29.06.2026 Vues

J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification

J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification – Interview de Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques du Gimelec - Industrie, les solutions pour améliorer la compétitivité des sites industriels : performance énergétique, flexibilité, automatisation et robotique – Éclairage : les sites industriels et les entrepôts logistiques en mutation – BACS, généraliser le déploiement des solutions de pilotage dans le petit tertiaire et les commerces…

J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification – Interview de Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques du Gimelec - Industrie, les solutions pour améliorer la compétitivité des sites industriels : performance énergétique, flexibilité, automatisation et robotique – Éclairage : les sites industriels et les entrepôts logistiques en mutation – BACS, généraliser le déploiement des solutions de pilotage dans le petit tertiaire et les commerces…

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Le courant passe entre nous depuis 76 ans

Industrie

Les solutions pour

améliorer la compétitivité

des sites industriels :

performance énergétique,

flexibilité, automatisation

et robotique

Éclairage

Les sites industriels et

les entrepôts logistiques

en mutation

BACS

Généraliser le

déploiement des

solutions de pilotage

dans le petit tertiaire

et les commerces

INDUSTRIE

DE LA MODERNISATION

À L’ÉLECTRIFICATION

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / JUIN 2026

927


2 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


ISSN 0758-3826 / JUIN 2026

ÉDITO

Pas d’électrification

sans modernisation

© DR

‘‘

Une politique

industrielle durable ne

peut se limiter à attirer

de nouveaux projets ; elle

doit aussi accompagner

les entreprises qui

produisent déjà en France

et qui constituent le socle

de notre industrie.

’’

Le courant passe entre nous depuis 76 ans

Industrie

Les solutions pour

améliorer la compétitivité

des sites industriels :

performance énergétique,

flexibilité, automatisation

et robotique

Éclairage

Les sites industriels et

les entrepôts logistiques

en mutation

BACS

Généraliser le

déploiement des

solutions de pilotage

dans le petit tertiaire

et les commerces

INDUSTRIE

DE LA MODERNISATION

À L’ÉLECTRIFICATION

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

Dans

ce numéro :

J3e met en lumière les solutions

pour moderniser les sites de

production, entre performance

énergétique, flexibilité,

automatisation, robotique,

IA et éclairage industriel.

© Adobe Stock

WWW.FILIERE-3E.FR

927

Depuis plusieurs semaines, l’électrification s’impose comme l’un des grands

mantras de la politique industrielle française. Réunion de l’« Équipe de

France de l’électrification » à l’Élysée, campagnes de communication

gouvernementales, sommet Choose France : rarement le sujet aura bénéficié d’une

telle visibilité.

Cette séquence s’inscrit dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les

incertitudes sur les marchés pétroliers et la volatilité des prix des énergies fossiles.

Face à ces risques, les pouvoirs publics mettent en avant l’un des principaux atouts du

pays : une électricité largement décarbonée, produite sur le territoire national et moins

exposée aux chocs internationaux que le pétrole ou le gaz.

Les annonces du sommet Choose France illustrent cette stratégie. Des dizaines de

milliards d’euros d’investissements ont été promis, notamment dans les infrastructures

numériques et les datacenters liés à l’intelligence artificielle. Pour ces acteurs mondiaux,

la disponibilité d’une électricité abondante, compétitive et décarbonée est devenue un

critère d’implantation majeur.

Mais derrière les grands projets et les investissements spectaculaires se trouvent des

milliers de PME, PMI et ETI qui constituent l’essentiel du tissu industriel français. Ces

entreprises, pour beaucoup sous-traitantes des grands groupes, constituent le socle de

notre industrie. Elles fabriquent sur le territoire national, créent de l’emploi localement,

innovent et assurent la solidité des chaînes de valeur.

Or, pour elles, l’électrification n’est pas une finalité. La priorité est la compétitivité. Comme

l’explique Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec, l’électrification n’a de sens

que lorsqu’elle s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation : renouvellement

des équipements, automatisation, robotisation, digitalisation des procédés, exploitation

des données industrielles ou intégration progressive de l’intelligence artificielle.

C’est probablement l’angle mort du débat actuel. Les pouvoirs publics communiquent

légitimement sur les investissements qu’ils attirent et sur les avantages énergétiques du

pays. Mais la réindustrialisation ne se jouera pas uniquement dans les futurs datacenters

ou les projets à plusieurs milliards d’euros. Elle dépendra tout autant de la capacité des

PMI et des ETI à moderniser leurs outils de production, gagner en productivité et rester

compétitives. Une politique industrielle durable ne peut se limiter à attirer de nouveaux

projets ; elle doit aussi accompagner les entreprises qui produisent déjà en France et qui

constituent le socle de notre industrie.

C’est précisément le fil conducteur de ce numéro de J3e. Performance énergétique,

flexibilité, automatisation, robotique, éclairage industriel : au-delà des discours, nous

mettons en lumière les solutions concrètes qui permettent aux industriels de moderniser

leurs sites et de gagner en compétitivité.

Alexandre Arène,

rédacteur en chef

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 3


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j3e est édité par la société 3e Médias,

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SA au capital de 140 000 euros ;

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Siège social : 32 rue du Faubourg

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Poissonnière - 75010 Paris

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Bureaux : 17, rue de l’amiral Hamelin -

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75016 Paris

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Représentant légal : David Catelain.

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© 3e Médias, Paris.

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Reproduction interdite.

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Toutefois, des photocopies peuvent être

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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.

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Celle-ci pourra être obtenue auprès du

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Centre français du copyright, 20, rue des

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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel

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3e Médias a donné mandat pour le

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représenter auprès des utilisateurs.

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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70

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Dépôt légal : juin 2026

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Conception graphique - Réalisation :

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Planète Graphique Studio - Paris 17 e .

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Impression : IPPAC / Imprimerie

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de Champagne 52500 Langres.

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Directeur de la publication : David Catelain

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Rédaction

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Email : redaction@filiere-3e.fr

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Rédacteur en chef : Alexandre Arène

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Ont collaboré à ce numéro :

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Jean-Paul Beaudet

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et Jean-François Moreau.

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Marketing & Publicité

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3e Médias

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité print & digital

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3e Médias

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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris

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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68

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sdm@filiere-3e.fr

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Diffusion

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Relations abonnements

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Juliette Aguelon

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compta.3emedias@gmail.com

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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;

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185 € HT par avion

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Prix au numéro : 17 €

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Corrections

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Laurence Chabrun

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laurencechabrun@gmail.com

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© DR

© DR

‘‘

Un industriel n’investit pas

pour électrifier ses procédés. Il

investit pour être plus compétitif,

plus performant et plus résilient.

‘‘

L’IA agit comme un

révélateur. Beaucoup

d’entreprises prennent

conscience du retard accumulé

au fil des différentes vagues

technologiques.

06

INTERVIEW

’’

Virginie Charles

Joël Vormus

06 / Virginie Charles

Déléguée industrie du Gimelec

Joël Vormus

Délégué datacenter et directeur

des affaires publiques du Gimelec

DANS CE NUMÉRO

’’

© Adobe Stock

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

29

LES SOLUTIONS POUR AMÉLIORER

LA COMPÉTITIVITÉ DES SITES

INDUSTRIELS : PERFORMANCE

ÉNERGÉTIQUE, FLEXIBILITÉ,

AUTOMATISATION ET ROBOTIQUE

09

ACTUALITÉS

09 / Équipe de France

de l’électrification

L’Élysée mobilise la filière pour

accélérer l’électrification des usages

GTB

Le SIGTB poursuit sa structuration

et renforce ses actions pour la

filière GTB

10 / Choose France 2026

11

L’IA et les datacenters concentrent

l’essentiel des investissements

Cybersécurité

L’ANSSI publie un guide de

cybersécurité pour les systèmes

GTB et GTC

AGENDA

4 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


© Linus Lintner Fotografie, Berlin

Éclairage

46

LES SITES INDUSTRIELS

ET LES ENTREPÔTS LOGISTIQUES

EN MUTATION

12

DÉVELOPPEMENTS

12 / Florent Taesch

Directeur commercial activité

tertiaire chez Hager

13 / Christophe Habouzit

Vice-président Global Product Line,

fusible et appareillage fusible de

norme CEI, Mersen

16

LE POINT SUR

16 / Maîtriser les risques liés à la foudre

et aux surtensions dans l’industrie

et les ICPE

24 / La revanche de Thomas Edison

sur Nikola Tesla ?

64

SOLUTIONS

La sélection de la rédaction

DANS CE NUMÉRO

© B.E.G. France

BACS

56

GÉNÉRALISER LE DÉPLOIEMENT

DES SOLUTIONS DE PILOTAGE

DANS LE PETIT TERTIAIRE

ET LES COMMERCES

66

3 QUESTIONS À

Robertino Cinelli

Président d’ABB Robotics en France

67

INDEX DES ENTREPRISES

ET ORGANISMES CITÉS

LISTE DES ANNONCEURS :

• 2 e COUV – SEPEM INDUSTRIES

• 4 e COUV – IBS

• P. 14 - PUBLI-RÉDACTIONNEL ABB

• P. 15 - ABB

• P. 19 - DEHN

• P. 21 - CITEL

• P. 23 - 3E MÉDIAS

• P. 27 - SIDO

• P. 31 - SOCOMEC

• P. 35 - ADM21

• P. 49 - SYLVANIA GROUP

• P. 51 - LEDVANCE

• P. 59 - AIRZONE

• P. 61 - B.E.G.

• P. 63 - ENERGY TIME

• P. 65 - PLAQUENDIRECT

• ENCART BROCHÉ - HAGER

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David Catelain

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Directeur de la publication

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Alexandre Arène

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Rédacteur en chef

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alexandre.arene@filiere-3e.fr

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Jean-François Moreau

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Journaliste spécialiste supervision,

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efficacité énergétique, BIM

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journalistes@filiere-3e.fr

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Jean-Paul Beaudet

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Journaliste spécialiste

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datacenters, stockage de

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l’énergie, énergies renouvelables,

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véhicules électriques et IRVE

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journalistes@filiere-3e.fr

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Sandrine de Montmorillon

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Responsable publicité,

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partenariats & réseaux sociaux

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Groupe 3e Médias

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sdm@filiere-3e.fr

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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 5


INTERVIEW

Propos recueillis par Alexandre Arène

Virginie Charles

Déléguée industrie du Gimelec

‘‘

Un industriel n’investit pas pour

électrifier ses procédés. Il investit

pour être plus compétitif, plus

performant et plus résilient.

’’

© DR

Joël Vormus

Délégué datacenter et directeur

des affaires publiques du Gimelec

‘‘

L’IA agit comme un révélateur.

Beaucoup d’entreprises prennent

conscience du retard accumulé au fil

des différentes vagues technologiques.

’’

© DR

Longtemps restée un sujet technique, l’électrification occupe désormais une place de

premier plan dans les débats sur l’avenir de l’industrie française. Entre ambitions de

réindustrialisation, besoins croissants en compétitivité et évolutions du contexte géopolitique,

les entreprises françaises sont confrontées à de nouveaux défis. Virginie Charles, déléguée

industrie du Gimelec, et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques

du Gimelec, livrent leur analyse des transformations en cours, des conditions nécessaires pour

accompagner durablement l’évolution du tissu industriel français, et replacent le débat dans

une perspective plus large : celle de la compétitivité des PMI et ETI.

L’électrification est aujourd’hui largement mise

en avant par les pouvoirs publics. Comment

accueillez-vous cette dynamique ?

Virginie Charles - La médiatisation du sujet est

une bonne chose. L’électrification est désormais

identifiée comme un enjeu stratégique et c’est positif

pour notre filière. Mais il faut être clair : l’électrification

ne peut pas être abordée seule. Derrière

les annonces, il y a des prérequis très concrets :

des capacités de raccordement adaptées, un coût

de l’électricité maîtrisé, un cadre réglementaire

stable et des stratégies industrielles capables d’accompagner

la transformation des entreprises. Un

industriel va engager une démarche d’investissement

pour être plus compétitif, l’électrification

sera un outil supplémentaire à intégrer dans la

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INTERVIEW

Virginie Charles & Joël Vormus

stratégie globale de modernisation de son site de

production. Au comité Industrie du Gimelec, nous

travaillons avant tout pour le tissu industriel composé

de PMI et d’ETI. C’est là que se situe l’enjeu

principal. Nous avons un parc industriel souvent

ancien, qui doit être modernisé. Cela implique des

changements de process, d’organisation et parfois

même de culture d’entreprise. L’électrification doit

être associée à la digitalisation des process.

Joël Vormus - Il faut aussi voir cette séquence

comme un changement culturel. Les opérations de

communication ont leur utilité : elles permettent

d’ouvrir un sujet qui, jusqu’à récemment, était peu

visible. Mais une fois le sujet ouvert, il faut l’opérationnaliser.

Le risque serait de considérer l’électrification

comme une fin en soi. Pour le monde

de l’énergie, électrifier est un objectif. Pour l’industrie,

ce n’est qu’un moyen parmi d’autres. Si l’on ne

relie pas l’électrification à la modernisation et à la

compétitivité, on passera à côté du sujet.

Pourquoi insistez-vous autant

sur la compétitivité ?

Virginie Charles - Parce que c’est la véritable finalité.

Un industriel n’investit pas pour électrifier ses

procédés. Il investit pour être plus compétitif, plus

performant et plus résilient. L’électrification doit

s’inscrire dans une stratégie plus globale qui comprend

également l’efficacité énergétique, l’économie

circulaire, l’automatisation ou encore la digitalisation.

Ce sont des leviers complémentaires qui

participent tous à la compétitivité de l’entreprise.

Nous observons parfois une approche qui consiste

à présenter l’électrification comme l’objectif principal.

Pour nous, c’est un outil. Un outil important,

mais un outil tout de même.

Joël Vormus - Nous insistons également sur un

point : l’essentiel du tissu industriel français n’est

ni constitué de grands électro-intensifs ni de très

petites entreprises de l’artisanat. L’essentiel du tissu

productif est constitué par des milliers de PMI

et d’ETI. Or ce sont précisément ces entreprises

qui sont souvent absentes des débats publics. Les

grandes industries disposent de directions dédiées

et dialoguent régulièrement avec les pouvoirs

publics. Les petites structures, l’artisanat, le BtoC,

bénéficient parfois d’une forte visibilité médiatique.

Entre les deux, il existe un monde industriel

considérable qui reste insuffisamment pris en

compte.

Le plan d’électrification peut-il malgré tout

accélérer la transformation industrielle ?

Virginie Charles - Oui, mais à condition de ne pas

le regarder de manière isolée. Nous ne pensons pas

que l’électrification seule déclenchera un mouvement

massif de transformation. En revanche, elle

peut accompagner un mouvement plus large de

modernisation. Lorsqu’une entreprise renouvelle

ses équipements, automatise ses lignes ou digitalise

ses processus, elle est naturellement amenée

à électrifier davantage ses installations. C’est

d’ailleurs la raison pour laquelle nous accordons

une importance particulière à la digitalisation des

procédés industriels. C’est souvent ce facteur qui

déclenche les investissements structurants.

Joël Vormus - L’exemple de l’efficacité énergétique

est révélateur. Le remplacement de moteurs ou de

variateurs offre souvent des retours sur investissement

très rapides. Pourtant, ces projets restent

parfois secondaires dans les discussions, parce

qu’ils ne relèvent pas directement de l’électrification.

Nous défendons au contraire une approche

transversale. Si un projet améliore simultanément

la performance énergétique, la compétitivité et la

modernisation d’un site, il doit être encouragé.

Justement, quel rôle joue aujourd’hui

la digitalisation dans cette transformation ?

Virginie Charles - Elle joue un rôle central. Le

Gimelec pilote notamment un axe du contrat stratégique

de filière « Biens d’équipement » autour

d’un standard baptisé « Digital Ready ». L’objectif

est d’accompagner les industriels dans leur transformation

numérique. Quand une entreprise

commence à digitaliser ses outils de production,

elle se heurte rapidement à la réalité de son parc

installé. Beaucoup de machines anciennes ne sont

pas connectables. La digitalisation devient alors

un moteur de modernisation. Par conséquent, elle

entraîne également des investissements dans les

équipements et favorise indirectement l’électrification.

Joël Vormus - La difficulté réside dans l’accompagnement.

Une transformation numérique ne

consiste pas simplement à installer quelques

logiciels. Elle implique souvent des évolutions

organisationnelles profondes. Si on regarde chez

nos voisins, les entreprises allemandes disposent

généralement d’une taille critique qui leur permet

d’intégrer davantage de compétences en interne.

En France, de nombreuses PMI et ETI ont besoin

d’un accompagnement spécifique pour franchir

ces étapes, car elles n’ont pas la capacité d’intégrer

en interne les compétences liées à la digitalisation.

L’intelligence artificielle peut-elle accélérer

cette dynamique ?

Virginie Charles - Nous observons un intérêt

croissant pour des applications industrielles

concrètes. L’un des exemples les plus pertinents

concerne l’identification précoce des pièces défec-

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 7


INTERVIEW

Virginie Charles & Joël Vormus

‘‘

L’essentiel du tissu productif est constitué

par des milliers de PMI et d’ETI. Or ce sont

précisément ces entreprises qui sont souvent

absentes des débats publics.

’’

tueuses dans les chaînes de production. Grâce à

l’IA, il devient possible de détecter plus rapidement

les défauts, de limiter les rebuts, de réduire

les pertes de matières premières et d’améliorer la

qualité globale de la production. Ces bénéfices

sont bien compris par les industriels. En revanche,

leur mise en œuvre suppose souvent de revoir les

équipements, les compétences et l’organisation.

La marche reste très élevée, d’autant que beaucoup

des entreprises qui composent le cœur du

tissu industriel français ont pris du retard sur la

modernisation de leurs outils de production ces

dernières années.

Joël Vormus - L’IA agit également comme un

révélateur. Beaucoup d’entreprises prennent

conscience du retard accumulé au fil des différentes

vagues technologiques. Après l’automatisation

puis l’informatisation, l’IA représente une

nouvelle étape. Cette fois, les enjeux sont tels que

les entreprises comprennent qu’elles ne peuvent

plus rester immobiles sans risquer de perdre durablement

en compétitivité.

Le contexte géopolitique joue-t-il aussi un rôle

dans cette prise de conscience ?

Virginie Charles - Les tensions internationales,

les fragilités des chaînes d’approvisionnement, les

questions de souveraineté industrielle, les enjeux

liés aux matières premières critiques ou encore

la hausse des coûts énergétiques ont profondément

modifié les réflexions des industriels. Tout

cela pousse les entreprises à réévaluer leurs stratégies

et à investir davantage dans leur résilience.

Nous constatons aujourd’hui un véritable réveil.

Toutes les entreprises ne réagiront pas de la même

manière, mais les signaux sont beaucoup plus forts

aujourd’hui qu’il y a quelques années.

Joël Vormus - Les sujets de cybersécurité, de

dépendance technologique ou de concurrence

internationale prennent également une importance

considérable. En Europe, ces questions

progressent désormais dans le débat public. Elles

contribuent à faire évoluer les mentalités et à

replacer l’industrie au centre des préoccupations

stratégiques.

Quels secteurs apparaissent aujourd’hui

comme prioritaires ?

Virginie Charles - Nous sommes en train d’identifier

les filières sur lesquelles nos actions auront

le plus d’impact. La défense, le nucléaire, la pharmacie

ou encore l’agroalimentaire figurent parmi

les secteurs les plus dynamiques. L’enjeu consiste à

accompagner ces filières dans leur modernisation

et à créer des effets d’entraînement sur l’ensemble

de leurs écosystèmes. Les grandes entreprises

embarquent derrière elles un réseau important

de sous-traitants. Lorsqu’elles évoluent, elles

entraînent souvent toute une chaîne de valeur.

Quels indicateurs permettent de suivre

l’avancée de l’électrification dans l’industrie ?

Joël Vormus - Tout dépend de ce que l’on cherche

à mesurer. Si l’on adopte uniquement une vision

énergétique, on peut suivre l’évolution de la

consommation électrique de l’industrie ou la part

respective de l’électricité et des énergies fossiles.

Mais ce n’est pas suffisant.

Virginie Charles - Pour nous, le véritable indicateur

reste la compétitivité industrielle. La question

est de savoir si nous parvenons à renforcer notre

tissu productif, à développer l’investissement,

l’emploi, la valeur ajoutée et le poids de l’industrie

dans l’économie française. L’électrification n’a de

sens que si elle contribue à cet objectif.

Joël Vormus - C’est précisément le cœur du débat.

On peut réussir à électrifier certaines grandes

industries et constater une hausse de la consommation

électrique. Mais si, dans le même temps,

on perd une partie des PMI et des ETI qui constituent

l’essentiel du tissu industriel français, alors le

bilan sera incomplet.

Quelle place l’électrification doit-elle occuper

dans la stratégie de transformation des

industriels ?

Virginie Charles - Que l’électrification est un

levier utile, mais qu’elle ne doit jamais être considérée

comme une finalité. Ce qui fera réellement

avancer l’industrie française, c’est la modernisation

des processus, la digitalisation, l’automatisation

et la recherche permanente de compétitivité.

L’électrification fait partie de cette transformation,

mais elle n’en est pas le point de départ.

Joël Vormus - Malgré toutes les difficultés, nous

observons des évolutions positives. Les sujets

industriels sont plus présents dans les débats, les

entreprises s’interrogent davantage sur leur avenir

et les enjeux de souveraineté sont mieux compris.

Rien n’est gagné, mais les conditions d’un changement

culturel commencent à se mettre en place.

8 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


ACTUALITÉ

Équipe de France de l’électrification

L’Élysée mobilise la filière pour accélérer

l’électrification des usages

Un mois après la

présentation du

plan gouvernemental

d’électrification des

usages, Emmanuel

Macron a réuni le 26 mai

à l’Élysée l’« Équipe de

France de l’électrification »,

composée d’industriels,

d’énergéticiens, de

fournisseurs de services,

d’installateurs et de

représentants des filières

concernées. L’objectif

affiché est d’accélérer le

recours à l’électricité dans

les transports, l’industrie

et le bâtiment afin de

réduire la dépendance

aux énergies fossiles

et d’augmenter la part

de l’électricité dans la

consommation finale

d’énergie.

Cette mobilisation

intervient dans un

contexte particulier.

Alors que plus de 95 % de

l’électricité produite en

France est décarbonée et

que les prix de l’électricité

restent inférieurs à ceux

observés dans plusieurs

pays européens, la

consommation électrique

progresse moins

rapidement qu’escompté.

L’exécutif cherche ainsi à

encourager l’électrification

des usages, considérée

comme un levier de

décarbonation, mais

aussi de souveraineté

énergétique. À l’occasion

de cette réunion,

plusieurs entreprises

et organisations

professionnelles ont

annoncé des engagements

dans les quatre domaines

prioritaires identifiés par

le gouvernement : mobilité

électrique, industrie,

transports et bâtiment.

Dans ce dernier secteur, la

pompe à chaleur occupe

une place centrale. La

filière s’est engagée à

viser une capacité de

production d’un million

d’unités par an en

France d’ici 2030. EDF a

notamment annoncé une

prime destinée à certaines

installations, ainsi que

des investissements

supplémentaires pour

favoriser l’électrification

de procédés industriels.

Octopus Energy prévoit de

son côté un investissement

pouvant atteindre

150 millions d’euros pour

une usine de fabrication

de pompes à chaleur en

France, tandis qu’Idex a

annoncé un programme

d’investissements destiné

aux bâtiments résidentiels

et tertiaires. D’autres

annonces concernent

les particuliers, avec de

nouvelles offres tarifaires

proposées par plusieurs

fournisseurs d’énergie

afin d’inciter à décaler

les consommations

électriques. Dans la

mobilité, les constructeurs

automobiles ont confirmé

leur participation à une

nouvelle édition du leasing

social pour les véhicules

électriques. La filière de

la recharge a également

présenté des objectifs de

déploiement de bornes

supplémentaires, tant

dans les copropriétés

que sur le réseau public.

Pour l’industrie, plusieurs

acteurs se sont engagés à

développer des contrats

d’électricité de long terme

et des solutions visant à

réduire les consommations

énergétiques des

bâtiments et des sites de

production. L’électrification

des poids lourds figure

également parmi les axes

de travail annoncés. Cette

dynamique s’accompagne

d’enjeux importants en

matière de compétences.

À travers cette séquence,

l’exécutif cherche à fédérer

l’ensemble des acteurs

économiques autour

des objectifs fixés par

le plan d’électrification,

qui prévoit de porter la

part de l’électricité dans

la consommation finale

d’énergie de 27 % en 2024

à 34 % en 2030, puis à 38 %

en 2035.

GTB

Le SIGTB poursuit sa structuration et renforce

ses actions pour la filière GTB

Deux ans après sa

création, le Syndicat

des intégrateurs en

gestion technique du

bâtiment (SIGTB) a

dressé un premier bilan

de son activité lors d’une

conférence de presse

organisée à Paris le 9 juin

dernier. L’organisation

rassemble désormais

52 adhérents, représentant

près de 1000 salariés et

environ 150 M€ de chiffre

d’affaires, avec l’ambition

de renforcer la visibilité

et la reconnaissance

du métier d’intégrateur

GTB. Le syndicat a

notamment présenté les

actions engagées pour

structurer la profession :

mise en place d’une

charte d’adhésion,

développement d’un

annuaire national des

intégrateurs et création

de labels de compétences

permettant d’identifier

les domaines d’expertise

des entreprises. Pour

2026, le SIGTB lance

quatre commissions

de travail consacrées

à la vulgarisation des

normes et décrets, à la

formation académique et

continue, à la rédaction

d’un livre blanc de la

GTB et à la promotion

de la maintenance

des installations. Ces

travaux doivent produire

des outils concrets

pour les intégrateurs

et contribuer à mieux

faire connaître un métier

encore insuffisamment

représenté dans les

cursus de formation. Le

syndicat entend également

poursuivre ses échanges

avec le Gimelec et d’autres

organismes professionnels,

tout en réaffirmant son

indépendance. Son objectif

est désormais d’élargir

sa représentativité sur

le territoire et de peser

davantage dans les

évolutions techniques

et réglementaires

qui accompagnent le

développement de la GTB.

