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N°1309 vendredi 8 mai 2026

LIV Golf, Al-Hilal, snooker : quand le PIF

saoudien recalibre son portefeuille sport

Le retrait du fonds public d’investissement saoudien du projet LIV Golf, après plus de 5 Md$ injectés en quatre ans,

cristallise une série de désengagements sportifs qui interrogent sur la cohérence de la stratégie saoudienne. Derrière les

apparences d’un échec, se dessine une recomposition et non un abandon.

e Public Investment

Fund (PIF) indique

que « l’investissement

substantiel requis par LIV

Golf sur le long terme n’est

plus cohérent avec la phase

actuelle » de ses priorités. La

formule est diplomatique, la

réalité comptable moins : la

dépense totale du PIF sur

LIV Golf devrait dépasser

6 Md$ d’ici la fin de la saison

2026, pour des retours qui

restent minimaux.

Une accumulation de

retraits

Le dossier LIV Golf n’est pas

idolé. Quelques jours avant

cette annonce, le PIF a signé

un accord de cession de 70 %

du capital d’Al-Hilal Club

Company à Kingdom

Holding Company, valorisant

l’ensemble du club à 1,4

milliard de riyals saoudiens.

Soit environ 350 M€. Le

mouvement est emblématique

: le fonds se désengage

d’un actif footballistique

qu’il avait lui-même hissé au

rang de vitrine internationale,

le cédant à un autre acteur de

l’écosystème royal saoudien.

Dans le snooker, le retrait est

encore plus abrupt. Le World

Snooker Tour a confirmé la

fin du Saudi Arabia Snooker

Masters, un événement doté

de 2,3 M£, supprimé après

seulement deux éditions malgré

un contrat initial de dix

ans. Le tennis féminin suit la

même trajectoire : les WTA

Finals, qui se tiennent à

Riyad depuis 2023, ne verront

pas de quatrième édition

en Arabie saoudite. Et avant

encore, il y a eu l’abandon de

l’organisation des Jeux asiatiques

d’hiver de 2029. Le

gouverneur du PIF, Yasir Al-

Rumayyan, a même relativisé

l’urgence du projet futuriste

Neom, affirmant que la

concrétisation de « The

Line » d’ici 2030 n’était

« pas importante », signalant

une rationalisation des grands

chantiers qui dépasse largement

le périmètre sportif.

Comment expliquer ce mouvement

de repli simultané ?

Les dividendes que la compagnie

pétrolière Aramco

verse au PIF se sont contractées

ces dernières années. À

cela s’ajoute l’instabilité régionale

: le gouverneur du

PIF a lui-même reconnu que

« la guerre ajouterait davantage

de pression pour repositionner

certaines priorités ».

Le sport, perçu comme un

vecteur d’image davantage

que comme un générateur de

rendement à court terme, se

retrouve en première ligne

des arbitrages.

Une recalibration, mais pas

une capitulation

Pourtant, réduire cette séquence

à un échec serait une

lecture trop commode. En février,

le ministre des

Investissements Khalid Al

Falih a confirmé un réalignement

des priorités, plaçant

l’Expo 2030 et la Coupe du

monde de football 2034 en

tête de l’agenda d’investissement.

L’Arabie saoudite

n’abandonne pas le sport :

elle le sélectionne. La

Formule 1 reste solidement

ancrée dans le calendrier

avec Djeddah. Newcastle

United, acquis par le PIF en

2021, a été officiellement informé

que sa situation ne serait

pas affectée. Le nouveau

plan stratégique 2026-2030

du PIF oriente 80 % de ses

actifs vers des investissements

domestiques, privilégiant

la création d’écosystèmes

compétitifs en matière

de tourisme, d’énergie propre

et de manufacture avancée.

Dans ce cadre, un circuit de

golf dissident qui perd des

centaines de millions de dollars

par an sur ses opérations

hors-États-Unis, sans audience

télévisuelle comparable

au PGA Tour, n’a tout

simplement plus sa place

dans le portefeuille. LIV Golf

restera peut-être dans les annales

comme l’un des paris

sportifs les plus coûteux de

l’histoire, mais pour Riyad,

l’équation a changé. La priorité

n’est plus de perturber

l’ordre établi du sport mondial

: c’est d’en accueillir les

événements qui font le

consensus planétaire.

