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LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

SPONSO RIN G.FR

N°649 vendredi 5 juin 2026

Gucci veut défiler sur les pistes de F1

La marque de luxe italienne devient le partenaire-titre d’Alpine en Formule 1 qu’il faudra appeler dès 2027 « Gucci

Racing Alpine F1 Team ».

ans le sillage de

LVMH, l’industrie

du luxe continue son

insertion dans le monde de la

Formule 1. « La Formule 1

incarne aujourd’hui une alliance

unique entre performance,

culture et rayonnement

mondial, et l’écurie

Alpine Formula One Team

est le partenaire idéal pour

concrétiser cette vision, explique

Francesca Bellettini,

présidente de Gucci. Gucci

Racing est bien plus qu’une

simple présence sur la grille

de départ : c’est l’expression

de ce que nous sommes et de

la direction que nous souhaitons

donner à la marque. »

Une vision de marque incarnée

par la piste

Cette collaboration marque

le lancement de « Gucci

Racing », une nouvelle plateforme

stratégique et expérientielle

construite autour

« des valeurs de la performance,

de la précision, de la

discipline et de l’excellence,

à la croisée du luxe et du

sport». L’association a été facilitée

par l’arrivée en septembre

2025 de l’ex-PDG du

groupe Renault, Luca de

Meo, à la tête de Kering, propriétaire

de Gucci. « La

Formule 1 a largement dépassé

le cadre du simple

sport pour devenir l’une des

plateformes de contenu haut

de gamme les plus influentes

au monde, touchant plus de

1,5 milliard de personnes

chaque saison et attirant un

public en pleine expansion,

plus jeune et de plus en plus

féminin, ajoute De Meo dans

un communiqué. Nous la

considérons comme une plateforme

unique permettant à

une marque de luxe de repousser

les limites, de créer

des liens significatifs et de

renforcer sa valeur à long

terme. » Ce partenariat est

une première dans le monde

de la Formule 1. Jamais une

marque de luxe n’avait été

associée comme partenairetitre

d’une écurie de F1.

Conçu pour s’étendre bien

au-delà d’une présence sur

les circuits, ce partenariat se

déploiera à travers une série

d’initiatives au cours des

prochaines saisons : contenus,

produits, expériences

clients haut de gamme et activations

exclusives.

Kering défie LVMH sur le

terrain de la F1

En plus de soulager les finances

de Renault, l’opération

doit ravir Liberty Media,

le détenteur des droits de la

F1. En moins d’une décennie,

le groupe américain a

transformé la F1 avec des recettes

de sponsoring multipliées

par dix (3 Md€), une

audience rajeunie et féminisée.

LVMH avait ouvert la

voie de l’industrie du luxe en

2024 avec un méga-partenariat

de dix ans et un milliard

d’euros : Louis Vuitton sur

les panneaux de bord de

piste, Moët & Chandon sur

les podiums, Tag Heuer

comme chronométreur officiel,

et des accords titre sur

les Grands Prix de Monaco,

Spa et Madrid. Kering vient

concurrencer son rival de la

place Vendôme, trop seul

jusqu’à présent sur les circuits.

Gucci, qui représente

la moitié des ventes du

groupe et les deux tiers de

son résultat opérationnel

courant, traverse une phase

de repositionnement où l’audace

est revendiquée comme

ADN.

L’accord annoncé confirme

que la Formule 1 s’est définitivement

imposée comme

une plateforme premium de

premier rang, capable d’attirer

des investisseurs prêts à

repenser en profondeur leur

modèle d’activation. La bataille

du luxe sur les circuits

ne fait que commencer.

©Jean-François Robert / Modds

SPONSORING.FR

Sommaire

Sponsoring

Le PSG propulse les investissements publicitaires sur M6 ............................................................2

Nike transforme les sélections nationales en vitrines de mode et de culture........................3

Daikin s’empare du naming...................................................................................................4

Le Tour de France sur les rails avec la SNCF .......................................................................5

Economie

L’équation maîtrisée : moins de masse salariale, plus de valeur................................................6

Médias

Carton plein pour M6 et Canal+ .................................................................................................7

Le PSG, seul Français dans le Top 30 des clubs les plus suivis sur les réseaux sociaux .....7

WWW.SPONSORING.FR

La Lettre du Sponsoring

Publication fondée par Bruno Lalande,

David Tomaszek et Emmanuel Frattali

Sponsoring.fr SARL

16, avenue Hoche

75008 PARIS

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Tél. 09 70 40 65 15

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Disponible uniquement sur abonnement

Directeur publication : D. Tomaszek

Rédacteur en chef : Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

CPPAP 1024T91549

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

Football

SPONSO RIN G.FR

Le PSG propulse les investissements publicitaires

sur M6

La victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions, diffusée le 30 mai sur M6, a mobilisé plus de

13 M€ bruts d’investissements publicitaires télévisés de la part des marques selon Kantar, soit un bond de 41 % par

rapport à 2025. Moins d’annonceurs présents (90 contre 93 il y a un an), mais une enveloppe nettement supérieure :

l’événement confirme sa capacité à repousser les plafonds de la valorisation publicitaire en sport.

