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N°1315 vendredi 19 juin 2026

Le rugby professionnel porte son empreinte

économique à 1,33 Md€

Avant les demi-finales du Top 14 disputées à Lyon les 19 et 20 juin devant des tribunes pleines, une étude commandée

par la Ligue Nationale de Rugby (LNR) au Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) dresse le bilan de son

empreinte économique pour la saison 2024-2025. Le rugby professionnel français pèse désormais 1,33 Md€ d’activité

agrégée (en hausse de 38 % par rapport à 2018-2019 lors de la précédente étude).

’arithmétique est

spectaculaire. En six

saisons (malgré la

crise sanitaire qui a privé les

stades de leur public en

2020), le poids économique

du rugby professionnel progresse

de 38 % à périmètre

comparable, passant de

966 M€ à 1 335 M€. La

LNR et ses 30 clubs de Top

14 et Pro D2 représentent désormais

13 % des produits

des six ligues de sports collectifs

masculins en France,

et 66 % du sport professionnel

masculin… hors football.

Par les affluences générées,

le rugby constitue en outre la

première entreprise de spectacle

vivant, tous secteurs

confondus, dans 16 départements.

Sur l’ensemble des

indicateurs mesurés, la progression

est au rendez-vous :

emplois soutenus, contributions

sociales et fiscales, fréquentation

des stades, tous

affichent une hausse comprise

entre 26 % et 38 %.

Un modèle économique

centré sur le jour de match

La décomposition des

1,33 Md€ expose la structure

réelle de cet écosystème. Les

clubs professionnels génèrent

à eux seuls 575 M€ de

dépenses retenues, auxquels

s’ajoutent 54,7 M€ pour la

LNR. Les publics de l’écosystème

contribuent pour environ

560 M€ supplémentaires

: les 5,3 millions de

spectateurs accueillis en

2024-2025 injectent

203,7 M€ en dépenses hors

stade (transports, hébergement,

restauration), les partenaires

médias et leurs activations

pèsent 210,1 M€, et les

mises en ligne sur les compétitions

LNR atteignent 139,2

M€ selon une estimation

fondée sur les données de

l’Autorité Nationale des

Jeux (ANJ). Du côté des

clubs, les partenariats représentent

45,7 % des produits,

loin devant les reversements

LNR (19,8 %) et les recettes

matchs (14,1 %).

4 € reversés aux finances

publiques pour 1 € de soutien

public reçu

L’étude livre un argument de

poids à l’attention des élus

locaux : 1 € de fonds publics

injectés dans un club de Top

14 génère en moyenne 16,20

€ d’impact économique sur

la ville et son groupement intercommunal.

En sens inverse,

le rugby professionnel

reverse aux finances publiques

(cotisations patronales,

impôts, taxes, droit au

pari) près de quatre fois ce

qu’il reçoit des collectivités :

179,9 M€ contre 45,7 M€.

Yann Roubert, président de

la LNR, évoque une « relation

loyale à l’argent

public » qui traverse l’ensemble

du modèle. En matière

d’emploi, le secteur

soutient désormais 5 133

postes (directs, indirects et

induits), soit 26 % de plus

qu’en 2019.

Toute étude d’empreinte publiée

par son commanditaire

appelle cependant à la

nuance.

La comparaison 2019-2025

est en partie brouillée par un

changement de périmètre

méthodologique, rendant les

deux millésimes imparfaitement

comparables sur la

même base. L’étude exclut

par ailleurs explicitement

l’activité des équipes nationales,

de l’EPCR (coupes

d’Europe) et des associations

supports. Le rugby féminin

professionnel est totalement

absent du périmètre, et aucune

donnée sur la rentabilité

comptable des clubs n’est intégrée

à l’analyse. La progression

de la masse salariale

(271 M€) et des contributions

sociales et fiscales (124

M€) n’est jamais mise en regard

des résultats nets.

L’empreinte économique dit

que le rugby professionnel

dépense et fait dépenser ; elle

ne dit pas s’il est rentable.

LA LETTRE DU SPORT

Sommaire

International

Affaire Diarra-FIFA : un accord referme le litige.......................................................................2

Wimbledon fait l’effort................................................................................................................3

Economie

Pourquoi la Métropole de Bordeaux hésite devant la demande de Sparta Capital ...................4

MHR et MHSC : Montpellier face à deux transitions................................................................5

Médias

La FIFA publie le jeu officiel du Mondial 2026 sur Netflix ......................................................6

Téléfoot 2.0 ..................................................................................................................................7

La Lettre du Sport

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Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 1282-1365

Commission paritaire 1022T89411

Imprimerie Domenica Media / Espagne


International

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

Affaire Diarra-FIFA : un accord referme le litige

En soldant le contentieux qui opposait Lassana Diarra à la FIFA sur 65 M€ de dommages et intérêts, les deux parties

mettent fin à une procédure dont les effets devaient remodeler l’ensemble du marché des transferts. L’accord ne dit pas

tout et ce silence est peut-être l’information la plus révélatrice.