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 9


ACTUALITÉ

Choose France 2026

L’IA et les datacenters concentrent l’essentiel

des investissements

Les capitaines

d’industrie du monde

entier étaient réunis

le 1 er juin au château

de Versailles pour

la neuvième édition

de Choose France.

Emmanuel Macron a

annoncé 93 milliards

d’euros d’investissements

étrangers sur le territoire

national. Un montant

record, supérieur au total

cumulé des engagements

des huit précédentes

éditions, qui pourrait

représenter près de

15600 emplois, selon

l’exécutif. L’intelligence

artificielle concentre

l’essentiel des annonces.

Le groupe japonais

SoftBank prévoit

d’investir 45 milliards

d’euros d’ici à 2031,

en partenariat avec

Schneider Electric,

pour développer des

centres de données dans

les Hauts-de-France.

D’autres projets portés

par MGX, Bpifrance,

Ardian, Verne ou

encore Brookfield

confirment la volonté

du gouvernement

de positionner la

France comme une

plateforme majeure

pour les infrastructures

numériques et les

capacités de calcul en

Europe. L’écosystème de

l’IA bénéficie également

d’investissements

dédiés. Salesforce prévoit

d’engager 2 milliards

de dollars en France

d’ici à 2030, tandis que

Databricks annonce plus

de 300 millions de dollars

et le recrutement de plus

de 400 collaborateurs.

Le groupe taïwanais

Foxconn investira, quant

à lui, 120 millions d’euros

à Angers dans une ligne

de production liée aux

applications d’intelligence

artificielle. Au-delà du

numérique, plusieurs

projets concernent

l’industrie et l’énergie.

Le sidérurgiste italien

Marcegaglia investira

600 millions d’euros

supplémentaires dans son

projet d’acier décarboné

à Fos-sur-Mer, tandis que

l’énergéticien portugais

EDP prévoit plus de

1 milliard d’euros dans les

énergies renouvelables,

le stockage et les

infrastructures de réseau.

Des investissements

ont également été

annoncés dans les

secteurs pharmaceutique

et logistique. Si le

gouvernement met

en avant une nouvelle

démonstration de

l’attractivité du

territoire, plusieurs

observateurs rappellent

que ces annonces

devront désormais

se concrétiser pour

contribuer durablement

à la réindustrialisation

du pays.

Cybersécurité

L’ANSSI publie un guide de cybersécurité

pour les systèmes GTB et GTC

L

’Agence nationale

de la sécurité des

systèmes d’information

(ANSSI) a publié le

27 avril dernier un guide

consacré à la sécurisation

des systèmes de gestion

technique du bâtiment

(GTB) et de gestion

technique centralisée

(GTC). Destiné aux

exploitants, intégrateurs

et prestataires de

maintenance, ce

document intervient

dans un contexte de

renforcement des

exigences réglementaires

en matière de

cybersécurité, marqué

notamment par l’entrée

en vigueur progressive de

la directive européenne

NIS2 et du Cyber

Resilience Act. Il répond

également à la place

croissante qu’occupent

les systèmes GTB

dans le pilotage des

équipements techniques

des bâtiments. L’ANSSI

rappelle que les GTB

pilotent des installations

critiques telles que le

chauffage, la ventilation,

la climatisation,

l’éclairage ou encore les

ascenseurs, et qu’elles

reposent souvent

sur des protocoles

historiquement peu

conçus pour résister aux

cybermenaces. Le guide

recommande notamment

de recourir à des

postes d’administration

dédiés, de cloisonner

les réseaux et d’utiliser

des protocoles

sécurisés intégrant des

mécanismes robustes

de chiffrement et

d’authentification.

Le document insiste

également sur la

segmentation des

architectures, le filtrage

des flux, la journalisation

des événements et

le durcissement des

équipements. Des

recommandations

spécifiques sont par

ailleurs formulées pour

les protocoles industriels

largement utilisés

dans les bâtiments,

notamment Modbus

et BACnet, afin de

limiter les risques

de compromission et

de perturbation des

installations. Avec cette

publication, l’ANSSI

met à disposition des

acteurs du bâtiment un

référentiel opérationnel

pour renforcer la

cybersécurité des

infrastructures

techniques, dans

un contexte de

digitalisation croissante

des bâtiments.

10 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


AGENDA

1 er au 3 sept

15 au 17 sept 15 sept

28 sept au 1 er oct

SIBCA

Paris, Grand Palais

Le Sibca – Salon de

l’immobilier bas carbone –,

coorganisé par SIBCA

Events et l’association

BBCA, réunit tous les

acteurs clés engagés

dans le financement,

l’aménagement, la

conception, la construction

et la rénovation de

bâtiments, de quartiers

et de villes bas carbone.

Pour cette 5 e édition, le

salon est de retour au

Grand Palais, à Paris.

L’édition 2025 avait réuni

près de 13 000 visiteurs

et 200 exposants venus

présenter leurs innovations

pour décarboner

l’immobilier, la ville et les

territoires.

NRF RETAIL’S

BIG SHOW

Paris Expo,

porte de Versailles

NRF 2026 : Retail’s Big

Show Europe s’affirme

comme la pierre angulaire

du réseau mondial NRF.

Conçu en complément

des sommets phares de

New York et Singapour,

cet événement fédère un

écosystème sophistiqué et

interconnecté pour l’élite

internationale du retail. Ce

rendez-vous se veut être une

plateforme transfrontalière

de premier plan où

12 000 professionnels,

représentant 60 marchés

internationaux, convergent

pour recalibrer le paysage

du secteur à travers un

prisme européen unique.

ENERJ-MEETING LYON

Palais de la Bourse, Lyon

EnerJ-meeting célébrera,

le 15 septembre 2026

à Lyon, la Journée de

l’efficacité énergétique

et environnementale

du bâtiment autour des

enjeux stratégiques

pour transformer le

bâtiment vers plus de

sobriété, d'efficacité, de

décarbonation, d'adaptation

et de désirabilité. Dans un

contexte de mutation d’un

bâtiment élargi et connecté,

l’événement rassemblera

2 000 décideurs clés maîtres

d’ouvrage et maîtres

d’œuvre.

lyon.enerj-meeting.com/

PARIS BUILDERS SHOW

Paris Expo,

porte de Versailles

En 2026, le Mondial du

Bâtiment devient Paris

Builders Show, qui fédère

l’ensemble des acteurs

du bâtiment autour

d’une vision prospective,

collective et opérationnelle.

Véritable sommet mondial

du bâtiment, l’événement

rassemble l’offre la plus

large et complémentaire

d’expertises, de solutions

et de moments d’échanges

à travers ses salons

emblématiques Batimat,

Idéobain et Interclima

auxquels s’ajoute désormais

le Forum Renodays.

https://www.parisbuilders-show.com/fr-fr.

html

https://sibca.fr/fr

www.nrfbigshoweurope.

com/fr-FR

22 au 24 sept 6 au 8 oct

6 oct

14 et 15 oct

MEETT

Parc des Expositions

et Centre de Conventions

de Toulouse

Depuis 20 ans, SEPEM

Industries fédère les

acteurs industriels d’un

territoire pour accompagner

une industrie innovante,

responsable et attractive.

Présents dans huit régions

industrielles françaises,

nos salons valorisent

des solutions régionales

adaptées aux spécificités

de chaque territoire.

Véritable accélérateur

de performance et

d’innovation, SEPEM

Industries favorise les

rencontres utiles entre

solutions, savoir-faire et

territoires.

https://toulouse.sepemindustries.com/

PRÉVENTICA LYON

Lyon Eurexpo

Depuis près de 25 ans,

Préventica est le lieu de

rencontre et d’inspiration

pour tous les acteurs de

la santé, la sécurité et la

qualité de vie au travail :

dirigeants, DRH, managers,

services généraux,

production, préventeurs…

Deux grands rendez-vous

sont organisés chaque

année en France, et une

plateforme de ressources

en ligne permet également

à 100 000 utilisateurs de

bénéficier chaque mois

de conseils et retours

d’expériences.

https://www.preventica.

com/salon/lyon-2026

ENERGY TIME

Paris

Energy Time, c’est le rendezvous

stratégique des grands

consommateurs d’énergie

en France des secteurs privé

et public. 30 conférences,

50 démonstrations en direct,

1 journée d’échanges pour

transformer les projets

d’optimisation énergétique

en succès tangibles. Cet

événement réunit les acteurs

privés et publics pour tester,

comparer et expérimenter

en conditions réelles les

solutions qui redéfinissent la

gestion de l’énergie.

https://salon-energie.com/

IBS

Paris Expo,

porte de Versailles

Dans un contexte où

les enjeux de transition

énergétique, de

digitalisation et de

sécurité n’ont jamais été

aussi déterminants, cette

nouvelle édition d’IBS offre

un panorama complet des

technologies et tendances

qui façonnent le Smart

Building. En 2026, le salon

franchit une nouvelle

étape : il s’agrandit et

investit un tout nouveau

hall, marquant ainsi sa

montée en puissance auprès

des acteurs français et

internationaux du bâtiment

intelligent.

https://salon-ibs.com/

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 11


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

Nous ne nous définissons pas uniquement

comme un fabricant de bornes de recharge,

mais plutôt comme un fournisseur de

solutions IRVE complètes.

’’

© DR

Florent Taesch

Directeur commercial activité tertiaire chez Hager

Hager fait évoluer son positionnement sur le marché de la mobilité électrique en s’appuyant

sur son expertise historique dans la distribution et la gestion de l’énergie. Au-delà de la

borne de recharge, le groupe développe une approche globale associant infrastructures

électriques, pilotage énergétique et interopérabilité avec les bâtiments. Florent Taesch,

directeur commercial activité tertiaire chez Hager, revient sur cette stratégie, les dernières

évolutions de l’offre de recharge du fabricant et les perspectives ouvertes par l’intégration

croissante des véhicules électriques dans les écosystèmes énergétiques des bâtiments.

Quelle est la stratégie de Hager sur le marché

de la recharge des véhicules électriques ?

Nous ne nous définissons pas uniquement comme un fabricant

de bornes de recharge, mais plutôt comme un fournisseur

de solutions complètes pour les infrastructures de

recharge des véhicules électriques (IRVE). Notre offre s’articule

autour de tableaux de distribution électriques, de coffrets

étanches, d’un gestionnaire de charge dynamique et de

toutes les briques technologiques nécessaires à l’alimentation

et au pilotage des installations. Cette approche nous permet

d’adresser des applications très variées : la recharge dans le

résidentiel (individuel et collectif), les flottes automobiles

d’entreprises, les bâtiments tertiaires, les entrepôts logistiques

ou encore les infrastructures ouvertes au public comme les

parkings, les centres commerciaux et les aires d’autoroute. Là

où certains acteurs se concentrent exclusivement sur la borne

de recharge, nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne d’électrification

et assurons la fiabilité ainsi que la pérennité de l’installation

complète. Nos équipes techniques spécialisées proposent

à nos clients un accompagnement personnalisé depuis

la conception jusqu’à la réalisation du projet en s’appuyant sur

notre réseau de partenaires installateurs, tableautiers et intégrateur

de poste HTA/BT.

Quelles sont les principales évolutions de votre offre ?

Ces deux dernières années, nous avons entièrement revu

notre gamme de bornes de recharge AC, avec les modèles

witty one, witty plus, witty pro et, plus récemment, witty

park 2. Cette dernière constitue notre principale nouveauté.

Dotée de deux points de charge 22 kW, elle a notamment été

conçue pour les parkings et les centres commerciaux, tant

privés que publics. Elle associe robustesse, fiabilité et simplicité

d’utilisation, tout en intégrant des fonctions de comptage,

de paiement et de supervision. Au-delà de la borne

elle-même, nous avons beaucoup travaillé sur la gestion de

l’énergie. Nos solutions permettent d’adapter automatiquement

la recharge à la puissance réellement disponible sur

le site. L’objectif est d’équilibrer les consommations, d’éviter

les dépassements de puissance et de garantir la recharge du

plus grand nombre de véhicules. Cette logique va encore

plus loin, puisque notre gestionnaire de charge est capable

de s’interfacer avec des équipements d’autres fabricants.

Nous pouvons ainsi piloter au sein d’une même installation

des bornes AC et des chargeurs rapides DC, notamment

dans le retail, où les usages nécessitent d’avoir une largeur

d’offre plus importante compte tenu de la diversité des

besoins des utilisateurs. Nous préparons également les prochaines

évolutions réglementaires, notamment en matière

de cybersécurité et de bidirectionnalité. Les composants

matériels nécessaires sont déjà intégrés à nos équipements

et les futures fonctionnalités pourront être déployées à distance

via des mises à jour logicielles.

Comment la recharge va-t-elle s’intégrer aux futurs

systèmes énergétiques des bâtiments ?

La borne de recharge n’est plus simplement un point d’alimentation

pour les véhicules, mais devient progressivement un

élément du système énergétique du bâtiment. Aujourd’hui,

il est déjà possible d’utiliser l’énergie photovoltaïque pour alimenter

les véhicules, ou la stocker dans des batteries afin de la

réutiliser ultérieurement. L’étape suivante consiste à intégrer

pleinement l’infrastructure de recharge au fonctionnement

énergétique du bâtiment. À terme, les véhicules électriques

eux-mêmes pourront devenir des moyens de stockage grâce

aux batteries bidirectionnelles. Nos différentes solutions de

GTB, de gestion de l’énergie et de recharge communiquent

via des protocoles ouverts. L’objectif est désormais de disposer

d’une interface unique, capable de piloter l’ensemble des

usages énergétiques du bâtiment dans une logique de flexibilité

et d’interopérabilité.

12 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis

par Alexandre Arène

© DR

‘‘

Une grande partie de nos développements

concerne les montées en tension et en

puissance afin d’accompagner le solaire, le

stockage d’énergie et la recharge électrique.

Christophe Habouzit

Vice-président Global Product Line, fusible

et appareillage fusible de norme CEI, Mersen

’’

Avec l’électrification des usages, l’augmentation des puissances et l’explosion

des besoins énergétiques, les infrastructures électriques industrielles entrent

dans une phase de transformation profonde. Mersen, expert mondial des spécialités

électriques et des matériaux avancés, est aux avant-postes de ces évolutions technologiques

qui suivent la complexification des réseaux. Christophe Habouzit détaille les domaines

d’intervention de Mersen, les défis liés à l’émergence des réseaux DC et l’évolution

des technologies de protection face à des niveaux de puissance toujours plus élevés.

Quels sont les domaines d’intervention de Mersen

dans la transformation électrique de l’industrie ?

Mersen intervient à plusieurs niveaux de la chaîne électrique

industrielle. Le groupe est structuré autour de deux pôles. Le

premier concerne les matériaux avancés, notamment autour

du graphite et de ses propriétés thermiques, mécaniques et

conductrices. Ces activités couvrent les systèmes anticorrosion,

les échangeurs thermiques, la captation de courant, les

procédés liés aux semi-conducteurs ou la fabrication de cellules

photovoltaïques. Le second pôle porte sur les technologies

électriques. Nous intervenons dans la distribution électrique

et la conversion de puissance. Nos produits protègent

les infrastructures, câbles, moteurs et équipements contre les

surintensités et surtensions. Nous proposons également des

fusibles ultra-rapides pour semi-conducteurs, des solutions

de refroidissement, des condensateurs, des bus bars laminés

et des solutions pour les systèmes de batteries. Nous sommes

présents partout où la puissance électrique est convertie ou

transportée : stockage d’énergie, énergies renouvelables,

recharge de véhicules électriques, ferroviaire, datacenters ou

réseaux électriques.

Pourquoi le courant continu (DC) devient-il un enjeu

stratégique pour l’industrie ?

Le courant continu répond à un double enjeu d’efficacité

énergétique et d’augmentation des puissances, mais impose

de nouvelles contraintes. La coupure électrique est plus

complexe qu’en AC, car les arcs durent plus longtemps. Cela

nécessite des protections plus rapides et des technologies

spécifiques. En Hongrie, un constructeur allemand de véhicules

avait par exemple envisagé une usine entièrement alimentée

en courant continu. Mené avec l’appui de l’ODCA et

de plusieurs industriels, dont Mersen, le projet a finalement

été limité à quelques ateliers pilotes, principalement en raison

de la complexité des protections DC. Malgré ces freins,

ces démonstrateurs doivent valider des gains énergétiques

estimés entre 10 et 20 %, avec une réduction des sections

de câbles. Les grands acteurs du numérique poussent déjà

des architectures DC intégrales dans certains datacenters,

entraînant toute la chaîne industrielle.

Comment ces évolutions impactent-elles

le développement produit chez Mersen ?

Une grande partie de nos développements concerne les

montées en tension et en puissance afin d’accompagner

le solaire, le stockage d’énergie et la recharge, qui redessinent

en profondeur les architectures électriques. Dans ce

contexte, nous travaillons déjà sur des solutions 2 000 V DC

jusqu’à 500 A, mais aussi sur des technologies 1 000 V AC,

qui émergent rapidement dans les nouvelles générations

d’onduleurs et d’architectures photovoltaïques. Les standards

électriques ne sont plus uniquement dictés par les

normes existantes, mais de plus en plus par les besoins

en performance des systèmes. Elles imposent d’anticiper

dès aujourd’hui les niveaux de tension et de puissance de

demain. Nous intégrons également des fonctions intelligentes

dans nos interrupteurs-sectionneurs afin de remonter

des informations de fonctionnement et de diagnostic.

L’objectif est de proposer des gammes communicantes intégrant

mesure et monitoring. Enfin, nos produits utilisent

de l’argent et du cuivre, dont la demande augmente avec

l’électrification. Nous optimisons nos conceptions afin de

réduire l’utilisation de matière, sécuriser les approvisionnements

et garantir des coûts maîtrisés.

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PUBLI-RÉDACTIONNEL

‘‘

Les infrastructures électriques

doivent désormais être capables de

conjuguer continuité de service, intelligence

énergétique et cybersécurité.

’’

Benoit Gamen

Chef produit ABB Electrification France

© DR

© ABB

Pourquoi les infrastructures

électriques doivent-elles aujourd’hui

évoluer pour répondre aux nouveaux

usages ?

L’électrification massive des usages

transforme profondément les besoins

énergétiques. Les datacenters, les

infrastructures de recharge, les bâtiments

intelligents ou encore l’industrie

connectée nécessitent des réseaux

toujours plus performants, flexibles et

résilients.

Parallèlement, les équipements

deviennent plus sensibles et les architectures

électriques plus complexes.

Les exploitants doivent donc disposer

d’une visibilité en temps réel sur leurs

installations afin d’assurer la continuité

de service, optimiser leur consommation

énergétique et anticiper les risques

de défaillance.

Cette évolution conduit les infrastructures

électriques à intégrer davantage

d’intelligence embarquée, de capacités

d’analyse et de communication afin de

répondre aux exigences croissantes de

disponibilité et de performance. C’est

précisément pour répondre à ces nouveaux

défis que les acteurs du secteur

développent aujourd’hui des équipements

capables d’associer protection

électrique, connectivité avancée et

gestion intelligente des infrastructures

comme c’est le cas avec notre nouveau

disjoncteur Emax 3.

Comment les nouvelles générations

de disjoncteurs contribuent-elles

à une gestion plus intelligente

de l’énergie ?

Le disjoncteur n’est plus seulement un

organe de protection. Il devient un véritable

équipement intelligent capable de

collecter, analyser et exploiter les données

issues du réseau électrique.

Les dernières générations de solutions

permettent notamment de surveiller la

qualité de l’énergie, d’identifier les anomalies,

de piloter certaines fonctions

de l’installation et d’interagir avec les

systèmes de supervision grâce à de

multiples protocoles de communication

industriels, dont l’IEC 61850.

Cette intelligence contribue à renforcer

la résilience des infrastructures

tout en optimisant les coûts d’exploitation.

Grâce à la gestion prédictive des

actifs et à une meilleure visibilité sur

l’état des équipements, les exploitants

peuvent réduire les arrêts non planifiés,

prolonger la durée de vie des installations

et maîtriser leurs dépenses

d’exploitation et d’investissement.

La cybersécurité devient-elle

désormais un enjeu majeur pour

les infrastructures électriques ?

Absolument. La multiplication des

équipements connectés et la digitalisation

des infrastructures augmentent

mécaniquement la surface d’exposition

aux cybermenaces.

La cybersécurité doit aujourd’hui être

intégrée dès la conception des équipements.

Cela passe par la sécurisation

des communications, la gestion des

accès utilisateurs, l’authentification

des équipements et le respect de référentiels

reconnus comme la norme

IEC 62443.

Au-delà de la protection des données,

l’enjeu est de garantir la continuité de

service des infrastructures critiques.

Dans un hôpital, un datacenter ou un

site industriel, une interruption d’alimentation

peut entraîner des conséquences

majeures. Les équipements

électriques doivent donc être capables

d’offrir simultanément performance,

sécurité opérationnelle et résilience

face aux risques cyber.

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LE POINT SUR

Maîtriser les risques liés

à la foudre et aux surtensions

dans l’industrie et les ICPE

Longtemps abordée sous le seul angle de la sécurité électrique, la protection

contre la foudre et les surtensions s’impose aujourd’hui comme un enjeu

stratégique pour les sites industriels et les ICPE. Continuité de production,

protection des personnes, maîtrise des risques environnementaux,

préservation des équipements et disponibilité des données sont désormais

étroitement liées. Dans des installations toujours plus électrifiées,

automatisées et connectées, où coexistent de multiples sources d’énergie

et réseaux, la gestion du risque foudre et surtensions devient un élément

essentiel de la résilience industrielle.

© Dehn

Jean-Yves Chabouté,

directeur technique, Dehn.

© Dehn

Les ICPE font l’objet d’un traitement particulier contre la foudre et les surtensions.

La foudre constitue un risque

direct pour les installations

électriques, mais aussi pour

les équipements qu’elles alimentent.

En France, ce risque est particulièrement

important : plus de 2 millions de

coups de foudre y sont observés chaque

année. Les conséquences peuvent être

graves, avec plusieurs dizaines de décès

et plus de 20 000 sinistres affectant des

habitations ainsi que des établissements

industriels et commerciaux.

Sur les installations classées pour la

protection de l’environnement (ICPE),

le sujet central reste le risque environnemental.

L’objectif est d’éviter qu’un

événement foudre provoque une situation

dangereuse pour l’environnement

ou les personnes. « Cela peut être une

fuite de produit chimique, un déversement

accidentel, une explosion sur un

site Seveso ou encore une défaillance de

systèmes critiques. Ces scénarios sont

généralement identifiés dans l’étude de

dangers du site », explique Jean-Yves

Chabouté, directeur technique, Dehn.

À cela s’ajoutent les conséquences économiques

classiques : arrêt de production,

indisponibilité des machines ou défaillance

des automates. Les industries sont

aujourd’hui très automatisées, avec des

lignes entièrement pilotées par des équipements

électroniques, des automates

ou des systèmes de supervision hébergés

sur des serveurs locaux. En cas d’impact

direct ou indirect de foudre, une surtension

peut détruire ces équipements ou

perturber leur fonctionnement. « On

peut également avoir des dommages physiques

sur les installations elles-mêmes, par

exemple sur des groupes froids ou des systèmes

de ventilation installés en toiture »,

précise Jean-Yves Chabouté.

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LE POINT SUR

Aurore Alric,

cheffe de produit chez Citel.

© Citel

Des équipements

de plus en plus sensibles

Tous les équipements à base d’électronique

constituent les principales cibles

des surtensions. Mais il faut éviter les

généralités : chaque site industriel possède

ses propres scénarios critiques. C’est

justement le rôle de l’étude de dangers et

de l’analyse de risques foudre d’identifier

les équipements réellement sensibles

pour le fonctionnement du site ou pour

la sécurité environnementale.

Dans la pratique, on retrouve très souvent

les alimentations électriques, les

automates, les systèmes de supervision,

les réseaux industriels, les capteurs et les

actionneurs. Ce sont eux qui pilotent les

processus industriels. Si ces équipements

ne fonctionnent plus, l’activité du site peut

s’arrêter immédiatement. Dans certains

cas, une défaillance peut aussi entraîner

un risque environnemental : une vanne

qui ne se ferme plus, un système de détection

qui ne fonctionne plus ou un automatisme

de sécurité indisponible.

Au-delà des dommages visibles, les

surtensions peuvent dégrader silencieusement

les équipements électroniques.

« Les microcomposants, cartes électroniques

et PCB sont particulièrement sensibles.

Aujourd’hui, pratiquement tous

les équipements industriels contiennent

ce type d’électronique », explique Aurore

Alric, cheffe de produit chez Citel.

Les points d’entrée se multiplient

dans les bâtiments

Dans les bâtiments industriels, une autre

réalité s’est généralisée ces dernières années.

Ils comportent souvent plusieurs sources

d’énergie. Une usine peut être alimentée

simultanément par le réseau électrique,

une installation photovoltaïque et des systèmes

de stockage d’énergie. Chaque nouvelle

source constitue aussi une nouvelle

voie d’entrée potentielle pour les surtensions.

Ce point est désormais clairement

intégré dans la nouvelle NF C 15-100-1

applicable aux installations non résidentielles,

comme l’explique Aurore Alric :

« Cette édition, publiée en août 2024 et

devenue obligatoire en septembre 2025,

impose la mise en place de parafoudres à

l’origine des installations, non seulement au

niveau du TGBT (tableau général basse tension),

mais aussi sur les tableaux dédiés aux

départs photovoltaïques. » L’approche ne

repose donc plus uniquement sur la puissance

installée, mais sur la multiplication

des points d’entrée énergétiques.

Différents types de surtensions

Il existe quatre grandes sources d’impact

susceptibles d’affecter un bâtiment industriel.

Le premier phénomène est évidemment

l’impact direct de foudre sur la structure.

Dans ce cas, l’énergie de la foudre

pénètre directement dans le bâtiment : c’est

le scénario le plus spectaculaire et le plus

destructeur, mais aussi le plus rare.

Le deuxième cas concerne les impacts

à proximité du bâtiment. Même sans

impact direct, la propagation électromagnétique

de la foudre peut endommager

les équipements sensibles présents dans

l’installation.

