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N°1699 vendredi 5 juin 2026

Alpes 2030 : Nice paie le prix de sa

volte-face politique

Depuis le début, l’équilibre du projet Alpes 2030 reposait sur un partage simple : les Alpes du Nord pour les sports de

neige, les Alpes du Sud pour le pôle glace. Nice (Alpes-Maritimes) devait accueillir le hockey et le patinage artistique à

l’Allianz Riviera. L’élection d’un nouveau maire, Éric Ciotti, a tout fait basculer. La promesse d’un projet équilibré ne

tient plus.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

yon (Rhône) hérite du

pôle glace des Jeux

olympiques d'hiver

2030. Le partage territorial,

pensé comme la colonne vertébrale

du projet Alpes 2030,

s'effondre en quelques semaines

sous l'effet d'un changement

politique local.

L'élection d'Éric Ciotti

(UDR) à la mairie de Nice et

son refus d'accueillir le hockey

sur glace à l'Allianz

Riviera ont déclenché une réaction

en chaîne que personne,

officiellement, ne souhaitait.

Coup de force municipal,

conséquences nationales

«Sur la base d'un examen approfondi

des différents scénarios

(...), les participants ont

dû tirer les conséquences de

la décision du nouveau maire

de Nice de ne pas accueillir

les compétitions de hockey

sur glace à l'Allianz Riviera.

(...) Les solutions alternatives

recherchées à Nice se sont

Sommaire

révélées insatisfaisantes»,

rappelle le Comité d'organisation

des Jeux olympiques

et paralympiques d'hiver

(Cojop) dans un communiqué

publié vendredi. Le ton

est retenu, la conclusion sans

appel. Le Cojop se défend

d'avoir choisi, préférant présenter

la situation comme

une contrainte subie.

«L'approche du Cojop n'est

dictée, dans cette situation

qu'elle subit, que par l'intérêt

sportif et la qualité du projet

», se défend le comité. S'y

ajoutent deux pressions extérieures

: la demande du CIO

et des fédérations internationales

de maintenir un pôle

glace unifié ; l'exigence de

l'Olympic Broadcasting

Services (OBS), diffuseur

hôte, soucieux de la compacité

des sites après une édition

italienne (Milan-Cortina

2026) éclatée sur sept destinations.

Lyon l'emporte sur Paris,

pour le moment, malgré

l'offre d'accueillir les deux

tournois de hockey à l'Accor

Arena et à l'Adidas Arena.

Lyon, capitale de glace

Des raisons politiques, géographiques

et une vive opposition

régionale ont écarté

l'option parisienne. La métropole

centralise désormais les

huit patinoires nécessaires au

patinage artistique, au shorttrack,

au curling et au hockey.

La LDLC Arena de Décines-

Charpieu (Rhône) devrait

être rejointe par la Halle Tony

Garnier et le Palais des sports

de Gerland. Le déploiement

«nécessite toutefois une

poursuite rapide des analyses

techniques et budgétaires»,

reconnaît le Cojop.

Un héritage perdu sur la

Côte d'Azur

La région Auvergne-Rhône-

Alpes abrite désormais trois

des quatre pôles des Jeux

(Savoie, Haute-Savoie,

Hebdo

Sébastien Lecornu s’engage sur la réforme du sport professionnel...............................................2

Les lauréats des Trophées Philippe Séguin récompensés........................................................3

Territoires

Nice et Alpes 2030 : autopsie d’une rupture politique annoncée ............................................4

M24 : le musée du Mans qui veut devenir la référence du sport automobile..........................5

International

Milan-Cortina 2026 : comment les JO d’hiver ont dérapé .......................................................6

Lyon). La Région Sud

conserve le pôle de Briançon

(Hautes-Alpes), avec le ski

freestyle à Montgenèvre et à

Serre Chevalier, le ski alpinisme

(probablement à La

Grave) et le village des athlètes

dans le Fort des Trois

Têtes réaménagé. Une présence

réelle, mais loin de

l'ambition initiale. Le vrai

perdant est Nice, privée des

compétitions et de l'héritage

qui en aurait découlé. Le

Cojop ne masque pas sa

gêne : «Cette évolution

conduit à modifier de manière

significative le concept

initial porté par Alpes 2030,

fondé sur un équilibre territorial

et un héritage structurant

pour les sports de glace. (...)

Le mouvement sportif exprime

sa frustration qu'il n'y

ait vraisemblablement plus

d'équipement pérenne issu

des Jeux pour les sports de

glace à Nice», conclut le comité.

La décision d'un maire

aura suffi à effacer des années

de travail collectif.

