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BO#515 - CINEMACON - 29-04-2026

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Bimensuel N°515 / 29 avril 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

EVERY LINE WILL BE CROSSED COMING

ONLY IN CINEMAS


L’ACTUALITÉ DE

L’EXPLOITATION ET DE LA

DISTRIBUTION CINÉMA

LE MAGAZINE PRO

ET LES SUPPLÉMENTS

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Bimensuel N°515 / 29 avril 2026

TOUTE L’ACTUALITÉ DE L’EXPLOITATION ET DE LA DISTRIBUTION CINÉMA

YES WE CON!

RETOUR SUR UN

CINEMACON 2026 SURVITAMINÉ


L'édito

Sommaire

Retour aux racines

C’est un peu le monde à l’envers. Après avoir tenté

d’imposer – ou a minima de tester – le « day-and-date »

au milieu des années 2010, puis, à la faveur du Covid,

d’avoir tenté de court-circuiter la salle ou, dans le

meilleur des cas, de réduire sa fenêtre d’exclusivité pour

en faire un vasistas, les grands studios se retrouvent

aujourd’hui, assez unanimement, à faire marche arrière.

De pourfendeurs d’une chronologie des médias trop

rigide, ils se transforment maintenant en défenseurs

d’une exclusivité rallongée. Par pragmatisme économique

davantage que par conviction, ils ont saisi l’occasion

de la scène du CinemaCon pour s’exprimer sur le sujet.

Si Disney – voir notre reportage en page 8 – est de loin

la major la mieux-disante, les execs hollywoodiens

n’entendent pas pour autant retrouver les 90 jours qui

étaient la règle communément admise pré-Covid.

Il faut donc poursuivre le dialogue pour convaincre

tous les acteurs, y compris un nouvel entrant de la

distribution comme Amazon MGM, de la nécessité

d’agrandir cette fenêtre et des bienfaits qui en découlent.

Des bienfaits qui, semble-t-il, commencent à séduire

Ted Sarandos, le dirigeant de Netflix. Son revirement

sur l’avenir et l’intérêt de la salle pendant les négociations

sur le rachat de Warner Bros. Discovery aurait pu être

imputé à la nécessité de rassurer l’ensemble de l’exploitation

et des acteurs. Mais le voir entrer en relation –

discrètement, mais pas suffisamment pour que

l’information soit restée confidentielle – avec les exploitants

confirme que le dirigeant est en pleine réflexion. Est-ce

illogique ? Non. Netflix a assis ses positions sur le marché

de la SVOD, et si le géant du streaming veut poursuivre

sa croissance, il lui faut trouver des leviers. Après la

publicité, il semblerait donc que la salle soit envisagée

comme une alliée. Un peu comme si la carpe épousait

le lapin. Ce serait donc un mariage de raison plus que

d’amour, mais ce qui compte, au final, c’est l’affirmation

de la prééminence de la salle.

Laurent Cotillon

P. 6-7

ACTUS

Cannes 2026 : les annonces

complémentaires

Défendre le CNC face aux agressions

P. 8 à 13

CINEMACON 2026

Exclusivité, concentration, innovation :

l’industrie pose ses choix

Trade floor : le moment LED

P. 14-15

DISTRIBUTION

UGC s’engage sur L’Abandon

Leaving Las Vegas : un classique à

repositionner

P. 22

DIGITAL

L’effet TikTok

©Getty Images for CinemaCon

P. 24

ANIMATION

Dernière ligne droite pour la Cité

internationale du cinéma d’animation

P. 25 à 27

EXPLOITATION

Un premier Ōma Cinema en Égypte

Kinepolis en forte progression au

premier trimestre

Guillaume Bachy (AFCAE) dans

l’Émission

P. 28-29

FOCUS

Le CiNey ouvre ses portes

P. 30

MISCELLANÉES

Petites annonces, CDACi, Soutiens et

Agenda de la profession

©Zorine Ould-Mohand

est une publication de

Pour un marketing Hors Normes

N°ISSN : 2740-3335

Boxoffice Pro est édité par CINE GROUP SAS au capital de 1 000 €, c/o Webedia 2 rue Paul Vaillant-

Couturier CS60102 - 92532 LEVALLOIS-PERRET CEDEX • E-mail redaction@cinegroup.fr • Dépôt Légal

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4 N°515 / 29 avril 2026


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CANNES 2026

LES ANNONCES COMPLÉMENTAIRES

Entre les 16 films supplémentaires de la

Sélection officielle et l’annonce complète

de la Quinzaine des Cinéastes, retrouvez

les dernières infos cannoises.

Sélection officielle

Compétition

• Paper Tiger de James Gray (SND)

Cannes Première

• The End of It de Maria Martinez Bayona - premier

long métrage

• Marie Madeleine de Gessica Généus (Pyramide)

• Aqui de Tiago Guedes

• Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré

(Ad Vitam)

• Si tu penses bien de Géraldine Nakache (Pan

Distribution)

Un Certain Regard

• Victorian Psycho de Zachary Wigon

Mémoire de fille de Judith Godrèche (Jour2Fête, 30/09/26)

• Titanic Ocean de Konstantina Kotzamani - premier

long métrage

• Ulysse de Laetitia Masson (ARP Sélection, 16/09/26)

- Clôture

Séances spéciales

• Printemps de Rostislav Kirpičenko - premier long

métrage (JHR)

• Ceniza en la boca de Diego Luna

Tangles de Leah Nelson - premier long métrage

• Le Triangle d’or d’Hélène Rosselet-Ruiz (Ad Vitam)

- premier long métrage

• Groundswell de Joshua et Rebecca Tickell

Séance famille

Lucy Lost d’Olivier Clert (Le Pacte, 28/10/26) - premier

long métrage

Quinzaine des Cinéastes

Film d’ouverture

• Butterfly Jam de Kantemir Balagov (Le Pacte)

Sélection

• Once Upon a Time in Harlem de William Greaves

& David Greaves

• Le Journal d’une femme de chambre de Radu Jude

• Dora de July Jung (Les Films du Losange)

• Gabin de Maxence Voiseux (Arizona, 18/11/26) -

premier long métrage

• Clarissa de Arie Esiri & Chuko Esiri

• L’Espèce explosive de Sarah Arnold (Pan Distribution)

- premier long métrage

• Low Expectations d’Eiving Landsvik - premier

long métrage

• Double Freedom (La Libertad Doble) de Lisandro Alonso

• We Are Aliens de Kohei Kadowaki (Dulac) - premier

long métrage

• Merci d’être venu d’Alain Cavalier

• Je vois des immeubles tomber comme la foudre de

Clio Barnard (Pyramide)

• Atonement (L’Apaisement) de Reed Van Dyk - premier

long métrage

• Shana de Lila Pinell (Les Films du Losange, 17/06/26)

• Death Has No Master de Jorge Thielen Armand

• Carmen, l’oiseau rebelle de Sébastien Laudenbach

(Haut et Court, 16/12/26)

• 9 Temples to Heaven de Sompot Chidgasornpongse

- premier long métrage

• La Perra de Dominga Sotomayor

Séance spéciale

• Les Roches rouges de Bruno Dumont (Les Films

du Losange)

Séance de clôture

• Le Vertige de Quentin Dupieux (Diaphana, 10/06/26)

Cannes Écrans Juniors

• Atlas of the Universe de Paul Negoescu (Les Films

du Préau)

• Chicas Triste de Fernanda Tovar (Wild Bunch, 12/08/26)

• Sur la route d’Omaha de Cole Webley (Condor, 17/06/26)

• Sham de Takashi Miike (Art House, 24/06/26)

• The Good Daughter de Julia De Paz Solvas

(Maverick)

• Une année italienne de Laura Samani (Arizona, 10/06/26)

• Vanilla de Mayra Hermosillo (Wayna Pitch, 20/05/26)

Les jurys

Un Certain Regard

• Leïla Bekhti (actrice) - Présidente

• Angèle Diabang (productrice et réalisatrice)

• Laura Samani (réalisatrice et scénariste)

• Thomas Cailley (réalisateur et scénariste)

• Khaled Mouzanar (compositeur)

Semaine de la Critique

• Payal Kapadia (réalisatrice) - Présidente

• Ama Ampadu (productrice)

• Donsaron Kovitvanitcha (journaliste et

programmateur)

• Théodore Pellerin (acteur)

• Oklou (autrice, compositrice et interprète)

Prix CST de l’Artiste-Technicien

• Alice Cambournac (créatrice de costume)

• Bertrand Cocteau (programmateur)

• Yolande Decarsin (cheffe opératrice du son)

• Jean-Marie Dreujou (directeur de la photographie)

• Lise Fischer (superviseuse VFX)

• Laure Gardette (cheffe monteuse)

Prix CST de la Jeune Technicienne

• Michel Boujenah (acteur et réalisateur)

• Sylvie Landra (cheffe monteuse)

Ecoprod

• Aure Atika (actrice et écrivaine) - Présidente

• Vincent Munier (photographe et cinéaste)

• Philip Boeffard (producteur)

• Mamadou Dembele (média Impact Story)

• Clémentin Buren (productrice RSE)

• Gwladys Bouillin-Pacheco

(coordinatrice d’éco-production)

• Jean-Baptiste Lefevre

(directeur de l’engagement de WWF France)

• Muriel Signouret (responsable RSE)

6 N°515 / 29 avril 2026


Actualités

DÉFENDRE LE CNC, FACE AUX AGRESSIONS

Après les attaques autour de la

commission d’aide à la création sur les

plateformes sociales, qui ont conduit

Gaëtan Bruel à suspendre ses travaux,

le président du CNC s’en explique dans

une lettre ouverte aux membres de

toutes les autres commissions. Et en

appelle au soutien de toute la filière

pour défendre notre modèle dans le

débat public.

Les propos de la streameuse Ultia contre l’extrême

droite, qui ont conduit à son éviction de la commission

du Fonds d’aide à la création pour les plateformes

sociales (ex-CNC talent), ont aussi déclenché « un

niveau d'agressivité inédit » contre le CNC, y compris

des menaces directes sur ses agents, au point que son

président a décidé de « suspendre, à titre temporaire, le

travail de cette commission », qui devait se réunir pour

la première fois courant avril. Il s’en explique dans un

courrier le 22 avril, alors que plusieurs voix ont déploré

sa décision, en précisant qu’il s’agit de « protéger les

personnes concernées » et qu’il n’a pas mis fin à ce dispositif,

auquel lui-même a voulu « donner plus d’ampleur »,

notamment en accroissant son budget.

Le 10 avril, la SACD, tout en se déclarant totalement

solidaire des agents du CNC, avait en effet demandé

de rétablir ce fonds, craignant que sa suspension « constitue

une victoire politique offerte » à ceux qui ont déjà proposé

d'amputer le budget du CNC puis carrément de le

supprimer, et qui, demain, « s’attaqueront aux dispositifs

de soutien à la création audiovisuelle et cinématographique

dans leur ensemble ».

Face à ces attaques, basées sur les « raisonnements fallacieux

» de ceux qui pointent un secteur surfinancé ou

élitiste, Gaëtan Bruel rappelle que l'attribution des aides

découle « de l'avis impartial, indépendant et collégial de

commissions d'experts », mais cite aussi des chiffres : la

moyenne des aides publiques dans les films français est

©CNC / Mehrak Habibi

Gaëtan Bruel, président du CNC

de 25 %, quand la moyenne européenne est de 48 %,

leur part de marché nationale de 40 % est quasiment

unique au monde, ou encore que « les salles de cinéma,

troisième poste de soutien du CNC avec 100 millions

d'euros annuels, sont le deuxième équipement culturel de

proximité, derrière les bibliothèques ». Le président insiste

sur le fait que le CNC « ne peut agir seul : il a besoin de

l'appui de l'ensemble des professionnels des filières qu'il

soutient », pour porter le combat dans le débat public.

Six organisations en appellent aux responsables

politiques

Au lendemain de cette lettre, six organisations professionnelles

– l'ACID, l’ADDOC, la Guilde des scénaristes,

L’ARP, le SCA et la SRF – ont exprimé ensemble

« leur soutien plein et entier au CNC, à ses agents, et à

l’ensemble des membres de ses commissions ».

Elles s’indignent du déferlement, sur les réseaux sociaux,

« de contre-vérités grossières sur le financement du CNC

et sa supposée orientation idéologique », et rappellent

surtout, « aussi longtemps qu’il le faudra, que le budget

du CNC ne vient pas de “l’argent des Français” mais

dépend uniquement de taxes sectorielles ». Il faut se

souvenir aussi qu’en 1946, « la création du CNC a été

l’objet d’un large consensus qui réunissait l’ensemble des

forces politiques de la droite à la gauche ». Aussi, les

signataires en appellent « les responsables politiques et

toutes les personnes attachées à la vivacité du cinéma et

de tous les secteurs audiovisuels français, à dénoncer avec

nous ces fossoyeurs et leurs attaques contre son pilier, le

CNC, et à prendre la défense de la souveraineté culturelle

de notre pays ».

Cécile Vargoz

« Les uns et les autres » 2026 :

l’Adami rejoint le dispositif

L’Adami devient partenaire de la 5 e édition de l’appel

à projets dédié à l’inclusion professionnelle des personnes

en situation de handicap dans les secteurs du cinéma,

de l’audiovisuel, de l’animation et du jeu vidéo.

Qui brille au combat de Joséphine Japy

Aux côtés du CNC et de l’Agefiph*, l’organisme de

gestion collective dédié aux artistes-interprètes contribuera

à porter l’enveloppe 2026 pour « Les uns et les

autres » à 380 000 €. Les candidatures sont ouvertes

du 13 avril au 30 mai, et concernent, pour rappel,

des projets de création (long et court métrage, documentaire,

série…), de formation, de festivals, de

plateformes de mise en réseau ou encore d’accessibilité

d’outils et de supports, visant à améliorer les conditions

de travail et l’accès à l’emploi des personnes en situation

de handicap. Depuis son lancement en 2022, le dispositif

a soutenu 50 initiatives, pour un montant total

de 1,165 M €.

Pour cette 5 e édition, le jury sera présidé par la comédienne

et réalisatrice Joséphine Japy, dont le premier

film Qui brille au combat avait été soutenu par le

dispositif en 2024.

*Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées

La Direction des politiques

territoriales du CNC

change de nom

Le service du CNC qui articule l’accompagnement des

acteurs territoriaux et le développement des publics est

devenue, depuis le 1 er avril, la Direction des publics et des

territoires. Un changement « strictement nominal »,

précise le CNC, soulignant qu’il s’agit d’un « reflet [de ses]

orientations stratégiques, visant à porter à une attention

renouvelée à la diffusion et à renforcer les actions en faveur

de l'Éducation au cinéma et aux images ». Pour rappel,

Sophie Zeller dirige la DPT depuis janvier dernier. Elle est

assistée par Daphné Bruneau en tant que directrice

adjointe.

N°515 / 29 avril 2026

7


LAS VEGAS, LE POINT DE BASCULE ?

