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N°1698 vendredi 29 mai 2026
L’attribution du Marathon de Paris
enflamme le Conseil de Paris
Le Conseil de Paris attribue la concession du Marathon et du Semi-marathon de Paris au groupement Cadence pour
les éditions 2027 à 2030, mettant fin à trois décennies de partenariat avec Amaury Sport Organisation (ASO). Une
décision qui double la redevance perçue par la Ville et redistribue les cartes de l’un des événements de running les plus
importants au monde.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
epuis 1998, le
groupe ASO avait
fait de cette course
un rendez-vous mondial, attirant
plus de 66.000 participants
au marathon et près de
55.000 au semi-marathon,
pour un chiffre d'affaires annuel
de 16,9 M€. La semaine
dernière, le Conseil
de Paris a mis fin à cette histoire
en adoptant, avec 78
voix pour, 44 contre et 13
abstentions, la délibération
attribuant la concession au
groupement Cadence (réunissant
Havas Events en
qualité de mandataire,
Keneo et Avena Event) pour
les éditions 2027 à 2030. La
nouvelle concession est
adossée à une licence de
marques, propriété de la collectivité,
et répond à une ambition
: faire de ces deux
épreuves «un rendez-vous
sportif ouvert à toutes et
tous, accessible au plus
Sommaire
grand nombre». Le contrat
garantit à Paris une redevance
minimale de 3,5 M€
par an, soit le double de ce
que percevait la Ville avec
ASO. Les candidats étaient
évalués sur trois critères :
qualité du projet d'exploitation
(45%), offre financière
(30%) et démarche environnementale
(25%).
Vincent Bolloré au centre
des débats : la polémique
qui a failli tout bloquer
Le vote n'a pas eu l'allure
d'une formalité. La présence
d'Havas Events, dont la majorité
du capital est détenue
par la famille Bolloré, a cristallisé
les tensions à gauche.
«Rien ne doit être cédé à
Bolloré, il porte un projet
identitaire», a martelé
Guillaume Durand, coprésident
du groupe écologiste.
En face, Pierre Liscia (LR) a
plaidé pour «plus de pragmatisme,
dans l'intérêt des
Parisiens et des coureurs».
Le MoDem (abstention)
s'est interrogé sur la rupture
avec ASO : «Pourquoi
changer une équipe qui
gagne ?», a résumé Sandro
Gozi. «Le marathon de
Paris ne sera jamais l'instrument
d'un combat civilisationnel»,
a voulu rassurer
Maxime Sauvage, adjoint au
maire d’Emmanuel
Grégoire.
9,7/10 et trois critères maîtrisés
Le groupement Cadence décroche
une note globale de
9,7/10. Sur la qualité du projet
(notée 10/10), le dossier a
séduit par ses dispositifs logistiques,
ses parcours valorisant
différents quartiers parisiens
et ses propositions
d'inclusion : tarif réduit pour
Hebdo
Financement des équipements sportifs : ouvrir la voie aux partenariats public-privé de proximité..2
Un chemin de bosses pour les Mondiaux de cyclisme 2027...................................................3
Territoires
Le CMN transforme le patrimoine national en terrain de sport pour tous...............................4
La Cité de la natation de Toulouse obtient son permis de construire ......................................5
International
Ceferin s’indigne des prix des billets, mais négocie les primes avec la FIFA ..........................6
Le tennis de table fait un grand smash....................................................................................7
les allocataires du RSA, dossards
solidaires, accessibilité
universelle. Sur le volet financier
(noté 9/10), la redevance
variable progressive
s'établit entre 12% et 18%
du chiffre d'affaires, avec
une garantie à 90% de la redevance
totale projetée. La
démarche environnementale
(noté 10/10) prévoit la suppression
du plastique à
usage unique, une autonomie
totale des coureurs en
hydratation, un ravitaillement
sans emballage avec
des produits locaux, et un
objectif de 100% d'énergie
renouvelable.
Reste une inconnue : les
mois d'incertitude sur l'identité
de l'organisateur ont paralysé
les inscriptions. Le
semi-marathon est envisagé
en mars 2027, le marathon le
11 avril, deux dates encore à
confirmer.
