J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification
J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification – Interview de Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques du Gimelec - Industrie, les solutions pour améliorer la compétitivité des sites industriels : performance énergétique, flexibilité, automatisation et robotique – Éclairage : les sites industriels et les entrepôts logistiques en mutation – BACS, généraliser le déploiement des solutions de pilotage dans le petit tertiaire et les commerces…
J3e de juin 2026 : Industrie, de la modernisation à l’électrification – Interview de Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques du Gimelec - Industrie, les solutions pour améliorer la compétitivité des sites industriels : performance énergétique, flexibilité, automatisation et robotique – Éclairage : les sites industriels et les entrepôts logistiques en mutation – BACS, généraliser le déploiement des solutions de pilotage dans le petit tertiaire et les commerces…
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Le courant passe entre nous depuis 76 ans
Industrie
Les solutions pour
améliorer la compétitivité
des sites industriels :
performance énergétique,
flexibilité, automatisation
et robotique
Éclairage
Les sites industriels et
les entrepôts logistiques
en mutation
BACS
Généraliser le
déploiement des
solutions de pilotage
dans le petit tertiaire
et les commerces
INDUSTRIE
DE LA MODERNISATION
À L’ÉLECTRIFICATION
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR
ISSN 0758-3826 / JUIN 2026
927
2 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
ISSN 0758-3826 / JUIN 2026
ÉDITO
Pas d’électrification
sans modernisation
© DR
‘‘
Une politique
industrielle durable ne
peut se limiter à attirer
de nouveaux projets ; elle
doit aussi accompagner
les entreprises qui
produisent déjà en France
et qui constituent le socle
de notre industrie.
’’
Le courant passe entre nous depuis 76 ans
Industrie
Les solutions pour
améliorer la compétitivité
des sites industriels :
performance énergétique,
flexibilité, automatisation
et robotique
Éclairage
Les sites industriels et
les entrepôts logistiques
en mutation
BACS
Généraliser le
déploiement des
solutions de pilotage
dans le petit tertiaire
et les commerces
INDUSTRIE
DE LA MODERNISATION
À L’ÉLECTRIFICATION
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
Dans
ce numéro :
J3e met en lumière les solutions
pour moderniser les sites de
production, entre performance
énergétique, flexibilité,
automatisation, robotique,
IA et éclairage industriel.
© Adobe Stock
WWW.FILIERE-3E.FR
927
Depuis plusieurs semaines, l’électrification s’impose comme l’un des grands
mantras de la politique industrielle française. Réunion de l’« Équipe de
France de l’électrification » à l’Élysée, campagnes de communication
gouvernementales, sommet Choose France : rarement le sujet aura bénéficié d’une
telle visibilité.
Cette séquence s’inscrit dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les
incertitudes sur les marchés pétroliers et la volatilité des prix des énergies fossiles.
Face à ces risques, les pouvoirs publics mettent en avant l’un des principaux atouts du
pays : une électricité largement décarbonée, produite sur le territoire national et moins
exposée aux chocs internationaux que le pétrole ou le gaz.
Les annonces du sommet Choose France illustrent cette stratégie. Des dizaines de
milliards d’euros d’investissements ont été promis, notamment dans les infrastructures
numériques et les datacenters liés à l’intelligence artificielle. Pour ces acteurs mondiaux,
la disponibilité d’une électricité abondante, compétitive et décarbonée est devenue un
critère d’implantation majeur.
Mais derrière les grands projets et les investissements spectaculaires se trouvent des
milliers de PME, PMI et ETI qui constituent l’essentiel du tissu industriel français. Ces
entreprises, pour beaucoup sous-traitantes des grands groupes, constituent le socle de
notre industrie. Elles fabriquent sur le territoire national, créent de l’emploi localement,
innovent et assurent la solidité des chaînes de valeur.
Or, pour elles, l’électrification n’est pas une finalité. La priorité est la compétitivité. Comme
l’explique Virginie Charles, déléguée industrie du Gimelec, l’électrification n’a de sens
que lorsqu’elle s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation : renouvellement
des équipements, automatisation, robotisation, digitalisation des procédés, exploitation
des données industrielles ou intégration progressive de l’intelligence artificielle.
