Haiti Liberte 4 Mars 2026
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Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
LE BUTIN A-T-IL ÉTÉ BIEN PARTAGÉ ?
Kapayisyen:
Glisman tè blese
senk moun epi detwi
kat kay !
Page 6
Position officielle
du Mouvement
Reconoci-do
concernant l’éditorial
du Diario Libre sur
la nationalité et
l’apatridie !
Page 7
D’UN ASSASSINAT À L’AUTRE !
Voir page 4
Le Premier ministre Fils-Aimé a présenté, le mardi 3 mars 2026, les membres du nouveau gouvernement de
transition issu du pacte de la honte.
From Iran to
Venezuela to
Haiti, Duplicity
and Illegality Are
Foundations of U.S.
Conduct
page 9
Cuba : Nouveaux
détails sur
la tentative
d’infiltration de
terroristes !
Page 10
Voir page 3
Lorsque les États-Unis ont assassiné ouvertement et illégalement l’Ayatollah Khamenei, cela ne l’a-t-il pas amené à
penser qu’ils avaient joué un rôle dans le meurtre du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021, comme
beaucoup le soupçonnent ?
La dictature
néocoloniale du
kenyan doit libérer
Booker Ngesa Omole !
Page 17
Editorial
HAITI
LIBERTÉ
Le chantage de Washington !
1583 Albany Ave
Brooklyn, NY 11210
Tel: 718-421-0162
Fax: 718-421-3471
Par Berthony Dupont
Face aux manœuvres de l’impérialisme américain visant à démanteler
profondément certains pays sous des prétextes inimaginables,
à les dénigrer injustement, souvent à l’aide d’informations
inexactes, nous, à Haïti Liberté, restons fiers et inébranlables dans
nos convictions politiques et dénonçons avec force l’administration
de Donald Trump. Nous constatons avec indignation que nombre de
groupes opportunistes adoptent des positions erronées et indécises
lorsqu’ils doivent choisir entre progrès et régression, entre révolution
et contre-révolution, et surtout, entre internationalisme prolétarien
et alliance capitaliste impie. Ces fossoyeurs de la libération
nationale agissent comme une balle ballottée dans tous les sens,
tout en démontrant concrètement leur allégeance à la politique occidentale.
C’est pour dénoncer cette pratique, afin de ne créer aucune
confusion susceptible d’induire les masses en erreur, que notre position
demeure claire et invincible sans la moindre déviation, dans
la mesure où nous ne fléchissons jamais au gré des circonstances.
Quel qu’en soit le temps qu’il fait, nous n’avions rien changé,
si ce n’est les saisons qui changent avec le temps ; non pas notre
détermination permanente, notre résistance profonde. Depuis nos
débuts jusqu’à aujourd’hui, près de 20 ans de lutte quotidienne,
notre message reste et demeure le même, car nous ne courberons
guère face au chantage de Washington. Nous restons fidèles à nos
principes, afin que notre position, pour aucune raison, ne soit jamais
identique à celle d’un quelconque représentant de la classe
dirigeante servant ce péché mortel qu’est le système capitaliste
occidental. Et c’est pourquoi notre véhicule idéologique ne circule
jamais sur deux routes opposées ; nous restons toujours sur notre
voie, et c’est ce qui nous donne évidemment la force, le zèle, la
légitimité et les arguments solides pour défendre notre pays victime
d’agression impérialiste.
Ainsi, chaque semaine, le journal est devenu un lieu de vive
confrontation entre les idées des classes laborieuses, afin de contrecarrer
et d’empêcher la mise en œuvre des manœuvres de ceux qui
exploitent véritablement les masses. Il s’agit également de contrer
les complots ourdis par la réaction interne, qui s’oppose au droit du
peuple haïtien à l’autodétermination sur son propre territoire. Il est
triste de voir Haïti, pays qui fut jadis un exemple de révolution sociale
et de lutte contre l’esclavage, sombrer dans ce bourbier, où ses
dirigeants, sans exception, servent désormais l’ennemi des peuples
luttant pour un changement fondamental. L’Empire américain et
son allié sioniste criminel viennent de perpétrer en Iran un acte
lâche de terrorisme. Voilà sur quelle force criminelle Haïti s’appuiet-elle
pour promouvoir son développement. Un monstre capitaliste
qui a détruit l›Irak, la Libye, la Syrie, et ne se soucie pas de la cause
de la paix mondiale.
Il veut faire sa proie du Venezuela tout en continuant de menacer
et d’asphyxier la révolution cubaine. Inféodés au criminel impérialiste,
ces exemples n’ont aucune signification et ne sont pas
conformes aux intérêts des classes bourgeoises haïtiennes. Rien ne
semble pouvoir changer en Haïti avec une telle servilité des néo-colonisés,
qui vise à fragiliser davantage le pays par des actes de sabotage,
d’assassinats et d’autres moyens, allant jusqu’à discréditer
ceux qui combattent véritablement pour la révolution. Lorsqu’un
gouvernement en arrive à utiliser des mercenaires étrangers contre
son propre peuple, sachez que la situation a atteint son paroxysme.
Il convient également de noter qu’une série de facteurs se sont
manifestement conjugués pour nous conduire à ce niveau de dégradation
sociale. La vérité est que ce système de destruction totale,
qui élabore des politiques préjudiciables aux intérêts des peuples
opprimés luttant pour leur pleine liberté, pour la paix et le bonheur
universels, est précisément le système dont les Haïtiens corrompus,
sans exception, espèrent et attendent la rédemption censée les arracher
au bourbier dans lequel ils sont englués.
Un système qui multiplie les manœuvres sournoises, les intrigues,
les abus de pouvoir, les assassinats politiques, les détournements
de fonds publics et le recours à la terreur politique pour
se maintenir au pouvoir au profit d’un régime sanguinaire qui refuse
de se sacrifier pour le bien du peuple. Ces conspirateurs contre
la cause haïtienne sont de deux ordres : les complices déclarés de
l’impérialisme et ceux qui collaborent par leur silence assourdissant.
Pourtant, les accusations les plus graves sont aujourd’hui portées
contre les gangs, présentés comme les principaux coupables. Ces
accusations ne reposent sur aucune volonté délibérée sauf de permettre
aux forces impérialistes de poursuivre leurs basses besognes.
Avec la domination impérialiste américaine, il n’y aura plus jamais
l’émergence d’une vie nationale porteuse d’espoir pour les masses
appauvries. Nous devons nous attendre au pire !
Ce qui se trame, c’est de nous barrer la route. Ce nouveau gouvernement
illégal est déjà une véritable clique de voyous de toutes
sortes, de connivence avec des membres corrompus de la classe
politique et l’oligarchie économique réactionnaire, non seulement
pour créer une situation menant à l’effondrement total de la nation,
mais aussi pour nous faire accepter le chantage que nous sommes
une colonie américaine. Certains individus naïfs, voire opportunistes,
qui soutenaient hier le Conseil Présidentiel de Transition
(CPT), font aujourd’hui preuve d’une remarquable constance en
offrant sans hésiter leur soutien au Premier ministre de facto, Alix
Didier Fils-Aimé, véritable agent de l’impérialisme américain, afin
de servir leurs intérêts en Haïti. Le pacte antinational adopté est une
alliance contre nature qui témoigne d’un profond mépris pour l’ingouvernabilité
de la cause nationale, afin de justifier l’inacceptable
et de permettre aux détenteurs du pouvoir politique de continuer à
vivre confortablement tandis que les masses défavorisées luttent
pour survivre.
Nous continuerons de consolider notre position d’anti-impérialisme
qui conditionne toujours notre point de vue. Notre engagement
révolutionnaire envers la lutte des masses exploitées et marginalisées
dans les zones de non-droit restera inattaquable. Notre
position irrévocable est précisément ce qui gêne nos détracteurs de
tous bords, mobilisés pour dépouiller le pays de tout progressisme.
Nous autres, nous avons choisi notre camp : inconditionnellement,
aux côtés non seulement du peuple haïtien, mais aussi des Cubains,
des Vénézuéliens, des Iraniens, des Palestiniens et d’innombrables
autres peuples, luttant pour leur droit à l’autodétermination, afin
de balayer ce système et de transformer l’ordre établi. Tant que ce
système de domination existera, nous resterons des combattants
indomptables, armés de la volonté populaire de ne pas céder au
chantage américain, afin que l’étendard de la lutte anti-impérialiste
ne soit jamais abaissé !
3, 2ème Impasse Lavaud
Port-au-Prince, Haiti
Email :
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Website :
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Berthony Dupont
RÉDACTEUR EN CHEF
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RÉDACTION
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J. Fatal Piard
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2 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
D’un assassinat à l’autre !
A Travers Haiti
Par Kervens Louissaint
De l’Iran au Venezuela, en passant
par Haïti, la duplicité et l’illégalité
sont les fondements de la conduite
des États-Unis.
Lorsque l’administration Trump
participe à l’assassinat du guide suprême
iranien Ali Hosseini Khamenei
ou envoie la Delta Force de l’armée
américaine kidnapper le président
vénézuélien Nicolas Maduro, elle ne
fait que reproduire au grand jour ce
que toutes les administrations américaines
pratiquent en coulisses : la projection
de cette puissance mondiale par
tous les moyens nécessaires, même au
mépris du droit international.
C’est précisément là que se pose
une question cruciale : comment les
États-Unis peuvent-ils orchestrer des
opérations aussi complexes et audacieuses
à travers le monde – frappes
ciblées, arrestations de chefs d’État,
changements de régime – tout en niant
toute implication dans l’assassinat du
président Jovenel Moïse le 7 juillet
2021 ?
Officiellement, ce n’était pas
l’administration Trump, mais l’administration
Biden ; Cependant, la question
n’est pas tant de savoir qui est
au pouvoir, mais plutôt de reconnaître
que les choix stratégiques de la politique
étrangère américaine transcendent
les clivages partisans.
Les structures de l’« État profond
», les agences de renseignement et le «
Le kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse
complexe militaro-financier-industriel
» fonctionnent sans interruption, quel
que soit le président en fonction.
C’est un point essentiel pour
comprendre le paradoxe haïtien :
depuis 1915, les États-Unis exercent
un contrôle direct ou indirect sur les
aspects fondamentaux de la vie politique,
économique et sécuritaire d’Haïti.
Ce sont eux qui ont créé le premier
groupe, avec le FRAPH d’Emmanuel
Toto Constant, pour empêcher le retour
au pouvoir du mouvement Lavalas.
Puis ils ont envoyé la MINUSTAH,
soi-disant pour stabiliser le pays, mais
en réalité pour le déstabiliser à leur
avantage. Cette histoire américaine est
révélatrice : demander aujourd’hui au
peuple haïtien de collaborer à la « capture
de certains chefs de gangs » revient
à le duper. D’une manière ou d’une
autre, la violence actuelle s’inscrit directement
dans leurs projets avec la
République dominicaine, visant non
seulement à détruire le tourisme dans
le pays, mais aussi à faire d’Haïti un
pays économiquement dépendant de
la République dominicaine, alliée directe
de l’impérialisme américain dans
le projet d’anéantissement d’Haïti.
Certains prétendent que Washington,
capable d’éliminer et d’enlever
des chefs d’État étrangers, n’a pas tué
ni capturé les dirigeants de la coalition
armée Viv Ansanm car ils seraient des
escrocs. Cet argument est simpliste,
facile, voire fallacieux. Affirmer cela,
c’est méconnaître les enjeux.
La seule personne que les Américains
souhaiteraient éliminer est l’ancien
policier Jimmy Cherizier, pour son
idéologie, sa formation militaire, sa
capacité à fédérer deux groupes armés
rivaux, à les organiser, à leur faire
comprendre qu’ils servent la même
cause, qu’ils appartiennent à la même
classe sociale et que leurs intérêts sociaux
sont les mêmes et de plus qu’ils
ont le même ennemi commun. Au lieu
de s’autodétruire l’un l’autre, il serait
à l ;’avantage de la lutte des masses
défavorisées qu’ils unissent leurs
forces pour lutter contre leur ennemi
commun : le système capitaliste et ses
tentacules criminelles antinationaux
que sont l’oligarchie bourgeoisie et la
clase politique traditionnelle parasite.
L’impérialisme a bien vite compris
ce qui est la base de Viv Ansanm
dans les quartiers pauvres abandonnés.
Pour empêcher que le virus de
lutte de classe n’atteigne pas les masses
populaires en son ensemble jusqu’à
se rallier à Viv Ansanm, d’autant plus
que ces dernières avaient salué et applaudi
la lutte efficace qui a conduit
à l’effacement du Premier ministre
Ariel Henry, que les États-Unis ont
complètement profité pour l’écarter
définitivement en le démettant de ses
fonctions de Premier ministre.
Cette action n’est pas passée
inaperçue, puis vient l’échec du Conseil
Présidentiel de Transition et de
la mission kényane, qui n’a pas su
susciter un espoir illusoire de paix et
d’élections permettant de se féliciter de
la résolution de la crise haïtienne. Cela
a poussé l’administration américaine à
envisager la création d’une force plus
Le mercenaire Erick Prince
robuste. Le secrétaire d’État américain
Antony Blinken a soutenu la transformation
de la mission multinationale de
soutien à la sécurité (MSS) dirigée par
le Kenya en Haïti en une opération de
maintien de la paix officielle des Nations
Unies. Puis sous l’administration
de Donald Trump, le secrétaire d’État
américain Rubio Marco a suggéré la
force de répression des gangs. C’est de
ce projet que le gouvernement de facto
dirigé par Alix Didier Fils-Aimé remplaçant
de Garry Conille va profiter de
cet héritage. Fils-Aimé est allé jusqu’à
l’extrême en recrutant des mercenaires
de la société d’Erik Prince et Vectus
Global pour accomplir sa sale besogne.
La Force de Suppression des Gangs
(GSF), elle-même appuyée par l’ONU,
et le Blackwater devraient collaborer
avec la Police nationale haïtienne
(PNH) afin qu’une quelconque paix
soit maintenue dans le pays.
Voici le résultat de cette soidisant
accalmie : les massacres perpétrés
par drones et escadrons de la
mort par Vectus Global, avec la complicité
de la PNH et de la GSF, dans les
quartiers populaires de Viv Ansanm
sont abominables. Environ 90 % des
victimes sont des civils innocents.
Comme à Gaza, la population haïtienne,
déjà pauvre, est la principale
victime.
En résumé, Haïti n’est pas encore
une priorité pour Washington car
aucun mouvement révolutionnaire ne
s’est encore développé dans les quartiers
populaires sous la direction d’une
organisation révolutionnaire structurée.
Bien que le secrétaire d’État
américain, Marco Rubio, ait déclaré
que les États-Unis pourraient déployer
des troupes au sol en Haïti cette année
pour tenter de briser la lutte des masses
pour un changement fondamental,
cela constitue une violation de la Constitution
haïtienne de 1987 et de la
Charte des Nations Unies.
Ceci met en lumière une règle
immuable de la géopolitique impérialiste
: la moralité affichée n’est qu’un
vernis, un masque servant à justifier
des actions visant le contrôle, la domination
et la terreur.
Les armes, les institutions, le
droit international, et même les demandes
de coopération, sont des instruments
permettant de traduire et de
légitimer les instincts et les intérêts.
Sous le vernis de la démocratie ou de
l’humanitarisme, la réalité demeure
la même : le pouvoir se mesure à ce
qu’un acteur peut réellement imposer,
et non aux règles qu’il prétend respecter.
En bref, qu’il s’agisse de l’Iran,
de la Palestine, du Venezuela, de Cuba
ou d’Haïti, le problème ne réside ni
dans l’exception Trump, ni dans le
président actuel, mais dans la structure
sous-jacente et persistante du
pouvoir américain, capable d’agir à
l’échelle mondiale tout en dictant aux
autres ce qu’il souhaite qu’ils croient
ou fassent. Comprendre cette vérité est
essentiel pour saisir l’histoire récente
d’Haïti et le cynisme persistant ainsi
que la langue de bois de ses maîtres
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Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
3
A Travers Haiti
Le butin a-t-il été bien partagé ?
Le lundi 2 mars 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, lors d’un Conseil des ministres à la Primature a
procédé à un remaniement ministériel…
Les membres du Corps diplomatique
Par Isabelle L. Papillon
Suite à la signature du Pacte national
pour la stabilité et l’organisation des
élections, les protagonistes de ce pacte
honteux – à savoir Fanmi Lavalas,
OPL, EDE, ASE, PHTK, ESPWA, Inite
et toute l’élite politique, dépourvue de
conscience nationale si ce n’est le désir
de s’enrichir personnellement – se sont
de nouveau réunis, dans un contexte
de réalignement politique marqué par
de récentes négociations entre le pouvoir
exécutif et les signataires du Pacte
colonial. Ainsi, plusieurs partis politiques
signataires étaient censés être
teurs politiques ont prétendu que leur
accord serait durable et permettrait au
pays de retrouver l’ordre constitutionnel,
restaurant ainsi la confiance entre
les citoyens et les institutions censées
garantir le respect des droits fondamentaux
sur l’ensemble du territoire. Quelle
belle promesse, si ce n’était que des
paroles en l’air, une vaine tromperie
que nous sommes las d’entendre parler
dans le pays.
C’est dans ce contexte que, le
lundi 2 mars 2026, le Premier ministre
Alix Didier Fils-Aimé, lors d’une
réunion extraordinaire du Conseil des
ministres à la Primature, a procédé
à un remaniement ministériel, con-
du FAES, et Chesnel François, le nouveau
directeur général de la Direction
générale des impôts (DGI).
Par ailleurs, Patrick Pélissier
conserve son poste au ministère de la
Moïse Louis prend la tête du
ministère de l’Environnement.
Stéphanie Smith prend la tête du
ministère du Tourisme.
Et Patrick Chrispin devient
Hans Célestin de l’Office national
de l’aviation civile (OFNAC),
Pierre Richard René du ministère
de l’Agriculture et Bernard Élie du
ministère de la Défense.
Alix-Didier Fils-Aimé et ses nouveaux ministres
Alix-Didier Fils-Aimé et Emmanuel Ménard
représentés au sein du gouvernement
afin, soi-disant, de promouvoir une
meilleure gestion des affaires publiques
et un gouvernement plus équilibré.
En d’autres termes, il s’agissait plus
clairement de partager le butin avec les
principaux acteurs qui ont facilité les
manœuvres douteuses du Premier ministre
de facto, Didier-Alix Fils-Aimé, lui
permettant d’occuper la Primature et
la Présidence de l’État haïtien illégalement
sans aucun mandat populaire,
voire indéfiniment, jusqu’à la tenue des
élections présidentielles que personne
n’est assurée quand elles seront lieues
exactement.
N’est-ce pas là une aubaine
offerte à cet opportuniste pour qu’il
puisse faire du pouvoir son propre profit
? Pour apaiser la population, les ac-
formément à l’article 10 de ce pacte
antinational, afin de récompenser les
principaux contribuables. N’est-il pas
important de rappeler que les ministres
présents à cette réunion ne seront pas
laissés pour compte par le Premier ministre,
même après plus d’un an à s’être
gavés et à avoir pillé les caisses de
l’État ? Enfin, le moment est venu de
partager le gâteau. Le Premier ministre
annonce la présence de plus de vingt
invités à ce festin. À noter que Serge
Gabriel Colin, ancien directeur général
du Fonds d’assistance économique et
sociale (FAES), figure parmi les invités
d’honneur depuis le lundi 23 février
2026, date de sa nomination comme
ministre de l’Économie et des Finances.
Sont également nommés Kesner
Romilus, qui devient directeur général
Ceux qui ont perdu leur portefeuille ministériel
Justice et de la Sécurité publique, tout
comme Bertrand Sinal au ministère de
la Santé publique et de la Population.