La Lettre de l’économie du sport
est éditée par
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Hebdo
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Financement des équipements sportifs : ouvrir la
voie aux partenariats public-privé de proximité
Les collectivités territoriales portent 60 % de la dépense publique sportive et détiennent 81 % des 332.000 équipements
recensés en France, dont une large part accuse plus de 40 ans d’ancienneté. Pour desserrer cet étau budgétaire, une
proposition de loi à l’Assemblée nationale ouvre aux communes et intercommunalités la possibilité de subventionner
des investisseurs privés, en échange de créneaux garantis pour les usagers publics. L’idée fait débat.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
a commission des affaires
culturelles de
l'Assemblée nationale
a examiné le texte déposé par
Joël Bruneau, député LIOT
et ancien maire de Caen
(Calvados), sous l'intitulé
formel de « proposition de
loi visant à encourager les
partenariats entre les collectivités
territoriales et les personnes
morales de droit
privé en matière d'acquisition,
de réalisation ou de rénovation
d'équipements
sportifs ». Le constat de départ
est sans appel : 61 % des
équipements sportifs publics
ont plus de 25 ans, les coûts
énergétiques explosent, et
des disciplines émergentes
(escalade, padel, tennis de
table) réclament des infrastructures
adaptées que les
budgets municipaux ne peuvent
plus financer seuls.
« Aujourd'hui, si on parle du
sport au sens large, c'est
l'équivalent de l'industrie du
luxe », résume Joël Bruneau
pour souligner le potentiel
économique d'un secteur
dont le levier financier reste
sous-exploité au service de la
pratique de masse.
Un mécanisme de subvention
croisée ancré dans le
quotidien territorial
Le cœur du dispositif est
simple : une collectivité
pourra verser une subvention
d'investissement à une personne
morale de droit privé
(entreprise, promoteur, gestionnaire)
qui construit ou rénove
un équipement sportif,
en contrepartie de créneaux
d'utilisation réservés et garantis
sur toute la durée
d'amortissement de l'infrastructure.
La convention liant
les deux parties relèverait du
droit administratif et suivrait
l'équipement, non son propriétaire
: en cas de cession,
les engagements de service
public demeurent. Le rapporteur
illustre sa vision par
deux cas concrets.
Dans une intercommunalité
rurale à vocation touristique,
un complexe nautique privé
pourrait, moyennant une participation
publique à la
construction, réserver des
créneaux matinaux aux
classes des écoles voisines,
là où un simple achat de créneaux
annuels resterait une
dépense de fonctionnement
révocable. Second exemple :
une salle d'escalade portée
par un opérateur privé en milieu
urbain pourrait ouvrir
ses portes aux scolaires le
matin, heures creuses commercialement.
« Si c'est une
subvention au moment de la
construction, on assure aux
enfants des écoles l'accessibilité
à des créneaux pour la
durée de vie de l'équipement,
c'est-à-dire les 15 ou 20 années
suivantes », précise Joël
Bruneau. Des garde-fous
sont prévus : proportionnalité
entre la part de la subvention
et le volume de créneaux
obtenus, durée d'utilisation
au moins égale à l'amortissement
comptable, et sanctions
pouvant aller jusqu'au remboursement
intégral.
Des risques juridiques et
sociaux que l'opposition
ne minimise pas
Le camp des sceptiques ne
conteste pas le diagnostic,
mais doute du remède. Alim
Latrèche, député de l'Isère,
pointe une « zone grise » juridique
: le dispositif risque
d'être requalifié par le juge
administratif en marché public
ou en concession, faute
d'une procédure de mise en
concurrence clairement définie.
« Nous ne pouvons
pas demander à nos maires
de porter des montages juridiques
dont nous savons
qu'ils pourraient demain
être contestés », avertit-il.
Des outils existent déjà (bail
emphytéotique administratif,
marché de partenariat,
délégation de service public)
que Jérémie Iordanoff
(Écologiste et Social, Isère)
juge suffisamment souples
pour couvrir les besoins
identifiés, sans fragiliser les
élus locaux.
La question de l'équité territoriale
concentre également
les critiques. Soumya
Bourouaha (Gauche
Démocrate et Républicaine,
Seine-Saint-Denis) rappelle
qu'un tiers de la population
réside à plus de 15 minutes
d'une piscine couverte, et
que si une collectivité ne finance
que 5 % d'un projet,
les créneaux scolaires obtenus
seront mécaniquement
marginaux. À cela s'ajoute
la crainte d'une concentration
des investissements privés
sur les territoires les plus
attractifs, laissant les zones
rurales et les quartiers populaires
sans retour. Gabriel
Amard (La France
Insoumise, Rhône) s'inquiète
d'un glissement progressif
: « Ce n'est pas parce
qu'un équipement communal
sportif sur quatre a plus
de 40 ans qu'il faut s'en délester
sur le privé », tranchet-il.
Bruno Bilde
(Rassemblement national,
Pas-de-Calais) pose une
question que le texte ne
tranche pas : « Que se passera-t-il
en cas de faillite de
l'opérateur ? »
Un vote en ordre dispersé,
un débat qui continue
Au terme des débats, le
texte réunit le soutien
d'Horizons, des
Républicains et du groupe
Démocrate, qui annonce des
amendements de vigilance
sur la répartition des créneaux
et l'articulation avec
les financements européens.
