03.03.2026 Vues

Boxoffice Pro n°511 – 4 mars 2026

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Bimensuel N°511 / 4 mars 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA


Glen Powell et Margaret Qualley dans un thriller ultra-divertissant

LE 25 MARS AU CINÉMA

© 2026 STUDIOCANAL S.A.S. Tous droits réservés.

MATÉRIEL DÉJÀ DISPONIBLE DANS VOS SALLES

Affiches 120 x 160 et 40 x 60

Film annonce - Durée 60’’

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Retrouvez le matériel en libre téléchargement sur le site pro studiocanal : https://screeningroom.studiocanal.com/espace-pro

Identifiant : salles@studiocanal.com - Mot de passe : 2024@Studiocanal@EspacePro

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Bimensuel N°511 / 4 mars 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

TOUS EN SCÈNE

(SAINT-DENIS) !


L'édito

Sommaire

Alea Jacta Est

Jeudi 26 février, devant la surenchère et la pression mise

(entres autres) par le studio propriétaire de Bob l’éponge,

Netflix a préféré jeter la sienne. Dès lors, le suspens

était terminé. Officialisée le 27 février, l’acquisition de

Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance est

aujourd’hui réalité. On ne saura donc jamais si les

déclarations d’intérêt, à défaut d’amour, de la plateforme

pour la salle de cinéma auraient été suivies d’effets. On

devine par contre, à la lueur de l’absorption de la 20 th

Century Fox par The Walt Disney Company, la suite

de l’histoire. David Ellison, le propriétaire de Paramount

Skydance qui aura donc réussi son OPA hostile a certes

clamé son amour de la salle, sa volonté de porter à 30

films par an la capacité de production et de distribution

de l’ensemble (pour mémoire, à ce jour, Paramount

Pictures a 14 films datés pour 2026 et Warner Bros.

16, pour un total de… 30 films), celle de garder les

deux entités distinctes et la force de sa nouvelle offre

de streaming, il a aussi annoncé des synergies de coûts

à hauteur de 6 Md $ (« intégration technologique,

efficacité à l'échelle de l'entreprise, rationalisation de

l'immobilier, etc. »). Reste, maintenant, à connaître la

position des autorités de régulation nationales et internationales

qui se pencheront sur le sujet. La perméabilité

de certaines institutions américaines avec le pouvoir

politique, et la promiscuité de ce dernier avec le clan

Ellison, n’augure pas forcément – on souhaite se tromper

– d’un combat féroce outre-Atlantique. Quid des autorités

européennes ? Quid également du rôle des fédérations

et associations professionnelles, qui risquent toutefois

de peser peu dans un deal à plus de 110 Md $ ?

Le feuilleton n’est pas terminé, mais il semble que l’on

soit entré dans son épilogue…

Laurent Cotillon

N°ISSN : 2740-3335

Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-

Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal

à parution

Directeur de la publication

Julien Marcel / julien.marcel@cinegroup.fr

Directeur général délégué média & stratégie

Laurent Cotillon / laurent.cotillon@cinegroup.fr

Rédacteurs

Aysegül Algan / aysegul.algan@cinegroup.fr,

Cécile Vargoz / cecile.vargoz@cinegroup.fr,

Jules Dreyfus / jules.dreyfus@cinegroup.fr

Base de données Films

guillaume.martin@webedia-group.com

est une publication de

Publicité / Base de données distributeurs

Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com

Caroline Roux / caroline.roux@webedia-group.com

Lucille Duthoit / lucille.duthoit@webedia-group.com

Réalisation CINE GROUP

Maquette / Infographie

Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@cinegroup.fr

Impression

ORMONT IMPRIMEUR

4 Rue Antoine de Saint-Exupéry

88100 Saint-Dié-des-Vosges

P. 6 à 10

ACTUS

Cannes 2026 : Le Marché du Film et

Cine Group créent le Cinemas Club

Une nouvelle ministre de la Culture

Paramount annonce acquérir

Warner Bros. Discovery

L’AFCAE interpelle les candidats aux

municipales

P. 12 à 21

L’EXPLOITATION EN

SEINE-SAINT-DENIS

Est Ensemble : Des cinémas publics en

étendard

La Cité du Cinéma va ouvrir sa salle de

cinéma

Cinémas 93, contes enchantés de la

jeunesse

Rencontre avec Antoine Heude

(Le Méliès de Montreuil)

Moteur… et action au Alice Guy

de Bobigny

©Ariane Mestre

La Rédaction

P. 27

DISTRIBUTION

Art House au pays des idoles

avec Love On Trial

P. 30

ÉDUCATION

Emmanuel Ethis dans l’Émission

P. 32 à 37

EXPLOITATION

Le Cinéma Pax de Lourdes,

la renaissance

Un nouveau cinéma à Montbéliard

À Bandol, Ciné Méditerranée

rallume le Marcel Pagnol

À Lavaur, le cinéma se décline

en Ciné Pastel

P. 38

MISCELLANÉES

Bilan des Mycéliades et des SOFICA,

Carnet noir, CDACi, soutiens,

agenda de la profession…

Crédit page 3 : ©Ariane Mestre

©Lavaur Cinéma

Certifié PEFC

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forêts gérées

durablement

JULIEN MARCEL

Directeur de la

publication

LAURENT COTILLON

Directeur général délégué

média & stratégie

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Journaliste

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4 N°511 / 4 mars 2026



Actualités

Catherine Pégard

nommée ministre de

la Culture

Moins de 24 heures après la démission de Rachida

Dati, et quelques heures avant la cérémonie des

César où elle s’est rendue le 26 février, Catherine

Pégard intègre donc le gouvernement Lecornu

« réajusté ». Elle était depuis septembre dernier la

conseillère culture d’Emmanuel Macron et son

arrivée rue de Valois n’est pas vraiment une surprise.

Ancienne journaliste, Catherine Pégard était déjà

passée par l’Élysée en tant que conseillère du président

Nicolas Sarkozy, avant de devenir présidente de

l’établissement public du château de Versailles de

2011 à 2024, une longévité qui lui a permis de

bien connaître le monde culturel.

Âgée de 71 ans, celle qui devient la 6 e ministre de

la culture d’un gouvernement Macron, connaît

bien aussi le milieu politique. Elle avait débuté sa

carrière de journaliste au quotidien J'informe en

1977, avant de rejoindre le service politique du

Quotidien de Paris entre 1978 et 1982. Elle est

ensuite entrée au Point, comme cheffe du service

politique puis rédactrice en chef, et a également

commenté l'actualité politique sur Radio Classique.

Plus récemment, avant d’être conseillère d’Emmanuel

Macron, elle a fait un court passage à Afalula (Agence

française pour le développement d’Al Ula), pour

accompagner l’aménagement culturel de cette

nécropole en Arabie saoudite.

Parmi les autres arrivées au gouvernement, Camille

Galliard-Minier remplace Charlotte Parmentier-

Lecocq, la ministre déléguée chargée des Personnes

handicapées, qui avait annoncé son départ. La

nouvelle ministre, députée EPR de l’Isère, était

déjà membre de la commission des affaires sociales

de l'Assemblée.

Un nouveau délégué

général pour l’ACRIF

Thomas Petit est

nommé délégué général

de l’Association des

Cinémas de Recherche

d’Île-de-France. Il était

encore récemment directeur

du cinéma municipal

de Clichy-la-Garenne,

poste dont il a démissionné

après des pressions exercées par le maire sur sa

programmation, ce qui avait fait réagir plusieurs organisations

professionnelles.

C.V.

CANNES 2026 : LE MARCHÉ

DU FILM ET CINE GROUP

CRÉENT LE CINEMAS CLUB

Pour la première fois, un lieu sera spécifiquement dédié à l'exploitation cinéma

internationale au sein d’un marché majeur, offrant un espace convivial et

innovant de rencontres et de projections.

Situé dans le prolongement du Palais des Festivals, à

la Rotonde du Lérins, le Cinemas Club a pour vocation

de rassembler les exploitants français et internationaux,

en mettant la salle de cinéma au centre des échanges.

Né de l’association entre le Marché du Film et Cine

Group – qui édite notamment Boxoffice Pro France),

le Cinemas Club sera constitué de deux parties distinctes,

toutes designées par Gabrielle Larmet pour ABP

Architectes :

• La salle premium “Lérins Cinemas Club”, au cœur

du Marché du Film, proposera une expérience de projection

immersive, pensée pour un confort de visionnage

optimal (équipements laser Christie, Dolby 7.1,

canapés KLS...) ;

• L’espace attenant du “Cinemas Club” offrira un cadre

privilégié de réception, avec terrasse et vue sur la baie

de Cannes, dédié aux rencontres et au networking

« Le Marché du Film adresse depuis toujours le marché

“amont”, entre vendeurs internationaux et distributeurs.

Il nous semblait essentiel d’adresser également le marché

“aval”, entre distributeurs et exploitants, à travers cette

nouvelle initiative et cette salle de projection premium »,

commente Guillaume Esmiol, directeur exécutif du

Marché du Film – Festival de Cannes.

« Nous nous réjouissons de cette association avec le Marché

du Film et de la création de cet espace innovant et unique »,

se félicite Julien Marcel, président de Cine Group.

« Au-delà d’être un outil de travail pour de nombreux

professionnels, cet espace sera également un lieu de convivialité,

d’échange et de réflexion sur l’avenir et l’évolution

de la salle de cinéma. »

Ainsi du mardi 12 au mercredi 20 mai, le Cinemas

Club accueillera chaque jour un programme complet

dédié à l’écosystème de l’exploitation : tables rondes,

conférences et masterclass, avec des personnalités internationales

de l’industrie. Le lieu pourra par ailleurs être

utilisé par les distributeurs, institutions et vendeurs pour

des projections de films et line-up et des prises de parole.

Les professionnels pourront y retrouver les partenaires

fidèles des lieux de convivialité des exploitants à Cannes :

ADDE, ICE Theaters, Benoit Distribution, Coca Cola,

KLS et Boxoffice Pro.

Thomas Petit a débuté sa carrière en distribution internationale

(Les Films du Losange et Elle Driver) et en festivals,

avant de devenir exploitant, il y a une dizaine d’année, au

cinéma Jacques Prévert de Gonesse (95) puis au cinéma

Rutebeuf de Clichy-la-Garenne (92), deux cinémas municipaux

adhérents de l’ACRIF. Il succède à Didier Kiner, qui a été

directeur de l’association pendant 16 ans, et dont il poursuivra

le travail, notamment la consolidation de l’éducation

aux images.

Projet pour la salle Lérins Cinemas Club par Gabrielle Larmet pour ABP Architectes ©Gabrielle Larmet / ABP Architectes

6 N°511 / 4 mars 2026


RACHAT DE WARNER :

AND THE WINNER IS…

Netflix renonçant à surenchérir, le bras de fer pour remporter Warner Bros. Discovery

(WBD) a été remporté par Paramount Skydance.

Le 23 février, Paramount Skydance livrait sa « meilleure

et dernière offre », fixée à 31 dollars par action, en espèces

et pour 100 % de WBD. Le 26 février, Netflix annonçait

officiellement ne pas relever son offre. Dans une déclaration

conjointe, les co-directeurs généraux Ted Sarandos

et Greg Peters ont estimé que, « au prix nécessaire pour

s’aligner (...), la transaction n’est plus financièrement

attractive », soulignant que « cette opération a toujours

été un “atout souhaitable” au bon prix, et non un “impératif”

à n’importe quel prix ». Les dirigeants de Netflix

n’en restent pas moins convaincus qu’ils auraient été

« de solides dépositaires des marques emblématiques de

Warner Bros., et que [leur] projet aurait renforcé l’industrie

du divertissement tout en préservant et en créant davantage

d’emplois de production aux États-Unis ». La plateforme

va, en outre, relancer son programme de rachat d’actions,

et prévoit d’investir environ 20 milliards de dollars en

2026 dans les films et séries. La consolation de Netflix

a d'ailleurs un prix : les 2,8 milliards de dollars d'indemnités

de rupture d'accord que WBD est tenu de

lui verser… et que Paramount s’est engagé à prendre

en charge dans ses dernières offres.

©Dmitry Kropachev / Unsplash

historiques telles que Harry Potter, Mission : Impossible,

Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones ou

encore l’univers DC. En outre, l’entreprise détiendra

un portefeuille de droits sportifs conséquent, incluant

la NFL, l’UFC, le PGA Tour, la NHL…

Au-delà de sa dimension “industrielle”, le dossier est

également lourd en enjeux – et en pressions – politiques,

notamment avec un président Trump qui

cachait de moins en moins sa préférence pour Paramount

– détenu par David Ellison, fils de son fervent

partisan Larry Ellison. Dans ce climat, la rencontre

de Ted Sarandos avec des représentants de l’administration

américaine, quelques heures à peine avant

l’annonce du retrait de Netflix, n’a d’ailleurs pas

manqué d’alimenter les spéculations… L'anticipation

d'un éventuel durcissement du cadre réglementaire a

pu contribuer à refroidir les ambitions de la plateforme,

mais l'issue de l'acquisition par Paramount Skydance

n'en reste pas moins suspendue à l’examen des autorités

fédérales. D'ailleurs, si la transaction devait finalement

échouer pour des raisons réglementaires, Paramount

s’est engagé, dans son ultime offre, à lui régler des

"frais de résiliation" rehaussés à 7 milliards de dollars.

Ayşegül Algan

Paramount mentionne

explicitement le

maintien de ses

engagements vis-à-vis

de la chronologie des

médias en France

Un tournant décisif

Dès le lendemain du retrait du géant du streaming,

le rival Paramount Skydance annonçait son accord

avec le conseil d'administration de WBD, dans une

opération qui valorise l'entreprise à 110 milliards de

dollars. Si la nouvelle entité s’engage à maintenir

l’activité de ses deux studios distincts, l’objectif annoncé

est de produire un minimum de 30 longs-métrages

destinés au grand écran chaque année, soit une moyenne

de 15 films par studio. Concernant les fenêtres d’exploitation,

Paramount assure que chaque film bénéficiera

d’une sortie exclusive en salles. Le communiqué précise

une fenêtre mondiale minimale de 45 jours avant

toute disponibilité en vidéo à la demande payante,

avec l’intention d’étendre ce délai de 60 à 90 jours

pour les sorties majeures afin de maximiser la fréquentation.

Le groupe s’engage également à respecter les

cadres réglementaires locaux, mentionnant explicitement

le maintien de ses engagements vis-à-vis de la chronologie

des médias en France. Si la salle demeurera

la vitrine, l’enjeu de cette fusion réside dans la bataille

du streaming. En combinant les plateformes Paramount+,

HBO Max et Pluto TV, le groupe espère

générer plus de 6 milliards de dollars de synergies,

notamment via l’intégration technologique. Le futur

catalogue s’appuiera sur une bibliothèque de plus de

15 000 titres et réunira sous le même toit des franchises

N°511 / 4 mars 2026

7


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Actualités

Le programme complet des

Rencontres du Sud…

C’est donc un total de 20 films, dont 9 en compétition pour

être soumis au jury de Montreurs d’images présidé par

François Aymé, et 11 en présence d’équipes, qui composent

le cru 2026 des Rencontres du Sud. Pour rappel, les professionnels

ont jusqu’au mercredi 11 mars pour s'inscrire sur

le site des Rencontres du Sud.

L’AFCAE INTERPELLE LES CANDIDATS AUX

MUNICIPALES

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le président

de l’Afcae Guillaume Bachy rappelle combien

le soutien aux salles art et essai relève de

la politique des maires, et adresse un message

aux candidats.

