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GUIDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2026
www.gemengen.lu
CHRISTIAN WEIS
Impliquer les citoyens dans la transformation urbaine :
l’exemple de l’assemblée citoyenne d’esch-sur-alzette
TATIANA BERSENEVA
ET IVAN DESCHAMPS
Enovos Luxembourg S.A.
Energy sharing service :
quand les voisins partagent
leur énergie
DR. KHADIDJA
CHAIB DRAA
Biogasvereenegung
Pilier de la souveraineté
FRANK PETTINGER
ET CYRILLE GERHARDT
Aquabion
Un traitement écoresponsable
de l’eau : steinsel ouvre la voie
avec aquabion
NOUVEAU !
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3
EDITO
Les chantiers publics :
un pilier stratégique pour le Luxembourg
PAR ARMAND D'ANTONIO
Au Luxembourg, les chantiers publics ne sont pas de simples
opérations de construction. Ils sont l’expression concrète d’une
vision politique, sociale et économique à long terme. Routes,
écoles, infrastructures sportives, bâtiments administratifs,
logements, réseaux d’eau ou d’énergie : derrière chaque chantier
se joue bien plus que l’édification d’un ouvrage. C’est tout un
écosystème qui vit, travaille et se projette dans l’avenir.
Dans un contexte économique marqué par des incertitudes, le
rôle de l’État et des communes est plus que jamais déterminant.
En maintenant un niveau d’investissement élevé dans les
infrastructures publiques, les pouvoirs publics envoient un signal
fort : celui de la stabilité, de la confiance et de la responsabilité.
Ces investissements sont essentiels pour préserver l’activité
du secteur de la construction, mais aussi pour garantir l’emploi
de milliers de femmes et d’hommes qui y sont directement ou
indirectement liés.
Car un chantier public, ce n’est pas uniquement une entreprise
générale. Ce sont des architectes, ingénieurs, bureaux d’études,
artisans, électriciens, menuisiers, chauffagistes, carreleurs,
peintres, paysagistes, fournisseurs de matériaux, logisticiens et
bien d’autres corps de métiers. Des savoir-faire locaux, souvent
transmis de génération en génération, qui constituent une
richesse économique et humaine précieuse pour le pays.
L’engagement des communes est, à cet égard, fondamental.
Elles sont en première ligne pour répondre aux besoins concrets
des citoyens : écoles adaptées à la croissance démographique,
infrastructures sportives et culturelles, espaces publics de qualité,
bâtiments communaux durables et performants sur le plan
énergétique. En lançant, planifiant et coordonnant ces projets, les
communes participent activement à la résilience économique du
Luxembourg.
De son côté, l’État joue un rôle d’amortisseur indispensable. Par
ses politiques d’investissement, ses programmes de soutien et
sa vision à long terme, il contribue à sécuriser un secteur clé de
l’économie nationale. Sauvegarder la construction, c’est aussi
préserver l’emploi, la formation des jeunes, l’innovation et la
transition vers des modes de construction plus durables et plus
responsables.
Les chantiers publics sont donc bien plus qu’un levier conjoncturel.
Ils incarnent un choix de société : celui d’investir dans l’avenir,
dans la cohésion sociale et dans la qualité de vie. Continuer à
bâtir aujourd’hui, c’est permettre au Luxembourg de rester fort,
solidaire et attractif demain.
4
| DOSSIER
LËTZEBUERGER GEMENGEN
Publication éditée par Living Green sàrl-s
www.gemengen.lu
Société éditrice
Living Green sàrl-s
24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange
Régie publicitaire
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
DIGITAL ET INNOVATION
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Administration
Lucia Ori
Tél. 58 45 46 29
secretariat@livinggreen.lu
Rédaction
Armand D'Antonio
Pierre Birck
pierreb@livinggreen.lu
Barbara Pierrot
Barbarap@livinggreen.lu
Léa Behnous
Léab@livinggreen.lu
Julien Malherbe
julienm@livinggreen.lu
Conception et réalisation graphique
Joana Sabri
Joanas@livinggreen.lu
Photographie
Nader Ghavami / Photopro Luxembourg
Yves Kortum
Alain Bianco
Impression
Imprimerie Centrale
SOMMAIRE
08
ple
COVERSTORY
Commune d’Esch-Sur-Alzette
Impliquer les citoyens dans la transformation urbaine : l’exemde
l’Assemblée citoyenne d’Esch-sur-Alzette
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
12 | SuperDrecksKëscht
Le partenaire des communes pour la gestion
des déchets
16 | Biogasvereenegung
Le biogaz : pilier de la souveraineté
22 | Viessmann
Un accompagnement complet au cœur
des projets énergétiques
24 | Enovos
Energy sharing service : quand les voisins partagent
leur énergie
26 | Aquabion
Un traitement écoresponsable de l’eau : Steinsel ouvre
la voie avec Aquabion
© Living Green
Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.
Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la
rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord
de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas
restitués. Les reportages signés n’engagent que
leurs auteurs.
Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et
peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne
pourrait nullement être tenu pour responsable.
IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
30 | Agence Immobilière Sociale
Le service technique : un pilier discret mais essentiel
du logement
ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
ACTUALITÉS COMMUNALES
32 | GERI MANAGEMENT
GERI Management : sécurité et chantier sous contrôle
34 | LSC360
Réhabilitation et rénovation énergétique : les clés pour
accéder aux aides financières et réussir sa transition
78 | Commune d’Heffingen
Heffingen : le projet de rénovation qui transforme
une commune
82 | Commune de Mertzig
Mertzig construit l’avenir en s’appuyant sur son histoire
DIGITAL ET INNOVATION
44 | Fujitsu Luxembourg
Le Luxembourg n’est pas un marché « copier-coller »
50 | ITRUST
IDPS‐ESCAPE & SATRAP‐DL : une architecture ouverte et
intégrée pour la détection, l’analyse et la réponse
INVESTISSEMENT & FINANCE
54 | BIL
Volatilité, fondamentaux et sang-froid : investir dans
un monde sous tension
ACTUALITÉS COMMUNALES
68 | Commune de Betzdorf
Betzdorf, une commune résolument tournée
vers l’avenir
72 | Commune de Frisange
Frisange renforce son engagement pour le climat
et la nature
INVESTISSEMENT & FINANCE
6
INDEX
8 | CHRISTIAN WEIS
Bourgmestre
Commune d’Esch-sur-
Alzette
12 | DANIEL BRONDEN
Conseiller pour
immeubles résidentiels
SuperDresckKëscht
16 | DR. KHADIDJA CHAIB
DRAA
Conseillère référente
Biogasvereenegung
22 | FRANÇOIS SIMÉON
respectivement Managing
Director et Head of
Quotation & Project
Engineering Department.
24 | TATIANA BERSENEVA
Project Manager, Digital,
Innovation & Products
Enovos
24 | IVAN DESCHAMPS
Head of department,
Digital Innovation
& Products
Enovos
26 | CYRILLE GERHARDT
Directeur général
Aquabion
26 | FRANK PETTINGER
Responsable technique
Commune de Steinsel
Aquabion
7
30 | PAULO NEVES
Membre du service
technique
Agence Immobilière
Sociale
32 | ANGÉLINE PRÉVOT
Administrateur délégué
GERI Management
34 | MAX SPANIER
Coordinateur de service
Energy Efficiency
LSC360
34 | RALF KOEHLER
Senior Projet Director
et coordinateur de service
Decarbonisation Strategy
LSC360
44 | DANIEL MEYER
Country Director
Fujitsu Luxembourg
54 | LIONEL DE BROUX
Group Chief Investment
Officer
BIL
68 | MARC RIES
Bourgmestre
Commune de Betzdorf
72 | ROGER BEISSEL
Bourgmestre
Commune de Frisange
78 | JÉRÔME SEILER
Bourgmestre
Commune d’Heffingen
82 | MIKE POIRÉ
Bourgmestre
Commune de Mertzig
8
| COVERSTORY
IMPLIQUER LES CITOYENS DANS
LA TRANSFORMATION URBAINE :
L’EXEMPLE DE L’ASSEMBLÉE
CITOYENNE D’ESCH-SUR-ALZETTE
Dans une démarche soucieuse de l’opinion de ses citoyens, la commune
d’Esch-sur-Alzette initie en 2026 un projet novateur d’Assemblée
citoyenne, qui réunira un échantillon de personnes illustrant la
diversité de la population eschoise. L’objectif : renforcer la démocratie
locale en associant directement les citoyennes et citoyens aux
réflexions stratégiques de la commune. Entretien avec son bourgmestre,
Christian Weis.
9
Comment la ville d’Esch-sur-
Alzette peut-elle repenser ses
espaces publics et ses lieux
de vie pour renforcer le vivre
ensemble entre les habitants
d’aujourd’hui et de demain ?
Vous allez solliciter près de
10.000 personnes pour les inviter
à participer à la vie politique
communale. Quelles seront les
principales interrogations et quelle
sera la procédure ?
Avant toute chose, il convient de préciser
que les termes de participation ou de rencontres
citoyennes sont souvent employés
de manière simpliste. Une simple réunion
avec des citoyens n’est pas nécessairement
une participation citoyenne, nous souhaitons
installer une véritable assemblée et
faire en sorte que celle-ci soit représentative
de notre population. Notre objectif
est de répondre à une question centrale :
comment la ville d’Esch-sur-Alzette peutelle
repenser ses espaces publics et ses
lieux de vie pour renforcer le vivre ensemble
entre les habitants d’aujourd’hui
et de demain ? La notion d’espace public
englobe concrètement l’aménagement du
territoire et de ses espaces, le développement
à moyen et à long terme de la ville
et des nouveaux quartiers, la cohésion sociale,
les enjeux environnementaux et les
changements démographiques.
Le but n’est pas de lancer un appel et de
laisser ceux qui veulent participer à cette
initiative le faire. 10.000 personnes y seront
invitées, dès lors que ces personnes
auront donné leur accord pour faire partie
de l’Assemblée citoyenne en février, nous
allons effectuer un tirage au sort pour en
sélectionner une quarantaine. À l’aide
d’un algorithme, nous allons obtenir une
répartition dans cette assemblée : le choix
de ces personnes répond principalement à
quatre grands critères, incluant la répartition
dans la ville, l’âge, la situation socioéconomique
et l’emploi. Une fois tirées au
sort, ces personnes seront invitées à participer
à la première réunion, qui aura lieu
mi-mars, puis nous lancerons un processus
de plusieurs semaines, où cette assemblée
citoyenne agira en plusieurs étapes
pour répondre à la grande question citée
précédemment. Notre ville devrait compter
50.000 habitants dans une quinzaine
d’années, avec de nouveaux quartiers en
création. L’objectif, à terme, est d’essayer
de nouer des liens entre les différents
quartiers et d’effectuer au mieux cette
transition vers une municipalité qui comportera
près de 10.000 résidents de plus.
Ce projet a été élaboré en
partenariat avec l’association
internationale Democracy
Next. Pouvez-vous nous en dire
davantage ?
Effectivement. Il s’agit d’une association
internationale spécialisée dans les assemblées
citoyennes et les innovations
démocratiques. Celle-ci a, par exemple,
participé à la mise en place de l’Assemblée
citoyenne nationale en Irlande, ainsi
qu’à celle dédiée au climat à Bruxelles et
a également été récompensée par la Fondation
Barack Obama. L’objectif principal
de Democracy Next est de promouvoir des
assemblées citoyennes, avec la spécificité
d’intervenir à l’échelle internationale, en
accompagnant des projets dans le monde
entier. Cette collaboration a débuté il y a
près d’un an et demi et a permis de concevoir
un processus méthodologiquement
rigoureux, respectant les standards internationaux
et adapté au contexte local,
ainsi qu’aux réalités eschoises. Il fallait
trouver la stratégie qui correspondait à
Esch-sur-Alzette, alors nous avons candidaté
pour travailler avec cette association
et attirer son attention. Democracy
Next nous accompagne notamment dans
la réflexion du tirage au sort, le cadre délibératif
et les garanties d’indépendance
du processus. C’est une chance de pouvoir
travailler cette association, mais également
d’avoir l’université à nos côtés, qui
nous soutient dans l’évaluation de l’Assemblée
citoyenne.
Notre souhait est de donner
la parole à ceux qui, quelles
que soient les raisons,
ne s’impliquent pas dans le
débat public
Pourquoi avoir choisi d’intégrer
une démarche participative à la
politique d’Esch-sur-Alzette ?
Notre souhait est de donner la parole dans
un cadre institutionnalisé à des personnes
qui ne feraient habituellement pas partie
d’une discussion politique. Nous espérons
pouvoir montrer qu’il ne faut pas
nécessairement avoir des compétences
universitaires ou avoir suivi un parcours
politique pour devenir acteur de la vie
locale. J’estime que tout le monde est en
mesure de participer à la vie publique sans
nécessairement être membre de partis ou
candidater à des élections. L’objectif est
également d’expérimenter ce dispositif
afin d’illustrer concrètement auprès des
habitants le fonctionnement du processus
décisionnel et les différentes contraintes
auxquelles il se heurte, qu’elles soient
budgétaires, juridiques ou pratiques. Nous
souhaitons, par ailleurs, sensibiliser chacun
aux réalités du vivre ensemble en soulignant
que la diversité des points de vue
implique parfois des intérêts divergents et
que l’intérêt de l’un n’est pas nécessairement
celui de l’autre.
Dès le début, il nous a semblé essentiel
d’associer, non seulement la majorité du
conseil communal, mais également l’opposition.
Le sujet et le projet ont ainsi
été présentés à l’ensemble du conseil. Le
secrétaire général, en tant que plus haut
fonctionnaire, ainsi que le chef des communications
sont pleinement impliqués
10
| COVERSTORY
dans cette démarche. L’ensemble des parties
prenantes attend désormais avec impatience
le lancement du projet. En milieu
d’année, l’assemblée soumettra des revendications
bien précises au Conseil Communal,
traitant de sujets en lien avec le
quotidien d’une ville, comme la cohésion
sociale, l’accès au logement ou encore les
espaces verts. D’autres communes ont
déjà organisé des réunions citoyennes ou
lancé des projets participatifs sur des sujets
précis, mais l’idée d’Assemblée pensée
sous cette forme constitue une démarche
plutôt inédite. Si cela s’avère concluant,
nous envisageons de poursuivre dans
cette lancée sur plusieurs années.
La réussite de la ville
d’Esch-sur-Alzette repose
depuis toujours sur la capacité
de personnes issues de
divers horizons à dialoguer,
à rechercher des consensus ou
à élaborer des idées communes
reflet des habitants. La réussite de la ville
d’Esch-sur-Alzette repose depuis toujours
sur la capacité de personnes issues de divers
horizons à dialoguer, à rechercher
des consensus ou à élaborer des idées
communes. Il est compréhensible pour les
passants d’imaginer les élus à l’intérieur
de l’hôtel de ville débattre des affaires
municipales à leurs niveaux. Pourtant,
l’urbanisme, la mobilité, les crèches, les
maisons-relais ou encore les écoles font
partie intégrante du quotidien de chacun.
Tous les citoyens possèdent les compétences
nécessaires pour exprimer leur avis
et partager leur opinion. Des experts seront
présents tout au long du processus,
non pas pour guider les participants, mais
pour accompagner, soutenir et répondre
aux éventuelles questions, sans imposer
de solutions toutes faites.
Dans quelle mesure cette initiative
permettra-t-elle de dresser une
vision future de la commune
d’Esch-sur-Alzette ?
Ce qui compte avant tout pour les
Eschoises et Eschois est leur cadre de
vie au quotidien : les lieux qu’ils fréquentent,
les commerces, les institutions
qui rythment leur journée. Il est essentiel
de ne jamais perdre de vue cette échelle
humaine. La qualité de vie dans chaque
quartier, assurée par des services communaux
accessibles et performants, doit
permettre à chacun de se sentir véritablement
chez soi. Nous pensons qu’il
s’agit du pilier du vivre ensemble et d’une
cohésion sociale qui fonctionne. Il faut
également prendre conscience que l’augmentation
de la population représente
une opportunité formidable, notamment
pour le développement des nouveaux
quartiers. Nous n’avons pas l’intention
de reproduire le modèle de la capitale,
Luxembourg-Ville, mais souhaitons plutôt
inventer notre propre approche. J’ai la
chance d’être bourgmestre aux côtés d’une
équipe prête à développer la commune et à
y intégrer des projets novateurs, soucieux
de ses résidents et de l’environnement.
Administration communale
d’Esch-sur-Alzette
B.P. 145, L-4002 Esch-sur-Alzette
www.esch.lu
Comment garantir que l’avis des
citoyens soit réellement pris
en considération et qu’il soit
représentatif de la population ?
Le point fort de cette Assemblée citoyenne
est que nous allons rechercher activement
les participants afin d’obtenir un échantillon
représentatif des citoyens. Nous
ne voulons pas retrouver uniquement les
mêmes personnes les plus impliquées
dans la vie publique, qui font à nouveau
entendre leur voix, alors qu’elles sont déjà
actives en associations ou dans des partis
politiques, par exemple. Nous voulons
aussi laisser s’exprimer ceux qui, quelles
que soient les raisons, ne s’impliquent pas
dans le débat public. Il s’agit de notre plus
grand défi. Le plus jeune des participants
aura 16 ans, ce qui témoigne d’un premier
effort de diversité.
L’urbanisme, la mobilité, les
crèches, les maisons-relais ou
encore les écoles font partie
intégrante du quotidien de
chacun. Tous les citoyens
possèdent les compétences
nécessaires pour exprimer leur
avis et partager leur opinion
Lorsque j’observe notre conseil communal,
je constate une bonne mixité et une bonne
représentativité, mais bien sûr, il ne reflète
pas à 100% l’image de nos citoyens. Sans
vouloir remettre en question le processus
démocratique qui est celui des élections,
je pense qu’une autre forme d'assemblée
pourrait permettre d’avoir davantage de
Fournir
l’électricité, oui.
Mais pas
n’importe laquelle.
Depuis 2020, Enovos a participé activement
au développement de près de 30 installations
renouvelables de grande envergure au Luxembourg.
Enovos fournit et produit une électricité 100% verte et locale.
12
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
13
LE PARTENAIRE
DES COMMUNES
POUR LA GESTION
DES DÉCHETS
Si les règles en matière de gestion des déchets en résidence sont
bien établies, leur mise en œuvre pratique soulève encore quelques
interrogations. Face aux enjeux pratiques rencontrés sur le terrain,
la SuperDrecksKëscht ® joue un rôle primordial d’accompagnement
auprès des communes et des acteurs du bâtiment, en mettant à
disposition des outils et conseils pour optimiser le tri, l’organisation
des locaux et les solutions de collecte. Explications avec
Daniel Bronden, conseiller pour immeubles résidentiels.
Une application légale encore incomplète
La législation en matière de gestion des déchets en résidence ne date pas d’hier. Une
première loi est entrée en vigueur dès 2012. Celle-ci posait les bases d’une organisation
structurée du tri et de l’équipement des bâtiments. Depuis lors, les obligations ont été
renforcées, notamment pour les copropriétés existantes, qui sont désormais explicitement
concernées.
« Dans les faits, les évolutions qui doivent l’accompagner restent néanmoins, parfois, limitées.
Si les bâtiments neufs sont généralement équipés de locaux poubelles, ce n’est
pas systématiquement le cas des résidences plus anciennes. Même lorsque la loi rend
certaines mesures obligatoires, peu de copropriétés modifient leur organisation.
Les syndics, comme les habitants, tendent à maintenir des situations existantes, souvent
par manque d’accompagnement ou de solutions concrètes. Cette loi n’a pas de caractère
coercitif. Elle a pour objectif principal la réduction des déchets ménagers, tout
en permettant aux citoyens de réaliser des économies. Lorsque le cadre légal n’est pas
respecté, les habitants paient plus chers les charges mensuelles concernant l’élimination
des déchets. Nous regrettons également que la mise en place d’une gestion des déchets
propre, conforme et sécurisé soit souvent difficile à réaliser sur le terrain », explique
Daniel Bronden, conseiller pour immeubles résidentiels.
Le rôle central des communes
Dans ce cadre, les communes jouent un rôle déterminant. « Elles constituent en effet le
premier point de contact pour toutes les questions liées aux déchets : types de conteneurs
disponibles, volumes autorisés, fréquences de collecte, modalités. Ce sont elles qui
détiennent, en pratique, les leviers d’action mais ont souvent des difficultés à encourager
une bonne gestion des déchets dans les immeubles résidentiels », déclare-t-il.
Or, le constat dressé sur le terrain est à nuancer. Si certaines communes ont su mettre en
place une offre complète et adaptée, d’autres disposent d’une palette de solutions plus
14
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
limitée. « Nous constatons parfois que les
volumes de déchets proposés ne correspondent
pas toujours aux besoins réels
des résidences, en particulier dans les immeubles
de grande taille. Dans certains
cas, le rythme d’enlèvement n’est pas optimal
à la densité d’habitants de la résidence
», précise Daniel Bronden.
Cette situation peut conduire à l’approbation
de projets comprenant plusieurs
dizaines, voire centaines d’unités, dont la
taille dépasse parfois le périmètre initialement
prévu pour les dispositifs de gestion
des déchets. Dans certains cas, l’organisation
retenue implique une plus grande
autonomie des résidences dans la gestion
opérationnelle des déchets, avec la possibilité
de recourir à des collecteurs privés
lorsque les conditions le permettent.
Malgré leur engagement formel, notamment
à travers des dispositifs tels que le
Pacte Climat, de nombreuses communes
poursuivent encore la mise en place de
solutions concrètes adaptées aux besoins
spécifiques des résidences.
Le défi n’est pas tant réglementaire que
pratique. C’est pourquoi nous sommes
présents à leurs côtés pour les accompagner,
les conseiller et trouver des solutions
qui leur conviennent au niveau de
la gestion des déchets sur leurs territoire
grâce à divers outils tels que le Residenzen-Check,
Licence pour les syndicats ou
simulateur », rappelle-t-il.
Un simulateur pour optimiser la
conception
Ces difficultés ont un impact direct sur les
professionnels du secteur. Architectes et
maîtres d’ouvrage cherchent, dès la phase
de conception, à anticiper correctement la
gestion des déchets : dimensionnement
des locaux poubelles, choix des conteneurs,
organisation des espaces. « Ce sont les
communes qui sont responsables de ces
questions en lien avec la législation en vigueur
», prévient Daniel Bronden.
Malheureusement, il arrive encore que des
bâtiments neufs soient construits avec des
locaux manifestement sous-dimensionnés.
Dans d’autres cas, les systèmes de
collecte proposés localement ne permettent
pas un tri efficace ou conforme aux
besoins réels des habitants.
Sur le fond, les principes du tri, eux, n’ont
pas changé. Pour accompagner les communes
et les maîtres d’ouvrage, la SuperDrecksKëscht®
a mis au point un outil
qui répond à ce besoin de conformité.
« Il s’agit d’un simulateur qui permet d’accompagner
les concepteurs dès la phase
de planification, en les aidant à déterminer
les volumes nécessaires, les types de
conteneurs adaptés et l’organisation optimale
du local poubelle », explique Daniel
Bronden. Cet outil vise à éviter les erreurs
en amont et à favoriser des projets mieux
adaptés aux réalités de terrain.
Nous encourageons vivement
les copropriétés à faire
le Residenzen-Check et à
utiliser le simulateur pour
évaluer la situation et agir en
conséquence, car les avantages
d’une bonne gestion des
déchets, pour les communes et
leurs citoyens, sont nombreux
Un guide des résidences en ligne
Dans la même logique, et pour ne rien
manquer, un guide des résidences a été
mis à disposition en ligne sur le site de la
SuperDrecksKëscht®. Ce document rassemble
l’ensemble des informations relatives
à la gestion des déchets en résidence
telles que le cadre légal, l’organisation du
tri, les types de conteneurs, les modalités
de collecte, les spécificités communales,
les couleurs des poubelles ou encore l’usage
des poubelles intelligentes. « Pensé
comme un guide pratique, il s’adresse
aussi bien aux communes qu’aux syndicats,
maîtres d’ouvrage, commissions et
citoyens », déclare Daniel Bronden.
Enfin, l’offre destinée aux résidences existantes
a évolué avec la mise en place du
« Residenzen-Check ». « Ce service consiste
en une visite sur site permettant d’évaluer
la situation actuelle, d’identifier les
améliorations possibles et de formuler des
recommandations en matière de conformité
et d’optimisation écologique. Nous
encourageons vivement les copropriétés
à faire le Residenzen-Check et à utiliser
le simulateur pour évaluer la situation et
agir en conséquence, car les avantages
d’une bonne gestion des déchets, pour les
communes et leurs citoyens, sont nombreux
», conclut-il.
SuperDrecksKëscht®
ZI Piret
L-7737 Colmar-Berg
www.sdk.l
residences.sdk.lu
Découvrez la gestion du tri dans
les résidences en vidéo :
Liebe Bewohner,
Ihr Abfallraum wird mit einer
Sammelstation ausgestattet.
Liebe Bewohner,
Liebe Bewohner,
Ihr Abfallraum wird mit einer
04.01.2019
Ihr Sammelstation Abfallraum wird ausgestattet. mit einer
Sammelstation ausgestattet.
04.01.2019
04.01.2019
Das Luxemburger Abfallwirtschaftsgesetz vom 21.
März 2012 (Artikel 13, Absatz 3) gibt vor, dass Mehrfamilienhäuser
(„Residenzen“) mit den notwendigen lorlux für Verpackungen, Ecotrel für elektrische und
Einrichtungen Das
Das
Luxemburger
Luxemburger ausgestattet Abfallwirtschaftsgesetz
Abfallwirtschaftsgesetz werden müssen, vom
vom
21. die 21. eine In
In
Zusammenarbeit
Zusammenarbeit elektronische mit Geräte, mit
den
den
Verantwortlichen Ecobatterien Verantwortlichen
- das für - das Batterien),
getrennte März 2012 2012 Sammlung (Artikel (Artikel 13, 13, Absatz Absatz der verschiedenen 3) 3) gibt gibt vor, vor, dass dass anfallenden
Mehr-
Mehrfamilienhäuser
(„Residenzen“)
sind sind die sowie
die Gemeinden, Gemeinden,
dem Verband die die Produzentensysteme Produzentensysteme
der Wohnungsverwaltungen
(Valorlulorlux
für für
(Va-
Abfallfraktionen/Produkte ermöglichen.
mit mit den den notwendigen notwendigen
(GSPL) Verpackungen, Verpackungen,
und der Ecotrel Ecotrel
Chambre für elektrische für elektrische
immobilière und und
- hat die
Einrichtungen ausgestattet werden müssen, müssen, die die eine eine elektronische elektronische
SuperDrecksKëscht Geräte, Geräte, Ecobatterien Ecobatterien ® ein für praxiskonformes Batterien), für Batterien),
Kon-
getrennte Sammlung der der verschiedenen anfallenden sowie sowie dem dem Verband Verband der der Wohnungsverwaltungen
Restabfall verringern
Abfallfraktionen/Produkte ermöglichen.
zept entwickelt.
