Boxoffice Pro n°514 – 15 avril 2026
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Bimensuel N°514 / 15 avril 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
Bimensuel N°514 / 15 avril 2026
TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA
CONFISERIE
BIENVENUE DANS
L’ÈRE DU POP COM
L'édito
Sommaire
Destins animés
Cannes, par l’entremise de son délégué général et sélectionneur,
Thierry Frémaux, a donc livré sa sélection.
Un cru 2026 qui laisse une place certaine au cinéma
d’auteur européen ainsi qu’à l’Asie, dont le cinéma
apparaît de plus en plus solide et exportable. Le cinéma
de genre fait une nouvelle percée sensible et, au fil des
années et des éditions, se fait une place au soleil (cannois,
mais pas seulement) et obtient ses lettres de noblesse.
Le grand absent à ce stade – car d'autres annonces
pourront suivre dans les jours et semaines à venir – est
le cinéma américain, finalement assez peu représenté
dans une sélection où affleure le parfum des tensions
internationales et de la guerre.
Et c’est parce que les temps sont chahutés – et le CNC
avec – que la France a décidé d’organiser le premier
sommet international consacré au cinéma, à la création
audiovisuelle et au jeu vidéo. Trois domaines dans
lesquels la France excelle, mais qui sont bousculés par
la montée des extrêmes, par la révolution de l’intelligence
artificielle et par les nouveaux usages. Attaqué en France,
régulièrement sapé par les lobbies des GAFA à Bruxelles,
notre écosystème sera plus fort s’il est appuyé par d’autres
nations et s’il en inspire d’autres. Cette initiative, qui
vise à mettre sur le devant de la scène ces sujets si
cruciaux pour nos sociétés et pour la culture de manière
plus générale, est la bienvenue. Elle vient rappeler que
l’image animée, sous toutes ses formes, est un pilier
essentiel de notre civilisation, et que sa préservation,
son essor et sa protection – porteurs de valeurs et structurants
pour l’avenir – doivent être des priorités.
Laurent Cotillon
N°ISSN : 2740-3335
Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-
Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal
à parution
Directeur de la publication
Julien Marcel / julien.marcel@cinegroup.fr
Directeur général délégué média & stratégie
Laurent Cotillon / laurent.cotillon@cinegroup.fr
Rédacteurs
Aysegül Algan / aysegul.algan@cinegroup.fr,
Cécile Vargoz / cecile.vargoz@cinegroup.fr,
Jules Dreyfus / jules.dreyfus@cinegroup.fr
Collaboration au magazine
Tanguy Colon
est une publication de
Base de données Films
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Publicité / Base de données distributeurs
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Maquette / Infographie
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Impression
ORMONT IMPRIMEUR
4 Rue Antoine de Saint-Exupéry
88100 Saint-Dié-des-Vosges
P. 6 à 8
ACTUS
Les sélections cannoises
Le CNC à l’heure des comptes
Des mouvements dans l’industrie
P. 10 à 13
CONFISERIE
Du snack au buzz
Europe et confiserie :
Quelles nouvelles règles ?
Mieux manger au ciné
Le café au Café des images
P. 16 à 21
DISTRIBUTION
Motel dévoile ses ambitions
et son line-up
Gebeka Films change de mains
L’Émission avec Étienne Ollagnier et
Magalie Armand (SDI)
La Rédaction
P. 27
INTERNATIONAL
Le box-office mondial en mars
P. 28-29
ÉCOLOGIE
L’ADRC organise sa journée sur la salle
de cinéma durable
L’ACAP publie son diagnostic régional
des mobilités
P. 30 à 33
EXPLOITATION
Les Rencontres de Gérardmer en images
Retour sur l’Assemblée générale du SFTC
Le New Vox de Langres fait peau neuve
P. 34
MISCELLANÉES
Petites annonces, CDACi, Soutiens et
Agenda de la profession
Crédit page 3 : © Pylz Works - Unsplash
©Gérardmer Tourisme
Certifié PEFC
Ce produit est issu de
forêts gérées
durablement
JULIEN MARCEL
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LAURENT COTILLON
Directeur général délégué
média & stratégie
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Journaliste
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JULES DREYFUS
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Boxoffice Pro France
4 N°514 / 15 avril 2026
CANNES 2026 :
LES SÉLECTIONS
Si, à l’heure où nous bouclons ce numéro, nous ne connaissons pas encore les titres qui composeront la sélection
de la 58 e édition de la Quinzaine des Cinéastes, les autres sections cannoises sont – presque – entièrement
dévoilées. Petit tour d’horizon, avant le début des festivités le 12 mai avec la projection de La Vénus électrique.
Sélection officielle
Film d’ouverture
● La Vénus électrique de Pierre Salvadori
(Diaphana, sortie française le 12/05/26)
Compétition
● Minotaure d’Andrey Zvyagintsev
(Les Films du Losange, 14/10/26)
● L’Être aimé (El Ser Querido) de Rodrigo Sorogoyen
(Le Pacte, sortie le jour de sa présentation au Festival)
● The Man I Love d’Ira Sachs
● Fatherland de Paweł Pawlikowski (Pathé)
● Moulin de László Nemes (Studio TF1, 28/10/26)
● Histoires de la nuit de Léa Mysius
(Le Pacte, 16/09/26)
● Fjord de Cristian Mungiu (Le Pacte, 19/08/26)
● Notre salut d’Emmanuel Marre (Condor)
● Gentle Monster de Marie Kreutzer (Ad Vitam)
● Quelques jours à Nagi de Koji Fukada
(Art House)
● Hope de Na Hong-jin
● Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda
(Le Pacte, 16/12/26)
● Garance de Jeanne Herry (Studiocanal)
● L’Inconnue d’Arthur Harari (Pathé, 26/08/26)
● Soudain de Ryusuke Hamaguchi
(Diaphana, 12/08/26)
● L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach
● Coward de Lukas Dhont (Diaphana)
● La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi
(Le Pacte)
● La Vie d’une femme
de Charline Bourgeois-Tacquet (Pyramide)
● Histoires parallèles d’Asghar Farhadi
(Memento, 14/05/26)
● Autofiction (Amarga Navidad)
de Pedro Almodóvar (Pathé, 20/05/26)
Hors compétition
● Her Private Hell de Nicolas Winding Refn
(The Jokers)
● L’Abandon de Vincent Garenq (UGC Distribution,
sortie le jour de sa présentation au Festival)
● Diamond d’Andy Garcia
● Karma de Guillaume Canet (Pathé, 21/10/26)
● L’objet du délit d’Agnès Jaoui
(Studiocanal, 27/05/26)
● La Bataille de Gaulle - Partie 1 : L’Âge de fer
d’Antonin Baudry (Pathé, 03/06/26)
Un Certain Regard
● Teenage Sex and Death at Camp Miasma
de Jane Schoenbrun : film d’ouverture
● Everytime de Sandra Wollner
● I’ll Be Gone in June
de Katharina Rivilis - premier long métrage
● De toutes les nuits, les amants
de Yukiko Sode (Art House)
● Yesterday The Eye Didn’t Sleep
de Rakan Mayasi
● Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg
(Ad Vitam)
● Ton animal maternel de Valentina Maurel (JHR)
● Dégel de Manuela Martelli (Les Films du Losange)
● Club Kid de Jordan Firstman - premier long
métrage
● Congo Boy de Rafiki Fariala
● Ben’imana de Marie Clémentine Dusabejambo
(Ad Vitam) - premier long métrage
● Le Corset de Louis Clichy (KMBO, 14/10/26)
● Les Éléphants dans la brume
d’Abinash Bikram Shah - premier long métrage
● Ula de Viesturs Kairišs
● La Más Dulce de Laïla Marrakchi
Séances de minuit
● Colony de Yeon Sang-ho (ARP Sélection, 27/05/26)
● Roma Elastica de Bertrand Mandico (Condor)
● Sanguine de Marion Le Corroller
(ARP Sélection, 28/10/26) - premier long métrage
● Full Phil de Quentin Dupieux (Diaphana)
● Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athané
(The Jokers) - premier long métrage
Séances spéciales
● John Lennon : The Last Interview
de Steven Soderbergh
● Les Survivants du Che de Christophe Réveille
(Paname) - premier long métrage
● Les Matins Merveilleux d’Avril Besson (Arizona)
- premier long métrage
● Avedon de Ron Howard
● L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et
Yvo Muller (Gaumont, 04/11/26)
● Cantona de David Tryhorn et Ben Nicholas
● Rear Soul for the Revolution de Pegah Ahangarani
(Jour2Fête) - premier long métrage
Semaine de la Critique
Film d’ouverture
● In Waves de Phuong Mai Nguyen
(Diaphana, 01/07/26) - premier long métrage
Séances spéciales
● Du fioul dans les artères de Pierre Le Gall
(Pan Distribution) - premier long métrage
● La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri (Ad Vitam)
- premier long métrage
Compétition
● A Girl Unknown/La Deuxième Fille
de Zou Jing (Pyramide) - premier long métrage
● The Station de Sara Ishaq
- premier long métrage
● Dua de Blerta Basholli (Jour2Fête)
● La Gradiva de Marine Atlan (Tandem)
- premier long métrage
● Irish Travellers d’Alexander Murphy (Dulac)
● Viva d’Aina Clotet - premier long métrage
Film de clôture
● Adieu monde cruel de Félix de Givry
(Diaphana) - premier long métrage
ACID
● Barça Zou de Paul Nouhet - premier long
métrage
● Blaise de Dimitri Planchon
& Jean-Paul Guigue (The Jokers) - premier long
métrage
● Cœur secret de Tom Fontenille - premier long
métrage
● Dans la gueule de l’ogre
de Mahsa Karampour - premier long métrage
● La Détention de Guillaume Massart
● Living Twice, Dying Thrice
de Karim Lakzadeh
● Mauvaise Étoile de Lola Cambourieu
& Yann Berlier (Tandem) - premier long
métrage
● Promised Spaces d’Ivan Marković
● Virages de Céline Carridroit & Aline Suter
- premier long métrage
Toutes les sélections cannoises avec les distributeurs
annoncés seront à retrouver dans le Boxoffice Pro
du 10 mai 2026.
Cannes Première
● Vol de nuit pour Los Angeles de John Travolta
(Apple TV, 29/05/26)
● Le Bois de Klara de Volker Schlöndorff
(Studiocanal)
● Le Château d’Arioka de Kiyoshi Kurosawa
(Art House)
● The Match de Juan Cabral et Santiago Franco
● La Troisième nuit de Daniel Auteuil (SND)
L’AFCAE annonce ses Rencontres nationales Art et essai
Les 35 es Rencontres cannoises organisées par l’Association française
des cinémas art et essai se dérouleront du 10 au 12 mai. Les
accréditations pourront être retirées à la gare maritime le dimanche
10, de 10h à 13h puis de 14h30 à 17h30. L’assemblée générale
ordinaire de l’AFCAE, réservée aux adhérents, se tiendra le lundi
11 à 9h au Palais des Festivals, salle Debussy, suivie du déjeuner
à la plage du Carlton, à 13h, sur invitation. La soirée de clôture,
pour les 70 ans de l’AFCAE, aura lieu sur la plage Rado by Cartel,
le mardi 12 de 21h30 à 2h. La programmation des films proposée
pendant ces trois jours sera détaillée début mai. L’AFCAE précise
que, cette année, elle ne disposera plus de lieu d’accueil ouvert
en continu, mais l’équipe sera présente à Cannes pendant toute
la durée du festival. Elle s’engage dans ce cadre sur la prévention
des violences sexistes et sexuelles, en proposant une cellule
d’écoute pour les personnes témoins ou victimes, tenue par deux
personnes référentes formées à cet effet.
6 N°514 / 15 avril 2026
Actualités
©Jean-Luc Mege
Olivier Henrard lors des débats au Congrès de la FNCF 2024
Alexis Goin, directeur juridique et financier du CNC
LE CNC À L’HEURE DES COMPTES
En début de mois, le Centre national du cinéma
a tenu sa traditionnelle commission Chavane,
pour présenter ses ressources de 2025 ainsi que
ses prévisions de 2026. Alors que les taxes des
redevables historiques déclinent, le Centre doit
composer avec de nouvelles coupes budgétaires
et une pression médiatique croissante.
De plus en plus, le budget du CNC s'inscrit au cœur
du débat public et politique. C’est dans un souci de
clarification que le Centre organise, une à deux fois par
an, sa commission Chavane, qui explicite les différentes
provenances des taxes l’alimentant. En 2025, la somme
de ces taxes s’est élevée à 877,5 millions d’euros (M €).
Un résultat en hausse par rapport aux années précédentes,
mais qui ne reflète pas une réalité à l’œuvre depuis plus
de 15 ans : les recettes du CNC évoluent deux fois
moins vite que l’inflation. « De plus, certains secteurs ont
connu une inflation supérieure à l’indice général », souligne
Alexis Goin, directeur juridique et financier. L’augmentation
des ressources du Centre s’apparente donc davantage
à « un rattrapage très partiel après dix ans de stagnation »,
qui ne compense pas l’absence de taxes indexées sur la
hausse des prix.
Le déclin des redevables historiques
Le constat est structurel : les ressources issues des contributeurs
historiques – les cinémas (via la TSA), les
éditeurs de services de télévision (TST-E) et les distributeurs
de services de télévision (TST-D) – sont en
baisse constante depuis 15 ans. Alors qu’elles s’élevaient
à plus de 720 M € en 2010, elles ne sont plus qu’à 664
M € en 2025. Précisément, en 2025, la TSA a rapporté
124 M €, la TST-E 259 M € et la TST-D 281 M €. Ce
dernier montant est toutefois jugé « exceptionnel » par
le directeur général délégué Olivier Henrard, car il
résulte de la régularisation de contentieux passés ; un
reflux est donc attendu dès les prochains exercices.
Ainsi, la seule recette “durablement” à la hausse ces
dernières années provient de la taxe sur les services vidéo
(TSV), représentant 213 M € en 2025*. Elle se décompose
en trois parties : la taxe sur les vidéogrammes
Le constat est structurel :
les ressources issues des
contributeurs historiques
– les cinémas (via la TSA),
les éditeurs de services
de télévision (TST-E) et
les distributeurs de
services de télévision
(TST-D) – sont en baisse
constante depuis 15 ans
(TSV-V), la taxe sur les services de VàD (TSV-P) concernant
les modèles payants comme les SMAD, et la taxe
sur la publicité des vidéos en ligne (TSV-G) concernant
les plateformes gratuites comme YouTube. Ces dernières
bénéficient toutefois d’un abattement de 66 % : un
dispositif hérité de 2018 sur la base d'un modèle de
2014, époque où les contenus professionnels y étaient
encore minoritaires.
Perspectives pour 2026 et au-delà
Le CNC prévoit cette année un montant total des
taxes à 834 M €. La fréquentation des cinémas devrait
assurément être plus élevée qu’en 2025, à l’inverse des
recettes de la télévision, pour laquelle le recul des
produits publicitaires observé en 2025 ne devrait pas
être endigué. C’est pourtant dans ce contexte qu’a été
voté en janvier dernier “l’amendement Lavarde” visant
à alléger la TST-E [voir Boxoffice Pro du 21 janvier
2026], ce qui devrait impliquer 27 M € de pertes pour
le Centre. Un montant volatile car l’amendement
exclut de la taxe les frais de régie, et qui pourrait croître
à partir de 2027 en raison de « la baisse naturelle du
chiffre d’affaires publicitaire des redevables de la TST-E »,
ajoute Olivier Henrard. Pour éviter une baisse continue
de ses ressources, le CNC prône un « rééquilibrage »
afin d'intégrer les nouveaux diffuseurs à la hauteur de
leur poids réel dans l’écosystème. Le tout afin de
préserver une stabilité dans la répartition des aides du
Centre, prévues cette année à 37 % pour le cinéma,
36 % pour l’audiovisuel et 27 % pour les dispositifs
transversaux (le patrimoine cinématographique, l’éducation
à l’image…).
