Boxoffice Pro n°513 – 1er avril 2026
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Bimensuel N°513 / 1 er avril 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
GAUMONT PRÉSENTE
UNE PRODUCTION QUAD ET TEN CINEMA
APRÈS INTOUCHABLES ET LE SENS DE LA FÊTE
LOUIS GARREL CAMILLE COTTIN PIERRE LOTTIN
UN FILM DE
ERIC TOLEDANO & OLIVIER NAKACHE
PHOTO : MANUEL MOUTIER
© 2026 ADNP- TEN CINEMA - GAUMONT - TF1 FILMS PRODUCTION - QUAD+TEN
SIMON BOUBLIL ALEXIS ROSENSTIEHL JEANNE LAMARTINE
LE 15 AVRIL AU CINÉMA
HAUT ET COURT, MAIPO FILM, VERSUS PRODUCTION, GOOD CHAOS
présentent
RETOUR À LA VIE SAUVAGE
PRIX D’INTERPRÉTATION
MASCULINE
2026 FESTIVAL
INTERNATIONAL DU FILM
SAINT-JEAN-DE-LUZ
MENTION SPECIALE
DU JURY JEUNES
SWANN ARLAUD
WOODY NORMAN
UN FILM DE
VLADIMIR DE FONTENAY
D’APRÈS LE ROMAN DE DAVID VANN- ÉDITIONS GALLMEISTER
ALMA PÖYSTI, RUARIDH MOLLICA et TUPPENCE MIDDLETON
AU CINÉMA 29 AVRIL
Bimensuel N°513 / 1 er avril 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
BILAN DE LA
PRODUCTION 2025
UNE ANNÉE DE TRANSITION
L'édito
Sommaire
Numéro d’autarcie
Ce chiffre, dévoilé par l’Observatoire Européen de
l’Audiovisuel n’est pas une folle surprise, mais dans la
logique – toujours pas obsolète – du fenêtrage de l’exploitation
d’une œuvre, il en dit long sur le pouvoir de
la salle : dans une étude publiée voici quelques jours
par l’organisme, on a appris qu’un film qui avait eu une
belle carrière en salle avait 11 fois plus de visionnages
en streaming qu’un film qui y a connu l’échec. Logique,
me direz-vous. Et vous aurez raison. Mais cela accrédite
l’idée que toutes les plateformes de streaming qui
s’intéressent à la salle le font dans une optique marketing,
et non dans celle d’une exploitation à visée commerciale.
Demandez à AMC, qui a diffusé les deux premiers
épisodes de la saison 5 de Stranger Things pour un BO
global de 25 M $, sans en reverser un seul à Netflix, ce
qu’ils en pensent ! Ce que l’étude pointe surtout, c’est
la prépondérance des films produits par les streamers,
qui occupent à eux seuls 25 % du temps de visionnage.
Le cas des œuvres originales issus des 27 pays européens
observés est encore plus frappant : si elles ne représentent
que 3 % du catalogue, elles pèsent pour 23 % dans le
temps de visionnage des 9 pays européens observés, ce
qui prouve l’importance des œuvres locales – qu’elles
soient de cinéma ou audiovisuelles – et du besoin de
pertinence culturelle. Sous un angle plus inquiétant,
cela souligne toutefois la capacité de ces plateformes à
produire par elles-mêmes des œuvres qui capteront
l’audience, et à fonctionner en autarcie.
P.6
ACTUS
2 millions d’entrées pour
le Printemps du Cinéma
P. 8 à 11
PRODUCTION
Le bilan de la production en 2025
P. 12-13
RENCONTRES
Retour en images sur
les Rencontres du Sud
©Rencontres du Sud 2026 / Guillaume Samama
P. 23
CHIFFRES
La publicité au cinéma en 2025
P. 24
L’ÉMISSION
Studio TF1 : rencontre avec
Nathalie Toulza-Madar
P. 26 à 29
PATRIMOINE
Les 25 es Rencontres nationales
art et essai Répertoire à Tours
La Cinémathèque de Toulouse
entre dans une nouvelle ère
P. 30 à 32
EXPLOITATION
L’ANCI et le Syndicat des cinémas de
proximité font leurs AG
Laurent Cotillon
P. 16 à 19
DISTRIBUTION
Juste une illusion : entretien avec
Éric Toledano et Olivier Nakache
Retour sur l’Universal Tour
Cinémas 93 donne la parole à la jeunesse
P. 34
MISCELLANÉES
Best of Docs, Petites annonces, CDACi,
Soutiens et Agenda de la profession
est une publication de
N°ISSN : 2740-3335
Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-
Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal
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Crédit page 3 : Christine Tamalet ©2026 WAITING FOR CINEMA – CURIOSA FILMS – GAUMONT – FRANCE 3 CINÉMA
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4 N°513 / 1 er avril 2026
LES PRÉVENTES SONT OUVERTES
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NTURY STUDIOS PRÉSENTE UNE PRODUCTION WENDY 20TH CENTURY FINERMAN STUDIOS UN FILM PRÉSENTE DE DAVID UNE FRANKEL PRODUCTION (LE WENDY 20TH DIABLE CENTURY FINERMAN S’HABILLE STUDIOS UN EN FILM PRADA DE PRÉSENTE DAVID 2) UNE “THE FRANKEL PRODUCTION DEVIL (LE WEARS WENDY DIABLE PRADA FINERMAN S’HABILLE 2” MERYL UN EN FILM PRADA STREEP DE DAVID 2) ANNE “THE FRANKEL HATHAWAY DEVIL WEARS (LE DIABLE EMILY PRADA S’HABILLE BLUNT 2” MERYL JUSTIN EN STREEP PRADA THEROUX 2) ANNE “THE AVEC HATHAWAY DEVIL KENNETH WEARS EMILY BRANAGH PRADA BLUNT 2” ET MERYL STANLEY JUSTIN STREEP TUCCI
THEROUX ANNE AVEC HATHAWAY KENNETH BRANAGH EMILY BLUNT ET STANLEY JUSTIN TUCCI THEROUX AVEC KENNETH BRANAGH ET STANLE
CASTING ELLEN LEWIS SHAYNA MARKOWITZ COSTUMES MOLLY ROGERS SUPERVISEUR MUSICAL JULIA MICHELS MUSIQUE THEODORE SHAPIRO MONTAGE ANDREW MARCUS DÉCORS JESS DIRECTEUR CASTING ELLEN LEWIS SHAYNA MARKOWITZ COSTUMES MOLLY ROGERS SUPERVISEUR DIRECTEUR DE
CASTING ELLEN LEWIS MUSICAL SHAYNA JULIA MARKOWITZ MICHELS MUSIQUE COSTUMES THEODORE MOLLY ROGERS SHAPIRO SUPERVISEUR MONTAGE ANDREW MARCUS DÉCORS JESS GONCHOR LA PHOTOGRAPHIE FLORIAN BALLHAUS, ASC PRODUCTEURS DIRECTEUR PRODUCTEURS
MUSICAL JULIA MICHELS MUSIQUE THEODORE SHAPIRO MONTAGE ANDREW MARCUS DÉCORS JESS DELEGUÉS GONCHOR MICHAEL LA PHOTOGRAPHIE BEDERMAN FLORIAN ALINE BALLHAUS, BROSH ASC MCKENNA
DELEGUÉS GONCHOR MICHAEL LA PHOTOGRAPHIE BEDERMAN FLORIAN ALINE BALLHAUS, BROSH ASC MCKENNA
PRODUCTEURS DELEGUÉS MICHAEL BEDERMAN ALINE BROSH MCKENNA
PRODUCTEUR KAREN ROSENFELT PRODUIT WENDY FINERMAN, p.g.a. D’APRÈS LES PERSONNAGES LAUREN WEISBERGER
ÉCRIT
REN ROSENFELT PRODUIT PRODUCTEUR
WENDY FINERMAN, p.g.a. D’APRÈS LES PERSONNAGES ÉCRIT
PAR
KAREN ROSENFELT CRÉÉS PAR LAUREN PRODUIT WENDY WEISBERGER FINERMAN, DELEGUÉ p.g.a. D’APRÈS LES PERSONNAGES PAR
CRÉÉS PAR
PAR ALINE BROSH MCKENNA RÉALISÉ ÉCRIT
DELEGUÉ
PAR
CRÉÉS PAR LAUREN WEISBERGER
PAR DAVID FRANKELPAR
ALINE BROSH MCKENNA RÉALISÉ PAR
DAVID FRANKEL PAR ALINE BROSH MCKENNA RÉALISÉ PAR DAVID FRANKEL
LE 29 AVRIL AU CINÉMA
Actualités
Cannes 2026 :
Eye Haïdara maîtresse
de cérémonie
« Une présence libre, vive,
qui marque immédiatement
les esprits », disent
les organisateurs du
Festival de Cannes au
sujet de l’actrice française,
qui succèdera donc à
Laurent Lafitte pour
Eye Haïdara dans À toute allure animer les cérémonies
d’ouverture et de clôture
de la 79 e édition. Révélée au grand public dans Le Sens de la
fête (2017) d’Éric Toledano et Olivier Nakache, Eye Haïdara a
commencé à tourner en 2007, dans Regarde-moi d’Audrey
Estrougo, après avoir fait ses armes au théâtre. Actuellement
à l’affiche de La Maison des femmes de Mélissa Godet, on la
retrouvera le 27 mai dans Mata de Rachel Lang (Warner
France), et dans L’Objet du délit d’Agnès Jaoui, encore à
dater (Studiocanal).
©Marie-Camille Orlando (c) 2024 - Gaumont - Les Grands Espaces - France 2 Cinéma
©UNIC ©pass Culture/Quentin Gendrot
CineEurope 2026 :
Phil Clapp honoré d’un
UNIC Achievement Award
Le directeur général de
la UK Cinema
Association – la fédération
des cinémas du
Royaume-Uni –, et
président de l’Union
internationale des
cinémas, sera distingué
pour sa contribution
exceptionnelle à l’exploitation
européenne. Un prix qui intervient alors que Phil
Clapp s’apprête à quitter la tête de l’UNIC, qui élira son
nouveau président lors de son Congrès à Barcelone, daté
du 22 au 25 juin prochains.
Pass Culture :
Pierre Mainguy nommé
directeur général délégué
Recruté en octobre 2025
comme directeur de
projet, chargé de la transformation
du pass Culture
en opérateur de l'État,
Pierre Mainguy devient le
numéro deux de la structure,
et travaille en étroite
collaboration avec la
présidente exécutive
Laurence Tison-Vuillaume. Le nouveau directeur général
délégué pilotera l’activité du comité de direction et veillera à la
mise en œuvre concrète des orientations définies par le comité
stratégique et la présidence du pass Culture. Il en poursuivra la
mutation en opérateur de l’État porteur d’une « mission de
service public en matière de démocratisation culturelle et d’affirmation
des droits culturels de la jeunesse ».
Pierre Mainguy a débuté sa carrière dans le conseil en stratégie
(chez L.E.K. Consulting), avant de rejoindre en 2011 le ministère
de la Culture, où il a occupé plusieurs postes à responsabilité.
Après un passage par l'ENA puis l’Inspection générale des
affaires sociales de 2020 à 2022, il était revenu à la Culture,
comme adjoint au directeur du livre et de la lecture
jusqu’en 2025.
Piratage : recul confirmé et nouvelles offensives
Entre l’encourageant bilan 2025 de l’Arcom et
les récents succès judiciaires de Canal+, la lutte
contre le piratage audiovisuel s’étend à de nouveaux
acteurs techniques et gagne en efficacité.
En diminution de 4 % sur l’année écoulée, et de 34 %
depuis 2021, la consommation illicite de produits
culturels – dont de films – et sportifs ne concerne
désormais “plus que” 14 % de la population internaute,
soit environ 7,7 millions de personnes. En 2018,
l’Arcom dénombrait 15,7 millions de consommateurs
illicites.
Sur ces cinq dernières années, le recours au streaming
et au téléchargement – qui représente 79 % de l'audience
illicite – a ainsi baissé de 36 %, et le live streaming de
70 %. L’autorité de régulation doit par contre se satisfaire
d’un « usage contenu » de l’IPTV, dont l’audience aura
cru de 200 000 à 900 000 internautes illicites entre
2018 et 2025.
En 2025, un total de près de 15 200 noms de domaine
ont été bloqués à la demande de l’Arcom, avec une
augmentation notable des blocages de services sportifs
(+71 % entre 2024 et 2025) et de sites miroirs (+37 %).
Le régulateur précise en outre avoir étendu ses demandes
de blocage, sous l'impulsion des ayants droit, à d'autres
Un Printemps du Cinéma 2026
à 2 millions de spectateurs
Après les 2,2 millions d’entrées de sa précédente
édition, ce Printemps du Cinéma affiche donc une
baisse de 9 %, sur un mois de mars qui dans l’ensemble
s'essouffle par rapport au très bon début d’année
(+20 % sur janvier et février 2026). Reste que sur les
trois jours de l'opération, les spectateurs ont été deux
fois plus nombreux à se rendre au cinéma que sur les
mêmes jours de la semaine précédente. « La croissance
de la fréquentation a été de +74 % dimanche, de +94 %
acteurs comme les DNS alternatifs (Google, Cloudflare…)
et les VPN (NordVPN, Cyberghost…).
Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre les sites
miroirs, la proposition de loi visant à conforter la filière
cinématographique prévoit d’élargir la liste des personnes
habilitées à saisir l’Arcom et de simplifier sa procédure
interne. Adoptée par le Sénat en février 2024, cette
proposition de loi est toujours en attente d’examen à
l’Assemblée nationale.
Un nouveau cap judiciaire pour Canal+
C’est dans ce contexte que, le 27 mars dernier, la Cour
d’appel de Paris s’est prononcée en faveur à Canal+ en
validant le blocage de services de streaming et d’IPTV
illégaux par les fournisseurs de DNS alternatifs Google,
Cloudflare et Cisco. Une première en France, qui entérine
la possibilité d’imposer à ces intermédiaires techniques
de bloquer les sites pirates, en complément des décisions
déjà obtenues contre les fournisseurs d’accès internet,
puis les CDN, proxys et VPN entre 2022 et 2025.
En parallèle, Canal+ a annoncé le déploiement progressif
de nouvelles mesures, dont le blocage par adresses IP.
L’opération organisée par la FNCF a boosté la fréquentation, mais sans atteindre ses résultats de 2025.
Le Printemps du Cinéma 2026 s’est déroulé sous le regard (et avec la
BA) de Spoiler Man, interprété par Ahmed Sylla.
En image : fin d’un cétacé
Le 28 mars dernier, sur la plage de l'Espiguette du
Grau-du-Roi, dans le Gard, a eu lieu le dernier jour de
tournage de La Baleine. Pour son premier long-métrage
de fiction, Sylvère Petit plonge dans l’obsession d’un
vigneron malade et misanthrope – interprété par Sergi
Lopez – pour une carcasse de baleine que la tempête a
rejetée sur la plage près de son village. La production
Films d'Ici Méditerranée/Imagic Telecom (Espagne) et
Iota Production (Belgique) sera distribuée dans les salles
françaises par Jour2Fête.
En attendant, dans un titre similaire mais un genre
différent, le distributeur proposera le documentaire
La Baleine et le musicien, avec le compositeur Rone,
à partir du 17 juin prochain.
©FNCF
©Films d'Ici Méditerranée/Jour2Fête
A.A.
lundi et de +115 % mardi », détaille la FNCF, et, sans
surprise, la moitié (47,6 %) des entrées de ce Printemps
ont été enregistrées sur le dimanche.
Les nouveautés de la semaine ont bénéficié de l’opération,
notamment Les Rayons et les Ombres de Xavier
Giannoli et Projet Dernière Chance de Phil Lord et
Christopher Miller, mais aussi les films familiaux en
continuation, Jumpers et Marsupilami, qui ont tous
deux vu remonter leurs moyennes d’entrées par séance,
ou encore La Maison des Femmes, qui a progressé de
3 % par rapport à la semaine précédente.
Pour la troisième année consécutive, le Printemps du
Cinéma était organisé en partenariat avec le CCCA-BTP,
et l’accompagnement de Canal+, AlloCiné et Europe 2.
Autant de partenaires qui seront au rendez-vous pour
La Fête du Cinéma, du 28 juin au 1 er juillet 2026.
6 N°513 / 1 er avril 2026
Production
©2025 Guy Ferrandis - Le Bureau Films - Les Compagnons du Cinema
L’Affaire Bojarski de Jean-Paul Salomé
2025, UNE ANNÉE DE TRANSITION
POUR LA PRODUCTION CINÉMA
L’observatoire de la production
cinématographique, présenté
mercredi 18 mars par le CNC, révèle
les tendances pour les films tournés
principalement l’an passé et qui
sont déjà sortis en salles ou le seront
prochainement.