SPONSORING.FR

a finale de la Ligue

des Champions 2026

a confirmé son rang

de rendez-vous publicitaire

d’exception. Le 30 mai sur

M6, 90 marques ont investi

plus de 13 M€ bruts autour

de la diffusion du match

remporté par le Paris Saint-

Germain, selon les données

de Kantar. Un an plus tôt,

lors d’une édition où le PSG

était également finaliste, 93

annonceurs n’avaient mobilisé

« que » 9,2 M€ bruts. La

comparaison mérite attention

: moins d’annonceurs

présents, mais une enveloppe

supérieure de 41 %.

Ce n’est pas seulement la

présence du club de la capitale

qui a orienté les curseurs

à la hausse : c’est la densité

de l’attente collective qu’elle

a générée, et la capacité de

M6 à transformer cet engouement

en valeur publicitaire

à chaque séquence de la

soirée, même avec un horaire

de diffusion (18h)

moins favorable que le

prime time. La finale de la

C1 s’affirme comme l’un

des rares espaces télévisés

capables d’agréger simultanément

volume d’audience

et premium de marque.

Trois écrans, trois logiques

de présence

Pour monétiser cet événement,

M6 a structuré son dispositif

autour de 158 spots

répartis sur trois temps forts.

L’avant-match a concentré

50 messages pour 1,2 M€

bruts, permettant aux

marques d’asseoir leur présence

en amont de l’événement.

La rencontre ellemême

a constitué le cœur

économique de la soirée : 70

spots et près de 8,9 M€ bruts

engagés, soit plus des deux

tiers du volume total. Kantar

a intégré dans ce décompte

les écrans optionnels ouverts

par les prolongations et les

tirs au but. La remise du trophée,

séquence souvent

sous-estimée par les acheteurs

d’espace, a finalement

totalisé 38 spots pour 2,9 M€

bruts. L’institut note que

cette répartition « illustre la

complémentarité des différents

temps de communication

proposés aux marques :

émergence et anticipation

avant le match, puissance

d’exposition pendant la rencontre

et capitalisation émotionnelle

lors des célébrations

et de la remise du trophée.

»

KFC en tête

Du côté des annonceurs, la

restauration rapide et la

grande consommation ont

confirmé leur appétence

pour les grands rendez-vous

de football. KFC s’est imposé

comme la marque la

plus investie avec 568.000 €

bruts pour six spots, devançant

Procter & Gamble

(445.000 €), Intermarché

(401.000 €), Universal

Pictures Films (396.000 €) et

Citroën (391.000 €). Burger

King (327.000 €),

McDonald’s (292.000 €),

EDF et Nintendo (280.000 €

chacun) complètent le top

10. La présence simultanée

de trois enseignes de restauration

rapide dans ce classement

illustre la lecture précise

que ce secteur fait des

audiences sport : une cible

large, un acte de consommation

immédiat, une puissance

d’exposition maximale.

À l’opposé, Nintendo,

premier annonceur de l’édition

2025, se retrouve en bas

du classement cette année,

signe d’une réorientation des

priorités budgétaires entre

secteurs.

Citroën signe le spot le plus

valorisé, Intersport le plus

long

Au chapitre des formats,

c’est Citroën qui a décroché

l’achat d’espace le plus valorisé

de la soirée : un film de

30 secondes consacré à sa

nouvelle C3 électrique, estimé

à 209 K€ bruts. Le secteur

automobile continue

d’utiliser les grandes soirées

sport comme terrain d’exposition

pour ses modèles en

transition énergétique, adossant

un message industriel à

une audience de masse.

Intersport, de son côté, a fait

le pari du format long avec

un film de 50 secondes diffusé

avant et pendant la rencontre,

valorisé à 119.000 € :

le plus long spot de la soirée.

La coexistence de ces deux

approches (prime à la valorisation

du spot court d’un

côté, recherche d’un espace

narratif plus large de l’autre)

dit quelque chose du moment

que traverse la publicité

en sport télévisé : entre

efficacité de la contrainte et

ambition du récit de marque.

