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N°1697 vendredi 22 mai 2026

Le tennis français, une filière économique

bien plus grande que Roland-Garros

Alors que la Porte d’Auteuil à Paris accueille une nouvelle fois les meilleurs joueurs du monde pour la 125e édition de

Roland-Garros, une étude inédite commandée par la Fédération Française de Tennis (FFT) au Centre de Droit et

d’Économie du Sport (CDES) de Limoges révèle l’ampleur réelle d’une filière qui pèse 1,5 milliard d’euros. Bien audelà

du spectacle tennistique, c’est tout un écosystème économique, social et territorial qui se dessine.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Un milliard et demi pour

mesurer l’impact réel

l est tentant de résumer le

tennis français à son

joyau annuel diffusé dans

le monde entier. L’étude démontre

pourtant que la réalité

est bien plus large et bien

Sommaire

plus enracinée. Le poids économique

total de la filière atteint

1,5 Md€, réparti entre

quatre piliers : les licenciés

(575 M€, soit 38,2 % du total),

les clubs (468 M€,

31,1 %), les tournois incluant

Roland-Garros, le Rolex

Paris Masters et l’Alpine

Paris Major (240 M€,

15,9 %), et le siège et les entités

fédérales (223 M€,

14,8 %).

Ce chiffre global traduit une

réalité de masse : 1.228.679

licenciés, plus de 1,5 million

de pratiquants et 7.000 clubs

affiliés couvrent l’ensemble

du territoire national. Chaque

licencié de 15 ans et plus engage

en moyenne

402 € par an dans sa pratique

du tennis au sens large, c’està-dire

licence, équipement,

cours particuliers, déplacements

et billetterie confondus.

Ce sont des flux financiers

qui irriguent directement

les territoires, bien loin

des ors de la Porte d'Auteuil.

77.000 bénévoles ou l’équivalent

de 15.500 équivalents

temps plein

La photographie économique

des clubs révèle une

concentration notable : 20 %

Hebdo

La Cour des comptes clôt Paris 2024 pour se concentrer sur les Alpes 2030..............................3

Sport professionnel : le Parlement veut reprendre la main sur la gouvernance.......................4

Territoires

Un bassin nordique à Bordeaux ..............................................................................................4

International

L’UEFA cartographie 400.000 terrains de football...................................................................6

La France talonne le Brésil dans l’exportation de footballeurs ...............................................7

d’entre eux concentrent

70 % des 468 M€ que représente

leur poids économique

cumulé. Pour autant, le dynamisme

associatif ne se laisse

pas enfermer dans cette asymétrie.

Parmi les clubs, 39 %

ont engagé des actions visant

à diversifier leurs revenus et

86 % d’entre eux ont effectivement

constaté une hausse

de leur chiffre d’affaires. La

location horaire de courts de

tennis et de padel génère à

elle seule 38 M€ de recettes,

un poste en plein développement

avec l’essor des nouvelles

disciplines. Le bénévolat

constitue l’autre face,

moins visible mais tout aussi

structurante, de cette économie.

Plus de 77.000 bénévoles

actifs s’investissent

dans les clubs, produisant

plus de 28 millions d’heures

de travail par an, l’équivalent

de 15.500 équivalents temps

plein, valorisés à

483 M€ annuels.

Suite page 2

La Lettre de l’économie du sport

est éditée par

GROUPE SPORT.FR SA

BP 40077

66050 PERPIGNAN CEDEX

E-mail : sport@sport.fr

Service abonnements

Tél. 09 70 40 65 15

E-mail : commercial@sport.fr

Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 0767-9769

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Hebdo

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

Le tennis français, une filière économique bien plus

grande que Roland-Garros

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Suite de la page 1

Cette contribution citoyenne

est un actif invisible mais décisif

pour la pérennité du

modèle fédéral, que nul bilan

comptable ne saurait pleinement

restituer. Le tennis représente

également un levier

d’emploi important avec

7.255 équivalents temps

plein salariés et 3.645 travailleurs

indépendants en

équivalent temps plein officiant

dans les clubs, (dont

73 % sont employeurs), les

comités départementaux, les

ligues régionales et au siège

fédéral.

Padel, pickleball : la diversification

comme moteur

de croissance

Si Roland-Garros cristallise

chaque printemps l’image du

tennis classique, la FFT mise

sur une offre élargie pour

capter de nouveaux publics.

