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N°1316 vendredi 26 juin 2026

Lutte contre le jeu illégal et protection des

mineurs, les priorités du nouveau président

de l’ANJ

Au terme de deux auditions devant les commissions des finances de l’Assemblée nationale, puis du Sénat, le Parlement

approuve la nomination proposée par Emmanuel Macron de Pascal Chevremont à la tête de l’Autorité nationale des

jeux (ANJ). Ce contrôleur général de Bercy va donc prendre la succession d’Isabelle Falque-Pierrotin, dont le mandat

arrive à échéance.

ascal Chevremont,

énarque de 56 ans, en

poste à Bercy, succédera

à Isabelle Falque-

Pierrotin, issue du Conseil

d'État, en place depuis 2020,

année de création de l'ANJ,

le régulateur des jeux d'argent

et de hasard. La loi fixe

quatre objectifs : protéger les

joueurs en interdisant le jeu

des mineurs et en prévenant

le jeu excessif ; participer à

la lutte contre le blanchiment,

la fraude et le financement

du terrorisme ; garantir

l'intégrité des opérations de

jeu ; assurer l'équilibre entre

les différentes filières de jeu.

Ancien attaché d'administration

de la ville de Paris,

passé par la direction générale

du Trésor, il a officié

comme secrétaire général du

groupe Roullier (2009-2011)

puis délégué général de

Brasseurs de France de 2011

à 2017. Depuis 2018, il siège

au Contrôle général économique

et financier, chargé du

contrôle de la Française des

jeux. Devant les députés, il a

défendu ses priorités, dont la

lutte contre le jeu illégal, en

jouant sur « l'attractivité de

l'offre légale sur l'offre illégale

». « Je trouve préférable

que des joueurs en

risque de jeu excessif, majoritaires

sur ces plateformes

illégales, […] puissent être

traités, c'est-à-dire identifiés

et accompagnés par des

opérateurs légaux, à qui

sont imposées des obligations

», a fait savoir

l'énarque. Autre priorité : la

protection des mineurs, où

« plusieurs pistes de progrès

sont envisageables ».

Selon lui, environ 15 % des

mineurs sont détectés en jeu

illégal, exploitant des

« failles » à la création d'un

compte. Pour y remédier, il

compte s'appuyer sur la lutte

contre la fraude documentaire

et accélérer la vérification

identitaire. Il a donné

rendez-vous : « une fois que

la Coupe du monde sera terminée,

je souhaite m'atteler

à un bilan de l'événement en

la matière. » Les données «

figureront dans le rapport

sur l'exercice 2026 (...) :

pratiques de jeu, nombre de

joueurs, produit brut dégagé,

voire taux de retour

aux joueurs. » Ces dernières

années, l'ANJ a saisi la commission

des sanctions, des

opérateurs n'ayant pas maintenu

le plafonnement de

85 % sur un an. Selon le parcours

des équipes, le taux de

retour théorique peut dépasser

100 %. En contrepartie,

ils devront proposer des taux

très inférieurs ailleurs.

Lutte contre le jeu illégal

et protection des mineurs

Interrogé sur un équivalent

de la loi Évin pour les paris

sportifs, intenses en ce début

de Coupe du monde, Pascal

Chevremont a jugé que la régulation

du secteur commençait

à être « assez solide

». « On a une régulation de

la promotion qui doit être

améliorée, mais qui commence

à être assez solide »,

a-t-il considéré. « Il y aura

besoin d'améliorer, mais on

va y aller progressivement »,

a assuré Pascal Chevremont,

avant d'indiquer que l'ANJ

« utilisera tous les instruments

qui sont à sa disposition

».

Début juin, Emmanuel

Duplessy (Écologiste et social)

a déposé une proposition

de loi inspirée de la loi

Évin de 1991. Le texte vise à

interdire la publicité pour les

paris pendant les matchs et

sur les réseaux sociaux.

« L'ANJ a approuvé (...) des

stratégies promotionnelles

en augmentation de près de

25 % (...) avant d'alerter publiquement

sur l'intensification

publicitaire », a pointé

le député.

LA LETTRE DU SPORT

Sommaire

International

La NBA Europe promet beaucoup..............................................................................................2

France

Gouvernance : les clubs étudient les options avant le vote de la PPL.......................................3

Economie

Le FC Annecy accueille Aston Villa à son capital .....................................................................5

Fanatics lance Fanatics Collectibles à l’assaut de l’Europe.......................................................6

Médias

RMC Sport, la pièce manquante du puzzle audiovisuel de Rodolphe Saadé ..........................7

La Lettre du Sport

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Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 1282-1365

Commission paritaire 1022T89411

Imprimerie Domenica Media / Espagne


International

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

La NBA Europe promet beaucoup

George Aivazoglou, dirigeant de la division Europe et Moyen-Orient de la NBA, promet aux futures franchises des

centaines de millions de dollars dès la première saison et un actif valorisé à terme à des dizaines de milliards de dollars.

Face à un ticket d’entrée à neuf chiffres et un basket-ball européen aux comptes structurellement déficitaires, cette

promesse expose une équation financière encore loin d’être démontrée.

ans un entretien accordé

à l’AFP,

George Aivazoglou a

détaillé le modèle économique

d’une ligue présentée

comme bâtie pour « les 100

prochaines années ». Le projet,

mené avec la Fédération

internationale de basket-ball

(FIBA), doit voir le jour à

l’automne 2027 avec seize

équipes, dont douze franchises

permanentes installées

dans des villes européennes.