EXCLUSIVITÉ, CONCENTRATION, INNOVATION :

L'INDUSTRIE POSE SES CHOIX

Allongement de la fenêtre d'exclusivité salles, guerre des formats premium

relancée, écrans LED en passe de basculer dans le mainstream, inquiétudes sur

la concentration du secteur : la grand-messe annuelle de l'exploitation mondiale

a livré le portrait d'une filière à la fois galvanisée par son slate et traversée de

préoccupations structurelles profondes.

©Getty Images for CinemaCon

Las Vegas, Caesars Palace, mi-avril. Comme chaque

printemps, les allées du Colosseum et les suites du Forum

Shops ont vibré au rythme de CinemaCon. Mais derrière

le faste habituel, cette édition 2026 a permis à l’industrie

de travailler sur ses fragilités – concentration, pression

tarifaire, risque de désaffection… –, tout en affichant la

confiance retrouvée sur ses atouts fondamentaux.

“États des lieux de l'industrie”, en compagnie de Michael O’Leary, président de Cinema United

Un “state of the industry” combatif

Le ton a été donné dès le State of the Industry livré par

Michael O'Leary, président de Cinema United. Au-delà

de l'exercice rituel (statistiques de fréquentation, perspectives

du line-up, appel à l'unité), un thème s'est imposé

avec une insistance inhabituelle : la concentration en

cours du secteur. Consolidation des circuits, puissance

accrue d'une poignée de majors post-mergers, verticalisation

de plateformes devenues distributeurs… Le paysage

change à grande vitesse, et le message délivré depuis la

scène a été explicite : l'histoire rappelle que la concentration

produit mécaniquement moins de films, donc moins de

diversité dans l'offre, donc moins de raisons pour le

public de revenir au cinéma.

8 N°515 / 29 avril 2026


Le grand retour d’Agnès Jaoui

LES FILMS DU KIOSQUE

présentent

AGNÈS

JAOUI

DANIEL

AUTEUIL

un film réalisé par

AGNÈS JAOUI

PHOTO : © ANNE-FRANÇOISE BRILLOT • CRÉATION : LAURENT PONS / TROÏKA

LE 27 MAI AU CINÉMA

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Suggestion de placement du film-annonce

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RETROUVEZ LE MATERIEL EN LIBRE TELECHARGEMENT SUR LE SITE PRO STUDIOCANAL

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Cinemacon 2026

Derrière la vigilance, les salles ont des raisons de se réjouir.

Le patron de Cinema United a pu s'appuyer sur des

fondamentaux retrouvés : depuis le 1 er janvier, le box-office

nord-américain a franchi les 2,1 milliards de dollars, soit

la meilleure trajectoire de début d'année depuis la pandémie.

La Gen Z est créditée d'une progression de 25 % de sa

fréquentation, signe que le public le plus convoité répond

présent quand l'offre est là. Et si l’originalité créative et

les contenus familiaux s'imposent comme les deux moteurs

les plus solides de cette relance, reste à installer ce rebond

dans la durée.

Un tout premier CinemaCon pour Steven Spielberg… et une standing

ovation record

Fenêtres : la grande réconciliation

S'il est un sujet qui, cette année, a capté une attention

particulière, c'est bien celui de la chronologie des médias

et ses fameuses windows. En 2025, les exploitants étaient

venus à Las Vegas avec une demande claire, martelée en

coulisse et sur scène : rétablir un minimum de 45 jours

d’exclusivité en salles avant mise à disposition aux plateformes

de VOD, afin de reconstruire la valeur d'une

sortie cinéma trop souvent grignotée depuis la pandémie.

Un an plus tard, la réponse est venue des studios, et elle

a surpris par son ampleur.

Les chiffres remis par Cinema United donnent la mesure

du chemin parcouru : 37 jours de fenêtre moyenne en

2025 pour le top 100 (en progression de 3 jours sur

l'année précédente), avec Disney en locomotive à 61

jours en moyenne. Universal et Paramount Skydance

ont, sur scène comme en coulisse, souscrit au principe

d'un plancher à 45 jours. On est loin d'un retour aux

presque 90 jours d'avant-pandémie, mais la dynamique

s'est inversée : ce ne sont plus les exploitants qui quémandent,

ce sont les studios qui reconnaissent publiquement la

corrélation entre durée d'exploitation en salles et performance

économique globale d'un film.

©Getty Images for CinemaCon

Spielberg en majesté, la salle en étendard

Le plus grand moment d'émotion de la semaine, et sans

doute son temps fort absolu, a eu lieu lors de la présentation

Universal. Steven Spielberg, qui faisait là sa toute

première apparition à CinemaCon après cinq décennies

de carrière, est entré sur scène sous un tonnerre d'applaudissements,

porté par le thème de E.T. composé par

John Williams. Charles Rivkin, président de la Motion

Picture Association, lui a remis le “MPA America250

Creator Award”, distinction unique créée pour célébrer

le 250 e anniversaire des États-Unis : une reconnaissance

symboliquement chargée, adressée à celui qui incarne,

plus que tout autre, le pacte entre l'industrie et son public.

La standing ovation qui a accompagné la montée sur

scène du cinéaste a été, de l'aveu unanime des observateurs,

la plus longue de la semaine.

Si on continue à ne

faire que des films tirés

d'IP déjà connues, on

va finir en panne sèche

Steven Spielberg

Engagé dans un échange avec l'acteur Colman Domingo,

Spielberg a livré un message à double détente. Sur le fond

créatif, d'abord : « Si on continue à ne faire que des films

tirés d'IP déjà connues, on va finir en panne sèche. Nous

avons besoin de raconter davantage d'histoires originales,

des histoires qu'on ne peut imaginer qu'en allant les voir en

salle. » Un appel qui vise autant les studios que les auteurs,

dans un contexte de franchisation croissante du blockbuster

et de pression accrue sur les lancements d'IP

inédites. Sur la question des fenêtres, le cinéaste a salué

publiquement l'engagement d'Universal sur les 45 jours,

avant d'interpeller l'assistance sur un ton mi-solennel

mi-amusé, dans une séquence déjà promise à devenir

Billetterie cinéma sur ChatGPT

« @Regal, qu'est-ce qui est à l'affiche ce week-end ? » ou « @Regal,

quelles sont les séances pour The Super Mario Galaxy Movie

aujourd'hui ? » sont autant de questions que les spectateurs

pourront poser à ChatGPT pour se renseigner sur la

programmation des cinémas Regal, branche américaine du circuit

mondial Cineworld. L’application inédite, développée par The

Boxoffice Company, leur présentera dès lors des informations

relatives au film (affiche, classification, durée, formats premium,

etc.) ainsi que les horaires, un simple clic sur une séance les

redirigeant vers le site web de Regal pour finaliser leur achat.

« En travaillant en étroite collaboration avec l'équipe de Regal, nous

avons pu intégrer leurs horaires directement dans l'écosystème de

l'application ChatGPT, détaille Marine Suttle, directrice générale

de The Boxoffice Company. Notre objectif est de transformer une

interface conversationnelle en un véritable outil de conversion

commerciale. C'est le prolongement logique de notre plateforme

"Boost", qui garantit que chaque recommandation pilotée par l'IA

est adossée à des données précises et en temps réel, faisant de cette

application une véritable première dans notre secteur. »

Pour rappel, Regal, qui compte 5 386 écrans à travers les

États-Unis, est le deuxième plus grand circuit cinématographique

du territoire.

mythique : « Universal s'est engagé sur 45 jours. Quelqu'un

veut 60 ? Quelqu'un veut 120 ? » L'image du plus grand

cinéaste populaire vivant enchérissant, en direct, sur la

durée minimale d'exploitation en salle, constituera pour

longtemps un argument massue aux mains des exploitants

du monde entier. Son nouveau long-métrage, Disclosure

Day, a été l'autre séquence forte. La bande-annonce,

dévoilée en exclusivité, confirme ce que l'on pressentait :

une œuvre originale, ambitieuse, pensée pour la salle et

pour un public adulte. Une manière, pour Spielberg, de

joindre le geste à la parole.

Autre moment marquant de la présentation Universal :

Christopher Nolan est venu présenter des extraits

exclusifs de son Odyssée, un des films les plus attendus

de l’année. Les exploitants ne s’y sont pas trompés qui

ont réservé une standing ovation au réalisateur après

une rétrospective de son travail. Commentant le casting

XXL de son long métrage, Nolan a plaisanté : « Ça serait

probablement plus rapide de vous dire qui n’est pas dans

le film… » En tout cas, au-delà de tous les commentaires

enthousiastes des talents qui, à l’instar de Tom Holland,

ont déjà pu découvrir le film, les extraits présentés au

Colosseum (la scène du cheval de Troie) ont conquis

l’assistance. Enfin, on retiendra aussi de la présentation

Universal le passage de Christopher Meledandri, patron

d'Illumination, qui a fait monter sur scène le Français

Pierre Coffin, co-réalisateur de la saga Moi, moche et

méchant et voix historique des Minions. Une présence

française à l'honneur dans la plus grande vitrine mondiale

de l'exploitation, et un clin d'œil affectueux à une

franchise qui reste l'un des plus solides pourvoyeurs de

fréquentation familiale au box-office mondial.

L'IA, en filigrane de tout

Impossible d'ignorer l'autre grand sujet – plus discret

sur scène mais omniprésent en coulisse – qui a sous-tendu

ce CinemaCon 2026 : l'intelligence artificielle. Production,

post-production, marketing personnalisé, yield management

en salle, traduction simultanée des bandes-annonces

: chaque maillon de la chaîne est désormais

concerné. Surtout, les impacts deviennent concrets :

annonce remarquée du salon, Regal Cineworld et The

Boxoffice Company ont dévoilé la première application

ChatGPT dédiée à l'exploitation, permettant au spectateur

de trouver séances et billets en langage naturel [voir

ci-contre]. Signal fort : l'IA n'est plus un sujet à repousser,

10 N°515 / 29 avril 2026


Dans les coulisses, l’équipe Disney, dont deux Avengers

©Getty Images for CinemaCon

elle entre dans le parcours d'achat. Et si la position

collective reste mesurée – accompagner plutôt que subir

–, la question n'est plus de savoir si l'IA va redessiner

les métiers de la filière, mais plutôt à quel rythme et avec

quelles garanties.

L'impératif d'innover

« Nous devons innover davantage, plus vite, plus audacieusement.

» Relayé avec conviction par l’ancien président

distribution salle “domestique” de Paramount, Chris

Aronson, dans le “Boxoffice podcast” enregistré en marge

du salon, le message a résumé une inquiétude largement

partagée. À force de se reposer sur quelques grosses

franchises et quelques périodes calendaires dites fortes,

le cinéma en salle s'expose à devenir, selon sa formule,

une “appointment activity”, une sortie de plus en plus

exceptionnelle, que les spectateurs réserveraient à quelques

rendez-vous marquants dans l'année. La mise en garde

est rude mais nette : si chaque déplacement en salle devient

un événement à justifier, c'est la régularité même de la

pratique qui s'éteint.

Plusieurs dirigeants ont repris l'argument à leur compte :

réinventer l'expérience, travailler la programmation

alternative, les événements en direct, les rediffusions

patrimoniales, la qualité perçue de l'accueil. Le chantier

est vaste, et il n'attend pas.

Imax, en coulisse puis sur scène

Autre temps fort en marge du programme officiel : les

rendez-vous d'Imax. Comme de coutume, la société

canadienne a multiplié les réunions privées en amont

du salon avec circuits, studios et partenaires technologiques.

Mais cette année, sa présence s'est imposée

jusque sur la scène principale, portée par le momentum

d'un cru PLF (Premium Large Format) exceptionnel.

Christopher Nolan n'a pas ménagé ses efforts pour

rappeler que son Odyssée a été conçu en pensant d'abord

à l'Imax, les séquences tournées en 70 mm servant de

démonstration éclatante de ce que seul ce format peut

©Getty Images for CinemaCon

offrir. Un plaidoyer industriel qui rappelle combien

les auteurs les plus en vue du moment misent sur les

formats premium comme vecteur de différenciation.

Disney, maître du jeu

Face à cette offensive, Disney n'est pas resté en retrait.

Il faut dire que dans le paysage en recomposition

qu'offre CinemaCon 2026, Mickey conserve la place

du patron : premier studio mondial en parts de marché,

l'écurie aux grandes oreilles est aussi le mieux-disant

du plateau sur la chronologie, avec une fenêtre moyenne

de 61 jours en 2025, bien au-delà du plancher des 45

jours que Cinema United appelle de ses vœux. Une

position qui lui donne une liberté particulière pour

parler à l'exploitation : personne ne peut lui reprocher

de manquer à sa parole.

Christopher Nolan, prêt pour son Odyssée

Ça serait

probablement plus

rapide de vous dire

qui n’est pas

dans L’Odyssée

Christopher Nolan

Côté PLF, Disney a ainsi saisi l'occasion pour lancer

Infinity Vision, un label premium maison qui accompagnera

plusieurs de ses titres majeurs. Avengers sera

l'étendard de l'opération, mais le dispositif sera activé

dès septembre sur une sortie stratégique, signe que Disney

entend s'installer durablement dans cette conversation.

Cette multiplication des labels studio – Infinity Vision

aujourd'hui, d'autres sans doute demain – soulève une

question désormais récurrente dans les suites du Caesars :

à quel moment l'exploitant perd-il la main sur la hiérarchisation

de son offre premium ?

Surtout, le studio a soigné sa sortie. Disney s'est réservé

le privilège de clôturer l'ensemble des présentations de

la semaine, en position de chef d'orchestre, avec le dévoilement

de séquences inédites d'Avengers : Doomsday. Le

moment a provoqué un déchaînement d'enthousiasme

rarement vu dans le Colosseum, point d'orgue absolu

lorsque Robert Downey Jr. a fait son apparition sur scène,

salué par une ovation prolongée qui a effacé, l'espace

d'un instant, toutes les réserves exprimées par ailleurs

sur la franchisation des blockbusters. La mise en scène,

parfaitement calibrée, a offert à toute la semaine son

N°515 / 29 avril 2026

11


Cinemacon 2026

©Getty Images for CinemaCon

de lancement, avec un objectif total de quinze titres en

theatrical d'ici 2027. Parmi les temps forts : Masters of

the Universe (juin 2026), I Play Rocky de Peter Farrelly

(novembre 2026), The Beekeeper 2 avec Jason Statham

(janvier 2027), Spaceballs : The New One de Josh Greenbaum

retrouvant Mel Brooks (avril 2027) et, surtout,

The Thomas Crown Affair réalisé et interprété par Michael

B. Jordan aux côtés d'Adria Arjona, sur une partition

originale de Jon Batiste (mars 2027). Signal fort enfin :

l'annonce de Denis Villeneuve aux commandes du

prochain James Bond, sur un scénario de Steven Knight.

Une volonté assumée d'exister comme major à part entière.

Warner a marqué les esprits par une présentation résolument

tournée vers l'avenir, ce qui, en soi, constitue un

message. Après plusieurs années d'incertitude stratégique,

le studio a projeté une feuille de route ambitieuse, avec

une grammaire visuelle nette, un ton confiant et une

insistance sur la pérennité du theatrical. Parmi les temps

forts, Tom Cruise et Alejandro González Iñárritu ont

présenté la comédie Digger, dans laquelle l’acteur apparaît

méconnaissable, avec des cheveux gris et un ventre rond…

avant de reprendre son image d’icône hollywoodienne

dès le lendemain.