Quant à Paul Antoine Bien-Aimé, il
est retourné à sa propriété privée, le
ministère de l’Intérieur et des Communautés
territoriales.
Pour compléter la liste des convives,
il a fait appel à Joseph Almathe
Pierre-Louis pour prendre la tête du
ministère des Travaux publics, des
Transports et des Communications, en
remplacement de Raphaël Hosty. Dumas
Pithagore, ministre de la Jeunesse,
des Sports et de l’Action civique, succède
à Sarah Lynn Dévalisé Octavius.
L’ancien secrétaire d’État à la
Sécurité publique, Mario Andrésol, est
nommé ministre de la Défense, en remplacement
de Jean Michel Moïse.
Vijonet Déméro, ministre de l’Éducation
nationale et de la Formation
professionnelle, remplace Augustin
Antoine (tenten), un opportuniste sans
scrupules.
Raina Forbin, ministre des Affaires
étrangères et des Affaires religieuses,
succède à Jean-Victor Harvel
Jean-Baptiste.
Sandra Paulemont prend la tête
du ministère du Plan et de la Coopération
extérieure, en remplacement de
Ketlenn Florestal.
Marcelin Aubourg prend la direction
du ministère de l’Agriculture, en
remplacement de Vernet Joseph.
Emmanuel Ménard prend la tête
du ministère de la Culture et de la Communication,
en remplacement de Patrick
Délatour.
Marc-Élie Nelson devient ministre
des Affaires sociales et du Travail,
en remplacement de Georges Wilbert
Franck.
secrétaire d’État à la Communication.
Joseph Bernard Mathias Chetigny,
directeur général de l’Autorité nationale
des aéroports (AAN)
Rodolph Grégoire Emile, directeur
général du Fonds d’entretien des
routes
Daril Balthazar, directeur du Service
national de gestion des déchets
solides (SNGRS), Joselyn Pierre de l’Office
de la responsabilité civile automobile
(OAVCT),
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Nous n’avons encore entendu
aucune plainte de la part des politiciens,
notamment les grands-mangeurs,
même si certains attendent secrètement
leur part. Mais dans quelques
semaines, lorsque le gâteau sera entièrement
partagé, ne soyez pas surpris
si vous entendrez des plaintes de ces
charlatans, ces prostitués politiques venant
de tous les partis politiques moribonds
du pays.
4 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Perspectives
Moïse Jean-Charles : L’opposant
professionnel qui prospère dans les
gouvernements qu’il dénonce
Le théâtre permanent
Le peuple haïtien assiste depuis
des années à un théâtre répétitif :
crise politique. Discours incendiaire
de Moïse Jean-Charles. Mobilisations.
Négociations en coulisses. Gouvernement
de transition. Présence, directe
ou indirecte, de son courant.
Puis le cycle recommence. Ce
n’est plus une posture idéologique.
C’est une méthode. Moïse Jean-Charles
n’est pas un accident du système. Il en
est devenu un rouage sophistiqué.
La dépendance étrangère
offre une solution de
facilité, mais étouffe la
culture, le développement
et l’avenir d’Haïti
Par Reynoldson Mompoint
Depuis l’ère de Jocelerme Privert, un
scénario se répète avec une régularité
presque obscène : crise politique,
mobilisation populaire, dénonciations
enflammées… puis négociations en
coulisses. Au centre de cette mécanique
bien huilée, un homme s’est
imposé comme expert en indignation
permanente : Moïse Jean-Charles.
Il est temps de cesser les euphémismes.
Moïse Jean-Charles n’est
pas seulement un opposant. Il est devenu
un opposant professionnel, un
acteur politique qui a fait de la contestation
un métier rentable, tout en
s’assurant que ses réseaux ne soient
jamais totalement exclus des gouvernements
qu’il fustige.
La colère comme fonds de
commerce
Moïse Jean-Charles parle fort. Il
accuse l’oligarchie. Il dénonce la corruption.
Il promet la rupture. Il incarne
la voix des exclus, des quartiers oubliés,
des jeunes sans avenir.
Mais depuis 2016, une constante
dérange : à chaque transition, à
chaque gouvernement dit de consensus,
son courant politique trouve un
espace. Sous Privert, il était au cœur
du jeu politique. Sous Jovenel Moïse,
LA DIFFERENCE
AUTO SCHOOL
LEARN TO DRIVE
La Différence Auto School
836 Rogers Avenue
(between Church Avenue
& Erasmus Street)
Brooklyn, NY 11226
Manager: Ernst Sevère
Tel: 718-693-2817
Cell: 917-407-8201
L’ancien sénateur Moïse Jean-Charles
qu’il combattait avec virulence, ses
relais continuaient d’exister dans l’architecture
institutionnelle informelle.
Après l’assassinat de Jovenel, lors des
négociations de transition, son nom
revenait systématiquement autour des
tables de discussion.
Toujours dehors dans le discours.
Jamais totalement dehors dans
les faits.
L’opposition sans risque
Il y a une différence fondamentale
entre l’opposant courageux
et l’opposant stratégique. Le premier
accepte le risque de l’isolement. Le
second négocie son influence. Moïse
Jean-Charles a choisi la seconde voie.
Il ne gouverne pas directement. Il ne
signe pas les décrets. Il ne porte pas
officiellement les échecs. Mais il veille
à ce que son courant, ses alliés, ses
hommes, aient un pied dans la maison.
Ainsi, il conserve le luxe suprême
: dénoncer les échecs d’un gouvernement
où ses proches ont parfois
contribué à placer des pièces ; mobiliser
contre un système dont il n’est jamais
totalement exclu ; préserver son
capital politique en évitant la responsabilité
directe.
C’est une stratégie redoutablement
efficace. Et profondément
cynique.
Depuis Privert, la même
méthode
Depuis la transition de 2016,
le pays s’enfonce : insécurité galopante,
effondrement institutionnel,
gangstérisation de l’espace public,
fuite massive des cerveaux. Et pendant
que l’État vacille, Moïse Jean-
Charles reste debout. Intact. Toujours
prêt à dénoncer le gouvernement en
place, quel qu’il soit.
Mais posons la question frontalement
: si tous les gouvernements sont
illégitimes, pourquoi ses représentants
ne sont-ils jamais absents des structures
de transition ? Pourquoi son courant
politique apparaît-il toujours dans
les négociations d’accords ? Pourquoi
ses proches gravitent-ils autour des
centres de décision ? Pourquoi ne
rompt-il jamais définitivement avec
un système qu’il qualifie lui-même de
pourri ?
Parce que la rupture totale coûte
cher. Parce que l’exclusion réelle est
risquée. Parce que l’opposition radicale,
si elle est cohérente, doit parfois
accepter l’isolement. Or, Moïse Jean-
Charles refuse l’isolement. Il préfère
l’influence indirecte.
Une opposition qui entretient
ce qu’elle prétend combattre
Le drame, c’est que cette stratégie
affaiblit la crédibilité de toute opposition
réelle en Haïti. Quand un
leader passe son temps à dénoncer
la corruption tout en participant aux
arrangements politiques, il normalise
l’ambiguïté. Il envoie un message
dangereux : on peut condamner un
système et en tirer profit simultanément.
C’est ainsi que la transition
permanente est devenue un mode
de gouvernance. C’est ainsi que les
mêmes figures circulent d’accord en
accord. C’est ainsi que l’indignation
devient une monnaie d’échange.
La vérité crue
Moïse Jean-Charles n’est ni naïf
ni marginalisé. Il est stratège. Il sait
que le pouvoir officiel use. Il sait que
gouverner en Haïti expose à l’échec. Il
sait que rester dans l’opposition permet
de préserver son image.
Alors il occupe une position
idéale : à proximité du pouvoir, sans
en porter le fardeau. Mais le pays, lui,
porte le fardeau. Les quartiers contrôlés
par les gangs ne vivent pas dans
la rhétorique. Les familles déplacées
ne survivent pas avec des slogans.
Les jeunes sans emploi n’ont que faire
des discours radicaux recyclés depuis
2016.
L’heure de la cohérence
Depuis l’ère Privert, la posture
n’a pas changé. Même ton. Même
colère. Même promesse de rupture.
Même présence indirecte dans les gouvernements.
Le problème n’est plus la radicalité
du discours. Le problème est
la cohérence des actes. Un véritable
opposant accepte de ne pas être
représenté dans un système qu’il juge
illégitime. Un véritable opposant assume
l’exclusion plutôt que la compromission.
Un véritable opposant
refuse les arrangements s’il considère
que le système est irrécupérable.
Moïse Jean-Charles, lui, a choisi
la voie médiane : dénoncer sans rompre,
participer sans assumer, critiquer
sans se retirer.
Le peuple mérite mieux
Haïti traverse l’une des périodes
les plus sombres de son histoire contemporaine.
Le pays n’a plus besoin
d’opposants professionnels. Il a besoin
de cohérence, de clarté, de courage. La
politique haïtienne ne peut plus être ce
jeu où l’on crie contre la maison tout
en conservant les clés d’une pièce.
Moïse Jean-Charles devra tôt
ou tard répondre à cette contradiction
fondamentale : peut-on se présenter
comme l’ennemi du système tout en
s’assurant d’y être toujours représenté
? Le temps des postures permanentes
est terminé. Le peuple, lui, paie les
conséquences de ces ambiguïtés.
Reynoldson Mompoint, Avocat,
Communicateur Social, Journaliste
Port-au-Prince, le 24 février 2026
Lorsque les transferts de fonds représentent environ 20 % à 25 % du PIB
d'Haïti, le pays est l'un des plus dépendants de ces transferts au monde.
Par Kervens Louissaint
Si les États-Unis décident réellement
de restreindre les transferts de fonds
vers Haïti, ma position est simple : je
soutiens cette décision !
Je m’exprime ici en tant qu’Haïtien.
Non pas en tant que partisan des
États-Unis. Non pas en tant que militant
anti-immigration. En tant qu’Haïtien.
Et je vais vous expliquer pourquoi.
Depuis des décennies, Haïti ne
développe pas son économie. Elle
développe son exil.
Nous avons transformé la fuite
des cerveaux en un modèle national.
Nous exportons nos talents, nos
médecins, nos ingénieurs, nos jeunes
diplômés. Nous importons leurs dollars.
C’est un modèle de dépendance.
Un modèle où le capital humain quitte
le pays et où les transferts de fonds se
substituent à la responsabilité de l’État.
Je ne soutiens pas ce modèle. Je ne l’ai
jamais soutenu.
Cependant, la diaspora n’est pas
à blâmer. C’est le système qui l’est. Je
ne condamne pas la diaspora. Je ne
condamne pas les familles qui survivent
grâce aux transferts de fonds. Mais soyons
réalistes : lorsque les transferts de
fonds représentent environ 20 à 25 %
du PIB d’Haïti, selon la Banque mondiale,
cela signifie que notre économie
ne produit pas suffisamment. Haïti est
ainsi l’un des pays les plus dépendants
des transferts de fonds au monde. Notre
survie repose sur l’aide extérieure.
Cela signifie que notre État se
dérobe à ses responsabilités. Un pays
ne peut pas fonder sa souveraineté sur
une aide aussi constante.
Il ne s’agit pas d’une aide marginale,
mais d’une aide vitale.
Chaque année, nous perdons
des médecins, des infirmières, des ingénieurs,
des entrepreneurs, des enseignants
et des policiers.
Il ne s’agit pas d’une migration
individuelle, mais d’une extraction systémique
de capital humain. On appelle
cela une « fuite des cerveaux ». J’appelle
cela une hémorragie. Un pays qui
perd ses cerveaux et compense par des
transferts de fonds ne se développe pas.
Il survit. Pour que l’aide soit utile, elle
doit nous aider à devenir autonomes.
Un pays qui respire grâce à des
poumons situés à l’étranger n’apprend
jamais à renforcer les siens.
Je ne me réjouis pas de la souffrance.
Je pose la question taboue : ce
maintien artificiel de la vie empêche-t-il
la guérison ?
Autrement dit, ce maintien artificiel
empêche-t-il l’effondrement structurel
? Alors posons la question que tout
le monde veut entendre : si les transferts
sont restreints, que se passera-t-il ? Oui,
il y aura un choc. Oui, ce sera difficile.
Oui, des familles souffriront.
Mais la vraie question est la suivante
: combien de temps allons-nous
continuer à stabiliser cet échec ? Et si
les transferts cessent brutalement, qui
en subira les conséquences en premier
? Car tant que l’argent continue
d’affluer : l’État n’est jamais contraint
de devenir un État. Les élites ne sont
jamais tenues responsables. Le modèle
reste immuable.
Si la restriction des envois de
fonds oblige Haïti à repenser son modèle
économique, alors ce choc pourrait devenir
un tournant décisif.
Soyons clairs : je ne suis pas
favorable à la punition des familles.
Je suis favorable à la fin d’un modèle
économique parasitaire. Je suis favorable
à la fin d’un système qui consiste
à exporter nos cerveaux, importer des
dollars et appeler cela une stratégie nationale.
Ce n’est pas une stratégie. C’est
une dépendance organisée.
Ce modèle a transformé l’exil en
une industrie. Il a empêché les élites de
se réformer. Il a remplacé l’État par la
diaspora. Il a anesthésié la rupture.
Maintenant, pouvons-nous
transformer cette bouée de sauvetage
en levier ?
Oui, une alternative plus efficace
serait : un plan de transformation
économique interne, une stratégie pour
l’organisation politique de la diaspora et
un mécanisme de pression conditionnelle.
Il s’agirait d’une rupture consciente,
et non d’une sanction extérieure.
Précision importante : je ne
m’exprime pas ici pour cautionner une
rhétorique anti-haïtienne. Je ne cherche
pas à criminaliser les migrants. Je dis
simplement ceci : un pays ne peut pas
indéfiniment dépendre des poumons de
ses enfants exilés. À un moment donné,
il doit apprendre à respirer par luimême,
comme il l’a fait par le passé.
Si cette décision américaine est
confirmée, nous n’aurons que deux options
: paniquer et chercher des coupables,
ou bien utiliser ce choc pour reconstruire.
Je choisis la reconstruction. Car
je refuse que l’avenir d’Haïti repose sur
la fuite des cerveaux et l’exportation de
sa jeunesse. Je refuse que notre modèle
économique soit fondé sur l’exil.
Haïti ne doit pas devenir un pays
qui produit des migrants. Haïti doit redevenir
un pays qui produit la richesse,
la stabilité et la dignité. Si cette mesure
nous oblige à changer de modèle, alors
oui, je la soutiens. Non par soumission,
mais par lucidité.
Et je pose cette question à ceux
qui s’y opposent : sommes-nous en
train d’empêcher la naissance du pays
que nous prétendons aimer ?
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
5
Kwonik Kreyòl
Carel Pèdre libere sou kosyon !
Dappiyanp
Tout pwòp yo
Se dappiyanp
Mache pran
Mache piye
Tout sa ki pa
pou yo.
Yo toupatou
Tankou chen
fou
Chen anraje
Nan tout raje.
Y ap krazebrize
Etazinize
Kolonize
An 1994
Yo te venmil
konsa
Sou pye palmis
nou
Pye kokoye
nou
Nan tout lizyè
nou
Ak peyi nou
Anba grif yo
Ak kilti nou
Nan pwent bèk
yo
Lavalaseman
Kapayisyen: Glisman
tè blese senk moun epi
detwi kat kay !
Carel Pèdre te libere nan Sant
Detansyon Krome nan Florid, nan lasware
vandredi 27 fevriye 2026 lan.
TPS: Trump Depoze Apèl Ijans
Administrasyon Trump lan depoze
yon apèl ijans nan Lakou Siprèm,
pou mande jij yo pou yo deside sou
Carel Pèdre
Donald Trump
Lapolis meriken te arete l nan dat 21
desanm 2025 sou akizasyon vyolans
domestik.
pouvwa Prezidan an pou pran desizyon
konsènan revokasyon Estati
Pwoteksyon Tanporè a (TPS).
Zwazo sa yo
Se zwazo
mechan
Ki viv anba dlo
Nan lespas
sèlman
Sou latè
Kote yo debake
Se gatesa
Zèb lavi
Sispann pouse
la
Kote yo pile
Se peripesi
Se detripe
Lespwa sispann
Donnen la !
Depi m ti katkat
M ap tande
Merinkò meriken
Se koken se
reken
Tout pwòp yo
Se devore
Pakanpak
Met lapat
Sou sa ki pa
pou yo
An 1915
Yo monte
Ak tout bòt
Ak tout kepi
Sou povant
Ayiti
Kako te desann
yo
Pyè Sili
Chalmay Peral
Benwa Batravil
Te tire sou yo
Malfini yo
desann
Kè pòpòz
Poze kè poze
Yo pote siwo
Yo pote simo
Yo pote diri
IRI-NDI
Pou laboujwazi
bati
Sitadèl yo pi wo
Sou do pèp
Ayisyen.
2004 menm
Yo retounen
Lafrans kèkontan
Kanada pakapala
Meriken pongongon
Tonbe kalonnen
Tankou kodenn
gran baskou
Lanavaz se vaz
nou
Lanavaz se baz
nou
Nan jwèt sila a
Si n chita
bèkèkè
De bra balanse
Ap jebede
kalewès
Yon jou n a
tande :
Ayiti se zetwal
nou
Ayiti se zile
nou!
Berthony
Dupont
Jou mèkredi 25 fevriye
2026, aprè yon kokenn lapli,
yon glisman tè te fèt nan katye
Fransik nan KapAyisyen kote
li blese
senk moun epi detwi kat
kay. Se de gwo wòch ki detache
nan Mòn Basiko epi yo te
tonbe woule desann pant lan,
frape kay ki te anba yo. Moun
ki viktim yo, yi te transpòte
yo lopital pou tretman. Pou
kounye a, pa gen okenn lanmò
ki konfime.
Ensidan an te fèt nan mitan
gwo lapli ki te afekte vil
la depi madi 24 fevriye. Lapli
pèsistan yo deja lakòz inondasyon
nan plizyè katye, febli
tè a epi ogmante risk glisman
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Apre glisman tè a, plizyè
fanmi pat gen kay ankò e y ap
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6 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Perspectives
Position officielle du Mouvement Reconoci-do concernant
l’éditorial du Diario Libre sur la nationalité et l’apatridie !
Le Mouvement Reconoci-do publie
une déclaration publique concernant
l’éditorial intitulé « La nationalité
est une institution juridique et, à
ce titre, une question de souveraineté
», paru dans la rubrique « Editorial
DL » du Diario Libre. Cet éditorial invoque
la souveraineté de l’État et la
Convention de La Haye sur la nationalité
pour nier l’existence de l’apatridie
en République dominicaine.
Il nous semble nécessaire de
clarifier la portée du droit international
et de l’ordre constitutionnel dominicain.
Il est vrai que l’article 1 de la
Convention de La Haye de 1930 reconnaît
que chaque État détermine,
par sa législation, qui sont ses ressortissants.
Toutefois, cette même disposition
établit que ce pouvoir doit être
exercé conformément au droit international.
La souveraineté en matière
de nationalité n’est pas absolue : elle
est limitée par les droits humains, le
principe de non-discrimination et l’interdiction
de la privation arbitraire de
nationalité.
La détermination de l’apatridie
ne repose pas exclusivement sur l’affirmation
de la souveraineté de l’État.
La Convention relative au statut des
apatrides définit un apatride comme
toute personne qui n’est pas considérée
comme ressortissante par un État en
vertu de sa législation, une appréciation
qui doit se fonder à la fois sur le
texte de loi et son application pratique.
L’Assemblée générale des Nations
Unies a désigné le HCR comme l’institution
technique chargée d’identifier et
de documenter les situations d’apatridie
au niveau international.