De quoi rebattre, en théorie,

la hiérarchie économique

d’un sport relégué loin derrière

le football sur le Vieux

Continent.

Un ticket d’entrée à neuf

chiffres

Pour intégrer la compétition,

chaque franchise devra débourser

entre 500 M$ et un

milliard de dollars (entre

436 M€ et 870 M€). En miroir,

la NBA promet d’injecter

trois milliards de dollars

(2,6 Md€) pour absorber les

pertes initiales et apporter

son savoir-faire commercial.

Un mécanisme de redistribution

centralisée doit garantir

des revenus dès la première

saison, soit des « centaines

de millions par an, voire des

milliards sur les dix premières

années », selon

Aivazoglou. Réparties entre

seize clubs, ces sommes représentent

plutôt des dizaines

de millions par franchise et

par an, un rendement modeste

à mettre en regard d’un

ticket d’entrée qui se chiffre,

lui, en centaines de millions.

L’écart entre les deux

échelles donne la mesure du

pari : il faudra de longues années

de redistributions cumulées

pour seulement amortir

la mise initiale.

L’optimisme affiché par

George Aivazoglou tranche

avec les réserves déjà exprimées.

Une source proche de

Qatar Sports Investments

(QSI), maison mère du Paris

Saint-Germain pressenti

pour candidater, jugeait dès

janvier la somme exigée excessive.

Un avis qui rejoint

une réalité plus large : la

quasi-totalité des grands

clubs de basket-ball européens

affichent des comptes

déficitaires, dans des marchés

(Londres, Berlin,

Madrid) où le football capte

déjà l’essentiel des sponsors

et des diffuseurs.

Le grand écart avec la

réalité du basket européen

L’opposition institutionnelle

ajoute à l’incertitude. En avril

2025, l’Euroligue qualifiait le

projet de menace « de fragmenter

le sport et de créer la

confusion ». Quatorze mois

plus tard, George Aivazoglou

se dit « optimiste » après une

rencontre avec les dirigeants

de l’Euroligue le 10 juin à

Mies (Suisse), tout en répétant

que la NBA avancerait

« avec ou sans l’Euroligue ».

De son côté, l’Euroligue ne

reste pas immobile : ses actionnaires

visent une valorisation

à 2,5 Md€ d’ici trois

saisons (contre 1 Md€ il y a

deux ans), portée par une

croissance organique de ses

revenus et de ses distributions

aux clubs. De quoi

nuancer la promesse de dizaines

de milliards d’un actif

NBA Europe encore sur le

papier, face à un concurrent

en expansion, qui a lui-même

bâti sa valeur sans ticket

d’entrée à neuf chiffres.

Sur le terrain des candidatures,

le dossier avance néanmoins

: l’Asvel de Tony

Parker a déposé une offre,

QSI s’apprêterait à faire de

même, et EuroStep Ventures,

propriétaire des

Metropolitans de Levallois-

Perret, vise également Paris.

La NBA doit clôturer ses discussions

avec les investisseurs

pressentis le 29 juin,

avant de soumettre le dossier

à son conseil d’administration

puis à celui de la Fiba.

D’ici là, la promesse de

George Aivazoglou reste à

l’épreuve d’un marché qui,

pour l’instant, ne dégage pas

les marges nécessaires pour

la valider entièrement : entre

potentiel réel d’un marché

européen sous-exploité et hypothèses

encore largement

déclaratives, la frontière avec

le simple exercice de communication

financière demeure

ténue.

LA LETTRE DU SPORT

En bref

LA Clippers : 14 ans de prison et une enquête de la NBA toujours en cours. Joseph Sanberg, l’un des fondateurs de la société financière

Aspiration, a été condamné à 14 ans de prison aux États-Unis. Le dirigeant avait plaidé coupable de deux chefs d’accusation de fraude

électronique dans une affaire portant sur des prêts obtenus grâce à des documents bancaires falsifiés. Le préjudice total est estimé à 248 M$.

Cette condamnation intervient alors qu’Aspiration reste au cœur d’une enquête concernant ses relations commerciales avec les Los Angeles

Clippers et leur star Kawhi Leonard. Fondée en 2013, Aspiration se présentait comme une banque numérique axée sur les enjeux

environnementaux. L’entreprise avait attiré plusieurs personnalités et partenaires de premier plan avant de connaître de graves difficultés. En

2021, la société avait signé un accord de sponsoring de 300 M$ avec la franchise de NBA. Un an plus tard, un contrat de 28 M$ avait également

été conclu avec Kawhi Leonard. C’est précisément ce dernier accord qui a attiré l’attention. En septembre dernier, le journaliste Pablo Torre a

révélé que la NBA examinait la possibilité qu’Aspiration ait été utilisée pour contourner les règles salariales de la ligue et offrir une

rémunération supplémentaire à Leonard. Selon cette enquête, le contrat d’image conclu avec l’ailier aurait eu une activité réelle limitée, voire

inexistante. Propriétaire des Clippers, Steve Ballmer a toujours rejeté les accusations visant son organisation. Investisseur dans Aspiration à

hauteur de 60 M$, il a affirmé avoir lui-même été trompé. Ballmer reconnaît avoir présenté Aspiration à Kawhi Leonard, mais il assure n’avoir

jamais eu connaissance du contrat de 28 M$. Leonard, de son côté, a également nié toute faute.