LA LETTRE DU SPORT

Sommaire

International

L’auteur des « Football leaks » acquitté......................................................................................2

France

La Ligue Butagaz Énergie réintroduit les play-offs ...................................................................3

Economie

Le milliard… oui, mais de pertes................................................................................................4

Le groupe Rossignol, porté par la neige et le trail running, renoue avec la croissance............5

Médias

La LFP remporte une bataille, mais pas encore la guerre ..........................................................6

Disney+ de plus en plus présent sur la Ligue des champions....................................................7

La Lettre du Sport

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Tél. 09 70 40 65 15

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Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 1282-1365

Commission paritaire 1022T89411

Imprimerie Domenica Media / Espagne


International

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

L’auteur des « Football leaks » acquitté

Le pirate informatique Rui Pinto, à l’origine des révélations des « Football Leaks » sur les dessous du football business,

a été acquitté de tous les chefs d’accusation pour lesquels il répondait, dans un deuxième procès devant la justice

portugaise, qui l’avait déjà condamné pour des faits similaires.

e Portugais de 37 ans

était jugé pour 241

faits présumés d’accès

illégal aux boîtes mail de

plusieurs institutions sportives

de son pays, dont le

club du Benfica Lisbonne, de

sociétés d’avocats et même

de magistrats ou de l’autorité

fiscale. L’accusation a finalement

été considérée « invalide

» car elle portait sur une

affaire pour laquelle il a déjà

été jugé et condamné en septembre

2023, quand il a

écopé d’une peine de quatre

ans de prison avec sursis

pour une série de crimes informatiques,

ainsi que pour

tentative d’extorsion contre

un fonds d’investissement

sportif.

Prévenu et témoin protégé

Rui Pinto était à la fois prévenu

et témoin protégé de la

justice portugaise. Il coopère

également avec les enquêteurs

d’autres pays européens,

dont la France. Lors

de son premier procès, il

avait reconnu avoir commis

des intrusions informatiques

illégales pour obtenir des

millions de documents qu’il

a commencé à publier sur internet

fin 2015. Transmise à

un consortium de médias

d’investigation européens,

cette manne d’informations a

mis en lumière des pratiques

douteuses impliquant

joueurs vedettes, clubs et

agents, qui ont ensuite fait

l’objet de redressements fiscaux

et d’enquêtes judiciaires

dans plusieurs pays.

Arrêté en janvier 2019 en

Hongrie où il vivait, puis extradé

dans son pays, Rui

Pinto a passé plus d’un an en

détention provisoire avant

d’accepter de coopérer avec

les autorités dans d’autres affaires,

en leur permettant

d’accéder aux données cryptées

qu’il avait en sa possession.

Fin 2023, Rui Pinto

avait accepté d’être

condamné par la justice française

à six mois de prison

avec sursis pour le piratage

de dirigeants du Paris Saint-

Germain. Le Portugais est

également à l’origine des

« Luanda Leaks » mettant en

cause l’origine de la fortune

amassée par la femme d’affaires

Isabel dos Santos, fille

de l’ex-président angolais

José Eduardo dos Santos.

LA LETTRE DU SPORT

En bref

Un stade pour les footballeuses de Brighton. Le club anglais de Brighton annonce bâtir un stade de 10.000 places dédié entièrement aux

matchs de son équipe féminine de football. Les Seagulls espèrent ainsi inaugurer leur enceinte « au plus tard pour la saison 2030-2031 », sous

réserve des autorisations d’urbanisme nécessaires, est-il précisé. Le stade sera construit juste à côté de celui des hommes, l’Amex Stadium, et

même relié à lui par une passerelle. Il s’agit du « premier stade spécialement construit pour une équipe féminine au Royaume-Uni et en

Europe », et « l’un des trois seuls stades de ce type au monde », selon un communiqué du club. L’équipe féminine de Brighton joue la plupart

de ses matchs au Broadfield Stadium de Crawley, commune située à une trentaine de kilomètres de Brighton.

Le Grand Prix de Turquie de retour en 2027. Le Grand Prix de Turquie fera son retour au calendrier du championnat du monde de

Formule 1 pour cinq ans à compter de 2027. Il sera couru sur l’Istanbul Park, qui a accueilli la F1 à neuf reprises entre 2005 et 2011 puis en

2020 et 2021. Beaucoup plus à l’est, la Corée du Sud souhaite revenir au calendrier dès 2028 avec un Grand Prix organisé dans les rues

d’Incheon, à l’ouest de la capitale Séoul. Inspiré par les tracés urbains de Singapour et Las Vegas, il pourrait rassembler 400.000 spectateurs

sur le week-end, selon ses responsables. La Corée du Sud a accueilli quatre Grands Prix de Formule 1 entre 2010 et 2013, à Yeongam, mais

le pays des constructeurs Hyundai et Kia (absents de la F1) y a renoncé pour raisons financières et par manque d’intérêt du public local, en

dépit du contrat l’engageant jusqu'en 2016. « Il est tout à fait possible de marier les Grands Prix de Formule 1, qui sont devenus des spectacles,

et la K-culture », assurent désormais les promoteurs coréens. La K-culture désigne la stratégie de soft power déployée par les autorités pour

soutenir la croissance du pays, illustrée par le succès à l’international de la K-Pop ou des « dramas » (séries). La zone géographique intéresse

la F1. La Malaisie a accueilli la F1 de 1999 à 2017. Un Grand Prix devait se courir en 2020 au Vietnam mais il avait été annulé pour cause de

pandémie de Covid-19 et n’est jamais revenu au calendrier. La Thaïlande s’est dite candidate à l’organisation d’un GP à partir de 2028.

