Y-mail 53 - mars 2026_FR
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PRINTEMPS 2026 MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER JAN YPERMAN
ÉDITION 53
L’hôpital
DU FUTUR
Clinique
D’HÉMOSTASE
Branding
EMPLOYEUR
EDITO
Chère lectrice, cher lecteur,
Qui sommes-nous ? Qui voulons-nous être ?
Ces questions à consonance philosophique,
voire existentielle, nous les avons posées à nos
médecins et à notre personnel dans le cadre
de la préparation de notre nouvelle campagne
de recrutement. Pourquoi ? Pour définir notre
rôle avec précision dans un paysage hospitalier
en pleine mutation.
Aujourd’hui plus que jamais, une organisation
de soins doit redoubler d’efforts pour être
et rester un employeur attractif. Cela passe
inévitablement par la communication : il faut
s’assurer d’être vu et entendu. Et la meilleure
façon d’y parvenir, c’est de rester le plus
fidèle possible à sa propre nature. À son âme,
serais-je tenté de dire, même si cela peut
paraître un brin désuet.
Et qu’en est-il ressorti ? Les discussions et les
analyses ont révélé que notre hôpital est perçu
comme « humain et tourné vers l’avenir ». Bien
sûr, c’est un idéal que poursuit toute direction,
mais cela fait un bien fou de constater que
cette vision est largement partagée. Pour moi,
c’est une question d’honnêteté et un atout
puissant pour attirer et retenir les talents.
Mais comment être « humain et tourné vers
l’avenir » dans la pratique au quotidien ? Je
vous invite à découvrir dans ce numéro les
articles consacrés à HEARTwise, à la clinique
de la coagulation, au colposcope ou encore au
MiLEP. Voilà autant d’exemples d’innovations
qui rendent possibles des soins meilleurs et
plus humains. Des soins prêts pour l’avenir. Des
soins qui sonnent juste et nous ressemblent.
docteur Hans Feys,
médecin-chef
contenu
07 Nouveaux médecins 14 Médecin dans la maison
16 MiLEP 17 Test HPV à la colposcopie
Le lundi 5 janvier, environ 750 collègues se sont réunis sur la
Grand-Place d’Ypres pour la réception du Nouvel An de l’hôpital. Dans
un cadre hivernal autour de chalets chauffés avec quelques faibles
chutes de neige, les frites, les croustillons et les boissons à volonté ont
ajouté à la convivialité de l’événement.
3
L’HÔPITAL DU FUTUR
Dans le cadre du projet
pilote innovant HEARTwise,
des dispositifs connectés
portables ont permis de surveiller
les paramètres vitaux
des patients tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur de l’hôpital. La
prochaine étape: mettre au
point un modèle d’apprentissage
automatique capable
de prédire une dégradation
clinique avant même que les
paramètres ne se détériorent.
88%
score
moyen de satisfaction
L’automne dernier,
une expérience
spéciale a été menée
simultanément au centre
hospitalier Jan Yperman,
à l’AZ West de Furnes, à
l’hôpital Sint-Andries
de Tielt et à l’hôpital
universitaire d’Anvers. Au
total, 41 patients devant
séjourner au moins deux
nuits à l’hôpital après leur
opération ont été suivis
à l’aide de wearables.
Toutes les dix minutes, ces
dispositifs enregistrent
leurs paramètres vitaux
automatiquement –
sans l’intervention
d’une infirmière – et
les transmettent dans
le dossier du patient.
Parallèlement, un groupe
témoin a été suivi selon
la méthode classique. La
différence est énorme,
témoigne Lien Alleman,
qui était alors infirmière
en chef du service de
chirurgie C3.
Lien : « Normalement,
nous passons chez chaque
patient cinq fois toutes
les 24h pour mesurer ses
paramètres. L’intervalle
entre deux contrôles est
parfois assez long. Les
wearables enregistrent
les mêmes paramètres
six fois par heure et
déclenchent une alarme à
la moindre détérioration
des paramètres. Par
exemple, en cas de hausse
de température, d’une
baisse de la fréquence
cardiaque ou d’une hausse
de la tension artérielle.
En pareil cas, nous devons
réagir rapidement. »
PLUS DE TEMPS
Au cours du projet pilote,
le système a déclenché
une alarme à plusieurs
reprises, rapporte
Caroline Gheysen (directrice
de l’information,
de l’innovation et des
réseaux).
Caroline : « Chez un
patient, un wearable a
détecté une élévation de la
fréquence respiratoire et,
4
HEARTWISE
EN BREF
HEARTwise est un projet d’innovation du centre
hospitalier Jan Yperman, qui mise sur un monitoring
semi-permanent des patients à l’aide de wearables,
des capteurs médicaux fixés sur le corps. Les wearables
mesurent automatiquement et plusieurs fois
par heure les paramètres vitaux du patient (rythme
cardiaque, tension artérielle, saturations en oxygène,
fréquence respiratoire, température) et transmettent
les données dans son dossier numérique.
Au sein de l’hôpital, le système est utilisé pour détecter
plus rapidement toute dégradation de l’état clinique
du patient. En dehors de l’hôpital, il est utilisé pour
assurer le suivi des patients et identifier les complications
de manière plus précoce, ce qui permet un retour
à domicile plus rapide après une intervention. Un
troisième volet de HEARTwise est le développement
d’un modèle d’apprentissage automatique capable de
prédire de façon proactive toute détérioration de l’état
des patients.
HEARTwise fait partie des 41 projets de données et
d’innovation financés par le SPF Santé publique. En
janvier, il a décroché la troisième place dans la catégorie
Prix du public lors du symposium Data Capabilities
& Innovation de Bruxelles. Le comité d’experts du SPF
Santé publique lui a par ailleurs attribué l’excellent
score de 97 %.
