03.06.2026 Vues

LG-273

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JUIN 2026 - n˚273

www.gemengen.lu

SERVIOR

Den Alter liewen : l’approche à 360° de SERVIOR

TELKEA GROUP

Olivier Penin et David Sanfilippo

Telkea Group : une expertise

technologique au service du

secteur de la santé

ASSOCIATION

D’ASSURANCE ACCIDENT

Jerry Fusenig, Georges Wagner

et Elio Rerman

Tous engagés pour une culture

de prévention

LALUX ASSURANCES

Anticiper, réagir, protéger :

la stratégie cyber de LALUX


BANQUE RAIFFEISEN, société coopérative.

Notre équipe

est la vôtre !

La réussite est un sport d’équipe.

Prenez rendez-vous dans l’un de nos Business Hubs.


3

EDITO

Mondorf-les-Bains : les communes au cœur

des grands enjeux du Luxembourg et de l’Europe

PAR ARMAND D'ANTONIO

La Journée des maires organisée à Mondorf-les-Bains a une nouvelle

fois démontré toute l’importance du dialogue entre les

communes, l’État et les institutions européennes. Dans une atmosphère

à la fois conviviale et studieuse, cette rencontre a réuni

les principaux acteurs de la vie publique luxembourgeoise autour

d’un objectif commun : préparer l’avenir des communes face aux

défis de demain.

La présence du ministre des Affaires intérieures, du ministre de

la Culture, des représentants de la Commission européenne ainsi

que du SYVICOL a donné à cette journée une dimension particulièrement

forte. Plus qu’un simple rendez-vous institutionnel,

cette rencontre a illustré la volonté de renforcer les liens entre les

différents niveaux de décision afin d’accompagner efficacement

les villes et communes dans leur développement.

À travers les différentes interventions, plusieurs thèmes essentiels

ont émergé : la transition numérique, la cohésion sociale, la

culture comme moteur de proximité, les financements européens,

mais aussi la nécessité de donner davantage de moyens et de reconnaissance

aux communes. Les élus locaux apparaissent aujourd’hui

plus que jamais comme les premiers interlocuteurs des

citoyens et les véritables artisans du vivre-ensemble.

Le SYVICOL a rappelé avec force l’importance d’une concertation

permanente entre l’État et les communes, notamment dans l’élaboration

des projets de loi ayant un impact direct sur le terrain.

Une évolution saluée également par le gouvernement, qui souhaite

renforcer cette collaboration institutionnelle.

La participation de la Commission européenne a également apporté

une dimension stratégique à cette journée. Les représentants

européens ont encouragé les communes luxembourgeoises à

mieux s’approprier les mécanismes européens et les programmes

de financement disponibles afin de soutenir des projets innovants,

durables et connectés. Une vision qui confirme que l’avenir

des territoires se construira aussi à l’échelle européenne.

Dans un contexte marqué par les transitions énergétiques, numériques

et sociétales, la Journée des maires de Mondorf-les-Bains

aura surtout permis de rappeler une évidence : les communes

restent le pilier de la démocratie de proximité. Elles sont le premier

visage de l’action publique et le moteur concret des transformations

du pays.

Cette édition 2026 aura enfin confirmé une chose essentielle :

lorsque les communes, l’État, le SYVICOL et l’Europe avancent

ensemble, c’est tout le Luxembourg qui progresse.


LËTZEBUERGER GEMENGEN

Publication éditée par Living Green sàrl-s

www.gemengen.lu

Société éditrice

Living Green sàrl-s

24, rue Michel Rodange • L-4660 Differdange

Régie publicitaire

Julien Malherbe

julienm@livinggreen.lu

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

SÉCURITÉ ET SANTÉ

Administration

Lucia Ori

Tél. 58 45 46 29

secretariat@livinggreen.lu

Rédaction

Armand D'Antonio

armandd@livinggreen.lu

Pierre Birck

pierreb@livinggreen.lu

Barbara Pierrot

Barbarap@livinggreen.lu

SOMMAIRE

Conception et réalisation graphique

Joana Sabri

Joanas@livinggreen.lu

Photographie

Nader Ghavami / Photopro Luxembourg

Alain Bianco

Impression

Imprimerie Centrale

08

Den

COVERSTORY

SERVIOR

Alter liewen : l’approche à 360° de Servior

SÉCURITÉ ET SANTÉ

12 | Restopolis

Restopolis : un partenaire stratégique des communes

au cœur de la restauration scolaire et collective

© Living Green

Tous droits de reproduction réservés pour tous pays.

Tous manuscrits, photos et documents envoyés à la

rédaction ne peuvent être exploités qu’avec l’accord

de leurs auteurs. Publiés ou non, ils ne seront pas

restitués. Les reportages signés n’engagent que

leurs auteurs.

Les prix figurant dans cette revue sont indicatifs et

peuvent être sujets à des variations dont l’éditeur ne

pourrait nullement être tenu pour responsable.

14 | Compass Group

La restauration scolaire au cœur du bien-être des enfants

16 | Luxembourg Air Rescue

LAR face aux crises

18 | Caisse Médico-Complémentaire Mutualiste

Faire évoluer la CMCM tout en restant fidèles

à nos valeurs

20 | Association d’assurance accident

Tous engagés pour une culture de prévention

22 | ArcelorMittal Luxembourg

Santé, bien-être et performance : un levier stratégique

pour l’entreprise

26 | GERI Management

GERI Management : la performance passe d’abord

par l’humain


ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

DIGITAL ET INNOVATION

ACTUALITÉS COMMUNALES

28 | LALUX Assurances

Anticiper, réagir, protéger : la stratégie cyber de LALUX

ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

DIGITAL ET INNOVATION

32 | Luxcontrol

Luxcontrol face au défi NIS2

34 | Telkea Group

Telkea Group : une expertise technologique au service

du secteur de la santé

38 | Fujitsu Luxembourg

IA durable : la vraie question n’est plus technologique

40 | Proximus Luxembourg

Proximus Luxembourg : l’atout d’un SOC local pour

protéger les communes

IMMOBILIER ET CONSTRUCTION

48 | Schroeder & Associés

Quand la santé redessine le territoire luxembourgeois

52 | Agence Immobilière Sociale

Gestion locative sociale : un accompagnement au service

des propriétaires

60 | Viessmann Luxembourg

Une approche holistique de la transition énergétique

62 | Ecotrel

Au cœur du recyclage des équipements électriques

et électroniques

64 | Ecobatterien

Un enjeu de collecte, de sécurité et de valorisation

ACTUALITÉS COMMUNALES

72 | Commune de Mondorf-les-Bains

Buergermeeschterdag Interviews

78 | Commune de Strassen

Strassen poursuit sa transformation

82 | Commune de Schuttrange

Schuttrange : un centre en pleine transformation,

entre héritage rural et ambition durable

92 | Commune de Frisange

Garantir santé, bien-être et résilience à Frisange

54 | TAFF

Bereit für den Sommer : TAFF sorgt

für saubere Außenflächen


6

INDEX

8 | ALAIN DICHTER

Directeur général

Servior

14 | LAHCEN BOUDHAIR

Head of Procurment

Compass Group

14 | STÉPHANIE EMEURY

Area Manager

Compass Group

16 | JÉRÔME PIN

Deputy CEO

Luxembourg Air Rescue

18 | FABIO SECCI

CEO

CMCM

18 | PATRIC DE WAHA

Chief Digital Officer

CMCM

18 | PIT VAN RIJSWIJCK

Chief Product Officer

CMCM

18 | LARA MARX

Chief Administrative

Officer

CMCM

20 | GEORGES WAGNER

Chargé de Direction

Association d’assurance

accident

20 | ELIO RERMAN

Chargé d’études

du service Prévention

Association d’assurance

accident

20 | JERRY FUSENIG

Inspecteur du service

Prévention

Association d’assurance

accident

22 | MARC JACOBY

Docteur

ArcelorMittal Luxembourg


7

26 | ANGÉLINE PRÉVOT

Administrateur délégué

GERI Management

32 | OLIVIER ANTOINE

Directeur technique des

services de cybersécurité

Luxcontrol

32 | DAVID COVELLI

Chargé de clientèle

Luxcontrol

32 | SÉBASTIEN WEILAND

Directeur des systèmes

d’information

Luxcontrol

34 | DAVID SANFILIPPO

Project Manager -

Software Engineer

Telkea Group

34 | OLIVIER PENIN

Directeur Sales, Marketing

& Solutions

Telkea Group

38 | DANIEL MEYER

Country Director

Fujitsu Luxembourg

40 | DAVID DE BARTOLO

Cyber Security Analyst

Proximus Luxembourg

48 | SÉBASTIEN KRIBS

Chef d’unité Project

Management

Schroeder & Associés

48 | JACQUES SEYWERT

Chef de service Bâtiments

et Ouvrages d’Art

Schroeder & Associés

52 | MICHEL MONTEIRO

Conseiller propriétaire

Agence Immobilière

Sociale

62 | ANDY MAXANT

Directeur

Ecotrel / Ecobatterien

78 | NICO PUNDEL

Bourgmestre

Administration

communale de Strassen

92 | ROGER BEISSEL

Bourgmestre

Administration

communale de Frisange


8

| COVERSTORY

DEN ALTER LIEWEN :

L’APPROCHE À 360° DE SERVIOR

Face au vieillissement de la population, SERVIOR innove sans cesse

son modèle d’accompagnement. Hébergement, maintien à domicile,

repas sur roues ou encore courts séjours : l’établissement déploie désormais

une offre globale et évolutive. Portée par une approche à

360°, cette stratégie vise à répondre aux besoins changeants des personnes

âgées tout au long de leur parcours de vie. Modernisation des

infrastructures, développement de nouveaux services et attention

portée au lien social illustrent cette ambition. Explications avec Alain

Dichter, directeur général.

Pouvez-vous revenir

sur la création de SERVIOR

et l’évolution de ses missions ?

SERVIOR a été créé par une loi en 1998,

avec un lancement effectif en janvier 1999.

À l’origine, nous avions pour mission de

reprendre la gestion de structures étatiques

existantes, souvent vieillissantes

Alain Dichter, directeur général


9

et peu adaptées aux standards actuels. Les

sites repris à l’époque présentaient des

niveaux de confort limités, ce qui a rapidement

conduit à un vaste programme

de modernisation, de restructuration et

de reconstruction. Au fil des années, des

décisions importantes ont été prises pour

améliorer la qualité des infrastructures :

certains sites ont été fermés, d’autres reconstruits

ou entièrement repensés. Dans

ce contexte il a été veillé à agrandir les

sites afin de faire face à l'évolution démographique;

ainsi SERVIOR a actuellement

le plaisir de pouvoir d'accueillir quelques

1950 aînés.

Aujourd’hui encore, cette dynamique se

poursuit. Des projets sont en cours, notamment

à Rumelange, Echternach, Bofferdange

ou à Dudelange, avec une volonté

constante de proposer des lieux de

vie modernes, adaptés aux besoins des

résidents et aux attentes des générations

futures.

Quels sont aujourd’hui les

principaux services proposés

par SERVIOR ?

Initialement centré sur l’hébergement,

nous avons progressivement élargi notre

offre afin de répondre à une diversité croissante

de besoins. Le service de repas sur

roues constitue aujourd’hui un pilier important.

Il couvre 63 communes, soit environ

70% du territoire luxembourgeois et

permet de livrer près de 1300 clients à domicile.

Ce service se distingue par son haut

niveau de personnalisation : les repas sont

adaptés aux régimes spécifiques, aux allergies

ou encore aux textures. Au-delà de

l’aspect alimentaire, ce service joue également

un rôle social. Dans certains cas, nos

équipes interviennent directement au domicile

des bénéficiaires, ce qui permet de

maintenir un lien humain et d’assurer une

forme de veille.

En parallèle, les structures d'hébergement,

que nous nommons plus communément

nos maisons des aînés offrent

un cadre de vie complet. Ceux-ci intègrent

soins, accompagnement quotidien,

activités et restauration. Ces lieux

sont pensés comme de véritables espaces

de vie, où les résidents conservent

leurs habitudes et leur autonomie autant

que possible.

Nous proposons également des foyers de

jour ainsi qu’un encadrement thérapeutique

diversifié. Nous collaborons également

avec des professionnels spécialisés

dans différents domaines (kinésithérapeute,

ergothérapeute, etc.). Pour assurer

l’ensemble de ces services et garantir le

suivi optimal de nos résidents et clients,

nous comptons sur le professionnalisme

de nos 2600 collaborateurs répartis sur

l’ensemble du territoire national.

Vous évoquez une approche à 360°.

Que recouvre-t-elle concrètement ?

L’approche à 360° vise à accompagner la

personne âgée à chaque étape de son parcours,

en proposant des solutions adaptées

à ses besoins, à son rythme et à son

évolution. Plutôt que de se limiter à un

seul type de prestation, nous développons

une offre globale incluant le maintien à

domicile, l’accueil en journée, l’hébergement

permanent et désormais les courts

séjours. Cette diversité permet d’orienter

chaque personne vers la solution la plus

appropriée, en fonction de sa situation.

Cette approche tient également compte

de la réalité des parcours de vie. Certaines

personnes peuvent rester longtemps à domicile,

tandis que d’autres auront besoin

d’un encadrement plus structuré. Les besoins

peuvent bien sûr aussi évoluer avec

le temps et nécessiter des ajustements

progressifs.

Les familles jouent également un rôle

central dans cet accompagnement. Les

décisions sont souvent prises en concertation

avec les proches, dont les attentes

peuvent différer de celles des bénéficiaires

eux-mêmes. SERVIOR accompagne

les familles et leurs proches dans cette

prise de décision.

L’approche à 360° vise

à accompagner la personne âgée

à chaque étape de son parcours,

en proposant des solutions

adaptées à ses besoins, à son

rythme et à son évolution

Le développement du soin

à domicile parmi les services que

vous proposez est relativement

récent. Quels en sont les enjeux ?

Nous avons lancé nos activités d'aide

et de soins à domicile en janvier 2024.

Ce service est actuellement en phase de

développement dans le nord et l'est du

pays. Après un démarrage avec une trentaine

de bénéficiaires, l’activité compte

aujourd’hui un peu plus de 70 personnes

régulièrement suivies. Il s’agit encore

d’une phase de croissance. Nous étudierons

des perspectives d’extension vers

d’autres régions.

Ce développement répond à une demande

croissante de maintien à domicile, mais

aussi à une volonté de compléter l’offre

existante. Il permet d’assurer une continuité

dans l’accompagnement, notamment

pour les personnes qui ne souhaitent


10

| COVERSTORY

pas ou ne peuvent pas intégrer immédiatement

une structure d’hébergement.

Ce service présente également un intérêt

organisationnel, notamment en matière

de gestion des ressources humaines. Il

ouvre de nouvelles perspectives pour nos

collaborateurs. Dans un contexte où le

recrutement constitue un défi majeur, la

fidélisation des équipes reste une priorité.

Vous mettez désormais l’accent

sur une nouvelle offre de courts

séjours. De quoi s’agit-il ?

Nous développons actuellement une offre

avec la ré-ouverture prochaine de notre

site Um Lauterbann à Niederkorn qui a

été en partie rénové, modernisé et repensé

pour offrir 60 chambres modernes et

confortables spécialement conçues pour

ce type d'accueil.

Ce nouveau dispositif repose sur un

concept entièrement dédié aux séjours

temporaires. Il s’adresse à différents profils

: personnes âgées dont les proches

s’absentent temporairement, aidants

ayant besoin de répit ou encore personnes

souhaitant tester la vie en structure avant

une éventuelle entrée définitive. Les logements

sont entièrement équipés, ce qui

permet un accueil simple et rapide. Les

bénéficiaires peuvent ainsi séjourner pour

une durée déterminée, dans un cadre sécurisé

et adapté. Ce modèle permet également

de répondre à des situations d’attente,

notamment lorsque des places ne

sont pas immédiatement disponibles dans

les structures souhaitées.

Comment SERVIOR intègre-t-il la

dimension humaine et sociale

dans ses services ?

La dimension humaine constitue un élément

central de notre approche. Nos maisons

sont pensées comme des lieux de vie

ouverts, qui favorisent les interactions et

le maintien du lien social. De nombreuses

activités sont proposées aux résidents,

en fonction de leurs capacités et de leurs

centres d’intérêt : ateliers, activités culturelles,

rencontres intergénérationnelles

ou encore événements thématiques. Nous

organisons également régulièrement des

sorties, excursions et même des voyages,

dont un groupe est récemment revenu

de Tenerife.

lien social et d’améliorer le bien-être des

personnes concernées.

Quels sont les principaux défis

à venir pour SERVIOR ?

Nous tenons à poursuivre notre développement

en nous adaptant aux évolutions

démographiques et aux attentes de

la population. La modernisation des infrastructures

reste un enjeu majeur, afin

de proposer des lieux de vie conformes

aux standards actuels et futurs. Le développement

des services à domicile et des

courts séjours s’inscrit également dans

cette dynamique d’adaptation.

Par ailleurs, la question des ressources humaines

demeure centrale. Attirer et fidéliser

des professionnels qualifiés constitue

un défi important pour SERVIOR et finalement

pour l'ensemble du secteur.

Les résidents sont également associés à la

vie des établissements, notamment à travers

les conseils de maisons ou les commissions

culinaires qui permettent de recueillir

leurs avis et d’adapter les services

proposés. L’organisation du quotidien

tient compte de cette volonté de préserver

l’autonomie et la liberté des personnes,

avec notamment une grande souplesse en

matière de visites ou d’accueil des familles.

Cette attention portée à la qualité de vie

se traduit aussi dans l’accompagnement

des situations d’isolement. L’intégration

en structure permet souvent de recréer du

Enfin, nous souhaitons continuer à renforcer

notre ancrage local, en collaboration

avec les communes et les différents

acteurs du territoire. L’objectif est de proposer

des services de qualité, en lien avec

les besoins des populations.

SERVIOR

Direction et administration générale

1, Plateau du Rham

Bâtiment 1 Ermesinde

L-2427 Luxembourg

www.servior.lu



12

| SÉCURITÉ & SANTÉ

RESTOPOLIS : UN PARTENAIRE

STRATÉGIQUE DES COMMUNES

AU CŒUR DE LA RESTAURATION

SCOLAIRE ET COLLECTIVE

PAR ARMAND D'ANTONIO

Au Luxembourg, Restopolis, placé sous la tutelle du ministère de

l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, accompagne

les communes dans une mission essentielle : garantir une alimentation

saine, accessible et éducative à des milliers d’élèves chaque

jour. Bien au-delà du simple repas, la restauration scolaire et collective

s’impose comme un levier stratégique pour l’équité sociale,

la santé publique et le développement durable, au cœur des

politiques communales.

Au Luxembourg, Restopolis s’affirme

comme un partenaire incontournable

des communes dans la mise en œuvre de

leurs politiques publiques locales. À travers

la gestion de la restauration scolaire

et des structures d’accueil, l’organisme

contribue directement à la qualité de vie

des habitants et au bon fonctionnement

des services communaux. Chaque jour, ce

sont des milliers d’enfants qui bénéficient

d’un encadrement alimentaire structuré,

pensé en étroite collaboration avec les

acteurs locaux.

Pour les communes, la restauration scolaire

représente un enjeu stratégique. Elle

ne se limite pas à une simple prestation

de service, mais constitue un véritable

outil d’équité sociale. En garantissant à

chaque enfant un accès à un repas équilibré,

quelles que soient les contraintes

familiales, les communes affirment leur

rôle de protectrices du bien-être collectif.

Cette mission s’inscrit pleinement dans

une vision globale du service public, à la

croisée de l’éducation, de la santé et de la

cohésion sociale.

Dans un contexte de croissance démographique

et d’évolution des besoins, les

communes doivent adapter en permanence

leurs infrastructures. La création de

nouvelles écoles, de maisons relais et d’espaces

d’accueil implique une organisation

rigoureuse de la restauration. Restopolis

apporte ici une réponse professionnelle et

structurée, permettant aux communes de

s’appuyer sur un partenaire fiable, capable

d’accompagner leur développement tout

en maintenant un haut niveau de qualité.


13

Au-delà de l’organisation, la restauration

scolaire joue également un rôle éducatif

fondamental. Les communes, à travers

ce service, participent activement à la

transmission de valeurs essentielles telles

que l’équilibre alimentaire, le respect des

produits et la sensibilisation au gaspillage.

Les repas deviennent ainsi un prolongement

du projet éducatif communal,

contribuant à former des citoyens responsables

et conscients des enjeux de société.

La qualité nutritionnelle des repas constitue

un autre enjeu majeur pour les communes.

Une alimentation équilibrée favorise

la concentration, le bien-être et la

réussite scolaire des élèves. En investissant

dans une restauration de qualité, les

communes agissent directement sur la

santé publique et sur les conditions d’apprentissage

des jeunes générations, avec

des effets durables à long terme.

L’engagement environnemental est également

au cœur des préoccupations

communales. En collaboration avec Restopolis,

les communes peuvent intégrer

des pratiques durables dans la gestion

de la restauration collective : réduction

du gaspillage alimentaire, valorisation

des circuits courts, utilisation de produits

de saison. Ces actions s’inscrivent

pleinement dans les objectifs du Pacte

Climat et dans les stratégies locales de

transition écologique.

Par ailleurs, les espaces de restauration

constituent de véritables lieux de vie au

sein des communes. Ils favorisent la socialisation,

le vivre-ensemble et l’intégration,

en réunissant chaque jour des

enfants issus de milieux et de cultures

variés. Le temps du repas devient un moment

structurant, propice aux échanges et

à la construction du lien social, particulièrement

important dans un pays multiculturel

comme le Luxembourg.

Enfin, Restopolis permet aux communes

de se concentrer sur leur cœur de mission,

en leur apportant une expertise, une stabilité

et une qualité de service reconnues.

Cette collaboration renforce l’efficacité

des politiques locales et contribue à structurer

un modèle communal performant,

au service des citoyens.

Ainsi, au Luxembourg, la restauration scolaire

et collective, portée par Restopolis,

s’impose comme une infrastructure essentielle,

à la croisée des enjeux éducatifs,

sociaux et environnementaux. Un pilier

discret mais fondamental, qui participe

activement à la construction des communes

de demain.


14

| SÉCURITÉ & SANTÉ

LA RESTAURATION SCOLAIRE AU

CŒUR DU BIEN-ÊTRE DES ENFANTS

Bien plus qu’un simple service

de repas, la restauration collective

joue aujourd’hui un rôle

clé dans la santé, l’éducation et

le bien-être des convives, notamment

des enfants. À travers

une alimentation équilibrée,

locale et adaptée aux besoins

spécifiques, Compass Group fait

du repas un véritable moment

d’apprentissage et de sérénité.

Entre lutte contre le gaspillage,

diversité culinaire et proximité

humaine, l’entreprise réinvente

le restaurant comme un espace

éducatif et responsable. Lahcen

Boudhair et Stéphanie Emeury,

respectivement Head of Procurement

et Area Manager.

Lahcen Boudhair et Stéphanie Emeury


15

Nourrir, mais aussi éduquer

Dans la restauration collective, la mission

de l’entreprise dépasse largement la simple

préparation de repas : « Aujourd’hui, ce

que nous mettons dans l’assiette est hyper

important. Nous contribuons en effet à la

bonne santé des salariés, mais aussi des

élèves qui fréquentent les restaurants que

nous gérons », explique Lahcen Boudhair,

Head of Procurement.

C’est d’autant plus primordial dans le milieu

scolaire puisque la restauration collective

joue un rôle qui va bien au-delà

de l’équilibre alimentaire. Chez Eurest, la

société de restauration collective de Compass

Group, l’objectif est aussi de contribuer

au bien-être et à l’éducation alimentaire

des enfants. « Sur les sites scolaires

que nous gérons, nos équipes veillent à

proposer une alimentation variée, équilibrée

et adaptée aux besoins nutritionnels

des élèves, tout en intégrant une dimension

pédagogique. Les enfants ont alors

l’occasion de découvrir des saveurs nouvelles,

des produits de saison, des cuisines

venues d’ailleurs, dans un cadre pensé

pour faire du repas un moment agréable.

Nous nourrissons le ventre, mais également

l’esprit », déclare Stéphanie Emeury,

Area Manager.

Cette vision traduit une réalité : la pause

de midi est aujourd’hui considérée comme

un véritable temps de détente, participant

à l’équilibre physique et mental des

enfants. Issue de la crise sanitaire, la relation

entre alimentation, bien-être et santé

mentale s’est imposée comme un enjeu

central. Une assiette équilibrée peut en

effet influencer l’humeur, la concentration

ou la gestion du stress. « L’alimentation

joue un rôle bien plus large que la

seule dimension nutritionnelle », souligne

Stéphanie Emeury. Ainsi, la restauration

scolaire chez Eurest ne se limite plus à un

simple temps de repas : la pause de midi

devient un moment repère du quotidien,

contribuant à l’équilibre global des enfants.

« Proposer des repas adaptés, dans

un cadre serein, permet d’installer une

pause réellement bénéfique », ajoute-t-elle.

Une restauration

tournée vers le local

L’une des priorités affichées par Eurest

est de privilégier les produits frais et les

approvisionnements locaux dans la mesure

du possible. Fruits, légumes, viandes

ou produits laitiers : le groupe favorise

les circuits courts et cherche à limiter les

intermédiaires afin de garantir qualité et

traçabilité. « Nous souhaitons raccourcir

la chaîne entre le producteur et le

consommateur. Dès qu’un produit local de

qualité est disponible, il est prioritaire »,

déclare-t-il.

Cette démarche répond à une triple exigence

: proposer une alimentation plus

durable soutenir l’économie locale et limiter

l’impact carbone des transports.

Elle permet également de mieux maîtriser

la qualité des produits et leur impact

environnemental. La question du « bien

manger » s’accompagne aussi d’une adaptation

constante des menus aux nouvelles

habitudes alimentaires. Plats végétariens,

légumineuses, cuisines du monde : les

équipes d'Eurest développent des recettes

attractives pour répondre aux attentes des

convives, petits et grands.

Dans les écoles internationales notamment,

cette diversité est devenue incontournable

pour éveiller les papilles. « Les

enfants sont curieux, ils ont besoin de

découvrir des goûts différents. Cette ouverture

culinaire participe pleinement

à l’éducation alimentaire et à l’acceptation

progressive d’une alimentation plus

variée », explique Stéphanie Emeury.

Répondre aux besoins

spécifiques des enfants

Autre enjeu majeur : la prise en charge

des allergies et des régimes alimentaires

particuliers. Dans les établissements scolaires,

la gestion des PAI (projets d’accueil

individualisés) fait partie intégrante des

équipes Eurest. « Nos équipes sont formées

pour proposer des repas adaptés à

chaque enfant, en respectant strictement

les restrictions alimentaires, sans pour autant

négliger la qualité ni la présentation

des plats. Ce n’est pas parce qu’un enfant

est allergique au gluten qu’il aura un repas

bâclé », rappelle-t-elle. L’objectif est

de garantir sécurité alimentaire, équilibre

nutritionnel et plaisir de manger, quelles

que soient les contraintes.

Cette exigence mobilise à la fois les

équipes en cuisine, les acheteurs et les

diététiciennes qui contrôlent la composition

des menus et veillent à la

bonne circulation des informations sur

les allergènes.

Réduire le gaspillage

La lutte contre le gaspillage alimentaire

constitue un autre pilier fort de la stratégie

du groupe. « Pour mieux mesurer les

pertes et agir efficacement, nous nous

appuyons notamment sur la technologie

Winnow, une balance connectée qui

permet de peser et d’analyser les déchets

alimentaires », explique Lahcen

Boudhair. Ce faisant, les restes de production,

les invendus et les retours d’assiettes

sont suivis avec précision afin

d’identifier les pistes d’amélioration.

Cette démarche permet d’ajuster les portions,

de repenser certaines recettes et de

sensibiliser les convives.

« Réduire les déchets, ce n’est pas seulement

produire moins, c’est aussi produire

mieux », souligne Stéphanie Emeury. Dans

certains établissements, les invendus sont

également redistribués à des associations

caritatives : une initiative qui donne une

dimension solidaire à la gestion des surplus

et permet de sensibiliser les enfants à

la valeur de la nourriture.

Une ambition qui dépasse

les murs de l’école

Cette philosophie du « bien manger » ne

s’arrête pas aux portes des restaurants

scolaires. Compass Group déploie la même

exigence de compréhension des besoins

et de qualité dans son service de repas

sur roues destiné aux aînés. Un dispositif

qui assure à des personnes souvent isolées

un repas équilibré et un lien humain

quotidien. Le groupe nourrit une ambition

claire : étendre progressivement ces

services à l’ensemble du territoire luxembourgeois,

pour que chaque convive, quel

que soit son âge ou sa situation, puisse

bénéficier d’une restauration saine, équilibrée

et vivante.

Compass Group

1-5, rue de l'Innovation

L-1896 Kockelscheuer

www.compass.lu


16

| SÉCURITÉ & SANTÉ

LUXEMBOURG AIR RESCUE

FACE AUX CRISES

Depuis près de quarante ans, Luxembourg Air Rescue s’impose

comme un acteur clé du secours aérien européen. Face aux crises

géopolitiques, sanitaires et climatiques, l’organisation renforce ses

capacités pour garantir, 24h/24, des missions médicales rapides, souveraines

et transfrontalières au service des populations. Explications

avec Jérôme Pin, Chief Operations Officer Fixed-Wing et Deputy CEO.

Pouvez-vous présenter brièvement

Luxembourg Air Rescue ?

Luxembourg Air Rescue est une organisation

emblématique du paysage luxembourgeois.

Créée en 1988 par René Closter pour

répondre aux besoins de sauvetage aérien

et d’assistance médicale au Grand-Duché,

elle s’est développée au fil des décennies

pour devenir un acteur de référence du secours

héliporté dans la Grande Région, du

transport médical aérien et de la gestion

de situations d’urgence complexes à l’international.

