvernance, de qualité des données et

de capacité de mises en œuvre. Certaines

d’entre elles visent désormais l’« Audit

Gold », soit la distinction la plus élevée du

Pacte Climat.

De quelle manière ces communes

peuvent-elles contribuer à la

transition énergétique

au Luxembourg ?

MS : Les communes peuvent avoir un

grand impact concernant la réduction de la

consommation énergétique, car elles possèdent

beaucoup de bâtiments et jusqu’à

présent, les parcs immobiliers représentent

un fort pourcentage de consommation

énergétique. Cela peut s’avérer intéressant

pour rénover ces bâtiments et diminuer la

consommation énergétique. Avec le Pacte

Climat, nous avons une stratégie permettant

d’aider ces communes et de les diriger

vers la transition et ce, à long terme. Les

communes ont des possibilités financières

avantageuses, notamment grâce aux aides

dont elles peuvent bénéficier, nous estimons

qu’il s’agit d’une bonne combinaison.

De plus en plus de nouvelles obligations

et actualisations gouvernementales

apparaissent et cela peut se montrer difficile

sur le plan financier, car le budget

peut être limité. C’est pour cette raison

qu’elles ont besoin d’accompagnement de

bureaux d’études, qui leur permettraient

de faire les études nécessaires pour établir

des concepts durables à leurs côtés.

RK : De nombreuses communes sont très

motivées à l’idée de recourir à des ressources

plus vertes, à mobiliser leur expertise

technique et à exploiter les données disponibles.

C’est pour cela que nous concentrons

nos efforts sur les exigences du

Pacte Climat et sur la nouvelle stratégie

nationale de résilience LETZ-Prepare. De

plus en plus de communes manifestent

un intérêt à collaborer avec nous, dans

l’objectif de réduire leur consommation

d’énergie, produire localement à partir de

ressources renouvelables et gagner en autonomie.

Il est important pour nous d’encourager

les communes à travailler avec

de nouvelles solutions durables comme

le stockage électrique par exemple, pour

sécuriser l’approvisionnement énergétique

sur la durée.

LSC360

4, rue Albert Simon

L-5315 Contern

www.lsc360.lu


AGENCE IMMOBILIÈRE SOCIALE

Le leader luxembourgeois de la gestion locative sociale

26 48 39 52

www.ais.lu


38

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

REPENSER LA CONSTRUCTION

ROUTIÈRE : JULIEN CAJOT MISE

SUR LA DURABILITÉ – AVEC

LSC360 À SES CÔTÉS

Économie circulaire

et responsabilité sociale

L’entreprise familiale luxembourgeoise

Julien Cajot, acteur incontournable du

secteur de la construction routière depuis

1967, ouvre un nouveau chapitre de

son histoire. Avec la publication de son

premier rapport de durabilité, l’entreprise

démontre comment responsabilité environnementale

et efficacité économique

peuvent aller de pair. Ce processus a été

soutenu par le programme Fit4Sustainability

de Luxinnovation ainsi que par

l’expertise de LSC360, qui a accompagné

Cajot dans l’analyse et l’optimisation de

son bilan environnemental.

Une entreprise traditionnelle

tournée vers l’avenir

Depuis des décennies, Julien Cajot est reconnue

pour ses revêtements bitumineux

et ses mélanges d’asphalte de haute qualité,

utilisés sur les autoroutes, parkings,

cours d’école et même les accès aux aéroports.

Mais le secteur fait face à de grands

défis : protection du climat, préservation

des ressources et efficacité énergétique ne

sont plus des sujets périphériques, mais

des exigences centrales. Cajot a relevé ce

défi en faisant de la durabilité un pilier

stratégique de son développement.

Fit4Sustainability comme moteur

de transformation

La participation au programme Fit4Sustainability

a constitué une étape clé

pour Cajot. Avec le soutien de LSC360,

cinq analyses de cycle de vie (ACV) conformes

à la norme EN 15804+A2 ont été

réalisées. Celles-ci couvrent plusieurs niveaux

de comptabilisation carbone — de

l’extraction des matières premières au

transport, jusqu’à la production — et fournissent

des données fiables sur la consommation

d’énergie et les émissions de gaz à

effet de serre.

Bénéfices mesurables du recyclage

Les résultats sont sans équivoque : plus

la part de matériaux recyclés est élevée,

plus l’impact environnemental est faible.

Des mélanges contenant jusqu’à 60 %

de matériaux recyclés permettent de

réduire les émissions de CO₂ jusqu’à

18 % par rapport aux formulations

conventionnelles, tout en diminuant la

consommation d’énergie.

L’économie circulaire démontre

ainsi qu’elle ne relève pas du

simple discours, mais qu’elle

contribue concrètement et

mesurablement à la protection

du climat.

Les mesures réalisées chez Cajot démontrent

qu’il est tout à fait possible de réduire

les émissions de carbone organique total

(COT) tout en intégrant des matériaux

recyclés. Si, dans certaines installations

non optimisées, leur utilisation peut entraîner

une augmentation du COT, les résultats

observés chez Cajot montrent que

les émissions restent néanmoins en dessous

des limites réglementaires.

Grâce à un contrôle continu du procédé, à

des investissements technologiques et à

une gestion rigoureuse des matières premières,

l’intégration de recyclés permet

au contraire de réduire significativement

l’empreinte carbone globale des enrobés.


39

Protection du climat et efficacité énergétique au cœur des priorités

LES PRINCIPAUX INDICATEURS POUR 2024 PARLENT D’EUX-MÊMES :

BILAN CO 2

TOTAL : 19 300 tonnes par an

PRODUCTION : 220 000 tonnes de mélanges d’asphalte

PART DE RECYCLAGE : en augmentation continue, notamment grâce à l’intégration

accrue de matériaux recyclés dans les formules de production

ÉNERGIE : transition progressive vers les énergies renouvelables et amélioration

de l’autoconsommation électrique

TRANSPORT : réduction des émissions liées au transport de marchandises grâce

à une logistique plus intelligente et à l’optimisation des transports et livraisons

DÉCHETS : priorité donnée à la réduction des principaux flux de déchets


40

| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

Transparence et responsabilité

Au-delà des mesures de protection du

climat, Cajot accorde une grande importance

à la prévention de la pollution de

l’air et de l’eau. Des mesures régulières

des émissions confirment que toutes les

valeurs restent nettement en dessous des

seuils légaux. La surveillance des eaux de

surface et des sols fait également partie

intégrante de la stratégie, afin de limiter

les risques liés à l’utilisation de matériaux

recyclés. Les certifications ISO 14001, ISO

9001 (management de la qualité), DIN

13108 – contrôle de production interne

ainsi que le label SuperDrecksKëscht®

attestent de la mise en œuvre cohérente

d’une gestion des déchets respectueuse de

l’environnement.

L’humain au centre des priorités

Pour Cajot, la durabilité englobe également

la responsabilité sociale. En 2024, aucun

accident du travail avec arrêt n’a été

enregistré. L’entreprise investit dans des

programmes de formation ciblés, tout en

proposant des modèles de travail flexibles

et une politique stricte en matière d’éthique

et de lutte contre le harcèlement. Cajot

démontre ainsi que les dimensions environnementales

et sociales sont indissociables.

Un modèle pour le secteur

Avec ce rapport, Julien Cajot prouve qu’une

entreprise de taille moyenne peut piloter

activement la transition grâce à des

mesures ciblées et au soutien de programmes

tels que Fit4Sustainability. Le partenariat

avec LSC360 a été déterminant pour

collecter des données, identifier les potentiels

d’amélioration et élaborer une feuille

de route pour les années à venir.

« Notre ambition est claire : mesurer, comprendre,

réduire — tout en garantissant la

qualité de nos produits », souligne la direction,

représentée par Axel Burkel. Julien

Cajot fixe ainsi de nouveaux standards

pour le secteur et montre que durabilité et

compétitivité ne sont pas opposées, mais

se renforcent mutuellement.

« Grâce à l’augmentation continue du taux

de recyclage, Cajot apporte une contribution

majeure à la mise en place de chaînes

d’approvisionnement durables pour ses

donneurs d’ordre publics, tout en répondant

aux exigences croissantes en matière

de durabilité du marché public. Afin de

soutenir cette évolution stratégique, de

nouveaux investissements dans les installations

de laboratoire sont prévus. Nous

espérons également une collaboration

étroite et un soutien du gouvernement

afin de promouvoir l’autorisation de taux

de recyclage plus élevés dans les normes

correspondantes. »


41

BRÈVES

MINISTÉRIELLES

PAR LÉA BEHNOUS

MINISTÈRE DES AFFAIRES

INTÉRIEURES

MINISTÈRE DES AFFAIRES

ÉTRANGÈRES

MINISTÈRE DE LA RECHERCHE ET

DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Le ministre des Affaires intérieures Léon

Gloden s’est entretenu avec le coordinateur

européen pour la lutte contre le

terrorisme Bartjan Wegter sur l’évolution

de la menace terroriste, abordant

la radicalisation en ligne, l’extrémisme

violent et l’usage des nouvelles technologies

par les groupes terroristes.

« Face à des menaces technologiquement

sophistiquées, seul un partage

performant des informations permet

de lutter efficacement contre la criminalité

organisée et le terrorisme. Les

contributions de l’Union européenne et

du Luxembourg, témoignent de notre

engagement commun en faveur de la

sécurité et de la gestion des frontières.

Les données sont l’or du XXIè siècle », a

affirmé Léon Gloden.

Source : SIP

MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA

SÉCURITÉ SOCIALE

Par arrêté grand-ducal du 29 janvier

2026, Thomas Dominique est nommé

commissaire du gouvernement aux

hôpitaux faisant fonction du 16 février

2026 au 14 septembre 2026. À l'issue de

cette période, il assumera pleinement

cette fonction pour un mandat renouvelable

de sept ans à compter du 15

septembre 2026. Par ce même arrêté,

Vanessa Di Bartolomeo est désignée

directrice faisant fonction de l’Inspection

générale de la sécurité sociale pour

la même période. À cette occasion, la

ministre de la Santé et de la Sécurité

sociale, Martine Deprez, exprime sa

profonde gratitude à Jean-Paul Freichel,

commissaire du gouvernement aux

hôpitaux, pour son engagement, son

professionnalisme et son sens du service

public dont il a fait preuve tout au

long de son mandat.

Source : SIP

Le mois précédent, le Vice-Premier

ministre, ministre des Affaires étrangères

et du Commerce extérieur,

Xavier Bettel, a participé au Conseil

des affaires étrangères de l’Union européenne,

à Bruxelles. Le ministre a réaffirmé

son soutien aux travaux relatifs

à l’élaboration d’un nouveau paquet

de sanctions, en rapport avec le conflit

russo-ukrainien. Il a également rappelé

l’engagement du Luxembourg dans

les domaines de l’énergie et du déminage,

insistant sur les conséquences

durables des engins explosifs pour les

civils. Par ailleurs, les ministres européens

ont discuté de la situation au

Moyen-Orient et adopté de nouvelles

sanctions contre des entités iraniennes

pour violations des droits humains et

soutien militaire à la Russie, désignant

officiellement le Corps des Gardiens de

la Révolution islamique comme organisation

terroriste.

Source : Statec

MINISTÈRE DES FINANCES

L’agence S&P Global Ratings a confirmé

la notation « AAA » du Luxembourg,

soit la note maximale attribuable,

avec des perspectives stables, soulignant

la solidité financière du pays

malgré une détérioration du solde

budgétaire liée à l’augmentation des

dépenses publiques. L’agence prévoit

une croissance moyenne du PIB réel

de 2,1% entre 2026 et 2029, portée par

une consommation intérieure dynamique

et l’amélioration de l’économie

mondiale. Enfin, le Luxembourg reste

attractif pour les investisseurs grâce à

l’efficacité de ses institutions, sa stabilité

politique et son secteur financier

compétitif.

Source : Statec

Face aux critiques récentes sur

le fonctionnement de l’Université

du Luxembourg, la ministre de la

Recherche et de l’Enseignement supérieur,

Stéphanie Obertin, affirme

prendre la situation très au sérieux.

Après avoir consulté divers représentants

de l’université, elle rappelle que le

bien-être du personnel et des étudiants,

ainsi que la transparence et l’équité

des procédures, sont des priorités. La

ministre a décidé de lancer un audit

externe indépendant, complémentaire

à celui déjà prévu par le conseil de gouvernance.

Ces audits visent à analyser

les pratiques internes, identifier d’éventuels

dysfonctionnements et formuler

des recommandations pour renforcer

la confiance au sein de l’institution.

MINISTÈRE DE LA CULTURE

Source : SIP

Le ministère de la Culture lance la

seconde édition de son appel à candidatures

trisannuel intitulé « Aide

aux maisons d’édition de revues

culturelles ». L’aide vise à favoriser

le développement et la diffusion des

publications littéraires ou culturelles

traitant du patrimoine et de l’histoire

nationaux, ainsi que de la culture au

sens large et de questions de société

au Luxembourg. Celle-ci s’adresse aux

éditeurs de revues culturelles luxembourgeois

(sociétés commerciales ou

associations sans but lucratif) et garantit

aux revues sélectionnées par le jury

une stabilité financière pendant trois

ans, grâce à une convention signée par

l’État.

Source : SIP


42

QUAND LA TECHNOLOGIE

IMPRIME L’AVENIR

IMPRIMERIE/CENTRALE INVESTIT

DANS L’INNOVATION DURABLE

Dans un monde en profonde mutation, où les exigences de qualité, de rapidité et de responsabilité environnementale

redéfinissent les standards de production, Imprimerie/Centrale, basée au Luxembourg, démontre qu’il est possible de

concilier performance industrielle, innovation technologique et respect de l’humain. À travers une série d’investissements

stratégiques, l’entreprise construit un modèle d’imprimerie moderne, durable et résolument tournée vers l’avenir.

L’ÉNERGIE SOLAIRE COMME FONDATION ÉCOLOGIQUE

Premier grand chantier engagé par Imprimerie/Centrale : l’environnement.

Consciente de l’impact énergétique de son activité, l’entreprise

a fait le choix fort d’équiper l’ensemble de sa toiture de panneaux

solaires. Cette décision stratégique lui permet aujourd’hui de produire

une part significative de sa propre énergie verte, réduisant

ainsi sa dépendance au réseau électrique traditionnel tout en

stabilisant sa consommation.

Au-delà du geste environnemental, cette démarche s’inscrit

dans une logique globale d’optimisation des coûts de production

et de sécurisation énergétique. En investissant dans

le solaire, Imprimerie/Centrale agit concrètement en faveur de

la transition écologique, tout en renforçant la résilience économique

de son outil industriel.

L’énergie solaire, premier pilier de la stratégie durable

de l’Imprimerie/Centrale.

LA HAUTE TECHNOLOGIE AU SERVICE DE

LA QUALITÉ ET DE LA COMPÉTITIVITÉ

L’innovation est au cœur de l’ADN d’Imprimerie/Centrale.

Dernière illustration en date : l’acquisition d’une imprimante

numérique jet d’encre de dernière génération.

Équipée des technologies les plus avancées, cette presse

révolutionnaire intègre l’intelligence artificielle pour offrir

une précision inégalée dans la gestion des couleurs.

Elle est désormais capable d’interpréter et de reproduire

les teintes Pantone avec une fidélité et une stabilité remarquables,

y compris sur de grands volumes de production.

Les bénéfices sont multiples :

• Une qualité constante,

• Des délais de production raccourcis,

• Une réduction des coûts,

• Et des tarifs digitaux ultra-compétitifs.

Cette solution numérique rapide, fiable et économique répond parfaitement aux

attentes actuelles du marché, où la personnalisation, la réactivité et la maîtrise budgétaire

sont devenues essentielles, sans compromis sur la qualité professionnelle.

