j3e_923_FEV_2026_COMPLET_BD
J3e de février 2026 : Industrie, l'énergie au coeur de la compétitivité - Interview Sébastien Bouillet, directeur des opérations du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) - Interview : Julien Morganti, directeur général de PEP Ecopasseport - Les solutions au service de la performance énergétique et opérationnelle des sites industriels - Réglementation F-Gaz III, objectif zéro SF6 pour les équipements moyenne tension (HTA) - Smart Building : optimisation énergétique, confort intelligent et services connectés...
J3e de février 2026 : Industrie, l'énergie au coeur de la compétitivité - Interview Sébastien Bouillet, directeur des opérations du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) - Interview : Julien Morganti, directeur général de PEP Ecopasseport - Les solutions au service de la performance énergétique et opérationnelle des sites industriels - Réglementation F-Gaz III, objectif zéro SF6 pour les équipements moyenne tension (HTA) - Smart Building : optimisation énergétique, confort intelligent et services connectés...
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Le courant passe entre nous depuis 76 ans
Industrie
Des solutions
au service de
la performance
énergétique et
opérationnelle des
sites industriels
Réglementation
F-Gaz III
Objectif zéro SF 6
pour les équipements
moyenne tension
(HTA)
Smart Building
Optimisation
énergétique, confort
intelligent et services
connectés
INDUSTRIE :
L’ÉNERGIE AU CŒUR
DE LA COMPÉTITIVITÉ
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR
ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026
923
2 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026
ÉDITO
Électrifier l’industrie :
une occasion à saisir
maintenant !
© DR
‘‘
Avec le passage à
l’électricité, les bénéfices
sont immédiats.
Remplacer des énergies
fossiles importées par
de l’électricité produite
en France, c’est réduire
les émissions, mais
aussi alléger une
facture énergétique
qui pèse lourd sur la
balance commerciale.
Chaque kilowattheure
électrifié renforce à la
fois l’économie et la
souveraineté du pays.
Le courant passe entre nous depuis 76 ans
Industrie
Des solutions
au service de
la performance
énergétique et
opérationnelle des
sites industriels
Réglementation
F-Gaz III
Objectif zéro SF 6
pour les équipements
moyenne tension
(HTA)
Smart Building
Optimisation
énergétique, confort
intelligent et services
connectés
INDUSTRIE :
L’ÉNERGIE AU CŒUR
DE LA COMPÉTITIVITÉ
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
Dans
ce numéro :
J3e s'intéresse aux solutions
pour décarboner l'industrie.
© Adobe Stock
WWW.FILIERE-3E.FR
’’
923
de l’industrie est un levier très concret, immédiatement mobilisable,
au service de la décarbonation, de la compétitivité et de la souveraineté industrielle.
L’électrification
Rarement ces trois enjeux auront été aussi étroitement alignés.
La vision de RTE, matérialisée par son bilan énergétique 2025-2030, est claire : la France dispose
aujourd’hui d’une électricité bas carbone abondante. Le parc nucléaire est rétabli, les énergies
renouvelables montent en puissance, et la production progresse plus vite que la consommation. Le
système électrique peut donc accueillir de nouveaux usages industriels, sans tension sur le réseau.
Cette situation d’abondance n’est pas appelée à durer. Elle constitue une fenêtre d’opportunité.
Pour la refermer intelligemment, une seule option est réellement efficace : électrifier rapidement
les usages. Ajuster la production serait plus coûteux, moins cohérent, moins performant et
risqué pour les filières bas carbone à long terme.
Avec le passage à l’électricité, les bénéfices sont immédiats. Remplacer des énergies fossiles
importées par de l’électricité produite en France, c’est réduire les émissions, mais aussi alléger une
facture énergétique qui pèse lourd sur la balance commerciale. Chaque kilowattheure électrifié
renforce à la fois l’économie et la souveraineté du pays.
Le gouvernement a publié mi-février la feuille de route énergétique au travers de la programmation
pluriannuelle de l’énergie (PPE), qu’il envisage, dans un second temps, d’associer à un « grand
plan » sur l'électrification des usages, principalement pour la mobilité, le bâtiment et l’industrie,
dans l’optique d’accélérer la transition de ces secteurs encore dopés aux énergies fossiles.
L’industrie est donc en première ligne. Plusieurs projets majeurs ont déjà sécurisé leur
raccordement. Leur concrétisation pourrait porter la consommation électrique industrielle à
plus de 110 TWh par an dès 2030. L’électrification des sites industriels n’est plus une intention,
elle est engagée et sera, à moyen terme, un important levier de compétitivité pour les entreprises
qui auront su s’y engager.
Mais cette électrification ne se fera pas sans la digitalisation et l’intelligence qu’elle apporte.
Mesure en temps réel, pilotage des procédés, optimisation des puissances appelées, arbitrage
entre usages… le numérique devient l’outil central pour consommer mieux et consommer juste.
C’est là que l’Industrie 5.0 prend tout son sens. Une industrie plus sobre, plus flexible, plus
résiliente, qui combine automatisation, intelligence des données et intervention humaine
indispensable, mais maîtrisée. La digitalisation permet de synchroniser la production, la
performance énergétique et les contraintes du réseau, condition clé d’une électrification réussie.
Le réseau, lui, est prêt. RTE a déployé des dispositifs de raccordement accéléré, renforcé la
planification et sécurisé l’alimentation électrique. La résilience du système atteint un niveau
inédit, y compris face aux pointes hivernales, et la flexibilité se développe à grands pas.
Le choix est désormais politique et industriel. Accélérer et transformer une abondance temporaire
en avantage durable, ou temporiser et prolonger, voire renforcer la dépendance aux fossiles.
Dans ce numéro, la rédaction de J3e propose un panorama des initiatives, stratégies et solutions
au service de l’électrification et de la décarbonation de l’industrie, au travers d’un dossier central
et de points de vue des acteurs, situés aux avant-postes de ces transformations.
Bonne lecture,
Alexandre Arène,
rédacteur en chef
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 3
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j3e est édité par la société 3e Médias,
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SA au capital de 140 000 euros ;
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Siège social : 32 rue du Faubourg
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Poissonnière - 75010 Paris
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Bureaux : 17, rue de l’amiral Hamelin -
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75016 Paris
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Représentant légal : David Catelain.
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© 3e Médias, Paris.
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Reproduction interdite.
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Toutefois, des photocopies peuvent être
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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.
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Celle-ci pourra être obtenue auprès du
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Centre français du copyright, 20, rue des
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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel
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3e Médias a donné mandat pour le
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représenter auprès des utilisateurs.
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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70
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Dépôt légal : février 2026
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Conception graphique - Réalisation :
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Planète Graphique Studio - Paris 17 e .
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Impression : IPPAC / Imprimerie
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de Champagne 52500 Langres.
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Directeur de la publication : David Catelain
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Rédaction
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Email : redaction@filiere-3e.fr
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Rédacteur en chef : Alexandre Arène
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Ont collaboré à ce numéro :
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Jean-Paul Beaudet
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et Jean-François Moreau.
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Marketing & Publicité
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3e Médias
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité print & digital
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68
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sdm@filiere-3e.fr
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Diffusion
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Relations abonnements
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Juliette Aguelon
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compta.3emedias@gmail.com
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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;
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185 € HT par avion
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Prix au numéro : 17 €
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Corrections
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Laurence Chabrun
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laurencechabrun@gmail.com
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© DR
‘‘
L’industrie présente une
diversité de profils énergétiques
bien plus large que le tertiaire.
Il n’existe pas de classement
universel. Mais une fois le process
isolé, chauffage et ventilation
arrivent systématiquement en tête.
06
INTERVIEW
06 / Sébastien Bouillet
Directeur des opérations du
Championnat de France des
économies d’énergie (CFEE)
10 / Julien Morganti
Directeur général de PEP
Ecopasseport
12
ACTUALITÉS
Sébastien Bouillet
12 / Nomination
Benoît Coquart prend la présidence
de la FIEEC dans un contexte de
transitions accélérées
Bilan prévisionnel 2025-2035
RTE appelle à accélérer
l’électrification pour tirer parti
d’une production abondante
14 / Métiers de l’électricité
Le SERCE alerte sur l’enjeu
d’attractivité, pilier de
l’électrification et de la
réindustrialisation
Énergies renouvelables
Record de raccordements en 2025,
incertitudes pour la suite
DANS CE NUMÉRO
’’
© Usertrmk sur Freepik
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
29
DES SOLUTIONS AU SERVICE DE
LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE
ET OPÉRATIONNELLE DES SITES
INDUSTRIELS
BACS
L’ACR et l’Alliance BACS appellent
à la standardisation des pratiques
autour des référentiels techniques
15 / Intelligence artificielle
L’IA, levier clé de croissance pour
les entreprises françaises d’ici 2030
CEE
Le GPCEE juge le dispositif CEE
rentable pour la société française et
les ménages, malgré les attaques
16 / Datacenters
Certivea renforce les exigences
HQE pour une gestion plus
raisonnée des bâtiments
numériques
Cybersécurité
La Maîtrise CyberBat vient
renforcer la cybersécurité dans les
métiers du génie électrique
Dispositif éco-énergie tertiaire
Les objectifs de 2030 déjà atteints
par les bâtiments les plus
performants
17 / Nomination
Morgan Malecotte nommé
directeur France du groupe Legrand
Nomination
Vincent Kuss prend la présidence
du directoire du groupe Socoda
4 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
© Hitachi Energy
Réglementation F-Gaz III
42
OBJECTIF ZÉRO SF 6
POUR LES ÉQUIPEMENTS
MOYENNE TENSION (HTA)
18 / RE2020
Le gouvernement ajuste la trajectoire
pour relancer la construction
Prix de l’électricité
Le tarif réglementé de vente de
l’électricité reste quasi stable, malgré
la baisse des prix du marché
Municipales 2026
La transition énergétique, enjeu clé
pour les électeurs, angle mort pour
les maires
20
AGENDA
22
ÉVÉNEMENT
Melissa Serfaty
Cofondatrice de Tech for Industry Show
24
VISITE
Socomec célèbre les 60 ans de son laboratoire
d’essais à son usine de Benfeld (67) et
développe l’automatisation de ses ateliers
26
DÉVELOPPEMENTS
Camille Wahl et Philippine Gay
Country Managers France, Plaquendirect
DANS CE NUMÉRO
© Sauter
Smart Building
46
OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE,
CONFORT INTELLIGENT ET
SERVICES CONNECTÉS
52
SOLUTIONS
La sélection de la rédaction
57
3 QUESTIONS À
Frédéric Pierre
Directeur général délégué de Powesco
58
INDEX DES ENTREPRISES
ET ORGANISMES CITÉS
LISTE DES ANNONCEURS :
• 2 e COUV – THEBEN
• 3 e COUV – ENERGY CLASS + BUILDING CLASS
• 4 e COUV – SYLVANIA
• P. 9 - GLOBAL INDUSTRIE
• P. 13 - WORKSPACE EXPO
• P. 15 - LIGHT+BUILDING
• P. 17 - CITEL
• P. 19 - ÉLECTRICIENS SANS FRONTIÈRES
• P. 21 - OPEN ENERGIES
• P. 23 - 3E MÉDIAS
• P. 27 - PASSIBAT'
• P. 33 - PCVUE
• P. 37 - SAUTER RÉGULATION
• P. 41 - TECH FOR INDUSTRY SHOW
• P. 49 - SOCOMEC
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David Catelain
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Directeur de la publication
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Alexandre Arène
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Rédacteur en chef
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alexandre.arene@filiere-3e.fr
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Jean-François Moreau
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Journaliste spécialiste supervision,
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efficacité énergétique, BIM
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journalistes@filiere-3e.fr
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Jean-Paul Beaudet
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Journaliste spécialiste
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datacenters, stockage de
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l’énergie, énergies renouvelables,
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véhicules électriques et IRVE
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journalistes@filiere-3e.fr
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité,
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partenariats & réseaux sociaux
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Groupe 3e Médias
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sdm@filiere-3e.fr
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INTERVIEW
Propos recueillis par Alexandre Arène
© DR
Sébastien Bouillet
Directeur des opérations du Championnat
de France des économies d’énergie (CFEE)
L’industrie présente une diversité de profils
énergétiques bien plus large que le tertiaire. Il
n’existe pas de classement universel. Mais une
fois le process isolé, chauffage et ventilation
arrivent systématiquement en tête.
’’
Les organisateurs du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) ont annoncé,
lors du salon SEPEM, en janvier dernier, le lancement de CUBE Industrie. Cette compétition,
dédiée aux sites industriels et logistiques est prévue pour un lancement opérationnel au 1 er avril
prochain. Depuis plus de dix ans, le CFEE fédère entreprises, collectivités et acteurs du logement
autour des concours CUBE, un dispositif fondé sur l’optimisation des usages et la mesure réelle
des consommations, sans travaux lourds. Organisé en ligues sectorielles, le championnat installe
une dynamique à la fois compétitive et pédagogique, et vise à stimuler l’intelligence collective
pour accélérer la performance énergétique des bâtiments. Sébastien Bouillet, directeur des
opérations du CFEE, détaille la raison d’être et les objectifs de cette nouvelle ligue, les leviers
d’action concrets des participants pour réduire les consommations de leurs sites, et revient sur
les enseignements que peut apporter la compétition aux acteurs industriels.
© DR
‘‘
Vous avez annoncé le lancement de CUBE
Industrie lors du salon SEPEM Douai, en
janvier. Pouvez-vous nous présenter cette
nouvelle ligue du CFEE ?
Sébastien Bouillet – CUBE Industrie est à la
fois une nouveauté et l’officialisation de quelque
chose qui existait déjà partiellement. Depuis
plusieurs années, nous accueillons dans la
ligue tertiaire des bâtiments semi-industriels :
entrepôts logistiques, entrepôts frigorifiques,
centres de maintenance… Ils concouraient,
mais dans des podiums spécifiques, au milieu
d’immeubles de bureaux. Parallèlement, nous
avons beaucoup échangé avec des industriels.
Tous nous disaient la même chose, à savoir que
l’optimisation énergétique des process est déjà
largement engagée : moteurs, variateurs, choix
des vecteurs énergétiques, décarbonation… En
revanche, l’environnement bâtimentaire reste
souvent le parent pauvre, alors que les leviers
de performance sont nombreux. Or, dans un
entrepôt logistique par exemple, le process est
au cœur même du bâtiment. Et contrairement
aux lignes de production très automatisées,
le bâtiment industriel, très sensible au climat,
laisse une grande place au facteur humain. Les
équipes industrielles sont généralement très
concernées par les questions d’énergie et de
performance. Nous avons donc voulu créer une
ligue dédiée pour valoriser ces actions, mesurer
les économies sur les compteurs, et récompenser
les équipes capables de réduire significativement
leurs consommations. Toujours avec la
même logique : mesure, comparaison, reconnaissance.
Dans un contexte de transition énergétique
et de tensions sur les prix de l’énergie, quels
sont selon vous les enjeux prioritaires pour
les sites industriels aujourd’hui ?
S. B. – Il y a d’abord l’enjeu de la décarbonation,
pour s’aligner sur la Stratégie nationale bas
carbone (SNBC). Sur les très grands sites, cela
passe par des changements lourds : remplacer
le gaz par l’électricité, revoir totalement les installations.
Ce n’est pas notre terrain. Nous nous
adressons plutôt aux usines d’assemblage, aux
plateformes logistiques, aux sites de maintenance,
à des bâtiments dont les consommations
sont importantes, mais sans commune mesure
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INTERVIEW
Sébastien Bouillet
avec celles d’une raffinerie ou d’un haut-fourneau.
Sur ces sites, on retrouve finalement le
même ADN que dans le tertiaire. Des équipes
qui veulent d’abord réduire la facture énergétique.
La baisse de toutes les consommations
énergétiques reste le levier numéro un pour les
participants au championnat, la décarbonation
est un effet induit.
Pouvez-vous cartographier les principaux
postes de consommation dans l’industrie ?
S. B. – Le premier poste, sans surprise, c’est le
process. Très largement. Mais nous avons découvert
que, sur certains sites, il n’existe aucune
séparation entre les consommations du process
et celles du bâtiment. Tout est sur le même
compteur. Dans ce cas, il est difficile de hiérarchiser
précisément. Mais lorsque le sous-comptage
est en place, la domination du process est
évidente. Ensuite arrivent le chauffage et la
ventilation, qui constituent les deux principaux
postes côté bâtiment, avec des variations selon
l’activité. Un process très chaud génère surtout
des besoins en ventilation et en refroidissement,
d’autres sites consomment surtout pour
le chauffage. Viennent ensuite les « facilities »
liés aux usages électriques : bureaux, éclairage,
services généraux… Ce qu’il faut retenir, c’est
que l’industrie présente une diversité de profils
énergétiques bien plus large que le tertiaire. Il
n’existe pas de classement universel. Mais une
fois le process isolé, chauffage et ventilation
arrivent systématiquement en tête. Au-delà des
kWh, il y a aussi un enjeu d’image et d’attractivité.
L’industrie souffre encore d’une réputation
environnementale négative. Mettre en avant des
actions vertueuses, même modestes, est fédérateur
pour les équipes et contribue à réconcilier
industrie et transition écologique.
Pouvez-vous détailler la méthode proposée
par CUBE Industrie pour accompagner
les participants et les aider à réduire leurs
consommations sans travaux lourds ?
S. B. – Nous reprenons les fondamentaux du
championnat. La méthode de calcul repose
sur l’IPMVP, une méthode visant à mesurer
et vérifier la performance énergétique d’une
action d’amélioration énergétique spécifique,
que nous utilisons depuis des années. D’après
nos premiers échanges, elle s’applique bien aux
sites industriels. Nous sommes toutefois en discussion
avec un acteur industriel majeur pour
ajuster, si besoin, certains paramètres sur des
sites très spécifiques. Notre rôle est celui d’arbitre.
La méthode doit être robuste, impartiale
et applicable à tous les profils, car les résultats
sont même valorisables pour l’ISO 50 001.
Côté accompagnement, nous fonctionnons
comme dans les autres ligues, avec un suivi à
distance, des réunions régulières entre candidats
et la mise à disposition d’une plateforme
numérique. Une nouvelle version de la plateforme
est déployée cette saison, avec une expérience
utilisateur (UX) et une interface (UI)
repensées pour offrir une meilleure ergonomie
aux candidats. Autre nouveauté, nous intégrons
désormais des « paroles d’experts » lors de ces
réunions, tous les deux à trois mois. Les intervenants
peuvent être des directeurs de sites, des
candidats en jeu particulièrement performants,
d’anciens participants, des experts… L’objectif
est de favoriser le partage d’expérience. Dans
l’industrie, il existe parfois une culture de la
rétention d’information. Or, sur l’enveloppe
bâtimentaire, il n’y a pas de secret industriel. On
parle de réglages, d’usages, d’organisation. Tout
est exprimé en pourcentage de baisse, sans données
stratégiques. Le championnat devient ainsi
un espace d’intelligence collective. L’objectif est
de conserver l’aspect compétition, mais une
compétition apprenante.
Vous accompagnez également les participants
avec une formation générale en début de
concours, pouvez-vous nous expliquer ?
S. B. – Nous organisons des sessions d’intégration
quasiment toutes les deux semaines, avant
le démarrage de la ligue. L’objectif est à la fois
d’expliquer le fonctionnement du championnat
et de rassurer les participants. Beaucoup de sites
pensent être en retard sur l’énergie, ou craignent
de dévoiler des informations sensibles. Nous
leur montrons qu’ils sont loin d’être seuls, que
l’absence de sous-comptage, par exemple, est
très courante. Nous insistons aussi sur le fait
que même 5 ou 10 % d’économies constituent
déjà une réussite. Les participants ressortent
toujours de la compétition avec une meilleure
connaissance de leur site. À terme, nous
déployons aussi des modules e-learning, déjà en
place dans d’autres ligues, pour faciliter l’intégration
progressive des nouveaux candidats.
Quels leviers concrets les équipes
industrielles vont-elles être amenées à
mobiliser dans le cadre de cette démarche de
performance énergétique ?
S. B. – Encore une fois, nous n’intervenons pas
sur le process. En revanche, sur le bâtiment, les
leviers sont nombreux. Par exemple, concernant
la ventilation, les normes imposent des
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INTERVIEW
Sébastien Bouillet
débits minimaux, mais nous constatons souvent
des surdimensionnements importants. Passer
de 50 000 à 35 000 m³/h, par simple réglage,
peut générer des milliers d’euros d’économies
par mois. Sur le chauffage, on s’interroge sur la
production, la distribution, ou la conservation
de la chaleur. L’installation de sas d’isolation
et la mise en œuvre de bonnes pratiques d’ouverture
et de fermeture permettent de générer
des économies substantielles. Ce sont parfois de
petits investissements, ou de simples changements
d’usage. Ces méthodes sont bien connues
dans les bâtiments recevant du public. Elles sont
parfaitement transposables à l’industrie.
Au-delà des aspects techniques, comment
CUBE Industrie intègre-t-il le facteur
humain et l’implication des équipes ?
S. B. – On n’embarque jamais 100 % des salariés,
et ce n’est pas l’objectif. Mais dans chaque site, il
existe des personnes particulièrement motivées,
parfois dans les équipes techniques, parfois
dans les bureaux, en comptabilité ou en communication.
Ces relais internes organisent des
animations, des défis, ou mettent en œuvre des
actions très concrètes. Nous insistons beaucoup
sur la communication en interne dès l’entrée en
compétition, afin de faire émerger ces profils
inattendus. Un autre point fondamental est le
dialogue entre usagers et exploitants du bâtiment.
Ces échanges permettent à l’exploitant de
revoir les réglages de l’installation, pour adapter
le fonctionnement du bâtiment aux usages réels.
Enfin, nous souhaitons associer, à terme, des
écoles d’ingénieurs et des universités aux audits
de fin de concours pour les sites pressentis au
podium. C’est un moyen de faire découvrir
l’industrie aux jeunes, de créer des vocations et
d’enrichir les audits par un regard neuf.
