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N°1701 vendredi 19 juin 2026
Ski alpinisme : le CIO valide le pari
montagnard du Cojop
En désignant le ski alpinisme comme son unique sport additionnel pour les Jeux olympiques d’hiver 2030, le Cojop des
Alpes françaises joue la carte de l’authenticité alpine.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
e 9 juin, le Comité
d’organisation des
Alpes françaises 2030
avait officiellement transmis
au Comité international
olympique sa proposition
d’intégrer le ski alpinisme au
programme olympique,
avant que la commission
exécutive du CIO l’entérine
dès le lendemain. Parmi tous
les sports candidats à rejoindre
les Jeux, le ski alpinisme
est le seul qui répond
simultanément aux exigences
du CIO en matière
d’empreinte écologique,
d’attractivité mondiale et
d’identité territoriale.
Pour comprendre pourquoi
cette discipline s’est imposée,
il faut d’abord mesurer
ce que le Cojop a écarté. En
mai dernier, le CIO avait
fermé la porte aux sports
d’été ou toutes saisons (le
trail et le cyclocross notamment),
pourtant portés par
les organisateurs. L’escalade
sur glace, autre candidate,
n’a pas non plus été retenue.
Sommaire
Limité à l’espace des sports
d’hiver authentiquement alpins,
le Cojop a concentré sa
proposition sur la discipline
qui incarne le mieux la montagne
française : une pratique
née des alpages, portée
aujourd’hui par une génération
d’athlètes de premier
rang mondial.
Un héritage alpin transformé
en argument olympique
Le ski alpinisme n’est pas
étranger au calendrier olympique.
Le sprint et le relais
mixte ont fait leur entrée à
Bormio lors des Jeux de
Milan-Cortina 2026, cet hiver.
La proposition française
va plus loin : ajouter les
épreuves individuelles
femmes et hommes afin,
comme le souligne le Cojop,
de « présenter la discipline
dans toute sa richesse et sa
diversité ». Trois épreuves
plutôt que deux. Un enrichissement
du format qui
entend offrir aux diffuseurs
et aux partenaires commerciaux
un volume de compétition
plus dense, et surtout
davantage de moments de
médailles à valoriser.
L’argument sportif se double
d’un ancrage territorial solide.
Les épreuves auront vocation
à se tenir dans le
Briançonnais, l’un des pôles
des Jeux avec la Savoie, la
Haute-Savoie, ainsi que
Lyon (Rhône) et sa métropole.
« Le ski-alpinisme, héritier
d’une longue tradition
alpine, connaît aujourd’hui
un essor remarquable porté
par l’attrait croissant pour
les sports d’endurance et
pour une pratique plus authentique
de la montagne »,
rappelle le Cojop dans son
communiqué. « Nous avons
la chance, en France, de
pouvoir compter sur des athlètes
parmi les meilleurs au
monde. Ce sont des ambassadeurs
exceptionnels du
ski-alpinisme, qui incarnent
les valeurs de ce sport et
contribuent chaque jour à le
Fédérations
Roland-Garros 2026 : Record d’affluence, prize money en suspens et ambitions mondiales au cœur
du bilan....................................................................................................................................3
La FFF et M6 transforment les salles obscures en tribunes ....................................................4
Territoires
Treize fiches pour réduire l’empreinte des fan-zones..............................................................5
International
FIS : Alexander Ospelt s’impose d’une voix devant Johan Eliasch ........................................7
faire connaître auprès du
grand public et des nouvelles
générations », ajoute
Edgar Grospiron, président
du Cojop, à propos du vivier
tricolore. Une référence implicite
à Emily Harrop et
Thibault Anselmet, sacrés
champions olympiques en
relais mixte à Milan-Cortina
cet hiver. « Ce sport s’inscrit
pleinement dans la vision
Alpes françaises 2030, mettant
en valeur un environnement
montagnard authentique
avec des infrastructures
minimales, tout en proposant
des formats de compétition
attrayants et accessibles
qui inspirent un large
public, notamment les
jeunes générations », répond
le CIO.
Un calendrier serré avant
l’été
La décision de la commission
exécutive marque une
étape, pas une conclusion.