Attention aux dérives

sur les prix des billets,

à la qualité de

l'expérience, et tout

particulièrement au

trop-plein publicitaire

avant séance

Tom Rothman,

PDG de Sony Pictures

©Getty Images for CinemaCon

Chris Evans, alias Captain America

grand final, et rappelé à qui voulait l'entendre que Disney

sait encore, mieux que quiconque, transformer une

présentation professionnelle en événement pop-culturel.

Studios : un millésime dense, quelques

moments suspendus

Pour qui ne devait retenir qu'une impression d'ensemble

des présentations studios, c'est celle d'un show de très

haute intensité que CinemaCon 2026 a livré. Talents à

foison, bandes-annonces exclusives, annonces calibrées,

effets de scène spectaculaires : l'industrie a sorti l'artillerie

lourde. Premier marqueur notable : Studiocanal, pour

la toute première fois, a tenu sa propre présentation

officielle. Une montée en puissance significative pour le

studio européen, qui entérine ainsi son statut d'interlocuteur

global, capable d'exister face aux majors américaines

dans ce qui reste la plus grande vitrine professionnelle

du cinéma mondial. Un signal politique autant que

commercial, et un message adressé aussi au marché

français : aux côtés des locomotives américaines, une voix

européenne trouve désormais sa place avec un line-up

présenté devant l'ensemble de la profession

internationale.

Amazon MGM, de son côté, a livré l'une des présentations

les plus denses du salon : près de deux heures pour un

line-up 2026-2027 ambitieux. Le studio a rappelé ses

fondamentaux : quatre sorties cumulant plus de 670

millions de dollars au box-office, neuf autres en rampe

Tom Rothman, PDG de Sony Pictures Motion Picture Group

En effet, c’est encore Tom Cruise qui, dans la conclusion

de la vidéo d'introduction de Paramount, trônait au

sommet du mythique château d'eau du studio. L’occasion

d’annoncer, au passage, Top Gun 3 pour prolonger une

saga indissociable, depuis 2022, du récit de la reconquête

salle post-pandémie. Autre roi du cinéma, James Cameron

a prouvé de son côté qu’il pouvait également être le roi

de l’alternative content avec son Hit Me Hard And Soft:

The Tour Live en 3D, réalisé en collaboration avec Billie

Eilish – et attendu dès le 7 mai prochain. Dans le sillage

du rapprochement annoncé avec Warner, le CEO de

Paramount Skydance David Ellison est venu en personne

engager sa parole devant la communauté des exploitants :

l'entité fusionnée produira du volume, du premium, et

respectera les engagements pris en matière de fenêtres.

Sony Pictures, enfin, a joué une partition plus grave.

Son patron Tom Rothman a saisi l'occasion d'une tribune

très suivie pour lancer un avertissement aux exploitants :

attention aux dérives sur les prix des billets, à la qualité

de l'expérience, et tout particulièrement au trop-plein

publicitaire avant séance. Le message, inhabituellement

©2026 Getty Images

Billie Eilish et James Cameron

12 N°515 / 29 avril 2026


direct de la part d'un studio, a fait écho aux mises en

garde de Chris Aronson sur le risque d'une appointment

activity. Si l'on empile les freins à la fréquentation (séance

qui démarre vingt-cinq minutes après l'heure annoncée,

tarifs excessifs, qualité technique inégale), on alimente

soi-même la désaffection.

En marge de Vegas : Netflix s'invite à la table

Le rendez-vous de l'exploitation mondiale ne se joue

pas uniquement dans les salles de présentation de Las

Vegas, et on a notamment beaucoup parlé des discussions

nouées entre Netflix et différents acteurs de la filière,

circuits comme distributeurs. En parallèle du CinemaCon,

Ted Sarandos s’est en effet entretenu avec les dirigeants

d’AMC, Regal, Cinemark et Cinema United, mais a

aussi rencontré des représentants de l’exploitation internationale,

dont Alejandro Ramírez Magaña, le CEO de

Cinepolis (groupe mexicain, 4 ème circuit mondial), Laura

Houlgatte et Phil Clapp pour l’UNIC (qui représente

39 territoires européens), ainsi qu’Eddy Duquenne,

CEO de Kinepolis, ou encore Laure de Boissard, directrice

générale de Pathé Cinémas. Après des années de défiance

mutuelle, la plateforme semble disposée à franchir un

pas supplémentaire vers l'exploitation, avec des projets

de sortie salle plus ambitieux sur certains titres. Pas une

révolution, pas un alignement doctrinal, mais un dialogue

désormais installé, qui pourrait à moyen terme redessiner

la carte des partenariats.

Un équilibre à trouver

De cette édition 2026, il faudra retenir une industrie qui

sait reconnaître ses fragilités tout en affichant une confiance

retrouvée sur ses atouts fondamentaux : l'unicité de

l'expérience salle, la puissance du theatrical comme

plateforme de lancement, la créativité intacte des auteurs

et des studios. Les messages envoyés sur la chronologie,

sur la qualité de l'expérience, sur la nécessité d'innover,

dessinent un chemin. Reste à le tracer ensemble, exploitants

et studios, sans que l'un ne croie pouvoir avancer

sans l'autre. Rendez-vous dans un an, à Las Vegas, pour

en mesurer les effets.

Julien Marcel

©Getty Images for CinemaCon

Tom Cruise et Alejandro González Iñárritu

Trade floor : le moment LED

Le plus grand marqueur technologique du salon expo de 2026,

c'est le cap franchi, après plusieurs années de démonstrations

encore confidentielles, par la technologie LED pour la salle.

D’abord un cap de taille, avec Samsung qui étend désormais

sa gamme d’écrans cinéma Onyx aux salles Premium Large

Format (PLF). Après les versions 5 m dédiées aux configurations

boutique et 10 m pour les salles premium, le fabricant sud-coréen

propose donc, désormais, un écran cinéma LED Onyx de 14 m.

Le second cap est celui du son, franchi par GDC avec sa dalle

micro-perforée Tricorne Premium. L’équipementier lève ainsi

l'un des grands freins au déploiement des écrans cinéma LED :

l'impossibilité de placer les haut-parleurs derrière l'image, qui

obligeait les exploitants à repenser totalement l'acoustique de

leurs salles en répartissant les enceintes autour du cadre.

« La particularité du le Tricorne Premium LED, doté d'un pas de

pixel (pitch) de 2,5 millimètres, réside dans sa transparence

acoustique totale », explique GDC, en détaillant la conception

« intégralement micro-perforée » qui permet d'installer les

enceintes directement derrière l’écran.

Le système conserve les fondamentaux de la gamme, tout en

intégrant des ajustements spécifiques au grand format : pitch

de 3 mm optimisé pour garantir une netteté homogène sur

l’ensemble de la surface, compatibilité 4K jusqu’à 120 Hz et

fluidité renforcée sur les contenus à fort mouvement. Le format

de 14 mètres peut par ailleurs être étendu jusqu’à 20 mètres

grâce à l’ajout de modules latéraux et inférieurs, afin de

s’adapter précisément aux dimensions de la salle. Sur le plan

technique, Samsung met également en avant un contraste

inédit et une luminosité HDR pouvant atteindre 300 nits, « soit

environ six fois la norme cinématographique conventionnelle »,

avec une couverture complète du volume colorimétrique.

Modulable de 7 à plus de 30 mètres de base, le Tricorne

Premium LED s'adapte à presque toutes les salles (configuration

mur-à-mur et sol-au-plafond) et propose même une

option d'incurvation.

N°515 / 29 avril 2026

13


Distribution

UGC S’ENGAGE SUR L’ABANDON

Le 13 mai prochain, en même temps que sa première à Cannes, le public pourra

découvrir en salles le film de Vincent Garenq, qui retrace les derniers jours de

Samuel Paty. UGC, engagé sur le projet dès son origine, l’accompagne avec ferveur,

notamment auprès de la communauté éducative mais aussi de chaque citoyen.

©Guy Ferrandis

institutions qui nous aident à amplifier la diffusion et l’écho

du film, ainsi que les ministères qui ont été sensibilisés ».

L’idée étant de toucher l’ensemble de la communauté

éducative, incluant élèves, parents et le personnel encadrant

des établissements, etc.

S’appuyant sur le livre de Stéphane Simon, “Les

Derniers Jours de Samuel Paty” publié chez Plon en

2023, et sur les enquêtes et les procès qui ont suivi

l’assassinat, le 16 octobre 2020, du professeur d’Histoire-Géographie,

le film de Vincent Garenq revient

sur l’engrenage qui a conduit au drame. Une histoire

incarnée au cinéma par Antoine Reinartz, dans le rôle

de Samuel Paty, et Emmanuelle Bercot dans celui de

la principale du collège.

Produit par Outside Films (Stéphane Simon, fondateur,

et Marion de Blaÿ) et Les Films du Kiosque (François

Kraus et Denis Pineau-Valencienne), L’Abandon est

coproduit par France 3, Umedia… et UGC, qui s’est

engagé très tôt sur le projet. « Dès la lecture du scénario,

écrit en collaboration avec Mickaëlle Paty, la sœur de

Samuel, et aussi bien construit que documenté, nous avons

été convaincus », relate Lucie Mang, directrice marketing

chez UGC. « Tout comme le fait qu’il soit signé et réalisé

par Vincent Garenq, qui a déjà retracé des affaires au fort

retentissement » – celle d’Outreau dans Présumé Coupable

ou de Clearstream dans L'Enquête –, ajoute Anthony

Puglisi, chef de projet marketing.

Si L’Abandon a été tourné à l’été 2025, UGC a attendu

la fin du procès en appel de personnes impliquées, il y

a deux mois, pour dévoiler l’existence du film et sa

sortie dans l’année. Sa Sélection Officielle à Cannes,

Hors Compétition, où il sera montré le 13 mai, a imposé

la date comme une évidence. « Cannes est le plus bel

écrin, en particulier pour un film qui rassemble et dont

le message touche unanimement. Toute la France va vivre

cette projection en communion totale, le grand public

comme les festivaliers. » Le distributeur prévoit une

combinaison sur 300 copies, « mêlant salles généralistes

et art et essai, ainsi que des établissements de petite et

moyenne exploitation, le sujet s’adressant à tout le monde »,

précise le directeur des ventes Nicolas Charret.

Un fort volet scolaire

Pour accompagner un film au sujet aussi important,

« nous avons mené un travail minutieux, à la hauteur du

projet, confie Anthony Puglisi. Selon ceux qui ont vécu

l'enquête et vu L’Abandon, il montre au plus juste ces 11

jours dont on sait finalement peu de choses. Sa puissance

émotionnelle s’appuie sur des acteurs magistraux, premiers

comme seconds rôles, qui seront tous présents à Cannes, et

son récit est édifiant ; en cela il a une vraie vocation pédagogique,

notre campagne sera donc complétée par un fort

volet scolaire ». Ainsi, au-delà de partenaires médias importants

tels que France Inter, France Télévisions, Le Parisien

et Le Nouvel Obs, UGC a travaillé avec Zérodeconduite,

sur un dossier pédagogique destiné aux collèges (à partir

de la 4 e ) et lycées. « Les thèmes du film, qui traite de l’utilisation

des réseaux sociaux, des fake news, de la laïcité, de

la liberté d’expression, mais aussi d’autres sujets profonds,

peuvent toucher de nombreuses disciplines, et pas seulement

dans le cadre de l’Éducation Morale et Civique », estime le

chef de projet, rapportant l’avis de professeurs qui souhaitent

déjà que le film soit inscrit dans les programmes scolaires

officiels. « Car L'Abandon résonne aussi comme un puissant

hommage au métier et au rôle d’enseignant. » Bien entendu,

les séances scolaires sont possibles dès le 13 mai, et toute

l’année scolaire 2026/2027, le distributeur ne doutant

pas qu’elles se prolongeront, notamment lors de journées

sur la laïcité ou la citoyenneté, la minute de silence du

16 octobre, etc. Des partenariats ont été noués avec la

CASDEN (Banque de la Fonction publique), l’APHG

(Association des Professeurs d’Histoire-Géographie), le

Syndicat des Directeurs d’Établissements et « d’autres

Une cible d’abord adulte…

mais citoyenne en général

La campagne digitale cible en priorité les plus de 45 ans

sur les réseaux puisque « la cible naturelle du film est celle

qui réagit le plus sur Meta et YouTube », souligne Cornélia

Paris. Mais la responsable marketing digital sait aussi que

les jeunes sont très touchés, « et nous les laisserons donner

leur ressenti via Insta et TikTok. Nous minimisons les contenus

promotionnels, pour laisser le public s’exprimer. Côté média,

et avec Okarina, nos attachés de presse digitaux, nous entrons

dans une démarche d’accompagnement en expliquant les

intentions du film, avec des éléments pédagogiques ». Et en

travaillant, bien sûr, avec des créateurs de contenus cinéphiles

à Cannes ; et éducation, culture générale, et faits

de société hors Cannes. Sont aussi prévues une campagne

MyCanal en replay, et sur Allociné et les sites des cinémas

le week-end de pré-sortie jusqu’au week-end prolongé

d’après-sortie.

Si l’on peut s’interroger sur les dérives liées à une “libre”

expression sur les réseaux sociaux, l'équipe affirme qu’elle

sera très vigilante, mais surtout, se dit confiante dans la

réflexion que suscite le film. « Nous avons perçu une unanimité

dans l’émotion et la réception de tous ceux qui ont vu

L’Abandon et ont mesuré le déroulement et la gravité des

faits », témoigne ainsi Lucie Mang.

Une unanimité qui indique que le film s’adresse à tous,

même si la campagne va d’abord s’adresser à une cible

plutôt cinéphile, urbaine et CSP+, « en phase avec l’actu et

les questions politiques ». Outre les partenaires cités, UGC

prévoit une « campagne TV puissante sur les chaînes de

France Télévisions, avant et après la sortie », autour des JT

de 20h et de programmes comme C à vous, C dans l’air

ainsi qu’une campagne tactique sur BFM TV. Concernant

la presse écrite, il y aura des achats d’espace dans Le Monde,

Le Nouvel Obs, Le Point et Le Parisien, sans oublier les

titres cinéma comme VO et Trois couleurs pour leurs

éditions cannoises.

UGC a prévu une campagne d’achat auprès des régies

Canal+ et Talent Group en S-2, notamment dans les

circuits Pathé, MK2, CGR, Megarama et Kinepolis, ainsi

que chez des exploitants indépendants. Des préventifs

seront également déployés dans des cinémas UGC et MK2

affinitaires avec la cible. « Avec la fin des vacances scolaires

et la Fête du Travail, le film-annonce sera positionné à la fois

devant des films d’auteur et des films grand public, afin de

toucher un public particulièrement large » précise Yasmine

Chader. Car l’idée est d’élargir progressivement au public

des 25/49 ans, « qui sont aussi sensibles au sujet universel de

L’Abandon », selon Anthony Puglisi. Et il s’agit bien plus

que de “marketing”. « Nous sommes très fiers d‘accompagner

ce film, et devons être à la hauteur de ce qu’il mérite. »

Cécile Vargoz

14 N°515 / 29 avril 2026


Nicolas Cage, première génération

LEAVING LAS VEGAS

UN CLASSIQUE À REPOSITIONNER

©1995 Initial Films4

Trente ans après sa sortie, le drame

culte de Mike Figgis revient dans

les salles le 20 mai prochain, sous

bannière Dulac Distribution. Pour

l’accompagner et séduire une

nouvelle génération, le distributeur

mise sur la romance

et l’événementialisation.