Lors de la préparation du concours, avezvous
identifié des « quick wins » à bas coût ?
S. B. – Le championnat repose sur l’intelligence
collective. Nous n’arrivons pas avec une
liste magique. Mais certains fondamentaux
reviennent constamment. Fermer les portes
pour conserver le chauffage, éteindre l’éclairage
la nuit, analyser le talon de consommation grâce
au « night tracking », principalement pour les
sites qui ne fonctionnent pas en continu. Sur les
bâtiments semi-industriels déjà engagés dans
le championnat, nous n’avons pas observé de
recettes radicalement différentes de celles mises
en œuvre dans des gymnases ou des bâtiments
publics. Ce sont souvent des gestes simples,
cumulés, qui produisent les meilleurs résultats.
Quels types de sites industriels sont ciblés
par cette première édition et quelles sont les
conditions pour participer ?
S. B. – Nous ciblons en priorité les entrepôts
logistiques, les entrepôts frigorifiques, les sites
de maintenance ou les usines d’assemblage.
Partout où le bâtiment joue un rôle énergétique
majeur. Chaque site reste spécifique, ce qui donnera
lieu à une analyse au cas par cas, d’autant
plus que beaucoup d’entre eux sont composés de
plusieurs bâtiments. Nous fixons un seuil minimal
autour de 1 000 m², ce qui reste raisonnable
à l’échelle industrielle et aucun seuil maximal
n’est prévu.
Avez-vous prévu de publier des
enseignements ou des retours d’expérience à
l’issue du concours ?
S. B. – Jusqu’à présent, le championnat mettait
surtout en avant les résultats chiffrés. Nous travaillons
désormais à capitaliser sur les actions
concrètes menées. L’objectif est d’identifier au
minimum un « top 5 » des actions mises en
œuvre. Il reste difficile d’attribuer une économie
précise à une action isolée, car les effets sont
le plus souvent cumulatifs. Mais nous voulons
promouvoir des combinaisons gagnantes, un
peu comme les logiques de « multi-gestes » promues
par les Certificats d’économies d’énergie
(CEE).
Que souhaitez-vous démontrer avec ce
concours ?
S. B. – Que chacun a un rôle à jouer. Pour les
directions, l’objectif est de prouver que le bâtiment
offre un potentiel d’économies souvent
sous-estimé. Pour les salariés, souligner que la
performance énergétique ne repose pas uniquement
sur les machines, mais aussi sur les
usages. Et pour nous, l’industrie est la dernière
pièce manquante du championnat. Désormais,
un foyer peut concourir dans la ligue logement,
les enfants dans la ligue école, les parents dans
la ligue tertiaire ou industrie. Ce qui s’apprend
dans une ligue peut être reproduit ailleurs. Nous
ne voulions laisser aucun secteur de côté. Nous
souhaitons également créer une émulation par
filière et par territoire. Qu’un site compare ses
performances à celles de ses concurrents, mais
aussi de ses fournisseurs ou de ses donneurs
d’ordre. Qu’une région puisse dire : « Nos collectivités
agissent, à vous, industriels, de montrer
l’exemple. » À terme, constituer un benchmark
et permettre aux champions de devenir, l’année
suivante, des experts intervenants auprès des
nouveaux candidats.
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INTERVIEW
Propos recueillis par Alexandre Arène
Julien Morganti
Directeur général de PEP Ecopasseport
© DR
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La donnée environnementale produit
est devenue un levier stratégique pour
toute la filière.
’’
Portée par la montée en puissance des exigences réglementaires, la généralisation des bilans
carbone et l’essor de l’écoconception, la donnée environnementale produit s’impose comme
un nouveau standard du secteur du bâtiment et des équipements techniques. En quelques
années, les fiches PEP se sont multipliées à un rythme inédit, au point de franchir le cap des
5000 déclarations publiées. Dans cet entretien, Julien Morganti, directeur du programme PEP
Ecopasseport, décrypte les moteurs de cette accélération, le rôle structurant du programme
dans la transparence environnementale, les défis liés à la massification et à la vérification des
données, ainsi que les attentes croissantes des prescripteurs, industriels et utilisateurs.
Ces deux dernières années, le nombre de fiches
PEP publiées a fortement accéléré. Qu’est-ce
qui explique cette dynamique ?
Julien Morganti - La raison principale, c’est
une demande très forte du marché en information
environnementale produit. Elle est d’abord
tirée par les enjeux de comptabilité carbone, et
notamment par l’analyse du scope 3. Pour affiner
ce scope, les entreprises ont besoin de données
fiables sur les impacts des produits fournis par
leurs partenaires. Les fiches PEP permettent justement
d’objectiver ces impacts, d’améliorer la précision
des bilans carbone et, surtout, de construire
des plans d’action plus efficaces.
Il y a aussi un véritable mouvement d’écoconception
chez les industriels. Le PEP n’est pas qu’un
outil déclaratif : c’est un outil de pilotage. Il fournit
des indicateurs reconnus, partagés par tous,
qui permettent d’identifier des leviers d’optimisation
environnementale et de se positionner
par rapport à un référentiel commun, y compris
vis-à-vis de la concurrence. La donnée environnementale
produit est devenue un levier stratégique
pour toute la filière.
Enfin, la réglementation joue un rôle clé. En
France, la RE2020 impose des analyses de
cycle de vie bâtiment (ACV). Pour que les produits
soient correctement pris en compte par
les bureaux d’études, il est indispensable de
disposer de déclarations environnementales
conformes et intégrées dans la base INIES. Sur
les équipements électriques, électroniques et de
génie climatique, PEP est aujourd’hui le seul
programme opérateur reconnu en France.
Vous avez récemment franchi le cap des
5 000 fiches PEP. Est-ce un seuil symbolique ?
J. M. - C’est surtout un marqueur de croissance. Il
y a encore quatre ou cinq ans, nous produisions
une centaine de PEP par an. Aujourd’hui, nous
devrions dépasser les 2 000 nouvelles déclarations
sur une seule année. La valeur absolue est
moins importante que la trajectoire.
Il faut aussi rappeler qu’un PEP peut couvrir
des dizaines, voire des centaines de références
commerciales. En réalité, ce sont plusieurs centaines
de milliers de produits mis sur le marché
qui sont déjà couverts. Malgré cela, nous
atteignons aujourd’hui un premier palier, lié à
la complexité et à l’exigence des processus de
vérification. L’enjeu des prochaines années est
clair : réussir la massification, pour permettre
aux industriels qui le souhaitent de couvrir des
pans entiers de leur catalogue.
Précisément, quel est le rôle de PEP dans
la transparence environnementale du secteur ?
J. M. - Depuis plus de quinze ans, notre rôle est
d’harmoniser les pratiques et de garantir l’équité
entre acteurs. Les règles de calcul ne sont pas
définies par un industriel isolé, elles sont élaborées
collectivement, au sein de l’association, par
les fabricants eux-mêmes, dans un cadre normatif
strict, aligné notamment avec les normes
ISO 14040, 14044 et 14025.
Ces règles communes évitent que chacun développe
ses propres méthodologies. Elles permettent
d’assurer la cohérence des données, même si, officiellement,
les ACV ne sont pas destinées à com-
10 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
INTERVIEW
Julien Morganti
parer des produits entre eux. Dans les faits, elles
sont utilisées comme telles sur le marché, d’où
l’importance d’un cadre robuste et transparent.
PEP joue aussi un rôle de garant de la qualité des
données. Chaque fiche déposée fait systématiquement
l’objet d’une vérification indépendante, réalisée
par un vérificateur accrédité, sans lien avec
l’industriel concerné.
Cette vérification systématique ne
limite-t-elle pas justement la montée en charge ?
J. M. - C’est tout l’enjeu. Aujourd’hui, la vérification
fiche par fiche est indispensable pour garantir
la crédibilité du dispositif, mais elle atteint ses
limites en volume. C’est pourquoi nous travaillons
activement sur des approches permettant de vérifier
à l’échelle : vérification de systèmes, d’outils,
échantillonnage, ou encore procédures simplifiées.
Rien n’est encore figé, mais c’est clairement
notre priorité à moyen terme.
Comment accompagnez-vous concrètement
les fabricants face à la complexité
réglementaire ?
J. M. - L’accompagnement commence dès la définition
des règles. Nous distinguons les PCR (Product
Category Rules), qui cadrent la méthodologie
ACV, et les PSR (Product Specific Rules), qui sont
spécifiques à chaque famille de produits. Ces PSR
sont souvent portées par des syndicats professionnels,
en lien étroit avec les industriels concernés,
puis validées par un collège d’experts intégrant
industriels, vérificateurs et experts indépendants.
Ensuite, nous animons un véritable espace
d’échanges sur les évolutions réglementaires,
françaises et européennes. Tous les industriels
ne sont pas exposés de la même manière ni au
même rythme. Certains sont très avancés, d’autres
découvrent le sujet. Notre rôle est aussi de faire de
la prénormalisation. Des règles éprouvées au sein
de PEP peuvent ensuite nourrir les travaux normatifs,
comme cela a été le cas pour les câbles.
Quel impact cette montée en puissance
des PEP a-t-elle sur les choix des prescripteurs
et des clients ?
J. M. - Dans le cadre réglementaire, notamment
pour la RE2020, l’impact est déjà très concret.
Les bureaux d’études arbitrent le choix des produits
pour respecter les seuils environnementaux
des bâtiments. Les PEP deviennent donc
un critère de sélection.
Au-delà, on voit de plus en plus d’appels d’offres
exiger la présence d’une déclaration environnementale
pour pouvoir candidater. Ce n’est pas
encore systématiquement la valeur qui fait la différence,
mais le fait de disposer d’un PEP devient
un prérequis. Les distributeurs et intégrateurs sont
également très demandeurs de ces données, pour
les intégrer dans leurs propres processus et les
transmettre à leurs clients.
Vous avez récemment lancé un Club
Utilisateurs. Pourquoi cette initiative ?
J. M. - Nous constations depuis longtemps des
échanges très riches, mais souvent informels, entre
industriels et utilisateurs de la donnée. Le Club
Utilisateurs permet de structurer ces échanges et
de faire dialoguer l’ensemble de la chaîne : bureaux
d’études, intégrateurs, distributeurs, éditeurs d’outils,
et bien sûr fabricants.
L’objectif est double. D’un côté, permettre aux
utilisateurs de partager leurs besoins, leurs
contraintes et leurs attentes. De l’autre, donner
aux industriels l’occasion d’expliquer les réalités
de production des PEP, notamment les règles, les
limites, ou les contraintes réglementaires. C’est un
espace de compréhension mutuelle, qui nourrit
aussi nos propres axes d’amélioration en tant que
programme opérateur.
Quels sont les premiers sujets abordés
dans ce Club ?
J. M. - Un thème central est l’identification de
nouvelles catégories de produits à couvrir. Certains
équipements, très présents dans les bâtiments
ou très consommateurs d’énergie, restent
encore insuffisamment documentés. Le retour
direct des intégrateurs et distributeurs est précieux
pour orienter les priorités.
Pour l’instant, le Club est avant tout un lieu
d’échange. Mais il est appelé à structurer progressivement
des groupes de travail plus ciblés, en fonction
des besoins exprimés.
Enfin, PEP travaille aussi sur l’harmonisation
européenne et internationale. Où en êtes-vous ?
J. M. - C’est un enjeu majeur. En Europe, chaque
pays a historiquement développé son propre programme
opérateur. Pour un industriel international,
cela peut vite devenir complexe. Nous travaillons
donc sur des accords de reconnaissance
mutuelle, afin que les règles et les déclarations
soient acceptées plus largement.
Nous avons par exemple signé des accords avec
des programmes en Suède et en Norvège, ainsi
qu’avec UL Environment aux États-Unis. PEP est
également membre actif d’Eco Platform, qui vise
à harmoniser les pratiques et faciliter l’interopérabilité
des données à l’échelle européenne. Cette
convergence est essentielle, à la fois pour simplifier
la vie des industriels et pour préparer les futures
étapes de normalisation.
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ACTUALITÉ
Nomination
Benoît Coquart prend la présidence de la FIEEC
dans un contexte de transitions accélérées
© DR
La Fédération des
industries électriques,
électroniques et de
communication (FIEEC)
a annoncé, le 14 janvier
dernier, l’élection de
Benoît Coquart à sa
présidence, à l’occasion
de la soirée des vœux de
la fédération. Directeur
général du groupe
Legrand, il succède
à Laurent Tardif, en
poste depuis 2020,
qui devient président
d’honneur. Cette
nomination intervient
dans un contexte
de fortes mutations
industrielles, marquées
par l’accélération des
transitions énergétique
et numérique. Benoît
Coquart connaît bien la
FIEEC. Vice-président de
la fédération depuis 2017,
il a également présidé
IGNES entre 2019 et 2025.
À la tête de Legrand,
spécialiste mondial
des infrastructures
électriques et numériques
pour le bâtiment et
les datacenters, il
incarne une filière
directement concernée
par l’électrification des
usages et la numérisation
des infrastructures.
La FIEEC représente
aujourd’hui près de
8 000 entreprises,
800 000 salariés et
environ 250 Md€ de
chiffre d’affaires. Elle
fédère à la fois de grands
groupes à dimension
internationale et un
tissu dense de PME
et d’ETI, actives dans
les équipements
électriques, numériques
et les infrastructures.
Lors de ses premières
prises de parole, Benoît
Coquart a insisté sur le
rôle stratégique de ce
secteur dans la politique
industrielle française et
européenne, affirmant la
volonté de syndicats « plus
vocaux » dans le débat
public. Pour les prochaines
années, la fédération a
identifié trois priorités.
La première porte sur
l’accompagnement des
transitions électrique et
numérique, la deuxième
vise à renforcer la
compétitivité et la
souveraineté industrielles,
et la troisième à accroître
l’agilité de ses membres
face à la complexité
croissante des cadres
réglementaires et
normatifs.
Bilan prévisionnel 2025-2035
RTE appelle à accélérer l’électrification pour tirer parti
d’une production abondante
Le Bilan prévisionnel
2025-2035 de RTE
confirme une position
jugée « favorable » pour
le système électrique
français. À court terme,
la consommation
d’électricité demeure
globalement stable,
tandis que la production
bas carbone progresse
© DR
au rythme nécessaire
pour respecter les
objectifs climatiques. Le
gestionnaire de réseau
estime que le pays
traverse ainsi une phase
transitoire de surcapacité,
appelée à durer encore
deux à trois ans. Cette
situation s’appuie sur un
mix électrique dominé
par le nucléaire et les
énergies renouvelables,
dont l’hydraulique,
avec environ 7 GW de
nouvelles capacités
solaires et éoliennes
installées en 2025. RTE
souligne que cette
abondance d’électricité
décarbonée peut soutenir,
sans conflit d’usage,
la décarbonation des
transports, de l’industrie
et du bâtiment, ainsi
que le développement
des datacenters, tout en
renforçant la résilience
du système face aux
pointes hivernales.
Pour RTE, la réponse la
plus efficace reste une
électrification rapide des
usages. À l’horizon 2035,
cette stratégie
permettrait de réduire
d’environ 500 TWh les
importations d’énergies
fossiles, dont 40 % grâce
à l’électrification, et
d’alléger une facture
énergétique nationale
estimée entre 50 et
70 Md€ par an. Le
Bilan prévisionnel
chiffre également les
projets à concrétiser :
environ 30 GW ont déjà
contractualisé un accès
au réseau, dont 2,9 GW
pour l’hydrogène, 3,4 GW
pour l’industrie et 4,3 GW
pour les datacenters.
La réalisation de
60 % de ces projets
d’ici à 2030 porterait
la consommation
industrielle à 113 TWh
par an, celle des
datacenters à 15 TWh
(contre 5 TWh en 2025)
et celle de l’hydrogène
à 15 TWh, plaçant la
France sur une trajectoire
de décarbonation
rapide.
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ACTUALITÉ
Métiers de l’électricité
Le SERCE alerte sur l’enjeu d’attractivité, pilier de
l’électrification et de la réindustrialisation
Face à l’accélération
de l’électrification
des usages et à la
réindustrialisation, le
SERCE place l’attractivité
des métiers techniques
au cœur de ses priorités.
Le syndicat dévoile
une étude menée avec
NéNo et Ipsos-BVA
auprès de 500 jeunes
de 15 à 20 ans, visant
à mieux comprendre
leurs attentes et leurs
freins à l’orientation
vers les métiers de
la filière. L’enquête,
centrée notamment
sur les métiers de chef
de chantier, monteur
électricien ou technicien
de maintenance, met
en évidence un déficit
d’information persistant :
un jeune sur deux se
dit mal informé, un
chiffre qui grimpe à
58 % chez les 15-17 ans.
Si 72 % des répondants
jugent la formation
continue attractive, 31 %
estiment ne pas avoir les
compétences nécessaires
pour s’engager dans
ces parcours. Pour y
répondre, le SERCE mise
sur des leviers concrets :
tutorat, compagnonnage
et formation tout au long
de la vie. Aujourd’hui,
près de 80 % des
salariés des entreprises
adhérentes bénéficient
d’au moins une formation
par an, pour une moyenne
de 25 heures. Le syndicat
entend également
adapter ses actions
de communication, en
privilégiant des formats
de proximité et des
témoignages de terrain,
afin de rendre ces métiers
plus lisibles et attractifs
auprès des jeunes
générations.
Énergies renouvelables
Record de raccordements en 2025, incertitudes
pour la suite
La production
d’électricité
renouvelable n’a
jamais été aussi
élevée en France, mais
l’année 2026 s’ouvre sur
un climat d’incertitude.
Selon le 16e Baromètre
de l’électricité
renouvelable, plus de
7 GW de nouvelles
capacités ont été
raccordées en 2025, un
record annuel qui porte
le parc national à plus de
86 GW. En parallèle, la
production renouvelable
avait déjà atteint un
niveau historique en
2024, avec 155 TWh,
couvrant 31,3 % de
la consommation
électrique française.
Cette dynamique reste
toutefois déséquilibrée.
Le photovoltaïque
concentre l’essentiel
des nouveaux
raccordements, avec
plus de 5 GW en 2025.
À l’inverse, l’éolien
terrestre ralentit
fortement, avec environ
1 GW supplémentaire,
tandis que l’éolien en
mer demeure confronté
à des incertitudes sur le
respect de sa trajectoire.
L’hydroélectricité, de
son côté, vise surtout à
maintenir ses capacités
existantes. Les acteurs
de la filière alertent sur
un contexte devenu plus
contraignant. L’absence
de publication de la
nouvelle programmation
pluriannuelle de l’énergie
(PPE) limite la visibilité
à 2030 et 2035, tandis
que la stagnation de la
consommation électrique
pourrait conduire à un
ralentissement volontaire
des renouvelables pour
éviter des excédents. Les
collectivités, engagées
via des SRADDET
(schémas régionaux
d’aménagement, de
développement durable
et d’égalité des territoires)
ambitieux, appellent,
elles aussi, à un cadre
national clarifié pour
BACS
L’ACR et l’Alliance BACS
appellent à la standardisation
des pratiques autour des
référentiels techniques
Réunis en Assemblée
générale le
27 janvier dernier à
Paris, le syndicat ACR
et l’Alliance BACS ont
souligné l’impact de
l’entrée en vigueur du
décret BACS en 2025
pour les bâtiments
équipés de CVC de plus
de 290 kW. Dans un
contexte de renforcement
des obligations
réglementaires, les
échanges ont mis en
évidence un besoin
accru de standardisation
des bonnes pratiques,
sécuriser la poursuite
du développement des
énergies renouvelables.
notamment autour des
référentiels techniques
comme la norme
NF EN ISO 52120-1.
Les attentes exprimées
par les maîtres
d’ouvrage, maîtres
d’œuvre, exploitants et
organismes de contrôle
confirment le rôle de
l’ACR et de l’Alliance
BACS comme acteurs de
référence pour structurer
et accompagner
durablement le
déploiement des
systèmes de gestion
technique du bâtiment.
14 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
ACTUALITÉ
Intelligence artificielle
L’IA, levier clé de croissance
pour les entreprises
françaises d’ici 2030
Selon une étude de
l’Institute for Business
Value d’IBM, 80 % des
dirigeants français
prévoient que l’intelligence
artificielle contribuera
significativement aux
revenus de leur entreprise
d’ici 2030, avec une
hausse attendue de
39 % de la productivité
liée à l’IA. 63 % estiment
que l’IA permettra de
lever les contraintes
de ressources et de
compétences actuelles.
L’étude souligne que
l’avantage concurrentiel
reposera sur l’innovation
et la sophistication des
CEE
Le GPCEE juge le dispositif
CEE rentable pour la société
française et les ménages,
malgré les attaques
Le GPCEE (Groupement
des professionnels des
certificats d’économies
d’énergie) publie une
étude pour mettre en
avant le fait que les
certificats d’économies
d’énergie (CEE)
rapportent bien plus qu’ils
ne coûtent. Entre 2018 et
2024, le dispositif a généré
130 TWh d’économies
d’énergie finale, soit 66 %
de l’objectif Stratégie
nationale bas carbone
pour 2030. 48 % des
réductions de CO₂ ont
été observées dans les
secteurs éligibles aux
aides et attribuables
aux CEE. Le dispositif
a en outre permis de
modèles d’IA, y compris
les petits modèles de
langage et, à terme, l’IA
assistée par la technologie
quantique. Parallèlement,
l’IA redéfinira le
leadership et les
compétences : deux tiers
des dirigeants anticipent
de nouveaux rôles, tandis
que 74 % considèrent que
l’état d’esprit comptera
plus que les compétences
actuelles. Les entreprises
« AI-first » devraient ainsi
capter davantage de
valeur et réinventer leur
organisation pour tirer
pleinement parti de la
révolution numérique.
réaliser 39 milliards
d’euros d’économies sur
la facture énergétique
nationale, tout en créant
50 000 emplois dans la
rénovation énergétique
résidentielle. Enfin,
l’étude souligne que
chaque ménage a tiré en
moyenne 90 € par an de
bénéfices nets. Le GPCEE
souligne que les CEE
soutiennent le pouvoir
d’achat, la souveraineté
énergétique et l’emploi
tout en favorisant la
décarbonation, et appelle
à un débat public éclairé,
accompagné de réformes
pour renforcer le contrôle,
l’équité et l’efficacité
industrielle du dispositif.