La Lettre de l’économie du sport
est éditée par
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Rédacteur en chef :
Emmanuel Frattali
Suite page 2
Dépôt légal à parution
ISSN 0767-9769
Imprimerie Domenica Media / Espagne
Hebdo
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
Ski alpinisme : le CIO valide le pari montagnard du
Cojop
Suite de la page 1
La validation définitive reviendra
à la 146e session du
CIO, réunie les 24 et 25 juin
à Lausanne (une formalité
attendue, mais formellement
indispensable). En amont, le
Cojop doit adopter la carte
des sites lors de son bureau
exécutif du 19 juin, au lendemain
de la révélation des
emblèmes à Briançon
(Hautes-Alpes), « Le 19
juin, ensemble au niveau des
parties prenantes, on actera
notre carte des sites, qui
sera ensuite présentée au
Comité international olympique
le 22 juin puis au
grand public le 29 juin », a
indiqué M. Grospiron à l’issue
d’un bureau exécutif des
Alpes 2030. Après « un travail
colossal à mener en un
temps extrêmement court »,
fin juin marquera pour Alpes
2030 « la fin d’une étape »,
celle des « grandes décisions
stratégiques »: « on
aura posé l’ensemble des
fondations de notre projet,
une organisation, une gouvernance,
une carte des
sites, des emblèmes, une vision
et l’ensemble des organes
de pilotage », a résumé
le président du Cojop.
« Tout ça va nous permettre
de rentrer dans une nouvelle
phase, de planification, qui
nous emmène jusqu’aux
Jeux de Los Angeles 2028, et
ensuite nous rentrerons dans
la phase opérationnelle,
celle où nous allons commencer
à organiser des
épreuves tests pour arriver
dans la dernière phase qui
sera celle de la livraison »,
a-t-il ajouté. Le transfert du
pôle glace de Nice (Alpes-
Maritimes) vers Lyon, qui
faisait l’objet d’une attente
forte, ne sera pas examiné
lors de cette session extraordinaire,
contrairement à ce
qui était initialement envisagé.
La présidente du CIO,
Kirsty Coventry, a précisé
que les membres se concentreront
sur les premières décisions
du nouveau programme
« Fit for the
Future » qu’elle a lancé. Le
transfert reste suspendu à la
validation des fédérations
internationales des disciplines
concernées, et le programme
olympique complet
des Jeux d’hiver 2030 sera
arrêté « dans les prochaines
semaines », selon la présidente.
Pour éclairer ces arbitrages,
Pierre Ducrey, directeur
des sports du CIO, a indiqué
que les décisions s’appuieront
sur les données de
Milan-Cortina 2026 et sur
une étude d’attractivité mondiale
fondée sur 14 indicateurs
(télévision, numérique,
intérêt du public, affluence…)
mesurant la popularité
des disciplines dans
les principaux marchés des
cinq continents.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
Une « centaine de millions d’euros » économisés avec le transfert du pôle glace de Nice à Lyon
Le refus du nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, de prêter le stade de football Allianz Riviera pour accueillir les épreuves de hockey sur glace
va entraîner le transfert de plusieurs disciplines (hockey sur glace, patinage artistique, short track et curling) en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce
changement permet au comité d’organisation, sans le vouloir, de faire une économie d’une « centaine millions d’euros ». C’est ce que la
ministre des Sports, Marina Ferrari, vient de préciser en répondant à une question du député UDR de Haute-Savoie, Antoine Valentin. Elle
rappelle que « les infrastructures existantes et opérationnelles » de la métropole lyonnaise « permettent de réduire les investissements
nécessaires ». Pour autant, beaucoup de temps a été perdu sur Nice avec des études et des appels d’offres lancés sur des ouvrages importants.
Le groupement d’entreprises (Sogeprom et Demathieu Bard Immobilier) avait même été choisi pour le village olympique. « Il va falloir
indemniser les opérateurs qui ont travaillé. C’est prévu dans les procédures de consultation mais les montants sont confidentiels », indique
Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo, établissement public en charge des infrastructures pérennes. Et d’ajouter : « Il y a
eu tout le temps passé par l’ingénierie publique interne. Ce sont des coûts perdus pour la mise en œuvre de ces projets. » La Solideo, qui
avait dédié trois de ses collaborateurs à Nice en attendant de nouveaux recrutements, doit se réorganiser en urgence pour se structurer sur le
pôle glace de Lyon. Si les équipements ont bien été identifiés, il faut rebâtir le projet d’un village olympique dans la métropole lyonnaise
pour accueillir 1.500 athlètes avec le choix du lieu et sa transformation après-Jeux.
