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Plus de Contacts. Plus de Rotary

N° 489 MAR/AVR

2026


19 April marks the 158th anniversary of our founder’s birth.

Commemorate his legacy with a gift to The Rotary Foundation today.

GIVE TODAY: rotary.org/donate


ÉDITORIAL

“Fais ce que tu peux,

avec ce que tu as, là où tu es.”

– Theodore Roosevelt

Inspirer, c’est s’engager dans une démarche d’exploration sensorielle.

C’est la capacité à éveiller un sentiment, une émotion, une

idée ou un élan créatif. Cette dynamique repose sur des qualités

intrinsèques telles que l’authenticité, la passion et l’action –

autant de piliers fondamentaux de notre culture rotarienne.

Pour atteindre cet objectif, il est essentiel de savoir motiver,

d’agir avec intégrité et d’écouter avec attention, en reconnaissant

les efforts de chacun. Une telle approche permet de créer

un environnement stimulant pour toutes et tous, fondé sur le

partage des connaissances, la définition de défis raisonnables et

une conduite exemplaire, tout en gardant à l’esprit que nul n’est

tenu à l’impossible.

Dans nos clubs, comme dans notre quotidien, au fil de nos

interactions, chacun contribue à faire émerger une dynamique

collective où l’épanouissement personnel et l’accomplissement

de soi deviennent des leviers de prospérité pour tous. Inspirer

s’inscrit ainsi dans un processus positif et continu, que l’on peut

rapprocher de celui de l’économie circulaire : un modèle durable,

en résonance avec les défis complexes de notre environnement.

C’est dans cet esprit que j’adopte une approche stratégique

de la communication. Car, quoi que nous en pensions, nous ne

sommes jamais qu’un parmi tant d’autres à travers le monde, unis

par une même vision et une ambition commune. La mission de

ContactRotary est, bien sûr, d’informer, mais aussi d’inspirer et

de mobiliser.

ContactRotary se veut un vecteur d’émotions, capable de traduire

des idées complexes en expériences de lecture accessibles

et captivantes. Il contribue ainsi à amplifier la mission mondiale

du Rotary : susciter un changement positif, renforcer les liens,

nourrir la bonne volonté et soutenir le développement de nos

actions – chacun dans son environnement, mais porté par une

volonté universelle.

Dans un contexte marqué par les crises et un flux constant

d’informations, un sentiment d’impuissance peut parfois émerger.

Pourtant, c’est précisément ce qui renforce notre détermination

à donner une voix aux plus vulnérables et à concevoir des initiatives

où empathie et progrès avancent de concert.

Notre mission première demeure claire : assurer un impact

durable en mettant nos talents et nos compétences au service

de valeurs essentielles telles que l’équité, le renforcement des

liens humains et la promotion d’un changement positif, là où les

besoins sont les plus urgents.

Haut les cœurs, chers amis rotariens. Restons unis pour

contribuer à bâtir un avenir meilleur.

Et n’oublions jamais que nous ne

faisons qu’emprunter « notre »

planète à nos enfants. Un

jour, il nous faudra la leur

rendre - de préférence en

meilleur état que celui dans

lequel nous l’avons reçue.

Paul Van den bossche

Éditeur & Rédacteur en Chef

COLOPHON

RÉDACTEUR EN CHEF ET ÉDITEUR

Paul Van den bossche

paulvdb@cethial.com

SECRÉTARIAT DE RÉDACTION

Steven Vermeylen (NL)

steven@rotarybeluxservices.org

Denis Crepin (FR)

denis@rotarybeluxservices.org

SERVICES ADMINISTRATIFS

Evi Torfs

secretary@rotarybeluxservices.org

IMPRESSION

Van der Poorten, imprimerie 100% neutre en

carbone

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secretary@rotarybeluxservices.org

ROTARY BELUX SERVICES -

ORGANE D’ADMINISTRATION

Président :

DG 2160 Alain Lesage, alain.lesage@novando.be

Vice-président :

DG 2130 Etienne Verhasselt, evh@allvision.be

Trésorier :

PDG 2140 Peter Wolters, peter@alfaconsult.be

DG 2150 Alain Vanrillaer, vanrillaer.alain.17@gmail.com

Administrateur délégué et secrétaire :

Paul Van den bossche, paulvdb@cethial.com

Dépôt légal à parution.

Sous réserve d’erreurs et d’omissions.

Consultez notre site web pour les informations les

plus récentes sur Rotary BeLux Services.

A publication of Rotary

Global Media Network

©2026 ContactRotary/Rotary BeLux Services. Éditeur responsable:

Paul Van den bossche, Rue du Congrès 37, 1000 Bruxelles, Belgique

3


FOCUS

Le Rotary en action :

dix histoires d’engagement

et d’impact

BEST

CLUB EVENT

REPORT

2025-26

VOTEZ ICI

Dans ce numéro, nous vous présentons un dossier

spécial mettant en lumière la force et la polyvalence

du Rotary. Dix articles inspirants, extraits de nos

précédents eContact Hebdo, vous font (re)découvrir

autant de projets soutenus par des clubs qui se

dévouent corps et âme pour leurs communautés,

ici et ailleurs. Chaque initiative témoigne d’un engagement,

d’une créativité et d’une volonté de faire

changer les choses.

Des actions sociales de proximité aux projets de

développement durable transfrontaliers : ensemble,

ils illustrent ce que représente le Rotary aujourd’hui.

Derrière chaque histoire se cachent des bénévoles

qui consacrent leur temps, leurs talents et leur énergie

à aider les autres.

Mais ce dossier est plus qu’un simple aperçu, il est

aussi une invitation. Car vous, cher lecteur, avez la

possibilité de donner votre avis : quel projet mérite,

selon vous, une reconnaissance particulière ? Quelle

initiative vous a le plus touché, inspiré ou a eu le plus

grand impact à vos yeux ?

Votez et aidez-nous à élire le projet rotarien le plus

remarquable de ces derniers mois. Ainsi, vous témoignez

votre reconnaissance envers ces clubs et les

efforts qu’ils déploient, mais vous encouragez aussi

leur engagement et l’émergence de nouvelles idées.

Laissez-vous inspirer, découvrez et faites votre

choix !

1) CORRIDA DE DURBUY : LE GAGNANT

EST PARTI… EN RETARD !

Le temps d’une soirée, la plus petite ville du monde

a laissé la place aux coureurs à l’occasion d’une

‘corrida’ dans ses rues. Organisée par le Rc Durbuy,

cette grande première a enregistré un record

d’affluence.

Non, ce ne sont pas les guirlandes du marché de Noël qui

s’étaient maintenues éclairées, tout juste un mois après le

passage à l’An neuf... Les 680 lampes frontales qui ont brisé

l’obscurité de la plus petite ville du monde auraient pu prêter à

confusion. Car la première Corrida de Durbuy a plongé les ruelles

dans la magie. Entre effort et ambiance festive, la fanfare se

mêlant au rythme des foulées, les simples joggeurs curieux de

découvrir la cité médiévale ont côtoyé les compétiteurs effrénés

à la recherche d’une victoire de prestige.

Le Rc Durbuy, qui organisait l’évènement, peut se targuer d’avoir

battu un record de participations dans la région, pour une première

édition. ‘Nous sommes ravis de l’affluence’, lance Barbara

Leboutte. ‘Non seulement il y avait des coureurs locaux, mais

4


aussi pas mal de touristes néerlandophones, preuve que notre

course a eu une large caisse de résonance. En plus, à cette période,

l’activité diminue significativement, à Durbuy. Avec notre

corrida, nous avons pu la relancer. On a aussi pu en faire profiter

l’école spécialisée de Clairval puisque les bénéfices leur sont

reversés. Et puis, les échos des participants sont très positifs.

C’est sûr, nous allons poursuivre l’aventure l’année prochaine.’

Sur un tracé tantôt rapide, tantôt sinueux, deux distances de

course nocturne étaient proposées (5 et 10 km). c’est la Barvautoise

Emma Ryon qui a remporté le 5 km féminin. Chez les

hommes, c’est le Namurois Lucien Dandoit qui s’est imposé au

sprint. Sur les quatre tours du circuit de 2.500 mètres, c’est

une autre citoyenne de Barvaux qui a ouvert le palmarès chez

les filles : Juliette Londoz est montée sur la plus haute marche

du podium. Dans les rangs masculins, la lutte a été intense. Au

terme d’un long mano a mano, c’est l’expérimenté Jonathan

Xhardez qui a empêché Guillaume Pousseur de lever les bras. ‘Le

scénario était pour le moins inattendu’, confie le quadragénaire,

très heureux d’inscrire son nom au palmarès. ‘J’étais encore en

train de m’échauffer lorsque le départ a été lancé. J’ai dû me précipiter

sur la ligne, à contresens des coureurs, pour être détecté

sur la ligne. Une bonne dose d’adrénaline !’

Après l’effort, une ‘after party’ avec DJ était proposée aux

participants et aux supporters, ainsi qu’une grande tombola. De

l’avis de chacun, cette première édition a donc tenu toutes ses

promesses.

2) LE RC IZEGEM FOURNIT DE L’EAU

POTABLE À 34 ÉCOLES TURQUES

Ce qui a commencé comme une initiative locale du

Rc Izegem est devenu un projet international à fort

impact. Grâce à l’engagement de 15 Rotary clubs

d’ici et d’ailleurs, grâce aussi au soutien du RI et de

la Fondation Roi Baudouin, 34 écoles de Gaziantep,

ville sinistrée du sud de la Turquie, ont désormais

accès à l’eau potable.

‘L’impact fut énorme’, raconte Nicolas Douchy, directeur de Procotex

et de Belturec, et par ailleurs président élu du Rc Izegem à

l’époque. ‘Bien que notre usine ait été relativement épargnée, nous

avons vu les ravages tout autour de nous. Les employés de notre

entreprise passaient même la nuit dans les bureaux, car il était

trop dangereux de rester chez soi. J’ai estimé que notre Rotary

club devait faire plus que simplement soutenir des projets locaux.

Le Rotary est une organisation internationale, c’était le moment

idéal pour le prouver.’

Avec son club, Nicolas se met donc à la recherche de partenaires.

Pas évident, car une action internationale nécessite une

coopération transfrontalière. Il est essentiel également d’impliquer

des Rotariens de Gaziantep, car ils connaissent la situation

locale et pourront accompagner le projet sur le terrain. Finalement,

14 autres clubs promettent leur soutien, dont le Rc Amsterdam-Nieuwendam,

club contact d’Izegem. Ensemble, les deux

clubs lancent une demande de subvention mondiale (Global Grant)

intitulée ‘We Heal Together’.

PANNEAUX SOLAIRES ET EAU POTABLE

Le manque d’eau potable s’avère l’un des principaux problèmes

pour les écoles de la région. Deux ans après la catastrophe,

des milliers d’enfants sont toujours scolarisés dans des classes

installées dans des conteneurs, souvent dépourvus d’équipements

de base. En concertation avec le Rc Kavaklik à Gaziantep,

une solution durable est choisie : l’installation de 34 systèmes de

purification d’eau dans autant d’écoles, tous alimentés par des

panneaux solaires.

Le coût total du projet s’élève à 184.000 €. Grâce aux efforts

conjoints des 15 clubs, de deux districts, de la Fondation Roi

Baudouin et du RI (par l’entremise d’une subvention mondiale), cet

objectif ambitieux sera atteint.

Après deux ans de préparatifs intensifs sur les plans administratif,

logistique et financier, la bonne nouvelle tombe enfin le 3 juillet

2025. Nicolas Douchy : ‘Ce jour-là, nous avons reçu le feu vert

officiel d’Evanston. Ce fut un immense soulagement, car la mise en

œuvre du projet pouvait commencer immédiatement.’

Le 17 octobre, quatre membres du Rc Izegem ont assisté à

l’inauguration officielle des 34 stations d’épuration, en présence

du bourgmestre, du DG local et de la direction de l’enseignement.

La réalisation de cette action est un jalon important pour

le Rc Izegem, qui a fêté ses 50 ans d’existence l’année dernière.

Elle montre comment une initiative locale, portée par des

personnes motivées, peut devenir une initiative d’envergure

internationale.

5


FOCUS

3) ‘JULES FAIT BEAUCOUP DE PROGRÈS...’

En juillet 2019, Jules, un jeune garçon de Nandrin,

était victime d’un accident domestique dans la

piscine familiale. Depuis lors, son entourage se bat

sans relâche, aidé par la médecine, pour améliorer

ses conditions de vie : cellules souches, rééducation,

matériel adapté. Tous ces efforts portent leurs fruits,

se concrétisant par de nombreux progrès physiques

et cognitifs.

Il y a un peu plus de six ans, la vie d’une famille nandrinoise basculait

: Jules, un petit garçon de deux ans et demi à l’époque, était

tombé dans la piscine après avoir échappé à la vigilance de ses parents.

Retrouvé inanimé, il avait été plongé dans un coma artificiel,

victime d’importantes lésions cérébrales. Après plusieurs semaines

d’incertitude, le garçonnet se réveillait dans un état végétatif, avec

plusieurs membres paralysés.

Sa famille et ses proches ont immédiatement mené un combat intense

pour améliorer les conditions de vie du petit garçon. ‘Nous ne

nous sommes pas apitoyés sur notre sort, nous avons directement

mis tout en œuvre pour qu’il puisse garder ses acquis et progresser

à son rythme, pas à pas. Nous sommes conscients qu’il ne pourra

plus jamais marcher seul mais nous faisons confiance aux traitements

et à la rééducation qui lui permettent de faire des progrès

cognitifs et physiques au quotidien’, explique Cristel, sa maman.

Parmi les moteurs de ces progrès, une structure métallique cubique

‘Spider’ qui permet à Jules (9 ans aujourd’hui), attaché par des élastiques,

de stimuler ses jambes, d’améliorer sa circulation sanguine

et sa digestion, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il est assis dans une

chaise adaptée.

‘Nous allons quatre fois par an en Slovaquie pour des injections de

cellules souches dans le dos, afin qu’elles remontent par la colonne

vertébrale et créent de nouvelles connexions cérébrales. Ces

injections coûtent chacune 5.000 €, en plus du voyage. Depuis, une

amélioration importante de la mobilité de sa main droite a été observée.

Une tablette oculaire lui permet également de favoriser une

communication alternative et de progresser dans les jeux. Enfin, un

kiné dynamique, venu tout droit de Pologne, permet une rééducation

optimale’, poursuit Cristel.

UN MINI-CENTRE DE RÉÉDUCATION AVEC L’AIDE DU ROTARY

Un projet cher au cœur de Cristel est l’aménagement d’un minicentre

de rééducation dans une annexe de son habitation. Il sera

finalisé au printemps 2026 et à disposition de Jules, bien sûr, mais

aussi d’autres familles qui en ont besoin.

Ce centre représente un investissement conséquent de 70.000 €

rien que pour l’équipement. Financé par les dons vers l’association

Jules Cœur de Lion et par le Rc Durbuy, il est composé d’un cheval

mécanique, d’un robot qui reproduit les mouvements de la marche,

d’un caisson hyperbare et de tapis.

4) LE ROTARY SOUTIENT LES ENTREPRENEURS EN DEVENIR

Chaque année, les étudiants en gestion d’entreprise

de la haute école UCLL ont la possibilité de mettre

leurs talents en pratique grâce à un Small Business

Project (SBP). Au sein d’équipes multidisciplinaires,

ils transforment leurs idées en concepts, avec le

soutien de professeurs mais aussi de Rotariens venus

partager leur expertise professionnelle.

Le SBP est un module de formation pratique qui permet aux

étudiants de découvrir réellement l’entrepreneuriat : en équipes,

ils mettent en œuvre un projet, depuis l’élaboration du produit ou

service jusqu’à son lancement, en passant par le business plan, la

stratégie marketing, la promotion, la comptabilité...

6


Au total, 44 groupes ont rencontré 33 experts lors des ‘speed

dates’. Ils ont également eu l’occasion de discuter entre eux et

d’échanger leurs expériences, leurs éventuelles difficultés. Voici un

aperçu de quelques projets en devenir :

• Headwhere souhaite commercialiser un casque de vélo pour

enfants, avec éclairage et traceur intégrés.

• Vintage Streetwear devrait devenir une boutique éphémère où

l’on trouve des vêtements d’occasion de qualité.

• Optrix souhaite aider les PME à automatiser les processus administratifs

fastidieux.

• Cuddy a conçu un bracelet avec ours en peluche que les enfants

hospitalisés peuvent attacher à leur perfusion.

‘Évidemment, le processus est supervisé par les enseignants

de l’UCLL. Mais depuis plus de 20 ans, le Rc Leuven est

également un partenaire apprécié du projet’, explique Wouter

Winters, membre du club et coordinateur. ‘En tant qu’experts

bénévoles, nous mettons nos connaissances et notre expérience

à la disposition des étudiants. Nous encadrons les

équipes et les encourageons à collaborer, à mettre en valeur

leur esprit d’entreprise.’

Ainsi, le 24 novembre, quelque 180 étudiants se sont réunis à

l’UCLL pour un ‘speed dating’ avec les experts. Ils y ont partagé

leurs idées et ont reçu les premiers retours sur leurs projets,

qu’ils doivent traduire en business plan pour la fin décembre. En

mars, un marché des projets sera organisé, où chacun pourra

présenter son initiative. Lors de la finale en mai, les meilleurs

projets seront récompensés. ‘Les lauréats recevront un bon pour

une activité de groupe : dîner, journée d’aventure, etc.’, poursuit

Wouter. ‘Nous voulons ainsi souligner l’importance d’un bon

esprit d’équipe.’

Selon les étudiants, le Small Business Project offre de nombreux

avantages : ‘Non seulement on apprend à mettre la théorie en

pratique, mais on découvre aussi ce que cela implique de transformer

une idée en un projet concret’, estime Amber. ‘On assume

des responsabilités, on doit faire des choix, respecter des délais et

travailler en équipe, comme quand on dirige une entreprise. Grâce

aux conseils des Rotariens et de nos professeurs, nous progressons

régulièrement. Nous découvrons nos talents, apprenons à résoudre

des problèmes et gagnons en confiance.’