La nouvelle presse jet d’encre :

précision chromatique, stabilité et

performance numérique.


43

CONFORT ET PERFORMANCE AVEC LE

COBOT SOLEMA OMEGA 693

L’impression de haute qualité ne se résume pas uniquement

aux machines : elle repose aussi sur des

conditions de travail optimales. Dans cette optique,

Imprimerie/Centrale a récemment intégré un bras

robotisé collaboratif, le Solema Omega 693, au

cœur de ses ateliers.

Ce cobot palettiseur intelligent a été spécialement

conçu pour assister les opérateurs en fin de chaîne de

production, là où la manipulation des livres constitue

une tâche à la fois essentielle et physiquement éprouvante.

Grâce à son intelligence artificielle, le Solema

Omega 693 s’adapte au rythme des équipes et s’intègre

naturellement dans le flux de production.

Un robot collaboratif au service de la sécurité,

du confort et de l’efficacité.

En prenant en charge les tâches répétitives et les charges lourdes, le cobot :

• Soulage les opérateurs,

• Améliore le confort au travail,

• Renforce la sécurité,

• Et contribue à une production fluide et continue.

Ce renouvellement technologique illustre la volonté de l’entreprise de placer l’humain au centre de l’innovation, en

faisant de la robotisation un levier d’amélioration des conditions de travail plutôt qu’un simple outil de productivité.

UN MODÈLE INSPIRANT, AU CROISEMENT DE LA TECHNOLOGIE ET DE L’HUMAIN

Qu’il s’agisse de l’énergie solaire, de l’impression numérique de pointe ou de l’automatisation collaborative, chaque

investissement réalisé par Imprimerie/Centrale s’inscrit dans une vision cohérente et durable. L’entreprise prouve

qu’il est possible d’allier responsabilité environnementale, excellence industrielle et bien-être des collaborateurs.

Face aux défis environnementaux mondiaux, Imprimerie/Centrale montre que le secteur de l’impression peut jouer un

rôle clé dans la transition écologique. En intégrant des innovations écologiques, des technologies intelligentes et des

processus automatisés responsables, l’imprimerie luxembourgeoise construit activement son avenir.

Ces investissements technologiques renforcent la position d’Imprimerie/Centrale

comme l’un des acteurs de référence de l’impression au Luxembourg. Plus qu’une

modernisation de son outil de production, l’entreprise affirme une conviction

forte : l’avenir de l’imprimerie se dessine à la rencontre de l’innovation, de la

durabilité et du respect de l’humain.

IMPRIMERIE CENTRALE SOCIÉTÉ ANONYME • 3, RUE EMILE BIAN • L-1235 LUXEMBOURG

T +352 48 00 22-1 • WWW.IC.LU • MESSAGE@IC.LU • @IMPRIMERIECENTRALE


44

| DIGITAL ET INNOVATION

LE LUXEMBOURG

N’EST PAS UN MARCHÉ

« COPIER-COLLER »

Dans cette interview, Daniel Meyer, Country Director de Fujitsu

Luxembourg, explique pourquoi les stratégies « copier-coller »

échouent souvent et comment une gouvernance adaptée permet

de conjuguer engagement local et vision globale.

Le mythe du modèle unique face à

la réalité luxembourgeoise

sur l’équilibre entre puissance collective

et ancrage local.

Luxembourg fonctionne par réputation : la

crédibilité se gagne dans les interactions

individuelles et peut se perdre très

rapidement. Arriver avec l’idée que ‘’ce

qui a marché ailleurs fonctionnera ici’’

entame le capital de confiance dès les

premières interactions ».

Petit par la taille, mais exigeant par

nature, le Luxembourg est un marché qui

ne se laisse pas aborder avec des recettes

standardisées. Son positionnement

au cœur du Benelux en fait un levier

stratégique naturel : Belgique, Pays-Bas

et Luxembourg forment un ensemble

économique complémentaire, doté

d’infrastructures solides, ouvert à

l’international et riche en synergies. Mais

cette dynamique ne fonctionne que si les

spécificités nationales sont pleinement

respectées. Réussir au Luxembourg ne

consiste donc pas à appliquer un modèle

Benelux uniforme, mais à bâtir une

intégration régionale intelligente, fondée

Pourquoi le Luxembourg est-il un

marché à part dans une stratégie

Benelux ?

« Le Luxembourg est une terre

d’opportunités », commence Daniel Meyer.

« Des projets innovants, un écosystème

financier sophistiqué, des institutions

européennes et une proximité réelle

avec les décideurs. Vu de l’extérieur, tout

semble accessible. Cette perception peut

donner l’illusion qu’il suffit de transposer

des modèles ayant fonctionné ailleurs »

Il tempère toutefois : « Cette lecture est

trompeuse. Ici, le succès repose avant tout

sur la confiance construite localement. Le

Des réalités locales souvent sousestimées

Ces écarts de perception s’expliquent en

grande partie par une méconnaissance

des réalités du terrain. Daniel Meyer

identifie trois facteurs clés. « D’abord,

le multilinguisme. Luxembourgeois,

français et allemand coexistent dans la

vie professionnelle et administrative. Et

également l’Anglais, indispensable dans

un contexte ou même une PME peut

avoir entre 20-30 nationalités ou plus

au sein de leurs effectifs. Savoir passer

naturellement de l’une à l’autre n’est pas

un simple avantage, c’est une compétence


45

stratégique. La langue structure la

relation, la compréhension et la confiance.

Ensuite, la dimension transfrontalière.

Une part importante des collaborateurs

traverse quotidiennement les frontières.

Cette réalité influence directement

l’organisation du travail, la présence

sur site et la planification des projets.

Comprendre cette dynamique est essentiel

pour opérer efficacement ». Enfin, il

souligne un facteur déterminant : « La

réputation et le réseau. Au Luxembourg,

tout se sait vite. Les références locales

pèsent souvent davantage que les logos

internationaux. Un sponsor local respecté

peut faire la différence entre un projet

prometteur et un projet qui aboutit

réellement ».

Pourquoi certains modèles Benelux

atteignent leurs limites ?

Ces spécificités expliquent pourquoi

certaines approches régionales, pourtant

bien intentionnées, peinent à produire

leurs effets au Luxembourg.

« Les erreurs reviennent souvent »,

observe Daniel Meyer. « La première, c’est

un leadership trop distant (perçu ou réel),

avec des décisions prises à l’étranger sans

présence locale, affaiblit la relation avec

les clients et partenaires. La deuxième,

c’est une centralisation excessive, qui

prive les équipes locales de la capacité

à décider rapidement ». Il poursuit :

« Troisièmement, certains sous-estiment

l’importance des accords et des références

locales pour sécuriser les projets.

Enfin, la langue n’est pas qu’un outil de

communication : se contenter de parler

français ne suffit pas lorsque certaines

réunions se tiennent en luxembourgeois

ou en allemand ». Il nuance néanmoins :

« Ces défis ne sont pas insurmontables.

Lorsqu’ils sont identifiés et adressés

correctement, le Luxembourg devient un

catalyseur pour une stratégie Benelux

cohérente et performante ».

L’enjeu est de bénéficier des

synergies et des économies

d’échelle d’un groupe régional,

tout en maintenant localement

les responsabilités qui

engagent la relation avec le

marché

Le modèle Fujitsu : conjuguer local

et régional

Chez Fujitsu, cette réalité a conduit à un

choix structurant.

« L’enjeu est de bénéficier des synergies

et des économies d’échelle d’un groupe

régional, tout en maintenant localement

les responsabilités qui engagent la

relation avec le marché. Les décisions

opérationnelles clés - relation client,

compréhension des enjeux, arbitrages

quotidiens - sont portées depuis le

Luxembourg ».

Les fonctions communes, quant à

elles, sont mutualisées. « Les outils, les

plateformes, la sécurité ou certaines

expertises sont gérés de manière

centralisée afin de garantir qualité,

cohérence et efficacité à l’échelle

régionale ». Il illustre cette approche :

« Nous faisons appel, par exemple,

au Center of Excellence belge pour

ServiceNow. À l’inverse, le Luxembourg

est un Centre d’Excellence pour la

transformation digitale. Cela nous permet

de servir directement le Grand-Duché tout

en soutenant des initiatives en Belgique et

aux Pays-Bas. Le Luxembourg n’est donc

pas seulement un marché local bien servi :

il devient un point d’ancrage pour la

performance régionale ».

Une intégration Benelux réussie

au Luxembourg

« La présence locale est essentielle »,

résume Daniel Meyer. « Des échanges

réguliers avec les clients, pilotés depuis

le Luxembourg et complétés par des

expertises Benelux lorsque nécessaire,

font toute la différence. Il faut aussi

une équipe locale avec suffisamment

d’autonomie et capacité de décider

rapidement pour adresser un marché en

accélération exponentielle, augmenté de

l’expertise régionale pour venir en renfort

sur les sujets complexes ».

Il insiste également sur la mesure du

succès : « La performance se juge aussi

à la proximité créée avec les clients, à la

qualité de la relation et au sentiment,

côté client, d’être réellement compris,

écouté et accompagné dans un climat de

confiance ». Lorsque l’équilibre est atteint,

les bénéfices sont visibles. « Clients,

régulateurs et institutions perçoivent des

choix clairs, adaptés au contexte local,

tout en s’appuyant sur la solidité d’un

cadre régional. L’intégration Benelux

est un levier puissant », conclut Daniel

Meyer, « à condition de mutualiser ce

qui peut l’être et de préserver ce qui doit

rester local. Standardiser les méthodes,

oui. Mais localiser les responsabilités

et la gouvernance, là où la confiance se

construit réellement ».

Dans cette logique, le Luxembourg ne

constitue pas un marché complexe à

contourner, mais un véritable test de

maturité pour toute stratégie régionale et

un moteur de réussite pour l’ensemble du

Benelux lorsqu’il est abordé avec justesse.

Fujitsu Luxembourg

89C, rue Pafebruch

L-8303 Capellen

www.fujitsu.com/lu


46

| DIGITAL ET INNOVATION

2030 EN LIGNE DE MIRE : LE LIST AU CŒUR

DE LA TRANSFORMATION EUROPÉENNE

Lors d’une conférence de presse tenue le 15 janvier 2026 à Belval, Olivier Guillon,

CEO du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), a présenté la

feuille de route de l’institut à l’horizon 2030. Dans un contexte européen marqué

par la transition écologique, l’essor de l’intelligence artificielle et les enjeux

de souveraineté technologique, l’institut affirme son ambition : transformer

l’excellence scientifique luxembourgeoise en solutions concrètes à fort impact

industriel, économique et sociétal.

Seule organisation de recherche et de technologie (RTO) du pays, le LIST joue

un rôle clé dans la stratégie nationale de recherche et d’innovation orientée

vers la transformation. Son modèle couvre l’ensemble de la chaîne de valeur,

de la recherche fondamentale à l’innovation prête pour le marché, en étroite

collaboration avec l’industrie. Fort de près de 840 collaborateurs de 60 nationalités,

l’institut se distingue également par son engagement en faveur de la diversité et

de l’inclusion.

La vision « Excellence in research for a resilient future » se décline autour de trois

environnements prioritaires : naturel, bâti et industriel. Ainsi, le LIST développe

des solutions pour la gestion durable des écosystèmes, la résilience des villes et

infrastructures, et la décarbonation de l’industrie. Ces actions sont renforcées

par des priorités transversales majeures, telles que l’espace, l’intelligence

artificielle, la défense et la sécurité, contribuant à la souveraineté technologique

européenne à l’horizon 2030.



48

| DIGITAL ET INNOVATION

TAFF – 35 MOTIVIERTE

REINIGUNGSPROFIS

STEHEN FÜR HOCHWERTIGE

REINIGUNGSLÖSUNGEN UND

NACHHALTIGEN WERTERHALT

IM GANZEN LAND

Saubere Oberflächen sind weit mehr als eine Frage der Optik. Sie

tragen entscheidend zum Werterhalt von Gebäuden, zur Sicherheit

und zum positiven Gesamteindruck von privaten wie öffentlichen

Räumen bei. Mit diesem Anspruch positioniert sich TAFF als spezialisierter

Reinigungsbetrieb in Luxemburg und bietet maßgeschneiderte

Lösungen für anspruchsvolle Reinigungsaufgaben vorwiegend

im Außenbereich.

TAFF steht für fachliche Kompetenz, moderne

Technik und einen konsequent

professionellen Ansatz zu fairen Konditionen.

Der junge Beforter Betrieb richtet

sich sowohl an Privatkunden als auch an

Gemeinden, Verwaltungen und Unternehmen,

die Wert auf nachhaltige Reinigung,

schonende Verfahren und zuverlässige

Ausführung legen. Dabei kombiniert TAFF

Erfahrung mit innovativen Methoden, um

unterschiedliche Materialien effizient und

materialgerecht zu reinigen.

Ein zentraler Leistungsbereich ist die

Stein- bzw. Hof- & Terrassenreinigung.

Witterungseinflüsse, Moos, Algen oder

Schmutzablagerungen beeinträchtigen

nicht nur das Erscheinungsbild, sondern

können Oberflächen rutschig und porös

machen. TAFF reinigt Höfe, Terrassen,

Wege und Natursteinflächen/-mauern

gründlich, ohne die Substanz anzugreifen,

und stellt so Funktionalität und Ästhetik

dauerhaft wieder her.

Ebenso gefragt ist die Fassadenreinigung,

insbesondere bei Wohngebäuden, öff-

entlichen Einrichtungen, Residenzen und

gewerblichen Immobilien. Verschmutzte

Fassaden wirken ungepflegt und können

langfristig Schäden verursachen. TAFF

setzt auf angepasste Reinigungsverfahren,

die Verschmutzungen entfernen und gleichzeitig

die Bausubstanz schützen - ein

wichtiger Beitrag zum langfristigen Werterhalt

von Gebäuden.

Die Reinigung ist dabei

ökologisch und ökonomisch

weitaus sinnvoller und

auch viel schneller als ein

Neuanstrich. Und das

ohne ein kosten- und

zeitaufwändiges Gerüst.

Die Dachreinigung ergänzt das Leistungsspektrum

sinnvoll. Moose, Flechten und

Ablagerungen greifen Dachmaterialien

an und können die Lebensdauer deutlich

verkürzen. TAFF sorgt für eine schonende,

effektive Reinigung von Dächern mit einem

speziellen, unabhängig über mehrere

Monate selbstreinigenden Spezialmittel

und trägt damit zur Funktionstüchtigkeit

und Sicherheit der Immobilie bei. Je nach

Gegebenheiten kommt eine Hebebühne

oder sogar eine der eigenen TAFFDRONE

Drohnen oder ein Reinigungsroboter zum

Einsatz.

Als neueste Leistung bietet der Beforter

Handwerksbetrieb (Made in Luxembourg)

nun auch professionelle Glasreinigung an.

Saubere Glasflächen auf der Außen- und

Innenseite sind entscheidend für Licht,

Transparenz und einen gepflegten Eindruck

– sei es bei privaten Wohnhäusern,

Bürogebäuden oder öffentlichen Einrichtungen.

Mit der Erweiterung dieses

Angebots reagiert TAFF auf die wachsende

Nachfrage nach ganzheitlichen Reinigungsdienstleistungen

aus einer Hand.

TAFF versteht Reinigung nicht als kurzfristige

Maßnahme, sondern als nachhaltige

Investition. Präzision, Zuverlässigkeit und

eine individuelle Beratung stehen dabei

im Mittelpunkt – für saubere Lösungen,

die langfristig überzeugen. „TAFF … und

du bist baff!“

TAFF Botzservice S.à r.l.