Sa mission est de sauver des vies, 24h/24,

en assurant des interventions médicales

rapides, sûres et de haute qualité. LAR

s’appuie sur des équipages hautement

qualifiés, des moyens aériens médicalisés

de pointe et une culture de sécurité et de

service public très fortement ancrée.

Comment le rôle de Luxembourg

Air Rescue a-t-il évolué face

aux nouvelles crises géopolitiques

et climatiques en Europe ?

Les crises géopolitiques, sanitaires et

climatiques ont profondément modifié

notre environnement opérationnel.

Nous intervenons désormais dans un

contexte plus instable, marqué par des

fermetures d’espaces aériens, des événements

climatiques extrêmes et de fortes

perturbations logistiques.

Des routes autrefois standards sont

aujourd’hui fermées ou fortement

contraintes, ce qui impose des détours importants

et une réévaluation permanente

des itinéraires, parfois plusieurs fois par

jour. Face à ces évolutions, LAR a renforcé

ses capacités d’anticipation, de coordination

et de gestion du risque afin de garantir

la continuité des missions médicales,

même lorsque l’environnement aérien devient

particulièrement instable.

En quoi le sauvetage aérien est-il

aujourd’hui un enjeu stratégique

de résilience pour le Luxembourg

et la Grande Région ?

Dans un espace transfrontalier où patients,

hôpitaux et spécialistes sont répartis

entre le Luxembourg, la Belgique, la

France et l’Allemagne, le sauvetage aérien

permet de relier rapidement les maillons

critiques du système de soins lorsque

chaque minute compte.

Il constitue une capacité de continuité

indispensable pour maintenir l’accès aux

soins spécialisés et absorber les situations

de crise à l’échelle de toute la Grande Région.

La pandémie de Covid19 en a été une

illustration concrète, lorsque nos hélicoptères

ont permis de transférer des patients

du Grand Est saturé vers le Luxembourg et

l’Allemagne.

Quel rôle joue la coopération

transfrontalière dans l’efficacité

des missions de secours aérien ?

La coopération transfrontalière est essentielle,

car les urgences médicales ne s’arrêtent

pas aux frontières administratives.

LAR est pleinement intégrée dans cette

logique européenne de coopération.

Nous opérons depuis plus de 20 ans une

base héliportée au Findel dédiée aux missions

vers la Sarre et la Rhénanie-Palatinat,

assurons depuis 2007 des transports

d’organes pour le compte d’hôpitaux français,

et exploitons depuis l’an dernier une

base héliportée en Belgique, opérationnelle

24h/24. Nos services de secours et

de rapatriements aériens sont d’ailleurs

enregistrés dans le mécanisme européen

de protection civile.

Pourquoi est-il important pour

l’Europe de conserver des capacités

de sauvetage aérien autonomes

et souveraines ?

Les crises successives ont démontré l’importance

de disposer de capacités de sauvetage

aérien disponibles, fiables et immédiatement

mobilisables. Le sauvetage

aérien fait partie des infrastructures critiques

qui garantissent la continuité des

soins et la protection des citoyens, même

dans des contextes fortement dégradés.

Cette succession de crises met en évidence

une réalité préoccupante : le court‐termisme

persistant du monde politique et

des autorités en matière de capacités critiques.

Lors de la crise Ebola, les premiers

patients européens ont dû être évacués

par une compagnie aérienne américaine,

faute de moyens civiles européens disponibles.

Face à cette défaillance et sur

demande des autorités européennes, LAR

avec le soutien du gouvernement luxembourgeois

a pris ses responsabilités en développant

en un temps record un module

spécialisé et en formant ses équipages.

Une fois la crise passée, nous avons sollicité

un soutien européen pour financer

des formations annuelles et garantir le

maintien opérationnel de cette capacité

essentielle. Cette demande a été refusée.

Le même scénario s’est répété : le module

a néanmoins été réactivé de manière autonome

lors de la pandémie de Covid‐19,

avec satisfaction unanime des autorités,

avant que de nouvelles demandes de soutien

ne restent, une nouvelle fois, sans

suite.

Plus récemment encore, ce dispositif a dû

être mobilisé avec succès lors d’une crise

infectieuse à bord du navire MV Hondius,

liée à l’Hantavirus. À chaque crise, les ca-


17

Jérôme Pin

pacités sont saluées lorsqu’elles sont disponibles,

puis oubliées dès que l’attention

médiatique retombe. À LAR, nous avons

fait un autre choix : celui d’une vision

claire, responsable et de long terme, car

ce sont précisément ces capacités qui font

la différence lorsque la prochaine crise

survient, et non les intentions affichées

après coup.

Quelle valeur le corporate

membership apporte-t-il

aux entreprises ?

Le corporate membership permet aux entreprises

d’associer leur engagement à une

mission d’utilité publique essentielle, tout

en apportant une valeur concrète à leurs

collaborateurs. En soutenant Luxembourg

Air Rescue, elles traduisent leurs engagements

ESG en actions tangibles, notamment

sur le pilier social.

Cet engagement constitue également un

levier d’attractivité et de rétention des

talents, en offrant une protection rassurante

en cas d’urgence médicale à l’étranger,

tout en renforçant le sentiment de

sens et de fierté d’appartenance au sein

des équipes.

Comment Luxembourg Air Rescue

envisage-t-il l’évolution de ses

missions et de ses partenariats

avec les entreprises ?

Nous privilégions des partenariats durables,

fondés sur des valeurs partagées

plutôt que sur des approches ponctuelles

ou purement transactionnelles. Les entreprises

recherchent aujourd’hui des engagements

crédibles, utiles et ancrés localement.

La mission et les activités de LAR répondent

pleinement à cette attente, en

offrant aux entreprises l’opportunité de

s’engager de manière concrète dans un

projet à fort impact sociétal.

Quels sont les autres prochains

grands défis ou projets ?

Nous arrivons au terme de notre cycle stratégique

2023-2027, au cours duquel nous

aurons entièrement renouvelé notre flotte

héliportée de sauvetage aérien avec l’acquisition

de six hélicoptères H145 d’Airbus.

Nous sommes également devenus l’un des

leaders mondiaux du rapatriement médical

longcourrier, grâce à la mise en service

de deux Bombardier Challenger 605 et en

digitalisant l’ensemble de nos opérations.

Parallèlement, nous avons inauguré au

Findel la LAR Academy, dotée notamment

d’une salle de formation immersive 3D. Au

total, près de 60 millions d’euros ont été

investis sur les 5 dernières années. Nous

entamons désormais la réflexion stratégique

pour les 3 à 5 prochaines années,

avec une ambition inchangée : être prêts,

à tout moment, à faire face aux situations

les plus critiques pour sauver des vies et

venir en aide aux personnes en détresse.

Luxembourg Air Rescue

Luxembourg Airport Gate E13

L-1110 Findel

www.lar.lu


18

| SÉCURITÉ & SANTÉ

« FAIRE ÉVOLUER LA CMCM

TOUT EN RESTANT FIDÈLES

À NOS VALEURS »

Avec près de 300.000 personnes couvertes au Luxembourg, la CMCM

poursuit sa transformation : nouvelle gouvernance, digitalisation

des services, modernisation de l’offre, communication tournée vers

les jeunes et amélioration continue de l’expérience membre. Derrière

cette évolution, une équipe de direction renouvelée, soudée

autour d’une même volonté : faire évoluer l’institution tout en restant

fidèle à son ADN. Explications avec Fabio Secci, CEO, Patric de

Waha, Chief Digital Officer, Pit van Rijswijck, Chief Product Officer

et Lara Marx, Chief Administrative Officer.

Une gouvernance renforcée

et structurée

Depuis plusieurs mois, la CMCM a engagé

un important travail de structuration

interne. Pour Fabio Secci, CEO, cette évolution

constitue un tournant majeur dans

l’histoire récente de l’institution. « C’est

la première fois où cet exercice de gouvernance

a vraiment été fait de façon forte et

complète », explique-t-il.

Le nouveau comité de direction fonctionne

désormais en étroite collaboration

avec un conseil d’administration élu en

juin 2024. Ses objectifs ? Clarifier les rôles,

renforcer la transparence et professionnaliser

davantage le fonctionnement de la

mutualité. « Nous avons défini ensemble

un règlement d’ordre interne qui régit le

fonctionnement du conseil d’administration,

de la direction et des interactions

entre les deux. Tout ce qui est réglé et écrit

laisse moins d’espace aux conflits ou aux

interprétations », souligne Fabio Secci.

Le conseil d’administration s’est également

doté de six commissions spécialisées

: finances, ressources humaines, rémunération

et nomination, informatique,

stratégie/marketing/communication et

statuts. « C’est une manière d’impliquer

davantage les administrateurs dans les

réflexions stratégiques et de préparer les

décisions en amont », poursuit-il.

Cette nouvelle organisation vise aussi à

sécuriser la gestion d’une structure quasiment

incontournable dans le paysage

médico-social luxembourgeois. Avec un

chiffre d’affaires de 110 millions d’euros

et plus de 80 salariés, la CMCM entend

consolider son développement sur des

bases solides.

Une digitalisation pour simplifier

la vie des membres et des

collaborateurs

Autre chantier de taille : la transformation

numérique. Arrivé il y a un an au sein de

la CMCM, Patric de Waha, Chief Digital

Officer pilote cette modernisation avec

une idée simple : réduire au maximum la

charge administrative pour les membres.

« Les personnes affiliées viennent chez

nous parce qu’elles ont un problème de

santé. Leur priorité n’est pas l’administratif.

Notre rôle, c’est justement de leur

simplifier cela », résume-t-il.

Cette stratégie repose sur plusieurs axes.

Le premier concerne la refonte des outils

digitaux destinés aux membres, à commencer

par le site internet et surtout la

nouvelle application MyCMCM que nous

avons lancé cette année et qui est disponible

en téléchargement. Développée entièrement

« from scratch », l’application

permettra notamment de transmettre des

factures via une simple photo, tout en

offrant un suivi plus fluide et rapide des

remboursements. Ergonomie, accessibilité

et simplicité d’utilisation ont été placées

au centre du projet. « Notre objectif était

de créer un outil réellement pensé pour

les utilisateurs, y compris les personnes

âgées ou ayant des difficultés visuelles »,

explique Patric de Waha.

Avant son lancement officiel, l’application

a déjà été testée par plusieurs centaines de

membres via une phase pilote de manière

à ajuster les derniers détails avant un déploiement

plus large. Mais la digitalisation

ne concerne pas uniquement la partie

visible pour les affiliés. En interne aussi,

les processus évoluent afin d’améliorer les

délais de traitement. « Nous travaillons

énormément sur l’administration invisible,

tout ce que le membre ne voit pas

mais qui permet un remboursement plus

rapide et plus efficace », précise Pit van

Rijswijck, Chief Product Officer.

L’intelligence artificielle fait également

partie des réflexions en cours. La CMCM

développe notamment des outils capables

de classifier automatiquement les documents

transmis et d’extraire certaines

informations utiles au traitement des dossiers.

« Le but n’est pas de remplacer les

personnes, mais de supprimer les tâches

répétitives et chronophages pour permettre

aux équipes de se concentrer sur

des missions à plus forte valeur ajoutée »,

insiste le Chief Digital Officer.

Réaffirmer les valeurs

de la mutualité

Au-delà des outils et des processus, la

CMCM souhaite aussi remettre au centre

le concept même de mutualité, parfois

méconnu des plus jeunes générations.

Pour Lara Marx, Chief Administrative Offi-


19

cer, la communication joue un rôle essentiel

dans cette démarche.

« Notre premier objectif est de communiquer

de manière transparente sur ce

que nous remboursons et sur ce à quoi

nos membres ont droit », explique-t-elle.

Contrairement aux assureurs commerciaux,

la mutualité repose sur un principe

de solidarité collective : pas de questionnaire

médical, pas de sélection liée à l’âge

ou à l’état de santé et une cotisation familiale

identique pour tous. « L’excédent

que nous réalisons est réinvesti dans

les prestations pour nos membres. C’est

cela, le principe mutualiste », rappelle-telle.

À l’occasion de ses 70 ans, la CMCM

souhaite justement remettre cette notion

au cœur du débat public. Une campagne

commune avec les autres mutualités

luxembourgeoises devrait être lancée à

l’automne afin de sensibiliser davantage la

population, et notamment les jeunes. La

stratégie de communication évolue également

dans sa forme. Désormais, la CMCM

mise davantage sur des ambassadeurs et

des témoignages concrets. « C’est plus

crédible lorsque ce sont les membres euxmêmes

qui parlent de leur expérience »,

estime Lara Marx. Cette nouvelle approche

se traduit notamment par des

contenus plus dynamiques sur les réseaux

sociaux et des campagnes adaptées à un

public plus jeune.

L’importance

de l’expérience membre

L’amélioration continue de l’expérience

membre constitue un autre axe fort de

la stratégie actuelle. Enquêtes de satisfaction,

analyse des plaintes, adaptation

des processus : la CMCM cherche à mieux

comprendre les attentes de ses affiliés

pour ajuster ses services. « Lorsque nous

identifions un problème récurrent, nous

remettons les processus en question et

adaptons notre manière de fonctionner »,

explique Lara Marx.

Cette logique d’amélioration continue

s’étend également aux conditions de travail

des collaborateurs. La mutualité envisage

aujourd’hui l’obtention d’un label

RSE/ESR afin de valoriser ses engagements

en matière de responsabilité sociétale et

de qualité de vie au travail. Le bâtiment

moderne inauguré ces dernières années

participe aussi à cette volonté d’offrir un

environnement plus agréable, tant pour

les équipes que pour les membres.

Une vision tournée vers l’avenir

Enfin, la CMCM réfléchit déjà aux défis

des prochaines années. Parmi eux :

l’évolution de son offre de produits et

la nécessité de rester attractive pour les

jeunes générations. Pit van Rijswijck

évoque notamment une simplification

future des couvertures et des statuts, parfois

jugés trop complexes aujourd’hui : «

Nous voulons une offre plus lisible pour

les membres et plus simple à gérer en

interne », explique-t-il.

L’objectif est double : proposer des formules

adaptées aux jeunes ou aux personnes

disposant de budgets plus limités,

tout en maintenant des couvertures très

complètes pour les affiliés qui le souhaitent.

Malgré les transformations en

cours, une ligne directrice demeure inchangée

: préserver l’identité mutualiste

de la CMCM. En somme, il s’agit de « faire

évoluer la CMCM tout en restant fidèles à

nos valeurs », conclut Lara Marx.

Caisse Médico-Complémentaire

Mutualiste

32-34, rue de Hollerich

L-1740 Gare Luxembourg

www.cmcm.lu

Fabio Secci, Pit van Rijswijck, Patric de Waha et Lara Marx


20

| SÉCURITÉ & SANTÉ

TOUS ENGAGÉS POUR UNE

CULTURE DE PRÉVENTION

Institution de la Sécurité sociale, l’Association d’assurance accident

(AAA) intervient à la fois en amont, par la prévention des risques

professionnels et en aval, via l’indemnisation des assurés lorsqu’un

accident ou une maladie liée au travail survient. Un double rôle

rappelé par ses représentants, Georges Wagner, Chargé de Direction,

Elio Rerman, Chargé d’études du service Prévention et Jerry

Fusenig, Inspecteur du service Prévention.

prenons en charge les conséquences financières

et humaines pour les assurés

concernés, qu’il s’agisse d’une perte de

revenu ou d’une incapacité temporaire ou

durable », poursuit-il.

VISION ZERO : structurer

la prévention au Luxembourg

Le double rôle de l’AAA

Prévenir les accidents du travail et accompagner

leurs conséquences : c’est sur ce

double pilier que repose l’action de l’AAA.

« Notre première mission est la prévention

des accidents du travail, des accidents de

trajet et des maladies professionnelles.

Cela passe par des campagnes de sensibilisation,

des actions de communication,

mais aussi par des formations directement

proposées aux entreprises et aux acteurs

publics, notamment les communes. Notre

service de prévention accompagne ainsi

les employeurs dans la mise en place

de mesures concrètes visant à réduire

les risques au quotidien. L’objectif est de

diffuser une culture de la sécurité qui dépasse

le simple respect des obligations légales

», explique Georges Wagner, Chargé

de Direction. « En parallèle, nous assurons

une mission d’indemnisation. Lorsqu’un

accident du travail, de trajet ou une maladie

professionnelle est reconnu, nous

La campagne VISION ZERO est aujourd’hui

l’un des axes majeurs de la politique

de prévention portée par l’AAA. Inspirée

d’une initiative internationale, elle

a été introduite au Luxembourg en 2016

avant d’être progressivement déployée à

travers des campagnes de sensibilisation

régulières. En 2022, elle franchit un cap

important en étant adoptée comme stratégie

nationale de prévention. « L’idée de

VISION ZERO, c’est d’aller vers zéro accident,

même si cet objectif est évidemment

Jerry Fusenig, Georges Wagner et Elio Rerman


21

utopique. Le but est surtout de réduire au

maximum les accidents graves et mortels »,

affirme Elio Rerman, Chargé d’études du

service Prévention. Derrière le slogan, la

philosophie est claire : installer durablement

une culture de prévention dans les

entreprises comme dans le secteur public.

Cette stratégie ne se limite pas à la sécurité

au sens strict. Elle englobe désormais la

santé au travail et, plus récemment, la dimension

du bien-être, mise en avant lors

du dernier Forum SST de l’AAA.

Au cœur du dispositif, les « sept règles d'or

de la VISION ZERO » constituent un cadre

de référence destiné principalement aux

directions d’entreprises et aux responsables

du secteur communal. Ces engagements

visent à structurer la gestion de la

sécurité et à ancrer la prévention dans le

fonctionnement quotidien des organisations.

Pour l’AAA, tout repose sur un principe

clé : le leadership. Sans implication

claire et visible de la direction, la culture

de prévention peine à se diffuser jusqu’au

terrain. « Le premier engagement est celui

du leadership. Il est essentiel, car il permet

aux équipes de constater que la direction

est réellement impliquée dans la sécurité

et la santé au travail », souligne encore

Georges Wagner.

Cette logique s’applique particulièrement

au secteur communal, où la diversité des

métiers expose les agents à une large variété

de risques : travail en extérieur, engins,

électricité, voirie ou encore maintenance

technique. Dans ce contexte, la prévention

ne peut être fragmentée. « L’important est

la cohérence de l’ensemble. Les règles

de prévention ne doivent pas être appliquées

isolément, mais comme un système

global », précise Jerry Fusenig, Inspecteur

du service Prévention. Si certains

risques, comme les risques psychosociaux,

prennent aujourd’hui une importance

croissante, l’association insiste toutefois

sur la nécessité de ne pas hiérarchiser artificiellement

les dangers. Tous doivent être

pris en compte dans une logique globale

de prévention.

Un risque encore sous-estimé

Parmi les risques professionnels encore

trop souvent minimisés, les accidents de

trajet occupent pourtant une place importante

au Luxembourg. Pour mieux sensibiliser

les employeurs et les communes à

cette problématique, l'AAA, en collaboration

avec différents partenaires, a récemment

lancé une campagne intitulée

« Sécurité routière au travail », déclinée

autour de sept engagements sur le modèle

de la stratégie VISION ZERO.

L’objectif est de rappeler que les risques

liés à la circulation font pleinement partie

de la prévention au travail. « Le trajet

représente environ 20% des accidents que

nous enregistrons au Luxembourg, soit

près de 3.000 accidents par an. Beaucoup

d’entreprises pensent parfois qu’elles

ne peuvent pas agir sur ce risque, alors

qu’elles disposent pourtant d’un véritable

levier de sensibilisation et de prévention »,

explique Elio Rerman. L’AAA insiste sur

la responsabilité des employeurs, notamment

en ce qui concerne l’état technique

des véhicules ou l’organisation des déplacements,

surtout dans les communes où

les agents utilisent régulièrement des véhicules

de service. La prévention du risque

d’accident de trajet passe aussi par des

actions simples : rappeler l’importance

des pneus d’hiver, vérifier l’éclairage des

véhicules ou sensibiliser les agents aux

distractions sur la route.

Au-delà de l’enjeu humain, les accidents

de trajet représentent également un coût

important pour les employeurs. Un accident

sur deux entraîne en effet une incapacité

de travail de plus de trois jours,

avec un impact direct sur l’absentéisme et

l’organisation des services.

La prévention par la formation

Au-delà des campagnes de sensibilisation,

la prévention repose aussi sur un volet

très concret : la formation. Pour le secteur

communal, les besoins identifiés par

l’AAA sont globalement similaires à ceux

du secteur privé, mais avec une diversité

de métiers particulièrement large. Habilitation

électrique, conduite d’engins, travaux

en hauteur, échafaudages ou encore

sécurité dans les espaces verts : les formations

couvrent un spectre étendu, directement

lié aux réalités opérationnelles

des communes. « Nous avons au total une

soixantaine de modules qui sont proposés,

allant des engins de chantier utilisés

dans les ateliers communaux aux formations

de préparation à l’habilitation électrique

nécessaires lors d’interventions sur

des réseaux électriques ou sur l’éclairage

public » explique Elio Rerman.

Ces modules s’appuient sur les recommandations

de prévention élaborées par

l’AAA, qui servent de cadre de référence

pour les responsables sécurité. Ils constituent

en quelque sorte un recueil de

bonnes pratiques permettant de traduire

les exigences légales en mesures concrètes

sur le terrain. Elles sont ensuite déclinées

en formations adaptées aux différents

métiers. « Il y a toujours un lien entre nos

recommandations et les formations proposées.

L’objectif est d’accompagner les

communes dans la mise en œuvre effective

de la prévention, en tenant compte de

leurs spécificités », ajoute Jerry Fusenig.

Le bien-être, nouveau pilier

de la prévention

Chaque année, l’AAA organise son Forum

Sécurité-Santé au Travail, devenu au fil

des éditions un rendez-vous incontournable

pour les acteurs de la prévention

au Luxembourg et dans la Grande Région.

L’objectif est de rassembler entreprises,

institutions publiques et professionnels

du secteur autour des dernières tendances

en matière de sécurité, de santé et, désormais,

de bien-être au travail.

Cette année, le bien-être au travail a justement

occupé une place plus importante

dans les échanges. Si le sujet existait déjà

auparavant, il est aujourd’hui davantage

intégré aux réflexions sur la prévention.

« Jusqu’à présent, on ne liait pas forcément

le bien-être à la sécurité et à la santé

au travail. Pourtant, si les gens se sentent

bien au travail, il y a moins d’absences et

moins de départs », conclut Georges Wagner.

Pour l’AAA, les entreprises et les

communes prennent progressivement

conscience de l’importance de ces enjeux,

même si beaucoup cherchent encore comment

les aborder concrètement. L’institution

entend donc renforcer son rôle de

conseil et d’accompagnement dans les années

à venir.

Association d’assurance accident

4, rue Mercier

L-2144 Luxembourg

www.aaa.lu

www.visionzero.lu


22

| SÉCURITÉ & SANTÉ

SANTÉ, BIEN-ÊTRE

ET PERFORMANCE : UN LEVIER

STRATÉGIQUE POUR L’ENTREPRISE

Dans un contexte où la santé

des collaborateurs s’impose

comme un levier stratégique

majeur pour les entreprises, le

service de santé au travail d’ArcelorMittal

au Luxembourg se

positionne comme un acteur

de référence, fort d’une longue

tradition d’innovation et d’expertise.

Entretien avec Marc

Jacoby, médecin spécialiste en

santé au travail au sein d'ArcelorMittal

Luxembourg.

Dans un contexte où la santé

des collaborateurs devient

un enjeu stratégique, comment

se positionne votre service ?

ArcelorMittal, anciennement ARBED, est

historiquement un pionnier de la santé au

travail au Luxembourg. Bien avant l’existence

d’un cadre réglementaire national,

notre entreprise disposait déjà d’un

service structuré de médecine du travail.

Nous avons également été précurseurs

dans le développement d’études ergonomiques.

Cette culture de prévention et

d’innovation est profondément ancrée

dans notre ADN, et elle continue aujourd’hui

de guider nos actions.

La santé mentale occupe

désormais une place centrale dans

les entreprises. Comment abordezvous

ce sujet ?

Marc Jacoby

Effectivement, depuis plus d’une décennie,

la santé mentale est devenue une

priorité majeure. Nous évoluons dans un

monde passé du modèle VUCA (volatile,

incertain, complexe, ambigu) à un monde

BANI (fragile, anxieux, non linéaire, incompréhensible).

Cette transformation

augmente significativement les risques de

troubles psychiques et exige des actions à

tous les niveaux de prévention.


Made in

Luxembourg*

* Poutrelles du One World Trade Center,

à New York, produites à Differdange

ArcelorMittal,

l’excellence Made in Luxembourg.

La qualité de notre acier est reconnue dans le monde entier.

A New York, nos poutrelles en acier haute performance ont

été utilisées dans les fondations du One World Trade Center.

luxembourg.arcelormittal.com


24

| SÉCURITÉ & SANTÉ

Nous avons d’abord mené un important

travail de sensibilisation pour déstigmatiser

la souffrance psychique, encore taboue

pour de nombreux collaborateurs. L’objectif

est double : développer la capacité de

chacun à reconnaître des signes précoces

de mal-être et selon le besoin orienter rapidement

vers une prise en charge adaptée.

Les résultats sont encourageants : les

sujets comme le stress, le burnout ou encore

les troubles anxieux sont aujourd’hui

plus facilement évoqués, et les collaborateurs

sollicitent beaucoup plus facilement

de l’aide.

Parallèlement, nous favorisons l’intégration

des personnes présentant une neurodiversité,

en valorisant leurs compétences

et en adaptant les environnements

de travail.

Quelles actions concrètes

avez-vous mises en place ?

Nous avons développé un programme

complet de formations en santé mentale,

destiné à l’ensemble des collaborateurs,

personnel de production comme personnel

administratif, ainsi que des formations

spécifiques pour les managers.

Nous accordons également une importance

particulière à la prise en charge :

rapide, confidentielle et durable. Notre

service repose sur une équipe multidisciplinaire

composée de médecins du travail,

d’infirmiers spécialisés, d’une assistante

sociale et de psychologues externes. Nous

proposons différentes approches, telles

que la sophrologie, l’EFT (Emotional Freedom

Techniques), l’hypnothérapie, ainsi

qu’un accompagnement psychothérapeutique

sur le long terme.

Vous avez également introduit

les “secouristes en santé mentale”.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est une initiative dont nous sommes

particulièrement fiers. Depuis 2021, nous

formons des collaborateurs volontaires au

rôle de « secouristes en santé mentale ».

Leur mission est d’être des ambassadeurs

de la prévention, capables d’écouter, de

rassurer et d’orienter leurs collègues vers

une aide professionnelle.

À ce jour, plus de 300 personnes ont été

formées. Nous avons également mis en

place un programme de suivi avec des

séances de débriefing trimestrielles, des

mises en situation et des conférences

thématiques. Cette dynamique permet de

maintenir leur engagement et leur efficacité

sur le terrain.

L’objectif est double :

développer la capacité

de chacun à reconnaître des

signes précoces de mal-être

et selon le besoin orienter

rapidement vers une prise

en charge adaptée

Comment mesurez-vous l’impact

de vos actions ?

Au fil des années, nous avons développé

des indicateurs spécifiques, regroupés

dans un tableau de bord RPS (Risques

Psychosociaux). Cet outil nous permet

de mieux comprendre les problématiques

rencontrées, mais aussi d’évaluer l’efficacité

des actions mises en place.

Il est important de rappeler que la prévention

des RPS s’inscrit dans le temps long :

c’est un travail comparable à un marathon,

qui demande constance et engagement.

L’ergonomie est également

un axe important. Quels sont

vos défis dans ce domaine ?

Nos infrastructures industrielles, parfois

centenaires, représentent un véritable

défi. Cependant, l’ergonomie fait partie de

notre histoire depuis longtemps. La présence

d’une ergonome au sein de l’équipe

santé permet de dynamiser encore davantage

nos actions.

Nous intervenons à plusieurs niveaux :

études ergonomiques, conception de

nouveaux postes, mesures de paramètres

(bruit, vibrations, éclairage, contraintes

thermiques), ainsi que des « ergochecks »

dans les environnements administratifs.

Nous proposons également des formations

pratiques « gestes et postures », notamment

sur le terrain pour les opérateurs

de production. Ces sessions permettent

non seulement d’améliorer les pratiques

individuelles, mais aussi de coconstruire

avec les équipes des solutions adaptées

lorsque les contraintes dépassent les recommandations

classiques.

Comment réagissez-vous face

à l’évolution de la médecine

générale au Luxembourg ?

Nous constatons effectivement que de

nombreux salariés n’ont plus de médecin

traitant et ont tendance à consulter ponctuellement

via des plateformes digitales.

Cela a un impact sur la prévention globale.

Pour y répondre, nous avons transformé

les examens périodiques en véritables

mini check-ups médicaux. Sur base volontaire,

nous proposons des examens

complémentaires et remettons un « passeport

santé » contenant nos observations

et conseils. Ce document peut ensuite

être partagé avec un médecin pour

assurer un suivi.

En complément, nous organisons tout au

long de l’année des actions de prévention :

semaine de la santé mentale, Octobre rose

(cancer du sein), Movember (cancer de la

prostate), programmes de sevrage tabagique,

consultations en diététique, ainsi

que des campagnes de vaccination contre

la grippe ou le Covid.

Quel message souhaitez-vous

transmettre en conclusion ?

Face aux défis d’un monde BANI, une industrie

durable repose avant tout sur des

collaborateurs en bonne santé, protégés,

respectés et accompagnés tout au long

de leur parcours professionnel, tant sur le

plan physique que mental.

ArcelorMittal Luxembourg

24-26 Bd d’Avranches

L-1160 Luxembourg

www.luxembourg.arcelormittal.com



26

| SÉCURITÉ & SANTÉ

GERI MANAGEMENT,

LA PERFORMANCE PASSE

D’ABORD PAR L’HUMAIN

À contre-courant d’une RSE (responsabilité

sociétale des entreprises)

parfois perçue comme

cosmétique, GERI Management

fait du bien-être de ses collaborateurs

un levier central de performance.