Les deux autres phénomènes sont liés aux

réseaux électriques. La foudre peut tomber

directement sur le réseau d’alimentation et

générer des surtensions qui vont ensuite se

propager dans le bâtiment par l’entrée électrique.

Ces surtensions perturbent alors

l’ensemble des équipements raccordés.

C’est d’ailleurs le cas le plus fréquent.

Enfin, dans l’industrie, il faut également

prendre en compte les surtensions

de manœuvre. Ces surtensions apparaissent

notamment lors du démarrage

de fortes charges ou du fonctionnement

de grosses machines industrielles. Les

moteurs peuvent également générer ces

phénomènes transitoires. « À terme, ces

répétitions finissent par détériorer les composants

électroniques. Elles sont de plus

faible amplitude que les surtensions liées à

la foudre, mais elles sont répétitives. Leur

effet est donc cumulatif : elles provoquent

une usure progressive des équipements »,

précise Aurore Alric.

Point sur les normes

et réglementations

Dans les bâtiments et les infrastructures

industrielles, on retrouve les cas classiques

de la protection foudre, mais avec un

niveau d’exigence plus élevé, en raison des

risques et des dommages potentiels. Dès

que l’on parle de sites industriels sensibles,

et plus particulièrement d’ICPE soumises

à autorisation, il y a obligation de réaliser

une analyse de risques foudre par un organisme

certifié Qualifoudre ou F2C.

Cette analyse prend en compte les quatre

grands scénarios connus : les impacts

directs sur la structure, les impacts indirects

à proximité du bâtiment, ainsi que

les surtensions qui peuvent arriver par les

lignes d’énergie et les lignes de communication.

Aujourd’hui, les sites industriels ne

sont plus seulement alimentés en électricité,

mais aussi en données.

« La méthodologie est bien décrite dans la

série de normes NF EN IEC 62305. Pour

le monde industriel et ICPE, le rapport

Oméga 3 de l’Ineris constitue également

un document de référence très utile pour

comprendre le phénomène, les obligations

réglementaires et la méthodologie associée »,

explique Jean-Yves Chabouté.

La NF C 15-100 évolue

Par ailleurs, la nouvelle version de la

NF C 15-100, et plus particulièrement

la NF C 15-100-1, définit précisément

Le rapport Oméga 3 publié par Ineris

détaille les obligations pour les ICPE.

© Ineris

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 17


LE POINT SUR

Schéma de la mise en œuvre

des parafoudres dans l’industrie.

plusieurs situations imposant la mise en

œuvre de protections contre les surtensions.

Sont notamment concernés les sites

où une perte de service peut entraîner

des conséquences sur la vie humaine, les

services publics, l’activité industrielle ou

commerciale, ou encore les établissements

accueillant du public. La norme ajoute

également deux cas spécifiques : les installations

équipées de paratonnerres et les

structures présentant des risques d’explosion,

notamment les ICPE.

« Aujourd’hui, la norme NF C 15-100

impose des règles précises. Lorsqu’un

paratonnerre est présent, ou lorsqu’une

installation répond à certaines configurations

particulières, la mise en œuvre d’un

parafoudre de type 1 ou de type 1+2 est

obligatoire en tête d’installation », détaille

Florent Martin, responsable marketing

de l’offre, Schneider Electric.

Réglementation ICPE

Pour les ICPE, le texte réglementaire principal

reste l’arrêté du 4 octobre 2010 relatif

à la prévention des risques accidentels

au sein des installations classées pour la

protection de l’environnement soumises

à autorisation. Cet arrêté a été modifié en

2015 et s’appuie directement sur la série de

normes NF EN 62 305. Les ICPE soumises

à autorisation doivent réaliser une analyse

du risque foudre (ARF). Celle-ci s’appuie

sur la norme NF EN 62305-2. Cette analyse

doit être réalisée par une entreprise

certifiée Qualifoudre ou F2C. Les sociétés

habilitées utilisent des logiciels intégrant

les paramètres de l’installation afin

d’évaluer le niveau de risque et de définir

les protections nécessaires. « Une nouvelle

méthodologie d’analyse, correspondant à

l’édition 3 du référentiel, est devenue obligatoire

au 1er avril 2026. À l’issue de l’ARF,

une étude technique précise les protections

à installer : emplacement des parafoudres,

choix des technologies et dimensionnement

des équipements », explique Aurore Alric

Mais comme l’explique Florent Martin,

« pour les ICPE, la question se pose peu :

l’analyse de risque foudre et la mise en

œuvre de protections sont obligatoires.

Au-delà de la conformité réglementaire,

l’objectif est de préserver les équipements

et d’éviter les conséquences opérationnelles

d’un événement de surtension sur un site

de production ».

© Schneider Electric

Une réponse holistique à la protection

contre la foudre et les surtensions

Pour mettre en œuvre une stratégie de

protection efficace contre la foudre et les

surtensions, tout démarre donc par l’analyse

de risques. Celle-ci prend en compte

l’étude de dangers, la configuration du

site, les scénarios accidentels et les équipements

critiques. L’analyse débouche sur

un niveau de protection requis, aussi bien

pour la protection externe que pour la

protection interne. C’est ce niveau de protection

qui oriente ensuite les choix techniques

: dispositifs de capture, descentes,

mise à la terre, parafoudres, protection des

réseaux de données, etc.

Contrairement au tertiaire, il n’existe pas

vraiment de règles binaires dans l’industrie.

Chaque site possède sa propre

architecture : alimentations redondantes,

réseaux de fluides, lignes de communication

industrielles, équipements spécifiques…

« Pour les parafoudres, on applique

les règles définies dans la NF EN IEC 62305.

La répartition du courant de foudre entre les

différents réseaux entrant dans le bâtiment

permet de déterminer les performances

requises des parafoudres de type 1. Les parafoudres

de type 2 sont ensuite mis en œuvre

pour limiter les surtensions résiduelles et

assurer la protection des équipements »,

explique Jean-Yves Chabouté.

Le principe consiste à installer un parafoudre

à l’origine de chaque installation.

Si le bâtiment comporte un paratonnerre,

un parafoudre de type 1 est obligatoire. En

l’absence de paratonnerre, un parafoudre

de type 2 est généralement utilisé. « Lorsqu’un

site est équipé d’un paratonnerre,

celui-ci capte l’énergie de la foudre et l’évacue

vers la terre. Le problème est que cette énergie

peut générer des remontées de potentiel

et des surtensions importantes dans l’installation.

Le rôle du parafoudre est alors d’écrêter

cette énergie afin de limiter son impact

sur les équipements », précise Florent Martin.

La différence entre les parafoudres de

type 1 et les parafoudres de type 2 repose

essentiellement sur leur capacité d’écoulement

énergétique, comme le précise

Aurore Alric : « Les parafoudres de type 1

sont testés avec une onde 10/350 µs, beaucoup

plus énergétique que l’onde 8/20 µs utilisée

pour les parafoudres de type 2. »

Ensuite, la protection doit être répartie

dans toute l’installation. Un parafoudre

protège efficacement sur environ

10 mètres. Le parafoudre limite la surtension

à un niveau donné, mais dès que l’on

ajoute de la longueur de câble, des phénomènes

de propagation peuvent provoquer

un doublement de la tension aux bornes

des équipements. Or, les charges disposent

d’une tenue maximale aux surtensions

qu’il ne faut pas dépasser. C’est pourquoi la

protection doit être coordonnée, comme

l’explique Florent Martin : « Lorsqu’un

équipement est situé à plus de 10 mètres du

18 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr



LE POINT SUR

toiture. Les sites industriels modernes

comportent énormément d’équipements

techniques : groupes froids, centrales de

traitement d’air, ventilation, équipements

process… Le problème est qu’il faut éviter

tout amorçage dangereux en cas de

passage du courant de foudre. Lorsque

la distance de séparation ne peut pas être

respectée, il faut soit réaliser une liaison

équipotentielle, soit utiliser des solutions

spécifiques. Pour répondre à cette problématique,

Dehn met notamment en avant

les conducteurs isolés HVI. « Leur principe

est d’assurer une équivalence de distance

de séparation électrique. Concrètement, un

conducteur HVI peut être installé beaucoup

plus près des équipements sans créer de

risque d’amorçage. Cela simplifie fortement

les études, l’installation et les évolutions

futures des sites industriels », explique Jean-

Yves Chabouté.

© Citel

Schéma d’implantation des parafoudres Citel pour les applications industrielles.

parafoudre principal, il devient nécessaire

d’ajouter un deuxième niveau de protection,

généralement au niveau d’un tableau divisionnaire

ou à proximité de la charge. »

Les architectures de protection

foudre évoluent

Historiquement, l’architecture était simple :

un parafoudre de type 1 dans le TGBT

ou le tableau principal, un parafoudre de

type 2 dans les tableaux divisionnaires et,

éventuellement, un parafoudre de type 3

au plus près des équipements sensibles.

Aujourd’hui, la norme offre davantage de

souplesse, mais le principe reste identique :

coordonner plusieurs niveaux de protection

pour limiter progressivement les

surtensions. « Dans la majorité des applications

industrielles, deux niveaux de protection

suffisent. Le troisième niveau reste

réservé à des équipements particulièrement

sensibles », précise Florent Martin.

Le même raisonnement s’applique aux

surtensions de manœuvre. Même si leurs

amplitudes sont généralement plus faibles

que celles provoquées par la foudre, elles

produisent les mêmes effets sur les équipements.

Les parafoudres permettent donc

également de les écrêter efficacement.

En revanche, il ne faut pas confondre ces

phénomènes avec les surtensions permanentes,

par exemple lors d’une rupture

du neutre. Dans ce cas, le parafoudre n’est

pas conçu pour absorber durablement

l’énergie. Il se dégraderait. La protection

nécessite alors des dispositifs spécifiques

capables de couper le circuit.

Veiller à respecter la distance

de séparation

L’un des sujets récurrents concerne le

respect de la distance de séparation

entre les descentes de paratonnerre et

les équipements métalliques présents en

Sans négliger les réseaux courant faible

Mais comme cela a été précisé en introduction,

la protection ne concerne plus

uniquement les réseaux électriques. Les

réseaux de communication doivent également

être pris en compte lorsqu’ils

pénètrent dans le bâtiment, comme l’explique

Florent Martin : « Pour les liaisons

cuivre, des parafoudres spécifiques de communication

sont nécessaires. Leur technologie

et leur classification diffèrent de celles

utilisées pour les réseaux d’énergie, mais le

principe reste le même : limiter les surtensions

avant qu’elles n’atteignent les équipements

connectés. » La fibre optique, en

revanche, n’est pas concernée puisqu’elle

n’est pas conductrice.

« Les réseaux industriels sont beaucoup plus

complexes que dans le tertiaire. On retrouve

des signaux spécifiques, des réseaux Profibus,

Profinet, des boucles 4-20 mA, des

signaux 0-10 V, des capteurs et actionneurs

de terrain. Chaque signal nécessite un parafoudre

adapté à ses caractéristiques électriques

», explique Jean-Yves Chabouté. Les

caractéristiques de protection sont définies

dans l’étude technique, en s’appuyant

notamment sur la norme NF EN 61643-21

pour les réseaux de communication et de

données. Ensuite, l’installateur doit choisir

précisément le bon produit en fonction du

signal à protéger. Cela implique souvent

des gammes très étendues de parafoudres

spécialisés.

20 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


LE POINT SUR

Zoom sur les nouveautés

et les produits adaptés

Sur les installations industrielles de forte

puissance, Schneider Electric propose des

parafoudres adaptés aux tableaux généraux

basse tension, notamment pour les

applications nécessitant des courants de

décharge élevés. Le fabricant présente plusieurs

versions de parafoudres de type 1+2.

Le premier, l’iPRD1 F25, avec un IMP de

25 kA ou de 12,5 kA, est un parafoudre de

type 1+2 à cartouches débrochables et avec

une protection de fin de vie intégrée.

Le second, iPRD1 C25, est un parafoudre

de type 1+2 à cartouche débrochable.

« Certaines versions sont autoprotégées, tandis

que d’autres sont associées à un dispositif

de protection de fin de vie permettant d’assurer

la maintenance dans des conditions

maîtrisées », explique Florent Martin.

Sur la protection interne, Dehn met en

avant le DEHNventil ACI, un parafoudre

de type 1 installé en tête d’installation,

généralement au niveau du TGBT. « Son

principal intérêt est lié à la continuité de

service. C’est aujourd’hui le seul produit

du marché permettant le remplacement de

la cartouche de protection sous tension »,

explique Jean-Yves Chabouté. En pratique,

lorsqu’un parafoudre arrive en fin de vie,

signalé par l’indicateur d’état, la cartouche

ou le parafoudre doit être remplacé. Dans

un site industriel, arrêter l’installation pour

effectuer cette opération peut être extrêmement

contraignant. « Avec cette technologie,

le remplacement peut être réalisé sous

tension, avec les équipements de protection

adaptés, sans interruption d’exploitation,

précise l’expert de Dehn. Autre avantage :

la technologie ACI améliore la sélectivité et

réduit fortement les risques de déclenchement

des protections amont lors d’un événement

foudre. » L’objectif reste toujours le

même dans l’industrie : maintenir la continuité

de service du site.

Parmi les solutions mises en avant par

Citel figure le parafoudre de type 1, Iimp

25 kA par phase : DACN1-25CVGS/SC.

Ce modèle intègre un compteur capable

d’enregistrer les surtensions à partir de

© Schneider Electric

© Schneider Electric

Parafoudre de type 1+2 à cartouche

débrochable avec une protection de fin de vie

intégrée IPRD1 F25, de Schneider Electric.

Parafoudre de type 1+2 IPRD1 C25 à

cartouche débrochable, de Schneider Electric.

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 21


LE POINT SUR

© Dehn

Le parafoudre industriel de type 1 DEHNventil ACI permet un remplacement de la cartouche sous tension.

© Citel

100 A. « Ce seuil relativement bas permet

également de détecter les surtensions de

manœuvre, particulièrement présentes

dans l’industrie. Cela offre une meilleure

compréhension du comportement de l’installation

et facilite le diagnostic des perturbations

récurrentes », explique Aurore

Alric.

Autre solution mise en avant par Citel : le

compteur LSCM-D, destiné au suivi des

phénomènes de surtension. Associé à un

parafoudre de type 1 installé dans le TGBT,

il permet de remonter les informations via

Modbus jusqu’au système de supervision

du bâtiment. Dans les grands sites industriels

ou les ICPE étendus, cette supervision

permet d’identifier précisément les

zones ayant subi des surtensions et d’anticiper

les opérations de maintenance.

Pour la protection du TGBT en l’absence

de paratonnerre, ou la protection des

tableaux divisionnaires, Schneider Electric

propose des parafoudres de type 2+3 à cartouches

débrochables, iPRD F20r et F40r,

qui intègrent une protection de fin de vie.

Parafoudre de type 1 DACN1-25CVGS de Citel.

© Citel

Compteur LSCM-D de Citel, destiné

au suivi des phénomènes de surtension.

Côté courants faibles, Citel propose des

protections dédiées aux réseaux de communication,

comme le DLATS1, intégrant

des fonctions de télésignalisation

pour le suivi de l’état des parafoudres. Le

fabricant a aussi récemment développé le

LAN-10G-POE-CR, destiné à la protection

des réseaux PoE++ jusqu’à 10 gigabits,

notamment pour les caméras IP installées

en intérieur comme en extérieur.

La protection contre la foudre et les

surtensions ne se limite plus aujourd’hui

à la simple conformité réglementaire.

L’électrification croissante des procédés,

l’intégration de nouvelles sources d’énergie,

la multiplication des équipements

électroniques et la généralisation des

réseaux de communication transforment

profondément les architectures industrielles.

Dans ce contexte, les stratégies de

protection doivent évoluer pour accompagner

des installations toujours plus

complexes, interconnectées et exigeantes

en matière de disponibilité. Les industriels

ont un rôle majeur à jouer dans

© Schneider Electric

Parafoudre Schneider Electric de type 2+3

à cartouche débrochable iPRD F40r.

© Citel

Parafoudre LAN-10G-

POE-CR de Citel pour les

protection des réseaux PoE++

jusqu’à 10 gigabits.

cette transformation en développant des

solutions capables de répondre à ces nouveaux

enjeux : amélioration de la continuité

de service, supervision des équipements

de protection, prise en compte des

réseaux de données, adaptation aux systèmes

photovoltaïques et de stockage ou

encore simplification de la maintenance.

Au-delà de la protection elle-même, c’est

désormais la résilience globale des sites

industriels qui constitue le véritable défi

des années à venir.

Alexandre Arène

22 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


Filière 3e

LE MÉDIA B2B de la filière

électrique, de l’efficacité énergétique

et de l’illumination des bâtiments

résidentiels, tertiaires, industriels

et collectifs.

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ

ÉNERGÉTIQUE ET

ENVIRONNEMENTALE

TOUTE L’ACTUALITÉ

DE L’INTÉGRATION DOMOTIQUE

ET INSTALLATION ÉLECTRIQUE

DANS L’HABITAT RÉSIDENTIEL

ET COLLECTIF

TOUTES LES LUMIÈRES

INTÉRIEURES, EXTÉRIEURES

ET ARCHITECTURALES

Le courant passe entre nous depuis 76 ans

Industrie

Les solutions pour

améliorer la compétitivité

des sites industriels :

performance énergétique,

flexibilité, automatisation

et robotique

LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF

SMARTHOME

Lumières

N° 55 - JUIN 2026

Place Max-Rouquette, Montpellier

Conception lumière : Quartiers Lumières

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

DOSSIERS

Éclairage

Les sites industriels et

les entrepôts logistiques

en mutation

BACS

Généraliser le

déploiement des

solutions de pilotage

dans le petit tertiaire

et les commerces

INDUSTRIE

8 numéros

/an

+220 000

lecteurs

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 927

ISSN 0758-3826 / JUIN 2026

DE LA MODERNISATION

À L’ÉLECTRIFICATION

QAI en exploitation :

ventilation décentralisée,

mesure continue et pilotage

par scénarios

Alarmes nouvelle génération :

de la détection d’intrusion

à la plateforme de sécurité

connectée

Sécurisation des réseaux

VDI domestiques :

comment éviter les failles

avec des objets connectés

Impression 3D et électricité :

la frontière à ne pas franchir

Electriciens sans frontières :

40 ans d’énergie au service

de l’essentiel

INTERVIEWS

Franck Magnat - Theben France

Aurore Alric - Citel

Matthieu Krempp - Ledvance

Claire Blouin - Intratone

Jean-Michel Lagarde

et Marie-Line David - Meljac

Marc Gratton - Electriciens sans frontières

Virginie Soulat - Activ’ Gestion Conseil

Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr

Une publication de 3e Médias

4 numéros

/an

+120 000

lecteurs

ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 103 - JUIN 2026

4 numéros

/an

+100 000

lecteurs

DOSSIER : Éclairage en milieu industriel

CAHIER TECHNIQUE : Éclairage dans les aéroports

Avec les expertises de : abel, EAS Solutions, Eclatec, iGuzzini, Trilux

ENERGY MANAGERS, BET

ET DE CONTRÔLES, MAITRES

D’OUVRAGES, EXPLOITANTS

ET SERVICES DE MAINTENANCE,

ENTREPRISES D’INSTALLATION

ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS

ET DISTRIBUTEURS

ARTISANS INSTALLATEURS,

INTÉGRATEURS, BET

ET ARCHITECTES

CONCEPTEURS LUMIÈRE,

ARCHITECTES, COLLECTIVITÉS,

BET, INSTALLATEURS

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des articles de nos revues.

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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 23


LE POINT SUR

La revanche de Thomas Edison

sur Nikola Tesla ?

Avec le développement des réseaux à courant continu dans l’industrie, on

assiste au retour du courant continu. Porté à l’origine de l’électrification

par Thomas Edison, le courant continu est passé au second plan, mais n’a

jamais disparu, avec le développement du courant alternatif et les inventions

et brevets de Nikola Tesla, promoteur des réseaux en courant alternatif qui

se sont rapidement développés. Cette controverse technique a alors été

appelée « guerre des courants », avant que Nikola Tesla ne gagne la bataille.

Depuis ses premières utilisations

au XIX e siècle dans

l’éclairage, le courant continu

a toujours été utilisé, car il offre une

tension stable et prévisible. Cette propriété

le rend particulièrement adapté

aux circuits électroniques sensibles,

aux systèmes de stockage d’énergie, à

la recharge des véhicules électriques de

forte puissance et à de nombreux autres

domaines nécessitant une alimentation

constante.

L’un de ses principaux avantages est

aussi son efficacité dans la conversion

et le transport d’énergie. Contrairement

au courant alternatif, le courant continu

ne souffre pas de pertes liées à la puissance

réactive, ce qui en fait un choix

plus efficace pour une variété d’applications.

Cette efficacité accrue peut

entraîner des économies d’énergie et

des coûts d’exploitation réduits.

« Le courant continu (DC) s’impose progressivement

comme alternative à l’AC,

porté par l’essor des datacenters, des

énergies renouvelables (PV, batteries) et

des charges spécifiques déjà éprouvées

(marine, ferroviaire, électronique…).

Le DC transporte 1,28 fois plus de puissance

qu’un câble AC de même section.

En datacenter, il génère + 10 % d’efficacité

énergétique, - 15 % de coûts d’installation

et - 5 % d’espace. Il simplifie l’intégration

des sources distribuées (solaire,

stockage, piles à combustible) sans

contraintes de synchronisation, ouvrant

la voie aux microgrids industriels

hybrides DC/AC. Mais il y a encore un

chemin normatif et de standardisation

(tensions par exemple) à parcourir, ainsi

Disjoncteur Phoenix Contact ELR HDC sur le site de l'usine de Blomberg.

que sur le plan du cadre légal et réglementaire,

qui avance bien au niveau

européen », rappelle Loïc Chassignol,

directeur marketing Smart Power, ABB

Electrification France.

Dans un contexte de développement du

« tout-électrique » et de l’électrification

des process avec des sources d’énergie

neutres en carbone, l’utilisation du courant

continu se développe avec l’apparition

de réseaux à courant continu sur

des sites sous la forme de microréseaux

DC, mais aussi de sites industriels utilisant

majoritairement le courant continu

pour de très fortes puissances.

« Le paysage énergétique subit une

transformation profonde, menée par les

demandes croissantes d’une société entièrement

électrique et l’essor de la production

d’énergie renouvelable et décentra-

lisée, note Yannick Neyret, président

de Current/OS et directeur de l’innovation,

division produits énergétiques,

Schneider Electric. Ce changement a

créé une pression significative sur l’offre

et la demande, appelant à un nouveau

paradigme technologique. Alors que le

courant alternatif (AC) a historiquement

façonné notre réseau électrique, le

courant continu (DC) domine désormais

l’utilisation et gagne rapidement du terrain

dans la production d’énergie. Les

microréseaux hybrides AC/DC émergent

comme l’avenir des systèmes énergétiques,

offrant une solution convaincante

pour soulager la congestion du réseau,

assurer la stabilité du réseau grâce à des

capacités de contrôle améliorées et permettre

des fonctionnalités avancées avec

les produits DC. »

© Phoenix Contact

24 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


LE POINT SUR

© Phoenix Contact

Réseau continu dans l'industrie.

Qu’il s’agisse de moderniser une usine

ou d’en construire une nouvelle, la

première étape consiste à identifier les

charges qui doivent fonctionner directement

en courant continu, notamment

l’éclairage et les services techniques

du bâtiment, les systèmes photovoltaïques,

le stockage et l’équipement de

production. Le choix de la technologie

de stockage et l’emplacement de son

installation, centralisée ou proche des

machines concernées, doivent également

être évalués. Un autre facteur clé

est de savoir si l’usine comprendra des

stations de recharge pour les véhicules

électriques. « Au départ, la conception

d’un réseau à courant continu n’est pas

différente de celle d’un réseau à courant

alternatif », explique Matthias Unruhe,

directeur de la gestion des installations

chez Phoenix Contact.

L’utilisation du courant continu dans

l’industrie va apporter plusieurs avantages

avec l’intégration d’énergies

renouvelables (photovoltaïque, éolien)

injectées directement avec des convertisseurs

DC/DC ou l’utilisation de

stockage d’énergie avec une efficacité

énergétique accrue en réduisant les

conversions AC/DC ou DC/AC. Le

courant continu est aussi adapté à des

équipements électroniques, pour l’éclairage

ou les systèmes de climatisation et

la recharge des véhicules électriques.

Une fois la planification du projet terminée,

la mise en œuvre commence, ce

qui soulève des questions sur les plages

de tension et la sélection des composants.

Pour les applications industrielles,

l’Open DC Alliance (ODCA)

propose un concept de système qui

répond à bon nombre de ces questions.

« All Electric Society Factory » de

Phoenix Contact : un exemple de

réseau DC à l’échelle d’une usine

Le nouveau bâtiment de Phoenix

Contact à Blomberg (Allemagne)

exploite pleinement le potentiel des

énergies renouvelables. Son propre

réseau industriel de courant continu

Site Phoenix Contact de Blomberg (Allemagne).

sert de modèle public et d’objet de

recherche concernant la nouvelle technologie

haute tension DC.

L’usine All Electric Society Factory

atteint un maximum de flexibilité,

d’efficacité et de stabilité en couplant

tous les secteurs concernés par le courant

continu. Elle optimise également

l’ensemble de la chaîne énergétique,

de la production et de la distribution

au stockage et à la consommation,

étant donné que bon nombre de ces

secteurs fonctionnent déjà en grande

partie sur la base du courant continu.

Le réseau DC est alimenté par 700 kW

du réseau AC, tandis que les conver-

© Phoenix Contact

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 25


LE POINT SUR

tisseurs DC/DC raccordés à l’énergie

photovoltaïque ajoutent 120 kW directement

au bus DC. Deux branches alimentent

les machines de production

et récupèrent l’énergie régénérative

des robots et des entraînements. Dix

bornes de recharge DC (2 × 150 kW,

8 × 60 kW) desservent le parking.

L’énergie excédentaire est stockée dans

le système de batteries couplées au

courant continu ou réinjectée dans

le réseau public de courant alternatif

via des convertisseurs bidirectionnels.