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 15
ACTUALITÉ
Datacenters
Certivea renforce les
exigences HQE pour une
gestion plus raisonnée des
bâtiments numériques
Face à la croissance
rapide des
datacenters, Certivea
intègre des exigences
spécifiques à ces
infrastructures dans
ses référentiels de
certification HQE.
Objectif : mieux
maîtriser les impacts
environnementaux des
bâtiments numériques,
de la conception à
l’exploitation, en
tenant compte de leurs
fortes consommations
d’énergie et d’eau.
Les référentiels
HQE adaptés aux
datacenters couvrent
notamment l’efficacité
des systèmes de
refroidissement,
l’optimisation des
consommations
énergétiques, la
mesure de l’empreinte
carbone et le suivi
des usages de l’eau,
avec des classes de
performance dédiées.
Les critères de confort
et de qualité sanitaire
sont ajustés à la
réalité de ces sites,
en distinguant zones
techniques et espaces
occupés. Pour Certivea,
cette approche globale
vise à accompagner
le développement
du numérique
sans renoncer aux
exigences de sobriété
énergétique, carbone
et de qualité de vie.
Cybersécurité
La Maîtrise CyberBat vient
renforcer la cybersécurité
dans les métiers du génie
électrique
Avec la généralisation
des systèmes
connectés dans le
bâtiment (GTB, IRVE,
réseaux IP, sécurité
électronique, ou IoT
industriel), les risques
cyber deviennent un
enjeu opérationnel majeur
pour les entreprises
du génie électrique et
énergétique, y compris
pour les TPE-PME. Pour
y répondre, Qualifelec et
la Fédération française de
la cybersécurité lancent
la Maîtrise CyberBat,
une reconnaissance
dédiée aux installateurs
déjà qualifiés Qualifelec.
Fondée sur un référentiel
spécifique au bâtiment,
la démarche vise à
structurer les pratiques
de cybersécurité
sans complexité
excessive. La Maîtrise
repose sur six axes
clés (gouvernance,
documentation technique,
sécurité opérationnelle,
gestion des incidents,
conformité, compétences)
et s’adresse en priorité
aux métiers exposés :
GTB, infrastructures
de recharge, réseaux
de communication,
photovoltaïque ou
automatismes. Attribuée
pour quatre ans, avec un
suivi annuel allégé, elle
constitue un nouveau
repère de confiance pour
les maîtres d’ouvrage
et gestionnaires
d’infrastructures
techniques.
Dispositif éco-énergie tertiaire
Les objectifs de 2030 déjà atteints
par les bâtiments les plus performants
cinq ans de
À l’échéance du
Dispositif éco-énergie
tertiaire (DEET), les
signaux sont globalement
au vert pour les acteurs
les plus engagés.
Selon l’édition 2025
du Référentiel Énergie
& Carbone – Bureaux
publié par Advizeo,
les consommations
d’énergie finale des
bureaux français
diminuent en moyenne
de 4 % par an depuis
2018, tandis que les
émissions de CO 2
reculent
de 5 % par an. L’étude
s’appuie sur sept années
de données réelles,
collectées auprès de
plus de 2 400 bâtiments
tertiaires représentant
plus de 5 millions de
mètres carrés, avec
une segmentation fine
(public/privé, régions,
surfaces, types de
chauffage). Résultat :
si la dynamique de
baisse se poursuit
jusqu’en 2030, les
objectifs réglementaires
apparaissent
atteignables, tant dans
le secteur public que
privé. Les bureaux privés
restent plus énergivores,
notamment en raison
d’une occupation plus
dense et d’un recours
accru à la climatisation,
tandis que le parc public
affiche une intensité
carbone plus élevée, liée à
un mix énergétique moins
favorable. Côté territoires,
l’Île-de-France concentre
les consommations
les plus élevées, mais
se distingue par une
empreinte carbone
parmi les plus faibles,
grâce à l’électricité et
aux réseaux de chaleur.
L’analyse confirme enfin
le rôle clé du pilotage
énergétique : les grands
bâtiments, mieux équipés
en systèmes de suivi,
performent davantage,
et le choix du chauffage
reste déterminant. À lui
seul, un réglage rigoureux
de la température à 19 °C
peut générer jusqu’à 11 %
d’économies annuelles.
16 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
ACTUALITÉ
© DR
Nomination
Morgan Malecotte
nommé directeur France
du groupe Legrand
Le groupe Legrand
a nommé Morgan
Malecotte directeur
France depuis le 2 janvier
dernier. Il prend la tête
des activités françaises
du groupe, qui comptent
3 300 collaborateurs
répartis sur l’ensemble
du territoire. Cette
nomination s’inscrit
dans un contexte de
transition énergétique
et numérique du
bâtiment, avec des
priorités affirmées sur la
performance énergétique,
la décarbonation, les
solutions connectées
et les infrastructures
de recharge. Morgan
Malecotte succède
à David Descamps,
désormais directeur
général de Cogelec.
Nomination
Vincent Kuss
prend la présidence
du directoire du groupe
Socoda
Le groupe Socoda
annonce la
nomination de Vincent
Kuss au poste de
président du directoire,
à compter du 9 février
dernier. Il succède à
Pauline Mispoulet,
après six années à la
tête du groupement.
Déjà directeur de la
transformation et
codirigeant depuis
2020, Vincent Kuss
s’inscrit dans une
continuité stratégique
pour le premier réseau
français de distributeurs
indépendants du
bâtiment et de
l’industrie.
© DR
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 17
ACTUALITÉ
RE2020
Le gouvernement ajuste la trajectoire
pour relancer la construction
Le ministre de la Ville
et du Logement,
Vincent Jeanbrun,
réaffirme l’objectif de
la RE2020 : réduire
l’empreinte carbone du
bâtiment sans freiner la
production de logements.
Pensée en trois étapes
(2025, 2028 et 2031), la
réglementation vise une
baisse progressive des
seuils carbone tout en
laissant le temps aux
acteurs de s’adapter.
À la suite du rapport
d’évaluation publié en
juillet 2025, une première
série d’ajustements fait
l’objet d’une consultation,
en vue d’un décret et d’un
arrêté attendus en mars.
Ils portent notamment
sur la prise en compte
des balcons et grandes
hauteurs sous plafond,
l’adaptation aux
immeubles de
grande hauteur,
la climatisation
collective et les
surélévations
limitées. Une
seconde vague
de mesures est
annoncée au
premier semestre
2026, avec un focus
sur le confort d’été et
l’actualisation des seuils
carbone.
Prix de l’électricité
Le tarif réglementé de
vente de l’électricité reste
quasi stable, malgré la
baisse des prix du marché
La Commission
de régulation
de l’énergie (CRE)
a confirmé la quasistabilité
du tarif
réglementé de vente
(TRV) d’électricité
en février 2026, avec
une évolution limitée
à – 0,83 % TTC. Une
annonce en décalage
avec la baisse des prix
de gros, observée depuis
près de deux ans. Selon
l’analyse de Hello Watt,
plusieurs mécanismes
expliquent ce paradoxe.
La baisse annoncée de la
CTA ne représente qu’un
gain marginal, estimé
à une dizaine d’euros
par an. Surtout, la fin
du dispositif ARENH
absorbe l’essentiel
des bénéfices liés au
recul des marchés :
sans sa suppression, la
facture finale aurait pu
reculer d’environ 7 %.
Désormais exposé à
100 % aux marchés de
gros, le TRV devient
structurellement
plus volatil et
potentiellement plus
élevé. Cette stabilité
masque par ailleurs
des effets contrastés
selon les profils :
hausse du prix de
l’abonnement (+ 4,4 %
à + 6,6 % HT), baisse
plus marquée du kWh
en heures creuses,
forte augmentation
de l’option Tempo
(+ 9,5 %) et évolution
très différenciée de
l’option EJP. Dans ce
contexte, Hello Watt
souligne l’intérêt
croissant des offres de
marché, susceptibles
de répercuter plus
rapidement la baisse
des prix.
Municipales 2026
La transition énergétique,
enjeu clé pour les
électeurs, angle mort
pour les maires
l’approche des
À élections municipales
de 2026, la transition
énergétique s’impose
comme un critère de vote
majeur pour les Français,
selon l’Observatoire de
la transition énergétique
des territoires 2025
(Ipsos pour Idex et Villes
de France). 87 % des
citoyens déclarent en
faire un sujet important
ou prioritaire, alors que
seuls 64 % des maires
anticipent cette attente,
révélant un décalage
significatif entre élus et
électeurs. Autre fracture :
92 % des collectivités
affirment agir pour la
transition, mais 41 %
des citoyens seulement
perçoivent ces actions. En
cause, la faible visibilité
de projets structurants
pourtant déterminants
pour la performance
énergétique locale,
comme les réseaux de
chaleur ou la valorisation
des déchets. Le facteur
économique domine
désormais le débat. Le
coût de l’énergie arrive en
tête des préoccupations
pour 72 % des Français
et 83 % des élus, tandis
que la contraction des
financements publics
freine l’action locale.
Face à cette contrainte,
77 % des maires se
disent prêts à renforcer
les partenariats publicprivé
pour maintenir les
investissements. L’étude
souligne enfin le potentiel
des solutions énergétiques
locales bas carbone,
perçues comme un levier
de maîtrise des factures,
et l’intérêt croissant pour
des dispositifs associant
citoyens et collectivités au
financement des projets.
18 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
LUTTER CONTRE
LES INÉGALITÉS D’ACCÈS
À L’ÉLECTRICITÉ
ET À L’EAU
Electriciens sans frontières, ONG de solidarité
internationale, lutte contre les inégalités d’accès
à l’électricité et à l’eau dans le monde. Grâce à
l’implication de près de 1 200 bénévoles, au soutien
de nombreuses entreprises et collectivités françaises
et à nos partenariats avec des acteurs locaux, nous
favorisons le développement économique et humain
en utilisant les énergies renouvelables.
Chiffres clés
Nos raisons d’agir
675 millions
de personnes n’ont pas accès
à l’électricité dans le monde
2,2 milliards
de personnes n’ont toujours
pas accès à l’eau potable
Les impacts de notre action
Chaque mission menée par Electriciens sans frontières a vocation
à apporter un bénéfice direct et pérenne aux populations dans l’un
des domaines suivants :
Près de 1 200 bénévoles
dans 14 délégations
régionales
1 réseau international
Allemagne, Espagne, Italie,
Suisse, Amérique du Nord
Éducation Santé Eau de qualité
Vie sociale
et sécurité
Formation
Sécurité
alimentaire
1 projet sur 2
permet l’accès
à une eau de qualité
et à un assainissement adéquat
90 % de nos projets
utilisent des énergies
renouvelables de manière
totale ou partielle
Développement
économique
Dérèglement
climatique
Je soutiens
Electriciens sans frontières
Je fais un don
par chèque
À l’ordre
d’Electriciens sans frontières
et l’envoie au 59, avenue
de la République 93170 Bagnolet
Je donne
en ligne
Electriciens sans frontières
59, avenue de la République – 93170 Bagnolet – 01 84 21 10 40
contact@electriciens-sans-frontieres.org
www.electriciens-sans-frontieres.org
AGENDA
8 au 13 mars
9 au 13 mars
10 et 11 mars 24 au 26 mars
LIGHT + BUILDING
Francfort-sur-le Main,
Allemagne
Light + Building réunira
l’ensemble de la filière
mondiale de l’éclairage
et des technologies des
services du bâtiment.
L’événement réunira
près de 2 000 entreprises
venues d’Allemagne et de
l’étranger, parmi lesquelles
de nombreux leaders
du marché, fournisseurs
spécialisés et jeunes
entreprises innovantes,
offrant un panorama
complet des acteurs qui
façonnent les nouvelles
tendances du secteur.
light-building.
messefrankfurt.com
MIPIM
Palais des Festivals,
Cannes
En tant que leader mondial
de l’industrie immobilière,
le MIPIM donne un accès
exclusif aux investisseurs
internationaux et propose
des solutions concrètes
pour rendre les actifs
immobiliers plus durables
et résilients dans un
environnement en
constante évolution. Le
MIPIM offre un cadre idéal
pour échanger des idées,
partager des expériences
et développer des
opportunités commerciales
et professionnelles.
www.mipim.com/fr
OPEN ENERGIES
Eurexpo Lyon
Open Energies est le
rendez-vous qui réunit
producteurs et distributeurs
d’énergies renouvelables,
intégrateurs, développeurs,
gestionnaires de réseaux
et décideurs, autour d’une
ambition commune : rendre
l’énergie plus intelligente
et vertueuse sur toute la
ligne ! Venez découvrir les
technologies industrielles
et digitales conçues pour
gérer, produire, stocker et
consommer l’énergie avec
plus d’efficience.
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WORKSPACE PARIS
ET SETA
Paris Expo,
porte de Versailles
Depuis 2011, Workspace
Paris s’impose comme le
rendez-vous incontournable
des professionnels du
mobilier, de l’aménagement
et du design des espaces
de travail. Le salon met
en avant les solutions
innovantes, ergonomiques
et durables qui transforment
les environnements de travail
et améliorent le bien-être
des collaborateurs. Sa tenue
conjointe avec SETA crée
une synergie unique entre
aménagement, design, achats
et environnement de travail.
www.workspace-paris.com
30 mars au 2 avril
1 er et 2 avril
19 au 21 mai
2 et 3 juin
GLOBAL INDUSTRIE
PARIS
Paris-Nord Villepinte
BIM WORLD
Paris Expo,
porte de Versailles
SANTEXPO
Paris Expo,
porte de Versailles
SEPEM BREST
Parc des expositions
Penfeld, Brest
Global Industrie est le
grand rassemblement
annuel des forces vives de
l’industrie, où se croisent
technologies de pointe,
projets d’envergure, talents
émergents et ambitions
collectives. Au fil des
éditions, il s’est imposé
comme le plus grand
événement industriel de
France, réunissant plus
de 2 500 exposants et
60 000 professionnels autour
d’une vision partagée :
réinventer une industrie
innovante, responsable et
fièrement compétitive.
www.global-industrie.com
Digital Twin | BIM World
s’impose comme l’événement
de référence dédié au
numérique et à l’innovation
pour les bâtiments, les
infrastructures et les
territoires. Cette nouvelle
édition s’articule autour
de trois axes majeurs : les
territoires et villes « smart
and safe », les bâtiments
connectés (BIM, jumeaux
numériques, IA, construction
tech) et l’énergie. Avec
plus de 10 000 participants
et 250 exposants, le salon
fédère un écosystème
international.
https://bim-w.com
SantExpo est le salon
annuel de référence de
l’écosystème santé et
médico-social en France,
organisé par la Fédération
hospitalière de France
(FHF). L’événement réunit
plus de 30 000 professionnels
et 650 exposants, et propose
un programme riche avec
conférences, agoras et prises
de parole d’experts couvrant
l’innovation, les technologies
numériques, les parcours
de soins, l’expérience
patient, l’équipement
et la transformation des
établissements de santé.
www.santexpo.com
Depuis près de 20 ans, les
salons SEPEM Industries
(Salon des équipements,
process et maintenance)
rassemblent les acteurs
de toutes les filières
industrielles pour favoriser
l’innovation, la durabilité et
la digitalisation. Avec plus
de 50 éditions organisées
dans 8 régions françaises
et une édition en Italie, ces
événements mettent en
valeur les savoir-faire locaux
tout en offrant des solutions
pertinentes sur les enjeux
du secteur.
www.sepem-industries.com
20 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 21
ÉVÉNEMENT
Propos recueillis
par Alexandre Arène
© www.sebastiendelarque.com
‘‘
Tech for Industry Show s’adresse
aux décideurs industriels venus chercher
des solutions concrètes pour accélérer
leur transformation numérique.
’’
Melissa Serfaty
Cofondatrice de Tech for Industry Show
Créé pour rassembler l’écosystème de l’industrie 4.0, Tech for Industry Show se tiendra
les 23 et 24 juin prochain à Paris Expo, porte de Versailles. Ce nouvel événement souhaite
s’affirmer comme le rendez-vous des décideurs industriels engagés dans la transformation
numérique de leurs sites et entrepôts. Ce rendez-vous se compose de conférences,
démonstrations et rencontres d’affaires autour de sujets comme l’IA, la robotique, le cloud,
la cybersécurité, les jumeaux numériques ou encore l’efficacité énergétique. Melissa Serfaty,
cofondatrice de Tech for Industry Show, dévoile les contours de ce nouveau rendez-vous.
Qu’est-ce qui a motivé la création de Tech for Industry
Show et comment le salon se positionne-t-il ?
Melissa Serfaty – Nous avons lancé Tech for Industry
Show dans la continuité de notre expérience avec Food
Hotel Tech et Tech for Retail, pour répondre à un véritable
besoin des industriels français. Cet événement est focalisé
sur l’industrie 4.0, c’est-à-dire sur la digitalisation des usines
et des entrepôts. Là où d’autres événements couvrent un
spectre plus large de l’industrie, nous voulons concentrer
les échanges sur la technologie, la data et les solutions qui
transforment les opérations industrielles. Ce positionnement
repose sur un travail avec un Genius Board composé
de dirigeants de grands groupes et d’experts, dont François
Lavernos, CIO de Renault ; Flavien Parrel, directeur exécutif
d’Accenture ; ou encore Olivier Nollent, CEO de SAP
France, qui nous aide à structurer le contenu et les orientations
stratégiques du salon. Tech for Industry Show s’adresse
aux décideurs industriels venus chercher des solutions
concrètes pour accélérer leur transformation numérique.
Pour cette première édition, notre objectif est de rassembler
environ 4 000 visiteurs et plus de 100 exposants, avec des
start-up et des acteurs établis prêts à présenter leurs technologies
et approches.
Quels seront les principaux temps forts du salon
et les sujets abordés ?
M. S. – Le programme s’articule autour de conférences, qui
abordent des sujets structurants pour l’industrie 4.0, tels que
la souveraineté industrielle, l’intelligence artificielle appliquée
et concrète, la vitesse d’adoption des innovations, ou encore
les arbitrages entre risques, conformité et compétitivité.
Nous y intégrerons également des discussions sur les impacts
humains de ces transformations, la convergence entre les
équipes IT et OT, ou encore des approches concrètes pour
intégrer de nouvelles technologies dans les opérations existantes.
En parallèle, les conférences couvriront des thématiques
techniques clés identifiées sur le site du salon : automatisation
avancée et robotique, cloud industriel, connectivité
et IoT, cybersécurité, data et analytique, efficacité énergétique,
jumeaux numériques, ou encore supply chain 4.0. Pour
animer ces deux jours, nous organiserons également des pitchs
Innovation thématisés, où des exposants présenteront en
deux minutes leurs solutions, ainsi que deux Awards (Innovation
et Start-up) pour mettre en lumière des approches
particulièrement innovantes.
En quoi Tech for Industry Show se distingue-t-il
des autres salons industriels existants ?
M. S. – La principale différence réside dans le focus. Tech
for Industry Show se consacre exclusivement à la transformation
digitale de l’industrie. Ce ciblage permet d’éclairer
les enjeux actuels de manière plus profonde et orientée
business, sans que les visiteurs aient à naviguer entre les thématiques
éloignées de leurs priorités numériques. L’accessibilité
du lieu à Paris renforce cette approche en facilitant
la venue des décideurs. Le salon est conçu pour favoriser
les échanges stratégiques, avec des espaces de networking,
des rendez-vous one-to-one et des conférences thématiques
pointues. Enfin, sa dimension cross-industrie, avec des participants
issus de secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique,
l’agroalimentaire, la chimie, ou encore l’énergie,
enrichit les retours d’expérience et les débats.
22 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
Filière 3e
LE MÉDIA B2B de la filière
électrique, de l’efficacité énergétique
et de l’illumination des bâtiments
résidentiels, tertiaires, industriels
et collectifs.
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ÉNERGÉTIQUE ET
ENVIRONNEMENTALE
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DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE
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DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL
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Des solutions
au service de
la performance
énergétique et
opérationnelle des
sites industriels
LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF
SMARTHOME
Lumières
N° 54 - MARS 2026
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© Photo : Aquarium de la Rochelle (2008) - Xavier Boymond
Réglementation
F-Gaz III
Objectif zéro SF6
pour les équipements
moyenne Tension
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Optimisation
énergétique, confort
intelligent et services
connectés
8 numéros
/an
INDUSTRIE :
L’ÉNERGIE AU CŒUR
DE LA COMPÉTITIVITÉ
+220 000
lecteurs
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 923
ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026
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DOSSIERS
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VISITE
Socomec célèbre les 60 ans de
son laboratoire d’essais à son
usine de Benfeld (67) et développe
l’automatisation de ses ateliers
Après avoir fêté en 2022 le centenaire de cette société familiale devenue spécialiste de la
coupure de sécurité, de la commutation de sources, de la conversion d’énergie et de la mesure,
Socomec célèbre les 60 ans de son Tesla Power Lab. Ce laboratoire d’essais électriques,
mécaniques et environnementaux est devenu en six décennies l’un des plus grands
laboratoires privés d’essais électriques en France et constitue un atout stratégique de taille
pour l’entreprise alsacienne.
© Socomec
© Socomec-Fred-Laures
Benjamin Le Caer,
Laboratoty & Homologation
Director de Socomec.
Sur ce site d’une superficie
de 3 000 m 2
hébergeant plus de
40 experts de différentes spécialités,
Socomec peut réaliser
un large éventail d’essais
électriques, mécaniques et
environnementaux, ainsi que
de la sécurité électrique, de la
métrologie, et de la validation
logicielle.