(GSPL) (GSPL) und und der der Chambre Chambre immobilière immobilière - hat - hat die die
Prinzipiell geht es darum, die Restab-
SuperDrecksKëscht
fallmenge stark zu verringern, indem Das System der ® ein ® ein
getrennten praxiskonformes
Abfallsammlung
Konzepzept
entwickelt.
Kon-
kann in
Restabfall verringern
verschiedene Altprodukte separat erfasst
und stark wiederverwertet zu zu verringern, werden. indem Das Das Weitere System der Informationen der getrennten unter Abfallsammlung residenzen.sdk.lu kann kann in in .
verschiedene Altprodukte separat er-
er-
Mehrfamilienhäusern jeder jeder Größe Größe eingesetzt eingesetzt werden. werden.
Mehrfamilienhäusern jeder Größe eingesetzt werden.
Prinzipiell geht es es darum, die die Restabfallmenge
Sicherheit und Sauberkeit
Die Organisation der Sammlung und der Abfuhr der
Weitere unter .
fasst und wiederverwertet werden. Weitere Informationen unter residenzen.sdk.lu .
Durch die getrennte Erfassung verringert
sich sowohl die Menge als auch waltung, der
Altprodukte obliegen den Bewohnern, der Hausver-
und Die Eigentümergemeinschaft
Sammlung und der Abfuhr der
Sicherheit und Sauberkeit
Die Organisation der Sammlung und der Abfuhr und der externen
die verringert
sich sowohl die Menge als auch waltung, der Eigentümergemeinschaft und externen
Altprodukte obliegen den Bewohnern, der Hausver-
Durch das Gefahrenpotential die getrennte Erfassung des Restabfalls.
verringert
Altprodukte Dienstleistern. obliegen den Bewohnern, der Hausverwaltung,
der Eigentümergemeinschaft und externen
das
sich sowohl die Menge als auch
Gefahrenpotential des Restabfalls.
Dienstleistern.
das Gefahrenpotential des Restabfalls.
Dienstleistern.
Verwertung
Verwertung
Verwertung
Die getrennte Sammlung ermöglicht
Die erst getrennte das Recycling Sammlung und ermöglicht
Die getrennte Sammlung ermöglicht somit die Gewinnung
das Recycling von Sekundärrohstoffen.
somit die Ge-
erst
winnung
erst das
von
Recycling
Sekundärrohstoffen.
somit die Gewinnung
von Sekundärrohstoffen.
Was wird gesammelt?
Neben Was wird den klassischen gesammelt?
Wertprodukten, wie Papier wie Papier
und Neben Karton, den klassischen Glas, Metalle Wertprodukten, und und Verpackungen
wie Papier
(Valorlux) und Karton, soll Glas, auch Metalle „Biomüll“, und vor Verpackungen
vor allem allem Lebensmittelabfälle,
(Valorlux) soll separat auch „Biomüll“, gesammelt vor werden. allem werden. Lebens-
Hinzu Hinzu
kommen mittelabfälle, die Problemprodukte separat gesammelt wie wie werden. z.B. z.B. Tonerkar-
Hinzu Tonerkar-
Lebenstuschen,
kommen Spraydosen, die Problemprodukte Schadstoffverpackungen.
wie z.B. Tonerkartuschen,
Spraydosen,
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Schadstoffverpackungen.
Beiliegend finden Sie den Benutzerleitfaden
für Beiliegend Ihre Sammelstation. finden Sie Sie den den Dieser Benutzerleitfaden
Benutzerleitfaden
enthält Informationen
für Ihre Sammelstation. über die Altprodukte, Dieser Dieser enthält die enthält bei Informationen
derzeit über gesammelt die Altprodukte, werden. die die bei bei Ih-
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derzeit gesammelt werden.
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In Zusammenarbeit mit den Verantwortlichen - das
sind die Gemeinden, die Produzentensysteme (Va-
Conservation des ressources dans 04.01.2019
les résidences
Évitez les déchets et collectez-les séparément
Rejoignez-nous !
Initiative
Contactez l’association de
propriétaires;
la gérance responsable;
le propriétaire.
Exemple : local poubelle
Enlèvement communal
Sammelplaz
Point de collecte
residenzen.sdk.lu sdk.lu shop-green.lu
Déchets résiduel
Papier/carton
Verre creux
Déchets organiques
Consultation
Analyse individuelle
Développement du concept
Matériel d’information
Orienté vers la pratique
Offre sous :
Tel: (+352) 488 216 - 1
residenzen@sdk.lu
Liebe Bewohner,
Ihr Abfallraum wird mit einer
Sammelstation ausgestattet.
Liebe Bewohner,
04.01.2019
Liebe Bewohner,
Ihr Abfallraum wird mit einer
Ihr Abfallraum wird mit einer
Sammelstation ausgestattet.
Sammelstation ausgestattet.
Das Luxemburger Abfallwirtschaftsgesetz vom 21. In Zusammenarbeit mit den Verantwortlichen
März 2012 (Artikel 13, Absatz 3) gibt vor, dass Mehrfamilienhäuser
(„Residenzen“) mit den notwendigen lorlux für Verpackungen, Ecotrel für elektrisch
sind die Gemeinden, die Produzentensystem
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SuperDrecksKëscht Mehrfamilienhäusern
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séparément
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entwickelt. Weitere entwickelt. Informationen unter residenzen.sdk.lu
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Restabfall fasst und wiederverwertet verringern werden.
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stark zu verringern, indem Das System
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Sicherheit und Sauberkeit
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und wiederverwertet werden. Weitere Informationen unter residenzen.sdk.lu .
Mehrfamilienhäusern jeder Größe eingesetzt werden.
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Mehrfamilienhäusern Altprodukte obliegen jeder Größe den Bewohnern, eingesetzt werden. der Ha
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Neben den klassischen Wertprodukten, wie Papier
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(Valorlux) soll auch separat „Biomüll“, gesammelt vor allem werden. Lebens-
Hinzu
Neben den klassischen Wertprodukten, wie Papier
und Karton, Glas, Metalle und Verpackungen
kommen mittelabfälle, (Valorlux)
die
soll separat Problemprodukte
auch „Biomüll“, gesammelt vor werden. wie
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Lebensmittelabfälle,
die Problemprodukte separat gesammelt wie werden. z.B. Tonerkar- Hinzu
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kommen die Problemprodukte wie z.B. Tonerkar-
En collaboration avec :
Beiliegend finden Sie den Benutzerleitfaden
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Beiliegend über finden die Sie Altprodukte, den Benutzerleitfaden
für Ihre Sammelstation. Dieser enthält Informationen
über die Altprodukte, die die bei Ihnen
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für Ihre derzeit
Sammelstation.
gesammelt werden.
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über die Altprodukte, die bei Ihnen
derzeit gesammelt werden.
SuperDrecksKëscht ®
Collections via SDK fir Bierger,
Centre de ressources, porte-à-porte (4x/an),
*Veuillez jeter les piles sèches dans les points de
collecte publics. ou des centres de ressources
Médicaments, bombes aérosol,
cartouches d’encre et de toner,
huiles et graisses alimentaires,
emballages de produits nocifs
Produits pollués par de la peinture
Tubes fluorescents, Lampes à basses
consommation d’énergie
Petit électroménager
sdk_superdreckskescht
VALORLUX (emballage)
Bouteilles et flacons en plastique
Emballages métalliques
Cartons à boisson
Film et sacs en plastique
Pots, gobelets et barquettes
en plastique
Poubelle intelligente
Au moins 50% de déchets résiduels,
les ressources sont préservées
réduction des taxes sur les déchets,
simplicité de l’opération
facturation selon le principe du
pollueur-payeur
la facturation individuelle par
utilisateur, transmission sécurisée
des données
Solution pour l'intérieur et l'extérieur
des bâtiments
residences.sdk.lu
16
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
LE BIOGAZ : PILIER
DE LA SOUVERAINETÉ
Le biogaz est parfois réduit à sa seule dimension énergétique, alors
qu’il joue un rôle clé. dans la transition écologique, la souveraineté
énergétique et la durabilité agricole. En valorisant les déchets organiques,
il limite les émissions de gaz à effet de serre, produit une
énergie locale et stockable et génère un fertilisant naturel bénéfique
pour les sols. Sa disparition entraînerait des impacts environnementaux,
économiques et sanitaires majeurs, tout en fragilisant
l’autonomie alimentaire et énergétique des territoires. Éléments
de réponse avec Dr. Khadidja Chaib Draa, conseillère référente à
l’asbl Biogasvereenegung.
Et si le biogaz disparaissait ?
Imaginez un monde où chaque reste de
repas, chaque effluent d’élevage, chaque
biodéchet organique s’accumule dans les
centres d’enfouissement ou est traité par
des technologies fortement émettrices
de gaz à effet de serre. Un monde où une
technologie naturelle, éprouvée, discrète
et profondément circulaire disparaît sans
que l’on prenne réellement la mesure de
ce qu’elle nous apportait.
17
en un système maîtrisé, où « les gaz produits
sont récupérés, valorisés énergétiquement
et substituent directement
des combustibles fossiles. Sans biogaz,
ces émissions repartiraient massivement
dans l’atmosphère via les décharges, le
compostage non contrôlé ou l’épandage
d’effluents bruts », explique Dr. Khadidja
Chaib Draa. À l’échelle mondiale, la production
alimentaire est responsable d’environ
26% des émissions de gaz à effet de
serre. Le biogaz représente à lui seul un levier
capable de réduire près de 10% de ces
émissions, en agissant à la fois sur la gestion
des déchets, la production d’énergie
et la fertilisation des sols. Abandonner ce
levier serait se priver d’un outil climatique
déjà disponible, éprouvé et immédiatement
mobilisable.
Une énergie renouvelable locale
et stockable
« Le biogaz est souvent perçu comme
une simple source d’énergie renouvelable
parmi d’autres. En réalité, il est bien
davantage : un pilier de la transition écologique,
un outil de résilience alimentaire
et énergétique et un maillon important de
l’économie circulaire », déclare Dr. Khadidja
Chaib Draa, conseillère référente à
l’association Biogasvereenegung. Sa disparition
ne serait pas neutre puisqu’elle
constituerait un recul écologique, économique
et stratégique majeur.
Le biogaz et son digestat
constituent donc une assurance
pour une agriculture durable,
résiliente et souveraine
Une barrière contre les gaz à effet de serre
La décomposition naturelle des déchets
organiques, des effluents d’élevage et des
boues issues des activités humaines libère
dans l’atmosphère des gaz à fort impact
climatique, tels que le méthane et le protoxyde
d’azote, dont le pouvoir réchauffant
dépasse largement celui du CO2.
La digestion anaérobie permet de capter
ces émissions à la source. Elle transforme
un processus naturel difficile de contrôle
Le biogaz est parfois réduit à sa seule dimension
énergétique. Il se distingue pourtant
par une caractéristique stratégique
rare parmi les énergies renouvelables : il est
pilotable et stockable. Appuyé sur les réseaux
gaziers existants, il peut être injecté,
stocké et mobilisé en fonction des besoins,
sous forme de chaleur, d’électricité ou de
biométhane. Disons que le réseau de gaz
naturel constitue une infrastructure déjà
déployée à grande échelle sur le territoire
européen. Alors que se pose la question de
l’avenir de ces réseaux dans un contexte
de sortie progressive des énergies fossiles,
le biométhane apporte une réponse
concrète en réutilisant les réseaux existants
pour transporter une énergie renouvelable
locale.
« En 2023, la production européenne de
biogaz a par exemple atteint environ 22
milliards de m3 de méthane, soit l’équivalent
énergétique de plus de 10 centrales
nucléaires de taille moyenne. Le potentiel
est encore bien supérieur. La digestion
optimale de l’ensemble des effluents animaux
européens permettrait d’atteindre
l’équivalent de la production d’une vingtaine
de centrales nucléaires », projette Dr.
Khadidja Chaib Draa.
C’est d’autant plus pertinent dans un
contexte de tensions géopolitiques et de
dépendance énergétique. Le biogaz renforce
en effet la souveraineté énergétique
des pays européens et notamment du
Luxembourg. La disparition de cette éner-
18
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
gie et de son utilisation accroîtrait inévitablement
la dépendance aux importations
de gaz fossile, au détriment de la sécurité
énergétique européenne.
Recycler les nutriments pour une
agriculture plus saine
Au-delà de l’énergie, le biogaz est un outil
environnemental et durable. « Le digestat,
résidu de la digestion anaérobie, est un
fertilisant organique riche en azote, phosphore,
potassium et micro-éléments essentiels.
Il est plus sûr sur le plan sanitaire
que les fumiers ou lisiers bruts et mieux
assimilable par les cultures », rappelle M.
Pol Wagner, président de la Biogasvereenegung
a.s.b.l.
pathogènes (comme les salmonelles ou E.
coli) ainsi que les graines de plantes adventices.
Sans ce traitement, ces éléments
se retrouvent dans les sols, les eaux et parfois
la chaîne alimentaire, avec des risques
sanitaires non négligeables.
« Par ailleurs, l'épandage de digestat
améliore la structure des sols, favorise la
formation d’humus stable, augmente la
capacité de rétention en eau et limite les
pertes d’azote. En soutenant l’utilisation
de cultures intermédiaires, il contribue à
la protection des nappes phréatiques et à
la résilience des systèmes agricoles face
aux sécheresses », explique-il.
En restituant à la terre les nutriments
issus des déchets agroalimentaires, le
digestat permet de fermer le cycle des
éléments nutritifs, ce qui présente un
avantage conséquent pour la planète
et pour le portefeuille des agriculteurs.
« En se substituant partiellement aux engrais
minéraux, le digestat réduit l’empreinte
carbone de l’agriculture et renforce
la sécurité alimentaire », poursuit-il. Toute
rupture d’approvisionnement en gaz naturel
se traduirait par une flambée des prix
des engrais, puis des denrées alimentaires.
Le biogaz et son digestat constituent donc
une assurance pour une agriculture durable,
résiliente et souveraine.
L’épandage de digestat favorise
la formation d’humus stable,
ce qui améliore la structure des
sols, leur capacité de rétention
en eau et en carbone
Protéger l’eau, les sols et la santé
La digestion anaérobie des effluents animaux
permet de réduire fortement les
odeurs lors de l’épandage et de limiter le
risque de lixiviation des nitrates, l’un des
principaux polluants des nappes phréatiques.
En convertissant les composés
organiques instables en énergie, elle diminue
la charge polluante des fertilisants
et améliore leur efficacité agronomique.
Elle joue également un rôle hygiénisant
en réduisant significativement les agents
Le biogaz est ainsi bien plus
qu’une technologie : c’est une
philosophie, où les déchets
deviennent des ressources
et où les agriculteurs
deviennent acteurs de la
transition énergétique
L’asbl Biogasvereenegung pour
promouvoir le biogaz à l’échelle
nationale
Le biogaz constitue également un levier
de développement local, étroitement
ancré dans les réalités du territoire.Sa
production est directement proportionnelle
à la quantité de déchets organiques
disponibles sur un territoire donné. Au
Grand-Duché, le recours à cette énergie
semble être une idée astucieuse pour répondre
à tous les défis énergétiques et environnementaux
qu’il s’est fixé. Ce modèle
permet une synchronisation vertueuse
entre production de déchets, valorisation
énergétique et retour des fertilisants au sol
selon le principe d’économie circulaire.
Le biogaz est ainsi bien plus qu’une technologie
: c’est une philosophie, où les
déchets deviennent des ressources et où
les agriculteurs deviennent acteurs de
la transition énergétique. « Nous souhaitons
créer un environnement favorable
au développement de cette énergie
renouvelable au Luxembourg »,
déclare M. Pol Wagner. L’asbl Biogasvereenegung
a notamment pour objectif de
promouvoir le biogaz et d’œuvrer égale-
ment en faveur du développement d’infrastructures
adaptées et d’une meilleure
reconnaissance du biogaz en tant que
ressource énergétique majeure. Le biogaz
constitue un outil de résilience à la croisée
des enjeux climatiques, agricoles, énergétiques
et territoriaux. À l’heure où sa rentabilité
est parfois questionnée et où son
cadre administratif se complexifie, il est
crucial de comptabiliser ses co-bénéfices
: protection du climat, des sols, de l’eau,
renforcement de l’économie rurale et de
la sécurité alimentaire. Il s’inscrit au cœur
d’une vision durable où les déchets deviennent
ressources et où l’agriculture devient
moteur de la transition énergétique.
"En conclusion, c’est en renforçant, en
19
Promouvoir le biogaz et œuvrer
également en faveur du développement
d’infrastructures adaptées et d’une meilleure
reconnaissance du biogaz en tant que
ressource énergétique majeure
favorisant, en perfectionnant et en intégrant
mieux le biogaz dans nos politiques
agricoles, énergétiques et environnementales
que nous construirons un avenir plus
durable", conclut-il.
Nous maintenons un contact régulier avec
les ministères et les différentes administrations
pour identifier les pistes d’amélioration,
contribuer à l’allégement des
procédures et favoriser le développement
du biogaz sur le territoire Grand-Ducal.
Biogasvereenegung
6 Rue Eugène Reiser
L-9175 Niederfeulen
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1 MILLION
DE TONNES
DE CO2 BIOGÉNIQUE :
le potentiel qui pourrait être capturé
et valorisé au Luxembourg
20
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
GOODYEAR ET ENERDEAL INAUGURENT UN PROJET
SOLAIRE À COLMAR-BERG
Le 11 novembre dernier, Goodyear Tire & Rubber Company et Enerdeal ont inauguré
une nouvelle installation solaire photovoltaïque d’une capacité totale de 7
MWp, combinant toitures photovoltaïques et structures en ombrières. Ce dispositif
permettra de produire environ 6,5 GWh d’électricité renouvelable par an,
directement consommée sur le site pour alimenter les opérations quotidiennes
de Goodyear.
Signé en 2024, le projet comprend 5 MWp installés sur les toits de l’usine de
production de pneumatiques et du centre d’innovation, ainsi que 2 MWp intégrés
aux ombrières couvrant le parking du centre d’innovation. Il s’agit de la cinquième
installation solaire de Goodyear dans la région EMEA et de la onzième au
niveau mondial.
Cette nouvelle infrastructure vient compléter les installations déjà existantes à
Colmar-Berg, renforçant une stratégie énergétique cohérente et de long terme.
« Goodyear s’est fixé pour objectif mondial de faire passer ses opérations et processus
de fabrication à une électricité entièrement renouvelable d’ici 2030 et à
une énergie entièrement renouvelable d’ici 2040. L’annonce d’aujourd’hui nous
rapproche de cet objectif », a déclaré Alex Schumann, Directeur Manufacturing
Luxembourg chez Goodyear. « C’est un honneur pour nous de travailler avec un
acteur industriel majeur comme Goodyear et d’inaugurer ce projet. Ces systèmes
photovoltaïques permettent de déployer efficacement une capacité solaire à
grande échelle, de générer d’importantes réductions des émissions locales et de
démontrer comment ce type de collaboration peut faire progresser la transition
énergétique du Luxembourg. La production d’électricité renouvelable directement
là où elle est consommée favorise également l’efficacité énergétique et
la stabilité du réseau », a également souligné François Neu, Country Manager
d’Enerdeal. En présence du ministre de l’Économie, Lex Delles, cette inauguration
souligne également l’importance des partenariats industriels dans l’atteinte des
objectifs climatiques du Luxembourg et dans la construction d’un modèle énergétique
plus durable.
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22
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
UN ACCOMPAGNEMENT
COMPLET AU CŒUR
DES PROJETS
ÉNERGÉTIQUES
Pour faire face à la multiplication des technologies et à la complexité
croissante des installations techniques, l’accompagnement
en phase d’étude devient un maillon clé pour leur mise en œuvre.
Viessmann Luxembourg mobilise son service pré-sales pour soutenir
les bureaux d’études, les installateurs et les maîtres d’ouvrage
dans la conception de systèmes énergétiques fiables, efficients et
conformes aux normes, du résidentiel aux projets de grande envergure.
Explications avec Günter Krings et François Siméon, respectivement
Managing Director et Head of Quotation & Project Engineering
Department.
Une expertise dédiée
aux installations complexes
Aujourd’hui, les projets dans la technique
d’un bâtiment ne se limitent plus
au simple remplacement d’une chaudière.
Pompes à chaleur, systèmes hybrides,
photovoltaïque, batteries, bornes de recharge,
régulations numériques : la diversité
des technologies impose une expertise
pointue et une vision globale dès la
phase d’étude.
Chez Viessmann, le service pré-sales s’appuie
sur une équipe spécialisée, composée
notamment d’ingénieurs techniques qui
interviennent directement auprès des bureaux
d’études, des installateurs et des acteurs
industriels. « Notre mission consiste
par exemple à accompagner la conception
d’installations de grande envergure, parfois
de l’ordre du mégawatt dans lesquelles
les enjeux techniques et énergétiques sont
particulièrement élevés », explique François
Simeon, Head of Quotation & Project
Engineering Department.
Les projets couvrent un large éventail de
configurations : cascades de chaudières
gaz, combinaisons gaz et pompes à chaleur,
systèmes hybrides, solutions biomasse ou
encore installations intégrant des stockages
et des réseaux hydrauliques complexes.
« Nos partenaires arrivent souvent
avec des exigences fonctionnelles et les
attentes du client final mais sans toujours
disposer d’une vision complète des possibilités
technologiques disponibles. Notre
équipe pré-sales intervient alors comme
partenaire technique et aide à construire
une solution cohérente, performante
et conforme aux normes en vigueur »,
indique Günter Krings, Managing Director.
Les pré-études, les conseils sur les
choix technologiques et l’aide au dimensionnement
permettent en effet d’aboutir
à des projets qui répondent à la fois aux
objectifs écologiques, économiques et
techniques.
Un rôle indispensable auprès
des bureaux d’études et du
secteur public
Il en va de même pour les bâtiments du
secteur public, tels que les halls sportifs,
les ateliers communaux ou les bâtiments
administratifs. « Les communes
mandatent généralement des bureaux
d’études. La procédure rejoint alors celle
du secteur privé : le bureau d’études fait
l'étude du projet et s’appuie sur un soutien
technique spécialisé pour affiner les
solutions. Ce soutien, nous sommes en
mesure de leur apporter », déclare François
Siméon.
Le service pré-sales intervient également
pour déterminer le meilleur choix concernant
les systèmes de production, l’intégration
du chauffage et du refroidissement
ou encore la gestion de l’eau chaude sanitaire.
« Même dans le cadre de rénovations,
par exemple lors du remplacement d’anciennes
chaudières mazout par des systèmes
gaz ou des solutions pompe à chaleur
plus modernes, l’accompagnement
technique reste déterminant pour garantir
la cohérence de l’ensemble », poursuit
François Siméon.
Le résidentiel face aux nouvelles
technologies
Si les grandes installations illustrent la dimension
stratégique du pré-sales, une part
23
François Siméon
importante de l’activité concerne aussi les
maisons unifamiliales. « L’évolution des
technologies transforme ces projets. Désormais,
le remplacement d’une chaudière
gaz par une pompe à chaleur, l’ajout de
photovoltaïque, de batteries ou de bornes
de recharge nécessite aujourd’hui une approche
holistique qui intègre différents
paramètres (calculs, dimensionnement,
cohérence entre les systèmes, etc », rappelle
Günter Krings.
La formation, levier indispensable
de qualité
Toutes ces innovations impliquent
des formations constantes. Celles-ci
concernent l’ensemble des acteurs, depuis
les phases d’étude jusqu’à l’installation et
au dépannage. « Des sessions pratiques et
théoriques accompagnent les installateurs
et les dépanneurs dans la maîtrise des
équipements et de leur mise en œuvre »,
précise François Siméon.
Par ailleurs, des outils numériques et des
modules en ligne complètent ce dispositif
afin de garantir la mise à jour continue des
connaissances et d’assurer que les professionnels
du secteur maîtrisent pleinement
les technologies qu’ils mettent en œuvre.
Un accompagnement complet
L’un des aspects majeurs de cette approche
réside dans la continuité du suivi. « Les
ingénieurs impliqués dans les études initiales
accompagnent également les phases
ultérieures du projet jusqu’à la livraison et
à l’assistance au montage.
« Présents sur le chantier, en lien direct
avec les équipes d’installation, nous
veillons à ce que les choix définis durant
l’étude se traduisent correctement
dans la réalisation. Cette présence garantit
une cohérence entre l’intention
initiale et l’installation finale », déclare
François Siméon.
Les regards tournés
vers l’innovation
L’évolution technologique ne s’arrête pas
et se poursuit avec le développement de
nouvelles pompes à chaleur utilisant le
propane, un fluide frigorigène naturel.
« Cette orientation témoigne de notre
volonté d’intégrer des solutions toujours
plus performantes et respectueuses de
l’environnement », rappelle Günter Krings.
D’autres avancées, comme la charge bidirectionnelle
pour véhicules électriques,
figurent parmi les axes de développement
à venir chez Viessmann.
Viessmann Luxembourg
35, rue J-F Kennedy
L-7327 Steinsel
www.viessmann.lu
24
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
ENERGY SHARING
SERVICE : QUAND LES
VOISINS PARTAGENT
LEUR ÉNERGIE
Le partage d’énergie prend forme au Luxembourg, porté par la
montée du photovoltaïque et la nécessité d’ancrer la transition
énergétique au niveau local. Avec sa propre solution, Enovos
accompagne particuliers, entreprises et communes dans la création
et la gestion de communautés énergétiques. Retour sur ce dispositif
avec Tatiana Berseneva et Ivan Deschamps, respectivement Product
Manager et Head of department au sein du service Digital, Innovation
& Products.
Qu’est-ce que l’Energy Sharing et
depuis quand ce dispositif est-il en
place au Luxembourg ?
TB : Il s’agit d’une solution qui permet
de partager localement de l’électricité
renouvelable produite en excédent,
principalement à partir d’installations
photovoltaïques, entre plusieurs acteurs :
des ménages, des entreprises ou des
collectivités. L’idée est simple : lorsque la
production dépasse la consommation d’un
site, cette énergie peut être redistribuée
à d’autres membres d’un même groupe
de partage, selon des règles clairement
définies, à un prix fixé à l’avance. On
valorise ainsi une production locale qui,
autrement, serait injectée dans le réseau à
des conditions moins avantageuses.
