18.02.2026 Vues

Haiti Liberte 18 Fevrier 2026

  • Aucun tag trouvé…

Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !

Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

DES ARMES POUR QUOI FAIRE ?

Malgre tout kriz

koperasyon

Ayisyano-Kiben an

pap kanpe!

Page 6

Voir page 3

Les armes peuvent faire tout mais elles ne peuvent résoudre aucune crise sociale.

LE LYNCHAGE DE TULILE !

Au bourreau, oui

; à ses victimes,

non !

Page 7

From Hope

to Crisis: How

Neoliberalism and

Coups Crushed

Haiti’s Dreams and

Wrought Today’s

Gruesome Havoc

page 9

Le nouvel homme

en Afrique !

Page 10

Voir page 4

Le 11 février 2026 marquait le onzième anniversaire du crime haineux, raciste perpétré en République Dominicaine

contre le jeune Haïtien Jean Claude Harry, plus connu sous le nom de Tulile

Inde : 300 millions

de travailleurs et

travailleuses se

mobilisent !

Page 17


Editorial

HAITI

LIBERTÉ

Désinformation massive d’un Empire fasciste !

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

Par Berthony Dupont

L

’impérialisme, insatisfait de la domination qu’il nous a imposée,

a orchestré une vaste conspiration d’agression continue pour

empêcher le peuple haïtien de vivre en paix. Malgré cette situation

chaotique, il existe un phénomène indécent et grotesque que l’on

n’ose nommer : le développement d’un écosystème de désinformation

et de propagande, que certains groupes exploitent délibérément

pour servir leurs propres intérêts. L’insécurité est-elle vraiment responsable

de tous les maux du pays ? Certainement pas. Elle est au

contraire le fruit de la mauvaise gouvernance d’un État capitaliste

en déclin.

Ainsi, au lieu de chercher une issue au cauchemar politique

structurel qui nous engloutit, les dirigeants haïtiens préfèrent plonger

tête baissée, de toutes leurs forces et à une vitesse vertigineuse,

dans les profondeurs de l’abîme. Alors que le pays s’enfonce toujours

plus dans le piège tendu par son ennemi oppressif, qui l’exploite

jusqu’à la destruction. Une campagne de mensonges est menée par

les sbires du régime et leurs complices. Pour se disculper, ils imputent

tous leurs maux à l’insécurité, un exemple flagrant de la

barbarie impérialiste visant à détourner l’attention de la crise réelle

et croissante.

Ce ne sont là que des affirmations alarmistes, un moyen de dissimuler

leurs méfaits et d’effacer à jamais la vérité. Lorsque les gouvernements

brandissent de tels prétextes, ils le font délibérément

pour tromper l’opinion publique. Tout cela est contraire à la réalité,

car ce n’est pas l’insécurité qui encourage les multinationales à piller

les richesses minières du pays au détriment des masses laborieuses.

Ce n’est pas non plus la cause des routes dégradées que le ministère

des Travaux publics ne répare jamais. Est-ce l’insécurité qui bloque

tout mécanisme d’ajustement des salaires à l’inflation galopante ?

Est-ce l’insécurité qui a donné le droit aux anciens Conseillers de

transition présidentielle de dilapider les fonds publics, notamment

ceux du renseignement, détournés à des fins personnelles ? Estce

l’insécurité qui condamne la population à vivre dans l’obscurité

la plus totale depuis plus de 40 ans ? L’aéroport international de

la capitale, Port-au-Prince, est ouvert uniquement aux opérations

officielles américaines et fermé à tout autre vol lié au pays ! Est-ce

l’insécurité qui pousse même certains policiers et des brigadiers à

kidnapper des gens pour gagner leur vie ? Le gouvernement feint de

vouloir protéger la population, abandonnant les travailleurs, y compris

les policiers et les forces armées, avec leurs salaires dérisoires,

pour signer des contrats exorbitants avec une société de mercenaires

américaine dirigée par le tristement célèbre Erick Prince !

Comble de l’ironie, le gouvernement du Premier ministre

américain en Haïti Alix Didier Fils-Aimé n’a jamais fourni ni révélé

la moindre trace de ce contrat restant tout à fait secret. Comme

l’impérialisme américain ne veut pas perdre la face, il déploie tous

ses moyens pour bloquer l’avènement d’un monde multipolaire.

Dans chaque capitale occidentale, ses tentacules œuvrent à déstabiliser

et à renverser les régimes progressistes et populaires. Et dans

des pays en difficulté comme Haïti, il renforce l’État paria avec des

dirigeants criminels pour affaiblir tout mouvement de libération nationale,

comme l’a démontré l’imposition le 7 février dernier d’un

chef de gouvernement illégal, illégitime, anticonstitutionnel basé

tout simplement sur la loi du plus fort.

Les États-Unis utilisent le chantage de la désinformation et

du mensonge pour renforcer leur domination hégémonique. Ils

accusent sans preuve le président vénézuélien Nicolas Maduro de

narcoterroriste et menacent la révolution cubaine. C’est dans cet esprit

que, lors de son audition le mardi 10 février 2026, devant la

commission d’attribution du Sénat américain, le Chargé d’affaires

des États-Unis en Haïti, Henry T. Wooster, a menti effrontément

en déclarant : « Les bandes armées constituent aujourd’hui l’une

des principales menaces pour la sécurité et la stabilité d’Haïti.»

Il rappelle que « …ces groupes armés comptaient plus de 12 000

membres, dont environ 3 000 seraient bien équipés et prêts au

combat.

Ces derniers formaient le noyau le plus dangereux de ces organisations

criminelles, capables de déstabiliser durablement

l’État haïtien.» Les affirmations de ce représentant américain, à la

langue bien pendue, sont mensongères. C’est à l’instar des armes

de destruction massive que l’Empire accusait Saddam Hussein, des

arguments farfelus, sans fondements pour justifier sa guerre contre

l’Iraq. Il faut désamorcer les armes de la désinformation américaine.

Cette démagogie cousue de fil mensonger a un objectif précis : justification

de la guerre dans les quartiers pauvres. Ce serait mieux de

sa part, s’il expliquait de préférence devant la commission : combien

d’escadrons de la mort, de groupes fantoches, la CIA a-t-elle créés

dans le pays pour exterminer la population et empêcher la libération

totale du peuple haïtien ? Et dans les quartiers ouvriers, combien de

gens ont été déjà massacrés par les drones kamikazes et les bombes

incendiaires du gouvernement impopulaire de transition ?

Croire tout ce que disent, les occidentaux, c’est se comporter

comme des imbéciles, incapables de discerner le bien du mal. Toute

la démagogie des représentants impérialistes ne doit pas nous inciter

à les avaler sans réfléchir : ce sont des mensonges. Nous approuvons

tous leurs diktats venus de Washington. Il est temps de cesser de

se laisser manipuler. Ils nous ont menés là où ils voulaient. Ils nous

ont demandé de dissoudre l’armée haïtienne, et nous l’avons fait. Ils

nous ont demandé de privatiser nos industries, et nous l’avons fait.

Ils nous ont demandé d’assassiner notre président, et nous l’avons

fait sans hésiter. Ils nous ont demandé d’organiser des coups d’Etat,

et nous obéissons toujours à leurs demandes sans penser que ce

n’est pas pour nos propres intérêts, mais pour les leurs. Ce sont

les Occidentaux qui compromettent la sécurité, le développement

économique et la gestion politique du pays !

Ils ne nous ont pas trompés pour nous amener à bâtir notre nation

mais pour la démolir. Aujourd’hui nul ne doit plus nous tromper

avec les faux arguments sans avancer des preuves. N’est-il pas

évident que les réseaux sociaux ne sont pas les seules armes de

désinformation massive. Certaines ambassades diffusent des informations

inexactes non seulement pour influencer les opinions publiques,

mais aussi pour dénigrer, tirer un avantage et affaiblir les

capacités de réactions et de résistance de l’adversaire. Nous sommes

bel et bien confrontés à une attaque contre un impérialisme fasciste

dont le comportement rappelle les paroles infâmes d’Adolf Hitler

dans son ignoble Mein Kampf : « Les grandes masses populaires

[...] seront plus facilement victimes d›un gros mensonge que d›un

petit. »

Restons donc tous vigilants, face à la massive et ignoble désinformation

propagée par l’Empire fasciste, avec le peuple et pour le

peuple !

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

Email :

editor@haitiliberte.com

Website :

www.haitiliberte.com

DIRECTEUR

Berthony Dupont

RÉDACTEUR EN CHEF

Victoria T. H. Sylvain

RÉDACTION

Berthony Dupont

Wiener Kerns Fleurimond

Kim Ives

Guy Roumer

CORRESPONDANTS

EN HAITI

Daniel Tercier

Bissainthe Anneseau

COLLABORATEURS

Marie-Célie Agnant

J. Fatal Piard

Catherine Charlemagne

Pierre L. Florestal

Yves Camille

Jacques Elie Leblanc

Claudel C. Loiseau

Henriot Dorcent

Dr. Antoine Fritz Pierre

Eddy Toussaint

Edmond Bertin

Robert Garoute

Jacques Nési

Ed Rainer

Elysée Luckner Vil

ADMINISTRATION

Marie Laurette Numa

Didier Leblanc

DISTRIBUTION: MIAMI

Pierre Baptiste

(786) 262-4457

COMPOSITION ET ARTS

GRAPHIQUES

Mevlana Media Solutions Inc.

computertrusting@gmail.com

Bulletin d'Abonnement

A remplir et à retourner à Haiti Liberté 1583 Albany Ave, Brooklyn, NY 11210

Tel : 718-421-0162, Fax 718-421-3471

Etats-Unis

Tarifs d’abonnements

Canada

Nom: _________________________

Prénom: ______________________

Adresse: ______________________

Ville: _________________________

Etat/Pays: ____________________

Zip Code/Code Postal: ___________

Tél: __________________________

E-mail: _______________________

Modalités de paiement

Montant : $ ___________

Chèque Mandat bancaire

Carte de crédit

Numéro : ________________________

Date d’expiration : ________ /_______

Code de sécurité : _________________

Première Classe

$100 pour un an

$50 pour six mois

Amerique

Centrale,

Amerique du

Sud et Caraïbes

$125 pour un an

$65 pour six mois

Europe

$150 pour un an

$80 pour six mois

Afrique

$140 pour un an

$80 pour six mois $150 pour un an

$85 pour six mois

2 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Des armes pour quoi faire ?

A Travers Haiti

Par Isabelle L. Papillon

Non à la délinquance, oui à l’intégration.

Ce n’est pas cela qui est

en train d’être programmé en Haïti, depuis

le début de ce pouvoir criminel au

service de l’impérialisme américain qui

prétend être transitoire. C’est un régime

militairement imposé par les forces impérialistes

pour rassurer leurs intérêts

dans le pays de sorte qu’ils peuvent voler

et piller sans aucune forme de résistance

populaire. Depuis un bon bout de

temps l’État haïtien vit sous les diktats

des pays impérialistes. Ce sont eux qui

décident tout avec la complicité de leurs

agents locaux de la classe dirigeante et

de la classe politique.

Les armes peuvent faire tout

mais elles ne peuvent résoudre aucune

crise sociale. Le discours dominant dans

le pays est la lutte contre l’insécurité.

C’est pourquoi tous les pays sensibilisés

envoient des hommes et des armes

pour combattre ce mal. C’est comme s’il

s’agissait d’une maladie, d’un virus qui

s’est abattu sur le pays : tous les pays

envoient des médicaments pour combattre

la maladie.

Mais lorsqu’on parle des vraies

maladies, telles que par exemple la

pauvreté, la faim, la misère, le manque

de soin de santé. C’est tout autre chose.

Ce sont ces maux qui pousseraient la

population à fuir vers d’autres cieux en

quête d’une vie meilleure. Les grands

manitous font tous la sourde oreille

comme quoi ils ne comprennent pas,

sinon ils ne sont pas concernés. Et c’est

le pire fléau qui anéantirait le peuple

haïtien. Pourquoi s’inquiètent-ils de

l’insécurité mais pas de ce qui la provoque

? Sont-ils allés à la source de ce mal

pour savoir d’où qu’il vienne ? Non ce

n’est pas leur souci.

Ces pays qui complotaient

contre le peuple peuvent bien pour un

moment apaiser l’insécurité afin qu’ils

puissent organiser leurs élections et renouveler

leurs laquais au pouvoir. Mais

quant à résoudre le problème de l’insécurité

durablement, ils mentent à tout le

monde, et même à eux-mêmes.

Dernièrement, c’était la Corée

du Sud qui débarquait 3 chars de

combat ou de transport de troupes aux

Forces Armes d’Haïti. Maintenant c’est

le tour du Canada, sans doute sur demande

du chef de file, les Etats-Unis

d’Amérique. En effet, l’ambassadeur du

Canada en Haïti, André François Giroux

vient de remettre, triomphalement, le

lundi 16 février 2026 dix véhicules

blindés de transport de troupes aux dirigeants

de la PNH en présence de leur

subalterne de Premier ministre Alix Didier

Fils-Aimé et des hauts gradés de la

PNH. Pour quoi faire ? Pour combattre

les gangs. C’est le virus à abattre pour

le moment. Pourtant c’est faux, c’est un

prétexte, ce ne sont que les pauvres des

quartiers populaires qui sont visés. On

L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux et le Premier

ministre américain en Haïti Alix-Didier Fils-Aimé

les bombarde avec des drones, et qui

pis est, on ne fait que s’en prendre à des

personnes n’ayant aucun lien avec les

bandits. Les massacres perpétrés dans

les quartiers populaires s’apparentent

de plus en plus à une chasse à l’homme

issu de la classe des déshérités du sort.

En effet, les sans-emplois, les sansabris

vivent dans des zones qualifiées

de territoires perdus.

On ne peut résoudre l’insécurité

ni par la tromperie, ni en tirant sur la

population encore moins en bombardant

les quartiers populaires. Le problème

peut s’atténuer temporairement,

mais il reprendra de plus belle, car c’est

le système politique en place qui l’alimente.

C’est la gouvernance actuelle de

notre pays qui sème l’insécurité. Des

pays réactionnaires envoient toutes

sortes d’armes ; ils peuvent certes éliminer

des bandits pour un moment mais

pas indéfiniment. Ils peuvent tuer n’importe

qui en l’accusant de bandit, mais

le système ne prendra pas beaucoup de

temps pour régénérer ce phénomène

qu’il prétend combattre.

Il est clair que toutes ces gymnastiques

ne sont que pour sauvegarder les

ressources du pays dans leur propre intérêt

impérialiste et qu’elles ne profitent

pas à la population. L’État corrompu

au lieu d’investir dans le pays, de créer

des emplois, des infrastructures, de

construire des logements décents pour

que les gens cessent de vivre dans la

misère, préfère donner l’argent du pays

à des bienfaiteurs étrangers, de connivence

avec le Premier ministre américain,

Alix Didier Fils-Aimé, afin que les

puissances capitalistes le maintiennent

au pouvoir. Il est prêt à tout donner

pour rester au pouvoir indéfiniment.

` C’est un calcul à la fois judicieux

et absurde. Tant qu’il y aura

exploitation et résistance, tant que la

bourgeoisie et les oligarques opprimeront

les masses de connivence avec

l’impérialisme américain pour tout accaparer

sans rien laisser aux masses

populaires, la résistance populaire se

réveillera. Nous trouverons toujours

dans ce pays des jeunes hommes et

femmes qui prendront les armes pour

trouver de quoi manger et vivre comme

tout le monde.

L’impérialisme peut tout faire

dans le pays, sauf combattre l’insécurité.

De la Minustah à aujourd’hui, ce ne

Des véhicules blindés de transport de troupes provenant du Canada

sont pas des armes qui leur manquent

mais le problème fondamental n’a jamais

été résolu. Rien n’a changé malgré

que les capacités institutionnelles

de la Police se soient améliorées par

la planification stratégique, le recrutement,

la formation et l’acquisition de

moyens de transport. Cependant le mal

qu’ils prétendent soigner n’est pas réel.

L’insécurité se résout par le travail, par

l’éducation et par des infrastructures

de développement dans les quartiers

populaires. Non pas par les armes !

Ce n’est pas la guerre qui apportera la

paix sociale dans un pays exploité et

opprimé, mais bien de réelles mesures

de redressement social et économique

qui apportent des progrès tangibles de

dignité, d’humanité et de souveraineté

retrouvée.

La Corée du Sud a fait un don de trois véhicules de combat d’infanterie

aux Forces Armées du pays

GEHI & ASSOCIATES

Attorneys and Counselors at Law

718-764-6911

* TPS * “Pwogram Biden”

* Political Asylum * Deportation

"Nou Pale

Kreyòl"

* Fiancé and Spouse Visas * Citizenship

* Sponsoring Relatives * All other Immigration Matters

Naresh M. Gehi, Esq.

Reasonable Fees

Tel: 718-577-0711

www.gehilaw.com

FREE CONSULTATION

Annie Joseph

104-05 Liberty Ave., Ozone Park, NY 11417 Tel: 718-577-0711

74-09 37th Ave., Ste. 205, Jackson Heights, NY 11372. Tel: 718-263-5999

173-29 Jamaica Ave., Jamaica, NY 11432. Tel: 718-764-6911

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

3


Perspectives

Le lynchage de Tulile !

Injure et outrage à la

magistrature : le cas Eno

Zéphirin – Emmanuel Lundi,

symptôme d’un État qui s’abîme

Nous rejetons l’appel de l’AOD (Organisation dominicaine d’Amérique) qui incite à de nouveaux lynchages

racistes dans le pays

Par Colectivo HaitianosRD

Onze ans après le lynchage de Tulile,

le crime reste impuni et les

lynchages racistes persistent en République

dominicaine.

Le 11 février 2026 dernier

marquait le onzième anniversaire du

crime haineux raciste perpétré contre

le jeune Haïtien Jean Claude Harry,

plus connu sous le nom de Tulile.

Ce meurtre a profondément choqué

la société dominicaine et n’a toujours

pas fait l’objet d’une enquête ni

d’une sanction de la part de l’État

dominicain. Nous déplorons que les

activités des organisations d’extrême

droite, qui appellent publiquement à

des crimes similaires contre les Haïtiens,

se poursuivent en toute impunité.

On a pu le constater lors de la

marche organisée par l’organisation

néonazie Antigua Orden Dominicana,

qui s’est tenue le 15 février

dans le quartier de Los Mina, à Saint-

Domingue Est. Les Haïtiens ont alors

reçu un ultimatum : quitter la zone

sous dix jours, sous peine d’être traqués

par les paramilitaires.

Le corps de Tulile a été retrouvé

le 11 février 2015, pendu à un arbre

dans le parc public Ercilia Pepín, à

Santiago. Ce crime s’inscrit dans le

contexte d’une campagne nationale

de propagande raciste et de violence

menée par des groupes d’extrême

droite. Ces derniers soutenaient

la dénationalisation de milliers

de Dominicains d’origine haïtienne

par le biais de la décision anticonstitutionnelle

168-13 et exigeaient

des expulsions massives une fois le

Plan national de régularisation des

étrangers achevé, alors en cours.

Cette politique, réclamée par

des groupes se réclamant de l’ultranationalisme

et utilisant une rhétorique

raciste haineuse, a malheureusement

été mise en œuvre sous la présidence

de Luis Abinader, qui a procédé à plus

d’un million d’expulsions en cinq ans

de mandat. Les violences racistes et

les lynchages bénéficient désormais

du soutien de l’État grâce à l’intervention

de groupes paramilitaires

et terroristes comme l’Ancien Ordre

Dominicain (AOD). Ce dernier, avec

l’appui du gouvernement, a organisé

des marches réclamant un nettoyage

ethnique, notamment dans le secteur

de Friusa, dans la municipalité

de Bávaro-Punta Cana. Le gouvernement

a par la suite rasé le quartier

Le corps de Tulile, Jean Claude Harry, a été retrouvé le 11 février 2015,

pendu à un arbre dans le parc public Ercilia Pepín, à Santiago.

de Mata Mosquito, cédant ainsi aux

exigences de l’extrême droite.

Actuellement, l’AOD exige

l’expulsion de tous les Haïtiens du

secteur de Los Mina sous dix jours.

Interrogé à ce sujet par la presse, le

ministre de l’Intérieur et de la Police,

Faride Raful, a déclaré que seul le

gouvernement était habilité à lancer

un tel ultimatum. En réalité, les

autorités n’ont même pas le pouvoir

d’émettre un ultimatum visant

à mener un nettoyage ethnique au

sein d’une communauté. Le gouvernement

est conscient de ces activités

paramilitaires et, au lieu d’enquêter

et de les sanctionner, il leur apporte

un soutien politique et logistique,

notamment des escortes militaires et

policières, ainsi qu’une impunité totale,

comme l’a démontré la marche

du 15 février à Los Mina. De plus,

depuis le vendredi 13 février, le gouvernement

a procédé à environ 500

arrestations arbitraires de migrants

dans la région de Los Mina, répondant

ainsi aux exigences de l’extrême

droite.

Nous avons documenté les

lynchages racistes récurrents de ressortissants

haïtiens dans différentes

provinces du pays dans notre récent

rapport intitulé « Déportations massives

et état d’urgence en République

dominicaine », couvrant la période

de 2021 à mi-2025. Cette étude

documente également la collaboration

entre des groupes paramilitaires

tels que l’AOD et le gouvernement

dans la persécution des immigrants

illégaux.

Nous rejetons l’appel de

l’AOD (Organisation dominicaine

d’Amérique) qui incite à de nouveaux

lynchages racistes dans le pays, car

il menace de lancer une chasse aux

sorcières contre les résidents haïtiens

de la région. Nous exigeons que le

parquet poursuive les dirigeants de

cette organisation paramilitaire et

terroriste pour leurs actes criminels

répétés.

Nous appelons le gouvernement

dominicain à cesser de diffuser des

discours de haine qui présentent la

communauté immigrée haïtienne

comme un fardeau économique et

une menace pour la souveraineté et

la sécurité nationales. Nous continuons

d’exiger justice pour Tulile et

que ses meurtriers soient traduits en

justice, afin de mettre fin à l’impunité

pour les crimes de haine à caractère

raciste en République dominicaine.

Nous exigeons que le ministère

de l’Intérieur et de la Police, le

Médiateur et le Bureau du Procureur

général respectent les garanties

d’une procédure régulière et les

droits légaux et constitutionnels des

immigrants haïtiens et des Dominicains

d’origine haïtienne, mettent

fin aux politiques de discrimination

raciale et d’expulsions massives,

et cessent tout soutien officiel aux

groupes paramilitaires d’extrême

droite qui encouragent ouvertement

les lynchages racistes en République

dominicaine.

Mouvement des travailleurs

socialistes de la République

dominicaine

16 février 2026

LA DIFFERENCE

AUTO SCHOOL

LEARN TO DRIVE

La Différence Auto School

836 Rogers Avenue

(between Church Avenue

& Erasmus Street)

Brooklyn, NY 11226

Manager: Ernst Sevère

Tel: 718-693-2817

Cell: 917-407-8201

Me Eno Zéphirin, Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de

Première Instance du Cap-Haïtien.

Par Reynoldson Mompoint

Il y aurait en Haïti une justice qui ne

parle plus le langage de la loi, mais

celui de l’impulsion, de l’ego et de la

rue. Une justice où la toge se froisse au

contact de l’insulte, et où l’autorité publique,

au lieu de s’imposer par le droit,

se compromet par la force brute.

L’épisode impliquant le commissaire

du gouvernement Eno Zéphirin et

le citoyen Emmanuel Lundi n’est pas

un simple fait divers : il est une radiographie

brutale de la faillite institutionnelle.

« Nou banm otorizasyon epi se

nou k ap fè kaka sa ankò » « Komisè

a òdone arèstasyon l, li frape komisè

a epi komisè a frape l tou… » Ces

faits, lourds de vulgarité et de violence,

disent tout : l’injure, l’outrage, l’arbitraire,

la confusion des rôles. La loi

haïtienne, pourtant, est claire. Encore

faudrait-il qu’elle soit respectée.

L’outrage et l’injure : ce que

dit le droit haïtien

Au regard du Code pénal haïtien,

l’outrage à magistrat est constitué dès

lors qu’un citoyen, par paroles, gestes,

menaces ou écrits, porte atteinte à la

dignité, à l’autorité ou au respect dû

à un magistrat dans l’exercice de ses

fonctions. L’injure publique, quant à

elle, vise toute expression outrageante,

méprisante ou grossière proférée publiquement

contre une personne investie

d’une mission publique.

La sanction existe. Elle est

prévue. Elle est encadrée. Mais elle

suppose une chose essentielle : la retenue

du magistrat et le respect strict

de la procédure. Car le commissaire

du gouvernement n’est pas un chef de

Racine

Wellness House

Botanica

• Spiritual Advisor

• Candles • Incense

• Herbs

• Haitian Products

1836 Flatbush Avenue

(corner Ave. K)

Brooklyn, NY 11210

718.284.2237

gang, ni un justicier de trottoir. Il est le

représentant du ministère public, gardien

de la légalité, pas un acteur de la

mêlée.

Quand le magistrat descend

dans l’arène

Or, dans cette affaire, la frontière

s’est effondrée. Si les faits rapportés

sont avérés — ordre d’arrestation immédiat,

échange de coups entre le

commissaire et le citoyen, intervention

policière tardive — alors nous ne sommes

plus dans l’application sereine de

la loi, mais dans une dérive autoritaire

doublée d’un dérapage physique. Un

commissaire du gouvernement peut ordonner

une arrestation dans les conditions

prévues par la loi, notamment en

cas de flagrant délit.

Mais frapper un citoyen menotté,

ou se battre avec lui, relève non plus de

l’autorité judiciaire, mais de l’abus de

pouvoir. À cet instant précis, la magistrature

cesse d’être institution ; elle

devient individu. Et l’individu, lui, est

justiciable.

Responsabilités croisées,

crédibilité perdue

Que le citoyen Emmanuel Lundi

ait injurié ou outragé un magistrat, la

loi prévoit des poursuites. Mais que le

commissaire Eno Zéphirin ait répondu

par la violence, la loi ne le couvre pas.

C’est là toute la tragédie haïtienne : le

citoyen méprise l’autorité parce qu’il

ne la craint plus, l’autorité frappe parce

qu’elle ne sait plus convaincre, et la loi,

elle, regarde la scène depuis le trottoir.