Comme l’explique Benjamin
Le Caër, Laboratory &
Homologation Director de Socomec, « nous pouvons réaliser
plus de 20 types d’essais différents. Cela comprend des salles
permettant de réaliser des validations de systèmes, la validation
fonctionnelle de produits de mesure et de produits de
coupure, la métrologie de produits de contrôle et de mesures
électriques, les essais de sécurité électrique et l’étalonnage
d’équipements. Cela permet également de réaliser des essais
climatiques et d’échauffement en AC et en DC, mais aussi des
tests d’étanchéité à l’eau et aux poussières. Cela inclut aussi
des tests CEM et, de plus en plus pour les softwares, des tests
Tesla Power Lab Essais d'endurance mécanique.
© Socomec-Fred-Laures
Tesla Power Lab Mérologie des produits de contrôle d'isolement.
de cybersécurité. L’internalisation de ces tests a permis à
Socomec de renforcer son expertise : les équipes du laboratoire
– qui connaissent parfaitement les produits – identifient
rapidement les éventuels défauts et proposent des ajustements
en un minimum de temps ». L’entreprise évite ainsi les délais
d’attente importants imposés par des laboratoires externes,
souvent compris entre trois et six mois, et peut donc mettre
ses solutions sur le marché en un temps record.
Ces prestations sont réalisées pour les services de R&D de
Socomec pour des produits en phase de développement
(test d’échantillons et tests normatifs) et pour des certifications
aux normes locales, y compris les normes UL pour lesquelles
le laboratoire a une reconnaissance. Le laboratoire
étant accrédité Cofrac, Socomec a également une offre de
prestations d’essais pour des clients externes, notamment
des secteurs de l’énergie et du nucléaire, qui viennent tester
l’intégration de produits issus de l’entreprise dans leurs
propres solutions ou qui sollicitent le laboratoire pour
expertiser des équipements tiers. Cela suppose impartialité
et confidentialité.
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VISITE
© Socomec
© Socomec
© J3e
Tesla Power Lab Installation de Métrologie.
Mais pour Benjamin Le Caër, « ces laboratoires sont un outil
d’accélération des nouveaux produits pour Socomec et un
support pour les futurs besoins de la R&D, par exemple dans
les développements des applications DC ou 60 Hz et avec des
puissances de plus en plus importantes. Le laboratoire peut
aussi donner des spécifications à la R&D pour améliorer les
performances environnementales des produits, un point qui
intéresse de plus en plus les clients ».
Des projets d’automatisation se mettent en place
avec de nouvelles perspectives
Comme le rappelle Jacky Feltz, directeur de site industriel
de Socomec, « depuis 2023, nous nous sommes engagés pour
les ateliers d’électronique en France, mais aussi à l’étranger,
dans une politique de robotisation des process de fabrication
et de manutention.
Cela passe par le développement de l’utilisation d’AMR
(Robot Mobile Autonome) dans les ateliers pour le transfert
automatique de pièces ou de produits finis, de robots pour
l’autopacking ou de robots qui, après les tests d’isolation et de
programmation, récurèrent la pièce.
Une chaîne se met en place avec l’installation de robots d’ébavurage
de pièces moulées après la sortie de ces pièces d’appareillage
de robots de moulage. Ces robots d’ébavurage remplacent
des opérations manuelles très répétitives ».
Robot Usine U2.
© Socomec
Robot de chaine de fabrication de l'Usine U2 .
Automatisation de cellule robot Usine U2.
« Côté innovation, avec le fort développement des datacenters
et du photovoltaïque sur lesquels Socomec est bien positionné,
les axes de recherche sont tirés par la montée en tension des
applications et le courant continu avec nos interrupteurs
jusqu’à 2 kV, de nouveaux schémas de redondance des alimentations
et de nouvelles solutions de mesure », explique
Thierry Jost, Innovation Director.
Pour Vincent Werner, responsable Performance Industrielle,
« c’est une innovation et une évolution vers l’Industrie
5.0 qui se sont concrétisées à partir de 2018 par un audit,
l’ouverture d’un fablab, un nouvel ERP. Mais cela s’est vraiment
développé à partir de 2022 par des fablabs dans toutes les
usines pour implémenter en production les nouvelles technologies
puis la création de fonctions support pour promouvoir
l’usine du futur différenciée en deux axes : le hardware, avec
par exemple les robots en s’adaptant pays par pays suivant les
besoins dans une démarche pragmatique, et le software avec
une vraie structuration du déploiement des solutions. L’objectif
est d’avoir une digitalisation qui enlève des tâches sans
valeur ajoutée à l’opérateur avec de nouvelles formations pour
ces opérateurs pour ces nouveaux postes.
Avec l’arrivée de l’IA et après des workshops avec les personnels
nous avons retenu 5 ou 6 idées pour 2026, mais il faut
de nouvelles ressources pour la veille, la surveillance règlementaire,
la dynamique du marché (achat de métaux ou de
terres rares...). Nous ouvrons une nouvelle page de l’industrie
du futur ! »
Jean-Paul Beaudet
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DÉVELOPPEMENT
Propos recueillis
par Alexandre Arène
‘‘
L’ensemble de nos gammes répond à
des besoins variés, toujours avec l’objectif
de combiner autonomie via l’outil en
ligne, qualité des matériaux et rapidité
de traitement.
’’
© DR
Camille Wahl et Philippine Gay
Country Managers France, Plaquendirect
Filiale du groupe suédois SkyltDirect, créé par un ancien électricien en 1998 et présent
aujourd’hui dans 13 pays européens, Plaquendirect est spécialisée dans la fabrication et la vente
en ligne de plaques et d’étiquettes de marquage techniques et industrielles. L’entreprise dispose
de sites de production en Allemagne et en Suède et propose un outil en ligne qui permet aux
professionnels de personnaliser leurs produits. Elle fournit aujourd’hui des solutions de marquage
au BTP, à l’industrie, mais aussi à des secteurs émergents comme l’IT et les datacenters.
Pouvez-vous présenter Plaquendirect ?
Camille Wahl et Philippine Gay – Plaquendirect fabrique
et vend en ligne des plaques et étiquettes de marquage techniques
et industrielles. Notre modèle repose sur un outil
en ligne qui permet de personnaliser en quelques minutes
matériau, dimensions, couleurs, police, logos, QR codes
ou codes-barres. Créée par un électricien confronté à un
manque de solutions disponibles rapidement, l’entreprise
s’est développée en Europe. Nos productions sont réalisées
en Allemagne et en Suède, ce qui explique que les expéditions
partent souvent de ces pays. Pour les grandes séries,
un import Excel génère automatiquement l’ensemble des
étiquettes, et notre réactivité permet une mise en production
immédiate.
Quels sont vos spécificités et éléments différenciants ?
C. W. et P. G. – La rapidité est notre principal atout : certaines
références, comme la gravure plastique, les étiquettes
de câble, l’inox ou des autocollants vinyles (fond blanc),
peuvent être livrées dès le lendemain pour une commande
passée avant 18 h. Notre outil en ligne permet de créer
et commander à toute heure, ce qui répond aux besoins
urgents des professionnels. Nous avons également un service
client très réactif : nous répondons aux mails en moins
de 30 minutes et vérifions les projets des nouveaux utilisateurs
avant qu’ils ne partent en production. Enfin, nous
garantissons la qualité, avec des matériaux résistants et
durables, loin des étiquettes papier classiques.
Quels sont vos marchés cibles ?
C. W. et P. G. – Nos clients principaux sont les professionnels
du BTP, surtout les électriciens et les plombiers.
Nous travaillons aussi avec l’industrie, notamment pour les
plaques machines ou plaques CE en inox. Nous souhaitons
développer notre présence dans l’IT et les datacenters, où
nous proposons déjà plusieurs solutions. Nous restons très
ouverts : artisans, commerces, vignobles ou escape games
utilisent nos produits selon leurs besoins. La variété des
usages montre que notre offre s’adapte à des secteurs très
différents.
Pouvez-vous faire un tour d’horizon
de vos gammes ?
C. W. et et P. G. – Nous proposons neuf types de produits
dont les descriptifs se trouvent sur notre site internet
(www.plaquendirect.fr). Plaquendirect dispose d’une
gamme complète de produits en plastique (plaques gravées,
impressions plastiques, étiquettes de câbles, autocollants)
idéals pour l’identification, la signalisation et
le marquage industriel. En parallèle, l’entreprise propose
des produits en métal (aluminium anodisé, impression
sur aluminium et acier inox gravé) reconnus pour leur
robustesse et leur durabilité, adaptés aux environnements
exigeants. L’ensemble de nos gammes répond à des besoins
variés, toujours avec l’objectif de combiner autonomie via
l’outil en ligne, qualité des matériaux et rapidité de traitement.
Comme évoqué précédemment, notre innovation
repose sur un outil en ligne permettant de créer des étiquettes
personnalisées de manière totalement autonome.
Il est possible d’insérer son propre logo ou de définir des
zones de découpe spécifiques. Mais aussi de créer ses projets,
de les enregistrer et de les reprendre à tout moment
pour les finaliser.
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LES DOSSIERS
DU MOIS
42
RÉGLEMENTATION
F-GAZ III
Objectif zéro SF 6
pour les équipements
Moyenne Tension (HTA)
29
INDUSTRIE
46
SMART BUILDING
Optimisation énergétique,
confort intelligent et services
connectés
© Usertrmk sur Freepik
© Sauter
© Hitachi Energy
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LES DOSSIERS DU MOIS
Des solutions au service de
la performance énergétique
et opérationnelle des sites
industriels
La gestion de l’énergie est de plus en plus importante pour les sites
industriels, qui doivent faire face à l’augmentation du prix des énergies,
à de nouvelles réglementations et à une obligation de compétitivité et de
durabilité. Les nouvelles solutions de l’Industrie 4.0 vont leur permettre
de faire face à ces contraintes.
La gestion de l’énergie dans l’industrie doit
permettre de mesurer et contrôler les
consommations d’énergie, et en particulier
de l’électricité, dans les différents secteurs d’un site
en identifiant les équipements les plus énergivores,
de détecter des anomalies de consommation et/ou
de fonctionnement de process et de structure dans
une démarche d’amélioration.
L’Industrie 4.0, axée sur la digitalisation, l’Internet
des Objets (IoT), l’automatisation et la
connectivité, est déjà une révolution dans le secteur
industriel en permettant de gagner en efficacité.
Cependant, des limites liées aux enjeux
durables, d’un travail toujours plus demandeur
en personnalisation font que l’on parle de plus en
plus d’une Industrie 5.0 qui tente de s’y adapter
en mettant l’Homme au centre du processus de
production. L’Industrie 5.0 est une vision industrielle
portée par la Commission européenne
qui entend redéfinir le rôle de l’industrie dans
la société. En plus d’automatiser, l’objectif est de
rendre l’industrie plus durable.
Le but est d’allier performance économique,
durabilité environnementale et bien-être des
employés. Les nouvelles technologies comme la
robotique ou l’intelligence artificielle sont des
instruments avec lesquels les entreprises peuvent
construire des chaînes de valeur plus efficaces
et personnalisées. Ensuite vient la question de
la durabilité environnementale où l’industrie
va adopter des pratiques écoresponsables, favorisant
l’économie circulaire, l’optimisation des
ressources, la réduction des déchets et des émissions,
ainsi qu’une gestion raisonnée et contrôlée
de l’énergie.
Car réduire sa consommation énergétique et en
particulier électrique est devenu un enjeu finan-
Industrie
cier et sociétal, comme le note Olivier Goujon,
Business Developer chez Socomec. « D’après une
récente enquête OpinionWay pour CCI France,
85 % des entreprises industrielles déclarent avoir
été impactées par la hausse des prix de l’électricité.
Si certaines choisissent d’augmenter leurs prix,
d’autres tentent de réduire leur consommation, et
donc leurs coûts de production.
Dans le même temps, d’ambitieux objectifs gouvernementaux
– avec des réglementations, comme le
"décret tertiaire", toujours plus exigeantes –, pour
atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050,
poussent les entreprises à adopter une consommation
plus raisonnée de l’énergie. À cela s’ajoutent
des préoccupations grandissantes en matière de
responsabilité sociétale et environnementale (RSE).
Au-delà de la réduction des coûts de production,
celle-ci constitue aussi et surtout un important
...
Olivier Goujon,
Business Developer
Socomec.
Ligne de montage
automatisée de l'usine
Schneider Electric du
Vaudreuil.
© Schneider Electric © Socomec
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. . . . . . . . .
. . . . . . . .
...
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
levier de croissance : image et réputation, attractivité
et fidélisation des employés, notamment.
Pour atteindre ces divers objectifs, les industriels
doivent mettre en place de nouvelles méthodes
et des solutions pour maximiser leurs économies
d’énergie et les suivre efficacement. Réduire sa
consommation d’énergie n’est néanmoins pas chose
aisée. Heureusement, méthodes et normes existent
pour les aiguiller ».
Suivre une méthodologie rigoureuse en lien
avec les normes et certifications
« En premier lieu, les entreprises peuvent s’appuyer
sur une démarche de certification ISO 50001, qui
offre un cadre et apporte une méthodologie facilitant
l’atteinte des objectifs fixés, explique Olivier
Goujon. Elle permet par ailleurs aux entreprises
de plus de 250 salariés d’être exemptées des futurs
audits, obligatoires tous les quatre ans dans le
cadre de la directive européenne 2012/27/UE relative
à l’efficacité énergétique. Celle-ci préconise par
exemple le remplacement des équipements vieillissants
et énergivores, la mise en œuvre de travaux de
rénovation ou encore la sensibilisation des usagers.
Le décret BACS, quant à lui, correspond à une
obligation de moyens qui permettra d’atteindre
en partie les objectifs fixés par le décret tertiaire.
Il prévoit d’équiper tous les bâtiments non résiden-
ISO 50001, la norme du
management de l’énergie
Cette norme ISO 50001 propose des modalités pratiques visant à réduire
la consommation d’énergie par la mise en œuvre d’un système de
management de l’énergie (SMÉ).
ISO 50001 se fonde sur l’amélioration continue – un modèle de système
de management que l’on retrouve dans d’autres normes bien connues,
dont ISO 9001 et ISO 14001. Grâce à ce modèle, il est plus facile pour un
organisme d’intégrer le management de l’énergie à l’ensemble des efforts
qu’il met en œuvre pour améliorer son management de la qualité et son
management environnemental.
ISO 50001 définit un cadre d’exigences pour que les organismes puissent :
• élaborer une politique pour une utilisation plus efficace de l’énergie ;
• fixer des cibles et des objectifs pour mettre en œuvre cette politique ;
• s’appuyer sur des données pour mieux comprendre les problèmes liés à
la consommation d’énergie et prendre des décisions pour y remédier ;
• mesurer les résultats ;
• examiner l’efficacité de la politique ;
• améliorer en continu le management de l’énergie.
Cette norme s’intègre facilement à d’autres systèmes de management ISO
tels qu’ISO 9001 (qualité) et ISO 14001 (environnement).
Comme pour les autres normes ISO de systèmes de management, la
certification selon ISO 50001 est une possibilité, mais pas une obligation.
Certains utilisateurs décident de mettre en œuvre la norme simplement
pour les avantages directs qu’elle procure. D’autres font le choix de la
certification pour prouver à des tiers qu’ils mettent en œuvre un système
de management de l’énergie.
Publiée en 2018, cette norme a été révisée en 2024 avec l’ajout d’un
amendement concernant les actions en lien avec l’environnement et reste
bien d’actualité.
© Socomec
Fabrication robotisée de l’Usine 2 Socomec-Benfeld.
tiels de systèmes d’automatisation et de contrôle
– plus communément appelés GTB (gestion technique
du bâtiment).
Que les industriels soient soumis ou non à ces
décrets, ils ont tout intérêt à en suivre les préconisations,
voire à se conformer à leurs obligations. Le
recours à un système de mesure et de surveillance
de l’énergie fiable est alors un prérequis. »
Produire vite une donnée fiable par usage,
grâce à la métrologie et à l’IA
Produire rapidement une donnée fiable par
usage, c’est l’enjeu des solutions que propose
Smart Impulse. Le déploiement commence par
un cadrage simple (périmètre, objectifs…), puis
l’installation d’un compteur Smart X au niveau
des armoires électriques principales : c’est non
intrusif (rapide et sans coupure d’alimentation) et
ne dépend pas du câblage existant, ce qui facilite
fortement le déploiement sur des sites anciens ou
occupés.
Ensuite, les algorithmes basés sur l’intelligence
artificielle réalisent une désagrégation des
consommations : à partir du signal électrique, ils
reconstituent une vision par usage (éclairage, ventilation,
climatisation, bureautique…) et l’instrumentation
est fortement limitée. En moyenne, le
nombre de compteurs nécessaires est divisé par
dix par rapport à une stratégie de sous-comptage
traditionnelle par départ, avec à la clé un déploiement
plus rapide et une maintenance allégée.
Côté rigueur, les compteurs Smart X disposent
d’une classe de précision 0,5 en énergie active
(norme IEC 61557-12) et le service de supervision
permet un taux de données moyen de 99,9 % :
un atout clé pour la fiabilité et l’auditabilité. La
donnée est ensuite présentée sur une plateforme
ergonomique et devient directement actionnable :
tableaux de bord, alertes, rapports hebdomadaires
et mensuels, exports et intégration possible
dans d’autres plateformes multifluides via API.
Les revues énergétiques s’appuient sur le rapport
d’analyse Smart DIAG, avec l’accompagnement
d’un ingénieur efficacité énergétique, pour transformer
la mesure en décisions puis en résultats. En
moyenne, nos clients réalisent 15 % d’économies
d’énergie en moins d’un an, avec un retour sur
investissement inférieur à un an.
« Notre force, c’est d’obtenir rapidement une donnée
électrique par usage, fiable et exploitable,
sans déployer d’innombrables sous-compteurs, de
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
manière simple et non intrusive, résume Charles
Gourio. La certification ISO 50001 (et, plus largement,
la conformité attendue dans le cadre DDA-
DUE dès 2027) se construit sur une base indispensable
: un plan de comptage par usage, fiable et
auditable, particulièrement sur l’électricité. Et c’est
exactement ce que Smart Impulse “digitalise” : une
mise en œuvre rapide, une donnée par usage rendue
lisible par l’IA, et une métrologie robuste pour ...
La donnée par usage, clé de voûte d’un système de
management de l’énergie certifié et d’une conformité
rapide à la loi DDADUE
Pour les entreprises fortement
consommatrices d’énergie (au-delà
de 23,6 GWh/an), la loi DDADUE
rend obligatoire la mise en place d’un
système de management de l’énergie
certifié à partir d’octobre 2027. Derrière
cette expression, il s’agit de mettre
en place une politique d’entreprise
fondée sur l’amélioration continue de la
performance énergétique, certifiée par
un organisme accrédité.
« L’ISO 50001, c’est une méthode de
pilotage : on définit une gouvernance,
on choisit des objectifs, on met en
œuvre, on mesure, on ajuste et on
continue l’amélioration dans le temps »,
précise Charles Gourio, cofondateur et
président de Smart Impulse.
Dans la pratique, le standard de
référence pour construire et faire
certifier ce système de management
de l’énergie est l’ISO 50001. Cette
certification structure la démarche
(gouvernance, revue énergétique,
objectifs, plan d’action, suivi, audits et
revues de direction) et fournit un cadre
pour piloter l’amélioration continue.
Elle est délivrée par un organisme
tiers accrédité à l’issue d’un processus
structuré comprenant les étapes
suivantes.
Le point de départ est un plan de
comptage par usage. Un système
certifié ISO 50001 repose sur une
donnée énergétique maîtrisée, capable
d’identifier les usages énergétiques
significatifs (les postes qui pèsent le
plus et/ou offrent le plus fort potentiel
d’amélioration). La norme demande
de « définir et mettre en œuvre un plan
de collecte de données énergétiques »
et d’assurer que les équipements
de mesure fournissent des données
« exactes et répétables », avec des
informations documentées permettant
d’en établir la preuve.
Concrètement, cela impose un passage
obligé : un plan de comptage par usage
dès le démarrage du projet. Sans cette
base, il devient très difficile d’établir
une situation de référence, de justifier
le choix des usages significatifs, de
piloter le plan d’action et de démontrer
les gains lors des revues et audits. C’est
particulièrement vrai pour l’électricité :
c’est le « fluide » qui recouvre le plus
grand nombre d’usages (éclairage,
ventilation, chauffage, climatisation,
informatique, process, air comprimé…),
donc celui où une consommation
globale est la moins « parlante » pour
décider et prouver.
« Le plan de comptage est la première
étape pour savoir où agir et suivre ce
que chaque action a réellement changé
dans la durée », souligne Charles
Gourio.
© Smart Impulse
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© Sabrina Budon
AVIS D’EXPERT
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
« Système de management de l’énergie : loi DDADUE 2025,
quand l’ISO 50001 devient incontournable. »
Pour un grand nombre
d’entreprises fortement
consommatrices d’énergie,
un système de management
de l’énergie certifié (SMÉ),
de type ISO 50001, devient
une obligation avec la loi
DDADUE 2025. Entrée en
vigueur le 1ᵉʳ octobre 2025,
la loi impose la mise en
place d’un SMÉ certifié au
plus tard le 11 octobre 2027
pour les entreprises dont la
consommation énergétique
est supérieure à 23,6 GWh/
an. La fenêtre est courte :
moins de 24 mois pour
atteindre la certification,
avec des sanctions pouvant
aller jusqu’à 2 % du chiffre
d’affaires (4 % en cas de
récidive) pour une nonconformité.
Deux exercices budgétaires
laissent peu de temps pour
cadrer la gouvernance,
déployer un plan de
comptage multisites,
sélectionner les usages
énergétiques significatifs
(UES), sécuriser le
suivi de la performance
avec des indicateurs de
performance énergétique
(IPÉ) pertinents et mettre
en place une gouvernance
énergétique efficace.