6, rue des Promenades

L-6314 Beaufort

www.taff.lu


49

TAFF Team in Beaufort

TAFF Reinigung Residenz in Dommeldange mit Hebebühne

TAFF Dachreinigung Larei in Vianden

TAFF Steinreinigung


50

| DIGITAL ET INNOVATION

IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL :

UNE ARCHITECTURE OUVERTE ET

INTÉGRÉE POUR LA DÉTECTION,

L’ANALYSE ET LA RÉPONSE

AUTEURS: ARASH ATASHPENDAR, ITZEL VAZQUEZ SANDOVAL, CARLO HARPES

Alors que la directive NIS2 impose aux

organisations européennes un niveau de

maturité nettement plus élevé en matière

de surveillance de sécurité, les PME se retrouvent

face à un défi disproportionné :

répondre aux obligations de détection, de

remédiation et de documentation, tout en

fonctionnant avec des ressources limitées.

Dans ce contexte, itrust Abstractions Lab

et itrust consulting introduit une pile technologique

ouverte articulée autour de

deux systèmes complémentaires développés

dans le contexte du projet CyFORT :

IDPSESCAPE (Intrusion Detection and

Prevention System - Enhanced Security

through a Cooperative Anomaly Prediction

Engine), dédié à la détection et à

la prévention d’intrusion, et SATRAPDL

(Semi-Automated Threat Reconnaissance

and Analysis Powered by Description Logics),

centré sur le renseignement sur les

cybermenaces (CTI), la contextualisation,

la corrélation et la gestion d’incidents.

Les trois sous-systèmes clés — SONAR

et RADAR pour IDPSESCAPE, DECIPHER

pour SATRAPDL — constituent une chaîne

continue allant de la collecte à l’analyse,

de l’enrichissement CTI à la remédiation,

jusqu’à la création de cas structurés

dans la plateforme open source flowintel,

qui offre une intégration étroite et robuste

avec l’écosystème MISP développé

entre autres par CIRCL au Luxembourg.

Cette philosophie prolonge celle qui

a guidé la création d’IDPSESCAPE et

SATRAP-DL : fournir des solutions libres,

transparentes et auditables afin d’aider les

organisations à se conformer plus sereinement

aux obligations NIS2 à des coûts

d’implémentation faible et promouvant

une maîtrise interne.

IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL

parachèvent la mission SOAR

tout en renforçant

la conformité NIS2

Une double architecture pour

répondre à toutes les exigences

NIS2

IDPSESCAPE avait été initialement conçu

comme une plateforme combinant capteurs,

un moteur d’IA et automatisation

afin de réduire les faux positifs et d’aider

les entités essentielles et importantes à

remplir leurs obligations de surveillance

continue. SATRAPDL vient désormais

compléter cet ensemble en apportant

une dimension essentielle : l’analyse

structurée des menaces de cybersécurité,

le traitement complet des incidents et la

capacité de relier automatiquement la

détection à une réponse institutionnalisée,

documentée et conforme aux attentes

réglementaires.

Dans la pratique, IDPSESCAPE assure la

veille technique et la réponse active, c’estàdire

la capacité à repérer, classifier et

prioriser les anomalies à l’aide de règles,

de modèles statistiques et d’algorithmes

multivariés, autant qu’activer des actions

défensives. SATRAPDL, avec DECIPHER,

fournit la couche de gestion, c’estàdire

l’enrichissement, l’analyse avancée de

CTI, la création de cas, la corrélation, l’escalade

et la documentation. Cette séparation

permet aux organisations de gagner

en clarté : IDPSESCAPE s’occupe de « ce

qui se passe », SATRAPDL de « ce que l’on

en fait ». L’ensemble répond ainsi à la fois

aux exigences de détection et à celles de

gestion d’incident prévues par NIS2.

RADAR : l’exécution SOAR au sein

d’IDPSESCAPE

RADAR constitue l’élément exécutif d’I-

DPSESCAPE, celui qui transforme une

alerte en action réelle. Il se fonde sur les

principes du SOAR : orchestrer, automatiser

et répondre. L’orchestration repose

sur Ansible, permettant un déploiement

automatisé et homogène de Wazuh, de ses

agents et de l’ensemble des détecteurs au

sein d’infrastructures distribuées. L’automatisation

provient du mécanisme

d’active response, capable d’exécuter des

scripts sans intervention humaine, que ce

soit pour envoyer une notification, bloquer

une adresse IP, redémarrer un service

ou désactiver un utilisateur. La détection

repose sur un mécanisme hybride combinant

une approche par signatures et une

solution de détection d’anomalies fondée

sur l’algorithme d’apprentissage automatique

RRCF.

Ce fonctionnement s’inscrit dans une

logique de gestion du risque. Chaque

détection est d’abord qualifiée par un

score dynamique qui distingue les scénarios

faibles, moyens ou élevés. Une anomalie

jugée faible donne lieu à une simple

information transmise à l’analyste. Un

risque moyen entraîne une notification

accompagnée de la création automatique


51

d’un cas dans flowintel. Un risque élevé

peut mener à des actions plus directes,

comme la mise hors service d’un composant

ou l’application de contremesures temporaires

plus strictes. La capacité à moduler

la réaction permet de limiter les interruptions

inutiles tout en assurant une

défense active.

SONAR : l’analyse multivariée qui

renforce IDPSESCAPE

L’intelligence de détection provient de

SONAR, autre soussystème d’IDPSESCA-

PE. Là où les règles Wazuh détectent les

menaces connues et où l’algorithme statistique

RRCF d’OpenSearch développé par

Amazon repère les comportements atypiques

isolés, SONAR ajoute une dimension

plus profonde : la détection multivariée

basée sur des séries temporelles, ondée

sur un algorithme de machine learning

basé sur le deep learning. L’algorithme

MTAD-GAT de Microsoft est au cœur de

SONAR et lui permet de corréler simultanément

un ensemble de signaux issus

des alertes Wazuh pour repérer des motifs

de compromission subtils.

SONAR fonctionne de manière légère et

s’intègre naturellement à l’environnement

de supervision existant. Il analyse

les alertes déjà collectées pour repérer

celles qui sortent vraiment de l’ordinaire.

Cette approche permet de réduire fortement

le nombre de signaux inutiles et de

mettre en avant les situations qui méritent

une attention immédiate, ce qui aide

les équipes à se concentrer sur l’essentiel.

DECIPHER : l’intelligence CTI

et la gestion des incidents

dans SATRAPDL

DECIPHER, au sein de SATRAP‐DL, intervient

après cette première détection

pour donner du contexte. Lorsque RADAR

signale une activité suspecte, DECIPHER

va chercher des informations complémentaires,

par exemple si l’adresse ou le

comportement a déjà été associé à des

attaques connues. Cela permet d’évaluer

plus précisément la gravité d’une alerte et

d’adapter la réponse.

Un élément clé est l’intégration directe

avec l’outil open source flowintel, qui sert

à documenter et suivre les incidents. DE-

CIPHER peut créer automatiquement un

dossier d’incident complet, rassemblant

les éléments utiles pour l’analyste. Grâce

à cette automatisation, chaque incident

significatif est enregistré et peut être traité

de manière structurée. Cette capacité

est essentielle dans le cadre de NIS2, qui

demande une traçabilité et une documentation

systématique des événements importants.

SATRAP‐DL joue ainsi le rôle de lien entre

les signaux techniques détectés par

IDPS‐ESCAPE et la gestion opérationnelle

des incidents basée sur une analyse avancée.

Il permet aux organisations, y compris

les PME, de disposer d’un processus

complet et cohérent sans devoir mettre en

place une équipe dédiée coûteuse.

Une intégration fluide entre

IDPSESCAPE, SATRAPDL et flowintel

L’intégration entre IDPS‐ESCAPE, SA-

TRAP‐DL et flowintel est fluide. IDPS‐E-

SCAPE repère d’abord l’activité suspecte.

SATRAP‐DL, via DECIPHER, l’analyse et

en extrait les éléments nécessaires à l’évaluation

du risque. Si besoin, un incident

est automatiquement ouvert dans flowintel.

L’organisation peut ensuite suivre,

escalader ou résoudre le cas. Cette continuité

permet de comprendre rapidement

ce qui s’est passé, comment cela a été traité

et pourquoi certaines mesures ont été

prises, ce qui facilite fortement la conformité

NIS2.

Une pile ouverte AGPL 3.0

— IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL

— pensée pour les PME

Un modèle d’adoption durable

pour les PME

L’approche d’itrust Abstractions Lab et

itrust consulting va audelà de la simple

publication open source. En échange de

trois à quatre jours de monitoring par

mois, idéalement assurés par un informaticien

interne de l’organisation adoptant

nos solutions, l’équipe de conception met

à disposition environ deux semaines de

soutien, de formation et de conseils techniques.

Pour une période limitée, cette

prestation est cofinancée par le Ministère

de l’Économie, dans le cadre de son

objectif de promouvoir le déploiement de

solutions de cybersécurité ouvertes. Ce

modèle permet aux petites structures de

renforcer progressivement leur maturité

tout en conservant l’autonomie nécessaire

pour exploiter la pile au quotidien. Il

est important de souligner qu’un projet

de détection d’intrusion ne remplace

pas la fonction IT, mais en constitue un

complément indépendant qui rassure la

direction sur le bon fonctionnement de

l’environnement informatique, son absence

de vulnérabilités majeures et, en

cas d’attaque, la garantie qu’une réaction

immédiate est engagée pour en limiter les

impacts.

Publication et perspectives

Les soussystèmes SONAR, RADAR et DE-

CIPHER, respectivement intégrés à IDPSE-

SCAPE et SATRAPDL, sont sur GitHub. Ils

apportent une capacité de détection avancée,

une automatisation de la réponse et

une gestion d’incidents rigoureuse, le tout

dans une logique entièrement ouverte,

transparente et alignée sur les obligations

NIS2. En outre, la pile technologique assure

une intégration native avec Flowintel et

MISP, optimisant les flux de travail des entités

déjà utilisatrices de cette plateforme

largement reconnue.

Pour plus d’info, contacter info@abstractionslab.lu

ou visitez : https://abstractionslab.

com/index.php/products/


52

| DIGITAL ET INNOVATION

« SMART CITIES » : UN PREMIER BILAN

ET UNE NOUVELLE IMPULSION POUR

DES COMMUNES PLUS INTELLIGENTES

ET DURABLES

Afin d’accompagner les communes dans leur transition écologique

et numérique, le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du

Tourisme, Lex Delles et le ministre de l’Environnement, du Climat et

de la Biodiversité, Serge Wilmes ont dressé un premier bilan de la

première vague de l’appel à projets « Smart City » en présence du

président du Syvicol, Emile Eicher.

Lancé en 2025, cet appel à projets vise à

encourager le développement de solutions

innovantes dans les domaines de la

mobilité intelligente, de l’énergie intelligente

et de la gestion intelligente des

ressources, contribuant ainsi à une utilisation

plus rationnelle des ressources et

de l’énergie grâce à la numérisation, avec

un soutien financier assuré notamment

par le ministère de l’Environnement, du

Climat et de la Biodiversité à travers ses

différents fonds.

Au total, sur 15 projets soumis, 5 projets

ont été retenus dans le cadre de l’appel :

3 dans le domaine de la mobilité, 1 dans

le domaine des ressources et 1 dans le domaine

de l’énergie. 6 projets répondant

aux critères d’éligibilité ont ensuite été

présentés au Fonds climat et énergie, sous

l’égide du ministère de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité, le 21 janvier

2026, afin de confirmer leur financement

par le biais d’une convention basée

sur les résultats.

4 projets qui n’ont pas pu être subventionnés

par le Fonds pour le climat et l’énergie,

mais qui ont été jugés pertinents, ont

été transmis au Fonds pour la protection

de l’environnement et au Fonds pour la

gestion de l’eau. Les deux projets du Fonds

pour la protection de l’environnement

ont également été approuvés, et les deux

projets du Fonds pour l’eau seront présentés

lors de la prochaine session en mars.

L’évaluation des projets s’est effectuée selon

plusieurs critères : la qualité du dossier,

la pertinence, l’innovation ou la nouveauté

au sein de la commune, l’impact

social et environnemental, la qualité et

l’ambition des indicateurs de performance

clés à suivre dans le temps, le volet « data

» comprenant la génération, la gestion,

l’open data, le partage, la cybersécurité et

l’interopérabilité des données, le potentiel

de réplicabilité, ainsi que la pérennité,

l’implémentation et le suivi du projet. La

pré-sélection a été réalisée par un jury

composé de représentants du ministère de

l’Économie, du ministère de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité, ainsi

que de Klima-Agence. Les délibérations

ont été documentées et les avis transmis

aux porteurs de projets.

Ce premier bilan, présenté lors de la conférence

de presse, visait à inspirer les

communes et à les encourager à soumettre

leurs projets dans le cadre de la deuxième

vague de l’appel à projets actuellement en

cours, avec une date limite de dépôt des

candidatures fixée au 15.03.2026.

La ville intelligente constitue un pilier

essentiel de la transition écologique de

notre société, en favorisant une gestion

plus efficiente des ressources et de l’énergie

grâce à des solutions numériques

concrètes et reproductibles. Ces appels

à projets s’inscrivent dans la volonté du

gouvernement de renforcer la durabilité

des territoires tout en améliorant la qualité

de vie des citoyens.

Le ministre Lex Delles a souligné : « Les

Smart Cities représentent l’avenir. Au Luxembourg,

des solutions innovantes existent

déjà et témoignent du savoir-faire

et de la créativité des communes. Je suis

convaincu que cet appel à projets offrira

aux communes de nouveaux leviers pour

accélérer leur transition écologique. Les

solutions numériques intelligentes ne

constituent pas une finalité, mais un formidable

outil pour mieux gérer nos ressources

et notre énergie, de façon plus

efficace, durable et au service de la qualité

de vie dans l’ensemble du pays. »

Le ministre Serge Wilmes a rappelé :

« Les communes sont des acteurs clés de la

transition écologique et doivent pouvoir

s’appuyer sur un soutien public fort pour

concrétiser leurs ambitions. À travers le

financement apporté par le ministère de

l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité,

nous investissons de manière ciblée

dans des projets Smart City innovants

qui produisent des résultats concrets pour

le climat, les ressources et la qualité de vie

des citoyens. Ces projets, ancrés dans les

réalités locales et dotés d'un fort potentiel

de réplicabilité, constituent un levier

essentiel pour accélérer durablement la

transition écologique sur l’ensemble du

territoire. »

Communiqué par le ministère de l’Économie

/ ministère de l’Environnement, du Climat et

de la Biodiversité

(de g. à dr.) Charel Gleis, ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité ; Serge Wilmes,

ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité ; Lex Delles, ministre de l’Économie, des PME,

de l’Énergie et du Tourisme ; Emile Eicher, président Syvicol. © MECB


53

BRÈVES

COMMUNALES DU CENTRE

PAR LÉA BEHNOUS

BERTRANGE

La commune de Bertrange a pu faire

installer deux châteaux d’eau au Cameroun

début janvier, suite à la décision

du conseil communal du 28 novembre

2025 d’apporter un soutien financier de

30.000 euros à l’association « What Water

». Engagée au Cameroun pour assurer

l’accès à l’eau potable, cette association

a pour mission de fournir de l’eau

à 8 millions de personnes d’ici 2030, en

soutien aux Nations Unies et à leurs

Objectifs de développement durable.

