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N°1702 vendredi 26 juin 2026
Val-d’Isère coiffe Méribel avant la
dernière porte
Pas de surprise. La station de Val-d’Isère a finalement été retenue pour accueillir les épreuves de ski alpin des Jeux
Olympiques d’hiver de 2030, conjointement avec Courchevel. La station savoyarde a été préférée à Méribel. Après le
psychodrame du déménagement des épreuves de glace de Nice à Lyon, c’était le dernier point en suspens de la carte
des sites.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
es parties prenantes
des Alpes 2030 (dont
les présidentes des
comités olympique et paralympique,
les présidents des
deux régions et la ministre
des Sports), réunies vendredi
19 juin en bureau exécutif,
ont arbitré en faveur de
Val-d’Isère (Savoie). Elles
ont suivi la préconisation du
patron des Jeux Edgar
Grospiron, un an après avoir
placé la station de Haute
Tarentaise dans le « schéma
préférentiel » des sites pour
les épreuves techniques.
Chère au coeur de Jean-
Claude Killy, triple champion
olympique en 1968 et
coprésident du comité d’organisation
des JO 1992 à
Albertville (Savoie), Vald’Isère
accueillera donc les
épreuves de slalom et de
géant et formera un binôme
avec Courchevel (Savoie),
qui organisera les compétitions
de vitesse, soit le super-G
et la descente. La fin
Sommaire
d’un étrange feuilleton à rebondissements
puisque Vald’Isère
était dans le dossier
de candidature avant d’être
écarté, puis replacée lors de
l’attribution officielle des
Jeux, le 24 juillet 2024…
mais sans épreuve.
Le dernier épisode est le résultat
d’un lobbying de Jean-
Claude Killy, mais aussi de
Michel Barnier, ancien
Premier ministre missionné
auprès du CIO qui a présidé
le comité d’organisation des
Jeux d’Albertville. Après
avoir refusé d’accueillir
toutes les épreuves de ski paralympique
en échange du
ski olympique et claqué la
porte, Méribel (Savoie) était
revenue dans la course depuis
l’élection, en mars, du
nouveau maire Bernard
Front, qui a présidé le comité
d’organisation des
Mondiaux 2023 de ski alpin
organisés à Méribel et
Courchevel. Mais trop tard.
La commission des athlètes
pas entendue
Sollicitée par le Cojop sur
les deux scénarios pour le
ski alpin, Courchevel-
Méribel ou Courchevel-Vald’Isère,
la commission des
athlètes, présidée par Sarah
Abitbol et Maxime
Montaggioni, n’a pas été entendue.
Elle avait recommandé
de « regrouper toutes
les disciplines de même
sport sur le même site » et
donc le duo Courchevel-
Méribel sans le citer. Mais il
y a aussi des raisons objectives
au choix de Val d’Isère.
La différence de jauges entre
les deux stations savoyardes
par exemple : 6 000 spectateurs
pour Méribel contre 18
000 pour Val-d’Isère. La station
accueille également depuis
1955 le Critérium de la
Première neige. Le Cojop
précise que « Méribel demeure
un partenaire important
du projet Alpes 2030 »
Fédérations
Pierre-Yves Gerbeau réélu président de la FFHG........................................................................3
Territoires
Le Sénat ouvre la voie à une expérimentation avec le Creps de Vichy...................................4
Marcoussis ouvert au public ...................................................................................................5
International
Les « pauses fraîcheur » impactent le résultat.........................................................................6
Comment la F1 fait baisser son empreinte carbone ................................................................7
et qu’il « poursuivra ses
échanges avec la station afin
d’identifier les opportunités
de valorisation et d’engagement
qui pourraient s’inscrire
dans la dynamique des
Jeux ».
Alerté par la Fédération internationale
de ski (FIS) sur
« l’intégrité des skieuses » à
savoir la difficulté technique
de la Face de Bellevarde à
Val d’Isère pour les athlètes
olympiques qui ne participent
pas toutes au circuit de
la Coupe du monde, le
Cojop devrait étudier la possibilité
d’ouvrir la piste de la
Daille pour les skieuses tout
en conservant la Face de
Bellevarde pour les
hommes. Cette même piste a
déjà été empruntée pour des
compétitions masculines de
ski alpin lors des JO de
1992.
La Lettre de l’économie du sport
est éditée par
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ISSN 0767-9769
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Hebdo
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Val-d’Isère coiffe Méribel avant la dernière porte
Suite de la page 1
Le bureau exécutif a également
acté l’installation du
pôle glace à Lyon (Rhône)
en remplacement de Nice
(Alpes-Maritimes), en attendant
le retour des fédérations
internationales sur les sites
prévus pour les épreuves.