La Lettre de l’économie du sport

est éditée par

GROUPE SPORT.FR SA

BP 40077

66050 PERPIGNAN CEDEX

E-mail : sport@sport.fr

Service abonnements

Tél. 09 70 40 65 15

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Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 0767-9769

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Hebdo

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

Sébastien Lecornu s’engage sur la réforme du sport

professionnel

Quand l’Assemblée nationale étudiera-t-elle la proposition de loi relative au sport professionnel ? Lors des questions

au gouvernement la semaine dernière, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a assuré que le texte législatif sera

présenté d’ici la fin de l’actuelle session parlementaire, le 30 juin.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

lusieurs députés de

différentes sensibilités

politiques se sont exprimés

dans une tribune en

faveur de l’examen au plus

tôt de la proposition de loi

(PPL) relative au sport professionnel.

Le texte, visant à

renforcer la gouvernance et

l’éthique dans le sport professionnel,

avait été adopté

en première lecture par le

Sénat il y a désormais un an.

Le 13 mai dernier, il avait

passé sans encombre la

phase de la commission des

Affaires culturelles et de

l’Éducation de l’Assemblée

nationale et son examen en

séance était programmé le

18 mai, avant d’être reporté

sine die, en raison d’un

agenda chargé. Or, pour les

rapporteurs de cette loi, « il y

a urgence ». « Du PSG à

l’UBB, en passant par la

JDA Dijon, jamais nos clubs

n’ont autant rayonné en

Europe ; pourtant jamais

leur structure économique

n’a paru aussi fragile », interpellent-ils.

« La rétrogradation

administrative des

Girondins de Bordeaux à

l’été 2024 ou la liquidation

du club de basket féminin de

Tarbes en janvier dernier ne

sont pas des accidents isolés

: ce sont des avertissements

adressés à toute une économie,

préviennent les signataires.

Aucune ville phare,

dans aucune discipline,

n’est aujourd’hui à l’abri

d’un scénario comparable. »

« Avant la fin de la session »

Cette loi prévoit notamment

une nouvelle gouvernance

par la création d’une société

de clubs (et donc la disparition

de la LFP), appelée à

gérer la vie économique de

la Ligue 1, les aspects régaliens

(comme l’arbitrage),

revenant à la Fédération

française de football (FFF).

Cette société, gérée par des

salariés et non plus par des

présidents de clubs élus, serait

amenée à négocier les

futurs droits télé et à travailler

sur une nouvelle répartition.

Le texte prévoit

aussi de nouvelles dispositions

pour lutter contre le piratage

avec l’automatisation

des fermetures d’adresses IP

de sites identifiés comme pirates.

Certains signataires

ont alerté Sébastien

Lecornu, ce mardi, lors de

l’hommage rendu par

l’Assemblée à la députée

Béatrice Bellamy, décédée

dimanche à 59 ans. Députée

de Vendée, elle a notamment

été présidente de la commission

d’enquête sur les défaillances

dans les fédérations

il y a quelques mois.

Laurent Marcangeli, président

du groupe Horizons à

l’Assemblée Nationale, a

demandé au gouvernement

quand serait mis à l’ordre du

jour la réforme de la PPL du

sport professionnel au Palais

Bourbon. « Quand permettrez-vous

à la représentation

nationale d’achever ce travail

que Béatrice voulait mener

jusqu’au bout à nos côtés

? », a-t-il questionné. Le

Premier ministre a assuré

qu’une nouvelle date d’examen

serait calée avant la fin

de la session parlementaire,

d’ici au 30 juin : « Nous le

ferons enfin en inscrivant la

proposition de loi « Sport »,

relative au fonctionnement

et à la gouvernance des fédérations,

à l’ordre du jour

de l’Assemblée nationale

avant la fin de la session : la

navette permettra de promulguer

rapidement au

Journal officiel de la

République française ce

texte. »

En bref

La PPL repoussée. La proposition de loi du député LIOT du Calvados, Joël Bruneau, visant à encourager les partenariats entre les collectivités

territoriales et les personnes morales de droit privé en matière d’acquisition, de réalisation ou de rénovation d’équipements sportifs a été rejetée

par la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Son article premier ouvrait la possibilité aux collectivités territoriales ou leurs

groupements d’accorder des subventions à des personnes morales de droit privé pour l’acquisition, la réalisation ou la rénovation d’équipements

sportifs utiles à l’exécution des missions d’intérêt général en contrepartie de la réservation, à due concurrence de la part représentée par ces

subventions publiques dans l’opération considérée, de créneaux d’utilisation de ces équipements.

2


Hebdo

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

Les lauréats des Trophées Philippe

Séguin récompensés

Seize clubs amateurs et le FC Metz chez les professionnels ont été récompensés lors de

la 18e édition des Trophées Philippe Séguin.

conduire et devenir éducateur

auprès des jeunes licenciés.