2


France

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

Gouvernance : les clubs étudient les options avant le

vote de la PPL

Avant le passage de la proposition de loi sport professionnel devant l’Assemblée Nationale, les clubs de football

professionnel ont commandé une étude confidentielle sur les modèles de gouvernance envisageables. Quatre scénarios

ont été analysés, et l’un d’eux pourrait faire consensus.

a proposition de loi

(PPL) relative à l’organisation,

à la gestion

et au financement du sport

professionnel sera soumise

au vote de l’Assemblée

Nationale le 29 juin, un an

quasiment jour pour jour

après son adoption au Sénat.

Alors que le conseil d’administration

de la Ligue de football

professionnel (LFP) appelle

à une révision en profondeur

du texte, Foot Unis,

le syndicat des clubs professionnels,

a pris le parti d’anticiper

un vote favorable. En

février, le syndicat a confié à

un cabinet d’avocat la rédaction

d’un document de travail

confidentiel de dix pages, intitulé

« Réforme du football

professionnel français :

Analyse comparative des

modèles de gouvernance envisageables.

» Le journal

L’Équipe a révélé l’existence

et le contenu de ce document.

Une SAS en lieu et place de

la LFP

Le document part d’un postulat

central : en cas d’adoption

du texte, la LFP et sa filiale

commerciale LFP

Média seraient remplacées

par une société par actions

simplifiée (société de clubs),

dont les actionnaires seraient

les clubs de Ligue 1 et de

Ligue 2, la Fédération

Française de Football (FFF)

et CVC Capital Partners, le

fonds d’investissement à

l’origine de la création de

LFP Média. Sur cette base, le

cabinet recense quatre options

de gouvernance : une

assemblée générale avec directoire

seul (option 1), une

assemblée générale couplée

à un directoire et à un conseil

de surveillance représentatif

(option 2), une assemblée générale,

un directoire et des

comités spécialisés (option

3), ou encore une assemblée

générale, un directoire, un

conseil de surveillance indépendant

et un comité de suivi

(option 4).

Le modèle à conseil de surveillance

s’impose dans les

discussions

Présentées lors du dernier

collège de L1 sans qu’aucune

ne soit arrêtée officiellement,

ces quatre architectures

font néanmoins émerger

une préférence naissante.

L’option 2 est celle qui recueillerait

le plus d’adhésions

parmi les clubs. Elle repose

sur un directoire composé

de mandataires sociaux

indépendants (dont serait

issu le président de la future

structure), chargé selon

l’étude « de la gestion courante

de cette dernière et de

la mise en œuvre de la stratégie

définie par les clubs ». Le

pouvoir de décision réel résiderait

dans le conseil de surveillance,

organe de contrôle

et de supervision du directoire,

où siégeraient des représentants

des clubs, de la

FFF et de CVC Capital

Partners. Les familles professionnelles

(UNFP pour les

joueurs, UNECATEF pour

les entraîneurs, représentants

des arbitres) pourraient également

y trouver une place.

L’avantage de ce modèle

pour les clubs est patent : il

concentre l’autorité dans une

instance où ils conserveraient

une voix délibérative prépondérante,

tout en déléguant la

gestion opérationnelle à un

directoire indépendant. Si la

PPL est adoptée le 29 juin,

cette étude pourrait servir de

première pierre à la refondation

de la gouvernance du

football professionnel français.

LA LETTRE DU SPORT

En bref - International

Madrid inaugure son circuit. Madrid a inauguré en grande pompe la semaine dernière son circuit de Formule 1 dénommé « Madring ».

Il accueillera son premier Grand Prix de F1 dans moins de trois mois, du 11 au 13 septembre. Le tracé semi-urbain de 5,4 kilomètres est

composé d’une partie qui serpente autour des bâtiments d’Ifema, le parc des expositions implanté sur le territoire de Madrid, et d’une autre

permanente de 2,2 kilomètres située sur la commune mitoyenne de Valdebebas, non loin du centre d’entraînement du Real Madrid. « Nous

voulions un événement dans Madrid pour montrer notre ville et notre pays au monde. Pouvoir utiliser les infrastructures existantes nous a

permis d’économiser beaucoup d’argent et de temps », a expliqué Luis Garcia Abad, directeur du Madring et ancien agent du pilote espagnol

Fernando Alonso. Si le gros oeuvre est terminé, les gradins temporaires qui accueilleront jusqu’à 98.000 spectateurs et les zones premium

prévues pour 20.000 personnes, n’ont pas encore été installés, tout comme la plupart des grillages qui sécurisent le tracé. « Nous serons dans

les temps. Les parties les plus compliquées sont terminées donc je ne suis pas inquiet, même si nous ne devons pas nous relâcher », a déclaré

Carlos Jimenez, le directeur des opérations du Madring. Madrid sera la seule capitale européenne à accueillir un Grand Prix. Les organisateurs

estiment que plus de 80% des spectateurs utiliseront les transports en commun pour rejoindre le tracé (le circuit est relié aux réseaux de métro

et de trains de banlieue, ndlr) et ainsi réduire l’empreinte carbone de la course.