Le docteur Lieven Dedrye et l’infirmière en
chef Lien Alleman croient en la surveillance
semi-continue des patients.
chez un autre, une poussée
de fièvre. Cette détection
précoce a permis de traiter
rapidement un début de
pneumonie et de septicémie.
Avec des contrôles
manuels, ces constatations
auraient probablement été
faites plus tard. »
Le personnel infirmier
a trouvé que la partie
administrative sur tablette
est encore trop fastidieuse
et que les wearables
peuvent encore être
optimisés. Pour le reste,
ils y voient surtout des
avantages.
Lien : « Généraliser ce
système permettrait de
consacrer du temps à
d’autres soins : contrôle
de la plaie et de l’état
général, bref échange avec
le patient, … Ce serait
également une amélioration
la nuit. Nous sommes
trois infirmières pour
48 patients. Pour une
partie d’entre eux, nous
devons encore vérifier les
paramètres et effectuer
des prélèvements sanguins
pendant la nuit. Si ce
suivi était pris en charge
par des wearables, nous
gagnerions du temps et
nous éviterions de réveiller
inutilement les patients. »
CHEZ SOI
Durant la même période,
HEARTwise a aussi été testé
en dehors de l’hôpital,
auprès de 27 patients
autorisés à rentrer chez
eux plus tôt en période
postopératoire. Leur suivi
à domicile a été assuré au
moyen de wearables.
Docteur Lieven Dedrye
(chirurgie) : « Le centre
hospitalier Jan Yperman a
fourni 15 des 27 patients.
Il s’agissait exclusivement
de patients ayant subi
une résection partielle du
côlon. Habituellement,
ces patients ne sortent
pas de l’hôpital avant cinq
jours. Dans le cadre de ce
projet, ils ont été autorisés
à rentrer chez eux après
seulement trois jours. Ils
5
3
jours d’hospitalisation
au lieu de cinq
Dans une prochaine étape,
nous souhaitons prédire une
éventuelle détérioration de
l’état du patient.
ont alors fait l’objet d’un
suivi à domicile pendant
pendant dix jours – une
durée ramenée par la suite
à sept jours. »
EN TOUTE SÉCURITÉ
En concertation avec
les soins de première
ligne, un trajet de soins
transmuraux et un
protocole d’escalade ont
été mis en place. Avant
la sortie, le personnel
infirmier de l’hôpital
a installé et paramétré
les wearables. Une fois
chez eux, les patients
ont été vus tous les jours
par une infirmière à
domicile. Une centrale
de soins les contactait
quotidiennement, assurait
le suivi des données et
alertait l’hôpital en cas de
besoin. Le score moyen
de satisfaction montre
que les patients étaient
enthousiastes, notamment
grâce à ce moment de
contact. Docteur Dedrye
est, lui aussi, satisfait.
Docteur Dedrye : « À la
maison, les patients ne
sont plus cantonnés dans
leur rôle de « patients ».
Ils mangent et dorment
quand ils le souhaitent
et récupèrent plus vite.
Malgré cette liberté, ils
font l’objet d’un suivi
attentif et tout se passe de
façon sécurisée. J’y crois
vraiment! Cette forme
de soins à domicile est
un concept nouveau et
je pense que c’est aussi
l’hôpital de demain. »
APPROCHE PROACTIVE
Détecter les complications
de manière précoce
est clairement quelque
chose d’utile, mais cette
démarche reste réactive
: les alarmes ne se
déclenchent que lorsque
les paramètres se modifient.
Dans une prochaine
étape, HEARTwise fera
appel à l’intelligence
artificielle pour prédire
la détérioration de l’état
des patients avant même
que les paramètres ne
montrent quoi que ce soit.
Birgit Castelein (chargée
de projets innovants) :
« Au fil des années,
nous avons collecté une
très grande quantité de
données relatives aux
patients. Grâce à l’apprentissage
automatique, nous
avons analysé ces données
historiques à la recherche
de variables récurrentes
chez les patients dont l’état
s’est dégradé. Nous avons
présenté les résultats aux
cliniciens et aux membres
de l’équipe de réponse
rapide. Leurs retours
ont été injectés dans le
système d’apprentissage
automatique, et ainsi de
suite. Le modèle devient
ainsi de plus en plus
robuste. »
À ce stade, le système d’IA
a déjà identifié plusieurs
tendances correspondant
à des facteurs de
risque potentiel, que
nous pouvons utiliser
dans la pratique quotidienne.
Parmi les groupes
à surveiller de plus près
figurent, par exemple,
les patients atteints
de BPCO ou souffrant
d’une infection des voies
urinaires. L’entraînement
des modèles continue
toujours. À quoi tout cela
va-t-il mener ?
Caroline : « Nous espérons
pouvoir un jour alimenter
notre système d’apprentissage
automatique
en temps réel avec les
données venant des wearables.
Le système prédira
alors automatiquement
une détérioration de l’état
du patient. Nous pourrons
ainsi passer d’une
médecine réactive à une
médecine proactive, tant à
l’hôpital qu’à domicile. »
6
NOUVEAUX MÉDECINS
« Enchaîner
rapidement, c’est
dans ma nature »
Spécialité : médecine d’urgence
Début au CHJY : 1er décembre
Auparavant : urgences à Courtrai, Alost, Louvain et
Roulers, soins intensifs à Gand
Loisirs : pour l’instant, je cours seulement après
mes fils, mais plus tard, je compte à nouveau courir
un marathon
057 35 60 00 – pieter.vanwalleghem@yperman.net
DOCTEUR PIETER VANWALLEGHEM
« Pendant mes études de médecine, j’ai fait
un stage ici. Une nuit, j’ai pu accompagner
l’équipe du SMUR. Cette expérience m’a
marqué. En tant que médecin du SMUR,
vous n’avez que vos mains et vos yeux pour
poser instantanément un diagnostic et
sauver des personnes. Cette capacité
d’enchaîner rapidement est dans ma
nature, tout comme le travail en équipe.