La diffusion du répertoire n’est pas nouvelle chez La

Maison Dulac. De Lola Montès de Max Ophuls à Lola

de Jacques Demy, en passant par Le Roi et l'Oiseau ou

les films de Jean-Pierre Melville, « Sophie Dulac et

Michel Zana avaient déjà initié tout un travail de

rééditions en salles, complètement dans l’ADN de Dulac »,

rappelle le directeur de la programmation Eric Jolivalt.

Après Un homme et une femme de Claude Lelouch

proposé aux salles en mai 2019, Leaving Las Vegas

marque donc le retour de Dulac Distribution sur le

terrain du patrimoine, avec l'ambition d’ajouter un

ou deux titres à sa dizaine d’inédits annuels.

Pour faire (re)découvrir le film de Mike Figgis, l'équipe

marketing a choisi de laisser de côté sa noirceur suicidaire

au profit de sa puissance romanesque. « Nous avons modifié

le synopsis, qui révélait la fin du film à l'époque, pour nous

focaliser davantage sur cette histoire d'amour passionnelle

et capitaliser sur la figure de Nicolas Cage, dans le rôle qui

lui a fait remporter l’unique Oscar de sa vie », détaille la

directrice marketing Sara Bleger. Pour accompagner les

salles, Dulac Distribution a d’ailleurs prévu des masques

à l'effigie de l'acteur, des stickers du couple, et des formats

vidéos ludiques pensés pour les réseaux sociaux, « comme

un "Où est Charlie ?"... version Las Vegas ». Le distributeur

a par ailleurs pris la décision d'ajouter un carton d'avertissement

sur les scènes de VHSS que comporte le film,

« qui peuvent notamment choquer le public jeune d’aujourd’hui.

Il nous semblait important de prévenir les spectateurs

», estime Sara Bleger.

Pour sa ressortie, Leaving Las Vegas va s'appuyer sur la

forte dynamique événementielle lancée dans les salles du

réseau Dulac, mais conçue pour inspirer l'ensemble des

exploitants. La projection du 27 avril, au Reflet Médicis,

a ainsi accueilli un concours de déguisements de rôles

de Nicolas Cage (après le concours de sosies Timothée

Chalamet en février à l’occasion des projections en 70

mm de Marty Supreme à l'Arlequin). Plus tôt, pour

l’avant-première du 17 avril, l'Arlequin avait été transformé

en casino avec de véritables tables de jeu dans le hall et

une soirée cocktails – dont le mocktail “Nicolas Sage”

– qui attendait les spectateurs à la sortie du débat avec

Mike Figgis.

Autant d'événements qui, comme le souligne Eric Jolivalt,

permettent au réalisateur de « revenir dans les radars

cinéphiles », et à la Maison Dulac de faire concorder « ses

talents en matière d’exploitation et de distribution ». Le

distributeur prévoit une combinaison d’une trentaine de

copies au démarrage, pour un travail de fond qui portera

©Dulac Distribution/Studiocanal

Le cinéaste britannique Mike Figgis est venu en France à la rencontre

de la presse… et du public.

ses fruits sur la durée. « Le cinéma d’Ibos, dans les Hautes-Pyrénées,

a déjà prévu de le programmer une séance par semaine

tout l’été, car c’est le film de chevet de son directeur », se

réjouit en outre Eric Jolivalt.

Pour son prochain rendez-vous patrimoine, Dulac

Distribution s'associera à UGC pour la ressortie des

Nuits fauves de Cyril Collard, datée au 2 décembre,

« avec la possibilité d’organiser des séances dès la Journée

mondiale de lutte contre le Sida du 1 er décembre », et la

conviction que « ce film qui a marqué toute une génération

saura recouvrer sa puissance formelle auprès des

jeunes d'aujourd'hui ».

Ayşegül Algan

N°515 / 29 avril 2026

15


GIANNA JUN KOO KYO-HWAN JI CHANG-WOOK

FESTIVAL D

SÉLECTION OF

SÉANCE D

MINUIT

À CANNES

©CARACTÈRES

Un film de

YEON SANG-HO


SHIN HYUN-BEEN KIM SHIN-ROCK ET GO SOO

E CANNES

FICIELLE 2026

E MINUIT

LE 27 MAI

AU CINÉMA

PRÉSENTE

EN ASSOCIATION

SHOWBOX UNE PRODUCTION WOWPOINT ET SMILEGATE AVEC MIDNIGHT STUDIO UN FILM DE YEON SANG-HO “COLONY”

AVEC GIANNA JUN KOO KYO-HWAN JI CHANG-WOOK SHIN HYUN-BEEN KIM SHIN-ROCK ET GO SOO VISUELS EFFETS

HONG JEONG-HO KIM JAE-HWAN SPÉCIAUX EFFETS

MAQUILLAGE

PARK KYOUNG-SOO MAQUILLAGE KIM HYUN-JUNG EFFETS SPÉCIAUX HWANG HYO-KYUN KWAK TAE-YONG SON KIM SUK-WON DE PRISE

SON KANG BONG-SUNG JUNG JIN-MO

CHEF

ÉLECTRICIEN SONG HYUN-SUK MUSIQUE CHAI MIN-JOO COSTUMES KIM KYEONG-MI MONTAGE HAN MEE-YEON DÉCORS LEE MOK-WON IMAGE BYUN BONG-SUN COPRODUCTEUR KIM YEON-HO PRODUCTEUR

EXÉCUTIF CHARLIE SHIN PRODUIT

PARYANG YOOMIN HAILEY SUNG JOON-HO SCÉNARIO YEON SANG-HO CHOI GYU-SEOK RÉALISÉ

PAR YEON SANG-HO

© 2026 SHOWBOX, WOWPOINT, SMILEGATE. TOUS DROITS RÉSERVÉS.


Calendrier

SEMAINE JOUR DE SORTIE FÉRIÉ

JOUR FÉRIÉ

CHANGEMENT/NOUVELLE DATE

REPRISE

CONTENU ALTERNATIF

Zone A

Besançon, Bordeaux,

Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble,

Limoges, Lyon, Poitiers

Zone B

Aix-Marseille, Amiens, Caen,

Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice,

Orléans-Tours, Reims, Rennes,

Rouen, Strasbourg

Zone C

Créteil, Montpellier,

Paris, Toulouse,

Versailles

S18

29 AVR.

03

S19

6 MAI

S20

13 MAI

S21

20 MAI

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

LES FILMS DU LOSANGE

CYCLE DEPARDON ET L'AFRIQUE (4 FILMS)

JOUR2FÊTE DAO 03h12 A.Gomis K.Correa, D.Kouadio, S.Guesmi

BAC FILMS DIE MY LOVE 01h58 L.Ramsay J.Lawrence, R.Pattinson, L.Stanfield

KMBO ELFIE ET LES SUPER ELFKINS 01h16 U.von Münchow-Pohl J.Haase, P.Pizzera, A.Frier

OPTIMALE DISTRIBUTION EMBARQUEMENT IMMÉDIAT 01h22 L.Eyre Morgan et N.Ely L.Eyre Morgan, D.Tag, L.Boyle

PATHÉ LIVE EUGÈNE ONÉGUINE (METROPOLITAN OPERA) 04h05 D.Warner A.Grigorian, M.Barakova, I.Samoilov

THE JOKERS FILMS HOKUM 01h48 D.McCarthy A.Scott, D.Wilmot, A.Amelio

POWERHOUSE PRODUCTIONS KARA 02h41 V.Raja Dhanush, M.Baiju, S.Venjaramoodu

DHR DISTRIBUTION / A VIF CINEMAS LA MAISON DORÉE 01h50 S.Baccar

TAMASA DISTRIBUTION LA RAGAZZA DI BUBE 01h50 L.Comencini C.Cardinale, G.Chakiris, M.Michel

GAWL LE 13 E ROUND 01h25 M.Nahdi A.Mahmoud, H.Dridi, H.Ben Jabouria

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA 2 01h59 D.Frankel M.Streep, A.Hathaway, E.Blunt

TAJINE STUDIO LE MAURE DE KARATAS 01h23 A.Yerzhanov B.Aitzhanov, A.Starchenko, Z.Aibassov

DESTINY FILMS L’ENFANT BÉLIER 01h44 M.Bergman S.Kechiouche, Z.Belhajamor, C.Toros

SONY PICTURES ENTERTAINMENT FRANCE MOI, QUAND JE ME RÉINCARNE EN SLIME, LE FILM : LES LARMES DE LA

/ CRUNCHYROLL

MER AZUR

01h44 Y.Kikuchi O.Miho, H.Kanemoto, T.Maeno

FRIDAY ENTERTAINMENT PATRIOT 02h57 M.Narayanan Mammootty, Mohanlal, F.Faasil

TAMASA DISTRIBUTION POLVO SERÁN 01h46 C.Marques-Marcet Á.Molina, A.Castro, M.Almirall

TRAFALGAR RELEASING POWER TO THE PEOPLE: JOHN & YOKO LIVE IN NYC 01h21 S.Hilton J.Lennon, Y.Ono

CINÉDIA FILMS QUAND J'ÉTAIS PETIT.E 01h28 S.Loridon

THE JOKERS FILMS

RÉTROSPECTIVE SHŌHEI IMAMURA (3 FILMS)

CONDOR DISTRIBUTION SORDA 01h40 E.García M.Garlo, Á.Cervantes, E.Irureta

HAUT ET COURT SUKKWAN ISLAND 01h55 V.de Fontenay S.Arlaud, W.Norman, A.Pöysti

LA TRAVERSE UN BALCON À LIMOGES 01h10 J.Reybaud F.Babe, A.Heimburger, P.Gallet

DIAPHANA DISTRIBUTION VIVALDI ET MOI 01h51 D.Michieletto T.Insolia, M.Riondino, F.Sacchi

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PARAMOUNT PICTURES FRANCE BILLIE EILISH - HIT ME HARD AND SOFT: THE TOUR LIVE IN 3D J.Cameron et B.Eilish B.Eilish, J.Cameron, F.O'Connell

MEMENTO / ZINC FILM C’EST QUOI L’AMOUR ? 01h48 F.Gorgeart L.Calamy, V.Macaigne, L.Salem

PAN DISTRIBUTION CINQUE SECONDI 01h45 P.Virzì V.Mastandrea, G.Bellugi, V.Bruni Tedeschi

JHR FILMS COLLAPSE (FACE À GAZA) 01h18 A.Even

NOUR FILMS COSMOS 02h30 G.Roaux Á.Molina, A.Catzín, M.Treviño

ASSOCIATION KINOTAYO DEAR TOMORROW 01h31 K.Astrup Schröder

LES FILMS DE FORCE MAJEURE DO YOU LOVE ME 01h15 L.Daher

DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 1 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte

DULAC DISTRIBUTION ETTY : PARTIE 2 02h43 H.Levi J.Windischbauer, S.Koch, L.Witte

LILA PRODUCTION FLANA 01h25 Z.Ghandour

COLIBRI FILMS FRENCH FILM 01h10 C.Chamis L.Colucci, P.Miocekovitz, C.Freychet

DIAPHANA DISTRIBUTION LA VÉNUS ÉLECTRIQUE 02h02 P.Salvadori P.Marmaï, A.Demoustier, G.Lellouche

PATHÉ FILMS LE CHANTIER J.Bron

TAHIA FILMS L'ENTENTE - LA FACE CACHÉE D'ALEXANDRIE (THE SETTLEMENT) 01h34 M.Rashad H.Omar, E.Ghoniem, M.Abdel Hady

LE PACTE MI AMOR G.Nicloux P.Klementieff, B.Magimel, F.Mavor

ART HOUSE MON GRAND FRÈRE ET MOI 02h07 R.Nakano K.Shibasaki, J.Odagiri, H.Mitsushima

WARNER BROS. FRANCE MORTAL KOMBAT II 01h56 S.McQuoid K.Urban, L.Tan, J.Taslim

TS PRODUCTIONS PLANÈTE SANSEVERINO 01h36 M.Mignon et P.Crnogorac Sanseverino

STUDIO TF1 POUR LE PLAISIR 01h29 R.Kherici A.Lamy, F.Cluzet, M.Hazanavicius

MALAVIDA FILMS

RÉTROSPECTIVE ANJA BREIEN (3 FILMS)

TAMASA DISTRIBUTION REMPARTS D'ARGILE 01h25 J.Bertuccelli L.Shenna, Kricheche

COMPAGNIE DES 9MUZ RESSACS, UNE HISTOIRE TOUARÈGUE 02h00 I.el Ansari

NEW STORY SAUVONS LES MEUBLES 01h26 C.Cosme V.Pons, Y.Zimmer, G.Londez

SND THE CRIMINALS 01h37 D.Mackenzie A.Taylor-Johnson, T.James, G.Mbatha-Raw

PYRAMIDE DISTRIBUTION THE NEW WEST 01h37 K.Beecroft P.Zimiga, T.Zimiga, S.McNairy

THE JOKERS FILMS THE WORLD OF LOVE 01h59 G.Yoon S.Seo, J.Hye-jin, J.Kim

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

CARLOTTA FILMS

5 FILMS CULTES DU STUDIO KADOKAWA

EUROZOOM CHAO 01h30 Y.Aoki O.Suzuka, A.Yamada, K.Miyake

LES ACACIAS DUNE 02h17 D.Lynch K.MacLachlan, J.Prochnow, F.Annis

KMBO ÉLISE SOUS EMPRISE 01h26 M.Rémond M.Rémond, J.Garcia, G.Kervern

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE ELLA MCCAY 01h55 J.Brooks E.Mackey, J.Curtis, W.Harrelson

SEVENTH ART PRODUCTIONS FRIDA KAHLO 01h30 A.Ray

MEMENTO HISTOIRES PARALLÈLES 02h19 A.Farhadi I.Huppert, V.Efira, P.Niney

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR IRON MAIDEN: BURNING AMBITION 01h46 M.Venville S.Harris, B.Dickinson, N.McBrain

UFO DISTRIBUTION JUNK WORLD 01h45 T.Hori

UGC DISTRIBUTION L’ABANDON V.Garenq A.Reinartz, E.Bercot, N.Bouizzoul

LE PACTE L’ÊTRE AIMÉ R.Sorogoyen J.Bardem, V.Luengo, R.Arévalo

LE PACTE OBSESSION 01h49 C.Barker M.Johnston (II), I.Navarrette, C.Tomlinson

PARAMOUNT PICTURES FRANCE TOP GUN 01h50 T.Scott T.Cruise, K.McGillis, T.Skerritt

PARAMOUNT PICTURES FRANCE TOP GUN: MAVERICK 02h11 J.Kosinski T.Cruise, M.Teller, J.Connelly