La loi du 30 avril 2025,
transposant la directive
européenne sur l’efficacité
énergétique, change la
logique : on passe d’un
critère « taille/chiffres
Charles Gourio, cofondateur et président de Smart Impulse
d’affaires » (audit imposé
notamment au-delà de
250 salariés, ou de 50 M€ de
chiffre d’affaires et 43 M€ de
total de bilan) à un critère
fondé sur la consommation
d’énergie.
Concrètement, à partir
du 11 octobre prochain,
toute entreprise dont la
consommation annuelle
moyenne (sur les trois
dernières années) dépasse
2,75 GWh d’énergie finale
devra avoir réalisé un audit
énergétique réglementaire
ou disposer d’un SMÉ. Puis,
à compter du 11 octobre
2027, le seuil de 23,6 GWh/
an déclenche l’obligation
de mettre en place un SMÉ
certifié par un organisme
accrédité. Des exemptions
existent, notamment via
un contrat de performance
énergétique (CPE), ou via
une certification ISO 14001,
à condition qu’elle intègre
un audit énergétique
conforme.
Au-delà des échéances, le
texte renforce l’exigence
opérationnelle : publication
du plan d’action (rapport
annuel + mise à disposition
du public, dans le respect
du secret des affaires),
transmission de l’audit ou du
certificat à l’administration
sous deux mois, justification
de tout non-recours à des
actions au temps de retour
inférieur à cinq ans, et
déclaration annuelle des
consommations via la
plateforme dédiée.
ISO 50001, c’est quoi
exactement ? Une norme
internationale qui structure
un système de management
de l’énergie autour du
cycle PDCA (Planifier -
Plan, Réaliser - Do, Vérifier
- Check, Agir - Act). Elle
conduit à mettre en place
une gouvernance au sujet
de la gestion énergétique
et s’articule autour de
la revue énergétique.
C’est une analyse des
consommations d’énergie
pour identifier les usages
énergétiques significatifs :
les usages représentant
une part importante de la
consommation et/ou un fort
potentiel d’amélioration,
puis définir des indicateurs
de performance énergétique,
c’est-à-dire les indicateurs
choisis par l’organisation
pour mesurer l’évolution de
la performance énergétique
et démontrer l’amélioration
dans le temps.
Dans la pratique, la réussite
et l’auditabilité d’un SMÉ
s’appuient sur un plan de
comptage par usage, en
particulier pour l’électricité :
des données fiables, exactes
et répétables permettent
de justifier le choix des
UES, d’établir une situation
de référence, de piloter
efficacement le plan d’action
et de démontrer les gains
lors des revues et audits.
C’est là que Smart
Impulse simplifie la
mise en conformité. Le
Smart X est un compteur
innovant qui s’installe en
moins d’une heure, sans
coupure électrique. Les
consommations électriques
sont désagrégées par usage
grâce à nos algorithmes
d’IA (éclairage, ventilation,
chauffage, climatisation,
etc.). Cela fournit une vision
claire de quels équipements
consomment à quel moment
pour construire les UES,
les IPÉ et alimenter les
plans d’action d’économies
d’énergie. Les données
Smart Impulse sont
accessibles via une
plateforme en ligne ou
peuvent être intégrées
dans d’autres outils de
management de l’énergie,
et notre équipe d’expert
énergétique accompagne
nos clients dans la mise en
œuvre de leur démarche.
En moyenne, nos clients
réalisent 15 % d’économies
d’énergie en moins d’un
an, avec un retour sur
investissement inférieur à
un an.
À l’approche de 2026–2027,
l’enjeu n’est plus de « faire
un projet conformité »,
mais de bâtir un pilotage
énergétique auditable et
orienté performance. Tout
commence par la donnée
et par la maîtrise de ses
usages.
... sécuriser la démarche… et accélérer l’obtention de
la certification qui devient atteignable dans des
délais de quelques mois. »
L’exemple de la société Sercel :
la donnée par usage dès le départ
Le retour d’expérience de Sercel, branche Équipement
du groupe Viridien, illustre parfaitement
cette logique de « donnée par usage dès
le départ ». L’entreprise a fait de l’ISO 50001 un
levier structurant pour optimiser la performance
énergétique de ses sites de production (France,
États-Unis, Pays-Bas, Chine), sous l’impulsion de
Céline Turmo Roca, directrice RSE & HSE, qui
pilote la démarche à l’échelle internationale.
Son message est limpide : l’ISO 50001 pousse à
une logique d’efficacité : « Corréler la consommation
d’énergie et l’activité » (par exemple en kWh
par produit) et met l’entreprise d’accord sur un
langage commun fait d’indicateurs partagés et
d’amélioration continue. Et son conseil n° 1 pour
démarrer une certification est sans détour : « Le
plan de comptage, c’est la base pour des indicateurs
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
robustes et des actions efficaces », confirme Céline
Turmo Roca.
Côté plans d’action, elle souligne la puissance
d’une lecture par usage : « Si l’on sait isoler climatisation,
chauffage, éclairage…, alors on peut
se concentrer sur les équipements qui ont le plus
grand potentiel d’amélioration, et confirme que les
données par usage suivies toutes les 10 minutes du
Smart X sont un outil très performant pour traquer,
par exemple, les consommations hors horaires. Les
résultats sont concrets : à Nantes (27 000 m²), l’arrêt
de pompes de circulation de chaufferie qui tournaient
l’été alors que le chauffage était coupé a permis
d’éviter 46 MWh, soit 8 280 € d’économies sur
la période, et la correction d’une programmation
sur l’air comprimé a généré environ 8 000 € d’économies
par an. Enfin, parce qu’un système certifié
se gagne dans la durée, Sercel structure l’animation :
communication régulière (écrans connectés), revues
de performance trois fois par an, objectifs chiffrés
et mobilisation du terrain avec des repères simples
(stickers sur les machines : "Je dois couper/Je peux
couper/Je ne peux pas couper"). »
...
Céline Turmo Roca,
directrice RSE & HSE
de Sercel.
© DR
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© IFS
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
S’appuyer sur des mesures fiables,
précises et répétables
Pour accompagner les entreprises dans leur
démarche, il existe une méthode normalisée
EN 17 267. Pour l’électricité, cette norme européenne
s’appuie sur la norme internationale
IEC 61557-12, référence en la matière puisqu’elle
définit notamment la classe de performance
minimale des appareils de mesure qui doivent
être installés.
Comme le confirme Olivier Goujon, « les conditions
environnementales auxquelles les instruments
de mesure sont soumis dans les tableaux
électriques imposent la mise en place d’appareils
robustes, dont les mesures des paramètres électriques
sont assurées d’être suffisamment fiables,
précises et répétables.
À ce titre, Socomec propose le système de mesure
DIRIS Digiware : polyvalent et répondant parfaitement
aux normes en vigueur, il combine la surveillance
de la puissance, la qualité de l’énergie et
la surveillance du courant résiduel. Seul système
multipoint certifié MID au monde, il permet une
sous-facturation métrologique légale.
Qu’est-ce que l’IA industrielle et en
quoi diffère-t-elle de l’IA générale ?
Ludovic Ponthier, Presales
Director d’IFS.
Ludovic Ponthier, Presales Director d’IFS,
société qui fournit des logiciels et des
solutions d’IA industrielle pour les entreprises,
explique ce qu’est l’IA industrielle. « L’IA
industrielle désigne l’application de
l’intelligence artificielle aux environnements
productifs et opérationnels, tels que la
fabrication, l’énergie, l’aéronautique, la
construction ou les télécommunications.
Contrairement à l’IA générale – pensée pour
imiter l’intelligence humaine et s’appliquer à
un large éventail de tâches –, l’IA industrielle
est spécialisée, orientée vers la performance
opérationnelle, l’optimisation de processus et
la fiabilité des actifs.
Elle exploite massivement les données issues de capteurs, machines,
réseaux IoT, ERP, MES ou systèmes de supervision pour détecter des
anomalies, prédire des pannes, automatiser des actions et améliorer la
prise de décision. Ses technologies de base incluent le machine learning,
les modèles prédictifs,
la vision par ordinateur
(Computer vision), les jumeaux
numériques, l’intégration IT/
OT, ainsi que des agents IA
capables d’agir en temps réel.
Son rôle est d’aller au-delà
du simple automatisme : elle
transforme les flux industriels,
réduit les coûts, améliore la
sécurité et libère du temps
pour les équipes terrain. » Utilisation de la plateforme IFS.ai.
© IFS
Système de mesure DIRIS Digiware de Socomec.
Parce que tout ceci a un coût, les industriels
peuvent – dans le cadre des certificats d’économies
d’énergie (CEE) – bénéficier d’une prime lorsqu’ils
installent ce type de système. Les conditions d’éligibilité
à cette aide financière sont spécifiées dans
un document, une "fiche d’opération standardisée",
identifiée par le code IND-UT-134 ».
Développement des systèmes SCADA
avec de nouvelles fonctionnalités
Un système SCADA (Supervisory Control And
Data Acquisition) ou système de contrôle et
d’acquisition de données, est une combinaison
de matériel et de logiciel qui permet l’automatisation
des processus industriels en capturant
des données de technologie opérationnelle (OT)
en temps réel. SCADA connecte les capteurs
qui surveillent les équipements d’une chaîne de
montage ou d’un atelier tels que les moteurs, les
pompes et les vannes, à un serveur.
Un système SCADA permet une surveillance et
un contrôle en temps réel localement ou à distance,
une collecte et une analyse des données
en temps réel, des interfaces homme-machine
(IHM) permettant aux opérateurs de suivre les
process et d’enregistrer les événements pour des
rapports ou archivages. Ces systèmes SCADA
doivent être conçus pour être fiables et sécurisés.
Les données sur les actifs et autres données opérationnelles
sont omniprésentes dans l’entreprise,
générées par les machines, les composants des
machines, les systèmes connectés à l’IoT et les
contributions humaines. En utilisant l’IA pour
accéder à ces données et les analyser, l’exploitation
optimise les processus et la productivité tout
en assurant une amélioration continue. Les avantages
d’une organisation structurée des données
sont significatifs, allant de la fiabilité quotidienne
des actifs jusqu’à l’atteinte de normes industrielles
établies telles que la certification ISO 55000.
Voici quelques exemples de données opéra-
© Socomec
tionnelles que l’IA examine et prend en compte
pour soutenir le processus de prise de décision :
volumes de production, temps de fonctionnement
et d’arrêt des machines, efficacité globale de
l’équipement (OEE), taux de réussite au premier
passage, temps moyen entre les pannes (MTBF),
temps moyen d’arrêt, coût énergétique par unité,
émissions de carbone.
L’intégration de l’IA (intelligence artificielle) dans
les systèmes SCADA va apporter un véritable
changement, avec de nouvelles fonctionnalités
et services par l’analyse de l’historique des données
et l’interprétation de données complexes
pour prendre des décisions, détecter des problèmes
potentiels. Cela va permettre de prévoir
des pannes ou des dérives de fonctionnement
et de réduire des temps d’arrêt en réalisant par
exemple des opérations de maintenance prédictive.
Toutes ces actions vont se traduire par des
gains en termes d’énergie.
Comment fonctionne une plateforme d’IA
industrielle et quels gains pour les utilisateurs
Les solutions logicielles utilisant l’IA se développent
rapidement et Ludovic Ponthier donne
l’exemple de la plateforme IFS.ai adoptée par de
nombreux secteurs industriels.
« IFS.ai est la plateforme d’IA industrielle intégrée
nativement dans IFS Cloud. Elle repose sur trois
couches : une Data Foundation unifiant données
internes et externes ; une couche Orchestration &
Gouvernance hébergeant les modèles d’IA ; et une
expérience utilisateur intelligente, incluant Copilot
pour fournir recommandations, analyses et automatisations
contextuelles. IFS.ai opère de manière
transparente au cœur des modules ERP, EAM,
FSM, CRM, Supply Chain ou Manufacturing. Elle
propose ainsi des capacités telles que la planification
optimisée, la maintenance prédictive, l’analyse
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
des performances d’actifs, l’automatisation documentaire
ou la recommandation opérationnelle.
Les entreprises à forte intensité d’actifs – énergie,
fabrication, transport, construction, télécommunications
– bénéficient d’une IA prête à l’emploi,
capable d’apprendre des opérations réelles, d’anticiper
les risques, de proposer des actions correctives
et de fluidifier les processus complexes. L’IA d’IFS
se distingue par sa spécialisation métier et sa capacité
à connecter personnes, données et opérations à
grande échelle. »
IFS.ai va permettre d’améliorer significativement
la gestion de l’énergie grâce à la prédiction des
consommations, l’optimisation des usages, l’analyse
des cycles de production et la détection des
dérives énergétiques.
« Pour la maintenance, la plateforme apporte
un véritable levier opérationnel : analyse continue
des données machines, détection d’anomalies
invisibles, anticipation des pannes et planification
optimisée des interventions, confirme Ludovic
Ponthier. Cela se traduit par une réduction des
...
Les fonctions d'un
système SCADA.
Gestion d’une unité de
stockage robotisée avec
les solutions IFS.
© ARC Informatique-PcVue
© IFS-GettyImages
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© ARC Informatique
François Flèche,
responsable
marketing d'ARC
Informatique-PcVue.
Objectifs de la
plateforme de
supervision SCADA
PcVue.
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© Arc Informatique-PcVue
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
arrêts non planifiés, une meilleure disponibilité des
équipements et une prolongation du cycle de vie
des actifs. Sur le plan environnemental, IFS.ai offre
des fonctionnalités de suivi de l’empreinte carbone,
d’optimisation des ressources et de réduction des
déchets. L’industriel gagne en efficience, maîtrise
ses coûts, améliore ses indicateurs ESG et réduit
son impact carbone tout en maintenant un niveau
élevé de performance opérationnelle. »
Ludovic Ponthier donne l’exemple d’un grand
acteur du secteur énergétique qui a adopté IFS
Cloud et IFS.ai pour transformer la gestion de ses
actifs et opérations.
« Grâce à la maintenance prédictive, la supervision
2D/3D des équipements et l’automatisation du traitement
des rapports techniques, l’entreprise a réduit
les pannes imprévues et amélioré la qualité de ses
interventions terrain. L’intégration du moteur IA
dans la planification des opérations a également
optimisé l’affectation des ressources, tout en diminuant
les coûts associés au réapprovisionnement des
pièces critiques. Enfin, l’ajout du module Emissions
Management lui a permis de mesurer automatiquement
les émissions carbone liées à ses activités et
d’alimenter son reporting réglementaire. Ce type de
projet illustre la capacité d’IFS.ai à fournir des gains
concrets, rapides et mesurables dans les environnements
industriels les plus exigeants. »
PcVue, une plateforme de supervision
complète utilisant l’IA
ARC Informatique développe la plateforme
PcVue, une solution de supervision (SCADA)
complète conçue pour répondre aux exigences
de flexibilité, de fiabilité et de sécurité des environnements
industriels. Elle se distingue par sa
capacité à s’adapter à toutes les échelles de projets,
du simple poste local aux systèmes multisites
distribués. François Flèche, responsable
marketing d’ARC Informatique-PcVue, rappelle
les caractéristiques clés et les composantes principales
de cette plateforme.
« Ses caractéristiques fondamentales sont :
• Ouverture et Interopérabilité : PcVue supporte
plus de 200 protocoles de communication (dont les
standards industriels comme OPC UA, BACnet,
Modbus, IEC 61850 et les protocoles IoT comme
MQTT et LoRaWAN) et plus de 30 connecteurs
permettant de connecter tous types de systèmes.
Elle assure une liaison fluide avec les systèmes de
gestion globale comme l’ERP, la GMAO (CMMS)
ou les systèmes IT.
• Évolutivité : elle permet de passer d’une application
de quelques variables à des systèmes complexes
comptant des millions de points sans changement
de technologie.
• Conformité industrielle : la plateforme intègre des
fonctionnalités natives pour répondre aux normes
exigeantes telles que la 21 CFR Part 11 (traçabilité,
signatures électroniques), indispensable dans
les secteurs pharmaceutiques et alimentaires.
• Mobilité et Contextualisation : grâce à des fonctionnalités
de géolocalisation et de réalité assistée,
elle délivre l’information aux opérateurs mobiles
en fonction de leur rôle et de leur emplacement.
• Cybersécurité native : PcVue, conçue selon le
principe de défense en profondeur intègre nativement
des fonctionnalités répondant aux exigences
critiques des directives NIS2 et CRA et des
certifications CSPN/CC, notamment via une gestion
rigoureuse des accès, le chiffrement des données
et une surveillance proactive des incidents.
Porté par un éditeur certifié IEC 62443, ISO 9001
et ISO 27001, PcVue garantit une sécurité et une
qualité exemplaires de la conception logicielle
jusqu'à l'exploitation opérationnelle.
Pour répondre aux besoins d’une application
industrielle moderne, PcVue s’appuie sur plusieurs
composantes logicielles : PcVue (cœur HMI/
SCADA), la plateforme logicielle centrale pour le
contrôle-commande stable et sécurisé, WebVue
(interface Web), un client léger HTML5 permettant
de superviser et contrôler les processus depuis
n’importe quel navigateur Web ou appareil mobile,
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Plateforme de supervision PcVue 17.
SnapVue, un assistant mobile contextuel (géolocalisation,
messagerie) qui guide les équipes de terrain en affichant
les informations pertinentes selon leur position et
TouchVue, une application de notification pour smartphone
permettant une réaction immédiate aux alarmes,
et EmVue pour le suivi et l’analyse des consommations
énergétiques.
EmVue est la composante spécialisée de la plateforme
PcVue dédiée à la surveillance énergétique. Il s’agit d’une
solution logicielle intégrée (full-featured) conçue pour
surveiller et analyser les données relatives à l’énergie.
EmVue permet une analyse approfondie des consommations
et des performances énergétiques d’un site. Son rôle
est d’aider les gestionnaires à optimiser l’efficacité énergétique
de leurs installations, qu’il s’agisse de bâtiments
intelligents, de centres de données ou de sites industriels.
À ce titre, EmVue s’inscrit pleinement dans les objectifs
du décret BACS (Building Automation & Control Systems)
en facilitant le pilotage énergétique, la supervision
des équipements techniques et la mise en conformité des
bâtiments tertiaires concernés.
En tant qu’élément de l’écosystème PcVue, il s’interface
avec les capacités de collecte de données en temps réel
et d’archivage de la plateforme principale. EmVue fournit
des informations qui répondent aux exigences des
experts en énergie tout en étant simple et rapide à mettre
en œuvre. »
Aujourd’hui, la plupart des installations disposent
déjà de données. Le véritable enjeu n’est plus de superviser,
mais de décider intelligemment. Avec PcVue 17,
la supervision devient un outil de pilotage intelligent,
orienté efficacité énergétique et performance. PcVue
connecte l’ensemble des systèmes, analyse les consommations,
détecte les dérives, mais surtout, il anticipe.
Loin de remplacer l'humain, l’IA de PcVue agit comme
un puissant outil d’aide à la décision. En analysant les
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Utilisation d’EmVue
composante
spécialisée de PcVue
pour la surveillance
énergétique.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
données massives et les facteurs externes (météo,
production), elle identifie des anomalies invisibles
et prédit les comportements futurs. Elle
permet ainsi de simuler des scénarios d'optimisation
et d'anticiper les pannes avant qu'elles ne
surviennent, transformant la supervision en une
stratégie proactive et sécurisée. « C’est là qu’intervient
l’assistant intelligent de PcVue, basé sur des
agents intelligents (BOTS).
Ils permettent de traduire une stratégie métier
en actions concrètes : ajuster automatiquement
des consignes, piloter des équipements au bon
moment, notifier, documenter et tracer les décisions.
Tout cela sans développement spécifique et
de manière totalement intégrée à la supervision,
explique François Flèche. Et cette intelligence ne
reste pas dans la salle de contrôle, avec SnapVue,
elle descend sur le terrain : les équipes visualisent,
pilotent, localisent les équipements et interagissent
directement avec PcVue, au plus près des actifs. »
Automatisation intelligente des bâtiments
Les sites industriels hébergent souvent des bâtiments
de bureaux ou laboratoires pour lesquels, en fonction
de leur utilisation, les utilisateurs ont des besoins
différents en matière de chaleur, de froid, d’air conditionné
et d’éclairage. Ici, la gestion technique intelligente
des bâtiments assure un climat ambiant optimal
en fonction de l’utilisation de ceux-ci.
...
© Sauter
© Sauter
3 QUESTIONS À
Le Groupe SAUTER, dont
le siège est à Bâle, en
Suisse, est une entreprise
internationale spécialiste
de l’automatisation des
bâtiments et des services
associés. Ses compétences
clés comprennent la
réalisation et gestion
d’installations CVC et
électriques, l’intégration de
systèmes tiers, et le Facility
Management technique
aussi bien que des produits
de régulation et de contrôle.
Quelles sont les nouvelles
applications dans les
domaines de la régulation
et de la gestion de l’énergie
des bâtiments avec l’arrivée
de la numérisation et de
l’IoT ?
La numérisation des
bâtiments et l’adoption des
technologies IoT créent
de nouvelles applications
pour la régulation et la
gestion de l’énergie qui
soutiennent directement
la directive européenne
sur la performance des
bâtiments (EPBD) et des
réglementations nationales
telles que le décret BACS,
le décret tertiaire et la GEG
allemande. Des systèmes
d’automatisation des
bâtiments entièrement
connectés, combinant
appareils, automates et
logiciels de supervision,
permettent une surveillance
et une documentation
continues de la performance
énergétique, garantissant la
conformité réglementaire.
