13.02.2026 Vues

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J3e de février 2026 : Industrie, l'énergie au coeur de la compétitivité - Interview Sébastien Bouillet, directeur des opérations du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) - Interview : Julien Morganti, directeur général de PEP Ecopasseport - Les solutions au service de la performance énergétique et opérationnelle des sites industriels - Réglementation F-Gaz III, objectif zéro SF6 pour les équipements moyenne tension (HTA) - Smart Building : optimisation énergétique, confort intelligent et services connectés...

J3e de février 2026 : Industrie, l'énergie au coeur de la compétitivité - Interview Sébastien Bouillet, directeur des opérations du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) - Interview : Julien Morganti, directeur général de PEP Ecopasseport - Les solutions au service de la performance énergétique et opérationnelle des sites industriels - Réglementation F-Gaz III, objectif zéro SF6 pour les équipements moyenne tension (HTA) - Smart Building : optimisation énergétique, confort intelligent et services connectés...

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Le courant passe entre nous depuis 76 ans

Industrie

Des solutions

au service de

la performance

énergétique et

opérationnelle des

sites industriels

Réglementation

F-Gaz III

Objectif zéro SF 6

pour les équipements

moyenne tension

(HTA)

Smart Building

Optimisation

énergétique, confort

intelligent et services

connectés

INDUSTRIE :

L’ÉNERGIE AU CŒUR

DE LA COMPÉTITIVITÉ

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026

923


2 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026

ÉDITO

Électrifier l’industrie :

une occasion à saisir

maintenant !

© DR

‘‘

Avec le passage à

l’électricité, les bénéfices

sont immédiats.

Remplacer des énergies

fossiles importées par

de l’électricité produite

en France, c’est réduire

les émissions, mais

aussi alléger une

facture énergétique

qui pèse lourd sur la

balance commerciale.

Chaque kilowattheure

électrifié renforce à la

fois l’économie et la

souveraineté du pays.

Le courant passe entre nous depuis 76 ans

Industrie

Des solutions

au service de

la performance

énergétique et

opérationnelle des

sites industriels

Réglementation

F-Gaz III

Objectif zéro SF 6

pour les équipements

moyenne tension

(HTA)

Smart Building

Optimisation

énergétique, confort

intelligent et services

connectés

INDUSTRIE :

L’ÉNERGIE AU CŒUR

DE LA COMPÉTITIVITÉ

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

Dans

ce numéro :

J3e s'intéresse aux solutions

pour décarboner l'industrie.

© Adobe Stock

WWW.FILIERE-3E.FR

’’

923

de l’industrie est un levier très concret, immédiatement mobilisable,

au service de la décarbonation, de la compétitivité et de la souveraineté industrielle.

L’électrification

Rarement ces trois enjeux auront été aussi étroitement alignés.

La vision de RTE, matérialisée par son bilan énergétique 2025-2030, est claire : la France dispose

aujourd’hui d’une électricité bas carbone abondante. Le parc nucléaire est rétabli, les énergies

renouvelables montent en puissance, et la production progresse plus vite que la consommation. Le

système électrique peut donc accueillir de nouveaux usages industriels, sans tension sur le réseau.

Cette situation d’abondance n’est pas appelée à durer. Elle constitue une fenêtre d’opportunité.

Pour la refermer intelligemment, une seule option est réellement efficace : électrifier rapidement

les usages. Ajuster la production serait plus coûteux, moins cohérent, moins performant et

risqué pour les filières bas carbone à long terme.

Avec le passage à l’électricité, les bénéfices sont immédiats. Remplacer des énergies fossiles

importées par de l’électricité produite en France, c’est réduire les émissions, mais aussi alléger une

facture énergétique qui pèse lourd sur la balance commerciale. Chaque kilowattheure électrifié

renforce à la fois l’économie et la souveraineté du pays.

Le gouvernement a publié mi-février la feuille de route énergétique au travers de la programmation

pluriannuelle de l’énergie (PPE), qu’il envisage, dans un second temps, d’associer à un « grand

plan » sur l'électrification des usages, principalement pour la mobilité, le bâtiment et l’industrie,

dans l’optique d’accélérer la transition de ces secteurs encore dopés aux énergies fossiles.

L’industrie est donc en première ligne. Plusieurs projets majeurs ont déjà sécurisé leur

raccordement. Leur concrétisation pourrait porter la consommation électrique industrielle à

plus de 110 TWh par an dès 2030. L’électrification des sites industriels n’est plus une intention,

elle est engagée et sera, à moyen terme, un important levier de compétitivité pour les entreprises

qui auront su s’y engager.

Mais cette électrification ne se fera pas sans la digitalisation et l’intelligence qu’elle apporte.

Mesure en temps réel, pilotage des procédés, optimisation des puissances appelées, arbitrage

entre usages… le numérique devient l’outil central pour consommer mieux et consommer juste.

C’est là que l’Industrie 5.0 prend tout son sens. Une industrie plus sobre, plus flexible, plus

résiliente, qui combine automatisation, intelligence des données et intervention humaine

indispensable, mais maîtrisée. La digitalisation permet de synchroniser la production, la

performance énergétique et les contraintes du réseau, condition clé d’une électrification réussie.

Le réseau, lui, est prêt. RTE a déployé des dispositifs de raccordement accéléré, renforcé la

planification et sécurisé l’alimentation électrique. La résilience du système atteint un niveau

inédit, y compris face aux pointes hivernales, et la flexibilité se développe à grands pas.

Le choix est désormais politique et industriel. Accélérer et transformer une abondance temporaire

en avantage durable, ou temporiser et prolonger, voire renforcer la dépendance aux fossiles.

Dans ce numéro, la rédaction de J3e propose un panorama des initiatives, stratégies et solutions

au service de l’électrification et de la décarbonation de l’industrie, au travers d’un dossier central

et de points de vue des acteurs, situés aux avant-postes de ces transformations.

Bonne lecture,

Alexandre Arène,

rédacteur en chef

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 3


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j3e est édité par la société 3e Médias,

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SA au capital de 140 000 euros ;

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Siège social : 32 rue du Faubourg

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Poissonnière - 75010 Paris

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Bureaux : 17, rue de l’amiral Hamelin -

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75016 Paris

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Représentant légal : David Catelain.

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© 3e Médias, Paris.

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Reproduction interdite.

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Toutefois, des photocopies peuvent être

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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.

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Celle-ci pourra être obtenue auprès du

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Centre français du copyright, 20, rue des

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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel

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3e Médias a donné mandat pour le

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représenter auprès des utilisateurs.

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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70

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Dépôt légal : février 2026

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Conception graphique - Réalisation :

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Planète Graphique Studio - Paris 17 e .

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Impression : IPPAC / Imprimerie

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de Champagne 52500 Langres.

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Directeur de la publication : David Catelain

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Rédaction

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Email : redaction@filiere-3e.fr

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Rédacteur en chef : Alexandre Arène

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Ont collaboré à ce numéro :

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Jean-Paul Beaudet

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et Jean-François Moreau.

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Marketing & Publicité

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3e Médias

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité print & digital

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68

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sdm@filiere-3e.fr

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Diffusion

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Relations abonnements

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Juliette Aguelon

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compta.3emedias@gmail.com

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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;

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185 € HT par avion

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Prix au numéro : 17 €

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Corrections

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Laurence Chabrun

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laurencechabrun@gmail.com

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© DR

‘‘

L’industrie présente une

diversité de profils énergétiques

bien plus large que le tertiaire.

Il n’existe pas de classement

universel. Mais une fois le process

isolé, chauffage et ventilation

arrivent systématiquement en tête.

06

INTERVIEW

06 / Sébastien Bouillet

Directeur des opérations du

Championnat de France des

économies d’énergie (CFEE)

10 / Julien Morganti

Directeur général de PEP

Ecopasseport

12

ACTUALITÉS

Sébastien Bouillet

12 / Nomination

Benoît Coquart prend la présidence

de la FIEEC dans un contexte de

transitions accélérées

Bilan prévisionnel 2025-2035

RTE appelle à accélérer

l’électrification pour tirer parti

d’une production abondante

14 / Métiers de l’électricité

Le SERCE alerte sur l’enjeu

d’attractivité, pilier de

l’électrification et de la

réindustrialisation

Énergies renouvelables

Record de raccordements en 2025,

incertitudes pour la suite

DANS CE NUMÉRO

’’

© Usertrmk sur Freepik

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

29

DES SOLUTIONS AU SERVICE DE

LA PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE

ET OPÉRATIONNELLE DES SITES

INDUSTRIELS

BACS

L’ACR et l’Alliance BACS appellent

à la standardisation des pratiques

autour des référentiels techniques

15 / Intelligence artificielle

L’IA, levier clé de croissance pour

les entreprises françaises d’ici 2030

CEE

Le GPCEE juge le dispositif CEE

rentable pour la société française et

les ménages, malgré les attaques

16 / Datacenters

Certivea renforce les exigences

HQE pour une gestion plus

raisonnée des bâtiments

numériques

Cybersécurité

La Maîtrise CyberBat vient

renforcer la cybersécurité dans les

métiers du génie électrique

Dispositif éco-énergie tertiaire

Les objectifs de 2030 déjà atteints

par les bâtiments les plus

performants

17 / Nomination

Morgan Malecotte nommé

directeur France du groupe Legrand

Nomination

Vincent Kuss prend la présidence

du directoire du groupe Socoda

4 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


© Hitachi Energy

Réglementation F-Gaz III

42

OBJECTIF ZÉRO SF 6

POUR LES ÉQUIPEMENTS

MOYENNE TENSION (HTA)

18 / RE2020

Le gouvernement ajuste la trajectoire

pour relancer la construction

Prix de l’électricité

Le tarif réglementé de vente de

l’électricité reste quasi stable, malgré

la baisse des prix du marché

Municipales 2026

La transition énergétique, enjeu clé

pour les électeurs, angle mort pour

les maires

20

AGENDA

22

ÉVÉNEMENT

Melissa Serfaty

Cofondatrice de Tech for Industry Show

24

VISITE

Socomec célèbre les 60 ans de son laboratoire

d’essais à son usine de Benfeld (67) et

développe l’automatisation de ses ateliers

26

DÉVELOPPEMENTS

Camille Wahl et Philippine Gay

Country Managers France, Plaquendirect

DANS CE NUMÉRO

© Sauter

Smart Building

46

OPTIMISATION ÉNERGÉTIQUE,

CONFORT INTELLIGENT ET

SERVICES CONNECTÉS

52

SOLUTIONS

La sélection de la rédaction

57

3 QUESTIONS À

Frédéric Pierre

Directeur général délégué de Powesco

58

INDEX DES ENTREPRISES

ET ORGANISMES CITÉS

LISTE DES ANNONCEURS :

• 2 e COUV – THEBEN

• 3 e COUV – ENERGY CLASS + BUILDING CLASS

• 4 e COUV – SYLVANIA

• P. 9 - GLOBAL INDUSTRIE

• P. 13 - WORKSPACE EXPO

• P. 15 - LIGHT+BUILDING

• P. 17 - CITEL

• P. 19 - ÉLECTRICIENS SANS FRONTIÈRES

• P. 21 - OPEN ENERGIES

• P. 23 - 3E MÉDIAS

• P. 27 - PASSIBAT'

• P. 33 - PCVUE

• P. 37 - SAUTER RÉGULATION

• P. 41 - TECH FOR INDUSTRY SHOW

• P. 49 - SOCOMEC

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David Catelain

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Directeur de la publication

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Alexandre Arène

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Rédacteur en chef

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alexandre.arene@filiere-3e.fr

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Jean-François Moreau

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Journaliste spécialiste supervision,

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efficacité énergétique, BIM

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journalistes@filiere-3e.fr

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Jean-Paul Beaudet

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Journaliste spécialiste

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datacenters, stockage de

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l’énergie, énergies renouvelables,

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véhicules électriques et IRVE

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journalistes@filiere-3e.fr

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité,

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partenariats & réseaux sociaux

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Groupe 3e Médias

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sdm@filiere-3e.fr

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INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

© DR

Sébastien Bouillet

Directeur des opérations du Championnat

de France des économies d’énergie (CFEE)

L’industrie présente une diversité de profils

énergétiques bien plus large que le tertiaire. Il

n’existe pas de classement universel. Mais une

fois le process isolé, chauffage et ventilation

arrivent systématiquement en tête.

’’

Les organisateurs du Championnat de France des économies d’énergie (CFEE) ont annoncé,

lors du salon SEPEM, en janvier dernier, le lancement de CUBE Industrie. Cette compétition,

dédiée aux sites industriels et logistiques est prévue pour un lancement opérationnel au 1 er avril

prochain. Depuis plus de dix ans, le CFEE fédère entreprises, collectivités et acteurs du logement

autour des concours CUBE, un dispositif fondé sur l’optimisation des usages et la mesure réelle

des consommations, sans travaux lourds. Organisé en ligues sectorielles, le championnat installe

une dynamique à la fois compétitive et pédagogique, et vise à stimuler l’intelligence collective

pour accélérer la performance énergétique des bâtiments. Sébastien Bouillet, directeur des

opérations du CFEE, détaille la raison d’être et les objectifs de cette nouvelle ligue, les leviers

d’action concrets des participants pour réduire les consommations de leurs sites, et revient sur

les enseignements que peut apporter la compétition aux acteurs industriels.

© DR

‘‘

Vous avez annoncé le lancement de CUBE

Industrie lors du salon SEPEM Douai, en

janvier. Pouvez-vous nous présenter cette

nouvelle ligue du CFEE ?

Sébastien Bouillet – CUBE Industrie est à la

fois une nouveauté et l’officialisation de quelque

chose qui existait déjà partiellement. Depuis

plusieurs années, nous accueillons dans la

ligue tertiaire des bâtiments semi-industriels :

entrepôts logistiques, entrepôts frigorifiques,

centres de maintenance… Ils concouraient,

mais dans des podiums spécifiques, au milieu

d’immeubles de bureaux. Parallèlement, nous

avons beaucoup échangé avec des industriels.

Tous nous disaient la même chose, à savoir que

l’optimisation énergétique des process est déjà

largement engagée : moteurs, variateurs, choix

des vecteurs énergétiques, décarbonation… En

revanche, l’environnement bâtimentaire reste

souvent le parent pauvre, alors que les leviers

de performance sont nombreux. Or, dans un

entrepôt logistique par exemple, le process est

au cœur même du bâtiment. Et contrairement

aux lignes de production très automatisées,

le bâtiment industriel, très sensible au climat,

laisse une grande place au facteur humain. Les

équipes industrielles sont généralement très

concernées par les questions d’énergie et de

performance. Nous avons donc voulu créer une

ligue dédiée pour valoriser ces actions, mesurer

les économies sur les compteurs, et récompenser

les équipes capables de réduire significativement

leurs consommations. Toujours avec la

même logique : mesure, comparaison, reconnaissance.

Dans un contexte de transition énergétique

et de tensions sur les prix de l’énergie, quels

sont selon vous les enjeux prioritaires pour

les sites industriels aujourd’hui ?

S. B. – Il y a d’abord l’enjeu de la décarbonation,

pour s’aligner sur la Stratégie nationale bas

carbone (SNBC). Sur les très grands sites, cela

passe par des changements lourds : remplacer

le gaz par l’électricité, revoir totalement les installations.

Ce n’est pas notre terrain. Nous nous

adressons plutôt aux usines d’assemblage, aux

plateformes logistiques, aux sites de maintenance,

à des bâtiments dont les consommations

sont importantes, mais sans commune mesure

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INTERVIEW

Sébastien Bouillet

avec celles d’une raffinerie ou d’un haut-fourneau.

Sur ces sites, on retrouve finalement le

même ADN que dans le tertiaire. Des équipes

qui veulent d’abord réduire la facture énergétique.

La baisse de toutes les consommations

énergétiques reste le levier numéro un pour les

participants au championnat, la décarbonation

est un effet induit.

Pouvez-vous cartographier les principaux

postes de consommation dans l’industrie ?

S. B. – Le premier poste, sans surprise, c’est le

process. Très largement. Mais nous avons découvert

que, sur certains sites, il n’existe aucune

séparation entre les consommations du process

et celles du bâtiment. Tout est sur le même

compteur. Dans ce cas, il est difficile de hiérarchiser

précisément. Mais lorsque le sous-comptage

est en place, la domination du process est

évidente. Ensuite arrivent le chauffage et la

ventilation, qui constituent les deux principaux

postes côté bâtiment, avec des variations selon

l’activité. Un process très chaud génère surtout

des besoins en ventilation et en refroidissement,

d’autres sites consomment surtout pour

le chauffage. Viennent ensuite les « facilities »

liés aux usages électriques : bureaux, éclairage,

services généraux… Ce qu’il faut retenir, c’est

que l’industrie présente une diversité de profils

énergétiques bien plus large que le tertiaire. Il

n’existe pas de classement universel. Mais une

fois le process isolé, chauffage et ventilation

arrivent systématiquement en tête. Au-delà des

kWh, il y a aussi un enjeu d’image et d’attractivité.

L’industrie souffre encore d’une réputation

environnementale négative. Mettre en avant des

actions vertueuses, même modestes, est fédérateur

pour les équipes et contribue à réconcilier

industrie et transition écologique.

Pouvez-vous détailler la méthode proposée

par CUBE Industrie pour accompagner

les participants et les aider à réduire leurs

consommations sans travaux lourds ?

S. B. – Nous reprenons les fondamentaux du

championnat. La méthode de calcul repose

sur l’IPMVP, une méthode visant à mesurer

et vérifier la performance énergétique d’une

action d’amélioration énergétique spécifique,

que nous utilisons depuis des années. D’après

nos premiers échanges, elle s’applique bien aux

sites industriels. Nous sommes toutefois en discussion

avec un acteur industriel majeur pour

ajuster, si besoin, certains paramètres sur des

sites très spécifiques. Notre rôle est celui d’arbitre.

La méthode doit être robuste, impartiale

et applicable à tous les profils, car les résultats

sont même valorisables pour l’ISO 50 001.

Côté accompagnement, nous fonctionnons

comme dans les autres ligues, avec un suivi à

distance, des réunions régulières entre candidats

et la mise à disposition d’une plateforme

numérique. Une nouvelle version de la plateforme

est déployée cette saison, avec une expérience

utilisateur (UX) et une interface (UI)

repensées pour offrir une meilleure ergonomie

aux candidats. Autre nouveauté, nous intégrons

désormais des « paroles d’experts » lors de ces

réunions, tous les deux à trois mois. Les intervenants

peuvent être des directeurs de sites, des

candidats en jeu particulièrement performants,

d’anciens participants, des experts… L’objectif

est de favoriser le partage d’expérience. Dans

l’industrie, il existe parfois une culture de la

rétention d’information. Or, sur l’enveloppe

bâtimentaire, il n’y a pas de secret industriel. On

parle de réglages, d’usages, d’organisation. Tout

est exprimé en pourcentage de baisse, sans données

stratégiques. Le championnat devient ainsi

un espace d’intelligence collective. L’objectif est

de conserver l’aspect compétition, mais une

compétition apprenante.

Vous accompagnez également les participants

avec une formation générale en début de

concours, pouvez-vous nous expliquer ?

S. B. – Nous organisons des sessions d’intégration

quasiment toutes les deux semaines, avant

le démarrage de la ligue. L’objectif est à la fois

d’expliquer le fonctionnement du championnat

et de rassurer les participants. Beaucoup de sites

pensent être en retard sur l’énergie, ou craignent

de dévoiler des informations sensibles. Nous

leur montrons qu’ils sont loin d’être seuls, que

l’absence de sous-comptage, par exemple, est

très courante. Nous insistons aussi sur le fait

que même 5 ou 10 % d’économies constituent

déjà une réussite. Les participants ressortent

toujours de la compétition avec une meilleure

connaissance de leur site. À terme, nous

déployons aussi des modules e-learning, déjà en

place dans d’autres ligues, pour faciliter l’intégration

progressive des nouveaux candidats.

Quels leviers concrets les équipes

industrielles vont-elles être amenées à

mobiliser dans le cadre de cette démarche de

performance énergétique ?

S. B. – Encore une fois, nous n’intervenons pas

sur le process. En revanche, sur le bâtiment, les

leviers sont nombreux. Par exemple, concernant

la ventilation, les normes imposent des

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 7


INTERVIEW

Sébastien Bouillet

débits minimaux, mais nous constatons souvent

des surdimensionnements importants. Passer

de 50 000 à 35 000 m³/h, par simple réglage,

peut générer des milliers d’euros d’économies

par mois. Sur le chauffage, on s’interroge sur la

production, la distribution, ou la conservation

de la chaleur. L’installation de sas d’isolation

et la mise en œuvre de bonnes pratiques d’ouverture

et de fermeture permettent de générer

des économies substantielles. Ce sont parfois de

petits investissements, ou de simples changements

d’usage. Ces méthodes sont bien connues

dans les bâtiments recevant du public. Elles sont

parfaitement transposables à l’industrie.

Au-delà des aspects techniques, comment

CUBE Industrie intègre-t-il le facteur

humain et l’implication des équipes ?

S. B. – On n’embarque jamais 100 % des salariés,

et ce n’est pas l’objectif. Mais dans chaque site, il

existe des personnes particulièrement motivées,

parfois dans les équipes techniques, parfois

dans les bureaux, en comptabilité ou en communication.

Ces relais internes organisent des

animations, des défis, ou mettent en œuvre des

actions très concrètes. Nous insistons beaucoup

sur la communication en interne dès l’entrée en

compétition, afin de faire émerger ces profils

inattendus. Un autre point fondamental est le

dialogue entre usagers et exploitants du bâtiment.

Ces échanges permettent à l’exploitant de

revoir les réglages de l’installation, pour adapter

le fonctionnement du bâtiment aux usages réels.

Enfin, nous souhaitons associer, à terme, des

écoles d’ingénieurs et des universités aux audits

de fin de concours pour les sites pressentis au

podium. C’est un moyen de faire découvrir

l’industrie aux jeunes, de créer des vocations et

d’enrichir les audits par un regard neuf.

Lors de la préparation du concours, avezvous

identifié des « quick wins » à bas coût ?