Le club veut élargir ce dispositif

à d’autres jeunes réfugiés

en développant le mentorat

avec des étudiants de l’université

de Valenciennes.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

omme chaque année

depuis 2008, les lauréats

des Trophées

Philippe Séguin sont récompensés

par le Fondaction du

football, fonds de dotation de

la Fédération française de

football (FFF), pour leurs actions

sociétales et environnementales

exemplaires dans

quatre catégories : éducation

et citoyenneté, mixité et diversité,

solidarité et inclusion,

santé et environnement.

Ils ont été félicités par le président

de la FFF, Philippe

Diallo, qui a salué des « acteurs

engagés dans les territoires

qui portent des valeurs

essentielles de solidarité,

d’inclusion, d’éducation et

d’engagement citoyen ».

Dans chaque catégorie, un

club a remporté le Grand

Prix, doté de 5.000 €, les trois

Les autres lauréats

autres recevant chacun

2.000 €. « C’est un palmarès

tout à fait représentatif des

évolutions de notre société,

grâce à l’engagement de

clubs qui, partout en France,

agissent concrètement pour

faire du football un formidable

outil d’utilité sociale et

de rassemblement », d’après

Jacques Bungert, président

du Fondaction.

Éducation et citoyenneté –

FC Vallon-Pont-d’Arc

(Drôme Ardèche) : Vivre

ensemble, valeurs de la

République et laïcité. Le

club a organisé en collaboration

avec la Communauté de

Communes un parcours sur

les valeurs de la République

permettant d’échanger sur

des thématiques comme la

laïcité, les droits des enfants,

les discriminations, l’acceptation

des différences, les valeurs

de la république, la

mixité, etc.

Mixité et diversité – US

Pont-Sainte-Maxence

(Oise) : Les stéréotypes restent

sur le banc. Le club a

décidé d’agir auprès des enfants

des écoles primaires

partenaires et de ses licenciés

afin de lutter contre les stéréotypes

sexistes. Des ateliers

de sensibilisation sont organisés

avec un temps en classe et

un temps en activité extérieure.

Solidarité et inclusion – FC

Famars (Nord) : Tous avec

Borys. Le club a souhaité

agir pour aider le jeune

Ukrainien Borys à s’intégrer.

Il a appris le français et le

club l’a aidé pour s’inscrire

au lycée puis à l’université,

passer son permis de

Éducation et citoyenneté

• Étoile Filante (Guadeloupe) : Nos étoiles de demain !

• FC Graves (Gironde) : projet éducatif « Les Tip’s du Coach »

• FC 3MTKD (Hérault) : École d’arbitrage

Mixité et diversité

• ASDAM (Doubs, Territoire de Belfort) : vidéo de sensibilisation pour la journée mondiale contre

l’homophobie

• AS Montigny-lès-Metz (Moselle) : femmes et responsabilités, le nouveau coeur du club

• Entente Calès Trémolat (Dordogne) : les Reines du foot, le pouvoir du sport à tout âge

Solidarité et inclusion

• FC 93 Bobigny (Seine-Saint-Denis) : apprendre à vivre en communauté

• Promo Sport Dole Crissey (Ligue Bourgogne-Franche-Comté) : mise en place de sections handisport

et sport adapté

• US Reventinoise (Ligue Auvergne-Rhônes-Alpes) : Solida’Foot

Santé et environnement –

US Nogent-sur-Oise

Football (Oise) : Projet

bien-être et santé mentale.

Pour permettre aux enfants

souvent stressés de mieux gérer

leurs émotions lors des

entraînements et des

matches, le club a mis en

place 10 séances de 2 heures

avec une sophrologue spécialisée

en gestion du stress et

préparation mentale. Elles

sont destinées aux joueurs et

aux éducateurs, et permettent

de renforcer la cohésion, la

confiance en soi et de retrouver

le plaisir de jouer.

Côté club professionnel, c’est

le FC Metz qui a été élu pour

son accueil des spectateurs en

situation de handicap. Depuis

2024, une « salle sensorielle

» (réservée à six personnes

maximum) garantit

un accueil individualisé et

une meilleure qualité d’expérience.

Le dispositif s’inscrit

dans une démarche plus large

d’accessibilité menée par le

club grenat, « L’expérience

FC Metz pour tous », afin de

rendre les rencontres du FC

Metz plus inclusives pour

tous les publics.

Un nouveau record a été

battu cette année puisque le

Fondaction a reçu 367 dossiers,

contre 358 l’année dernière

et 258 en 2022.