Une autre question se pose : la parité du financement et du niveau de garantie, en cas de déficit, entre les deux Régions est-elle toujours
d’actualité ? Renaud Muselier, président de la Région Sud, a déjà prévenu : « Je ne sais pas comment ça va se passer mais on ne va pas
payer pour des choses qu’on ne fait pas. »
PRO.SPORT.FR/TAG/JO-2030
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Fédérations
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
Roland-Garros 2026 : Record d’affluence, prize
money en suspens et ambitions mondiales au cœur
du bilan
Le bilan présenté Porte d’Auteuil est celui d’un événement qui assume ses contradictions autant qu’il célèbre ses
performances. Roland-Garros 2026 s’achève sur une affluence record et des résultats économiques solides, mais la
question de la redistribution des bénéfices aux joueurs reste ouverte.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
lus de 727 500 spectateurs
ont franchi les
portes du stade pendant
la quinzaine : Roland-
Garros 2026 entre dans les
livres avec un nouveau record
d’affluence. C’est le
chiffre phare qu’Amélie
Mauresmo, directrice du
tournoi, et Gilles Moretton,
président de la Fédération
Française de Tennis (FFT),
ont mis en avant lors de la
conférence de presse de bilan,
quelques heures avant la
finale messieurs opposant
l’Allemand Alexander
Zverev à l’Italien Flavio
Cobolli. « Une édition réussie
à bien des égards, pleine
de surprises, et incroyable
dans tous les sens du
terme », a résumé l’ancienne
numéro un mondiale. Les retours
des joueuses ont nourri
ce satisfecit, notamment celui
de la Russe Mirra
Andreeva, couronnée en
simple dames, qui « a dit
qu’elle se sent cosy, ici, à
Roland-Garros », selon
Mauresmo.
Le prize money, nœud gordien
d’une relation à reconstruire
Sur les 727 500 entrées
comptabilisées, 138 000
l’ont été lors de l’Opening
Week, la semaine des qualifications
proposée à moins
de 30 € le billet. Ce segment
de l’offre confirme sa capacité
à attirer un public plus
large sans diluer l’image
premium de l’événement
(un équilibre que beaucoup
de grands rendez-vous sportifs
peinent à trouver). Audelà
du stade lui-même, la
Place de la Concorde a mobilisé
plus de 11 000 personnes
malgré l’absence de
la seconde demi-finale messieurs.
L’édition a également
affiché son engagement social
: plus de 600 000 € ont
été récoltés pour des associations,
via la soirée de Gaël
Monfils et la journée
Yannick Noah, auxquels
s’ajoute un travail affirmé
autour de l’accessibilité en
direction des personnes nonvoyantes,
malvoyantes et
malentendantes.
L’ombre du prize money
plane néanmoins sur ce bilan
autrement radieux. La menace
de boycott évoquée en
amont de l’édition (les
joueurs réclamant une part
avoisinant 22 % des bénéfices
du Grand Chelem,
contre environ 15 % actuellement)
a contraint la FFT à
organiser des réunions préalables
avec agents et représentants
du vestiaire. Gilles
Moretton a tenu à contextualiser
le débat : « On n’est pas
dans une logique de certains
tournois économiques où on
a vu des tournois se vendre,
des actionnaires récupérer
de l’argent. Nous, aujourd’hui,
on réinvestit dans le
tennis, dans le monde. Un
joueur de tennis, il est joueur
de tennis. Il n’a malheureusement
pas toutes les informations.
» Mauresmo a
abondé dans le même sens,
sans fermer la porte aux
concessions : « Je pense surtout
que chacun devra faire
un pas vers l’autre, comprendre
les modèles des uns
et des autres, et aussi évoluer
et faire évoluer les mentalités.
Il faudra un peu de
bonne volonté de la part de
tout le monde. Et de ce point
de vue-là, je suis une éternelle
optimiste. » La négociation
post-tournoi s’annonce
comme le vrai dossier
des prochains mois pour la
FFT.
Sessions nocturnes et développement
international,
deux horizons distincts
La programmation des nocturnes
reste un autre point de
friction, singulièrement sur
la représentation féminine :
un seul match de femmes a
été programmé en soirée sur
les trois dernières éditions
(Osaka-Sabalenka, en
2026). Mauresmo a maintenu
sa position en rappelant
que « deux matches féminins
et deux matches masculins
sont programmés chaque
jour sur le Philippe-Chatrier
comme sur le Suzanne-
Lenglen », et qu’« en
France, le match le plus
suivi n’est pas celui de la
Les chiffres à retenir
727 500 spectateurs
138 000 personnes pendant l’Opening Week
Plus de 600 000 € récoltés pour les associations
Plus de 100 tournois soutenus en France
session nocturne ». Sur une
éventuelle extension des
nocturnes au court Suzanne-
Lenglen, la réponse est sans
ambiguïté : « À l’heure actuelle,
ce n’est pas jouable »,
faute de capacité d’accueil
suffisante. En parallèle, le
président de la FFT a rappelé
la dimension systémique du
tournoi pour le développement
du tennis mondial. Les
revenus de Roland-Garros
financent 7 000 clubs et plus
de 100 tournois en France,
mais aussi les Roland-
Garros Junior Series, déjà
actives en Amérique du Sud
et en Asie, avec des ambitions
affichées en Afrique
(Kenya, Rwanda, Sénégal,
Maroc, Tunisie). Roland-
Garros se pense autant
comme une institution mondiale
que comme un événement
français.
