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LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

SPONSO RIN G.FR

N°646 vendredi 15 mai 2026

L’Italie cède la place à l’Amérique

Depuis 1970, l’album Panini de la Coupe du monde était un rite de passage autant qu’un produit commercial. La FIFA

va y mettre fin, en confiant à partir de 2031 ses droits de collection au géant américain Fanatics.

l y a quelque chose de

presque cruel dans le calendrier.

Alors que le

Mondial 2026 (11 juin-19

juillet) s'apprête à démarrer,

avec ses albums Panini déjà

en vente dans les kiosques du

monde entier, la FIFA annonce

la rupture à venir d'une

relation commerciale née en

1970. L'instance mondiale a

signé un contrat de licence

exclusif à long terme avec

Fanatics, portant sur les vignettes,

les cartes à collectionner

et les jeux de cartes,

qui entrera en vigueur en

2031. La nostalgie cède la

place à la data, à la verticalité,

et à une valorisation

boursière de plusieurs dizaines

de milliards de dollars.

Panini, un rituel d'abord

Pour mesurer cette rupture, il

faut revenir à Modène, au début

des années 1960. Les

frères Panini, marchands de

journaux, glissaient des

images de footballeurs dans

leurs quotidiens pour doper

les ventes. L'idée prend. La

maison d'édition se structure,

et dès 1970, lors du Mondial

mexicain, Panini sort son

premier album officiel de la

FIFA, le début d'une exclusivité

qui durera plus d'un

demi-siècle. Au fil des éditions,

l'album devient bien

autre chose qu'un produit dérivé

: un vecteur de transmission

intergénérationnelle, un

objet de cours de récréation,

un rituel domestique.

Difficile de trouver une

marque aussi profondément

associée à un événement

sportif, sans être sponsor officiel

au sens classique du

terme. Pourtant, la fragilité

de ce modèle s'est révélée

bien avant l'annonce. Dès

2022, Panini avait perdu son

partenariat avec l'UEFA,

Topps l'ayant supplanté sur

l'Euro, la Ligue des

Champions et Ligue Europa.

La réponse de la responsable

marketing Virginie Peres résumait

à elle seule l'impuissance

face à la surenchère :

« Ils ont tout simplement proposé

plus cher que nous.

C'est une déception parce

que nous détenions les droits

depuis 1980 pour cette

grande compétition européenne.

»

Fanatics : l'intégration verticale

comme nouvelle

norme

Topps appartient désormais à

Fanatics. L'entreprise américaine

intègre ses activités

physiques et numériques

dans sa branche Fanatics

Collectibles, présente dans

plus de cent pays, selon une

logique d'intégration verticale

totale : contrôle de la fabrication,

de la distribution,

du e-commerce et des licences,

sous un même toit.

Elle détient les droits exclusifs

pour les marchandises

officielles de la NFL, la

NBA, la MLB et la NHL, et

gère le e-commerce de plus

de 900 équipes, ligues et universités.

Ce que Fanatics apporte

à la FIFA, c'est précisément

ce que Panini ne pouvait

offrir : un écosystème

commercial global, articulant

produits physiques, formats

numériques, data fans et monétisation

événementielle. Le

chiffre d'affaires du segment

collection approchera les 5

Md$ en 2026, pour un total

d'entreprise proche de

14 Md$.

Au-delà des montants, c'est

la transformation du produit

lui-même qui mérite attention.

L'une des innovations

clés annoncées est la série de

cartes incrustées d'éléments

issus des maillots des

joueurs, notamment ceux

portés lors de leur premier

match — les « debut

patches ». On passe ainsi de

la vignette comme image à

la carte comme objet mémoriel

certifié, vers un marché

de la collection spéculative

où la rareté est produite et

valorisée comme un actif.

Gianni Infantino a présenté

ce partenariat comme la capacité

d'offrir « aux supporters

la possibilité de vivre

encore plus intensément leur

passion » et à la FIFA de générer

« une nouvelle source

de revenus commerciaux importants

».

La FIFA annonce par

ailleurs plus de 150 M$ de

produits distribués gratuitement

sur la durée de l'accord.

Dans le marché des licences

sportives, la nostalgie

ne protège plus aucun

contrat.