LA LETTRE DU SPORT

assana Diarra réclamait

65 M€. La FIFA,

de son côté, niait

toute responsabilité. Entre

ces deux positions en apparence

irréconciliables, un accord

dit « global » a finalement

été trouvé, mettant fin

à l’ensemble des procédures

judiciaires engagées par

l’ancien international français

(35 sélections) contre la

Fédération internationale et

la Fédération belge de football.

L’institution zurichoise

a confirmé le règlement à

l’AFP en précisant avoir

« mis fin à toutes les procédures

judiciaires les opposant

», tout en affirmant

qu’elle « ne reconnaît aucune

faute, et n’a réalisé aucun

paiement d’indemnité ».

Les avocats du joueur ont,

eux, indiqué « ne pas pouvoir

faire de commentaire à

ce stade ». Un dossier soldé

dans le silence. Ce qui ne signifie

pas qu’il est refermé.

Un arrêt qui a ébranlé

l’architecture du football

mondial

Pour mesurer la portée de

cet accord, il faut remonter à

2014. Lassana Diarra quitte

le Lokomotiv Moscou après

une réduction drastique de

son salaire. Le club russe

juge la rupture abusive et lui

réclame 20 M€, ramenés à

10,5 M€. La sanction, inscrite

dans le règlement FIFA

sur le statut et le transfert des

joueurs (RSTJ), produit un

effet dissuasif immédiat : le

Sporting de Charleroi renonce

à le recruter, craignant

d’avoir à assumer une partie

de ces pénalités — une

clause particulièrement

contraignante qui solidarise

potentiellement les clubs acquéreurs.

C’est cette mécanique

que Diarra conteste

devant les tribunaux européens.

Le 4 octobre 2024, la Cour

de justice de l’Union européenne

(CJUE) tranche : les

règles de la FIFA encadrant

les mutations entre clubs

sont jugées « contraires » au

droit de l’Union européenne

et « de nature à entraver la

libre circulation » des footballeurs

professionnels.

L’arrêt, immédiatement baptisé

« arrêt Diarra » dans la

littérature juridique et sportive,

fait l’effet d’un séisme.

Il place la FIFA dans une position

délicate : ses règles

fondamentales sur les transferts,

construites sur des décennies

de pratique, se révèlent

partiellement incompatibles

avec le droit communautaire.

La comparaison avec l’arrêt

Bosman (1995) s’impose

Un nouveau règlement des transferts à partir de 2027

naturellement, même si les

périmètres diffèrent.

Un accord sans montant,

des questions sans réponse

L’accord global clôt la procédure

belge engagée en octobre

2024 pour faire appliquer

la décision de la CJUE.

Mais ses termes exacts demeurent

inconnus. La FIFA

affirme n’avoir versé aucune

indemnité. Diarra, par l’intermédiaire

de ses avocats,

n’infirme ni ne confirme.

Cette opacité, classique dans

les règlements amiables à

enjeux élevés, alimente les

interrogations sur la nature

réelle des concessions éventuelles

(financières, réglementaires

ou symboliques).

Un accord sans montant annoncé

peut dissimuler autant

qu’il révèle. Ce qui est établi,

en revanche, c’est que la

FIFA a agi sur le fond. Dans

les mois suivant l’arrêt de la

CJUE, l’institution a ajusté

sa réglementation sur les

transferts pour la rendre davantage

compatible avec les

exigences du droit européen.

Ces modifications touchent

notamment le mécanisme de

solidarité financière entre

clubs et les conditions dans

lesquelles un joueur peut

être déclaré responsable

d’une rupture contractuelle,

deux points directement visés

par la jurisprudence

Diarra.

La class action, nouvel horizon

du droit des joueurs

L’affaire n’a pas seulement

déplacé la jurisprudence :

elle a ouvert un espace d’action

collective. La fondation

Justice for Players s’est lancée

dans une procédure de

type class action visant à obtenir

une indemnisation plus

large pour les joueurs lésés

par les anciennes règles de

transfert. Plusieurs syndicats

nationaux de footballeurs

professionnels ont rejoint

cette initiative, dont l’Union

nationale des footballeurs

professionnels (UNFP) en

France.

L’accord Diarra-FIFA referme

un chapitre judiciaire

individuel, mais il ne saurait

faire écran à la réalité d’un

droit du travail sportif en

pleine recomposition à

l’échelle européenne. Le

prochain contentieux pourrait

bien être collectif et cette

fois, il s’annonce dès maintenant.