pro.sport.fr/tag/roland-garros
3
Fédérations
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
La FFF et M6 transforment les salles
obscures en tribunes
La Fédération française de football (FFF), M6 et les réseaux UGC et CGR s’associent
pour offrir les matchs des Bleus sur grand écran dans neuf villes, gratuitement. Un
dispositif baptisé « Cinéfoot » pour une vision de l’expérience football qui dépasse la
retransmission classique.
concours, goodies, présence
d’un speaker), tandis que des
contenus exclusifs seront
projetés (vidéos en coulisses,
messages du staff et des
joueurs), renforçant la valeur
perçue de l’invitation face à
un simple visionnage à domicile.
l y a des paris qui se gagnent
avant même le
coup d’envoi. Testé en
mars dernier lors des rencontres
amicales Brésil-
France et Colombie-France,
le concept « Cinéfoot » avait
séduit. Suffisamment pour
que la Fédération française
de football (FFF), en partenariat
avec M6, diffuseur officiel
du Mondial en clair, et
les réseaux de cinémas UGC
et CGR, déploie le dispositif
à l’échelle nationale pour la
Coupe du monde (11 juin-19
juillet). Neuf villes ont été retenues
: Paris, Lyon (Rhône),
Marseille (Bouches-du-
Rhône), Lille (Nord),
Bordeaux (Gironde), Nantes
( L o i r e - A t l a n t i q u e ) ,
Strasbourg (Bas-Rhin),
Toulouse (Haute-Garonne)
et Caen (Calvados).
Sur invitation
Gratuit, mais pas ouvert à
tous. Les places ne seront pas
en vente libre, mais distribuées
sur invitation, au
moins dans un premier
temps. La FFF entend ainsi
adresser un message à celles
et ceux qui font vivre le football
au quotidien : acteurs du
monde amateur, bénévoles,
éducateurs, dirigeants, arbitres,
jeunes licenciés, partenaires
et membres de l’écosystème
de l’équipe de
France. « L’idée est de permettre
de partager la passion
du football collectivement
», résume Philippe
Diallo, président de la FFF.
L’expérience au cœur du
dispositif
Cinéfoot repose sur une promesse
d’expérience. La diffusion
s’effectue en direct
depuis le flux de M6, dans
des conditions de confort optimales
(fauteuils, climatisation,
accessibilité PMR). Des
animations accompagneront
chaque soirée (jeux,
Le filtrage des entrées et un
cadre familial garantis répondent
par ailleurs aux attentes
des partenaires institutionnels
et des annonceurs
présents sur ce type d’activation.
Le premier rendez-vous
est fixé au mardi 16 juin,
pour le match d’ouverture
des Bleus de Didier
Deschamps face au Sénégal,
à 21h.
Pour la FFF et M6, Cinéfoot
est un laboratoire grandeur
nature pour tester de nouveaux
formats de diffusion
collective, à l’heure où l’expérience
« live » réinvente la
valeur des droits audiovisuels.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
En bref
Explorez Clairefontaine en réalité augmentée. À l’occasion du FFF Tour, la Ligue du Football Amateur (LFA) va proposer une animation
inédite sur plusieurs événements qu’elle organise dont une découverte immersive de la « Maison Bleue » en réalité augmentée. Elle sera l’une
des activités présentes à chacune des treize étapes du FFF Tour 2026 (beach soccer, golf foot, cécifoot, quiz, DJ Live...), qui s’élancera de
Dunkerque (Nord) les 4 et 5 juillet prochains pour s’achever à Bormes-les-Mimosas (Var) les 19 et 20 août. Au sein d’une tente entièrement
dédiée au CNF, les participants seront équipés d’un casque de réalité virtuelle qui leur ouvrira les portes du centre national situé dans la forêt
de Rambouillet, dans les Yvelines.
