15.04.2026 Vues

Boxoffice Pro n°514 – 15 avril 2026

  • Aucun tag trouvé…

Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !

Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.

Bimensuel N°514 / 15 avril 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA



Bimensuel N°514 / 15 avril 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

CONFISERIE

BIENVENUE DANS

L’ÈRE DU POP COM


L'édito

Sommaire

Destins animés

Cannes, par l’entremise de son délégué général et sélectionneur,

Thierry Frémaux, a donc livré sa sélection.

Un cru 2026 qui laisse une place certaine au cinéma

d’auteur européen ainsi qu’à l’Asie, dont le cinéma

apparaît de plus en plus solide et exportable. Le cinéma

de genre fait une nouvelle percée sensible et, au fil des

années et des éditions, se fait une place au soleil (cannois,

mais pas seulement) et obtient ses lettres de noblesse.

Le grand absent à ce stade – car d'autres annonces

pourront suivre dans les jours et semaines à venir – est

le cinéma américain, finalement assez peu représenté

dans une sélection où affleure le parfum des tensions

internationales et de la guerre.

Et c’est parce que les temps sont chahutés – et le CNC

avec – que la France a décidé d’organiser le premier

sommet international consacré au cinéma, à la création

audiovisuelle et au jeu vidéo. Trois domaines dans

lesquels la France excelle, mais qui sont bousculés par

la montée des extrêmes, par la révolution de l’intelligence

artificielle et par les nouveaux usages. Attaqué en France,

régulièrement sapé par les lobbies des GAFA à Bruxelles,

notre écosystème sera plus fort s’il est appuyé par d’autres

nations et s’il en inspire d’autres. Cette initiative, qui

vise à mettre sur le devant de la scène ces sujets si

cruciaux pour nos sociétés et pour la culture de manière

plus générale, est la bienvenue. Elle vient rappeler que

l’image animée, sous toutes ses formes, est un pilier

essentiel de notre civilisation, et que sa préservation,

son essor et sa protection – porteurs de valeurs et structurants

pour l’avenir – doivent être des priorités.

Laurent Cotillon

N°ISSN : 2740-3335

Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-

Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal

à parution

Directeur de la publication

Julien Marcel / julien.marcel@cinegroup.fr

Directeur général délégué média & stratégie

Laurent Cotillon / laurent.cotillon@cinegroup.fr

Rédacteurs

Aysegül Algan / aysegul.algan@cinegroup.fr,

Cécile Vargoz / cecile.vargoz@cinegroup.fr,

Jules Dreyfus / jules.dreyfus@cinegroup.fr

Collaboration au magazine

Tanguy Colon

est une publication de

Base de données Films

guillaume.martin@webedia-group.com

Publicité / Base de données distributeurs

Pauline Luigi / pauline.luigi@webedia-group.com

Caroline Roux / caroline.roux@webedia-group.com

Lucille Duthoit / lucille.duthoit@webedia-group.com

Réalisation CINE GROUP

Maquette / Infographie

Philippe Cosqueric / philippe.cosqueric@cinegroup.fr

Impression

ORMONT IMPRIMEUR

4 Rue Antoine de Saint-Exupéry

88100 Saint-Dié-des-Vosges

P. 6 à 8

ACTUS

Les sélections cannoises

Le CNC à l’heure des comptes

Des mouvements dans l’industrie

P. 10 à 13

CONFISERIE

Du snack au buzz

Europe et confiserie :

Quelles nouvelles règles ?

Mieux manger au ciné

Le café au Café des images

P. 16 à 21

DISTRIBUTION

Motel dévoile ses ambitions

et son line-up

Gebeka Films change de mains

L’Émission avec Étienne Ollagnier et

Magalie Armand (SDI)

La Rédaction

P. 27

INTERNATIONAL

Le box-office mondial en mars

P. 28-29

ÉCOLOGIE

L’ADRC organise sa journée sur la salle

de cinéma durable

L’ACAP publie son diagnostic régional

des mobilités

P. 30 à 33

EXPLOITATION

Les Rencontres de Gérardmer en images

Retour sur l’Assemblée générale du SFTC

Le New Vox de Langres fait peau neuve

P. 34

MISCELLANÉES

Petites annonces, CDACi, Soutiens et

Agenda de la profession

Crédit page 3 : © Pylz Works - Unsplash

©Gérardmer Tourisme

Certifié PEFC

Ce produit est issu de

forêts gérées

durablement

JULIEN MARCEL

Directeur de la

publication

LAURENT COTILLON

Directeur général délégué

média & stratégie

AYSEGÜL ALGAN

Journaliste

CÉCILE VARGOZ

Journaliste

JULES DREYFUS

Journaliste

PHILIPPE COSQUERIC

Maquette

10-31-1542

www.pefc-france.org

@BoxofficeFrance

@Boxoffice_fr

@boxofficefr

Boxoffice Pro France

4 N°514 / 15 avril 2026



CANNES 2026 :

LES SÉLECTIONS

Si, à l’heure où nous bouclons ce numéro, nous ne connaissons pas encore les titres qui composeront la sélection

de la 58 e édition de la Quinzaine des Cinéastes, les autres sections cannoises sont – presque – entièrement

dévoilées. Petit tour d’horizon, avant le début des festivités le 12 mai avec la projection de La Vénus électrique.

Sélection officielle

Film d’ouverture

● La Vénus électrique de Pierre Salvadori

(Diaphana, sortie française le 12/05/26)

Compétition

● Minotaure d’Andrey Zvyagintsev

(Les Films du Losange, 14/10/26)

● L’Être aimé (El Ser Querido) de Rodrigo Sorogoyen

(Le Pacte, sortie le jour de sa présentation au Festival)

● The Man I Love d’Ira Sachs

● Fatherland de Paweł Pawlikowski (Pathé)

● Moulin de László Nemes (Studio TF1, 28/10/26)

● Histoires de la nuit de Léa Mysius

(Le Pacte, 16/09/26)

● Fjord de Cristian Mungiu (Le Pacte, 19/08/26)

● Notre salut d’Emmanuel Marre (Condor)

● Gentle Monster de Marie Kreutzer (Ad Vitam)

● Quelques jours à Nagi de Koji Fukada

(Art House)

● Hope de Na Hong-jin

● Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda

(Le Pacte, 16/12/26)

● Garance de Jeanne Herry (Studiocanal)

● L’Inconnue d’Arthur Harari (Pathé, 26/08/26)

● Soudain de Ryusuke Hamaguchi

(Diaphana, 12/08/26)

● L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach

● Coward de Lukas Dhont (Diaphana)

● La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi

(Le Pacte)

● La Vie d’une femme

de Charline Bourgeois-Tacquet (Pyramide)

● Histoires parallèles d’Asghar Farhadi

(Memento, 14/05/26)

● Autofiction (Amarga Navidad)

de Pedro Almodóvar (Pathé, 20/05/26)

Hors compétition

● Her Private Hell de Nicolas Winding Refn

(The Jokers)

● L’Abandon de Vincent Garenq (UGC Distribution,

sortie le jour de sa présentation au Festival)

● Diamond d’Andy Garcia

● Karma de Guillaume Canet (Pathé, 21/10/26)

● L’objet du délit d’Agnès Jaoui

(Studiocanal, 27/05/26)

● La Bataille de Gaulle - Partie 1 : L’Âge de fer

d’Antonin Baudry (Pathé, 03/06/26)

Un Certain Regard

● Teenage Sex and Death at Camp Miasma

de Jane Schoenbrun : film d’ouverture

● Everytime de Sandra Wollner

● I’ll Be Gone in June

de Katharina Rivilis - premier long métrage

● De toutes les nuits, les amants

de Yukiko Sode (Art House)

● Yesterday The Eye Didn’t Sleep

de Rakan Mayasi

● Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg

(Ad Vitam)

● Ton animal maternel de Valentina Maurel (JHR)

● Dégel de Manuela Martelli (Les Films du Losange)

● Club Kid de Jordan Firstman - premier long

métrage

● Congo Boy de Rafiki Fariala

● Ben’imana de Marie Clémentine Dusabejambo

(Ad Vitam) - premier long métrage

● Le Corset de Louis Clichy (KMBO, 14/10/26)

● Les Éléphants dans la brume

d’Abinash Bikram Shah - premier long métrage

● Ula de Viesturs Kairišs

● La Más Dulce de Laïla Marrakchi

Séances de minuit

● Colony de Yeon Sang-ho (ARP Sélection, 27/05/26)

● Roma Elastica de Bertrand Mandico (Condor)

● Sanguine de Marion Le Corroller

(ARP Sélection, 28/10/26) - premier long métrage

● Full Phil de Quentin Dupieux (Diaphana)

● Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athané

(The Jokers) - premier long métrage

Séances spéciales

● John Lennon : The Last Interview

de Steven Soderbergh

● Les Survivants du Che de Christophe Réveille

(Paname) - premier long métrage

● Les Matins Merveilleux d’Avril Besson (Arizona)

- premier long métrage

● Avedon de Ron Howard

● L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et

Yvo Muller (Gaumont, 04/11/26)

● Cantona de David Tryhorn et Ben Nicholas

● Rear Soul for the Revolution de Pegah Ahangarani

(Jour2Fête) - premier long métrage

Semaine de la Critique

Film d’ouverture

● In Waves de Phuong Mai Nguyen

(Diaphana, 01/07/26) - premier long métrage

Séances spéciales

● Du fioul dans les artères de Pierre Le Gall

(Pan Distribution) - premier long métrage

● La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri (Ad Vitam)

- premier long métrage

Compétition

● A Girl Unknown/La Deuxième Fille

de Zou Jing (Pyramide) - premier long métrage

● The Station de Sara Ishaq

- premier long métrage

● Dua de Blerta Basholli (Jour2Fête)

● La Gradiva de Marine Atlan (Tandem)

- premier long métrage

● Irish Travellers d’Alexander Murphy (Dulac)

● Viva d’Aina Clotet - premier long métrage

Film de clôture

● Adieu monde cruel de Félix de Givry

(Diaphana) - premier long métrage

ACID

● Barça Zou de Paul Nouhet - premier long

métrage

● Blaise de Dimitri Planchon

& Jean-Paul Guigue (The Jokers) - premier long

métrage

● Cœur secret de Tom Fontenille - premier long

métrage

● Dans la gueule de l’ogre

de Mahsa Karampour - premier long métrage

● La Détention de Guillaume Massart

● Living Twice, Dying Thrice

de Karim Lakzadeh

● Mauvaise Étoile de Lola Cambourieu

& Yann Berlier (Tandem) - premier long

métrage

● Promised Spaces d’Ivan Marković

● Virages de Céline Carridroit & Aline Suter

- premier long métrage

Toutes les sélections cannoises avec les distributeurs

annoncés seront à retrouver dans le Boxoffice Pro

du 10 mai 2026.

Cannes Première

● Vol de nuit pour Los Angeles de John Travolta

(Apple TV, 29/05/26)

● Le Bois de Klara de Volker Schlöndorff

(Studiocanal)

● Le Château d’Arioka de Kiyoshi Kurosawa

(Art House)

● The Match de Juan Cabral et Santiago Franco

● La Troisième nuit de Daniel Auteuil (SND)

L’AFCAE annonce ses Rencontres nationales Art et essai

Les 35 es Rencontres cannoises organisées par l’Association française

des cinémas art et essai se dérouleront du 10 au 12 mai. Les

accréditations pourront être retirées à la gare maritime le dimanche

10, de 10h à 13h puis de 14h30 à 17h30. L’assemblée générale

ordinaire de l’AFCAE, réservée aux adhérents, se tiendra le lundi

11 à 9h au Palais des Festivals, salle Debussy, suivie du déjeuner

à la plage du Carlton, à 13h, sur invitation. La soirée de clôture,

pour les 70 ans de l’AFCAE, aura lieu sur la plage Rado by Cartel,

le mardi 12 de 21h30 à 2h. La programmation des films proposée

pendant ces trois jours sera détaillée début mai. L’AFCAE précise

que, cette année, elle ne disposera plus de lieu d’accueil ouvert

en continu, mais l’équipe sera présente à Cannes pendant toute

la durée du festival. Elle s’engage dans ce cadre sur la prévention

des violences sexistes et sexuelles, en proposant une cellule

d’écoute pour les personnes témoins ou victimes, tenue par deux

personnes référentes formées à cet effet.

6 N°514 / 15 avril 2026


Actualités

©Jean-Luc Mege

Olivier Henrard lors des débats au Congrès de la FNCF 2024

Alexis Goin, directeur juridique et financier du CNC

LE CNC À L’HEURE DES COMPTES

En début de mois, le Centre national du cinéma

a tenu sa traditionnelle commission Chavane,

pour présenter ses ressources de 2025 ainsi que

ses prévisions de 2026. Alors que les taxes des

redevables historiques déclinent, le Centre doit

composer avec de nouvelles coupes budgétaires

et une pression médiatique croissante.

De plus en plus, le budget du CNC s'inscrit au cœur

du débat public et politique. C’est dans un souci de

clarification que le Centre organise, une à deux fois par

an, sa commission Chavane, qui explicite les différentes

provenances des taxes l’alimentant. En 2025, la somme

de ces taxes s’est élevée à 877,5 millions d’euros (M €).

Un résultat en hausse par rapport aux années précédentes,

mais qui ne reflète pas une réalité à l’œuvre depuis plus

de 15 ans : les recettes du CNC évoluent deux fois

moins vite que l’inflation. « De plus, certains secteurs ont

connu une inflation supérieure à l’indice général », souligne

Alexis Goin, directeur juridique et financier. L’augmentation

des ressources du Centre s’apparente donc davantage

à « un rattrapage très partiel après dix ans de stagnation »,

qui ne compense pas l’absence de taxes indexées sur la

hausse des prix.

Le déclin des redevables historiques

Le constat est structurel : les ressources issues des contributeurs

historiques – les cinémas (via la TSA), les

éditeurs de services de télévision (TST-E) et les distributeurs

de services de télévision (TST-D) – sont en

baisse constante depuis 15 ans. Alors qu’elles s’élevaient

à plus de 720 M € en 2010, elles ne sont plus qu’à 664

M € en 2025. Précisément, en 2025, la TSA a rapporté

124 M €, la TST-E 259 M € et la TST-D 281 M €. Ce

dernier montant est toutefois jugé « exceptionnel » par

le directeur général délégué Olivier Henrard, car il

résulte de la régularisation de contentieux passés ; un

reflux est donc attendu dès les prochains exercices.

Ainsi, la seule recette “durablement” à la hausse ces

dernières années provient de la taxe sur les services vidéo

(TSV), représentant 213 M € en 2025*. Elle se décompose

en trois parties : la taxe sur les vidéogrammes

Le constat est structurel :

les ressources issues des

contributeurs historiques

– les cinémas (via la TSA),

les éditeurs de services

de télévision (TST-E) et

les distributeurs de

services de télévision

(TST-D) – sont en baisse

constante depuis 15 ans

(TSV-V), la taxe sur les services de VàD (TSV-P) concernant

les modèles payants comme les SMAD, et la taxe

sur la publicité des vidéos en ligne (TSV-G) concernant

les plateformes gratuites comme YouTube. Ces dernières

bénéficient toutefois d’un abattement de 66 % : un

dispositif hérité de 2018 sur la base d'un modèle de

2014, époque où les contenus professionnels y étaient

encore minoritaires.

Perspectives pour 2026 et au-delà

Le CNC prévoit cette année un montant total des

taxes à 834 M €. La fréquentation des cinémas devrait

assurément être plus élevée qu’en 2025, à l’inverse des

recettes de la télévision, pour laquelle le recul des

produits publicitaires observé en 2025 ne devrait pas

être endigué. C’est pourtant dans ce contexte qu’a été

voté en janvier dernier “l’amendement Lavarde” visant

à alléger la TST-E [voir Boxoffice Pro du 21 janvier

2026], ce qui devrait impliquer 27 M € de pertes pour

le Centre. Un montant volatile car l’amendement

exclut de la taxe les frais de régie, et qui pourrait croître

à partir de 2027 en raison de « la baisse naturelle du

chiffre d’affaires publicitaire des redevables de la TST-E »,

ajoute Olivier Henrard. Pour éviter une baisse continue

de ses ressources, le CNC prône un « rééquilibrage »

afin d'intégrer les nouveaux diffuseurs à la hauteur de

leur poids réel dans l’écosystème. Le tout afin de

préserver une stabilité dans la répartition des aides du

Centre, prévues cette année à 37 % pour le cinéma,

36 % pour l’audiovisuel et 27 % pour les dispositifs

transversaux (le patrimoine cinématographique, l’éducation

à l’image…).