LES FILMS DU TITAN VOUS N’ÊTES PAS IVAN GALLATIN 01h31 P.Torrado A.Buil, R.Vouilloz, N.Ahmed

CGR EVENTS YU-GI-OH! THE DARK SIDE OF DIMENSIONS 02h10 S.Kuwabara S.Kazama, K.Tsuda, H.Takahashi

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

ANIME LIMITED ALL YOU NEED IS KILL 01h26 K.Akimoto A.Mikami, N.Hanae, M.Chûgakusei

PATHÉ FILMS AUTOFICTION 01h51 P.Almodóvar B.Lennie, L.Sbaraglia, A.Sánchez-Gijón

LÉOPARD FILMS CHARLI XCX: ALONE TOGETHER 01h07 B.Bell et P.Jones-Soler Charli xcx

POWERHOUSE PRODUCTIONS DRISHYAM 3 02h35 J.Joseph Mohanlal, Meena, A.Hassan

DULAC DISTRIBUTION LEAVING LAS VEGAS 01h51 M.Figgis N.Cage, E.Shue, S.Weber

DESTINY FILMS LES GOÛTEUSES D'HITLER 02h03 S.Soldini E.Schlott, M.Riemelt, A.Hasun

SAJE DISTRIBUTION MAXIMILIEN KOLBE 01h51 A.D'Ambrosio M.Kwasny, C.Sherwood, R.Polonski

BLUE NOTE FILMS MORTE E VIDA MADALENA 01h25 G.Parente N.Bonoba, T.Teixeira, N.Rocha

PARAMOUNT PICTURES FRANCE PASSENGER 01h34 A.Øvredal J.Scipio, L.Llobell, M.Leo

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE STAR WARS: THE MANDALORIAN AND GROGU 02h12 J.Favreau P.Pascal, S.Weaver, J.Allen White

WAYNA PITCH VANILLA 01h39 M.Hermosillo N.Plasencia, D.Porras, M.Castellá

18 N°515 / 29 avril 2026


S22

27 MAI

S23

3 JUIN

S24

10 JUIN

S25

17 JUIN

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

WAYNA PITCH À BRAS-LE-CORPS (SILENT REBELLION) 01h36 M.Sgualdo L.Gueneau, G.Colin, T.Doret

PANAME DISTRIBUTION COCOTTE 01h37 G.Pálfi M.Diakopanayotou, A.Pandazaras, Y.Kokiasmenos

ARP SÉLECTION COLONY 02h02 S.Yeon G.Jun, K.Koo, J.Chang-Wook

NEXT FILM DISTRIBUTION CUBA & ALASKA 01h33 Y.Troyanovsky

EPICENTRE FILMS FATHER 01h42 T.Nvotová M.Ondrík, D.Moravkova, P.Bebjak

LÉOPARD FILMS HOLY DESTRUCTORS 01h25 A.Žegulytė

PATHÉ LIVE LE DERNIER RÊVE DE FRIDA ET DIEGO (METROPOLITAN OPERA) 02h48 D.Colker I.Leonard, C.Alvarez, G.Reyes

ANIME LIMITED LE DERNIER SOUFFLE D'UN YAKUZA 01h30 B.Kinoshita K.Kobayashi, H.Mitsushima, Y.Miyazaki

SUDU CONNEXION LE PONT 01h30 W.Mattar M.Hamzaoui, S.Omrane, S.Hannachi

PARK CIRCUS FRANCE LES HOMMES PRÉFÈRENT LES BLONDES 01h31 H.Hawks J.Russell, M.Monroe, C.Coburn

METROPOLITAN FILMEXPORT LE VIRTUOSE 01h49 D.Roher L.Woodall, D.Hoffman, H.Liu

SPLENDOR FILMS L'HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI 02h09 J.Huston S.Connery, M.Caine, C.Plummer

STUDIOCANAL L'OBJET DU DÉLIT A.Jaoui D.Auteuil, A.Jaoui, E.Haïdara

WARNER BROS. FRANCE MATA R.Lang (II) E.Haïdara, J.Japy, R.Personnaz

ATYPIK STUDIO MINIBIOPIC 01h08 K.Hamon et R.Cathelineau R.Cathelineau, F.Nilsson, V.Lextreyt

PATHÉ LIVE PAUL MIRABEL - PAR AMOUR : LE SPECTACLE AU CINÉMA 01h25 N.Munnich P.Mirabel

SHADOWZ / PROGRAM STORE SACCHARINE 01h52 N.James M.Francis, D.Macdonald, M.Madden

ZINC FILM TOUT VA SUPER P.Cassir H.Jemili, N.Lvovsky, M.Colomb

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

PARADIS FILMS ANNA ET LES ENFANTS 01h30 D.Clavier C.Chamoux, A.Lenoir, O.Côte

ED DISTRIBUTION BAIT 01h29 M.Jenkin E.Rowe, S.Shepherd, M.Woodvine

NORTE DISTRIBUTION BOUCHRA 01h23 O.Barki et M.Bennani

LA FILMOTHÈQUE DISTRIBUTION

(EX CINÉ SORBONNE) BYE BYE BRÉSIL 01h40 C.Diegues B.Faria, J.Wilker, F.Jr.

AD VITAM EN NOUS 02h07 J.Binoche J.Binoche, A.Khan

VALENTINE LOEB SAS FRANCESCA & GIOVANNI 01h47 S.Izzo et R.Tognazzi E.Pantano, P.Reggiani, G.Arezzo

PATHÉ FILMS LA BATAILLE DE GAULLE : L’ÂGE DE FER A.Baudry S.Abkarian, S.Beale, F.Lesieur

NOUR FILMS L'AFFAIRE ZANETTI 01h45 L.Di Costanzo R.Zem, B.Ronchi, D.Ribon

KMBO LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER LES COLLINES 01h39 G.Unkovski A.Jakup, A.Agushev, D.Akan Zlatanova

LES FILMS DES DEUX RIVES LOIN DE MOI LA COLÈRE 01h33 J.Akafou

GEBEKA FILMS NOUVEAUX COPAINS À PUFFIN ROCK 01h19 J.Purcell C.O'Dowd, A.Huberman, E.Whittaker

PATHÉ LIVE SANTA – LE CONCERT AU CINÉMA 01h40 T.Carné Santa

PARAMOUNT PICTURES FRANCE SCARY MOVIE M.Tiddes M.Wayans, S.Wayans, A.Faris

PIECE OF MAGIC ENTERTAINMENT FRANCE THE AMAZING DIGITAL CIRCUS : ACTE FINAL 01h33 Gooseworx L.Freeman, M.Kovach, M.Lenti

ORIGINALS FACTORY THE PLAGUE 01h35 C.Polinger J.Edgerton, E.Blunck, E.Heffernan

PYRAMIDE DISTRIBUTION TOUTES MES SOEURS 01h18 M.Bakhshi

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

WAYNA PITCH A SECOND LIFE 01h17 L.Slama A.Rousselle, A.Lawther, S.Bemba

SINGULARIS FILMS AU BORD DU MONDE 01h45 G.van de Vorst et S.Muselle M.Taquin, S.Deprez, N.Richard

UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FR DISCLOSURE DAY S.Spielberg E.Blunt, J.O'Connor, C.Firth

L'ATELIER DISTRIBUTION D'OÙ VIENT LE VENT 01h40 A.Guellaty E.Bellagha, S.Baccar, S.Belhassen

PAN DISTRIBUTION D’UN MONDE À L’AUTRE 01h15 J.Renier

LES ALCHIMISTES ENTRONCAMENTO 02h11 P.Cabeleira A.Vilaça, C.Diára, R.Morais

SONY PICTURES RELEASING FRANCE FILS DE PERSONNE 01h37 S.Nebbou R.Duris

ANIME LIMITED GHOST IN THE SHELL 01h23 M.Oshii A.Tanaka, A.Ôtsuka, T.Ôki

PETIT CHAOS HAIR, PAPER, WATER… 01h11 N.Graux et M.Trương

PATHÉ LIVE JOHNNY HALLYDAY, LORADA TOUR - BERCY 1995 02h15 Bernard Schmitt

FRIDAY ENTERTAINMENT LA DERNIÈRE SÉANCE 01h50 P.Nalin B.Rabari, B.Shrimali, R.Meena

SOLARIS DISTRIBUTION L'AMANT 01h55 J.Annaud J.March, T.Leung Ka Fai, J.Moreau

CARLOTTA FILMS LE DERNIER VRAI SAMOURAÏ 02h11 J.Yasuda M.Yamaguchi, N.Fuke, Y.Sakura

DIAPHANA DISTRIBUTION LE VERTIGE Q.Dupieux A.Chabat, J.Cohen, A.Demoustier

WEEKEND FILMS / AVA FILMS MA FAMILLE CHÉRIE 01h23 I.Le Besco É.Bouchez, M.Berenson, J.Balibar

LES FILMS DU CAMELIA SUR MES LÈVRES 02h00 J.Audiard E.Devos, V.Cassel, O.Gourmet

DULAC DISTRIBUTION THE CHRISTOPHERS 01h40 S.Soderbergh I.McKellen, M.Coel, J.Corden

METROPOLITAN FILMEXPORT THE FURIOUS 01h53 K.Tanigaki X.Miao, J.Taslim, S.Boonthanakit

LE PACTE THE GIACCOMO B.Drapeau Giaccomo, Tibo Inshape, M.Quiviger

MOTEL THE LAST VIKING 01h56 A.Jensen M.Mikkelsen, N.Lie Kaas, L.Brygmann

ARIZONA DISTRIBUTION UNE ANNÉE ITALIENNE 01h42 L.Samani S.Wendick, G.Covi, P.Giustolisi

DISTRIBUTEUR FILM DURÉE RÉALISATEUR(S) INTERPRÈTE(S)

METROPOLITAN FILMEXPORT BACKROOMS 01h45 K.Parsons C.Ejiofor, R.Reinsve, M.Duplass

APOLLO FILMS DEVIENS GÉNIAL L.Grandperret M.Payet, M.Bedia, M.Baup

THE JOKERS FILMS JIM QUEEN 01h20 M.Nguyen et N.Athane A.Ramires, J.Gillet, S.Souagnon

JOUR2FÊTE LA BALEINE ET LE MUSICIEN 01h23 V.Paoli Rone

CGR EVENTS LA NUIT DE LA GÉOPOLITIQUE 2026 03h00

POTEMKINE FILMS LE CUIRASSÉ POTEMKINE 01h08 S.Eisenstein et G.Aleksandrov G.Aleksandrov, S.Eisenstein, A.Antonov

MICHAËL JOURNOLLEAU LES BEAUX JOURS 00h35 M.Journolleau J.Lepic

TANDEM L’ÉTRANGÈRE 01h41 G.Jiji Z.Ebrahimi, A.Manenti, A.Waked

AD VITAM L'ILLUSION DE YAKUSHIMA 02h02 N.Kawase V.Krieps, Kan'ichirô

FRIDAY ENTERTAINMENT NOS VICTOIRES FRAGILES 01h30 M.Ozgun S.Ozgun, F.Renard, A.Martin (II)

LES ACACIAS PÂQUES SANGLANTES 01h43 G.de Santis R.Vallone, L.Bosè, F.Lulli

MALAVIDA FILMS

RÉTROSPECTIVE DEREK JARMAN (5 FILMS)

LES ACACIAS RIZ AMER 01h50 G.de Santis D.Dowling, V.Gassman, S.Mangano

LES FILMS DU LOSANGE SHANA 01h20 L.Pinell E.Huault, N.Lvovsky, I.Gherib

CONDOR DISTRIBUTION SUR LA ROUTE D'OMAHA 01h33 C.Webley J.Magaro, M.Wright, W.Solis

THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE TOY STORY 5 A.Stanton et M.Harris T.Hanks, T.Allen, J.Cusack

ARP SÉLECTION ULYSSE 01h37 L.Masson É.Bouchez, S.Merhar, R.Bohringer

NEW STORY UN CHAMP DE FRAISES POUR L’ÉTERNITÉ 01h44 A.Raoust P.Rebbot, G.Montel, Q.Dolmaire

Dates connues à l'heure de notre bouclage. Calendrier susceptible de modifications.

AVIS AUX DISTRIBUTEURS Afin de voir apparaître vos sorties dans les fiches films de Boxoffice, n’hésitez pas à faire parvenir

régulièrement votre line-up mis à jour à redaction.boxoffice@cinegroup.fr

N°515 / 29 avril 2026

19


Chiffres

3 FILMS - 3 CARRIÈRES

1 POINT DE COMPARAISON

La sortie ce 20 mai de Autofiction de Pedro Almodóvar,

toujours accompagné par Pathé, marque le retour du réalisateur

espagnol à Cannes, et aussi le retour de la sortie de ses

films en mai. Ainsi, retour en chiffres sur les performances

en salles des trois derniers longs métrages de l’enfant terrible

du cinéma espagnol.

LA CHAMBRE

D'À CÔTÉ

MADRES PARALELAS

DOULEUR ET GLOIRE

Source CBO-Box Office / Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

Date de sortie

Distributeur

Cumul des entrées

1 er jour

1 er week-end

Séances

Moyenne par séance 1 er we

Cœfficient Paris/Province

Taux de transformation

(cumul des entrées/1 er jour)

Note Spectateur AlloCiné

08/01/2025 01/12/2021 17/05/2019

PATHÉ PATHÉ PATHÉ

619 160 635 039 846 989

27 547 26 389 36 645

185 806 161 895 171 166

6 926 5 519 4 057

27 29 42

3,77 3,74 3,16

22 24 23

3,7 3,8 3,9

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1 ER WEEK-END

DEPUIS 2 SEMAINES

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 22/04/2026 MICHAEL UNIVERSAL 540 1 171 314 15 489 76

2 15/04/2026 JUSTE UNE ILLUSION GAUMONT 665 450 584 11 268 40

3 22/04/2026 NOUS L'ORCHESTRE PYRAMIDE 100 26 672 884 30

4 15/04/2026 BAGARRE STUDIOCANAL 291 161 811 5 867 28

5 15/04/2026 LE RÉVEIL DE LA MOMIE WARNER 278 120 626 4 875 25

PERFORMANCE SÉANCE* / AU 1ER WEEK-END

EN 2026

FILM DISTRI. COPIES ENTRÉES SÉANCES MOYENNE

1 04/02/2026 STRAY KIDS: THE DOMINATE EXPERIENCE UNIVERSAL 213 66 238 860 77

2 22/04/2026 MICHAEL UNIVERSAL 540 1 171 314 15 489 76

3 01/04/2026 SUPER MARIO GALAXY LE FILM UNIVERSAL 779 1 429 883 20 122 71

4 04/02/2026 MARSUPILAMI PATHÉ 673 990 632 16 813 59

5 28/01/2026 GOUROU STUDIOCANAL 595 558 767 10 354 54

6 25/02/2026 SCREAM 7 PARAMOUNT 431 407 540 9 411 43

7 25/02/2026 ORWELL: 2+2=5 LE PACTE 77 25 002 622 40

8 15/04/2026 JUSTE UNE ILLUSION GAUMONT 665 450 584 11 268 40

9 11/02/2026 IT'S NEVER OVER, JEFF BUCKLEY PIECE OF MAGIC 41 2 996 75 40

10 07/01/2026 MR. NOBODY AGAINST PUTIN LOCO 5 1 180 30 39

Et de deux pour Universal qui, après Super Mario Galaxy, se

retrouve de nouveau en tête du classement des performances à la

séance. Avec les 76 entrées par séance (e/s) de Michael, la major

frappe fort, et occupe désormais les trois marches du podium des

meilleures moyennes de l’année. Derrière, le retour d’Éric Toledano

et Olivier Nakache séduit 40 spectateurs par projection, bien loin

des 25 e/s de Une année difficile, leur précédent long métrage.