Sciences et rugby : une conférence dédiée au suivi et à la protection du joueur Élite. Les 26 et 27 juin prochains, le Centre National du
Rugby (CNR) de Marcoussis (Essonne) accueillera la conférence « Sciences & Rugby », dédiée aux avancées scientifiques autour du suivi et
de la protection du joueur de haut niveau. La Fédération française (FFR) et la Ligue nationale (LNR) y réuniront chercheurs, médecins,
préparateurs physiques, entraîneurs et spécialistes du sport pour croiser les expertises et faire progresser l’accompagnement des joueurs Élite.
Au programme : gestion de la charge, évaluation des risques, contraintes match/entraînement, réponses physiologiques, psychologiques et
cognitives…
4
Territoires
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
Treize fiches pour réduire l’empreinte des fanzones
La Fédération française de football (FFF) publie un guide pratique à destination des 35 000 collectivités territoriales
afin de rendre les retransmissions publiques lors des grandes compétitions internationales plus écoresponsables.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
ne grande partie des
supporters de
l’équipe de France
suivront son parcours dans
des espaces publics transformés
pour l’occasion en lieux
de rassemblement collectif.
La Fédération française de
football (FFF) entend mobiliser
les 35 000 collectivités
territoriales dans cette dynamique
et publie à cet effet un
« Guide de mise en place de
fan zones écoresponsables »,
co-construit avec quatre étudiants
de l’École Urbaine de
Sciences Po Paris. Ce document
part d’un paradoxe :
une soirée de match en fan
zone peut générer moins
d’émissions carbone qu’un
visionnage individuel, à
condition toutefois d’être organisée
de manière décarbonée.
Cinq piliers, treize fiches
Le guide s’articule autour de
En bref
cinq axes opérationnels. Le
premier invite les collectivités
à choisir leur site en tenant
compte des réalités climatiques
: espaces végétalisés,
ombragés à au moins
30 % de leur surface, accessibles
via les réseaux cyclables
et les transports en
commun. Le deuxième axe
cible l’empreinte carbone
des déplacements, avec un
objectif de 70 % de spectateurs
arrivés en mobilités décarbonées
(lors de l’Euro
2024, une gratuité des transports
de 36 heures avait été
mise en place pour les détenteurs
de billets). Le troisième
pilier porte sur les déchets :
zéro produit à usage unique,
écocups réutilisables et
consignés (environ 5 millions
de boissons servies
dans ce format à l’Euro
2024), interdiction totale des
goodies. Le quatrième axe
concerne l’eau et l’énergie
(un point d’eau potable pour
300 personnes, 2 litres par
personne et par jour, 100 %
d’énergie renouvelable), en
s’appuyant notamment sur
l’exemple du Tour de
France, qui a banni le gasoil
de ses groupes électrogènes
dès 2022 au profit de batteries
ou de biocarburants. Le
cinquième pilier traite de la
biodiversité : zéro mètre
carré artificialisé, interdiction
des ancrages destructifs,
extinction des éclairages
nocturnes dès la fin des diffusions.
Des exemples concrets plutôt
que des vœux pieux
Ce qui distingue ce guide
d’un catalogue d’intentions
tient à l’ancrage de chaque
recommandation dans des
indicateurs mesurables et
des retours d’expérience issus
d’événements existants.
Le Hellfest économise 3
millions de litres d’eau par
édition grâce à ses toilettes
sèches. Les Jeux olympiques
et paralympiques de Paris
2024 avaient déployé 1 500
m² d’espaces ombragés en
permanence sur la terrasse
de la place de l’Hôtel de
Ville. L’ASSE proposait de
son côté un parking vélo sécurisé
avec diagnostic offert
aux 50 premiers deux-roues
stationnés. La plateforme
coachclimatevenements.org
permet par ailleurs de calculer
en amont l’empreinte carbone
d’une fan zone.
Un préalable réglementaire
s’impose enfin : toute diffusion
publique d’un match de
la Coupe du monde requiert
une demande de licence auprès
de la FIFA, via sa plateforme
dédiée. C’est, avant
les écocups et les brumisateurs,
le point de départ
obligé de toute organisation
locale.
La patinoire de Colombes va réouvrir. Fermée par l’ancienne équipe municipale en 2022, la patinoire Philippe-Candeloro de Colombes
(Hauts-de-Seine), inaugurée en 1973, va rouvrir au public. C’était l’une des promesses de campagne du nouvel édile, Joakim Giacomoni (LR).