ID : Nous travaillons sur cela depuis
plusieurs mois. Le développement de la
plateforme s’est accéléré ces dernières
semaines, avec la mise en place de projets
pilotes et l’intégration graduelle de
clients. En 2025, nous avons procédé à
une mise en service progressive, c’est-àdire
que la solution est opérationnelle,
utilisée par des clients réels, mais sans
communication vers le grand public.
L’intérêt du partage d’énergie est
aujourd’hui très large ; les particuliers
équipés de panneaux photovoltaïques y
voient un moyen de mieux valoriser leur
production lorsqu’ils ne sont pas chez
eux. Les entreprises, notamment celles
disposant de plusieurs sites, peuvent
optimiser leurs flux énergétiques. Enfin,
les communes jouent également un rôle
clé : elles disposent souvent de bâtiments
publics producteurs d’énergie et d’un tissu
local propice à la mise en place de projets
collectifs. C’est pourquoi nous avons
développé une offre spécifique, capable
de s’adapter à des besoins très différents
d’une commune à l’autre.
Vous présentez cette solution comme
étant « all-in-one ». Concrètement,
comment cela se traduit-il pour les
clients ?
ID : Le principal défi auquel les clients
sont confrontés aujourd’hui n’est pas
tant technique qu’administratif et
organisationnel. Pour créer un groupe
de partage d’énergie, il faut d’abord
comprendre les différents types de
dispositifs existants, et leurs implications
; ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, les
contraintes fiscales, la distance entre les
points de production et de consommation,
ou encore la nécessité de créer ou non une
entité légale. À cela s’ajoutent des choix
clés, comme la définition du groupe, le prix
de partage ou l’équilibre entre production
et consommation. Un groupe de partage
d’énergie, c’est une communauté vivante :
des membres arrivent, d’autres partent,
des questions surgissent, parfois des
tensions aussi. C’est précisément sur ces
aspects que notre offre se positionne ;
nous prenons en charge la création, la
gestion administrative, les entrées et les
sorties, ainsi que l’accompagnement et les
simulations nécessaires tout au long de la
vie du groupe.
TB : En plus de cela, il ne faut pas
sous-estimer la partie financière et la
transparence. Chaque mois, quelqu’un
doit calculer les volumes partagés,
répartir les coûts, collecter les paiements
des consommateurs et redistribuer les
revenus aux producteurs. Ce sont des
sujets sensibles, et notre objectif est
d’éviter toute ambiguïté ou conflit. C’est
pourquoi nous avons développé une
plateforme numérique qui centralise
ces informations. Le prix de partage est
décidé par le groupe dès le départ, avec
notre accompagnement. Les données
de consommation et de production sont
disponibles à J+1 sur Leneda, la plateforme
nationale de données énergétiques. Chaque
participant dispose d’une vision claire
de l’énergie qu’il consomme, de ce qui
provient de la communauté et de ce que
cela représente financièrement et peut
également faire plusieurs simulations.
Cette transparence est essentielle pour
instaurer la confiance et garantir le bon
fonctionnement du modèle entre les
membres et l'organisateur.
Quels enseignements tirez-vous
des premiers retours des clients et
comment ceux-ci ont-ils influencé le
développement de votre solution ?
TB : Ce que nous constatons avant tout est
qu’ils apprécient être accompagnés dans
un cadre structuré, qui leur donne une
vision claire des règles, des flux d’énergie
et des aspects financiers. Ces retours
ont aussi mis en lumière un besoin clair
d'accompagnement dans les démarches
25
administratives. Mettre en place un groupe
de partage d’énergie demande du temps, de
la coordination et une bonne organisation,
notamment pour désigner un représentant
et aligner tous les membres dès le départ.
Un autre enseignement clé est que
chaque groupe est unique. Les besoins
d’un groupe de particuliers, par exemple
une famille dispersée sur le territoire ou
des voisins d'une même commune, d’une
entreprise ou d’une commune sont très
distincts. Notre défi est donc de proposer
une solution suffisamment flexible pour
couvrir toutes ces configurations.
ID : Notre solution s’est construite
de manière progressive, en étroite
collaboration avec les clients et surtout
grâce à leurs retours. Certains d’entre eux
pensaient pouvoir tout gérer eux-mêmes,
notamment lorsqu’ils disposent déjà de
compétence technique. Mais très vite, une
question centrale se pose : qui s’occupe de la
gestion quotidienne ? Les déménagements
sont fréquents au Luxembourg, les
membres changent, les questions affluent,
et peu de personnes souhaitent assumer ce
rôle sur le long terme. C’est précisément
sur ce point que nous avons adapté notre
approche, en proposant une gestion
complète et durable des groupes. Un autre
enseignement majeur concerne l’équilibre
entre producteurs et consommateurs.
S’il est relativement facile de trouver des
producteurs, notamment dans un pays où
l’intérêt pour le photovoltaïque est fort,
il est parfois plus complexe de mobiliser
suffisamment de consommateurs. Sans
un nombre adéquat de participants,
l’énergie produite n’est pas utilisée de
manière optimale. Les municipalités
jouent ici un rôle clé, par exemple en
combinant bâtiments publics à forte
consommation, comme les écoles, et
production résidentielle locale, elles
créent des synergies idéales. Chaque
configuration est différente, mais c’est
justement cette diversité que notre
solution vise à couvrir afin de maximiser
la valeur locale et d’ancrer concrètement
la transition énergétique au cœur des
communautés.
Parmi les premiers acteurs à s’être engagés
concrètement dans cette démarche
figure la commune de Niederanven : « À
Niederanven, nous considérons le partage
de l’énergie comme un pilier essentiel
d’un avenir climatiquement neutre et
socialement juste. Notre ambition est
de dépasser les petites communautés
isolées et de créer une masse critique
permettant de rémunérer équitablement
les producteurs d’énergie renouvelable,
tout en offrant à tous les citoyens en
particulier à ceux qui ne peuvent pas
installer de systèmes photovoltaïques, un
accès à une électricité produite localement
à des prix plus bas et prévisibles. Il s’agit
d’un véritable modèle gagnant-gagnant.
Les communes qui partagent cette vision
sont invitées à nous rejoindre afin de
contribuer ensemble à façonner l’avenir
de l’énergie », a déclaré son bourgmestre,
Fréd Ternes.
Pour en savoir plus sur l’Energy Sharing
Service et manifester votre intérêt, rendezvous
sur le site d’Enovos :
energysharing.enovos.lu
Enovos Luxembourg S.A.
2 Domaine du Schlassgoard
L-4327 Esch-sur-Alzette
www.enovos.lu
26
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
Frank Pettinger et Cyrille Gerhardt
UN TRAITEMENT ÉCORESPONSABLE
DE L’EAU : STEINSEL OUVRE LA VOIE
AVEC AQUABION
27
un comptage précis des consommations.
« Nous étions en contact avec Aquabion
depuis longtemps. La source d’Heisdorf
alimente plus de la moitié de la commune
et une part importante des compteurs
était affectée par le calcaire, ce qui posait
un réel problème pour la fiabilité du
comptage. La solution a été installée il y
a six ans et fonctionne sans aucune intervention
depuis sa mise en œuvre. Il s’agit
d’un investissement unique : lorsque le
dispositif arrive en fin de cycle, nous procédons
simplement à un échange standard
et repartons pour la même période. Nous
sommes justement en train de planifier le
remplacement des anciens dispositifs par
des nouveaux, mais l’efficacité constatée
depuis toutes ces années confirme pleinement
notre choix », explique Frank Pettinger,
responsable technique. L’objectif reste
inchangé : traiter l’eau en amont, protéger
les installations et garantir un service
stable et fiable pour tous les habitants.
Il s’agit d’un investissement
unique : lorsque le dispositif
arrive en fin de cycle, nous
procédons simplement à un
échange standard et repartons
pour la même période
L’efficacité par la simplicité
À Steinsel, la gestion de l’eau
potable prend une dimension
pionnière. Première commune
du Luxembourg à parier sur une
solution durable, non chimique
et respectueuse de l’environnement,
elle s’est tournée vers
Aquabion. Rencontre avec
Frank Pettinger, responsable
technique de la commune et Cyrille
Gerhardt, directeur général
de l’entreprise à l’origine de
cette innovation.
Un réseau sous pression
À Steinsel, la dureté de l’eau constitue
un enjeu identifié de longue date. Depuis
plus d’une décennie, les responsables locaux
devaient composer avec des dépôts
calcaires et des risques de corrosion sur
les réseaux de distribution, qui pouvaient
affecter la fiabilité des installations. Pour
y remédier, l’idée d’équiper le réservoir
d’Heisdorf de dispositifs plus performants
a progressivement pris forme, afin de
protéger les infrastructures et d’assurer
L’un des atouts majeurs de cette technologie
réside dans sa simplicité d’exploitation.
Contrairement à un filtre classique,
le dispositif n’a pas vocation à retenir ou
éliminer le calcaire. Son principe repose
sur la transformation de la structure
même du calcaire incrustant en une forme
poudreuse et non adhérente. « Il ne s’agit
pas de retirer le calcaire, mais de modifier
son comportement. Grâce à un procédé
électrolytique naturel, le système génère
une couche cathodique protectrice à l’intérieur
des canalisations. Cette fine particule
agit comme une patine ; elle empêche
les dépôts de s’accrocher aux parois et
permet au calcaire de s’évacuer naturellement
avec le flux de l’eau, sans s’incruster
dans le réseau », explique Cyrille Gerhardt,
directeur général d’Aquabion.
Entièrement passif, le dispositif ne
nécessite aucune maintenance une fois
28 | ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
installé. Composé d’un corps en laiton
et d’une anode en zinc pur, il fonctionne
sans électricité ni ajout de substances
extérieures. Le simple passage de l’eau
crée une électrolyse qui libère des ions de
zinc, favorisant l’agglomération du calcaire
sous une forme inerte. Les analyses
réalisées avant et après installation confirment
qu’il n’y a aucune modification
physico-chimique de l’eau : sa potabilité
est pleinement préservée. « Au-delà de l’aspect
purement technique, il était essentiel
pour nous d’opter pour une solution
respectueuse de l’environnement. Nous
ne voulions pas d’un système énergivore
et dépendant de produits chimiques ou de
consommables », souligne le responsable
technique. Pensée pour durer, la solution
s’inscrit également dans une logique de
long terme. Le dispositif bénéficie d’une
garantie de cinq ans et affiche une
durée de vie effective de sept à huit ans.
« En fin de cycle, l’anode de zinc est
entièrement recyclable, ce qui limite
son impact environnemental », précise le
directeur général.
distribution générale que les bâtiments et
les installations que nous gérons, comme
les maisons-relais, les centres de loisirs
ou encore le stade de foot », poursuit-il. À
Steinsel, ces différents sites ont également
été équipés par la solution Aquabion
pour prévenir l’incrustation du calcaire
lors du chauffage de l’eau, ce qui protège
les canalisations et les équipements tout
en limitant la maintenance.
https://aquabion-distribution.com/b2b
info@aquabion.lu
AQUABION
6, rue de l'école
L-7391 Blaschette
www.aquabion-distribution.com
En fin de cycle, l’anode
de zinc est entièrement
recyclable, ce qui limite son
impact environnemental
Une mission d’ordre public
Pour la commune, la qualité de l’eau potable
va bien audelà d’une simple question
technique. Elle constitue une mission de
service public et joue un rôle central dans
la confiance que les habitants accordent à
leur collectivité. « Nous sommes responsables
de l’approvisionnement en eau
potable. Il est donc primordial de garantir
que l’eau distribuée reste de bonne
qualité. Si des problèmes se répètent, cela
peut rapidement affecter la confiance des
citoyens », rappelle Frank Pettinger.
Toutes les localités luxembourgeoises doivent
se soucier de la qualité de l’eau, mais
l’importance des traitements varie selon
la dureté locale. Là où l’eau est douce, les
interventions sont limitées, tandis que
dans les zones touchées par le calcaire,
il est indispensable de trouver des solutions
durables. « Cela concerne autant la
29
BRÈVES
ÉCONOMIQUES
PAR LÉA BEHNOUS
DE NOUVELLES INITIATIVES
POUR RENFORCER L’ATTRACTIVITÉ
DU LUXEMBOURG
Pour continuer d’attirer des talents
venus d’ailleurs et renforcer l’attractivité
du territoire, le nouveau portail
national Work in Luxembourg et le
Talent Desk ont été officiellement présentés.
L’un est un site numérique,
l’autre un guichet physique et tous
deux visent à faciliter le recrutement et
à accompagner et à orienter les talents
internationaux dans leur démarches
d’intégration au Grand-Duché. « Il s’agit
d’une première étape et d’une base
solide sur laquelle nous pourrons continuer
à construire », a déclaré, le directeur
général de la chambre des métiers
Tom Wirion, à propos du dispositif Work
in Luxembourg. La plateforme compte
maintenant près de 11.000 candidats
présélectionnés.
Source : SIP
LA PARTICIPATION DU
LUXEMBOURG AU 3 E SOMMET
DE LA MER DU NORD
À HAMBOURG
Le Luxembourg, représenté par Luc
Frieden et Lex Delles, a participé au
troisième sommet de la mer du Nord à
Hambourg, où les chefs d’État des pays
présents ont discuté d’une coopération
pour développer l’énergie éolienne et
coordonner les infrastructures énergétiques
européennes. Le Premier
ministre Luc Frieden a signé une déclaration
politique commune réaffirmant
l’engagement du Luxembourg à contribuer
activement au développement
des énergies renouvelables en Europe
et à soutenir les projets de coopération
régionale en mer du Nord. Lex Delles et
son homologue danois Lars Aagaard,
ministre du Climat, de l’Énergie et des
Services publics, ont également pu
signer un traité bilatéral visant à intensifier
leur collaboration dans le développement
des énergies renouvelables
jusqu'en 2030.
Source : Statec
NOUVEAUX APPELS À PROJETS
POUR LE DÉVELOPPEMENT
DES BORNES DE RECHARGE
ÉLECTRIQUES
Le ministère de l’Économie lance deux
nouveaux appels à projets pour encourager
les entreprises à investir dans des
infrastructures de charge pour véhicules
électriques. Le premier appel,
doté de 7 millions d’euros, vise l’installation
de bornes de charge lente (jusqu’à
22 kW) pour voitures, accessibles au
public ou privées, avec une subvention
pouvant couvrir jusqu’à 50% de l’investissement.
Il est ouvert jusqu’au 15
juin 2026. Le second, doté de 5 millions
d’euros, cible les infrastructures pour
véhicules utilitaires lourds (de plus de
3,5 tonnes), avec une aide pouvant aller
jusqu’à 70% de l’investissement. Celui-ci
sera ouvert jusqu’au 31 mars 2026.
L’objectif de cette initiative est d'éviter
l’apparition de lacunes dans le réseau
national et de préparer l’électrification
progressive du transport lourd.
Source : SIP
FACILITATION DE L’ACCÈS
AUX AIDES POUR LE
PHOTOVOLTAÏQUE GRÂCE
AU PRÉFINANCEMENT
Le nouveau régime d’aides financières
pour les installations solaires photovoltaïques
avec option de préfinancement
est entré en vigueur le mois précédent.
Grâce à ce dispositif, les ménages et
copropriétés reçoivent la subvention «
Klimabonus Wunnen » dès l’installation,
celle-ci étant directement soustraite
du montant facturé par l’installateur,
sans délai lié au paiement de l’aide par
l’État. Le préfinancement est d’abord
applicable aux installations photovoltaïques,
avec la possibilité d’y ajouter
une batterie domestique. Le gouvernement
prévoit d’étendre cette nouveauté
progressivement à d’autres composantes
du régime d’aides financières «
Klimabonus Wunnen ».
Source : SIP
« POSITIONNER LE LUXEMBOURG
COMME UN CHAMPION DE
L’ADOPTION ET DU
DÉVELOPPEMENT RESPONSABLES
DE L’IA »
Ce 2 février, vingt-et-un dirigeants
d’entreprises de secteurs clés de l’économie
luxembourgeoise ont participé
à une réunion stratégique avec
le Gouvernement, sous la présidence
du Premier ministre Luc Frieden, en
présence de plusieurs ministres. Cette
réunion visait principalement à échanger
sur les opportunités et défis liés
à l’adoption de l’IA. « Cette rencontre
intervient à un moment décisif pour
positionner le Luxembourg comme un
champion de l’adoption et du développement
responsables de l’IA, plaçant
l’être humain au centre en mettant
cette nouvelle technologie au service
du progrès social, de la création d'emplois
et de la souveraineté », a déclaré
le premier ministre luxembourgeois.
Source : Statec
UN NOUVEAU PROGRAMME
POUR SOUTENIR PLUSIEURS
ENTREPRISES
Le programme Fit 4 Scale a sélectionné
cinq entreprises pour soutenir les entreprises
à fort potentiel de croissance et
à vocation internationale. Organisé par
Luxinovation, il s’inscrit dans le cadre
du plan d'action en 10 points du gouvernement
luxembourgeois visant à
renforcer l’écosystème des start-up et
des scale-up. 10 entreprises ont alors
été présélectionnées et invitées à une
session de présentation sur place lors
de laquelle chaque candidat a présenté
sa stratégie de scale-up, suivi d’une session
de questions-réponses et d’une
discussion. Les entreprises sélectionnées
sont A352, AIRMO, ClimateCamp,
Kidola et Partao.
Source : SIP
30
| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE
LE SERVICE TECHNIQUE :
UN PILIER DISCRET MAIS
ESSENTIEL DU LOGEMENT
Acteur incontournable du bon fonctionnement de l’Agence Immobilière
Sociale, le service technique assure en continu la qualité, la
sécurité et la conformité des logements du parc locatif. Présente
à chaque étape, de l’entrée d’un bien à son occupation, l’équipe
intervient tant pour les contrôles préventifs que pour les dépannages
et le suivi technique. Paulo Neves, membre du service, nous
en dit plus.
Un travail de terrain
Derrière chaque logement attribué aux
locataires de l’Agence Immobilière Sociale
(AIS), chaque réparation effectuée et
chaque problème résolu, se trouve l’équipe
du service technique. Elle se mue en véritable
colonne vertébrale du parc locatif de
logements et agit en coulisses pour garantir
des habitations sûres, fonctionnelles et
dignes pour tous.
« Le service technique a été mis en place
presque dès la création de l’AIS », explique
Paulo Neves, membre du service depuis
plus de dix ans et responsable de la région
du centre. « Nous avons compris qu’il fallait
une équipe capable de contrôler les
logements, d’intervenir en cas de souci et
d’assurer un suivi technique optimal ».
Concrètement, le service technique intervient
dès qu’un nouveau logement entre
dans le parc avant qu’un bénéficiaire ne
s’y installe. « Nous y effectuons une vérification
complète pour s’assurer de son bon
état ou d’identifier d’éventuelles réparations
», déclare Paulo Neves.
L’Agence Immobilière Sociale reçoit des
logements de propriétaires privés ou publics,
mais le travail du service technique
reste le même. « Nous contrôlons tout :
l’état général, les installations et les éventuels
défauts. Il est impératif que le logement
soit prêt à accueillir les locataires
dans de bonnes conditions », précise-t-il.
Une fois les logements occupés, le travail
ne s’arrête pas puisque le service technique
gère également les dépannages.
« Problème de plomberie, souci de chauffage,
petite réparation urgente : les locataires
savent qu’ils peuvent nous contacter.
Nous essayons toujours de réagir au
plus vite pour que les personnes soient
bien logées ».
Des compétences variées
Le service technique regroupe plusieurs
corps de métier et compte une quinzaine
de collaborateurs. Les techniciens sont capables
d’intervenir sur une large gamme
de petits travaux : plomberie, réparations
de base, entretien courant. « Certaines interventions
plus spécifiques, notamment
sur des chaudières ou des installations
techniques complexes, sont confiées à des
spécialistes externes pour des raisons réglementaires
», explique Paulo Neves.
Après dix années passées au sein de l’AIS,
il l’atteste : le métier a évolué. « Quand
j’ai commencé, il y avait beaucoup moins
d’administratif. Aujourd’hui, la digitalisation
des outils et l’utilisation de nouveaux
logiciels, dont Odoo, ont transformé
une partie du travail. La planification des
interventions, le suivi des dossiers et la
communication interne demandent davantage
de temps au bureau. Nous sommes
toujours sur le terrain, mais il y a
aussi tout le côté organisation, encodage
et coordination qui a pris de l’ampleur »,
indique-t-il.
Une complémentaire avec
les autres services
Le service technique travaille en lien étroit
avec d’autres équipes, notamment le service
coaching logement. Si les techniciens
se concentrent avant tout sur les aspects
techniques et le bâtiment, ils jouent aussi
un rôle de sensibilisation.
« Quand nous nous apercevons de quelque
chose qui ne va pas, nous prenons le
temps d’expliquer. Comment aérer, comment
chauffer correctement, comment éviter
certains dégâts… Même si ce n’est pas
notre mission principale, nous sommes en
31
Nous avons compris qu’il fallait une
équipe capable de contrôler les logements,
d’intervenir en cas de souci et d’assurer
un suivi technique optimal
Paulo Neves
mesure de faire un peu de coaching sur
place », explique Paulo Neves. Cette complémentarité
permet d’accompagner les
ménages à la fois sur le plan technique et
dans la gestion quotidienne de leur logement.
Un parc de logements
en croissance
Aujourd’hui, le service technique assure le
suivi de plus de 800 logements gérés par
l’AIS, un chiffre qui augmente progressivement
au fil des années. « Le parc s’est
agrandi. Cela demande plus d’organisation
et d’efficacité », indique-t-il.
Cette croissance représente un défi important.
Plus de logements signifie plus
d’états des lieux, plus de contrôles, plus de
dépannages. L’adaptation des effectifs est
donc une question récurrente. « Si le nombre
de logements continue d’augmenter, il
faudra alors renforcer l’équipe ».
La communication, un défi
En plus des aspects techniques, un autre
défi se pose : la communication avec
un public très diversifié. « Nos locataires
sont issus de pays très différents. Parfois,
la langue peut être un obstacle », explique
Paulo Neves. Pour y remédier, les locataires
sont informés dès l’entrée dans le logement
des procédures à suivre en cas de
problème. Quant aux outils numériques,
comme l’envoi de photos via téléphone,
ils facilitent eux aussi les échanges et la
compréhension des situations et des problématiques
pour mieux les résoudre.
Fondation pour l’Accès au Logement
202B, rue de Hamm
L-1713 Hamm
www.fondation-logement.lu
32
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Investir dans des campagnes,
prendre le temps d’expliquer
et de faire évoluer les pratiques
fait partie intégrante de notre
mission, avec une conviction :
on ne fait pas avancer
la sécurité par la contrainte,
mais pas l’adhésion et la
compréhension
GERI MANAGEMENT :
SÉCURITÉ ET CHANTIER
SOUS CONTRÔLE
Coordination, prévention, accompagnement : GERI Management
et sa société sœur GMproject mettent la sécurité et la gestion
de chantier au cœur de leur expertise. À la tête des deux entités,
Angéline Prévot, défend une approche rigoureuse et humaine.
Retour sur les initiatives qui font évoluer les mentalités et sécurisent
les travaux au Luxembourg.
33
Sécurité et gestion, main dans la main
Depuis 2008, GERI Management s’est imposée
au Luxembourg comme un acteur de
référence dans la coordination de sécurité
et de santé sur les chantiers. L’entreprise
intervient sur des projets variés, allant de
la maison individuelle aux immeubles de
grande hauteur.
Pour répondre aux besoins grandissants
de ses clients, GMproject, société-sœur
dédiée à la gestion de projet, a été créé.
Elle accompagne le maître d’ouvrage dans
toutes les étapes du chantier : coordination
des travaux, suivi des calendriers,
sélection des entreprises et choix des matériaux.
« Nous intervenons surtout sur
des projets résidentiels et de rénovation
en complétant notre expertise. Notre but
n’est pas de concurrencer les grands bureaux
d’études », confie l’administrateur
délégué.
La prévention, autrement
donc encore une fois aux alentours d’Halloween
2025 que l’équipe a choisi de relancer
des messages forts, conçus comme des
piqûres de rappel. Le parti pris est clair :
adopter un ton volontairement décalé afin
de capter l’attention et marquer durablement
les esprits. « Les visuels et messages,
souvent ludiques, mais toujours pédagogiques,
sont imaginés pour surprendre
et provoquer la réflexion plutôt que pour
imposer des consignes classiques. De
nombreuses entreprises s’en emparent
pour sensibiliser leur propre personnel,
prolongeant l’impact du message », explique
celle qui pilote ces campagnes avec
passion. « Le retour de nos collaborateurs
en interne est lui aussi positif, certains attendent
ces campagnes et n’hésitent pas à
en redemander, contribuant eux-mêmes à
l’animation de l’initiative », poursuit-elle.
À l’horizon Carnaval 2026, une nouvelle
campagne mettra en avant les équipes et
les métiers, avec l’objectif d’humaniser les
échanges et de montrer les visages derrière
les fonctions.
Le métier de la coordination sécurité a
beaucoup évolué ces dernières années
et cela devrait se poursuivre. Le règlement
grand-ducal confère désormais aux
maîtres d’ouvrage un rôle central, qui
n’était pas toujours compris. « Ils ont une
responsabilité considérable et une prise
de conscience s’opère sur l’importance
de leur rôle », explique Angéline Prévot.
« On cherche davantage à comprendre
leurs obligations, non par crainte des
contrôles, mais pour agir correctement en
amont. Notre rôle est de les aider à assumer
cette responsabilité », poursuit-elle.
Cette reconnaissance du métier passe
aussi par la sensibilisation ; « investir
dans des campagnes, prendre le temps
d’expliquer et de faire évoluer les pratiques
fait partie intégrante de notre
mission, avec une conviction : on ne fait
pas avancer la sécurité par la contrainte,
mais pas l’adhésion et la compréhension »,
considère l’administrateur délégué. Pensées
comme un véritable outil de sensibilisation,
les campagnes menées par
l’entreprise s’inscrivent dans un calendrier
précis. Chaque année, l’automne est
identifié comme une période sensible en
matière de sécurité sur les chantiers. C’est
Une offre qui s’élargit
Les derniers mois ont été marqués par
une structuration et une consolidation
du bureau, manifesté par une étape importante,
la montée de l’activité d’états
des lieux avant travaux, aujourd’hui
pleinement intégrée. Une évolution naturelle,
renforcée par la reconnaissance
officielle dans ce domaine de l’administrateur
délégué, devenue experte par son
assermentation devant les tribunaux.