SPONSORING.FR

Sommaire

Sponsoring

L’Arabie saoudite transforme la Coupe d’Asie en vitrine ..............................................................2

Du blé au grand large.............................................................................................................3

NFL Paris Game 2026 : American Express s’installe au cœur de l’événement....................4

L’écart se creuse entre les franchises sportives .....................................................................5

Médias

Ligue 1+, un an après, entre promesses et tensions....................................................................6

Le budget sport de France Télévisions en question...............................................................7

WWW.SPONSORING.FR

La Lettre du Sponsoring

Publication fondée par Bruno Lalande,

David Tomaszek et Emmanuel Frattali

Sponsoring.fr SARL

16, avenue Hoche

75008 PARIS

redaction@sponsoring.fr

Abonnement

Tél. 09 70 40 65 15

www.sponsoring.fr/abonnement/

abonnement@sponsoring.fr

Disponible uniquement sur abonnement

Directeur publication : D. Tomaszek

Rédacteur en chef : Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

CPPAP 1024T91549

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

Football

SPONSO RIN G.FR

L’Arabie saoudite transforme la Coupe d’Asie en

vitrine

L’AFC officialise Aramco comme supporter mondial officiel de la Coupe d’Asie 2027 en Arabie saoudite (7 janvier-5

février 2027), avec à la clé une première : le naming temporaire d’une enceinte sur la durée du tournoi.

e contrat couvre la visibilité,

l’hospitalité

et l’activation autour

des 24 sélections nationales

en compétition. Aucun montant

n’a été communiqué.

Sous les termes de l’accord,

le stade hôte d’Al Khobar

sera officiellement désigné

« Aramco Stadium » pendant

toute la durée de la

compétition. Une première

commerciale pour l’AFC.

Le stade de 46.096 places,

actuellement en construction,

sera le seul site en dehors

des deux grandes métropoles

du royaume (Riyad

et Djeddah) à accueillir la

compétition. Et Aramco

n’en est pas seulement un

partenaire-titre : la compagnie

pétrolière saoudienne

en est également propriétaire,

et détient par ailleurs le

club résident, Al-Qadsiah.

Autrement dit, la fédération

vend le droit de maintenir

une désignation commerciale

sur un actif qui appartient

déjà au partenaire. « En

intégrant les droits de naming

pour la première fois,

nous créons une plateforme

plus immersive pour nos

partenaires », estime Datuk

Seri Windsor John, secrétaire

général de l’AFC, en

précisant que la confédération

entrait ainsi dans

« une nouvelle ère d’innovation

commerciale ».

Le précédent LA28 qui a

ouvert la brèche

Le naming « temporaire »

n’est pas à proprement parler

une nouveauté. Mais il a

tendance à s’étendre.

Dernièrement, le comité

d’organisation des Jeux

Olympiques LA28 a rompu

avec une longue tradition du

mouvement olympique en

officialisant des droits de naming

sur plusieurs enceintes

olympiques. En 2028, Los

Angeles accueillera des

compétitions au « Comcast

Squash Center », « Honda

Center » et l’« Intuit

Dome ». L’AFC s’inscrit

dans cette continuité, et ce

faisant, normalise le modèle

pour l’ensemble des fédérations

continentales. « C’est

une nouvelle étape dont

nous sommes fiers. Nous

sommes heureux de soutenir

un tournoi qui inspirera les

supporters à travers le

Royaume et l’Asie », commente

Khalid A. Al Zamil,

vice-président senior en

charge des communications

d’entreprise chez Aramco.

Est-ce que ce modèle va

s’exporter jusqu’en Europe ?

Là où l’AFC opère sur le territoire

même du partenaire,

avec des actifs déjà intégrés

verticalement, une fédération

européenne devra composer

avec des propriétaires

de stades indépendants, des

collectivités locales, et des

cadres réglementaires nationaux

bien plus contraignants.

La première réussit à

vendre un droit presque sans

friction. Les secondes devront

en inventer les conditions.

En bref

BT devient le premier sponsor national annoncé pour l’Euro 2028. BT Group et l’UEFA contractualisent un accord de partenariat

dans le cadre de l’Euro 2028, organisé du 9 juin au 9 juillet 2028 dans neuf stades du Royaume-Uni et de l’Irlande. BT devient ainsi le

partenaire télécommunications officiel de l’événement. Le groupe britannique (co-actionnaire de TNT Sports, la chaîne de télévision

payante) devient ainsi le premier sponsor national annoncé pour l’Euro 2028, avant même le tirage au sort des qualifications de la

compétition. L’activation se veut multimarque. BT, EE et Plusnet déploieront chacune leurs droits sur leurs segments respectifs. Sur le plan

opérationnel, BT garantit la connectivité fixe et mobile pour les 9 stades, les 24 camps de base et le centre des médias. L’opérateur pilote

aussi le programme des porte-drapeaux des équipes nationales. EE parraine déjà Wembley et les quatre sélections britanniques jusqu’en

2028.