Mais pas tout de suite. La remise en l’état de la patinoire devrait prendre plusieurs mois. Accompagné de l’ancien champion de patinage
artistique Philippe Candeloro, Joakim Giacomoni a effectué un premier tour du bâtiment. « Une première visite de la patinoire afin d’en
découvrir l’état actuel », a détaillé la ville de Colombes sur ses réseaux sociaux, qui doit permettre « d’envisager l’avenir de cet équipement
sportif ». Un bâtiment transformé « en entrepôt depuis quatre ans » par l’ancien maire écologiste Patrick Chaimovitch. « Dans un contexte
pour les collectivités de contraintes budgétaires et d’urgence climatique, il est incompréhensible que la mairie privilégie un équipement
énergivore et peu utilisé au détriment d’un projet utile à tous », dénonce ce dernier. Elle pourrait accueillir de nouveau des patineurs début
2027, avant de fermer plusieurs mois. L’ambition est de transformer l’équipement en espace de loisirs et de sport avec bowling, dojo, mur
d’escalade en façade. « Le projet n’est pas encore chiffré, précise le maire de Colombes. On doit trouver un nouveau modèle économique et
réintégrer ce site dans les bords de Seine. »
Le premier stand de tir à 25 mètres couvert dans le Nord. Le Tir Métropole Nord Haubourdin (700 licenciés) vient de mettre en service
son stand de tir à 25 mètres couvert, le seul de ce type dans le Nord et le Pas-de-Calais. La salle est équipée d’un système de ventilation spécial
pour évacuer les fumées. Le sol est composé de dalles balistiques pour éviter les ricochets. Coût de l’opération : 750.000 € dont 450.000 €
subventionnés par la mairie et 300.000 € puisés dans les fonds propres du club.
5
International
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
En bref
Platini porte plainte contre Infantino. Michel Platini a porté plainte la semaine dernière contre le président de la FIFA Gianni Infantino
pour « dénonciation calomnieuse » et « trafic d'influence », sa riposte dans l'affaire qui a brisé en 2015 son ascension vers le sommet du football
mondial. Cette plainte, qui vise également deux ex responsables de la FIFA, l'ex directeur juridique Marco Villiger et l'ex président de sa
commission d'audit Domenico Scala, est assortie d'une constitution de partie civile et va donc « entraîner la désignation d'un juge d'instruction
», précise l'ex-légende des Bleus. Michel Platini avait déposé deux plaintes simples en 2018 puis 2021 dans le même dossier,
respectivement pour dénonciation calomnieuse contre X puis pour trafic d'influence contre Gianni Infantino, toutes deux transmises à la justice
suisse: la première a été considérée comme prescrite et la seconde classée sans suite en octobre dernier. Le triple Ballon d'Or va parallèlement
engager une procédure civile en responsabilité contre la FIFA, « pour obtenir la réparation de l'ensemble des préjudices » liés « aux
manoeuvres utilisées pour l'empêcher d'être élu président de la FIFA en 2015 », explique-t-il. « Je ne vais pas lâcher les gens qui m'ont fait
du mal », promettait-il en mars dernier sur l'antenne de RMC, évoquant l'affaire d'escroquerie qui a précipité sa chute avant de se conclure par
un acquittement définitif en Suisse, en août 2025. La mise à l'écart de l'ex-capitaine des Bleus avait ouvert la voie à l'élection inattendue en
février 2016 de son secrétaire général à l'UEFA, Gianni Infantino. L'Italo-Suisse a été reconduit sans opposition en 2019 et 2023, et briguera
un nouveau mandat en mars prochain.
L’UEFA prolonge l’exclusion des sélections et clubs russes. L’instance européenne de football (UEFA) va à l’encontre de la tendance des
autres fédérations internationales. Elle prolonge l’interdiction faite aux sélections et clubs russes de participer à ses compétitions lors de la
saison 2026-2027. Début juin, la Fédération ukrainienne de football, le Comité national olympique du pays et le ministère de la Jeunesse et
des Sports ont adressé conjointement une lettre officielle aux directions de la FIFA et de l’UEFA, appelant les instances internationales du
football à ne pas modifier les sanctions en vigueur à l’encontre de la Russie, et à appliquer des restrictions analogues au Bélarus. Fin février
2022, après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, la FIFA et l’UEFA ont décidé d’écarter la Russie des
compétitions. La sélection russe a perdu la possibilité de disputer les barrages pour se qualifier pour la Coupe du monde, et les clubs russes ont
été exclus des coupes d’Europe. La sélection nationale de Russie ne dispute plus que des matchs amicaux. Ses derniers adversaires sur le terrain
ont été le Burkina Faso, l’Égypte, le Mali et le Nicaragua. En septembre 2023, le comité exécutif de l’UEFA avait décidé d’autoriser les
sélections russes de jeunes (joueurs de moins de 17 ans) à participer aux compétitions, mais cette décision a été annulée dès le mois suivant.