La défense de la ministre de la Culture

Ces « chantiers » ne se feront pas sans mal pour le

CNC, au cœur de nombreuses attaques ces dernières

années. Courant mars, l’éviction de la vidéaste Ultia

du Fonds d’aide à la création pour les plateformes

sociales (ex-CNC talent) a ravivé les frondes. Membre

de la commission sans y avoir encore siégé, la streameuse

a été remerciée suite à des propos jugés contraires à

son obligation de réserve. Cette décision a déclenché

une polémique d’une « agressivité inédite », estime

Gaëtan Bruel, qui a annoncé suspendre les travaux

de la commission jusqu’à nouvel ordre. Certains

politiques ont également pris position, comme la

députée de l’Isère Hanane Mansouri qui s’est interrogée

sur les modalités d’attribution de ce fonds. Face à ces

interrogations, la ministre de la Culture Catherine

Pégard a fermement défendu le Centre dans une lettre

ouverte : « Critiquer le CNC avec excès ou en contester

le principe, c’est nier quelques évidences que je veux

rappeler : le cinéma français, comme la création audiovisuelle

française, sont plébiscités par les Français ; notre

filière du cinéma et de l’image animée est l’un de nos

fleurons industriels, riche de 300 000 emplois ; la France

a le parc de salles de cinéma le plus dense au monde, qui

fait du cinéma un puissant facteur d’équité territoriale.

Tout cela, c’est en particulier au CNC que nous le devons,

et au modèle – admiré dans le monde entier, copié dans

de nombreux pays – dont il est la clé de voûte. »

Jules Dreyfus

* En 2025, la TSV a connu une régularisation à hauteur de 14 M €, venant compenser des exercices antérieurs. Le montant réel de la taxe se situe donc davantage à 199 M €.

N°514 / 15 avril 2026

7


Actualités

Cinema United s’allie à des

cinéastes de renom

La fédération des cinémas américains a annoncé la

création de son Conseil des cinéastes, qui défendront

avec elle l’expérience et l'avenir du cinéma

dans le monde.

« Notre industrie est plus forte lorsqu'elle œuvre de concert

pour promouvoir l'expérience unique du cinéma sur grand

écran », a déclaré Michael O’Leary, le PDG de Cinema

United, lors de l’annonce de ce Conseil des cinéastes.

Ce groupe stratégique, qui rassemble des réalisateurs et

producteurs de renommée internationale, sera présidé

par Jerry Bruckheimer, producteur de nombreux

blockbusters – dont Top Gun : Maverick et F1 récemment

– et vice-présidé par Emma Thomas, qui a produit la

quasi-totalité des films de son conjoint Christopher Nolan.

Ryan Coogler, Brad Bird, Jason Reitman et Céline Song

sont aussi membres de conseil inaugural, qui sera élargi

prochainement. Greg Foster, consultant senior chez

Cinema United, a joué un rôle déterminant dans la

création de ce conseil et en assurera la direction

exécutive. Jerry Bruckheimer et Emma Thomas seront

présents au CinemaCon, la Convention internationale des

cinémas, du 13 au 16 avril à Las Vegas.

L’idée est en effet que ce Conseil participe aux débats qui

animent aujourd'hui les exploitants – concentration,

fenêtres d’exclusivité, promotion de l'expérience cinéma

et de l'innovation… – et s’engagent à leurs côtés pour

porter la voix de toute la filière.

Pour Jerry Bruckheimer, « nous sommes à un tournant

décisif pour l'avenir de notre industrie » et il se dit honoré

de s’engager aux côtés des salles. Emma Thomas souligne

que l'enjeu est de « permettre aux cinémas de toutes

tailles, partout dans le monde, de continuer à présenter nos

histoires dans les meilleures conditions possibles, afin que

les cinéphiles de tous âges puissent les apprécier comme

elles ont été conçues ».

Deux arrivées chez Warner Bros. France

L’équipe distribution cinéma du

studio, dirigée par Olivier

Snanoudj, enregistre l’arrivée de

Déborah Legrand en qualité de

responsable marketing salles et

programmation DROM-COM.

Auparavant, elle a occupé le poste

de responsable marketing salles

chez Gaumont avant d’être

responsable Paris-Périphérie et marketing salles chez

Apollo. Chez Warner, elle travaillera sous la direction de

Cheima Selmi, directrice de la stratégie de distribution

cinéma pour la France.

Agathe Zocco di Ruscio rejoint les équipes du studio en

tant que programmatrice Grande Région Parisienne-Périphérie,

forte, elle aussi, d’une solide expérience comme

CGR Cinémas

renforce son équipe

programmation

Après des débuts chez TFM

Distribution, des passages par

Médiamétrie et Wild Bunch et

près de 15 ans chez Studiocanal

comme responsable marketing

salles puis Head of Digital Sales

and Distribution, Aurélie Rix

rejoint la programmation de CGR

Cinémas. Au sein du troisième

circuit d’exploitation en termes d’entrées en 2025, la

nouvelle directrice adjointe travaillera main dans la main

avec le directeur de la programmation Patrice Martin et

Vanessa Ode, directrice adjointe de la programmation

et directrice art et essai. Sa prise de poste est effective

depuis ce 1 er avril ; pour rappel, Aurélie Rix succède à

Justine Mercier, qui a rejoint Studio TF1 en tant que

responsable province.

programmatrice province chez

KMBO, responsable de la

programmation chez Nour,

programmatrice province senior

chez Disney et programmatrice

province chez Diaphana. Au sein

de Warner, elle exercera sous la

responsabilité de Lucie Grémont,

directrice de la programmation

et opérations.

L’arrivée d’Agathe Zocco di Ruscio conjuguée au départ

à la retraite de Véronique Minihy, entraîne une nouvelle

répartition des régions : Charlotte Escolier s’occupe de

Lyon, Nord et Est, ainsi que du circuit Kinepolis, Marlène

Percheron gère Marseille et le circuit CGR tandis

qu’Alexandre Weber est en charge de Bordeaux ainsi que

du circuit Megarama.

Une assistante de

programmation chez

Grand Écran

Pauline Matelic rejoint le circuit

en tant qu’assistante de programmation

et participera activement

au suivi et la mise en place de

la politique art et essai du

groupe, où elle travaillera sous

la supervision de Michel et

Virgile Fridemann. Passée par

Cinéma Public Film comme

programmatrice, Pauline Matelic a également travaillé

comme assistante de direction du CGR de Villefranchesur-Saône,

directrice adjointe du CGR de Colmar,

puis de la Scala de Thionville. Dernièrement, au sein

de la société Trévans, elle était responsable d’exploitation

multi sites pour le Ciné Toiles de Digne-les-

Bains, le Ciné sur la Sorgue à L'Isle-sur-la-Sorgue et

Le Luberon à Pertuis.

La FNCF renouvelle son partenariat avec le CCCA-BTP

Le Printemps du Cinéma et La Fête du Cinéma s’afficheront à

nouveau sous la bannière de la campagne “La Construction”,

le CCCA-BTP restant le partenaire majeur des deux opérations.

©Vincent Bourdon

Ludovick Lefebvre, président du CCCA-BTP (Comité de concertation

et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux

publics), et Richard Patry, président de la FNCF (Fédération nationale

des cinémas français), ont signé le 3 avril au cinéma Omnia à Rouen

le renouvellement de leur convention de partenariat pour une période

de trois ans, de 2026 à 2028. Ce partenariat, mis en place en 2023 et

renouvelé jusqu’en 2028, fait de nouveau du CCCA-BTP, sous la

bannière de la campagne La Construction, le partenaire majeur des

deux opérations nationales de promotion du cinéma en salle organisées

par la FNCF.

Dans un communiqué commun, les deux organisations soulignent

que « le Printemps du Cinéma et La Fête du Cinéma offrent une exposition

inédite aux métiers du bâtiment et des travaux publics, pour les promouvoir

auprès du plus grand nombre, en particulier les jeunes et leur famille, à

deux périodes clés de l’année pour l’orientation professionnelle des jeunes ».

Pour rappel, Le Printemps du Cinéma 2026 a réuni 2 millions de

spectateurs pendant les trois jours de l’opération du 22 au 24 mars

derniers. La Fête du Cinéma 2026 aura lieu du 28 juin au 1 er juillet.

Richard Patry, président de la FNCF, et Ludovick Lefèbvre président du CCCA-BTP

8 N°514 / 15 avril 2026



Kinepolis Amnéville

©Laurent Ghesquiere

DU SNACK AU BUZZ

Alors que débarquent de nouvelles

saveurs, couleurs et collectors, l’espace

confiserie des exploitants devient un

nouveau terrain de communication

pour les distributeurs, et redessine le

rôle des fournisseurs. Boxoffice Pro fait

le tour des comptoirs.

Arrivé à son poste de directeur d'exploitation du réseau

Cinemovida avec, entre autres, la mission de développer

« la dynamique comptoir », Jérémy Cacheux reconnaît

volontiers le coup de pouce de l'après crise sanitaire :

« On observe un véritable essor post-Covid de la confiserie,

et ceci, dans toutes les strates de notre réseau, du Méga

Castillet de Perpignan au trois salles de Granville, plus art

et essai, en passant par le miniplexe grand public de Moissac. »

Car si on sait que les spectateurs ont diminué leur nombre

de sorties au cinéma dans l’année, « quand ils reviennent,

ils se font plaisir ! ».

Un plaisir qui repose avant tout sur un socle de grands

classiques : « On réalise environ 80 % d’une année confiserie

avec le pop-corn en vrac, les boissons – eau, Coca Cola, Ice

Tea/Fuse Tea – et parmi les glaces, Magnum qui reste la

référence. » C’est donc dans les 20 % restants que se niche

l’espace de l’expérimentation, « pour peu qu’on laisse le

temps aux nouveautés de s'installer », souligne le directeur

d'exploitation de Cinemovida.

Des nouveautés comme les neufs références

de pop-corn en sachets lancés par Benoît

Ciné Distribution. Pour la responsable

commerciale Angélique Deurre, l’idée

est de reconquérir le terrain du salé, « occupé

pour l’heure par les chips, avec un produit

spécifique cinéma ». Mais en effet, face à un public

frileux, « la mise en place des nouveaux produits peut être

longue, et il faut avoir la place de les tenir en stock avant

que les ventes prennent ». Et à part le pop-corn chocolat

– « trop en avance sur son temps » – dont le fournisseur a

arrêté la production face à l'insuffisance des volumes

commandées, Angélique Deurre remarque qu’en 20 ans,

« il ne s’est pas passé grand-chose sur le pop-corn »…

du moins jusqu’à aujourd’hui.

Les espaces-confiserie

font partie intégrante

du parcours-client,

où l'on trouve de

nouveaux moyens

de communiquer

sur nos films

Charline Baudry-Biancarelli,

Senior Trade Marketing

Manager chez Universal

Pictures France

10 N°514 / 15 avril 2026


“The new place to be”

Pop-corn bleu pour Avatar, saveur pomme-caramel

pour Blanche Neige, myrtille pour Lilo et Stitch, ou

encore jaune et noir pour Marsupilami ; les cinémas en

ont vu de toutes les couleurs ces derniers mois.

« Les opportunités de renforcer notre visibilité sur les comptoirs

confiserie se présentent en fonction des films.

Et les initiatives viennent le plus souvent des exploitants »,

souligne Séverine Garrido, responsable du Trade Marketing

chez The Walt Disney Company, dont le line-up,

« qui s’adresse à un public large et familial, se prête particulièrement

à ce type de customisations ».

©Cinémovida

Du côté d’Universal, et avant le raz-de-marée Mario, la

Senior Trade Marketing Manager Charline Baudry-Biancarelli

a ainsi proposé, en octobre dernier dans les cinémas

Pathé, un pop-corn rose à la barbe à papa, avec un sachet

de sucre pétillant pour la sortie de Gabby et la maison

magique - Le film aux couleurs du film. « Cela faisait un

moment que l’on voulait tester une gamme exclusive limitée

avec un goût spécial et Gabby, avec sa cible très “kids”, s’y

prêtait bien. » Une initiative locale qui fait donc désormais

partie des leviers activés par les distributeurs, « car les

espaces-confiserie font partie intégrante du parcours-client,

où l'on trouve de nouveaux moyens de communiquer sur nos

films, de les ancrer dans les esprits, mais également d’accompagner

les salles sur l'expérience de la sortie au cinéma ».

Et de cette sortie, les spectateurs sont de plus en plus

nombreux à vouloir garder un souvenir “impérissable”,

comme un sceau en métal à l’effigie du film. Les interventions

directes des équipes marketing restent rares dans

cet univers de customisation confiserie, qui découlent

surtout des accords de licence conclus par les services

“brand” ou “international” des majors. « Bien entendu nous

sommes au courant de ce qui est prévu, et orientons les cinémas

sur les produits, mais nous n’intervenons pas directement sur

la chaîne », précise Charline Baudry-Biancarelli.

Les rayons-confiserie n’en sont pas pour autant la chasse

gardée des propriétés intellectuelles américaines. Ainsi,

après Les Légendaires de la Pan et en attendant Astérix – Le

Royaume de Nubie de SND, ce sont les seaux et les peluches

Marsupilami qui ont tenu le haut des comptoirs.

Parmi les rares producteurs français à développer des

produits dérivés, Pathé avait lancé, à l'occasion de la

sortie de God Save the Tuche, en février 2025, un Tuche

Store en ligne. « Après cette première qui était restée réservée

aux salles Pathé, nous avons voulu voir plus grand pour

Marsupilami ! », précise la société au coq. C’est ainsi

qu’en amont de la sortie du film l’équipe “Partenariats

et licences” a développé, durant plus d’un an, des peluches

à l’effigie du personnage principal. « Les différents modèles

proposés aux salles ont rencontré un fort succès, en France

comme dans les territoires internationaux où le film est sorti,

et ils sont aujourd’hui en rupture de stock. » Un réassort est

prévu pour cet été, notamment pour accompagner les

activations de son service vidéo. En parallèle, de nouveaux

produits Marsupilami saisonniers sont en cours de développement,

notamment pour Halloween et Noël. « Nous

avons également élargi notre offre avec des produits “Food

& Beverage”, tels que des seaux et gobelets réutilisables vendus

dans les cinémas, une initiative en effet habituellement

réservée aux grands blockbusters américains. » Enfin, une

nouvelle boutique officielle en ligne propose des produits

et vêtements inspirés du film.

Le Concorde de Moissac

Les produits confiserie,

c’est un peu comme les

films de l’année : on connaît

les succès, mais il faut aller

chercher les surprises

Jérémy Cacheux,

directeur d'exploitation de

Cinemovida

Marsupilami, seau et cup en édition limitée , pop corn spécial et la peluche

©Pathé Cinémas/Disney

Pop-corn pomme caramel Blanche-Neige

©Pathé

N°514 / 15 avril 2026

11


Un boom et ses limites

Samuel Melisson, directeur confiserie de CGR Cinémas,

confirme « le coup de fouet » sur les ventes de produits

dérivés et collector depuis ces deux dernières années.

« Il y a une attente du public, des spectateurs prêts à payer…

mais peu de fabricants à l'échelle mondiale », seules deux

grosses sociétés spécialisées, l'une américaine, l'autre

britannique fournissant la quasi-totalité de l’offre de

produits customisés, à l’ensemble de la planète. « Et avec

des minimums d’achat ingérables », souligne Angélique

Deurre, sachant que Benoît Ciné Distribution – tout

comme les autres grossistes français Confisud et France

Pop Corn –, centralise de plus en plus les commandes

et peut même endosser la casquette de fabricant, en

négociant certains accords de licence pour le territoire

français.

De son côté, Thomas Jullienne, Food & Beverage Manager

du Grand Rex à Paris, sait à quel point il faut « se battre

pour se positionner, avoir les bons contacts, insister ; sachant

que la communication n’est pas toujours facile avec ces

interlocuteurs qui servent d’abord les géants du marché

nord-américain. Souvent, nous récupérons les miettes de ce

que les grands ont fait produire ». Et pourtant, depuis les

produits The Eras Tour de Taylor Swift en octobre 2023,

la demande a explosé en France aussi. Ainsi, grâce au

renfort de sa boutique en ligne lancée en décembre

dernier, le Grand Rex a vendu, le jour de la sortie de

Super Mario Galaxy le 1 er avril, plus de buckets Yoshi que

de billets du film.

EUROPE ET CONFISERIE

QUELLES NOUVELLES

RÈGLES ?

En tant que responsable industrie et recherche de l’Union internationale des

cinémas (UNIC), Sonia Ragone suit de près les évolutions de la législation

européenne. Plastiques, emballages, origines, espèces : exploration – non

exhaustive – des directives et de règlements susceptibles d’impacter l'activité

confiserie des cinémas.