Reste à peaufiner la répartition
exacte dans la capitale
des Gaules et sa métropole
des 75 matches de hockey,
150 épreuves de curling, 16
sessions de patinage artistique,
neuf compétitions de
short-track, sans oublier un
village des athlètes et un hub
média. Enfin, le bureau exécutif
du Cojop a validé la
longue piste à Heerenveen
aux Pays-Bas. Serre-
Chevalier et Montgenèvre
(Hautes-Alpes) devraient
pour leur part accueillir les
épreuves de freestyle et de
snowboard.
Le ski-alpinisme trouvera
aussi sa place dans ce pôle
briançonnais. Le reste des
compétitions se tiendra à La
Plagne (Savoie) pour accueillir
le bobsleigh, la luge
et le skeleton, tandis que les
sites hauts-savoyards de La
Clusaz et du Grand-Bornand
organiseraient le ski de fond
et le biathlon. « Ces propositions
doivent faire l’objet de
confirmations formelles par
les différentes collectivités »
et « des travaux techniques
complémentaires avec les fédérations
internationales et
les collectivités doivent permettre
d’acter la distribution
exacte des différents
sports », souligne le Cojop.
Jeux paralympiques 2030 : les épreuves de neige à La Clusaz et Courchevel
Le concept d’un unique pôle neige pour les paralympiques, défendu au départ par Edgar Grospiron, président du comité d’organisation, a
évolué. Pour les prochains Jeux paralympiques d’hiver, organisés du 1er au 10 mars 2030 dans les Alpes françaises, le ski de fond et le
biathlon se dérouleront à La Clusaz, en Haute-Savoie, tandis qu’en Savoie, Courchevel accueillera le ski alpin et le snowboard. « Cette
option a été beaucoup travaillée à Courchevel. Mais le retour d’expérience de Milan-Cortina montre la nécessité de mutualiser les sites
entre les expériences olympiques et paralympiques », indique la présidente du CPSF, Marie-Amélie Le Fur. C’est en ce sens que La Clusaz,
qui sera de pôle nordique lors des Jeux, servira aussi d’écrin au para ski de fond et au para biathlon. Elle a été préférée au Grand-Bornand
pour ses conditions d’enneigement. « Au mois de mars, il faut qu’on aille dans des stations d’altitude. La Clusaz s’est imposée à nous au
regard de ce qu’on a vécu à Milan-Cortina (avec les conditions de neige de printemps, NDLR) », précise la présidente du CPSF. Les
épreuves de glace (hockey sur glace et curling fauteuil) auront lieu à Lyon (Rhône). Il s’agit désormais d’attendre la validation formelle du
comité international paralympique (IPC) la première quinzaine de juillet.
Une « montagne de lumière » pour Alpes 2030
Les emblèmes des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’hiver ont été dévoilés à Briançon (Hautes-Alpes).
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
ls ont été dévoilés lors
d'une cérémonie au Parc
des Sports de Briançon,
en présence d'officiels dont la
ministre des Sports Marina
Ferrari et les présidents des
régions Paca et Aura, Renaud
Muselier et Fabrice
P a n n e k o u c k e .
« C'est le dévoilement de
notre identité visuelle, un
événement fondateur. Ces
deux emblèmes, intemporels
et modernes, sont issus de ce
qu'une montagne peut nous
faire découvrir au lever du
soleil », indique Edgar
Grospiron, président du comité
d'organisation (Cojop).
Une montagne formée par
des rais de lumière descendant
de son sommet, qui rappellent
les lignes de glisse
propres aux sports d'hiver,
compose l'emblème olympique.
Pour Mathieu Sakkas,
directeur de l'image et de la
marque Alpes 2030, il représente
« une montagne de lumière.
À l'aube ou au crépuscule,
il y a ce moment d'épiphanie
quand le soleil traverse
une crête »
Celui des Paralympiques est
la contre-forme de ce triangle.
Les deux logos se déclinent
en noir, blanc ou bleu
azur teinté de rouge, complétés
par les anneaux olympiques
ou les
trois «agitos»,
ainsi que la
m e n t i o n
«Alpes 2030».
Pour la première
fois dans l'histoire des
Jeux, les logos olympique et
paralympique sont « complémentaires
» dans leur
construction graphique, a
souligné Edgar Grospiron.
En 2030, le pôle briançonnais
accueillera le ski freestyle et
le snowboard à Montgenèvre
et Serre-Chevalier, et un village
des athlètes sera installé
dans le fort Vauban. La ville
« symbolise l'engagement de
deux régions, même si la région
Sud n'a plus le pôle niçois
», a rappelé Grospiron,
après la décision en mai de
rapatrier les épreuves de
glace de Nice vers Lyon,
suite au refus du maire Éric
Ciotti d'installer une patinoire
temporaire à l'Allianz
Riviera. Le reste se répartira
entre Savoie et Haute-
Savoie.