En 2025, le padel compte

850.000 pratiquants, soit

deux fois plus qu’en 2021, et

le pickleball compte plus de

23 000 pratiquants en France

quand ils n’étaient que 1 000

au début de l’année 2024. Le

padel séduit déjà 40 % des licenciés

adultes, qui en pratiquent

au moins une fois dans

l’année, avec une dépense

annuelle moyenne de 232 €

par foyer. Pourtant, seulement

11 % des clubs proposent

aujourd’hui cette discipline,

signe que l’offre court

encore après la demande. Le

pickleball, plus accessible financièrement

avec 118 € de

dépense annuelle par foyer,

représente quant à lui une

opportunité de développement

plus homogène sur le

territoire. L’étude le

confirme : si le padel s’impose

progressivement dans

les grands clubs de 500 licenciés

et plus en raison des

investissements nécessaires,

le pickleball peut s’épanouir

dans des structures plus modestes.

36 % des clubs envisagent

d’ailleurs de proposer

cette discipline prochainement,

contre 29 % pour le

padel. L’expansion de ces

disciplines constitue une opportunité

de développement

pour les clubs que la FFT accompagne

avec plusieurs

programmes comme l’Aide

au Développement des

Clubs et de la Pratique et le

dispositif Boost Padel, qui

vise à aider les clubs à lancer

leurs investissements pour

de nouvelles pistes de padel.

L’engagement sociétal, levier

de légitimité territoriale

Au-delà des flux financiers,

la FFT revendique une dimension

sociale. Son plan

d’engagement, décliné en

trois axes — le tennis pour

Chiffres clés de l’engagement sociétal

tous, le tennis partout, et la

transition écologique — irrigue

aujourd’hui 82 % des

Ligues et Comités, qui déclarent

le déployer activement,

avec des budgets dédiés en

hausse pour 88 % d’entre

eux. Les clubs s’en emparent

avec un budget moyen de

2.235 € consacrés aux actions

engagées pour ceux qui

les mettent en œuvre, et 20 %

observent un effet direct sur

la croissance de leurs effectifs.

604 clubs sont aujourd’hui

labellisés

« tennis santé », une reconnaissance

qui touche directement

le monde médical.

« Une amélioration de la tolérance

aux traitements, un

gain en appétit », témoigne

le Dr Nathalie Chéron,

cheffe du service hématologie

au centre hospitalier de

Bligny (Essonne). Elle

ajoute : « C’est ludique, c’est

convivial, un lien se crée. »

Ces observations illustrent la

capacité du tennis à s’inscrire

dans des parcours de vie qui

dépassent largement la compétition

sportive.

Reste un chantier ouvert que

l’étude documente sans

complaisance : la féminisation.

Avec 70 % de licenciés

Chiffres clés de la FFT

• 1 228 679 licenciés

• 1 508 332 pratiquants

• 2 918 pistes de padel

• 47 943 tournois de tennis

• 30 655 tournois de padel

• 11 700 enseignants

• 2 611 213 matchs officiels

masculins, seulement 17 %

d’enseignantes et 18 % de

salariées dans les clubs, la filière

présente des marges de

progression significatives.

Les 41 % de femmes dans

les bureaux des clubs constituent

une base encourageante,

mais la fracture entre

gouvernance et emploi demeure

bien réelle. C’est précisément

pour la combler

que la FFT a fait de la féminisation

un axe prioritaire de

son mandat en cours. La FFT

a notamment lancé cette année

un programme de formation

« Coach Inclusion », en

collaboration avec la WTA, à

destination de 10 entraineurs

femmes à haut potentiel qui a

pour objectif de dynamiser

l’évolution de carrière de ces

cadres féminins. Un engagement

qui, comme les 17,4

millions de balles collectées

depuis 2009 dans le cadre de

l’Opération Balle Jaune, se

mesure autant en actes qu’en

chiffres.

• En 2025, 604 clubs sont labellisés Tennis Santé.

• 17,4 millions de balles ont été recyclées via l’Opération Balle Jaune depuis 2009.

• Un pôle dédié au développement du paratennis a été lancé en 2025.

• 17 ligues sur 18 ont fait de l’augmentation de leur nombre de clubs labellisés « Club FFT engagé »

une priorité dans leur convention d’objectif.