Le contexte international de difficultés d'approvisionnement

et des transports de marchandises pourrait-il

avoir raison de toute cette mécanique, où le bon produit

doit, bien entendu, être au bon endroit au bon moment ?

Alors que les délais comme les coûts commencent à

s’allonger, la profession se pose de plus en plus la question

d’une production relocalisée en Europe, voire en France.

Reste à résoudre l’équation coût/qualité, à atteindre les

masses critiques en termes de quantité, et de trouver,

à chaque fois, la hype.

En attendant, on peut aussi trouver du jus de raisin AOP

Chasselas à Moissac, des rousquilles à Perpignan, des

petits chocolats fabriqués à l'effigie du mouchoir rouge

de Cholet… à Cholet, pour ne citer que les villes où

exerce Cinemovida « On ne détrônera certainement pas le

pop-corn, le Coca, les dragibus, mais si nous voulons proposer

une offre plus éco responsable, nous pouvons tout simplement

nous tourner vers une offre plus locale », note Jérémy Cacheux,

avant de conclure : « Les produits confiserie, c’est un peu

comme le line-up de films de l’année : on connaît les succès,

mais il faut aller chercher les surprises. »

Y aura-t-il des sacs à pop-corn Le Diable s’habille en Prada 2

pour les salles françaises ?

Ayşegül Algan

©D.R.

Directive sur les plastiques à usage

unique

Les États membres disposaient de deux ans pour

transposer cette directive entrée en vigueur en 2019,

et dont l’impact le plus visible aura été la disparition

des pailles en plastique. Après avoir lancé un appel à

contributions et une consultation en mars dernier

pour évaluer l’efficacité des dispositions actuelles sur

les déchets marins, la Commission européenne procédera

à une évaluation complète de la directive d'ici

juillet 2027. « Notre position à l’UNIC sera de maintenir

le statu quo », indique Sonia Ragone.

Règlement sur les emballages et déchets

d'emballages

« Le règlement est un instrument plus strict du droit

européen, appliqué directement dans les États membres »,

précise la représentante de l’UNIC à propos de ce

texte entré en vigueur en février 2025. Au terme de

18 mois de mise en œuvre, il exigera des exploitants

de salles, ainsi que de leurs fournisseurs, qu'ils privilégient

les emballages recyclables ou compostables et

qu’ils explorent les options d'emballages réutilisables

ou rechargeables. « La période de mise en œuvre est

relativement longue pour atteindre les objectifs – comme

celui de rendre tous les emballages recyclables économiquement

viables d'ici 2030 ou de réduire l'utilisation

de matières vierges dans les emballages d'ici 2050 – avec

la possibilité pour les États membres de les reporter. Mais

elle nécessitera des changements opérationnels. »

Règlement sur la déforestation

En mai 2023, la Commission européenne a proposé

une mise à jour du Règlement Déforestation, qui

interdit la mise sur le marché de produits associés à

la déforestation, en contraignant les entreprises à

déclarer l'origine des produits qu'elles vendent. Sonia

Ragone indique que « ce règlement s'appliquait auparavant

uniquement aux produits imprimés, mais inclut

désormais des marchandises comme le cacao, le café et

l'huile de palme, dont certaines entrent dans la

composition de produits vendus en confiserie ». Face à

la charge administrative que ce nouveau texte faisait

peser sur les entreprises, « et après d'importantes controverses

et négociations », le texte a été amendé en décembre

dernier par le Conseil et le Parlement européens.

L’obligation et la responsabilité de soumettre la

déclaration, dite de "diligence raisonnée", ne concerne

plus que les entreprises qui mettent le produit sur

le marché pour la première fois. « Seul le premier

opérateur en aval de la chaîne d'approvisionnement

sera donc responsable de la collecte et de la conservation

du numéro de référence de la déclaration initiale, plutôt

que de le transmettre plus loin dans la chaîne », rassure

Sonia Ragone.

Règlement sur l'obligation d'accepter

les paiements en espèces

En juin 2023, la Commission européenne a publié

une proposition de règlement sur le “cours légal” des

billets et pièces en euro, afin de sauvegarder l'utilisation

de l'argent liquide et rendre son acceptation

obligatoire à l'ère des moyens de paiement électroniques.

« Un point qui aura un impact potentiel sur

les salles. » En décembre dernier, le Conseil européen

a confirmé qu’on ne pouvait interdire les règlements

en espèces, tout en envisageant des exceptions, notamment

lorsque le point de vente est automatique et

sans personnel, comme dans certains cinémas.

« En outre, les États membres de la zone euro peuvent

assouplir l’obligation d’accepter les espèces pour des

raisons d'intérêt public, de sûreté et de sécurité. » Et en

attendant de connaître la position du Parlement

européen, qui planche de son côté sur une ligne plus

stricte, Sonia Ragone note que, « dans le contexte

géopolitique et technologique actuel, de nombreux

décideurs jugent qu’il est essentiel de garantir l'usage

de l’argent liquide, notamment face aux risques de

cyberattaques, de pannes de système ou de perturbations

causées par des catastrophes naturelles ».

A.A.

12 N°514 / 15 avril 2026


ON PEUT TOUJOURS MIEUX MANGER

AU CINÉ…

L’association militant pour une offre

alimentaire saine et éco-responsable

dans les cinémas prépare son

concours annuel, pour sourcer de

nouveaux produits.

Des glaces sans colorant, des jus botaniques ou des pois

chiches bio grillés fabriqués en France : le concours “Mieux

manger au ciné” permet, depuis cinq ans, de mettre en

avant des produits bons pour la santé et pour la planète...

et bons tout court, après les avoir soumis aux papilles

d’un jury présidé par un grand chef. Le concours aura

lieu cette année entre septembre et octobre, ouvert aux

entreprises françaises commerciales et de l’économie

sociale et solidaire. En attendant, « les salles ont toujours

la possibilité de s'inscrire et de commander les produits sur

la plateforme “Mieux manger au ciné”, ou d’y repérer ce

qui existe et de commander directement auprès du producteur

», rappelle Eliott Khayat, producteur chez Haut et

Court et engagé dans la coordination du projet.

« La bonne nouvelle, c'est que les produits élus lors des

précédents concours sont dans les cinémas, y compris ceux

de grands groupes comme Pathé, avec ou sans notre aide. »

Et qu’importe si ça ne passe pas forcément par l’association,

« dont la vocation est de proposer des alternatives qui, justement,

puissent se propager ».

Ainsi l’équipe de Mieux manger au ciné se déplace

lors d’événements professionnels pour faire déguster

ses trouvailles – aux Rencontres art et essai de Cannes,

au Congrès de la FNCF, aux Rencontres du SDI…

–, mais surtout dans les festivals jeune public, pour

intervenir lors de cinés-goûter. « Car c’est d’abord aux

enfants qu’il est important de proposer une alternative

Une bouchée de la cheffe Manon Fleury, proposée aux spectateurs du Nouvel Odéon , lors d’une projection à l’issue de la remise

des prix du concours 2023.

à la confiserie industrielle, y compris à travers des actions

“d’éducation à l'image par le goût” que nous essayons de

développer ».

Mais le cœur du projet reste les produits, pour lesquels

l’association est en train de mettre en place un équivalent

du Nutri-Score, afin de leur attribuer une “note

Mieux manger”. L’un de ses critères sera la question

de l’emballage et des déchets, « et nous avons aussi une

réflexion sur le vrac, ce qui reste compliqué dans un

cinéma ». Le lieu de fabrication et le moyen de transport

jusqu'à la salle sont aussi, bien entendu, pris en compte

dans la sélection des produits en général.

Pour rappel, l’AFCAE est partenaire du projet, et d’autres

groupements de salles, comme Cineo ou les CIP, particulièrement

engagés dans la transition écologique,

soutiennent l’association et proposent ses produits.

Et quand on lui demande si les cinémas les plus attentifs

au “mieux manger” ne sont pas aussi ceux… où l’on

mange le moins, le producteur – de films – constate qu’il

y a « beaucoup de salles art et essai où l’on mange, ou du

moins où l’on a envie de manger. La difficulté, c'est que la

confiserie est une activité chronophage, qui requiert du

personnel, et ce n'est pas toujours la priorité des salles ».

©Vincent Baillais

Cécile Vargoz

… ET MANGER DU MIEL AU CAFÉ DES IMAGES

Comme son nom l’indique, le cinéma

art et essai d’Hérouville-Saint-Clair

est aussi un café, participant à la (bio)

diversité et l’(happy)culture des lieux.

Si “Le Café du ciné”, comme l’ont baptisé les spectateurs,

a toujours existé au sein du Café des images,

c’est l’équipe du cinéma qui le gère entièrement

depuis 2016, y proposant une offre 100 %

végétarienne et bio. Dans cette banlieue populaire

de Caen, « il a fallu quelques années pour trouver

l'équilibre, mais c’est devenu LE café du quartier,

où les gens se retrouvent en famille ou entre copains »

explique Elise Mignot. Pour la directrice du

cinéma, « la convivialité passe beaucoup par l’alimentation

», même si le café met aussi à disposition

des livres, des jeux ou des coloriages pour les

enfants. Sa cuisine maison, simple mais de

qualité – crumble de légumes, boulettes végétales

et carrot cakes… – attire de plus en plus, et a

été labellisée ÉcoTable, le premier label de restauration

durable en France. L’établissement, qui

est aussi membre de l’association Mieux manger

au ciné, ne sert que des boissons locales… dont

un Limoncello particulier.

©Café des images

En effet, le citron n’est pas cultivé sur place, mais il

en arrive beaucoup dans ce coin de Normandie depuis

2018. Cette année-là, le public du Café des images

voit le film de Dominique Marchais Nul Homme n’est

une île, par lequel il découvre les agriculteurs siciliens

“Le Galline Felici”. Conquis par l’engagement humaniste

de ces producteurs bio, les spectateurs se

Une livraison GAS® au Café des images

constituent en Groupement d’achat solidaire (GAS),

en demandant au Café des images de porter le projet,

pour commander leurs agrumes. Depuis, 18 tonnes

de fruits sont livrées au cinéma chaque mois d’hiver,

pour 550 familles ! Et de même que les tickets et cafés

“suspendus” proposés au Café des images, des oranges

sont redistribuées aux migrants de Ouistreham et au

Secours populaire d’Hérouville, tandis que des

citrons sont utilisés par une société locale qui

fait du Limoncello, distribué dans toute la

région. « Un projet qui a du sens, parti d’un film,

et qui montre que notre travail de diffusion peut

déboucher aussi sur de la production », se réjouit

Elise Mignot. Autre exemple : en osmose avec

le parfum des oranges et les couleurs de sa salle

à fleurs, le cinéma a installé des ruches sur son

toit. Depuis 2019, les abeilles d’Hérouville

produisent leur miel, récolté par un apiculteur

et vendu… au Café du ciné. Une démarche

qui participe des valeurs “équitables” en général

du cinéma, et rejoint celles de sa programmation.

« Comme pour les films, il s’agit de travailler avec

les bons producteurs, en concertation avec ses

spectateurs, pour choisir les bons produits. »

C.V.

N°514 / 15 avril 2026

13


AARON

TAYLOR-JOHNSON

THEO

JAMES

ET SAM

WORTHINGTON

CRÉDITS NON CONTRACTUELS

UN FILM DE DAVID MACKENZIE

© SND CRÉATION

DÉVELOPPÉ ET SUPPORTÉ PAR LA NATIONAL LOTTERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED


© SND CRÉATION

ET SAM WORTHINGTON

DÉVELOPPÉ ET SU PORTÉ PAR LA NATIONA LO TERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED

ET

ET

ET

DA NY MCGRATH

ANTON PRÉSENTE EN ASSOCIATION AVEC SKY UNE PRODUCTION SIGMA FILMS UNE PRODUCTION ANTON UN FILM DE DAVID MACKENZIE ‘THE CRIMINALS’ (FUZE) AARON TAYLOR-JOHNSON THEO JAMES GUGU MBATHA-RAW

ET

SAM WORTHINGTON MONTAGE MATT MAYER DÉCORS AMANDA MCARTHUR DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE GILES NUTTGENS BSC PRODUCTEURS ASSOCIÉS POPPY STEEL ALASTAIR MACKENZIE CO-PRODUCTEUR DANNY MCGRATH

PRODUCTEURS EXÉCUTIFS ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW ORR JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL PRODUIT PAR SEBASTIEN RAYBAUD CALLUM CHRISTOPHER GRANT DAVID MACKENZIE GILLIAN BERRIE SCÉNARIO DE BEN HOPKINS RÉALISÉ PAR DAVID MACKENZIE

DÉVELOPPÉ ET SUPPORTÉ PAR LA NATIONAL LOTTERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED

ET

“ LE MEILLEUR THRILLER DEPUIS TRÈS LONGTEMPS

REGION FREE

LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU

PAR LE RÉALISATEUR DE COMANCHERIA

La découverte d’une bombe datant de la Seconde Guerre Mondiale

provoque une évacuation massive de Londres. Une équipe de braqueurs

y voit l’opportunité parfaite pour un hold-up sous haute tension.

MATÉRIEL DISPONIBLE POUR VOS SALLES

FA long (106’’) et court (59’’)

AARON

TAYLOR-JOHNSON

AARON

TAYLOR-JOHNSON

AARON

TAYLOR-JOHNSON

THEO

JAMES

THEO

JAMES

THEO

JAMES

GUGU

MBATHA-RAW

GUGU

MBATHA-RAW

GUGU

MBATHA-RAW

SAM

WORTHINGTON

SAM

WORTHINGTON

SAM

WORTHINGTON

LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU

LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU

LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU

AARON

THEO

GUGU

TAYLOR-JOHNSON JAMES MBATHA-RAW

SAM

WORTHINGTON

LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU

UN FILM DE DAVID MACKENZIE

UN FILM DE DAVID MACKENZIE

UN FILM DE DAVID MACKENZIE

ET MONTAGE MA T MAYER DÉCORS AMANDA MCARTHUR DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE GILES NU TGENS BSC PRODUCTEURS ASSOCIÉS PO PY ST EL ALASTAIR MACKENZIE CO-PRODUCTEUR DA NY MCGRATH

PRODUCTEURS EXÉCUTIFS ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW O R JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL PRODUIT PAR SEBASTIEN RAYBAUD CA LUM CHRISTOPHER GRANT DAVID MACKENZIE GI LIAN BERRIE SCÉNARIO DE BEN HOPKINS RÉALISÉ PAR DAVID MACKENZIE

ANTON PRÉSENT A SOCIATION AVEC SKY UNE PRODUCTION SIGMA FILMS UNE PRODUCTION ANTON UN FILM DE DAVID MACKENZIE ‘THE CRIMINALS’ (FUZE) ARON TAYLOR-JOHNSON THEO JAMES GUGU MBATHA-RAW

ET SAM WORTHINGTON

ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW O R JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL

UN FILM DE DAVID MACKENZIE

© SND CRÉATION

Affiches et affichettes

Kit promo

AU CINÉMA LE 6 MAI

Retrouvez toutes les infos concernant nos prochaines sorties sur notre site :

www.snd-films.com


Distribution

MOTEL DÉVOILE SES AMBITIONS

ET SON LINE-UP

©Théo Grandmaison

Simon Robert et Guillaume De Castro,

deux jeunes professionnels d’une

dizaine d'années d’expérience dans

l’industrie cinématographique,

annoncent la création de leur société

de distribution, autour d’une ligne

éditoriale ouverte sur le monde et

une stratégie digitale innovante.

Quatre films sont déjà datés en 2026.

Guillaume De Castro et Simon Robert

C’est un mélange d’excitation et d’appréhension qui

anime les deux entrepreneurs au moment d’officialiser

le lancement de Motel dans le bain de la distribution.

Le duo affiche des parcours complémentaires : Guillaume

De Castro a forgé son expertise dans l’édition vidéo

chez ESC puis The Jokers, avec également quelques

expériences en technique et en programmation, tandis

que Simon Robert a officié dans le marketing, chez Bac

Films, Le Pacte puis Zinc. « Cela fait 10 ans que nous

nous connaissons et avons toujours eu l’envie entrepreneuriale.

Nous travaillons depuis un an sur Motel, ce qui nous

a permis de mûrir le projet, grâce, notamment, aux précieux

conseils de Jean Labadie [fondateur du Pacte, ndlr.] et de

Mathieu Robinet [patron de Tandem, ndlr.]. En prenant

le temps d’analyser le marché, il nous a semblé qu’il y avait

une place à prendre », explique Simon Robert, président

de la société. Pour Guillaume De Castro, directeur

général, « si l’opportunité se présente, il ne faut pas attendre.

Le contexte nous a paru favorable, avec de nombreux films

attendus par les spectateurs qui ne sortent pas dans les salles

françaises mais y auraient toute leur place : nous pensons

qu’il y a un cinéma à défendre, et à défendre en salle, qui

reste incontournable ».