Ce que j’aime aussi aux urgences, c’est la
diversité des cas : chaque journée est
différente et a sa part d’imprévu. La
médecine urgentiste couvre aussi un
grand nombre de spécialités. On entre en
contact avec toutes les disciplines – cette
collaboration se passe d’ailleurs fort bien à
Ypres. J’ai complété ma formation par une
spécialisation en soins intensifs, pour être
encore mieux préparé comme urgentiste. »
7
« Étonnamment
rapide et efficace »
DOCTEURE KIM VAN DER EECKEN
Spécialité : anatomopathologie
Début au CHJY : le 17 novembre
Auparavant : Gand, Ypres
Loisirs : famille, jogging et nature
057 35 73 50 – anapat@yperman.net
« Durant ma formation, j’ai travaillé un an à
Ypres. Tout de suite, j’ai senti que c’était
l’endroit où je voulais travailler. L’hôpital
dispose d’un laboratoire d’anatomopathologie
très précieux, avec toute l’infrastructure
nécessaire et surtout une équipe solide.
En plus, le parcours Pegasus nous permet
d’approfondir nos connaissances dans les
domaines qui nous passionnent. Le docteur
Kristof Cokelaere se concentre sur l’hématopathologie,
le docteur Stijn Deloose sur
les tissus mous. Avec mon doctorat et mes
publications en pathologie moléculaire et
uro-génitale, j’essaie d’apporter ma petite
pierre à l’édifice. Notre équipe fait un travail
efficace, ce qui nous permet de communiquer
vite et clairement avec les cliniciens, ce qui est
tout bénéfice pour la qualité des soins et pour
le patient. Pour moi, c’est un des points
essentiels dans l’exercice de cette belle
discipline. »
8
DOCTEUR JEFFREY NIJS
« La chirurgie
vitréo-rétinienne est
une nouveauté ici »
« Depuis mon arrivée, le service
d’ophtalmologie compte dix médecins.
Je suis le premier à avoir une sousspécialisation
en chirurgie vitréorétinienne
: auparavant, les patients
qui présentaient ce type de pathologie
devaient être orientés vers un autre
hôpital. Les affections les plus fréquentes
que je traite sont les membranes épirétiniennes
sur la macula, le trou maculaire
et les opacités du vitré. Un décollement
ou une déchirure de la rétine est plus
rare, mais nécessite une intervention
chirurgicale en urgence. Un conseil ?
Les personnes qui voient des « éclairs
lumineux » devraient faire contrôler
leur rétine sans tarder. J’ai découvert le
centre hospitalier Jan Yperman pendant
mon stage et mon assistanat. Je m’y suis
tout de suite senti bien. Dans un hôpital
de taille moyenne, les contacts avec les
médecins et les patients sont plus aisés
et plus personnels. »
Spécialité : ophtalmologie
Début au CHJY : 1er janvier
Auparavant : Ypres, Royaume-Uni
Loisirs: fitness, vélo, natation et, depuis trois ans,
plongée sous-marine
057 35 74 70 – jeffrey.nijs@yperman.net
9
C-MEAL
Des repas personnalisés
Les patients de l’unité SPHG du centre hospitalier Jan Yperman peuvent
choisir leurs repas sur leur smartphone, leur tablette ou leur PC portable.
Heleen Casteleyn (responsable de la diététique) : « C-Meal est une application
très conviviale: en quelques étapes, le patient se connecte avec sa
date de naissance et son identifiant patient pour consulter le menu. Il est
important de savoir que l’application tient compte d’éventuels régimes
ou allergies. C-Meal permet au patient de faire son choix à son aise. Nos
diététiciens ont ainsi plus de temps pour conseiller les patients soumis à
des régimes spécifiques. L’application nous permet aussi de lutter contre le
gaspillage alimentaire. Après l’unité SPHG, ce sera au tour de la maternité,
de la pédiatrie et des unités C et D de proposer elles aussi l’application
repas. »
CLINIQUE DU SOMMEIL
Travail de nuit
Grâce au nouveau polygraphe
domestique, nous continuons à
développer notre clinique du sommeil.
C’est une bonne nouvelle en
cette année du dixième anniversaire
de la clinique du sommeil,
pour laquelle la demande continue
d’augmenter fortement. Nous recevons
principalement des patients
souffrant d’apnée du sommeil,
de problèmes de ronflement, de
fatigue, de troubles de l’endormissement
ou du sommeil, etc.
Heleen Casteleyn, diététicienne
057 35 66 17
heleen.casteleyn@yperman.net
Pour prendre rendez-vous,
appelez le 057 35 74 95
DÉPARTS
À la retraite
En début d’année, le docteur
Geert Gabriel du département de
gériatrie est parti à la retraite. Il
a passé 14 belles années au sein
de notre hôpital, période pendant
laquelle les unités gériatriques
ont évolué pour devenir les services
solides et de qualité qu’elles
sont aujourd’hui. La cerise sur
le gâteau? « L’introduction du
dossier patient informatisé et la
politique hospitalière concernant
les mesures de contention et la
prévention des chutes. »
Le docteur Ludwig Verhulst,
gynécologue, profite lui aussi,
depuis janvier, d’une retraite bien
méritée.