PRO.SPORT.FR/TENNIS

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Hebdo

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

La Cour des comptes clôt Paris 2024 pour se

concentrer sur les Alpes 2030

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 a rempli sa mission « sans problème majeur », juge la

Cour des comptes dans un dernier rapport sur les JO 2024. Les sages de la rue Cambon livrent également des

« enseignements utiles » pour améliorer la transparence des achats ou le traitement des données pour les JO 2030.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

rès de deux ans après

les Jeux olympiques et

paralympiques d’été,

la Cour des comptes estiment

dans ses « observations

définitives » (après dixsept

contrôles et des centaines

de recommandations,

ndlr) que le Cojop 2024 « a

mené à bien le chantier qui

consistait à livrer les Jeux

dans des délais prescrits et

sans problème majeur ». Le

rapport de 139 pages reconnaît

le succès du Cojop Paris

2024, lequel « a mené à bien

le chantier qui consistait à

livrer les Jeux dans les délais

prescrits par le CIO et

sans problème majeur ». Sa

gouvernance est présentée

comme « une référence »

grâce notamment au rôle

joué par les comités

d’éthique, d’audit et de rémunération.

Tout le

contraire du comité d’organisation

de la Coupe du

monde de rugby 2023, dont

la Cour a pointé les graves

défaillances structurelles,

des engagements financiers

mal évalués et des comités

de contrôle qui n’ont pas été

écoutés. Le pilotage budgétaire

de l’instance a été « efficace

», les dépenses ont enregistré

une hausse « relativement

modérée » de 16 %

par rapport à la première

prévision de 2018, tandis

qu’un excédent de 75,7 M€

a été dégagé, résume la Cour

des comptes. Pour Paris

2024, les magistrats financiers

soulignent « l’excédent

significatif de 75,7 M€ » dégagé

par le Cojop, témoin de

« sa bonne gestion financière

».

La Cour des comptes, qui a

passé au crible les ressources

humaines du Cojop (plus de

4.000 salariés en 2024),

évoque « une politique salariale

attractive mise en

oeuvre pour attirer et fidéliser

des profils spécifiques et

répondre aux besoins des

Jeux ». Les magistrats financiers

ont également étudié

les conditions de départ des

salariés et estimé que « les

dispositions du PSE (plan de

sauvegarde de l'emploi),

dont le coût s’est élevé à

54,9 M€, ont été particulièrement

généreuses, notamment

pour ceux d’entre eux

ayant quitté leurs fonctions

dans le cadre d’un départ

volontaire ». Ils indiquent

que « la prime de départ versée

au président du Cojop

s’est ainsi élevée à un montant

net de 312.000 € ».

Après deux ans d’investigation,

l’enquête du Parquet

National Financier (PNF)

sur la situation et le salaire

de 270.000 € annuels bruts

de Tony Estanguet a été classée

sans suite début avril.

Les réserves de la Cour

concernent « quelques difficultés

de coordination au niveau

local », ou le fait que

les achats du Cojop de services

ou de biens, par

exemple l’acquisition

d’équipements sportifs ou

l’aménagement d’infrastructures

temporaires, ont

« souffert de difficultés de

prévision et de traçabilité,

tant au niveau de la passation

des marchés que de leur

exécution », « en partie » en

raison de contraintes de

temps.

Le rapport indique aussi que

« plusieurs manquements »

au Règlement général sur la

protection des données

(RGPD) ont été relevés,

« notamment une collecte et

une transmission excessives

de données personnelles

dans le cadre de la billetterie

et du Club Paris 2024 ».

La Cour des comptes n’a pas

encore débuté son contrôle

du Comité d’organisation

des Jeux d’hiver de 2030. Si

le projet Alpes 2030 diffère

de Paris 2024, en raison notamment

de l’éclatement

géographique des sites ou du

nombre moins important

d’athlètes, l’instance souligne

que l’expérience du

Cojop 2024 apporte « des

enseignements utiles » pour

le Cojop 2030 et que des

« exigences communes peuvent

être dégagées ». « Ces

exigences portent notamment

sur la transparence des

achats » et sur « le respect

du RGPD dans le cadre du

traitement et du partage des

données du comité d’organisation

avec ses partenaires

».

Les magistrats financiers insistent

sur le rôle de chef

d’orchestre de la Délégation

interministérielle aux Jeux

(Dijop), qui devra faire le

lien entre les nombreuses

collectivités impliquées dans

le projet. Leur premier point

de vigilance devrait se porter

sur le budget du Cojop Alpes

2030, établi à 2,134 Md€,

dont 26 % de fonds publics,

là où Paris 2024, avec son

budget de 4,5 Md€, affichait

5 % de fonds publics. La garantie

financière apportée

par les pouvoirs publics en

cas de déficit du Cojop, qui

met notamment à contribution

les deux régions

Auvergne-Rhône-Alpes et

Pr o v ence-Alpes -Côte

d’Azur à hauteur de 75 M€

chacune, sera également au

centre de leur étude.