Le RN opte pour l'abstention,
LFI et les écologistes
votent contre. Le débat, renvoyé
à la séance publique
du 28 mai (journée d'initiative
parlementaire du
groupe LIOT), illustre une
tension qui dépasse ce seul
texte : celle entre la nécessité
de mobiliser des capitaux
privés face au désengagement
de l'État et la préservation
d'un modèle sportif
où l'accès universel reste
une exigence démocratique
non négociable.
2
Hebdo
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Un chemin de bosses pour les Mondiaux de
cyclisme 2027
À quinze mois des Championnats du monde de cyclisme 2027 (24 août-5 septembre), le tribunal administratif de
Grenoble (Isère) suspend le permis de construire du stade de BMX d’Annecy (Haute-Savoie), fragilisant l’organisation
d’un événement présenté comme une vitrine internationale du territoire. Pour le Département de la Haute-Savoie,
maître d’ouvrage, l’urgence est désormais réelle.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
e chantier du stade de
BMX des Glaisins, à
Annecy, devait symboliser
la capacité d’un territoire
alpin à accueillir un
événement d’envergure planétaire.
Mais une ordonnance
du tribunal administratif
de Grenoble, rendue en
référé, suspend l’exécution
du permis de construire délivré
le 10 février dernier par
la mairie d’Annecy au bénéfice
du conseil départemental.
L’édifice prévu — une
tribune temporaire de 8.000
places – s’inscrit dans le
cadre des Championnats du
monde de cyclisme programmés
en Haute-Savoie
en 2027. La piste doit accueillir
les épreuves de
BMX. La décision judiciaire
plonge l’organisation dans
l’incertitude, à un moment
où le compte à rebours ne
laisse plus aucune marge.
L’absence d’évaluation environnementale
en ligne de
mire
Le recours a été porté par
l’association « Les Glaisins
de la colère », regroupant
des riverains opposés au
En bref
projet depuis plusieurs mois.
Les requérants contestent
notamment la légalité de
l’arrêté, estimant qu’il aurait
dû être précédé d’une étude
d’impact et d’une évaluation
environnementale. Ils mettent
également en cause l’intérêt
public du stade ainsi
que ses conditions d’implantation,
notamment en matière
de stationnement.
L’association dénonce par
ailleurs la destruction d’un
espace naturel riche en biodiversité,
l’artificialisation
d’un terrain potentiellement
agricole et la menace sur une
partie du bois adjacent.
Derrière ces griefs environnementaux,
c’est aussi le
spectre du surtourisme qui
s’exprime : avec quelque
400 manifestations organisées
chaque année dans une
ville déjà sous pression touristique,
Annecy touche aux
limites de sa capacité d’absorption
événementielle selon
l’association.
Un héritage déjà mis à
l’épreuve
La suspension intervient
dans un contexte de vulnérabilité
déjà installée autour de
l’événement. Les Mondiaux
2027 ont en effet déjà essuyé
un premier revers et de taille
avec l’abandon du projet de
Vélodrome Arena à La
Roche-sur-Foron. Les
épreuves sur piste, initialement
conçues pour rester
dans le département, se dérouleront
finalement au
Vélodrome national de
Saint-Quentin-en-Yvelines
(Yvelines). Une première
entorse à la cohérence territoriale
d’une édition pensée
comme un ancrage fort dans
les Alpes. La piste de BMX
portait justement une ambition
d’héritage. « C’est une
belle occasion d’inscrire le
vélo un peu plus fort dans le
territoire », soulignait
Florian Vuillaume, directeur
du comité d’organisation, à
l’évocation de ce projet. Une
rhétorique désormais mise à
l’épreuve du droit.
La question du plan B
Pour le Département de la
Haute-Savoie, la décision
judiciaire soulève une question
pratique et urgente. Des
alternatives existent sur le
territoire national : une infrastructure
de BMX aux
normes internationales
construite pour les Jeux
olympiques de Paris 2024
est notamment opérationnelle
à… Saint-Quentin-en-
Yvelines. Mais transférer les
épreuves de BMX impliquerait
une renégociation avec
l’UCI, un redéploiement logistique,
et surtout une nouvelle
entorse au récit territorial
d’un événement présenté
comme vitrine mondiale de
la Haute-Savoie, avec une
fréquentation estimée à près
de deux millions de spectateurs
et une audience mondiale
cumulée dépassant le
milliard de téléspectateurs.
L’affaire sera désormais examinée
sur le fond. D’ici là, le
stade de BMX reste juridiquement
immobilisé, à
l’heure où chaque semaine
perdue réduit un peu plus les
marges de manœuvre opérationnelles.
Cette décision ne
constitue pas une annulation
définitive, mais elle paralyse
les travaux et contraint le
Département à repenser son
calendrier à marche forcée.