PLCnext Engineer gère les charges du

réseau DC au niveau du secteur et de

l’ensemble du réseau. Le disjoncteur

miniature ELR HDC commute en toute

sécurité les charges DC, combinant

protection, commutation, surveillance,

précharge et capacité de réseau. Les

connecteurs DC ArcZero permettent

des connexions sans arc électrique,

tandis que les compteurs DC EMpro

enregistrent tous les flux d’énergie.

« En fin de compte, la mise en œuvre de

systèmes à courant continu est moins

complexe qu’il n’y paraît. Avec des composants

adaptés, des avancées réglementaires

et une expertise croissante,

notamment grâce à l’Open DC Alliance,

l’adoption devient de plus en plus pratique

», conclut Matthias Unruhe.

Jean-Paul Beaudet

Nexans a transformé son centre de recherche AmpaCity de

Lyon en démonstrateur de microréseau à courant continu

© Nexans

Développé en collaboration avec des

partenaires clés de l’écosystème,

notamment Schneider Electric et VINCI

Energies Building Solutions, ce projet

s’inscrit dans le cadre des premiers

projets pilotes Current/OS déployés

en France, et marque une avancée

significative dans le développement

des systèmes énergétiques de nouvelle

génération pour les bâtiments.

Le courant continu (DC) offre une

alternative convaincante, permettant

une meilleure efficacité énergétique,

une résilience accrue, une réduction

des pics de demande et une intégration

plus fluide des sources d’énergies

renouvelables. Cependant, le

déploiement d’une architecture DC au

niveau des bâtiments nécessite des

approches novatrices en matière de

conception des installations électriques,

d’interopérabilité et de sécurité. Pour

relever ces défis, Nexans transforme

une partie de son site AmpaCity

en un environnement entièrement

opérationnel alimenté en courant

Centre de recherche AmpaCity de Nexans à Lyon.

continu. Ce projet pilote de nouvelle

génération comprend un bus de

distribution principal en 700 VDC qui

alimente les postes de travail via USB-C,

les systèmes d’éclairage, un système

de stockage par batterie de 14,4 kWh

et deux bornes de recharge rapide de

30 kW pour véhicules électriques. Le

système est connecté par un câble de

bus Nexans spécifique pour le courant

continu et relié au réseau courant

alternatif via un convertisseur AC/

DC intégré par Schneider Electric. Une

installation photovoltaïque sera ajoutée

lors de la deuxième phase du projet.

« Ce projet pilote constitue une étape

clé dans notre ambition d’accélérer

l’adoption du courant continu dans les

bâtiments, explique Jérôme Fournier,

vice-président innovation chez Nexans.

En travaillant en étroite collaboration

avec des partenaires tels que Schneider

Electric et VINCI Energies Building

Solutions, nous pouvons tester, valider

et affiner les architectures DC dans

des conditions réelles. Cette approche

pratique nous permet de développer

des solutions fiables et interopérables

qui améliorent l’efficacité, les

performances et la sécurité, tout en

préparant nos clients à l’avenir des

infrastructures électrifiées grâce à des

innovations de pointe. »

Ce développement consolide également

le portefeuille de câbles de la gamme

DC Series de Nexans, qui propose des

solutions de câbles DC basse tension

dédiées, conçues pour les bâtiments

commerciaux et résidentiels, les

infrastructures publiques et les centres

de données. Le câble DC de Nexans

déployé dans le site de démonstration

d’AmpaCity peut être directement

utilisé dans les centres de données.

Il ouvre la voie à de futures normes

en matière d’architecture, de câblage

et d’électronique de puissance en

700-800 V DC. Cette approche pose les

bases d’infrastructures plus efficaces

et évolutives, adaptées aux besoins

énergétiques croissants du secteur

numérique. Car c’est aussi dans ce

secteur numérique, et en particulier

dans les datacenters de l’IA, que se

développe sous l’impulsion de nVidia

l’utilisation du 800 V DC pour alimenter

des racks de 1 MW et au-delà et

remplacer le 54 V DC.

Pour Andrea Quarteroni, responsable

de la New Electrical Distribution

League chez Schneider Electric,

« le courant continu représente une

opportunité majeure de repenser la

manière dont l’énergie est distribuée

et gérée au sein des bâtiments. Grâce

à cette collaboration avec Nexans,

nous combinons notre expertise pour

fournir des systèmes intégrés et prêts

pour l’avenir qui améliorent l’efficacité

et permettent une utilisation plus

intelligente de l’énergie ».

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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 27


LES DOSSIERS

DU MOIS

46

ÉCLAIRAGE

Les sites industriels

et les entrepôts logistiques

en mutation

29

INDUSTRIE

56

BACS

Généraliser le déploiement

des solutions de pilotage

dans le petit tertiaire et les

commerces

© AdobeStock

© B.E.G. France

© Linus Lintner Fotografie, Berlin

28 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 29

LES DOSSIERS DU MOIS

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Industrie

La digitalisation des

process et équipements

se développe dans

l’industrie.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Les sites industriels, petits ou grands, sont confrontés à la hausse

brutale des coûts de l’énergie et des matières premières, à une pression

concurrentielle accrue venant souvent de pays à bas coûts de main-d’œuvre,

mais aussi aux exigences réglementaires ou normatives.

Les solutions de Smart Industrie telles que l’électrification des process, la

digitalisation, l’Internet des Objets (IIoT), l’automatisation et la robotique,

mais aussi l’utilisation de l’intelligence artificielle et des jumeaux

numériques vont permettre de renforcer la performance globale et

d’accroître la compétitivité de ces sites industriels.

Les solutions pour améliorer

la compétitivité des sites

industriels : performance

énergétique, flexibilité,

automatisation et robotique

Cette situation renforce la nécessité d’une transformation

digitale liée à l’électrification des process, à

la mise en œuvre de nouvelles solutions telles que

la robotique et l’automatisation des process. Des

technologies avancées comme l’intelligence artificielle

et l’apprentissage automatique amélioreront

avec une précision inégalée le contrôle en temps

réel des variables commerciales, d’exploitation et

de durabilité critiques.

Cette évolution est accompagnée par la mise à

disposition d’équipements de mesure, de contrôle,

de protection et d’automatisation adaptés à ces

Aujourd’hui, les entreprises doivent faire

face à l’augmentation des prix des énergies

et des matières premières, à une

demande de clients pour des produits plus individualisés

et durables, ainsi qu’à une évolution des

normes et réglementations et une concurrence

mondialisée.

Selon le dernier rapport 2025 de Rockwell Automation

sur la situation de la fabrication intelligente

dans les entreprises, « les dirigeants ne considèrent

plus la transformation numérique comme

une simple initiative, mais comme le système d’exploitation

de l’entreprise industrielle moderne. Les

fabricants ne se contentent pas d’adopter la technologie

; ils maîtrisent son utilisation. Ils mettent en

place des opérations qui anticipent les conditions,

automatisent les décisions et fournissent des informations

en temps réel. Ils investissent non seulement

dans l’IA et les technologies avancées, mais

aussi dans des environnements sécurisés et interopérables

qui rendent l’intelligence exploitable. Ils

dotent également leurs équipes d’outils qui amplifient

le jugement et accélèrent l’apprentissage »,

constate Blake Moret, président et directeur général

de Rockwell Automation.

© Schneider Electric

...


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Le parcours

d'électrification

sur un site

industriel.

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30 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

changements industriels. L’offre autour de l’IA, du

jumeau numérique et des logiciels de contrôle sur

site ou à distance adaptée à tous les secteurs industriels

va permettre d’optimiser les processus, mais

aussi de garantir la cybersécurité des sites.

L’objectif est une industrie plus efficiente, plus

durable et résiliente.

L’électrification de l’industrie progresse

avec un objectif de 60 % en 2050

L’électrification de l’industrie doit permettre à

la fois de décarboner, d’intégrer davantage les

énergies renouvelables et d’adapter les sites aux

exigences de qualité, tout en répondant aux défis

économiques et réglementaires à venir. Les industriels

l’ont déjà compris puisque les énergies fossiles

ont reculé et l’électricité a progressé, même si

les industries lourdes restent encore dépendantes

des systèmes thermiques classiques et du pétrole

ou du gaz.

Dans l’industrie, 70 % des usages énergétiques

servent à produire de la chaleur (cuire, sécher, distiller).

La plupart peuvent être électrifiés avec des

technologies matures : pompes à chaleur indus-

© Schneider Electric

© Schneider Electric

Digitalisation des process sur le site du Vaudreuil de

Schneider Electric.

trielles, chaudières électriques, compresseurs

mécaniques de vapeur.

Objectifs : de 37 % d’électricité dans l’industrie en

2023, 47 % visés dès 2030 et 57 % à l’horizon 2050.

Comme le note Aymeric Renaud, président de

Schneider Electric France, « électrifier l’industrie

n’a jamais été aussi nécessaire. Dans une économie

mise sous tension par les crises énergétiques, la volatilité

des prix et la pression climatique, l’électricité

est devenue une manière de reprendre le contrôle.

En France, surtout, puisque l’électricité est une énergie

décarbonée à plus de 95 %, produite sur notre

territoire avec des prix moins volatils que ceux du

gaz. Avec aussi des capacités de pilotage et d’optimisation

uniques. Autrement dit : une opportunité

pour les industriels d’anticiper plutôt que de subir.

Mais derrière cette grande décision se cache une

myriade de questionnements.

Dans de nombreux secteurs, l’électrification est

possible, les technologies existent et apportent des

gains réels. L’électrification n’est pas seulement une

réponse aux défis actuels. C’est une opportunité

pour regagner en compétitivité, sécuriser son avenir

et faire de la résilience un avantage stratégique.

Chez Schneider Electric, nous sommes engagés pour

que nos usines soient de plus en plus électrifiées, de

mieux en mieux pilotées et servent de laboratoires

vivants. Nous avons expérimenté, ajusté, parfois

essuyé des revers, mais chaque étape a renforcé

notre expertise. C’est cette double posture – leader

technologique et industriel – qui fait notre force ».

Pour aider les entreprises à améliorer leur efficacité

énergétique et à intégrer le développement

durable dans leurs activités, notamment grâce à

l’électrification, Schneider Electric a créé Schneider

Electric Advisory Services, des consultants

dédiés à l’électrification, sous la bannière Process


LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Electrification Practice (PEP). À l’intersection de la

transition énergétique, de la transformation digitale et

de la performance industrielle, les experts PEP combinent

l’expertise métier, des capacités de simulation

et des gammes de technologies d’électrification. Ils

accompagnent les industriels depuis l’analyse de leur

paysage énergétique jusqu’à la définition de feuilles de

route sur mesure.

Comment préparer cette électrification

des process industriels

Cette électrification des procédés et des systèmes

d’énergie peut se heurter à une difficulté, les ingénieurs

« procédés » ne communiquant pas assez avec

les ingénieurs dédiés à « l’électrique ». Pour résoudre

ce problème, Schneider Electric propose une solution

dite « co-simulation » qui consiste à combiner simultanément

des simulations de puissance (électrique) et

de procédés dans un modèle unifié qui échange des

données en temps réel, pour fournir une vue globale

et dynamique de l’usine.

« C’est l’objet de la solution EcoStruxure Integrated

Power & Process Simulation, qui exploite à la fois des

logiciels AVEVA côté procédés thermiques et ETAP côté

réseau électrique, pour réaliser une analyse croisée des

interactions entre systèmes électriques et procédés, optimiser

la conception et les flux d’énergie et intégrer de

nouvelles technologies (hydrogène, gestion intelligente

de l’énergie…) pour apporter une aide à la décision et

maîtriser les coûts, poursuit Aymeric Renaud.

Simulation Power & Process est donc une technologie

structurante pour les industriels confrontés à l’électrification

afin d’optimiser la conception et le dimensionnement

de l’infrastructure électrique avant d’investir. »

Cette électrification peut passer par une approche

« hybride », alors que beaucoup d’industriels associent

encore l’électrification de leur usine au remplacement

de tous leurs équipements et à un besoin massif de

puissance réseau qui risque de paralyser la production.

L’approche hybride permet d’électrifier plus

sereinement, tout en permettant de gagner en efficacité,

mais aussi de faire des économies de coût en

exploitation et en CO 2

, sans attendre un nouvel accès

au réseau. L’idée ? Conserver une source d’énergie fossile,

en général le gaz, pour les pics de charge ou les

besoins de très haute température, tout en installant

des équipements électriques, par exemple des pompes

à chaleur industrielles ou des chaudières électriques,

pour la charge de base. En d’autres termes, il s’agit

d’installer une capacité électrique qui va couvrir 80 %

du besoin annuel par exemple, c’est-à-dire la base, tout

en gardant le gaz pour les 20 % restants, c’est-à-dire

les pics de froid ou de production. Les technologies

d’électrification matures ne sont pas nombreuses

aujourd’hui. Pour l’industriel, il convient de choisir

celle qui sera la plus bénéfique, avec la même qualité. ...

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Des technologies

d'électrification

matures.

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Nouvel automate

programmable Modicon

Edge I/O NTS de

Schneider Electric.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Des équipements pour faciliter et améliorer

cette électrification des process

Dans le cadre du salon Global Industrie 2026,

vitrine technologique qui réunit l’ensemble des

acteurs de l’industrie, Schneider Electric a exposé

son savoir-faire et ses solutions pour l’avenir :

• MCSeT pour l’électrification de l’industrie : nouveau

tableau primaire HTA connecté, isolé dans

l’air, qui permet de surveiller en temps réel les

équipements grâce à des capteurs intégrés, protéger

les opérateurs contre les accidents et éviter

les arrêts de production ou les coupures de courant

imprévues, tout en préparant les exploitants

aux exigences réglementaires et opérationnelles

de demain grâce à l’élimination du gaz SF6.

• Modicon Edge I/O NTS pour la transformation

digitale : système d’entrées/sorties déportées

IP20 nouvelle génération, conçu pour l’agrégation

de données en périphérie et prêt pour les

© Schneider Electric

futurs défis, notamment en termes de cybersécurité.

• TeSys Deca Snap-in pour l’automatisation de la

production : nouvelle génération de contacteurs

moteurs et disjoncteurs-protecteurs qui permet

d’accélérer les cadences de production et de

garantir une fiabilité absolue tout en réduisant la

consommation énergétique.

• ATH200/ATH600 pour l’efficacité énergétique des

machines et bâtiments : nouveaux variateurs de

vitesse spécialisés pour le secteur CVC (chauffage,

ventilation, climatisation) qui optimisent la commande

des fluides jusqu’à 250 kW tout en intégrant

des fonctions de sécurité incendie, de cybersécurité

et une compatibilité avec les nouveaux

réfrigérants à faible impact environnemental.

© Schneider Electric

Variateurs de vitesse Altivar ATH200 de Schneider

Electric.

© Schneider Electric


Emax 3 nouveau disjoncteur d'ABB embarquant de l'IA.

ABB lance la nouvelle génération du disjoncteur

ouvert Emax 3 destiné aux grandes installations à

forte demande d’énergie, notamment les datacenters,

les sites de production et industries de pointe

et les infrastructures critiques telles que les hôpitaux

et les aéroports. L’Emax 3 est conçu pour

répondre aux préoccupations croissantes concernant

la stabilité du réseau, la cybersécurité et les

besoins énergétiques croissants de l’intelligence

artificielle (IA) dans les datacenters.

Successeur du disjoncteur Emax 2, l’Emax 3

intègre une technologie de pointe qui réduit les

risques de coupure de courant. Doté de capteurs

de puissance et des outils d’analyse de données les

plus précis du marché, l’Emax 3 collecte et analyse

en temps réel les données du système électrique,

notamment la consommation d’énergie, l’état du

système ainsi que les conditions environnementales

comme la température. Ces informations

sont accessibles à distance ou sur l’écran tactile

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

de l’Emax 3, fournissant ainsi aux utilisateurs des

données en temps réel, des alertes et des recommandations

pour une maintenance précise.

L’Emax 3 est le premier disjoncteur ouvert au

monde à bénéficier d’une certification de cybersécurité

de niveau 2 (SL2) selon la norme IEC 62443.

Il est également le premier à intégrer un système

de détection d’arc électrique pour une sécurité et

une fiabilité accrues.

ABB a développé de nouvelles gammes de cellules

moyenne tension sans hexafluorure de

soufre (SF6), un gaz à effet de serre particulièrement

nocif. L’UniSec Air est un tableau modulaire

isolé dans l’air sans SF6, conçu pour la distribution

secondaire HTA jusqu’à 24 kV.

ABB déploie son programme EcoSolutions qui

« ouvre la voie à l’économie circulaire » : chaque

produit est évalué sur 4 phases de son cycle de

vie (conception, production, usage, fin de vie) et

dispose d’une déclaration environnementale de

produit (EPD ou fiche Pep en France) vérifiée par

un tiers indépendant (ISO 14025 Type III), accessible

via QR code. L’Objectif d’ABB est clair : couvrir

80 % de ses ventes mondiales d’ici 2030 (41 %

atteints fin 2024, soit 3 milliards $ de revenus couverts).

Les disjoncteurs Emax 2, Tmax XT et les

moteurs SynRM IE5 sont déjà labellisés EcoSolutions

ainsi que les nouvelles gammes Emax 3 ou

OT Plus qui viennent tout juste de sortir !

L’électrification dans l’industrie

ouvre la voie à la digitalisation

L’intégration de nouvelles technologies comme

l’IIoT (Internet industriel des Objets) et l’informatique

va permettre de piloter les consommations

Le gouvernement relance deux dispositifs phares de

décarbonation de l’industrie dans le cadre de France 2030

Le gouvernement lance le deuxième

appel d’offres Grands projets

industriels de décarbonation

(AO GPID) dans le cadre du plan

d’électrification afin de permettre la

poursuite des efforts de décarbonation

et d’électrification dans l’industrie, au

service d’un objectif triple : réduire

de 30 % les émissions industrielles

d’ici 2030, renforcer la compétitivité

des entreprises, et réduire leurs

dépendances en hydrocarbures.

Cet appel d’offres va permettre de

soutenir les plus gros projets de

décarbonation et d’électrification

industrielle en allouant des

subventions aux projets les plus

© ABB

performants dans le cadre de contrats

de financement à long terme.

Seront concernées les activités

industrielles existantes soumises

au système européen d’échange

de quotas d’émission (ETS). Elles

devront concerner des solutions de

décarbonation qui présentent une

maturité suffisante et, en particulier,

l’électrification, la modification du

mix énergétique et l’amélioration de

l’efficacité énergétique.

Un appel à projets « DECARB IND » est

également lancé pour soutenir – par une

subvention pouvant aller jusqu’à 30 M€ –

des projets de décarbonation industrielle

représentant un investissement minimal

...

de 3 M€ et permettant de réduire les

émissions de carbone du site industriel

d’au moins 1 000 tCO 2

/an.

Ces deux appels à projets seront

opérés par l’ADEME dans le cadre

du plan France 2030 et concourent

à l’objectif de réduction de 55 % des

émissions de gaz à effet de serre de

l’Union européenne à l’horizon 2030

par rapport à leur niveau de 1990, fixé

par la loi européenne sur le climat. Ils

visent à accompagner la décarbonation

des sites industriels tout en les rendant

plus résilients sur le long terme, en

particulier en limitant leur exposition

au prix des énergies fossiles et à celui

du carbone.

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 33

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© Schneider Electric

Intégration des

technologies

numériques dans

les ateliers.

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L'utilisation de l'IA se

développe dans l'industrie.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Qu’est-ce qu’une digitalisation réussie,

avec un impact durable ?

Une digitalisation réussie passe par trois étapes

au moins : celle de la conception, suivie par l’opération

en temps réel, puis l’optimisation, comme

l’explique Sébastien Ory, VP EMEA Partner Ecosystem

d’AVEVA : « La conception repose sur la

capacité des différents métiers – ingénieurs, mécaniciens,

électriciens… – à collaborer pour partager

les données dans un environnement commun,

une base unique, de façon à accélérer le temps de

conception et, plus tard, de mise en service des

usines, en réduisant drastiquement le nombre d’eren

temps réel et d’optimiser les processus industriels

en transformant les usines en systèmes intelligents

et interconnectés.

Pour Sébastien Bahor, responsable marketing

transformation digitale Schneider Electric France,

« la transformation digitale est un concept et une

démarche très vastes. Il en va de la mise en place

d’un site web à l’implantation de capteurs IoT sur

tout un système de production. Au vu des avancées

technologiques exponentielles, la transformation

digitale est devenue un levier important qui permet

aux entreprises de disposer d’un outil de production

optimisé, compétitif, agile, innovant et évolutif.

Les capteurs IoT, le Edge Computing, les solutions

de contrôle commande de type SCADA, SNCC, les

solutions de gestion de type MES, WMS, LMIS, les

GTB, les supervisions énergétiques, les logiciels de

gestion des réseaux d’énergie de type Grid ou Micro-

Grid, les solutions de gestion de la qualité d’énergie,

la maintenance prédictive, l’interconnexion des

réseaux IT/OT, la connexion d’un ERP avec le système

de production, la cybersécurité, les jumeaux

numériques, les solutions de type cloud, l’intelligence

artificielle, le big data, la structuration des

donnés… La liste est longue ».

L’IIoT va permettre, avec la connexion des capteurs,

des équipements et des différents systèmes

entre eux, de collecter et d’analyser en temps réel

des données précises (vibrations, température,

bruits anormaux, humidité) pour automatiser et

optimiser des processus industriels complexes.

Ce réseau interconnecté va donner la possibilité

de surveiller la performance des équipements, de

détecter des aléas de fonctionnement et de prévoir,

si besoin, une maintenance anticipée pour éviter

un arrêt de production. Il va aussi permettre de

suivre les indicateurs de production et de prendre

des décisions fondées sur l’analyse de ces données

afin d’améliorer l’efficacité d’une machine ou d’une

chaîne de fabrication.

Cet IIoT va faciliter une communication fluide

entre les machines et les opérateurs humains,

améliorant ainsi la coordination et renforçant la

productivité.

© Schneider Electric


LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

reurs. Dans le cadre des opérations, le temps réel est un

élément majeur. Il convient dans ce contexte de mettre

les données à la disposition de la production, des données

robustes et structurées pour être utilisables de façon

efficace.

Pour les entreprises, c’est donc une force d’avoir une

plateforme industrielle de données pour assurer leur

collecte, leur stockage et leur contextualisation. Cette

plateforme sera nécessairement ouverte, pour couvrir

l’ensemble des cas d’usage des industriels. Et pour optimiser,

l’utilisation d’algorithmes et de l’intelligence artificielle

devient clé, en particulier pour prévoir les pannes

d’équipements critiques, pour mieux gérer la qualité et

pour optimiser les process spécifiques. »

L’évaluation doit permettre de définir quels objectifs on

veut atteindre en s’entretenant avec toutes les strates de

l’entreprise, de la direction aux opérationnels, en réalisant

en parallèle une évaluation des écarts entre la stratégie

et la réalité. La deuxième étape peut être de créer

des sites pilotes où les solutions digitales sont installées

et expérimentées, en réalisant des POC (preuves de

concept) sur des machines standards. La dernière étape

sera le déploiement des solutions qui ont fonctionné

dans les sites pilotes à l’échelle de l’entreprise, suivie

d’une démarche d’amélioration continue.

Une digitalisation associée à l’électrification doit également

permettre une exploitation durable en alliant

performance opérationnelle et objectifs environnementaux

par une réduction des coûts d’exploitation,

une meilleure qualité des produits, une maintenance

prédictive et une réduction des émissions de CO 2

avec

des données en temps réel permettant d’établir un

bilan carbone conforme à la directive CSRD.

L’importance de la mesure de l’énergie

Face aux enjeux de sobriété énergétique et de réduction

des coûts, les responsables de l’industrie, des

datacenters et des hôpitaux sont à la recherche de

solutions à même de mesurer efficacement leur

consommation d’énergie, mais aussi la qualité – creux

de tension, sauts de tension, interruption, surintensité

ou courts-circuits – de cette dernière.

Socomec, spécialiste de la coupure de sécurité, de la

commutation de sources, de la conversion d’énergie

et de la mesure, a développé DIRIS A-100/A-200, une

gamme de centrales de mesure. Dotée d’une précision

de classe 0,1, elle répond aux exigences des centres

de données, de l’industrie et du milieu hospitalier en

matière de surveillance de l’énergie. Elle permet une

gestion efficace des systèmes électriques en fournissant

de précieuses informations pour l’optimisation de

la consommation et la maintenance préventive. Grâce

à son serveur web intégré, la centrale DIRIS A-200

contribue à rendre la qualimétrie accessible à tous

puisqu’aucun surplus logiciel ni compétence particulière

ne sont requis.

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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 35

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Appareils de mesures DIRIS A100

et A200 de Socomec.

© Socomec

Utilisation des logiciels

Webview de Socomec.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Le serveur web de Socomec (WEBVIEW) intégré

permet des notifications en temps réel. Une liste

de destinataires préalablement établie sera immédiatement

avertie – par mail ou SMS – en cas

d’événement critique. La personnalisation est par

ailleurs au cœur du dispositif, avec la possibilité

de créer des tableaux de bord sur mesure (logos,

images, contact pour la maintenance, historiques

et données de mesure les plus importantes…).

La dernière version WEBVIEW-L, logiciel de surveillance

en temps réel et de suivi de la répartition

des consommations énergétiques embarqué dans

le Datalog H80, offre la possibilité de visualiser

jusqu’à 200 équipements de mesure. Avec sa capacité

de stockage de 64 Go, elle booste les performances

logicielles du plan de mesurage initial

qui servira à historiser les données sur plusieurs

années, et permet d’intégrer tout autre équipement

tiers. Depuis plusieurs années, le système

Digiware pour la surveillance de l’énergie de

Socomec n’a cessé de s’enrichir de nombreuses

fonctionnalités (mesure des courants continus,

surveillance des courants de fuite, contrôle d’isolement

et localisation de défauts, etc.). La suite logicielle

WEBVIEW, a suivi l’évolution du système

Digiware pour proposer une solution toujours

plus complète dans la gestion de la performance

énergétique des installations.

Ce logiciel WEBVIEW donne aux gestionnaires

d’énergie d’un site industriel ou exploitants de

bâtiments, confrontés au défi de la mise en place

d’une démarche de performance énergétique, les

moyens d’atteindre leurs objectifs énergétiques

afin de respecter les réglementations et de mettre

en œuvre un processus d’amélioration continue

efficace.