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Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

Football

SPONSO RIN G.FR

Nike transforme les sélections nationales en vitrines

de mode et de culture

À l’approche de la Coupe du Monde 2026 (11 juin-19 juillet), Nike multiplie les collaborations avec des marques

culturelles et créatives autour de ses sélections nationales. Une approche qui élargit la valeur commerciale des équipes

au-delà du terrain et repositionne le maillot comme objet de mode.

SPONSORING.FR

ike intensifie ses

prises de parole autour

des équipes nationales

qu’il équipe.

L’équipementier américain

ne se contente plus de dévoiler

des tenues de compétition

ou des maillots officiels. Il

construit désormais des univers

complets mêlant football,

mode et culture populaire.

Le maillot dépasse le cadre

sportif

Nike s’est par exemple associé

à Palace Skateboards pour

développer une campagne

dédiée à la sélection

d’Angleterre. Porté par

Wayne Rooney (ex-international

anglais) et Jill Scott

(ancienne internationale anglaise),

le dispositif s’articule

autour d’un film promotionnel

et d’une collection complète

pensée pour accompagner

la Coupe du Monde

2026. La ligne associe un

maillot revisité de la sélection

anglaise à des survêtements,

sweats, t-shirts et une Air

Max 95. L’ensemble emprunte

autant aux codes du

skate qu’à l’héritage du football

anglais. Le terrain de jeu

marketing s’élargit ainsi bien

au-delà des stades.

La même logique est à

l’œuvre aux Pays-Bas avec

Nike x Patta. Incarnée par

Virgil Van Dijk, la collection

associe maillot, veste

d’avant-match et crampons

dans un univers visuel particulièrement

travaillé.

D’autres marchés bénéficient

du même traitement avec

Nocta pour le Canada ou encore

G-Dragon pour la Corée

du Sud.

L’équipe de France s’inscrit à

son tour dans cette dynamique

avec la présentation

d’un maillot pré-match conçu

en collaboration avec la maison

française Jacquemus.

À travers ces collaborations,

Nike cherche moins à vendre

un équipement qu’à créer un

récit culturel propre à chaque

nation. Le maillot devient le

point d’entrée d’un écosystème

plus large capable de

toucher des consommateurs

qui ne sont pas nécessairement

des supporters traditionnels.

Jacquemus apporte sa lecture

du football français

Pour la France, la marque

fondée par Simon Porte

Jacquemus entretient déjà des

liens visibles avec l’univers

du football. Kylian Mbappé,

Aurélien Tchouaméni,

Marcus Thuram, Désiré

Doué et Warren Zaïre-Emery

ont récemment présenté leurs

tenues d’avant-match signées

par la maison française. En

novembre dernier, Jules

Koundé avait également été

nommé égérie de la marque.

Cette proximité explique la

collaboration nouée avec

Nike et la Fédération française

de football (FFF) autour

du programme « Les Bleus

by Jacquemus ».

« En France, le football est

plus qu’un sport... Il fait partie

des moments du quotidien

et a toujours fait partie de ma

vie. Travailler avec l’équipe

de France, c’est représenter

un pays, une culture et des

souvenirs inoubliables. Cela

représente énormément pour

moi », explique Simon Porte

Jacquemus, fondateur de

Jacquemus. Le créateur de 36

ans indique avoir imaginé

cette collection à partir du

souvenir d’un ancien survêtement

Nike bleu marine de

son enfance, qu’il décrit

comme « une pièce simple et

puissante qui incarnait l’esprit

d’un uniforme ». Le

maillot présente une base

bleue soulignée de fines

rayures tricolores. Il intègre le

coq de la FFF, les deux étoiles

mondiales, le logo

Jacquemus ainsi que le

swoosh de Nike. Cette tenue

sera notamment portée lors

des entraînements et des

conférences de presse.

Autour de cette pièce centrale,

la collection comprend

également une veste, un short

et un pantalon de jogging.

Leur commercialisation débutera

le 11 juin, date d’ouverture

du Mondial 2026, sur

les plateformes officielles de

Jacquemus et de l’équipe de

France.

Une nouvelle source de valeur

pour les sélections nationales

Cette évolution illustre une

transformation plus profonde

du marketing des sélections

nationales. La communication

des équipementiers,

longtemps centrée sur la performance

et les produits,

cherche désormais à prolonger

l'influence des équipes

dans le lifestyle et la culture

urbaine. Les collections privilégient

l'identité, l'esthétique

et l'appartenance culturelle

plutôt que les codes purement

sportifs, au profit d'objets

pensés pour le quotidien.