Après les solides exercices 2023 (301 films) et 2024
(309 films), le nombre de films ayant reçu l’agrément
d’investissement est repassé sous la barre des 300 titres
en 2025 pour s’établir à 290 longs métrages. Une
baisse de 6,1 % par rapport à 2024 qui était, hors
2021 en raison du rattrapage post-Covid, une année
record pour la production. Ce repli résulte principalement
de la baisse significative du nombre de coproductions
minoritaires (62 films contre 78 en 2024),
quand les coproductions majoritaires bondissent
(75 films contre 52 en 2024).
Ainsi, sur les 290 titres agréés, 137 sont des coproductions,
soit 47,2 %, le deuxième plus haut niveau de la
décennie après 2022 (50,2 %) et bien au-dessus de 2024
(42,1 %). La France a coproduit avec 41 partenaires en
2025 (39 en 2024), principalement avec la Belgique
sur des coproductions majoritaires (38 films) et avec
l’Allemagne sur des coproductions minoritaires (13).
Les investissements dans la production agréée diminuent
légèrement, avec plus de 1,37 milliard d’euros injectés
(-4,8 % vs 2024). Une baisse que le Centre impute aux
apports français en recul (-7,5 % à 1,08 Md €), quand
les apports étrangers augmentent (+7 % à 294,3 M €,
plus haut niveau depuis 2012).
Moins de films à gros budget
Tendance similaire observée pour les 228 films d’initiative
française (FIF) agréés l’an passé, qui concentrent
1,115 Md € (-5,2 % vs 2024), où les investissements
étrangers (+51 %, à 84,7 M €) ne compensent pas la
baisse des apports français (-8 % à 1,03 Md €). Supérieur
à 5 M € en 2024, le devis moyen d’un FIF retombe
sous cette barre, à 4,89 M €, mais reste au-dessus de la
moyenne 2017-2019 (+19 %) ; la conséquence d’un
nombre de films à gros budget (+20 M €) divisé par
deux en 2025 (4 contre 8 en 2023 et 2024). Dans le
détail, il y a deux ans, les deux plus gros films étaient
Dracula de Luc Besson (45,2 M €) et Chien 51 de Cédric
Jimenez (42 M €) ; en 2025, il s’agit de Les Rayons et les
Ombres de Xavier Giannoli (31,1 M €), suivi de Karma
de Guillaume Canet (24 M €).
8 N°513 / 1 er avril 2026
1,37 milliard d’euros
Le montant des investissements
dans la production agréé
en 2025, soit 4,8 % de moins
qu’en 2024
©Blue Monday Productio s- France 2 Cinema
À noter que hors films à gros budget, le devis moyen
d’un FIF s’élève à 4,55 M €, en hausse constante depuis
2020 ; avec 3,48 M €, le devis médian atteint, lui, son
meilleur niveau de la décennie derrière 2017 (3,53 M €).
L’étude pointe un nombre record de FIF avec un devis
entre 7 et 10 M € (32 titres contre 23 en 2024), tandis
que les devis des FIF “du milieu” (entre 4 et 7 M €)
affichent leur plus faible niveau (34 films) depuis 2015.
Dans le détail par genre, 173 fictions ont été agréés en
2025 (180 en 2024) pour un devis moyen de 5,5 M € ;
16 FIF d’animation ont été agréés, un record (9 en
2024), pour un devis moyen de 8,12 M € ; la production
documentaire recule (39 contre 42), pour un devis
moyen de 0,67 M €.
Canal+, premier financeur malgré un
recul des investissements
Plus d’un tiers des devis est financé par le tandem producteurs-diffuseurs
(70 %), même si leur part baisse par
rapport à 2023 et 2024. Les diffuseurs ont accompagné
moins de FIF l’an passé (156, -8 % vs 2024), tout en
affichant un apport moyen de 2,33 M €, proche du
niveau record de 2024 (2,41 M €). Une baisse globale
que le CNC impute à deux aspects. D’une part, au nouvel
accord conclu avec Canal+ qui a mené à une diminution
de ses apports : le groupe représente 42,9 % des investissements
diffuseurs en 2025 avec les 155,6 M € injectés
(-13,7 % vs 2024) dans 121 films d’initiative française
(-12,3 % vs 2024). Une baisse toutefois moins forte
qu’attendue, le Centre anticipant un nouveau recul pour
2026. D’autre part, à l’investissement moindre des chaînes
privées gratuites, de l’ordre de -33 % pour TF1
(32,8 M €) et -26,9 % pour M6 (24,5 M €).
Nino de Pauline Loquès, produit par
Blue Monday, coproduit par France
2 Cinéma et Belleville Production
et distribué par Jour2Fête, a eu le
soutien de Ciné+ OCS et Disney+.
Genre des 290 films agréés en 2025 Source : CNC
et le % que chacun représente dans le total
48 Documentaires
16,6%
16 Films d'animation
5,5%
Si la fiction reste largement
majoritaire au sein de la production,
il convient de noter la belle présence de
l’animation, qui affiche ainsi son deuxième
niveau historique, derrière les 18 titres agréés
en 2023. Toutefois, le devis moyen (8,15 M €) est
presque divisé par deux par rapport au record
de 2024 (14,6 M €), en raison d’un nombre
plus faible de gros budgets : en 2025, un seul
film d’animation présente un devis supérieur
à 20 M €, Wings of Freedom de François-Xavier
226 Fictions
77,9%
Aubague, Emmanuel Gorinstein
et Laurent Zeitoun (20,7 M €,),
contre 32,9 M € pour le seul Astérix et
le Royaume de Nubie d’Alexandre Heboyan en
2024. Avec 48 titres agréés, le documentaire
confirme sa dynamique retrouvée en 2024 (52)
après un cru 2023 délicat (40). À noter que Les
Vacances de Golo et Ritchie de Martin Fougerol
et Ahmed Hamidi possède le devis le plus élevé
des documentaires d’initiative française en
2025 (3,94 M €).
©The Jokers
21 %
La part des plateformes de
streaming dans les investissements
totaux des diffuseurs
pour le financement des films
Maya donne moi un autre titre de Michel Gondry
Le coût moyen d’un film d’animation s’élève à 4,86 M€ en 2025.
Le plus cher de l’année est La Plus précieuse des marchandises de
Michel Hazanavicius (12,5 M€), les deux moins chers étant Maya,
donne-moi un titre et Maya, donne-moi un autre titre, de Michel
Gondry, produits pour moins d’1M€. C’est la première fois depuis
2017 qu’un film d’animation relève de cette tranche de coût,
indique le CNC.
N°513 / 1 er avril 2026
9
Production
L’INQUIÉTANTE ÉROSION
DES FILMS “DU MILIEU”
Malgré l’apparente stabilité de l’étude publiée par le CNC, certaines tendances
préoccupent les syndicats de producteurs, à l’image du péril entourant la
pérennité des longs métrages au budget entre 4 et 7 millions d’euros.
Le constat est unanime pour l’Union des producteurs
de cinéma (UPC) et le Syndicat des producteurs
indépendants (SPI) : la polarisation s’accentue dans
la production des films d’initiative française (FIF).
D’un côté, les œuvres au budget inférieur à 4 millions
d’euros (M €) bénéficient des clauses de diversité ; de
l’autre, les titres plus ambitieux au budget supérieur
à 7 M € captent une grande proportion des financements.
Au centre, les films “du milieu” se retrouvent
dans une position de plus en plus délicate, avec un
nombre d’agréments en baisse ces dernières années
(voir tableau). « Ils représentent pourtant la majorité de
l’offre cinématographique française et se révèlent essentiels
pour le box-office, avec en moyenne 300 000 entrées par
film », souligne Marc Missonnier, président de l’UPC.
Nombre de films d’initiative française selon le devis
300
265
237 240
221 222
200
188
100
Source : CNC
208
239
231 228
La menace qui pèse sur le cœur battant de la production
tricolore résulte notamment d’un fléchage inégal des
investissements entre les projets. En témoignent les
services de médias audiovisuels à la demande (SMAD,
comme Netflix ou Disney+), qui « représentent une
part non négligeable du financement des films mais se
concentrent surtout sur les projets à gros budget et ne
couvrent pas la totalité du spectre de la production »,
note Marion Golléty, déléguée cinéma du SPI. Malgré
une forme de relais, les apports des plateformes « ne
compensent pas » la baisse structurelle des investissements
des chaînes de télévision.
Sous tension
Chez les producteurs indépendants, la situation se
tend : contraints de trouver d’autres sources de financement,
ils mobilisent leurs fonds de soutien de manière
intensive. Mais cette réserve n'est pas inépuisable.
« On arrive à l’os, prévient Marc Missonnier. Aujourd’hui,
très rares sont les films pour lesquels le producteur ne
0
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
moins de 1 M€ 1 M€ à 4 M€ 4 M€ à 7 M€ 7 M€ à 10 M€ 10 M€ et plus
prend pas un risque financier majeur, qui l’empêche de
se constituer des “couloirs de recettes” sécurisés. » Outre
la survie des structures indépendantes, cette précarité
économique a des conséquences directes sur la création,
notamment le recul du nombre de jours de tournage,
comme l’avait déjà montré l’étude présentée par l’UPC
aux dernières Rencontres de l’ARP [voir Boxoffice Pro
du 19/11/2025]. « Les films continuent à se faire, mais
dans des conditions plus difficiles », relève Marion Golléty.
« Plus généralement, et pour éviter que cette tendance
conjoncturelle ne devienne structurelle, il faudrait que la
nouvelle génération d’accords avec les diffuseurs intègre
©Haut et Court
des clauses “volume” et de diversité renforcées afin d’assurer
une meilleure répartition des ressources », estime la déléguée
cinéma du SPI. Elle espère qu’après un cru 2025
« atypique », en 2026, avec « la montée en charge prévue
par l’accord des investissements du groupe Canal et du
nombre de films préachetés, la situation soit moins tendue
pour la production indépendante ».
Marc Missonnier se montre optimiste pour l’exercice en
cours, porté par un cinéma français riche d’œuvres de
qualité pour tous les publics. « Tant que la salle est préservée,
il y aura toujours des films. Et si les entrées remontent, cela
incitera sans doute les distributeurs à réinvestir davantage. »
La vigilance sera accrue en 2027, notamment en raison
des échéances électorales, les représentants des producteurs
espérant une issue favorable qui ne viendrait pas compromettre
« notre écosystème et ses piliers, qui en font l’un des
garants de la souveraineté culturelle française ».
Tanguy Colon
La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa
n’est pas le film le plus cher du monde : avec un
budget de moins de 5 M€, il a rassemblé plus de
910 000 spectateurs depuis sa sortie en octobre
2025 par Haut et Court.
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France TV a davantage investi (58,9 M €, soit +1,6 %
vs 2024) et reste le second partenaire financier du
cinéma français. Mais globalement, ce sont les services
de vidéo à la demande par abonnement (Disney+,
Netflix et consorts) qui talonnent désormais Canal+,
avec 76,1 M € investis. Un chiffre stable par rapport
à 2024 (76,4 M) mais qui, dans ce contexte baissier,
accroît le poids des streamers, lesquels représentent
plus de 20 % des apports des diffuseurs. De plus, le
nombre de FIF préfinancés par les plateformes de
streaming ne cessent de progresser : 40 en 2023, 45
en 2024, 54 en 2025, principalement porté par Disney+
(23 films contre 10 en 2024), résultant de son accord
conclu l’an passé avec les organisations du cinéma.
Le service se positionne souvent en première fenêtre
de diffusion (13 titres sur les 23) et compense la baisse
des investissements de Netflix (-35,1 %), tout comme
le nouvel acteur récemment arrivé, Paramount+, qui
a financé 4 FIF l’an passé. Notons que les apports des
plateformes tendent principalement vers les films à
gros budget, le devis moyen s’établissant à 8,5 M €
pour les projets concernés.
Par ailleurs, la part de minima garantis (MG) des
distributeurs de films, éditeurs vidéo et exportateurs
dans le financement des devis augmente pour la deuxième
année consécutive (9,7 % en 2023, 10,4 % en 2024 et
12,6 % en 2025). Un niveau qui reste cependant dans
la fourchette basse des 20 dernières années (16,1 % en
moyenne). Toutefois, plus de 84 % des FIF agréés ont
bénéficié d’un MG, un record, tandis que 100 % des
films “du milieu” en ont reçu. Le CNC pointe le recul
marqué des aides régionales et une mobilisation moindre
du soutien automatique, liée à la fréquentation en berne
l’an passé. Enfin, une tendance qui ne semble pas
s’inverser reste préoccupante : la part des œuvres réalisées
par des réalisatrices n’évolue pas ; pis, l’écart des devis
avec les réalisateurs s’accentue.
Tanguy Colon
RANG
Nombre de films d'initiative française
agréés en 2025 par catégorie
Source : CNC
250
200
150
100
50
0
FILM
228
1 er film 2 e film 3 e film 4 e film et plus
TOP 5 des films au devis le plus élevé en 2025
RÉALISATEUR
En 2025, le nombre de premiers films
agréés est en léger recul par rapport
à 2024 (70 œuvres) et à la production
annuelle moyenne de la dernière
décennie (71 titres). Le devis moyen
s’élève à 2,74 M €, avec un seul premier
long dépassant la barre des 10 M €
en 2025 : La Fille dans les nuages
réalisé par Philippe Riche (13,4 M €).
Le nombre de deuxièmes films recule
plus nettement par rapport à 2024
(48) et affiche son plus bas niveau de
la décennie (42 titres en moyenne). Le
CNC note que la part des premiers et
deuxièmes longs en 2025 (44,3 % de la
production d’initiative française) est
la plus faible depuis le début du suivi
statistique en 1994 (49,3 % entre 2016
et 2025).
BUDGET
(EN M€)
1 LES RAYONS ET LES OMBRES Xavier Giannoli 31,1
2 THE ENTERTAINMENT IS DOWN* Ruben Ostlünd 28,3
3 PATHERNOPE* Paolo Sorrentino 26,5
4 KARMA Guillaume Canet 24
5 CHANGER L'EAU DES FLEURS Jean-Pierre Jeunet 21,3
Source : CNC
*coproduction française minoritaire
©Apollo Films
La part des diffuseurs progresse,
celle des distributeurs diminue
Outre le financement prévisionnel, l’étude du CNC se penche aussi sur le financement définitif
des films d’initiative française, donc déjà sortis en salles, via l’agrément de production.
Sur ce point, 216 titres ont été agréés en 2025, en baisse par rapport à l’exercice 2024
record (233), mais un volume supérieur à la moyenne sur 10 ans. L’écart entre le devis et
les coûts définitifs d’un film s’élève à -5 %, dans la moyenne de la décennie (-5,4 %). Le
coût moyen de production par titre diminue aussi après trois ans de hausse (4,2 M €,
-15,5 % vs 2024).
L’apport des diffuseurs poursuit son accélération (36,4 % vs 32,3 % en 2024), grâce notamment
à l’intégration des plateformes dans l’écosystème cinéma. A contrario, la part de MG
des distributeurs est au plus bas depuis 2012 (11,7 % vs 14,1 % en moyenne sur la
décennie). Les financements publics pèsent davantage, notamment le crédit d’impôt
cinéma (14,8 % vs 13 % en 2024), mais restent deux fois plus bas que la moyenne européenne
(47 % du financement).
Et pour 2026… Apollo a annoncé le début du tournage de La Dalle, réalisé par Kévin Debonne
et écrit par Kouthair Baccouche. Le film met en scène deux amis de la Cité du Chemin-Vert
à Bobigny, incarnés par les comédiens Daouda Keita et Alexander Ferrario, vus sur scène
dans le spectacle La Haine, jusqu’ici rien n’a changé. Le film est produit par Calt Cinéma/Marc
Stanimirovic, coproduit par France 2 Cinéma et Apollo Films – qui le distribuera en salle –, avec
le soutien de Prime Video et une Sofica réunissant Cinécapital 10, La Banque Postale Image 20
et Palatine Étoile 2.
N°513 / 1 er avril 2026
11
Retour sur...
RENCONTRES DU SUD
POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PLAISIR
Exploitants, distributeurs
et fournisseurs : plus de 300
professionnels se sont retrouvés
à Avignon du 16 au 20 mars, pour
découvrir une sélection de 20 films
parfaitement paritaire, 10 étant
signés de réalisatrices. Deux d’entre
elles ont d’ailleurs été distinguées
par les deux jurys, l’Afghane
Shahrbanoo Sadanla et la Marocaine
Meryem Benm’Barek. Entre les
débats avec les équipes artistiques
et les temps de convivialité
ensoleillés, le rendez-vous a montré,
une fois de plus, combien les
Montreurs d’images de tous horizons
– l’ancien président de l’Afcae
François Aymé qui a été honoré,
l’Association des itinérants qui tenait
son AG ou des représentants de
la grande exploitation… – savent
savourer ensemble le goût de…
l’expérience collective.
