27.05.2026 Vues

LES1698

  • Aucun tag trouvé…

Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !

Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.

N°1698 vendredi 29 mai 2026

L’attribution du Marathon de Paris

enflamme le Conseil de Paris

Le Conseil de Paris attribue la concession du Marathon et du Semi-marathon de Paris au groupement Cadence pour

les éditions 2027 à 2030, mettant fin à trois décennies de partenariat avec Amaury Sport Organisation (ASO). Une

décision qui double la redevance perçue par la Ville et redistribue les cartes de l’un des événements de running les plus

importants au monde.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

epuis 1998, le

groupe ASO avait

fait de cette course

un rendez-vous mondial, attirant

plus de 66.000 participants

au marathon et près de

55.000 au semi-marathon,

pour un chiffre d'affaires annuel

de 16,9 M€. La semaine

dernière, le Conseil

de Paris a mis fin à cette histoire

en adoptant, avec 78

voix pour, 44 contre et 13

abstentions, la délibération

attribuant la concession au

groupement Cadence (réunissant

Havas Events en

qualité de mandataire,

Keneo et Avena Event) pour

les éditions 2027 à 2030. La

nouvelle concession est

adossée à une licence de

marques, propriété de la collectivité,

et répond à une ambition

: faire de ces deux

épreuves «un rendez-vous

sportif ouvert à toutes et

tous, accessible au plus

Sommaire

grand nombre». Le contrat

garantit à Paris une redevance

minimale de 3,5 M€

par an, soit le double de ce

que percevait la Ville avec

ASO. Les candidats étaient

évalués sur trois critères :

qualité du projet d'exploitation

(45%), offre financière

(30%) et démarche environnementale

(25%).

Vincent Bolloré au centre

des débats : la polémique

qui a failli tout bloquer

Le vote n'a pas eu l'allure

d'une formalité. La présence

d'Havas Events, dont la majorité

du capital est détenue

par la famille Bolloré, a cristallisé

les tensions à gauche.

«Rien ne doit être cédé à

Bolloré, il porte un projet

identitaire», a martelé

Guillaume Durand, coprésident

du groupe écologiste.

En face, Pierre Liscia (LR) a

plaidé pour «plus de pragmatisme,

dans l'intérêt des

Parisiens et des coureurs».

Le MoDem (abstention)

s'est interrogé sur la rupture

avec ASO : «Pourquoi

changer une équipe qui

gagne ?», a résumé Sandro

Gozi. «Le marathon de

Paris ne sera jamais l'instrument

d'un combat civilisationnel»,

a voulu rassurer

Maxime Sauvage, adjoint au

maire d’Emmanuel

Grégoire.

9,7/10 et trois critères maîtrisés

Le groupement Cadence décroche

une note globale de

9,7/10. Sur la qualité du projet

(notée 10/10), le dossier a

séduit par ses dispositifs logistiques,

ses parcours valorisant

différents quartiers parisiens

et ses propositions

d'inclusion : tarif réduit pour

Hebdo

Financement des équipements sportifs : ouvrir la voie aux partenariats public-privé de proximité..2

Un chemin de bosses pour les Mondiaux de cyclisme 2027...................................................3

Territoires

Le CMN transforme le patrimoine national en terrain de sport pour tous...............................4

La Cité de la natation de Toulouse obtient son permis de construire ......................................5

International

Ceferin s’indigne des prix des billets, mais négocie les primes avec la FIFA ..........................6

Le tennis de table fait un grand smash....................................................................................7

les allocataires du RSA, dossards

solidaires, accessibilité

universelle. Sur le volet financier

(noté 9/10), la redevance

variable progressive

s'établit entre 12% et 18%

du chiffre d'affaires, avec

une garantie à 90% de la redevance

totale projetée. La

démarche environnementale

(noté 10/10) prévoit la suppression

du plastique à

usage unique, une autonomie

totale des coureurs en

hydratation, un ravitaillement

sans emballage avec

des produits locaux, et un

objectif de 100% d'énergie

renouvelable.

Reste une inconnue : les

mois d'incertitude sur l'identité

de l'organisateur ont paralysé

les inscriptions. Le

semi-marathon est envisagé

en mars 2027, le marathon le

11 avril, deux dates encore à

confirmer.