SPONSORING.FR

Bournemouth quitte Umbro pour Hummel. Auparavant sous contrat avec Umbro, le club anglais de Bournemouth (qui appartient au

fonds Black Knight comme le FC Lorient, ndlr) s’engage avec la marque danoise Hummel à partir de la saison 2026-2027 et pour cinq

ans. Ce changement met fin à la collaboration avec Umbro, en place depuis 2017. L’accord est présenté comme le plus important de

l’histoire du club sur le plan équipementier. Avec ce partenariat, Hummel poursuit son développement sur le marché anglais. Déjà présent

avec Coventry City et Sunderland, l’équipementier va ainsi renforcer sa visibilité en Premier League avec un troisième club sous contrat.

À noter qu’en plus du changement d’équipementier, Bournemouth va également changer de sponsor principal. En effet, Vitality va

remplacer BJ88, puisque le club anticipe déjà les nouvelles règles encadrant la présence des marques de paris sur la face avant des maillots.

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Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

Voile

SPONSO RIN G.FR

Du blé au grand large

Un industriel agroalimentaire s’associe à un skipper-scientifique pour donner chair à une promesse RSE. L’accord

entre Episens et Fabrice Amedeo, signé jusqu’au Vendée Globe 2028-2029, révèle comment la course au large devient

un outil de récit de marque pour des acteurs qui n’ont, a priori, rien à voir avec l’Océan.

’accord prévoit une

présence sur plusieurs

courses majeures du

calendrier, notamment la

Route du Rhum 2026, dont

le départ sera donné de

Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

le 1er novembre prochain.

Pour un meunier-boulanger

industriel dont le cœur de

marché se joue entre les

agriculteurs, les artisans

boulangers et la grande distribution,

le choix de la voile

océanique mérite explication.

Autrement dit : qu’estce

qu’un fabricant de farines

et de viennoiseries industrielles

vient chercher sur

l’océan ?

Entre terre et mer, un récit

de filière à construire

Pour Episens, filiale du

groupe InVivo, ce sponsoring

s’inscrit dans une valorisation

de sa filière blé durable.

Concrètement, le dispositif

s’appuie sur un programme

commun mêlant

performance sportive et collecte

de données scientifiques

en mer : le monocoque

IMOCA FDJ United

embarque plusieurs capteurs

pour analyser CO₂, microplastiques

et biodiversité. Ce

programme baptisé « Entre

terre et mer » prolonge une

démarche interne déjà structurée

: 80 % de la pollution

des grands espaces bleus

vient de la terre, et les filières

agricoles partenaires

d’Episens mettent en œuvre

des pratiques favorisant la

biodiversité (nichoirs, perchoirs,

lutte biologique) tout

en travaillant à la réduction

de l’impact carbone de leurs

produits de meunerie et boulangerie.

Un skipper taillé pour le

message

Le choix du skipper n’est

pas anodin. Fabrice Amedeo

est un profil rare dans l’écosystème

de la course au large

: ancien journaliste du

Figaro, il a participé à trois

Vendée Globe. Sa double

culture, éditoriale et sportive,

lui confère une capacité

à produire du contenu et à

animer des communautés.

Depuis 2020, il anime un

projet pédagogique à destination

des écoles, en partenariat

avec l’Éducation nationale

; son bateau ambassadeur

des océans a été visité

par 30.000 personnes au départ

du dernier Vendée

Globe. « En soutenant le

projet océanographique de

Fabrice Amedeo dans le

cadre du Vendée Globe,

nous valorisons l’engagement

de nos filières blé

Semons du Sens, mobilisées

pour produire mieux, réduire

leur impact environnemental

et garantir une alimentation

durable de qualité. Cette

aventure collective mobilisera

nos collaborateurs et

tous les acteurs de la chaîne

de valeur du blé. », traduit

François-Xavier Quarez, directeur

général d’Episens.

La voile, caisse de résonance

des engagements

RSE

Ce partenariat s’inscrit dans

une tendance plus large observée

ces dernières années :

les grandes courses en solitaire,

Vendée Globe en tête,

attirent des annonceurs qui

ne cherchent pas d’abord de

la visibilité grand public,

mais un cadre narratif légitime

pour incarner leurs engagements

environnementaux.

Le programme « Entre

terre et mer » rassemble une

filière entière (agriculteurs,

stockeurs, meuniers, boulangers)

derrière un bateau parcourant

les océans pour une

meilleure connaissance des

écosystèmes. La prochaine

Route du Rhum, qui l’a vu

faire naufrage en 2022, servira

de premier test grandeur

nature pour mesurer la capacité

du dispositif à fédérer

l’ensemble de la chaîne de

valeur autour d’un récit

commun. Mais d’ici là, c’est

une saison bien remplie qui

attend le skipper et son

équipe avec deux semaines

de mise au point à Lorient

(Morbihan), puis une navigation

d’entraînement vers

Marseille (Bouches-du-

Rhône) où il est attendu par

son partenaire Onet pour des

journées de relations publiques,

des navigations à

Lorient début juillet, une

présence de l’IMOCA à

Boulogne-sur-Mer (Pas-de-

Calais) lors de la Fête de la

mer du 16 au 19 juillet où

pas moins de 300.000 personnes

sont attendues.