La Constitution dominicaine
établit clairement :
• L’article 18 reconnaît la nationalité
dominicaine aux personnes
nées sur le territoire avant la réforme
constitutionnelle de 2010.
• L’article 110 interdit l’application
rétroactive de la loi au détriment
des droits acquis.
• L’article 38 consacre la dignité
humaine comme fondement du
système juridique et limite du pouvoir
public.
L’arrêt TC/0168/13 a entraîné
une réinterprétation rétroactive du
statut d’immigration des parents, affectant
la nationalité des personnes
nées sous un régime constitutionnel
différent. La privation rétroactive de
nationalité constitue une forme d’arbitraire
prohibée par le droit international
des droits de l’homme et viole le
principe de sécurité juridique.
L’article 20 de la Convention
américaine relative aux droits de
l’homme établit que toute personne a
droit à une nationalité et que nul ne
peut en être arbitrairement privé. Cette
norme est contraignante pour la République
dominicaine.
La Cour interaméricaine des
droits de l’homme a établi que la privation
arbitraire de nationalité peut
se produire non seulement par une
décision formelle, mais aussi par des
mesures qui, dans les faits, empêchent
la reconnaissance effective de la personnalité
juridique. Les décisions internationales
distinguent la nationalité
formelle de la nationalité effective.
Dans l’affaire Niñas Yean et
Bosico c. République dominicaine
(2005), la Cour a jugé que le statut
d’immigration des parents ne peut être
automatiquement transmis aux enfants
nés sur le territoire et que le refus
de documents peut engendrer des situations
d’apatridie.
L’éditorial soutient que l’apatridie
n’existe pas car les enfants de ressortissants
haïtiens héritent de la nationalité
de leurs parents par filiation.
Cette déclaration omet un élément essentiel
du droit international contemporain
: le principe d’effectivité.
La simple possibilité théorique
d’acquérir une nationalité étrangère
n’exclut pas les situations d’apatridie
lorsqu’une personne est privée de
reconnaissance, de documents ou de
protection effective de la part d’un autre
État. Le droit international exige
l’analyse de la réalité pratique, et non
la simple existence abstraite d’une règle
de droit du sang.
Réduire le débat à un « problème
administratif » revient à ignorer que
la privation rétroactive de nationalité
modifie les droits acquis et place les
individus dans une situation de vulnérabilité
structurelle. Il ne s’agit pas
d’un débat idéologique, mais d’un débat
juridique.
Lorsqu’une personne n’est effectivement
reconnue comme ressortissante
par aucun État, la définition
internationale de l’apatridie est établie.
Nier cette possibilité sans analyser
la situation spécifique des personnes
concernées réduit un problème juridique
complexe à une simple déclaration.
Nous exigeons la reconnaissance, la dignité et le respect ! Vivre sans patrie, c’est comme vivre sans honneur !
Le Mouvement Reconoci-do affirme
catégoriquement :
• La souveraineté des États en
matière de nationalité est limitée par
la Constitution et le droit international.
• La privation rétroactive de nationalité
est incompatible avec l’État
de droit.
L’existence d’une nationalité
théorique par filiation n’exclut pas les
situations d’apatridie de fait en l’absence
de protection effective.
Ce débat ne porte pas sur la
politique d’immigration, mais sur la
validité des droits acquis, la sécurité
juridique et l’interdiction constitutionnelle
de la rétroactivité au détriment
des personnes nées sous un régime
constitutionnel différent.
La rigueur juridique exige la
reconnaissance que la souveraineté
n’autorise pas l’arbitraire et que le
droit à la nationalité doit être effectivement
garanti, conformément à la Constitution
et aux engagements internationaux
pris par l’État dominicain.
La République dominicaine peut
exercer pleinement sa souveraineté
dans le cadre de l’État de droit, en
assurant la protection de la dignité
humaine et la cohérence de son ordre
constitutionnel.
Reconoci-do 26 Février 2026
Jean R. St. Jour,
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Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
7
Haïti, Chronique d’une Transition Permanente (03)
D’un processus électoral à l’autre, la saga continue ! (25 e partie)
Par Catherine Charlemagne
Il faut souligner que beaucoup de choses
ont été modifiées ou carrément
supprimées dans la version finale du
texte constitutionnel qui a été rendue.
Prenons juste un seul exemple. La
disparition du poste de Premier ministre
au profit d’un Vice-Président de la
République et la constitutionnalisation
du Président de la Cour de cassation
en Président provisoire de la République
en cas de vacance présidentielle
pour les postes du Président et de son
vice-Président. Selon l’article 118,
« le Pouvoir exécutif est exercé par
le Président de la République assisté
d’un vice-Président, de ministres et
de secrétaires d’État. L’article 119
précise que le Président de la République
et son vice-Président sont élus
en même temps au suffrage universel
direct à la majorité absolue des suffrages
exprimés. La durée du mandat
présidentiel, selon l’article 119-2, est
de cinq ans. Le Président n’est rééligible
qu’une fois et ne peut bénéficier de
prolongation de mandat.
En aucun cas, il ne peut briguer
un troisième mandat. Tandis que l’article
119 alinéa 3 stipule que l’élection
présidentielle a lieu lors des élections
générales du dernier dimanche d’octobre
de la cinquième année du mandat.
Le Président et son Vice-Président
élus entrent en fonction le 7 février
suivant la date de leur élection. Alors
que l’article 119-4 note : Si un mandat
présidentiel arrive à terme et qu’un
successeur n’a pas été élu, le Président
de la Cour de cassation ou, à défaut, le
vice-Président de cette Cour ou, à défaut
de celui-ci, le juge le plus ancien et
ainsi de suite, par ordre d’ancienneté,
exerce provisoirement la Présidence et
les élections sont complétées ou décrétées
incessamment. Dans ce cas,
une fois le processus électoral bouclé,
le nouveau Président et son vice-Président
sortis des urnes prennent investiture
et leur mandat est réputé avoir
commencé le 7 février de l’année où
un nouveau Président aurait dû prêter
serment. » Après la remise de la
version finale du texte de la nouvelle
Constitution, l’on s’attendait à une
nouvelle vague de contestation de la
part des acteurs de tout horizon. Il n’en
est rien. En tout cas, pas comme on
l’aurait pensé. Pas de levée de bouclier !
Alors qu’est-ce qui s’est passé ?
La réponse est simple comme
bonjour. Il se trouve, en effet, que la majorité
des acteurs qui était montée aux
créneaux pour critiquer l’avant-projet
estime que cela ne vaut pas le coup de
rejouer le match dans la mesure où le
texte, bien que fortement modifié, était
le même que celui qui a été remis aux
autorités. Toutefois, une bonne partie
d’entre eux se retrouve dans la nouvelle
version. Ces gens estiment que
leurs recommandations ont été prises
en compte dans le document final. Il
reste aussi une dernière hypothèse.
Selon certains observateurs, ceux qui
s’opposaient à la première version l’ont
été par principe et par opposition au
Conseil Présidentiel de Transition. Par
conséquent, ils seront toujours en opposition
à toute initiative venant de ce
pouvoir. Donc, inutile qu’ils reviennent
à la charge puisqu’ils ont déjà dit leur
désaccord avec le projet en lui-même.
D’où le peu de réaction et de débats
avons-nous observés après le 29 août
2025 contre la version revue, corrigée
et modifiée qui a été rendue au pouvoir.
Ce semblant de silence ne veut pas dire
qu’il n’y a pas eu de réactions, pour
certaines très virulentes. C’est le cas du
Barreau des avocats de Port-au-Prince.
On se souvient que le Conseil de
l’Ordre des avocats avait diligenté un
Rapport auprès d’une Commission qu’il
avait monté justement pour analyser la
légalité et la légitimité du pouvoir qui
a entrepris le processus de la réforme
constitutionnelle. Ce Rapport devait être
rendu à la fin du mois d’août. Comme
prévu, le 30 août, le Barreau était en
possession de ce document lui apportant
des arguments pour comprendre la
démarche des autorités. Le moins que
l’on puisse dire, les spécialistes chargés
de faire ce Rapport n’ont pas été de
mains mortes. D’emblée, les : Bernard
Gousse, Josué Pierre-Louis, Marc-Sony
Charles, Joe Ducasse et Alain Guillaume
ont recommandé au Conseil de
l’Ordre des avocats de Port-au-Prince
de s’opposer avec fermeté à l’initiative
des autorités relatives à la révision de
la Constitution.
Un court extrait de ce Rapport
peut donner une idée de la manière
dont ces constitutionnalistes appréhendent
le projet du gouvernement :
« Les autorités trompent la Nation
en présentant l’avant-projet ou le
projet final comme étant le fruit d’une
Conférence nationale. La Commission
ne peut que constater que l’avantprojet
et le processus de son adoption
ne peuvent même pas se réclamer des
dispositions inconstitutionnelles du
décret du 17 juillet 2024. Ils ne trouvent
leur soubassement dans aucun cadre
normatif. Le processus ayant conduit
à l’élaboration de l’avant-projet de
Constitution souffre incontestablement
d’un déficit de légitimité. Les auteurs
de l’avant-projet de Constitution ne
sont pas des représentants élus du
Peuple ni même des représentants
des corps intermédiaires ou structures
représentatives de la société.
L’élaboration du texte s’est déroulée
sans l’implication de manière
transparente d’entités représentatives.
En prenant la position ci-dessus
longuement exprimée, la Commission
ne s’écarte pas et s’inscrit dans la ligne
de la position adoptée par le Barreau
de Port-au-Prince et la Fédération des
Barreaux d’Haïti qui, en 2021, s’étaient
opposés à l’initiative de feu le Président
Jovenel Moïse visant à modifier la
Constitution de 1987 en dehors de ses
prescrits.
Ce qui était illégitime sous le Président
Moïse ne saurait ne pas l’être
aujourd’hui, à moins d’inventer, pour
la circonstance, une théorie de la mort
absolutoire. » Face à cette charge de ces
hommes de loi, le gouvernement qui est
un peu dans l’embarras avec un projet
qu’il a initié mais qui devient une patate
chaude n’en demandait pas moins pour
faire trainer une affaire, qu’il est presque
certain, qui n’aura aucun soutien pour
organiser un référendum sur ce texte
dans cette conjoncture. Histoire de dire
qu’ils ont compris le message de la
Commission du Conseil de l’ordre du
Barreau de Port-au-Prince, quelques
jours après la sortie du Rapport, avant
même de communiquer sur la version
finale de la nouvelle Constitution qu’ils
ont reçue à la Villa d’Accueil et à la
Primature, Alix Didier Fil-Aimé devait
recevoir à son bureau le Bâtonnier de
l’Ordre des avocats, Me Patrick Pierre-
Louis, en compagnie de l’ensemble des
membres de ladite Commission, Bernard
Gousse, Josué Pierre-Louis, Marc-Sony
Charles, Joe Ducasse et Alain Guillaume
le 1 er septembre 2025 pour les féliciter
pour le travail réalisé sur le texte constitutionnel.
C’est un communiqué venu de la
Primature qui a annoncé à l’opinion publique
que cette rencontre a été l’occasion
pour les juristes et spécialistes des
affaires constitutionnelles de présenter
leur Rapport au chef du gouvernement.
Il faut dire que le communiqué du cabinet
du Premier ministre est totalement
à contre-courant de ce qui était
en train de se passer. Alors que d’un
côté le Rapport demande qu’on rejette
en bloc le projet de la réforme constitutionnelle
telle qu’elle est engagée en
parlant de « illégitimité et irrégularité
du processus », de l’autre côté, en dépit
des récriminations venues de toute part,
le texte final a bien été rendu à qui de
droit. Le communiqué de la Primature
daté du 1 er septembre note : « Le chef du
Le 1er septembre 2025, le chef du gouvernement Alix-Didier Fils-Aimé a reçu, le bâtonnier Me Patrick Pierre-
Louis et les membres de la commission instituée par le Barreau de Port-au-Prince autour
de la réforme de la Constitution
gouvernement a salué la contribution
du Barreau à ce débat d’intérêt national
et a réaffirmé la détermination de
l’Exécutif à associer les forces vives de
la Nation à toute réflexion sur l’avenir
institutionnel du pays. »
Un communiqué totalement en
décalage avec le narratif qui a été développé
par pratiquement tous les protagonistes
à propos d’un texte restant
au demeurant un point d’achoppement
pour le pouvoir et ses interlocuteurs.
D’ailleurs, le mardi 2 septembre 2025,
invité de l’émission Panel Magik, l’un
des hôtes du Premier ministre, Me Josué
Pierre-Louis, Rapporteur de la Commission
du Barreau de l’ordre des avocats
de Port-au-Prince, ne s’est pas gêné
pour reprendre ses critiques acerbes
contre le texte après sa rencontre avec
Alix Didier Fils-Aimé. Lors de son interview
avec Robenson Geffrard, l’ancien
ministre de la Justice de l’ex-Président
Michel Martelly s’est livré à un démontage
en règle du Comité de pilotage de
Me Enex Jean-Charles. « Dans le processus
d’élaboration de l’avant-projet
de la Constitution, le Comité de pilotage
est hors sujet. Il y a lieu de parler
de fraude constitutionnelle puisque
le cadre de référence des textes de la
Transition n’est pas respecté.
La Constitution, l’Accord du
3 avril 2024, le décret du 17 juillet
2024 et le décret du 10 avril portant
création et fonctionnement du Conseil
Présidentiel de Transition, n’ont pas
été pris en compte. Le Comité a soumis
un Rapport qu’on ne lui a pas demandé.
C’est étonnant de voir que le
Me Josué Pierre-Louis
Comité de pilotage se substitue à la
Conférence nationale. Les membres du
Comité, auteurs de l’avant-projet de la
nouvelle Constitution, ne sont ni des
représentants élus du peuple ni même
des représentants des corps intermédiaires
ou structures représentatives
de la société. Ils ne peuvent pas décider
qu’ils vont élaborer une Constitution
sans que personne ne soit témoin
des réflexions qui conduisent à
telle ou telle décision. On ne fait pas
cela à un pays. Un État, ce sont des
règles, des normes. Une Constitution
n’est pas l’affaire d’un camp ou d’un
groupe. Ce ne sont pas les règlements
intérieurs d’un parti politique. C’est
l’affaire de tous. C’est le contrat social.
Tout le monde doit participer à
son élaboration. Le peuple, toutes les
forces socio-politiques de la nation. Ce
ne peut pas être l’affaire d’un groupe.
Une Constitution ne peut en aucun cas
être rédigée en petit comité.
Les méthodes proposées ne respectent
ni les exigences juridiques, ni
les normes délibératives de la démocratie
et de l’État de droit. Le Comité
de pilotage avait à organiser une
Conférence nationale dans laquelle
les acteurs, les associations et les organisations
de la Société civile, entre
autres, allaient soumettre des propositions
et des résolutions. Ces Résolutions
auraient servi de base pour
éventuellement réviser la Constitution
de 1987 » argumentait Me Josué
Pierre-Louis. Pendant que quelques
voix autorisées s’élèvent sur la dernière
version du texte constitutionnel pour
dire leur désapprobation, plus d’une
semaine après sa réception officielle
par le pourvoir, il n’a eu aucune
communication ni de commentaire de la
part du CPT ou de la Primature. Encore
plus surprenant, le Premier ministre
avait même reçu, comme on l’a vu plus
haut, ceux qui ont produit un Rapport
destructeur sur le texte. C’est un signe
qui ne trompe personne, notamment les
observateurs politiques attendant avec
impatience les réactions officielles du
CPT et du gouvernement sur la version
sensée être définitive.
Devant ce silence, certains médias
du pays ont cherché à connaître la
position officielle des uns et des autres
membres du pouvoir sur le texte et aussi
d’avoir, si possible, une réaction surtout
après la sortie au vitriol de Me Josué
Pierre-Louis dans la presse contre le Comité
de pilotage, le texte de la Constitution
et le Rapport qui l’accompagne. On
se rappelle des propos de Fritz Alphonse
Jean sur l’avant-projet alors qu’il présidait
le CPT. Ce Conseiller Présidentiel estimait
que le pouvoir n’était pas satisfait
du travail du Comité. Alors, le doyen de
la presse en Haïti, Le Nouvelliste, a fini
par activer ses sources auprès du Comité
de pilotage afin d’avoir leur avis face
au silence presqu’inquiétant des autorités.
Selon ce que rapporte le journal
en date du 8 septembre 2025, il était
évident que le CPT n’était toujours pas
satisfait du résultat. Pire, le gouvernement
avait même l’intention de solliciter,
selon sa source, le concours de
l’OEA via une commission dite « Commission
de Venise » pour améliorer le
texte. « C›est le CPT qui aurait dû rendre
public le document après l’avoir reçu du
Comité de pilotage. Mais, leur silence
une semaine après sur le projet de
Constitution n›est pas anodin. Plusieurs
raisons peuvent expliquer ce silence du
CPT. Certaines autorités ne se sentaient
pas à l›aise avec certaines dispositions
du texte, notamment les 4% du PIB
destinés à l’éducation, la décentralisation
des ressources financières, le
poste de vice-Président qui limiterait
les manœuvres de la « République »
de Port-au-Prince lors de la nomination
et la ratification du Premier ministre,
la nomination des juges par la
CSPJ, le Gouverneur qui va jouer le rôle
du Conseil départemental prévu dans
la Constitution de 1987 et qu’elles
ont refusé délibérément de mettre sur
pied depuis 38 ans. Certaines autorités
nous ont officieusement proposé une
révision du texte par une Commission
internationale (Commission de Venise
et OEA) ; ce que nous avons catégoriquement
refusé, sachant déjà ce
qu’elles voulaient y introduire.
Nous n’allons rien endosser pour
les autorités et l’International. Qu’ils
le fassent à la lumière du jour » expliquait
au journal ce membre du Comité
de pilotage tout en gardant l’anonymat.
Entre-temps, le texte continue de faire
couler beaucoup de salive dans le pays.
(À suivre)
C.C
8 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
This week in Haiti
From Iran to Venezuela to Haiti, Duplicity and Illegality Are
Foundations of U.S. Conduct
by Kervens Louissaint
When the Trump administration
takes part in the killing of Iran’s
Supreme Leader Ali Hosseini Khamenei
or sends the U.S. Army’s Delta
Force to kidnap Venezuela’s President
Nicolas Maduro, it is merely doing
openly and visibly what all U.S.
administrations practice behind the
scenes: the projection of global power
by any means necessary, even if
it means violating international law.
And this is precisely where
a crucial question arises: how can
the United States orchestrate such
complex and audacious operations
around the world — targeted strikes,
the arrest of heads of state, regime
change — and at the same time claim
that it did not participate in President
Jovenel Moïse ‘s assassination on Jul.
7, 2021?
Officially, it was not the
Trump administration, but the Biden
administration; yet, the question is
not so much who is in power, but
rather recognizing that the strategic
choices of U.S. foreign policy transcend
party lines.
The structures of the “deep
state,” the intelligence agencies, and
the “military-financial-industrial
complex” operate continuously, regardless
of who occupies the White
House.
This is a crucial point for
understanding the Haitian paradox:
since 1915, the United States has
exerted direct or indirect control over
fundamental aspects of Haiti’s political,
economic, and security life.
In the early 1990s, they
created the death-squad FRAPH,
led by Emmanuel “Toto” Constant,
to prevent President Jean-Bertrand
Aristide’s return from exile. Then
after their 2004 coup, they sent MI-
NUSTAH, ostensibly to stabilize the
country, but in reality to destabilize it
for their own benefit.
