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N°1701 vendredi 19 juin 2026

Ski alpinisme : le CIO valide le pari

montagnard du Cojop

En désignant le ski alpinisme comme son unique sport additionnel pour les Jeux olympiques d’hiver 2030, le Cojop des

Alpes françaises joue la carte de l’authenticité alpine.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

e 9 juin, le Comité

d’organisation des

Alpes françaises 2030

avait officiellement transmis

au Comité international

olympique sa proposition

d’intégrer le ski alpinisme au

programme olympique,

avant que la commission

exécutive du CIO l’entérine

dès le lendemain. Parmi tous

les sports candidats à rejoindre

les Jeux, le ski alpinisme

est le seul qui répond

simultanément aux exigences

du CIO en matière

d’empreinte écologique,

d’attractivité mondiale et

d’identité territoriale.

Pour comprendre pourquoi

cette discipline s’est imposée,

il faut d’abord mesurer

ce que le Cojop a écarté. En

mai dernier, le CIO avait

fermé la porte aux sports

d’été ou toutes saisons (le

trail et le cyclocross notamment),

pourtant portés par

les organisateurs. L’escalade

sur glace, autre candidate,

n’a pas non plus été retenue.

Sommaire

Limité à l’espace des sports

d’hiver authentiquement alpins,

le Cojop a concentré sa

proposition sur la discipline

qui incarne le mieux la montagne

française : une pratique

née des alpages, portée

aujourd’hui par une génération

d’athlètes de premier

rang mondial.

Un héritage alpin transformé

en argument olympique

Le ski alpinisme n’est pas

étranger au calendrier olympique.

Le sprint et le relais

mixte ont fait leur entrée à

Bormio lors des Jeux de

Milan-Cortina 2026, cet hiver.

La proposition française

va plus loin : ajouter les

épreuves individuelles

femmes et hommes afin,

comme le souligne le Cojop,

de « présenter la discipline

dans toute sa richesse et sa

diversité ». Trois épreuves

plutôt que deux. Un enrichissement

du format qui

entend offrir aux diffuseurs

et aux partenaires commerciaux

un volume de compétition

plus dense, et surtout

davantage de moments de

médailles à valoriser.

L’argument sportif se double

d’un ancrage territorial solide.

Les épreuves auront vocation

à se tenir dans le

Briançonnais, l’un des pôles

des Jeux avec la Savoie, la

Haute-Savoie, ainsi que

Lyon (Rhône) et sa métropole.

« Le ski-alpinisme, héritier

d’une longue tradition

alpine, connaît aujourd’hui

un essor remarquable porté

par l’attrait croissant pour

les sports d’endurance et

pour une pratique plus authentique

de la montagne »,

rappelle le Cojop dans son

communiqué. « Nous avons

la chance, en France, de

pouvoir compter sur des athlètes

parmi les meilleurs au

monde. Ce sont des ambassadeurs

exceptionnels du

ski-alpinisme, qui incarnent

les valeurs de ce sport et

contribuent chaque jour à le

Fédérations

Roland-Garros 2026 : Record d’affluence, prize money en suspens et ambitions mondiales au cœur

du bilan....................................................................................................................................3

La FFF et M6 transforment les salles obscures en tribunes ....................................................4

Territoires

Treize fiches pour réduire l’empreinte des fan-zones..............................................................5

International

FIS : Alexander Ospelt s’impose d’une voix devant Johan Eliasch ........................................7

faire connaître auprès du

grand public et des nouvelles

générations », ajoute

Edgar Grospiron, président

du Cojop, à propos du vivier

tricolore. Une référence implicite

à Emily Harrop et

Thibault Anselmet, sacrés

champions olympiques en

relais mixte à Milan-Cortina

cet hiver. « Ce sport s’inscrit

pleinement dans la vision

Alpes françaises 2030, mettant

en valeur un environnement

montagnard authentique

avec des infrastructures

minimales, tout en proposant

des formats de compétition

attrayants et accessibles

qui inspirent un large

public, notamment les

jeunes générations », répond

le CIO.

Un calendrier serré avant

l’été

La décision de la commission

exécutive marque une

étape, pas une conclusion.