« L’exception culturelle française se trouve aussi au sein

de vos communes, et c’est à vous qu’il reviendra la responsabilité

de la défendre. » À quelques semaines d’un

« enjeu électoral crucial », c’est au nom des 1 250 cinémas

art et essai qu'elle fédère que l’Afcae adresse « un

message clair » aux candidats des municipales : « soutenir

les salles de cinéma de proximité, c’est investir durablement

dans la vitalité culturelle, sociale et économique de votre

commune. L’exception culturelle française se trouve aussi

au sein de vos communes et c’est à vous qu’il reviendra

la responsabilité de la défendre. »

Ce soutien aux salles – qui peut prendre des formes

multiples – doit toutefois reposer « sur un principe fondamental

: une confiance partagée, garante de la liberté de

programmation et d’action ». Et respecter la liberté de

programmation, « c’est affirmer que la culture ne peut être

réduite à un outil de communication ou à une variable

d’ajustement politique, mais qu’elle constitue un espace

essentiel de la démocratie, dont la liberté de création et de

diffusion artistique est garantie par la loi du 7 juillet 2016 »,

précise le président de l’Afcae Guillaume Bachy.

Un rappel à la loi... mais qui est aussi un encouragement

à s’engager pour les aspirants maires : « À l’heure où les

choix municipaux engagent durablement l’avenir des territoires,

soutenir une salle de cinéma art et essai, c’est affirmer

une vision singulière, inclusive, ouverte et profondément

démocratique de la culture. »

C.V.

… et des Rencontres

nationales art et essai

répertoire

La 25 e édition de l’événement organisé par l’AFCAE se

déroulera du 25 au 27 mars prochains au cinéma Les

Studio de Tours. Huit films y seront projetés, en plus de six

temps d’échanges. Les inscriptions se font sur le site de

l’AFCAE avant le 6 mars.

BAFTAS, BERLINALE, CÉSAR,

UNE RÉCOMPENSE APRÈS L’AUTRE

La saison des prix met aussi en avant les distributeurs,

notamment Haut et Court, Diaphana…

ou encore Warner.

En dehors de son rachat, la major est aussi dans l’actualité

par les multiples célébrations de Une bataille après l’autre,

quelques semaines avant les Oscars pour lesquels il fait

figure de favori. Le film de Paul Thomas Anderson est

reparti des Baftas avec six statuettes, dont celles du

meilleur film et du meilleur réalisateur. La cérémonie

britannique a également mis à l’honneur deux sorties

à venir en France : Plus fort que moi de Kirk Jones,

auréolé notamment du prix du meilleur acteur et en

salles le 1 er avril chez Tandem, et Un jour avec mon père

d’Akinola Davies, meilleur premier film, et distribué

par Le Pacte le 25 mars. Le meilleur film en langue

étrangère, Valeur sentimentale de Joachim Trier, a aussi

reçu le Goya du meilleur film européen lors de la

cérémonie espagnole. Cette dernière a par ailleurs

récompensé à six reprises Sirāt d’Oliver Laxe (Pyramide),

et à cinq reprises Les Dimanches d’Alauda Ruiz de Azúa

(Le Pacte) – dont le meilleur film et la meilleure réalisation.

Sorda d’Eva Libertad (Condor, 29 avril) est reparti

avec trois statuettes, dont celle du meilleur premier film.

Du côté français, l’Académie des César a également

distingué Une bataille après l’autre, en tant que meilleur

film étranger, dans une cérémonie dominée par Diaphana

qui remporte cinq récompenses : trois pour L’Attachement

de Carine Tardieu, dont celle du meilleur film,

et deux pour Arco d’Ugo Bienvenu. ARP Sélection

a pour sa part été auréolé de quatre César, tous pour

Nouvelle Vague de Richard Linklater, par ailleurs film

le plus primé de la soirée. Haut et Court a également

été plébiscité avec quatre statuettes, réparties entre

La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa,

Le Chant des forêts de Vincent Munier et Dossier 137

de Dominik Moll. Ce dernier a par ailleurs été auréolé

peu après du César des lycéens, en plus du Marius de

l’audiodescription décerné la veille de la cérémonie.

Quelques jours plus tôt, ses productrices ont été

distinguées, une dizaine de jours plus tôt, du prix

Daniel Toscan du Plantier.

©Warner Bros.

La société fondée par Carole Scotta et Laurence Petit,

dans la lignée de son excellente année 2025

[voir le Boxoffice Pro du 21 janvier 2026], a aussi été

couronnée de l’Ours d’or lors de la 78 e Berlinale, pour

Yellow Letters d’İlker Çatak (1 er avril). Du côté des

autres titres qui ont déjà un distributeur français,

Salvation d’Emin Alper (Dulac Distribution) s’est

vu décerner le Grand prix du jury, et Rose de Markus

Schleinzer (KMBO) l’Ours d’argent de la meilleure

performance, pour Sandra Hüller. Le Festival de Berlin

s’est toutefois terminé dans un climat de tension suite

à plusieurs prises de position politisées, notamment

lors de la cérémonie de clôture où le réalisateur syro-palestinien

Abdallah Al-Khatib, lauréat du meilleur

premier film pour Chronicles From the Siege, a accusé

le gouvernement allemand d’être « complice du génocide

commis à Gaza par Israël ». Le ministère de la Culture

allemand a dans la foulée convoqué les dirigeants de

la Berlinale, et malgré le soutien de plusieurs organisations,

sa directrice, Tricia Tuttle, est sur la sellette.

Une bataille après l’autre

J.D.

10 N°511 / 4 mars 2026


L’Office de Tourisme Gérardmer - Hautes Vosges et Image’Est,

organisateurs de la manifestation,

vous attendent nombreux pour fêter 28 ans de Rencontres !

Avec


TOUS EN SCÈNE (SAINT-DENIS) !

Dans un Grand Paris foisonnant, existe un territoire de 1,6 million

d’habitants où s’est progressivement consolidé un modèle singulier de salles

associatives ou municipales, héritées des politiques culturelles engagées

dès les années 1990. Les 400 000 entrées annuelles du Méliès de Montreuil

[p.18-19] en constitue une de ses plus brillantes validations, et l’ouverture,

ce 11 mars, du Alice Guy à Bobigny [p.20-21] – qui rejoindra les 31 cinémas

et 114 écrans du département –, la plus récente illustration.

Aux côtés des cinémas de l’établissement public territorial Est Ensemble

[p.13], l’action cinématographique départementale est également

structurée par l'association Cinémas 93 [p.17], ou une manifestation comme

le festival Regards Satellites [p.19]. Si l’on ajoute à ça l’ouverture prochaine

au public de la Cité du Cinéma [p.16], ces initiatives, complémentaires des

exploitations privées, montrent que la Seine-Saint-Denis est aussi un terrain

d’expérimentation et un modèle à part entière d’exploitation. C’est, entre

autres, ce qui lui a permis de mieux résister que le marché national en 2025,

en totalisant 3,42 millions de billets, en recul de "seulement" 9,5 % sur un

an. En effet, depuis la crise sanitaire, cet écosystème se distingue par une

remarquable résilience, portée par une forte activité événementielle et

d’éducation à l’image qui abonde le département le plus jeune – et le plus

pauvre – de France métropolitaine.

Pour en témoigner, petit tour… de l’autre côté du périph’.

12 N°511 / 4 mars 2026


EST ENSEMBLE :

DES CINÉMAS PUBLICS

EN ÉTENDARD

Avec l’ouverture du Cinéma Alice Guy à Bobigny, Est Ensemble

franchit une nouvelle étape dans la structuration d’un réseau de

cinémas publics unique en France. L’établissement territorial, qui

fédère neuf communes de Seine-Saint-Denis, revendique un modèle

d’exploitation fondé sur la mutualisation des moyens, la liberté

éditoriale des équipes et une politique culturelle volontariste, sur

lesquelles revient Alexie Lorca, vice-présidente d’Est Ensemble et

adjointe à la culture et à l’éducation populaire à Montreuil.

Aux côtés de son champion Le Méliès de Montreuil

[voir p. 18-19], Est Ensemble peut désormais compter

sur un autre “vaisseau amiral”, à Bobigny [voir p.20-

21], sans compter tous ses autres cinémas de proximité

solidement ancrés dans leurs villes [voir encart]. « Nous

disposons d’un réseau de 19 salles réparties sur six cinémas

– auxquelles s’ajoute L’Écran nomade itinérant –, qui

font preuve d’un dynamisme extraordinaire », note Alexie

Lorca. En effet, après une remarquable année 2024,

les cinémas d’Est Ensemble ont totalisé 654 500 entrées

en 2025 « soit une baisse limitée -4 %, comparée à une

baisse nationale de -14 % », se réjouit l'élue, en soulignant

que « le réseau affiche +7 % par rapport à la

moyenne 2017-2019 ».

Une volonté politique en héritage…

Pour comprendre cette success story du Grand Paris,

il faut remonter aux années 1990. « Dans les années

60 et 70, les petites salles privées de banlieue ont déserté

nos villes. Puis les multiplexes sont arrivés dans Paris ou

dans les zones commerciales périphériques. Les exécutifs

municipaux de la “banlieue rouge” ont alors décidé de

racheter ou de créer des salles, pour préserver ce levier

majeur d’émancipation qui ne pouvait pas être confié

au seul secteur marchand. » C’est ainsi que sont nés

d'ambitieux cinémas publics comme Le Méliès de

Montreuil ou Le Trianon de Romainville, « que les

habitants se sont de suite appropriés, comme un service

public ». La création de la communauté d’agglomération

Est Ensemble a permis, à partir de 2013, de mutualiser

les moyens, parmi lesquels « un plan de 1 M € d’investissements

débuté en 2023 et qui, en quatre ans, va nous

permettre de passer tous nos projecteurs au laser ».

Lors de leurs réunions mensuelles, les “cinémas Est

Ensemble” échangent également leurs bonnes pratiques,

« dans des territoires différents où les problématiques ne

sont pas les mêmes ». D'où l'importance pour l’instance

publique de « ne pas peser en surplomb, et de laisser à

la manœuvre les équipes locales des cinémas qui connaissent

le mieux leur public et leur écosystème ».

… et un modèle au cœur des

équilibres sectoriels

Les cinémas gérés par Est Ensemble,

« tout comme des bibliothèques et des

conservatoires du territoire », conservent

ainsi une totale liberté de programmation

et peuvent proposer « des choses qu’on ne

peut pas faire dans d’autres modèles ». Pour

autant, leur accès à certains films dits

porteurs n’est pas sans susciter des crispations

dans le secteur, notamment avec

les circuits privés dénonçant régulièrement

une « distorsion de concurrence » au niveau

des politiques tarifaires. « Certes, la carte

d’abonnement valable dans tous les cinémas

d’Est Ensemble revient à moins de 5 € la

séance, note Alexie Lorca. Mais ces films

plus porteurs, que par ailleurs nous ne

diffusons jamais en masse, nous en avons

aussi besoin comme appel… pour faire

découvrir autre chose ». Et si l’élue est

sensible « aux fortes pressions économiques »

auxquelles peuvent être soumis les établissements

privés, elle rappelle que, parallèlement

à la défense de la diversité des œuvres, l’action

publique doit aussi garantir la diversité des publics. « Pour

favoriser l’égalité d’accès au savoir et à la création, pour

participer à la cohésion de la société – puisque dans nos

cinémas, les gens se rencontrent – et, en somme, pour consolider

la démocratie. »

Pour le Alice Guy de Bobigny, dont il est propriétaire

comme de l’ensemble de ses autres cinémas, Est Ensemble

a apporté 19 M € sur un budget de 23 M €, complétés

par 3 M € de l’État et 1 M € de la Métropole du Grand

Paris. Mais dans un contexte où « 70 % du financement

des politiques culturelles est assuré par les collectivités,

dont deux tiers par les communes de plus en plus étranglées

aux niveau de leurs dotations budgétaires », la question

des ressources demeure déterminante. « Les cinémas

d’Est Ensemble s’autofinancent à 51 % », souligne Alexie

Lorca, tout en assumant leur coût de fonctionnement,

Alexie Lorca, vice-présidente d’Est Ensemble et adjointe à la culture

et à l’éducation populaire à Montreuil

« avec des équipes dédiées qui accompagnent les publics,

travaillent avec les associations, les enseignants, sur l'éducation

à l'image… » Un engagement « très précieux »,

qui se traduit notamment sur le terrain en une offre

particulièrement dense de festivals et d’événements

spéciaux. Sans oublier les 120 000 enfants et jeunes

qui, chaque année, sont accueillis dans le cadre des

différents dispositifs nationaux de Ma classe au cinéma

ou Ma première séance, « mais également d’autres dispositifs

locaux d’éducation à l’image, comme Les Enfants

font leur cinéma au Trianon de Romainville ou des classes

qui s'immergent une semaine au Méliès de Montreuil

pour réaliser un court métrage d’animation ». Autant

d’actions que, à la veille des municipales, Est Ensemble

garde à cœur de « consolider », pour continuer à proposer

un cinéma “version est ensemble” dans le Grand Paris.

Aysegül Algan

Les cinémas Est Ensemble

Le Méliès de Montreuil (6 salles)

Le Trianon de Romainville (1 salle)

Le Ciné 104 à Pantin (3 salles)

Le Cin’Hoche à Bagnolet (2 salles)

Le Ciné Malraux à Bondy (1 salle)

Le Cinéma Alice Guy à Bobigny (6 salles)

et le cinéma itinérant L’Écran nomade

©Est Ensemble-Le Méliès

©Est Ensemble-Le Trianon

©Est Ensemble-Ciné 104

©Est Ensemble-Cin'Hoche

N°511 / 4 mars 2026

13



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APOLLO FILMS, YANN SAMUELL ET LE ROTARY

FILM ROTARY 2024

distribué par APOLLO FILMS

676 000 entrées / 570 copies

FILM ROTARY 2023

réalisé par YANN SAMUELL

395 000 entrées / 589 copies


L’exploitation du 93

©Guilloux Jean-Claude/ Blue Event

LA CITÉ DU CINÉMA

VA OUVRIR SA SALLE… DE CINÉMA

Le site créé par Luc Besson en 2012 à Saint-Denis se transforme, depuis l’an

dernier, pour devenir un pôle culturel et événementiel ouvert à tous. Avec de

nouveaux espaces, dont une salle de projection de 440 places.

Après une année de transition et de travaux, la Cité du

cinéma commence sa nouvelle vie. Des événements

ponctuels y sont déjà proposés – une projection festive

et déguisée de Casper pour Halloween fin 2025, une

soirée avec Shirley Souagnon mêlant stand-up, images

et discussions le 7 mars prochain… –, avant une ouverture

complète au public fin mai 2026. Avec une programmation

pluridisciplinaire qui croise spectacles, musique et cinéma,

la Cité du Cinéma ambitionne aussi de faire se croiser

créateurs, entreprises, scolaires et grand public, et de

toucher aussi bien les habitants de Saint-Denis et du

Grand Paris que les visiteurs occasionnels. Les espaces

rénovés permettent d’accueillir jusqu’à 6 000 personnes,

et comprennent un vaste un food court d’une capacité de

1 000 personnes, ainsi qu’une salle de cinéma de 437 places.

Car bien sûr, le cinéma est le socle historique du lieu,

qui abrite déjà 9 plateaux de tournage, un studio de

post-production et la grande école publique l’ENS Louis

Lumière. En parallèle – et gérée avec la nouvelle entité

–, la salle sera exploitée en billetterie CNC. La programmation

s’articulera autour de séances régulières le week-end,

d’avant-premières en présence d’équipes et d’œuvres de

catalogues, en proposant régulièrement des formats

hybrides mêlant films et arts vivants. L'objectif est d’être

au croisement du cinéma populaire, du décryptage de

l’image et de l’événement culturel, pour que la Cité du

Cinéma devienne un lieu où l’on vient voir un film,

mais aussi comprendre comment il se fabrique, en

rencontrant celles et ceux qui le font.

Pour rappel, la Cité du Cinéma a été reprise l’an dernier

par la société Seine & Watts, via un bail de 10 ans avec

le gestionnaire des lieux (La Nef Lumière, filiale de la

Banque des Territoires - groupe Caisse des Dépôts et de

VINCI Immobilier). L’entreprise est présidée par Didier

Gouband, qui gérait depuis 2012 les espaces de la Cité

du cinéma, tandis que Caroline Safir est directrice de

la programmation, de la communication, des partenariats

et des publics.