Nike confirme ainsi sa volonté

de faire des sélections

bien plus que des équipes en

compétition.Le projet français

s'inscrit dans la continuité

du programme X2 de

Nike. Comme les autres collections,

il s'accompagne d'un

partenaire local : Nike et

Jacquemus ont choisi Sport

dans la Ville, association engagée

dans l'accompagnement

des jeunes par le sport.

En bref

Adidas et le RC Lens officialisent leur nouveau partenariat. Après cinq saisons avec Puma, le club artésien a présenté cette semaine son

premier maillot Adidas pour 2026-2027 : sobre, jaune avec les traditionnelles trois bandes rouges sur les épaules et l'inscription Sang et Or

dans le col. Signé pour cinq ans, c'est la troisième association entre le Racing et Adidas, après 1975-1994 et 2011-2014. La saison prochaine,

Adidas équipera six clubs de Ligue 1 — Lyon, Brest, Paris FC, Strasbourg, Le Mans et Lens —, soit un tiers des équipes engagées !

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Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

Handball

SPONSO RIN G.FR

Daikin s’empare du naming

Daikin deviendra la saison prochaine le nouveau partenaire titre du championnat de France de handball avec la

« Daikin Starligue ». L’accord s’inscrit dans une dynamique de reconquête commerciale portée par des enjeux

énergétiques inédits.

SPONSORING.FR

’est en marge d’un

choc de premier plan

à l’Accor Arena entre

le Paris SG et Nantes, remporté

par le club de la capitale

(34-31) qui s’assure

ainsi un nouveau titre national,

que la Ligue nationale

de handball (LNH) a choisi

mercredi d’officialiser une

signature attendue.

À partir de la saison prochaine

et pour cinq ans (jusqu’en

2031), le championnat

de France prendra le nom de

« Daikin Starligue », succédant

à Liqui Moly, partenaire

titre depuis 2021, dont

le contrat est estimé à 1 M€

annuel. Le montant du nouveau

partenariat n’a pas été

divulgué, mais ses effets sur

les finances de la Ligue sont

significatifs.

« C’est un partenariat très

structurant pour nous. Cela

démontre la capacité de la

Ligue à attirer des marques

de renommée internationale

», souligne Étienne

Capon, directeur général de

la LNH. Il confirme que

l’accord « permet à la Ligue

de passer le cap des 10 M€

de budget pour la saison

pro-chaine ».

Ce cap s’inscrit dans un

cycle de renouvellement

plus large : reconduction du

contrat avec le diffuseur

beIN Sports jusqu’en 2031,

retour de Konica Minolta

comme partenaire officiel, et

annonce d’un nouveau sponsor

prévue en juin.

Une « dynamique très porteuse

», résume Capon.

Un partenaire expérimenté

dans le sponsoring

sportif

Daikin n’arrive pas en terrain

inconnu. Présent en

Europe depuis cinquante

ans, où il possède plusieurs

usines, le groupe japonais

entretient depuis 2009 un

partenariat avec la

Fédération française de hockey

sur glace (FFHG). En

2021, il avait lancé le

« Daikin Ice Club », programme

d’équipement en

faveur des sections jeunes

des clubs amateurs sélectionnés.

À l’échelle internationale,

Daikin était le namer

du championnat allemand de

handball depuis 2024 (remplacé

par le constructeur automobile

Opel dès la saison

prochaine) et a apposé son

nom sur le stade de baseball

des Houston Astros en

MLB, rebaptisé Daikin

Park. Son portefeuille associe

la marque à des sports

collectifs populaires, fédérateurs,

implantés dans les

bassins de vie locaux.

« Le handball est apparu

comme le meilleur choix notamment

par rapport à

l’image qu’il véhicule, nos

valeurs communes autour de

la performance, de l’innovation,

la solidité de nos organisations,

c’est aussi un

sport profondément ancré

dans les territoires », précise

Philip Brangers, président

de Daikin France. Cette résonance

territoriale constitue

le cœur même du dispositif

commercial que l’entreprise

entend déployer.

Fabrice Boutet, Président de la LNH, et Philip Brangers, Président de

Daikin France.

Le sport comme accélérateur

de notoriété

Au-delà de la visibilité sportive,

ce partenariat répond à

une ambition commerciale

précise sur un marché énergétique

en pleine transformation.