Socomec propose également une nouvelle génération

de compteurs AC/DC, COUNTIS P, adaptés à

toutes les applications et tous les calibres pour des

installations neuves ou retrofit.

Cette nouvelle gamme, composée de compteurs

modulaires monophasés et triphasés, allie à la

fois facilité d’utilisation, performances, compacité

et interfaces de communication multiples pour

répondre à tous les besoins, quels que soient le format

d’intégration, le type de réseaux ou de charge :

jusqu’à 100 A en comptage direct et 10 000 A avec

des transformateurs de courants (TC). Les compteurs

COUNTIS P sont conformes à la dernière

Gamme COUNTIS P de Socomec.

© Socomec © Socomec

...


LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

L’intelligence artificielle est déjà bien présente dans

l’industrie, selon la dernière étude McKinsey

Les applications de l’IA sont déjà

nombreuses dans l’industrie et

certaines ont déjà été adoptées depuis

plusieurs années.

La dernière enquête mondiale

McKinsey (The state of AI in

2025: Agents, Innovation and

Transformation) sur l’état de l’IA

révèle un paysage défini à la fois par

une utilisation plus large, y compris

la prolifération croissante de l’IA

agentique, et par des difficultés de

croissance tenaces.

« Notre dernière enquête montre

qu’une plus grande proportion de

répondants déclare utiliser l’IA

par leurs entreprises, bien que la

plupart n’aient pas encore évalué ces

technologies. La part des répondants

affirmant que leurs organisations

utilisent l’IA dans au moins une

fonction métier a augmenté depuis

notre étude l’année dernière : 88 %

rapportent une utilisation régulière de

l’IA dans au moins une fonction métier,

contre 78 % il y a un an.

Résultats de l'étude McKinsey

Dans tous les secteurs, sauf le secteur

technologique (qui avait déjà dépassé

90 % de l’utilisation de l’IA), la part

des répondants affirmant que leur

organisation utilise régulièrement

l’IA dans au moins une fonction

commerciale a considérablement

augmenté depuis notre précédente

enquête. Dans la recherche de l’année

dernière, des répondants travaillant

pour des entreprises technologiques

ont déclaré être en avance sur

d’autres secteurs en ce qui concerne

leur utilisation de l’IA. Désormais,

les répondants dans les médias, les

télécommunications et l’assurance sont

tout aussi susceptibles que ceux de la

technologie de signaler l’utilisation de

l’IA. »

En examinant des cas d’usage

individuels au sein des fonctions

métier, les répondants rapportent le

plus souvent utiliser l’IA pour capturer

des informations ainsi que pour les

traiter et les transmettre, par exemple

via une interface conversationnelle,

dans le soutien au contenu de la

stratégie marketing, incluant la

rédaction, la génération d’idées et la

présentation de connaissances pour

élaborer des stratégies marketing et

dans l’automatisation des centres de

contact ou du service client.

Il reste une disparité selon la taille

des entreprises, car nombreuses

sont celles – en particulier les plus

petites – qui n’ont pas encore intégré

l’IA en profondeur dans leurs flux de

travail. Bien qu’un tiers seulement

des répondants affirment étendre

leurs programmes d’IA dans leur

organisation, les grandes entreprises,

tant en termes de revenus que de

nombre d’employés, ont plus de

chances d’avoir atteint la phase de

montée en production. Près de la moitié

des répondants issus d’entreprises

ayant plus de 5 milliards de dollars de

chiffre d’affaires ont atteint la phase

d’échelle, contre 29 % de ceux ayant

moins de 100 millions de dollars de

revenus.

© McKinsey

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© Schneider Electric

© ABB

Analyse des

données pour

l'optimisation des

process.

Solution Saas Sensorfact

d'ABB.

...

38 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

version de la directive MID, garantissant la précision

et la fiabilité du comptage, éléments obligatoires

dans les applications de refacturation de

l’énergie. La certification « module B+D » atteste

quant à elle du contrôle de la conception et du process

de fabrication des appareils par un laboratoire

externe.

Des utilisations de l’IA déjà nombreuses

dans l’industrie

Des applications de l’IA dédiées à l’optimisation

des process, la maintenance prédictive, le contrôle

qualité, les achats industriels ou les jumeaux

numériques sont déjà largement utilisées dans

l’industrie. L’utilisation de l’IA va aussi progresser

dans le domaine de la cybersécurité, qui devient

une préoccupation majeure pour sécuriser les systèmes

à mesure que les opérations deviennent plus

connectées.

L’optimisation des process passe par l’optimisation

de la chaîne logistique et des stocks en analysant

les données de production, les commandes des

clients, mais aussi les facteurs externes pouvant

influer sur la production pour anticiper les besoins

et minimiser les coûts de stockage.

Les résultats de la 11 e édition annuelle du rapport

sur la situation de la fabrication intelligente de

Rockwell Automation révèlent une forte volonté

de développer l’automatisation, la manutention

autonome des matériaux, la simulation et les capacités

pilotées par l’IA, témoignant d’une évolution

vers des technologies capables d’optimiser la

prise de décision, de s’adapter à la variabilité et de

réduire l’exposition aux risques opérationnels. Plutôt

que de cibler des cas d’utilisation spécifiques,

les entreprises investissent dans des technologies

complémentaires pour assurer une exécution de

bout en bout.

Management et optimisation

des ressources énergétiques

L’optimisation des process passe aussi par une

optimisation des ressources énergétiques.

ABB propose la solution SaaS Sensorfact qui s’appuie

sur l’IA pour aider les fabricants à digitaliser

leurs opérations et à réduire les déchets industriels,

notamment en matière de consommation

d’énergie.

Pour Loïc Chassignol, directeur marketing Smart

Power, ABB Electrification France, « Sensorfact

offre une plateforme cloud clé en main avec monitoring

en temps réel, conseils experts et 14,3 %

d’économies d’énergie en moyenne sur les premiers

mois d’utilisation chez nos clients industriels. L’instrumentation

des mesures électriques, gaz, air

comprimé, etc., se fait sans intrusion et de manière

extrêmement simple et rapide par du personnel non

spécialement formé.

Pour les industriels, ASKI complète l’offre avec un

système de gestion de l’énergie local (EnMS), le pilotage

des pics de charge, l’intégration solaire, batteries

et bornes e-mobilité, certifié ISO 50001.

Dans un contexte où la hausse des coûts de l’énergie

et l’augmentation de la demande représentent un

véritable enjeu pour les entreprises et les opérateurs

de charge (CPO), ASKI transforme la contrainte

énergétique en opportunité. Les organisations

peuvent ainsi réduire jusqu’à 40 % leurs pics de

charge sans compromettre leurs opérations, optimiser

l’autoconsommation photovoltaïque, gérer les

systèmes de stockage par batteries et piloter intelligemment

la recharge des véhicules électriques et les

smart grids. La solution ASKI permet également

un suivi en temps réel des consommations et documente

les économies réalisées, facilitant la prise de

décision et la planification stratégique ».

« Avec ASKI, nous transformons la gestion énergétique

en levier de performance, combinant optimisation

des charges, intégration des énergies renouvelables

et pilotage intelligent des infrastructures »,

ajoute Charles-Édouard Marcelino, responsable

...


© Socomec

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Socomec poursuit sa route vers l’Usine 5.0 :

des robots d’ébavurage pour conjuguer performance

industrielle et conditions de travail

Socomec, acteur majeur de

l’équipement électrique, franchit une

nouvelle étape dans la modernisation

de ses outils industriels avec le

déploiement de trois cellules

automatisées d’ébavurage sur son site

de production de Benfeld (67).

Le déploiement de ces robots

d’ébavurage s’inscrit dans une

stratégie de modernisation continue

des procédés industriels de Socomec,

destinée à accompagner la montée en

capacité du site de Benfeld, tout en

renforçant la compétitivité du groupe. Il

s’inscrit également dans une démarche

globale du groupe visant à améliorer

les conditions de travail, renforcer la

performance industrielle et optimiser

l’efficacité énergétique des process.

Les cellules robotisées sont dédiées

au traitement de pièces issues de

l’injection thermodur. Chaque cellule

repose sur deux robots fonctionnant

en binôme. Elle combine vision

industrielle par caméra, précision des

gestes et contrôle fin des paramètres

d’ébavurage. Aujourd’hui, plus de

soixante modèles de pièces sont

préprogrammés.

Cette automatisation garantit un haut

niveau de qualité, de répétabilité et

de rapidité, tout en répondant aux

standards industriels les plus exigeants,

en remplacement d’une opération

jusqu’alors réalisée manuellement.

« L’automatisation de nos postes

d’ébavurage constitue une avancée

majeure pour nos équipes alsaciennes

et tunisiennes, explique Gérald Naas,

responsable méthode usine chez

Socomec. Elle nous permet d’améliorer

significativement la qualité des pièces

et de réduire drastiquement le taux de

rebut. Le tout, avec un très haut niveau

de fiabilité, mais aussi de sécurité pour

les opérateurs. »

Robot de test électronique de l'usine Socomec de Benfeld.

Un projet d’automatisation

centré sur l’humain

Au-delà des gains de productivité, ce

projet répond avant tout à un enjeu de

santé et de sécurité au travail. L’ébavurage

manuel repose sur des gestes répétitifs

susceptibles de provoquer des troubles

musculosquelettiques (TMS). Son

automatisation contribue à réduire la

pénibilité des postes, mais aussi le bruit

ambiant et les poussières générés.

Libérés de ces tâches répétitives, les

opérateurs évoluent vers des missions

à plus forte valeur ajoutée telles

que le contrôle qualité, le tri ou le

conditionnement. Dans cette dynamique,

Socomec a créé, dès 2024 lors du

déploiement des premières cellules

robotisées, un poste d’expert en robotique

dédié au pilotage, à l’optimisation et à la

montée en performance des équipements,

ainsi qu’à l’accompagnement durable

des équipes dans l’appropriation de ces

nouvelles technologies.

« Ce projet est avant tout centré

sur l’humain, poursuit Jacky Feltz,

directeur du site industriel de Benfeld.

Contrairement aux idées reçues,

l’automatisation chez Socomec ne vise pas

à supprimer des emplois, mais à réduire

la pénibilité des postes concernés et à

améliorer durablement les conditions de

travail. C’est aussi un levier pour préparer

l’avenir en développant de nouvelles

compétences, notamment en robotique. »

Une stratégie industrielle cohérente,

du terrain à la data

En remplaçant un équipement vieillissant

et énergivore, l’arrivée de ces nouveaux

robots s’inscrit dans une transformation

plus large des outils de production

de Socomec. Fidèle aux principes

de l’Industrie 5.0, le groupe combine

technologies avancées, collaboration

homme-machine et objectifs de

© Socomec

Robot d'ébavurage de l'usine Socomec de Benfeld

durabilité, avec une approche résolument

pragmatique.

Plusieurs robots ont déjà été déployés

pour des opérations de test électronique

et de marquage laser. À court terme,

un robot supplémentaire et un robot

collaboratif (cobot) viendront alimenter

une cellule de mise en carton automatisée.

En parallèle, trois robots mobiles

autonomes (AMR) optimisent aujourd’hui

les flux internes de composants et

de produits finis, avec l’ambition d’en

déployer une dizaine à l’horizon 2028.

Depuis 2023, Socomec fait évoluer son

organisation vers un écosystème de

solutions interconnectées permettant

de piloter la performance en temps réel,

d’optimiser les flux et de fiabiliser la

qualité.

« Notre transformation industrielle ne se

décrète pas, elle se construit pas à pas

avec les équipes. L’enjeu n’est pas la

technologie pour la technologie. Il réside

dans sa capacité à améliorer durablement

la performance industrielle, la qualité

des produits et les conditions de travail

des opérateurs », conclut Vincent

Werner, responsable de la performance

industrielle chez Socomec.

© Socomec

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. . . . . . . .

© ABB

© ABB

Système de gestion

de l'énergie ASKI

d'ABB.

IKV co-pilote IA

d'ABB dans le système

de management de

l'énergie.

...

40 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

Application de l’IA pour la maintenance

prédictive

La maintenance prédictive, pour réduire le nombre

de pannes et d’arrêts de production imprévus et

très coûteux, est l’un des premiers leviers d’adopdu

développement marchés au sein de la division

Électrification d’ABB France.

L’intégration de l’Industrial Knowledge Vault

(IKV) dans le système de management de l’énergie

d’ABB introduit un copilote IA : les opérateurs

interrogent leurs données « avec leurs mots »,

obtiennent des réponses instantanées avec visualisations

dynamiques, sans extraction manuelle ni

rapports complexes. Les paramétrages passent de

plusieurs heures à quelques secondes, démocratisant

l’accès à l’analyse énergétique pour tous les

niveaux de l’organisation. « Cette offre permet aux

utilisateurs EMS d’accéder à des informations sur

l’énergie et la durabilité grâce à l’interaction en langage

naturel, afin d’améliorer les tableaux de bord,

les analyses et les capacités de reporting déjà intégrés

dans la solution de gestion énergétique d’ABB

utilisée dans plusieurs secteurs tels que l’exploitation

minière, la pâte et le papier, les métaux et le

ciment. »

Schneider Electric a annoncé en début d’année le

lancement de Resource Advisor +, une plateforme

de nouvelle génération d’intelligence énergétique

et durable.

La plateforme cloud Resource Advisor + et sa suite de

produits sont propulsées par des flux de travail pilotés

par l’IA et modifient la manière dont les entreprises

transforment les données énergétiques et durables en

actions. La plateforme unique et la suite de produits

spécialement conçus remplacent les outils fragmen-

© Schneider Electric

Resource Advisor + de Schneider Electric.

tés et les données cloisonnées par une expérience

unifiée et multiproduit dans un écosystème unique

et intelligent, intégrant de manière transparente les

produits pour la gestion des émissions et de l’énergie,

la durabilité de la chaîne d’approvisionnement, le

risque climatique et le reporting de durabilité. L’écosystème

Resource Advisor + permet aux entreprises

d’unifier les données, d’accélérer la prise de décision

et de mener rapidement des initiatives énergétiques

et de durabilité à l’échelle de l’entreprise.

Sera est l’agent IA principal au sein de Resource Advisor

+, agissant comme un partenaire digital proactif

qui interprète les besoins des utilisateurs et coordonne

une équipe d’agents spécialisés travaillant en

coulisses. Sera et son équipe utilisent cette expertise

intégrée pour transformer des données complexes en

recommandations claires et exploitables.

L’écosystème Resource Advisor + fait ses débuts avec

deux nouveaux produits, Performance carbone et

Chaîne d’approvisionnement, suivis plus tard cette

année par deux autres produits pour la durabilité :

Risques climatiques et Reporting et Conformité,

ainsi que des produits d’Énergie et d’Efficacité énergétique

pour la gestion de l’énergie.

Pour Steve Wilhite, vice-président Advisory Services

global Energy & Sustainability Practice de

Schneider Electric Advisory Services, « Resource

Advisor + introduit une toute nouvelle façon pour

les entreprises de gérer leur performance énergétique

et durable, propulsée par l’intelligence de

conseil SE et un réseau de capacités d’IA agentiques.

En automatisant la complexité et en transformant

les données en action, Resource Advisor + permet

aux utilisateurs d’accélérer à la fois à l’optimisation

énergétique et à la décarbonation ».


© ABB

Disjoncteur Emax 3 d'ABB.

tion de l’IA dans l’industrie. Comme le rappelle

Loïc Chassignol, « les entreprises perdent 3 à 5 %

de leur production en arrêts non planifiés. La maintenance

prédictive réduit ces arrêts de 30 à 50 % et

prolonge la durée de vie des équipements de 20 à

40 %. Contrairement à la maintenance préventive

calendaire, moins efficace, elle s’appuie sur la

surveillance en temps réel. Le nouveau disjoncteur

Emax 3 intègre nativement des capteurs de diagnostic

et maintenance prédictive, évitant le recours

à des interventions non nécessaires et permettant

surtout d’anticiper des problèmes potentiels sereinement

».

Des données sont collectées en continu par des

capteurs IoT, installés sur des machines ou une

chaîne de fabrication, telles que les températures,

vibrations, bruit, consommation énergétique.

Celles-ci sont collectées à la périphérie ou dans le

cloud dans un système de gestion des actifs (EAM)

ou un système de gestion de la maintenance assistée

par ordinateur (GMAO), tous deux basés sur

l’IA. Un modèle de Machine Learning va analyser

toutes ces informations, détecter des anomalies et

utiliser des modèles prédictifs pour demander une

intervention humaine.

L’apport de l’IA pour le contrôle qualité

Le contrôle qualité est sans doute la deuxième

application la plus utilisée de l’IA industrielle en

introduisant des méthodes plus efficaces et automatisées

pour détecter les défauts d’une pièce

mécanique, d’une carte électronique ou de marquage

d’un produit.

Des caméras couplées à des algorithmes de deep

learning vont analyser des images de pièces pour

détecter les défauts avec une grande précision, y

compris pour des images compliquées.

L’objectif est de réduire le taux de rejet et les retours

de produits défectueux en assurant une traçabilité

de chaque étape du processus de production. Cela

va permettre une diminution des erreurs d’inspection,

une répétabilité des résultats et une réduction

du taux de faux positifs et faux négatifs.

Ces solutions d’IA ne se limitent pas à la détection

LES DOSSIERS DU MOIS

© ABB

Industrie

instantanée de défauts, elles peuvent permettre

d’anticiper les défaillances (maintenance prédictive)

ou d’optimiser les processus de contrôle.

Utiliser l’IA pour conserver et partager

des informations

Lorsque des employés expérimentés partent à la

retraite, la perte de décennies de connaissances

techniques et collectives menace la continuité

opérationnelle, l’efficacité et l’innovation si elle

n’est pas anticipée. Les méthodes traditionnelles de

documentation sont souvent fragmentées et leur

compilation, leur interprétation et leur application

requièrent un effort manuel important.

La solution ABB Ability Industrial Knowledge

Vault utilise l’IA générative pour transformer la

façon dont les informations sont conservées et

partagées, permettant une prise de décision plus

intelligente, plus rapide et plus durable. Développé

en collaboration avec Microsoft, Industrial

Knowledge Vault utilise ABB Genix CoPilot et

Microsoft Azure OpenAI Service pour analyser

et synthétiser les informations en procédures

exploitables, offrant la possibilité aux travailleurs

de récupérer les informations sans effort via une

interface intuitive et conversationnelle. La solution

utilise le langage naturel pour créer des procédures

structurées en quelques secondes, éliminant ainsi

le besoin d’analyser manuellement les documents.

En outre, ses capacités de gestion des normes et

des procédures garantissent un accès actualisé,

structuré et personnalisé aux connaissances opérationnelles

essentielles. Leur conformité ainsi que

le contrôle des versions sont également rationalisés.

Industrial Knowledge Vault fournit également

des conseils et une aide à la décision en temps

réel, permettant aux équipes de disposer d’informations

instantanées, de réduire la courbe d’apprentissage

et d’améliorer les performances opérationnelles.

La solution peut être déployée dans un

cloud, sur site ou via le service ABB SaaS (software

as a service).

...

Utilisation de

Sensorfact d'ABB sur

un site industriel.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

« Partout dans le monde, les industries sont confrontées

à un manque de connaissances critique, car une

génération de travailleurs expérimentés part à la

retraite et emporte avec elle sa précieuse expertise, a

déclaré Sanjit Shewale, responsable digital monde,

au sein de l’activité Process Industries d’ABB. Notre

solution Industrial Knowledge Vault s’attaque de

front à ce défi en fournissant une plateforme sécurisée

et accessible afin d’offrir aux entreprises le pouvoir

d’en faire plus avec le numérique. En capturant,

préservant et partageant l’ensemble de ces connaissances

vitales, les entreprises peuvent assurer la

continuité de leurs opérations et permettre à leur

personnel de disposer d’informations instantanées

pour effectuer leur travail de manière plus intelligente,

plus rapide et plus durable. »

L’importance des moteurs

dans toutes les activités industrielles

Loïc Chassignol rappelle quelques chiffres qui

montrent l’importance des moteurs dans les

consommations d’énergie de toutes les industries :

« L’Union européenne compte actuellement 8 milliards

de moteurs électriques en service, une infrastructure

colossale qui structure l’ensemble de l’économie. Ces

moteurs ne sont pas anecdotiques : ils consomment

près de 50 % de l’électricité totale produite dans l’UE,

tant chez les industriels que chez les particuliers.

Au sein des sites industriels, l’importance est encore

plus prononcée :

Un contexte réglementaire

européen pour améliorer

le rendement des moteurs

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (2011), améliorer l’efficacité

énergétique des moteurs a un effet majeur sur la consommation

énergétique globale et la réduction des émissions CO₂. C’est une des

raisons pour lesquelles l’Union européenne a introduit des normes

réglementaires d’efficacité énergétique mondiales, transformant les

standards industriels.

Depuis juillet 2023, l’Union européenne impose aux fabricants de

respecter des niveaux d’efficacité minimaux. Pour les moteurs de 75 à

200 kW, la classe IE4 est devenue obligatoire. Cette régulation accélère

le renouvellement du parc moteur européen et pousse les industriels vers

des solutions toujours plus performantes.

Cependant, la réglementation établit des socles minimums, non

des cibles maximales. Les entreprises avant-gardistes adoptent

volontairement IE5 et IE6, conscientes que l’efficacité énergétique

devient un critère différenciant de compétitivité.

Les classes IE (International Efficiency) constituent une échelle

standardisée mondiale. Chaque classe représente un saut d’efficacité par

rapport à la précédente :

• IE3 : efficacité premium (niveau standard jusqu’en 2023) ;

• IE4 : efficacité haut de gamme (obligatoire depuis 2023 en EU, pour

certaines gammes) ;

• IE5 : efficacité ultra-premium (objectif des avant-gardistes) ;

• IE6 : hyperefficacité (classe anticipée, désormais réalité avec ABB).

Importance des moteurs dans l'équipement des usines.

• 70 % de la consommation d’énergie électrique provient

directement des moteurs.

• Dans le secteur tertiaire (bâtiments, services), ils

représentent 40 % de la consommation.

Ces chiffres illustrent une réalité simple, mais décisive :

optimiser l’efficacité d’un moteur, c’est réduire directement

et massivement la consommation énergétique

d’une usine, d’un port, ou d’une ville. »

Les moteurs électriques sont présents dans pratiquement

tous les secteurs d’activité : automatisation

et robotique, manutention et logistique, chimie et

pharmaceutique, agroalimentaire et transformation,

eau et assainissement, métaux, ciment, mines.

Fait central pour les décideurs industriels : 90 % du

coût complet d’un moteur correspond à l’électricité

consommée pendant son fonctionnement et non à

son coût d’acquisition.

ABB propose une gamme de moteurs IE6

avec la technologie SynRM

ABB a révolutionné le secteur avec la technologie

Synchronous Reluctance Motor (SynRM), des

moteurs magnétiques sans aimants permanents.

« Le rotor ne comporte ni bobinage ni aimant permanent,

seulement des tôles d’acier électrique empilées.

Contrairement à un moteur asynchrone classique, il

n’y a aucun courant induit dans le rotor, donc aucune

perte d’énergie dans cette zone. »

Cette approche « magnet-free » combine les meilleures

propriétés de deux mondes :

• la simplicité et la fiabilité de maintenance des

moteurs asynchrones ;

• la performance énergétique des moteurs à aimants

permanents ;

• une efficacité énergétique exceptionnelle. Avec

jusqu’à 40 % de pertes réduites versus IE3,

les moteurs IE6 SynRM génèrent des économies

immédiates. Pour une usine fonctionnant

8 000 heures par an, cette différence se traduit en

dizaines de milliers d’euros économisés chaque

année ;

• une fiabilité accrue. La température réduite du

bobinage (jusqu’à 30 °C plus faible) et celle des rou-

© ABB


Nouveau moteur IE6 SynRM d'ABB.

tives, la manutention des pièces ou objets lourds, de

palettes.

Universal Robots, l’un des principaux fabricants de

robots collaboratifs (cobots) utilisés dans un large

éventail d’industries, a développé une gamme de

cobots adaptés à tous les secteurs industriels. Son

dernier modèle, l’UR8 Long, est doté de la même

portée de 1 750 mm que son homologue l’UR20,

avec un aspect nettement plus fin. Il allie portée, stabilité

et précision dans un format robuste, compact

et léger, avec une charge utile de 8 kg. Idéal pour les

environnements contraints, il s’adapte parfaitement

aux tâches industrielles : des soudures complexes à

la prise précise de pièces, en passant par l’inspection

multipoints.

« L’UR8 Long est un bras robotique intelligent pouvant

atteindre des portées jusqu’alors inaccessibles et

réaliser des tâches jusqu’alors jamais accomplies. Il est

conçu pour aider les opérateurs et les entreprises à travailler

plus rapidement, avec davantage de sécurité,

tout en faisant moins d’efforts, explique Jean-Pierre

Hathout, président d’Universal Robots. Ce robot

soulage les opérateurs des tâches pénibles et répétitives

de levage, de déplacement ou de manutention. Sa

grande portée lui permet de couvrir plus d’espace, et

ses fonctionnalités avancées ouvrent de nouvelles perslements

(jusqu’à 15 °C plus faible) signifie une élongation

de la durée de vie des isolants et des paliers,

réduisant les défaillances inopportunes ;

• une maintenance simplifiée. Pas d’aimants permanents,

donc pas de dépendance vis-à-vis des terres

rares, pas de protocoles spécialisés de maintenance.

L’entretien reste au niveau des moteurs asynchrones

classiques que tout électricien maîtrise ;

• la compacité. Les versions « High Output » offrent

la même puissance dans un cadre jusqu’à 3 tailles

plus petit, facilitant l’intégration, réduisant le poids,

simplifiant l’installation et les retrofits :

• un rendement sur toute la plage de fonctionnement.

Contrairement aux moteurs à aimants permanents

(moins efficaces en charge partielle), les

SynRM IE6 maintiennent une excellente efficacité,

même à vitesses réduites et charges partielles.

Ces moteurs sont disponibles dans une plage de

puissance initiale de 110-450 kW (couvrant les applications

haute puissance).