Une approche incarnée,

construite dans la durée, où

l’humain n’est pas un discours,

mais une pratique quotidienne.

Zoom sur cette approche avec

Angéline Prévot, administrateur

délégué de l’entreprise.

Quelle place occupe la RSE au

sein de l’entreprise et comment

se traduit-elle concrètement

dans votre management ?

La RSE occupe une place centrale chez

nous, parce qu’elle est directement liée

à la manière dont je conçois mon rôle de

dirigeante. Je manage les équipes au quotidien

et je suis convaincue qu’une équipe

qui se sent bien est une équipe performante

et solide. Pour moi, la base d’une

entreprise, c’est avant tout l’humain. Nous

ne pouvons pas construire quelque chose

de durable sans cette fondation.

Concrètement, cela passe par une attention

particulière portée à l’évolution des

collaborateurs. Notre rôle, en tant que managers,

n’est pas simplement de recruter,

mais de révéler des talents, d’accompagner

les personnes dans leur développement, à

la fois professionnel et personnel. Ce qui

est très marquant, ce sont les transformations

que l’on observe. J’ai en tête le cas

d’une collaboratrice très réservée à son arrivée,

presque fermée. Avec le temps, dans

un environnement où elle s’est sentie en

confiance, elle s’est ouverte, elle a évolué

de manière impressionnante. Ce sont des

choses qui ne se forcent pas, mais qui de-

viennent possibles lorsqu’un cadre sain

est posé.

Nous attachons aussi beaucoup d’importance

aux relations humaines et à la

transparence. Il peut y avoir des tensions,

comme partout, mais elles sont exprimées.

Une fois les choses dites, nous repartons

sur des bases claires et saines. Cela permet

d’éviter les non-dits et de construire des

relations durables. La RSE, pour moi, ne

doit jamais être artificielle. Ce n’est pas

quelque chose que l’on met en place pour

« bien paraître ». Ce sont des liens qui se

construisent dans le temps, au quotidien.

La stabilité de nos équipes, avec des collaborateurs

qui restent souvent dix à quinze

ans, en est une illustration concrète.

Vous avez mis en place plusieurs

initiatives autour des espaces de

travail et du collectif, notamment

une expérience de théâtre.

En quoi ces aménagements et ces

moments partagés influencent-ils

la dynamique de vos équipes ?

L’atelier de théâtre constitue sans doute

l’initiative la plus marquante, car il a

permis de faire émerger des dimensions

rarement visibles dans un cadre professionnel

classique. Organisé en décembre,

il s’est inscrit dans une volonté d’explorer

d’autres formes d’expression au sein de

l’entreprise. À travers des exercices et des

mises en situation, notamment autour de

la gestion de conflits, un véritable déclic a

pu être observé. Cette démarche a favorisé

une plus grande aisance dans la communication

et une meilleure capacité à s’exprimer

dans des contextes variés, y compris

professionnels. L’intérêt du théâtre réside

précisément dans sa capacité à sortir du

cadre habituel. Il permet de travailler la

posture, la prise de parole et la gestion

des émotions sans la pression immédiate

des enjeux opérationnels. Pourtant, les

effets se traduisent concrètement dans le

quotidien, avec des échanges plus fluides,

une meilleure gestion des situations complexes

et un renforcement global de la

confiance.

Nous mettons régulièrement en place des

moments collectifs, qu’il s’agisse d’apéros

ou de projets communs. Notre dernière

campagne, organisée pour carnaval en

est un exemple : construite sur plusieurs

mois, elle a reposé sur une mise en scène

progressive, avec une implication active

des équipes. Ce type de projet contribue

à structurer une expérience collective

forte. L’ensemble de ces initiatives produit

des effets tangibles : une organisation

plus fluide, une meilleure coordination

et une cohérence renforcée dans le

travail au quotidien.


27

Cette démarche a favorisé

une plus grande aisance dans

la communication et une

meilleure capacité à s’exprimer

dans des contextes variés,

y compris professionnels

Angéline Prévot

Comment parvenez-vous à faire

vivre cette culture au quotidien

sans qu’elle ne perde en cohérence

à mesure que l’entreprise évolue ?

C’est surtout une question de constance

dans la manière de fonctionner au quotidien.

Une culture d’entreprise, ça ne tient

pas à des grandes déclarations, mais à

des habitudes et à une façon de faire les

choses, jour après jour. Nous essayons

de garder un cadre clair, avec des valeurs

simples : la confiance, la transparence et

le respect. Après, la forme peut évoluer,

les outils aussi, mais l’essentiel reste là.

Ce qui compte, c’est de ne pas perdre ce

fil conducteur.

Il y a aussi beaucoup de choses qui passent

par la manière de communiquer et de gérer

les situations concrètes. Si les décisions

et les échanges restent cohérents

avec cet état d’esprit, alors la culture suit

naturellement, même quand l’entreprise

grandit. Et puis, c’est quelque chose qui

s’entretient en permanence. Ce n’est jamais

acquis. Il faut y faire attention au

quotidien, sinon ça s’effrite assez vite.

GERI Management

5, Zone d’Activités Gadderscheier

Bâtiment COS

L-4570 Differdange

www.geri.lu


28

| SÉCURITÉ & SANTÉ

ANTICIPER, RÉAGIR, PROTÉGER :

LA STRATÉGIE CYBER DE LALUX

Les cyberattaques concernent aujourd’hui toutes les organisations,

quelles que soient leur taille ou leur activité. Avec la multiplication

des incidents, la question n’est plus de savoir si une attaque surviendra,

mais quand. Face à cette réalité, LALUX déploie son assurance

easyPRO Cyber, une solution pensée pour mieux anticiper les

incidents, accompagner les structures en cas de crise et en limiter

concrètement les impacts.

Une réponse aux cyber-risques

Face à une menace devenue incontournable

pour toutes les organisations,

easyPRO Cyber, développée par LALUX

Assurances, s’inscrit dans une approche

renouvelée de la cyberassurance. Pensée

pour un large éventail d’acteurs : des

grandes entreprises aux PME, en passant

par les professions libérales, les associations

et les administrations communales,

cette solution dépasse le cadre classique

de l’assurance, souvent réduit à une indemnisation

après coup. Elle repose au

contraire sur une logique plus globale,

qui accompagne l’organisation tout au

long d’un incident, depuis la prévention

jusqu’à la gestion de crise, en passant

par les conséquences financières. En

amont, un scan de sécurité gratuit permet

d’identifier les principales vulnérabilités,

qu’elles concernent les réseaux internes,

les environnements cloud ou certains systèmes

informatiques sensibles. Cette première

analyse est complétée par une évaluation

de maturité, qui aide les structures

à mettre en place les bases essentielles de

la cybersécurité, comme les sauvegardes

ou les protections antivirus. Dans la durée,

cette approche est renforcée par une

surveillance continue et des actions de

sensibilisation. Grâce à son partenaire

Dattak, LALUX propose notamment une

plateforme capable de détecter les failles

en temps réel, ainsi que des campagnes de

simulation de phishing, afin de réduire les

risques liés aux erreurs humaines, encore

très souvent à l’origine des incidents.

Quand un incident survient, la priorité

change : il s’agit de réagir vite et de coordonner

les bonnes actions. Une hotline

disponible en permanence permet une

prise en charge rapide, tandis qu’un réseau

d’experts en cybersécurité, en juridique,

en gestion de crise ou en communication

est mobilisé pour contenir l’attaque, sécuriser

les systèmes et accompagner les décisions,

y compris dans des situations délicates

comme une tentative d’extorsion.

Après l’incident, le dispositif se poursuit


29

avec une couverture financière et juridique

élargie, incluant la reconstitution

des données, les pertes d’exploitation,

les frais d’enquête ou encore certaines

responsabilités vis-à-vis de tiers. L'assuré

peut également continuer à travailler avec

son prestataire IT habituel, moyennant

validation préalable du devis d'intervention,

ce qui assure une certaine continuité

dans la gestion technique.

Des vulnérabilités persistantes

Malgré une prise de conscience qui progresse,

les failles restent souvent très

simples. Mots de passe trop faibles, mises

à jour oubliées, clics sur des liens frauduleux…

l’erreur humaine continue de jouer

un rôle central dans la majorité des incidents.

Cette réalité reflète aussi un niveau

de maturité encore très variable selon les

structures, en particulier dans les petites

organisations et les administrations. Dans

ces environnements, une faiblesse, même

minime, peut rapidement bloquer toute

l’activité. D’où l’intérêt de mieux identifier

ces points de fragilité en amont, grâce à

des analyses régulières et des scans de sécurité,

que ce soit sur les réseaux internes,

le cloud ou certains systèmes critiques.

Dans ce contexte, les administrations communales

apparaissent particulièrement

exposées. Elles gèrent en effet des données

sensibles, comme les informations

d’état civil ou fiscales, tout en présentant

des niveaux de maturité en cybersécurité

encore très variables. Elles constituent

ainsi des cibles stratégiques, susceptibles

de subir des attaques capables de perturber

directement les services publics.

Une couverture élargie

Dans un marché encore perçu comme

complexe et parfois peu lisible, easyPRO

Cyber cherche à simplifier l’approche tout

en couvrant plus largement les risques.

L’idée n’est pas seulement de répondre

aux cyberattaques au sens strict, mais aussi

à des situations très concrètes du quotidien.

Les erreurs humaines, par exemple,

restent l’une des premières causes d’incident,

au même titre que certaines malveillances

internes ou les fraudes par courriel,

aujourd’hui très répandues. L’offre prend

également en compte des problèmes souvent

laissés de côté, comme des défaillances

techniques ou des erreurs de programmation,

ainsi que la négociation de

la rançon dans les cas de cyber extorsion.

Autre particularité, la possibilité d’inclure

une couverture pour des pannes informatiques

sans lien direct avec une attaque,

qu’elles soient matérielles ou logicielles,

afin d’éviter toute interruption d’activité.

Dans la réalité, ce type de solution répond

à une difficulté très concrète pour

les organisations : l’arrêt brutal de leur

activité. Une attaque ou même une simple

défaillance peut suffire à bloquer les opérations,

entraîner une perte de données

et impacter durablement l’image de la

structure. À cela s’ajoute une forme d’incertitude

permanente pour les dirigeants,

dans un contexte où la question n’est plus

vraiment de savoir si un incident va survenir,

mais plutôt quand. Les coûts peuvent

vite grimper, entre la gestion de crise, la

remise en état des systèmes et les obligations

réglementaires. Dans ce contexte, la

cyberassurance vient compléter les dispositifs

existants : elle ne supprime pas

le risque, mais elle permet de mieux en

absorber les conséquences, à condition

de s’adapter en continu à des menaces

qui évoluent sans cesse.

LALUX Assurances

9, rue Jean Fischbach

L-3372 Leudelange

www.lalux.lu

Faites le point sur votre exposition

aux cyber-risques

Dans un marché encore perçu

comme complexe et parfois peu

lisible, easyPRO Cyber cherche

à simplifier l’approche tout

en couvrant plus largement

les risques. L’idée n’est pas

seulement de répondre aux

cyberattaques au sens strict,

mais aussi à des situations très

concrètes du quotidien


30

BRÈVES

ÉCONOMIQUES

PAR ARMAND D'ANTONIO

FINANCE

LE LUXEMBOURG CONSERVE

SA PREMIÈRE PLACE EUROPÉENNE

L’industrie luxembourgeoise des fonds

d’investissement a connu un recul en

mars 2026 : l'actif net total des organismes

de placement collectif est passé

de 6.436 à 6.208 milliards d'euros en

seulement quatre semaines, soit un repli

de 3,55%. Cette chute s'explique principalement

par les pertes boursières

liées à l'escalade militaire au Moyen-

Orient et à la fermeture momentanée

du détroit d'Ormuz, qui ont fait flamber

les prix de l'énergie et ravivé les craintes

inflationnistes. Les fonds actions exposés

à l'Asie et à l'Europe ont été les plus

touchés, tandis que les fonds monétaires

en euros ont au contraire enregistré

d'importants afflux de capitaux, dans

un classique mouvement de fuite vers la

sécurité. Sur douze mois, La place financière

luxembourgeoise conserve toutefois

une progression de près de 8%,

signe de sa résilience à long terme.

ARTISANAT

LE KLIMABONUS PASSE

DÉSORMAIS PAR LES ARTISANS

Le nouveau système de préfinancement

du Klimabonus Wunnen facilite

l’accès aux aides pour les travaux liés

à la transition énergétique. Désormais,

les ménages n’ont plus besoin d’avancer

d’argent : l’aide de l’État est directement

déduite de la facture par l’artisan.

Le dispositif peut couvrir jusqu’à 10.000

euros pour une installation photovoltaïque,

avec une aide supplémentaire

pour une batterie domestique. Réservé

aux artisans inscrits au registre officiel,

ce mécanisme entraîne une hausse des

demandes pour les électriciens, couvreurs,

chauffagistes et installateurs

photovoltaïques certifiés. La Chambre

des Métiers anticipe une pression accrue

sur le recrutement et la formation

continue dans les métiers de la transition

énergétique.

BTP

ARLON-LUXEMBOURG À VÉLO :

LE CHANTIER BELU EST LANCÉ

Le projet cyclable BELU entre Arlon et

Luxembourg-Ville se concrétise : cet

itinéraire transfrontalier de dix kilomètres

vise à offrir une liaison sécurisée,

confortable et performante pour

les cyclistes, dans le cadre du développement

de la mobilité douce à l’échelle

nationale. En parallèle, l’Administration

des Ponts et Chaussées poursuit

plusieurs chantiers d’envergure, dont

le contournement de Hosingen, l’un

des projets routiers majeurs en cours,

ainsi que l’aménagement d’un nouveau

rond-point à Reichlange. Dans un

contexte où la demande privée reste

fragile, la commande publique continue

de jouer un rôle essentiel dans le

soutien au secteur du BTP.

TÉLÉCOMS

VODAFONE INAUGURE SON HUB

PANEUROPÉEN À BETTEMBOURG

Le nouveau hub logistique de Vodafone

à Bettembourg confirme le rôle

du Luxembourg comme plateforme

logistique stratégique au cœur de l’Europe.

Situé dans la zone Eurohub Sud,

ce bâtiment de 36.000 m² représente

un investissement de 88 millions d’euros

et fonctionne avec des systèmes

automatisés pour la gestion des stocks

et des expéditions. Le site centralise la

distribution des équipements télécoms

du groupe à travers l’Europe et participe

au développement des réseaux

5G et fibre optique. Présent au Luxembourg

depuis vingt-cinq ans, Vodafone

renforce ainsi ses activités locales. Le

projet témoigne également de la croissance

du parc logistique Eurohub Sud,

qui regroupe désormais plus de 200.

000 m² d’entrepôts et plus de 1.000

emplois directs.

DIGITAL

LUXINNOVATION ACCÉLÈRE

LE DÉVELOPPEMENT DE L’IA

AU LUXEMBOURG

Lors de la présentation de son bilan

annuel, Luxinnovation a indiqué que

la Luxembourg AI Factory avait accompagné

plus de 150 entreprises, principalement

des PME, dans l'adoption de

solutions d'intelligence artificielle. Le

supercalculateur MeluXina-AI, en cours

de déploiement, sera exploité par Lux-

Provide et hébergé dans les centres

de données de LuxConnect à Bissen

et Bettembourg. Cofinancé par l'État à

hauteur de 60 millions d'euros, le projet

s'inscrit dans la stratégie nationale

de souveraineté numérique à l'horizon

2030, centrée sur la donnée, l'IA et les

technologies quantiques.

MOBILITÉ ÉLECTRIQUE

RECHARGE ÉLECTRIQUE :

UN RÉSEAU DENSE ET DES

TARIFS IMBATTABLES

Klima-Agence a confirmé, lors de la présentation

de son rapport annuel, la forte

progression de l'électromobilité au

Luxembourg. Le réseau public Chargy

compte aujourd'hui plus de 760 bornes

de recharge, auxquelles s'ajoutent 86

stations SuperChargy ultra-rapides déployées

sur les grands axes routiers. À

ce maillage public s'ajoute un parc privé

en pleine expansion, en entreprise

comme à domicile, soutenu par les

dispositifs publics. Avec un coût moyen

d'environ 3,62 euros pour 100 km, le

Grand-Duché figure parmi les pays les

moins chers de l'Union européenne

pour recharger un véhicule électrique.

Le gouvernement maintient par ailleurs

son objectif d'augmenter fortement la

part des véhicules 100% électriques

d'ici 2030.


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32

| DIGITAL & INNOVATION

LUXCONTROL FACE AU DÉFI NIS2

À présent que la loi luxembourgeoise transposant la directive européenne

NIS2 a été adoptée, les secteurs publics et privés doivent

accélérer leur mise en conformité en matière de cybersécurité. Face

à ce constat, Luxcontrol renforce progressivement son positionnement

sur ce marché en développant une offre articulée autour du

« Cyberscore », une démarche d’évaluation et d’accompagnement

pensée avant tout pour les structures qui ne savent pas toujours

par où commencer. Olivier Antoine, David Covelli et Sébastien Weiland,

respectivement directeur technique des services de cybersécurité,

chargé de clientèle et directeur des systèmes d’information,

reviennent sur ces enjeux.

Une approche progressive

de la cybersécurité

Depuis septembre 2024, le département

cybersécurité de Luxcontrol poursuit sa

montée en puissance. Cette évolution est

portée par la multiplication des demandes

sur le terrain, mais aussi par le contexte

réglementaire devenu plus exigeant avec

l’entrée en vigueur de la loi luxembourgeoise

transposant la directive NIS2.

C’est dans cette optique que le Cyberscore

a été conçu, comme une démarche

progressive destinée principalement aux

PME, aux communes et aux structures

disposant de ressources limitées en cybersécurité.

« À la différence d’un audit classique,

qui peut parfois être perçu comme

très documentaire ou normatif, nous privilégions

une approche davantage tournée

vers l’échange et le conseil. Nous sommes

davantage dans une logique d’évaluation

et d’accompagnement », déclare

Olivier Antoine.

Concrètement, l’intervention se déroule

sur site, généralement avec deux profils

complémentaires : un expert IT et un

spécialiste cybersécurité. Ensemble, ils

analysent plus de 90 points de contrôle répartis

sur 18 domaines, allant de la gestion

des comptes utilisateurs aux sauvegardes,

en passant par la protection des e-mails,

la sensibilisation du personnel ou encore

la gestion des incidents.

À l’issue de cette évaluation, l’organisation

obtient une note de maturité allant

de A à E ainsi qu’un plan d’action détaillé.

« Aujourd’hui, la majorité des structures

que nous évaluons se situent encore entre

C et E. L’objectif est ensuite de les accompagner

vers un niveau A ou B, considérés

comme des niveaux de maturité satisfaisants

», explique Olivier Antoine.

La démarche se veut également indépendante.

Luxcontrol souligne ne pas vendre

de solutions technologiques derrière ses

évaluations, laissant les clients libres de

choisir leurs prestataires pour mettre en

œuvre les recommandations formulées.

« Les clients apprécient cette neutralité.

Nous ne sommes pas là pour vendre un

produit spécifique, mais pour apporter

une vision objective de leur niveau de maturité

», précise David Covelli.

NIS2, l’accélérateur de prise

de conscience

Depuis la publication de la loi du 5 mai

2026 au Luxembourg, les organisations

concernées doivent progressivement se

mettre en conformité avec les nouvelles

exigences européennes liées à NIS2.Dans

un premier temps, les entreprises concernées

doivent notamment s’identifier et

s’enregistrer auprès de l’autorité compétente,

avant de renforcer progressivement

leur dispositif de gouvernance, de

gestion des risques et de notification des

incidents. Elles doivent notamment déterminer

si elles relèvent de la catégorie des

« entités essentielles » ou des « entités importantes

».

« Beaucoup d’acteurs sont encore dans

une phase d’attente », observe Sébastien

Weiland. Les prochaines années devraient

voir se multiplier les obligations liées

aux analyses de risques, aux évaluations

de maturité ou encore aux reportings réglementaires.

Ces mécanismes, déjà bien

connus dans le cadre de NIS1, devraient

progressivement être étendus à un plus

grand nombre d’organisations. Pour Luxcontrol,

cette évolution réglementaire

met en lumière la nécessité d’accompagner

davantage la préparation du tissu

économique local.

Des communes et des PME

en phase de préparation

Si les grandes administrations locales

ont déjà initié des démarches de mise en

conformité, de nombreuses petites communes

restent en recherche de repères.

« Certaines ne savent tout simplement

pas par où commencer. Souvent, elles

dépendent fortement de prestataires externes

pour leur informatique et manquent


33

de visibilité sur leur propre niveau de sécurité

», explique Olivier Antoine.

C’est précisément pour répondre à cette

problématique que le Cyberscore mise

sur une approche terrain et collaborative.

Lors des évaluations, les prestataires IT

des communes ou des organisations sont

directement intégrés aux échanges afin

d’obtenir une vision claire des pratiques

réellement en place. Luxcontrol affirme

également vouloir maintenir des coûts

accessibles pour favoriser l’adoption de

cette première démarche de cybersécurité.

Une évaluation standard représente ainsi

un budget inférieur à 5.000 euros HT, incluant

l’analyse sur site, le rapport et le

plan de recommandations », déclare David

Covelli.

Le domaine de la santé apparaît également

comme un secteur particulièrement

concerné par les enjeux de cybersécurité.

Hôpitaux, structures de soins et acteurs de

l’aide à domicile figurent parmi les organisations

directement impactées par NIS2.

« La protection des données de santé devient

un enjeu majeur », souligne Sébastien

Weiland.

CISO as a service

Afin d’accompagner cette montée en puissance

des besoins, Luxcontrol poursuit

le développement de ses services avec le

soutien de sa maison mère TÜV Rheinland

en Allemagne, qui dispose de plusieurs

centaines de spécialistes cybersécurité,

preuve que les enjeux liés à ce domaine

se développent de façon exponentielle.

Luxcontrol, initialement composée d’une

seule personne en 2024, compte désormais

plusieurs collaborateurs et élargit

progressivement son portefeuille

de services : gouvernance, gestion des

risques, tests d’intrusion ou encore

sécurité offensive.

« Parmi les offres qui suscitent le plus

d’intérêt figure notamment le CISO as

a Service, ou RSSI externalisé ». Le principe

: mettre à disposition des PME ou des

communes un responsable cybersécurité

externalisé à temps partiel. Souvent, cette

responsabilité est ajoutée à celle d’un

responsable IT déjà fortement sollicité.

Avec cette approche, nous mettons à disposition

une ressource capable d’aider à

structurer la gouvernance, les analyses de

risques et la documentation nécessaire »,

conclut Olivier Antoine.

Luxcontrol

8 Bd Des Lumières

L-4369 Esch-Belval

www.luxcontrol.com

Sébastien Weiland, Olivier Antoine et David Covelli


34

| DIGITAL & INNOVATION

TELKEA GROUP : UNE EXPERTISE

TECHNOLOGIQUE AU SERVICE DU

SECTEUR DE LA SANTÉ

Face à des établissements de

soins confrontés à des enjeux

toujours plus complexes, Telkea

développe des solutions technologiques

pensées pour simplifier

le quotidien des équipes et améliorer

la prise en charge des résidents.

Regards croisés sur les

réalités du terrain avec Olivier

Penin, Directeur Sales, Marketing

& Solutions et David Sanfilippo,

Project Manager - Software

Engineer.

De la téléphonie aux solutions

santé intégrées

Créée en 1929 sous le nom de Société Luxembourgeoise

de Téléphonie, le groupe

Telkea Luxembourg a progressivement

élargi son champ d’expertise bien au-delà

des seules infrastructures téléphoniques.

Au fil des décennies, l’entreprise a accompagné

les évolutions technologiques en

développant de nouveaux métiers : réseaux

informatiques, télécommunications,

sécurité des bâtiments, services cloud,

multimédia ou encore développement logiciel.

« Aujourd’hui, notre groupe s’articule

autour de quatre entités complémentaires

: Telkea ICT, Telkea Security, Telkea

Telecom et Telkea Soft. Chacune possède

sa propre spécialisation, mais l’ensemble

fonctionne comme un écosystème capable

de couvrir un large éventail de besoins

technologiques. Les deux premières interviennent

comme intégrateurs : leurs

équipes conçoivent, déploient et opèrent

des solutions technologiques adaptées

aux besoins des clients, qu’il s’agisse d’in-

Olivier Penin et David Sanfilippo

Un outil qui transforme

la complexité réglementaire

luxembourgeoise en processus

simples, fiables et automatisés


35

frastructures informatiques, de réseaux,

d'outils de communication, de sécurité

des bâtiments ou encore de multimédia.

De leur côté, Telkea Telecom agit comme

opérateur télécom, notamment dans les

domaines de l’internet, et des communications

fixes et mobiles, tandis que Telkea

Soft se concentre sur le développement

logiciel », développe Olivier Penin, Directeur

Sales Marketing & Solutions.

Si Telkea revendique aujourd’hui une place

particulière dans le secteur de la santé,

c’est avant tout grâce à sa connaissance

concrète du terrain. Pour le groupe, la technologie

seule ne suffit pas ; « les personnes

viennent chercher chez nous une

connaissance de leur métier », poursuit

Olivier Penin. Une vision qui se reflète

notamment dans le travail des équipes de

développement, puisqu’au-delà de leurs

compétences techniques, les développeurs

sont amenés à maîtriser les réalités

quotidiennes des structures d’hébergement

pour personnes âgées, des cabinets

médicaux ou encore des structures hospitalières

afin de concevoir des outils adaptés

à leurs usages. Cette compréhension

fine est d’autant plus essentielle que le

secteur de la santé ne se résume pas à une

logique administrative ou informatique ;

il combine des contraintes réglementaires,

des enjeux financiers importants, des

impératifs de continuité de service, mais

aussi une dimension profondément humaine.

« Nous devons parler leur langage.

C’est précisément là que nous apportons

une plus-value : comprendre les besoins

pour proposer des solutions adaptées »,

explique David Sanfilippo.

Une gestion simplifiée

du quotidien

Dans les structures d’hébergement pour

personnes âgées, les enjeux en matière

d’ICT sont aujourd’hui directement liés

à la capacité des établissements à fonctionner

de manière plus efficace, tout

en respectant un cadre réglementaire et

financier de plus en plus exigeant. C’est

précisément sur ce terrain que les solutions

développées par Telkea s’inscrivent,

avec une approche centrée sur la

digitalisation globale des processus et la

réduction des tâches administratives. Au

cœur de cette approche, le logiciel Gesto-

Care dédié au secteur des soins permet

de centraliser l’ensemble des données

liées à la prise en charge des résidents,

qu’il s’agisse des actes de soins, du suivi

administratif ou des obligations de reporting.

« L’objectif n’est pas uniquement de

numériser l’existant, mais de simplifier

le fonctionnement quotidien des équipes

en supprimant les doubles encodages,

en sécurisant les informations et en rendant

les données directement exploitables.

Cette logique de centralisation a

un impact concret sur l’organisation des

structures d’hébergement pour personnes

âgées. En réduisant le temps consacré

aux tâches administratives, les équipes

peuvent se recentrer sur leur mission première

: le soin », détaille Olivier Penin.

« Dans un secteur où les ressources humaines

sont sous pression, cette optimisation

permet également une meilleure

allocation des moyens, en rééquilibrant

le temps entre activités administratives

et présence auprès des résidents. C’est

l’outil qui transforme la complexité réglementaire

luxembourgeoise en processus

simples, fiables et automatisés », poursuit

David Sanfilippo.

Autre élément important dans le fonctionnement

des structures d’hébergement

pour personnes âgées : la communication.

Elle ne se limite plus aujourd’hui

à un simple échange entre un résident et

un membre du personnel, mais s’inscrit

dans une chaîne complète d’informations

qui structure l’ensemble des processus

internes. Dans les solutions développées

par Telkea, cette dimension est intégrée

à travers des outils d’appel infirmier et

de gestion des alertes, qui permettent de

transmettre instantanément une demande,

de la tracer et de l’intégrer dans le suivi

de la prise en charge. Au-delà de l’échange

direct, ces systèmes permettent aussi de

structurer des processus essentiels comme

le reporting, les statistiques d’activité

ou encore la conformité aux normes en

vigueur. Ils s’adaptent également à des situations

plus sensibles, notamment dans

le cas de résidents atteints de troubles cognitifs

ou de démence, où la gestion des

interactions doit être à la fois simple, discrète

et sécurisée. L’objectif est de garantir

une réponse rapide tout en évitant les

situations de désorientation ou de risque.

En réduisant le temps

consacré aux tâches administratives,

les équipes peuvent

se recentrer sur leur mission

première : le soin

Des solutions construites

avec le terrain

Parmi les structures accompagnées par

Telkea figure notamment la Fondation Pescatore,

devenue au fil des années un véritable

client de référence pour le groupe.

Plus qu’un simple utilisateur, l’établissement

a participé à l’évolution même du

logiciel GestoCare développé par Telkea.

« La solution est née sur le terrain avec des

besoins spécifiques et non à partir d’un

cahier des charges théorique », précise David

Sanfilippo. Depuis plus de vingt-cinq

ans, les équipes travaillent main dans la

main avec les professionnels de la structures

d’hébergement pour personnes âgées

afin d’adapter les fonctionnalités aux réalités

du quotidien : suivi des soins, gestion

administrative, coordination des équipes

ou encore optimisation des processus internes.

Une collaboration de long terme

qui a également accompagné la réécriture

complète du logiciel ces dernières années,


36

| DIGITAL & INNOVATION

avec l’objectif de conserver les usages essentiels

tout en intégrant une architecture

technologique de nouvelle génération.

Aujourd’hui, cette expérience de terrain

constitue un argument fort auprès d’autres

établissements du secteur. « Si cela

fonctionne dans une structure comme

Fondation Pescatore, il n’y a pas de raison

que cela ne fonctionne pas ailleurs », confie

Olivier Penin.