Septembre sera rythmé par

les entraînements et le traditionnel

Défi Azimut à

Lorient avant de mettre le

cap vers la Cité Corsaire.

SPONSORING.FR

En bref

April Marine renforce son engagement auprès d'Arnaud Boissières. Arnaud Boissières referme dix années de collaboration avec La

Mie Caline et navigue désormais sous les couleurs d'April Marine, filiale de l'assureur April, déjà présente parmi ses partenaires. « April

Marine voulait monter en puissance. Je leur ai proposé d'être co-partenaire important. Ils ont accepté », explique le skipper. Le partenariat

s'inscrit également dans une démarche écoresponsable, avec l'intégration de voiles produites en circuit court et de systèmes énergétiques

plus durables. April Marine reste ouvert à d'autres acteurs : « L'une de mes priorités, c'est de trouver un co-partenaire pour pouvoir faire

une belle histoire sportive qui m'amènera jusqu'au prochain Vendée Globe », confirme Boissières.

Xplorassur embarque sur la Solitaire du Figaro Paprec. À quelques jours du coup d'envoi, Tom Goron accueille un nouveau

partenaire et naviguera sous les couleurs d'Xplorassur, marque de Finaxy Group spécialisée dans l'assurance voyage et les activités

sportives. Le groupe choisit de soutenir « un talent prometteur dont les valeurs font écho aux siennes : engagement, rigueur et audace ».

À 19 ans, Tom Goron sera le plus jeune skipper engagé, mais n'a rien d'un bizuth : après une quatorzième place au général et une deuxième

place au classement rookie en 2024, il a terminé septième l'an dernier — ce sera sa troisième participation.

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Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

Foot US

SPONSO RIN G.FR

NFL Paris Game 2026 : American Express s’installe

au cœur de l’événement

American Express devient partenaire-titre du premier NFL Paris Game, prévu au Stade de France avec les New

Orleans Saints.

a NFL n’exporte pas

seulement son sport.

Elle exporte son écosystème.

En nommant

American Express partenaire-titre

du NFL Paris

Game 2026, premier match

de saison régulière organisé

en France avec les New

Orleans Saints au Stade de

France, la ligue nord-américaine

matérialise sur le sol

européen le partenariat global

signé en mars dernier

avec le géant américain des

cartes de crédit, désormais

partenaire officiel des paiements

de la NFL.

Une activation pensée

pour le marché français

Concrètement, les porteurs

de cartes American Express

bénéficieront d’un accès

prioritaire en prévente aux

billets de la rencontre, dont

la date exacte reste suspendue

à l’annonce du calendrier

officiel de la saison

NFL 2026. Des activations

sont également prévues autour

de l’événement parisien,

sans que leur nature ait

encore été précisée.

« S’associer à American

Express en tant que partenaire

titre du tout premier

NFL Paris Game nous permettra

d’offrir des expériences

premium aux fans »,

indique Brett Gosper, directeur

de la NFL pour l'Europe

et la zone Asie-Pacifique.

Cette promesse d’expériences

exclusives positionne

American Express

comme un opérateur d’accès,

fidèle à sa logique de

marque fondée sur le privilège

et la différenciation par

le service.

Au-delà de Paris, un périmètre

international élargi

Le cadre parisien ne doit pas

masquer l’étendue réelle du

dispositif. American Express

sera également partenairetitre

du NFL Shop sur l’ensemble

des matchs internationaux

de la prochaine saison,

couvrant les rencontres

organisées à Londres et au

Mexique, en sus du rendezvous

français.

En bref

L’Amundi Evian Championship augmente sa dotation. Pour sa 32e édition, qui se déroulera du 9 au 12 juillet sur les hauteurs du Lac

Léman, l’Amundi Evian Championship continue son expansion. Le plus gros tournoi de golf féminin en Europe avec le British Open (8,5

M€) passe la vitesse supérieure avec une dotation financière en nette hausse. Porté par son club des sponsors au premier rang desquels

Amundi, Evian, Danone, Rolex, et depuis cette année le Groupe Hyosung, le prize money passe à 7,75 M€. En 2025, l’enveloppe allouée

était de 6,8 M€. Les tournois les mieux dotés restent aux États-Unis avec l’US Women’s Open et le KPMG Women’s PGA Championship

qui flirtent avec les 12 M$ (10,2 M€). Le plus gros chèque pour une gagnante est attribué à l’occasion de la finale LPGA sur le CME Group

Tour Championship avec 4 M$ (3,4 M€). En 2025, la lauréate australienne de l’Amundi Evian Championship, Grace Kim, avait empoché

un peu plus d’un million d’euros.