S. B. – Le championnat repose sur l’intelligence

collective. Nous n’arrivons pas avec une

liste magique. Mais certains fondamentaux

reviennent constamment. Fermer les portes

pour conserver le chauffage, éteindre l’éclairage

la nuit, analyser le talon de consommation grâce

au « night tracking », principalement pour les

sites qui ne fonctionnent pas en continu. Sur les

bâtiments semi-industriels déjà engagés dans

le championnat, nous n’avons pas observé de

recettes radicalement différentes de celles mises

en œuvre dans des gymnases ou des bâtiments

publics. Ce sont souvent des gestes simples,

cumulés, qui produisent les meilleurs résultats.

Quels types de sites industriels sont ciblés

par cette première édition et quelles sont les

conditions pour participer ?

S. B. – Nous ciblons en priorité les entrepôts

logistiques, les entrepôts frigorifiques, les sites

de maintenance ou les usines d’assemblage.

Partout où le bâtiment joue un rôle énergétique

majeur. Chaque site reste spécifique, ce qui donnera

lieu à une analyse au cas par cas, d’autant

plus que beaucoup d’entre eux sont composés de

plusieurs bâtiments. Nous fixons un seuil minimal

autour de 1 000 m², ce qui reste raisonnable

à l’échelle industrielle et aucun seuil maximal

n’est prévu.

Avez-vous prévu de publier des

enseignements ou des retours d’expérience à

l’issue du concours ?

S. B. – Jusqu’à présent, le championnat mettait

surtout en avant les résultats chiffrés. Nous travaillons

désormais à capitaliser sur les actions

concrètes menées. L’objectif est d’identifier au

minimum un « top 5 » des actions mises en

œuvre. Il reste difficile d’attribuer une économie

précise à une action isolée, car les effets sont

le plus souvent cumulatifs. Mais nous voulons

promouvoir des combinaisons gagnantes, un

peu comme les logiques de « multi-gestes » promues

par les Certificats d’économies d’énergie

(CEE).

Que souhaitez-vous démontrer avec ce

concours ?

S. B. – Que chacun a un rôle à jouer. Pour les

directions, l’objectif est de prouver que le bâtiment

offre un potentiel d’économies souvent

sous-estimé. Pour les salariés, souligner que la

performance énergétique ne repose pas uniquement

sur les machines, mais aussi sur les

usages. Et pour nous, l’industrie est la dernière

pièce manquante du championnat. Désormais,

un foyer peut concourir dans la ligue logement,

les enfants dans la ligue école, les parents dans

la ligue tertiaire ou industrie. Ce qui s’apprend

dans une ligue peut être reproduit ailleurs. Nous

ne voulions laisser aucun secteur de côté. Nous

souhaitons également créer une émulation par

filière et par territoire. Qu’un site compare ses

performances à celles de ses concurrents, mais

aussi de ses fournisseurs ou de ses donneurs

d’ordre. Qu’une région puisse dire : « Nos collectivités

agissent, à vous, industriels, de montrer

l’exemple. » À terme, constituer un benchmark

et permettre aux champions de devenir, l’année

suivante, des experts intervenants auprès des

nouveaux candidats.

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INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

Julien Morganti

Directeur général de PEP Ecopasseport

© DR

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La donnée environnementale produit

est devenue un levier stratégique pour

toute la filière.

’’

Portée par la montée en puissance des exigences réglementaires, la généralisation des bilans

carbone et l’essor de l’écoconception, la donnée environnementale produit s’impose comme

un nouveau standard du secteur du bâtiment et des équipements techniques. En quelques

années, les fiches PEP se sont multipliées à un rythme inédit, au point de franchir le cap des

5000 déclarations publiées. Dans cet entretien, Julien Morganti, directeur du programme PEP

Ecopasseport, décrypte les moteurs de cette accélération, le rôle structurant du programme

dans la transparence environnementale, les défis liés à la massification et à la vérification des

données, ainsi que les attentes croissantes des prescripteurs, industriels et utilisateurs.

Ces deux dernières années, le nombre de fiches

PEP publiées a fortement accéléré. Qu’est-ce

qui explique cette dynamique ?

Julien Morganti - La raison principale, c’est

une demande très forte du marché en information

environnementale produit. Elle est d’abord

tirée par les enjeux de comptabilité carbone, et

notamment par l’analyse du scope 3. Pour affiner

ce scope, les entreprises ont besoin de données

fiables sur les impacts des produits fournis par

leurs partenaires. Les fiches PEP permettent justement

d’objectiver ces impacts, d’améliorer la précision

des bilans carbone et, surtout, de construire

des plans d’action plus efficaces.

Il y a aussi un véritable mouvement d’écoconception

chez les industriels. Le PEP n’est pas qu’un

outil déclaratif : c’est un outil de pilotage. Il fournit

des indicateurs reconnus, partagés par tous,

qui permettent d’identifier des leviers d’optimisation

environnementale et de se positionner

par rapport à un référentiel commun, y compris

vis-à-vis de la concurrence. La donnée environnementale

produit est devenue un levier stratégique

pour toute la filière.

Enfin, la réglementation joue un rôle clé. En

France, la RE2020 impose des analyses de

cycle de vie bâtiment (ACV). Pour que les produits

soient correctement pris en compte par

les bureaux d’études, il est indispensable de

disposer de déclarations environnementales

conformes et intégrées dans la base INIES. Sur

les équipements électriques, électroniques et de

génie climatique, PEP est aujourd’hui le seul

programme opérateur reconnu en France.

Vous avez récemment franchi le cap des

5 000 fiches PEP. Est-ce un seuil symbolique ?

J. M. - C’est surtout un marqueur de croissance. Il

y a encore quatre ou cinq ans, nous produisions

une centaine de PEP par an. Aujourd’hui, nous

devrions dépasser les 2 000 nouvelles déclarations

sur une seule année. La valeur absolue est

moins importante que la trajectoire.

Il faut aussi rappeler qu’un PEP peut couvrir

des dizaines, voire des centaines de références

commerciales. En réalité, ce sont plusieurs centaines

de milliers de produits mis sur le marché

qui sont déjà couverts. Malgré cela, nous

atteignons aujourd’hui un premier palier, lié à

la complexité et à l’exigence des processus de

vérification. L’enjeu des prochaines années est

clair : réussir la massification, pour permettre

aux industriels qui le souhaitent de couvrir des

pans entiers de leur catalogue.

Précisément, quel est le rôle de PEP dans

la transparence environnementale du secteur ?

J. M. - Depuis plus de quinze ans, notre rôle est

d’harmoniser les pratiques et de garantir l’équité

entre acteurs. Les règles de calcul ne sont pas

définies par un industriel isolé, elles sont élaborées

collectivement, au sein de l’association, par

les fabricants eux-mêmes, dans un cadre normatif

strict, aligné notamment avec les normes

ISO 14040, 14044 et 14025.

Ces règles communes évitent que chacun développe

ses propres méthodologies. Elles permettent

d’assurer la cohérence des données, même si, officiellement,

les ACV ne sont pas destinées à com-

10 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


INTERVIEW

Julien Morganti

parer des produits entre eux. Dans les faits, elles

sont utilisées comme telles sur le marché, d’où

l’importance d’un cadre robuste et transparent.

PEP joue aussi un rôle de garant de la qualité des

données. Chaque fiche déposée fait systématiquement

l’objet d’une vérification indépendante, réalisée

par un vérificateur accrédité, sans lien avec

l’industriel concerné.

Cette vérification systématique ne

limite-t-elle pas justement la montée en charge ?

J. M. - C’est tout l’enjeu. Aujourd’hui, la vérification

fiche par fiche est indispensable pour garantir

la crédibilité du dispositif, mais elle atteint ses

limites en volume. C’est pourquoi nous travaillons

activement sur des approches permettant de vérifier

à l’échelle : vérification de systèmes, d’outils,

échantillonnage, ou encore procédures simplifiées.

Rien n’est encore figé, mais c’est clairement

notre priorité à moyen terme.

Comment accompagnez-vous concrètement

les fabricants face à la complexité

réglementaire ?

J. M. - L’accompagnement commence dès la définition

des règles. Nous distinguons les PCR (Product

Category Rules), qui cadrent la méthodologie

ACV, et les PSR (Product Specific Rules), qui sont

spécifiques à chaque famille de produits. Ces PSR

sont souvent portées par des syndicats professionnels,

en lien étroit avec les industriels concernés,

puis validées par un collège d’experts intégrant

industriels, vérificateurs et experts indépendants.

Ensuite, nous animons un véritable espace

d’échanges sur les évolutions réglementaires,

françaises et européennes. Tous les industriels

ne sont pas exposés de la même manière ni au

même rythme. Certains sont très avancés, d’autres

découvrent le sujet. Notre rôle est aussi de faire de

la prénormalisation. Des règles éprouvées au sein

de PEP peuvent ensuite nourrir les travaux normatifs,

comme cela a été le cas pour les câbles.

Quel impact cette montée en puissance

des PEP a-t-elle sur les choix des prescripteurs

et des clients ?

J. M. - Dans le cadre réglementaire, notamment

pour la RE2020, l’impact est déjà très concret.

Les bureaux d’études arbitrent le choix des produits

pour respecter les seuils environnementaux

des bâtiments. Les PEP deviennent donc

un critère de sélection.

Au-delà, on voit de plus en plus d’appels d’offres

exiger la présence d’une déclaration environnementale

pour pouvoir candidater. Ce n’est pas

encore systématiquement la valeur qui fait la différence,

mais le fait de disposer d’un PEP devient

un prérequis. Les distributeurs et intégrateurs sont

également très demandeurs de ces données, pour

les intégrer dans leurs propres processus et les

transmettre à leurs clients.

Vous avez récemment lancé un Club

Utilisateurs. Pourquoi cette initiative ?

J. M. - Nous constations depuis longtemps des

échanges très riches, mais souvent informels, entre

industriels et utilisateurs de la donnée. Le Club

Utilisateurs permet de structurer ces échanges et

de faire dialoguer l’ensemble de la chaîne : bureaux

d’études, intégrateurs, distributeurs, éditeurs d’outils,

et bien sûr fabricants.

L’objectif est double. D’un côté, permettre aux

utilisateurs de partager leurs besoins, leurs

contraintes et leurs attentes. De l’autre, donner

aux industriels l’occasion d’expliquer les réalités

de production des PEP, notamment les règles, les

limites, ou les contraintes réglementaires. C’est un

espace de compréhension mutuelle, qui nourrit

aussi nos propres axes d’amélioration en tant que

programme opérateur.

Quels sont les premiers sujets abordés

dans ce Club ?

J. M. - Un thème central est l’identification de

nouvelles catégories de produits à couvrir. Certains

équipements, très présents dans les bâtiments

ou très consommateurs d’énergie, restent

encore insuffisamment documentés. Le retour

direct des intégrateurs et distributeurs est précieux

pour orienter les priorités.

Pour l’instant, le Club est avant tout un lieu

d’échange. Mais il est appelé à structurer progressivement

des groupes de travail plus ciblés, en fonction

des besoins exprimés.

Enfin, PEP travaille aussi sur l’harmonisation

européenne et internationale. Où en êtes-vous ?

J. M. - C’est un enjeu majeur. En Europe, chaque

pays a historiquement développé son propre programme

opérateur. Pour un industriel international,

cela peut vite devenir complexe. Nous travaillons

donc sur des accords de reconnaissance

mutuelle, afin que les règles et les déclarations

soient acceptées plus largement.

Nous avons par exemple signé des accords avec

des programmes en Suède et en Norvège, ainsi

qu’avec UL Environment aux États-Unis. PEP est

également membre actif d’Eco Platform, qui vise

à harmoniser les pratiques et faciliter l’interopérabilité

des données à l’échelle européenne. Cette

convergence est essentielle, à la fois pour simplifier

la vie des industriels et pour préparer les futures

étapes de normalisation.

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ACTUALITÉ

Nomination

Benoît Coquart prend la présidence de la FIEEC

dans un contexte de transitions accélérées

© DR

La Fédération des

industries électriques,

électroniques et de

communication (FIEEC)

a annoncé, le 14 janvier

dernier, l’élection de

Benoît Coquart à sa

présidence, à l’occasion

de la soirée des vœux de

la fédération. Directeur

général du groupe

Legrand, il succède

à Laurent Tardif, en

poste depuis 2020,

qui devient président

d’honneur. Cette

nomination intervient

dans un contexte

de fortes mutations

industrielles, marquées

par l’accélération des

transitions énergétique

et numérique. Benoît

Coquart connaît bien la

FIEEC. Vice-président de

la fédération depuis 2017,

il a également présidé

IGNES entre 2019 et 2025.

À la tête de Legrand,

spécialiste mondial

des infrastructures

électriques et numériques

pour le bâtiment et

les datacenters, il

incarne une filière

directement concernée

par l’électrification des

usages et la numérisation

des infrastructures.

La FIEEC représente

aujourd’hui près de

8 000 entreprises,

800 000 salariés et

environ 250 Md€ de

chiffre d’affaires. Elle

fédère à la fois de grands

groupes à dimension

internationale et un

tissu dense de PME

et d’ETI, actives dans

les équipements

électriques, numériques

et les infrastructures.

Lors de ses premières

prises de parole, Benoît

Coquart a insisté sur le

rôle stratégique de ce

secteur dans la politique

industrielle française et

européenne, affirmant la

volonté de syndicats « plus

vocaux » dans le débat

public. Pour les prochaines

années, la fédération a

identifié trois priorités.

La première porte sur

l’accompagnement des

transitions électrique et

numérique, la deuxième

vise à renforcer la

compétitivité et la

souveraineté industrielles,

et la troisième à accroître

l’agilité de ses membres

face à la complexité

croissante des cadres

réglementaires et

normatifs.

Bilan prévisionnel 2025-2035

RTE appelle à accélérer l’électrification pour tirer parti

d’une production abondante

Le Bilan prévisionnel

2025-2035 de RTE

confirme une position

jugée « favorable » pour

le système électrique

français. À court terme,

la consommation

d’électricité demeure

globalement stable,

tandis que la production

bas carbone progresse

© DR

au rythme nécessaire

pour respecter les

objectifs climatiques. Le

gestionnaire de réseau

estime que le pays

traverse ainsi une phase

transitoire de surcapacité,

appelée à durer encore

deux à trois ans. Cette

situation s’appuie sur un

mix électrique dominé

par le nucléaire et les

énergies renouvelables,

dont l’hydraulique,

avec environ 7 GW de

nouvelles capacités

solaires et éoliennes

installées en 2025. RTE

souligne que cette

abondance d’électricité

décarbonée peut soutenir,

sans conflit d’usage,

la décarbonation des

transports, de l’industrie

et du bâtiment, ainsi

que le développement

des datacenters, tout en

renforçant la résilience

du système face aux

pointes hivernales.

Pour RTE, la réponse la

plus efficace reste une

électrification rapide des

usages. À l’horizon 2035,

cette stratégie

permettrait de réduire

d’environ 500 TWh les

importations d’énergies

fossiles, dont 40 % grâce

à l’électrification, et

d’alléger une facture

énergétique nationale

estimée entre 50 et

70 Md€ par an. Le

Bilan prévisionnel

chiffre également les

projets à concrétiser :

environ 30 GW ont déjà

contractualisé un accès

au réseau, dont 2,9 GW

pour l’hydrogène, 3,4 GW

pour l’industrie et 4,3 GW

pour les datacenters.

La réalisation de

60 % de ces projets

d’ici à 2030 porterait

la consommation

industrielle à 113 TWh

par an, celle des

datacenters à 15 TWh

(contre 5 TWh en 2025)

et celle de l’hydrogène

à 15 TWh, plaçant la

France sur une trajectoire

de décarbonation

rapide.

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ACTUALITÉ

Métiers de l’électricité

Le SERCE alerte sur l’enjeu d’attractivité, pilier de

l’électrification et de la réindustrialisation

Face à l’accélération

de l’électrification

des usages et à la

réindustrialisation, le

SERCE place l’attractivité

des métiers techniques

au cœur de ses priorités.

Le syndicat dévoile

une étude menée avec

NéNo et Ipsos-BVA

auprès de 500 jeunes

de 15 à 20 ans, visant

à mieux comprendre

leurs attentes et leurs

freins à l’orientation

vers les métiers de

la filière. L’enquête,

centrée notamment

sur les métiers de chef

de chantier, monteur

électricien ou technicien

de maintenance, met

en évidence un déficit

d’information persistant :

un jeune sur deux se

dit mal informé, un

chiffre qui grimpe à

58 % chez les 15-17 ans.

Si 72 % des répondants

jugent la formation

continue attractive, 31 %

estiment ne pas avoir les

compétences nécessaires

pour s’engager dans

ces parcours. Pour y

répondre, le SERCE mise

sur des leviers concrets :

tutorat, compagnonnage

et formation tout au long

de la vie. Aujourd’hui,

près de 80 % des

salariés des entreprises

adhérentes bénéficient

d’au moins une formation

par an, pour une moyenne

de 25 heures. Le syndicat

entend également

adapter ses actions

de communication, en

privilégiant des formats

de proximité et des

témoignages de terrain,

afin de rendre ces métiers

plus lisibles et attractifs

auprès des jeunes

générations.

Énergies renouvelables

Record de raccordements en 2025, incertitudes

pour la suite

La production

d’électricité

renouvelable n’a

jamais été aussi

élevée en France, mais

l’année 2026 s’ouvre sur

un climat d’incertitude.

Selon le 16e Baromètre

de l’électricité

renouvelable, plus de

7 GW de nouvelles

capacités ont été

raccordées en 2025, un

record annuel qui porte

le parc national à plus de

86 GW. En parallèle, la

production renouvelable

avait déjà atteint un

niveau historique en

2024, avec 155 TWh,

couvrant 31,3 % de

la consommation

électrique française.

Cette dynamique reste

toutefois déséquilibrée.

Le photovoltaïque

concentre l’essentiel

des nouveaux

raccordements, avec

plus de 5 GW en 2025.

À l’inverse, l’éolien

terrestre ralentit

fortement, avec environ

1 GW supplémentaire,

tandis que l’éolien en

mer demeure confronté

à des incertitudes sur le

respect de sa trajectoire.

L’hydroélectricité, de

son côté, vise surtout à

maintenir ses capacités

existantes. Les acteurs

de la filière alertent sur

un contexte devenu plus

contraignant. L’absence

de publication de la

nouvelle programmation

pluriannuelle de l’énergie

(PPE) limite la visibilité

à 2030 et 2035, tandis

que la stagnation de la

consommation électrique

pourrait conduire à un

ralentissement volontaire

des renouvelables pour

éviter des excédents. Les

collectivités, engagées

via des SRADDET

(schémas régionaux

d’aménagement, de

développement durable

et d’égalité des territoires)

ambitieux, appellent,

elles aussi, à un cadre

national clarifié pour

BACS

L’ACR et l’Alliance BACS

appellent à la standardisation

des pratiques autour des

référentiels techniques

Réunis en Assemblée

générale le

27 janvier dernier à

Paris, le syndicat ACR

et l’Alliance BACS ont

souligné l’impact de

l’entrée en vigueur du

décret BACS en 2025

pour les bâtiments

équipés de CVC de plus

de 290 kW. Dans un

contexte de renforcement

des obligations

réglementaires, les

échanges ont mis en

évidence un besoin

accru de standardisation

des bonnes pratiques,

sécuriser la poursuite

du développement des

énergies renouvelables.

notamment autour des

référentiels techniques

comme la norme

NF EN ISO 52120-1.

Les attentes exprimées

par les maîtres

d’ouvrage, maîtres

d’œuvre, exploitants et

organismes de contrôle

confirment le rôle de

l’ACR et de l’Alliance

BACS comme acteurs de

référence pour structurer

et accompagner

durablement le

déploiement des

systèmes de gestion

technique du bâtiment.

14 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


ACTUALITÉ

Intelligence artificielle

L’IA, levier clé de croissance

pour les entreprises

françaises d’ici 2030

Selon une étude de

l’Institute for Business

Value d’IBM, 80 % des

dirigeants français

prévoient que l’intelligence

artificielle contribuera

significativement aux

revenus de leur entreprise

d’ici 2030, avec une

hausse attendue de

39 % de la productivité

liée à l’IA. 63 % estiment

que l’IA permettra de

lever les contraintes

de ressources et de

compétences actuelles.

L’étude souligne que

l’avantage concurrentiel

reposera sur l’innovation

et la sophistication des

CEE

Le GPCEE juge le dispositif

CEE rentable pour la société

française et les ménages,

malgré les attaques

Le GPCEE (Groupement

des professionnels des

certificats d’économies

d’énergie) publie une

étude pour mettre en

avant le fait que les

certificats d’économies

d’énergie (CEE)

rapportent bien plus qu’ils

ne coûtent. Entre 2018 et

2024, le dispositif a généré

130 TWh d’économies

d’énergie finale, soit 66 %

de l’objectif Stratégie

nationale bas carbone

pour 2030. 48 % des

réductions de CO₂ ont

été observées dans les

secteurs éligibles aux

aides et attribuables

aux CEE. Le dispositif

a en outre permis de

modèles d’IA, y compris

les petits modèles de

langage et, à terme, l’IA

assistée par la technologie

quantique. Parallèlement,

l’IA redéfinira le

leadership et les

compétences : deux tiers

des dirigeants anticipent

de nouveaux rôles, tandis

que 74 % considèrent que

l’état d’esprit comptera

plus que les compétences

actuelles. Les entreprises

« AI-first » devraient ainsi

capter davantage de

valeur et réinventer leur

organisation pour tirer

pleinement parti de la

révolution numérique.

réaliser 39 milliards

d’euros d’économies sur

la facture énergétique

nationale, tout en créant

50 000 emplois dans la

rénovation énergétique

résidentielle. Enfin,

l’étude souligne que

chaque ménage a tiré en

moyenne 90 € par an de

bénéfices nets. Le GPCEE

souligne que les CEE

soutiennent le pouvoir

d’achat, la souveraineté

énergétique et l’emploi

tout en favorisant la

décarbonation, et appelle

à un débat public éclairé,

accompagné de réformes

pour renforcer le contrôle,

l’équité et l’efficacité

industrielle du dispositif.