COORDINATRICE QUALITÉ
Les meilleurs soins
Le centre hospitalier Jan Yperman
mène depuis des années
une politique qualité globale,
avec pour objectif l’amélioration
continue des processus de soins.
Ariane Ghekiere occupe le poste
de coordinatrice qualité depuis
septembre. « La qualité fait partie
intégrante de notre travail. Tous
les membres du personnel ont
leur expertise, mais pas toujours
le bagage ou le temps pour
mesurer les choses et assurer le
suivi. Avec l’équipe qualité, nous
proposons des méthodes qui
nous permettent de continuer à
offrir les meilleurs soins possibles.
»
Ariane Ghekiere, coordinatrice qualité
057 35 70 55
DÉCLARATION DE DÉCÈS
Plateforme eLys
En Flandre, les décès sont
désormais enregistrés sous
forme numérique via la plateforme
eLys. Le médecin y remplit
aussi immédiatement les autres
certificats, comme une attestation
de crémation ou un certificat
de durée de la grossesse en cas
de mortinaissance. Les données
sont transmises automatiquement
à l’entrepreneur de pompes
funèbres, à la commune et au
crématorium. Cette procédure
harmonisée permet une gestion
administrative correcte et plus
rapide, moins de paperasse
et moins de soucis pour les
proches. Les déclarations de
décès se font encore toujours sur
papier en Wallonie.
10
CLINIQUE D’HÉMOSTASE
Le diagnostic et le traitement des troubles de la coagulation
et des troubles hémorragiques peuvent être
d’une grande complexité. Trois médecins des services
de biologie clinique, cardiologie et hématologie
unissent leurs compétences au sein de la nouvelle
clinique d’hémostase, afin d’offrir un avis centré sur
le patient aux collègues de l’hôpital et de l’extérieur.
L’hémostase
sans souci
35.000
tests de coagulation de
routine par an
La docteure
Blomme, le docteur
Gharakhani et
le docteur De
Cock mettent en
commun leurs
connaissances.
Pendant combien de
temps faut-il traiter le
patient après une thrombose
? Quel médicament
faut-il prescrire et à
quelle dose ? Des examens
complémentaires sont-ils
nécessaires ? Est-il utile de
dépister des membres de la
famille ?
Docteur Chiel Gharakhani
(hématologie) : « Il existe
des lignes directrices
pour les troubles de la
coagulation et les troubles
hémorragiques, mais elles
sont souvent basées sur des
pathologies et des patients
« types » jeunes. Et elles
sont souvent sujettes à
interprétation. »
Docteur Dries De Cock
(cardiologie) : « Nous
voyons chaque jour à
l’hôpital des patients polypharmés
qui présentent
un risque potentiellement
accru de complications
liées à la coagulation ou à
l’hémorragie. Une concertation
multidisciplinaire
permet d’offrir une prise
en charge intégrée, spécifique
à chaque patient. »
MÉDECINS GÉNÉRALISTES
Docteure Siska Blomme :
« Le domaine des troubles
de la coagulation et des
troubles hémorragiques
requiert une expertise spécifique,
souvent éparpillée
entre plusieurs spécialisations.
La nouvelle clinique
d’hémostase regroupe
cette expertise. Les médecins
qui ont des questions
au sujet d’un patient
peuvent nous demander
un avis. Nous avons
démarré en janvier pour
nos collègues du centre
hospitalier Jan Yperman.
Les médecins généralistes
peuvent désormais nous
adresser, eux aussi, leurs
questions. »
11
CLINIQUE D’HÉMOSTASE
DOCTEURE SISKA BLOMME
LABORATOIRE CLINIQUE
« Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont
aujourd’hui souvent un choix de première
ligne pour la prévention primaire et secondaire
de la thrombo-embolie veineuse, mais ils
ne conviennent pas à tous les patients. Dans
certains cas, les antagonistes de la vitamine K
restent préférables. Ces traitements sont cependant
moins bien connus qu’avant et ils nécessitent
un suivi strict du patient. »
DOCTEUR DRIES DE COCK
CARDIOLOGIE
« Les patients sous anticoagulants au long cours
peuvent présenter des hémorragies gastro-intestinales
et ont parfois un risque accru d’hémorragie
cérébrale. On peut arrêter le traitement,
mais le risque de complications thrombotiques
persiste. Il faut alors essayer de trouver un délicat
équilibre entre saignement et coagulation. »
1.500
tests de coagulation
spéciaux par an
DOCTEUR CHIEL GHARAKHANI
HÉMATOLOGIE
« Une valeur anormale dans un bilan de thrombophilie
ne signifie pas nécessairement que le patient
est prédestiné à faire une thrombose, et inversement.
L’objectif doit être de demander le bon test
pour le bon patient au bon moment et de prescrire
le traitement correct. La cinique d’hémostase se
tient à la disposition des médecins généralistes
pour les conseiller sur ces questions. »
SYMPOSIUM
Le jeudi 26 mars, le service
d’hémostase du centre hospitalier Jan
Yperman organise un symposium. La
docteure Blomme parle de la difficulté
à réguler l’INR sous antagonistes de
la vitamine K, le docteur De Cock
aborde la thérapie combinée avec des
anticoagulants chez les patients cardiologiques
et le docteur Gharakhani
évoque les tests de coagulation spéciaux
après une thrombose veineuse
profonde et une embolie pulmonaire.
Besoin de conseils sur la coagulation ?
yperman.net/professional/huisartsen/
aanvraag-stollingsadvies
12
BRANDING EMPLOYEUR
Peut-être avez-vous
repéré le nom de Jan
Yperman sur un bus
De Lijn ou sur la toile.