Ceferin se fait reprendre de volée. Plusieurs fédérations de pays qualifiés pour la Coupe du monde ont critiqué l’UEFA et son président
Aleksander Ceferin pour avoir dénoncé l’élargissement du Mondial à 48 équipes, ce qui entraîne des matchs « sans intérêt ». « Nous rejetons
respectueusement mais fermement ces propos. Pour nos pays, aucun match de Coupe du monde n’est sans importance », écrivent dans un
communiqué commun les fédérations du Cap-Vert, de Curaçao, d’Ouzbékistan, de la République démocratique du Congo, d’Haïti, d’Algérie,
de Tunisie, du Maroc, d’Égypte, du Ghana, du Sénégal, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud. « Suggérer que ces matches soient d’une manière
ou d’une autre moins importants est profondément décevant et témoigne d’un manque de reconnaissance envers les efforts, les sacrifices et
les aspirations des joueurs, des entraîneurs, des clubs, des dirigeants et des supporters du monde entier », estiment les signataires, qui affirment
que « le football n’appartient pas à un groupe restreint de nations » et que chaque pays qualifié « mérite le respect (et qu’il) a gagné sa place
par ses mérites ». Si les signataires avaient voulu être taquins, ils pouvaient également renvoyer à Ceferin que l’élargissement de l’Euro à 24
équipes (près d’une fédération de l’UEFA sur deux, ndlr) entraîne des matchs « sans intérêt »…
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
Wembanyama déjà collector. Une carte unique, datant de la saison 2023-2024, la première de Victor Wembanyama avec les San Antonio
Spurs, aurait été vendue pour la somme de 5,11 M$ (soit environ 4,40 M€). Selon le média américain The Athletic, l’acheteur, a déclaré avoir
payé ce prix car il est convaincu qu’il s’agit, et qu’il restera, de la meilleure carte de Wembanyama. La somme dépasse très largement le
précédent record pour une carte du Français. En février 2025, un acheteur avait acheté pour près de 860.000 $ une Panini Prizm Nebula Choice
« one-of-one ». Une vente qui s’était réalisée peu de temps après que le Français, numéro 1 de la draft 2023, a été obligé de mettre un terme
prématuré à sa saison en raison d’une thrombose à une épaule. Le prix élevé s’explique aussi par la rareté de la pièce et le fait que Wembanyama
ne possède pas de carte rookie officiellement autographiée sous licence NBA. Le Français est sous contrat exclusif avec la marque Fanatics,
alors que Panini détenait encore les droits des cartes NBA lors de sa première saison dans la ligue nord-américaine. La carte de Wembanyama
pointe désormais à la 11e position du classement des ventes les plus chères de cartes de sports. Une carte unique Michael Jordan/Kobe Bryant
2007-08 Upper Deck Exquisite avec double logo NBA et autographes, détient le montant record du genre avec une vente, en août 2025, à
12,9 M$ (11,1 M€).
79 $ pour afficher son nom sur un écran géant. Il n’y a pas de petits profits pour la FIFA. La fédération internationale commercialise ‘une
offre à destination des supporters pour la Coupe du monde 2026. Contre la modique somme de 79 $ (68,50 €), les fans peuvent afficher leur
nom sur les écrans géants des seize enceintes accueillant les 104 matches de l’épreuve. « Affichez votre passion. Représentez votre nation.
Faites partie de la Coupe du Monde de la FIFA », écrit l’organisation dirigeante du football mondial.
PRO.SPORT.FR
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International
N°1701 La Lettre de l’économie du sport vendredi 19 juin 2026
FIS : Alexander Ospelt s’impose d’une voix devant
Johan Eliasch
Alexander Ospelt, représentant du Liechtenstein, a été élu à la tête de la Fédération internationale de ski (FIS), en
battant d’une voix le président sortant Johan Eliasch.
ors du Congrès organisé
à Belgrade
(Serbie), les membres
de la Fédération internationale
de ski (FIS) ont élu le représentant
du Liechtenstein,
Alexander Ospelt (59 ans) de
justesse devant le président
sortant Johan Eliasch : 65
voix à 64. L’homme d’affaires
anglo-suédois, candidat
pour briguer un nouveau
mandat de quatre ans à la tête
de la FIS, avait été remis en
question par certaines des
plus grandes nations du ski,
très critiques envers les priorités
budgétaires de la FIS et
de son orientation sous sa direction.
Eliasch avait
d’ailleurs surpris en se présentant
sous pavillon... géorgien.