Samuel Eto’o remporte son match le plus long. La bataille juridique a duré 21 ans ! Soupçonné de ne pas avoir déclaré correctement tous

ses revenus en 2005, quand il était joueur du FC Barcelone, Samuel Eto’o a fini par obtenir gain de cause et a évité une amende de 900 000 €

par l’administration fiscale espagnole. La Cour nationale ne s’est pas prononcée en faveur d’Eto’o, sur le fond. Mais elle a argué que le Trésor

public avait dépassé le délai d’un an fixé par la loi pour mener la procédure. Le fisc, lui, estimait que le joueur avait retardé la transmission de

documents.

3


France

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

En bref

Réunion autour de l’avenir du Parc des Princes. Un comité de pilotage relatif à une possible vente du Parc des Princes se tiendra le 25

juin entre la mairie de Paris, le PSG et d’autres partenaires publics : l’État (via la préfecture de région Île-de-France et la préfecture de police),

la Région Île-de-France, la Métropole du Grand Paris, le département des Hauts-de-Seine, l’établissement public Grand Paris Seine Ouest et

les mairies du 16e arrondissement et de Boulogne-Billancourt. Depuis l’élection d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, en mars, les

discussions ont repris entre les deux parties sur l’avenir de l’enceinte historique du PSG, propriété actuelle de la mairie de Paris. Le PSG estime

que la construction ou l’aménagement d’un grand stade est indispensable à sa croissance. Mais il refuse d’investir dans le Parc des Princes s’il

n’en devient pas propriétaire.

L’Olympique Lyonnais porte plainte contre X. Eagle Football Group (EFG), propriétaire de l’Olympique Lyonnais, dépose plainte contre

X et dénonce « une opacité systématique dans la gestion financière » du club, après avoir pris connaissance d’un rapport portant sur des

opérations menées sous la précédente direction. C’est-à-dire celle de John Textor. Début juin, le conseil d’administration d’EFG a reçu les

conclusions d’un rapport d’enquête interne commandé par la direction de l’OL en décembre 2025, sur « un certain nombre d’opérations

menées entre mai 2023 et juin 2025 ». Ces dates couvrent la présidence de l’Américain John Textor, qui n’est toutefois pas cité dans le

communiqué. Ce rapport « conclut à une désorganisation délibérée des activités de l’entreprise, avec une opacité systématique dans la gestion

financière », explique la société. Il met en outre « en évidence des flux financiers de plusieurs centaines de millions d’euros qui semblent avoir

été effectués sans justification économique, de surcroit dans un contexte marqué par de graves problèmes de trésorerie et des retards dans le

paiement des cotisations sociales ». En conséquence, une plainte a été déposée le 4 juin, « contre personnes non dénommées », auprès du

procureur de Lyon. Selon EFG, les faits sont « susceptibles de caractériser des infractions d’abus de biens sociaux, abus de biens sociaux

aggravé et complicité de ces deux délits, présentation et publication de comptes infidèles, ainsi que de diffusion d’informations trompeuses sur

le marché ».

AS Monaco : nouveau sursis judiciaire. L’avenir de l’AS Monaco Basket reste indéterminé. Devant la justice monégasque, le club de la

Principauté a obtenu un nouveau délai dans le dossier de ses difficultés financières, le tribunal refusant pour l’instant de constater un état de

cessation de paiement malgré de nouvelles dettes établies et une perspective déjà confirmée : l’AS Monaco ne sera jamais en mesure de

rembourser ses dettes envers la Société nationale de financement (SNF). Selon le mandataire Stéphane Garino, l’encours dû à la SNF

représente plusieurs millions d’euros (au moins 20, à date). Cet organisme dépendant du gouvernement monégasque a permis à l’ASM Basket

de terminer la saison, mais sa mission doit prendre fin à la fin du mois de juin. Au 30 juin, les prêts accordés par la SNF deviendront des parts

dans la société qui détient le club. Le tribunal a également pris en compte de nouvelles dettes inscrites au dossier, notamment liées à des agents

de joueurs (plus de 2 M€). Malgré ces nouveaux éléments, les magistrats ont demandé un nouvel examen plus approfondi de la situation avant

de rendre une décision. Une nouvelle audienec a été fixée pour le 10 juillet. En parallèle, le club devra également faire approuver son budget

2026-2027 par la DNCCG (Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion).

Le Portel placé en liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a prononcé la liquidation judiciaire de l’ESSM

Le Portel. Elle sera effective le 30 juin. « Ces mots sont difficiles à écrire. Ils marquent la fin d’une aventure exceptionnelle, construite avec

passion, détermination et humilité pendant des décennies », indique l’ESSM Le Portel. Fin avril, les dirigeants du Portel avaient demandé la

mise en redressement judiciaire du club. À la veille de l’audience au tribunal du commerce de Boulogne, les potentiels repreneurs du club

avaient décidé de ne déposer finalement aucune offre de reprise, signant la disparition de l’ESSM du giron professionnel. Cette décision

judiciaire, qui intervient après une saison tristement record pour Le Portel (0 victoire, 29 défaites, un succès retiré sur décision de la DNCCG),

devrait faire un heureux : Quimper, initialement relégué, devrait ainsi être repêché et rester en Élite 2. Pour Le Portel, le retour au jeu se fera

au niveau amateur. En pré-régionale, à moins que la Fédération française de basket-ball (FFBB) n’accède à la demande du club d’évoluer en

Nationale 2 pour la saison 2026-2027. Le club où s’est révélé Nadir Hifi était ensuite monté en première division en 2016 avant d’accrocher

les play-offs dès la première saison. Il avait récidivé en 2024, pour une nouvelle élimination en quarts de finale.