La Lettre de l’économie du sport

est éditée par

GROUPE SPORT.FR SA

BP 40077

66050 PERPIGNAN CEDEX

E-mail : sport@sport.fr

Service abonnements

Tél. 09 70 40 65 15

E-mail : commercial@sport.fr

Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 0767-9769

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Hebdo

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Financement des équipements sportifs : ouvrir la

voie aux partenariats public-privé de proximité

Les collectivités territoriales portent 60 % de la dépense publique sportive et détiennent 81 % des 332.000 équipements

recensés en France, dont une large part accuse plus de 40 ans d’ancienneté. Pour desserrer cet étau budgétaire, une

proposition de loi à l’Assemblée nationale ouvre aux communes et intercommunalités la possibilité de subventionner

des investisseurs privés, en échange de créneaux garantis pour les usagers publics. L’idée fait débat.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

a commission des affaires

culturelles de

l'Assemblée nationale

a examiné le texte déposé par

Joël Bruneau, député LIOT

et ancien maire de Caen

(Calvados), sous l'intitulé

formel de « proposition de

loi visant à encourager les

partenariats entre les collectivités

territoriales et les personnes

morales de droit

privé en matière d'acquisition,

de réalisation ou de rénovation

d'équipements

sportifs ». Le constat de départ

est sans appel : 61 % des

équipements sportifs publics

ont plus de 25 ans, les coûts

énergétiques explosent, et

des disciplines émergentes

(escalade, padel, tennis de

table) réclament des infrastructures

adaptées que les

budgets municipaux ne peuvent

plus financer seuls.

« Aujourd'hui, si on parle du

sport au sens large, c'est

l'équivalent de l'industrie du

luxe », résume Joël Bruneau

pour souligner le potentiel

économique d'un secteur

dont le levier financier reste

sous-exploité au service de la

pratique de masse.

Un mécanisme de subvention

croisée ancré dans le

quotidien territorial

Le cœur du dispositif est

simple : une collectivité

pourra verser une subvention

d'investissement à une personne

morale de droit privé

(entreprise, promoteur, gestionnaire)

qui construit ou rénove

un équipement sportif,

en contrepartie de créneaux

d'utilisation réservés et garantis

sur toute la durée

d'amortissement de l'infrastructure.

La convention liant

les deux parties relèverait du

droit administratif et suivrait

l'équipement, non son propriétaire

: en cas de cession,

les engagements de service

public demeurent. Le rapporteur

illustre sa vision par

deux cas concrets.

Dans une intercommunalité

rurale à vocation touristique,

un complexe nautique privé

pourrait, moyennant une participation

publique à la

construction, réserver des

créneaux matinaux aux

classes des écoles voisines,

là où un simple achat de créneaux

annuels resterait une

dépense de fonctionnement

révocable. Second exemple :

une salle d'escalade portée

par un opérateur privé en milieu

urbain pourrait ouvrir

ses portes aux scolaires le

matin, heures creuses commercialement.

« Si c'est une

subvention au moment de la

construction, on assure aux

enfants des écoles l'accessibilité

à des créneaux pour la

durée de vie de l'équipement,

c'est-à-dire les 15 ou 20 années

suivantes », précise Joël

Bruneau. Des garde-fous

sont prévus : proportionnalité

entre la part de la subvention

et le volume de créneaux

obtenus, durée d'utilisation

au moins égale à l'amortissement

comptable, et sanctions

pouvant aller jusqu'au remboursement

intégral.

Des risques juridiques et

sociaux que l'opposition

ne minimise pas

Le camp des sceptiques ne

conteste pas le diagnostic,

mais doute du remède. Alim

Latrèche, député de l'Isère,

pointe une « zone grise » juridique

: le dispositif risque

d'être requalifié par le juge

administratif en marché public

ou en concession, faute

d'une procédure de mise en

concurrence clairement définie.

« Nous ne pouvons

pas demander à nos maires

de porter des montages juridiques

dont nous savons

qu'ils pourraient demain

être contestés », avertit-il.

Des outils existent déjà (bail

emphytéotique administratif,

marché de partenariat,

délégation de service public)

que Jérémie Iordanoff

(Écologiste et Social, Isère)

juge suffisamment souples

pour couvrir les besoins

identifiés, sans fragiliser les

élus locaux.

La question de l'équité territoriale

concentre également

les critiques. Soumya

Bourouaha (Gauche

Démocrate et Républicaine,

Seine-Saint-Denis) rappelle

qu'un tiers de la population

réside à plus de 15 minutes

d'une piscine couverte, et

que si une collectivité ne finance

que 5 % d'un projet,

les créneaux scolaires obtenus

seront mécaniquement

marginaux. À cela s'ajoute

la crainte d'une concentration

des investissements privés

sur les territoires les plus

attractifs, laissant les zones

rurales et les quartiers populaires

sans retour. Gabriel

Amard (La France

Insoumise, Rhône) s'inquiète

d'un glissement progressif

: « Ce n'est pas parce

qu'un équipement communal

sportif sur quatre a plus

de 40 ans qu'il faut s'en délester

sur le privé », tranchet-il.

Bruno Bilde

(Rassemblement national,

Pas-de-Calais) pose une

question que le texte ne

tranche pas : « Que se passera-t-il

en cas de faillite de

l'opérateur ? »

Un vote en ordre dispersé,

un débat qui continue

Au terme des débats, le

texte réunit le soutien

d'Horizons, des

Républicains et du groupe

Démocrate, qui annonce des

amendements de vigilance

sur la répartition des créneaux

et l'articulation avec

les financements européens.