Il n’avait pas obtenu le
soutien ni de la fédération
britannique, ni de la fédération
suédoise pour appuyer
sa candidature. Signe des
tensions, le directeur général
de l’institution Urs Lehmann
avait démissionné début juin,
à quelques jours du Congrès
annuel de la Fédération.
Double peine pour Eliasch
qui, en plus de céder la présidence,
perdra son siège au
Comité international olympique
(CIO) à la suite de ce
vote. Il s’était d’ailleurs présenté
à l’élection présidentielle
du CIO remportée en
mars 2025 par la
Zimbabwéenne Kirsty
Coventry.
Président de la Fédération
française de ski (FFS),
Fabien Saguez est élu
comme membre du Conseil
de la FIS.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
En bref
Le CIO surveille la situation autour de la Coupe du monde. La présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry,
s’est dite « confiante » dans le bon déroulement des JO 2028 de Los Angeles, malgré les défis que rencontre la Coupe du monde face à la
politique migratoire américaine. « J’ai confiance dans le fait que, dans deux ans, nous serons en mesure de surmonter un certain nombre des
défis auxquels la Coupe du monde est confrontée aujourd’hui », a estimé la patronne de l’olympisme lors d’une conférence de presse.
Interrogée sur les tensions provoquées par la stricte politique migratoire américaine, qui ont culminé avec le refus de laisser entrer l’arbitre
somalien Omar Artan pourtant muni d’un visa, Kirsty Coventry a confirmé que le CIO était « évidemment très attentif » au déroulement du
Mondial. Mais elle a affiché sa « confiance dans le processus » mis en place avec les organisateurs californiens et le Comité olympique
américain, les deux principaux interlocuteurs du CIO pour préparer ses prochains JO d’été. « Nous allons travailler en permanence avec eux,
nous allons constamment collaborer avec eux. Dès que nous recevons un retour de la part du mouvement olympique et de nos parties
prenantes, nous le leur transmettons directement », a-t-elle annoncé. « C’est notre rôle de continuer à suivre cela, à plaider pour […] que les
athlètes et leur entourage puissent s’assurer d’être présents aux Jeux de Los Angeles », a poursuivi la patronne de l’organisation de Lausanne,
alors que plus de 11 000 sportifs venus du monde entier devront rejoindre la Californie. Les Jeux olympiques de Los Angeles sont prévus du
14 au 30 juillet 2028, alors que le président américain Donald Trump sera toujours au pouvoir.
Quelles disciplines pourraient intégrer le programme olympique des Jeux d’hiver ? Plusieurs évolutions du programme sont à l’étude
pour les JO 2030. Entre l’arrivée possible du freeride et du patinage synchronisé et la menace pesant sur certaines disciplines historiques, le
Comité international olympique (CIO) prépare des arbitrages. Le CIO peut enrichir le programme de disciplines additionnelles, proposées par
les fédérations olympiques internationales. Le freeride, avec des épreuves à Montgenèvre (Hautes-Alpes), et le patinage synchronisé, qui se
déroulerait à Lyon (Rhône), pourraient faire leur apparition en 2030. En même temps, le combiné nordique, menacé, pourrait être supprimé.
Se pose aussi la question du maintien du snowboard alpin.
Les Mondiaux 2028 fin octobre ! Les Championnats du Monde de cyclisme sur route 2028 se dérouleront à Abu Dhabi. Habituellement,
les Mondiaux ont lieu lors du dernier week-end de septembre, à l’exception des années de Super Mondiaux, organisés tous les quatre ans. Ce
sera le cas en 2027 à Sallanches (Haute-Savoie). Mais un an plus tard, l’édition disputée au Moyen-Orient dérogera également au calendrier
habituel. . Une première décision avait déjà repoussé l’événement de trois semaines par rapport à sa date traditionnelle. Un nouveau report
d’une semaine a finalement été acté : les Championnats du Monde d’Abu Dhabi auront lieu du 22 au 29 octobre 2028. Ce nouveau décalage
résulte de discussions entre l’UCI et les organisateurs locaux. Plus la compétition est organisée tard dans l’année, plus les chances de bénéficier
de conditions météorologiques supportables augmentent. La chaleur constitue en effet un défi majeur pour les coureurs au Moyen-Orient. Une
situation déjà observée en 2016, lorsque le Qatar avait accueilli les Mondiaux. La course en ligne masculine s’était alors disputée le 16 octobre
et les températures élevées avaient largement influencé le déroulement de l’épreuve, contribuant à l’émergence de plusieurs vainqueurs
inattendus.
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