L’équipe prévoit une montée en puissance progressive

pour la salle de cinéma, avec un objectif annuel autour

de 25 000 spectateurs, dans sa phase de lancement. Une

salle qui se veut complémentaire des circuits existants,

en accompagnant les sorties majeures tout en développant

une identité propre, fondée sur l’événementialisation,

la médiation et la transmission. Pour l’heure, un partenariat

a déjà eu lieu avec L'Écran de Saint-Denis, à

l'occasion de CinéBanlieue.

Cécile Vargoz

DRANCY BIENTÔT PRÊT

À EMBARQUER SUR L’ARCHE

D’ici quelques mois, l’offre cinématographique de Seine-

Saint-Denis sera renforcée de trois nouvelles salles,

implantées dans l’Arche de Drancy. L’équipement est

édifié sur une ancienne friche ferroviaire de la ville au

lourd passé, avec l’ambition de devenir « le plus grand

espace culturel de l’Est parisien ».

Aux côtés de ses trois salles de cinéma – dont la plus

grande sera équipée en son Dolby Atmos –, l’Arche

proposera une salle spectacle de 750 places – qui pourra

également accueillir des projections lors de grands

événements –, une salle « festive » – capable d'accueillir

jusqu’à 1 800 convives – ainsi qu’un rooftop. Le projet

est, pour rappel, porté par la Ville de Drancy et l’EPT

Paris Terres d'Envol, avec le soutien de la Métropole du

Grand Paris et de la Région Île-de-France.

Le chantier, entamé en avril 2024, est toujours en cours,

et l’ouverture du site retardée à juin… ou à la rentrée

2026. À suivre !

Aysegul Algan

©Ville de Drancy

La salle de 150 places en cours de finition

16 N°511 / 4 mars 2026


©Boxoffice Pro

CINÉMAS 93

CONTES ENCHANTÉS DE LA JEUNESSE

Lena Nilly Urbaneja et Vincent Merlin

Pivot de l’action culturelle en Seine-

Saint-Denis, Cinémas 93 s’est imposé

comme une référence en matière de

médiation. Alors que l'association

prépare ses journées professionnelles,

Vincent Merlin, directeur, et Lena Nilly

Urbaneja, chargée de mission diffusion,

reviennent sur les missions du réseau

de salles.

L’histoire de Cinémas 93 s’étale sur 30 ans, et fédère à ce

jour les 25 cinémas de service public du département,

pour la grande majorité art et essai. 20 sont en régie

municipale directe et 5 sont associatifs, dont deux en DSP,

et certains accueillent par ailleurs du spectacle vivant. Le

réseau représente ainsi 35 % des entrées d’un territoire

accusant un retard de 30 % par rapport à la fréquentation

pré-Covid, un peu plus marqué qu’à l’échelle nationale

[voir p. 12]. « Il s’agit, pour le département, d’une perte sèche

importante : une part du public n’est pas retournée dans les

cinémas commerciaux [principalement les multiplexes,

ndlr.], sans s’être pour autant reportée vers les nôtres », signale

Vincent Merlin. Si les salles de l’association ont, en moyenne,

retrouvé leurs spectateurs, cela s’explique beaucoup par

l’accent mis sur l’éducation au cinéma : la Seine-Saint-

Denis étant le département le plus jeune de France métropolitaine,

une quinzaine de postes de médiation jeune

public sont répartis dans deux tiers des établissements.

« C’est un aspect historique de Cinémas 93, et le souhait des

collectivités territoriales », souligne le directeur de la structure.

Ainsi, le réseau réalise en moyenne 30 % de ses entrées

grâce aux scolaires et aux centres de loisirs.

La salle comme lieu de diffusion et de

partage

Au-delà des dispositifs scolaires nationaux, l’association

met en place de nombreux outils et actions, fédérés par

un médiateur dédié circulant sur tout le territoire.

L’objectif est, ensuite, « la formation des personnels des

salles », rappelle Lena Nilly Urbaneja, chargée de mission

diffusion. Cinémas 93 propose à toutes les salles des

actions mutualisées de médiation regroupées sous le

nom Les Échappées, dont certains axes plus spécifiquement

dédiés aux 12-25 ans ont dernièrement rencontré

« une certaine réussite ». D’abord, le jeu vidéo, que le

réseau a été l’un des premiers à introduire dans les

cinémas, grâce notamment à « l’implication des plus jeunes

dans les équipes », précise Vincent Merlin – un rapprochement

« évident » entre les deux médias, tant « l’un

s’inspire de l’autre ». Les séances vont ainsi d’une projection

suivie d’une session vidéoludique en rapport avec le film

sélectionné, à des conférences de « ciné-gaming qui, par

exemple, explorent le western dans les deux domaines ».

Des événements qui permettent d’attirer de nouveaux

spectateurs, et ayant « un effet notable dans le rajeunissement

des publics ».

Autre piste : Sport et cinéma, qui consiste en plusieurs

ateliers de pratique avec des clubs locaux, où les jeunes

participants peuvent combiner les deux pratiques : « C’est

également l’occasion de leur faire découvrir les métiers du

cinéma », ajoute Vincent Merlin, qui précise également

que, « quelle que soit leur couleur politique, les collectivités

sont impliquées dans cette démarche ». Enfin, le volet

Critique et éloquence part du constat que l’élaboration

de la pensée critique est plus naturelle par voie orale

qu’écrite, qui renvoie à une pratique scolaire. Ainsi, en

plus d’ateliers, l’association a conçu le Vidéomaton, un

appareil circulant dans le territoire permettant, principalement

dans un cadre événementiel, d’enregistrer de

courtes vidéos sur l’avis des spectateurs en sortie de

projection. Parmi toutes ses actions, Cinémas 93 propose

à la jeunesse du département un accompagnement

échelonné de la sensibilisation à la professionnalisation.

Cela se matérialise également par l’Aide au film court

en Seine-Saint-Denis, faisant de l’association l’unique

regroupement de cinémas en France à coordonner un

fonds d’aide à la production : « La salle doit être un lieu

où les jeunes d’un territoire peuvent découvrir tous les

métiers, et pas uniquement ceux de la diffusion », affirme

Vincent Merlin.

La salle doit être un lieu

où les jeunes d’un

territoire peuvent

découvrir tous les métiers,

et pas uniquement ceux

de la diffusion

Vincent Merlin,

directeur de Cinémas 93

Un mois de mars entre élections et rencontres

Les élections municipales sont bien évidemment scrutées

par le réseau, particulièrement les renouvellements d’équipes

qui, même sans changement de bord politique, impliquent

de réaffirmer le rôle d’un cinéma au niveau local [voir la

tribune de l’AFCAE p. 10]. Cinémas 93 a également les

yeux rivés sur ses journées professionnelles, qui se dérouleront

les 17 et 18 mars au Ciné 104 à Pantin. Elles se

déclinent en deux thèmes : “Le cinéma et nos écrans du

quotidien”, puis “Les jeunes ambassadeur·ices sont-elles

et ils la solution ?”. « L’idée derrière ces journées est de croiser

tous les champs d’action de Cinémas 93, entre la création,

l’éveil culturel, l’exploitation et l’éducation à l’image, indique

Lena Nilly Urbaneja. Nous nous adressons à tous les professionnels

des salles de cinémas, pas qu’en Seine-Saint-Denis,

mais également aux cinéastes, producteurs, distributeurs,

enseignants et professionnels de la petite enfance. »

Jules Dreyfus

N°511 / 4 mars 2026

17


L’exploitation du 93

©Boxoffice Pro

Reprocher aux

cinémas publics une

concurrence déloyale

revient à éluder

l’Histoire, tout

comme les

disparités territoriales

Rencontre avec

ANTOINE HEUDE

LE MÉLIÈS DE MONTREUIL

Avec six écrans et près de 400 000 entrées annuelles, le

Méliès s'impose comme le navire amiral de l’exploitation

publique en France. Entre "dentelle" éditoriale, défense de

l’accessibilité tarifaire et enjeux de mixité sociale, Antoine

Heude, son directeur d’exploitation, détaille le modèle d'un

site qui travaille à déconnecter sa performance des seules

logiques de marché.

Comment se porte le Méliès depuis la pandémie ?

Depuis son déménagement en août 2015 – le faisant

passer de trois à six salles –, le cinéma était sur une

pente ascendante en termes de fréquentation, avec un

exercice 2019 à plus de 360 000 entrées. Après 2022,

nous avons maintenu notre montée en puissance : 2023

a terminé juste en-dessous de 2019, puis 2024 a été

explosive, avec 415 000 spectateurs, soit une hausse de

17 %. Et en 2025, nous avons reculé de 8 % pour nous

établir à près de 400 000 entrées, ce qui constitue, je

pense, notre nouveau plancher. Notre baisse plus contenue

que le marché national s’explique principalement par

notre forte éditorialisation : entre 2024 et 2025, notre

top 10 – composé de titres grand public – a réalisé 22 %

d’entrées en moins, mais nos 300 séances uniques ont

progressé de 2 %. Nous avons noué une relation organique

avec les spectateurs à travers des propositions

assez spécifiques pour tous les publics.

Chaque année, le Méliès diffuse environ 900 films :

comment arrive-t-on à un tel résultat ?

Nous organisons quelque 300 séances uniques, qui

représentent 3 % de notre volume de programmation

pour 7 % de nos entrées. À côté, nous programmons

environ 250 titres de manière “classique” – sur plus de

20 projections – pour 85 % de séances art et essai ; les

15 % restants s'expliquent par notre volonté, en tant que

cinéma public, de s’adresser à tous les spectateurs. Par

exemple, nous diffuserons en sortie nationale Super Mario

Galaxy, ce qui ne répond pas a priori à notre vocation

de salle art et essai, mais entre pleinement dans notre

mission de service public en rendant ce film accessible à

toutes les familles. C’est, avec la défense du cinéma

d’auteur, l’un des axes du projet politique fondamental

d’une salle comme la nôtre et de toutes celles du réseau

Est Ensemble [voir p. 13, ndlr.], que nous pouvons

particulièrement appliquer grâce à nos six écrans. Petit

à petit, nous espérons créer un réflexe chez les spectateurs

qui viennent pour la première fois au Méliès, afin que

les habitants s’approprient notre programmation dans

son ensemble, au même titre que nos habitués. Cela

porte ses fruits car, en 2024, notre progression de 17 %

a été obtenue tant sur nos dix premiers films que les 890

autres. Et je suis convaincu que cette stratégie de programmation

en “dentelle” est gagnante et qu’elle pourrait être

bénéfique à tous les types d’établissements.

Montreuil est une ville à part en Seine-Saint-Denis.

Est-ce que cela se vérifie dans le public du Méliès ?

Il est vrai que Montreuil connaît une gentrification depuis

une vingtaine d'années, et est donc plus aisée que d’autres

communes comme Bobigny [voir p. 20-21, ndlr.], tout

en restant très diverse sur les plans culturel et social. Le

Méliès, comme de nombreux établissements art et essai,

attire spontanément des spectateurs de CSP+ avec un

18 N°511 / 4 mars 2026


réflexe culturel déjà ancré. L’élargissement de ce public

passe par une lutte contre des forces contraires très puissantes,

mais avec la conviction qu’un cinéma comme le

nôtre peut contribuer à influer sur les logiques de reproduction

sociales et culturelles. C’est pour cela que nous

travaillons beaucoup avec les scolaires, car cela nous

permet de cibler tous les enfants de Montreuil afin, on

l’espère, de créer chez eux le réflexe de la sortie cinéma,

et de se familiariser avec le cinéma d’auteur.

Et pour mieux connaître votre public, n’y a-t-il

pas un travail important à faire du côté de la data,

comme le soulignent de plus en plus de professionnels

?

Je pense qu’il faudrait, dans un premier temps, mieux

définir ce qu’est la “data”, qui est devenue un mot-valise.

De quoi parle-t-on précisément ? Personnellement, les

statistiques qui m’intéressent sont celles me permettant

d’affiner l’analyse de mes dynamiques de salle, selon la

typologie des séances, ou celles renseignant sur les performances,

année après année, des films Recherche et découverte,

par exemple. Nous collectons énormément de

données mais avons du mal à les traiter par manque

d’outils. Par ailleurs, pour trouver des réponses dans la

data, encore faut-il se poser les bonnes questions, ce qui

n’est pas si évident. Quoi qu’il en soit, mettre les données

en perspective et les mutualiser est important car cela

peut nous permettre de mettre en évidence des pratiques

payantes et de s’inspirer les uns les autres.

Comment se passe la relation entre le cinéma et

les pouvoirs publics ?

Nous bénéficions ici d’une concorde politique absolue,

ce qui est une chance par rapport à d’autres territoires.

Cela n’a cependant pas toujours été le cas et nous devons

rester vigilants car nous savons que ces équilibres sont

fragiles. Le Méliès est souvent perçu comme une exception

Les exploitants doivent

se demander en quoi

leurs établissements

sont attractifs en

eux-mêmes, et

réinvestir la dimension

humaine de leur activité

au niveau national et ce n’est pas totalement faux. Par

contre, je réfute l’idée qu’il soit une anomalie, voire un

problème. Je n’aime pas qu’on l’attaque au prétexte que

le soutien politique de longue date dont il bénéficie lui

a permis de se créer une spécificité et une identité fortes.

C’est un espace d’expérimentation dont il faudrait plutôt

se réjouir qu’il existe.

À quel point la politique tarifaire fait-elle partie

de l’identité du Méliès ?

Certains pensent que les salles publiques ont des tarifs

trop bas, mais je trouve injuste de rejeter le modèle pour

cette raison. Il ne faut pas oublier que c’est en partie

grâce aux politiques publiques que le parc de salles s’est

maintenu avant l’arrivée des multiplexes, sur des territoires

qui n’étaient pas jugés assez rentables. Donc reprocher

aux cinémas publics une concurrence déloyale revient à

éluder l’Histoire, tout comme les disparités territoriales :

la Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre

de l’hexagone, cela me paraît donc logique qu’il y ait une

densité particulièrement importante de cinémas publics

ou associatifs subventionnés en mesure de proposer des

tarifs accessibles à toutes les bourses. Le modèle des salles

publiques, complémentaire aux autres formes d’exploitation,

contribue largement au dynamisme et à la pérennité

de la salle de cinéma en France.

La filière est en proie à plusieurs inquiétudes,

du fait notamment des nombreuses attaques

politiques qu’elle subit. Est-ce que le Méliès se

reconnaît dans ces craintes ?

Bien sûr. Nous avons une responsabilité : celle de

comprendre notre activité, nos spectateurs, d’être dans

une logique d’intelligence collective et de ne pas nous

opposer les uns les autres. Il me paraît important de se

demander si nous sommes au maximum de nos capacités

quant à nos méthodes de travail, nos modalités d’accueil

du public ou nos stratégies de programmation. Nous

avons peu de prise sur le contexte extérieur, donc concentrons-nous

sur nous-mêmes, et donnons à nos concitoyens

la conviction que nous valons le coup d’être défendus.

Je ne pense pas que la premiumisation soit la seule

stratégie valable. Il faut massivement investir le terrain

de l’éditorialisation et de l’incarnation, c’est-à-dire le

fait de créer un rapport direct entre une équipe de

cinéma et “ses” spectateurs. Nous devons aller au-delà

de la simple affirmation que le cinéma est une expérience

collective : si nous voulons que nos concitoyens fassent

pression sur les élus pour sauver les cinémas, ils doivent

nous aimer en tant que lieux. Les exploitants devraient

à mon sens décaler leur regard en ne se concentrant pas

que sur la question de l’offre – dont on connaît la

volatilité –, mais en se demandant en quoi leurs établissements

sont attractifs en eux-mêmes, et réinvestir la

dimension humaine de leur activité.