Le RN opte pour l'abstention,

LFI et les écologistes

votent contre. Le débat, renvoyé

à la séance publique

du 28 mai (journée d'initiative

parlementaire du

groupe LIOT), illustre une

tension qui dépasse ce seul

texte : celle entre la nécessité

de mobiliser des capitaux

privés face au désengagement

de l'État et la préservation

d'un modèle sportif

où l'accès universel reste

une exigence démocratique

non négociable.

2


Hebdo

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Un chemin de bosses pour les Mondiaux de

cyclisme 2027

À quinze mois des Championnats du monde de cyclisme 2027 (24 août-5 septembre), le tribunal administratif de

Grenoble (Isère) suspend le permis de construire du stade de BMX d’Annecy (Haute-Savoie), fragilisant l’organisation

d’un événement présenté comme une vitrine internationale du territoire. Pour le Département de la Haute-Savoie,

maître d’ouvrage, l’urgence est désormais réelle.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

e chantier du stade de

BMX des Glaisins, à

Annecy, devait symboliser

la capacité d’un territoire

alpin à accueillir un

événement d’envergure planétaire.

Mais une ordonnance

du tribunal administratif

de Grenoble, rendue en

référé, suspend l’exécution

du permis de construire délivré

le 10 février dernier par

la mairie d’Annecy au bénéfice

du conseil départemental.

L’édifice prévu — une

tribune temporaire de 8.000

places – s’inscrit dans le

cadre des Championnats du

monde de cyclisme programmés

en Haute-Savoie

en 2027. La piste doit accueillir

les épreuves de

BMX. La décision judiciaire

plonge l’organisation dans

l’incertitude, à un moment

où le compte à rebours ne

laisse plus aucune marge.

L’absence d’évaluation environnementale

en ligne de

mire

Le recours a été porté par

l’association « Les Glaisins

de la colère », regroupant

des riverains opposés au

En bref

projet depuis plusieurs mois.

Les requérants contestent

notamment la légalité de

l’arrêté, estimant qu’il aurait

dû être précédé d’une étude

d’impact et d’une évaluation

environnementale. Ils mettent

également en cause l’intérêt

public du stade ainsi

que ses conditions d’implantation,

notamment en matière

de stationnement.

L’association dénonce par

ailleurs la destruction d’un

espace naturel riche en biodiversité,

l’artificialisation

d’un terrain potentiellement

agricole et la menace sur une

partie du bois adjacent.

Derrière ces griefs environnementaux,

c’est aussi le

spectre du surtourisme qui

s’exprime : avec quelque

400 manifestations organisées

chaque année dans une

ville déjà sous pression touristique,

Annecy touche aux

limites de sa capacité d’absorption

événementielle selon

l’association.

Un héritage déjà mis à

l’épreuve

La suspension intervient

dans un contexte de vulnérabilité

déjà installée autour de

l’événement. Les Mondiaux

2027 ont en effet déjà essuyé

un premier revers et de taille

avec l’abandon du projet de

Vélodrome Arena à La

Roche-sur-Foron. Les

épreuves sur piste, initialement

conçues pour rester

dans le département, se dérouleront

finalement au

Vélodrome national de

Saint-Quentin-en-Yvelines

(Yvelines). Une première

entorse à la cohérence territoriale

d’une édition pensée

comme un ancrage fort dans

les Alpes. La piste de BMX

portait justement une ambition

d’héritage. « C’est une

belle occasion d’inscrire le

vélo un peu plus fort dans le

territoire », soulignait

Florian Vuillaume, directeur

du comité d’organisation, à

l’évocation de ce projet. Une

rhétorique désormais mise à

l’épreuve du droit.

La question du plan B

Pour le Département de la

Haute-Savoie, la décision

judiciaire soulève une question

pratique et urgente. Des

alternatives existent sur le

territoire national : une infrastructure

de BMX aux

normes internationales

construite pour les Jeux

olympiques de Paris 2024

est notamment opérationnelle

à… Saint-Quentin-en-

Yvelines. Mais transférer les

épreuves de BMX impliquerait

une renégociation avec

l’UCI, un redéploiement logistique,

et surtout une nouvelle

entorse au récit territorial

d’un événement présenté

comme vitrine mondiale de

la Haute-Savoie, avec une

fréquentation estimée à près

de deux millions de spectateurs

et une audience mondiale

cumulée dépassant le

milliard de téléspectateurs.

L’affaire sera désormais examinée

sur le fond. D’ici là, le

stade de BMX reste juridiquement

immobilisé, à

l’heure où chaque semaine

perdue réduit un peu plus les

marges de manœuvre opérationnelles.

Cette décision ne

constitue pas une annulation

définitive, mais elle paralyse

les travaux et contraint le

Département à repenser son

calendrier à marche forcée.

Lancement de la plateforme de concertation. La Solideo ouvre une plateforme de concertation citoyenne en ligne pour un mois

(participationcitoyenne.solideo-2030.com/solideo-alpes-2030-3982), afin d'associer les citoyens à la construction et à l'usage futur des

infrastructures des JO d'hiver 2030. Mais le « Collectif Citoyen JOP 2030 » dénonce un écran de fumée : la consultation arrive trop tard, après

les recours judiciaires rejetés et le refus du Conseil d'État d'organiser un débat public global. Le tribunal administratif de Marseille a toutefois

enjoint la Solideo à davantage de transparence dans une ordonnance du 26 janvier.