Le cinéma Le Vox, place de l’Horloge, a accueilli le volet professionnel des Rencontres du Sud, auxquelles participent aussi
Utopia Avignon, Le Capitole My Cinewest du Pontet et le Rivoli de Carpentras pour des séances publiques.
Photos © Rencontres du Sud 2026 / Guillaume Samama
José Mari Goenaga, réalisateur de Maspalomas, et son
distributeur Daniel Chabannes (Épicentre Films)
Jérémie Renier, venu présenter son premier long métrage
Un monde à l’autre, en compagnie de Lucien Paris
(Pan Distribution)
Le président des Rencontres du Sud, René Kraus, aux
côtés de Frédéric Perrin… qui lui succèdera pour l’édition
2027 !
©Virginie Surdej
Laurent Cotillon de Cine Group, aux côtés du jury de Montreurs d’images :
Philippe Wernert (Megarex à Haguenau), Nicolas Charret (UGC Distribution), Laura
Roupioz (Les Toiles du Lac à Aix-les-Bains), Priscilla Schneider (Quai des Lumières
à Frontignan), et le président François Aymé (Jean Eustache à Pessac). « Nous avons
récompensé, à l’unanimité, un film surprenant que nous voulons tous programmer dans
nos salles, que nous recommanderons à nos amis et nos familles. »
Le Prix des Montreurs d’images a été décerné à No Good Men de l’Afghane Shahrbanoo Sadan,
qui explore avec intensité le parcours d’une femme cameraman afghane durant ses derniers jours
de liberté avant… le retour des Talibans. Le film, qui avait fait l’ouverture de la Berlinale en
février dernier, sera distribué par Condor, à une date qui reste encore à déterminer.
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Reem Kherici, Pour le plaisir ! (Studio TF1)
Gaya Jiji, réalisatrice de L’Étrangère (Tandem)
Isabel Coixet, réalisatrice de Trois adieux (Nour Films)
Photos © Rencontres du Sud 2026 / Guillaume Samama
Meryem Benm’Barek, réalisatrice de Derrière les palmiers (Pyramide)
… auquel le jury composé de onze élèves du Lycée polyvalent Philippe de Girard
d’Avignon a décerné son prix.
Le comédien Lyes Salem et le réalisateur Fabien Gorgeart pour
C’est quoi l’amour ?, co-distribué par Zinc. et Memento
Olivier Nakache et Éric Toledano, Juste une illusion (Gaumont) – voir aussi p.16-17
François Aymé, Victoire du Cinéma 2026, entouré de Laurent Cotillon et Julien Marcel (Boxoffice Pro/Cine Group)
Lily-Fleur Pointeaux, actrice, Suzana Sabino, compagne
de Philippe Croizon, Marie-Castille Mention-Schaar,
réalisatrice, et Philippe Croizon, réunis Pour le meilleur
(Le Pacte)
Sophie Beaulieu, pour son premier long-métrage
La Poupée (Ad Vitam)
Martin Darondeau et Bertrand Usclat, pour De la Comédie-
Française, qu’ils ont co-réalisé (Zinc.)
N°513 / 1 er avril 2026
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Un outil commun au service de toute la filière
RECIF est né d’une initiative simple : mettre à
disposition des exploitants volontaires une offre
structurée, dédiée aux CSE, collectivités, revendeurs et
programmes d’incentive, commercialisant des contremarques
non nominatives échangeables en salle.
C’est depuis le service Cartes Pro / CSE de CGR
Cinémas, sous l’impulsion de François Letort, professionnel
du cinéma depuis plus de vingt ans et
fin connaisseur des enjeux de la billetterie BtoB et
des réseaux de distribution, que cette démarche a
pris forme, avant d’être ouverte à l’ensemble de la
profession. Ce réseau neutre et solidaire permet à
chaque cinéma partenaire d’accéder à une billetterie
BtoB organisée, d’élargir sa visibilité auprès de ces
acteurs et de bénéficier d’un canal de distribution
pensé pour répondre aux besoins du terrain. Sans
logique concurrentielle, RECIF est avant tout un outil
commun pour soutenir la fréquentation du cinéma
de proximité, au bénéfice de toute la profession.
Le déclic : deux réflexions qui convergent
L’idée de RECIF naît de deux constats convergents.
D’abord, la volonté commune des différentes instances
invitant chaque acteur de la filière à réfléchir, à son
échelle, à des solutions pour pérenniser les entrées en
salles. Ensuite, les attentes exprimées par les clients
BtoB, CSE, collectivités et institutions rencontrées
lors de salons professionnels sur l’ensemble du
territoire, désireux de proposer une offre cinéma
plus large et mieux répartie géographiquement.
RECIF répond à ces deux attentes : ouvrir
cette billetterie à l’ensemble des exploitants
volontaires afin d’en amplifier l’impact et
de renforcer la fréquentation globale.
Un enjeu collectif pour toute la profession
Dans un contexte de fréquentation fluctuante, la
billetterie vendue hors canaux traditionnels joue un
rôle important pour l’ensemble des salles, quelle
que soit leur taille. Elle génère des entrées par
effet d’aubaine financière, indépendamment de
l’actualité des sorties, et relève davantage d’une
action sociale que d’un acte d’achat individuel.
Elle est portée par des structures : CSE, collectivités,
associations dont la mission est de favoriser
l’accès aux loisirs de proximité à tarif préférentiel.
la vitalité de
toute notre
industrie.
C’est
pourquoi
RECIF
est conçu
comme un
outil partagé,
et non comme
un avantage
concurrentiel. »
Dans cette logique,
RECIF ne crée pas de
hiérarchie entre les salles
: chaque cinéma partenaire bénéficie
des mêmes conditions d’accès au réseau et
contribue, à sa mesure, à élargir l’offre proposée
aux clients BtoB sur l’ensemble du territoire.
Une mise en place technique simple
et immédiate
Pour les exploitants
partenaires, rejoindre
RECIF ne bouleverse
pas le quotidien.
Techniquement et
commercialement,
tout est déjà en
place : les billetteries
sont
compatibles
et activables
notamment via
Boost, CinéOffice
ou MonnaieService.
En réunissant
autour d’une billetterie
commune des exploitants
de toutes tailles, grands groupes, cinémas indépendants,
salles Art et Essai, RECIF agit comme un outil
de coopération territoriale au service de la fréquentation
et du cinéma de proximité. Un projet de filière,
ouvert à tous, sans exclusivité ni concurrence interne.
« Nous sommes tous dans le même bateau », rappelle
François Letort, Responsable Cartes Pro CSE / RECIF. «
La santé de chaque salle, quelle qu’elle soit, contribue à
R éseau E ngagé de C inéma I ndépendants F rançais
Retrouvez la liste des cinémas sur recif.fr
Distribution
©Manuel Moutier © 2026 ADNP - Ten Cinema - Gaumont - TF1 Films Production - Quad+Ten
RENCONTRE AVEC
OLIVIER NAKACHE ET ÉRIC TOLEDANO
C’est ce que l’on appelle une valeur
sûre du cinéma français. Le duo “Toledano
et Nakache” est de retour avec
Juste une illusion, un film générationnel
qu’ils partagent avec générosité,
et un certain sentiment d’urgence.
Juste une illusion marque votre cinquième collaboration
avec Gaumont, depuis Intouchables en
2011. Qu’est-ce qui nourrit cette fidélité ?
Éric Toledano : La fidélité en général fait partie de notre
façon de faire les choses. À commencer par celle que
nous avons l'un envers l'autre, Olivier et moi, mais
également envers notre producteur Nicolas Duval et
Quad, avec lesquels nous avons fait nos neuf films. Mais
il y a aussi une fidélité quand on s'entend bien avec des
équipes, ce qui est le cas avec Gaumont, qui nous a déjà
accompagnés dans l'expérience hors-dimensionnelle de
Intouchables, au national comme à l'international. On
se connaît, on sait comment les uns et les autres travaillent
et on sait que, quelque soit la hauteur du film, l’expérience
sera heureuse.
Nous vous attendions d’ailleurs sur votre mois
fétiche d’octobre 2026. Pourquoi cette sortie “anticipée”
sur le 15 avril ?
Olivier Nakache : Nous avons en effet beaucoup de
réflexes fétichistes, comme celui de toujours organiser
une projection test au Grand Mercure d’Elbeuf, chez
Richard Patry. Ce que nous avons fait avec Juste une
illusion début janvier, et il s'y est passé quelque chose :
tout comme la nécessité que nous avions ressenti avec
Éric de tourner ce film à ce moment-là dans nos vies,
nous avons cette fois éprouvé une forme d’urgence à ne
pas le quitter à la fin du montage et à l’accompagner
immédiatement vers sa sortie. Nous avons donc convoqué
une réunion avec nos amis de Gaumont pour leur dire
que nous souhaitions déroger à notre “règle du mois
d'octobre”. Et ils nous ont répondu : « Comme vous aimez
faire des tournées et aller à la rencontre des exploitants, il y
a le 15 avril. »
D’où vous vient ce goût particulier pour
les tournées ?
Olivier Nakache : C’est un moment particulier où notre
film est encore… “à nous”. On vient le prêter puis on le
reprend ; et à un moment donné, on va passer notre bébé
à ces maillons capitaux de la chaîne : les exploitants qui
travaillent notre film auprès de leur public qu’ils connaissent.
Nous avons noué des relations très fortes avec certains
d’entre eux et nous adorons ce moment, qui nous permet
à la fois d'augmenter notre taux de cholestérol... et de
prendre le pouls de la salle de cinéma. Avec Éric, nous
écrivons, tournons et montons nos films uniquement
en pensant aux gens qui le verront dans une salle de
cinéma. Nous ne serons jamais rassasiés de cette drogue-là
qui est de les entendre rire. C'est un moment privilégié
dont nous voulons profiter à fond.
Au-delà de la dimension autobiographique, qu'estce
que la France des années 1980 ressuscitée dans
Juste une illusion dit à la France d'aujourd'hui ?
Éric Toledano : Elle dit qu'on a perdu une part de notre
commun et qu'il y a une archipélisation de la société, où
chacun a son écran, ses goûts, sa data qui lui conseille
des choses qui nous font de plus en plus respirer notre
propre odeur. Et la polarisation est devenue si douloureuse
aujourd'hui que les gens ne se voient plus comme des
adversaires mais des ennemis, délitant le terrain de la
discussion et donc de la démocratie. L’idée de Juste une
illusion n’est pas celle, passéiste et nostalgique, d’un
« C'était mieux avant ». Chaque époque a ses peurs
“totems”, ses guerres, ses attentats, ses virus. Ce qui a
changé, ce ne sont pas les problèmes, mais la façon de
les aborder, en exaltant beaucoup plus nos différences
que ce que nous avons en commun.
Et la place de la salle de cinéma dans tout ça ?
Éric Toledano : Avec Olivier, nous avons une grande
passion pour cet endroit-là. Et encore plus aujourd'hui,
car dans une société qui s'individualise, il reste un des
rares endroits où on se mélange, où il y a du débat, où
on discute, où on est ému, où on se marre à côté de gens
que l’on ne connaît pas. Par contre, j’ai une petite allergie
pour ceux qui allument leurs téléphones dans les salles…
La luminosité et l'absence de concentration me gênent.
D’ailleurs, le film raconte également un monde
numérique en émergence, et tout un autre sur le
point de disparaître…
Éric Toledano : Il raconte notamment un monde dans
lequel une copine pouvait venir à la maison alors sans
prévenir. Même les surprises sont d'un charme désuet
16 N°513 / 1 er avril 2026
dont le monde d’aujourd'hui, où l’on meurt un peu de
prévisibilité. Mais au fond, même les couleurs, la texture
et la bande son de nos vies ont changé, au fond, rien n'a
changé : on se pose toujours des questions existentielles
et on tombe toujours amoureux.
Depuis 20 ans, vous réalisez des longs métrages et
autant de succès, au rythme d’un tous les deux-trois
ans. Mais est-ce que, comme dirait l’oncle Ben de
Spider-Man, avec de grands pouvoirs… arrivent
également de grandes responsabilités ?
Éric Toledano : Notre succès avec Intouchables a été un
brin déraisonnable. À partir de ce moment-là, nous avions
une forme d'obligation morale de nous investir pour que
tout le monde puisse faire ou continuer à faire des films.
Et pour nous qui avons eu la chance de voyager dans des
dizaines de pays, je peux vous assurer que le “modèle
vertueux” français n’est pas juste une formule, mais une
réalité pour laquelle il faut se battre. Je me suis moi-même
investi à un moment à l’Académie des César, et suis très
heureux et très fier de voir que cette célébration du cinéma
français ait retrouvé sa grandeur après les tourbillons
qu'elle a pu connaître. Olivier s’est investi en tant que
vice-président de L’ARP. Tout le monde qui a profité de
ce système doit, à un moment, faire sa part et être garant
de sa diversité et de sa pérennité.
Olivier Nakache : Tous les deux mois, on annonce la
mort du cinéma. À chaque fois, c’est une bataille, et
heureusement, à chaque fois, il y a des gens qui luttent
pour réguler tout ça et que tout ça tient… Et puis, il y
a un miracle : un film – quel qu’il soit – qui fait cinq,
sept, voire dix millions d'entrées, et qui offre une belle
bouffée d'oxygène, à tous. Il y a deux ans, nous avions
été très attristés par “la mort” de l’UGC Normandie
sur les Champs. Le 13 mars dernier, nous inaugurons
le sublime Véo Cartoucherie à Toulouse, ; bientôt, nous
serons au Alice Guy de Bobigny… Bref, tous ces cinémas
que nous voyons naître et fleurir, c’est un magnifique
espoir pour nous.
On ne peut pas vous quitter sans vous demander
vos prochains projets !
Olivier Nakache : Il y en a toujours mais là, nous
voulons vivre à fond la sortie de Juste une illusion. Et
dès le 16 avril au matin, nous allons nous remettre au
travail.
Éric Toledano : Mais cette fois-ci, nous n’aurons pas
“l'angoisse du dimanche soir” où on ne sait pas trop
où on va ; nous avons un peu anticipé la suite et avons
déjà quelques pistes, que nous annoncerons dans
quelques semaines.
©AD
Une tournée
“retour aux sources”
Parmi les défis de la sortie de Juste une illusion, avancée
d’octobre à avril, figure celui d’une tournée mise en place
en un temps record par Gaumont, « au départ sans affiche
ni bande-annonce, juste avec la promesse faite au public de
retrouver Éric Toledano et Olivier Nakache », relate Aurélien
Dauge. Avec son adjointe Marilyn Lours et la responsable
des tournées Jacqueline Kana, le directeur de la programmation
cinéma de Gaumont a donc conçu une tournée
inédite qui a commencé… là où généralement se
terminent les autres : en périphérie parisienne.
« Précisément au Cinéma des Capucins de Coulommiers,
puis à Lieusaint, Fontainebleau ou encore à Élancourt, où le
film a été tourné. Une manière de rester fidèle à cette périphérie
de classes moyennes, rarement montrée à l’écran. »
Propos recueillis par Aysegül Algan
©Manuel Moutier © 2026 ADNP - Ten Cinema - Gaumont - TF1 Films Production - Quad+Ten
Le 22 mars, la tournée de Juste une illusion passait par
l’emblématique Grand Rex de Paris, qui a réuni 2 400
spectateurs, et quelques guest stars, dont le “véritable”
Michel Drucker et Lee John du groupe Imagination,
interprète de “Just an illusion”.
Le voyage se conclura, le jour de la sortie, avec un grand
tour des salles parisiennes, après avoir visité plus de 70
cinémas à travers la France, des grandes villes comme des
petites agglomérations, des centres-villes comme des
zones péri-urbaines, en compagnie de Camille Cottin,
Louis Garrel, Pierre Lottin, ou encore les jeunes Simon
Boublil et Alexis Rosenstiehl, découverts au terme d’un
long casting. « Sans compter toutes les projections que Éric
Toledano et Olivier Nakache font auprès des associations
dans lesquelles ils sont investis. » En outre, le parcours a été
articulé avec les grands rendez-vous des exploitants du
mois de mars, comme les Rencontres du Sud à Avignon et
le congrès Cinédiffusion en Bretagne.
Déployé sur un total de sept semaines, le dispositif aura
particulièrement privilégié les dates de week-end, « afin
que ce film universel et fédérateur, dans un esprit entre La
Boum et Le Sens de la fête, puisse toucher les familles et,
par extension, le public le plus large possible ». Pour ce
faire, Juste une illusion pourra compter sur le soutien du
label “UGC Spectateurs”, le label “On a vu, on a aimé” de
mk2, et sur de nombreux partenariats média : Le Nouvel
Obs, Elle, Le Parisien ou encore France Inter, « ce qui dit déjà
quelque chose de son statut de film populaire à la signature
immédiatement identifiable », note Aurélien Dauge.
