Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !
Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.
N°1312 vendredi 29 mai 2026
Comment la France récupère l’événement
le plus puissant du esport
Initialement prévu à Riyad en Arabie saoudite, le plus grand tournoi d’esport de la planète posera ses serveurs à Paris
cet été, du 6 juillet au 23 août. Un coup de théâtre géopolitique qui ouvre une fenêtre d’opportunité économique pour
la France.
'est une décision prise
à deux mois à peine
de la cérémonie d'ouverture,
dans l'urgence d'un
calendrier bousculé par les
tensions au Moyen-Orient.
L'Esports World Cup (EWC),
née en 2024 sous l'impulsion
du fonds souverain d'Arabie
saoudite, devait tenir sa troisième
édition à Riyad,
comme les deux précédentes.
Mais la guerre régionale a
tout rebattu. « Le conflit régional
a fait naître de sérieux
doutes quant à notre capacité
à garantir que les joueurs
puissent se rendre dans la région
dans les délais impartis
», a expliqué à l'AFP Ralf
Reichert, patron de l'Esports
Foundation. Parmi les candidatures
de remplacement (la
Chine et l'Allemagne figuraient
sur la liste), Paris a finalement
emporté la mise.
Sept semaines de compétition
feront de la capitale française
l'épicentre mondial du jeu vidéo
compétitif.
Mais qu'est-ce exactement
que l'EWC ? L'événement
peut sembler insaisissable
tant il repose sur une logique
propre.
« Les Jeux olympiques de
l'esport »
L'EWC ne couronne pas une
nation ni une discipline
unique : il réunit, en un même
lieu, les meilleurs joueurs du
monde sur une vingtaine de
titres différents (League of
Legends, Dota 2, Valorant,
Rocket League, Counter-
Strike…).
« Toutes proportions gardées,
c'est un peu comme les Jeux
olympiques de l'esport, si ce
n'est que c'est une compétition
par clubs et non par nations
», a résumé Nicolas
Besombes, sociologue de
l'esport.
25 compétitions se succéderont
cet été, rassemblant plus
de 2 000 joueurs venus du
monde entier. Avec une dotation
record de 75 M$, l'EWC
est l'événement le mieux doté
dans l'univers de l'esport.
Un impact économique à
neuf chiffres
Au-delà du spectacle, c'est
l'ampleur économique du
phénomène qui justifie l'enthousiasme
institutionnel.
L'édition 2025 aurait généré
un impact de 600 M$ en
Arabie saoudite. « On attend
un impact important pour le
tourisme francilien, c'est un
beau coup de projecteur sur
notre pays », a souligné
William Elman, conseiller
sport à l'Élysée. Paris dispose
d'atouts évidents : des infrastructures
éprouvées, un réseau
hôtelier dense, et une attractivité
internationale indéniable.
« Paris est une ville à
part, l'une des capitales incontournables
du tourisme,
du sport, de la culture et du
divertissement dans le
monde », a fait valoir
Reichert.
Quand l'Élysée prend le
joystick
Si Paris a été choisie, c'est
aussi grâce à l'implication directe
d'Emmanuel Macron.
Le président, qui s'est personnellement
entretenu de
l'EWC avec le prince héritier
saoudien Mohammed Ben
Salmane, a pesé de tout son
poids dans la décision finale.
« Paris faisait partie d'une
longue liste de possibilités.
En fin de compte, l'accueil
des institutions, le fait que
l'Élysée nous ait reçus et que
le président Macron soit un
soutien de longue date de
l'esport a fait pencher la balance
», a détaillé Ralf
Reichert. Dans la foulée de
l'annonce, Macron a luimême
pris la parole sur X :
« C'est une première qui nous
honore. »
L'Élysée mobilise une « task
force » réunissant tous les services
de l'État, avec notamment
Pierre-Antoine Molina,
délégué interministériel aux
Jeux Olympiques et
Paralympiques. Le lieu exact
n'est pas encore officiellement
confirmé, mais Paris
Expo Porte de Versailles devrait
en accueillir l'essentiel.
LA LETTRE DU SPORT
Sommaire
International
L’UEFA refond ses compétitions entre nations ..........................................................................2
France
LDLC ASVEL : dix ans de plus en Euroligue ...........................................................................3
Chiffres
Le basket franchit le cap des 2 millions de spectateurs pour la deuxième année consécutive.4
L’Arabie saoudite impose sa puissance financière dans le classement Forbes .........................5
Médias
La FIFA sort de l’impasse en Chine............................................................................................6
4 millions de téléspectateurs devant Lens-Nice..........................................................................7
La Lettre du Sport
GROUPE SPORT.FR SA
BP 40077
66050 PERPIGNAN CEDEX
E-mail : sport@sport.fr
Service abonnements
Tél. 09 70 40 65 15
E-mail : commercial@sport.fr
Disponible uniquement sur abonnement
Directeur de la publication :
David Tomaszek
Rédacteur en chef :
Emmanuel Frattali
Dépôt légal à parution
ISSN 1282-1365
Commission paritaire 1022T89411
Imprimerie Domenica Media / Espagne
International
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
L’UEFA refond ses compétitions entre nations
Le Comité exécutif de l’UEFA vient d’approuver une refonte complète de ses compétitions pour équipes nationales
masculines, applicable après l’Euro 2028. Derrière la mécanique sportive, c’est la valeur commerciale du football
international qui est directement en jeu.