FFSA : le CNOSF saisi d'une requête en annulation des élections. Pierre Gosselin, président révoqué de la FFSA, a saisi le CNOSF pour

demander l'annulation des dernières élections. Il invoque des mails anonymes et accusatoires envoyés aux clubs pendant la campagne, attribués

à l'équipe du nouveau président Pierre Ragues, ainsi que des messages menaçants de l'ex-président Jacques Régis. En pleine inspection générale,

Pierre Ragues est accusé de vouloir modifier les statuts de la fédération pour verrouiller les conditions d'un futur scrutin.

3


Territoires

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Le CMN transforme le patrimoine national en

terrain de sport pour tous

Avec plus de 12 millions de visiteurs annuels et un réseau de 100 monuments répartis sur tout le territoire, le Centre

des monuments nationaux (CMN) fait de son événement sport et bien-être un levier inédit de développement des

publics et de découverte. Les 30 et 31 mai, la deuxième édition de « Monuments en (pleine) forme » mobilise 34 sites

nationaux et s’affirme comme un modèle de partenariat entre patrimoine, mouvement sportif et collectivités.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

e Centre des monuments

nationaux n’est

plus seulement gardien

de pierre et de mémoire.

Le temps d’un weekend,

il se transforme en opérateur

sportif à grande

échelle, en investissant 34

monuments nationaux de

centaines de séances de sport

et de bien-être. L’opération

« Monuments en (pleine)

forme », lancée en 2025

dans le sillage des Jeux

olympiques et paralympiques

de Paris, entre dans sa

deuxième édition avec une

ambition affichée : capter de

nouveaux publics en faisant

du patrimoine un terrain de

jeu, de dépense physique et

de découverte culturelle.

Conçue à l’échelle du réseau

national, elle couvre douze

régions et propose des formats

aussi bien destinés aux

familles qu’aux pratiquants

aguerris.

Et aussi

Du Néolithique aux JO, un

terrain de jeu national

L’amplitude du programme

révèle une volonté de toucher

tous les profils. À la

Conciergerie, à Paris, les

voûtes gothiques du XIVe

siècle abritent deux jours de

duels à l’épée animés par

Patrick Groc, un maître

d’armes médaillé olympique

aux Jeux de Los Angeles

1984. Au monastère royal de

Brou (Ain), la Maisnie du

Chevalier Bragon propose

l’atelier « Escrime ancienne,

de l’ordalie au spectacle »,

où les participants décortiquent

les bases du combat

médiéval avant d’en

construire une séquence

chorégraphique. La dimension

participative et intergénérationnelle

structure l’ensemble

du dispositif. Au

château de Châteaudun

(Eure-et-Loir), la « Battle

Arc » invite les équipes à

s’affronter avec des arcs et

des flèches à embout mousse

pour défendre les tours du

château, à mi-chemin entre

tir sportif et jeu collectif. Au

château de Pierrefonds

(Oise), le week-end escalade

« À l'assaut du château ! »

installe un mur de grimpe

dans la forteresse et fait revivre

les sensations des chevaliers

partant à la conquête

des remparts.

Un modèle fédérateur

pour les acteurs du sport

territorial

Ce qui distingue l’opération

d’une animation culturelle

ordinaire, c’est son architecture

partenariale. Le CMN

s’appuie sur des associations

sportives locales —

l’Association Perpignan

Escrime Club à la forteresse

de Salses (Pyrénées-

Orientales), la compagnie

des Archers de l’Auxois au

• Découverte des sports antiques au château de Bussy-Rabutin (Côte-d’Or)

• Initiation aux techniques d'autodéfense ou de contre-attaque au domaine national du château d'Angers (Maine-et-Loire)

• Sophrobalades au château de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne)

• Pétanque au château d'If (Bouches-du-Rhône)

• Escalade au château de Pierrefonds (Oise)

• Yoga au cloître de la Psalette (Indre-et-Loire)

• Tir à l’arc au château de Carrouges (Orne)

En bref

château de Bussy-Rabutin

(Côte-d’Or), ou encore

Fitness Park-Rocadest au

château et remparts de la cité

de Carcassonne (Aude) —

pour produire des contenus

sportifs ancrés dans leurs territoires.

Cette logique de coconstruction

positionne le

CMN comme un opérateur

du développement sportif local.

Fort du succès d’opérations

pérennes comme

« Monument jeu d’enfant »

(plus de 20 ans d’existence),

le CMN démontre que la

programmation sportive

peut devenir un format récurrent

et différenciant.

« Monuments en (pleine)

forme » ouvre une fenêtre

hors du commun : 34 monuments,

12 régions, des milliers

de participants et l’empreinte

médiatique du patrimoine

national en toile de

fond.