Enfin, à noter que vendredi 10 avril, tous les cinémas qui
auront daté le film (y compris en continuation), pourront
le proposer en avant-première, avant sa sortie nationale
le 15 avril, sur une combinaison d’environ 550 copies.
A.A.
N°513 / 1 er avril 2026
17
Distribution
©Universal France
UNIVERSAL TOUR 2026
UNE ODYSSÉE RÉGIONALE EN 12 ÉTAPES
Durant tout le mois de mars, l’équipe
programmation d’Universal Pictures
France a sillonné les régions à la
rencontre des exploitants, pour un
tour élargi cette année à 12 villes.
Avec bientôt un Mario, un Michael, un Spielberg et un
Nolan… le line-up Universal est plutôt minion. Mais
plus encore que de montrer ces films, bien identifiés tout
en étant encore tenus secrets, ce troisième Tour de France
du distributeur visait avant tout à renforcer le contact
direct avec les exploitants, « surtout ceux des petites villes,
qui ne peuvent se déplacer aux grands événements nationaux,
souligne la directrice des ventes Céline Demoulin.
De notre côté, nous découvrons concrètement les investissements
qui sont faits localement, comme au magnifique cinéma de
Dole, tout neuf, ou celui de Nevers, repris par Cinewest ».
Josh O’Connor et Emily Blunt dans Disclosure Day de Steven Spielberg
Ainsi de Blois à L’Isle-sur-la-Sorgue et de Bressuire à
Épinal, ils ont été plus de 500 à participer à ces conventions,
« avec chaque fois un temps d’échanges de 30 à 45
minutes, précise Julien Esnouf, programmateur des
régions Lyon et Est et en charge de l’organisation du
tour. Nous pouvons ainsi discuter en toute transparence,
aussi bien avec des directeurs de circuits que de petites salles
indépendantes, de l’accès au film et des conditions d'exploitation
». Céline Demoulin ajoute qu’en tant que
major, « on est parfois perçu comme un méchant américain
qui veut imposer sa loi. Or chez Universal, nous adaptons
vraiment nos demandes en fonction du potentiel de chaque
film et de chaque salle. Et en réunissant dans nos conventions
la petite, moyenne et grande exploitation, cela permet aussi
aux exploitants de parler entre eux et d'apaiser les tensions,
ce qui s’inscrit dans la démarche du comité de concertation
mis en place par le CNC ».
©© Universal Studios. All Rights Reserved.
Avec des partenaires comme CineSociety ou Access
Dynamic, ces rencontres visent aussi à mieux accompagner
les salles dans la promotion locale des films, de répondre
à leurs demandes d’outils et de matériel, et d’aborder le
sujet du partage de data entre exploitants et distributeurs,
« pour lequel Xavier Albert, notre directeur général, milite
depuis dix ans », rappelle Céline Demoulin. Face à la
concurrence des plateformes qui, elles, savent parfaitement
qui sont leurs abonnés, les salles semblent de plus en plus
réceptives à l’idée de mieux utiliser leurs données spectateurs,
notamment après une année 2025 difficile,
« même si certains exploitants expriment encore des craintes,
comme on a pu en observer sur le partage des données sur
les séances et recettes, qui a pourtant évolué positivement ».
Le CNC est aussi un acteur clé pour mobiliser sur un
partage… gagnant-gagnant.
Un line-up riche en blockbusters
Paradoxe de cette année : Universal a tant de “gros”
films qu’il n’a pas pu les dévoiler aux exploitants
français, même s’ils ont pu en découvrir les nouvelles
bandes annonces, 12 minutes exclusives de Michael,
un extrait des Minions 3, et Reminders of Him dans
son intégralité, ce tour coïncidant avec sa sortie.
Il s’est achevé à la veille du lancement de Super Mario
Galaxy Le Film ce 1 er avril, « l’une de nos franchises
les plus importantes », précise la directrice des ventes.
Une sortie équivalente à celle du premier volet, qui a
fait plus de 7 millions d'entrées en 2023. « Ce nouveau
film devrait avoir le même potentiel, sachant qu’il cible
aussi bien les enfants que les adultes »… et qu’il arrive
pour les vacances de Pâques. Le nombre de copies
sera ainsi adapté en fonction du marché et des périodes
de forte affluence.
Pour Michael, « un film popcorn grand public dont la
sortie sera maîtrisée le 22 avril ». Le film sortira sur 450
sites pour s’élargir et profiter d’une « longue exploitation
estivale grâce au bouche-à-oreille qui sera à n’en pas
douter excellent ».
18 N°513 / 1 er avril 2026
Suivra un autre film musical, Iron Maiden : Burning
Ambition le 13 mai, un documentaire retraçant la
trajectoire du groupe de metal à travers les décennies
et qui sera programmé dans 200 salles environ, avant
les sorties « calibrées » de cet été. À commencer par le
nouveau film d’animation des studios Illumination,
Minions vs Monsters le 24 juin, puis de L’Odyssée de
Christopher Nolan. Pour Disclosure Day de Steven
Spielberg, le film est encore très secret, « mais nous
savons déjà que nous nous orientons vers une sortie plus
proche de blockbusters comme Ready Player One ou
La Guerre des Mondes que de Fabelmans », estime
Céline Demoulin. La rentrée sera dans un tout autre
registre– des comédies romantiques Finding Emily et
Raison et sentiments en septembre, le film d’horreur
Malfaisante en octobre –, « des genres que nous avons
l’habitude de travailler ». Autre exemple de la variété
du line-up Universal, la collaboration avec deux studios
d’animation majeurs, pour un total de deux à trois
films par an : le prochain DreamWorks, L’Île oubliée
(Forgotten Island), sortira pour les vacances de la Toussaint
2026 – « comme Le Robot sauvage ou Abominable
qui avaient chacun presque atteint les 2 millions d’entrées »,
rappelle Julien Esnouf – et pour 2027, CoComelon :
The Movie puis Shrek 5 sont déjà annoncés, ainsi
qu’une nouvelle production Illumination, sans oublier
Line up 2026
22 avril : MICHAEL
13 mai : IRON MAIDEN : BURNING AMBITION
10 juin : DISCLOSURE DAY
24 juin : DES MINIONS ET DES MONSTRES
15 juillet : L’ODYSSÉE
12 août : TOI, MOI ET LA TOSCANE
le Dragons 2 en live action d’Universal. Le studio fait
en revanche une pause sur les acquisitions françaises
– la dernière ayant été L'Homme qui rétrécit – en raison
d’un line-up… déjà bien chargé jusqu’en 2028.
Comme les années précédentes, ce Tour a donné
l’occasion d’un focus sur le label Universal Auteurs,
lancé il y a un an pour permettre aux exploitants
d'identifier les films art et essai du studio – à travers
une communication B2B, gérée par Tom Abrami – et
sur le catalogue Universal Vintage – supervisé par
Arthur Pawlowski. « Au-delà de 1970, le studio a énormément
de films cultes que l’on veut continuer à faire
vivre en salles. Nos conditions sont assez avantageuses
pour les exploitants, pour favoriser la (re)découverte de
ce patrimoine et encourager l'éducation à l'image. » Ainsi
l’an dernier, les 50 ans des Dents de la mer avaient
donné lieu à un bel événement plein air aux Sablesd'Olonne.
En 2026, les salles pourront fêter les 25 es
anniversaires de Fast & Furious et de Shrek, ou encore
les 20 ans de The Holiday.
En attendant, Universal donne rendez-vous au Studio
Show avec le SFAC les 2 et 3 juillet prochains, et
prépare son quatrième Universal Tour, pour le
printemps 2027.
Cécile Vargoz
26 août : ONE NIGHT ONLY
16 sept. : À LA RECHERCHE D’EMILY
23 sept. : SENSE AND SENSIBILITY
14 oct. : OTHER MOMMY
21 oct. : L’ÎLE OUBLIÉE
2 déc. : VIOLENT NIGHT 2
Chez Universal,
nous adaptons nos demandes
en fonction du potentiel de chaque film
et de chaque salle
Céline Demoulin, directrice des ventes
©Universal France ©Universal Studios. All Rights Reserved. ©Universal France
Tom Abrami expliquant le label Universal Auteurs...
... Matt Damon dans L’Odysée de Christopher Nolan...
L’équipe d’Universal – Céline Demoulin, Marine Berthonneau, Arthur Pawlowski et Julien Esnouf –, le 10 mars, avec les exploitants réunis au
Majestic Rive-Gauche de Dole, accueillis par le directeur du site, Romain Buchot, et le dirigeant du circuit Majestic, Jean-Claude Tupin.
©Universal
... et Arthur Pawlowski présentant le catalogue Universal Vintage
N°513 / 1 er avril 2026
19
Calendrier
SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ
JOUR FÉRIÉ
CHANGEMENT/NOUVELLE DATE
REPRISE
CONTENU ALTERNATIF
Zone A
Besançon, Bordeaux,
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,
Limoges, Lyon, Poitiers
Zone B
Aix-Marseille, Amiens, Caen,
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,
Orléans-Tours, Reims, Rennes,
Rouen, Strasbourg
Zone C
Créteil, Montpellier,
Paris, Toulouse,
Versailles
5
S14
1 ER AVR.
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
APOLLO FILMS COMPOSTELLE Y.Samuell A.Lamy, J.Le Berre, M.Doutey
PYRAMIDE DISTRIBUTION DERRIÈRE LES PALMIERS 01h34 M.Benm’Barek S.Giraudeau, D.Ramdi, N.Kounda
ESC FILMS DOLLY 01h23 R.Blackhurst F.Therese, S.Scott, E.Suplee
SINGULARIS FILMS HÉLÈNE TRÉSORE TRANSNATIONALE 01h34 J.Abitbol H.Hazera, C.Chuzel, L.Miesseroff
L'ATELIER DISTRIBUTION HOLDING LIAT 01h33 B.Kramer
POWERHOUSE PRODUCTIONS KAALIDAS 2 02h16 S.Senthil B.Srinivasan, B.Sre, Abarnathi
LES FILMS DU CAMELIA LE FLEUVE DE LA MORT 01h32 L.Buñuel C.Domínguez, M.Torruco, J.Cordero
LES ACACIAS LE GOÛT DES AUTRES 01h52 A.Jaoui J.Bacri, G.Lanvin, A.Chabat
TRIDAC FILMS LE SECRET DU LOUP D’ÉTHIOPIE 01h00 B.Deturche et A.Lesaffre
DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS L'HEURE DE LA LIBÉRATION A SONNÉ 01h02 H.Srour
PAN DISTRIBUTION MAUVAISE PIOCHE 01h32 G.Jugnot G.Jugnot, P.Lacheau, T.Lhermitte
POWERHOUSE PRODUCTIONS NEELIRA 01h32 Someetharan N.Chandra, R.Koduvayur, R.Kokate
MÉTÉORE FILMS NUESTRA TIERRA 02h03 L.Martel
CGR EVENTS PEPPA AU CINÉMA : LA FAMILLE S’AGRANDIT ! 00h49
TANDEM PLUS FORT QUE MOI 02h01 K.Jones R.Aramayo, S.Henderson, M.Peake
KMBO SILENT FRIEND 02h27 I.Enyedi T.Leung Chiu-Wai, L.Seydoux, L.Wedler
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR SUPER MARIO GALAXY LE FILM 01h38 A.Horvath et M.Jelenic C.Pratt, A.Taylor-Joy, C.Day
METROPOLITAN FILMEXPORT THE DRAMA 01h45 K.Borgli Zendaya, R.Pattinson, G.Cohen
MALAVIDA FILMS TRILOGIE WIVES A.Breien
HAUT ET COURT YELLOW LETTERS 02h08 İ.Çatak Ö.Namal, T.Biçer, L.Cabas
S15
8 AVR.
12
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
ED DISTRIBUTION AN EVENING SONG (FOR THREE VOICES) 01h26 G.Swon D.Campbell, H.Gross, P.Vack
FACTORIS FILMS BISONS 01h45 P.Monnard M.Valvini, K.Barras, I.Hair
PATHÉ LIVE BTS WORLD TOUR 'ARIRANG' IN GOYANG : LIVE VIEWING 03h00 J.Ha BTS, RM, Jin
SND COCORICO 2 J.Hervé C.Clavier, D.Bourdon, S.Testud
PARAISO PRODUCTION DIFFUSION DANS LA CHAMBRE DU SULTAN 01h37 J.Rebollo F.Moati, P.López de Ayala, I.Kadri
JOUR2FÊTE LA FEMME DE 01h33 D.Roux M.Thierry, E.Caravaca, A.Valois
ASC DISTRIBUTION L’AFFAIRE ABDALLAH 01h41 P.Carles
SOLARIS DISTRIBUTION LA RANDONNÉE 01h40 N.Roeg J.Agutter, L.Roeg, D.Gulpilil
BOBINE FILMS LA VILLE ET LES CHIENS 02h15 F.Lombardi P.Serra, G.Bueno, J.Manuel Ochoa
LES FILMS DU LOSANGE LE CRI DES GARDES 01h49 C.Denis I.de Bankolé, M.Dillon, M.McKenna-Bruce
NEW STORY LE DERNIER POUR LA ROUTE 01h40 F.Sossai F.Scotti, S.Romano, P.Capovilla
STUDIOCANAL L'ENFANT DU DÉSERT G.de Maistre N.Tran, Z.Sekkat, N.Bouazzaoui
GEBEKA FILMS LES CONTES DU POMMIER 01h10 P.Pass Jr. et J.Rozec
FRIDAY ENTERTAINMENT LIK: LOVE INSURANCE KOMPANY 02h30 V.Shivan K.Shetty, P.Ranganathan, Y.Babu
DELASTRE FILMS L'OEUVRE INVISIBLE 01h11 J.Rochefort, A.Aimée, J.Perrin
CGR EVENTS NIKON FILM FESTIVAL 2026 02h00
EPICENTRE FILMS POUR KLÁRA 01h50 O.Omerzu B.Ward, D.Franc, A.Chmela
CONTRE-JOUR DISTRIBUTION RÉTROSPECTIVE ALEXANDRE ROCKWELL (2 FILMS) Sweet Thing/Little Thing
AD VITAM ROMERÍA 01h55 C.Simón L.Garcia, Mitch, T.Ulloa
MEMENTO SAUVAGE 01h41 C.Ponsin C.Sallette, L.Lampros, B.Belin
JOUR J PRODUCTIONS SUR LE SENTIER 01h42 G.Jumel G.Jumel, F.Branger, C.Briand
ED DISTRIBUTION THE WORLD IS FULL OF SECRETS 01h38 G.Swon E.Burger, D.Gregory, A.Guttman
PATHÉ LIVE TOSCA 02h05 D.Caïozzi M.Serafin, M.Álvarez, L.Tézier
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE WEDDING NIGHTMARE : DEUXIÈME PARTIE 01h48 M.Bettinelli-Olpin et T.Gillett S.Weaving, K.Newton, S.Gellar
S16
15 AVR.
19 19
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
UFO DISTRIBUTION AFFECTION AFFECTION A.Walther et M.Matray A.Bonitzer, N.Richard, C.Paou
STUDIOCANAL BAGARRE J.Royal N.Lyes, R.Bedia, A.Lamy
PATHÉ LIVE BTS WORLD TOUR 'ARIRANG' IN JAPAN : LIVE VIEWING 03h00 J.Ha BTS, RM, Jin
CARLOTTA FILMS GINZA COSMETICS 01h27 M.Naruse K.Tanaka, R.Hanai, Y.Hori
METROPOLITAN FILMEXPORT GOOD LUCK HAVE FUN DON'T DIE 02h15 G.Verbinski S.Rockwell, J.Temple, H.Richardson
DAMNED DISTRIBUTION HAYAT 02h40 Z.Demirkubuz M.Daner, B.Dakak, C.Davran
GAUMONT DISTRIBUTION JUSTE UNE ILLUSION O.Nakache et E.Toledano L.Garrel, C.Cottin, P.Lottin
ARP SÉLECTION LA CORDE AU COU 01h45 G.Van Sant B.Skarsgård, D.Montgomery, C.Domingo
ART HOUSE LA FILLE DU KONBINI 01h16 Y.Ishibashi E.Karata, H.Imô, K.Ishibashi
CGR EVENTS LA FLÛTE ENCHANTÉE (THE ROYAL OPERA) 03h30 D.McVicar L.Crowe, A.Pati, H.Montague Rendall
2BO PRODUCTIONS LA NIÈVRE DU SAMEDI SOIR 01h11 A.Chevalier S.Billiau, A.Chevalier, A.Debehault
LES FILMS DE L'ATALANTE LA PETITE GRAINE 01h38 M.Rifkiss et C.Rifkiss S.Chassagne, L.Massin, O.Kheddam
PATHÉ LIVE LAURA LAUNE - GLORY ALLELUIA 01h40 J.Bloch L.Laune
HÉSIODE L'EDEN C.Carron D.Kadosh, J.Amaro
WARNER BROS. FRANCE LE RÉVEIL DE LA MOMIE L.Cronin J.Reynor, L.Costa, V.Falcón
TAMASA DISTRIBUTION LOOKING FOR YOTAM 01h22 G.Benayoun
CONDOR DISTRIBUTION MORLAIX 02h04 J.Rosales A.Audiard, M.Thierry, S.Kircher
LES FILMS DU TITAN PULSATION 01h11 S.L. Roussin L.Bereni-Brière, A.Romantini, A.Doux