SPONSORING.FR

Sportfive devient partenaire numérique des New Orleans Saints. Sportfive annonce un partenariat exclusif avec les New Orleans

Saints pour la gestion des comptes numériques francophones de la franchise de NFL. L’agence de marketing sportif gérera notamment le

compte Instagram officiel francophone des New Orleans Saints, avec pour objectif de développer la communauté de fans et de fédérer une

nouvelle génération de supporters autour de la franchise.

UTMB Group choisit Leveled. L’agence Leveled (ex Com’Over) a été sélectionné par UTMB Group pour l’accompagner dans sa

stratégie de relations médias et d’influence sur l’ensemble du circuit UTMB World Series, dont le Hoka UTMB Mont-Blanc, rendez-vous

emblématique du trail. Le circuit UTMB World Series, lancé en 2021, intègre aujourd’hui plus de 60 événements organisés à travers le

monde. Leveled accompagnera UTMB Group dans la définition et le déploiement de sa stratégie de relations médias et d’influence, en

France et à l’international.

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Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

Omnisports

SPONSO RIN G.FR

L’écart se creuse entre les franchises sportives

Le classement annuel de Two Circles révèle que les revenus des détenteurs de droits sportifs ont battu un nouveau

record en 2025, atteignant 174 Md$ à l’échelle mondiale. Derrière ce chiffre vertigineux se dessine une industrie à deux

vitesses.

SPONSORING.FR

n dix ans, le sport

mondial a doublé sa

valeur économique.

Les revenus agrégés des propriétés

sportives ont atteint

174 Md$ en 2025, selon le

classement « Sports IP

Revenue League 2026 » publié

par Two Circles, confirmant

que l’industrie sportive

demeure l’un des segments à

la croissance la plus rapide

de l’économie mondiale des

médias et du divertissement.

« Les plus grandes organisations

sportives connaissent

une croissance plus rapide

que le marché », souligne

Gareth Balch, PDG et cofondateur

de Two Circles. Le

sport global enchaîne les records.

Mais cette prospérité

spectaculaire profite-t-elle

vraiment à l’ensemble de

l’écosystème ?

Un baromètre de marché

Pour bien saisir la portée du «

Sports IP Revenue

League », il faut commencer

par comprendre ce qu’il mesure…

et ce qu’il ne mesure

pas. Two Circles ne publie

pas un classement de richesse

globale des propriétés

sportives. L’agence britannique

recense les 50 franchises

les plus « génératrices

de nouveaux revenus » dans

le monde sur une année donnée.

En France, le Paris

Saint-Germain illustre cette

dynamique, avec plus de

600 M$ de revenus annuels,

transformant son audience

globale en valeur commerciale.

La méthodologie

comptabilise les revenus issus

de l’échange de droits

monétisés directement auprès

des consommateurs

(billets, expériences, abonnements,

merchandising) ou

via des tiers acheteurs de

droits médias, de sponsoring,

de licences ou de paris sportifs.

Le principe cardinal est

que chaque dollar n’est

comptabilisé qu'une seule

fois dans l’écosystème, au

moment où il atteint pour la

première fois le détenteur de

droits qui génère la valeur,

jamais en aval. Le marché

affiche donc un taux de

croissance annuel composé

de 6 % depuis 2015, soit près

du double du taux de croissance

du PIB mondial. La

trajectoire le place en bonne

voie pour dépasser les

260 Md$ d’ici 2033 !

La concentration comme

loi du marché

C’est là que le tableau se

complique. Les données

montrent que, si l’industrie

sportive continue de croître,

le succès se concentre de

plus en plus parmi un petit

groupe de grands acteurs.

Aujourd’hui, les vingt premières

propriétés sportives

mondiales représentent

44 % du total des revenus de

l’industrie, contre 35 % il y a

dix ans. L’IPL (Indian

Premier League) étant la

grande propriété sportive

ayant atteint le plus rapidement

le milliard de dollars de

revenus annuels. En dehors

du top 20 mondial, les 480

autres organisations sportives

du classement n’ont vu

leurs revenus collectifs progresser

que de 1 % en 2024,

certaines enregistrant une

stagnation ou une décroissance.