2
Fédérations
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Pierre-Yves Gerbeau réélu président de la FFHG
Président sortant de la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG), Pierre-Yves Gerbeau a été réélu à la tête
de l’instance pour une durée de quatre ans.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
a confiance a été renouvelée
à Pierre-
Yves Gerbeau, en
poste depuis quatre ans, pour
un nouveau mandat. Préféré
à son seul rival, Jean-Luc
Blache, ancien président des
Brûleurs de Loups de
Grenoble (2000-2009), avec
78,74% des votes, il accompagnera
donc la préparation
des Championnats du monde
de hockey sur glace 2028 et
les Jeux Olympiques 2030,
deux événements qui auront
lieu en France.
Le hockey sur glace français
est dans une situation paradoxale
: le nombre de licenciés
est en hausse (+ 22 % en
quatre ans), surtout chez les
femmes (+ 55 %), et le
nombre de spectateurs
connaît également une belle
croissance en Ligue Magnus.
Mais, au niveau international,
les résultats ne sont pas
bons. L’équipe de France a
échoué à remonter dans
l’élite mondiale, alors que
Paris et Lyon accueilleront le
Championnat du monde
dans deux ans. Les équipes
de jeunes U18 et U20 ne sont
qu’en D1B, le troisième
échelon. C’est mieux du côté
des femmes. Les seniors seront
de retour dans l’élite
l’an prochain et les U18 ont
remporté la médaille de
bronze en D1A. Les deux
équipes de France ont participé
aux Jeux Olympiques
de Milan-Cortina en février,
mais en ayant été repêchées
grâce à la suspension de la
Russie, en vigueur depuis
l’invasion de l’Ukraine. Le
premier mandat « était un
mandat de transformation.
Des réformes ont été menées
au niveau des
Championnats, de l’arbitrage,
de la DTN. On a travaillé
d’arrache-pied. Nous
voulons maintenant terminer
le travail et accélérer le
mouvement », indique
Pierre-Yves Gerbeau (60
ans).
Dans son programme
« Horizon 2030 », il a proposé
l’accompagnement et le
développement des clubs, le
En bref
Fabien Saguez réélu président de la FFS. Élu président de la Fédération
française de ski (FFS) en 2022, Fabien Saguez a été réélu vendredi 19 juin pour un
deuxième mandat de quatre ans dans le cadre du Congrès 2026 de la FFS, organisé
à Annecy (Haute-Savoie). Il entend poursuive « le travail engagé lors des 4 années
précédentes au service du développement des disciplines de la neige et de la
montagne, de l’accompagnement des clubs, de la performance sportive et de la
préparation des échéances internationales à venir ». La FFS rappelle que, « pour la
première fois, l’ensemble des clubs affiliés participait directement aux votes et
élections fédérales, avec un nombre de voix déterminé en fonction de leur effectif de
licenciés », dans le but de renforcer le poids des clubs et de leurs acteurs dans les
choix effectués.
renforcement de la performance
des équipes nationales
(hommes, femmes,
para-hockey), la poursuite de
la structuration du hockey
français des amateurs au
haut niveau, le développement
d’un modèle économique
autonome pour la
FFHG, la féminisation de la
discipline, les actions envers
l’inclusion ou encore la modernisation
des patinoires, en
lien avec la transition énergétique.
Profitant de l’accueil
des Mondiaux 2028 et des
JO d’hiver 2030, l’ambition
de l’équipe fédérale est « de
faire de cette séquence exceptionnelle
un accélérateur
© FFHG
durable de développement
afin de renforcer la visibilité
du hockey français, attirer de
nouveaux partenaires, accompagner
la croissance du
nombre de pratiquants et favoriser
le développement des
infrastructures sur l’ensemble
du territoire ».
Lors de son premier mandat,
Pierre-Yves Gerbeau avait
déjà lancé des réformes au
niveau des Championnats,
de l’arbitrage et de la
Direction technique nationale.
Récemment, il y avait
eu la création d’un Guide de
développement destiné à la
formation des joueurs.
3
© FFSki
Territoires
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Le Sénat ouvre la voie à une expérimentation avec
le Creps de Vichy
Adoptée à l’unanimité par le Sénat le 15 juin 2026, la proposition de loi de Claude Malhuret consacre un
rapprochement inédit entre le Creps de Vichy (Allier) et son agglomération, en associant pour la première fois une
intercommunalité à la gestion d’un établissement public national. Derrière ce texte de droit public se joue aussi une
ambition plus large, celle d’ériger Vichy en pôle sportif et médical de référence internationale.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
Vichy, 9 ha et 150 ha
cohabitent sans vraiment
se parler. D’un
côté, le Creps — centre de
ressources, d’expertise et de
performance sportives — occupe
une emprise modeste au
sein d’un parc omnisports de
150 hectares géré par Vichy
Communauté. De l’autre,
l’agglomération investit, rénove
et anime ce territoire
sportif sans siéger à la table
de gouvernance de l’établissement
public. Ce paradoxe
administratif, qui n’a pas empêché
des coopérations informelles
fructueuses, a pourtant
révélé ses limites : en
2023, le Centre international
de séjour affichait un taux de
remplissage de 22 % seulement,
symptôme d’un potentiel
sous-exploité faute de
mutualisation formalisée.