« Les états des lieux sont souvent mal
compris. Ils ne visent pourtant pas à être
intrusifs, mais bien à constituer un outil
de protection en amont des travaux, notamment
en cas de litige ou de désaccord.
À force d’explications et de pédagogie, les
mentalités évoluent : particuliers, entreprises
et administrations y ont de plus en
plus recours, y compris pour les projets
de rénovation de moindre ampleur. Cette
démocratisation progressive témoigne
d’un réel changement des mentalités. »,
confie Angéline Prévot. Destinée à tous
les publics, cette activité vient compléter
l’offre existante en gardant le même ADN :
accompagner, anticiper et instaurer une
relation de confiance durable.
GERI Management
5, Zone d’Activités Gadderscheier
Bâtiment COS
L-4570 Differdange
www.geri.lu
34
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Max Spanier, coordinateur de service Energy Efficiency et Ralf Koehler, Senior Projet Director et coordinateur de service Decarbonisation Strategy.
RÉHABILITATION ET RÉNOVATION
ÉNERGÉTIQUE : LES CLÉS POUR
ACCÉDER AUX AIDES FINANCIÈRES
ET RÉUSSIR SA TRANSITION
35
Dans le cadre des objectifs fixés
par le gouvernement pour atteindre
la neutralité climatique,
les communes luxembourgeoises
seront bientôt soumises
à de nouvelles obligations réglementaires
en matière de rénovation
et de réhabilitation
énergétique de leur parc immobilier.
LSC360, précurseur dans
le conseil multidisciplinaire au
Luxembourg, leur offre un accompagnement
complet leur
permettant d’avancer vers la
résilience, en alignement avec
les objectifs du Pacte Climat.
Entretien avec Max Spanier,
coordinateur de service Energy
Efficiency, et Ralf Koehler, Senior
Projet Director et coordinateur
de service Decarbonisation
Strategy.
Quelles sont les nouvelles
obligations réglementaires
imposées par le gouvernement
concernant la rénovation et la
réhabilitation énergétique des
bâtiments communaux ?
MS : L’année précédente, le Plan national
intégré en matière d’énergie et de
climat (PNEC) a actualisé ses obligations
de consommation énergétique et d’émissions
de CO₂ des bâtiments publics. Pour
les communes, cela se traduit, d’une part,
par la réduction annuelle de 1,9% de la
consommation d’énergie finale sur l’ensemble
du parc immobilier communal,
mais aussi par la nécessité de rénover
chaque année au moins 3% de la surface
de référence énergétique totale de leurs
bâtiments. Cela signifie que les bâtiments
rénovés doivent l’être selon le nouveau
standard de rénovation nZEB rénovation
(Nearly Zero Energy building), garantissant
une haute performance énergétique
et une consommation minimale, principalement
couverte par des sources renouvelables.
Par ailleurs, il est également devenu
nécessaire d’appliquer le catalogue
d’actions du Pacte Climat, qui inclue les
audits énergétiques, la planification énergétique
communale ou encore le monitoring
des bâtiments et l’amélioration systématique
de la performance thermique.
À travers ces cadres, les communes sont
guidées, à la fois légalement et stratégiquement,
pour accélérer la rénovation,
améliorer la performance énergétique et
décarboner de manière systématique leurs
infrastructures publiques.
Quelles subventions sont
accordées à ces communes ?
RK : Il existe une large gamme de dispositifs
nationaux d’aides accessibles aux communes,
principalement via le ministère de
l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité
et le Fonds Climat et Énergie de la
Klima-Agence. Ces subventions couvrent
notamment les concepts énergie-climat
communaux, la rénovation énergétique,
les audits énergétiques, mais également
des mesures d’adaptation climatique ou
encore des analyses de cycle de vie (ACV/
LCA), ainsi que le suivi de la qualité de
l’air intérieur dans les écoles. Concrètement,
les communes peuvent bénéficier de
50% de subventions, surtout concernant
les concepts énergétiques communaux et
de stratégies d’adaptation. Les installations
photovoltaïques, qui pouvaient être
subventionnées jusqu’à 30 kW, pourront
désormais atteindre des limites plus importantes,
ce qui renforce l’intérêt pour
les bâtiments et les sites communaux de
grande taille. Les analyses de cycle de vie
des bâtiments font également partie du
programme de financement pour les communes
et sont subventionnées jusqu’à
100%. Celles-ci peuvent être encadrées
dans la rénovation de leurs bâtiments, de
l’assistance, aux travaux, selon la mesure
et le périmètre. Les taux d’aide se situent
généralement entre 50% et 100%, avec des
plafonds le plus souvent compris entre
2.500 euros et 30.000 euros, selon la mesure
et le programme. Malheureusement,
les communes ne sont pas toujours informées
de cela et laissent cette opportunité
s’échapper.
Pourquoi peu de communes
ont connaissance de ces aides
financières ?
RK : Il existe beaucoup d’informations
provenant de plusieurs sources différentes,
notamment dans le cadre du programme
du Pacte Climat. De nombreux autres
programmes de financement sont issus de
différentes sources, ce qui ne permet pas
aux communes d’avoir une vue d’ensemble
sur les dispositifs de subventions disponibles.
Malgré certains progrès, les règles
administratives demeurent complexes, les
lignes directrices sont fréquemment mises
à jour et les informations sont dispersées.
Ces subventions sont très intéressantes,
mais malheureusement peu claires et visibles.
Chez LSC360, nous sommes en mesure
de les conseiller afin de clarifier cela
et d’identifier les besoins spécifiques de
chaque commune pour trouver le plan de
financement approprié.
MS : En d’autres termes, certaines démarches
administratives sont à respecter
pour obtenir ces subventions. C’est pour
cette raison que les communes ont besoin
d’un partenaire pour leur rappeler
les démarches à suivre et éviter qu’elles
ne signent des contrats sans être vraiment
informées, par exemple.
36
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Comment LSC360 les aide à obtenir
ces subventions ?
MS : Avec ces nouveaux programmes de
subsides, nous allons proposer des contrats-cadres
aux communes, afin de leur
offrir un conseil global. Pour elles, il est
avantageux de disposer d’un interlocuteur
unique pouvant prendre en charge l’ensemble
du projet et notre service Energy
Efficiency propose cela : il fournit la base
technique nécessaire à l’obtention des
subventions grâce à des analyses énergétiques,
des diagnostics bâtimentaires et
la planification de la rénovation.
RK : D’autre part, notre service Decarbonisation
Strategy combine l’élaboration
de stratégies climatiques, le diagnostic
technique et le conseil en matière de
subventions ciblées, avec un cadre unique
de gestion des enjeux climatiques.
Nous préparons des dossiers complets,
structurons des projets prêts à l’investissement
et veillons au respect des exigences
administratives et techniques, en alignement
avec les cadres de financement.
Nous garantissons un accompagnement
structuré pour sécuriser les financements
nationaux et européens. Ces deux services
liés permettent aux communes d’identifier
les programmes pertinents, d’interpréter
les critères d’éligibilité, d’intégrer
les subventions dans les feuilles de route
climat-énergie et rénovation, de préparer
et coordonner les demandes, ainsi que
d’assurer la conformité administrative et
réglementaire.
Comment LSC360 accompagne
les communes luxembourgeoises
pendant la transition climatique ?
RK : LSC360 cumule près de cinquante ans
d’ingénierie dans les secteurs de l’environnement
et du développement durable.
Notre rôle est crucial dans la transition
climatique luxembourgeoise. Nous aidons
les communes à réussir leur transition, en
assurant la planification stratégique et la
réalisation des projets, toujours en étroite
collaboration avec les parties prenantes
locales et en cohérence avec les objectifs
du Plan national intégré en matière d’Énergie
et de Climat (PNEC).
MS : De plus, les communes doivent désormais
veiller à ce que leur parc immobilier
soit conforme aux cadres nationaux de
politique climatique, notamment le Pacte
Climat et le PNEC. Les stratégies adoptées
sont spécifiquement conçues pour
répondre à l’obligation réglementaire qui
impose la rénovation annuelle d’au moins
3% de la surface de référence énergétique
des bâtiments communaux. Les exigences
réglementaires sont déclinées en feuilles
de route phasées et financièrement
planifiables, permettant de prioriser les
bâtiments à rénover, coordonner les mesures
dans le temps et atteindre de manière
réaliste les objectifs de performance
fixés. D’autre part, le service Decarbonisation
Strategy favorise les partenariats public-privé
en connectant les communes et
les entreprises pour des projets liés à l’énergie,
à la rénovation ou à l’économie circulaire,
en lien direct avec le service Energy
Efficiency. LSC360 accompagne neuf
communes dans le cadre du Pacte Climat,
certaines depuis plus de cinq ans et nous
avons pu constater des progrès en matière
de gouvernance, de qualité des données et
de capacité de mises en œuvre. Certaines
d’entre elles visent désormais l’« Audit
Gold », soit la distinction la plus élevée du
Pacte Climat.
De quelle manière ces communes
peuvent-elles contribuer à la
transition énergétique
au Luxembourg ?
MS : Les communes peuvent avoir un
grand impact concernant la réduction de la
consommation énergétique, car elles possèdent
beaucoup de bâtiments et jusqu’à
présent, les parcs immobiliers représentent
un fort pourcentage de consommation
énergétique. Cela peut s’avérer intéressant
pour rénover ces bâtiments et diminuer la
consommation énergétique. Avec le Pacte
Climat, nous avons une stratégie permettant
d’aider ces communes et de les diriger
vers la transition et ce, à long terme. Les
communes ont des possibilités financières
avantageuses, notamment grâce aux aides
dont elles peuvent bénéficier, nous estimons
qu’il s’agit d’une bonne combinaison.
De plus en plus de nouvelles obligations
et actualisations gouvernementales
apparaissent et cela peut se montrer difficile
sur le plan financier, car le budget
peut être limité. C’est pour cette raison
qu’elles ont besoin d’accompagnement de
bureaux d’études, qui leur permettraient
de faire les études nécessaires pour établir
des concepts durables à leurs côtés.
RK : De nombreuses communes sont très
motivées à l’idée de recourir à des ressources
plus vertes, à mobiliser leur expertise
technique et à exploiter les données disponibles.
C’est pour cela que nous concentrons
nos efforts sur les exigences du
Pacte Climat et sur la nouvelle stratégie
nationale de résilience LETZ-Prepare. De
plus en plus de communes manifestent
un intérêt à collaborer avec nous, dans
l’objectif de réduire leur consommation
d’énergie, produire localement à partir de
ressources renouvelables et gagner en autonomie.
Il est important pour nous d’encourager
les communes à travailler avec
de nouvelles solutions durables comme
le stockage électrique par exemple, pour
sécuriser l’approvisionnement énergétique
sur la durée.
LSC360
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38
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
REPENSER LA CONSTRUCTION
ROUTIÈRE : JULIEN CAJOT MISE
SUR LA DURABILITÉ – AVEC
LSC360 À SES CÔTÉS
Économie circulaire
et responsabilité sociale
L’entreprise familiale luxembourgeoise
Julien Cajot, acteur incontournable du
secteur de la construction routière depuis
1967, ouvre un nouveau chapitre de
son histoire. Avec la publication de son
premier rapport de durabilité, l’entreprise
démontre comment responsabilité environnementale
et efficacité économique
peuvent aller de pair. Ce processus a été
soutenu par le programme Fit4Sustainability
de Luxinnovation ainsi que par
l’expertise de LSC360, qui a accompagné
Cajot dans l’analyse et l’optimisation de
son bilan environnemental.
Une entreprise traditionnelle
tournée vers l’avenir
Depuis des décennies, Julien Cajot est reconnue
pour ses revêtements bitumineux
et ses mélanges d’asphalte de haute qualité,
utilisés sur les autoroutes, parkings,
cours d’école et même les accès aux aéroports.
Mais le secteur fait face à de grands
défis : protection du climat, préservation
des ressources et efficacité énergétique ne
sont plus des sujets périphériques, mais
des exigences centrales. Cajot a relevé ce
défi en faisant de la durabilité un pilier
stratégique de son développement.
Fit4Sustainability comme moteur
de transformation
La participation au programme Fit4Sustainability
a constitué une étape clé
pour Cajot. Avec le soutien de LSC360,
cinq analyses de cycle de vie (ACV) conformes
à la norme EN 15804+A2 ont été
réalisées. Celles-ci couvrent plusieurs niveaux
de comptabilisation carbone — de
l’extraction des matières premières au
transport, jusqu’à la production — et fournissent
des données fiables sur la consommation
d’énergie et les émissions de gaz à
effet de serre.
Bénéfices mesurables du recyclage
Les résultats sont sans équivoque : plus
la part de matériaux recyclés est élevée,
plus l’impact environnemental est faible.
Des mélanges contenant jusqu’à 60 %
de matériaux recyclés permettent de
réduire les émissions de CO₂ jusqu’à
18 % par rapport aux formulations
conventionnelles, tout en diminuant la
consommation d’énergie.
L’économie circulaire démontre
ainsi qu’elle ne relève pas du
simple discours, mais qu’elle
contribue concrètement et
mesurablement à la protection
du climat.
Les mesures réalisées chez Cajot démontrent
qu’il est tout à fait possible de réduire
les émissions de carbone organique total
(COT) tout en intégrant des matériaux
recyclés. Si, dans certaines installations
non optimisées, leur utilisation peut entraîner
une augmentation du COT, les résultats
observés chez Cajot montrent que
les émissions restent néanmoins en dessous
des limites réglementaires.
Grâce à un contrôle continu du procédé, à
des investissements technologiques et à
une gestion rigoureuse des matières premières,
l’intégration de recyclés permet
au contraire de réduire significativement
l’empreinte carbone globale des enrobés.
39
Protection du climat et efficacité énergétique au cœur des priorités
LES PRINCIPAUX INDICATEURS POUR 2024 PARLENT D’EUX-MÊMES :
BILAN CO 2
TOTAL : 19 300 tonnes par an
PRODUCTION : 220 000 tonnes de mélanges d’asphalte
PART DE RECYCLAGE : en augmentation continue, notamment grâce à l’intégration
accrue de matériaux recyclés dans les formules de production
ÉNERGIE : transition progressive vers les énergies renouvelables et amélioration
de l’autoconsommation électrique
TRANSPORT : réduction des émissions liées au transport de marchandises grâce
à une logistique plus intelligente et à l’optimisation des transports et livraisons
DÉCHETS : priorité donnée à la réduction des principaux flux de déchets
40
| IMMOBILIER ET CONSTRUCTION
Transparence et responsabilité
Au-delà des mesures de protection du
climat, Cajot accorde une grande importance
à la prévention de la pollution de
l’air et de l’eau. Des mesures régulières
des émissions confirment que toutes les
valeurs restent nettement en dessous des
seuils légaux. La surveillance des eaux de
surface et des sols fait également partie
intégrante de la stratégie, afin de limiter
les risques liés à l’utilisation de matériaux
recyclés. Les certifications ISO 14001, ISO
9001 (management de la qualité), DIN
13108 – contrôle de production interne
ainsi que le label SuperDrecksKëscht®
attestent de la mise en œuvre cohérente
d’une gestion des déchets respectueuse de
l’environnement.
L’humain au centre des priorités
Pour Cajot, la durabilité englobe également
la responsabilité sociale. En 2024, aucun
accident du travail avec arrêt n’a été
enregistré. L’entreprise investit dans des
programmes de formation ciblés, tout en
proposant des modèles de travail flexibles
et une politique stricte en matière d’éthique
et de lutte contre le harcèlement. Cajot
démontre ainsi que les dimensions environnementales
et sociales sont indissociables.
Un modèle pour le secteur
Avec ce rapport, Julien Cajot prouve qu’une
entreprise de taille moyenne peut piloter
activement la transition grâce à des
mesures ciblées et au soutien de programmes
tels que Fit4Sustainability. Le partenariat
avec LSC360 a été déterminant pour
collecter des données, identifier les potentiels
d’amélioration et élaborer une feuille
de route pour les années à venir.
« Notre ambition est claire : mesurer, comprendre,
réduire — tout en garantissant la
qualité de nos produits », souligne la direction,
représentée par Axel Burkel. Julien
Cajot fixe ainsi de nouveaux standards
pour le secteur et montre que durabilité et
compétitivité ne sont pas opposées, mais
se renforcent mutuellement.
« Grâce à l’augmentation continue du taux
de recyclage, Cajot apporte une contribution
majeure à la mise en place de chaînes
d’approvisionnement durables pour ses
donneurs d’ordre publics, tout en répondant
aux exigences croissantes en matière
de durabilité du marché public. Afin de
soutenir cette évolution stratégique, de
nouveaux investissements dans les installations
de laboratoire sont prévus. Nous
espérons également une collaboration
étroite et un soutien du gouvernement
afin de promouvoir l’autorisation de taux
de recyclage plus élevés dans les normes
correspondantes. »
41
BRÈVES
MINISTÉRIELLES
PAR LÉA BEHNOUS
MINISTÈRE DES AFFAIRES
INTÉRIEURES
MINISTÈRE DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES
MINISTÈRE DE LA RECHERCHE ET
DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Le ministre des Affaires intérieures Léon
Gloden s’est entretenu avec le coordinateur
européen pour la lutte contre le
terrorisme Bartjan Wegter sur l’évolution
de la menace terroriste, abordant
la radicalisation en ligne, l’extrémisme
violent et l’usage des nouvelles technologies
par les groupes terroristes.
« Face à des menaces technologiquement
sophistiquées, seul un partage
performant des informations permet
de lutter efficacement contre la criminalité
organisée et le terrorisme. Les
contributions de l’Union européenne et
du Luxembourg, témoignent de notre
engagement commun en faveur de la
sécurité et de la gestion des frontières.
Les données sont l’or du XXIè siècle », a
affirmé Léon Gloden.
Source : SIP
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE LA
SÉCURITÉ SOCIALE
Par arrêté grand-ducal du 29 janvier
2026, Thomas Dominique est nommé
commissaire du gouvernement aux
hôpitaux faisant fonction du 16 février
2026 au 14 septembre 2026. À l'issue de
cette période, il assumera pleinement
cette fonction pour un mandat renouvelable
de sept ans à compter du 15
septembre 2026. Par ce même arrêté,
Vanessa Di Bartolomeo est désignée
directrice faisant fonction de l’Inspection
générale de la sécurité sociale pour
la même période. À cette occasion, la
ministre de la Santé et de la Sécurité
sociale, Martine Deprez, exprime sa
profonde gratitude à Jean-Paul Freichel,
commissaire du gouvernement aux
hôpitaux, pour son engagement, son
professionnalisme et son sens du service
public dont il a fait preuve tout au
long de son mandat.
Source : SIP
Le mois précédent, le Vice-Premier
ministre, ministre des Affaires étrangères
et du Commerce extérieur,
Xavier Bettel, a participé au Conseil
des affaires étrangères de l’Union européenne,
à Bruxelles. Le ministre a réaffirmé
son soutien aux travaux relatifs
à l’élaboration d’un nouveau paquet
de sanctions, en rapport avec le conflit
russo-ukrainien. Il a également rappelé
l’engagement du Luxembourg dans
les domaines de l’énergie et du déminage,
insistant sur les conséquences
durables des engins explosifs pour les
civils. Par ailleurs, les ministres européens
ont discuté de la situation au
Moyen-Orient et adopté de nouvelles
sanctions contre des entités iraniennes
pour violations des droits humains et
soutien militaire à la Russie, désignant
officiellement le Corps des Gardiens de
la Révolution islamique comme organisation
terroriste.
Source : Statec
MINISTÈRE DES FINANCES
L’agence S&P Global Ratings a confirmé
la notation « AAA » du Luxembourg,
soit la note maximale attribuable,
avec des perspectives stables, soulignant
la solidité financière du pays
malgré une détérioration du solde
budgétaire liée à l’augmentation des
dépenses publiques. L’agence prévoit
une croissance moyenne du PIB réel
de 2,1% entre 2026 et 2029, portée par
une consommation intérieure dynamique
et l’amélioration de l’économie
mondiale. Enfin, le Luxembourg reste
attractif pour les investisseurs grâce à
l’efficacité de ses institutions, sa stabilité
politique et son secteur financier
compétitif.
Source : Statec
Face aux critiques récentes sur
le fonctionnement de l’Université
du Luxembourg, la ministre de la
Recherche et de l’Enseignement supérieur,
Stéphanie Obertin, affirme
prendre la situation très au sérieux.
Après avoir consulté divers représentants
de l’université, elle rappelle que le
bien-être du personnel et des étudiants,
ainsi que la transparence et l’équité
des procédures, sont des priorités. La
ministre a décidé de lancer un audit
externe indépendant, complémentaire
à celui déjà prévu par le conseil de gouvernance.
Ces audits visent à analyser
les pratiques internes, identifier d’éventuels
dysfonctionnements et formuler
des recommandations pour renforcer
la confiance au sein de l’institution.
MINISTÈRE DE LA CULTURE
Source : SIP
Le ministère de la Culture lance la
seconde édition de son appel à candidatures
trisannuel intitulé « Aide
aux maisons d’édition de revues
culturelles ». L’aide vise à favoriser
le développement et la diffusion des
publications littéraires ou culturelles
traitant du patrimoine et de l’histoire
nationaux, ainsi que de la culture au
sens large et de questions de société
au Luxembourg. Celle-ci s’adresse aux
éditeurs de revues culturelles luxembourgeois
(sociétés commerciales ou
associations sans but lucratif) et garantit
aux revues sélectionnées par le jury
une stabilité financière pendant trois
ans, grâce à une convention signée par
l’État.
Source : SIP
42
QUAND LA TECHNOLOGIE
IMPRIME L’AVENIR
IMPRIMERIE/CENTRALE INVESTIT
DANS L’INNOVATION DURABLE
Dans un monde en profonde mutation, où les exigences de qualité, de rapidité et de responsabilité environnementale
redéfinissent les standards de production, Imprimerie/Centrale, basée au Luxembourg, démontre qu’il est possible de
concilier performance industrielle, innovation technologique et respect de l’humain. À travers une série d’investissements
stratégiques, l’entreprise construit un modèle d’imprimerie moderne, durable et résolument tournée vers l’avenir.
L’ÉNERGIE SOLAIRE COMME FONDATION ÉCOLOGIQUE
Premier grand chantier engagé par Imprimerie/Centrale : l’environnement.
Consciente de l’impact énergétique de son activité, l’entreprise
a fait le choix fort d’équiper l’ensemble de sa toiture de panneaux
solaires. Cette décision stratégique lui permet aujourd’hui de produire
une part significative de sa propre énergie verte, réduisant
ainsi sa dépendance au réseau électrique traditionnel tout en
stabilisant sa consommation.
Au-delà du geste environnemental, cette démarche s’inscrit
dans une logique globale d’optimisation des coûts de production
et de sécurisation énergétique. En investissant dans
le solaire, Imprimerie/Centrale agit concrètement en faveur de
la transition écologique, tout en renforçant la résilience économique
de son outil industriel.
L’énergie solaire, premier pilier de la stratégie durable
de l’Imprimerie/Centrale.
LA HAUTE TECHNOLOGIE AU SERVICE DE
LA QUALITÉ ET DE LA COMPÉTITIVITÉ
L’innovation est au cœur de l’ADN d’Imprimerie/Centrale.
Dernière illustration en date : l’acquisition d’une imprimante
numérique jet d’encre de dernière génération.
Équipée des technologies les plus avancées, cette presse
révolutionnaire intègre l’intelligence artificielle pour offrir
une précision inégalée dans la gestion des couleurs.
Elle est désormais capable d’interpréter et de reproduire
les teintes Pantone avec une fidélité et une stabilité remarquables,
y compris sur de grands volumes de production.
Les bénéfices sont multiples :
• Une qualité constante,
• Des délais de production raccourcis,
• Une réduction des coûts,
• Et des tarifs digitaux ultra-compétitifs.
Cette solution numérique rapide, fiable et économique répond parfaitement aux
attentes actuelles du marché, où la personnalisation, la réactivité et la maîtrise budgétaire
sont devenues essentielles, sans compromis sur la qualité professionnelle.
La nouvelle presse jet d’encre :
précision chromatique, stabilité et
performance numérique.
43
CONFORT ET PERFORMANCE AVEC LE
COBOT SOLEMA OMEGA 693
L’impression de haute qualité ne se résume pas uniquement
aux machines : elle repose aussi sur des
conditions de travail optimales. Dans cette optique,
Imprimerie/Centrale a récemment intégré un bras
robotisé collaboratif, le Solema Omega 693, au
cœur de ses ateliers.
Ce cobot palettiseur intelligent a été spécialement
conçu pour assister les opérateurs en fin de chaîne de
production, là où la manipulation des livres constitue
une tâche à la fois essentielle et physiquement éprouvante.
Grâce à son intelligence artificielle, le Solema
Omega 693 s’adapte au rythme des équipes et s’intègre
naturellement dans le flux de production.
Un robot collaboratif au service de la sécurité,
du confort et de l’efficacité.
En prenant en charge les tâches répétitives et les charges lourdes, le cobot :
• Soulage les opérateurs,
• Améliore le confort au travail,
• Renforce la sécurité,
• Et contribue à une production fluide et continue.
Ce renouvellement technologique illustre la volonté de l’entreprise de placer l’humain au centre de l’innovation, en
faisant de la robotisation un levier d’amélioration des conditions de travail plutôt qu’un simple outil de productivité.
UN MODÈLE INSPIRANT, AU CROISEMENT DE LA TECHNOLOGIE ET DE L’HUMAIN
Qu’il s’agisse de l’énergie solaire, de l’impression numérique de pointe ou de l’automatisation collaborative, chaque
investissement réalisé par Imprimerie/Centrale s’inscrit dans une vision cohérente et durable. L’entreprise prouve
qu’il est possible d’allier responsabilité environnementale, excellence industrielle et bien-être des collaborateurs.
Face aux défis environnementaux mondiaux, Imprimerie/Centrale montre que le secteur de l’impression peut jouer un
rôle clé dans la transition écologique. En intégrant des innovations écologiques, des technologies intelligentes et des
processus automatisés responsables, l’imprimerie luxembourgeoise construit activement son avenir.
Ces investissements technologiques renforcent la position d’Imprimerie/Centrale
comme l’un des acteurs de référence de l’impression au Luxembourg. Plus qu’une
modernisation de son outil de production, l’entreprise affirme une conviction
forte : l’avenir de l’imprimerie se dessine à la rencontre de l’innovation, de la
durabilité et du respect de l’humain.
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44
| DIGITAL ET INNOVATION
LE LUXEMBOURG
N’EST PAS UN MARCHÉ
« COPIER-COLLER »
Dans cette interview, Daniel Meyer, Country Director de Fujitsu
Luxembourg, explique pourquoi les stratégies « copier-coller »
échouent souvent et comment une gouvernance adaptée permet
de conjuguer engagement local et vision globale.