Au-delà des structures d’hébergement

pour personnes âgées, Telkea collabore

également avec d’autres acteurs majeurs

du secteur médico-social luxembourgeois.

Il est aussi actif auprès de résidences

seniors, mais également auprès de grands

réseaux multisites ou d’organisations

combinant plusieurs activités liées au

soin, au handicap ou à l’accompagnement

social.

Un cadre strict et maîtrisé

Dans un secteur aussi sensible que celui

de la santé, la réglementation autour des

données constitue un pilier essentiel des

solutions ICT. Avec l’entrée en application

du RGPD et, plus récemment, de normes

comme NIS2, les exigences en matière de

protection, de traçabilité et de sécurité des

informations se sont considérablement

renforcées. Pour Telkea, cette dimension

est intégrée dès la conception des solutions,

notamment via une gestion fine des

droits d’accès dans les logiciels. « Chaque

utilisateur ne dispose que des informations

strictement nécessaires à son rôle :

par exemple, un profil administratif n’a

pas accès aux données médicales des résidents,

ce qui limite fortement les risques

d’usage inapproprié ou de fuite interne »,

explique David Sanfilippo.

Au-delà de cette gestion des droits, la

sécurisation technique des données constitue

un autre axe fondamental. Les informations

sensibles sont chiffrées, aussi

bien au niveau du stockage que lors des

échanges entre les différents postes utilisateurs

et les serveurs. Cette approche garantit

un haut niveau de protection contre

les tentatives d’extraction ou d’interception

de données. En parallèle, l’ensemble

des actions réalisées dans le système est

tracé de manière précise : toute consultation,

modification ou export de données

peut être attribué à un utilisateur, avec

une horodatation complète. Cette traçabilité

est essentielle à la fois pour répondre

aux obligations réglementaires et pour assurer

un contrôle interne rigoureux.

Enfin, la sécurité ne s’arrête pas au logiciel

en tant que tel. Elle concerne aussi

toute l’infrastructure informatique autour.

Telkea s’appuie d’ailleurs sur une

expérience dans des environnements très

encadrés, comme le secteur financier, où

les exigences en matière de contrôle et

de cybersécurité sont particulièrement

élevées. « Cette double expertise, à la fois

sur les applications et sur les systèmes,

nous permet d’avoir une vision complète

de la chaîne de sécurité. Concrètement,

les solutions peuvent être déployées soit

directement chez le client, soit hébergées

dans les infrastructures Cloud de Telkea au

Luxembourg dans un mode "Cloud Privé".

Dans les deux cas, l’idée reste la même :

garder la maîtrise totale des données,

savoir où elles se trouvent, qui y accède et

dans quelles conditions elles sont utilisées »

conclut Olivier Penin.

Un rendez-vous dédié aux

structures d’hébergement

pour personnes âgées

Le 4 juin prochain, Telkea organisera

un événement entièrement dédié aux

structures d’hébergement pour personnes

âgées, avec l’objectif de réunir les

différents profils qui participent au fonctionnement

quotidien de ces structures :

directions financières, soins, ressources

humaines et techniques. Pensée comme

une journée d’échanges avant tout, la

rencontre s’articulera autour de quatre

grandes thématiques : la gestion logicielle

des structures d’hébergement pour

personnes âgées, les outils de communication

et d’appel infirmier, les solutions

médias et signalétiques, ainsi que les infrastructures

IT et la sécurité des bâtiments.

Après une première partie orientée

présentations, les participants pourront

échanger directement avec les experts de

chaque domaine lors de démonstrations

et discussions plus informelles. Plusieurs

clients viendront également partager leur

retour d’expérience concret, à l’image de

la Fondation Pescatore. Pour l’entreprise,

cette journée doit avant tout permettre

aux acteurs du secteur de confronter leurs

enjeux, leurs pratiques et leurs besoins

autour de solutions pensées spécifiquement

pour leur réalité de terrain.

Telkea Group

1, rue de Bitbourg

L-1273 Luxembourg

www.telkea.com



38

| DIGITAL & INNOVATION

IA DURABLE : LA VRAIE QUESTION

N’EST PLUS TECHNOLOGIQUE

La prochaine bataille de l’IA ne sera pas seulement celle de la puissance,

mais celle de la confiance, de l’efficience et du développement

humain. À mesure que l’intelligence artificielle transforme les

organisations, les questions qu’elle soulève dépassent largement le

cadre technologique. Au Luxembourg, cette transformation touche

déjà les services financiers, l’administration publique, la santé,

l’énergie ou encore l’industrie. Mais pour Daniel Meyer, Country Director

de Fujitsu Luxembourg, l’enjeu ne se limite plus à la performance

des modèles : il concerne aussi l’énergie, la confiance, les

compétences… et le modèle de société que nous voulons construire

à l’ère de l’IA.

Derrière la puissance,

la pression énergétique

Lorsqu’on parle d’IA durable, le premier

réflexe est souvent de penser à la consommation

des centres de données et à l’impact

carbone des infrastructures numériques.

Et l’enjeu est loin d’être théorique :

selon Gartner, la consommation électrique

mondiale des centres de données pourrait

plus que doubler d’ici 2030.

La montée en puissance de l’IA exerce

déjà une forte pression sur les capacités

de calcul et les ressources énergétiques.

Une IA durable devra donc s’appuyer sur

des modèles plus efficients (faut-il toujours

un LLM ou un SLM suffirait-il parfois

?) des infrastructures plus sobres et

des technologies capables de fournir davantage

de performance pour moins de

consommation.

C’est précisément l’un des objectifs de

FUJITSU-MONAKA, processeur de nouvelle

génération prévu pour 2027 et conçu

pour améliorer significativement l’efficacité

énergétique des futurs centres de

données. « Réduire l’IA durable à sa seule

dimension environnementale serait une

erreur », estime Daniel Meyer.

Sans confiance, l’IA ne sera

jamais durable

Le véritable sujet est aussi celui de la

confiance. « Une IA ne peut être durable

que si elle reste explicable, sécurisée et

maîtrisée. Une technologie opaque ou insuffisamment

supervisée finit toujours par

fragiliser les organisations qui l’utilisent »,

souligne Daniel Meyer.

C’est dans cette logique que des plateformes

comme Fujitsu Kozuchi ont été

conçues : rendre l’IA plus fiable, plus

transparente et plus sûre grâce à des mécanismes

de gouvernance, de sécurité et

de contrôle des usages.

Chez Fujitsu, cette vision repose sur trois

piliers : l’impact, la confiance et l’efficacité.

Car une innovation ne peut être durable

si elle n’est pas maîtrisée dans ses

coûts, ses usages et ses risques.

Le risque invisible : fragiliser

l’apprentissage humain

Mais au-delà de la technologie, le sujet le

plus décisif reste peut-être ailleurs : notre

capacité à préserver le développement humain.

L’un des grands paradoxes des prochaines

années sera probablement celui-ci :

l’IA peut augmenter les personnes… mais

elle peut aussi affaiblir les parcours qui

permettent justement de construire les

compétences nécessaires pour bénéficier

pleinement de son potentiel.

Aujourd’hui, l’IA générative accélère déjà

certaines tâches et libère du temps pour

des activités à plus forte valeur ajoutée.

C’est un progrès réel. Mais en automatisant

certaines étapes du travail, nous risquons

aussi de supprimer des occasions

d’apprendre.

Or, les talents se construisent progressivement

: analyser, rédiger, corriger, recommencer,

progresser. Ce sont précisément

ces étapes qui développent le jugement, la

compréhension du terrain et la capacité à

prendre des décisions complexes.

« Qui deviendra senior demain si personne

n’a eu l’occasion d’être junior aujourd’hui?

» interroge Daniel Meyer. Pour

le Luxembourg, cette réflexion est parti-

Le véritable enjeu n’est peutêtre

pas seulement de savoir

jusqu’où l’IA peut accélérer

les organisations, mais

dans quelle direction nous

souhaitons les faire évoluer


39

culièrement importante. Notre pays repose

sur une économie de la connaissance,

de la confiance et de la proximité, dans un

marché où l’attraction et la fidélisation

des talents sont devenues stratégiques.

Le véritable défi des dirigeants

L’IA ne peut pas être introduite uniquement

comme un outil de productivité. Elle

doit aussi être pensée comme un levier

d’augmentation des capacités humaines.

« Le véritable enjeu n’est peut-être pas seulement

de savoir jusqu’où l’IA peut accélérer

les organisations, mais dans quelle direction

nous souhaitons les faire évoluer »,

souligne Daniel Meyer.

Quelle vision

voulons-nous construire ?

Quel équilibre voulons-nous préserver

entre performance, confiance, développement

humain et qualité de vie ? « Les

collaborateurs doivent être accompagnés

dès maintenant pour développer leur

pensée critique, comprendre les limites

de l’IA et identifier les risques liés aux

biais, aux hallucinations ou encore aux

réponses convaincantes mais incorrectes,

ce que certains appellent déjà le « persuasion-bombing

» », explique Daniel Meyer.

En effet, une organisation durable ne se

contente pas d’être efficace aujourd’hui,

elle prépare les compétences dont elle

aura besoin demain.

Dans un pays comme le Luxembourg, où la

réputation et la responsabilité comptent

autant que la performance technique,

cette capacité devient essentielle. La

question n’est donc pas seulement technologique

ou économique. Elle concerne

aussi le modèle de société que nous souhaitons

construire : une course permanente

à la rentabilité immédiate, ou une

croissance plus durable, plus équilibrée et

plus humaine. C’est dans cette logique que

s’inscrit l’approche de Fujitsu en matière

d’IA responsable. Le Fujitsu Way place la

confiance, l’empathie et l’aspiration au

cœur de l’innovation, avec une conviction

simple : une technologie n’a de valeur que

si elle renforce durablement les organisations,

les personnes et la société.

L’IA transformera profondément le travail.

La question n’est donc plus de savoir

si nous devons adopter l’IA, mais comment.

Une IA durable doit être performante

en énergie, solide en gouvernance

et ambitieuse pour l’humain. « La vraie

performance de l’IA ne se mesurera pas

seulement à ce qu’elle automatise, mais à

ce qu’elle permettra encore aux humains

de devenir », conclut Daniel Meyer.

Fujitsu Luxembourg

89C, rue Pafebruch

L-8303 Capellen

www.fujitsu.com/lu

Daniel Meyer


40

| DIGITAL & INNOVATION

PROXIMUS NXT LUXEMBOURG :

L’ATOUT D’UN SOC LOCAL POUR

PROTÉGER LES COMMUNES

Face à la montée des cyberattaques, les communes se retrouvent

en première ligne, souvent avec des moyens limités pour y faire

face. Dans ce contexte, la question des solutions locales, capables

d’intervenir rapidement et de comprendre les réalités du terrain,

devient centrale. Éclairage avec David De Bartolo, Cyber Security

Analyst chez Proximus NXT Luxembourg.

Pourquoi les communes

sont-elles devenues des cibles

privilégiées des cyberattaques

ces dernières années ?

Nous constatons une hausse nette des cyberattaques

visant les communes, ce qui

se traduit aussi par un intérêt grandissant

pour les dispositifs de cybersécurité,

comme les SOC (Security Operations Cen-

ter). Cette évolution s’explique en grande

partie par la digitalisation des services publics.

Là où une grande partie des informations

était autrefois conservée sur papier,

elles sont aujourd’hui stockées dans des

systèmes informatiques ou dans le cloud.

Ce basculement vers le numérique a mécaniquement

élargi la surface d’exposition,

rendant ces données plus accessibles

aux attaquants. Il faut également tenir

compte d’une réalité budgétaire. Les communes

n’ont pas les mêmes moyens que

de grandes entreprises pour investir dans

la cybersécurité. Les dispositifs de protection

sont donc souvent moins avancés, ce

qui peut les rendre plus vulnérables face à

des attaques de plus en plus sophistiquées.

De plus, les données qu’elles détiennent

constituent une cible de choix. Il s’agit

d’informations très sensibles liées aux

citoyens, comme l’identité, des éléments

administratifs ou parfois même des informations

de santé. Celles-ci ont une forte

valeur sur les circuits illégaux, notamment

pour des usages comme l’usurpation

d’identité ou des campagnes de phishing

Un SOC local comprend

mieux les spécificités des

communes, leur organisation,

leurs contraintes et leur

écosystème réglementaire


41

ciblées. Leur exploitation peut entraîner

des conséquences très concrètes, ce qui

en fait un levier particulièrement attractif

pour les cybercriminels.

Quels types d’attaques

observez-vous aujourd’hui

le plus fréquemment ?

Nous voyons très clairement une explosion

des attaques de type phishing, avec

une tendance de plus en plus marquée vers

des campagnes ciblées. Concrètement,

cela passe très souvent par des courriels

qui semblent parfaitement légitimes, par

exemple avec une facture en pièce jointe

au format PDF. L’utilisateur télécharge le

document sans méfiance, mais celui-ci

contient en réalité un malware. Une fois

ouvert, il peut se connecter à des serveurs

externes, récupérer des informations ou,

dans certains cas, chiffrer les données via

un ransomware.

Ce qui a véritablement changé, c’est le

niveau de sophistication. Il y a quelques

années, ces courriels étaient relativement

faciles à repérer, notamment à cause de

fautes d’orthographe ou de formulations

approximatives. Aujourd’hui, avec l’essor

des intelligences artificielles, les messages

sont beaucoup mieux rédigés, beaucoup

plus crédibles et donc bien plus difficiles à

identifier. Même les liens peuvent sembler

fiables au premier regard, alors qu’ils redirigent

en réalité vers des sites frauduleux

qui imitent parfois très fidèlement les plateformes

officielles. Résultat, le phishing

reste aujourd’hui l’un des vecteurs d’attaque

les plus utilisés, mais aussi l’un des

plus efficaces.

Quel est concrètement le rôle d’un

SOC auprès des communes, audelà

de la simple surveillance des

systèmes ?

Un SOC ne se limite pas à une surveillance

passive. Concrètement, nous centralisons

l’ensemble des événements issus des infrastructures

informatiques : journaux

systèmes, logs des serveurs, des postes

de travail ou encore des équipements de

sécurité. Toutes ces informations sont regroupées

et analysées dans un point unique

afin d’avoir une vision globale de ce

qui se passe en temps réel. À partir de là,

nous appliquons des règles de détection

qui permettent d’identifier des comportements

suspects ou des schémas d’attaque.

Lorsqu’une activité anormale est détectée,

nous pouvons intervenir rapidement, alerter

la commune concernée et surtout l’accompagner

dans les premières actions à

mener. Dans le cas d’un ransomware, par

exemple, il peut s’agir d’isoler une machine

pour éviter la propagation, tout en

conservant les éléments nécessaires à l’analyse.

Nous assurons également un suivi

continu de l’incident, depuis les premières

alertes jusqu’à sa résolution complète.

Cela permet de comprendre l’évolution de

l’attaque, d’orienter la réponse en temps

réel et d’accompagner la commune dans

la phase de rétablissement, ce que nous

appelons le « recovery ». L’objectif est

d’avoir une réaction rapide, structurée

et surtout coordonnée pour limiter au

maximum l’impact.

En quoi le fait de travailler avec un

SOC local constitue-t-il un véritable

avantage pour les communes par

rapport à un prestataire étranger ?

Le choix d’un partenaire local ne relève

pas uniquement d’une question de proximité

géographique, mais bien d’efficacité

opérationnelle en situation de crise. Lorsqu’un

incident de cybersécurité survient,

chaque minute compte. Le fait de pouvoir

compter sur des équipes situées dans le

même pays, voire à quelques kilomètres

seulement, change concrètement la capacité

de réaction. Les équipes de réponse à

incident peuvent se déplacer rapidement

si nécessaire, échanger directement avec

les interlocuteurs sur place et surtout intervenir

sans les délais inhérents à des

prestataires basés à l’étranger, où la logistique

est forcément plus lourde.

Il y a également des contraintes concrètes

liées au fonctionnement même des équipes.

Les fuseaux horaires, par exemple,

peuvent devenir un vrai frein : un incident

qui se déclenche en pleine journée au Luxembourg

peut tomber en pleine nuit pour

une équipe située à l’autre bout du monde.

Dans ces conditions, la gestion n’est pas la

même, notamment en termes de réactivité

et de coordination. À cela s’ajoute la question

de la communication, qui est loin

d’être anodine dans ce type de situation.

Travailler dans le même environnement

linguistique, avec une compréhension

partagée du cadre réglementaire luxembourgeois

et européen, permet d’éviter les

incompréhensions et d’accélérer les prises

de décision.

Enfin, il existe un enjeu de connaissance

du terrain qui est souvent sous-estimé. Un

SOC local comprend mieux les spécificités

des communes, leur organisation, leurs

contraintes et leur écosystème réglementaire.

Cette proximité permet d’adapter les

réponses de manière beaucoup plus fine et

pertinente. Dans la gestion d’un incident

cyber, cette combinaison entre réactivité,

compréhension du contexte et coordination

directe constitue un avantage très

concret au quotidien.

En quoi cela s’inscrit-il dans

les enjeux de souveraineté

numérique ?

Aujourd’hui, une grande partie des infrastructures

cloud repose encore sur des

acteurs américains comme Microsoft, Google

ou Amazon. Cette dépendance n’est

pas anodine : certaines pannes récentes

ont montré à quel point de nombreux

services pouvaient devenir indisponibles

en cascade. Cela soulève une question de

fond, celle du contrôle réel des données et

des infrastructures. À l’échelle européenne

comme nationale, des initiatives émergent

pour développer des alternatives, mais

le chantier reste conséquent et s’inscrit

dans le temps. L’enjeu consiste à trouver

un équilibre. Les solutions proposées par

les grands acteurs restent attractives, notamment

pour des raisons économiques et

technologiques, mais il devient essentiel

de prévoir des alternatives ou des solutions

de repli. Dans ce contexte, certaines

approches hybrides se développent. Proximus

propose par exemple un cloud reposant

sur une technologie existante, tout

en étant entièrement opéré et maîtrisé en

interne, avec la possibilité d’être déconnecté

de l’écosystème du fournisseur.

Retrouvez un cas concret d’application

du SOC Proximus NXT auprès de la

commune de Hesperange :

Youtube

Proximus NXT Luxembourg

18, rue du Puits Romain

L-8070 Bertrange

www.proximusnxt.lu

Spotify


42

| DIGITAL & INNOVATION

LE 8 E FORUM INTERDISCIPLINAIRE

SUR L’INCLUSION NUMÉRIQUE

MET LA LANGUE AU CŒUR DE

LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

Le mercredi 20 mai 2026, le Pavillon

SKIP à Esch-Belval a accueilli

la 8 e édition du Forum

interdisciplinaire sur l’inclusion

numérique, organisée par le ministère

de la Digitalisation. Cet

événement a réuni près de 130

représentants institutionnels,

académiques et experts du numérique

autour des enjeux linguistiques

et sociétaux liés à

l’évolution numérique.

L’aprèsmidi a débuté par la présentation

du Plan d‘action national d’inclusion numérique

20262030, assurée par Ben Max,

du ministère de la Digitalisation. Cette intervention

a permis de présenter les nouvelles

priorités et actions pour continuer à

renforcer l’accès équitable au numérique

au Luxembourg.

Une keynote académique est ensuite venue

enrichir les échanges. Intitulée « Vu

Luxusbuerg bis LLM - déi digital Geschicht

vum Lëtzebuergeschen », elle a été présentée

par Dr Caroline Döhmer, de l’Université

du Luxembourg. Son exposé a retracé

l’évolution de la langue luxembourgeoise

dans l’environnement numérique, tout en

abordant les enjeux actuels liés aux technologies

linguistiques.

Les discussions se sont poursuivies autour

d’une table ronde consacrée à la question

des barrières linguistiques dans le numérique.

Josiane Boever et Daniel Wagener

(Zenter fir d’Lëtzebuerger Sprooch,

ministère de la Culture), Alain Vagner

(Service Information et presse, ministère

d’État) ainsi que Pit Frank (GovTech

Lab, ministère de la Digitalisation) ont

partagé leurs expériences et analyses,

mettant en évidence les freins existants

ainsi que les leviers institutionnels et

technologiques permettant d’améliorer

l’accès aux services numériques dans un

contexte multilingue.

Prix de l’inclusion numérique

L’événement s’est conclu par la remise du

« Prix de l’inclusion numérique » 2026,

décerné par la ministre de la Digitalisation,

Stéphanie Obertin. Créé en 2022, ce

prix récompense les projets retenus dans

le cadre de l’appel à projets pour l’inclusion

numérique du ministère de la Digitalisation.

Cette année, cette distinction

a mis à l’honneur cinq initiatives exemplaires

contribuant de manière concrète

à l’inclusion des publics les plus éloignés

du numérique :

• Akzent avec leur projet « Accessimple »

• CID Fraen an Gender avec leur projet

« Inklusive Bibliothek »

• Fondation APEMH avec leur projet « Isie

News »

• Help avec leur app « CAPy »

Akzent et la ministre de la Digitalisation, Stéphanie Obertin © Ministère de la Digitalisation

• Stëmm vun der Strooss avec leur projet

« Stëmm Iessen »

Stéphanie Obertin a mis en avant la qualité

des projets, en soulignant leur importance

pour la réduction du fossé numérique au

Luxembourg. Elle a également tenu à remercier

tous les acteurs impliqués dans

le développement du 2 e Plan d’action

national d’inclusion numérique présents

dans la salle et a mis en exergue la collaboration

exemplaire dans ce contexte. Des

vidéos présentant les projets sélectionnés

sont disponibles sur la chaîne YouTube du

ministère de la Digitalisation.

Communiqué par le ministère de la Digitalisation


Appel ignoré,

attention assurée

Pour tous

les bons gestes :

scannez-moi !

visionzero.lu/fr/securiteroutiere

Des petites contraintes pour un trajet sécurisé au travail

Partenaires de la campagne


44

| DIGITAL & INNOVATION

REVÊTEMENTS AVANCÉS DESTINÉS

AUX VANNES DE GAZ INDUSTRIELLES :

LE LIST ET ROTAREX POURSUIVENT

LEUR COLLABORATION

Le Luxembourg Institute of Science and

Technology (LIST) et Rotarex SA ont

annoncé le lancement d'ALDACIA, une

collaboration de recherche sur trois ans

visant à développer des revêtements fonctionnels

de nouvelle génération pour des

vannes de gaz destinées aux industries de

l'hydrogène, de la microélectronique et

des semi-conducteurs.

Ce projet s'inscrit dans la continuité d'une

précédente collaboration entre les deux

organisations, qui avait démontré que

des revêtements avancés pouvaient être

appliqués sur les surfaces internes de

composants industriels opérant dans des

environnements particulièrement exigeants.

Cette première réussite avait validé

non seulement le potentiel protecteur

de tels revêtements, mais également leur

pertinence pour des applications où les

traitements de surface conventionnels atteignent

leurs limites.

Avec ALDACIA, les partenaires entendent

aller bien plus loin en développant une

nouvelle classe de revêtements industriels

innovants et multifonctionnels, tout en

s'attaquant à l'un des défis les plus ambitieux

du génie des surfaces : le traitement

fiable de substrats internes tridimensionnels

complexes à l'échelle industrielle.

Les revêtements développés dans le cadre

d'ALDACIA sont conçus pour combiner

plusieurs fonctions, ouvrant ainsi de

nouvelles perspectives pour des composants

industriels plus intelligents et plus

résilients. En associant innovation des

matériaux, ingénierie de surface avancée

et développement de procédés, le projet

ambitionne de repousser les frontières des

technologies de revêtement industriel.

Le nom ALDACIA, acronyme d'Advanced

Coatings for Industrial Applications,

évoque également un terme italien archaïque

signifiant audace ou hardiesse. Il

traduit la volonté du projet de relever des

défis à haut risque et à fort impact, et de

dépasser les limites actuelles des technologies

de surface industrielles.

Jurgen Joossens, Deputy CEO du LIST, déclare

: « ALDACIA illustre parfaitement le

type de recherche ancrée dans l'industrie

que le LIST mène. En associant la science

fondamentale des matériaux à une feuille

de route industrielle claire, cette collaboration

avec Rotarex génèrera des innovations

à la fois scientifiquement significatives

et directement pertinentes pour des

marchés mondiaux critiques, de la microélectronique

à l'hydrogène propre. »

Et Philippe Schmitz, Deputy CEO de Rotarex,

d’ajouter : « Les procédés de fabrication

de semi-conducteurs deviennent

chaque année plus exigeants. ALDACIA

réunit l'expertise applicative de Rotarex

et la science des matériaux du LIST pour

garantir que nos solutions de contrôle de

gaz soient toujours prêtes à répondre aux

défis de demain. »

Communiqué par le Luxembourg Institute

of Science & Technology - LIST

© Crédit LIST



46

BRÈVES

MINISTERIELLES

PAR ARMAND D'ANTONIO

CHAMBRE DES DÉPUTÉS

CYBERSÉCURITÉ : DEUX TEXTES

VOTÉS POUR RENFORCER

LA RÉSILIENCE NATIONALE

Les députés ont voté deux projets de

loi clés en matière de sécurité et de

résilience numériques. Le premier, qui

transpose le cadre européen sur les entités

critiques, oblige les opérateurs de

services essentiels (énergie, eau, transports,

santé, finance, alimentation,

infrastructures) à anticiper tous types

de crises : catastrophes naturelles, sabotages,

accidents industriels, ruptures

d'approvisionnement. Elles devront

évaluer leurs risques, protéger leurs

installations, former leurs équipes et signaler

rapidement tout incident à l'État.

Le second, dans la lignée de la directive

NIS2, impose des mesures de cybersécurité

concrètes aux entreprises

concernées et le signalement rapide de

toute attaque informatique.

CONSEIL D'ÉTAT

700 LOGEMENTS ACCESSIBLES

VERRONT LE JOUR AU KIRCHBERG

Le Conseil d'État a rendu son avis sur

le projet de loi 8657 autorisant l'État

à participer au financement du développement

de logements abordables

sur le site « J.F. Kennedy-Sud » au Kirchberg,

à Luxembourg-Ville. Ce projet

d'envergure prévoit la construction

d'environ 700 unités résidentielles

destinées à élargir l'offre de logement

abordable dans la capitale, sur un

terrain stratégique situé à proximité

directe du tram et des grandes institutions

européennes. L'institution a

également rendu plusieurs avis déterminants

ce printemps, notamment sur

les contributions du Luxembourg aux

programmes de l'Agence spatiale européenne

et sur la libération différée du

capital social minimum des SARL.

MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ

L'AÉROPORT DU FINDEL

SE PRÉPARE À DOUBLER

SA CAPACITÉ D'ICI 2050

Le tout premier Masterplan stratégique

de l'aéroport de Luxembourg a été

présenté après deux ans de travaux.

Le document prévoit un doublement

du trafic passagers d'ici 2050, avec

10,6 millions de voyageurs attendus

soit environ deux fois le niveau actuel

ainsi qu'une hausse de 50% du fret.

Parmi les principaux projets figurent

l'agrandissement des deux terminaux,

la réaffectation de la gare souterraine,

la création d'un salon d'honneur et un

déploiement progressif des investissements

dans une logique durable.

MINISTÈRE DES FINANCES

FINANCES PUBLIQUES :

UN DÉMARRAGE 2026 PRUDENT

Les recettes de l'État continuent de

progresser et atteignent 7,92 milliards

d'euros, soit 4,5% de plus qu'il y a un

an. Le solde reste positif, à hauteur

de 59 millions d'euros, mais il recule

nettement par rapport au début 2025.

Les rentrées fiscales des particuliers

augmentent (+8,1%), tandis que celles

des entreprises sont en baisse (-11,8%).

Dans un contexte international tendu,

le ministre des Finances Gilles Roth appelle

à la prudence, tout en rappelant

que le Luxembourg conserve son précieux

triple A.

MISSION ÉCONOMIQUE

CAP SUR LE MAROC POUR

LEX DELLES ET UNE VINGTAINE

D'ENTREPRISES

Le ministre de l'Économie, des PME, de

l'Énergie et du Tourisme, Lex Delles, a

conduit une mission économique officielle

au Maroc, accompagné d'une

délégation de 30 représentants issus

de 22 entreprises luxembourgeoises

et de la Chambre de Commerce. Le

point d'orgue de la visite est le Forum

économique Maroc-Luxembourg co-organisé

avec la Confédération Générale

des Entreprises du Maroc (CGEM) à Casablanca.

Avec un Royaume en pleine

accélération de ses investissements (infrastructures

portuaires et ferroviaires,

5G, fibre optique, Coupe du monde

2030), l'objectif est de positionner les

entreprises luxembourgeoises sur des

projets d'ingénierie, de cybersécurité et

de technologies industrielles.

MINISTÈRE DE LA FAMILLE

LANCEMENT DE LA 4 E SEMAINE

NATIONALE DE PRÉVENTION

DU SURENDETTEMENT

Le ministère a ouvert la quatrième édition

de la Semaine nationale de prévention

du surendettement à l'Abbaye

de Neumünster, en collaboration avec

Inter-Actions ASBL et la Ligue médico-sociale.

À cette occasion, un nouveau

calculateur de budget a été lancé :

un outil accessible en cinq langues,

permettant à chacun d'analyser sa situation

financière et d'anticiper d'éventuels

déséquilibres. Un large éventail

d'activités a aussi été proposé sur l'ensemble

du territoire à destination du

grand public, des jeunes et des professionnels

du secteur social. Ce dispositif

s'inscrit dans le Plan d'action national

pour la prévention et la lutte contre

la pauvreté.


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Un SOC

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Services de surveillance avancée pour anticiper, détecter et

réagir le plus rapidement possible.

Face à des cybermenaces toujours plus sophistiquées, la

proximité fait la différence. Avec un SOC basé au Luxembourg,

bénéficiez d’une surveillance continue, d’une réaction rapide et

d’une expertise alignée avec vos enjeux de souveraineté et de

conformité.

Anticipez les menaces avant qu’elles n’impactent votre activité.

Scannez le QR code pour contacter un expert Proximus NXT Luxembourg.