En bref

La FFA distingue les initiatives de ses clubs. La FFA et le Crédit Mutuel ont distingué les initiatives de 30 clubs autour de la formation et

de la mise en avant des entraîneurs. Une attention particulière a été portée aux projets promouvant la mixité et la féminisation au sein de

l'encadrement bénévole. Depuis la création de ce dispositif en 2021, destiné à accompagner les projets de clubs de moins de 150 licenciés, plus

de 1.000 dossiers ont été reçus, 179 clubs soutenus, et 392.000 € injectés dans le tissu associatif de l'athlétisme français. Pour cette année 2026,

les clubs lauréats bénéficieront chacun d'une aide de 2.000 €.

3


Territoires

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

Nice et Alpes 2030 : autopsie d’une

rupture politique annoncée

Le retrait de Nice (Alpes-Maritimes) du dispositif olympique Alpes 2030 provoque une

avalanche de déclarations contradictoires, où chaque camp se réclame victime du

suivant. Derrière le choc des postures, une question de fond demeure : les deux parties

pouvaient-elles réellement s’entendre ?

qu’aucun plan B n’est préparé,

ce sont les habitants et

les contribuables qui en

paient le prix. Renaud

Muselier et Christian Estrosi

n’ont pas su anticiper, et c’est

finalement un fiasco».

Chacun cherche le coupable

chez l’autre.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

a scène est surréaliste.

D’un côté, un maire

qui communique depuis

des semaines sur sa mobilisation

pour sauver les

Jeux à Nice, obtient du

Département un vote de garanties

financières à hauteur

de 40 M€, annonce saisir le

président de la République et

convoque jusqu’au souvenir

de l’attentat de 2016 pour défendre

«une ville qui mérite le

respect». De l’autre, un

Comité d’organisation

(Cojop) qui constate que les

solutions alternatives proposées

par cette même municipalité

«se sont révélées insatisfaisantes»

et transfère le

pôle glace à Lyon (Rhône).

La mise en scène d’une mobilisation

héroïque n’aura pas

survécu à l’épreuve des faits.

Une rupture consommée

bien avant le coup de

théâtre

Ce qui frappe, c’est que personne

ne semble véritablement

surpris. Renaud

Muselier (Renaissance), président

de la Région Sud,

confie que Lyon comme plan

B était évoqué dès le mois

d’avril. L’annonce de la semaine

dernière n’est donc pas

une improvisation : c’est la

formalisation publique d’un

constat d’échec que les institutions

avaient anticipé. «On

a tous essayé de sauver Nice,

sauf son maire. Maintenant,

c’est bouclé, on a perdu Nice.

Il n’en veut pas, on s’en va.

On ne peut pas le faire là, on

va ailleurs», résume-t-il avec

une amertume à peine contenue,

avant d’évaluer le préjudice

à «550 M€» d’investissements

directs et à

«1,1 Md€» d’impact global,

valorisation médiatique internationale

incluse. Éric Ciotti

(UDR), lui, retourne l’accusation.

La rhétorique de la trahison

politique remplace

toute analyse économique.

«La décision est honteuse et

scandaleuse», juge-t-il, promettant

de faire convoquer

une commission d’enquête

parlementaire et pointant le

choix de Lyon, commune

«d’extrême gauche», au détriment

de Nice, qu’il co-dirige

avec le Rassemblement

national.

Le plus révélateur tient peutêtre

dans une convergence inattendue.

La majorité ciottiste

dénonce des «manipulations

politiques» tandis que l’opposition

de gauche savoure le

dénouement pour des raisons

diamétralement opposées.

Des alliances improbables

révélatrices d’un désaccord

de fond

«Une bonne nouvelle»,

tranche Juliette Chesnel-Le

Roux (EELV), élue d’opposition,

pour qui le dossier

constituait une «absurdité climatique,

économique et financière».

Les deux camps,

l’un contraint, l’autre

convaincu, aboutissent au

même résultat : l’éviction de

Nice du programme olympique.

Cette coalition de fait révèle

l’absence de base politique

suffisante pour porter un projet

de cette ampleur. Et au

sein même de la majorité municipale,

la fissure est visible.

Laurent Merengone,

conseiller régional (RN), ne

ménage pas ses alliés régionaux

: «des difficultés étaient

connues (...) Quand les

alertes sont ignorées et

La réponse à la question de

l’« irréconciliabilité » se

trouve en réalité dans les archives

de la campagne électorale

des dernières municipales.

Éric Ciotti avait publiquement

redouté «des gaspillages

et des coûts démentiels»,

n’écartant pas l’hypothèse

d’un référendum local,

au moment précis où des arbitrages

devaient être rendus.

Une fois élu, il n’avait plus

évoqué cette consultation. Le

doute sur sa volonté réelle

d’accueillir les compétitions

n’avait pourtant jamais disparu

du côté du Cojop et du

CIO.