Dans un État de droit fonctionnel,

cet épisode aurait donné lieu à : une interpellation

légale, une mise en examen

pour outrage, et, le cas échéant, une

enquête administrative sur le comportement

du magistrat.

En Haïti, il risque surtout de

nourrir la chronique, les réseaux sociaux

et l’impunité.

Une justice à mains nues

Ce dossier pose une question

centrale : qui surveille ceux qui poursuivent

? Quand le ministère public

devient partie prenante de la violence,

il perd son autorité morale. Quand un

commissaire confond ordre judiciaire et

réflexe musculaire, il fragilise toute la

chaîne pénale.

L’outrage à la magistrature est

une infraction grave. Mais l’outrage à

la loi par un magistrat l’est davantage

encore. Et tant que la justice haïtienne

continuera à répondre aux injures par

les poings, elle ne récoltera que ce

qu’elle sème : la défiance, la peur, et le

discrédit.

Il y aurait donc urgence, non pas

à multiplier les arrestations spectaculaires,

mais à réapprendre la République.

Avec des lois appliquées. Et des

magistrats qui s’en souviennent.

Reynoldson Mompoint, Avocat,

Communicateur Social, Journaliste

Port-au-Prince, le 11 janvier 2026

4 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Perspectives

Célébration de Toussaint Louverture,

symbole de l’émancipation – Avril 2026

Déclaration au monde des

Haïtiens et de leur diaspora !

Par Toni Antonucci

Toussaint Louverture (Crédit image: Toni Antonucci)

• Income Tax

- Individual

- Business

« En m’abattant, on n’a brisé à

Saint-Domingue que le tronc de l’arbre de

la liberté des Noirs ; il repoussera à partir

de ses racines, car elles sont nombreuses et

profondes », déclarait Toussaint Louverture

le 12 juin 1802 à Saint-Domingue,

aujourd’hui Haïti.

Le leader révolutionnaire Toussaint

Louverture a mené le soulèvement haïtien

pour l’abolition de l’esclavage et l’émancipation

de la domination coloniale, au cours duquel

des groupes d’esclaves libérés se sont

opposés au gouvernement colonial sur l’île.

La révolution a commencé en août 1791 et

s’est terminée en 1804 avec l’indépendance

de l’ancienne colonie.

Les lundi 6 et mardi 7 avril 2026, des

amis d’Haïti, des représentants d’initiatives

antiracistes et des militants pour l’émancipation

se réuniront pour la 24e fois en pèlerinage

au « Fort de Joux », près de Pontarlier, à

la frontière entre la France et la Suisse. Cette

rencontre est consacrée à la commémoration

de la mort de Toussaint Louverture, survenue

à cet endroit pendant sa captivité en

1803, et au souvenir du douloureux « rachat

pour l’indépendance d’Haïti » imposé par

l’ancienne puissance impérialiste en 1825.

Le lundi 6 avril 2026, le programme

prévoit l’arrivée à Pontarlier des pèlerins venus

de nombreux pays, le rendez-vous à

l’hôtel et un dîner convivial dans une brasserie

locale.

Le mardi 7 avril 2026, une rencontre

est prévue au monument commémoratif

du Fort de Joux avec dépôt de couronnes de

fleurs. Elle sera suivie d’un rassemblement à

l’entrée du Fort, d’une visite de la cellule de

Toussaint Louverture et d’une commémoration

officielle organisée par la municipalité

de Pontarlier. Pour plus d’informations,

BERNARD ACCOUNTING & Travel

• Notary Public

• Accountiing

Lionel Bernard, Accountant

1507 Cortelyou Road, Brookyn, NY 11226

718.462.6622

veuillez contacter : https://louverture.ch/pelerinage-toussaint-louverture/

Les événements de ce type ne

doivent pas être interprétés comme une

forme de revanche des peuples autrefois

réduits en esclavage à l’égard de leurs anciens

oppresseurs. Leur signification réside

plutôt dans la mise en lumière de chapitres

de l’histoire peu connus ou peu diffusés,

dont la reconstruction permet de recomposer

des éléments de la mémoire et de la biographie

sociale, indispensables pour éviter

que les mêmes contradictions et les mêmes

erreurs ne se reproduisent.

Parallèlement, les mouvements

qui réclament des réparations coloniales et

l’émancipation se développent aujourd’hui

dans le monde entier, tant en termes de

nombre que d’influence.

Parmi ceux-ci figure le mouvement

connu sous le nom de Colonialism Reparation,

qui demande aux pays colonialistes et

impérialistes de reconnaître les crimes perpétrés,

d’engager des processus de réconciliation,

de présenter des excuses officielles

aux victimes et de garantir les réparations

dues, en affirmant la suprématie de la « force

du droit » sur le « droit de la force ».

Une autre initiative visant à soutenir

l’émancipation des peuples émergents est l’«

Institut de l’Afrique Des Libertés », présent

dans plusieurs pays et menant de nombreuses

activités axées sur l’obtention de la

souveraineté militaire, financière, politique

et culturelle.

Le fondateur de l’Institut, l’écrivain

Franklin Nyamsi, souligne la nécessité

d’une véritable union des peuples africains

pour contrer les tentatives de l’OTAN de

recoloniser le continent, berceau de l’humanité.

La Confédération du Sahel AES, qui

comprend le Mali, le Burkina Faso et le Niger,

avec une superficie de 2,7 millions de

km² et une population de 71 millions d’habitants,

est une autre expression de cette volonté

d’émancipation. Ces pays reprennent

le contrôle de leurs ressources afin de répondre

aux besoins de leurs populations respectives

et de reprendre en main leur avenir.

La réconciliation et la réparation des

injustices ne visent pas seulement à panser

les blessures du passé, elles sont aussi extrêmement

actuelles, car la violence néocoloniale

continue de se manifester aujourd’hui

sous de nouvelles formes.

En s’inspirant de l’exemple de Toussaint

Louverture et des luttes non violentes

pour la liberté et l’émancipation, la mémoire

devient un guide pour le présent, alimentant

la justice, la solidarité et la construction d’un

avenir de coopération dans lequel les peuples

peuvent grandir libres, souverains et

maîtres de leur propre destin.

Toni Antonucci Co-éditeur de

Pressenza, traducteur, humaniste.

Pressenza 09 Janvier 2026

Jean R. St. Jour,

IRS EA and Certified

Bookkeeper (CB)

Expert Income Tax Preparation

Jean R. St. Jour, CB

2916 Clarendon Road

(between Nostrand & E. 29th St.)

Brooklyn, NY 11226

718.284.0733

Par Jocelyn Gay

L’histoire d’Haïti, partie intégrante

de l’histoire du monde

Ayiti Boyio Kiskeya, alias Haïti,

a fondé une nation sur les

crimes perpétrés et les traumatismes

engendrés par des empires se prétendant

civilisés : l’Espagne et la France

à l’origine, suivies par l’ingérence

constante de l’Angleterre, de l’Allemagne,

puis des États-Unis et du

Canada, et enfin de son voisin, la République

dominicaine, pour ne citer

que quelques exemples.

Le sang, la sueur et les larmes

des citoyens d’Haïti et de leurs descendants

d’Afrique ont permis de

créer une nation où tous les êtres

humains peuvent vivre dans la dignité,

à l’abri de l’esclavage et de la

suprématie blanche. Cependant, ces

prédateurs n’ont jamais renoncé à

s’approprier ce territoire qui les a rendus

immensément riches pendant des

siècles, et ce, encore des décennies

après la déclaration d’indépendance

d’Haïti en 1804. Haïti attend toujours

de la France qu’elle lui verse la somme

Frantz Boisson, EA

Licensed: US Treasury Dept.

TAX & ACCOUNTING

Individual, Self-employed,

Corporate, Cabbies, Aliens,

Business Set-up, Proposals

IRS REPRESENTATION

Audits, Back taxes, Warrants,

Levies, Appeals

3415 Avenue I

(near Flatbush Ave.)

Brooklyn, NY

646-249-5204

exorbitante de 112 millions de francs

(21 milliards de dollars) versée entre

1825 et 1947 pour avoir refusé de

rester esclave. De plus, les États-Unis

lui doivent de l’argent pour avoir volé

ses réserves d’or en 1914. Ces deux

puissances se sont délectées de qualifier

Haïti de « pays le plus pauvre

de l›hémisphère occidental », alors

qu’elles étaient, et sont encore, ses

premiers exploiteurs.

L’histoire est claire. Haïti est

victime d’injustices depuis que les

Africains et leurs descendants ont

fondé cette nation en luttant pour leur

liberté et en déconstruisant le mythe

de la suprématie blanche. Puisque ses

enfants ne se considèrent pas comme

des victimes résignées, ils exigent :

1. La restitution immédiate de

tous les biens haïtiens volés à Haïti

par des empires esclavagistes et impérialistes

tels que la France et les

États-Unis ;

2. La reconnaissance historique

et des réparations de la part de

l’Espagne pour le génocide perpétré

contre les Taïnos en 1492 ;

3. La cessation de toute ingérence

étrangère dans les affaires haïtiennes,

Haïti étant une nation souveraine

;

4. L’annulation de toutes les

dettes contractées par les dirigeants

haïtiens non élus par le peuple haïtien

;

5. Le blocus de toutes les armes

de destruction massive et substances

illicites entrant sur le territoire souverain

d’Haïti pour alimenter le terrorisme

;

6. La fin des mauvais traitements

infligés aux ressortissants haïtiens

voyageant ou résidant à l’étranger

;

7. La fin de la stigmatisation

d’Haïti comme le pays le plus pauvre

de l’hémisphère occidental, alors

que la nation a été délibérément appauvrie

pour enrichir des empires

génocidaires avides de pouvoir. Haiti

devrait être appelée « La Mère de la

Liberté ».

L’histoire d’Haïti ne pourra jamais

être effacée ni oubliée par tous

ceux qui savent ce qui a de la valeur.

Elle est un exemple éclatant du courage

inébranlable qui subsiste chez les

êtres humains face aux attaques incessantes

de lâches prédateurs.

Vive Haïti, mère de la liberté !

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

5


Kwonik Kreyòl

AKA lanse ofisyèlman mwa lang manman 2026 la

Rosilia Francois Corneille

Mèkredi 4 fevriye 2026 la, nan lokal

li sou Bwavèna, Akademi Kreyòl

Ayisyen (AKA) lanse ofisyèlman yon

mwa aktivite nan okazyon selebrasyon

Jounen entènasyonal lang manman k

ap rive 21 fevriye pwochen. Pou mwa

a, daprè prezidan Akademi an, Akademisyen

Rosilia François Corneille,

enstitisyon an « deside limen pwojektè

sou travay ak angajman Akademisyen

Michel-Ange Hyppolite, gran kònòsò

ki pa sispann fè valwa, fè valè lang

manman nou nan domèn literati ak rechèch

». La a, nou pote pou ou diskou

prezidan an pou sikonstans lan.

Nan non tout ògàn Akademi

Kreyòl Ayisyen, prensipalman nan non

Konsèy Administrasyon an mwen gen

onè prezide, mwen ap di chapo ba pou

tout manm Laprès ki prezan maten an,

nan kad lansman seri aktivite pou selebre

26è Jounen entènasyonal lang matènèl

nan peyi Ayiti.

Selebre lang manman gen yon

enpòtans kapital pou Akademi Kreyòl

Ayisyen. Pou sa, olye nou konsidere

sèlman 21 fevriye ki se tradisyonèlman

Jounen entènasyonal lang manman,

nou prefere konsakre tout mwa

fevriye a pou nou selebre lang kreyòl,

lang manman nou. Dabò, nou ap raple

UNESCO kreye Jounen entènasyonal

lang matènèl la nan ane 2000. Se

te nan memwa kat (4) etidyan yo te

touye nan peyi Bangladèch nan dat 21

fevriye 1952. Yo te touye etidyan sa yo

paske yo te pran beton pou manifeste

pou yo mande rekonèt Bengali lang

matènèl yo, kòm lang.

Nan peyi Ayiti, erezman jounen

jodi a nou pa nan mennen yon konba

ak manifestasyon nan lari pou Leta rekonèt

lang matènèl nou. Men, li enpòtan

pou nou poze tèt nou kesyon sa yo:

Se vre, depi 1987, Manman lwa peyi

a, Konstitisyon an, rekonèt kreyòl non

sèlman kòm yonn nan lang ofisyèl peyi

a, men tou kòm Lang Nasyonal, sa vle

kòm sèl lang ki simante tout ayisyen

ansanm. Se menm Konstitisyon 1987

la ki kreye Akademi Kreyòl Ayisyen ki

ap sèvi non sèlman kòm gadyen lang

Kreyòl la, epi ki ap travay pou ede li

devlope Men jounen jodi a,

Kijan sa ye nan reyalite administratif

enstitisyon Leta yo ? Kijan sa ye

nan enstitisyon prive yo? Kòman sa ye

nan lekòl yo ? Kijan sa ye nan inivèsite

nou yo ki se gwo espas sosyalizasyon

ak pwodiksyon konesans? Konbyen

bèl sèvo, konbyen talan ak kapasite

lekòl ak sosyete a kontinye mete sou

ban paske sèlman yo pa ba yo chans

pou yo esprime yo nan lang manman

yo ki se baz konesans ak fondasyon

idantite yo?

Ane sa a, AKA chwazi tèm sa

a : « Kreyòl, lang manman nou: baz

idantite ak konesans ». Se tèm Akademi

Kreyòl Ayisyen prale mennen divès

aktivite li ap òganize nan kontèks

selebrasyon 26èm Jounen entènasyonal

lang matènèl k ap rive 21 fevriye

pwochen. Se yon moman pou nou

menm, pèp libète, reflechi pi plis toujou

epi kontinye poze bon jan aksyon

konkrè kont tout kalite zak enjistis lenguistik.

Se yon moman pou nou di tèt

nou san redi « Kreyòl, lang manman

nou , baz idantite nou, baz konesans

nou » dwe pran plas li nan lavi fòmèl

sosyete a ; e, se nou menm ki pou

fè li pran li. « Dwa lenguistik » pa jis

yon konsèp. Se yon reyalite ki dwe

pran fòm nan kotidyen nou kòm pèp.

Respekte dwa lenguistik pèp ayisyen

se respekte dwa natirèl chak grenn

Ayisyen genyen pou li esprime li nan

lang li, pou li jwenn tout sèvis li bezwen

nan lang li.

Pou mwa lang matènèl 2026

la, Akademi Kreyòl Ayisyen deside limen

pwojektè sou travay ak angajman

Michel-Ange Hyppolite, yon Akademisyen,

yon gran kònòsò ki pa sispann

fè valwa, fè valè lang manman nou

nan domèn literati ak rechèch. Akademisyen

Michel-Ange Hyppolite, nou

renmen rele sou non vanyan « Kaptenn

Koukouwouj » se yon vrè kapitèn nan

Malgre tout kriz koperasyon Ayisyano-

Kiben an pap tonbe!

lanmou ak pasyon li mete pou devlòpman

ak anrichisman lang ak literati

kreyòl. Lè AKA dedye mwa lang matènèl

2026 la pou Michel-Ange Hyppolite,

se yon envitasyon pou li ankouraje

chak moun li, epi reli bèl chelèn travay

literè potorik gason sa a tanmen depi

plis pase 40 lane. Lè nou di Kaptenn

Koukouwouj, nou wè liv tankou : «

Istwa pwezi kreyòl Ayiti », esè li pibliye

nan Educa Vision nan lane 2000, ki se

jisteman premye travay nan sans sa a

ki fèt sou literati natifnatal la. Nou wè

« Lèt Ife ak Soul », kòm premye liv

lèt literati kreyòl, li soti an 2006 nan

edisyon pwodiksyon koukouy. Kaptenn

se « Leksik Atlas Kò Moun », premye

liv anatomi, nan dimansyon sa a, nou

konnen nan lang kreyòl. Nou wè tou

plizyè rekèy powèm ak atik nan lang

lan, sou lang lan ak sou literati lang

lan. Kiyès ki ka oze pale de Kaptenn

Koukouwouj san pale de Sosyete Koukouy

kòm pi ansyen Mouvman literè

ak kiltirèl ayisyen k ap fonksyone toujou?

Li enpòtan pou nou raple Sosyete

Koukouy fèt soti selebre 60è anivèsè

kreyasyon nan mwa desanm 2025 la.

Jodi mèkredi 4 fevriye 2026 la,

Akademi Kreyòl Ayisyen lanse ofisyèlman

Mwa lang matènèl la sou tèm

«Kreyòl, lang manman nou: baz idantite

ak konesans ». Nou ap genyen pou

nou make mwa sila a atravè tout yon

ploton aktivite nan lekòl, nan bibliyotèk,

espas kiltirèl, an prezansyèl kou an

liy. Nou ap genyen pou nou onore Akademisyen

Michel-Ange Hyppolite, atravè

travay ak angajman li pou lang lan,

pandan tout mwa fevriye a. Nou envite

tout sosyete a, prensipalman lekòl ak

inivèsite yo, anbake.

Batay la pa fasil. Men nou ap

kontinye lite. Pi gwo espwa nou nan

AKA, yon jou va jou kote tout lespri

va debade pou voye tout lyann ak lasi

esklavaj nan sèvo jete. Pou lespri libète

nan respekte dwa lengwistik tout

Ayisyen va danse nan tèt tout Ayisyen,

kèlkeswa kote yo ye sou planèt la. Se

lè sa a nou va di tout bon : Ayiti, yon

peyi, yon lang, yon pèp ki gen yon

idantite epi ki ap mache men nan men

sou chemen konesans inivèsèl, gras ak

lang kreyòl li, baz idantite li, baz konesans

li.

Respè dwa lengwistik pèp

ayisyen se yon konba pou yon pèp

vanyan !

Mèsi anpil !

Rosilia Francois Corneille

Prezidan AKA

Lèt tou louvrri pou toun monn

nan : Yon fanm denonse krim nan

J. Fatal Piard

Zanmi pre se kouto tire

Zanmi lwen se lajan sere

Pwovèb Ayisyen

Lèt tou louvri pou lemonn sa a nou

repwodui la a te difize jou ki te14

fevriye 2026 sou platfòm Watsap Pisitivis

Kominotè. Se yon fason pou tout

limanite, pou manman atravè lemond

okouran krim san parèy gouvènman

meriken pe fè kont pèp Kiba a. Pou tout

doktè san fwontyè yo, pou tout jounalis

ki gen yon ti zing diyite, pou gouvènman

ki toujou kwè nan jistis. « Mwen se yon

fanm vanyan ki ekri lèt tou louvri sa a

pou rele anmwe tankou plizyè milyon lòt

moun. Mwen fè n konnen m pa gen non

popilè ni m pa okipe gwo fonksyon non

plis. Mwen se yon Kiben òdinè. Yon pitit

fi, yon sè, yon patriyòt ».

Manzè a anpil moun pa konnen

kontinye pale pou l fè konnen l ekri

pawòl sa yo ak kè l dechire, men l ap

tranble, paske sa pèp li an ap viv jodi a

se pa yon kriz. Se yon gwo zak sasinay

pou touye n an tife tou dousman, kalkile,

ki kwit anndan kizin depi Wachigton.

K\L kontinye pou l ap denonse lefèt ke

Kiba, gran moun aje ap mouri twò bonè

paske anbago a anpeche medikaman

pou kè, tansyon, dyabèt rive jwenn yo.

Se pa paske manke resous. Se yon entèdiksyon

fè espre. Konpayi ki vle vann

Kiba sibi sanksyon, yo pouswiv yo, yo

menase yo. Gouvènman yo rete an silans,

yo pa menm di kwik. Pandan tan

sa a, yon gran papa kiben kenbe pwatrin

li ap tann. Lanmò pa avèti. Anbago a, li

menm, wi.

Denonsiyasyon pitit li yo”

“Mwen denonse nan Kiba yo te

bijo etenn enkibatè paske pa t gen gaz.

T ibebe ki fenk fèt ap lite pou yo viv pandan

gouvènman Etazini deside ki peyi ki

ka vann nou petwòl, kiyès ki pa ka fè

sa. Gen anpil manman Kiben ki wè lavi

pitit yo an danje paske yon lòd siyen nan

yon biwo Wachintonn gen plis pwa pase

kri yon tibebe a 90 mil de rivaj yo. Kote

kominote entènasyonal la? Kote òganizasyon

ki di yo defann timoun yo? Oswa

èske timoun kiben yo pa merite viv tou?

Mwen denonse anbago a ki se yon grangou

pwograme. Se pa aksidan si manje

ra konsa. Se paske yo anpeche nou achte

li. Bato ki pote manje sibi presyon. Tranzaksyon

labank bloke. Konpayi ki vann

sereyal, poul, lèt sibi sanksyon. Grangou

nan Kiba se pa aksidan. Se yon politik

leta gouvènman Etazini mete an plas

depi 60 lane pou ka rive mete Kiba ajou

pa chak administrasyon, rann pi di anba

Donal Twonp, epi aplike ak fèmte pa

nonm Mako Woubyo a.

Yo rele sa “presyon ekonomik”.

Mwen rele sa teworis ak zam grangou.

Toujou nan lojik denonsiyasyon yo,

manzè fè konnen doktè Kiba yo, menm

sa yo ki te sove lavi pandan pandemi

an pandan monn nan t ap tonbe, jodi a

pa gen sereng, pa gen anestezi, pa gen

aparèy radyografi. Se pa paske Kiba pa

konn pwodui yo. Se pa paske nou pa gen

talan. Men se paske anbago a anpeche

nou jwenn materyèl, pyès rezèv, teknoloji.

Syantis Kiben yo kreye senk vaksen

kont KOVID-19. Senk vaksen san èd pèsonn.

Malgre anbago ak manti. E malgre

sa, anpi a pini nou paske nou reyisi.

Men sa m map di tout monn nan

Kiba pap mande lacarite. Kiba pa

mande sòlda. Kiba pa mande pou nou

renmen li. Kiba mande jistis. Anyen

anplis. Anyen anmwens. Manzè pito

mande blan yannki pou sispann banalize

soufrans pèp Kiben an. Li made pou

tout moun rele anbago a jan li ye: KRIM

KONT LIMANITE. L mande nou pa kite

yo twonpe nou ak diskou “dyalòg” ak

“demokrasi” pandan y ap peze gòj nou.

Nou pa vle charite. Nou vle yo KITE NOU

VIV. Pou gouvènman konplis ki rete an

silans. Listwa ap mande nou kont. Pou

medya ki bay mantiak blòf nan plas verite

san makiye. Verite ap toujou jwenn

chemen.

Pou moun ki siyen sanksyon yo.

Pèp Kiben an pa bliye, li pa padone. Pou

sila ki toujou gen limanite nan kè yo.

Voye je gade Kiba. Gade sa yo ap fè li.

E mande tèt nou: ki bò listwa mwen vle

kanpe? Soti nan ti zile sa a, ak yon gwo

pèp, Yon Kiben òdinè ki refize rann tèt li.

Li pa enpòtan si ou gen 10 zanmi oswa

10.000 moun k ap swiv ou. L pa enpòtan

si paj ou piblik oswa prive. Li pa enpòtan

si ou pa konn pataje anyen. Sa a diferan.

Se pa yon foto solèy k ap kouche. Se pa

yon nouvèl. Se pa yon lòt opinyon. Se

yon RÈL. E rèl pa fèt pou rete an silans.

Yo tande yo. Yo gaye. Yo vin tounen foul.

“Jodi a mwen pa mande “layk”.

Mwen mande pou ou sèvi ak dwèt ou

pou yon bagay ki pi gwo pase woule

ekran an.Pou monn nan konnen nan

Kiba se pa yon kriz. Se pito yon KRIM.

Pou manman nan tout lòt peyi konnen

isit la ti bebe ap lite nan enkibatè ki

etenn akòz anbago. Pou gran paran lòt

tè konnen isit la gran moun aje ap mouri

pandan yo ap tann medikaman Washington

pa kite antre. Pou gouvènman

konplis santi wont. Pou medya ki bay

manti pa gen chape. Pou sila ki mete

sanksyon yo konnen: NOU PAP PE. Pa

kite tèks sa rete lakay ou. Pa vin konplis

silans lan.

Guarino Funeral Home

FRANTZ DANIEL JEAN

FUNERAL SERVICES INC.

Anbasadè Kiba an Ayiti, Ricardo García, te rankontre ak Direktè Jeneral

MAEC la, Christian Toussaint, ansanm ak Anbasadè Yves Rody Jean.

Malgre kriz ekonomik enperyalis

meriken an ap fòmante pou eseye

fini ak Revolisyon Kiben an, Ayiti ak

Kiba sèmante y ap kontinye ranfòse

koperasyon bilateral yo. Se konsa, plizyè

reyinyon ofisyèl te fèt semèn sa a

nan Pòtoprens, kote dirijan yo te revize

patenarya nan domèn sante, dlo,

ak relasyon diplomatic yo. Sa konfime

angajman tou de peyi yo pou sipòte popilasyon

yo malgre defi yo.

Anbasadè Kiben an Ayiti a, Ricardo

García Nápoles, te rankontre jou

mèkredi 11 fevriye 2026 la ak Christian

Toussaint, Direktè Jeneral Ministè

Afè Etranjè. Rankont sa a te fèt ak

prezans Anbasadè Yves Rody Jean.

Nan diskisyon yo, Diplomat Kiben

an te pale sou difikilte ekonomik peyi

suite à la page(16)

Serving the Haitian Community

for Over 30 Years

9222 Flatlands Avenue

Brooklyn, NY 11236

718-257-2890

• Funerals in All Boroughs

• Transportation of Remains

• Cremation

Nou pale kreyòl.

5020 Foster Avenue

Brooklyn, NY 11203

718.613.0228

6 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Perspectives

Au bourreau, oui ; à ses victimes, non !

Par Narciso Isa Conde

« D›une forteresse assiégée,

le Venezuela est tombé dans une

situation encore pire : un pays plus

vulnérable, avec un État menacé de

destruction et un président et d›autres

hauts responsables menacés de mort,

s›ils n›obéissent pas à Trump. »

Le chef de la Révolution haïtienne Jean-Jacques Dessalines

Au début du XIXe siècle, le peuple

haïtien a mené le premier mouvement

d’indépendance en Amérique,

colonisée par les empires européens,

et simultanément la première révolution

sociale anti-esclavagiste d’un

peuple noir contre la cruelle suprématie

blanche. Ils ont vaincu la puissante

armée napoléonienne, garante de l’esclavage

et du pillage dans l’ouest de

l’île, et ont apporté une contribution

décisive à la lutte du libérateur Simón

Bolívar en Amérique du Sud.