2


France

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

La Ligue Butagaz Énergie réintroduit les play-offs

La saison prochaine, le championnat de France féminin de handball changera de format avec le retour des play-offs

en fin de saison.

ette saison encore,

Brest et Metz se disputent

le titre de

champion de France. Pour

tenter de relancer le suspense

dans la course au titre,

et ce alors que le

Championnat passera de 14

à 12 équipes, la Ligue féminine

de handball (LNH) et la

Fédération française de

handball (FFHB) avaient décidé

de lancer des groupes

de travail pour élaborer des

projets autour d’un retour

des play-offs, supprimés en

2022 pour tenter d’alléger le

calendrier. Machine arrière

toute donc. Les matchs éliminatoires

vont revenir la

saison prochaine.

Une compétition en deux

phases

Concrètement, le championnat

réunira 12 clubs qui s’affronteront

lors d’une saison

régulière de 22 journées. À

l’issue de cette première

phase, trois parcours distincts

seront mis en place.

Les équipes classées de la

1ère à la 4e place accéderont

à la phase finale pour le titre

de Champion de France. Les

demi-finales se joueront en

aller-retour (1ère vs 4e et 2e

vs 3e), avec un avantage

pour le club le mieux classé

qui recevra au match retour.

Les vainqueurs s’affronteront

ensuite lors d’une finale

en aller-retour. Les équipes

classées de la 5e à la 8e place

à l’issue de la phase régulière

disputeront une phase

finale avec des demi-finales

(5e vs 8e et 6e vs 7e) et une

finale entre les vainqueurs

pour déterminer la 5e place,

synonyme de qualification

européenne. Les équipes

classées de la 9e à la 12e

place participeront à une

phase finale également pour

le maintien avec là encore

des demi-finales (9e vs 12e

et 10e vs 11e). Les deux

équipes perdantes s’affrontent

en barrage aller-retour.

L’équipe perdante sera reléguée

en Division 2

Féminine.

Pour une même issue ?

« Avec ce nouveau format,

chaque match comptera davantage

et chaque équipe

aura un rôle à jouer jusqu’au

bout de la saison.

Nous avons voulu construire

une compétition plus lisible,

plus intense et plus engageante,

qui valorise à la fois

la performance et la régularité

», indique Nodjialem

Myaro, Présidente de la

LFH. Si le nouveau format

doit préserver le suspense, il

est difficile à ce stade d’imaginer

une autre issue qu’une

potentielle finale entre

Bretonnes et Mosellanes,

tant l’écart semble grand

avec les autres écuries du

championnat. Même le président

de Brest, Gérard Le

Saint, en convient. « Ce sera

un peu plus intéressant. Il y

aura un peu plus de suspense,

même si les autres

clubs peinent à nous (Brest

et Metz) rejoindre. La formule

sera déjà un peu plus

intéressante », confiait-il à

Ouest-France il y a quelques

semaines, constatant l’écart

« très important à combler

pour les autres ». À titre

d’exemple, dix points séparent

actuellement Chambray

Touraine Handball, 3e, du

duo de tête.

En bref

La LNR rejette la demande du Stade Toulousain. La Ligue nationale de rugby (LNR) rejette la demande d’abrogation du salary cap

(10,7 M€, montant augmenté en fonction du nombre d’internationaux français dans l’effectif) émise par le Stade Toulousain. Le club hautgaronnais

avait demandé l’abrogation de 10 articles du règlement qu’il estime « illégaux et incohérents ». Mais la Ligue a considéré que « les

dispositions concernées ne sont pas entachées d’illégalité et qu’elles constituent des éléments indispensables à l’effectivité du dispositif, au

service de l’équité sportive, de l’attractivité et de la soutenabilité économique du Top 14 ». Le Stade toulousain est convoqué le 26 mai devant

la commission de discipline de la LNR, notamment pour « dépassement » du salary cap sur trois des quatre dernières saisons, ainsi que pour

des « manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération ». Le comité directeur de la LNR a par ailleurs évoqué le

lancement d’une « réflexion » visant à « changer les dispositions des indemnités versées dans le cadre des ruptures contractuelles anticipées

», quand les clubs rachètent des années de contrats pour obtenir le transfert d’un joueur.

