16.03.2026 Vues

Y-mail 53 - mars 2026_FR

  • Aucun tag trouvé…

Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !

Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.

mail

PRINTEMPS 2026 MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER JAN YPERMAN

ÉDITION 53

L’hôpital

DU FUTUR

Clinique

D’HÉMOSTASE

Branding

EMPLOYEUR


EDITO

Chère lectrice, cher lecteur,

Qui sommes-nous ? Qui voulons-nous être ?

Ces questions à consonance philosophique,

voire existentielle, nous les avons posées à nos

médecins et à notre personnel dans le cadre

de la préparation de notre nouvelle campagne

de recrutement. Pourquoi ? Pour définir notre

rôle avec précision dans un paysage hospitalier

en pleine mutation.

Aujourd’hui plus que jamais, une organisation

de soins doit redoubler d’efforts pour être

et rester un employeur attractif. Cela passe

inévitablement par la communication : il faut

s’assurer d’être vu et entendu. Et la meilleure

façon d’y parvenir, c’est de rester le plus

fidèle possible à sa propre nature. À son âme,

serais-je tenté de dire, même si cela peut

paraître un brin désuet.

Et qu’en est-il ressorti ? Les discussions et les

analyses ont révélé que notre hôpital est perçu

comme « humain et tourné vers l’avenir ». Bien

sûr, c’est un idéal que poursuit toute direction,

mais cela fait un bien fou de constater que

cette vision est largement partagée. Pour moi,

c’est une question d’honnêteté et un atout

puissant pour attirer et retenir les talents.

Mais comment être « humain et tourné vers

l’avenir » dans la pratique au quotidien ? Je

vous invite à découvrir dans ce numéro les

articles consacrés à HEARTwise, à la clinique

de la coagulation, au colposcope ou encore au

MiLEP. Voilà autant d’exemples d’innovations

qui rendent possibles des soins meilleurs et

plus humains. Des soins prêts pour l’avenir. Des

soins qui sonnent juste et nous ressemblent.

docteur Hans Feys,

médecin-chef


contenu

07 Nouveaux médecins 14 Médecin dans la maison

16 MiLEP 17 Test HPV à la colposcopie

Le lundi 5 janvier, environ 750 collègues se sont réunis sur la

Grand-Place d’Ypres pour la réception du Nouvel An de l’hôpital. Dans

un cadre hivernal autour de chalets chauffés avec quelques faibles

chutes de neige, les frites, les croustillons et les boissons à volonté ont

ajouté à la convivialité de l’événement.

3


L’HÔPITAL DU FUTUR

Dans le cadre du projet

pilote innovant HEARTwise,

des dispositifs connectés

portables ont permis de surveiller

les paramètres vitaux

des patients tant à l’intérieur

qu’à l’extérieur de l’hôpital. La

prochaine étape: mettre au

point un modèle d’apprentissage

automatique capable

de prédire une dégradation

clinique avant même que les

paramètres ne se détériorent.

88%

score

moyen de satisfaction

L’automne dernier,

une expérience

spéciale a été menée

simultanément au centre

hospitalier Jan Yperman,

à l’AZ West de Furnes, à

l’hôpital Sint-Andries

de Tielt et à l’hôpital

universitaire d’Anvers. Au

total, 41 patients devant

séjourner au moins deux

nuits à l’hôpital après leur

opération ont été suivis

à l’aide de wearables.

Toutes les dix minutes, ces

dispositifs enregistrent

leurs paramètres vitaux

automatiquement –

sans l’intervention

d’une infirmière – et

les transmettent dans

le dossier du patient.

Parallèlement, un groupe

témoin a été suivi selon

la méthode classique. La

différence est énorme,

témoigne Lien Alleman,

qui était alors infirmière

en chef du service de

chirurgie C3.

Lien : « Normalement,

nous passons chez chaque

patient cinq fois toutes

les 24h pour mesurer ses

paramètres. L’intervalle

entre deux contrôles est

parfois assez long. Les

wearables enregistrent

les mêmes paramètres

six fois par heure et

déclenchent une alarme à

la moindre détérioration

des paramètres. Par

exemple, en cas de hausse

de température, d’une

baisse de la fréquence

cardiaque ou d’une hausse

de la tension artérielle.

En pareil cas, nous devons

réagir rapidement. »

PLUS DE TEMPS

Au cours du projet pilote,

le système a déclenché

une alarme à plusieurs

reprises, rapporte

Caroline Gheysen (directrice

de l’information,

de l’innovation et des

réseaux).

Caroline : « Chez un

patient, un wearable a

détecté une élévation de la

fréquence respiratoire et,

4


HEARTWISE

EN BREF

HEARTwise est un projet d’innovation du centre

hospitalier Jan Yperman, qui mise sur un monitoring

semi-permanent des patients à l’aide de wearables,

des capteurs médicaux fixés sur le corps. Les wearables

mesurent automatiquement et plusieurs fois

par heure les paramètres vitaux du patient (rythme

cardiaque, tension artérielle, saturations en oxygène,

fréquence respiratoire, température) et transmettent

les données dans son dossier numérique.

Au sein de l’hôpital, le système est utilisé pour détecter

plus rapidement toute dégradation de l’état clinique

du patient. En dehors de l’hôpital, il est utilisé pour

assurer le suivi des patients et identifier les complications

de manière plus précoce, ce qui permet un retour

à domicile plus rapide après une intervention. Un

troisième volet de HEARTwise est le développement

d’un modèle d’apprentissage automatique capable de

prédire de façon proactive toute détérioration de l’état

des patients.