Mads Mikkelsen en ouverture

Avec Motel, l’ambition est de proposer de faire voyager

les spectateurs, sans spécificité de territoire, à travers

des œuvres qui regardent le monde. Pour composer

leur premier line-up, les deux associés ont regardé une

centaine de titres et en ont déjà acheté quatre, « à la

faveur d’une tendance baissière des minima garantis

rendant les films plus accessibles », souligne Guillaume

De Castro. Le néo-distributeur a acquis auprès de

Trustnordisk tous les mandats de The Last Viking,

sixième long de Anders Thomas Jensen. Présenté,

entre autres, hors compétition à Venise, puis à Toronto,

Nous travaillons depuis

un an sur Motel,

et en prenant le temps

d’analyser le marché,

il nous a semblé qu’il y

avait une place à prendre

Simon Robert, président de Motel

©Motel Film

The Last Viking de Anders Thomas Jensen

©Motel Film

Bogotá 85 de Tomás Corredor

16 N°514 / 15 avril 2026


Les Arcs, en ouverture d'Hallucinations Collectives

ou encore Reims Polar, le film suit un braqueur de

banque (Nikolaj Lie Kaas) qui, sorti de prison, part

retrouver son frère (Mads Mikkelsen), le seul à savoir

où est caché le butin. Mais ce dernier, convaincu d’être

la réincarnation de John Lennon, l’entraîne dans un

voyage aussi inattendu qu’improbable. « C’est une

comédie noire dans la lignée de Fargo des frères Coen

mais en version danoise », résume Simon Robert. Succès

au Danemark avec plus de 700 000 entrées ainsi que

dans d’autres territoires européens, le film sera lancé

le 10 juin sur environ 150 copies, en VO et en VF,

porté par un plan média d’envergure (achat d’espace

presse, digital, avant-séance et éventuel affichage à

Paris), « pour toucher à la fois un public art et essai mais

aussi généraliste, sachant que Mads Mikkelsen nous a

fait part de son envie de venir en France pour accompagner

la sortie ». Si Hopscotch Cinéma pilote les relations

presse, pour la programmation, les deux dirigeants

de Motel s’appuient sur Claire Deshaies, freelance

après avoir travaillé chez Les Films du Préau puis Bac

Films, avec l’objectif de recruter une personne à la

direction de la programmation en 2027.

Cet été, à une période où « les salles, principalement

indépendantes, ont besoin de thrillers d’auteurs internationaux

comme contre-programmation aux blockbusters

estivaux », le distributeur sortira Bogota 85 le 5 août,

sur quelque 60 copies. Passé par Toronto ou encore

Cine Latino en France, ce premier film du cinéaste

colombien Tomás Corredor relate la prise d’otage de

magistrats par une milice, qui se retrouve à son tour

encerclée par l’armée. « Cela vient poser la question de

qui est vraiment le preneur d’otage, à travers un huis

clos très immersif de 1h15. C’est un événement historique

qui a marqué la Colombie mais assez méconnu en

France », indique Guillaume De Castro, évoquant

notamment 5 Septembre de Tim Fehlbaum comme

récent comparable.

Le 2 septembre suivra Sovereign (titre provisoire),

sur une combinaison de 100 à 150 copies, premier

film de l’Américain Christian Swegal, avec Nick

Offerman, Dennis Quaid et Jacob Tremblay. L’histoire

d’un père souverainiste qui endoctrine son fils, jusqu’à

ce que ce dernier remette petit à petit en question

l’idéologie paternelle. « Il y a une tension qui monte

inexorablement vers une fin que l’on ne révèlera pas »,

glisse le directeur général de Motel à propos d’une

œuvre « qui parle de l’Amérique de Trump sans jamais

le citer ». La sortie début septembre coïncide avec la

campagne des élections de mi-mandat outre-Atlantique,

« qui seront largement médiatisées » et donneront une

vraie résonance au film, par ailleurs lauréat du Prix

Canal+ à Deauville et passé par Reims Polar.

Dernier titre actuellement daté, Rédemptions du

cinéaste québécois Luc Picard débarquera le 2 décembre

sur environ 100 copies. Le réalisateur y incarne un

tueur à gage contraint de sortir de sa retraite pour

reprendre du service et mener à bien une mission qui

va impacter la vie de 8 personnes entre Montréal et

Paris. Damien Bonnard, Louise Coldefy et Gérard

Lanvin sont au casting de ce film choral, « avec un

vrai savoir-faire québécois sur la façon de filmer les

émotions et les relations humaines », souligne Guillaume

De Castro. Pour Simon Robert, « c’est Babel d’Alejandro

González Iñárritu avec du cœur ». À noter que le film

est produit par Christian Larouche, l’un des producteurs

de Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan.

10 films accompagnés chaque année

Si d’autres titres pourraient venir s’ajouter au calendrier

2026 — « il y a pas mal de discussions en cours, nous

réaffirmerons le line-up cet été » —, Motel ambitionne

à terme d’accompagner 10 films par an, dont quelques

productions françaises, « principalement des premiers

longs, pour découvrir de nouveaux talents », justifie son

président. « Nous souhaitons aussi distribuer des documentaires

ainsi que des œuvres de patrimoine, via des

sorties événementielles avec des débats et des rencontres »,

indique Guillaume De Castro, les deux dirigeants

confirmant également des échanges avec d’autres

structures pour de la co-distribution. « Nous concentrons

l’intégralité de nos efforts sur la sortie en salle, aussi tout

ce qui concerne la vidéo et la TV a été confié à notre

partenaire Sooner [fusion de Filmo et UniversCiné,

ndlr.]. L’idée est surtout d’être flexible : si nous privilégions

les acquisitions tous mandats, comme pour nos quatre

premiers films, nous pourrions, sur certains projets, nous

positionner uniquement sur la salle. » Avec également

le souhait, à moyen terme, de développer la coproduction

autour d’œuvres françaises et européennes.

En amont de son lancement printanier, Motel s’est

déjà emparé des réseaux sociaux via le compte Stories

by Motel. « Nous voulons rassembler la génération des

18-35 ans autour d’un média qui n’a pas vocation à

Si nous privilégions les

acquisitions tous mandats,

comme pour nos quatre

premiers films, nous

pourrions, sur certains

projets, nous positionner

uniquement sur la salle

Guillaume De Castro,

directeur général de Motel

parler exclusivement de cinéma, mais raconte et regarde

le monde via des histoires. Le spectateur de cinéma n’a

pas qu’une activité, il s’informe, utilise les réseaux sociaux :

c’était donc une évidence d’aller le chercher sur ce terrain-là »,

détaille le directeur général de la structure, ravi du

lancement avec plus de 5,5 millions de vues organiques

en quelques semaines. « L'idée est de créer une marque

qui devienne prescriptrice, mais aussi de construire une

base de données exploitable, en reciblant les contenus

marketing développés autour de nos sorties et qui seront

affinitaires avec ce que raconte le média », abonde Simon

Robert, qui vante un cercle vertueux : « Tout ce qu’on

fait pour permettre aux films d’exister, permet aux films

d’exister. Et donne envie aux gens d’aller au cinéma. »

Car s’ils « ressentent » une vision parfois « pessimiste du

marché », le duo reste persuadé que « la salle a encore

de beaux jours devant elle ». « Il y a des films, des spectateurs,

parfois ça ne fonctionne pas, c’est le jeu. Mais

nous voyons encore plein d’opportunités et de choses à

faire et à créer », concluent les deux dirigeants de Motel,

résolument optimistes avant de prendre leur service.

Tanguy Colon

©Motel Film

Sovereign de Christian Swegal

©Motel Film

Rédemptions de Luc Picard

N°514 / 15 avril 2026

17


Distribution

Nouveaux Copains à Puffin Rock sera lancé par Gebeka le 3 juin... avec ses nouveaux copains.

©Gebeka Films

GEBEKA FILMS

CHANGE DE MAINS

La société de distribution fondée

par Jean-Michel Gévaudan, Marc

Bonny et Jacques Kraemer il y a près

de 30 ans, reprise par Hildegarde il

y a 8 ans, est rachetée par Vladimir

Kokh et Grégoire Marchal, qui en

poursuivront la ligne.

« C’est un grand honneur de reprendre les rênes de cette

société historique et pionnière de l’animation jeunesse, qui

a distribué les plus grands titres de l’animation indépendante

au cinéma », ont déclaré Vladimir Kokh et Grégoire

Marchal en rachetant Gebeka Films à Hildegarde, la

holding de Reginald de Guillebon. Si les deux repreneurs

sont par ailleurs co-dirigeants de KMBO, et à ce titre

déjà spécialisés dans la distribution de films d’animation,

les deux entités restent indépendantes et les bureaux de

Gebeka demeurent à Lyon. Vladimir Kokh précise ainsi

que « c'est Grégoire et moi qui rachetons Gebeka à 100 %,

dont nous reprenons la gestion et l'organisation. L'idée, c'est

d'avoir deux outils de distribution à piloter de manière

indépendante, même si nous avons envie de trouver des

synergies de travail entre les deux structures ».

Pour rappel, Gebeka avait été racheté en 2018 par

Hildegarde à Marc Bonny, parti à la retraite en 2021.

Depuis, Valérie Yendt dirige la structure, qu’elle quittera

en fin d’année pour prendre sa retraite, ce qui était

prévu avant le rachat. Pour l’heure, elle a à cœur de

s’engager avec son équipe « aux côtés de Vladimir et

Grégoire, pour poursuivre l'aventure dans le respect de

la ligne éditoriale historique ». Une ligne qui s’illustre

aussi par le travail avec Folimage et Les Armateurs,

les studios d’animation appartenant toujours à Hildegarde.

« Notre accord avec Reginald de Guillebon prévoit

de faire perdurer ce qui marchait très bien, précise

Vladimir Kokh, à savoir distribuer les programmes de

courts de Folimage et les longs métrages des

Armateurs. »

De nouvelles synergies

Car pour celui qui a fondé KMBO en 2007, et Grégoire

Marchal qui en est directeur des ventes et acquisitions

depuis le début, cette nouvelle aventure confirme leur

engagement pour le cinéma d’animation et l’éducation

à l’image. Avec leur équipe, ils ont fait grandir KMBO,

devenu en 2025 le 15 e distributeur français avec près

de 3 millions d’entrées, dont 80 % sur des films d’animation

jeune public. Gebeka, de son côté, a enregistré

1,3 million d’entrées l’an dernier, avec trois fois moins

de sorties mais un catalogue très vivant auprès des

scolaires. Un domaine dans lequel les deux structures

noueront des collaborations, notamment sur les outils

Nous allons relancer progressivement

la société avec des acquisitions

Vladimir Kokh

lancés par KMBO, comme le magazine Séances scolaires

et le Prix Cinéma des Écoles (décerné par des enfants).

« Cela ouvre des perspectives intéressantes de développement

de l’éducation à l’image pour Gebeka, à Lyon et plus

largement en région Rhône-Alpes », souligne Vladimir

Kokh. Les deux sociétés continueront bien sûr leur

partenariat sur le Little Films Festival en été – avec

aussi Cinéma Public Films et Les Films du Préau –,

mais pourront également s’associer pour la Journée

de l’animation, proposée aux exploitants par KMBO.

La deuxième édition est annoncée cette année dans

trois villes dont Lyon, « et nous ferons probablement

participer Gebeka pour présenter quelques titres ». Un

travail en bonne intelligence pour les nouveaux dirigeants,

qui entendent « relancer progressivement la

société avec des acquisitions ». Pour l’heure, Vladimir

Kokh se dit très attentif à « tourner la page proprement,

en lien étroit avec l’équipe de Gebeka qui en a fait une

très belle boîte, avec un historique très fort ». Gebeka

vient de lancer Les Contes du pommier ce 8 avril, avant

Nouveaux Copains à Puffin Rock le 3 juin prochain.

Cécile Vargoz

18 N°514 / 15 avril 2026


L’ACTUALITÉ DE

L’EXPLOITATION ET DE LA

DISTRIBUTION CINÉMA

LE MAGAZINE PRO

ET LES SUPPLÉMENTS

LE DIRECT

YOUTUBE

LE SITE

BOXOFFICEPRO.FR

OU SUR

BOXOFFICEPRO.FR/CATEGORY/LEMISSION/

disponibles sur

Amazon Music

Deezer

Spotify

Apple Podcasts

@BoxofficeFrance

@Boxoffice_fr

Boxoffice Pro France

@boxofficefr


Distribution

©Boxoffice Pro

Étienne Ollagnier et Magalie Armand dans l'émission du 2 avril 2026

©Boxoffice Pro

L’ÉMISSION AVEC

ÉTIENNE OLLAGNIER ET

MAGALIE ARMAND (SDI)

Emission à voir

ou revoir sur notre

chaîne YouTube

L’absence de prédictibilité,

conjuguée à une polarisation de

l’attention sur quelques films, est

de plus en plus difficile pour les

sociétés que représente le Syndicat

des Distributeurs Indépendants.

Leur engagement, dans la diffusion

mais aussi la production, n’en est

pas moins essentiel, comme en

témoignent le co-président et la

déléguée générale du SDI.

L’année dernière aura été étonnante. « Malgré les grandes

difficultés à l’échelle macro, certains films indépendants –

comme Muganga, La Voix de Hind Rajab ou Zion… – ont

surperformé à des endroits – et à des niveaux – que l’on

n’imaginait pas, rappelle Étienne Ollagnier, au point que,

pour certains distributeurs art et essai, 2025 aura été la

meilleure année ever ! » Reste que pour la plupart des

distributeurs du SDI, cette « absence de prédictibilité » est

aussi un handicap. « La carrière d’un film est devenue très

aléatoire, et la fréquentation binaire : ça marche, ou ça ne

marche pas. » Le co-président du SDI n’est pas le seul à

constater « de plus en plus une polarisation des séances, du

public et des entrées sur quelques titres. Les spectateurs

prennent moins de risques et vont tous voir la même chose »

et, de fait, « on ressent aussi cette frilosité du côté des exploitants

». Si cette crainte est « légitime », les distributeurs

indépendants s'interrogent notamment sur les séances

données à leurs films. « Évidemment, Super Mario mérite

beaucoup de séances, mais on atteint un paroxysme, avec

28 000 projections, quand certains films d’auteur, comme

La Danse des renards, en ont moins de 1 000 leur semaine

de sortie, regrette celui qui est aussi dirigeant de Jour2Fête.

Dans ces conditions, il est difficile d’atteindre les 50 000

entrées que peut espérer un film revenu de Cannes avec deux

prix et un très bel accueil de la presse. »

De la difficulté de programmer un film à

Paris… et en régions

Le co-président du SDI souligne en particulier une vraie

difficulté à Paris, « dont certains quartiers sont devenus très

compliqués à programmer, avec des films qui démarrent en

tridem – ce qui ne leur est pas toujours favorable – et d’autres

qui sortent très mal ». Même ceux qui ont des écrans les

quittent trop tôt et beaucoup de distributeurs souhaiteraient,

« plus encore que sur les séances, des engagements sur

Aujourd’hui, la carrière

d’un film est aléatoire

et binaire : ça marche,

ou ça ne marche pas.

Étienne Ollagnier

20 N°514 / 15 avril 2026


la durée d’exploitation d’un film ». Les plans de sortie sont

difficiles à tenir aussi en province où, alors que certains

films ne trouvent pas de salles, « le marché impose parfois

d’en sortir un autre bien plus largement que ce que l’on

aurait souhaité. Or, si nous comprenons parfaitement le

désir de petites villes d’avoir accès au film assez tôt, parler

à tout le monde tout de suite n’est pas favorable à tous les

films, certains ayant besoin de s’installer grâce au boucheà-oreille

». Pour La Voix de Hind Rajab par exemple, c’est

au bout de trois semaines que Jour2Fête a doublé le

nombre de copies, ce qui a permis d'atteindre 300 000

entrées au lieu des 120 000 prévues.

Défendre un cinéma engagé, le documentaire

et le répertoire

C’est aussi de façon collective que le Syndicat encourage

les salles à programmer les films de ses adhérents, comme

dernièrement avec “Le SDI s’engage”. « L’idée est venue

de Marc Olry (Lost Films), et l’événement a été monté en

très peu de temps, explique Magalie Armand, déléguée

générale du Syndicat depuis janvier. Il s’agissait de proposer

une sélection de films indépendants engagés la semaine

précédant les municipales, pour rappeler combien la salle

est un lieu de débat et de citoyenneté important », y compris

en rappelant le rôle du CNC alors qu’il est très attaqué.