La FIFA a communiqué sur l’adoption d’un nouveau règlement des transferts qui entrera en vigueur en janvier 2027. « Les nouvelles règles

constituent un cadre objectif, transparent, non discriminatoire et proportionné pour le système mondial des transferts et toutes les parties

impliquées », s’est félicitée l’instance. « Désormais, le cadre régissant les relations de travail entre les joueurs et les clubs au niveau

international sera systématiquement et exclusivement établi par consensus entre tous les partenaires sociaux, la Fifa assumant la fonction

de garante du système », explique la Fifa dans son communiqué. « Le RSTJ, poursuit-elle, se mue en un cadre collectif fondé sur le dialogue

social entre les représentants reconnus des employés et des employeurs, avec pour objectif clair de devenir une convention collective

internationale – la première du genre dans le monde du sport international ».

2


International

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

Wimbledon fait l’effort

Wimbledon annonce une augmentation de 20 % de la dotation globale accordée aux joueurs. Suffisant pour calmer les

joueurs, en conflit avec les tournois du Grand Chelem sur la répartition des revenus ?

n décidant d’augmenter

son prize-money

de 20 % pour l’édition

2026 (22 juin-12

juillet), le tournoi londonien

du Grand Chelem a envoyé

un message aux joueurs,

dont la fronde grandit ces

derniers temps afin d’obtenir

une part plus conséquente

des revenus générés par les

quatre rendez-vous majeurs

du circuit mondial. Cette année,

le vainqueur masculin

et féminin touchera plus de

4 M€ pour la toute première

fois dans l’histoire du tournoi.

Sacrés à Roland-Garros

début juin, Mirra Andreeva

et Alexander Zverev avaient

chacun gagné 2,8 M€ après

leurs succès, où la colère des

membres du circuit était

montée en début de quinzaine.

La dotation pour le

premier tour du tableau principal

de simple est fixée à 80

000 £ (92 664 €), tandis que

le montant total des prix offerts

pour les qualifications

s’élève à 6,2 M£ (7,18 M€).

Cela porte le montant total

des revenus versés aux

joueurs à Londres à

73,36 M€, un niveau là encore

record.

Les joueurs ont salué cette

hausse. « Les principaux

joueurs des circuits ATP et

WTA saluent l’annonce »

comme « une véritable

avancée significative », ont

écrit les représentants des

joueurs des circuits ATP et

WTA dans un communiqué.

« Les joueurs veulent voir

Wimbledon continuer à

prospérer et soutiennent les

investissements que le tournoi

réalise dans le sport. »

« Au cours de la dernière décennie,

le montant total des

prix a plus que doublé », explique

le tournoi, précisant

avoir investi près d’un milliard

de livres dans le tennis

dans le cadre d’un investissement

plus large et continu

du All England Club dans le

sport.

En bref

Une nouvelle formule pour la Ligue des champions féminine. À l’instar de son équivalent masculin, la Ligue des champions féminine

de handball va connaître des ajustements à compter de la saison 2027-2028, avec la disparition des barrages d’accession en quarts de finale.

Le nombre d’équipes participantes restera identique à la formule actuelle (16) mais elles seront d’abord réparties en quatre groupes de quatre,

contre deux groupes de huit actuellement. Autre nouveauté, le mode de sélection des quarts de finalistes. Dans le format actuel, des barrages

permettent aux équipes classées de la 3e à la 6e places de chaque groupe de rejoindre en quarts de finale les clubs ayant fini aux deux premières

places de leur groupe. À l’avenir, les trois meilleurs de chaque poule se qualifieront pour un tour principal, composé de deux groupes de six,

les quatre équipes arrivées dernières de leur poule étant reversées elles en Ligue européenne. La composition des quarts de finale se fera avec

les quatre meilleures équipes de ces deux groupes. Avant l’habituel Final Four en fin de saison. Cette évolution s’apparente à celle annoncée

en octobre dernier pour la Ligue des champions masculine de handball, qui entrera en vigueur dès la prochaine saison. La C1 a cependant

également été étendue, à 24 équipes au lieu de 16. Un projet que l’EHF espère à terme mettre en place pour la compétition féminine.

Changement de date pour la Vuelta en 2027. L’Union cycliste internationale (UCI) a dévoilé le calendrier World Tour pour 2027, avec

un changement de date pour la Vuelta, qui aura lieu intégralement en septembre (4-26 septembre), dans la foulée des Championnats du monde

en France (24 août-5 septembre). Au total, 36 épreuves seront réparties dans 13 pays, du Tour Down Under (Australie) en janvier au Tour du

Guangxi (Chine) mi-octobre. Cinq courses World Tour auront toujours lieu en France l’année prochaine : Paris-Nice (7 au 14 mars), Paris-

Roubaix (11 avril), le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (6 au 13 juin), le Tour de France (2 au 25 juillet) et la Bretagne Classic (22 août).