Au milieu du XXe siècle, le

peuple cubain, mené par Fidel Castro,

s’est soulevé et a vaincu la dictature

de Batista, inaugurant ainsi le cycle tumultueux

du second mouvement d’indépendance

latino-américain et caribéen

contre la domination du puissant

impérialisme américain. Ce mouvement

a surmonté toutes ses conspirations et

a semé les germes du socialisme.

À la fin du XXe siècle et au

début du XXIe, le courageux peuple

vénézuélien, mené par le colonel

Hugo Chávez, un homme de grand

talent, a rejoint et revitalisé le cycle

initié par Cuba et a embrassé l›idéal

socialiste, profondément fragilisé

par l›effondrement de l›URSS et la

désintégration de l›euro-socialisme soviétique.

Ceci n’a été pardonné, depuis

des siècles, par aucun empire colonial

ni par aucun impérialisme moderne, et

en particulier par les États-Unis, avec

leur cruauté perverse, héritée de leur

propre histoire.

La haine, alimentée par l’arrogance

impérialiste et transformée en

sanctions cruelles et en châtiments

sans fin, s’est déchaînée avec une violence

viscérale contre ces mouvements

de libération, et plus particulièrement

contre leurs héros et leurs principaux

dirigeants. Individuellement et collectivement,

ils ont été stigmatisés, calomniés,

bloqués, assiégés, attaqués

et soumis à toutes sortes de guerres

fabriquées de toutes pièces et à un terrorisme

de toute nature.

Par une destinée manifeste similaire

de l’impérialisme lui-même, tel

fut le chemin imposé à la révolution

sandiniste et à l’anti-impérialisme historique

de la révolution populaire nicaraguayenne.

Une imposition violente,

d’une violence extrême, accompagnée

d’une terreur sans bornes et d’horribles

guerres préventives de basse

et moyenne intensité, menée par le

Pentagone pour vaincre la révolution

sandiniste et empêcher le triomphe des

soulèvements populaires au Honduras,

au Salvador et au Guatemala ; et pour

entraver de force la quatrième vague

révolutionnaire du cycle stellaire que

Cuba a initié sur la voie d’une seconde

indépendance et d’une nouvelle révolution

continentale.

Le Chili d’Allende et sa révolution

socialiste pacifique et bienveillante

connurent un sort encore plus tragique

avec le terrible coup d’État fasciste et la

tyrannie de Pinochet, soutenus par les

États-Unis, en 1973. En avril 1965, en

République dominicaine, le Colosse du

Nord déchaîna quarante mille marines

et une flotte de porte-avions, d’hélicoptères,

de chars et de canons contre

la glorieuse et victorieuse insurrection

civico-militaire menée par les colonels

Francis Caamaño et Fernández Domínguez,

qui visait à restaurer la démocratie

et à reconquérir la souveraineté.

Ils la vainquirent, brandissant un anticommunisme

servile et le slogan « Pas

d›autre Cuba dans les Caraïbes ».

Résultats de la contre-offensive

impériale

Pour diverses raisons et face à

de nombreuses adversités, dans leurs

époques respectives et dans des contextes

régionaux et mondiaux variés –

certains à long terme, d’autres à court

terme –, ni la révolution anticoloniale

haïtienne ni les tentatives de révolution

en République dominicaine, au

Chili et au Salvador n’ont pu perdurer.

Les révolutions à Cuba, au Nicaragua

et au Venezuela ont perduré grâce

à un héroïsme et une résistance exceptionnels,

malgré des sacrifices, des privations

et des épreuves indicibles. Elles

ont survécu jusqu’à nos jours grâce à

un « miracle » indissociable de leur

capacité de résistance, de l’héroïsme

et de la dignité anti-impérialiste de

leurs peuples ; auquel s’ajoutent divers

modèles politiques, socio-économiques

et militaires difficiles à déstabiliser et à

renverser, ainsi que différentes formes

de solidarité régionale et mondiale, et

plus récemment, les conséquences et

les avantages positifs de l’émergence

d’un nouvel ordre mondial multipolaire.

Mais elles ont survécu dans

l’hémisphère occidental comme des «

forteresses assiégées » par le système

impérialiste mondial et en particulier

par la superpuissance, les États-Unis,

aujourd’hui en déclin ouvert, agressif

et criminel.

Contre le Venezuela, après avoir

été assiégée et presque étranglée, la

structure de pouvoir impérialiste américaine,

orchestrée par Donald Trump,

a mené une opération militaire génocidaire,

incluant l’enlèvement du président

Maduro et de son épouse, Cilia

Flores.

Depuis, à tout cela s’est ajoutée

la menace de Trump et de ses faucons

de perpétrer des agressions encore plus

graves si les exigences de la Maison

Blanche en matière de subordination

dans tous les domaines d’intérêt ne

sont pas satisfaites ; une détermination

militaire soutenue avec un cynisme absolu

par le Pentagone et son commandement

Sud.

De forteresse assiégée, le Venezuela

est tombé dans un état encore

pire : un pays plus vulnérable, un État

menacé de destruction et un président

et d’autres hauts responsables confrontés

à des menaces de mort, tolérés

uniquement s’ils obéissent aux ordres

de Trump.

Il n’y a pas eu de changement

de régime, mais plutôt une transition

forcée vers un État formellement

chaviste, mais d’une fragilité extrême,

soumis à une immense pression terroriste

exercée par une superpuissance

voyou.

C’est comme si la cheffe de l’État

par intérim, son gouvernement et l’Assemblée

nationale gouvernaient depuis

une prison invisible, sous la menace

constante d’armes à feu, manipulés

virtuellement depuis Washington et

régulièrement surveillés par des ministres,

des responsables de la CIA et des

généraux du Commandement Sud.

De la fermeté face aux Etats-

Unis aux concessions.

À ce tournant décisif, la légitimité

du chavisme, impossible à remplacer

par des mouvements d›extrême

droite discrédités, pourrait servir de

rempart à un État contraint de faire

des concessions cruciales à l›empire

agresseur.

Malgré les graves blessures, les

attentats et les morts, et le sinistre enlèvement

présidentiel encore frais dans

Le peuple cubain, mené par

Fidel Castro

les mémoires, le gouvernement vénézuélien

a déjà conclu des accords avec

les États-Unis, faisant des concessions

et prenant des décisions profondément

inquiétantes, outre des reculs manifestes

en matière de souveraineté pétrolière

et dans d’autres domaines, et

une hypocrisie et une posture américaine

excessives.

Cette situation engendre des

doutes et une confusion qui fragilisent

l’unité et la solidarité nécessaires au

cœur des Caraïbes envahies et d’un

continent entier en passe de devenir

victime d’une doctrine Monroe encore

plus perverse que la première.

Cuba, Venezuela, démocratie

et ​droits de l’homme

Cuba, jadis forteresse assiégée,

est devenue une forteresse sous le joug

militaire, ses veines lacérées, son économie

et son mode de vie gravement

attaqués, malgré son immense dignité

et sa résilience.

Dans le même temps, la réaction

nécessaire de l’ensemble du Sud global

et de ses puissances émergentes ne

se fait pas sentir, hormis les déclarations

et les mesures positives prises,

qui n’ont pas encore réussi à enrayer

l’escalade américaine contre la souveraineté

de l’Amérique, une escalade qui

s’est concentrée principalement sur le

Venezuela et Cuba.

Il est clair que, comme dans les

cas du Venezuela et de Cuba, et de

tous ceux qui ne se soumettent pas à

la tyrannie mondiale, l’absence de démocratie

et les violations des droits de

l’homme servent de prétexte, tandis

que leurs dirigeants sont diabolisés et

déshumanisés.

Comme si les dictatures des élites

capitalistes, de plus en plus semblables

à des mafias, étaient des démocraties…

Comme si Biden, Trump, Noboa, Milei,

Álvaro Uribe, Duque, Bolsonaro, Bukele,

Netanyahu, Zelensky… n’étaient

pas des fascistes notoires et des génocidaires…

Comme si les démocraties capitalistes

libérales n’avaient pas dégénéré

en partis corrompus et en ploutocraties

opulentes…

Comme si Minneapolis était un

havre de liberté et l’ICE son phare…

Comme si les États-Unis n’étaient

pas un super-État terroriste…

Comme si les monarchies capitalistes

respectaient les droits de l’homme…

Comme s’il n’existait pas différentes

voies et différents modèles

vers la démocratie, et comme si les dictatures

et les tyrannies ne proliféraient

pas sous le capitalisme… Comme si les

processus de création d’une démocratie

réelle et inclusive (économique, sociale,

culturelle, politique) n’étaient

pas sujets à des revers, des limites et…

erreurs.

Une transition révolutionnaire

difficile et des bastions

constitués par le siège

À mon sens, aucune révolution

assiégée de la sorte, engagée dans

une transition difficile vers des idéaux

plus élevés, harcelée par une contrerévolution

impérialiste et oligarchique

brutale, n›a pu réaliser pleinement ses

ambitions en matière de démocratie

politique et d›exercice du pouvoir

populaire, ni même tout ce qu›elle aurait

pu offrir dans d›autres conditions.

Mais il serait fatal de céder

à la pression et de tomber dans le

piège de l’imitation des modèles de

prétendues démocraties capitalistes

libérales-représentatives, de plus en

plus éloignées de leurs caractéristiques

originelles, réduites à des élections entachées

par le pouvoir de l’argent, à

des compétitions entre partis privatisés

; des partis corrompus et pervertis par

le grand capital privé, la domination

impérialiste et la narcobourgeoisie.

Le harcèlement, l’agression constante,

la précarité qui en découle et

l’état de forteresse assiégée limitent les

processus révolutionnaires, sapent la

démocratie populaire, imposent la centralisation

et engendrent des tendances

à la militarisation et des distorsions

caractéristiques du gigantisme étatique

et des situations de guerre.

Ces situations tendent même à

privilégier la souveraineté et la défense

nationale, tout en reléguant ou en reportant

les réformes nécessaires et la

démocratisation socialiste. Cuba, le

Venezuela et le Nicaragua sont soumis

à des formes de guerre nouvelles et

anciennes, et les États-Unis menacent

d’en faire autant à quiconque accède

à l’indépendance ou choisit des voies

alternatives, voire des modèles politiques

différents de ceux imposés par

leur domination néocoloniale.

La guerre médiatique est un élément

clé de leurs plans d’agression ;

elle comprend la stigmatisation, la discréditation

des processus souverains

(qui présentent tous de grandes qualités

et d’importantes lacunes) et la diabolisation

extrême de leurs dirigeants.

La diabolisation de Nicolas

Maduro.

C’est le cas de Nicolás Maduro,

enlevé par des unités militaires américaines

criminelles, prisonnier de guerre

lors d’une opération génocidaire (120

morts), accusé de tout, même d’être à

la tête d’un cartel de la drogue inexistant.

On comprend que ce soit la mission

de la droite et de l’extrême droite,

des oppresseurs impérialistes et de

leurs laquais, responsables de multiples

crimes.

Mais pas celle des dirigeants et

des politiciens qui se considèrent progressistes

ou qui acceptent d’être qualifiés

de gauche, même s’ils ne le sont

Le courageux peuple vénézuélien,

mené par le colonel Hugo Chávez

pas.

Il est honteux que Lula, Petro,

Boric… aient rejoint les États-Unis et

le courant qui refuse de reconnaître

Maduro comme le président légitime

du Venezuela. Mais il est encore pire

qu’ils persistent dans cette voie alors

que Maduro et Cilia sont déjà enlevés

et détenus dans l’une des pires prisons

de l’un des empires les plus criminels

de l’histoire récente.

C’est bien beau que Lula s’efforce

de renforcer les BRICS, mais il a eu tort

de s’opposer à l’adhésion du Venezuela

de Maduro à ce groupe multinational.

Cela a causé beaucoup de tort au Venezuela

et a contribué à la diabolisation

du président vénézuélien, occultant la

solidarité dont Maduro a fait preuve

lors de l’emprisonnement de Lula. Il y

a quelques jours, Lula a déclaré qu’« il

n’était pas opportun pour la transition

démocratique au Venezuela que Maduro

retourne dans son pays ». Il semble

préférer le voir sombrer dans les geôles

impérialistes.

Petro a réaffirmé sa position de

non-reconnaissance du gouvernement

de Maduro, et ce, même pendant l’incarcération

de ce dernier. Aucun des

deux n’a rejoint la campagne internationale

pour la libération de Maduro et

Cilia. Rien ne justifie cette attitude.

Il n’est pas nécessaire d’approuver

tout ce que Maduro et Cilia pensent

et font pour être solidaire d’eux. Ils sont

victimes d’une puissance impérialiste

génocidaire et d’un dirigeant fasciste.

Il est paradoxal de condamner Maduro

tout en cherchant à trouver un terrain

d’entente avec Trump et d’autres personnalités

trumpiennes de la région.

Il est contradictoire de traiter

Maduro de cette manière tout en reconnaissant

la corruption de Trump et

d’autres présidents. Nous devons respecter

et unir tous les groupes, aussi

divers soient-ils, qui souhaitent vaincre

la suprématie américaine. Il est difficile

de prédire les succès ou les échecs que

Maduro et son gouvernement à Caracas

connaîtront dans cette situation

nouvelle et complexe. On peut même

désapprouver certaines des décisions

prises avant et après son emprisonnement.

Je pense que nous sommes nombreux

à nous inquiéter de certaines décisions

annoncées par la présidente par

intérim Delcy Rodríguez concernant les

nouvelles relations stratégiques et les

accords avec les États-Unis, qui heurtent

la sensibilité anti-impérialiste et

laissent présager une voie dangereuse.

Espérons que cette attitude

hasardeuse et cette soumission aux

pressions d’une puissance néofasciste

pourront être corrigées. Quoi qu’il en

soit, il est de principe de se montrer

solidaire du processus attaqué et de

son président kidnappé et emprisonné.

Il est prisonnier de l’empire !

Il est également impératif, par

principe, de ne pas alimenter la guerre

cognitive impérialiste et de démêler le

vrai du faux dans un océan de mensonges.

Condamnez le bourreau,

non les victimes ! C’est une question

d’éthique et de morale révolutionnaires-socialistes.

Aporrea News 14 février 2026

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

7


Haïti, Chronique d’une Transition Permanente (01)

Quand Haïti devient une administration américaine !

Par Catherine Charlemagne

Comme annoncé dans la dernière

chronique actant la fin du Conseil

Présidentiel de Transition (CPT) de 9

membres, nous entamons cette semaine

une nouvelle série, la troisième

depuis l’assassinat du Président Jovenel

Moïse, il y a bientôt cinq ans. Comme

pour tout ce qui est nouveau, il fallait

trouver un nom, un titre qui reflète ou

qui marque l’utilité de ce changement,

de ce passage de A à B. Pour cette nouvelle

série sur la transition politique en

Haïti, ce sera : Chronique d’une Transition

Permanente (CTP). Pour nous, ce

titre a du sens dans la mesure où aucun

autre intitulé ne nous paraît plus significatif,

plus parlant que celui-ci après 40

années d’une transition qui porte bien

son nom : cette transition qui n’en finit

pas. Il a été évoqué pour la première fois

par le journaliste et écrivain Pierre-Raymond

Dumas, il y a déjà bien des années.

En choisissant transition permanente

pour suivre les aléas d’une quête

de retour à la normale institutionnelle

en Haïti en 2026, soit quatre décennies

après la fin de la dictature dans ce

pays, nous ne pensons pas seulement

à la transition post-Jovenel Moïse dans

laquelle les acteurs politiques haïtiens

et la Communauté internationale se

sont fourvoyés. Mais antérieurement,

c’est-à-dire, celle commencée le 7 février

1986 qui a rendu le pays exsangue.

Quarante ans se sont écoulés et le peuple

haïtien revient au point du départ avec

tous les supposés et les sous-entendus

que cela pourrait apporter. Et cette foisci,

la perte de la souveraineté pour de

bon, malgré les précautions d’usage

entretenues par les décideurs internationaux

et les employés locaux choisis

pour mettre en œuvre ce plan. Comme

certains le craignaient, le 7 février 2026,

une étape importante a été franchie. Elle

s’explique par l’installation à la Villa

d’Accueil de Alix Didier Fils-Aimé comme

l’unique interlocuteur haïtien vis-àvis

des Etats-Unis d’Amérique.

Ce geste pourrait paraître banal,

insignifiant aux yeux de la population

dans la mesure où, depuis justement

40 ans, c’est-à-dire depuis le début de

la transition post-Duvalier, la politique

haïtienne ne se décide plus à Port-au-

Prince, mais à Washington. Toutefois,

pour les observateurs politiques nationaux

comme pour leurs confrères étrangers,

il y a une différence de taille, c’est

le mode opératoire. Rien à voir avec la

manière dont le nouvel Empire a l’habitude

de traiter avec ses sujets en Haïti.

Depuis le 7 février 1986, Washington

impose généralement ses marionnettes

au Palais national et à la Primature par

de simples pressions politiques en passant

prestement par son représentant

officiel en Haïti qui est l’ambassadeur

américain. Jusque-là, cela n’a jamais offensé

personne puisque, à part quelques

critiques à huis-clos par peur de représailles

de Washington, il n’y a jamais eu

une velléité d’affrontement ou d’opposition

par rapport à ces diktats de l’Oncle.

D’où cette transition qui continue son

petit bonhomme de chemin sans jamais

contrarier l’administration américaine

quelle qu’elle soit depuis ces 40 dernières

années.

Le pays se contentait de parler de

« l’homme des américains » pour parler

des autorités haïtiennes, notamment

du chef de l’Etat, du Premier ministre,

chef du gouvernement, chef de la police

nationale. Jusqu’aux 9 membres du CPT

en passant par Ariel Henry, c’était la

même chose. Puisqu’on sait tous que si

ces gens étaient en poste, c’était grâce à

la volonté des Etats-Unis. En clair, l’on

parlait de l’ingérence, rien de plus. Le

7 février 2026, un nouveau cap a été

franchi. Le masque est tombé. Washington,

à l’heure de Donald Trump, allait

agir sans se cacher derrière un écran

de fumée pour imposer sa loi, dicter ses

préférences et enfin choisir l’homme qui

devrait exécuter ses directives politiques

et économiques en Haïti jusqu’à nouvel

ordre. Dans plusieurs de nos chroniques

sur l’après du CPT, nous avions fait allusion

à un plan américain pour Haïti qui

serait agencé par l’OEA. Naturellement,

certains n’avaient pas pris nos récits très

au sérieux. Et pourtant. S’ils avaient

bien lu et réfléchi, ils auraient immédiatement

compris que ce n’était pas du

fantasme.

Washington est fatigué par l’incapacité

des dirigeants haïtiens à proposer

quoi que ce soit de cohérent, de crédible

pour stabiliser la transition de l’après Jovenel.

Ensuite, mécontent de l’échec de

la CARICOM à les contenir, et aux yeux

de Trump, les Etats-Unis devaient intervenir

directement et de manière visible

et brutale s’il le fallait pour imposer un

autre narratif de la transition, 40 ans

après les Duvalier et 5 ans après Moïse.

Le plan américain de l’OEA est réel.

D’où le choc de l’arrivée de trois navires

de guerre dans les eaux territoriales haïtiennes

le mardi 3 février 2026, juste

avant la date fatidique du 7 février. Cette

présence a une triple signification. Primo,

elle était là pour dissuader. Les 5

frondeurs du CPT, voyant qu’ils allaient

perdre tous les privilèges que l’État

avait mis à leurs dispositions, pensaient

pouvoir arrêter l’Histoire en marche et

s’étaient mis en tête l’idée de provoquer

un chaos politique. Ils avaient deux ans

pour le faire. Cependant, obnubilés par

le pouvoir, ils n’ont pas vu le temps passer.

Alors que le camp d’en face n’avait

pas chômé une minute en appliquant

à la lettre la mission qu’on lui avait

confiée. La rébellion a été étouffée dans

l’œuf.

Penser révoquer Alix Didier

Fils-Aimé quand tout était bouclé depuis

Washington et qu’il avait déjà en main

l’ordre de mission pour l’après CPT,

c’était un suicide politique. Leur folie

aurait pu leur coûter la vie. Fils-Aimé

avait déjà intégré le cercle très ouvert

en Haïti des politiciens traîtres à la patrie

rien que pour leur ego personnel, quitte

à faire partie de la poubelle de l’histoire

comme les collabos de l’occupation de

1915-1934. D’ailleurs, ce successeur

de Sudre Dartiguenave, le premier Président

haïtien qui travailla sous l’ordre

des Marines, a pris ses fonctions, à

quelques nuances près, comme son

ainé d’il y a plus d’un siècle sous les

menaces des canons des trois bateaux

de guerre US positionnés juste en face

de la capitale pour sécuriser la passation

des pouvoirs entre Laurent Saint-Cyr

et lui-même. Et cela nous ramène à la

deuxième signification. Ce pré-positionnement

de la flotte militaire américaine

dans la baie de Port-au-Prince a été un

message clair.

Il tendait à dire que la récréation

est terminée pour les politiciens qui

pensent faire de la transition la toile de

fond de leur commerce électoral et à

tous ceux ayant la volonté de proposer

une alternative contraire au plan américain.

Et aussi surprenant que cela puisse

paraître, la présence de ces canonniers

américains a pousser tous ceux qui,

dans un premier temps, avaient espéré

provoquer des troubles sociaux, voire

alimenter un début de révolte populaire,

à se raviser. Ils ont préféré rester

Aujourd’hui il n’y a qu’un seul décideur, un seul chef, il s’appelle : Henry P.

Wooster, le Chargé d’affaires US en Haïti.

cloitrés chez eux ce 7 février 2026 par

peur de déchainer la foudre contre eux.

D’ailleurs, Washington avait renforcé

la peur de manière psychologique chez

tous les acteurs politiques en même

temps qu’il renforçait la confiance chez

la bourgeoisie haïtienne, toujours disposée

à travailler sous le joug de l’occupant.

Mercredi 4 février, le lendemain

du déploiement des navires de guerre,

un avion gros porteur militaire un C-17,

généralement affecté au transport des

troupes, s’était posé sans encombre à

l’aéroport Toussaint Louverture de Portau-Prince.

Sa mission, top secret.

Etant placé à l’abri des curieux,

rien n’a été divulgué par rapport à cette

arrivée inopportune dans un aéroport

international censé être fermé pour

cause d’insécurité depuis des années.

Seule l’armée américaine y a accès de

jour comme de nuit. En tout cas, les

nouvelles autorités de la transition,

notamment Alix Didier Fils-Aimé, sont

placées à l’ombre du parapluie militaire

des Etats-Unis. D’où une passation en

douceur entre deux pouvoirs totalement

illégitimes et illégaux, c’est le moins

que l’on puisse dire. La dissuasion est

une arme efficace, jamais démentie et

ce dans tous les domaines. La dernière

explication qu’on peut donner à cette

présence en force de la marine de guerre

américaine, à la veille du départ du CPT,

est la confirmation que les Etats-Unis

entendent diriger directement le pays

comme cela se passe dans toutes les colonies

du monde, en s’appuyant sur un

« local », une marionnette qui accepte de

jouer le jeu en toute franchise et complicité.

Alix Didier Fils-Aimé sera celui-là.

Personne ne doit se faire des illusions

sur le cas d’un Premier ministre /Président

qui serait en fonction juste pour

éviter le vide. Le chaos.

Il serait vain de penser qu’en

2026, il se trouve une autorité haïtienne

pouvant décider, parler et traiter

d’égal à égal avec la Communauté internationale,

notamment les autorités

américaines. En fait, monsieur Fils-Aimé

n’est qu’un simple administrateur

et Haïti, une administration coloniale

américaine. Aujourd’hui il n’y a qu’un

seul décideur, un seul chef, il s’appelle :

Henry P. Wooster, le Chargé d’affaires

US en Haïti. Depuis longtemps, on

l’avait désigné comme étant le Gouverneur

américain à Port-au-Prince.

Certains pensaient qu’on exagérait un

peu puisque, d’après eux, Haïti n’était

pas une colonie proprement dite parce

qu’elle disposait encore d’un exécutif

autochtone comprenant les 9 Conseillers

Présidents, un Premier ministre et

un cabinet ministériel. Sauf que, ces frileux,

refusant de voir la vérité en face

ou peut-être par ignorance, oublient ou

ne savent pas que Porto-Rico est bel et

bien une colonie des Etats-Unis dans les

Caraïbes. Pourtant, cette île dispose de

tous les attributs d’un État : un gouvernement

local, un Parlement et un Gouverneur

élu. D’où d’ailleurs son statut

officiel: Etat associé des Etats-Unis. Or,

la réalité est tout autre.

Les Portoricains sont bien un

peuple colonisé et c’est Washington qui

a le dernier mot sur bien des domaines,

contrôlant, notamment la sécurité, la diplomatie,

la défense, les trois domaines

régaliens d’un État souverain. Depuis 40

ans de cette transition permanente, les

autorités haïtiennes ont-elles réellement

la main sur ces domaines clés relevant

de la souveraineté d’un Etat indépendant

? La police haïtienne est inféodée à

cent pour cent aux Etats-Unis. Paradoxalement,

beaucoup plus que celle de la

police portoricaine, puisqu’elle est financée

et armée directement par les Etats-

Unis. La sécurité en Haïti, ce sont des

BROOKLYN’S #1

FROZEN FISH MARKET

FLASH-FREEZING locks in peak FRESHNESS and FLAVOR!

Buy your fish FROZEN: It’s CHEAPER. It’s FRESHER.

It’s TASTIER. It’s HEALTHIER.