LA LETTRE DU SPORT

Limoges rêve d’une salle de 8 000 places. Le Limoges CSP regarde déjà au-delà de la rénovation de Beaublanc. Lionel Peluhet, principal

actionnaire du club, exprime son ambition de voir Limoges se doter d’une arena de 8 000 places, capable d’accueillir des rencontres

internationales. Au-delà de la salle elle-même, le projet porté par le propriétaire du CSP s’inscrit dans une vision plus large. Lionel Peluhet

insiste sur la nécessité d’avoir des accès adaptés, avec des solutions de bus et de parking, mais aussi une offre hôtelière à proximité. « Si on

veut avoir une salle performante, pertinente, il faut l’hôtellerie à côté, mais surtout, ce qu’on n’a pas, c’est les accès. Donc il y aura des accès

bus, des accès parking. » L’idée d’un hôtel-musée configuré pour accueillir des compétitions internationales et recevoir des équipes a

également été évoquée. Enfin, Lionel Peluhet annonce un autre projet lié à l’image du club : une salle de jeu de loisir indoor de 6 000 m², sous

l’enseigne « by CSP », prévue fin septembre. Le palais des sports de Beaublanc doit déjà connaître une importante phase de rénovation entre

2027 et 2029, pour un montant annoncé de 80 M€. La capacité prévue dans le cadre de cette rénovation est de 6 000 places, soit 2 000 de

moins que l’arena souhaitée par Lionel Peluhet.

Un budget de 6,5 millions d’euros pour l’Élan Béarnais. Après la remontée en Betclic Élite de l’Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez, le

président Guillaume Berbinau espère une hausse du budget de 400 000 à 500 000 € soit un budget total estimé à 6,5 M€ pour la saison 2026-

2027. « L’idée est de rajouter 400 000 à 500 000 € pour atteindre un budget d’environ 6,5 M€. Cela signifie aller chercher de nouveaux

partenaires, mais aussi compter sur la billetterie, le merchandising et le snacking les soirs de match. Avec ces moyens, on se situerait dans le

deuxième tiers des budgets de la division. On a vu des équipes comme Nanterre faire des merveilles avec des ressources optimisées ; à nous

d’être aussi performants pour tirer la quintessence de notre staff et de nos joueurs », détaille-t-il dans La République des Pyrénées.

PRO.SPORT.FR

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Economie

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

Le FC Annecy accueille Aston Villa à son capital

Après une saison 2025-2026 aboutie et un maintien en Ligue 2 assuré rapidement, le FC Annecy accueille le groupe V

Sports dans son capital.

e groupe V Sports,

qui détient plusieurs

clubs à travers le

monde dont Aston Villa en

Angleterre, tout frais vainqueur

de la Ligue Europa et

qualifié pour la prochaine

Ligue des Champions, va intégrer

l’actionnariat du club

haut-savoyard via une augmentation

de capital. Le

nouvel actionnaire va entrer

à hauteur de 30 % pour un

apport de 4,5 M€. « Le FC

Annecy est heureux d’annoncer

l’arrivée de V Sports,

propriétaire d’Aston Villa

FC, au capital du club à travers

une prise de participation

minoritaire », indique

sobrement le FCA. « Cette

collaboration s’inscrit dans

le respect de l’identité du FC

Annecy, de son ancrage territorial

et de son développement

», ajoute-t-il dans un

communiqué succinct. Le

club de Ligue 2 n’entre donc

pas encore dans le cadre

d’une multipropriété.

V Sports est détenue par le

milliardaire américain Wes

Edens (co-propriétaire des

Milwaukee Bucks en NBA)

et l’Egyptien Nassef

Sawiris, complétée par une

société d’investissement

américaine (Atairos). En

plus du club de

Birmingham, la holding a

ensuite signé un partenariat

avec un club égyptien (ZED

FC), puis le Vissel Kobe

(Japon) ou encore avec

l’ASEC Mimosas (Côte

d’Ivoire). À cela s’ajoutent

des participations dans les

clubs de Vitoria au Portugal

et du Real Union, le club de

la famille d’Unai Emery,

l’entraîneur des Villans.