Guy Remans, président de la commission SBP durant 10 ans, précise

en quoi peut consister le travail des Rotariens : ‘Nous signalons

les lacunes éventuelles dans les plans d’affaires, par exemple

en matière de propriété intellectuelle, de logistique ou de gestion

des données. Parfois, on propose une ébauche de solution ou on

oriente les étudiants vers quelqu’un de notre réseau. Nous soulignons

aussi l’importance d’une bonne répartition du travail afin de

préserver l’esprit d’équipe. Par le passé, certains groupes ont vraiment

fait du chemin. Citons par exemple Dek-a-Bed, qui a développé

un outil pratique pour enfiler facilement les housses de couette.

Ce produit a connu un beau succès et est désormais commercialisé

sous le nom de MyBedMaker.’

5) AVEC L’AIDE DU ROTARY, ORIG-AMI PORTE SECOURS AUX SANS-ABRI

Depuis 2016, l’organisation ORIG-AMI offre tentes

en carton protectrices, sacs de couchage, matelas

isolants et matériel aux sans-abri en Belgique,

en France et au Luxembourg, lorsque ceux-ci se

trouvent en situation d’urgence (centres d’accueil

inaccessibles).

L’organisation, qui ne bénéficie d’aucun subside, intervient toute

l’année en récoltant du matériel à l’issue de festivals ou auprès

d’associations partenaires. L’asbl Cultures & Communications,

qui gère l’opération ORIG-AMI, a été fondée en 1992 par des

membres d’ONG possédant une expérience dans la gestion de

situations de crise.

7


FOCUS

ORIG-AMI a mis en place un réseau de relais sur le terrain. Une quarantaine

d’associations fiables ont été sélectionnées afin de couvrir

les différents quartiers de Bruxelles, mais aussi les villes de Liège,

Charleroi, Namur, Verviers, Arlon et du Brabant Wallon. Ce fonctionnement

en réseau permet une meilleure répartition des ressources

et évite les éventuels détournements ou doublons.

1.000 SACS DE COUCHAGE ET 200 TENTES

Le 7 octobre dernier, une distribution de matériel a pu voir le jour

grâce à la générosité de la brasserie Unibra et à plusieurs Rotary

clubs bruxellois mobilisés par Christian Nihoul (Rc Bruxelles-Est)

et Jacques Clauwaert (Rc Bruxelles-Renaissance). La société

Isolants Victor Hallet a facilité l’envoi du conteneur, le transport et

la logistique. La vente de BD 100 bulles pour sans-abri, les dons de

personnes privées (dont des Rotariens) et de plusieurs sociétés ont

permis de boucler le budget.

Outre les maraudes assurées par ORIG-AMI, les volontaires ont

pu fournir des lots à 22 associations partenaires. Au total, quelque

1.000 sacs de couchage et 200 tentes ont été distribués. Au terme

de cette opération de grande ampleur, il ne reste plus de stock.

ORIG-AMI va tenter d’acquérir du matériel auprès d’un grossiste

afin de faire face aux demandes et dans l’espoir d’un nouvel envoi

de conteneur pour cet hiver encore. Des concerts caritatifs et des

dons devraient permettre les achats d’urgence.

Avec l’aide du Rotary et du Lions, ORIG-AMI levait des fonds afin

de pouvoir passer fin novembre cette nouvelle commande de sacs

de couchage, tentes et matelas isolants supplémentaires. Budget

total : environ 40.000 €, transport compris. Cette année, l’intervention

du Rotary s’est déclinée comme suit : Rc Bruxelles-Altitude

1.200 €, Rc Bruxelles-Est 1.000 €, Rc Bruxelles-Ouest 500 € et Rc

Bruxelles-Renaissance 500 €, sans compter les dons personnels de

membres.

6) LES CICATRICES DE GUERRE DE MALINES

Pour leur livre Mechelen 1940-1945, les historiens

Geert Clerbout et An Rydant ont mené une enquête

approfondie sur les activités des résistants et des

collaborateurs malinois, accordant également une

large place au destin des gens ordinaires. Les Rc

Mechelen et Mechelen-Opsinjoor ont organisé, à la

haute école Thomas More, une soirée thématique sur

le sujet.

Selon Leo Vivijs, président du Rc Mechelen-Opsinjoor et lui-même

fils de résistant, il n’est pas inutile de se pencher à nouveau sur la

Seconde Guerre mondiale, surtout à une époque où la société se

polarise de plus en plus... La date de la soirée (27 janvier) n’avait

pas été choisie au hasard : 81 ans plus tôt, c’était la libération du

camp d’Auschwitz, où des milliers de Juifs raflés et parqués à Malines

ont trouvé la mort.

L’histoire de Malines au cours de la Seconde Guerre mondiale

montre à quel point les évènements sur la scène mondiale peuvent

profondément bouleverser la vie d’une ville de province. Malines

n’était pas qu’un centre religieux, avec le cardinal Jozef Van Roey

comme archevêque. C’était aussi une ville où le mouvement

collaborationniste était fortement implanté. Le Vlaams Nationaal

Verbond (VNV) y a trouvé là un terreau fertile. Pendant l’occupation,

Malines fut dirigée par Camille Baeck, un VNV convaincu, parfois

surnommé ‘le petit Hitler’. Il comptait parmi les bourgmestres ‘Ordre

Nouveau’ les plus radicaux du pays et voulait faire de Malines la

première ‘forteresse nationale-socialiste’ des Pays-Bas historiques.

Peu avant la Libération, il s’est enfui avec sa famille en Argentine.

L’influence se faisait également sentir dans l’enseignement et la

culture : à l’athénée de Malines, l’écrivain Filip De Pillecyn se profilait

comme un propagandiste ouvertement pro-allemand. Il opta pour

une réorganisation de la vie culturelle et dirigea la Chambre des

Lettres, placée sous contrôle allemand. Une autre figure culturelle

majeure fut le peintre Prosper De Troyer, qui cofonda en août 1940

la guilde des arts. En décembre 1940, sur invitation du ministre

du Reich Goebbels, il participa à un voyage d’artistes à travers

l’Allemagne. Son fils mourut sur le front de l’Est, en Ukraine. Tous

deux furent également des forces motrices derrière les Journées

nationales de la culture, qui constituèrent pendant l’Occupation

le point culminant de la culture Ordre Nouveau en Flandre. Au fil

des années, l’accent fut davantage mis sur l’interdépendance des

peuples germaniques et sur le soutien que l’Allemagne nazie voulait

y apporter.

Le poids moral le plus lourd de l’histoire de Malines repose sur la

caserne Dossin. De ce bâtiment, plus de 25.000 Juifs et plusieurs

centaines de Roms furent déportés, entre 1942 et 1944, vers

Auschwitz et d’autres camps d’extermination. Ce qui est frappant

8


et douloureux, c’est que des collaborateurs nationalistes flamands

y travaillaient alors que de nombreux habitants ordinaires tentaient

d’éviter l’endroit. La tragédie, qui se déroulait au cœur de la ville,

fut refoulée pendant des années... Particulièrement accablante est

l’attitude des autorités communales dans les années qui suivirent

la guerre : dans une enquête de 1947, la caserne Dossin n’est mentionnée

qu’incidemment. On parle vaguement de déportations ‘vers

une destination inconnue’ et l’on se plaint surtout de problèmes

d’hygiène. Deux ans après la libération d’Auschwitz, la reconnaissance

de la souffrance du peuple juif était toujours quasiment

inexistante.

Par ailleurs, Malines était un important nœud ferroviaire et abritait

le grand arsenal de la SNCB, où l’on entretenait locomotives et wagons.

Cette infrastructure avait une importance stratégique majeure

pour la logistique de guerre allemande et fit de la ville une cible

de choix pour les bombardements alliés, entraînant d’importants

dégâts et de nombreuses victimes civiles.

Toutefois, à côté de la collaboration, il y eut aussi des actes de

résistance. Les auteurs ont pu identifier environ 1.000 résistants

(à titre de comparaison, le nombre de collaborateurs est deux fois

plus élevé). Des Malinois(es) portèrent secours à des personnes cachées,

diffusèrent la presse clandestine et pratiquèrent le sabotage.

Certains furent arrêtés et déportés comme prisonniers ‘Nacht-und-

Nebel’. Après la guerre, la gestion des traumatismes subis s’avéra

extrêmement difficile. Beaucoup de collaborateurs furent assez

vite réintégrés dans la société, tandis que les résistants tentaient

souvent de reconstruire leur vie dans le silence.

À la fin de la réunion, le président du Rc Mechelen, Philip Borremans,

annonça une surprise pour les intervenants, en la personne

d’un membre du club, François De Keersmaecker (ancien président

de l’Union belge de football), qui prit la parole. Alors qu’il était

jeune avocat, il a fait son stage au cabinet de l’ancien président

de l’Union, Louis Wouters, gendre d’Oscar Vankesbeeck. Avocat,

homme politique et fondateur du Racing Malines football club, celui-ci

était une figure populaire dans sa ville. En raison de ses prises

de position antiallemandes, il fut démis de ses fonctions d’échevin

dès le printemps 1941. L’agitation contre lui et contre d’autres

politiciens critiques atteignit un pic brutal en mai 1941, lorsqu’il fut

emprisonné au fort de Breendonk avec le député socialiste Désiré

Bouchery. Oscar Vankesbeeck revint quelques mois plus tard, brisé,

mais il demeura actif dans la presse clandestine. Les privations subies

durant sa détention contribuèrent à sa mort prématurée, deux

ans plus tard, à l’âge de 56 ans.

Après son intervention, François De Keersmaecker remit aux

intervenants une copie de deux lettres issues des archives familiales

: un appel de Gerard Romsée (secrétaire général à l’Intérieur)

l’invitant à démissionner volontairement de son poste d’échevin, et

la réponse négative de Vankesbeeck. Une semaine plus tard, il allait

malgré tout être destitué…

7) UN DOUBLE DISTRICT GRANT POUR AIDER ÉMERAUDE À RÉALISER

UN VIEUX RÊVE

Grâce à une mobilisation sans précédent, l’asbl

Émeraude de Nivelles vient de réaliser un vieux rêve :

offrir à ses résidents une aire de plein air adaptée

avec des jeux spécialement conçus pour développer,

entre autres, la motricité et la découverte sensorielle.

Lors de l’inauguration, il suffisait de voir la joie des

bénéficiaires pour comprendre à quel point le résultat

dépasse les attentes des accompagnants…

En matière d’accompagnement des personnes en situation de

handicap, Nivelles compte sur son territoire une double infrastructure

devenue une référence dans le domaine. Chapeautée par l’asbl

Émeraude, elle a d’abord vu le jour à Baulers il y aura bientôt 45

ans, avec la création d’un Service d’Accueil de Jour pour Adultes

handicapés mentaux qui accueille une quarantaine de bénéficiaires.

À l’aube du 21 ème siècle, elle s’est étendue au cœur de Nivelles, avec

l’implantation d’un Service Résidentiel pour Adultes handicapés

mentaux, qui loge à l’heure actuelle 26 résidents.

Pour faire fonctionner cet ensemble qui nécessite un personnel

important (une soixantaine de personnes sous statuts divers), l’asbl

reçoit des subsides de la Région wallonne. Ceux-ci sont consacrés

en presque totalité aux salaires, et les quelques pourcents restants

suffisent à peine à couvrir les frais de fonctionnement comme les

réparations ou les coûts énergétiques, dont on connait les fluctuations

souvent désastreuses.

Or, la philosophie de ces lieux d’accueil s’articule autour de notions

fondamentales comme l’autonomie progressive et individualisée

des personnes handicapées, leur épanouissement personnel, leur

bien-être et la valorisation de leurs compétences. Celles-ci sont

9


FOCUS

développées au travers de tâches communautaires et d’ateliers. La

conserverie de Baulers en est un bel exemple : les bénéficiaires y

produisent diverses spécialités qui sont ensuite vendues au grand

public. Parallèlement, un atelier permet aux résidents nivellois de

fabriquer du petit bois à destination des amateurs de barbecues,

tandis que la cuisine fait appel quotidiennement à l’aide des bénéficiaires.

À la tête de cette institution depuis un quart de siècle, Jean-Claude

Bauduin déploie, avec son équipe, une énergie tournée vers des investissements

parallèles, spécialement dédiés au confort des résidents.

Cela peut aller de dépenses mineures comme des friandises

à des achats très conséquents comme une camionnette pour les

excursions ou une baignoire adaptée aux personnes physiquement

handicapées. ‘Nous sommes à la recherche permanente d’activités

récréatives, qu’il s’agisse de théâtre, de natation, d’équitation, etc.

Tout ce qui peut améliorer le quotidien de nos bénéficiaires est le

bienvenu. Mais cela coûte cher. Alors, nous multiplions les évènements

publics susceptibles de ramener des fonds : un rallye de

motos et de vieilles voitures, notre traditionnelle foire aux potirons,

la vente de ‘tartes à l’djote’ (spécialité nivelloise, ndlr), de légumes

et de conserves. Toute rentrée financière est importante.’

Dans le cadre des investissements espérés, Jean-Claude Bauduin

caressait depuis de nombreuses années le rêve de construire une

aire de jeux en plein air pour les résidents de Nivelles. Un projet qui

nécessite un matériel spécialement adapté et sans cesse reporté

face à l’importance de la somme à réunir, soit près de 100.000 €,

pour le concrétiser.

‘J’ai cru que jamais on n’y arriverait. Chaque fois que l’on se constituait

une petite réserve financière, une tuile nous tombait dessus

comme une réparation importante à la camionnette, la hausse des

prix de l’énergie ou une panne de chaudière. Avec mes collaborateurs,

on voyait ce rêve s’éloigner au point d’en arriver à douter…’

C’est alors – on était en 2024 – qu’à l’occasion d’une conférence

donnée au Rc Thy-le-Château - Les Lacs, le directeur général

d’Émeraude a réussi à sensibiliser les membres du club. Deux

d’entre eux, Patrick Balériaux et Miguel Exposito-Trivino, ont

rapidement été chargés de coordonner le projet. Depuis, le duo a

travaillé d’arrache-pied pour mener le dossier à son terme. Pour

réunir les 100.000 € nécessaires à la construction de l’aire de jeux

(plus correctement baptisée ‘Modules de développement sensoriel

et moteur pour adultes porteurs de handicap’), les deux hommes

ont pris leur bâton de pèlerin et lancé des appels au sein des Rotary

clubs de la région.

‘Huit d’entre eux ont répondu favorablement et la Fondation Rotary

est elle-même intervenue pour une part du financement’, explique

Patrick Balériaux, qui ne cache pas que l’aventure a nécessité de

patientes et longues démarches. ‘Mais la beauté du projet et l’enthousiasme

soulevé ont été les plus forts’, ajoute celui qui se plaît à

souligner la motivation de tous les partenaires, des plus modestes

aux plus importants.

Parmi ces contributeurs, la Fondation Jacques et Jean Bietlot, bien

connue des Nivellois, a consenti à une participation majeure. Outre

le Rotary, l’entrepreneur qui a effectué les travaux – Yves Recloux

de R2jeux à Nivelles – a tenu également à contribuer, de même que

l’asbl Idealys.

CLUBS PARTENAIRES

Rc Thuin-Thudinie (club parrain du District Grant 2150), Rc

Gilly-Charleroi, Rc Charleroi-Porte de France et Rc Seneffe ; Rc

Thy-Le-Château - Les Lacs (coordinateur du projet et club parrain

du District Grant 2160), Rc Auvelais-Basse Sambre, Rc Hastière et

Rc Gembloux... sans oublier l’entremise déterminante du Rc Fleurus-Aéropole.

Le Rotary ne fut pas le plus grand contributeur financier du projet

mais en a été le coordinateur global. En effet, huit clubs, deux subventions

de district, deux asbl, une fondation extérieure au Rotary :

tout cela a demandé une sacrée coordination pour une exécution et

une livraison du chantier en moins d’un semestre !

8) TRANSFORMER LA PÉNURIE

EN OPPORTUNITÉS

La liste des métiers en pénurie s’allonge d’année en

année. En Flandre, le VDAB (équivalent du Forem

wallon) en recense actuellement 251 ! À l’invitation

de la commission de district Action professionnelle et

Éthique, près de 100 Rotariens du D 2130 se sont penchés

sur cette question le 8 novembre dernier, lors

d’un évènement interactif au Wintercircus de Gand.

Comme on le sait, les métiers en pénurie apparaissent lorsque la

demande pour certains profils dépasse l’offre disponible, souvent

en raison du vieillissement de la population, des évolutions technologiques

ou d’un afflux insuffisant vers certaines formations. Ceci

10


conduit à des pénuries de personnel, à une charge de travail accrue

et à une qualité ou une continuité réduite pour certains services.

Les employeurs doivent dès lors fournir davantage d’efforts pour

trouver du personnel (salaires plus élevés, parcours de formation

supplémentaires, recrutement de travailleurs étrangers...).

Les coprésidents de commission Frieda Mahieu et Dominiek De

Leersnyder ont rappelé que certaines entreprises recherchent

désespérément des collaborateurs motivés alors que des talents

restent sous-utilisés, voire non utilisés. ‘Un problème qui touche

non seulement l’économie, mais aussi la société dans son ensemble.

Au cours de cette réunion, nous allons partager nos points

de vue, échanger nos expériences et rechercher des solutions. En

tant que Rotariens, nous sommes convaincus que nous pouvons

faire bouger les lignes.’

Constatant qu’il s’agit là d’une matière complexe, trop souvent indûment

simplifiée, Freddy Van Malderen (directeur VDAB Flandre-Orientale)

part de quelques éléments factuels : en Région flamande, le

taux d’emploi des personnes âgées de 20 à 64 ans se situe actuellement

juste en dessous de 78%, et 2,5% perçoivent une allocation

de chômage. Les autres, soit près de 20%, sont étudiants, hommes

ou femmes au foyer, ou encore inaptes au travail. La Flandre-Orientale

compte environ 53.000 demandeurs d’emploi. Le fait qu’ils ne

trouvent pas de travail est largement dû à des facteurs qualitatifs :

manque d’expérience adéquate et/ou de formation, conditions de

travail spécifiques rendant certains secteurs peu attractifs...