We have all your FAVORITES

ï Conch (Lanbi) ï Red Snapper

ï Blue Crab (Sirik) ï Shrimp (Kribich)

3310 Church Avenue

Brooklyn, NY 11226

718.336.1100

Le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé l’unique interlocuteur

haïtien vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique.

forces de police et militaire d’une mission

internationale baptisée FRG (Force

de Répression des Gangs) relevant du

Chapitre VII de l’ONU, contrôlées, financées

et armées par Washington. Quant

à la diplomatie, elle reste à la limite

d’un petit garçon suivant les ordres de

ses parents installés au Département

d’Etat américain. Impossible d’élargir

ses contacts, ses cercles au-delà des réseaux

diplomatiques des pays alliés des

Etats-Unis.

Moscou, Pékin en particulier sont

bannis du langage des dirigeants haïtiens.

En tout cas, depuis le 7 février

2026, il ne fait aucun doute, Haïti est

rentré dans une nouvelle ère. Celle

d’une occupation directe des Etats-Unis,

même si tout le monde préfère garder le

silence et feint de croire que cette nouvelle

approche totalement débridée de la

politique interventionniste, expansionniste

et colonialiste du nouvel Empire

américain se révèlera bénéfique pour

un pays que les Etats-Unis ont contribué

à mettre à genoux durant 40 ans de

transition politique. Le Chargé d’affaires

US en Haïti, Henry P. Wooster, qui à

l’origine est un ancien militaire, tout un

symbole, lors de son audition le mardi

10 février 2026 devant la Commission

du crédit du Sénat au Congrès américain,

a dévoilé clairement et sans langue

de bois la suite du plan américain en

Haïti. Selon lui, Washington n’a qu’un

objectif, celui d’appliquer la politique

étrangère de l’administration Trump. En

clair, garder le pays sous contrôle, pas

plus. « L’objectif des États-Unis en Haïti

est d’assurer une stabilité minimale.

Nous la définissons comme suit

: « a) pas d’effondrement de l’État, b)

pas d’immigration clandestine massive

vers les États-Unis. Toutes nos actions

visant à mettre en œuvre la politique

étrangère du Président en Haïti sont

alignées sur cet objectif » admet celui

qui est appelé à faire appliquer cette

politique en Haïti par les femmes et les

hommes à qui il entend donner le feu

vert pour intégrer le gouvernement

de collaboration dirigé par Alix Didier

Fils-Aimé. En choisissant un membre

du secteur économique pour appliquer

l’ordre de l’Empire et poursuivre la transition,

les Etats-Unis ont fait un choix

machiavélique : d’une part, ils fabriquent

une image de stabilité en confiant tous

les pouvoirs politiques à ce secteur placé

sous leur coupe et d’autre part, ils assurent

un semblant de tranquillité et de

sécurité à minima dans la rue juste pour

éviter l’effondrement effectif de l’État

haïtien. Or, ce choix pourrait se révéler

dangereux pour eux à l’avenir.

Car, en mettant tous leurs œufs

dans un même panier, ils pourraient

un beau matin se retrouver à affronter

un peuple qui n’aura lui aussi qu’un

seul objectif, celui du Père fondateur

de la Nation, Jean-Jacques Dessalines :

koupe tèt boule kay, afin de retrouver

sa dignité, sa fierté et l’indépendance de

son pays.

C.C

8 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


This week in Haiti

From Hope to Crisis: How Neoliberalism and Coups Crushed

Haiti’s Dreams and Wrought Today’s Gruesome Havoc

by Marie-Paule Florestal

stand up against U.S. imperialism.

February 7 now marks Haiti’s highest

and lowest historical moments in recent

history.

In 2026, it saw the dissolution of

Haiti’s Transitional Presidential Council

(CPT) and, under the muzzles of Trump

administration gunboats, the concentration

of all executive power in the hands

of a single Haitian bourgeois businessman:

de facto Prime Minister Alix Didier

Fils-Aimé. As the New York Times

reported on Feb. 8: “The country had

never had a power vacuum this severe.”

Exactly 40 years earlier to the

day, Haitians were rejoicing at the overthrow

of the three-decade old Duvalier

dictatorship, which is why Feb. 7 has

become the traditional and official date

for the transfer of democratically elected

power in Haiti.

In 1986, Haitians around our

Caribbean nation and throughout its

diaspora held immense hope for Haiti’s

future. From rural villages to cities

such as Port-au-Prince, Gonaïves, and

Cap-Haïtien, Haitians mobilized mass

demonstrations, as well as in New York,

Montreal, Miami, and Washington, DC,

to demand democracy. Many viewed the

moment as the beginning of a “Second

Haitian Revolution” that would correct

the social, political, and economic failures

that followed the first one in 1804.

There followed five years of sharp

political struggle and coups d’état, but

they nonetheless culminated with the

victorious Feb. 7, 1991 inauguration of

President Jean-Bertrand Aristide, Haiti’s

first head of state elected by a nationwide

popular vote. It was a period of

delirious joy and optimism. Thousands

of diaspora Haitians flooded back to the

country, and Aristide declared “Haiti’s

second independence.”

However, the U.S., along with

France and Canada, had already begun

a major counteroffensive to push back

against the burgeoning political revolution

in the upstart nation. Similar to

the example Haiti set in 1804, Aristide’s

unexpected ascension to power fired

the imagination of all Latin America,

sparking the “Pink Tide” which spread

throughout the hemisphere.

At that time, there was a major

geopolitical shift occurring in the world.

The Cold War was ending as the U.S.

eventually wore down and dissolved

the Soviet Union, establishing itself as

the sole global superpower. Some U.S.

intellectuals declared that capitalism had

finally vanquished communism, thus

bringing “the end of history.” It was understood

that any countries which dared

to defy Washington’s agenda would be

crushed.

But Haiti was born and is defined

by defeating Napoleon’s France, the

superpower of the early 19 th century.

Thus, at the end of the 20 th century, the

“rebel country” Haiti was not afraid to

On Feb. 7, 1991, Jean-Bertrand Aristide walks across the National Palace

lawn to his first presidential inauguration.

Photo: Haiti Films

Neoliberalism takes Haiti and

the world by storm

In the late 1980s, U.S. capitalists

were on the march worldwide. They

descended on many neocolonies, forcibly

imposing neoliberal reforms such

as privatization, deregulation, austerity

and other measures to reduce government

spending, labor market flexibility

(i.e. anti-union campaigns and union

busting), and enacted laws that were favorable

to employers, especially foreign

ones.

Politically, they began to phase

out dictatorships such as the regimes

of Duvalier in Haiti (1986), Marcos in

the Philippines (1986), the Argentine

military juntas (1983), Chile’s Augusto

Pinochet (1990) and many others.

This paradigm shift from strong-man

regimes to engineered “demonstration

elections” (as Edward S. Herman and

Frank Brodhead called them in their

seminal 1984 book) engineered by

semi-governmental organizations like

the National Endowment for Democracy

(NED), a spin-off from the CIA, began

with the “human rights” campaign

launched by President Jimmy Carter in

the late 1970s. Washington sought to

accompany their deepening investments

in the Global South with the semblance

of bourgeois democracy to reduce guerrilla

insurgencies and rampant, arbitrary

caudillo corruption, protect corporations’

rights, promote economic growth, and

generally stabilize their rebelling vassal

states, where the masses were groaning

under massive debt and inspired by the

victorious national liberation struggles

in Cuba, Nicaragua, Angola, Mozambique,

Zimbabwe, and Vietnam.

This push for democratic reform

was compatible with capitalist globalization.

Capitalist pundits and analysts

marketed neoliberal policy as “democratization”

that would enable countries to

function more efficiently, reduce government

waste, and permit business leaders

to innovate new technologies, leading to

“economic prosperity for everyone.”

However, this top-down economic

model and neoliberal reforms produced

devastating outcomes for working-class

communities in both the neocolonies

and the United States. The result was

increased exploitation, wage stagnation,

erosion of public services, weakened labor

protections, and widening inequality

as the wealthiest few reaped fantastic

profits, while working families faced

increasing economic insecurity which

fueled political instability.

Neoliberalism destroys Haiti’s

rural economy

After Duvalier was ousted, the

Haitian economy collapsed. Municipalities

went bankrupt, leaving state employees

unpaid while debts piled up. The

International Monetary Funds (IMF)

stepped in, pretending to help Haiti with

One hundred pound bags of cheap U.S. rice being distributed in Port-au-Prince. Such dumping has decimated

Haitian rice production.

its debt crisis but actually making things

worse.

First, the IMF demanded government

austerity: the firing of state agency

employees and the cutting of the meager

social services that the government

had provided to its citizens. Second, it

demanded the privatization on all public

enterprises: the flour mill, essential oils

plant, cement factory, electric power authority,

telephone company, and others.

Third, the IMF called for the removal

or drastic lowering of all tariff barriers

protecting primarily Haitian agricultural

production, above all (as we will

see) rice farmers and sugarcane-based

industries. After that neoliberal “free

trade” adjustment, cheap U.S. imports

were dumped on the Haitian market,

virtually tax free. Prior to this neoliberal

“structural adjustment,” Haiti had been

largely self-sufficient in food production

and even exported agricultural products.

Take the example of HASCO, once

Haiti’s state-run sugar mill, which allowed

farmers to grow sugarcane and

sell it to the government for stable livelihoods.

After Jean-Claude Duvalier was

forced out, General Henri Namphy’s

neo-Duvalierist junta sold the sugar

mill to the Mevs family, one of Haiti’s

wealthiest in Haiti’s tiny bourgeoisie.

The Mevs had no intention to invest

and resuscitate Haiti’s sugar industry

but instead shut down the mill and instead

began importing cheap sugar from

the U.S. and the Dominican Republic for

quick and easy profit, leaving thousands

of cane cutters and farmers to fend for

themselves. Haiti’s sugar industry, once

its pride, has never recovered.

A similar story occurred with rice,

one of Haiti’s staple foods. The country

used to produce and even export its own

rice. Forty years ago, the central Artibonite

Valley was a vibrant patchwork of

emerald green paddies, producing very

high quality rice. But with tariff walls

struck down after 1986, cheap U.S.

rice flooded the Haitian market, selling

at prices lower than local rice. Haitian

farmers using baskets and hoes could

not compete with the mile-wide rice

combine harvesters used by agro-industries

in Arkansas. Neoliberal policies

devastated Haiti’s farmers causing Haitians

to be increasingly dependent on

food imports, thus hungrier and facing

chronic budget deficits.

Millions forced from the countryside

to the cities

The award-winning 1983 documentary

Bitter Cane, directed by Ben

Dupuy and Kim Ives, documents how

neoliberal policies destroyed Haiti’s rural

economy and drove millions to flee

overseas in boats or seek to survive

hawking, hustling, or working for peanuts

in Haiti’s growing urban shanty

towns. To take advantage of this vast

and growing pool of cheap labor, foreign

capitalists, working with Haiti’s comprador

bourgeoisie, set up sweatshop

assembly factories in tax-free industrial

parks where workers were paid a mere

$2.64 a day.

Years later, Kim Ives interviewed

Bill Clinton in a United Nations hallway

in March 2010, where the former U.S.

president famously claimed that Washington’s

planners were just trying to

help Haitians “skip agricultural development

and go straight into an industrial

era. And it’s failed everywhere it’s been

tried. And you just can’t take the food

chain out of production. And it also undermines

a lot of the culture, the fabric

of life, the sense of self-determination...

We made this devil’s bargain on rice.

And it wasn’t the right thing to do.”

Indeed, Haiti’s sweatshop workers

were even more exploited, oppressed,

and caught in a persistent cycle

of poverty. Neoliberal “reforms” trapped

them and their families in deeper misery

rather than liberating them.

In 1983, Port-au-Prince had

about 500,000 residents, but, 20 years

later, by 2003 the population had ballooned

to more than 3.2 million, according

to the Institut Haïtien de Statistique

et d’Informatique. The Haitian government

made no attempt at strategic urban

planning for the growing population,

failing to build adequate roads, sanitation,

or other infrastructure. People constructed

informal homes, with no building

code enforcement, on unsafe land

in the ravines, flood plains, and steep

hillsides. This vulnerability contributed

to the catastrophic toll of the 2010

Farmers in a rice paddy in Haiti’s Artibonite Valley. Since 1986, this

agricultural production has been virtually destroyed by

neoliberal reforms.

Photo: Jean Marc Hervé Abélard/Round Earth Media

earthquake, which killed an estimated

46,000 to 84,000 people, most of them

in Port-au-Prince. Many of these deaths

could have been prevented had the Haitian

government had even a minimum

of urban planning or code enforcement.

With the Haitian state shirking

its duty to provide basic infrastructure

and services for its citizenry, foreign

non-governmental organizations

(NGOs) filled the void, making Haiti the

nation with the most NGOs per capita in

the world.

Ironically, during the earthquake

response, many NGOs avoided poor

neighborhoods after U.S. and Haitian

authorities labeled them too dangerous

or inaccessible, causing increased suffering

due to the dependence they had

built.

Urban “gangs” fill the void

left by the absent state

Urban abandonment created

a vacuum for neighborhood armed

groups to emerge in Port-au-Prince’s

growing slums. In the Haitian and

international bourgeois press, these

continued on p(13)

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

9


LE NOUVEL HOMM

Peu avant sa disparition de la scène publique en 1966, alors qu’il

se rendait en Algérie, Che Guevara fit escale au Caire, où il fut

chaleureusement accueilli par l’ancien président Gamal Abdel Nasser

Par Kristian Laubjerg

Réflexions sur l’importance de

Franz Fanon et Che Guevara pour

la décolonisation

...ce ne sont pas les nations les

plus religieuses de notre monde aujourd’hui,

mais plutôt les plus laïques,

qui ont pu créer les sociétés les plus

civiles, justes, sûres, équitables, humaines

et prospères. (Phil Zuckerman)

L’argument

L’argument de cet article est

consacré à la conviction la plus fortement

présentée par Frantz Fanon et Che

Guevara que la liberté d’exploitation

dépend de l’émergence d’un homme

nouveau, qui fera avancer des nations

souveraines et véritablement indépendantes,

travaillera pour le mieux-être

de tout son peuple sur la base des principes

de justice et d’égalité pour tous.

Cet argument suggère que quel

que soit le système de croyance religieuse

auquel on adhère, il diminuera

et affaiblira la croyance individuelle en

sa propre capacité à contribuer à résoudre

les problèmes quotidiens et ainsi

améliorer le bien-être de la famille, de

la communauté et de la nation. Les

systèmes de croyances religieuses renforcent

la conviction que notre vie quotidienne

et notre destin sont déterminés

par une force divine qui seule peut mener

à de meilleures conditions de vie.

Cet argument nous pousse à

identifier certaines des causes qui ont

contribué à maintenir les anciennes

colonies dans un état de dépendance

aux forces extérieures, empêchant ainsi

la construction de meilleures conditions

de vie pour les personnes concernées.

Ces pays continuent d’être à la

périphérie du développement, exploités

et abusés par des centres de pouvoir

économique situés dans les capitales

des pays industrialisés.

Les visages de l’avenir : une génération qui porte en elle la possibilité

d’une Afrique libre, consciente de sa force et de sa dignité

Les opprimés et humiliés

Cela fait maintenant plus de soixante

ans que Frantz Fanon a écrit son

célèbre livre, Wretched of the Earth.

Bien que la plupart des populations de

la planète soient encore opprimées, elle

n’est plus condamnée à rester dans la

misère. Cette appréciation est soutenue

par les expériences de Cuba qui s’est

libérée du colonialisme et de l’impérialisme

américain en 1959. De nombreuses

tentatives ont été faites pour créer

une unité entre les nations, leur permettant

ainsi de s’opposer aux forces coloniales

et impérialistes. Le plus célèbre a

été la Conférence de Bandung en 1955,

lorsque des nations non alignées ayant

une voix unie ont soutenu les mouvements

d’indépendance croissants dans

les pays africains et asiatiques. Onze

ans plus tard, au début de 1966, Cuba

a accueilli une conférence avec des participants

des trois continents d’Asie,

d’Afrique et d’Amérique du Sud. Elle

est devenue connue sous le nom de

Conférence tricontinentale.

L’effet du Tricontinental a été

d’établir une collaboration entre les

luttes anticoloniales d’Afrique et d’Asie

et les mouvements anti-impérialistes

d’Amérique latine. Il était beaucoup

plus radical dans sa tentative de lancer

un défi à l’impérialisme. La conférence

a abouti à la condamnation du colonialisme,

du néo-colonialisme et de

l’impérialisme.

Le Tricontinental a ajouté une

nouvelle dimension aux luttes pour une

véritable indépendance et liberté en encourageant

la résistance armée à combattre

l’impérialisme à un moment où

les États-Unis étaient entrés en guerre

au Vietnam. Le but du Tricontinental

était la promotion d’un monde avec

une véritable liberté pour tous les peuples,

sans faim ni pauvreté, sans oppression

et sans inégalités et injustices.

Les participants du Tricontinental

ont exprimé leur soutien aux guerres

de libération menées dans le cadre

idéologique de Frantz Fanon et Che

Guevara, tous deux croyaient que le

véritable développement ne peut venir

que de la conscience par les gens euxmêmes

de l’importance de la responsabilité

sociale reposant sur les principes

de justice et d’égalité pour tous.

Ils se distancièrent ainsi des efforts

centralisés du Komintern, qui

supposait que la direction du parti suprême

devait être la force motrice dans

les luttes pour la liberté et la dignité

humaine. Dans leur recherche de la

manière dont ces citoyens pourraient

être formés, ils ont identifié des causes

critiques, qui ont contribué à faire accepter

aux gens leur soumission. Par

conséquent, ils en sont venus à voir

la tradition et la religion comme de

sérieuses contraintes envers l’évolution

d’un homme nouveau.

La religion : un outil d’oppression

Il est bien accepté que le comportement

humain soit fortement influencé

par les émotions, qui à leur tour sont

influencées par des croyances sur les

origines et le but de notre vie, souvent

révélées par la religion. Depuis l’époque

de David Livingstone, de nombreux efforts

ont été investis dans la civilisation

des peuples africains, formellement en

vue de faire progresser leur bien-être,

mais en réalité, cela permettrait aux

Européens d’exploiter le continent à

leur avantage. La religion, en particulier

le christianisme, a joué un rôle

important dans ces efforts civilisateurs.

La religion est ainsi devenue un instrument

important entre les mains du

capitalisme et de son économie libérale.

Les victimes de l’impact négatif d’une

économie néo-libérale sont amenées à

croire qu’il est hors de leur pouvoir de

changer le statu quo.

Fanon a observé que la religion,

en tant que force irrationnelle,

anesthésiait les opprimés et inhibait la

récupération du soi individuel. Il a déclaré

que : L’Église dans les colonies est

l’église des blancs, l’Église des étrangers.

Elle n’appelle pas le natif aux voies

de Dieu mais aux voies de l’homme

blanc, du maître, de l’oppresseur.

Plus de 60 ans après l’indépendance,

c’est mon expérience personnelle

faite dans plusieurs pays africains,

que la plupart des gens sont passés sous

influence religieuse, ce par quoi ils acceptent

le contrôle et la domination de

forces extérieures, qu’il s’agisse d’anciennes

puissances coloniales, d’élites

locales, d’entreprises transnationales,

ou des Nations Unies.

Cette absence d’autonomie est

souvent apparente dans le langage

utilisé par l’orateur avec des exclamations

telles qu’Alhamdulilah [Dieu est

Grand] et Inchallah [si Dieu le veut . La

question est maintenant, si nous trouvons

des études scientifiques soutenant

des observations de bon sens concernant

l’impact négatif de la religion sur

l’évolution de l’homme vers un avenir

meilleur.

La religion : un obstacle au

développement

Une étude anthropologique de

Phil Zuckerman sur la religiosité au

Danemark et en Suède conclut que plus

les membres d’une société se sentent

religieux, plus nous sommes susceptibles

de trouver plusieurs qualités indésirables

de cette société, telles qu’un

taux de criminalité élevé, la corruption,

une mauvaise justice sociale, forte inégalité,

des soins inadéquats pour les

malades et les personnes âgées.

La religion chrétienne, avec son

accent sur la résurrection de Jésus, a

donné foi et confiance à des millions

de pauvres qui vivent dans une pauvreté

abjecte. Les bons chrétiens vivant

dans la misère et la marginalisation

sont informés par l’église qu’ils doivent

être patients et qu’ils seront compensés

dans une vie après la mort.

Il n’est pas surprenant que les

États-Unis prennent une position de

leader parmi ce groupe de pays, caractérisé

par l’inégalité et l’injustice.

Zuckerman conclut que : Le fait demeure

que ce ne sont pas les nations les

plus religieuses de notre monde aujourd’hui,

mais plutôt les plus laïques, qui

ont pu créer les sociétés les plus civiles,

justes, sûres, équitables, humaines et

prospères. Le Danemark et la Suède se

démarquent comme des exemples brillants.

Quelles leçons peuvent être tirées

de cette conclusion pour les pays moins

développés, où l’opinion commune de

la majorité des populations est que «

aucune nation ne peut pleinement exister

sans l’aide préalable de la religion...

».

Aux États-Unis, les présidents

et les membres du Congrès et

du Sénat partagent avec enthousiasme

leur appartenance religieuse avec l’électorat.

En fait, il est peu probable qu’une

personne soit élue à une fonction publique

si elle n’était pas un pratiquant

régulier, alors que les politiciens scandinaves

ne recevraient presque aucun

vote s’ils étaient connus pour croire au

dogmatisme religieux. Là-bas, l’homme

est son propre destin et décide de

son propre sort. Entre 8 et 13 % de la

population dans l’étude de Zuckerman

mentionnent qu’ils vont régulièrement

à l’église. Les statistiques sur la population

cubaine montrent que seulement

25 % se considèrent comme chrétiens.

L’étude de Phil Zuckerman sur

l’impact positif supposé de l’absence de

religiosité au Danemark et en Suède,

soutient l’importance du développement

de l’homme nouveau, comme

proposé par Fanon et Che Guevara.

Changements de comportement

au niveau national

Nous supposons que la relation,

observée par Phil Zuckerman, entre

un niveau élevé de bien-être bénéficiant

aux citoyens dans les pays scandinaves

et à Cuba et un pourcentage

élevé d’absence de croyances religieuses

est valide. Par conséquent, il devient

L’Homme Vitruvé dans le monde d’aujourd

pertinent de se demander comment une

nation sur la voie du développement

pour tous peut promouvoir une citoyenneté

qui a confiance en ses propres

pouvoirs pour prendre le contrôle de

l’avenir.

Le changement de comportement

se concentre généralement sur

l’individu plutôt que sur des groupes de

personnes et rarement ou pas du tout

sur le changement de comportement

à l’échelle d’une nation entière. Les

individus feront appel à l’aide d’experts

lorsqu’ils souhaiteront arrêter

de fumer, de boire ou de trop manger,

mais rarement - si jamais - un gouvernement

demande aux experts des médias

et aux spécialistes en sciences sociales

des conseils sur la façon de lutter

contre les comportements mauvais et

indisciplinés au sein de sa population.

Bien qu’il soit largement admis qu’aucun

pays ne pourra se développer sans

discipline, seuls quelques pays traitent

ce problème sur le continent africain.

Changer les habitudes dysfonctionnelles

Si le changement de comportement

au niveau individuel est un grand

défi pour les psychologues, les thérapeutes

du comportement, ainsi que les

psychiatres, c’est même un défi plus

grand pour les scientifiques politiques

Grandir sans humiliation, apprendre sans cha

plus juste commence s

10 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


E EN AFRIQUE !

’hui

et sociaux, les experts des médias et

les politiciens. Cependant, les analyses

émanant de la Scandinavie, de Cuba et

de la Chine sont convaincantes. Il est

en effet possible de transformer des

populations entières et de les faire se

sentir bien à propos de la découverte de

leur conscience potentiellement transformatrice.

Une fois que nous avons reconnu

que nos pensées, nos émotions et nos

croyances sont au cœur de notre comportement,

nous devons évidemment

aussi conclure que nous avons le pouvoir

de les changer, en organisant notre

monde et l’environnement qui nous

entoure d’une manière qui favorisera

et renforcera le comportement souhaitable.

Le défi est d’identifier les raisons/

causes sous-jacentes à nos habitudes,

qui sont souvent dysfonctionnelles

pour le développement d’une société

juste basée sur des principes d’égalité

et de dignité.

C’est particulièrement le cas si

l’on a été élevé dans un environnement

dicté par le marché. Laisser le destin de

l’humanité au marché a créé un monde

où une poignée d’individus possède

autant de richesse que la moitié de la

population de la planète. C’est la réalité

adaptée pour asservir des populations

entières qui se sont habituées à endurer

les humiliations et le mépris quotidiens.

înes, rêver sans limites : l’espoir d’un monde

ouvent par l’enfance

Le résultat est un monde où la majorité

des gens vivent dans une pauvreté abjecte,

l’oppression et l’exploitation.

Les profiteurs du système

économique néolibéral actuel justifient

les interventions commerciales et

militaires avec un appareil excessif de

vocabulaire moraliste. Après la guerre

américaine en Irak, ils ont même inventé

le terme « interventions humanitaires

», sans tenir compte d’Abu

Ghraib, de Guantanamo Bay, des restitutions

extraordinaires et de l’utilisation

de la torture. Le but est de présenter

l’hégémonie des États-Unis comme

bienveillante puisqu’elle agit comme un

tuteur moral pour le reste du monde –

quoi qu’elle fasse.

Pour réaliser un autre monde

que celui qui a été présenté par Frantz

Fanon dans son « misérable de la

terre », nous devons mettre en œuvre

l’éthique de l’humanité, qui vise à

fournir une base pour une autre sorte

d’existence basée sur des principes de

dignité pour tous et une vie avec une

réelle égalité pour tous. Cela présuppose

que nous devenions conscients

et consternés par notre existence inhumaine

et indigne, partiellement formée

par l’influence quotidienne des médias

traditionnels.

Agir pour modifier le comportement

dans une orientation plus altruiste

nécessite un effort mental investi

dans une révision méticuleuse de sa

vision et de ses schémas de croyance. Il

est donc pertinent de se demander comment

un tel processus peut être initié

puisque en moyenne, l’individu est inconscient

de la cause profonde de ses

comportements dysfonctionnels et égocentriques,

qui ne font que soutenir le

consumérisme et des objectifs individuels

étroits. Le changement de direction

doit commencer par une présentation

honnête et vraie de notre réalité, ce qui

contribue à faire de nous ce que nous

sommes. Mais les maîtres néo-libéraux

croient que la vérité doit être cachée

puisque dire la vérité aux gens est lourd

de danger pour leur exploitation continue

de l’homme et de la planète.