LA LETTRE DU SPORT

Ce que pense la ministre des Sports de la multipropriété. Dimanche 3 mai, Marina Ferrari était dans les gradins de la Meinau en marge

de la rencontre de Ligue 1 entre le Racing Club de Strasbourg et le Toulouse FC. La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative

a été interrogée sur la question de la multipropriété dans le football français, Strasbourg étant concerné depuis la prise de pouvoir en 2023 du

consortium américain BlueCo, également à la tête de Chelsea, en Angleterre. « J’entends l’inquiétude des supporters parce qu’elle pourrait

poser problème, a répondu Marina Ferrari. Aujourd’hui, elle se structure, c’est de plus en plus encadré. […] Je suis pour une régulation de la

multipropriété mais ça doit se faire dans un cadre européen. On voit bien qu’on a besoin aussi d’avoir des capitaux qui arrivent dans nos clubs

et donc il faut qu’on arrive à réguler tout ça. » « Une régulation seule au niveau français n’aurait pas de sens, a-t-elle ajouté. J’ai déjà porté

ce message au sein du Conseil de l’Europe, j’y retourne le 11 et 12 (mai), je serai également à Bruxelles à nouveau pour aborder ce sujet. »

Sa position diffère de celle du député Éric Coquerel (LFI), qui a déposé en septembre 2025 une proposition de loi visant à interdire la

multipropriété des clubs en France. « Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, a poursuivi Marina Ferrari. Force est de constater que si

on n’avait pas eu certains investisseurs, on n’aurait pas pu maintenir des clubs à un certain niveau. » Dix des 18 clubs de Ligue 1 font partie

de consortiums internationaux.

3


Economie

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

Le milliard… oui, mais de pertes

Le dernier rapport de la DNCG pour la saison 2024-2025 a mis en lumière les énormes difficultés financières du football

professionnel français, avec pas moins de 11 clubs dans le rouge. Dans les colonnes de L’Équipe, le président de la

DNCG Jean-Marc Mickeler réagit. Il révèle que le secteur professionnel va enregistrer une nouvelle perte

d’exploitation supérieure au milliard d’euros à la fin de la saison.

e patron de la DNCG

(Direction nationale

du contrôle de gestion)

n’est pas étonné du bilan

2024-2025 des clubs.

« Ces chiffres sont en ligne

avec ce que la DNCG avait

anticipé et communiqué aux

clubs il y a un an. Ce déficit

résulte d’un effet de ciseau

bien identifié : une contraction

des revenus, droits audiovisuels

en premier lieu,

face à une structure de

charges dimensionnée pour

un environnement qui

n'existe plus. Les clubs ont su

néanmoins dégager 886 M€

de plus-values de cessions,

ramenant la perte nette à

542 M€ », explique-t-il. Un

résultat qui masque les efforts

entrepris par les clubs :

« Sur les clubs présents en

Ligue 1 lors des trois dernières

saisons, la réduction

moyenne de masse salariale

avoisine 25 %. Certains

clubs ont accompli des efforts

considérables. »

Toutefois, il n’attend pas

d’amélioration pour la saison

en cours. « Sur la base des

éléments dont nous disposons,

le déficit d’exploitation

restera vraisemblablement

au-dessus du milliard d’euros.

Les résultats des cessions

de joueurs, déjà effectuées

ou anticipées d’ici le

30 juin, devraient se situer

autour de 800 M€. Notre

meilleure estimation à ce

stade nous conduit vers une

perte nette de l’ordre de

500 M€, un niveau comparable

à la saison précédente.

»

« La touche finale d’un

déséquilibre qui s’est

construit sur cinq ou six saisons

»

Le patron de la DNCG explique

que la baisse des

droits TV n’est pas la seule

cause du marasme. « La

DNCG porte ce diagnostic

depuis plusieurs années, y

compris dans des périodes

où les droits domestiques

étaient à des niveaux bien supérieurs

: le football professionnel

français a vécu audessus

de ses moyens. La

baisse des droits télé est la

touche finale d’un déséquilibre

qui s’est construit sur

cinq ou six saisons, avec

l’épisode Mediapro, la période

Covid, et une progression

des masses salariales

qui n’a jamais été véritablement

corrélée à l’évolution

réelle des revenus. Ce que la

chute des droits domestiques

a provoqué, c’est une prise

de conscience collective et

accélérée que ce déséquilibre

ne pouvait plus être différé.

»

L’occasion de mettre sur la

table la question du partage

des droits TV internationaux,

qui ne profitent qu’aux clubs

européens. Le patron du gendarme

financier du football

français appelle à plus

d’unité : « La DNCG n’a pas

vocation à prescrire une formule

de répartition. En revanche,

elle a une vision

claire sur ce que commande

le sens commun. L’allocation

exclusive des droits internationaux

aux clubs européens

a été établie dans un contexte

où l’on anticipait un milliard

d’euros de droits télé au total.

Ce contexte a radicalement

changé. Maintenir par

principe une répartition figée,

assortie d’une clause

d’unanimité qui rend toute

évolution structurellement

impossible, est une position

qui nous semble difficile à

défendre collectivement. Des

clubs ont consenti des efforts

considérables, réduction de

masse salariale, ajustement

de leurs ambitions, soutien

de leurs actionnaires. Pour

certains d’entre eux, deux ou

trois millions d’euros supplémentaires

de revenus annuels

ne sont pas anecdotiques.