This U.S. conduct is revealing:
asking the Haitian people today
to collaborate in the “capture of certain
gang leaders” is tantamount to
deceiving them. In one way or another,
the current violence is linked
to U.S. plans with the Dominican Republic
to destroy tourism in Haiti and
also make it economically dependent
on the Dominican Republic, a direct
proxy of U.S. imperialism in the project
to annihilate Haiti.
Some argue that Washington,
which is capable of eliminating
and kidnapping heads of state
abroad, has not killed or captured
the leaders of the Viv Ansanm armed
group coalition because they are
somehow in cahoots with one another.
This is a simplistic, facile, and
even specious argument. To assert
this is to misunderstand what’s at
stake.
The principal person the
U.S. wants to eliminate is former police
officer Jimmy “Barbecue” Cherizier,
for his ideology, his military
training, his ability to unite two rival
armed groups, to organize them,
to make them understand that they
serve the same cause, that they belong
to the same social class, that
their social interests are the same,
and, moreover, that they share the
same common enemy.
He has convinced them,
against all odds, to stop fighting and
join forces to fight their common enemy:
the “system” and its criminal,
anti-national tentacles, namely the
bourgeois oligarchy and the parasitic
political class.
Imperialism quickly
grasped the danger of Cherizier’s
message and saw the need to prevent
his class-based ideology from
infecting the masses as a whole and
leading them to rally to Viv Ansanm.
This became exceptionally urgent after
the Haitian people welcomed and
applauded the armed coalition’s ouster
of de facto Prime Minister Ariel
Henry in February 2024. Seeing that
he was a lost cause, the U.S. decided
not to try to reinstall him.
Washington’s next step
was to create the Transitional Presidential
Council (CPT) and the Kenyan-headed
Multinational Security
Support (MSS) mission, which dismally
failed to establish peace and
elections.
The Trump administration
proposed the larger, more autonomous
Gang Suppression Force (GSF)
which, if it ever comes to fruition,
will back up de facto Prime Minister
Alix Didier Fils-Aimé, along with the
mercenaries from Erik Prince’s Vectus
Global (formerly Blackwater) which
are training and leading the Haitian
National Police (PNH).
The massacres by drones
and death-squads that Vectus Global,
with the PNH and GSF, are carrying
out in the working class and Viv
Ansanm neighborhoods are horrific.
About 90% of those killed are innocent
civilians. The armed groups are
seasoned fighters who have tactics
When the U.S. so brazenly and illegally kills Iran’s Ayatollah Khamenei,
does this not suggest it had a hand in President Jovenel Moïse ‘s
magnicide on Jul. 7, 2021, as many suspect?
and experience to escape many attacks,
so as in Gaza, the population
is the victim.
In short, Haiti is not yet a
priority for Washington because no
revolutionary movement has yet developed
in the working-class neighborhoods
under the leadership of a
structured revolutionary organization,
although U.S. Secretary of State
Marco Rubio has stated that the United
States might deploy ground troops
to Haiti this year to try to break the
masses’ struggle for fundamental
change. This, of course, constitutes a
flagrant violation of the 1987 Haitian
Constitution and the UN Charter.
This highlights an immutable
rule of imperialist geopolitics:
professed morality is merely a
veneer, a mask to justify actions that
are primarily about control, domination,
and terror.
Weapons, institutions, international
law, even requests for
cooperation, are instruments for
translating and legitimizing instincts
and interests. Beneath the veneer of
democracy or humanitarianism, the
reality remains the same: power is
measured by what an actor can actually
impose, not by the rules it claims
to respect.
In short, whether it concerns
Iran, Palestine, Venezuela,
Cuba, or Haiti, the issue is not the
Trump exception, nor the current
president, but the ongoing and underlying
structure of U.S. power,
capable of acting on a global scale
while dictating what it wants others
to believe or do. And clarity on this
truth is needed to understand Haiti’s
recent history and the persistent cynicism
and double standards of Haiti’s
neocolonial masters.
Foreign Dependency Offers a Quick Fix but is Strangling
Haiti’s Culture, Development, and Future
by Kervens Louissaint
If the United States truly decides to
restrict remittances to Haiti, my position
is simple: I support this decision.
I speak here as a Haitian.
Not as a U.S. supporter. Not as an
anti-immigrant activist. As a Haitian.
And I will explain why.
For decades, Haiti has not
been developing its economy. It has
been developing its exile.
We have transformed the
“brain drain” into a national architectural
construct. We export our talent,
our doctors, our engineers, our young
graduates. We import their dollars.
It is a model of dependency.
A model where human capital leaves
the country, and where remittances
replace the state’s responsibility.
I do not support this model.
I never have.
However, the diaspora is not
to blame. The system is. I do not condemn
the diaspora. I don’t condemn
families who survive thanks to remittances.
But let’s face the truth:
When remittances represent approximately
20% to 25% of Haiti’s GDP,
according to the World Bank, it means
our economy isn’t producing enough.
This makes Haiti one of the most remittance-dependent
countries in the
world. Our survival depends on external
aid.
This means our state isn’t
taking responsibility. A country cannot
build its sovereignty on a constant
lifeline.
This isn’t marginal aid. It’s a
backbone.
Every year, we lose doctors,
nurses, engineers, entrepreneurs,
teachers, and police officers.
This isn’t individual migration.
It’s a systemic extraction of human
capital.
It’s called “brain drain.” I
call it a hemorrhage.
A country that loses its
brains and compensates with remittances
doesn’t develop. It survives.
For aid to help us, it must help us become
self-reliant.
A country that breathes
thanks to lungs located abroad never
learns to strengthen its own.
I am not celebrating suffering.
I am asking the taboo question:
Does the life support prevent healing?
In other words, does the artificial
maintenance of this model prevent
structural breakdown?
So let’s ask the question everyone
wants to hear: If transfers are
restricted, what happens?
Yes, there will be a shock.
Yes, it will be difficult. Yes, families
will suffer.
But the real question is this:
How long will we continue to stabilize
failure? And if transfers suddenly
cease, who falls first? Because as long
as the money keeps flowing: The state
is never forced to become a state. The
elites are never forced to be held accountable.
The model never changes.
If restricting remittances
forces Haiti to rethink its economic
model, then this shock could become
a turning point.
To be clear, I do not support
punishing families. I support ending
a parasitic economic model. I support
ending a system where we export our
brains, import dollars, and call it a national
strategy.
It is not a strategy. It is organized
dependency.
This model has turned exile
into an industry. It has allowed the
elites to never reform. It has replaced
the state with the diaspora. It has
anesthetized the break.
Now, can we turn this lifeline
into leverage?
Yes, a more powerful alternative
would be: an internal economic
transformation plan, a strategy for the
diaspora’s political organization and
a mechanism of conditional pressure.
This would be a conscious break. Not
When remittances represent approximately 20% to 25% of Haiti's GDP, this
makes Haiti one of the most remittance-dependent countries in the world.
an external sanction.
Important clarification: I am
not speaking here to endorse anti-Haitian
rhetoric. I am not speaking to
criminalize migrants. I am speaking to
say this: A country cannot indefinitely
breathe thanks to the lungs of its exiled
children. At some point, it must
learn to breathe on its own, as it has
in the past.
If this U.S. decision is confirmed,
then we have two choices:
Panic and blame. Or use the shock to
rebuild.
I choose reconstruction. Because
I refuse to allow Haiti’s future to
be based on the brain drain and the
export of its youth. I refuse to allow
our economic model to be based on
exile.
Haiti must not be a country
that produces migrants. Haiti must become
once again a country that produces
wealth, stability, and dignity. If
this measure forces us to change our
model, then yes, I support it. Not out
of submission. But out of clear-sightedness.
And I address this question
to those who are against it: Are we
preventing the birth of the country we
claim to love?
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
9
CUBA : NOUVEAUX DÉTAILS SUR
D’INFILTRATION DE TERRO
Armes saisies après une tentative d’infiltration à Cuba. Photo : Abel Padrón Padilla.
Par Oscar Figueredo Reinaldo et Abel Padrón Padilla
De nouveaux détails sur la tentative
d’infiltration sur le territoire
national d’une vedette rapide immatriculée
aux États-Unis ont été donnés
dans une émission spéciale du programme
télévisé «Razones de Cuba».
Selon le colonel Ybey Carballo
Pérez, chef d’état-major de la direction
des troupes de garde-frontières, la réponse
cubaine a été strictement ajustée
à la base réglementaire, selon un
«échelonnement des mesures de force,
face à une cible en infraction : d’abord
on identifie, ensuite on poursuit, on
accompagne et on persuade».
Il a souligné que l’emploi des
armes constitue un dernier recours :
«On ne répond avec les armes à feu que
quand nous sommes agressés. C’est un
modèle d’action rationnel et défensif
qui donne la priorité au fait d’éviter
l’utilisation des armes sauf dans des
situations d’agression directe».
Les détails de l’affrontement
Carballo Pérez a précisé que l’incident
s’est produit le 25, dans la municipalité
de Corralillo, dans une zone
de la cayería extérieure, connue sous
le nom de Los Cayos de Falcones, en
particulier dans le canal de Los Pinos.
«Nous parlons de quelques 10 milles de
la ceinture côtière, mais à peine d’un
mille marin de la ceinture extérieure.
Les eaux territoriales cubaines
comprennent 12 milles marins. Le
bateau a violé l’espace des eaux
juridictionnelles cubaines», a-t-il noté.
«Il a été détecté à 7h du matin,
grâce aux moyens techniques des
garde-frontières à 3,7 milles marins
dans les eaux territoriales. Il s’agissait
d’une embarcation suspecte. Nous
avons alors orienté notre bateau
intercepteur numéro 25 pour procéder
à son identification», a-t-il expliqué.
Pendant l’approche, la cible en
infraction – venant des États-Unis – a
commencé à se tourner vers le sud à
une vitesse de 24 nœuds. Le bateau
transportait environ 1,8 tonne de
charge. Le colonel a signalé, en outre,
qu’on a vu des gens dans l’eau qui,
avertis de la présence de l’unité cubaine,
ont rembarqué et mis le cap à
l’ouest. «Nous nous trouvions à 185 m,
quand nous avons été agressés par des
tirs. Comme conséquence, le commandant
de l’unité, le capitaine Yosmany
Hernández Hernández, a été blessé.
Il a reçu des balles dans l’abdomen et
dans l’avant-bras et il saignait abondamment».
Face à l’agression, l’équipage cubain
– composé de 5 combattants – a
répondu au feu. Dans l’échange ont été
abattus 3 des 10 occupants du bateau
en infraction et 7 ont été blessés. «Bien
qu’il ait été blessé, le capitaine n’a pas
abandonné le gouvernail».
Carballo Pérez a estimé que la
réaction a été «correcte, énergique et
ferme», conformément aux protocoles
établis. Il a confirmé que les troupes de
garde-frontières ont un dispositif prêt
au combat en permanence, soutenu par
des moyens techniques d’observation
qui améliorent l’efficacité de l’opération.
Après la neutralisation du bateau,
les blessés ont été évacués et transportés
dans des centres hospitaliers. Les
Cubains ont utilisé 3 fusils AKM et une
mitrailleuse légère RPK.
Les résultats de l’enquête
préliminaire
Pour sa part, le colonel Víctor
Álvarez Valle, second chef de l’organe
spécialisé dans les délits contre la sécurité
de l’État, a fait savoir que, face à
des faits de cette nature, une équipe
multidisciplinaire est formée pour conduire
l’enquête.
Il a révélé que, comme élément
nouveau, l’instruction pénale a déterminé
qu’il n’y avait pas un, mais deux
bateaux qui sont partis de Cayo Marathon,
en Floride : «L’un a eu des difficultés
techniques pendant le trajet et
ses occupants sont montés sur l’autre,
c’est pourquoi un seul bateau est arrivé,
finalement», a-t-il expliqué.
L’expertise technique a mis en
évidence 13 impacts de balles sur le bateau
cubain, à tribord, dans la coque et
dans les garde-corps. «C’est une unité
de 9 mètres de long. Seules des armes
réglementaires ont été utilisées. Il n’y
avait pas de lance-missiles ou d’autres
armes comme on l’a prétendu», a
déclaré le colonel.
Le bateau en provenance des
États-Unis, équipé d’un moteur horsbord,
a eu 21 impacts de balles. Il avait
du GPS et du matériel de radionavigation.
L’échange de coups de feu s’est
produit à environ 20 mètres, ce qui,
selon l’officier, montre la proximité et
l’intensité de l’affrontement.
Lors de l’inspection ont été saisi
des fusils de différents calibres, un
fusil de chasse Winchester, des fusils,
de type DB AR-15, un fusil Delta, 11
pistolets et un module individuel pour
chacun des 10 occupants comprenant
un fusil, un pistolet, un couteau, un
uniforme de camouflage, des médicaments,
des passe-montagnes, un
casque et d’autres choses. Ils portaient
aussi des moyens de communication,
du matériel de vision et des produits
stériles.
On a dénombré 134 chargeurs et
un total de 12 846 munitions de différents
calibres, dont 5,56×45 mm et
7,62 mm (AKM). L’un des pistolets
saisis avait la capacité de percer des
gilets pare-balles. De même, un drone
avec deux caméras, dix équipements
de communication, des couteaux de
commando, une centrale électrique portable,
une lame pour couper les cadenas
et des emblèmes d’identification ont
été saisis, dont celui du mouvement
contre-révolutionnaire nommé 30 novembre
et des badges d’«autodéfense
du peuple».
Les fusils saisis, d’après lui,
ont une portée réelle de 800 m et se
trouvent en parfait état de marche.
Álvarez Valle a signalé que parmi
les impliqués figure Amijail Sánchez
González, identifié comme l’un des organisateurs
et auparavant inclus dans
la liste nationale des personnes liées à
des activités terroristes. Il a ajouté que
l’enquête note que l’auteur intellectuel
est Maritza Lugo Fernández, résidant
aux États-Unis, et signalée comme
principal organisateur de ce qu’on appelle
le Mouvement 30 novembre.
L’objectif du groupe, a-t-il affirmé,
était de s’infiltrer dans le pays, de
créer des désordres publics, d’exécuter
des actes de violence et d’attaquer des
unités militaires : «Les armes saisies
sont des armes de combat. Ce n’est pas
un mensonge», a-t-il souligné.
Procédure pénale et soins
médicaux
Edward Robert Campbell, procureur
en chef du bureau du procureur
général de la République, a expliqué
que plusieurs des personnes impliquées
figuraient déjà sur la liste nationale des
personnes liées au terrorisme, à laquelle
on ajoute maintenant de nouveaux éléments.
Les individus arrêtés, qui font
l’objet d’une proposition de mesure
conservatoire, sont accusés d’agression
armée, d’entrée illégale sur le territoire
national et d’infractions liées à
des actes terroristes, à la violence et au
trafic d’armes illégal.
Il a indiqué que les peines encourues
pour le terrorisme vont de 10
à 15 ans dans les cas les moins graves,
jusqu’à 20 ans ou 30 ans de privation
de liberté ou la peine de mort dans les
cas les plus graves. Il a assuré que la
procédure régulière avait été respectée
et que les poursuites avaient été officiellement
instruites par le parquet.
Il a également signalé que s’agissant
de faits financés de l’étranger, les
personnes impliquées hors du pays
pourraient aussi être accusées de financement
du terrorisme. Et il a ajouté que
des dispositions légales étasuniennes
relatives à la navigation et au port
d’armes auraient été également violées.
Dans le domaine sanitaire, le colonel
Dr. Juan Antonio Ramírez, chef
des services médicaux du ministère de
l’Intérieur, a fait savoir que l’état du capitaine
Yosmany Hernández Hernández
évolue favorablement et qu’il est hors
de danger : «il a été blessé à l’abdomen
et à l’avant-bras. Son état est stable et il
a une bonne évolution clinique».
Les individus arrêtés qui ont été
blessés reçoivent également des soins
médicaux avec toutes les ressources
nécessaires : «C’est une pratique
éthique de nos institutions d’apporter
l’assistance sans distinction». Enfin, le
colonel Carballo Pérez a réaffirmé que
Cuba maintient une coopération opérationnelle
avec le service des gardecôtes
des États-Unis dans le domaine
de l’émigration, du combat contre le
trafic de drogue, de la recherche et du
sauvetage.
À propos de cette affaire, il a
affirmé qu’il y avait eu un échange
d’informations presque en temps réel
avec la liaison de l’ambassade des
États-Unis et des autorités à Miami,
qui ont reçu des détails sur l’incident.
Les autorités ont indiqué qu’elles
continueraient à informer la population
au fur et à mesure de l’avancement des
enquêtes.
Cubadebate 27 Février 2026
Traduction Françoise Lopez
Bolivar Infos 28 Février 2026
Les membres du groupe armé sont «des Cubains résidant aux Etats-Unis»
10 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
LA TENTATIVE
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9
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16
MARS
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Armes saisies après une tentative d’infiltration à Cuba. Photo : Abel Padrón Padilla.
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
HAITI LIBERTE
Parutions : 4 mars
Format : 5 x 14
Haiti Liberté
11
Perspectives
Tchad: la Cendrillon des colonies françaises (5 ème partie)
Par Alexandra Panaguli
Ainsi, le Tchad a été la première – et
une des seules – colonie française
à envoyer des troupes à la rescousse de
l’armée française qui en avait bien besoin.
Et celles-ci ont apporté à la France
sa première victoire depuis la capitulation
de 1940: la prise de Koufra en Libye
aux Italiens en février 1941.
Seule une cinquantaine étaient les
Fançais de la fameuse colonne Leclerc,
85% des troupes étaient des Tchadiens
et des Camerounais, mal nommés
“Régiment de tirailleurs sénégalais du
Tchad”. Ils étaient enrôlés dans l’armée
française soit comme volontaires (si on
peut qualifier de telle une personne qui
cherche soit une ascension sociale soit
un revenu financier), ou de force, par
tous les moyens, tel que des rafles pendant
des fêtes ou des cérémonies “comme
cela avait été le cas dans la région
du Centre, au Batha, en 1938, où le
lieutenant Verdier avait profité d’une
fête au milieu d’une atmosphère de réjouissance
pour rafler 103 jeunes”.
De plus, les soldats africains ont
péri en plus grand nombre, et pour un
pays qui n’était pas le leurs, car on les
envoyait au plus grand danger, tout
en étant payés une fraction de leurs
collègues français, pour finir oubliés
après la guerre. Dans une interview à
Deutsche Welle, le radiodiffuseur international
allemand, en 2015, le vétéran
congolais Albert Kunyuku, alors âgé
de 97 ans, raconte qu’il est rentré chez
lui en 1946 après avoir combattu en
Birmanie avec les troupes belges et affirme
ne recevoir que 5 Euros par mois
de pension de guerre... «Je travaillais
dans une entreprise textile quand
ils sont venus nous chercher. Puis ils
sont allés dans d’autres entreprises.
Tous les jeunes travailleurs ont été recrutés».
La bataille susmentionnée a été
suivie du «serment de Koufra»: «Jurez
de ne déposer les armes que lorsque
nos couleurs, nos belles couleurs,
flotteront sur la cathédrale de Strasbourg»...
Plus d’un million d’Africains
ont été recrutés pendant la 2ème guerre
mondiale pour défendre ces “belles
couleurs” alliées, dont plus de la moitié
par les Anglais, le reste par les Français
(289.000 Africains de l’Ouest) et les
Belges.
Pendant la 1ère guerre mondiale
ce sont 2 millions d’Africains qui
s’étaient retrouvés dans les charniers
européens – un demi million pour la
France. Il faut ajouter un million de
morts de faim en Afrique même car les
ouvriers agricoles avaient été recrutés
comme soldats par les coloniaux, avec
comme résultat que les cultures périssent.