La nouvelle campagne
de communication met
en avant une série de
collègues « heureux ».
Nous prenons vos soins à cœur
Nos collaborateurs
sont les meilleurs
ambassadeurs de
notre hôpital.
Jan Yperman est considéré
comme l’un des plus
grands employeurs de la
région et un des plus attractifs
aussi. C’est ce qui ressort d’entretiens
avec des partenaires
de soins de première ligne et
des analyses de qualité FlaQuM
qui mettent en évidence des
signaux positifs. Cette solide
réputation forme la base
de la nouvelle stratégie de
communication.
« Les fonctions infirmières
et d’appui, aux côtés de nos
médecins, jouent un rôle
crucial dans notre fonctionnement
», explique la directrice
des RH, Cientia Cornille.
« À travers cette campagne
basée sur le personnel, nous
voulons mettre en avant les
valeurs que nous défendons
et ainsi donner envie à de
nouveaux talents de nous
rejoindre. Pour affiner notre
identité en tant qu’employeur,
nous avons recherché ce qui
nous caractérise vraiment. »
QUI NOUS SOMMES
La culture d’entreprise a
été cartographiée à partir
d’enquêtes approfondies et
de quatre groupes de discussion.
Médecins, infirmiers,
aides-soignants, paramédicaux,
membres des services
d’appui et management ont
partagé leurs points de vue.
On s’est également penché sur
la communication interne et
les processus RH : comment
l’hôpital communique, comment
il accueille les nouveaux
collègues et quelles valeurs il
porte.
« Il était important de définir
notre identité profonde en tant
qu’employeur », commente
le directeur général Frederik
Chanterie.
« Les entretiens ont permis
d’identifier clairement nos
atouts et comment les porter
de manière encore plus forte.
Le résultat est un narratif
d’employeur authentique qui
nous correspond. »
Les analyses ont révélé l’image
d’un hôpital « humain et
progressif » : ambitieux sur
tous les plans, mais à taille
humaine, un endroit où les
patients, les visiteurs et les
membres du personnel ne sont
pas de simples numéros. La
campagne a ensuite pris forme
au sein d’un groupe de travail.
Cientia Cornille : « Nous nous
sommes mis à la recherche
d’ambassadeurs : des collègues
qui se plaisent ici et qui
veulent le montrer. Plus de
50 employés ont immédiatement
répondu à l’appel. »
DES SALARIÉS FIERS
Les membres du personnel
en ont eu la primeur.
Les premières images de la
campagne ont été dévoilées
lors de la réception du Nouvel
An sur le marché de Noël,
après quoi la communication
interne a pris le relais. Depuis
février, la campagne externe a
été lancée avec des annonces
sur LinkedIn, Facebook et
Instagram, et une visibilité
dans l’espace public sur les bus
De Lijn.
Parallèlement à la campagne,
le nouveau site « carrière » est
en développement et le parcours
d’accueil des nouveaux
collaborateurs et stagiaires est
en train d’être revu.
À partir de quand la campagne
pourra-t-elle être considérée
comme réussie ? « Nous visons
à recevoir plus de candidatures
pour les profils les plus
difficiles à pourvoir », affirme
Cientia Cornille. « Nous serons
satisfaits si la réputation de Jan
Yperman comme employeur
attractif en sort renforcée. Et si
l’implication du personnel en
interne continue d’augmenter
et que nos 1.600 collaborateurs
se sentent fiers de travailler ici.
Qu’ils ne viennent pas au boulot
juste parce qu’il faut bien
travailler, mais parce qu’ils
éprouvent cette fierté de faire
partie de Jan Yperman. »
13
MÉDECIN DANS LA MAISON
Un patient âgé de 73 ans, ayant des antécédents
de cancer de l’œsophage, se présente
pour des troubles urinaires. Le diagnostic
présente un tableau extrêmement rare.
Dix cas dans
le monde
Docteur Dries
Develtere et docteur
Giliam March :
« Il faut toujours garder
à l’esprit la possibilité
d’une maladie
métastatique. »
Le patient a d’abord
été traité pour un
adénocarcinome
de l’œsophage non
métastatique par chimiothérapie
néoadjuvante et
radiothérapie, suivies d’une
résection œsophagienne
mini-invasive à Roulers.
En raison d’une glande
lymphatique positive, un
traitement adjuvant postopératoire
d’immunothérapie
par nivolumab d’une
durée de douze mois a été
prescrit. Les CT-scan à trois
et six mois ne montraient ni
récidives ni métastases.
UN CAS ÉTRANGE
Onze mois après l’opération,
le patient se présente
chez l’urologue, le docteur
Dries Develtere. Le docteur
Giliam March, médecin en
formation, suit également
ce cas.
Docteur March : « Le
patient souffre d’urgenturie,
de nycturie et de
douleurs suprapubiennes.
Nous voyons une hydrouréteronéphrose
avec un
épaississement diffus de la
paroi vésicale. Une culture
d’urine est négative, les
médicaments n’aident
pas. »
Docteur Develtere trouve le
cas étrange. Il prévoit une
cystoscopie et une résection
transurétrale de la vessie.
La cystoscopie montre
une muqueuse vésicale
diffuse érythémateuse et
œdémateuse, sans lésions
papillaires ou nodulaires
clairement suspicieuses.
Aucune trace d’un cancer
de la vessie classique, donc.
« Des biopsies sont prélevées
dans la zone érythémateuse
pour un examen
anatomopathologique. Une
urétrographie rétrograde
complémentaire montre
une sténose urétérale
distale bilatérale, suggérant
une compression extrinsèque.