HEARTwise fait partie des 41 projets de données et

d’innovation financés par le SPF Santé publique. En

janvier, il a décroché la troisième place dans la catégorie

Prix du public lors du symposium Data Capabilities

& Innovation de Bruxelles. Le comité d’experts du SPF

Santé publique lui a par ailleurs attribué l’excellent

score de 97 %.

Le docteur Lieven Dedrye et l’infirmière en

chef Lien Alleman croient en la surveillance

semi-continue des patients.

chez un autre, une poussée

de fièvre. Cette détection

précoce a permis de traiter

rapidement un début de

pneumonie et de septicémie.

Avec des contrôles

manuels, ces constatations

auraient probablement été

faites plus tard. »

Le personnel infirmier

a trouvé que la partie

administrative sur tablette

est encore trop fastidieuse

et que les wearables

peuvent encore être

optimisés. Pour le reste,

ils y voient surtout des

avantages.

Lien : « Généraliser ce

système permettrait de

consacrer du temps à

d’autres soins : contrôle

de la plaie et de l’état

général, bref échange avec

le patient, … Ce serait

également une amélioration

la nuit. Nous sommes

trois infirmières pour

48 patients. Pour une

partie d’entre eux, nous

devons encore vérifier les

paramètres et effectuer

des prélèvements sanguins

pendant la nuit. Si ce

suivi était pris en charge

par des wearables, nous

gagnerions du temps et

nous éviterions de réveiller

inutilement les patients. »

CHEZ SOI

Durant la même période,

HEARTwise a aussi été testé

en dehors de l’hôpital,

auprès de 27 patients

autorisés à rentrer chez

eux plus tôt en période

postopératoire. Leur suivi

à domicile a été assuré au

moyen de wearables.

Docteur Lieven Dedrye

(chirurgie) : « Le centre

hospitalier Jan Yperman a

fourni 15 des 27 patients.

Il s’agissait exclusivement

de patients ayant subi

une résection partielle du

côlon. Habituellement,

ces patients ne sortent

pas de l’hôpital avant cinq

jours. Dans le cadre de ce

projet, ils ont été autorisés

à rentrer chez eux après

seulement trois jours. Ils

5


3

jours d’hospitalisation

au lieu de cinq

Dans une prochaine étape,

nous souhaitons prédire une

éventuelle détérioration de

l’état du patient.

ont alors fait l’objet d’un

suivi à domicile pendant

pendant dix jours – une

durée ramenée par la suite

à sept jours. »

EN TOUTE SÉCURITÉ

En concertation avec

les soins de première

ligne, un trajet de soins

transmuraux et un

protocole d’escalade ont

été mis en place. Avant

la sortie, le personnel

infirmier de l’hôpital

a installé et paramétré

les wearables. Une fois

chez eux, les patients

ont été vus tous les jours

par une infirmière à

domicile. Une centrale

de soins les contactait

quotidiennement, assurait

le suivi des données et

alertait l’hôpital en cas de

besoin. Le score moyen

de satisfaction montre

que les patients étaient

enthousiastes, notamment

grâce à ce moment de

contact. Docteur Dedrye

est, lui aussi, satisfait.

Docteur Dedrye : « À la

maison, les patients ne

sont plus cantonnés dans

leur rôle de « patients ».

Ils mangent et dorment

quand ils le souhaitent

et récupèrent plus vite.

Malgré cette liberté, ils

font l’objet d’un suivi

attentif et tout se passe de

façon sécurisée. J’y crois

vraiment! Cette forme

de soins à domicile est

un concept nouveau et

je pense que c’est aussi

l’hôpital de demain. »

APPROCHE PROACTIVE

Détecter les complications

de manière précoce

est clairement quelque

chose d’utile, mais cette

démarche reste réactive

: les alarmes ne se

déclenchent que lorsque

les paramètres se modifient.

Dans une prochaine

étape, HEARTwise fera

appel à l’intelligence

artificielle pour prédire

la détérioration de l’état

des patients avant même

que les paramètres ne

montrent quoi que ce soit.

Birgit Castelein (chargée

de projets innovants) :

« Au fil des années,

nous avons collecté une

très grande quantité de

données relatives aux

patients. Grâce à l’apprentissage

automatique, nous

avons analysé ces données

historiques à la recherche

de variables récurrentes

chez les patients dont l’état

s’est dégradé. Nous avons

présenté les résultats aux

cliniciens et aux membres

de l’équipe de réponse

rapide. Leurs retours

ont été injectés dans le

système d’apprentissage

automatique, et ainsi de

suite. Le modèle devient

ainsi de plus en plus

robuste. »

À ce stade, le système d’IA

a déjà identifié plusieurs

tendances correspondant

à des facteurs de

risque potentiel, que

nous pouvons utiliser

dans la pratique quotidienne.

Parmi les groupes

à surveiller de plus près

figurent, par exemple,

les patients atteints

de BPCO ou souffrant

d’une infection des voies

urinaires. L’entraînement

des modèles continue

toujours. À quoi tout cela

va-t-il mener ?

Caroline : « Nous espérons

pouvoir un jour alimenter

notre système d’apprentissage

automatique

en temps réel avec les

données venant des wearables.