Reims accueillera le grand départ du Tour de France 2028. Les organisateurs du Tour de France, Amaury Sport Organisation (ASO), ont

annoncé que la Grande Boucle partira de Reims (Marne) en 2028 lors de la 115e édition qui, Jeux olympiques de Los Angeles oblige, partira

dès le 24 juin pour arriver le 16 juillet à Paris. Après le départ de Reims, les quatre premières étapes se dérouleront dans la région Grand-Est.

Charleville-Mézières (Ardennes), Epernay (Marne), Metz, Thionville (Moselle) et Verdun (Meuse) seront ainsi traversées par le peloton.

Atlant’Lycées : 1.200 lycéens sur la plage pour faire du sport. Le Comité Régional Olympique et Sportif des Pays de la Loire revient sur

l'événement Atlant'lycées à La Baule-Escoublac, qui a réuni plus de 1 200 élèves affiliés à l'UNSS pour des compétitions sportives sur la plage

(volley, handball, rugby, ultimate…). Le CROS y tenait un stand itinérant pour sensibiliser les lycéens au consentement et aux Violences et

Harcèlements Sexistes et Sexuels (VHSS) : près de 400 jeunes ont ainsi pu être sensibilisés au cours de la journée.

4


Territoires

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

La Cité de la natation de Toulouse obtient son

permis de construire

La mairie de Toulouse a confirmé l’obtention du permis de construire de la future Cité de la natation portée par les

Dauphins du TOEC, meilleur club de natation de France depuis dix-sept ans. Derrière ce feu vert administratif se

dessine un modèle de financement public-privé à 33 M€, avec une livraison annoncée pour septembre 2028.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

l existe des équipements

sportifs qui dépassent la

simple fonction utilitaire

pour devenir les emblèmes

d'une ambition territoriale.

La future Cité de la natation

de Toulouse (Haute-

Garonne) est de ceux-là. Le

19 mai, la mairie de la Ville

rose a officialisé l'obtention

du permis de construire de

ce vaste campus aquatique,

porté par les Dauphins du

TOEC, club formateur du

quadruple champion olympique

Léon Marchand. Ce

feu vert ouvre la voie à un

chantier estimé à 33 M€,

dont le coup d'envoi est

prévu à l'automne pour une

inauguration en septembre

2028.

Un campus aquatique

pensé comme un outil de

performance et de rayonnement

L'emplacement choisi n'est

pas anodin : l'ancien Hall 7

du Parc des Expositions, sur

l'île du Ramier, à quelques

encablures du Stadium de

Toulouse. Le bâtiment existant

sera démoli avant le démarrage

du chantier. Sur

cette emprise réhabilitée

prendra forme un campus

multidimensionnel. La Cité

regroupera trois bassins,

dont la pièce maîtresse : un

bassin olympique extérieur

de 50 mètres avec dix lignes

d'eau, baptisé «Léon

Marchand», qui réutilisera

une partie du bassin

d'échauffement de l'Arena

de Nanterre des JO de Paris

2024. L'équipement intégrera

également des espaces

de préparation physique,

une offre paramédicale

complète (kinésithérapie,

ostéopathie, nutrition, cryothérapie),

un pôle de formation,

un espace de restauration,

une boutique et des

salles de réunion. «Ce nouvel

équipement viendra renforcer

l'excellence sportive

de Toulouse grâce à ses infrastructures,

dont un bassin

olympique «Léon

Marchand», symbole du talent

toulousain et de notre

identité sportive», s'est félicité

Jean-Luc Moudenc,

maire de Toulouse. Pour le

club, l'enjeu est aussi démographique

: les Dauphins du

TOEC comptent 2 000 adhérents,

et la Cité doit permettre

d'en accueillir 500 à

1 000 supplémentaires.

Un financement sécurisé,

entre aides publiques et

mécénat privé

Sur les 33 M€ que représente

l'opération, la part publique

s'élève à 16,4 M€.

«Nous avons 16,4 millions

d'euros des collectivités, 4,4

millions de l'État, 4 millions

de la Région, 4 millions du

Département, 4 millions de

la Ville, 5 millions de mécènes

et partenaires privés,

puis 12 millions de crédit»,

a détaillé Vincent Gardeau,

président des Dauphins du

TOEC. L'emprunt bancaire

de 12 M€ demeure la principale

variable d'ajustement

que le dirigeant entend réduire

en amplifiant le mécénat.

«Peut-être que nous

pourrons aller chercher 6 à

7 millions en partenariat

privé, auquel cas nous ferons

moins de crédit», a-t-il

précisé.

Les prochaines semaines seront

consacrées au lancement

des appels d'offres.