La Lettre de l’économie du sport

est éditée par

GROUPE SPORT.FR SA

BP 40077

66050 PERPIGNAN CEDEX

E-mail : sport@sport.fr

Service abonnements

Tél. 09 70 40 65 15

E-mail : commercial@sport.fr

Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Suite page 2

Dépôt légal à parution

ISSN 0767-9769

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Hebdo

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

Ski alpinisme : le CIO valide le pari montagnard du

Cojop

Suite de la page 1

La validation définitive reviendra

à la 146e session du

CIO, réunie les 24 et 25 juin

à Lausanne (une formalité

attendue, mais formellement

indispensable). En amont, le

Cojop doit adopter la carte

des sites lors de son bureau

exécutif du 19 juin, au lendemain

de la révélation des

emblèmes à Briançon

(Hautes-Alpes), « Le 19

juin, ensemble au niveau des

parties prenantes, on actera

notre carte des sites, qui

sera ensuite présentée au

Comité international olympique

le 22 juin puis au

grand public le 29 juin », a

indiqué M. Grospiron à l’issue

d’un bureau exécutif des

Alpes 2030. Après « un travail

colossal à mener en un

temps extrêmement court »,

fin juin marquera pour Alpes

2030 « la fin d’une étape »,

celle des « grandes décisions

stratégiques »: « on

aura posé l’ensemble des

fondations de notre projet,

une organisation, une gouvernance,

une carte des

sites, des emblèmes, une vision

et l’ensemble des organes

de pilotage », a résumé

le président du Cojop.

« Tout ça va nous permettre

de rentrer dans une nouvelle

phase, de planification, qui

nous emmène jusqu’aux

Jeux de Los Angeles 2028, et

ensuite nous rentrerons dans

la phase opérationnelle,

celle où nous allons commencer

à organiser des

épreuves tests pour arriver

dans la dernière phase qui

sera celle de la livraison »,

a-t-il ajouté. Le transfert du

pôle glace de Nice (Alpes-

Maritimes) vers Lyon, qui

faisait l’objet d’une attente

forte, ne sera pas examiné

lors de cette session extraordinaire,

contrairement à ce

qui était initialement envisagé.

La présidente du CIO,

Kirsty Coventry, a précisé

que les membres se concentreront

sur les premières décisions

du nouveau programme

« Fit for the

Future » qu’elle a lancé. Le

transfert reste suspendu à la

validation des fédérations

internationales des disciplines

concernées, et le programme

olympique complet

des Jeux d’hiver 2030 sera

arrêté « dans les prochaines

semaines », selon la présidente.

Pour éclairer ces arbitrages,

Pierre Ducrey, directeur

des sports du CIO, a indiqué

que les décisions s’appuieront

sur les données de

Milan-Cortina 2026 et sur

une étude d’attractivité mondiale

fondée sur 14 indicateurs

(télévision, numérique,

intérêt du public, affluence…)

mesurant la popularité

des disciplines dans

les principaux marchés des

cinq continents.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Une « centaine de millions d’euros » économisés avec le transfert du pôle glace de Nice à Lyon

Le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, de prêter le stade de football Allianz Riviera pour accueillir les épreuves de hockey sur glace

va entraîner le transfert de plusieurs disciplines (hockey sur glace, patinage artistique, short track et curling) en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce

changement permet au comité d’organisation, sans le vouloir, de faire une économie d’une « centaine millions d’euros ». C’est ce que la

ministre des Sports, Marina Ferrari, vient de préciser en répondant à une question du député UDR de Haute-Savoie, Antoine Valentin. Elle

rappelle que « les infrastructures existantes et opérationnelles » de la métropole lyonnaise « permettent de réduire les investissements

nécessaires ». Pour autant, beaucoup de temps a été perdu sur Nice avec des études et des appels d’offres lancés sur des ouvrages importants.

Le groupement d’entreprises (Sogeprom et Demathieu Bard Immobilier) avait même été choisi pour le village olympique. « Il va falloir

indemniser les opérateurs qui ont travaillé. C’est prévu dans les procédures de consultation mais les montants sont confidentiels », indique

Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, établissement public en charge des infrastructures pérennes. Et d’ajouter : « Il y a

eu tout le temps passé par l’ingénierie publique interne. Ce sont des coûts perdus pour la mise en œuvre de ces projets. » La Solideo, qui

avait dédié trois de ses collaborateurs à Nice en attendant de nouveaux recrutements, doit se réorganiser en urgence pour se structurer sur le

pôle glace de Lyon. Si les équipements ont bien été identifiés, il faut rebâtir le projet d’un village olympique dans la métropole lyonnaise

pour accueillir 1.500 athlètes avec le choix du lieu et sa transformation après-Jeux.