Lancement de la plateforme de concertation. La Solideo ouvre une plateforme de concertation citoyenne en ligne pour un mois
(participationcitoyenne.solideo-2030.com/solideo-alpes-2030-3982), afin d'associer les citoyens à la construction et à l'usage futur des
infrastructures des JO d'hiver 2030. Mais le « Collectif Citoyen JOP 2030 » dénonce un écran de fumée : la consultation arrive trop tard, après
les recours judiciaires rejetés et le refus du Conseil d'État d'organiser un débat public global. Le tribunal administratif de Marseille a toutefois
enjoint la Solideo à davantage de transparence dans une ordonnance du 26 janvier.
FFSA : le CNOSF saisi d'une requête en annulation des élections. Pierre Gosselin, président révoqué de la FFSA, a saisi le CNOSF pour
demander l'annulation des dernières élections. Il invoque des mails anonymes et accusatoires envoyés aux clubs pendant la campagne, attribués
à l'équipe du nouveau président Pierre Ragues, ainsi que des messages menaçants de l'ex-président Jacques Régis. En pleine inspection générale,
Pierre Ragues est accusé de vouloir modifier les statuts de la fédération pour verrouiller les conditions d'un futur scrutin.
3
Territoires
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Le CMN transforme le patrimoine national en
terrain de sport pour tous
Avec plus de 12 millions de visiteurs annuels et un réseau de 100 monuments répartis sur tout le territoire, le Centre
des monuments nationaux (CMN) fait de son événement sport et bien-être un levier inédit de développement des
publics et de découverte. Les 30 et 31 mai, la deuxième édition de « Monuments en (pleine) forme » mobilise 34 sites
nationaux et s’affirme comme un modèle de partenariat entre patrimoine, mouvement sportif et collectivités.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
e Centre des monuments
nationaux n’est
plus seulement gardien
de pierre et de mémoire.
Le temps d’un weekend,
il se transforme en opérateur
sportif à grande
échelle, en investissant 34
monuments nationaux de
centaines de séances de sport
et de bien-être. L’opération
« Monuments en (pleine)
forme », lancée en 2025
dans le sillage des Jeux
olympiques et paralympiques
de Paris, entre dans sa
deuxième édition avec une
ambition affichée : capter de
nouveaux publics en faisant
du patrimoine un terrain de
jeu, de dépense physique et
de découverte culturelle.
Conçue à l’échelle du réseau
national, elle couvre douze
régions et propose des formats
aussi bien destinés aux
familles qu’aux pratiquants
aguerris.
Et aussi
Du Néolithique aux JO, un
terrain de jeu national
L’amplitude du programme
révèle une volonté de toucher
tous les profils. À la
Conciergerie, à Paris, les
voûtes gothiques du XIVe
siècle abritent deux jours de
duels à l’épée animés par
Patrick Groc, un maître
d’armes médaillé olympique
aux Jeux de Los Angeles
1984. Au monastère royal de
Brou (Ain), la Maisnie du
Chevalier Bragon propose
l’atelier « Escrime ancienne,
de l’ordalie au spectacle »,
où les participants décortiquent
les bases du combat
médiéval avant d’en
construire une séquence
chorégraphique. La dimension
participative et intergénérationnelle
structure l’ensemble
du dispositif. Au
château de Châteaudun
(Eure-et-Loir), la « Battle
Arc » invite les équipes à
s’affronter avec des arcs et
des flèches à embout mousse
pour défendre les tours du
château, à mi-chemin entre
tir sportif et jeu collectif. Au
château de Pierrefonds
(Oise), le week-end escalade
« À l'assaut du château ! »
installe un mur de grimpe
dans la forteresse et fait revivre
les sensations des chevaliers
partant à la conquête
des remparts.
Un modèle fédérateur
pour les acteurs du sport
territorial
Ce qui distingue l’opération
d’une animation culturelle
ordinaire, c’est son architecture
partenariale. Le CMN
s’appuie sur des associations
sportives locales —
l’Association Perpignan
Escrime Club à la forteresse
de Salses (Pyrénées-
Orientales), la compagnie
des Archers de l’Auxois au
• Découverte des sports antiques au château de Bussy-Rabutin (Côte-d’Or)
• Initiation aux techniques d'autodéfense ou de contre-attaque au domaine national du château d'Angers (Maine-et-Loire)
• Sophrobalades au château de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne)
• Pétanque au château d'If (Bouches-du-Rhône)
• Escalade au château de Pierrefonds (Oise)
• Yoga au cloître de la Psalette (Indre-et-Loire)
• Tir à l’arc au château de Carrouges (Orne)
En bref
château de Bussy-Rabutin
(Côte-d’Or), ou encore
Fitness Park-Rocadest au
château et remparts de la cité
de Carcassonne (Aude) —
pour produire des contenus
sportifs ancrés dans leurs territoires.