Du côté de la demande, on observe que le nombre d’offres d’emploi

diminue ces derniers mois (à l’exception toutefois du port de Gand

et de celui du Waasland). ‘Dans ce contexte, nous parlons du “taux

de tension” : combien de demandeurs d’emploi pouvons-nous proposer

pour chaque offre ? Actuellement, ce chiffre est de 3,45 alors

qu’il devrait idéalement être de 7 ou 8. Conséquence : on est moins

regardant quant aux compétences réelles, aux diplômes nécessaires

pour exercer correctement la fonction.’

Viennent ensuite quelques témoignages de terrain présentés par

Caroline Van de Velde, CEO de Wienerberger Belgium. Le producteur

de briques et de tuiles emploie environ 1.500 personnes

dans notre pays. ‘Nous sommes constamment à la recherche de

nouveaux collaborateurs, à tous les niveaux. Nous avons de plus

en plus l’impression que le vivier dans lequel nous puisons se

tarit, ce qui nous oblige à consacrer beaucoup plus d’énergie au

recrutement et à la formation interne. Les candidats sont eux aussi

conscients de la pénurie sur le marché du travail, ce qui joue naturellement

un rôle lors des négociations d’embauche.’ Pour certains

profils techniques, Wienerberger recrute en Inde et au Maroc. De

quoi provoquer certaines difficultés : acceptabilité sur le lieu de

travail et auprès des syndicats, barrière linguistique, différences

culturelles et, surtout, une lourde charge administrative liée à ces

recrutements.

Sander Thorrez (EdtechStation) nous montre comment la digitalisation

peut constituer une partie de la solution – pas forcément en

supprimant des postes, mais plutôt dans un contexte d’apprentissage.

Un bon exemple est les modules de formation TEO, qui aident

les entreprises à découvrir et développer les talents techniques.

L’accent est moins mis sur la formation ou le CV que sur la motivation

et la capacité d’apprentissage. Une condition essentielle pour

déployer avec succès n’importe quelle technologie est d’impliquer

les travailleurs dès le début du processus d’implémentation. Des

expériences utilisateurs positives et une technologie conviviale

sont non seulement essentielles pour la mise en œuvre, mais elles

stimulent également une culture d’innovation et d’apprentissage sur

le terrain.

Lors d’un débat réunissant ces trois experts, rejoints par le Rotarien

Frederik D’hulster (directeur Hogeschool West-Vlaanderen) et le

DG 2130 Etienne Verhasselt, une foule d’autres sujets sont abordés.

Par exemple, l’enseignement. Il pourrait être judicieux de transférer

certaines filières scientifiques exigeantes – menant par exemple à

des études d’ingénieur – vers les écoles techniques, qui souffrent

encore d’un problème d’image. En Suisse, les jeunes effectuent

un stage en entreprise avant de faire leur choix d’études définitif.

Pourquoi pas ici ? Freddy Van Malderen se montre partisan d’un

‘rapport de compétences’, sorte d’aperçu des forces et faiblesses

d’un individu dès l’âge préscolaire.

Le public, lui, attire l’attention sur la position des 55+ sur le marché

du travail. Des recherches montrent que la discrimination liée à l’âge

est bien réelle dans les processus de recrutement : les candidats

plus âgés reçoivent nettement moins d’invitations à un entretien.

Des critiques sont également émises concernant la suppression récente

de la septième année de l’enseignement professionnel. Cette

année supplémentaire de spécialisation et de pratique préparait

mieux les jeunes au marché du travail. Dès lors, on craint que les

jeunes diplômés soient moins ‘prêts à l’emploi’ ou qu’ils entament

une formation de niveau supérieur avec un bagage insuffisant.

QUE PEUT ENTREPRENDRE LE ROTARY DANS CE DOMAINE ?

QUELQUES PROPOSITIONS :

• Sensibiliser autour du thème des métiers en pénurie. De nombreux

Rotariens recherchent des collaborateurs dans leur activité

professionnelle. Nous pouvons donc apprendre les uns des

autres.

• Pourquoi ne pas ajouter, sur la page POLARIS du district, une

rubrique ‘Rotariens à la recherche d’un emploi’ ?

• Accompagner et mentorer les jeunes talents.

• Faire du lobbying auprès des décideurs politiques.

• Développer des projets tels que Rotary & Avenir, Sciences et

Techniques. Dans ce cadre, les Rotariens accueillent des groupes

scolaires pour une visite d’entreprise et/ou un atelier, afin de

susciter l’intérêt des enfants pour les métiers techniques.

• Collaborer avec des initiatives telles que TAJO, une organisation

qui vise à renforcer les jeunes vulnérables par le développement

des talents, la motivation et l’accompagnement.

• Redonner vie à la tradition des Opérations Carrières, où les Rotariens

et leurs contacts aident les jeunes dans leur choix d’études

en leur parlant de leur profession.

11


FOCUS

L’évènement a en tout cas montré clairement que le défi des métiers

en pénurie dépasse largement la simple question de remplir

des postes vacants. Il touche à l’enseignement, aux politiques

publiques, à la technologie, au développement des talents et à

notre manière de considérer le travail et les travailleurs. Malgré la

complexité, le débat a fait apparaître une forte volonté de collaborer

et d’assumer des responsabilités. Le Rotary peut jouer un rôle de

liaison à cet égard. La commission Action professionnelle et Éthique

publiera prochainement une série de recommandations concrètes.

9) ROTARY ET LITTÉRATURE

Créé en France en 1988 par le Rc Paris Académies et

devenu national en 1989, le Prix littéraire des Rotary

clubs de langue française affiche sa dimension francophone

depuis 2010 avec l’entrée au jury du D 9010

(Maghreb) et la participation des deux districts francophones

du BeLux (D 2150 et 2160). Il récompense

un roman édité dans l’année qui, outre ses qualités

littéraires, met en relief les valeurs rotariennes –

service, amitié, tolérance, solidarité, paix…

Le concours, annuel, récompense un roman, qu’il soit de pure

fiction, autobiographique ou historique. Le prix décerné est assorti

d’un chèque de 3.000 € remis au lauréat lors d’une cérémonie, en

présence du président du jury et dans une ville différente chaque

année.

Parmi les lauréats, certains sont devenus célèbres : notons Éric-

Emmanuel Schmitt pour L’enfant de Noé (2004), Muriel Barbery

pour L’élégance du hérisson (2006), Delphine de Vigan (No et moi,

2007) et Antoine Leiris (Vous n’aurez pas ma haine, 2016). Célébrer

et promouvoir la langue française dans tous ses états est l’un des

objectifs du concours. Voilà pourquoi on compte également parmi

les lauréats la Canadienne Antonine Maillet, la Sénégalaise Fatou

Diome, le Camerounais Marc Alexandre Oho Bambe, ou encore

François Cheng, d’origine chinoise, et Laura Alcoba, écrivaine d’expression

française née en Argentine.

ET LA BELGIQUE ?

Double cocorico – teinté d’accent liégeois ! – en 2023, lorsque la

cérémonie de remise du prix s’est tenue, sous la présidence de

Jacques Toubon (ancien ministre de la Culture en France), dans la

Cité ardente. C’était la première fois que la manifestation se déroulait

en dehors de l’Hexagone. En outre, la lauréate était Christiana

Moreau pour son livre La nuit de la tarentelle. Christiana est une

artiste peintre, sculptrice et écrivaine belge autodidacte vivant

à Seraing et donc à deux pas du Palais des Princes-Évêques de

Liège, où la cérémonie protocolaire a eu lieu.

Fin 2025, la 38 ème édition s’est déroulée à Cannes et a distingué

Céline Bagault pour son roman Ici commence mon père, publié aux

éditions de l’Olivier. La cérémonie, organisée par les trois Rotary

clubs de Cannes, était placée sous l’égide du DG 1730 Jean-Pierre

Dirick (par ailleurs auteur de bande dessinée), en présence du maire

de Cannes David Lisnard et de Frédéric Lefebvre, ancien ministre.

Ici commence mon père est un livre à la fois éclairant et émouvant

qui évoque la figure d’un père atteint de la maladie d’Alzheimer,

mystérieusement disparu, dont la dépouille est retrouvée après six

ans... Le roman est chroniqué dans ce numéro de Contact Rotary.

Laissons le mot de la fin à Jean-Pierre Dirick, gouverneur du district

hôte, qui souligne que cette cérémonie est bien plus qu’une

simple remise de prix : ‘Dans un monde où nous sommes submergés

d’images, où l’on zappe sans cesse, où la vitesse domine la

profondeur et où l’immédiateté efface trop vite le sens, prendre le

temps d’honorer les mots devient vite un acte de résistance. C’est

toujours par le livre et par l’écrit que se diffusent les grandes et les

nouvelles idées. La littérature reste plus que jamais un espace de

liberté, d’évasion et de progrès, donc un facteur de paix. Et la paix,

ne l’oublions jamais, reste le but ultime du Rotary.’

10) ‘LE LEADERSHIP, ÇA COMMENCE À L’INTÉRIEUR DE SOI’

Grâce à un atelier sur le leadership efficace, 36 Rotaractiens

du District 2140 ont relevé le défi d’affiner

leur vision du rôle dirigeant et du développement

personnel.

La rencontre, ouverte à tous, a eu lieu le 19 février à Haasrode, juste

avant le PELS (Presidents Elect Learning Seminar). Douze des quatorze

clubs Rotaract du D 2140 avaient envoyé une délégation.

12


‘Le Rotaract, ce n’est pas seulement du fun, du réseautage et du

service à la collectivité’, souligne le coorganisateur et PDG 1630

Guido Vangansewinkel. ‘En tant que Rotaractien(ne), vous travaillez

aussi à votre développement personnel et professionnel. Les

perspectives proposées ici sont utiles non seulement au sein du

club, mais aussi dans la vie sociale et professionnelle. Exercer un

leadership équilibré et réfléchi est une compétence qui profite à

chacun d’entre nous.’

Le DGE 2140 Peter Vanommeslaeghe, qui a récemment terminé

sa formation à Orlando, a fait référence à la Vision du Rotary :

Ensemble, nous voyons un monde où les gens se rassemblent et

passent à l’action pour apporter un changement durable – dans le

monde, dans nos communautés et en nous-mêmes. ‘Aujourd’hui,

nous nous focalisons sur cette dernière dimension : le changement

durable en nous-mêmes.’ Peter a longuement fait référence au

prochain président du RI, Yinka Babalola, premier ex-Rotaractien

à accéder à ce poste. Yinka raconte souvent qu’il a dû faire face à

une certaine réticence lorsqu’il a cherché à rejoindre un Rotary club.

C’est sans doute cette expérience malheureuse qui explique qu’il

encourage aujourd’hui les clubs à s’ouvrir davantage à des personnes

issues d’horizons divers.

L’atelier était animé par la coach Kassandra Driezen, qui accompagne

professionnels et équipes dans leur croissance, leur

collaboration et le développement organisationnel. Comme base,

elle a utilisé le modèle de leadership de Stephen R. Covey, bien

connu pour son ouvrage Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout

ce qu’ils entreprennent. Covey part de l’idée que le leadership n’est

pas une position, mais un choix qui commence par le leadership

personnel et évolue vers une collaboration efficace grâce à une

pensée win-win, une écoute empathique et la synergie. L’impact

réel n’émerge que lorsque l’on passe de la dépendance à l’interdépendance

: il ne s’agit plus seulement de réussir individuellement,

mais de réussir ensemble.

En travaillant par deux, les Rotaractiens ont évoqué un moment clé

de leur vie qu’ils considèrent comme une victoire personnelle. À

partir de cette expérience, ils ont dégagé leurs valeurs fondamentales

et cherché à comprendre comment celles-ci peuvent mener à

des situations win-win. ‘La force du modèle de Covey réside dans le

fait qu’il est guidé par les valeurs et qu’il commence par soi-même’,

estime Kassandra. ‘Dans un leadership partagé, la confiance et la

responsabilité collective sont des éléments essentiels.’

Les échanges ont rapidement gagné en profondeur, même entre

des participants qui se connaissaient à peine. ‘C’est impressionnant

de voir comment un point de départ élémentaire peut créer autant

de connexion’, ont confié les participants après coup.

Riche d’ enseignement fut une métaphore de Covey, celle du

bûcheron tellement occupé à scier qu’il en oublie d’aiguiser sa scie.

Le message est clair : quiconque souhaite rester performant doit

prendre le temps de réfléchir et de renouveler son énergie.

Lors du débriefing commun, les Rotaractiens ont échangé des expériences

issues des pratiques au sein de leur club. Le fil conducteur

? La confiance mutuelle et une vision partagée constituent la

base. À partir de là, un président peut apporter sa touche personnelle,

sans perdre de vue l’objectif commun. ‘Nous voulons grandir

ensemble au service des autres.’ Cet atelier a fourni plusieurs outils

solides pour transformer cette ambition en réalité.

13


FOCUS

Une image vaut souvent mille mots, surtout lorsqu’elle illustre l’essence

même et l’impact d’une action rotarienne. Les photos ci-dessous

rassemblent quelques moments forts et quelques facettes de la nature

riche et protéiforme du Rotary. Votez pour le cliché qui, selon vous,

raconte la plus belle histoire.

BEST

ACTION

PICTURE

2025-26

VOTEZ ICI

L’ancien président du RI Gordon McInally soutient le Kennel

Klub, une émanation ‘à poils et à plumes’ du Cercle PolioPlus.

Le président du RI, Francesco Arezzo, et son

vice-président, notre compatriote Alain Van de

Poel, sont reçus par le roi Philippe – une belle

reconnaissance pour le Rotary.

Le Rc Westmalle Kempen a alloué 12.000 € à l’asbl To Walk

Again, qui propose divers programmes de revalidation et

autres camps sportifs.

Depuis plus de trente ans, dix-neuf Rotary clubs

de Bruxelles et environs récompensent tous les

deux ans une organisation qui fait preuve d’un

engagement social exceptionnel.

Le Rc Spa-Francorchamps-Stavelot soutient l’association

Kesho Congo (‘Congo Demain’), qui lutte contre la malnutrition

chronique au Sud-Kivu.

14


Parfois, quelques mots suffisent à toucher, à inspirer, à faire

réfléchir... Voilà pourquoi notre eContact Hebdo, envoyé

chaque semaine par e-mail, débute par une citation. Ci-dessous,

nous avons rassemblé les plus marquantes d’entre elles.

Ici aussi, le choix vous appartient : votez pour la citation que

vous préférez…

BEST

QUOTE

2025-26

VOTEZ ICI

‘L’affirmation de la paix

est le plus grand des combats.’

Jean Jaurès

‘On n’est grand que lorsqu’on est simplement

ce que l’on est.’

Louis Paul Boon

‘Il n’y a pas de grandeur sans simplicité,

bonté et vérité.’

Léon Tolstoï

‘Rien n’est aussi désespérant que de ne pas

trouver une nouvelle raison d’espérer.’

Nicolas Machiavel

‘Le monde ne craint rien tant que d’être

convaincu de ses erreurs.’

William Hazlitt

15


RÉSOLUMENT ROTARY

Le président du RI Francesco Arezzo

en Belgique : se souvenir... et agir

Dans le cadre de sa tournée européenne, le président

du RI Francesco Arezzo s’est rendu les 16 et

17 mars dans nos districts 2130 et 2140. Une visite

placée sous le signe de l’engagement rotarien en faveur

de la paix, de la lutte contre la polio et de l’innovation

en matière de recrutement.

Francesco était accompagné du vice-président du RI Alain Van de

Poel ainsi que de son aide, le Maltais John de Giorgio. Le groupe

a d’abord été reçu au cimetière de Hooge Crater, à Zillebeke. Cet

impressionnant cimetière militaire de la Première Guerre mondiale

abrite les dépouilles d’environ 5.900 soldats, dont beaucoup n’ont

jamais pu être identifiés. Le site, qui doit son nom à un énorme cratère

formé par l’explosion d’une mine britannique en 1915, se trouve

dans le tristement célèbre arc d’Ypres, une zone qui fut pendant

des années le théâtre de combats acharnés. C’est en 1917 que l’on

commença à y enterrer les soldats tombés au champ d’honneur. Le

cimetière s’est considérablement étendu après la guerre.

Au musée de Hooge Crater, le président du RI est informé sur

le contexte des combats de l’époque. Le propriétaire des lieux,

Niek Benoot (Rc Ieper), collectionnait déjà les vestiges retrouvés

dans les champs lorsqu’il était jeune garçon. C’est ainsi qu’il a pu

aménager un premier petit musée chez ses parents. Avec beaucoup

d’enthousiasme, il partage sa passion pour l’histoire locale,

ce qui permet à Francesco de se faire une idée assez précise de la

vie des soldats durant la Première Guerre mondiale. Le musée met

l’accent sur le quotidien au front, avec une vaste collection d’uniformes,

d’armes et d’objets personnels ayant appartenu tant aux

alliés qu’aux soldats allemands. Des dioramas réalistes font revivre

diverses scènes de guerre... de quoi impressionner les visiteurs.

Le soir, en présence d’une importante délégation du D 2130, le

groupe assiste à la cérémonie quotidienne du Last Post sous la

Porte de Menin, hommage bouleversant aux soldats tombés au

combat. Depuis 1928, les clairons entonnent le Last Post tous les

soirs à 20 heures en signe de respect et de souvenir. Sans exception,

même pendant la Seconde Guerre mondiale (la cérémonie était

alors délocalisée en Angleterre). Sous la porte sont gravés les noms

de plus de 54.000 soldats portés disparus. Francesco Arezzo et

Alain Van de Poel y déposeront tous deux une gerbe à titre personnel,

suivis par la PDG 1630 Emma Groenen qui fera le même geste

au nom de l’ensemble du mouvement rotarien. Francesco aura

également l’honneur de prononcer l’Exhortation, extrait de For the

Fallen, célèbre poème de Laurence Binyon.