Muselier, pour sa part, a déjà

remporté le « Grand Prix » de

la phrase politique de l’année

: «On a gagné les Jeux

avec Christian Estrosi et on

les a perdus avec Éric

Ciotti». La formule est politique

mais elle dit quelque

chose d’exact sur le plan économique

: un projet olympique

territorial ne survit pas

à un changement de portage

municipal. En ce sens, les

deux camps n’étaient pas

seulement irréconciliables. Ils

ne parlaient tout simplement

pas du même projet.

En bref

Le nouveau maire de Val-d’Isère jugé inéligible. On croyait le match plié entre Val-d’Isère et Méribel pour organiser les épreuves techniques

de ski alpin des JO 2030, laissant à Courchevel (Savoie) les épreuves de vitesse. Mais le nouveau maire de Méribel, Bernard Front, est revenu

dans la course en demandant un retour au projet initial tandis que le nouvel édile de Val-d’Isère, Xavier Mattis, vient d’être jugé inéligible par le

tribunal arbitral de Grenoble ! Il est reproché à l’édile avalin de 56 ans d’avoir bénéficié d’un contrat de déneigement de certaines voies

communales dans les six mois précédant la date du scrutin municipal. Une situation incompatible avec ses nouvelles fonctions d’élu. Le tribunal

a donc estimé que Xavier Mattis était inéligible, lors de son élection. Agriculteur de profession, Xavier Mattis s’était porté candidat en tête d’une

liste nommée « Le Réveil Avalin » lors du scrutin municipal du 15 mars. Une élection à l’issue de laquelle l’Avalin a battu le maire sortant par

59,4 % des suffrages exprimés. Deux options s’offrent à lui : faire appel d’ici le 22 juin ou quitter ses fonctions. Lors du dernier conseil municipal,

le 4 mai, l’ensemble des élus avaient réaffirmé la volonté d’inscrire la station dans la carte des sites.

4


Territoires

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

M24 : le musée du Mans qui veut devenir la

référence du sport automobile

En inaugurant le M24 la semaine dernière, l’ACO, l’organisateur des 24 Heures du Mans, et l’horloger Richard Mille

transforment un musée régional en vitrine internationale. Pour Le Mans (Sarthe) et son territoire, l’enjeu est de

s’imposer comme destination culturelle de premier plan en Europe.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

ix jours avant le départ

de la 94e édition

des 24 Heures du

Mans, les portes d’un espace

entièrement repensé s’ouvrent

au public à la Porte

Nord du légendaire circuit

sarthois. Le M24 (Musée du

Sport Automobile) n’est pas

une simple rénovation : c’est

une métamorphose accomplie

en onze mois à peine. 45

000 m³ de terre ont été déplacés

pour faire passer la surface

d’exposition de 5.000 à

8.600 m². Derrière ce chantier

se trouve une conviction

partagée entre Pierre Fillon,

président de l’Automobile

Club de l’Ouest (ACO), et

Richard Mille, horloger

suisse et collectionneur passionné

de courses. Associés

dès 2022 via la société

MACO (Musée Automobile

de la Compétition), qu’ils détiennent

chacun à hauteur de

50 %, ils ont choisi de financer

le projet intégralement

sur fonds propres, sans solliciter

la moindre subvention

publique. Le total des travaux

avoisine 12 M€ hors

taxes.

Un financement privé

Ce choix radical distingue

d’emblée le M24 de la plupart

des équipements culturels

liés au sport. Il dit aussi

quelque chose du rapport

que l’ACO entretient avec

son patrimoine : une ressource

à valoriser économiquement,

pas seulement à

conserver. « Ensemble, nous

portons un objectif commun

: faire rayonner dans le

monde notre marque, faire

du musée un outil de développement

de l’attractivité

de notre territoire, un site incontournable

du tourisme et

de la culture », résume Pierre

Fillon. Le circuit des 24

Heures du Mans avait été élu

Monument préféré des

Français en 2024, et l’ancien

musée attirait déjà plus de

200.000 visiteurs annuels.

Le M24 vise le seuil des

300.000 dès ses premières

années d’exploitation.

Une collection encyclopédique,

du XIXe siècle à

Lewis Hamilton

Ce qui distingue le M24 des

institutions comparables,

c’est avant tout son ambition

encyclopédique. Premier

musée au monde à couvrir

six disciplines du sport mécanique

sous un même toit

(Formule 1, endurance, rallye,

IndyCar, moto, Can-

Am), il réunit plus de 120 véhicules

authentiques et en

état de fonctionnement, retraçant

l’épopée des sports

mécaniques depuis le XIXe

siècle. La scénographie immersive

mise sur la narration

audiovisuelle et la mise en

contexte de chaque pièce.