Cette logique de coconstruction
positionne le
CMN comme un opérateur
du développement sportif local.
Fort du succès d’opérations
pérennes comme
« Monument jeu d’enfant »
(plus de 20 ans d’existence),
le CMN démontre que la
programmation sportive
peut devenir un format récurrent
et différenciant.
« Monuments en (pleine)
forme » ouvre une fenêtre
hors du commun : 34 monuments,
12 régions, des milliers
de participants et l’empreinte
médiatique du patrimoine
national en toile de
fond.
Reims accueillera le grand départ du Tour de France 2028. Les organisateurs du Tour de France, Amaury Sport Organisation (ASO), ont
annoncé que la Grande Boucle partira de Reims (Marne) en 2028 lors de la 115e édition qui, Jeux olympiques de Los Angeles oblige, partira
dès le 24 juin pour arriver le 16 juillet à Paris. Après le départ de Reims, les quatre premières étapes se dérouleront dans la région Grand-Est.
Charleville-Mézières (Ardennes), Epernay (Marne), Metz, Thionville (Moselle) et Verdun (Meuse) seront ainsi traversées par le peloton.
Atlant’Lycées : 1.200 lycéens sur la plage pour faire du sport. Le Comité Régional Olympique et Sportif des Pays de la Loire revient sur
l'événement Atlant'lycées à La Baule-Escoublac, qui a réuni plus de 1 200 élèves affiliés à l'UNSS pour des compétitions sportives sur la plage
(volley, handball, rugby, ultimate…). Le CROS y tenait un stand itinérant pour sensibiliser les lycéens au consentement et aux Violences et
Harcèlements Sexistes et Sexuels (VHSS) : près de 400 jeunes ont ainsi pu être sensibilisés au cours de la journée.
4
Territoires
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
La Cité de la natation de Toulouse obtient son
permis de construire
La mairie de Toulouse a confirmé l’obtention du permis de construire de la future Cité de la natation portée par les
Dauphins du TOEC, meilleur club de natation de France depuis dix-sept ans. Derrière ce feu vert administratif se
dessine un modèle de financement public-privé à 33 M€, avec une livraison annoncée pour septembre 2028.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
l existe des équipements
sportifs qui dépassent la
simple fonction utilitaire
pour devenir les emblèmes
d'une ambition territoriale.
La future Cité de la natation
de Toulouse (Haute-
Garonne) est de ceux-là. Le
19 mai, la mairie de la Ville
rose a officialisé l'obtention
du permis de construire de
ce vaste campus aquatique,
porté par les Dauphins du
TOEC, club formateur du
quadruple champion olympique
Léon Marchand. Ce
feu vert ouvre la voie à un
chantier estimé à 33 M€,
dont le coup d'envoi est
prévu à l'automne pour une
inauguration en septembre
2028.
Un campus aquatique
pensé comme un outil de
performance et de rayonnement
L'emplacement choisi n'est
pas anodin : l'ancien Hall 7
du Parc des Expositions, sur
l'île du Ramier, à quelques
encablures du Stadium de
Toulouse. Le bâtiment existant
sera démoli avant le démarrage
du chantier. Sur
cette emprise réhabilitée
prendra forme un campus
multidimensionnel. La Cité
regroupera trois bassins,
dont la pièce maîtresse : un
bassin olympique extérieur
de 50 mètres avec dix lignes
d'eau, baptisé «Léon
Marchand», qui réutilisera
une partie du bassin
d'échauffement de l'Arena
de Nanterre des JO de Paris
2024. L'équipement intégrera
également des espaces
de préparation physique,
une offre paramédicale
complète (kinésithérapie,
ostéopathie, nutrition, cryothérapie),
un pôle de formation,
un espace de restauration,
une boutique et des
salles de réunion. «Ce nouvel
équipement viendra renforcer
l'excellence sportive
de Toulouse grâce à ses infrastructures,
dont un bassin
olympique «Léon
Marchand», symbole du talent
toulousain et de notre
identité sportive», s'est félicité
Jean-Luc Moudenc,
maire de Toulouse. Pour le
club, l'enjeu est aussi démographique
: les Dauphins du
TOEC comptent 2 000 adhérents,
et la Cité doit permettre
d'en accueillir 500 à
1 000 supplémentaires.
Un financement sécurisé,
entre aides publiques et
mécénat privé
Sur les 33 M€ que représente
l'opération, la part publique
s'élève à 16,4 M€.
«Nous avons 16,4 millions
d'euros des collectivités, 4,4
millions de l'État, 4 millions
de la Région, 4 millions du
Département, 4 millions de
la Ville, 5 millions de mécènes
et partenaires privés,
puis 12 millions de crédit»,
a détaillé Vincent Gardeau,
président des Dauphins du
TOEC. L'emprunt bancaire
de 12 M€ demeure la principale
variable d'ajustement
que le dirigeant entend réduire
en amplifiant le mécénat.