Une autre question se pose : la parité du financement et du niveau de garantie, en cas de déficit, entre les deux Régions est-elle toujours

d’actualité ? Renaud Muselier, président de la Région Sud, a déjà prévenu : « Je ne sais pas comment ça va se passer mais on ne va pas

payer pour des choses qu’on ne fait pas. »

PRO.SPORT.FR/TAG/JO-2030

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Fédérations

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

Roland-Garros 2026 : Record d’affluence, prize

money en suspens et ambitions mondiales au cœur

du bilan

Le bilan présenté Porte d’Auteuil est celui d’un événement qui assume ses contradictions autant qu’il célèbre ses

performances. Roland-Garros 2026 s’achève sur une affluence record et des résultats économiques solides, mais la

question de la redistribution des bénéfices aux joueurs reste ouverte.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

lus de 727 500 spectateurs

ont franchi les

portes du stade pendant

la quinzaine : Roland-

Garros 2026 entre dans les

livres avec un nouveau record

d’affluence. C’est le

chiffre phare qu’Amélie

Mauresmo, directrice du

tournoi, et Gilles Moretton,

président de la Fédération

Française de Tennis (FFT),

ont mis en avant lors de la

conférence de presse de bilan,

quelques heures avant la

finale messieurs opposant

l’Allemand Alexander

Zverev à l’Italien Flavio

Cobolli. « Une édition réussie

à bien des égards, pleine

de surprises, et incroyable

dans tous les sens du

terme », a résumé l’ancienne

numéro un mondiale. Les retours

des joueuses ont nourri

ce satisfecit, notamment celui

de la Russe Mirra

Andreeva, couronnée en

simple dames, qui « a dit

qu’elle se sent cosy, ici, à

Roland-Garros », selon

Mauresmo.

Le prize money, nœud gordien

d’une relation à reconstruire

Sur les 727 500 entrées

comptabilisées, 138 000

l’ont été lors de l’Opening

Week, la semaine des qualifications

proposée à moins

de 30 € le billet. Ce segment

de l’offre confirme sa capacité

à attirer un public plus

large sans diluer l’image

premium de l’événement

(un équilibre que beaucoup

de grands rendez-vous sportifs

peinent à trouver). Audelà

du stade lui-même, la

Place de la Concorde a mobilisé

plus de 11 000 personnes

malgré l’absence de

la seconde demi-finale messieurs.

L’édition a également

affiché son engagement social

: plus de 600 000 € ont

été récoltés pour des associations,

via la soirée de Gaël

Monfils et la journée

Yannick Noah, auxquels

s’ajoute un travail affirmé

autour de l’accessibilité en

direction des personnes nonvoyantes,

malvoyantes et

malentendantes.

L’ombre du prize money

plane néanmoins sur ce bilan

autrement radieux. La menace

de boycott évoquée en

amont de l’édition (les

joueurs réclamant une part

avoisinant 22 % des bénéfices

du Grand Chelem,

contre environ 15 % actuellement)

a contraint la FFT à

organiser des réunions préalables

avec agents et représentants

du vestiaire. Gilles

Moretton a tenu à contextualiser

le débat : « On n’est pas

dans une logique de certains

tournois économiques où on

a vu des tournois se vendre,

des actionnaires récupérer

de l’argent. Nous, aujourd’hui,

on réinvestit dans le

tennis, dans le monde. Un

joueur de tennis, il est joueur

de tennis. Il n’a malheureusement

pas toutes les informations.

» Mauresmo a

abondé dans le même sens,

sans fermer la porte aux

concessions : « Je pense surtout

que chacun devra faire

un pas vers l’autre, comprendre

les modèles des uns

et des autres, et aussi évoluer

et faire évoluer les mentalités.

Il faudra un peu de

bonne volonté de la part de

tout le monde. Et de ce point

de vue-là, je suis une éternelle

optimiste. » La négociation

post-tournoi s’annonce

comme le vrai dossier

des prochains mois pour la

FFT.

Sessions nocturnes et développement

international,

deux horizons distincts

La programmation des nocturnes

reste un autre point de

friction, singulièrement sur

la représentation féminine :