Le monument à «l’Armée noire»,
érigé à Reims dans les années 1920, a
été retiré par les nazis pendant la Seconde
Guerre mondiale et n’a jamais refait
surface.
Ajoutons que les vautours, pardon,
vainqueurs de la 1ère guerre
mondiale se sont rués sur les colonies
allemandes du Cameroun (repris par
les Français), Togo (repris par les Anglais
et Français), Afrique du Sud Ouest
(Namibie, reprise par les Anglais) et
Afrique de l’Est (Tanzanie, Burundi,
Rwanda, repris par les Anglais, Belges,
et Portugais).
Sur le plan positif, cette expérience
a poussé les Africains vers les
luttes de libération au lendemain de
la 2ème guerre mondiale. L’écrivain et
cinéaste sénégalais Ousmane Sembene,
lui-même un ancien soldat colonial,
raconte au Deutsche Welle: “‘Pendant
la guerre, nous avons vu les hommes
blancs nus et nous n’avons pas oublié
cette image’. Les soldats africains ont
vu les Européens gisant dans la boue
et la crasse, souffrant et mourant. ‘Ils
ont alors compris qu’il n’y avait pas
de différences entre les peuples’». Et
surtout que les Européens n’étaient pas
invincibles.
Stabilité versus démocratie
“Le Tchad constitue un pare-feu
entre plusieurs conflagrations dans
la région: guerre civile et génocide au
Soudan; violences djihadistes au Sahel;
conflits en Centrafrique et en Libye, où
les mercenaires russes du groupe Wagner
opèrent dans les deux pays”.
Il faut garder le pays dans le giron
français, maintenant plus que jamais
où la Chine s’investit fortement
dans l’infrastructure du continent et
où la Russie attire les sympathies des
jeunes générations africaines.
Base française à Abéché (nous
avons croisé un convoi militaire
français qui s’y rendait), avions militaires
français utilisant l’aéroport de
N’Djamena, des soldats tchadiens
participent aux missions de l’ONU au
Mali et en République centrafricaine,
les officiers tchadiens sont formés et/
ou étudient en France (depuis le coup
d’état au Niger, la France rejette même
les étudiants nigériens).
Reconnu par le régime même
d’Idriss Déby par la voix de son ministre
des affaires étrangères Ahmad
Allami s’adressant à la journaliste
Sonia Rolley en 2007: “La présence
française contribue à la stabilisation
du pays dans l’intérêt de tout le
monde”. Confirmé par, selon Rolley,
“l’un des personnages les plus importants
de N’Djamena, le commandant
de l’opération Epervier”, le colonel
de l’armée de l’air française Vincent
Tesnière: “Les éléments français au
Tchad sont là pour assurer la stabilité
du Tchad”. Il ajoute: “Ce que l’on souhaite
par-dessus tout, c’est s’opposer
à la prise du pouvoir par la force. En
nous opposant à la prise du pouvoir
par la force, nous sommes persuadés
qu’on arrivera à ancrer le processus
démocratique au Tchad”.
À rectifier: s’opposer à la prise du
pouvoir par la force d’un parti hostile à
la France et/ou pro-russe. 14 ans plus
tard, la France entérine la prise du pouvoir
par la force quand, à la mort de
son père, Idriss fils dissout le parlement
et prend illégalement le pouvoir. Belle
leçon de démocratie. Mais, « après les
débâcles au Niger et au Mali, la France
estime que pousser Déby à honorer sa
promesse de ne pas se présenter et
d’organiser des élections libres est ‘un
luxe que nous ne pouvons pas nous
permettre’ », déclare un diplomate occidental.
L’opération Epervier (1986-
2014) susmentionnée était une mission
militaire française au Tchad pour
protéger ses intérêts et repousser les
ennemis – notamment la Libye – de
leur régime à N’Djamena. Elle avait
remplacé opération Manta (1983-
1984) et a elle-même été prolongée
par l’opération Barkhane (2014-2022)
étendue à l’ensemble du Sahel contre
les djihadistes et soi-disant interrompue
en 2022 par Macron.
Comme le disait Rolley, « l’armée
française n’a pratiquement jamais
quitté le Tchad depuis l’indépendance
en 1960 [depuis la colonisation en
1900 devrait-on dire...] toutes les
prises de pouvoir ont eu lieu par les
armes. Si j’étais une mauvaise langue,
je dirais qu’on prend tout notre temps
pour l’ancrer, cette démocratie ».
Mais cette politique, même si
sincère, ne fait pas de sens. Comme
le dit le reporter étatsunien Ben Taub
en 2017: « en recherchant la stabilité,
cela renforce l’autocrate, mais, en
renforçant l’autocrate, cela lui permet
d’abuser davantage de sa position ».
De plus, dit le politiste anglais
Nathaniel Powell, la présence française
est aussi “potentiellement déstabilisatrice,
car la protection qu’elle apporte
contribue à éliminer les incitations
aux réformes, délégitime le gouvernement
et fournit une couverture internationale
efficace à la répression du
régime”.
Stabilité qui convient plutôt à
l’Occident partout où il s’ingère ou
tente de s’ingérer, agitant le concept de
démocratie quand cela l’arrange. Succès
Masra, ancien économiste en chef à
La Libye était une des raisons de la présence occidentale au Tchad qui
partage plus de 1.000 kilomètres de frontière avec ce pays. Entre 1978
et 1987 il y a eu 4 interventions libyennes au Tchad alliées aux rebelles
tchadiens, repoussées par l’armée tchadienne soutenue par la France
(Alexandra Panaguli/Haïti-Liberté).
la Banque africaine de développement
(BAD), devenu premier ministre du
Tchad depuis le 1er janvier de cette année
après avoir été l’objet d’un mandat
d’arrêt international émis par le régime
(!), met un point final: « La France et
[les Etats-Unis d’] Amérique ont toujours
considéré le Tchad comme utile à
la sécurité. Qu’en est-il des attentes
de notre peuple [je souligne] demande-t-il?
», ainsi que rapporté par
The Economist en novembre dernier.
Parenthèse: la stabilité est le
même grand concept qui gouverne la
Chine et la pousse vers ces politiques
– avant tout la crainte de révolte musulmane
au Xinjiang – qui déroutent
les peuples d’Occident, et qu’exploite la
propagande occidentale
[Chine: la stabilité à tout prix,
Alexandra Panaguli, March 23, 2020,
https://haitiliberte.com/chine-lastabilite-a-tout-prix-1/].
Entre création et destruction
Après avoir été négligé comme
colonie, “Le pays a passé les décennies
suivantes ‘suspendu entre création et
destruction’, comme l’écrit l’historien
sud-africain Sam Nolutshungu, dans
‘Limits of Anarchy: Intervention and
State Formation in Chad’ [1996]».
À Massaguet, notre premier arrêt
à 80 km au nord-est de N’Djamena,
nous nous étions arrêtés pour prendre
le thé et manger des beignets dans une
des gargotes le long de la rue principale.
Notre chauffeur, Shérif, a une maison et
une épouse dans cette bourgade. C’est
ici que, début 2008, les forces gouvernementales
personnellement dirigées
par Idriss Déby ont essayé d’arrêter une
grande offensive des rebelles de l’Union
des forces pour la démocratie et le
développement (UFDD) et du Rassemblement
des forces pour le changement
(RFC) venus de l’est du pays. Ceux-ci
ont réussi à pénétrer dans la capi-
Les soldats français n’ont jamais quitté le Tchad depuis l’indépendance
en 1960. Nous les avons croisés dans un long convoi en route vers
Abéché, une importante ville de l’Est flanquée d’une base militaire
française (Alexandra Panaguli/Haïti-Liberté).
tale mais, face aux tanks et aux hélicoptères
de l’armée tchadienne aidée
par la logistique française, ils ont été
refoulés au bout de deux jours de combats
qui ont fait quelques centaines de
morts, surtout civils. On a alors assisté
à un remake de l’évacuation des Occidentaux
par les forces de l’ONU – ici les
forces françaises – au Rwanda en 1994
qui avaient abandonné les réfugiés Tutsis
qui se faisaient massacrer.
Deux ans auparavant, en avril
2006, d’autres rebelles, du Front uni
pour le changement démocratique
(FUC) de Mahamat Nour Abdelkerim,
avaient déjà tenté de prendre la capitale.
Idriss Déby avait fanfaronné,
déclarant aux journalistes qu’il les attendait
avec sa (4ème) femme Hinda,
« en écoutant les coups de canon,
parce que nous savions qu’ils arrivaient,
alors que nous prenions notre
petit-déjeuner composé de café fort et
de croissants chauds [...] C’était vraiment
du travail d’amateur. Je ne vais
nulle part. C’étaient des petits mercenaires
».
Si on remonte plus loin, 1979-
1980, pendant la guerre civile, la ville
avait été partiellement détruite quand
des unités de cinq armées tchadiennes
distinctes se battaient dans ses rues.
On comprend maintenant l’interdiction
de s’arrêter quand on passe en voiture
devant le palais et les ministères, Avenue
du Général Kerim Nassour, afin
d’éviter de se faire tirer dessus par les
sentinelles paranoïaques.
Quand nous avons bifurqué vers
le nord-est après avoir laissé Koro-Toro
avec son Australopithecus bahrelghazali
et sa prison, nous avons longé,
sur notre droite, le massif du Kapka
qui fait frontière avec le Soudan à une
centaine de kilomètres à l’est. C’est
là qu’en 2007 le Rassemblement des
forces pour le changement (RFC) de Timane
Erdimi, a engagé le combat contre
les forces gouvernementales de son
oncle Idriss Déby. Celles-ci se joignant
aux rebelles car les deux parties étaient
Zaghawas, une importante ethnie à
cheval sur le Tchad et le Soudan.
Encore plus au nord, entre les
bourgades de Kalait et Fada nous sommes
tombés sur des carcasses de tanks
et des ossements en pleines dunes. Les
restes de la “guerre des Toyotas”...
« L’illusion d’un État tchadien
a été utile à la France et aux États-
Unis, qui considéraient une armée
tchadienne forte comme un moyen de
paralyser les ambitions de Kadhafi ».
La Libye était une des raisons
de la présence occidentale au Tchad
qui partage plus de 1.000 kilomètres
de frontière en ligne droite avec feu la
Jamahiriya arabe libyenne populaire
et socialiste. Entre 1978 et 1987 il y
a eu quatre interventions libyennes au
Tchad alliées aux rebelles tchadiens,
repoussées par l’armée tchadienne
soutenue par la France. Ce n’est qu’à
la fin que l’alliance Libye-rebelles s’est
écroulée, laissant les quelque 300 chars
libyens sans grande infanterie une
proie facile face à la mobilité des Tchadiens
dans les fameux pick-ups Toyota
équipés de missiles anti-tank.
En septembre 1987, grâce à
l’aide logistique de la France et des
Etats-Unis qui leur fournissaient des
renseignements par satellites, les
Tchadiens ont anéanti la base aérienne-clé
libyenne de Maaten al-Sarra,
à une centaine de kilomètres seulement
de la frontière. À 200 km du côté
Dans le patelin de Ounianga Kébir, à 200 km de la frontière, restes de
véhicules militaires libyens qui ont fait plusieurs incursions au Tchad
dans les années 1980 (Alexandra Panaguli/Haïti-Liberté).
tchadien, dans le patelin de Ounianga
Kébir, nous avons pu voir des restes de
véhicules libyens. (Ounianga avait déjà
été attaquée en juin 1977 par les Forces
Armées Populaires (FAP) soutenues
par la Libye, et sauvée par les militaires
français. Les FAP devaient par la suite
se rebeller contre les Libyens puis devenir
la principale faction du Gouvernement
d’Union Nationale de Transition
– (GUNT) 1979-1982 – du Tchad.)
Série de quelques lacs très colorés
dans cette région de dunes de sable.
En fait, depuis 2012 ils font partie
du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Si cela semble étonnant du fait qu’il
tombe moins de 2 millimètres de pluie
chaque année, on se rappellera qu’il y
a quelque 7.000 ans, il y avait le Méga-Lac
Tchad. Il y a beaucoup d’eau accumulée
dans les nappes aquifères des
déserts – et pas seulement du pétrole! À
un millier de kilomètres au nord-ouest,
à Ubari, en plein coeur de la Libye,
suite à la page(16)
12 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Perspectives
Lénine, interviewé par Clara Zetkin : « La prostitution n’est pas un
métier. C’est un esclavage intolérable » !
« Nous ne voulons pas seulement
changer qui est au pouvoir, mais aussi
comment les gens vivent. »
En 1920, au cœur de la jeune
Union soviétique, Clara Zetkin,
figure emblématique du socialisme
européen et fervente défenseure des
droits des travailleuses, s’entretenait
avec Lénine d’un sujet alors considéré
par beaucoup comme « secondaire » :
la question féminine. De cet échange
est ressorti bien plus qu’une simple
conversation. Il s’agissait d’une déclaration
claire et profonde du dirigeant
bolchevique sur le rôle essentiel que les
femmes devaient jouer dans la révolution.
Nous reproduisons ici le résultat
de cet entretien.
Clara Zetkin était une révolutionnaire
allemande, une militante marxiste
et une pionnière de l’organisation
des travailleuses en Europe. Elle a
consacré sa vie à la lutte pour le socialisme
et l’émancipation des femmes,
convaincue de leur indissociabilité profonde.
En 1920, lors d’un voyage à
Moscou en tant que dirigeante de l’Internationale
communiste, elle s’est
longuement entretenue avec Lénine,
chef de la Révolution russe, au sujet
de la question féminine. Ce qui pouvait
paraître secondaire à beaucoup à l’époque
était, pour Lénine, un thème central
: sans l’émancipation des femmes,
il était impossible de parler de véritable
révolution socialiste.
Son intérêt n’était pas théorique,
mais profondément pratique : il se souciait
de savoir comment organiser, mobiliser
et transformer les conditions de
vie de millions de femmes prolétaires,
briser leur servitude domestique et
garantir leur pleine participation à la
construction du nouveau monde communiste.
Clara Zetkin : Camarade
Lénine, de nombreux camarades révolutionnaires
– notamment les plus
jeunes – m’ont demandé de m’entretenir
avec vous au sujet de votre vision
de la question féminine. Plus précisément,
concernant votre rôle dans la
lutte socialiste et les défis que nous
rencontrons dans l’organisation politique
des travailleuses. Puis-je vous
poser quelques questions à ce sujet ?
Lénine : Bien sûr, Clara, parlons
franchement. Cette question est d’une
importance capitale. Je suis profondément
préoccupé par le fait que nombre
de nos camarades ne saisissent pas
pleinement combien la participation
active des femmes est essentielle à la
lutte révolutionnaire et à la construction
du nouvel État.
Clara Zetkin : En Allemagne,
beaucoup de camarades, même communistes,
considèrent encore la question
des femmes comme une question
« secondaire », voire comme une distraction
par rapport à la lutte des classes
principale. Que répondriez-vous à
cette attitude ?
Lénine : C’est une grave erreur.
La véritable émancipation du prolétariat
est impossible sans l’émancipation
complète des femmes. Comment peuton
construire le socialisme si la moitié
de la classe ouvrière reste enchaînée
aux anciennes structures familiales, au
travail domestique non reconnu et à la
subordination ? C’est absurde. La révolution
doit éradiquer toutes les formes
d’oppression. Et cela inclut sans aucun
doute l’oppression des femmes.
Clara Zetkin : Mais de nombreux
camarades rétorquent que « le
moment n’est pas venu », qu’il y a des
« urgences plus grandes », qu’il faut
d’abord consolider le pouvoir du prolétariat,
et ensuite seulement s’occuper
de la question des femmes…
Lénine : Et quand pensent-ils
que « le moment est venu » ? Quand
tout sera réglé, quand il n’y aura plus
rien à transformer ? Ce prétexte du
« pas maintenant » a toujours été celui
des réformistes et des opportunistes. La
révolution ne connaît pas d’étapes intermédiaires.
La liberté des femmes ne
peut être reportée comme une simple
réforme. Elle doit être intégrée dès le
départ, comme une composante essentielle
de la transformation révolutionnaire.
Clara Zetkin : Et selon vous,
quel est le rôle des femmes dans le
nouvel État socialiste ?
Lénine : Un rôle actif, créatif et
égalitaire. Il ne suffit pas de proclamer
l’égalité sur le papier. Il faut créer
les conditions matérielles nécessaires
à son accomplissement : crèches, cuisines
collectives, blanchisseries publiques,
droit à l’avortement, éducation
pour tous. C’est la seule façon pour les
femmes travailleuses de s’affranchir
du fardeau des tâches ménagères et de
participer pleinement à la vie publique,
politique et économique. L’égalité ne
s’acquiert pas par des discours, mais
par la transformation du quotidien.
Clara Zetkin : Et qu’en est-il
des coutumes, des préjugés ? Nombre
d’hommes considèrent encore les
femmes comme leurs servantes ou
comme leur propriété.
Lénine : C’est un problème profondément
enraciné, hérité de siècles
de patriarcat. Mais les mentalités ne
changent pas d’elles-mêmes. Elles
évoluent avec la pratique sociale. En
confiant aux femmes des responsabilités,
en démontrant qu’elles peuvent et
doivent participer sur un pied d’égalité,
les préjugés commencent à s’effriter. Le
Parti doit être inflexible sur ce point. Il
ne doit tolérer aucune attitude sexiste
en son sein. Nous devons éduquer,
mais aussi discipliner.
Clara Zetkin : Une question cruciale
qui revient sans cesse est celle du
travail domestique. Même dans l’État
socialiste, de nombreuses femmes
restent cantonnées à la cuisine, aux
Entretien réalisé par Clara Zetkin avec Vladímir Lénine en 1920
enfants, au ménage… Comment briser
ce cycle ?
Lénine : Ce travail invisible, ce
« travail domestique », comme on l’appelle,
a été l’un des mécanismes historiques
les plus efficaces pour maintenir
les femmes sous le joug. C’est
de l’esclavage domestique. Si nous ne
socialisons pas ces tâches, si nous ne
les libérons pas de la sphère privée, les
femmes ne seront jamais libres. Nous
avons besoin de cuisines collectives, de
crèches dans chaque quartier, de blanchisseries
collectives… Ce n’est pas
un luxe ; c’est une mesure révolutionnaire.
Et n’oublions pas que ce n’est
pas seulement pour libérer les femmes,
mais aussi pour le progrès de toute la
société.
Clara Zetkin : Certains camarades
disent que cela revient à « bureaucratiser
la vie familiale »…
Lénine : Non pas bureaucratiser
! Libérer ! La femme qui cuisine des
heures durant chaque jour n’est-elle
pas déjà « bureaucratisée », au sens le
plus péjoratif du terme ? Ce que nous
proposons est tout autre chose : que le
travail nécessaire à la subsistance soit
organisé collectivement, rationnellement
et de manière planifiée, et non
comme un esclavage individuel au sein
du foyer.
V.I. Lénine, chef de la révolution bolchevique, avec Clara Zetkin (au
centre) et son épouse, Nadejda Kroupskaïa. Lénine et Zetkin ont
collaboré à la résolution de l’Internationale communiste.
« La prostitution n’est pas un
métier. C’est une forme d’esclavage
que le socialisme doit éradiquer. »
Clara Zetkin : Vladimir, j’aimerais
vous interroger sur un sujet délicat
: la prostitution. Certains camarades
proposent que, dans un État socialiste,
elle soit reconnue comme un « métier
», assorti de droits. Qu’en pensez-vous
?
Lénine : Je suis en total désaccord
avec cette opinion. La prostitution
est l’une des formes les plus extrêmes
d’asservissement des femmes.