Nous appelons simplement

au sens commun sur

ce sujet, dans l’intérêt de la

valeur collective du

Championnat, dont tous les

clubs, européens ou non,

sont les bénéficiaires. »

Au total, les clubs français

affichent une perte d’exploitation

qui dépasse le milliard

d’euros au 30 juin 2025

(1,4 Md€). Il faudra du

temps avant que les perspectives

ne soient réellement

meilleures.

LA LETTRE DU SPORT

En bref

Botafogo est en « pré-faillite ».Alors que John Textor a été écarté de la gestion de Botafogo il y a peu, le club est toujours dans une situation

critique. Dans un communiqué adressé au tribunal de Rio de Janeiro, la situation de « pré-faillite » a été évoquée. Botafogo est dans l’urgence

et cherche à vendre des joueurs pour payer les salaires. « Les options pour obtenir les ressources nécessaires au paiement des salaires des

employés, des joueurs et des fournisseurs, se heurtent à un obstacle commun : l’instabilité de la direction, déplore Botafogo dans son

communiqué. Personne ne souhaite investir, prêter ou négocier des transferts de joueurs, compte tenu de l’inertie des actionnaires, qui ignorent

qui représente ou représentera le SAF Botafogo. La direction est paralysée. »

La NFL fait de Fanatics son partenaire commercial officiel. Fanatics devient le « partenaire commercial officiel sur site » de la NFL lors

des principaux événements de la ligue et des matchs internationaux. Jusqu’ici prestataire parmi d’autres, Fanatics est désormais investi d’un

mandat global : piloter l’ensemble des opérations de vente retail lors des grands rendez-vous de la NFL. Les fans français pourront s’en rendre

compte cet automne avec l’organisation du premier match de l’histoire de la ligue au Stade de France. L’événement, avec les New Orleans

Saints en tête d’affiche, bénéficiera d’un dispositif retail (boutiques officielles, activations en ville, produits exclusifs) comparable aux standards

américains. En 2024, la ligue a franchi le seuil des 23 Md$ de revenus totaux. Les ventes de produits dérivés pèsent à elles seules environ 4

Md$ annuels, tandis que les accords de licences contribuent pour quelque 3 Md$ supplémentaires.

4


Economie

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

Le groupe Rossignol, porté par la neige et le trail

running, renoue avec la croissance

Avec 346 M€ de chiffre d’affaires et un EBITDA en progression de plus de 50 %, Rossignol affiche en 2025-2026 sa

meilleure dynamique financière depuis des années. Derrière la performance se dessine un modèle en cours de

recomposition, entre dépendance aux conditions météo et pari sur les quatre saisons.

LA LETTRE DU SPORT

e chiffre est frappant :

en une seule année, le

groupe Rossignol a

fait progresser son EBITDA

de plus de 50 %. Sur l’exercice

décalé clos au 31 mars

2026, la marque française affiche

un chiffre d’affaires de

346 M€, en croissance de

4,3 %. « Surtout, c’est une

croissance saine avec une

forte amélioration de notre

rentabilité », se réjouit

Vincent Wauters, CEO du

groupe Rossignol. La nuance

est importante : croître, oui,

mais croître sainement, c’est

autre chose. Pour un équipementier

dont le cœur de métier

reste intimement lié à

l’enneigement des massifs,

une telle amélioration de la

rentabilité ne va pas de soi.

Une saison d’hiver

favorable

La mécanique de la performance

tient d’abord à un facteur

que personne ne contrôle

: la neige. La saison 2025-

2026 a été globalement généreuse

en France et en Europe,

dopant les ventes d’équipements

pour les sports d’hiver,

qui ont progressé de 6,5 %.

Les Jeux olympiques d’hiver

de Milan-Cortina 2026 ont

amplifié l’effet, porté par les

performances des athlètes

équipés par Rossignol. Ils ont

ramené 50 médailles, dont 14

en or. Pourtant, la médaille a

son revers. « La saison d’hiver

2025/2026 a été bonne

avec un bon enneigement en

France et en Europe. En revanche,

les massifs dans

l’ouest des États-Unis et en

Scandinavie ont manqué de

neige », tempère Vincent

Wauters.

Le trail running, relève crédible

ou pari risqué ?

C’est sans doute le segment

le plus scruté par les observateurs

: la diversification vers

les chaussures de randonnée

et de trail running.

Vêtements et chaussures représentent

25 % du chiffre

d’affaires global du groupe,

et 35 % en France, marché

sur lequel la culture outdoor

Un ancrage français fort, malgré une gouvernance nordique

est particulièrement ancrée.

Rossignol distribue ses

chaussures en direct (site internet

et 40 boutiques en

propre dans le monde), mais

aussi via 150 points de vente

multimarques en France.

Fort du succès de ses deux

premiers modèles de trail, le

groupe vient de lancer la

Vercors, un troisième modèle

sur lequel Martin Fourcade,

six fois champion olympique

de biathlon, a travaillé en

amont. L’ambassadeur n’est

pas un visage plaqué sur une

campagne : il a testé la

chaussure pendant plus d’un

a n .