Un club en pleine

structuration

Les premiers rapprochements

entre les deux clubs

ont eu lieu au cours de l’été

2025 et ont vite accéléré. La

collaboration entre Aston

Villa et Annecy a franchi une

première étape en septembre

dernier, avec le prêt du défenseur

anglais Triston

Rowe, international U20,

aux Annéciens. Effet concret

de l’apport de V Sports : le

FC Annecy devrait franchir

sans encombre son examen

devant la DNCG. Le

deuxième effet sera étalé

dans le temps. Le club espère

franchir un cap. Après

avoir obtenu un bail emphytéotique

pour 40 ans (en

contrepartie de la mise à disposition

du terrain sans redevance,

la Ville pourra utiliser

une partie des locaux pour

des clubs et des athlètes de

haut niveau, en fonction des

besoins, ndlr), il doit lancer

les travaux pour son centre

de formation avec une ouverture

attendue à l’été 2027,

l’année des 100 ans du club,

pour un investissement évalué

à 11 M€. Le nouveau bâtiment

de trois étages et

d’une superficie de près de

3.000 m² doit sortir de terre

en lieu et place des algécos

et qui servent de bureaux au

club. Il accueillera 37 lits

pour les jeunes joueurs, une

cantine, des salles de classes

et un étage réservé à l’administratif.

Son développement

est crucial pour la formation

de Ligue 2 afin d’offrir un

cadre de développement à

des jeunes prometteurs du

territoire. « Nous allons travailler

aussi sur les

échanges de méthodologies

et d’individualisation des

séances, avec des formations

pour nos éducateurs avec

leurs homologues anglais »,

d’après Sébastien Faraglia,

président du FC Annecy. Si

aujourd’hui, le FCA forme

déjà de nombreux joueurs il

ne peut pas leur faire signer

de contrat avant leurs 20 ans.

Avec un centre de formation,

il pourra faire signer des

jeunes dès l’âge de 16 ans. Il

pourra donc conserver ses

pépites plus longtemps ou

récupérer des indemnités financières

en cas de départ.

Illustration avec le cas

Quentin Paris. L’attaquant

de 19 ans (quatre buts en 15

matches de L2, dont cinq titularisations)

quitte le club

pour rejoindre Reims, où il

va signer un contrat professionnel.

L’été dernier, son

entourage et le FCA avaient

trouvé un accord de principe

pour être liés jusqu’en juin

2029. Si le club haut-savoyard

a communiqué sur le

premier contrat pro de son

jeune joueur, ce n’en était

pas réellement un.

Pour convaincre V Sports

d’investir, les dirigeants mettent

dans la corbeille du marié

les avancées structurelles

récemment obtenues: installation

d’une pelouse hybride,

avec le changement

du dispositif d’éclairage. Le

club peut également souligner

sa progression sportive

régulière avec une montée

de National à Ligue 2 en

2022, puis une 17e place en

2023, 14e en 2024, 6e en

2025, 7e en 2026, mais avec

plus de points (52).

LA LETTRE DU SPORT

En bref

La Métropole pose ses lignes rouges. La Métropole, qui a récupéré en régie le Stade Atlantique, n'a qu'un avis consultatif sur la vente des

Girondins de Bordeaux (N2). Mais Thomas Cazenave, nouveau maire (Renaissance) et président de la Métropole, a révélé trois points de

blocage après son entretien avec Sparta Capital, candidat au rachat, par augmentation de capital, des actions de Gérard Lopez. D'abord, Sparta

réclame l'abandon de la procédure pour loyers impayés du stade (19,7 M€), garantie par une lettre d'intention de l'homme d'affaires hispanoluxembourgeois.

Impossible « de s'asseoir sur une procédure judiciaire pour 20 M€ » avec des finances critiques, justifie l'élu. Ensuite, le loyer

annuel, fixé à 1 M€, que Sparta veut ramener à 400 000 €. Enfin, la volonté du repreneur d'acquérir à terme le Stade Atlantique (option de 40

M€ sur cinq ans) et le centre du Haillan (~10 M€), propriété de la mairie. « Ouverts à la discussion », mais « il n'y aura pas de quoi qu'il en

coûte. Nous avons le droit de dire non ! », prévient Cazenave, rappelant que Lopez et Sparta peuvent conclure sans la Métropole.

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Economie

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

Fanatics lance Fanatics Collectibles à l’assaut de

l’Europe

Avec l’ouverture d’une boutique éphémère à Paris, s’installe en France un acteur déjà engagé dans la refonte du

marché mondial des cartes à collectionner sportives.

epuis le samedi 20

juin, le Westfield

Forum des Halles à

Paris accueille un pop-up

store Fanatics Collectibles,

pour six mois. L’espace,

pensé comme une immersion

dans l’univers des objets

et cartes à collectionner,

propose des produits sous licences

officielles autour du

football, du basketball et de

la Formule 1, via la marque

Topps, ainsi que des pièces

autographiées par des stars

du sport comme Victor

Wembanyama. Des athlètes

feront leur apparition dans la

boutique éphémère et les

collectionneurs pourront

pratiquer des échanges. Il y

sera organisé des « live box

breaks », ces ouvertures de

paquets en direct dont les

cartes sont ensuite réparties

entre les participants. Le positionnement,

résolument

premium, mise sur la rareté

plutôt que sur le volume.

Un poids lourd américain

encore discret sur le Vieux

Continent

Fanatics, maison mère de

Fanatics Collectibles, a généré

environ 13 Md$ de revenus

en 2025, contre 8 Md$

un an plus tôt. Fondé en

1995, le groupe a été transformé

en une plateforme

mêlant produits dérivés, paris

sportifs et objets de collection.

Le pôle « collectibles

», qui comprend Topps

(racheté en 2022), pèserait à

lui seul près de 5 Md$, porté

par des licences avec la

NFL, la NBA, la MLB ou

l’UEFA. L’international ne

représenterait, lui, que 10 à

15 % du chiffre d’affaires total.