Le système prédira

alors automatiquement

une détérioration de l’état

du patient. Nous pourrons

ainsi passer d’une

médecine réactive à une

médecine proactive, tant à

l’hôpital qu’à domicile. »

6


NOUVEAUX MÉDECINS

« Enchaîner

rapidement, c’est

dans ma nature »

Spécialité : médecine d’urgence

Début au CHJY : 1er décembre

Auparavant : urgences à Courtrai, Alost, Louvain et

Roulers, soins intensifs à Gand

Loisirs : pour l’instant, je cours seulement après

mes fils, mais plus tard, je compte à nouveau courir

un marathon

057 35 60 00 – pieter.vanwalleghem@yperman.net

DOCTEUR PIETER VANWALLEGHEM

« Pendant mes études de médecine, j’ai fait

un stage ici. Une nuit, j’ai pu accompagner

l’équipe du SMUR. Cette expérience m’a

marqué. En tant que médecin du SMUR,

vous n’avez que vos mains et vos yeux pour

poser instantanément un diagnostic et

sauver des personnes. Cette capacité

d’enchaîner rapidement est dans ma

nature, tout comme le travail en équipe.

Ce que j’aime aussi aux urgences, c’est la

diversité des cas : chaque journée est

différente et a sa part d’imprévu. La

médecine urgentiste couvre aussi un

grand nombre de spécialités. On entre en

contact avec toutes les disciplines – cette

collaboration se passe d’ailleurs fort bien à

Ypres. J’ai complété ma formation par une

spécialisation en soins intensifs, pour être

encore mieux préparé comme urgentiste. »

7


« Étonnamment

rapide et efficace »

DOCTEURE KIM VAN DER EECKEN

Spécialité : anatomopathologie

Début au CHJY : le 17 novembre

Auparavant : Gand, Ypres

Loisirs : famille, jogging et nature

057 35 73 50 – anapat@yperman.net

« Durant ma formation, j’ai travaillé un an à

Ypres. Tout de suite, j’ai senti que c’était

l’endroit où je voulais travailler. L’hôpital

dispose d’un laboratoire d’anatomopathologie

très précieux, avec toute l’infrastructure

nécessaire et surtout une équipe solide.

En plus, le parcours Pegasus nous permet

d’approfondir nos connaissances dans les

domaines qui nous passionnent. Le docteur

Kristof Cokelaere se concentre sur l’hématopathologie,

le docteur Stijn Deloose sur

les tissus mous. Avec mon doctorat et mes

publications en pathologie moléculaire et

uro-génitale, j’essaie d’apporter ma petite

pierre à l’édifice. Notre équipe fait un travail

efficace, ce qui nous permet de communiquer

vite et clairement avec les cliniciens, ce qui est

tout bénéfice pour la qualité des soins et pour

le patient. Pour moi, c’est un des points

essentiels dans l’exercice de cette belle

discipline. »

8


DOCTEUR JEFFREY NIJS

« La chirurgie

vitréo-rétinienne est

une nouveauté ici »

« Depuis mon arrivée, le service

d’ophtalmologie compte dix médecins.

Je suis le premier à avoir une sousspécialisation

en chirurgie vitréorétinienne

: auparavant, les patients

qui présentaient ce type de pathologie

devaient être orientés vers un autre

hôpital. Les affections les plus fréquentes

que je traite sont les membranes épirétiniennes

sur la macula, le trou maculaire

et les opacités du vitré. Un décollement

ou une déchirure de la rétine est plus

rare, mais nécessite une intervention

chirurgicale en urgence. Un conseil ?

Les personnes qui voient des « éclairs

lumineux » devraient faire contrôler

leur rétine sans tarder. J’ai découvert le

centre hospitalier Jan Yperman pendant

mon stage et mon assistanat. Je m’y suis

tout de suite senti bien. Dans un hôpital

de taille moyenne, les contacts avec les

médecins et les patients sont plus aisés

et plus personnels. »

Spécialité : ophtalmologie

Début au CHJY : 1er janvier

Auparavant : Ypres, Royaume-Uni

Loisirs: fitness, vélo, natation et, depuis trois ans,

plongée sous-marine

057 35 74 70 – jeffrey.nijs@yperman.net

9


C-MEAL

Des repas personnalisés

Les patients de l’unité SPHG du centre hospitalier Jan Yperman peuvent

choisir leurs repas sur leur smartphone, leur tablette ou leur PC portable.

Heleen Casteleyn (responsable de la diététique) : « C-Meal est une application

très conviviale: en quelques étapes, le patient se connecte avec sa

date de naissance et son identifiant patient pour consulter le menu. Il est

important de savoir que l’application tient compte d’éventuels régimes

ou allergies. C-Meal permet au patient de faire son choix à son aise. Nos

diététiciens ont ainsi plus de temps pour conseiller les patients soumis à

des régimes spécifiques. L’application nous permet aussi de lutter contre le

gaspillage alimentaire. Après l’unité SPHG, ce sera au tour de la maternité,

de la pédiatrie et des unités C et D de proposer elles aussi l’application

repas. »

CLINIQUE DU SOMMEIL

Travail de nuit

Grâce au nouveau polygraphe

domestique, nous continuons à

développer notre clinique du sommeil.

C’est une bonne nouvelle en

cette année du dixième anniversaire

de la clinique du sommeil,

pour laquelle la demande continue

d’augmenter fortement. Nous recevons

principalement des patients

souffrant d’apnée du sommeil,

de problèmes de ronflement, de

fatigue, de troubles de l’endormissement

ou du sommeil, etc.

Heleen Casteleyn, diététicienne

057 35 66 17

heleen.casteleyn@yperman.net

Pour prendre rendez-vous,

appelez le 057 35 74 95

DÉPARTS

À la retraite

En début d’année, le docteur

Geert Gabriel du département de

gériatrie est parti à la retraite. Il

a passé 14 belles années au sein

de notre hôpital, période pendant

laquelle les unités gériatriques

ont évolué pour devenir les services

solides et de qualité qu’elles

sont aujourd’hui. La cerise sur

le gâteau? « L’introduction du

dossier patient informatisé et la

politique hospitalière concernant

les mesures de contention et la

prévention des chutes. »

Le docteur Ludwig Verhulst,

gynécologue, profite lui aussi,

depuis janvier, d’une retraite bien

méritée.