Propos recueillis par Jules Dreyfus

©Chang Martin

REGARDS SATELLITES : UN FESTIVAL NÉ AU CINÉMA

L’ÉCRAN DE SAINT-DENIS

Les étudiants de Université des Créations- Paris 8, jury du Grand Prix Ambition Saint-Denis,

le 22 févrir 2026.

Héritier des Journées cinématographiques dionysiennes,

le festival Regards Satellites met en lumière des cinématographies

« minoritaires », indépendantes et engagées.

Tourné vers le monde et la découverte, il entend

prolonger une histoire profondément ancrée à Saint-

Denis : celle d’un cinéma attentif aux enjeux politiques,

sociaux et esthétiques de son époque. Le cinéma public

L’Écran est le cœur battant du

festival, qui se déploie toutefois

dans d’autres salles (le Max Linder

Panorama et La Clef à Paris, le

Ciné 104 à Pantin, le Cin’Hoche

à Bagnolet, le Luxy à Ivry-Sur-

Seine et L’Espace 1789 de

Saint-Ouen).

La 4 e édition s’est déroulée du 13

au 22 février, sous les bannières

« Écrans libres » et « Constellation

militante», avec une compétition

internationale de six longs métrages,

des avant-premières en présence

des équipes (dont Écrire la vie :

Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens de

Claire Simon, Un jour avec mon père d'Akinola Davies

Jr, Toutes mes sœurs de Massoud Bakhshi, La Danse des

renards de Valéry Carnoy, Planète de Momoko Seto…),

des rétrospectives (Pedro Pinho, Leila Bouzid, Andrzej

Wajda…), des programmes de courts… et de nombreuses

rencontres. Un hommage à Peter Watkins a permis de

redécouvrir sa vision singulière du territoire de Seine-

Saint-Denis, à travers son film La Commune (Paris, 1871),

tourné à Montreuil.

Pour 2026, un tout nouveau Grand Prix Ambition

Saint-Denis / Regards Satellites a été décerné par des

étudiants de l'Université des Créations-Paris 8, doté

d’un soutien à la distribution d’une valeur de 3 000 €

(avec le soutien de la Fondation Ambition Saint-Denis).

Il a été remis à Shadowbox (Baksho Bondi) de Tanushree

Das et Saumyananda Sahi. Le film indien, qui avait

été présenté dans la section Perspectives de la Berlinale

2025, n’a toutefois pas encore de distributeur en

France… mais est également reparti avec le Prix

du public.

Le Prix de la presse a été attribué à la coproduction

hispano-portugaise Last Night I Conquered The City

of Thebes de Gabriel Azorín, également sans

distributeur.

À noter enfin que les Jeunes Ambassadeurices de Cinémas

93 ont attribué leur coup de cœur à Une année italienne

(Un anno di scuola) de Laura Samani, qui sortira le 10

juin prochain sous bannière Arizona Distribution.

N°511 / 4 mars 2026

19


L’exploitation du 93

©Ariane Mestre

dans nos tarifs et notre programmation qui se veut mixte,

souligne la directrice artistique. Le tout, en assurant

pleinement nos missions de service public : faire découvrir

le cinéma et son histoire, développer l’esprit critique, créer

de la curiosité… bref, ouvrir les champs ». En outre, vu

la part importante de la jeunesse dans la population

locale, le Alice Guy accordera une place centrale au

jeune public et à l’éducation à l’image, « dans la droite

ligne du travail de médiation sur le terrain avec, par

extension, toute une action à destination de 15-25 ans »,

ajoute Victor Courgeon. La programmation proposera

également des rendez-vous réguliers autour du documentaire

(en prolongement des Ciné-docs mensuels

de L'Écran nomade), du répertoire (avec deux cinéclubs,

l'un lycéen, l'autre proposé par l'équipe du

cinéma) et des courts métrages en avant-séances, « avec

un Extracourt hebdomadaire devant l'un des films

programmés, et sachant que le premier mois d'ouverture,

ce sont les courts d'Alice Guy qui seront projetés, devant

tous types de films – blockbusters, art et essai, jeune

public, etc. Du court de répertoire, en somme ! », se réjouit

Ariane Mestre . Aussi, comme en témoignent son

nom-hommage à la femme cinéaste pionnière et le

choix de son parrain Jean-Pascal Zadi, le cinéma

entend s'adresser à toute la diversité des publics du

territoire. « Cela passera notamment par une offre confiserie

qui, dans cette ville parmi les plus populaires de la

Seine-Saint-Denis, fait partie du “kit” de la sortie cinéma »,

précise le directeur d’exploitation.

MOTEUR… ET ACTION

AU ALICE GUY DE BOBIGNY

Ce 11 mars, la commune francilienne accueille un complexe de six écrans porté

par l’établissement public territorial Est Ensemble. Un équipement culturel

de proximité, inscrit dans un projet mêlant exigence artistique et accessibilité

tarifaire, pour une ouverture à tous les publics.

C’est le grand retour du cinéma à Bobigny, près de sept

ans après la fermeture du Magic, l’ancien UGC dont

deux salles (sur trois) avaient continué à être exploitées

par la municipalité jusqu'en 2019 – et qui ont été

détruits depuis, en même temps que le centre commercial

dans lequel elles étaient implantées. Le nouveau cinéma

s’est donc inscrit « dans un temps long, au cœur d’un

vaste quartier en renouvellement urbain que Est Ensemble

a rejoint en finançant et en assurant, via son service des

bâtiments, la maîtrise d'œuvre et l’aménagement, après

remise de la coque », explique Victor Courgeon. Ce

dernier, précédemment chargé des publics et de la

communication au Méliès de Montreuil, officie désormais

comme directeur d’exploitation du Alice Guy. À

ses côtés, Ariane Mestre assure les fonctions de directrice

artistique de la structure ; une belle manière de faire la

jonction entre Écran nomade, la structure de cinéma

itinérant qu’elle dirigeait, et qui a assuré l'activité

cinématographique temporaire, « entretenu les habitudes

et cultivé les scolaires » à Bobigny, en proposant notamment

les projections estivales de Ciné sous les étoiles.

Un cinéma public, populaire…

et exigeant

L’établissement déploie ses six salles (et 865 places

PMR compris) au rez-de-chaussée et au sous-sol d’un

immeuble de neuf étages, situé dans l’allée centrale

du nouveau quartier de Bobigny. Et s’il revendique

avant tout son identité de cinéma, il pourra ponctuellement

accueillir, dans ses trois salles modulables, « la

saison culturelle de Bobigny tout comme nos propres

propositions hybridant cinéma et musique, ou cinéma

et danse, dans une logique de dialogue entre les arts »,

détaille Ariane Mestre. Dans une ville marquée par

un niveau de revenus parmi les plus faibles de France,

« il faut tenir compte de la sociologie de la population

Reconquérir et rayonner

Au-delà des 55 000 Balbyniens, le Alice Guy a vocation

à rayonner sur un bassin de 350 000 habitants à 15

minutes de trajet en transports, bénéficiant par ailleurs

d’une très bonne desserte publique – qui sera renforcée

d’ici 5 ans de la ligne 15 du métro Grand Paris Express.

Autour de la commune, le paysage concurrentiel prend

la forme de grands multiplexes – les UGC de Rosny

(15 salles), UGC O'Parinor d’Aulnay (14 salles), UGC

Paris 19 (14 salles) et Pathé La Villette (16 salles) –

mais pas que. Le cinéma le plus proche est le monoécran

à activité mixte le Malraux de Bondy – dirigé

par… le même Victor Courgeon – et qui fait partie,

comme les Ciné 104 de Pantin et le Trianon de Romainville

voisins, du réseau Est Ensemble. « Sans oublier

les autres salles publiques à la Courneuve, Aubervilliers

ou, encore plus proche, le nouveau cinéma L’Arche à

venir à Drancy, rappelle Victor Courgeon, avec chacun

ses bassins de populations, mais une certaine porosité

des publics. » Reste aussi à savoir « comment les gens

de ce nouveau quartier de Bobigny, qui compte près

de 1 200 logements, vont s’emparer de leur cinéma

de proximité », s'interroge Ariane Mestre, qui s'apprête

à déployer un gros travail autour du champ social,

avec le tissu associatif local, « dont celui du tribunal,

de l'hôpital, et tous les bureaux alentours que nous

pouvons aussi mobiliser, avec un vrai potentiel de

création de nouveaux publics ». Derrière l’élégante

grande façade du cinéma, le hall de 300 m² a été

imaginé comme un espace « vivant et vivable », ouvert

à tous ceux qui veulent venir « se poser, faire du coworking...

», et bientôt accueillir un café librairie. « Je crois

profondément au pouvoir d’attraction de ce lieu »,

résume Victor Courgeon. C’est dans ce contexte que

le Alice Guy table sur une fréquentation autour de

150 000 entrées annuelles, un objectif appelé à être

atteint progressivement, « même si nous ne sommes

pas à l’abri d’une… bonne surprise », notent les jeunes

responsables de cet équipement pensé comme un

marqueur culturel fort pour le territoire, et avant tout

« un lieu public ».

Aysegul Algan

20 N°511 / 4 mars 2026


©Ariane Mestre

LES ÉQUIPEMENTS*

GLOBAL

Maître d’ouvrage : EPT EST ENSEMBLE

Maître d’œuvre / pilote : MOE : HERAULT ARNOD ARCHITECTURES /

OPC : DELTEXPLAN

Bureau de contrôle : SOCOTEC

BÂTIMENT

Gros œuvre : GO : COGEDIM / AMÉNAGEMENTS : EPRIM

Climatisation/chauffage : SITEME

FAÇADE/HALL

Comptoir : EPRIM

Système de billetterie : CINE OFFICE

Signalétique intérieure : EPRIM / SINIO

Enseignes façade : EPRIM / SINIO

Affichage dynamique : SONIS

CABINES

Installateur : CINEMANEXT

EXPLOITATION

Programmation : EN INTERNE

SITE INTERNET

Conception : ERAKYS

*Basé sur le déclaratif de la salle

©Ariane Mestre ©Ariane Mestre

Victor Courgeon,directeur d’exploitation, et Ariane Mestre, directrice artistique du Alice Guy

Salle 1, la plus grande du cinéma, avec projecteur 4K et option 3D

CARACTÉRISTIQUES DES SALLES

SALLE PLACES PMR DIM (M) SON IMAGE

1 286 8 14,1 7.1 4K laser

2 157 5 9 7.1 4K laser

3 132 4 10 7.1 2K laser

4 90 3 7,4 7.1 2K laser

5 97 3 8 7.1 2K laser

6 76 4 8 7.1 2K laser

TOTAL 838 27

Salle 2, avec fauteuils rétractables (sauf les trois derniers rangs), équipement son spécifique, projecteur 4K et... boule à facettes !

N°511 / 4 mars 2026

21


LE 1 ER AVRIL

EXCLUSIVEMENT AU CINÉMA


LE 1 ER AVRIL EXCLUSIVEMENT AU CINÉMA


Calendrier

SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ

JOUR FÉRIÉ

CHANGEMENT/NOUVELLE DATE

REPRISE

CONTENU ALTERNATIF

Zone A

Besançon, Bordeaux,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,

Limoges, Lyon, Poitiers

Zone B

Aix-Marseille, Amiens, Caen,

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,

Orléans-Tours, Reims, Rennes,

Rouen, Strasbourg

Zone C

Créteil, Montpellier,

Paris, Toulouse,

Versailles

S10

4 MARS

08

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

DOCUMENTAIRE SUR GRAND ÉCRAN A FIDAI FILM 01h18 K.Aljafari

BAC FILMS ALLAH N'EST PAS OBLIGÉ 01h23 Z.Najjar T.Ngijol, M.Zinga

TANDEM ALTER EGO 01h39 N.Charlet et B.Lavaine L.Lafitte, B.Gardin, O.Kurylenko

CGR EVENTS AURORA : WHAT HAPPENED TO THE EARTH ? 01h30 G.López Aurora, A.Holt Kleive, F.Svabø

METROPOLITAN FILMEXPORT CHRISTY 02h15 D.Michôd S.Sweeney, B.Foster, M.Wever

LES FILMS DU LOSANGE

CYCLE RAYMOND DEPARDON PAYSAN (3 FILMS)

LES ALCHIMISTES DEUX FEMMES ET QUELQUES HOMMES 01h40 C.Robichaud L.Leboeuf, K.Gonthier-Hyndman, F.Moati

ASSOCIATION KINOTAYO DIAMONDS IN THE SAND 01h42 J.Victoria M.Lopez, L.Franky, C.Dizon

ALAMBICRÉATIONS EN DÉRIVES 02h10 K.Lanka C.Rabenoro, J.Belon, T.Lhomme

PATHÉ LIVE ENHYPEN [WALK THE LINE SUMMER EDITION] IN CINEMAS 02h08 J.Park et Y.Oh ENHYPEN

LES FILMS DU PRÉAU FANTASTIQUE 01h11 M.Prins

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE JUMPERS 01h45 D.Chong P.Curda, B.Moynihan, M.Villaseñor

LES FILMS DU CAMELIA LA CROISIÈRE 01h14 B.Miller T.'Speed' Levitch

ORPHÉE FILMS LA DÉVIANTE COMÉDIE 01h06 B.Mandico C.Bier, E.Löwensohn, J.Riedler

PATHÉ FILMS LA MAISON DES FEMMES 01h50 M.Godet K.Viard, L.Dosch, E.Haïdara

MK2.ALT LE FANTÔME DES ROCHEUSES 01h05 J.Donzé

HAUT ET COURT NINO DANS LA NUIT 01h57 L.Micheli O.Högström, M.Taquin, B.Hassani

SURVIVANCE PÉDALE RURALE 01h24 A.Vazquez

MEMENTO PILLION 01h47 H.Lighton H.Melling, A.Skarsgård, D.Hodge

JOUR2FÊTE RURAL 01h33 E.Bergeon

WARNER BROS. FRANCE THE BRIDE ! 02h07 M.Gyllenhaal J.Buckley, C.Bale, J.Gyllenhaal

SEVENTH ART PRODUCTIONS TURNER ET CONSTABLE 01h37 D.Bickerstaff

LES FILMS DU TITAN UNE DERNIÈRE CHANCE 01h11 F.Grare et J.Lejeune A.Desprez, F.Monge, J.Martin

CGR EVENTS VÉRONIQUE 01h40 T.Volf

S11

11 MARS

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

CARLOTTA FILMS CARMEN DE KAWACHI 01h29 S.Suzuki Y.Nogawa, R.Ito, C.Miyagi

NOUR FILMS CE QU'IL RESTE DE NOUS 02h25 C.Dabis S.Bakri, C.Dabis, A.Bakri

MOON RIVER ENTERTAINMENT ENCONTRO 01h56 F.Manceaux I.Otéro, J.Heldenbergh, P.Pais

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IL MAESTRO 02h05 A.Di Stefano P.Favino, T.Menichelli, G.Ludeno

L'ATELIER DISTRIBUTION LA TRAQUE DE MERAL 01h31 S.Bouma D.Yurdakul, G.Naber, R.Thiry

SND LE CRIME DU 3E ÉTAGE 01h44 R.Bezançon G.Lellouche, L.Casta, G.Gallienne

PATHÉ LIVE LE PARC 01h41 L.Narboni A.Renavand, M.Ganio

STUDIOCANAL LES K D'OR J.Ferrari J.Ferrari, L.Felpin, E.Judor

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE TESTAMENT D'ANN LEE 02h10 M.Fastvold A.Seyfried, L.Pullman, T.Blake Nelson

ASC DISTRIBUTION LITTLE TROUBLE GIRLS 01h30 U.Djukić J.Ostan, M.Švajger, S.Tabaković

TAMASA DISTRIBUTION LOOKING FOR YOTAM 01h22 G.Benayoun

LE PACTE ORPHELIN 02h13 L.Nemes B.Barabas, A.Waskovics, G.Gadebois

GEBEKA FILMS PLANÈTES 01h15 M.Seto

LES ACACIAS

RÉTROSPECTIVE : LE TEMPS DE CLAUDE SAUTET (9 FILMS)