Joli démarrage également pour Nous l’orchestre, chez Pyramide,

qui réalise 30 e/s et se positionne bien au-dessus des 18 e/s de

Indes galantes, le précédent documentaire de Philippe Béziat. En

quatrième position, Bagarre montre les muscles avec 28 e/s, et se

propulse bien mieux que la plupart des sorties françaises d’action.

Enfin, Le Réveil de la momie obtient une solide moyenne de 25

spectateurs par projection.

*Sans inclure le hors-film // Sources chiffres : Distributeurs Séances : Showtimes Dashboard by The Boxoffice Company

20 N°515 / 29 avril 2026


SÉANCES POSSIBLES LE 13 MAI À PARTIR DE 20H15

UGC PRÉSENTE

UNE PRODUCTION OUTSIDE FILMS ET LES FILMS DU KIOSQUE

LES 11 DERNIERS JOURS DE

SAMUEL PATY

“UN FILM CHOC”

LE NOUVEL OBS

“POIGNANT

SAISISSANT, EFFARANT”

RTL

“REMARQUABLE”

LE POINT

ANTOINE REINARTZ

UN FILM DE

VINCENT GARENQ

© 2026 - OUTSIDE FILMS - LES FILMS DU KIOSQUE - UGC IMAGES - FRANCE 3 CINÉMA - UMEDIA

LE 13 MAI AU CINÉMA

EMMANUELLE BERCOT

PHOTO : GUY FERRANDIS

L’ABANDON

CONTACTEZ VOTRE PROGRAMMATEUR·ICE HABITUEL·LE POUR ORGANISER VOS SÉANCES SCOLAIRES

MATÉRIEL ET DOSSIER PÉDAGOGIQUE DISPONIBLES SUR UGCDISTRIBUTION.FR


Digital

L’EFFET TIKTOK

Au-delà du “buzz", la mesure de l’engagement sur

le réseau social s’impose comme l’un des indicateurs

les plus fiables des prévisions de box-office

nord-américain.

©Collabstr / Unsplash

À l’occasion de CinemaCon 2026, TikTok et Cinema

United ont livré une nouvelle étude corrélant l'engagement

sur TikTok et les performances des continuations en

salles, quels que soient les genres, l'envergure des sorties

et les typologies de publics. Le rapport analyse ainsi

quatre propositions récentes et variées du cinéma grand

public américain – La Femme de ménage, Sinners, Wicked :

Partie 2 et Zootopie 2. Sur l’ensemble de ces titres, la

tendance observée est la même : plus l’engagement sur

TikTok progresse d’une semaine sur l’autre, plus les

recettes “domestiques” du film augmentent.

Ainsi, dans le sillage d'un bond de 459 % des publications

TikTok lors de sa première semaine, Sinners a affiché le

meilleur maintien en deuxième week-end (à peine -5 %

de box-office), suivi d'une hausse de 7 % la semaine

suivante. La Femme de ménage générait quant à lui plus

de recettes sur sa deuxième semaine d'exploitation que

lors de la première, tandis que l'activité TikTok autour

du film augmentait de 13 %. Wicked : Partie 2 a de son

côté culminé à près de 60 000 publications TikTok…

par jour, soit plus que tout autre film évalué en 2025.

Enfin, Zootopie 2 voyait ses publications grimper de

163 % en deuxième semaine, pour engranger 58 millions

de dollars supplémentaires sur le marché nord-américain,

alors que les “conversations” des fans ont continué de

s'amplifier bien au-delà du week-end de sortie.

Les dynamiques TikTok se révèlent donc être des repères

pertinents pour orienter les choix de programmation des

continuations. Le rapport livre également d’autres chiffres

illustrant la capacité de la conversation sur la plateforme

à se transformer en entrées. Près de 50 % des utilisateurs

TikTok déclarent ainsi y avoir découvert un nouveau

film. Parmi eux, 42 % ont ensuite consulté les horaires

des séances et 36 % ont acheté un billet. « Lorsque les

spectateurs découvrent un film sur la plateforme, ils ne se

contentent pas de le regarder : ils participent, créent, partagent

et se rendent physiquement au cinéma », ajoute Dennis

Papirowski, directeur monde de l'Entertainment et des

News chez TikTok, avant de conclure : « Notre communauté

mondiale FilmTok possède une capacité unique à mobiliser

cette passion pour créer une dynamique concrète et mesurable,

et nous sommes fiers de collaborer avec les exploitants et les

distributeurs pour continuer à convertir cette énergie en

fauteuils occupés. »

A.A.

POUR UN MARKETING HORS NORMES

Passé par Pathé Live, TF1 Studio, NBCUniversal, La 25 e Heure ou encore Metropolitan, Mickaël Gaudefroy

a lancé l’année dernière son agence qui accompagne les créateurs de contenu cinéma.

Depuis la pandémie, les stratégies marketing ont particulièrement

évolué et l’influence, portée par l’émergence

des réseaux sociaux et de nouvelles figures d'influence,

est devenue un atout majeur pour les campagnes, qui

peuvent prendre des formes très variées. « Les distributeurs,

les exploitants et même les institutions peuvent réaliser des

campagnes d’influence ciblées et uniques pour chaque film »,

explique Mickaël Gaudefroy, fondateur de Hors Normes.

Si son agence réunit des créateurs tels que OnTime (333

000 abonnés sur les plateformes), Ode C (500 000

abonnés), Chaa_PR (200 000 abonnés), Regelegorila

(1,5 million d’abonnés) ou encore Atom (500 000

abonnés), elle peut également collaborer ponctuellement

avec d’autres personnalités, « comme récemment avec

Hokum de Damian McCarthy, distribué par The Jokers

Films ce 29 avril, sur lequel nous mobilisons spécifiquement

des créateurs spécialisés dans l’horreur ». Et ce travail ne se

limite pas au digital, Hors Normes investissant également

le champ de l’événementiel pour des séances avec influenceurs

ou des ciné-clubs. « L’objectif est de se démarquer par

un accompagnement sur mesure, qu'il s'agisse de mobiliser

une personnalité ou de gérer les invitations. »

Un levier de visibilité

Dans la “bataille de l’attention” menée par la filière, les

campagnes d’influence représentent des armes de pointe.

Toutefois, Mickaël Gaudefroy nuance : « Ces campagnes

ne se suffisent pas à elles seules. Elles sont efficaces lorsqu'elles

sont intégrées à une stratégie globale, et peuvent favoriser

un effet boule de neige. » Et même si les liens ne sont pas

toujours cliquables sur Instagram ou TikTok* – ce qui

ne permet pas de rediriger vers une page pour réserver

sa séance –, ces posts génèrent une visibilité et des interactions

cruciales pour le sujet promu.

Les séances-événements avec ambassadeurs, bien qu’imposant

des contraintes géographiques, ne sont pas

réservées aux métropoles. « Il existe des centaines de

milliers de créateurs. Si beaucoup sont dans les grandes

agglomérations, certains vivent dans de plus petites villes

ou sont prêts à se déplacer », tempère le fondateur de

l’agence. Pour lui, le champ de l’exploitation reste

encore à conquérir : « Tout est encore à construire, que

ce soit avec la petite, moyenne ou grande exploitation. [...]

Il faut tenter, oser, et surtout être… hors normes. »

J.D.

* Ces plateformes sont néanmoins en train de corriger le tir avec des mises à jour à venir.

22 N°515 / 29 avril 2026


ART

renC ontres

10 – 12 mai

Cannes 2026

nationales

& ESSAI

IllustratIon : andrea serIo

L’AFCAE remercie ses partenaires

Programme détaillé sur place et sur

www.afcae.org


Animation

DERNIÈRE LIGNE DROITE POUR LA CITÉ

INTERNATIONALE DU CINÉMA D’ANIMATION

©Boxoffice Pro

De gauche à droite : Mickaël Marin (directeur général de CITIA), Dominique Puthod (président de CITIA), Antoine Armand (maire d’Annecy), Gaëtan Bruel (président du CNC),

Myriam Lhuillier (vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine de Haute-Savoir), Peggy Zejgman-Lecarme (directrice culture de la Cité de l’animation),

Hugo Roux (adjoint en charge de la culture à Annecy)

L’inauguration de l’espace aura lieu le 19 juin prochain, deux jours avant

l’ouverture du Festival international du film d’animation d’Annecy, décalé

pour l’occasion.

Un travail de longue haleine

Avec l’ouverture de la Cité internationale du cinéma

d’animation, c’est un projet vieux de plus de 60 ans qui

se concrétise, pensé dès les premières années des Journées

du cinéma, ancêtre du Festival d’Annecy. « Une question

est restée très longtemps en suspens, évoque Dominique

Puthod, président de CITIA qui organise l’événement :

comment faire vivre le cinéma d’animation toute l’année à

Annecy ? » En effet, dès 1960 est évoquée l’idée d’installer

un Musée du cinéma d’animation, qui s’essouffle avant

de refaire surface en 1970, sous la forme d’un projet de

Conservatoire international du cinéma d’animation. Rien

n’aboutit malgré la mobilisation du CNC et de la Ville,

et il faut attendre 1987 pour de nouvelles avancées : un

rapport sur l’audiovisuel et le cinéma inspire le projet

d’une Maison du cinéma d’animation. Puis, en 2000, à

l’occasion du 40 e anniversaire du Festival, Dominique

Puthod réunit un conseil scientifique avec pour mission

de finaliser un projet de Musée. Le Haras, espace centenaire

autrefois dédié à l’élevage équin, est identifié comme « le

lieu idéal », et est racheté par la Ville en 2013. « À ce moment,

la conviction de doter Annecy d’un lieu permanent est devenue

une décision, énonce Dominique Puthod. La Cité n’est pas

un musée au sens figé du terme ; c’est un lieu qui se veut

vivant, où l’on découvre, on apprend, on crée, un lieu où l’on

ne se contente pas de regarder des films, mais où on les comprend,

on les expérimente et on les partage. » Le projet de réhabilitation,

d’un montant de 54,5 millions d’euros, a été suivi

par l’architecte David Devaux, et le paysagiste Philippe Deliau.

Un lieu complet pour toute la filière

Au total, la Cité est composée de sept espaces. Le Grenier

à images, consacré à l’éducation à l’image, accueillera de

nombreux publics dont « la mixité permet d’imaginer des

ateliers où se croiseront seniors et plus jeunes, autour du

même plaisir de découverte et de création, et où les sages

seront vraiment de tout âge », explique Peggy Zejgman-Lecarme,

directrice culture. Une de ses salles sera dédiée à

l’animation traditionnelle et permettra d’explorer différentes

techniques telles que le papier découpé, la peinture

animée, le sable animé ou encore le stop motion. Ensuite,

le Musée du cinéma d’animation proposera plusieurs

expositions, permanentes ou temporaires, de sorte à

« embrasser dans une même programmation des expressions

et univers différents, incarnations singulières de la richesse

de l’animation ». La toute première exposition sera dédiée

au studio Ankama, un des piliers de l’animation française

depuis 25 ans.

Le cinéma de la Cité, quant à lui, dispose d’une capacité

de 332 places dont 8 PMR, et sa programmation sera

construite « en partie en écho aux expositions de l’établissement,

comme une université populaire du cinéma d’animation

». Et, bien évidemment, il accueillera des projections

du Festival. La modularité de la salle, dont les fauteuils

sont rétractables, permettra en outre de créer des passerelles

avec d’autres disciplines, et d'accueillir des concerts, des

conférences et des événements d’e-sport. « De quoi faire

de la Cité un lieu de médiation et d’échange à part entière. »

Jules Dreyfus

L’affiche inaugurale de la Cité a été conçue par

Laurent Durieux, qui avait déjà signé l’affiche du

Festival d’Annecy en 2022. « Les bateaux s’envolent

du lac vers le ciel et la Cité émerge dans une séquence

animée dynamique. On peut y voir l’idée d’une Cité

en mouvement, qui s’élève, à la fois ouverte sur le

monde et profondément ancrée dans son territoire,

Annecy et son lac », explique-t-il.

24 N°515 / 29 avril 2026


Exploitation

UN PREMIER ŌMA CINEMA

EN ÉGYPTE

Le concept de salle premium français poursuit

son développement international avec une implantation

à l’ouest du Caire, au sein du premier

établissement Beam Cinemas.

Exploitant historique du marché égyptien, également

actif dans la distribution et la production, Oscar for

Distribution and Theaters lance une nouvelle enseigne

haut de gamme, Beam Cinemas, dont le premier multiplexe

intégrera une salle Ōma.

Le projet prendra place au sein de TANZA, un complexe

de divertissement de 250 000 m² qui proposera attractions,

activités sportives, espaces culturels, zones familiales et

de restauration. Plusieurs parties de ce projet pharaonique

– qui représente 12 milliards de livres égyptiennes d’investissements

(environ 197 millions d'euros) – sont déjà

ouvertes, l’espace cinéma étant prévu dans la phase finale,

pour une ouverture annoncée en juillet 2027.

La salle Ōma adoptera l’architecture verticale caractéristique

du concept, avec dix balcons et un parterre,

pour une jauge de 300 à 350 fauteuils, ainsi qu’un écran

de 20 mètres de base. Si le premier multiplexe Beam

Cinemas étudie actuellement d'autres concepts premium

pour le reste de sa dizaine de salles, le concept Ōma

constituera un pilier central de son identité. « En tant

qu’acteur historique du secteur, cet accord exclusif avec

Ōma Cinema nous permet d’associer notre héritage d’excellence

à une innovation tournée vers l’avenir, positionnant

Beam Cinemas comme un leader dès son lancement »,

commente Loaye Abdalla, directeur général d’Oscar

for Distribution and Theaters.

Pierre Chican, CEO de Ōma Cinema, estime de son

côté avoir trouvé « le partenaire idéal pour concrétiser ce

projet emblématique et élever les attentes du public en

Égypte », tandis que le cofondateur Nicolas Chican se

réjouit de « faire son entrée sur ce marché très prometteur.

Après le succès de la salle Ōma de Dubaï [inaugurée en avril

2025, ndlr.], je suis convaincu que l’expérience Ōma saura

séduire les spectateurs cairotes ».

Pour rappel, la toute première salle Ōma du monde a

ouvert ses portes au printemps 2024 en France, dans les

Balcons de Mougins de Cinewest.