« 25 sociétés sur les 35 du SDI ont répondu à l’appel et une

cinquantaine de séances-débat ont été organisées, avec de

jolis succès, notamment pour les documentaires Soulèvements

ou Welcome to Europe, et des films de répertoire comme

Stella, femme libre et La Classe ouvrière va au paradis ».

L'événement, appelé à être reconduit lors des prochaines

échéances électorales, a aussi montré le travail « énorme »

des distributeurs du SDI pour que les documentaires

trouvent leur place en salles, « et pas seulement sur de

l’événementiel, mais en étant traités comme les autres films ».

La déléguée générale insiste aussi sur les films de répertoire,

essentiels à l’éducation à l’image, appelant les associations

territoriales à les montrer davantage lors de leurs journées

de prévisionnement.

entrées, plusieurs de leurs demandes ont été entendues.

« L’intégration de certains frais de structure dans nos

budgets, mais aussi, pour les sociétés qui présentent un

film à l’aide “au film par film du jeudi”, souvent méconnues

des commissions du CNC, la possibilité d’être

entendue une fois par an est très importante pour nous,

tout comme l’aide aux distributeurs pour leur travail sur

le jeune public. »

Étienne Ollagnier salue aussi « le rôle moteur du CNC »

dans la création du comité de concertation, dont il

est membre, « qui a la vertu de réunir des gens qui n’ont

pas forcément la même sensibilité. Les discussions ne sont

pas toujours tendres mais

permettent d’aboutir à des

compromis. Et en s’appuyant sur

les données du CNC, le comité

nous permet de mieux comprendre

et connaître l’autre ». Y compris

de faciliter le travail entre

distributeurs, par exemple à

travers la deuxième recommandation

du comité, « dont

celle d’informer en amont des

dates de sortie ».

Plus largement, le SDI dialogue

avec ses homologues du DIRE

et la FNEF, « pour porter

ensemble certains sujets, notamment

au niveau européen ou

RSE », précise Magalie Armand. Pour rappel, les trois

organisations se sont rassemblées l’an dernier au sein

de la Coordination des éditeurs-distributeurs, « que

nous appelons entre nous le “BLED” – Bureau de liaison

éditeurs-distributeurs –, afin de parler collectivement au

nom du secteur, le moins soutenu et le plus méconnu des

politiques publiques, estime Étienne Ollagnier. Au-delà

de nos antagonismes, 85 % des sujets nous réunissent ».

Les documentaires

doivent trouver leur

place en salles, en étant

traités comme les

autres films.

Magalie Armand

Les chantiers du SDI…

Par exemple celui de la sauvegarde du programme européen

Media « où le terme ‘theatrical” a disparu. Ce serait

une catastrophe si les aides européennes à la salle et la

distribution disparaissaient, pour se limiter à la diffusion

en ligne », rappelle le co-président du SDI. Son syndicat

milite aussi depuis longtemps pour un crédit d'impôt à

la distribution – « pour solidifier un secteur très fragile où

l’on voit chaque mois des confrères qui ferment » – et, dans

le cadre de la chronologie des médias, « pour préserver des

aides à la distribution des films, dans les obligations des

chaînes et plateformes, comme le font Canal+ et OCS qui

nous accompagnent depuis longtemps ». Mais le chantier

principal reste de

rappeler le rôle de la distribution,

y compris dans le financement

des films. « Nous sommes d’accord

au sein du BLED pour dire qu’en

additionnant nos frais d’édition

et nos MG, nous sommes les

premiers financeurs du cinéma

français ». Mais pour investir, les

sociétés de distribution doivent

être solides, et « comme toute

entreprise commerciale, nous avons

besoin de prévoir ».

Autant de sujets qui pourront

être débattus lors des prochaines

Rencontres du cinéma indépendant,

organisées par le SDI du 17 au 19 juin à Paris, avec

les CIP et l’ACRIF. Avec une dizaine de films, des présentations

de line-ups et des temps d’échange, notamment

sur la programmation francilienne « où l’on espère la venue

de Sophie Cazes [déléguée de la mission Cinéma de Paris,

ndlr.], de la Médiatrice, Laurence Franceschini, et du

CNC ». Et ce sont les rencontres du “cinéma indépendant”,

« donc tous ceux qui se reconnaissent sont les bienvenus ! ».

Des frais de tournée… et des MG en

hausse

Comme l’ensemble des distributeurs, ceux du SDI n’ont

pas vu leurs frais de sortie baisser avec le numérique, les

coûts s’étant reportés sur le marketing. Quand les plus

grosses sociétés investissent désormais dans la publicité

télé, les indépendants, eux, organisent de plus en plus

de longues tournées pour faire exister leurs films. « Ces

tournées coûtent cher, avec une prise en charge des exploitants

qui a baissé, et pour lesquelles nous rémunérons souvent les

réalisateurs quand ils partent six mois sur les routes, précise

Étienne Ollagnier. Le poste hors média s’est aussi beaucoup

développé, tout comme l'investissement dans les salles (bandes

annonces, affichage ou couvertures de programmes papier). »

En parallèle, le co-président ajoute que les demandes des

producteurs et ayant-droits en minima garantis ont

tendance à augmenter, « car les producteurs indépendants

ont beaucoup de difficultés à financer les films. Leurs demandes

en MG sont ainsi deux à trois fois plus importantes qu’il y

a dix ans… et l'équation globale, pour nous, est d’autant

plus risquée ».

©Sonia Reveyaz 2025

Cécile Vargoz

Le rôle moteur du CNC

Le SDI se réjouit ainsi que le CNC ait pris la mesure

des risques pris par la distribution, en votant de nouvelles

aides l’été dernier. Si le déplafonnement du soutien

automatique au-delà de 1 million d’entrées ne concerne

pas ses adhérents, pas plus que la revalorisation du

soutien aux films représentant entre 200 000 et 400 000

Lors des Rencontres du cinéma indépendant en 2025

N°514 / 15 avril 2026

21


Un outil commun au service de toute la filière

RECIF est né d’une initiative simple : mettre à

disposition des exploitants volontaires une offre

structurée, dédiée aux CSE, collectivités, revendeurs et

programmes d’incentive, commercialisant des contremarques

non nominatives échangeables en salle.

C’est depuis le service Cartes Pro / CSE de CGR

Cinémas, sous l’impulsion de François Letort, professionnel

du cinéma depuis plus de vingt ans et

fin connaisseur des enjeux de la billetterie BtoB et

des réseaux de distribution, que cette démarche a

pris forme, avant d’être ouverte à l’ensemble de la

profession. Ce réseau neutre et solidaire permet à

chaque cinéma partenaire d’accéder à une billetterie

BtoB organisée, d’élargir sa visibilité auprès de ces

acteurs et de bénéficier d’un canal de distribution

pensé pour répondre aux besoins du terrain. Sans

logique concurrentielle, RECIF est avant tout un outil

commun pour soutenir la fréquentation du cinéma

de proximité, au bénéfice de toute la profession.

Le déclic : deux réflexions qui convergent

L’idée de RECIF naît de deux constats convergents.

D’abord, la volonté commune des différentes instances

invitant chaque acteur de la filière à réfléchir, à son

échelle, à des solutions pour pérenniser les entrées en

salles. Ensuite, les attentes exprimées par les clients

BtoB, CSE, collectivités et institutions rencontrées

lors de salons professionnels sur l’ensemble du

territoire, désireux de proposer une offre cinéma

plus large et mieux répartie géographiquement.

RECIF répond à ces deux attentes : ouvrir

cette billetterie à l’ensemble des exploitants

volontaires afin d’en amplifier l’impact et

de renforcer la fréquentation globale.

Un enjeu collectif pour toute la profession

Dans un contexte de fréquentation fluctuante, la

billetterie vendue hors canaux traditionnels joue un

rôle important pour l’ensemble des salles, quelle

que soit leur taille. Elle génère des entrées par

effet d’aubaine financière, indépendamment de

l’actualité des sorties, et relève davantage d’une

action sociale que d’un acte d’achat individuel.

Elle est portée par des structures : CSE, collectivités,

associations dont la mission est de favoriser

l’accès aux loisirs de proximité à tarif préférentiel.

la vitalité de

toute notre

industrie.

C’est

pourquoi

RECIF

est conçu

comme un

outil partagé,

et non comme

un avantage

concurrentiel. »

Dans cette logique,

RECIF ne crée pas de

hiérarchie entre les salles

: chaque cinéma partenaire bénéficie

des mêmes conditions d’accès au réseau et

contribue, à sa mesure, à élargir l’offre proposée

aux clients BtoB sur l’ensemble du territoire.

Une mise en place technique simple

et immédiate

Pour les exploitants

partenaires, rejoindre

RECIF ne bouleverse

pas le quotidien.

Techniquement et

commercialement,

tout est déjà en

place : les billetteries

sont

compatibles

et activables

notamment via

Boost, CinéOffice

ou MonnaieService.

En réunissant

autour d’une billetterie

commune des exploitants

de toutes tailles, grands groupes, cinémas indépendants,

salles Art et Essai, RECIF agit comme un outil

de coopération territoriale au service de la fréquentation

et du cinéma de proximité. Un projet de filière,

ouvert à tous, sans exclusivité ni concurrence interne.

« Nous sommes tous dans le même bateau », rappelle

François Letort, Responsable Cartes Pro CSE / RECIF. «

La santé de chaque salle, quelle qu’elle soit, contribue à


R éseau E ngagé de C inéma I ndépendants F rançais

Retrouvez la liste des cinémas sur recif.fr


Calendrier

SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ

JOUR FÉRIÉ

CHANGEMENT/NOUVELLE DATE

REPRISE

CONTENU ALTERNATIF

Zone A

Besançon, Bordeaux,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,

Limoges, Lyon, Poitiers

Zone B

Aix-Marseille, Amiens, Caen,

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,

Orléans-Tours, Reims, Rennes,

Rouen, Strasbourg

Zone C

Créteil, Montpellier,

Paris, Toulouse,

Versailles

S16

15 AVR.

19 19

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

UFO DISTRIBUTION AFFECTION AFFECTION A.Walther et M.Matray A.Bonitzer, N.Richard, C.Paou

MK2.ALT AGON 01h40 G.Bertelli Y.Vianello, A.Bellandi, S.Zobina

STUDIOCANAL BAGARRE J.Royal N.Lyes, R.Bedia, A.Lamy

PATHÉ LIVE BTS WORLD TOUR 'ARIRANG' IN JAPAN : LIVE VIEWING 03h00 J.Ha BTS, RM, Jin

FRIDAY ENTERTAINMENT DACOIT: A LOVE STORY 02h35 S.Deo A.Sesh, M.Thakur, A.Kashyap

CARLOTTA FILMS GINZA COSMETICS 01h27 M.Naruse K.Tanaka, R.Hanai, Y.Hori

METROPOLITAN FILMEXPORT GOOD LUCK HAVE FUN DON'T DIE 02h15 G.Verbinski S.Rockwell, J.Temple, H.Richardson

DAMNED DISTRIBUTION HAYAT 02h40 Z.Demirkubuz M.Daner, B.Dakak, C.Davran

GAUMONT DISTRIBUTION JUSTE UNE ILLUSION 01h56 O.Nakache et E.Toledano L.Garrel, C.Cottin, P.Lottin

ARP SÉLECTION LA CORDE AU COU 01h45 G.Van Sant B.Skarsgård, D.Montgomery, C.Domingo

ART HOUSE LA FILLE DU KONBINI 01h16 Y.Ishibashi E.Karata, H.Imô, K.Ishibashi

CGR EVENTS LA FLÛTE ENCHANTÉE (THE ROYAL OPERA) 03h30 D.McVicar L.Crowe, A.Pati, H.Montague Rendall

2BO PRODUCTIONS LA NIÈVRE DU SAMEDI SOIR 01h11 A.Chevalier S.Billiau, A.Chevalier, A.Debehault

LES FILMS DE L'ATALANTE LA PETITE GRAINE 01h38 M.Rifkiss et C.Rifkiss S.Chassagne, L.Massin, O.Kheddam

PATHÉ LIVE LAURA LAUNE - GLORY ALLELUIA 01h40 J.Bloch L.Laune

HÉSIODE L'EDEN C.Carron D.Kadosh, J.Amaro

WARNER BROS. FRANCE LE RÉVEIL DE LA MOMIE 02h14 L.Cronin J.Reynor, L.Costa, M.Calamawy

TAMASA DISTRIBUTION LOOKING FOR YOTAM 01h22 G.Benayoun

CONDOR DISTRIBUTION MORLAIX 02h04 J.Rosales A.Audiard, M.Thierry, S.Kircher

FRIDAY ENTERTAINMENT PALLICHATTAMBI 02h30 D.Jose Antony T.Thomas, K.Lohar, Vijayaraghavan

LES FILMS DU TITAN PULSATION 01h11 S.L. Roussin L.Bereni-Brière, A.Romantini, A.Doux

FRIDAY ENTERTAINMENT RABB DA RADIO 3 02h11 H.Bhatti T.Jassar, N.Khaira, N.Rishi

THE JOKERS FILMS THE MAD DOG OF EUROPE 01h23 R.Shah B.Mankiewicz, N.Davis

SPLENDOR FILMS TOPSY-TURVY 02h40 M.Leigh J.Broadbent, A.Corduner, T.Spall

SHELLAC TRULY NAKED 01h42 M.d'Ansembourg C.O'Gorman, A.Howard, A.Savage

NOUR FILMS UNE FILLE EN OR 01h26 J.Gaget P.Clément, A.Dupont, É.Caen

LOOK AT SCIENCES / INCOGNITA STUDIO UNE MAILLE APRÈS L'AUTRE 01h07 N.Mingasson

S17

22 AVR.

26

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

BLAST ALICE AU PAYS DES COLONS 01h45 Y.Mhamdi

MEMENTO À VOIX BASSE 01h53 L.Bouzid E.Bouteraa, H.Abbass, M.Barbeau

LES ALCHIMISTES CARAVANE 01h43 Z.Kirchnerová-Spidlova A.Geislerovà, D.Vostrčil, J.Olhová

SUDU CONNEXION DIDY 01h24 G.Kamilindi

OUTPLAY FILMS DRUNKEN NOODLES 01h21 L.Castro L.Khalifeh, E.Kornel, M.Risch

NEW STORY LA GRÈVE 00h55 G.Stemmer J.Faure

AD VITAM LA POUPÉE 01h20 S.Beaulieu V.Macaigne, Z.Marchal, C.de France

WILD BUNCH DISTRIBUTION L'ARNAQUEUSE W.Meance F.Camara, J.Balasko, J.Zadi

MOTHER & SUN LA TERRE DE MON GRAND-PÈRE (PARTIE 1 : L’HÉRITAGE) 01h25 M.Esposito

ARIZONA DISTRIBUTION LES FLEURS DU MANGUIER 01h39 A.Fujimoto M.Uddin, S.Uddin

GRINDHOUSE PARADISE PICTURES MĀRAMA 01h29 T.Stappard A.Osborne, T.Stephens, U.Myers

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR MICHAEL 02h08 A.Fuqua J.Jackson, C.Domingo, N.Long

PYRAMIDE DISTRIBUTION NOUS L’ORCHESTRE 01h30 P.Béziat K.Mäkelä

LE PACTE POUR LE MEILLEUR 01h47 M.Mention-Schaar P.Rabine, L.Pointeaux, S.Bonnaire

LES FILMS DES DEUX RIVES PREMIÈRE LIGNE 01h26 M.Allouache N.Asli, F.Ouared, I.Benaibouche

CARLOTTA FILMS

RÉTROSPECTIVE HAROLD LLOYD (4 FILMS)

POTEMKINE FILMS RETROSPECTIVE WARNER HERZOG (7 FILMS) W.Herzog

ANEMIC SANS RETOUR POSSIBLE 01h48 J.Kebadian et S.Avédikian

KMBO SOUMSOUM, LA NUIT DES ASTRES 01h41 M.Haroun M.Miawama, E.Ebouaney, A.Souleymane

UNA MATTINA FILMS UN LUGAR MAS GRANDE 01h55 N.Défossé

CHARYBDE DISTRIBUTION VIL & MISÉRABLE 01h54 J.Leblanc F.Cloutier, P.Funk, A.Bossé

S18

29 AVR.

03

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

LES FILMS DU LOSANGE

CYCLE DEPARDON ET L'AFRIQUE (4 FILMS)

JOUR2FÊTE DAO 03h05 A.Gomis K.Correa, D.Kouadio, S.Guesmi

BAC FILMS DIE MY LOVE 01h58 L.Ramsay J.Lawrence, R.Pattinson, L.Stanfield

KMBO ELFIE ET LES SUPER ELFKINS 01h16 U.von Münchow-Pohl J.Haase, P.Pizzera, A.Frier