En bref

Les footballeuses obtiennent une convention collective. Le syndicat des joueurs de football (UNFP) et le représentant des clubs (Foot Unis)

ont trouvé un accord pour mettre en place une convention collective pour les joueuses professionnelles à partir du 1er juillet. Après trois ans de

négociations, les deux parties ont levé les derniers points de blocage, notamment sur le droit à l'image. En avril, les capitaines des équipes des

deux premières divisions avaient publié une tribune dans L'Équipe, réclamant davantage de considération et dénonçant l'absence de convention

collective, estimant encourir les « mêmes risques » que leurs homologues masculins sans bénéficier des « mêmes protections ».

« Cette convention collective marque une étape majeure dans la reconnaissance et la protection du football féminin en France », conclut l'UNFP.

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Hebdo

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

Sport professionnel : le Parlement veut reprendre

la main sur la gouvernance

Avec la proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel à l’étude à

l’Assemblée nationale, le législateur entend renforcer les garde-fous autour d’un secteur dont les fragilités financières

et institutionnelles se sont multipliées, en particulier dans le football.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

a crise des droits audiovisuels

du football

a servi de déclencheur,

mais le texte examiné

à l'Assemblée nationale la

semaine dernière dépasse

largement ce seul sujet

comme l'ont indiqué les rapporteurs.

Devant la

Commission des affaires

culturelles et de l'éducation,

les députés ont enrichi, et

même transformé, la proposition

de loi relative à l'organisation,

à la gestion et au financement

du sport professionnel,

au point d'en faire

une réforme d'architecture.

Gouvernance, contrôle financier,

intégrité des compétitions,

place des supporters :

le Parlement tente de réaffirmer

que le sport professionnel

relève aussi de l'intérêt

général. Lionel Duparay

(Droite Républicaine,

Saône-et-Loire), rapporteur

du texte, a d'emblée écarté

toute lecture exclusivement

centrée sur le football. « Ce

texte, certes majeur pour le

football, ne doit pas se résumer

à cette discipline sportive

», rappelle le député, citant

en exemple les clubs

professionnels de basket

masculin et féminin de sa

circonscription. Cette volonté

se traduit par un renforcement

du contrôle d'honorabilité

des dirigeants de fédérations

et de ligues, ainsi

que par l'encadrement de

leurs rémunérations. À mesure

que le sport professionnel

revendique son autonomie

économique, il accepte

de moins en moins difficilement

l'intervention de l'État.

La proposition de loi acte au

contraire qu'indépendance et

contrôle public ne sont plus

incompatibles.

Honorabilité et gouvernance

: poser les gardefous

Le périmètre confié à

Duparay touche à plusieurs

piliers institutionnels.

Premier d'entre eux : le

contrôle de l'honorabilité des

dirigeants de fédérations et

de ligues, étendu à la consultation

croisée du bulletin numéro

2 du casier judiciaire et

du fichier judiciaire automatisé

des auteurs d'infractions

sexuelles et violentes.

La DNCG appelée à devenir

un régulateur des investisseurs

Longtemps cantonnée à

l'examen des budgets, la

Direction nationale du

contrôle de gestion (DNCG)

voit son périmètre considérablement

élargi. Elle pourrait

désormais s'opposer directement

à un projet de rachat

ou de changement d'actionnaires

lorsqu'il menace

la situation financière d'une

société sportive. Il s'agit de

filtrer les investisseurs avant

leur arrivée, et non plus seulement

de constater les déséquilibres

une fois installés.

Ses pouvoirs de contrôle seraient

également étendus

aux agents sportifs, qui devront

transmettre leurs rapports

de certification des

comptes.

L'aléa sportif, principe

fondamental du sport professionnel

Parmi les amendements les

plus structurants figure l'inscription

de l'aléa sportif dans

le code du sport. Autre rapporteur,

Belkhir Belhaddad

(Renaissance, Moselle) défend

un principe cardinal : le

maintien d'une ligue ouverte,

avec un système de montée

et de descente garantissant

aux clubs méritants l'accès à

l'élite. La formule peut sembler

théorique. Elle constitue

en réalité une base juridique

nouvelle pour encadrer les

situations susceptibles d'altérer

l'égalité des chances

entre compétiteurs. Un

amendement adopté à l'article

6 prévoit que les actions

détenues par les clubs relégués

dans la société commerciale

seront cédées gratuitement

aux clubs promus

— un verrou contre toute

tentation de ligue fermée

inspirée de la Super League.