MK2 FILMS SANS TOIT NI LOI 01h45 A.Varda S.Bonnaire, M.Méril, S.Freiss

SONY PICTURES RELEASING FRANCE SCARLET ET L'ÉTERNITÉ 01h52 M.Hosoda M.Ashida, M.Okada, M.Ichimura

MY SECRET ANGEL COMPANY SOUFFRANCE ET DÉLIVRANCE 01h29 J.Ciranna

METROPOLITAN FILMEXPORT TRILOGIE LE SYNDICAT DU CRIME J.Woo/T.Hark

LES FILMS DU LOSANGE VICTOR COMME TOUT LE MONDE 01h28 P.Bonitzer F.Luchini, C.Mastroianni, M.Narbonne

THE JOKERS FILMS

WONG KAR-WAI : L'INTÉGRALE DES ANNÉES HONG-KONG

S12

18 MARS

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PLUME ET SILLONS DISTRIBUTION 57KM 01h50 G.Descave et S.Mathelin

ASSOCIATION CINÉMA BERRYWOOD

PRODUCTION ADNAN ET SES CHÈVRES 01h20 H.Maisari X.Gauthier, F.Gauthier, C.Bobbio

DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS ALLO LA FRANCE 01h17 F.Devigne

SAJE DISTRIBUTION DAVID 01h49 B.Dawes et P.Cunningham P.Wickham, A.Chaudhry, B.Engman

CHANDELIER DERNIÈRE SOIRÉE 01h10 N.Dozol L.Cecchi, R.Gérard, U.Condolo

JOUR2FÊTE LA DANSE DES RENARDS 01h34 V.Carnoy S.Kircher, F.Anaflous, J.Cuppens

PANAME DISTRIBUTION LA GIFLE 01h26 F.Hambalek L.Geiseler, J.Jentsch, F.Kramer

DIAPHANA DISTRIBUTION LA GUERRE DES PRIX 01h36 A.Dechaux A.Girardot, O.Gourmet, J.Frison

MALAVIDA FILMS LA PRINCESSE, L'OGRE ET LA FOURMI 00h41 E.Nazarov

DULAC DISTRIBUTION LAS CORRIENTES 01h40 M.Mumenthaler I.Gonzalez Sola, E.Bigliardi, C.Sanchez

LES FILMS DU TITAN LE POUVOIR DE L’INSIGNIFIANT 01h11 O.Flamion

ANDANA FILMS LES CHAILLÉES DE L'ENFER 01h42 L.Boudet

METROPOLITAN FILMEXPORT LE SIFFLET 01h40 C.Hardy D.Keen, P.Hynes White, S.Nélisse

GAUMONT DISTRIBUTION LES RAYONS ET LES OMBRES 03h15 X.Giannoli J.Dujardin, N.Golubeva, A.Diehl

FANNY DORIAN DISTRIBUTION L'ÉTAGE SECRET...BAD GASTEIN 01h36 N.Lechner S.John, A.Benzin, M.Reinwald

PATHÉ FILMS POLICE FLASH 80 J.Saurel F.Damiens, A.Lamy, X.Lacaille

WAYNA PITCH PRÉCIEUSE(S) 01h17 F.Guiard-Norel

SONY PICTURES RELEASING FRANCE PROJET DERNIÈRE CHANCE 02h36 P.Lord et C.Miller R.Gosling, S.Hüller, M.Vayntrub

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR REMINDERS OF HIM 01h55 V.Caswill M.Monroe, T.Withers, R.Pankow

OUTPLAY FILMS SCÈNES DE NUIT 01h59 F.Matzembacher et M.Reolon G.Faryas, C.Luna, H.Barreira

MEDIA ART SILENTIUM 01h33 N.Chatta M.Dahech, A.Chouayet, R.Hayouni

PATHÉ LIVE TRISTAN ET ISOLDE (METROPOLITAN OPERA) 05h12 Y.Sharon L.Davidsen, E.Gubanova, M.Spyres

24 N°511 / 4 mars 2026


S13

25 MARS

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PATHÉ LIVE ALAIN SOUCHON - LE CONCERT AU CINÉMA 02h10 T.Teston

CONDOR DISTRIBUTION ANEMONE – LES RACINES DU MENSONGE 02h05 R.Day-Lewis D.Day-Lewis, S.Bean, S.Morton

CGR EVENTS ASSASSINATION CLASSROOM THE MOVIE : OUR TIME M.Kitamura J.Fukuyama, M.Fuchigami, N.Okamoto

PATHÉ LIVE

BRING ME THE HORIZON : L.I.V.E. IN SÃO PAULO (LIVE IMMERSIVE

VIRTUAL EXPERIMENT)

01h54 C.HEaD et O.Sykes O.Sykes, M.Kean, L.Malia

UGC DISTRIBUTION CEUX QUI COMPTENT 01h38 J.Leonetti S.Kiberlain, P.Lottin, L.Labeque

VRAIVRAI FILMS DERRIÈRE LES DRAPEAUX, LE SOLEIL 01h31 J.Pereira

ÉLEVONS NOUS DROITS DANS LEURS BOTTES 01h25 N.Lay

CINÉMA PUBLIC FILMS EDMOND ET LUCY - LA FORÊT, C'EST L'AVENTURE 00h45

JHR FILMS JULIAN 01h31 C.Kusters N.Meurisse, L.Roothooft, R.Cuevas

ARP SÉLECTION LA COULEUVRE NOIRE 01h25 A.Vernhes-Lermusiaux A.Lozano Tafur, M.Viera, Á.Rodríguez (II)

SPLENDOR FILMS LA DAME DE SHANGHAI 01h27 O.Welles R.Hayworth, O.Welles, E.Sloane

MEMENTO LES FILLES DU CIEL 01h36 B.McNeese H.Volle, S.Nataf, Y.Tshikaya

DALINO MEDIA LES FRACTURES INVISIBLES 01h15 J.Loutoby L.Michanol, A.Rene, F.Fostan

NORTE DISTRIBUTION LES SAISONS 01h23 M.Fazendeiro

THE JOKERS L’ÎLE DE LA DEMOISELLE 01h41 M.Wald S.Dewaels, L.Peres, C.Bouchet

BAC FILMS L'ODYSSÉE DE CÉLESTE 01h26 K.Koala

ART HOUSE LOVE ON TRIAL 02h03 K.Fukada K.Saito, Y.Kura, E.Karata

STUDIOCANAL L'ULTIME HÉRITIER 01h45 J.Ford G.Powell, M.Qualley, J.Henwick

EUROZOOM LUPIN THE IIIRD THE MOVIE : LA LIGNÉE IMMORTELLE 01h30 T.Koike K.Kurita, A.Ôtsuka, D.Namikawa

MAVERICK DISTRIBUTION PLUS FORTS QUE LE DIABLE 01h24 G.Guit M.Poupaud, A.Argento, M.Vacth

CARLOTTA FILMS

RÉTROSPECTIVE SEIJUN SUZUKI (8 FILMS)

CGR EVENTS SIEGFRIED (THE ROYAL OPERA) 05h30 B.Kosky A.Schager, P.Hoare, C.Maltman

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE THE REVENANT 02h36 A.González Iñárritu L.DiCaprio, T.Hardy, D.Gleeson

WARNER BROS. FRANCE THEY WILL KILL YOU 01h34 K.Sokolov Z.Beetz, P.Arquette, T.Felton

AD VITAM UNE JEUNESSE INDIENNE - HOMEBOUND 01h59 N.Ghaywan I.Khatter, V.Jethwa, J.Kapoor

LE PACTE UN JOUR AVEC MON PÈRE 01h33 A.Davies S.Dirisu, C.Egbo, G.Egbo

LA FILMOTHÈQUE DISTRIBUTION

(EX CINÉ SORBONNE) VOL AU-DESSUS D'UN NID DE COUCOU 02h14 M.Forman J.Nicholson, L.Fletcher, W.Redfield

KMBO WALTER LAPIN 01h22 C.Origer M.Goode, K.Lord Cassidy, S.Mangan

S14

1 ER AVR.

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

APOLLO FILMS COMPOSTELLE Y.Samuell A.Lamy, J.Le Berre, M.Doutey

PYRAMIDE DISTRIBUTION DERRIÈRE LES PALMIERS 01h34 M.Benm’Barek S.Giraudeau, D.Ramdi, N.Kounda

SUDU CONNEXION DIDY 01h24 G.Kamilindi

ESC FILMS DOLLY 01h23 R.Blackhurst F.Therese, S.Scott, E.Suplee

SINGULARIS FILMS HÉLÈNE TRÉSORE TRANSNATIONALE 01h34 J.Abitbol H.Hazera, C.Chuzel, L.Miesseroff

L'ATELIER DISTRIBUTION HOLDING LIAT 01h33 B.Kramer

LES FILMS DU CAMELIA LE FLEUVE DE LA MORT 01h32 L.Buñuel C.Domínguez, M.Torruco, J.Cordero

LES ACACIAS LE GOÛT DES AUTRES 01h52 A.Jaoui J.Bacri, G.Lanvin, A.Chabat

TRIDAC FILMS LE SECRET DU LOUP D’ÉTHIOPIE 01h00 B.Deturche et A.Lesaffre

DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS L'HEURE DE LA LIBÉRATION A SONNÉ 01h02 H.Srour

PAN DISTRIBUTION MAUVAISE PIOCHE 01h32 G.Jugnot G.Jugnot, P.Lacheau, T.Lhermitte

MÉTÉORE FILMS NUESTRA TIERRA 01h59 L.Martel

TANDEM PLUS FORT QUE MOI 02h01 K.Jones (II) R.Aramayo, S.Henderson, M.Peake

KMBO SILENT FRIEND 02h27 I.Enyedi T.Leung Chiu-Wai, L.Seydoux, L.Wedler

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR SUPER MARIO GALAXY LE FILM 01h38 A.Horvath et M.Jelenic C.Pratt, A.Taylor-Joy, C.Day

METROPOLITAN FILMEXPORT THE DRAMA 01h45 K.Borgli Zendaya, R.Pattinson, G.Cohen

MALAVIDA FILMS TRILOGIE WIVES A.Breien

HAUT ET COURT YELLOW LETTERS 02h08 İ.Çatak Ö.Namal, T.Biçer, L.Cabas

S15

8 AVR.

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

ED DISTRIBUTION AN EVENING SONG (FOR THREE VOICES) 01h26 G.Swon D.Campbell, H.Gross, P.Vack

FACTORIS FILMS BISONS 01h45 P.Monnard I.Hair, A.Bencherif, K.Barras

PATHÉ LIVE BTS WORLD TOUR 'ARIRANG' IN GOYANG : LIVE VIEWING 03h00 J.Ha BTS, RM, Jin

SND COCORICO 2 J.Hervé C.Clavier, D.Bourdon, S.Testud

JOUR2FÊTE LA FEMME DE 01h33 D.Roux M.Thierry, E.Caravaca, A.Valois

ASC DISTRIBUTION L’AFFAIRE ABDALLAH 01h41 P.Carles

APOLLO FILMS LA NIRVANA H. Bougheraba I. Bougheraba, J-B. Brucker, G. Elmaleh

BOBINE FILMS LA VILLE ET LES CHIENS 02h15 F.Lombardi P.Serra, G.Bueno, J.Manuel Ochoa

LES FILMS DU LOSANGE LE CRI DES GARDES 01h49 C.Denis I.de Bankolé, M.Dillon, M.McKenna-Bruce

NEW STORY LE DERNIER POUR LA ROUTE 01h40 F.Sossai F.Scotti, S.Romano, P.Capovilla

STUDIOCANAL L’ENFANT DU DÉSERT G.de Maistre N.Tran, Z.Sekkat, N.Bouazzaoui

GEBEKA FILMS LES CONTES DU POMMIER 01h10 P.Pass Jr. et J.Rozec

DELASTRE FILMS L’ŒUVRE INVISIBLE 01h11 V. Rodionov, A. Tembouret J.Rochefort, A.Aimée, J.Perrin

CGR EVENTS NIKON FILM FESTIVAL 2026 02h00

EPICENTRE FILMS POUR KLÁRA 01h50 O.Omerzu B.Ward, D.Franc, A.Chmela

CONTRE-JOUR DISTRIBUTION

RÉTROSPECTIVE ALEXANDRE ROCKWELL (4 FILMS)

AD VITAM ROMERÍA 01h55 C.Simón L.Garcia, Mitch, T.Ulloa

MEMENTO SAUVAGE 01h41 C.Ponsin C.Sallette, L.Lampros, B.Belin

JOUR J PRODUCTIONS SUR LE SENTIER 01h42 G.Jumel G.Jumel, F.Branger, C.Briand

ED DISTRIBUTION THE WORLD IS FULL OF SECRETS 01h38 G.Swon E.Burger, D.Gregory, A.Guttman

PATHÉ LIVE TOSCA 02h05 D.Caïozzi M.Serafin, M.Álvarez, L.Tézier

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE WEDDING NIGHTMARE : DEUXIÈME PARTIE 01h48 M.Bettinelli-Olpin et T.Gillett S.Weaving, K.Newton, S.Gellar

Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.

AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir

régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr

N°511 / 4 mars 2026

25


Chiffres

3 FILMS - 3 CARRIÈRES

1 POINT DE COMPARAISON

Ce 18 mars sort chez Universal Reminders Of Him de Vanessa

Caswill, une nouvelle adaptation d’un roman de Colleen Hoover,

autrice également de Jamais plus. Ainsi, retour en chiffres sur les

performances en salles de trois récentes romances plus ou moins

sombres, visant un public principalement féminin et jeune, et

ayant pendant plusieurs années été cantonnées aux plateformes

avant de retrouver le chemin des cinémas.

REGRETTING YOU

JAMAIS PLUS - IT

ENDS WITH US

TOUT SAUF TOI

Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

Date de sortie

Distributeur

Cumul des entrées

1 er jour

1 er week-end

Séances

Moyenne par séance 1 er we

Cœfficient Paris/Province

Taux de transformation

(cumul des entrées/1 er jour)

Note Spectateur AlloCiné

29/10/2025 14/08/2024 24/01/2024

PARAMOUNT SONY SONY

299 196 1 358 247 626 283

22 674 - 9 646

103 701 241 723 76 059

4 852 5 509 4 312

21 44 18

7,36 8,46 5,21

13 - 65

3,2 3,3 3

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END

DEPUIS 2 SEMAINES

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43

2 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40

3 18/02/2026 MARTY SUPREME METROPOLITAN 512 331 262 8 855 37

4 25/02/2026 RUE MALAGA AD VITAM 134 42 835 1 458 29

5 25/02/2026 CHERS PARENTS SND 567 270 479 9 270 29

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END

EN 2026

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 04/02/2026 STRAY KIDS: THE DOMINATE EXPERIENCE UNIVERSAL 213 66 238 860 77

2 04/02/2026 MARSUPILAMI PATHÉ 673 990 632 16 813 59

3 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54

4 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43

5 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40

6 11/02/2026 IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY PIECE OF MAGIC 41 2 996 75 40

7 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39

8 11/02/2026 AUCUN AUTRE CHOIX ARP 158 80 089 2 107 38

9 18/02/2026 MARTY SUPREME METROPOLITAN 512 331 262 8 855 37

10 31/12/2025 MAGELLAN (SORTI EN 2025) NOUR 68 15 980 440 36

Frayeurs sur le box-office avec Scream 7 qui réalise le meilleur

démarrage de ces deux dernières semaines, et la quatrième meilleure

de l’année. La sortie de Paramount obtient une très bonne moyenne

de 43 entrées par séance, supérieure au Scream de 2022 (24 e/s)

mais inférieure à Scream VI (48 e/s). Avec 40 e/s, Orwell: 2+2=5

surprend et se hisse à la deuxième place du classement de ces deux

dernières semaines. Le documentaire de Raoul Peck réalise la

deuxième meilleure performance du Pacte sur un week-end depuis

2021, après les 45 e/s de Anatomie d’une chute. Chez Metropolitan,

Marty Supreme réalise un solide démarrage à 37 e/s. Le film effréné

de Josh Safdie se place légèrement en-dessous d’un Killers of the

Flower Moon (40 e/s) ou de Babylon (42 e/s). Enfin, Rue Malaga

(Ad Vitam) séduit 29 spectateurs par séance, à égalité avec

Chers parents (SND).