LA LETTRE DU SPORT

Un demi-milliard de dollars en huit saisons. Les Kansas City Chiefs ont restructuré le contrat de Patrick Mahomes pour le prolonger de

deux saisons et augmenter son salaire, lui permettant de gagner plus d’un demi-milliard de dollars sur la période 2026-2033 ! Jamais un contrat

n’avait été aussi lucratif en NFL. Résultat : le quarterback vedette de 30 ans devrait toucher 504 M$ (438 M€) sur la période. Mahomes joue

à Kansas City depuis 2017 et s’y est affirmé comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue, remportant le Super Bowl à trois reprises. Prolongé

une première fois en 2020 pour un montant et une durée alors records (450 M$ sur dix ans), il avait déjà vu son équipe le modifier deux fois

depuis. Avec cette nouvelle restructuration assortie d’une prolongation, il touchera en moyenne 64 M$ (55,5 M€) par saison entre 2027 et 2033.

Là aussi un record en NFL.

Plymouth licencie par mail. Les joueuses de Plymouth ont pris la parole après leur licenciement par leur club, l’immense majorité l’ayant

appris par mail. Elles sortaient pourtant d’une saison aboutie. La section féminine a terminé 2e de Women’s National League Southern Premier

(D3 anglaise), se qualifiant pour les play-offs d’accession. Elles se sont même hissées en finale de ces barrages, s’inclinant d’un but face à

Wolverhampton (0-1). Les joueuses de Plymouth ont également remporté la County Cup et atteint la finale de la FA Women’s National League

Cup, perdue également 1 à 0 face à Bournemouth. Plymouth justifie sa décision par « un coût financier bien plus important que prévu ».

3


Economie

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

Pourquoi la Métropole de Bordeaux hésite devant la

demande de Sparta Capital

La cession de 67 % des Girondins de Bordeaux à Sparta Capital est conclue sur le papier, mais elle bute sur un dossier

immobilier et juridique que ni l’acheteur ni la collectivité ne peuvent trancher avant le 30 juin. La Métropole de

Bordeaux se retrouve dans la position inconfortable d’un propriétaire que l’on sollicite, après l’avoir déjà en partie lésé.

a saison sportive est

terminée, mais le

chantier continue.

L’avenir des Girondins de

Bordeaux s’écrit-il vraiment

avec Sparta Capital ?

Candidat à la reprise du sextuple

champion de France, le

fonds d’investissement entend

s’assurer l’accès à deux

actifs stratégiques qu’il ne

possède pas et qu’il n’a pas

les moyens d’acquérir immédiatement

: le stade

Atlantique et la plaine du

Haillan. Ce dossier conditionne

la finalisation de la

vente alors que l’accord sur

la cession de 67 % du club et

sur la gouvernance a déjà été

trouvé entre Gérard Lopez et

les repreneurs.

Une option d’achat sur

cinq ans, faute de liquidités

immédiates

Le fonds a formulé une demande

d’option d’achat sur

cinq ans. Pour appuyer son

projet, il s’appuie sur la valeur

de la marque Girondins,

mais aussi sur la maîtrise

foncière du stade et du centre

d’entraînement du Haillan,

ce dernier appartenant à la

mairie de Bordeaux. L’une

des pistes envisagées

consiste à transférer au club

l’exploitation commerciale

du stade Atlantique, aujourd’hui

assurée en régie

par Bordeaux Métropole,

moyennant une redevance

annuelle de 400.000 €, tout

en réclamant, dans le même

mouvement, une révision à

la baisse du loyer actuel d’un

million d’euros par an. Pour

la plaine du Haillan (28 hectares),

les responsables du

fonds ont avancé une offre

de 10 M€, alors que les

Domaines estimaient le terrain

à 15 M€ en 2021.

L’abandon des recours, la

demande de trop

La deuxième exigence de

Sparta Capital est la plus

sensible politiquement. Le

fonds demande à la

Métropole d’abandonner les

recours en contentieux

qu’elle a engagés devant le

tribunal de commerce, à la

suite de l’écrasement de

90 % de la dette que les

Girondins lui devaient dans

le cadre du plan de continuation.

Dans celui-ci, les

Marine et Blanc doivent

rembourser seulement 10%

des 20 M€ de dettes qu’ils

doivent à la métropole.

Sparta Capital fait valoir

qu’il ne peut s’engager dans

la reprise avec une telle incertitude

judiciaire suspendue

au-dessus du projet. Si la

Métropole abandonne ses recours,

elle renonce à toute

perspective de récupérer une

partie de son manque à gagner,

tout en vendant en dessous

de la valeur estimée un

terrain qui lui appartient. La

contrepartie ? La stabilisation

d’un club dont la survie

dépend, à court terme, de la

solidité de ses repreneurs.

Ce que la Métropole a à

perdre et à gagner

Du côté de la collectivité, on

indique étudier les propositions

avec la volonté de ne

pas se laisser léser davantage.