»
Les résultats du laboratoire
(voir encadré) surprennent
tout le monde. Ils indiquent
un adénocarcinome invasif,
comparable à l’adénocarcinome
œsophagien initial
du patient.
Docteur March : « Les
métastases vers la vessie
sont rares : dans moins de
4,5 % des tumeurs vésicales.
Il n’arrive pour ainsi dire
jamais d’être confronté à
une métastase vésicale d’un
adénocarcinome œsophagien.
»
Une laparoscopie exploratoire
révèle une réaction
inflammatoire autour de la
vessie et des modifications
nodulaires péritonéales
dans les fosses gauche
et droite. De nouvelles
biopsies sont réalisées
et des stents urétraux
sont immédiatement
mis en place afin
d’éviter une nouvelle
détérioration de la
fonction rénale. La
pathologie confirme
ce que nous redoutions
: une métastase
péritonéale diffuse.
L’immunothérapie par
nivolumab est arrêtée
et remplacée par une
chimiothérapie palliative
sous forme de folfox.
Au début, le marqueur
tumoral CEA diminue de
manière significative, mais
peu de temps après, des
métastases pulmonaires
apparaissent. Près de deux
ans après le premier diagnostic,
le patient décède.
Docteur March : « Le
pronostic dans de tels cas
est malheureusement très
mauvais. Ce cas m’a appris
que, même en présence
de symptômes atypiques,
il faut toujours garder à
l’esprit la possibilité d’une
maladie métastatique. »
14
Quatre marqueurs
racontent l’histoire
Les biopsies de la résection transurétrale de la vessie
ont été analysées au laboratoire de pathologie par
des coupes histologiques et les tests immunohistochimiques
associés.
Docteur Stijn Deloose (anatomopathologie) : « Une
seule coloration immunohistochimique ne suffit
généralement pas pour déterminer l’origine primaire
d’un processus tumoral ; c’est pourquoi on demande
souvent un panel de colorations. Dans ce cas-ci, la
tumeur s’est avérée négative pour GATA3 et CK20, ce
qui rend improbable un carcinome vésical primaire.
Mais elle était positive pour p53 et CDX2, ce qui
correspond à la tumeur œsophagienne d’origine. De
plus, la morphologie des cellules
tumorales dans la vessie était
parfaitement comparable à celle du
carcinome œsophagien initial. Tout
cela constitue la base du diagnostic
d’une métastase d’un carcinome
œsophagien dans la vessie. »
Docteur Stijn Deloose
L’importance
de la science
Docteur Dries Develtere (urologie) a invité le médecin
en formation Giliam March (urologie) à suivre ce cas et
l’a encouragé à écrire un article à ce sujet. Cette publication
a été présentée en décembre au BAU 2025, le
congrès annuel de la Société belge d’Urologie.
Docteur Develtere : « La recherche scientifique est une
excellente école pour les médecins en formation. On
apprend à regarder un cas clinique d’un œil critique et
on acquiert de l’expérience dans la rédaction d’articles
scientifiques. Entre-temps, j’ai lancé deux nouvelles
études avec Giliam. Nous parlons de l’idée ensemble,
nous lisons la littérature spécialisée et nous rédigeons
un protocole. C’est un travail qui s’ajoute à celui des
heures normales, mais qui est tellement enrichissant. »
15
HYPERTROPHIE BÉNIGNE DE LA PROSTATE
AUSSI AVEC MILEP
L’énucléation prostatique au laser Holmium
(HoLEP) est la référence pour les hommes
présentant des troubles urinaires liés à
l’hypertrophie bénigne de la prostate. Une
nouvelle technique appelée MiLEP utilise la même
technique, mais avec des instruments plus petits.
MiLEP – « mi » pour minimalement
invasif – est une nouvelle
technique qui offre un complément
bienvenu à la HoLEP et qui est
destinée surtout aux patients ayant
un urètre plus étroit.
Docteur Matthias Beysens
(urologie) : « Avec la HoLEP, nous
retirons la lésion prostatique
bénigne au moyen d’un fin tube
introduit dans l’urètre. Nous décollons
le tissu à l’aide d’un laser et le
repoussons dans la vessie où nous
le morcelons avant de l’aspirer par
la sonde urinaire. Il n’y a donc pas
d’incision. »
Le diamètre du tube utilisé en
HoLEP est de 8,6 mm. Pour 20 %
des patients, c’est assez gros. Chez
1 à 2 % des patients, il faut même
inciser légèrement l’urètre, ce qui
peut entraîner une cicatrisation et
une sténose urétrale.
Docteur Beysens : « Le tube
MiLEP ne mesure que 7,3 mm. Il
faut donc moins dilater l’urètre
pendant l’intervention. Le risque de
pertes urinaires dans les premiers
mois est aussi plus faible. Depuis
octobre, nous sommes le deuxième
hôpital de Flandre occidentale à
proposer ce mode opératoire. »
40%
des plus de 60 ans
présentent une hypertrophie
bénigne de la prostate
DIXMUDE
Plus de cardiologie
Depuis le 1er janvier, le docteur
Anouar Belkacemi, cardiologue,
travaille à temps plein pour le
centre hospitalier Jan Yperman.
Il assure des consultations sur
le campus principal à Ypres le
lundi après-midi, le mercredi et le
vendredi matin. Le mardi (toute la
journée), il tient des consultations
au Centre médical de Dixmude.
Le docteur Belkacemi possède
une expertise spécifique en
cardiologie interventionnelle.