La défense de la ministre de la Culture
Ces « chantiers » ne se feront pas sans mal pour le
CNC, au cœur de nombreuses attaques ces dernières
années. Courant mars, l’éviction de la vidéaste Ultia
du Fonds d’aide à la création pour les plateformes
sociales (ex-CNC talent) a ravivé les frondes. Membre
de la commission sans y avoir encore siégé, la streameuse
a été remerciée suite à des propos jugés contraires à
son obligation de réserve. Cette décision a déclenché
une polémique d’une « agressivité inédite », estime
Gaëtan Bruel, qui a annoncé suspendre les travaux
de la commission jusqu’à nouvel ordre. Certains
politiques ont également pris position, comme la
députée de l’Isère Hanane Mansouri qui s’est interrogée
sur les modalités d’attribution de ce fonds. Face à ces
interrogations, la ministre de la Culture Catherine
Pégard a fermement défendu le Centre dans une lettre
ouverte : « Critiquer le CNC avec excès ou en contester
le principe, c’est nier quelques évidences que je veux
rappeler : le cinéma français, comme la création audiovisuelle
française, sont plébiscités par les Français ; notre
filière du cinéma et de l’image animée est l’un de nos
fleurons industriels, riche de 300 000 emplois ; la France
a le parc de salles de cinéma le plus dense au monde, qui
fait du cinéma un puissant facteur d’équité territoriale.
Tout cela, c’est en particulier au CNC que nous le devons,
et au modèle – admiré dans le monde entier, copié dans
de nombreux pays – dont il est la clé de voûte. »
Jules Dreyfus
* En 2025, la TSV a connu une régularisation à hauteur de 14 M €, venant compenser des exercices antérieurs. Le montant réel de la taxe se situe donc davantage à 199 M €.
N°514 / 15 avril 2026
7
Actualités
Cinema United s’allie à des
cinéastes de renom
La fédération des cinémas américains a annoncé la
création de son Conseil des cinéastes, qui défendront
avec elle l’expérience et l'avenir du cinéma
dans le monde.
« Notre industrie est plus forte lorsqu'elle œuvre de concert
pour promouvoir l'expérience unique du cinéma sur grand
écran », a déclaré Michael O’Leary, le PDG de Cinema
United, lors de l’annonce de ce Conseil des cinéastes.
Ce groupe stratégique, qui rassemble des réalisateurs et
producteurs de renommée internationale, sera présidé
par Jerry Bruckheimer, producteur de nombreux
blockbusters – dont Top Gun : Maverick et F1 récemment
– et vice-présidé par Emma Thomas, qui a produit la
quasi-totalité des films de son conjoint Christopher Nolan.
Ryan Coogler, Brad Bird, Jason Reitman et Céline Song
sont aussi membres de conseil inaugural, qui sera élargi
prochainement. Greg Foster, consultant senior chez
Cinema United, a joué un rôle déterminant dans la
création de ce conseil et en assurera la direction
exécutive. Jerry Bruckheimer et Emma Thomas seront
présents au CinemaCon, la Convention internationale des
cinémas, du 13 au 16 avril à Las Vegas.
L’idée est en effet que ce Conseil participe aux débats qui
animent aujourd'hui les exploitants – concentration,
fenêtres d’exclusivité, promotion de l'expérience cinéma
et de l'innovation… – et s’engagent à leurs côtés pour
porter la voix de toute la filière.
Pour Jerry Bruckheimer, « nous sommes à un tournant
décisif pour l'avenir de notre industrie » et il se dit honoré
de s’engager aux côtés des salles. Emma Thomas souligne
que l'enjeu est de « permettre aux cinémas de toutes
tailles, partout dans le monde, de continuer à présenter nos
histoires dans les meilleures conditions possibles, afin que
les cinéphiles de tous âges puissent les apprécier comme
elles ont été conçues ».
Deux arrivées chez Warner Bros. France
L’équipe distribution cinéma du
studio, dirigée par Olivier
Snanoudj, enregistre l’arrivée de
Déborah Legrand en qualité de
responsable marketing salles et
programmation DROM-COM.
Auparavant, elle a occupé le poste
de responsable marketing salles
chez Gaumont avant d’être
responsable Paris-Périphérie et marketing salles chez
Apollo. Chez Warner, elle travaillera sous la direction de
Cheima Selmi, directrice de la stratégie de distribution
cinéma pour la France.
Agathe Zocco di Ruscio rejoint les équipes du studio en
tant que programmatrice Grande Région Parisienne-Périphérie,
forte, elle aussi, d’une solide expérience comme
CGR Cinémas
renforce son équipe
programmation
Après des débuts chez TFM
Distribution, des passages par
Médiamétrie et Wild Bunch et
près de 15 ans chez Studiocanal
comme responsable marketing
salles puis Head of Digital Sales
and Distribution, Aurélie Rix
rejoint la programmation de CGR
Cinémas. Au sein du troisième
circuit d’exploitation en termes d’entrées en 2025, la
nouvelle directrice adjointe travaillera main dans la main
avec le directeur de la programmation Patrice Martin et
Vanessa Ode, directrice adjointe de la programmation
et directrice art et essai. Sa prise de poste est effective
depuis ce 1 er avril ; pour rappel, Aurélie Rix succède à
Justine Mercier, qui a rejoint Studio TF1 en tant que
responsable province.
programmatrice province chez
KMBO, responsable de la
programmation chez Nour,
programmatrice province senior
chez Disney et programmatrice
province chez Diaphana. Au sein
de Warner, elle exercera sous la
responsabilité de Lucie Grémont,
directrice de la programmation
et opérations.
L’arrivée d’Agathe Zocco di Ruscio conjuguée au départ
à la retraite de Véronique Minihy, entraîne une nouvelle
répartition des régions : Charlotte Escolier s’occupe de
Lyon, Nord et Est, ainsi que du circuit Kinepolis, Marlène
Percheron gère Marseille et le circuit CGR tandis
qu’Alexandre Weber est en charge de Bordeaux ainsi que
du circuit Megarama.
Une assistante de
programmation chez
Grand Écran
Pauline Matelic rejoint le circuit
en tant qu’assistante de programmation
et participera activement
au suivi et la mise en place de
la politique art et essai du
groupe, où elle travaillera sous
la supervision de Michel et
Virgile Fridemann. Passée par
Cinéma Public Film comme
programmatrice, Pauline Matelic a également travaillé
comme assistante de direction du CGR de Villefranchesur-Saône,
directrice adjointe du CGR de Colmar,
puis de la Scala de Thionville. Dernièrement, au sein
de la société Trévans, elle était responsable d’exploitation
multi sites pour le Ciné Toiles de Digne-les-
Bains, le Ciné sur la Sorgue à L'Isle-sur-la-Sorgue et
Le Luberon à Pertuis.
La FNCF renouvelle son partenariat avec le CCCA-BTP
Le Printemps du Cinéma et La Fête du Cinéma s’afficheront à
nouveau sous la bannière de la campagne “La Construction”,
le CCCA-BTP restant le partenaire majeur des deux opérations.
©Vincent Bourdon
Ludovick Lefebvre, président du CCCA-BTP (Comité de concertation
et de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux
publics), et Richard Patry, président de la FNCF (Fédération nationale
des cinémas français), ont signé le 3 avril au cinéma Omnia à Rouen
le renouvellement de leur convention de partenariat pour une période
de trois ans, de 2026 à 2028. Ce partenariat, mis en place en 2023 et
renouvelé jusqu’en 2028, fait de nouveau du CCCA-BTP, sous la
bannière de la campagne La Construction, le partenaire majeur des
deux opérations nationales de promotion du cinéma en salle organisées
par la FNCF.
Dans un communiqué commun, les deux organisations soulignent
que « le Printemps du Cinéma et La Fête du Cinéma offrent une exposition
inédite aux métiers du bâtiment et des travaux publics, pour les promouvoir
auprès du plus grand nombre, en particulier les jeunes et leur famille, à
deux périodes clés de l’année pour l’orientation professionnelle des jeunes ».
Pour rappel, Le Printemps du Cinéma 2026 a réuni 2 millions de
spectateurs pendant les trois jours de l’opération du 22 au 24 mars
derniers. La Fête du Cinéma 2026 aura lieu du 28 juin au 1 er juillet.
Richard Patry, président de la FNCF, et Ludovick Lefèbvre président du CCCA-BTP
8 N°514 / 15 avril 2026
Kinepolis Amnéville
©Laurent Ghesquiere
DU SNACK AU BUZZ
Alors que débarquent de nouvelles
saveurs, couleurs et collectors, l’espace
confiserie des exploitants devient un
nouveau terrain de communication
pour les distributeurs, et redessine le
rôle des fournisseurs. Boxoffice Pro fait
le tour des comptoirs.
Arrivé à son poste de directeur d'exploitation du réseau
Cinemovida avec, entre autres, la mission de développer
« la dynamique comptoir », Jérémy Cacheux reconnaît
volontiers le coup de pouce de l'après crise sanitaire :
« On observe un véritable essor post-Covid de la confiserie,
et ceci, dans toutes les strates de notre réseau, du Méga
Castillet de Perpignan au trois salles de Granville, plus art
et essai, en passant par le miniplexe grand public de Moissac. »
Car si on sait que les spectateurs ont diminué leur nombre
de sorties au cinéma dans l’année, « quand ils reviennent,
ils se font plaisir ! ».
Un plaisir qui repose avant tout sur un socle de grands
classiques : « On réalise environ 80 % d’une année confiserie
avec le pop-corn en vrac, les boissons – eau, Coca Cola, Ice
Tea/Fuse Tea – et parmi les glaces, Magnum qui reste la
référence. » C’est donc dans les 20 % restants que se niche
l’espace de l’expérimentation, « pour peu qu’on laisse le
temps aux nouveautés de s'installer », souligne le directeur
d'exploitation de Cinemovida.
Des nouveautés comme les neufs références
de pop-corn en sachets lancés par Benoît
Ciné Distribution. Pour la responsable
commerciale Angélique Deurre, l’idée
est de reconquérir le terrain du salé, « occupé
pour l’heure par les chips, avec un produit
spécifique cinéma ». Mais en effet, face à un public
frileux, « la mise en place des nouveaux produits peut être
longue, et il faut avoir la place de les tenir en stock avant
que les ventes prennent ». Et à part le pop-corn chocolat
– « trop en avance sur son temps » – dont le fournisseur a
arrêté la production face à l'insuffisance des volumes
commandées, Angélique Deurre remarque qu’en 20 ans,
« il ne s’est pas passé grand-chose sur le pop-corn »…
du moins jusqu’à aujourd’hui.
Les espaces-confiserie
font partie intégrante
du parcours-client,
où l'on trouve de
nouveaux moyens
de communiquer
sur nos films
Charline Baudry-Biancarelli,
Senior Trade Marketing
Manager chez Universal
Pictures France
10 N°514 / 15 avril 2026
“The new place to be”
Pop-corn bleu pour Avatar, saveur pomme-caramel
pour Blanche Neige, myrtille pour Lilo et Stitch, ou
encore jaune et noir pour Marsupilami ; les cinémas en
ont vu de toutes les couleurs ces derniers mois.
« Les opportunités de renforcer notre visibilité sur les comptoirs
confiserie se présentent en fonction des films.
Et les initiatives viennent le plus souvent des exploitants »,
souligne Séverine Garrido, responsable du Trade Marketing
chez The Walt Disney Company, dont le line-up,
« qui s’adresse à un public large et familial, se prête particulièrement
à ce type de customisations ».
©Cinémovida
Du côté d’Universal, et avant le raz-de-marée Mario, la
Senior Trade Marketing Manager Charline Baudry-Biancarelli
a ainsi proposé, en octobre dernier dans les cinémas
Pathé, un pop-corn rose à la barbe à papa, avec un sachet
de sucre pétillant pour la sortie de Gabby et la maison
magique - Le film aux couleurs du film. « Cela faisait un
moment que l’on voulait tester une gamme exclusive limitée
avec un goût spécial et Gabby, avec sa cible très “kids”, s’y
prêtait bien. » Une initiative locale qui fait donc désormais
partie des leviers activés par les distributeurs, « car les
espaces-confiserie font partie intégrante du parcours-client,
où l'on trouve de nouveaux moyens de communiquer sur nos
films, de les ancrer dans les esprits, mais également d’accompagner
les salles sur l'expérience de la sortie au cinéma ».
Et de cette sortie, les spectateurs sont de plus en plus
nombreux à vouloir garder un souvenir “impérissable”,
comme un sceau en métal à l’effigie du film. Les interventions
directes des équipes marketing restent rares dans
cet univers de customisation confiserie, qui découlent
surtout des accords de licence conclus par les services
“brand” ou “international” des majors. « Bien entendu nous
sommes au courant de ce qui est prévu, et orientons les cinémas
sur les produits, mais nous n’intervenons pas directement sur
la chaîne », précise Charline Baudry-Biancarelli.
Les rayons-confiserie n’en sont pas pour autant la chasse
gardée des propriétés intellectuelles américaines. Ainsi,
après Les Légendaires de la Pan et en attendant Astérix – Le
Royaume de Nubie de SND, ce sont les seaux et les peluches
Marsupilami qui ont tenu le haut des comptoirs.
Parmi les rares producteurs français à développer des
produits dérivés, Pathé avait lancé, à l'occasion de la
sortie de God Save the Tuche, en février 2025, un Tuche
Store en ligne. « Après cette première qui était restée réservée
aux salles Pathé, nous avons voulu voir plus grand pour
Marsupilami ! », précise la société au coq. C’est ainsi
qu’en amont de la sortie du film l’équipe “Partenariats
et licences” a développé, durant plus d’un an, des peluches
à l’effigie du personnage principal. « Les différents modèles
proposés aux salles ont rencontré un fort succès, en France
comme dans les territoires internationaux où le film est sorti,
et ils sont aujourd’hui en rupture de stock. » Un réassort est
prévu pour cet été, notamment pour accompagner les
activations de son service vidéo. En parallèle, de nouveaux
produits Marsupilami saisonniers sont en cours de développement,
notamment pour Halloween et Noël. « Nous
avons également élargi notre offre avec des produits “Food
& Beverage”, tels que des seaux et gobelets réutilisables vendus
dans les cinémas, une initiative en effet habituellement
réservée aux grands blockbusters américains. » Enfin, une
nouvelle boutique officielle en ligne propose des produits
et vêtements inspirés du film.
Le Concorde de Moissac
Les produits confiserie,
c’est un peu comme les
films de l’année : on connaît
les succès, mais il faut aller
chercher les surprises
Jérémy Cacheux,
directeur d'exploitation de
Cinemovida
Marsupilami, seau et cup en édition limitée , pop corn spécial et la peluche
©Pathé Cinémas/Disney
Pop-corn pomme caramel Blanche-Neige
©Pathé
N°514 / 15 avril 2026
11
Un boom et ses limites
Samuel Melisson, directeur confiserie de CGR Cinémas,
confirme « le coup de fouet » sur les ventes de produits
dérivés et collector depuis ces deux dernières années.
« Il y a une attente du public, des spectateurs prêts à payer…
mais peu de fabricants à l'échelle mondiale », seules deux
grosses sociétés spécialisées, l'une américaine, l'autre
britannique fournissant la quasi-totalité de l’offre de
produits customisés, à l’ensemble de la planète. « Et avec
des minimums d’achat ingérables », souligne Angélique
Deurre, sachant que Benoît Ciné Distribution – tout
comme les autres grossistes français Confisud et France
Pop Corn –, centralise de plus en plus les commandes
et peut même endosser la casquette de fabricant, en
négociant certains accords de licence pour le territoire
français.
De son côté, Thomas Jullienne, Food & Beverage Manager
du Grand Rex à Paris, sait à quel point il faut « se battre
pour se positionner, avoir les bons contacts, insister ; sachant
que la communication n’est pas toujours facile avec ces
interlocuteurs qui servent d’abord les géants du marché
nord-américain. Souvent, nous récupérons les miettes de ce
que les grands ont fait produire ». Et pourtant, depuis les
produits The Eras Tour de Taylor Swift en octobre 2023,
la demande a explosé en France aussi. Ainsi, grâce au
renfort de sa boutique en ligne lancée en décembre
dernier, le Grand Rex a vendu, le jour de la sortie de
Super Mario Galaxy le 1 er avril, plus de buckets Yoshi que
de billets du film.
EUROPE ET CONFISERIE
QUELLES NOUVELLES
RÈGLES ?
En tant que responsable industrie et recherche de l’Union internationale des
cinémas (UNIC), Sonia Ragone suit de près les évolutions de la législation
européenne. Plastiques, emballages, origines, espèces : exploration – non
exhaustive – des directives et de règlements susceptibles d’impacter l'activité
confiserie des cinémas.
Le contexte international de difficultés d'approvisionnement
et des transports de marchandises pourrait-il
avoir raison de toute cette mécanique, où le bon produit
doit, bien entendu, être au bon endroit au bon moment ?
Alors que les délais comme les coûts commencent à
s’allonger, la profession se pose de plus en plus la question
d’une production relocalisée en Europe, voire en France.