éuni à Istanbul
(Turquie), le Comité
exécutif de l’UEFA
vient d’entériner l’une des
réformes les plus importantes
de ces dernières années
pour le football des sélections
masculines. À
compter de la saison
2028/29, la Ligue des nations
et les éliminatoires de
l’Euro changent de visage.
Trois ligues de 18 équipes
remplacent les quatre actuelles
de la Ligue des nations,
tandis que les qualifications
adoptent, elles aussi,
une logique de divisions. La
mécanique se veut précise,
presque chirurgicale. Mais
au-delà des groupes et des
chapeaux, c’est une promesse
de la part de la confédération
: moins de matchs
creux, plus de matchs à enjeu,
et une compétition nationale
masculine capable de
rivaliser en attractivité avec
le football de clubs.
Moins de matchs sans enjeu
Le problème que cherche à
résoudre l’UEFA est connu
de tous les diffuseurs et annonceurs
: trop de rencontres
de Ligue des nations ou de
qualifications se jouent sans
que le résultat ne change
grand-chose au classement
final. Ces rencontres pèsent
sur les audiences, érodent
l’engagement des supporters
et, par ricochet, fragilisent la
valeur des droits. La nouvelle
formule tente d’y répondre
par la densification
des groupes et une architecture
de calendrier inspirée
des compétitions interclubs.
Concrètement, chaque
équipe disputera six rencontres
contre cinq adversaires
différents : quatre adversaires
sur un match
unique, et un sur aller-retour.
« À domicile ou à l’extérieur
contre des équipes d’autres
chapeaux, à domicile et à
l’extérieur contre des adversaires
de leur chapeau »,
précise l’UEFA. La logique
est celle du championnat où
chaque point compte du début
à la fin. Les qualifications
pour l’Euro et le
Mondial vont également se
structurer en « deux championnats
par division », liés
à la Ligue des nations La division
en deux ligues (Ligue
1 pour les 36 équipes des
ligues A et B de la Ligue des
nations, Ligue 2 pour les 18
ou 19 autres, la 19e étant la
Russie) garantit des oppositions
plus équilibrées et, en
théorie, des affiches plus lisibles
pour le grand public.
L’un des paradoxes de la réforme
est qu’elle ambitionne
de faire plus avec autant.
« Ces changements accroîtront
la valeur du football
des équipes nationales masculines
de l’UEFA, sans
ajouter de dates supplémentaires
dans le calendrier international
», souligne
Aleksander Ceferin, président
de l’UEFA. Pour les
ligues nationales et les
grands clubs européens, qui
redoutent depuis des années
l’inflation des fenêtres FIFA,
c’est un engagement significatif.
Le nombre de journées
internationales reste stable ;
c’est leur contenu qui se
densifie.
L’intérêt économique, moteur
discret de la réforme
La dimension commerciale
n’est pas formulée explicitement
dans le communiqué
de l’UEFA, mais elle irrigue
chaque ligne du texte. Une
compétition où chaque
match compte davantage,
c’est une audience moyenne
plus élevée par match, des
droits télévisés plus faciles à
valoriser lors des prochains
appels d’offres, et des partenariats
sponsors adossés à
des indicateurs d’engagement
plus solides. Les détenteurs
de droits qui négocient
aujourd’hui les prochains
cycles audiovisuels ont donc
toutes les raisons de suivre
de près l’affinement du
concept attendu en septembre.
Car la décision n’est
pas encore totalement définitive.
Le concept sera affiné
dans les prochains mois
avant une approbation formelle
de la formule détaillée
lors de la prochaine séance
du Comité exécutif, en septembre,
en Grèce. Ce qui est
acté, c’est l’orientation ; les
curseurs précis (composition
des chapeaux, modalités des
barrages, accès des équipes
hôtes) restent à calibrer.
Mais le compte à rebours
vers 2028 commence réellement
aujourd’hui.
LA LETTRE DU SPORT
En bref
City : un nouveau centre d’entraînement pour les féminines. La section féminine de Manchester City, sacrée championne d'Angleterre
cette saison, inauguré son nouveau centre d’entraînement, au sein de la City Football Academy. Un équipement dont le coût est estimé à plus
de 11 M€. S’étendant sur plus de 1.500 m², ce centre est l’un des « plus grands investissements jamais consentis pour une équipe première de
football féminin », selon le club anglais. Dans le détail, « le complexe comprend une salle de sport de renommée mondiale, dotée d’équipements
spécialisés en musculation et préparation physique, d’espaces médicaux, de rééducation et de physiothérapie dédiés, ainsi que de zones
d’hydrothérapie et de récupération. En son coeur se trouve un vestiaire circulaire, conçu pour favoriser la cohésion des joueuses ».