« La Bentley gagnante de

1924, qui est une pièce rarissime,

c’est quelque chose

d’extraordinaire », confie

Fabrice Bourrigaud, directeur

du musée, tout aussi fier

d’exposer la Ferrari F2002

de Michael Schumacher ou

la Mercedes W09 avec laquelle

Lewis Hamilton (parrain

du M24) a conquis son

cinquième titre mondial en

F1 en 2018. À ces pièces

maîtresses s’ajoutent la

Mazda 787B, la Xsara WRC

de Sébastien Loeb et une collection

de 4.667 miniatures

représentant toutes les voitures

engagées aux 24

Heures du Mans depuis

1923. « Notre potentiel est de

400 voitures, donc il y a

beaucoup de choses en réserve

! Il faut que ce musée

soit vivant, que les collections

permanentes tournent.

Et puis il y a un espace dédié

aux expositions temporaires,

avec de grandes thématiques

à partir de 2027 », ajoute

Fabrice Bourrigaud.

La soirée d’inauguration a

elle-même dit quelque chose

de l’ambition du projet :

Rafael Nadal, Frédéric

Vasseur (directeur sportif de

la Scuderia Ferrari), Yannick

Dalmas et Simon Pagenaud

côtoyaient des figures du cinéma.

Un levier de développement

territorial pensé bien

au-delà du sport

Le M24 n’ambitionne pas

seulement de conquérir les

passionnés de sports mécaniques

; il entend séduire un

public plus large, sensible à

la mécanique, au design, à la

performance et à l’histoire

industrielle. « Le M24 est

l’un des prolongements très

concrets de notre démarche

RSE. C’est un projet à la fois

patrimonial, économique et

humain, profondément ancré

dans son territoire », conclut

Pierre Fillon.

Tarifs. Entrée adulte : 20 € (réduit à

15 € pour les habitants de la Sarthe,

étudiants, demandeurs d'emploi,

personnes en situation de handicap).

Forfait famille : 14,50 € (2

adultes + 2 enfants de 6-17 ans).

Jeune (6-17 ans) : 12 €. Gratuit

pour les moins de 6 ans et les accompagnateurs

de personnes en situation

de handicap. Des billets

couplés (musée + circuit) existent.

En bref

ASO à l’organisation pour le retour du marathon de Bordeaux. Dépossédée de l'organisation du marathon de Paris, ASO (Amaury Sport

Organisation) rebondit en Gironde. Le 8 novembre marquera le retour du Marathon de Bordeaux, attendu depuis 2019, qui réunira près de 27.000

participants. L'événement proposera pour la première fois trois formats : 10km, semi-marathon (15.000 participants) et marathon (4.000). «Le

départ sera donné rive gauche puis, après 17 ou 18 kilomètres, le reste se fera rive droite», annonce Caroline Pujol, présidente du Stade Bordelais

Athlétisme. Ce parcours, en cours de validation par la Fédération française d'athlétisme (FFA), permettra l'homologation d'éventuels records.

5


International

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

Milan-Cortina 2026 : comment les JO d’hiver ont

dérapé

La Fondation Milan-Cortina devrait clôturer ses comptes avec un déficit d’au moins 310 M€. Une dérive budgétaire

portée par des surcoûts d’infrastructure.

la base, le budget des

Jeux Olympiques et

Paralympiques d’hiver

de Milan-Cortina 2026

est fixé à un peu moins de 1,4

milliard d’euros. La

Fondation Milan-Cortina

responsable de leur organisation

présente aujourd’hui une

facture de 1,7 milliard d’euros,

soit une dérive de 310

M€ environ. Le solde déficitaire

attendu est le résultat de

deux dynamiques convergentes

: une hausse des coûts

de 230 M€ et un manque à

gagner de 80 M€ sur les recettes

prévues.

Des chantiers hors de

contrôle

Ce sont surtout les dérapages

constatés du côté des dépenses

qui sont en cause. Le

premier poste de surcoût

concerne la fameuse piste de

bobsleigh de Cortina, abandonnée

depuis des années et

réhabilitée pour l’occasion au

prix de 118 M€, soit près de

40 M€ de plus que le montant

initial de 81 M€. Une infrastructure

sans véritable

avenir, portée par des arbitrages

politiques liés à la notion

d’héritage, alors même

que le Comité international

olympique (CIO) avait préconisé

d’organiser ces

épreuves sur des sites existants

à l’étranger pour limiter

les coûts.

L’Arena Santagiulia, à

Milan, concentre une autre

part des tensions. Livrée in

extremis, l’enceinte est estimée

à 177 M€ par ses

concepteurs, mais la presse

transalpine évoque un montant

de 320 M€. La Cour des

comptes italienne a ouvert

une enquête sur les surcoûts

de cette salle privée, désormais

dédiée aux concerts, et

sur les financements publics

qui lui ont été alloués.