Les supporters reconnus

comme parties prenantes

La proposition de loi ne leur

accorde pas de pouvoir délibératif,

mais elle leur ouvre

un espace institutionnel. Les

associations nationales de

supporters pourraient être

consultées sur l'organisation

des compétitions et sur les

horaires de diffusion. Lionel

Duparay assume ce compromis.

« J'ai conscience que

cela ne répond pas pleinement

aux attentes de certaines

associations de supporters,

mais je crois que

cette évolution permet de dépasser

d'importantes difficultés

pratiques », explique

le rapporteur. Le texte

consacre ainsi une forme de

démocratie consultative : les

supporters sont entendus,

sans pour autant devenir codécisionnaires.

Paris sportifs : protection

renforcée des 18-25 ans

Un amendement porté par

Belkhir Belhaddad introduit

des mesures spécifiques

pour les joueurs âgés de 18 à

25 ans, considérés comme

particulièrement exposés

aux risques de jeu excessif.

La possibilité d'augmenter

les plafonds de mises et de

pertes serait soumise à un

délai minimal d'un mois,

tandis que l'Autorité nationale

des jeux (ANJ) pourrait

fixer des limites spécifiques

pour cette tranche d'âge.

Une réforme qui redéfinit

le rapport entre sport et

puissance publique

En renforçant les pouvoirs

de la DNCG, en consacrant

l'aléa sportif et en imposant

de nouvelles exigences de

gouvernance, la proposition

de loi rapproche le sport professionnel

des secteurs soumis

à une régulation institutionnelle

forte. Il traduit

aussi une conviction : l'économie

du sport ne peut durablement

prospérer sans

règles partagées, ni sans

confiance dans l'équité des

compétitions.

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Territoires

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

Un bassin nordique à Bordeaux

Les nageurs bordelais bénéficient d’une nouvelle piscine, en « bassin nordique » extérieur chauffé, accessible toute

l’année. Une première pour Bordeaux (Gironde). L’ancienne piscine d’été Stéhélin a été totalement réaménagée.

e bassin nordique de

plein air sera désormais

ouvert toute

l’année et maintenu à une

température de 27° C grâce à

un système de pompes à

chaleur. Contrairement aux

piscines couvertes, ce type

d’équipement ne nécessite

pas de déshumidification, ni

de chauffage de l’air ambiant,

des installations souvent

coûteuses et consommatrices

en énergie. Des

panneaux photovoltaïques

ont également été installés

sur le toit du bâtiment pour

gagner en autonomie énergétique.

En complément du

bassin principal de 25

mètres doté de 6 couloirs de

nage, un espace aqualudique

pour les enfants a été aménagé.

S’ajoutent deux solariums

dont un végétal et un

point de restauration.

La nouvelle piscine se

nomme Jean Zay, en hommage

à celui qui a notamment

favorisé l’introduction

de l’éducation physique et

sportive obligatoire à

l’école. Homme politique et

résistant français, ministre

de l’Éducation nationale et

des Beaux-Arts de 1936 à

1939. Il a œuvré pour la démocratisation

de l’éducation

en encourageant la création

de groupes scolaires, en allongeant

l’âge de l’école

obligatoire à 14 ans et en

créant les classes d’orientation.

Il a rendu obligatoire

l’éducation physique et

sportive à raison d’une heure

par semaine, intégré le brevet

sportif populaire au certificat

d’études primaires et

mis en place un après-midi

réservé aux loisirs en plein

air.

« Il y a un besoin de natation

dans notre ville»

Le coût de la transformation

de la piscine s’élève à 9 M€.

Il s’inscrit dans la continuité

du plan piscines engagé par

la Ville et la métropole il y a

10 ans, avec une ambition

renouvelée en matière

d’usage et de performance

environnementale. « Cette

piscine complète l’offre, il y

a un besoin de natation dans

notre ville. Je suis très intéressé

par l’équilibre économique

et énergétique d’un

bassin nordique. Ici l’eau est

chauffée par des pompes à

chaleur, les bassins nordiques

sont en train de s’imposer

un peu partout comme

les nouveaux modèles de

piscines », a déclaré le nouveau

maire de Bordeaux

Thomas Cazenave.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

Jean-Luc Boch réélu à la tête de l'ANMSM. L'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM) a renouvelé sa

gouvernance lors de son Assemblée générale, en présence de Marina Ferrari, ministre des Sports, et d'Edgar Grospiron, président du Comité

d'organisation des JOP Alpes 2030. Jean-Luc Boch a été réélu président et a présenté trois chantiers prioritaires : accélérer la rénovation de

l'immobilier de loisir à l'échéance de 2034 ; faire évoluer la mobilité comme pilier du développement durable des stations ; garantir des finances

locales à la hauteur des réalités des stations.