Le mythe du modèle unique face à
la réalité luxembourgeoise
sur l’équilibre entre puissance collective
et ancrage local.
Luxembourg fonctionne par réputation : la
crédibilité se gagne dans les interactions
individuelles et peut se perdre très
rapidement. Arriver avec l’idée que ‘’ce
qui a marché ailleurs fonctionnera ici’’
entame le capital de confiance dès les
premières interactions ».
Petit par la taille, mais exigeant par
nature, le Luxembourg est un marché qui
ne se laisse pas aborder avec des recettes
standardisées. Son positionnement
au cœur du Benelux en fait un levier
stratégique naturel : Belgique, Pays-Bas
et Luxembourg forment un ensemble
économique complémentaire, doté
d’infrastructures solides, ouvert à
l’international et riche en synergies. Mais
cette dynamique ne fonctionne que si les
spécificités nationales sont pleinement
respectées. Réussir au Luxembourg ne
consiste donc pas à appliquer un modèle
Benelux uniforme, mais à bâtir une
intégration régionale intelligente, fondée
Pourquoi le Luxembourg est-il un
marché à part dans une stratégie
Benelux ?
« Le Luxembourg est une terre
d’opportunités », commence Daniel Meyer.
« Des projets innovants, un écosystème
financier sophistiqué, des institutions
européennes et une proximité réelle
avec les décideurs. Vu de l’extérieur, tout
semble accessible. Cette perception peut
donner l’illusion qu’il suffit de transposer
des modèles ayant fonctionné ailleurs »
Il tempère toutefois : « Cette lecture est
trompeuse. Ici, le succès repose avant tout
sur la confiance construite localement. Le
Des réalités locales souvent sousestimées
Ces écarts de perception s’expliquent en
grande partie par une méconnaissance
des réalités du terrain. Daniel Meyer
identifie trois facteurs clés. « D’abord,
le multilinguisme. Luxembourgeois,
français et allemand coexistent dans la
vie professionnelle et administrative. Et
également l’Anglais, indispensable dans
un contexte ou même une PME peut
avoir entre 20-30 nationalités ou plus
au sein de leurs effectifs. Savoir passer
naturellement de l’une à l’autre n’est pas
un simple avantage, c’est une compétence
45
stratégique. La langue structure la
relation, la compréhension et la confiance.
Ensuite, la dimension transfrontalière.
Une part importante des collaborateurs
traverse quotidiennement les frontières.
Cette réalité influence directement
l’organisation du travail, la présence
sur site et la planification des projets.
Comprendre cette dynamique est essentiel
pour opérer efficacement ». Enfin, il
souligne un facteur déterminant : « La
réputation et le réseau. Au Luxembourg,
tout se sait vite. Les références locales
pèsent souvent davantage que les logos
internationaux. Un sponsor local respecté
peut faire la différence entre un projet
prometteur et un projet qui aboutit
réellement ».
Pourquoi certains modèles Benelux
atteignent leurs limites ?
Ces spécificités expliquent pourquoi
certaines approches régionales, pourtant
bien intentionnées, peinent à produire
leurs effets au Luxembourg.
« Les erreurs reviennent souvent »,
observe Daniel Meyer. « La première, c’est
un leadership trop distant (perçu ou réel),
avec des décisions prises à l’étranger sans
présence locale, affaiblit la relation avec
les clients et partenaires. La deuxième,
c’est une centralisation excessive, qui
prive les équipes locales de la capacité
à décider rapidement ». Il poursuit :
« Troisièmement, certains sous-estiment
l’importance des accords et des références
locales pour sécuriser les projets.
Enfin, la langue n’est pas qu’un outil de
communication : se contenter de parler
français ne suffit pas lorsque certaines
réunions se tiennent en luxembourgeois
ou en allemand ». Il nuance néanmoins :
« Ces défis ne sont pas insurmontables.
Lorsqu’ils sont identifiés et adressés
correctement, le Luxembourg devient un
catalyseur pour une stratégie Benelux
cohérente et performante ».
L’enjeu est de bénéficier des
synergies et des économies
d’échelle d’un groupe régional,
tout en maintenant localement
les responsabilités qui
engagent la relation avec le
marché
Le modèle Fujitsu : conjuguer local
et régional
Chez Fujitsu, cette réalité a conduit à un
choix structurant.
« L’enjeu est de bénéficier des synergies
et des économies d’échelle d’un groupe
régional, tout en maintenant localement
les responsabilités qui engagent la
relation avec le marché. Les décisions
opérationnelles clés - relation client,
compréhension des enjeux, arbitrages
quotidiens - sont portées depuis le
Luxembourg ».
Les fonctions communes, quant à
elles, sont mutualisées. « Les outils, les
plateformes, la sécurité ou certaines
expertises sont gérés de manière
centralisée afin de garantir qualité,
cohérence et efficacité à l’échelle
régionale ». Il illustre cette approche :
« Nous faisons appel, par exemple,
au Center of Excellence belge pour
ServiceNow. À l’inverse, le Luxembourg
est un Centre d’Excellence pour la
transformation digitale. Cela nous permet
de servir directement le Grand-Duché tout
en soutenant des initiatives en Belgique et
aux Pays-Bas. Le Luxembourg n’est donc
pas seulement un marché local bien servi :
il devient un point d’ancrage pour la
performance régionale ».
Une intégration Benelux réussie
au Luxembourg
« La présence locale est essentielle »,
résume Daniel Meyer. « Des échanges
réguliers avec les clients, pilotés depuis
le Luxembourg et complétés par des
expertises Benelux lorsque nécessaire,
font toute la différence. Il faut aussi
une équipe locale avec suffisamment
d’autonomie et capacité de décider
rapidement pour adresser un marché en
accélération exponentielle, augmenté de
l’expertise régionale pour venir en renfort
sur les sujets complexes ».
Il insiste également sur la mesure du
succès : « La performance se juge aussi
à la proximité créée avec les clients, à la
qualité de la relation et au sentiment,
côté client, d’être réellement compris,
écouté et accompagné dans un climat de
confiance ». Lorsque l’équilibre est atteint,
les bénéfices sont visibles. « Clients,
régulateurs et institutions perçoivent des
choix clairs, adaptés au contexte local,
tout en s’appuyant sur la solidité d’un
cadre régional. L’intégration Benelux
est un levier puissant », conclut Daniel
Meyer, « à condition de mutualiser ce
qui peut l’être et de préserver ce qui doit
rester local. Standardiser les méthodes,
oui. Mais localiser les responsabilités
et la gouvernance, là où la confiance se
construit réellement ».
Dans cette logique, le Luxembourg ne
constitue pas un marché complexe à
contourner, mais un véritable test de
maturité pour toute stratégie régionale et
un moteur de réussite pour l’ensemble du
Benelux lorsqu’il est abordé avec justesse.
Fujitsu Luxembourg
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46
| DIGITAL ET INNOVATION
2030 EN LIGNE DE MIRE : LE LIST AU CŒUR
DE LA TRANSFORMATION EUROPÉENNE
Lors d’une conférence de presse tenue le 15 janvier 2026 à Belval, Olivier Guillon,
CEO du Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST), a présenté la
feuille de route de l’institut à l’horizon 2030. Dans un contexte européen marqué
par la transition écologique, l’essor de l’intelligence artificielle et les enjeux
de souveraineté technologique, l’institut affirme son ambition : transformer
l’excellence scientifique luxembourgeoise en solutions concrètes à fort impact
industriel, économique et sociétal.
Seule organisation de recherche et de technologie (RTO) du pays, le LIST joue
un rôle clé dans la stratégie nationale de recherche et d’innovation orientée
vers la transformation. Son modèle couvre l’ensemble de la chaîne de valeur,
de la recherche fondamentale à l’innovation prête pour le marché, en étroite
collaboration avec l’industrie. Fort de près de 840 collaborateurs de 60 nationalités,
l’institut se distingue également par son engagement en faveur de la diversité et
de l’inclusion.
La vision « Excellence in research for a resilient future » se décline autour de trois
environnements prioritaires : naturel, bâti et industriel. Ainsi, le LIST développe
des solutions pour la gestion durable des écosystèmes, la résilience des villes et
infrastructures, et la décarbonation de l’industrie. Ces actions sont renforcées
par des priorités transversales majeures, telles que l’espace, l’intelligence
artificielle, la défense et la sécurité, contribuant à la souveraineté technologique
européenne à l’horizon 2030.
48
| DIGITAL ET INNOVATION
TAFF – 35 MOTIVIERTE
REINIGUNGSPROFIS
STEHEN FÜR HOCHWERTIGE
REINIGUNGSLÖSUNGEN UND
NACHHALTIGEN WERTERHALT
IM GANZEN LAND
Saubere Oberflächen sind weit mehr als eine Frage der Optik. Sie
tragen entscheidend zum Werterhalt von Gebäuden, zur Sicherheit
und zum positiven Gesamteindruck von privaten wie öffentlichen
Räumen bei. Mit diesem Anspruch positioniert sich TAFF als spezialisierter
Reinigungsbetrieb in Luxemburg und bietet maßgeschneiderte
Lösungen für anspruchsvolle Reinigungsaufgaben vorwiegend
im Außenbereich.
TAFF steht für fachliche Kompetenz, moderne
Technik und einen konsequent
professionellen Ansatz zu fairen Konditionen.
Der junge Beforter Betrieb richtet
sich sowohl an Privatkunden als auch an
Gemeinden, Verwaltungen und Unternehmen,
die Wert auf nachhaltige Reinigung,
schonende Verfahren und zuverlässige
Ausführung legen. Dabei kombiniert TAFF
Erfahrung mit innovativen Methoden, um
unterschiedliche Materialien effizient und
materialgerecht zu reinigen.
Ein zentraler Leistungsbereich ist die
Stein- bzw. Hof- & Terrassenreinigung.
Witterungseinflüsse, Moos, Algen oder
Schmutzablagerungen beeinträchtigen
nicht nur das Erscheinungsbild, sondern
können Oberflächen rutschig und porös
machen. TAFF reinigt Höfe, Terrassen,
Wege und Natursteinflächen/-mauern
gründlich, ohne die Substanz anzugreifen,
und stellt so Funktionalität und Ästhetik
dauerhaft wieder her.
Ebenso gefragt ist die Fassadenreinigung,
insbesondere bei Wohngebäuden, öff-
entlichen Einrichtungen, Residenzen und
gewerblichen Immobilien. Verschmutzte
Fassaden wirken ungepflegt und können
langfristig Schäden verursachen. TAFF
setzt auf angepasste Reinigungsverfahren,
die Verschmutzungen entfernen und gleichzeitig
die Bausubstanz schützen - ein
wichtiger Beitrag zum langfristigen Werterhalt
von Gebäuden.
Die Reinigung ist dabei
ökologisch und ökonomisch
weitaus sinnvoller und
auch viel schneller als ein
Neuanstrich. Und das
ohne ein kosten- und
zeitaufwändiges Gerüst.
Die Dachreinigung ergänzt das Leistungsspektrum
sinnvoll. Moose, Flechten und
Ablagerungen greifen Dachmaterialien
an und können die Lebensdauer deutlich
verkürzen. TAFF sorgt für eine schonende,
effektive Reinigung von Dächern mit einem
speziellen, unabhängig über mehrere
Monate selbstreinigenden Spezialmittel
und trägt damit zur Funktionstüchtigkeit
und Sicherheit der Immobilie bei. Je nach
Gegebenheiten kommt eine Hebebühne
oder sogar eine der eigenen TAFFDRONE
Drohnen oder ein Reinigungsroboter zum
Einsatz.
Als neueste Leistung bietet der Beforter
Handwerksbetrieb (Made in Luxembourg)
nun auch professionelle Glasreinigung an.
Saubere Glasflächen auf der Außen- und
Innenseite sind entscheidend für Licht,
Transparenz und einen gepflegten Eindruck
– sei es bei privaten Wohnhäusern,
Bürogebäuden oder öffentlichen Einrichtungen.
Mit der Erweiterung dieses
Angebots reagiert TAFF auf die wachsende
Nachfrage nach ganzheitlichen Reinigungsdienstleistungen
aus einer Hand.
TAFF versteht Reinigung nicht als kurzfristige
Maßnahme, sondern als nachhaltige
Investition. Präzision, Zuverlässigkeit und
eine individuelle Beratung stehen dabei
im Mittelpunkt – für saubere Lösungen,
die langfristig überzeugen. „TAFF … und
du bist baff!“
TAFF Botzservice S.à r.l.
6, rue des Promenades
L-6314 Beaufort
www.taff.lu
49
TAFF Team in Beaufort
TAFF Reinigung Residenz in Dommeldange mit Hebebühne
TAFF Dachreinigung Larei in Vianden
TAFF Steinreinigung
50
| DIGITAL ET INNOVATION
IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL :
UNE ARCHITECTURE OUVERTE ET
INTÉGRÉE POUR LA DÉTECTION,
L’ANALYSE ET LA RÉPONSE
AUTEURS: ARASH ATASHPENDAR, ITZEL VAZQUEZ SANDOVAL, CARLO HARPES
Alors que la directive NIS2 impose aux
organisations européennes un niveau de
maturité nettement plus élevé en matière
de surveillance de sécurité, les PME se retrouvent
face à un défi disproportionné :
répondre aux obligations de détection, de
remédiation et de documentation, tout en
fonctionnant avec des ressources limitées.
Dans ce contexte, itrust Abstractions Lab
et itrust consulting introduit une pile technologique
ouverte articulée autour de
deux systèmes complémentaires développés
dans le contexte du projet CyFORT :
IDPSESCAPE (Intrusion Detection and
Prevention System - Enhanced Security
through a Cooperative Anomaly Prediction
Engine), dédié à la détection et à
la prévention d’intrusion, et SATRAPDL
(Semi-Automated Threat Reconnaissance
and Analysis Powered by Description Logics),
centré sur le renseignement sur les
cybermenaces (CTI), la contextualisation,
la corrélation et la gestion d’incidents.
Les trois sous-systèmes clés — SONAR
et RADAR pour IDPSESCAPE, DECIPHER
pour SATRAPDL — constituent une chaîne
continue allant de la collecte à l’analyse,
de l’enrichissement CTI à la remédiation,
jusqu’à la création de cas structurés
dans la plateforme open source flowintel,
qui offre une intégration étroite et robuste
avec l’écosystème MISP développé
entre autres par CIRCL au Luxembourg.
Cette philosophie prolonge celle qui
a guidé la création d’IDPSESCAPE et
SATRAP-DL : fournir des solutions libres,
transparentes et auditables afin d’aider les
organisations à se conformer plus sereinement
aux obligations NIS2 à des coûts
d’implémentation faible et promouvant
une maîtrise interne.
IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL
parachèvent la mission SOAR
tout en renforçant
la conformité NIS2
Une double architecture pour
répondre à toutes les exigences
NIS2
IDPSESCAPE avait été initialement conçu
comme une plateforme combinant capteurs,
un moteur d’IA et automatisation
afin de réduire les faux positifs et d’aider
les entités essentielles et importantes à
remplir leurs obligations de surveillance
continue. SATRAPDL vient désormais
compléter cet ensemble en apportant
une dimension essentielle : l’analyse
structurée des menaces de cybersécurité,
le traitement complet des incidents et la
capacité de relier automatiquement la
détection à une réponse institutionnalisée,
documentée et conforme aux attentes
réglementaires.
Dans la pratique, IDPSESCAPE assure la
veille technique et la réponse active, c’estàdire
la capacité à repérer, classifier et
prioriser les anomalies à l’aide de règles,
de modèles statistiques et d’algorithmes
multivariés, autant qu’activer des actions
défensives. SATRAPDL, avec DECIPHER,
fournit la couche de gestion, c’estàdire
l’enrichissement, l’analyse avancée de
CTI, la création de cas, la corrélation, l’escalade
et la documentation. Cette séparation
permet aux organisations de gagner
en clarté : IDPSESCAPE s’occupe de « ce
qui se passe », SATRAPDL de « ce que l’on
en fait ». L’ensemble répond ainsi à la fois
aux exigences de détection et à celles de
gestion d’incident prévues par NIS2.
RADAR : l’exécution SOAR au sein
d’IDPSESCAPE
RADAR constitue l’élément exécutif d’I-
DPSESCAPE, celui qui transforme une
alerte en action réelle. Il se fonde sur les
principes du SOAR : orchestrer, automatiser
et répondre. L’orchestration repose
sur Ansible, permettant un déploiement
automatisé et homogène de Wazuh, de ses
agents et de l’ensemble des détecteurs au
sein d’infrastructures distribuées. L’automatisation
provient du mécanisme
d’active response, capable d’exécuter des
scripts sans intervention humaine, que ce
soit pour envoyer une notification, bloquer
une adresse IP, redémarrer un service
ou désactiver un utilisateur. La détection
repose sur un mécanisme hybride combinant
une approche par signatures et une
solution de détection d’anomalies fondée
sur l’algorithme d’apprentissage automatique
RRCF.
Ce fonctionnement s’inscrit dans une
logique de gestion du risque. Chaque
détection est d’abord qualifiée par un
score dynamique qui distingue les scénarios
faibles, moyens ou élevés. Une anomalie
jugée faible donne lieu à une simple
information transmise à l’analyste. Un
risque moyen entraîne une notification
accompagnée de la création automatique
51
d’un cas dans flowintel. Un risque élevé
peut mener à des actions plus directes,
comme la mise hors service d’un composant
ou l’application de contremesures temporaires
plus strictes. La capacité à moduler
la réaction permet de limiter les interruptions
inutiles tout en assurant une
défense active.
SONAR : l’analyse multivariée qui
renforce IDPSESCAPE
L’intelligence de détection provient de
SONAR, autre soussystème d’IDPSESCA-
PE. Là où les règles Wazuh détectent les
menaces connues et où l’algorithme statistique
RRCF d’OpenSearch développé par
Amazon repère les comportements atypiques
isolés, SONAR ajoute une dimension
plus profonde : la détection multivariée
basée sur des séries temporelles, ondée
sur un algorithme de machine learning
basé sur le deep learning. L’algorithme
MTAD-GAT de Microsoft est au cœur de
SONAR et lui permet de corréler simultanément
un ensemble de signaux issus
des alertes Wazuh pour repérer des motifs
de compromission subtils.
SONAR fonctionne de manière légère et
s’intègre naturellement à l’environnement
de supervision existant. Il analyse
les alertes déjà collectées pour repérer
celles qui sortent vraiment de l’ordinaire.
Cette approche permet de réduire fortement
le nombre de signaux inutiles et de
mettre en avant les situations qui méritent
une attention immédiate, ce qui aide
les équipes à se concentrer sur l’essentiel.
DECIPHER : l’intelligence CTI
et la gestion des incidents
dans SATRAPDL
DECIPHER, au sein de SATRAP‐DL, intervient
après cette première détection
pour donner du contexte. Lorsque RADAR
signale une activité suspecte, DECIPHER
va chercher des informations complémentaires,
par exemple si l’adresse ou le
comportement a déjà été associé à des
attaques connues. Cela permet d’évaluer
plus précisément la gravité d’une alerte et
d’adapter la réponse.
Un élément clé est l’intégration directe
avec l’outil open source flowintel, qui sert
à documenter et suivre les incidents. DE-
CIPHER peut créer automatiquement un
dossier d’incident complet, rassemblant
les éléments utiles pour l’analyste. Grâce
à cette automatisation, chaque incident
significatif est enregistré et peut être traité
de manière structurée. Cette capacité
est essentielle dans le cadre de NIS2, qui
demande une traçabilité et une documentation
systématique des événements importants.
SATRAP‐DL joue ainsi le rôle de lien entre
les signaux techniques détectés par
IDPS‐ESCAPE et la gestion opérationnelle
des incidents basée sur une analyse avancée.
Il permet aux organisations, y compris
les PME, de disposer d’un processus
complet et cohérent sans devoir mettre en
place une équipe dédiée coûteuse.
Une intégration fluide entre
IDPSESCAPE, SATRAPDL et flowintel
L’intégration entre IDPS‐ESCAPE, SA-
TRAP‐DL et flowintel est fluide. IDPS‐E-
SCAPE repère d’abord l’activité suspecte.
SATRAP‐DL, via DECIPHER, l’analyse et
en extrait les éléments nécessaires à l’évaluation
du risque. Si besoin, un incident
est automatiquement ouvert dans flowintel.
L’organisation peut ensuite suivre,
escalader ou résoudre le cas. Cette continuité
permet de comprendre rapidement
ce qui s’est passé, comment cela a été traité
et pourquoi certaines mesures ont été
prises, ce qui facilite fortement la conformité
NIS2.
Une pile ouverte AGPL 3.0
— IDPS-ESCAPE & SATRAP-DL
— pensée pour les PME
Un modèle d’adoption durable
pour les PME
L’approche d’itrust Abstractions Lab et
itrust consulting va audelà de la simple
publication open source. En échange de
trois à quatre jours de monitoring par
mois, idéalement assurés par un informaticien
interne de l’organisation adoptant
nos solutions, l’équipe de conception met
à disposition environ deux semaines de
soutien, de formation et de conseils techniques.
Pour une période limitée, cette
prestation est cofinancée par le Ministère
de l’Économie, dans le cadre de son
objectif de promouvoir le déploiement de
solutions de cybersécurité ouvertes. Ce
modèle permet aux petites structures de
renforcer progressivement leur maturité
tout en conservant l’autonomie nécessaire
pour exploiter la pile au quotidien. Il
est important de souligner qu’un projet
de détection d’intrusion ne remplace
pas la fonction IT, mais en constitue un
complément indépendant qui rassure la
direction sur le bon fonctionnement de
l’environnement informatique, son absence
de vulnérabilités majeures et, en
cas d’attaque, la garantie qu’une réaction
immédiate est engagée pour en limiter les
impacts.
Publication et perspectives
Les soussystèmes SONAR, RADAR et DE-
CIPHER, respectivement intégrés à IDPSE-
SCAPE et SATRAPDL, sont sur GitHub. Ils
apportent une capacité de détection avancée,
une automatisation de la réponse et
une gestion d’incidents rigoureuse, le tout
dans une logique entièrement ouverte,
transparente et alignée sur les obligations
NIS2. En outre, la pile technologique assure
une intégration native avec Flowintel et
MISP, optimisant les flux de travail des entités
déjà utilisatrices de cette plateforme
largement reconnue.
Pour plus d’info, contacter info@abstractionslab.lu
ou visitez : https://abstractionslab.
com/index.php/products/
52
| DIGITAL ET INNOVATION
« SMART CITIES » : UN PREMIER BILAN
ET UNE NOUVELLE IMPULSION POUR
DES COMMUNES PLUS INTELLIGENTES
ET DURABLES
Afin d’accompagner les communes dans leur transition écologique
et numérique, le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du
Tourisme, Lex Delles et le ministre de l’Environnement, du Climat et
de la Biodiversité, Serge Wilmes ont dressé un premier bilan de la
première vague de l’appel à projets « Smart City » en présence du
président du Syvicol, Emile Eicher.
Lancé en 2025, cet appel à projets vise à
encourager le développement de solutions
innovantes dans les domaines de la
mobilité intelligente, de l’énergie intelligente
et de la gestion intelligente des
ressources, contribuant ainsi à une utilisation
plus rationnelle des ressources et
de l’énergie grâce à la numérisation, avec
un soutien financier assuré notamment
par le ministère de l’Environnement, du
Climat et de la Biodiversité à travers ses
différents fonds.
Au total, sur 15 projets soumis, 5 projets
ont été retenus dans le cadre de l’appel :
3 dans le domaine de la mobilité, 1 dans
le domaine des ressources et 1 dans le domaine
de l’énergie. 6 projets répondant
aux critères d’éligibilité ont ensuite été
présentés au Fonds climat et énergie, sous
l’égide du ministère de l’Environnement,
du Climat et de la Biodiversité, le 21 janvier
2026, afin de confirmer leur financement
par le biais d’une convention basée
sur les résultats.
4 projets qui n’ont pas pu être subventionnés
par le Fonds pour le climat et l’énergie,
mais qui ont été jugés pertinents, ont
été transmis au Fonds pour la protection
de l’environnement et au Fonds pour la
gestion de l’eau. Les deux projets du Fonds
pour la protection de l’environnement
ont également été approuvés, et les deux
projets du Fonds pour l’eau seront présentés
lors de la prochaine session en mars.
L’évaluation des projets s’est effectuée selon
plusieurs critères : la qualité du dossier,
la pertinence, l’innovation ou la nouveauté
au sein de la commune, l’impact
social et environnemental, la qualité et
l’ambition des indicateurs de performance
clés à suivre dans le temps, le volet « data
» comprenant la génération, la gestion,
l’open data, le partage, la cybersécurité et
l’interopérabilité des données, le potentiel
de réplicabilité, ainsi que la pérennité,
l’implémentation et le suivi du projet. La
pré-sélection a été réalisée par un jury
composé de représentants du ministère de
l’Économie, du ministère de l’Environnement,
du Climat et de la Biodiversité, ainsi
que de Klima-Agence. Les délibérations
ont été documentées et les avis transmis
aux porteurs de projets.
Ce premier bilan, présenté lors de la conférence
de presse, visait à inspirer les
communes et à les encourager à soumettre
leurs projets dans le cadre de la deuxième
vague de l’appel à projets actuellement en
cours, avec une date limite de dépôt des
candidatures fixée au 15.03.2026.
La ville intelligente constitue un pilier
essentiel de la transition écologique de
notre société, en favorisant une gestion
plus efficiente des ressources et de l’énergie
grâce à des solutions numériques
concrètes et reproductibles. Ces appels
à projets s’inscrivent dans la volonté du
gouvernement de renforcer la durabilité
des territoires tout en améliorant la qualité
de vie des citoyens.