Les appareils IoT intelligents
génèrent des données
de haute qualité sur la
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Christian CONTE, chief Technology Officer & Executive
Vice President of SAUTER Group
« Des systèmes d’automatisation des
bâtiments entièrement connectés,
combinant appareils, automates et logiciels
de supervision, permettent une surveillance
et une documentation continues de la
performance énergétique, garantissant la
conformité réglementaire. »
consommation d’énergie,
l’occupation et les conditions
intérieures, tandis que
les automates intelligents
traitent ces données en
périphérie pour optimiser la
consommation d’énergie en
temps réel. Les plateformes
de supervision basées sur le
cloud étendent ces capacités
à l’ensemble des portefeuilles
de bâtiments, permettant le
benchmarking, le reporting et
l’optimisation évolutive grâce
à des applications pilotées par
les données et l’IA. Ensemble,
ces applications offrent
des avantages clairs pour
les clients : une conformité
fiable aux réglementations,
des économies directes
et mesurables grâce à
une meilleure efficacité
énergétique, et une
augmentation soutenue de la
valeur des actifs du bâtiment
grâce à l’amélioration
des performances, de
la transparence et de la
durabilité à long terme.
Quelles sont les différentes
solutions d’EMS proposées
par Sauter pour les
bâtiments de tailles et de
complexités variées, en
particulier dans l’industrie ?
Sauter propose un portefeuille
complet et évolutif de
solutions EMS adaptées
aux bâtiments de toutes
tailles et tous niveaux de
complexité, avec un fort
accent sur les applications
industrielles, ainsi que dans
la santé, les immeubles de
bureaux commerciaux et
l’enseignement supérieur.
Au cœur se trouve le Sauter
Vision Center, incluant son
application intégrée de
gestion de l’énergie, qui
offre une surveillance, une
analyse et une optimisation
transparentes de la
consommation d’énergie,
allant de bâtiments
individuels à de grands
portefeuilles multisites.
Pour l’automatisation de
systèmes primaires complexes
typiquement présents
dans tous ces secteurs, les
automates modulo 6 offrent
un contrôle puissant, flexible
et sécurisé avec des fonctions
énergétiques avancées, tandis
que les contrôleurs Ecos
assurent une automatisation
efficace au niveau des salles
pour les bureaux, hôpitaux et
établissements scolaires. Pour
compléter cela, des dispositifs
intelligents de Sauter tels que
Smart Actuators et viaSens
Smart Sensors produisent
des données de haute qualité
pour un contrôle et une
optimisation précis. Cette
architecture modulaire permet
à Sauter de concevoir des
solutions EMS sur mesure,
assurant les clients d’atteindre
la conformité réglementaire,
de réduire les coûts
énergétiques et d’augmenter
la valeur à long terme des
petits et grands bâtiments.
En intégrant des
équipements IoT et des
systèmes intelligents, les
systèmes d’automatisation
des bâtiments deviennent
plus vulnérables aux
cyberattaques. Quelles
solutions Sauter propose-t-il
pour protéger ces bâtiments
contre ces menaces ?
À mesure que les systèmes
d’automatisation des bâtiments
deviennent de plus en plus
connectés grâce à l’IoT et aux
technologies intelligentes, la
cybersécurité est devenue une
préoccupation cruciale pour les
propriétaires et investisseurs,
car les incidents cybernétiques
peuvent avoir un impact direct
sur la continuité opérationnelle,
la sécurité, la conformité et
la valeur des actifs. Sauter
aborde ces risques par une
approche globale basée sur
la sécurité dès la conception.
Nos systèmes prennent
en charge BACnet Secure
Connect, garantissant une
communication chiffrée et
authentifiée entre appareils,
contrôleurs et systèmes de
supervision, le Sauter Vision
Center compris ainsi que
les automates Modulo et
Ecos. Parallèlement, Sauter
développe ses produits
conformément à la norme
IEC 62443 en cybersécurité,
couvrant les processus de
développement sécurisés,
l’architecture système et la
gestion du cycle de vie. Cette
combinaison de protocoles
sécurisés, de pratiques
standardisées en cybersécurité
et de conception intégrée de
systèmes permet à Sauter de
protéger les infrastructures
d’automatisation des
bâtiments contre l’évolution
des menaces, tout en
préservant la performance et
l’interopérabilité. En intégrant
la cybersécurité dans nos
solutions, nous aidons les
clients à protéger leurs
investissements, à maintenir
la confiance et à garantir la
résilience et la valeur à long
terme de leurs actifs.
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© ABB
Utilisation des
unités de gestion
modulo 6 de
SAUTER.
Utilisation de
la solution SaaS
Sensorfact d’ABB.
© SAUTER
...
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
La famille de systèmes modulo SAUTER couvre
toutes les applications, depuis la technique de
commande et de régulation, de la gestion CVC,
des bâtiments et de l’énergie aux solutions
flexibles pour l’automatisation de locaux intégrée.
SAUTER a développé modulo 6, un nouveau
système d’automatisation de bâtiments haut
de gamme.
« La nouvelle génération d’unités de gestion SAU-
TER modulo 6 offre une flexibilité et une évolutivité
accrues grâce à de nouvelles unités de gestion
locale et une nouvelle topologie du système.
Modulo 6 va encore plus loin dans la transformation
numérique de l’automatisation de bâtiments.
Alors que la génération précédente disposait déjà
de fonctions innovantes basées sur internet telles
que BACnet/IP, la notification par e-mail et le
serveur Web embarqué, modulo 6 étend la modularité
et l’interopérabilité via internet et le cloud
en permettant la déportation des modules E/S et
COM via le réseau.
La communication standard de modulo 6 se base
sur le protocole BACnet/IP standard. Les fonctions
spéciales telles que les notifications par e-mail,
les messages texte, la synchronisation de l’heure
réseau ainsi que le serveur Web et l’API RESTful
reposent entièrement sur la communication
IP. La numérisation et, en particulier, l’Internet
des Objets (IoT) ouvrent les portes à de nouvelles
applications dans les domaines du traitement de
données dans le cloud, de la commande via des
terminaux tels que les smartphones et les tablettes,
de l’intégration de capteurs intelligents communicants
et de la mise en réseau avec des services cloud
tels que l’analyse de données ou des services vocaux
(par exemple Amazon Alexa ou Google Home). Ils
vont toutefois de pair avec de nouvelles menaces,
c’est pourquoi la sécurité a été notre priorité lors du
développement de modulo 6. La politique "Security
by Design" (sécurité intégrée au concept) conforme
à la norme IEC 62443 est un attribut central dans
le développement de modulo 6 et a permis l’intégration
d’une série de fonctions matérielles et logicielles,
toutes conçues pour rendre l’utilisation de
modulo 6 aussi sûre que possible. »
SAUTER EMS (Energy Management Solution)
est une solution professionnelle de gestion énergétique
dans les bâtiments, pouvant aussi bien
être installée en mode virtuel que localement et
utilisée comme solution intégrée. Elle permet de
gérer de manière centralisée les indicateurs essentiels
des installations et du bâtiment. Le module
de monitoring énergétique EMS Mobile permet
également de surveiller et d’optimiser l’efficacité
énergétique via une tablette ou un smartphone.
Une gestion intelligente de l’énergie
pour une performance durable
La gestion efficace de l’énergie est cruciale pour
optimiser la consommation, réduire les coûts et
limiter l’impact environnemental. ABB répond
à ces enjeux avec ABB Ability Energy Manager,
une plateforme intelligente qui analyse les schémas
de consommation et optimise l’utilisation de
l’énergie en temps réel. Intégrant l’IoT et l’intelligence
artificielle, elle offre une visibilité complète
sur les flux énergétiques, permettant aux entreprises
d’améliorer leur efficacité, leur durabilité et
leur rentabilité.
ABB a notamment déployé cette solution dans ses
propres usines. Par ailleurs, ABB s’engage activement
dans l’électrification du transport et de la
mobilité électrique, contribuant ainsi à une transition
énergétique globale.
En route vers l’Industrie 5.0
Avec l’accent mis sur l’économie circulaire, l’efficacité
énergétique et la réduction des déchets,
l’Industrie 5.0 peut permettre aux entreprises de
concilier performance économique et responsabilité
environnementale. La flexibilité des chaînes
de production, la gestion de l’énergie, le fait de
pouvoir analyser en temps réel le processus de
fabrication ainsi que l’adaptabilité feront de l’Industrie
5.0 un modèle plus résilient que celui de
l’Industrie 4.0 face aux crises.
Jean-Paul Beaudet
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LES DOSSIERS DU MOIS
Réglementation F-Gaz III
Objectif zéro SF 6
pour les équipements
Moyenne Tension (HTA)
Avec l’interdiction de l’utilisation du SF 6
, les constructeurs proposent des
solutions plus durables pour les appareillages de distribution électrique HTA.
Publiée en février 2024, la troisième version de la réglementation européenne
F-Gaz III vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) fluorés pour
une suppression définitive en 2050.Ces restrictions concernent de nombreux
gaz fluorés utilisés comme fluides frigorigènes, mais également dans les
pompes à chaleur, la climatisation et certains appareillages électriques.
Installation d'un
poste HTA sans SF 6
du distributeur
GreenAlp-Grenoble.
Depuis le 1 er janvier dernier, l’article 17 de
la réglementation F-Gaz III impose des
quotas stricts sur les hydrofluorocarbures
(HFC) et une interdiction du SF 6
dans les nouvelles
installations électriques HTA < 24 kV en Europe.
Le SF 6
, un gaz largement utilisé dans
les appareillages électriques MT et HT
Depuis les années 1960, les fabricants de matériel
électrique utilisent le SF 6
comme gaz d’isolement
dans les disjoncteurs et interrupteurs des réseaux
électriques moyenne et haute tension publics et
privés, ce gaz étant par nature non toxique, stable
chimiquement et capable de fournir une isolation et
une interruption électrique fiables et performantes.
La majorité des équipements électriques moyenne
tension, installés dans les postes de répartition,
de distribution ou de transformation, ont ainsi
recours à ce gaz, et ces équipements se comptent
par dizaines de millions dans le monde entier avec
une durée de vie dépassant 30 ou 40 ans.
Mais ce gaz est un gaz à effet de serre très puissant :
son potentiel de réchauffement planétaire (PRP)
est 24 300 fois plus élevé que celui du CO 2
et peut
rester plus de 3 000 ans dans l’atmosphère. Sa suppression
est donc très importante dans le cadre
© Schneider Electric
de la politique environnementale pour limiter le
réchauffement climatique.
Les fabricants de ces équipements ont donc décidé
de lancer leurs équipes R&D dans le développement
de nouvelles solutions aussi performantes
sans utilisation de technologies polluantes pour
l’environnement.
« Jusqu’à présent, la suppression de l’hexafluorure de
soufre n’était pas faisable sur toutes les applications
électriques, pour des raisons techniques et économiques,
explique Benoît Dumont, responsable du
segment Grid de Schneider Electric. Son interdiction
dans les installations inférieures ou égales
à 24 kV en Europe à compter du 1 er janvier 2026,
mais aussi en Chine ou encore en Californie, aux
États-Unis, a mobilisé nos équipes de recherche et de
développement. Dès 2009, les ingénieurs de Schneider
Electric se sont employés à développer une alternative
fiable au SF 6
. »
Quel sera l’impact de la politique de l’UE
et pour quels utilisateurs d’appareillage
de commutation HTA ?
La proposition de l’UE apportera de grands avantages
aux parties prenantes avec un minimum d’inconvénients.
En effet, les appareillages de commutation
HTA qui utilisent de nouvelles technologies
au lieu du SF 6
présentent les mêmes caractéristiques
positives que les appareillages de commutation traditionnels,
avec des performances élevées et un
encombrement minimal. De plus, et c’est également
important pour les utilisateurs, ils permettent la
réduction du coût total de possession grâce à une
durée de vie beaucoup plus longue de l’équipement.
Ces nouvelles technologies concerneront tous
les bâtiments tertiaires et industriels, mais égale-
ment tous les réseaux électriques publics et privés,
comme le souligne Schneider Electric :
• Bâtiments tertiaires ou commerciaux et sites
industriels. Ils sont soumis à des normes strictes
en matière de développement durable. L’utilisation
d’un appareillage de commutation sans
SF6 permet d’atteindre ces objectifs et d’obtenir
des récompenses telles que la certification LEED.
En outre, les bâtiments tertiaires sont déjà en
train de passer de la BT à la MT pour prendre
en charge la recharge rapide des véhicules électriques,
de sorte qu’ils pourraient être exempts de
SF 6
dès le départ. S’agissant des sites industriels,
l’alimentation, grâce à un appareillage de nouvelle
génération, permet d’accompagner le développement
de process électrifiés.
• eMobilité. En choisissant un véhicule électrique
(VE), les conducteurs font déjà un choix
de transport écologique. L’appareillage MT
sans SF 6
contribue à une expérience de charge
des VE encore moins émettrice de gaz à effet de
serre au niveau du point de charge. L’utilisation
d’un appareillage vert permet également de préparer
les stations de recharge de VE aux exigences
éventuelles des normes de durabilité.
• Réseaux. L’objectif est de décarboner l’ensemble
de la chaîne de valeur de l’électricité, et pas seulement
la production, en passant à un réseau également
décarboné. Lorsque l’on intègre des sources
d’énergies renouvelables, il est logique d’utiliser
également des appareillages de commutation écologiques,
en particulier avec la technologie spécialement
conçue pour les réseaux du futur, qui
intègrent beaucoup plus d’énergies renouvelables
et des opérations de commutation plus fréquentes.
LES DOSSIERS DU MOIS
Réglementation F-Gaz III
• Centres de données. Les centres de données font
partie des bâtiments les plus énergivores. Les
innovations technologiques, telles que les appareillages
de commutation sans SF 6
, peuvent aider
les datacenters à réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre.
De nouvelles gammes HTA Schneider Electric
sans SF 6
Schneider Electric a entrepris des recherches pour
éliminer le SF 6
dès les années 1990, à la suite de la
première COP (Conférence des parties) et au protocole
de Kyoto qui ont marqué une vraie prise de
conscience sur la dangerosité des gaz fluorés pour
l’environnement. Cependant, les solutions mises
au point à l’époque n’étaient pas encore prêtes pour
une exploitation sur le marché. Les recherches ont
été relancées en 2009, bien avant la révision de la
réglementation F-Gaz. Dix ans de développement
intensif ont permis d’aboutir à une innovation sans
SF6 à base d’air pur, dévoilée au salon CIRED en
2019 et lancée dès 2021.
Schneider Electric a ainsi développé son tableau
HTA RM AirSet, qui utilise de l’air pur pour l’isolation
et la technologie de coupure dans le vide.
« L’ambition était de mettre au point une solution
capable d’adresser tous les besoins du marché, tout
en conservant le même niveau de performances, et
sans compromettre la sécurité pour le grand public
comme pour les techniciens d’intervention », souligne
Sarah Fontaine, responsable marketing
Power Systems chez Schneider Electric. Cette
réflexion a conduit Schneider Electric à déposer
une centaine de brevets, jusqu’à présenter la technologie
SVI (Shunt Vacuum Interruption). Cette
Nouvelles obligations réglementaires introduites
par le règlement européen (UE) 2024/573 sur les gaz
à effet de serre fluorés, dit « F-Gaz »
Le règlement européen
sur les gaz à effet de serre
fluorés, aussi connu sous
le nom de règlement
« F-Gaz », a été publié pour
la première fois en 2006,
puis révisé en 2014 et,
plus récemment, en 2024.
Cette troisième version du
règlement (règlement UE
2024/5731) a été publiée au
Journal officiel de l’Union
européenne le 20 février
2024 et est applicable
depuis le 11 mars 2024.
Secteurs d’activités
concernés : Équipements
de réfrigération -
Climatisation - Pompes
à chaleur - Protection
contre l’incendie - Isolation
électrique.
Le règlement (UE) 2024/573
renforce les obligations
antérieures en matière :
• de réduction des quantités
mises sur le marché des
fluides frigorigènes HFC ;
• de prévention des
émissions (confinement et
contrôle d’étanchéité) ;
• de formation et de
certification des
opérateurs et techniciens ;
• d’interdictions de mise sur
le marché d’équipements ;
• d’usage de certains fluides
frigorigènes fluorés ;
• de récupération et de
retraitement des fluides
frigorigènes.
Les fluides fluorés encadrés
par ce règlement et les plus
communément utilisés sont les
suivants : hydrofluorocarbures
(HFC), hydrofluoroléfine (HFO),
hexafluorure de soufre (SF6),
hydrocarbures perfluorés
(PFC).
Le règlement (UE) 2024/573
introduit de nouvelles
...
restrictions concernant
la mise sur le marché de
l’Union européenne de
produits et équipements.
Ces restrictions sont
listées à l’annexe IV du
règlement.
Ce règlement précise les
dates d’interdiction de
mise sur le marché pour les
différents matériels, ainsi
que les restrictions pour
la maintenance, l’entretien
des équipements existants
et la récupération des gaz
lors de la mise hors service
des produits.
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© Schneider Electric
Cellule HTA à
isolement à air de
Schneider Electric.
Technologie de
coupure Air&Vide
de Schneider Electric.
44 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
...
LES DOSSIERS DU MOIS
Réglementation F-Gaz III
innovation repose sur l’utilisation
d’air pur (non synthétique) filtré
et pressurisé pour garantir les qualités
diélectriques, associée à une solution
éprouvée de coupure du courant électrique
dans le vide, afin de garantir les
caractéristiques techniques recherchées.
« Les bénéfices sont nombreux : zéro
gaz à effet de serre dans le produit, une
sécurité accrue, une durée de vie prolongée
de + 30 %, et l’élimination des
coûts de recyclage du gaz en fin de vie.
Le lancement de RM AirSet marque
une étape décisive, non seulement pour
Schneider Electric, mais pour l’ensemble du secteur
de la distribution électrique. Face à l’impératif de
la décarbonation et à la nouvelle réglementation
F-Gaz, nous n’avons pas fait de compromis. Au lieu
de simplement remplacer un gaz par un autre, nous
avons choisi l’innovation de rupture en combinant
l’air pur et la technologie de coupure dans le vide.
Le RM AirSet incarne notre vision d’un futur sans
SF 6
, il est durable, sûr, performant, et il anticipe les
standards de demain. C’est une preuve concrète de
notre engagement à fournir à nos clients les moyens
d’opérer une transition énergétique à la fois efficace
et responsable », explique Mahssa Kafai, vice-présidente
Power Systems chez Schneider Electric
France.
Au-delà, le changement de gaz s’est accompagné
d’une amélioration globale des produits. « Il
s’agit d’une vraie rupture technologique, observe
Sarah Fontaine. Outre la technologie SVITM,
la nouvelle gamme SM AirSeT de cellules secondaires
sans SF 6
et connectées pour les installations
et réseaux de distribution électrique (bâtiments
tertiaires et commerciaux, sites industriels, régie
de distribution, etc.) est nativement équipée pour
assurer une maintenance préventive et prédictive
des équipements en l’associant aux solutions digitales
EcoCare de Schneider Electric. »
Hitachi Energy a développé des solutions
d’équipements HT éco-efficaces sans SF 6
Depuis 2010, Hitachi Energy a développé une
gamme d’équipements de protection des réseaux
électriques HT jusqu’à 550 kV, éco-efficaces
et utilisant une technologie exempte de SF 6
: la
gamme EconiQ.
Hitachi Energy utilise une variété de mélanges de
gaz éco-efficaces comme alternative au SF 6
pour
son portefeuille haute tension. Dans sa forme la plus
simple, pour les appareillages aériens, le mélange
gazeux est simplement une combinaison de dioxyde
de carbone (CO 2
) et d’oxygène (O 2
). Pour les équipements
compacts sous enveloppe métallique est
ajouté un faible pourcentage de fluoronitrile. Les
mélanges de gaz utilisés éliminent la majorité du
potentiel de réchauffement climatique (GWP) du
gaz isolant par rapport au SF 6
et aident à atteindre
une empreinte carbone minimale du produit EconiQ
sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Le
mélange gazeux présente les avantages suivants :
• baisse spectaculaire vers la plus faible empreinte
carbone possible tout en offrant la compacité, des
capacités et des performances de fiabilité identiques
à celles des technologies de commutation
traditionnelles avec SF 6
;
• evolutif à n’importe quelle tension requise ;
• pratiques standardisées de manipulation des gaz
et formations similaires à celles de manipulation
du SF 6
, assurant une transition fluide vers le nouvel
équipement.
© Schneider Electric
Chaque produit doit réussir des tests de type rigoureux,
et chaque unité de production subit un test
d’acceptation en usine. Sans SF 6
, il a été prouvé que
le portefeuille haute tension EconiQ réduit de plus
des deux tiers les émissions équivalentes CO 2
tout
au long du cycle de vie total.
« Au fur et à mesure que le monde se tourne vers
un avenir énergétique durable, les systèmes électriques
doivent suivre le même chemin. Comme les
appareillages de commutation sont généralement en
service pendant 40 ans, il est crucial d’agir rapidement,
car les décisions prises aujourd’hui détermineront
l’atteinte ou non de l’objectif de carboneutralité
en 2050 », conclut Markus Heimbach, vice-président
directeur et directeur général de la division
des produits haute tension chez Hitachi Energy.
ABB propose des appareillages sans SF 6
pour la distribution secondaire
ABB rappelle que le règlement européen autorise
uniquement les moyens d’isolation et de
coupure sans gaz fluorés pour les appareillages
moyenne tension ≤ 24 kV depuis le 1 er janvier 2026.
Les alternatives acceptées incluent l’air sec, la technologie
du vide et les gaz d’origine naturelle.
Pour les niveaux de tension supérieurs, les gaz fluorés
présentant un PRG inférieur à 1 sont autorisés.
Les technologies sans SF₆ d’ABB utilisent l’air sec
et des chambres de coupure sous vide, en totale
conformité avec les normes européennes.
« ABB propose des appareillages sans SF₆ pour la
distribution secondaire utilisant la technologie à air
sec jusqu’à 24 kV, notamment : SafeRing/SafePlus
Air (jusqu’à 24 kV), UniSec Air (jusqu’à 24 kV) et
GSec Air (jusqu’à 24 kV).
Lors du choix d’un appareillage sans SF₆, les principaux
critères à prendre en compte sont les suivant :
• Conformité réglementaire : répondre aux exigences
du règlement (UE) 2024/573 pour éliminer le gaz
SF₆ de vos installations.