La robotique pour accélérer l’automatisation

des usines

La robotique, grâce à l’utilisation de capteurs sophistiqués,

à l’intégration de l’IA associée à des capacités

d’apprentissage automatique, permet d’effectuer des

tâches de plus en plus diversifiées et complexes dans

tous les secteurs de l’industrie, de l’industrie automobile

à l’électronique, en passant par l’industrie

agroalimentaire ou pharmaceutique.

Les robots collaboratifs ou cobots sont les plus nombreux

pour assister des opérateurs dans des tâches

répétitives nécessitant force, précision, dextérité,

mais aussi flexibilité. Avec les cobots, il est possible

d’automatiser ces processus de manière rentable,

même pour les lots de faible volume. Sur un poste de

travail typique, un cobot et un employé travaillent

côte à côte, chacun effectuant les tâches pour lesquelles

il est le mieux adapté.

Ces solutions de robotique permettent dans certaines

industries d’améliorer la sécurité au travail

en automatisant des tâches dangereuses ou répéti-

LES DOSSIERS DU MOIS

© ABB

Industrie

© Universal Robots

Les robots sont très

utilisés dans l'industrie

automobile.

...

Cobot UR20

d'Universal Robots.

© ABB Robotics

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 43

. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Universal Robots

© ABB Robotics

Utilisation de cobots

Universal Robots

dans l'usine de

Nichrominox.

Simulation d’installation

de robots avec l’IA de

nVidia Omniserve.

...

44 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

pectives dans l’automatisation de tâches auparavant

effectuées manuellement. »

Les applications peuvent être très diversifiées :

e-Recycle, entreprise lyonnaise spécialisée dans

le reconditionnement d’appareils high-tech, a

récemment automatisé son opération d’analyse de

smartphones en s’appuyant sur un robot collaboratif

Universal Robots. Intégrée par Isycod dans

une solution complète, cette technologie assure le

chargement et le déchargement des machines de

test avec rapidité et précision. Grâce à cette automatisation,

e-Recycle peut désormais tester près

de 50 téléphones par heure, soit trois fois plus

qu’en traitement manuel, tout en maintenant un

taux d’erreur quasi nul.

Mais Universal Robots a aussi équipé depuis

10 ans Nichrominox, PME spécialisée dans la

fabrication d’accessoires de stérilisation pour dentistes.

Nichrominox a successivement intégré plusieurs

robots collaboratifs Universal Robots afin

d’automatiser diverses cellules de travail pour des

tâches aussi variées que le montage, le pliage, l’approvisionnement

de machines de marquage laser

et le chargement de centres d’usinage.

ABB Robotics développe ses gammes

de robots et s’associe à nVidia pour déployer

l’IA physique industrielle à grande échelle

ABB Robotics combine la flexibilité des cobots avec

des charges utiles et des performances plus élevées,

via le lancement de sa famille de cobots PoWa sur le

marché mondial des robots collaboratifs en pleine

expansion. Une croissance qu’ABB Robotics estime

à 20 % par an jusqu’en 2028.

« Les cobots croissent nettement plus vite que les robots

industriels traditionnels, motivés par la demande des

petites et moyennes entreprises qui commencent leur

parcours en automatisation ainsi que des grandes

entreprises, explique Andrea Cassoni, responsable

des robots collaboratifs chez ABB Robotics. Ces

clients recherchent des vitesses et des charges utiles

plus élevées, mais aussi une plus grande facilité d’utilisation

et des conceptions compactes. Les fabricants

établis souhaitent automatiser des applications plus

lourdes et à cycles rapides, sans la complexité ni la

rigidité opérationnelle des robots industriels traditionnels.

Nous répondons à ces besoins avec le lancement

mondial de notre famille de cobots PoWa à grande

vitesse, un nom qui symbolise ses performances puissantes

et industrielles sous une forme compacte de

robots collaboratifs. »

ABB Robotics vient également d’annoncer l’intégration

des bibliothèques nVidia Omniverse dans

RobotStudio® afin de déployer l’IA physique dans

l’industrie, en comblant l’écart entre entraînement

virtuel et déploiement réel avec une précision pouvant

atteindre 99 %. La collaboration vise à combiner

la suite de programmation, conception et simulation

logicielle d’ABB Robotics, RobotStudio, avec la puissance

de simulation physiquement précise des bibliothèques

nVidia Omniverse afin de combler le vieux

fossé technologique « simulation vers réel ».

La nouvelle solution RobotStudio HyperReality,

disponible au second semestre 2026, va transformer

la manière dont les industriels montent en

cadence leur production, avec des coûts réduits

jusqu’à 40 % et un délai de mise sur le marché

accéléré de 50 %.

Une large gamme d’applications industrielles est

visée, avec un premier projet pilote mené par Foxconn

dans l’assemblage d’électronique grand public.

Disposer d'une plateforme logicielle

d’automatisation pour intégrer les robots

dans les lignes industrielles existantes

Pour les fabricants de machines et les entreprises

manufacturières, la plupart des architectures existantes

– souvent cloisonnées entre automates, robots

et supervision – ne répondent plus aux exigences

d’agilité, de données en temps réel, de maintenance

prédictive ou de pilotage à distance.


© KEBA

KEBA, fournisseur de solutions complètes d’automatisation

industrielle, propose KeMotion. Partie

intégrante de Kemro X, plateforme d’automatisation

ouverte et éprouvée sur le marché depuis 2019,

cette solution logicielle permet aux fabricants de

machines et aux entreprises manufacturières d’intégrer

en un temps record des robots au sein de lignes

existantes.

Son architecture modulaire et interopérable garantit

une intégration fluide avec des technologies tierces

via des protocoles standards (EtherCAT, Ethernet IP,

Profinet, OPC UA entre autres).

Construite sur Linux et entièrement évolutive,

KeMotion propose de contrôler plus de 30 types de

robots – les plus répandus et de constructeurs les

plus réputés sur le marché – préconfigurés permettant

de développer rapidement des applications.

« L’ensemble des robots ainsi que les contrôles machines

et procédés font partie d’un projet logiciel unifié où les

données sont échangées synchroniquement. Cela se

traduit par un gain conséquent de temps et de productivité

pour les utilisateurs de KeMotion », souligne Jan

Gadras, responsable commercial France de KEBA.

Des robots nombreux dans le secteur

de la manutention

Les chariots élévateurs et transpalettes traditionnels

sont de plus en plus remplacés par des robots

autonomes pour les différentes opérations de manutention,

déplacements de charge dans les ateliers ou

halls de stockage. Ces robots mobiles autonomes

(AMR) sont équipés de caméras, de radars et de capteurs

sophistiqués, et utilisent des algorithmes d’intelligence

artificielle pour déterminer le trajet optimal

et éviter les obstacles fixes ou en mouvement en

fonction des caractéristiques de l’installation ou du

bâtiment.

Le fabricant danois Mobile Industrial Robots (MiR)

propose ainsi une gamme qui comprend aussi bien

le MC600, un robot collaboratif mobile associant la

base du robot mobile MiR600 aux bras robotiques

collaboratifs UR20/UR30 d’Universal Robots (UR).

Capable de manipuler des charges utiles allant

Solution KEBA

KeTop.

LES DOSSIERS DU MOIS

Industrie

jusqu’à 600 kg, ce cobot mobile offre un système

complet et puissant pour la manipulation d’articles

lourds et l’automatisation de tâches telles que la

palettisation, la manutention de cartons et la maintenance

de machines, ou le MiR1200 Pallet Jack pour

le transport de palettes lourdes jusqu’à 1200 kg dans

les entrepôts et centres de distribution. Doté d’un

système de perception alimenté par l’intelligence

artificielle, le robot est capable d’identifier rapidement

des palettes standards et filmées, y compris

dans des environnements industriels dynamiques

intégrant différents formats de palettes.

ABB Robotics a présenté au dernier salon Global

Industrie l’AMR P603V, un robot mobile autonome

conçu pour les environnements industriels dynamiques.

Doté d’une navigation Visual SLAM pilotée

par l’IA et d’un entraînement différentiel bidirectionnel,

il se déplace avec précision dans des espaces

partagés. Avec une capacité de charge maximale de

1 500 kg, l’AMR P603V répond aux besoins de transport

de palettes et de sous-ensembles lourds.

« Nos robots mobiles autonomes combinent la vision

3D avec une planification autonome de trajectoires

pour offrir à nos clients une nouvelle génération

de robots capables de voir, de détecter et de décider,

déclare Marc Segura, président d’ABB Robotics

Monde. Cette avancée technologique apporte davantage

d’intelligence, d’adaptabilité et de simplicité

d’utilisation aux opérations intralogistiques. Pour les

industriels, les constructeurs automobiles et les acteurs

de la logistique, elle ouvre la voie à des flux de travail

plus sûrs et plus intelligents, avec un minimum de

complexité et un impact immédiat. »

L’AMR P603V s’inscrit dans l’Autonomous Versatile

Robotics (AVR), la vision d’ABB Robotics en

matière de robotique autonome et polyvalente, dans

laquelle les robots passent d’une tâche à l’autre en

temps réel et avec un minimum d’intervention.

Jean-Paul Beaudet

Nouvel AMR

P603 d’ABB

Robotics.

© ABB Robotics

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LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

Les sites industriels

et les entrepôts logistiques

en mutation

Dans l’industrie, l’éclairage ne relève plus du simple confort visuel ; il constitue

un équipement technique soumis à des contraintes extrêmes et à des exigences

réglementaires croissantes. Températures élevées ou négatives, humidité,

atmosphères corrosives, zones explosives Atex, vibrations, nettoyage haute

pression ou fonctionnement continu imposent des choix précis en matière de

matériaux, d’optiques, d’électronique et de gestion. À ces impératifs s’ajoutent

désormais des objectifs de sobriété énergétique, de maintenance réduite et de

pilotage intelligent, notamment dans les secteurs logistiques, agroalimentaires,

pharmaceutiques ou les datacenters. Les fabricants développent ainsi des

luminaires capables d’assurer à la fois sécurité, durabilité, performance

photométrique et adaptation fine aux usages, dans des environnements où toute

défaillance peut entraîner des conséquences opérationnelles majeures.

HDE Logistik,

Bamberg, Allemagne.

Solution éclairage :

RZB.

Qu’il s’agisse de sites de production, de

plateformes logistiques, ou de salles

blanches, les contraintes liées à l’éclairage

sont multiples et souvent cumulées. La

première, c’est la contrainte thermique. Dans

l’industrie, les températures peuvent aller de

– 40 °C jusqu’à + 85 °C, voire au-delà. « Nous

avons travaillé sur des sites où les étuves atteignent

85 °C, mais il nous arrive régulièrement d’intervenir

dans des environnements à 50, 60 ou 70 °C,

typiquement autour de fours de boulangerie, de

viennoiserie ou de production de petits pots pour

enfants », explique Didier Petit-Brisson, PDG

d’EAS Solutions, société basée à Pompignac, près

de Bordeaux, spécialisée depuis seize ans dans

© Linus Lintner Fotografie, Berlin

l’éclairage intelligent pour l’industrie, le tertiaire,

la logistique et l’extérieur.

La deuxième contrainte importante est l’humidité.

Selon les environnements, les indices de

protection requis vont de l’IP20 jusqu’à l’IP66,

IP67, voire IP68-69 en cas d’immersion.

Enfin, il y a les zones Atex, c’est-à-dire les milieux

explosifs ; elles concernent les sites qui manipulent

des gaz, du pétrole, des poussières inflammables

ou des solvants, comme dans la parfumerie.

« Nous intervenons sur les classifications

Atex 1, 2, 21 et 22 (voir tableau ci-dessous). Dans

tous les cas, un audit obligatoire mené par un cabinet

extérieur définit le type de zone et les produits

à utiliser ; ce n’est pas de notre ressort de procéder

à cette classification. Pour les produits Atex,

nous travaillons exclusivement avec Dialyte, un

spécialiste qui propose des gammes certifiées avec

des garanties de dix ans, adaptées aux environnements

les plus sévères, y compris face à l’acidité de

certains produits », poursuit Didier Petit-Brisson.

Sammode, fabricant français de luminaires et

spécialiste des zones Atex, donne un tableau de

performances de quelques produits adaptés en

fonction des températures de fonctionnement.

Par exemple, en zone 21/22, le Boyle Xtrem

offre une résistance chimique à toute épreuve et

montre une insensibilité aux perturbations électriques

et aux vibrations pour une température

ambiante de 50 °C max ; tandis que le luminaire

Fuma comprend une optique intensive haute efficacité

et offre à la fois facilité de mise en œuvre et


...

légèreté. Pour ses gammes « Atex », le fabricant a

sélectionné un large choix de matériaux de haute

qualité : l’inox 304L ou l’inox 316L pour les parties

métalliques externes, le verre borosilicaté, le

polycarbonate, ou un coextrudé polycarbonate/

méthacrylate afin d’offrir à leurs luminaires une

résistance aux environnements corrosifs, abrasifs

ainsi qu’aux agressions chimiques. De manière

générale, leurs appareils d’éclairage présentent

un indice IP68, soit une étanchéité absolue pour

garantir le maintien de leurs performances tout

au long de leur durée de vie ; et un IP69K, soit

une résistance aux intempéries (paquets de mer,

embruns…) ainsi qu’au nettoyage au jet d’eau

à haute pression. De plus, le fabricant indique

que « les composants qui pourraient enflammer

une atmosphère explosive par des étincelles ou des

échauffements sont enfermés dans une résine de

telle manière que cette atmosphère explosive ne

puisse pénétrer et donc s’enflammer ».

Sammode a même développé des gammes, comme

le Pascal Spectrum qui est composé de leds à

spectres monochromatiques dédiés à des process

ultra-spécifiques. Ambre pour l’éclairage de caves,

vert pour le stockage des tubercules, violet pour la

culture des algues. En élevage intensif, où le bienêtre

animal est en jeu, la lumière bleue calme les

volailles, le rouge préserve le sommeil des bovins.

Et pour alterner très simplement entre blanc et

couleur, le Pascal Spectrum se décline en version

double-allumage.

Choisir des matériaux en fonction

des environnements

Le choix des matériaux est une question absolument

centrale pour Didier Petit-Brisson :

« Dans les environnements avec des huiles de coupe,

LES DOSSIERS DU MOIS

© Sammode

Éclairage

comme l’industrie automobile ou mécanique, un

polycarbonate standard ne résistera pas dans le

temps ; les vapeurs d’huile dégradent la matière.

Tous nos luminaires sont anodisés à 20 microns,

ce qui leur permet de résister à ces environnements

corrosifs, mais aussi aux brouillards salins et aux

milieux chargés en craie ou en calcaire. Dans les

environnements à haute température, comme les

fonderies ou les sites de métal en fusion où la température

dépasse régulièrement 60 °C, ni le polycarbonate

ni le PMMA ne tiennent ; il faut du verre. À

l’inverse, dans l’agroalimentaire, le verre est strictement

exclu : s’il tombe sur la chaîne de production,

les conséquences sont catastrophiques ; toute la production

est arrêtée et les produits détruits. Le choix

du matériau n’est donc jamais anodin ; il conditionne

la fiabilité et la durabilité de l’installation.

Certains clients arrivent avec un cahier des charges

très précis et nous signalent d’emblée les contraintes

spécifiques de leur environnement ; nous vérifions

alors que les produits proposés sont adaptés.

...

Source Sammode

Stockage de pommes

de terre éclairé par les

luminaires Sammode

Pascal Spectrum.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

Mais souvent, lorsque nous visitons les usines,

nous posons nous-mêmes les questions. Les clients

ne pensent pas toujours à mentionner des évolutions

récentes de leur process, une nouvelle zone de

découpe ou un four ajouté en cours d’année. Ce travail

de découverte est essentiel ; c’est lui qui permet

d’éviter les mauvaises surprises après installation. »

L’éclairage en milieu industriel laisse peu de place

à la fantaisie ou la créativité, même si la technologie

led a permis de s’échapper des carcans des

« gamelles industrielles ».

Des prescriptions incontournables

Il faut toujours des niveaux d’éclairement réglementaires

et mieux vaut ne pas y déroger. Mais au-delà

de la norme, les fabricants interrogent systématiquement

le client sur ses besoins spécifiques. Certains

postes de contrôle qualité, par exemple, nécessitent

un IRC très élevé pour apprécier la couleur d’un

cuir, d’un bois ou d’un produit alimentaire ; d’autres

exigent un éclairage rasant pour détecter des planéités

ou des défauts de surface. « Dans ces cas, précise

Didier Petit-Brisson, nous proposons des luminaires

spécifiques avec des leds adaptées. Nous utilisons

exclusivement des leds Osram, en forte puissance ou

en mid-power selon les applications. Et nous développons

tous nos circuits imprimés en interne ; ce sont

Usine Pyrotek à Blansko (Tchéquie)

par Sylvania Group

Dans les environnements industriels

modernes, l’éclairage est bien plus

qu’une simple nécessité : c’est un

facteur clé pour l’efficacité énergétique,

la sécurité et le confort opérationnel.

Dans l’usine de Pyrotek à Blansko,

l’objectif était clair : remplacer les

lampes à sodium haute pression

obsolètes par un système led moderne

offrant des performances supérieures et

durables. Grâce aux luminaires à haute

efficacité Granit et Resisto de Sylvania

Group, les économies d’énergie ont été

immédiates.

Ces solutions ont permis une

amélioration instantanée de l’efficacité

tout en offrant des performances

d’éclairage fiables.

L’ajout des versions SylSmart

Connected, équipées de capteurs de

mouvement et de lumière naturelle,

a permis d’optimiser les économies

d’énergie.

Cette intégration intelligente améliore

non seulement l’efficacité, mais aussi

la qualité de l’éclairage, créant ainsi un

espace de travail plus confortable pour

les employés. Qualité supplémentaire :

la facilité d’utilisation de SylSmart

Connected garantit une mise en service

rapide (90 % de la configuration sont

des conceptions propriétaires, réalisées avec des composants

sélectionnés pour fonctionner de moins 40 °C

à plus 85 °C, voire 105 °C. Ils sont assemblés en France

par deux sous-traitants : Prestacable et Synergie. Cette

organisation nous permet une réactivité immédiate en

cas de non-conformité ; nous pouvons identifier très

rapidement si le problème vient du circuit, du composant

ou de l’assemblage. »

La norme européenne 12-464 donne des tableaux de

niveaux d’éclairement en fonction des industries. On

peut citer 500 lux dans les allées (circulation dense)

des plateformes logistiques, et même 1 000 lux dans

les « zones de configuration et remaniement ». Dans

les salles de mesure de précision, laboratoires, les

sites de production pharmaceutique ou de fabrication

de pneus, la norme préconise 750 lux moyens.

Un niveau d’éclairement de 1 000 lux est de rigueur

pour le contrôle des couleurs dans presque tous les

types d’industrie.

Dans ces conditions, il ne reste pas de place à l’improvisation,

tant en ce qui concerne les niveaux

d’éclairement que le développement de luminaires

sur mesure. Les industriels préfèrent inscrire à

leur catalogue des appareils conçus pour répondre

aux exigences normatives, quitte à les adapter,

mais le sur-mesure n’est pas vraiment

de mise.

préparés hors site) et offre une véritable

flexibilité, tant dans le processus

d’installation que dans la gestion

du système.

...

© Sylvania Group


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LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

À l’ère de l’industrie 4.0 et de la révolution numérique, les systèmes de gestion de

l’éclairage gagnent en importance. Ainsi, RZB a développé light control+3, comprenant

une commande dynamique basée sur la lumière du jour et la détection de présence,

qui permet de réguler les niveaux d’éclairage de façon flexible et dans le respect des

normes en vigueur.

...

Innover pour adapter

Il faut reconnaître que les appareils d’éclairage industriel

ont connu un sérieux « lifting » via la miniaturisation

des luminaires obtenue grâce à la technolo-

Usine Klinkers, Maastricht (Pays-Bas)

par Ledvance

L’ancien éclairage fluorescent de

l’usine de machines de Maastricht

a dû être remplacé par une solution

d’éclairage moderne. Cette démarche

ambitieuse devait non seulement

améliorer la qualité de l’éclairage mais

également permettre de réaliser des

économies significatives sur la facture

énergétique. Une usine représente dans

de nombreux cas un environnement

difficile : plafond bas, machinerie haute.

Un travail de précision où l’éclairage

joue un rôle important est crucial.

Le projet d’éclairage, développé

par Ledvance en collaboration avec

l’installateur Vormtech, a été conçu

avec le système de chemins lumineux

Trusys Flex, parfaitement adapté à ces

applications.

Au total, plus de 110 mètres de ce

système en DALI-2 ont été installés

pour moderniser l’usine actuelle. Le

composant MCU Select DALI-2 permet

de contrôler l’installation d’éclairage de

manière simple.

Le passage de l’éclairage à cette

nouvelle solution a produit des

résultats remarquables à plusieurs

© Linus Lintner Fotografie, Berlin

égards : la consommation d’énergie

a été considérablement réduite – de

plus de 60 % –, ce qui a conduit à des

économies substantielles sur la facture

énergétique, allant jusqu’à 90 %.

Grâce à un travail d’analyse et

de faisabilité effectué en étroite

collaboration avec le propriétaire du

site et l’installateur Vormtech,

l’usine de machines a été modernisée

gie led : des sources plus petites, donc des appareils

moins encombrants, plus légers et très efficaces.

Didier Petit-Brisson parle « d’adaptation continue.

Nous avons un moteur lumière : projecteur, spot,

highbay, avec des caractéristiques de base disponibles

en 3 000 K, 4 000 K et 5 000 K. À partir de là, nous

pouvons intégrer différents types d’intelligence, divers

protocoles de variation : DALI, 0-10V, PWM ; et différentes

optiques selon la hauteur d’installation.

Les nouveaux développements naissent de deux

manières : soit un client nous exprime un besoin non

satisfait sur le marché et nous dérivons un produit

existant, soit nous observons lors de nos prospections

des problématiques récurrentes qui appellent une

réponse produit. Les investissements en filières aluminium

représentent entre 30 000 et 50 000 € ; nous ne

les engageons que lorsque c’est justifié et nous les réutilisons

ensuite pour d’autres applications. Aucun client

ne nous a jusqu’ici demandé à s’approprier une filière ;

cela nous permet de réutiliser les outils et d’amortir les

développements ».

C’est l’un des points forts d'EAS Solutions, qui intervient

sur des sites où les luminaires sont installés à

25 ou 30 m de hauteur, dans des hangars avioniques

ou des stockeurs automatiques à très haute densité.

« À partir de 15 m, nous changeons les lentilles du

avec une solution qui a permis de

réduire la consommation d’énergie et

d’améliorer le confort visuel pour les

employés.

« Cette rénovation de l’éclairage donne

le résultat que nous attendions pour

notre site de production : améliorer

le bien-être de nos collaborateurs et

réduire nos consommations ! », a déclaré

le directeur de Machinefabriek Klinkers.

...

© Ledvance


LES DOSSIERS DU MOIS

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Sur son site de

22 000 m², France

Routage a remplacé ses

luminaires vétustes par

250 luminaires Clareo.

Audit énergétique,

financement,

fourniture et pose : un

accompagnement clé

en main, sans arrêt de

production.

Résultat : 80 %

d’économies d’énergie

et un meilleur confort

lumineux pour tous les

collaborateurs.

© Benoit Diacre

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LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

Rénovation de l’éclairage chez Buisard Distribution

par ACTiLED

L’entreprise industrielle Buisard est un

concepteur et fabricant français de

cabines destinées aux équipements

agricoles, de manutention, de travaux

publics ainsi qu’aux engins spéciaux.

Dans ses ateliers de fabrication et

d’assemblage, ce sont des linéaires

ACTiLine4330A qui ont été mis en

place dans le cadre d’un relamping

de postes de contrôle et inspection

de pièces mécaniques, auparavant

équipés de tubes fluorescents blanc

chaud/blanc froid.

Des linéaires à led de 1 200 mm sont

installés au plafond, au niveau de

la coupole,assurant un éclairage

général constant des ateliers. D’autres

dispositifs d’éclairage sont positionnés

latéralement, à gauche et à droite des

postes de travail afin de fournir

un éclairage plus ciblé.

Une option anti-éblouissement a été

choisie pour apporter du confort aux

opérateurs.

Les luminaires offrent une puissance de

1 600 lm environ, avec la possibilité de

piloter la température de couleur blanc

chaud/blanc froid, grâce à un pilotage

manuel DALI TW (par bouton-poussoir

ou télécommande).

Selon les besoins et exigences des

différentes opérations (contrôle,

inspection, soudage…), plusieurs

scénarios peuvent être configurés :

blanc chaud à 100 %, blanc froid à

100 % ou encore des combinaisons de

...

capteur pour resserrer le cône de détection ; plus on

monte, plus le cône naturel s’élargit, ce qui réduit

la précision. Notre règle de conception est simple :

la hauteur d’installation doit égaler le rayon de

détection. Un luminaire à 12 m détecte sur 12 m de

rayon, soit 24 m de diamètre. »

Inventronics, spécialiste de la gestion de l’éclairage,

prend, quant à lui, l’exemple des datacenters

: chaque intervention humaine dans les salles

serveurs représente un risque opérationnel et un

coût. Ces installations fonctionnent 24 h/24, 7 j/7,

dans des conditions thermiques exigeantes et sous

contraintes de continuité de service strictes.

« Remplacer des luminaires défaillants, gérer des

pannes nocturnes, composer avec des capteurs de

présence perturbés par la chaleur des racks : ces

scénarios, encore trop fréquents, sont évitables,

constate le fabricant. L’éclairage n’est pas un système

secondaire, c’est un maillon de la chaîne de fiabilité

dont dépend la sécurité opérationnelle de l’ensemble

de l’infrastructure. » Le secteur des datacenters

connaît une mutation profonde, portée par l’essor

de l’intelligence artificielle. Selon Inventronics,

en Europe, plus de 3 300 centres de données sont

déployés, menés par le Royaume-Uni, l’Allemagne

et la France. En France spécifiquement, la puis-

températures de couleur.

Ces luminaires présentent un niveau de

protection élevé (IP54), parfaitement

adapté aux environnements industriels.

Conçus et fabriqués en France, dans

les ateliers ACTiLED Lighting, ils sont

réparables, aussi bien en atelier que

directement sur site.