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 15


ACTUALITÉ

Datacenters

Certivea renforce les

exigences HQE pour une

gestion plus raisonnée des

bâtiments numériques

Face à la croissance

rapide des

datacenters, Certivea

intègre des exigences

spécifiques à ces

infrastructures dans

ses référentiels de

certification HQE.

Objectif : mieux

maîtriser les impacts

environnementaux des

bâtiments numériques,

de la conception à

l’exploitation, en

tenant compte de leurs

fortes consommations

d’énergie et d’eau.

Les référentiels

HQE adaptés aux

datacenters couvrent

notamment l’efficacité

des systèmes de

refroidissement,

l’optimisation des

consommations

énergétiques, la

mesure de l’empreinte

carbone et le suivi

des usages de l’eau,

avec des classes de

performance dédiées.

Les critères de confort

et de qualité sanitaire

sont ajustés à la

réalité de ces sites,

en distinguant zones

techniques et espaces

occupés. Pour Certivea,

cette approche globale

vise à accompagner

le développement

du numérique

sans renoncer aux

exigences de sobriété

énergétique, carbone

et de qualité de vie.

Cybersécurité

La Maîtrise CyberBat vient

renforcer la cybersécurité

dans les métiers du génie

électrique

Avec la généralisation

des systèmes

connectés dans le

bâtiment (GTB, IRVE,

réseaux IP, sécurité

électronique, ou IoT

industriel), les risques

cyber deviennent un

enjeu opérationnel majeur

pour les entreprises

du génie électrique et

énergétique, y compris

pour les TPE-PME. Pour

y répondre, Qualifelec et

la Fédération française de

la cybersécurité lancent

la Maîtrise CyberBat,

une reconnaissance

dédiée aux installateurs

déjà qualifiés Qualifelec.

Fondée sur un référentiel

spécifique au bâtiment,

la démarche vise à

structurer les pratiques

de cybersécurité

sans complexité

excessive. La Maîtrise

repose sur six axes

clés (gouvernance,

documentation technique,

sécurité opérationnelle,

gestion des incidents,

conformité, compétences)

et s’adresse en priorité

aux métiers exposés :

GTB, infrastructures

de recharge, réseaux

de communication,

photovoltaïque ou

automatismes. Attribuée

pour quatre ans, avec un

suivi annuel allégé, elle

constitue un nouveau

repère de confiance pour

les maîtres d’ouvrage

et gestionnaires

d’infrastructures

techniques.

Dispositif éco-énergie tertiaire

Les objectifs de 2030 déjà atteints

par les bâtiments les plus performants

cinq ans de

À l’échéance du

Dispositif éco-énergie

tertiaire (DEET), les

signaux sont globalement

au vert pour les acteurs

les plus engagés.

Selon l’édition 2025

du Référentiel Énergie

& Carbone – Bureaux

publié par Advizeo,

les consommations

d’énergie finale des

bureaux français

diminuent en moyenne

de 4 % par an depuis

2018, tandis que les

émissions de CO 2

reculent

de 5 % par an. L’étude

s’appuie sur sept années

de données réelles,

collectées auprès de

plus de 2 400 bâtiments

tertiaires représentant

plus de 5 millions de

mètres carrés, avec

une segmentation fine

(public/privé, régions,

surfaces, types de

chauffage). Résultat :

si la dynamique de

baisse se poursuit

jusqu’en 2030, les

objectifs réglementaires

apparaissent

atteignables, tant dans

le secteur public que

privé. Les bureaux privés

restent plus énergivores,

notamment en raison

d’une occupation plus

dense et d’un recours

accru à la climatisation,

tandis que le parc public

affiche une intensité

carbone plus élevée, liée à

un mix énergétique moins

favorable. Côté territoires,

l’Île-de-France concentre

les consommations

les plus élevées, mais

se distingue par une

empreinte carbone

parmi les plus faibles,

grâce à l’électricité et

aux réseaux de chaleur.

L’analyse confirme enfin

le rôle clé du pilotage

énergétique : les grands

bâtiments, mieux équipés

en systèmes de suivi,

performent davantage,

et le choix du chauffage

reste déterminant. À lui

seul, un réglage rigoureux

de la température à 19 °C

peut générer jusqu’à 11 %

d’économies annuelles.

16 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


ACTUALITÉ

© DR

Nomination

Morgan Malecotte

nommé directeur France

du groupe Legrand

Le groupe Legrand

a nommé Morgan

Malecotte directeur

France depuis le 2 janvier

dernier. Il prend la tête

des activités françaises

du groupe, qui comptent

3 300 collaborateurs

répartis sur l’ensemble

du territoire. Cette

nomination s’inscrit

dans un contexte de

transition énergétique

et numérique du

bâtiment, avec des

priorités affirmées sur la

performance énergétique,

la décarbonation, les

solutions connectées

et les infrastructures

de recharge. Morgan

Malecotte succède

à David Descamps,

désormais directeur

général de Cogelec.

Nomination

Vincent Kuss

prend la présidence

du directoire du groupe

Socoda

Le groupe Socoda

annonce la

nomination de Vincent

Kuss au poste de

président du directoire,

à compter du 9 février

dernier. Il succède à

Pauline Mispoulet,

après six années à la

tête du groupement.

Déjà directeur de la

transformation et

codirigeant depuis

2020, Vincent Kuss

s’inscrit dans une

continuité stratégique

pour le premier réseau

français de distributeurs

indépendants du

bâtiment et de

l’industrie.

© DR

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 17


ACTUALITÉ

RE2020

Le gouvernement ajuste la trajectoire

pour relancer la construction

Le ministre de la Ville

et du Logement,

Vincent Jeanbrun,

réaffirme l’objectif de

la RE2020 : réduire

l’empreinte carbone du

bâtiment sans freiner la

production de logements.

Pensée en trois étapes

(2025, 2028 et 2031), la

réglementation vise une

baisse progressive des

seuils carbone tout en

laissant le temps aux

acteurs de s’adapter.

À la suite du rapport

d’évaluation publié en

juillet 2025, une première

série d’ajustements fait

l’objet d’une consultation,

en vue d’un décret et d’un

arrêté attendus en mars.

Ils portent notamment

sur la prise en compte

des balcons et grandes

hauteurs sous plafond,

l’adaptation aux

immeubles de

grande hauteur,

la climatisation

collective et les

surélévations

limitées. Une

seconde vague

de mesures est

annoncée au

premier semestre

2026, avec un focus

sur le confort d’été et

l’actualisation des seuils

carbone.

Prix de l’électricité

Le tarif réglementé de

vente de l’électricité reste

quasi stable, malgré la

baisse des prix du marché

La Commission

de régulation

de l’énergie (CRE)

a confirmé la quasistabilité

du tarif

réglementé de vente

(TRV) d’électricité

en février 2026, avec

une évolution limitée

à – 0,83 % TTC. Une

annonce en décalage

avec la baisse des prix

de gros, observée depuis

près de deux ans. Selon

l’analyse de Hello Watt,

plusieurs mécanismes

expliquent ce paradoxe.

La baisse annoncée de la

CTA ne représente qu’un

gain marginal, estimé

à une dizaine d’euros

par an. Surtout, la fin

du dispositif ARENH

absorbe l’essentiel

des bénéfices liés au

recul des marchés :

sans sa suppression, la

facture finale aurait pu

reculer d’environ 7 %.

Désormais exposé à

100 % aux marchés de

gros, le TRV devient

structurellement

plus volatil et

potentiellement plus

élevé. Cette stabilité

masque par ailleurs

des effets contrastés

selon les profils :

hausse du prix de

l’abonnement (+ 4,4 %

à + 6,6 % HT), baisse

plus marquée du kWh

en heures creuses,

forte augmentation

de l’option Tempo

(+ 9,5 %) et évolution

très différenciée de

l’option EJP. Dans ce

contexte, Hello Watt

souligne l’intérêt

croissant des offres de

marché, susceptibles

de répercuter plus

rapidement la baisse

des prix.

Municipales 2026

La transition énergétique,

enjeu clé pour les

électeurs, angle mort

pour les maires

l’approche des

À élections municipales

de 2026, la transition

énergétique s’impose

comme un critère de vote

majeur pour les Français,

selon l’Observatoire de

la transition énergétique

des territoires 2025

(Ipsos pour Idex et Villes

de France). 87 % des

citoyens déclarent en

faire un sujet important

ou prioritaire, alors que

seuls 64 % des maires

anticipent cette attente,

révélant un décalage

significatif entre élus et

électeurs. Autre fracture :

92 % des collectivités

affirment agir pour la

transition, mais 41 %

des citoyens seulement

perçoivent ces actions. En

cause, la faible visibilité

de projets structurants

pourtant déterminants

pour la performance

énergétique locale,

comme les réseaux de

chaleur ou la valorisation

des déchets. Le facteur

économique domine

désormais le débat. Le

coût de l’énergie arrive en

tête des préoccupations

pour 72 % des Français

et 83 % des élus, tandis

que la contraction des

financements publics

freine l’action locale.

Face à cette contrainte,

77 % des maires se

disent prêts à renforcer

les partenariats publicprivé

pour maintenir les

investissements. L’étude

souligne enfin le potentiel

des solutions énergétiques

locales bas carbone,

perçues comme un levier

de maîtrise des factures,

et l’intérêt croissant pour

des dispositifs associant

citoyens et collectivités au

financement des projets.

18 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


LUTTER CONTRE

LES INÉGALITÉS D’ACCÈS

À L’ÉLECTRICITÉ

ET À L’EAU

Electriciens sans frontières, ONG de solidarité

internationale, lutte contre les inégalités d’accès

à l’électricité et à l’eau dans le monde. Grâce à

l’implication de près de 1 200 bénévoles, au soutien

de nombreuses entreprises et collectivités françaises

et à nos partenariats avec des acteurs locaux, nous

favorisons le développement économique et humain

en utilisant les énergies renouvelables.

Chiffres clés

Nos raisons d’agir

675 millions

de personnes n’ont pas accès

à l’électricité dans le monde

2,2 milliards

de personnes n’ont toujours

pas accès à l’eau potable

Les impacts de notre action

Chaque mission menée par Electriciens sans frontières a vocation

à apporter un bénéfice direct et pérenne aux populations dans l’un

des domaines suivants :

Près de 1 200 bénévoles

dans 14 délégations

régionales

1 réseau international

Allemagne, Espagne, Italie,

Suisse, Amérique du Nord

Éducation Santé Eau de qualité

Vie sociale

et sécurité

Formation

Sécurité

alimentaire

1 projet sur 2

permet l’accès

à une eau de qualité

et à un assainissement adéquat

90 % de nos projets

utilisent des énergies

renouvelables de manière

totale ou partielle

Développement

économique

Dérèglement

climatique

Je soutiens

Electriciens sans frontières

Je fais un don

par chèque

À l’ordre

d’Electriciens sans frontières

et l’envoie au 59, avenue

de la République 93170 Bagnolet

Je donne

en ligne

Electriciens sans frontières

59, avenue de la République – 93170 Bagnolet – 01 84 21 10 40

contact@electriciens-sans-frontieres.org

www.electriciens-sans-frontieres.org


AGENDA

8 au 13 mars

9 au 13 mars

10 et 11 mars 24 au 26 mars

LIGHT + BUILDING

Francfort-sur-le Main,

Allemagne

Light + Building réunira

l’ensemble de la filière

mondiale de l’éclairage

et des technologies des

services du bâtiment.

L’événement réunira

près de 2 000 entreprises

venues d’Allemagne et de

l’étranger, parmi lesquelles

de nombreux leaders

du marché, fournisseurs

spécialisés et jeunes

entreprises innovantes,

offrant un panorama

complet des acteurs qui

façonnent les nouvelles

tendances du secteur.

light-building.

messefrankfurt.com

MIPIM

Palais des Festivals,

Cannes

En tant que leader mondial

de l’industrie immobilière,

le MIPIM donne un accès

exclusif aux investisseurs

internationaux et propose

des solutions concrètes

pour rendre les actifs

immobiliers plus durables

et résilients dans un

environnement en

constante évolution. Le

MIPIM offre un cadre idéal

pour échanger des idées,

partager des expériences

et développer des

opportunités commerciales

et professionnelles.

www.mipim.com/fr

OPEN ENERGIES

Eurexpo Lyon

Open Energies est le

rendez-vous qui réunit

producteurs et distributeurs

d’énergies renouvelables,

intégrateurs, développeurs,

gestionnaires de réseaux

et décideurs, autour d’une

ambition commune : rendre

l’énergie plus intelligente

et vertueuse sur toute la

ligne ! Venez découvrir les

technologies industrielles

et digitales conçues pour

gérer, produire, stocker et

consommer l’énergie avec

plus d’efficience.

www.open-energies.com/fr

WORKSPACE PARIS

ET SETA

Paris Expo,

porte de Versailles

Depuis 2011, Workspace

Paris s’impose comme le

rendez-vous incontournable

des professionnels du

mobilier, de l’aménagement

et du design des espaces

de travail. Le salon met

en avant les solutions

innovantes, ergonomiques

et durables qui transforment

les environnements de travail

et améliorent le bien-être

des collaborateurs. Sa tenue

conjointe avec SETA crée

une synergie unique entre

aménagement, design, achats

et environnement de travail.

www.workspace-paris.com

30 mars au 2 avril

1 er et 2 avril

19 au 21 mai

2 et 3 juin

GLOBAL INDUSTRIE

PARIS

Paris-Nord Villepinte

BIM WORLD

Paris Expo,

porte de Versailles

SANTEXPO

Paris Expo,

porte de Versailles

SEPEM BREST

Parc des expositions

Penfeld, Brest

Global Industrie est le

grand rassemblement

annuel des forces vives de

l’industrie, où se croisent

technologies de pointe,

projets d’envergure, talents

émergents et ambitions

collectives. Au fil des

éditions, il s’est imposé

comme le plus grand

événement industriel de

France, réunissant plus

de 2 500 exposants et

60 000 professionnels autour

d’une vision partagée :

réinventer une industrie

innovante, responsable et

fièrement compétitive.

www.global-industrie.com

Digital Twin | BIM World

s’impose comme l’événement

de référence dédié au

numérique et à l’innovation

pour les bâtiments, les

infrastructures et les

territoires. Cette nouvelle

édition s’articule autour

de trois axes majeurs : les

territoires et villes « smart

and safe », les bâtiments

connectés (BIM, jumeaux

numériques, IA, construction

tech) et l’énergie. Avec

plus de 10 000 participants

et 250 exposants, le salon

fédère un écosystème

international.

https://bim-w.com

SantExpo est le salon

annuel de référence de

l’écosystème santé et

médico-social en France,

organisé par la Fédération

hospitalière de France

(FHF). L’événement réunit

plus de 30 000 professionnels

et 650 exposants, et propose

un programme riche avec

conférences, agoras et prises

de parole d’experts couvrant

l’innovation, les technologies

numériques, les parcours

de soins, l’expérience

patient, l’équipement

et la transformation des

établissements de santé.

www.santexpo.com

Depuis près de 20 ans, les

salons SEPEM Industries

(Salon des équipements,

process et maintenance)

rassemblent les acteurs

de toutes les filières

industrielles pour favoriser

l’innovation, la durabilité et

la digitalisation. Avec plus

de 50 éditions organisées

dans 8 régions françaises

et une édition en Italie, ces

événements mettent en

valeur les savoir-faire locaux

tout en offrant des solutions

pertinentes sur les enjeux

du secteur.

www.sepem-industries.com

20 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 21


ÉVÉNEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© www.sebastiendelarque.com

‘‘

Tech for Industry Show s’adresse

aux décideurs industriels venus chercher

des solutions concrètes pour accélérer

leur transformation numérique.

’’

Melissa Serfaty

Cofondatrice de Tech for Industry Show

Créé pour rassembler l’écosystème de l’industrie 4.0, Tech for Industry Show se tiendra

les 23 et 24 juin prochain à Paris Expo, porte de Versailles. Ce nouvel événement souhaite

s’affirmer comme le rendez-vous des décideurs industriels engagés dans la transformation

numérique de leurs sites et entrepôts. Ce rendez-vous se compose de conférences,

démonstrations et rencontres d’affaires autour de sujets comme l’IA, la robotique, le cloud,

la cybersécurité, les jumeaux numériques ou encore l’efficacité énergétique. Melissa Serfaty,

cofondatrice de Tech for Industry Show, dévoile les contours de ce nouveau rendez-vous.

Qu’est-ce qui a motivé la création de Tech for Industry

Show et comment le salon se positionne-t-il ?

Melissa Serfaty – Nous avons lancé Tech for Industry

Show dans la continuité de notre expérience avec Food

Hotel Tech et Tech for Retail, pour répondre à un véritable

besoin des industriels français. Cet événement est focalisé

sur l’industrie 4.0, c’est-à-dire sur la digitalisation des usines

et des entrepôts. Là où d’autres événements couvrent un

spectre plus large de l’industrie, nous voulons concentrer

les échanges sur la technologie, la data et les solutions qui

transforment les opérations industrielles. Ce positionnement

repose sur un travail avec un Genius Board composé

de dirigeants de grands groupes et d’experts, dont François

Lavernos, CIO de Renault ; Flavien Parrel, directeur exécutif

d’Accenture ; ou encore Olivier Nollent, CEO de SAP

France, qui nous aide à structurer le contenu et les orientations

stratégiques du salon. Tech for Industry Show s’adresse

aux décideurs industriels venus chercher des solutions

concrètes pour accélérer leur transformation numérique.

Pour cette première édition, notre objectif est de rassembler

environ 4 000 visiteurs et plus de 100 exposants, avec des

start-up et des acteurs établis prêts à présenter leurs technologies

et approches.

Quels seront les principaux temps forts du salon

et les sujets abordés ?

M. S. – Le programme s’articule autour de conférences, qui

abordent des sujets structurants pour l’industrie 4.0, tels que

la souveraineté industrielle, l’intelligence artificielle appliquée

et concrète, la vitesse d’adoption des innovations, ou encore

les arbitrages entre risques, conformité et compétitivité.

Nous y intégrerons également des discussions sur les impacts

humains de ces transformations, la convergence entre les

équipes IT et OT, ou encore des approches concrètes pour

intégrer de nouvelles technologies dans les opérations existantes.

En parallèle, les conférences couvriront des thématiques

techniques clés identifiées sur le site du salon : automatisation

avancée et robotique, cloud industriel, connectivité

et IoT, cybersécurité, data et analytique, efficacité énergétique,

jumeaux numériques, ou encore supply chain 4.0. Pour

animer ces deux jours, nous organiserons également des pitchs

Innovation thématisés, où des exposants présenteront en

deux minutes leurs solutions, ainsi que deux Awards (Innovation

et Start-up) pour mettre en lumière des approches

particulièrement innovantes.

En quoi Tech for Industry Show se distingue-t-il

des autres salons industriels existants ?

M. S. – La principale différence réside dans le focus. Tech

for Industry Show se consacre exclusivement à la transformation

digitale de l’industrie. Ce ciblage permet d’éclairer

les enjeux actuels de manière plus profonde et orientée

business, sans que les visiteurs aient à naviguer entre les thématiques

éloignées de leurs priorités numériques. L’accessibilité

du lieu à Paris renforce cette approche en facilitant

la venue des décideurs. Le salon est conçu pour favoriser

les échanges stratégiques, avec des espaces de networking,

des rendez-vous one-to-one et des conférences thématiques

pointues. Enfin, sa dimension cross-industrie, avec des participants

issus de secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique,

l’agroalimentaire, la chimie, ou encore l’énergie,

enrichit les retours d’expérience et les débats.

22 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


Filière 3e

LE MÉDIA B2B de la filière

électrique, de l’efficacité énergétique

et de l’illumination des bâtiments

résidentiels, tertiaires, industriels

et collectifs.

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE ET

ENVIRONNEMENTALE

TOUTE L’ACTUALITÉ

DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE

ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE

DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL

ET COLLECTIF

TOUTES LES LUMIÈRES

INTÉRIEURES, EXTÉRIEURES

ET ARCHITECTURALES

Le courant passe entre nous depuis 75 ans

Industrie

Des solutions

au service de

la performance

énergétique et

opérationnelle des

sites industriels

LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF

SMARTHOME

Lumières

N° 54 - MARS 2026

ENTRETIEN

Xavier BOYMOND, photographe

© Photo : Aquarium de la Rochelle (2008) - Xavier Boymond

Réglementation

F-Gaz III

Objectif zéro SF6

pour les équipements

moyenne Tension

(HTA)

Smart Building

Optimisation

énergétique, confort

intelligent et services

connectés

8 numéros

/an

INDUSTRIE :

L’ÉNERGIE AU CŒUR

DE LA COMPÉTITIVITÉ

+220 000

lecteurs

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 923

ISSN 0758-3826 / FÉVRIER 2026

ÉVÈNEMENT

Rexel Expo : un carrefour

d’innovations pour installateurs

domotiques et électriciens

DOSSIERS

Éclairage intérieur connecté :

solutions de pilotage pour les

logements et le petit tertiaire

Réseaux mesh résidentiels :

simplifier l’installation et

la gestion du Wi-Fi

Stockage d’énergie pour le

résidentiel : les solutions pour

maximiser l’autonomie énergétique

Applis pour électricien :

l'essentiel pour smartphone

et tablette

INTERVIEWS

Charley Ruminy - La Domotique & Moi

Germain Martinez - Digital Electric

Paul Calinescu - ABB

Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr

Une publication de 3e Médias

4 numéros

/an

+120 000

lecteurs

ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 101 - DÉCEMBRE 2025

DOSSIER

+100 000

lecteurs

LUMIÈRES N° 36 - OCTOBRE 2021 - 1

Éclairage des musées

4 numéros

/an

ENERGY MANAGERS, BET

ET DE CONTRÔLES, MAITRES

D’OUVRAGES, EXPLOITANTS

ET SERVICES DE MAINTENANCE,

ENTREPRISES D’INSTALLATION

ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS

ET DISTRIBUTEURS

ARTISANS INSTALLATEURS,

INTÉGRATEURS, BET

ET ARCHITECTES

CONCEPTEURS LUMIÈRE,

ARCHITECTES, COLLECTIVITÉS,

BET, INSTALLATEURS

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Actus quotidiennes et l’ensemble

des articles de nos revues.