«On est pressé que ça se

mette en place, de voir les

premiers coups de pioche»,

a confié Michel Coloma, directeur

général des

Dauphins du TOEC, à

l'AFP. Depuis des années, le

club opère sur des installations

dispersées et vieillissantes,

inadaptées aux ambitions

d'un acteur qui a

contribué à placer la France

au sommet de la natation

mondiale. La Cité de la natation

de Toulouse sera un

cas d'école sur la façon dont

une ville, un club et des partenaires

privés conjuguent

leurs ressources pour bâtir

l'infrastructure de l'excellence.

En bref

Des terrains de football inaugurés à la Réunion. La Fédération française de football (FFF) a inauguré les deux « FIFA arenas » à La

Réunion, à Saint-Paul et Saint-Benoît. L’opportunité pour les jeunes de l’île de pratiquer dans de meilleures conditions, un an après le passage

du cyclone Garance. « J’avais pris un engagement : celui de mobiliser pleinement notre institution et d’aller chercher en parallèle, auprès de

nos partenaires internationaux, les moyens d’un soutien concret et rapide », a rappelé Philippe Diallo, président de la FFF, présent pour

l’inauguration des nouveaux terrains, mais également pour la réhabilitation de deux stades situés sur la commune de Saint-Benoît,

particulièrement impactée par le passage du cyclone. La mobilisation s’est traduite par la mise en place d’un soutien financier de la FFF en

faveur de la Réunion – et de Mayotte également touchée – à hauteur de 30.000 € chacune pour l’achat de matériel à destination des clubs ; un

envoi d’un container de dotations matérielles ; l’activation des dispositifs FIFA Recovery Programme (à hauteur de 100.000 $ pour des travaux

de reconstruction) et FIFA Arena pour l’installation de deux mini-terrains par Ligue. Le fonds climatique de l’UEFA (à hauteur de 30.000 €)

a également été activé, ainsi qu’une participation financière de la FFF, via le FAFA outre-mer, à la construction de ces terrains. La FFF a lancé

un plan outre-mer présenté lors de la Conférence nationale du football en novembre dernier. En cours de déploiement, celui-ci propose des

mesures spécifiques à chaque territoire ultramarin pour un budget global de 4,2 M€. Pour rappel, les FIFA Arenas sont des mini-terrains (20m

x 40m) dont la réalisation s’inscrit dans le cadre d’un programme créé par la FIFA. À horizon 2030, 1.000 mini-terrains devraient avoir vu le

jour dans le monde.

5


International

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Ceferin s’indigne des prix des billets, mais négocie

les primes avec la FIFA

Le président de l’UEFA monte au créneau contre la politique tarifaire de la FIFA pour le Mondial 2026, au nom de

l’équité d’accès au football. Pourtant, dans le même temps, l’instance européenne mène des négociations avec cette

même FIFA pour obtenir une revalorisation substantielle des primes reversées aux équipes participantes.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

leksander Ceferin a

choisi l’Autriche

pour prendre position.

À l’occasion de l’inauguration

d’un nouveau complexe

sportif par la fédération

autrichienne de football, le

président de l’UEFA a pris

pour cible la grille tarifaire

de la FIFA pour la Coupe du

monde 2026 (du 11 juin au

19 juillet, aux États-Unis, au

Canada et au Mexique). «Si

le billet pour la finale coûte

7.500 $, sans compter les

billets d’avion et l’hôtel, peu

de supporters, de vrais supporters,

de supporters passionnés,

peuvent se le permettre.

Bien sûr, on dira au

final : "Le stade était quand

même plein !" Mais est-ce là

l’essence même du football ?

Je n’en suis pas sûr», a-t-il

déclaré, des propos rapportés

par USA Today. Ceferin intervient

dans le débat alors

que les critiques fusent sur

Pas de billets pour les aidants

les prix des billets. Même

Donald Trump, pourtant fan

du président de la FIFA

Gianni Infantino, a déclaré

qu’il ne paierait pas 1.000 $

pour le match d’ouverture

des États-Unis.

Une billetterie pour l’Euro

2028 identique à l’Euro

2024

Pour étayer son propos,

Ceferin met en avant le modèle

tarifaire du championnat

d’Europe. L’UEFA s’est engagée

à maintenir les prix de

l’Euro 2028, organisé au

Royaume-Uni et en Irlande,

au même niveau que ceux de

l’édition 2024 en Allemagne.

«C’est pourquoi l’UEFA

maintient les mêmes prix

pour le prochain Euro, pour

les supporters. Je pense que

si l’on veut vraiment augmenter

les recettes, on peut

facilement augmenter les

prix des loges, que les personnes

les plus riches du

monde achètent, mais il ne

faut pas priver les supporters

du football», a-t-il précisé.

Sa distinction (loges pour les

élites, tribunes pour le

peuple) se veut vertueuse,

mais peine à masquer une

contradiction de fond.

Le paradoxe d’une indignation

tardive

Car pendant que Ceferin fustige

la FIFA depuis une tribune

autrichienne, l’UEFA

conduit, en coulisses, des négociations

avec cette même

instance pour obtenir une revalorisation

des primes reversées

aux équipes européennes

participant au

Mondial 2026. Autrement

dit, l’institution qui dénonce

publiquement des tarifs jugés

prohibitifs cherche simultanément

à capter une

part plus importante des revenus

générés par la compétition

qu’elle juge trop chère!