*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

26 N°511 / 4 mars 2026


Distribution

©2025 “Love On Trial” Film Partners

Love On Trial est scindé en deux parties : une centrée sur le monde des idoles, et une autre judiciaire.

ART HOUSE AU PAYS DES IDOLES

AVEC LOVE ON TRIAL

La structure fondée par Éric Le Bot distribue, le 25 mars, le dixième long métrage

du cinéaste japonais Kōji Fukada. Un nouveau pari pour cette sortie qui plonge

dans le monde des chanteuses de la pop japonaise soumises à de grandes

contraintes, à travers le prisme d’un drame judiciaire.

Entre Kōji Fukada et Éric Le Bot, l’histoire remonte à

près de dix ans. Le distributeur – qui, à l’époque chez

Version Originale, collaborait avec Condor –, accompagne

début 2017 Harmonium, le deuxième film du cinéaste

japonais à être distribué en France. Depuis, avec sa

société Art House, il a collaboré six autres fois avec le

réalisateur, Love On Trial marquant un nouveau chapitre.

« Kōji Fukada entretient un lien fort avec la France, relate

Éric Le Bot. Son co-producteur, Masa Sawada (Comme

des Cinémas), est français, ses films sont souvent post-produits

en France… Cela nous a permis de nouer une relation

assez profonde. » Le réalisateur s’est, d’ailleurs, fait un

nom auprès du public tricolore : Harmonium et

L’Infirmière ont tous deux dépassé les 70 000 entrées,

et Love Life, sorti au début de l’été 2023, a même atteint

les 100 000. Une performance notable pour un cinéaste

ni francophone ou anglophone, et dont « aucune œuvre

ne ressemble à une autre ».

La J-pop pour toutes et tous

L’aventure Love On Trial marque un changement de

dimension dans la carrière du réalisateur, en raison de

l’implication tardive de la Toho – un des piliers de la

production, de la distribution et de l’exploitation

cinématographique au Japon. « Je m’étais engagé sur le

film alors que nous n’étions même pas sûrs qu’il puisse

être finalisé. Finalement, la Toho s’est positionnée deux

mois avant le tournage, ce qui a permis de boucler le

financement. Forcément, à sa sortie japonaise, le film est

devenu le plus grand succès de Fukada. » Présenté à

Cannes Première, le film est daté au 25 le printemps

suivant, notamment pour « coïncider avec les Saisons

Hanabi ». Entre-temps, le cinéaste est intervenu à la

dernière Japan Expo, à l’occasion d’une conférence

sur les idoles. De quoi sensibiliser un public plus jeune

et déjà familier avec le sujet du film : la J-pop. Un

univers dont le pendant sud-coréen, la K-pop, a connu

une très grande percée en Occident ces dernières

années, en témoignent les succès en salles de BTS : Yet

to Come, KPop Demon Hunters et, plus récemment,

de Stray Kids : The dominATE Experience.

Bien que le film plonge à la fois dans la J-pop et dans

le monde judiciaire, à travers une seconde partie

principalement dans les tribunaux, Éric Le Bot ne

redoute pas la réaction des spectateurs moins familiers

de l'art et essai : « Nous avons des retours très positifs. Par

exemple, nous avons organisé une grande soirée “Jap’n

Des parents peuvent

accompagner leurs

enfants de 11 ou 12 ans,

et tous peuvent aimer

le film pour des

raisons différentes

Pop” au Max Linder Panorama, à Paris, où était projeté

Love On Trial. De nombreux influenceurs K-pop sont

venus et ont adoré le film, car il aborde plusieurs problématiques

qui se posent régulièrement sur leur passion. »

Mais le public du long métrage de Kōji Fukada ne se

limite pas qu’aux adorateurs de pop, et peut s’élargir

aux jeunes comme aux seniors : « Je pense qu’il peut

intéresser tous les spectateurs, de 18 à 78 ans. Nous avons

mobilisé des influenceurs à travers l’agence INSA, et le

film a également obtenu le Coup de cœur 15-25 de

l’AFCAE. À côté, nous mobilisons le public “classique”

art et essai. Également, nous pensons que des parents

peuvent venir avec leurs enfants de 11 ou 12 ans, et tous

peuvent aimer le film pour des raisons différentes. »

Des Saisons Hanabi fructueuses

Love On Trial a ainsi bénéficié de nombreuses avant-premières,

qui se poursuivront jusqu’au Printemps du

Cinéma, juste avant sa sortie. Le long métrage en est

pour l’instant à plus de 9 000 entrées payantes, et a

connu une belle exposition lors des Saisons Hanabi,

qui ont engrangé cette année 52 000 tickets dans 250

cinémas, un record dans les deux cas. La programmation

d'avant-premières événementialisées proposée par Art

House affiche, de fait, un très bon taux de satisfaction,

avec des spectateurs qui voient en moyenne trois films

et demi. « La particularité de cette édition est l’homogénéité

de la sélection : aucun film ne devance largement les

autres », souligne Éric Le Bot. Une bonne nouvelle,

sachant que les performances d’un film pendant les

Saisons se retranscrivent souvent au moment de sa

sortie. Le film le plus plébiscité par le public, Mon

grand frère et moi de Ryôta Nakano, sortira le 6 mai.

En attendant, Art House distribuera également, le 15

avril, La Fille du Konbini de Yuho Ishibashi. Le distributeur

a récemment annoncé son line-up pour le reste de l‘année :

Sous le ciel de Kyoto d’Akiko Ohku le 24 juin, Sham de

Takashi Miike le 19 août, Seppuku : L’Honneur d’un

samouraï de Yuji Kakizaki le 30 septembre et Fais-moi

un signe de Mipo Oh le 16 décembre. Puis devrait venir,

en 2027, le Léopard d’or Un été en hiver de Sho Miyake,

qu’Art House accompagne pour la troisième fois après

La Beauté du geste (2023) et Jusqu’à l’aube, sorti en

début d’année.

Jules Dreyfus

N°511 / 4 mars 2026

27


"UN REGARD FORT ET PUISSANT SUR LA SURDITÉ"

La Septième Obsession

MIRIAM GARLO

ÁLVARO CERVANTES

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR

EVA LIBERTAD

LE 29 AVRIL AU CINÉMA


ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR

UNE PRODUCTION DISTINTO FILMS NEXUS CREAFILMS A CONTRACORRIENTE FILMS ET DIVERSO FILMS AVEC MIRIAM GARLO ÁLVARO CERVANTES ET LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE ELENA IRURETA ET JOAQUÍN NOTARIO DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE GINA FERRER GARCÍA MONTAGE MARTA VELASCO CASTING IRENE ROQUÉ

DÉCORS ANNA AUQUER SON URKO GARAI MONTAGE SON ENRIQUE G. BERMEJO MIXAGE SON ALEJANDRO CASTILLO MUSIQUE ORIGINALE ARÁNZAZU CALLEJA COSTUMES DÉSIRÉE GUIRAO ET ANGÉLICA MUÑOZ COIFFURE ET MAQUILLAGE MERCEDES CARCELÉN LÓPEZ ET CRISTINA GÓMEZ MARQUINA PRODUCTION GORETTI PAGÈS

PREMIER ASSISTANT RÉALISATEUR MIGUEL GAGO PRODUCTION ASSOCIÉE MANUEL MONZÓN FERNANDO RIERA ET ADRIÀ MIRÓ PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN AMALIA BLANCO ET GERARD MARGINEDAS PRODUIT PAR MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN ET ADOLFO BLANCO

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR EVA LIBERTAD

© 2025. DISTINTO FILMS SLU, NEXUS CREAFILMS SL, A CONTRACORRIENTE FILMS SL, DIVERSO FILMS AIE. TOUS DROITS RÉSERVÉS. © 2026 CONDOR DISTRIBUTION SAS. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

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UNE PRODUCTION DISTINTO FILMS NEXUS CREAFILMS A CONTRACORRIENTE FILMS ET DIVERSO FILMS AVEC MIRIAM GARLO ÁLVARO CERVANTES ET LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE ELENA IRURETA ET JOAQUÍN NOTARIO DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE GINA FERRER GARCÍA MONTAGE MARTA VELASCO CASTING IRENE ROQUÉ

DÉCORS ANNA AUQUER SON URKO GARAI MONTAGE SON ENRIQUE G. BERMEJO MIXAGE SON ALEJANDRO CASTILLO MUSIQUE ORIGINALE ARÁNZAZU CALLEJA COSTUMES DÉSIRÉE GUIRAO ET ANGÉLICA MUÑOZ COIFFURE ET MAQUILLAGE MERCEDES CARCELÉN LÓPEZ ET CRISTINA GÓMEZ MARQUINA PRODUCTION GORETTI PAGÈS

PREMIER ASSISTANT RÉALISATEUR MIGUEL GAGO PRODUCTION ASSOCIÉE MANUEL MONZÓN FERNANDO RIERA ET ADRIÀ MIRÓ PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN AMALIA BLANCO ET GERARD MARGINEDAS PRODUIT PAR MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN ET ADOLFO BLANCO

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR EVA LIBERTAD

© 2025. DISTINTO FILMS SLU, NEXUS CREAFILMS SL, A CONTRACORRIENTE FILMS SL, DIVERSO FILMS AIE. TOUS DROITS RÉSERVÉS. © 2026 CONDOR DISTRIBUTION SAS. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

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Avec sous-titrage pour sourds et malentendants (SME).

Disponible en audiodescription (AD)

via l’application La Bavarde ou le système Fidelio.

MIRIAM GARLO ÁLVARO CERVANTES

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR

EVA LIBERTAD

UNE PRODUCTION DISTINTO FILMS NEXUS CREAFILMS A CONTRACORRIENTE FILMS ET DIVERSO FILMS AVEC MIRIAM GARLO ÁLVARO CERVANTES ET LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE ELENA IRURETA ET JOAQUÍN NOTARIO DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE GINA FERRER GARCÍA MONTAGE MARTA VELASCO CASTING IRENE ROQUÉ

DÉCORS ANNA AUQUER SON URKO GARAI MONTAGE SON ENRIQUE G. BERMEJO MIXAGE SON ALEJANDRO CASTILLO MUSIQUE ORIGINALE ARÁNZAZU CALLEJA COSTUMES DÉSIRÉE GUIRAO ET ANGÉLICA MUÑOZ COIFFURE ET MAQUILLAGE MERCEDES CARCELÉN LÓPEZ ET CRISTINA GÓMEZ MARQUINA PRODUCTION GORETTI PAGÈS

PREMIER ASSISTANT RÉALISATEUR MIGUEL GAGO PRODUCTION ASSOCIÉE MANUEL MONZÓN FERNANDO RIERA ET ADRIÀ MIRÓ PRODUCTEURS DÉLÉGUÉS MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN AMALIA BLANCO ET GERARD MARGINEDAS PRODUIT PAR MIRIAM PORTÉ NURIA MUÑOZ ORTÍN ET ADOLFO BLANCO

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MIRIAM GARLO

EVA LIBERTAD

ÁLVARO CERVANTES

"UN REGARD FORT ET PUISSANT SUR LA SURDITÉ"

La Septième Obsession

MIRIAM GARLO

ÁLVARO CERVANTES

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Une version de l’affiche du film

audiodécrite sera disponible

en scannant un QR code

(en cours de développement).

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du film auprès de tous les publics.

EVA LIBERTAD

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programmation@condor-films.fr / 01 55 94 91 70


L’Émission

La culture est l’une des plus belles choses

pour nous faire grandir ensemble

EMMANUEL ETHIS

délégué interministériel à l’éducation artistique et culturelle

©Boxoffice Pro

Sur le pass Culture, « il y a eu un effet de stop l’an dernier

[avec le gel du budget de la part collective, ndlr.], mais

la vive réaction des acteurs concernés a montré, justement,

que cette politique publique fonctionnait. Elle va évoluer,

avec peut-être des changements de critères », le délégué

interministériel assurant qu’il sera « très attentif aux différents

rapports d’inspection pour que le pass Culture touche ceux

qui en ont le plus besoin ». Quant à l’emploi de médiateurs,

qui relève de la volonté des Régions, le travail d’Emmanuel

Ethis « est de faire remonter les bonnes pratiques et d'inciter

les territoires à les partager ».

Emmanuel Ethis, délégué interministériel à l’éducation artistique et culturelle, invité de l'émission Boxoffice Pro du 19 févreier 2026

Dans sa nouvelle fonction, Emmanuel Ethis

travaille avec les différents ministres pour

poursuivre l’objectif du 100 % EAC. Une

politique du temps long, comme l’est

l’éducation aux images en particulier et la

construction du public des cinémas, dans

laquelle l’universitaire et sociologue

s’est engagé.

C’est en mars 2025 qu’Emmanuel Ethis a été nommé

délégué interministériel à l'éducation artistique et culturelle,

« une fonction créée après la disparition du Haut

Conseil de l’éducation artistique et culturelle, explique celui

qui en était le vice-président, et alors que la Cour des

comptes préconisait une meilleure coordination entre les

ministères. Principalement celui de l’Éducation nationale

et de la Culture, mais aussi tous ceux qui travaillent auprès

de la jeunesse (Marine, Armée, Agriculture…) ». On sait

que le président Macron, à son arrivée en 2017, a souhaité

que l’on atteigne “le 100 % EAC”, pour que, « très concrètement,

tous les enfants de France puissent avoir un parcours

d’ouverture à la culture », et qu’aucun ne puisse se sentir

« disqualifié du “commun” et du vivre ensemble ». Car pour

celui qui est aussi spécialiste de la sociologie des publics,

« la culture est l’une des plus belles choses pour nous réunir

et nous faire grandir ».

Pour engager cette dynamique sur les territoires, les

acteurs culturels – musées, théâtres, cinémas… –, les

écoles et universités doivent travailler ensemble. C’est le

sens du Label 100 % EAC, créé il y a quatre ans pour

valoriser les collectivités engagées. Leur candidature est

validée par les ministères et le préfet. « Aujourd’hui 180

villes en France sont labellisées. La première à s’être lancée

est la Ville de Cannes, d’autres le font à l’échelle d’un département

ou d’un village de 1 000 habitants comme Pontieux

en Bretagne. » L’idée étant de s’engager dans la durée,

souligne Emmanuel Ethis, « pour construire un parcours

de spectateurs progressif, sans chercher forcément à montrer

Le Cuirassé Potemkine à un enfant, mais en l’accompagnant

progressivement vers les chefs d’œuvres ».

Former les enseignants et les exploitants

Sur l'éducation au cinéma en particulier, Emmanuel

Ethis confirme l'engagement du ministre de l’Éducation

nationale. « Dès l’annonce de son plan, Édouard Geffray a

réuni, avec Gaëtan Bruel, tous les recteurs pour leur présenter

les objectifs : doubler le nombre d’élèves de Ma classe au

cinéma, construire des lieux de formation pour les enseignants,

ou encore développer les classes cinéma à horaires aménagés »,

avec l’idée maîtresse de « reconsidérer avec force la place

du grand écran ». L’éducation au cinéma fera donc partie

des programmes scolaires, quelle que soit la discipline

enseignée, ce qui implique que les plus de 800 000

enseignants français soient formés, dès leur formation

initiale mais aussi en continu. « Nous avons des lieux pour

ça, les Écoles académiques de la formation continue (EAFC),

l’Institut national supérieur du professorat et de l'éducation

(INSPE), mais aussi toutes les pôles et associations territoriales

qui travaillent en lien avec les salles… et il faut éviter le

stop and go que l’on a connu. » Emmanuel Ethis souligne

aussi l’importance de former les exploitants et agents des

cinémas qui, souvent, sont les premiers prescripteurs

auprès du public. « Quand le projectionniste ou le personnel

du cinéma sont formés pour accueillir la jeunesse, cela compte

beaucoup, et le mieux serait d’avoir une formation conjointe. »

Reste que si les nombreux changements de gouvernement

ces dernières années – et les budgets incertains – ont

interrogé l’avenir des différents dispositifs, le délégué

interministériel se dit, globalement, « extrêmement positif »

quant à la continuité de la politique du 100 % EAC, qui

s’inscrit dans le temps long. « Dans l’après-guerre, on a

commencé à développer l’éducation populaire, en 1968 on

a mis en place l’éducation artistique et culturelle dans les

lycées agricoles, en 2000 le plan Lang-Tasca pour le développement

des arts et de la culture à l'école... et depuis, l’EAC

a toujours été présente dans les programmes présidentiels.