Reste à résoudre l’équation coût/qualité, à atteindre les
masses critiques en termes de quantité, et de trouver,
à chaque fois, la hype.
En attendant, on peut aussi trouver du jus de raisin AOP
Chasselas à Moissac, des rousquilles à Perpignan, des
petits chocolats fabriqués à l'effigie du mouchoir rouge
de Cholet… à Cholet, pour ne citer que les villes où
exerce Cinemovida « On ne détrônera certainement pas le
pop-corn, le Coca, les dragibus, mais si nous voulons proposer
une offre plus éco responsable, nous pouvons tout simplement
nous tourner vers une offre plus locale », note Jérémy Cacheux,
avant de conclure : « Les produits confiserie, c’est un peu
comme le line-up de films de l’année : on connaît les succès,
mais il faut aller chercher les surprises. »
Y aura-t-il des sacs à pop-corn Le Diable s’habille en Prada 2
pour les salles françaises ?
Ayşegül Algan
©D.R.
Directive sur les plastiques à usage
unique
Les États membres disposaient de deux ans pour
transposer cette directive entrée en vigueur en 2019,
et dont l’impact le plus visible aura été la disparition
des pailles en plastique. Après avoir lancé un appel à
contributions et une consultation en mars dernier
pour évaluer l’efficacité des dispositions actuelles sur
les déchets marins, la Commission européenne procédera
à une évaluation complète de la directive d'ici
juillet 2027. « Notre position à l’UNIC sera de maintenir
le statu quo », indique Sonia Ragone.
Règlement sur les emballages et déchets
d'emballages
« Le règlement est un instrument plus strict du droit
européen, appliqué directement dans les États membres »,
précise la représentante de l’UNIC à propos de ce
texte entré en vigueur en février 2025. Au terme de
18 mois de mise en œuvre, il exigera des exploitants
de salles, ainsi que de leurs fournisseurs, qu'ils privilégient
les emballages recyclables ou compostables et
qu’ils explorent les options d'emballages réutilisables
ou rechargeables. « La période de mise en œuvre est
relativement longue pour atteindre les objectifs – comme
celui de rendre tous les emballages recyclables économiquement
viables d'ici 2030 ou de réduire l'utilisation
de matières vierges dans les emballages d'ici 2050 – avec
la possibilité pour les États membres de les reporter. Mais
elle nécessitera des changements opérationnels. »
Règlement sur la déforestation
En mai 2023, la Commission européenne a proposé
une mise à jour du Règlement Déforestation, qui
interdit la mise sur le marché de produits associés à
la déforestation, en contraignant les entreprises à
déclarer l'origine des produits qu'elles vendent. Sonia
Ragone indique que « ce règlement s'appliquait auparavant
uniquement aux produits imprimés, mais inclut
désormais des marchandises comme le cacao, le café et
l'huile de palme, dont certaines entrent dans la
composition de produits vendus en confiserie ». Face à
la charge administrative que ce nouveau texte faisait
peser sur les entreprises, « et après d'importantes controverses
et négociations », le texte a été amendé en décembre
dernier par le Conseil et le Parlement européens.
L’obligation et la responsabilité de soumettre la
déclaration, dite de "diligence raisonnée", ne concerne
plus que les entreprises qui mettent le produit sur
le marché pour la première fois. « Seul le premier
opérateur en aval de la chaîne d'approvisionnement
sera donc responsable de la collecte et de la conservation
du numéro de référence de la déclaration initiale, plutôt
que de le transmettre plus loin dans la chaîne », rassure
Sonia Ragone.
Règlement sur l'obligation d'accepter
les paiements en espèces
En juin 2023, la Commission européenne a publié
une proposition de règlement sur le “cours légal” des
billets et pièces en euro, afin de sauvegarder l'utilisation
de l'argent liquide et rendre son acceptation
obligatoire à l'ère des moyens de paiement électroniques.
« Un point qui aura un impact potentiel sur
les salles. » En décembre dernier, le Conseil européen
a confirmé qu’on ne pouvait interdire les règlements
en espèces, tout en envisageant des exceptions, notamment
lorsque le point de vente est automatique et
sans personnel, comme dans certains cinémas.
« En outre, les États membres de la zone euro peuvent
assouplir l’obligation d’accepter les espèces pour des
raisons d'intérêt public, de sûreté et de sécurité. » Et en
attendant de connaître la position du Parlement
européen, qui planche de son côté sur une ligne plus
stricte, Sonia Ragone note que, « dans le contexte
géopolitique et technologique actuel, de nombreux
décideurs jugent qu’il est essentiel de garantir l'usage
de l’argent liquide, notamment face aux risques de
cyberattaques, de pannes de système ou de perturbations
causées par des catastrophes naturelles ».
A.A.
12 N°514 / 15 avril 2026
ON PEUT TOUJOURS MIEUX MANGER
AU CINÉ…
L’association militant pour une offre
alimentaire saine et éco-responsable
dans les cinémas prépare son
concours annuel, pour sourcer de
nouveaux produits.
Des glaces sans colorant, des jus botaniques ou des pois
chiches bio grillés fabriqués en France : le concours “Mieux
manger au ciné” permet, depuis cinq ans, de mettre en
avant des produits bons pour la santé et pour la planète...
et bons tout court, après les avoir soumis aux papilles
d’un jury présidé par un grand chef. Le concours aura
lieu cette année entre septembre et octobre, ouvert aux
entreprises françaises commerciales et de l’économie
sociale et solidaire. En attendant, « les salles ont toujours
la possibilité de s'inscrire et de commander les produits sur
la plateforme “Mieux manger au ciné”, ou d’y repérer ce
qui existe et de commander directement auprès du producteur
», rappelle Eliott Khayat, producteur chez Haut et
Court et engagé dans la coordination du projet.
« La bonne nouvelle, c'est que les produits élus lors des
précédents concours sont dans les cinémas, y compris ceux
de grands groupes comme Pathé, avec ou sans notre aide. »
Et qu’importe si ça ne passe pas forcément par l’association,
« dont la vocation est de proposer des alternatives qui, justement,
puissent se propager ».
Ainsi l’équipe de Mieux manger au ciné se déplace
lors d’événements professionnels pour faire déguster
ses trouvailles – aux Rencontres art et essai de Cannes,
au Congrès de la FNCF, aux Rencontres du SDI…
–, mais surtout dans les festivals jeune public, pour
intervenir lors de cinés-goûter. « Car c’est d’abord aux
enfants qu’il est important de proposer une alternative
Une bouchée de la cheffe Manon Fleury, proposée aux spectateurs du Nouvel Odéon , lors d’une projection à l’issue de la remise
des prix du concours 2023.
à la confiserie industrielle, y compris à travers des actions
“d’éducation à l'image par le goût” que nous essayons de
développer ».
Mais le cœur du projet reste les produits, pour lesquels
l’association est en train de mettre en place un équivalent
du Nutri-Score, afin de leur attribuer une “note
Mieux manger”. L’un de ses critères sera la question
de l’emballage et des déchets, « et nous avons aussi une
réflexion sur le vrac, ce qui reste compliqué dans un
cinéma ». Le lieu de fabrication et le moyen de transport
jusqu'à la salle sont aussi, bien entendu, pris en compte
dans la sélection des produits en général.
Pour rappel, l’AFCAE est partenaire du projet, et d’autres
groupements de salles, comme Cineo ou les CIP, particulièrement
engagés dans la transition écologique,
soutiennent l’association et proposent ses produits.
Et quand on lui demande si les cinémas les plus attentifs
au “mieux manger” ne sont pas aussi ceux… où l’on
mange le moins, le producteur – de films – constate qu’il
y a « beaucoup de salles art et essai où l’on mange, ou du
moins où l’on a envie de manger. La difficulté, c'est que la
confiserie est une activité chronophage, qui requiert du
personnel, et ce n'est pas toujours la priorité des salles ».
©Vincent Baillais
Cécile Vargoz
… ET MANGER DU MIEL AU CAFÉ DES IMAGES
Comme son nom l’indique, le cinéma
art et essai d’Hérouville-Saint-Clair
est aussi un café, participant à la (bio)
diversité et l’(happy)culture des lieux.
Si “Le Café du ciné”, comme l’ont baptisé les spectateurs,
a toujours existé au sein du Café des images,
c’est l’équipe du cinéma qui le gère entièrement
depuis 2016, y proposant une offre 100 %
végétarienne et bio. Dans cette banlieue populaire
de Caen, « il a fallu quelques années pour trouver
l'équilibre, mais c’est devenu LE café du quartier,
où les gens se retrouvent en famille ou entre copains »
explique Elise Mignot. Pour la directrice du
cinéma, « la convivialité passe beaucoup par l’alimentation
», même si le café met aussi à disposition
des livres, des jeux ou des coloriages pour les
enfants. Sa cuisine maison, simple mais de
qualité – crumble de légumes, boulettes végétales
et carrot cakes… – attire de plus en plus, et a
été labellisée ÉcoTable, le premier label de restauration
durable en France. L’établissement, qui
est aussi membre de l’association Mieux manger
au ciné, ne sert que des boissons locales… dont
un Limoncello particulier.
©Café des images
En effet, le citron n’est pas cultivé sur place, mais il
en arrive beaucoup dans ce coin de Normandie depuis
2018. Cette année-là, le public du Café des images
voit le film de Dominique Marchais Nul Homme n’est
une île, par lequel il découvre les agriculteurs siciliens
“Le Galline Felici”. Conquis par l’engagement humaniste
de ces producteurs bio, les spectateurs se
Une livraison GAS® au Café des images
constituent en Groupement d’achat solidaire (GAS),
en demandant au Café des images de porter le projet,
pour commander leurs agrumes. Depuis, 18 tonnes
de fruits sont livrées au cinéma chaque mois d’hiver,
pour 550 familles ! Et de même que les tickets et cafés
“suspendus” proposés au Café des images, des oranges
sont redistribuées aux migrants de Ouistreham et au
Secours populaire d’Hérouville, tandis que des
citrons sont utilisés par une société locale qui
fait du Limoncello, distribué dans toute la
région. « Un projet qui a du sens, parti d’un film,
et qui montre que notre travail de diffusion peut
déboucher aussi sur de la production », se réjouit
Elise Mignot. Autre exemple : en osmose avec
le parfum des oranges et les couleurs de sa salle
à fleurs, le cinéma a installé des ruches sur son
toit. Depuis 2019, les abeilles d’Hérouville
produisent leur miel, récolté par un apiculteur
et vendu… au Café du ciné. Une démarche
qui participe des valeurs “équitables” en général
du cinéma, et rejoint celles de sa programmation.
« Comme pour les films, il s’agit de travailler avec
les bons producteurs, en concertation avec ses
spectateurs, pour choisir les bons produits. »
C.V.
N°514 / 15 avril 2026
13
AARON
TAYLOR-JOHNSON
THEO
JAMES
ET SAM
WORTHINGTON
CRÉDITS NON CONTRACTUELS
UN FILM DE DAVID MACKENZIE
© SND CRÉATION
DÉVELOPPÉ ET SUPPORTÉ PAR LA NATIONAL LOTTERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED
© SND CRÉATION
ET SAM WORTHINGTON
DÉVELOPPÉ ET SU PORTÉ PAR LA NATIONA LO TERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED
ET
ET
ET
DA NY MCGRATH
ANTON PRÉSENTE EN ASSOCIATION AVEC SKY UNE PRODUCTION SIGMA FILMS UNE PRODUCTION ANTON UN FILM DE DAVID MACKENZIE ‘THE CRIMINALS’ (FUZE) AARON TAYLOR-JOHNSON THEO JAMES GUGU MBATHA-RAW
ET
SAM WORTHINGTON MONTAGE MATT MAYER DÉCORS AMANDA MCARTHUR DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE GILES NUTTGENS BSC PRODUCTEURS ASSOCIÉS POPPY STEEL ALASTAIR MACKENZIE CO-PRODUCTEUR DANNY MCGRATH
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW ORR JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL PRODUIT PAR SEBASTIEN RAYBAUD CALLUM CHRISTOPHER GRANT DAVID MACKENZIE GILLIAN BERRIE SCÉNARIO DE BEN HOPKINS RÉALISÉ PAR DAVID MACKENZIE
DÉVELOPPÉ ET SUPPORTÉ PAR LA NATIONAL LOTTERY À TRAVERS CREATIVE SCOTLAND ©2025 FUZE MOVIE LIMITED
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“ LE MEILLEUR THRILLER DEPUIS TRÈS LONGTEMPS
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LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU
PAR LE RÉALISATEUR DE COMANCHERIA
La découverte d’une bombe datant de la Seconde Guerre Mondiale
provoque une évacuation massive de Londres. Une équipe de braqueurs
y voit l’opportunité parfaite pour un hold-up sous haute tension.
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TAYLOR-JOHNSON
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LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU
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LE BRAQUAGE LE PLUS DINGUE QUE LONDRES AIT CONNU
UN FILM DE DAVID MACKENZIE
UN FILM DE DAVID MACKENZIE
UN FILM DE DAVID MACKENZIE
ET MONTAGE MA T MAYER DÉCORS AMANDA MCARTHUR DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE GILES NU TGENS BSC PRODUCTEURS ASSOCIÉS PO PY ST EL ALASTAIR MACKENZIE CO-PRODUCTEUR DA NY MCGRATH
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW O R JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL PRODUIT PAR SEBASTIEN RAYBAUD CA LUM CHRISTOPHER GRANT DAVID MACKENZIE GI LIAN BERRIE SCÉNARIO DE BEN HOPKINS RÉALISÉ PAR DAVID MACKENZIE
ANTON PRÉSENT A SOCIATION AVEC SKY UNE PRODUCTION SIGMA FILMS UNE PRODUCTION ANTON UN FILM DE DAVID MACKENZIE ‘THE CRIMINALS’ (FUZE) ARON TAYLOR-JOHNSON THEO JAMES GUGU MBATHA-RAW
ET SAM WORTHINGTON
ALEX ASHWORTH PIETER ENGELS BHARATHA GANGASANI ALASTAIR BURLINGHAM GARY RASKIN CHARLIE DOMBEK ANDREW O R JULIA STUART ALEXANDER O’NEAL
UN FILM DE DAVID MACKENZIE
© SND CRÉATION
Affiches et affichettes
Kit promo
AU CINÉMA LE 6 MAI
Retrouvez toutes les infos concernant nos prochaines sorties sur notre site :
www.snd-films.com
Distribution
MOTEL DÉVOILE SES AMBITIONS
ET SON LINE-UP
©Théo Grandmaison
Simon Robert et Guillaume De Castro,
deux jeunes professionnels d’une
dizaine d'années d’expérience dans
l’industrie cinématographique,
annoncent la création de leur société
de distribution, autour d’une ligne
éditoriale ouverte sur le monde et
une stratégie digitale innovante.
Quatre films sont déjà datés en 2026.
Guillaume De Castro et Simon Robert
C’est un mélange d’excitation et d’appréhension qui
anime les deux entrepreneurs au moment d’officialiser
le lancement de Motel dans le bain de la distribution.
Le duo affiche des parcours complémentaires : Guillaume
De Castro a forgé son expertise dans l’édition vidéo
chez ESC puis The Jokers, avec également quelques
expériences en technique et en programmation, tandis
que Simon Robert a officié dans le marketing, chez Bac
Films, Le Pacte puis Zinc. « Cela fait 10 ans que nous
nous connaissons et avons toujours eu l’envie entrepreneuriale.
Nous travaillons depuis un an sur Motel, ce qui nous
a permis de mûrir le projet, grâce, notamment, aux précieux
conseils de Jean Labadie [fondateur du Pacte, ndlr.] et de
Mathieu Robinet [patron de Tandem, ndlr.]. En prenant
le temps d’analyser le marché, il nous a semblé qu’il y avait
une place à prendre », explique Simon Robert, président
de la société. Pour Guillaume De Castro, directeur
général, « si l’opportunité se présente, il ne faut pas attendre.
Le contexte nous a paru favorable, avec de nombreux films
attendus par les spectateurs qui ne sortent pas dans les salles
françaises mais y auraient toute leur place : nous pensons
qu’il y a un cinéma à défendre, et à défendre en salle, qui
reste incontournable ».