un seul match de femmes a

été programmé en soirée sur

les trois dernières éditions

(Osaka-Sabalenka, en

2026). Mauresmo a maintenu

sa position en rappelant

que « deux matches féminins

et deux matches masculins

sont programmés chaque

jour sur le Philippe-Chatrier

comme sur le Suzanne-

Lenglen », et qu’« en

France, le match le plus

suivi n’est pas celui de la

Les chiffres à retenir

727 500 spectateurs

138 000 personnes pendant l’Opening Week

Plus de 600 000 € récoltés pour les associations

Plus de 100 tournois soutenus en France

session nocturne ». Sur une

éventuelle extension des

nocturnes au court Suzanne-

Lenglen, la réponse est sans

ambiguïté : « À l’heure actuelle,

ce n’est pas jouable »,

faute de capacité d’accueil

suffisante. En parallèle, le

président de la FFT a rappelé

la dimension systémique du

tournoi pour le développement

du tennis mondial. Les

revenus de Roland-Garros

financent 7 000 clubs et plus

de 100 tournois en France,

mais aussi les Roland-

Garros Junior Series, déjà

actives en Amérique du Sud

et en Asie, avec des ambitions

affichées en Afrique

(Kenya, Rwanda, Sénégal,

Maroc, Tunisie). Roland-

Garros se pense autant

comme une institution mondiale

que comme un événement

français.

pro.sport.fr/tag/roland-garros

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Fédérations

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

La FFF et M6 transforment les salles

obscures en tribunes

La Fédération française de football (FFF), M6 et les réseaux UGC et CGR s’associent

pour offrir les matchs des Bleus sur grand écran dans neuf villes, gratuitement. Un

dispositif baptisé « Cinéfoot » pour une vision de l’expérience football qui dépasse la

retransmission classique.

concours, goodies, présence

d’un speaker), tandis que des

contenus exclusifs seront

projetés (vidéos en coulisses,

messages du staff et des

joueurs), renforçant la valeur

perçue de l’invitation face à

un simple visionnage à domicile.

l y a des paris qui se gagnent

avant même le

coup d’envoi. Testé en

mars dernier lors des rencontres

amicales Brésil-

France et Colombie-France,

le concept « Cinéfoot » avait

séduit. Suffisamment pour

que la Fédération française

de football (FFF), en partenariat

avec M6, diffuseur officiel

du Mondial en clair, et

les réseaux de cinémas UGC

et CGR, déploie le dispositif

à l’échelle nationale pour la

Coupe du monde (11 juin-19

juillet). Neuf villes ont été retenues

: Paris, Lyon (Rhône),

Marseille (Bouches-du-

Rhône), Lille (Nord),

Bordeaux (Gironde), Nantes

( L o i r e - A t l a n t i q u e ) ,

Strasbourg (Bas-Rhin),

Toulouse (Haute-Garonne)

et Caen (Calvados).

Sur invitation

Gratuit, mais pas ouvert à

tous. Les places ne seront pas

en vente libre, mais distribuées

sur invitation, au

moins dans un premier

temps. La FFF entend ainsi

adresser un message à celles

et ceux qui font vivre le football

au quotidien : acteurs du

monde amateur, bénévoles,

éducateurs, dirigeants, arbitres,

jeunes licenciés, partenaires

et membres de l’écosystème

de l’équipe de

France. « L’idée est de permettre

de partager la passion

du football collectivement

», résume Philippe

Diallo, président de la FFF.

L’expérience au cœur du

dispositif

Cinéfoot repose sur une promesse

d’expérience. La diffusion

s’effectue en direct

depuis le flux de M6, dans

des conditions de confort optimales

(fauteuils, climatisation,

accessibilité PMR). Des

animations accompagneront

chaque soirée (jeux,

Le filtrage des entrées et un

cadre familial garantis répondent

par ailleurs aux attentes

des partenaires institutionnels

et des annonceurs

présents sur ce type d’activation.

Le premier rendez-vous

est fixé au mardi 16 juin,

pour le match d’ouverture

des Bleus de Didier

Deschamps face au Sénégal,

à 21h.

Pour la FFF et M6, Cinéfoot

est un laboratoire grandeur

nature pour tester de nouveaux

formats de diffusion

collective, à l’heure où l’expérience

« live » réinvente la

valeur des droits audiovisuels.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

Explorez Clairefontaine en réalité augmentée. À l’occasion du FFF Tour, la Ligue du Football Amateur (LFA) va proposer une animation

inédite sur plusieurs événements qu’elle organise dont une découverte immersive de la « Maison Bleue » en réalité augmentée. Elle sera l’une

des activités présentes à chacune des treize étapes du FFF Tour 2026 (beach soccer, golf foot, cécifoot, quiz, DJ Live...), qui s’élancera de

Dunkerque (Nord) les 4 et 5 juillet prochains pour s’achever à Bormes-les-Mimosas (Var) les 19 et 20 août. Au sein d’une tente entièrement

dédiée au CNF, les participants seront équipés d’un casque de réalité virtuelle qui leur ouvrira les portes du centre national situé dans la forêt

de Rambouillet, dans les Yvelines.