48

| IMMOBILIER & CONSTRUCTION

QUAND LA SANTÉ REDESSINE

LE TERRITOIRE LUXEMBOURGEOIS

À quelques mètres du château

de Wiltz, un nouveau morceau

de ville se forme lentement,

presque en silence. Rien, à première

vue, ne signale une transformation

majeure. Pourtant, le

futur complexe « Schlasskéier »

dépasse déjà largement le périmètre

d’un projet hospitalier

classique. Il s’inscrit dans

une recomposition plus large,

où les infrastructures de santé

cessent d’être des objets

isolés pour devenir des lieux

de croisement entre soins,

ville et usages quotidiens.

Clinique de jour, centre médical, restaurant,

place publique, parking souterrain :

en phase d’avant-projet sommaire, le

projet dessine une organisation où les

fonctions ne s’empilent pas, mais se répondent.

La frontière entre équipement

médical et espace urbain devient poreuse,

presque secondaire.

Dans un pays où l’espérance de vie atteint

83,4 ans*, la santé ne relève plus uniquement

du système hospitalier. Elle s’inscrit

dans une dynamique territoriale plus

large, marquée par le vieillissement de la

population, l’évolution des pratiques médicales,

la recherche de proximité et les

exigences de transition énergétique. Les

infrastructures ne sont plus des objets

figés, mais des ensembles soumis à des

ajustements continus.

Le project management comme

architecture de cohérence

Dans ce contexte, la difficulté ne réside

plus seulement dans la technique, mais

dans la capacité à maintenir ensemble

des univers qui ne parlent pas spontanément

le même langage. « Un projet de

santé ne ressemble plus à un projet de

bâtiment classique. Il s’agit de faire fonctionner

ensemble des logiques médicales,


49

techniques, urbaines et politiques, sur

plusieurs décennies », explique Sébastien

Kribs, chef d’unité Project Management.

Très vite, les projets deviennent des espaces

de négociation permanente. Les

acteurs se multiplient, chacun avec ses

contraintes propres, parfois difficilement

compatibles à première vue. « Professionnels

de santé, collectivités, architectes,

bureaux techniques, exploitants… chacun

arrive avec ses contraintes et ses objectifs.

Le rôle du project management consiste

à transformer cette diversité en un cadre

cohérent, où les décisions s’enchaînent

sans rupture et où le projet garde une direction

claire. »

Ce rôle dépasse la simple coordination

opérationnelle. Il s’agit moins de gérer des

tâches que de maintenir une continuité de

lecture dans un environnement fragmenté.

Des infrastructures qui

n’atteignent jamais un état final

Les équipements de santé ont une particularité

structurelle : ils ne se stabilisent

jamais complètement. Leur usage

évolue, leurs technologies changent,

leurs fonctions se reconfigurent au fil du

temps. « Les bâtiments médicaux doivent

être pensés comme des organismes

évolutifs », poursuit Sébastien Kribs.

« La complexité d’un projet

de santé ne vient pas de

l’accumulation des contraintes,

mais de leur interdépendance

permanente. » Sébastien Kribs

Sébastien Kribs, chef d’unité Project Management et Jacques Seywert, associé de Schroeder & Associé et chef de service Bâtiments et Ouvrages d’Art


50

| IMMOBILIER & CONSTRUCTION

« Les technologies, usages et besoins des

patients changent. Un hôpital conçu aujourd’hui

doit pouvoir absorber ces transformations

sans perdre en efficacité. »

Cette logique s’installe très tôt dans les

projets, bien avant les premières lignes

de conception. Elle se joue dans un moment

souvent déterminant : la programmation.

« La programmation est un moment

décisif. C’est là que se construit la

cohérence globale : les flux de patients,

les relations entre services, les contraintes

techniques, les marges d’évolution. Si cette

étape est mal définie, tout le projet en

dépend ensuite. »

Dans les faits, cette phase agit comme

une matrice invisible. Elle conditionne

les choix futurs, les arbitrages techniques,

mais aussi la capacité d’adaptation du

bâtiment dans le temps.

Chez Schroeder & Associés, le project

management intervient sur l’ensemble

du cycle de vie : études, coordination des

intervenants, suivi des coûts et des délais,

analyse des risques, arbitrages stratégiques.

Mais un autre enjeu apparaît de plus

en plus nettement : rendre intelligible ce

qui ne l’est pas spontanément. « Sur des

opérations de cette complexité, il faut permettre

aux maîtres d’ouvrage de décider

au bon moment, avec une vision claire des

conséquences de chaque choix. »

À Wiltz, un projet inséré dans

la ville plutôt qu’ajouté à elle

Le projet « Schlasskéier », qui prévoit la

construction d'un nouveau bâtiment multi-usage

avec une unité de services de

diagnostic et de traitement médicaux ambulatoires

du Centre Hospitalier du Nord

(CHdN), un centre médical régional ainsi

qu’un parking couvert, illustre concrètement

cette évolution. Développé par l’administration

communale de Wiltz et le CHdN

en étroite collaboration avec le ministère

de la Santé et de la Sécurité sociale, il ne

se limite pas à une logique d’équipement.

Avec plus de 3.500 m² pour la clinique

de jour, 1.200 m² pour le centre médical,

complétés par un restaurant, des espaces

publics et un parking souterrain de plus de

200 places, l’ensemble vise une certification

DGNB Gold. Mais sa véritable portée

se joue ailleurs : dans sa relation au site. À

proximité immédiate du château de Wiltz,

de l’Hôtel de Ville et des commerces de

la ville-haute, le projet s’insère dans une

structure urbaine existante au lieu de s’y

ajouter. « L’idée n’est plus de créer un équipement

isolé, mais un lieu qui participe

à la vie de la ville », souligne Sébastien

Kribs. « Un centre de santé doit fonctionner

comme un espace ouvert, accessible et

intégré, pas comme une structure fermée

sur elle-même. »

Cette logique impose un travail fin entre

disciplines. Autour du projet, les expertises

se croisent : Drees & Sommer pour

l’inventaire clinique, Beng Architectes

Associés, les bureaux d’ingénierie

LSC360 et Goblet Lavandier & Associés,

Papaya Urbanistes et Architectes paysagistes,

ainsi que l’architecte Mathias Kirn

de Munich.

Mais la difficulté ne réside pas seulement

dans la diversité des acteurs. Elle tient surtout

à leur synchronisation. « Il ne s’agit

pas uniquement de piloter des tâches. Il

faut créer une continuité entre des expertises

différentes, avec des logiques propres

et des temporalités qui ne coïncident

pas toujours. » Dans ce contexte, le project

management agit comme une ligne de

continuité. Il absorbe les décalages, arbitre

les tensions, soutient une cohérence

d’ensemble au fil des étapes.

Dans un hôpital en activité,

on n’a jamais le luxe

de l’interruption

Le chantier hospitalier

comme gestion permanente

de l’imprévisible

Dans les hôpitaux en activité, une contrainte

domine toutes les autres : ne jamais

interrompre le soin. « Un chantier

en milieu hospitalier ne peut jamais être

traité comme un chantier classique »,

rappelle Jacques Seywert, associé de

Schroeder & Associé et chef de service

Bâtiments et Ouvrages d’Art. « L’enjeu est

de maintenir les activités médicales tout

en intervenant dans un environnement

extrêmement sensible. »

Très concrètement, chaque intervention

est contrainte par une multitude de paramètres

: bruit, vibrations, accès, circula-

tion, logistique interne. Rien ne peut être

laissé à l’improvisation, surtout à proximité

de services critiques. Les méthodes

de travail sont donc fragmentées, phasées,

adaptées à chaque zone et à chaque moment.

Au Centre Hospitalier de Luxembourg,

tout comme au Centre Hospitalier

Emile Mayrisch, des extensions en

structure légère ont permis de maintenir

l’activité tout en limitant les nuisances. «

Dans ce type de projet, la précision de la

coordination est déterminante. Le moindre

décalage peut impacter directement

les soins. »

Le secteur évolue aussi vers des infrastructures

très spécifiques, comme les

hélistations hospitalières. Sur le site

de l’Hôpital Zitha, ces ouvrages combinent

contraintes structurelles, exigences

aéronautiques et impératifs médicaux. «

Ce sont des ouvrages complexes, mais leur

finalité reste simple : gagner du temps

pour sauver des vies », souligne-t-il.

Quand la santé redessine

les territoires

Au Luxembourg, ces projets de santé traduisent

une évolution progressive mais

structurelle. Ils ne se lisent plus uniquement

comme des opérations techniques

ou hospitalières. Ils s’inscrivent dans un

environnement où chaque intervention

doit composer avec des usages existants,

des circulations actives, et des lieux

déjà vécus.

« Dans un hôpital en activité, on n’a jamais

le luxe de l’interruption », rappelle

Jacques Seywert. « Chaque décision de

chantier se mesure à son impact immédiat

sur les soins. Le reste passe toujours

après. » Ce rapport direct à la contrainte

redéfinit la manière même d’intervenir

: phasage, précision, anticipation

deviennent des conditions de base, non

des optimisations.

« Ce qu’on cherche, au fond, c’est à éviter

la rupture », poursuit-il. « Rupture dans

les soins, rupture dans les usages, rupture

dans le fonctionnement du site. » Derrière

ces ajustements très concrets, une

transformation plus large se dessine : les

infrastructures de santé ne s’ajoutent plus

au territoire, elles composent avec lui, en

permanence, à l’échelle du quotidien.

*Sources : Observatoire National de la Santé

2023 et Health at a Glance 2025 report


LE BAILLEUR

SOCIAL AU

SERVICE DES

COMMUNES

Bailleur social agréé, nous gérons déjà plus de 800

logements à travers le pays.

Partenaire des communes, nous assurons la gestion

locative, administrative et sociale.

Une solution clé en main, sans charge

supplémentaire pour la commune.

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abordable depuis de nombreuses années.

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52

| IMMOBILIER & CONSTRUCTION

GESTION LOCATIVE SOCIALE : UN

ACCOMPAGNEMENT AU SERVICE

DES PROPRIÉTAIRES

Michel Monteiro


53

Dans un contexte où l’accès au

logement reste l’un des principaux

défis au Luxembourg, la

gestion locative sociale apparaît

plus que jamais comme une

solution concrète, à la fois pour

les propriétaires et pour les ménages

en recherche d’un logement

stable. Au sein de l’Agence

Immobilière Sociale, Michel

Monteiro occupe le poste de

conseiller propriétaire depuis

près de six ans. Son rôle : accompagner

les propriétaires qui

souhaitent confier leur bien à

la gestion locative sociale et assurer

un suivi complet tout au

long du processus.

Sécuriser les propriétaires

et simplifier la gestion

La gestion locative sociale permet à des

propriétaires de confier leur logement

à l’AIS, qui devient alors l’intermédiaire

entre eux et les bénéficiaires. L’un des

principaux avantages reste la sécurité

financière puisque l’AIS garantit le paiement

du loyer au propriétaire, même en

cas de difficulté rencontrée par le locataire.

« Le propriétaire n’a pas de souci à

se faire au niveau du loyer », souligne Michel

Monteiro. Au-delà de cette garantie,

l’accompagnement proposé couvre également

la gestion quotidienne du logement :

états des lieux, suivi administratif, entrées

et sorties des occupants, accompagnement

social ou encore remise en état du

bien en fin de contrat. Le propriétaire dispose

ainsi d’un interlocuteur unique tout

au long de la location. « Nous sommes sa

seule personne de contact », explique-t-il.

L’AIS garantit également une certaine

flexibilité au terme du contrat. Lorsque

le propriétaire souhaite récupérer son

logement, un préavis de trois à six mois

permet aux équipes de reloger les occupants

et d’assurer une transition dans de

bonnes conditions.

Une progression du nombre

de logements confiés à l’AIS

Aujourd’hui, l’AIS gère près de 800 logements,

dont environ la moitié est mobilisée

auprès de propriétaires privés. Les

autres logements appartiennent à la fondation,

à l’État ou aux communes. Ces dernières

années, Michel Monteiro a observé

une progression dans le nombre de propriétaires

qui se tournent vers la gestion

locative sociale. « J’ai vraiment remarqué

une grande évolution ces deux ou trois

dernières années », constate-t-il.

Selon lui, plusieurs facteurs expliquent

cette tendance. Dans un marché immobilier

devenu plus incertain, les propriétaires

recherchent davantage de stabilité

et de sécurité. « Ces derniers souhaitent

quelqu’un qui paie son loyer régulièrement

et ne pas avoir à gérer eux-mêmes

toutes les démarches », explique-t-il.

Les réformes mises en place par le gouvernement

récemment ont également contribué

à rendre le dispositif plus attractif.

« L’exemption fiscale accordée aux propriétaires

est progressivement passée de

50% à 75%, puis à 90% aujourd’hui. Cette

évolution témoigne d’une volonté publique

de soutenir davantage la mobilisation

des logements vacants pour aider les

plus fragiles », déclare Michel Monteiro.

Entre transparence

et accompagnement

des propriétaires

Tous les propriétaires ne correspondent

cependant pas forcément au modèle

de la gestion locative sociale. Certains

contactent l’AIS avec des attentes de

loyers comparables au marché privé. Dans

ces situations, le conseiller privilégie toujours

un discours honnête et réaliste. « Si

quelqu’un vient uniquement avec l’idée

d’obtenir un loyer très élevé, cela ne fonctionnera

pas chez nous. Il faut être réaliste

et sincère ».

Cette transparence se retrouve aussi dans

l’accompagnement proposé aux propriétaires

disposant de logements vacants

depuis plusieurs années. Certains biens

nécessitent des rénovations ou des travaux

de remise en état avant de pouvoir

être intégrés dans le dispositif. Là encore,

l’AIS accompagne les démarches administratives

et techniques : demande de devis,

coordination des travaux ou conseils sur

les aménagements nécessaires.

Dans certains cas, les familles des propriétaires

prennent également le relais. Il

arrive régulièrement que les enfants d’une

personne âgée ou malade contactent l’AIS

afin de trouver une solution pour gérer

un logement devenu difficile à entretenir

ou à administrer. « Les familles n’ont

pas toujours le temps ou les connaissances

pour gérer un logement vacant.

Nous sommes à leurs côtés pour simplifier

toutes ces démarches ».

Une mission sociale avant tout

Contrairement au marché locatif traditionnel,

la gestion locative sociale repose

sur une procédure structurée qui nécessite

plusieurs étapes : visite du logement,

validation technique, établissement du

contrat, recherche d’un ménage adapté

pour les familles par les équipes sociales

puis validation finale du dossier. « Entre

la première visite et le début du contrat, il

faut souvent compter deux à trois mois »,

précise Michel Monteiro.

Cette organisation permet d’assurer un

accompagnement social durable pour

les bénéficiaires et une gestion sécurisée

pour les propriétaires. Enfin, Michel Montero

tient à rappeler que les différents

acteurs de la gestion locative sociale au

Luxembourg poursuivent tous le même

objectif. Selon lui, il ne s’agit pas d’un

secteur concurrentiel, mais d’un engagement

collectif au service du logement et

des personnes les plus précaires. « Nous

ne sommes pas des concurrents. Nous

sommes tous dans le même bateau et

nous faisons tous le même travail : aider

les gens ».

Agence Immobilière Sociale

202b, rue de Hamm

L-1713 Hamm

www.fondation-logement.lu

Tel: 26 48 39 52


54

| IMMOBILIER & CONSTRUCTION

BEREIT FÜR DEN SOMMER:

TAFF SORGT FÜR SAUBERE

AUSSENFLÄCHEN

Wenn die Tage länger werden, verlagert sich das Leben wieder nach

draußen. Terrassen werden genutzt, Einfahrten und Höfe fallen

stärker ins Auge, Fassaden stehen im hellen Sommerlicht und Dächer

zeigen nach den feuchten Monaten oft deutliche Spuren von

Moos, Algen und Schmutz. Genau jetzt ist der richtige Zeitpunkt,

Außenflächen professionell reinigen zu lassen – bevor Ablagerungen

sich weiter festsetzen und aus optischen Mängeln langfristige

Materialprobleme entstehen.

TAFF Reinigungsdienst aus Beaufort ist

in Luxemburg auf anspruchsvolle Reinigungsarbeiten

rund um Gebäude und

Außenanlagen spezialisiert. Das Unternehmen

arbeitet für Privatkunden,

Hausverwaltungen, Gemeinden, öffentliche

Einrichtungen sowie Gewerbe- und

Industriebetriebe. Im Mittelpunkt stehen

eine fachgerechte Beurteilung der Oberflächen,

moderne Reinigungstechnik und

eine Ausführung, die gründlich, sicher und

materialschonend ist.

Ein besonderer Fokus liegt auf der Terrassenreinigung.

Gerade Terrassen,

Gehwege, Hofeinfahrten und andere befestigte

Flächen sind im Alltag stark beansprucht.

Regen, Laub, Pollen, Algen und

Moose hinterlassen mit der Zeit dunkle

Beläge, machen Oberflächen unansehnlich

und können sie rutschig werden

lassen. TAFF entfernt diese Ablagerungen

mit angepasstem Druck, geeigneter Wassertechnik

und auf das Material abgestimmten

Verfahren. Ob Naturstein, Beton,

Pflaster oder andere Außenbeläge: Ziel ist

eine sichtbar gepflegte Fläche, die wieder

sicher nutzbar ist und pünktlich zur

Sommersaison einen sauberen Eindruck

macht. Vorab können sie sich anhand einer

gratis Testfläche überzeugen.

Auch bei der Fassadenreinigung zeigt

sich der Nutzen professioneller Pflege

besonders deutlich. Fassaden prägen den

ersten Eindruck eines Gebäudes, sind aber

gleichzeitig dauerhaft Witterung, Feinstaub,

Abgasen und organischem Bewuchs

ausgesetzt. Verfärbungen, Algenstreifen

und Schmutzränder lassen Immobilien

schnell älter wirken, als sie tatsächlich

sind. TAFF prüft Material, Verschmutzungsgrad

und Zugänglichkeit, bevor das

passende Reinigungsverfahren gewählt

wird. So lassen sich viele Fassaden wirksam

auffrischen, ohne direkt an einen

TAFF Verkaufsteam


55

TAFF Terrassenreinigung

TAFF Solarreinigung mit Reinigungsroboter

neuen Anstrich denken zu müssen. Auch

hier erstellt TAFF vor Ort gerne vorab eine

gratis Testfläche.

Eine Fassadenreinigung

von TAFF ist bis zu 70 Prozent

günstiger als ein Anstrich.

Für Eigentümer bedeutet das eine

wirtschaftlich attraktive Möglichkeit, den

Wert und die Wirkung ihrer Immobilie zu

verbessern. In vielen Fällen ist die Reinigung

nicht nur schneller erledigt, sondern

auch ressourcenschonender. Zudem kann

häufig auf ein aufwendiges Gerüst verzichtet

werden, was Kosten, Zeit und organisatorischen

Aufwand reduziert.

Ein weiterer wichtiger Leistungsbereich

ist die Dachreinigung. Dächer sind über

das ganze Jahr hinweg Sonne, Regen,

Frost, Feuchtigkeit und organischen

Ablagerungen ausgesetzt. Besonders

Moose und Flechten können Feuchtigkeit

speichern und damit die Alterung

der Dachfläche beschleunigen. TAFF setzt

auf gründliche, aber schonende Reinigungsmethoden

und arbeitet je nach

Gebäudehöhe, Dachneigung und Zugänglichkeit

mit Hebebühnen, klassischen

Reinigungssystemen oder unternehmenseigenen

Drohnen. Dadurch können auch

schwer erreichbare Dachbereiche effizient

bearbeitet werden und das immer ohne

teure Gerüstlösungen.

Bei Photovoltaik- und Solaranlagen steht

für TAFF vor allem ein Ziel im Vordergrund:

die Wiederherstellung der vollen Energieproduktion.

Verschmutzungen durch

Staub, Pollen, Vogelkot, Feinstaub oder

landwirtschaftliche Ablagerungen reduzieren

die Lichtaufnahme der Module und

können den Ertrag spürbar senken. TAFF

reinigt Solaranlagen mit entmineralisiertem

Wasser und materialschonenden

Verfahren ohne aggressive Chemikalien.

Bei größeren Anlagen kommen bei Bedarf

spezielle Reinigungsroboter zum Einsatz,

die große Modulflächen gleichmäßig

und sicher bearbeiten. Eine fachgerechte

Solarreinigung hilft, die Leistungsfähigkeit

der Anlage wieder zu optimieren

und die Wirtschaftlichkeit der Investition

zu sichern.

Ergänzend bietet TAFF auch professionelle

Glasreinigung für Fensterflächen,

Glasfassaden und transparente Bauelemente

an. Gerade im Sommer zeigt sich

schnell, ob Glasflächen gepflegt sind: Saubere

Fenster verbessern den Lichteinfall,

werten Gebäude optisch auf und sorgen

für einen klareren Gesamteindruck. Auch

hier kommen geeignete Reinigungssysteme

und sichere Zugangslösungen zum

Einsatz.

TAFF versteht Außenreinigung als Beitrag

zum langfristigen Werterhalt von Immobilien.

Ob Terrasse, Fassade, Dach oder Solaranlage:

Jede Fläche wird individuell beurteilt

und mit einem passenden Verfahren

behandelt. So entstehen Reinigungslösungen,

die nicht nur kurzfristig sauber

wirken, sondern Substanz, Sicherheit und

Funktion dauerhaft unterstützen. Da die

Nachfrage erfahrungsgemäß zur Sommersaison

steigt, empfiehlt sich eine frühzeitige

Terminvereinbarung.

„TAFF … und du bist baff!“

TAFF S.à r.l.

6, rue des Promenades

L-6314 Beaufort

www.taff.lu


56

POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU FUTUR

BOUNEWEGER LYCÉE LUXEMBOURG :

UN CAMPUS MODERNE POUR APPRENDRE

ET ENSEIGNER AUTREMENT

La ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, a

procédé à la pose de la première pierre du nouveau Bouneweger Lycée

Luxembourg, aux côtés de Claude Meisch, ministre de l'Éducation

nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse, en présence du bourgmestre

de la Ville de Luxembourg, Lydie Polfer, et du directeur du

lycée, Mike Borschette.

Kooperativ – innovativ – engagéiert:

un projet pédagogique au service

des élèves et du corps enseignant

Le Bouneweger Lycée Luxembourg propose

une large offre scolaire, couvrant

l'enseignement secondaire classique

(classes inférieures) et général, de nombreuses

formations professionnelles et

un BTS. Le futur campus est conçu pour

accueillir environ 2.150 élèves, et 200 enseignantes

et enseignants. Pensé à la fois

comme un lieu d'apprentissage et un véritable

lieu de vie, le futur campus offrira

un environnement stimulant, inclusif et

adapté aux besoins quotidiens des élèves

comme du personnel éducatif.

« Avec cette nouvelle construction, nous

faisons le choix d'une approche pédagogique

résolument tournée vers l'interaction

et la collaboration, afin de faciliter

l'intégration de chaque élève et de renforcer

durablement la cohésion de la communauté

éducative. Le futur campus scolaire

de Bonnevoie est un lieu pensé pour répondre

concrètement aux besoins et aux

attentes des élèves comme du corps enseignant,

en y intégrant pleinement l'activité

sportive. À travers cette infrastructure

moderne, les élèves évoluent dans un environnement

motivant, inclusif et connecté,

où ils peuvent s'épanouir et construire

leur avenir », a souligné la ministre Yuriko

Backes à cette occasion.

Le projet intègre des infrastructures spécialisées

adaptées à cette offre pédagogique

diversifiée. Parmi celles-ci figurent

des ateliers dédiés aux métiers de l'alimentation

(boucherie, charcuterie, boulangerie

et pâtisserie), ainsi que des installations

pour la restauration collective

et professionnelle. Ces dernières sont

complétées par des restaurants d'application

permettant l'apprentissage des

métiers du service en conditions réelles.

Le lycée comprend également des ateliers

consacrés aux formations dans les domaines

de la métallurgie, de l'électricité et

de l'électronique. Le complexe intègre en

outre un pôle sportif comprenant une piscine,

quatre terrains de sport intérieurs,

un dojo et une salle de fitness.

Une attention particulière sera accordée

aux classes inférieures grâce à une organisation

en "clusters", conçue pour accompagner

progressivement les élèves

dans la transition entre l'école fondamentale

et le lycée et favoriser un encadrement

de proximité ainsi que des parcours

plus individualisés.

Le nouvel ensemble, combiné aux infrastructures

existantes, formera le

campus scolaire de Bonnevoie. L'aménagement

du site a été pensé pour favoriser

les mobilités actives et renforcer les

connexions entre les quartiers environnants.

L'organisation des accès garantit

un haut niveau de sécurité, en distinguant

clairement les flux piétons des circulations

liées aux véhicules. Idéalement situé,

le lycée bénéficie d'une excellente

desserte grâce à un arrêt de tram, ses

multiples lignes de bus et sa proximité

immédiate avec aussi bien la gare centrale

que la gare de Howald en tant que pôles

d'échange multimodaux. Il est également

aisément accessible à vélo grâce au réseau

d'infrastructures cyclables.

Le ministre Claude Meisch a souligné:

« Les infrastructures modernes du nouveau

Lycée Bouneweg Luxembourg incarnent

pleinement notre vision d'un lycée

tourné vers l'avenir, où chaque élève

peut apprendre, s'épanouir et trouver sa

place dans le monde de demain. Grâce notamment

à ses espaces de collaboration,

ses lieux de vie conviviaux, ses environnements

technologiques innovants et ses

ateliers spécialisés, le futur campus scolaire

sera au service de la réussite de tous

les élèves. Conçu selon une organisation

en « clusters » pour les classes inférieures,

le lycée bénéficiera d'un aménagement qui

favorisera les apprentissages, l'échange

et la collaboration. Car aujourd'hui, apprendre

ne consiste plus uniquement à

transmettre des connaissances: il s'agit

aussi de stimuler la créativité, de développer

l'esprit d'équipe et de permettre aux

jeunes de grandir ensemble ».

Une architecture inclusive

pensée pour favoriser les échanges

et le bien-être au quotidien

Le programme architectural est structuré

en trois entités distinctes: le bâtiment

principal du lycée avec ses espaces communs

et ateliers alimentaires, les ateliers

dédiés aux métiers techniques, ainsi que le

centre sportif.


57

Cette organisation permet d'adapter les

constructions aux spécificités de chaque

activité, tout en facilitant la gestion des

espaces et leur utilisation quotidienne.

Le projet intègre également une approche

pédagogique favorisant les interactions

et la collaboration. Des espaces de rencontre

sont aménagés à chaque niveau

afin d'encourager les échanges interdisciplinaires

et de fluidifier les déplacements

au sein du site. Un vaste atrium sur deux

niveaux regroupe les principales fonctions

communes, tandis que de larges escaliers

servant de gradins créent des lieux de rassemblement

au cœur de l'établissement.

L'interconnexion des espaces tels que les

réfectoires, la salle polyvalente et le foyer

permet de générer des synergies entre les

différentes activités.

Les choix constructifs, avec des structures

en béton ou en bois, privilégient la modularité

et l'adaptabilité des bâtiments, afin

d'accompagner l'évolution des besoins pédagogiques.

Une attention particulière est

également accordée à la durabilité, avec

l'utilisation de matériaux responsables, le

recours à des énergies renouvelables, notamment

des panneaux photovoltaïques,

des pompes à chaleur et des toitures végétalisées.

Il intègre en outre des solutions

telles que le béton recyclé et la réutilisation

de matériaux issus de démolition, afin

de réduire l'empreinte environnementale

du futur campus.

Communiqué par le ministère de la Mobilité

et des Travaux publics / ministère de l’Éducation

nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse /

Administration des bâtiments publics


58

BRÈVES

COMMUNALES DU SUD

PAR ARMAND D'ANTONIO

ESCH-SUR-ALZETTE

DE LA FRICHE INDUSTRIELLE

AU QUARTIER HABITÉ :

METZESCHMELZ PREND FORME

Sur 63 hectares entre Esch et Schifflange,

l'ancienne aciérie cède lentement

la place à l'un des plus grands

projets urbains du pays. Le futur

quartier Metzeschmelz prévoit environ

4.360 logements dont 30% à prix

encadrés, près de 7.880 emplois et

entre 8.000 et 10.000 habitants à l'horizon

2031. La déconstruction du hall

à mitraille et du four électrique est en

cours. Le plan directeur, conçu par un

consortium international, mise sur la

renaturation de l'Alzette, la mobilité

douce et l'économie circulaire : trois

marqueurs désormais incontournables

des grandes opérations de reconversion

luxembourgeoises.

DIFFERDANGE

UN NOUVEL ÉCOQUARTIER VOIT

LE JOUR À NIEDERKORN

Le Fonds du logement et la Ville de

Differdange ont lancé la construction

de cinq maisons unifamiliales dans le

futur écoquartier « Mathendahl », à

Niederkorn. Chaque habitation offrira

127 m² habitables et quatre chambres,

pour un budget total de 4,8 millions

d'euros TTC. Ce premier chantier

marque le début d'un projet bien plus

vaste : à terme, le nouveau quartier

accueillera 245 appartements et 150

maisons, ainsi que des surfaces commerciales.

Près d'un tiers du site sera

consacré aux espaces verts et publics,

dans une logique de mixité d'usages.

Les habitations seront destinées à la

location abordable.

DUDELANGE

NEISCHMELZ : LA MÉTAMORPHOSE

DE L'ANCIENNE ACIÉRIE

EST LANCÉE

Sur le site de l'ancienne aciérie au

sud de Dudelange, le futur écoquartier

NeiSchmelz commence à prendre

forme : sur 33 hectares de friche industrielle,

1.575 logements verront

le jour, dont près de la moitié en location

abordable. Au cœur du futur

quartier, l’ancien Hall wagonnage, un

bâtiment industriel historique, est en

cours de transformation pour devenir

le « Lokschapp », un futur espace culturel

et associatif. Le projet entrera en

phase de construction en 2026, et les

premières unités de logement seront

livrées en 2028. Au total, environ 3 600

habitants pourront s'installer dans ce

nouveau quartier d'ici 2030.