Mads Mikkelsen en ouverture
Avec Motel, l’ambition est de proposer de faire voyager
les spectateurs, sans spécificité de territoire, à travers
des œuvres qui regardent le monde. Pour composer
leur premier line-up, les deux associés ont regardé une
centaine de titres et en ont déjà acheté quatre, « à la
faveur d’une tendance baissière des minima garantis
rendant les films plus accessibles », souligne Guillaume
De Castro. Le néo-distributeur a acquis auprès de
Trustnordisk tous les mandats de The Last Viking,
sixième long de Anders Thomas Jensen. Présenté,
entre autres, hors compétition à Venise, puis à Toronto,
Nous travaillons depuis
un an sur Motel,
et en prenant le temps
d’analyser le marché,
il nous a semblé qu’il y
avait une place à prendre
Simon Robert, président de Motel
©Motel Film
The Last Viking de Anders Thomas Jensen
©Motel Film
Bogotá 85 de Tomás Corredor
16 N°514 / 15 avril 2026
Les Arcs, en ouverture d'Hallucinations Collectives
ou encore Reims Polar, le film suit un braqueur de
banque (Nikolaj Lie Kaas) qui, sorti de prison, part
retrouver son frère (Mads Mikkelsen), le seul à savoir
où est caché le butin. Mais ce dernier, convaincu d’être
la réincarnation de John Lennon, l’entraîne dans un
voyage aussi inattendu qu’improbable. « C’est une
comédie noire dans la lignée de Fargo des frères Coen
mais en version danoise », résume Simon Robert. Succès
au Danemark avec plus de 700 000 entrées ainsi que
dans d’autres territoires européens, le film sera lancé
le 10 juin sur environ 150 copies, en VO et en VF,
porté par un plan média d’envergure (achat d’espace
presse, digital, avant-séance et éventuel affichage à
Paris), « pour toucher à la fois un public art et essai mais
aussi généraliste, sachant que Mads Mikkelsen nous a
fait part de son envie de venir en France pour accompagner
la sortie ». Si Hopscotch Cinéma pilote les relations
presse, pour la programmation, les deux dirigeants
de Motel s’appuient sur Claire Deshaies, freelance
après avoir travaillé chez Les Films du Préau puis Bac
Films, avec l’objectif de recruter une personne à la
direction de la programmation en 2027.
Cet été, à une période où « les salles, principalement
indépendantes, ont besoin de thrillers d’auteurs internationaux
comme contre-programmation aux blockbusters
estivaux », le distributeur sortira Bogota 85 le 5 août,
sur quelque 60 copies. Passé par Toronto ou encore
Cine Latino en France, ce premier film du cinéaste
colombien Tomás Corredor relate la prise d’otage de
magistrats par une milice, qui se retrouve à son tour
encerclée par l’armée. « Cela vient poser la question de
qui est vraiment le preneur d’otage, à travers un huis
clos très immersif de 1h15. C’est un événement historique
qui a marqué la Colombie mais assez méconnu en
France », indique Guillaume De Castro, évoquant
notamment 5 Septembre de Tim Fehlbaum comme
récent comparable.
Le 2 septembre suivra Sovereign (titre provisoire),
sur une combinaison de 100 à 150 copies, premier
film de l’Américain Christian Swegal, avec Nick
Offerman, Dennis Quaid et Jacob Tremblay. L’histoire
d’un père souverainiste qui endoctrine son fils, jusqu’à
ce que ce dernier remette petit à petit en question
l’idéologie paternelle. « Il y a une tension qui monte
inexorablement vers une fin que l’on ne révèlera pas »,
glisse le directeur général de Motel à propos d’une
œuvre « qui parle de l’Amérique de Trump sans jamais
le citer ». La sortie début septembre coïncide avec la
campagne des élections de mi-mandat outre-Atlantique,
« qui seront largement médiatisées » et donneront une
vraie résonance au film, par ailleurs lauréat du Prix
Canal+ à Deauville et passé par Reims Polar.
Dernier titre actuellement daté, Rédemptions du
cinéaste québécois Luc Picard débarquera le 2 décembre
sur environ 100 copies. Le réalisateur y incarne un
tueur à gage contraint de sortir de sa retraite pour
reprendre du service et mener à bien une mission qui
va impacter la vie de 8 personnes entre Montréal et
Paris. Damien Bonnard, Louise Coldefy et Gérard
Lanvin sont au casting de ce film choral, « avec un
vrai savoir-faire québécois sur la façon de filmer les
émotions et les relations humaines », souligne Guillaume
De Castro. Pour Simon Robert, « c’est Babel d’Alejandro
González Iñárritu avec du cœur ». À noter que le film
est produit par Christian Larouche, l’un des producteurs
de Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan.
10 films accompagnés chaque année
Si d’autres titres pourraient venir s’ajouter au calendrier
2026 — « il y a pas mal de discussions en cours, nous
réaffirmerons le line-up cet été » —, Motel ambitionne
à terme d’accompagner 10 films par an, dont quelques
productions françaises, « principalement des premiers
longs, pour découvrir de nouveaux talents », justifie son
président. « Nous souhaitons aussi distribuer des documentaires
ainsi que des œuvres de patrimoine, via des
sorties événementielles avec des débats et des rencontres »,
indique Guillaume De Castro, les deux dirigeants
confirmant également des échanges avec d’autres
structures pour de la co-distribution. « Nous concentrons
l’intégralité de nos efforts sur la sortie en salle, aussi tout
ce qui concerne la vidéo et la TV a été confié à notre
partenaire Sooner [fusion de Filmo et UniversCiné,
ndlr.]. L’idée est surtout d’être flexible : si nous privilégions
les acquisitions tous mandats, comme pour nos quatre
premiers films, nous pourrions, sur certains projets, nous
positionner uniquement sur la salle. » Avec également
le souhait, à moyen terme, de développer la coproduction
autour d’œuvres françaises et européennes.
En amont de son lancement printanier, Motel s’est
déjà emparé des réseaux sociaux via le compte Stories
by Motel. « Nous voulons rassembler la génération des
18-35 ans autour d’un média qui n’a pas vocation à
Si nous privilégions les
acquisitions tous mandats,
comme pour nos quatre
premiers films, nous
pourrions, sur certains
projets, nous positionner
uniquement sur la salle
Guillaume De Castro,
directeur général de Motel
parler exclusivement de cinéma, mais raconte et regarde
le monde via des histoires. Le spectateur de cinéma n’a
pas qu’une activité, il s’informe, utilise les réseaux sociaux :
c’était donc une évidence d’aller le chercher sur ce terrain-là »,
détaille le directeur général de la structure, ravi du
lancement avec plus de 5,5 millions de vues organiques
en quelques semaines. « L'idée est de créer une marque
qui devienne prescriptrice, mais aussi de construire une
base de données exploitable, en reciblant les contenus
marketing développés autour de nos sorties et qui seront
affinitaires avec ce que raconte le média », abonde Simon
Robert, qui vante un cercle vertueux : « Tout ce qu’on
fait pour permettre aux films d’exister, permet aux films
d’exister. Et donne envie aux gens d’aller au cinéma. »
Car s’ils « ressentent » une vision parfois « pessimiste du
marché », le duo reste persuadé que « la salle a encore
de beaux jours devant elle ». « Il y a des films, des spectateurs,
parfois ça ne fonctionne pas, c’est le jeu. Mais
nous voyons encore plein d’opportunités et de choses à
faire et à créer », concluent les deux dirigeants de Motel,
résolument optimistes avant de prendre leur service.
Tanguy Colon
©Motel Film
Sovereign de Christian Swegal
©Motel Film
Rédemptions de Luc Picard
N°514 / 15 avril 2026
17
Distribution
Nouveaux Copains à Puffin Rock sera lancé par Gebeka le 3 juin... avec ses nouveaux copains.
©Gebeka Films
GEBEKA FILMS
CHANGE DE MAINS
La société de distribution fondée
par Jean-Michel Gévaudan, Marc
Bonny et Jacques Kraemer il y a près
de 30 ans, reprise par Hildegarde il
y a 8 ans, est rachetée par Vladimir
Kokh et Grégoire Marchal, qui en
poursuivront la ligne.
« C’est un grand honneur de reprendre les rênes de cette
société historique et pionnière de l’animation jeunesse, qui
a distribué les plus grands titres de l’animation indépendante
au cinéma », ont déclaré Vladimir Kokh et Grégoire
Marchal en rachetant Gebeka Films à Hildegarde, la
holding de Reginald de Guillebon. Si les deux repreneurs
sont par ailleurs co-dirigeants de KMBO, et à ce titre
déjà spécialisés dans la distribution de films d’animation,
les deux entités restent indépendantes et les bureaux de
Gebeka demeurent à Lyon. Vladimir Kokh précise ainsi
que « c'est Grégoire et moi qui rachetons Gebeka à 100 %,
dont nous reprenons la gestion et l'organisation. L'idée, c'est
d'avoir deux outils de distribution à piloter de manière
indépendante, même si nous avons envie de trouver des
synergies de travail entre les deux structures ».
Pour rappel, Gebeka avait été racheté en 2018 par
Hildegarde à Marc Bonny, parti à la retraite en 2021.
Depuis, Valérie Yendt dirige la structure, qu’elle quittera
en fin d’année pour prendre sa retraite, ce qui était
prévu avant le rachat. Pour l’heure, elle a à cœur de
s’engager avec son équipe « aux côtés de Vladimir et
Grégoire, pour poursuivre l'aventure dans le respect de
la ligne éditoriale historique ». Une ligne qui s’illustre
aussi par le travail avec Folimage et Les Armateurs,
les studios d’animation appartenant toujours à Hildegarde.
« Notre accord avec Reginald de Guillebon prévoit
de faire perdurer ce qui marchait très bien, précise
Vladimir Kokh, à savoir distribuer les programmes de
courts de Folimage et les longs métrages des
Armateurs. »
De nouvelles synergies
Car pour celui qui a fondé KMBO en 2007, et Grégoire
Marchal qui en est directeur des ventes et acquisitions
depuis le début, cette nouvelle aventure confirme leur
engagement pour le cinéma d’animation et l’éducation
à l’image. Avec leur équipe, ils ont fait grandir KMBO,
devenu en 2025 le 15 e distributeur français avec près
de 3 millions d’entrées, dont 80 % sur des films d’animation
jeune public. Gebeka, de son côté, a enregistré
1,3 million d’entrées l’an dernier, avec trois fois moins
de sorties mais un catalogue très vivant auprès des
scolaires. Un domaine dans lequel les deux structures
noueront des collaborations, notamment sur les outils
Nous allons relancer progressivement
la société avec des acquisitions
Vladimir Kokh
lancés par KMBO, comme le magazine Séances scolaires
et le Prix Cinéma des Écoles (décerné par des enfants).
« Cela ouvre des perspectives intéressantes de développement
de l’éducation à l’image pour Gebeka, à Lyon et plus
largement en région Rhône-Alpes », souligne Vladimir
Kokh. Les deux sociétés continueront bien sûr leur
partenariat sur le Little Films Festival en été – avec
aussi Cinéma Public Films et Les Films du Préau –,
mais pourront également s’associer pour la Journée
de l’animation, proposée aux exploitants par KMBO.
La deuxième édition est annoncée cette année dans
trois villes dont Lyon, « et nous ferons probablement
participer Gebeka pour présenter quelques titres ». Un
travail en bonne intelligence pour les nouveaux dirigeants,
qui entendent « relancer progressivement la
société avec des acquisitions ». Pour l’heure, Vladimir
Kokh se dit très attentif à « tourner la page proprement,
en lien étroit avec l’équipe de Gebeka qui en a fait une
très belle boîte, avec un historique très fort ». Gebeka
vient de lancer Les Contes du pommier ce 8 avril, avant
Nouveaux Copains à Puffin Rock le 3 juin prochain.
Cécile Vargoz
18 N°514 / 15 avril 2026
L’ACTUALITÉ DE
L’EXPLOITATION ET DE LA
DISTRIBUTION CINÉMA
LE MAGAZINE PRO
ET LES SUPPLÉMENTS
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OU SUR
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Distribution
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Étienne Ollagnier et Magalie Armand dans l'émission du 2 avril 2026
©Boxoffice Pro
L’ÉMISSION AVEC
ÉTIENNE OLLAGNIER ET
MAGALIE ARMAND (SDI)
Emission à voir
ou revoir sur notre
chaîne YouTube
L’absence de prédictibilité,
conjuguée à une polarisation de
l’attention sur quelques films, est
de plus en plus difficile pour les
sociétés que représente le Syndicat
des Distributeurs Indépendants.
Leur engagement, dans la diffusion
mais aussi la production, n’en est
pas moins essentiel, comme en
témoignent le co-président et la
déléguée générale du SDI.
L’année dernière aura été étonnante. « Malgré les grandes
difficultés à l’échelle macro, certains films indépendants –
comme Muganga, La Voix de Hind Rajab ou Zion… – ont
surperformé à des endroits – et à des niveaux – que l’on
n’imaginait pas, rappelle Étienne Ollagnier, au point que,
pour certains distributeurs art et essai, 2025 aura été la
meilleure année ever ! » Reste que pour la plupart des
distributeurs du SDI, cette « absence de prédictibilité » est
aussi un handicap. « La carrière d’un film est devenue très
aléatoire, et la fréquentation binaire : ça marche, ou ça ne
marche pas. » Le co-président du SDI n’est pas le seul à
constater « de plus en plus une polarisation des séances, du
public et des entrées sur quelques titres. Les spectateurs
prennent moins de risques et vont tous voir la même chose »
et, de fait, « on ressent aussi cette frilosité du côté des exploitants
». Si cette crainte est « légitime », les distributeurs
indépendants s'interrogent notamment sur les séances
données à leurs films. « Évidemment, Super Mario mérite
beaucoup de séances, mais on atteint un paroxysme, avec
28 000 projections, quand certains films d’auteur, comme
La Danse des renards, en ont moins de 1 000 leur semaine
de sortie, regrette celui qui est aussi dirigeant de Jour2Fête.
Dans ces conditions, il est difficile d’atteindre les 50 000
entrées que peut espérer un film revenu de Cannes avec deux
prix et un très bel accueil de la presse. »
De la difficulté de programmer un film à
Paris… et en régions
Le co-président du SDI souligne en particulier une vraie
difficulté à Paris, « dont certains quartiers sont devenus très
compliqués à programmer, avec des films qui démarrent en
tridem – ce qui ne leur est pas toujours favorable – et d’autres
qui sortent très mal ». Même ceux qui ont des écrans les
quittent trop tôt et beaucoup de distributeurs souhaiteraient,
« plus encore que sur les séances, des engagements sur
Aujourd’hui, la carrière
d’un film est aléatoire
et binaire : ça marche,
ou ça ne marche pas.
Étienne Ollagnier
20 N°514 / 15 avril 2026
la durée d’exploitation d’un film ». Les plans de sortie sont
difficiles à tenir aussi en province où, alors que certains
films ne trouvent pas de salles, « le marché impose parfois
d’en sortir un autre bien plus largement que ce que l’on
aurait souhaité. Or, si nous comprenons parfaitement le
désir de petites villes d’avoir accès au film assez tôt, parler
à tout le monde tout de suite n’est pas favorable à tous les
films, certains ayant besoin de s’installer grâce au boucheà-oreille
». Pour La Voix de Hind Rajab par exemple, c’est
au bout de trois semaines que Jour2Fête a doublé le
nombre de copies, ce qui a permis d'atteindre 300 000
entrées au lieu des 120 000 prévues.
Défendre un cinéma engagé, le documentaire
et le répertoire
C’est aussi de façon collective que le Syndicat encourage
les salles à programmer les films de ses adhérents, comme
dernièrement avec “Le SDI s’engage”. « L’idée est venue
de Marc Olry (Lost Films), et l’événement a été monté en
très peu de temps, explique Magalie Armand, déléguée
générale du Syndicat depuis janvier. Il s’agissait de proposer
une sélection de films indépendants engagés la semaine
précédant les municipales, pour rappeler combien la salle
est un lieu de débat et de citoyenneté important », y compris
en rappelant le rôle du CNC alors qu’il est très attaqué.
« 25 sociétés sur les 35 du SDI ont répondu à l’appel et une
cinquantaine de séances-débat ont été organisées, avec de
jolis succès, notamment pour les documentaires Soulèvements
ou Welcome to Europe, et des films de répertoire comme
Stella, femme libre et La Classe ouvrière va au paradis ».
L'événement, appelé à être reconduit lors des prochaines
échéances électorales, a aussi montré le travail « énorme »
des distributeurs du SDI pour que les documentaires
trouvent leur place en salles, « et pas seulement sur de
l’événementiel, mais en étant traités comme les autres films ».
La déléguée générale insiste aussi sur les films de répertoire,
essentiels à l’éducation à l’image, appelant les associations
territoriales à les montrer davantage lors de leurs journées
de prévisionnement.
entrées, plusieurs de leurs demandes ont été entendues.