Ainsi, pendant qu’une

minorité accélère, l’immense

majorité du marché mondial

progresse à peine. Pour les

fédérations nationales, les

ligues de second rang, les

clubs sans exposition internationale

ou les collectivités

territoriales qui investissent

dans l’événementiel sportif,

ce différentiel est une réalité

budgétaire.

Les droits médias, premier

moteur de création de

valeur

Le rapport consacre un chapitre

entier aux droits médias,

présentés comme un

« moteur de croissance de

58 Md$ », ce qui en fait de

loin le premier levier de revenus.

La domination américaine

sur ce terrain est incontestable

: les plus grandes

franchises américaines ont

connu une croissance substantielle

de leurs droits médias

ces dernières années, la

NFL générant davantage via

ses droits médias que les cinq

grandes ligues européennes

de football réunies ! Ce déséquilibre

transatlantique n’est

pas sans conséquence pour

les acteurs européens. La

Premier League, avec

5,3 Md$ de nouveaux revenus

générés, affichant un

taux de croissance annuel

composé de 5 % sur dix ans,

n’occupe pourtant que la

quatrième place du classement.

L’Europe n’est pas absente

de la course, mais ses

propriétés les plus puissantes

doivent redoubler d’imagination

commerciale.

L’UEFA a ainsi annoncé

qu’en 2024, pour la première

fois, ses revenus de sponsoring

et de droits commerciaux

ont dépassé ceux des

droits médias, avec respectivement

9,6 Md$ contre

8,5 Md$.

L’audience d’abord, les

revenus ensuite

En 2024, année des Jeux

olympiques de Paris, plus de

mille milliards d’heures de

sport ont été consommées

par les fans à travers le

monde, un niveau record.

Cette donnée d’audience est

la matrice de tout le reste.

Car si les droits médias progressent,

si le sponsoring résiste

à la fragmentation des

usages, c’est d’abord parce

que le sport conserve, et accroit,

sa capacité à fédérer

des audiences massives et

passionnées dans un paysage

médiatique fracturé.

Top 10 - Revenus des organisations sportives

Organisation Revenus vs il y a 10 ans

1 NFL $14.9B +7%

2 NBA $8.1B +23%

3 Hong Kong Jockey Club $6.4B +26%

4 Premier League $5.3B +5%

5 UEFA/UC3 $5.3B +10%

6 TKO Group $4.7B +16%

7 F1 $3.9B +7%

8 Churchill Downs $2.9B +12%

9 U.S. Polo Association $2.6B +6%

10 PGA Tour $2.5B +8%

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Médias

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

SPONSO RIN G.FR

Ligue 1+, un an après, entre promesses et tensions

Auditionné par la commission culturelle du Sénat la semaine dernière, Nicolas de Tavernost dresse un bilan contrasté

de la première saison de Ligue 1+. Entre piratage massif, conflits d’intérêts et déficit chronique des clubs, le directeur

général de LFP Media défend un modèle sous pression.

n peu moins d'1,1

million d'abonnés,

150 M€ de chiffre

d'affaires brut, une exclusivité

totale du championnat

acquise pour la saison prochaine

: sur le papier,

Nicolas de Tavernost présente

des chiffres qui témoignent

d'une montée en

charge réelle. Mais son audition

devant la commission

culture et sport du Sénat révèle

surtout la distance qui le

sépare d'une partie des élus

sur la lecture des risques systémiques

pesant sur le football

professionnel français.

Une première saison dans

les clous, mais un modèle

encore fragile

Sur l'état de santé de Ligue

1+, De Tavernost se veut

rassurant sans forcer l'optimisme.

« Brute, c'est-à-dire

avant frais de chaîne, on a

eu 150 M€ de chiffre d'affaires

», indique-t-il, anticipant

environ 100 M€ supplémentaires

la saison prochaine.

La cible : 1,3 million

d'abonnés, soit une progression

de 30 % portée par l'exclusivité

du championnat,

une première en Europe. La

structure de l'abonnement

est révélatrice : 70 % des

abonnés passent par le streaming,

30 % par

les FAI traditionnels.

Reste

que l'équation

financière demeure

serrée.

L'arrêt des versements

de

DAZN (85 M€)

et de beIN

Sport (78,5 M€)

creuse un écart

que les nouvelles recettes ne

combleront pas entièrement.

Le fonds de réserve de LFP

Media sera mobilisé, avec

l'accord de CVC, pour maintenir

les reversements aux

clubs à niveau constant en

2026-2027.

Le piratage, plaie ouverte

et priorité législative

C'est sur ce sujet que De

Tavernost se montre le plus

alarmiste. Il estime que le piratage

a coûté cette saison

100 M€ à Ligue 1+, privant

la chaîne de 400.000 à

800.000 abonnés potentiels.