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Salons

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 23


VISITE

Socomec célèbre les 60 ans de

son laboratoire d’essais à son

usine de Benfeld (67) et développe

l’automatisation de ses ateliers

Après avoir fêté en 2022 le centenaire de cette société familiale devenue spécialiste de la

coupure de sécurité, de la commutation de sources, de la conversion d’énergie et de la mesure,

Socomec célèbre les 60 ans de son Tesla Power Lab. Ce laboratoire d’essais électriques,

mécaniques et environnementaux est devenu en six décennies l’un des plus grands

laboratoires privés d’essais électriques en France et constitue un atout stratégique de taille

pour l’entreprise alsacienne.

© Socomec

© Socomec-Fred-Laures

Benjamin Le Caer,

Laboratoty & Homologation

Director de Socomec.

Sur ce site d’une superficie

de 3 000 m 2

hébergeant plus de

40 experts de différentes spécialités,

Socomec peut réaliser

un large éventail d’essais

électriques, mécaniques et

environnementaux, ainsi que

de la sécurité électrique, de la

métrologie, et de la validation

logicielle.

Comme l’explique Benjamin

Le Caër, Laboratory &

Homologation Director de Socomec, « nous pouvons réaliser

plus de 20 types d’essais différents. Cela comprend des salles

permettant de réaliser des validations de systèmes, la validation

fonctionnelle de produits de mesure et de produits de

coupure, la métrologie de produits de contrôle et de mesures

électriques, les essais de sécurité électrique et l’étalonnage

d’équipements. Cela permet également de réaliser des essais

climatiques et d’échauffement en AC et en DC, mais aussi des

tests d’étanchéité à l’eau et aux poussières. Cela inclut aussi

des tests CEM et, de plus en plus pour les softwares, des tests

Tesla Power Lab Essais d'endurance mécanique.

© Socomec-Fred-Laures

Tesla Power Lab Mérologie des produits de contrôle d'isolement.

de cybersécurité. L’internalisation de ces tests a permis à

Socomec de renforcer son expertise : les équipes du laboratoire

– qui connaissent parfaitement les produits – identifient

rapidement les éventuels défauts et proposent des ajustements

en un minimum de temps ». L’entreprise évite ainsi les délais

d’attente importants imposés par des laboratoires externes,

souvent compris entre trois et six mois, et peut donc mettre

ses solutions sur le marché en un temps record.

Ces prestations sont réalisées pour les services de R&D de

Socomec pour des produits en phase de développement

(test d’échantillons et tests normatifs) et pour des certifications

aux normes locales, y compris les normes UL pour lesquelles

le laboratoire a une reconnaissance. Le laboratoire

étant accrédité Cofrac, Socomec a également une offre de

prestations d’essais pour des clients externes, notamment

des secteurs de l’énergie et du nucléaire, qui viennent tester

l’intégration de produits issus de l’entreprise dans leurs

propres solutions ou qui sollicitent le laboratoire pour

expertiser des équipements tiers. Cela suppose impartialité

et confidentialité.

24 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


VISITE

© Socomec

© Socomec

© J3e

Tesla Power Lab Installation de Métrologie.

Mais pour Benjamin Le Caër, « ces laboratoires sont un outil

d’accélération des nouveaux produits pour Socomec et un

support pour les futurs besoins de la R&D, par exemple dans

les développements des applications DC ou 60 Hz et avec des

puissances de plus en plus importantes. Le laboratoire peut

aussi donner des spécifications à la R&D pour améliorer les

performances environnementales des produits, un point qui

intéresse de plus en plus les clients ».

Des projets d’automatisation se mettent en place

avec de nouvelles perspectives

Comme le rappelle Jacky Feltz, directeur de site industriel

de Socomec, « depuis 2023, nous nous sommes engagés pour

les ateliers d’électronique en France, mais aussi à l’étranger,

dans une politique de robotisation des process de fabrication

et de manutention.

Cela passe par le développement de l’utilisation d’AMR

(Robot Mobile Autonome) dans les ateliers pour le transfert

automatique de pièces ou de produits finis, de robots pour

l’autopacking ou de robots qui, après les tests d’isolation et de

programmation, récurèrent la pièce.

Une chaîne se met en place avec l’installation de robots d’ébavurage

de pièces moulées après la sortie de ces pièces d’appareillage

de robots de moulage. Ces robots d’ébavurage remplacent

des opérations manuelles très répétitives ».

Robot Usine U2.

© Socomec

Robot de chaine de fabrication de l'Usine U2 .

Automatisation de cellule robot Usine U2.

« Côté innovation, avec le fort développement des datacenters

et du photovoltaïque sur lesquels Socomec est bien positionné,

les axes de recherche sont tirés par la montée en tension des

applications et le courant continu avec nos interrupteurs

jusqu’à 2 kV, de nouveaux schémas de redondance des alimentations

et de nouvelles solutions de mesure », explique

Thierry Jost, Innovation Director.

Pour Vincent Werner, responsable Performance Industrielle,

« c’est une innovation et une évolution vers l’Industrie

5.0 qui se sont concrétisées à partir de 2018 par un audit,

l’ouverture d’un fablab, un nouvel ERP. Mais cela s’est vraiment

développé à partir de 2022 par des fablabs dans toutes les

usines pour implémenter en production les nouvelles technologies

puis la création de fonctions support pour promouvoir

l’usine du futur différenciée en deux axes : le hardware, avec

par exemple les robots en s’adaptant pays par pays suivant les

besoins dans une démarche pragmatique, et le software avec

une vraie structuration du déploiement des solutions. L’objectif

est d’avoir une digitalisation qui enlève des tâches sans

valeur ajoutée à l’opérateur avec de nouvelles formations pour

ces opérateurs pour ces nouveaux postes.

Avec l’arrivée de l’IA et après des workshops avec les personnels

nous avons retenu 5 ou 6 idées pour 2026, mais il faut

de nouvelles ressources pour la veille, la surveillance règlementaire,

la dynamique du marché (achat de métaux ou de

terres rares...). Nous ouvrons une nouvelle page de l’industrie

du futur ! »

Jean-Paul Beaudet

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 25


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

L’ensemble de nos gammes répond à

des besoins variés, toujours avec l’objectif

de combiner autonomie via l’outil en

ligne, qualité des matériaux et rapidité

de traitement.

’’

© DR

Camille Wahl et Philippine Gay

Country Managers France, Plaquendirect

Filiale du groupe suédois SkyltDirect, créé par un ancien électricien en 1998 et présent

aujourd’hui dans 13 pays européens, Plaquendirect est spécialisée dans la fabrication et la vente

en ligne de plaques et d’étiquettes de marquage techniques et industrielles. L’entreprise dispose

de sites de production en Allemagne et en Suède et propose un outil en ligne qui permet aux

professionnels de personnaliser leurs produits. Elle fournit aujourd’hui des solutions de marquage

au BTP, à l’industrie, mais aussi à des secteurs émergents comme l’IT et les datacenters.

Pouvez-vous présenter Plaquendirect ?

Camille Wahl et Philippine Gay – Plaquendirect fabrique

et vend en ligne des plaques et étiquettes de marquage techniques

et industrielles. Notre modèle repose sur un outil

en ligne qui permet de personnaliser en quelques minutes

matériau, dimensions, couleurs, police, logos, QR codes

ou codes-barres. Créée par un électricien confronté à un

manque de solutions disponibles rapidement, l’entreprise

s’est développée en Europe. Nos productions sont réalisées

en Allemagne et en Suède, ce qui explique que les expéditions

partent souvent de ces pays. Pour les grandes séries,

un import Excel génère automatiquement l’ensemble des

étiquettes, et notre réactivité permet une mise en production

immédiate.

Quels sont vos spécificités et éléments différenciants ?

C. W. et P. G. – La rapidité est notre principal atout : certaines

références, comme la gravure plastique, les étiquettes

de câble, l’inox ou des autocollants vinyles (fond blanc),

peuvent être livrées dès le lendemain pour une commande

passée avant 18 h. Notre outil en ligne permet de créer

et commander à toute heure, ce qui répond aux besoins

urgents des professionnels. Nous avons également un service

client très réactif : nous répondons aux mails en moins

de 30 minutes et vérifions les projets des nouveaux utilisateurs

avant qu’ils ne partent en production. Enfin, nous

garantissons la qualité, avec des matériaux résistants et

durables, loin des étiquettes papier classiques.

Quels sont vos marchés cibles ?

C. W. et P. G. – Nos clients principaux sont les professionnels

du BTP, surtout les électriciens et les plombiers.

Nous travaillons aussi avec l’industrie, notamment pour les

plaques machines ou plaques CE en inox. Nous souhaitons

développer notre présence dans l’IT et les datacenters, où

nous proposons déjà plusieurs solutions. Nous restons très

ouverts : artisans, commerces, vignobles ou escape games

utilisent nos produits selon leurs besoins. La variété des

usages montre que notre offre s’adapte à des secteurs très

différents.

Pouvez-vous faire un tour d’horizon

de vos gammes ?

C. W. et et P. G. – Nous proposons neuf types de produits

dont les descriptifs se trouvent sur notre site internet

(www.plaquendirect.fr). Plaquendirect dispose d’une

gamme complète de produits en plastique (plaques gravées,

impressions plastiques, étiquettes de câbles, autocollants)

idéals pour l’identification, la signalisation et

le marquage industriel. En parallèle, l’entreprise propose

des produits en métal (aluminium anodisé, impression

sur aluminium et acier inox gravé) reconnus pour leur

robustesse et leur durabilité, adaptés aux environnements

exigeants. L’ensemble de nos gammes répond à des besoins

variés, toujours avec l’objectif de combiner autonomie via

l’outil en ligne, qualité des matériaux et rapidité de traitement.

Comme évoqué précédemment, notre innovation

repose sur un outil en ligne permettant de créer des étiquettes

personnalisées de manière totalement autonome.

Il est possible d’insérer son propre logo ou de définir des

zones de découpe spécifiques. Mais aussi de créer ses projets,

de les enregistrer et de les reprendre à tout moment

pour les finaliser.

26 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 27


LES DOSSIERS

DU MOIS

42

RÉGLEMENTATION

F-GAZ III

Objectif zéro SF 6

pour les équipements

Moyenne Tension (HTA)

29

INDUSTRIE

46

SMART BUILDING

Optimisation énergétique,

confort intelligent et services

connectés

© Usertrmk sur Freepik

© Sauter

© Hitachi Energy

28 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


LES DOSSIERS DU MOIS

Des solutions au service de

la performance énergétique

et opérationnelle des sites

industriels

La gestion de l’énergie est de plus en plus importante pour les sites

industriels, qui doivent faire face à l’augmentation du prix des énergies,

à de nouvelles réglementations et à une obligation de compétitivité et de

durabilité. Les nouvelles solutions de l’Industrie 4.0 vont leur permettre

de faire face à ces contraintes.

La gestion de l’énergie dans l’industrie doit

permettre de mesurer et contrôler les

consommations d’énergie, et en particulier

de l’électricité, dans les différents secteurs d’un site

en identifiant les équipements les plus énergivores,

de détecter des anomalies de consommation et/ou

de fonctionnement de process et de structure dans

une démarche d’amélioration.

L’Industrie 4.0, axée sur la digitalisation, l’Internet

des Objets (IoT), l’automatisation et la

connectivité, est déjà une révolution dans le secteur

industriel en permettant de gagner en efficacité.

Cependant, des limites liées aux enjeux

durables, d’un travail toujours plus demandeur

en personnalisation font que l’on parle de plus en

plus d’une Industrie 5.0 qui tente de s’y adapter

en mettant l’Homme au centre du processus de

production. L’Industrie 5.0 est une vision industrielle

portée par la Commission européenne

qui entend redéfinir le rôle de l’industrie dans

la société. En plus d’automatiser, l’objectif est de

rendre l’industrie plus durable.

Le but est d’allier performance économique,

durabilité environnementale et bien-être des

employés. Les nouvelles technologies comme la

robotique ou l’intelligence artificielle sont des

instruments avec lesquels les entreprises peuvent

construire des chaînes de valeur plus efficaces

et personnalisées. Ensuite vient la question de

la durabilité environnementale où l’industrie

va adopter des pratiques écoresponsables, favorisant

l’économie circulaire, l’optimisation des

ressources, la réduction des déchets et des émissions,

ainsi qu’une gestion raisonnée et contrôlée

de l’énergie.

Car réduire sa consommation énergétique et en

particulier électrique est devenu un enjeu finan-

Industrie

cier et sociétal, comme le note Olivier Goujon,

Business Developer chez Socomec. « D’après une

récente enquête OpinionWay pour CCI France,

85 % des entreprises industrielles déclarent avoir

été impactées par la hausse des prix de l’électricité.

Si certaines choisissent d’augmenter leurs prix,

d’autres tentent de réduire leur consommation, et

donc leurs coûts de production.

Dans le même temps, d’ambitieux objectifs gouvernementaux

– avec des réglementations, comme le

"décret tertiaire", toujours plus exigeantes –, pour

atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050,

poussent les entreprises à adopter une consommation

plus raisonnée de l’énergie. À cela s’ajoutent

des préoccupations grandissantes en matière de

responsabilité sociétale et environnementale (RSE).

Au-delà de la réduction des coûts de production,

celle-ci constitue aussi et surtout un important

...

Olivier Goujon,

Business Developer

Socomec.

Ligne de montage

automatisée de l'usine

Schneider Electric du

Vaudreuil.

© Schneider Electric © Socomec

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 29

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

...

30 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

levier de croissance : image et réputation, attractivité

et fidélisation des employés, notamment.

Pour atteindre ces divers objectifs, les industriels

doivent mettre en place de nouvelles méthodes

et des solutions pour maximiser leurs économies

d’énergie et les suivre efficacement. Réduire sa

consommation d’énergie n’est néanmoins pas chose

aisée. Heureusement, méthodes et normes existent

pour les aiguiller ».

Suivre une méthodologie rigoureuse en lien

avec les normes et certifications

« En premier lieu, les entreprises peuvent s’appuyer

sur une démarche de certification ISO 50001, qui

offre un cadre et apporte une méthodologie facilitant

l’atteinte des objectifs fixés, explique Olivier

Goujon. Elle permet par ailleurs aux entreprises

de plus de 250 salariés d’être exemptées des futurs

audits, obligatoires tous les quatre ans dans le

cadre de la directive européenne 2012/27/UE relative

à l’efficacité énergétique. Celle-ci préconise par

exemple le remplacement des équipements vieillissants

et énergivores, la mise en œuvre de travaux de

rénovation ou encore la sensibilisation des usagers.

Le décret BACS, quant à lui, correspond à une

obligation de moyens qui permettra d’atteindre

en partie les objectifs fixés par le décret tertiaire.

Il prévoit d’équiper tous les bâtiments non résiden-

ISO 50001, la norme du

management de l’énergie

Cette norme ISO 50001 propose des modalités pratiques visant à réduire

la consommation d’énergie par la mise en œuvre d’un système de

management de l’énergie (SMÉ).

ISO 50001 se fonde sur l’amélioration continue – un modèle de système

de management que l’on retrouve dans d’autres normes bien connues,

dont ISO 9001 et ISO 14001. Grâce à ce modèle, il est plus facile pour un

organisme d’intégrer le management de l’énergie à l’ensemble des efforts

qu’il met en œuvre pour améliorer son management de la qualité et son

management environnemental.

ISO 50001 définit un cadre d’exigences pour que les organismes puissent :

• élaborer une politique pour une utilisation plus efficace de l’énergie ;

• fixer des cibles et des objectifs pour mettre en œuvre cette politique ;

• s’appuyer sur des données pour mieux comprendre les problèmes liés à

la consommation d’énergie et prendre des décisions pour y remédier ;

• mesurer les résultats ;

• examiner l’efficacité de la politique ;

• améliorer en continu le management de l’énergie.

Cette norme s’intègre facilement à d’autres systèmes de management ISO

tels qu’ISO 9001 (qualité) et ISO 14001 (environnement).

Comme pour les autres normes ISO de systèmes de management, la

certification selon ISO 50001 est une possibilité, mais pas une obligation.

Certains utilisateurs décident de mettre en œuvre la norme simplement

pour les avantages directs qu’elle procure. D’autres font le choix de la

certification pour prouver à des tiers qu’ils mettent en œuvre un système

de management de l’énergie.

Publiée en 2018, cette norme a été révisée en 2024 avec l’ajout d’un

amendement concernant les actions en lien avec l’environnement et reste

bien d’actualité.

© Socomec

Fabrication robotisée de l’Usine 2 Socomec-Benfeld.

tiels de systèmes d’automatisation et de contrôle

– plus communément appelés GTB (gestion technique

du bâtiment).

Que les industriels soient soumis ou non à ces

décrets, ils ont tout intérêt à en suivre les préconisations,

voire à se conformer à leurs obligations. Le

recours à un système de mesure et de surveillance

de l’énergie fiable est alors un prérequis. »

Produire vite une donnée fiable par usage,

grâce à la métrologie et à l’IA

Produire rapidement une donnée fiable par

usage, c’est l’enjeu des solutions que propose

Smart Impulse. Le déploiement commence par

un cadrage simple (périmètre, objectifs…), puis

l’installation d’un compteur Smart X au niveau

des armoires électriques principales : c’est non

intrusif (rapide et sans coupure d’alimentation) et

ne dépend pas du câblage existant, ce qui facilite

fortement le déploiement sur des sites anciens ou

occupés.

Ensuite, les algorithmes basés sur l’intelligence

artificielle réalisent une désagrégation des

consommations : à partir du signal électrique, ils

reconstituent une vision par usage (éclairage, ventilation,

climatisation, bureautique…) et l’instrumentation

est fortement limitée. En moyenne, le

nombre de compteurs nécessaires est divisé par

dix par rapport à une stratégie de sous-comptage

traditionnelle par départ, avec à la clé un déploiement

plus rapide et une maintenance allégée.

Côté rigueur, les compteurs Smart X disposent

d’une classe de précision 0,5 en énergie active

(norme IEC 61557-12) et le service de supervision

permet un taux de données moyen de 99,9 % :

un atout clé pour la fiabilité et l’auditabilité. La

donnée est ensuite présentée sur une plateforme

ergonomique et devient directement actionnable :

tableaux de bord, alertes, rapports hebdomadaires

et mensuels, exports et intégration possible

dans d’autres plateformes multifluides via API.

Les revues énergétiques s’appuient sur le rapport


d’analyse Smart DIAG, avec l’accompagnement

d’un ingénieur efficacité énergétique, pour transformer

la mesure en décisions puis en résultats. En

moyenne, nos clients réalisent 15 % d’économies

d’énergie en moins d’un an, avec un retour sur

investissement inférieur à un an.

« Notre force, c’est d’obtenir rapidement une donnée

électrique par usage, fiable et exploitable,

sans déployer d’innombrables sous-compteurs, de

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

manière simple et non intrusive, résume Charles

Gourio. La certification ISO 50001 (et, plus largement,

la conformité attendue dans le cadre DDA-

DUE dès 2027) se construit sur une base indispensable

: un plan de comptage par usage, fiable et

auditable, particulièrement sur l’électricité. Et c’est

exactement ce que Smart Impulse “digitalise” : une

mise en œuvre rapide, une donnée par usage rendue

lisible par l’IA, et une métrologie robuste pour ...

La donnée par usage, clé de voûte d’un système de

management de l’énergie certifié et d’une conformité

rapide à la loi DDADUE

Pour les entreprises fortement

consommatrices d’énergie (au-delà

de 23,6 GWh/an), la loi DDADUE

rend obligatoire la mise en place d’un

système de management de l’énergie

certifié à partir d’octobre 2027. Derrière

cette expression, il s’agit de mettre

en place une politique d’entreprise

fondée sur l’amélioration continue de la

performance énergétique, certifiée par

un organisme accrédité.

« L’ISO 50001, c’est une méthode de

pilotage : on définit une gouvernance,

on choisit des objectifs, on met en

œuvre, on mesure, on ajuste et on

continue l’amélioration dans le temps »,

précise Charles Gourio, cofondateur et

président de Smart Impulse.

Dans la pratique, le standard de

référence pour construire et faire

certifier ce système de management

de l’énergie est l’ISO 50001. Cette

certification structure la démarche

(gouvernance, revue énergétique,

objectifs, plan d’action, suivi, audits et

revues de direction) et fournit un cadre

pour piloter l’amélioration continue.

Elle est délivrée par un organisme

tiers accrédité à l’issue d’un processus

structuré comprenant les étapes

suivantes.

Le point de départ est un plan de

comptage par usage. Un système

certifié ISO 50001 repose sur une

donnée énergétique maîtrisée, capable

d’identifier les usages énergétiques

significatifs (les postes qui pèsent le

plus et/ou offrent le plus fort potentiel

d’amélioration). La norme demande

de « définir et mettre en œuvre un plan

de collecte de données énergétiques »

et d’assurer que les équipements

de mesure fournissent des données

« exactes et répétables », avec des

informations documentées permettant

d’en établir la preuve.

Concrètement, cela impose un passage

obligé : un plan de comptage par usage

dès le démarrage du projet. Sans cette

base, il devient très difficile d’établir

une situation de référence, de justifier

le choix des usages significatifs, de

piloter le plan d’action et de démontrer

les gains lors des revues et audits. C’est

particulièrement vrai pour l’électricité :

c’est le « fluide » qui recouvre le plus

grand nombre d’usages (éclairage,

ventilation, chauffage, climatisation,

informatique, process, air comprimé…),

donc celui où une consommation

globale est la moins « parlante » pour

décider et prouver.

« Le plan de comptage est la première

étape pour savoir où agir et suivre ce

que chaque action a réellement changé

dans la durée », souligne Charles

Gourio.

© Smart Impulse

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 31

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Sabrina Budon

AVIS D’EXPERT

32 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

« Système de management de l’énergie : loi DDADUE 2025,

quand l’ISO 50001 devient incontournable. »

Pour un grand nombre

d’entreprises fortement

consommatrices d’énergie,

un système de management

de l’énergie certifié (SMÉ),

de type ISO 50001, devient

une obligation avec la loi

DDADUE 2025. Entrée en

vigueur le 1ᵉʳ octobre 2025,

la loi impose la mise en

place d’un SMÉ certifié au

plus tard le 11 octobre 2027

pour les entreprises dont la

consommation énergétique

est supérieure à 23,6 GWh/

an. La fenêtre est courte :

moins de 24 mois pour

atteindre la certification,

avec des sanctions pouvant

aller jusqu’à 2 % du chiffre

d’affaires (4 % en cas de

récidive) pour une nonconformité.