COORDINATRICE QUALITÉ

Les meilleurs soins

Le centre hospitalier Jan Yperman

mène depuis des années

une politique qualité globale,

avec pour objectif l’amélioration

continue des processus de soins.

Ariane Ghekiere occupe le poste

de coordinatrice qualité depuis

septembre. « La qualité fait partie

intégrante de notre travail. Tous

les membres du personnel ont

leur expertise, mais pas toujours

le bagage ou le temps pour

mesurer les choses et assurer le

suivi. Avec l’équipe qualité, nous

proposons des méthodes qui

nous permettent de continuer à

offrir les meilleurs soins possibles.

»

Ariane Ghekiere, coordinatrice qualité

057 35 70 55

DÉCLARATION DE DÉCÈS

Plateforme eLys

En Flandre, les décès sont

désormais enregistrés sous

forme numérique via la plateforme

eLys. Le médecin y remplit

aussi immédiatement les autres

certificats, comme une attestation

de crémation ou un certificat

de durée de la grossesse en cas

de mortinaissance. Les données

sont transmises automatiquement

à l’entrepreneur de pompes

funèbres, à la commune et au

crématorium. Cette procédure

harmonisée permet une gestion

administrative correcte et plus

rapide, moins de paperasse

et moins de soucis pour les

proches. Les déclarations de

décès se font encore toujours sur

papier en Wallonie.

10


CLINIQUE D’HÉMOSTASE

Le diagnostic et le traitement des troubles de la coagulation

et des troubles hémorragiques peuvent être

d’une grande complexité. Trois médecins des services

de biologie clinique, cardiologie et hématologie

unissent leurs compétences au sein de la nouvelle

clinique d’hémostase, afin d’offrir un avis centré sur

le patient aux collègues de l’hôpital et de l’extérieur.

L’hémostase

sans souci

35.000

tests de coagulation de

routine par an

La docteure

Blomme, le docteur

Gharakhani et

le docteur De

Cock mettent en

commun leurs

connaissances.

Pendant combien de

temps faut-il traiter le

patient après une thrombose

? Quel médicament

faut-il prescrire et à

quelle dose ? Des examens

complémentaires sont-ils

nécessaires ? Est-il utile de

dépister des membres de la

famille ?

Docteur Chiel Gharakhani

(hématologie) : « Il existe

des lignes directrices

pour les troubles de la

coagulation et les troubles

hémorragiques, mais elles

sont souvent basées sur des

pathologies et des patients

« types » jeunes. Et elles

sont souvent sujettes à

interprétation. »

Docteur Dries De Cock

(cardiologie) : « Nous

voyons chaque jour à

l’hôpital des patients polypharmés

qui présentent

un risque potentiellement

accru de complications

liées à la coagulation ou à

l’hémorragie. Une concertation

multidisciplinaire

permet d’offrir une prise

en charge intégrée, spécifique

à chaque patient. »

MÉDECINS GÉNÉRALISTES

Docteure Siska Blomme :

« Le domaine des troubles

de la coagulation et des

troubles hémorragiques

requiert une expertise spécifique,

souvent éparpillée

entre plusieurs spécialisations.

La nouvelle clinique

d’hémostase regroupe

cette expertise. Les médecins

qui ont des questions

au sujet d’un patient

peuvent nous demander

un avis. Nous avons

démarré en janvier pour

nos collègues du centre

hospitalier Jan Yperman.

Les médecins généralistes

peuvent désormais nous

adresser, eux aussi, leurs

questions. »

11


CLINIQUE D’HÉMOSTASE

DOCTEURE SISKA BLOMME

LABORATOIRE CLINIQUE

« Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont

aujourd’hui souvent un choix de première

ligne pour la prévention primaire et secondaire

de la thrombo-embolie veineuse, mais ils

ne conviennent pas à tous les patients. Dans

certains cas, les antagonistes de la vitamine K

restent préférables. Ces traitements sont cependant

moins bien connus qu’avant et ils nécessitent

un suivi strict du patient. »

DOCTEUR DRIES DE COCK

CARDIOLOGIE

« Les patients sous anticoagulants au long cours

peuvent présenter des hémorragies gastro-intestinales

et ont parfois un risque accru d’hémorragie

cérébrale. On peut arrêter le traitement,

mais le risque de complications thrombotiques

persiste. Il faut alors essayer de trouver un délicat

équilibre entre saignement et coagulation. »

1.500

tests de coagulation

spéciaux par an

DOCTEUR CHIEL GHARAKHANI

HÉMATOLOGIE

« Une valeur anormale dans un bilan de thrombophilie

ne signifie pas nécessairement que le patient

est prédestiné à faire une thrombose, et inversement.

L’objectif doit être de demander le bon test

pour le bon patient au bon moment et de prescrire

le traitement correct. La cinique d’hémostase se

tient à la disposition des médecins généralistes

pour les conseiller sur ces questions. »

SYMPOSIUM

Le jeudi 26 mars, le service

d’hémostase du centre hospitalier Jan

Yperman organise un symposium. La

docteure Blomme parle de la difficulté

à réguler l’INR sous antagonistes de

la vitamine K, le docteur De Cock

aborde la thérapie combinée avec des

anticoagulants chez les patients cardiologiques

et le docteur Gharakhani

évoque les tests de coagulation spéciaux

après une thrombose veineuse

profonde et une embolie pulmonaire.