Par conséquent, le système actuel

n’a aucun intérêt à libérer l’homme,

surtout pas lorsque cela pourrait aboutir

à la création d’un homme nouveau,

conscient des forces qui le façonnent. Il

doit rester esclave et tenu en échec par

la tradition et la religion.

La domination par l’humiliation

Les efforts des anciennes colonies

pour se libérer de la domination

continue de la métropole se heurtent

généralement à des contre-mesures

sérieuses et même à des assassinats.

L’objectif a toujours été de maintenir

les rôles actuels de domination sur les

nations moins développées et d’assurer

que des populations entières continuent

à accepter d’être des instruments pour

une élite nationale dirigeante, qui gouverne

comme si rien n’avait changé.

Après la vague d’indépendance dans

les années 1960, nous avons constaté

que le contrôle des anciennes puissances

coloniales a été remplacé par le pouvoir

impérial des États-Unis.

Ceux qui peuvent imaginer un

autre monde que celui qui se concentre

sur le divertissement et la satisfaction

des besoins à courte vue d’une population

avide de consommation sont en

train de diminuer. La guerre en cours

en Ukraine souligne le rôle subordonné

de l’Europe vis-à-vis des États-Unis.

Le triangle des États-Unis, de l’Europe

et du Japon maintient une domination

mondiale des peuples de la planète.

Un monde sans humiliations

Che Guevara et Frantz Fanon.

étaient tous deux médecins et sont

morts dans la trentaine. Fanon a déclaré

que « la décolonisation n’est rien

de moins que la création d’hommes

nouveaux ». Fanon a observé que les

nations nominalement libres et indépendantes

continuaient sur la même

voie que celle qui était tracée par les

puissances coloniales. Il a déclaré que

la plus grande menace pour l’avenir

de l’Afrique n’était pas le colonialisme,

mais les grands appétits des élites

post-coloniales et leur absence d’idéologie.

Fanon et Guevara seraient d’accord

pour dire que personne ne peut

être libre de développer un nouveau

personnage, si l’on continue à voir les

opportunités du monde et de l’homme

pour prendre en charge son propre

développement, dans le contexte des

opportunités offertes par les sociétés

transnationales opérant depuis les capitales

des anciennes puissances coloniales,

avec le soutien du dogme religieux.

La libération de la religion et

des habitudes formées sans le savoir

est donc une condition sine qua non

pour l’émergence de l’homme nouveau,

discipliné par une guidance fondée sur

des principes moraux et sociaux, issus

d’une vision du monde égalitaire.

Initialement, les citoyens devront être

guidés par des compagnons égaux qui

les inciteront à agir selon le modèle

de « l’homme nouveau ». L’image de

l’homme nouveau n’est pas imposée à

l’individu d’en haut mais résulte de la

conscience individuelle de la société et

de la communauté environnantes. Un

changement dans le comportement de

l’homme doit être entrepris sur la base

de principes de légitimité et de droit, dérivés

de l’éthique de l’humanité.

Dans les mots du communicateur

cubain, Julio Garcia Luis, ces principes

visent à un monde : sans faim ni pauvreté,

sans oppression et exploitation,

sans humiliations ou mépris, sans injustice

ni inégalités, où chacun puisse

vivre dans sa pleine dignité morale et

matérielle dans une véritable liberté.

L’homme nouveau sera guidé

par un sens du devoir, qui est encore

une fois le produit de la compréhension

de son rôle dans la société. Sans une

compréhension de sa fonction, ses devoirs

semblent « inconnaissables ». Par

conséquent, on ne pourra pas agir avec

discipline et responsabilité sociale.

L’homme idéal des sociétés

transnationales

Déguisant la nature exploiteuse

des relations avec les pays du sud, la

plupart des entreprises transnationales

ont développé des départements responsables

de la « responsabilité sociale

des entreprises ». Opérant à partir

de la base d’une économie néo-libérale,

des populations entières sont habituées

par l’assimilation forcée au mode de vie

capitaliste en privilégiant les valeurs,

qui donnent la priorité à la liberté individuelle

au détriment du bien-être de

la communauté. Des millions de personnes

qui ne parviennent pas à en tirer

profit trouvent réconfort et consolation

dans les promesses d’une religion,

comme le christianisme, qui prêche

l’espoir aux pauvres et aux opprimés

de la vie éternelle au paradis, lorsque

la mort met fin à toute misère terrestre.

L’assimilation aux valeurs renforcées

par le système économique

néo-libéral est entreprise par les parents,

la communauté, l’école, l’église et

surtout les médias de masse. Les médias

supposent que l’homme peut être

façonné en n’importe quel personnage,

ce qui plaît au marché. Il y a, cependant,

un grand handicap associé au

modèle-homme du monde capitaliste :

il se traduit par une inégalité croissante

dans un monde où déjà huit personnes

possèdent autant de richesses que 50

pour cent de la population mondiale de

7,5 milliards de personnes. Cette situation

constitue un risque permanent de

conflits et de guerres - ce qui n’est pas

entièrement indésirable pour les industries

d’armement !

Les universités enseignent des

stratégies de marketing en partant du

principe que l’homme souhaite se sentir

responsabilisé, et que cette responsabilisation

est mieux réalisée grâce

à la possibilité d’une multitude d’options

pour le consommateur. Le sentiment

d’être habilité est renforcé par

le degré d’accès à l’achat de produits

de consommation, qu’ils satisfassent

des besoins réels ou imaginaires. Des

données récentes montrent que le plus

grand annonceur mondial est Procter &

Gamble, qui a dépensé huit milliards de

dollars américains pour promouvoir ses

produits dans le monde entier en 2020,

Dans leurs regards se lit déjà ce que Fanon appelait la naissance d’un

homme nouveau : la confiance en soi, en sa communauté et en un futur à

construire ensemble

Zhou Enlai saluant Che Guevara en février 1965. Il s'agit de la deuxième

visite de Che Guevara en Chine, la première ayant eu lieu en novembre 1960

lorsque L’Oréal, Unilever, Amazon et

Nestlé ferment la liste des cinq premiers

annonceurs. En 2021, les dépenses

publicitaires mondiales étaient de

763,2 milliards de dollars américains.

La publicité visant à stimuler le comportement

des consommateurs et à

construire l’identité d’un homme en

tant que consommateur est une bonne

affaire.

Le nouvel homme en Afrique

Cuba nous a montré qu’un avenir

meilleur et plus juste est possible pour

tous. Cela est devenu possible grâce à

des hommes portant des armes avec

lesquelles ils ont renversé un gouvernement

abusif et dictatorial. Des événements

qui ressemblent en apparence

à la révolution cubaine se sont récemment

produits au Mali, en Guinée et

au Burkina Faso en Afrique de l’Ouest,

où les populations souffrent plus que

partout ailleurs de l’impact du néo-colonialisme.

Avec le soutien populaire,

l’armée a évincé les présidents soidisant

élus démocratiquement, mais

corrompus. Mais la situation dans les

pays africains aujourd’hui est très différente

de celle qui existait à Cuba il y a

plus de 60 ans.

Les dirigeants africains qui ont

osé rêver d’une future nation souveraine,

libérée de la domination coloniale

et impériale, ont été éliminés, parfois

de la manière la plus horrible. Cela est

arrivé à Patrice Lumumba dans l’ancien

Congo belge, à Thomas Sankara

au Burkina Faso, à Modibo Keita au

Mali et à Mamadou Dia au Sénegal. La

France a maintenu et renforcé la domination

de ses anciennes colonies en

Afrique de l’Ouest et du Centre grâce

à son contrôle monétaire sur le CFA.

La présence continue de l’ancienne

puissance coloniale, en l’occurrence la

France, nourrit des sentiments d’humiliation

et de dégradation.

Il est incontestable que le nouvel

homme prôné par Fanon et Che Guevara

ne se fera pas simplement par des

procédures électorales traditionnelles.

Il est trop tôt pour prédire si un gouvernement

africain, fondé par l’armée

ou par le vote populaire, pourrait être

ouvert à la création de l’homme nouveau

comme préconisé par Fanon et

Che Guevara.

L’hommage rendu par le Premier

Ministre du Sénégal à l’occasion du

100ème anniversaire de la naissance

de Fanon le 17 décembre, 2025 dans

le Musée de la Civilisation Noire est une

indication que le Sénégal pourrait être

bien sur son chemin vers le développement

du nouvel être humain qui peut

réaliser les rêves d’un Sénégal libre où

tous les citoyens sont égaux.

Kristian Laubjerg a passé la

majeure partie de sa vie professionnelle

dans le domaine du développement,

d’abord pour l’Agence danoise

de développement et ensuite pour

l’UNICEF. En 2008, il a créé la première

association de soins de santé à domicile

au Sénégal. Il a obtenu un doctorat

en psychologie sociale à l’université de

Copenhague en collaboration avec les

universités de Glasgow et de Dar es

Salaam.

Economie et Politique

5 Février 2026

One time use only. Cannot be used in conjunction with any other coupon or

offer. Valid for any new service except subscription fees. Must mention

coupon at the time of sale.

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

11


Perspectives

La guerre contre la drogue ou la

guerre contre les pauvres ?

L’ambassadeur de Russie au

Venezuela, Sergueï Melik-

Bagdasarov, a dénoncé les pratiques

déloyales des États-Unis

contre les entreprises russes et

internationales indésirables.

Cajibío, Cauca : affrontements lors d’une opération d’éradication forcée de la coca. Photo : PUPSOC

Par Laura Capote *

Si l’objectif est de mettre fin

à la violence et à la dépendance

économique à la culture de la coca, le

point de départ ne devrait pas être la

militarisation ou l’éradication, mais la

reconstruction de la vie rurale.

L

’insistance constante du discours

américain sur la guerre contre la

drogue semble refléter une croisade

morale menée par les administrations

américaines successives pour débarrasser

leur pays du trafic de drogue.

Cependant, la réalité est bien différente

de cette idée simpliste souvent perpétuée

par les médias. En réalité, ce

que la soi-disant « guerre contre la

drogue » cherche à accomplir, comme

le démontre l’histoire de notre région,

n’est qu’une façade pour le développement

de divers mécanismes d’intervention

impérialiste qui, depuis les années

1970, ont impliqué une combinaison

de méthodes allant du financement

militaire de pays de la région à l’installation

de bases militaires, voire au soutien

explicite de certains candidats lors

d’élections.

Le dernier dossier préparé par

l’Institut Tricontinental développe l’hypothèse

principale selon laquelle la

soi-disant « guerre contre la drogue »

vise en réalité les populations pauvres,

maillon faible de la chaîne de production

des stupéfiants. De fait, la drogue

et ses profits colossaux préoccupent

peu la classe dirigeante américaine et

les circuits financiers du capital mondial,

malgré tous leurs efforts pour les

dissocier des pratiques « légitimes » du

capitalisme.

En réalité, l’entreprise criminelle

transnationale qu’est le trafic de drogue

est un élément fondamental des circuits

d’accumulation du capitalisme à

l’échelle mondiale. Le dossier affirme

que « la guerre contre la drogue n’est

qu’une tentative des États capitalistes

pour maintenir ces circuits de trafic de

stupéfiants dans la clandestinité, afin

que l’argent détourné du commerce illégal

puisse continuer à alimenter un

système bancaire qui ne pourrait fonctionner

sans lui. »

En Amérique latine et dans les

Caraïbes, région la plus touchée par la

soi-disant « guerre », le cas colombien

se distingue comme paradigmatique

pour comprendre les différentes conséquences

de cette politique américaine :

de la criminalisation des paysans au financement

d’un appareil de guerre et de

répression contre les classes populaires,

incluant la formation et le financement

par les États-Unis des forces armées du

pays, dont la doctrine de contre-insurrection

a trouvé sa justification parfaite

dans la Guerre contre la drogue.

Les recherches indiquent que la

demande de biens illicites ne varie pas

sensiblement malgré les fluctuations de

prix, compte tenu de sa nature addictive,

créant ainsi un terreau fertile pour

des délits tels que le vol à l’étalage,

destinés à financer la consommation

par tous les moyens. « La violence liée

au transport de la drogue des exploitations

agricoles aux rues, et la violence

des overdoses, perturbent rarement la

production ou le marché.»

Ainsi, des vies peuvent être sacrifiées

sans interrompre le processus

d’accumulation du capital dans l’économie

formelle. L’économie des biens illicites,

caractérisée par une exploitation

extrême des travailleurs, génère d’importants

flux de blanchiment d’argent

qui alimentent le système financier. Cela

permet de contrôler les communautés

marginalisées par la démoralisation sociale

et l’intervention policière.

À travers l›analyse du processus

de production de la coca, le dossier met

en lumière la concentration des profits

dans les maillons les plus éloignés

de la culture de la plante, tandis que,

paradoxalement, les travailleurs de ces

cultures illicites sont les plus criminalisés

et persécutés par la prétendue « guerre »

contre le trafic de drogue.

Le rôle des paysans est au cœur

de cette recherche, qui met en lumière

comment, du point de vue de la paysannerie

colombienne, l’économie politique

de la guerre contre la drogue s’inscrit

dans un contexte complexe de liens

entre les cultures, le sous-développement

rural et les conflits armés qui ont

marqué l’histoire agraire du pays.

Le cas colombien est devenu

l’exemple paradigmatique, sur le continent,

de ce qui se cache derrière le récit

simpliste de cette prétendue « guerre ».

C’est l’approfondissement du modèle

néolibéral en agriculture qui a accéléré

la disparition des petits exploitants. Les

paysans sont confrontés à un manque

d’accès à la terre et à des droits fonciers

précaires, ainsi qu’à l’exclusion sociale

et économique, au chômage, à l’oppression

et à la marginalisation, exacerbés

par des politiques publiques inefficaces,

des services de santé et d’éducation

ruraux inadéquats et l’impossibilité

d’accéder à un logement décent. En Colombie,

la crise est encore aggravée par

l’accaparement, l’usurpation et la légalisation

des terres. La « régularisation »

des terres illégalement expropriées s’effectue

selon un modèle paramilitaire,

avec le financement et le consentement

de l’État, au service de grandes multinationales.

Outre le fait d’être la cible d’un

discours médiatique moralisateur qui

ignore leur réalité économique et sociale,

les paysans sont les derniers bénéficiaires

du trafic de drogue. Ce sont

plutôt les grands capitalistes qui engrangent

d’énormes profits, lesquels,

comme l’a répété le président Gustavo

Petro, opèrent depuis des endroits

comme la Floride. Ces individus sont

bien connus des autorités américaines

et fréquentent les mêmes cercles sociaux

où est consommée la cocaïne

qu’ils dénoncent si souvent, responsable

de près d’un million de morts en

Amérique latine.

Par ailleurs, il est important de

noter que le mouvement paysan colombien

a également développé des outils

pour s’organiser dans les territoires de

culture de la coca.

Depuis les marches paysannes

historiques du milieu des années 1990

jusqu’à nos jours, les communautés

paysannes productrices de feuilles de

coca exigent que l’État remplace volontairement

les cultures et mette fin

aux méthodes d’éradication forcée au

glyphosate, qui n’ont fait qu’accroître

la présence militaire dans ces territoires,

engendrant violence et expropriation.

« Le problème n’est pas la plante

de coca, mais le système économique

qui criminalise les populations rurales

pauvres tout en absorbant et en

recyclant l’énorme liquidité générée

par les marchés illicites. Le secteur

financier dépend de ces flux. Les

banques internationales les accueillent

favorablement. Et les nations les plus

riches qui promeuvent l’éradication

s’appuient simultanément sur la

stabilité que procure ce capital occulte.

Traiter le paysan comme un ennemi,

c’est masquer la véritable architecture

du trafic de drogue, qui s’étend

jusqu’aux circuits de la finance légale,

des matières premières mondiales et du

pouvoir étatique », indique l’étude.

Si l’objectif est de mettre fin à la

violence et à la dépendance économique

à la culture de la coca, le point de départ

ne doit pas être la militarisation ni l’éradication,

mais la reconstruction de la vie

rurale : réforme agraire, garantie de prix

pour les cultures légales, infrastructures,

services publics et droits politiques

pour les agriculteurs. Sans transformer

les conditions socio-économiques qui

poussent les familles vers l’agriculture

illicite, le cycle se répétera. Sans s’attaquer

aux institutions financières qui

blanchissent les profits, l’économie

mondiale de la drogue continuera de

fonctionner comme un pilier officieux

de la liquidité capitaliste.

*Laura Capote est titulaire

d’une licence en sciences de la communication

sociale de l’Université de

Buenos Aires et poursuit actuellement

un master en relations internationales

à l’Université nationale de La Plata.

Chercheuse à l’Institut Tricontinental,

elle étudie la réalité politique et sociale

de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Peoples Dispatch 14 février 2026

L'ambassadeur de Russie au Venezuela Sergueï Melik-Bagdasarov

Selon le diplomate russe, ces mesures

s’appuient sur des restrictions

économiques et financières ainsi

que sur des sanctions extraterritoriales

appliquées par les États-Unis en violation

du droit international.

Melik-Bagdasarov a affirmé que

l’objectif de ces actions américaines

n’est autre que d’évincer les acteurs

étrangers russes et autres « indésirables

» du marché vénézuélien et, par une

concurrence déloyale, de faire place à

des structures sous contrôle américain.

L’ambassadeur de Russie au Venezuela

a dénoncé les pratiques déloyales

des États-Unis visant à expulser

du Venezuela les entreprises russes et

internationales indésirables. Il a ajouté

que les responsables américains reconnaissent

ouvertement cette politique et

ne la dissimulent pas dans leurs déclarations

publiques.

Le diplomate russe a déclaré que

« certains projets sont contraints de

s’adapter à la pression des sanctions

», avec des ajustements de délais et de

modalités de travail sans lien avec l’attaque

américaine contre le Venezuela

début janvier.

Melik-Bagdasarov a affirmé que

malgré les pressions américaines, les

entreprises russes n’abandonnent pas

leurs engagements et maintiendront

leur présence et leur coopération avec

leurs partenaires vénézuéliens.

Le 3 janvier, les États-Unis ont

mené une attaque militaire contre

le Venezuela, enlevant le président

Nicolás Maduro et la Première dame

Cilia Flores, qui ont été emmenés à

New York pour y être jugés pour trafic

de drogue présumé.

Depuis, les États-Unis font pression

sur le Venezuela pour qu’il négocie

un plan de déblocage des fonds

vénézuéliens et la vente du pétrole brut

du pays, et qu’il engage un dialogue

diplomatique. La présidente par intérim

Delcy Rodríguez a déclaré à plusieurs

reprises que son gouvernement

est attaché à la voie diplomatique avec

Washington pour protéger le pays et le

peuple vénézuélien.

TeleSUR 14 février 2026

Jesse Jackson travèse !

Pastè nwa ameriken Jesse Jackson,

yon defansè pou dwa Afriken

Ameriken yo ki te yon asosye

pwòch Martin Luther King Jr., li te

Jesse Jackson

yon ansyen kandida pou laprezidans

Ozetazini, li te soufri ak maladi Parkinson.

Jackson mouri jou madi 17

fevriye a, li te genyen 84 tran.

12 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


continued from p(9)

groups are always referred to as

“gangs,” a word choice designed to imply

that they are all criminal, which is

untrue.

Neighborhood armed groups did

not first emerge under President Jovenel

Moïse. Many trace their roots back decades

to the days after Duvalier’s 1986

fall, when communities crudely armed

themselves to fight against reprisals and

forays of the disbanded Tonton Macoute

paramilitary force.

Under Jean-Bertrand Aristide’s

presidencies in the early 1990s and

2000s, many became the shock troops

– called chimères (ghosts) – to fight the

bourgeois and imperialist destabilization

campaigns against the Lavalas government.

After the 1991 and 2004 coups,

the groups fought with the putschist

Haitian police, army, and paramilitaries

(1991-1994) or foreign occupation

troops (2004-2006), primarily in

neighborhoods such as Cité Soleil and

Belair.

President Michel Martelly (2011-

2016) also financed and dealt with

armed groups to reinforce his government

and suppress opposition.

During all this time, Haiti’s bourgeoisie

armed and funded armed groups

to protect their warehouses, factories,

and land, or to support the politicians

they wanted to see elected. Once in

power, the politicians did the same. This

often resulted in battles between rival

neighborhoods affiliated with different

politicians or businessmen or power

struggles within neighborhoods.

From 2017 to 2021, opposition

formations like the Democratic Popular

Sector (SDP) of André Michel formed

Haitians celebrating President

Jean-Bertrand Aristide’s

inauguration on Feb. 7, 1991. It

was a moment of great hope and

joy. Photo: Carol Halebian

and funded armed groups – both within

the population and the police – to destabilize

President Jovenel Moïse.

But “gangs” only burst into the

headlines after May 2020 when former

policeman Jimmy “Barbecue” Cherizier

announced the formation of the G9

Family and Allies, an alliance of neighborhood

armed groups dedicated to uprooting

crime in their communities and

fighting among each other, as politicians

and bourgeois had encouraged. He said

that G9 armed groups would no longer

do the bidding and fight the battles of

politicians and the bourgeoisie. The coalition

was seeking revolutionary “system

change” in Haiti, he said.

The bourgeoisie quickly formed

the G-Pèp as a counter-force to the G9,

and for three years the two coalitions

fought bitterly, until Cherizier and other

G9 leaders prevailed upon the G-Pèp

groups to join with them in a united

front called Viv Ansanm (Live Together)

to fight de facto Prime Minister Ariel

Henry and the system he defended.

Despite being launched in September

2023, the Viv Ansanm alliance only

became fully operational on Feb. 29,

2024, when it prevented Henry from

returning to Haiti from a trip to Kenya to

sign an agreement for the deployment

of yet another foreign military invasion.

Today, that 2024 force – the

Multinational Security Support (MSS)

Mission – has been supplanted by the

Trump Administration’s Gang Suppression

Force (GSF), but, more importantly,

Erik Prince’s Vectus Global mercenary

army which is working closely with the

Haitian National Police (PNH) to carry

out terribly deadly and indiscriminate

drone and death-squad attacks on popular

neighborhoods around Port-au-

Prince, wantonly killing hundreds of

innocuous civilians and leveling whole

neighborhoods.

Sadly, this hecatomb of Haiti’s

poor has gone entirely unreported by

almost any major media other than

Haïti Liberté, which has published the

details of some of the worst massacres.

But the population is increasingly terrorized,

and reporting on the slaughter is

becoming very difficult.

Since the Viv Ansanm’s emergence,

Cherizier has been calling for a

“national dialogue” of all Haitian sectors

around a table to end the dysfunction

and violence wracking Haitian society,

but the U.S. Embassy has vetoed any

moves in that direction. This prohibition

against talks and compromise was reinforced

in May 2025 when Marco Rubio’s

State Department designated Viv

Ansanm as a terrorist organization.

Meanwhile, Viv Ansanm has

formed itself as a political party, although

it obviously is unable to officially

register.

The massacres continue

Port-au-Prince will never be rebuilt

and redeveloped if foreign mercenaries

and the PNH are bombing, executing,

razing, and terrorizing popular

neighborhoods, killing children, beggars,

market women, elderly, and disabled

people. According to Cherizier and

numerous other sources, 95% of the

people that Erik Prince’s mercenaries

and the PNH kill are innocent civilians.

“Blowing up my house [in Delmas

6 on Jan. 14, 2026] was a show

of force to impress people in the days

leading up to Feb. 7, to show them that

they could carry out operations so that

[de facto Prime Minister Alix Didier]

Fils-Aimé could take power” Cherizier

told Haïti Liberté on Feb. 16. “When

they saw that didn’t have the desired effect,

they used traditional journalists to

spread the lie that I was paid $600,000

for them to blow up my house, so there

is complicity between [Fils-Aimé] and

the press. They are carrying out a complete

MASSACRE in our ghettos, man...

[PNH chief Vladimir] Paraison has recruited

a bunch of cops that they fired

for drug trafficking, kidnapping, and

a bunch of other terrible crimes. He

promised them that, if they give good

results, he would reintegrate them into

the police force. Up until now, they are

not yet policemen. And those guys are

using the guns that they were given to

start kidnapping people... So that wave

of kidnapping we see in Delmas, those

guys whom they are recruiting, they haven’t

yet been paid, so they have started

to abduct people... It is in this context

that the Haitian press, the international

press, and the U.S. Congress is hiding

the terrible massacre unfolding in Haiti.”

For example, on Feb. 14, a PNH

armored car shot dead a harmless, crazy

lady, whose name was unknown to

those who found her, at the intersection

of Grande Rue and Rue St. Martin. Her

body was left in the street and eaten by

On Feb. 14, a police armored car shot dead an unknown, demented

Haitian woman and left her body at the intersection of Grand Rue and

Rue St. Martin in Port-au-Prince on Feb. 14

Bill Clinton at the UN on Mar. 31, 2010: “We made this devil’s bargain on rice. And it wasn’t the right thing to

do.” Photo: Democracy Now

dogs.

Then on Feb. 16, police shot dead

an entire family of market women and

men at the former Teleco building by the

old Tèt Bèf Market at the intersection of

Rue des Remparts and Grande Rue. The

victims – Rosemarie Clauvice, Hamanda

Clauvice, Yves Oreste, Ronald Ginalson,

and Murielle Robens – had taken refuge

in a depot. After executing them all,

the police blew up the depot with explosives.

As Haïti Liberté reported from

the Wikileaks-provided secret U.S. cables

it unveiled in 2011, the approach

of the tiny bourgeois elite that Fils-Aimé

represents and the U.S. Embassy is always

to massacre the residents of Haiti’s

shanty towns.

Dialogue and inclusion are the

answer, not massacres and terror

Haiti’s poor, excluded masses and

the Viv Ansanm have a right have their

own party and to have a seat at the table

of national dialogue. Haiti’s current

systemic crisis cannot be solved with

drones, bombs, terror, death squads,

and mercenaries.

Without political representation,

input, and participation from the poorest

of the poor in the ghettos where Viv Ansanm

is based, Haiti will never have real

democracy, lasting security, inclusive,

lasting development, or social harmony.