Source :bertrange.lu

LUXEMBOURG

Ce mois de janvier 2026 a été marqué

par le décès de Madame Colette Flesch,

première femme à occuper la fonction

de Bourgmestre de Luxembourg, de

1970 à 1980. L’actuelle bourgmestre

de la ville, Lydie Polfer, dans un message

posté sur le site de la commune, a

adressé ses condoléances aux proches

de la défunte et a tenu à lui rendre

hommage : « Elle a accompagné notre

capitale dans une phase de transformation

profonde, contribuant à renforcer

sa place sur la scène nationale

et européenne. (…) En ce moment de

deuil, nous nous souvenons d’une

femme éminemment respectée dont le

parcours et l’engagement, notamment

en faveur de l’égalité des genres ou

encore de la libéralisation de l’avortement,

demeurent des références pour

les générations futures. »

Source : vdl.lu

FISCHBACH

Le 6 mars 2026, la ville de Fischbach

organise une réunion participative à

19h, au centre culturel de la commune,

visant principalement à informer et

sensibiliser les citoyens sur les bonnes

pratiques en matière de gestion des déchets

et d’économie des ressources. Le

débat sera encadré par des membres

de l’équipe climat de la commune, ainsi

que des experts des secteurs de l’énergie,

de l’environnement, des réseaux

énergétiques et de la gestion des déchets

qui y seront conviés. Les futurs

participants peuvent d’ores et déjà

contribuer à la réunion en transmettant

leurs questions à la commune via son

site internet ou par voie postale.

Source : fischbach.lu

NIEDERANVEN

En partenariat avec Cnapa et la Ligue

pour la santé mentale, la commune de

Nidderanven propose une formation

aux premiers secours en santé mentale,

animée en français par la psychologue

Sacha Bachim. Limitée à vingt

participants, cette réunion se tiendra

les 16 et 23 mars 2026, de 9h à 16h,

avec déjeuner offert. Les inscriptions

sont ouvertes jusqu’au 6 mars par téléphone

ou par courriel et les contacts

sont accessibles sur le site de la commune.

Source : niederanven.lu

SCHUTTRANGE

Afin d’acquérir les gestes essentiels

pour intervenir en cas d’urgence, un

cours de premier secours gratuit est

proposé par la ville de Schuttrange

à la Galerie du Campus « an der Dällt

». Celui-ci débutera le 16 avril 2026 et

se déroulera en français. La formation

comprend huit séances de deux heures

chacune et se déroule tous les jeudis

de 19h à 21h. Les informations d’inscription

sont disponibles sur le site de

la commune.

Source : schuttrange.lu

COLMAR-BERG

L’administration communale de Colmar-Berg

emploie des étudiants âgés

d’au moins 15 ans pour travailler à l’atelier

communal cet été ; les personnes

intéressées sont invitées à transmettre

leur candidature moyennant un formulaire

téléchargeable sur le site internet

de la commune avant le 27 février

2026. Les candidats résidants et n’ayant

encore jamais été employés par la commune

auparavant sont prioritaires.

Source : colmar-berg.lu


54

| INVESTISSEMENT & FINANCE

Lionel De Broux

VOLATILITÉ, FONDAMENTAUX

ET SANG-FROID : INVESTIR DANS

UN MONDE SOUS TENSION

PAR JULIEN MALHERBE


55

Après des années dominées par

la gestion passive, le retour de

la volatilité redonne de la valeur

à l’analyse et à la sélectivité.

Lionel De Broux, Group Chief

Investment Officer à la BIL,

revient sur le rôle central des

fondamentaux et livre sa lecture

de l’année écoulée, ainsi que sur

les convictions d’investissement

qui guideront les allocations à

moyen et long terme.

De nombreux analystes et experts

anticipaient une hausse de la

volatilité des marchés avec le

retour de Donald Trump à la

Maison-Blanche. Quel regard

portez-vous sur cette année

particulièrement mouvementée ?

Il est vrai que l’on anticipait une année

marquée par une forte volatilité et un certain

nombre de tensions, mais l’ampleur

de celles-ci a largement dépassé nos attentes.

Je pense notamment à la guerre

commerciale entre les États-Unis et le

reste du monde. Néanmoins, l’Europe a

su tirer son épingle du jeu, et les nombreuses

annonces relatives aux dépenses

publiques, tant dans le domaine de la défense

que dans celui des infrastructures,

ont attiré l’attention des investisseurs.

Au cours de la première moitié de l’année,

les actions européennes ont nettement

surperformé leurs homologues américaines,

un fait rare et digne d’être souligné.

En revanche, au cours de la seconde

moitié de l’année, on a observé un retour

en faveur des actions américaines, sous

l’effet de plusieurs facteurs, parmi lesquels

la frénésie des investissements dans

l’intelligence artificielle et des droits de

douane moins élevés que prévu.

Cette volatilité peut également

être source d’opportunités. Assistet-on,

selon vous, à un retour

en grâce de la gestion active,

longtemps délaissée au profit de

la gestion passive, notamment à

travers la popularité des ETF ?

Effectivement, la gestion active a longtemps

été mise à rude épreuve. Dans des

marchés extrêmement efficients, dominés

par le momentum, comme c’est typiquement

le cas aux États-Unis, il est particulièrement

difficile de surperformer la

gestion passive. Cependant, les ETF ne

permettent pas de saisir toutes les opportunités.

La révolution de l’intelligence

artificielle est appelée à se poursuivre et

à s’étendre à de nouveaux acteurs. Pour

identifier les leaders de demain, il est

donc indispensable de s’appuyer sur une

analyse rigoureuse des fondamentaux, en

privilégiant la différenciation, la sélectivité

et le discernement. C’est précisément

dans ce contexte que la gestion active peut

apporter une valeur ajoutée significative.

Vous évoquez l’importance des

fondamentaux. Dans un contexte

où une simple déclaration de

Donald Trump peut provoquer de

fortes fluctuations des marchés,

quelle place accordez-vous

aujourd’hui aux prises de parole du

président dans votre analyse ?

L’intérêt d’une approche fondée sur les

fondamentaux réside dans la possibilité

d’investir dans des actifs que l’on connaît

et comprend. Ils peuvent être analysés

et interprétés de manière rigoureuse, en

intégrant une série d’hypothèses au sein

de nos scénarios. Cependant, il demeure

essentiel de conserver sang-froid et recul

face aux annonces de Donald Trump.

Notre vision à long terme nous impose la

prudence : si l’on examine les annonces

relatives aux tarifs, le montant final

s’avère bien inférieur à celui initialement

communiqué.

Trump peut également passer

des paroles aux actes,

comme l’illustrent les récents

développements au Venezuela.

Quels seront les impacts de ce

fait marquant, notamment sur le

baril et les perspectives pour les

sociétés pétrolières ?

Dans un premier temps, l’annonce a suscité

un fort enthousiasme concernant

l’impact sur les sociétés américaines de

production d’énergie, avant que cet effet

ne retombe rapidement.

Le pétrole vénézuélien, particulièrement

dense, nécessite un raffinage spécifique

que seules certaines entreprises sont en

mesure d’assurer. De plus, les infrastructures

pétrolières du pays sont vétustes et

requièrent d’importants investissements.

La majorité des analystes demeurent donc

prudents quant à l’évolution du prix du

pétrole pour 2026. Des volumes supplémentaires

pourraient être introduits sur le

marché, alors que la demande reste relativement

atone, ce qui pourrait exercer une

pression à la baisse sur les prix.


56

| INVESTISSEMENT & FINANCE

L’or, quant à lui, suit une toute

autre tendance. Le métal jaune vat-il

poursuivre sa (folle) ascension ?

L’or a pleinement rempli son rôle de valeur

refuge au cours d’une année 2025 marquée

par les tensions géopolitiques, les

annonces politiques, les propos belliqueux

ainsi que les conflits. Malgré la récente

progression de son cours, l’or demeure un

actif intéressant au sein d’un portefeuille.

L’incertitude persistante, les tensions géopolitiques

et les achats continus d’or par

les banques centrales devraient continuer

à soutenir sa valeur. Le rallye pourrait se

poursuivre, mais probablement de manière

moins spectaculaire qu’en 2025.

De manière générale, les métaux industriels

font face à des contraintes d’offre.

L’argent comme le cuivre connaissent une

production limitée, malgré une demande

en augmentation. L’électrification croissante

de la société et le développement

des infrastructures liées à l’intelligence

artificielle devraient par ailleurs contribuer

à soutenir la valorisation de ces métaux.

Longtemps présenté comme un

« or numérique », le bitcoin n’a

toutefois pas pleinement joué un

rôle de valeur refuge. Quel regard

portez-vous aujourd’hui sur les

cryptomonnaies ?

source d’inquiétude pour la Réserve fédérale,

qui avance pour l’instant à pas de

loup. D’une part, elle doit faire face à une

inflation persistante au-dessus des objectifs

; d’autre part, le marché du travail

reste relativement terne. Les effets des

tarifs douaniers sur l’inflation mettent

également un certain temps à se refléter

dans les données économiques. Toutefois,

nous anticipons une baisse des taux,

sans pouvoir déterminer précisément ni

le rythme ni l’ampleur de cette évolution.

Le ralentissement inquiétant de l’activité

manufacturière, la hausse du chômage

et la faiblesse de l’emploi vont dans le

même sens.

Quels secteurs et grandes

thématiques d’investissement

vous paraissent les plus porteurs

à l’horizon 2026 et à moyen terme ?

Je considère que l’intelligence artificielle

est devenue un élément indispensable.

Cette révolution devrait continuer à stimuler

la croissance pendant de nombreuses

années. Il a fallu près de quinze

ans pour que l’Internet s’intègre pleinement

dans notre quotidien ; en comparaison,

l’IA s’est déjà largement déployée

en seulement deux à trois ans, et je suis

convaincu que vous l’utilisez presque

tous les jours, même parfois sans en être

conscient.

prévoyons des marchés financiers dynamiques.

Comme souligné précédemment,

le développement de l’intelligence artificielle,

la baisse potentielle des taux par la

Fed et la croissance des bénéfices devraient

constituer des facteurs de soutien pour

les marchés.

Je ne considère pas le bitcoin comme

l’« or » des cryptomonnaies. Nous ne

poursuivons pas d’objectif spécifique

concernant cette classe d’actifs. Cela ne

signifie pas que nos clients ne souhaitent

pas y être exposés : dans ce cas, nous pouvons

les accompagner. Toutefois, il demeure

extrêmement difficile de se forger

une analyse fondamentale fiable sur les

cryptomonnaies.

Alors que l’inflation semble

désormais maîtrisée en Europe,

elle demeure plus persistante aux

États-Unis. Quelles orientations

anticipez-vous pour la politique

monétaire de la Réserve fédérale

dans ce contexte ?

Un autre secteur susceptible de poursuivre

sa dynamique est celui de la défense. Les

investissements massifs vont se maintenir,

notamment dans la défense anti-drones,

les munitions, la cybersécurité

et l’aviation. Enfin, des opportunités de

rendement existent sur des obligations

d’entreprises de qualité, et même sur

certaines plus spéculatives, étant donné

que les taux de défaut restent très faibles.

L’observation des émissions primaires

montre que l’intérêt et l’engouement pour

ces produits demeurent importants.

Dans un contexte mondial marqué

par une forte incertitude, quelles

perspectives envisagez-vous pour

les marchés financiers en 2026 ?

En Europe, l’inflation tend à se stabiliser

sous le seuil des 2 %, restant relativement

maîtrisée. Aux États-Unis, en

revanche, elle demeure une préoccupation

majeure et ne montre pas de signe

de recul. Cette situation constitue une

Nous restons plutôt optimistes, anticipant

une croissance globalement comparable

à celle observée cette année, bien qu’elle

puisse être légèrement inférieure en Europe.

L’année 2026 ne constituera peutêtre

pas un grand cru boursier, mais nous


L’or a pleinement rempli son rôle de valeur

refuge au cours d’une année 2025 marquée

par les tensions géopolitiques, les annonces

politiques et les conflits


58

| INVESTISSEMENT & FINANCE

(Source photo: ) ©Freepik

GILLES ROTH : « NOS FINANCES

PUBLIQUES SONT SOLIDES »

En date du 3 février 2026, le ministre des Finances, Gilles Roth, a

présenté aux membres de la commission des Finances et de la commission

de l’Exécution budgétaire de la Chambre des députés la situation

financière de l’État au 31 décembre 2025.


59

décembre 2024. Après une année record

2024 : +11,5 % ou +3,0 milliards d’euros.

L’Administration des contributions directes

a encaissé des recettes à hauteur de

14,4 milliards d’euros, en léger recul (-70,3

millions d'euros ou -0,5%) par rapport à la

même période de l’année dernière. Avec

des hausses substantielles toutefois au niveau

de l’impôt sur le revenu des collectivités

(+260,4 millions d'euros ou +7,8%),

porté avant tout par le secteur financier,

et la retenue d’impôt sur les traitements

et salaires (+108,8 millions d'euros ou

+1,7%). Les baisses les plus notables concernent

l’impôt sur le revenu des capitaux

– des recettes plus volatiles (-252,7

millions d’euros ou -23,8%) et l’impôt

sur la fortune (-117,1 millions d'euros ou

-10,6%) sous l’effet de surperformances

réalisées en 2024. Une moins-value en

termes de recettes a également été enregistrée

au niveau de l'impôt sur le revenu

des personnes physiques (imposition par

voie d'assiette) (-83,9 millions d'euros ou

-6,2%).

Au 31 décembre 2025, l’Administration

de l’enregistrement, des domaines et de

la TVA affiche des recettes totales de 7,9

milliards d'euros, soit +77,5 millions d’euros

ou +1,0% par rapport au 31 décembre

2024. Cette évolution positive a été portée

par les encaissements en matière de

taxe sur la valeur ajoutée (+57,9 millions

d'euros ou +1,0%) et la taxe d'abonnement

(+73,9 millions d'euros ou +5,7%).

Les droits d'enregistrement accusent

de leur côté une baisse de 30,5 millions

d'euros ou -16,3% par rapport à la même

période en 2024. Au niveau de l’Administration

des douanes et accises, les recettes

se chiffrent à 2,6 milliards d’euros,

soit une progression de +294,1 millions

d’euros ou +12,8%.

(+230 millions d'euros), l’équipement

militaire (+251 millions d'euros) et la politique

énergétique et climatique (+95

millions d'euros), la rémunération des salariés

(+620 millions d'euros ou +9,0%) de

même que par d’autres transferts courants

p. ex. à la sécurité sociale et aux communes

(+527 millions d'euros ou +4,6%).

Le solde de l’Administration centrale

s’établit au 31 décembre 2025 à -1 milliard

d’euros, sachant que le solde définitif ne

sera connu qu’à l'issue de la période complémentaire

qui s’étend jusqu’à fin février

2026.

Le ministre des Finances, Gilles Roth,

commente : « Malgré une évolution moins

dynamique des recettes en 2025 qu’en

2024, nos finances publiques restent solides.

Avec un endettement public, le deuxième

plus faible de la zone euro et la confirmation

encore récente de notre triple A.

Et nous continuons à investir dans l’avenir

du pays, la cohésion sociale, la croissance

économique et notre sécurité commune.

Sans ces dépenses supplémentaires,

notre déficit serait moindre. Pour les années

à venir, je reste dès lors prudemment

optimiste. »

Communiqué par le ministère des Finances

Après une année record 2024, une

progression soutenue des recettes

en 2025

Au 31 décembre 2025, les recettes de l’Administration

centrale s’établissent à 29,1

milliards d'euros selon les règles de comptabilité

européennes SEC2010. Une progression

toujours soutenue de +705 millions

d’euros ou +2,5% par rapport au 31

Des dépenses sous le signe d’une

politique anticyclique et d’un

contexte géopolitique sous tension

Les dépenses de l’État central se chiffrent

au 31 décembre 2025 à 30,1 milliards d’euros

selon le SEC2010, soit +2,1 milliards

d’euros ou +7,4% en glissement annuel.