«Peut-être que nous
pourrons aller chercher 6 à
7 millions en partenariat
privé, auquel cas nous ferons
moins de crédit», a-t-il
précisé.
Les prochaines semaines seront
consacrées au lancement
des appels d'offres.
«On est pressé que ça se
mette en place, de voir les
premiers coups de pioche»,
a confié Michel Coloma, directeur
général des
Dauphins du TOEC, à
l'AFP. Depuis des années, le
club opère sur des installations
dispersées et vieillissantes,
inadaptées aux ambitions
d'un acteur qui a
contribué à placer la France
au sommet de la natation
mondiale. La Cité de la natation
de Toulouse sera un
cas d'école sur la façon dont
une ville, un club et des partenaires
privés conjuguent
leurs ressources pour bâtir
l'infrastructure de l'excellence.
En bref
Des terrains de football inaugurés à la Réunion. La Fédération française de football (FFF) a inauguré les deux « FIFA arenas » à La
Réunion, à Saint-Paul et Saint-Benoît. L’opportunité pour les jeunes de l’île de pratiquer dans de meilleures conditions, un an après le passage
du cyclone Garance. « J’avais pris un engagement : celui de mobiliser pleinement notre institution et d’aller chercher en parallèle, auprès de
nos partenaires internationaux, les moyens d’un soutien concret et rapide », a rappelé Philippe Diallo, président de la FFF, présent pour
l’inauguration des nouveaux terrains, mais également pour la réhabilitation de deux stades situés sur la commune de Saint-Benoît,
particulièrement impactée par le passage du cyclone. La mobilisation s’est traduite par la mise en place d’un soutien financier de la FFF en
faveur de la Réunion – et de Mayotte également touchée – à hauteur de 30.000 € chacune pour l’achat de matériel à destination des clubs ; un
envoi d’un container de dotations matérielles ; l’activation des dispositifs FIFA Recovery Programme (à hauteur de 100.000 $ pour des travaux
de reconstruction) et FIFA Arena pour l’installation de deux mini-terrains par Ligue. Le fonds climatique de l’UEFA (à hauteur de 30.000 €)
a également été activé, ainsi qu’une participation financière de la FFF, via le FAFA outre-mer, à la construction de ces terrains. La FFF a lancé
un plan outre-mer présenté lors de la Conférence nationale du football en novembre dernier. En cours de déploiement, celui-ci propose des
mesures spécifiques à chaque territoire ultramarin pour un budget global de 4,2 M€. Pour rappel, les FIFA Arenas sont des mini-terrains (20m
x 40m) dont la réalisation s’inscrit dans le cadre d’un programme créé par la FIFA. À horizon 2030, 1.000 mini-terrains devraient avoir vu le
jour dans le monde.
5
International
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Ceferin s’indigne des prix des billets, mais négocie
les primes avec la FIFA
Le président de l’UEFA monte au créneau contre la politique tarifaire de la FIFA pour le Mondial 2026, au nom de
l’équité d’accès au football. Pourtant, dans le même temps, l’instance européenne mène des négociations avec cette
même FIFA pour obtenir une revalorisation substantielle des primes reversées aux équipes participantes.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
leksander Ceferin a
choisi l’Autriche
pour prendre position.
À l’occasion de l’inauguration
d’un nouveau complexe
sportif par la fédération
autrichienne de football, le
président de l’UEFA a pris
pour cible la grille tarifaire
de la FIFA pour la Coupe du
monde 2026 (du 11 juin au
19 juillet, aux États-Unis, au
Canada et au Mexique). «Si
le billet pour la finale coûte
7.500 $, sans compter les
billets d’avion et l’hôtel, peu
de supporters, de vrais supporters,
de supporters passionnés,
peuvent se le permettre.
Bien sûr, on dira au
final : "Le stade était quand
même plein !" Mais est-ce là
l’essence même du football ?
Je n’en suis pas sûr», a-t-il
déclaré, des propos rapportés
par USA Today. Ceferin intervient
dans le débat alors
que les critiques fusent sur
Pas de billets pour les aidants
les prix des billets. Même
Donald Trump, pourtant fan
du président de la FIFA
Gianni Infantino, a déclaré
qu’il ne paierait pas 1.000 $
pour le match d’ouverture
des États-Unis.
Une billetterie pour l’Euro
2028 identique à l’Euro
2024
Pour étayer son propos,
Ceferin met en avant le modèle
tarifaire du championnat
d’Europe. L’UEFA s’est engagée
à maintenir les prix de
l’Euro 2028, organisé au
Royaume-Uni et en Irlande,
au même niveau que ceux de
l’édition 2024 en Allemagne.