« Pour contribuer à

démocratiser la pompe à

chaleur, nous avons l’ambition

de développer la notoriété

de notre marque en

France », affirme Philip

Brangers. « Avec 650 collaborateurs

et un réseau de 12

agences sur toute la France,

nous sommes dans une recherche

de proximité, nous

souhaitons renforcer les

liens avec les clubs et les

supporters. »

L’investissement coïncide

avec la politique d’électrification

portée par les pouvoirs

publics. Une étude

Ipsos BVA sur le confort

thermique des Français, réalisée

pour Daikin et publiée

fin janvier, offre un éclairage

saisissant : 31 % des 1.000

personnes sondées se déclarent

en situation de précarité

énergétique, et 35 % envisagent

des travaux de performance

énergétique dans les

trois prochaines années.

Parmi les chantiers prioritaires,

le remplacement du

système de chauffage et

d’eau chaude sanitaire arrive

en tête (11 %). La pompe à

chaleur est perçue comme

une solution de confort

(75 % des répondants), écologique

(66 %) et économique

(66 %). Reste un frein

structurel : le coût, jugé trop

élevé par 57 % des Français

qui n’ont pas encore franchi

le pas.

En choisissant la Starligue

comme vecteur de masse,

Daikin parie sur la force de

pénétration d’un sport qui

compte près de 600.000 licenciés

en France. Pour la

LNH, ce partenariat valide

une trajectoire ascendante.

Sponsoring.fr/handball

4

©Icon Sport/LNH


Sponsoring

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

Cyclisme

SPONSO RIN G.FR

Le Tour de France sur les rails avec la SNCF

Au travers d’un partenariat signé pour trois ans (jusqu’en 2028) avec ASO, organisateur de la Grande Boucle, la SNCF

devient « fournisseur officiel » du Tour de France et du Tour de France Femmes avec Zwift.

e Tour, comme

les trains, c’est

la France des

territoires, la France tout

court », a lancé Jean Castex,

président-directeur général

de la SNCF, à propos du partenariat

officialisé avec

ASO, soulignant que les

étapes de la première édition

du Tour, en 1903, avaient été

choisies en fonction des

gares. « Ce partenariat est

très naturel », a confirmé

Christian Prudhomme, directeur

du Tour de France,

rappelant que le Tour et la

SNCF « rassemblent les

gens ». « Il y a du sens et de

la cohérence dans ce partenariat,

le vélo et le train sont

deux modes de transport décarbonés,

durables » a dit

M. Castex qui espère pouvoir

assister à « au moins

deux » étapes du Tour.

« Ferroviaire, chemin de fer,

vélo, territoire, populaire, ça

se marie », a-t-il salué,

« c’est une évidence ».

Un TGV InOui spécialement

affrété

« Ce partenariat va nous

permettre de valoriser auprès

de nos concitoyens les

vertus des mobilités durables

et décarbonées », a

estimé l’ancien Premier ministre.

Pour la première fois,

un train, frappé des logos du

Tour et de la SNCF, sera spécialement

affrété afin de

transporter les coureurs des

Alpes jusqu’à Paris le samedi

25 juillet, veille de la

dernière étape entre Thoiry

(Yvelines) et la capitale. Ce

TGV InOui, au logo du Tour

de France, partira à l’issue

de la 20e étape entre Le

Bourg d’Oisans et l’Alpe

d’Huez (Isère), et arrivera à

la gare parisienne la plus

proche des hôtels des coureurs.

Il offrira 509 places, à

raison de 13 personnes par

équipe (8 coureurs et 5 accompagnateurs).

Les

équipes ont voyagé en train

pour la dernière fois en 2011.

« Depuis l’épidémie de covid

en 2020, les équipes préféraient

utiliser leurs bus

d’équipes pour se déplacer

», a indiqué Christian

Prudhomme. La SNCF organisera

par ailleurs trois expositions

photos dans les

gares de Bordeaux Saint-

Jean (Gironde), ville d’arrivée

de la 7e étape le 10

juillet ; de Chambéry

(Savoie), ville de départ de

la 17e étape le 22 juillet, et

de Dijon (Côte-d’Or), ville

d’arrivée de la 4e étape du

Tour de France Femmes

avec Zwift le 4 août. Elles

seront ouvertes de fin juin au

10 août et permettront de revisiter

les éditions du Tour

dans les régions.