Un cap a été franchi en 2017, avec des élus ou conseillers

territoriaux spécifiquement en charge de l’EAC. »

Une éducation tout au long de la vie

Une logique de « progression permanente », mais aussi de

transmission. « Il faut savoir parler avec nos fantômes, vivre

avec ceux qui ont écrit ou filmé avant nous », estime Emmanuel

Ethis. Y compris avec ceux qui peuvent poser problème :

« On peut tout regarder à condition d’accompagner le regard,

de restituer les œuvres dans leur contexte. C’est une problématique

éducative que d’accompagner la construction de

l'esprit critique et de prendre en compte la dimension géopolitique

des œuvres. Ce n’est pas toujours simple pour les

enseignants, mais c’est une tâche noble. »

Et cette éducation ne s'arrête jamais, comme a pu le

constater celui qui est aussi sociologue. « J’ai observé de

merveilleuses expériences en France, comme à l’EHPAD de

Guingamp où tous les aides-soignants sont artistes. Quand

on vieillit, la seule chose qui reste, ce sont les chansons, les

couleurs ou les images de certains films, qui aident la

mémoire à fonctionner. L’école ne doit pas juste apprendre

à entrer dans la vie active, mais aussi à vivre et à vieillir.

Considérer la transmission intergénérationnelle et la dignité

humaine, c’est aussi une façon de continuer l’éducation

artistique et culturelle. »

Émission à voir ou revoir

sur notre chaîne YouTube

Cécile Vargoz

30 N°511 / 4 mars 2026


ILLUSTRATION : ZELDA BOMBA

D’APRÈS WAKE IN FRIGHT DE TED KOTCHEFF


Exploitation

LE CINÉMA PAX DE LOURDES

LA RÉSURRECTION

©Cinéma Pax

©Cinéma Pax

L’établissement lourdais a repris les

séances le 20 février, modernisé et

repositionné sous l’impulsion d’un

nouveau trio d’exploitants. Avec

l’ambition de reconquérir son public,

dans une ville au profil singulier.

Fermé depuis mai 2025, le Cinéma Pax rouvre ses portes

ce vendredi 20 février. Une relance portée par une nouvelle

gérance, associant Charles Mascagni (Le Régent à Saint-Gaudens,

Le Grand Rio à Lannemezan) et Ludovic Graillat,

déjà partenaires au Grand Palais de Cahors, aux Toiles

du Rex de Pamiers et au Rex de Luchon. À Lourdes, ils

sont alliés à Marine Sans, ancienne directrice adjointe

du Royal de Biarritz, désormais à la tête du Pax.

yşegül AlganPlusieurs semaines de travaux ont été engagées

pour remettre l’équipement de trois salles à niveau : hall

entièrement refait, « plus un accueil plus lumineux et

moderne », création d’un espace d’attente et d’un coin

café, nouveau système son dans la grande salle, écran

agrandi dans la plus petite, et quelques fauteuils retirés,

à la marge, pour améliorer le confort.

« Le Pax, c’est 95 ans d’histoire, marquée notamment

par la diffusion de films religieux », rappelle Marine

Sans. Et si ces dernières années, le cinéma s’était

exclusivement centré sur des titres commerciaux, la

nouvelle équipe entend diversifier sa programmation

vers l’art et essai. L’objectif est d’obtenir le classement

et un label, « voire à terme, en fonction de l’envie du

public, l’ensemble des labels », mais également de « casser

les clichés sur Lourdes ».

Un nouvel élan ciné dans la Cité mariale

La petite ville des Hautes-Pyrénées compte 13 000

habitants… et accueille près de trois millions de

touristes par an. Une ville « originale dans son

©Cinéma Pax

fonctionnement, divisée en deux, à la fois au niveau de

sa population mais aussi au niveau géographique, avec

une partie basse composée de boutiques et de restaurants,

et une partie haute, plus résidentielle. Mais tout ça vit

ensemble », observe la nouvelle directrice, bien décidée

à ce que le Cinéma Pax trouve une place centrale dans

cette « petite ville où tout le monde se connaît, et qui ne

vit pas que pour les touristes et le tout cultuel ».

Parmi les autres équipements cinématographiques de la

commune, aux côtés du « croquignolesque » mono-écran

Majestic « qui ne passe que des films religieux », la Ville

avait ouvert la salle du Palais pour pallier l’absence d’offre

art et essai et de séances scolaires sous l’ancienne exploitation

du Pax. Quel est l’avenir de ce cinéma programmé

par le Parvis ? « Ce qui est sûr, c’est qu’au Pax, nous allons

faire notre travail, y compris à destination des scolaires »,

tranche Marine Sans. Observant que les anciens exploitants

du Pax ne réalisaient qu’environ 15 000 entrées

annuelles, « avec trois salles ouvertes tous les jours », la

nouvelle directrice espère atteindre les 60 000 spectateurs,

tout en restant consciente du « gros travail à

faire pour aller chercher un public qui a perdu l’habitude

de venir ». À cet enjeu de reconquête s’ajoutent des

contraintes très concrètes : implanté en centre-ville,

le Pax doit composer avec des conditions de circulation

et de stationnement qui s’annoncent d’autant plus

complexes à partir du mois de mars. « On est impatients

de démarrer », conclut la jeune exploitante, déterminée

à relancer la dynamique.

Aysegül Algan

32 N°511 / 4 mars 2026


L’ACTUALITÉ DE

L’EXPLOITATION ET DE LA

DISTRIBUTION CINÉMA

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Exploitation

Le Cinéma Stars d’Arpajon

rallume ses projecteurs

Après un an de fermeture, l’équipement cinématographique

de la commune essonnienne a rouvert le

25 février sous son appellation historique, Cinéma

Stars, et désormais géré par la SPL Sorgem.

L’établissement de cinq salles et 600 fauteuils avait initialement

ouvert en octobre 2022, sous enseigne Première Cinémas

par le GECI. Il a cessé son activité moins de trois ans plus tard, à

défaut d’avoir trouvé son point d’équilibre car loin des 120 000

entrées initialement visées.

Le nouveau propriétaire, la société d’économie mixte Sorgem, a

confié l'exploitation du site à Nicolas Chemin, qui programme

également le CinéMassy (3 salles) et le mono-écran de

Longjumeau voisins. Le professionnel compte bien réinstaller

une offre de proximité équilibrée à Arpajon, dans un contexte

concurrentiel exigeant – le Kinepolis de Brétigny-sur-Orge est

à moins de 7 km. Sa programmation généraliste au Stars vise le

classement art et essai, ainsi que les labels Jeune public, patrimoine

et 15-25 ans, « du moins dans un premier temps ». Le

tout, avec un objectif « prudent » de 70 000 entrées annuelles

aligné sur les résultats de l’établissement avant sa fermeture,

UN NOUVEAU CINÉMA À MONTBÉLIARD

Alice Grégoire, présidente de l'association Le Cinéma et Rien d'Autre, le jour de l'inauguration

« tout en développant les scolaires et des animations ».

Pour la réouverture du Cinéma Stars, les interventions techniques

ont essentiellement porté sur la résolution de contentieux

urbanistiques, notamment le placement de blocs de

climatisation extérieurs. Mais Nicolas Chemin compte sur un

programme de modernisation, notamment une “lasérisation”

des projecteurs, « dans les trois ou quatre ans à venir ».

Avec le Cinéma Stars d’Arpajon, la Sorgem – majoritairement

détenue par les collectivités de l'Essonne et départements

limitrophes – a donc intégré l'exploitation cinématographique

dans ses statuts. Dans un contexte de campagne municipale,

l’opérateur semi-public observe toutefois une réserve de

communication. « La Sorgem a racheté les murs et le fonds de

commerce, dans un temps relativement court, pour faire revivre

de cinéma de proximité et soutenir l’attractivité du centre-ville »,

souligne de son côté Nicolas Chemin, qui fera également partie

de l’aventure du second projet de reprise de la société d’économie

mixte locale, à Sainte-Geneviève-des-Bois. L’actuel

complexe 4 Perray, fermé depuis avril 2024, y fera l’objet d’une

rénovation-extension, avec un passage de quatre à sept salles

et une réouverture envisagée à l’horizon du second

semestre 2028.A.A.

©Adrien Boualam

Après la fermeture de son historique Colisée en

juillet dernier, la ville du Doubs retrouve un nouveau

cinéma de proximité, Les Bains Douches,

grâce à la volonté commune de la mairie et de

Centre Image.

Pour son ouverture le week-end du 21 et 22 février,

Les Bains Douches - Le Cinéma a accueilli 400 spectateurs,

ravis de retrouver une offre de films au centre

de Montbéliard. C’est désormais dans cette salle,

partagée avec la scène nationale, que Centre Images

– le pôle d’éducation aux images de Bourgogne-

Franche-Comté – a pu développer un projet collectif

avec ses partenaires et le soutien de la Ville. Une

vingtaine de films, grand public, art et essai et patrimoine,

avec une attention particulière au jeune public,

seront ainsi proposés à raison de 18 séances par semaine,

du mercredi au dimanche, en laissant des créneaux

certaines semaines ou week-ends pour d’autres spectacles

ou activités.

« Nous avons développé ce projet avec MA scène nationale

et l’association Le Cinéma et rien d’autre, qui travaillait

déjà sur l’art et essai au Colisée, explique la directrice

de Centre Images, en créant un circuit itinérant, Circuit

Image. » Celui-ci va opérer les projections aux Bains

Douches, mais aussi dans une salle annexe, le Jules

Verne, située en quartier prioritaire de la ville et qui

accueillera surtout les dispositifs scolaires et les publics

jeunes, et ponctuellement des séances tout public. Les

deux salles ont été équipées d’écrans fixes mais le

matériel de projection, acquis par la mairie, est donc

itinérant. « Cela nous a permis de répondre très vite à

l’appel à projet de la municipalité, ce que le CNC et la

DRAC, qui nous connaissaient, ont bien compris. »

Centre Images coordonne en effet les dispositifs

nationaux d’éducation à l’image dans le Doubs, et

organise entre autres le festival Diversité à l’échelle de

la grande région. Pour Muriel Goux, l’idéal, sur le

long terme, serait de redonner vie au Colisée, “le”

cinéma historique de Montbéliard qui existait depuis

les années 60, « mais nous ne pouvions pas investir dans

un vrai cinéma ». Le Colisée, exploité par le privé

Jean-Claude Kieffer, s’était dégradé ces dernières

années au point de devoir fermer cet été pour raisons

de sécurité. Centre Images en a repris le projectionniste,

qui travaille désormais avec l’équipe d’une vingtaine

de bénévoles, aux côtés de professionnels. Muriel

Goux et sa collègue médiatrice Nora Hangler travaillent

sur la programmation jeune public et les dispositifs

d'éducation à l’image, tandis que Sacha Marjanovic

est en charge des films art et essai et grand public,

avec Le cinéma et rien d’autre.

L’objectif étant de rendre le cinéma accessible à tous,

avec une offre complète et des tarifs s’échelonnant

entre 7 et 5 €, dans une ville qui compte 25 000

habitants – et plus de 110 000 pour l’agglo. Le cinéma

le plus proche est le Megarama d’Audincourt à 8 km,

puis le mono écran de Pont-de-Roide à 25 km et le

Kinepolis de Belfort à 40 km. La directrice de Centre

Images espère attirer plus de 11 000 spectateurs par

an avec la formule actuelle.

Cécile Vargoz

Saint-Maur sécurise l’avenir du 4 Delta

Le cinéma municipal de la commune du Val-de-Marne,

fermé depuis janvier 2025 en raison de désordres

affectant plafonds et chauffage, s’apprête à ouvrir un

nouveau chapitre. Le 17 février dernier, la Ville a

officialisé la signature d’un bail de 25 ans avec le

propriétaire des murs, ouvrant la voie à une rénovation

complète du site, incluant mise aux normes et modernisation

des équipements. Une issue positive à plusieurs

mois de négociations. Le 4 Delta avait déjà été menacé

de fermeture en 2018, ses exploitants d’alors, David

et Pascal Launois, souhaitant le céder pour financer

leur projet de multiplexe dans la commune voisine

de Chennevières-sur-Marne (le Pince-Vent ouvrira à

l'automne 2018… avant d’être liquidé puis repris par

Mégarama à l’été 2023).

La municipalité avait alors acquis le fonds de commerce

du 4 Delta, confiant son exploitation à un EPIC dédié

(l’EPIC Théâtre & Cinémas) devenu locataire des

murs. L’accord de long terme trouvé avec le propriétaire

lui permet désormais de se projeter dans des investissements

de long terme, aux côtés du mon-écran Le

Lido (425 fauteuils), également municipal. La réouverture

des 4 Delta est prévue pour fin 2027.

A.A.

©Ville de Saint-Maur-des-Fossés

34 N°511 / 4 mars 2026


À BANDOL, CINÉ MÉDITERRANÉE RALLUME

LE CINÉMA MARCEL PAGNOL

Le 25 février, la commune du littoral varois a retrouvé

un cinéma en cœur de ville avec l'aménagement

d’une salle des fêtes.

Implanté à une vingtaine de mètres à peine de l’ancien

cinéma Le Caméra – fermé il y a plusieurs années puis

démoli –, le cinéma Marcel Pagnol prend place dans la

maison Tholosan. Longtemps utilisée pour des assemblées

générales, repas des seniors et autres activités associatives,

la salle a été entièrement

réaménagée et gradinée

pour accueillir 88

fauteuils. Côté technique,

elle est équipée d’un

projecteur 2K laser avec

3D active, d’un écran de

écran 6,50 m de base et

du son Dolby 7.1.

« C’est un équipement

extrêmement attendu »,

indique François Viette.

Le dirigeant du réseau

itinérant Ciné Méditerranée,

qui inaugure,

avec cette DSP, son

deuxième cinéma fixe

après le Cinéma de la

Baie à Londe-les-Maures, en novembre 2025, est déjà

un habitué des lieux puisqu’il y proposait déjà, depuis

deux ans, des séances itinérantes (en partenariat avec

l’association L’Étoile bandolaise) « qui affichaient une

moyenne de 130 entrées ». Dans un premier temps,

l’exploitation du Marcel Pagnol sera circonscrite aux

mercredis, samedis et dimanches, en raison du partage

encore partiel des lieux. Dans un premier temps,

l’exploitation du Marcel Pagnol sera circonscrite aux

mercredi, samedi et dimanche, « en raison du partage

encore partiel des lieux avec les activités associatives ».

En revanche, le cinéma sera ouvert tous les jours

durant les vacances scolaires.

Côté ligne éditoriale, Ciné Méditerranée entend

répondre aux attentes d’un public « très CSP+ » en

travaillant les films art et essai, visant le classement

et, éventuellement, le label jeune public, « et peut-être

plus tard le label patrimoine ».

Bandol compte entre 7 000 et 8 000 habitants à l’année,

mais voit sa population fortement augmenter en été.