Lancement d’une nouvelle ligue de MMA. Scott Coker, ancien président du Bellator, fait son retour dans le MMA avec une nouvelle ligue
internationale, financée à hauteur de 60 M$. « J'ai toujours su que je reviendrais lorsque le moment serait venu. Ce moment est arrivé », a
déclaré le PDG, connu pour avoir fondé Strikeforce et dirigé le Bellator jusqu'à sa vente au PFL en 2024. Si aucune organisation n'est encore
parvenue à rivaliser avec l'UFC, la nouvelle ligue entend se démarquer par « l'intégrité de la compétition et le respect des athlètes ». Son nom,
sa structure et son calendrier seront annoncés prochainement.
2
France
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
LDLC ASVEL : dix ans de plus en Euroligue
Le club villeurbannais présidé par Tony Parker renouvelle son engagement en Euroligue pour dix ans tout en
préservant sa position dans la course à la future NBA Europe. Pour financer cette double ambition, l’ASVEL officialise
l’entrée de quatre nouveaux actionnaires et une levée de fonds dépassant les 20 M€.
endant des mois, le
doute a plané. L’AS-
VEL resterait-elle
dans le giron de l’Euroligue
ou sauterait-elle le pas vers
la future ligue européenne
que la NBA entend lancer
d’ici 2027 ? La réponse, annoncée
mercredi 13 mai, est
plus nuancée que prévu : le
club renouvelle son engagement
dans la compétition
pour dix années supplémentaires,
tout en se ménageant
des clauses de sortie et en affichant
sans ambiguïté sa volonté
de « devenir un acteur
central dans le rapprochement
entre l’Euroligue et la
NBA en vue de l’émergence
d’une future NBA Europe ».
Ce double positionnement
n’est pas un aveu d’indécision.
Il traduit la conviction
des dirigeants villeurbannais
que les deux projets ne s’excluent
pas, que l’Euroligue
et la NBA pourraient, à
terme, converger.
« On a eu des divergences
avec l’Euroligue cette saison,
c’est vrai. Mais on est
loyal. On veut bâtir avec
l'Euroligue », a expliqué à
L'Équipe Gaëtan Muller,
président délégué de
l’ASVEL.
Un capital restructuré
La décision de rester ne pouvait
cependant se suffire à
elle-même. Pour peser dans
les négociations à venir entre
les deux modèles, encore fallait-il
se donner les moyens
financiers d’exister. La saison
écoulée a été difficile : la
Chambre régionale des
comptes avait pointé la dégradation
des comptes du
club et une situation jugée
non « viable dans la durée »,
et la masse salariale pour la
saison 2025-2026 avait été
encadrée par la DNCCG,
l’autorité de contrôle budgétaire
de la LNB. L’Euroligue
elle-même avait sanctionné
le club pour une masse salariale
insuffisante (elle n’atteint
pas le plancher limite de
5,8 M€ fixé par l’instance
européenne, ndlr), le désistement
de la plateforme
Skweek ayant creusé un vide
dans les ressources du club.
C’est à partir de cette fragilité
structurelle que l’entrée
de quatre nouveaux actionnaires
prend tout son sens.
Le groupe suisse HelvetX,
porté notamment par
Maxime Gillot et le pilote de
Formule 1 Pierre Gasly, était
d’ailleurs discrètement entré
au capital dès la fin décembre
2025, avant d’être
officialisé ce mois-ci. À ses
côtés arrivent SKR Ventures,
fonds d’investissement sportif
basé à Dubaï, le groupe
ISC (Inspiring Sport
Capital), actionnaire de
l’équipementier Millet, et le
Lyonnais Éric Rosenthal, directeur
général délégué
d’AG2R La Mondiale. La
levée de fonds dépasse les
20 M€, Tony Parker demeurant
actionnaire majoritaire.
Des profils complémentaires,
pas seulement des
capitaux
La composition de ce tour de
table ne ressemble pas à un
appel de fonds classique.
HelvetX est spécialisé dans
l’investissement dans les
clubs de basket ; ISC réunit
Tony Parker sur le banc
Lucien Boyer, pionnier du
marketing sportif et ancien
dirigeant de Havas Sport, et
Laurent Damiani, ancien
président de Sporsora ; SKR
Ventures incarne une diversification
géographique vers
les marchés du Golfe.
« Rester en Euroligue et annoncer
l’arrivée d’investisseurs
est cohérent avec le
plan que l’on a mis en place.