En bref

Decathlon CMA CGM confie son merchandising à Sporeo. Portée par la dynamique autour de Paul Seixas et une exposition

maximale sur le Tour de France, l’équipe Decathlon CMA CGM structure sa stratégie de revenus annexes en lançant une boutique en ligne

pilotée par l’agence Sporeo. Elle accompagne l’équipe cycliste dans le développement de ses activités de merchandising, dans le lancement

de sa boutique en ligne, ouverte fin avril. En complément des produits des partenaires Decathlon et Van Rysel, la mission est de créer « une

offre produit porteuse des valeurs, susceptible de créer la préférence et de soutenir l’engouement important autour de l’équipe et des

coureurs », souligne Sporeo. Des collections sont notamment en cours de développement permettant de surfer sur l’actualité sportive,

mettre en valeur les athlètes de l’équipe. « Les différentes expertises Sporeo (merchandising, branding, e-commerce et licensing) sont

mobilisées pour essayer d’optimiser le potentiel de la marque », indique Benjamin Richez, directeur associé chez Sporeo.

L’accompagnement porte aussi sur la participation à la stratégie d’acquisition et de transformation ainsi que sur la définition des temps forts

commerciaux.

SPONSORING.FR

Malaysia Airlines se pose sur l’Adidas 10K Paris. Malaysia Airlines, la compagnie nationale de Malaisie, annonce son partenariat

avec l’Adidas 10K Paris 2026, disputé le 7 juin. En s’associant à une course rassemblant des milliers de coureurs au coeur de Paris,

Malaysia Airlines veut « célébrer le dépassement de soi, l’exploration et la découverte culturelle, des valeurs clés au croisement du sport

et du voyage ». « Notre partenariat avec l’Adidas 10K Paris 2026 illustre notre volonté de toucher les publics à travers des centres d’intérêt

fédérateurs comme le sport, tout en inspirant de nouveaux horizons et la découverte culturelle », confirme Bryan Foong, Chief Executive

Officer Airline Business de Malaysia Aviation Group (MAG). En marge de l’épreuve, Malaysia Airlines proposera une série d’activations

immersives au sein du village de la course, invitant participants et visiteurs à découvrir l’hospitalité malaisienne ainsi que ses destinations

et programmes de fidélité. Au programme : un photobooth, un jeu offrant la possibilité de remporter des cadeaux en suivant la compagnie

sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une zone dédiée aux couleurs de la compagnie en début de course. La compagnie propose également un

concours afin de remporter deux dossards pour le Kuching Marathon, prévu le 27 septembre, à Kuching, au cœur du Sarawak en Malaisie.

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Economie

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

SPONSO RIN G.FR

L’équation maîtrisée : moins de masse

salariale, plus de valeur

Ultra dominateur sur le plan national et désormais épouvantail du football européen, le

Paris Saint-Germain affirme également son leadership au niveau économique. D’après

l’étude annuelle de Football Benchmark sur la valorisation des clubs, le PSG dépasse le

seuil des 4,5 milliards d’euros. Et c’était avant de remporter une seconde fois la Ligue

des champions.

ristiano Ronaldo

règne encore. À 41

ans, le Portugais domine

pour la quatrième année

consécutive le classement

Forbes des sportifs les

mieux rémunérés au monde

avec 300 M$ de revenus,

dont 235 M$ liés à son

contrat avec Al-Nassr et

65 M$ générés hors des terrains.

Une somme historique,

qui égale le record établi

par le boxeur américain

Floyd Mayweather Jr. en

2015. Derrière lui, le boxeur

mexicain Canelo Alvarez

(170 M$) et Lionel Messi

(140 M$) complètent un podium

qui illustre une réalité

désormais bien installée : le

sport mondial récompense

moins la performance immédiate

qu’une capacité à devenir

une plateforme médiatique

permanente. Forbes

souligne que les dix premiers

athlètes cumulent à

eux seuls 1,4 Md$ sur douze

mois. Depuis huit ans, à l’exception

de 2020, les revenus

cumulés des 50 athlètes les

mieux payés ont augmenté,

passant de 2,6 Md$ en 2018

à 4,2 Md$ en 2025.

L’Arabie saoudite en

faiseur de rois

Karim Benzema avec Al-

Ittihad et Canelo Alvarez

grâce à ses combats organisés

à Riyad. Le golfeur espagnol

Jon Rahm profite également

des moyens injectés

dans LIV Golf. Le phénomène

dépasse désormais le

simple recrutement de stars

vieillissantes.

L’argent saoudien transforme

les références salariales

mondiales et pousse

les autres marchés à réévaluer

leurs propres modèles.

Lorsque Cristiano Ronaldo

quitte la Premier League

pour Riyad en 2023, son revenu

sportif triple. Trois ans

plus tard, cette inflation paraît

presque normalisée.