Un établissement qui a failli
disparaître, désormais plébiscité
La trajectoire du Creps de
Vichy illustre toute la complexité
du sport public français.
Créé en 1972 grâce au
volontarisme politique d’une
ville qui a fait du sport un levier
de développement économique
et touristique, l’établissement
a frôlé la fermeture
entre 2008 et 2010 avant
de connaître une renaissance
spectaculaire. Entre 2020 et
2024, l’État et la région
Auvergne-Rhône-Alpes ont
conjointement investi 40 M€
pour moderniser ses installations.
Le résultat est éloquent
: lors des Jeux olympiques de
Paris 2024, le Creps a accueilli
31 équipes et 220 athlètes,
pour 52 médailles au
total. Le Pôle France de paraski
alpin vient par ailleurs de
décider de s’y installer. Ce
dynamisme repose toutefois
sur des conventions jugées
trop fragiles, dont la proposition
de loi du sénateur Claude
Malhuret entend précisément
corriger les limites.
Ce que la loi change
concrètement
Le modèle ressemble à celui
des lycées. Le texte crée une
gouvernance tripartite associant
l’État, la région
Auvergne-Rhône-Alpes et
Vichy Communauté.
L’intercommunalité fait son
entrée au conseil d’administration
du Creps et peut désormais
lui confier des missions
relevant traditionnellement
de ses compétences
propres. En contrepartie, elle
assume la compensation financière
du déficit généré par
ces activités transférées, estimé
à environ 1 M€. Les
nouvelles missions confiées
au Creps restent optionnelles:
aucune obligation ne pèse sur
l’établissement, ce qui préserve
la souplesse du dispositif.
Les agents de Vichy
Communauté affectés au
Creps relèvent de leur employeur
d’origine pour les
seules missions transférées.
Ce cadre juridique sécurisé
répond à une demande portée
de longue date, formalisée
après une étude confiée à
Patrick Bayeux et Éric de
Fenoyl, puis confirmée par
un rapport de l’inspection générale
de l’éducation, du
sport et de la recherche, publié
en juillet 2023.
« Moins de complexité, plus
d’efficacité, plus d’attractivité
: tel est le sens de cette
démarche », résume le sénateur
de l’Allier. La formule
condense la promesse économique
du texte : en supprimant
les doublons administratifs
et en mutualisant hébergement,
restauration et
compétences, le site vichyssois
prétend à un positionnement
de premier plan dans
l’économie du sport de haut
niveau, du sport-santé et du
tourisme sportif.
Un calendrier calibré sur
Brisbane 2032
L’expérimentation court jusqu’au
30 juin 2033, date retenue
pour tenir compte des résultats
des Jeux olympiques
de Brisbane à l’été 2032. Le
rapport d’évaluation devra
parvenir au Parlement au
plus tard le 31 décembre
2032, laissant le législateur
en mesure de se prononcer
sur une éventuelle généralisation.
Ce calendrier long peut
sembler paradoxal pour un
territoire qui ambitionne
d’accueillir des délégations
olympiques dès les Jeux d’hiver
de 2030, mais il répond à
une logique constitutionnelle
: l’article 37-1 de la
Constitution et la loi organique
d’avril 2021 exigent
qu’une expérimentation dispose
du temps nécessaire
pour produire des enseignements
fiables. Raccourcir le
délai aurait fragilisé le dispositif
juridique sans accélérer
les transformations opérationnelles,
qui, elles, peuvent
commencer sans attendre. La
durée initiale de dix ans ayant
été jugée excessive, la commission
a fixé l’échéance à
juin 2033, en cohérence directe
avec le cycle olympique.
Un modèle exportable ?
L’adoption unanime du texte
au Sénat traduit un consensus
rare sur la capacité des territoires
à innover dans la gestion
du sport public, à condition
que l’État conserve la
main sur les missions nationales.
Les acteurs locaux auront
à traduire le cadre législatif
en projets concrets —
développement du sportsanté,
optimisation des flux
de sportifs en résidence, renforcement
de l’attractivité
pour les grandes compétitions.