• Impact environnemental : potentiel de réchauffement
global (PRG) nul grâce à l’isolation à air sec.
• Compatibilité : UniSec Air et SafeRing/SafePlus
Air sont conçus pour répondre aux besoins d’aujourd’hui
et aux défis de demain, tout en conservant
l’empreinte dimensionnelle des familles de produits
d’origine.
• Adaptabilité : les solutions ABB à air sec sont pensées
pour accompagner l’évolution des réseaux
décentralisés, l’intégration des énergies renouvelables
et le développement des réseaux numériques.
La gamme d’appareillages sans hexafluorure de
soufre d’ABB pour la distribution secondaire utilise
la même interface utilisateur, le même encombrement,
les mêmes composants éprouvés et les mêmes
modes de fonctionnement que le portefeuille existant.
LES DOSSIERS DU MOIS
Réglementation F-Gaz III
Nous offrons la même qualité et la même fiabilité que
nos clients attendent d’ABB. La solution sans SF₆ est
entièrement conforme aux normes CEI et au règlement
européen sur les gaz fluorés (UE) 2024/573,
tout en présentant un potentiel de réchauffement global
(PRG) nul. »
Des obligations pour la fin de vie
des appareils contenant du SF6
Il est obligatoire de récupérer le SF 6
en fin de vie.
Les appareillages électriques de moyenne tension
n’entrent pas dans le champ d’application de
la directive DEEE (Déchets d’équipements électriques
et électroniques). C’est pourquoi l’utilisateur
doit supporter le coût financier de la récupération
du gaz. D’ici à 2035, le SF 6
utilisé pour
l’entretien et la maintenance des équipements de
commutation électrique est interdit, sauf s’il est
récupéré ou recyclé.
Aucune des dernières réglementations introduisant
l’interdiction du SF 6
n’exige l’élimination
progressive du SF 6
dans la base installée : UE,
Californie, Chine. Toutefois, à l’avenir, les utilisateurs
d’équipements électriques contenant du SF 6
risquent d’être confrontés à des contraintes de plus
en plus fortes pour encourager le passage à des
équipements exempts de SF 6
.
Jean-Paul Beaudet
© ABB
Disjoncteur EconiQ
LTA 145 kV d'Hitachi
Energy.
Tableau de
distribution HTA à
isolement air UniGear
d'ABB.
© Hitachi Energy
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LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
Optimisation énergétique,
confort intelligent et services
connectés
Automatisation, supervision, intelligence artificielle et interopérabilité
redéfinissent aujourd’hui la gestion des bâtiments tertiaires. Face aux
exigences réglementaires et aux objectifs de décarbonation, le Smart Building
s’impose comme une réponse structurée pour optimiser les consommations
tout en améliorant le confort et les services aux occupants. Au cœur
des enjeux : la CVC, qui concentre 40 à 50 % des usages énergétiques, la
valorisation des données issues des capteurs, et l’intégration de plateformes
capables de piloter en temps réel l’ensemble des équipements.
Pour créer un environnement économe,
confortable et durable, le Smart Building
combine à la fois :
- de l’automatisation – avec des capteurs intelligents,
des automatismes, une GTB… ;
- de la technologie – avec des plateformes
logicielles et éventuellement de l’intelligence
artificielle, des applications et services pour le
confort personnalisé des occupants, de la gestion
énergétique intelligente avec intégration de
sources renouvelables et optimisation des flux
énergétiques… ;
- de la connectivité – avec des réseaux et protocoles
de communication ouverts, interopérables
et des équipements connectés.
Capteurs et automates, les yeux et les oreilles
du Smart Building
« La donnée est centrale pour rendre les bâtiments
intelligents. Les suites de capteurs (température,
CO₂, humidité, occupation) et d’automates (PXC,
Synco KNX…) sont les “yeux et les oreilles” du
bâtiment, récoltant en temps réel des données
précises pour piloter les usages et optimiser les
consommations », introduit Nawfal Slimati,
directeur général de l’activité Building chez Siemens.
« Ces informations sont ensuite agrégées et
analysées par Building X, notre plateforme digitale
ouverte, basée sur le cloud et l’IA », ajoute
Nawfal Slimati.
« La solution Building X dépasse le cadre d’une
GTB traditionnelle et constitue une plateforme
unifiée qui centralise tous les systèmes (CVC,
énergie, sécurité, incendie) et offre une vision
en temps réel des consommations, avec détection
automatique des anomalies. Intelligente et
adaptative, Building X personnalise le confort et
les usages (accès sans contact, gestion des salles
selon la présence ou encore selon la météo, etc.) et
optimise chaque réglage d’espace et pièces, grâce à
l’IA et aux modèles prédictifs. Ici, l’IA agit donc
comme le “cerveau du bâtiment”, qui analyse et
apprend des données passées et présentes pour
optimiser proactivement les consommations et
s’adapter en temps réel aux usages et attentes,
en anticipant et ajustant automatiquement les
besoins. »
L’exploitant/gestionnaire dispose d’une vue
d’ensemble instantanée de la performance du
bâtiment et il peut ainsi visualiser les consommations
en temps réel, identifier les anomalies,
ajuster les consignes de chauffage ou de climatisation
pièce par pièce, ou encore gérer les accès
et la sécurité.
L’IA et la digitalisation comme facteurs
de compétitivité et de résilience
du Smart Building
« Selon une étude menée par Siemens Smart
Infrastructure en collaboration avec Forrester
Consulting, 54 % des décideurs internationaux
sont prêts à adopter des systèmes autonomes*, et
la moitié investiront massivement sur ce domaine.
Le potentiel à exploiter est immense quand on
sait que, selon l’Ademe, seuls 15 % des bâtiments
de plus de 1 000 m² disposent d’un système de
gestion technique classique », détaille Nawfal
Slimati. Pour une gestion et une exploitation
optimales, la donnée est centrale et permet ainsi
la détection précoce des anomalies et la réalisation
d’interventions anticipées, avec des réductions
jusqu’à 40 % des coûts de maintenance et,
notamment, un allongement du cycle de vie des
équipements.
« L’exploitation des données et des solutions utilisées
doit aussi être protégée par des solutions
© Siemens
cybersécurisées, c’est un pilier fondamental, et ce
principe se décline sur toutes nos offres », ajoute
l’expert de Siemens.
La CVC au cœur des objectifs de confort
et de sobriété énergétique
« Le lot CVC d’un bâtiment tertiaire représente
généralement 40 à 50 % des consommations.
Avec une régulation fine par espaces, il est assez
aisé de réduire de plus de 30 % les consommations
des lots pilotés avec les systèmes Airzone. Et
pour atteindre ces objectifs dans des environnements
hétérogènes, les équipes Airzone – en tant
que l’un des référents majeurs du pilotage CVC –
sont en relation continue avec d’une part, les
fabricants de systèmes de chauffage, ventilation
et climatisation et, d’autre part, les protocoles de
communication et les acteurs de la GTB comme
Legrand, Schneider Electric ou encore Smart
& Connective, etc. », explique Antonio Calvo,
AVIS D’EXPERT
Nawfal Slimati, directeur
général de l’activité Building chez
Siemens Smart Infrastructure
pour la France, le Benelux et le
Maghreb.
« Les bâtiments,
responsables de 43 % de la
consommation énergétique
et 23 % des émissions de CO₂
en France, sont un enjeu clé
de la transition énergétique.
Face à l’évolution des
réglementations (EPBD,
loi Climat…), les solutions
Siemens intégrant IoT,
IA, GTB et supervision
permettent, pour les
bâtiments existants, de
réduire jusqu’à 30 % la
consommation énergétique
globale et jusqu’à 40 %
celle liée aux systèmes
LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
directeur du marché français pour Airzone.
Mettre à disposition les savoir-faire de la régulation
CVC, c’est aussi nouer une collaboration
...
Antonio Calvo,
directeur du marché
français Airzone.
Décarbonation et sobriété énergétique,
impératif stratégique du Smart Building
Nawfal Slimati, directeur général de l’activité Building – Siemens
Smart Infrastructure pour la France, le Benelux et le Maghreb
d’eau glacée, introduit
Nawfal Slimati. Le projet
de modernisation de
l’établissement scolaire
Petit Val, situé en région
parisienne, en est un
exemple concret. » Le
défi était d’améliorer la
performance énergétique
du site, tout en assurant la
continuité des enseignements
et en respectant des
contraintes budgétaires et
réglementaires.
« La solution Siemens, en
partenariat avec Geceha et
ENEZEN, a été déployée
avec une architecture
de gestion technique du
bâtiment (GTB) robuste qui
s’appuie sur le système de
supervision Desigo CC couplé
à des automates Synco KNX
et PXC KNX pour piloter
intelligemment les chaudières
centrales et les systèmes
CVC pièce par pièce. Pour
le confort des élèves et
du personnel, des sondes
de qualité d’air (CO₂,
température, humidité) ont
été installées par étage, et
la ventilation mécanique
contrôlée a été optimisée,
notamment dans la
cantine et le CDI. Un plan
de comptage précis et
l’intégration des données
dans l’application Energy
Manager de Building X
permettent également un
suivi en temps réel et la
détection des dérives.
Ainsi, en seulement six
mois (de septembre à
mars) et une saison de
chauffe, l’établissement
Petit Val a enregistré 18,8 %
d’économies d’énergie, soit
une réduction de 35,2 % de
Groupe scolaire Petit Val (Sucy-en-Brie).
ses émissions de CO₂.
Au-delà des chiffres, ce
projet a également eu un
impact pédagogique fort.
Forts de ces résultats, les
enseignants ont lancé un
projet éducatif autour de
la transition énergétique,
sensibilisant les élèves
aux écogestes et
aux technologies du
bâtiment. Petit Val
est devenu un acteur
engagé et un modèle
inspirant pour d’autres
établissements »,
conclut le dirigeant de
Siemens.
© Airzone
© Siemens
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Contrôleur WRC
(Wago Room
Controller) installé
en faux plafond.
© Airzone
...
© Wago
48 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
Enerface, d'Airzone, exemple d’écran de suivi
énergétique.
étroite entre les équipes Airzone et les fabricants
majeurs – Daikin Mitsubishi Elec, etc. – de
façon à déployer de façon industrielle des solutions
de régulation CVC multifabricants.
Une des clés est le hub de connectivité CVC
Airzone qui va permettre des échanges simples et
sécurisés avec les systèmes tiers : le hub s’appuie
de fait sur les standards du marché comme Modbus
RS485 ou IP, Bacnet, KNX…, mais utilise
aussi des protocoles ou mécanismes d’échanges
orientées petits tertiaires et non filaires comme
Zigbee, MQTT, ou encore des API cloud. Le hub
de connectivité va donc faciliter le déploiement
de configurations multi-sites, hétérogènes à la
fois en taille et systèmes CVC, et ainsi, il est possible
de remonter, de façon locale mais aussi centralisée,
les informations vers la GTB.
L’expert d’Airzone ajoute que « la solution
Aidoo Pro, qui permet un contrôle complet et à
distance des unités de chauffage, de climatisation
et de ventilation via l’application Airzone Cloud,
a obtenu courant 2025 la certification internationale
OpenADR (Open Automated Demand Response)
». Cette norme de référence en matière de
gestion de la demande énergétique permet une
coordination automatisée entre les fournisseurs
d’énergie et les consommateurs, contribuant à
l’équilibre des réseaux intelligents lors des pics de
demande et à la réduction des coûts énergétiques.
« Avec Aidoo Pro, l’ensemble des systèmes de climatisation
Inverter (pompes à chaleur, systèmes VRF
et unités monosplit) des Smart Building peut donc
désormais s’intégrer aux programmes OpenADR.
L’interopérabilité des équipements des principaux
fabricants du marché est ainsi réalisable et
il devient possible de répondre automatiquement
aux signaux de Demand Response émis par le
réseau électrique, pour une gestion dynamique et
optimisée de la consommation », ajoute Antonio
Calvo.
La vision 2027-2030 d’Airzone se décline avec
le programme Enerface qui intègre technologie,
connectivité et analyse des données pour
permettre aux exploitants de consommer au
moment optimal – en réduisant les coûts et en
ajustant la consommation –, améliorer le confort
des occupants, et contribuer à la stabilité du
réseau électrique.
Exemple de contrôles
multimétiers sur un étage.
« Une approche globale du Smart Building, qui allie
performance énergétique et expérience utilisateur. Le
développement d’Airzone Cloud en est l’un des axes,
conjugué à la diversification des solutions en connectivité,
qualité de l’air et mesure d’énergie. Pour citer
quelques exemples, sont proposées de nouvelles fonctionnalités
telles que la gestion de chauffage auxiliaire
et la double consigne, mais aussi le développement
LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
© Wago
© Axima - DupontRenoux
Projet Carrousel de Nantes.
d’outils et de services personnalisés pour, notamment,
la mise en service et le diagnostic à distance des installations
», conclut Antonio Calvo.
Les contrôleurs multimétiers s’adaptent
à tout type de bâtiment
« Les contrôleurs multimétiers ou Room Controllers
sont essentiels pour offrir un confort adapté à
...
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© Sauter
© Sauter
ZOOM SUR
Patrick Wieder, directeur du
développement du groupe Sauter.
Le capteur multifonction
peut mesurer divers
paramètres comme la
température, la luminosité,
le taux de CO₂ et de COV
(composés organiques
volatils), et l’hygrométrie,
afin d’optimiser les
automatismes. Grâce à
ces données, les systèmes
ajustent automatiquement
le confort visuel, la qualité
de l’air et la régulation
thermique, en s’adaptant à
la présence des occupants,
mais sans les imposer. En
l’absence d’occupants, le
système SCADA SVC Sauter,
ou la supervision, reprend
automatiquement le contrôle
pour maintenir les conditions
optimales du Smart Building.
« Le capteur offre aussi un
retour visuel immédiat, via
un anneau led configurable,
qui permet aux occupants
d’en comprendre l’état d’un
simple coup d’œil et de façon
intuitive. Par exemple :
Application viaSens de Sauter
pour la configuration et l’affichage
des données en temps réel.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
Le capteur multifonction, cheville ouvrière
du confort d’usage du Smart Building
Patrick Wieder, directeur du développement du groupe Sauter
• Vert : niveau de CO₂
acceptable
• Orange : niveau
intermédiaire
• Rouge : niveau trop élevé
Ce système s’applique aussi
à d’autres indicateurs, par
exemple le niveau sonore,
de manière discrète et non
intrusive : l’anneau lumineux
évolue progressivement pour
signaler, par exemple, une
hausse du niveau sonore,
sans alerte agressive ou
perturbante », ajoute Patrick
Wieder.
« La polyvalence du capteur
évite la multiplication
d’appareils dans la pièce.
Centralisé et discret, le
plus souvent installé au
plafond, il regroupe toutes
les mesures pour une gestion
efficace et cohérente de
l’environnement », détaille
l’expert de Sauter.
Pour la QAI, au-delà du CO₂,
la mesure de la qualité de
l’air permet de détecter des
mauvaises odeurs ou des
composés organiques volatils
(COV) – issus de peintures,
vernis, ou produits comme
le gel hydroalcoolique.
« L’objectif est de maintenir
un espace durablement
agréable pour les occupants.
Mais le capteur multifonction
peut aussi apporter d’autres
services comme l’indication
d’occupation, la réservation
d’une salle de réunion, ou
encore pour l’organisation
d’un nettoyage dynamique
basé sur l’occupation réelle,
déclenchant la demande de
passage du personnel de
nettoyage. »
En termes d’architecture,
on retrouve un point de
concentration avec un capteur
modèle Gateway connecté en
Ethernet et protocole sécurisé
MQTT avec le système
d’automatisation ecos504
pour rendre les données
disponibles sur BACnet. Seul
le modèle Gateway nécessite
une connexion réseau, les
autres capteurs étant en
réseau Bluetooth Mesh.
Patrick Wieder ajoute
que tout récemment,
un projet a été finalisé
pour un grand acteur du
secteur des assurances
avec près de 3 000 Smart
Sensors déployés, avec
un dimensionnement
typique de 1 Gateway
pour 7 Nodes, répartis
sur trois tours de bureaux
haut de gamme. Le site est
désormais en exploitation
avec un environnement
de travail complet pour
environ 4 500 salariés.
« Précisons que ce ne sont
pas de simples bureaux,
mais un véritable lieu de
vie intégrant une salle de
sport, des restaurants, des
cantines, des bars, ainsi
que des salles de réunion et
des espaces collaboratifs.
Les Smart Sensors y
optimisent le confort de
manière dynamique.
• Éclairage intelligent :
ajusté en temps réel selon
la luminosité ambiante et
les normes locales, avec
extinction automatique en
l’absence de présence.
• Qualité de l’air :
surveillance du CO₂ pour
garantir un environnement
agréable et conforme aux
exigences réglementaires,
notamment dans les
bureaux et salles de
réunion.
L’objectif a été d’allier les
fonctionnalités proposées
aux occupants, le bienêtre
et la conformité dans
un espace conçu pour le
quotidien. Pour finir, c’est un
campus tertiaire moderne,
pensé pour des utilisateurs
exigeants, et clairement
orienté vers le futur – le
genre d’endroit où même un
capteur a intérêt à être à la
hauteur ! », conclut l’expert.
Capteur Gateway viaSens connecté en IP à l’ecos504.
© Sauter
© Siemens
...
l’utilisateur du Smart Building. Ils sont basés
généralement sur des standards de communication
du marché comme DALI-2 pour l’éclairage et
EnOcean pour l’appareillage, ce qui garantit une
adaptation simple à une large variété de catalogues
matériels. De plus, l’usage du protocole OPC
UA garantit l’interopérabilité avec tous les éditeurs
de supervision », explique Olivier Guérin,
chef de produit Automation Wago.
Les contrôleurs multimétiers s’intéressent en
premier lieu à la CVC, mais peuvent être constitués
de plusieurs cartes métiers :
• Des cartes « CVC universelles » pour la régulation
et les actions sur les systèmes de chauffage
et de climatisation courants (ventilo-convecteurs,
poutres froides, plafonds rayonnants,
etc.).
• Des cartes pour le pilotage des stores et de
l’éclairage avec également la gestion des
contacts de feuillure pour couper le chauffage
en cas de fenêtre ouverte.
• D’une carte « AIR » dédiée à la qualité de l’air
intérieur (QAI), avec des entrées pour mesurer
le CO₂, capable de piloter jusqu’à trois
boîtes de débit variable.
La preuve par l’exemple : le projet
Carrousel de Nantes
Composé de deux bâtiments tertiaires directement
reliés à la gare SNCF, le projet, pour
les lots CVC, sanitaire et désenfumage a été
mené par les équipes d’Axima, entité d’Equans
France. Le projet comprend notamment l’installation
innovante d’un système de chauffage
au sol sur une surface d’envergure de près
LES DOSSIERS DU MOIS
Smart Building
de 12 000 m² de bureaux, répartis sur deux
immeubles de 7 étages et pouvant accueillir
jusqu’à 2 000 postes de travail. Le projet s’appuie
notamment sur cette installation CVCD et sur
une GTB dédiée au suivi des usages et au pilotage
des consommations.
À ces dispositifs techniques s’ajoutent une
conception bioclimatique, le raccordement au
réseau de chaleur renouvelable et une production
massive d’énergie photovoltaïque. L’ensemble
permet au bâtiment d’atteindre le niveau
Énergie 3 du référentiel E+C -, avec une réduction
de 75 % de la consommation d’énergie primaire
par rapport à la RT 2012. Un projet qui
apparaît comme un pas certain vers le Smart
Building autonome et durable.
Les Smart Building autonomes,
piliers des villes de demain
Les bâtiments autonomes sont les fondations
des villes carboneutres. Loin d’être isolés, les
Smart Building autonomes interagissent entre
eux et avec le réseau électrique, devenant de
véritables acteurs de la flexibilité énergétique.
« Ce ne sont plus seulement des consommateurs,
mais aussi des producteurs et gestionnaires intelligents
d’énergie. Capables d’adapter leurs usages,
de décaler leurs consommations, de mobiliser
leurs équipements (chauffage, climatisation, stockage,
production locale) et même, si nécessaire,
de restituer de l’énergie au réseau, ils participent
activement à l’équilibre du réseau électrique »,
conclut Nawfal Slimati, de Siemens.
Jean-François Moreau
Vers le Smart
Building autonome.
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 51
. . . . . . . . .