« Quand il n’y a pas de neige

en montagne, huit mois de

l’année, le trail running fait

partie de l’entraînement d’un

biathlète. J’utilise la Vercors

depuis plus d’un an, en phase

de test. C’est un modèle

confortable qui me va bien »,

explique Martin Fourcade.

Le choix de cet ambassadeur

incarne la cohérence d’usage

entre ski de fond, biathlon et

trail, trois disciplines qui partagent

les mêmes terrains et

Depuis son rachat en 2013 par le fonds d’investissement scandinave Altor, Rossignol est souvent perçu

à tort comme une marque délocalisée. La réalité est plus nuancée. Le siège reste en France (en Isère, à

Saint-Jean-de-Moirans), une usine à Nevers (Nièvre) est dédiée aux fixations de ski, et un centre

logistique mondial y est également installé. Les skis, eux, sont produits dans l’usine espagnole du

groupe. Le groupe Rossignol a fermé, en juillet 2025, son usine de skis Dynastar à Sallanches (Haute-

Savoie) « pour des raisons de coûts de production élevés et de baisse de la productivité ». Le site a été

préempté, début 2026, par la mairie pour en faire une zone artisanale. Montant de l’opération : 5,5 M€.

les mêmes athlètes. Reste

qu’avec deux modèles de

randonnée et trois de trail

running, la profondeur de

gamme ne permet pas à

Rossignol de jouer encore

dans la même catégorie

qu’un Salomon. Mais la

marque construit une légitimité

progressive, appuyée

sur un territoire de marque

montagne qu’elle possède de

longue date.

Vers 100 M€ de textiles et

chaussures d’ici trois ans

« Notre objectif est que d’ici

trois ans, nous réalisions

100 M€ de chiffre d’affaires

avec les vêtements et les

chaussures et que l’offre

"été" (rando/trail running)

représente 15 % de nos

ventes de textile », ambitionne

Vincent Wauters.

Passer de 25 % à une offre

quatre saisons structurée,

c’est un changement de nature

plus que de degré. La

trajectoire de Rossignol mérite

d’être suivie de près. Le

groupe joue désormais sur

deux tableaux : la puissance

historique d’un nom synonyme

de montagne en hiver,

et l’ambition d’un acteur estival

encore en construction.

La neige reste le moteur. Le

trail running, lui, pourrait

bien devenir le stabilisateur.

En bref

Mountain Planet 2026 : l’édition de tous les records. Le salon international de l’aménagement et de l’industrie de la montagne, organisé

sur trois jours fin avril à Alpexpo Grenoble (Isère), a accueilli 21.000 participants (+5 %), dont 25 % en provenance de 70 pays, 482 exposants

représentant 1.000 marques. « Nous avons dû changer le plan d’implantation du salon pour satisfaire la demande, en augmentation. Nous

sommes passés de 50.000 à 60.000 m2 de surface d’exposition sans compter l’exposition extérieure », se félicite Jérôme Riff, directeur général

d’Alpexpo. L’édition 2028, annoncée du 11 au 13 avril, sera, elle, placée sous le signe des Jeux Olympiques d’hiver 2030.

5


Médias

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

LA LETTRE DU SPORT

La LFP remporte une bataille, mais pas

encore la guerre

La Ligue de Football Professionnel (LFP) a obtenu la condamnation en référé de la

plateforme de co-abonnement Spliiit pour violation des conditions générales d’utilisation

de Ligue 1+ et contrefaçon de marque. Mais derrière le communiqué triomphaliste, la

décision est provisoire et le modèle collaboratif, loin d’être enterré.

e tribunal judiciaire

de Paris a rendu une

ordonnance de référé

favorable à la Ligue de

Football Professionnel

(LFP) dans le litige l’opposant

à Spliiit, start-up française

spécialisée dans la

mise en relation de co-abonnés.

Le tribunal a reconnu

l’existence d’un trouble manifestement

illicite résultant

de l’activité de Spliiit, qui

met en relation des personnes

ayant souscrit un

abonnement à un service

payant avec d’autres personnes

afin de leur permettre

de partager ledit abonnement.

Concrètement, la LFP

a obtenu une suppression

immédiate de toute offre de

partage de compte au service

Ligue 1+ sous astreinte de

300 € par jour de retard. La

LFP s’est empressée de saluer

« une étape importante

dans la protection de la valeur

des droits du football

professionnel français et de

ses contenus exclusifs ». Ce

qu’elle a omis de mentionner

est pourtant essentiel :

cette décision à l’encontre de

Spliiit est temporaire.

Spliiit, le BlaBlaCar des

abonnements numériques

Pour comprendre l’affaire, il

faut d’abord saisir ce qu’est

Spliiit. Fondée en 2019, la

plateforme veut transposer

l’ADN du covoiturage, popularisé

par des services

comme BlaBlaCar, vers

l’univers des abonnements

digitaux multi-utilisateurs.