Il ne saurait y avoir de « profession
» là-dedans. Les femmes ne sont pas
des marchandises. Le corps humain
ne doit pas être vendu, pas plus que le
travail des enfants. Le socialisme doit
éradiquer les conditions qui le rendent
nécessaire : la pauvreté, le chômage, le
désespoir. Et nous devons aussi lutter
contre la demande, c’est-à-dire contre
cette mentalité masculine qui considère
comme « normal » d’acheter le corps
d’autrui pour le plaisir.
Clara Zetkin : Et concernant
l’organisation des femmes, pensez-vous
qu’il soit nécessaire d’avoir
des structures spécifiques au sein
du Parti ou des structures parallèles,
comme les mouvements de femmes
communistes ?
Lénine : Oui, c’est essentiel.
Non pas parce que nous voulons les
séparer, mais parce qu’il existe des problèmes,
des expériences et des luttes
propres aux femmes, que les hommes
ne connaissent pas. Les femmes ont
besoin d’un espace pour discuter
entre elles, s’organiser, faire entendre
leur voix. Mais toujours en lien organique
avec le Parti. Il ne s’agit pas de
construire des ghettos politiques, mais
de renforcer l’unité de classe en reconnaissant
sa diversité.
Clara Zetkin : Mais certains
craignent que cela ne conduise à un
féminisme « séparatiste », détaché du
marxisme…
« Le Parti doit être un laboratoire
pour de nouvelles relations humaines.
»
Lénine : La pire forme de séparatisme
est celle de ceux qui, sous
prétexte d’unité, nient l’oppression
concrète que subissent les femmes. Ce
qui est véritablement marxiste, c’est de
comprendre que la lutte contre le patriarcat
ne concurrence pas la lutte des
classes : elle la renforce. Les femmes
prolétaires doivent être des acteurs du
processus révolutionnaire, et cela ne se
produira pas si elles ne se sentent pas
entendues, organisées et autonomes.
Clara Zetkin : Camarade Lénine,
vous avez parlé de la nécessité
de transformer les coutumes, les mentalités,
la culture… Ne pensez-vous
pas que cela prendra beaucoup plus de
temps que n’importe quel changement
économique ?
Lénine : Sans aucun doute. Les
vieilles idées ne disparaissent pas d’un
coup de décret. Même si l’on nationalise
les usines et que l’on socialise la
terre, la mentalité patriarcale demeure
vivante. Parfois déguisée, parfois
flagrante. Changer cela demande du
travail.
Clara Zetkin : Et comment
combattre cette morale bourgeoise qui
imprègne encore même nos camarades
les plus honnêtes ?
Lénine : Par l’exemple. Le
Parti doit être un laboratoire pour de
nouvelles relations humaines. Si une
femme, active dans nos rangs, y subit
sexisme, mépris ou exclusion, alors
nous échouons. L’expérience vaut
mieux que mille discours. Un homme
qui fait le ménage, qui élève ses enfants,
qui respecte la parole de ses camarades,
qui ne recourt pas à la violence,
fait davantage pour la révolution
que celui qui récite des slogans et se
comporte en chef à la maison.
Clara Zetkin : Vous insistez
beaucoup là-dessus…
Lénine : Parce que c’est essentiel,
Clara. Si la révolution n’entre pas
dans les foyers, les lits et les cuisines,
ce n’est pas une révolution. Nous ne
voulons pas seulement changer qui est
au pouvoir, mais aussi notre façon de
vivre. Et cela commence par les détails
: qui cuisine, qui prend soin des
autres, qui parle et qui écoute. L’égalité
ne se décrète pas : elle se construit jour
après jour.
Clara Zetkin : Alors, quel serait
votre message aux travailleuses
qui hésitent encore à adhérer au Parti
communiste ?
Lénine : Qu’elles ne doivent pas
hésiter. Que leur place est au cœur de
la lutte. Que la révolution n’aura pas
lieu sans elles. Que personne ne leur
« octroiera » de droits : elles doivent
les conquérir par leur force, leur intelligence
et leur organisation. Et qu’elles
ne sont pas seules. Le Parti qui ne lutte
pas pour elles et avec elles ne mérite
pas de se dire révolutionnaire.
Source consultée: Clara Zetkin,
« From the Classics: Clara Zetkin’s
Interview with Lenin on the Woman
Question, 1920 »
CANARIAS SEMANAL.ORG
3 Février 2026
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
13
Perspectives
L’agroécologie est une arme contre le colonialisme, affirment
des intellectuels et des agriculteurs du Sahel !
Par Lucas Estanislau
Les agriculteurs des pays du Sahel
africain veulent utiliser l’agroécologie
pour combattre le colonialisme.
C’est ce qu’ont déclaré des représentants
du Mali et du Burkina Faso à
Brasil de Fato.
L’intellectuel malien Mamadou
Goita et le leader paysan burkinabé Joseph
Thiombiano sont à Carthagène, en
Colombie, pour participer à la deuxième
Conférence sur la réforme agraire et le
développement rural (CIRADR+20).
Ils se sont entretenus avec la
presse au sujet des problèmes communs
auxquels leurs pays sont confrontés et
des solutions proposées par les travailleurs
ruraux et leurs gouvernements.
Depuis 2018, le Mali, le Niger et le
Burkina Faso connaissent des gouvernements
révolutionnaires issus de soulèvements
militaires dans les pays du
Sahel – une région d’Afrique de l’Ouest
– qui s’opposent à l’influence et à la domination
françaises.
Mamadou Goita croit lui aussi en l’agroécologie comme
outil de transformation de la réalité de son pays
Crédit : Lucas Estanislau/ Brasil de Fato
Ces processus sont menés par
l’armée et soutenus par diverses organisations
de base dans leurs pays et à travers
le monde. C’est le cas de la Confédération
des Paysans du Burkina Faso,
une organisation dirigée par Joseph
Thiombiano. Selon le militant, « le Burkina
Faso utilise l’agroécologie comme
une arme contre le colonialisme ».
Au Burkina Faso, nous promouvons
des idées telles que la consommation
locale et les produits locaux. «
Regardez, je porte un produit 100 %
burkinabè. Ce coton a été produit par
nos agriculteurs, nos bijoutiers ont
créé cette broche et nos couturières ont
confectionné ce tabuk. Ce sont des ressources
pour lutter contre l’impérialisme
», a-t-il déclaré à BdF.
Environ 80 % de la population
active du Burkina Faso dépend de
l’agriculture. Suite au soulèvement militaire
et à l’arrivée au pouvoir du capitaine
Ibrahim Traoré, l’agroécologie
– production alimentaire sans pesticides
et respectueuse de la biodiversité locale
– a pris une importance accrue dans le
pays.
Des organisations de base comme
la Fondation Yelemani ont été à la
pointe du combat pour la souveraineté
alimentaire dans un pays encore étroitement
lié à son ancienne puissance coloniale,
la France.
M. Thiombiano souligne que le
gouvernement met actuellement en
œuvre des politiques importantes visant
à soutenir les agriculteurs et à renforcer
la souveraineté alimentaire, notamment
par l’attribution de milliers d’hectares
de terres aux organisations paysannes,
la promotion de systèmes d’irrigation
et la lutte contre la désertification, qui
a conduit à un vaste programme de reboisement.
Le leader paysan s’est également
félicité de sa participation à CIRADR+20
car, selon lui, « les problèmes des pays
du Sud sont globalement les mêmes ».
« Aujourd’hui, nous sommes
confrontés à une guerre qui n’est pas
la nôtre. Une guerre imposée par les
impérialistes. Nos autorités œuvrent à
couvrir l’ensemble du territoire national
et à instaurer la paix, l’équité et la
justice sociale », a-t-il déclaré.
Le leader paysan burkinabé Joseph Thiombiano et son tabuk 100 %
burkinabé | Crédit : Lucas Estanislau/Brasil de Fato
Le Mali participe à cette lutte.
L’intellectuel malien Mamadou
Goita croit lui aussi en l’agroécologie
comme outil de transformation de la
réalité de son pays. Cet économiste, directeur
exécutif de l’Institut de recherche
et de promotion des alternatives
pour le développement (IRPAD), a déclaré
à Brasil de Fato que la mise en œuvre
de systèmes agroécologiques dans
les pays du Sahel implique de s’opposer
frontalement aux intérêts des entreprises
étrangères dans la région. « Aujourd’hui,
l’espoir renaît au Sahel. Nous
rompons avec ce modèle de production,
nous rompons avec les monocultures
qui ont causé tant de dégâts avec leurs
engrais chimiques », a-t-il affirmé.
Le professeur explique qu’au
Mali, depuis 2016, les lois foncières
sont orientées vers la souveraineté alimentaire,
sous l’impulsion du gouvernement
du président Assimi Goïta, un
officier militaire arrivé au pouvoir après
un soulèvement en 2021.
Deuxième producteur d’or d’Afrique
et quatrième au monde, le Mali
est un pays exclusivement producteur
et exportateur de minéraux. Goïta explique
que le secteur est entièrement
dominé par des entreprises étrangères
qui pratiquent souvent l’accaparement
des terres pour développer l’exploitation
minière.
Le gouvernement du général
Goita tente de créer une entreprise publique
pour concurrencer les entreprises
privées étrangères. « Mais ce n’est pas
chose facile », explique le professeur. «
Nous utilisons encore des techniques artisanales
qui nuisent à l’environnement
et polluent les rivières. Nous devons
évoluer vers une production durable. »
Brasil de Fato 27 février 2026
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen, le Ministère public
entendu, maintient le défaut octroyé contre
la défenderesse à l’audience précitée, pour le
profit déclare fondée ladite action. Admet en
conséquence le divorce du sieur Ulrick JACQUES
d’avec son épouse la dame Ulrick JACQUES née
Annièse PIERRE pour injures graves et publiques
aux torts de l’épouse. Prononce la dissolution
des liens matrimoniaux ayant existé entre les
dits époux. Ordonne à l’officier de l’état civil de
la Section Est de Port-au-Prince, de transcrire sur
les registres à ce destinés, le dispositif du présent
jugement dont un extrait sera inséré dans l’un
des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine
de dommages intérêts envers les tiers si le cas y
échet Commet l’huissier Vilneret GABRIEL de ce
Tribunal pour la signification de ce jugement ;
Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Nelson CILIUS,
Juge en audience civile, ordinaire et publique
du jeudi dix-huit Décembre deux mille vingtcinq
(2025) en présence de Me Elysée Fénélon,
Substitut Commissaire du gouvernement de ce
ressort avec l’assistance de la dame Célène SAINT
JEAN CHERY, Greffière du siège
Il est ordonné...etc....
En foi de quoi....etc....
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen, le Ministère public
entendu, maintient le défaut octroyé contre le
défendeur à l’audience précitée, pour le profit
déclare fondée ladite action. Admet en conséquence
le divorce du sieur Francky CHERISME, contre son
épouse Roudelyne CELESTIN pour injures graves
et publiques aux torts de l’épouse, prononce la
dissolution des liens matrimoniaux existant entre
lesdits époux ; Ordonne à l’officier de l’état civil de
Taïfer, commune de Carrefour de transcrire dans
les registres à ce destinés, le dispositif du présent
jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des
quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine de
dommages et intérêts envers les tiers s’il y échet;
Commet l’huissier Canal GABRIEL de ce siège
pour la signification de ce jugement; Compense les
dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson
CILIUS, Juge en audience civile, ordinaire et
publique du dix sept Juillet deux mille vingt cinq,
en présence de Me Choubert BAPTISTE, Substitut
Commissaire de ce ressort avec l’assistance du
sieur Mozart TASSY, Greffier du siège
Il est ordonné....etc....
En foi de quoi....etc...
Me Jean Luma CHARLES, Officier de l’état civil
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen, le Ministère public,
maintient le défaut octroyé contre la partie
défenderesse à l’audience précitée, pour le
profit déclare fondée ladite action. Admet en
conséquence le divorce du sieur René FRANÇOIS
d’avec son épouse la dame née Marie Lourdes
CLERGÉ pour injures graves et publiques aux
torts de l’épouse. Prononce la dissolution des
liens matrimoniaux existant entre lesdits époux ;
Ordonne à l’officier de l’état civil de la commune
de Carrefour, de transcrire sur les registres à ce
destinés, le dispositif du présent jugement dont
un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens
s’éditant à la Capitale sous peine de dommages
intérêts envers les tiers s’il y échet ; Commet
l’huissier Vilneret GABRIEL de ce siège pour la
signification de ce jugement ; Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson CILIUS,
Juge en audience civile, ordinaire et publique du
Jeudi Treize Novembre deux mille vingt-cinq,
en présence de Me Wilbert JEAN FRANÇOIS,
Substitut Commissaire du gouvernement de ce
ressort avec l’assistance de Célène SAINT JEAN
CHERY, Greffière du siège
Il est ordonné...etc....
En foi de quoi....etc....
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen et sur les conclusions
du Ministère public, maintient le défaut octroyé
contre le défendeur à l’audience précitée, pour
le profit déclare fondée ladite action; Admet en
conséquence le divorce de la dame Stéphanie
DELLY d’avec son époux Jean Eddy JEAN
FRANCOIS pour injures graves et publiques
aux torts exclusifs de l’époux, prononce la
dissolution des liens matrimoniaux existant
entre lesdits époux, ordonne à l’officier de l’état
civil de Port-au-Prince Section Sud de transcrire
dans les registres à ce destinés, le dispositif du
présent jugement dont un extrait sera inséré
dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale
sous peine de dommages intérêts envers les tiers
s’il y échet, commet l’huissier Canal GABRIEL
de ce siège pour la signification dudit jugement,
compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Nelson
CILIUS, Juge en audience civile, ordinaire
et publique en date du vingt quatre Juillet
deux mille vingt cinq, en présence de Me.
Maudelair BARTHELUS, Substitut Commissaire
du gouvernement de Port-au-Prince et avec
l’assistance du Greffier, Mozart TASSY, Greffier
du siège
Il est ordonné....etc.....
En foi de quoi....etc....
Me Ingrid Karline WOOLEY, Officier de l’état
civil
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen sur les conclusions
du Ministère public, maintient le défaut octroyé
contre Micius CIVIL à l’audience précitée, pour
le profit, déclare fondée ladite action. Admet en
conséquence, le divorce de Samania EDOUARD
d’avec son époux Micius CIVIL, pour injures
graves et publiques. Prononce en conséquence
la dissolution des liens matrimoniaux ayant
existé entre lesdits époux. Ordonne à l’officier
de l’état civil de la commune de cavaillon, de
transcrire sur les registres à ce destinés, le
dispositif du présent jugement dont un extrait
sera publié dans l’un des journaux s’éditant à la
Capitale sous peine de dommages intérêts envers
les tiers s’il y échet ; Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Osmond
CASTOR, Doyen en audience civile, ordinaire
et publique en date du vingt Janvier deux mille
vingt-six, en présence de Holitha JACQUET,
Substitut Commissaire, avec l’assistance du
Greffier Me Jean Claude Novembre
Il est ordonné...etc...
En foi de quoi....etc..
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen sur les conclusions
du Ministère public, maintient le défaut
octroyé contre son épouse Marie Michèle Exil
à l’audience précitée, pour le profit déclare
fondée ladite action. Admet en conséquence
le divorce de Sylvio Cadet avec Marie Michèle
Exil pour incompatibilité de caractères ;
prononce en conséquence la dissolution des
liens matrimoniaux ayant existé entre lesdits
époux ; Ordonne à l’officier de l’état civil de la
commune de Port-de-Paix, de transcrire sur les
registres à ce destinés, le dispositif du présent
jugement dont un extrait sera inséré dans l’un
des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine
de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet
; Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Selnick
Attsim GARÇON, Av. Juge en audience civile,
ordinaire et publique en date du cinq Novembre
deux mille vingt-quatre, en présence de Me
Gilbert Saintel, Av, Substitut Commissaire du
gouvernement de ce ressort avec l’assistance de
Me Jean Yves Victorin, Greffier du siège
Il est ordonné...etc.....
En foi de quoi....etc....
Me Théoric Cétoute, Officier de l’état civil
14 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Perspectives
Liban : Le Hezbollah promet de rester
aux côtés de l’Iran jusqu’à la victoire !
Le Hezbollah a publié un communiqué
de condoléances suite
au martyre du Guide suprême de la
Révolution et de la République islamique
d’Iran, Sayyed Ali Khamenei,
dans lequel il réaffirme son engagement
à poursuivre « la voie de
la lutte et de la résistance ».
L’organisation a réitéré sa
loyauté envers Sayyed Khamenei,
ainsi qu’envers Sayyed Abbas Al
Musawi, Sayyed Hassan Nasrallah,
Sayyed Hashem Safi Al Din et tous
les martyrs, assurant qu’elle maintiendra
son combat.
Il a affirmé qu’il resterait «
inébranlable et résolu aux côtés
de l’Iran, de ses dirigeants, de son
gouvernement, des Gardiens de la
révolution, de son armée et de son
peuple, comme il l’a toujours fait face
à toutes les circonstances et à toutes
les épreuves, jusqu’à la défaite des
agresseurs arrogants et tyranniques
et l’obtention de la victoire finale et
totale ».
Le communiqué indique que «
Sayyed Khamenei est mort sous les
coups des criminels les plus pervers
de notre époque, les terroristes israéliens
et américains, durant le mois de
Ramadan ».
L’organisation a souligné que
le Guide suprême martyr a consolidé
les piliers de la République islamique,
renforcé ses fondements et transformé
le pays en un État solide et actif
dans les domaines scientifique, pratique,
militaire et de la résistance.
Le Hezbollah a également présenté
ses condoléances aux autorités
religieuses, aux centres d’études islamiques,
aux combattants, à la « nation
de résistance », au gouvernement
et au peuple iraniens, à l’ensemble
de la communauté islamique et à
la famille du défunt guide, félicitant
Terrorisme : la coalition israélo-US
commet un massacre dans une école
Sayyed Khamenei et ceux qui sont
morts à ses côtés pour avoir atteint «
l’honneur suprême du martyre ».
Enfin, l’organisation a rappelé
que Khamenei avait consacré sa vie à
la défense des opprimés et à la cause
de la libération de la Palestine, qu’il
considérait comme sa priorité absolue.
Al Mayadeen 2 mars 2026
Par Al-Jazeera
Les médias iraniens informent que
l’attaque israélienne contre une
école de filles dans la ville de Minab,
dans le sud du pays, a fait des
dizaines de morts.
Une frappe israélienne a touché
une école primaire pour filles à Minab,
une ville de la province d’Hormozgan,
dans le sud de l’Iran, tuant au moins
51 personnes, ont rapporté les médias
iraniens, alors que le bilan immédiat
des victimes civiles des bombardements
massifs menés par Israël et les
États-Unis contre l’Iran devient plus
précis.
L’agence de presse iranienne
Mehr a également rapporté qu’au
moins deux élèves ont été tuées par
une attaque israélienne qui a frappé
une école à l’est de la capitale, Téhéran.
Depuis Téhéran, Mohammed
Vall, journaliste à Al Jazeera, a déclaré
à propos de l’attaque contre l’école de
filles : « De nouveaux rapports confirment
que le nombre de personnes
tuées dans cette frappe dépasse désormais
les 40. Il s’agit d’une cible civile,
et c’est l’une des cibles qui pourrait
vraiment poser problème dans le
cadre de cette campagne menée par
les Américains et les Israéliens, qui
affirment ne viser que des cibles militaires
et chercher à punir le régime, et
non le peuple iranien. »
28 février 2026 – Middle East-
Eye – Au moins 51 filles ont été tuées
lors d’une frappe aérienne contre une
école primaire dans le sud de l’Iran,
ont déclaré les autorités locales, alors
que les États-Unis et Israël intensifient
leurs attaques contre le pays.