« La Ligue 1 est le premier

motif de piratage », affirmet-il,

la moitié des requêtes

déposées à l'Arcom en matière

de piratage concernant

le championnat. La proposition

de loi en cours, qui prévoit

une automatisation des

procédures de blocage, est

saluée comme une avancée

mais jugée insuffisante : elle

n'adresse que partiellement

les réseaux sociaux, pourtant

responsables d'un tiers des

usages pirates.

Gouvernance et conflits

d'intérêts : le fossé avec les

sénateurs

C'est là que le dialogue devient

le plus tendu. Plusieurs

sénateurs pointent les

conflits d'intérêts internes,

notamment l'épisode des

droits de la Coupe du monde

2030, finalement attribués à

beIN Sports après une négociation

avancée avec LFP

Media. De Tavernost reconnaît

la situation : « Il y a des

conflits d'intérêts potentiels,

ça je ne le nierai pas. » Mais

il maintient que les problèmes

de gouvernance ne

régleront pas les déséquilibres

de fond. Pour lui, la

crise est avant tout structurelle

: masses salariales incontrôlées,

différentiel croissant

entre revenus domestiques

et recettes européennes.

« En Ligue des

champions, vous gagnez de

l'argent, en Europa League

vous équilibrez. Si vous

n'êtes ni l'un ni l'autre, vous

perdez de l'argent », résumet-il.

Les sénateurs, eux, insistent

sur la souveraineté du

sport français : plus de la

moitié des clubs de Ligue 1

sont désormais sous contrôle

étranger, et le sénateur

Ouzoulias s'alarme d'un glissement

vers un « sport spectacle

considéré comme une

marchandise ».

Sur ce point, De Tavernost

ne répond pas directement

— ce qui, en creux, dit peutêtre

l'essentiel de la tension

entre urgence économique et

ambition de régulation.

SPONSORING.FR

Les droits internationaux en progression

Sur les droits internationaux, la progression est nette : 76 M€ en 2018, 81 M€ en 2023, puis 126 M€ en 2024 dès la reprise de la distribution

par LFP Media (ce montant intègre les recettes de betting, ndlr), et 137 M€ prévus en 2026. Nicolas De Tavernost annonce également la

signature d’un accord avec l’Espagne, marché jusqu’ici absent du portefeuille, et vise les 150 M€ à terme. Déjà diffuseur officiel de la Ligue

1 dans plusieurs territoires internationaux tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, le Japon ou la Belgique, DAZN diffusera désormais

l’intégralité des matchs du championnat de France en exclusivité en Espagne. Il s’agit de la première fois depuis la saison 2017-2018 que

les téléspectateurs espagnols auront accès à tous les matchs. Nicolas De Tavernost apporte une nuance cependant : la montée en charge

restera progressive tant que les contrats existants, signés pour des durées longues dès 2024, ne seront pas en phase de renouvellement. La

marge de manœuvre à court terme est donc limitée, même si la trajectoire est orientée à la hausse. Avec ce nouvel accord, la L1 est désormais

reprises dans 216 territoires via 51 diffuseurs.

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Médias

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°646 La Lettre du Sponsoring vendredi 15 mai 2026

SPONSO RIN G.FR

Le budget sport de France Télévisions en question

France Télévisions dépense près de 200 M€ par an pour diffuser du sport, dans un contexte de pression budgétaire

croissante sur l’audiovisuel public. Un rapport parlementaire sur l’audiovisuel public interpelle l’ensemble des ayants

droit et des diffuseurs sur la cohérence entre missions de service public et acquisition de droits sportifs.

vec plus de 1.000

heures d'antenne nationale

consacrées au

sport chaque année, et jusqu'à

1.600 heures en 2024, année

des Jeux olympiques et paralympiques

de Paris, France

Télévisions occupe une place

considérable dans le paysage

sportif télévisuel. 56 millions

de Français ont regardé du

sport sur les chaînes du

groupe en 2025. Ce chiffre,

impressionnant, est pourtant

au cœur d'une controverse

que cristallise le rapport d'enquête

parlementaire publié :

la diffusion du sport sur le

service public relève-t-elle

véritablement d'une mission

d'intérêt général, ou s'agit-il

d'une dépense incontrôlée,

déconnectée des priorités éditoriales

?

Un budget sport de 200 M€

Le budget sportif de France

Télévisions s'élève en

moyenne à 199,6 M€ par an

entre 2021 et 2025 (hors

2024). Deux tiers de cette

somme sont consacrés à

l'achat de droits, un tiers à la

production. Les recettes publicitaires

générées par le

sport représentant en

moyenne 39,5 M€ annuels, le

coût net reste de 160 M€ par

an pour le contribuable.