OPTIMALE DISTRIBUTION EMBARQUEMENT IMMÉDIAT 01h22 L.Eyre Morgan et N.Ely L.Eyre Morgan, D.Tag, L.Boyle

PATHÉ LIVE EUGÈNE ONÉGUINE (METROPOLITAN OPERA) 04h05 D.Warner A.Grigorian, M.Barakova, I.Samoilov

THE JOKERS FILMS HOKUM 01h41 D.McCarthy A.Scott, D.Wilmot, A.Amelio

TAMASA DISTRIBUTION LA RAGAZZA DI BUBE 01h50 L.Comencini C.Cardinale, G.Chakiris, M.Michel

GAWL LE 13E ROUND 01h25 M.Nahdi A.Mahmoud, H.Dridi, H.Ben Jabouria

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 01h53 D.Frankel M.Streep, A.Hathaway, E.Blunt

TAJINE STUDIO LE MAURE DE KARATAS 01h23 A.Yerzhanov B.Aitzhanov, A.Starchenko, Z.Aibassov

DESTINY FILMS L’ENFANT BÉLIER 01h34 M.Bergman S.Kechiouche, Z.Belhajamor, C.Toros

SONY PICTURES ENTERTAINMENT FRANCE

MOI, QUAND JE ME RÉINCARNE EN SLIME, LE FILM : LES LARMES DE LA

MER AZUR

01h54 Y.Kikuchi O.Miho, H.Kanemoto, T.Maeno

TAMASA DISTRIBUTION POLVO SERÁN 01h46 C.Marques-Marcet Á.Molina, A.Castro, M.Almirall

TRAFALGAR RELEASING POWER TO THE PEOPLE: JOHN & YOKO LIVE IN NYC 01h21 S.Hilton J.Lennon, Y.Ono

CINÉDIA FILMS QUAND J'ÉTAIS PETIT.E 01h28 S.Loridon

THE JOKERS FILMS

RÉTROSPECTIVE SHŌHEI IMAMURA (3 FILMS)

CONDOR DISTRIBUTION SORDA 01h40 E.García M.Garlo, Á.Cervantes, E.Irureta

HAUT ET COURT SUKKWAN ISLAND 01h55 V.de Fontenay S.Arlaud, W.Norman, A.Pöysti

LA TRAVERSE UN BALCON À LIMOGES 01h10 J.Reybaud F.Babe, A.Heimburger, P.Gallet

DIAPHANA DISTRIBUTION VIVALDI ET MOI 01h51 D.Michieletto T.Insolia, M.Riondino, F.Sacchi

S19

6 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PARAMOUNT PICTURES FRANCE BILLIE EILISH - HIT ME HARD AND SOFT: THE TOUR J.Cameron et B.Eilish B.Eilish, J.Cameron, F.O'Connell

MEMENTO / ZINC FILM C’EST QUOI L’AMOUR ? 01h48 F.Gorgeart L.Calamy, V.Macaigne, L.Salem

PAN DISTRIBUTION CINQUE SECONDI 01h45 P.Virzì V.Mastandrea, G.Bellugi, V.Bruni Tedeschi

JHR FILMS COLLAPSE (FACE À GAZA) 01h18 A.Even

NOUR FILMS COSMOS 02h30 G.Roaux Á.Molina, A.Catzín, M.Treviño

ASSOCIATION KINOTAYO DEAR TOMORROW 01h31 K.Astrup Schröder

LES FILMS DE FORCE MAJEURE DO YOU LOVE ME 01h15 L.Daher

24 N°514 / 15 avril 2026


S19

6 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 1 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte

DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 2 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte

LILA PRODUCTION FLANA 01h25 Z.Ghandour

COLIBRI FILMS FRENCH FILM 01h10 C.Chamis L.Colucci, P.Miocekovitz, C.Freychet

PATHÉ FILMS LE CHANTIER J.Bron

TAHIA FILMS L'ENTENTE - LA FACE CACHÉE D'ALEXANDRIE (THE SETTLEMENT) 01h34 M.Rashad H.Omar, E.Ghoniem, M.Abdel Hady

SUDU CONNEXION LE PONT 01h30 W.Mattar M.Hamzaoui, S.Omrane, S.Hannachi

LE PACTE MI AMOR G.Nicloux P.Klementieff, B.Magimel, F.Mavor

ART HOUSE MON GRAND FRÈRE ET MOI 02h07 R.Nakano K.Shibasaki, J.Odagiri, H.Mitsushima

WARNER BROS. FRANCE MORTAL KOMBAT II 01h56 S.McQuoid K.Urban, L.Tan, J.Taslim

TS PRODUCTIONS PLANÈTE SANSEVERINO 01h36 M.Mignon et P.Crnogorac Sanseverino

STUDIO TF1 POUR LE PLAISIR R.Kherici A.Lamy, F.Cluzet, M.Hazanavicius

MALAVIDA FILMS

RÉTROSPECTIVE ANJA BREIEN (4 FILMS)

COMPAGNIE DES 9MUZ RESSACS, UNE HISTOIRE TOUARÈGUE 02h05 I.el Ansari

NEW STORY SAUVONS LES MEUBLES 01h26 C.Cosme V.Pons, Y.Zimmer, G.Londez

SND THE CRIMINALS 01h37 D.Mackenzie A.Taylor-Johnson, T.James, G.Mbatha-Raw

PYRAMIDE DISTRIBUTION THE NEW WEST 01h37 K.Beecroft P.Zimiga, T.Zimiga, S.McNairy

THE JOKERS FILMS THE WORLD OF LOVE 01h59 G.Yoon S.Seo, J.Hye-jin, J.Kim

S20

13 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

EUROZOOM CHAO 01h30 Y.Aoki O.Suzuka, A.Yamada, K.Miyake

LES ACACIAS DUNE 02h17 D.Lynch K.MacLachlan, J.Prochnow, F.Annis

KMBO ÉLISE SOUS EMPRISE 01h26 M.Rémond M.Rémond, J.Garcia, G.Kervern

SEVENTH ART PRODUCTIONS FRIDA KAHLO 01h30 A.Ray

MEMENTO HISTOIRES PARALLÈLES 02h19 A. Farhadi I. Huppert, V. Efira, V. Cassel

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IRON MAIDEN: BURNING AMBITION 01h46 M.Venville S.Harris, B.Dickinson, N.McBrain

UFO DISTRIBUTION JUNK WORLD 01h45 T.Hori

DIAPHANA DISTRIBUTION LA VÉNUS ÉLECTRIQUE P.Salvadori P.Marmaï, A.Demoustier, G.Lellouche

LE PACTE OBSESSION 01h48 C.Barker M.Johnston (II), I.Navarrette, C.Tomlinson

WAYNA PITCH VANILLA 01h39 M.Hermosillo N.Plasencia, D.Porras, M.Castellá

S21

20 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

ANIME LIMITED ALL YOU NEED IS KILL 01h26 K.Akimoto A.Mikami, N.Hanae, M.Chûgakusei

PATHÉ FILMS AUTOFICTION 01h51 P.Almodóvar B.Lennie, L.Sbaraglia, A.Sánchez-Gijón

LÉOPARD FILMS CHARLI XCX: ALONE TOGETHER 01h07 B.Bell et P.Jones-Soler Charli xcx

EPICENTRE FILMS FATHER 01h42 T.Nvotová M.Ondrík, D.Moravkova, P.Bebjak

DULAC DISTRIBUTION LEAVING LAS VEGAS 01h51 M.Figgis N.Cage, E.Shue, S.Weber

DESTINY FILMS LES GOÛTEUSES D'HITLER 02h03 S.Soldini E.Schlott, M.Riemelt, A.Hasun

BLUE NOTE FILMS MORTE E VIDA MADALENA 01h25 G.Parente N.Bonoba, T.Teixeira, N.Rocha

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE STAR WARS: THE MANDALORIAN AND GROGU 02h12 J.Favreau P.Pascal, S.Weaver, J.Allen White

S22

27 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

WAYNA PITCH À BRAS-LE-CORPS (SILENT REBELLION) 01h36 M.Sgualdo L.Gueneau, G.Colin, T.Doret

POTEMKINE FILMS BLUE HERON 01h30 S.Romvari E.Guven, A.Zimmer, I.Retí

PANAME DISTRIBUTION COCOTTE 01h36 G.Pálfi M.Diakopanayotou, A.Pandazaras, Y.Kokiasmenos

ARP SÉLECTION COLONY 02h02 S.Yeon G.Jun, K.Koo, J.Chang-Wook

NEXT FILM DISTRIBUTION CUBA & ALASKA 01h33 Y.Troyanovsky

LÉOPARD FILMS HOLY DESTRUCTORS 01h25 A.Žegulytė

PATHÉ LIVE LE DERNIER RÊVE DE FRIDA ET DIEGO (METROPOLITAN OPERA) 02h48 D.Colker I.Leonard, C.Alvarez, G.Reyes

ANIME LIMITED LE DERNIER SOUFFLE D'UN YAKUZA 01h30 B.Kinoshita K.Kobayashi, H.Mitsushima, Y.Miyazaki

METROPOLITAN FILMEXPORT LE VIRTUOSE 01h49 D.Roher L.Woodall, D.Hoffman, H.Liu

SPLENDOR FILMS L'HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI 02h09 J.Huston S.Connery, M.Caine, C.Plummer

STUDIOCANAL L'OBJET DU DÉLIT A.Jaoui D.Auteuil, A.Jaoui, E.Haïdara

WARNER BROS. FRANCE MATA R.Lang (II) E.Haïdara, J.Japy, R.Personnaz

ATYPIK STUDIO MINIBIOPIC 01h08 K.Hamon et R.Cathelineau R.Cathelineau, F.Nilsson, V.Lextreyt

PATHÉ LIVE PAUL MIRABEL - PAR AMOUR : LE SPECTACLE AU CINÉMA 01h25 N.Munnich P.Mirabel

SHADOWZ / PROGRAM STORE SACCHARINE 01h52 N.James M.Francis, D.Macdonald, M.Madden

ZINC FILM TOUT VA SUPER P.Cassir H.Jemili, N.Lvovsky, M.Colomb

S23

3 JUIN

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PARADIS FILMS ANNA ET LES ENFANTS 01h30 D.Clavier C.Chamoux, A.Lenoir, O.Côte

SINGULARIS FILMS AU BORD DU MONDE 01h45 G.van de Vorst et S.Muselle M.Taquin, S.Deprez, N.Richard

ED DISTRIBUTION BAIT 01h29 M.Jenkin E.Rowe, S.Shepherd, M.Woodvine

NORTE DISTRIBUTION BOUCHRA 01h23 O.Barki et M.Bennani

L'ATELIER DISTRIBUTION D'OÙ VIENT LE VENT 01h40 A.Guellaty E.Bellagha, S.Baccar, S.Belhassen

AD VITAM EN NOUS 02h07 J.Binoche J.Binoche, A.Khan

VALENTINE LOEB SAS FRANCESCA & GIOVANNI 01h47 S.Izzo et R.Tognazzi E.Pantano, P.Reggiani, G.Arezzo

PATHÉ FILMS LA BATAILLE DE GAULLE : L’ÂGE DE FER A.Baudry S.Abkarian, S.Beale, F.Lesieur

NOUR FILMS L'AFFAIRE ZANETTI 01h45 L.Di Costanzo R.Zem, B.Ronchi, D.Ribon

KMBO LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES 01h39 G.Unkovski A.Jakup, A.Agushev, D.Akan Zlatanova

LES FILMS DES DEUX RIVES LOIN DE MOI LA COLÈRE 01h33 J.Akafou

GEBEKA FILMS NOUVEAUX COPAINS À PUFFIN ROCK 01h19 J.Purcell C.O'Dowd, A.Huberman, E.Whittaker

PATHÉ LIVE SANTA – LE CONCERT AU CINÉMA 01h40 T.Carné Santa

PARAMOUNT PICTURES FRANCE SCARY MOVIE M.Tiddes M.Wayans, S.Wayans, A.Faris

METROPOLITAN FILMEXPORT THE FURIOUS 01h53 K.Tanigaki X.Miao, J.Taslim, J.Yanin

ORIGINALS FACTORY THE PLAGUE 01h35 C.Polinger J.Edgerton, E.Blunck, E.Heffernan

PYRAMIDE DISTRIBUTION TOUTES MES SOEURS 01h18 M.Bakhshi

Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.

AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir

régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr

N°514 / 15 avril 2026

25


Chiffres

3 FILMS - 3 CARRIÈRES

1 POINT DE COMPARAISON

Ce 22 avril sort chez Universal Michael, sur le King of Pop.

L’occasion de revenir en chiffres sur les performances en

salles de trois des derniers biopics sur des artistes majeurs,

du rock au reggae.

BOB MARLEY:

ONE LOVE

ELVIS

BOHEMIAN

RHAPSODY

Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

Date de sortie

Distributeur

Cumul des entrées

1 er jour

1 er week-end

Séances

Moyenne par séance 1 er we

Cœfficient Paris/Province

Taux de transformation

(cumul des entrées/1 er jour)

Note Spectateur AlloCiné

14/02/2024 22/06/2022 31/10/2018

PARAMOUNT WARNER 20TH CENTURY FOX

2 003 626 1 226 995 4 372 279

145 734 42 655 127 877

603 142 262 486 867 901

9 785 10 026 10 658

62 26 81

5,89 3,83 5,18

14 29 34

3,3 4,1 4,3

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END

DEPUIS 2 SEMAINES

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 01/04/2026 SUPER MARIO GALAXY LE FILM UNIVERSAL 779 1 429 883 20 122 71

2 01/04/2026 THE DRAMA METROPOLITAN 294 218 474 5 961 37

3 08/04/2026 ROMERÍA AD VITAM 132 37 822 1 431 26

4 01/04/2026 PLUS FORT QUE MOI TANDEM 249 69 068 3 041 23

5 01/04/2026 COMPOSTELLE APOLLO 608 191 868 8 796 22

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END

EN 2026

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 04/02/2026 STRAY KIDS: THE DOMINATE EXPERIENCE UNIVERSAL 213 66 238 860 77

2 01/04/2026 SUPER MARIO GALAXY LE FILM UNIVERSAL 779 1 429 883 20 122 71

3 04/02/2026 MARSUPILAMI PATHÉ 673 990 632 16 813 59

4 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54

5 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43

6 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40

7 11/02/2026 IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY PIECE OF MAGIC 41 2 996 75 40

8 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39

9 18/03/2026 LES RAYONS ET LES OMBRES GAUMONT 405 195 974 5 102 38

10 11/02/2026 AUCUN AUTRE CHOIX ARP 158 80 089 2 107 38

Comme attendu, Super Mario Galaxy s’empare de la couronne

avec 71 entrées par séance (e/s) sur son premier week-end, soit

la deuxième meilleure performance de l’année. Bénéficiant du

plus grand nombre de projections pour une sortie post-Covid, la

suite des aventures du plombier moustachu n’égale pas le premier

volet, propulsé à 90 e/s. Ensuite, The Drama intrigue 37 spectateurs

par séance, soit un niveau similaire à Marty Supreme, autre

production A24 distribuée par Metropolitan. Seule sortie du 8

avril à figurer dans le top 5, Romería de Carla Simón signe un

très beau démarrage avec 26 e/s. C’est bien supérieur aux 18 e/s

de Nos soleils, le précédent film de la cinéaste catalane sorti en

janvier 2023. Enfin, chez Tandem, Plus fort que moi de Kirk Jones

réalise 23 e/s, contre 22 e/s pour Compostelle, chez Apollo.

*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

26 N°514 / 15 avril 2026


BOX-OFFICE MONDIAL :

MARS CONCLUT EN BEAUTÉ LE PREMIER TRIMESTRE

©Jonathan Olley © 2026 Amazon Content Services LLC. All Rights Reserved.

International

meilleur résultat depuis 2019. Toutefois, en incluant la Chine, le box-office

mondial atteint 7,9 Md $, restant ainsi en deçà des trois années précédentes.

Une illustration de la volatilité du marché chinois et de son Nouvel An

qui, selon sa performance, détermine à lui seul une grande partie du visage

de la fréquentation mondiale.

Au global, les spectateurs ont surtout été attirés par trois titres : Projet

Dernière Chance (328 M $), Jumpers (307 M $) et Scream 7 (129

M $). Dans le détail, le box-office international (hors Chine) termine à

1,3 Md $ en mars, pour un premier trimestre à 4,4 Md $. Si le troisième

mois de 2026 n’égale pas celui de 2024, ce T1 est en revanche le meilleur

depuis 2019, et se positionne en quatrième position des meilleurs

trimestres de la décennie, après le T3 de 2023, le T3 de 2025 et le T2

de 2023. Du côté du marché Domestic, les cinémas alignent une quatrième

hausse mensuelle consécutive par rapport à l'exercice précédent, avec

641 M $ engrangés en mars. Le territoire boucle ainsi son meilleur T1

depuis 2020 avec 1,79 Md $ totalisés. Enfin, la Chine ferme la marche

avec 307 M $ récoltés en mars ; son total trimestriel de 1,73 Md $

constitue, de loin, sa performance la plus faible depuis 2020.