Une forte saisonnalité qui a été intégrée dans le prévisionnel

établi à 20 000 entrées annuelles par le cabinet

Hexacom. Dans cette commune de l’agglomération

Sud Sainte Baume, que Ciné Méditerranée sillonne

déjà régulièrement via ses points itinérants, les cinémas

fixes les plus proches sont le Cinéma A.B.C. de Sanary-sur-Mer

(2 salles), le Six n'étoiles de Six-Fours-les-

Plages (4 salles) et le mono écran Casino de

Saint-Cyr-sur-Mer, tous à une vingtaine de minutes

en voiture.

À noter enfin que l’inauguration du Marcel Pagnol a

eu lieu le 24 février, en présence de Jean-Pierre Darroussin

venu présente La Pie voleuse de son camarade

Robert Guédiguian.A.A.

RÉNOVATION AU MAJESTIC DE

MONTMORILLON

Dans la commune de la Vienne de 6 000 habitants,

l’historique cinéma s’est doté d’espaces d’accueil

et d’une nouvelle visibilité.

« En un mois, les gens ont pris l'habitude de venir boire un

café dans notre salon et de s’y attarder », se réjouit Marie-Françoise

Desbrousses depuis la rénovation du Majestic. La

présidente de l’association L’Étoile, qui gère le mono

écran de Montmorillon depuis 40 ans, explique en effet

que le cinéma était jusqu’à présent coincé entre deux

commerces et peu visible de la rue. En lançant des travaux,

la municipalité, propriétaire des murs, a décidé de les

déplacer pour élargir le Majestic, qui dispose ainsi de

deux salons cosy et lumineux favorisant les échanges.

« Nous proposons beaucoup d’animations – bientôt la venue

d'Édouard Bergeon pour Rural, chaque année le festival

Ciné d’Afrique en Vienne, avec des réalisateurs venus d’Afrique,

mais aussi des séances Unipop, pour lesquelles nous offrons

un en-cas à nos spectateurs qui, jusqu’à présent, devaient

manger dans la salle. » Les travaux, entrepris dans le cadre

de la revitalisation du centre-ville, ont aussi permis de

refaire la toiture en ardoise et la façade, et de rendre le

cinéma entièrement accessible aux PMR.

Une deuxième tranche concernera le désamiantage, les

sanitaires et l’installation d’une pompe à chaleur. Au

total, le coût frôle le million d'euros, dont 300 000

financés par la municipalité, le reste provenant du programme

Petites villes de demain, du fonds de soutien du CNC

ou encore d’aides la Région Nouvelle-Aquitaine.

L’association a de son côté investi 17 000 euros dans les

équipements de billetterie, un nouveau site internet et

un affichage dynamique, fournis par Ciné Digital.

Un grand coup de neuf donc pour cette ancienne salle

des fêtes, qui proposait déjà du cinéma dans les années

30. La municipalité l’avait rénovée au début des années

80, confiant d’abord la gestion à un privé puis, en 1986,

à l’association L’Étoile, qui gérait déjà l’ancienne salle

paroissiale de La Trimouille, village de 900 habitants au

sud de la Vienne. Aujourd'hui, avec une équipe de 22

bénévoles pour Montmorillon et 15 à la Trimouille, plus

un médiateur culturel à temps plein sur les deux cinémas,

l’association propose 15 séances par semaine au Majestic,

sans compter les dispositifs École, Collège et Lycéens au

cinéma, la salle étant accessible à pied pour tous les

établissements scolaires de la ville.

L’association travaille avec Véo pour la programmation,

perçoit une aide de la mairie – qu’elle lui reverse en

grande partie pour le loyer –, son plus gros soutien

étant la subvention art et essai. Passé de 24 000 entrées

en 2019 à 21 000 en 2024, le Majestic est déjà en

progression en ce début d’année. Et si le nouvel espace

de convivialité – avec sa « cafetière professionnelle » –

donne plus de travail aux bénévoles, il donne plus

d’envie de se réunir. Dimanche dernier, Le Chant des

forêts a rassemblé 80 personnes à Montmorillon.

Cécile Vargoz

©Lisiane Belloy ©Lisiane Belloy

N°511 / 4 mars 2026

35


Focus Exploitation

©Lavaur Cinéma

À LAVAUR, LE CINÉMA SE DÉCLINE

EN CINÉ PASTEL

Cinq ans après la fermeture de son

ancien mono-écran, la commune

tarnaise a retrouvé, le 20 février,

un cinéma flambant neuf, porté en

délégation de service public par Véo

et L’Yre Cinémas.

En 2019, lorsque son ancien exploitant – qui opérait en

même temps la boîte de nuit attenante – met la clé sous

la porte, le cinéma de Lavaur est repris par la Ville propriétaire

des murs. Et lorsque, deux mois plus tard, frappe

la crise sanitaire, la municipalité repense entièrement son

équipement. C’est ainsi que Ciné Pastel, de 3 salles et

404 fauteuils, prend forme sur l'îlot intégralement rasé

et reconstruit, sans aucune artificialisation de sols, à deux

pas de la mairie et dans le périmètre protégé de la cathédrale

Saint-Alain. La maîtrise d’ouvrage a été confiée à

l’Arac Occitanie (Agence régionale aménagement construction

Occitanie), qui a livré la coque pour un budget

global d’un peu plus de 4 M €.

Une exploitation en duo

C’est là qu'entre en scène la société Lavaur Cinéma, issue

de l’association entre Véo (qui en détient 51 %) et L’Yre

Cinémas (49 %), conjointement retenus pour une DSP

de 12 ans. La nouvelle structure portera l’intégralité de

l’aménagement intérieur, représentant 800 000 euros

d’investissements. Les trois salles sont équipées en projection

laser, en 3D active et en son 7.1. Afin de répondre

à des contraintes d’espace, l’une d’elles reprend le dispositif

de projecteur intégré dans les soffites – soit dans le faux

plafond accueillant les gaines de soufflage –, déjà expérimenté

par Véo à la Cartoucherie de Toulouse.

INFOS PRATIQUES

TARIFS

Normal : 8,90 €

Réduit : 7,90 €

(étudiants de moins de 25 ans, retraités,

personnes en situation de handicap,

demandeurs d’emploi, bénéficiaires

du RSA)

-18 ans : 6,90 €

-14 ans : 5 €

Séances du matin (avant 13h) : 5,90 €

Carte 10 entrées : 69 €

Carte magnétique (achat ou

remplacement) : 3 €

36 N°511 / 4 mars 2026


Au-delà des choix techniques, pour Jean Villa, directeur

général des cinémas Véo, le Ciné Pastel est « l’archétype

du cinéma de proximité », et un équipement très attendu

dans la commune de 10 000 habitants, comme en atteste

le succès de la journée portes ouvertes du 18 février

dernier. En plus de 6 ans d’absence de cinéma dans leur

ville, les spectateurs lavauréens se sont reportés vers les

établissements implantés dans un périmètre de 25 km

– dont le Cinéma Vertigo (2 salles) de Graulhet et l’Imagin'

Cinémas (4 salles) de Gaillac –, « voire jusqu'à l’agglomération

toulousaine… ou n’allaient tout simplement plus au

cinéma », note Jean Villa.

Prêt à relever l’enjeu de reconquête du public, le Ciné

Pastel garde le cap, fixé avant-crise, d’une fréquentation

annuelle comprise entre 65 000 et 70 000 entrées. Le

tout avec une programmation généraliste et art et essai,

et l’objectif d’obtenir le classement, tout comme celui

de mener « un travail spécifique en direction du public

jeune, notamment grâce aux liens étroits tissés avec la section

cinéma du lycée de la ville ». Jérôme Quaretti, qui gère

L’Yre Cinémas avec Frédéric Perrot, souligne de son côté

que le ciné-club historique de la ville reprendra ses séances

patrimoine dès le mois prochain. Quant au rooftop du

cinéma et son restaurant qui viendront compléter le

nouvel équipement, « la mairie a mis le choix du délégataire

en stand-by durant la période électorale, mais nous comptons

avoir, d’ici quelques mois, une offre de restauration qui

pourra optimiser la sortie cinéma, au-delà du coin-café du

Ciné Pastel et les établissements alentour », ajoute Jérôme

Quaretti.

À noter enfin que, dans le cadre de leur partenariat, Véo

– qui programmait déjà le mono écran de Lavaur – assure

la programmation via son entente, et L’Yre Cinémas, la

direction opérationnelle du site.

Ayşegül Algan

©Lavaur Cinéma

LES ÉQUIPEMENTS*

GLOBAL

Maître d’ouvrage : ARAC / LAVAUR CINÉMAS

Maître d’œuvre / pilote : OSCO ARCHITECTURE/THIBAUT FRÉCON

ARCHITECTE EI / ID-CINÉ - ALPHA BET

Bureau de contrôle : QUALICONSULT

BÂTIMENT

Gros œuvre : GBMP

Electricité et réseaux : GB ENERGIE / ALLEZ ENERGIES

Climatisation/chauffage : ALIBERT

FAÇADE/HALL

Comptoir : RONCO

Système de billetterie : EMS MONNAIE SERVICES

Signalétique intérieure : NEON AQUITAINE

Enseignes façade : NEON AQUITAINE

Affichage dynamique : SONIS

SALLES

Fauteuils : KLS

CABINES

Installateur : MÉDIATECHNIQUES

EXPLOITATION

Programmation : VÉO

SITE INTERNET

Conception : MONNAIE SERVICES / BONNE IMPRESSION

*Basé sur le déclaratif de la salle

©Lavaur Cinéma

CARACTÉRISTIQUES DES SALLES

SALLE PLACES PMR DIM (M) SON IMAGE

1 72 3 8,5 5.1 laser

2 132 5 10 7.1 laser 4K

3 187 5 13,5 7.1 laser 4K

TOTAL 391 13

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Miscellanées

PROCHAINE CDACi

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO

11/03/26 SAS CINEMOVIDA (GROUPE CGR) CGR CHÂTEAUROUX 2 233 Projet de transfert-extension du multiplexe

CGR Châteauroux (8 salles et 1 078 places)

Châteauroux Indre Châteauroux Métropole

11/03/26 SAS SEDAN CINÉMA APOLLO 5 810 Projet de création Sedan Ardennes Ardenne Métropole

Les Mycéliades :

une 4 e édition encore

en expansion ​

L’édition 2026 du festival SF coordonné par l’ADRC et

Images en bibliothèques s’est achevée le 15 février, après

16 jours d’événements autour de la thématique des

“Résiliences”. ​Organisé dans plus de 80 villes de France,

Les Mycéliades a attiré un public toujours plus nombreux

et diversifié, avec plus de 20 000 spectateurs dans les

cinémas, soit une augmentation de 5 % par rapport à

l’année précédente, qui était déjà en forte progression.

Les médiathèques ont accueilli plus de 8 000 visiteurs. ​

Avec 580 animations, 230 intervenants issus de divers

domaines et 16 tournées d’ambassadeurs, le festival a

mobilisé un public varié, notamment les 15-25 ans qui

ont représenté en moyenne 35 % des participants, atteignant

même 80 % dans certaines structures. Un engouement

qui confirme « l’importance de développer la

manifestation sur l’ensemble des territoires et la nécessité de

convoquer un dialogue interdisciplinaire autour de questions

science et société impactantes », soulignent l’Agence nationale

pour le développement du cinéma en régions et Images

en bibliothèques, qui donnent rendez-vous en février

2027 pour la cinquième édition. ​

©Les Mycéliades

Sofica : cap maintenu

Les douze Sofica agréées en 2025 ont collecté environ

73 M €, « soit 99,5 % de l’enveloppe totale autorisée »,

précise le CNC a propos de ce dispositif adossé à l’épargne

privée, qui permet aux souscripteurs de bénéficier d’une

réduction d’impôt pouvant atteindre 48 %. En contrepartie,

les Sofica contribuent chaque année au financement

de plus de la moitié des films d’initiative française et près

de la moitié de tous les films agréés par le CNC.Un outil

de financement « plus que jamais indispensable pour

accompagner le dynamisme de la création indépendante de

films et de séries en France », commente Gaëtan Bruel.

« Les Sofica sont notamment devenues des partenaires des

premiers et deuxièmes films, des films de moins de 8 M €,

ou encore des œuvres d’animation. »

L'Affaire Bojarski

Parmi les longs métrages qui ont bénéficié de l’apport

de Sofica figurent, entre autres, La Petite Dernière de

Hafsia Herzi, Amélie ou la métaphysique des tubes de

Liane-Cho Han et Maïlys Vallad, Partir un jour d’Amélie

Bonnin, La Femme la plus riche du monde de Thierry

Klifa, Dossier 137 de Dominik Moll, L’Inconnu de la

Grande Arche de Stéphane Demoustier ou encore L’Affaire

Bojarski de Jean-Paul Salomé.

© 2025 Guy Ferrandis - Le Bureau Films - Les Compagnons du Cinema

Carnet noir

Claude Bertin Denis,

collectionneur majeur

C’est la perte du « plus grand

collectionneur d’affiches de France,

véritable passionné et passionnant

de cinéma, n'hésitant pas à prêter

ses affiches à tous les cinémas qui

en avaient besoin », regrette

Brigitte Lonchampt Frelet,

exploitante du cinéma Olympia

de Pontarlier. Claude Bertin Denis nous a quittés le

19 février dernier à l'âge de 80 ans. Il laisse derrière

lui plus de 500 000 affiches et plus d’un million de

photos de tous les pays du cinéma. Par ailleurs président

du Centre de ressources iconographiques pour le

cinéma de Pontarlier, il y organisait régulièrement des

expositions d’affiches. Après celle, en cours, consacrée

à Bernard Blier, débutera l’exposition hommage à

l’affichiste Constantin Belinsky, en présence de la fille

de ce dernier (7-22 mars).

A.A.

Soutiens

Afcae

Coup de Cœur 15-25

Plus fort que moi de Kirk Jones

(Tandem, 1 er avril)

Marama de Taratoa Stappard

(Grindhouse Paradise, 22 avril)

ADRC

Séances accompagnées

Plus fort que moi de Kirk Jones

(Tandem, 1 er avril)

Wives d’Anja Breien (Malavida, 1 er avril)

Romeriá de Carlá Simon (Ad Vitam, 8 avril)

Nous l’orchestre de Philippe Béziat

(Pyramide Distribution, 22 avril)

GNCR

Dao d’Alain Gomis (Jour2Fête, 29 avril)

AGENDA DE LA PROFESSION1

AG VÉO 12/03/26 PLAISANCE-DU-TOUCH ET TOULOUSE

AG SYNDICAT DES CINÉMAS DE PROXIMITÉ 13/03/26 TOULOUSE

RENCONTRES DU SUD 16 au 20/03/26 AVIGNON

JOURNÉES PROFESSIONNELLES DE CINÉMAS 93 17 et 18/03/26 PANTIN

PRINTEMPS DU CINÉMA 22 au 24/03/26 FRANCE

RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI RÉPERTOIRE 25 au 27/03/26 TOURS

AG ANNUELLE DU SFTC 31/03 et 01/04/26 PARIS

RENCONTRES DE GÉRARDMER 07 au 10/04/26 GÉRARDMER

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS NORD-PAS-DE-CALAIS 05/05/26 LOMME

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES

FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES

RÉUNION EUROPA CINEMAS 17/05/26 Cannes

AG DU SYNDICAT DES PAYS DE SAVOIE 02/06/26 ANNECY

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY

FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE

CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE

12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 17 au 19/06/26 DINARD

STUDIO SHOW 02 et 03/07/26 PARIS

38 N°511 / 4 mars 2026



IF... PRODUCTIONS, HAUT ET COURT ET LIMAN FILM PRÉSENTENT

UN THRILLER POLITIQUE SAISISSANT

LES INROCKUPTIBLES

PAR LE RÉALISATEUR DE

LA SALLE DES PROFS,

NOMMÉ AUX OSCARS®

CRÉATION : IF... PRODUCTIONS / HAUT ET COURT / LIMANFILM / ZDF MMXXV

ÖZGÜ NAMAL

TANSU BİÇER

YELLOW LETTERS

UN FILM DE

İLKER ÇATAK

AU CINÉMA LE 1 ER AVRIL

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