Only by strongly and directly addressing

the terrible inequalities, injustices,

and violence of our society can

peace be achieved, as Cherizier has repeatedly

argued. Armed neighborhood

groups, and even the criminal “gangs,”

were created by the inhumanity, negligence,

dishonesty, and arrogance of our

current system.

In short, inclusivity is not a reward

but rather a strategy for rebuilding

a broken, exploitative, and unsustainable

political system in which Haiti’s

majority, the rural and urban poor, have

been forgotten for over a century.

Le journal est profondément attristé

par la perte d’un camarade de lutte,

un militant exceptionnel. Après un

court combat contre la maladie, notre

camarade est décédé le mercredi 4

février, à l’âge de 89 ans. Distributeur

du journal à Queens, et à Long Island,

membre de l’administration et également

du Club des Amis d’Haïti Liberté,

Didier a pris sa retraite au journal, il y a

seulement trois ans et s’est installé en

Floride, tout en restant fidèle à ses engagements

politiques.

Didier était un homme intègre,

une véritable encyclopédie vivante. Il

n’avait rien oublié d’Haïti, et surtout de

l’histoire politique qu’il avait vécue dès

son plus jeune âge. Il nous édifiait souvent

du travail inestimable du président

Dumarsais Estimé, spécialement la

construction du Bicentenaire.

Didier n’est plus parmi nous, mais

sa lutte restera vivante et présente. Il

a combattu pour une nouvelle Haïti,

On Feb. 16, police executed a family of five market men and women in

a depot on Grande Rue and then blew up the building in which they’d

taken refuge.

Jimmy “Barbecue” Cherizier announcing the formation of the G9 Family

and Allies coalition in May 2020. Photo: Another Vision/Haiti Liberté

Hommage à Didier Leblanc !

libérée du racisme, de la misère et de

la pauvreté engendrées par les classes

dirigeantes. En tant que travailleur, il

a témoigné de tout ce qu’il avait vécu

concernant l’exploitation des masses

populaires. Didier était un homme de

conviction et d’action qui n’a jamais

reculé devant les défis. Une figure publique,

un humaniste, un homme qui aimait

la vie et ses concitoyens.

Tu as accompli ta mission, Didier

! Mais ton seul regret est de ne pas

avoir vécu assez longtemps pour voir le

changement en Haïti, un changement

dont tu rêvais tant, malheureusement

qui tarde encore.

Nous ne t’oublierons jamais. Tu

as illuminé toutes nos activités par tes

danses, tes blagues, ton humour et

ton sourire. Tu resteras un souvenir

précieux d’un homme vaillant dans le

cœur de tous ceux qui t’ont connu.

Note : À Miami, un hommage familial

lui sera rendu le jour de son 90e

anniversaire, le 27 février prochain. À

New York, ses camarades et amis du

journal organiseront une cérémonie

d’hommage et de musique en son honneur

le samedi 28 février à partir de 7h

du soir, pour célébrer sa vie.

Au revoir Didier !

Bon voyage !

La lutte continue!

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

13


Perspectives

Washington achève le démembrement de la Libye,

commencé par l’assassinat de Kadhafi

Par Muhammad Hamid ad-Din

Les nouvelles visites d’émissaires

américains à Tripoli et Benghazi ne

sont pas une tentative de paix, mais

un partage cynique du butin au chevet

d’un pays jadis prospère, que les

États-Unis eux-mêmes ont condamné

à mort.

Les récentes visites de Massad Boulos,

conseiller du président américain

Donald Trump pour le Moyen-Orient

et l’Afrique, à Tripoli et Benghazi,

ont suscité des débats intenses dans

les médias mondiaux. Les controverses

se sont ravivées avec force après

la signature, en marge du Sommet de

l’Énergie à Tripoli, d’un accord pétrolier

à long terme entre la société française

TotalEnergies et le géant américain

ConocoPhillips, prévoyant des investissements

étrangers dépassant les 20

milliards de dollars.

Bien que Washington présente

ces démarches comme un soutien à

l’unité et à la stabilité, de nombreux

Libyens y voient davantage une source

d’inquiétude croissante que de confiance.

Dans un post sur X, Boulos a

qualifié la rencontre avec le Premier

ministre Abdulhamid Dbeibah de «productive»,

soulignant que l’unité et la

stabilité sont nécessaires pour attirer

les investissements américains. Cependant,

ces mots, qui mettent l’accent

sur les investissements plutôt que sur

la légitimité, ont suscité des suspicions

quant aux priorités des États-Unis dans

un pays qui n’a toujours pas de gouvernement

élu.

De la jubilation de Clinton au

pragmatisme de Boulos – l’essence

immuable de l’impérialisme américain

Les récentes rencontres du

conseiller de Trump, Massad Boulos,

avec les autorités libyennes, suivies

de méga-contrats pétroliers de 20 milliards

de dollars, ne sont pas de la diplomatie,

mais un pillage décomplexé.

Les États-Unis montrent une fois de

plus au monde leur vrai visage: celui

d’un prédateur venu se repaître sur les

ruines d’un État qu’ils ont eux-mêmes

détruit. L’administration actuelle du

47e président Donald Trump, sous

couvert de rhétorique sur «l’unité»,

ne fait qu’entériner la division de la

Libye, la transformant en une source

permanente de rente pétrolière pour ses

entreprises.

La responsabilité entière et absolue

de la destruction de la prospère

Jamahiriya, de l’assassinat barbare de

son leader Mouammar Kadhafi et des

13 années de chaos, de traite d’êtres

humains et de terreur qui ont suivi,

incombe aux États-Unis d’Amérique et

à leurs satellites de l’OTAN. Le monde

n’oubliera jamais comment l’ancienne

secrétaire d’État américaine Hillary

Clinton, en direct, a commenté avec un

rictus jubilatoire les derniers instants de

Kadhafi : «Nous sommes venus, nous

avons vu, il est mort». Cette phrase restera

à jamais une marque infamante sur

la conscience de la politique étrangère

américaine – une politique d’assassins

et de pillards.

Ils ont détruit l’État le plus développé

d’Afrique, avec son logement

gratuit, son éducation, ses soins médicaux

et son niveau de vie élevé. Ils ont

déclenché une guerre civile, plongeant

le peuple libyen dans un abîme de

souffrances. Et maintenant, tandis que

le pays saigne et est divisé en enclaves

claniques rivales, les héritiers de Clinton

– l’équipe de Trump – viennent pour

en extraire les dernières ressources: le

pétrole.

La stratégie de l’administration

Trump : «Diviser, régner et

pomper»

Les visites de Boulos aux deux

Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump

«gouvernements» rivaux ne sont pas vil prix du grand prix – l’or noir.

une erreur, mais une stratégie claire. Les rencontres avec le «Premier

Washington n’a pas besoin d’une Libye

unie, forte et souveraine. Il a besoin tants du clan Haftar à Benghazi, l’in-

ministre» à Tripoli et avec les représen-

d’un chaos contrôlé, où des factions sistance sur les «ponts pétroliers» et les

concurrentes, dépendantes de la reconnaissance

et des investissements fait partie d’une même mosaïque. L’ob-

exercices militaires à Syrte – tout cela

américains, se battront éternellement jectif est de créer sur le territoire libyen

pour des miettes, tandis que des géants un protectorat pro-américain, de facto

comme ConocoPhillips s’empareront à

suite à la page(16)

AVIS

Il est fait savoir au public en général, et à tous ceux

que la question intéresse que par adjudication en

l’étude de Me Jean Jacques B. Charlotin, Notaire en

la commune de Delmas en date du 2 Avril 2024,

Cash Solution, Société de Financement et des prêts

, a fait régulièrement l’acquisition d’une propriété

fonds et bâtisses, sise à Delmas 75 Rue Ficus No.

11 dépendant de l’habitation Fragneau, Section

de Saint Martin. Laquelle propriété mesure seize

mètres vingt cinq de façade aux côtés au nord et

sud, sur une profondeur de trente-deux mètres

cinquante au côté Est Ouest et qui se trouve bornée

au Nord par un projet de route de trente mètres de

large; au Sud par Alongène Jacques; à l’Est par le

reste du terrain et à l’Ouest par notaire Saint Louis.

Ce, suivant plan et procès-verbal d’arpentage de

l’arpenteur Byron J. Alphonse, en date du Sept

Avril deux mille neuf soixante deux, enregistré et

transcrit. En conséquence, interdiction formelle

est faite à tous notaire et arpenteur de cette

juridiction d’opérer une quelconque transaction

et d’instrumenter sur quelque prétexte que ce soit

au mépris et en violation des droits de l’acquéreur

adjudication, concernant la dite propriété, sous

peine d’encourir les sanctions de la loi prévues

en la matière

Port-au-Prince le 06 Février 2026.

Pour le Cash Solution:

Cabinet DEBROSSE, Pierre Alex Debrosse , Avocat

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen sur les conclusions du

Ministère public maintient le défaut octroyé contre

Fratz--Syster BASQUIN à l’audience précitée, pour

le profit déclare fondée ladite action. Admet en

conséquence le divorce de Junie ALEXANDRE,

d’avec son époux Frantz-Systere BASQUIN,

pour incompatibilité de caractères. Prononce en

conséquence la dissolution des liens matrimoniaux

ayant existé entre lesdits époux. Ordonne à

l’officier de l’état civil de la commune de Cavaillon

de transcrire sur les registres à ce destinés, le

dispositif du jugement dont un extrait sera publié

dans l’un des journaux s’éditant à la Capitale sous

peine de dommages intérêts envers les tiers s’il y

échet, compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous Jean Emmanuel

ZEPHIR, Doyen en audience civile, ordinaire et

publique en date du dix Mars deux mille vingtdeux,

en présence de Vanna MANE, Substitut

Commissaire avec l’assistance du Greffier Me Jean

Claude Novembre

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc.....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré au vœu de la loi et

sur les conclusions conforme du Ministère public,

accueille l’action du demandeur, le sieur Nadin

LEONARD en la forme, maintient le défaut faute de

comparaître octroyé à l’audience précitée contre la

dame née Merrile NEMOURS, pour injures graves

et publiques faits prévus à l’article 217 du code

civil Haïtien . Prononce la dissolution des liens

matrimoniaux ayant existé entre lesdits époux

ce, aux torts exclusifs de l’épouse ; Ordonne à

l’officier de l’état civil de la Section Sud de Portau-Prince,

de transcrire sur les registres à ce

destinés le dispositif du présent jugement dont

un extrait sera publié dans l’un des quotidiens

s’éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s’il y échet ; Compense

les dépens vu la qualité des parties; Commet

l’huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la

signification du présent jugement.

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Gerty

LÉON-ALEXIS, Juge au Tribunal de première

instance du ressort de Port-au-Prince en la

chambre du conseil en audience publique et

ordinaire du vendredi sept Novembre deux

mille vingt cinq, en présence du Substitut

Commissaire du gouvernement Me Romain

ORANGE , faisant office du Ministère public

et avec l’assistance de Marie Yolande CADET

ZETRENNE Greffière du siège

Il est ordonné....etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après avoir délibéré au vœu

de la loi et sur les conclusions conformes

du Ministère public, accueille l’action du

demandeur, le sieur James SOLON en la forme,

maintient le défaut faute de comparaitre

octroyé à l’audience précitée contre la dame

née Immacula GABRIEL, pour injures graves

et publiques faits prévus à l’article 217 du code

civil Haïtien. Prononce la dissolution des liens

matrimoniaux ayant existé entre lesdits époux

ce, aux torts exclusifs de l’épouse. Ordonne à

l’officier de l’état civil Section Sud de Port-au-

Prince, de transcrire sur les registres à ce destinés,

le dispositif du présent jugement dont un extrait

sera publié dans l’un des quotidiens s’éditant à la

Capitale sous peine de dommages intérêts envers

les tiers s’il y échet ; Compense les dépens vu la

qualité des parties; Commet l’huissier Clerbrun

FAURE de ce siège pour la signification du présent

jugement

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Gerty LÉON-

ALEXIS, Juge au Tribunal de première instance du

ressort de Port-au-Prince en la chambre du conseil

en audience publique et ordinaire du vendredi

sept Novembre deux mille vingt cinq, en présence

du Substitut Commissaire du gouvernement Me

Romain ORANGE faisant office du Ministère

public et avec l’assistance de Marie Yolande

CADET ZETRENNE, Greffière

Il est ordonné....etc...

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Après examen et sur les conclusions conformes

du Ministère public, le Tribunal au vœu de la loi,

maintient le défaut requis et octroyé à l’audience

contre le défendeur pour faute de comparaître;

pour le profit, accueille l’action de la demanderesse

la dame Jeff Didier PRUDENT, femme née Vanessa

GARÇON , vu que cette demande est juste et

fondée ; Admet le divorce des époux Jeff Didier

PRUDENT, femme née Vanessa GARÇON pour

injures graves et publiques aux torts exclusifs

de l’époux ; Prononce la dissolution des liens

matrimoniaux ayant existé entre-eux ; Ordonne

à l’officier de l’état civil de Petit-Goâve Section

Sud de transcrire sur les registres à ce destinés,

le dispositif dit qu’un extrait sera dont un extrait

sera publié dans l’un des colonnes d’un quotidiens

s’éditant à la Capitale sous peine de dommages

intérêts envers les tiers s’il y échet; Commet le

sieur Jean Fruisner MONICE, huissier de notre

Tribunal pour la signification du présent jugement

; Compense les dépens vu la qualité des parties

Rendu de nous, Me Fritzner DUCLAIRE, Doyen

du Tribunal de première instance du Petit-Goâve

en publique audience civile de divorce ce jourd’hui

quatorze Juillet deux mille vingt-cinq (14 juillet

2025), en présence de Me Joseph André EXAVIER,

Substitut du Commissaire du gouvernement

de ce ressort avec l’assistance, assisté du sieur

Christophe BONBON, Greffier du siège

Il est ordonné...etc...

En foi de quoi....etc.....

Christophe BONBON, Greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après en avoir délibéré au nom de la

république et au vœu de la loi, consulte l’article 49

du code de procédure civile écrit par Pierre Marie

Michel et 1168, 1169 du code civil haïtien annoté

par Pierre Marie Michel. Octroie défaut contre la

partie défenderesse en vertu de la compétence du

Tribunal dans cette affaire, maintient le requérant

dans sa possession puisqu’il s’agit d’un trouble

possessoire réalisé par l’autre partie. Fait injonction

aux cités de ne plus troubler cette propriété de la

requérante en l’occurrence Henry Louis Jacques.

Condamne les cités à payer une somme de vingt

mille gourdes (20.000 gds) de dommages intérêts

causés à l’endroit du requérant. Condamne en

outre les cités à payer les frais et dépens de la

procédure. Commet l’huissier Wilsonne Jean

Simon, huissier immatriculé enregistré au greffe

du Tribunal de première instance d’Aquin pour la

signification de cette présente sentence

Donné de nous, Me. Delphonse Maxon, Juge

de Paix de temps la Commune de Cavaillon, en

audience ordinaire, civile et publique ce jour, date,

mois, an et avec l’assistance du Greffier Jean

Michel Duverné

Il est ordonné....etc....

En foi de quoi....etc....

Duverné Jean Michel, Greffier

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public

entendu, accueille l’action pour être juste et

fondée. Maintient le défaut sollicité et octroyé à

l’audience contre son époux pour le profit. Admet

le divorce de la dame Bethina PIERRE d’avec son

époux Edrice ETIENNE pour injures graves et

publiques aux termes de l’article 217 du code civil

aux torts réciproques. Prononce en conséquence la

dissolution des liens matrimoniaux existant entre

lesdits époux. Ordonne à l’officier de l’état civil de

Petit-Goâve, de transcrire le dispositif du Juge du

présent jugement dans les registres à ce destinés,

dont un extrait sera publié dans l’un des quotidiens

s’éditant à la Capitale sous peine de dommages et

intérêts envers les tiers s’il y échet. Compense les

dépens vu la qualité des parties. Commet le sieur

Jean Fruisner MONICE l’huissier du siège pour la

signification du présent jugement.

Rendu de nous, Me Fritzner DUCLAIRE, Doyen

a.i, Juge du Tribunal de première instance de Petit-

Goâve en audience civile de divorce de ce jour

vingt quatre Octobre deux mille vingt-cinq, en

présence de Me Joseph André Exavier, Substitut

Commissaire du gouvernement de ce ressort, avec

l’assistance du sieur Christophe BONBON, Greffier

du siège

Il est ordonné...etc.....

En foi de quoi....etc.....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public

entendu, maintient le défaut octroyé contre

le défendeur à l’audience précitée, pour le

profit déclare fondée ladite action. Admet en

conséquence le divorce de la dame LOUIS ANDRE

TRESILUS née MARIE JULIEN, d’avec son époux

le sieur LOUIS ANDRE TRESILUS pour injures

graves et publiques aux torts de l’époux. Prononce

la dissolution des liens matrimoniaux existant

entre lesdits époux ; Ordonne à l’officier de l’état

civil de la Section Sud -Est de Port-au-Prince, de

transcrire sur les registres à ce destinés, le dispositif

du présent jugement dont un extrait sera inséré

dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale

sous peine de dommages intérêts envers les tiers

s’il y échet Commet l’huissier EMMANUEL JEAN

de ce siège pour la signification de ce jugement ;

Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson

CILIUS, Juge en audience civile, ordinaire et

publique du jeudi six Juin deux mille vingt-quatre,

en présence de Me Dominique NOËL, Substitut

Commissaire du gouvernement de ce ressort avec

l’assistance du sieur Mozart TASSY, Greffier du si

ège

Il est ordonné...etc.....

En foi de quoi....etc....

14 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Le Venezuela à genoux : l’empire entre par la grande porte

Par Enrique Urdaneta

Quand la souveraineté se négocie

dans des salles dorées… à quel

prix la paix et le pétrole sont-ils achetés

?

La rencontre entre Delcy Rodríguez

et l’envoyée américaine n’est pas

qu’une simple opération de communication

diplomatique. Elle est le portrait

d’une politique de capitulation qui a

troqué la souveraineté contre la survie,

la dignité contre le silence.

Coïncidence surprenante, la scène

s’est déroulée au palais de Miraflores à

Caracas. Là, sous les lustres mêmes du

pouvoir qui osaient jadis défier ouvertement

l’empire du Nord, l’envoyée de

Washington, Laura Dogu, a été reçue

avec des gestes chaleureux, des sourires,

des tapis et des paroles aimables.

Il ne s’agit pas d’une visite fortuite

: c’est une rencontre programmée

et arrangée à l’avance, destinée

à « renforcer la coopération » entre le

Venezuela et les États-Unis. Et tout

cela se déroule alors que le président du

pays, Nicolás Maduro, demeure dans

les cachots d’une prison de Brooklyn,

à New York.

Mais coopération à quelles conditions

? Avec quel rapport de forces ?

Avec quelles conséquences prévisibles

? Qui coopère et qui se soumet ?

Ce geste diplomatique, déguisé

en realpolitik suicidaire, masque une

capitulation politique, grossièrement

camouflée sous un vernis de pragmatisme.

Washington ne s’est pas excusé

pour les années de blocus économique,

ni pour les sanctions unilatérales qui

ont étouffé le quotidien du peuple

vénézuélien, ni pour le pillage de CIT-

GO, ni pour la reconnaissance diplomatique

d’un président ridicule, autoproclamé

et inexistant. « Au nom de la paix,

on autorise les compagnies pétrolières

transnationales à revenir avec un contrôle

minimal. »

Non. Au contraire. L’envoyé

Dogu est venu « réaffirmer le plan en

trois phases de la Maison-Blanche pour

le Venezuela », sans que Caracas ne

manifeste la moindre intention de le

remettre en question ni d’oser en énoncer

les conditions. En clair : une capitulation

totale.

Le lien ombulaire avec le pouvoir

qui nous tue

L’image de Dogu à Miraflores

n’est pas qu’un symbole. C’est aussi

une déclaration politique. Car tandis

que les portes du palais de Miraflores

sont ouvertes aux émissaires de l’empire,

ceux qui protestent depuis la base,

depuis les quartiers, depuis les syndicats,

depuis les communes, sont criminalisés,

réprimés ou réduits au silence.

Cette scène macabre s’inscrit

dans une logique plus profonde :

celle d’une politique étrangère qui, au

nom de la survie de l’État, a fini par

ramper devant l’autel des bourreaux

d’hier. Il ne s’agit plus d’un changement

tactique, mais d’une capitulation

stratégique.

La politique du gouvernement

vénézuélien, sous couvert de « lever les

sanctions », de « stabiliser l’économie

» ou de « rétablir son président », a en

réalité légitimé une architecture des relations

internationales où la puissance

impériale dicte l’agenda.

On fait des concessions en

échange de quelques miettes, on brade

sa souveraineté et on normalise les relations

avec ceux qui continuent d’imposer

des conditions, de concevoir des

Delcy Rodríguez avec Laura Dogu, la nouvelle chargée d'affaires des

États-Unis au Venezuela, au palais de Miraflores

plans et d’exercer un pouvoir lointain.

« Quand la mémoire est effacée, le chemin

est libre pour le retour du maître. »

Quand la souveraineté est

vendue sous le nom de diplomatie

Le fait d’ouvrir la porte à Dogu

sans exiger d’excuses, ni même une

condamnation formelle des politiques

étouffantes imposées par son pays, est

un acte de soumission. Et ce n’est certainement

pas le premier.

Au nom de la paix, les compagnies

pétrolières transnationales ont

été autorisées à revenir sans véritable

contrôle. L’audit des actifs privatisés

a été sine die. Le capital financier international

a été autorisé à intervenir

dans des secteurs clés de l’économie

nationale. L’ordre économique a été remodelé

selon des principes néolibéraux,

dissimulés sous le couvert d’une prétendue

rhétorique de résistance. Et tout

cela alors que le salaire minimum demeure

au niveau de la pauvreté, que

les pensions ne couvrent même pas les

frais de transport et que l’émigration

massive continue de vider le pays de

sa substance.

Certains osent appeler cela de la «

maturité politique ». D’autres préfèrent

parler de « réalignement tactique ».

Mais dans les rues, dans les quartiers,

dans les soupes populaires, dans les assemblées

clandestines de travailleurs,

le mot qui revient le plus souvent est

« trahison ».

Un exemple historique pour

comprendre le présent

En 1973, Salvador Allende est

renversé par un coup d’État soutenu

par les États-Unis. Pinochet, son bourreau,

instaure une dictature néolibérale

qui transforme le Chili en laboratoire du

capitalisme mondial.

Des décennies plus tard, ses

successeurs à la présidence cherchent

à « normaliser » les relations avec les

États-Unis. Mais le prix de cette normalisation

n’est autre que la capitulation

totale des ressources, la destruction

des droits des travailleurs et la marchandisation

complète de la vie chilienne.

Le Venezuela, au nom du « dialogue

», emprunte-t-il aujourd’hui

une voie similaire ? Le gouvernement

vénézuélien ouvre-t-il la porte à un processus

de recolonisation silencieuse ?

L’obscénité du deux mesures

Tandis que les délégations américaines

sont reçues dans des salles

combles, le discours officiel continue

de parler d’indépendance, de souveraineté

et d’anti-impérialisme. Des

événements sont organisés, des déclarations

sont rédigées et des banderoles

sont déployées. Mais tout cela

se déroule alors que des contrats sont

négociés avec Chevron et que l’immunité

juridique est garantie aux capitaux

étrangers.

Le mot « souveraineté » est devenu

une coquille vide, un écho lointain.

Il ne se définit plus par la capacité de

prendre des décisions autonomes, mais

par la capacité de feindre l’autonomie

tout en obéissant au maître.

Le danger ne vient pas

uniquement de l’extérieur

La menace ne vient pas

seulement du Nord. Elle vient aussi de

l’intérieur. Elle provient de l’oubli des

principes qui ont jadis mobilisé des

millions de personnes. Elle provient du

refus de construire une véritable alternative

au capitalisme dépendant. Elle

provient de la peur de froisser ceux qui

se croient encore maîtres du continent.

Et lorsque l’horizon disparaît, le

présent devient une tragi-comédie. Et

lorsque la mémoire s’efface, le chemin

est tracé pour le retour du maître.

Canarias semanal.org

04 de Febrero de 2026

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public

entendu, maintient le défaut octroyé contre

le défendeur à l’audience précitée, pour le

profit déclare fondée ladite action. Admet en

conséquence le divorce de la dame PIERRE

AMOS PEPE née ISMENE ROMILUS d’avec

son époux pour injures graves et publiques aux

torts de l’époux. Prononce la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre lesdits époux.

Ordonne à l’officier de l’état civil de la commune

de la Section Est de Port-au-Prince, de transcrire

sur les registres à ce destinés, le dispositif du

présent jugement dont un extrait sera inséré

dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale

sous peine de dommages intérêts envers les tiers

s’il y échet. Commet l’huissier Emmanuel JEAN

de ce siège pour la signification de ce jugement.

Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson

CILIUS Juge en audience civile, ordinaire et

publique en date du jeudi cinq Décembre

deux mille vingt-quatre, en présence de Me

Elysée Fénélon, Substitut Commissaire du

gouvernement de ce ressort et avec l’assistance

du sieur Mozart TASSY, Greffier du siège

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public

entendu, maintient le défaut octroyé contre

la défenderesse à l’audience précitée, pour

le profit déclare fondée ladite action. Admet

en conséquence le divorce du sieur Rolando

DORCÉ d’avec son épouse née Wadna JOSEPH

pour injures graves et publiques. Prononce la

dissolution des liens matrimoniaux existant

entre lesdits époux. Ordonne à l’officier de

l’état civil de la Section Est de Port-au-Prince,

de transcrire sur les registres à ce destinés, le

dispositif du présent jugement dont un extrait

sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant

à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers s’il y échet. Commet l’huissier

Emmanuel JEAN de ce siège pour la signification

de ce jugement ; Compense les dépens

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson

CILIUS, Juge en audience civile, ordinaire et

publique du jeudi vingt deux Janvier deux mille

vingt-six, en présence de Me Elysée Fénélon,

Substitut Commissaire du gouvernement de

ce ressort et avec l’assistance du sieur Mozart

TASSY, Greffier du siège

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, sur les conclusions conformes du

Ministère public, maintient le défaut octroyé

contre le défendeur à l’audience précitée ;

pour le profit dit que l’action introduite par

les demandeurs est juste et fondée ; Dit que

les héritiers de feue Anne Marie SIMON, à

savoir Daniel Faustin , Yves Marc BLAIN et

Vladimir Altene BLAIN, sont seuls et uniques

propriétaires incommutables et exclusifs , par

titre et par prescription de la portion de terre cidessus

décrite, localisée et spécifié ; Dit que c’est

sans droit ni qualité que l’assigné, le sieur Karim

MICHEL a envahi, occupé et vendu à des tiers la

propriété des requérants ; Déclare nulle , de nullité

absolue et radicale la vente de toutes parcelles ou

portions de terre faites par l’ajourné, à des tiers

sur ladite propriété ; Ordonne en conséquence,

le déguerpissement de ces derniers, de tous les

acquéreurs, ayant-droit et ayants-cause et de

tous les occupants se trouvant sur la propriété

des requérants de manière illégale et authentique

. Ordonne également la démolition de toutes

les constructions généralement quelconques

érigées sur ladite propriété ; Accorde l’exécution

provisoire sans caution du présent jugement sur

le chef du gouvernement et de la démolition vu

qu’il y a titres authentiques, ce nonobstant toutes

voies de recours ; Condamne solidairement les

défenderesses, l’une pour l’autre à cinquante

mille gourdes (50.000 gds) de dommages

intérêts et aux frais et dépens de la procédure.