Si les dépenses ont débordé,

les recettes ont également

déçu. Avec 56 partenariats

conclus, les recettes commerciales

générées par la

Fondation sont estimées

entre 550 et 580 M€, un niveau

conforme aux objectifs

annoncés, mais il est également

le plus petit résultat des

Jeux en la matière depuis les

JO 2006 à Turin. La livraison

tardive de l’Arena

Santagiulia pèse directement

sur la billetterie : la promesse

de 14.000 sièges n’est pas tenue,

contraignant l’organisation

à se limiter à 11.500

places. À cela s’ajoute un

raté commercial : les mascottes

Tina et Milo disparaissent

prématurément des boutiques,

victimes de leur

propre succès, générant un

manque à gagner sur les produits

dérivés.

Les régions en dernier

recours

Pour combler le déficit, les

collectivités territoriales sont

appelées en renfort. La

Lombardie est sollicitée pour

60 M€, la Vénétie entre 26 et

40 M€, les provinces autonomes

de Trente pour 20 M€

et Bolzano pour 5 M€. Les

conséquences se répercutent

sur les institutions sportives.

Le Comité national olympique

(CONI) et le Comité

national paralympique (CIP)

ont rappelé, le 21 avril, attendre

respectivement

48 M€ et 5,4 M€ de redevances

dues par la Fondation.

De son côté, le CIO refuse la

demande d’aide de 100 M€

formulée par le comité d’organisation,

estimant avoir

déjà suffisamment contribué

au financement des Jeux.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Rififi sur le front judiciaire aussi

Une enquête a été ouverte pour soupçon de favoritisme dans la construction d’une ligne de téléphérique à Cortina d’Ampezzo. Construit sur

une zone à risque de glissement de terrain et jugé inutile par les habitants, ce projet était déjà l’un des plus contestés des Jeux, avec la piste

de bobsleigh. Le parquet suspecte la société en charge de la réalisation des infrastructures, Simico, d’avoir favorisé une entreprise lombarde

pour ce chantier à 35 M€, tout en sachant qu’il ne serait jamais achevé à temps pour les épreuves. Encore aujourd’hui, les télécabines restent

hors service, faute d’autorisation pour leur mise en route.

En bref

FIS : Ospelt propose des mondiaux chaque année. Dans les colonnes du Blick, Alexander Ospelt, candidat à la présidence de la FIS (face

à Johan Eliasch, le sortant, Hanna Falkenberg, Victoria Gosling et Dexter Paine), détaille son programme. Sa proposition la plus radicale : des

Championnats du monde de ski alpin chaque année, sauf lors des années olympiques. « Je veux une FIS dans laquelle tout le monde discute sur

un pied d’égalité et où nous trouvons ensemble des solutions durables et bénéfiques pour toutes les parties prenantes. » Sur le ski de fond et le

saut à ski, Ospelt promet une meilleure mise en valeur, qui passerait elle aussi par la tenue des mondiaux chaque année.

Luc Tardif élu au Hall of Fame de l’IIHF. Luc Tardif (73 ans) est admis au Hall of Fame de la Fédération internationale qu’il préside depuis

2021, mais qu’il quittera en octobre à la fin de son mandat. Canadien de naissance, Luc Tardif a d’abord été joueur avant de venir en Europe,

surtout en France : Chamonix, Rouen et Caen de 1977 à 1990. Il fut ensuite dirigeant et notamment président de la Fédération française (FFHG)

de sa création en 2006 jusqu’en 2021, date à laquelle il a pris la tête de l’IIHF. Le Hall of Fame de l’IIHF, créé en 1997 et basé à Toronto, est

distinct de celui de la NHL, qui a vu le jour en 1943 et est également basé à Toronto. Luc Tardif est le sixième Français à le rejoindre après Louis

Magnus, fondateur de l’IIHF (intronisé en 1997), Jacques Lacarrière, dirigeant international (1998), Philippe Bozon, attaquant de l’équipe de

France (2008), Philippe Lacarrière, dirigeant international (2018) et Cristobal Huet, gardien de but de l’équipe de France (2023). Aucun Français

ne fait partie de celui de la NHL.