Deux exercices budgétaires

laissent peu de temps pour

cadrer la gouvernance,

déployer un plan de

comptage multisites,

sélectionner les usages

énergétiques significatifs

(UES), sécuriser le

suivi de la performance

avec des indicateurs de

performance énergétique

(IPÉ) pertinents et mettre

en place une gouvernance

énergétique efficace.

La loi du 30 avril 2025,

transposant la directive

européenne sur l’efficacité

énergétique, change la

logique : on passe d’un

critère « taille/chiffres

Charles Gourio, cofondateur et président de Smart Impulse

d’affaires » (audit imposé

notamment au-delà de

250 salariés, ou de 50 M€ de

chiffre d’affaires et 43 M€ de

total de bilan) à un critère

fondé sur la consommation

d’énergie.

Concrètement, à partir

du 11 octobre prochain,

toute entreprise dont la

consommation annuelle

moyenne (sur les trois

dernières années) dépasse

2,75 GWh d’énergie finale

devra avoir réalisé un audit

énergétique réglementaire

ou disposer d’un SMÉ. Puis,

à compter du 11 octobre

2027, le seuil de 23,6 GWh/

an déclenche l’obligation

de mettre en place un SMÉ

certifié par un organisme

accrédité. Des exemptions

existent, notamment via

un contrat de performance

énergétique (CPE), ou via

une certification ISO 14001,

à condition qu’elle intègre

un audit énergétique

conforme.

Au-delà des échéances, le

texte renforce l’exigence

opérationnelle : publication

du plan d’action (rapport

annuel + mise à disposition

du public, dans le respect

du secret des affaires),

transmission de l’audit ou du

certificat à l’administration

sous deux mois, justification

de tout non-recours à des

actions au temps de retour

inférieur à cinq ans, et

déclaration annuelle des

consommations via la

plateforme dédiée.

ISO 50001, c’est quoi

exactement ? Une norme

internationale qui structure

un système de management

de l’énergie autour du

cycle PDCA (Planifier -

Plan, Réaliser - Do, Vérifier

- Check, Agir - Act). Elle

conduit à mettre en place

une gouvernance au sujet

de la gestion énergétique

et s’articule autour de

la revue énergétique.

C’est une analyse des

consommations d’énergie

pour identifier les usages

énergétiques significatifs :

les usages représentant

une part importante de la

consommation et/ou un fort

potentiel d’amélioration,

puis définir des indicateurs

de performance énergétique,

c’est-à-dire les indicateurs

choisis par l’organisation

pour mesurer l’évolution de

la performance énergétique

et démontrer l’amélioration

dans le temps.

Dans la pratique, la réussite

et l’auditabilité d’un SMÉ

s’appuient sur un plan de

comptage par usage, en

particulier pour l’électricité :

des données fiables, exactes

et répétables permettent

de justifier le choix des

UES, d’établir une situation

de référence, de piloter

efficacement le plan d’action

et de démontrer les gains

lors des revues et audits.

C’est là que Smart

Impulse simplifie la

mise en conformité. Le

Smart X est un compteur

innovant qui s’installe en

moins d’une heure, sans

coupure électrique. Les

consommations électriques

sont désagrégées par usage

grâce à nos algorithmes

d’IA (éclairage, ventilation,

chauffage, climatisation,

etc.). Cela fournit une vision

claire de quels équipements

consomment à quel moment

pour construire les UES,

les IPÉ et alimenter les

plans d’action d’économies

d’énergie. Les données

Smart Impulse sont

accessibles via une

plateforme en ligne ou

peuvent être intégrées

dans d’autres outils de

management de l’énergie,

et notre équipe d’expert

énergétique accompagne

nos clients dans la mise en

œuvre de leur démarche.

En moyenne, nos clients

réalisent 15 % d’économies

d’énergie en moins d’un

an, avec un retour sur

investissement inférieur à

un an.

À l’approche de 2026–2027,

l’enjeu n’est plus de « faire

un projet conformité »,

mais de bâtir un pilotage

énergétique auditable et

orienté performance. Tout

commence par la donnée

et par la maîtrise de ses

usages.


... sécuriser la démarche… et accélérer l’obtention de

la certification qui devient atteignable dans des

délais de quelques mois. »

L’exemple de la société Sercel :

la donnée par usage dès le départ

Le retour d’expérience de Sercel, branche Équipement

du groupe Viridien, illustre parfaitement

cette logique de « donnée par usage dès

le départ ». L’entreprise a fait de l’ISO 50001 un

levier structurant pour optimiser la performance

énergétique de ses sites de production (France,

États-Unis, Pays-Bas, Chine), sous l’impulsion de

Céline Turmo Roca, directrice RSE & HSE, qui

pilote la démarche à l’échelle internationale.

Son message est limpide : l’ISO 50001 pousse à

une logique d’efficacité : « Corréler la consommation

d’énergie et l’activité » (par exemple en kWh

par produit) et met l’entreprise d’accord sur un

langage commun fait d’indicateurs partagés et

d’amélioration continue. Et son conseil n° 1 pour

démarrer une certification est sans détour : « Le

plan de comptage, c’est la base pour des indicateurs

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

robustes et des actions efficaces », confirme Céline

Turmo Roca.

Côté plans d’action, elle souligne la puissance

d’une lecture par usage : « Si l’on sait isoler climatisation,

chauffage, éclairage…, alors on peut

se concentrer sur les équipements qui ont le plus

grand potentiel d’amélioration, et confirme que les

données par usage suivies toutes les 10 minutes du

Smart X sont un outil très performant pour traquer,

par exemple, les consommations hors horaires. Les

résultats sont concrets : à Nantes (27 000 m²), l’arrêt

de pompes de circulation de chaufferie qui tournaient

l’été alors que le chauffage était coupé a permis

d’éviter 46 MWh, soit 8 280 € d’économies sur

la période, et la correction d’une programmation

sur l’air comprimé a généré environ 8 000 € d’économies

par an. Enfin, parce qu’un système certifié

se gagne dans la durée, Sercel structure l’animation :

communication régulière (écrans connectés), revues

de performance trois fois par an, objectifs chiffrés

et mobilisation du terrain avec des repères simples

(stickers sur les machines : "Je dois couper/Je peux

couper/Je ne peux pas couper"). »

...

Céline Turmo Roca,

directrice RSE & HSE

de Sercel.

© DR

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 33

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. . . . . . . .

© IFS

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

S’appuyer sur des mesures fiables,

précises et répétables

Pour accompagner les entreprises dans leur

démarche, il existe une méthode normalisée

EN 17 267. Pour l’électricité, cette norme européenne

s’appuie sur la norme internationale

IEC 61557-12, référence en la matière puisqu’elle

définit notamment la classe de performance

minimale des appareils de mesure qui doivent

être installés.

Comme le confirme Olivier Goujon, « les conditions

environnementales auxquelles les instruments

de mesure sont soumis dans les tableaux

électriques imposent la mise en place d’appareils

robustes, dont les mesures des paramètres électriques

sont assurées d’être suffisamment fiables,

précises et répétables.

À ce titre, Socomec propose le système de mesure

DIRIS Digiware : polyvalent et répondant parfaitement

aux normes en vigueur, il combine la surveillance

de la puissance, la qualité de l’énergie et

la surveillance du courant résiduel. Seul système

multipoint certifié MID au monde, il permet une

sous-facturation métrologique légale.

Qu’est-ce que l’IA industrielle et en

quoi diffère-t-elle de l’IA générale ?

Ludovic Ponthier, Presales

Director d’IFS.

Ludovic Ponthier, Presales Director d’IFS,

société qui fournit des logiciels et des

solutions d’IA industrielle pour les entreprises,

explique ce qu’est l’IA industrielle. « L’IA

industrielle désigne l’application de

l’intelligence artificielle aux environnements

productifs et opérationnels, tels que la

fabrication, l’énergie, l’aéronautique, la

construction ou les télécommunications.

Contrairement à l’IA générale – pensée pour

imiter l’intelligence humaine et s’appliquer à

un large éventail de tâches –, l’IA industrielle

est spécialisée, orientée vers la performance

opérationnelle, l’optimisation de processus et

la fiabilité des actifs.

Elle exploite massivement les données issues de capteurs, machines,

réseaux IoT, ERP, MES ou systèmes de supervision pour détecter des

anomalies, prédire des pannes, automatiser des actions et améliorer la

prise de décision. Ses technologies de base incluent le machine learning,

les modèles prédictifs,

la vision par ordinateur

(Computer vision), les jumeaux

numériques, l’intégration IT/

OT, ainsi que des agents IA

capables d’agir en temps réel.

Son rôle est d’aller au-delà

du simple automatisme : elle

transforme les flux industriels,

réduit les coûts, améliore la

sécurité et libère du temps

pour les équipes terrain. » Utilisation de la plateforme IFS.ai.

© IFS

Système de mesure DIRIS Digiware de Socomec.

Parce que tout ceci a un coût, les industriels

peuvent – dans le cadre des certificats d’économies

d’énergie (CEE) – bénéficier d’une prime lorsqu’ils

installent ce type de système. Les conditions d’éligibilité

à cette aide financière sont spécifiées dans

un document, une "fiche d’opération standardisée",

identifiée par le code IND-UT-134 ».

Développement des systèmes SCADA

avec de nouvelles fonctionnalités

Un système SCADA (Supervisory Control And

Data Acquisition) ou système de contrôle et

d’acquisition de données, est une combinaison

de matériel et de logiciel qui permet l’automatisation

des processus industriels en capturant

des données de technologie opérationnelle (OT)

en temps réel. SCADA connecte les capteurs

qui surveillent les équipements d’une chaîne de

montage ou d’un atelier tels que les moteurs, les

pompes et les vannes, à un serveur.

Un système SCADA permet une surveillance et

un contrôle en temps réel localement ou à distance,

une collecte et une analyse des données

en temps réel, des interfaces homme-machine

(IHM) permettant aux opérateurs de suivre les

process et d’enregistrer les événements pour des

rapports ou archivages. Ces systèmes SCADA

doivent être conçus pour être fiables et sécurisés.

Les données sur les actifs et autres données opérationnelles

sont omniprésentes dans l’entreprise,

générées par les machines, les composants des

machines, les systèmes connectés à l’IoT et les

contributions humaines. En utilisant l’IA pour

accéder à ces données et les analyser, l’exploitation

optimise les processus et la productivité tout

en assurant une amélioration continue. Les avantages

d’une organisation structurée des données

sont significatifs, allant de la fiabilité quotidienne

des actifs jusqu’à l’atteinte de normes industrielles

établies telles que la certification ISO 55000.

Voici quelques exemples de données opéra-

© Socomec


tionnelles que l’IA examine et prend en compte

pour soutenir le processus de prise de décision :

volumes de production, temps de fonctionnement

et d’arrêt des machines, efficacité globale de

l’équipement (OEE), taux de réussite au premier

passage, temps moyen entre les pannes (MTBF),

temps moyen d’arrêt, coût énergétique par unité,

émissions de carbone.

L’intégration de l’IA (intelligence artificielle) dans

les systèmes SCADA va apporter un véritable

changement, avec de nouvelles fonctionnalités

et services par l’analyse de l’historique des données

et l’interprétation de données complexes

pour prendre des décisions, détecter des problèmes

potentiels. Cela va permettre de prévoir

des pannes ou des dérives de fonctionnement

et de réduire des temps d’arrêt en réalisant par

exemple des opérations de maintenance prédictive.

Toutes ces actions vont se traduire par des

gains en termes d’énergie.

Comment fonctionne une plateforme d’IA

industrielle et quels gains pour les utilisateurs

Les solutions logicielles utilisant l’IA se développent

rapidement et Ludovic Ponthier donne

l’exemple de la plateforme IFS.ai adoptée par de

nombreux secteurs industriels.

« IFS.ai est la plateforme d’IA industrielle intégrée

nativement dans IFS Cloud. Elle repose sur trois

couches : une Data Foundation unifiant données

internes et externes ; une couche Orchestration &

Gouvernance hébergeant les modèles d’IA ; et une

expérience utilisateur intelligente, incluant Copilot

pour fournir recommandations, analyses et automatisations

contextuelles. IFS.ai opère de manière

transparente au cœur des modules ERP, EAM,

FSM, CRM, Supply Chain ou Manufacturing. Elle

propose ainsi des capacités telles que la planification

optimisée, la maintenance prédictive, l’analyse

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

des performances d’actifs, l’automatisation documentaire

ou la recommandation opérationnelle.

Les entreprises à forte intensité d’actifs – énergie,

fabrication, transport, construction, télécommunications

– bénéficient d’une IA prête à l’emploi,

capable d’apprendre des opérations réelles, d’anticiper

les risques, de proposer des actions correctives

et de fluidifier les processus complexes. L’IA d’IFS

se distingue par sa spécialisation métier et sa capacité

à connecter personnes, données et opérations à

grande échelle. »

IFS.ai va permettre d’améliorer significativement

la gestion de l’énergie grâce à la prédiction des

consommations, l’optimisation des usages, l’analyse

des cycles de production et la détection des

dérives énergétiques.

« Pour la maintenance, la plateforme apporte

un véritable levier opérationnel : analyse continue

des données machines, détection d’anomalies

invisibles, anticipation des pannes et planification

optimisée des interventions, confirme Ludovic

Ponthier. Cela se traduit par une réduction des

...

Les fonctions d'un

système SCADA.

Gestion d’une unité de

stockage robotisée avec

les solutions IFS.

© ARC Informatique-PcVue

© IFS-GettyImages

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. . . . . . . .

© ARC Informatique

François Flèche,

responsable

marketing d'ARC

Informatique-PcVue.

Objectifs de la

plateforme de

supervision SCADA

PcVue.

...

© Arc Informatique-PcVue

36 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

arrêts non planifiés, une meilleure disponibilité des

équipements et une prolongation du cycle de vie

des actifs. Sur le plan environnemental, IFS.ai offre

des fonctionnalités de suivi de l’empreinte carbone,

d’optimisation des ressources et de réduction des

déchets. L’industriel gagne en efficience, maîtrise

ses coûts, améliore ses indicateurs ESG et réduit

son impact carbone tout en maintenant un niveau

élevé de performance opérationnelle. »

Ludovic Ponthier donne l’exemple d’un grand

acteur du secteur énergétique qui a adopté IFS

Cloud et IFS.ai pour transformer la gestion de ses

actifs et opérations.

« Grâce à la maintenance prédictive, la supervision

2D/3D des équipements et l’automatisation du traitement

des rapports techniques, l’entreprise a réduit

les pannes imprévues et amélioré la qualité de ses

interventions terrain. L’intégration du moteur IA

dans la planification des opérations a également

optimisé l’affectation des ressources, tout en diminuant

les coûts associés au réapprovisionnement des

pièces critiques. Enfin, l’ajout du module Emissions

Management lui a permis de mesurer automatiquement

les émissions carbone liées à ses activités et

d’alimenter son reporting réglementaire. Ce type de

projet illustre la capacité d’IFS.ai à fournir des gains

concrets, rapides et mesurables dans les environnements

industriels les plus exigeants. »

PcVue, une plateforme de supervision

complète utilisant l’IA

ARC Informatique développe la plateforme

PcVue, une solution de supervision (SCADA)

complète conçue pour répondre aux exigences

de flexibilité, de fiabilité et de sécurité des environnements

industriels. Elle se distingue par sa

capacité à s’adapter à toutes les échelles de projets,

du simple poste local aux systèmes multisites

distribués. François Flèche, responsable

marketing d’ARC Informatique-PcVue, rappelle

les caractéristiques clés et les composantes principales

de cette plateforme.

« Ses caractéristiques fondamentales sont :

• Ouverture et Interopérabilité : PcVue supporte

plus de 200 protocoles de communication (dont les

standards industriels comme OPC UA, BACnet,

Modbus, IEC 61850 et les protocoles IoT comme

MQTT et LoRaWAN) et plus de 30 connecteurs

permettant de connecter tous types de systèmes.

Elle assure une liaison fluide avec les systèmes de

gestion globale comme l’ERP, la GMAO (CMMS)

ou les systèmes IT.

• Évolutivité : elle permet de passer d’une application

de quelques variables à des systèmes complexes

comptant des millions de points sans changement

de technologie.

• Conformité industrielle : la plateforme intègre des

fonctionnalités natives pour répondre aux normes

exigeantes telles que la 21 CFR Part 11 (traçabilité,

signatures électroniques), indispensable dans

les secteurs pharmaceutiques et alimentaires.

• Mobilité et Contextualisation : grâce à des fonctionnalités

de géolocalisation et de réalité assistée,

elle délivre l’information aux opérateurs mobiles

en fonction de leur rôle et de leur emplacement.

• Cybersécurité native : PcVue, conçue selon le

principe de défense en profondeur intègre nativement

des fonctionnalités répondant aux exigences

critiques des directives NIS2 et CRA et des

certifications CSPN/CC, notamment via une gestion

rigoureuse des accès, le chiffrement des données

et une surveillance proactive des incidents.

Porté par un éditeur certifié IEC 62443, ISO 9001

et ISO 27001, PcVue garantit une sécurité et une

qualité exemplaires de la conception logicielle

jusqu'à l'exploitation opérationnelle.

Pour répondre aux besoins d’une application

industrielle moderne, PcVue s’appuie sur plusieurs

composantes logicielles : PcVue (cœur HMI/

SCADA), la plateforme logicielle centrale pour le

contrôle-commande stable et sécurisé, WebVue

(interface Web), un client léger HTML5 permettant

de superviser et contrôler les processus depuis

n’importe quel navigateur Web ou appareil mobile,


LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Plateforme de supervision PcVue 17.

SnapVue, un assistant mobile contextuel (géolocalisation,

messagerie) qui guide les équipes de terrain en affichant

les informations pertinentes selon leur position et

TouchVue, une application de notification pour smartphone

permettant une réaction immédiate aux alarmes,

et EmVue pour le suivi et l’analyse des consommations

énergétiques.

EmVue est la composante spécialisée de la plateforme

PcVue dédiée à la surveillance énergétique. Il s’agit d’une

solution logicielle intégrée (full-featured) conçue pour

surveiller et analyser les données relatives à l’énergie.

EmVue permet une analyse approfondie des consommations

et des performances énergétiques d’un site. Son rôle

est d’aider les gestionnaires à optimiser l’efficacité énergétique

de leurs installations, qu’il s’agisse de bâtiments

intelligents, de centres de données ou de sites industriels.

À ce titre, EmVue s’inscrit pleinement dans les objectifs

du décret BACS (Building Automation & Control Systems)

en facilitant le pilotage énergétique, la supervision

des équipements techniques et la mise en conformité des

bâtiments tertiaires concernés.

En tant qu’élément de l’écosystème PcVue, il s’interface

avec les capacités de collecte de données en temps réel

et d’archivage de la plateforme principale. EmVue fournit

des informations qui répondent aux exigences des

experts en énergie tout en étant simple et rapide à mettre

en œuvre. »

Aujourd’hui, la plupart des installations disposent

déjà de données. Le véritable enjeu n’est plus de superviser,

mais de décider intelligemment. Avec PcVue 17,

la supervision devient un outil de pilotage intelligent,

orienté efficacité énergétique et performance. PcVue

connecte l’ensemble des systèmes, analyse les consommations,

détecte les dérives, mais surtout, il anticipe.

Loin de remplacer l'humain, l’IA de PcVue agit comme

un puissant outil d’aide à la décision. En analysant les

...

© ARC Informatique-PcVue

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Utilisation d’EmVue

composante

spécialisée de PcVue

pour la surveillance

énergétique.

© ARC Informatique-PcVue

...

38 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

données massives et les facteurs externes (météo,

production), elle identifie des anomalies invisibles

et prédit les comportements futurs. Elle

permet ainsi de simuler des scénarios d'optimisation

et d'anticiper les pannes avant qu'elles ne

surviennent, transformant la supervision en une

stratégie proactive et sécurisée. « C’est là qu’intervient

l’assistant intelligent de PcVue, basé sur des

agents intelligents (BOTS).

Ils permettent de traduire une stratégie métier

en actions concrètes : ajuster automatiquement

des consignes, piloter des équipements au bon

moment, notifier, documenter et tracer les décisions.

Tout cela sans développement spécifique et

de manière totalement intégrée à la supervision,

explique François Flèche. Et cette intelligence ne

reste pas dans la salle de contrôle, avec SnapVue,

elle descend sur le terrain : les équipes visualisent,

pilotent, localisent les équipements et interagissent

directement avec PcVue, au plus près des actifs. »

Automatisation intelligente des bâtiments

Les sites industriels hébergent souvent des bâtiments

de bureaux ou laboratoires pour lesquels, en fonction

de leur utilisation, les utilisateurs ont des besoins

différents en matière de chaleur, de froid, d’air conditionné

et d’éclairage. Ici, la gestion technique intelligente

des bâtiments assure un climat ambiant optimal

en fonction de l’utilisation de ceux-ci.

...

© Sauter


© Sauter

3 QUESTIONS À

Le Groupe SAUTER, dont

le siège est à Bâle, en

Suisse, est une entreprise

internationale spécialiste

de l’automatisation des

bâtiments et des services

associés. Ses compétences

clés comprennent la

réalisation et gestion

d’installations CVC et

électriques, l’intégration de

systèmes tiers, et le Facility

Management technique

aussi bien que des produits

de régulation et de contrôle.

Quelles sont les nouvelles

applications dans les

domaines de la régulation

et de la gestion de l’énergie

des bâtiments avec l’arrivée

de la numérisation et de

l’IoT ?

La numérisation des

bâtiments et l’adoption des

technologies IoT créent

de nouvelles applications

pour la régulation et la

gestion de l’énergie qui

soutiennent directement

la directive européenne

sur la performance des

bâtiments (EPBD) et des

réglementations nationales

telles que le décret BACS,

le décret tertiaire et la GEG

allemande. Des systèmes

d’automatisation des

bâtiments entièrement

connectés, combinant

appareils, automates et

logiciels de supervision,

permettent une surveillance

et une documentation

continues de la performance

énergétique, garantissant la

conformité réglementaire.