© ACTiLED


© Wipro Lauak

sance installée était de 714 MW en 2024 et pourrait

dépasser les 4 GW d’ici 2035. Cette expansion

s’accompagne d’exigences réglementaires strictes :

neutralité carbone d’ici 2030 pour l’ensemble des

centres européens.

Dans ce contexte, chaque poste de consommation

énergétique – y compris l’éclairage – devient un

levier stratégique.

Inventronics relève les défis spécifiques

de l’éclairage en datacenter

Un datacenter fonctionne 24 h/24, 7 j/7. Ces

infrastructures critiques n’admettent aucune

interruption et n’acceptent qu’un accès très

contrôlé aux salles serveurs. Les allées chaudes

peuvent atteindre 45 °C en exploitation courante.

LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

Wipro Lauak modernise son éclairage

par EAS Solutions

Dans le cadre de sa démarche structurée

de management de l’énergie certifiée

ISO 50001, Wipro Lauak a engagé

un programme de modernisation de

l’éclairage de ses sites industriels

en France et au Portugal. Comme le

souligne Michael Giroud, responsable

Groupe RSE, Énergie et Climat, « la

revue énergétique a confirmé le

potentiel d’optimisation du poste

éclairage, identifié comme un levier

d’amélioration à déploiement

rapide, malgré un poids relatif limité

dans la consommation énergétique

globale ».

Les solutions de relamping led

« standards » ont été évaluées mais se

sont révélées insuffisantes au regard

des exigences industrielles du Groupe :

des temps de retour sur investissement

Chaque intervention non planifiée est un risque.

L’objectif : des luminaires et drivers industriels

conçus pour une durée de vie maximale dans ces

conditions, limitant les interventions au strict

nécessaire. Inventronics propose également des

extensions de garantie et des services d’accompagnement

adaptés aux projets les plus exigeants,

pour garantir une tranquillité opérationnelle complète

sur toute la durée de vie de l’installation.

Si l’informatique et le refroidissement dominent

la consommation énergétique d’un datacenter,

l’éclairage joue un rôle clé dans la stratégie de

décarbonation. Chaque watt économisé sur l’éclairage

réduit aussi la charge calorifique des salles,

allégeant indirectement les systèmes de climatisation.

L’adoption de solutions led à haute efficacité ...

supérieurs à cinq ans et une adaptation

limitée aux contraintes d’exploitation.

Les sites présentent en effet des profils

de production hétérogènes, avec des

zones pouvant rester éclairées en

continu 24 h/24 sur plusieurs jours

pour une activité partielle uniquement.

Cette configuration entraîne une

surconsommation structurelle, une

usure accélérée des équipements,

une dégradation progressive des

performances lumineuses ainsi

qu’une augmentation des coûts de

maintenance.

Dans ce contexte, Wipro Lauak a

retenu la solution proposée par EAS

Solutions, basée sur la technologie de

pilotage intelligent Digital Lumens/

SiteWorx. Cette approche repose sur

des capteurs de présence, la prise

en compte de la luminosité naturelle

et la modulation automatique de la

puissance lumineuse, permettant un

ajustement en temps réel des niveaux

d’éclairement selon les besoins réels

des zones de production.

Le déploiement a été réalisé sur 6 sites

industriels, dont 5 en France et

1 au Portugal, à l’issue d’une phase

d’analyse et de cadrage comprenant

l’audit des installations existantes,

les études techniques, le

dimensionnement des solutions

et la modélisation du retour sur

investissement (ROI).

Les résultats opérationnels sont

significatifs : des économies d’énergie

supérieures à 85 %, pouvant atteindre

90 % selon les configurations.

Sur un site équipé initialement en led avec

fonctionnement On/Off, l’intégration d’un

pilotage intelligent (capteurs de présence,

capteurs de luminosité et variation de

puissance) a permis de générer jusqu’à

60 % d’économies supplémentaires.

Au-delà des gains énergétiques, la

solution offre désormais à Wipro

Lauak une supervision centralisée des

consommations sur l’ensemble des sites,

ainsi que la capacité d’ajuster à

distance les paramètres d’éclairage,

renforçant le pilotage opérationnel et la

maîtrise des installations.

Cette démarche illustre la volonté du

Groupe d’accélérer la transformation

de ses infrastructures industrielles vers

des solutions connectées, combinant

performance énergétique, optimisation

des coûts et fiabilité opérationnelle

dans la durée.

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© Ridi

Salle de système de

gestion de contenu

de Sécurlite, éclairée

par les luminaires Fila2

70 avec grille de

défilement.

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LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

ACC et Verkor confient l’éclairage de leurs sites

à RIDI

Dans le cadre de la transition vers un

transport décarboné et de l’avenir de

l’industrie automobile européenne,

l’Europe, la France et la région Hautsde-France

ont activement soutenu

l’implantation des usines de batteries

ACC à Douvrin (62) et Verkor à

Bourbourg (59).

ACC (Automotive Cells Company),

coentreprise fondée en 2020 par

Stellantis, Mercedes-Benz et

TotalEnergies, a lancé la première

tranche de sa gigafactory en 2023,

tandis que la seconde tranche s’est

Verkor

© Sécurlite

terminée en 2025. De son côté, Verkor,

également créée en 2020, bénéficie du

soutien de l’EIT InnoEnergy, du Groupe

Idec, Schneider Electric, Capgemini,

Renault Group et Bpifrance. Son usine

gigafactory a également ouvert ses

portes en 2025.

Pour ces deux projets distincts, Ridi

a proposé sa gamme Linia Evo dotée

d’un profilé précâblé en 2,5 mm².

Cette solution innovante permet

d’installer un nombre plus important

de réglettes sur un même profilé et,

surtout, elle autorise une suspension

...

lumineuse est devenue la norme pour atteindre

les objectifs européens de neutralité carbone d’ici

2030.

Pour maximiser l’efficacité, l’éclairage ne doit être

activé qu’en cas de présence humaine. Mais dans

un datacenter, la détection est complexe : les capteurs

infrarouges classiques (PIR) sont souvent

perturbés par les flux d’air chaud et la chaleur

rayonnée des serveurs.

Plusieurs technologies répondent à ce défi selon

les contraintes du projet : des systèmes filaires

DALI-2 avec gradation précise, contrôle centralisé,

reporting énergétique temps réel (D4i,

Parts 251–253), maintenance prédictive ; des

solutions sans fil (NLC, réseaux maillés) avec un

déploiement simplifié, flexibilité d’installation,

automatisation comparable aux systèmes filaires.

Dans les deux cas, il est recommandé de mettre en

place un contrôle à distance, une gradation intelligente

et intégration possible au système de gestion

du bâtiment.

tous les 5 mètres, contre 3 mètres

habituellement. Résultat : une

réduction significative du coût des

points de fixation. Le produit, certifié

IP54 et IK08, répond parfaitement aux

exigences de l’environnement industriel

et est conforme à la norme NFC 15103.

Les maîtrises d’œuvre des projets,

Ekium et Projex, ont retenu cette

solution pour plusieurs raisons : la

diversité des options disponibles,

la durée de vie exceptionnelle du

produit. (100 000 heures), ainsi que

son rendement lumineux supérieur à

170 lm/W. Sur ces deux sites, il a été

possible de mixer des flux lumineux

de 7 000 et 15 000 lumens, avec des

optiques extensives ou intensives, en

fonction des conditions spécifiques

de pose.

ACC

© Ridi


Chez Sylvania Group, la priorité est donnée aux

économies d’énergie. Pour le fabricant, les sites

logistiques et industriels sont des lieux très sensibles

qui nécessitent une attention particulière car

ils fonctionnent souvent 24 h/24 et ne peuvent se

permettre d’avoir un éclairage inadapté ou défectueux.

Le système d’éclairage doit pouvoir résister

à des conditions difficiles et garantir un fonctionnement

ininterrompu.

La gestion au service des économies

C’est bien là la difficulté dans ces espaces : comment

concilier un éclairage permanent, des performances

sans compromis avec des économies d’énergie et

une qualité de lumière pour un meilleur confort

visuel ? Nombreux sont les fabricants à proposer des

solutions de gestion. Sylvania Group, par exemple,

a développé une gamme complète de produits

SylSmart Connected qui permet non seulement

des économies d’énergie, mais aussi une solution

de contrôle entièrement personnalisable pour l’ensemble

des espaces, afin d’optimiser l’éclairage en

fonction des besoins spécifiques.

« Face à l’utilisation de luminaires à haut rendement,

explique-t-on chez Sylvania Group, dans des

espaces vastes où l’éclairage représente une importante

consommation d’énergie, SylSmart Connected

propose une solution sans fil, facilement déployable.

Grâce à des capteurs robustes intégrés discrètement

dans chaque luminaire, cette solution permet de capturer

et de transmettre en toute sécurité des données

détaillées sur l’occupation des espaces et la lumière

naturelle, optimisant ainsi la gestion énergétique. »

Chez EAS Solution, l’objectif est systématiquement

d’atteindre entre 80 et 95 % d’économies, considérant

que dans la logistique, où les zones sont larges et

les périodes d’inactivité fréquentes, on se situe entre

90 et 95 % ; dans la production industrielle, entre 80

et 90 %. « Le fonctionnement est le suivant, précise

Didier Petit-Brisson : une étude d’éclairage intègre

un coefficient de maintenance de 20 %, ce qui signifie

que l’on peut d’emblée régler les luminaires à 80 % de

leur puissance tout en restant dans la norme. Ensuite,

grâce aux capteurs de présence, nous appliquons trois

niveaux de paramétrage : pleine puissance en présence,

réduction après une temporisation réglable,

puis extinction ou niveau de veille minimal. Ce système

est particulièrement efficace dans les usines qui

ne peuvent pas recâbler facilement leurs zones : les

luminaires d’une zone inutilisée peuvent être coupés

indépendamment des autres, sans toucher à l’installation

électrique. Et si la destination d’une zone change,

stockage transformé en production, par exemple,

on reparamètre simplement les luminaires pour se

conformer aux nouvelles exigences normatives. »

EAS Solutions travaille avec deux systèmes : le pre-

LES DOSSIERS DU MOIS

Éclairage

mier est l’intelligence Digital Lumens, aujourd’hui

intégrée à la société SiteWorks, un fonds américain.

C’est un système totalement autonome, sans dépendance

réseau, ce qui convient aux maîtres d’ouvrage

qui ne souhaitent aucune connexion cloud. Le

second système est Smart Facility Mist, développé

en Europe ; le codage de sécurisation a même servi à

des applications pour l’OTAN.

Le Smart Facility Mist intègre la détection de mouvement

et de luminosité, mais aussi des contacts

secs qui permettent de piloter d’autres équipements :

climatisation, extracteurs, capteurs de température

connectés en radio. Tout fonctionne sans infrastructure

réseau fixe. C’est un mode de fonctionnement

autonome. « On paramètre l’ensemble de l’intelligence,

explique Didier Petit-Brisson : scénarios,

fonctions maître-esclave, multimètre, commandes

associées ; puis on télécharge cette configuration directement

dans la puce radio du luminaire. Une fois cette

opération effectuée, on déconnecte la passerelle de

communication et le luminaire fonctionne de manière

entièrement autonome, sans réseau Ethernet ni cloud.

On peut à tout moment reprendre la main, modifier

le paramétrage et repartir en mode autonome. »

Ce fonctionnement est très recherché par les sites

travaillant dans des environnements confidentiels

ou militaires, qui refusent toute interconnexion avec

leur propre réseau.

Isabelle Arnaud

© Disano

Industrie Biogaz.

Solution éclairage

Forma de Disano.

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. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Smart & Connective

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LES DOSSIERS DU MOIS

BACS

Généraliser le déploiement

des solutions de pilotage

dans le petit tertiaire

et les commerces ?

Obligatoire dans de nombreux bâtiments tertiaires, les systèmes de

GTB peinent encore à se généraliser dans les commerces et les petits

sites, souvent freinés par la complexité et les coûts de solutions dites

traditionnelles. Des offres alternatives de GTB rebattent les cartes, avec

des systèmes plus accessibles, rapides à déployer et adaptés aux besoins

réels de ces bâtiments. Dans ce dossier, J3e présente un panorama d’offres

adaptées pour accélérer la dynamique pour les commerces et des petits

bâtiments tertiaires.

Ambre Saurat, CEO

de Smart & Connective.

Une dynamique de marché importante

« Le marché est aujourd’hui extrêmement dynamique,

porté par plusieurs facteurs structurels très

forts. Le premier moteur est évidemment réglementaire,

avec l’accélération du décret tertiaire, du

décret BACS et de la directive européenne EPBD

qui oblige progressivement les acteurs du tertiaire

à mieux piloter leurs consommations énergétiques

», introduit Ambre Saurat, CEO de Smart

& Connective.

« Mais au-delà de la réglementation, nous observons

une vraie prise de conscience économique,

notamment avec la hausse durable du coût de

l’énergie, le besoin de réduire les charges d’exploitation,

la pression croissante sur les critères ESG et

RSE, ainsi que la nécessité de moderniser les bâtiments

existants sans engager de gros CAPEX »,

poursuit l’experte de Smart & Connective.

Jérémie Leduc, prescripteur Nord-Ouest et

Centre et spécialiste réseaux B.E.G. France,

confirme que la hausse des coûts énergétiques

pousse les gestionnaires à adopter rapidement

des solutions efficaces et durables, en particulier

pour l’éclairage, qui représente souvent une part

importante de la consommation énergétique des

petits et moyens bâtiments tertiaires, notamment

des commerces. Une meilleure maîtrise

des dépenses sur ce poste devient alors indispensable,

souligne-t-il.

Par ailleurs, Ambre Saurat précise que « le marché

est également tiré par la digitalisation de l’exploitation

technique, par le développement du SaaS,

mais aussi par la montée en puissance du suivi des

réseaux multisites ainsi que par les attentes fortes

en matière de maintenance connectée. Conçue spécifiquement

pour le petit et moyen tertiaire ou les

parcs multisites, la solution Smart & Connective

adresse principalement les commerces et enseignes

retail, les réseaux d’agences, les bureaux, les hôtels,

les établissements de santé, les concessions automobiles,

les établissements publics… », ajoute-telle.

La pertinence est forte pour les acteurs qui

gèrent des parcs de plusieurs dizaines ou centaines

de sites, avec des besoins de standardisation

et de pilotage centralisé.

SaaS ou not SaaS, telle est la question ?

Impossible de ne pas évoquer le choix pour la

GTB de reposer sur une solution en mode SaaS.

Pour rappel, avec le mode SaaS, il n’y a pas d’installation

de serveur en local sur le ou les sites, les

données sont stockées dans le cloud, et l’accès

pour les différents utilisateurs et gestionnaires

s’effectue via un navigateur web ou une application

mobile, sans besoin de serveur physique

sur site. Les mises à jour sont automatiques et le

fournisseur gère les mises à jour logicielles, tant

de sécurité que sur les fonctionnalités, sans intervention

de l’utilisateur final ou d’un intermédiaire

intégrateur, par exemple.

Le mode SaaS est souvent loué pour sa rapidité

de déploiement, possible avec une architecture

et des paramétrages standardisés, notamment

en configuration multisite ; il est souvent mis en


œuvre pour les solutions de suivis énergétiques

multisites (ou EMS) avec des acteurs spécialistes

tels que Ubigreen, advizeo ou encore Citron.

La rapidité de déploiement n’est pas son unique

avantage, ce choix pouvant aussi être motivé par

un budget initial limité qui fera pencher pour un

modèle d’abonnements (OPEX) plutôt que pour

un investissement initial (CAPEX).

Si les exigences de personnalisation sont poussées,

ou si la dépendance à internet est un point

clé, le mode SaaS peut, à l’inverse, se révéler un

choix moins logique.

Polynhome propose dans ce cas une « GTB petit/

moyen tertiaire » basée sur une architecture de

type Edge Computing qui décentralise le traitement

des données et le pilotage pour chaque bâtiment

connecté, en combinant autonomie locale

– sans dépendance au cloud –, interopérabilité

grâce à l’usage de protocoles ouverts, ainsi que

sécurité et résilience avec un stockage des données

sur site et un Edge Computer sécurisé par

une double alimentation. Cette approche garantit

une meilleure continuité de service, notamment

par une plus grande robustesse face aux aléas

réseau. Elle permet aussi de limiter les besoins

en bande passante entre les capteurs locaux et les

centres de traitement des données, en réalisant

les analyses au plus près des sources de données

sur chaque Edge Computer déployé sur site. L’architecture

répond enfin aux enjeux croissants

de souveraineté numérique, de cybersécurité et

de gouvernance des données. Pour autant, l’ensemble

des services et équipements bénéficient

de mises à jour automatiques en continu.

LES DOSSIERS DU MOIS

BACS

Focus sur la simplicité d’usage

« Pour le petit tertiaire, la solution de GTB Light

que propose Smart & Connective est une solution

de GTB simplifiée 100 % SaaS, pensée pour rendre

le pilotage énergétique accessible aux bâtiments

tertiaires existants, et qui se concentre sur les

usages à plus forte valeur énergétique et opérationnelle

», présente Ambre Saurat.

Avec l’automate CEOS développé par Smart &

Connective, il est possible d’adresser en priorité

les lots techniques les plus consommateurs et

les plus critiques pour l’exploitation : le CVC –

chauffage, ventilation, climatisation –, mais aussi,

suivant les typologies de bâtiments, l’éclairage et

la qualité d’air intérieur (QAI).

« En fonction des exigences du projet et du cahier

des charges, la solution Smart & Connective peut

également intégrer d’autres équipements tels que

l’ECS, les CTA, les compteurs d’énergie, les capteurs

de présence ou d’ouverture, ainsi que des

les protocoles standards du bâtiment (Modbus,

BACnet, Zigbee, Z-Wave) ou encore via des API

ouvertes », poursuit l’experte. Les fonctionnalités

les plus utilisées sont la supervision énergétique

multisite, la programmation horaire et les automatisations,

les scénarios d’économies d’énergie

no-code, les alertes et diagnostics en temps réel,

le pilotage à distance et la gestion centralisée des

équipements.

« L’approche vise avant tout l’efficacité opérationnelle

: permettre à un exploitant ou un Energy

Manager de piloter simplement aussi bien un bâtiment

équipements multimarques compatibles avec qu’un parc entier depuis une seule interface ...

L’écosystème de

la solution Smart

& Connective.

© Smart & Connective

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. . . . . . . . .


. . . . . . . .

© Polynhome

© Polynhome

...

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LES DOSSIERS DU MOIS

BACS

Une solution dédiée pour le petit et moyen tertiaire

complète et made in France

Pierre Charlès, fondateur de Polynhome

Pierre Charlès,

fondateur de Polynhome.

« Polynhome propose une

“GTB petit/moyen tertiaire”

qui simplifie radicalement

l’expérience utilisateur

en intégrant toute la

complexité technique

(installation, programmation,

maintenance) directement

dans ses produits.

Installateurs et utilisateurs

bénéficient ainsi d’une

L’éclairage est aussi un des vecteurs à maîtriser

L’éclairage est un levier essentiel pour les commerces,

mais aussi pour beaucoup de bâtiments

petits et moyens tertiaires tels les espaces de

coworking, les petites structures d’enseignement,

les salles de sport ou centres de bien-être, etc. Il

est un vecteur primordial pour attirer le client,

créer un climat confortable et mettre en valeur les

produits. Dans ces structures, le poste éclairage

peut représenter jusqu’à 40 % de la consommacloud,

sans détenir une expertise GTB complexe,

détaille l’experte.

La simplicité d’exploitation est donc un point clé

de notre proposition de valeur avec, par exemple :

la notion de commandes groupées, des dashboards

personnalisés, des automatisations prêtes à l’emploi

et une maintenance facilitée grâce aux alertes

intelligentes et aux mises à jour OTA (Over the

Air) pour les objets et applications connectés »,

conclut Ambre Saurat.

solution clé en main, sans

besoin d’expertise poussée »,

introduit Pierre Charlès.

La gamme repose sur :

• des capteurs et actionneurs

conçus et fabriqués par

Polynhome pour piloter et

monitorer les équipements

techniques ;

• un Edge Computer qui

centralise localement

(et non dans le cloud) les

données et services de

l’installation du site ;

• des algorithmes

autoapprenants

qui s’adaptent

automatiquement aux

conditions du bâtiment

(par exemple : usages,

environnement…) ;

• une supervision

permettant un suivi et un

pilotage local ainsi qu’une

hypervision multisite à

l’échelle d’un parc complet.

La gamme de Polynhome, reflète l’engagement concret en faveur de la

souveraineté technologique.

Une même logique de suivi et de pilotage sur tous les sites.

Le made in France est

dans l’ADN de Polynhome,

avec une gamme conçue

et développée en France

par ses équipes, de

l’équipement IoT à la

plateforme de supervision

multisite, garantissant une

continuité technologique

sur l’ensemble des briques

stratégiques de la solution.

« Cette cohérence entre

le hardware développé

par Polynhome, les

logiciels embarqués et les

applications est renforcée

par une collaboration

étroite avec notre

écosystème industriel

hexagonal. Elle permet

une réactivité accrue et

un accompagnement

simplifié pour les clients,

tout en assurant une

meilleure continuité entre

les différents acteurs de la

chaîne de valeur (bureaux

d’études, fabricants,

intégrateurs, éditeurs SaaS,

exploitants). Une approche

qui réduit les points de

friction et favorise une

exécution plus fluide des

projets, de leur conception

à leur exploitation », ajoute

l’expert de Polynhome.

Pour le petit et moyen

tertiaire, la solution

induit moins de

licences cumulées et de

dépendances techniques.

« La préprogrammation sur

table avant mise en service

favorise un déploiement

plug and play minimisant

les travaux sur site. À la

clé : un meilleur retour sur

investissement et un coût

total de possession maîtrisé

grâce à l’intégration

verticale de la solution »,

conclut Pierre Charlès.

...

© Polynhome


j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 59


. . . . . . . .

© B.E.G. France

Jérémie Leduc,

prescripteur Nord-Ouest

et Centre et spécialiste

réseau chez B.E.G.

France.

Interface de suivi des

postes de consommation

d’un entrepôt.

© B.E.G. France

...

60 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

BACS

tion électrique totale. C’est donc un point clé pour

un pilotage optimisé conciliant qualité d’éclairage

et économies d’énergie.

« La solution DALI-SYS proposée par B.E.G. repose

sur le DALI-2, un protocole ouvert conçu pour être

simple à déployer, rapide à mettre en œuvre et économiquement

accessible, sans compromis sur les

performances », introduit Jérémie Leduc, prescripteur

et spécialiste réseaux B.E.G. France.

Pas de programmation longue et coûteuse, le système

DALI-SYS s’appuie sur l’infrastructure d’éclairage

existante – le câblage DALI étant présent dans

beaucoup de bâtiments tertiaires –, ce qui permet

un déploiement rapide des fonctions de régulation,

de supervision et de suivi énergétique.

« Cette solution permet de gérer l’éclairage de

manière centralisée ou peut être intégrée à une GTB

existante, par exemple via BACnet, poursuit l’expert

de B.E.G. France. La solution, souvent intégrée

dans les lots électricité ou GTB, permet une détection

de présence avec ajustement automatique de

l’éclairage selon la lumière naturelle, un contrôle par

pièce ou par zone, ainsi qu’une communication globale

dans le bâtiment.

Avec DALI-SYS, il est également possible de créer

des scénarios d’éclairage et un cheminement intelligent,

comme dans les parkings. Enfin, grâce à notre

module ViStation, la supervision à distance permet

de piloter l’éclairage zone par zone ou par étage, et

de programmer des horaires d’allumage et d’extinction

adaptés au site. »

Il est aussi possible de gérer les ouvrants, ainsi

que les éclairages Tout ou Rien sur le bus DALI,

ou encore d’effectuer un asservissement de l’éclairage

lorsque le système incendie se déclenche. « Le

système est pensé pour une montée en puissance

progressive, en débutant par l’éclairage, et quand le

projet évolue – ajout de CVC, stores ou encore d’une

surveillance environnementale et d’une comptabilité

énergétique multiflux –, il est possible d’évoluer

naturellement vers KNX sans remplacer l’installation

DALI existante. Une passerelle NETx assure la

continuité et l’intégration des deux systèmes », souligne

Jérémie Leduc.

Pour les très petits bâtiments équipés uniquement

de luminaires non DALI, une mise à niveau du

système d’éclairage est nécessaire avant toute installation.

« Les retours d’expérience montrent des

économies d’énergie sur l’éclairage pouvant atteindre

40 à 60 % par rapport à un système non régulé.

Pour un commerce de 300 à 500 m², l’installation

de DALI-SYS prend généralement 2 à 3 jours, sans

interruption d’activité », conclut Jérémie Leduc.

Les offreurs de GTB « classiques »

avec des solutions adaptées aux commerces

et moyens tertiaires

Cet exemple avec Schneider Electric, qui a mis en

place récemment une solution pour une chaîne

de restauration, exploitant un parc de sites répartis

sur l’ensemble du territoire, et qui cherchait à améliorer

la performance énergétique de ses sites tout

en assurant la conformité avec le décret BACS.

« Les principaux enjeux rencontrés étaient liés

aux consommations énergétiques élevées, à une

approche historiquement fragmentée avec plusieurs

solutions déployées sur différents lots techniques

et sans cohérence globale, conjugués à une

difficulté à démontrer le ROI auprès des exploitants

– franchisés – freinant l’adhésion à l’adoption

d’une nouvelle solution », explique Sami Bentahar,

responsable IoT Buildings au sein de Schneider

Electric France en charge du projet.

S’ajoutait un besoin de pilotage centralisé et de

supervision à distance des sites, poursuit l’expert

de Schneider Electric, et le client a été accompagné

...


j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 61


. . . . . . . .

Écran de suivi

des consommations

de la zone cuisine.

Armoire de la GTB

Schneider Electric.

...

© Schneider Electric

62 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

LES DOSSIERS DU MOIS

BACS

avec une approche globale de GTB intégrée, permettant

de couvrir les principaux usages énergétiques

du bâtiment :

· supervision et suivi énergétiques (monitoring des

consommations) ;

· pilotage de la cuisine et de l’éclairage (représentant

environ 45 % des usages) ;

· gestion CVC (chauffage, ventilation, climatisation

: environ 40 %) ;

· automatisation et gestion des alarmes ;

· mise en conformité avec le décret BACS.