Sciences et rugby : une conférence dédiée au suivi et à la protection du joueur Élite. Les 26 et 27 juin prochains, le Centre National du

Rugby (CNR) de Marcoussis (Essonne) accueillera la conférence « Sciences & Rugby », dédiée aux avancées scientifiques autour du suivi et

de la protection du joueur de haut niveau. La Fédération française (FFR) et la Ligue nationale (LNR) y réuniront chercheurs, médecins,

préparateurs physiques, entraîneurs et spécialistes du sport pour croiser les expertises et faire progresser l’accompagnement des joueurs Élite.

Au programme : gestion de la charge, évaluation des risques, contraintes match/entraînement, réponses physiologiques, psychologiques et

cognitives…

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Territoires

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

Treize fiches pour réduire l’empreinte des fanzones

La Fédération française de football (FFF) publie un guide pratique à destination des 35 000 collectivités territoriales

afin de rendre les retransmissions publiques lors des grandes compétitions internationales plus écoresponsables.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

ne grande partie des

supporters de

l’équipe de France

suivront son parcours dans

des espaces publics transformés

pour l’occasion en lieux

de rassemblement collectif.

La Fédération française de

football (FFF) entend mobiliser

les 35 000 collectivités

territoriales dans cette dynamique

et publie à cet effet un

« Guide de mise en place de

fan zones écoresponsables »,

co-construit avec quatre étudiants

de l’École Urbaine de

Sciences Po Paris. Ce document

part d’un paradoxe :

une soirée de match en fan

zone peut générer moins

d’émissions carbone qu’un

visionnage individuel, à

condition toutefois d’être organisée

de manière décarbonée.

Cinq piliers, treize fiches

Le guide s’articule autour de

En bref

cinq axes opérationnels. Le

premier invite les collectivités

à choisir leur site en tenant

compte des réalités climatiques

: espaces végétalisés,

ombragés à au moins

30 % de leur surface, accessibles

via les réseaux cyclables

et les transports en

commun. Le deuxième axe

cible l’empreinte carbone

des déplacements, avec un

objectif de 70 % de spectateurs

arrivés en mobilités décarbonées

(lors de l’Euro

2024, une gratuité des transports

de 36 heures avait été

mise en place pour les détenteurs

de billets). Le troisième

pilier porte sur les déchets :

zéro produit à usage unique,

écocups réutilisables et

consignés (environ 5 millions

de boissons servies

dans ce format à l’Euro

2024), interdiction totale des

goodies. Le quatrième axe

concerne l’eau et l’énergie

(un point d’eau potable pour

300 personnes, 2 litres par

personne et par jour, 100 %

d’énergie renouvelable), en

s’appuyant notamment sur

l’exemple du Tour de

France, qui a banni le gasoil

de ses groupes électrogènes

dès 2022 au profit de batteries

ou de biocarburants. Le

cinquième pilier traite de la

biodiversité : zéro mètre

carré artificialisé, interdiction

des ancrages destructifs,

extinction des éclairages

nocturnes dès la fin des diffusions.

Des exemples concrets plutôt

que des vœux pieux

Ce qui distingue ce guide

d’un catalogue d’intentions

tient à l’ancrage de chaque

recommandation dans des

indicateurs mesurables et

des retours d’expérience issus

d’événements existants.

Le Hellfest économise 3

millions de litres d’eau par

édition grâce à ses toilettes

sèches. Les Jeux olympiques

et paralympiques de Paris

2024 avaient déployé 1 500

m² d’espaces ombragés en

permanence sur la terrasse

de la place de l’Hôtel de

Ville. L’ASSE proposait de

son côté un parking vélo sécurisé

avec diagnostic offert

aux 50 premiers deux-roues

stationnés. La plateforme

coachclimatevenements.org

permet par ailleurs de calculer

en amont l’empreinte carbone

d’une fan zone.

Un préalable réglementaire

s’impose enfin : toute diffusion

publique d’un match de

la Coupe du monde requiert

une demande de licence auprès

de la FIFA, via sa plateforme

dédiée. C’est, avant

les écocups et les brumisateurs,

le point de départ

obligé de toute organisation

locale.

La patinoire de Colombes va réouvrir. Fermée par l’ancienne équipe municipale en 2022, la patinoire Philippe-Candeloro de Colombes

(Hauts-de-Seine), inaugurée en 1973, va rouvrir au public. C’était l’une des promesses de campagne du nouvel édile, Joakim Giacomoni (LR).