PÉTANGE

UN PONT PIÉTON-CYCLISTE POUR

RELIER TROIS PAYS

La commune est partenaire chef de

file du projet TRI-PONT, qui prévoit la

construction d'un pont réservé aux

piétons et aux cyclistes au Point Triple,

à l'endroit où se rejoignent le Luxembourg,

la Belgique et la France. L'ouvrage

reliera directement Pétange,

Aubange et Mont-Saint-Martin, dans la

vallée de la Chiers. L'objectif : favoriser

une mobilité douce et transfrontalière,

dans un cadre naturel préservé. Le

projet est cofinancé par l'Union européenne

dans le cadre du programme

Interreg Grande Région 2021-2027.

Au-delà de sa fonction pratique, le pont

est pensé comme un lieu de rencontre

et un symbole fort de la coopération

entre les trois communes voisines.

SANEM

À BELVAL-NORD, UN NOUVEAU

LIEU DE VIE ALLIANT LOGEMENT,

SOCIAL ET SERVICES

La commune mène aujourd’hui un

grand projet qui réunit logement abordable

et services de proximité. À terme,

68 logements en location occuperont

deux lots dédiés. Le site accueillera

également la nouvelle maison sociale,

des locaux pour une équipe de

proximité communale, une salle multifonctionnelle

pour les associations,

des cabinets médicaux, un restaurant

et un nouvel accès à la Waassertrap.

Les travaux de terrassement sont en

cours, et l'achèvement est attendu au

plus tard en juillet 2026. Le quartier de

Belval-Nord, déjà bien connu pour sa

friche industrielle reconvertie, gagne

ainsi une nouvelle dimension orientée

vers le vivre-ensemble.

SCHIFFLANGE

UNE REFONTE D'ENVERGURE

DU SYSTÈME SCOLAIRE

ET PÉRISCOLAIRE

Avec une population passée de 7.000

à près de 12.000 habitants en deux décennies,

Schifflange engage une refonte

d'envergure de ses infrastructures

scolaires. Le masterplan communal

prévoit la modernisation et l'agrandissement

des écoles Lydie Schmit et Albert

Wingert, ainsi que l'extension des

capacités d'accueil de la maison relais.

Aujourd'hui limitée à 400 places, celleci

devra à terme pouvoir accueillir entre

800 et 900 enfants. L'enveloppe globale

du projet avoisine les 75 millions

d'euros. La commune participe par ailleurs,

aux côtés d'Esch-sur-Alzette, au

grand projet Metzeschmelz, qui transformera

l'ancien site sidérurgique en

un quartier résidentiel mixte de plus

de 4.000 logements.


Des solutions

modulaires

pour les

applications

commerciales

et communales

Viessmann propose aux

collectivités, aux entreprises

et aux services publics des

solutions avec une gamme

de pompes à chaleur air/eau et

sol/eau performantes pour le

chauffage et le refroidissement

d'immeubles résidentiels,

des bâtiments commerciaux,

des immeubles de bureaux,

des bâtiments publics et du

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60

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

UNE APPROCHE HOLISTIQUE

DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Face aux enjeux énergétiques actuels, les attentes des particuliers

comme des professionnels évoluent rapidement. Les consommateurs

recherchent aujourd’hui des solutions capables de combiner

performance, simplicité d’utilisation, maîtrise des coûts et durabilité.

Dans ce contexte, Viessmann entend se positionner comme un

partenaire global, capable d’accompagner ses clients bien au-delà

de la simple installation d’un système de chauffage. Explications

avec Günter Krings, Managing Director.

Une gamme pensée pour

tous les besoins

Grâce à son partenariat avec Carrier,

Viessmann a considérablement élargi son

offre ces dernières années, notamment

dans le domaine du refroidissement des

bâtiments. L’un des axes majeurs développés

par Viessmann repose sur l’adaptabilité

de ses solutions. La société mise

également sur le fait que ses produits

sont conçus avec les installateurs afin de

faciliter leur installation et leur mise en

service. « Les produits sont développés en

collaboration avec nos partenaires artisans

afin d’être aussi faciles à installer et à

mettre en service que possible », explique

Günter Krings.

Cette volonté de simplification passe également

par l’uniformisation des outils de

commande. Comme une grande partie des

équipements est développée et fabriquée

directement par le groupe, Viessmann a

pu mettre en place une plateforme unique

baptisée « One Base ». « Comme nous développons

et fabriquons pratiquement

tous nos produits nous-mêmes, nous

pouvons les équiper d’une plateforme de

commande entièrement unifiée, de sorte

que l’utilisation de tous nos appareils soit

homogène », explique-t-il.

Concrètement, cette plateforme permet

de faire communiquer entre eux différents

équipements comme les pompes

à chaleur, les installations photovoltaïques,

les batteries domestiques ou

encore les bornes de recharge pour véhicules

électriques. L’objectif est de simplifier

la gestion énergétique des bâtiments

grâce à un système HEMS (Home

Energy Management System) capable

d’optimiser automatiquement les flux

énergétiques du logement.

Des solutions connectées pour les

particuliers et les professionnels

Cette logique d’écosystème connecté se

retrouve également dans les outils numériques

proposés par Viessmann. Via l’application

ViCare, les utilisateurs peuvent

piloter leur installation énergétique à

distance depuis leur smartphone ou leur

tablette. Le système permet notamment

de suivre la consommation énergétique,

d’ajuster les paramètres de chauffage ou

encore de recevoir des notifications en cas

d’anomalie.

Pour les installateurs comme pour les

clients finaux, Viessmann met à disposition

des solutions de suivi énergétique accessibles

à distance. « Tant pour l’installateur

que pour le client final, il existe des

solutions permettant de surveiller l’installation

énergétique afin d’assurer ainsi

le suivi énergétique et la maintenance ».

L’entreprise propose également des

fonctionnalités complémentaires via un

abonnement mensuel. Celui-ci permet

notamment de bénéficier de conseils personnalisés

pour réduire sa consommation

énergétique.

Une offre accessible

à différents budgets

Au-delà de la technologie, Viessmann

souhaite également répondre à des réalités

économiques variées. « Nous couvrons

également un large éventail de prix, allant

d’une gamme d’entrée de gamme à

des produits de haute technologie dotés

de toutes les fonctionnalités imaginables.

Ainsi, notre partenaire installateur n’a

pas besoin de changer de fournisseur si

son client ne dispose pas d’une réserve

financière importante pour un système

de chauffage »

Pour accompagner les ménages dans leurs

investissements, Viessmann propose également

des solutions de financement développées

avec un partenaire bancaire.

Un accompagnement humain

et technique de proximité

Si l’entreprise met fortement en avant l’innovation

technologique, elle insiste tout

autant sur l’importance de l’accompagnement

humain. Au Luxembourg, Viessmann

dispose d’équipes technico-commerciales

qui interviennent directement

sur le terrain aux côtés des installateurs. «

Nos équipes se rendent sur place chez nos

partenaires ou chez l’utilisateur final pour

le conseiller et planifier une nouvelle installation

», explique Günter Krings.

Cette approche concerne également les

projets plus complexes destinés au commerce,

à l’administration ou à l’industrie.

Pour ces installations, l’entreprise

s’appuie sur un service d’offres composé

de plusieurs ingénieurs de projet spécialisés.

Une fois l’installation planifiée et

vendue, l’accompagnement se poursuit

tout au long du chantier. Les équipes

techniques interviennent pour le conseil

au montage, la mise en service des équipements

et les explications destinées aux

utilisateurs finaux.

« Les collaborateurs de notre service

technique peuvent procéder à la mise en

service en collaboration avec nos clients

artisans, ainsi que fournir toutes les explications

nécessaires à l’exploitant de l’installation.

» Le suivi après-vente fait égale-


61

ment partie intégrante du dispositif, avec

une assistance assurée aussi bien via une

hotline dédiée que directement sur site

grâce à des techniciens spécialisés.

Former les partenaires pour

renforcer l’autonomie

Enfin, Viessmann Luxembourg accorde

une place importante à la formation de

ses partenaires. À Steinsel, l’entreprise

dispose d’une académie où collaborateurs,

artisans et concepteurs peuvent suivre

des formations théoriques et pratiques

sur les différentes technologies proposées.

« Notre objectif premier est toutefois

de permettre à nos partenaires de gérer

de manière aussi autonome que possible

l’ensemble des prestations : conseil, planification,

mise en service et maintenance ».

Pour l’entreprise, cette montée en compétence

des professionnels constitue un

élément essentiel pour garantir la qualité

du parcours client. « Ce n’est que si l’ensemble

du parcours client est mené avec

beaucoup de compétence et de manière

satisfaisante à tous les niveaux que le

client final peut profiter de tous les avantages

de sa nouvelle installation énergétique

», conclut Günter Krings.

Viessmann Luxembourg Sàrl

35 Rue J-F Kennedy

L-7327 Steinsel

www.viessmann.lu


62

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

AU CŒUR DU RECYCLAGE

DES ÉQUIPEMENTS ÉLECTRIQUES

ET ÉLECTRONIQUES

Face à la multiplication des équipements électriques et électroniques,

leur recyclage devient un enjeu majeur. Depuis plus de

vingt ans, Ecotrel coordonne au Luxembourg la collecte, le traitement

et la réutilisation des appareils en fin de vie. Andy Maxant,

directeur, revient sur les défis du secteur, les enjeux du réemploi

et les solutions mises en place pour accompagner la transition vers

une économie circulaire.

Une mission née des obligations

européennes

Créée en 2004 à l’initiative de 43 sociétés,

Ecotrel joue aujourd’hui un rôle central

dans la gestion des déchets d’équipements

électriques et électroniques (DEEE)

au Luxembourg. « À travers la collecte, le

recyclage et la sensibilisation, nous accompagnons

les producteurs et les consommateurs

dans une démarche devenue

indispensable face aux enjeux environnementaux

actuels. Nous comptons aujourd’hui

946 sociétés membres. », déclare

Andy Maxant, directeur.

L’origine d’Ecotrel remonte à la transposition

en droit national de deux directives

européennes imposant aux producteurs

d’assumer la responsabilité des équipements

mis sur le marché une fois arrivés en

fin de vie. « Le producteur, dans sa définition

légale, c’est celui qui fabrique, celui

qui met en vente ou encore celui qui met

pour la première fois un appareil sur le

marché luxembourgeois », explique-t-il.

Ces sociétés ont ainsi l’obligation de financer

la collecte et le recyclage des appareils

usagés rapportés dans les centres de

ressources du pays.

Pour répondre à cette obligation collective,

les entreprises fondatrices ont créé

Ecotrel afin que l’association prenne en

charge ces missions pour leur compte. Depuis

plus de vingt ans, cette mission n’a

jamais changé, même si le cadre légal et

les priorités environnementales ont fortement

évolué.

Des chiffres en constante

augmentation

Aujourd’hui, les chiffres témoignent de

l’ampleur du travail réalisé. En 2025, 6.571

tonnes de déchets d’équipements électriques

et électroniques ont été collectées au

Luxembourg. Dans le même temps, près

de 7,8 millions d’appareils ont été mis sur

le marché, un chiffre en augmentation par

rapport à l’année précédente.

Au-delà du recyclage, la question de la

réutilisation prend une place grandissante.

C’est dans cette logique qu’a été

lancé le projet pilote « Social ReUse » fin

2018. « Le principe est simple : lorsqu’un

citoyen dépose un appareil encore fonctionnel

dans un centre de ressources,

celui-ci peut être orienté vers une filière

de réemploi plutôt que vers le recyclage.

Des acteurs sociaux récupèrent alors les

appareils, les testent et les remettent sur

le marché si leur état le permet », souligne

Andy Maxant. L’an dernier par exemple,

12.107 appareils ont été collectés

dans le cadre du projet, et 9.937 ont pu

être remis en circulation sur le marché de

la seconde main.

Du centre de ressources

au recyclage des matières

Concrètement, le parcours d’un appareil

électrique commence dès son achat. Une

cotisation de recyclage est intégrée au

prix payé par le consommateur. Celle-ci

permet ensuite de financer la collecte et

le traitement des appareils en fin de vie.

Lorsqu’un appareil devient inutilisable, il

peut être déposé dans un centre de ressources

ou lors des collectes mobiles organisées

à travers le pays.

Les déchets sont ensuite triés selon différentes

catégories. « Certains appareils

sont considérés comme « problématiques

», notamment les réfrigérateurs, les

lampes ou encore les radiateurs à bain

d’huile. D’autres, comme les petits appareils,

les écrans ou l’électroménager classique,

suivent une autre filière », précise

Andy Maxant.


63

Une étape primordiale du traitement est

réalisée au Luxembourg, à Bettembourg,

où les appareils sont démontés manuellement

afin d’être dépollués. Batteries,

condensateurs, câbles, circuits imprimés,

verre ou plastiques sont séparés afin

d’obtenir des matières plus pures avant

leur envoi vers des usines de recyclage

situées principalement en Belgique, en

France et en Allemagne.

« Nous sommes quasiment les seuls en Europe

à faire un démontage manuel de cette

manière », souligne-t-il. Ce travail minutieux

permet notamment de retirer des

composants potentiellement dangereux,

parfois même sur de très petits appareils.

Sensibiliser face

aux nouveaux défis

Si le système fonctionne globalement

bien, plusieurs défis demeurent. Parmi

eux figure le phénomène du « hoarding »,

ou thésaurisation, qui consiste à conserver

chez soi d’anciens appareils inutilisés

dans des tiroirs ou des caves. Une pratique

fréquente qui prive les filières de recyclage

de matières précieuses. Pour sensibiliser

les citoyens, Ecotrel mène des campagnes

de communication autour de ce sujet.

Autre problématique : les exportations

illégales ou mal tracées de matériel informatique.

Certains équipements professionnels

quittent le territoire sans intégrer

les circuits officiels de collecte et de

recyclage. « Dès que des produits ont une

certaine valeur, ils disparaissent parfois de

façon illégale du marché », explique Andy

Maxant. Le phénomène concerne particulièrement

le matériel informatique,

qui conserve une valeur résiduelle même

après plusieurs années d’utilisation.

La situation géographique du Luxembourg

constitue également un défi spécifique. De

nombreux consommateurs effectuent leurs

achats à l’étranger, tandis que certains

équipements utilisés au Luxembourg repartent

ensuite hors du pays sans revenir

dans les filières nationales de collecte.

« Pas de panique » :

une nouvelle campagne

Ecotrel mise avant tout sur la sensibilisation

et l’information. En 2026, l’association

prévoit une nouvelle campagne

articulée autour de quatre messages clés :

expliquer la cotisation de recyclage, rappeler

les bons réflexes de tri, encourager

la réutilisation et montrer concrètement

ce que deviennent les appareils une fois

collectés. Le mot d’ordre de cette campagne

: « Pas de panique ». « À travers des

vidéos courtes, de l’affichage urbain et des

actions de terrain, nous souhaitons apporter

des réponses simples et concrètes aux

questions des citoyens. « Notre objectif est

de rappeler les bons réflexes : trier, réutiliser

si possible, puis recycler », résume

Andy Maxant.

Ecotrel

11, Boulevard du Jazz

L-4370 Esch-Belval

www.ecotrel.lu

Andy Maxant, directeur


64

| ENVIRONNEMENT ET ÉNERGIE

UN ENJEU DE COLLECTE,

DE SÉCURITÉ ET DE VALORISATION

Avec l’augmentation constante des batteries mises sur le marché et

l’entrée en vigueur du nouveau règlement européen sur les batteries,

les défis liés à la collecte, au recyclage et à la sensibilisation du

public prennent une ampleur inédite. Rencontre avec Ecobatterien,

l’organisme chargé de coordonner au Luxembourg la collecte et le

traitement des batteries usagées. Explications avec son directeur,

Andy Maxant.

Pouvez-vous présenter

Ecobatterien et son rôle

au Luxembourg ?

Ecobatterien a été créée en 2009, à la suite

d’une directive européenne qui imposait

aux entreprises mettant des batteries

sur le marché de prendre en charge leur

collecte et leur recyclage. Pour répondre

à cette obligation, les sociétés concernées

se sont regroupées au sein d’une

structure commune.

Aujourd’hui, l’organisme compte 1.035

membres et coordonne l’ensemble du

système de reprise et de traitement des

batteries usagées au Luxembourg. Les

volumes que nous traitons témoignent

d’une croissance continue du secteur.

En 2025, près de 15 millions de batteries

ont été mises sur le marché luxembourgeois.

En parallèle, plus de 207 tonnes de

batteries portables et plus de 2.000 tonnes

de batteries de démarrage au plomb

ont été collectées.

Andy Maxant, directeur


65

Cette hausse régulière s’explique notamment

par l’essor des équipements électroniques,

des véhicules électriques et

des moyens de mobilité légère comme les

vélos ou trottinettes électriques.

Qu’est-ce qui change avec

le nouveau règlement européen

sur les batteries ?

Le principal changement réside dans le

passage d’une directive européenne à un

règlement européen directement applicable

dans tous les États membres. Avant,

les textes devaient être transposés dans

les lois nationales. Désormais, le règlement

s’applique directement.

Le texte modernise également les catégories

de batteries. La précédente directive,

datant de 2006, distinguait essentiellement

les batteries portables, industrielles

et de démarrage. Cette classification est

devenue insuffisante avec l’apparition

massive des batteries lithium-ion et des

véhicules électriques. Le nouveau règlement

introduit désormais plusieurs catégories

précises : batteries portables jusqu’à

5 kg, batteries pour moyens de transport

légers jusqu’à 25 kg, batteries de véhicules

électriques, batteries de démarrage,

d’éclairage et d’allumage, ainsi que batteries

industrielles.

Le règlement fixe aussi de nouveaux

objectifs ambitieux de collecte et de

recyclage. Pour les batteries portables,

le taux de collecte devra atteindre 63%

en 2027 puis 73% en 2030. Des objectifs

spécifiques concernent également les

batteries des moyens de transport légers,

avec un taux de collecte fixé à 51% en 2028

et 61% en 2031.

À cela s’ajoutent des exigences de recyclage

selon les familles chimiques : plus de

75% pour les batteries au plomb, 65%

pour les batteries lithium, 80% pour le

nickel-cadmium et 50% pour les autres

types de batteries.

Quels sont aujourd’hui les

principaux défis liés aux batteries ?

afin de rappeler les bons gestes de tri.

Déployée en français, luxembourgeois

et anglais, la campagne met en avant un

message simple : les batteries ne doivent

jamais être jetées dans la poubelle noire.

Le slogan choisi résume cette approche :

« Ceci est un trésor ». Derrière ce message,

l’idée est de rappeler que les batteries

contiennent des ressources précieuses

qui peuvent être récupérées et réutilisées

grâce au recyclage.

Des QR codes ont également été installés

sur les points de collecte afin de permettre

aux citoyens d’accéder directement à des

informations sur le tri, la sécurité et les

points de reprise.

Le recyclage des batteries

progresse-t-il réellement ?

Les progrès réalisés ces dernières années

sont considérables, notamment grâce aux

investissements industriels. Les batteries

collectées au Luxembourg sont principalement

traitées en France et en Allemagne,

dans des installations spécialisées qui

doivent atteindre les objectifs européens

sous peine de perdre leurs clients.

Pour nous, le premier défi reste la sensibilisation

du public. Malgré l’existence de

filières de collecte, trop de batteries finissent

encore dans les déchets ménagers. Le

grand défi, c’est de dire aux gens de ne pas

les jeter dans la poubelle. Cet enjeu est

d’autant plus important que les batteries

contiennent des matières premières valorisables

mais aussi des composants potentiellement

dangereux lorsqu’ils ne sont

pas traités correctement.

La question de la sécurité liée au lithium

constitue également un défi majeur. Avec

la multiplication de ce type de batteries

dans les appareils électroniques, les vélos

ou les véhicules électriques, les risques

d’incendie augmentent dans les circuits

de collecte et de traitement.

Pour répondre à ces enjeux, nous avons

adapté notre organisation. Depuis l’année

dernière, les batteries issues des

moyens de transport légers sont collectées

séparément dans les centres de ressources,

alors qu’elles étaient auparavant mélangées

aux batteries portables classiques.

Certaines usines vont désormais beaucoup

plus loin dans la valorisation des matériaux.

À partir de la « black mass », cette

poudre noire issue du broyage des batteries,

il devient possible de récupérer du

lithium et d’autres matières stratégiques.

En parallèle, de nouveaux modèles émergent

autour de la réutilisation des batteries.

Au Luxembourg, un acteur spécialisé

utilise notamment des robots assistés

par intelligence artificielle pour démonter

les batteries de véhicules électriques

et identifier les modules encore fonctionnels.

Ceux-ci peuvent ensuite être

réutilisés dans des systèmes de stockage

d’énergie. Nous parvenons quand même

à donner une seconde vie à certaines batteries,

au lieu de simplement les envoyer

au recyclage.

Ecobatterien

11, Boulevard du Jazz

L-4370 Esch-Belval

www.ecobatterien.lu

Nous menons aussi une importante campagne

de communication multilingue


66

| DOSSIER

MOBILISATION RENFORCÉE

DES COMMUNES LUXEMBOURGEOISES

POUR UN AVENIR PLUS RÉSILIENT

ET ADAPTÉ AU CHANGEMENT CLIMATIQUE


67

La 14 e édition de la journée Pacte Climat a

rassemblé plus de 220 responsables communaux,

partenaires institutionnels et

acteurs engagés aux niveaux local et régional

afin d’accélérer la transition énergétique

et de renforcer la protection du

climat - un objectif plus important que jamais.

Les communes jouent un rôle essentiel,

à la fois comme moteurs de l’action

locale et comme acteurs de première ligne

face aux défis actuels, en renforçant la résilience

des territoires et en contribuant à

bâtir un avenir plus indépendant, grâce à

des initiatives concrètes adaptées aux réalités

du terrain.

En présence du ministre de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité,

Serge Wilmes, cette journée a donc permis

au secteur communal de se familiariser

davantage avec des solutions et

possibilités de déploiement de mesures

d’adaptation au changement climatique.

Face à l’intensification des effets du dérèglement

climatique, l’adaptation s’impose

désormais comme un levier d’action

incontournable et complémentaire des

politiques de mitigation.

Près de la moitié des communes

certifiées pour leurs efforts

Le Pacte Climat, instrument central de

l’orientation de la politique communale,

offre aux communes une base solide pour

structurer efficacement leurs efforts et

prioriser les mesures à mettre en œuvre.

Le programme s’inscrit comme un cadre

stratégique structurant, proposant un

ensemble de mesures concrètes dans des

domaines essentiels tels que l’aménagement

du territoire, la mobilité durable et

l’organisation interne des communes. Il

a pour objectif d’accompagner les collectivités

dans leur transition énergétique

et climatique.

Remise de certifications

à 47 communes

Moment fort de la journée, la remise des

certifications Pacte Climat a permis de récompenser

les 47 communes luxembourgeoises

récemment auditées pour leurs

efforts dans le cadre du programme Pacte

Climat. Cette année 14 communes ont

franchi le seuil des 50 %, et 18 ont dépassé

le niveau des 65 %. Par ailleurs, 15 communes

ont reçu la certification internationale

« Gold », symbole d’un engagement

exemplaire et de l’obtention de plus de 75 %

des points lors de leur audit.

Pour la première fois, deux communes ont

obtenu la certification thématique « Adaptation

au changement climatique » : Eschsur-Alzette

et Kopstal.

Depuis 2021 et le lancement du Pacte Climat

2.0, 97 communes ont déjà atteint

au moins le premier niveau de certification.

La liste complète des communes et

leur niveau de certification est disponible

ci-dessous.

Remise des prix Solar Challenge

La journée Pacte Climat a également été

l’opportunité de clôturer la deuxième édition

du concours Solar Challenge visant

à stimuler l’engagement des communes,

des citoyens et des entreprises en faveur

d’un développement accru de l’énergie

solaire au Luxembourg. L’initiative vise

notamment à promouvoir l’installation

de paneaux photovoltaïques et à valoriser

les efforts des communes ainsi que de

leurs habitants.

Au total, 93 communes ont pris part à

cette édition. Les lauréates ont été distinguées

lors de la journée Pacte Climat :

dans la catégorie 1 (installations solaires <

30 kWc), Niederanven arrive en tête, suivie

de Saeul et Contern ; dans la catégorie

2 (augmentation de puissance installée

< 200 kWc), Niederanven et Differdange

occupent les premières places, devant

Sanem ; dans la catégorie 3 (augmentation

de la puissance installée par rapport

au potentiel communal), Colmar-Berg

se classe première, suivie de Lenningen

et Contern ; dans la catégorie 4, consacrée

à la sensibilisation des acteurs locaux,

Esch-sur-Alzette a été désignée

lauréate par un jury composé d’acteurs

institutionnels et communaux.

L'adaptation, un pilier essentiel

de l’action climatique

La journée Pacte Climat a permis aux

participants d’obtenir un aperçu des différentes

étapes de l’adaptation au changement

climatique, allant de la planification

stratégique à la sensibilisation des

citoyens. À travers sa stratégie nationale

d’adaptation au changement climatique,

récemment approuvée par le gouvernement

et désormais publiée, le gouvernement

luxembourgeois fixe le cap. Les communes

jouent, quant à elles, un rôle clé

pour traduire ces orientations en actions

concrètes, adaptées aux réalités locales et

aux besoins spécifiques des territoires. Ces

efforts visent à renforcer la résilience du

Luxembourg face aux impacts déjà visibles

du changement climatique, tels que les

fortes pluies, les inondations, les vagues

de chaleur ou encore les tempêtes.


« Face aux impacts déjà visibles du changement

climatique, l’adaptation est devenue

un pilier central de notre politique

climatique. La stratégie nationale fixe le

cadre et les orientations, tandis que les

communes, notamment dans le cadre

du Pacte Climat, en assurent la mise en

œuvre sur le terrain, au plus près des citoyens

et des besoins locaux. » a déclaré le

ministre Wilmes.

Renforcer la résilience grâce

à l’expertise et au partage

d’expériences

La journée a été enrichie par l’intervention

de l’experte Katharina Schätz, conseillère

en résilience, qui, forte de sa longue expérience,

a souligné, à travers des exemples

concrets au Luxembourg – notamment les

inondations de 2021 – l’importance d’agir

dès aujourd’hui face aux défis climatiques.

Elle a également rappelé le rôle central

des communes dans la préparation aux

impacts futurs et leur a présenté des solutions

concrètes pour renforcer leur capacité

d’adaptation.

Les présentations du ministère de l’Environnement,

du Climat et de la Biodiversité

ainsi que de Klima-Agence ont

permis de replacer les échanges dans le

contexte national et de favoriser le partage

d’expériences concrètes entre les

différents acteurs.

Les quatre ateliers thématiques organisés

en matinée ont permis de découvrir

des approches concrètes d’adaptation au

niveau communal, allant de la planification

stratégique à la création de quartiers

résilients, en passant par l’adaptation

des bâtiments et la sensibilisation des citoyens.

Mis en place avec l’AGE, le LIST, le

CIPU et les partenaires du Pacte Climat,

ils visaient à fournir des outils pratiques

pour renforcer la résilience des territoires

au Luxembourg.

Communiqué par Pacte Climat


Lineheart, ären Apple Partner

fir d’Digitaliséierung am Enseignement.

Wielt haut déi richteg Servicer a Produiten fir en gelongenen IT-Projet an äerer

Schoul.


70

BRÈVES

COMMUNALES DU CENTRE

PAR ARMAND D'ANTONIO

LUXEMBOURG-VILLE

LE TRAM S'ÉTEND AU KIRCHBERG :

UN BOULEVARD REPENSÉ POUR

LA MOBILITÉ DOUCE

Depuis le 3 mai 2026, le boulevard Konrad

Adenauer est passé en sens unique

: place au prochain prolongement de

la ligne 1 du tram, qui rejoindra l'École

européenne à la rentrée 2027. Au-delà

des rails, c'est tout l'axe qui change de

visage. Le boulevard sera réaménagé

dans toute sa largeur, avec une plateforme

végétalisée et un double alignement

d'arbres — plus de 400 au total,

sur 2,3 km. Les espaces verts gagneront

près de 60 % de surface. Objectif assumé

: moins de chaleur urbaine, un air

plus respirable, et davantage de place

pour les piétons et les cyclistes.

STRASSEN

EXTENSION DE LA MAIRIE

ET ENGAGEMENT « GÉNÉRATION

SANS TABAC »

Le conseil communal a approuvé

l'extension de la mairie pour un budget

de 26,2 millions d'euros, avec un chantier

prévu entre 2026 et 2028. Le futur

bâtiment, entièrement construit en

bois, comportera cinq étages administratifs

et accueillera l'accueil du public

au rez-de-chaussée. Strassen a par ailleurs

rejoint l'initiative nationale « Génération

Sans Tabac » via une convention

avec la Fondation Cancer, avec à la

clé des zones sans tabac dans l'espace

public et des actions de sensibilisation

auprès des habitants. Construire

en bois, sortir le tabac de l'espace public

: deux signaux convergents qui

placent la santé publique et la responsabilité

environnementale au cœur de

l'action communale.

BERTRANGE

UN NOUVEAU PROJET

RÉSIDENTIEL ABORDABLE

Le Fonds du logement et la commune

ont officiellement lancé le chantier d'un

ensemble résidentiel de neuf logements

à loyer abordable, pour un coût prévisionnel

de 4,48 millions d'euros TTC.

Les surfaces oscillent entre 50 et 95 m²,

avec une unité dédiée aux personnes à

mobilité réduite et un jardin commun à

l'arrière. Le projet vient renforcer l'offre

locative abordable de la commune, dans

un contexte de forte tension du marché

immobilier. Le conseil communal a par

ailleurs délibéré sur une modification

ponctuelle du plan d'aménagement général

concernant le site CDV, route de

Longwy.