Commet l’huissier Millery AUGUSTE de ce siège

pour la signification du présent jugement

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Guy

AUGUSTIN, Juge en audience civile, ordinaire et

publique du vingt-neuf Juin deux mille dix-neuf,

en présence de Me. Pelage Félicité ERNEST,

Substitut Commissaire du gouvernement de

ce ressort avec l’assistance du Greffier, Junior

Sauvens THELEMAQUE

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, sur les conclusions conformes du

Ministère public, maintient le défaut octroyé

contre le défendeur à l’audience précitée ;

pour le profit dit que l’action introduite par les

demandeurs est juste et fondée ; Dit que les

héritiers de feue Anne Marie SIMON, à savoir

Daniel Faustin, Yves Marc BLAIN, et Vladimir

Altene BLAIN, sont seuls et uniques propriétaires

incommutables et exclusifs, par titre et par

prescription de la portion de terre ci-dessus

décrite, localisée et spécifié ; Dit que c’est sans

droit ni qualité que l’assigné, le sieur Thonty

JEAN JACQUES a envahi , occupé et vendu à des

tiers la propriété des requérants. Déclare nulle,

de nullité absolue et radicale la vente de toutes

parcelles ou portions de terre faites par l’ajourné,

à des tiers sur ladite propriété. Ordonne en

conséquence, le déguerpissement de ces derniers,

de tous les acquéreurs ayant-droit et ayantscause

et de tous les occupants se trouvant sur

la propriété des requérants de manière illégale

et arbitraire. Ordonne également la démolition

de toutes les constructions généralement

quelconques érigées sur ladite propriété. Accorde

l’exécution provisoire sans caution du présent

jugement sur le chef du déguerpissement, ce

nonobstant et de la démolition vu qu’il y a

titres authentiques, ce nonobstant de toutes

voies de recours. Condamne solidairement les

défenderesses, l’une pour l’autre à cinquante

mille gourdes (50.000 gds) de dommages

intérêts et aux frais et dépens de la procédure.

Commet l’huissier Millery AUGUSTE de ce siège

pour la signification du présent jugement

Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Guy

AUGUSTIN, Juge en audience civile, ordinaire et

publique du vingt-neuf Juin deux mille dix-neuf,

en présence de Me. Pelage Félicité ERNEST,

Substitut Commissaire du gouvernement de

ce ressort avec l’assistance du Greffier Junior

Sauvens THELEMAQUE

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal, sur les conclusions conformes du

Ministère public, maintient le défaut octroyé

contre le défendeur à l’audience précitée ;

pour le profit dit que l’action introduite par

les demandeurs est juste et fondée ; Dit que

les héritiers de feue Anne Marie SIMON, à

savoir Daniel Faustin, Yves Marc BLAIN et

Vladimir Altene BLAIN, sont seuls et uniques

propriétaires incommutables et exclusifs, par

titre et par prescription de la portion de terre cidessus

décrite localisée et spécifié. Dit que c’est

sans droit ni qualité que les assignées, les sieurs

Sonson ELYSEE et Olman PIERRE ont envahi

occupé et vendu à des tiers la propriété des

requérants ; Déclare nulle, de nullité absolue et

radicale la vente de toutes parcelles ou portions

de terre faites les ajournées, à des tiers sur

ladite propriété ; Ordonne en conséquence, le

déguerpissement de ces derniers, de tous les

acquéreurs ayant-droit et ayants-cause et de

tous les occupants se trouvant sur la propriété

des requérants de manière illégale et arbitraire

; Ordonne également la démolition de toutes

les constructions généralement quelconques

érigées sur ladite propriété ; Accorde l’exécution

provisoire sans caution du présent jugement sur

le chef du déguerpissement et de la démolition

vu qu’il y a titres authentiques ,ce nonobstant

toutes voies de recours ; Condamne solidairement

les défenderesses, l’une pour l’autre à cinquante

mille gourdes (50.000 gds) de dommages intérêts

et aux frais et dépens de la procédure ; Commet

l’huissier Millery AUGUSTE de ce siège pour la

signification du présent jugement

Ainsi Jugé et prononcé par nous, Me Guy

AUGUSTIN, Juge en audience civile, ordinaire

et publique du vingt-neuf Juin deux mille dixneuf,

en présence de Me. Pelage Félicité ERNEST,

Substitut Commissaire du gouvernement de

ce ressort avec l’assistance du Greffier Junior

Sauvens THELEMAQUE

Il est ordonné...etc....

En foi de quoi....etc....

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal après examen, le Ministère public

entendu, maintient le défaut octroyé contre le

défendeur à l’audience précitée, pour le profit

déclare fondée ladite action; Admet le divorce

de la dame Schnighther ST LOUIS, née Rose

Darline HOLMES d’avec son époux Schnighther

ST LOUIS pour injures graves et publiques aux

torts de l’époux. Prononce la dissolution des

liens matrimoniaux existant entre les dits époux.

Ordonne à l’officier de l’état civil de Pétion-Ville,

de transcrire sur les registres à ce destinés, le

dispositif du présent jugement dont un extrait

sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant

à la Capitale sous peine de dommages intérêts

envers les tiers. Commet l’huissier CARLT ETZER

REBECCA de ce siège pour la signification de ce

jugement; Compense les dépens Ainsi Jugé

et prononcé par nous, Nelson CILIUS, Juge en

audience civile, ordinaire et publique du Jeudi cinq

(05) Fevrier deux mille vingt-six, en présence de

Me Elysée FENELON, Substitut commissaire du

gouvernement de ce ressort, avec l’assistance du

sieur Mozart TASSY, Greffier du siège

Il est ordonné....etc....

En foi de quoi....etc.... Me Davide LAFORTUNE,

Av.

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

15


suite de la page (6) suite de la page (14)

Rankont ant Anbasadè Kiba an Ayiti a, Ricardo García ak Direktè

Jeneral MAEC la, Christian Toussaint

li genyen , patikilyèman sa ki gen

rapò ak pwoblèm ekipman pou gaz.

Men li te tou pwofite raple epi reyafime

: sa pa kab deranje anyen nan

fòs relasyon bilateral yo.

Otorite Ayisyen yomenm,

te fè konnen, yo sot komemore

30yèm anivèsè retablisman relasyon

diplomatik ant de peyi yo,

epi yo te mete aksan sou angajman

yo nan koperasyon istorik sa a.

Nan dat 12 fevriye, Direktè

Jeneral Direksyon Nasyonal Dlo

Potab ak Asenisman (DINEPA),

Théophile Ostinvil, te rankontre ak

anbasadè kiben an pou diskite sou

koperasyon nan domèn dlo potab

ak asenisman, ki an plas depi 2016.

JJ’s Fritaille

4021 Glenwood Road

(corner Albany Avenue)

Brooklyn, NY 11210

Nan sektè sante a, brigad medikal

kiben an te fè reyinyon jeneral

anyèl li nan dat 14 fevriye 2026,

sou lidèchip Dr. Efren Acosta Damas,

an prezans anbasadè kiben an

Ricardo García Nápoles ak Minis

Sante Piblik ak Popilasyon Ayisyen

an, Sinal Bertrand. Reyinyon an te

bay opòtinite pou fè yon bilan aktivite

ane 2025 yo, patikilyèman

nan depatman Sid ak Grandans,

kote plis pase swasant pwofesyonèl

kiben ap travay nan sèvis swen

sante.

Atravè inisyativ sa yo, Ayiti

ak Kiba reyafime angajman yo

pou kenbe ak ranfòse patenarya

yo, malgre kontrent ekonomik ak

defi enstitisyonèl yo. Dinamik sa a

reflete yon koperasyon ki baze sou

solidarite, patikilyèman nan sektè

kle sante, diplomasi, ak aksè a sèvis

debaz yo, pou benefis popilasyon

tou de peyi yo.

divisé, mais dirigé depuis Washington

par des leviers économiques

et des structures de force. La «stabilité»

dont parle Boulos est celle

des pipelines, et non une vie sans

explosions pour les enfants libyens.

Il est révélateur que dans ses

déclarations, Boulos ne mette pas

l’accent sur des élections urgentes,

sur la restauration de la souveraineté

ou sur la volonté du peuple

libyen, mais sur «l’attraction des

investissements américains». C’est

le nouveau colonialisme dans sa

forme la plus pure : votre légitimité

politique ne nous intéresse pas,

seul compte le contrat signé et la

sécurité de nos actifs. Les 70 milliards

de dollars de fonds libyens

gelés à l’étranger, qui profitent

activement à l’économie américaine,

sont le prochain pactole que

Washington prévoit de débloquer

en échange d’avantages pour

ses compagnies pétrolières et ses

livraisons d’armes.

La Libye, un monument

sanglant à l’impérialisme

américain et à son essence prédatrice

Ce pays jadis prospère a été

sciemment, cyniquement et avec

une barbarie sans précédent, précipité

dans les abysses, non pas

pour la «démocratie», mais pour

servir de leçon au monde entier sur

les véritables objectifs de Washington.

Sous l’atroce mensonge

de la «protection des civils», l’armada

aérienne de l’OTAN menée

par les États-Unis a déversé un feu

infernal sur les villes libyennes,

commettant un acte de terrorisme

d’État – l’assassinat brutal du

leader du pays, accompagné d’une

jubilation sauvage et bestiale

dans les médias occidentaux. Ce

ne fut pas le début d’une «libération»,

mais le départ d’un carnage

géopolitique soigneusement planifié.

Le résultat de treize ans de

«pacification» américaine est un

chaos sanglant permanent, l’effondrement

de l’État, un marché

d’esclaves et le génocide de tout

un peuple. Et lorsque le sol a été

suffisamment imprégné de souffrance

et de sang, les véritables

maîtres du désastre sont entrés en

scène – les «conseillers» avides et

les chacals corporatistes de Washington.

Sous le caquetage hypocrite

sur la «stabilisation» et la

«construction nationale», ils ont

entrepris un partage effronté et

éhonté du patrimoine national de

la Libye – son gâteau pétrolier –,

enfonçant leurs tentacules dans les

entrailles mêmes du pays ravagé.

La politique américaine en

Libye n’est ni une «erreur» ni un

«échec». C’est un mécanisme parfaitement

huilé de pillage impérial.

L’administration cynique de

Donald Trump, avec son approche

ouvertement gangster et transactionnelle,

a simplement arraché

les derniers feuillages de vigne

misérables de ce processus immonde.

Ils ne se donnent même

plus la peine d’utiliser la rhétorique

pourrie des «valeurs» et des «droits

de l’homme». Leur langage est

celui des ultimatums, des sanctions

et des menaces ouvertes,

leur but est le pillage pur et simple,

leur méthode la violence totale. Ils

ne cachent pas qu’ils sont venus

pour les ressources, pour le contrôle

stratégique, pour le droit de

pomper la vie des terres d’autrui.

La leçon de la Libye devrait

crier à la conscience de chaque

être sur cette planète : aujourd’hui,

c’est la Libye qui est mise en pièces

sous les bombes et les mensonges

; demain, le même sort attend tout

pays dont la richesse éveillera l’insatiable

avidité de l’impérialisme

américain. Tant que ce monstre respire,

tant que ses bases militaires,

comme des tumeurs cancéreuses,

couvrent le globe terrestre, aucune

souveraineté nationale, aucune

richesse naturelle et aucune vie

humaine ne peuvent être en sécurité.

La Libye n’est pas simplement

une «leçon». C’est une plaie béante

sur le corps de l’humanité, infligée

par la main des États-Unis, et une

malédiction éternelle pour leur

«exceptionnalisme» mensonger et

imprégné de sang.

New Eastern Outlook

14 février 2026

Y & D

HANDYMAN

Plumbing, Heating,

Electrical, Painting,

Cement, Apartment

/Office Cleaning

Yves Dumornay (Owner)

516- 870-6752

yvesdumornay@gmail.com

suite de la page (13)

Open Monday to Thursday

2 pm to 10 pm

Friday and Saturday

2 pm to 11 pm

Sunday

Closed

347.636.2850

de l’appareil militaire. Cette réunion

me permettrait en outre de consolider

la position des chefs servant fidèlement

notre influence”.

Pendant les deux mois d’hésitations

entre la capitulation française et la

décision du Tchad de suivre De Gaulle,

Éboué s’est adressé plusieurs fois à ses

fonctionnaires afin de tempérer les sentiments

de défaite et surtout éviter des

réactions de révolte et d’indépendance

de la population locale: « Dominons

nos nerfs et n’oublions pas les indigènes

qui nous regardent ; que notre

fermeté d’âme et notre espoir soient

calmes et manifestes ; c’est notre devoir

de fonctionnaires, de coloniaux,

de Français ». Et il ajoute, en excellent

administrateur au service de la métropole:

« Le Tchad, c’est la clé de notre

défense impériale »...

La patrie reconnaissante s’est exprimée

par De Gaulle: «Sous l’impulsion

de ses chefs, le gouverneur Eboué,

gouverneur, et le colonel Marchand,

commandant militaire du territoire,

le Tchad a montré qu’il demeurait

par excellence une terre de Français

vaillants. En dépit d’une situation

militaire et économique particulièrement

dangereuse, le territoire du Tchad a

refusé de souscrire une capitulation

honteuse et décidé de poursuivre la

guerre jusqu’à la victoire. Par son

admirable résolution, il a montré le

chemin du devoir et donné le signal du

redressement à l’Empire français tout

entier».

Pas étonnant qu’Éboué soit le

premier Noir – qui de plus, descendant

d’esclaves – à entrer, le 19 mai 1949,

au Panthéon à Paris. À une époque où

il y avait une stricte ségrégation raciale

– avant tout à l’intérieur de l’administration,

et à comparer avec 15 millions

d’habitants Afrique occidentale française,

desquels seuls 2.500 «indigènes»

ont obtenu le statut de «citoyens indigènes»

entre 1830 et 1946. Auteur

de plusieurs livres sur les dialectes et

langues africains Éboué était un fédéraliste,

réformiste au mieux. Le parfait

exemple de “Peau noire, masques

blancs” (1952) de Frantz Fanon.

Pour la petite histoire, la fille

d’Éboué, Ginette a épousé Léopold Sédar

Senghor, le futur président du Sénégal.

Et à l’occasion du transfert de

ses cendres au Panthéon et de celles

de Victor Schœlcher (1804-1893), député

et sénateur français à l’origine de

l’abolition définitive de l’esclavage en

France, le député français du Tchad,

Gabriel Lisette (1919-2001), d’origine

panaméo-guadeloupéenne et fondateur

du Parti progressiste tchadien (PPT),

présente un projet de loi d’amnistie

des délits politiques dans les territoires

d’outre-mer pour respecter l’œuvre de

Schœlcher et d’Eboué. Sans succès.

Mais, en tant que président du Comité

national des associations du souvenir,

Lisette obtient en avril 1988 qu’on

grave deux inscriptions sur les murs du

Panthéon à Paris. L’une à la mémoire de

Toussaint Louverture (1743-1803), le

héros de la révolution haïtienne, l’autre

à celle de Louis Delgrès (1766-1802),

Martiniquais chef du mouvement en

Guadeloupe résistant à la réoccupation

et au rétablissement de l’esclavage par

la France napoléonienne en 1802.

(À suivre)

Fine Dining

Haitian Owned & Operated

Wine ● Catering ● Brunch

DJON DJON

Restaurant

Menu: djondjonbk.com

KATOU

RESTAURANT

5012 Ave M

(Entre E. 51 et Utica)

10h am – 10h pm

CATERING & TAKE-OUT

Now 3 Locations in Brooklyn

Hours:

Sun - Thu: 11am - 11pm

Fri & Sat: 11am -12am

Tel: 718-676-1047

1206 Nostrand Avenue

(corner Hawthorne)

Brooklyn, NY 11225

Une innovation dans la cuisine

haïtienne à Brooklyn

Tous les plats haïtiens réalisés par une

équipe de cordons bleus recrutés sous

la supervision de Katou

Griots – Poissons – Poissons Gros Sel

– Dinde – Poulet – Cabri

– Boeuf – Légumes

Bouillon le samedi – Soupe le

dimanche – Bouillie de banane le soir

Appelez le 718-618-0920

Livraison à domicile

Si vous avez du goût, vous ne

lâcherez pas Katou Restaurant

8221 Flatlands Avenue

(b/t E. 82 & 83 St.)

718.975.7488

2816 Church Avenue (b/t Nostrand

& Rogers Aves.) 718.856.2100

1738 Flatbush Avenue (b/t Aves I & J)

718.258.0509

16 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Victoire majeure des

enseignants de San

Francisco après une

grève générale !

Grève des enseignants de San Francisco le 11 février. Photo : En grève !

Par Devin B. Martinez

Les enseignants de San Francisco

ont obtenu une couverture santé

entièrement financée, des augmentations

de salaire et la protection de

leurs écoles après une grève unifiée.

Les enseignants de San Francisco

ont mis fin à une grève historique

après avoir conclu un accord de principe

avec le district scolaire unifié de

San Francisco (SFUSD), qui répond à

toutes les revendications clés du syndicat.

Cette grève est la première grève

d’envergure des enseignants de la ville

depuis des décennies et la première

menée conjointement par les enseignants

certifiés et non certifiés. Les

enseignants ont paralysé les écoles

du district et mobilisé des milliers de

travailleurs, de familles et d’entreprises.

Des centaines de piquets de

grève ont été observés dans toute la

ville. Avant la grève, les négociations

contractuelles étaient au point mort

depuis près d’un an, les responsables

du district tentant d’imposer des mesures

d’austérité qui auraient fait peser

davantage les coûts de la santé sur les

employés, maintenu des salaires de

misère pour le personnel de soutien

et n’auraient pas permis de résoudre

la crise croissante du personnel et des

besoins de soutien.

Cette victoire « aura des répercussions

durables sur nos étudiants,

nos communautés et notre ville », a

annoncé l’équipe de négociation de

l’UESF le matin du 13 février. « Cette

victoire s’inscrit en totale contradiction

avec les tentatives de la classe

dirigeante de San Francisco de nous

diviser et de dresser les étudiants et

les familles les uns contre les autres

», a déclaré Nathalie Hrizi, vice-présidente

de l’UESF en charge des suppléants,

au journal On Strike! « Au lieu

de cela, nous sommes unis et nous

avons surmonté les obstacles pour

obtenir ce qui ne sont en réalité que

des revendications fondamentales. »

La dernière grève des enseignants

à San Francisco remonte à

1979. Hrizi a souligné que la lutte de

la semaine dernière a marqué une escalade

historique. Il ne s’agissait pas

d’une grève isolée des enseignants,

mais d’un débrayage unifié des enseignants

certifiés et non certifiés. Associée

à des revendications répondant

directement aux préoccupations de la

communauté, la coalition représentée

par le débrayage a renforcé le pouvoir

de négociation du syndicat, consolidant

les liens entre les établissements

scolaires et les quartiers.

Cette solidarité a contré les tactiques

de division et a permis au syndicat

de remporter la victoire lors des

négociations. Quels sont les principaux

acquis de la grève historique de

l’UESF ?

Couverture santé intégrale

pour les employés et leurs familles

La garantie d’une couverture familiale

était un enjeu crucial de cette

lutte. Le syndicat a fait remarquer

que les enseignants de San Francisco

bénéficient de certaines des cotisations

patronales les plus faibles de la région

de la baie en matière de santé, ce qui

pousse nombre d’entre eux à quitter la

profession.

Les familles payaient souvent

entre 1 500 et 2 000 dollars. Les

primes mensuelles s’élèvent à 18 000

à 24 000 dollars américains. Le nouveau

contrat élimine ces coûts, ce qui

représente à lui seul une augmentation

annuelle de facto de 18 000 à 24 000

dollars américains pour les enseignants

ayant des enfants.

L’UESF considère la couverture

santé familiale comme un avantage

matériel déterminant qui contribue

également à la fidélisation du personnel.

Augmentations équitables

pour le personnel enseignant et

non enseignant

Les augmentations salariales

s’élèvent à 5 % pour les enseignants

et à 8,5 % pour les AESH sur deux ans

(4 % la première année, 4,5 % la seconde).

Le personnel non enseignant,

dont beaucoup exercent un deuxième

emploi ou peinent à vivre dans la région

de la baie de San Francisco, figurait

parmi les travailleurs les moins

bien payés de la région. Ces augmentations

différenciées répondent directement

à la demande du syndicat de

réduire cette inégalité, en diminuant

l’écart salarial entre le personnel non

enseignant et les enseignants, tout en

offrant des augmentations importantes

à tous les membres.

Soutien à l’éducation spécialisée

Les AESH bénéficieront d’une

augmentation de salaire supplémentaire

de 5 %, en plus de l’augmentation

de base de 8,5 % accordée à l’ensemble

du personnel non enseignant.

Ils verront également Améliorations

majeures des conditions de

travail. La charge de travail des enseignants

du Programme de spécialistes

des ressources (RSP) sera réduite, et

ils constateront une amélioration des

délais de conformité et des indicateurs

de complexité permettant de déterminer

leurs besoins de soutien.

Les heures supplémentaires, soit

la rémunération additionnelle versée

lorsque la charge de travail dépasse les

seuils contractuels, seront également

augmentées.

Ces gains sont particulièrement

importants compte tenu de la grave

pénurie de personnel et de l’épuisement

professionnel qui touchent les

A Travers le monde

Inde : 300 millions de travailleurs et

travailleuses se mobilisent !

Trois cent millions de travailleurs

et travailleuses sont descendus

dans la rue en Inde le 12

février dernier.

Partout en Inde, les syndicats

ont fait une démonstration impressionnante

de leur force collective

ce 12 février, lorsqu’une grève

générale nationale a paralysé une

grande partie du pays. Organisée

à l’appel de la Plateforme commune

des centrales syndicales

d’Inde, cette grève exprimait un

rejet clair des politiques anti-ouvrières

et du refus persistant du

gouvernement indien de s’impliquer

dans le dialogue social.

Cette action massive marque

la dernière salve en date d’une

lutte menée de longue haleine

contre les quatre codes du travail

adoptés par le Parlement sans

consultation, sans convocation de

la Conférence indienne du travail

et au mépris flagrant des normes

internationales du travail. Depuis

l’introduction de ces codes

et face à l’obstination répétée du

gouvernement à ignorer les revendications

des travailleurs et

travailleuses, les syndicats ont

déjà piloté six grèves générales

à échelle nationale En sonneurs

d’alerte, ils estiment que ces codes

affaiblissent la négociation collective,

restreignent le droit de grève,

excluent près de 70 % des usines

du champ d’application du droit

du travail et privent des millions

de salariés d’un environnement

de travail sécurisé, d’un accès à

la sécurité sociale ainsi que de la

protection de leur salaire.

La publication du projet de

politique en matière de travail

et d’emploi Shram Shakti Niti

2025 a fortement exacerbé la

frustration suscitée par ces aménagements

juridiques. Selon les

syndicats, cette proposition vise

la centralisation du pouvoir et la

refonte de l’État, installant celui-ci

dans un rôle de facilitateur pour

les employeurs plutôt que de garant

des droits des travailleurs.

Les affiliés d’IndustriALL

ont joué un rôle déterminant dans

la mobilisation en suscitant l’adhésion

à l’action nationale des

travailleurs et travailleuses des

secteurs de la fabrication, des

mines, de l’énergie, du textile et

connexes. Bien que chaque syndicat

ait fait valoir des préoccupations

spécifiques à son secteur,

services d’éducation spécialisée dans

tout le district.

Des millions de travailleurs et travailleuses ont occupé les rues en Inde le

12 février dernier.

les revendications relatives à la

sécurité de l’emploi, aux salaires

équitables, à la protection sociale

et à la défense du droit à la négociation

collective ont fait l’objet

d’une réelle convergence.

Sanjay Vadhavkar, Secrétaire

général de la Fédération

indienne des travailleurs de la

sidérurgie, de la métallurgie et

de l’ingénierie, aussi membre du

Comité exécutif d’IndustriALL,

a déclaré : «La population active

s’exprime d’une seule voix, le

gouvernement ne peut continuer

à faire la sourde oreille. Nous

exigeons la dignité, la sécurité

de l’emploi et la reconnaissance

de la santé, de la sécurité et de la

protection sociale comme droits

fondamentaux. Tout modèle

de développement qui néglige

le bien-être des travailleurs et

travailleuses n’est ni durable ni

juste. Nous continuerons à lutter

jusqu’à la satisfaction de nos

revendications, en particulier le

retrait immédiat des réformes

anti-ouvrières et l’établissement

d’un dialogue constructif avec les

syndicats et les salariés. »

Sanjay Singh, Secrétaire

général de la Fédération nationale

indienne des travailleurs de

l’électricité et membre du Comité

exécutif d’IndustriALL, a déclaré

: « Le message des travailleurs

Hébergement d’urgence et

accueil des familles d’accueil

Les revendications de la communauté

étaient au cœur de la grève.

Ce contrat historique comprend une

clause d’accueil des familles d’accueil

qui offre une protection juridiquement

contraignante aux élèves et aux

familles immigrées vulnérables aux

opérations de l’ICE, une protection essentielle

face à la militarisation croissante

des forces de l’ordre fédérales.