Lors du dîner de clôture en présence de la bourgmestre d’Ypres, Ka-

Dépôt de gerbe sous la Porte de Menin

trien Desomer, Francesco

Arezzo décrira la paix

comme un concept qui ne

va pas de soi, auquel il faut

œuvrer jour après jour. La

paix est plus que la simple

absence de guerre, nous

devons la construire avec

des matériaux comme la

confiance, la justice et

la compréhension. Sous

le thème ‘Unis pour faire

le bien’, il nous appelle à

prendre ensemble nos responsabilités

et à contrer la

peur, qui divise les gens et

alimente la méfiance. Nous

ne pouvons la vaincre

qu’avec des outils comme

la connaissance, le dialogue

et l’éducation. La Hooge Crater

Visite solennelle au cimetière de

paix ne prend vraiment

tout son sens que lorsque nous la traduisons en actions concrètes,

qui permettent au changement de s’amorcer au niveau local. ‘La paix

exige de l’engagement, du courage et des choix quotidiens. Ce n’est

qu’en avançant ensemble à petits pas que nous pourrons construire

un monde plus juste et plus solidaire.’ En conclusion, le PDG 1620

Etienne Roussel se voit décerner un PHF 3 Rubis en récompense de

son engagement exceptionnel.

© Eric Compernolle

LA PAIX PAR DES ACTIONS LOCALES

Le lendemain matin, le président du RI est reçu à VaccinoPolis,

centre de recherche ultramoderne de l’Université d’Anvers qui joue

16


Dans l’après-midi, le DG 2140 Paul Vandeloo et Geert Baestaens

(commission Effectif) accueillent le président du RI à un séminaire

sur le recrutement. Force est de constater que l’effectif rotarien du

D 2140 est en baisse depuis plusieurs années, même si ce déclin

s’est récemment estompé. L’expérience de plusieurs clubs démontre

que les soirées découverte destinées au grand public sont

plus efficaces que les invitations aux réunions de club ordinaires

lancées à des membres potentiels. Alain Van de Poel en profitera

pour souligner la dimension internationale du Rotary – encore trop

peu mise en avant – comme facteur d’attraction.

À VaccinoPolis, fleuron de la lutte contre les maladies infectieuses

un rôle essentiel dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Depuis son ouverture en 2022, le centre regroupe sous un même

toit des laboratoires de recherche, des essais cliniques et une unité

de quarantaine – un concept quasi unique en Europe. Il s’appuie

sur l’expertise de PolioPolis, où deux nouveaux vaccins contre la

polio avaient été testés en 2017, avec le soutien de la Fondation

Gates. L’un d’eux (le nOPV2), qui présente moins de risques de

mutation, a depuis lors été déployé à l’échelle mondiale, avec déjà

deux milliards de doses administrées. À VaccinoPolis, les scientifiques

testent désormais la sécurité et l’efficacité de nouveaux

vaccins contre d’autres maladies infectieuses, souvent avec l’aide

de volontaires participant à des études soigneusement contrôlées.

Dans certains cas, ceux-ci sont temporairement hospitalisés afin

d’étudier, sous étroite surveillance médicale, la réaction des vaccins

face à des agents pathogènes spécifiques. Grâce à cette approche

intégrée, le centre peut réagir plus rapidement aux épidémies et

aux pandémies.

OSER CHANGER

Francesco Arezzo : ‘Attirer les jeunes au Rotary, c’est un thème

récurrent depuis des décennies. Aujourd’hui, c’est surtout l’action

concrète qui s’impose. La moyenne d’âge des membres augmente

et, parallèlement à ça, les jeunes professionnels ont de plus en

plus de mal à rejoindre notre organisation. Mais il y a aussi des

signes positifs, comme la croissance du Rotaract et son impact.

Les jeunes sont attirés par un engagement qui fait sens, autour

de thèmes concrets comme la durabilité et la santé mentale. C’est

pourquoi il est crucial de faire comprendre aux nouveaux membres

qu’ils peuvent agir dès leur arrivée, cela fait partie du processus de

fidélisation : les jeunes doivent se voir offrir de réelles opportunités

d’assumer des responsabilités et de concrétiser leurs idées. Cela nécessite

un changement de mentalité par lequel les membres expérimentés

se montrent prêts à écouter les jeunes et à s’adapter. C’est

la seule façon pour le Rotary de rester pertinent et de construire un

avenir durable avec eux. Nous devons oser changer. Nos traditions

sont précieuses, mais elles ne sont pas une fin en soi !’

LUTTER CONTRE LA PEUR DES VACCINS

La Dr Ilse De Coster, responsable de l’Ambulatory Trial Unit,

souligne l’importance de la confiance dans l’efficacité des vaccins.

À cette fin, l’OMS a lancé la campagne Immune Patrol, une

approche innovante visant à mieux faire comprendre et accepter

la vaccination auprès des jeunes : l’OMS a développé un

programme d’apprentissage interactif destiné aux enfants de 10

à 12 ans, axé sur des jeux, des vidéos et des activités en classe.

Les élèves sont en quelque sorte formés pour devenir des

‘agents immunitaires’ et découvrent de manière ludique comment

fonctionne le système immunitaire, comment les maladies se

propagent et pourquoi les vaccins sont essentiels. Parallèlement,

ils apprennent à traiter l’information de manière critique, une

compétence très précieuse à l’ère de la désinformation en ligne.

Avec le soutien du Rotary, ce programme a été traduit et testé

en Flandre, et une BD sur le sujet a par ailleurs été publiée à

l’intention des plus de 15 ans.

Trouver l’inspiration pour recruter des membres...

Quelques témoignages viendront illustrer comment un club peut

réussir à inverser la tendance. Comme le Rc Brussels-Cantersteen,

qui a su attirer des expatriés grâce à des conférenciers de renom,

ou le Rc Beringen, qui a revu sa manière de se réunir, ou encore le

Rc Antwerpen-West, qui a rassemblé un certain nombre de sympathisants

au sein d’une association informelle. Six d’entre eux sont

entretemps devenus Rotariens.

Steven Vermeylen / D.C.

Plus de photos dans Shot on Site, p. 40

17


RÉSOLUMENT ROTARY

Le Rc Tongeren a 70 ans

‘Le service transcende les convictions’

En Belgique, les premiers Rotary clubs ont été fondés en 1923

à Ostende et à Bruxelles, suivis notamment par Liège, Anvers et

Gand. Le Limbourg est resté longtemps en retrait, jusqu’à la création

du Rc Hasselt en 1953. Deux ans plus tard, ce fut au tour de

Tongres, la plus ancienne ville du pays, marquée par de profondes

fractures sociales.

Dans les années 50, Tongres comptait environ 13.500 âmes et peu

d’industrie. De nombreux habitants travaillaient en dehors de la

ville, principalement à Liège, dans les mines de charbon ou chez

les mastodontes industriels comme Cockerill et la FN. Sur les plans

politique et social, Tongres était fortement cloisonnée : catholiques,

socialistes et libéraux vivaient chacun de leur côté, avec leurs

propres clubs sportifs, fanfares, cafés, cercles culturels... Même la

vie nocturne suivait des lignes idéologiques strictes.

Ces clivages furent encore renforcés par des évènements traumatisants.

Ainsi, la libération de Tongres, en septembre 1944, donna

lieu à de violentes représailles contre les collaborateurs présumés.

La question royale et la guerre scolaire attisèrent encore les

tensions. Dans ce contexte, l’idée de rassembler des individus ‘sans

distinction de race, de conviction politique ou religieuse’ semblait

presque utopique.

C’est pourtant ce qui s’est produit : le 7 juin 1955, une vingtaine

d’hommes se réunissent au domicile de Fernand Vermeire, encouragés

par André Bijvoet, un Rotarien de Hasselt. Leur objectif est

ambitieux : créer un Rotary club à Tongres. Parmi les membres

fondateurs figurent des juristes, des entrepreneurs et des intellectuels,

souvent non originaires de Tongres, ce qui ne facilitera pas

les choses.

Fernand Vermeire, président fondateur, essuie des critiques de la

part de l’Église : le doyen de la ville le convoque pour lui signifier

l’impossibilité de rassembler des ‘pensées divergentes’. La pratique

prouvera le contraire. Quelques années plus tard, un prêtre catholique,

Yves Henry de Hassonville, deviendra même membre puis

président du Rc Tongeren. Et gouverneur du D 163 en 1978 !

Des soi-disant adversaires se retrouvent autour de la même table

rotarienne, en toute fraternité : présidents d’associations catholiques

et libérales, concessionnaires automobiles concurrents, etc.

Le Rc Tongeren devient un lieu de rencontre impartial où l’idéologie

cède la place au respect. La remise officielle de la charte se déroule

le 29 septembre 1956. Après s’être un peu chamaillés sur le choix

du lieu, les membres optent finalement pour la très neutre salle de

gym de l’athénée.

L’effectif va rapidement grimper. Le Rc Tongeren, qui étend son

influence vers l’est du Limbourg, jouera un rôle de pionnier dans

la création de nouveaux Rotary clubs dans la région, notamment

Maasland-Lanklaar (1972), Bilzen-Alden Biesen (1987) et Borgloon-

Haspengouw (2002). En 1977, un club Rotaract est également

créé. À partir de 2015, les femmes sont enfin admises. Et avec Ann

Lenaers, le club tient cette année sa première présidente !

On notera également la dimension internationale qui caractérise le

club, notamment grâce aux nombreux officiers de l’OTAN qui séjournaient

à Tongres et qui sont parfois devenus membres actifs. Des

clubs contact en France, aux Pays-Bas, au Danemark et même dans

l’ancien Congo belge ont eux aussi renforcé ce côté international.

Chaque 1 er mai depuis 35 ans, en collaboration avec le club d’athlétisme

ADD et le service des sports de la ville, le Rc Tongeren organise

la Tungri-Run, une course sur route devenue un évènement

sportif majeur ouvert à tous les âges et tous les niveaux. Différentes

distances sont proposées afin que les familles avec enfants, les

sportifs amateurs et les athlètes de compétition puissent y participer.

Au programme de la prochaine édition figurent également un

trail et une marche. Info : www.tungrirun.be.

18


RÉSOLUMENT ROTARY

Un engagement

pour demain

Les défis auxquels notre planète est aujourd’hui

confrontée exigent détermination et engagement.

Dans cette optique, la commission Durabilité du

D 2130 propose des mesures concrètes pour garantir

un avenir vivable.

Notre environnement est sous pression : le climat se réchauffe, la

faune et la flore dépérissent, les particules fines menacent notre

santé. ‘Notre génération est la première à subir les conséquences

concrètes des changements planétaires et la dernière à pouvoir

inverser la tendance’, déclarait le président américain Obama en

2015 au moment de signer l’Accord de Paris sur le climat. Depuis

lors, l’intérêt pour le climat et pour notre environnement s’est

fortement estompé, à la suite d’un enchaînement de changements

politiques majeurs. Plus que jamais, la responsabilité d’agir repose

sur les épaules des citoyens, des associations et des entreprises.

C’est dans ce contexte que le RI a ajouté, en 2021, la protection de

l’environnement à la liste de ses axes stratégiques. Fin 2025, le comité

du D 2130 a pris la décision ambitieuse de créer une nouvelle

commission entièrement dédiée au développement durable.

DIX-SEPT ODD

Prendre soin de toute forme de vie, pour les générations présentes

et futures, ici et partout sur la planète : telle est l’essence même de

la durabilité, avec toutes ses implications sociales, économiques,

écologiques et climatiques. C’est également ainsi que les Nations

Unies l’envisagent : en 2015, elles ont établi un plan d’action comprenant

17 Objectifs de développement durable (ODD). La nouvelle

commission de district s’y inscrit pleinement et a choisi de se

focaliser sur ces objectifs spécifiques : consommation et production

responsables (économie circulaire), action climatique et réduction

des émissions de gaz à effet de serre, protection de la biodiversité

aquatique et terrestre.

NON À LA GRENOUILLE ENGOURDIE

L’être humain a tendance à ne réagir promptement que face à un

danger imminent, pas devant une menace sournoise et plus diffuse.

C’est particulièrement vrai dans le cas de la dégradation progressive

de notre environnement. Veillons toutefois à ne pas subir le

sort de la grenouille plongée dans un bocal d’eau froide : si l’on

chauffe l’eau très progressivement, elle s’engourdit, s’habitue à la

température... et finit par mourir. Dans le débat sur la durabilité, le

Rotary a le devoir de faire entendre sa voix et de contribuer activement

à la recherche de solutions. Dès maintenant. Dans cette optique,

la commission Durabilité entend établir des partenariats avec

des scientifiques, des experts, des responsables de la vie économique,

sociale et politique. Et, last but not least, avec l’ensemble

des clubs du district. L’objectif est de rassembler et de diffuser les

connaissances, tout en inspirant le passage à l’action.

UN PAS À LA FOIS

La durabilité n’est pas une fin en soi mais un processus d’amélioration

continue. Chaque personne, chaque organisation peut s’évaluer en

la matière, par exemple sur une échelle de 0 à 10. Supposons que la

plupart d’entre nous se situent entre 5 et 8 : cela signifie qu’une large

marge de progression existe et que chaque petit ou grand pas dans

la bonne direction constitue une réussite. Nous devons, tous ensemble,

déplacer une montagne. De par leur position dans la société,

certains disposent d’un levier plus important que d’autres. Mais ceux

qui ne transportent qu’un petit caillou à la fois méritent tout autant

nos encouragements. En unissant nos forces, chaque effort devient

significatif, surtout si nous sommes nombreux.

En tant que Rotariens et Rotaractiens, nous pouvons imaginer des

actions à mener individuellement mais aussi au niveau du club,

comme par exemple la création d’une commission Durabilité, un

projet en partenariat avec une ressourcerie locale, une campagne

de plantation d’arbres, la collecte et la remise en état de vélos, des

conférences sur le thème de la durabilité… Au niveau individuel :

installer des panneaux solaires, remplacer les ampoules classiques

par des LED basse consommation, participer à l’initiative ‘Mai sans

tondeuse’, privilégier les plantations favorables aux pollinisateurs,

utiliser une voiture partagée, faire des choix alimentaires responsables,

acheter local, oser parler des enjeux environnementaux…

Chaque pas accompli produit un effet d’entraînement : votre entourage

constatera que la nature compte pour vous et se sentira

encouragé à agir à son tour. Ainsi naît une réaction en chaîne

d’idées et d’actions durables, dont l’impact dépasse largement le

cadre rotarien.

Commission Environnement D 2150 : prés. Gisèle Maréchal

(gismarechal@gmail.com)

Commission Environnement D 2160 : prés. Jean-Paul Hogenboom

(jp.hogenboom@gmail.com)

19


SANTÉ & SOLIDARITÉ

Le don de sang :

un petit geste mais

un impact énorme

© Rode Kruis-Vlaanderen

Tout donneur de sang connaît le rituel : un questionnaire,

une piqûre, dix minutes de repos. Ce

geste, pourtant anodin, suscite encore des doutes,

voire des craintes. Puis-je donner mon sang après

un voyage à l’étranger ? Vais-je me sentir affaibli ?

Est-ce encore nécessaire au vu des progrès de la

médecine ? Parallèlement, il existe des initiatives

encourageantes, comme celles des Rotary clubs qui,

en organisant des collectes, fidélisent de nouveaux

donneurs. Selon Vincent Verbeecke (Croix-Rouge),

cela ne fait aucun doute : ‘Sans donneurs, les soins

de santé s’arrêtent.’

dérivé au cours de leur vie, par exemple lors d’un accouchement ou

d’une opération (pour la Belgique, la Croix-Rouge avance le chiffre

de 1 personne sur 7 qui aura un jour recours à une transfusion

sanguine, ndlr).

Pourtant, la demande diminue légèrement. Comment cela s’explique-t-il

?

Le monde médical évolue : les opérations chirurgicales, moins invasives,

provoquent moins de pertes sanguines. Autre exemple : dans

les années 80, une greffe du foie nécessitait jusqu’à 50 litres de

sang, contre à peine un litre actuellement dans la plupart des cas.

Quels sont les malentendus les plus courants concernant le don

de sang ?

Vincent Verbeecke : Les voyages suscitent souvent des questions.

Les gens se demandent : ‘Je suis allé à l’étranger, puis-je quand

même donner mon sang ?’ Après un séjour dans un pays tropical, il

faut souvent respecter une période d’attente de quelques semaines

à quelques mois afin d’éviter tout risque d’infection. L’année

dernière, ces restrictions ont même concerné le sud de la France à

cause de la présence de moustiques tigres, vecteurs de la dengue

et du chikungunya.

Y a-t-il encore beaucoup de préjugés ?

Pas vraiment. C’est surtout chez les personnes qui n’ont jamais

donné que des incertitudes demeurent : ‘Vais-je m’évanouir ?

Combien de sang vais-je perdre ?’ En fait, il s’agit de 470 millilitres.

Un homme adulte ayant en moyenne cinq à six litres de sang et

une femme quatre à cinq litres, le prélèvement ne représente donc

qu’une petite partie du volume total.

Dès lors, ne se retrouve-t-on pas avec un surplus ?

Certainement pas. À peine 3% des Flamands donnent leur sang

chaque année (globalement, moins d’une personne sur dix, selon la

Croix-Rouge, ndlr). Un chiffre qui contraste fortement avec le grand

nombre de personnes ayant besoin de sang à un moment ou à un

autre. De plus, sa durée de conservation n’est que de six semaines.

Conséquence : après les périodes de vacances (singulièrement

celles d’été, ndlr), les stocks peuvent rapidement être mis à rude

épreuve.

La Croix-Rouge est-elle le seul organisme actif dans ce domaine ?

En Flandre, oui. En Belgique francophone, il existe encore quelques

acteurs de moindre importance. À Bruxelles, des accords ont été

conclus entre les différents acteurs (mais il n’existe aucune alternative

privée, ndlr 1 ). Dans des situations de crise exceptionnelles,

nous nous entraidons. Nous disposons de deux laboratoires. Si

ceux-ci venaient à être hors service en raison d’une situation d’urgence,

nous disposons d’une solution de secours à l’étranger.