SOLUTIONS
Datacenter
Lancement d’une unité de refroidissement liquide
Carrier lance l’unité de distribution de refroidissement liquide 65 LL, destinée aux
environnements à forte densité thermique, notamment les galeries mécaniques des
datacenters. Modulaire et redondante, elle assure une régulation précise, une stabilité
thermique élevée et une sécurité d’exploitation renforcée, en réponse aux besoins du calcul
haute densité et des applications d’IA. La solution s’inscrit dans la stratégie du groupe
en faveur d’une gestion énergétique plus durable des datacenters, avec des technologies
à haute efficacité, une régulation intelligente et l’usage de fluides frigorigènes à faible
GWP. Elle est intégrée à la plateforme Quantum Leap, combinant équipements, contrôle
numérique et services connectés pour optimiser la performance « from chip to chiller ».
www.carrier.com
© Carrier
© Cembre
Marquage
Imprimante par transfert thermique destinée
au marquage industriel
Cembre présente la markingenius MG4, une imprimante par transfert thermique destinée au
marquage industriel intensif. Elle permet d’imprimer textes, logos, symboles, codes QR et
images vectorielles sur plaques et étiquettes, pour câbles, blocs de jonction, boutons et
composants de tableaux, sur différents matériaux (PVC, polyoléfine, polycarbonate
sans halogène, matériaux détectables). Dotée d’un écran tactile, d’un
système d’économie de ruban et d’une autonomie pouvant
dépasser 300 000 étiquettes par ruban, la MG4 fonctionne
sur secteur ou batterie 18 V Cembre. Elle est compatible
avec le logiciel GeniusPro, son application mobile et
les principaux outils de CAO électrique, dont Eplan
Electric P8. Elle prend également en charge les étiquettes
détectables MD conformes aux exigences des secteurs
alimentaire, pharmaceutique et cosmétique.
www.cembre.com
Éclairage
Un plafonnier encastrable qui recrée l’effet
du ciel ensoleillé
Le Sky Panel de Disano Fosnova est un plafonnier encastrable conçu pour recréer l’effet
naturel du soleil et du ciel dans les espaces dépourvus de lumière du jour. Son système
led et son optique confort diffusent un faisceau rappelant un rayon solaire filtrant
par une fenêtre, apportant bien-être et valorisation de l’espace. Idéal pour les lieux
clos, il offre des bénéfices physiologiques (meilleur confort visuel, équilibre général)
et psychologiques (réduction du stress, amélioration de l’humeur et de l’efficacité). Sur
le plan architectural, il accroît la perception des volumes et met en valeur les matériaux
environnants. Facile à installer grâce à son câblage rapide, il existe en formats carré ou
rectangulaire. Avec un flux de 1 360 à 4 000 lm, 4 200 K, 50 000 h de durée de vie et un
très faible flicker, le Sky Panel constitue une solution fiable, confortable et durable. Une
version compatible Casambi est proposée pour un contrôle d’éclairage avancé.
https://www.disano.it/fr
© Disano
52 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
SOLUTIONS
Éclairage
Gamme d’appliques murales fabriquées en France
Lébénoïd lance la gamme d’appliques murales Lips, fabriquée en France et destinée à
l’éclairage d’ambiance des espaces résidentiels et tertiaires. Conçue pour les
zones où la qualité de lumière participe à l’atmosphère, la série permet d’assurer
une circulation douce, de mettre en valeur les volumes ou de créer un éclairage
décoratif ponctuel. La gamme se décline en trois modèles, Lips simple, bandeau
et visière, pour s’adapter aux différents contextes d’installation tout en conservant
une esthétique cohérente. Les appliques sont équipées d’un diffuseur led opal en
polycarbonate garantissant une diffusion homogène sans éblouissement, et d’une
embase en polycarbonate blanc RAL 9003, résistante au fil incandescent à 850 °C. Elles sont
proposées en plusieurs coloris standards : RAL 9003, 9007, 7024 et 9005.
www.lebenoid.fr
© Lébénoïd
© Legrand
Alimentation électrique
Une nouvelle génération de coffrets et d’armoires
de distribution électrique
Legrand, acteur mondial des infrastructures électriques et
numériques du bâtiment, dévoile XL3 HP, sa nouvelle génération
de coffrets et d’armoires de distribution électrique, conçue avec et
pour les professionnels du tertiaire et de l’industrie. Associée au
logiciel XLPro4, cette gamme redéfinit la puissance : plus simple à
mettre en œuvre, plus modulaire, plus performante… résolument
innovante et durable. La gamme offre une puissance sur mesure, de
160 A à 6 300 A, l’offre XL3 HP couvre tous les besoins de distribution
de l’énergie dans les bâtiments du tertiaire et de l’industrie, du
commerce de proximité aux infrastructures les plus exigeantes
telles que les hôpitaux, aéroports ou centres de données. Pour
tous les projets tertiaires jusqu’à 6 300 A, la suite logicielle XLPro4
Calcul 6300 et XLPro4 Tableaux 6 300 est le duo indispensable pour gagner en efficacité.
www.legrand.fr
Industrie
Alimentation pour montage sur panneau
avec connexion Push-In
Les alimentations de Phoenix Contact TRIO Power, pour montage sur
panneau, évoluent avec l’intégration de la technologie de connexion Push-In,
destinée à simplifier et accélérer l’installation. D’une puissance pouvant
atteindre 2,5 kW, elles sont proposées avec des tensions de sortie de 24 ou 48 V
DC et se distinguent par une forte densité de puissance, un rendement élevé
et un design compact. Elles couvrent une large plage de tension d’entrée, de
85 à 264 V AC, et disposent d’un boost dynamique permettant une surcharge
temporaire jusqu’à 140 % pendant cinq secondes. Les versions intégrant une
diode peuvent être montées en série ou en parallèle pour augmenter puissance ou tension. Les blocs intègrent
également une alimentation auxiliaire 5 V/2 A, des fonctions de surveillance par led et interface bus CAN, ainsi
qu’une conformité aux exigences de compatibilité électromagnétique (CEM) de classe B.
www.phoenixcontact.com
© Phoenix Contact
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 53
SOLUTIONS
© Plaquendirect
Marquage
Étiquettes en acier inoxydable pour environnements techniques
et industriels
Les étiquettes en acier inoxydable gravées au laser de Plaquendirect
sont conçues pour répondre aux exigences des installations techniques
et industrielles. Chaque modèle est entièrement personnalisé et
fabriqué sous 24 heures, garantissant une solution de marquage fiable
et durable, même dans des conditions d’utilisation exigeantes.
Gravure laser sur acier inoxydable AISI 316L
Les plaques sont réalisées en acier inoxydable AISI 316L d’une
épaisseur de 1 mm. Les textes et graphiques sont gravés au laser
directement dans la matière, assurant un marquage précis, lisible
et permanent. Ce matériau offre une excellente résistance à la
corrosion, aux produits chimiques, aux contraintes mécaniques et aux
températures extrêmes, allant jusqu’à 1 200 °C.
Grâce à ces propriétés, ces étiquettes sont particulièrement
adaptées aux environnements difficiles tels que les armoires
électriques, les machines industrielles, les installations
souterraines, les plateformes offshore et les installations marines.
Personnalisation et commande en ligne
L’ensemble des étiquettes en acier inoxydable est entièrement
personnalisable en ligne. Textes, graphiques, dimensions,
perçages et options de fixation peuvent être configurés
directement via l’outil de personnalisation. Les dimensions
disponibles vont de 30 × 20 mm à 240 × 240 mm, permettant
aussi bien l’identification de câbles que le marquage de machines
de grande taille. Les produits sont disponibles à la commande en
ligne sur Plaquendirect, avec une fabrication et une expédition sous 24 heures.
Pour toute demande d’échantillon, fiche technique ou information complémentaire, le service client est joignable
au 05 35 54 94 37 ou par e-mail à info@plaquendirect.fr.
© Plaquendirect
© Sauter
Régulation
Solution dédiée aux installations
de chauffage sur boucle d’eau chaude
Sauter présente HeatEco Control, une solution connectée dédiée aux
installations de chauffage sur boucle d’eau chaude, particulièrement
adaptée à la rénovation des bâtiments tertiaires, scolaires, résidentiels
et de bureaux. Le système annonce des économies d’énergie de l’ordre
de 15 à 25 %. La solution repose sur des servomoteurs radio installés
sur les vannes de radiateurs, associés à un boîtier d’ambiance par pièce
et à l’automate modulo6 en chaufferie. Elle assure une régulation fine
avec autoadaptation de la courbe de chauffe selon les apports extérieurs
et les besoins réels. Mise en service automatique, optimisation pièce
par pièce, détection d’ouverture de fenêtres et serveur web intégré
complètent le dispositif pour le pilotage local ou à distance.
www.sauter.fr
54 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
SOLUTIONS
Éclairage
Spot led d’accentuation encastré
orientable et basculant destiné
aux commerces
Signo Gen2 est le nouveau spot led encastré orientable et basculant destiné
aux espaces de vente proposé par Sylvania Group. D’un diamètre de 152 mm,
il offre une inclinaison réglable jusqu’à 60° et une rotation de 350° pour un éclairage
précis des portants et présentoirs, avec une qualité de lumière SDCM ≤ 3 et un rendu des
couleurs IRC 90. Équipé de drivers multi-power et DALI (de 6,3 à 35 W), il délivre un flux de
750 à 3 800 lm pour une efficacité pouvant atteindre 110 lm/W, en 3 000 K ou 4 000 K. Son corps
en aluminium moulé sous pression assure une bonne gestion thermique et la stabilité du flux dans
le temps. Disponible en finition blanche, il s’intègre discrètement dans tous les environnements
commerciaux.
www.sylvania-group.com
© Sylvania Group
Installations électriques
Du panneau solaire à la borne IRVE, en passant par le stockage :
la clé du dimensionnement
Face à l’évolution de
l’électrification, il n’est plus
possible de considérer
séparément la production
d’énergie décarbonée et les
nouveaux usages tels que
les bornes de recharge pour
véhicules électriques (IRVE).
L’enjeu consiste désormais à
adopter une approche globale
centrée sur l’optimisation de
l’autoconsommation, intégrant
un nouveau maillon devenu
essentiel : le stockage.
Pour les bureaux d’études,
installateurs et exploitants,
l’étude d’une installation doit
englober l’ensemble de ses composants afin de constituer un système complet. Panneaux photovoltaïques, charges,
bornes IRVE et dispositifs de stockage doivent être dimensionnés ensemble, la batterie apportant flexibilité et
optimisation.
Avec elec calc, Trace Software propose un outil complet capable de simuler et de dimensionner ces architectures
hybrides, tout en garantissant la conformité aux exigences de la norme NF C15-100. Le logiciel s’appuie sur une base de
données multifabricants couvrant tous les composants, du panneau à la borne.
Les utilisateurs bénéficient ainsi d’un dimensionnement précis et fiable, d’un gain de temps notable,
d’une sécurisation des choix techniques et de livrables immédiatement exploitables.
Pour en savoir plus,
scannez ce QR Code
© Trace Software
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 55
SOLUTIONS
Détection de mouvement
Des modules extérieurs intelligents,
connectés en Bluetooth BLE
Theben lance les détecteurs de mouvement intelligents TECTA D180i et
TECTA D280i, dédiés aux usages résidentiels extérieurs (entrées, façades, allées,
garages, terrasses). Le modèle D180i offre une couverture de 180°, tandis que le D280i
couvre jusqu’à 280°, avec une tête orientable adaptée aux angles et grands espaces,
et un mode limitant la détection des animaux. Connectés en Bluetooth BLE, les
deux détecteurs se règlent et se pilotent directement depuis un smartphone via une
application sécurisée, sans télécommande. Les utilisateurs peuvent ajuster précisément
les zones de détection, masquer les zones indésirables (routes, trottoirs), réduire les
fausses détections et mettre plusieurs détecteurs en réseau afin d’étendre la zone de
couverture et piloter un même circuit d’éclairage.
www.theben.fr
© Theben
© WAGO
GTB
WAGO révolutionne la gestion des bâtiments avec les WAGO
Room Controllers
WAGO dévoile ses nouveaux WAGO Room Controllers (WRC), des
solutions qui prennent en charge la gestion de confort des bâtiments. Elles
gèrent tout type d’unités terminales CVC, la qualité de l’air, l’éclairage et
les stores dans un même produit, installé au plus près des équipements
terminaux. Cette approche réduit considérablement les coûts de câblage,
ainsi que les temps d’installation et de mise en service. Les WRC sont
parfaitement adaptés à la conception par trames. Chaque régulateur
est autonome, tout en étant interconnecté avec les régulateurs voisins.
L’agencement des locaux
devient alors parfaitement
libre et simple à reconfigurer
au cours du cycle de vie
du bâtiment, grâce au
cloisonnement dynamique.
Doté d’un système de précâblage rapide WINSTA®, l’ensemble des éléments
peut être précâblé afin de minimiser le temps de raccordement sur site
et d’éviter tout risque d’erreur. Les WAGO Room Controllers intègrent
également une technologie de communication par courant porteur
CPL G3, selon le standard ITU-T G.9903. Cette technologie éprouvée sur
les réseaux de distribution électriques (par exemple les compteurs Linky)
assure une communication fiable entre les équipements, et élimine les coûts
liés au câblage réseau.
Avec plusieurs modèles disponibles, les WAGO Room Controllers s’inscrivent comme une solution modulaire et
évolutive. Ils intègrent les technologies ouvertes comme DALI et EnOcean, garantissant une compatibilité optimale
avec les technologies actuelles. WAGO affirme ainsi son engagement à proposer des solutions innovantes, répondant
aux exigences croissantes de confort et d’efficacité
énergétique, ainsi qu’aux contraintes du décret BACS.
© WAGO
Pour en savoir plus,
scannez ce QR Code
© WAGO
56 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr
3 QUESTIONS À
Propos recueillis
par Alexandre Arène
‘‘
L’objectif de Powesco est de réduire
la facture énergétique et l’empreinte
carbone de nos clients BtoB.
’’
Frédéric Pierre
Directeur général délégué de Powesco
© DR
La transition énergétique nécessite des investissements massifs, ce qui rend
indispensable la montée en puissance de solutions capables d’accélérer les
rénovations sans alourdir la dette publique. Créée en février 2025, Powesco
est issue de l’association d’Enerlis, spécialiste de l’efficacité énergétique, et
du fonds White Summit Capital, et propose aux clients BtoB une approche
intégrée de la rénovation, depuis l’audit terrain jusqu’au suivi de la performance,
avec des capacités de préfinancement pouvant aller jusqu’à 100 %. Frédéric
Pierre, directeur général délégué de Powesco, revient sur l’origine et le
positionnement de l’entreprise, sa méthode fondée sur la performance réelle et
la pertinence de ce modèle de financement, notamment pour les collectivités.
Pouvez-vous revenir sur les origines
et le positionnement de Powesco ?
Frédéric Pierre - Powesco a été créée
en février 2025, mais elle n’est pas réellement
une jeune entreprise, car elle
résulte de l’association de deux actionnaires
aux expertises complémentaires.
Le premier, Enerlis, est un acteur historique
de l’efficacité énergétique, avec
plus de dix ans d’expérience dans les
audits, la conception, le pilotage de travaux
et le suivi de la performance. Le
second est White Summit Capital, un
fonds d’investissement européen spécialisé
dans les infrastructures énergétiques,
auprès duquel nous avons
sécurisé 150 millions d’euros dédiés au
financement des travaux de rénovation.
L’objectif de Powesco est de réduire
la facture énergétique et l’empreinte
carbone de nos clients BtoB. Nous y
parvenons grâce à une expertise technique
éprouvée, un travail d’audit très
concret sur site, la conception et la réalisation
des travaux et, surtout, le suivi
de la performance énergétique dans la
durée. Lorsque le client n’a pas la capacité
de financer les travaux en propre,
nous pouvons les préfinancer intégralement.
En quoi votre méthode diffère-t-elle
de ce que l’on observe habituellement
sur le marché ?
F. P. - Contrairement aux approches
reposant sur des modèles théoriques,
nous réalisons un travail d’inventaire
physique. Nous allons sur site, ouvrons
les armoires techniques, recensons
chaque équipement, analysons son
état, ses réglages et son mode de fonctionnement.
L’objectif est d’identifier
des actions concrètes : remplacement
d’équipements vétustes, optimisation
de réglages, amélioration du pilotage,
installation de systèmes plus performants.
À l’issue de l’audit, nous présentons
au client les économies possibles
et établissons une consommation de
référence. Chaque année, nous mesurons
l’économie réellement obtenue.
Si la performance est inférieure à celle
annoncée, nous compensons 100 % de
l’écart. Si la performance dépasse l’objectif,
la majeure partie du gain revient
au client et nous percevons un bonus
compris entre 10 et 20 % de cette surperformance.
C’est un engagement pluriannuel.
Au-delà des travaux, notre rôle
est d’assurer la cohérence de fonctionnement
de tous les équipements.
Vous mettez en avant l’intérêt
de ce mode de financement pour
les collectivités. Pourquoi ?
F. P. - Les collectivités locales représentent
une part importante de notre activité. Nous
travaillons avec la collectivité pour définir
des scénarios d’actions qui permettent de
réduire la consommation sans dégrader
le confort des usagers. Nous adaptons
donc nos préconisations aux usages réels.
Sur les collectivités, un sujet fréquent est
la vétusté. Par exemple, pour installer des
panneaux solaires, on découvre une toiture
trop dégradée. La rénovation seule n’aurait
aucun ROI, mais elle est indispensable.
Nous proposons alors un package global,
toiture et panneaux solaires, financé intégralement.
Cela évite d’étaler les travaux
sur plusieurs années, ce qui augmente les
risques et retarde les bénéfices. Les montants
peuvent aller de 100 000 euros à
5 millions d’euros selon la taille du projet, et
nous pouvons préfinancer jusqu’à 100 %,
contrairement aux solutions de financement
existantes. Lorsque nous préfinançons,
nous le faisons sur cinq à dix ans. La
collectivité verse une redevance annuelle
qui, dans l’équilibre économique du projet,
est compensée en totalité ou en partie par
les économies d’énergie générées.
j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 57
921
923
INDEX
Index des entreprises et organismes cités
ABB.................................................https://new.abb.com/fr....................................40, 45
Accenture.......................................www.accenture.com..............................................22
Advizeo...........................................www.advizeo.io.....................................................16
Airzone............................................www.airzonecontrol.com............................47, 48, 49
Alliance BACS.................................https://acr-regulation.com/.....................................14
Arc Informatique.............................www.pcvue.com........................................36, 37, 38
Axima..............................................www.equans.fr................................................49, 51
BACnet............................................https://bacnetfrance.org/..................... 38, 39, 40, 48
BIM World.......................................https://bim-w.com/................................................20
Carrier.............................................www.carrier.com...................................................52
CCI France .....................................www.cci.fr.............................................................29
Cembre...........................................www.cembre.com/fr/.............................................52
Certivea..........................................https://certivea.fr/..................................................16
CFEE...............................................https://championnatdefrancedeseconomies
denergie.org/..................................................6, 7, 8
Cired...............................................www.centre-cired.fr...............................................43
Cogelec...........................................www.cogelec.fr.....................................................17
CRE.................................................www.cre.fr............................................................18
Cube...............................................www.cube-s.org..............................................6, 7, 8
Daikin ............................................www.daikin.fr........................................................48
Disano.............................................www.disano.it/fr/...................................................52
Eco Platform...................................www.eco-platform.org...........................................11
Electriciens sans Frontières...........www.electriciens-sans-frontieres.org......................19
Enerlis.............................................https://enerlis.fr/...................................................57
EnOcean.........................................www.enocean-alliance.org/fr..................................51
Equans............................................www.equans.fr......................................................51
Fédération française
de la cybersécurité.........................www.ffcybersecurite.org........................................16
FHF.................................................www.fhf.fr.............................................................20
FIEEC..............................................www.fieec.fr..........................................................12
Global Industrie...............................www.global-industrie.com......................................20
GPCEE.............................................www.gpcee.com....................................................15
GreenAlp-Grenoble.........................https://greenalp.fr/................................................42
Groupe Viridien...............................www.viridiengroup.com..........................................33
HelloWatt........................................www.hellowatt.fr....................................................18
Hitachi Energy................................www.hitachienergy.com/fr..........................28, 44, 45
IBM.................................................www.ibm.com/fr....................................................15
Idex.................................................www.idex.fr...........................................................18
IFS..................................................www.ifs.com.............................................34, 35, 36
Ignes...............................................https://ignes.fr/.....................................................12
Ipsos...............................................www.ipsos.com...............................................14, 18
KNX.................................................www.knx.fr................................................46, 47, 48
Lébénoïd.........................................www.lebenoid.fr....................................................53
Legrand..........................................www.legrand.fr.................................... 12, 17, 47, 53
Light+Building................................https://light-building.messefrankfurt.com/...............20
M-Bus.............................................https://m-bus.com/.........................................39, 48
Mipim..............................................www.mipim.com...................................................20
Mitsubishi.......................................https://fr.mitsubishielectric.com/fr/.........................48
NéNo...............................................https://agence-neno.com/......................................14
Open Energies................................www.open-energies.com.......................................20
OpinionWay.....................................www.opinion-way.com...........................................29
PEP Ecopassport.............................http://www.pep-ecopassport.org/.....................10, 11
Phoenix Contact..............................www.phoenixcontact.com/fr...................................53
Plaquendirect.................................www.plaquendirect.fr.......................................26, 54
Powesco.........................................www.powesco.fr....................................................57
Qualifelec........................................www.qualifelec.fr...................................................16
Renault...........................................www.renault.fr.......................................................22
RTE.................................................www.rte-france.com..........................................3, 12
SantExpo.........................................www.santexpo.com...............................................20
SAP France ....................................www.sap.com/france.............................................22
Sauter Régulation...........................www.sauter.fr.......................... 28, 38, 39, 40, 50, 54
Schneider Electric..........................www.se.com/fr.............................. 29, 42, 43, 44, 47
SEPEM Industries...........................www.sepem-industries.com...............................6, 20
Serce..............................................https://serce.fr/.....................................................14
Sercel.............................................www.sercel.com....................................................33
SETA...............................................www.salon-environnement-de-travail-achats.fr.......20
Siemens..........................................www.siemens.com/fr.................................46, 47, 51
SkyltDirect......................................www.skyltdirect.se.................................................26
Smart & Connective........................https://smartandconnective.com/fr.........................47
Smart Impulse................................www.smart-impulse.com...........................30, 31, 32
SNCF...............................................www.groupe-sncf.com/fr.......................................51
Socoda............................................www.socoda.fr......................................................17
Socomec.........................................www.socomec.fr............................ 24, 25, 29, 30, 34
Sylvania..........................................www.sylvania-group.com.......................................55
Syndicat ACR..................................https://acr-regulation.com/.....................................14
Tech for Industry Show...................www.techforindustryshow.com...............................22
Tesla Power Lab.............................www.teslapowerlab.com..................................24, 25
Theben............................................www.theben.fr.......................................................56
Trace Software................................www.trace-software.com/fr/...................................55
UL Environment..............................www.ul.com..........................................................11
Villes de France..............................www.villesdefrance.fr.............................................18
Wago...............................................www.wago.com/fr............................... 48, 49, 51, 56
White Summit Capital.....................https://whitesummitcap.com/.................................57
Workspace Expo.............................www.workspace-paris.com....................................20
Zigbee.............................................https://zigbee-france.com/.....................................48
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