Besoin de conseils sur la coagulation ?

yperman.net/professional/huisartsen/

aanvraag-stollingsadvies

12


BRANDING EMPLOYEUR

Peut-être avez-vous

repéré le nom de Jan

Yperman sur un bus

De Lijn ou sur la toile.

La nouvelle campagne

de communication met

en avant une série de

collègues « heureux ».

Nous prenons vos soins à cœur

Nos collaborateurs

sont les meilleurs

ambassadeurs de

notre hôpital.

Jan Yperman est considéré

comme l’un des plus

grands employeurs de la

région et un des plus attractifs

aussi. C’est ce qui ressort d’entretiens

avec des partenaires

de soins de première ligne et

des analyses de qualité FlaQuM

qui mettent en évidence des

signaux positifs. Cette solide

réputation forme la base

de la nouvelle stratégie de

communication.

« Les fonctions infirmières

et d’appui, aux côtés de nos

médecins, jouent un rôle

crucial dans notre fonctionnement

», explique la directrice

des RH, Cientia Cornille.

« À travers cette campagne

basée sur le personnel, nous

voulons mettre en avant les

valeurs que nous défendons

et ainsi donner envie à de

nouveaux talents de nous

rejoindre. Pour affiner notre

identité en tant qu’employeur,

nous avons recherché ce qui

nous caractérise vraiment. »

QUI NOUS SOMMES

La culture d’entreprise a

été cartographiée à partir

d’enquêtes approfondies et

de quatre groupes de discussion.

Médecins, infirmiers,

aides-soignants, paramédicaux,

membres des services

d’appui et management ont

partagé leurs points de vue.

On s’est également penché sur

la communication interne et

les processus RH : comment

l’hôpital communique, comment

il accueille les nouveaux

collègues et quelles valeurs il

porte.

« Il était important de définir

notre identité profonde en tant

qu’employeur », commente

le directeur général Frederik

Chanterie.

« Les entretiens ont permis

d’identifier clairement nos

atouts et comment les porter

de manière encore plus forte.

Le résultat est un narratif

d’employeur authentique qui

nous correspond. »

Les analyses ont révélé l’image

d’un hôpital « humain et

progressif » : ambitieux sur

tous les plans, mais à taille

humaine, un endroit où les

patients, les visiteurs et les

membres du personnel ne sont

pas de simples numéros. La

campagne a ensuite pris forme

au sein d’un groupe de travail.

Cientia Cornille : « Nous nous

sommes mis à la recherche

d’ambassadeurs : des collègues

qui se plaisent ici et qui

veulent le montrer. Plus de

50 employés ont immédiatement

répondu à l’appel. »

DES SALARIÉS FIERS

Les membres du personnel

en ont eu la primeur.

Les premières images de la

campagne ont été dévoilées

lors de la réception du Nouvel

An sur le marché de Noël,

après quoi la communication

interne a pris le relais. Depuis

février, la campagne externe a

été lancée avec des annonces

sur LinkedIn, Facebook et

Instagram, et une visibilité

dans l’espace public sur les bus

De Lijn.

Parallèlement à la campagne,

le nouveau site « carrière » est

en développement et le parcours

d’accueil des nouveaux

collaborateurs et stagiaires est

en train d’être revu.

À partir de quand la campagne

pourra-t-elle être considérée

comme réussie ? « Nous visons

à recevoir plus de candidatures

pour les profils les plus

difficiles à pourvoir », affirme

Cientia Cornille. « Nous serons

satisfaits si la réputation de Jan

Yperman comme employeur

attractif en sort renforcée. Et si

l’implication du personnel en

interne continue d’augmenter

et que nos 1.600 collaborateurs

se sentent fiers de travailler ici.

Qu’ils ne viennent pas au boulot

juste parce qu’il faut bien

travailler, mais parce qu’ils

éprouvent cette fierté de faire

partie de Jan Yperman. »

13


MÉDECIN DANS LA MAISON

Un patient âgé de 73 ans, ayant des antécédents

de cancer de l’œsophage, se présente

pour des troubles urinaires. Le diagnostic

présente un tableau extrêmement rare.

Dix cas dans

le monde

Docteur Dries

Develtere et docteur

Giliam March :

« Il faut toujours garder

à l’esprit la possibilité

d’une maladie

métastatique. »

Le patient a d’abord

été traité pour un

adénocarcinome

de l’œsophage non

métastatique par chimiothérapie

néoadjuvante et

radiothérapie, suivies d’une

résection œsophagienne

mini-invasive à Roulers.

En raison d’une glande

lymphatique positive, un

traitement adjuvant postopératoire

d’immunothérapie

par nivolumab d’une

durée de douze mois a été

prescrit. Les CT-scan à trois

et six mois ne montraient ni

récidives ni métastases.

UN CAS ÉTRANGE

Onze mois après l’opération,

le patient se présente

chez l’urologue, le docteur

Dries Develtere. Le docteur

Giliam March, médecin en

formation, suit également

ce cas.

Docteur March : « Le

patient souffre d’urgenturie,

de nycturie et de

douleurs suprapubiennes.

Nous voyons une hydrouréteronéphrose

avec un

épaississement diffus de la

paroi vésicale. Une culture

d’urine est négative, les

médicaments n’aident

pas. »

Docteur Develtere trouve le

cas étrange. Il prévoit une

cystoscopie et une résection

transurétrale de la vessie.

La cystoscopie montre

une muqueuse vésicale

diffuse érythémateuse et

œdémateuse, sans lésions

papillaires ou nodulaires

clairement suspicieuses.

Aucune trace d’un cancer

de la vessie classique, donc.