C’est probablement l’angle mort du débat actuel. Les pouvoirs publics communiquent
légitimement sur les investissements qu’ils attirent et sur les avantages énergétiques du
pays. Mais la réindustrialisation ne se jouera pas uniquement dans les futurs datacenters
ou les projets à plusieurs milliards d’euros. Elle dépendra tout autant de la capacité des
PMI et des ETI à moderniser leurs outils de production, gagner en productivité et rester
compétitives. Une politique industrielle durable ne peut se limiter à attirer de nouveaux
projets ; elle doit aussi accompagner les entreprises qui produisent déjà en France et qui
constituent le socle de notre industrie.
C’est précisément le fil conducteur de ce numéro de J3e. Performance énergétique,
flexibilité, automatisation, robotique, éclairage industriel : au-delà des discours, nous
mettons en lumière les solutions concrètes qui permettent aux industriels de moderniser
leurs sites et de gagner en compétitivité.
Alexandre Arène,
rédacteur en chef
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 3
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j3e est édité par la société 3e Médias,
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SA au capital de 140 000 euros ;
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Siège social : 32 rue du Faubourg
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Poissonnière - 75010 Paris
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Bureaux : 17, rue de l’amiral Hamelin -
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75016 Paris
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Représentant légal : David Catelain.
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© 3e Médias, Paris.
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Reproduction interdite.
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Toutefois, des photocopies peuvent être
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réalisées avec l’autorisation de l’éditeur.
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Celle-ci pourra être obtenue auprès du
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Centre français du copyright, 20, rue des
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Grands-Augustins, 75006 Paris, auquel
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3e Médias a donné mandat pour le
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représenter auprès des utilisateurs.
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Tél. : + 33 (0)1 44 07 47 70
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Dépôt légal : juin 2026
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Conception graphique - Réalisation :
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Planète Graphique Studio - Paris 17 e .
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Impression : IPPAC / Imprimerie
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de Champagne 52500 Langres.
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Directeur de la publication : David Catelain
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Rédaction
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Email : redaction@filiere-3e.fr
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Rédacteur en chef : Alexandre Arène
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Ont collaboré à ce numéro :
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Jean-Paul Beaudet
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et Jean-François Moreau.
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Marketing & Publicité
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3e Médias
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité print & digital
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3e Médias
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17, rue de l’Amiral Hamelin, 75016 Paris
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Tél. + 33 (0) 6 51 30 28 68
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sdm@filiere-3e.fr
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Diffusion
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Relations abonnements
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Juliette Aguelon
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compta.3emedias@gmail.com
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Pour l’étranger : 165 € HT franco ;
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185 € HT par avion
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Prix au numéro : 17 €
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Corrections
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Laurence Chabrun
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laurencechabrun@gmail.com
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© DR
© DR
‘‘
Un industriel n’investit pas
pour électrifier ses procédés. Il
investit pour être plus compétitif,
plus performant et plus résilient.
‘‘
L’IA agit comme un
révélateur. Beaucoup
d’entreprises prennent
conscience du retard accumulé
au fil des différentes vagues
technologiques.
06
INTERVIEW
’’
Virginie Charles
Joël Vormus
06 / Virginie Charles
Déléguée industrie du Gimelec
Joël Vormus
Délégué datacenter et directeur
des affaires publiques du Gimelec
DANS CE NUMÉRO
’’
© Adobe Stock
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
29
LES SOLUTIONS POUR AMÉLIORER
LA COMPÉTITIVITÉ DES SITES
INDUSTRIELS : PERFORMANCE
ÉNERGÉTIQUE, FLEXIBILITÉ,
AUTOMATISATION ET ROBOTIQUE
09
ACTUALITÉS
09 / Équipe de France
de l’électrification
L’Élysée mobilise la filière pour
accélérer l’électrification des usages
GTB
Le SIGTB poursuit sa structuration
et renforce ses actions pour la
filière GTB
10 / Choose France 2026
11
L’IA et les datacenters concentrent
l’essentiel des investissements
Cybersécurité
L’ANSSI publie un guide de
cybersécurité pour les systèmes
GTB et GTC
AGENDA
4 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
© Linus Lintner Fotografie, Berlin
Éclairage
46
LES SITES INDUSTRIELS
ET LES ENTREPÔTS LOGISTIQUES
EN MUTATION
12
DÉVELOPPEMENTS
12 / Florent Taesch
Directeur commercial activité
tertiaire chez Hager
13 / Christophe Habouzit
Vice-président Global Product Line,
fusible et appareillage fusible de
norme CEI, Mersen
16
LE POINT SUR
16 / Maîtriser les risques liés à la foudre
et aux surtensions dans l’industrie
et les ICPE
24 / La revanche de Thomas Edison
sur Nikola Tesla ?