THE JOKERS FILMS THE MAD DOG OF EUROPE 01h23 R.Shah
SPLENDOR FILMS TOPSY-TURVY 02h40 M.Leigh J.Broadbent, A.Corduner, T.Spall
SHELLAC TRULY NAKED 01h42 M.d'Ansembourg C.O'Gorman, A.Howard, A.Savage
NOUR FILMS UNE FILLE EN OR 01h26 J.Gaget P.Clément, A.Dupont, É.Caen
S17
22 AVR.
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
BLAST ALICE AU PAYS DES COLONS 01h45 Y.Mhamdi
MEMENTO À VOIX BASSE 01h53 L.Bouzid E.Bouteraa, H.Abbass, M.Barbeau
LES ALCHIMISTES CARAVANE 01h43 Z.Kirchnerová-Spidlova A.Geislerovà, D.Vostrčil, J.Olhová
SUDU CONNEXION DIDY 01h24 G.Kamilindi
OUTPLAY FILMS DRUNKEN NOODLES 01h21 L.Castro L.Khalifeh, E.Kornel, M.Risch
NEW STORY LA GRÈVE 00h55 G.Stemmer J.Faure
AD VITAM LA POUPÉE 01h20 S.Beaulieu V.Macaigne, Z.Marchal, C.de France
WILD BUNCH DISTRIBUTION L'ARNAQUEUSE W.Meance F.Camara, J.Balasko, J.Zadi
MOTHER & SUN LA TERRE DE MON GRAND-PÈRE (PARTIE 1 : L’HÉRITAGE) 01h25 M.Esposito
ARIZONA DISTRIBUTION LES FLEURS DU MANGUIER 01h39 A.Fujimoto M.Uddin, S.Uddin
GRINDHOUSE PARADISE PICTURES MĀRAMA 01h29 T.Stappard A.Osborne, T.Stephens, U.Myers
20 N°513 / 1 er avril 2026
S17
22 AVR.
26
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR MICHAEL 02h07 A.Fuqua J.Jackson, C.Domingo, N.Long
PYRAMIDE DISTRIBUTION NOUS L’ORCHESTRE 01h30 P.Béziat K.Mäkelä
LE PACTE POUR LE MEILLEUR M.Mention-Schaar P.Rabine, L.Pointeaux, S.Bonnaire
LES FILMS DES DEUX RIVES PREMIÈRE LIGNE 01h26 M.Allouache N.Asli, F.Ouared, I.Benaibouche
CARLOTTA FILMS RÉTROSPECTIVE HAROLD LLOYD (4 FILMS) En vitesse/Le Petit Frère/Monte là-dessus/Vive le sport !
POTEMKINE FILMS RETROSPECTIVE WARNER HERZOG W.Herzog
KMBO SOUMSOUM, LA NUIT DES ASTRES 01h41 M.Haroun M.Miawama, E.Ebouaney, A.Souleymane
UNA MATTINA FILMS UN LUGAR MAS GRANDE 01h55 N.Défossé
CHARYBDE DISTRIBUTION VIL & MISÉRABLE 01h54 J.Leblanc F.Cloutier, P.Funk, A.Bossé
S18
29 AVR.
03
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
LES FILMS DU LOSANGE
CYCLE DEPARDON ET L'AFRIQUE (4 FILMS)
JOUR2FÊTE DAO 03h05 A.Gomis K.Correa, D.Kouadio, S.Guesmi
BAC FILMS DIE MY LOVE 01h58 L.Ramsay J.Lawrence, R.Pattinson, L.Stanfield
LES FILMS DE FORCE MAJEURE DO YOU LOVE ME 01h15 L.Daher
KMBO ELFIE ET LES SUPER ELFKINS 01h16 U.von Münchow-Pohl J.Haase, P.Pizzera, A.Frier
OPTIMALE DISTRIBUTION EMBARQUEMENT IMMÉDIAT 01h22 L.Eyre Morgan et N.Ely L.Eyre Morgan, D.Tag, L.Boyle
PATHÉ LIVE EUGÈNE ONÉGUINE (METROPOLITAN OPERA) 04h05 D.Warner A.Grigorian, M.Barakova, I.Samoilov
THE JOKERS FILMS HOKUM 01h41 D.McCarthy A.Scott, D.Wilmot, A.Amelio
TAMASA DISTRIBUTION LA RAGAZZA DI BUBE 01h50 L.Comencini C.Cardinale, G.Chakiris, M.Michel
GAWL LE 13E ROUND 01h25 M.Nahdi A.Mahmoud, H.Dridi, H.Ben Jabouria
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 01h53 D.Frankel M.Streep, A.Hathaway, E.Blunt
TAJINE STUDIO LE MAURE DE KARATAS 01h23 A.Yerzhanov B.Aitzhanov, A.Starchenko, Z.Aibassov
DESTINY FILMS L’ENFANT BÉLIER 01h34 M.Bergman S.Kechiouche, Z.Belhajamor, C.Toros
SONY PICTURES ENTERTAINMENT FRANCE
MOI, QUAND JE ME RÉINCARNE EN SLIME, LE FILM : LES LARMES DE LA
MER AZUE
01h54 Y.Kikuchi O.Miho, M.Toyoguchi, M.Ichimichi
TAMASA DISTRIBUTION POLVO SERÁN 01h46 C.Marques-Marcet Á.Molina, A.Castro, M.Almirall
CINÉDIA FILMS QUAND J'ÉTAIS PETIT.E 01h28 S.Loridon
THE JOKERS FILMS
RÉTROSPECTIVE SHŌHEI IMAMURA (3 FILMS)
CONDOR DISTRIBUTION SORDA 01h40 E.García M.Garlo, Á.Cervantes, E.Irureta
HAUT ET COURT SUKKWAN ISLAND 01h55 V.de Fontenay S.Arlaud, W.Norman, A.Pöysti
LA TRAVERSE UN BALCON À LIMOGES 01h10 J.Reybaud F.Babe, A.Heimburger, P.Gallet
DIAPHANA DISTRIBUTION VIVALDI ET MOI 01h51 D.Michieletto T.Insolia, M.Riondino, F.Sacchi
S19
6 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
PARAMOUNT PICTURES FRANCE BILLIE EILISH - HIT ME HARD AND SOFT: THE TOUR J.Cameron et B.Eilish B.Eilish, J.Cameron, F.O'Connell
MEMENTO / ZINC FILM C’EST QUOI L’AMOUR ? 01h40 F.Gorgeart L.Calamy, V.Macaigne, L.Salem
PAN DISTRIBUTION CINQUE SECONDI 01h45 P.Virzì V.Mastandrea, G.Bellugi, V.Bruni Tedeschi
JHR FILMS COLLAPSE 01h18 A.Even
CHOCOLATINE PRODUCTION COMMIS D'OFFICE 01h21 S.Garrigues B.Yin, E.Vaneecloo, F.Ambrosini
NOUR FILMS COSMOS 02h30 G.Roaux Á.Molina, A.Catzín, M.Treviño
ASSOCIATION KINOTAYO DEAR TOMORROW 01h31 K.Astrup Schröder
DULAC DISTRIBUTION ETTY 05h26 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte
COLIBRI FILMS FRENCH FILM 01h10 C.Chamis L.Colucci, P.Miocekovitz, C.Freychet
PATHÉ FILMS LE CHANTIER J.Bron
TAHIA FILMS L'ENTENTE - LA FACE CACHÉE D'ALEXANDRIE (THE SETTLEMENT) 01h34 M.Rashad H.Omar, E.Ghoniem, M.Abdel Hady
SUDU CONNEXION LE PONT 01h30 W.Mattar M.Hamzaoui, S.Omrane, S.Hannachi
LE PACTE MI AMOR G.Nicloux P.Klementieff, B.Magimel, F.Mavor
ART HOUSE MON GRAND FRÈRE ET MOI 02h07 R.Nakano K.Shibasaki, J.Odagiri, H.Mitsushima
WARNER BROS. FRANCE MORTAL KOMBAT II 01h56 S.McQuoid K.Urban, L.Tan, J.Taslim
STUDIO TF1 POUR LE PLAISIR R.Kherici A.Lamy, F.Cluzet, M.Hazanavicius
MALAVIDA FILMS
RÉTROSPECTIVE ANJA BREIEN (4 FILMS)
NEW STORY SAUVONS LES MEUBLES 01h26 C.Cosme V.Pons, Y.Zimmer, G.Londez
SND THE CRIMINALS 01h36 D.Mackenzie A.Taylor-Johnson, T.James, G.Mbatha-Raw
PYRAMIDE DISTRIBUTION THE NEW WEST 01h37 K.Beecroft P.Zimiga, T.Zimiga, S.McNairy
THE JOKERS FILMS THE WORLD OF LOVE 01h59 G.Yoon S.Seo, J.Hye-jin, J.Kim
S20
13 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
EUROZOOM CHAO 01h30 Y.Aoki O.Suzuka, A.Yamada, K.Miyake
PANAME DISTRIBUTION COCOTTE 01h36 G.Pálfi M.Diakopanayotou, A.Pandazaras, Y.Kokiasmenos
LES ACACIAS DUNE 02h17 D.Lynch K.MacLachlan, J.Prochnow, F.Annis
KMBO ÉLISE SOUS EMPRISE 01h26 M.Rémond M.Rémond, J.Garcia, G.Kervern
EPICENTRE FILMS FATHER 01h42 T.Nvotová M.Ondrík, D.Moravkova, P.Bebjak
SEVENTH ART PRODUCTIONS FRIDA KAHLO 01h30 A.Ray
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL
FRANCE IRON MAIDEN: BURNING AMBITION 01h46 M.Venville S.Harris, B.Dickinson, N.McBrain
UFO DISTRIBUTION JUNK WORLD 01h45 T.Hori
LE PACTE OBSESSION 01h48 C.Barker M.Johnston, I.Navarrette, C.Tomlinson
WAYNA PITCH VANILLA 01h39 M.Hermosillo N.Plasencia, D.Porras, M.Castellá
S21
20 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
ANIME LIMITED ALL YOU NEED IS KILL 01h26 K.Akimoto A.Mikami, N.Hanae, M.Chûgakusei
DULAC DISTRIBUTION LEAVING LAS VEGAS 01h51 M.Figgis N.Cage, E.Shue, S.Weber
DESTINY FILMS LES GOÛTEUSES D'HITLER 02h03 S.Soldini E.Schlott, M.Riemelt, A.Hasun
BLUE NOTE FILMS MORTE E VIDA MADALENA 01h25 G.Parente N.Bonoba, T.Teixeira, N.Rocha
SHADOWZ / PROGRAM STORE SACCHARINE 01h52 N.James M.Francis, D.Macdonald, M.Madden
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE THE MANDALORIAN AND GROGU J.Favreau P.Pascal, B.Wayne, L.Crowder
Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.
AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir
régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr
N°513 / 1 er avril 2026
21
Chiffres
3 FILMS - 3 CARRIÈRES
1 POINT DE COMPARAISON
Ce 15 avril sort le très attendu Juste une illusion, le nouveau
Toledano/Nakache [voir p.16] qui, une fois n’est pas coutume,
sort au printemps au lieu du traditionnel automne.
Retour en chiffres sur les performances en salles de leurs trois
précédents films qui, malgré quelques notes dramatiques,
tentent de garder jusqu’au bout le sens de la fête.
UNE ANNÉE DIFFICILE HORS NORMES LE SENS DE LA FÊTE
Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
18/10/2023 23/10/2019 04/10/2017
GAUMONT GAUMONT GAUMONT
901 332 2 117 955 3 060 305
43 045 72 637 69 898
265 620 423 868 617 541
10 762 11 089 11 250
25 38 55
5,0 4,65 4,32
21 29 44
3,3 4,2 4
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END
DEPUIS 2 SEMAINES
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 18/03/2026 LES RAYONS ET LES OMBRES GAUMONT 405 195 974 5 102 38
2 18/03/2026 PROJET DERNIÈRE CHANCE SONY 700 278 674 10 752 26
3 25/03/2026 ÉVÉNEMENT SEIJUN SUZUKI (REPRISE) CARLOTTA 6 1 142 52 22
4 25/03/2026 UN JOUR AVEC MON PÈRE LE PACTE 96 18 070 927 19
5 18/03/2026 CEUX QUI COMPTENT UGC 401 121 183 6 508 19
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END
EN 2026
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 04/02/2026 STRAY KIDS: THE DOMINATE EXPERIENCE UNIVERSAL 213 66 238 860 77
2 04/02/2026 MARSUPILAMI PATHÉ 673 990 632 16 813 59
3 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54
4 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43
5 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40
6 11/02/2026 IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY PIECE OF MAGIC 41 2 996 75 40
7 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39
8 18/03/2026 LES RAYONS ET LES OMBRES GAUMONT 405 195 974 5 102 38
9 11/02/2026 AUCUN AUTRE CHOIX ARP 158 80 089 2 107 38
10 18/02/2026 MARTY SUPREME METROPOLITAN 512 331 262 8 855 37
Plus gros budget pour un film français produit en 2025 [voir
dossier production], Les Rayons et les Ombres réalise 38 entrées
par séance (e/s), soit la huitième meilleure moyenne de l’année,
et la meilleure performance de ces deux dernières semaines,
malgré sa durée de plus de 3 heures. Le long métrage de Xavier
Giannoli est suivi de Projet Dernière Chance, autre blockbuster,
qui réalise 26 e/s, diffusé sur la troisième plus grande combinaison
de l’année. Chez Carlotta, l’Événement Seijun Suzuki conquiert
22 spectateurs par projection, soit la meilleure moyenne observée
pour une rétrospective cette année. Enfin, Un jour avec mon père
et Ceux qui comptent obtiennent toutes deux 19 e/s.
*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
22 N°513 / 1 er avril 2026
PUBLICITÉ
L'EXCEPTION CINÉMA
La fréquentation a reculé en 2025,
mais le spot pub en salle n’a rien
perdu de son attrait, porté par des
investissements en hausse et une
efficacité toujours recherchée par
les annonceurs.
Dans le bilan 2025 de son Baromètre unifié, Kantar
Media faisait état d’un ralentissement du marché
publicitaire, en baisse de 6,5 % par rapport à 2024,
à 6,971 milliards d’euros sur l’ensemble des 5
médias : presse, radio, télévision, publicité extérieure…
et cinéma. Dans le détail, ce dernier est
le seul, aux côtés du digital, à poursuivre sa progression
(+5,5 % en 2025 vs 2024), avec un portefeuille
stable de 288 annonceurs (en hausse de 4,7 % vs
2023) qui ont dépensé un total de 82 M €.
La salle, premier terrain
de promotion des films
En 2025, tous médias confondus, les distributeurs ont investi
un total de 412 M €* pour promouvoir leurs sorties – répartis
sur 165 films au T1, 153 au T2, 149 au T3 et 244 titres au T4,
et pour une moyenne de 551,25 K € par titre.
Pérennisée depuis avril 2024, la publicité cinéma à la TV a
représenté un total de 27,4 M € d’investissements – répartis
entre 32 films au T1, 26 au T2, 17 au T3 et 22 au T4. Le groupe
TF1 est resté en tête des bénéficiaires sur l’ensemble de
l’année, à l’exception du troisième trimestre où le groupe M6
captait la plus grande part des investissements.
Reste que le premier poste de dépenses reste la publicité
cinéma… au cinéma, qui a capté plus de 46 % des sommes
en jeu (190,3 M €).
©Pathé/Peugeot
Parmi les spots diffusés en salles, écrans de pré-programme,
opérations spéciales… le secteur le plus
présent reste celui de la culture et des loisirs – à
commencer par la pub cinéma [voir ci-contre] –,
concentrant à lui seul 43 % des recettes brutes en
2025 réalisées auprès de 76 annonceurs. Les autres
secteurs les plus présents restent celui de la banque
et des assurances (18 annonceurs comptabilisés
en 2025 au terme de trois années de hausse consécutive)
et de l’automobile (17 annonceurs… et
des investissements qui ont presque doublé depuis
2023). S’il reste plus discret, le secteur de l’alimentation
a pour sa part triplé son portefeuille,
de 3 à 9 annonceurs.