Qui peut donner son sang et qui ne le peut pas ?

Il faut avoir 18 ans ou plus, peser au moins 50 kilos et avoir un taux

de ferritine minimal (celui-ci est mesuré lors de chaque don). En

outre, le candidat doit être en bonne santé et ne pas avoir récemment

contracté d’infection ni présenté de comportement à risque. Il

sera alors autorisé à donner son sang au maximum quatre fois par

an, avec un intervalle d’au moins deux mois entre chaque séance.

Quel est le besoin global ici en Belgique ?

Chaque année, entre 300.000 et 500.000 transfusions sanguines

sont effectuées dans notre pays. Pour vous donner une idée,

environ 70% des Flamands auront besoin de sang ou d’un produit

Le nombre de donneurs évolue-t-il ?

En 2025, nous avons enregistré 246.468 dons en Flandre. Environ

22.000 personnes participaient à une collecte pour la première fois

(en Wallonie et à Bruxelles, on dénombre près de 144.000 dons

pour 2025, avec environ 17.500 primo-donneurs, ndlr). Depuis

plusieurs années, nous constatons une légère baisse du nombre

total de dons mais, comme je l’ai dit, cela ne pose pas de problème

pour l’instant car les besoins diminuent progressivement. Donner

son sang demeure toutefois un geste essentiel. Heureusement,

nous pouvons compter sur de nombreux donneurs fidèles, parfois

depuis plusieurs décennies. C’est ici que des acteurs comme les

Rotary clubs peuvent jouer un rôle important : en organisant de

1 Un Rotary club qui veut organiser une collecte doit obligatoirement le faire en collaboration avec la Croix-Rouge.

20


façon récurrente des séances collectives, ils font du don de sang

un évènement convivial.

Le sang artificiel peut-il constituer une alternative ?

C’est une question très intéressante sur le plan scientifique, mais

aussi extrêmement complexe. Il est vrai que des chercheurs travaillent

actuellement sur une hémoglobine synthétique qui assure

le transport d’oxygène. Seulement, le sang fait bien plus que ça : il

régule la température, transporte d’autres substances (hormones,

sels minéraux) et renferme des anticorps produits par notre système

immunitaire. Par ailleurs, en Belgique, nous collectons plus

de 100.000 litres de sang par an. Produire artificiellement une telle

quantité aurait probablement un prix de revient équivalant à plusieurs

milliers d’euros par poche.

Certains groupes sanguins sont-ils davantage menacés de

pénurie ?

En général, l’offre et la demande s’équilibrent. Le plus grand défi se

porte sur les groupes sanguins négatifs (particulièrement A-, O- et

B-, ndlr). Or, les donneurs de ces groupes sont particulièrement

précieux car leur sang peut également convenir à certains groupes

positifs (et le groupe O- est donneur universel, ndlr).

Pourquoi, en Belgique, le don de sang est-il un acte purement

bénévole et non rémunéré ?

C’est un choix délibéré. Aux États-Unis, les dons de plasma sont

souvent rétribués mais cela comporte des risques : si l’argent

devient une motivation, certaines personnes risquent de fournir des

informations erronées pour être acceptées, et cela peut compromettre

la sécurité. Pendant la crise du coronavirus, nous avons

observé une tendance intéressante : aux États-Unis, les dons ont

chuté tandis que chez nous, les gens étaient au contraire encore

plus motivés à participer.

À quoi servent les dons de plaquettes et de plasma ?

Les plaquettes, essentielles à la coagulation sanguine, sont principalement

utilisées chez les patients atteints de cancer et les

personnes souffrant de maladies de la moelle osseuse, mais aussi

en cas d’hémorragie grave. Vu qu’elles ne se conservent que cinq

jours, il faut toujours réagir rapidement. Le plasma, lui, contient

des facteurs de coagulation, des protéines et des anticorps. Il est

utilisé notamment dans le traitement des maladies immunitaires,

des brûlures et des hémorragies graves. Pour le plasma, nous

dépendons encore en partie de l’étranger. C’est pourquoi il importe

d’augmenter le nombre de dons chez nous, d’autant que les projections

indiquent que, dès 2028, nous aurons besoin de davantage de

plasma que de sang.

© Rode Kruis-Vlaanderen

Y a-t-il un âge maximum pour donner son sang ?

Pas vraiment. L’année dernière, notre donneur le plus âgé avait

80 ans. Les personnes qui donnaient déjà avant l’âge de 65 ans

peuvent continuer à le faire, à condition de venir au moins une fois

tous les deux ans. Les personnes de plus de 60 ans sont souvent

nos donneurs les plus fidèles.

Pour conclure, pourquoi doit-on envisager de donner son sang

aujourd’hui ?

Parce que c’est un effort modeste qui a toutefois un impact

énorme : il ne vous prendra qu’une demi-heure de votre temps,

mais la personne qui recevra la transfusion aura peut-être la vie

sauve grâce à votre geste.

S.V. / D.C.

On peut considérer le don de sang

comme un geste rotarien par excellence

puisqu’il est à la fois simple,

concret, humaniste et solidaire.

Facile à mettre en place, la collecte

de sang est une belle opération de

soutien envers la santé publique, qui

contribue en outre à dépoussiérer l’image de

notre organisation.

Depuis octobre 2021, le Rc Liège Cité Ardente organise

deux collectes chaque année (la prochaine aura lieu ce 14

avril). À chaque séance, près de 50 poches sont récoltées

et de nouveaux donneurs et donneuses sont recrutés. Ainsi,

depuis la première édition, le club a collecté pas moins de

350 poches et attiré 56 nouveaux contributeurs.

Les séances se déroulent dans le courant de l’aprèsmidi,

sous l’œil attentif de la Croix-Rouge. Après quoi, les

membres du club invitent les collaborateurs de la Croix-

Rouge à partager un repas avec eux (filet américain ou

boulets liégeois accompagnés de frites ). L’ambiance

est souvent à la fête, à tel point que le coordinateur des

activités, Claude Gasper, est désormais affectueusement

surnommé… Dracula !

21


NEXT GEN

‘Montrer le vrai visage

de mon pays’

‘Montrer le vrai visage de

mon pays’

Zaventem, 15 août 2025 : Sofiia débarque en Belgique

Elle s’appelle Sofiia Kopyl. Elle vient d’Ukraine et aura 17 ans le mois

prochain. Étudiante YEP accueillie par le Rc Louvain-la-Neuve, elle

réside actuellement à Gembloux. Sofiia témoigne ici de son expérience

en tant qu’étudiante d’échange, de son séjour dans un pays

inconnu au moment où elle y a débarqué, de ses découvertes, mais

aussi de son pays natal et des proches qu’elle a dû quitter alors que

le conflit avec la Russie semble s’éterniser.

Sofiia est originaire de Tcherkassy, une ville d’environ 270.000

habitants située à un peu moins de 200 km au sud-est de Kiev, en

plein centre de l’Ukraine. Elle est arrivée en Belgique le 15 août 2025.

Son séjour chez nous doit remuer pas mal de choses en elle, car c’est

la jeune fille elle-même qui, par l’entremise d’Alain Brisy (membre du

club d’accueil), nous a fait part de son désir de témoigner dans les

colonnes de Contact Rotary. Laissons-lui donc la parole.

‘QUAND TON PAYS VIT EN TEMPS DE GUERRE, TU APPRÉCIES

CHAQUE OPPORTUNITÉ D’UNE MANIÈRE DIFFÉRENTE.’

‘C’est précisément ainsi que j’ai perçu l’échange international en

Belgique, qui m’a offert non seulement une nouvelle expérience

mais aussi la foi dans le soutien venu du monde entier. Je m’appelle

Sofiia, et cette année est devenue très spéciale pour moi... Au

cours de l’année scolaire 2024-25, j’ai eu l’opportunité de devenir

participante au programme Rotary Youth Exchange et je séjourne

en Belgique depuis déjà six mois.’

‘Tout a commencé avec l’Interact où, en participant activement aux activités

du club, j’ai découvert pour la première fois la possibilité de poser

ma candidature au programme d’échange YEP et de partir en Belgique

pour quasiment un an. À ce moment-là, cela me semblait très lointain et

presque irréel, mais en même temps incroyablement intéressant.’

STRESSÉE ET INCERTAINE

‘Le processus de candidature et les entretiens ont été extrêmement

stressants car je souhaitais vraiment intégrer le programme,

À Mozet, première rencontre avec les autres YEP ‘in’ du D 2150 :

Sofiia fait connaissance avec des étudiantes d’échange venues de

Taïwan, de Thaïlande et de Tchéquie

sans être certaine d’avoir suffisamment de force et de motivation.

Lorsque j’ai finalement reçu la lettre confirmant la possibilité de

partir en Belgique, j’ai compris que je ne pouvais pas laisser passer

cette chance.’

‘Dès les premiers jours de mon séjour en Belgique, j’ai réalisé que,

malgré la guerre et la présence constante de l’Ukraine dans les actualités,

beaucoup de personnes connaissent encore très peu mon

pays. Souvent, leur perception se limite aux titres des journaux,

tandis que la vraie vie, la culture et les gens restent méconnus.’

UNE AMBASSADRICE DÉSIREUSE DE MONTRER SON PAYS SOUS

SON VRAI JOUR

‘C’est à ce moment-là que j’ai pleinement pris conscience de l’importance

des programmes d’échanges internationaux. Ils offrent

non seulement la possibilité d’étudier à l’étranger, mais aussi de

22


devenir un véritable ambassadeur de son pays : parler de l’Ukraine,

partager sa culture, ses traditions et la réalité de la vie des jeunes

Ukrainiens. Pour moi, ce séjour est devenu une occasion de montrer

mon pays tel qu’il est vraiment.’

‘En échangeant avec ma famille d’accueil, mes camarades de classe

et les membres du club d’accueil, je réponds souvent à des questions

sur la vie en Ukraine et je vois à quel point mes interlocuteurs

sont surpris d’apprendre que l’Ukraine ne se résume pas à la guerre.

C’est aussi un pays à la culture riche, aux traditions fortes, aux

personnes sincères et doté d’une jeunesse qui, malgré toutes les

difficultés, continue de vivre, de rêver et d’évoluer.’

BELGIQUE, PAYS DE COCAGNE

‘En Belgique, j’ai ressenti de manière particulièrement forte le

contraste entre la vie paisible et la dure réalité en Ukraine, où mes

compatriotes vivent au son des alertes aériennes, passent des

heures dans les abris et doivent s’habituer à une vie avec seulement

quelques heures d’électricité par jour. La prise de conscience de ce

contraste m’a rappelé à quel point la vie peut être différente au même

moment mais en deux lieux différents, et combien il est important de

ne pas oublier ceux qui vivent chaque jour en temps de guerre.’

‘Mon séjour en Belgique n’est pas simplement un voyage, c’est aussi

une expérience qui a profondément changé ma vision du monde. Je

suis sincèrement reconnaissante envers le Rc Cherkasy-Centre, le

D 2232 ainsi que, bien entendu, le Rc Louvain-la-Neuve pour m’avoir

donné l’opportunité de faire partie de ce projet, de rencontrer tant de

personnes formidables et d’acquérir une expérience inestimable.’

INTERVIEW POUR COMPLÉTER LES PROPOS DE SOFIIA

Quand repars-tu en Ukraine ?

Je ne sais pas encore !

Que connaissais-tu de la langue française en arrivant ici ?

Je l’ai étudiée à l’école pendant un an mais je ne pouvais pas vraiment

la parler ni la comprendre. Au début, c’était très difficile mais

ensuite je me suis fait beaucoup d’amis, tant à l’école que parmi les

étudiants d’échange.

Arrives-tu à suivre les cours ?

Oui. Les enseignants sont gentils avec moi et je fais tout ce qui est

en mon pouvoir.

Qu’est-ce qui t’a étonnée le plus en arrivant ici ?

Les gens sont plus calmes, ils ne courent pas après la vie, la cuisine

est spécifique à chaque famille... et les gaufres belges sont délicieuses

!

Y a-t-il des préjugés, des idées toutes faites que les Belges

semblent avoir au sujet de l’Ukraine et de ses habitants ?

Oui, il existe quelques clichés. Certaines personnes pensent que

l’Ukraine est un pays très dangereux partout à cause de la guerre.

D’autres croient que tous ses habitants sont pauvres ou qu’ils ont

dû quitter leur pays. Mais en réalité, l’Ukraine est un pays riche en

culture, en traditions et en histoire.

Premier voyage de groupe en octobre : destination Barcelone

C’est le moment de rectifier les choses... Tente d’étonner nos lecteurs

avec des infos insolites que l’on ignore ici.

L’Ukraine est une contrée encore méconnue de nombreux Belges,

mais elle est très diversifiée et surprenante. C’est le plus grand

pays entièrement situé en Europe. Il possède la mer Noire, où l’on

peut passer des vacances en été, mais aussi les montagnes des

Carpates, idéales pour skier en hiver ou faire des randonnées.

Saviez-vous qu’il existe un petit ‘désert’ en Ukraine ? Il s’agit du

désert d’Oleshky, dans la région d’Odessa, l’un des plus grands

espaces sableux d’Europe. Autre chose : la ville de Kherson est

célèbre pour... ses pastèques, considérées comme les meilleures du

pays. Et à Kiev, la station de métro Arsenalna est l’une des plus profondes

du monde : elle se trouve à plus de 100 mètres sous terre.

Enfin, l’Ukraine est aussi célèbre pour ses champs de tournesols et

pour être l’un des plus gros producteurs de miel en Europe.

Ton sentiment général sur la guerre qui frappe ton pays ?

Elle représente une douleur constante pour moi. J’ai encore

beaucoup de famille et d’amis là-bas. J’ai de nombreux proches et

connaissances en Ukraine, et ils me manquent tous énormément. Je

souhaite de tout cœur qu’ils soient en vie et en bonne santé, et que

toute cette horreur prenne enfin fin.

Ce séjour va-t-il modifier ta façon de voir les choses ?

Je pense que cette année va me changer énormément. Je sais que

j’ai appris et acquis beaucoup de choses, surtout l’autonomie et

la confiance en soi. Cette expérience a déjà modifié ma façon de

voir le monde. Je suis devenue plus ouverte, plus tolérante et plus

indépendante.

Sais-tu déjà le métier que tu voudras exercer plus tard ?

J’aimerais étudier les relations internationales car je m’intéresse

beaucoup aux cultures et à la coopération entre les pays.

Pourrais-tu rejoindre un Rotary club ?

Je pense effectivement que je pourrais faire partie d’un Rotary club

dans le futur, pour continuer à m’engager et faire le bien ensemble.

Tes loisirs et goûts personnels ?

J’aime beaucoup lire, regarder des films, écouter de la musique

(musique ukrainienne contemporaine, mais aussi pop et rap en français

et en anglais), passer du temps avec mes amis et ma famille,

apprendre des langues, voyager... Le sport fait également partie de

mes hobbys : course à pied, salle de sport, nage... et le ski, que j’ai

récemment découvert avec ma deuxième famille d’accueil. Question

gastronomie, j’adore bien sûr la cuisine ukrainienne, mais aussi

italienne... et les desserts en général.

23


EXPOSITION

Sortir de l’ombre de Rubens :

femmes artistes aux Pays-Bas

Avec l’exposition Inoubliables, le Musée des Beaux-

Arts de Gand (MSK) met à l’honneur les femmes

artistes à l’époque des anciens Pays-Bas, plus précisément

entre 1600 et 1750, et démontre ainsi qu’elles

ont joué un rôle beaucoup plus important qu’on a

l’habitude de croire.

Fruit de plus de deux ans de recherches, l’expo réunit des œuvres

de plus de quarante artistes féminines. Leurs créations témoignent

de la diversité de leur contribution au monde de l’art. Les visiteurs

découvrent tableaux, gravures et sculptures, mais aussi textiles

et papiers découpés, autant de supports qui illustrent l’apport des

femmes dans presque toutes les disciplines artistiques.

Judith Leyster, Clara Peeters, Rachel Ruysch, Maria Sibylla

Merian… Contrairement à leurs contemporains masculins tels

que Rubens, Van Dyck ou Vermeer, leurs noms ne nous sont pas

immédiatement familiers. Certaines de ces femmes connurent

pourtant le succès et la reconnaissance de leur vivant, avant de

tomber dans l’oubli. D’autres travaillaient dans l’ombre des ateliers

ou dans des disciplines artisanales comme la production de dentelle,

particulièrement appréciée au 17 ème siècle. Leur contribution

fut essentielle au développement de la culture visuelle dans les

anciens Pays-Bas.

L’exposition suit un parcours thématique qui ne se contente pas de

présenter les œuvres, mais éclaire également la vie de ces femmes

et le contexte historique. Les visiteurs découvrent ainsi l’influence

de facteurs comme le statut social, les liens familiaux et les attentes

de la société sur leur formation et leur carrière. Certaines artistes

travaillaient de manière indépendante tandis que d’autres faisaient

partie de réseaux plus larges ou d’ateliers familiaux.

Les femmes peintres débutantes privilégiaient souvent le portrait,

un genre peu estimé des critiques d’art car il laissait peu de place à

l’imagination. La forte demande émanant de la bourgeoisie en faisait

toutefois une activité lucrative. Quant aux autoportraits, ils constituaient

pour elles un excellent moyen de se rendre visibles et de

mettre en valeur leurs qualités artistiques. Ainsi, vers 1630, Judith

Leyster, originaire de Haarlem, est l’une des premières artistes des

Pays-Bas à se représenter devant un chevalet. Avec un large sourire,

elle regarde le spectateur – un choix plutôt osé à une époque

où dominent les ‘portraits sévères’. Dans un autoportrait ultérieur,

elle adopte une attitude plus réservée mais se montre toujours avec

des pinceaux et une palette à la main. On peut en déduire qu’elle a

continué à peindre après son mariage, ce qui n’était pas le cas de la

plupart des artistes féminines.

Judith Leyster, Autoportrait, vers 1630. National Gallery of Art,

Washington D.C.