Alors que plusieurs ligues

européennes cherchent à

renforcer leurs mécanismes

de contrôle financier, le marché

mondial des athlètes vedettes

fonctionne de plus en

plus selon une logique d’investissement

souverain, où

la rentabilité sportive immédiate

n’est plus la priorité absolue.

Karim Benzema, seul

Français du Top 10 avec

104 M$, illustre parfaitement

cette nouvelle hiérarchie.

Son poids économique

repose autant sur sa notoriété

accumulée au Real Madrid

que sur la valorisation saoudienne

des stars européennes

en fin de carrière.

Le temps devient un actif

commercial

Autre enseignement majeur :

l’âge n’est plus un frein économique.

Ronaldo, LeBron

James (137,8 M$, dont

85 M$ proviennent de ses

partenariats commerciaux)

et Lewis Hamilton ont tous

41 ans. Messi approche des

39 ans.

Forbes rappelle que l’âge

moyen du top 10 atteint désormais

37 ans, un record

historique. Qu’est-ce qui explique

cette longévité ? Les

grandes figures du sport ne

sont plus seulement rémunérées

pour leurs performances,

mais pour leur capacité

à maintenir une attention

mondiale continue. Réseaux

sociaux, productions audiovisuelles,

participations capitalistiques,

licences commerciales

: la carrière sportive

devient le socle d’un écosystème

économique beaucoup

plus large.

Ronaldo dépasse le milliard

d’abonnés sur les réseaux

sociaux. LeBron James est

devenu entrepreneur et investisseur.

Hamilton développe

ses activités dans la

mode et le divertissement.

Quant à Shohei Ohtani, il

symbolise l’explosion du

sponsoring mondial : avec

125 M$ de revenus hors terrain,

le Japonais est désormais

l’athlète qui monétise

le mieux son image commerciale.

Football et NBA, deux modèles

dominants

Le football reste central avec

CR7, Messi et Benzema,

mais le basket-ball NBA

place également trois représentants

dans le top 10. Cette

égalité apparente masque

pourtant deux modèles différents.

Le football conserve sa

puissance grâce à sa portée

mondiale et à l’appui des capitaux

étatiques ou souverains.

La NBA, elle, capitalise

sur une machine commerciale

extrêmement intégrée,

capable de transformer

ses vedettes en marques globales.

Au fond, ce classement

Forbes raconte moins le

sport que la mondialisation

du divertissement. Les revenus

des champions ne suivent

plus uniquement la logique

des compétitions. Ils

dépendent de leur capacité à

capter des audiences mondiales,

à séduire des investisseurs

et à exister comme des

médias à eux seuls.

SPONSORING.FR

Le classement 2026 agit

aussi comme un révélateur

géopolitique. Trois membres

du top 10 doivent directement

une partie de leur

compte en banque aux investissements

saoudiens :

Ronaldo avec Al-Nassr,

Comment Football Benchmark calcule la valeur d’un club

La méthode repose sur l’approche par les multiples de revenus, adaptée par un algorithme propriétaire

un peu baroque intégrant cinq piliers pondérés : la rentabilité sur deux ans (ratio charges/revenus, EBIT,

profit avant trading), la popularité (abonnés sur Facebook, X, Instagram, YouTube, TikTok et Weibo),

le potentiel sportif (valeur de marché de l’effectif selon l’outil de valorisation des joueurs du cabinet),

les droits TV (montants et mécanismes de distribution au niveau des ligues), et la propriété du stade.

Cette approche permet de comparer des clubs aux structures capitalistiques très différentes, en

neutralisant les effets de l’endettement selon Football Benchmark.

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Médias

LA LETTRE OFFICIELLE D U MAR KETIN G SPORTIF

N°649 La Lettre du Sponsoring vendredi 5 juin 2026

SPONSO RIN G.FR

Carton plein pour M6 et Canal+

La finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, samedi soir (1-1, 4-3 t.a.b.), a rassemblé 9,19 millions de

téléspectateurs en moyenne.

outes choses étant

égales par ailleurs, la

finale 2026 de la

Ligue des champions n’est

pas égale à la finale 2025. Le

résultat est pourtant le même

puisque Paris a gagné, mais

le reste diffère. Le PSG a

remporté sa seconde Ligue

des champions face à

Arsenal aux tirs au but (1-1,

4-3 t.a.b.) après avoir atomisé

l’Inter Milan (5-0) dans

le temps réglementaire il y a

un an. La durée des deux

rencontres n’est déjà plus la

même. Mais surtout,

l’UEFA, pour amadouer les

téléspectateurs d’Amérique

du Nord et d’Asie, a modifié

sa programmation avec une

finale avancée à 18 heures.