À l’inverse, la représentation de plusieurs autres
secteurs est en net recul. Après un pic à 33 annonceurs
en 2024, celui des services est brutalement
retombé à 25. Les secteurs tourisme-restauration
et distribution ont régressé de respectivement de
24 à 21 et de 16 à 11 annonceurs sur les 3 dernières
années. La mode retrouve son étiage de 2023 avec
16 annonceurs comptabilisés l'an dernier, après un
pic à 20 en 2024, tandis que l’édition se stabilise
au niveau de 2024 avec 13 annonceurs… elle qui
en comptait 21 en 2023.
Au-delà des multiples possibilités de ciblage – par
réseau de salles, zone géographique ou affinité avec
le genre de film programmé –, « le spot vidéo en
salle affiche des taux de mémorisation parmi les plus
élevés, selon le bêta de mémorisation de Morgensztern
[également appelé loi du souvenir publicitaire,
ndlr.] », pointe Kantar Media. Dans un contexte
de ralentissement général du marché, ce n’est donc
pas un hasard si les annonceurs restent sensibles
aux arguments du cinéma : « un écran grand format,
une salle obscure sans distraction et des spectateurs
dans une posture d'attention captive ». Autant d’atouts
qui font du cinéma, y compris sur le terrain publicitaire,
une exception.
Ayşegül Algan
©Intermarché/Romance Agency
* L’ensemble des chiffres proviennent des données Kantar Media, présentées
dans les baromètres publicité trimestriels du CNC.
Conclu en janvier dernier, Pathé + Peugeot est exemple
d’un partenariat d’envergure visible dans les salles, mais
qui couvre également la production et la distribution.
Évolution des investissements publicitaires des distributeurs (en M €)
500
100
Total Autres films Films européens* Films français Films américains
401,8
400
300
200
510,1 501,5
492,8
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Pour sa campagne de Noël 2025, Intermarché a fait fureur dans les salles avec son « loup mal aimé ».
518,5
187
*Europe au sens continental, hors France / Source : Kantar Media - CNC
290,4
398,1
431,9
365,6
300
200
100
N°513 / 1 er avril 2026
23
L’Émission
STUDIO TF1, EN POSITION
SUR LE MAILLON-CLÉ DE LA DISTRIBUTION
Nathalie Toulza Madar, directrice générale cinéma France de Studio TF1, détaille
l’entrée d’un partenaire historique du cinéma français dans la distribution salles.
Objectif : compléter le maillon qui manquait à sa chaîne de valeur et proposer
un line-up fédérateur – avec un socle de comédies ainsi que des films d'auteur
ambitieux – dans un marché jugé solide… mais à surveiller.
L’ancrage de la filiale de production et distribution du
groupe TF1 dans le cinéma français se traduit, aujourd’hui,
en un catalogue de plus de 1 000 films. « Nous sommes
déjà présents en amont, en développement, coproductions,
préachats et acquisitions, et, plus en aval, dans l’exploitation
des droits : ventes internationales, ventes télé ou plateformes,
exploitation vidéo… », recontextualise Nathalie Toulza
Madar. Le groupe a par ailleurs maintenu une présence
en distribution salle, « avec des co-distributions comme le
récent Chasse gardée 2 avec le partenaire UGC, Avignon
[avec Warner Bros. France, ndlr.] ou Y a pas de réseau
[avec Pathé, ndlr.] ».
©Boxoffice Pro
Mais désormais, cette implication dans « le média d'exposition
où se crée toute la la valeur patrimoniale d’un film »
sera « pleine et entière ». Et ceci, afin de garder « un meilleur
contrôle opérationnel des sorties, dont leurs dates, de renforcer
la marque, de développer nos compétences et d’avoir des
relations plus directes aux talents », résume la dirigeante.
Des comédies, mais pas que
L’ambition est de faire de Studio TF1 un distributeur
« identifié, fiable et inscrit dans la durée ». Son line-up, de
10 à 12 films par an, sera « lisible et tourné vers le public »,
mais surtout, « sans religion » en matière éditoriale. « Notre
fil conducteur sera celui d’un cinéma fédérateur, avec un
socle de comédies de toutes formes, mais nous n’excluons pas
d’aller vers d’autres genres comme le thriller ou des films
d’auteur ambitieux, comme Moulin. »
Le biopic qui revient sur les derniers jours du résistant
Jean Moulin – avec un Gilles Lellouche « extraordinaire »
devant la caméra du Hongrois László Nemes (Le Fils de
Saul) – est daté au 28 octobre. Avant cela, Studio TF1
fera son baptême de feu le 6 mai, avec Pour le plaisir
de Reem Kherici (Jour J, Chien & Chat), avec Alexandra
Lamy et François Cluzet à la conquête de l'orgasme
féminin. Une comédie « réjouissante » dont la mise à
disposition du matériel, BA et affiches, est imminente.
Le 8 août, c’est Les Gendarmes de Charnay-Lès-Mâcon
– dont Arnaud Ducret, Marc Riso et Alice David – qui
débarquent, là encore dans une comédie adaptée de la
BD éponyme à succès, par François Prévôt-Leygonie et
Stephan Archinard.
Le premier automne de Studio TF1 sera également sous
le signe de la comédie chorale, prévue pour le 18 novembre :
Camembert, premier long métrage de Matthieu Rumani
et Nicolas Slomka – à l’origine de la série Culte : Loft
Story (Amazon Prime) – réunit entre autres Kristin Scott
Thomas, Alex Lutz et Pascale Arbillot autour non pas
d’une planche de fromages mais d’une partie de Trivial
Pursuit. Il reste donc à Studio TF1 à dater pour la fin
2026 le thriller L’Homme qui s’envola d’Olivier Ducray,
avec Charlotte Gainsbourg, Yvan Attal et Pierre Deladonchamps.
Enfin, Nathalie Toulza Madar a annoncé le
début de tournage de Trois c’est bien ; la nouvelle comédie
Nathalie Toulza Madar était l’invitée de l’Émission Boxoffice Pro
du 19 mars 2026.
de Frédéric Quiring (Doux Jésus), qui retrouve Marilou
Berry accompagnée de Julien Pestel, sera prête pour 2027.
Le line-up, pour l’heure 100 % français, pourra s’élargir
à des projets internationaux développés en interne,
« mais il est trop tôt pour en parler », estime Nathalie
Toulza Madar. Une précaution que la dirigeante invite
à appliquer à chaque étape, car si les « fondamentaux »
du modèle français demeurent « robustes », une vigilance
collective doit rester de mise « sur la lisibilité des calendriers
au niveau des salles et sur la maîtrise de certains
coûts, notamment en production et en frais d’édition ».
Désormais pleinement opérationnel sur le terrain de
la distribution salles, Studio TF1 a pour rappel recruté
une équipe distribution composée de « professionnels
aguerris et passionnés de cinéma », déjà bien connus du
secteur, avec Cristina Batlle (ex-Warner) pour la diriger,
épaulée par Joël Pourgaton (ex-Fox et SND) à la
programmation et Damien Golla (ex-Wild Bunch)
au marketing. En somme, « une équipe très agile dans
ses décisions, et très proche des exploitants », conclut
Nathalie Toulza Madar.
Ayşegül Algan
Retrouvez l’ensemble des
réactions sur notre site
L’équipe distribution
de Studio TF1
Cristina Battle, directrice Distribution Cinéma
cbatlle@studiotf1.com
Joël Pourgaton, directeur commercial
jpourgaton@studiotf1.com
Justine Mercier, responsable province
jmercier@studiotf1.com
Marie Audenaert, responsable marketing salles
maudenaert@studiotf1.com
Audrey Auger, programmatrice
aauger@studiotf1.com
Anne-Dominique Maupin, programmatrice
admaupin@studiotf1.com
Emma Le Boisselier, programmatrice
eleboisselier@studiotf1.com
24 N°513 / 1 er avril 2026
Merci !
Les Rencontres du Sud remercient leurs partenaires cinéma
pour leur présence, leur soutien et leur confiance.
Syndicat des cinémas de Provence, Côte d’Azur et Corse
Patrimoine
©AFCAE
Le groupe Répertoire de l'AFCAE
RENCONTRES ART ET ESSAI RÉPERTOIRE
THE STUDIO, SAISON 25
De l'analyse de la fiction politique des années 1970 aux tensions dans la
programmation, les 25 es Rencontres nationales art et essai Répertoire de
l'AFCAE, organisées aux Cinémas Studio de Tours, ont rassemblé autour
d'une conviction : la diffusion du patrimoine en salle exige, plus que
jamais, un accompagnement décomplexé et passionné.
Il n’est pas nécessaire
d’invoquer des
universitaires pour
chaque projection.
La passion suffit à
présenter des films
Anne-Laure Brénéol, directrice
pôle cinéma à Malavida
« Il y aura un avant et un après Tours. » Pour Éric Miot
et Sabine Putorti, responsables du groupe Répertoire
de l’AFCAE, les quelque 150 participants à ces rencontres
témoignent, plus que jamais, d’une grande adhésion
au patrimoine. Le lieu a été judicieusement choisi :
l’identité des cinémas Studio de la préfecture d’Indreet-Loire
est ancrée dans le répertoire, notamment grâce
à leur travail avec la Cinémathèque de Tours Henri
Langlois, comme l’a rappelé en ouverture le directeur
des lieux Jérémie Monmarché. Pour l’AFCAE, cet
événement est l’occasion d’illustrer une nouvelle fois
le lien intense qui unit cinéphilie et patrimoine. Une
relation explorée lors du colloque des 70 ans de l’association
[voir le Boxoffice Pro du 17 décembre 2025],
dont la restitution a été assurée par William Robin,
directeur du cinéma itinérant Sceni Qua Non, et
prolongée par Guillaume Bachy. Le président de
l’AFCAE est revenu sur la nécessité du groupe Répertoire
pour bâtir l’éclectisme d’une cinéphilie « qu’il est
nécessaire de partager ». Cette ambition passe, entre
autres, par une programmation que les élus se doivent
de garantir, dans un contexte post-municipales ouvrant
la voie à la présidentielle de 2027, puis aux départementales
de 2028.
Traces d’un cinéma disparu
La politique était, justement, au cœur d’une des discussions
de ces rencontres. À la suite de la projection de L’Attentat
d’Yves Boisset – à qui Tamasa consacrera une rétrospective
durant le second semestre –, les réalisateurs Philippe
Faucon et Thomas Kruithof ainsi que le chercheur Matthieu
Combe ont échangé sur le déclin du cinéma politique
depuis les années 70. Les œuvres d’aujourd'hui sont plus
rares et moins frontales que les grands succès français d'il
y a un demi-siècle, époque où les films d’Yves Boisset ou
de Costa-Gavras dépassaient régulièrement le million
d’entrées. Des titres catalogués péjorativement comme
“fictions de gauche” par les Cahiers du Cinéma, qui leur
reprochaient une esthétique trop dramatisée, à l’inverse
de propositions plus radicales comme Avoir 20 ans dans
les Aurès de René Vautier. Pour Thomas Kruithof, l’évolution
des attentes du public est une des causes pouvant
expliquer la régression de ce genre. Le réalisateur cite en
exemple la tournée d’avant-premières de son dernier long
métrage, Les Braises, durant laquelle il a perçu une véritable
« déprime du public » vis-à-vis de la politique, lui donnant
le sentiment que son film n'arrivait « pas au bon moment ».
Une conjoncture qui ne condamne toutefois pas définitivement
les œuvres à forte résonance sociale.
26 N°513 / 1 er avril 2026
Il faut parfois du temps avant d’installer un
rendez-vous de répertoire… Mais ça fait un
bien fou quand ça marche !
Éric Miot,
responsable du groupe Répertoire de l’AFCAE
©AFCAE
Le critique Alex Masson, modérateur du débat, a interrogé
l'influence du poids croissant, à partir des années 1980,
des chaînes de télévision dans les plans de financement
sur une une forme de « censure politique et économique ».
Ce qui pourrait expliquer l’essor de documentaires
politiques, plus fréquemment financés hors des circuits
classiques et plus rapides à produire qu'une fiction.
Thomas Kruithof rappelle l’émergence des séries depuis
les années 70 : grâce à leur format étendu, elles peuvent
prendre le temps de déployer des intrigues complexes et
d'intégrer de multiples personnages, une ampleur narrative
dont la fiction politique peine à se passer.
Le répertoire : parent pauvre ou parent
exigeant ?
Les enjeux de diffusion étaient également au centre des
ateliers, avec des réflexions sur l'accompagnement des
séances. L’un d’entre eux, sur la répartition du patrimoine
dans les territoires, marque le début d’une réflexion d’un
an avec le groupe des Associations territoriales, devant
mener à une table ronde aux prochaines rencontres. Il
en est notamment ressorti, entre autres, une vive tension
autour des conditions de diffusion : la multiplication des
sorties et le sous-effectif des équipes complexifient la
mise en place de séances nécessitant un fort investissement
de l’exploitant. Cette problématique a été prolongée par
la table ronde “Cinéma de répertoire : parent pauvre du
mouvement Art et Essai ?”, réunissant Catherine Verliac,
directrice adjointe du cinéma au CNC, Éric Miot, Nathalie
Ferrand, déléguée générale de l'Association des cinémas
du centre, et Anne-Laure Brénéol, distributrice à Malavida.
L’occasion, dans un premier temps, de confronter les
impressions aux chiffres : dans les derniers bilans du
CNC, le cinéma de répertoire n’est pas moins diffusé ou
moins apprécié, et les variations d’une année à l’autre
sont principalement dues à la présence ou non de titres
très porteurs, comme l’ont été Astérix & Obélix : Mission
©AFCAE
Éric Miot et Sabine Putorti, responsables du groupe Répertoire de l’AFCAE, aux côtés de Jérémie Monmarché, directeur des Cinémas Studio
N°513 / 1 er avril 2026
27
Patrimoine
Cléopâtre et Titanic en 2023. Également, en 2025, 560
cinémas ont obtenu le label Patrimoine et Répertoire,
contre 446 en 2023 ; une progression qui devrait continuer
en 2026, étant donné que, pour l’heure, 319 labels ont
été délivrés, contre 317 l’année dernière à la même période
sur un périmètre équivalent.
Pourtant, depuis la réforme art et essai, une frustration
grandit quant à la valorisation financière de ces séances :
le coefficient automatique a été supprimé au profit d’une
évaluation sélective par la commission, tandis qu'une
séance labellisée Recherche et Découverte bénéficie, elle,
d'une majoration. Catherine Verliac justifie ce choix en
rappelant que « les critères d’évaluation des commissions
n’ont pas changé », l’arrêt du soutien automatique permettant,
« après une étude attentive du travail des cinémas,
d’amplifier ou de diminuer l’aide ». Cependant, exploitants
comme distributeurs plaident pour l’application d’une
majoration du label Patrimoine, afin d’inciter à davantage
de projections et de ne pas restreindre la diffusion de
films répertoire à des œuvres cultes. Anne-Laure Brénéol
souligne par ailleurs des avancées obtenues ces dernières
années, comme le soutien annuel du CNC aux distributeurs
rehaussé de six à sept films ou rétrospectives,
tout en appelant à « augmenter les montants ». Précisant
ne pas refléter la réalité de l'ensemble des salles, la distributrice
pointe également le manque d'implication de
certaines d'entre elles, rappelant que l’AFCAE, les distributeurs
et l’ADRC fournissent un matériel d'accompagnement
conséquent : « À quoi peut-on s’attendre d’une
unique projection hebdomadaire, un jeudi à 14h ? »
Les intervenants ont ainsi exhorté l’ensemble des exploitants
à s’approprier et à incarner leurs projections de
répertoire. « Nous sommes souvent confrontés à des salles
qui manquent de confiance et n’osent pas présenter des films,
alors qu’en réalité, la passion suffit, soutient Anne-Laure
Brénéol. Il n’est pas nécessaire d’invoquer des universitaires
pour chaque projection, d’autant que, selon les sujets, il n’en
existe pas, ou peu. » Nathalie Ferrand abonde en ce sens,
saluant les initiatives d'une nouvelle génération de médiateurs
qui, forts de leur culture cinématographique et de
leur « absence de complexe », désacralisent les séances de
répertoire : « Alors que nous avons une approche critique
ou universitaire, ils arrivent avec des quiz, des bingos…
Tout un tas d’outils ludiques pour aborder l’univers du film,
que les spectateurs apprécient énormément. » Un constat
partagé par Catherine Verliac qui, au fil des commissions
art et essai, observe « d’excellentes initiatives, générant
souvent une très belle fréquentation ». Éric Miot a, de son
côté, mis en avant l’évolution des outils proposés par le
groupe Répertoire de l’AFCAE, comme la fiche exploitant
qui donne désormais davantage de matière pour animer
une séance. Le délégué général de l'association Plan-séquence
rappelle en outre qu'il faut parfois du temps pour
qu'un rendez-vous s'installe auprès du public : « Cela peut
prendre un an, voire plus ; il faut parfois changer la formule…
Ce n’est jamais facile, mais ça fait un bien fou quand ça
marche ! » En parallèle, les exploitants ont également
souligné leurs craintes concernant l’éducation à l’image,
où la place du répertoire semble être, plus que jamais,
sujette à débats. Éric Miot souligne en effet la crainte
d’enseignants qui privilégient les films qu’ils connaissent,
tandis qu’Anne-Laure Brénéol note que certains titres
de Malavida faisant partie des catalogues n’ont jamais
été projetés. « L’éducation à l’image ne peut se faire sans les
classiques du cinéma, affirme Éric Miot. C’est un point
essentiel qui doit absolument être préservé dans les dispositifs. »
Un énième défi dans un marché perçu par beaucoup
comme saturé, mais où la séance de répertoire demeure,
in fine, « le petit moment de plaisir dans la
programmation ».