Haute-Savoie : une nouvelle application pour repérer ses sorties en montagne. Développée conjointement par Le Grand Annecy, la

Communauté de Communes des Vallées de Thônes et celle des Sources du lac d'Annecy, l'application Lac Annecy Aravis Outdoor (gratuite

sur Google Play et App Store) recense quelque 150 itinéraires de randonnée pédestre, plus de 15 parcours trail, 70 parcours VTT, 2 bike parks,

40 parcours cyclotouristes et cyclosportifs, 4 parcours Gravel et 15 cols. Elle permet de filtrer par distance et dénivelé, de visualiser les parcours

en 2D et 3D, et d'accéder aux cartes IGN hors réseau. Des informations sont également communiquées sur l'état des sentiers, les zones de

chasse, la localisation des troupeaux et la biodiversité.

La piscine Art déco de Bruay-la-Buissière en lice pour « Le monument préféré des Français ». La piscine Art déco Roger-Salengro

de Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) figure parmi les 28 monuments présélectionnés pour l'édition 2026 de l'émission diffusée sur France 3.

Construite en 1936, en pleine période du Front populaire, elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1997. Dans les Hauts-de-France,

elle est en concurrence avec le jardin du peintre André Van Beek, situé dans l'Oise. Les votes sont ouverts jusqu'au 22 mai, le monument arrivé

en tête dans chaque région étant qualifié pour la seconde phase.

Des terrains de padel sur le toit du centre commercial. Le directeur général du centre commercial Westfield Part-Dieu à Lyon annonce

travailler sur un projet de trois courts de padel sur l'ancien parking à ciel ouvert de Décathlon. « Le padel est très à la mode. C'est un projet

que l'on est en train de regarder avec les copropriétaires et qui va très vite se mettre en œuvre », indique Jean-Philippe Pelou-Daniel. Un millier

de places de stationnement ont déjà été supprimées pour accompagner la baisse de la fréquentation en voiture, passée de 25 % des visiteurs en

2016 à moins de 8 % aujourd'hui.

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International

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

L’UEFA cartographie 400.000 terrains de football

Connaître précisément l’emplacement de chaque terrain de football en Europe, des grandes pelouses aux petits espaces

bétonnés de quartier, peut conditionner les décisions d’investissement. L’UEFA a développé un outil de cartographie

qui combine intelligence artificielle et imagerie satellite pour transformer cette ambition en réalité opérationnelle.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

our planifier un réseau

d’infrastructures sportives,

il faut d’abord

savoir ce qui existe. Cette

évidence, longtemps difficile

à concrétiser à l’échelle d'un

continent, trouve aujourd’hui

une réponse dans l’outil de

cartographie des terrains mis

au point par l’UEFA.

Développé conjointement

par les équipes du programme

UEFA Grow et du

Centre de recherche et d’analyse

de l’instance européenne,

il recense plus de

400.000 terrains de football

répartis à travers toute

l’Europe, en croisant données

satellitaires libres d’accès,

cartographie géolocalisée

et algorithmes d’intelligence

artificielle. Le résultat

: une base de données d’une

précision inédite, capable de

distinguer les surfaces naturelles,

synthétiques et bétonnées,

et de les situer avec

exactitude sur le territoire.

Voir pour décider

L’outil ne se contente pas de

recenser. Il visualise. Une

carte thermique des densités

d’installation permet d’identifier

en un coup d’œil les

zones sous-équipées, tandis

que la superposition des données

démographiques affine

l’analyse aux échelles locale,

régionale et nationale. Cela

change fondamentalement la

manière d’aborder ses décisions

d’allocation de ressources

: là où la planification

reposait sur des inventaires

parcellaires et souvent

obsolètes, un État, une collectivité

ou une fédération

peuvent ainsi s’appuyer sur

une photographie quasi exhaustive

et actualisée du territoire.

La Fédération albanaise de

football (FSHF) en est

l’illustration la plus parlante.