Cette augmentation s’explique entre autres

par des investissements publics en

hausse de +780 millions d’euros (+23,8%),

y compris dans le logement abordable


60

| MOBILITÉ

L’ÉTAT ET LES CFL RENOUVELLENT

LEURS ENGAGEMENTS EN FAVEUR

D’INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES

POUR DAVANTAGE DE SÉCURITÉ,

DE QUALITÉ ET DE MODERNITÉ

Signature du nouveau contrat

de gestion de l’infrastructure

ferroviaire pour la période 2026-2040

Le 12 décembre 2025, la ministre de la

Mobilité et des Travaux publics, Yuriko

Backes, le président du conseil d'administration

des CFL, Jeannot Waringo et le directeur

général des CFL, Marc Wengler, ont

officiellement signé le nouveau contrat

de gestion de l'infrastructure ferroviaire

conclu pour 15 ans, du 1er janvier 2026 au

31 décembre 2040.

Par ce contrat, l’État – propriétaire des infrastructures

ferrées – renouvelle aux CFL

la délégation de la gestion du réseau ferré

national, y compris les infrastructures ferroviaires

du port de Mertert, ainsi que des

68 gares et arrêts, dont deux se trouvent

sur le territoire français (à Audun-le-Tiche

et à Volmerange-les-Mines).

Le Luxembourg en tête des

investissements par habitant

en Europe

« Ce contrat s’inscrit dans la continuité

de nos actions et mesures conjointes afin

de renforcer la part modale du train dans

la mobilité au Luxembourg et qui le positionne

en tant que premier pays européen

en matière d'investissements par habitant

dans l’infrastructure ferroviaire. Le gouvernement

concrétise son engagement

pris dans l’accord de coalition : investir de

façon significative et ambitieuse dans les

infrastructures et les ressources humaines

afin de garantir un réseau ferroviaire moderne,

accessible et fiable », a souligné Yuriko

Backes, ministre de la Mobilité et des

Travaux publics.

Approuvé à l’unanimité par la Chambre

des députés le 30 octobre 2025, le projet

de loi afférant (n°8494) prévoit 4,7 milliards

d’euros entre 2026 et 2040, afin de

réaliser plusieurs missions dont la gestion

quotidienne du trafic des trains voyageurs

et marchandises des CFL et d'autres entreprises

ferroviaires empruntant le réseau

ferré luxembourgeois.

« Les CFL saluent la signature de ce contrat

qui repose sur une approche partagée par

les parties signataires, axée sur la gestion

à long terme et l'utilisation responsable

des fonds publics. En liant le financement

du contrat à des critères de qualité et de

performance, les deux parties expriment

leur engagement pour une vision orientée

vers la plus haute qualité de conduite des

missions attribuées aux CFL », a déclaré

Jeannot Waringo, président du conseil

d’administration des CFL.

Des compétences et du matériel

essentiels

« Ce nouveau contrat de gestion nous

donne la prévisibilité nécessaire pour

continuer à investir dans notre personnel

et ses compétences indispensables à la

gestion de l’infrastructure ferroviaire », a

déclaré Marc Hoffmann, directeur du gestionnaire

d'infrastructure des CFL. Actuellement,

le gestionnaire d'infrastructure

des CFL s'appuie sur l’expertise de quelque

1.800 collaboratrices et collaborateurs.


61

Le contrat de gestion projette également le

renouvellement du matériel roulant utilisé

pour différentes opérations sur le réseau

ferré dont 10 engins d’intervention Robel,

une bourreuse (assurant l’alignement et

la stabilisation des voies), une régaleuse

(ajout et distribution de ballast) et des wagons

pour le transport de ballast.

Au-delà du nouveau contrat de gestion de

l'infrastructure, le programme pluriannuel

de modernisation et d'agrandissement de

l’infrastructure ferroviaire fait quant à lui

l’objet d'investissements propres supplémentaires.

Il comprend ainsi de nombreux

projets structurants, en cours de réalisation

sur l’ensemble du réseau ferré, dont

la refonte de la gare de Luxembourg, la

construction de la ligne supplémentaire

Luxembourg-Bettembourg et la mise en

place de pôles d'échange multimodaux :

CFL | Nous travaillons pour votre mobilité

de demain.

La gestion de l’infrastructure

ferroviaire imbriquée dans

la stratégie d'entreprise

« Avec l’achat de nouveaux trains et la modernisation

de notre flotte existante, les

investissements dans les infrastructures

sont la deuxième face d’un concept intégré

conçu pour proposer à notre clientèle, privée

et professionnelle, des services combinant

sécurité, qualité et connexions optimales

avec les autres modes de transport.

Grâce à cet acte de confiance renouvelée

par le gouvernement qu’est le contrat de

gestion de l’infrastructure, nous disposons

du cadre, de la visibilité et des ressources

nécessaires pour ancrer le chemin de fer

en tant qu’épine dorsale de la mobilité publique

au Luxembourg et dans les régions

limitrophes », a conclu Marc Wengler, directeur

général des CFL.

Communiqué par le ministère de la Mobilité et

des Travaux publics et la Société nationale des

chemins de fer luxembourgeois


62

| MOBILITÉ

Photo : Steve Rayyan Mack

Photo : Nader Ghavami

LUXAIR FAIT ENTRER SA FLOTTE DANS UNE NOUVELLE ÈRE

Photo : Nader Ghavami

Le 29 novembre 2025, Luxair a tourné une page importante de son histoire avec

l’arrivée de son premier Embraer E195-E2 au Luxembourg. Accueilli à l’aéroport

par un traditionnel « water salute », l’appareil a marqué le coup d’envoi du

programme de renouvellement de flotte de la compagnie aérienne nationale.

Présenté lors d’une cérémonie organisée dans le hangar de maintenance, en

présence des autorités luxembourgeoises, ce nouvel avion reflète la volonté de

la compagnie de préparer l’avenir. Plus silencieux, plus économe en carburant

et offrant un confort renforcé aux passagers, l’E195-E2 incarne une aviation plus

responsable, tournée vers la performance et la durabilité.

Premier d’une commande de six appareils, l’E195-E2 jouera, aux côtés des futurs

Boeing 737, un rôle central dans la modernisation de la flotte. Il s’agit d’une étape

stratégique pour renforcer la connectivité du Luxembourg tout en améliorant

l’expérience de voyage. Retour en images.

Photo : Nader Ghavami

Photo : Nader Ghavami

Photo : Nader Ghavami

Photo : Nader Ghavami


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Photo : Steve Rayyan Mack

Photo : Nader Ghavami

Photo : Nader Ghavami

Photo : Steve Rayyan Mack

Photo : Nader Ghavami

Photo : Nader Ghavami


64

| MOBILITÉ

VOITURES ÉLECTRIQUES :

LES DERNIÈRES NOUVEAUTÉS

Volkswagen ID.7 www.volkswagen.lu

Grande berline électrique orientée confort et autonomie.

Pensée pour les longs trajets et les usages professionnels.

Habitacle spacieux et technologies d’assistance avancées.

Conduite silencieuse et efficiente.

Un modèle très apprécié des flottes.

Audi Q4 e-tron www.audi.lu

SUV électrique compact au positionnement premium.

Alliance réussie entre design, technologie et polyvalence.

Intérieur digital et finitions haut de gamme.

Confort élevé pour un usage quotidien.

Idéal pour une mobilité électrique statutaire.

Škoda Enyaq www.skoda.lu

SUV électrique familial et fonctionnel.

Grand espace intérieur et excellente modularité.

Autonomie adaptée aux trajets quotidiens et régionaux.

Ergonomie simple et efficacité reconnue.

Très apprécié par les collectivités.

Cupra Born

Compacte électrique au caractère sportif affirmé.

Conduite dynamique et réactive.

Design moderne et différenciant.

Parfaite pour la mobilité urbaine et périurbaine.

Une électrique orientée plaisir.


65

Volkswagen Passat eHybrid www.volkswagen.lu

Berline hybride rechargeable polyvalente.

Trajets quotidiens possibles en mode électrique.

Grande autonomie combinée pour longues distances.

Confort élevé et espace généreux.

Solution idéale de transition énergétique.

Audi A6 TFSI e www.audi.lu

Berline hybride rechargeable haut de gamme.

Équilibre entre performances et sobriété.

Intérieur luxueux et technologies de pointe.

Mode électrique adapté aux trajets urbains.

Un choix premium pour les professionnels.

BMW iX1 www.bmw.lu

SUV électrique compact et dynamique.

Format idéal pour la ville et les déplacements quotidiens.

Conduite fluide et technologies embarquées modernes.

Image premium et efficience électrique.

Un modèle très polyvalent.

Mercedes-Benz EQE www.mercedes-benz.lu

Berline électrique orientée confort et innovation.

Silence de conduite remarquable.

Technologies d’assistance très avancées.

Intérieur spacieux et raffiné.

Véritable vitrine technologique.

Tesla Model Y www.tesla.com

SUV électrique performant et connecté.

Très bonne autonomie et réseau de recharge étendu.

Espace intérieur généreux et modularité.

Technologies embarquées et mises à jour continues.

Un acteur incontournable du marché électrique.


66

| MOBILITÉ

Volvo XC60 Recharge www.volvocars.com

SUV hybride rechargeable axé sur sécurité et confort.

Design scandinave sobre et élégant.

Mode électrique pour les trajets quotidiens.

Technologies de sécurité de référence.

Parfait pour un usage familial et professionnel.

Peugeot e-3008 www.peugeot.lu

SUV électrique au design affirmé.

Intérieur moderne et position de conduite innovante.

Confort et polyvalence pour usage quotidien.

Autonomie adaptée aux besoins actuels.

Une approche européenne de la mobilité électrique.

Renault Rafale E-Tech www.renault.lu

SUV coupé hybride rechargeable au style dynamique.

Technologie hybride performante.

Confort et tenue de route équilibrés.

Positionnement moderne et élégant.

Un modèle orienté innovation


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BRÈVES

COMMUNALES DU SUD

PAR LÉA BEHNOUS

SCHIFFLANGE

La commune de Schifflange lance un

appel à candidatures pour l’acquisition

de l’une des sept habitations situées

dans les cinq maisons récemment

construites dans la rue Lily Unden. Ces

logements conventionnés, proposés

dans le cadre des projets de « Logements

abordables Giel Géieren » de

Schifflange, seront mis en vente à des

prix préférentiels abordables compris

entre 300.000 euros et 550.000 euros,

TVA de 3% incluse. Les personnes

intéressées sont invitées à déposer

leur dossier de candidature avant

le 9 mars 2026.

Source : schifflange.lu

ESCH-SUR-ALZETTE

Le 27 janvier 2026, la Ville d’Esch-sur-

Alzette s’est rassemblée à l’occasion

de la Journée internationale dédiée à

la mémoire des victimes de la Shoah,

pour une cérémonie à la place de la Synagogue.

Des pierres ont été déposées

au pied des stèles commémoratives

et les noms des victimes juives d’Eschsur-Alzette,

déportées et assassinées

durant l’Holocauste, ont été énoncés à

voix haute. « Par cet acte de mémoire,

la Ville d’Esch réaffirme l’importance du

souvenir face aux crimes du passé et

souligne son attachement aux valeurs

de dignité humaine, de tolérance, de

paix et de respect des droits fondamentaux

», déclare la commune sur son site

internet.

Source : esch.lu

DIFFERDANGE

À l’approche de la saison de migration

des crapauds, la ville de Differdange

invite les citoyens volontaires à s’engager

pour la protection de cette espèce.

Chaque année, entre mars et mai, plusieurs

d’entre eux entament leur migration

printanière et traversent la zone

de Lasauvage. Afin de sécuriser leur

passage sur la route principale, le service

écologique installe des barrières

temporaires et des seaux collecteurs

pour éviter qu’ils ne soient écrasés. Des

bénévoles sont recherchés pour aider

à transporter les crapauds en toute

sécurité de l’autre côté de la route. «

Cette action citoyenne contribue directement

à la préservation de notre biodiversité

locale », affirme le site internet

de la commune.

Source : differdange.lu

SANEM

La commune de Sanem a invité l’ensemble

des acteurs associatifs à participer

activement à un appel à projets et

à partager leurs idées innovantes afin

de valoriser les projets collaboratifs

de la région, œuvrant sur le territoire

d’Alzette Belval. Après une première

édition lancée le 15 juin dernier et déjà

un premier projet récompensé, le GECT

Alzette Belval poursuit son engagement

en faveur des initiatives associatives

transfrontalières et relance une

édition pour l’année 2026. Trois initiatives

seront récompensées chaque année,

chacune recevant une dotation de

1.000 euros. Les candidatures sont ouvertes

du 2 février au 31 mars 2026 et

les lauréats seront dévoilés à l’été.

Source : suessem.lu

MONDERCANGE

Le 21 février 2026, la fête traditionnelle

du Buergbrennen invite ses citoyens à

partager un moment convivial à 19h00.

Le cortège aura lieu au commencement

de la rue de Pontpierre à Mondercange

et des flambeaux seront proposés à

la vente sur place pour accompagner

la procession. À l’issue du défilé, les

spectateurs pourront retrouver une

ambiance chaleureuse au chalet des

scouts et profiter d’une restauration

variée : grillades, soupe et boissons.

Cette initiative est organisée par les «

Monnerecher Guiden a Scouten », organisation

conjointe entre l’harmonie

municipale, les sapeurs-pompiers et la

commune de Mondercange.

Source : mondercange.lu

KEHLEN

La commune de Kehlen invite ses habitants

à choisir le film qui sera projeté

cet été au Cinéma Open Air à Elmen.

Les spectateurs auront rendez-vous

pour visionner le film sélectionné le samedi

18 juillet et le dimanche 19 juillet.

Les intéressés pourront voter pour leur

film préféré jusqu’au 23 février ; le film

ayant obtenu le plus de votes sera projeté.

Le formulaire est disponible sur le

site internet de la commune de Kehlen.

Source : kehlen.lu


68

| ACTUALITÉS COMMUNALES


69

BETZDORF,

UNE COMMUNE

RÉSOLUMENT

TOURNÉE VERS

L’AVENIR

Journaliste : Betzdorf

est aujourd’hui une commune

résolument tournée vers l’avenir.

Comment définiriez-vous la vision

et les priorités de la commune

pour les années à venir ?

Bourgmestre : Betzdorf est une commune

située à l’est du Luxembourg, dans le

canton de Grevenmacher. Elle se compose

de cinq localités : Betzdorf, Berg – cheflieu

administratif –, Mensdorf, Olingen et

Roodt-sur-Syre.

Notre vision repose sur un développement

harmonieux et maîtrisé, qui combine

qualité de vie, attractivité résidentielle et

préservation de l’environnement. Nous

souhaitons accompagner l’évolution de la

commune sans en altérer l’identité, tout

en préparant activement l’avenir.

Une commune en évolution

maîtrisée

Journaliste : Quelle est aujourd’hui

la situation de la commune,

tant sur le plan démographique

que social ?

Bourgmestre : Après plusieurs années

de stabilisation, Betzdorf connaît à

nouveau une croissance démographique

progressive. Cette évolution est le reflet

de l’attractivité de la commune, mais aussi

d’une politique volontariste en matière de

logement. Notre objectif est d’accueillir de

nouveaux habitants tout en maintenant

un haut niveau de qualité de vie pour

l’ensemble de la population.

Journaliste : Quels sont les

principaux atouts qui expliquent

cette attractivité ?

Bourgmestre : La commune bénéficie

d’un environnement naturel remarquable,

avec des zones protégées telles que

Widdebierg ou Schlammwiss Brill.

Elle dispose également de services de

proximité performants, d’infrastructures

adaptées aux familles et d’une stratégie

de développement durable clairement

affirmée. Ces éléments constituent

aujourd’hui de véritables atouts pour

Betzdorf.


70

| ACTUALITÉS COMMUNALES

Logement et urbanisme :

un enjeu central

les centres-villages pour de nouveaux

quartiers résidentiels.