Si l’expérimentation
produit les résultats escomptés,
le modèle pourrait inspirer
d’autres territoires, même
si plusieurs intervenants ont
rappelé que la configuration
de Vichy — coexistence d’un
Creps national, d’un parc
omnisports, d’une tradition
thermale et d’une intercommunalité
volontariste — reste
difficile à reproduire à l’identique
ailleurs. La prochaine
étape passe par l’Assemblée
nationale. La PPL a été transmise
aux députés.
4
Territoires
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Marcoussis ouvert au public
Le Centre National de Rugby (CNR) Bernard Lapasset situé à Linas-Marcoussis (Essonne) ouvre exceptionnellement
ses portes au grand public à travers des visites guidées des coulisses du rugby français.
partir du 1er juillet
(sur réservation),
des visites guidées
permettent de découvrir ce
lieu mythique niché dans la
forêt de Bellejame, à une
trentaine de kilomètres de
Paris. Accompagnés d’un
guide, les visiteurs découvrent
les espaces habituellement
réservés aux joueurs et
au staff des équipes de
France : résidence du XV de
France, salle d’honneur, terrains
d’entraînement, espaces
de performance et
bien d’autres lieux emblématiques.
Longtemps resté
inaccessible au grand public,
ce lieu emblématique
s’ouvre désormais à la visite
grâce à Cultival, agence spécialiste
des expériences culturelles
immersives. Après
Roland-Garros et
Clairefontaine (Yvelines),
c’est une nouvelle plongée
inédite dans les coulisses du
sport français qui s’offre aux
visiteurs.
Terrains hybrides, salle de
musculation ultra-équipée,
espaces de réathlétisation,
dispositifs connectés de
suivi de performance, tout
converge vers un objectif :
optimiser la performance.
Parmi les lieux les plus emblématiques,
on retrouve
l’« atelier de la mêlée », un
dispositif capable de reproduire
la configuration et la
puissance de n’importe quel
pack au monde. L’entraîneur
peut paramétrer le poids, la
puissance et même le style
d’engagement des joueurs
simulés.
Pour compléter l’expérience,
la salle est également
dotée d’un système sonore
permettant de diffuser les
ambiances de match, jusqu’au
grondement des tribunes,
afin de recréer les
conditions réelles de la compétition.
La salle environnementale
a été conçue pour
recréer des conditions extrêmes
afin de préparer les
joueurs aux contextes les
plus
exigeants.
Particulièrement utile pour
les joueurs de rugby à 7, régulièrement
amenés à évoluer
aux quatre coins du
globe. Pour cela, la salle est
équipée d’un système de régulation
entièrement informatisé,
grâce auquel les préparateurs
physiques peuvent
ajuster la température, l’humidité
et l’altitude.
L’installation peut ainsi dépasser
les 40 °C et simuler
des conditions allant jusqu’à
4 800 mètres d’altitude.
Sport de haut niveau et
transmission
Le CNR n’est pas seulement
un centre d’entraînement.
Au fil de la visite, le lieu révèle
une autre dimension,
plus symbolique : celle de la
mémoire et des valeurs.
Dans la salle d’honneur, les
maillots du XV de France
racontent une histoire collective
faite de victoires, de
défaites et de reconstructions.
On y découvre également
la collection de coqs
ayant appartenu à Jacques
Delors, ancien ministre et
président de la Commission
européenne, transmise après
sa disparition par sa fille,
Martine Aubry. Le Code
d’honneur du XV de France
y est affiché comme une
ligne directrice, rappelant les
principes fondateurs du
rugby : respect, solidarité,
engagement et humilité. À
quelques mètres, la brasserie
Chez Domi, en hommage à
l’ailier Christophe
Dominici, disparu en 2020,
témoigne également de l’importance
accordée à la mémoire.
Ce lieu de convivialité
est prolongé par un salon
où sont inscrits sur les murs
les noms de l’ensemble des
joueuses et joueurs français
ayant porté le maillot de
l’équipe nationale.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
En bref
Paris : la vasque olympique revient. Totem des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, la vasque retrouve son trône dans le
jardin des Tuileries. À condition que les conditions météorologiques soient favorables, la vasque s’élèvera dans le ciel de Paris chaque soir, au
coucher du soleil, jusqu’au 14 septembre, date synonyme de la Fête nationale du sport. Du 22 juin au 31 juillet, la zone de la vasque sera fermée
à partir de 21h30 pour un envol vers 22h30 ; du 1er au 30 août, la zone sera fermée à partir de 20h30 pour un envol vers 21h30 et du 1er au
14 septembre la zone sera fermée à partir de 19h30 pour un envol vers 20h30. L’été dernier déjà, le premier depuis la fin des Jeux de Paris,
l’anneau de feu géant avait retrouvé sa place dans la capitale. Son retour en 2027 est d’ores et déjà acté. En 2028, cependant, l’olympisme
quittera définitivement Paris et prendra la direction de Los Angeles, où se tiendront les prochains Jeux.