Le calcul est celui de

toute autorité publique

confrontée à un bien à la fois

patrimonial et symbolique :

accepter moins aujourd’hui

pour préserver un actif économique

(emplois, image de

métropole, fréquentation du

stade) ou tenir ses positions

au risque de voir le dossier

s’enliser, voire le club retomber

dans la dépendance exclusive

de Gérard Lopez,

scénario que Sparta Capital a

clairement agité comme repoussoir.

Le fonds a parallèlement

annoncé son intention

d’investir 20 M€ dans le

club sur trois ans, dont 6 M€

dès cet été via une augmentation

de capital.

Toutes les parties s’accordent

sur un point : le délai est

trop court. Le 30 juin, les

Girondins devront présenter

9 M€ devant la DNCG pour

financer la saison prochaine.

Cette échéance ne laisse aucune

marge pour aboutir à

un accord global sur le stade,

le Haillan et l’abandon des

recours, et encore moins

pour acter une cession en

bonne et due forme. La

Métropole se trouve ainsi

dans une position que la

chronologie rend délicate :

celle d’une institution à qui

l’on demande de prendre des

décisions patrimoniales irréversibles

sous contrainte

d’une urgence qu’elle n’a

pas créée.

LA LETTRE DU SPORT

La FIFA lève l’interdiction de recrutement

Alors qu’une interdiction de recrutement avait été prononcée contre les Girondins de Bordeaux dans le cadre du dossier Pedro Diaz, la

situation a évolué. Selon Sud Ouest, l’instance internationale lève la sanction sur le non-paiement au club de Gijon de l’intégralité de

l’indemnité de transfert (1,5 M€) du milieu espagnol en août 2023. L’état-major bordelais soutenait que le placement des Marine et Blanc

en redressement judiciaire, le 30 juillet 2024, gelait leurs dettes et que, par la suite, la validation du plan de continuation par le tribunal de

commerce de Bordeaux, le 24 juin 2025, avait écrasé la somme à hauteur de 90 %. Une situation qui ne permettait plus le paiement d’1,5

M€, sauf à ne plus respecter les termes du plan de continuation. La Fédération française de football (FFF) avait déjà accepté cette

argumentation en levant la sanction au niveau national. La FIFA a donc, à son tour, suivi cette position, actant la levée de l’interdiction de

recrutement sans attendre le recours introduit auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) par le club. Cependant, les Girondins de Bordeaux

restent encore sous le coup de restrictions sur le mercato international. Deux nouvelles sanctions ont été prononcées récemment. Elles

concernent cette fois des indemnités de formation liées aux transferts du Slovène Zan Vipotnik et du Roumain Alexi Pitu. Ces montants

correspondent à un pourcentage des indemnités de transfert reversé aux clubs formateurs dans le cadre des transferts internationaux.

4


Economie

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

MHR et MHSC : Montpellier face à deux transitions

À Montpellier (Hérault), les deux grandes enseignes du sport professionnel local pourraient changer de main à plus ou

moins brèves échéances. Rugby et football héraultais entrent simultanément dans une phase de redéfinition de leur

gouvernance, avec des causes distinctes mais une même injonction : trouver de l’argent frais.

LA LETTRE DU SPORT

a coïncidence est saisissante.

Mohed

Altrad, patron d’un

groupe au chiffre d’affaires

de plus de six milliards d’euros,

travaillerait à passer la

main au Montpellier Hérault

Rugby (MHR) après quinze

ans à la tête du club et plus

de 120 M€ injectés. À

quelques kilomètres, au

stade de La Mosson, la famille

Nicollin mène des discussions

avancées avec le

fonds d’investissement britannique

GSS pour ouvrir le

capital du Montpellier

Hérault SC (MHSC), englué

en Ligue 2 et touché de plein

fouet par l’effondrement des

droits TV. Deux institutions,

deux sports, deux récits distincts,

mais une même ville

confrontée à la fragilité du

modèle du mécène unique.

MHR : la lassitude d’un

bâtisseur solitaire

Au MHR, la question n’est

pas tant de savoir si Mohed

Altrad partira, mais quand et

comment. « Un peu comme

au football avec les frères

Nicollin, qui sont mes amis,

on peut parler d’une forme

de lassitude », a-t-il luimême

confié au Midi Libre.

« Je ne suis pas éternel. Et

aucun de mes enfants ne va

prendre le relais », a-t-il également

dit, levant tout doute

sur une transmission familiale.

La succession ne sera

donc pas dynastique : elle

sera collective, sous la forme

d’un consortium de quatre à

six entreprises qu’il s’agirait

de constituer. Le nom de

Septeo, fleuron montpelliérain

de la French Tech spécialisé

dans les logiciels juridiques

et évalué à plus d’un

milliard d’euros, revient

avec insistance depuis que

l’entreprise parraine le nom

du stade du MHR, même si

son PDG Hugues

Galambrun dément officiellement

toute implication.