En prime time, la finale

2025 avait rassemblé en

moyenne 11,8 millions de

téléspectateurs (8,7 millions

sur M6 et 3,1 millions sur

Canal + et Canal + Foot).

Bien plus que le deuxième

opus donc. Mais la comparaison

s’arrête là.

Samedi, les deux chaînes ont

pulvérisé la concurrence

alors que France 2 diffusait

le match du Français de 17

ans, Moïse Kouame, à

Roland-Garros. Plus de 6,2

millions de téléspectateurs,

en moyenne, ont tremblé

jusqu’au bout devant M6,

soit une audience de 36,1 %

du public, et 38,3 % des

femmes responsables des

achats de moins de 50 ans

(FRDA-50) la cible commerciale

de référence. La

séance des tirs au but, elle, a

rassemblé 9,8 millions de téléspectateurs

sur la Six, soit

46,6 % du public et 55,7 %

des FRDA-50 ! Le pic d’audience

a été enregistré à 21

heures avec 10,4 millions de

personnes présentes. Le

match se regardait aussi sur

Canal + et Canal+ Foot. Ils

étaient 2,9 millions d’abonnés

en moyenne (14,7 % du

public et 17,9 % des FRDA-

50). Pour les tirs au but, ils

étaient 3,1 millions (14,6 %

de PDA et 17,4 % de

FRDA-50). Sur la chaîne

cryptée, le pic atteint 3,3

millions de téléspectateurs.

Au plus fort de la soirée, sur

les deux chaînes, on comptait

donc 13,7 millions de téléspectateurs

devant le

match. En prime time,

l’émission spéciale

« Champions d’Europe » a

permis à M6 de garder la

tête, avec 4,4 millions de

personnes et 23,8 % de part

d’audience.

SPONSORING.FR

Le PSG, seul Français dans le Top 30

des clubs les plus suivis sur les

réseaux sociaux

Une étude de l’Observatoire du football CIES classe les 100 clubs les plus populaires de

la planète selon leur nombre d’abonnés sur les principaux réseaux sociaux. Ce n’est pas

le point fort des clubs français.

e total cumule les

abonnés sur Facebook,

Instagram, TikTok,

YouTube et X, confirmant

une domination européenne

écrasante, avec quelques surprises.

Les dix premiers cumulent

2,36 milliards d'abonnés,

entre Instagram et

Facebook (31 % chacun),

TikTok (17 %), X (16 %) et

YouTube (5 %).

Le Real Madrid (488 millions

de suiveurs) et le FC

Barcelone (442 millions)

évoluent dans une autre dimension.

Le Real et le Barça hors

concours

Loin derrière, Manchester

United complète le podium

(239 millions), devant le PSG

(208 millions) et Manchester

City (187,8 millions). Suivent

Liverpool (179,2) et la

Juventus (178,3). Le Bayern

Munich est 8e avec 165,2

millions (plus forte croissance

du top 10 : +16,1 millions

sur un an, ndlr), Chelsea

le dernier à dépasser 150 millions

et Arsenal, 10e, bien

moins suivi (118,5 millions).

G é o g r a p h i q u e m e n t ,

l'Espagne domine le Top 100

avec 21 équipes, devant

l'Angleterre (17). Le Brésil

est 3e, avec Flamengo en tête

des clubs non européens

(71,6 millions).

L'étude du CIES recense 25

pays de tous les continents

sauf l'Océanie, dont l'Arabie

saoudite (Al-Nassr FC, 66

millions) et l'Égypte (Al-

Ahly SC, 60,1 millions).

Le PSG, seul Français dans

le Top 30

La 4e place du PSG prouve

sa notoriété planétaire, mais il

est le seul Français de cette

élite numérique. Le club de

Ligue 1 suivant n'arrive qu'en

33e position : l'AS Monaco

(25 millions), devant l'OM,

37e (23,8 millions). L'OL,

53e, ne compte que 14,6 millions,

et le LOSC, 88e, ferme

presque la marche avec 8 millions.

Au total, cinq clubs

français figurent dans ce top

100.

Entreprises citées

Adidas..............................................3

Canal+ ............................................7

Citroën ............................................2

Daikin..............................................4

Gucci ..............................................1

Intersport ........................................2

Jacquemus ......................................3

KFC ................................................2

M6 ..............................................2, 6

Malaysia Airlines ............................5

Nike ................................................3

SNCF ..............................................5

Sporeo..............................................5

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Le PSG champion

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