Les compositions florales et autres natures mortes constituaient

un genre très prisé. Les peintures représentant des fleurs apparaissent

autour de 1600 et gagnent rapidement en popularité.

Un bel exemple en est la Nature morte aux fleurs de Maria van

Oosterwijck, célibataire aisée qui possède sa propre maison et son

atelier. Sa domestique Geertje Pieters, qui l’aide à préparer les pigments,

recevra d’elle une formation artistique et laissera à son tour

quelques œuvres. D’autres artistes, comme Michaelina Wautier et

Johanna van Frijtom, choisissent quant à elles des sujets d’histoire

plus prestigieux (scènes religieuses ou mythologiques), qui leur permettent

d’exprimer leur érudition et leur ambition intellectuelle.

Mais les femmes étaient actives dans bien d’autres disciplines. En

sculpture, on ne peut ignorer la Malinoise Maria Faydherbe. L’exposition

présente un crucifix magistral de sa main, conservé au musée

Hof van Busleyden. Au 17 ème siècle, les statuettes polychromes de

Malines connaissent un grand succès, y compris à l’international.

Dans la plupart des ateliers, ces œuvres ne sont pas signées mais

Maria, très consciente de sa valeur, tient à le faire. Dans une lettre

adressée aux autorités de la ville, elle ira même jusqu’à accuser ses

collègues masculins de produire un ‘travail de série’ sans âme.

24


Maria Faydherbe, Crucifix, 1625-1650.

Musée Hof van Busleyden, Malines.

Michaelina Wautier, Deux filles en saintes Agnès et Dorothée, vers 1650.

KMSKA, Anvers.

Il serait intéressant de savoir pourquoi tant d’artistes féminines,

pourtant admirées de leur vivant, ont ensuite largement disparu

de la mémoire collective. Selon les commissaires de l’exposition,

les préjugés de genre, conscients ou non, ont joué un rôle important,

y compris dans l’historiographie de l’art. Certaines œuvres

furent attribuées à tort au frère ou au père de telle ou telle artiste.

Par ailleurs, les arts appliqués comme le papier découpé et le

textile, dans lesquels les femmes excellaient souvent, ont cessé

d’être considérés comme des ‘beaux-arts’ à la fin du 19 ème siècle.

Inoubliables est le fruit d’une collaboration internationale entre

le MSK et le National Museum of Women in the Arts (NMWA) de

Washington, une institution pionnière dans la recherche consacrée

aux femmes artistes. L’expo a d’abord été présentée là-bas avant

de venir jusque Gand, où une sélection propre et un récit adapté

sont proposés. Le musée a en outre lancé une campagne promotionnelle

originale dans la ville : avec des affiches et des slogans

tels que ‘Les anciens maîtres étaient aussi des femmes’ ou ‘Pas

une note de bas de page mais un chapitre !’, le musée souhaite

confronter les passants aux ‘angles morts’ dans l’histoire de l’art.

S.V. / D.C.

Jusqu’au 31 mai. Info ici.

Ensemble, nous rendons la

santé accessible à tous

Depuis 1992, Hôpital Sans Frontière agit pour que le droit à

la santé devienne une réalité pour tous.

Notre mission : collecter le matériel médical inutilisé en

Belgique et le redistribuer aux centres de santé des

“déserts médicaux”.

Les Rotary Clubs sont nos partenaires historiques. Grâce à

leur soutien financier, matériel, et parfois même humain,

nous pouvons faire la différence sur le terrain, sauver des

vies et renforcer l’accès aux soins pour les populations les

plus vulnérables.

UNE ANNÉE 2025 SOLIDAIRE

En 2025, ce sont non moins de 75 clubs qui ont cotisé pour

assurer notre mission. Voici ce que leur soutien nous a

permis d’accomplir :

DES IMPACTS CONCRETS ET DURABLES

Ces actions ont touché 330.000 personnes, assurant une

prise en charge digne et adaptée.

La réutilisation de ce matériel a également permis d’éviter

l’émission de près de 500 tonnes de CO₂, soit l’équivalent

des émissions annuelles de 115 voitures ou encore de 1000

vols aller-retour Bruxelles–Rome.

REJOIGNEZ-NOUS !

Vous aussi, vous pouvez contribuer à rendre la santé

accessible à tous.

Scannez le QR code ou cliquez ici et

découvrez notre nouvelle plateforme

de don. Chaque geste compte pour

rendre la santé accessible à tous.

27 MISSIONS

133.400 KG

HUMANITAIRES

RÉALISÉES

D’ÉQUIPEMENTS

ENVOYÉS

133.400 12

PAYS

D’INTERVENTION

Vous souhaitez nous faire un versement ? Faites le

sur le BE46 0000 00003636

25


MY ROTARY

Le secrétaire, pilier administratif du club

En tant que secrétaire 1 , vous contribuez au bon

fonctionnement et donc à l’efficacité de votre club.

Vous suivez également de près son évolution afin

d’identifier les différents atouts et points faibles qui

le caractérisent. Enfin, c’est vous le pilier administratif

du club.

L’une des tâches principales du secrétaire consiste à mettre régulièrement

à jour les données relatives à l’effectif du club. Il importe

que celles-ci soient parfaitement correctes, notamment parce que

les factures semestrielles du Rotary International sont basées sur

le nombre de membres effectivement renseigné par le club – et

donc par le secrétaire – au 1 er juillet et au 1 er janvier de chaque

année. Grâce à son intégration avec rotary.org, les données saisies

dans Polaris – la plateforme du Rotary BeLux – sont automatiquement

transmises au RI. Les listes d’envoi utilisées par RBS pour ses

publications (en ligne ou sur papier) sont également basées sur

ces données.

La deuxième tâche principale du secrétaire consiste à conserver

les procès-verbaux des réunions du club, de son comité et de ses

commissions. Ces comptes rendus peuvent facilement être enregistrés

et diffusés via Polaris.

Le RI demande à chaque club de se fixer un certain nombre d’objectifs

et de rendre compte de leur progression. Le secrétaire peut

saisir ces données dans Rotary Club Central, via MonRotary.

Le secrétaire accomplit par ailleurs quelques tâches annexes qui

peuvent varier d’un club à l’autre. Petit aperçu :

• Avant la réunion, informer le gérant du local/restaurant du

nombre de participants attendus (ou déléguer cette tâche au

chef de protocole).

• Tenir le registre des présences aux réunions (y compris les invités)

et transmettre ces informations au trésorier pour la facturation.

• Via le bulletin du club ou le rapport de réunion, tenir les membres

informés du programme/agenda et des autres activités prévues,

y compris celles des clubs voisins et des clubs contact.

• Tenir le club et son comité informés de la correspondance et des

invitations reçues, puis y répondre.

• Préparer et assurer le suivi des visites de l’ADG et du gouverneur.

• Organiser l’élection du comité avant le 31 décembre et informer

au préalable les membres de ce que stipule le règlement d’ordre

intérieur (ROI) à cet égard.

• Présenter le rapport annuel à l’assemblée générale du club.

• Après une décision prise par l’AG, apporter les modifications

éventuelles aux statuts et au ROI, informer les membres du

nouveau texte. Si le club est constitué en asbl, les modifications

apportées aux statuts et au comité doivent être publiées aux

Annexes du Moniteur belge.

• Gérer les biens matériels du club : fanions, pin’s, drapeaux, gadgets,

matériel divers utilisé lors d’évènements (ex. : tabliers pour

le barbecue), etc.

• Veiller aux archives : anciens rapports, documents importants...

(savez-vous encore où se trouve la charte de votre club ?)

Le secrétaire est logiquement membre de la commission Effectif.

Une bonne collaboration entre lui et le président est essentielle

pour la planification de toutes les activités du club. Il est préférable

qu’ils se voient plusieurs fois avant le début de leur mandat afin de

discuter des objectifs et de prendre certaines dispositions pratiques.

Bien entendu, le nouveau secrétaire consulte également son

prédécesseur.

Cliquez ici pour plus d’info et pour de la documentation pertinente.

1 Le Rotary est une organisation mixte. Toutefois, pour faciliter la lecture, nous nous limitons au masculin pour désigner les différentes fonctions rotariennes.

26


ROTARY GLOBAL

Tout tient à la préparation, pas à la chance

Il y a peu de temps, dans un modeste dispensaire du village

d’Aaye (sud-ouest du Nigeria), une femme est arrivée pour

accoucher de jumeaux. L’établissement était en sous-effectif et

la sage-femme était absente. Une agente de santé communautaire

est alors intervenue. Ayant participé à l’initiative ‘Ensemble

pour des familles en bonne santé au Nigeria’ (dans le cadre des

Programmes d’économie d’échelle de la Fondation Rotary), elle

disposait des compétences essentielles en obstétrique d’urgence.

Quelques heures plus tard, les deux nouveau-nés étaient

sains et saufs, de même que leur mère qui avait pourtant subi des

complications.

Partout dans le monde, des femmes sont confrontées chaque

jour à des situations similaires, où la frontière entre la vie et la

mort tient à un personnel médical bien formé et à des systèmes

et procédures fiables. En renforçant les systèmes de santé et en

formant les travailleurs en première ligne, l’initiative de la Fondation

aide les communautés nigérianes à protéger les mères et les

enfants, même lorsque les circonstances sont difficiles.

Voilà qui reflète l’essence même du service rotarien. Celui-ci ne se

limite pas à agir lorsque les conditions sont idéales. Il s’agit aussi

et surtout d’agir lorsque les systèmes sont mis à rude épreuve,

lorsque les ressources sont limitées et que les besoins sont

urgents. Cela implique de préparer les populations avant qu’une

crise ne survienne et de soutenir les communautés lorsque celleci

frappe.

La santé de la mère et de l’enfant n’est pas un objectif abstrait.

C’est un sujet profondément personnel : une mère qui survit à un

accouchement, un nouveau-né qui produit son premier souffle,

une famille qui reste entière parce que quelqu’un de bien formé

a jugé nécessaire d’intervenir... Le Rotary sait que le service

implique d’investir dans les professionnels et les systèmes bien

avant qu’ils ne soient mis sous pression.

Des programmes comme ‘Ensemble pour des familles en bonne

santé au Nigeria’ montrent ce qui est possible quand le Rotary allie

connaissances locales, partenariats internationaux et solutions

durables. En collaborant avec des professionnels de la santé et

des dirigeants locaux, notre organisation contribue à garantir que

les soins vitaux ne relèvent pas du hasard ou du

lieu où l’on habite.

Francesco Arezzo

Président du RI

Protégez un plan d’eau près de chez vous

Lancé en 2024, le partenariat ‘Action pour l’eau douce’ entre le

Rotary et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement

(PNUE) vise à protéger, restaurer et mieux gérer les ressources en

eau douce dans le monde entier.

Dans le cadre de ce programme, les clubs Rotary et Rotaract identifient

un plan d’eau local (rivière, fleuve, lac, zone humide ou nappe

phréatique) et s’engagent à le protéger et à le restaurer à long

terme. Pour ce faire, les Rotariens peuvent s’appuyer sur l’expertise

technique du PNUE. Salvador Rico (Rc South Ukiah, Californie),

conseiller technique à la Fondation, nous en dit davantage :

Ce partenariat me touche particulièrement en raison d’une

expérience familiale douloureuse vécue pendant mon enfance

au Mexique : ma sœur aînée est morte de la polio après avoir

nagé dans une rivière polluée. L’insalubrité de l’eau n’est pas un

problème environnemental abstrait, c’est souvent une question de

vie, de santé et de dignité pour les familles.

Mon travail consiste à veiller à ce que les Rotariens aient accès

aux connaissances techniques nécessaires pour que leurs actions

financées par des subventions mondiales aient un impact durable

grâce à des solutions permanentes et évolutives.

Aujourd’hui, ‘Action pour l’eau douce’ accompagne les Rotary clubs

du monde entier en leur fournissant une plateforme commune

pour télécharger des projets, échanger des infos et accéder à un

soutien technique et financier grâce à la collaboration entre clubs

et aux subventions mondiales.

Un exemple concret : au Mexique, plusieurs petites usines textiles

familiales polluaient le bassin de la rivière Lerma et les Rotariens

du D 4170 ne disposaient pas de solutions claires. Grâce au partenariat,

je les ai mis en relation avec des experts du PNUE, qui leur

ont fourni des conseils sur les stratégies de bioremédiation. Cette

collaboration a donné lieu à une demande de subvention mondiale

et, en conséquence, à une eau plus propre pour les habitants de

la région. Le partenariat entre les Rotary clubs, les usines textiles

et les autorités garantit désormais une responsabilité partagée et

une gestion à long terme.

Regardez autour de vous : je parie que vous trouverez

un plan d’eau qui a besoin d’être protégé. La Fondation

Rotary peut ensuite soutenir votre projet

grâce à ‘Action pour l’eau douce’

et à une subvention mondiale. Info :

www.communityactionforfreshwater.org.

Holger Knaack

Président Fondation Rotary

27


ROTARY GLOBAL

Celui qui change

la donne

© Monika Lozinska

Ancien Rotaractien et futur président du RI, Yinka Babalola

a consacré plus de quarante ans à l’organisation

qu’il s’apprête à diriger. Fort d’une expérience internationale,

d’une excellente maîtrise des technologies et

d’une profonde conviction selon laquelle le Rotary doit

avoir un impact durable, cet acteur du changement

incarne une vision axée sur les résultats.

Olayinka ‘Yinka’ Hakeem Babalola est assis à son bureau, les yeux

rivés sur l’écran de son ordinateur portable posé devant lui. Il vient

de terminer une conversation en ligne avec 300 Rotaractiens

d’Afrique et d’ailleurs : ‘Ils ont organisé une fête en mon honneur

parce que je suis un ancien Rotaractien’, explique-t-il. En le voyant

accéder à la plus haute fonction rotarienne, nul doute que pas mal

d’entre eux ont dû se sentir inspirés…

Nous sommes à Evanston, début octobre, soit moins de deux mois

après que le conseil d’administration du RI (le Board) l’a choisi au

pied levé pour diriger l’organisation suite à la démission du président

élu SangKoo Yun, qui décédera peu après, le cancer ayant

fini par l’emporter. Pour Yinka, membre du Rc Trans Amadi (Nigeria),

il s’agit seulement de la deuxième visite au siège du RI depuis sa

nomination. Son bureau est presque vide, dépourvu pour l’instant

des nombreux cadeaux que les présidents élus ont tendance à

accumuler lors de leurs voyages préparatoires.

Yinka a une longue histoire avec le Rotary, ayant rejoint le Rotaract

en 1984 avant de devenir Rotarien en 1994. ‘Une chose est sûre,

ce sont mes nombreuses années d’engagement au sein de notre

organisation – plus de quatre décennies – qui m’ont préparé à ce

rôle’, assure-t-il. ‘Peu de personnes qui accèdent à ce poste ont ce

privilège.’ Il a en effet occupé plusieurs fonctions importantes au

cours de son parcours rotarien, mais il a également été un leader

actif en s’impliquant dans la campagne End Polio Now et au sein de

la commission PolioPlus de son pays. Il a aussi été administrateur

de ShelterBox et a reçu plusieurs distinctions rotariennes. Enfin, lui

et son épouse Preba, membre du Rc Port Harcourt Passport, sont

membres du Cercle Arch Klumph.

Tout ceci n’a pas empêché Yinka de mener une vie professionnelle

bien remplie : il a travaillé pendant 25 ans dans l’industrie pétrolière

et gazière, occupant des postes de haut rang chez Shell. Il a aussi

fondé deux sociétés : Riviera Technical Services Ltd., spécialisée

dans la fourniture d’infrastructures pétrolières et gazières, et Lead

and Change Consulting, un cabinet de coaching et de conseil en

performance organisationnelle. Diana Schoberg, journaliste au magazine

Rotary, s’est entretenue avec lui afin d’en savoir un peu plus

sur la personnalité et les motivations du prochain président du RI.

C’est une émission de télévision qui l’a incité à rejoindre le Rotary.

Pendant les vacances d’été précédant son entrée à l’université,

Yinka est chez lui en train de regarder la télévision lorsqu’un homme

élégant, tout de blanc vêtu, attire son attention. Intrigué, il écoute

plus attentivement. L’homme parle du Rotary. ‘C’était la première

fois que j’entendais ce mot. L’interview n’a duré que quelques minutes,

mais elle m’a marqué.’

Plus tard, lorsque Yinka est en deuxième année à l’université, le

responsable de l’image publique de l’établissement, membre du Rc

Bauchi, l’invite à participer à la création d’un club Rotaract au sein

de l’université. ‘Aujourd’hui encore, je ne sais pas pourquoi il m’a

abordé.’ Yinka se souvient alors de cet homme élégant et éloquent

vu à la télé. Il demande à son interlocuteur s’il le connaît et celui-ci

28


répond par l’affirmative. Trouvant cette coïncidence troublante,

Yinka accepte. Il deviendra le président fondateur du club Rotaract.

Il a rencontré son épouse à une réunion du Rotaract.

Une fois son diplôme en poche, Yinka s’installe à Port Harcourt et

rejoint le club Rotaract de Trans Amadi. Lors d’un évènement, il remarque

une femme ravissante, présidente d’un autre club rattaché

à une université. Il la pointe du doigt à un ami en lui disant : ‘C’est

elle.’ Il a raison…

Mais Yinka et Preba ne sont pas les seuls membres de leur famille à

s’être engagés au Rotary. Leur fille aînée a été la première présidente

du club Interact de son lycée. Elle est ensuite partie étudier au Canada

et est aujourd’hui membre du Rc Winnipeg. En outre, une autre de

leurs filles fut présidente du club Rotaract de son université.

Il est surnommé le game changer, ‘celui qui change la donne’.

Yinka a été gouverneur de district en 2011-12, alors qu’il était encore

employé chez Shell (contrairement à ses prédécesseurs, qui

étaient soit à la retraite, soit à la tête de leur propre entreprise). Il

savait qu’une nouvelle approche était nécessaire. Aussi, lors de sa

première réunion avec les responsables de district, il leur a demandé

comment ils procédaient auparavant et comment leur approche

allait évoluer à l’avenir. ‘S’ils n’avaient pas de réponse, la proposition

était rejetée. Ainsi, les gens ont compris que je voulais vraiment

quelque chose de différent. On m’appelle le game changer, mais les

idées qui ont permis ce changement ne sont pas venues de moi.’