Les appareils IoT intelligents

génèrent des données

de haute qualité sur la

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Christian CONTE, chief Technology Officer & Executive

Vice President of SAUTER Group

« Des systèmes d’automatisation des

bâtiments entièrement connectés,

combinant appareils, automates et logiciels

de supervision, permettent une surveillance

et une documentation continues de la

performance énergétique, garantissant la

conformité réglementaire. »

consommation d’énergie,

l’occupation et les conditions

intérieures, tandis que

les automates intelligents

traitent ces données en

périphérie pour optimiser la

consommation d’énergie en

temps réel. Les plateformes

de supervision basées sur le

cloud étendent ces capacités

à l’ensemble des portefeuilles

de bâtiments, permettant le

benchmarking, le reporting et

l’optimisation évolutive grâce

à des applications pilotées par

les données et l’IA. Ensemble,

ces applications offrent

des avantages clairs pour

les clients : une conformité

fiable aux réglementations,

des économies directes

et mesurables grâce à

une meilleure efficacité

énergétique, et une

augmentation soutenue de la

valeur des actifs du bâtiment

grâce à l’amélioration

des performances, de

la transparence et de la

durabilité à long terme.

Quelles sont les différentes

solutions d’EMS proposées

par Sauter pour les

bâtiments de tailles et de

complexités variées, en

particulier dans l’industrie ?

Sauter propose un portefeuille

complet et évolutif de

solutions EMS adaptées

aux bâtiments de toutes

tailles et tous niveaux de

complexité, avec un fort

accent sur les applications

industrielles, ainsi que dans

la santé, les immeubles de

bureaux commerciaux et

l’enseignement supérieur.

Au cœur se trouve le Sauter

Vision Center, incluant son

application intégrée de

gestion de l’énergie, qui

offre une surveillance, une

analyse et une optimisation

transparentes de la

consommation d’énergie,

allant de bâtiments

individuels à de grands

portefeuilles multisites.

Pour l’automatisation de

systèmes primaires complexes

typiquement présents

dans tous ces secteurs, les

automates modulo 6 offrent

un contrôle puissant, flexible

et sécurisé avec des fonctions

énergétiques avancées, tandis

que les contrôleurs Ecos

assurent une automatisation

efficace au niveau des salles

pour les bureaux, hôpitaux et

établissements scolaires. Pour

compléter cela, des dispositifs

intelligents de Sauter tels que

Smart Actuators et viaSens

Smart Sensors produisent

des données de haute qualité

pour un contrôle et une

optimisation précis. Cette

architecture modulaire permet

à Sauter de concevoir des

solutions EMS sur mesure,

assurant les clients d’atteindre

la conformité réglementaire,

de réduire les coûts

énergétiques et d’augmenter

la valeur à long terme des

petits et grands bâtiments.

En intégrant des

équipements IoT et des

systèmes intelligents, les

systèmes d’automatisation

des bâtiments deviennent

plus vulnérables aux

cyberattaques. Quelles

solutions Sauter propose-t-il

pour protéger ces bâtiments

contre ces menaces ?

À mesure que les systèmes

d’automatisation des bâtiments

deviennent de plus en plus

connectés grâce à l’IoT et aux

technologies intelligentes, la

cybersécurité est devenue une

préoccupation cruciale pour les

propriétaires et investisseurs,

car les incidents cybernétiques

peuvent avoir un impact direct

sur la continuité opérationnelle,

la sécurité, la conformité et

la valeur des actifs. Sauter

aborde ces risques par une

approche globale basée sur

la sécurité dès la conception.

Nos systèmes prennent

en charge BACnet Secure

Connect, garantissant une

communication chiffrée et

authentifiée entre appareils,

contrôleurs et systèmes de

supervision, le Sauter Vision

Center compris ainsi que

les automates Modulo et

Ecos. Parallèlement, Sauter

développe ses produits

conformément à la norme

IEC 62443 en cybersécurité,

couvrant les processus de

développement sécurisés,

l’architecture système et la

gestion du cycle de vie. Cette

combinaison de protocoles

sécurisés, de pratiques

standardisées en cybersécurité

et de conception intégrée de

systèmes permet à Sauter de

protéger les infrastructures

d’automatisation des

bâtiments contre l’évolution

des menaces, tout en

préservant la performance et

l’interopérabilité. En intégrant

la cybersécurité dans nos

solutions, nous aidons les

clients à protéger leurs

investissements, à maintenir

la confiance et à garantir la

résilience et la valeur à long

terme de leurs actifs.

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© ABB

Utilisation des

unités de gestion

modulo 6 de

SAUTER.

Utilisation de

la solution SaaS

Sensorfact d’ABB.

© SAUTER

...

40 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

La famille de systèmes modulo SAUTER couvre

toutes les applications, depuis la technique de

commande et de régulation, de la gestion CVC,

des bâtiments et de l’énergie aux solutions

flexibles pour l’automatisation de locaux intégrée.

SAUTER a développé modulo 6, un nouveau

système d’automatisation de bâtiments haut

de gamme.

« La nouvelle génération d’unités de gestion SAU-

TER modulo 6 offre une flexibilité et une évolutivité

accrues grâce à de nouvelles unités de gestion

locale et une nouvelle topologie du système.

Modulo 6 va encore plus loin dans la transformation

numérique de l’automatisation de bâtiments.

Alors que la génération précédente disposait déjà

de fonctions innovantes basées sur internet telles

que BACnet/IP, la notification par e-mail et le

serveur Web embarqué, modulo 6 étend la modularité

et l’interopérabilité via internet et le cloud

en permettant la déportation des modules E/S et

COM via le réseau.

La communication standard de modulo 6 se base

sur le protocole BACnet/IP standard. Les fonctions

spéciales telles que les notifications par e-mail,

les messages texte, la synchronisation de l’heure

réseau ainsi que le serveur Web et l’API RESTful

reposent entièrement sur la communication

IP. La numérisation et, en particulier, l’Internet

des Objets (IoT) ouvrent les portes à de nouvelles

applications dans les domaines du traitement de

données dans le cloud, de la commande via des

terminaux tels que les smartphones et les tablettes,

de l’intégration de capteurs intelligents communicants

et de la mise en réseau avec des services cloud

tels que l’analyse de données ou des services vocaux

(par exemple Amazon Alexa ou Google Home). Ils

vont toutefois de pair avec de nouvelles menaces,

c’est pourquoi la sécurité a été notre priorité lors du

développement de modulo 6. La politique "Security

by Design" (sécurité intégrée au concept) conforme

à la norme IEC 62443 est un attribut central dans

le développement de modulo 6 et a permis l’intégration

d’une série de fonctions matérielles et logicielles,

toutes conçues pour rendre l’utilisation de

modulo 6 aussi sûre que possible. »

SAUTER EMS (Energy Management Solution)

est une solution professionnelle de gestion énergétique

dans les bâtiments, pouvant aussi bien

être installée en mode virtuel que localement et

utilisée comme solution intégrée. Elle permet de

gérer de manière centralisée les indicateurs essentiels

des installations et du bâtiment. Le module

de monitoring énergétique EMS Mobile permet

également de surveiller et d’optimiser l’efficacité

énergétique via une tablette ou un smartphone.

Une gestion intelligente de l’énergie

pour une performance durable

La gestion efficace de l’énergie est cruciale pour

optimiser la consommation, réduire les coûts et

limiter l’impact environnemental. ABB répond

à ces enjeux avec ABB Ability Energy Manager,

une plateforme intelligente qui analyse les schémas

de consommation et optimise l’utilisation de

l’énergie en temps réel. Intégrant l’IoT et l’intelligence

artificielle, elle offre une visibilité complète

sur les flux énergétiques, permettant aux entreprises

d’améliorer leur efficacité, leur durabilité et

leur rentabilité.

ABB a notamment déployé cette solution dans ses

propres usines. Par ailleurs, ABB s’engage activement

dans l’électrification du transport et de la

mobilité électrique, contribuant ainsi à une transition

énergétique globale.

En route vers l’Industrie 5.0

Avec l’accent mis sur l’économie circulaire, l’efficacité

énergétique et la réduction des déchets,

l’Industrie 5.0 peut permettre aux entreprises de

concilier performance économique et responsabilité

environnementale. La flexibilité des chaînes

de production, la gestion de l’énergie, le fait de

pouvoir analyser en temps réel le processus de

fabrication ainsi que l’adaptabilité feront de l’Industrie

5.0 un modèle plus résilient que celui de

l’Industrie 4.0 face aux crises.

Jean-Paul Beaudet


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LES DOSSIERS DU MOIS

Réglementation F-Gaz III

Objectif zéro SF 6

pour les équipements

Moyenne Tension (HTA)

Avec l’interdiction de l’utilisation du SF 6

, les constructeurs proposent des

solutions plus durables pour les appareillages de distribution électrique HTA.

Publiée en février 2024, la troisième version de la réglementation européenne

F-Gaz III vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) fluorés pour

une suppression définitive en 2050.Ces restrictions concernent de nombreux

gaz fluorés utilisés comme fluides frigorigènes, mais également dans les

pompes à chaleur, la climatisation et certains appareillages électriques.

Installation d'un

poste HTA sans SF 6

du distributeur

GreenAlp-Grenoble.

Depuis le 1 er janvier dernier, l’article 17 de

la réglementation F-Gaz III impose des

quotas stricts sur les hydrofluorocarbures

(HFC) et une interdiction du SF 6

dans les nouvelles

installations électriques HTA < 24 kV en Europe.

Le SF 6

, un gaz largement utilisé dans

les appareillages électriques MT et HT

Depuis les années 1960, les fabricants de matériel

électrique utilisent le SF 6

comme gaz d’isolement

dans les disjoncteurs et interrupteurs des réseaux

électriques moyenne et haute tension publics et

privés, ce gaz étant par nature non toxique, stable

chimiquement et capable de fournir une isolation et

une interruption électrique fiables et performantes.

La majorité des équipements électriques moyenne

tension, installés dans les postes de répartition,

de distribution ou de transformation, ont ainsi

recours à ce gaz, et ces équipements se comptent

par dizaines de millions dans le monde entier avec

une durée de vie dépassant 30 ou 40 ans.

Mais ce gaz est un gaz à effet de serre très puissant :

son potentiel de réchauffement planétaire (PRP)

est 24 300 fois plus élevé que celui du CO 2

et peut

rester plus de 3 000 ans dans l’atmosphère. Sa suppression

est donc très importante dans le cadre

© Schneider Electric

de la politique environnementale pour limiter le

réchauffement climatique.

Les fabricants de ces équipements ont donc décidé

de lancer leurs équipes R&D dans le développement

de nouvelles solutions aussi performantes

sans utilisation de technologies polluantes pour

l’environnement.

« Jusqu’à présent, la suppression de l’hexafluorure de

soufre n’était pas faisable sur toutes les applications

électriques, pour des raisons techniques et économiques,

explique Benoît Dumont, responsable du

segment Grid de Schneider Electric. Son interdiction

dans les installations inférieures ou égales

à 24 kV en Europe à compter du 1 er janvier 2026,

mais aussi en Chine ou encore en Californie, aux

États-Unis, a mobilisé nos équipes de recherche et de

développement. Dès 2009, les ingénieurs de Schneider

Electric se sont employés à développer une alternative

fiable au SF 6

. »

Quel sera l’impact de la politique de l’UE

et pour quels utilisateurs d’appareillage

de commutation HTA ?

La proposition de l’UE apportera de grands avantages

aux parties prenantes avec un minimum d’inconvénients.

En effet, les appareillages de commutation

HTA qui utilisent de nouvelles technologies

au lieu du SF 6

présentent les mêmes caractéristiques

positives que les appareillages de commutation traditionnels,

avec des performances élevées et un

encombrement minimal. De plus, et c’est également

important pour les utilisateurs, ils permettent la

réduction du coût total de possession grâce à une

durée de vie beaucoup plus longue de l’équipement.

Ces nouvelles technologies concerneront tous

les bâtiments tertiaires et industriels, mais égale-


ment tous les réseaux électriques publics et privés,

comme le souligne Schneider Electric :

• Bâtiments tertiaires ou commerciaux et sites

industriels. Ils sont soumis à des normes strictes

en matière de développement durable. L’utilisation

d’un appareillage de commutation sans

SF6 permet d’atteindre ces objectifs et d’obtenir

des récompenses telles que la certification LEED.

En outre, les bâtiments tertiaires sont déjà en

train de passer de la BT à la MT pour prendre

en charge la recharge rapide des véhicules électriques,

de sorte qu’ils pourraient être exempts de

SF 6

dès le départ. S’agissant des sites industriels,

l’alimentation, grâce à un appareillage de nouvelle

génération, permet d’accompagner le développement

de process électrifiés.

• eMobilité. En choisissant un véhicule électrique

(VE), les conducteurs font déjà un choix

de transport écologique. L’appareillage MT

sans SF 6

contribue à une expérience de charge

des VE encore moins émettrice de gaz à effet de

serre au niveau du point de charge. L’utilisation

d’un appareillage vert permet également de préparer

les stations de recharge de VE aux exigences

éventuelles des normes de durabilité.

• Réseaux. L’objectif est de décarboner l’ensemble

de la chaîne de valeur de l’électricité, et pas seulement

la production, en passant à un réseau également

décarboné. Lorsque l’on intègre des sources

d’énergies renouvelables, il est logique d’utiliser

également des appareillages de commutation écologiques,

en particulier avec la technologie spécialement

conçue pour les réseaux du futur, qui

intègrent beaucoup plus d’énergies renouvelables

et des opérations de commutation plus fréquentes.

LES DOSSIERS DU MOIS

Réglementation F-Gaz III

• Centres de données. Les centres de données font

partie des bâtiments les plus énergivores. Les

innovations technologiques, telles que les appareillages

de commutation sans SF 6

, peuvent aider

les datacenters à réduire leurs émissions de gaz à

effet de serre.

De nouvelles gammes HTA Schneider Electric

sans SF 6

Schneider Electric a entrepris des recherches pour

éliminer le SF 6

dès les années 1990, à la suite de la

première COP (Conférence des parties) et au protocole

de Kyoto qui ont marqué une vraie prise de

conscience sur la dangerosité des gaz fluorés pour

l’environnement. Cependant, les solutions mises

au point à l’époque n’étaient pas encore prêtes pour

une exploitation sur le marché. Les recherches ont

été relancées en 2009, bien avant la révision de la

réglementation F-Gaz. Dix ans de développement

intensif ont permis d’aboutir à une innovation sans

SF6 à base d’air pur, dévoilée au salon CIRED en

2019 et lancée dès 2021.

Schneider Electric a ainsi développé son tableau

HTA RM AirSet, qui utilise de l’air pur pour l’isolation

et la technologie de coupure dans le vide.

« L’ambition était de mettre au point une solution

capable d’adresser tous les besoins du marché, tout

en conservant le même niveau de performances, et

sans compromettre la sécurité pour le grand public

comme pour les techniciens d’intervention », souligne

Sarah Fontaine, responsable marketing

Power Systems chez Schneider Electric. Cette

réflexion a conduit Schneider Electric à déposer

une centaine de brevets, jusqu’à présenter la technologie

SVI (Shunt Vacuum Interruption). Cette

Nouvelles obligations réglementaires introduites

par le règlement européen (UE) 2024/573 sur les gaz

à effet de serre fluorés, dit « F-Gaz »

Le règlement européen

sur les gaz à effet de serre

fluorés, aussi connu sous

le nom de règlement

« F-Gaz », a été publié pour

la première fois en 2006,

puis révisé en 2014 et,

plus récemment, en 2024.

Cette troisième version du

règlement (règlement UE

2024/5731) a été publiée au

Journal officiel de l’Union

européenne le 20 février

2024 et est applicable

depuis le 11 mars 2024.

Secteurs d’activités

concernés : Équipements

de réfrigération -

Climatisation - Pompes

à chaleur - Protection

contre l’incendie - Isolation

électrique.

Le règlement (UE) 2024/573

renforce les obligations

antérieures en matière :

• de réduction des quantités

mises sur le marché des

fluides frigorigènes HFC ;

• de prévention des

émissions (confinement et

contrôle d’étanchéité) ;

• de formation et de

certification des

opérateurs et techniciens ;

• d’interdictions de mise sur

le marché d’équipements ;

• d’usage de certains fluides

frigorigènes fluorés ;

• de récupération et de

retraitement des fluides

frigorigènes.

Les fluides fluorés encadrés

par ce règlement et les plus

communément utilisés sont les

suivants : hydrofluorocarbures

(HFC), hydrofluoroléfine (HFO),

hexafluorure de soufre (SF6),

hydrocarbures perfluorés

(PFC).

Le règlement (UE) 2024/573

introduit de nouvelles

...

restrictions concernant

la mise sur le marché de

l’Union européenne de

produits et équipements.

Ces restrictions sont

listées à l’annexe IV du

règlement.

Ce règlement précise les

dates d’interdiction de

mise sur le marché pour les

différents matériels, ainsi

que les restrictions pour

la maintenance, l’entretien

des équipements existants

et la récupération des gaz

lors de la mise hors service

des produits.

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© Schneider Electric

Cellule HTA à

isolement à air de

Schneider Electric.

Technologie de

coupure Air&Vide

de Schneider Electric.

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...

LES DOSSIERS DU MOIS

Réglementation F-Gaz III

innovation repose sur l’utilisation

d’air pur (non synthétique) filtré

et pressurisé pour garantir les qualités

diélectriques, associée à une solution

éprouvée de coupure du courant électrique

dans le vide, afin de garantir les

caractéristiques techniques recherchées.

« Les bénéfices sont nombreux : zéro

gaz à effet de serre dans le produit, une

sécurité accrue, une durée de vie prolongée

de + 30 %, et l’élimination des

coûts de recyclage du gaz en fin de vie.

Le lancement de RM AirSet marque

une étape décisive, non seulement pour

Schneider Electric, mais pour l’ensemble du secteur

de la distribution électrique. Face à l’impératif de

la décarbonation et à la nouvelle réglementation

F-Gaz, nous n’avons pas fait de compromis. Au lieu

de simplement remplacer un gaz par un autre, nous

avons choisi l’innovation de rupture en combinant

l’air pur et la technologie de coupure dans le vide.

Le RM AirSet incarne notre vision d’un futur sans

SF 6

, il est durable, sûr, performant, et il anticipe les

standards de demain. C’est une preuve concrète de

notre engagement à fournir à nos clients les moyens

d’opérer une transition énergétique à la fois efficace

et responsable », explique Mahssa Kafai, vice-présidente

Power Systems chez Schneider Electric

France.

Au-delà, le changement de gaz s’est accompagné

d’une amélioration globale des produits. « Il

s’agit d’une vraie rupture technologique, observe

Sarah Fontaine. Outre la technologie SVITM,

la nouvelle gamme SM AirSeT de cellules secondaires

sans SF 6

et connectées pour les installations

et réseaux de distribution électrique (bâtiments

tertiaires et commerciaux, sites industriels, régie

de distribution, etc.) est nativement équipée pour

assurer une maintenance préventive et prédictive

des équipements en l’associant aux solutions digitales

EcoCare de Schneider Electric. »

Hitachi Energy a développé des solutions

d’équipements HT éco-efficaces sans SF 6

Depuis 2010, Hitachi Energy a développé une

gamme d’équipements de protection des réseaux

électriques HT jusqu’à 550 kV, éco-efficaces

et utilisant une technologie exempte de SF 6

: la

gamme EconiQ.

Hitachi Energy utilise une variété de mélanges de

gaz éco-efficaces comme alternative au SF 6

pour

son portefeuille haute tension. Dans sa forme la plus

simple, pour les appareillages aériens, le mélange

gazeux est simplement une combinaison de dioxyde

de carbone (CO 2

) et d’oxygène (O 2

). Pour les équipements

compacts sous enveloppe métallique est

ajouté un faible pourcentage de fluoronitrile. Les

mélanges de gaz utilisés éliminent la majorité du

potentiel de réchauffement climatique (GWP) du

gaz isolant par rapport au SF 6

et aident à atteindre

une empreinte carbone minimale du produit EconiQ

sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Le

mélange gazeux présente les avantages suivants :

• baisse spectaculaire vers la plus faible empreinte

carbone possible tout en offrant la compacité, des

capacités et des performances de fiabilité identiques

à celles des technologies de commutation

traditionnelles avec SF 6

;

• evolutif à n’importe quelle tension requise ;

• pratiques standardisées de manipulation des gaz

et formations similaires à celles de manipulation

du SF 6

, assurant une transition fluide vers le nouvel

équipement.

© Schneider Electric


Chaque produit doit réussir des tests de type rigoureux,

et chaque unité de production subit un test

d’acceptation en usine. Sans SF 6

, il a été prouvé que

le portefeuille haute tension EconiQ réduit de plus

des deux tiers les émissions équivalentes CO 2

tout

au long du cycle de vie total.

« Au fur et à mesure que le monde se tourne vers

un avenir énergétique durable, les systèmes électriques

doivent suivre le même chemin. Comme les

appareillages de commutation sont généralement en

service pendant 40 ans, il est crucial d’agir rapidement,

car les décisions prises aujourd’hui détermineront

l’atteinte ou non de l’objectif de carboneutralité

en 2050 », conclut Markus Heimbach, vice-président

directeur et directeur général de la division

des produits haute tension chez Hitachi Energy.

ABB propose des appareillages sans SF 6

pour la distribution secondaire

ABB rappelle que le règlement européen autorise

uniquement les moyens d’isolation et de

coupure sans gaz fluorés pour les appareillages

moyenne tension ≤ 24 kV depuis le 1 er janvier 2026.

Les alternatives acceptées incluent l’air sec, la technologie

du vide et les gaz d’origine naturelle.

Pour les niveaux de tension supérieurs, les gaz fluorés

présentant un PRG inférieur à 1 sont autorisés.

Les technologies sans SF₆ d’ABB utilisent l’air sec

et des chambres de coupure sous vide, en totale

conformité avec les normes européennes.