« L’intégration de certains frais de structure dans nos
budgets, mais aussi, pour les sociétés qui présentent un
film à l’aide “au film par film du jeudi”, souvent méconnues
des commissions du CNC, la possibilité d’être
entendue une fois par an est très importante pour nous,
tout comme l’aide aux distributeurs pour leur travail sur
le jeune public. »
Étienne Ollagnier salue aussi « le rôle moteur du CNC »
dans la création du comité de concertation, dont il
est membre, « qui a la vertu de réunir des gens qui n’ont
pas forcément la même sensibilité. Les discussions ne sont
pas toujours tendres mais
permettent d’aboutir à des
compromis. Et en s’appuyant sur
les données du CNC, le comité
nous permet de mieux comprendre
et connaître l’autre ». Y compris
de faciliter le travail entre
distributeurs, par exemple à
travers la deuxième recommandation
du comité, « dont
celle d’informer en amont des
dates de sortie ».
Plus largement, le SDI dialogue
avec ses homologues du DIRE
et la FNEF, « pour porter
ensemble certains sujets, notamment
au niveau européen ou
RSE », précise Magalie Armand. Pour rappel, les trois
organisations se sont rassemblées l’an dernier au sein
de la Coordination des éditeurs-distributeurs, « que
nous appelons entre nous le “BLED” – Bureau de liaison
éditeurs-distributeurs –, afin de parler collectivement au
nom du secteur, le moins soutenu et le plus méconnu des
politiques publiques, estime Étienne Ollagnier. Au-delà
de nos antagonismes, 85 % des sujets nous réunissent ».
Les documentaires
doivent trouver leur
place en salles, en étant
traités comme les
autres films.
Magalie Armand
Les chantiers du SDI…
Par exemple celui de la sauvegarde du programme européen
Media « où le terme ‘theatrical” a disparu. Ce serait
une catastrophe si les aides européennes à la salle et la
distribution disparaissaient, pour se limiter à la diffusion
en ligne », rappelle le co-président du SDI. Son syndicat
milite aussi depuis longtemps pour un crédit d'impôt à
la distribution – « pour solidifier un secteur très fragile où
l’on voit chaque mois des confrères qui ferment » – et, dans
le cadre de la chronologie des médias, « pour préserver des
aides à la distribution des films, dans les obligations des
chaînes et plateformes, comme le font Canal+ et OCS qui
nous accompagnent depuis longtemps ». Mais le chantier
principal reste de
rappeler le rôle de la distribution,
y compris dans le financement
des films. « Nous sommes d’accord
au sein du BLED pour dire qu’en
additionnant nos frais d’édition
et nos MG, nous sommes les
premiers financeurs du cinéma
français ». Mais pour investir, les
sociétés de distribution doivent
être solides, et « comme toute
entreprise commerciale, nous avons
besoin de prévoir ».
Autant de sujets qui pourront
être débattus lors des prochaines
Rencontres du cinéma indépendant,
organisées par le SDI du 17 au 19 juin à Paris, avec
les CIP et l’ACRIF. Avec une dizaine de films, des présentations
de line-ups et des temps d’échange, notamment
sur la programmation francilienne « où l’on espère la venue
de Sophie Cazes [déléguée de la mission Cinéma de Paris,
ndlr.], de la Médiatrice, Laurence Franceschini, et du
CNC ». Et ce sont les rencontres du “cinéma indépendant”,
« donc tous ceux qui se reconnaissent sont les bienvenus ! ».
Des frais de tournée… et des MG en
hausse
Comme l’ensemble des distributeurs, ceux du SDI n’ont
pas vu leurs frais de sortie baisser avec le numérique, les
coûts s’étant reportés sur le marketing. Quand les plus
grosses sociétés investissent désormais dans la publicité
télé, les indépendants, eux, organisent de plus en plus
de longues tournées pour faire exister leurs films. « Ces
tournées coûtent cher, avec une prise en charge des exploitants
qui a baissé, et pour lesquelles nous rémunérons souvent les
réalisateurs quand ils partent six mois sur les routes, précise
Étienne Ollagnier. Le poste hors média s’est aussi beaucoup
développé, tout comme l'investissement dans les salles (bandes
annonces, affichage ou couvertures de programmes papier). »
En parallèle, le co-président ajoute que les demandes des
producteurs et ayant-droits en minima garantis ont
tendance à augmenter, « car les producteurs indépendants
ont beaucoup de difficultés à financer les films. Leurs demandes
en MG sont ainsi deux à trois fois plus importantes qu’il y
a dix ans… et l'équation globale, pour nous, est d’autant
plus risquée ».
©Sonia Reveyaz 2025
Cécile Vargoz
Le rôle moteur du CNC
Le SDI se réjouit ainsi que le CNC ait pris la mesure
des risques pris par la distribution, en votant de nouvelles
aides l’été dernier. Si le déplafonnement du soutien
automatique au-delà de 1 million d’entrées ne concerne
pas ses adhérents, pas plus que la revalorisation du
soutien aux films représentant entre 200 000 et 400 000
Lors des Rencontres du cinéma indépendant en 2025
N°514 / 15 avril 2026
21
Un outil commun au service de toute la filière
RECIF est né d’une initiative simple : mettre à
disposition des exploitants volontaires une offre
structurée, dédiée aux CSE, collectivités, revendeurs et
programmes d’incentive, commercialisant des contremarques
non nominatives échangeables en salle.
C’est depuis le service Cartes Pro / CSE de CGR
Cinémas, sous l’impulsion de François Letort, professionnel
du cinéma depuis plus de vingt ans et
fin connaisseur des enjeux de la billetterie BtoB et
des réseaux de distribution, que cette démarche a
pris forme, avant d’être ouverte à l’ensemble de la
profession. Ce réseau neutre et solidaire permet à
chaque cinéma partenaire d’accéder à une billetterie
BtoB organisée, d’élargir sa visibilité auprès de ces
acteurs et de bénéficier d’un canal de distribution
pensé pour répondre aux besoins du terrain. Sans
logique concurrentielle, RECIF est avant tout un outil
commun pour soutenir la fréquentation du cinéma
de proximité, au bénéfice de toute la profession.
Le déclic : deux réflexions qui convergent
L’idée de RECIF naît de deux constats convergents.
D’abord, la volonté commune des différentes instances
invitant chaque acteur de la filière à réfléchir, à son
échelle, à des solutions pour pérenniser les entrées en
salles. Ensuite, les attentes exprimées par les clients
BtoB, CSE, collectivités et institutions rencontrées
lors de salons professionnels sur l’ensemble du
territoire, désireux de proposer une offre cinéma
plus large et mieux répartie géographiquement.
RECIF répond à ces deux attentes : ouvrir
cette billetterie à l’ensemble des exploitants
volontaires afin d’en amplifier l’impact et
de renforcer la fréquentation globale.
Un enjeu collectif pour toute la profession
Dans un contexte de fréquentation fluctuante, la
billetterie vendue hors canaux traditionnels joue un
rôle important pour l’ensemble des salles, quelle
que soit leur taille. Elle génère des entrées par
effet d’aubaine financière, indépendamment de
l’actualité des sorties, et relève davantage d’une
action sociale que d’un acte d’achat individuel.
Elle est portée par des structures : CSE, collectivités,
associations dont la mission est de favoriser
l’accès aux loisirs de proximité à tarif préférentiel.
la vitalité de
toute notre
industrie.
C’est
pourquoi
RECIF
est conçu
comme un
outil partagé,
et non comme
un avantage
concurrentiel. »
Dans cette logique,
RECIF ne crée pas de
hiérarchie entre les salles
: chaque cinéma partenaire bénéficie
des mêmes conditions d’accès au réseau et
contribue, à sa mesure, à élargir l’offre proposée
aux clients BtoB sur l’ensemble du territoire.
Une mise en place technique simple
et immédiate
Pour les exploitants
partenaires, rejoindre
RECIF ne bouleverse
pas le quotidien.
Techniquement et
commercialement,
tout est déjà en
place : les billetteries
sont
compatibles
et activables
notamment via
Boost, CinéOffice
ou MonnaieService.
En réunissant
autour d’une billetterie
commune des exploitants
de toutes tailles, grands groupes, cinémas indépendants,
salles Art et Essai, RECIF agit comme un outil
de coopération territoriale au service de la fréquentation
et du cinéma de proximité. Un projet de filière,
ouvert à tous, sans exclusivité ni concurrence interne.
« Nous sommes tous dans le même bateau », rappelle
François Letort, Responsable Cartes Pro CSE / RECIF. «
La santé de chaque salle, quelle qu’elle soit, contribue à
R éseau E ngagé de C inéma I ndépendants F rançais
Retrouvez la liste des cinémas sur recif.fr
Calendrier
SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ
JOUR FÉRIÉ
CHANGEMENT/NOUVELLE DATE
REPRISE
CONTENU ALTERNATIF
Zone A
Besançon, Bordeaux,
Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,
Limoges, Lyon, Poitiers
Zone B
Aix-Marseille, Amiens, Caen,
Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,
Orléans-Tours, Reims, Rennes,
Rouen, Strasbourg
Zone C
Créteil, Montpellier,
Paris, Toulouse,
Versailles
S16
15 AVR.
19 19
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
UFO DISTRIBUTION AFFECTION AFFECTION A.Walther et M.Matray A.Bonitzer, N.Richard, C.Paou
MK2.ALT AGON 01h40 G.Bertelli Y.Vianello, A.Bellandi, S.Zobina
STUDIOCANAL BAGARRE J.Royal N.Lyes, R.Bedia, A.Lamy
PATHÉ LIVE BTS WORLD TOUR 'ARIRANG' IN JAPAN : LIVE VIEWING 03h00 J.Ha BTS, RM, Jin
FRIDAY ENTERTAINMENT DACOIT: A LOVE STORY 02h35 S.Deo A.Sesh, M.Thakur, A.Kashyap
CARLOTTA FILMS GINZA COSMETICS 01h27 M.Naruse K.Tanaka, R.Hanai, Y.Hori
METROPOLITAN FILMEXPORT GOOD LUCK HAVE FUN DON'T DIE 02h15 G.Verbinski S.Rockwell, J.Temple, H.Richardson
DAMNED DISTRIBUTION HAYAT 02h40 Z.Demirkubuz M.Daner, B.Dakak, C.Davran
GAUMONT DISTRIBUTION JUSTE UNE ILLUSION 01h56 O.Nakache et E.Toledano L.Garrel, C.Cottin, P.Lottin
ARP SÉLECTION LA CORDE AU COU 01h45 G.Van Sant B.Skarsgård, D.Montgomery, C.Domingo
ART HOUSE LA FILLE DU KONBINI 01h16 Y.Ishibashi E.Karata, H.Imô, K.Ishibashi
CGR EVENTS LA FLÛTE ENCHANTÉE (THE ROYAL OPERA) 03h30 D.McVicar L.Crowe, A.Pati, H.Montague Rendall
2BO PRODUCTIONS LA NIÈVRE DU SAMEDI SOIR 01h11 A.Chevalier S.Billiau, A.Chevalier, A.Debehault
LES FILMS DE L'ATALANTE LA PETITE GRAINE 01h38 M.Rifkiss et C.Rifkiss S.Chassagne, L.Massin, O.Kheddam
PATHÉ LIVE LAURA LAUNE - GLORY ALLELUIA 01h40 J.Bloch L.Laune
HÉSIODE L'EDEN C.Carron D.Kadosh, J.Amaro
WARNER BROS. FRANCE LE RÉVEIL DE LA MOMIE 02h14 L.Cronin J.Reynor, L.Costa, M.Calamawy
TAMASA DISTRIBUTION LOOKING FOR YOTAM 01h22 G.Benayoun
CONDOR DISTRIBUTION MORLAIX 02h04 J.Rosales A.Audiard, M.Thierry, S.Kircher
FRIDAY ENTERTAINMENT PALLICHATTAMBI 02h30 D.Jose Antony T.Thomas, K.Lohar, Vijayaraghavan
LES FILMS DU TITAN PULSATION 01h11 S.L. Roussin L.Bereni-Brière, A.Romantini, A.Doux
FRIDAY ENTERTAINMENT RABB DA RADIO 3 02h11 H.Bhatti T.Jassar, N.Khaira, N.Rishi
THE JOKERS FILMS THE MAD DOG OF EUROPE 01h23 R.Shah B.Mankiewicz, N.Davis
SPLENDOR FILMS TOPSY-TURVY 02h40 M.Leigh J.Broadbent, A.Corduner, T.Spall
SHELLAC TRULY NAKED 01h42 M.d'Ansembourg C.O'Gorman, A.Howard, A.Savage
NOUR FILMS UNE FILLE EN OR 01h26 J.Gaget P.Clément, A.Dupont, É.Caen
LOOK AT SCIENCES / INCOGNITA STUDIO UNE MAILLE APRÈS L'AUTRE 01h07 N.Mingasson
S17
22 AVR.
26
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
BLAST ALICE AU PAYS DES COLONS 01h45 Y.Mhamdi
MEMENTO À VOIX BASSE 01h53 L.Bouzid E.Bouteraa, H.Abbass, M.Barbeau
LES ALCHIMISTES CARAVANE 01h43 Z.Kirchnerová-Spidlova A.Geislerovà, D.Vostrčil, J.Olhová
SUDU CONNEXION DIDY 01h24 G.Kamilindi
OUTPLAY FILMS DRUNKEN NOODLES 01h21 L.Castro L.Khalifeh, E.Kornel, M.Risch
NEW STORY LA GRÈVE 00h55 G.Stemmer J.Faure
AD VITAM LA POUPÉE 01h20 S.Beaulieu V.Macaigne, Z.Marchal, C.de France
WILD BUNCH DISTRIBUTION L'ARNAQUEUSE W.Meance F.Camara, J.Balasko, J.Zadi
MOTHER & SUN LA TERRE DE MON GRAND-PÈRE (PARTIE 1 : L’HÉRITAGE) 01h25 M.Esposito
ARIZONA DISTRIBUTION LES FLEURS DU MANGUIER 01h39 A.Fujimoto M.Uddin, S.Uddin
GRINDHOUSE PARADISE PICTURES MĀRAMA 01h29 T.Stappard A.Osborne, T.Stephens, U.Myers
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR MICHAEL 02h08 A.Fuqua J.Jackson, C.Domingo, N.Long
PYRAMIDE DISTRIBUTION NOUS L’ORCHESTRE 01h30 P.Béziat K.Mäkelä
LE PACTE POUR LE MEILLEUR 01h47 M.Mention-Schaar P.Rabine, L.Pointeaux, S.Bonnaire
LES FILMS DES DEUX RIVES PREMIÈRE LIGNE 01h26 M.Allouache N.Asli, F.Ouared, I.Benaibouche
CARLOTTA FILMS
RÉTROSPECTIVE HAROLD LLOYD (4 FILMS)
POTEMKINE FILMS RETROSPECTIVE WARNER HERZOG (7 FILMS) W.Herzog
ANEMIC SANS RETOUR POSSIBLE 01h48 J.Kebadian et S.Avédikian
KMBO SOUMSOUM, LA NUIT DES ASTRES 01h41 M.Haroun M.Miawama, E.Ebouaney, A.Souleymane
UNA MATTINA FILMS UN LUGAR MAS GRANDE 01h55 N.Défossé
CHARYBDE DISTRIBUTION VIL & MISÉRABLE 01h54 J.Leblanc F.Cloutier, P.Funk, A.Bossé