Ayşegül Algan

KINEPOLIS EN FORTE PROGRESSION AU

PREMIER TRIMESTRE

8,22 millions de spectateurs se sont rendus dans les

cinémas Kinepolis au premier trimestre 2026. Il s’agit

d’une franche progression de 27,4 % par rapport aux

6,45 millions de la même période de 2025, qui s’incarne

dans six des huit territoires où est implanté le groupe :

les États-Unis (+100 %), l’Espagne (+43,2 %), le Canada

(+24,8 %), la France (+21 %), le Luxembourg (+14,6 %)

et la Suisse (+12,4 %). Seuls les Pays-Bas (-4,3 %) et la

Belgique (-0,8 %) sont en baisse. « La reprise de l'offre

cinématographique hollywoodienne, annoncée de longue

date, semble désormais se concrétiser, se traduisant par une

forte augmentation de la fréquentation et du chiffre d'affaires

au premier trimestre », déclare Eddy Duquenne, CEO de

Kinepolis. En effet, le résultat net du groupe a « largement

dépassé les niveaux de l’an dernier, [...] tant au niveau de

la vente de tickets que de la vente de boissons et de snacks ».

Kinepolis poursuit ses investissements avec entre autres

la finalisation de l’acquisition d’Emagine Entertainment

et l’installation de salles ScreenX thématiques à l’occasion

de Super Mario Galaxy, comme ce qui avait été réalisé

pour Minecraft en 2025. Au total, 9,6 millions d’euros

ont été investis dans la maintenance et l’expansion interne

et externe. « Avec la poursuite de l'expansion de nos activités

aux États-Unis, le succès de nos expériences cinématographiques

haut de gamme et l'attention constante que nous

portons à l'innovation et à l'optimisation opérationnelle,

nous avons tous les atouts en main pour assurer une croissance

durable », conclut Eddy Duquenne.

J.D.

©Ōma Cinema

©CGR

CDACi : feu vert pour un

nouvel IMAX chez Majestic

Après celui de Dole en mars 2025, le Majestic de Vesoul

sera à son tour équipé d’une salle IMAX suite à la

validation de la Commission d'aménagement

cinématographique de Haute-Saône, jeudi 16 avril. Le

projet, suivi par Ciné Conseil, propose d’étendre

l’établissement à onze salles par l’ajout d’un écran de 21

m de base ainsi que 298 fauteuils. Jean-Claude Tupin, à la

tête de Majestic Cinémas, précise que des films non-IMAX

y seront également projetés, afin de limiter le nombre de

séances sur-tarifées. L’étude de marché prévoit une

augmentation de la fréquentation du site de 10 % par

rapport à la moyenne 2023-2024, soit un potentiel de

284 000 entrées.

Majestic remplacera à cette occasion deux de ses salles

par ses concepts premium : Odyssée ainsi que « l’ultra

premium » Inceptiom, inauguré pour l’occasion. La fin des

travaux est attendue pour la fin d’année au plus tard.

Il s’agira du 34 e cinéma équipé en IMAX en France. La

société canadienne est déjà présente chez Pathé,

Megarama, Kinepolis et Cineplanet, en attendant

l’ouverture d’une salle au Capitole My CineWest Pontet.

Le CGR de Montpellier

Lattes rénové

J.D.

Le troisième circuit français poursuit la rénovation de ses

établissements dans un style boisé. Ainsi, après les

cinémas de Bruay-la-Buissière ou encore Saint-Saturnin,

c’est au tour du multiplexe de 12 écrans de la commune

héraultaise de connaître un coup de neuf. Ouvert en

1998, le cinéma avait déjà vécu plusieurs transformations

mais cette fois, après plusieurs semaines de travaux, le

hall a été entièrement rénové afin d’offrir un visage « plus

moderne et chaleureux », et toutes les salles sont

désormais équipées de fauteuils numérotés.

Particulièrement, deux d’entre elles ont été repensées de

manière « confort », avec de nouveaux fauteuils club

« larges et enveloppants », et des méridiennes en

première rangée.

12 e établissement le plus fréquenté du circuit en 2025, le

CGR de Montpellier Lattes, qui propose bien sûr une salle

ICE, a bouclé l’année à 348 000 spectateurs, contre

456 000 en 2019.

N°515 / 29 avril 2026

25


L’Émission

ENTRETIEN

GUILLAUME BACHY

PRÉSIDENT DE L’AFCAE

À quelques semaines des 35 es

Rencontres nationales de Cannes (10-

12 mai), le président de l’AFCAE dresse

un large tour d'horizon du secteur

de l’art et essai, entre réforme du

classement, reconquête des publics,

concertation avec les distributeurs

et défis posés par l'intelligence

artificielle.

©Boxoffice Pro

La belle fréquentation observée depuis début

2026 à l’échelle nationale se retrouve-t-elle aussi

du côté des titres art et essai ?

Après les 36 à 37 % atteints en 2025, nous sommes

revenus ce premier trimestre à une part de marché art et

essai plus classique de 27 %, avec Marty Supreme comme

seul titre recommandé à dépasser le million d'entrées.

Surtout, le top 20 art et essai est en recul de 18 %, ce qui

veut dire que les films qui, normalement, devraient tirer

notre marché, sont moins performants.

L’offre art et essai était-elle meilleure l’année dernière ?

Ce qui est certain, c'est que l’offre généraliste actuelle

est très forte. La hausse de 14 % des entrées au premier

trimestre profite surtout à la grande et moyenne exploitation,

portée par des succès comme Marsupilami, Super

Mario Galaxy et autres Gourou, tandis que les films art

et essai ont retrouvé leur niveau de marché habituel.

Comment expliquez-vous que la part de public

“habitué” – regroupant les assidus et les réguliers

– soit passé de 38 % en 2015 à 28 % en 2024 ?

Ce public s'est peut-être tourné vers d’autres formes de

regard sur les images, en étant notamment le premier à

s’abonner à des plateformes de qualité comme LaCinetek.

Il est aussi possible qu'il se retrouve moins dans l'offre

actuelle. Pour autant, il demeure le socle des 1 250 salles

de l’AFCAE. Ce sont ces habitués qui dynamisent le

marché, viennent aux séances du mercredi matin, portent

le bouche-à-oreille, qu’il soit réel ou virtuel sur les réseaux.

Dans les salles que je programme, ils représentent encore

environ 30 % du public, qu’il faut continuer à choyer et

à travailler, au même titre que les autres. Donc la baisse

globale du public le plus assidu tient peut-être davantage

à d’autres typologies de salles, dans le sillage du recul des

abonnements aux cartes illimitées.

Comment inverser cette tendance et reconquérir

tous ces spectateurs ?

Les salles y travaillent au quotidien, par la diversité de la

programmation et le renforcement des événements.

Post-Covid, au-delà de l’actualité des sorties, nous avons

constaté un vrai désir du public pour les rencontres avec

les équipes et les animations. Partout en France, les salles

mènent un travail considérable dans ce sens, mobilisant

Guillaume Bachy était l’invité de l’Émission Boxoffice Pro du 16 avril.

leurs forces vives, à la fois dans la programmation et dans

l’animation, pour limiter l’impact de la baisse du public

assidu. Et j’ai tendance à penser que les spectateurs assidus

restent “chez nous”, parce qu’ils y trouvent la plus grande

diversité de films et de propositions.

Parmi les actions de l’AFCAE, le soutien des groupes

reste primordial…

Nous accompagnons une centaine de films par an à

travers nos différents groupes avec, parfois, des soutiens

croisés avec notre comité 15-25. C’est le cas pour La

Corde au cou de Gus Van Sant [en salles depuis le 15/04,

ndlr.] soutenu par le groupe Inédit, ou Le Garçon qui

Emission à voir

ou revoir sur notre

chaîne YouTube

26 N°515 / 29 avril 2026


faisait danser les collines [prévu pour le 03/06] soutenu

par le groupe Jeune public. Sans oublier le groupe Répertoire,

qui a récemment distingué Riz amer de Giuseppe

De Santis et L'Homme qui voulut être roi de John Huston

– mon chouchou des dernières Rencontres de Tours [voir

Boxoffice Pro du 1 er avril 2026]. Tout ce travail illustre

aussi notre volonté d'aider les distributeurs à mieux

travailler les films, avec un ensemble d'outils fournis

gracieusement.

L’après-Covid a été marqué par de nombreuses

initiatives à destination des 15-25. Le pari est-il

réussi ?

Les jeunes ont été les premiers à revenir massivement

dans toutes les salles, et les cinémas art et essai se sont

très fortement investis dans ce renouvellement. La mise

en place du comité 15-25 de l’AFCAE – qui va d'ailleurs

bientôt grandir et changer de nom – s’inscrit dans cette

dynamique. Aujourd’hui, on constate que ce travail

porte ses fruits : les jeunes reviennent dans nos salles

art et essai, où il était parfois plus difficile de les attirer

car quand on est adolescent, on n'a pas toujours envie

d'aller dans le même cinéma que son prof de français…

Nous leur avons donc proposé d'autres façons de voir

et d'animer le cinéma. Aujourd'hui, de nombreuses

actions consistent à confier les clés de la salle à ces

jeunes, pour construire ensemble un projet qui leur

ressemble, autour de films que nous avons envie de

défendre avec eux.

Bien sûr, les situations restent très variables selon les

territoires. Certaines salles, notamment dans les villes

et les villages où les jeunes partent étudier ailleurs,

rencontrent davantage de difficultés. Mais partout où

des actions 15-25 ont été mises en place, les résultats

sont visibles ; le label 15-25, désormais reconnu au sein

du classement, en est la preuve.

La réforme de l’art et essai a abordé sa seconde

phase avec la pondération des films. Êtes-vous

satisfait des premiers résultats ?

Lors des huit commissions qui se sont tenues cette

année, nous avons pu observer les effets de cette pondération

qui, pour rappel, minore le poids des séances

des films à plus de 750 000 entrées (16 œuvres concernées

sur la période de référence) et majore celles des films

Recherche et Découverte sortis sur moins de 80 copies

(446 œuvres). Malgré certaines inquiétudes initiales,

les salles qui en bénéficient le plus sont celles qui sont

les plus investies, ce qui remplit pleinement à l’objectif

de la réforme. Il reste bien sûr quelques petits ajustements

à prévoir. La méthode de calcul automatique a entraîné

une pondération trop forte pour les salles classées A et

B. La question du label 15-25 mérite également d’être

revue : les films associés à cette démarche ne sont pas

identifiés aussi clairement que ceux du Jeune public

ou du Répertoire. L’intégration, au moins partielle, de

la sélection du comité 15-25 pourrait améliorer le

repérage de ce travail par les commissions. Mais dans

l’ensemble, nous sommes très satisfaits de cette réforme.

L'enveloppe de 20 M € attribuée par le CNC constituait

déjà un signal très positif que nous avons salué ; la

porter à 21 M € permettrait d’éviter tout écrêtement

sur la nouvelle période de référence. Je sais que les

budgets sont contraints, mais la marche d'escalier n'est

pas très haute pour donner un nouveau signal fort.

Quelles sont les conséquences de l’arrêt de la

monétisation des labels et de la surpondération

de la Recherche et Découverte ?

Les salles ont joué le jeu : les séances Recherche et Découverte

ont bondi de près de 20 % en moyenne (pour

atteindre 5,6 % du total) et les cinémas labellisés sont

passés de 132 au nombre record de 189. Cette dynamique

profite à toute la filière en générant des entrées supplémentaires

pour les distributeurs, les producteurs et les

réalisateurs qui signeront peut-être les films très porteurs

de demain.

Le Jeune public nous inquiète en revanche davantage :

on observe une baisse de 13 % de ces films dans les

programmations et un recul de 886 à 800 salles labellisées.

Il ne faudrait pas qu’en “habillant” trop la Recherche,

on déshabille le Jeune public.

Quant au Répertoire, s'il reste stable, il fait un peu figure

de parent pauvre. Le classement comptabilisant avant

tout le volume de séances, il peine à récompenser un

travail qui relève d'abord de la qualité. Il faudrait requalifier

ce label en commissions, en valorisant davantage l'accompagnement

des œuvres : venue d'un critique, célébration

d'un anniversaire, ou l'organisation d'un véritable

temps de débat avec le public.

J’ai tendance à penser

que les spectateurs

assidus restent “chez

nous”, parce qu’ils y

trouvent la plus grande

diversité de films et

de propositions

Êtes-vous rassurés par les dernières annonces en

matière d'éducation à l’image ?

Les annonces ministérielles de novembre vont incontestablement

dans le bon sens. C'est la première fois, depuis

très longtemps, que deux ministres défendent côte à côte

les convictions que nous portons depuis plus de quarante

ans, avec des dispositifs dont la pédagogie a largement

fait ses preuves. Mais sur le terrain, on constate une baisse

du temps de formation des enseignants. Les propositions

du rapport Geffray et les annonces ministérielles doivent

désormais se traduire par des actes, un travail en lequel

je crois beaucoup sous l'impulsion du délégué interministériel

à l’éducation artistique et culturelle Emmanuel

Ethis [voir l’Émission Boxoffice Pro du 19 février]. Il est

également fondamental de reconnaître l'investissement

massif des salles pour accompagner les élèves vers la

cinéphilie. Mais pour que cela fonctionne, les enseignants

doivent pouvoir nous suivre : cela exige des efforts renforcés

en formation initiale comme continue, d'autant que les

nouveaux arrivants sont parfois moins sensibilisés aux

enjeux culturels.

Les questions de programmation évoluent-elles

grâce au comité de concertation distributeurs/

exploitants ?

Des progrès sont toujours réalisés dès lors que l'on discute,

ce qui n'était plus forcément le cas. Il faut vraiment

remercier le CNC d'avoir mis en place ce comité aussi

rapidement. À quatorze, nous y représentons toutes les

sensibilités de l'exploitation et de la distribution. Nous

ne sommes pas toujours d'accord, mais dans cet espace,

nous trouvons des compromis pour le bien commun.

Si la première recommandation a été active très rapidement,

la deuxième a pu frustrer certains adhérents qui

estiment qu'elle ne va pas assez loin. Elle a toutefois le

mérite de rappeler que la programmation doit s'étudier

salle par salle, film par film, et zone de chalandise par

zone de chalandise. Nous avions un peu perdu de vue

qu'un distributeur ne peut pas imposer un plan de sortie

rigide sans l'adapter, par l'échange, à la spécificité de

chaque établissement. Cette deuxième recommandation

constitue désormais un socle solide sur lequel nous

pouvons nous appuyer, particulièrement lors des

médiations.

Suite aux dernières municipales, certains cinémas

s'inquiètent de leurs relations avec les nouveaux

élus, dans un contexte où l’on a pu observer plusieurs

atteintes à la liberté de programmation.

Comment l’AFCAE peut-elle agir ?

En décembre dernier, après une réflexion de notre conseil

d'administration, nous avons publié une tribune dans

Le Monde pour rappeler deux fondamentaux aux nouveaux

élus, au nom de nos 1 250 salles. Premièrement, leur

obligation de respecter la diversité et la pluralité de l'offre

culturelle. Cela implique que la programmation et l'animation

doivent rester strictement entre les mains de celui

ou celle qui va les assumer, c'est-à-dire de l'exploitant.