« ABB propose des appareillages sans SF₆ pour la

distribution secondaire utilisant la technologie à air

sec jusqu’à 24 kV, notamment : SafeRing/SafePlus

Air (jusqu’à 24 kV), UniSec Air (jusqu’à 24 kV) et

GSec Air (jusqu’à 24 kV).

Lors du choix d’un appareillage sans SF₆, les principaux

critères à prendre en compte sont les suivant :

• Conformité réglementaire : répondre aux exigences

du règlement (UE) 2024/573 pour éliminer le gaz

SF₆ de vos installations.

• Impact environnemental : potentiel de réchauffement

global (PRG) nul grâce à l’isolation à air sec.

• Compatibilité : UniSec Air et SafeRing/SafePlus

Air sont conçus pour répondre aux besoins d’aujourd’hui

et aux défis de demain, tout en conservant

l’empreinte dimensionnelle des familles de produits

d’origine.

• Adaptabilité : les solutions ABB à air sec sont pensées

pour accompagner l’évolution des réseaux

décentralisés, l’intégration des énergies renouvelables

et le développement des réseaux numériques.

La gamme d’appareillages sans hexafluorure de

soufre d’ABB pour la distribution secondaire utilise

la même interface utilisateur, le même encombrement,

les mêmes composants éprouvés et les mêmes

modes de fonctionnement que le portefeuille existant.

LES DOSSIERS DU MOIS

Réglementation F-Gaz III

Nous offrons la même qualité et la même fiabilité que

nos clients attendent d’ABB. La solution sans SF₆ est

entièrement conforme aux normes CEI et au règlement

européen sur les gaz fluorés (UE) 2024/573,

tout en présentant un potentiel de réchauffement global

(PRG) nul. »

Des obligations pour la fin de vie

des appareils contenant du SF6

Il est obligatoire de récupérer le SF 6

en fin de vie.

Les appareillages électriques de moyenne tension

n’entrent pas dans le champ d’application de

la directive DEEE (Déchets d’équipements électriques

et électroniques). C’est pourquoi l’utilisateur

doit supporter le coût financier de la récupération

du gaz. D’ici à 2035, le SF 6

utilisé pour

l’entretien et la maintenance des équipements de

commutation électrique est interdit, sauf s’il est

récupéré ou recyclé.

Aucune des dernières réglementations introduisant

l’interdiction du SF 6

n’exige l’élimination

progressive du SF 6

dans la base installée : UE,

Californie, Chine. Toutefois, à l’avenir, les utilisateurs

d’équipements électriques contenant du SF 6

risquent d’être confrontés à des contraintes de plus

en plus fortes pour encourager le passage à des

équipements exempts de SF 6

.

Jean-Paul Beaudet

© ABB

Disjoncteur EconiQ

LTA 145 kV d'Hitachi

Energy.

Tableau de

distribution HTA à

isolement air UniGear

d'ABB.

© Hitachi Energy

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LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

Optimisation énergétique,

confort intelligent et services

connectés

Automatisation, supervision, intelligence artificielle et interopérabilité

redéfinissent aujourd’hui la gestion des bâtiments tertiaires. Face aux

exigences réglementaires et aux objectifs de décarbonation, le Smart Building

s’impose comme une réponse structurée pour optimiser les consommations

tout en améliorant le confort et les services aux occupants. Au cœur

des enjeux : la CVC, qui concentre 40 à 50 % des usages énergétiques, la

valorisation des données issues des capteurs, et l’intégration de plateformes

capables de piloter en temps réel l’ensemble des équipements.

Pour créer un environnement économe,

confortable et durable, le Smart Building

combine à la fois :

- de l’automatisation – avec des capteurs intelligents,

des automatismes, une GTB… ;

- de la technologie – avec des plateformes

logicielles et éventuellement de l’intelligence

artificielle, des applications et services pour le

confort personnalisé des occupants, de la gestion

énergétique intelligente avec intégration de

sources renouvelables et optimisation des flux

énergétiques… ;

- de la connectivité – avec des réseaux et protocoles

de communication ouverts, interopérables

et des équipements connectés.

Capteurs et automates, les yeux et les oreilles

du Smart Building

« La donnée est centrale pour rendre les bâtiments

intelligents. Les suites de capteurs (température,

CO₂, humidité, occupation) et d’automates (PXC,

Synco KNX…) sont les “yeux et les oreilles” du

bâtiment, récoltant en temps réel des données

précises pour piloter les usages et optimiser les

consommations », introduit Nawfal Slimati,

directeur général de l’activité Building chez Siemens.

« Ces informations sont ensuite agrégées et

analysées par Building X, notre plateforme digitale

ouverte, basée sur le cloud et l’IA », ajoute

Nawfal Slimati.

« La solution Building X dépasse le cadre d’une

GTB traditionnelle et constitue une plateforme

unifiée qui centralise tous les systèmes (CVC,

énergie, sécurité, incendie) et offre une vision

en temps réel des consommations, avec détection

automatique des anomalies. Intelligente et

adaptative, Building X personnalise le confort et

les usages (accès sans contact, gestion des salles

selon la présence ou encore selon la météo, etc.) et

optimise chaque réglage d’espace et pièces, grâce à

l’IA et aux modèles prédictifs. Ici, l’IA agit donc

comme le “cerveau du bâtiment”, qui analyse et

apprend des données passées et présentes pour

optimiser proactivement les consommations et

s’adapter en temps réel aux usages et attentes,

en anticipant et ajustant automatiquement les

besoins. »

L’exploitant/gestionnaire dispose d’une vue

d’ensemble instantanée de la performance du

bâtiment et il peut ainsi visualiser les consommations

en temps réel, identifier les anomalies,

ajuster les consignes de chauffage ou de climatisation

pièce par pièce, ou encore gérer les accès

et la sécurité.

L’IA et la digitalisation comme facteurs

de compétitivité et de résilience

du Smart Building

« Selon une étude menée par Siemens Smart

Infrastructure en collaboration avec Forrester

Consulting, 54 % des décideurs internationaux

sont prêts à adopter des systèmes autonomes*, et

la moitié investiront massivement sur ce domaine.

Le potentiel à exploiter est immense quand on

sait que, selon l’Ademe, seuls 15 % des bâtiments

de plus de 1 000 m² disposent d’un système de

gestion technique classique », détaille Nawfal

Slimati. Pour une gestion et une exploitation

optimales, la donnée est centrale et permet ainsi

la détection précoce des anomalies et la réalisation

d’interventions anticipées, avec des réductions

jusqu’à 40 % des coûts de maintenance et,

notamment, un allongement du cycle de vie des

équipements.

« L’exploitation des données et des solutions utilisées

doit aussi être protégée par des solutions


© Siemens

cybersécurisées, c’est un pilier fondamental, et ce

principe se décline sur toutes nos offres », ajoute

l’expert de Siemens.

La CVC au cœur des objectifs de confort

et de sobriété énergétique

« Le lot CVC d’un bâtiment tertiaire représente

généralement 40 à 50 % des consommations.

Avec une régulation fine par espaces, il est assez

aisé de réduire de plus de 30 % les consommations

des lots pilotés avec les systèmes Airzone. Et

pour atteindre ces objectifs dans des environnements

hétérogènes, les équipes Airzone – en tant

que l’un des référents majeurs du pilotage CVC –

sont en relation continue avec d’une part, les

fabricants de systèmes de chauffage, ventilation

et climatisation et, d’autre part, les protocoles de

communication et les acteurs de la GTB comme

Legrand, Schneider Electric ou encore Smart

& Connective, etc. », explique Antonio Calvo,

AVIS D’EXPERT

Nawfal Slimati, directeur

général de l’activité Building chez

Siemens Smart Infrastructure

pour la France, le Benelux et le

Maghreb.

« Les bâtiments,

responsables de 43 % de la

consommation énergétique

et 23 % des émissions de CO₂

en France, sont un enjeu clé

de la transition énergétique.

Face à l’évolution des

réglementations (EPBD,

loi Climat…), les solutions

Siemens intégrant IoT,

IA, GTB et supervision

permettent, pour les

bâtiments existants, de

réduire jusqu’à 30 % la

consommation énergétique

globale et jusqu’à 40 %

celle liée aux systèmes

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

directeur du marché français pour Airzone.

Mettre à disposition les savoir-faire de la régulation

CVC, c’est aussi nouer une collaboration

...

Antonio Calvo,

directeur du marché

français Airzone.

Décarbonation et sobriété énergétique,

impératif stratégique du Smart Building

Nawfal Slimati, directeur général de l’activité Building – Siemens

Smart Infrastructure pour la France, le Benelux et le Maghreb

d’eau glacée, introduit

Nawfal Slimati. Le projet

de modernisation de

l’établissement scolaire

Petit Val, situé en région

parisienne, en est un

exemple concret. » Le

défi était d’améliorer la

performance énergétique

du site, tout en assurant la

continuité des enseignements

et en respectant des

contraintes budgétaires et

réglementaires.

« La solution Siemens, en

partenariat avec Geceha et

ENEZEN, a été déployée

avec une architecture

de gestion technique du

bâtiment (GTB) robuste qui

s’appuie sur le système de

supervision Desigo CC couplé

à des automates Synco KNX

et PXC KNX pour piloter

intelligemment les chaudières

centrales et les systèmes

CVC pièce par pièce. Pour

le confort des élèves et

du personnel, des sondes

de qualité d’air (CO₂,

température, humidité) ont

été installées par étage, et

la ventilation mécanique

contrôlée a été optimisée,

notamment dans la

cantine et le CDI. Un plan

de comptage précis et

l’intégration des données

dans l’application Energy

Manager de Building X

permettent également un

suivi en temps réel et la

détection des dérives.

Ainsi, en seulement six

mois (de septembre à

mars) et une saison de

chauffe, l’établissement

Petit Val a enregistré 18,8 %

d’économies d’énergie, soit

une réduction de 35,2 % de

Groupe scolaire Petit Val (Sucy-en-Brie).

ses émissions de CO₂.

Au-delà des chiffres, ce

projet a également eu un

impact pédagogique fort.

Forts de ces résultats, les

enseignants ont lancé un

projet éducatif autour de

la transition énergétique,

sensibilisant les élèves

aux écogestes et

aux technologies du

bâtiment. Petit Val

est devenu un acteur

engagé et un modèle

inspirant pour d’autres

établissements »,

conclut le dirigeant de

Siemens.

© Airzone

© Siemens

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. . . . . . . .

Contrôleur WRC

(Wago Room

Controller) installé

en faux plafond.

© Airzone

...

© Wago

48 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

Enerface, d'Airzone, exemple d’écran de suivi

énergétique.

étroite entre les équipes Airzone et les fabricants

majeurs – Daikin Mitsubishi Elec, etc. – de

façon à déployer de façon industrielle des solutions

de régulation CVC multifabricants.

Une des clés est le hub de connectivité CVC

Airzone qui va permettre des échanges simples et

sécurisés avec les systèmes tiers : le hub s’appuie

de fait sur les standards du marché comme Modbus

RS485 ou IP, Bacnet, KNX…, mais utilise

aussi des protocoles ou mécanismes d’échanges

orientées petits tertiaires et non filaires comme

Zigbee, MQTT, ou encore des API cloud. Le hub

de connectivité va donc faciliter le déploiement

de configurations multi-sites, hétérogènes à la

fois en taille et systèmes CVC, et ainsi, il est possible

de remonter, de façon locale mais aussi centralisée,

les informations vers la GTB.

L’expert d’Airzone ajoute que « la solution

Aidoo Pro, qui permet un contrôle complet et à

distance des unités de chauffage, de climatisation

et de ventilation via l’application Airzone Cloud,

a obtenu courant 2025 la certification internationale

OpenADR (Open Automated Demand Response)

». Cette norme de référence en matière de

gestion de la demande énergétique permet une

coordination automatisée entre les fournisseurs

d’énergie et les consommateurs, contribuant à

l’équilibre des réseaux intelligents lors des pics de

demande et à la réduction des coûts énergétiques.

« Avec Aidoo Pro, l’ensemble des systèmes de climatisation

Inverter (pompes à chaleur, systèmes VRF

et unités monosplit) des Smart Building peut donc

désormais s’intégrer aux programmes OpenADR.

L’interopérabilité des équipements des principaux

fabricants du marché est ainsi réalisable et

il devient possible de répondre automatiquement

aux signaux de Demand Response émis par le

réseau électrique, pour une gestion dynamique et

optimisée de la consommation », ajoute Antonio

Calvo.

La vision 2027-2030 d’Airzone se décline avec

le programme Enerface qui intègre technologie,

connectivité et analyse des données pour

permettre aux exploitants de consommer au

moment optimal – en réduisant les coûts et en

ajustant la consommation –, améliorer le confort

des occupants, et contribuer à la stabilité du

réseau électrique.


Exemple de contrôles

multimétiers sur un étage.

« Une approche globale du Smart Building, qui allie

performance énergétique et expérience utilisateur. Le

développement d’Airzone Cloud en est l’un des axes,

conjugué à la diversification des solutions en connectivité,

qualité de l’air et mesure d’énergie. Pour citer

quelques exemples, sont proposées de nouvelles fonctionnalités

telles que la gestion de chauffage auxiliaire

et la double consigne, mais aussi le développement

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

© Wago

© Axima - DupontRenoux

Projet Carrousel de Nantes.

d’outils et de services personnalisés pour, notamment,

la mise en service et le diagnostic à distance des installations

», conclut Antonio Calvo.

Les contrôleurs multimétiers s’adaptent

à tout type de bâtiment

« Les contrôleurs multimétiers ou Room Controllers

sont essentiels pour offrir un confort adapté à

...

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 49

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. . . . . . . .

© Sauter

© Sauter

ZOOM SUR

Patrick Wieder, directeur du

développement du groupe Sauter.

Le capteur multifonction

peut mesurer divers

paramètres comme la

température, la luminosité,

le taux de CO₂ et de COV

(composés organiques

volatils), et l’hygrométrie,

afin d’optimiser les

automatismes. Grâce à

ces données, les systèmes

ajustent automatiquement

le confort visuel, la qualité

de l’air et la régulation

thermique, en s’adaptant à

la présence des occupants,

mais sans les imposer. En

l’absence d’occupants, le

système SCADA SVC Sauter,

ou la supervision, reprend

automatiquement le contrôle

pour maintenir les conditions

optimales du Smart Building.

« Le capteur offre aussi un

retour visuel immédiat, via

un anneau led configurable,

qui permet aux occupants

d’en comprendre l’état d’un

simple coup d’œil et de façon

intuitive. Par exemple :

Application viaSens de Sauter

pour la configuration et l’affichage

des données en temps réel.

50 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

Le capteur multifonction, cheville ouvrière

du confort d’usage du Smart Building

Patrick Wieder, directeur du développement du groupe Sauter

• Vert : niveau de CO₂

acceptable

• Orange : niveau

intermédiaire

• Rouge : niveau trop élevé

Ce système s’applique aussi

à d’autres indicateurs, par

exemple le niveau sonore,

de manière discrète et non

intrusive : l’anneau lumineux

évolue progressivement pour

signaler, par exemple, une

hausse du niveau sonore,

sans alerte agressive ou

perturbante », ajoute Patrick

Wieder.

« La polyvalence du capteur

évite la multiplication

d’appareils dans la pièce.

Centralisé et discret, le

plus souvent installé au

plafond, il regroupe toutes

les mesures pour une gestion

efficace et cohérente de

l’environnement », détaille

l’expert de Sauter.

Pour la QAI, au-delà du CO₂,

la mesure de la qualité de

l’air permet de détecter des

mauvaises odeurs ou des

composés organiques volatils

(COV) – issus de peintures,

vernis, ou produits comme

le gel hydroalcoolique.

« L’objectif est de maintenir

un espace durablement

agréable pour les occupants.

Mais le capteur multifonction

peut aussi apporter d’autres

services comme l’indication

d’occupation, la réservation

d’une salle de réunion, ou

encore pour l’organisation

d’un nettoyage dynamique

basé sur l’occupation réelle,

déclenchant la demande de

passage du personnel de

nettoyage. »

En termes d’architecture,

on retrouve un point de

concentration avec un capteur

modèle Gateway connecté en

Ethernet et protocole sécurisé

MQTT avec le système

d’automatisation ecos504

pour rendre les données

disponibles sur BACnet. Seul

le modèle Gateway nécessite

une connexion réseau, les

autres capteurs étant en

réseau Bluetooth Mesh.

Patrick Wieder ajoute

que tout récemment,

un projet a été finalisé

pour un grand acteur du

secteur des assurances

avec près de 3 000 Smart

Sensors déployés, avec

un dimensionnement

typique de 1 Gateway

pour 7 Nodes, répartis

sur trois tours de bureaux

haut de gamme. Le site est

désormais en exploitation

avec un environnement

de travail complet pour

environ 4 500 salariés.

« Précisons que ce ne sont

pas de simples bureaux,

mais un véritable lieu de

vie intégrant une salle de

sport, des restaurants, des

cantines, des bars, ainsi

que des salles de réunion et

des espaces collaboratifs.

Les Smart Sensors y

optimisent le confort de

manière dynamique.

• Éclairage intelligent :

ajusté en temps réel selon

la luminosité ambiante et

les normes locales, avec

extinction automatique en

l’absence de présence.

• Qualité de l’air :

surveillance du CO₂ pour

garantir un environnement

agréable et conforme aux

exigences réglementaires,

notamment dans les

bureaux et salles de

réunion.

L’objectif a été d’allier les

fonctionnalités proposées

aux occupants, le bienêtre

et la conformité dans

un espace conçu pour le

quotidien. Pour finir, c’est un

campus tertiaire moderne,

pensé pour des utilisateurs

exigeants, et clairement

orienté vers le futur – le

genre d’endroit où même un

capteur a intérêt à être à la

hauteur ! », conclut l’expert.

Capteur Gateway viaSens connecté en IP à l’ecos504.

© Sauter


© Siemens

...

l’utilisateur du Smart Building. Ils sont basés

généralement sur des standards de communication

du marché comme DALI-2 pour l’éclairage et

EnOcean pour l’appareillage, ce qui garantit une

adaptation simple à une large variété de catalogues

matériels. De plus, l’usage du protocole OPC

UA garantit l’interopérabilité avec tous les éditeurs

de supervision », explique Olivier Guérin,

chef de produit Automation Wago.

Les contrôleurs multimétiers s’intéressent en

premier lieu à la CVC, mais peuvent être constitués

de plusieurs cartes métiers :

• Des cartes « CVC universelles » pour la régulation

et les actions sur les systèmes de chauffage

et de climatisation courants (ventilo-convecteurs,

poutres froides, plafonds rayonnants,

etc.).

• Des cartes pour le pilotage des stores et de

l’éclairage avec également la gestion des

contacts de feuillure pour couper le chauffage

en cas de fenêtre ouverte.

• D’une carte « AIR » dédiée à la qualité de l’air

intérieur (QAI), avec des entrées pour mesurer

le CO₂, capable de piloter jusqu’à trois

boîtes de débit variable.

La preuve par l’exemple : le projet

Carrousel de Nantes

Composé de deux bâtiments tertiaires directement

reliés à la gare SNCF, le projet, pour

les lots CVC, sanitaire et désenfumage a été

mené par les équipes d’Axima, entité d’Equans

France. Le projet comprend notamment l’installation

innovante d’un système de chauffage

au sol sur une surface d’envergure de près

LES DOSSIERS DU MOIS

Smart Building

de 12 000 m² de bureaux, répartis sur deux

immeubles de 7 étages et pouvant accueillir

jusqu’à 2 000 postes de travail. Le projet s’appuie

notamment sur cette installation CVCD et sur

une GTB dédiée au suivi des usages et au pilotage

des consommations.

À ces dispositifs techniques s’ajoutent une

conception bioclimatique, le raccordement au

réseau de chaleur renouvelable et une production

massive d’énergie photovoltaïque. L’ensemble

permet au bâtiment d’atteindre le niveau

Énergie 3 du référentiel E+C -, avec une réduction

de 75 % de la consommation d’énergie primaire

par rapport à la RT 2012. Un projet qui

apparaît comme un pas certain vers le Smart

Building autonome et durable.

Les Smart Building autonomes,

piliers des villes de demain

Les bâtiments autonomes sont les fondations

des villes carboneutres. Loin d’être isolés, les

Smart Building autonomes interagissent entre

eux et avec le réseau électrique, devenant de

véritables acteurs de la flexibilité énergétique.

« Ce ne sont plus seulement des consommateurs,

mais aussi des producteurs et gestionnaires intelligents

d’énergie. Capables d’adapter leurs usages,

de décaler leurs consommations, de mobiliser

leurs équipements (chauffage, climatisation, stockage,

production locale) et même, si nécessaire,

de restituer de l’énergie au réseau, ils participent

activement à l’équilibre du réseau électrique »,

conclut Nawfal Slimati, de Siemens.

Jean-François Moreau

Vers le Smart

Building autonome.

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 51

. . . . . . . . .