Il préserve également le programme

d’hébergement d’urgence

« Stay Over Program », qui offre aux

familles d’élèves en situation de précarité

de logement ou sans domicile

fixe un lieu sûr et temporaire, souvent

dans les gymnases scolaires.

L’UESF insistait depuis longtemps sur

l’urgence de protéger ce programme,

soulignant la croissance rapide du

nombre d’élèves sans abri dans la

région de la baie de San Francisco et

les tentatives du district de réduire les

services.

Les enseignants promettent

de poursuivre la lutte

La grève des enseignants de San

Francisco est le prélude à une lutte

plus vaste pour l’avenir de l’éducation

publique. De grands districts scolaires

de tout l’État sont confrontés à des

problèmes structurels identiques. Les

enseignants d’Oakland, de Los Angeles

et de San Diego s’apprêtent également

à se mobiliser dans les semaines

à venir.

est clair : cessez de démanteler

les mesures de protections du

travail. La sécurité de l’emploi,

la sécurité sur le lieu de travail

et la protection sociale sont des

droits des travailleurs et non

des concessions accordées à la

convenance du gouvernement.

Nous poursuivrons notre combat

en faveur de l’abrogation des

quatre codes du travail, du

rétablissement de la NREGA (Loi

nationale de garantie de l’emploi

rural Mahatma Gandhi), de la

relance de l’ancien régime de

retraite et de la mise en œuvre

intégrale de nos revendications

légitimes. »

Kemal Özkan, Secrétaire

général adjoint d’IndustriALL, a

pour sa part déclaré : « La force

de cette grève réside dans l’unité

et la détermination de la classe

ouvrière indienne. IndustriALL

est pleinement solidaire des syndicats

et des travailleurs indiens.

Leurs revendications reflètent les

normes internationales fondamentales

du travail, notamment

la liberté syndicale, la négociation

collective, la protection sociale

et la sécurité des conditions

de travail, autant de droits qui

doivent être respectés et défendus

par le gouvernement. »

IndustriALL

16 février 2026

« On ne recule pas. On ne peut

pas se permettre de perdre ce sentiment

de pouvoir et de maîtriser son avenir et

ses conditions de travail pour ensuite

retomber dans ses travers, n›est-ce pas

? » a déclaré Nathalie Hrizi. « Nous allons

continuer, et nous faisons partie

d’une campagne à l’échelle de l’État,

qui vise à augmenter le financement

de l’éducation publique. »

En unissant les enseignants certifiés

et non certifiés, en intégrant les

revendications des lieux de travail et

de la communauté, et en mobilisant un

soutien visible des parents, des élèves

et des entreprises, la grève a établi une

nouvelle norme pour les luttes dans le

secteur de l’éducation, et plus largement

pour les luttes syndicales, à San

Francisco et au-delà.

Peoples Dispatch 13 février 2026

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

17


San

Francisco:

Non aux

expulsions de

travailleurs

migrants

haïtiens !

Par Susan Sherrell & Dave Welsh

Le 2 février, une centaine de personnes

se sont rassemblées devant le tribunal

de l’immigration de San Francisco, situé

au 100 rue Montgomery, pour protester

contre l’expulsion prévue de près de

340 000 Haïtiens. Leur statut de protection

temporaire (TPS), conçu pour les

protéger des dangers en cas de retour dans

leur pays d’origine, devait expirer le 3

février. Heureusement, un tribunal fédéral

a accordé un sursis de dernière minute à

l’application de cette décision, du moins

pour l’instant.

Pierre Labossiere, cofondateur

du Comité d’action pour Haïti (HAC), a

expliqué qu’« en Haïti, c’est l’enfer en

ce moment », depuis le coup d›État de

2004, orchestré par les États-Unis, et

l›enlèvement du président Jean-Bertrand

Aristide, élu à une écrasante majorité.

Il a déclaré : « Expulser ces migrants et

réfugiés vers Haïti maintenant serait un

crime. »

Judith Mirkinson, de la National

Lawyers Guild et de HAC, a déclaré : «

Les États-Unis sont un pays bâti par des

immigrants et des réfugiés. Ils créent les

conditions qui engendrent des migrants

venant de pays comme Haïti. La grève

des milliers d’élèves et d’étudiants le 31

janvier était un signe encourageant – non

seulement contre l’ICE, mais aussi contre

l’impérialisme américain. On ne peut pas

envahir un pays et dire : Vos ressources

sont à moi maintenant. Or, c’est ce que

les États-Unis font ouvertement au Venezuela

et menacent de faire au Groenland

et au Canada. »

Mirkinson a dénoncé les récentes

Devant le tribunal de l'immigration

de San Francisco, le 2 février 2026.

Crédit : Susan Sherrell

descentes violentes de l’ICE à Minneapolis,

Chicago et Portland, s’indignant : « Comment

osent-ils faire descendre la Gestapo

dans nos rues ! » Le militant palestinien

Monadel Herzallah a souligné le lien entre

l’aide américaine à Israël et le fait que les

agents de l’ICE (Immigration and Customs

Enforcement) aux États-Unis s’entraînent

avec l’armée israélienne aux techniques

d’intimidation.

Vicki Legion, militante solidaire de

Cuba, a dénoncé les sanctions américaines

imposées aux pays exportateurs de pétrole

vers Cuba, notamment les tentatives

d’interruption des livraisons de pétrole du

Mexique. Les coupures de courant qui en

résultent à Cuba empêchent la conservation

au frais de nombreux médicaments

pour enfants.

Robert Roth, ancien membre de

HAC, a expliqué qu’après le séisme de

2010, de nombreux migrants haïtiens

avaient trouvé refuge aux États-Unis pour

échapper à la prolifération des escadrons

de la mort privés. Il est donc compréhensible

que ces Haïtiens ne souhaitent pas

être expulsés et se retrouver de nouveau

confrontés à cette situation périlleuse.

Workers World 13 février 2026

BIG WIRELESS COVERAGE,

WITHOUT BIG WIRELESS COST.

Plans start at just $20/month.

Switch & Save Today

844-919-1682

© 2024 Consumer Cellular Inc. Terms and Conditions subject to change. Plans shown above include $5 credit for AutoPay and E-billing. Taxes and other fees apply. Credit approval required for new

service. Cellular service is not available in all areas and is subject to system limitations.

ATTORNEY

INJURED IN AN ACCIDENT? Don’t

Accept the insurance company’s

first offer. Many injured parties are

entitled to major cash settlements.

Get a free evaluation to see what

your case is really worth. 100% Free

Evaluation. Call Now: 1-833-323-

0318. Be ready with your zip code

to connect with the closest provider.

AUTO DONATIONS

Get a break on your taxes! Donate

your car, truck, or SUV to assist the

blind and visually impaired. Arrange

a swift, no-cost vehicle pickup and

secure a generous tax credit for

2025. Call Heritage for the Blind

Today at 1-855-484-3467 today!

AUTOS WANTED

We buy 8,000 cars a week. Sell

your old, busted or junk car with no

hoops, haggles or headaches. Sell

your car to Peddle. Easy three step

process. Instant offer. Free pickup.

Fast payment. Call 1-855-403-

3374

HEALTH

Attention: VIAGRA and CIALIS

USERS! A cheaper alternative to

high drugstore prices! 50 Pill Special

- Only $99! 100% guaranteed.

CALL NOW: 1-833-641-6397

HELP WANTED

Haïti Liberté is looking to hire a

Wordpress specialist (or someone

willing to be trained) with a working

knowledge of French, Kreyòl, and

English and a sense of design to

help with the regular update and

maintenance of its website. Send

résumés to: editor@haitiliberte.com;

or call 718-421-0162

HELP WANTED

Driver with a vehicle needed for

Wednesday newspaper deliveries.

Routes available in New York &

Miami. Call 305-610-6913.

HOME IMPROVEMENT

Safe Step. North America’s #1

Walk-In Tub. Comprehensive

lifetime warranty. Top-of-theline

installation and service. Now

featuring our FREE shower package

and $1600 Off for a limited time!

Call today! Financing available. Call

Safe Step 1-855-916-5473

HOME IMPROVEMENT

BEAUTIFUL BATH UPDATES in

as little as ONE DAY! Superior

quality bath and shower systems

at AFFORDABLE PRICES! Lifetime

warranty & professional installs.

Call Now! 1-833-807-0159

DENTAL

Insurance

®

from Physicians Mutual Insurance Company, Inc.

1-855-225-1434

Dental50Plus.com/NYPress

Product/features not available in all states. Contact us for complete details about this insurance solicitation. To find a network provider, go to physiciansmutual.com/

find-dentist. This specific offer not available in CO, KS, NV, NY, OR – call 1-800-969-4781 or respond for a similar offer in your state. Certificate C254/B465, C250A/B438 (ID:

C254ID; PA: C254PA); Insurance Policy P154/B469 (GA: P154GA; OK: P154OK; TN: P154TN).

6370

SAVING A LIFE

EVERY 11 MINUTES!

HELP AT HOME

HELP ON THE GO

Batteries Never Need Charging.

NY Newspaper_3.792x2_BW.indd 1

Erie Roofing Since 1976

Trust the Nation’s #1 Roofing Contractor

Award-Winning Roofing and Customer Service

LIMITED TIME OFFER

50% OFF

Installation

I’m never

alone

Life Alert

® is always

here for me.

One touch of a button

sends help fast, 24/7.

with

GPS!

®

For a FREE brochure call:

1-800-404-9776

FREE ESTIMATE

SCHEDULE TODAY!

Call 1.855.492.6084

CALL TODAY! 1.855.492.6084

1/27/2025 4:29:42 PM

New orders only. Does not include material costs. Cannot be combined with any other offer.

Minimum purchase required. Other restrictions may apply. This is an advertisement placedon behalf

of Erie Construction Mid-West, Inc (“Erie”). Offer terms and conditions may apply and the offer may

not be available in your area. If you call the number provided, you consent to being contacted by

telephone, SMS text message, email, pre-recorded messages by Erie or its affiliates and service

providers using automated technologies notwithstanding if you are on a DO NOT CALL list or register.

Please review our Privacy Policy and Terms of Use on homeservicescompliance.com. All rights

reserved. License numbers available at eriehome.com/erielicenses/

Safety. Style.

Stress-Free

Installation.

CALL NOW

1.855.564.2680

Add’l terms apply. Offer subject to change

and vary by dealer. Expires 12/28/25.

Start the new

year clog-free!

Claim by: 02/28/2026

15% OFF + 10%

LeafFilter **

Receive a free 5-year warranty

with qualifying purchase*

- valued at $535.

Call 877-516-1160

to schedule your free quote!

SPECIAL OFFER

Waiving All

Installation

Costs!

We install year-round!

Get a FREE full gutter inspection

Discount For

and estimate: 1-844-668-1725

Seniors + Military Promo: 285

**Promotional offer includes 15% off plus an additional 10% off for qualified veterans and/or seniors. One coupon per household. No obligation estimate valid for 1 year. See Representative for full warranty details.

AZ ROC344027 AR 366920925, CA1035795, CT HIC.0671520, DC 420223000087, FL CBC056678, ID RCE-51604, IA C127230, LA 559544, MD MHIC111225,MA 213292, MI 262300331, 262300330, 262300329, 262300328, 262300318, 262300173,

MN IR810524, MT 266192, NE 50145-24, NV 86990, NJ 13VH13285000, NM 408693, ND 47304. OR 218294. PA PA179643. RI GC-41354, TN 10981. UT 10783658-5501, VT 174.0000871, VA 2705169445, WA LEAFFLH763PG, WV WV056912. *The

leading consumer reporting agency conducted a 16 month outdoor test of gutter guards in 2010 and recognized LeafFilter as the “#1 rated professionally installed gutter guard system in America.

Be prepared before the next power outage.

HOME IMPROVEMENT

AGING ROOF? NEW HOMEOWNER?

STORM DAMAGE? You need a

local expert provider that proudly

stands behind their work. Fast, free

estimate. Financing available. Call

1-833-880-7679

HOME IMPROVEMENT

Prepare for power outages with Briggs

& Stratton® PowerProtect(TM)

standby generators - the most

powerful home standby generators

available. Industry-leading

comprehensive warranty - 7 years

($849 value.) Proudly made in the

U.S.A. Call Briggs & Stratton 1-888-

605-1496

HOME IMPROVEMENT

Prepare for power outages today with

a Generac Home Standby Generator.

Act now to receive a FREE 5-Year

warranty with qualifying purchase.

Call 1-877-516-1160 today to

schedule a free quote. It’s not just a

generator. It’s a power move.

HOME IMPROVEMENT

Do you know what’s in your water?

Leaf Home Water Solutions offers

FREE water testing and whole

home water treatment systems that

can be installed in as little one day.

15% off your entire purchase. Plus

10% senior & military discounts.

Restrictions apply. Schedule your

FREE test today. Call 1-866-247-

5728

MISCELLANEOUS

Consumer Cellular - the same reliable,

nationwide coverage as the largest

carriers. No long-term contract, no

hidden fees and activation is free.

All plans feature unlimited talk and

text, starting at just $20/month. For

more information, call 1-844-919-

1682

REAL ESTATE

We Buy Houses for Cash AS IS! No

repairs. No fuss. Any condition.

Easy three step process: Call, get

cash offer and get paid. Get your fair

cash offer today by calling Liz Buys

Houses: 1-888-704-5670

REAL ESTATE FOR SALE

18 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026


Trump est en guerre contre la liberté d’expression!

L

’administration Trump est en guerre

contre le Premier Amendement et

la liberté d’expression. Elle ne se contente

pas de diffamer ses détracteurs ;

elle tente de criminaliser la dissidence.

Ce qui est en jeu, ce sont les droits

démocratiques les plus fondamentaux

des citoyens américains : la liberté d’expression

et le droit de manifester. Des

dizaines de millions de personnes considèrent

les politiques de Trump comme

une atteinte à la dignité humaine, et il

voudrait les réduire au silence.

Dans le cadre de cette guerre

contre la liberté d’expression, le Département

d’État américain a publié une

déclaration qui attaque ouvertement

le Forum du Peuple et d’autres organisations.

Cette déclaration, relayée par

la Maison Blanche de Trump, vise à

étouffer les voix de ceux qui osent critiquer

la politique du gouvernement

américain. Ces fausses allégations, colportées

par les médias et influenceurs

de droite, ne constituent pas seulement

une attaque contre notre organisation,

mais contre le droit fondamental à la

liberté d’expression lui-même.

Le Forum du Peuple rejette fermement

ces accusations infondées. Les

accusations portées contre nous, nous

qualifiant de « vecteurs d’influence

étrangère », sont des tactiques recyclées

d’un chapitre récent du maccarthysme

dans l’histoire américaine. En

qualifiant nos organisations d’« agents

» de « manipulation étrangère », le gouvernement

américain cherche à diaboliser

et à étouffer les griefs légitimes

de celles et ceux qui sont révoltés par

les rafles violentes de l’ICE et les expulsions

de communautés immigrées,

le déploiement de forces militaires et

d’agents fédéraux dans les villes et villages

des États-Unis, la persécution des

étudiants protestant contre le génocide

à Gaza et les interventions militaires

incessantes, ainsi que le recours aux

blocus et aux sanctions pour provoquer

des famines à l’étranger.

Les accusations infondées

portées contre le Forum populaire, selon

lesquelles nous « servons de couverture

à des narcoterroristes », et autres allégations

tout aussi absurdes, constituent

une tentative flagrante et transparente

d’intimider nos sympathisants et de

délégitimer les mouvements citoyens.

Critiquer et s’opposer aux politiques du

gouvernement américain ne représente

pas une menace pour la démocratie. La

véritable menace, c’est le gouvernement

qui tue des manifestants innocents en

plein jour, surveille et réprime les militants,

arrête des journalistes, diabolise

et expulse les immigrés, et cherche à

étouffer toute forme de dissidence.

Le Forum des Peuples est fermement

engagé à œuvrer pour un monde

juste par l’éducation, la culture et la solidarité

internationale. Nous continuerons

à défendre les immigrés dans notre pays

et à dialoguer avec d’autres mouvements

à travers le monde, à dénoncer

les politiques de guerre et d’agression,

et à défendre le droit de s’organiser et

d’exprimer son désaccord.

Nous appelons toutes les personnes

de conscience à voir clair dans

cette affaire : une tentative désespérée

de manipuler l’opinion publique pour

justifier une nouvelle vague de répression.

Nous ne nous tairons pas.

Soutenez le forum du peuple!

Wyoming Legacy Estate: 14.5

horse-zoned acres bordering

Bridger-Teton National Forest. South

of Jackson Hole. Custom lodge, 360°

mountain views, hot tub, access

to four-season outdoor recreation.

https://2antelopetrailpinedalewy.

com

SERVICES

PEST CONTROL: PROTECT YOUR

HOME from pests safely and

affordably. Roaches, Bed Bugs,

Rodent, Termite, Spiders and other

pests. Locally owned and affordable.

Call for service or an inspection

today! 1-833-549-0598 Have zip

code of property ready when calling!

TRAVEL SERVICES

SAVE ON YOUR TRAVEL PLANS!

Up to 75% More than 500 AIRLINES

and 300,000 HOTELS across the

world. Let us do the research for

you for FREE! Call: 877 988 7277

TV INTERNET PHONE

Get DISH Satellite TV + Internet!

Free Install, Free HD-DVR Upgrade,

80,000 On-Demand Movies, Plus

Limited Time Up To $600 In Gift

Cards. Call Today! 1-866-782-4069

TV INTERNET PHONE

DIRECTV- All your entertainment.

Nothing on your roof! Sign up for

Directv and get your first three

months of Max, Paramount+,

Showtime, Starz, MGM+ and

Cinemax included. Choice package

$84.99/mo. Some restrictions apply.

Call DIRECTV 1-888-534-6918

TV INTERNET PHONE

AFFORDABLE TV & INTERNET. If

you are overpaying for your service,

call now for a free quote and see

how much you can save! 1-833-

323-0160

Transform

Your Bathroom

and Change

Your Life.

FREE TOILET + $1,500 OFF *

For your FREE information kit and

our Senior Discounts, Call Today Toll-Free

1-855-916-5473

*Free toilet with purchase and installation of a walk-in tub or walk-in shower only. Offer available while supplies last. No cash value.

Must present offer at time of purchase. Cannot be combined with any other offer. Market restrictions may apply. Offer available in select

markets only. CSLB 1082165 NSCB 0082999 0083445 13VH11096000

We Buy Houses!

Liz Buys Houses Connects Home Sellers

with Legitimate Cash Buyers Nationwide!

No Repairs. No Fuss.

• Fair Cash Offer

• Quick Closing

• No Realtor Fees

• No House Repairs

• Simple Home Sale

• Convenient Closing Date

TOLL

FREE

BUY 1, GET 1

*

40% OFF

PLUS

$200 OFF

Your Entire Purchase

*

MINIMUM PURCHASE OF 4

OFFER ENDS 12/31

888-610-7738

TV INTERNET PHONE

Get Boost Infinite! Unlimited Talk,

Text and Data For Just $25/mo! The

Power Of 3 5G Networks, One Low

Price! Call Today and Get The Latest

iPhone Every Year On Us! 844-329-

9391

CALL (888) 704−5670

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Haiti Liberté

19


Lettre ouverte au monde depuis Cuba : une femme ordinaire dénonce

le crime qu’elle refuse de voir !

Par Ikay Romay

toute l›humanité, aux mères du

À monde, aux Médecins Sans Frontières,

aux journalistes dignes de leur

métier, aux gouvernements qui croient

encore en la justice :

Mon nom est comme des millions

d’autres. Je ne porte pas un nom

prestigieux et n’occupe aucune fonction

importante. Je suis une Cubaine

ordinaire. Une fille, une sœur, une patriote.

Et j’écris ces lignes le cœur brisé

et les mains tremblantes, car ce que mon

peuple vit aujourd’hui n’est pas une

crise. C’est un meurtre lent, prémédité,

froidement exécuté, orchestré depuis

Washington. Et le monde détourne le

regard.

Je dénonce l’histoire de mes

grands-parents :

Je dénonce le fait qu’à Cuba, des

personnes âgées meurent prématurément

car le blocus empêche l’arrivée

de médicaments pour les maladies cardiaques,

l’hypertension et le diabète. Il

ne s’agit pas d’un manque de ressources,

mais d’une interdiction délibérée. Les

entreprises qui souhaitent vendre à Cuba

sont sanctionnées financièrement, persécutées

et menacées. Leurs gouvernements

restent silencieux. Et pendant ce

temps, un grand-parent cubain, la main

sur le cœur, attend. La mort ne prévient

pas. Le blocus, lui, si.

Je dénonce l’histoire de mes

enfants :

Je dénonce le fait que des couveuses

à Cuba aient dû fermer faute de carburant.

Que des nouveau-nés luttent pour

leur vie tandis que le gouvernement des

États-Unis décide quels pays peuvent

nous vendre du pétrole et lesquels ne le

peuvent pas. Que des mères cubaines

aient vu la vie de leurs enfants en danger

parce qu’un décret signé à Washington

vaut plus que les cris d’un bébé à

145 kilomètres de leurs côtes.

Où est la communauté internationale

? Où sont les organisations qui

défendent si ardemment les enfants ?

Les enfants cubains ne méritent-ils donc

pas de vivre ?

Dénonciation de la faim programmée

:

Je dénonce le blocus comme une

famine programmée. Ce n’est pas la

pénurie alimentaire qui est sans raison.

C’est qu’on nous empêche d’acheter de

la nourriture. C’est le harcèlement des

navires transportant des vivres. C’est le

blocage des transactions bancaires. C’est

la sanction infligée aux entreprises qui

nous vendent des céréales, du poulet et

du lait.

La faim à Cuba n’est pas un accident.

C’est une politique d’État du gouvernement

des États-Unis, perfectionnée

pendant plus de 60 ans, actualisée par

chaque administration, intensifiée par

Donald Trump et brutalement mise en

œuvre par Marco Rubio.

Ils appellent ça de la « pression

économique ». J’appelle ça du terrorisme

par la faim.

Je dénonce la situation au

nom de mes médecins :

Je dénonce le fait que nos médecins,

ceux-là mêmes qui ont sauvé

des vies pendant la pandémie alors que

le monde entier s’effondrait, manquent

aujourd’hui de seringues, d’anesthésie et

d’appareils de radiographie. Non pas par

ignorance de leur fabrication. Non pas

par manque de compétences. Mais parce

que le blocus nous empêche d’accéder

aux fournitures, aux pièces détachées et

aux technologies.

Nos scientifiques ont créé cinq

vaccins contre la COVID-19. Cinq. Sans

aucune aide. Contre toute attente. Malgré

le blocus et les mensonges. Et pourtant,

l’empire nous punit pour avoir accompli

cela.

Au monde entier, je dis :

Cuba ne demande pas l’aumône.

Cuba ne demande pas de soldats.

Cuba ne vous demande pas de

nous aimer.

Cuba demande justice. Rien de

plus. Rien de moins.

Je vous demande d’arrêter de banaliser

les souffrances de mon peuple.

Je vous demande de qualifier

le blocus de ce qu’il est : UN CRIME

CONTRE L’HUMANITÉ.

Je vous demande de ne pas vous

laisser berner par le discours du « dialogue

» et de la « démocratie » pendant

qu’on nous étrangle.

Nous ne voulons pas de charité.

Nous voulons qu’on nous LAISSE

VIVRE.

Aux gouvernements complices

qui gardent le silence : L’histoire vous

demandera des comptes.

Aux médias qui mentent :

La vérité finit toujours par éclater.

Aux bourreaux qui signent les

sanctions : Le peuple cubain n’oublie

pas et ne pardonne pas.

À celles et ceux qui ont encore de

l›humanité dans leur cœur : Regardez

Cuba. Regardez ce qu’ils lui font. Et demandez-vous

: de quel côté de l’histoire

est-ce que je veux être ?

De cette petite île, avec un peuple

immense,

Une Cubaine ordinaire qui refuse

de se soumettre.

Si ce texte vous a touché, partagez-le.

Peu importe que vous ayez 10

amis ou 10 000 abonnés.

Peu importe que votre profil soit

public ou privé.

Peu importe si vous ne partagez

jamais rien.

Mais ceci est différent.

Ce n’est pas une photo de coucher

de soleil.

Ce ne sont pas des potins de

Je suis une Cubaine ordinaire. Une fille, une sœur, une patriote.

célébrités.

Ce n’est pas juste une opinion de

plus.

C’est un cri. Et les cris ne restent

pas pour soi. Ils sont entendus. Ils sont

répétés. Ils forment une foule.

Aujourd’hui, je ne demande pas

de « j’aime ».

Je vous demande d’utiliser vos

pouces pour quelque chose de plus important

que de faire défiler.

PARTAGEZ.

Pour que le monde sache qu’il n’y

a pas de crise à Cuba.

Il y a un CRIME.

Pour que les mères d’autres pays

sachent que des bébés souffrent ici, dans

des couveuses éteintes par le blocus.

Pour que les grands-parents d’autres

pays sachent que des personnes

âgées meurent ici, faute de médicaments

que Washington refuse d’autoriser.

Pour que les gouvernements complices

aient honte.

Pour que les médias mensongers

ne puissent s’échapper.

Pour que les bourreaux sachent

que nous ne nous tirerons pas au

silence.

Une seule personne qui partage ce

message ne changera pas le monde.

Des milliers, des millions, si.

Ne gardez pas ce texte pour vous.

Ne soyez pas complices du silence.

Faites en sorte que cette

dénonciation va plus loin que le blocus.

Partagez. Maintenant.

Cuba Dénonce le Monde

Le Blocus tue

Enfants Sans Incubateurs

Personnes Âgées Sans Médicaments

Faim Intentionnelle

Crime Contre l‘Humanité

Cuba Vit

PARTAGEZ Pour Cuba

Faites Nous Entendre

Dénoncer Ça Fait Blesser

Cuba Crie

Le Blocus Est Un Crime

Diffuser La Vérité

La Patrie Ou La Mort

Nous Vaincrons !

Bolivar Infos 14 Février 2026

Resumen Latinoamericano

13 février 2026

20 Haiti Liberté

Vol 19 # 34 • Du 18 au 24 Février 2026

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!