L’attaque de samedi matin a touché
l’école Shajareh Tayyebeh dans la
ville de Minab, dans la province méridionale
d’Hormozgan. Les victimes
étaient âgées de 7 à 12 ans, selon les
agences de presse iraniennes Tasnim
et Fars.
Le raid aérien sur l’école a piégé
de nombreuses personnes à l’intérieur
du bâtiment sous les décombres.
Au moment de l’attaque, 170
élèves de sexe féminin se trouvaient
dans l’école. À ce jour, au moins 45
personnes auraient également été blessées.
« Lors de l’attaque israélienne à
la roquette ce matin (samedi) contre
une école primaire de filles dans le
comté de Minab, 51 élèves ont été
tuées et 60 autres blessées », a déclaré
le gouverneur du comté, selon les
médias d’État.
« Le président Trump a promis
au peuple iranien que de l’aide lui
serait apportée, mais nous constatons
aujourd’hui des victimes civiles ; c’est
quelque chose que le gouvernement
Cette image tirée d'une émission diffusée par la télévision d'État
iranienne le 28 février 2026 montre le site des frappes meurtrières
américaines et israéliennes qui ont touché une école primaire de filles à
Minab, dans la province d'Hormozgan, au sud de l'Iran, près de la route
maritime stratégique du détroit d'Ormuz - Capture d'écran/IRIB TV
iranien soulignera comme une
violation du droit international et une
agression contre le peuple iranien »,
a-t-il ajouté.
Selon le ministère iranien de la
Santé et de l’Éducation médicale, des
milliers de civils avaient été tués ou
blessés et les infrastructures publiques
ont été endommagés pendant la guerre
de 12 jours entre les États-Unis et Israël
en juin 2025.
Al-Jazeera – Traduction :
Chronique de Palestine
28 février 2026
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal, sur les conclusions conformes du
Ministère public, maintient le défaut octroyé contre
la défenderesse à l’audience précitée ; pour le profit
dit que l’action introduite par les demandeurs est
juste et fondée; Dit que les héritiers de feue Anne
Marie SIMON , à savoir Daniel Faustin, Yves Marc
BLAIN ,et Vladimir Altene BLAIN, sont seuls et
uniques Propriétaires incommutables et exclusifs,
par titre et par prescriptions de la portion de terre
ci-dessus décrite, localisée et spécifique . Dit que
c’est sans droit ni qualité que l’assignée la dame
Elpidia PIERRE a envahi, occupé et vendu à des
tiers la propriété des requérants ; Déclare nulle ,
de nullité absolue et radicale la vente de toutes
Parcelles ou portions de terre faites par l’ajournée
, à des tiers sur ladite propriété ; Ordonne en
conséquence, le déguerpissement de ces deniers
, de tous les acquéreurs ayant-droits et ayantcause
et de tous les occupants se trouvant sur
la propriété des requérants de manière illégale et
arbitraire ; Ordonne également la démolition de
toutes les constructions généralement quelconque
érigées sur ladite propriété; Accorde l’exécution
provisoire sans caution du présent jugement sur
le chef du déguerpissement et de la démolition
vu qu’il y a titres authentiques , ce nonobstant
toutes voies de recours; Condamne solidairement
les défenderesse, l’une pour l’autre à cinquante
mille gourdes (50.000 gds) de dommages intérêts
et aux frais et dépens de la procédure; Commet
l’huissier Millery AUGUSTE, de ce siège pour la
signification du présent jugement.
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Guy
AUGUSTIN, Juge en audience civile, ordinaire
et publique du vingt-neuf Juin deux mille dixneuf,
en présence de Me. Pelage Félicité ERNST,
Substitut Commissaire du gouvernement de ce
ressort avec l’assistance du Greffier Junior Sauvens
THELEMAQUE Il est ordonné....etc...
En foi de quoi....etc…
AVIS
Dispositif du jugement de défaut rendu par le
Tribunal de première instance de Port-au-Prince
entre le sieur Monclair Paul contre son épouse
Mirlaine Estiel; PAR CES MOTIFS, le Tribunal après
examen, le Ministère public entendu, maintient le
défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience
précitée, pour le profit déclare fondée ladite action,
admet en conséquence le divorce du sieur Monclair
Paul et la dame née Mirlaine Estiel ; prononce la
dissolution la dissolution des liens matrimoniaux
existant entre lesdits époux; Ordonne à l’officier de
l’état civil de la Section Est de Port-au-Prince, de
transcrire sur les registres à ce destinés, le dispositif
du présent jugement dont un extrait sera inséré
dans l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous
peine de dommages intérêts envers les tiers s’il y
échet; Commet l’huissier Vilneret Gabriel de ce siège
pour la signification de ce jugement; Compense les
dépens.
Il est ordonné....etc....
En foi de quoi....etc...
Boileau Dieuveuil, Av.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen et sur les conclusions du
Ministère public, maintient le défaut octroyé contre
Marie Béatrice CANGE à la susdite audience, pour
le profit du défaut déclare fondée ladite action,
admet en conséquence le divorce du sieur Sondy
INNOCENT d’avec Marie Béatrice CANGE pour
incompatibilité de caractères aux torts de l’épouse,
prononce la dissolution des liens matrimoniaux
existant entre lesdits époux, ordonne à l’officier
de l’état civil de la commune d’Aquin de transcrire
dans ses registres à ce destinés, le dispositif du
présent jugement dont un extrait sera inséré dans
l’un des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine
de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet,
Commet l’huissier Anthony SAINT GERMAIN
de ce siège pour la signification de ce jugement.
Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Louis Fritz
JOSEPH, Av Juge en audience civile, ordinaire
et publique du dix Juillet deux mille vingt cinq,
en présence de Me Vanna MANE, Substitut
Commissaire du gouvernement de ce resort avec
l’assistance du Greffier Paulin CIVIL
Il est ordonné....etc....
En foi de quoi....etc....
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen sur les conclusions du
Ministère public, maintient le défaut octroyé contre
Hans Valery BLÉMUR à l’audience citée; pour
le profit déclare fondée ladite action. Admet en
conséquence le divorce de Madge Valerie PELISSIER
d’avec Hans Valery BLÉMUR pour incompatibilité de
caractères; Prononce en conséquence la dissolution
des liens matrimoniaux existant entre lesdits époux;
Ordonne à l’officier de l’état civil de la Commune
de Port-de-Paix, de transcrire sur les registres à ce
destinés le dispositif du présent jugement dont un
extrait sera publié dans l’un des journaux s’éditant
à la Capitale sous peine de dommages intérêts
envers les tiers s’il y échet; Compense les dépens
Ainsi jugé et prononcé par nous, Me Selnick Attsim
GARÇON, Av Juge en audience civile, ordinaire et
publique en date du onze Mars deux mille vingt
quatre, en présence de Me Gilbert SAINTEL, Av.
Substitut Commissaire du gouvernement de ce
resort avec l’assistance du Greffier Jean Yves
VICTORIN
Il est ordonné....etc....
En foi de quoi....etc....
AVIS
Dispositif du jugement de défaut Rendu par le
Tribunal de première instance de Port-au-Prince,
entre la dame Marie Michele Bruneau contre son
époux Jean Camille Chirac; PAR CES MOTIFS, le
Tribunal après examen, le Ministère public entendu,
maintient le défaut octroyé contre le défendeur à
l’audience précitée, pour le profit déclare fondée
ladite action. Admet en conséquence le divorce de
la dame Marie Michele Bruneau contre son époux
Jean Camille Chirac. Prononce la dissolution des
liens matrimoniaux existant entre lesdits époux;
Ordonne à l’officier de l’état civil de la Section Est
de Port-au-Prince, de transcrire sur les registres à ce
destinés, le dispositif du présent jugement dont un
extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant
à la Capitale sous peine de dommages intérêts
envers les tiers s’il y échet; Commet l’huissier
Vilneret Gabriel de ce siège pour la signification de
ce jugement; Compense les dépens
Il est ordonné....etc....
En foi de quoi....etc...
Me Boileau Dieuveuil, Av.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal après examen sur les conclusions
du Ministère public, maintient le défaut octroyé
contre son épouse Johams LIATHANA PAMPHILE
à l’audience précitée, pour le profit déclare fondée
ladite action; Admet en conséquence le divorce
de Randolphe Jason COICOU avec son épouse
née Johams LIATHANA PAMPHILE, pour injures
graves et publiques; Prononce la dissolution
des liens matrimoniaux ayant existé entre les
dits époux; Ordonne à l’officier de l’état civil de
la Commune de Cavaillon, de transcrire sur les
registres à ce destinés, le dispositif du présent
jugement dont un extrait sera inséré dans l’un
des quotidiens s’éditant à la Capitale sous peine
de dommages intérêts envers les tiers s’il y échet;
Compense les dépens
Ainsi jugé et
prononcé par nous, Me Osmond CASTOR, Av. Juge
en audience civile, ordinaire et publique en date du
Treize Juin deux mille vingt quatre, en présence de
Me Holitha JACQUET, Av Substitut Commissaire
du gouvernement de ce ressort avec l’assistance du
sieur Jean Claude Novembre, Greffier du siège
Il est ordonné....etc.....
En foi de quoi....etc.....
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
15
suite de la page (12 )
Subversion américaine au Mexique !
Par Narciso Isa Conde
Lacs Ounianga – patrimoine de l’Unesco – un série de lacs très colorés à
proximité de la Libye. Il y a beaucoup d’eau accumulée dans les nappes
aquifères des déserts – et pas seulement du pétrole! Le Sahara n’a pas
toujours été un désert (Alexandra Panaguli/Haïti-Liberté).
on retrouve de magnifiques lacs au milieu
de hautes dunes. Le Sahara n’était pas toujours
un désert. Les formidables vents qui
soufflent sur ces régions transportent de
tonnes de sable et changent la configuration
des lacs.
À quelques dizaines de kilomètres au
sud des lacs, l’aviation française sous les ordres
de François Mitterrand avait déjà bombardé
en février 1986 la base libyenne de
Ouadi Doum en territoire tchadien occupé.
C’était le début de cette fameuse Opération
militaire française Epervier avec un bon
millier d’hommes, qui devait durer 28 ans
jusqu’en 2014, bien au-delà du conflit libyen,
sous le prétexte de consolider le processus
démocratique, comme nous l’avons vu.
L’Opération Epervier a été immédiatement
remplacée par l’Opération
Barkhane (le nom de dunes en forme de
croissant) , cette fois forte de plus de 5.000
hommes, contre les islamistes dans le Sahel
– ultérieurement aidée par les Anglais,
les Estoniens et les Suédois. Elle a pris fin
en 2022, « presque universellement interprétée
comme un désastre massif de la part
des Français ». Mais les soldats français
sont toujours au Tchad et nous les avons
croisés dans un long convoi en route vers
Abéché, une importante ville de l’Est flanquée
d’une base militaire française.
Après de longues négociations et au
grand détriment de l’administration Reagan
qui souhaitait utiliser cette guerre pour renverser
Kadhafi, les deux pays se sont finalement
réconciliés, surtout après qu’Idriss
Déby – protégé de Kadhafi – ait renversé
Hissène Habré en décembre 1990.
Les dites ambitions de Kadhafi se
réfèrent à une bande de désert dénommée
Aouzou d’une largeur d’une centaine de kilomètres
le long de la frontière Libye-Tchad.
Son but était « la création d’un État client
dans le ‘ventre mou’ de la Libye [...] l’expulsion
des Français de la région; et l’utilisation
du Tchad comme base pour étendre
son influence en Afrique centrale ».
Mais l’histoire remonte à l’époque
coloniale et est typique des manigances de
feu les grandes puissances. Tout a commencé
au lendemain de la première guerre
mondiale, quand les vainqueurs se sont
partagés les (relativement petites) colonies
allemandes, laissant des miettes à l’Italie
pour la récompenser de s’être jointe aux
Alliés. Les Anglais ont donné une petite
Fine Dining
Haitian Owned & Operated
Wine ● Catering ● Brunch
partie (3 fois la Belgique) du Kenya et les
Français ont trainé les pieds jusqu’en 1935,
autorisant les Italiens à occuper l’Ethiopie –
alors indépendante sous Haile Selassie – et
leur cédant cette bande désertique – mais
riche en uranium – d’Aouzou. Loin d’être
une largesse, c’était dans l’espoir que l’Italie
mussolinienne soutienne la France contre
l’Allemagne hitlérienne qui montait en
puissance. Très mauvais calcul comme on
le sait. Les Accords franco-italiens ont été
signés à Rome par le ministre français des
Affaires étrangères Pierre Laval et le Premier
ministre italien Benito Mussolini le 7
janvier 1935. (En octobre 1936, l’Italie et
l’Allemagne signaient un protocole d’accord
établissant le fameux Axe). Aouzou passait
ainsi du Tchad sous occupation française à
la Libye sous occupation italienne! Mais tout
en étant ratifiés par les parlements des deux
pays, les instruments de ratification n’ont
jamais été échangés.
Par contre, en 1955 un “Traité d’amitié
et de bon voisinage” a été signé entre
la Libye et le Tchad. Et c’est ce traité que la
Cour internationale de justice a préféré en
1994 pour délimiter définitivement la frontière
entre les deux pays, attribuant la bande
d’Aouzou au Tchad. Inutile de préciser qu’on
n’a jamais demandé l’avis des tribus arabophones
qui l’habitaient. “Le tribunal a jugé
non pertinente l’occupation effective exclusive
de facto par des habitants autochtones
de territoires contestés riches en uranium
revendiqués par la Libye et le Tchad”.
Pratique traditionnelle des colonialistes qui
déclarent que les terres qu’ils envahissent
et occupent n’appartiennent à personne, en
tout cas à aucun état, et que les habitants
qui s’y trouvent ne forment pas un Etat,
donc ils peuvent se les approprier – la théorie
de la terra nullius, appliquée également à
la Palestine en 1948 ou à l’Afrique lors de
la ruée vers de nouvelles terres à la fin du
19ème siècle, sept pays européens s’étant
approprié 90% du continent en 1914. En
1870, ils n’avaient que 10%.
La tendance actuelle sur le plan du
droit international humanitaire est de garantir
les droits territoriaux des peuples autochtones,
c’est-à-dire de leur demander qu’ils
donnent ou refusent leur consentement
libre, préalable et éclairé (FPIC, Free Prior
and Informed Consent) à toute exploitation
de leurs terres.
(À suivre)
DJON DJON
Restaurant
Menu: djondjonbk.com
« Il s›agit d›un plan pervers
par lequel la CIA, de concert
avec la DEA, arme les gangs,
organise des manifestations et
incite à une violence extrême
de la part des cartels poursuivis
par le gouvernement. »
KATOU
RESTAURANT
5012 Ave M
(Entre E. 51 et Utica)
10h am – 10h pm
La présidente Sheinbaum a dénoncé la marche de la CIA de concert avec
la DEA devant le palais présidentiel
La présidente mexicaine
Claudia Sheinbaum est une
fervente défenseure de la souveraineté
de son pays et du
principe de non-intervention à
l’échelle continentale. Elle se
montre solidaire des pays ayant
accédé à une seconde indépendance
et promeut un modèle
socio-politique de démocratie
fondé sur la justice sociale et le
respect de la diversité culturelle.
Face à un harcèlement
impérialiste agressif et persistant,
le Mexique a emprunté
des voies alternatives
à la dépendance envers les
États-Unis, en développant sa
coopération avec la Russie et la
Chine, et en s’intégrant au bloc
multipolaire des BRICS et aux
pays du Sud.
En représailles, le fascisme
trumpiste a lancé des formes
spécifiques de guerre hybride
et proféré de graves menaces
d’intervention militaire contre le
gouvernement mexicain et son
processus d’autodétermination,
sous prétexte de lutter contre
les cartels de la drogue.
L’un des volets de cette
guerre consiste à fomenter des
manifestations violentes sur
des sujets extrêmement sensibles,
en l’occurrence, la violence
des cartels de la drogue.
De larges pans de la société
mexicaine reconnaissent que le
président Sheinbaum a pris des
mesures contre les cartels, mais
refuse l’intervention des forces
spéciales américaines sous ce
prétexte ; ce qui a conduit des
groupes d’extrême droite et la
CIA à organiser des manifestations
d’une extrême violence.
Ils profitent du climat d’insécurité
et des assassinats ciblés
perpétrés par des narco-gangs
armés travaillant pour les cartels
de la drogue. La nouvelle
droite à tendance fasciste et
les agences américaines sont
expertes dans l’incitation à la
subversion numérique contre
les gouvernements souverains.
La présidente Sheinbaum
a dénoncé les manifestations,
les accusant d’être financées
par des politiciens d’extrême
droite. Quelques jours avant la
marche devant le palais présidentiel,
elle a affirmé que la
manifestation était alimentée
par des « bots » sur Internet.
Il s’agit d’un plan pervers
par lequel la CIA, de concert
avec la DEA, arme les gangs,
organise les manifestations et
incite à une violence extrême de
la part des cartels poursuivis par
le gouvernement. Ils fomentent
même ces troubles devant
le palais présidentiel, allant
jusqu’à détruire la barrière de
sécurité, ce qui a entraîné des
blessures parmi les policiers.
Claudia Sheinbaum conserve
une cote de popularité
supérieure à 70 % durant sa
première année de mandat, et
les agences américaines ont
décidé de lui créer de sérieux
problèmes afin de la déstabiliser.
Elles mobilisent même
l’extrême droite à travers le
continent contre le modèle de
souveraineté que représente le
Mexique.
Nous sommes confrontés
à un nouvel exemple de l’inévitabilité
de la confrontation avec
cet impérialisme décadent. C’est
un impérialisme fasciste.
Aporrea News 3 mars 2026
JJ’s Fritaille
4021 Glenwood Road
(corner Albany Avenue)
Brooklyn, NY 11210
Open Monday to Thursday
2 pm to 10 pm
Friday and Saturday
2 pm to 11 pm
Sunday
Closed
347.636.2850
CATERING & TAKE-OUT
Now 3 Locations in Brooklyn
Hours:
Sun - Thu: 11am - 11pm
Fri & Sat: 11am -12am
Tel: 718-676-1047
1206 Nostrand Avenue
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16 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
A Travers le monde
La dictature néocoloniale du kenyan doit
libérer Booker Ngesa Omole !
Par Diagne fodé Roland
Le camarade Booker Ngesa Omole,
Secrétaire Général du Parti Communiste
Marxiste du Kenya, a été kidnappé
par la police kényane le 23 février, violemment
battu, une dent cassée et un
doigt coupé par un objet tranchant, privé
de nourriture et d’eau et jeté à l’isolement,
sans avocat et sans accès aux soins. Cet
enlèvement qui rappelle celui du couple
présidentiel du Venezuela par le cowboy
yankee fait suite à la manifestation de
protestation contre le kidnapping de ce
dernier devant l’Ambassade des USA.
Les charges absurdes retenues
contre lui comprennent « des liens présumés
avec le président Nicolas Maduro
et les soi-disant cartels de la drogue ».
L’alignement sur les barbares étasunien
et sioniste est la marque de fabrique du
néocolonialisme kenyan.
Il faut dire que le PCM Kenya est
un acteur important dans les mobilisations
ouvrières et populaires contre les
politiques libérales d’austérité dictée par
le FMI/BM. Le Kenya connaît des grèves
et protestations des masses populaires
contre les effets socialement dévastateurs
des recettes libérales.
Le Parti Communiste Marxiste de
Kenya déclare : « Aucune prison ne peut
contenir la volonté du peuple. Aucun
bâton ne peut faire étouffer la vérité.
Aucun régime ne peut arrêter la marche
de l’histoire. La lutte continue. Le peuple
vaincra ».