« Des biopsies sont prélevées

dans la zone érythémateuse

pour un examen

anatomopathologique. Une

urétrographie rétrograde

complémentaire montre

une sténose urétérale

distale bilatérale, suggérant

une compression extrinsèque.

»

Les résultats du laboratoire

(voir encadré) surprennent

tout le monde. Ils indiquent

un adénocarcinome invasif,

comparable à l’adénocarcinome

œsophagien initial

du patient.

Docteur March : « Les

métastases vers la vessie

sont rares : dans moins de

4,5 % des tumeurs vésicales.

Il n’arrive pour ainsi dire

jamais d’être confronté à

une métastase vésicale d’un

adénocarcinome œsophagien.

»

Une laparoscopie exploratoire

révèle une réaction

inflammatoire autour de la

vessie et des modifications

nodulaires péritonéales

dans les fosses gauche

et droite. De nouvelles

biopsies sont réalisées

et des stents urétraux

sont immédiatement

mis en place afin

d’éviter une nouvelle

détérioration de la

fonction rénale. La

pathologie confirme

ce que nous redoutions

: une métastase

péritonéale diffuse.

L’immunothérapie par

nivolumab est arrêtée

et remplacée par une

chimiothérapie palliative

sous forme de folfox.

Au début, le marqueur

tumoral CEA diminue de

manière significative, mais

peu de temps après, des

métastases pulmonaires

apparaissent. Près de deux

ans après le premier diagnostic,

le patient décède.

Docteur March : « Le

pronostic dans de tels cas

est malheureusement très

mauvais. Ce cas m’a appris

que, même en présence

de symptômes atypiques,

il faut toujours garder à

l’esprit la possibilité d’une

maladie métastatique. »

14


Quatre marqueurs

racontent l’histoire

Les biopsies de la résection transurétrale de la vessie

ont été analysées au laboratoire de pathologie par

des coupes histologiques et les tests immunohistochimiques

associés.

Docteur Stijn Deloose (anatomopathologie) : « Une

seule coloration immunohistochimique ne suffit

généralement pas pour déterminer l’origine primaire

d’un processus tumoral ; c’est pourquoi on demande

souvent un panel de colorations. Dans ce cas-ci, la

tumeur s’est avérée négative pour GATA3 et CK20, ce

qui rend improbable un carcinome vésical primaire.

Mais elle était positive pour p53 et CDX2, ce qui

correspond à la tumeur œsophagienne d’origine. De

plus, la morphologie des cellules

tumorales dans la vessie était

parfaitement comparable à celle du

carcinome œsophagien initial. Tout

cela constitue la base du diagnostic

d’une métastase d’un carcinome

œsophagien dans la vessie. »

Docteur Stijn Deloose

L’importance

de la science

Docteur Dries Develtere (urologie) a invité le médecin

en formation Giliam March (urologie) à suivre ce cas et

l’a encouragé à écrire un article à ce sujet. Cette publication

a été présentée en décembre au BAU 2025, le

congrès annuel de la Société belge d’Urologie.

Docteur Develtere : « La recherche scientifique est une

excellente école pour les médecins en formation. On

apprend à regarder un cas clinique d’un œil critique et

on acquiert de l’expérience dans la rédaction d’articles

scientifiques. Entre-temps, j’ai lancé deux nouvelles

études avec Giliam. Nous parlons de l’idée ensemble,

nous lisons la littérature spécialisée et nous rédigeons

un protocole. C’est un travail qui s’ajoute à celui des

heures normales, mais qui est tellement enrichissant. »

15


HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE

AUSSI AVEC MILEP

L’énucléation prostatique au laser Holmium

(HoLEP) est la référence pour les hommes

présentant des troubles urinaires liés à

l’hypertrophie bénigne de la prostate. Une

nouvelle technique appelée MiLEP utilise la même

technique, mais avec des instruments plus petits.

MiLEP – « mi » pour minimalement

invasif – est une nouvelle

technique qui offre un complément

bienvenu à la HoLEP et qui est

destinée surtout aux patients ayant

un urètre plus étroit.

Docteur Matthias Beysens

(urologie) : « Avec la HoLEP, nous

retirons la lésion prostatique

bénigne au moyen d’un fin tube

introduit dans l’urètre. Nous décollons

le tissu à l’aide d’un laser et le

repoussons dans la vessie où nous

le morcelons avant de l’aspirer par

la sonde urinaire. Il n’y a donc pas

d’incision. »

Le diamètre du tube utilisé en

HoLEP est de 8,6 mm. Pour 20 %

des patients, c’est assez gros. Chez

1 à 2 % des patients, il faut même

inciser légèrement l’urètre, ce qui

peut entraîner une cicatrisation et

une sténose urétrale.

Docteur Beysens : « Le tube

MiLEP ne mesure que 7,3 mm. Il

faut donc moins dilater l’urètre

pendant l’intervention. Le risque de

pertes urinaires dans les premiers

mois est aussi plus faible. Depuis

octobre, nous sommes le deuxième

hôpital de Flandre occidentale à

proposer ce mode opératoire. »

40%

des plus de 60 ans

présentent une hypertrophie

bénigne de la prostate

DIXMUDE

Plus de cardiologie

Depuis le 1er janvier, le docteur

Anouar Belkacemi, cardiologue,

travaille à temps plein pour le

centre hospitalier Jan Yperman.

Il assure des consultations sur

le campus principal à Ypres le

lundi après-midi, le mercredi et le

vendredi matin. Le mardi (toute la

journée), il tient des consultations

au Centre médical de Dixmude.

Le docteur Belkacemi possède

une expertise spécifique en

cardiologie interventionnelle.