MAMER

SPORTLYCÉE : UN CAMPUS ENTRE

SPORT ET NATURE

Le Conseil de gouvernement a approuvé

le projet de loi finançant la construction

d'un nouveau Sportlycée et de son internat

à Mamer, regroupant enseignement,

entraînement et hébergement sur

un même site. Du 3 au 6 mars, la commune

a rejoint l'initiative européenne «

3 milliards d'arbres ». Écoliers, associations

et citoyens ont planté 5.000 arbres

dans la forêt du Bambësch, aux côtés du

bourgmestre Luc Feller et de la représentante

de la Commission européenne

au Luxembourg.

HESPERANGE

LA PC11 MISE SUR L'ASPHALTE

ROUGE ENTRE ALZINGEN ET HASSEL

La ministre Yuriko Backes a officiellement

lancé le chantier de la PC11 entre

Alzingen et Hassel : un tronçon de 6,5 km,

dont 3,4 km en asphalte rouge pour un

coût total de 4,03 millions d'euros TTC.

La commune développe par ailleurs plusieurs

dispositifs dédiés à la gestion des

crises, notamment des boxes mobiles

et des plans d’évacuation présentés lors

de la Journée nationale de la résilience.

Avec ces deux projets, Hesperange affirme

une approche transversale qui relie

sécurité quotidienne, mobilité douce

et préparation aux risques.

WALFERDANGE

LE NOUVEAU PLAN

D'AMÉNAGEMENT GÉNÉRAL

REDESSINE LE TERRITOIRE

La commune publie son nouveau Plan

d'Aménagement Général (PAG), le document

qui définit les règles d'usage des

sols sur les 706 hectares du territoire,

réparti entre Walferdange, Helmsange

et Bereldange. Le PAG fixe la vocation

de chaque parcelle : zones d'habitation,

zones mixtes, zones d'activités économiques,

équipements publics, espaces

agricoles, forestiers et de parc. Il s'accompagne

d'une liste de constructions

à conserver et de gabarits à protéger,

pour encadrer l'évolution du bâti existant.

L'orientation est claire : densification

mesurée, mixité des fonctions et

protection du caractère résidentiel et

paysager hérité de la vallée de l'Alzette.


Accentaigu

healthy people,

healthy business

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72

| ACTUALITÉS COMMUNALES

BUERGERMEESCHTERDAG

INTERVIEW ERIC THILL

PAR ARMAND D'ANTONIO

Monsieur le Ministre, la culture joue

un rôle essentiel dans la qualité de

vie et l’attractivité des communes.

Comment voyez-vous aujourd’hui

la collaboration entre l’État et les

communes pour renforcer l’accès

à la culture dans toutes les régions

du Luxembourg ?

Les communes jouent donc un rôle essentiel

: elles connaissent les réalités du

terrain, les besoins des habitants, les barrières

qui peuvent encore exister, mais

aussi les dynamiques locales déjà très

fortes. Il faut également souligner que le

ministère de la Culture, avec ses services,

ses administrations et ses institutions,

entretient déjà des relations riches et

étroites avec les communes.

En collaboration avec les communes, le

ministère a déjà contribué à faire naître

ou à soutenir des projets culturels d’exception

en région. Je pense par exemple

à la mise en valeur du site des anciennes

ardoisières à Haut-Martelange, au Musée

national de la Résistance et des Droits

humains à Esch-sur-Alzette, mais aussi

au soutien régulier des centres culturels

régionaux ou de projets comme les Walfer

Bicherdeeg à Walferdange ou le LiteraTour

à Bettembourg.

Comme déjâ indiqué, la collaboration

entre l’État et les communes est déjà

bonne. Mais nous devons reconnaître

que le chapitre de la « culture en région »,

pourtant bien présent dans le Kulturentwécklungsplang

1.0 et repris dans

l’accord de coalition, est sans doute l’un

de ceux qui n’ont pas encore été suffisamment

développés jusqu’ici.

C’est précisément pour cette raison que

nous voulons aujourd’hui ouvrir une nouvelle

étape.

La différence, aujourd’hui, c’est que nous

ne partons pas de zéro. Nous disposons dé-


73

sormais d’une base beaucoup plus solide :

les résultats de l’étude ILRES, l’analyse en

cours de l’Observatoire de la Culture sur

les infrastructures culturelles communales,

ainsi que les nombreux échanges

menés dans le cadre du Plan d’action national

« Accès à la culture » avec les acteurs

concernés.

En tant qu’ancien bourgmestre, je sais

aussi que les communes sont confrontées

à de nombreux défis. Notre objectif n’est

donc pas de leur imposer une charge supplémentaire,

mais de leur donner des outils,

des interlocuteurs clairs, un accompagnement

concret et des moyens financiers

pour faire de la culture un levier de proximité,

de cohésion sociale, d’identité locale

et d’attractivité régionale.

Les communes sont des partenaires essentiels

dans la mise en œuvre d’une politique

culturelle en région. L’un de mes

objectifs principaux est donc de structurer

davantage cette collaboration et de soutenir

les communes dans leurs initiatives

culturelles. En unissant nos forces, nous

pouvons développer de nouveaux partenariats

et contribuer ensemble à façonner

le paysage culturel de demain.

De nombreuses communes investissent

dans des infrastructures

culturelles, des événements locaux

et la valorisation du patrimoine.

Quels projets ou initiatives le ministère

souhaite-t-il encourager

dans les prochaines années afin de

soutenir encore davantage cette

dynamique culturelle locale ?

Le ministère de la Culture vient de publier

le Plan d’action national « Accès à la

culture », qui vise à garantir un accès plus

inclusif à la culture pour toutes et tous.

1) L’objectif est de réduire les obstacles

qui peuvent encore exister qu’ils soient

physiques, socio-économiques, géographiques

ou symboliques et de rapprocher

durablement les artistes, les œuvres, les

institutions culturelles et les publics dans

toutes les régions du pays.

Pour y parvenir, nous voulons soutenir les

communes à plusieurs niveaux, à la fois

sur le plan structurel, dans le développement

de leur offre culturelle, dans la visibilité

de cette offre et dans l’accessibilité

de leurs infrastructures.

2) Concrètement, nous allons d’abord

encourager les communes à se doter de

plans de développement culturel communaux

ou intercommunaux. L’idée est de

leur permettre de faire un état des lieux de

leur offre culturelle, de leurs infrastructures,

de leurs associations, de leur patrimoine,

de leurs publics et de leurs besoins,

puis de définir une vision culturelle

pour les années à venir. Des aides financières

ciblées sont prévues pour accompagner

cette démarche, avec une attention

particulière portée aux coopérations

intercommunales.

3) Nous voulons également avancer, de

manière progressive et concertée, sur la

mise en place de coordinateurs culturels

régionaux. Il ne s’agit pas d’imposer

une nouvelle structure d’en haut, mais de

mieux relier les communes, les maisons

culturelles, les artistes, les associations

et le bénévolat, afin de renforcer l’offre

locale et régionale là où cela apporte une

réelle plus-value.

4) Un autre axe important concerne les

artistes et la création en région. Nous

voulons soutenir davantage d’ateliers, de

résidences, de lieux de répétition et d’espaces

de travail adaptés pour les artistes

et les créateurs. L’accès à la culture ne

signifie pas seulement rapprocher le public

de l’offre ; cela signifie aussi créer les

conditions pour que les artistes puissent

travailler, créer et rencontrer les publics

dans toutes les régions du pays.

5) Nous travaillons aussi à de nouvelles

aides ciblées pour les communes, les ASBL

et les fondations, notamment pour rendre

les infrastructures culturelles plus accessibles

et plus inclusives : centres culturels,

bibliothèques, musées locaux, équipements

adaptés, signalétique, outils numériques,

audiodescription ou communication

plus claire. L’objectif est très concret :

faire en sorte que la culture soit non seulement

présente, mais réellement accessible

et accueillante pour tous les publics.

6) À cela s’ajoutent d’autres instruments

importants pour les communes : le soutien

au développement de formats culturels

mobiles et itinérants, le renforcement

du Kulturpass en collaboration avec les

offices sociaux, le portail culture.lu pour

rendre l’offre culturelle plus visible, une

initiative à destination des nouveaux résidents,

des projets pilotes autour de la

langue luxembourgeoise, ainsi que la valorisation

du patrimoine local, qu’il s’agisse

d’archives, de bibliothèques, de collections,

de patrimoine rural ou de lieux qui

font l’identité d’une commune.

7) Enfin, pour accompagner les communes

de manière plus lisible et plus pratique,

le ministère de la Culture vient de publier

une brochure digitale qui rassemble

les démarches, les aides disponibles, les

contacts utiles et les missions de nos institutions

culturelles. Elle sera accessible

sur le site du ministère et via un code

QR. Notre objectif est clair : donner aux

communes des outils, des moyens et des

partenaires pour que la culture puisse se

développer au plus près des citoyens, dans

toutes les régions du pays.


74

| ACTUALITÉS COMMUNALES

BUERGERMEESCHTERDAG

INTERVIEW ANNE CALTEUX

PAR ARMAND D'ANTONIO

Madame Calteux, l’Union européenne

soutient de nombreux projets

liés à la transition numérique,

à l’innovation et au développement

durable. Comment les communes

luxembourgeoises peuvent-elles davantage

profiter des programmes

européens dans les années à venir ?

Anne Calteux : Vous avez raison : l’Union

européenne fait beaucoup pour que la

transition numérique, l’innovation et le

développement durable deviennent des

réalités concrètes sur le terrain, surtout au

niveau des municipalités. En effet, le rôle

des communes est primordial pour que les

priorités politiques définies au niveau européen

soient tangibles pour les citoyens,

c’est pour cette raison que l’UE accorde une

si grande importance au soutien local.

Pour que les communes puissent en profiter,

il faut tout d’abord qu’elles soient

conscientes de la panoplie d’offres de

soutien qui existent. Il suffit pour cela de

se rendre sur le portail www.eufunds.lu

qui reprend tous les fonds et programmes

européens gérés au Luxembourg, les

prochains appels à projets ainsi que les

conditions de participation et d’éligibilité

respectives. Pour améliorer la prise de

conscience des communes, nous avions

organisé au cours des derniers mois, avec

les gestionnaires des fonds et programmes,

une série d’évènements d’information à

l’attention des autorités locales dans les 4

coins du pays. Nous allons par ailleurs aussi

publier prochainement une brochure qui

reprend toutes ces informations.

Ensuite, il est essentiel que les autorités

locales définissent des projets qui sont alignés

par rapport aux priorités politiques

européennes : décarbonation, efficience

énergétique, cohésion sociale, développement

de compétences, transition numérique,

mobilité durable, innovation….

Cet alignement stratégique augmente les

chances de cofinancement.

Finalement, les municipalités ont tout à

gagner en recherchant des synergies avec

d’autres partenaires : d’autres communes,

l’Etat, ou encore des autorités locales de la

Grande Région. Car le but des fonds et programmes

européens n’est pas seulement

d’apporter des co-financements, mais aussi

de faciliter l’échange de bonnes pratiques

et une mise en relation avec des villes

confrontées aux mêmes défis.

Les citoyens attendent aujourd’hui

des communes modernes, connectées

et proches de leurs besoins.

Quel rôle l’Europe peut-elle jouer

pour accompagner les villes et communes

dans leur transformation digitale

et écologique ?

AC : L’Europe joue le rôle d’accélérateur

et de facilitateur. Elle peut aider les communes

à transformer de bonnes idées locales

en projets concrets qui ont un véritable

impact, grâce à des co-financements,

mais aussi grâce à des standards, des outils

communs et des partenariats européens.

Ainsi, dans le domaine numérique, le

programme DIGITAL EUROPE permet de

soutenir la transformation numérique, la

digitalisation des services aux citoyens

ainsi que les compétences numériques des

citoyens. Le Fonds de cohésion soutient

l’énergie renouvelable tandis que le Fonds

européen de développement régional (FE-

DER) investit dans des régions plus vertes

et durables. Autre exemple : le programme

LIFE co-finance des projets qui sont dans

l’intérêt de l’éco-innovation, de la biodiversité

et d’une énergie propre. Et n’oublions

pas le Fonds Social Européen ( FSE+)

qui met le citoyen au centre de ses actions

en investissant dans le capital humain : il

soutient l’emploi et aide les personnes à

parfaire leur formation et leurs compétences

afin d’améliorer leurs perspectives

professionnelles. Les programmes INTER-

REG permettent d’aborder ensemble des

défis communs de part et d’autre des frontières

et de développer des solutions partagées

pour les territoires concernés.

Je pourrais continuer encore, mais le message

principal est que le rôle de l’Europe

est d’accompagner les communes pour que

la transition digitale et écologique reste

centrée sur le citoyen, et de leur donner

les moyens pour répondre à des besoins

locaux.

Aux autorités locales qui redouteraient

d’éventuelles charges administratives, je

réponds : oui, la gestion d’argent public requiert

une certaine rigueur et reddition des

comptes, mais vous ne serez pas seuls. Pour

chaque fonds ou programme européen, il

y a des gestionnaires qui sont là pour vous

assister et vous prendre par la main. Je vous

encourage à consulter le portail des fonds

européens pour en savoir plus. L’Europe est

à portée de main !


75

BUERGERMEESCHTERDAG

INTERVIEW STEVE RECKEL

PAR ARMAND D'ANTONIO

Monsieur le Bourgmestre, Mondorfles-Bains

accueille le 21 mai la Journée

des bourgmestres en présence

du ministre de l’Intérieur Léon

Gloden, du ministre de la Culture

Eric Thill, du président du SYVICOL

Emile Eicher ainsi que de Madame

Anne Calteux de la Commission

européenne. Que représente pour

votre commune l’organisation d’un

événement réunissant autant de

décideurs du monde communal

et institutionnel ?

Steve Reckel : C’est évidemment une

grande fierté pour Mondorf-les-Bains

d’accueillir un événement aussi important

pour le monde communal luxembourgeois.

La Journée des bourgmestres

représente bien plus qu’une rencontre

protocolaire : c’est un véritable moment

d’échange, de dialogue et de réflexion

sur l’avenir des communes. Aujourd’hui,

les conseils échevinaux doivent gérer des

réalités de plus en plus complexes, avec

des responsabilités qui se rapprochent

parfois de celles de véritables entreprises

publiques locales. Les échanges avec le

gouvernement, le SYVICOL et les institutions

européennes sont donc essentiels

afin de mieux accompagner les communes

dans leurs missions quotidiennes. Pour

Mondorf-les-Bains, accueillir cette journée

est également une occasion de mettre

en avant le dynamisme de notre commune

ainsi que notre volonté de participer activement

aux grands débats liés à l’avenir du

Luxembourg communal.

Les communes luxembourgeoises

font aujourd’hui face à de nombreux

défis : logement, transition

énergétique, digitalisation, cohésion

sociale ou encore attractivité

territoriale. Selon vous, quels

seront les grands enjeux des prochaines

années pour les bourgmestres

luxembourgeois ?

SR : Les défis sont effectivement nombreux

et deviennent chaque année plus

exigeants. Les communes doivent aujourd’hui

répondre à des attentes croissantes

de la population tout en gérant des

contraintes administratives, financières et

environnementales de plus en plus importantes.

Le logement restera certainement

l’un des grands enjeux des prochaines

années, tout comme la simplification des

procédures afin de permettre aux projets

de voir le jour plus rapidement. La transition

énergétique, la digitalisation des

services communaux, la gestion des ressources

humaines ou encore la résilience

face aux crises feront également partie des

priorités. Mais au-delà des aspects techniques,

il faudra surtout préserver la cohésion

sociale et la qualité de vie dans nos

communes. Les citoyens attendent des

communes proches, efficaces, humaines

et capables de créer du lien social.

Mondorf-les-Bains est une commune

dynamique, tournée à la fois

vers le tourisme, le bien-être, la

culture et le développement local.

Quels sont actuellement les grands

projets ou ambitions que vous souhaitez

porter pour l’avenir de la

commune ?

SR : Notre ambition est de continuer à

développer Mondorf-les-Bains de manière

équilibrée et durable, tout en préservant

son identité et sa qualité de vie. Nous

souhaitons renforcer encore davantage

l’attractivité touristique et thermale de la

commune, soutenir les commerces locaux,

améliorer les infrastructures publiques et

continuer à investir dans les domaines

du sport, de la culture et du bien-être. La

culture joue d’ailleurs un rôle de plus en

plus important dans la vie des communes,

non seulement comme facteur d’attractivité,

mais aussi comme outil de cohésion

sociale et d’intégration. Nous voulons

également poursuivre les efforts en

matière de mobilité, d’aménagement du

territoire, de durabilité et de services aux

citoyens afin que Mondorf-les-Bains reste

une commune moderne, accueillante et

tournée vers l’avenir.

La présence de Madame Anne Calteux

de la Commission européenne

souligne également l’importance

croissante des liens entre les communes

luxembourgeoises et les institutions

européennes. Comment

voyez-vous le rôle des communes

dans les grands défis européens de

demain, notamment en matière de

durabilité, d’innovation et de qualité

de vie ?

SR : Ce sont les communes qui mettent en

œuvre de manière concrète les politiques

liées à la durabilité, à l’efficacité énergétique,

à la mobilité ou encore à la qualité

de vie des citoyens. Les communes sont

également des acteurs essentiels de proximité,

capables d’innover, de tester de nouvelles

approches et de créer du lien entre

les citoyens et les grandes orientations

européennes. Il est donc très important

de renforcer les échanges et les collaborations

entre les communes luxembourgeoises,

l’État et les institutions européennes

afin de construire ensemble des

territoires plus durables, plus résilients et

plus humains.


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| ACTUALITÉS COMMUNALES

EMILE EICHER : « LE SYVICOL S’AFFIRME

PLUS QUE JAMAIS COMME PARTENAIRE

INCONTOURNABLE DES COMMUNES »

PAR ARMAND D'ANTONIO

Monsieur Eicher, le rôle des communes

évolue constamment face

aux défis du logement, de la mobilité,

de l’énergie ou encore de la digitalisation.

Comment le SYVICOL,

dont vous êtes le président depuis

le 7 mai 2012, accompagne-t-il aujourd’hui

les communes luxembourgeoises

dans cette phase

de transformation ?

Emile Eicher : Le rôle du SYVICOL est

avant tout d’assister, d’accompagner et

de conseiller les communes luxembourgeoises

dans l’ensemble des défis auxquels

elles sont confrontées. Et sa mission

principale consiste dans la rédaction

d’avis juridiques sur les textes législatifs

qui concernent de près ou de loin les intérêts

des communes. Comme il se doit

en tant qu’interlocuteur principal du gouvernement

pour les questions touchant

l’intérêt communal général, nous sommes

fortement sollicités par les ministères

dans l’élaboration de projets de loi. Et ceci

déjà en phase d’avant-projet ce qui permet

aux communes par après de mieux

pouvoir répondre aux attentes et aux

besoins des citoyens.

Aujourd’hui, les responsabilités communales

deviennent en effet de plus en plus

complexes et techniques. Les élus locaux

doivent gérer des dossiers liés au logement,

à l’énergie, à la mobilité et à la digitalisation.

Un autre sujet important est

le vivre ensemble où les communes ont

déployé de nombreux efforts ces dernières

années en étroite collaboration avec le

ministère compétent. Depuis 2025, nous

offrons ainsi tout un programme de formation

continue, afin de préparer les

élus au mieux à l’exercice de leur mandat.

Il s'agit en soi d'une nouveauté et d'un

complément à la formation initiale des

élus, qui a traditionnellement lieu après

les élections.

Le « Buergermeeschterdag » est un

moment privilégié de dialogue entre

élus locaux et représentants du gouvernement.

Quels messages souhaitez-vous

faire passer cette année

au nom des communes luxembourgeoises

auprès des autorités ?

Emile Eicher : Le principal message est

celui de la confiance et du partenariat

entre l’État et les communes. Les communes

sont le premier échelon de proximité

avec les citoyens et elles doivent aujourd’hui

disposer des moyens humains,

financiers et administratifs nécessaires

pour remplir efficacement leurs missions.

Enfin, il est essentiel de continuer à valoriser

et à renforcer le rôle des élus locaux,

qui consacrent énormément d’énergie et

de temps au service de leurs citoyens. Le

SYVICOL continuera en tout cas à être

une plateforme d’échange, de formation

et d’accompagnement pour aider les responsables

communaux à relever les défis

des années à venir. »

Qu'y a-t-il encore sur l’agenda du

SYVICOL cette année ?

Emile Eicher : Surtout beaucoup de travail

pour notre petite équipe administrative,

qui en 2025, a rédigé pas moins de

60 avis en étroite collaboration avec les

membres du comité, égalant ainsi le record

de 2022, car il n'y en a plus eu autant

depuis lors.

À ce propos, le SYVICOL fêtera son 40 ième

anniversaire le 29 novembre prochain.

Nous serions très heureux que la consultation

du SYVICOL soit enfin institutionnalisée

qui est une revendication de

longue date. À cet égard, la balle est désormais

dans le camp du ministre des

Affaires intérieures.

Une telle avancée serait un cadeau d’anniversaire

tout à fait approprié pour notre

syndicat, qui s’affirme aujourd’hui plus

que jamais dans son histoire comme le

partenaire incontournable des communes

au Grand-Duché du Luxembourg.

© SYVICOL


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BUERGERMEESCHTERDAG

INTERVIEW LÉON GLODEN

PAR ARMAND D'ANTONIO

Monsieur le Ministre, la Journée des

maires est devenue un moment important

d’échange entre l’État et les

communes. Quels sont aujourd’hui,

selon vous, les grands défis auxquels

les communes luxembourgeoises

doivent faire face dans les

prochaines années, notamment en

matière de logement, de digitalisation

et de cohésion locale ?

Léon Gloden : Les communes luxembourgeoises

font aujourd’hui face à des

défis de plus en plus complexes. Nous devons

continuer à avancer sur des dossiers

essentiels comme le logement, la digitalisation

ou encore la cohésion sociale, mais

il faut aussi prendre conscience qu’une

commune moderne gère désormais parfois

200 à 300 collaborateurs ainsi que des

budgets comparables à ceux de moyennes

ou grandes entreprises. Cela implique une

véritable professionnalisation des services

communaux, tant au niveau des ressources

humaines que de la gestion financière et

administrative. Nous devons également

moderniser certaines fonctions, notamment

en matière de gestion de finances

et de ressources humaines, afin de mieux

répondre aux réalités actuelles. L’objectif

est clair : donner aux communes des

structures plus efficaces, plus modernes et

capables de répondre aux attentes croissantes

des citoyens.

Les bourgmestres jouent un rôle

de proximité essentiel auprès des

citoyens. Comment le ministère

des Affaires intérieures entend-il

accompagner davantage les communes

afin de leur donner les

moyens humains, financiers et administratifs

nécessaires pour répondre

aux attentes croissantes de

la population ?

LG : Les bourgmestres et les équipes communales

jouent effectivement un rôle de

proximité fondamental. Le ministère des

Affaires intérieures souhaite continuer à

accompagner les communes de manière

très concrète, notamment à travers une

simplification administrative de certaines

procédures, en particulier les PAP et PAG,

afin de permettre de construire plus rapidement

tout en maintenant des exigences

environnementales élevées. Nous voulons

également renforcer l’accompagnement

des communes en matière de résilience,

de gestion de crises et de catastrophes,

en étroite collaboration avec le CGDIS.

Chaque commune doit pouvoir disposer

à terme d’un véritable plan communal de

résilience. Enfin, il est essentiel de soutenir

les communes sur les plans humain,

financier et administratif afin qu’elles

puissent continuer à assurer des services

publics de qualité dans un contexte de

plus en plus exigeant.


78

| ACTUALITÉS COMMUNALES

STRASSEN POURSUIT

SA TRANSFORMATION

À Strassen, les projets se succèdent sans perdre de vue l’essentiel :

créer du lien, renforcer la qualité de vie et accompagner les habitants

au quotidien. Ces derniers mois, la commune a multiplié les

initiatives, qu’il s’agisse de nouveaux équipements pour les jeunes,

d’espaces culturels repensés ou encore de projets sociaux et éducatifs.

L’inauguration de la nouvelle maison des jeunes symbolise

cette dynamique portée vers l’avenir. Nico Pundel, bourgmestre,

revient sur cette philosophie de proximité qui se dessine, entre présence

sur le terrain, accompagnement humain et volonté de faire

de chaque projet un lieu de rencontre et d’échange pour les habitants

de tous âges.

Une nouvelle maison des jeunes

pensée comme un lieu de vie

L’un des projets les plus attendus a été

inauguré le 22 mai dernier : la nouvelle

maison des jeunes de Strassen. Située au

cœur d’un espace déjà largement dédié

aux activités sportives et de loisirs, elle

vient compléter un ensemble composé

du skatepark, du beach-volley, du terrain

multisports ou encore du mini-golf.

« Maintenant, nous avons achevé notre espace

jeunesse », explique le bourgmestre.

L’objectif ne se limite pas à proposer des

infrastructures modernes. Le projet repose

avant tout sur l’idée de créer un environnement

dans lequel les jeunes peuvent

se retrouver, pratiquer des activités et bénéficier

d’un véritable accompagnement.

Cette évolution est particulièrement visible

dans le renforcement de l’encadrement

éducatif. Alors qu’une seule personne

gérait autrefois la structure, quatre

éducateurs y travaillent désormais. Un

éducateur « outreach » intervient également

directement sur le terrain afin de

maintenir le contact avec certains adolescents

qui ne fréquentent plus spontanément

les structures classiques. « Certains

jeunes, souvent parmi les plus âgés, ne

fréquentent plus la maison des jeunes et

commencent parfois à décrocher. Il était

donc important de recréer un lien avec

eux.», explique le bourgmestre.

La nouvelle maison des jeunes se distingue

également par son identité visuelle.

La façade a été réalisée en collaboration

avec un artiste local. Son univers

figuratif, mêlant animaux et personnages,

a particulièrement séduit. « Construite

de façon modulaire, la structure a pu être

réalisée rapidement. De plus, elle dispose

d’une qualité comparable à une construction

classique ».

La nouvelle maison des jeunes

vient compléter un ensemble

composé du skatepark, du

beach-volley, du terrain multisports

ou encore du mini-golf

Le skatepark, un espace

de rencontre et d’encadrement

Le skatepark constitue aujourd’hui l’un

des symboles les plus visibles de cette politique

jeunesse. Deux jeunes passionnés y

assurent un travail quotidien d’encadrement

et de médiation auprès des utilisateurs.

Parmi eux, Bijan Kessler, originaire

de Strassen, a largement contribué à la

réflexion autour du projet. Inspiré par

une expérience vécue à New York, dans

le Bronx, il avait rapidement alerté la

commune sur l’importance d’un accompagnement

humain autour d’une telle

infrastructure. Depuis, ce modèle s’est

imposé comme une véritable réussite et

démontre toute son efficacité sur le terrain.r.

« Les jeunes du skatepark réalisent

un super travail », souligne Nico Pundel.

D’autres chantiers en parallèle

Au-delà de la jeunesse, Strassen poursuit

également plusieurs projets d’envergure

sur l’ensemble du territoire communal.

La nouvelle école est actuellement en

construction, tandis que l’agrandissement

du bâtiment communal devrait débuter

après les congés d’été. Des aménagements

visant à ralentir la circulation dans certaines

rues sont également programmés.

Cette volonté d’améliorer le cadre de vie

passe aussi par des espaces plus conviviaux.

« Le chalet situé près du « Fräiheetsbam

», par exemple, a été entièrement

rénové. Ancienne structure proche

d’une grange, il a été transformé en un

lieu chaleureux et polyvalent. Le résultat

est vraiment fantastique », confie Betty

Welter-Gaul, échevine.


79

Le bâtiment accueille désormais des événements

culturels, des afterworks et des

activités associatives. Il pourra également

être loué pour des événements.

Une programmation culturelle

de plus en plus riche

Cette rénovation accompagne aussi le

développement de nouvelles initiatives

culturelles. Un festival intitulé « Kultur am

Bësch » » a eu lieu mi-mai dans ce nouvel

espace et a rencontré un immense succès

pour sa première édition.. Au vu de cet engouement,

la commune envisage déjà de

renouveler l’expérience. Ce rendez-vous

a proposé concerts de jazz, poésie lyrique,

projections de films, musique folk et soirées

conviviales, confirmant la volonté de

faire de ce lieu un véritable espace de rencontre

culturelle ouvert à tous.

En parallèle, la biennale d’art contemporain

de Strassen continue de prendre de

l’ampleur. Pour cette nouvelle édition,

31 artistes ont été retenus par un jury

composé de professionnels du monde de

l’art. Le thème choisi cette année trouve


80

| ACTUALITÉS COMMUNALES

son origine dans le 175e anniversaire de

la commune. De ce chiffre est né un fil

conducteur plus large, donnant lieu au

thème « 175 : un chiffre – une somme –

un âge – une période – une localité – une

identité ». Avec finesse et une touche de

jeu, la formule 1 + 7 + 5 = 13 fait écho à

la 13e édition de la Biennale. . L’exposition

se déroulera du 5 au 17 juin au Centre

culturel Paul Barblé.

Des projets sociaux et éducatifs

Au-delà des grands événements et des infrastructures,

la commune continue également

de développer des projets plus discrets

mais profondément humains. Parmi

eux figure notamment une collaboration

avec l’atelier Solina autour de vêtements

adaptés destinés à des civils touchés par

la guerre. Des t-shirts et pantalons munis

de fermetures spécifiques permettent de

faciliter l’habillage de personnes blessées

ou amputées.

« Nous poursuivons également le développement

du jardin pédagogique mené

en collaboration avec la Maison Relais

et la Croix-Rouge. Parmi les nouveautés

figure l’installation d’une grande serre,

qui permettra aux enfants de participer à

des ateliers de jardinage, de découvrir et

de cultiver différentes plantes qui seront

ensuite proposées au marché local », explique

Nico Pundel.