64
SOLUTIONS
La sélection de la rédaction
DANS CE NUMÉRO
© B.E.G. France
BACS
56
GÉNÉRALISER LE DÉPLOIEMENT
DES SOLUTIONS DE PILOTAGE
DANS LE PETIT TERTIAIRE
ET LES COMMERCES
66
3 QUESTIONS À
Robertino Cinelli
Président d’ABB Robotics en France
67
INDEX DES ENTREPRISES
ET ORGANISMES CITÉS
LISTE DES ANNONCEURS :
• 2 e COUV – SEPEM INDUSTRIES
• 4 e COUV – IBS
• P. 14 - PUBLI-RÉDACTIONNEL ABB
• P. 15 - ABB
• P. 19 - DEHN
• P. 21 - CITEL
• P. 23 - 3E MÉDIAS
• P. 27 - SIDO
• P. 31 - SOCOMEC
• P. 35 - ADM21
• P. 49 - SYLVANIA GROUP
• P. 51 - LEDVANCE
• P. 59 - AIRZONE
• P. 61 - B.E.G.
• P. 63 - ENERGY TIME
• P. 65 - PLAQUENDIRECT
• ENCART BROCHÉ - HAGER
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David Catelain
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Directeur de la publication
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Alexandre Arène
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Rédacteur en chef
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alexandre.arene@filiere-3e.fr
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Jean-François Moreau
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Journaliste spécialiste supervision,
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efficacité énergétique, BIM
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journalistes@filiere-3e.fr
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Jean-Paul Beaudet
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Journaliste spécialiste
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datacenters, stockage de
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l’énergie, énergies renouvelables,
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véhicules électriques et IRVE
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journalistes@filiere-3e.fr
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Sandrine de Montmorillon
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Responsable publicité,
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partenariats & réseaux sociaux
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Groupe 3e Médias
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sdm@filiere-3e.fr
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 5
INTERVIEW
Propos recueillis par Alexandre Arène
Virginie Charles
Déléguée industrie du Gimelec
‘‘
Un industriel n’investit pas pour
électrifier ses procédés. Il investit
pour être plus compétitif, plus
performant et plus résilient.
’’
© DR
Joël Vormus
Délégué datacenter et directeur
des affaires publiques du Gimelec
‘‘
L’IA agit comme un révélateur.
Beaucoup d’entreprises prennent
conscience du retard accumulé au fil
des différentes vagues technologiques.
’’
© DR
Longtemps restée un sujet technique, l’électrification occupe désormais une place de
premier plan dans les débats sur l’avenir de l’industrie française. Entre ambitions de
réindustrialisation, besoins croissants en compétitivité et évolutions du contexte géopolitique,
les entreprises françaises sont confrontées à de nouveaux défis. Virginie Charles, déléguée
industrie du Gimelec, et Joël Vormus, délégué datacenter et directeur des affaires publiques
du Gimelec, livrent leur analyse des transformations en cours, des conditions nécessaires pour
accompagner durablement l’évolution du tissu industriel français, et replacent le débat dans
une perspective plus large : celle de la compétitivité des PMI et ETI.
L’électrification est aujourd’hui largement mise
en avant par les pouvoirs publics. Comment
accueillez-vous cette dynamique ?