Si les tarifs pratiqués par la

FIFA heurtent à ce point la

conscience du président de

l’UEFA, pourquoi n’avoir

pas élevé la voix bien plus

tôt? La politique tarifaire de

la FIFA a été arrêtée des

mois, voire des années, avant

l’ouverture des ventes.

Ceferin construit peut-être

moins une posture morale

qu’un levier de pression. Se

poser en défenseur des valeurs

du sport face à la logique

mercantile de la FIFA,

c’est aussi renforcer sa position

dans des discussions financières

qui se chiffrent en

plusieurs dizaines de millions.

Entre sincérité et calcul

diplomatique, l’histoire tranchera…

et très probablement

à l’aune des primes finalement

obtenues.

Au-delà des polémiques des prix des billets excessifs, de l’administration Trump qui inquiète avec l’utilisation de l’ICE, le service de

l’immigration, et des supporters de certains pays non conviés, une autre polémique pointe le bout de son nez. Alors que la Coupe du monde

2026 s’autoproclame comme « la plus inclusive de l’histoire », des associations alertent la FIFA à propos des supporters en situation de

handicap. En premier lieu, ils se confrontent à la flambée des prix. Là où en 2022 au Qatar une place pour une personne en situation de

handicap ou à mobilité réduite coûtait 10 $ au premier tour, ici, des futurs spectateurs ont déboursé entre 140 et 450 $. La faute au fait que

les zones accessibles aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite ne se trouvent qu’en catégorie 1 à 3, excluant de ce fait la

catégorie la moins chère. Mais la décision probablement la plus controversée concerne les accompagnants. Ils doivent aussi se munir d’un

billet payant. Avant le Mondial 2026, ces billets étaient gratuits, sous réserve d’un justificatif. Pire encore, il n’y a aucune garantie de pouvoir

se positionner à côté de la personne accompagnée. Sur ses conditions générales de vente, la FIFA précise : « Les accompagnateurs seront

placés aussi près que possible de vous. Toutefois, l’emplacement exact du siège ne peut être garanti, et la billetterie de la FIFA ne peut

assurer qu’il sera immédiatement adjacent au vôtre. » Un dernier sujet inquiète, celui du parking. Pour une place de parking pouvant

accueillir un véhicule adapté avec une personne en fauteuil roulant, il faut débourser 250 $ en plus.

En bref

Le prix des transports diminue (un peu) pour rallier le MetLife Stadium. Les trains reliant New York au MetLife Stadium (78 000 places)

ont subi une hausse de plus de 1 000 % en vue de la Coupe du monde 2026, passant d'environ 13 $ (11 €) à 150 $ (127 €). Après le tollé, NJ

Transit a ramené le prix à 98 $ (83 €) l'aller-retour, invoquant 48 M$ de coûts de sécurisation de trains dédiés vers le stade. Comme si le MetLife

Stadium, qui accueillera la finale le 19 juillet, venait de sortir de terre… Les tarifs des bus affrétés par le comité local font aussi le yo-yo : d'abord

annoncés à 80 $ (68 €), ils tombent à 20 $ (17 €).

6


International

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Le tennis de table fait un grand smash

La Fédération internationale de tennis de table (ITTF) clôture l’exercice 2025 avec une perte nette de 14,39 M$ (12,35

M€), après avoir dégagé un excédent de 1,51 M$ l’année précédente. Comment expliquer ce retournement brutal ?

e bilan est sans ambiguïté.

L’ITTF a généré

71,08 M$ (61

M€) de recettes en 2025,

mais ses dépenses ont atteint

85,47 M$ (73 M€), en

hausse de 43 % sur un an. Le

poste le plus lourd reste celui

des événements et des frais

d’exploitation, qui a bondi

de 38 M$ (32 M€) en 2024 à

plus de 60 M$ (51 M€) l’an

passé. Les dépenses générales

et administratives ont

également progressé, de

14,8 M$ (12,7 M€) à 17,9

M$ (15,4 M€). La fédération

justifie ces arbitrages par

« les investissements dans

l’organisation d’événements,

un prize money record

dépassant 11 millions

de dollars, une production

audiovisuelle améliorée et le

renforcement des capacités

opérationnelles pour soutenir

une présence mondiale

élargie », selon les termes de

son rapport financier.

Un plan de redressement

conditionné à des choix

d’agenda

Le niveau de prize money

(11 M$) témoigne d’une volonté

affichée d’élever l’attractivité

du circuit face à

d’autres sports de raquette.