Depuis qu’elle a intégré l’outil

dans sa plateforme nationale

de gestion du football,

elle a augmenté de plus de

30 % le volume d’informations

dont elle dispose sur ses

terrains. « La combinaison

des données nous permet

d’identifier les zones qui ont

le besoin le plus immédiat

d’investissements dans les

infrastructures, ce qui contribue

à une planification rationnelle

», explique Dritan

Kadia, spécialiste des statistiques

à la FSHF. Il souligne

également le bénéfice opérationnel

concret :

« Il a été particulièrement

utile de comprendre où se

trouvaient les terrains de différentes

tailles dans le pays,

ce qui nous permet de comprendre

où le football peut

être développé. »

L’un des apports les plus inattendus

de l’outil réside

dans sa capacité à révéler

l’invisible : ces petits terrains

de quartier, ces espaces informels

où se joue pourtant

l’essentiel du football de

base, échappaient jusqu’alors

aux recensements

officiels.

Des petits terrains qui font

de grandes différences

Aux Îles Féroé,

l’Association de football

(FSF) a ainsi doublé le

nombre total de terrains

identifiés sur son territoire,

grâce précisément à la détection

de ces installations de

petite taille. « Nous savons

désormais si les enfants de

chaque municipalité ont ou

non accès à un terrain, et

dans quelle mesure ils peuvent

facilement jouer au

football », résume Asa

Klakkstein Kalsola, cheffe

Compétitions à la FSF. Une

donnée qui, au-delà de son

caractère social, intéresse directement

toute collectivité

territoriale ou opérateur privé

cherchant à positionner des

programmes de développement

sportif sur des bassins

de population précis.

La fédération maltaise de

football (MFA) a tiré un bénéfice

similaire de cet accès

élargi à la connaissance du

terrain. En augmentant d’un

tiers le nombre d’installations

référencées, y compris

celles des établissements

scolaires et universitaires, la

MFA a pu repenser l’usage

de ses équipements existants.

« Cet outil aide vraiment à

trouver des informations sur

les terrains en dehors des

zones urbaines, que nous

connaissons moins », observe

Stephen Azzopardi, directeur

Développement des

affaires et gestion des installations

à la MFA. « Il nous

permet de comprendre comment

faire un meilleur usage

des terrains existants et où

des terrains supplémentaires

sont nécessaires. »

Une expansion mondiale

en cours

Pensé initialement pour les

55 associations membres de

l’UEFA, l’outil entre désormais

dans une phase de test

mondiale, conduite dans le

cadre du programme UEFA

Together, en partenariat avec

les cinq confédérations

continentales (AFC, CAF,

Concacaf, CONMEBOL et

OFC) ainsi qu’avec la FIFA.

Ce type d’outil ouvre une

perspective nouvelle : celle

d’une data sportive géolocalisée,

accessible et actionnable,

au service de décisions

mieux informées et

d’investissements mieux ciblés.

En bref

La FIFA suspectée de « pratique trompeuse ». Pour le Mondial 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada (11 juin - 19 juillet),

plusieurs supporters ayant acheté des billets de « catégorie 1 », la plus onéreuse, se sont vus attribuer des places de catégorie inférieure. Un

procureur californien a demandé des éclaircissements à la FIFA sur de « potentielles pratiques commerciales trompeuses », évoquant une

« potentielle violation de la loi californienne » et s'interrogeant sur le fait que l'instance ait vendu des billets selon des catégories affichées sur les

plans des stades, avant de les modifier au moment d'attribuer les sièges. La Californie accueillera des matchs à Los Angeles et à Santa Clara.

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International

N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

La France talonne le Brésil dans l’exportation de

footballeurs

Avec 1.275 joueurs actuellement expatriés à travers 135 championnats professionnels dans le monde, la France se

rapproche de plus en plus du Brésil au classement des plus grands pays exportateurs de footballeurs, selon

l’Observatoire du football CIES.

’après l’étude du

CIES, 1.275 joueurs

français évoluent actuellement

dans l’un des 135

championnats professionnels

analysés à travers le monde.

Un chiffre en hausse de 86

joueurs sur un an, qui place

la France juste derrière le

Brésil et ses 1.455 expatriés

(+37 expatriés). L’Argentine

complète le podium avec

1.016 joueurs exportés à

l’étranger (+27). Mais où

s’exportent-ils ? Dans le cas

des joueurs français, ils sont

recensés à travers 72 associations

à travers le monde sur

88 comptés. Surprise, le

principal point de chute se

trouve au Luxembourg ! Ils

sont 141 dans une équipe du

Grand-Duché. Les pays francophones

ont la cote. La

Belgique, avec 111 joueurs

français, accueille la

deuxième communauté tricolore

devant l’Italie (92),

premier pays du « Big 5 »

pour les Français. La Suisse

(avec 73 joueurs) et

l’Angleterre (71) complète le

Top 5.