« Notre activité reste

américaine à 85 % », reconnaît

Michael Rubin, fondateur

et PDG de Fanatics.

Paris, étape d’un maillage

testé ville par ville

L’arrivée à Paris n’a rien

d’improvisé : elle suit une

stratégie déjà testée à

Manchester, puis à Munich

en mai, premier point de

vente du groupe hors

Royaume-Uni. Seule l’implantation

londonienne, ouverte

en 2025, a, pour

l’heure, basculé du format

éphémère au format permanent,

chaque pop-up servant

de test avant un engagement

plus durable. Cette expansion

n’est pas sans friction :

Panini accuse Fanatics de

comportement anticoncurrentiel

après lui avoir soufflé

plusieurs licences majeures.

En mai, la FIFA et Fanatics

ont signé un accord confiant

à Topps la production exclusive

des cartes et vignettes

des Coupes du monde à partir

de 2031, mettant fin à une

collaboration entre Panini et

la FIFA initiée en 1970.

L’Italien conserve les droits

jusqu’en 2030, échéance

pour laquelle ses propres

projections annoncent

1,5 Md$ de ventes, après les

720 M$ enregistrés autour

Harry Maguire vendeur de cartes Panini dans les rues de New York

de l’édition 2022. Fanatics

s’engage par ailleurs à distribuer

gratuitement plus de

150 M$ d’objets de collection

sur la durée du partenariat,

à destination du football

amateur. « Cela alimente

une source de revenus que

nous réinjectons dans le

jeu », justifie Gianni

Infantino, président de la

FIFA. Côté Fanatics

Collectibles, son directeur

général Mike Mahan résume

l’ambition : « Nous comptons

faire grandir aussi bien

la passion des collectionneurs

que le jeu mondial. »

Paradoxalement, le football

reste pourtant le segment le

moins exploité de Fanatics,

loin derrière le football américain

ou le baseball. Un

écart qui donne tout son sens

à la boutique du Forum des

Halles : une vitrine modeste,

pour une ambition qui ne

l’est pas.

Non retenu par le sélectionneur anglais Thomas Tuchel pour la Coupe du monde 2026, Harry Maguire

a trouvé une manière originale de rester au cœur de l’événement. Le défenseur de Manchester United a

été aperçu dans une fourgonnette jaune aux couleurs de Panini, distribuant et vendant des stickers aux

supporters dans les rues de New York. Casquette sur la tête et sourire aux lèvres, l’ancien capitaine de

l’Angleterre s’est prêté au jeu avec beaucoup d’autodérision. Rapidement reconnu par les passants,

Maguire a multiplié les photos et les échanges avec les fans. Les vidéos de cette opération marketing

n’ont pas tardé à se multiplier sur les réseaux sociaux, cumulant plusieurs millions de vues.

LA LETTRE DU SPORT

En bref

Des maillots plus vrais que nature. La demande pour les produits liés à la Coupe du monde a explosé. Pour les contrefaçons également.

Les autorités de Hong Kong ont annoncé avoir saisi 230.000 articles, dont 30.000 maillots soupçonnés d’être des contrefaçons, pour une valeur

marchande estimée à environ 156 M$ hongkongais (17,2 M€). Six personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette opération. Selon les

douanes, environ 80% des articles saisis étaient destinés à l’exportation vers l’Amérique du Nord. Une partie de ces marchandises a été

interceptée aux points de passage frontaliers entre Hong Kong et la Chine continentale. De nombreux maillots saisis étaient « très proches des

modèles authentiques », a indiqué Wayne Chung, responsable du bureau des enquêtes sur la propriété intellectuelle de la ville. « Il serait difficile

pour un consommateur lambda de distinguer les faux des vrais », a-t-il ajouté. Certains articles reproduisaient notamment avec une grande

précision la texture en relief des véritables maillots, tandis que d’autres comportaient des étiquettes de marque a précisé le responsable. « Étant

donné que cette Coupe du monde est la plus importante jamais organisée, avec un nombre d’équipes participantes en forte augmentation et

un tournoi se déroulant sur trois sites, aux États-Unis, au Canada et au Mexique, nous prévoyons une hausse considérable de la demande en

produits dérivés de la part des supporters et des touristes du monde entier pendant la durée du tournoi », a continué le responsable.

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Médias

N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

RMC Sport, la pièce manquante du puzzle

audiovisuel de Rodolphe Saadé

CMA Media annonce être en cours de finalisation du rachat de RMC Sport, chaîne restée dans le giron d’Altice depuis

la cession de RMC et BFM TV au groupe marseillais en 2024. Une opération au montant tenu secret, qui referme un

dossier resté en suspens deux ans et interroge sur le modèle économique d’une chaîne désormais concentrée sur les

sports de combat.

LA LETTRE DU SPORT

eux ans après avoir

absorbé RMC, BFM

TV, RMC

Découverte, RMC Story et

BFM Business pour 1,55

Md€, CMA CGM, dirigé par

Rodolphe Saadé, s'apprête à

boucler le morceau qui lui

avait échappé en 2024. CMA

Media, filiale médias de l'armateur

marseillais, a annoncé

finaliser l'acquisition de

RMC Sport auprès d'Altice.