L’urgence tient à un agenda

judiciaire chargé : du 9 au 23

septembre, Mohed Altrad et

Bernard Laporte, directeur

du rugby du club, comparaîtront

devant la cour d’appel

pour une affaire de corruption

remontant à la présidence

de Laporte à la tête de

la FFR. « Ce sera réglé

avant le procès », confie une

source proche du dossier.

« Il se pourrait que ça se décide

avant juillet », ajoute un

autre. La mécanique de la

transition est donc déjà enclenchée,

même si aucune

annonce officielle n’a été

faite.

Au-delà du judiciaire, les

tensions accumulées dessinent

le portrait d’un homme

épuisé par l’environnement

institutionnel : l’impossibilité

de racheter le stade, le

conflit ouvert avec la mairie

de Montpellier, les frictions

avec le patron de l’association

et la défaite aux élections

municipales en mars

dernier ont constitué autant

de signaux d’un désengagement

progressif. La non-reconduction

du partenariat

d’Altrad avec la Fédération

française de rugby (dont le

contrat s’arrête en juin 2027)

confirme ce retrait de l’écosystème

rugby au sens large,

même si l’investissement

avec les All Blacks, lui,

court jusqu’en 2028. La situation

géopolitique mondiale,

et notamment la

guerre au Moyen-Orient,

fragilise par ailleurs un

groupe Altrad très présent

dans les pays arabes et anglo-saxons,

ce qui pourrait

rendre la protection de l’entreprise

prioritaire sur tout

autre engagement.

MHSC : la crise des droits

TV comme révélateur

Au MHSC, la situation est

totalement différente. La famille

Nicollin ne fuit pas :

elle cherche à survivre. La

quête d’investisseurs, lancée

dès la fin 2024, a été rendue

inéluctable par l’effondrement

des droits télévisés et

la chute en Ligue 2. « C’est

un tsunami pour les clubs

comme nous, parce qu’on

n’a pas de public, parce

qu’on n’a pas énormément

de sponsors, parce qu’on

n’est pas une région riche.

Le nerf de la guerre, c’est

l’argent », résumait Laurent

Nicollin, président du club,

avec une franchise désarmante.

Le passage réussi devant

la DNCG, il y a

quelques jours, n’efface pas

l’urgence : sans injection de

capitaux, les incertitudes

sportives (mercato, réorganisation

du centre de formation)

resteront entières.

L’identité d’un prétendant, le

fonds GSS, a été dévoilée.

Plusieurs actionnaires potentiels

britanniques ou angloaméricains

ont visité La

Mosson. La question centrale

reste celle de la part

prise. « Est-ce que la participation

sera de 10 %, 30 %,

50 %, 60 %, 80 % ? Ça, on

verra ce qu’eux sont prêts à

proposer et à donner, surtout.

Avec mon frère (Olivier

Nicollin), on est à une période

de choix. À nous de

faire les bons ou les moins

mauvais », confiait Laurent

Nicollin en avril. Deux mois

plus tard, ce choix paraît imminent.

La famille Nicollin,

fondatrice du club en 1974,

ne cède pas par lassitude :

elle arbitre entre survie et

continuité.

Ce qui rapproche les deux

dossiers, c’est leur caractère

simultané et leur ancrage

dans une même réalité : le

modèle du patron-mécène

solitaire, qui a permis à

Montpellier d’exister à haut

niveau dans deux sports majeurs,

touche à ses limites.

Ce qui les distingue, c’est

leur nature profonde. D’un

côté, un désengagement

choisi, mûri sous le poids de

contraintes personnelles, judiciaires

et géopolitiques.

De l’autre, une adaptation

contrainte à un marché des

droits qui a brutalement

changé les règles du jeu.

5


Médias

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

La FIFA publie le jeu officiel du Mondial 2026 sur

Netflix

Après avoir bâti avec EA Sports l’une des franchises de jeux vidéo les plus lucratives du sport mondial pendant 30 ans,

la FIFA mise sur Netflix pour reconquérir son image numérique. Le Mondial nord-américain devient ainsi le premier

à disposer d’un jeu officiel diffusé directement via une plateforme de streaming.

a FIFA tourne définitivement

la page et

ouvre un nouveau

front numérique. C’est

Netflix qui hérite du dossier :

le géant du streaming a lancé

le jeudi 11 juin « FIFA World

Cup : Launch Edition », une

production conçue pour accompagner

la montée en

puissance de la compétition

organisée en Amérique du

Nord. Le jeu donne accès aux

48 sélections qualifiées, à 16

stades officiels et à un effectif

de 1.248 footballeurs. Sa singularité

tient moins à l’ampleur

de son contenu qu’à

son modèle de diffusion :

sans console (ni PlayStation,

ni Xbox, ni Nintendo

Switch), il s’affiche directement

sur le téléviseur via

l’application Netflix, tandis

que le smartphone fait office

de manette (passes et tirs

s’effectuant par gestes tactiles).