Le patron du Tour de France s’excuse. Toutes les bourgades traversées par les coureurs du Tour de France ont droit à une présentation
sur le site officiel de l’épreuve. L’occasion de revenir sur l’histoire de la ville, de découvrir certaines spécialités culinaires, des sites touristiques
ou des personnalités célèbres. Mais pour la commune de Pont-de-Beauvoisin (Isère), que le Tour traversera au 105e kilomètre de la 17e étape,
prévue le 22 juillet prochain, la présentation a tourné à la polémique en raison d’une allusion des plus malheureuses. Le texte initial indiquait
que la ville était réputée pour sa gastronomie - avec la noix de Grenoble (AOC) puis le Saint-Marcellin -, qu’elle était le lieu de naissance du
champion du monde de triathlon Léo Bergère… mais qu’elle était aussi connue pour un terrible fait divers. « C’est là qu’a été enlevée, puis
assassinée, la petite Maëlys, meurtre pour lequel a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le tueur en série, Nordahl
Lelandais », pouvait-on lire sur le site Internet de la Grande boucle. Une « présentation très inappropriée » et « très choquante de (la) commune
» s’est ému la municipalité, qui a immédiatement alerté l’organisation du Tour. Cette dernière a rapidement réagi. Le passage a été retiré et
Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, s’est publiquement excusé. « Je ne sais pas si vous présenter mes plus plates excuses
pourra suffire, mais je voulais vous dire le sentiment de honte qui m’habite, écrit Christian Prudhomme. Je ne comprends pas que nous ayons
pu faire référence au drame de Maëlys dans le guide touristique du Tour (ces lignes ont été retirées), mais pourtant nous l’avons fait… Je
découvre notre faute ce matin. Je vous demande pardon, à vous Monsieur le Maire, et aux Pontois et aux Pontoises. »
5
International
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Les « pauses fraîcheur » impactent le résultat
Il s’agit de la grande nouveauté de cette Coupe du monde 2026. Instaurées officiellement pour faire face aux
températures élevées qui règnent aux États-Unis, Mexique et Canada, les pauses fraîcheur auraient, selon le journal
espagnol El Pais, un impact important sur la dynamique des rencontres. Près de 80 % d’entre elles influenceraient le
déroulement des rencontres.
la moitié des deux
mi-temps de chaque
rencontre de la
Coupe du monde 2026, la
pause fraîcheur vient interrompre
la rencontre. D’une
durée de trois minutes, celleci
est pensée comme un
moyen de compenser les effets
de la chaleur qui règne
sur les États-Unis, le
Mexique et le Canada, les
trois pays hôtes de cette édition
2026. Ces coupures auraient
une incidence importante
sur le sort de la rencontre.
Une étude menée par
le journal espagnol El Pais
montre que 78 % de ces
pauses fraîcheur auraient un
impact plus ou moins direct
sur le déroulement des rencontres
et surtout, sur les
« momentums ». C’est-àdire
qu’elles contribueraient
à renforcer ou plus généralement
à contrer une période
de domination d’une équipe.
L’outil utilisé pour illustrer
cette étude concerne les
« xT », c’est-à-dire le modèle
de danger attendu.
Ainsi, de nombreuses rencontres
auraient présenté des
cas de figure où la pause
fraîcheur induit un changement
de dynamique ou de
domination. El Pais cite en
exemple les rencontres entre
le Brésil et le Maroc (1-1) ou
encore entre l’Angleterre et
la Croatie (4-2) pour illustrer
la tendance. L’opposition
entre l’Allemagne et la Côte
d’Ivoire (2-1) était presque
caricaturale sur ce point. La
première pause aurait principalement
favorisé la Côte
d’Ivoire, face à l’Allemagne
qui a concédé l’ouverture du
score, à la demi-heure de
jeu. Rebelote en deuxième
période, cette fois au profit
des Allemands, parvenus à
égaliser après la deuxième
pause, avant de l’emporter
dans les arrêts de jeu.
Gustavo Alfaro, le coach argentin
du Paraguay, a un
avis tranché sur la question.
« C’est une pause publicitaire,
pas une pause pour
s’hydrater », a expliqué
Gustavo Alfaro en regrettant
que « la situation dégénère
». « Elles n’apportent
rien », tacle également le sélectionneur
de l’Uruguay,
Marcelo Bielsa. Des avis qui
ne pèsent pas grand-chose
devant la véritable raison de
ces pauses fraîcheur : l’argent.