Ils viennent pour renforcer le
club et espérer que l’ASVEL
joue dans la meilleure ligue
européenne », résume
Gaëtan Muller dans Lyon
Décideurs. La « meilleure
ligue européenne » n’est pas
nécessairement l’Euroligue
de demain, c’est aussi, peutêtre,
la NBA Europe de
2027, à condition que le club
de Tony Parker soit encore
en mesure d’y prétendre. En
se recapitalisant aujourd’hui,
l'ASVEL se donne au moins
la capacité de choisir.
Le président de l’Asvel, Tony Parker devrait la saison prochaine
devenir l’entraîneur du club et succéder à Pierric Poupet. L’ancien
basketteur devrait toucher un salaire historique dans le basket
français : 1,2 M€ par an.
LA LETTRE DU SPORT
En bref
La plainte de l’UNFP jugée recevable. Le syndicat des joueurs français (UNFP) indique que sa plainte contre la France concernant les
conditions de travail des footballeurs professionnels a été jugée recevable par le Comité européen des droits sociaux (CEDS). L’UNFP devient
donc « le premier syndicat de joueurs, et la première organisation sportive » à voir une plainte collective fondée sur la Charte sociale
européenne jugée recevable par le CEDS. Le syndicat pointe la multiplication des compétitions amenant l’accumulation des matchs et des
conséquences sur les conditions de travail des joueurs. Il critique notamment la charge de travail, les temps de repos insuffisants, la santé
physique et mentale des joueurs. L’UNFP estime que « les décisions des instances internationales motivées par des considérations
commerciales ont activement sapé les conventions collectives conclues par les partenaires sociaux ».
Les Spurs reviennent en 2027. Victor Wembanyama et les San Antonio Spurs sont attendus à Paris, le 14 janvier 2027, pour un match de
saison régulière de NBA. La rencontre se jouera à l’Accor Arena, avec pour adversaires des Spurs les Pelicans de la Nouvelle-Orléans. Si la
tenue d’un match dans la capitale parisienne ne faisait aucun doute, il restait à découvrir le nom des équipes. Ce n’est pas la première fois que
les Spurs, avec Wembanyama, sont amenés à jouer dans la capitale. Deux rencontres avaient opposé la franchise texane aux Pacers d’Indiana,
en janvier 2025, déjà l’Accor Arena.
3
Chiffres
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
Le basket franchit le cap des 2 millions de
spectateurs pour la deuxième année consécutive
Le basket professionnel français confirme son ancrage dans le paysage du sport-spectacle hexagonal. Les chiffres
d’affluence de la saison régulière 2025-2026 publiés par la Ligue Nationale de Basket (LNB) dessinent les contours d’un
marché en maturité.
LA LETTRE DU SPORT
eux millions de spectateurs.
Le cap symbolique
avait été
franchi la saison dernière ; il
l'est à nouveau en 2025-2026,
avec 2 063 060 entrées enregistrées
dans les deux divisions
professionnelles au
terme de la saison régulière.
La progression est modeste
(+1%), mais elle s'inscrit
dans une dynamique de fond
: sur quatre saisons consécutives,
la LNB enregistre un
record d'affluence, et sur trois
ans, la croissance cumulée atteint
10%. Ce n'est plus un rebond
conjoncturel. C'est une
tendance structurelle.
Betclic Élite : 93% de remplissage
En première division, la
moyenne par match s'établit à
4 237 spectateurs, soit 100 de
plus que la saison précédente.
Le taux de remplissage atteint
93%, un niveau qui qualifierait
le produit de premium
dans n'importe quel autre secteur
du divertissement. Pour
les partenaires, ce ratio signifie
une chose concrète : le public
est là, régulier, engagé.
Paris Basketball domine le
classement pour la deuxième
saison consécutive avec 6
288 spectateurs de moyenne
à l'Adidas Arena. Derrière, la
En bref
SIG Strasbourg (5 819),
SLUC Nancy Basket (5 751),
LDLC ASVEL (5 287) et Le
Mans Sarthe Basket (5 228)
complètent un top 5 illustrant
la répartition géographique
d'un sport ancré dans les
villes moyennes autant que
dans les grandes métropoles.
Un tiers des clubs affiche une
moyenne supérieure à 5 000
spectateurs.
Deux cas méritent une attention
particulière. Cholet
Basket enchaîne 43 matchs
consécutifs à guichets fermés
dans sa salle de la Meilleraie.
Saint-Quentin Basket-Ball
n'a pas connu un seul match à
domicile sans afficher complet
cette saison. Ces performances
traduisent des politiques
tarifaires, des expériences
spectateur et des ancrages
territoriaux construits
sur plusieurs années.