Projection 2030 : préparer l’avenir

ensemble

Journaliste : Le logement est un thème

majeur pour de nombreuses communes.

Comment Betzdorf y répond-elle ?

Bourgmestre : Nous avons récemment

finalisé plusieurs projets de logements

abordables à Mensdorf et Olingen. À

Betzdorf même, un projet de 30 logements

intergénérationnels est en cours,

favorisant la mixité entre jeunes familles

et seniors.

À Berg, 24 unités d’habitation sont

prévues en collaboration avec la SNHBM,

tandis qu’à Roodt-sur-Syre, environ 70

logements abordables verront le jour

sur un terrain récemment acquis par la

commune. L’objectif est clair : proposer

des solutions de logement accessibles,

intégrées harmonieusement dans le tissu

existant.

Des infrastructures pensées pour

la qualité de vie

Journaliste : Quels sont les

projets structurants en matière

d’infrastructures?

Une crèche écologique de nouvelle

génération

Face à une pression démographique

croissante, nous construisons une crèche

de 96 places, conçue selon des principes

de durabilité exigeants. Les matériaux

locaux, l’absence de produits nocifs et la

qualité de l’environnement intérieur ont

été placés au cœur du projet.

Mobilité douce et aménagement

urbain

En collaboration avec le Service des

Ponts et Chaussées, nous travaillons à la

réorganisation de la RN 1 à Roodt-sur-

Syre. Ce projet intègre des voies piétonnes

et cyclables afin d’améliorer la sécurité, la

mobilité douce et le confort des habitants.

Zone économique artisanale

et commerciale – Rothoicht

La création d’une zone économique de

cinq hectares permettra de renforcer

l’activité locale, de soutenir l’artisanat et

les PME, tout en libérant de l’espace dans

Environnement et transition

énergétique

Journaliste : La durabilité semble

être un axe fort de votre action

communale.

Bourgmestre : Effectivement. Tous les

bâtiments communaux sont aujourd’hui

équipés de panneaux photovoltaïques et

la production locale dépasse désormais

la consommation des habitants. Nous

étudions également l’implantation

d’éoliennes, avec une mise en service

envisageable autour de 2029.

Par ailleurs, la commune a acquis

plusieurs hectares de terrains afin de

les préserver durablement en zones

naturelles, renforçant ainsi la protection

de la biodiversité.

Vie locale, culture et tourisme doux

Journaliste : Quelles initiatives

soutiennent la vie communautaire

et l’attractivité locale ?

Bourgmestre : Nous développons

plusieurs projets visant à valoriser notre

patrimoine naturel et culturel. Un sentier

pédagogique « du loup » est en cours de

finalisation à Olingen. Il s’inscrit dans une

démarche de sensibilisation à la nature et

à l’histoire locale.

Les espaces naturels tels que Widdebierg

ou Schlammwiss Brill constituent

également des lieux de détente et de

découverte, aussi bien pour les habitants

que pour les visiteurs.

Seniors et cohésion sociale

Journaliste : Des projets spécifiques

sont-ils prévus pour les seniors ?

Bourgmestre : Oui. Nous travaillons

sur la création d’une maison de soins

locale pouvant accueillir entre 100 et 130

résidents. L’objectif est de permettre aux

aînés de rester vivre dans leur commune,

dans un cadre familier, proche de leurs

proches et de leurs repères.

Journaliste : À l’horizon 2030,

comment voyez-vous l’évolution

de Betzdorf ?

Bourgmestre : À l’horizon 2030, Betzdorf

restera une commune à taille humaine,

attractive et durable. Le logement, la

cohésion sociale, la transition énergétique

et la mobilité douce resteront au cœur de

notre action.

Notre ambition est de préparer l’avenir

de manière responsable, avec et pour les

habitants, afin de faire de Betzdorf une

commune inclusive, équilibrée et tournée

vers le long terme.

Conclusion

Journaliste : Quel message souhaitezvous

adresser aux habitants ?

Bourgmestre : Betzdorf se construit

avec ses citoyens. Notre action s’inscrit

dans une vision partagée, fondée sur

le dialogue, la responsabilité et la

durabilité. Ensemble, nous préparons

l’avenir de la commune tout en préservant

ce qui fait sa force et son identité.

Administration communale

de Betzdorf

11, rue du château

L-6922 Berg

www.betzdorf.lu



72

| ACTUALITÉS COMMUNALES

FRISANGE RENFORCE

SON ENGAGEMENT POUR

LE CLIMAT ET LA NATURE

La commune de Frisange déploie

une politique environnementale

ambitieuse articulée

autour de la gestion durable de

l’eau, de la renaturation des espaces

et de la transition énergétique.

Désimperméabilisation

de parkings, création de biotopes,

valorisation des milieux

naturels et modernisation des

infrastructures traduisent une

volonté affirmée de renforcer la

biodiversité et la résilience du

territoire face aux aléas climatiques.

Inscrite dans le cadre du

Pacte Nature et soutenue au niveau

national, cette stratégie se

développe de manière progressive,

en cohérence avec les réalités

techniques et financières.

Explications avec Roger Beissel,

bourgmestre.

La protection et la restauration

des milieux naturels

constituent un autre axe fort

de l’action communale en

faveur de la biodiversité

Des parkings repensés pour laisser

place à la nature

Parmi les projets phares figure la désimperméabilisation

de plusieurs parkings

communaux. « Cette initiative est menée

en partenariat avec le syndicat intercommunal

SIAS et a récemment été distinguée

par le ministère de l’Environnement. Celui-ci

a retenu la commune pour ce projet

et lui a décerné une récompense dans

le cadre d’un prix de l’environnement.

Concrètement, nous transformerons des

surfaces actuellement recouvertes de tarmac

en parkings perméables. Ainsi, les

eaux de pluie ne seront plus directement

dirigées vers les égouts, mais pourront

s’écouler vers des zones plus vertes pour

contribuer à l’arrosage naturel des végétaux

qui se trouvent aux abords de ces différents

lieux », explique le bourgmestre,

Roger Beissel.

Trois parkings sont concernés sur une

période de trois ans à partir de cette an-

née : un à Hellange et deux à Frisange. Le

coût total du projet est estimé à environ

300.000 euros. « Au-delà de l’aspect technique,

cette démarche entre dans le cadre

d’une gestion plus durable de l’eau. Elle

limite le ruissellement et favorise l’intégration

de la nature dans l’espace public »,

déclare-t-il.

Redonner sa place à la nature

Les élus communaux ne s’arrêtent pas en

si bon chemin : la protection et la restauration

des milieux naturels constituent

un autre axe fort de l’action communale

en faveur de la biodiversité. « Dans le

cadre du Pacte Climat et avec l’appui d’un

conseiller spécialisé, nous pouvons identifier

progressivement les sites qu’il faudrait

renaturer », précise Roger Beissel.

À Aspelt, sur un terrain communal qui

abritait autrefois une source d’eau potable,

un autre projet d’aménagement est

en cours pour protéger les petits animaux.

« Nous y aménagerons aussi des haies. Cet

espace servira de refuge pour certaines espèces.

Même s’il ne s’agit pas directement

d’un cours d’eau, cette action s’inscrit

dans une logique de renaturation d’un site

laissé en friche pendant de nombreuses

années », indique le bourgmestre.


73

D’un point de vue plus global, la commune

entend valoriser les petites parcelles et

prairies dont elle est propriétaire. « Avec

l’arrivée d’un jardinier communal expérimenté,

ces espaces sont progressivement

aménagés avec des plantes locales afin

d’attirer davantage d’abeilles et d’insectes

pollinisateurs », explique-t-il. La gestion

évolue également : fauchage adapté, entretien

plus extensif et approche plus

proche de la nature. Un premier aménagement

visible a déjà été réalisé à Frisange,

au niveau d’un carrefour principal

et d’autres sites suivront ces prochaines

échéances.

Nous avons aussi récemment acquis quatre

hectares de terrain sur notre territoire.

« Sur au moins un hectare, un biotope sera

aménagé à proximité d’un petit ruisseau.

L’objectif est de recréer des conditions

proches de la nature », déclare-t-il.

La commune entend valoriser

les petites parcelles et prairies

dont elle est propriétaire

Gestion de l’eau et prévention

des inondations

La question de l’eau est également abordée

sous l’angle de la sécurité et de la résilience.

« Après quelques désagréments liés

aux dernières inondations, une nouvelle

conduite d’eaux pluviales a été installée

dans la rue de Mondorf. Les précipitations

récentes ont montré l’efficacité de cette

mesure qui a permis d’éviter que certains

endroits ne soient à nouveau touchés »,

rappelle le bourgmestre.

D’autres projets de renaturation de cours

d’eau sont envisagés, notamment au-


74

| ACTUALITÉS COMMUNALES

tour du ruisseau local. Toutefois, la commune

n’est pas propriétaire de tous les

terrains concernés, ce qui complique les

démarches. La présence de nombreux propriétaires

privés et les difficultés liées aux

acquisitions foncières ou aux compensations

rendent ces projets plus complexes à

mettre en œuvre. Malgré ces contraintes,

la volonté de progresser reste présente.

Optimiser la consommation

et la production d’énergie

entre différents bâtiments :

école, centre polyvalent,

infrastructures sportives

Cap vers le photovoltaïque

Concernant l’éclairage public, la commune

renouvelle progressivement ses

installations pour limiter la pollution lumineuse

en ayant recours aux LEDs.

Une stratégie long terme

Tous ces projets s’inscrivent dans la stratégie

globale de la commune en matière de

protection de l’environnement émanant

du catalogue de mesures du Pacte Nature.

La démarche se veut réfléchie : « nous

avançons étape par étape, en fonction des

possibilités techniques, financières et foncières

dont nous disposons ».

La commune réfléchit à l’agrandissement

futur de son service technique qui

compte aujourd’hui plus de 28 ouvriers.

Des études de faisabilité sont envisagées

ces prochaines années pour planifier son

développement.

Les voitures sont

progressivement remplacées

par des véhicules électriques,

même si une approche

combinée reste privilégiée

pour certains usages

Administration communale

de Frisange

10, Munnerëferstrooss

L-5750 Frisange

www.frisange.lu

La transition énergétique fait également

partie des priorités du collège des bourgmestre

et échevins de Frisange. « Notre

nouvelle école sera, par exemple, équipée

de panneaux photovoltaïques. Pour les

bâtiments existants, la situation est plus

nuancée : certaines études ont montré que

l’installation de panneaux solaires sur certains

toits, comme celui de la mairie ou du

centre sportif, se heurte à des contraintes

techniques de stabilité ou d’étanchéité »,

regrette le bourgmestre.

Les élus locaux prévoient toutefois de

relancer une étude avec un bureau d’ingénieurs

en énergie afin d’analyser l’ensemble

du site communal, notamment le

campus, et d’examiner comment combiner

les usages. « L’objectif est d’optimiser la

consommation et la production d’énergie

entre différents bâtiments : école, centre

polyvalent, infrastructures sportives.

Cette approche globale vise à utiliser

l’électricité et la chaleur de manière plus

efficace, en tenant compte des besoins variables

selon les moments de la journée »,

explique-t-il. En parallèle, la commune

suit de près l’évolution des technologies,

notamment en matière de stockage par

batteries, pour électrifier leur flotte. « Les

voitures sont progressivement remplacées

par des véhicules électriques, même si une

approche combinée reste privilégiée pour

certains usages », précise néanmoins Roger

Beissel.


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76 | ACTUALITÉS COMMUNALES

BRÈVES

COMMUNALES DU NORD

PAR LÉA BEHNOUS

FEULEN

Suite à la démission d’Alain Hansen

en décembre 2025, monsieur Claude

Wilmes a été élu à l’unanimité des voix

pour lui succéder en tant qu’échevin. Le

nouvel élu a été officiellement assermenté

le 15 janvier 2026, par Monsieur

le Ministre des Affaires intérieures Léon

Gloden. « Nous adressons nos sincères

remerciements à Alain Hansen pour

son travail en tant qu’échevin ainsi que

pour son engagement en faveur de la

commune de Feulen au cours des années

et nous félicitons Claude Wilmes

pour sa nouvelle fonction », déclare la

commune.

Source : feulen.lu

GOESDORF

Goesdorf est à la recherche d’un locataire

pour occuper la brasserie « Pires

», située au cœur du village. L’établissement

possède une surface de 115

m², est entièrement rénové avec une

nouvelle cuisine et dispose d’un appartement

en duplex en complément du

café. « Ce local plein de charme offre

une opportunité idéale pour démarrer

dans un environnement convivial et

dynamique, et pour donner vie à vos

idées gastronomiques », renseigne la

commune.

Source : goesdorf.lu

MERTZIG

Une série de travaux pour les années

à venir a été notifiée par la commune

de Mertzig. Concernant le projet de logements

sociaux de la rue Dellen, les

travaux d’infrastructure sont achevés et

les maisons pourront être mises à disposition

dans les prochains mois par la

commune, qui affirme que « tout sera

terminé d'ici fin 2027 ». Concernant le

chantier de la nouvelle école Maison

Relais, les infrastructures et la route

d’accès à l’établissement scolaire seront

terminées à l’été 2026. Un projet

de cour de récréation naturelle est également

envisagé, dans l’objectif d’être

prêt pour la rentrée 2027-2028. Des

ateliers participatifs sont également

prévus dans le cadre du plan de développement

du village.

Source : mertzig.lu

SCHIEREN

Vendredi 23 janvier 2026, la ville de

Schieren a accueilli ses collaborateurs,

les représentants des commissions,

des associations et ses partenaires externes

à l’occasion du Pot de Nouvel

An de la commune, au cours duquel le

bourgmestre Jean Paul Zeimes a tenu

un discours sur l’importance de la cohésion,

de l’engagement et du travail

d’équipe. Le communiqué de l’événement

affirme que plusieurs projets

ont été discutés pour les mois à venir,

notamment concernant les domaines

du logement abordable, des infrastructures

scolaires et sportives, de la voirie,

de la gestion de l’eau, ainsi que de la

transition énergétique et environnementale.

Source : schieren.lu

WEISWAMPACH

La bibliothèque sur roues qui parcourt

l’ensemble du pays, également appelée

Bicherbus, desservira les localités de

Weiswampach et Binsfeld. La localité

de Binsfeld sera desservie auprès de

l’ancienne école entre 10h55 et 11h35

et celle de Weiswampach, aux abords

de l’école fondamentale entre 13h10 et

14h00.

Source : weiswampach.lu

PARC HOSINGEN

Les nouveaux habitants de la Commune

du Parc Hosingen ont été conviés

par la commission du vivre-ensemble

interculturel et le conseil communal, à

une soirée de bienvenue organisée au

centre de Consthum, à laquelle près de

25 nouveaux citoyens ont été accueillis.

Après les discours de bienvenue

et la présentation de la commune par

Gilles Thilgen, représentant du collège

échevinal, et Marc Bingen, président de

la commission, chaque nouveau foyer

s’est vu remettre un panier de bienvenue

et huit associations communales

ont ensuite présenté leurs activités.

Source : hosingen.lu


77

LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT

COMMUNE DE FRISANGE

Située dans le canton d’Esch-sur-Alzette,

au sud du Luxembourg et à la frontière

française, la commune de Frisange regroupe

les localités de Frisange, Aspelt

et Hellange. Elle est dirigée par Roger

Beissel, bourgmestre pour la mandature

2023-2029 et tête de la liste locale

Är Équipe, sans affiliation politique nationale.

Résidant à Aspelt, il est un élu

de longue date, profondément engagé

dans la vie communale. Multiculturelle,

avec plus de 80 nationalités, Frisange

mène une politique active en faveur du

vivre-ensemble, de l’intégration et de la

qualité de vie pour tous ses habitants.