Les diffuseurs en profitent
pour multiplier les coupures
pubs. Ainsi, les rencontres
connaissent de plus
en plus une logique de «
quart-temps », très prégnante
dans le sport américain.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
99 % de taux de remplissage
Qui a dit que les stades seraient vides pour la Coupe du monde 2026 avec des tarifs stratosphériques ? Selon les données (jusqu’au match
36 du Mondial) transmises par la FIFA, le taux d’occupation des seize enceintes était de 99,54%, avec une affluence moyenne de 64.110
personnes dans les stades. Au total, 2.307.947 personnes se sont présentées aux guichets des stades. Depuis le 11 juin, date du match
d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud disputé devant 80.824 spectateurs au stade Azteca, cette rencontre trône en tête du
classement des affluences aux côtés d’Ouzbekistan-Colombie, également disputé dans la capitale mexicaine, juste devant Brésil-Maroc, joué
au MetLife Stadium à New York (80.663 spectateurs). L’enceinte située dans le New Jersey a également accueilli 80.545 personnes pour
France-Sénégal le 16 juin. Cette même journée, qui comprenait quatre rencontres, avait permis de battre le record du nombre de spectateurs
sur une journée de compétition avec 281.223 personnes dans les stades.
En bref
La Palestine refuse tout match amical avec Israël. Alors que la FIFA a émis l’idée d’organiser un match amical Palestine - Israël en
ouverture d’un tournoi U15, la Fédération palestinienne (PFA) a refusé toute proposition en ce sens dans un communiqué cinglant à l’égard
de l’instance mondiale du football. Elle indique n’avoir eu aucune invitation en ce sens, fait savoir qu’elle refusera toute demande de la part
de la FIFA de disputer une telle rencontre. « La PFA rejette catégoriquement toute tentative de promouvoir ou d’imposer des matches avec une
puissance occupante qui attaque systématiquement les athlètes et l’infrastructure sportive palestinienne », détaille la fédération, en rappelant
selon elle que : « plus de 1 000 joueurs ont été assassinés » par Israël « au cours des trois dernières années ». « Nous continuons d’exiger
qu’Israël réponde de ses violations des normes sportives internationales. Le football ne peut exister en dehors de la réalité sur le terrain », a
repris la PFA, en dénonçant une « initiative de blanchiment sportif » face aux « crimes » israéliens. Le football ne peut pas guérir tous les maux
et Gianni Infantino vient de l’apprendre à ses dépens.
Les Mondiaux 2027 s’invitent au G7. Les dirigeants du G7 présents à Évian (Haute-Savoie) ont reçu en guise de cadeau un vélo Look
aux couleurs de leur pays et des Championnats du monde de cyclisme 2027 en Haute-Savoie. « Merci au President de la République
Emmanuel Macron d’avoir choisi de faire la promotion des championnats du Monde de cyclisme UCI 2027 lors du G7 qui se tient en France,
à Evian-les-Bains. Tous les sept chefs d’Etat vont recevoir un velo personalisé », a salué le président de l’UCI, David Lappartient. Emmanuel
Macron a reçu le sien par le président du conseil départemental de Haute-Savoie, Martial Saddier, et David Lappartient. Au cours de ce même
sommet, le chancelier allemand Friedrich Merz a offert au président américain, qui vient de célébrer ses 80 ans, un maillot de l’équipe de
football d’Allemagne floqué à son nom et du numéro 47 alors que la Coupe du monde de football vient de démarrer en Amérique du Nord.
Son grand-père paternel, Friedrich, était né en Allemagne Reste à attendre de voir si Donald Trump, Giorgia Meloni, Friedrich Merz, Keir
Starmer, Mark Carney et Sanae Takaichi vont étrenner leur vélo et promouvoir les Mondiaux 2027 aux quatre coins de la planète.
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International
N°1702 La Lettre de l’économie du sport vendredi 26 juin 2026
Comment la F1 fait baisser son empreinte carbone
La Formule 1 publie son rapport annuel de développement durable et revendique une réduction de 35 % de son
empreinte carbone par rapport à son année de référence de 2018. Derrière les chiffres, une ambition à la fois
environnementale et commerciale : faire de la crédibilité climatique un levier de croissance pour un championnat qui
s’étend désormais à 24 Grands Prix par saison dans 19 pays.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
a Formule 1 est un
championnat du
monde de paradoxes
avant d’être un championnat
de vitesse. Ses monoplaces
sillonnent la planète, transportant
avec elles des milliers
de tonnes de matériel et
des centaines de professionnels
à bord de vols longcourriers.
Que ce sport mécanique
par essence revendique
aujourd’hui une réduction
de 35 % de son empreinte
carbone par rapport à
2018 ne va donc pas de soi.
Le rapport annuel de durabilité
le certifie pourtant,
chiffres à l’appui, avec une
baisse supplémentaire de
12 % enregistrée entre 2024
et 2025.