La délocalisation comme
levier de visibilité nationale
Le match Nanterre 92 – AS
Monaco Basket, délocalisé le
15 février à Paris La Défense
Arena, a réuni 17 487 spectateurs,
nouveau record pour
une rencontre de championnat
de France. Cet événement
valide un modèle que d'autres
ligues européennes exploitent
depuis longtemps : sortir de
la salle habituelle pour toucher
un public plus large et
générer de la visibilité médiatique.
La deuxième division affiche
2 753 spectateurs de
moyenne et atteint pour la
première fois un taux de remplissage
de 80%. Sur quatre
saisons, la fréquentation a
progressé de 25%. Orléans
Loiret Basket signe le record
historique de la LNB avec 7
317 spectateurs de moyenne
à la CO'Met. Blois, Caen et
La Rochelle ont joué l'intégralité
de leurs 19 matchs à
domicile à guichets fermés.
« Dépasser les 2 millions de
spectateurs pour la deuxième
saison consécutive, pulvériser
le record absolu avec
Nanterre-Monaco, voir Blois,
Cholet ou Saint-Quentin
jouer à guichets fermés
match après match : ce n'est
pas une tendance, c'est une
confirmation », souligne
Fabrice Jouhaud, Directeur
Général de la LNB.
Record d'affluence à Roland Garros. La semaine d'ouverture du Grand Chelem parisien a rassemblé 138 000 personnes, contre 102 455
en 2025 sur la même période.
Record pour le rugby féminin français. Plus de 35 000 spectateurs (35 062) ont assisté au match France-Angleterre (26-43) au stade
Atlantique de Bordeaux le 17 mai, lors du Tournoi des six nations. Un record pour un match de rugby féminin en France, dépassant les 28 023
spectateurs déjà enregistrés à Bordeaux en avril 2024.
4
Economie
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
L’Arabie saoudite impose sa puissance financière
dans le classement Forbes
Entre l’influence de l’Arabie saoudite, l’explosion des revenus hors terrain et la longévité des stars, le nouveau
classement Forbes des sportifs les mieux rémunérés en 2026 révèle une économie du sport concentrée autour de
quelques icônes globales.
LA LETTRE DU SPORT
ristiano Ronaldo
règne encore. À 41
ans, le Portugais domine
pour la quatrième année
consécutive le classement
Forbes des sportifs les
mieux rémunérés au monde
avec 300 M$ de revenus,
dont 235 M$ liés à son
contrat avec Al-Nassr et
65 M$ générés hors des terrains.
Une somme historique,
qui égale le record établi
par le boxeur américain
Floyd Mayweather Jr. en
2015. Derrière lui, le boxeur
mexicain Canelo Alvarez
(170 M$) et Lionel Messi
(140 M$) complètent un podium
qui illustre une réalité
désormais bien installée : le
sport mondial récompense
moins la performance immédiate
qu’une capacité à devenir
une plateforme médiatique
permanente. Forbes
souligne que les dix premiers
athlètes cumulent à eux seuls
1,4 Md$ sur douze mois.
Depuis huit ans, à l’exception
de 2020, les revenus cumulés
des 50 athlètes les
mieux payés ont augmenté,
passant de 2,6 Md$ en 2018
à 4,2 Md$ en 2025.
L’Arabie saoudite en
faiseur de rois
Le classement 2026 agit
aussi comme un révélateur
géopolitique. Trois membres
du top 10 doivent directement
une partie de leur
compte en banque aux investissements
saoudiens :
Ronaldo avec Al-Nassr,
Karim Benzema avec Al-
Ittihad et Canelo Alvarez
grâce à ses combats organisés
à Riyad. Le golfeur espagnol
Jon Rahm profite également
des moyens injectés
dans LIV Golf. Le phénomène
dépasse désormais le
simple recrutement de stars
vieillissantes.
L’argent saoudien transforme
les références salariales
mondiales et pousse
les autres marchés à réévaluer
leurs propres modèles.
Lorsque Cristiano Ronaldo
quitte la Premier League
pour Riyad en 2023, son revenu
sportif triple. Trois ans
plus tard, cette inflation paraît
presque normalisée.
Alors que plusieurs ligues
européennes cherchent à
renforcer leurs mécanismes
de contrôle financier, le marché
mondial des athlètes vedettes
fonctionne de plus en
plus selon une logique d’investissement
souverain, où
la rentabilité sportive immédiate
n’est plus la priorité absolue.
Karim Benzema, seul
Français du Top 10 avec
104 M$, illustre parfaitement
cette nouvelle hiérarchie.
Son poids économique
repose autant sur sa notoriété
accumulée au Real Madrid
que sur la valorisation saoudienne
des stars européennes
en fin de carrière.
Le temps devient un actif
commercial
Autre enseignement majeur :
l’âge n’est plus un frein économique.
Ronaldo, LeBron
James (137,8 M$, dont
85 M$ proviennent de ses
partenariats commerciaux)
et Lewis Hamilton ont tous
41 ans. Messi approche des
39 ans.