À travers l’ensemble de ces projets,

Strassen affiche une vision claire de son

développement : investir dans les infrastructures

tout en conservant une forte

dimension humaine. Qu’il s’agisse de la

jeunesse, de la culture, du vivre-ensemble

ou des initiatives sociales, la commune

cherche avant tout à créer des espaces de

rencontre et d’échange.

Une grande serre permet aux

enfants de participer à des ateliers,

de découvrir le jardinage

et de cultiver différentes plantes

qui seront ensuite proposées au

marché local

Administration communale

de Strassen

1, Place Grande-Duchesse Charlotte

L-8001 Strassen

www.strassen.lu


NEWSLETTER UPDATE

OBJET : VOUS N’OUVRIREZ

PROBABLEMENT PAS CET E-MAIL.

ET POURTANT, VOUS ÊTES DÉJÀ EN

TRAIN DE LE LIRE.

Le papier, un média d’impact à l’ère du tout-digital, boîtes

mail saturées, publicités ignorées, contenus consommés

en quelques secondes… Le numérique a transformé notre

manière de communiquer, mais aussi notre capacité à

réellement capter l’attention. Dans ce flux constant, un

constat s’impose : être vu ne signifie plus être retenu… ni

même ouvert.

SCROLL POUR EN SAVOIR PLUS

(ou prenez simplement le temps de lire)

Ici commence une experience digitale

qui finit par vous donner raison

d’aimer le papier.

C’EST LÀ QUE LE PAPIER

REPREND TOUT SON SENS.

Recevoir un support imprimé, c’est interrompre le défilement.

C’est offrir au message un espace, un temps, une

présence. Contrairement au digital, souvent perçu comme

fugace, le papier s’inscrit dans la durée.

Il se touche.

Il se feuillette.

Il se conserve.

Il devient tangible - et donc mémorable.

“VERSION ÉCO-RESPONSABLE ?

CLIQUEZ ICI”(spoiler : ce n’est pas un lien)

UN IMPACT ÉCOLOGIQUE À RECONSIDÉRER

On oppose souvent papier et numérique en matière d’écologie,

en supposant que le second serait plus vertueux.

Pourtant, la réalité est plus complexe. Le papier issu de

filières responsables, produit localement et recyclé efficacement,

s’inscrit dans un cycle maîtrisé. À l’inverse, le

numérique repose sur des infrastructures bien réelles : serveurs,

réseaux, stockage permanent des données. Chaque

e-mail envoyé (lu ou non) continue d’exister et de consommer

de l’énergie.

Ceci n’est pas un e-mail.

Et c’est bien pour ça que vous lisez.

CTA : GÉNÉRER PLUS DE CONTENU

(inutile, vous en avez déjà trop)

MOINS DE FLUX, PLUS DE SENS

À l’heure où les contenus peuvent être générés en masse,

notamment avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, la

question n’est plus seulement de produire, mais de se différencier.

Le risque ? Une communication standardisée, rapide, souvent

oubliée.

Dans ce contexte, le papier s’impose comme un choix stratégique.

Il valorise le message, renforce l’image et crée une

expérience plus engageante.

VERSION HUMAINE ACTIVÉE

COMPLÉMENTAIRES PAR NATURE

Plutôt que d’opposer papier et digital, il est temps de les

penser ensemble. Le numérique pour diffuser rapidement.

Le papier pour marquer durablement. Car aujourd’hui, communiquer

efficacement, ce n’est pas parler plus fort - c’est

être réellement entendu.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Contrairement aux idées reçues, le numérique a lui aussi une

empreinte bien réelle : serveurs, réseaux et stockage fonctionnent

en continu.

Le papier, lui, concentre son impact à la production - mais

peut s’inscrire dans le temps s’il est lu, conservé et partagé.

IMPRIMERIE CENTRALE SOCIÉTÉ ANONYME • 3, RUE EMILE BIAN • L-1235 LUXEMBOURG

T +352 48 00 22-1 • WWW.IC.LU • MESSAGE@IC.LU • @IMPRIMERIECENTRALE


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| ACTUALITÉS COMMUNALES

SCHUTTRANGE : UN CENTRE EN PLEINE

TRANSFORMATION, ENTRE HÉRITAGE RURAL

ET AMBITION DURABLE

PAR ARMAND D'ANTONIO

Au cœur du Luxembourg, la commune de Schuttrange s’engage dans un projet ambitieux de réaménagement

de son centre, pensé comme un équilibre subtil entre modernité et respect de son identité

rurale. Porté par le bureau d’architecture Metaform sous la direction de Thierry Cruchten, ce

chantier structurant se déploie en plusieurs phases cohérentes, avec une vision claire : renforcer

l’attractivité du centre tout en préservant son âme.

Phase 1 (2027) : un nouveau pôle administratif

et intergénérationnel

La première phase, prévue dès 2027, constitue le socle du projet

avec la création d’un véritable pôle structurant autour de trois entités

complémentaires.

Une administration communale modernisée

jectif est clair : proposer un bâtiment contemporain, sans rupture

avec l’identité locale, en parfaite cohérence avec le centre

du village.

Une maison des jeunes tournée vers l’avenir

À proximité immédiate de l’administration, une maison des

jeunes viendra renforcer l’offre dédiée aux nouvelles générations.

Au cœur de cette première étape, la nouvelle administration communale

incarnera le renouveau institutionnel de Schuttrange.

Pensée pour répondre aux exigences actuelles en matière d’accueil

et de fonctionnement, elle offrira des espaces modernes,

fonctionnels et accessibles.

L’intégration architecturale a été particulièrement soignée afin de

garantir une continuité harmonieuse avec le bâti existant. L’ob-

SCHUTTRANGE


83

Cet espace sera conçu comme un lieu de

vie, d’échange et de créativité, favorisant

l’engagement des jeunes dans la vie communale.

Plus qu’un simple équipement, il s’agira

d’un véritable point de rencontre intergénérationnel,

participant à la dynamique

sociale de la commune et à la construction

du Schuttrange de demain.

Un home pour scouts ancré dans

la vie associative

Dans le prolongement de cet ensemble, un

home dédié aux scouts viendra compléter

le dispositif. Symbole fort de l’engagement

local, cette infrastructure mettra

en valeur le rôle essentiel du mouvement

scout dans la vie communale.

Elle offrira un cadre adapté aux activités,

tout en renforçant l’ancrage associatif et

les valeurs de solidarité, d’autonomie et

de transmission.

Un parc paysager comme

lien naturel

À l’arrière de ces nouvelles infrastructures,

un parc paysager viendra créer une

transition douce entre les différents équipements.

Véritable espace de respiration,

il offrira aux habitants un lieu de détente

accessible à tous, renforçant la qualité de

vie au cœur du village.

Un centre réaménagé et apaisé

En parallèle, le centre-ville fera l’objet

d’un réaménagement global visant à valoriser

son caractère historique et à améliorer

la qualité de vie.

L’église, la mairie et les commerces de

proximité resteront les piliers de ce cœur

de village, autour duquel s’organisera une

nouvelle dynamique. L’objectif est de préserver

cette identité forte tout en la rendant

plus lisible, plus accessible et plus

attractive.

La mise en place d’une zone 30 permettra

d’apaiser la circulation, de sécuriser les

déplacements et de favoriser les mobilités

douces. Cette évolution contribuera à redonner

toute sa place au piéton et à faire

du centre un véritable lieu de vie.

Phase 3 (horizon 2030) :

une place centrale et un

centre culturel fédérateur

À l’horizon 2030, le projet atteindra son

aboutissement avec la création d’une nouvelle

place centrale intégrant un centre

culturel.

Pensée comme le cœur battant de Schuttrange,

cette place deviendra un lieu de

rassemblement et d’échange, animé par

la présence de cafés et de petits commerces.

Le centre culturel viendra enrichir

l’offre communale en proposant un espace

dédié à la culture, aux événements et

à la vie associative.

Un projet exemplaire

sur le plan énergétique

L’ensemble des bâtiments sera conçu dans

une logique de durabilité, avec le recours

à des pompes à chaleur géothermiques et

l’installation de panneaux solaires sur les

nouvelles toitures.

Ces choix techniques permettront de réduire

significativement l’empreinte énergétique

du projet, tout en inscrivant la

commune dans une démarche exemplaire

en matière de transition écologique.

Une vision portée

par une équipe engagée

Ce projet est porté par une équipe dirigeante

déterminée : Cony Ney, Serge Eicher

et Claude Marson.

À travers ce chantier structurant, ils affirment

une vision claire : développer

Schuttrange avec cohérence, ambition

et respect de son identité. Une approche

pragmatique et durable, au service des citoyens

et des générations futures.

Schuttrange démontre ainsi qu’il est possible

de se réinventer sans se renier. Ce

projet, à la fois ambitieux et maîtrisé, fera

l’objet de développements plus détaillés

dans nos prochaines.


84 | ACTUALITÉS COMMUNALES

BRÈVES

COMMUNALES DE L’EST

PAR ARMAND D'ANTONIO

GREVENMACHER

LA MOBILITÉ DU FUTUR PÔLE

ÉCONOMIQUE RÉGIONAL

SOUS ÉTUDE

L’étude régionale de circulation Potaschberg-Grevenmacher,

présentée au

conseil communal, définit les conditions

de développement du futur grand pôle

économique de l’est. Après le vote, en

décembre 2025, du déclassement d’une

partie du domaine public communal sur

la ZAEC Potaschbierg, la commune se

penche désormais sur les futurs flux liés

au site : navetteurs, transport de marchandises,

mobilité douce et connexion

ferroviaire. L’enjeu est d’accompagner

la croissance économique sans aggraver

la saturation des infrastructures

existantes, notamment sur la N1 et l’A1,

en repensant l’organisation des déplacements

autour de la zone.

WASSERBILLIG (MERTERT)

LOGEMENTS ABORDABLES

ET HALL SPORTIF : LA COMMUNE

SE TRANSFORME

Un chantier de logements abordables

porté par la commune et l'État est en

cours, avec pour ambition de proposer

des habitations à loyer modéré à des familles

installées dans une commune en

pleine transformation. Le projet a fait

l'objet d'une visite officielle du Premier

ministre Luc Frieden et du ministre du

Logement Claude Meisch, signe de l'intérêt

national qu'il suscite. Le campus

scolaire de Wasserbillig accueillera également

un nouveau hall sportif entre

2026 et 2029, conçu pour répondre aux

besoins des écoles, des associations et

des clubs sportifs.

JUNGLINSTER

DEUX NOUVEAUX BÂTIMENTS

POUR RÉPONDRE À LA CROIS

SANCE DÉMOGRAPHIQUE

Au sud de la commune, deux nouveaux

bâtiments forment ensemble le futur

campus « Op de Fréinen ». D'un côté,

une école de musique et de danse capable

d'accueillir 500 élèves, qui rassemblera

enfin sous un même toit des

cours aujourd'hui dispersés sur cinq

sites différents. De l'autre, une crèche

« nature » pour 112 enfants, avec plus

de 1.700 m² d'espaces de jeu en plein

air et un accès direct à la forêt voisine.

Pensé pour cohabiter avec la faune locale,

le projet répond à la croissance

soutenue d'une commune qui compte

aujourd'hui 8.800 habitants. Les premiers

occupants sont attendus dès la

rentrée scolaire 2026.

ECHTERNACH

« RÉSIDENCE L’ART DE VIVRE » :

LE PROJET IMMOBILIER REPREND

APRÈS LES DÉCOUVERTES

ARCHÉOLOGIQUES

Après plusieurs discussions entre les

différentes parties prenantes, le projet

« Résidence l’Art de vivre » est relancé.

Avec l'accord de la bourgmestre Carole

Hartmann, la façade arrière de l'ancien

Hôtel du Commerce est en cours

de démontage afin de libérer le site.

En parallèle, l'Institut national de recherches

archéologiques (INRA) poursuit

ses fouilles sur le site voisin de la

Petite Marquise, où les découvertes

éclairent l'histoire de la cité abbatiale

fondée en 698. Pour informer les habitants

de l'avancement des travaux et

des résultats archéologiques, la commune

organise le 12 juin 2026 au Trifolion

une réunion publique inscrite dans

le cadre des Journées européennes

de l'archéologie.

ROSPORT-MOMPACH

UNE NOUVELLE ZAE RÉGIONALE

EN PRÉPARATION À MOERSDORF

Le ministère de l’Économie a identifié

la commune pour accueillir une nouvelle

zone d’activités économiques régionale

sur un site situé à Moersdorf.

Le projet se trouve actuellement en

phase préparatoire de planification

et viendra, à terme, renforcer un tissu

économique local déjà porté par l'usine

d'eau gazeuse Sources Rosport SA et

l’héritage industriel laissé par l'ingénieur

Henri Tudor. Avec ce projet, le

ministère veut densifier l'accueil d'entreprises,

tout en intégrant les principes

du développement durable et de

l'économie circulaire.

BETZDORF

LOGEMENTS

INTERGÉNÉRATIONNELS,

CRÈCHE ÉCOLOGIQUE : UNE

COMMUNE EN PLEIN RENOUVEAU

À Betzdorf, un projet de 31 logements

intergénérationnels doit permettre à

des jeunes et des personnes âgées de

cohabiter au quotidien. À Berg, 24 habitations

sont en cours de construction.

Une nouvelle crèche pouvant accueillir

près d'une centaine d'enfants a par ailleurs

été inaugurée à Roodt-sur-Syre,

conçue en bois et en briques d'argile

selon les principes de l'économie circulaire.

La zone économique « Rothoicht »

est par ailleurs en cours de viabilisation

pour accueillir les PME du territoire.

Sur le volet social, la commune a signé

en février 2026 le « Gemengepakt vum

interkulturellen Zesummeliewen »,

un engagement formel en faveur du

vivre-ensemble interculturel.


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86

| ACTUALITÉS COMMUNALES

CAP SUR LES BOURGMESTRES

Bourgmestre | Beckerich

Thierry Lagoda est le bourgmestre de la commune de Beckerich, reconnue au Luxembourg

comme une référence en matière de transition énergétique et de développement

durable. Engagé dans la continuité de la vision écologique développée depuis plusieurs

décennies à Beckerich, il défend une politique communale innovante, centrée sur les

énergies renouvelables, l’autonomie énergétique et la participation citoyenne.

Parmi les projets phares réalisés sous son impulsion figure la première communauté

énergétique communale du Luxembourg. Ce projet innovant permet de partager localement

l’énergie solaire et éolienne produite à Beckerich, avec stockage intelligent et

optimisation via l’intelligence artificielle. Une initiative pionnière qui positionne Beckerich

comme un véritable laboratoire énergétique communal.

Bourgmestre | Feulen

Fernand Mergen est le bourgmestre de la commune de Feulen, une localité qui mise

fortement sur un développement harmonieux entre qualité de vie, infrastructures modernes

et croissance durable. Très proche de ses citoyens, il accorde une attention particulière

à l’aménagement du territoire et à l’évolution des services communaux afin

d’accompagner l’essor démographique de la région.

Parmi les projets emblématiques de la commune figure la création du nouveau complexe

scolaire et sportif de Niederfeulen. Ce projet moderne rassemble école, structures

d’accueil et installations sportives dans un même espace fonctionnel et durable, favorisant

à la fois l’éducation, la vie associative et la cohésion sociale au sein de la commune.

Bourgmestre | Mertzig

Mike Poiré est le bourgmestre de la commune de Mertzig, une localité dynamique

qui poursuit son développement avec une attention particulière portée aux familles,

à l’éducation et à la qualité de vie. Très impliqué dans l’évolution des infrastructures

communales, il accompagne une politique axée sur la modernisation des services publics

et le développement durable.

Parmi les projets phares de la commune figure la nouvelle école fondamentale qui sera

inaugurée d’ici la fin de l’année. Ce bâtiment moderne, conçu selon des critères énergétiques

performants, offrira aux élèves et aux enseignants un environnement d’apprentissage

fonctionnel, lumineux et adapté aux besoins pédagogiques actuels, tout en

renforçant l’attractivité de la commune.


Partenaire des communes pour la restauration scolaire

et les services de repas sur roues.

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88

| ACTUALITÉS COMMUNALES

CAP SUR LES BOURGMESTRES

Bourgmestre | Erpeldange-sur-Sûre

Claude Gleis est le bourgmestre de Erpeldange-sur-Sûre et l’un des principaux acteurs

du développement de la Nordstad. Très engagé dans l’aménagement du territoire et

le logement abordable, il accompagne une croissance maîtrisée de sa commune tout

en préservant la qualité de vie des habitants. Parmi les projets majeurs figure le vaste

programme développé avec la SNHBM dans les PAP « In der mittelsten Gewann » et «

Gewann II ». Ce projet prévoit la réalisation de plusieurs centaines de logements abordables

destinés aux jeunes familles et ménages luxembourgeois, positionnant Erpeldange-sur-Sûre

comme une commune pilote en matière de politique du logement.

Bourgmestre | Ettelbruck

Bob Steichen est le bourgmestre de Ettelbruck, considéré comme le véritable centre

économique et administratif du nord du Luxembourg. Très engagé dans le développement

urbain, la mobilité et la qualité de vie, il accompagne une transformation importante

de la ville tout en renforçant son attractivité régionale. Parmi les projets

emblématiques figure le réaménagement du quartier de la gare et des espaces publics

environnants. Ce vaste projet vise à moderniser les infrastructures, améliorer la mobilité

douce, renforcer les connexions de transports publics et créer un environnement

urbain plus convivial, durable et attractif pour les habitants, commerçants et visiteurs.

Bourgmestre | Schieren

Jean-Paul Zeimet est le bourgmestre de Schieren, une commune en plein développement

située au cœur de la Nordstad. Très engagé dans l’amélioration de la qualité de vie

et des infrastructures communales, il accompagne une politique axée sur la mobilité, le

logement et les équipements publics modernes. Parmi les projets importants figure le

développement de nouveaux quartiers résidentiels intégrés harmonieusement dans le

tissu communal, avec une attention particulière portée aux espaces verts et à la mobilité

douce. La commune investit également dans la modernisation de ses infrastructures

scolaires et sportives afin d’accompagner durablement l’évolution démographique de

Schieren et renforcer son attractivité régionale.



BRÈVES

COMMUNALES DU NORD

PAR ARMAND D'ANTONIO

CLERVAUX

LA COMMUNE ADAPTE

SES RÈGLES POUR MIEUX LOGER

SES HABITANTS

La commune a engagé une révision

de ses règlements d'urbanisme dans

le cadre du Pacte Logement 2.0, avec

un objectif clair : faciliter la création de

logements abordables et durables sur

son territoire. Le Plan d'Aménagement

Général laisse aujourd'hui environ 63

hectares de réserves foncières disponibles

dans les zones d'habitation et

zones mixtes. Un potentiel non négligeable

pour une commune rurale qui

connaît une croissance démographique

de plus de 3%. La réforme prévoit aussi

la mise en place d'un nouveau service

Logement, mobilisé pour accompagner

les projets et faciliter les démarches

des porteurs.

WILTZ

LE QUARTIER SALZBAACH MISE

SUR L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE

À Wiltz, l'extension de la zone d'activités

régionale Salzbaach passe en mode

chantier. Sur 3,63 hectares jouxtant

l'usine Circuit Foil, le syndicat exploitant

a choisi de construire en hauteur

jusqu'à 22 mètres, au lieu des 12 habituellement

autorisés pour gagner 52%

de surface utile sans étendre l'emprise

au sol. L'aménagement s'inscrira dans

la démarche d'économie circulaire qui

fait la renommée de la commune depuis

2015. Un appel à candidatures sera

lancé auprès des PME ; les travaux démarreront

en 2027 et les premières entreprises

s'installeront vers 2029. Avec la

zone Triangle vert à Ellange, Salzbaach

figure parmi les deux projets pilotes nationaux

destinés à inspirer la transformation

de toutes les ZAE du pays.

DIEKIRCH

DE CASERNE À QUARTIER MIXTE :

LA CITÉ MILITAIRE SE TRANSFORME

Au cœur de la ville, l'ancienne Cité militaire

est en pleine reconversion. La

SNHBM y prévoit 184 nouveaux logements,

dont 124 abordables, répartis

dans six bâtiments résidentiels. À cela

s'ajoutent 60 logements de service pour

l'Armée luxembourgeoise et un nouveau

bâtiment à usage mixte qui viendra

remplacer l'ancien bâtiment administratif.

L'enveloppe globale s'élève

à 190,5 millions d'euros. Les phases

2025-2026 sont consacrées à la démolition

des anciennes voiries, à la dépollution

des sols et aux premiers travaux

d'infrastructures. L'achèvement du

nouveau quartier est prévu pour 2031.

Diekirch conserve ainsi son identité de

« Garnisounsstad » tout en accueillant

un quartier mixte et moderne.

ETTELBRUCK

LE QUARTIER DE LA GARE AMORCE

SA TRANSFORMATION

A partir du dimanche 10 mai 2026, la

gare routière d'Ettelbruck est entièrement

réorganisée, avec de nouveaux

quais mis en service pour faciliter

l'orientation et les correspondances.

Le chantier s'inscrit dans le futur pôle

d'échange multimodal, qui verra sortir

de terre un nouveau bâtiment voyageurs

et un parking-relais entre 2027

et 2030. À deux pas, le futur Centre Administratif

Nordstad ex-Ettelbruck One,

19.000 m² de bureaux, commerces et

centre médical approche de sa livraison

sur l'ancien site Heintz van Landewyck.

Au total, près de 195 millions d'euros

sont mobilisés pour redessiner l'entrée

sud de la ville et son nœud de transports

d'ici 2030.

TROISVIERGES

UN NOUVEAU PAG APPROUVÉ

ET UNE PISTE CYCLABLE

TRANSFRONTALIÈRE À VENIR

À l'extrême nord du pays, à la frontière

belge et au cœur du Parc naturel de

l'Our, Troisvierges achève la modernisation

de ses outils de planification. Le

ministère des Affaires intérieures vient

d'approuver son nouveau Plan d'Aménagement

Général, qui fixe les règles

d'usage des sols sur l'ensemble du territoire

communal : Troisvierges devient

ainsi l'avant-dernière commune luxembourgeoise

à finaliser sa procédure.

Concernant la mobilité, un projet de

piste cyclable est en préparation entre

Clervaux, Cinqfontaines et Troisvierges.

Le tracé longera les voies ferrées pour

limiter les dénivelés, avec une passerelle

pour franchir les rails.

VIANDEN

L'HÔTEL ORANIENBURG RENAÎT,

ENTRE PRÉSERVATION

PATRIMONIALE ET DURABILITÉ

L'Hôtel Oranienburg, institution familiale

de la Grand-Rue ouverte dans les

années 1930, rouvre progressivement

ses portes. Le bâtiment historique est

repensé en plusieurs entités complémentaires

: un Vintage Hotel de treize

chambres, quatre résidences privées

avec jardin, un motel et une maison

mid-century. Cette réhabilitation fidèle

à l'esprit des lieux, préserve les murs,

les matériaux et l’histoire des lieux.

Une partie du mobilier et des aménagements

a été fabriquée à la main

dans des ateliers locaux, dans une démarche

de réemploi et d'empreinte

écologique réduite.


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92

| ACTUALITÉS COMMUNALES

GARANTIR SANTÉ, BIEN-ÊTRE

ET RÉSILIENCE À FRISANGE

Roger Beissel, bourgmestre


93

À Frisange, l’accès aux soins repose

sur une organisation locale

efficace et des services complémentaires

adaptés aux besoins

des habitants. Entre une offre

médicale bien répartie dans les

communes voisines, des solutions

de mobilité comme le « Frisibus

» et des initiatives dédiées

aux seniors, la commune mise

sur la proximité et la solidarité.

En parallèle, elle développe des

projets axés sur le bien-être et

anticipe les situations de crise,

affirmant ainsi une approche

globale de la santé et de la qualité

de vie. Explications avec le

bourgmestre, Roger Beissel.

Une offre de soins bien structurée

à l’échelle locale

Sur le plan strictement médical, la commune

de Frisange bénéficie d’une situation

relativement confortable. Sans

disposer d’une maison médicale sur son

territoire, la commune s’appuie sur un réseau

de structures de santé bien réparties

dans les environs. À Aspelt, nous avons

l’exemple d’une maison qui regroupe plusieurs

professionnels : kinésithérapeutes,

ostéopathes et médecin généraliste. « À

Frisange même, la présence d’une pharmacie

a constitué une avancée importante.

« Nous étions très contents d’accueillir

la pharmacie. Ce manque est désormais

comblé », souligne Roger Beissel.

À cela s’ajoute une offre accessible dans

les communes voisines : Bettembourg,

Dudelange, Mondorf-les-Bains ou encore

Dalheim. « Nous sommes vraiment

très bien servis autour », assure le bourgmestre.

Cette réalité explique notamment

pourquoi la création d’une maison

médicale à Frisange n’est, à ce stade,

pas envisagée.

Sans disposer d’une maison

médicale sur son territoire,

la commune s’appuie sur un

réseau de structures de santé

bien réparties dans les environs


94

| DOSSIER

La mobilité comme levier d’accès

aux soins

Au-delà de l’offre en elle-même, l’accessibilité

reste un enjeu central. La commune

a ainsi mis en place un système de transport

à la demande, le « Frisibus », qui permet

aux habitants de se rendre facilement

vers les lieux de soins, les commerces ou

encore les maisons de retraite. « Nous

citoyens peuvent se rendre où ils le souhaitent.

Le dispositif dessert notamment

Dalheim, Bettembourg, Dudelange et Remich

», explique-t-il.

Ce service s’adresse en particulier aux

personnes ne disposant pas de véhicule ou

rencontrant des difficultés de mobilité. Il

permet également de maintenir le lien social,

en facilitant les visites à des proches

en maison de retraite.

Un accompagnement spécifique

pour les seniors

La question du vieillissement de la population

est également prise en compte. Les

personnes âgées peuvent bénéficier d’un

accueil temporaire en structure spécialisée

grâce aux chambres qu’il est possible de

louer pour de courtes durées. « Quand la

famille part en vacances, ils peuvent rester

là une ou deux semaines pour qu’ils soient

bien encadrés », précise-t-il.

Par ailleurs, un partenariat est en cours

avec la maison de retraite Zitha à Contern,

qui prévoit une extension. La commune a

décidé de réserver une à deux chambres

pour ses habitants. C’est une manière

d’anticiper les besoins futurs tout en garantissant

un accès prioritaire à des solutions

adaptées.

La commune a mobilisé son

budget participatif autour

du thème du bien-être

Le bien-être au cœur du budget

participatif

Si la santé passe par les soins, elle repose

aussi sur des modes de vie et des environnements

favorables. C’est dans cet esprit

que la commune a mobilisé son budget

participatif autour du thème du bienêtre.

Deux projets majeurs ont émergé du

vote des citoyens. « Le premier concerne

la création d’un marché bio hebdomadaire

pour que les gens puissent acheter de

bons produits. Cet endroit aurait également

une vocation sociale puisque nos

citoyens peuvent s’y rencontrer. Cela permet

de créer un espace de convivialité et

d’échange. Sa mise en œuvre demandera

toutefois du temps. Ce projet nécessite au

moins deux ans pour être achevé », déclare

Roger Beissel.

Le second projet porte sur la création d’un

parc d’activités physiques en plein air, destiné

à tous les âges. L’objectif est clair :

« Rassembler les enfants, les jeunes, les

familles de toute la commune et faire des

activités physiques en plein air. » Le futur

aménagement devrait inclure des espaces

sécurisés pour les plus jeunes, ainsi que

des infrastructures sportives attractives,

comme un terrain multisport. Le site envisagé

se situe à proximité du chalet des

scouts, sur un terrain communal offrant

de nombreuses possibilités.

Fidèle à l’esprit du budget participatif, la

commune souhaite associer étroitement

les porteurs de projets à leur concrétisation.

« Nous nous concerterons avec les

citoyens qui ont eu ces idées pour éviter

toute mauvaise interprétation et de rester

au plus près des intentions initiales »,

explique Roger Beissel.

Anticiper les crises

La commune de Frisange s’inscrit également

dans une réflexion plus large sur

la gestion des situations d’urgence. Une

nouvelle législation impose en effet aux

communes de renforcer leur capacité de

résilience face aux catastrophes. Dans ce

cadre, le futur chalet des scouts jouera un

rôle clé. « Celui-ci est conçu pour accueillir

jusqu’à 40 personnes, il pourra être

mobilisé en cas d’inondation, d’incendie

ou d’autres situations critiques pour

mettre les personnes à l’abri », souligne

le bourgmestre.

Des équipements spécifiques sont également

envisagés, comme des lits de camp

stockés et mobilisables rapidement. Les

infrastructures existantes, notamment le

hall sportif, pourront aussi servir de centres

d’accueil d’urgence. « Cette approche

repose sur une expérience de terrain : lors

de la planification du chalet des scouts, le

pays était alors marqué par des épisodes

d’inondations », rappelle-t-il.

Le chalet des scouts est conçu

pour accueillir jusqu’à 40

personnes, il pourra être

mobilisé en cas d’inondation,

d’incendie ou d’autres

situations critiques pour mettre

les personnes à l’abri

Penser l’autonomie énergétique

en situation de crise

La résilience passe aussi par la capacité

à faire face à des coupures d’énergie

prolongées. La commune explore donc

différentes pistes pour garantir un minimum

d’autonomie en cas de crise.

« Comment chauffera-t-on les bâtiments ?

Devons-nous prévoir un groupe électrogène

? etc. », se questionne-t-il.

Si le photovoltaïque est déjà présent sur

certains bâtiments communaux, comme

l’atelier et le hangar agricole, son déploiement

reste limité ailleurs, notamment

pour des raisons techniques et économiques.

Des infrastructures accessibles

à tous

La commune veille à garantir l’accessibilité

de ses bâtiments publics. Ascenseurs,

aménagements spécifiques et normes

d’accessibilité sont déjà en place. « Tous

nos bâtiments étaient déjà depuis toujours

accessibles aux personnes à mobilité réduite

», explique Roger Beissel. Des audits

sont toutefois prévus pour s’assurer de la

conformité aux dernières exigences.

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