Mais pas tout de suite. La remise en l’état de la patinoire devrait prendre plusieurs mois. Accompagné de l’ancien champion de patinage

artistique Philippe Candeloro, Joakim Giacomoni a effectué un premier tour du bâtiment. « Une première visite de la patinoire afin d’en

découvrir l’état actuel », a détaillé la ville de Colombes sur ses réseaux sociaux, qui doit permettre « d’envisager l’avenir de cet équipement

sportif ». Un bâtiment transformé « en entrepôt depuis quatre ans » par l’ancien maire écologiste Patrick Chaimovitch. « Dans un contexte

pour les collectivités de contraintes budgétaires et d’urgence climatique, il est incompréhensible que la mairie privilégie un équipement

énergivore et peu utilisé au détriment d’un projet utile à tous », dénonce ce dernier. Elle pourrait accueillir de nouveau des patineurs début

2027, avant de fermer plusieurs mois. L’ambition est de transformer l’équipement en espace de loisirs et de sport avec bowling, dojo, mur

d’escalade en façade. « Le projet n’est pas encore chiffré, précise le maire de Colombes. On doit trouver un nouveau modèle économique et

réintégrer ce site dans les bords de Seine. »

Le premier stand de tir à 25 mètres couvert dans le Nord. Le Tir Métropole Nord Haubourdin (700 licenciés) vient de mettre en service

son stand de tir à 25 mètres couvert, le seul de ce type dans le Nord et le Pas-de-Calais. La salle est équipée d’un système de ventilation spécial

pour évacuer les fumées. Le sol est composé de dalles balistiques pour éviter les ricochets. Coût de l’opération : 750.000 € dont 450.000 €

subventionnés par la mairie et 300.000 € puisés dans les fonds propres du club.

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International

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

En bref

Platini porte plainte contre Infantino. Michel Platini a porté plainte la semaine dernière contre le président de la FIFA Gianni Infantino

pour « dénonciation calomnieuse » et « trafic d'influence », sa riposte dans l'affaire qui a brisé en 2015 son ascension vers le sommet du football

mondial. Cette plainte, qui vise également deux ex responsables de la FIFA, l'ex directeur juridique Marco Villiger et l'ex président de sa

commission d'audit Domenico Scala, est assortie d'une constitution de partie civile et va donc « entraîner la désignation d'un juge d'instruction

», précise l'ex-légende des Bleus. Michel Platini avait déposé deux plaintes simples en 2018 puis 2021 dans le même dossier,

respectivement pour dénonciation calomnieuse contre X puis pour trafic d'influence contre Gianni Infantino, toutes deux transmises à la justice

suisse: la première a été considérée comme prescrite et la seconde classée sans suite en octobre dernier. Le triple Ballon d'Or va parallèlement

engager une procédure civile en responsabilité contre la FIFA, « pour obtenir la réparation de l'ensemble des préjudices » liés « aux

manoeuvres utilisées pour l'empêcher d'être élu président de la FIFA en 2015 », explique-t-il. « Je ne vais pas lâcher les gens qui m'ont fait

du mal », promettait-il en mars dernier sur l'antenne de RMC, évoquant l'affaire d'escroquerie qui a précipité sa chute avant de se conclure par

un acquittement définitif en Suisse, en août 2025. La mise à l'écart de l'ex-capitaine des Bleus avait ouvert la voie à l'élection inattendue en

février 2016 de son secrétaire général à l'UEFA, Gianni Infantino. L'Italo-Suisse a été reconduit sans opposition en 2019 et 2023, et briguera

un nouveau mandat en mars prochain.

L’UEFA prolonge l’exclusion des sélections et clubs russes. L’instance européenne de football (UEFA) va à l’encontre de la tendance des

autres fédérations internationales. Elle prolonge l’interdiction faite aux sélections et clubs russes de participer à ses compétitions lors de la

saison 2026-2027. Début juin, la Fédération ukrainienne de football, le Comité national olympique du pays et le ministère de la Jeunesse et

des Sports ont adressé conjointement une lettre officielle aux directions de la FIFA et de l’UEFA, appelant les instances internationales du

football à ne pas modifier les sanctions en vigueur à l’encontre de la Russie, et à appliquer des restrictions analogues au Bélarus. Fin février

2022, après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la FIFA et l’UEFA ont décidé d’écarter la Russie des

compétitions. La sélection russe a perdu la possibilité de disputer les barrages pour se qualifier pour la Coupe du monde, et les clubs russes ont

été exclus des coupes d’Europe. La sélection nationale de Russie ne dispute plus que des matchs amicaux. Ses derniers adversaires sur le terrain

ont été le Burkina Faso, l’Égypte, le Mali et le Nicaragua. En septembre 2023, le comité exécutif de l’UEFA avait décidé d’autoriser les

sélections russes de jeunes (joueurs de moins de 17 ans) à participer aux compétitions, mais cette décision a été annulée dès le mois suivant.