Mais cette course à la visibilité

a un coût que les revenus

de l’exercice n’ont pas permis

d’absorber. Face à cette

situation, le comité exécutif

de l’ITTF a engagé une

feuille de route dont les

contours sont explicités dans

le rapport : « une réduction

significative des frais généraux

et des coûts de structure

à partir du second semestre

2026, ainsi qu’une concentration

sur des événements

plus rentables ». Autrement

dit, l’ère de la croissance

tous azimuts laisse place à

une phase de rationalisation,

avec des choix de format et

d’agenda qui pourraient redistribuer

les cartes entre les

différentes compétitions du

circuit. Le rapport lui-même

formule une mise en garde :

« Si le groupe n’était pas en

mesure d’atteindre des résultats

rentables dans un

avenir prévisible, cette situation

indiquerait l’existence

d’une incertitude significative,

susceptible de jeter un

doute important sur la capacité

du groupe à poursuivre

ses activités ». Dans le langage

feutré de l’audit financier,

c’est une alerte existentielle.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

La Russie retrouve les tapis de sol. Les gymnastes russes et biélorusses peuvent de nouveau prendre part aux compétitions internationales

de gymnastiques sous leurs couleurs. La Fédération internationale (FIG) suit le mouvement d’assouplissement des restrictions initié par le

CIO. Cette décision concerne les cinq disciplines régies par la Fédération internationale de gymnastique : la gymnastique artistique,

rythmique, acrobatique et aérobique, ainsi que le trampoline. La Russie a toujours été une nation forte en gymnastique, remportant deux

médailles d’or et dix médailles au total aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 sous la bannière du Comité olympique russe, avant d’être

exclue des Jeux de Paris 2024. La gymnastique n’est pas le seul sport à avoir récemment assoupli ses restrictions. World Aquatics a mis fin

à ses directives concernant la neutralité en avril. Les instances du judo (IFJ) avaient anticipé la décision du CIO auparavant. La Fédération

internationale de lutte a, elle aussi, réintégré pleinement les deux nations dans toutes les catégories d’âge.

Los Angeles demande des garanties à LA28. La ville de Los Angeles s’inquiète pour ses finances. Elle demande au comité

d’organisation des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, de s’assurer que les contribuables ne seront pas pénalisés et que le financement

des services municipaux essentiels ne sera pas affecté. Marqueece Harris-Dawson, président du Conseil municipal, a fait adopter une motion

sans équivoque : « L’organisation des Jeux de 2028 nécessitera d’importantes ressources municipales, notamment en matière de sécurité

publique, de transports, d’assainissement et d’autres services essentiels qui dépassent le cadre des activités habituelles de la Ville. Il est

essentiel de veiller à ce que la Ville soit intégralement remboursée pour ces ressources municipales renforcées, y compris les coûts engagés

au moment de l’organisation et les améliorations d’infrastructures demandées par LA28 au-delà de ce que la Ville a déjà prévu, afin de

protéger le fonds général de la Ville et de maintenir la responsabilité budgétaire. » Une récente audition des représentants de la police de

Los Angeles laissait entendre que la dotation fédérale d’un milliard de dollars serait insuffisante pour couvrir les coûts de sécurité des Jeux.

Le chef de la police de Los Angeles, Jim McDonnell, a tiré la sonnette d’alarme : « Le budget [fédéral] d’un milliard de dollars est destiné

à toutes les agences impliquées dans les Jeux olympiques, et pas seulement au LAPD, et sera principalement réservé aux heures

supplémentaires des agents de police. LA28 confirme qu’ils n’ont aucun budget pour la police ou la sécurité publique, et bien qu’il existe

un budget de sécurité, celui-ci ne couvre pas les forces de l’ordre. »

7


Abonnement

N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026

Le magazine

Women Sports

N°39 est paru

Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

Commandez ce

magazine sur

www.womensports.fr

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Abonnement

Etablissement : ............................................................................................

Service :......................................................................................................

Nom : .................................. Prénom : .....................................................

Adresse :.....................................................................................................

CP : ................. Ville :................................................................................

Tél : ................................................................. Fax : ...............................

E- mail : ......................................................................................................

Formules d’abonnement (1 an)

100% Digital avec option PRINT(*)

La Lettre du Sport (LDS) 199 € TTC 349 € TTC

La Lettre de l’économie du Sport (LES) 199 € TTC 349 € TTC

La Lettre de l’Officiel juridique du Sport (LOJS) 169 € TTC 299 € TTC

LDS + LES 329 € TTC 499 € TTC

LDS + LES + LOJS 399 € TTC 599 € TTC

* depuis le 01/01/2025, un seul envoi par mois (de 4 numéros)

A retourner à : Groupe Sport.fr - BP 40077 - 66050 PERPIGNAN CEDEX

Mode de règlement

Chèque bancaire à l’ordre de Groupe Sport.fr

Virement

Bon de commande (réservé aux administrations)

Signature et cachet de votre établissement

Les informations relatives à votre abonnement ne seront pas communiquées à des tiers. En application de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, art L.27, vous

disposez d'un droit d'accès et de rectification de ces données. Abonnements groupés et renseignements complémentaires : tél. 09 70 40 65 15 / abonnement@sport.fr

Hooray! Your file is uploaded and ready to be published.

Saved successfully!

Ooh no, something went wrong!