COMMUNE DE DIFFERDANGE

Troisième ville la plus peuplée du

Luxembourg, située dans le sud-ouest

du pays, Differdange est administrée

par Guy Altmeisch, bourgmestre depuis

l’automne 2023 et membre du LSAP. Il

préside le conseil communal ainsi que

le collège des bourgmestre et échevins,

composé de représentants de différentes

sensibilités politiques. Ancienne

cité industrielle, Differdange s’engage

aujourd’hui dans une transformation

durable, urbaine et sociale. La ville mise

sur la modernisation de ses quartiers,

la participation citoyenne, le développement

de logements variés et des

projets environnementaux ambitieux,

afin d’améliorer la qualité de vie et renforcer

son attractivité.

COMMUNE DE BETTEMBOURG

Située dans le sud du Luxembourg, la

commune de Bettembourg a été administrée

depuis 2011 par Laurent Zeimet,

membre du CSV, également député à

la Chambre depuis 2023. Il présidait le

conseil communal et le collège échevinal,

avec des compétences couvrant

notamment l’urbanisme, les infrastructures,

le budget et les services communaux.

Sous son mandat, Bettembourg

a engagé d’importants projets liés à la

mobilité durable, à l’environnement, à

la modernisation des infrastructures et

à l’aménagement des espaces publics.

Une transition est en cours, avec la désignation

annoncée de Jean-Marie Jans

comme futur bourgmestre.

COMMUNE DE KOERICH

Située dans le canton de Capellen, à

l’ouest du Luxembourg, la commune de

Koerich est placée sous la responsabilité

de Daniel Wirth, bourgmestre. Il préside

le conseil communal et le collège

des bourgmestre et échevins, chargé

de l’administration locale et de la mise

en œuvre des décisions communales.

Regroupant notamment Koerich, Goeblange,

Goetzingen et Windhof, la

commune conjugue caractère rural et

proximité avec Luxembourg-Ville. Elle

s’appuie sur un patrimoine historique

marqué, dont le château médiéval, tout

en menant des projets d’aménagement

visant un développement maîtrisé, respectueux

de l’environnement et de la

qualité de vie.

COMMUNE DE DIPPACH

Située dans le canton de Capellen, la

commune de Dippach est placée sous

la responsabilité de Manon Bei-Roller,

bourgmestre. Elle préside le collège

des bourgmestre et échevins et représente

la commune sur les plans administratif

et institutionnel. Regroupant

notamment Dippach, Schouweiler,

Sprinkange et Bettange-sur-Mess, la

commune compte environ 4.100 habitants

et bénéficie d’une vie locale active.

Les priorités communales portent

sur l’amélioration de la mobilité, le développement

résidentiel, la préservation

de l’environnement et le soutien

à la vie associative, avec une attention

particulière portée à la gouvernance locale

et à la qualité de vie.

COMMUNE DE ESCH-SUR-ALZETTE

Deuxième ville du Luxembourg, Eschsur-Alzette

est placée sous la responsabilité

de Christian Weis, bourgmestre

depuis décembre 2023 et membre du

CSV. Actif dans la politique communale

depuis 2005, il a siégé au conseil communal

avant d’accéder à la fonction

de bourgmestre. La ville poursuit une

transformation urbaine d’envergure,

notamment à travers des projets de

restructuration de quartiers et de développement

durable. Esch s’affirme

comme un pôle majeur du sud du pays,

conciliant croissance démographique,

transition écologique, participation citoyenne

et maintien d’une forte mixité

sociale.


78

| ACTUALITÉS COMMUNALES

Jérôme Seiler

HEFFINGEN : LE PROJET

DE RÉNOVATION QUI

TRANSFORME UNE COMMUNE

En ce début d’année 2026, la rue Op Präikert de la commune

d’Heffingen a pu accueillir un tout nouveau projet de rénovation :

l’ouverture d’une épicerie locale, « A Schulesch », ainsi que plusieurs

habitations sociales, dont un logement d’urgence. L’initiative,

présentée par le bourgmestre de la commune, Jérôme Seiler, ainsi

que son échevin, Christian d’Harcour, a pour objectif de dynamiser

la commune, tout en valorisant son territoire.


79

assez large, restaient inutilisés. « Nous ne

pouvions pas faire de logement social à cet

endroit, mais avons pu utiliser cet espace

pour créer un logement d’urgence, afin de

reloger des personnes dans le besoin ou

leur accorder du temps pour s’organiser,

par exemple. Nous avons alors fait appel

à un architecte, avons effectué l’état des

lieux et avons ensuite commencé à planifier

», explique le bourgmestre.

« Notre souhait était qu’Heffingen ne soit

pas un village dortoir et qu’il y ait également

un centre-ville animé, reprend son

échevin. L’objectif est que cela devienne

un lieu de rencontre. Nous ne voulons pas

nous limiter à la rénovation du bâtiment

seul, il est également prévu de réfléchir à

un projet pour la place complète de la rue

Op Präikert », explique son échevin.

La genèse d’une initiative

ambitieuse

Tout a commencé il y a plus de sept ans,

avec la mise en vente d’une maison. En

2018, alors que Jérôme Seiler, bourgmestre

de la commune d’Heffingen, venait d’accéder

à ses fonctions, un charmant bâtiment

à la vente a su attirer l’œil des membres

communaux. « Nous avions fait le tour du

bâtiment et avions constaté que le volume

était assez impressionnant. Dans la pièce

principale, il y avait un ancien comptoir de

boucher, ce qui nous a rapidement donné

l’idée de l’épicerie », relate Jérôme Seiler.

Profitant de l’espace disponible, la commune

a également envisagé la création de

logements sociaux. Les différentes pièces

du bâtiment ont ainsi été aménagées pour

accueillir à la fois une épicerie, ainsi que

quatre logements séparés. Toutefois, les

combles, qui constituaient une surface

Une fois le plan de rénovation né, le projet

a été présenté au conseil communal en

2018, afin de décider de l’acquisition du

bâtiment en premier lieu, pour finalement

approuver le projet complet à neuf voix. En

décembre 2025, les travaux de la nouvelle

épicerie et des logements sociaux d’Heffingen

ont été achevés. « N’ayant jusqu’à

maintenant pas de logement social, nous

avons saisi cette opportunité pour être en

mesure d’offrir un toit aux personnes dans

le besoin. Ces logements peuvent accueillir

des personnes célibataires ou même des

familles, d’autant plus que nous estimons

qu’ils offrent un cadre de vie tout à fait

agréable », affirme le bourgmestre.

Entre valorisation du territoire et

dynamisation du village

De la petite restauration locale aux produits

d’hygiène quotidiens, « A Schulesch »

rassemble plusieurs types de produits,

mais mise avant tout sur ses producteurs

régionaux

En juillet 2024, la commune a organisé un

atelier participatif, modéré par le bourgmestre

et communiqué sur les réseaux

sociaux, rassemblant les collaborateurs

du projet et une cinquantaine de participants.

« Les personnes se sont montrées

très enthousiastes vis-à-vis du projet, affirme

Christian d’Harcour, son échevin.

Nous estimions intéressant d’aménager

un endroit qui pourrait être animé pour

la commune, car jusqu’à présent, elle ne

contenait pas d’attraction majoritaire. »

À l’arrière de l’épicerie, plusieurs tables et

chaises sont disposées à travers la pièce,

formant un véritable salon de thé, faisant

de A Schulesch non plus seulement

un commerce, mais également un lieu de

rencontre. « Cela peut aussi permettre aux

séniors de faire leurs achats à proximité

de chez elles et de retrouver d’autres personnes

de leur âge pour prendre un café,

par exemple », affirme le bourgmestre.

Il s’agit uniquement d’une

question de volonté. Si

nous voulons le faire, nous

le pouvons, et ce, pour

un montant raisonnable

que même les plus petites

communes peuvent supporter

« Le financement n’est pas

une excuse »

Le projet répond également à l’idée de

développement rural lancée par le gouvernement,

visant à renforcer l’attractivité

des villes et villages de campagne à

travers plusieurs mesures. « Nous avions

mis en place un certain cadre avant de

lancer l’organisation de l’épicerie : notre

but était qu’elle compte des produits locaux.

Il n’était pas possible qu’il en soit

compté à 100%, mais il en fallait », déclare

Jérôme Seiler.

Le ministère de l’Agriculture a promis de

verser des subventions au développement

d’activités ou de commerces qui incluaient

un minimum de 30% de produits locaux à

la vente, le but étant de redynamiser les

villages, ainsi que promouvoir les producteurs

régionaux. Quant aux logements sociaux,

Heffingen a pu bénéficier du service

des Aides à la Pierre, permettant aux communes

de créer une solution de logements

abordables. « Pour une petite commune,

ce n’est pas plus compliqué de lancer un

projet. Les démarches sont plutôt simples

et la communication avec le ministère,

dans notre cas, a toujours été positive.

Les subventions sont très avantageuses

et il est très intéressant d’effectuer la

procédure complète de l’achat du bâtiment,

jusqu’à la collaboration avec le ministère,

pour estimer quelles subventions

sont attribuables », affirme le bourgmestre

d’Heffingen.


80

| ACTUALITÉS COMMUNALES

« Le financement n’est pas une excuse,

il s’agit uniquement d’une question de

volonté. Si nous voulons le faire, nous le

pouvons, et ce, pour un montant raisonnable

que même les plus petites communes

peuvent supporter. Cela ne signifie

pas que maintenant que nous avons créé

quelque chose, il revient uniquement aux

autres communes de s’y mettre. Nous

voulons et allons continuer dans cette

lancée », insiste son échevin, Christian

d’Harcourt. Selon les élus communaux, la

responsabilité d’offrir des structures d’aide

ou des activités contribuant à la vie sociale

ne revient pas uniquement au ministère

ou aux plus grandes communes du pays.

« Cette initiative avait également pour but

de montrer aux communes voisines que

nous, petites communes, sommes également

capables de propositions », ajoute

Christian d’Harcour.

La solidarité communale face

à l’urgence sociale

Si ces initiatives contribuent à renforcer

le dynamisme et l’attractivité d’une localité,

elles s’avèrent également essentielles

dans la gestion des situations les plus urgentes,

au point d’être presque perçues

comme un devoir pour le bourgmestre et

ses échevins.

« Nous restons persuadés que les petites

municipalités doivent prendre leurs

responsabilités pour lutter contre tous

les types de problèmes de logements au

Luxembourg, déclare Christian d’Harcour.

En cas d’incident, la commune se doit de

trouver un hébergement pour les familles

en détresse. Beaucoup de petites communes

comme la nôtre ne possèdent pas

d’hôtel ou de service de location à courte

durée. Nous sommes responsables de cela

et estimons qu’il s’agit d’une obligation

morale », reprend Jérôme Seiler.

Le bourgmestre appelle à la solidarité des

communes voisines, afin de mutualiser les

ressources et assurer une réponse rapide

et efficace en cas de besoin. « Si le moindre

incident intervient, comme un incendie

ou une inondation, il pourrait être possible

de faire appel à la commune la plus

proche pour recevoir de l’aide ou loger des

habitants dans le besoin et inversement,

suggère le bourgmestre. Si toutes les communes

réfléchissent de cette manière, il

pourrait y avoir plusieurs logements d’urgence

dispersés dans plusieurs localités,

permettant une entraide entre les communes

qui sont à proximité les unes des

autres. »

Pour l’avenir, la commune réfléchit encore

à élargir son offre et continuer de veiller

sur ses habitants : « Nous ne connaissons

pas encore la nature exacte de notre prochain

projet, mais nous envisageons, par

la suite, de potentiellement proposer une

structure dédiée aux jeunes en difficulté »,

conclut le bourgmestre d’Heffingen.

Administration communale

d’Heffingen

2 Am Duerf

L-7651 Hiefenech

www.heffingen.lu

Si toutes les communes réfléchissent de cette manière,

il pourrait y avoir plusieurs logements d’urgence dispersés

à travers le pays, permettant une entraide entre les communes

qui sont à proximité les unes des autres


81

RETOUR EN IMAGE SUR L'INAUGURATION DE L'ÉPICERIE ET DES

NOUVEAUX LOGEMENTS DE LA COMMUNE D'HEFFINGEN

La commune d'Heffingen a pu inaugurer son projet de rénovation, incluant la

création de l'épicerie locale « A Schulesch », ainsi que quatre habitations sociales

et un logement d'urgence. L'équipe communale et ses habitants ont répondu

présent à l'événement, afin d'accueillir le nouveau point central de la commune.


82

| DOSSIER

MERTZIG CONSTRUIT L’AVENIR EN

S’APPUYANT SUR SON HISTOIRE

L’année écoulée restera comme un moment charnière pour la

commune de Mertzig. Rythmée par de grands anniversaires, elle a

mis en lumière la richesse de son tissu associatif et son attachement

à l’histoire locale. Entre mémoire, projets d’avenir et aménagement

du territoire, la commune affirme son identité et sa stratégie de

développement pour le bien commun. Le bourgmestre, Mike Poiré,

fait le point.


83

L’année 2025 a servi

de déclencheur à un vaste

travail de fond autour

du patrimoine local

Une année d’anniversaires

Certaines années passent, d’autres laissent

une empreinte. Pour Mertzig, 2025 s’inscrit

clairement dans la seconde catégorie.

Rarement la commune aura connu une

telle concentration de dates symboliques,

au point que l’année entière a été pensée

comme un véritable parcours de souvenirs

et de commémoration. « Nous avons

célébré les 175 ans de l'Eglise paroissiale,

les 150 ans de la commune, les 150 ans de

la Chorale, les 125 ans de la Fanfare et les

60 ans des Jeunes Pompiers. Ces 660 ans

d’histoire ont constitué l’ossature de cette

programmation », explique Mike Poiré, le

bourgmestre. Plus qu’une succession de

célébrations, il s’agissait d’un projet collectif.

Les festivités ont été réparties sur

toute l’année autour de rendez-vous institutionnels,

d’événements culturels et

d’initiatives portées par les associations

elles-mêmes.

« Ces festivités ont été officiellement lancées

lors de la réception du Nouvel An

en janvier 2025. Nous y avons présenté

un timbre commémoratif dédié à la commune

et réalisé par un jeune artiste local.

Derrière l’objet philatélique, il y a un symbole

: la reconnaissance de notre histoire

locale. Le visuel fait en effet référence

aux carrières de Mertzig et au travail de

la pierre qui rappelle les racines de notre

territoire », relate le bourgmestre.

Au fil des mois, des concerts, spectacles

et manifestations associatives ont entretenu

cette dynamique. « Nous avons clôturé

l’année avec une séance académique.

Celle-ci a aussi été l’occasion d’appuyer

davantage le rôle de nos associations locales

sur la vie communale tout en renforçant

le sentiment d’appartenance »,

déclare-t-il.

Le renouveau des associations

Si l’année 2025 a mis en lumière l’histoire

des associations, elle a aussi révélé

leur capacité d’adaptation. La Fanfare,

qui célébrait ses 125 ans, a récemment

renouvelé son comité avec une nouvelle

génération de membres « dont une jeune

présidente », se réjouit le bourgmestre qui

apprécie ce passage de témoin encourageant

en matière d’engagement bénévole.

D’autres structures font face à des défis. La

Chorale, forte de 150 ans d’existence, doit

par exemple composer avec l’évolution

des pratiques culturelles et religieuses.

« Nous misons néanmoins sur des initiatives

pédagogiques, comme les cours de

chant pour les enfants afin de susciter de

nouvelles vocations ».

Une plateforme de mémoire

vivante, destinée à rassembler

archives, photographies,

témoignages et documents

historiques pour relater

l’histoire de Mertzig

Sauvegarder la mémoire pour

mieux la transmettre

L’année anniversaire n’a pas été qu’un

moment festif. Elle a servi de déclencheur

à un vaste travail de fond autour du patrimoine

local. Le site internet, www.2025.lu

créé pour l’occasion a vocation à perdurer.