Le ministre Lex Delles a souligné : « Les
Smart Cities représentent l’avenir. Au Luxembourg,
des solutions innovantes existent
déjà et témoignent du savoir-faire
et de la créativité des communes. Je suis
convaincu que cet appel à projets offrira
aux communes de nouveaux leviers pour
accélérer leur transition écologique. Les
solutions numériques intelligentes ne
constituent pas une finalité, mais un formidable
outil pour mieux gérer nos ressources
et notre énergie, de façon plus
efficace, durable et au service de la qualité
de vie dans l’ensemble du pays. »
Le ministre Serge Wilmes a rappelé :
« Les communes sont des acteurs clés de la
transition écologique et doivent pouvoir
s’appuyer sur un soutien public fort pour
concrétiser leurs ambitions. À travers le
financement apporté par le ministère de
l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité,
nous investissons de manière ciblée
dans des projets Smart City innovants
qui produisent des résultats concrets pour
le climat, les ressources et la qualité de vie
des citoyens. Ces projets, ancrés dans les
réalités locales et dotés d'un fort potentiel
de réplicabilité, constituent un levier
essentiel pour accélérer durablement la
transition écologique sur l’ensemble du
territoire. »
Communiqué par le ministère de l’Économie
/ ministère de l’Environnement, du Climat et
de la Biodiversité
(de g. à dr.) Charel Gleis, ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité ; Serge Wilmes,
ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité ; Lex Delles, ministre de l’Économie, des PME,
de l’Énergie et du Tourisme ; Emile Eicher, président Syvicol. © MECB
53
BRÈVES
COMMUNALES DU CENTRE
PAR LÉA BEHNOUS
BERTRANGE
La commune de Bertrange a pu faire
installer deux châteaux d’eau au Cameroun
début janvier, suite à la décision
du conseil communal du 28 novembre
2025 d’apporter un soutien financier de
30.000 euros à l’association « What Water
». Engagée au Cameroun pour assurer
l’accès à l’eau potable, cette association
a pour mission de fournir de l’eau
à 8 millions de personnes d’ici 2030, en
soutien aux Nations Unies et à leurs
Objectifs de développement durable.
Source :bertrange.lu
LUXEMBOURG
Ce mois de janvier 2026 a été marqué
par le décès de Madame Colette Flesch,
première femme à occuper la fonction
de Bourgmestre de Luxembourg, de
1970 à 1980. L’actuelle bourgmestre
de la ville, Lydie Polfer, dans un message
posté sur le site de la commune, a
adressé ses condoléances aux proches
de la défunte et a tenu à lui rendre
hommage : « Elle a accompagné notre
capitale dans une phase de transformation
profonde, contribuant à renforcer
sa place sur la scène nationale
et européenne. (…) En ce moment de
deuil, nous nous souvenons d’une
femme éminemment respectée dont le
parcours et l’engagement, notamment
en faveur de l’égalité des genres ou
encore de la libéralisation de l’avortement,
demeurent des références pour
les générations futures. »
Source : vdl.lu
FISCHBACH
Le 6 mars 2026, la ville de Fischbach
organise une réunion participative à
19h, au centre culturel de la commune,
visant principalement à informer et
sensibiliser les citoyens sur les bonnes
pratiques en matière de gestion des déchets
et d’économie des ressources. Le
débat sera encadré par des membres
de l’équipe climat de la commune, ainsi
que des experts des secteurs de l’énergie,
de l’environnement, des réseaux
énergétiques et de la gestion des déchets
qui y seront conviés. Les futurs
participants peuvent d’ores et déjà
contribuer à la réunion en transmettant
leurs questions à la commune via son
site internet ou par voie postale.
Source : fischbach.lu
NIEDERANVEN
En partenariat avec Cnapa et la Ligue
pour la santé mentale, la commune de
Nidderanven propose une formation
aux premiers secours en santé mentale,
animée en français par la psychologue
Sacha Bachim. Limitée à vingt
participants, cette réunion se tiendra
les 16 et 23 mars 2026, de 9h à 16h,
avec déjeuner offert. Les inscriptions
sont ouvertes jusqu’au 6 mars par téléphone
ou par courriel et les contacts
sont accessibles sur le site de la commune.
Source : niederanven.lu
SCHUTTRANGE
Afin d’acquérir les gestes essentiels
pour intervenir en cas d’urgence, un
cours de premier secours gratuit est
proposé par la ville de Schuttrange
à la Galerie du Campus « an der Dällt
». Celui-ci débutera le 16 avril 2026 et
se déroulera en français. La formation
comprend huit séances de deux heures
chacune et se déroule tous les jeudis
de 19h à 21h. Les informations d’inscription
sont disponibles sur le site de
la commune.
Source : schuttrange.lu
COLMAR-BERG
L’administration communale de Colmar-Berg
emploie des étudiants âgés
d’au moins 15 ans pour travailler à l’atelier
communal cet été ; les personnes
intéressées sont invitées à transmettre
leur candidature moyennant un formulaire
téléchargeable sur le site internet
de la commune avant le 27 février
2026. Les candidats résidants et n’ayant
encore jamais été employés par la commune
auparavant sont prioritaires.
Source : colmar-berg.lu
54
| INVESTISSEMENT & FINANCE
Lionel De Broux
VOLATILITÉ, FONDAMENTAUX
ET SANG-FROID : INVESTIR DANS
UN MONDE SOUS TENSION
PAR JULIEN MALHERBE
55
Après des années dominées par
la gestion passive, le retour de
la volatilité redonne de la valeur
à l’analyse et à la sélectivité.
Lionel De Broux, Group Chief
Investment Officer à la BIL,
revient sur le rôle central des
fondamentaux et livre sa lecture
de l’année écoulée, ainsi que sur
les convictions d’investissement
qui guideront les allocations à
moyen et long terme.
De nombreux analystes et experts
anticipaient une hausse de la
volatilité des marchés avec le
retour de Donald Trump à la
Maison-Blanche. Quel regard
portez-vous sur cette année
particulièrement mouvementée ?
Il est vrai que l’on anticipait une année
marquée par une forte volatilité et un certain
nombre de tensions, mais l’ampleur
de celles-ci a largement dépassé nos attentes.
Je pense notamment à la guerre
commerciale entre les États-Unis et le
reste du monde. Néanmoins, l’Europe a
su tirer son épingle du jeu, et les nombreuses
annonces relatives aux dépenses
publiques, tant dans le domaine de la défense
que dans celui des infrastructures,
ont attiré l’attention des investisseurs.
Au cours de la première moitié de l’année,
les actions européennes ont nettement
surperformé leurs homologues américaines,
un fait rare et digne d’être souligné.
En revanche, au cours de la seconde
moitié de l’année, on a observé un retour
en faveur des actions américaines, sous
l’effet de plusieurs facteurs, parmi lesquels
la frénésie des investissements dans
l’intelligence artificielle et des droits de
douane moins élevés que prévu.
Cette volatilité peut également
être source d’opportunités. Assistet-on,
selon vous, à un retour
en grâce de la gestion active,
longtemps délaissée au profit de
la gestion passive, notamment à
travers la popularité des ETF ?
Effectivement, la gestion active a longtemps
été mise à rude épreuve. Dans des
marchés extrêmement efficients, dominés
par le momentum, comme c’est typiquement
le cas aux États-Unis, il est particulièrement
difficile de surperformer la
gestion passive. Cependant, les ETF ne
permettent pas de saisir toutes les opportunités.
La révolution de l’intelligence
artificielle est appelée à se poursuivre et
à s’étendre à de nouveaux acteurs. Pour
identifier les leaders de demain, il est
donc indispensable de s’appuyer sur une
analyse rigoureuse des fondamentaux, en
privilégiant la différenciation, la sélectivité
et le discernement. C’est précisément
dans ce contexte que la gestion active peut
apporter une valeur ajoutée significative.
Vous évoquez l’importance des
fondamentaux. Dans un contexte
où une simple déclaration de
Donald Trump peut provoquer de
fortes fluctuations des marchés,
quelle place accordez-vous
aujourd’hui aux prises de parole du
président dans votre analyse ?
L’intérêt d’une approche fondée sur les
fondamentaux réside dans la possibilité
d’investir dans des actifs que l’on connaît
et comprend. Ils peuvent être analysés
et interprétés de manière rigoureuse, en
intégrant une série d’hypothèses au sein
de nos scénarios. Cependant, il demeure
essentiel de conserver sang-froid et recul
face aux annonces de Donald Trump.
Notre vision à long terme nous impose la
prudence : si l’on examine les annonces
relatives aux tarifs, le montant final
s’avère bien inférieur à celui initialement
communiqué.
Trump peut également passer
des paroles aux actes,
comme l’illustrent les récents
développements au Venezuela.
Quels seront les impacts de ce
fait marquant, notamment sur le
baril et les perspectives pour les
sociétés pétrolières ?
Dans un premier temps, l’annonce a suscité
un fort enthousiasme concernant
l’impact sur les sociétés américaines de
production d’énergie, avant que cet effet
ne retombe rapidement.
Le pétrole vénézuélien, particulièrement
dense, nécessite un raffinage spécifique
que seules certaines entreprises sont en
mesure d’assurer. De plus, les infrastructures
pétrolières du pays sont vétustes et
requièrent d’importants investissements.
La majorité des analystes demeurent donc
prudents quant à l’évolution du prix du
pétrole pour 2026. Des volumes supplémentaires
pourraient être introduits sur le
marché, alors que la demande reste relativement
atone, ce qui pourrait exercer une
pression à la baisse sur les prix.
56
| INVESTISSEMENT & FINANCE
L’or, quant à lui, suit une toute
autre tendance. Le métal jaune vat-il
poursuivre sa (folle) ascension ?
L’or a pleinement rempli son rôle de valeur
refuge au cours d’une année 2025 marquée
par les tensions géopolitiques, les
annonces politiques, les propos belliqueux
ainsi que les conflits. Malgré la récente
progression de son cours, l’or demeure un
actif intéressant au sein d’un portefeuille.
L’incertitude persistante, les tensions géopolitiques
et les achats continus d’or par
les banques centrales devraient continuer
à soutenir sa valeur. Le rallye pourrait se
poursuivre, mais probablement de manière
moins spectaculaire qu’en 2025.
De manière générale, les métaux industriels
font face à des contraintes d’offre.
L’argent comme le cuivre connaissent une
production limitée, malgré une demande
en augmentation. L’électrification croissante
de la société et le développement
des infrastructures liées à l’intelligence
artificielle devraient par ailleurs contribuer
à soutenir la valorisation de ces métaux.
Longtemps présenté comme un
« or numérique », le bitcoin n’a
toutefois pas pleinement joué un
rôle de valeur refuge. Quel regard
portez-vous aujourd’hui sur les
cryptomonnaies ?
source d’inquiétude pour la Réserve fédérale,
qui avance pour l’instant à pas de
loup. D’une part, elle doit faire face à une
inflation persistante au-dessus des objectifs
; d’autre part, le marché du travail
reste relativement terne. Les effets des
tarifs douaniers sur l’inflation mettent
également un certain temps à se refléter
dans les données économiques. Toutefois,
nous anticipons une baisse des taux,
sans pouvoir déterminer précisément ni
le rythme ni l’ampleur de cette évolution.
Le ralentissement inquiétant de l’activité
manufacturière, la hausse du chômage
et la faiblesse de l’emploi vont dans le
même sens.
Quels secteurs et grandes
thématiques d’investissement
vous paraissent les plus porteurs
à l’horizon 2026 et à moyen terme ?
Je considère que l’intelligence artificielle
est devenue un élément indispensable.
Cette révolution devrait continuer à stimuler
la croissance pendant de nombreuses
années. Il a fallu près de quinze
ans pour que l’Internet s’intègre pleinement
dans notre quotidien ; en comparaison,
l’IA s’est déjà largement déployée
en seulement deux à trois ans, et je suis
convaincu que vous l’utilisez presque
tous les jours, même parfois sans en être
conscient.
prévoyons des marchés financiers dynamiques.
Comme souligné précédemment,
le développement de l’intelligence artificielle,
la baisse potentielle des taux par la
Fed et la croissance des bénéfices devraient
constituer des facteurs de soutien pour
les marchés.
Je ne considère pas le bitcoin comme
l’« or » des cryptomonnaies. Nous ne
poursuivons pas d’objectif spécifique
concernant cette classe d’actifs. Cela ne
signifie pas que nos clients ne souhaitent
pas y être exposés : dans ce cas, nous pouvons
les accompagner. Toutefois, il demeure
extrêmement difficile de se forger
une analyse fondamentale fiable sur les
cryptomonnaies.
Alors que l’inflation semble
désormais maîtrisée en Europe,
elle demeure plus persistante aux
États-Unis. Quelles orientations
anticipez-vous pour la politique
monétaire de la Réserve fédérale
dans ce contexte ?
Un autre secteur susceptible de poursuivre
sa dynamique est celui de la défense. Les
investissements massifs vont se maintenir,
notamment dans la défense anti-drones,
les munitions, la cybersécurité
et l’aviation. Enfin, des opportunités de
rendement existent sur des obligations
d’entreprises de qualité, et même sur
certaines plus spéculatives, étant donné
que les taux de défaut restent très faibles.
L’observation des émissions primaires
montre que l’intérêt et l’engouement pour
ces produits demeurent importants.
Dans un contexte mondial marqué
par une forte incertitude, quelles
perspectives envisagez-vous pour
les marchés financiers en 2026 ?
En Europe, l’inflation tend à se stabiliser
sous le seuil des 2 %, restant relativement
maîtrisée. Aux États-Unis, en
revanche, elle demeure une préoccupation
majeure et ne montre pas de signe
de recul. Cette situation constitue une
Nous restons plutôt optimistes, anticipant
une croissance globalement comparable
à celle observée cette année, bien qu’elle
puisse être légèrement inférieure en Europe.
L’année 2026 ne constituera peutêtre
pas un grand cru boursier, mais nous
L’or a pleinement rempli son rôle de valeur
refuge au cours d’une année 2025 marquée
par les tensions géopolitiques, les annonces
politiques et les conflits
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| INVESTISSEMENT & FINANCE
(Source photo: ) ©Freepik
GILLES ROTH : « NOS FINANCES
PUBLIQUES SONT SOLIDES »
En date du 3 février 2026, le ministre des Finances, Gilles Roth, a
présenté aux membres de la commission des Finances et de la commission
de l’Exécution budgétaire de la Chambre des députés la situation
financière de l’État au 31 décembre 2025.
59
décembre 2024. Après une année record
2024 : +11,5 % ou +3,0 milliards d’euros.
L’Administration des contributions directes
a encaissé des recettes à hauteur de
14,4 milliards d’euros, en léger recul (-70,3
millions d'euros ou -0,5%) par rapport à la
même période de l’année dernière. Avec
des hausses substantielles toutefois au niveau
de l’impôt sur le revenu des collectivités
(+260,4 millions d'euros ou +7,8%),
porté avant tout par le secteur financier,
et la retenue d’impôt sur les traitements
et salaires (+108,8 millions d'euros ou
+1,7%). Les baisses les plus notables concernent
l’impôt sur le revenu des capitaux
– des recettes plus volatiles (-252,7
millions d’euros ou -23,8%) et l’impôt
sur la fortune (-117,1 millions d'euros ou
-10,6%) sous l’effet de surperformances
réalisées en 2024. Une moins-value en
termes de recettes a également été enregistrée
au niveau de l'impôt sur le revenu
des personnes physiques (imposition par
voie d'assiette) (-83,9 millions d'euros ou
-6,2%).
Au 31 décembre 2025, l’Administration
de l’enregistrement, des domaines et de
la TVA affiche des recettes totales de 7,9
milliards d'euros, soit +77,5 millions d’euros
ou +1,0% par rapport au 31 décembre
2024. Cette évolution positive a été portée
par les encaissements en matière de
taxe sur la valeur ajoutée (+57,9 millions
d'euros ou +1,0%) et la taxe d'abonnement
(+73,9 millions d'euros ou +5,7%).
Les droits d'enregistrement accusent
de leur côté une baisse de 30,5 millions
d'euros ou -16,3% par rapport à la même
période en 2024. Au niveau de l’Administration
des douanes et accises, les recettes
se chiffrent à 2,6 milliards d’euros,
soit une progression de +294,1 millions
d’euros ou +12,8%.
(+230 millions d'euros), l’équipement
militaire (+251 millions d'euros) et la politique
énergétique et climatique (+95
millions d'euros), la rémunération des salariés
(+620 millions d'euros ou +9,0%) de
même que par d’autres transferts courants
p. ex. à la sécurité sociale et aux communes
(+527 millions d'euros ou +4,6%).
Le solde de l’Administration centrale
s’établit au 31 décembre 2025 à -1 milliard
d’euros, sachant que le solde définitif ne
sera connu qu’à l'issue de la période complémentaire
qui s’étend jusqu’à fin février
2026.
Le ministre des Finances, Gilles Roth,
commente : « Malgré une évolution moins
dynamique des recettes en 2025 qu’en
2024, nos finances publiques restent solides.
Avec un endettement public, le deuxième
plus faible de la zone euro et la confirmation
encore récente de notre triple A.
Et nous continuons à investir dans l’avenir
du pays, la cohésion sociale, la croissance
économique et notre sécurité commune.
Sans ces dépenses supplémentaires,
notre déficit serait moindre. Pour les années
à venir, je reste dès lors prudemment
optimiste. »
Communiqué par le ministère des Finances
Après une année record 2024, une
progression soutenue des recettes
en 2025
Au 31 décembre 2025, les recettes de l’Administration
centrale s’établissent à 29,1
milliards d'euros selon les règles de comptabilité
européennes SEC2010. Une progression
toujours soutenue de +705 millions
d’euros ou +2,5% par rapport au 31
Des dépenses sous le signe d’une
politique anticyclique et d’un
contexte géopolitique sous tension
Les dépenses de l’État central se chiffrent
au 31 décembre 2025 à 30,1 milliards d’euros
selon le SEC2010, soit +2,1 milliards
d’euros ou +7,4% en glissement annuel.
Cette augmentation s’explique entre autres
par des investissements publics en
hausse de +780 millions d’euros (+23,8%),
y compris dans le logement abordable
60
| MOBILITÉ
L’ÉTAT ET LES CFL RENOUVELLENT
LEURS ENGAGEMENTS EN FAVEUR
D’INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES
POUR DAVANTAGE DE SÉCURITÉ,
DE QUALITÉ ET DE MODERNITÉ
Signature du nouveau contrat
de gestion de l’infrastructure
ferroviaire pour la période 2026-2040
Le 12 décembre 2025, la ministre de la
Mobilité et des Travaux publics, Yuriko
Backes, le président du conseil d'administration
des CFL, Jeannot Waringo et le directeur
général des CFL, Marc Wengler, ont
officiellement signé le nouveau contrat
de gestion de l'infrastructure ferroviaire
conclu pour 15 ans, du 1er janvier 2026 au
31 décembre 2040.
Par ce contrat, l’État – propriétaire des infrastructures
ferrées – renouvelle aux CFL
la délégation de la gestion du réseau ferré
national, y compris les infrastructures ferroviaires
du port de Mertert, ainsi que des
68 gares et arrêts, dont deux se trouvent
sur le territoire français (à Audun-le-Tiche
et à Volmerange-les-Mines).
Le Luxembourg en tête des
investissements par habitant
en Europe
« Ce contrat s’inscrit dans la continuité
de nos actions et mesures conjointes afin
de renforcer la part modale du train dans
la mobilité au Luxembourg et qui le positionne
en tant que premier pays européen
en matière d'investissements par habitant
dans l’infrastructure ferroviaire. Le gouvernement
concrétise son engagement
pris dans l’accord de coalition : investir de
façon significative et ambitieuse dans les
infrastructures et les ressources humaines
afin de garantir un réseau ferroviaire moderne,
accessible et fiable », a souligné Yuriko
Backes, ministre de la Mobilité et des
Travaux publics.
Approuvé à l’unanimité par la Chambre
des députés le 30 octobre 2025, le projet
de loi afférant (n°8494) prévoit 4,7 milliards
d’euros entre 2026 et 2040, afin de
réaliser plusieurs missions dont la gestion
quotidienne du trafic des trains voyageurs
et marchandises des CFL et d'autres entreprises
ferroviaires empruntant le réseau
ferré luxembourgeois.
« Les CFL saluent la signature de ce contrat
qui repose sur une approche partagée par
les parties signataires, axée sur la gestion
à long terme et l'utilisation responsable
des fonds publics. En liant le financement
du contrat à des critères de qualité et de
performance, les deux parties expriment
leur engagement pour une vision orientée
vers la plus haute qualité de conduite des
missions attribuées aux CFL », a déclaré
Jeannot Waringo, président du conseil
d’administration des CFL.
Des compétences et du matériel
essentiels
« Ce nouveau contrat de gestion nous
donne la prévisibilité nécessaire pour
continuer à investir dans notre personnel
et ses compétences indispensables à la
gestion de l’infrastructure ferroviaire », a
déclaré Marc Hoffmann, directeur du gestionnaire
d'infrastructure des CFL. Actuellement,
le gestionnaire d'infrastructure
des CFL s'appuie sur l’expertise de quelque
1.800 collaboratrices et collaborateurs.
61
Le contrat de gestion projette également le
renouvellement du matériel roulant utilisé
pour différentes opérations sur le réseau
ferré dont 10 engins d’intervention Robel,
une bourreuse (assurant l’alignement et
la stabilisation des voies), une régaleuse
(ajout et distribution de ballast) et des wagons
pour le transport de ballast.
Au-delà du nouveau contrat de gestion de
l'infrastructure, le programme pluriannuel
de modernisation et d'agrandissement de
l’infrastructure ferroviaire fait quant à lui
l’objet d'investissements propres supplémentaires.
Il comprend ainsi de nombreux
projets structurants, en cours de réalisation
sur l’ensemble du réseau ferré, dont
la refonte de la gare de Luxembourg, la
construction de la ligne supplémentaire
Luxembourg-Bettembourg et la mise en
place de pôles d'échange multimodaux :
CFL | Nous travaillons pour votre mobilité
de demain.
La gestion de l’infrastructure
ferroviaire imbriquée dans
la stratégie d'entreprise
« Avec l’achat de nouveaux trains et la modernisation
de notre flotte existante, les
investissements dans les infrastructures
sont la deuxième face d’un concept intégré
conçu pour proposer à notre clientèle, privée
et professionnelle, des services combinant
sécurité, qualité et connexions optimales
avec les autres modes de transport.
Grâce à cet acte de confiance renouvelée
par le gouvernement qu’est le contrat de
gestion de l’infrastructure, nous disposons
du cadre, de la visibilité et des ressources
nécessaires pour ancrer le chemin de fer
en tant qu’épine dorsale de la mobilité publique
au Luxembourg et dans les régions
limitrophes », a conclu Marc Wengler, directeur
général des CFL.
Communiqué par le ministère de la Mobilité et
des Travaux publics et la Société nationale des
chemins de fer luxembourgeois
62
| MOBILITÉ
Photo : Steve Rayyan Mack
Photo : Nader Ghavami
LUXAIR FAIT ENTRER SA FLOTTE DANS UNE NOUVELLE ÈRE
Photo : Nader Ghavami
Le 29 novembre 2025, Luxair a tourné une page importante de son histoire avec
l’arrivée de son premier Embraer E195-E2 au Luxembourg. Accueilli à l’aéroport
par un traditionnel « water salute », l’appareil a marqué le coup d’envoi du
programme de renouvellement de flotte de la compagnie aérienne nationale.
Présenté lors d’une cérémonie organisée dans le hangar de maintenance, en
présence des autorités luxembourgeoises, ce nouvel avion reflète la volonté de
la compagnie de préparer l’avenir. Plus silencieux, plus économe en carburant
et offrant un confort renforcé aux passagers, l’E195-E2 incarne une aviation plus
responsable, tournée vers la performance et la durabilité.
Premier d’une commande de six appareils, l’E195-E2 jouera, aux côtés des futurs
Boeing 737, un rôle central dans la modernisation de la flotte. Il s’agit d’une étape
stratégique pour renforcer la connectivité du Luxembourg tout en améliorant
l’expérience de voyage. Retour en images.
Photo : Nader Ghavami
Photo : Nader Ghavami
Photo : Nader Ghavami
Photo : Nader Ghavami
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Photo : Steve Rayyan Mack
Photo : Nader Ghavami
Photo : Nader Ghavami
Photo : Steve Rayyan Mack
Photo : Nader Ghavami
Photo : Nader Ghavami
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| MOBILITÉ
VOITURES ÉLECTRIQUES :
LES DERNIÈRES NOUVEAUTÉS
Volkswagen ID.7 www.volkswagen.lu
Grande berline électrique orientée confort et autonomie.
Pensée pour les longs trajets et les usages professionnels.
Habitacle spacieux et technologies d’assistance avancées.
Conduite silencieuse et efficiente.
Un modèle très apprécié des flottes.
Audi Q4 e-tron www.audi.lu
SUV électrique compact au positionnement premium.
Alliance réussie entre design, technologie et polyvalence.
Intérieur digital et finitions haut de gamme.
Confort élevé pour un usage quotidien.
Idéal pour une mobilité électrique statutaire.
Škoda Enyaq www.skoda.lu
SUV électrique familial et fonctionnel.
Grand espace intérieur et excellente modularité.
Autonomie adaptée aux trajets quotidiens et régionaux.
Ergonomie simple et efficacité reconnue.
Très apprécié par les collectivités.
Cupra Born
Compacte électrique au caractère sportif affirmé.
Conduite dynamique et réactive.
Design moderne et différenciant.
Parfaite pour la mobilité urbaine et périurbaine.
Une électrique orientée plaisir.
65
Volkswagen Passat eHybrid www.volkswagen.lu
Berline hybride rechargeable polyvalente.
Trajets quotidiens possibles en mode électrique.
Grande autonomie combinée pour longues distances.
Confort élevé et espace généreux.
Solution idéale de transition énergétique.
Audi A6 TFSI e www.audi.lu
Berline hybride rechargeable haut de gamme.
Équilibre entre performances et sobriété.
Intérieur luxueux et technologies de pointe.
Mode électrique adapté aux trajets urbains.
Un choix premium pour les professionnels.
BMW iX1 www.bmw.lu
SUV électrique compact et dynamique.
Format idéal pour la ville et les déplacements quotidiens.
Conduite fluide et technologies embarquées modernes.
Image premium et efficience électrique.
Un modèle très polyvalent.
Mercedes-Benz EQE www.mercedes-benz.lu
Berline électrique orientée confort et innovation.
Silence de conduite remarquable.
Technologies d’assistance très avancées.
Intérieur spacieux et raffiné.
Véritable vitrine technologique.
Tesla Model Y www.tesla.com
SUV électrique performant et connecté.
Très bonne autonomie et réseau de recharge étendu.
Espace intérieur généreux et modularité.
Technologies embarquées et mises à jour continues.
Un acteur incontournable du marché électrique.
66
| MOBILITÉ
Volvo XC60 Recharge www.volvocars.com
SUV hybride rechargeable axé sur sécurité et confort.
Design scandinave sobre et élégant.
Mode électrique pour les trajets quotidiens.
Technologies de sécurité de référence.
Parfait pour un usage familial et professionnel.
Peugeot e-3008 www.peugeot.lu
SUV électrique au design affirmé.
Intérieur moderne et position de conduite innovante.
Confort et polyvalence pour usage quotidien.
Autonomie adaptée aux besoins actuels.
Une approche européenne de la mobilité électrique.