Forbes rappelle que l’âge
moyen du top 10 atteint désormais
37 ans, un record
historique. Qu’est-ce qui explique
cette longévité ? Les
grandes figures du sport ne
sont plus seulement rémunérées
pour leurs performances,
mais pour leur capacité
à maintenir une attention
mondiale continue. Réseaux
sociaux, productions audiovisuelles,
participations capitalistiques,
licences commerciales
: la carrière sportive
devient le socle d’un écosystème
économique beaucoup
plus large.
Ronaldo dépasse le milliard
d’abonnés sur les réseaux sociaux.
LeBron James est devenu
entrepreneur et investisseur.
Hamilton développe
ses activités dans la mode et
le divertissement. Quant à
Shohei Ohtani, il symbolise
l’explosion du sponsoring
mondial : avec 125 M$ de
revenus hors terrain, le
Top 10
Japonais est désormais l’athlète
qui monétise le mieux
son image commerciale.
Football et NBA, deux modèles
dominants
Le football reste central avec
CR7, Messi et Benzema,
mais le basket-ball NBA
place également trois représentants
dans le top 10. Cette
égalité apparente masque
pourtant deux modèles différents.
Le football conserve sa
puissance grâce à sa portée
mondiale et à l’appui des capitaux
étatiques ou souverains.
La NBA, elle, capitalise
sur une machine commerciale
extrêmement intégrée,
capable de transformer
ses vedettes en marques globales.
Au fond, ce classement
Forbes raconte moins le
sport que la mondialisation
du divertissement. Les revenus
des champions ne suivent
plus uniquement la logique
des compétitions. Ils
dépendent de leur capacité à
capter des audiences mondiales,
à séduire des investisseurs
et à exister comme des
médias à eux seuls.
1. Cristiano Ronaldo (Football) 300 M$
2. Canelo Alvarez (Boxe) 170 M$
3. Lionel Messi (Football) 140 M$
4. LeBron James (Basket) 137,8 M$
5. Shohei Ohtani (baseball) 127,6 M$
6. Stephen Curry (Basket) 124,7 M$
7. Jon Rahm (Golf) 107 M$
8. Karim Benzema (Football) 104 M$
9. Kevin Durant (Basket) 103,8 M$
10. Lewis Hamilton (F1) 100 M$
5
Médias
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
La FIFA sort de l’impasse en Chine
La FIFA annonce un contrat record avec la Chine pour la diffusion des Coupes du monde 2026 et 2030. La transaction
inclut aussi les Mondiaux féminins de 2027 et 2031.
a situation était préoccupante.
Même si la
Chine (1,4 milliard
d’habitants) n’est pas qualifiée
pour la Coupe du
monde 2026, ses téléspectateurs
représentaient 17,7 %
de l’audience mondiale de la
télévision linéaire pour la
Coupe du monde 2022. Ne
pas avoir de diffusion en
Chine aurait été un revers sérieux
pour la FIFA.
La fédération internationale
indique avoir conclu un
contrat pour les retransmissions
des Coupes du monde
2026 et 2030 en Chine, et
pour un montant jamais vu
pour ce pays, au groupe
d’État de radio-télévision
CMG. Cette attribution inclut
aussi les Coupes du
monde féminines de 2027 et
2031. La FIFA conteste au
passage les chiffres circulant
autour de l’accord. « La
FIFA confirme avoir conclu
avec China Media Group un
accord record couvrant plusieurs
tournois, le contrat le
plus important de l’histoire
de la Fifa avec ce territoire
», la Chine, a indiqué un
porte-parole de l’organisation.
Son montant est « nettement
supérieur aux
chiffres rapportés », a-t-il
ajouté. Interrogée, la FIFA
n’a pas précisé le montant en
question. Le média chinois
The Paper a fait état d’une
transaction à hauteur de 60
M$. Lors des précédentes
Coupes du monde, notamment
en 2018 et 2022, la
chaîne publique chinoise
CCTV avait obtenu les
droits bien à l’avance et
avait commencé à diffuser
du contenu promotionnel et
des publicités pour les sponsors
plusieurs semaines
avant le tournoi.
Accord à venir en Inde
La Coupe du monde 2026
n’a en revanche toujours pas
trouvé de diffuseur en Inde.
Une coentreprise entre
Reliance et Disney s’est déjà
positionnée avec une offre
de 20 M$ pour diffuser la
compétition, bien loin des
100 M$ réclamés par l’instance
dirigeante mondiale du
football. Lors du Mondial
2022, la branche média de
Reliance avait obtenu les
droits, 14 mois avant l’événement
au Qatar, pour environ
60 M$. Le groupe considère
désormais que la compétition
attirera moins de
monde devant leur télévision
car la plupart des
matchs seront diffusés après
minuit à cause du décalage
horaire avec les États-Unis,
le Canada et le Mexique.