JAN YPERMAN RECHERCHE
Offres d’emploi
Notre hôpital recherche actuellement
un(e)
• infirmier(ère) de nuit
• infirmier(ère) en gériatrie aiguë
• médecin spécialiste en médecine
d’urgence
• médecin spécialiste en oto-rhino-laryngologie
• médecin spécialiste en chirurgie
buccale et maxillo-faciale
• médecin spécialiste en neurologie
• médecin spécialiste en hématologie
• médecin spécialiste en anesthésie
JAN YPERMAN ET LA RECHERCHE
Publications
Publication du
docteur
Mathieu
Coeman et al. :
‘Invasive
coronary
physiology
assessment
and predictors of coronary
microvascular dys function in
patients with diabetes mellitus’,
Microvascular Research,
janvier 2026
Rendez-vous via le secrétariat
057 35 71 90
Consultez toutes les offres
d’emploi sur jobs.yperman.net
ou via le code QR
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16
PARCOURS DE SOINS
PLUS DE PRÉCISION AVEC LE NOUVEAU COLPOSCOPE
Du test HPV
à la colposcopie
Depuis le 1er janvier
2025, le dépistage du
cancer du col de l’utérus
a été adapté dans notre
pays, explique le gynécologue
docteur Olivier
Brouckaert. « Les femmes
de 30 à 64 ans bénéficient
désormais tous les
cinq ans d’un test HPV
primaire, au lieu du frottis
classique tous les trois
ans. Les femmes de 25 à
29 ans restent soumises à
un dépistage primaire par
cytologie tous les trois ans,
éventuellement suivi d’un
test HPV en cas d’anomalies
cellulaires. »
UNE ÉTAPE PLUS TÔT
Dans la pratique, cette
adaptation ne change
pas grand-chose pour la
femme : elle doit toujours
consulter son médecin
généraliste ou son
Outre la vaccination, le dépistage est un outil
de prévention essentiel dans la lutte contre
le cancer du col de l’utérus. Le nouveau
colposcope du service de gynécologie
permet de visualiser les éventuelles anomalies
de manière plus nette et plus détaillée,
ce qui permet un dépistage précoce et une
prise en charge encore plus ciblée.
gynécologue pour faire un
frottis.
Docteur Brouckaert :
« Nous introduisons un
spéculum et prélevons
des cellules du col de
l’utérus à l’aide d’une
brossette. Ce prélèvement
est analysé au laboratoire.
Le frottis classique – la
cytologie – recherche des
modifications cellulaires.
Le test HPV recherche
les HPV à haut risque. Il
s’agit de types viraux qui
constituent la principale
cause du cancer du col
de l’utérus, mais qui ne
provoqueront des modifications
cellulaires que chez
une minorité de femmes.
Si nous détectons un HPV à
haut risque, nous pouvons
assurer un suivi plus ciblé
de la patiente. Souvent,
une surveillance renforcée
et une vigilance accrue
sont suffisantes. Nous ne
traitons que lorsque des
changements cellulaires
significatifs se produisent.
Un test HPV négatif permet
par ailleurs de passer sans
risque à un intervalle de
dépistage de cinq ans.
Après un test HPV négatif,
le risque de cancer du col
de l’utérus est plus faible
qu’après une cytologie
négative. »
LOUPE SUR BRAS
Le papillomavirus est un
virus très courant : de
nombreuses personnes en
sont porteuses un jour sans
le savoir. En général, l’organisme
élimine le virus
spontanément, comme il
le fait en cas de rhume ou
de grippe. « La différence,
c’est qu’avec le HPV, cela
ne se fait pas en quelques
17
La bonne technique
semaines, mais plutôt
en quelques mois, voire
quelques années », précise
docteur Brouckaert.
« Un résultat anormal
n’est donc pas une raison
de paniquer. La plupart
du temps, c’est un signal
d’alerte précoce et nous
pouvons organiser à
temps une colposcopie,
un examen visuel du col
de l’utérus. Nous utilisons
depuis peu un nouveau
colposcope. Il s’agit d’un
appareil monté sur un bras
pivotant qui donne une
image fort agrandie du col
de l’utérus, ce qui permet
d’évaluer avec plus de
précision les éventuelles
anomalies. »
Point important : chaque
anomalie ne nécessite pas
forcément un traitement
immédiat. En cas de
modifications cellulaires
légères, un suivi renforcé
suffit souvent, car elles disparaissent
dans la plupart
des cas spontanément.
Chez les femmes qui souhaitent
encore avoir des
enfants, il est particulièrement
important d’éviter
des procédures inutiles.
Docteur Brouckaert :
« Dans certains cas, nous
réalisons une biopsie
pendant la colposcopie. Si
celle-ci met en évidence
une lésion précancéreuse
plus sévère, ou si les
modifications cellulaires
persistent, une petite
intervention peut être
nécessaire : une conisation,
où l’on retire un
fragment conique du col
de l’utérus. Il s’agit d’une
intervention relativement
limitée en hospitalisation
de jour – souvent sous
anesthésie locale, parfois
sous péridurale ou sous
anesthésie générale. La
conisation permet de retirer
les cellules anormales.
Un suivi reste néanmoins
indispensable, car le HPV
peut parfois persister et
provoquer à nouveau des
modifications cellulaires. »
IMAGES NUMÉRIQUES
Le colposcope enregistre
aussi les photos en version
numérique dans le dossier
du patient.
Docteur Brouckaert : « Cela
offre plusieurs avantages.
Nous pouvons revoir et
comparer des images après
une biopsie ou une intervention,
par exemple avec
les résultats de l’examen
anatomopathologique.
La concertation avec la
patiente et les collègues
s’en trouve ainsi facilitée,
et c’est utile pour la formation
des médecins assistants.