«C’est pourquoi l’UEFA
maintient les mêmes prix
pour le prochain Euro, pour
les supporters. Je pense que
si l’on veut vraiment augmenter
les recettes, on peut
facilement augmenter les
prix des loges, que les personnes
les plus riches du
monde achètent, mais il ne
faut pas priver les supporters
du football», a-t-il précisé.
Sa distinction (loges pour les
élites, tribunes pour le
peuple) se veut vertueuse,
mais peine à masquer une
contradiction de fond.
Le paradoxe d’une indignation
tardive
Car pendant que Ceferin fustige
la FIFA depuis une tribune
autrichienne, l’UEFA
conduit, en coulisses, des négociations
avec cette même
instance pour obtenir une revalorisation
des primes reversées
aux équipes européennes
participant au
Mondial 2026. Autrement
dit, l’institution qui dénonce
publiquement des tarifs jugés
prohibitifs cherche simultanément
à capter une
part plus importante des revenus
générés par la compétition
qu’elle juge trop chère!
Si les tarifs pratiqués par la
FIFA heurtent à ce point la
conscience du président de
l’UEFA, pourquoi n’avoir
pas élevé la voix bien plus
tôt? La politique tarifaire de
la FIFA a été arrêtée des
mois, voire des années, avant
l’ouverture des ventes.
Ceferin construit peut-être
moins une posture morale
qu’un levier de pression. Se
poser en défenseur des valeurs
du sport face à la logique
mercantile de la FIFA,
c’est aussi renforcer sa position
dans des discussions financières
qui se chiffrent en
plusieurs dizaines de millions.
Entre sincérité et calcul
diplomatique, l’histoire tranchera…
et très probablement
à l’aune des primes finalement
obtenues.
Au-delà des polémiques des prix des billets excessifs, de l’administration Trump qui inquiète avec l’utilisation de l’ICE, le service de
l’immigration, et des supporters de certains pays non conviés, une autre polémique pointe le bout de son nez. Alors que la Coupe du monde
2026 s’autoproclame comme « la plus inclusive de l’histoire », des associations alertent la FIFA à propos des supporters en situation de
handicap. En premier lieu, ils se confrontent à la flambée des prix. Là où en 2022 au Qatar une place pour une personne en situation de
handicap ou à mobilité réduite coûtait 10 $ au premier tour, ici, des futurs spectateurs ont déboursé entre 140 et 450 $. La faute au fait que
les zones accessibles aux personnes en situation de handicap et à mobilité réduite ne se trouvent qu’en catégorie 1 à 3, excluant de ce fait la
catégorie la moins chère. Mais la décision probablement la plus controversée concerne les accompagnants. Ils doivent aussi se munir d’un
billet payant. Avant le Mondial 2026, ces billets étaient gratuits, sous réserve d’un justificatif. Pire encore, il n’y a aucune garantie de pouvoir
se positionner à côté de la personne accompagnée. Sur ses conditions générales de vente, la FIFA précise : « Les accompagnateurs seront
placés aussi près que possible de vous. Toutefois, l’emplacement exact du siège ne peut être garanti, et la billetterie de la FIFA ne peut
assurer qu’il sera immédiatement adjacent au vôtre. » Un dernier sujet inquiète, celui du parking. Pour une place de parking pouvant
accueillir un véhicule adapté avec une personne en fauteuil roulant, il faut débourser 250 $ en plus.
En bref
Le prix des transports diminue (un peu) pour rallier le MetLife Stadium. Les trains reliant New York au MetLife Stadium (78 000 places)
ont subi une hausse de plus de 1 000 % en vue de la Coupe du monde 2026, passant d'environ 13 $ (11 €) à 150 $ (127 €). Après le tollé, NJ
Transit a ramené le prix à 98 $ (83 €) l'aller-retour, invoquant 48 M$ de coûts de sécurisation de trains dédiés vers le stade. Comme si le MetLife
Stadium, qui accueillera la finale le 19 juillet, venait de sortir de terre… Les tarifs des bus affrétés par le comité local font aussi le yo-yo : d'abord
annoncés à 80 $ (68 €), ils tombent à 20 $ (17 €).
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International
N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Le tennis de table fait un grand smash
La Fédération internationale de tennis de table (ITTF) clôture l’exercice 2025 avec une perte nette de 14,39 M$ (12,35
M€), après avoir dégagé un excédent de 1,51 M$ l’année précédente. Comment expliquer ce retournement brutal ?
e bilan est sans ambiguïté.