En 2023, elle comptait près

d’un million de « Spliiiters »

et offrait la possibilité de

partager plus de 200 services

différents. Son modèle économique

repose sur une mécanique

d’intermédiation financière

: Spliiit collecte les

paiements, redistribue les

montants aux titulaires principaux

et prélève une commission.

Une victoire bâtie sur des

CGU modifiées en cours

de saison

La LFP s’est appuyée sur

deux fondements juridiques.

D’une part, le juge a souligné

que Spliiit, « en facilitant

ce partage et en garantissant

faussement sa légalité

aux utilisateurs, se rendait

complice de la violation

de ces obligations contractuelles,

causant ainsi un préjudice

commercial direct à

Ligue 1+ ». D’autre part, le

juge a également retenu

« l’existence d’une contrefaçon

vraisemblable de la

marque Ligue 1+.

L’utilisation illicite de ces

signes par Spliiit pour promouvoir

son service de partage

d’abonnement ayant

Telegram ciblé par l’Arcom

été jugée comme portant atteinte

aux droits de propriété

intellectuelle du Groupe

LFP ». Mais le socle sur lequel

repose cette condamnation

est plus fragile qu’il n’y

paraît. C’est l’arrivée d’une

clause dans les CGU en septembre

2025 qui est au cœur

de la discorde. Elle interdit

le partage organisé par le

biais d’une plateforme, mais

n’en limite pas les utilisateurs

dans le cadre privé.

Autrement dit, la LFP a ellemême

modifié ses règles du

jeu en cours de saison. Spliiit

ne manque pas de le signaler

: la plateforme qualifie la décision

de « restriction arbitraire

» et cite notamment

des communications de l’entreprise

sur les réseaux sociaux

autorisant sans ambiguïté

le partage hors foyer.

Cette particularité contractuelle

limite considérablement

la portée générale de la

décision. La vraie question

est là : cette condamnation

signe-t-elle le glas du partage

d’abonnements en

France ? La décision rendue

par le tribunal est une ordonnance

en référé, une mesure

d’urgence, provisoire par nature,

qui ne tranche pas définitivement

le litige. Ce type

de procédure ne préjuge en

rien de l’issue d’un éventuel

procès au fond. Le co-abonnement

ne revêt aucun caractère

illégal intrinsèque : il

devient problématique uniquement

lorsqu’il contrevient

aux conditions

contractuelles spécifiques

d’un service donné. Spliiit,

de son côté, a déjà relativisé

les dommages. L’entreprise

souligne que Ligue 1+ ne

constituait qu’une fraction

marginale de son activité,

tant en volume d’utilisateurs

que de revenus générés. La

plateforme espère, selon ses

propres termes, « comme

cela a été le cas avec

d’autres éditeurs, engager

un dialogue constructif avec

Ligue 1+ sur ces sujets en

dehors du cadre judiciaire ».

Cette posture n’est pas sans

précédent : déjà attaquée par

Netflix, Disney et Apple,

Spliiit avait justement arrêté

d’utiliser leurs logos pour

cette raison.

Pour la LFP, chaque bataille

juridique compte dans la reconstruction

d’une crédibilité

commerciale. Reste que

l’ordonnance de référé, limitée

à 180 jours, laisse entière

la question de fond. Dans six

mois, le tribunal devra se

prononcer sur le mérite de

l’affaire. D’ici là, la LFP

aura beau siffler la fin du

partage de comptes, le

match n’est pas terminé.

La messagerie Telegram se voit reprocher un manque de réactivité dans la suppression des contenus

sportifs piratés. L’Arcom a transmis une plainte avec avis à un régulateur européen qui instruira le

dossier. Le régulateur français de l’audiovisuel appuie son avis sur le fondement du Digital Services Act

(DSA), ce règlement européen qui prévoit notamment que « les plateformes doivent traiter les alertes

en temps opportun ». Car dans la lutte contre le piratage de compétitions sportives, tout est affaire de

vitesse. Il s’agit d’interrompre la retransmission pendant le direct, et non une fois le match terminé. Audelà

de la suppression des contenus piratés, Telegram laisserait perdurer les comptes à l’origine de la

création des flux pirates, qui peuvent facilement recréer de nouvelles transmissions. Il s’agit de la

première fois que l’Arcom transmet une plainte avec avis à un des homologues européens. En

l’occurrence au régulateur belge (IBPT), pays dans lequel Telegram a désigné son représentant légal.

En théorie, la plateforme risque une amende allant jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires mondial.

L’ultime sanction serait la suspension temporaire au sein de l’Union européenne.