S18
29 AVR.
03
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
LES FILMS DU LOSANGE
CYCLE DEPARDON ET L'AFRIQUE (4 FILMS)
JOUR2FÊTE DAO 03h05 A.Gomis K.Correa, D.Kouadio, S.Guesmi
BAC FILMS DIE MY LOVE 01h58 L.Ramsay J.Lawrence, R.Pattinson, L.Stanfield
KMBO ELFIE ET LES SUPER ELFKINS 01h16 U.von Münchow-Pohl J.Haase, P.Pizzera, A.Frier
OPTIMALE DISTRIBUTION EMBARQUEMENT IMMÉDIAT 01h22 L.Eyre Morgan et N.Ely L.Eyre Morgan, D.Tag, L.Boyle
PATHÉ LIVE EUGÈNE ONÉGUINE (METROPOLITAN OPERA) 04h05 D.Warner A.Grigorian, M.Barakova, I.Samoilov
THE JOKERS FILMS HOKUM 01h41 D.McCarthy A.Scott, D.Wilmot, A.Amelio
TAMASA DISTRIBUTION LA RAGAZZA DI BUBE 01h50 L.Comencini C.Cardinale, G.Chakiris, M.Michel
GAWL LE 13E ROUND 01h25 M.Nahdi A.Mahmoud, H.Dridi, H.Ben Jabouria
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 01h53 D.Frankel M.Streep, A.Hathaway, E.Blunt
TAJINE STUDIO LE MAURE DE KARATAS 01h23 A.Yerzhanov B.Aitzhanov, A.Starchenko, Z.Aibassov
DESTINY FILMS L’ENFANT BÉLIER 01h34 M.Bergman S.Kechiouche, Z.Belhajamor, C.Toros
SONY PICTURES ENTERTAINMENT FRANCE
MOI, QUAND JE ME RÉINCARNE EN SLIME, LE FILM : LES LARMES DE LA
MER AZUR
01h54 Y.Kikuchi O.Miho, H.Kanemoto, T.Maeno
TAMASA DISTRIBUTION POLVO SERÁN 01h46 C.Marques-Marcet Á.Molina, A.Castro, M.Almirall
TRAFALGAR RELEASING POWER TO THE PEOPLE: JOHN & YOKO LIVE IN NYC 01h21 S.Hilton J.Lennon, Y.Ono
CINÉDIA FILMS QUAND J'ÉTAIS PETIT.E 01h28 S.Loridon
THE JOKERS FILMS
RÉTROSPECTIVE SHŌHEI IMAMURA (3 FILMS)
CONDOR DISTRIBUTION SORDA 01h40 E.García M.Garlo, Á.Cervantes, E.Irureta
HAUT ET COURT SUKKWAN ISLAND 01h55 V.de Fontenay S.Arlaud, W.Norman, A.Pöysti
LA TRAVERSE UN BALCON À LIMOGES 01h10 J.Reybaud F.Babe, A.Heimburger, P.Gallet
DIAPHANA DISTRIBUTION VIVALDI ET MOI 01h51 D.Michieletto T.Insolia, M.Riondino, F.Sacchi
S19
6 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
PARAMOUNT PICTURES FRANCE BILLIE EILISH - HIT ME HARD AND SOFT: THE TOUR J.Cameron et B.Eilish B.Eilish, J.Cameron, F.O'Connell
MEMENTO / ZINC FILM C’EST QUOI L’AMOUR ? 01h48 F.Gorgeart L.Calamy, V.Macaigne, L.Salem
PAN DISTRIBUTION CINQUE SECONDI 01h45 P.Virzì V.Mastandrea, G.Bellugi, V.Bruni Tedeschi
JHR FILMS COLLAPSE (FACE À GAZA) 01h18 A.Even
NOUR FILMS COSMOS 02h30 G.Roaux Á.Molina, A.Catzín, M.Treviño
ASSOCIATION KINOTAYO DEAR TOMORROW 01h31 K.Astrup Schröder
LES FILMS DE FORCE MAJEURE DO YOU LOVE ME 01h15 L.Daher
24 N°514 / 15 avril 2026
S19
6 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 1 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte
DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 2 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte
LILA PRODUCTION FLANA 01h25 Z.Ghandour
COLIBRI FILMS FRENCH FILM 01h10 C.Chamis L.Colucci, P.Miocekovitz, C.Freychet
PATHÉ FILMS LE CHANTIER J.Bron
TAHIA FILMS L'ENTENTE - LA FACE CACHÉE D'ALEXANDRIE (THE SETTLEMENT) 01h34 M.Rashad H.Omar, E.Ghoniem, M.Abdel Hady
SUDU CONNEXION LE PONT 01h30 W.Mattar M.Hamzaoui, S.Omrane, S.Hannachi
LE PACTE MI AMOR G.Nicloux P.Klementieff, B.Magimel, F.Mavor
ART HOUSE MON GRAND FRÈRE ET MOI 02h07 R.Nakano K.Shibasaki, J.Odagiri, H.Mitsushima
WARNER BROS. FRANCE MORTAL KOMBAT II 01h56 S.McQuoid K.Urban, L.Tan, J.Taslim
TS PRODUCTIONS PLANÈTE SANSEVERINO 01h36 M.Mignon et P.Crnogorac Sanseverino
STUDIO TF1 POUR LE PLAISIR R.Kherici A.Lamy, F.Cluzet, M.Hazanavicius
MALAVIDA FILMS
RÉTROSPECTIVE ANJA BREIEN (4 FILMS)
COMPAGNIE DES 9MUZ RESSACS, UNE HISTOIRE TOUARÈGUE 02h05 I.el Ansari
NEW STORY SAUVONS LES MEUBLES 01h26 C.Cosme V.Pons, Y.Zimmer, G.Londez
SND THE CRIMINALS 01h37 D.Mackenzie A.Taylor-Johnson, T.James, G.Mbatha-Raw
PYRAMIDE DISTRIBUTION THE NEW WEST 01h37 K.Beecroft P.Zimiga, T.Zimiga, S.McNairy
THE JOKERS FILMS THE WORLD OF LOVE 01h59 G.Yoon S.Seo, J.Hye-jin, J.Kim
S20
13 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
EUROZOOM CHAO 01h30 Y.Aoki O.Suzuka, A.Yamada, K.Miyake
LES ACACIAS DUNE 02h17 D.Lynch K.MacLachlan, J.Prochnow, F.Annis
KMBO ÉLISE SOUS EMPRISE 01h26 M.Rémond M.Rémond, J.Garcia, G.Kervern
SEVENTH ART PRODUCTIONS FRIDA KAHLO 01h30 A.Ray
MEMENTO HISTOIRES PARALLÈLES 02h19 A. Farhadi I. Huppert, V. Efira, V. Cassel
UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IRON MAIDEN: BURNING AMBITION 01h46 M.Venville S.Harris, B.Dickinson, N.McBrain
UFO DISTRIBUTION JUNK WORLD 01h45 T.Hori
DIAPHANA DISTRIBUTION LA VÉNUS ÉLECTRIQUE P.Salvadori P.Marmaï, A.Demoustier, G.Lellouche
LE PACTE OBSESSION 01h48 C.Barker M.Johnston (II), I.Navarrette, C.Tomlinson
WAYNA PITCH VANILLA 01h39 M.Hermosillo N.Plasencia, D.Porras, M.Castellá
S21
20 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
ANIME LIMITED ALL YOU NEED IS KILL 01h26 K.Akimoto A.Mikami, N.Hanae, M.Chûgakusei
PATHÉ FILMS AUTOFICTION 01h51 P.Almodóvar B.Lennie, L.Sbaraglia, A.Sánchez-Gijón
LÉOPARD FILMS CHARLI XCX: ALONE TOGETHER 01h07 B.Bell et P.Jones-Soler Charli xcx
EPICENTRE FILMS FATHER 01h42 T.Nvotová M.Ondrík, D.Moravkova, P.Bebjak
DULAC DISTRIBUTION LEAVING LAS VEGAS 01h51 M.Figgis N.Cage, E.Shue, S.Weber
DESTINY FILMS LES GOÛTEUSES D'HITLER 02h03 S.Soldini E.Schlott, M.Riemelt, A.Hasun
BLUE NOTE FILMS MORTE E VIDA MADALENA 01h25 G.Parente N.Bonoba, T.Teixeira, N.Rocha
THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE STAR WARS: THE MANDALORIAN AND GROGU 02h12 J.Favreau P.Pascal, S.Weaver, J.Allen White
S22
27 MAI
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
WAYNA PITCH À BRAS-LE-CORPS (SILENT REBELLION) 01h36 M.Sgualdo L.Gueneau, G.Colin, T.Doret
POTEMKINE FILMS BLUE HERON 01h30 S.Romvari E.Guven, A.Zimmer, I.Retí
PANAME DISTRIBUTION COCOTTE 01h36 G.Pálfi M.Diakopanayotou, A.Pandazaras, Y.Kokiasmenos
ARP SÉLECTION COLONY 02h02 S.Yeon G.Jun, K.Koo, J.Chang-Wook
NEXT FILM DISTRIBUTION CUBA & ALASKA 01h33 Y.Troyanovsky
LÉOPARD FILMS HOLY DESTRUCTORS 01h25 A.Žegulytė
PATHÉ LIVE LE DERNIER RÊVE DE FRIDA ET DIEGO (METROPOLITAN OPERA) 02h48 D.Colker I.Leonard, C.Alvarez, G.Reyes
ANIME LIMITED LE DERNIER SOUFFLE D'UN YAKUZA 01h30 B.Kinoshita K.Kobayashi, H.Mitsushima, Y.Miyazaki
METROPOLITAN FILMEXPORT LE VIRTUOSE 01h49 D.Roher L.Woodall, D.Hoffman, H.Liu
SPLENDOR FILMS L'HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI 02h09 J.Huston S.Connery, M.Caine, C.Plummer
STUDIOCANAL L'OBJET DU DÉLIT A.Jaoui D.Auteuil, A.Jaoui, E.Haïdara
WARNER BROS. FRANCE MATA R.Lang (II) E.Haïdara, J.Japy, R.Personnaz
ATYPIK STUDIO MINIBIOPIC 01h08 K.Hamon et R.Cathelineau R.Cathelineau, F.Nilsson, V.Lextreyt
PATHÉ LIVE PAUL MIRABEL - PAR AMOUR : LE SPECTACLE AU CINÉMA 01h25 N.Munnich P.Mirabel
SHADOWZ / PROGRAM STORE SACCHARINE 01h52 N.James M.Francis, D.Macdonald, M.Madden
ZINC FILM TOUT VA SUPER P.Cassir H.Jemili, N.Lvovsky, M.Colomb
S23
3 JUIN
DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)
PARADIS FILMS ANNA ET LES ENFANTS 01h30 D.Clavier C.Chamoux, A.Lenoir, O.Côte
SINGULARIS FILMS AU BORD DU MONDE 01h45 G.van de Vorst et S.Muselle M.Taquin, S.Deprez, N.Richard
ED DISTRIBUTION BAIT 01h29 M.Jenkin E.Rowe, S.Shepherd, M.Woodvine
NORTE DISTRIBUTION BOUCHRA 01h23 O.Barki et M.Bennani
L'ATELIER DISTRIBUTION D'OÙ VIENT LE VENT 01h40 A.Guellaty E.Bellagha, S.Baccar, S.Belhassen
AD VITAM EN NOUS 02h07 J.Binoche J.Binoche, A.Khan
VALENTINE LOEB SAS FRANCESCA & GIOVANNI 01h47 S.Izzo et R.Tognazzi E.Pantano, P.Reggiani, G.Arezzo
PATHÉ FILMS LA BATAILLE DE GAULLE : L’ÂGE DE FER A.Baudry S.Abkarian, S.Beale, F.Lesieur
NOUR FILMS L'AFFAIRE ZANETTI 01h45 L.Di Costanzo R.Zem, B.Ronchi, D.Ribon
KMBO LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES 01h39 G.Unkovski A.Jakup, A.Agushev, D.Akan Zlatanova
LES FILMS DES DEUX RIVES LOIN DE MOI LA COLÈRE 01h33 J.Akafou
GEBEKA FILMS NOUVEAUX COPAINS À PUFFIN ROCK 01h19 J.Purcell C.O'Dowd, A.Huberman, E.Whittaker
PATHÉ LIVE SANTA – LE CONCERT AU CINÉMA 01h40 T.Carné Santa
PARAMOUNT PICTURES FRANCE SCARY MOVIE M.Tiddes M.Wayans, S.Wayans, A.Faris
METROPOLITAN FILMEXPORT THE FURIOUS 01h53 K.Tanigaki X.Miao, J.Taslim, J.Yanin
ORIGINALS FACTORY THE PLAGUE 01h35 C.Polinger J.Edgerton, E.Blunck, E.Heffernan
PYRAMIDE DISTRIBUTION TOUTES MES SOEURS 01h18 M.Bakhshi
Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.
AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir
régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr
N°514 / 15 avril 2026
25
Chiffres
3 FILMS - 3 CARRIÈRES
1 POINT DE COMPARAISON
Ce 22 avril sort chez Universal Michael, sur le King of Pop.
L’occasion de revenir en chiffres sur les performances en
salles de trois des derniers biopics sur des artistes majeurs,
du rock au reggae.
BOB MARLEY:
ONE LOVE
ELVIS
BOHEMIAN
RHAPSODY
Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
Date de sortie
Distributeur
Cumul des entrées
1 er jour
1 er week-end
Séances
Moyenne par séance 1 er we
Cœfficient Paris/Province
Taux de transformation
(cumul des entrées/1 er jour)
Note Spectateur AlloCiné
14/02/2024 22/06/2022 31/10/2018
PARAMOUNT WARNER 20TH CENTURY FOX
2 003 626 1 226 995 4 372 279
145 734 42 655 127 877
603 142 262 486 867 901
9 785 10 026 10 658
62 26 81
5,89 3,83 5,18
14 29 34
3,3 4,1 4,3
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END
DEPUIS 2 SEMAINES
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 01/04/2026 SUPER MARIO GALAXY LE FILM UNIVERSAL 779 1 429 883 20 122 71
2 01/04/2026 THE DRAMA METROPOLITAN 294 218 474 5 961 37
3 08/04/2026 ROMERÍA AD VITAM 132 37 822 1 431 26
4 01/04/2026 PLUS FORT QUE MOI TANDEM 249 69 068 3 041 23
5 01/04/2026 COMPOSTELLE APOLLO 608 191 868 8 796 22
PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END
EN 2026
FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE
1 04/02/2026 STRAY KIDS: THE DOMINATE EXPERIENCE UNIVERSAL 213 66 238 860 77
2 01/04/2026 SUPER MARIO GALAXY LE FILM UNIVERSAL 779 1 429 883 20 122 71
3 04/02/2026 MARSUPILAMI PATHÉ 673 990 632 16 813 59
4 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54
5 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43
6 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40
7 11/02/2026 IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY PIECE OF MAGIC 41 2 996 75 40
8 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39
9 18/03/2026 LES RAYONS ET LES OMBRES GAUMONT 405 195 974 5 102 38
10 11/02/2026 AUCUN AUTRE CHOIX ARP 158 80 089 2 107 38
Comme attendu, Super Mario Galaxy s’empare de la couronne
avec 71 entrées par séance (e/s) sur son premier week-end, soit
la deuxième meilleure performance de l’année. Bénéficiant du
plus grand nombre de projections pour une sortie post-Covid, la
suite des aventures du plombier moustachu n’égale pas le premier
volet, propulsé à 90 e/s. Ensuite, The Drama intrigue 37 spectateurs
par séance, soit un niveau similaire à Marty Supreme, autre
production A24 distribuée par Metropolitan. Seule sortie du 8
avril à figurer dans le top 5, Romería de Carla Simón signe un
très beau démarrage avec 26 e/s. C’est bien supérieur aux 18 e/s
de Nos soleils, le précédent film de la cinéaste catalane sorti en
janvier 2023. Enfin, chez Tandem, Plus fort que moi de Kirk Jones
réalise 23 e/s, contre 22 e/s pour Compostelle, chez Apollo.
*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company
26 N°514 / 15 avril 2026
BOX-OFFICE MONDIAL :
MARS CONCLUT EN BEAUTÉ LE PREMIER TRIMESTRE
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International
meilleur résultat depuis 2019. Toutefois, en incluant la Chine, le box-office
mondial atteint 7,9 Md $, restant ainsi en deçà des trois années précédentes.
Une illustration de la volatilité du marché chinois et de son Nouvel An
qui, selon sa performance, détermine à lui seul une grande partie du visage
de la fréquentation mondiale.
Au global, les spectateurs ont surtout été attirés par trois titres : Projet
Dernière Chance (328 M $), Jumpers (307 M $) et Scream 7 (129
M $). Dans le détail, le box-office international (hors Chine) termine à
1,3 Md $ en mars, pour un premier trimestre à 4,4 Md $. Si le troisième
mois de 2026 n’égale pas celui de 2024, ce T1 est en revanche le meilleur
depuis 2019, et se positionne en quatrième position des meilleurs
trimestres de la décennie, après le T3 de 2023, le T3 de 2025 et le T2
de 2023. Du côté du marché Domestic, les cinémas alignent une quatrième
hausse mensuelle consécutive par rapport à l'exercice précédent, avec
641 M $ engrangés en mars. Le territoire boucle ainsi son meilleur T1
depuis 2020 avec 1,79 Md $ totalisés. Enfin, la Chine ferme la marche
avec 307 M $ récoltés en mars ; son total trimestriel de 1,73 Md $
constitue, de loin, sa performance la plus faible depuis 2020.