Ceferin se fait reprendre de volée. Plusieurs fédérations de pays qualifiés pour la Coupe du monde ont critiqué l’UEFA et son président

Aleksander Ceferin pour avoir dénoncé l’élargissement du Mondial à 48 équipes, ce qui entraîne des matchs « sans intérêt ». « Nous rejetons

respectueusement mais fermement ces propos. Pour nos pays, aucun match de Coupe du monde n’est sans importance », écrivent dans un

communiqué commun les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, d’Ouzbékistan, de la République démocratique du Congo, d’Haïti, d’Algérie,

de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Ghana, du Sénégal, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud. « Suggérer que ces matches soient d’une manière

ou d’une autre moins importants est profondément décevant et témoigne d’un manque de reconnaissance envers les efforts, les sacrifices et

les aspirations des joueurs, des entraîneurs, des clubs, des dirigeants et des supporters du monde entier », estiment les signataires, qui affirment

que « le football n’appartient pas à un groupe restreint de nations » et que chaque pays qualifié « mérite le respect (et qu’il) a gagné sa place

par ses mérites ». Si les signataires avaient voulu être taquins, ils pouvaient également renvoyer à Ceferin que l’élargissement de l’Euro à 24

équipes (près d’une fédération de l’UEFA sur deux, ndlr) entraîne des matchs « sans intérêt »…

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Wembanyama déjà collector. Une carte unique, datant de la saison 2023-2024, la première de Victor Wembanyama avec les San Antonio

Spurs, aurait été vendue pour la somme de 5,11 M$ (soit environ 4,40 M€). Selon le média américain The Athletic, l’acheteur, a déclaré avoir

payé ce prix car il est convaincu qu’il s’agit, et qu’il restera, de la meilleure carte de Wembanyama. La somme dépasse très largement le

précédent record pour une carte du Français. En février 2025, un acheteur avait acheté pour près de 860.000 $ une Panini Prizm Nebula Choice

« one-of-one ». Une vente qui s’était réalisée peu de temps après que le Français, numéro 1 de la draft 2023, a été obligé de mettre un terme

prématuré à sa saison en raison d’une thrombose à une épaule. Le prix élevé s’explique aussi par la rareté de la pièce et le fait que Wembanyama

ne possède pas de carte rookie officiellement autographiée sous licence NBA. Le Français est sous contrat exclusif avec la marque Fanatics,

alors que Panini détenait encore les droits des cartes NBA lors de sa première saison dans la ligue nord-américaine. La carte de Wembanyama

pointe désormais à la 11e position du classement des ventes les plus chères de cartes de sports. Une carte unique Michael Jordan/Kobe Bryant

2007-08 Upper Deck Exquisite avec double logo NBA et autographes, détient le montant record du genre avec une vente, en août 2025, à

12,9 M$ (11,1 M€).

79 $ pour afficher son nom sur un écran géant. Il n’y a pas de petits profits pour la FIFA. La fédération internationale commercialise ‘une

offre à destination des supporters pour la Coupe du monde 2026. Contre la modique somme de 79 $ (68,50 €), les fans peuvent afficher leur

nom sur les écrans géants des seize enceintes accueillant les 104 matches de l’épreuve. « Affichez votre passion. Représentez votre nation.

Faites partie de la Coupe du Monde de la FIFA », écrit l’organisation dirigeante du football mondial.

PRO.SPORT.FR

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International

N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

FIS : Alexander Ospelt s’impose d’une voix devant

Johan Eliasch

Alexander Ospelt, représentant du Liechtenstein, a été élu à la tête de la Fédération internationale de ski (FIS), en

battant d’une voix le président sortant Johan Eliasch.

ors du Congrès organisé

à Belgrade

(Serbie), les membres

de la Fédération internationale

de ski (FIS) ont élu le représentant

du Liechtenstein,

Alexander Ospelt (59 ans) de

justesse devant le président

sortant Johan Eliasch : 65

voix à 64. L’homme d’affaires

anglo-suédois, candidat

pour briguer un nouveau

mandat de quatre ans à la tête

de la FIS, avait été remis en

question par certaines des

plus grandes nations du ski,

très critiques envers les priorités

budgétaires de la FIS et

de son orientation sous sa direction.

Eliasch avait

d’ailleurs surpris en se présentant

sous pavillon... géorgien.