Jules Dreyfus
©AFCAE
Le répertoire
est un acte militant
Sabine Putorti,
responsable adjointe du groupe
Répertoire de l’AFCAE
UNE RENTRÉE CHARGÉE
Nouveauté de cette édition des rencontres, Gérald
Duchaussoy a présenté la prochaine édition du Marché
international du film classique, dont il assure la direction
aux côtés d’Anaïs Desrieux. Cette 14 e édition se tiendra
du 13 au 16 octobre 2026 dans le cadre du Festival
Lumière, et verra l’apparition de nouveaux tarifs à la
journée, afin notamment de renforcer la présence des
exploitants au sein de cet événement comptant près de
650 professionnels venus d’une trentaine de pays.
Mais avant Lyon, les cinémas auront un autre rendez-vous
majeur : le festival Play It Again. Rodolphe Lerambert
de l’ADRC a dévoilé la programmation de cette 12 e
édition qui se déroulera du 17 au 27 septembre prochains :
Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (Pathé)
Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein (Potemkine)
La Dame de Shanghai d’Orson Welles (Splendor)
Le Destin de Youssef Chahine (Tamasa)
Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa (Carlotta)
Le Goût des autres d’Agnès Jaoui (Les Acacias)
James et la pêche géante d’Henry Selick (Tamasa)
Kill Bill (Vol. 1 & Vol. 2) de Quentin Tarantino
(Studiocanal)
Knock de Guy Lefranc (Les Productions Jacques Roitfeld)
Main basse sur la ville de Francesco Rosi (Cinématographique
Lyre, distribution Les Acacias)
©Carlotta Films
Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud
µ(Studio TF1, distribution Les Acacias)
Quand la mer monte de Gilles Porte et Yolande Moreau
(Les Films du Losange)
Sans toit ni loi d’Agnès Varda (mk2)
Sois belle et tais-toi de Marc Allégret (SND)
Les Tontons flingueurs de Georges Lautner (Gaumont)
Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman
(La Filmothèque Distribution)
Wives d’Anja Breien (Malavida)
Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa
Dans le cadre du partenariat avec les Journées européennes
du Patrimoine :
Paris la belle de Pierre Prévert et Marcel Duhamel (Argos
Films, distribution Tamasa)
Pour rappel, un cinéma participant au festival Play It
Again s’engage à programmer au minimum quatre
films, dont une séance accompagnée par une des
animations que l’ADRC dévoilera bientôt.
28 N°513 / 1 er avril 2026
CINÉMATHÈQUE DE TOULOUSE
NOUVELLE ÈRE
©Alejandra Fayad
L'espace café
Deuxième cinémathèque du pays et
l’une des plus importantes d’Europe,
l’institution toulousaine entame
une nouvelle phase de son histoire,
en réaffirmant son harmonie avec
l’exploitation art et essai locale.
La Cinémathèque de Toulouse rouvrira ses portes le 10
avril 2026. Au programme de l'ensemble du weekend
de retrouvailles : une exposition de sa collection de plansfilms
à la netteté inédite et plus de trente projections, en
continu et en entrée libre, pour un véritable marathon
de cinéma – y compris nocturne !
Repenser l’outil…
Quinze mois ont été nécessaires pour rénover 1 200 m²
sur les 1 600 m² du site de la rue du Taur où l’institution
s’est installée en 1997, après sa fondation en 1964. Au
cœur du projet de réaménagement, figure la création
d’une troisième salle de 98 places. La grande de 196
places, dont le confort a été optimisé, conserve sa polyvalence
de projection (35 mm, 16 mm et numérique),
tandis que la petite de 38 places sera dédiée aux formats
rares, aux ateliers et aux rencontres.
Le chantier, qui a mobilisé 32 entreprises – dont 65 %
locales –, a également permis de créer un café, soit un
espace de convivialité ouvert sur la cour arrière, désormais
accessible au public. Les espaces d’exposition ont par
ailleurs été optimisés, niveau accrochage comme éclairage.
Enfin, la bibliothèque et son espace de consultation
modernisé, et notamment plus lumineux, seront prêts
pour septembre 2026.
Financé à parts égales par le CNC, la Ville de Toulouse,
le Conseil départemental de la Haute-Garonne et la
Région Occitanie, ce vaste projet de développement se
poursuivra, dès l’automne prochain, au Centre de conservation
situé à Balma, dans la périphérie est. « Notre
Cinémathèque s’est tellement enrichie que, 20 ans après son
ouverture, nous avons besoin d’étendre ce site dédié à la
©Alejandra Fayad
La nouvelle (et troisième) salle de la Cinémathèque de Toulouse
conservation et au stockage », explique Franck Loiret, le
directeur délégué de cette institution qui abrite près de
60 000 œuvres.
… et les liens
Mais si la Cinémathèque de Toulouse veille sur le cinéma
d’hier, elle n’en est pas moins impliquée dans la vie des
cinémas d'aujourd' hui. « Nous avons toujours travaillé en
bonne intelligence avec les salles existantes, dont nos partenaires
historiques comme l’ABC ou l’American Cosmograph
– ex-Utopia », poursuit Franck Loiret, rappelant au passage
le festival de ciné-concerts Synchro de l’institution, qui
se prolonge dans la métropole et, plus largement, en
Occitanie. Durant la fermeture de la Cinémathèque, une
programmation hors les murs a été accueillie au Musée
des Abattoirs, mais aussi au Pathé Wilson, avec un parcours
cinéphile qui a attiré en moyenne 150 spectateurs par
séance, « et plus de 300 sur Lost Highway ! ». Un partenariat
« très enrichissant » qui pourrait être reconduit la saison
prochaine, tout comme seront mise en place des « passerelles
» avec le nouveau Véo Cartoucherie. « Pour nous, il
n'y a pas d’un côté la Cinémathèque et, de l’autre, le reste. »
Le dialogue est donc constant entre les salles art et essai
de l’agglomération, « qui font de plus en plus de patrimoine »,
et la Cinémathèque qui, entre les festivals comme Cinélatino
et Cinespaña ou les productions tournée en Région,
accueille également « ceux qui font le cinéma
d'aujourd'hui ».
Dans l’après-Covid, la Cinémathèque de Toulouse avait
très vite retrouvé son public, notamment étudiant ; une
heureuse surprise, mais également le fruit du travail mis
en place ces quinze dernières années. L’institution retrouve
donc sa place dans l’écosystème culturel de la ville rose
avec l'ambition de retrouver ses 90 000 visiteurs annuels
toutes activités confondues, dont 9 000 scolaires. « Nous
avons beaucoup d’atouts, et toute une génération qui a de
l’appétit pour le cinéma de patrimoine. »
Ayşegül Algan
N°513 / 1 er avril 2026
29
Exploitation
ITINÉRANTS : POUR MAINTENIR
L’ÉQUILIBRE TERRITORIAL
Si les enjeux des circuits itinérants
sont ceux des petits cinémas de
proximité, leurs spécificités soulèvent
d’autres difficultés concrètes, comme
en a témoigné l’assemblée générale
de l’Association nationale des
cinémas itinérants (ANCI), organisée
à Avignon à l’occasion des Rencontres
du Sud.
« Dans un monde où on ne sait pas toujours si un être humain
est au bout du fil, soyez assurés que l’ANCI reste au service
de ses adhérents. Et ils l’ont bien compris : ils sont 75 aujourd’hui
– sur les 116 circuits existants en France –, le plus haut
chiffre jamais enregistré depuis la création de notre association
», introduisait son président Julien Poujade le 19
mars à Avignon. Face à la fatigue et aux difficultés financières
exprimées par les itinérants, l’ANCI joue en effet
un rôle crucial d’accompagnement, tant auprès des
institutions que dans la professionnalisation des personnels
et bénévoles. Avec l’aide du CNC, l’association a développé
ses propres outils numériques, Ciné Gestion et CG Com’,
permettant notamment une synchronisation de leurs
séances avec AlloCiné et le pass Culture, et plus récemment
une billetterie semi-automatique. Ces deux dernières
années ont aussi été marquées par deux dispositifs de
soutien aux itinérants. L’aide sélective à l’investissement
a représenté 1 million d’euros après mobilisation des
comptes de soutien de 17 circuits, et a permis d’acheter
les derniers NEC 1000 disponibles sur le marché – seuls
projecteurs vraiment adaptés à l’itinérance. « Mais la fin
de leur fabrication n’a pas été compensée par le rétrofit, et
les projecteurs laser ne sont pas totalement satisfaisants pour
nos usages actuels. » En parallèle, l’aide à l’emploi, d’un
total de 500 000 € par an partagés entre 35 circuits, a
permis de maintenir 42 emplois et de soutenir 10 créations
de postes sur 2024 et 2025. Mais « les sommes allouées
demeurent insuffisantes, sachant que tous les circuits itinérants
sont en sous-effectif », souligne le président.
L’an dernier, leur fréquentation a un peu moins baissé
(-10 % en moyenne) que celle des cinémas fixes, mais
leur accès au film s’est dégradé. Le comité de concertation
du CNC ne suffit pas à résoudre tous les conflits,
d’autant que l’ANCI n’y est pas représentée, déplore sa
déléguée générale Anne Lidove, « alors qu’un habitant
sur trois vit en milieu rural ». Et dans un marché tendu,
le risque pour les itinérants « est de re-devenir la dernière
roue de la continuation », prévient Rafael Maestro,
directeur de Ciné Passion en Périgord. D’autres mettent
en avant l’impact écologique de cette inégalité, qui
contraint les spectateurs à se déplacer dans les villes
pour voir un film suffisamment tôt.
Plus de la moitié des itinérants sont classés
art et essai
Car dans le cinéma itinérant, ce sont les exploitants qui
se déplacent vers le public, y compris scolaire. Très actifs
dans l’éducation au cinéma [voir encart] – 30 circuits
coordonnent les dispositifs de Ma classe au cinéma –,
les itinérants sont directement concernés par la proposition
de la réforme Geffray de faire des projections dans les
collèges et lycées, quand il n’existe pas de salles de cinéma
à proximité. Certes, si le principe de Ma classe au cinéma
est d'amener les élèves à la découverte d’un lieu, dans
certains territoires ruraux, les établissements scolaires
Les adhérents de l'ANCI réunis en AG à Avignon, où ils ont réélu leur CA et reconduit leur bureau 2026
offrent parfois les plus belles salles disponibles. Mais cela
implique des déplacements supplémentaires et coûteux
pour les itinérants… et il est très difficile de faire de
l'éducation aux images sans budget, d’autant plus quand
celui de la part collective du pass Culture est insuffisant…
et imprévisible.
Séances en itinérance
2024
41 332 séances, 1 553 603 spectateurs,
moyenne de 38 spectateurs/séance
(+9 % par rapport à 2023)
2025
41 889 séances, 1 397 812 spectateurs,
moyenne de 33,37 spectateurs/séance
(-10 % par rapport à 2024)
La subvention art et essai est ainsi une aide vitale : plus
de la moitié des circuits sont classés (61 en 2025, soit
4 de plus que l’année précédente), avec une note
moyenne de 11,5 sur 20 et un montant moyen de
subvention de 10 000 €. Selon Catherine Verliac du
CNC, « la réforme a eu un effet positif sur les itinérants,
dont la note est supérieure à la moyenne nationale ». Mais
la deuxième phase de la réforme inquiète ces circuits,
qui programment en majorité des films d’auteur
porteurs et craignent d’être pénalisés par leur sous-pondération.
David Obadia, rappelant que l’AFCAE n’était
pas favorable à la pondération des films, indique
toutefois que les itinérants bénéficieront aussi de la
sur-pondération.
De façon générale, l’aide des collectivités est essentielle
quand une séance de cinéma itinérant coûte 320 € et
que l’usager paye sa place 5 €, comme c’est le cas chez
Ciné Passion. Pour Rafael Maestro, « on est à l’os, et
la politique publique culturelle l’étant aussi, nous devons
trouver des lignes de crédits partout – sur la mobilité,
sur l’aménagement du territoire – si l'on veut poursuivre
nos activités. Et faire savoir que si l’on disparaît, nos
publics disparaîtront avec nous ». Car malgré le
volontarisme de Gaëtan Bruel, le risque d’un déséquilibre
territorial s’accentue en fonction de l'engagement
des collectivités. Or la proximité reste le
premier critère pour le public. « Si on n’existait pas, les
gens n’iraient pas voir de films ailleurs : on ne prend
d’entrées à personne », affirme Anne Lidove. En revanche,
l'arrivée du bus CinéMo de la fondation Explora-Canal
+, « proposant gratuitement les mêmes actions que nous,
et en concurrence sur les financements des collectivités,
a été fraîchement accueillie par nos adhérents », souligne
Julien Poujade, indiquant que l’ANCI, avec le CNC,
a proposé à l'opérateur une charte de bonnes pratiques.
Quant à l’activité plein air, source de revenus importante
pour les itinérants qui facturent leurs prestations,
souvent pour du non-commercial, elle est de plus en
plus concurrencée par des associations ou entreprises
privées sans numéro d’exploitant CNC – qui projettent
de la vidéo et parfois sans autorisation. D’où l’importance
de faire aboutir la réforme du non-commercial,
stoppée au moment du Covid, pour faire respecter
les règles de la profession.
Car s'il fallait le rappeler, les itinérants sont des exploitants,
qui couvrent des contrées… sans cinémas. Et pour
que leur travail soit mieux identifié et valorisé, l’ANCI
travaille, avec le CNC, à une cartographie précise – et
remise à jour – de tous leurs points de diffusion.
Éducation à l’image
Cécile Vargoz
Sur les 48 structures (représentant 58 circuits) ayant
répondu à l’enquête menée par l’ANCI cette année, toutes
accueillent les séances des dispositifs scolaires, exceptées
les 5 qui sont gérées uniquement par des bénévoles. En
plus des dispositifs Ma classe au cinéma, 29 structures ont
mis en place des dispositifs “maison” ; 21 interviennent en
classe et 27 proposent des ateliers de pratique artistique,
en temps scolaire et/ou hors temps scolaire. À noter que
16 structures sur les 48 ayant répondu ont déjà des points
de projection situés dans des établissements scolaires.
©ANCI
30 N°513 / 1 er avril 2026
©A.Algan
De gauche à droite : Jean Villa (président du syndicat), Richard Patry (président de la FNCF) et Pascal Maubec (adjoint au chef du service de l’exploitation du CNC)
PROXIMITÉ : UN MODÈLE
D'EXPLOITATION SOUS PRESSION ?
L’ex-Syndicat de l’Exploitation
Cinématographique du Centre-
Sud a fini sa mue en Syndicat des
cinémas de proximité, pour défendre
ardemment le rôle de ces derniers
à travers tous les territoires. Il était
réuni en assemblée générale le 13
mars 2026, au Véo Cartoucherie.
Le changement de nom du syndicat, effectif depuis l’été
dernier, a fait « grincer quelques dents », mais « couronne
des décennies de travail – notamment depuis les réformes
de décentralisation des années 80 », note le président Jean
Villa, en assumant pleinement le dénominatif de proximité.
« Nous sommes fiers de revendiquer ce mot qui convient
aussi bien à des salles rurales, de sous-préfectures qu'à des
cinémas de centre-ville, de quartier, qu’ils soient municipaux,
associatifs ou privés… », tous unis autour d’une charte de
valeurs qui exprime « les fondements de l’engagement
collectif ».