L’ITTF a généré
71,08 M$ (61
M€) de recettes en 2025,
mais ses dépenses ont atteint
85,47 M$ (73 M€), en
hausse de 43 % sur un an. Le
poste le plus lourd reste celui
des événements et des frais
d’exploitation, qui a bondi
de 38 M$ (32 M€) en 2024 à
plus de 60 M$ (51 M€) l’an
passé. Les dépenses générales
et administratives ont
également progressé, de
14,8 M$ (12,7 M€) à 17,9
M$ (15,4 M€). La fédération
justifie ces arbitrages par
« les investissements dans
l’organisation d’événements,
un prize money record
dépassant 11 millions
de dollars, une production
audiovisuelle améliorée et le
renforcement des capacités
opérationnelles pour soutenir
une présence mondiale
élargie », selon les termes de
son rapport financier.
Un plan de redressement
conditionné à des choix
d’agenda
Le niveau de prize money
(11 M$) témoigne d’une volonté
affichée d’élever l’attractivité
du circuit face à
d’autres sports de raquette.
Mais cette course à la visibilité
a un coût que les revenus
de l’exercice n’ont pas permis
d’absorber. Face à cette
situation, le comité exécutif
de l’ITTF a engagé une
feuille de route dont les
contours sont explicités dans
le rapport : « une réduction
significative des frais généraux
et des coûts de structure
à partir du second semestre
2026, ainsi qu’une concentration
sur des événements
plus rentables ». Autrement
dit, l’ère de la croissance
tous azimuts laisse place à
une phase de rationalisation,
avec des choix de format et
d’agenda qui pourraient redistribuer
les cartes entre les
différentes compétitions du
circuit. Le rapport lui-même
formule une mise en garde :
« Si le groupe n’était pas en
mesure d’atteindre des résultats
rentables dans un
avenir prévisible, cette situation
indiquerait l’existence
d’une incertitude significative,
susceptible de jeter un
doute important sur la capacité
du groupe à poursuivre
ses activités ». Dans le langage
feutré de l’audit financier,
c’est une alerte existentielle.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
En bref
La Russie retrouve les tapis de sol. Les gymnastes russes et biélorusses peuvent de nouveau prendre part aux compétitions internationales
de gymnastiques sous leurs couleurs. La Fédération internationale (FIG) suit le mouvement d’assouplissement des restrictions initié par le
CIO. Cette décision concerne les cinq disciplines régies par la Fédération internationale de gymnastique : la gymnastique artistique,
rythmique, acrobatique et aérobique, ainsi que le trampoline. La Russie a toujours été une nation forte en gymnastique, remportant deux
médailles d’or et dix médailles au total aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021 sous la bannière du Comité olympique russe, avant d’être
exclue des Jeux de Paris 2024. La gymnastique n’est pas le seul sport à avoir récemment assoupli ses restrictions. World Aquatics a mis fin
à ses directives concernant la neutralité en avril. Les instances du judo (IFJ) avaient anticipé la décision du CIO auparavant. La Fédération
internationale de lutte a, elle aussi, réintégré pleinement les deux nations dans toutes les catégories d’âge.
Los Angeles demande des garanties à LA28. La ville de Los Angeles s’inquiète pour ses finances. Elle demande au comité
d’organisation des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, de s’assurer que les contribuables ne seront pas pénalisés et que le financement
des services municipaux essentiels ne sera pas affecté. Marqueece Harris-Dawson, président du Conseil municipal, a fait adopter une motion
sans équivoque : « L’organisation des Jeux de 2028 nécessitera d’importantes ressources municipales, notamment en matière de sécurité
publique, de transports, d’assainissement et d’autres services essentiels qui dépassent le cadre des activités habituelles de la Ville. Il est
essentiel de veiller à ce que la Ville soit intégralement remboursée pour ces ressources municipales renforcées, y compris les coûts engagés
au moment de l’organisation et les améliorations d’infrastructures demandées par LA28 au-delà de ce que la Ville a déjà prévu, afin de
protéger le fonds général de la Ville et de maintenir la responsabilité budgétaire. » Une récente audition des représentants de la police de
Los Angeles laissait entendre que la dotation fédérale d’un milliard de dollars serait insuffisante pour couvrir les coûts de sécurité des Jeux.
Le chef de la police de Los Angeles, Jim McDonnell, a tiré la sonnette d’alarme : « Le budget [fédéral] d’un milliard de dollars est destiné
à toutes les agences impliquées dans les Jeux olympiques, et pas seulement au LAPD, et sera principalement réservé aux heures
supplémentaires des agents de police. LA28 confirme qu’ils n’ont aucun budget pour la police ou la sécurité publique, et bien qu’il existe
un budget de sécurité, celui-ci ne couvre pas les forces de l’ordre. »
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N°1698 La Lettre de l’économie du sport vendredi 29 mai 2026
Le magazine
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Amélie Oudéa-Castéra,
présidente du CNOSF
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