Projet Dernière Chance

Excepté en Chine, la dynamique mondiale du début d’année s’est prolongée

durant ce troisième mois de 2026.

1,95 milliard de dollars (Md $) ont été écoulés en mars 2026, d’après les estimations

de Gower Street. Il s’agit de la deuxième meilleure performance de la décennie de

ce mois, devançant de 31 % mars 2025 et en retard de seulement 11 % par rapport

à mars 2024. Comme depuis le 1 er janvier, la croissance est principalement portée

par les marchés "Domestic" (États-Unis/Canada) et internationaux (hors Chine). À

eux deux, ces territoires cumulent 6,2 Md $ sur le premier trimestre (T1), soit leur

Le deuxième trimestre de 2026 démarre avec un mois d’avril majeur,

qui verra entre autres les sorties de Super Mario Galaxy et de Michael.

Le premier, sorti la semaine passée, a déjà conquis le box-office. Mais, au-delà des

productions américaines, Gower Street note que « de nombreux succès locaux ont

démontré le potentiel des différents marchés à travers le monde, atteignant des records

et permettant au box-office international (hors Chine) de devancer le marché Domestic.

L’élargissement de l’offre de films et de leurs distributeurs sont des signes encourageants,

car l'industrie a souffert pendant la majeure partie de cette décennie d'un manque de

nouveaux films attrayants, tant en quantité qu’en diversité de genres et de publics cibles ».

Jules Dreyfus

CINEEUROPE 2026 :

UN CIRCUIT UKRAINIEN HONORÉ

Multiplex Ukraine recevra le “International Exhibitor

Award of the Year” 2026 dans le cadre de CineEurope.

La distinction sera remise au PDG du groupe, Roman

Romanchuk, le mardi 23 juin au Centre de Convencions

Internacional Barcelona (CCIB). Le réseau de salles

ukrainien succède à Pathé Cinémas, lauréat en 2025.

« Sous la direction de son PDG, Multiplex a fait preuve

d'une résilience et d'un engagement exceptionnels envers le

secteur cinématographique, en maintenant ses activités et

en continuant d'investir dans son réseau malgré les défis sans

précédent en Ukraine », a déclaré Andrew Sunshine,

président de The Film Expo Group. Pour Laura Houlgatte,

PDG de l’UNIC, « en tant que principal opérateur de salles

en Ukraine, Multiplex a fait preuve d'un leadership et d'une

force morale exceptionnels face à des défis extraordinaires,

maintenant et reconstruisant ses sites tout en continuant de

servir les spectateurs à travers tout le pays ».

La croissance de Multiplex Ukraine en 2025 relève d’une

combinaison de reconstructions, de finalisations de projets

et d'acquisitions, dont celle du cinéma art et essai Zhovten

à Kyiv. En complément de ses activités d'exploitation,

le groupe a contribué à la reconstruction de l'écosystème

cinématographique local grâce au lancement de Green

Light Films, première initiative de distribution entièrement

nationale en Ukraine, visant à garantir aux spectateurs

du pays un accès permanent à une offre diversifiée.

T. C.

©Multiplex

Roman Romanchuk

Un sommet

international du

cinéma et de l'image

animée en France

La France et la Corée du Sud co-présideront, le 7

septembre à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-

Vence, le premier sommet international consacré au

cinéma, à la création audiovisuelle et au jeu vidéo.

L’événement réunira des dirigeants de grandes entreprises

mondiales, des décideurs politiques, des cinéastes

mais aussi des acteurs de l'éducation à l’image, pour

aborder les enjeux de la filière. L'annonce a été faite

le 3 avril par Emmanuel Macron et son homologue

sud-coréen Lee Jae-myung, dont les deux pays partagent

une vision assez proche du cinéma – le modèle

français ayant inspiré celui de la Corée. Le président

du CNC a salué la tenue de ce sommet, à l'heure

où « l'écosystème mondial de l'image animée vit un

moment aussi décisif que l'invention du cinéma il y a

130 ans ». Les défis sont immenses selon Gaëtan

Bruel – « interrogations sur l'avenir de la salle de

cinéma, bascule des audiences sur les plateformes sociales,

remises en cause des modèles premium par des modèles

low cost, disruptions de l'IA, crise d'Hollywood, tensions

géopolitiques, risques de désindustrialisation et perte

de souveraineté… » – qui pense que « ce contexte de

crise peut être un moment de réinvention, à la condition

d'être volontaristes et solidaires ».

C. V.

N°514 / 15 avril 2026

27


Écologie

©Boxoffice Pro

Aurélie Montigny (Ekodev et Cinémas en mouvement), Anne-Peggy Hellequin (Université Paris Nanterre), Henry Maitre (ID Ciné), Pauline Chasserieau (ACAP), Jean Villa (Véo) et Christian Landais (ADRC)

VERS LE CINÉMA VERT ?

L’ADRC concrétise une ambition de longue date : réunir l’ensemble de la filière autour des

enjeux environnementaux. C’est désormais chose faite avec la journée « Vers la salle de

cinéma durable », organisée le 9 avril au CNC. Au cœur des échanges, une interrogation

fondamentale : faut-il bâtir moins, bâtir mieux ou transformer l'existant ?

Construction et réemploi

L’une des premières réponses à l’exigence d’écoresponsabilité

se joue dès la conception du bâtiment. Damien

Deby, architecte chez Linéaire A, a pris pour exemple

le projet du nouveau cinéma de Guipry-Messac (Illeet-Vilaine),

dont l’ouverture est prévue début mai. Ce

projet s'insère dans une revitalisation globale incluant

une école, la mairie et une MJC. Pour l’architecte, la

sobriété énergétique commence par la pertinence

géographique, avant de se prolonger par une approche

“low-tech” de la gestion d’énergies : en d’autres termes,

« l’utilisation des apports gratuits du site pour se passer de

mécaniques ». Il s’agit par exemple d’orienter le bâtiment

dans un certain axe pour récupérer le maximum d’apport

solaire, ou encore d’identifier la trajectoire des vents

dominants et jouer avec les deux ouvertures du hall

afin de le ventiler naturellement. L’architecte explique

également avoir installé un système de mur Trombe,

pour un chauffage passif. Ainsi, dans la partie administrative,

des murs en terre crue – récupérée auprès

d’une entreprise locale – ont été installés afin de récupérer

la chaleur en hiver et créer un système de radiateur.

« En hiver, nous pensons qu’entre un quart et un tiers du

hall pourra être chauffé uniquement grâce au soleil »,

avance Damien Deby. L'isolation, quant à elle, repose

en partie sur la paille : un matériau qui, contrairement

aux idées reçues, s'avère extrêmement résistant au feu

tout en offrant une excellente inertie thermique.

De leur côté, Henry Maitre, “maître d'œuvre” fondateur

de ID Ciné, et Jean Villa, directeur général de Véo,

ont détaillé le projet du Véo Cartoucherie, ouvert en

octobre dernier [voir le Boxoffice Pro du 22 septembre

2025]. Un bâtiment construit au sein de l’ancienne

cartoucherie de Toulouse, au cœur d’un éco-quartier

« très ouvert et bien desservi par les transports en commun »,

explique Jean Villa. Un exemple de réhabilitation ou

de réemploi qui, malgré certaines contraintes, permet

de « faire mieux avec moins, souligne Christian Landais,

délégué général de l’ADRC, et exprime la vertu de

réoccuper des espaces existants, de leur donner un sens et

de les respecter ». Jean Villa tempère toutefois : une telle

réhabilitation nécessite un contexte architectural et

urbain très spécifique, comme celui offert par la

cité gasconne.

La salle comme « levier stratégique de

durabilité »

Pour Kira Kitsopanidou, professeure des universités à

l’Université Sorbonne Nouvelle de Paris, ces initiatives

comblent un manque d'études empiriques sur l'impact

environnemental des salles, contrairement à l’industrie

musicale ou vidéoludique ; même si de nombreux rapports

ont été produits au sein de la filière. La chercheuse

souligne toutefois, comme rare exception, l’article « La

filière cinématographique française face aux enjeux

écologiques » de Clémence Allamand et Anne-Laure

George-Molland, qui « a contribué à faire émerger dans

la recherche l’idée que l’écologie du cinéma ne se joue pas

seulement sur le plateau, mais dans tout l’écosystème de

diffusion dont les salles ». Pour Kira Kitsopanidou, les

cinémas en eux-mêmes constituent « un écosystème de

consommation et de diffusion, capable d'engager un large

éventail de partenaires dans une démarche éco-responsable,

mais aussi citoyenne ». Ils ont donc un rôle à jouer « dans

la valorisation des récits, promouvant une philosophie

environnementale très forte. En ce sens, la salle durable agit

comme un levier stratégique, intégrant les principes écologiques

à chaque étape de la chaîne cinématographique, de la

conception et de la production des récits à l'aménagement

et à la gestion des salles ».

Un exemple concret de cette stratégie est porté par

Élise Mignot, directrice du Café des images de Hérouville-Saint-Clair,

qui a évoqué ses nombreuses actions

pour réduire l’empreinte carbone de son cinéma. Cela

passe par exemple par l’alimentation [voir p. 13] ou

l’équipement technique, qui a connu une grande phase

de rénovation à partir de 2022. « À ce moment-là, comme

la plupart des exploitants, nous étions au pied du mur à

cause de la crise énergétique. Nous avons donc décidé de

travailler en trois phases. » La première, mise en place

en 2023, consistait en un changement des usages

(éteindre les ordinateurs, les salles quand rien n’y est

projeté, comme le préconisait la charte de la FNCF),

puis l’installation d’un horodateur sur la centrale de

traitement d'air (CTA). La consommation d’énergie a

alors baissé de 11 %. La deuxième phase, de 2024 à

2025, a concerné le passage au laser des projecteurs,

ainsi que la souscription d’un contrat d’électricité verte.

Ainsi, de 131 MWh consommés en 2022, le Café des

images a reculé à 84 MWh en 2025. Le travail n’est

pour autant pas terminé, la phase 3 en cours consistant

à autoproduire une partie de l’énergie, et à poursuivre

de nombreux leviers d’action identifiés (mobilités,

restauration…). Le tout sans oublier une biodiversité

majeure : celle des films.

Jules Dreyfus

28 N°514 / 15 avril 2026


CINÉMAS EN MOUVEMENT :

DIAGNOSTIC RÉGIONAL

L’étude sur la mobilité menée par

l’Acap, pôle régional image des

Hauts-de-France, avec Ekodev et

Médiamétrie, confirme l’importance

de la proximité d’un cinéma et celle de

la voiture… et la possibilité d’évoluer.

Après avoir sondé les exploitants des Hauts-de-France

[voir Boxoffice Pro du 23 juillet 2025], l’Acap a lancé en

octobre dernier sa grande enquête auprès des habitants

de la région, pour mieux comprendre leurs habitudes de

déplacement vers les cinémas, et les raisons de ceux qui

n’y vont pas. Ainsi Médiamétrie a interrogé un échantillon

d’habitants de 15 à 80 ans, qu’ils soient ou pas spectateurs,

tandis que le cabinet Ekodev a sondé le public de 72

cinémas, pendant trois mois donc principalement des

spectateurs “réguliers”.

Le mode principal utilisé pour se rendre au cinéma

La marche ressort de manière significative, mais la voiture seule (autosolisme) reste le mode de

transport privilégié

que les transports en commun, les pistes cyclables et les

bornes de recharge dépendent des infrastructures publiques,

les cinémas ne peuvent pas agir seuls.

Priorité d'actions selon les cinémas…

et avec les territoires

Dès lors, il convient de sortir d’une approche “culpabilisante”,

tant auprès des automobilistes que des exploitants,

qui ont besoin d’être accompagnés. En effet, un diagnostic

local est indispensable et les réponses dépendent en partie

des collectivités, avec lesquelles il faut négocier. Car si

l’enquête d’Ekodev a été menée en Hauts-de-France, les

AOM (Autorités Organisatrices de la Mobilité) y sont

représentatives de la majorité des territoires français. La

transition doit être différenciée selon trois grands modèles :

le cinéma de centre urbain, où des alternatives à la voiture

existent déjà ; le cinéma de banlieue, où les transports en

commun sont partiels et ou le potentiel vélo et covoiturage

Médiamétrie

La proximité reste le premier

attrait…

58 % des spectateurs – 63 % pour les occasionnels

– choisissent une salle parce qu’elle est proche de

chez eux, et pour 42 % d’entre eux parce qu’elle

est facilement accessible en voiture – 35 % pour

les habitués. Ce sont les deux premiers critères

de choix, avant le confort et les horaires des séances

(37 % des spectateurs) et l’offre de films (31 %).

Le fait que le cinéma soit facilement accessible

en vélo ou autre mobilité douce ne décide que

8 % du public. Dans les faits, 2 % des spectateurs

des Hauts-de-France vont au cinéma à vélo, 13 %

à pied… et 65 % principalement en voiture, avec

un temps de trajet moyen de 17 minutes – 5 de

plus pour les ruraux. Mais où qu’ils vivent, tous

se disent prêts à passer 9 minutes de plus en trajet

vers le cinéma.

58 % des répondants se déplacent en voiture pour aller au cinéma, avec 17% le faisant en covoiturage . Aucun répondant n’a utilisé une

plateforme de covoiturage , il s’agit uniquement de covoiturage informel avec des proches .

Le vélo représente 6 % des déplacements , tout comme les transports en commun . Le bus est davantage utilisé que le train, dont la pratique est

anecdotique . À noter que la diffusion lors de la période hivernale a pu influencer les réponses, tout comme la composition du panel*.

*Les données CNC nationale 2024 illustrent 16% de transports en commun et 15% de marche .

Les enseignements de l’enquête Ekodev

Si la grande majorité des spectateurs va au cinéma en

voiture, c’est davantage par manque d’alternative que par

choix, notamment en milieu rural : la dépendance à la

voiture est avant tout structurelle et territoriale. On note

qu’elle est en recul chez les publics assidus, qui généralement

habitent plus près d’un cinéma (et dont 16 % demandent

des parkings à vélo), mais quasi incontournable chez les

occasionnels. De façon globale, si les répondants pouvaient

utiliser leur mode de transport idéal, l’usage de la voiture

individuelle diminuerait de 21 %, le covoiturage augmenterait

de 5 %, les cyclistes de 7 % et les usagers des transports

en commun de 10 %. La marche semble déjà avoir atteint

son maximum, avec 29 % des répondants. Concernant

les autosolistes en particulier, 27 % aimeraient covoiturer,

16 % pourraient passer à la marche ou au vélo et 16 %

aux transports en commun.

Dans leur ensemble, tous les spectateurs se disent prêts à

changer leurs modes de déplacement, sous certaines

conditions : le frein principal n’est donc pas la motivation

mais l’offre, l’organisation et l’information. Et sachant

sont importants ; et le cinéma rural, où la dépendance à

la voiture est forte, les leviers principaux étant la mutualisation

des déplacements et le covoiturage. Dans tous les

cas, il est donc important de prioriser les actions ayant un

impact réel… et de bien communiquer auprès de son

public, via les sites web et programmes papier.

Une méthode et des outils partagés

L’Acap peut devenir un facilitateur pour aider les cinémas

à dialoguer avec leur collectivité et dès à présent, plusieurs

outils ont été créés avec Ekodev : pour réaliser un diagnostic

simplifié de l’accessibilité du cinéma, une cartographie de

sa zone d’influence, un kit pour la mise en relation avec

les collectivités et les acteurs externes, une trame d’enquête

à destination du public – avec outil d’analyse et calculette

carbone, et un kit de communication à destination du

public. Ces outils seront présentés lors de webinaires, le

premier ayant lieu le 28 avril. Plus d’infos et inscriptions

sur www.cinemasenmouvement.com.

Cécile Vargoz

… et le prix du billet le premier frein

Concernant les freins financiers à la fréquentation,

le prix du billet est cité par 69 % des habitants de

la région – et 76 % des parents –, les frais de

transport par 23 % des répondants et le coût du

stationnement 19 %. Mais on note que chez les

gens qui ne vont jamais au cinéma, “seuls” 41 %

disent que c’est trop cher pour eux, et presqu’autant

(39 %) citent la mobilité comme un obstacle.

L’étude confirme aussi que les problèmes de mobilité

impactent plus fortement les bas salaires et les

plus âgés – les plus jeunes et les ruraux étant

touchés particulièrement par le manque de moyens

de transport.