Deuxièmement, l'importance de nos cinémas comme

lieux culturels, mais aussi comme moteurs sociaux et

économiques participant activement à l'attractivité d'un

territoire et à la vie des centres-villes. L'AFCAE se montrera

extrêmement vigilante face aux éventuelles modifications

de la liberté de programmation ou des soutiens des

collectivités territoriales. Notre délégué général David

Obadia suit ces dossiers salle par salle. Nous apportons

également un appui juridique aux exploitants, et pouvons

jouer un rôle de “tampon”, sachant que certains exploitants,

en régie municipale ou en gestion associative, ne

peuvent pas toujours s’exprimer sans risquer de fragiliser

leur relation avec les collectivités.

Enfin, quelle est la position de l’AFCAE sur l’intelligence

artificielle ?

L'IA est un excellent outil pour optimiser nos plannings,

affiner nos programmations ou analyser nos données.

En revanche, son intrusion dans la création nous

inquiète profondément. Aux Rencontres de Tours, j'ai

exprimé ma crainte de voir, dans trente ans, les grands

films de répertoire des années 2030 crédités à ChatGPT,

Claude ou Mistral. Défendre les auteurs et les équipes

de tournage est le cœur de notre travail et de l'exception

culturelle française. Nous avons déjà pris trop de retard

sur les mutations précédentes : nous avons cédé l'économie

de l'attention aux réseaux sociaux et laissé l'IA

envahir les plateformes musicales. L'AFCAE refuse

que le cinéma subisse le même sort. La part de l’IA

dans la création des films de demain, c’est aujourd’hui

qu’il faut que l’on s’en saisisse. L'an dernier, une

commission d'enquête sénatoriale a d'ailleurs qualifié

l'IA de concurrence déloyale, qui menace nos métiers

et risque d'appauvrir la diversité en se contentant de

recycler des œuvres du passé. Il faut donc rester extrêmement

vigilants et imposer un référentiel français

solide pour encadrer l'IA dans la création des films,

avec l'ambition de l'étendre à l’échelle européenne,

voire mondiale.

A.A.

N°515 / 29 avril 2026

27


Focus Exploitation

©Zorine Ould-Mohand

LE CINEY OUVRE SES PORTES

Plus qu’un cinéma, le lieu culturel et

social porté par La Sierra Prod voit

le jour ce 29 avril boulevard Ney, à

Paris, après une longue gestation.

Après La Clef en début d’année [voir le Boxoffice Pro du

4 février], la capitale se dote d’un nouveau cinéma avec

l’ouverture du CiNey, dans le 18 e arrondissement. L’établissement,

présidé par Joëlle Loncol – par ailleurs présidente

de La Sierra Prod –, s’articule autour de trois piliers :

un pôle culture abritant les deux salles de 85 et 89 places

– dont 3 PMR chacune –, un studio d’enregistrement,

une salle de postproduction, un espace scénique et une

salle polyvalente ; un pôle mieux-manger animé par

l’Armée du Salut contenant une épicerie, un restaurant

et une cuisine partagée ; un pôle insertion animé par La

Mission Locale de Paris.

©Zorine Ould-Mohand

facilement tous les espaces, qui ainsi s'enrichissent mutuellement.

« Par exemple, étant donné que cette antenne de

La Mission Locale est spécialisée dans l’entrepreneuriat

culturel, elle va accueillir des jeunes de toute la ville, qui

pourront par la même occasion découvrir le cinéma et, plus

globalement, ce lieu protéiforme », explique le directeur-programmateur

Guillaume Louradour.

Un espace pour les habitants

Si le quartier où s’installe le CiNey fait depuis plus

d’une décennie l’objet de d’importantes transformations

urbaines, Nora Leïla Mansour regrette que ces nouvelles

structures « n’aient pas impliqué les habitants ». À l'inverse,

La Sierra Prod, dès sa fondation en 2008, a mis

un point d’honneur à collaborer avec les locaux, pour

Ce projet ambitieux avait pourtant une toute autre forme

à son début. « Initialement, nous projetions un cinéma sous

chapiteau couplé à un espace culinaire, raconte Nora Leïla

Mansour, directrice du CiNey. Validé en 2018, ce projet

a été stoppé par la pandémie. En concertation avec la Ville

et la mairie du 18 e , nous avons finalement pivoté pour

pérenniser le projet dans cet ancien Bricorama. » Le cinéma

reste multifonction en conservant son lien avec la cuisine,

et ajoute un espace d’insertion dans un contexte de

fragilisation sociale accrue depuis le Covid, particulièrement

dans les quartiers populaires du nord de Paris.

« C’est assez exceptionnel d’avoir un cinéma regroupant

autant de possibilités d’avant et d’après-séance, surtout à

Paris », souligne l’architecte Olivier Palatre. Dans ce lieu,

le parcours spectateur a été pensé de manière à relier

28 N°515 / 29 avril 2026


©Zorine Ould-Mohand

CARACTÉRISTIQUES DES SALLES

SALLE PLACES PMR DIM (M) SON IMAGE

1 82 3 6,20 7.1 Laser

2 86 3 7 7.1 Laser

TOTAL 168 6

©Zorine Ould-Mohand

« construire cette mixité permettant de créer du lien

social ». « Le CiNey est un espace qui lie les habitations,

tout comme il existait, à l’époque des HBM [habitations

à bon marché, ancêtres des HLM, ndlr.], une pièce où

les résidents se retrouvaient et discutaient », compare

Olivier Palatre. La programmation compte s’adapter

à la population du quartier en visant le classement art

et essai ainsi que quatre labels – Patrimoine et répertoire,

Jeune public, 15-25 et Courts métrages. Si les

sorties nationales seront rares, le CiNey ne se veut pas

pour autant un simple cinéma de continuation. Des

touches plus généralistes seront apportées, en plus

d’une diffusion accrue des « cinémas du monde, afin

de montrer des cinématographies peu répandues mais

qui parlent aux différentes diasporas du quartier », expose

Guillaume Louradour.

Le CiNey compte également s’impliquer dans l’éducation

à l’image ainsi que l’événementiel, et mise sur une programmation

participative via les comités d’habitants. Par

exemple, le “CiNey Club” proposera un coup de cœur

mensuel en invitant l’équipe du film, “La séance des

habitants” permettra d’inclure pendant quatre semaines

un titre au choix dans la programmation, et enfin un

comité d’ambassadeurs 15-25.

Les différents espaces de l’établissement pourront être

mis à contribution pour des soirées événements à l’instar

de la salle polyvalente, créée à la demande des résidents.

Pensée comme partie intégrante du pôle culture du

CiNey, cette salle pourra également être louée par des

associations, des habitants, et à des fins BtoB. La confiserie

prolonge le lien avec le local en proposant du popcorn,

des sodas et des jus de fruits biologiques et artisanaux.

En parallèle, l’équipe est à la recherche d’un modèle

d'ecocup réutilisable pour le popcorn, et ainsi « éviter de

jeter sans cesse du carton ». Enfin, la salle de montage

AVID* et le studio d’étalonnage – pouvant être lié à l’une

des salles de cinéma – serviront aussi bien aux professionnels

qu’à de plus jeunes structures. « Nous voulons

rendre possibles les envies des artistes, voire créer un réseau

professionnel », avance Nora Leïla Mansour. Ces espaces

illustrent l’intérêt de La Sierra Prod pour la pratique du

cinéma, l’association ayant réalisé sept longs métrages

sur les transformations urbaines du quartier. Un autre

film, sur la construction du cinéma, est en tournage

depuis trois ans, et devrait être terminé d’ici la fin de l’année.

Objectif 50 000 entrées

La grille tarifaire propose un plein tarif à 9 €, de telle

sorte à ne pas « mettre la culture au rabais », avance Olivier

Palatre. Guillaume Louradour ajoute que le CiNey

démarrera sans les cartes illimitées, un choix « peut-être

risqué » mais qui permettra à l'établissement de se concentrer

sur les habitants peu familiers du cinéma. Toutefois,

comme le CiNey intégrera les Cinémas Indépendants

Parisiens, il acceptera la carte de places pré-achetées de

l'association. La confiserie sera quant à elle proposée à

des prix équivalents, voire moindres, que dans les multiplexes,

quitte à « baisser un peu nos marges ».

L’étude du cabinet Ciné Conseil réalisée en 2022 table

sur 30 000 entrées en première année, puis 50 000 en

vitesse de croisière. Pour ce faire, le cinéma sera ouvert,

lors de ses premiers mois, de 14h à 23h les lundis, mercredis,

samedis et dimanches, et de 17h à 23h les mardis, jeudis

et vendredis, pour un total de 55 séances hebdomadaires

hors scolaires.

Jules Dreyfus

* Société développant entre autres Media Composer, un des logiciels de montage professionnel

les plus utilisés.

LES ÉQUIPEMENTS*

GLOBAL

Maître d’ouvrage : LA SIERRA PROD / PARIS HABITAT

Maître d’œuvre / pilote : OLIVIER PALATRE

Bureau de contrôle : QUALICONSULT

BÂTIMENT

Gros œuvre : BRTC / ADM / D3A

Electricité et réseaux : WIDEBER

Climatisation/chauffage : SET

FAÇADE/HALL

Système de billetterie : CINÉOFFICE

Affichage dynamique : CINEMECCANICA

CABINES

Installateur : CINEMECCANICA

EXPLOITATION

Programmation : GUILLAUME LOURADOUR

SITE INTERNET

Conception : MARIE SANTI

*Basé sur le déclaratif de la salle

N°515 / 29 avril 2026

29


Miscellanées

PROCHAINE CDACi

DATES DEMANDEUR ENSEIGNE DU PROJET ÉCRAN(S) PLACES DEMANDE VILLE DÉPART. AGGLO

21/05/26 PATHÉ CINÉMAS CÉZANNE 10 1 255 Projet d'extension et de restructuration par l'ajout d'une

salle et la diminution de 284 places

Aix-en-Provence

Bouches-du-Rhônes

Communauté d'agglomération

du pays d'Aix

AgoraEU : l'Europe appelée à séparer

cinéma et presse

Dix-sept organisations professionnelles, dont

l'UNIC et la CICAE, appellent les institutions de

l'UE à réviser le nouveau programme 2028-2034

de la Commission qui prévoit, entre autres, de

regrouper soutien à la culture et aux médias.

Dans leur déclaration commune publiée le 22 avril

dernier, les représentants des secteurs européens du

cinéma, de l’audiovisuel et de la presse saluent « l’ambition

de la Commission européenne de renforcer le

soutien à la culture, aux médias et aux valeurs démocratiques

» dans le cadre du futur programme AgoraEU.

Mais ils expriment dans le même temps de « vives

inquiétudes » face à la proposition de réunir l’audiovisuel

et l’information dans un seul volet baptisé MEDIA+.

Selon les signataires, les secteurs du cinéma et de

l’audiovisuel d’une part, et de l’autre ceux des médias

et de la presse reposent sur « des processus, des modèles

économiques, des cadres réglementaires et des dynamiques

de marché très distincts », nécessitant des approches

politiques spécifiques et un soutien financier dédié.

Dans ce contexte, les organisations appellent le Conseil

de l'Union européenne et le Parlement européen à

garantir la création de deux enveloppes budgétaires

distinctes : l’une pour le secteur du cinéma et de

l’audiovisuel, l’autre pour les médias et la presse. Elles

demandent également que ces allocations soient

définies en amont, « pour toute la durée du cadre financier

pluriannuel », et qu’elles reposent sur des critères

« équitables, objectifs et transparents ». Pour les signataires,

une telle structure permettrait d’assurer « inclusivité,

prévisibilité et visibilité » aux porteurs de projets, tout

en évitant des négociations budgétaires annuelles

jugées complexes et potentiellement déséquilibrées.

Une organisation claire du dispositif est également

présentée comme une condition essentielle pour

préserver « la diversité, la compétitivité et la pérennité »

des secteurs européens du cinéma et de l'audiovisuel,

comme de ceux des médias et de la presse.

Organisations signataires : ATC (Audiovisual Training

Coalition) - CEPI (Coordination européenne des

©Alexander Van Steenberge / Unsplash

Soutiens

ADRC

Séances accompagnées

La Ragazza de Luigi Comencini (Tamasa, 29 avril)

Bouchra de Meriem Bennani et Orian Barki

(Norte Distribution, 3 juin)

Bait de Mark Jenkin (ED Distribution, 3 juin)

L’Illusion de Yakushima de Naomi Kawase (Ad

Vitam, 17 juin)

Maspalomas de Aitor Arregi et Jose Mari

Goenaga (Épicentre, 24 juin)

GNCR

Soutiens

Entroncamento de Pedro Cabeleira (Les Alchimistes,

10 juin)

Hanami de Denise Fernandes (Sudu Connexion,

24 juin)

Dry Leaf d’Alexandre Koberidze (Norte Distribution,

24 juin)

producteurs indépendants) - CICAE (Confédération

Internationale des Cinémas d'Art et d'Essai) - Collectif

des festivals de cinéma - EMMA (Association Européenne

des Médias Magazines) - ENPA (Association

Européenne des Éditeurs de Journaux) - EPC (European

Producers Club) - EUROCINEMA - EUROPA

DISTRIBUTION - EUROPA INTERNATIONAL

- FERA (Fédération Européenne des Réalisateurs de

l'Audiovisuel) - FIAD (Fédération Internationale des

Associations de Distributeurs de Films) - FIAPF

(Fédération Internationale des Associations de Producteurs

de Films) - IVF (Fédération Internationale de

la Vidéo) - NME (News Media Europe) - SAA (Société

des Auteurs Audiovisuels) - UNIC (Union Internationale

des Cinémas)

AGENDA DE LA PROFESSION

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS DE NORMANDIE 29 et 30/04/26 FÉCAMP

AG CHAMBRE SYNDICALE DES CINÉMAS NORD-PAS-DE-CALAIS 05/05/26 LOMME

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SCARE 09 et 10/05/26 CANNES

RENCONTRE NATIONALES ART ET ESSAI AFCAE 10 au 12/05/26 CANNES

FESTIVAL DE CANNES 12 au 23/05/26 CANNES

RÉUNION EUROPA CINEMAS 17/05/26 Cannes

AG DU SYNDICAT DES PAYS DE SAVOIE 02/06/26 ANNECY

AG DU SLEC 08 et 09/06/26 LE CREUSOT

AG DU SYNDICAT DES CINÉMAS DE L'OUEST 16/06/26 BEAUPRÉAU-EN-MAUGES

12 ES RENCONTRES ART ET ESSAI DE BRETAGNE 17 au 19/06/26 DINARD

RENCONTRES DU CINÉMA INDÉPENDANT 17 au 19/06/26 PARIS

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY 21 au 27/06/26 ANNECY

CINEEUROPE 2026 22 au 25/06/2026 BARCELONE

BIARRITZ FILM FESTIVAL NOUVELLES VAGUES 23 au 28/06/26 BIARRITZ

FÊTE DU CINÉMA 28/06 au 01/07/25 FRANCE

STUDIO SHOW 02 et 03/07/26 PARIS

AG DE L'ACOR - ASSOCIATION DES CINÉMAS DE L'OUEST

POUR LA RECHERCHE

02/07/26 LA ROCHELLE

RENCONTRES NATIONALES ART ET ESSAI JEUNE PUBLIC 08 au 10/09/26 NANCY

30 N°515 / 29 avril 2026


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1,5M

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465K

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2,3M

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