Il a levé 80.000 US$ grâce à un SMS.

Ce désir de changement durant son gouvernorat s’est également

traduit par l’utilisation des nouvelles technologies. Ainsi, le 1 er

novembre 2011, Yinka se réveille vers 3h du matin et envoie une

demande à un groupe du district via sa messagerie BlackBerry,

invitant chacun à faire un don à la Fondation, même modeste.

Lui-même s’exécute et en publie la preuve. En quelques heures, le

groupe récoltera 80.000 US$ ! Cette année-là, tous les clubs du

district feront un don à la Fondation et près d’un million de dollars

seront récoltés. Selon lui, il s’agit du montant le plus élevé jamais

atteint par un district du continent africain.

‘Ils vous donneront des exemples comme la lutte contre la polio,

les centres pour la paix, les subventions mondiales... Idem pour le

niveau local car chaque club agit dans sa région. Mais chaque fois

que j’ai participé à une réunion et que j’ai posé une question sur le

changement durable en soi-même, la salle est restée silencieuse...’

Et pourtant, si chaque projet exerce un impact sur la communauté,

il le fait également sur nous-mêmes. Le Rotary change notre

vie. ‘J’ai eu une enfance privilégiée. Plus tard, le Rotary m’a sorti

de mon petit monde ouaté et m’a ouvert les yeux sur les réalités

de ma communauté. Il m’a ancré dans le réel.’ Yinka encourage

les membres à témoigner, à décrire comment le Rotary a changé

leur vie, les a rendus plus humbles ou les a rapprochés de leurs

semblables. ‘Si nous voulons développer cette organisation, nous

devons faire comprendre aux gens en quoi la rejoindre peut avoir

un impact durable sur leur propre vie.’

Le Rotary a fait de lui un diplomate.

Quand il était administrateur du RI (2018-20), Yinka représentait

plus de 80 pays, soit plus d’un tiers du monde rotarien, avec des

régions politiquement sensibles comme Israël, le Liban, l’Ukraine ou

l’Afghanistan. Après avoir organisé un Institute en Égypte, il a reçu

un appel téléphonique d’un haut fonctionnaire du gouvernement au

sujet d’une carte de l’Afrique utilisée lors de l’évènement. Sur celleci,

le Sahara occidental apparaissait comme un pays indépendant,

ce que le Maroc ne reconnaît pas... et l’Égypte soutient la position

du Maroc. ‘Ce genre de situation vous fait prendre conscience de

certaines choses...’

Il sera le deuxième président africain du RI.

‘Cela signifie beaucoup pour les habitants de ce continent.’ D’ailleurs,

tout le monde semble prêt à le soutenir, histoire de montrer

que sa présidence n’est pas le fruit du hasard. ‘Nous devons obtenir

des résultats. Je dis souvent : Arrêtez de parler. Agissez. Si quelque

chose fonctionne quelque part, copiez-le sans vergogne. N’ayez

pas peur d’échouer, ayez seulement peur de ne pas essayer.’

Il aimerait avoir plus de temps pour faire de la plongée sous-marine.

Yinka a déjà plongé en Méditerranée, en mer Rouge et dans l’Atlantique.

Il espère pouvoir un jour plonger à Hurghada, une station balnéaire

située sur la côte égyptienne de la mer Rouge, réputée pour

sa vie marine, ses épaves emblématiques, ses récifs et la grande

limpidité de ses eaux. Il aime également d’autres activités de plein

air : natation, jardinage et observation des oiseaux. L’un des spécimens

les plus intéressants qu’il ait vus est le Malimbe d’Ibadan, un

oiseau chanteur rare, avec des plumes rouge vif autour de la tête,

que l’on ne trouve que près de sa ville natale.

Le message présidentiel 2026-27 est Créer un impact durable.

Dans la vision du Rotary figure l’idée d’apporter un changement durable

dans le monde, dans nos communautés, mais aussi en nousmêmes.

Yinka estime que la plupart des Rotariens comprennent

facilement l’idée d’un changement durable à l’échelle mondiale :

Le président élu du RI Yinka Babalola entouré de Martha Peak

Helman, ‘trustee’ de la Fondation Rotary, et notre compatriote

Alain Van de Poel, vice-président du RI

29

© Monika Lozinska


AVENTURES URBAINES

Entre temples et

tours, venez humer

l’atmosphère

de Taipei

Ce que je préfère dans un vol de nuit vers Taipei, c’est

l’hôte le plus grandiose qui peut vous accueillir à votre

arrivée : le soleil. Sur le trajet entre l’aéroport et mon

hôtel, les illustres monuments de la ville se transforment

en de véritables taches d’encre lorsqu’ils sont

illuminés par l’astre flamboyant. Au loin, ce qui semble

être une pagode démesurée, Taipei 101 (anciennement

le plus haut gratte-ciel du monde), s’élève majestueusement

vers des cieux couleur mandarine...

Je suis venue à Taipei pour découvrir par moi-même pourquoi

les Rotarien(ne)s devraient visiter la capitale taïwanaise lors de

la convention 2026 du RI. Après m’être ressourcée en testant la

myriade de piscines de mon hôtel, le Regent Taipei dans le quartier

branché de Zhongshan, j’entreprends de répondre à cette question.

À Zhongshan, parmi tous les cafés, boutiques et magasins d’occasion,

vous trouverez une abondance d’établissements de luxe.

J’aurais dû m’en douter : mon hôtel se trouve sur la place Fashion

Square. ‘Autrefois, Zhongshan North Road était censée être les

Champs-Élysées de Taipei’, m’explique Pauline Leung, secrétaire

générale du comité hôte de la convention. ‘C’était la grande rue où

se trouvaient toutes les boutiques prestigieuses.’ Depuis, la ville

s’est étendue vers l’est, mais le quartier a conservé tout son chic.

Après le déjeuner, je pars avec Pauline pour une après-midi de visites.

Notre premier arrêt est Liberty Square, un endroit populaire pour les

concerts, les festivals et, le matin, le tai-chi. En sortant du Mémorial

national Tchang Kaï-chek, baptisé en l’honneur du défunt dirigeant

taïwanais, nous avons une vue imprenable sur l’immense place qui se

trouve en contrebas. Des parterres symétriques sont alignés de part

et d’autre, avec des fleurs rouges plantées en courbe. De ce point de

vue, le Théâtre national est à votre gauche, le National Concert Hall

à votre droite. Ces deux lieux qui, avec leurs toits de tuiles vernissées

jaunes et leurs colonnes rouges, sont de parfaits exemples de

l’architecture des palais chinois, accueilleront les évènements de la

convention du RI, du 13 au 17 juin. ‘C’est un lieu incontournable, admirable,

que tous les visiteurs devraient explorer’, insiste Pauline.

Tamsui et de ses affluents, qui entourent une grande partie du

centre. Ces cours d’eau ont amené des colons chinois et des explorateurs

européens. L’île est devenue une colonie japonaise en 1895

et l’est restée jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.

Vous pouvez humer ce parfum historique en vous promenant dans

la rue Dihua. Située dans le quartier de Dadaocheng, c’est la plus

ancienne des ‘vieilles rues’ animées de Taipei. Les colons chinois

sont arrivés ici au milieu des années 1800 et ont installé les premiers

commerces dans cette artère qui s’étend du nord au sud, le

long de la rivière Tamsui. Les vieux bâtiments en briques rouges se

mêlent aux structures de l’époque coloniale japonaise.

La rue est fermée aux véhicules le week-end et, le jour de ma

visite, Dihua s’emplit de familles et de touristes qui s’affairent, se

restaurent et font leurs emplettes dans des magasins où l’on trouve

de tout : médicaments traditionnels chinois, tissus, savons, sacs

et innombrables autres articles. La voix d’une femme qui chante

s’élève au-dessus de la foule, mais elle est bientôt recouverte par

le bruit sourd d’un tambour et le son de cymbales, alors qu’un défilé

pour un temple voisin se fraie un chemin dans la foule.

LES PARFUMS DU PASSÉ

Taipei se situe dans une vallée bordée de montagnes dont les

contours brumeux vous laissent le sentiment de vous trouver au

cœur d’une peinture. La ville s’est développée le long du fleuve

Le Musée national du Palais

30


La vieille rue de Jiufen

MARIONNETTES ET LANTERNES

Nous nous arrêtons pour visiter le Taiyuan Asian Puppet Theatre

Museum, qui expose des marionnettes taïwanaises traditionnelles

et modernes, et le Dadaocheng Visitor Center où, sur rendez-vous,

vous pouvez revêtir des habits et chapeaux traditionnels pour

une séance photo. Même sans ces costumes, les salles semblent

faites pour les selfies, particulièrement celle remplie de lanternes

multicolores.

Savourez un autre aspect du passé en faisant une excursion d’une

journée à Chiufen, ville montagnarde offrant une vue imprenable sur

les collines et la mer. Cette ancienne communauté de chercheurs

d’or abrite plus d’une vingtaine de maisons de thé pittoresques. Au

détour d’une ruelle, vous entrez dans une autre dimension : les boutiques

s’alignent de part et d’autre de l’étroit chemin de briques et

leurs auvents superposés donnent l’impression de marcher dans un

tunnel éclairé uniquement par la chaude lueur des lanternes rouges.

Au Musée national du Palais, vous trouverez plus de 600.000

pièces d’art et objets chinois datant de plus de 8.000 ans, dont

quelque 300 pièces désignées comme trésors nationaux. Vous y

verrez des parchemins savants, des ustensiles de cuisine en bronze

aux gravures élaborées, des peintures singulières et des expos

retraçant l’évolution des techniques de la porcelaine.

Sur l’un des 40 marchés nocturnes de la ville, je discute avec

Jackson San-Lien Hsieh, membre du comité hôte de la convention.

Il m’explique que les organisateurs ont bien eu le temps de

se préparer à l’arrivée de milliers de Rotarien(ne)s dans la capitale

taïwanaise : l’équipe de Taipei a présenté sa candidature en 2014 et

devait accueillir la manifestation en 2021, mais la convention est devenue

virtuelle en raison de la pandémie de Covid-19. Pour le mois

de juin, le comité a prévu des activités éclectiques : course à pied,

randonnées à vélo, concert de musique symphonique, opéra... ‘Il y

a 37.000 Rotarien(ne)s à Taïwan’, explique M. Hsieh. Nous sommes

ravis d’accueillir des amis du monde entier.’

déchets à la maison, ce qui explique pourquoi vous ne verrez que

très peu de poubelles dans les rues.

UN DÔME EN TITANE

Je prends le MRT pour me rendre au Taipei Dome, à la fois stade

de baseball couvert et salle de concert, qui a ouvert ses portes

en 2023. Il accueillera les séances d’ouverture et de clôture de la

convention du RI. Les autres séances et la Maison de l’Amitié se

tiendront au Taipei Nangang Exhibition Center, à quelques minutes

du dôme par le métro (les cartes de transport sont incluses dans

l’inscription).

La façade en titane étincelante du Taipei Dome constitue une

juxtaposition intéressante avec le parc culturel et historique voisin

de Songshan, une entreprise de tabac réaménagée qui abrite aujourd’hui

le musée du design de Taïwan et de nombreuses galeries

et boutiques à la mode. Dans le parc, vous trouverez une cour

intérieure secrète avec une fontaine, derrière laquelle se dessinent

le dôme et la ligne d’horizon de Taipei.

Ça y est, le moment que je redoutais depuis le début de mon voyage

est arrivé : c’est mon dernier jour sur place. Il est donc temps de

grimper au sommet de la fameuse tour 101. Alors que l’ascenseur

file au 89 ème étage, un affichage numérique vous indique le rythme

auquel vous montez. J’ai à peine le temps de stresser que nous terminons

notre course et que les portes s’ouvrent : le trajet ne dure que

37 secondes et atteint une vitesse de pointe de 61 km/h.

De cette hauteur, je peux voir les contours de la vallée et les

montagnes qui s’élèvent au loin. J’aperçois aussi des endroits que

je n’ai pas eu le temps de visiter. J’aurais aimé avoir plus de temps

pour faire de la randonnée dans le parc national de Yangmingshan,

prendre une gondole pour voir les plantations de thé de Maokong,

faire du shopping dans d’autres marchés nocturnes... C’est peutêtre

le crépuscule de mon séjour à Taipei, mais le soleil reviendra.

Et moi aussi, sans aucun doute.

Les transports en commun de Taipei sont remarquablement

propres, j’ai eu le plaisir de le constater lors de mes déplacements.

Absolument aucune nourriture ni boisson n’est autorisée dans le

métro (MRT). En outre, les habitants sont censés rapporter leurs

Source : RI / Diana Schoberg

Photos : An Rong Xu

Info & inscription : convention.rotary.org/fr

31


LE COIN LECTURE

QUÊTE EXISTENTIELLE

‘On a retrouvé le corps de ton papa...’ Quand elle apprend cette nouvelle, six ans après la disparition

mystérieuse de son père, atteint de la maladie d’Alzheimer, la narratrice se demande comment

prendre la mesure de ces années de doute et d’attente. Elle revient ensuite sur cette échappée et

la mobilisation de la famille qui part à la recherche du fugitif. Une cérémonie est finalement organisée

alors que le corps du ‘peut-être défunt’ est absent. Des années plus tard, une fois le cadavre

retrouvé, la vérité échappe encore et de nouveaux récits s’échafaudent. Avec une écriture précise

et sensible, l’autrice Céline Bagault explore toutes les facettes d’une disparition... Fin 2025, avec ce

premier roman, elle remportait le Prix littéraire des Rotary clubs de langue française (voir eContact

Hebdo du 14 février dernier). L’histoire est à la fois éclairante et émouvante. Éclairante en tant que

phénomène de société qui touche de nombreuses familles, et émouvante grâce à la description

fine du courant de conscience que la disparition déclenche dans l’esprit de la narratrice, en proie à

un profond désarroi au fur et à mesure que le temps s’écoule sans la moindre trace du disparu. Le

thème apparaît grave, certes, mais le récit en est, si ce n’est léger, au moins sans pathos, et animé

par une recherche de la vérité et de l’apaisement.

Céline Bagault, Ici commence

mon père, éd. de

l’Olivier, 19,50 €

ÉMULATION

Hergé et Jacobs, portraits croisés. Pour la première fois, le destin de ces deux géants de la BD

est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la

rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique

de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ‘ligne claire’

qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde :

Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand, alors qu’Hergé s’inspirait

des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique,

baigné de clair-obscur, celui d’Hergé mêle aventure et humour. Voici donc l’histoire unique de deux

artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinités. L’ouvrage regorge de

documents rares et inédits – illustrations, planches, strips, photos – témoignant de leurs échanges

et offrant un regard neuf sur l’influence mutuelle qui a marqué leurs univers respectifs. Journaliste

de formation, l’auteur Éric Verhoest a publié plusieurs ouvrages, dont L’Héritage Jacobs en 2016. Il

anime la galerie BD Champaka à Bruxelles, située à quelques pas de la maison natale de Jacobs, et

a assuré la direction artistique de plusieurs expositions.

Éric Verhoest, Hergé-

Jacobs : du duo

au duel, éd. Casterman/

Moulinsart, 29 €

LA VIE FOISONNANTE D’UN GÉANT OUBLIÉ

Né il y a 150 ans et mort en 1961, Maurice Tourneur a occupé une place majeure dans l’histoire du

cinéma, des deux côtés de l’Atlantique. Il commence sa vie professionnelle comme graphiste et

illustrateur de magazines, puis s’engage dans une unité d’artillerie en Afrique du Nord avant de devenir,

à son retour, assistant du sculpteur Auguste Rodin et du peintre Pierre Puvis de Chavannes.

Attiré par le théâtre, il devient acteur et met également en scène près de 400 pièces jusqu’en 1911.

L’année suivante, il s’intéresse au cinéma et devient réalisateur. Il tourne notamment Le Mystère de

la chambre jaune en 1913. Parlant couramment l’anglais, il part aux États-Unis et y fonde en 1918

sa propre maison de production. Revenu en France à l’avènement du parlant, il tournera jusqu’en

1948, dirigeant les plus grands acteurs : Jean Gabin, Raimu, Maurice Chevalier, Fernandel, Louis

Jouvet, Pierre Fresnay, Danielle Darrieux, Michèle Morgan, Charles Vanel, Paul Meurisse, Simone

Signoret, etc. Victime d’un accident d’auto en 1952, amputé d’une jambe, il se met à la traduction

de huit romans policiers pour la Série noire. Tourneur fait partie des très rares artistes français à

avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame... Une biographie magistrale de plus

de 500 pages, basée sur des archives françaises et américaines.

Christine Leteux, Maurice

Tourneur, réalisateur sans

frontières, éd. Actes Sud,

28 €

32


AGENDA

DEADLINES

Cet agenda reprend un aperçu des activités les plus importantes

figurant dans le calendrier en ligne de Polaris, au 15 du mois précédent

et en mode ‘public’ (cochez également la visibilité ‘district’ et

‘multidistrict’). Vous désirez mettre en avant une activité de votre

club ? Demandez alors nos tarifs publicitaires préférentiels.