Nous expliquons
bien évidemment à chaque
patiente ce qu’il advient
des images, car certaines
personnes sont parfois
surprises d’apprendre que
des clichés sont pris. Or,
l’archivage numérique de
ces images est une obligation
légale. »
Secrétariat gynécologie
057 35 75 75
secgynaeco@yperman.net
Le frottis est réalisé par le gynécologue ou par le
médecin généraliste. En cas de résultat anormal,
le médecin généraliste référence la patiente au
service de gynécologie pour une colposcopie.
« Cette collaboration fonctionne très bien »,
souligne docteur Olivier Brouckaert, « mais il reste
essentiel que le frottis soit prélevé correctement
dans la « zone de transformation ». Il s’agit de la
zone de jonction au niveau du col de l’utérus où
le HPV a le plus tendance à se loger et où des
modifications cellulaires peuvent apparaître. Si le
prélèvement n’est pas effectué dans cette zone, le
résultat risque d’être moins fiable – surtout chez
les femmes de moins de 30 ans,
pour qui la cytologie reste le test
primaire. »
En route
vers les 80 %
Le dépistage du cancer du col de l’utérus fait partie
du programme de dépistage de la population du
gouvernement flamand : vous recevez donc une
invitation et le frottis est remboursé.
Docteur Olivier Brouckaert : « Nous atteignons
la majorité des femmes, mais pas encore toutes.
Actuellement, nous sommes à 60 - 65 %, alors que
l’objectif idéal est d’au moins 80 %. Pour contribuer
à augmenter ce pourcentage, nous faisons appel
aux médecins généralistes, car ceux-ci peuvent
certainement aider à motiver les patientes à
participer au dépistage. Plusieurs cas de cancer
du col de l’utérus sont encore diagnostiqués
chaque année au centre hospitalier Jan Yperman.
C’est triste, car le dépistage permettrait d’en éviter
beaucoup. »
Docteur Olivier Brouckaert
18
LE PATIENT
Conseil d’administration
NOUVEAU
Conseil
d’administration
Le 1er juillet 2025, le conseil
d’administration (nommé le 10
juin 2025 par l’assemblée générale)
a pris ses fonctions. Prof.
dr K. Vandewoude se succède à
lui-même en tant que président.
Mme E. Talpe est la nouvelle
vice-présidente et M. L. Delvoye
le nouveau secrétaire. L’organe de
gestion se réunit mensuellement,
assume la responsabilité finale
du fonctionnement de l’hôpital et
possède toutes les compétences
qui ne sont pas attribuées à l’assemblée
générale par la loi ou les
statuts. Les autres membres sont
M. L. Danneels, M. J. Durnez, prof.
dr I. Fourneau, Mme V. Hameeuw,
M. B. Man, Mme L. Maes, Mme
C. Room, Mme E. Ryde, dr. M.
Rosseel et M. D. Wyffels.
INTRODUISEZ VOTRE DEMANDE
L’imagerie via eHealth
La plateforme eHealth permet
aux professionnels de santé de
s’échanger entre eux ou d’échanger
avec leurs patients des
données médicales de manière
efficace et sécurisée.
Yves Platteeuw : «Les médecins
généralistes y trouvent des formulaires
de référencement personnalisés
pour le service préopératoire,
la clinique de la mémoire et les
urgences. L’imagerie médicale
est venue s’ajouter à la liste fin
2025. Quand un médecin généraliste
remplit ce formulaire, il sait
que le document arrivera à bon
port au sein de notre hôpital. Le
système extrait automatiquement
certaines données du dossier du
médecin généraliste. Ce dernier
n’a plus qu’à cocher les examens
qu’il souhaite demander. C’est plus
facile pour le médecin généraliste,
mais aussi pour nos médecins: ils
reçoivent un document complet,
exact et lisible, qui est aussi ajouté
directement au dossier du patient.
Quant au patient, il ne doit plus
apporter une lettre lorsqu’il se rend
à l’hôpital. »
Yves Platteeuw, coordinateur du
programme projets stratégiques
057 35 76 01
yves.platteeuw@yperman.net
Centre hospitalier Jan Yperman
Briekestraat 12 Ieper
057 35 35 35
info@yperman.net
Poli Poperinge
Oostlaan 11 Poperinge
057 35 72 50
poli.poperinge@yperman.net
Centre médical Dixmude
Laure Fredericqlaan 15 Diksmuide
057 35 61 65
Cabinet de radiologie Comines
Spoorwegstraat 8 Comines
057 35 74 02
secradio@yperman.net
Cabinet de radiologie Klaverstraat
Klaverstraat 1 Ieper
057 35 74 01
secradio@yperman.net
Centre d’audiodialyse collective
Furnes
Klinieklaan 1 Veurne
058 33 38 20
nefrologie@yperman.net
Annuaire de
tous les médecins
Yves Platteeuw
Y-mail est le magazine du
centre hospitalier Jan Yperman.
www.yperman.net
E.R. : Frederik Chanterie
Coordination service de communication
communicatie@yperman.net
Y-mail est réalisé par
f-twee communication
www.f-twee.be
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Nouveauté
aux urgences
La salle de triage du service des urgences
du centre hospitalier Jan Yperman a été
rénovée.
Maarten Delaere (infirmier en chef des urgences) :
« Pour mieux protéger l’intimité de nos patients,
une porte coulissante automatique a été installée entre
l’accueil des urgences et la salle d’attente. Nous pouvons
désormais faire passer les patients de la salle d’attente dans
une deuxième salle de triage où nous pouvons évaluer la
gravité de leur problème médical. »