Une conception pensée

pour élargir le public bien audelà

des seuls joueurs aguerris.

« Avec sa rapidité et sa

fluidité, il vous fera vibrer

entre amis (jusqu’à quatre

joueurs), que vous soyez ou

non fan de football ou de jeux

vidéo », promet la plateforme

américaine. Netflix s’engage

par ailleurs à mettre le jeu à

jour régulièrement durant le

tournoi, en introduisant de

nouveaux défis et fonctionnalités

calqués sur les résultats

réels de la compétition.

EA Sports FC 26 entre

dans la danse, sans licence

officielle

EA Sports n’entend pas laisser

le terrain libre. L’éditeur,

qui publie désormais ses simulations

de football sous la

bannière EA Sports FC depuis

la rupture avec la FIFA,

vient de déployer une mise à

jour gratuite pour EA Sports

FC 26, baptisée « The

World’s Game ». Faute de

FC 26, jeu vidéo le plus vendu de l’année 2025

disposer des droits officiels

liés à la Coupe du Monde, il

emprunte une voie détournée

pour rester dans le débat. La

confrontation entre les deux

modèles dessine une bataille

inédite : d’un côté, une institution

sportive qui tente de

reprendre la main sur son

image numérique en s’appuyant

sur la puissance de

distribution d’un géant du

streaming ; de l’autre, un éditeur

historique qui démontre

que la notoriété d’une franchise

peut survivre à la perte

d’une licence.

Selon le SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs), EA Sports FC, avec 1.300.386 copies

écoulées, a été le jeu le plus vendu en 2025 toutes consoles confondues avec son opus 2026, juste

devant… FC 25 (542.158 exemplaires) en France.

En bref

États-Unis – Paraguay établit un record aux États-Unis. Pour leur entrée en lice à la Coupe du monde, les États-Unis, qui se sont imposés

4-1 contre le Paraguay samedi 13 juin, ont attiré 24,9 millions de téléspectateurs sur le sol américain en cumulant les audiences de Fox Sports

et de Telemundo, qui retransmettent respectivement le match en anglais et en espagnol. Un record pour un match de l’équipe nationale

américaine. L’engouement est d’autant plus remarquable qu’il s’agit du match de phase de groupes de Coupe du monde le plus regardé de

l’histoire aux États-Unis. Sur Fox Sports, l’audience a également bondi de 106 % par rapport aux rencontres de la phase de groupes de la

sélection américaine lors du Mondial 2022 au Qatar.

LA LETTRE DU SPORT

Aux États-Unis, la finale de Roland-Garros n’a pas fait recette. Aux États-Unis, la finale surprise Zverev–Cobolli de Roland-Garros n’a

pas trouvé son public, avec une audience en recul de 25% par rapport à l’an dernier (Carlos Alcaraz -Jannik Sinner) et un niveau historiquement

bas pour le tournoi parisien. La rencontre n’a réuni que 1,3 million de téléspectateurs sur la chaîne TNT Sports, diffuseur exclusif de la

quinzaine parisienne. Si la performance sportive de l’Italien Flavio Cobolli constitue l’une des belles histoires de ce Roland-Garros, son

manque d’exposition au plus haut niveau, combiné à une finale sans les figures les plus médiatisées du circuit, a clairement pesé sur les

audiences outre-Atlantique. Dans une édition marquée par plusieurs surprises, l’Allemand Alexander Zverev a fini par tenir son rang en

remportant le tournoi, sans toutefois parvenir à générer un engouement derrière. Cette finale totalement inattendue est tout simplement la finale

masculine la moins suivie du tournoi parisien depuis au moins vingt ans. En France, la rencontre a été suivie par 3,57 millions de téléspectateurs

sur France 2 (33,5 % de parts d’audience), selon Médiamétrie. Près de deux millions de téléspectateurs en moins, comparée à la finale 2025.

La finale femmes a également perdu des téléspectateurs : 800 000 sur un an. Le match Mirra Andreeva-Maja Chwalinska (6-3, 6-2) a attiré en

moyenne 2,34 millions de téléspectateurs sur France 2 (29,3 % de parts d’audience).

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Médias

N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

Téléfoot 2.0

Après avoir frôlé la disparition, Téléfoot, émission emblématique de TF1 depuis 1977, va connaître une nouvelle

jeunesse avec une déclinaison sur La Chaîne L’Équipe.

on seulement

Téléfoot résiste,

mais l’émission se

prolongera aussi sur la

chaîne. TF1 annonce maintenir

son magazine du dimanche

matin à l’antenne,

toujours à 11h00, à la rentrée

prochaine, mais aussi qu’il

sera décliné sur La Chaîne

L’Équipe de midi à 13h00.