JAN YPERMAN RECHERCHE

Offres d’emploi

Notre hôpital recherche actuellement

un(e)

• infirmier(ère) de nuit

• infirmier(ère) en gériatrie aiguë

• médecin spécialiste en médecine

d’urgence

• médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie

• médecin spécialiste en chirurgie

buccale et maxillo-faciale

• médecin spécialiste en neurologie

• médecin spécialiste en hématologie

• médecin spécialiste en anesthésie

JAN YPERMAN ET LA RECHERCHE

Publications

Publication du

docteur

Mathieu

Coeman et al. :

‘Invasive

coronary

physiology

assessment

and predictors of coronary

microvascular dys function in

patients with diabetes mellitus’,

Microvascular Research,

janvier 2026

Rendez-vous via le secrétariat

057 35 71 90

Consultez toutes les offres

d’emploi sur jobs.yperman.net

ou via le code QR

Lisez l’article via

le code QR

16


PARCOURS DE SOINS

PLUS DE PRÉCISION AVEC LE NOUVEAU COLPOSCOPE

Du test HPV

à la colposcopie

Depuis le 1er janvier

2025, le dépistage du

cancer du col de l’utérus

a été adapté dans notre

pays, explique le gynécologue

docteur Olivier

Brouckaert. « Les femmes

de 30 à 64 ans bénéficient

désormais tous les

cinq ans d’un test HPV

primaire, au lieu du frottis

classique tous les trois

ans. Les femmes de 25 à

29 ans restent soumises à

un dépistage primaire par

cytologie tous les trois ans,

éventuellement suivi d’un

test HPV en cas d’anomalies

cellulaires. »

UNE ÉTAPE PLUS TÔT

Dans la pratique, cette

adaptation ne change

pas grand-chose pour la

femme : elle doit toujours

consulter son médecin

généraliste ou son

Outre la vaccination, le dépistage est un outil

de prévention essentiel dans la lutte contre

le cancer du col de l’utérus. Le nouveau

colposcope du service de gynécologie

permet de visualiser les éventuelles anomalies

de manière plus nette et plus détaillée,

ce qui permet un dépistage précoce et une

prise en charge encore plus ciblée.

gynécologue pour faire un

frottis.

Docteur Brouckaert :

« Nous introduisons un

spéculum et prélevons

des cellules du col de

l’utérus à l’aide d’une

brossette. Ce prélèvement

est analysé au laboratoire.

Le frottis classique – la

cytologie – recherche des

modifications cellulaires.

Le test HPV recherche

les HPV à haut risque. Il

s’agit de types viraux qui

constituent la principale

cause du cancer du col

de l’utérus, mais qui ne

provoqueront des modifications

cellulaires que chez

une minorité de femmes.

Si nous détectons un HPV à

haut risque, nous pouvons

assurer un suivi plus ciblé

de la patiente. Souvent,

une surveillance renforcée

et une vigilance accrue

sont suffisantes. Nous ne

traitons que lorsque des

changements cellulaires

significatifs se produisent.

Un test HPV négatif permet

par ailleurs de passer sans

risque à un intervalle de

dépistage de cinq ans.

Après un test HPV négatif,

le risque de cancer du col

de l’utérus est plus faible

qu’après une cytologie

négative. »

LOUPE SUR BRAS

Le papillomavirus est un

virus très courant : de

nombreuses personnes en

sont porteuses un jour sans

le savoir. En général, l’organisme

élimine le virus

spontanément, comme il

le fait en cas de rhume ou

de grippe. « La différence,

c’est qu’avec le HPV, cela

ne se fait pas en quelques

17


La bonne technique

semaines, mais plutôt

en quelques mois, voire

quelques années », précise

docteur Brouckaert.

« Un résultat anormal

n’est donc pas une raison

de paniquer. La plupart

du temps, c’est un signal

d’alerte précoce et nous

pouvons organiser à

temps une colposcopie,

un examen visuel du col

de l’utérus. Nous utilisons

depuis peu un nouveau

colposcope. Il s’agit d’un

appareil monté sur un bras

pivotant qui donne une

image fort agrandie du col

de l’utérus, ce qui permet

d’évaluer avec plus de

précision les éventuelles

anomalies. »

Point important : chaque

anomalie ne nécessite pas

forcément un traitement

immédiat. En cas de

modifications cellulaires

légères, un suivi renforcé

suffit souvent, car elles disparaissent

dans la plupart

des cas spontanément.

Chez les femmes qui souhaitent

encore avoir des

enfants, il est particulièrement

important d’éviter

des procédures inutiles.

Docteur Brouckaert :

« Dans certains cas, nous

réalisons une biopsie

pendant la colposcopie. Si

celle-ci met en évidence

une lésion précancéreuse

plus sévère, ou si les

modifications cellulaires

persistent, une petite

intervention peut être

nécessaire : une conisation,

où l’on retire un

fragment conique du col

de l’utérus. Il s’agit d’une

intervention relativement

limitée en hospitalisation

de jour – souvent sous

anesthésie locale, parfois

sous péridurale ou sous

anesthésie générale. La

conisation permet de retirer

les cellules anormales.

Un suivi reste néanmoins

indispensable, car le HPV

peut parfois persister et

provoquer à nouveau des

modifications cellulaires. »

IMAGES NUMÉRIQUES

Le colposcope enregistre

aussi les photos en version

numérique dans le dossier

du patient.

Docteur Brouckaert : « Cela

offre plusieurs avantages.

Nous pouvons revoir et

comparer des images après

une biopsie ou une intervention,

par exemple avec

les résultats de l’examen

anatomopathologique.

La concertation avec la

patiente et les collègues

s’en trouve ainsi facilitée,

et c’est utile pour la formation

des médecins assistants.