Info: rotarycontact@rotarybeluxservices.org

PROCHAIN NUMÉRO

DATE DE PARUTION : 05.06

PÉRIODE : 05.06 – 31.08

DEADLINE : 15.05

ROTARY AT A GLANCE

WORLDWIDE

Rotarians : 1.163.102 Clubs : 36.552

Rotaractors : 146.426 Clubs : 9.441

BELUX

Rotarians : 9.920 Clubs: 290

Rotaractors : 774 Clubs: 43

COMPTES BANCAIRES

D 2150

District: BE86 0018 5183 2050

Fondation: BE84 0019 5928 9559

Polio: BE49 0019 5929 0771

Jeunesse: BE85 3632 0205 7306

D 2160

(BEL): BE84 0018 6824 5359

(LUX): LU18 0030 5474 8046 0000

Fondation - Fonds annuel: BE 97 0018 8663 5549

Fondation - Polio: BE75 0018 8663 5751

DATE HEURE CLUB ACTIVITÉ LIEU

10.04 19h Dinant-Haute-

Meuse

Soirée blind test (20h) avec bar et restauration

Salle La Mirande, rue Ferme de la Cour,

Celles

11.04 18h Herstal Souper spectacle ‘Cœur d’en rire’ avec Jovany. Info:

René François

Motorium Saroléa, rue Saint-Lambert

84, Herstal

11.04 20h Mons Bruyères-

Jurbise

Concert ‘Tribute to Morricone’ (60 musiciens, 100

choristes)

Collégiale Sainte-Waudru, Mons.

Info: Olivier Toubeau

13.04 12h30 Bruxelles-Ouest Christophe Sente, ‘Mort de la gauche ou résurrection

du libéralisme’

14.04 15h Liège Cité Ardente Don de sang avec la Croix-Rouge. Info: Claude

Gasper

Chalet du Laerbeek,

av. du Laerbeek 145, Jette

Union Nautique de Liège,

Parc de la Boverie 3

14.04 19h Mariemont Soirée humour ‘Les enfants de chœur’ Espace de la Samme, Seneffe.

Info: Jacques Decoen

17.04 18h Amay-Villersle-Temple

Finale interscolaire des tournois d’éloquence

Athénée royal de Chênée,

rue Bourdon 32

33


AGENDA

DATE HEURE CLUB ACTIVITÉ LIEU

17.04 19h Wavre ‘Changeons le vin en eau’ (vente et dégustation

vins), avec Éric Mazuy

Ferme Luc Regout, rue Sainte-Wivine 4,

Sart-Risbart

17.04 20h Dottignies-Val

d’Espierre

18.04 8u30 Koksijde-De Panne-

Veurne

Théâtre: ‘Allez! On danse!’. Info: Francis Deboever

2de Rally Franco Belge

Salle paroissiale, rue Curiale 5, Luingne

Golf ter Hille, zie www.rotarykdv.be

18.04 14h30 Arlon Salon des vins d’été + repas de gala Institut Cardijn Lorraine Arlon,

rue de Neufchâteau 69

18.04 15u Diksmuide 86XX SMAAK IV : charity event met kunstveiling Salons Saint Germain

18.04 16h Interclubs Participation à la marche pour le Télévie

(+/- 2 heures)

18.04 19h Namur Val Mosan Concert French Kiss (20h30) avec bar à bulles et

petite restauration

Départ: gare des Guillemins, Liège.

Info ici.

La Nef, rue Saint-Nicolas 2, Namur

18.04 19h Vallée de la Hoëgne Concert ‘Paradis Blanc’ + repas tapas & soirée Salle de Spixhe, quai du Wayai 35,

Theux

18.04 19h45 Tournai Spectacle ‘Les 4 sans voix’ (avec e.a. Fabian Le

Castel)

Maison de la culture de Tournai

18 &

19.04

9h

Auvelais-Basse

Sambre

Concours tir aux clays. Info: Éric Desmidts Ball Trap d’Aiseau, rue Belle Motte 3

18 &

19.04

Bruxelles-Ouest Théâtre: ‘Incasable et inemployable’. Sam à 20h,

dim à 17h

Théâtre du Fou Rire, av. des Grenadiers

48, Ixelles

22.04 18h30 Bruxelles-Tercoigne Réception & tombola (19h) + cinéma: ‘La poupée’

(20h)

Ciné Wellington, chée de Bruxelles 165,

Waterloo

23.04 19u Gent-Noord Frank Cools zingt Aznavour Theaterzaal Dienstencentrum Ledeberg

23.04 19u30 Ieper Bezoek Sint-Maartenskathedraal

23.04 19h30 Profondeville PDG Pascal Grosse, ‘Le quotidien d’un vaccinateur

en zone sensible’

24.04 20h Mons Concert Alexandre Cavaliere Quartet

(jazz manouche moderne)

Les 7 Meuses, Sart à Soilles 27, Rivière

Auditorium Abel Dubois, Mons.

Info: Richard Benrubi

25.04 12u Zaventem Kippenfestijn Bosveld, Machelen

25.04 20h RAC Hannut-

Waremme

Soirée fun avec plateau d’humoristes

Salle IPES, rue de Huy 123, Waremme

26.04 10u30 Beveren-Waas Aperitiefconcert met Anna Zassimova De Casino

27.04 19u Gent Prof. Sven Biscop, ‘Grootmachtenpolitiek,

speelt Europa nog mee?’

Kasteel Coninxdonck

27.04 19u30 Nieuwpoort-

Westhoek

Dr. Sofie Claerhout, ‘CSY als sleutel tot onopgeloste

moorden’

De Normandie

28.04 19u30 Sint-Niklaas Jan Balliauw, ‘De droom van Poetin’ Hotel Serwir

04.05 18u Gent Uitreiking 8ste Rotary Science Award Stadhuis Gent

05.05 19u30 Oostende Marc Roppe, ‘Shelterbox’ Koninginnehof

06.05 17u Borgloon-

Haspengouw

Maaltijd voor het goede doel

BUSO De Dageraad, Kortessem

07.05 19u Antwerpen-Park Oorlogsjournalist Arnaud De Decker De Jachthoorn

07.05 19u Gent-Noord Astrid Van Parys, Head of Sustainability Colruyt

Group

Hotel de Lourdes

08.05 10u Beveren-Waas Golftornooi Beveren Golf Club

09.05 8u Antwerp.International

Drakenboot Festival

Kattendijkdok,

zie www.drakenbootfestival.be

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DATE HEURE CLUB ACTIVITÉ LIEU

10.05 8h30 Jodoigne Rallye touristique (deux boucles) avec voitures

de prestige

11.05 12u30 Kortrijk Prof. Ralph Martins, ‘Prevention and Treatment of

Alzheimer’s disease’

11.05 19u30 Beveren-Waas Prof. Hendrik Vos, ‘De Europese Unie,

een geschiedenis’

Départ: Château Pastur, Jodoigne

Restaurant HULA

Hotel Serwir

14.05 9h Saint-Ghislain Brocante de l’Ascension Centre-ville. Info: Philippe Rizzo

18.05 19u30 Beveren-Waas Karel Strobbe, ‘Krijgsgevangenen in WO II’ ‘t Koetshuis

19.05 16h Bruxelles-Europe Collecte de sang ‘Cent pour sang’ jusque 20h Collège Saint-Michel, bd Saint-Michel

24, 1040 Bxl

21.05 12h15 Luxembourg-

Horizon

21.05 19u Antwerpen-

Wilrijk-Terbeke

Vincent Artuso, ‘Avons-nous appris les leçons

de la montée du nazisme et du fascisme?’

Onderneemster Fabienne Claeys

Park Hotel Alvisse, route d’Echternach

120, Luxembourg

De Jachthoorn

25.05 7h45 Dinant Rallye des Copères sur les routes de la Semois.

Info: Jean-Marc Hardenne

Départ: Ferme des Trois Moulins,

rue de Dinant 148, Beauraing

27.05 19u Antwerpen-Oost Evi Mans, rouwtherapeute Het Withof

27.05 19u30 Ieper Tom Termote, ‘Schermtijd bij jongeren’ Het Perron

29.05 10h Herstal Tournoi de padel Salle de sport, Herstal

30.05 17h Vallée du Geer Repas barbecue (18h30) et spectacle Goldman

Confidentiel

Salle de l’école, rue Provinciale 28,

Voroux-lez-Liers

31.05 8u30 Brugge ’t Vrije Beisbroekbos Run & Walk Het Anker

01.06 19u30 Kortrijk Prof. Tom Boterberg, radiotherapeut-oncoloog Restaurant HULA

02.06 19u30 Oostende Dr. Patricia Clement, ‘Ons brein’ Koninginnehof

04.06 18h30 Bruxelles-Est Concert ‘Tribute to Coldplay’. Info: Michel Roose W:Halll, Centre Culturel de Woluwe-

Saint-Pierre

06.06 20h Namur-Citadelle Concert ‘Étincelantes Queen’ par trois chorales Théâtre Royal de Namur

10 TH NATIONAL

Rotary Golf

Championship 2026

Vendredi 8 mai 2026

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35


SHOT ON SITE

© ÉdA

En 2026, le Rc Beaumont-Erquelinnes met l’accent

sur deux thématiques : la lutte contre le harcèlement

scolaire et l’inclusion des jeunes en situation de handicap

par le biais d’activités nautiques. Un voyage

d’adolescents au Cameroun est aussi prévu, sans

oublier le programme YEP. À ce propos, une soirée

organisée par le club le 22 janvier dernier a permis

aux étudiants d’échange Miguel (venu du Brésil),

Emily (Taïwan) et Odile (sur le départ à l’étranger)

de se rencontrer. Depuis plus de 30 ans, les YEP

occupent une place toute particulière au sein du Rc

Beaumont-Erquelinnes.

Connaissez-vous les geutelingen ? Ce sont des

crêpes épaisses et un peu trop cuites qui sont traditionnellement

distribuées en février dans la région

de Geraardsbergen (Ardennes flamandes). Cette

année, le Rc Brakel-Zwalmvallei a fait don de 520

geutelingen à 48 familles dans le besoin. C’est une

tradition au sein du club d’offrir ces produits du terroir

aux personnes défavorisées. Le CPAS de Brakel

et une asbl en ont assuré la distribution.

Près de 200 spectateurs se sont retrouvés le 5 mars

au Théâtre du Collège Saint-Pierre à Uccle pour un

spectacle d’improvisation placé sous le signe du rire

et de la bonne humeur, organisé par le Rc Bruxelles-

Érasme. L’évènement était organisé au profit de

l’association Go With The Flow - Empowering Ugandan

Girls, qui soutient la scolarité de jeunes filles

en Ouganda en leur facilitant l’accès à des produits

d’hygiène essentiels.

Avec l’aide de plusieurs bénévoles, les élèves de

3 ème primaire d’une école de Woumen ont planté

des arbres fruitiers offerts par le Rc Diksmuide

86xx. Les pruniers, pommiers et poiriers complètent

désormais l’espace vert autour de l’école. Celui-ci

comprenait déjà plusieurs buttes, un petit bois, un

tunnel formé par des saules, deux classes de plein

air, des haies, des équipements de fitness extérieurs

et un potager.

36


SHOT ON SITE

Le 14 mars se tenait l’Opération Carrières 2026,

organisée par les Rc Fléron, Plombières-Welkenraedt,

Herve ainsi que le Rotaract Pays de Herve. Pas

moins de 515 jeunes ont franchi les portes du Hall des

Criées pour rencontrer 125 informateurs bénévoles,

professionnels de tous horizons qui ont donné de leur

temps et de leur expertise pour éclairer les choix de

ces jeunes. Des centaines de rencontres, d’échanges,

de questions, de vocations peut-être éveillées... et

des participants qui repartent avec des réponses,

des idées, une direction. Un étudiant bien orienté

aujourd’hui, c’est un professionnel épanoui demain.

Initié voici quatre ans, le projet Haguruka, au profit

d’enfants handicapés du Burundi, a été inauguré le

28 février à Mutwenzi, en présence d’une délégation

du D 2150 conduite par Mpangaje Aimé Césaire et

André Lorsignol, les promoteurs de ce défi ambitieux

: la construction et l’équipement d’un nouveau

bâtiment au centre MPR (Médecine Physique et

Réadaptation) sont le fruit d’une longue collaboration

entre le Rc Bujumbura Doyen et le Rc Fleurus-

Aéropole, avec le précieux soutien financier de la

Fondation Bietlot, du Fonds ICB et d’autres partenaires

comme le D 2160, plusieurs clubs du Hainaut

et le Rc Zonhoven.

Lors d’un concert-apéritif organisé

par le Rc Gent en l’église

Saint-Nicolas, le Collectif Shapovalov

a emmené le public dans

un voyage à travers les œuvres

de Schumann et Brahms. Choc

thermique : les mélodies chaleureuses

et la fraîcheur ambiante

ont donné ensemble la chair de

poule aux spectateurs ! Après le

concert, tous ont partagé un moment

convivial autour de bulles,

de vin chaud et de délicieuses

gourmandises.

37


SHOT ON SITE

Il y a quelques mois, une école primaire de Heist-opden-Berg

a été ravagée par un grave incendie. Outre

les salles de classe, le réfectoire et du matériel divers,

de nombreuses ressources pédagogiques ont

été détruites. Le Rc Heist-op-den-Berg a contacté

l’école pour savoir comment il pouvait aider. Les

deux entités ont convenu que l’achat d’un écran

géant numérique serait très utile. Il sera installé dans

la nouvelle salle polyvalente.

Le 18 janvier, le Rc Liège-Airport était là pour accueillir

Hunter, étudiant d’échange tout droit arrivé

de Tasmanie après un très long voyage. Un agréable

moment rempli de joie, de sourires et de plaisir

partagé, fidèle à l’esprit rotarien. Amusante coïncidence

: le club a partagé cette belle expérience

avec une famille d’accueil du Rc Arlon, présente

à l’aéroport au même moment afin d’accueillir une

jeune Australienne !

Cela n’arrive pas tous les jours : le 17 février dernier,

le Rc Tournai Haut-Escaut a eu le plaisir d’accueillir

pas moins de sept nouveaux membres en présence

du DG 2150 Alain Vanrillaer. Inutile de dire que le

club dans son ensemble se réjouit de partager des

moments d’entraide et d’amitié avec eux.

Le samedi 7 février, la découverte de la ville de Verviers

figurait au programme des YEP ‘in’ du D 2160.

Leur mission : retrouver un totem, explorer les parcs,

comprendre l’histoire industrielle de la ville... et

survivre à une overdose de chocolat. Entre énigmes,

jeu de piste, marche, photos souvenirs et dégustation

finale, cette journée a surtout permis ce que le

programme Youth Exchange fait de mieux : créer

des liens entre cultures, langues et pays différents.

Accueil et organisation assurés par les Rc Verviers

et Verviers-Vesdre, la Chocolaterie Darcis et la

commission Jeunesse du D 2160.

38


SHOT ON SITE SPECIAL : CERCLE ARCH KLUMPH

La PDG 1620 Kathleen Van Rysseghem

(conseillère Fonds de dotation/

Dons majeurs pour le D 2130), Emile

De Maerschalck et Holger Knaack

Le PDG 2130 Claude Hamilius félicite

Emile De Maerschalck

Le PDG 2140 Dominiek Willemse

(conseiller Fonds de dotation/Dons

majeurs pour la Région 14) prend la

parole

Le DG 2130 Etienne Verhasselt

accueille les invités

Holger Knaack remet l’insigne du

Cercle à Jan Van Bergeijk

Jan chaleureusement applaudi

Jörg Nagel et Jozef Seghers (tous

deux du Rc Gent-Noord) avec leurs

épouses

Le PDG 1570 Bauke Boersma et

Kathleen Van Rysseghem

Filiep Theys (coordinateur Cercle

Paul Harris pour le D 2130) et Holger

Knaack

Jo Lefebure (Rc Gent-Noord) et le PDG 2140 Dany Vandevoort,

coordinateur Cercle Paul Harris pour le D 2140

Les premiers membres belges du Cercle Arch Klumph ont été mis à l’honneur le 6 mars dernier lors d’un dîner de gala

à Sint-Martens-Latem, en présence notamment de tous les Donateurs Majeurs du BeLux. Portant le nom du sixième

président du RI et créateur de la Fondation Rotary, le Cercle reconnaît les donateurs les plus engagés – ceux qui contribuent

au minimum à hauteur de 250.000 US$. Il s’agit ici de deux personnes étroitement liées au Rc Gent-Noord : le

membre d’honneur Emile De Maerschalck (et son épouse Jo) ainsi que le membre actif Jan Van Bergeijk (et sa partenaire

Martha). Le président de la Fondation Rotary, Holger Knaack, est venu personnellement les saluer et les remercier,

en présence d’un grand nombre d’amis et de sympathisants issus de tout le BeLux. (Photos : Rita Galle)

39


SHOT ON SITE SPECIAL : VISITE FRANCESCO AREZZO

Cimetière et musée de Hooge Crater

À la découverte du musée de Hooge Crater

Accueil pour le dîner à Ypres

Francesco Arezzo félicite le PDG 1620 Etienne Roussel

Séance d’information à VaccinoPolis

Le PDG 2140 Dany Vandevoort reçoit la Citation pour

services méritoires

La Dr Ilse De Coster guide les invités à travers VaccinoPolis

Visite d’une chambre de quarantaine à VaccinoPolis

Des Rotarien(ne)s à la recherche de nouvelles idées

pour le recrutement

Geert Baestaens anime la session sur l’effectif

40


(Certaines réponses se trouvent

dans ce magazine)

Citez, sans vous emmêler dans les chiffres, les quatre districts du BeLux.

Où et en quelle année fut créé le premier Rotary club ?

Où et quand s’est déroulée la première convention du RI en dehors des USA ? Et en

Europe continentale ?

Quel est la proportion de femmes dans l’effectif rotarien du BeLux ? Et dans le

monde ?

Quel groupe sanguin est-il donneur universel ?

Quel fruit fait la fierté de la ville ukrainienne de Kherson ?

Quelle forme d’art pratiquait Judith Leyster ?

RÉPONSES :

• 2130, 2140, 2150 et 2160

• À Chicago, le 23 février 1905

• À Édimbourg (Écosse) en 1921, puis à Ostende

en 1927

• Environ 15% (BeLux) et 27% (monde)

• Le groupe O négatif (O-)

• La pastèque

• La peinture

Dans notre prochain numéro

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FOCUS : en juin, une ‘édition diplomatique’ du Contact Rotary

Entretien avec notre compatriote Alain Van de Poel, vice-président du RI

Les plus belles photos de l’année

Centenaire du Rc Liège

Une subvention mondiale exceptionnelle pour le reboisement en Afrique

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