Projet Dernière Chance
Excepté en Chine, la dynamique mondiale du début d’année s’est prolongée
durant ce troisième mois de 2026.
1,95 milliard de dollars (Md $) ont été écoulés en mars 2026, d’après les estimations
de Gower Street. Il s’agit de la deuxième meilleure performance de la décennie de
ce mois, devançant de 31 % mars 2025 et en retard de seulement 11 % par rapport
à mars 2024. Comme depuis le 1 er janvier, la croissance est principalement portée
par les marchés "Domestic" (États-Unis/Canada) et internationaux (hors Chine). À
eux deux, ces territoires cumulent 6,2 Md $ sur le premier trimestre (T1), soit leur
Le deuxième trimestre de 2026 démarre avec un mois d’avril majeur,
qui verra entre autres les sorties de Super Mario Galaxy et de Michael.
Le premier, sorti la semaine passée, a déjà conquis le box-office. Mais, au-delà des
productions américaines, Gower Street note que « de nombreux succès locaux ont
démontré le potentiel des différents marchés à travers le monde, atteignant des records
et permettant au box-office international (hors Chine) de devancer le marché Domestic.
L’élargissement de l’offre de films et de leurs distributeurs sont des signes encourageants,
car l'industrie a souffert pendant la majeure partie de cette décennie d'un manque de
nouveaux films attrayants, tant en quantité qu’en diversité de genres et de publics cibles ».
Jules Dreyfus
CINEEUROPE 2026 :
UN CIRCUIT UKRAINIEN HONORÉ
Multiplex Ukraine recevra le “International Exhibitor
Award of the Year” 2026 dans le cadre de CineEurope.
La distinction sera remise au PDG du groupe, Roman
Romanchuk, le mardi 23 juin au Centre de Convencions
Internacional Barcelona (CCIB). Le réseau de salles
ukrainien succède à Pathé Cinémas, lauréat en 2025.
« Sous la direction de son PDG, Multiplex a fait preuve
d'une résilience et d'un engagement exceptionnels envers le
secteur cinématographique, en maintenant ses activités et
en continuant d'investir dans son réseau malgré les défis sans
précédent en Ukraine », a déclaré Andrew Sunshine,
président de The Film Expo Group. Pour Laura Houlgatte,
PDG de l’UNIC, « en tant que principal opérateur de salles
en Ukraine, Multiplex a fait preuve d'un leadership et d'une
force morale exceptionnels face à des défis extraordinaires,
maintenant et reconstruisant ses sites tout en continuant de
servir les spectateurs à travers tout le pays ».
La croissance de Multiplex Ukraine en 2025 relève d’une
combinaison de reconstructions, de finalisations de projets
et d'acquisitions, dont celle du cinéma art et essai Zhovten
à Kyiv. En complément de ses activités d'exploitation,
le groupe a contribué à la reconstruction de l'écosystème
cinématographique local grâce au lancement de Green
Light Films, première initiative de distribution entièrement
nationale en Ukraine, visant à garantir aux spectateurs
du pays un accès permanent à une offre diversifiée.
T. C.
©Multiplex
Roman Romanchuk
Un sommet
international du
cinéma et de l'image
animée en France
La France et la Corée du Sud co-présideront, le 7
septembre à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-
Vence, le premier sommet international consacré au
cinéma, à la création audiovisuelle et au jeu vidéo.
L’événement réunira des dirigeants de grandes entreprises
mondiales, des décideurs politiques, des cinéastes
mais aussi des acteurs de l'éducation à l’image, pour
aborder les enjeux de la filière. L'annonce a été faite
le 3 avril par Emmanuel Macron et son homologue
sud-coréen Lee Jae-myung, dont les deux pays partagent
une vision assez proche du cinéma – le modèle
français ayant inspiré celui de la Corée. Le président
du CNC a salué la tenue de ce sommet, à l'heure
où « l'écosystème mondial de l'image animée vit un
moment aussi décisif que l'invention du cinéma il y a
130 ans ». Les défis sont immenses selon Gaëtan
Bruel – « interrogations sur l'avenir de la salle de
cinéma, bascule des audiences sur les plateformes sociales,
remises en cause des modèles premium par des modèles
low cost, disruptions de l'IA, crise d'Hollywood, tensions
géopolitiques, risques de désindustrialisation et perte
de souveraineté… » – qui pense que « ce contexte de
crise peut être un moment de réinvention, à la condition
d'être volontaristes et solidaires ».
C. V.
N°514 / 15 avril 2026
27
Écologie
©Boxoffice Pro
Aurélie Montigny (Ekodev et Cinémas en mouvement), Anne-Peggy Hellequin (Université Paris Nanterre), Henry Maitre (ID Ciné), Pauline Chasserieau (ACAP), Jean Villa (Véo) et Christian Landais (ADRC)
VERS LE CINÉMA VERT ?
L’ADRC concrétise une ambition de longue date : réunir l’ensemble de la filière autour des
enjeux environnementaux. C’est désormais chose faite avec la journée « Vers la salle de
cinéma durable », organisée le 9 avril au CNC. Au cœur des échanges, une interrogation
fondamentale : faut-il bâtir moins, bâtir mieux ou transformer l'existant ?
Construction et réemploi
L’une des premières réponses à l’exigence d’écoresponsabilité
se joue dès la conception du bâtiment. Damien
Deby, architecte chez Linéaire A, a pris pour exemple
le projet du nouveau cinéma de Guipry-Messac (Illeet-Vilaine),
dont l’ouverture est prévue début mai. Ce
projet s'insère dans une revitalisation globale incluant
une école, la mairie et une MJC. Pour l’architecte, la
sobriété énergétique commence par la pertinence
géographique, avant de se prolonger par une approche
“low-tech” de la gestion d’énergies : en d’autres termes,
« l’utilisation des apports gratuits du site pour se passer de
mécaniques ». Il s’agit par exemple d’orienter le bâtiment
dans un certain axe pour récupérer le maximum d’apport
solaire, ou encore d’identifier la trajectoire des vents
dominants et jouer avec les deux ouvertures du hall
afin de le ventiler naturellement. L’architecte explique
également avoir installé un système de mur Trombe,
pour un chauffage passif. Ainsi, dans la partie administrative,
des murs en terre crue – récupérée auprès
d’une entreprise locale – ont été installés afin de récupérer
la chaleur en hiver et créer un système de radiateur.
« En hiver, nous pensons qu’entre un quart et un tiers du
hall pourra être chauffé uniquement grâce au soleil »,
avance Damien Deby. L'isolation, quant à elle, repose
en partie sur la paille : un matériau qui, contrairement
aux idées reçues, s'avère extrêmement résistant au feu
tout en offrant une excellente inertie thermique.
De leur côté, Henry Maitre, “maître d'œuvre” fondateur
de ID Ciné, et Jean Villa, directeur général de Véo,
ont détaillé le projet du Véo Cartoucherie, ouvert en
octobre dernier [voir le Boxoffice Pro du 22 septembre
2025]. Un bâtiment construit au sein de l’ancienne
cartoucherie de Toulouse, au cœur d’un éco-quartier
« très ouvert et bien desservi par les transports en commun »,
explique Jean Villa. Un exemple de réhabilitation ou
de réemploi qui, malgré certaines contraintes, permet
de « faire mieux avec moins, souligne Christian Landais,
délégué général de l’ADRC, et exprime la vertu de
réoccuper des espaces existants, de leur donner un sens et
de les respecter ». Jean Villa tempère toutefois : une telle
réhabilitation nécessite un contexte architectural et
urbain très spécifique, comme celui offert par la
cité gasconne.
La salle comme « levier stratégique de
durabilité »
Pour Kira Kitsopanidou, professeure des universités à
l’Université Sorbonne Nouvelle de Paris, ces initiatives
comblent un manque d'études empiriques sur l'impact
environnemental des salles, contrairement à l’industrie
musicale ou vidéoludique ; même si de nombreux rapports
ont été produits au sein de la filière. La chercheuse
souligne toutefois, comme rare exception, l’article « La
filière cinématographique française face aux enjeux
écologiques » de Clémence Allamand et Anne-Laure
George-Molland, qui « a contribué à faire émerger dans
la recherche l’idée que l’écologie du cinéma ne se joue pas
seulement sur le plateau, mais dans tout l’écosystème de
diffusion dont les salles ». Pour Kira Kitsopanidou, les
cinémas en eux-mêmes constituent « un écosystème de
consommation et de diffusion, capable d'engager un large
éventail de partenaires dans une démarche éco-responsable,
mais aussi citoyenne ». Ils ont donc un rôle à jouer « dans
la valorisation des récits, promouvant une philosophie
environnementale très forte. En ce sens, la salle durable agit
comme un levier stratégique, intégrant les principes écologiques
à chaque étape de la chaîne cinématographique, de la
conception et de la production des récits à l'aménagement
et à la gestion des salles ».
Un exemple concret de cette stratégie est porté par
Élise Mignot, directrice du Café des images de Hérouville-Saint-Clair,
qui a évoqué ses nombreuses actions
pour réduire l’empreinte carbone de son cinéma. Cela
passe par exemple par l’alimentation [voir p. 13] ou
l’équipement technique, qui a connu une grande phase
de rénovation à partir de 2022. « À ce moment-là, comme
la plupart des exploitants, nous étions au pied du mur à
cause de la crise énergétique. Nous avons donc décidé de
travailler en trois phases. » La première, mise en place
en 2023, consistait en un changement des usages
(éteindre les ordinateurs, les salles quand rien n’y est
projeté, comme le préconisait la charte de la FNCF),
puis l’installation d’un horodateur sur la centrale de
traitement d'air (CTA). La consommation d’énergie a
alors baissé de 11 %. La deuxième phase, de 2024 à
2025, a concerné le passage au laser des projecteurs,
ainsi que la souscription d’un contrat d’électricité verte.
Ainsi, de 131 MWh consommés en 2022, le Café des
images a reculé à 84 MWh en 2025. Le travail n’est
pour autant pas terminé, la phase 3 en cours consistant
à autoproduire une partie de l’énergie, et à poursuivre
de nombreux leviers d’action identifiés (mobilités,
restauration…). Le tout sans oublier une biodiversité
majeure : celle des films.
Jules Dreyfus
28 N°514 / 15 avril 2026
CINÉMAS EN MOUVEMENT :
DIAGNOSTIC RÉGIONAL
L’étude sur la mobilité menée par
l’Acap, pôle régional image des
Hauts-de-France, avec Ekodev et
Médiamétrie, confirme l’importance
de la proximité d’un cinéma et celle de
la voiture… et la possibilité d’évoluer.
Après avoir sondé les exploitants des Hauts-de-France
[voir Boxoffice Pro du 23 juillet 2025], l’Acap a lancé en
octobre dernier sa grande enquête auprès des habitants
de la région, pour mieux comprendre leurs habitudes de
déplacement vers les cinémas, et les raisons de ceux qui
n’y vont pas. Ainsi Médiamétrie a interrogé un échantillon
d’habitants de 15 à 80 ans, qu’ils soient ou pas spectateurs,
tandis que le cabinet Ekodev a sondé le public de 72
cinémas, pendant trois mois donc principalement des
spectateurs “réguliers”.
Le mode principal utilisé pour se rendre au cinéma
La marche ressort de manière significative, mais la voiture seule (autosolisme) reste le mode de
transport privilégié
que les transports en commun, les pistes cyclables et les
bornes de recharge dépendent des infrastructures publiques,
les cinémas ne peuvent pas agir seuls.
Priorité d'actions selon les cinémas…
et avec les territoires
Dès lors, il convient de sortir d’une approche “culpabilisante”,
tant auprès des automobilistes que des exploitants,
qui ont besoin d’être accompagnés. En effet, un diagnostic
local est indispensable et les réponses dépendent en partie
des collectivités, avec lesquelles il faut négocier. Car si
l’enquête d’Ekodev a été menée en Hauts-de-France, les
AOM (Autorités Organisatrices de la Mobilité) y sont
représentatives de la majorité des territoires français. La
transition doit être différenciée selon trois grands modèles :
le cinéma de centre urbain, où des alternatives à la voiture
existent déjà ; le cinéma de banlieue, où les transports en
commun sont partiels et ou le potentiel vélo et covoiturage
Médiamétrie
La proximité reste le premier
attrait…
58 % des spectateurs – 63 % pour les occasionnels
– choisissent une salle parce qu’elle est proche de
chez eux, et pour 42 % d’entre eux parce qu’elle
est facilement accessible en voiture – 35 % pour
les habitués. Ce sont les deux premiers critères
de choix, avant le confort et les horaires des séances
(37 % des spectateurs) et l’offre de films (31 %).
Le fait que le cinéma soit facilement accessible
en vélo ou autre mobilité douce ne décide que
8 % du public. Dans les faits, 2 % des spectateurs
des Hauts-de-France vont au cinéma à vélo, 13 %
à pied… et 65 % principalement en voiture, avec
un temps de trajet moyen de 17 minutes – 5 de
plus pour les ruraux. Mais où qu’ils vivent, tous
se disent prêts à passer 9 minutes de plus en trajet
vers le cinéma.
58 % des répondants se déplacent en voiture pour aller au cinéma, avec 17% le faisant en covoiturage . Aucun répondant n’a utilisé une
plateforme de covoiturage , il s’agit uniquement de covoiturage informel avec des proches .
Le vélo représente 6 % des déplacements , tout comme les transports en commun . Le bus est davantage utilisé que le train, dont la pratique est
anecdotique . À noter que la diffusion lors de la période hivernale a pu influencer les réponses, tout comme la composition du panel*.
*Les données CNC nationale 2024 illustrent 16% de transports en commun et 15% de marche .
Les enseignements de l’enquête Ekodev
Si la grande majorité des spectateurs va au cinéma en
voiture, c’est davantage par manque d’alternative que par
choix, notamment en milieu rural : la dépendance à la
voiture est avant tout structurelle et territoriale. On note
qu’elle est en recul chez les publics assidus, qui généralement
habitent plus près d’un cinéma (et dont 16 % demandent
des parkings à vélo), mais quasi incontournable chez les
occasionnels. De façon globale, si les répondants pouvaient
utiliser leur mode de transport idéal, l’usage de la voiture
individuelle diminuerait de 21 %, le covoiturage augmenterait
de 5 %, les cyclistes de 7 % et les usagers des transports
en commun de 10 %. La marche semble déjà avoir atteint
son maximum, avec 29 % des répondants. Concernant
les autosolistes en particulier, 27 % aimeraient covoiturer,
16 % pourraient passer à la marche ou au vélo et 16 %
aux transports en commun.
Dans leur ensemble, tous les spectateurs se disent prêts à
changer leurs modes de déplacement, sous certaines
conditions : le frein principal n’est donc pas la motivation
mais l’offre, l’organisation et l’information. Et sachant
sont importants ; et le cinéma rural, où la dépendance à
la voiture est forte, les leviers principaux étant la mutualisation
des déplacements et le covoiturage. Dans tous les
cas, il est donc important de prioriser les actions ayant un
impact réel… et de bien communiquer auprès de son
public, via les sites web et programmes papier.
Une méthode et des outils partagés
L’Acap peut devenir un facilitateur pour aider les cinémas
à dialoguer avec leur collectivité et dès à présent, plusieurs
outils ont été créés avec Ekodev : pour réaliser un diagnostic
simplifié de l’accessibilité du cinéma, une cartographie de
sa zone d’influence, un kit pour la mise en relation avec
les collectivités et les acteurs externes, une trame d’enquête
à destination du public – avec outil d’analyse et calculette
carbone, et un kit de communication à destination du
public. Ces outils seront présentés lors de webinaires, le
premier ayant lieu le 28 avril. Plus d’infos et inscriptions
sur www.cinemasenmouvement.com.
Cécile Vargoz
… et le prix du billet le premier frein
Concernant les freins financiers à la fréquentation,
le prix du billet est cité par 69 % des habitants de
la région – et 76 % des parents –, les frais de
transport par 23 % des répondants et le coût du
stationnement 19 %. Mais on note que chez les
gens qui ne vont jamais au cinéma, “seuls” 41 %
disent que c’est trop cher pour eux, et presqu’autant
(39 %) citent la mobilité comme un obstacle.
L’étude confirme aussi que les problèmes de mobilité
impactent plus fortement les bas salaires et les
plus âgés – les plus jeunes et les ruraux étant
touchés particulièrement par le manque de moyens
de transport.