Nous expliquons

bien évidemment à chaque

patiente ce qu’il advient

des images, car certaines

personnes sont parfois

surprises d’apprendre que

des clichés sont pris. Or,

l’archivage numérique de

ces images est une obligation

légale. »

Secrétariat gynécologie

057 35 75 75

secgynaeco@yperman.net

Le frottis est réalisé par le gynécologue ou par le

médecin généraliste. En cas de résultat anormal,

le médecin généraliste référence la patiente au

service de gynécologie pour une colposcopie.

« Cette collaboration fonctionne très bien »,

souligne docteur Olivier Brouckaert, « mais il reste

essentiel que le frottis soit prélevé correctement

dans la « zone de transformation ». Il s’agit de la

zone de jonction au niveau du col de l’utérus où

le HPV a le plus tendance à se loger et où des

modifications cellulaires peuvent apparaître. Si le

prélèvement n’est pas effectué dans cette zone, le

résultat risque d’être moins fiable – surtout chez

les femmes de moins de 30 ans,

pour qui la cytologie reste le test

primaire. »

En route

vers les 80 %

Le dépistage du cancer du col de l’utérus fait partie

du programme de dépistage de la population du

gouvernement flamand : vous recevez donc une

invitation et le frottis est remboursé.

Docteur Olivier Brouckaert : « Nous atteignons

la majorité des femmes, mais pas encore toutes.

Actuellement, nous sommes à 60 - 65 %, alors que

l’objectif idéal est d’au moins 80 %. Pour contribuer

à augmenter ce pourcentage, nous faisons appel

aux médecins généralistes, car ceux-ci peuvent

certainement aider à motiver les patientes à

participer au dépistage. Plusieurs cas de cancer

du col de l’utérus sont encore diagnostiqués

chaque année au centre hospitalier Jan Yperman.

C’est triste, car le dépistage permettrait d’en éviter

beaucoup. »

Docteur Olivier Brouckaert

18


LE PATIENT

Conseil d’administration

NOUVEAU

Conseil

d’administration

Le 1er juillet 2025, le conseil

d’administration (nommé le 10

juin 2025 par l’assemblée générale)

a pris ses fonctions. Prof.

dr K. Vandewoude se succède à

lui-même en tant que président.

Mme E. Talpe est la nouvelle

vice-présidente et M. L. Delvoye

le nouveau secrétaire. L’organe de

gestion se réunit mensuellement,

assume la responsabilité finale

du fonctionnement de l’hôpital et

possède toutes les compétences

qui ne sont pas attribuées à l’assemblée

générale par la loi ou les

statuts. Les autres membres sont

M. L. Danneels, M. J. Durnez, prof.

dr I. Fourneau, Mme V. Hameeuw,

M. B. Man, Mme L. Maes, Mme

C. Room, Mme E. Ryde, dr. M.

Rosseel et M. D. Wyffels.

INTRODUISEZ VOTRE DEMANDE

L’imagerie via eHealth

La plateforme eHealth permet

aux professionnels de santé de

s’échanger entre eux ou d’échanger

avec leurs patients des

données médicales de manière

efficace et sécurisée.

Yves Platteeuw : «Les médecins

généralistes y trouvent des formulaires

de référencement personnalisés

pour le service préopératoire,

la clinique de la mémoire et les

urgences. L’imagerie médicale

est venue s’ajouter à la liste fin

2025. Quand un médecin généraliste

remplit ce formulaire, il sait

que le document arrivera à bon

port au sein de notre hôpital. Le

système extrait automatiquement

certaines données du dossier du

médecin généraliste. Ce dernier

n’a plus qu’à cocher les examens

qu’il souhaite demander. C’est plus

facile pour le médecin généraliste,

mais aussi pour nos médecins: ils

reçoivent un document complet,

exact et lisible, qui est aussi ajouté

directement au dossier du patient.

Quant au patient, il ne doit plus

apporter une lettre lorsqu’il se rend

à l’hôpital. »

Yves Platteeuw, coordinateur du

programme projets stratégiques

057 35 76 01

yves.platteeuw@yperman.net

Centre hospitalier Jan Yperman

Briekestraat 12 Ieper

057 35 35 35

info@yperman.net

Poli Poperinge

Oostlaan 11 Poperinge

057 35 72 50

poli.poperinge@yperman.net

Centre médical Dixmude

Laure Fredericqlaan 15 Diksmuide

057 35 61 65

Cabinet de radiologie Comines

Spoorwegstraat 8 Comines

057 35 74 02

secradio@yperman.net

Cabinet de radiologie Klaverstraat

Klaverstraat 1 Ieper

057 35 74 01

secradio@yperman.net

Centre d’audiodialyse collective

Furnes

Klinieklaan 1 Veurne

058 33 38 20

nefrologie@yperman.net

Annuaire de

tous les médecins

Yves Platteeuw

Y-mail est le magazine du

centre hospitalier Jan Yperman.

www.yperman.net

E.R. : Frederik Chanterie

Coordination service de communication

communicatie@yperman.net

Y-mail est réalisé par

f-twee communication

www.f-twee.be

19


Nouveauté

aux urgences

La salle de triage du service des urgences

du centre hospitalier Jan Yperman a été

rénovée.

Maarten Delaere (infirmier en chef des urgences) :

« Pour mieux protéger l’intimité de nos patients,

une porte coulissante automatique a été installée entre

l’accueil des urgences et la salle d’attente. Nous pouvons

désormais faire passer les patients de la salle d’attente dans

une deuxième salle de triage où nous pouvons évaluer la

gravité de leur problème médical. »

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!