La solution repose sur une architecture GTB

unifiée remplaçant les outils dispersés en place,

incluant des solutions logicielles de supervision et

de pilotage à distance, des équipements de terrain

pour le contrôle des différents lots techniques (électricité

et comptage énergétique, CVC, éclairage,

équipements de cuisine et supervision par sites et

multisites) », détaille Sami Bentahar.

« L’accompagnement de bout en bout, de l’installation

à l’exploitation, a permis d’une part de réduire

les consommations énergétiques avec un objectif

atteint de l’ordre de 15 à 20 % par site, d’autre part

d’améliorer la visibilité et le pilotage des usages

énergétiques, tout en standardisant les pratiques

sur l’ensemble du parc, avec une meilleure appropriation

par les exploitants, grâce à une solution

plus lisible et centralisée », conclut l’expert de

Schneider Electric.

Par ailleurs, Schneider Electric annonce, avec la

solution de GTB dédiée aux petits et moyens bâtiments

EcoStruxure Building Activate, des déploiements

70 % plus rapides que les systèmes traditionnels,

et une optimisation des opérations grâce à une

interface intuitive et des rapports automatisés.

Pour autre illustration, Distech Controls propose

le logiciel Eclypse Facilities basé sur une architecture

de microservices et intégré dans l’ensemble

des équipements Eclypse du constructeur. Il

optimise la conception, le déploiement, l’exploitation

et la maintenance de bâtiments durables,

connectés et autonomes, offrant une efficacité

améliorée, et constitue une évolution pour les

intégrateurs de systèmes et les partenaires numériques,

en proposant une ouverture et une interopérabilité

étendues, facilitant la mise en place de

services numériques avancés. Le logiciel permet

ainsi aux clients de sélectionner la configuration

optimale pour leur projet, que ce soit pour surveiller

et contrôler des équipements individuels

ou pour gérer de manière centralisée des petits

bâtiments ou des étages ou zones. Enfin, une

déclinaison cloud est proposée avec la solution

logicielle Atrius Facilities.

Le panorama des solutions n’est pas exhaustif,

d’autres offreurs, comme Legrand, Wago, etc.,

ont des offres agiles répondant au segment des

petits et moyens tertiaires.

Jean-François Moreau

© Schneider Electric


j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 63


Ensemble, créons de meilleurs bâtiments pour une

meilleure qualité de vie et de meilleurs lendemains.

Des bâtiments

performants

pour un futur

meilleur

64 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


Les solutions pour des

bâtiments plus performants

Trop de bâtiments sont encore énergivores. Les exigences

croissantes en matière de réduction des émissions imposent

une meilleure efficacité dans la gestion de l’énergie.

Chez Hager, forts de nos 70 ans d’expertise et grâce à nos solutions

produits et services, nous contribuons à créer des bâtiments plus

sûrs, plus confortables et plus vertueux.

De la conception à l’exploitation, nous accompagnons chacun de

vos projets d’électrification pour faire de chaque bâtiment un acteur

actif de la gestion énergétique – et révéler tout son potentiel.

Des solutions énergétiques

pour tous les types de bâtiments

Gestion

de l’énergie

Distribution

d’énergie

Appareillage de

protection

Cheminement de câbles

et appareillage mural

y compris KNX & Matter

Grands bâtiments et

infrastructures

critiques

Bâtiments tertiaires et

industriels de taille

intermédiaire

Habitat collectif

Maisons individuelles et

petits bâtiments tertiaires

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optimisez vos consommations

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véhicules électriques et

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des usages, une continuité

d’exploitation renforcée et

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Hager propose des solutions

sûres, évolutives et

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concepteurs, les tableautiers

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et mettre en œuvre des

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énergétiques adaptées, à

chaque projet; du résidentiel

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tableaux électriques pour petits

bâtiments tertiaires, jusqu’à la

distribution principale et

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de barres : bénéficiez d’une

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vos projets.

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Hager vous offre une

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répondre à toutes les

configurations d’installation.

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disjoncteurs boîtiers moulés,

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surtensions, dispositifs

différentiels… une offre

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intégration simplifiée et

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flexilbes et faciles à intégrer

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bâtiment aux solutions

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notre offre garantit des

installations évolutives,

interopérables selon les

standards du marché et

pérennes dans le temps.

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 65


Des solutions

modulaires et

évolutives, pensées

pour de meilleurs

bâtiments

Une infrastructure électrique connectée,

du point d’entrée jusqu’aux usages finaux.

08

07

04

La puissance de

la modularité

Dès l’entrée de l’énergie dans le

bâtiment, Hager assure une

distribution sûre et performante :

de la distribution principale (01) aux

systèmes de jeux de barres (02),

jusqu’à la distribution divisionnaire

(03) sur l’ensemble des niveaux et

des zones. Selon les besoins,

l’alimentation extérieure (07) vient

prolonger cette performance au delà

du bâtiment. Résultat : une

infrastructure électrique robuste,

configurable selon chaque projet et

évolutive pour accompagner ses

transformations.

66 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr

Amener l’énergie et les données

là où elles sont nécessaires

Grâce aux systèmes de

cheminement de câbles (04) ainsi

qu’aux interrupteurs et prises (05),

Hager distribue l’énergie et les

données là où elles sont nécessaires,

à travers les sols, les murs, les

plafonds et les espaces de travail.

Conçues pour des aménagements

flexibles, une installation simplifiée

et les évolutions futures, nos

solutions répondent aux besoins

actuels tout en facilitant les

extensions, remplacements et

rénovations ultérieurs.

Une exploitation performante

dans la durée

La véritable performance d’un

bâtiment se révèle une fois en

exploitation. Grâce au suivi des

consommations et aux solutions de

stockage (06), Hager rend l’énergie

visible, pilotable et plus facile à

optimiser. Connecté aux bornes

de recharge (08), le système

accompagne l’évolution des

usages, de la mobilité électrique.

Résultat : Moins de gaspillage, plus

d’efficacité, et des bâtiments prêts à

répondre aux évolutions de demain.


03

05

02

06 01

Une offre complète d’outils numériques

Hager met à disposition des outils numériques, une documentation

claire et une expertise technique pour simplifier la conception, la

construction et l’installation.

Hagercad

Hagerplan

Hager ZPlan

Hager Power

setup

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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 67


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bâtiments

émissions,

sont

limiter

encore

le gaspillage

énergivores. Les exigences

énergétique

croissantes

et

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matière

des environnements

de réduction des

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produits et services, nous contribuons à créer des bâtiments plus

75

sûrs, plus confortables

%

et plus

38

vertueux.

% 20 %

De la conception à l’exploitation, nous accompagnons chacun de

vos projets d’électrification pour faire de chaque bâtiment un acteur

actif de la gestion énergétique des émissions – et révéler mondiales tout son de potentiel.

du parc immobilier

européen est

énergétiquement

inefficace*

Des solutions énergétiques

pour tous les types de bâtiments

Gestion

de l’énergie

optimisez vos consommations

Grands bâtiments et

infrastructures

énergétiques en temps réel.

Profitez des services

performantes pour rationaliser

la distribution d’énergie dans

flexibilité totale pour

répondre à toutes les

critiques

connectés de nos marques tous les bâtiments.

configurations d’installation.

En rendant les bâtiments

Eficia, Advizeo et E3/DC

plus

pour

sûrs,

Nous accompagnons

plus intelligents

les

et

la mesure intelligente et la concepteurs, les tableautiers Disjoncteurs ouverts,

plus durables, nous

supervision

créons

du bâtiment ;

des

la

environnements

et les électriciens à concevoir disjoncteurs boîtiers moulés,

gestion de la recharge des et mettre en œuvre des

protections contre les

performants, Bâtiments tertiaires et au

véhicules

service

électriques

du

et

bien être

solutions

et

d’infrastructures

de la performance

surtensions, dispositifs

industriels de taille

l’optimisation du stockage énergétiques adaptées, à

différentiels… une offre

intermédiaire

sur le long terme.

d’énergie…

chaque projet; du résidentiel complète qui allie fiabilité,

Habitat collectif

Et gagnez une vision claire

des usages, une continuité

d’exploitation renforcée et

des économies d’énergie

durables, avec un impact

carbone réduit.

* Commission européenne (2020)

** Maisons Programme individuelles des Nations et Unies pour l’environnement (2020)

petits bâtiments tertiaires

*** Agence internationale de l’énergie (2022)

CO₂ proviennent des

bâtiments**

Les bâtiments les plus performants ne se contentent pas

de fonctionner.

Distribution

d’énergie

sûres, évolutives et

au tertiaire.

De la maison individuelle aux

tableaux électriques pour petits

bâtiments tertiaires, jusqu’à la

distribution principale et

secondaire jusqu’à 6300 A,

incluant des solutions de jeux

de barres : bénéficiez d’une

expertise complète pour tous

vos projets.

Appareillage de

protection

Ils contribuent à des lendemains plus sûrs, plus sobres et

Avec Hager, suivez et

Hager propose des solutions

plus agréables à vivre.

La gamme de protection

Hager vous offre une

intégration simplifiée et

facilité d’installation.

des bâtiments existants

devront être rénovés pour

pour atteindre la neutralité

carbone d’ici 2030***

Cheminement de câbles

et appareillage mural

y compris KNX & Matter

Hager permet de créer des

infrastructures connectées,

flexilbes et faciles à intégrer

dans tous les types

de bâtiments.

Du routage de l’énergie et

des données à travers le

bâtiment aux solutions

compatibles KNX et Matter,

notre offre garantit des

installations évolutives,

interopérables selon les

standards du marché et

pérennes dans le temps.

68 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


Construire de meilleurs

bâtiments, ensemble

Que vous soyez prescripteur, tableautier ou

installateur, Hager vous apporte les solutions,

les outils et l’expertise pour façonner ensemble

le monde électrique de demain.

Nous simplifions vos projets et assurons leur

cohérence grâce à des systèmes conformes,

interopérables, des outils digitaux performants

et un accompagnement à chaque étape.

Résultat : des bâtiments opérationnels dès le

premier jour, prêts à évoluer pour répondre aux

enjeux de demain.

Découvrez comment de

meilleurs bâtiments créent

de meilleurs lendemains sur

hager.com/fr

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 69


SOLUTIONS

Sécurité électrique

Nouvelle génération de disjoncteur ouvert

pour renforcer la fiabilité énergétique

ABB dévoile Emax 3, un disjoncteur ouvert destiné aux datacenters,

sites industriels, hôpitaux et aéroports. L’appareil intègre des capteurs

avancés et des fonctions d’analyse en temps réel pour surveiller la

consommation électrique, l’état des équipements et certains paramètres

environnementaux. Son intelligence embarquée fournit des alertes

et des informations destinées à faciliter la maintenance prédictive et

l’anticipation des défaillances. Les données sont accessibles localement

via un écran tactile intégré ou à distance. Emax 3 comporte également un

système de détection d’arc électrique et est présenté par ABB comme le

premier disjoncteur ouvert certifié au niveau de cybersécurité SL2 selon la

norme IEC 62443-4-2.

www.abb.com

© ABB

© Distech Controls

GTB

Contrôleur IoT avec accélérateur IA embarqué

Distech Controls présente Eclypse APEX, un contrôleur de périphérie IoT destiné aux systèmes CVC

et aux bâtiments intelligents. Équipé de deux ports Ethernet Gigabit et d’une puissance de traitement

renforcée, il prend en charge jusqu’à 320 points d’E/S via les modules de la

gamme Eclypse. Compatible avec les protocoles BACnet MS/TP, Modbus

RTU, Modbus TCP et M-Bus, il intègre également une API RESTful pour

l’échange de données avec des applications locales ou cloud. Conçu pour les

développements IoT et IA, il embarque les technologies Docker, Azure IoT

Edge et un accélérateur IA dédié au traitement en périphérie. Le contrôleur

dispose par ailleurs de fonctions d’amorçage sécurisé et de mécanismes de

protection contre les altérations.

www.distech-controls.com

Éclairage

Nouveau spot encastré led

basse luminance

FD Éclairage a développé CLARO, un spot encastré led

basse luminance destiné à l’éclairage d’accentuation, à

l’éclairage indirect de murs et aux douches à l’italienne. Il

associe une puce led de dernière génération à une optique

conçue pour contrôler la diffusion lumineuse et améliorer

le confort visuel. Ce premier modèle de la gamme en

finition Meljac intègre une façade en laiton patiné à la

main et une optique fabriquée en France par Gaggione. Sa conception avec raccordement en

série, propre à FD Éclairage, vise à favoriser la durabilité et la réparabilité du produit. Fabriqué

en France, garanti 10 ans et réparable en fin de vie, CLARO mesure 45 mm de diamètre pour

30 mm d’épaisseur. La gamme sera ensuite déclinée en différentes puissances et dimensions

pour les marchés résidentiel et hôtelier..

www.fdeclairage.com

© FD Éclairage

70 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


SOLUTIONS

Intégration

ETS6.4 offre de nouvelles fonctions

pour les intégrateurs KNX

La version 6.4 du logiciel ETS de KNX introduit plusieurs

évolutions destinées à simplifier la conception, la mise

en service et la maintenance des installations. Parmi les

principales nouveautés figurent le multi-linking, qui

permet d’associer plusieurs adresses de groupe à plusieurs

objets de communication en une seule opération, ainsi que

l’application ETS Bulk Linker pour automatiser les opérations

de liaison à grande échelle. ETS6.4 améliore également la lisibilité des projets grâce au tri par date de modification, à

l’enrichissement des vues d’adresses de groupe avec des informations de contexte et à une modélisation plus précise

des bâtiments multilogements. Le logiciel fonctionne par défaut en mode 64 bits, intègre les mises à jour firmware

compatibles et ajoute des sauvegardes automatiques ainsi que l’automatisation du téléchargement via numéro de série.

www.knx.fr

© KNX

© Plaquendirect

Autocollants industriels

Un marquage pratique

dans les environnements difficiles

Plaquendirect vous propose un moyen

simple de créer des autocollants industriels

pour vos équipements, vos installations et

vos consignes de sécurité. Ces autocollants

allient une forte adhérence à un film

de protection, ce qui les rend adaptés

aux environnements difficiles. Chaque

commande est fabriquée selon vos

spécifications et livrée sous 24 heures.

Laminage protecteur, impressions

détaillées et forte adhérence

Chaque autocollant est protégé par un laminage résistant aux rayures, aux UV et hydrofuge afin d’éviter l’usure et

la décoloration au fil du temps. Grâce à un procédé d’impression en quadrichromie, le texte, les symboles, les QR

codes et autres détails sont reproduits avec clarté. Le support adhésif de qualité industrielle permet une utilisation

à long terme sur une large gamme de surfaces intérieures et extérieures.

Entièrement personnalisables en ligne

Personnalisez vos autocollants industriels dans l’outil en ligne de Plaquendirect.

Adaptez le texte, les couleurs, la finition, les dimensions et la mise en page

aux besoins de chaque projet. Plusieurs finitions sont également disponibles

en fonction de vos besoins, notamment des options blanches, transparentes,

réfléchissantes et phosphorescentes. Cela permet d’adapter facilement les

autocollants à des environnements présentant des exigences de visibilité

spécifiques.

Disponible chez Plaquendirect

Créez et commandez des autocollants industriels chez Plaquendirect. La production et

l’expédition ont toujours lieu dans les 24 heures. Pour toute demande d’échantillons, de fiches

techniques ou pour toute autre question, contactez le service client au 05 35 54 94 37

ou à l’adresse info@plaquendirect.fr.

Vous souhaitez visiter notre site ? c’est par ici !

www.plaquendirect.fr

© Plaquendirect

j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 71


3 QUESTIONS À

Propos recueillis

par Alexandre Arène

‘‘

Notre vision repose sur l’AVR, qui associe

robotique et intelligence artificielle, pour rendre

les robots plus autonomes, flexibles et capables de

s’adapter à leur environnement.

’’

Robertino Cinelli

Président d’ABB Robotics en France

© DR

ABB Robotics, parmi les pionniers de la robotique industrielle, possède une

offre couvrant la robotique industrielle, collaborative et mobile. À la tête d’ABB

Robotics en France depuis 2023 et président de la nouvelle entité créée au

1 er janvier 2026, destinée à être acquise par le groupe SoftBank d’ici fin à 2026,

Robertino Cinelli revient sur la montée en puissance de l’intelligence artificielle

dans la robotique, la vision d’ABB, et présente les principales innovations.

Pouvez-vous nous présenter ABB

Robotics et son positionnement

sur le marché de la robotique

industrielle ?

ABB Robotics fait partie des leaders

mondiaux de la robotique, avec près

de 7 000 collaborateurs dans plus de

50 pays et environ 1 000 personnes

dédiées à la R&D. Historiquement très

présente dans l’automobile, l’entreprise

est aujourd’hui active dans la plupart

des secteurs industriels : industrie

manufacturière, logistique, agroalimentaire,

pharmacie, cosmétique, construction.

Notre stratégie repose sur quatre

piliers : placer le client au centre de nos

actions, rendre la robotisation accessible

à un nombre croissant d’entreprises,

accélérer l’innovation et valoriser l’expertise

humaine. Nous proposons une

offre complète qui associe robotique

industrielle, robotique collaborative,

robotique mobile autonome, logiciels et

services. L’objectif est d’accompagner les

industriels sur l’ensemble du cycle de vie

de leurs installations.

Vous évoquez une nouvelle vision

de la robotique, plus autonome et

polyvalente. En quoi consiste-t-elle

concrètement ?

Notre vision repose sur l’AVR (Autonomous

Versatile Robotics), qui associe

robotique et intelligence artificielle,

pour rendre les robots plus autonomes,

capables de s’adapter à leur environnement

et polyvalents. L’idée est de

réduire la programmation spécifique

et de permettre aux robots de prendre

davantage de décisions par eux-mêmes.

Dans la préparation de commandes, par

exemple, l’IA permet désormais à un

robot d’identifier les objets à manipuler,

de déterminer la meilleure façon de les

saisir et d’adapter automatiquement ses

mouvements. Cette évolution concerne

également la robotique mobile. Grâce

à des technologies comme le Visual

SLAM, les robots analysent leur environnement

en temps réel, évitent les

obstacles et interagissent en toute

sécurité avec les opérateurs. Cette

nouvelle génération de robots repose

sur plusieurs briques technologiques

clés : vision, interaction homme-robot,

préhension, autonomie décisionnelle,

navigation et sécurité.

Quelles sont les principales

nouveautés présentées par ABB

Robotics pour répondre aux

nouveaux enjeux des industriels ?

L’une des innovations majeures est

la plateforme OmniCore, qui équipe

désormais l’ensemble de nos robots.

Elle apporte davantage de cybersécu-

rité, améliore l’efficacité énergétique et

permet notamment de récupérer l’énergie

produite lors des phases de freinage

pour la réinjecter dans le système.

Nous avons également lancé la gamme

de robots collaboratifs PoWa, qui disposent

d’une charge utile jusqu’à 30 kg,

tout en conservant les avantages de la

robotique collaborative. Ils ouvrent

ainsi de nouvelles perspectives dans des

applications comme la palettisation, le

soudage ou la manutention et l’alimentation

de machines… Sur le volet logiciel,

nous faisons évoluer RobotStudio

avec l’intégration de la technologie

nVidia Omniverse. Cette approche

permet de créer des jumeaux numériques

plus réalistes en intégrant l’environnement

réel de production. Les

industriels peuvent ainsi valider plus

précisément leurs projets avant leur

déploiement. Enfin, nous poursuivons

nos investissements dans les services

et l’économie circulaire. ABB propose

désormais des offres complètes de rénovation,

de modernisation et de reconditionnement

des robots. En fonction des

besoins, il est possible de remplacer

uniquement l’armoire de commande,

de conserver la mécanique existante

ou encore de rénover intégralement

les équipements afin de prolonger leur

durée de vie.

72 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr


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925

LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE

WWW.FILIERE-3E.FR

ISSN 0758-3826 / MAI 2026

926

927

INDEX

Index des entreprises et organismes cités

ABB....................................................... https://new.abb.com/fr....14, 24, 33, 38, 40, 41, 42, 43, 64

ABB Robotics........................................ https://new.abb.com/................................... 43, 44, 45, 66

ACC....................................................... https://www.acc-emotion.com/fr.....................................54

Actiled................................................... https://www.actiled.com/fr........................................52, 53

Ademe.................................................. https://www.ademe.fr/....................................................33

advizeo................................................. https://www.advizeo.io/..................................................57

Agence Internationale de l’Énergie....... https://www.iea.org/.......................................................42

ANSSI.................................................... https://cyber.gouv.fr/.......................................................10

Ardian................................................... https://www.ardian.com/fr..............................................10

Association BBCA................................. https://www.batimentbascarbone.org/.............................11

Aveva.................................................... https://www.aveva.com/fr-fr/....................................34, 35

B.E.G. France........................................ https://www.begfrance.com/...............................28, 56, 60

BACnet.................................................. https://bacnetfrance.org/....................................10, 57, 60

Bpifrance.............................................. https://www.bpifrance.fr/..........................................10, 54

Brookfield............................................. https://www.brookfield.com/fr-ca....................................10

Buisard................................................. https://www.buisard.fr/...................................................52

Capgemini............................................. https://www.capgemini.com/fr-fr/....................................54

Citel...................................................... https://citel.fr/fr................................ 16, 17, 18, 20, 21, 22

Citron.................................................... https://citron.io/.............................................................57

Databricks............................................ https://www.databricks.com/..........................................10

Dehn..................................................... https://www.dehn.fr/fr...................... 16, 17, 18, 20, 21, 22

Disano................................................... https://www.disano.it/fr/.................................................55

Distech Controls................................... https://www.distech-controls.com/............................62, 64

EAS Solutions....................................... https://www.eas-solutions.fr/.......46, 47, 48, 50, 52, 53, 55

EDF....................................................... https://www.edf.fr/...........................................................9

EDP....................................................... https://edp.com/pt..........................................................10

EIT InnoEnergy...................................... https://innoenergy.com/..................................................54

Energy Time.......................................... https://salon-energie.com/..............................................11

EnerJ-meeting...................................... https://www.enerj-meeting.com/.....................................11

FD Éclairage......................................... https://www.fdeclairage.com/.........................................64

Foxconn................................................ https://www.foxconn.com/en-us......................................10

Gimelec................................................. https://gimelec.fr/.....................................................6, 7, 8

Global Industrie..................................... https://www.global-industrie.com/...................................32

Groupe Idec.......................................... https://www.groupeidec.com/.........................................54

Hager.................................................... https://hager.com/fr........................................................12

IBS........................................................ https://salon-ibs.com/....................................................11

KEBA..................................................... https://www.keba.com/fr/home.......................................45

KNX....................................................... https://www.knx.fr/...................................................60, 65

Ledvance.............................................. https://www.ledvance.com/fr-fr.......................................50

Legrand................................................ https://www.legrand.fr/pro..............................................62

Linux..................................................... https://linuxfr.org/...........................................................45

Marcegaglia.......................................... https://marcegaglia.fr/....................................................10

McKinsey.............................................. https://www.mckinsey.com/fr/........................................37

Meljac................................................... https://www.meljac.com/................................................64

Mersen.................................................. https://www.mersen.com/fr............................................13

MGX...................................................... https://www.mgx.ae/en...................................................10

Microsoft.............................................. https://www.microsoft.com/fr-fr......................................41

Modbus................................................. https://www.modbus.org/.........................................10, 57

Nexans.................................................. https://www.nexans.fr/fr/................................................26

NRF Retail's big show........................... https://www.nrfbigshoweurope.com/fr.............................11

nVidia.................................................... https://www.nvidia.com/fr-fr/....................................44, 66

Octopus Energy.................................... https://octopusenergy.fr/..................................................9

ODCA..................................................... https://ocdaofficial.com/.................................................13

Paris Builders Show............................. https://www.paris-builders-show.com/fr..........................11

Phoenix Contact.................................... https://www.phoenixcontact.com/fr-fr/.................24, 25, 26

Plaquendirect....................................... https://www.plaquendirect.fr/..........................................65

Polynhome............................................ https://www.polynhome.io/.............................................58

Préventica............................................. https://www.preventica.com/..........................................11

Renault Group....................................... https://www.renaultgroup.com/.......................................54

Ridi....................................................... https://www.ridi.de/fr......................................................54

Rockwell Automation............................ https://www.rockwellautomation.com/en...................29, 38

RZB....................................................... https://www.rzb.de/fr/...............................................28, 46

Salesforce............................................. https://www.salesforce.com/fr/.......................................10

Sammode............................................. https://www.sammode.com/.....................................46, 47

Schneider Electric................................ https://www.se.com/..................10, 16, 17, 18, 20, 21, 22,

....................................................................................... 24, 26, 29, 30, 31, 32, 34, 40, 54, 60, 62

Sécurlite............................................... https://www.securlite.com/.............................................54

SEPEM Industries................................. https://www.sepem-industries.com/................................11

Sibca..................................................... https://sibca.fr/fr............................................................11

SIGTB.................................................... https://sigtb.fr/.................................................................9

Smart & Connective.............................. https://smartandconnective.com/fr......................56, 57, 58

Socomec............................................... https://www.socomec.fr/fr............................ 35, 36, 38, 39

SoftBank............................................... https://www.softbank.jp/en//...........................................66

Sylvania Group...................................... https://www.sylvania-group.com/..............................48, 55

Ubigreen............................................... https://www.ubigreen.com/.............................................57

Universal Robots................................... https://www.universal-robots.com/fr/.........................43, 44

Verkor................................................... https://verkor.com/.........................................................54

Verne.................................................... https://www.verne-ing.fr/................................................10

VINCI..................................................... https://www.vinci.com/...................................................26

Vormtech.............................................. https://www.vormtech.nl/................................................50

Wago .................................................... https://www.wago.com/fr................................................62

Wipro Lauak.......................................... https://www.wiprolauak.com/..........................................53

Z-Wave................................................. https://z-wavealliance.org/..............................................57

Zigbee................................................... https://zigbee-france.com/..............................................57

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