Leviers de motivation

Quand on les interroge sur ce qui les motiverait

à aller davantage au cinéma, la réduction du tarif

vient en premier (50 %), puis l'amélioration de

l'offre de films (42 %), du confort et des services

de la salle (39 %) et enfin de la mobilité (29 %).

Sur ce point, les attentes portent d’abord sur la

proximité du cinéma au domicile, surtout pour

les populations rurales, et tout autant pour les

personnes n’allant jamais au cinéma que les spectateurs

occasionnels. La deuxième attente concerne

les transports en commun, aussi bien pour les

citadins que les ruraux, tandis que l’accessibilité

à vélo ne semble pas décisive.

N°514 / 15 avril 2026

29


Rencontres

GÉRARDMER AU SOLEIL

©Cécile Vargoz

Plus de 150 professionnels se sont retrouvés sous le soleil des Hautes Vosges, pour

les 28 es Rencontres cinéma de Gérardmer, du 7 au 10 avril.

C’est désormais Image'Est, le pôle de l'image

en région Grand Est, qui pilote les Rencontres,

avec l’Office du Tourisme de Gérardmer et une

équipe 100 % bénévole. Dont, bien entendu,

les exploitants de la région, qui programment

et animent les séances, comme ils l’ont fait

pendant 20 ans au sein de l'Association des

Cinémas Indépendants de l'Est.

La sélection 2026, à nouveau très diverse, a donné

la place à 14 distributeurs pour autant d’avant-premières,

dont 9 en présence des équipes artistiques.

À noter que 8 films sur les 14 étaient réalisés par

des femmes. Les projections ont toujours lieu au

cinéma du Casino de Gérardmer, au bord du lac,

et en compagnie du public. Ce dernier a décerné

son Coup de cœur ex-aequo à Trois Adieux d’Isabel

Coixet (Nour Films, sortie le 02/09/26) et à L’Étrangère

de Gaya Jiji (Tandem, 17/06/26), « suivis immédiatement

par Vivaldi et moi [Diaphana, 19/04/26,

ndlr.] », précisent les organisateurs. Les professionnels

ont quant à eux attribué leur Coup de cœur à De

la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26), « suivi par

Mon grand frère et moi et Pour le plaisir », qui

sortiront tous deux le 6 mai prochain, respectivement

sous bannière Art House et Studio TF1.

Bertrand Usclat et Martin Darondeau poursuivent leur tournée, pour montrer et parler

De la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26).

©Atelier de Production-Comédie-française-France 2 Cinéma

De la Comédie-Française, coup de cœur des pros à Gérardmer

Photos de la double page : ©Gérardmer Tourisme

Florence Dupont, directrice de l’Office du Tourisme de Gérardmer, et Denis Blum,

pilier des Rencontres et représentant les exploitants au sein de Images’Est

30 N°514 / 15 avril 2026


©Gérardmer Tourisme

Toutes les séances des Rencontres de Gérardmer sont ouvertes au public, qui plébiscite le

rendez-vous.

Jérémie Rénier et Loury, l'aventurier qui l'a accompagné dans son voyage D'un

monde à l'autre (Pan, 10/06/26)

Alexandra Lamy et Reem Kherici… Pour le plaisir (Studio TF1, 06/05/26)

Marie Dumora, réalisatrice de La Ligne bleue (Dulac, 16/09/26), en

compagnie de Jean Walker, co-organisateur des Rencontres

Les comédiens Marie-Julie Baup et Manu Payet, avec le réalisateur Léo Grandperret, pour son premier long

Deviens génial (Apollo, 17/06/26), sur scène avec Arnaud Toussaint, exploitant de Palace d’Epinal.

La cinéaste syrienne Gaya Jiji, pour son film français

L’Étrangère (Tandem, 17/06/26)

Ryôta Nakano, réalisateur de Mon grand-frère

et moi (Art House, 06/05/26)

Sophie Beaulieu et son actrice Cécile De France, venues

présenter La Poupée (Ad Vitam, 22/04/26)

N°514 / 15 avril 2026

31


Exploitation

Catherine Verliac, Cédric Aubry, François Thirriot et Richard Patry

SFTC : APAISER LES TENSIONS PAR L’UNION

©Boxoffice Pro

Réunis pour leur assemblée

générale annuelle, les membres

du Syndicat français des théâtres

cinématographiques ont navigué

entre satisfactions chiffrées et

inquiétudes politiques.

La culture,

et le cinéma

en particulier,

s’éloignent des

priorités des élus

Richard Patry,

président de la FNCF

Le 1 er avril dernier, le Pathé Beaugrenelle affichait salle

comble pour la 117 e assemblée générale du SFTC. Le

contexte de la fréquentation a, forcément, poussé à plus

d’optimisme que l’année passée, bien que les résultats de

2025 amènent à « penser une réorganisation du marché »,

a exposé François Thirriot, président du Syndicat. Éric

Marti, directeur général de Comscore France, a souligné

les bonnes performances des salles sur le début de 2026.

Cela se traduit entre autres par un top 10 des films à

22,41 millions (M) d’entrées entre janvier et mars, soit

un peu plus de 50 % de la fréquentation totale – car « un

marché fort est un marché concentré, et réciproquement »

–, là où celui de 2025 en était à 16,02 M d’entrées pour

une part de marché de 39,2 % à la même période, et que

2024 en était à 15,99 M d’entrées pour une part de

36,3 %. Cette hausse s’observe également chez les 100

premiers cinémas qui, en trois mois, ont enregistré 15,38

M d’entrées, contre 13,15 M en 2025, 14,03 M en 2024

et 18,27 M en 2023.

Les frictions internes face au danger

externe

Si Richard Patry s'est réjoui de cette trajectoire – qui

devrait se confirmer au vu du line-up à venir –, il a

toutefois averti que les batailles cruciales pour la filière

se joueront désormais hors des salles obscures. Le président

de la FNCF explique ainsi ressentir une tension comme

rarement il en avait perçu, qu’elle soit entre les exploitants

et les distributeurs ou entre les exploitants eux-mêmes.

Et ces frictions sont un risque majeur pour la diversité

– qui permet l’existence de « wagons derrière les locomotives

en salles » – et l’avenir du cinéma, alors que le CNC et

son modèle sont en proie à des attaques « inédites et très

violentes », relate Catherine Verliac, directrice adjointe

du cinéma au Centre [voir p. 7]. De même, Richard

Patry rappelle les échéances électorales majeures de ces

prochaines années, entre les présidentielles de 2027 et

les départementales de 2028, qui suivent celles ayant

conduit à de nombreux changements politiques. De quoi

parfois aggraver les inquiétudes : « La culture, et le cinéma

en particulier, s’éloignent des priorités des élus. » Pour Cédric

Aubry, président adjoint du SFTC, cette conjoncture

fragilise des trésoreries déjà éprouvées depuis la pandémie.

Catherine Verliac a précisé que les délais de vote du

budget de l'État avaient entraîné des retards dans les

versements du CNC, là où Cédric Aubry pointait une

La fréquentation

de 2025 nous

amène à penser

une réorganisation

du marché

François Thirriot,

président du SFTC

certaine « lenteur » administrative dans le traitement des

dossiers. Car même si le top 100 des cinémas affiche

pour l’instant de bons résultats, « l’exploitation indépendante

n’est pas rendue ». La tension principale réside, selon le

président des Cinémas Confluences, dans « la problématique

des prix » dont « l’élasticité s’accroît, et oblige ceux qui

ont des besoins de rentabilité à augmenter leurs tarifs ». Face

à ce contexte mouvant, Richard Patry, sur la base de la

deuxième recommandation du comité de concertation,

a appelé à reprendre les dialogues à l’échelle individuelle,

et non macroscopique : « Je comprends qu’il n’est pas possible

de faire constamment de la dentelle, mais il ne faut pas en

oublier le plus important : le distributeur doit se concentrer

sur son film et l’exploitant sur la salle dans laquelle il compte

le diffuser ; il ne s’agit pas de bâtir de grands ensembles où

aucune tête ne doit dépasser. »

Jules Dreyfus

32 N°514 / 15 avril 2026


LE NEW VOX DE LANGRES FAIT PEAU NEUVE

Le cinéma de la commune de Haute-

Marne a rallumé ses projecteurs le 2

avril, au terme d’un chantier express

mené par L’Yre Cinémas.

Un mois jour pour jour après avoir fermé ses portes, le

New Vox a retrouvé ses spectateurs après une cure de

jouvence, qui a pris le relais du projet initial de créer un

nouveau complexe à Langres. Validé en CDACi au

printemps 2024, le projet d’un “4 salles” ne verra finalement

pas le jour, « au vu de la complexité du terrain qui

nous avait été accordé », explique Frédéric Perrot, en

évoquant les surcoûts liés aux fondations en micropieux

nécessaires pour préserver les vestiges, ainsi qu’aux travaux

de consolidation du rempart adjacent. C’est pourquoi

l'entrepreneur qui exploite le New Vox depuis 2003 et

son associé Jérôme Quaretti – qui l’a rejoint en 2012

avec la création de L’Yre Cinémas – ont finalement opté

pour une rénovation du cinéma existant, « dont il fallait

remplacer les fauteuils et refaire l’ensemble des sols ».

Les deux salles du New Vox arborent désormais des

fauteuils et love seats KLS club drift en velours – et simili

cuir niveau têtière et accoudoirs –, des poufs repose-pieds

aux premiers rangs et environ 115 cm d'espacement

entre les rangées. Un gain de confort qui se conjugue

avec une réduction de jauge, de 219 à 164 pour la grande,

et de 125 à 99 places pour la petite.

Côté équipement technique, aux projecteurs changés

l’année dernière au profit du laser s’ajoutent le changement

des toiles des deux écrans, « tandis que le son 5.1 est passé

en 7.3 dans la grande et 7.1 dans la salle 2 ». Côté accueil,

on compte un nouveau comptoir et de l'affichage dynamique,

en attendant la nouvelle enseigne « dont le dossier

est toujours dans les mains des Bâtiments de France ». Enfin,

le New Vox a soigné son accessibilité avec le système

Twavox pour le handicap sensoriel, et investi dans une

caisse “mobile” pour pouvoir servir les spectateurs en

situation de handicap moteur qui ne seraient pas en

mesure d’accéder au hall avec sa dizaine de marches.

Dans le reste du parcours, la petite salle est accessible de

plain-pied et un monte-charge permet de gravir les 6

marches menant à la grande. Le montant total des travaux

s’est établi à 414 000 € HT.

Dans la commune de 7 700 habitants, « la fréquentation

du New Vox a oscillé autour des 40 000 entrées ces dernières

années », note Jérôme Quaretti. « Notre but avec ce nouvel

équipement est de regagner les 15-20 % perdus pour flirter

à nouveau avec, voire dépasser la barre des 50 000 entrées,

qui était notre moyenne avant-Covid. » Et sachant qu’au

1 er mars, jour de la fermeture pour travaux, le New Vox

affichait 2 000 entrées d'avance, « avec quasiment 9 000

entrées, soit notre plus haut niveau depuis 2020 », le défi

semble bien engagé pour ce cinéma qui poursuivra sa

programmation généraliste et art et essai, renforcée deux

labels Jeune public et Patrimoine/Répertoire.

L’Yre Cinémas prépare désormais son prochain projet :

la rénovation du Six n'étoiles de Six-Fours-les-Plages

(Var), dont la structure a obtenu le renouvellement de

la DSP en janvier dernier. Début de chantier prévu pour

septembre prochain.

Ayşegül Algan

LES ÉQUIPEMENTS*

GLOBAL

Maître d'Étude de marché / accompagnement

juridique : HEXACOM

BÂTIMENT

Gros œuvre : JULIEN IMBERT / ARCHIPÉI

FAÇADE/HALL

Comptoir : CINÉ MOB

Système de billetterie : MONNAIE SERVICES

Surface au sol / Tissus : PAT MOB

SALLES

Fauteuils : KLS

CABINES

Installateur : ADDE

EXPLOITATION

Programmation : L’YRE CINÉMAS

SITE INTERNET

Conception : CINE GROUP

*Basé sur le déclaratif de la salle

©L'Yre Cinémas

©L'Yre Cinémas

N°514 / 15 avril 2026

33


Miscellanées

PROCHAINE CDACi

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO

16/04/26 SARL CINE 70 MAJESTIC - ESPACE DES LUMIÈRES 10 1 961 Projet d’extension par l’ajout d’une salle IMAX et 298 places Vesoul Haute-Saône

Communauté d'agglomération

de Vesoul

Soutiens

Afcae

Inédits

Maspalomas de Aitor Arregi et Jose Mari Goenaga

(Épicentre, 24 juin)

No Good Men de Shahrbanoo Sadat

(Coup de cœur 15-25) (Condor, juillet)

Jeune Public

Entre ciel et terre (Les Films du Whippet, 8 juillet)

Répertoire

L’homme qui voulut être roi de John Huston

(Splendor, 27 mai)

Kwaïdan de Masaki Kobayashi (Carlotta, 1 er juillet)

Wake in Fright de Ted Kotcheff (The Jokers, 19 août)

Riz Amer de Giuseppe De Santis (Les Acacias)

ADRC

Séances accompagnées

Dao de Alain Gomis (Jour2Fête, 29 avril)

Collapse de Anat Even (JHR, 6 mai)

The World of Love de Ga-eun Yoon (The Jokers, 6 mai)

Rue Cases-Nègres de Euzhan Palcy (JMJ International Pictures)

Blue Heron de Sophy Romvari (Potemkine, 27 mai)

GNCR

Soutiens

Morte e vida madalena de Guto Parente (Blue Note,

20 mai)

Bait de Mark Jenkin (ED, 3 juin)

Bouchra de Meriem Bennani et Orian Barki

(Norte, 3 juin)

Retour avant 15h de Gaël Lépingle

(La Traverse, 2 septembre)

Films recommandés

En nous de Juliette Binoche (Ad Vitam/Nour, 3 juin)

PETITES ANNONCES

9 salles

300 000 entrées

RECRUTE

un poste d’assistant de direction

CDI plein temps

MISSIONS :

Gestion quotidienne de l’établissement

Accueil du public – développement des animations

et des relations clients

Expérience technique souhaitée

CV et lettre de motivation :

fredericlevy@lepalacesaumur.fr

RECRUTE

son/sa Directeur(trice)

d’Exploitation Groupe

VOS RESPONSABILITÉS

Vous êtes garant de la performance économique,

opérationnelle et managériale du circuit

À CE TITRE, VOUS :

• Encadrez un réseau de 12 directeurs de cinémas

• Animez l’équipe du siège

• Supervisez la gestion économique des établissements

• Pilotez les négociations centralisées

PROFIL :

• Vous justifiez d’une expérience en direction de cinéma

complétée par la gestion multi-sites

• Un leadership affirmé et une forte capacité à fédérer

• Une solide culture de gestion

CONDITIONS :

• Poste basé à Royan

• Déplacements dans toute la France

Envoyez vos candidatures à

Yoann.biolchini@winsearch.fr

Cinéma Familial - 5 salles & café - Classé Art & Essai

situé au coeur de ville de St Jean de Luz

230 000 spectateurs/an - 12 salariés

RECRUTE

son (sa) Directeur (trice) d’exploitation

CDI temps plein

Compétences requises

Savoir manager et fédérer une équipe

Gestion quotidienne de l’établissement

Accueil du public et relation clients

Développement de l’animation en lien

avec la programmation et le ciné café

Expérience en management

et direction d’établissement exigée

Faire preuve d’autonomie, d’organisation

et de rigueur dans l’exécution de ses missions

CV à envoyer à : cineluz.xabi@gmail.com

AGENDA DE LA PROFESSION4

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS NORD-PAS-DE-CALAIS 05/05/26 LOMME

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES

RENCONTRE NATIONALES ART ET ESSAI AFCAE 10 au 12/05/26 CANNES

FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES

RÉUNION EUROPA CINEMAS 17/05/26 Cannes

AG DU SYNDICAT DES PAYS DE SAVOIE 02/06/26 ANNECY

AG DU SLEC 08 et 09/06/26 LE CREUSOT

12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 17 au 19/06/26 DINARD

RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT 17 au 19/06/26 PARIS

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY

BIARRITZ FILM FESTIVAL NOUVELLES VAGUES 23 au 28/06/26 BIARRITZ

FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE

CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE

STUDIO SHOW 02 et 03/07/26 PARIS

AG DE L'ACOR - ASSOCIATION DES CINÉMAS DE L'OUEST

POUR LA RECHERCHE

02/07/26 LA ROCHELLE

RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI JEUNE PUBLIC 08 au 10/09/26 NANCY

34 N°514 / 15 avril 2026



Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!