Il n’avait pas obtenu le

soutien ni de la fédération

britannique, ni de la fédération

suédoise pour appuyer

sa candidature. Signe des

tensions, le directeur général

de l’institution Urs Lehmann

avait démissionné début juin,

à quelques jours du Congrès

annuel de la Fédération.

Double peine pour Eliasch

qui, en plus de céder la présidence,

perdra son siège au

Comité international olympique

(CIO) à la suite de ce

vote. Il s’était d’ailleurs présenté

à l’élection présidentielle

du CIO remportée en

mars 2025 par la

Zimbabwéenne Kirsty

Coventry.

Président de la Fédération

française de ski (FFS),

Fabien Saguez est élu

comme membre du Conseil

de la FIS.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

Le CIO surveille la situation autour de la Coupe du monde. La présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry,

s’est dite « confiante » dans le bon déroulement des JO 2028 de Los Angeles, malgré les défis que rencontre la Coupe du monde face à la

politique migratoire américaine. « J’ai confiance dans le fait que, dans deux ans, nous serons en mesure de surmonter un certain nombre des

défis auxquels la Coupe du monde est confrontée aujourd’hui », a estimé la patronne de l’olympisme lors d’une conférence de presse.

Interrogée sur les tensions provoquées par la stricte politique migratoire américaine, qui ont culminé avec le refus de laisser entrer l’arbitre

somalien Omar Artan pourtant muni d’un visa, Kirsty Coventry a confirmé que le CIO était « évidemment très attentif » au déroulement du

Mondial. Mais elle a affiché sa « confiance dans le processus » mis en place avec les organisateurs californiens et le Comité olympique

américain, les deux principaux interlocuteurs du CIO pour préparer ses prochains JO d’été. « Nous allons travailler en permanence avec eux,

nous allons constamment collaborer avec eux. Dès que nous recevons un retour de la part du mouvement olympique et de nos parties

prenantes, nous le leur transmettons directement », a-t-elle annoncé. « C’est notre rôle de continuer à suivre cela, à plaider pour […] que les

athlètes et leur entourage puissent s’assurer d’être présents aux Jeux de Los Angeles », a poursuivi la patronne de l’organisation de Lausanne,

alors que plus de 11 000 sportifs venus du monde entier devront rejoindre la Californie. Les Jeux olympiques de Los Angeles sont prévus du

14 au 30 juillet 2028, alors que le président américain Donald Trump sera toujours au pouvoir.

Quelles disciplines pourraient intégrer le programme olympique des Jeux d’hiver ? Plusieurs évolutions du programme sont à l’étude

pour les JO 2030. Entre l’arrivée possible du freeride et du patinage synchronisé et la menace pesant sur certaines disciplines historiques, le

Comité international olympique (CIO) prépare des arbitrages. Le CIO peut enrichir le programme de disciplines additionnelles, proposées par

les fédérations olympiques internationales. Le freeride, avec des épreuves à Montgenèvre (Hautes-Alpes), et le patinage synchronisé, qui se

déroulerait à Lyon (Rhône), pourraient faire leur apparition en 2030. En même temps, le combiné nordique, menacé, pourrait être supprimé.

Se pose aussi la question du maintien du snowboard alpin.

Les Mondiaux 2028 fin octobre ! Les Championnats du Monde de cyclisme sur route 2028 se dérouleront à Abu Dhabi. Habituellement,

les Mondiaux ont lieu lors du dernier week-end de septembre, à l’exception des années de Super Mondiaux, organisés tous les quatre ans. Ce

sera le cas en 2027 à Sallanches (Haute-Savoie). Mais un an plus tard, l’édition disputée au Moyen-Orient dérogera également au calendrier

habituel. . Une première décision avait déjà repoussé l’événement de trois semaines par rapport à sa date traditionnelle. Un nouveau report

d’une semaine a finalement été acté : les Championnats du Monde d’Abu Dhabi auront lieu du 22 au 29 octobre 2028. Ce nouveau décalage

résulte de discussions entre l’UCI et les organisateurs locaux. Plus la compétition est organisée tard dans l’année, plus les chances de bénéficier

de conditions météorologiques supportables augmentent. La chaleur constitue en effet un défi majeur pour les coureurs au Moyen-Orient. Une

situation déjà observée en 2016, lorsque le Qatar avait accueilli les Mondiaux. La course en ligne masculine s’était alors disputée le 16 octobre

et les températures élevées avaient largement influencé le déroulement de l’épreuve, contribuant à l’émergence de plusieurs vainqueurs

inattendus.

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N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026

Le magazine

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Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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