Leviers de motivation
Quand on les interroge sur ce qui les motiverait
à aller davantage au cinéma, la réduction du tarif
vient en premier (50 %), puis l'amélioration de
l'offre de films (42 %), du confort et des services
de la salle (39 %) et enfin de la mobilité (29 %).
Sur ce point, les attentes portent d’abord sur la
proximité du cinéma au domicile, surtout pour
les populations rurales, et tout autant pour les
personnes n’allant jamais au cinéma que les spectateurs
occasionnels. La deuxième attente concerne
les transports en commun, aussi bien pour les
citadins que les ruraux, tandis que l’accessibilité
à vélo ne semble pas décisive.
N°514 / 15 avril 2026
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Rencontres
GÉRARDMER AU SOLEIL
©Cécile Vargoz
Plus de 150 professionnels se sont retrouvés sous le soleil des Hautes Vosges, pour
les 28 es Rencontres cinéma de Gérardmer, du 7 au 10 avril.
C’est désormais Image'Est, le pôle de l'image
en région Grand Est, qui pilote les Rencontres,
avec l’Office du Tourisme de Gérardmer et une
équipe 100 % bénévole. Dont, bien entendu,
les exploitants de la région, qui programment
et animent les séances, comme ils l’ont fait
pendant 20 ans au sein de l'Association des
Cinémas Indépendants de l'Est.
La sélection 2026, à nouveau très diverse, a donné
la place à 14 distributeurs pour autant d’avant-premières,
dont 9 en présence des équipes artistiques.
À noter que 8 films sur les 14 étaient réalisés par
des femmes. Les projections ont toujours lieu au
cinéma du Casino de Gérardmer, au bord du lac,
et en compagnie du public. Ce dernier a décerné
son Coup de cœur ex-aequo à Trois Adieux d’Isabel
Coixet (Nour Films, sortie le 02/09/26) et à L’Étrangère
de Gaya Jiji (Tandem, 17/06/26), « suivis immédiatement
par Vivaldi et moi [Diaphana, 19/04/26,
ndlr.] », précisent les organisateurs. Les professionnels
ont quant à eux attribué leur Coup de cœur à De
la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26), « suivi par
Mon grand frère et moi et Pour le plaisir », qui
sortiront tous deux le 6 mai prochain, respectivement
sous bannière Art House et Studio TF1.
Bertrand Usclat et Martin Darondeau poursuivent leur tournée, pour montrer et parler
De la Comédie-Française (Zinc., 22/07/26).
©Atelier de Production-Comédie-française-France 2 Cinéma
De la Comédie-Française, coup de cœur des pros à Gérardmer
Photos de la double page : ©Gérardmer Tourisme
Florence Dupont, directrice de l’Office du Tourisme de Gérardmer, et Denis Blum,
pilier des Rencontres et représentant les exploitants au sein de Images’Est
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©Gérardmer Tourisme
Toutes les séances des Rencontres de Gérardmer sont ouvertes au public, qui plébiscite le
rendez-vous.
Jérémie Rénier et Loury, l'aventurier qui l'a accompagné dans son voyage D'un
monde à l'autre (Pan, 10/06/26)
Alexandra Lamy et Reem Kherici… Pour le plaisir (Studio TF1, 06/05/26)
Marie Dumora, réalisatrice de La Ligne bleue (Dulac, 16/09/26), en
compagnie de Jean Walker, co-organisateur des Rencontres
Les comédiens Marie-Julie Baup et Manu Payet, avec le réalisateur Léo Grandperret, pour son premier long
Deviens génial (Apollo, 17/06/26), sur scène avec Arnaud Toussaint, exploitant de Palace d’Epinal.
La cinéaste syrienne Gaya Jiji, pour son film français
L’Étrangère (Tandem, 17/06/26)
Ryôta Nakano, réalisateur de Mon grand-frère
et moi (Art House, 06/05/26)
Sophie Beaulieu et son actrice Cécile De France, venues
présenter La Poupée (Ad Vitam, 22/04/26)
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Exploitation
Catherine Verliac, Cédric Aubry, François Thirriot et Richard Patry
SFTC : APAISER LES TENSIONS PAR L’UNION
©Boxoffice Pro
Réunis pour leur assemblée
générale annuelle, les membres
du Syndicat français des théâtres
cinématographiques ont navigué
entre satisfactions chiffrées et
inquiétudes politiques.
La culture,
et le cinéma
en particulier,
s’éloignent des
priorités des élus
Richard Patry,
président de la FNCF
Le 1 er avril dernier, le Pathé Beaugrenelle affichait salle
comble pour la 117 e assemblée générale du SFTC. Le
contexte de la fréquentation a, forcément, poussé à plus
d’optimisme que l’année passée, bien que les résultats de
2025 amènent à « penser une réorganisation du marché »,
a exposé François Thirriot, président du Syndicat. Éric
Marti, directeur général de Comscore France, a souligné
les bonnes performances des salles sur le début de 2026.
Cela se traduit entre autres par un top 10 des films à
22,41 millions (M) d’entrées entre janvier et mars, soit
un peu plus de 50 % de la fréquentation totale – car « un
marché fort est un marché concentré, et réciproquement »
–, là où celui de 2025 en était à 16,02 M d’entrées pour
une part de marché de 39,2 % à la même période, et que
2024 en était à 15,99 M d’entrées pour une part de
36,3 %. Cette hausse s’observe également chez les 100
premiers cinémas qui, en trois mois, ont enregistré 15,38
M d’entrées, contre 13,15 M en 2025, 14,03 M en 2024
et 18,27 M en 2023.
Les frictions internes face au danger
externe
Si Richard Patry s'est réjoui de cette trajectoire – qui
devrait se confirmer au vu du line-up à venir –, il a
toutefois averti que les batailles cruciales pour la filière
se joueront désormais hors des salles obscures. Le président
de la FNCF explique ainsi ressentir une tension comme
rarement il en avait perçu, qu’elle soit entre les exploitants
et les distributeurs ou entre les exploitants eux-mêmes.
Et ces frictions sont un risque majeur pour la diversité
– qui permet l’existence de « wagons derrière les locomotives
en salles » – et l’avenir du cinéma, alors que le CNC et
son modèle sont en proie à des attaques « inédites et très
violentes », relate Catherine Verliac, directrice adjointe
du cinéma au Centre [voir p. 7]. De même, Richard
Patry rappelle les échéances électorales majeures de ces
prochaines années, entre les présidentielles de 2027 et
les départementales de 2028, qui suivent celles ayant
conduit à de nombreux changements politiques. De quoi
parfois aggraver les inquiétudes : « La culture, et le cinéma
en particulier, s’éloignent des priorités des élus. » Pour Cédric
Aubry, président adjoint du SFTC, cette conjoncture
fragilise des trésoreries déjà éprouvées depuis la pandémie.
Catherine Verliac a précisé que les délais de vote du
budget de l'État avaient entraîné des retards dans les
versements du CNC, là où Cédric Aubry pointait une
La fréquentation
de 2025 nous
amène à penser
une réorganisation
du marché
François Thirriot,
président du SFTC
certaine « lenteur » administrative dans le traitement des
dossiers. Car même si le top 100 des cinémas affiche
pour l’instant de bons résultats, « l’exploitation indépendante
n’est pas rendue ». La tension principale réside, selon le
président des Cinémas Confluences, dans « la problématique
des prix » dont « l’élasticité s’accroît, et oblige ceux qui
ont des besoins de rentabilité à augmenter leurs tarifs ». Face
à ce contexte mouvant, Richard Patry, sur la base de la
deuxième recommandation du comité de concertation,
a appelé à reprendre les dialogues à l’échelle individuelle,
et non macroscopique : « Je comprends qu’il n’est pas possible
de faire constamment de la dentelle, mais il ne faut pas en
oublier le plus important : le distributeur doit se concentrer
sur son film et l’exploitant sur la salle dans laquelle il compte
le diffuser ; il ne s’agit pas de bâtir de grands ensembles où
aucune tête ne doit dépasser. »
Jules Dreyfus
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LE NEW VOX DE LANGRES FAIT PEAU NEUVE
Le cinéma de la commune de Haute-
Marne a rallumé ses projecteurs le 2
avril, au terme d’un chantier express
mené par L’Yre Cinémas.
Un mois jour pour jour après avoir fermé ses portes, le
New Vox a retrouvé ses spectateurs après une cure de
jouvence, qui a pris le relais du projet initial de créer un
nouveau complexe à Langres. Validé en CDACi au
printemps 2024, le projet d’un “4 salles” ne verra finalement
pas le jour, « au vu de la complexité du terrain qui
nous avait été accordé », explique Frédéric Perrot, en
évoquant les surcoûts liés aux fondations en micropieux
nécessaires pour préserver les vestiges, ainsi qu’aux travaux
de consolidation du rempart adjacent. C’est pourquoi
l'entrepreneur qui exploite le New Vox depuis 2003 et
son associé Jérôme Quaretti – qui l’a rejoint en 2012
avec la création de L’Yre Cinémas – ont finalement opté
pour une rénovation du cinéma existant, « dont il fallait
remplacer les fauteuils et refaire l’ensemble des sols ».
Les deux salles du New Vox arborent désormais des
fauteuils et love seats KLS club drift en velours – et simili
cuir niveau têtière et accoudoirs –, des poufs repose-pieds
aux premiers rangs et environ 115 cm d'espacement
entre les rangées. Un gain de confort qui se conjugue
avec une réduction de jauge, de 219 à 164 pour la grande,
et de 125 à 99 places pour la petite.
Côté équipement technique, aux projecteurs changés
l’année dernière au profit du laser s’ajoutent le changement
des toiles des deux écrans, « tandis que le son 5.1 est passé
en 7.3 dans la grande et 7.1 dans la salle 2 ». Côté accueil,
on compte un nouveau comptoir et de l'affichage dynamique,
en attendant la nouvelle enseigne « dont le dossier
est toujours dans les mains des Bâtiments de France ». Enfin,
le New Vox a soigné son accessibilité avec le système
Twavox pour le handicap sensoriel, et investi dans une
caisse “mobile” pour pouvoir servir les spectateurs en
situation de handicap moteur qui ne seraient pas en
mesure d’accéder au hall avec sa dizaine de marches.
Dans le reste du parcours, la petite salle est accessible de
plain-pied et un monte-charge permet de gravir les 6
marches menant à la grande. Le montant total des travaux
s’est établi à 414 000 € HT.
Dans la commune de 7 700 habitants, « la fréquentation
du New Vox a oscillé autour des 40 000 entrées ces dernières
années », note Jérôme Quaretti. « Notre but avec ce nouvel
équipement est de regagner les 15-20 % perdus pour flirter
à nouveau avec, voire dépasser la barre des 50 000 entrées,
qui était notre moyenne avant-Covid. » Et sachant qu’au
1 er mars, jour de la fermeture pour travaux, le New Vox
affichait 2 000 entrées d'avance, « avec quasiment 9 000
entrées, soit notre plus haut niveau depuis 2020 », le défi
semble bien engagé pour ce cinéma qui poursuivra sa
programmation généraliste et art et essai, renforcée deux
labels Jeune public et Patrimoine/Répertoire.
L’Yre Cinémas prépare désormais son prochain projet :
la rénovation du Six n'étoiles de Six-Fours-les-Plages
(Var), dont la structure a obtenu le renouvellement de
la DSP en janvier dernier. Début de chantier prévu pour
septembre prochain.
Ayşegül Algan
LES ÉQUIPEMENTS*
GLOBAL
Maître d'Étude de marché / accompagnement
juridique : HEXACOM
BÂTIMENT
Gros œuvre : JULIEN IMBERT / ARCHIPÉI
FAÇADE/HALL
Comptoir : CINÉ MOB
Système de billetterie : MONNAIE SERVICES
Surface au sol / Tissus : PAT MOB
SALLES
Fauteuils : KLS
CABINES
Installateur : ADDE
EXPLOITATION
Programmation : L’YRE CINÉMAS
SITE INTERNET
Conception : CINE GROUP
*Basé sur le déclaratif de la salle
©L'Yre Cinémas
©L'Yre Cinémas
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Miscellanées
PROCHAINE CDACi
DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO
16/04/26 SARL CINE 70 MAJESTIC - ESPACE DES LUMIÈRES 10 1 961 Projet d’extension par l’ajout d’une salle IMAX et 298 places Vesoul Haute-Saône
Communauté d'agglomération
de Vesoul
Soutiens
Afcae
Inédits
Maspalomas de Aitor Arregi et Jose Mari Goenaga
(Épicentre, 24 juin)
No Good Men de Shahrbanoo Sadat
(Coup de cœur 15-25) (Condor, juillet)
Jeune Public
Entre ciel et terre (Les Films du Whippet, 8 juillet)
Répertoire
L’homme qui voulut être roi de John Huston
(Splendor, 27 mai)
Kwaïdan de Masaki Kobayashi (Carlotta, 1 er juillet)
Wake in Fright de Ted Kotcheff (The Jokers, 19 août)
Riz Amer de Giuseppe De Santis (Les Acacias)
ADRC
Séances accompagnées
Dao de Alain Gomis (Jour2Fête, 29 avril)
Collapse de Anat Even (JHR, 6 mai)
The World of Love de Ga-eun Yoon (The Jokers, 6 mai)
Rue Cases-Nègres de Euzhan Palcy (JMJ International Pictures)
Blue Heron de Sophy Romvari (Potemkine, 27 mai)
GNCR
Soutiens
Morte e vida madalena de Guto Parente (Blue Note,
20 mai)
Bait de Mark Jenkin (ED, 3 juin)
Bouchra de Meriem Bennani et Orian Barki
(Norte, 3 juin)
Retour avant 15h de Gaël Lépingle
(La Traverse, 2 septembre)
Films recommandés
En nous de Juliette Binoche (Ad Vitam/Nour, 3 juin)
PETITES ANNONCES
9 salles
300 000 entrées
RECRUTE
un poste d’assistant de direction
CDI plein temps
MISSIONS :
Gestion quotidienne de l’établissement
Accueil du public – développement des animations
et des relations clients
Expérience technique souhaitée
CV et lettre de motivation :
fredericlevy@lepalacesaumur.fr
RECRUTE
son/sa Directeur(trice)
d’Exploitation Groupe
VOS RESPONSABILITÉS
Vous êtes garant de la performance économique,
opérationnelle et managériale du circuit
À CE TITRE, VOUS :
• Encadrez un réseau de 12 directeurs de cinémas
• Animez l’équipe du siège
• Supervisez la gestion économique des établissements
• Pilotez les négociations centralisées
PROFIL :
• Vous justifiez d’une expérience en direction de cinéma
complétée par la gestion multi-sites
• Un leadership affirmé et une forte capacité à fédérer
• Une solide culture de gestion
CONDITIONS :
• Poste basé à Royan
• Déplacements dans toute la France
Envoyez vos candidatures à
Yoann.biolchini@winsearch.fr
Cinéma Familial - 5 salles & café - Classé Art & Essai
situé au coeur de ville de St Jean de Luz
230 000 spectateurs/an - 12 salariés
RECRUTE
son (sa) Directeur (trice) d’exploitation
CDI temps plein
Compétences requises
Savoir manager et fédérer une équipe
Gestion quotidienne de l’établissement
Accueil du public et relation clients
Développement de l’animation en lien
avec la programmation et le ciné café
Expérience en management
et direction d’établissement exigée
Faire preuve d’autonomie, d’organisation
et de rigueur dans l’exécution de ses missions
CV à envoyer à : cineluz.xabi@gmail.com
AGENDA DE LA PROFESSION4
AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP
AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS NORD-PAS-DE-CALAIS 05/05/26 LOMME
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES
RENCONTRE NATIONALES ART ET ESSAI AFCAE 10 au 12/05/26 CANNES
FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES
RÉUNION EUROPA CINEMAS 17/05/26 Cannes
AG DU SYNDICAT DES PAYS DE SAVOIE 02/06/26 ANNECY
AG DU SLEC 08 et 09/06/26 LE CREUSOT
12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 17 au 19/06/26 DINARD
RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT 17 au 19/06/26 PARIS
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY
BIARRITZ FILM FESTIVAL NOUVELLES VAGUES 23 au 28/06/26 BIARRITZ
FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE
CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE
STUDIO SHOW 02 et 03/07/26 PARIS
AG DE L'ACOR - ASSOCIATION DES CINÉMAS DE L'OUEST
POUR LA RECHERCHE
02/07/26 LA ROCHELLE
RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI JEUNE PUBLIC 08 au 10/09/26 NANCY
34 N°514 / 15 avril 2026