Alors que la première phase indépendantiste
a eu comme leader Jomo
Kenyatta, le camarade Booker, à la tête
du Parti Communiste Marxiste, apparaît
de plus en plus comme le leader montant
de la seconde phase de libération anti-néocoloniale
au Kenya.
La confrontation de plus en plus
ouverte entre le camp néocolonial qui a
été imposé par le colonialisme impérialisme
après la première phase de libération
anti-coloniale et le camp souverainiste
panafricain est la contradiction dont
la résolution va déterminer l’avenir de
chaque pays africains et partant de l’Afrique.
Cette confrontation montante a vu
la percée du camp souverainiste panafricain
dans les trois pays de l’AES et au
Sénégal.
Ces expériences souverainistes
panafricaines en cours sont dirigées par
la petite bourgeoisie intellectuelle radicale
civile et militaire. Au Kenyan, le PCMK,
parti des classes laborieuses, semble
avoir un impact politique important dans
les luttes sociales et démocratiques anti-impérialistes.
L’arrestation, la torture,
l’emprisonnement arbitraire et illégal du
Mexique : après Pasta de Conchos, un nouveau
projet de loi cible les homicides industriels
Les familles réclament toujours justice. Tous les corps n’ont pas été récupérés
et Grupo México n’a jamais endossé l’entière responsabilité de l’accident
Booker Ngesa Omole, Secrétaire Général du Parti Communiste
Marxiste du Kenya, (PCMK)
Au Mexique, vingt ans après l’homicide
industriel de Pasta de Conchos,
qui a coûté la vie à 65 mineurs,
les familles réclament toujours justice.
Tous les corps n’ont pas été récupérés
et Grupo México n’a jamais endossé
l’entière responsabilité de l’accident.
Un nouveau projet de loi vise à réformer
la législation afin d’inclure la
responsabilité pénale des individus
dans les cas d’homicide industriel, et
ce pour éviter des tragédies comme
celle de Pasta de Conchos.
La catastrophe de la mine de
Pasta de Conchos, dans l’État de
Coahuila, a coûté la vie à 65 mineurs
de Grupo México qui travaillaient
dans des conditions extrêmement
périlleuses. Les travailleurs avaient
signalé à plusieurs reprises de graves
manquements en matière de sécurité,
comme une ventilation inadéquate,
une accumulation de méthane et l’absence
d’équipements essentiels. Bien
que l’entreprise ait assuré que la mine
répondait aux normes de sécurité, des
enquêtes et des témoignages ultérieurs
ont mis en évidence des conditions de
travail dangereuses. Grupo México a
d’emblée nié toute responsabilité et a
suspendu les opérations de sauvetage
cinq jours après l’accident, laissant 63
mineurs piégés sous terre.
Le député Jesús Jiménez a récemment
présenté au Parlement un
projet de loi visant à intégrer la notion
d’« homicide industriel » dans le Code
pénal. Ce texte prévoit de tenir les entreprises
pénalement responsables des
décès de travailleurs et travailleuses
par suite de violations graves des réglementations
en matière de sécurité
industrielle et de santé au travail. Il a
pour objectif la mise en place de mécanismes
juridiques destinés à prévenir
des tragédies industrielles similaires.
camarade Secrétaire Général, Booker, est
une stratégie répressive bourgeoise néocoloniale
pour empêcher que les masses
laborieuses prennent la tête des luttes
pour mettre fin à l’oppression néocoloniale
impérialiste et la dictature de la
bourgeoisie compradore vassale.
Nous exigeons :
- Libération immédiate et inconditionnelle
de Booker
- La fin des persécutions politiques
des forces progressistes et révolutionnaires
au Kenya
- Justice pour établir et punir les
responsables des tortures subies
- En avant vers un Kenya et une
Afrique souveraine et unie !
03 Mars 2026
A l’origine, Napoleón Gómez
Urrutia, Secrétaire général de Los Mineros,
syndicat affilié à IndustriALL,
en a rédigé le contenu avec en ligne de
mire la garantie que la responsabilité
des entreprises ne soit diluée par des
procédures administratives. Il a également
appelé au sauvetage immédiat
des travailleurs et travailleuses, à une
enquête objective, neutre et indépendante
pour déterminer les causes et
punir les responsables par le biais de
sanctions légales fortes, et, en cas de
décès, à une indemnisation équitable
et digne pour les familles.
Napoleón Gómez Urrutia s’est
confié au journal mexicain La Jornada
: « L’objectif est de renforcer le cadre
juridique afin que l’obligation des
entreprises de garantir la sécurité ne
reste pas lettre morte et que, lorsque la
négligence entraîne la mort, il y ait des
conséquences pénales incontestables.
Il s’agit de transformer le monde du
travail en un monde plus juste et
plus digne, où la vie des travailleurs
et travailleuses a plus de valeur plus
que tout profit, gain ou bilan financier.
(…) Nous ne pouvons pas effacer
Pasta de Conchos de nos mémoires ni
nous en détourner. »
Le Secrétaire général d’IndustriALL,
Atle Høie, a pour sa part déclaré
: « Vingt ans après le tragique accident
mortel survenu à Pasta de Conchos,
au Mexique, justice n’a toujours
pas été rendue aux 65 victimes et à
leurs familles. Grupo México n’a pas
assumé ses responsabilités et le pays
n’a pas honoré, à ce jour, le sacrifice
de ces vies par l’adoption d’une loi
qui garantisse la responsabilité des
entreprises. La nouvelle législation
L’ICE arrête sans mandat
une étudiante de l’université
Columbia. L’intervention de
Mamdani la libère !
Elmina “Ellie” Aghayeva, étudiante de l'université de Colombia arrêtée
par l'ICE (photo Instagram/@ellharve)
Par Anna Polo
Le matin du jeudi 26 février, Elmina
« Ellie » Aghayeva, étudiante
à l’université Columbia originaire
d’Azerbaïdjan, a été arrêtée
à New York par des agents de l’ICE,
qui s’étaient introduits sans mandat
dans son immeuble résidentiel situé
en dehors du campus.
La présidente par intérim de Columbia,
Claire Shipman, a déclaré que
les caméras de sécurité avaient filmé
les agents dans le couloir alors qu’ils
montraient les photos d’un enfant disparu,
le faux prétexte utilisé pour accéder
à l’immeuble. Aghayeva a publié
un message sur son arrestation tôt ce
matin-là sur Instagram, écrivant : « Le
département de la Sécurité intérieure
m’a arrêtée illégalement. Aidez-moi,
s’il vous plaît. »
Les premiers à réagir pour dénoncer
cette arrestation ont été les
amis de l’étudiante, qui ont organisé
jeudi après-midi un rassemblement à
l’entrée de l’université, auquel ont participé
environ deux cents personnes.
La libération d’Elmina Aghayeva
est intervenue peu après que le
maire de New York, Zohran Mamdani,
ait lancé un appel direct au président
Trump, lors de sa deuxième visite à
la Maison Blanche après sa victoire
électorale historique en novembre. «
Je viens de parler au téléphone avec
le président Trump. Je lui ai fait part
de mon inquiétude concernant la détention
de l’étudiante de Columbia Elmina
Aghayeva, arrêtée par l’ICE ce
matin. Le président vient de m’informer
qu’elle sera immédiatement libérée
», a ensuite écrit le maire de New
York sur X. L’université Columbia a
confirmé la nouvelle dans un message
publié également sur X, se déclarant «
soulagée et émue par la libération de
l’étudiante ».
doit créer des chaînes de responsabilité
fiables et fonctionnelles dans le secteur
minier. Les 65 mineurs qui ont perdu
la vie et leurs familles méritent ce
Zohran Mamdani a également
remis à la chef de cabinet de la Maison
Blanche, Susie Wiles, une liste contenant
les noms de quatre étudiants actuels
et anciens étudiants visés par les
autorités fédérales chargées de l’immigration
et a demandé à l’administration
d’aider à clore leurs dossiers.
Il s’agit de Mahmoud Khalil, Yunseo
Chung, Mohsen Mahdawi et Leqaa
Kordia, tous arrêtés après avoir participé
à des manifestations en faveur de la
Palestine. Leqaa Kordia est la seule à
être encore en détention, près d’un an
après son arrestation, dans une prison
de l’ICE au Texas.
Avant l’intervention de Mamdani,
la gouverneure démocrate de l’État
de New York, Kathy Hochul, avait
également vivement critiqué l’irruption
des agents de l’ICE dans un
espace universitaire et demandé la
libération de l’étudiante. « Personne
ne devrait disparaître aux mains du
gouvernement. Aucun étudiant ne
devrait être emmené de son dortoir par
la ruse. Ces incidents nécessitent une
enquête indépendante et une véritable
prise de responsabilité. New York ne
détournera pas le regard. »
Sources : Democracy Now !;
The New York Times
Anna Polo est Engagée depuis
des années dans les thèmes concernant
la paix et la nonviolence, elle a
coordonné la commission sur ce sujet
dans la Régionale Humaniste Européenne
en 2003 à Prague et en 2004 à
Budapest, puis dans le Forum Humaniste
Européen en 2006 à Lisbonne et
en 2008 à Milan. En 2009 elle a fait
partie de l’équipe de Relations Internationales
de la Marche Mondiale pour la
Paix et la Nonviolence. Actuellement
elle participe à l’organisation Monde
sans guerres et sans violence.
Pressenza 01 Mars 2026
respect, tout comme l’ensemble des
communautés minières du Mexique. »
IndustriALL 25 février 2026
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
17
Non à
l’asphyxie
économique de
Cuba !
Par Salim Lamrani*
Depuis plus de six décennies, les
États-Unis étouffent le peuple de
Cuba en lui imposant des sanctions
économiques anachroniques et inhumaines.
Elles affectent les catégories
les plus vulnérables de la population
de l’île, en particulier les malades, les
enfants, les personnes
âgées et les femmes enceintes,
et ont un impact
dramatique sur tous les
secteurs de la société cubaine.
Rétroactives et extraterritoriales,
elles contreviennent
aux principes
élémentaires du droit international.
Depuis 1992,
elles sont unanimement
condamnées chaque
année par l’Assemblée
générale des Nations
unies.
Imposées en 1960 dans le but
de renverser le gouvernement de Fidel
Castro, elles ont été régulièrement renforcées
par les différentes administrations
étasuniennes, en particulier sous
la présidence de Donald Trump. Lors de
son premier mandat, ce dernier a imposé
243 nouvelles mesures coercitives
unilatérales – dont 50 en pleine pandémie
de Covid-19 – contre le peuple de
Cuba, en ciblant les principales sources
de revenus de l’île, à savoir la coopération
médicale, les transferts d’argent
de la diaspora et le tourisme. Ainsi, de
2017 à 2020, la Maison-Blanche a imposé
en moyenne une nouvelle sanction
chaque semaine pendant quatre
ans.
En 2025, les sanctions
ont coûté 7,5 milliards de dollars
à Cuba, soit en moyenne
20 millions de dollars par
jour, c’est-à-dire 15 000 dollars
par minute ! Cette somme
équivaut à la consommation
électrique des 10 millions
de Cubains pendant six ans.
Avec cette même somme,
Cuba pourrait assurer l’approvisionnement
en produits de
première nécessité de toute la
population pendant six ans.
Depuis leur imposition en
1960, les sanctions ont coûté à Cuba
un total de 170 milliards de dollars, et
plus de 80% de la population cubaine
est née sous cet état de siège.
Le 29 janvier 2026, l’administration
Trump a adopté un décret présidentiel
qualifiant Cuba de « menace
extraordinaire et inhabituelle pour la
sécurité des États-Unis », sanctionnant
tout pays qui livrerait du pétrole
à Cuba par des droits de douane. Dès
lors, l’île – déjà durement frappée par
l’état de siège économique et les différentes
catastrophes naturelles – se
trouve dans une situation extrêmement
difficile, étant privée du combustible vital
pour son économie et ses services.
Ainsi, à Cuba, le système électrique,
qui alimente le réseau d’assainissement
de l’eau potable, les hôpitaux et
les écoles, dépend grandement de l’approvisionnement
en pétrole.
Cuba ne traverse pas une crise :
elle est victime d’un crime économique
perpétré par les États-Unis depuis des
décennies. La communauté internationale
doit refuser cet étranglement
économique et énergétique illégal qui
asphyxie l’île et apporter un concours
urgent à la population cubaine confrontée
à une situation humanitaire
d’une gravité extrême.
*Professeur des universités en
histoire de l’Amérique latine
L’Humanité 24 février 2026
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18 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Halte à l’agression impérialiste américano-israélienne contre l’Iran !
Déclaration du Parti des travailleurs de France
En déclenchant leur agression contre
l’Iran ce 28 février, Trump et
Netanyahou prennent la lourde responsabilité
de placer l’humanité au
bord d’une guerre généralisée aux
conséquences incalculables. Aucun
travailleur, aucun jeune ne peut croire
une seconde les affirmations grotesques
de ces deux criminels selon
lesquelles ils agiraient « pour rendre
le pouvoir au peuple iranien ».
Refuser cette agression impérialiste
contre l’Iran ne signifie nullement
apporter le moindre soutien au
régime sanguinaire des mollahs. Bien
au contraire, légitime est la révolte
des travailleurs, des femmes et de la
jeunesse d’Iran pour en finir avec ce
régime.
Comme l’a déclaré le syndicat
des travailleurs de la compagnie
des bus de Téhéran : « La véritable
libération du peuple d’Iran n’est
possible que par l’action collective
et la participation consciente,
organisée de la classe ouvrière et des
couches opprimées, et non par une
intervention militaire des États-Unis
et d’Israël. »
L’agression américano-israélienne
contre l’Iran, c’est la tentative
d’imposer encore plus le talon de fer
des intérêts de la classe capitaliste des
États-Unis. Comme c’est le cas avec
le génocide à Gaza et le « conseil de
la paix » de Trump, le plan américain
de pillage de l’Ukraine et les négociations
avec Poutine, les menaces
d’annexion du Groenland, l’agression
contre le Venezuela, le blocus
pétrolier contre Cuba, les accords de
Washington sur la République démocratique
du Congo ou les menaces
contre la Chine : il s’agit d’une seule
et même guerre impérialiste, produit
de la putréfaction du système capitaliste
fondé sur la propriété privée des
moyens de production.
Quant à l’État d’Israël, il apparaît
ici pour ce qu’il est de plus
en plus : le bras armé de l’impérialisme
américain. Une semaine avant
l’agression, l’ambassadeur américain
à Tel Aviv a vendu la mèche, affirmant
qu’Israël « avait des droits » sur
tous les territoires situés entre le Nil
et l’Euphrate, dessinant les contours
d’un vaste plan néocolonial plaçant le
Moyen-Orient sous l’administration
directe de Trump, auquel l’État génocidaire
servira de garde prétorienne.
Quant à Macron, sans surprise, il n’a
pas exigé l’arrêt de l’intervention.
Le Parti des travailleurs se tient
inconditionnellement aux côtés des
peuples et des travailleurs d’Iran,
contre l’agression américano-israélienne.
Avec les organisations
ouvrières d’Iran, il affirme que la libération
des travailleurs d’Iran sera
l’œuvre des travailleurs eux-mêmes
et non de l’intervention américano-israélienne.
Il affirme que c’est la
responsabilité du mouvement ouvrier
dans le monde de faire front pour
condamner l’agression et bloquer la
marche à la guerre mondiale dans laquelle
Trump et Netanyahou veulent
Le Parti des travailleurs se tient inconditionnellement aux côtés des peuples et des travailleurs d’Iran, contre
l’agression américano-israélienne.
entraîner l’humanité.
De premiers craquements apparaissent
dans la bourgeoisie américaine.
L’éditorial du New York Times
interpelle Trump : « Pourquoi avezvous
déclenché cette guerre ? » Le
Parti des travailleurs salue les prises
de position d’organisations ouvrières
et noires, de coalitions anti-guerre
aux États-Unis contre l’intervention.
Sans nul doute, la classe ouvrière
américaine et la jeunesse, qui se sont
mobilisées contre le génocide à Gaza
et contre la terreur de l’ICE (police fédérale
de l’immigration), qui – se saisissant
de leurs organisations syndicales
– viennent d’infliger une défaite
à Trump à Minneapolis, sauront exprimer
le refus de la guerre du peuple
des États-Unis.
Le Parti des travailleurs, qui
combat contre la guerre et l’exploitation,
pour l’Internationale ouvrière,
appelle à l’unité la plus large des
organisations ouvrières et démocratiques
:
Halte à l’agression impérialiste
américano-israélienne contre l’Iran !
C’est au peuple d’Iran et à lui
seul de déterminer son propre avenir
!
Trump et Netanyahou n’entraîneront
pas l’humanité dans une
guerre généralisée !
Les milliards des budgets militaires
doivent être confisqués au
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Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026
Haiti Liberté
19
IN THE CENTENARY YEAR OF FIDEL CASTRO’S BIRTH
1926-2026
MARCH 14, 2026
CUBA UNDER SIEGE:
STRATEGIES FOR RESISTANCE AND A UNITED RESPONSE
STOP U.S. MILITARY INTERVENTION
IN THE AMERICAS
DEFEND VENEZUELAN SOVEREIGNTY!
WELCOME TO THE DELEGATION FROM
CUBA ATTENDING THE UN COMMISSION
ON THE STATUS OF WOMEN (CSW70)
DOORS OPEN 10:00 AM
STARTS: 12:00 PM
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THE GLOBE
FILM SHOWING AT 11:00
AM - BELLY OF THE BEAST
FILM TERESITA'S DREAM
CUNY GRADUATE CENTER
365 5TH AVE, (Between 34th and 35th
Street in Manhattan, NYC)
OPENING PLENARY
MEETING CALLED TO ORDER
TRIBUTE TO
DR. ROSEMARI
MEALY
PLENARY CO-CHAIRS
Gail Walker
– IFCO-Pastors
for Peace
IKE NAHEM – INTERNATIONAL US-CUBA NOR-
MALIZATION CONFERENCE COALITION, CUBA
SI NY/NJ COALITION
IMPORTANT NOTE: THIS EVENT WILL BE HELD AT
THE FOLLOWING LOCATION:
235 WEST 23RD STREET
(BETWEEN 7TH & 8TH AVENUES IN MANHATTAN)
TIME: 7:00 PM
Tamara Hansen – International
US-Cuba Normalization Conference
Coalition, Vancouver Communities in
Solidarity with Cuba
César Omar
Sánchez –
National Network
on Cuba
WELCOMES FROM NY CITY COUNCIL - FEATURED SPEAKERS
Osmayda
Hernández
Beleño –Director,
FMC Department
of International
Relations
Ambassador
Ernesto Soberón
Guzmán –
Permanent
Representative
of Cuba to the
United Nations
Ambassador
Samuel Moncada
– Permanent
Representative of
Venezuela to the
United Nations
ANTI-INTERVENTION ORGANIZING IN THE AMERICAS
SECOND PLENARY CO-CHAIRS - Introduced by Dr. Rosemari Mealy
Sara Flounders – United
National Anti-War
Coalition
Tarisse Iriarte – International
Art Curator and Researcher, UN
Global Ambassador for Peace,
Cuba Si NY/NJ Coalition
PANELISTS
Alina Duarte
– Mexican
journalist,
Report on
solidarity with
Cuba in Mexico
Berthony
Dupont –
Editor, Haiti
Liberte
David
Abdullah
– Trinidad
and Tobago
Movement for
Social Justice
Artemio
Camacho –
Cuba Solidarity
Movement in
Puerto Rico
Music dance Celebration
Food and refreshments
Arturo o’Farrill & BAND
One time use only. Cannot be used in conjunction with any other coupon or
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20 Haiti Liberté
Vol 19 # 36 • Du 4 au 10 Mars 2026