L'Autorité de la concurrence

avait alors exclu la chaîne

payante du rachat du pôle

Altice Media, jugeant son

lien avec les offres SFR trop

structurant pour l'intégrer au

même panier.

Le sport, nouveau relais de

croissance pour CMA

Media

Pour le groupe dirigé par

Claire Léost, l'opération dépasse

la simple récupération

d'un actif resté en marge en

2024. Le sport est l'un des

rares contenus capables de

réunir audience en direct, fidélité

des communautés et

En bref

recettes d'abonnement, que

CMA Media veut associer à

son modèle publicitaire historique.

L'ambition va au-delà

de la diffusion : acquisition

de droits, production, événementialisation,

soit toute la

chaîne de valeur du sport.

« RMC Sport a su construire

une identité forte et un positionnement

unique », salue

Claire Léost dans un communiqué,

avant d'évoquer une

page à tourner dans le développement

de la chaîne. Le

groupe, propriétaire de La

Tribune et du groupe La

Provence (La Provence,

Corse Matin), détient aussi

des parts dans M6 et a racheté

en septembre 2025 le

média en ligne Brut.

Pour RMC Sport, une

continuité ou une rupture ?

Côté RMC Sport, l'opération

ressemble moins à un bouleversement

à ce stade qu'à une

régularisation. Les équipes

éditoriales et techniques assurent

depuis plusieurs années

la fabrication du programme

pour le compte

d'Altice, sans appartenir au

même groupe que leur antenne

sœur RMC.

L'intégration dans le giron

CMA Media promet des passerelles

avec la radio, la télévision,

le digital et les réseaux

sociaux du groupe, et

surtout une distribution élargie

au-delà de l'écosystème

SFR, jusqu'ici quasi unique

porte d'entrée de la chaîne sur

le marché français. Pour

Altice, englué dans le désendettement

de SFR et les discussions

autour de sa cession

au consortium Bouygues

Telecom-Free-Orange, la

vente solde une participation

devenue périphérique.

L'acquisition n'annonce pourtant

pas un retour aux ambitions

généralistes de la

chaîne, qui diffusait encore la

Ligue des champions et la

Premier League à ses débuts

avant de tout miser sur les

sports de combat en 2024.

RMC Sport reste une chaîne

resserrée, forte d'environ 240

000 abonnés, un chiffre modeste

pour le marché. Son actif

le plus précieux, l'exclusivité

de l'UFC en France, expire

en 2027, alors que les

droits mondiaux de la discipline

s'envolent (le contrat

Paramount-UFC est ainsi

passé de 300 M$ à 1,1 Md$

par an aux Etats-Unis).

Aucune ambition n'est affichée

sur les droits de football

les plus coûteux alors que

CMA CGM parraine

l'Olympique de Marseille et

le Havre AC, allant même

jusqu'à donner son nom au

stade normand depuis peu :

stade CMA CGM Océane.

Reste la question de la cohérence

d'ensemble. Interrogée

par Les Échos sur les rapprochements

menés depuis

2022, la directrice générale

de CMA Media défend « la

nécessité d'une consolidation

du secteur » face à la concurrence

des plateformes mondiales.

RMC Sport, par sa

taille réduite, illustre moins

une accélération qu'un ajustement

patient d'un puzzle dont

CMA Media assemble méthodiquement

les pièces.

RTL arrête ses directs. Les directs de foot autour de la Ligue 1 s’arrêtent sur RTL. La direction de la radio a en effet décidé de stopper

« RTL Foot » à la rentrée. Diffusée sur la station les vendredi, samedi et dimanche soirs, l’émission commentait l’actualité en s’appuyant sur

des envoyés spéciaux pour les commentaires de matches en direct. RTL va désormais se concentrer sur de l’événementiel, comme lors de la

récente finale de Ligue des champions PSG-Arsenal où la radio a assuré cinq heures de direct le samedi

et trois heures le dimanche soir. Pendant la Coupe du monde 2026, elle propose aussi quatre heures lors

de chaque soirée. RTL a en revanche décidé de conserver ses émissions « On refait le match », chaque

samedi de 19 heures à 20h30, et « On refait le sport », chaque dimanche de 19h15 à 20 heures.

Les Masters diffusés en exclusivité sur Novo19. Novo19, la chaîne TNT du groupe Ouest-France,

va diffuser cet été les Masters de pétanque à partir du 27 juin. Depuis 1999, ces épreuves réunissent

chaque été les meilleurs joueurs du monde lors d’une tournée à travers la France. Novo 19 proposera la

diffusion de six étapes en format condensé de 90 minutes, chaque week-end suivant les épreuves. De

Montluçon (Allier) à Saint-Étienne (Loire), en passant par Rognac (Bouches-du-Rhône) ou Nevers

(Nièvre), sept étapes et un Final Four rythmeront cette nouvelle édition.

Entreprises citées

Aspiration ........................................2

CMA CGM......................................7

Eagle Football Group ......................4

Fanatics............................................6

Novo19............................................7

Panini ..............................................6

RMC Sport ......................................7

RTL..................................................7

Sparta Capital ..................................4

V Sports ..........................................5

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N°1316 La Lettre du Sport vendredi 26 juin 2026

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Women Sports

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