Mais la FIFA pourrait avoir
finalement trouvé un diffuseur
en baissant ses prétentions
et en signant un contrat
pour deux éditions.
LA LETTRE DU SPORT
En bref
La BBC met fin à une émission culte. « Football Focus », l’une des émissions sportives les plus anciennes de la BBC, sera supprimée à
la fin de la saison après plus d’un demi-siècle d’antenne, dans un contexte de vastes suppressions d’emplois au sein du service public
britannique. La BBC, qui prévoit de supprimer jusqu’à un poste sur dix parmi ses 21.500 employés au cours des deux prochaines années,
a décidé d’arrêter son émission culte du samedi midi, diffusée depuis 1974. Le rendez-vous proposait des interviews, des analyses et des
reportages avant les rencontres du week-end. Émission de football la plus populaire de la BBC après « Match of the Day », à l’antenne depuis
1964 (un record de longévité), « Football Focus » semblait condamnée depuis plusieurs années, son audience moyenne ayant chuté sous la
barre des 690.000 téléspectateurs en 2023 avant de remonter la saison dernière. « Cette décision a été prise avant l’annonce du plan
d’économies de la BBC, reflétant le changement continu dans la manière dont le public interagit avec le football et notre engagement à faire
évoluer notre façon de diffuser du football pour toucher les fans, où qu’ils soient », indique Alex Kay-Jelski, directeur de BBC Sport.
Une soirée MMA prometteuse pour Netflix. C’est un succès d’audience pour la soirée MMA de Netflix. Alors que la carte principale de
trois combats a rassemblé en moyenne 12,4 millions de personnes, lors de sa première diffusion en direct, le combat entre Ronda Rousey et
Gina Carano a, lui, culminé à près de 17 millions de téléspectateurs à travers le monde, avec un pic d’audience de 11,6 millions de
téléspectateurs aux États-Unis. Lors du premier événement MMA de Most Valuable Promotions (MVP), Rousey, 39 ans, première championne
des poids coqs de l’UFC, a fait son retour dans la discipline face à Carano, 44 ans. Et a remporté une victoire expéditive, après seulement 17
secondes de combat chez les poids plumes. « De nombreux investisseurs nous ont fait part de leur intérêt, ainsi que des combattants souhaitant
s’impliquer dans MVP et son avenir. Nous étudions actuellement toutes les options pour réaliser un projet significatif dans le monde du MMA,
en collaboration avec un partenaire de distribution comme Netflix », indiquent Nakisa Bidarian et Jake Paul, cofondateurs de Most Valuable
Promotions.
6
Médias
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
4 millions de téléspectateurs devant Lens-Nice
Malgré un jour de diffusion inédit, vendredi 22 mai, le succès de Lens face à Nice (3-1) en finale de la Coupe de France
a rassemblé 4,06 millions de personnes devant France 2. La meilleure audience de la soirée, et même une audience
supérieure à la finale 2025 (PSG-Stade de Reims).
lors que les finales
de Coupe de France
se disputent en général
le samedi, celle de
l’édition 2025-2026 a été
avancée au vendredi. Des
travaux sur les lignes B et D
du RER, qui desservent l’enceinte,
dans le cadre du
Grand Paris étaient prévus
pendant le week-end de la
Pentecôte et ont rendu incertaine
la tenue de la rencontre
au Stade de France, prévue
initialement le samedi 23
mai. La Fédération française
de football (FFF) avait
d’abord tenté de demander à
l’État qui effectue ces travaux
de les suspendre le
temps du week-end, puis envisagé
de délocaliser la finale
dans un autre stade. Elle
a finalement opté pour avancer
la rencontre d’une journée.
Ce changement de date n’a
pas pénalisé les audiences.
La victoire historique du RC
Lens en finale de la Coupe
de France face à Nice (3-1) a
réuni 4,06 millions de téléspectateurs
sur France 2, selon
les chiffres de
Médiamétrie. Soit une part
d’audience (PdA) de
24,7 %, avec un pic à 5,3
millions au moment du coup
de sifflet final. Le match
était le programme le plus
suivi de la soirée. C’est aussi
un bien meilleur score que la
finale de l’an dernier. PSG-
Reims (3-0) avait rassemblé
2,96 millions de personnes
sur France 2, avec une PdA
de 17,8 %.