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International

N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

En bref

Les habitants de Hambourg refusent d’accueillir des JO en 2036, 2040 ou 2044. Alors que l’Allemagne cherche à se porter candidate

pour l’organisation des JO 2036, 2040 ou 2044, la ville de Hambourg de son côté refuse d’accueillir des futurs Jeux d’été, après un

référendum effectué dans la population. Ses habitants ont rejeté ce dimanche 31 mai le projet d’une candidature de la ville hanséatique à

l’organisation, à l’issue d’une consultation citoyenne marquée par une participation de près de 50 %. Sur plus de 650.000 bulletins dépouillés,

le « non » a réuni » 55 % contre 45 % pour le « oui », mettant ainsi fin au projet hambourgeois. En novembre 2015, Hambourg avait déjà

trébuché sur l’obstacle référendaire (51,4 % pour le « non »), abandonnant la course pour les JO 2024. Le comité olympique allemand

(DOSB) s’est lancé, il y a plusieurs mois, dans l’aventure d’une candidature du pays. Munich, Berlin, Hambourg et Cologne -autour de la

région Rhin/Ruhr- ont manifesté leur intérêt et se trouvent dans une première course interne allemande. Le DOSB choisira donc, le 26

septembre, entre ces trois projets. Fin octobre 2025, les Munichois avaient été les premiers à se prononcer sur le projet de la capitale

bavaroise, avec un « oui » très largement majoritaire à 66,4 %, et une participation de 42 %. À la mi-avril, les 17 villes concernées par le

projet autour de Cologne et la région Rhin/Ruhr avaient également toutes approuvé la candidature, avec en moyenne 66 % en faveur du

« oui » (57,4 % à Cologne, la ville centrale du projet), et une participation de 33 %. Kiel, qui souhaite accueillir les épreuves de voile, avait

également obtenu le soutien de sa population (63,5 %, participation de 29 %). Berlin de son côté ne prévoit pas de consulter sa population

via un référendum.

Une nouvelle enquête sur la billetterie de la FIFA. Les procureures générales de New York et du New Jersey ouvrent une enquête « sur

les pratiques de billetterie de la FIFA » pour la Coupe du monde 2026 de football, qui débute le 11 juin. « De récents articles de presse

indiquent que les supporters ont pu être induits en erreur quant à l’emplacement des sièges qu’ils achetaient, et que les déclarations

publiques de la Fifa ainsi que la mise en vente des billets ont pu contribuer à la flambée des prix », précisent Letitia James et Jennifer

Davenport dans un communiqué. La justice des deux États s’intéresse particulièrement aux huit matchs programmés au MetLife Stadium,

dans le New Jersey, dont la finale le 19 juillet. Mi-mai, le procureur général de Californie Rob Bonta avait déjà demandé des éclaircissements

à la FIFA sur de « potentielles pratiques commerciales trompeuses », en s’appuyant sur une enquête du média The Athletic. Il avait aussi

invité les Californiens qui pensaient avoir été trompés à porter plainte. Certains supporters se sont vus attribuer des places de catégorie

inférieure à celle qu’ils avaient initialement choisie, et se trouvent donc moins bien placés qu’attendu dans le stade. La FIFA avait répondu

en avril à The Athletic que les plans des stades présentés à l’achat, et modifiés par la suite, étaient « indicatifs ». Les prix exorbitants des

billets sont depuis plusieurs mois un motif de crispation avant le premier Mondial à 48 pays, qui se tient aux États-Unis, au Mexique et au

Canada.

Les grues en action à la Maison Blanche. La construction d’une arène temporaire devant accueillir une compétition de MMA le 14 juin,

le jour du 80ème anniversaire de Donald Trump, bat son plein à la Maison Blanche. Des grues assemblaient la semaine dernière une

gigantesque arche métallique, visible derrière le célèbre édifice blanc. Sur cette structure seront installés les projecteurs qui éclaireront six

combats annoncés par l’UFC, l’organisation qui domine le monde des arts martiaux mixtes (MMA). Un octogone et des gradins doivent

également être installés. Quelque 4.500 invités doivent prendre place sur la pelouse sud de la Maison Blanche, et jusqu’à 100.000 autres

pourront suivre les combats sur écran géant dans un parc adjacent. L’un des combats opposera le Français Ciryl Gane au Brésilien Alex

Pereira pour le titre mondial par intérim des poids lourds. Le coût total de l’événement est estimé à 60 M$. « L’UFC paye. Aucun argent

public n’est utilisé » pour cette installation, a affirmé à l’AFP un responsable de la Maison Blanche. Dana White, patron de l’UFC et proche

de Donald Trump, s’est défendu d’organiser un événement politique. « J’aime ce pays comme n’importe qui à gauche l’aime. J’aime ce pays

comme n’importe qui à droite l’aime. Ce qui se passe, c’est que je dépense un paquet d’argent pour célébrer le 250ème anniversaire des

Etats-Unis », a-t-il affirmé au magazine Time. La première puissance mondiale célébrera le 4 juillet les 250 ans de la Déclaration

d’indépendance de 1776.

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N°1699 La Lettre de l’économie du sport vendredi 5 juin 2026

Le magazine

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N°39 est paru

Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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