Ainsi, en plus du Téléfoot

« original »

(800 000 téléspectateurs de

moyenne et 14 % de parts

d’audience, ndlr), un

deuxième rendez-vous, produit

par la direction des

sports de TF1 en collaboration

avec L’Équipe, sera diffusé

sur la chaîne omnisports,

et dédié à la Ligue 1

et au football, indiquent les

deux groupes dans un communiqué

commun. « Ce

nouveau magazine enrichira

notre offre éditoriale, déjà

forte de trois émissions quotidiennes,

en installant un

rendez-vous dominical inédit

consacré à l’actualité

du football et en particulier

de la Ligue 1 », indique

Vincent Broussard, directeur

général du pôle TV du

groupe L’Équipe. « Nous

avons pris l’initiative de dire

à TF1 : vous avez une

marque très forte, qui est encore

dans le coeur des gens.

Nous, nous avons besoin

d’un rendez-vous dominical

très identifié qui soit un repère

pour les fans. Essayons

de trouver une solution, explique

Vincent Broussard.

Nous sommes arrivés à la

conclusion qu’avoir une

émission qui se dédouble

pouvait être un bon axe.

Ensuite, c’était à TF1 de

trouver une solution avec

LFP Media pour trouver une

perspective d’évolution. »

Six matchs au lieu de

quatre la saison prochaine

Le contrat d’un million

d’euros par an pour l’utilisation

des images de L1 aurait

été reconduit. Le retour d’un

multiplex le samedi soir

donne plus de valeur aux

deux émissions. « C’est positif,

nous aurons plus de

matière (6 matches contre 4

ces dernières saisons) et

plus de choses à raconter, se

réjouit Julien Millereux, directeur

des sports de TF1.

Pour l’exposition de la

Ligue 1, c’est une bonne

nouvelle également. »

Après sa diffusion sur la

chaîne L’Équipe, l’émission,

dont le nom n’est pas encore

acté, sera disponible sur la

plateforme streaming TF1 +.

En bref

Les audiences internationales de la Ligue 1 au plus haut depuis 2022. Avec une audience cumulée estimée à 520 millions de

téléspectateurs en 2025/2026, les matchs et programmes de la Ligue 1 diffusés à l’international enregistrent une progression significative de

+28 % par rapport à la saison précédente. Dans le détail, les matchs en direct affichent une hausse de +22 % des audiences, tandis que les

magazines atteignent des niveaux records, en progression de +40 %. Cette dynamique s’explique notamment par une couverture élargie, portée

par l’arrivée de nouveaux diffuseurs majeurs tels que SuperSport en Afrique subsaharienne anglophone, FOX au Mexique et VTV Cab au

Vietnam. Au Brésil, les audiences bondissent de +281 %, notamment grâce à l’impact d’Endrick avec l’Olympique Lyonnais. La Chine

demeure un territoire clé, avec une audience record de 93 millions (+12 %), portée par les partenariats avec CCTV et Migu. La Ligue 1

bénéficie d’une reprise dans 215 territoires à travers 52 diffuseurs internationaux. La Ligue 2, diffusée dans 45 territoires par 14 diffuseurs

internationaux, voit également son audience internationale plus que doubler cette saison.

LA LETTRE DU SPORT

Les matches des équipes de France sur Twitch. Alors que l’équipe de France masculine de volleyball est double championne olympique

en titre, aucune chaîne de télévision ne la diffusera en direct et en clair lors de la Ligue des nations. Les rencontres seront accessibles sur Twitch

via le streamer Bichard. Les équipes de France masculine et féminine participeront à la VNL du 3 juin au 3 août. Les Bleues et les Bleus

disputeront chacun douze matches lors de la phase régulière de la compétition. Bichard, par ailleurs arbitre fédéral de volley, avait déjà obtenu

les droits de diffusion des finales de Coupe de France fin mars.

Marc Ventouillac élu président de l’AIPS Europe. Ancien journaliste de L’Équipe, Marc

Ventouillac, en charge en particulier de l’athlétisme, l’aviron, le biathlon et du suivi des institutions (CIO,

CNOSF, ministère...), a été élu président, pour quatre ans, de la section européenne de l’Association

internationale de la presse sportive (AIPS). Fondée en 1924 à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris,

l’AIPS a pour vocation de défendre les intérêts des journalistes de sport à travers le monde et la liberté

de la presse.

Entreprises citées

France Télévisions ..........................6

La chaîne L’Équipe ........................7

Netflix..............................................6

Sparta Capital ..................................4

TF1 ..................................................7

7


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N°1315 La Lettre du Sport vendredi 19 juin 2026

Le magazine

Women Sports

N°39 est paru

Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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