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Médias

N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

Disney+ de plus en plus présent sur la Ligue des

champions

La plateforme Disney+, qui détient les droits de la Ligue des champions féminine en Europe jusqu’en 2030, a acquis

ceux de la compétition masculine dans plusieurs pays européens pour la période 2027-2031.

lors qu’en France,

Canal+ a réussi à

garder l’intégralité

de la Ligue des champions,

de la Ligue Europa et de la

Ligue Conférence pour ce

cycle de quatre ans, un autre

appel d’offres concernait 19

marchés télévisuels :

Autriche, Belgique, Brésil,

Bulgarie, Canada, Amérique

centrale, Tchéquie,

Danemark, Finlande,

Mexique, Norvège, Pologne,

Portugal, Irlande, Roumanie,

Slovaquie, Amérique du

Sud, Suède et Suisse. La plateforme

de streaming

Disney+, qui détient déjà les

droits de diffusion de la

Ligue des champions féminine

jusqu’en 2030, s’attaque

désormais à son pendant

masculin. Si elle n’a pas

réussi à devancer Canal+

pour la Belgique et la

Pologne, elle a acquis les

droits de diffusion de la compétition

dans plusieurs pays

européens, dont la Suède,

pour la période 2027-2031.

Au Royaume-Uni et en

Allemagne, c’est la plateforme

américaine

Paramount+ qui a acquis, en

novembre, les droits de la

Ligue des champions à partir

de 2027, avec une affiche sur

Prime Video d’Amazon. En

Italie, le diffuseur historique

Sky Sport est toujours en

place tandis qu’en Espagne,

Movistar+ avait conservé

l’intégralité des droits de la

C1.

L’UEFA prévoit que la valeur

totale de ses droits TV

dépassera 5 Md€ par an une

fois les appels d’offres terminés.

Le tennis de table a le vent en poupe sur L’Équipe

L’Équipe monte en puissance concernant la diffusion du tennis de table. Déjà engagé sur les compétitions

internationales, L’Équipe est désormais partenaire de la Fédération française de tennis de table (FFTT).

vec une augmentation

du nombre de licenciés

depuis 2024

(+ 11 %) et des audiences intéressantes,

la discipline

continue de monter en puissance

avec un nouveau partenariat

entre la FFTT et

L’Équipe. Déjà engagé sur la

diffusion du circuit international

jusqu’en 2028, le média

s’allie à la Fédération

française pour diffuser de

nombreux contenus nationaux.

À commencer par la finale

du championnat de

France de Pro A, prévue le

29 mai à 20h45.

L’Équipe obtient aussi la

possibilité de diffuser des

contenus autour de l’équipe

de France, et donc des frères

Lebrun, avec des « insides

lors des stages et compétitions

internationales ». Les

licenciés auront, eux, accès à

une offre promotionnelle

pour accéder aux contenus

du journal. « Ce partenariat

permet d’amplifier encore

davantage la visibilité du

tennis de table », apprécie

Yannick Lemaire, directeur

de la communication du

groupe L’Équipe. « Quoi de

plus naturel pour la FFTT

que de diffuser nos compétitions

sur les antennes de

L’Équipe, devenue LA

chaîne du ping », justifie

Gilles Erb, président de la

Fédération française de tennis

de table.

LA LETTRE DU SPORT

En bref

Les matchs amicaux des clubs français sur Ligue 1+. Il n’y aura pas d’écran noir sur Ligue 1 + cet été. Si la chaîne avait un temps espéré

obtenir les droits de la Coupe du monde 2026, finalement acquis par BeIN Sports, ce ne sera donc pas silence radio entre le barrage retour qui

se jouera le 25 mai, et la 1re journée de la saison prochaine, le 23 août. Invité sur RMC, le directeur marketing et éditorial de LFP Media Jérôme

Cazadieu a annoncé que la chaîne créée par la ligue diffusera certains matchs amicaux des clubs du championnat de France pendant la misaison.

« Des discussions sont actuellement en cours avec les clubs de notre championnat, a précisé

Cazadieu. Tous les matchs ne sont pas encore arrêtés, ni les dates, ni les lieux, mais je pense que l’on

aura entre 20 et 25 rencontres entre la mi-juillet et la mi-août, avec des affiches de très bon niveau. »

Après neuf mois d’existence, la plateforme revendique environ 1,1 million d’abonnés. Un chiffre jugé

conforme aux objectifs fixés en début de saison par la Ligue de Football Professionnel (LFP).

Eurosport prolonge le Giro. Diffuseur exclusif du Tour d’Italie depuis 2021, Eurosport a prolongé

ses droits pour quatre années supplémentaires, jusqu’en 2029. Ce renouvellement concerne également

« le Giro féminin, les Strade Bianche, Milan-San Remo et le Tour de Lombardie », précise le diffuseur.

Ce nouveau cycle démarre dès l’édition 2026 (8-31 mai) qui s’élancera de Bulgarie.

Entreprises citées

Disney+....................................7

Eurosport..................................7

Fanatics ....................................4

L’Équipe ..................................7

PIF............................................1

Rossignol ................................5

Spliiit........................................6

Telegram ..................................6

7


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N°1309 La Lettre du Sport vendredi 8 mai 2026

Le magazine

Women Sports

N°39 est paru

Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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