En bref
La LFP cible les registrars. La Ligue de Football Professionnel (LFP) et sa filiale commerciale, LFP Media, ont obtenu le 13 mai une
décision favorable du Président du Tribunal Judiciaire de Paris dans le cadre de leur action contre deux bureaux d’enregistrement de noms de
domaine (registrars). Cette décision ordonne aux sociétés Namecheap et Dynadot de « mettre en œuvre les mesures propres à empêcher l’accès
à des sites de streaming et d’IPTV illicites identifiés par la LFP et qui portent des atteintes graves et répétées aux droits d’exploitation
audiovisuelle » de la Ligue 1 et de la Ligue 2, indique la LFP. En enjoignant à ces acteurs de bloquer et suspendre les noms de domaine litigieux,
la justice française confirme que les bureaux d’enregistrement sont des « intermédiaires qui peuvent être utilement mis à contribution pour
remédier aux atteintes aux droits sportifs ». Jusqu'à présent, de telles mesures avaient été obtenues contre des fournisseurs d’accès à internet
(FAI), des résolveurs DNS ou des services de VPN. L’extension de ces mesures aux registrars permet de rendre les noms de domaine inopérants
et d’empêcher leur transfert vers d’autres prestataires, neutralisant ainsi plus efficacement les sites pirates.
LA LETTRE DU SPORT
TF1 veut finalement poursuivre la diffusion de Téléfoot. Contre toute attente, TF1 aurait décidé de faire machine arrière. Annoncée
comme condamnée il y a deux mois, l’émission Téléfoot devrait finalement continuer d’être diffusée chaque dimanche matin sur la Une. Un
nouveau contrat est en cours de finalisation avec LFP Media pour permettre à l’émission de continuer à diffuser des images du championnat
de France de Ligue 1. En mars dernier, TF1 avait pourtant confirmé l’arrêt de son programme historique créé en 1977, avec une disparition
programmée à l’issue de la saison 2025-2026. La chaîne expliquait alors vouloir remplacer Téléfoot par un nouveau magazine multisport afin
de mettre davantage en avant d’autres disciplines comme le rugby, tout en réduisant les coûts liés aux droits de diffusion de la L1. La chaîne
avait activé une clause lui permettant de sortir du précédent accord signé en 2024, estimé à environ 1 M€ par an. Avant d’être nommé à la
présidence du Conseil d’administration du Stade Rennais, Nicolas de Tavernost avait vendu la mèche. Auditionné au Sénat en tant que directeur
général de LFP Media, il avait indiqué il y a quelques semaines l’existence de négociations avec TF1 au sujet de Téléfoot.
La Liga passe par YouTube. La chaîne YouTube brésilienne « CazéTV » a acquis les droits
exclusifs de diffusion de la Liga au Brésil pour les six prochaines saisons, soit de 2026-2027 à 2031-
2032. « CazéTV » propose déjà gratuitement aux amateurs de football brésiliens l’intégralité des
matchs de Ligue 1 ainsi qu’un match par journée de Serie A, de Bundesliga et de Brasileirao
(Championnat du Brésil). « CazéTV » sera aussi le diffuseur officiel au Brésil de l’intégralité des
rencontres de la Coupe du monde 2026 (11 juin - 19 juillet). Fondée en novembre 2022 par le streamer
brésilien Casimiro Miguel, et détenue par LiveMode, une société de marketing sportif, « CazéTV »
culmine à 26,2 millions d’abonnés, ce qui en fait la chaîne sportive la plus suivie sur YouTube dans le
pays.
Entreprises citées
BBC ........................................6
CazéTV ....................................7
France Télévisions ..................7
HelvetX....................................3
Inspiring Sport Capital ............3
Netflix ......................................6
SKR Ventures ..........................3
TF1 ..........................................7
7
Abonnement
N°1312 La Lettre du Sport vendredi 29 mai 2026
Le magazine
Women Sports
N°39 est paru
Entretien-confession
exclusif avec
Amélie Oudéa-Castéra,
présidente du CNOSF
Commandez ce
magazine sur
www.womensports.fr
Abonnement
A retourner à : Groupe Sport.fr - BP 40077 - 66050 PERPIGNAN CEDEX
Etablissement : ............................................................................................
Service :......................................................................................................
Nom : .................................. Prénom : .....................................................
Adresse :.....................................................................................................
CP : ................. Ville :................................................................................
Tél : ................................................................. Fax : ...............................
E- mail : ......................................................................................................
Mode de règlement
Chèque bancaire à l’ordre de Groupe Sport.fr
Virement
Bon de commande (réservé aux administrations)
Signature et cachet de votre établissement
LA LETTRE DU SPORT
Formules d’abonnement (1 an)
100% Digital avec option PRINT(*)
La Lettre du Sport (LDS) 199 € TTC 349 € TTC
La Lettre de l’économie du Sport (LES) 199 € TTC 349 € TTC
La Lettre de l’Officiel juridique du Sport (LOJS) 169 € TTC 299 € TTC
LDS + LES 329 € TTC 499 € TTC
LDS + LES + LOJS 399 € TTC 599 € TTC
* depuis le 01/01/2025, un seul envoi par mois (de 4 numéros)
Les informations relatives à votre abonnement ne seront pas communiquées à des tiers. En application de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, art L.27, vous
disposez d'un droit d'accès et de rectification de ces données. Abonnements groupés et renseignements complémentaires : tél. 09 70 40 65 15 / abonnement@sport.fr