SOLUTIONS

Datacenter

Lancement d’une unité de refroidissement liquide

Carrier lance l’unité de distribution de refroidissement liquide 65 LL, destinée aux

environnements à forte densité thermique, notamment les galeries mécaniques des

datacenters. Modulaire et redondante, elle assure une régulation précise, une stabilité

thermique élevée et une sécurité d’exploitation renforcée, en réponse aux besoins du calcul

haute densité et des applications d’IA. La solution s’inscrit dans la stratégie du groupe

en faveur d’une gestion énergétique plus durable des datacenters, avec des technologies

à haute efficacité, une régulation intelligente et l’usage de fluides frigorigènes à faible

GWP. Elle est intégrée à la plateforme Quantum Leap, combinant équipements, contrôle

numérique et services connectés pour optimiser la performance « from chip to chiller ».

www.carrier.com

© Carrier

© Cembre

Marquage

Imprimante par transfert thermique destinée

au marquage industriel

Cembre présente la markingenius MG4, une imprimante par transfert thermique destinée au

marquage industriel intensif. Elle permet d’imprimer textes, logos, symboles, codes QR et

images vectorielles sur plaques et étiquettes, pour câbles, blocs de jonction, boutons et

composants de tableaux, sur différents matériaux (PVC, polyoléfine, polycarbonate

sans halogène, matériaux détectables). Dotée d’un écran tactile, d’un

système d’économie de ruban et d’une autonomie pouvant

dépasser 300 000 étiquettes par ruban, la MG4 fonctionne

sur secteur ou batterie 18 V Cembre. Elle est compatible

avec le logiciel GeniusPro, son application mobile et

les principaux outils de CAO électrique, dont Eplan

Electric P8. Elle prend également en charge les étiquettes

détectables MD conformes aux exigences des secteurs

alimentaire, pharmaceutique et cosmétique.

www.cembre.com

Éclairage

Un plafonnier encastrable qui recrée l’effet

du ciel ensoleillé

Le Sky Panel de Disano Fosnova est un plafonnier encastrable conçu pour recréer l’effet

naturel du soleil et du ciel dans les espaces dépourvus de lumière du jour. Son système

led et son optique confort diffusent un faisceau rappelant un rayon solaire filtrant

par une fenêtre, apportant bien-être et valorisation de l’espace. Idéal pour les lieux

clos, il offre des bénéfices physiologiques (meilleur confort visuel, équilibre général)

et psychologiques (réduction du stress, amélioration de l’humeur et de l’efficacité). Sur

le plan architectural, il accroît la perception des volumes et met en valeur les matériaux

environnants. Facile à installer grâce à son câblage rapide, il existe en formats carré ou

rectangulaire. Avec un flux de 1 360 à 4 000 lm, 4 200 K, 50 000 h de durée de vie et un

très faible flicker, le Sky Panel constitue une solution fiable, confortable et durable. Une

version compatible Casambi est proposée pour un contrôle d’éclairage avancé.

https://www.disano.it/fr

© Disano

52 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

Éclairage

Gamme d’appliques murales fabriquées en France

Lébénoïd lance la gamme d’appliques murales Lips, fabriquée en France et destinée à

l’éclairage d’ambiance des espaces résidentiels et tertiaires. Conçue pour les

zones où la qualité de lumière participe à l’atmosphère, la série permet d’assurer

une circulation douce, de mettre en valeur les volumes ou de créer un éclairage

décoratif ponctuel. La gamme se décline en trois modèles, Lips simple, bandeau

et visière, pour s’adapter aux différents contextes d’installation tout en conservant

une esthétique cohérente. Les appliques sont équipées d’un diffuseur led opal en

polycarbonate garantissant une diffusion homogène sans éblouissement, et d’une

embase en polycarbonate blanc RAL 9003, résistante au fil incandescent à 850 °C. Elles sont

proposées en plusieurs coloris standards : RAL 9003, 9007, 7024 et 9005.

www.lebenoid.fr

© Lébénoïd

© Legrand

Alimentation électrique

Une nouvelle génération de coffrets et d’armoires

de distribution électrique

Legrand, acteur mondial des infrastructures électriques et

numériques du bâtiment, dévoile XL3 HP, sa nouvelle génération

de coffrets et d’armoires de distribution électrique, conçue avec et

pour les professionnels du tertiaire et de l’industrie. Associée au

logiciel XLPro4, cette gamme redéfinit la puissance : plus simple à

mettre en œuvre, plus modulaire, plus performante… résolument

innovante et durable. La gamme offre une puissance sur mesure, de

160 A à 6 300 A, l’offre XL3 HP couvre tous les besoins de distribution

de l’énergie dans les bâtiments du tertiaire et de l’industrie, du

commerce de proximité aux infrastructures les plus exigeantes

telles que les hôpitaux, aéroports ou centres de données. Pour

tous les projets tertiaires jusqu’à 6 300 A, la suite logicielle XLPro4

Calcul 6300 et XLPro4 Tableaux 6 300 est le duo indispensable pour gagner en efficacité.

www.legrand.fr

Industrie

Alimentation pour montage sur panneau

avec connexion Push-In

Les alimentations de Phoenix Contact TRIO Power, pour montage sur

panneau, évoluent avec l’intégration de la technologie de connexion Push-In,

destinée à simplifier et accélérer l’installation. D’une puissance pouvant

atteindre 2,5 kW, elles sont proposées avec des tensions de sortie de 24 ou 48 V

DC et se distinguent par une forte densité de puissance, un rendement élevé

et un design compact. Elles couvrent une large plage de tension d’entrée, de

85 à 264 V AC, et disposent d’un boost dynamique permettant une surcharge

temporaire jusqu’à 140 % pendant cinq secondes. Les versions intégrant une

diode peuvent être montées en série ou en parallèle pour augmenter puissance ou tension. Les blocs intègrent

également une alimentation auxiliaire 5 V/2 A, des fonctions de surveillance par led et interface bus CAN, ainsi

qu’une conformité aux exigences de compatibilité électromagnétique (CEM) de classe B.

www.phoenixcontact.com

© Phoenix Contact

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 53


SOLUTIONS

© Plaquendirect

Marquage

Étiquettes en acier inoxydable pour environnements techniques

et industriels

Les étiquettes en acier inoxydable gravées au laser de Plaquendirect

sont conçues pour répondre aux exigences des installations techniques

et industrielles. Chaque modèle est entièrement personnalisé et

fabriqué sous 24 heures, garantissant une solution de marquage fiable

et durable, même dans des conditions d’utilisation exigeantes.

Gravure laser sur acier inoxydable AISI 316L

Les plaques sont réalisées en acier inoxydable AISI 316L d’une

épaisseur de 1 mm. Les textes et graphiques sont gravés au laser

directement dans la matière, assurant un marquage précis, lisible

et permanent. Ce matériau offre une excellente résistance à la

corrosion, aux produits chimiques, aux contraintes mécaniques et aux

températures extrêmes, allant jusqu’à 1 200 °C.

Grâce à ces propriétés, ces étiquettes sont particulièrement

adaptées aux environnements difficiles tels que les armoires

électriques, les machines industrielles, les installations

souterraines, les plateformes offshore et les installations marines.

Personnalisation et commande en ligne

L’ensemble des étiquettes en acier inoxydable est entièrement

personnalisable en ligne. Textes, graphiques, dimensions,

perçages et options de fixation peuvent être configurés

directement via l’outil de personnalisation. Les dimensions

disponibles vont de 30 × 20 mm à 240 × 240 mm, permettant

aussi bien l’identification de câbles que le marquage de machines

de grande taille. Les produits sont disponibles à la commande en

ligne sur Plaquendirect, avec une fabrication et une expédition sous 24 heures.

Pour toute demande d’échantillon, fiche technique ou information complémentaire, le service client est joignable

au 05 35 54 94 37 ou par e-mail à info@plaquendirect.fr.

© Plaquendirect

© Sauter

Régulation

Solution dédiée aux installations

de chauffage sur boucle d’eau chaude

Sauter présente HeatEco Control, une solution connectée dédiée aux

installations de chauffage sur boucle d’eau chaude, particulièrement

adaptée à la rénovation des bâtiments tertiaires, scolaires, résidentiels

et de bureaux. Le système annonce des économies d’énergie de l’ordre

de 15 à 25 %. La solution repose sur des servomoteurs radio installés

sur les vannes de radiateurs, associés à un boîtier d’ambiance par pièce

et à l’automate modulo6 en chaufferie. Elle assure une régulation fine

avec autoadaptation de la courbe de chauffe selon les apports extérieurs

et les besoins réels. Mise en service automatique, optimisation pièce

par pièce, détection d’ouverture de fenêtres et serveur web intégré

complètent le dispositif pour le pilotage local ou à distance.

www.sauter.fr

54 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

Éclairage

Spot led d’accentuation encastré

orientable et basculant destiné

aux commerces

Signo Gen2 est le nouveau spot led encastré orientable et basculant destiné

aux espaces de vente proposé par Sylvania Group. D’un diamètre de 152 mm,

il offre une inclinaison réglable jusqu’à 60° et une rotation de 350° pour un éclairage

précis des portants et présentoirs, avec une qualité de lumière SDCM ≤ 3 et un rendu des

couleurs IRC 90. Équipé de drivers multi-power et DALI (de 6,3 à 35 W), il délivre un flux de

750 à 3 800 lm pour une efficacité pouvant atteindre 110 lm/W, en 3 000 K ou 4 000 K. Son corps

en aluminium moulé sous pression assure une bonne gestion thermique et la stabilité du flux dans

le temps. Disponible en finition blanche, il s’intègre discrètement dans tous les environnements

commerciaux.

www.sylvania-group.com

© Sylvania Group

Installations électriques

Du panneau solaire à la borne IRVE, en passant par le stockage :

la clé du dimensionnement

Face à l’évolution de

l’électrification, il n’est plus

possible de considérer

séparément la production

d’énergie décarbonée et les

nouveaux usages tels que

les bornes de recharge pour

véhicules électriques (IRVE).

L’enjeu consiste désormais à

adopter une approche globale

centrée sur l’optimisation de

l’autoconsommation, intégrant

un nouveau maillon devenu

essentiel : le stockage.

Pour les bureaux d’études,

installateurs et exploitants,

l’étude d’une installation doit

englober l’ensemble de ses composants afin de constituer un système complet. Panneaux photovoltaïques, charges,

bornes IRVE et dispositifs de stockage doivent être dimensionnés ensemble, la batterie apportant flexibilité et

optimisation.

Avec elec calc, Trace Software propose un outil complet capable de simuler et de dimensionner ces architectures

hybrides, tout en garantissant la conformité aux exigences de la norme NF C15-100. Le logiciel s’appuie sur une base de

données multifabricants couvrant tous les composants, du panneau à la borne.

Les utilisateurs bénéficient ainsi d’un dimensionnement précis et fiable, d’un gain de temps notable,

d’une sécurisation des choix techniques et de livrables immédiatement exploitables.

Pour en savoir plus,

scannez ce QR Code

© Trace Software

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 55


SOLUTIONS

Détection de mouvement

Des modules extérieurs intelligents,

connectés en Bluetooth BLE

Theben lance les détecteurs de mouvement intelligents TECTA D180i et

TECTA D280i, dédiés aux usages résidentiels extérieurs (entrées, façades, allées,

garages, terrasses). Le modèle D180i offre une couverture de 180°, tandis que le D280i

couvre jusqu’à 280°, avec une tête orientable adaptée aux angles et grands espaces,

et un mode limitant la détection des animaux. Connectés en Bluetooth BLE, les

deux détecteurs se règlent et se pilotent directement depuis un smartphone via une

application sécurisée, sans télécommande. Les utilisateurs peuvent ajuster précisément

les zones de détection, masquer les zones indésirables (routes, trottoirs), réduire les

fausses détections et mettre plusieurs détecteurs en réseau afin d’étendre la zone de

couverture et piloter un même circuit d’éclairage.

www.theben.fr

© Theben

© WAGO

GTB

WAGO révolutionne la gestion des bâtiments avec les WAGO

Room Controllers

WAGO dévoile ses nouveaux WAGO Room Controllers (WRC), des

solutions qui prennent en charge la gestion de confort des bâtiments. Elles

gèrent tout type d’unités terminales CVC, la qualité de l’air, l’éclairage et

les stores dans un même produit, installé au plus près des équipements

terminaux. Cette approche réduit considérablement les coûts de câblage,

ainsi que les temps d’installation et de mise en service. Les WRC sont

parfaitement adaptés à la conception par trames. Chaque régulateur

est autonome, tout en étant interconnecté avec les régulateurs voisins.

L’agencement des locaux

devient alors parfaitement

libre et simple à reconfigurer

au cours du cycle de vie

du bâtiment, grâce au

cloisonnement dynamique.

Doté d’un système de précâblage rapide WINSTA®, l’ensemble des éléments

peut être précâblé afin de minimiser le temps de raccordement sur site

et d’éviter tout risque d’erreur. Les WAGO Room Controllers intègrent

également une technologie de communication par courant porteur

CPL G3, selon le standard ITU-T G.9903. Cette technologie éprouvée sur

les réseaux de distribution électriques (par exemple les compteurs Linky)

assure une communication fiable entre les équipements, et élimine les coûts

liés au câblage réseau.

Avec plusieurs modèles disponibles, les WAGO Room Controllers s’inscrivent comme une solution modulaire et

évolutive. Ils intègrent les technologies ouvertes comme DALI et EnOcean, garantissant une compatibilité optimale

avec les technologies actuelles. WAGO affirme ainsi son engagement à proposer des solutions innovantes, répondant

aux exigences croissantes de confort et d’efficacité

énergétique, ainsi qu’aux contraintes du décret BACS.

© WAGO

Pour en savoir plus,

scannez ce QR Code

© WAGO

56 j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr


3 QUESTIONS À

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

L’objectif de Powesco est de réduire

la facture énergétique et l’empreinte

carbone de nos clients BtoB.

’’

Frédéric Pierre

Directeur général délégué de Powesco

© DR

La transition énergétique nécessite des investissements massifs, ce qui rend

indispensable la montée en puissance de solutions capables d’accélérer les

rénovations sans alourdir la dette publique. Créée en février 2025, Powesco

est issue de l’association d’Enerlis, spécialiste de l’efficacité énergétique, et

du fonds White Summit Capital, et propose aux clients BtoB une approche

intégrée de la rénovation, depuis l’audit terrain jusqu’au suivi de la performance,

avec des capacités de préfinancement pouvant aller jusqu’à 100 %. Frédéric

Pierre, directeur général délégué de Powesco, revient sur l’origine et le

positionnement de l’entreprise, sa méthode fondée sur la performance réelle et

la pertinence de ce modèle de financement, notamment pour les collectivités.

Pouvez-vous revenir sur les origines

et le positionnement de Powesco ?

Frédéric Pierre - Powesco a été créée

en février 2025, mais elle n’est pas réellement

une jeune entreprise, car elle

résulte de l’association de deux actionnaires

aux expertises complémentaires.

Le premier, Enerlis, est un acteur historique

de l’efficacité énergétique, avec

plus de dix ans d’expérience dans les

audits, la conception, le pilotage de travaux

et le suivi de la performance. Le

second est White Summit Capital, un

fonds d’investissement européen spécialisé

dans les infrastructures énergétiques,

auprès duquel nous avons

sécurisé 150 millions d’euros dédiés au

financement des travaux de rénovation.

L’objectif de Powesco est de réduire

la facture énergétique et l’empreinte

carbone de nos clients BtoB. Nous y

parvenons grâce à une expertise technique

éprouvée, un travail d’audit très

concret sur site, la conception et la réalisation

des travaux et, surtout, le suivi

de la performance énergétique dans la

durée. Lorsque le client n’a pas la capacité

de financer les travaux en propre,

nous pouvons les préfinancer intégralement.

En quoi votre méthode diffère-t-elle

de ce que l’on observe habituellement

sur le marché ?

F. P. - Contrairement aux approches

reposant sur des modèles théoriques,

nous réalisons un travail d’inventaire

physique. Nous allons sur site, ouvrons

les armoires techniques, recensons

chaque équipement, analysons son

état, ses réglages et son mode de fonctionnement.

L’objectif est d’identifier

des actions concrètes : remplacement

d’équipements vétustes, optimisation

de réglages, amélioration du pilotage,

installation de systèmes plus performants.

À l’issue de l’audit, nous présentons

au client les économies possibles

et établissons une consommation de

référence. Chaque année, nous mesurons

l’économie réellement obtenue.

Si la performance est inférieure à celle

annoncée, nous compensons 100 % de

l’écart. Si la performance dépasse l’objectif,

la majeure partie du gain revient

au client et nous percevons un bonus

compris entre 10 et 20 % de cette surperformance.

C’est un engagement pluriannuel.

Au-delà des travaux, notre rôle

est d’assurer la cohérence de fonctionnement

de tous les équipements.

Vous mettez en avant l’intérêt

de ce mode de financement pour

les collectivités. Pourquoi ?

F. P. - Les collectivités locales représentent

une part importante de notre activité. Nous

travaillons avec la collectivité pour définir

des scénarios d’actions qui permettent de

réduire la consommation sans dégrader

le confort des usagers. Nous adaptons

donc nos préconisations aux usages réels.

Sur les collectivités, un sujet fréquent est

la vétusté. Par exemple, pour installer des

panneaux solaires, on découvre une toiture

trop dégradée. La rénovation seule n’aurait

aucun ROI, mais elle est indispensable.

Nous proposons alors un package global,

toiture et panneaux solaires, financé intégralement.

Cela évite d’étaler les travaux

sur plusieurs années, ce qui augmente les

risques et retarde les bénéfices. Les montants

peuvent aller de 100 000 euros à

5 millions d’euros selon la taille du projet, et

nous pouvons préfinancer jusqu’à 100 %,

contrairement aux solutions de financement

existantes. Lorsque nous préfinançons,

nous le faisons sur cinq à dix ans. La

collectivité verse une redevance annuelle

qui, dans l’équilibre économique du projet,

est compensée en totalité ou en partie par

les économies d’énergie générées.

j3e 923 / FÉVRIER 2026 - www.filiere-3e.fr 57


921

923

INDEX

Index des entreprises et organismes cités

ABB.................................................https://new.abb.com/fr....................................40, 45

Accenture.......................................www.accenture.com..............................................22

Advizeo...........................................www.advizeo.io.....................................................16

Airzone............................................www.airzonecontrol.com............................47, 48, 49

Alliance BACS.................................https://acr-regulation.com/.....................................14

Arc Informatique.............................www.pcvue.com........................................36, 37, 38

Axima..............................................www.equans.fr................................................49, 51

BACnet............................................https://bacnetfrance.org/..................... 38, 39, 40, 48

BIM World.......................................https://bim-w.com/................................................20

Carrier.............................................www.carrier.com...................................................52

CCI France .....................................www.cci.fr.............................................................29

Cembre...........................................www.cembre.com/fr/.............................................52

Certivea..........................................https://certivea.fr/..................................................16

CFEE...............................................https://championnatdefrancedeseconomies

denergie.org/..................................................6, 7, 8

Cired...............................................www.centre-cired.fr...............................................43

Cogelec...........................................www.cogelec.fr.....................................................17

CRE.................................................www.cre.fr............................................................18

Cube...............................................www.cube-s.org..............................................6, 7, 8

Daikin ............................................www.daikin.fr........................................................48

Disano.............................................www.disano.it/fr/...................................................52

Eco Platform...................................www.eco-platform.org...........................................11

Electriciens sans Frontières...........www.electriciens-sans-frontieres.org......................19

Enerlis.............................................https://enerlis.fr/...................................................57

EnOcean.........................................www.enocean-alliance.org/fr..................................51

Equans............................................www.equans.fr......................................................51

Fédération française

de la cybersécurité.........................www.ffcybersecurite.org........................................16

FHF.................................................www.fhf.fr.............................................................20

FIEEC..............................................www.fieec.fr..........................................................12

Global Industrie...............................www.global-industrie.com......................................20

GPCEE.............................................www.gpcee.com....................................................15

GreenAlp-Grenoble.........................https://greenalp.fr/................................................42

Groupe Viridien...............................www.viridiengroup.com..........................................33

HelloWatt........................................www.hellowatt.fr....................................................18

Hitachi Energy................................www.hitachienergy.com/fr..........................28, 44, 45

IBM.................................................www.ibm.com/fr....................................................15

Idex.................................................www.idex.fr...........................................................18

IFS..................................................www.ifs.com.............................................34, 35, 36

Ignes...............................................https://ignes.fr/.....................................................12

Ipsos...............................................www.ipsos.com...............................................14, 18

KNX.................................................www.knx.fr................................................46, 47, 48

Lébénoïd.........................................www.lebenoid.fr....................................................53

Legrand..........................................www.legrand.fr.................................... 12, 17, 47, 53

Light+Building................................https://light-building.messefrankfurt.com/...............20

M-Bus.............................................https://m-bus.com/.........................................39, 48

Mipim..............................................www.mipim.com...................................................20

Mitsubishi.......................................https://fr.mitsubishielectric.com/fr/.........................48

NéNo...............................................https://agence-neno.com/......................................14

Open Energies................................www.open-energies.com.......................................20

OpinionWay.....................................www.opinion-way.com...........................................29

PEP Ecopassport.............................http://www.pep-ecopassport.org/.....................10, 11

Phoenix Contact..............................www.phoenixcontact.com/fr...................................53

Plaquendirect.................................www.plaquendirect.fr.......................................26, 54

Powesco.........................................www.powesco.fr....................................................57

Qualifelec........................................www.qualifelec.fr...................................................16

Renault...........................................www.renault.fr.......................................................22

RTE.................................................www.rte-france.com..........................................3, 12

SantExpo.........................................www.santexpo.com...............................................20

SAP France ....................................www.sap.com/france.............................................22

Sauter Régulation...........................www.sauter.fr.......................... 28, 38, 39, 40, 50, 54

Schneider Electric..........................www.se.com/fr.............................. 29, 42, 43, 44, 47

SEPEM Industries...........................www.sepem-industries.com...............................6, 20

Serce..............................................https://serce.fr/.....................................................14

Sercel.............................................www.sercel.com....................................................33

SETA...............................................www.salon-environnement-de-travail-achats.fr.......20

Siemens..........................................www.siemens.com/fr.................................46, 47, 51

SkyltDirect......................................www.skyltdirect.se.................................................26

Smart & Connective........................https://smartandconnective.com/fr.........................47

Smart Impulse................................www.smart-impulse.com...........................30, 31, 32

SNCF...............................................www.groupe-sncf.com/fr.......................................51

Socoda............................................www.socoda.fr......................................................17

Socomec.........................................www.socomec.fr............................ 24, 25, 29, 30, 34

Sylvania..........................................www.sylvania-group.com.......................................55

Syndicat ACR..................................https://acr-regulation.com/.....................................14

Tech for Industry Show...................www.techforindustryshow.com...............................22

Tesla Power Lab.............................www.teslapowerlab.com..................................24, 25

Theben............................................www.theben.fr.......................................................56

Trace Software................................www.trace-software.com/fr/...................................55

UL Environment..............................www.ul.com..........................................................11

Villes de France..............................www.villesdefrance.fr.............................................18

Wago...............................................www.wago.com/fr............................... 48, 49, 51, 56

White Summit Capital.....................https://whitesummitcap.com/.................................57

Workspace Expo.............................www.workspace-paris.com....................................20

Zigbee.............................................https://zigbee-france.com/.....................................48

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