Le rapport pointe un paradoxe

: France Télévisions investit

massivement pour acquérir

des droits de compétitions

que la loi oblige déjà à

diffuser en clair. Le décret de

2004, complété en 2024, liste

des événements d'importance

majeure (Jeux olympiques,

Tour de France, Roland-

Garros, Coupe de France de

football, Tournoi des Six

Nations, Paris-Roubaix, etc.)

qui ne peuvent être retransmis

en exclusivité sur des

chaînes payantes.

« Ces grands événements

sont les seuls dont le maintien

est financièrement justifié

pour le service public », souligne

le rapport. Pour les

autres, l'équation économique

ne tient pas.

La liste des droits superflus,

un gisement d'économies

identifié

Le rapport est offensif à

l'égard des pratiques d'acquisition.

Le rapporteur peine à

percevoir « l'enjeu de service

public consistant à retransmettre

la coupe du monde de

plongée de haut vol ou certains

événements e-sports

comme la coupe de France

de « League of Legends » ou

le championnat du monde de

« Rocket League » », soulignant

que ces compétitions

pourraient trouver une diffusion

numérique plus large et

à moindre coût. Les dirigeants

successifs de France

Télévisions auraient ainsi accumulé

des droits sans boussole

éditoriale claire. Le rapport

reconnaît néanmoins des

justifications légitimes. La

souplesse de la

« bascule » entre France 2,

France 3 et France 4 constitue

un avantage structurel

qu'aucune chaîne privée ne

peut reproduire. De même, la

capacité à valoriser les territoires

à travers le cyclisme ou

à promouvoir des disciplines

confidentielles (Stade 2 et

Tout le sport auraient couvert

respectivement 63 et 94 disciplines

en 2025) représente

une valeur réelle, difficilement

quantifiable mais socialement

significative.

Une baisse de 50 M€ ?

La préconisation du député

UDR Charles Alloncle : réduire

d'un tiers le budget

sport pour dégager environ

50 M€ d'économies nettes

annuelles. Cela impliquerait

de cesser de répondre aux appels

d'offres pour des droits

que le décret de 2004 impose

déjà de diffuser en clair, à

l'exception des événements

patrimoniaux que sont le

Tour de France, Roland-

Garros, Paris-Roubaix ou les

Jeux Olympiques. L'idée est

séduisante, mais simpliste.

Le marché ne fonctionne pas

de cette façon. Si France

Télévisions se retire d'appels

d'offres qu'elle remportait par

tradition, les chaînes privées,

comme TF1 — qui a diffusé

les matchs du Tournoi des

Six Nations cédés par le service

public en 2026 — pourraient

reprendre le flambeau.

C'est ce qu'illustre déjà la codiffusion

de la Coupe du

monde féminine de rugby

2025 et de l'Euro féminin de

football 2025, partagés entre

France Télévisions et TF1.

Ce repositionnement ouvrirait

autant de questions qu'il

en ferme, redistribuant les

cartes sur le marché des

droits des sports « secondaires

», au bénéfice de plateformes

numériques ou de

chaînes thématiques jusqu'ici

marginalisées.

SPONSORING.FR

En bref

Record d’audience pour la Ligue des champions. La demi-finale retour de Ligue des champions

Bayern Munich-PSG (1-1) a permis à Canal+ d’être large leader des audiences de la soirée du mercredi

6 mai. La qualification pour la finale de la Ligue des champions, pour la seconde année consécutive, du

club parisien a été suivie par 3,81 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie en cumulant les audiences

de Canal+ (3,31 millions) et de Canal+ Sport. La part d’audience auprès de l’ensemble du public a pour

sa part atteint 18,3 %. Canal+ s’est donc retrouvé leader des audiences de la soirée. L’affiche offre à la

chaîne cryptée son record de la saison. Le précédent record d’audience remontait à la semaine précédente,

au mardi 28 avril. Il avait été établi lors de la demi-finale aller entre le PSG et le Bayern Munich (5-4),

suivie par 2,85 millions de téléspectateurs sur Canal+ Foot (16,5 % du public). Sur le podium de la saison,

on trouve encore une rencontre du PSG avec le quart de finale face à Liverpool (2-0), lequel avait

rassemblé en moyenne 2,43 millions de téléspectateurs (13,5 % de parts d’audience) sur Canal+.

Entreprises citées

American Express............................4

April ................................................3

Aramco ............................................2

BT ....................................................2

Canal+..............................................7

DAZN ..............................................6

Episens ............................................3

Fanatics ............................................1

France Télévisions ..........................7

Hummel ..........................................2

Leveled ............................................4

Ligue1+............................................6

Panini ..............................................1

Sportfive ..........................................4

Xplorassur........................................3

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