Renault Rafale E-Tech www.renault.lu
SUV coupé hybride rechargeable au style dynamique.
Technologie hybride performante.
Confort et tenue de route équilibrés.
Positionnement moderne et élégant.
Un modèle orienté innovation
67
BRÈVES
COMMUNALES DU SUD
PAR LÉA BEHNOUS
SCHIFFLANGE
La commune de Schifflange lance un
appel à candidatures pour l’acquisition
de l’une des sept habitations situées
dans les cinq maisons récemment
construites dans la rue Lily Unden. Ces
logements conventionnés, proposés
dans le cadre des projets de « Logements
abordables Giel Géieren » de
Schifflange, seront mis en vente à des
prix préférentiels abordables compris
entre 300.000 euros et 550.000 euros,
TVA de 3% incluse. Les personnes
intéressées sont invitées à déposer
leur dossier de candidature avant
le 9 mars 2026.
Source : schifflange.lu
ESCH-SUR-ALZETTE
Le 27 janvier 2026, la Ville d’Esch-sur-
Alzette s’est rassemblée à l’occasion
de la Journée internationale dédiée à
la mémoire des victimes de la Shoah,
pour une cérémonie à la place de la Synagogue.
Des pierres ont été déposées
au pied des stèles commémoratives
et les noms des victimes juives d’Eschsur-Alzette,
déportées et assassinées
durant l’Holocauste, ont été énoncés à
voix haute. « Par cet acte de mémoire,
la Ville d’Esch réaffirme l’importance du
souvenir face aux crimes du passé et
souligne son attachement aux valeurs
de dignité humaine, de tolérance, de
paix et de respect des droits fondamentaux
», déclare la commune sur son site
internet.
Source : esch.lu
DIFFERDANGE
À l’approche de la saison de migration
des crapauds, la ville de Differdange
invite les citoyens volontaires à s’engager
pour la protection de cette espèce.
Chaque année, entre mars et mai, plusieurs
d’entre eux entament leur migration
printanière et traversent la zone
de Lasauvage. Afin de sécuriser leur
passage sur la route principale, le service
écologique installe des barrières
temporaires et des seaux collecteurs
pour éviter qu’ils ne soient écrasés. Des
bénévoles sont recherchés pour aider
à transporter les crapauds en toute
sécurité de l’autre côté de la route. «
Cette action citoyenne contribue directement
à la préservation de notre biodiversité
locale », affirme le site internet
de la commune.
Source : differdange.lu
SANEM
La commune de Sanem a invité l’ensemble
des acteurs associatifs à participer
activement à un appel à projets et
à partager leurs idées innovantes afin
de valoriser les projets collaboratifs
de la région, œuvrant sur le territoire
d’Alzette Belval. Après une première
édition lancée le 15 juin dernier et déjà
un premier projet récompensé, le GECT
Alzette Belval poursuit son engagement
en faveur des initiatives associatives
transfrontalières et relance une
édition pour l’année 2026. Trois initiatives
seront récompensées chaque année,
chacune recevant une dotation de
1.000 euros. Les candidatures sont ouvertes
du 2 février au 31 mars 2026 et
les lauréats seront dévoilés à l’été.
Source : suessem.lu
MONDERCANGE
Le 21 février 2026, la fête traditionnelle
du Buergbrennen invite ses citoyens à
partager un moment convivial à 19h00.
Le cortège aura lieu au commencement
de la rue de Pontpierre à Mondercange
et des flambeaux seront proposés à
la vente sur place pour accompagner
la procession. À l’issue du défilé, les
spectateurs pourront retrouver une
ambiance chaleureuse au chalet des
scouts et profiter d’une restauration
variée : grillades, soupe et boissons.
Cette initiative est organisée par les «
Monnerecher Guiden a Scouten », organisation
conjointe entre l’harmonie
municipale, les sapeurs-pompiers et la
commune de Mondercange.
Source : mondercange.lu
KEHLEN
La commune de Kehlen invite ses habitants
à choisir le film qui sera projeté
cet été au Cinéma Open Air à Elmen.
Les spectateurs auront rendez-vous
pour visionner le film sélectionné le samedi
18 juillet et le dimanche 19 juillet.
Les intéressés pourront voter pour leur
film préféré jusqu’au 23 février ; le film
ayant obtenu le plus de votes sera projeté.
Le formulaire est disponible sur le
site internet de la commune de Kehlen.
Source : kehlen.lu
68
| ACTUALITÉS COMMUNALES
69
BETZDORF,
UNE COMMUNE
RÉSOLUMENT
TOURNÉE VERS
L’AVENIR
Journaliste : Betzdorf
est aujourd’hui une commune
résolument tournée vers l’avenir.
Comment définiriez-vous la vision
et les priorités de la commune
pour les années à venir ?
Bourgmestre : Betzdorf est une commune
située à l’est du Luxembourg, dans le
canton de Grevenmacher. Elle se compose
de cinq localités : Betzdorf, Berg – cheflieu
administratif –, Mensdorf, Olingen et
Roodt-sur-Syre.
Notre vision repose sur un développement
harmonieux et maîtrisé, qui combine
qualité de vie, attractivité résidentielle et
préservation de l’environnement. Nous
souhaitons accompagner l’évolution de la
commune sans en altérer l’identité, tout
en préparant activement l’avenir.
Une commune en évolution
maîtrisée
Journaliste : Quelle est aujourd’hui
la situation de la commune,
tant sur le plan démographique
que social ?
Bourgmestre : Après plusieurs années
de stabilisation, Betzdorf connaît à
nouveau une croissance démographique
progressive. Cette évolution est le reflet
de l’attractivité de la commune, mais aussi
d’une politique volontariste en matière de
logement. Notre objectif est d’accueillir de
nouveaux habitants tout en maintenant
un haut niveau de qualité de vie pour
l’ensemble de la population.
Journaliste : Quels sont les
principaux atouts qui expliquent
cette attractivité ?
Bourgmestre : La commune bénéficie
d’un environnement naturel remarquable,
avec des zones protégées telles que
Widdebierg ou Schlammwiss Brill.
Elle dispose également de services de
proximité performants, d’infrastructures
adaptées aux familles et d’une stratégie
de développement durable clairement
affirmée. Ces éléments constituent
aujourd’hui de véritables atouts pour
Betzdorf.
70
| ACTUALITÉS COMMUNALES
Logement et urbanisme :
un enjeu central
les centres-villages pour de nouveaux
quartiers résidentiels.
Projection 2030 : préparer l’avenir
ensemble
Journaliste : Le logement est un thème
majeur pour de nombreuses communes.
Comment Betzdorf y répond-elle ?
Bourgmestre : Nous avons récemment
finalisé plusieurs projets de logements
abordables à Mensdorf et Olingen. À
Betzdorf même, un projet de 30 logements
intergénérationnels est en cours,
favorisant la mixité entre jeunes familles
et seniors.
À Berg, 24 unités d’habitation sont
prévues en collaboration avec la SNHBM,
tandis qu’à Roodt-sur-Syre, environ 70
logements abordables verront le jour
sur un terrain récemment acquis par la
commune. L’objectif est clair : proposer
des solutions de logement accessibles,
intégrées harmonieusement dans le tissu
existant.
Des infrastructures pensées pour
la qualité de vie
Journaliste : Quels sont les
projets structurants en matière
d’infrastructures?
Une crèche écologique de nouvelle
génération
Face à une pression démographique
croissante, nous construisons une crèche
de 96 places, conçue selon des principes
de durabilité exigeants. Les matériaux
locaux, l’absence de produits nocifs et la
qualité de l’environnement intérieur ont
été placés au cœur du projet.
Mobilité douce et aménagement
urbain
En collaboration avec le Service des
Ponts et Chaussées, nous travaillons à la
réorganisation de la RN 1 à Roodt-sur-
Syre. Ce projet intègre des voies piétonnes
et cyclables afin d’améliorer la sécurité, la
mobilité douce et le confort des habitants.
Zone économique artisanale
et commerciale – Rothoicht
La création d’une zone économique de
cinq hectares permettra de renforcer
l’activité locale, de soutenir l’artisanat et
les PME, tout en libérant de l’espace dans
Environnement et transition
énergétique
Journaliste : La durabilité semble
être un axe fort de votre action
communale.
Bourgmestre : Effectivement. Tous les
bâtiments communaux sont aujourd’hui
équipés de panneaux photovoltaïques et
la production locale dépasse désormais
la consommation des habitants. Nous
étudions également l’implantation
d’éoliennes, avec une mise en service
envisageable autour de 2029.
Par ailleurs, la commune a acquis
plusieurs hectares de terrains afin de
les préserver durablement en zones
naturelles, renforçant ainsi la protection
de la biodiversité.
Vie locale, culture et tourisme doux
Journaliste : Quelles initiatives
soutiennent la vie communautaire
et l’attractivité locale ?
Bourgmestre : Nous développons
plusieurs projets visant à valoriser notre
patrimoine naturel et culturel. Un sentier
pédagogique « du loup » est en cours de
finalisation à Olingen. Il s’inscrit dans une
démarche de sensibilisation à la nature et
à l’histoire locale.
Les espaces naturels tels que Widdebierg
ou Schlammwiss Brill constituent
également des lieux de détente et de
découverte, aussi bien pour les habitants
que pour les visiteurs.
Seniors et cohésion sociale
Journaliste : Des projets spécifiques
sont-ils prévus pour les seniors ?
Bourgmestre : Oui. Nous travaillons
sur la création d’une maison de soins
locale pouvant accueillir entre 100 et 130
résidents. L’objectif est de permettre aux
aînés de rester vivre dans leur commune,
dans un cadre familier, proche de leurs
proches et de leurs repères.
Journaliste : À l’horizon 2030,
comment voyez-vous l’évolution
de Betzdorf ?
Bourgmestre : À l’horizon 2030, Betzdorf
restera une commune à taille humaine,
attractive et durable. Le logement, la
cohésion sociale, la transition énergétique
et la mobilité douce resteront au cœur de
notre action.
Notre ambition est de préparer l’avenir
de manière responsable, avec et pour les
habitants, afin de faire de Betzdorf une
commune inclusive, équilibrée et tournée
vers le long terme.
Conclusion
Journaliste : Quel message souhaitezvous
adresser aux habitants ?
Bourgmestre : Betzdorf se construit
avec ses citoyens. Notre action s’inscrit
dans une vision partagée, fondée sur
le dialogue, la responsabilité et la
durabilité. Ensemble, nous préparons
l’avenir de la commune tout en préservant
ce qui fait sa force et son identité.
Administration communale
de Betzdorf
11, rue du château
L-6922 Berg
www.betzdorf.lu
72
| ACTUALITÉS COMMUNALES
FRISANGE RENFORCE
SON ENGAGEMENT POUR
LE CLIMAT ET LA NATURE
La commune de Frisange déploie
une politique environnementale
ambitieuse articulée
autour de la gestion durable de
l’eau, de la renaturation des espaces
et de la transition énergétique.
Désimperméabilisation
de parkings, création de biotopes,
valorisation des milieux
naturels et modernisation des
infrastructures traduisent une
volonté affirmée de renforcer la
biodiversité et la résilience du
territoire face aux aléas climatiques.
Inscrite dans le cadre du
Pacte Nature et soutenue au niveau
national, cette stratégie se
développe de manière progressive,
en cohérence avec les réalités
techniques et financières.
Explications avec Roger Beissel,
bourgmestre.
La protection et la restauration
des milieux naturels
constituent un autre axe fort
de l’action communale en
faveur de la biodiversité
Des parkings repensés pour laisser
place à la nature
Parmi les projets phares figure la désimperméabilisation
de plusieurs parkings
communaux. « Cette initiative est menée
en partenariat avec le syndicat intercommunal
SIAS et a récemment été distinguée
par le ministère de l’Environnement. Celui-ci
a retenu la commune pour ce projet
et lui a décerné une récompense dans
le cadre d’un prix de l’environnement.
Concrètement, nous transformerons des
surfaces actuellement recouvertes de tarmac
en parkings perméables. Ainsi, les
eaux de pluie ne seront plus directement
dirigées vers les égouts, mais pourront
s’écouler vers des zones plus vertes pour
contribuer à l’arrosage naturel des végétaux
qui se trouvent aux abords de ces différents
lieux », explique le bourgmestre,
Roger Beissel.
Trois parkings sont concernés sur une
période de trois ans à partir de cette an-
née : un à Hellange et deux à Frisange. Le
coût total du projet est estimé à environ
300.000 euros. « Au-delà de l’aspect technique,
cette démarche entre dans le cadre
d’une gestion plus durable de l’eau. Elle
limite le ruissellement et favorise l’intégration
de la nature dans l’espace public »,
déclare-t-il.
Redonner sa place à la nature
Les élus communaux ne s’arrêtent pas en
si bon chemin : la protection et la restauration
des milieux naturels constituent
un autre axe fort de l’action communale
en faveur de la biodiversité. « Dans le
cadre du Pacte Climat et avec l’appui d’un
conseiller spécialisé, nous pouvons identifier
progressivement les sites qu’il faudrait
renaturer », précise Roger Beissel.
À Aspelt, sur un terrain communal qui
abritait autrefois une source d’eau potable,
un autre projet d’aménagement est
en cours pour protéger les petits animaux.
« Nous y aménagerons aussi des haies. Cet
espace servira de refuge pour certaines espèces.
Même s’il ne s’agit pas directement
d’un cours d’eau, cette action s’inscrit
dans une logique de renaturation d’un site
laissé en friche pendant de nombreuses
années », indique le bourgmestre.
73
D’un point de vue plus global, la commune
entend valoriser les petites parcelles et
prairies dont elle est propriétaire. « Avec
l’arrivée d’un jardinier communal expérimenté,
ces espaces sont progressivement
aménagés avec des plantes locales afin
d’attirer davantage d’abeilles et d’insectes
pollinisateurs », explique-t-il. La gestion
évolue également : fauchage adapté, entretien
plus extensif et approche plus
proche de la nature. Un premier aménagement
visible a déjà été réalisé à Frisange,
au niveau d’un carrefour principal
et d’autres sites suivront ces prochaines
échéances.
Nous avons aussi récemment acquis quatre
hectares de terrain sur notre territoire.
« Sur au moins un hectare, un biotope sera
aménagé à proximité d’un petit ruisseau.
L’objectif est de recréer des conditions
proches de la nature », déclare-t-il.
La commune entend valoriser
les petites parcelles et prairies
dont elle est propriétaire
Gestion de l’eau et prévention
des inondations
La question de l’eau est également abordée
sous l’angle de la sécurité et de la résilience.
« Après quelques désagréments liés
aux dernières inondations, une nouvelle
conduite d’eaux pluviales a été installée
dans la rue de Mondorf. Les précipitations
récentes ont montré l’efficacité de cette
mesure qui a permis d’éviter que certains
endroits ne soient à nouveau touchés »,
rappelle le bourgmestre.
D’autres projets de renaturation de cours
d’eau sont envisagés, notamment au-
74
| ACTUALITÉS COMMUNALES
tour du ruisseau local. Toutefois, la commune
n’est pas propriétaire de tous les
terrains concernés, ce qui complique les
démarches. La présence de nombreux propriétaires
privés et les difficultés liées aux
acquisitions foncières ou aux compensations
rendent ces projets plus complexes à
mettre en œuvre. Malgré ces contraintes,
la volonté de progresser reste présente.
Optimiser la consommation
et la production d’énergie
entre différents bâtiments :
école, centre polyvalent,
infrastructures sportives
Cap vers le photovoltaïque
Concernant l’éclairage public, la commune
renouvelle progressivement ses
installations pour limiter la pollution lumineuse
en ayant recours aux LEDs.
Une stratégie long terme
Tous ces projets s’inscrivent dans la stratégie
globale de la commune en matière de
protection de l’environnement émanant
du catalogue de mesures du Pacte Nature.
La démarche se veut réfléchie : « nous
avançons étape par étape, en fonction des
possibilités techniques, financières et foncières
dont nous disposons ».
La commune réfléchit à l’agrandissement
futur de son service technique qui
compte aujourd’hui plus de 28 ouvriers.
Des études de faisabilité sont envisagées
ces prochaines années pour planifier son
développement.
Les voitures sont
progressivement remplacées
par des véhicules électriques,
même si une approche
combinée reste privilégiée
pour certains usages
Administration communale
de Frisange
10, Munnerëferstrooss
L-5750 Frisange
www.frisange.lu
La transition énergétique fait également
partie des priorités du collège des bourgmestre
et échevins de Frisange. « Notre
nouvelle école sera, par exemple, équipée
de panneaux photovoltaïques. Pour les
bâtiments existants, la situation est plus
nuancée : certaines études ont montré que
l’installation de panneaux solaires sur certains
toits, comme celui de la mairie ou du
centre sportif, se heurte à des contraintes
techniques de stabilité ou d’étanchéité »,
regrette le bourgmestre.
Les élus locaux prévoient toutefois de
relancer une étude avec un bureau d’ingénieurs
en énergie afin d’analyser l’ensemble
du site communal, notamment le
campus, et d’examiner comment combiner
les usages. « L’objectif est d’optimiser la
consommation et la production d’énergie
entre différents bâtiments : école, centre
polyvalent, infrastructures sportives.
Cette approche globale vise à utiliser
l’électricité et la chaleur de manière plus
efficace, en tenant compte des besoins variables
selon les moments de la journée »,
explique-t-il. En parallèle, la commune
suit de près l’évolution des technologies,
notamment en matière de stockage par
batteries, pour électrifier leur flotte. « Les
voitures sont progressivement remplacées
par des véhicules électriques, même si une
approche combinée reste privilégiée pour
certains usages », précise néanmoins Roger
Beissel.
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76 | ACTUALITÉS COMMUNALES
BRÈVES
COMMUNALES DU NORD
PAR LÉA BEHNOUS
FEULEN
Suite à la démission d’Alain Hansen
en décembre 2025, monsieur Claude
Wilmes a été élu à l’unanimité des voix
pour lui succéder en tant qu’échevin. Le
nouvel élu a été officiellement assermenté
le 15 janvier 2026, par Monsieur
le Ministre des Affaires intérieures Léon
Gloden. « Nous adressons nos sincères
remerciements à Alain Hansen pour
son travail en tant qu’échevin ainsi que
pour son engagement en faveur de la
commune de Feulen au cours des années
et nous félicitons Claude Wilmes
pour sa nouvelle fonction », déclare la
commune.
Source : feulen.lu
GOESDORF
Goesdorf est à la recherche d’un locataire
pour occuper la brasserie « Pires
», située au cœur du village. L’établissement
possède une surface de 115
m², est entièrement rénové avec une
nouvelle cuisine et dispose d’un appartement
en duplex en complément du
café. « Ce local plein de charme offre
une opportunité idéale pour démarrer
dans un environnement convivial et
dynamique, et pour donner vie à vos
idées gastronomiques », renseigne la
commune.
Source : goesdorf.lu
MERTZIG
Une série de travaux pour les années
à venir a été notifiée par la commune
de Mertzig. Concernant le projet de logements
sociaux de la rue Dellen, les
travaux d’infrastructure sont achevés et
les maisons pourront être mises à disposition
dans les prochains mois par la
commune, qui affirme que « tout sera
terminé d'ici fin 2027 ». Concernant le
chantier de la nouvelle école Maison
Relais, les infrastructures et la route
d’accès à l’établissement scolaire seront
terminées à l’été 2026. Un projet
de cour de récréation naturelle est également
envisagé, dans l’objectif d’être
prêt pour la rentrée 2027-2028. Des
ateliers participatifs sont également
prévus dans le cadre du plan de développement
du village.
Source : mertzig.lu
SCHIEREN
Vendredi 23 janvier 2026, la ville de
Schieren a accueilli ses collaborateurs,
les représentants des commissions,
des associations et ses partenaires externes
à l’occasion du Pot de Nouvel
An de la commune, au cours duquel le
bourgmestre Jean Paul Zeimes a tenu
un discours sur l’importance de la cohésion,
de l’engagement et du travail
d’équipe. Le communiqué de l’événement
affirme que plusieurs projets
ont été discutés pour les mois à venir,
notamment concernant les domaines
du logement abordable, des infrastructures
scolaires et sportives, de la voirie,
de la gestion de l’eau, ainsi que de la
transition énergétique et environnementale.
Source : schieren.lu
WEISWAMPACH
La bibliothèque sur roues qui parcourt
l’ensemble du pays, également appelée
Bicherbus, desservira les localités de
Weiswampach et Binsfeld. La localité
de Binsfeld sera desservie auprès de
l’ancienne école entre 10h55 et 11h35
et celle de Weiswampach, aux abords
de l’école fondamentale entre 13h10 et
14h00.
Source : weiswampach.lu
PARC HOSINGEN
Les nouveaux habitants de la Commune
du Parc Hosingen ont été conviés
par la commission du vivre-ensemble
interculturel et le conseil communal, à
une soirée de bienvenue organisée au
centre de Consthum, à laquelle près de
25 nouveaux citoyens ont été accueillis.
Après les discours de bienvenue
et la présentation de la commune par
Gilles Thilgen, représentant du collège
échevinal, et Marc Bingen, président de
la commission, chaque nouveau foyer
s’est vu remettre un panier de bienvenue
et huit associations communales
ont ensuite présenté leurs activités.
Source : hosingen.lu
77
LES ÉLUS LOCAUX SE DÉVOILENT
COMMUNE DE FRISANGE
Située dans le canton d’Esch-sur-Alzette,
au sud du Luxembourg et à la frontière
française, la commune de Frisange regroupe
les localités de Frisange, Aspelt
et Hellange. Elle est dirigée par Roger
Beissel, bourgmestre pour la mandature
2023-2029 et tête de la liste locale
Är Équipe, sans affiliation politique nationale.
Résidant à Aspelt, il est un élu
de longue date, profondément engagé
dans la vie communale. Multiculturelle,
avec plus de 80 nationalités, Frisange
mène une politique active en faveur du
vivre-ensemble, de l’intégration et de la
qualité de vie pour tous ses habitants.
COMMUNE DE DIFFERDANGE
Troisième ville la plus peuplée du
Luxembourg, située dans le sud-ouest
du pays, Differdange est administrée
par Guy Altmeisch, bourgmestre depuis
l’automne 2023 et membre du LSAP. Il
préside le conseil communal ainsi que
le collège des bourgmestre et échevins,
composé de représentants de différentes
sensibilités politiques. Ancienne
cité industrielle, Differdange s’engage
aujourd’hui dans une transformation
durable, urbaine et sociale. La ville mise
sur la modernisation de ses quartiers,
la participation citoyenne, le développement
de logements variés et des
projets environnementaux ambitieux,
afin d’améliorer la qualité de vie et renforcer
son attractivité.
COMMUNE DE BETTEMBOURG
Située dans le sud du Luxembourg, la
commune de Bettembourg a été administrée
depuis 2011 par Laurent Zeimet,
membre du CSV, également député à
la Chambre depuis 2023. Il présidait le
conseil communal et le collège échevinal,
avec des compétences couvrant
notamment l’urbanisme, les infrastructures,
le budget et les services communaux.
Sous son mandat, Bettembourg
a engagé d’importants projets liés à la
mobilité durable, à l’environnement, à
la modernisation des infrastructures et
à l’aménagement des espaces publics.
Une transition est en cours, avec la désignation
annoncée de Jean-Marie Jans
comme futur bourgmestre.
COMMUNE DE KOERICH
Située dans le canton de Capellen, à
l’ouest du Luxembourg, la commune de
Koerich est placée sous la responsabilité
de Daniel Wirth, bourgmestre. Il préside
le conseil communal et le collège
des bourgmestre et échevins, chargé
de l’administration locale et de la mise
en œuvre des décisions communales.
Regroupant notamment Koerich, Goeblange,
Goetzingen et Windhof, la
commune conjugue caractère rural et
proximité avec Luxembourg-Ville. Elle
s’appuie sur un patrimoine historique
marqué, dont le château médiéval, tout
en menant des projets d’aménagement
visant un développement maîtrisé, respectueux
de l’environnement et de la
qualité de vie.
COMMUNE DE DIPPACH
Située dans le canton de Capellen, la
commune de Dippach est placée sous
la responsabilité de Manon Bei-Roller,
bourgmestre. Elle préside le collège
des bourgmestre et échevins et représente
la commune sur les plans administratif
et institutionnel. Regroupant
notamment Dippach, Schouweiler,
Sprinkange et Bettange-sur-Mess, la
commune compte environ 4.100 habitants
et bénéficie d’une vie locale active.
Les priorités communales portent
sur l’amélioration de la mobilité, le développement
résidentiel, la préservation
de l’environnement et le soutien
à la vie associative, avec une attention
particulière portée à la gouvernance locale
et à la qualité de vie.
COMMUNE DE ESCH-SUR-ALZETTE
Deuxième ville du Luxembourg, Eschsur-Alzette
est placée sous la responsabilité
de Christian Weis, bourgmestre
depuis décembre 2023 et membre du
CSV. Actif dans la politique communale
depuis 2005, il a siégé au conseil communal
avant d’accéder à la fonction
de bourgmestre. La ville poursuit une
transformation urbaine d’envergure,
notamment à travers des projets de
restructuration de quartiers et de développement
durable. Esch s’affirme
comme un pôle majeur du sud du pays,
conciliant croissance démographique,
transition écologique, participation citoyenne
et maintien d’une forte mixité
sociale.
78
| ACTUALITÉS COMMUNALES
Jérôme Seiler
HEFFINGEN : LE PROJET
DE RÉNOVATION QUI
TRANSFORME UNE COMMUNE
En ce début d’année 2026, la rue Op Präikert de la commune
d’Heffingen a pu accueillir un tout nouveau projet de rénovation :
l’ouverture d’une épicerie locale, « A Schulesch », ainsi que plusieurs
habitations sociales, dont un logement d’urgence. L’initiative,
présentée par le bourgmestre de la commune, Jérôme Seiler, ainsi
que son échevin, Christian d’Harcour, a pour objectif de dynamiser
la commune, tout en valorisant son territoire.
79
assez large, restaient inutilisés. « Nous ne
pouvions pas faire de logement social à cet
endroit, mais avons pu utiliser cet espace
pour créer un logement d’urgence, afin de
reloger des personnes dans le besoin ou
leur accorder du temps pour s’organiser,
par exemple. Nous avons alors fait appel
à un architecte, avons effectué l’état des
lieux et avons ensuite commencé à planifier
», explique le bourgmestre.
« Notre souhait était qu’Heffingen ne soit
pas un village dortoir et qu’il y ait également
un centre-ville animé, reprend son
échevin. L’objectif est que cela devienne
un lieu de rencontre. Nous ne voulons pas
nous limiter à la rénovation du bâtiment
seul, il est également prévu de réfléchir à
un projet pour la place complète de la rue
Op Präikert », explique son échevin.