« Nous souhaitons qu’il devienne une

plateforme de mémoire vivante, destinée

à rassembler archives, photographies, témoignages

et documents historiques pour

relater l’histoire de Mertzig ».

Les habitants ont largement contribué à ce

recueil de données. « Des familles ont ouvert

leurs albums et ont même partagé des

clichés parfois oubliés. Reste aujourd’hui

à travailler sur la numérisation de l’ensemble

de ces archives. Ce travail est réalisé

en collaboration avec la Fondation

Autisme Luxembourg. Cela illustre aussi

une autre dimension : celle d’un projet qui

conjugue patrimoine et inclusion sociale »,

indique Mike Poiré.

Et, pour prolonger cette démarche, un film

documentaire est en préparation. Il retracera

l’évolution de la commune à travers

des images d’archives et des témoignages

de figures locales. « Nous compléterons

cet ensemble avec un ouvrage historique

illustré. Conçu de manière chronologique,

bilingue franco-luxembourgeois, il privilégiera

les photos et des textes courts

pour rendre l’histoire accessible à tous.

Ce contenu alimentera également une

frise historique qui sera installée dans la

maison communale », explique le bourgmestre.

Pensée pour évoluer au fil des décennies,

elle offrira une lecture visuelle et

ludique du temps qui passe et de l’histoire

passée et à venir de Mertzig.

Une vision holistique des projets

Parallèlement à ce travail sur la mémoire,

Mertzig poursuit son important

programme d’investissements. Le projet

emblématique restele projet intégré

école-maison relais avec une inauguration

prévue à l’automne.

Autour de cette nouvelle infrastructure de

grande envergure, la commune a choisi de

ne pas intervenir par petites touches, mais

de repenser l’ensemble du quartier. « Nous

transformons la rue principale en zone 30.

L’objectif est clair : sécuriser les déplacements,

en particulier pour les enfants,


84

| ACTUALITÉS COMMUNALES

tout en améliorant la qualité de vie des

habitants. Nous n’oublions pas non plus

les aménagements paysagers, la plantation

d’arbres et de haies et l’optimisation

des traversées piétonnes », explique Mike

Poiré.

Cette vision holistique des projets traduit

une volonté d’aménager l’espace public

avec cohérence. « C’est dans cette optique

que nous établirons prochainement aussi

la future Place de la Paix, près de l’église.

En regroupant les monuments commémoratifs

en un seul lieu, nous créons un espace

de mémoire visible et accessible qui

redéfinit le cœur du village », précise-t-il.

Une place pour l’art et l’Europe

À quelques pas de cette place, l’ancienne

école accueillera bientôt une fresque murale

d’envergure, aux côtés d’une autre, le

« Fairtrade Wall ». Porté par la représentation

de la Commission européenne au

Luxembourg, le projet artistique s’articule

autour des valeurs de l’Union européenne,

avec la paix comme thème central. « Son

inauguration aura lieu le 9 mai, jour de

l’Europe ».

reste maîtrisée. Toutefois, une nouvelle

étape s’ouvre. Après une phase de transformation

intensive, la commune entend

désormais ralentir le rythme des grands

projets structurels. « Les infrastructures

majeures étant en place ou en voie d’achèvement,

l’objectif est de consolider, d’optimiser

l’existant et de préserver une réserve

financière pour des interventions ciblées,

comme l’aménagement de certaines rues

ou des améliorations ponctuelles dans les

quartiers », tempère Mike Poiré.

L’importance de la participation

citoyenne

Les citoyens seront à l’honneur pour

ces projets puisque l’équipe communale

compte sur les démarches participatives

pour donner davantage de relief à leurs

projets. Un atelier consacré au mobilier

urbain permettra par exemple aux habitants

de donner leur avis sur l’aménagement

des espaces publics, tout comme le

renouvellement d’une aire de jeux importante

« qui a été récemment fermée en raison

de la dégradation de ses structures en

bois ».

Cette méthode, basée sur l’information

et la concertation, s’installe progressivement

dans le fonctionnement communal.

Même si la participation ne réunit pas

100% des habitants, chaque atelier constitue

un espace d’échange où citoyens et

responsables communaux confrontent

leurs points de vue et ajustent les projets

en conséquence.

Administration communale

de Mertzig

22, rue principale

L-9168 Mertzig

www.mertzig.lu

35 millions d’euros

d’investissement pour

le bien commun

Depuis huit ans, avec l’arrivée de Mike Poiré

et de son équipe, la commune a engagé

environ 35 millions d’euros d’emprunts

pour adapter ses infrastructures à l’évolution

démographique. « Cette enveloppe

a permis de moderniser les bâtiments

publics, de développer des infrastructures

scolaires et parascolaires adaptées,

d’améliorer l’accessibilité des structures

communales ou de renforcer la sécurité

routière », explique-t-il. Une part importante

de ces investissements a également

concerné des éléments moins visibles

mais tout aussi primordial comme le réseau

d’eau potable. Cette politique s’inscrit

dans une vision centrée sur le bien

commun. Les moyens financiers engagés

ne visent en premier lieu l’amélioration

concrète de la qualité de vie, l’inclusion et

la capacité de la commune à répondre aux

besoins de ses citoyens.

Cette orientation place aujourd’hui Mertzig

parmi les communes les plus endettées

du pays. Une situation assumée, dans la

mesure où la capacité de remboursement


85


86 | ACTUALITÉS COMMUNALES

BRÈVES

COMMUNALES DE L’EST

PAR LÉA BEHNOUS

ECHTERNACH

La Ville d’Echternach invite les commerçants

et porteurs de projets à lancer leur

activité au cœur du centre-ville, pour un

projet Pop-up. D’une durée pouvant aller

d’un mois à quatre mois, cette initiative

vise à dynamiser le centre urbain

en accueillant des projets temporaires

innovants et variés. Toutes les candidatures

seront examinées par le Collège

échevinal, qui sélectionnera les projets

les plus prometteurs pour enrichir le

paysage commercial local. Pour tenter

d’y participer, les commerçants devront

compléter le formulaire de candidature,

puis l’envoyer par e-mail ou par

courrier à l’Administration Communale

de la Ville d’Echternach.

Source : echternach.lu

LENNINGEN

L’Administration communale de Lenningen

recrute un rédacteur administratif

(carrière B1) en contrat à durée

indéterminée et à temps plein. Les

candidats sont invités à consulter les

conditions d’admissibilité, la description

des missions, les compétences recherchées

ainsi que la liste des pièces

à joindre à leur dossier sur le site de la

commune. Les dossiers de candidature

doivent être adressés au Collège des

Bourgmestre et Échevins de la commune

de Lenningen, au plus tard le 15

mars 2026.

Source : lenningen.lu

REMICH

À Remich, le mercredi des Cendres

marque la fin du carnaval et de l’hiver

avec le rituel du Stréimännchen : un

personnage en paille est porté en cortège

dansant à travers la ville jusqu’au

pont de la Moselle, où il est brûlé puis

jeté à l’eau. L’événement s’accompagnera

d’une ambiance festive, avec vin

chaud, galettes de pommes de terre et

poisson frit proposés sur la Place de la

Résistance et la Rue Foascht, le 18 février

à partir de 16h. Le départ du cortège

s’effectuera depuis L&R Kox, 6 rue

des Près.

Source : remich.lu

MONDORF-LES-BAINS

Le Casino 2000 de Mondorf-les-Bains a

dévoilé sa programmation du mois de

février. L’humoriste Julien Strelzyk y a

présenté son one-man-show France/

Luxembourg le 5 février, le maître de

l’hypnose Messmer s’est produit sur

scène le 14 février avec spectacle 13

Hertz, pour la Saint-Valentin. Côté

concerts, Thomas Dutronc a performé

le 13 février et Dany Brillant montera

sur scène le 27 février. L’artiste britannique

Charlie Winston clôturera cette

série d’événements le 28 février avec

un concert très attendu.

Source : mondorf.lu

JUNGLISTER

La commune de Junglister a publié un

appel à candidature pour participer aux

Journées Internationales des Métiers

d’Art organisées par Lënster Tourisme

et Evénements asbl. En collaboration

avec la Commune de Junglinster, ces

événements auront lieu les 13 et 14

juin 2026 à Bourglinster. Les artisans

et artistes sont invités à s’inscrire pour

présenter leur stand avant le 28 février,

via un formulaire disponible en ligne.

Source : junglister.lu

WASSERBILLIG

Dans le cadre de la modernisation du

sentier culturel de Wasserbillig, la commune

invite ses citoyens à participer

à un sondage en ligne visant à optimiser

son expérience visiteur. Ce projet,

mené en collaboration avec la commission

du tourisme et la commission des

affaires culturelles de la commune de

Mertert, a pour objectif de le remettre

en état. « Afin que celui-ci devienne encore

plus attrayant, informatif et enrichissant,

nous souhaitons prendre en

compte au mieux les expériences, les

souhaits et les attentes des citoyennes

et citoyens », affirme la commune. Le

sondage comprend dix questions et est

accessible sur son site internet.

Source : wasserbillig.lu


87

PRÉSENTATION

DES SYNDICATS

SUDENERGIE

SUDenergie, société anonyme détenue

par 14 communes du Sud du Luxembourg,

agit comme fournisseur et distributeur

d’énergie (électricité, gaz et projets

renouvelables). Il accompagne les

communes dans leurs stratégies énergie-climat,

la transition énergétique et

l’efficacité des bâtiments communaux.

Ses missions incluent le conseil énergétique,

l’élaboration de plans d’action, la

promotion des énergies renouvelables

et la sensibilisation à la sobriété énergétique.

Stratégiquement, SUDenergie

joue un rôle clé dans la réduction de

l’empreinte carbone des communes

et l’atteinte des objectifs climatiques

nationaux et européens, contribuant à

une transition énergétique locale durable.

SES - SYNDICAT DES EAUX DU SUD

Le SES assure la production, le transport

et la distribution d’eau potable

pour plusieurs communes du Sud du

Luxembourg. Il garantit un approvisionnement

fiable et conforme aux

normes sanitaires tout en entretenant

les infrastructures hydrauliques. Ses

missions incluent la sécurisation des

ressources en eau, la maintenance des

réseaux et la réalisation d’investissements

durables. Stratégiquement, le

SES est un acteur central de la sécurité

hydrique et de la santé publique,

contribuant à une gestion responsable

et durable de l’eau, essentielle au bienêtre

des habitants et au bon fonctionnement

des services communaux.

TICE - TRANSPORT INTER-

COMMUNAL DE PERSONNES DANS

LE CANTON D'ESCH-SUR-ALZETTE

Le TICE est le syndicat intercommunal

chargé des transports publics dans le

canton d’Esch-sur-Alzette. Il exploite un

réseau dense de bus reliant les communes

du Sud entre elles et aux grands

pôles urbains. Ses missions incluent

l’organisation et l’exploitation des transports

régionaux, l’amélioration de la

mobilité quotidienne, la réduction du

trafic individuel et des émissions de

CO 2

. Stratégiquement, le TICE facilite

la mobilité durable, soutient le développement

économique et social et

contribue à une région plus accessible

et respectueuse de l’environnement, en

favorisant les déplacements collectifs

et inclusifs.

SICONA SUD-OUEST - SYNDICAT DE

CONSERVATION DE LA NATURE

SUD-OUEST

SICONA Sud-Ouest est un syndicat

intercommunal actif dans le Sud et

l’Ouest du Luxembourg, spécialisé

dans la protection de la nature et de

la biodiversité. Il accompagne les communes

dans la gestion écologique des

territoires, en collaboration avec agriculteurs

et citoyens. Ses missions incluent

la protection et restauration des

milieux naturels, la gestion des espaces

verts, le conseil écologique et la sensibilisation

au climat et à la biodiversité.

Stratégiquement, SICONA Sud-Ouest

concilie développement communal,

agriculture et préservation de la nature,

jouant un rôle central dans la transition

écologique locale.

SIACH - SYNDICAT INTERCOMMU-

NAL POUR L’ASSAINISSEMENT DU

BASSIN DE LA CHIERS

Le SIACH est un syndicat intercommunal

chargé de l’assainissement du bassin

de la Chiers, dans le Sud du Luxembourg.

Il collecte, transporte et traite

les eaux usées, assurant l’exploitation

des stations d’épuration et des réseaux

d’assainissement. Ses missions incluent

l’assainissement collectif, la protection

des cours d’eau et nappes phréatiques,

la mise en conformité environnementale

et les investissements durables.

Stratégiquement, le SIACH est un pilier

de la protection de l’environnement et

de la santé publique, garantissant une

gestion moderne, fiable et durable de

l’eau dans les communes de la région.

MINETT-KOMPOST

Minett-Kompost est un syndicat intercommunal

spécialisé dans la valorisation

des déchets organiques dans le

Sud du Luxembourg. Il collecte et traite

les biodéchets et déchets verts pour

produire un compost de qualité, utilisé

en agriculture et en aménagement paysager.

Ses missions incluent la transformation

des biodéchets en ressource

utile, la réduction des volumes incinérés,

la promotion de l’économie circulaire

et la sensibilisation au tri. Stratégiquement,

Minett-Kompost soutient la

transition écologique locale, en favorisant

des pratiques durables et responsables

au service des communes et de

l’environnement.


88 | ACTUALITÉS COMMUNALES

COMMUNE DE SCHIFFLANGE

https://schifflange.lu/commune/conseil-communal/

Carlo FEIEREISEN

BOURGMESTRE - LSAP

Nadine KUHN-METZ

ÉCHEVINE - CSV

Rizo AGOVIC

ÉCHEVIN - LSAP

COMMUNE

DE SANEM

https://www.suessem.lu/fr/la-commune/la-vie-politique/le-college-echevinal/

Yves MARCHI

ÉCHEVIN - CSV

Simone ASSELBORN-BINTZ

BOURGMESTRE - LSAP

Nathalie MORGENTHALER

ÉCHEVINE- CSV

Steve GIERENZ

ÉCHEVIN - LSAP

Mike LORANG

ÉCHEVIN - CSV


89

COMMUNE DE LEUDELANGE https://www.leudelange.lu/fr/la-commune/vie-politique/college-des-bourgmestre-et-echevins/

Lou LINSTER Vanessa BALDASSARRI Jean-Pierre ROEMEN

BOURGMESTRE ÉCHEVINE ÉCHEVIN

COMMUNE DE LAROCHETTE

https://larochette.lu/__trashed-2/la-bourgmestre/

Mirko MARTELLINI

Luc JEMMING

Ana Teresa MARQUES LIMA

BOURGMESTRE

COMMUNE DE SCHUTTRANGE

ÉCHEVIN

https://www.schuttrange.lu/politique/bourgmestre

ÉCHEVINE

Claude MARSON

BOURGMESTRE - LSAP

Serge EICHER

ÉCHEVIN - DP

Conny NEY

ÉCHEVINE - DP


90 | ACTUALITÉS COMMUNALES

COMMUNE DE HELPERKNAPP https://helperknapp.lu/ma-commune-se-presente/politique/le-bourgmestre/

Paul MANGEN Ben BAUS Emile SPLICKS

BOURGMESTRE ÉCHEVIN ÉCHEVIN

COMMUNE DE NOMMERN

https://nommern.lu/la-commune/vie-politique/conseil-communal/

Sophie DIDERRICH

Ariane TOEPFER

Nicolas DECKER

BOURGMESTRE

ÉCHEVINE

ÉCHEVIN

COMMUNE DE LORENTZWEILER

https://www.lorentzweiler.lu/vie-politique/conseil-communal/

Marguy KIRSCH-HIRTT

BOURGMESTRE

Paul BACH

ÉCHEVIN

Frazer ALEXANDER

ÉCHEVIN


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