La France en tête depuis

2021

La progression française impressionne

surtout sur la durée.

Depuis 2021, le nombre

de joueurs formés en France

évoluant hors du pays a

bondi de 332 unités, soit une

hausse de 35 % en cinq ans.

Elle est donc le pays

connaissant le plus fort taux

d’augmentation de joueurs

expatriés sur la période.

Parmi les grandes nations exportatrices,

le Portugal (+198

joueurs, +66 %), l’Espagne

(+255, +60 %) et le Nigeria

(+211, +60 %) affichent

aussi des progressions spectaculaires

depuis cinq ans. À

l’inverse, la Serbie est le

pays qui recule le plus sur la

période avec 53 expatriés en

moins (-53, -12 %). Seuls

neuf des 50 principaux pays

exportateurs ont connu une

baisse du nombre de leurs

ressortissants à l’étranger depuis

2021.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

La pression monte contre Johan Eliasch. Sept fédérations nationales et non des moindres (Allemagne, Autriche, Canada, Espagne, États-

Unis, Norvège et Suisse) ont signé une lettre demandant du changement au sein de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), à

un mois de l’élection du prochain président pour laquelle Johan Eliasch est candidat à sa réélection. La situation financière de la FIS « s’est

détériorée de manière significative au cours des cinq dernières années », souligne la lettre, en pointant une explosion des coûts et des revenus

en deçà des attentes. « Cette situation nous affecte tous », alertent les signataires, inquiets des conséquences en matière de soutien des petites et

moyennes fédérations. Elles signalent aussi un manque de transparence et de communication, citant en exemple le partage du budget de la FIS

au Conseil moins de 24 heures avant sa réunion. « Nous sommes nombreux à considérer que les prochaines élections constituent une occasion

importante de renforcer la confiance, la collaboration et la stabilité à long terme au sein de la FIS. La bonne nouvelle, c’est que nous avons

quatre nouveaux candidats à la présidence très respectés : Vicky Gosling, Anna Harboe Falkenberg, Alex Ospelt et Dexter Paine. Chacun d’entre

eux apporte à ce poste des compétences, des perspectives et une expérience précieuses, et partage la même vision de ce qu’il faut mettre en place

pour NOTRE fédération et nos sports. Nous sommes pleinement convaincus qu’un changement est nécessaire pour que la FIS et les fédérations

nationales puissent retrouver leur crédibilité et assurer un avenir positif à nos sports et à nos athlètes. » L’élection aura lieu le 11 juin, à Belgrade.

La Biélorussie totalement réintégrée. Suite à l’évolution de la position du CIO, le comité exécutif de l’UIPM (Union internationale de

pentathlon moderne) lève toutes les restrictions pesant sur la participation des athlètes biélorusses. Ils pourront participer dans les mêmes

conditions que les autres nationalités avec leur tenue, leur drapeau et leur hymne nationaux. Jusqu’à présent, ils s’alignaient en tant qu’athlètes

neutres individuels (AIN). La Biélorussie peut désormais aussi disputer les compétitions par équipes. « Le CIO a clairement indiqué que les

athlètes ne devaient pas être tenus pour responsables des actions de leurs gouvernements. Nous nous réjouissons que ce principe ait été réaffirmé

dans la décision de rétablir des conditions de compétition normales pour les athlètes biélorusses », déclare le président de l’UIPM, Rob Stull,

dans un communiqué. « Les athlètes biélorusses participent à nos compétitions à titre neutre depuis 2023, sans incident, poursuit-il. Enfin, je

tiens à réitérer notre soutien aux membres de la communauté en Ukraine dont la vie continue d’être affectée par l’occupation militaire de leur

pays. En tant qu’organisation sportive mondiale, nous nous engageons à promouvoir le terrain de jeu comme un lieu où les gens peuvent oublier

leurs différences et se rassembler, en concourant dans un esprit de paix et de respect. » Le bureau exécutif de World Boxing a lui aussi annoncé

que la politique des AIN ne s’appliquait plus aux Biélorusses. « La levée des restrictions imposées à la Biélorussie prend effet immédiatement

et lui permet désormais de participer sans restriction à toutes les compétitions internationales organisées par World Boxing, sa confédération

continentale pour l’Europe, European Boxing, ainsi qu’aux compétitions internationales organisées par les fédérations nationales membres de

World Boxing », annonce l’instance.

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N°1697 La Lettre de l’économie du sport vendredi 22 mai 2026

Le magazine

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N°39 est paru

Entretien-confession

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Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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