Ce que le bilan mesure (et
ce qu’il ne mesure pas)
La Formule 1 calcule son
empreinte carbone en tonnes
équivalent CO2 (tCO2e), en
agrégeant quatre grandes familles
d’émissions : la logistique
(fret aérien, maritime
et terrestre), les déplacements
du personnel, les opérations
de course et les infrastructures
des équipes
(usines, bureaux, centres
techniques). En 2018, cette
empreinte s’établissait à 228
793 tCO2e. Elle s’élève désormais
à 148 805 tCO2e,
soit quelque 80 000 unités
supprimées. La F1 traduit ce
chiffre en image parlante :
l’équivalent de 100 000 vols
Londres-New York éliminés.
Mais la nuance est de taille.
Sur ces 35 % de réduction
affichés, une partie repose
sur l’achat de certificats de
carburant aviation durable,
un mécanisme financier reconnu
qui permet de comptabiliser
des économies
d’émissions dans la chaîne
d’approvisionnement sans
pour autant réduire directement
les vols opérés. Sans
ces certificats, la baisse des
émissions physiques réelles
descend à 21 %. Le chiffre
reste significatif, mais il
tempère l’enthousiasme affiché
par la F1.
Des gains réels sur les
postes clés
Là où les avancées sont les
plus tangibles, c’est sur les
usines et installations des
équipes : les émissions issues
des sites et des infrastructures
ont chuté de 64 %
par rapport à 2018, grâce
aux contrats d’énergie renouvelable
et à la transition
vers des sources alternatives.
Un camion électrique sur l’intégralité des courses européennes
Les émissions logistiques
ont diminué de 29 % (soit
près de 20 000 tCO2e), avec
un programme de camions
fonctionnant aux biocarburants
sur le fret terrestre européen
et un premier investissement
dans des carburants
maritimes durables
réalisé en 2025. Les émissions
liées aux déplacements
du personnel ont reculé de
27 % grâce au développement
des opérations de diffusion
à distance, qui réduisent
les besoins humains et
matériels à chaque Grand
Prix. En revanche, les déplacements
aériens commerciaux
(personnels des
équipes et équipes de production
de la diffusion TV)
demeurent le premier poste
d’émissions, représentant
39 % du bilan total.
Un calendrier de 24 Grands
Prix dans 19 pays ne se décarbone
pas par décret.
« Nous agissons et montrons
nos résultats par des faits,
pas seulement par des mots,
et je suis incroyablement fier
que nous restions sur la
bonne voie pour atteindre la
neutralité carbone d’ici
2030 », assume Stefano
Domenicali, président et directeur
général de la
Formule 1.
La crédibilité à l’épreuve
de la croissance
La vraie performance ne réside
peut-être pas dans les
35 % de réduction depuis
2018, mais dans ce qu’ils signifient
en termes relatifs. Si
aucune action n’avait été entreprise,
les émissions auraient
progressé d’environ 10
% par rapport à 2018, portées
par l’expansion du calendrier.
La F1 est donc allée
chercher des baisses dans un
contexte de croissance sportive
et commerciale soutenue.
Pour atteindre la neutralité
carbone en 2030, le
championnat devra d’abord
réduire ses émissions absolues
d’au moins 50 % par
rapport à 2018 avant de recourir
à des compensations
pour les émissions résiduelles.
Le programme baptisé
« Future Race Operations
Prog-ramme » vise à transférer
plus de 50 % du fret aérien
lié à la diffusion vers le
transport maritime ou des
hubs régionaux d’ici à 2030.
Ce levier opérationnel, sans
recours aux mécanismes de
certificats, constitue le test de
crédibilité ultime d’un sport
qui a fait du spectacle mondial
sa marque de fabrique et
de la durabilité son nouveau
terrain de compétition.
L’écurie Mercedes F1 annonce devenir la première équipe de la grille à utiliser un camion électrique sur l’intégralité des neuf courses
européennes de la saison 2026. Arrivé à Monaco le 1er juin, le Mercedes-Benz Trucks eActros 600 devra parcourir une distance d’environ
15 000 km au cours des trois prochains mois. « Nous concrétisons notre ambition de déployer le Mercedes-Benz Trucks eActros 600 sur les
neuf courses européennes, démontrant ainsi notre engagement à accélérer la décarbonation dans certains des secteurs les plus difficiles à
décarboner de nos activités », détaille la responsable du développement durable, Alice Ashpitel, dans un communiqué. Lancé dans son
programme de neutralité carbone, le team Mercedes F1 avait déjà communiqué sur son désir de s’équiper de camions à l’empreinte carbone
la plus faible possible pour ses déplacements en Europe. En juillet dernier, l’écurie avait déjà fait le choix de l’électrique pour amener ses
monoplaces au circuit de Silverstone. Toutefois, le trajet qui séparait l’usine et le Grand Prix était de 50 km seulement.
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