La genèse d’une initiative
ambitieuse
Tout a commencé il y a plus de sept ans,
avec la mise en vente d’une maison. En
2018, alors que Jérôme Seiler, bourgmestre
de la commune d’Heffingen, venait d’accéder
à ses fonctions, un charmant bâtiment
à la vente a su attirer l’œil des membres
communaux. « Nous avions fait le tour du
bâtiment et avions constaté que le volume
était assez impressionnant. Dans la pièce
principale, il y avait un ancien comptoir de
boucher, ce qui nous a rapidement donné
l’idée de l’épicerie », relate Jérôme Seiler.
Profitant de l’espace disponible, la commune
a également envisagé la création de
logements sociaux. Les différentes pièces
du bâtiment ont ainsi été aménagées pour
accueillir à la fois une épicerie, ainsi que
quatre logements séparés. Toutefois, les
combles, qui constituaient une surface
Une fois le plan de rénovation né, le projet
a été présenté au conseil communal en
2018, afin de décider de l’acquisition du
bâtiment en premier lieu, pour finalement
approuver le projet complet à neuf voix. En
décembre 2025, les travaux de la nouvelle
épicerie et des logements sociaux d’Heffingen
ont été achevés. « N’ayant jusqu’à
maintenant pas de logement social, nous
avons saisi cette opportunité pour être en
mesure d’offrir un toit aux personnes dans
le besoin. Ces logements peuvent accueillir
des personnes célibataires ou même des
familles, d’autant plus que nous estimons
qu’ils offrent un cadre de vie tout à fait
agréable », affirme le bourgmestre.
Entre valorisation du territoire et
dynamisation du village
De la petite restauration locale aux produits
d’hygiène quotidiens, « A Schulesch »
rassemble plusieurs types de produits,
mais mise avant tout sur ses producteurs
régionaux
En juillet 2024, la commune a organisé un
atelier participatif, modéré par le bourgmestre
et communiqué sur les réseaux
sociaux, rassemblant les collaborateurs
du projet et une cinquantaine de participants.
« Les personnes se sont montrées
très enthousiastes vis-à-vis du projet, affirme
Christian d’Harcour, son échevin.
Nous estimions intéressant d’aménager
un endroit qui pourrait être animé pour
la commune, car jusqu’à présent, elle ne
contenait pas d’attraction majoritaire. »
À l’arrière de l’épicerie, plusieurs tables et
chaises sont disposées à travers la pièce,
formant un véritable salon de thé, faisant
de A Schulesch non plus seulement
un commerce, mais également un lieu de
rencontre. « Cela peut aussi permettre aux
séniors de faire leurs achats à proximité
de chez elles et de retrouver d’autres personnes
de leur âge pour prendre un café,
par exemple », affirme le bourgmestre.
Il s’agit uniquement d’une
question de volonté. Si
nous voulons le faire, nous
le pouvons, et ce, pour
un montant raisonnable
que même les plus petites
communes peuvent supporter
« Le financement n’est pas
une excuse »
Le projet répond également à l’idée de
développement rural lancée par le gouvernement,
visant à renforcer l’attractivité
des villes et villages de campagne à
travers plusieurs mesures. « Nous avions
mis en place un certain cadre avant de
lancer l’organisation de l’épicerie : notre
but était qu’elle compte des produits locaux.
Il n’était pas possible qu’il en soit
compté à 100%, mais il en fallait », déclare
Jérôme Seiler.
Le ministère de l’Agriculture a promis de
verser des subventions au développement
d’activités ou de commerces qui incluaient
un minimum de 30% de produits locaux à
la vente, le but étant de redynamiser les
villages, ainsi que promouvoir les producteurs
régionaux. Quant aux logements sociaux,
Heffingen a pu bénéficier du service
des Aides à la Pierre, permettant aux communes
de créer une solution de logements
abordables. « Pour une petite commune,
ce n’est pas plus compliqué de lancer un
projet. Les démarches sont plutôt simples
et la communication avec le ministère,
dans notre cas, a toujours été positive.
Les subventions sont très avantageuses
et il est très intéressant d’effectuer la
procédure complète de l’achat du bâtiment,
jusqu’à la collaboration avec le ministère,
pour estimer quelles subventions
sont attribuables », affirme le bourgmestre
d’Heffingen.
80
| ACTUALITÉS COMMUNALES
« Le financement n’est pas une excuse,
il s’agit uniquement d’une question de
volonté. Si nous voulons le faire, nous le
pouvons, et ce, pour un montant raisonnable
que même les plus petites communes
peuvent supporter. Cela ne signifie
pas que maintenant que nous avons créé
quelque chose, il revient uniquement aux
autres communes de s’y mettre. Nous
voulons et allons continuer dans cette
lancée », insiste son échevin, Christian
d’Harcourt. Selon les élus communaux, la
responsabilité d’offrir des structures d’aide
ou des activités contribuant à la vie sociale
ne revient pas uniquement au ministère
ou aux plus grandes communes du pays.
« Cette initiative avait également pour but
de montrer aux communes voisines que
nous, petites communes, sommes également
capables de propositions », ajoute
Christian d’Harcour.
La solidarité communale face
à l’urgence sociale
Si ces initiatives contribuent à renforcer
le dynamisme et l’attractivité d’une localité,
elles s’avèrent également essentielles
dans la gestion des situations les plus urgentes,
au point d’être presque perçues
comme un devoir pour le bourgmestre et
ses échevins.
« Nous restons persuadés que les petites
municipalités doivent prendre leurs
responsabilités pour lutter contre tous
les types de problèmes de logements au
Luxembourg, déclare Christian d’Harcour.
En cas d’incident, la commune se doit de
trouver un hébergement pour les familles
en détresse. Beaucoup de petites communes
comme la nôtre ne possèdent pas
d’hôtel ou de service de location à courte
durée. Nous sommes responsables de cela
et estimons qu’il s’agit d’une obligation
morale », reprend Jérôme Seiler.
Le bourgmestre appelle à la solidarité des
communes voisines, afin de mutualiser les
ressources et assurer une réponse rapide
et efficace en cas de besoin. « Si le moindre
incident intervient, comme un incendie
ou une inondation, il pourrait être possible
de faire appel à la commune la plus
proche pour recevoir de l’aide ou loger des
habitants dans le besoin et inversement,
suggère le bourgmestre. Si toutes les communes
réfléchissent de cette manière, il
pourrait y avoir plusieurs logements d’urgence
dispersés dans plusieurs localités,
permettant une entraide entre les communes
qui sont à proximité les unes des
autres. »
Pour l’avenir, la commune réfléchit encore
à élargir son offre et continuer de veiller
sur ses habitants : « Nous ne connaissons
pas encore la nature exacte de notre prochain
projet, mais nous envisageons, par
la suite, de potentiellement proposer une
structure dédiée aux jeunes en difficulté »,
conclut le bourgmestre d’Heffingen.
Administration communale
d’Heffingen
2 Am Duerf
L-7651 Hiefenech
www.heffingen.lu
Si toutes les communes réfléchissent de cette manière,
il pourrait y avoir plusieurs logements d’urgence dispersés
à travers le pays, permettant une entraide entre les communes
qui sont à proximité les unes des autres
81
RETOUR EN IMAGE SUR L'INAUGURATION DE L'ÉPICERIE ET DES
NOUVEAUX LOGEMENTS DE LA COMMUNE D'HEFFINGEN
La commune d'Heffingen a pu inaugurer son projet de rénovation, incluant la
création de l'épicerie locale « A Schulesch », ainsi que quatre habitations sociales
et un logement d'urgence. L'équipe communale et ses habitants ont répondu
présent à l'événement, afin d'accueillir le nouveau point central de la commune.
82
| DOSSIER
MERTZIG CONSTRUIT L’AVENIR EN
S’APPUYANT SUR SON HISTOIRE
L’année écoulée restera comme un moment charnière pour la
commune de Mertzig. Rythmée par de grands anniversaires, elle a
mis en lumière la richesse de son tissu associatif et son attachement
à l’histoire locale. Entre mémoire, projets d’avenir et aménagement
du territoire, la commune affirme son identité et sa stratégie de
développement pour le bien commun. Le bourgmestre, Mike Poiré,
fait le point.
83
L’année 2025 a servi
de déclencheur à un vaste
travail de fond autour
du patrimoine local
Une année d’anniversaires
Certaines années passent, d’autres laissent
une empreinte. Pour Mertzig, 2025 s’inscrit
clairement dans la seconde catégorie.
Rarement la commune aura connu une
telle concentration de dates symboliques,
au point que l’année entière a été pensée
comme un véritable parcours de souvenirs
et de commémoration. « Nous avons
célébré les 175 ans de l'Eglise paroissiale,
les 150 ans de la commune, les 150 ans de
la Chorale, les 125 ans de la Fanfare et les
60 ans des Jeunes Pompiers. Ces 660 ans
d’histoire ont constitué l’ossature de cette
programmation », explique Mike Poiré, le
bourgmestre. Plus qu’une succession de
célébrations, il s’agissait d’un projet collectif.
Les festivités ont été réparties sur
toute l’année autour de rendez-vous institutionnels,
d’événements culturels et
d’initiatives portées par les associations
elles-mêmes.
« Ces festivités ont été officiellement lancées
lors de la réception du Nouvel An
en janvier 2025. Nous y avons présenté
un timbre commémoratif dédié à la commune
et réalisé par un jeune artiste local.
Derrière l’objet philatélique, il y a un symbole
: la reconnaissance de notre histoire
locale. Le visuel fait en effet référence
aux carrières de Mertzig et au travail de
la pierre qui rappelle les racines de notre
territoire », relate le bourgmestre.
Au fil des mois, des concerts, spectacles
et manifestations associatives ont entretenu
cette dynamique. « Nous avons clôturé
l’année avec une séance académique.
Celle-ci a aussi été l’occasion d’appuyer
davantage le rôle de nos associations locales
sur la vie communale tout en renforçant
le sentiment d’appartenance »,
déclare-t-il.
Le renouveau des associations
Si l’année 2025 a mis en lumière l’histoire
des associations, elle a aussi révélé
leur capacité d’adaptation. La Fanfare,
qui célébrait ses 125 ans, a récemment
renouvelé son comité avec une nouvelle
génération de membres « dont une jeune
présidente », se réjouit le bourgmestre qui
apprécie ce passage de témoin encourageant
en matière d’engagement bénévole.
D’autres structures font face à des défis. La
Chorale, forte de 150 ans d’existence, doit
par exemple composer avec l’évolution
des pratiques culturelles et religieuses.
« Nous misons néanmoins sur des initiatives
pédagogiques, comme les cours de
chant pour les enfants afin de susciter de
nouvelles vocations ».
Une plateforme de mémoire
vivante, destinée à rassembler
archives, photographies,
témoignages et documents
historiques pour relater
l’histoire de Mertzig
Sauvegarder la mémoire pour
mieux la transmettre
L’année anniversaire n’a pas été qu’un
moment festif. Elle a servi de déclencheur
à un vaste travail de fond autour du patrimoine
local. Le site internet, www.2025.lu
créé pour l’occasion a vocation à perdurer.
« Nous souhaitons qu’il devienne une
plateforme de mémoire vivante, destinée
à rassembler archives, photographies, témoignages
et documents historiques pour
relater l’histoire de Mertzig ».
Les habitants ont largement contribué à ce
recueil de données. « Des familles ont ouvert
leurs albums et ont même partagé des
clichés parfois oubliés. Reste aujourd’hui
à travailler sur la numérisation de l’ensemble
de ces archives. Ce travail est réalisé
en collaboration avec la Fondation
Autisme Luxembourg. Cela illustre aussi
une autre dimension : celle d’un projet qui
conjugue patrimoine et inclusion sociale »,
indique Mike Poiré.
Et, pour prolonger cette démarche, un film
documentaire est en préparation. Il retracera
l’évolution de la commune à travers
des images d’archives et des témoignages
de figures locales. « Nous compléterons
cet ensemble avec un ouvrage historique
illustré. Conçu de manière chronologique,
bilingue franco-luxembourgeois, il privilégiera
les photos et des textes courts
pour rendre l’histoire accessible à tous.
Ce contenu alimentera également une
frise historique qui sera installée dans la
maison communale », explique le bourgmestre.
Pensée pour évoluer au fil des décennies,
elle offrira une lecture visuelle et
ludique du temps qui passe et de l’histoire
passée et à venir de Mertzig.
Une vision holistique des projets
Parallèlement à ce travail sur la mémoire,
Mertzig poursuit son important
programme d’investissements. Le projet
emblématique restele projet intégré
école-maison relais avec une inauguration
prévue à l’automne.
Autour de cette nouvelle infrastructure de
grande envergure, la commune a choisi de
ne pas intervenir par petites touches, mais
de repenser l’ensemble du quartier. « Nous
transformons la rue principale en zone 30.
L’objectif est clair : sécuriser les déplacements,
en particulier pour les enfants,
84
| ACTUALITÉS COMMUNALES
tout en améliorant la qualité de vie des
habitants. Nous n’oublions pas non plus
les aménagements paysagers, la plantation
d’arbres et de haies et l’optimisation
des traversées piétonnes », explique Mike
Poiré.
Cette vision holistique des projets traduit
une volonté d’aménager l’espace public
avec cohérence. « C’est dans cette optique
que nous établirons prochainement aussi
la future Place de la Paix, près de l’église.
En regroupant les monuments commémoratifs
en un seul lieu, nous créons un espace
de mémoire visible et accessible qui
redéfinit le cœur du village », précise-t-il.
Une place pour l’art et l’Europe
À quelques pas de cette place, l’ancienne
école accueillera bientôt une fresque murale
d’envergure, aux côtés d’une autre, le
« Fairtrade Wall ». Porté par la représentation
de la Commission européenne au
Luxembourg, le projet artistique s’articule
autour des valeurs de l’Union européenne,
avec la paix comme thème central. « Son
inauguration aura lieu le 9 mai, jour de
l’Europe ».
reste maîtrisée. Toutefois, une nouvelle
étape s’ouvre. Après une phase de transformation
intensive, la commune entend
désormais ralentir le rythme des grands
projets structurels. « Les infrastructures
majeures étant en place ou en voie d’achèvement,
l’objectif est de consolider, d’optimiser
l’existant et de préserver une réserve
financière pour des interventions ciblées,
comme l’aménagement de certaines rues
ou des améliorations ponctuelles dans les
quartiers », tempère Mike Poiré.
L’importance de la participation
citoyenne
Les citoyens seront à l’honneur pour
ces projets puisque l’équipe communale
compte sur les démarches participatives
pour donner davantage de relief à leurs
projets. Un atelier consacré au mobilier
urbain permettra par exemple aux habitants
de donner leur avis sur l’aménagement
des espaces publics, tout comme le
renouvellement d’une aire de jeux importante
« qui a été récemment fermée en raison
de la dégradation de ses structures en
bois ».
Cette méthode, basée sur l’information
et la concertation, s’installe progressivement
dans le fonctionnement communal.
Même si la participation ne réunit pas
100% des habitants, chaque atelier constitue
un espace d’échange où citoyens et
responsables communaux confrontent
leurs points de vue et ajustent les projets
en conséquence.
Administration communale
de Mertzig
22, rue principale
L-9168 Mertzig
www.mertzig.lu
35 millions d’euros
d’investissement pour
le bien commun
Depuis huit ans, avec l’arrivée de Mike Poiré
et de son équipe, la commune a engagé
environ 35 millions d’euros d’emprunts
pour adapter ses infrastructures à l’évolution
démographique. « Cette enveloppe
a permis de moderniser les bâtiments
publics, de développer des infrastructures
scolaires et parascolaires adaptées,
d’améliorer l’accessibilité des structures
communales ou de renforcer la sécurité
routière », explique-t-il. Une part importante
de ces investissements a également
concerné des éléments moins visibles
mais tout aussi primordial comme le réseau
d’eau potable. Cette politique s’inscrit
dans une vision centrée sur le bien
commun. Les moyens financiers engagés
ne visent en premier lieu l’amélioration
concrète de la qualité de vie, l’inclusion et
la capacité de la commune à répondre aux
besoins de ses citoyens.
Cette orientation place aujourd’hui Mertzig
parmi les communes les plus endettées
du pays. Une situation assumée, dans la
mesure où la capacité de remboursement
85
86 | ACTUALITÉS COMMUNALES
BRÈVES
COMMUNALES DE L’EST
PAR LÉA BEHNOUS
ECHTERNACH
La Ville d’Echternach invite les commerçants
et porteurs de projets à lancer leur
activité au cœur du centre-ville, pour un
projet Pop-up. D’une durée pouvant aller
d’un mois à quatre mois, cette initiative
vise à dynamiser le centre urbain
en accueillant des projets temporaires
innovants et variés. Toutes les candidatures
seront examinées par le Collège
échevinal, qui sélectionnera les projets
les plus prometteurs pour enrichir le
paysage commercial local. Pour tenter
d’y participer, les commerçants devront
compléter le formulaire de candidature,
puis l’envoyer par e-mail ou par
courrier à l’Administration Communale
de la Ville d’Echternach.
Source : echternach.lu
LENNINGEN
L’Administration communale de Lenningen
recrute un rédacteur administratif
(carrière B1) en contrat à durée
indéterminée et à temps plein. Les
candidats sont invités à consulter les
conditions d’admissibilité, la description
des missions, les compétences recherchées
ainsi que la liste des pièces
à joindre à leur dossier sur le site de la
commune. Les dossiers de candidature
doivent être adressés au Collège des
Bourgmestre et Échevins de la commune
de Lenningen, au plus tard le 15
mars 2026.
Source : lenningen.lu
REMICH
À Remich, le mercredi des Cendres
marque la fin du carnaval et de l’hiver
avec le rituel du Stréimännchen : un
personnage en paille est porté en cortège
dansant à travers la ville jusqu’au
pont de la Moselle, où il est brûlé puis
jeté à l’eau. L’événement s’accompagnera
d’une ambiance festive, avec vin
chaud, galettes de pommes de terre et
poisson frit proposés sur la Place de la
Résistance et la Rue Foascht, le 18 février
à partir de 16h. Le départ du cortège
s’effectuera depuis L&R Kox, 6 rue
des Près.
Source : remich.lu
MONDORF-LES-BAINS
Le Casino 2000 de Mondorf-les-Bains a
dévoilé sa programmation du mois de
février. L’humoriste Julien Strelzyk y a
présenté son one-man-show France/
Luxembourg le 5 février, le maître de
l’hypnose Messmer s’est produit sur
scène le 14 février avec spectacle 13
Hertz, pour la Saint-Valentin. Côté
concerts, Thomas Dutronc a performé
le 13 février et Dany Brillant montera
sur scène le 27 février. L’artiste britannique
Charlie Winston clôturera cette
série d’événements le 28 février avec
un concert très attendu.
Source : mondorf.lu
JUNGLISTER
La commune de Junglister a publié un
appel à candidature pour participer aux
Journées Internationales des Métiers
d’Art organisées par Lënster Tourisme
et Evénements asbl. En collaboration
avec la Commune de Junglinster, ces
événements auront lieu les 13 et 14
juin 2026 à Bourglinster. Les artisans
et artistes sont invités à s’inscrire pour
présenter leur stand avant le 28 février,
via un formulaire disponible en ligne.
Source : junglister.lu
WASSERBILLIG
Dans le cadre de la modernisation du
sentier culturel de Wasserbillig, la commune
invite ses citoyens à participer
à un sondage en ligne visant à optimiser
son expérience visiteur. Ce projet,
mené en collaboration avec la commission
du tourisme et la commission des
affaires culturelles de la commune de
Mertert, a pour objectif de le remettre
en état. « Afin que celui-ci devienne encore
plus attrayant, informatif et enrichissant,
nous souhaitons prendre en
compte au mieux les expériences, les
souhaits et les attentes des citoyennes
et citoyens », affirme la commune. Le
sondage comprend dix questions et est
accessible sur son site internet.
Source : wasserbillig.lu
87
PRÉSENTATION
DES SYNDICATS
SUDENERGIE
SUDenergie, société anonyme détenue
par 14 communes du Sud du Luxembourg,
agit comme fournisseur et distributeur
d’énergie (électricité, gaz et projets
renouvelables). Il accompagne les
communes dans leurs stratégies énergie-climat,
la transition énergétique et
l’efficacité des bâtiments communaux.
Ses missions incluent le conseil énergétique,
l’élaboration de plans d’action, la
promotion des énergies renouvelables
et la sensibilisation à la sobriété énergétique.
Stratégiquement, SUDenergie
joue un rôle clé dans la réduction de
l’empreinte carbone des communes
et l’atteinte des objectifs climatiques
nationaux et européens, contribuant à
une transition énergétique locale durable.
SES - SYNDICAT DES EAUX DU SUD
Le SES assure la production, le transport
et la distribution d’eau potable
pour plusieurs communes du Sud du
Luxembourg. Il garantit un approvisionnement
fiable et conforme aux
normes sanitaires tout en entretenant
les infrastructures hydrauliques. Ses
missions incluent la sécurisation des
ressources en eau, la maintenance des
réseaux et la réalisation d’investissements
durables. Stratégiquement, le
SES est un acteur central de la sécurité
hydrique et de la santé publique,
contribuant à une gestion responsable
et durable de l’eau, essentielle au bienêtre
des habitants et au bon fonctionnement
des services communaux.
TICE - TRANSPORT INTER-
COMMUNAL DE PERSONNES DANS
LE CANTON D'ESCH-SUR-ALZETTE
Le TICE est le syndicat intercommunal
chargé des transports publics dans le
canton d’Esch-sur-Alzette. Il exploite un
réseau dense de bus reliant les communes
du Sud entre elles et aux grands
pôles urbains. Ses missions incluent
l’organisation et l’exploitation des transports
régionaux, l’amélioration de la
mobilité quotidienne, la réduction du
trafic individuel et des émissions de
CO 2
. Stratégiquement, le TICE facilite
la mobilité durable, soutient le développement
économique et social et
contribue à une région plus accessible
et respectueuse de l’environnement, en
favorisant les déplacements collectifs
et inclusifs.
SICONA SUD-OUEST - SYNDICAT DE
CONSERVATION DE LA NATURE
SUD-OUEST
SICONA Sud-Ouest est un syndicat
intercommunal actif dans le Sud et
l’Ouest du Luxembourg, spécialisé
dans la protection de la nature et de
la biodiversité. Il accompagne les communes
dans la gestion écologique des
territoires, en collaboration avec agriculteurs
et citoyens. Ses missions incluent
la protection et restauration des
milieux naturels, la gestion des espaces
verts, le conseil écologique et la sensibilisation
au climat et à la biodiversité.
Stratégiquement, SICONA Sud-Ouest
concilie développement communal,
agriculture et préservation de la nature,
jouant un rôle central dans la transition
écologique locale.
SIACH - SYNDICAT INTERCOMMU-
NAL POUR L’ASSAINISSEMENT DU
BASSIN DE LA CHIERS
Le SIACH est un syndicat intercommunal
chargé de l’assainissement du bassin
de la Chiers, dans le Sud du Luxembourg.
Il collecte, transporte et traite
les eaux usées, assurant l’exploitation
des stations d’épuration et des réseaux
d’assainissement. Ses missions incluent
l’assainissement collectif, la protection
des cours d’eau et nappes phréatiques,
la mise en conformité environnementale
et les investissements durables.
Stratégiquement, le SIACH est un pilier
de la protection de l’environnement et
de la santé publique, garantissant une
gestion moderne, fiable et durable de
l’eau dans les communes de la région.
MINETT-KOMPOST
Minett-Kompost est un syndicat intercommunal
spécialisé dans la valorisation
des déchets organiques dans le
Sud du Luxembourg. Il collecte et traite
les biodéchets et déchets verts pour
produire un compost de qualité, utilisé
en agriculture et en aménagement paysager.
Ses missions incluent la transformation
des biodéchets en ressource
utile, la réduction des volumes incinérés,
la promotion de l’économie circulaire
et la sensibilisation au tri. Stratégiquement,
Minett-Kompost soutient la
transition écologique locale, en favorisant
des pratiques durables et responsables
au service des communes et de
l’environnement.
88 | ACTUALITÉS COMMUNALES
COMMUNE DE SCHIFFLANGE
https://schifflange.lu/commune/conseil-communal/
Carlo FEIEREISEN
BOURGMESTRE - LSAP
Nadine KUHN-METZ
ÉCHEVINE - CSV
Rizo AGOVIC
ÉCHEVIN - LSAP
COMMUNE
DE SANEM
https://www.suessem.lu/fr/la-commune/la-vie-politique/le-college-echevinal/
Yves MARCHI
ÉCHEVIN - CSV
Simone ASSELBORN-BINTZ
BOURGMESTRE - LSAP
Nathalie MORGENTHALER
ÉCHEVINE- CSV
Steve GIERENZ
ÉCHEVIN - LSAP
Mike LORANG
ÉCHEVIN - CSV
89
COMMUNE DE LEUDELANGE https://www.leudelange.lu/fr/la-commune/vie-politique/college-des-bourgmestre-et-echevins/
Lou LINSTER Vanessa BALDASSARRI Jean-Pierre ROEMEN
BOURGMESTRE ÉCHEVINE ÉCHEVIN
COMMUNE DE LAROCHETTE
https://larochette.lu/__trashed-2/la-bourgmestre/
Mirko MARTELLINI
Luc JEMMING
Ana Teresa MARQUES LIMA
BOURGMESTRE
COMMUNE DE SCHUTTRANGE
ÉCHEVIN
https://www.schuttrange.lu/politique/bourgmestre
ÉCHEVINE
Claude MARSON
BOURGMESTRE - LSAP
Serge EICHER
ÉCHEVIN - DP
Conny NEY
ÉCHEVINE - DP
90 | ACTUALITÉS COMMUNALES
COMMUNE DE HELPERKNAPP https://helperknapp.lu/ma-commune-se-presente/politique/le-bourgmestre/
Paul MANGEN Ben BAUS Emile SPLICKS
BOURGMESTRE ÉCHEVIN ÉCHEVIN
COMMUNE DE NOMMERN
https://nommern.lu/la-commune/vie-politique/conseil-communal/
Sophie DIDERRICH
Ariane TOEPFER
Nicolas DECKER
BOURGMESTRE
ÉCHEVINE
ÉCHEVIN
COMMUNE DE LORENTZWEILER
https://www.lorentzweiler.lu/vie-politique/conseil-communal/
Marguy KIRSCH-HIRTT
BOURGMESTRE
Paul BACH
ÉCHEVIN
Frazer ALEXANDER
ÉCHEVIN
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et communales
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