Désormais affranchi de sa référence géographique, le
Syndicat des cinémas de proximité a vu son nombre
d’adhérents croître de 20 %, avec 25 nouveaux écrans
qui ont porté son “maillage” à 239 écrans en 2025 – et
déjà à 246 en ce début d’année 2026 –, répartis au sein
de 162 cinémas implantés dans 24 départements et 4
régions (Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes
et Région Sud - PACA).
Une impression de régression
De la « terrible » année 2025 et son recul global de 14 %
de la fréquentation, Jean Villa retient « les halls vides en
plein milieu des vacances », mais également « la versatilité
du public, du marché… et la vitesse à laquelle des choses
qui nous semblaient acquises ont été remises en question » :
des attaques sur le CNC aux tensions sur l'accès au film,
« particulièrement en zones de concurrence ». Dans ce
contexte, l’étude commandée par le syndicat à Hexacom*
a apporté des arguments chiffrés et servi de support aux
débats, dès le Congrès des exploitants en septembre
dernier. De quoi permettre, selon Jean Villa, de « rétablir
quelques vérités : nos cinémas ne sont pas la cause de la chute
de fréquentation des grands multiplexes ». Même si deux
membres du syndicat ont été auditionnés par le Comité
de concertation distributeurs-exploitants, ils regrettent
que la petite exploitation n’y soit pas davantage
représentée.
En outre, si les représentants du Syndicat des cinémas
de proximité saluent les recommandations de ce comité,
ils s'inquiètent « qu’elles ne se traduisent par une difficulté
toujours plus importante à accéder au film, en raison de
nos politiques tarifaires ou de notre refus des pleins programmes
Nous avons une difficulté
croissante d’accès aux
films, liée à nos politiques
tarifaires ou à notre refus
de pleins programmes
incompatibles avec
la diversité
incompatibles avec la défense de la diversité ». Si ces sujets
ont souvent opposé distributeurs et exploitants, les
témoignages se multiplient sur des pressions exercées
sur la distribution par la grande et moyenne exploitation
(notamment via des menaces de déprogrammations et
sur les taux de location), au détriment de la petite.
Autant de pratiques discutées en “off”, mais non documentées
pour faire valoir devant une autorité comme
la Médiatrice du cinéma. « Vous ne me verrez pas prendre
parti pour les uns ou les autres », prévient Richard Patry,
soucieux de maintenir le dialogue et la concorde (« ce
qui ne veut pas dire un consensus mou »). D’autant plus
que pour le président de la FNCF, dans le « flot » actuel
de tensions, les urgences actuelles se situent d'abord
du côté de la dérégulation, de la chronologie des médias,
de la directive SMA… « et d’un amendement visant à
supprimer le CNC qui a failli passer à quelques voix à
l'Assemblée nationale ! »
Alors qu’entre en vigueur la seconde phase de la
réforme art et essai – avec la pondération des films –,
les commissions régionales ont commencé leurs réunions,
dans des climats « moins conflictuels ». Notamment
grâce à l’abandon du système de note au profit d’un
pourcentage (de 50 à 200 %) « moins stigmatisant »,
relève Richard Patry, tandis que Pascal Maubec, adjoint
au chef du service de l'exploitation du CNC, souligne
qu’avec une progression de 45 % depuis 2010, « l’art
et essai est le dispositif de soutien qui a le plus évolué ».
Le Centre est par ailleurs en train de produire des
pastilles vidéo pédagogiques sur le compte de soutien
automatique des salles (dépenses éligibles, activation
des avances majorées…), « particulièrement peu mobilisé
par la petite exploitation », comme déjà relevé par le
président de la branche Rafael Maestro.
Education à l’image, un socle à
défendre
Le plan d’éducation au cinéma et à l’image, issu du
rapport du désormais ministre de l’Éducation nationale
Édouard Geffrey – « qui a repris toutes nos propositions »
– promet, selon Richard Patry, une embellie « ces
prochains mois ». Toutefois, de nombreux adhérents
du Syndicat des cinémas de proximité restent, à l'image
de Sylvie Buscail de Ciné32 à Auch, sur un « sentiment
de frustration » après la restitution courant février
dernier des contributions des professionnels, sans
annonces supplémentaires, notamment en matière de
moyens alloués. Parmi les administrateurs du Syndicat
des cinémas de proximité, Rafael Maestro milite pour
que le diplôme interuniversitaire en cours de montage
à l’Université Bordeaux Montaigne intègre « un bloc
d’une centaine d’heures dans lequel on explique le métier
d’exploitant ». Par ailleurs, le Syndicat va travailler sur
l’identification des besoins en compétence et en formation
des équipes des cinémas, « car accueillir un gamin
de 3-4 ans, c’est un vrai métier ». Et peut-être une des
définitions à part entière du cinéma de proximité.
Ayşegül Algan
* Datée du 29 août 2025, l’analyse comparative d’Hexacom de l'évolution de la fréquentation
des cinémas de proximité et des établissements de la grande exploitation portrait,
pour rappel, sur 35 villes de plus de 200 000 habitants.
N°513 / 1 er avril 2026
31
Exploitation
©Brian Ravaux
Lors de la rencontre avec d'anciens jeunes ambassadeurs du Centre Pompidou et de Caen la mer
CINÉMAS 93
LA PAROLE À LA JEUNESSE
Les 17 et 18 mars s’est tenue, au Ciné
104 de Pantin, la 13 e édition des
Journées professionnelles organisées
par l’association de Seine-Saint-Denis.
Entre des approches pratiques et
universitaires, ces deux journées ont
abordé la question des petits écrans
face aux grands, et le déploiement
stratégique des jeunes ambassadeurs
pour renouveler les publics.
Les smartphones pour petits et grands…
écrans
La première journée a exploré le rapport du cinéma aux
écrans de poche, retraçant leur influence de la production
à la diffusion en salles. Un impact au point d’avoir un
rôle essentiel dans certains films et séries, comme en ont
discuté Delphine Agut, co-scénariste de L’Histoire de
Souleymane de Boris Lojkine (2024), Joris Goulenok,
scénariste de la web-série Amours solitaires (2019-2022),
et Jonathan Millet, réalisateur et scénariste de Les Fantômes
(2024). Difficile toutefois de remonter à des œuvres plus
anciennes, tant l’apparition des smartphones dans des
contenus cinématographiques et audiovisuels s’est faite
tardivement par rapport à leur essor mondial, comme
l’a relevé Clément Marguerite, chercheur en études
cinématographiques. Ce dernier a évoqué le décalage par
rapport à leur usage quotidien, particulièrement conséquent
dans les années 2010, durant lesquelles les smartphones
ont occupé majoritairement dans la fiction une
présence discrète, intrusive voire inquiétante. Cette
difficulté d’appropriation s’explique notamment par la
nature polyvalente de l’objet : en regroupant les fonctionnalités
de nombreux accessoires traditionnels, le
smartphone entraîne leur disparition à l’image, un
dépouillement visuel que le cinéma a mis du temps à
apprivoiser.
Au-delà du l’outil, les petits écrans, et notamment leur
concurrence avec le cinéma, questionnent, voire effraient.
Sylvie Octobre, sociologue de la culture, a proposé de
dépasser ces crispations, et de s’interroger sur ce que
révèlent les pratiques. Une manière de comprendre les
logiques sociales qui conduisent certains enfants à passer
plus de temps que d’autres devant les écrans, et donc
éviter l’écueil d’un jugement sur la « mauvaise parentalité ».
La réflexion était prolongée lors de la présentation de
l’étude Cinémodev (Cinéma émotions et développement
de l’enfant) par les chercheuses Lisa Jacquey et Klara
Kovarski, qui renseigne sur la place du cinéma dans le
quotidien des jeunes enfants et de leurs familles. Si les
données sont en cours de finalisation, elles révèlent déjà
la centralité de l’émotion : pour les parents et les professionnels
accompagnants, elle constitue à la fois un moteur
et un frein – quand elle est désagréable – essentiel à
l’expérience en salle.
Le “pourquoi” avant le “comment”
La deuxième journée se concentrait sur les différentes
initiatives des jeunes ambassadeurs, une plus-value notable
pour l’attractivité d’un lieu culturel, à condition d’en
définir précisément les objectifs. C’est le point de départ
de l’intervention du sociologue Tomas Legon qui, à
travers son étude du dispositif RMCM (Réseau médiation
cinéma M’Ra !) en Rhône-Alpes – ayant également donné
lieu à un article* –, soulève que, bien souvent, le
recrutement des jeunes ambassadeurs se limite à des
profils universitaires, déjà cinéphiles (voire de “haute”
cinéphilie). Ce constat rejoint une vision trop homogène
de la jeunesse, laissant entendre que les jeunes sont les
plus à même de parler et de comprendre d’autres jeunes.
Cette croyance s’étend aux réseaux sociaux, perçus à tort
comme des solutions miracles. Ainsi, le recrutement d’un
jeune ambassadeur ne doit pas être la finalité de la démarche,
mais « un moyen au service d’un objectif [...]. La question
du “comment” ne peut être réglée avant celle du
“pourquoi” ».
En ce sens, le reste de la matinée a montré des initiatives
fructueuses de jeunes ambassadeurs. Comme les Young
Ambassadors de Niš, en Serbie, précurseurs du dispositif
et dont Snežana Andrić, sociologue et présidente du
programme, a fait une présentation en vidéo. Puis les
Jeunes ambassadeurs de la culture (JAC), qui font le lien
entre les lieux culturels de la communauté urbaine de
Caen la mer, et le projet Art Session du Centre Pompidou,
né en 2008 et qui a formé 400 volontaires. Des participants
de ces projets sont ensuite intervenus pour relater
leur expérience, dont ressort un lien intense avec les
différents lieux quand ils y sont écoutés et investis. Une
implication vitale pour la pérennité des établissements,
comme l’a rappelé Florence Sayag-Morat, cheffe de projet
au service de la médiation culturelle du Centre Pompidou :
« Une institution culturelle qui n’implique pas ses jeunes n’a
pas d’avenir. »
Jules Dreyfus
* « Il faut du fun et le côté un peu cinéphile », Quand les institutions aident les salles
indépendantes à séduire le public jeune (2019)
32 N°513 / 1 er avril 2026
L’ACTUALITÉ DE
L’EXPLOITATION ET DE LA
DISTRIBUTION CINÉMA
LE MAGAZINE PRO
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Miscellanées
PROCHAINE CDACi
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO
16/04/26 SARL CINE 70 MAJESTIC - ESPACE DES LUMIÈRES 10 1 961 Projet d’extension par l’ajout d’une salle IMAX et 298 places Vesoul Haute-Saône
Communauté d'agglomération
de Vesoul
OpenAI et Disney :
fin d’une alliance éclair
Fin décembre dernier, The Walt Disney Company et OpenAI officialisaient un accord
« historique » permettant d’intégrer, en toute légalité, plus de 200 personnages du “Disney
Extented Universe” (incluant Marvel, Pixar et Star Wars) dans les vidéos “outil Sora”.
Le 24 mars, OpenAI a annoncé abandonner son l'outil de génération vidéo grand
public, pour se concentrer sur d’autres développements, notamment la robotique et
l'intelligence artificielle “générale” via une une ‘super-application’ unique.
Ce revirement prive Disney d’une nouvelle source potentielle de revenus – l'accord
triennal de licence prévoyait une rétribution d’1 milliard de dollars en actions OpenAI
ainsi que de bons de souscription pour des actions supplémentaires –, mais pourrait,
en revanche, apaiser bien d’autres créateurs.
Journée
“Vers la salle de cinéma durable”
L’ADRC, le CNC et l’Université Sorbonne Nouvelle donnent rendez-vous le jeudi
9 avril au CNC pour une journée d’échanges et de débats autour des enjeux de
transitions écologiques et de résilience des salles, à travers une approche transversale
mêlant expériences professionnelles, politiques territoriales et éclairages universitaires
– avec notamment les interventions de Kira Kitsopanidou, Laurent Creton, Nicole
Allard, Aurélie Pinto et Teresa Castro.
Au programme : exemples concrets de constructions ou de réhabilitations vertueuses
de cinémas, analyse d'aménagement de territoires, diffusion des films et leur
accompagnement éco-responsable…
Détails et inscriptions sur le site de l’ADRC.
PETITES ANNONCES
9 salles
300 000 entrées
RECRUTE
un poste d’assistant de direction
CDI plein temps
MISSIONS :
Gestion quotidienne de l’établissement
Accueil du public – développement des animations
et des relations clients
Expérience technique souhaitée
CV et lettre de motivation :
fredericlevy@lepalacesaumur.fr
RECRUTE
son/sa Directeur(trice)
d’Exploitation Groupe
VOS RESPONSABILITÉS
Vous êtes garant de la performance économique,
opérationnelle et managériale du circuit
À CE TITRE, VOUS :
• Encadrez un réseau de 12 directeurs de cinémas
• Animez l’équipe du siège
• Supervisez la gestion économique des établissements
• Pilotez les négociations centralisées
PROFIL :
• Vous justifiez d’une expérience en direction de cinéma
complétée par la gestion multi-sites
• Un leadership affirmé et une forte capacité à fédérer
• Une solide culture de gestion
CONDITIONS :
• Poste basé à Royan
• Déplacements dans toute la France
Envoyez vos candidatures à
Yoann.biolchini@winsearch.fr
Cinéma Familial - 5 salles & café - Classé Art & Essai
situé au coeur de ville de St Jean de Luz
230 000 spectateurs/an - 12 salariés
RECRUTE
son (sa) Directeur (trice) d’exploitation
CDI temps plein
Compétences requises
Savoir manager et fédérer une équipe
Gestion quotidienne de l’établissement
Accueil du public et relation clients
Développement de l’animation en lien
avec la programmation et le ciné café
Expérience en management
et direction d’établissement exigée
Faire preuve d’autonomie, d’organisation
et de rigueur dans l’exécution de ses missions
CV à envoyer à : cineluz.xabi@gmail.com
Soutiens
Afcae
Inédits
Un champ de fraises pour l’éternité de Alain
Raoust (New Story, 17 juin)
Éruption de Pete Ohs (UFO, 17 juin)
Sélection 15-25
The World of Love de Ga-eun Yoon (Coup de
Cœur 15-25) (The Jokers, 6 mai)
Junk World de Takahide Hori (UFO, 13 mai)
Dune de David Lynch (Les Acacias, 13 mai)
Father de Tereza Nvotová (Epicentre, 13 mai)
Le Dernier souffle d’un Yakuza de Baku
Kinoshita (All the Anime, 27 mai)
AGENDA DE LA PROFESSION
AG ANNUELLE DU SFTC 31/03 et 01/04/26 PARIS
RENCONTRES DE GÉRARDMER 07 au 10/04/26 GÉRARDMER
JOURNÉE "VERS LA SALLE DE CINÉMA DURABLE" 09/04/26 PARIS
AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP
AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS NORD-PAS-DE-CALAIS 05/05/26 LOMME
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES
FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES
RÉUNION EUROPA CINEMAS 17/05/26 Cannes
AG DU SYNDICAT DES PAYS DE SAVOIE 02/06/26 ANNECY
AG DU SLEC 08 et 09/06/26 LE CREUSOT
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY
FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE
CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE
12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 17 au 19/06/26 DINARD
RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT 17 au 19/06/26 PARIS
STUDIO SHOW 02 et 03/07/26 PARIS
RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI JEUNE PUBLIC 08 au 10/09/26 NANCY
34 N°513 / 1 er avril 2026
LA FÉDÉRATION NATIONALE DES CINÉMAS FRANÇAIS
remercie très chaleureusement tous ceux
qui ont participé à l’organisation
de cette nouvelle édition du Printemps du Cinéma
Ahmed Sylla dont le talent, l’enthousiasme et l’implication ont très
largement contribué à la réussite du film annonce.
LES PARTENAIRES DE L’ÉVÉNEMENT :
• La Construction par le CCCA-BTP,
le Partenaire Majeur des opérations nationales
de promotion du cinéma en salle
• CANAL+
LES PARTENAIRES MÉDIA :
• AlloCiné
• Europe 2
LA PRODUCTION DU FILM ANNONCE : les équipes de CANAL+ (Emilie Pietrini,
Céline Pontygayot, Alexia Veyry, Laura Sztajnkrycer, David Nordier), C4 Prod
(Jean-Marie Antonini et Julia Retali) ainsi que le réalisateur Julien Rocher,
LES ÉQUIPES DES FILMS À L’AFFICHE durant l’événement ainsi que leurs
distributeurs et attachés de presse,
L’ENSEMBLE DE NOS PARTENAIRES TECHNIQUES : Sonis, L’Entraide du
Cinéma et des Spectacles et Le Chèque Cinéma Universel, Cinego, Globecast,
Hyphen, Play by Deluxe, Piste Rouge, Test Laboratoire, Access Dynamic et la
salle de vision de Gaumont.
PARTENAIRE MAJEUR
WWW.PRINTEMPSDUCINEMA.COM