Virginie Charles - La médiatisation du sujet est
une bonne chose. L’électrification est désormais
identifiée comme un enjeu stratégique et c’est positif
pour notre filière. Mais il faut être clair : l’électrification
ne peut pas être abordée seule. Derrière
les annonces, il y a des prérequis très concrets :
des capacités de raccordement adaptées, un coût
de l’électricité maîtrisé, un cadre réglementaire
stable et des stratégies industrielles capables d’accompagner
la transformation des entreprises. Un
industriel va engager une démarche d’investissement
pour être plus compétitif, l’électrification
sera un outil supplémentaire à intégrer dans la
6 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
INTERVIEW
Virginie Charles & Joël Vormus
stratégie globale de modernisation de son site de
production. Au comité Industrie du Gimelec, nous
travaillons avant tout pour le tissu industriel composé
de PMI et d’ETI. C’est là que se situe l’enjeu
principal. Nous avons un parc industriel souvent
ancien, qui doit être modernisé. Cela implique des
changements de process, d’organisation et parfois
même de culture d’entreprise. L’électrification doit
être associée à la digitalisation des process.
Joël Vormus - Il faut aussi voir cette séquence
comme un changement culturel. Les opérations de
communication ont leur utilité : elles permettent
d’ouvrir un sujet qui, jusqu’à récemment, était peu
visible. Mais une fois le sujet ouvert, il faut l’opérationnaliser.
Le risque serait de considérer l’électrification
comme une fin en soi. Pour le monde
de l’énergie, électrifier est un objectif. Pour l’industrie,
ce n’est qu’un moyen parmi d’autres. Si l’on ne
relie pas l’électrification à la modernisation et à la
compétitivité, on passera à côté du sujet.
Pourquoi insistez-vous autant
sur la compétitivité ?
Virginie Charles - Parce que c’est la véritable finalité.
Un industriel n’investit pas pour électrifier ses
procédés. Il investit pour être plus compétitif, plus
performant et plus résilient. L’électrification doit
s’inscrire dans une stratégie plus globale qui comprend
également l’efficacité énergétique, l’économie
circulaire, l’automatisation ou encore la digitalisation.
Ce sont des leviers complémentaires qui
participent tous à la compétitivité de l’entreprise.
Nous observons parfois une approche qui consiste
à présenter l’électrification comme l’objectif principal.
Pour nous, c’est un outil. Un outil important,
mais un outil tout de même.
Joël Vormus - Nous insistons également sur un
point : l’essentiel du tissu industriel français n’est
ni constitué de grands électro-intensifs ni de très
petites entreprises de l’artisanat. L’essentiel du tissu
productif est constitué par des milliers de PMI
et d’ETI. Or ce sont précisément ces entreprises
qui sont souvent absentes des débats publics. Les
grandes industries disposent de directions dédiées
et dialoguent régulièrement avec les pouvoirs
publics. Les petites structures, l’artisanat, le BtoC,
bénéficient parfois d’une forte visibilité médiatique.
Entre les deux, il existe un monde industriel
considérable qui reste insuffisamment pris en
compte.
Le plan d’électrification peut-il malgré tout
accélérer la transformation industrielle ?
Virginie Charles - Oui, mais à condition de ne pas
le regarder de manière isolée. Nous ne pensons pas
que l’électrification seule déclenchera un mouvement
massif de transformation. En revanche, elle
peut accompagner un mouvement plus large de
modernisation. Lorsqu’une entreprise renouvelle
ses équipements, automatise ses lignes ou digitalise
ses processus, elle est naturellement amenée
à électrifier davantage ses installations. C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle nous accordons
une importance particulière à la digitalisation des
procédés industriels. C’est souvent ce facteur qui
déclenche les investissements structurants.
Joël Vormus - L’exemple de l’efficacité énergétique
est révélateur. Le remplacement de moteurs ou de
variateurs offre souvent des retours sur investissement
très rapides. Pourtant, ces projets restent
parfois secondaires dans les discussions, parce
qu’ils ne relèvent pas directement de l’électrification.
Nous défendons au contraire une approche
transversale. Si un projet améliore simultanément
la performance énergétique, la compétitivité et la
modernisation d’un site, il doit être encouragé.
Justement, quel rôle joue aujourd’hui
la digitalisation dans cette transformation ?
Virginie Charles - Elle joue un rôle central. Le
Gimelec pilote notamment un axe du contrat stratégique
de filière « Biens d’équipement » autour
d’un standard baptisé « Digital Ready ». L’objectif
est d’accompagner les industriels dans leur transformation
numérique. Quand une entreprise
commence à digitaliser ses outils de production,
elle se heurte rapidement à la réalité de son parc
installé. Beaucoup de machines anciennes ne sont
pas connectables. La digitalisation devient alors
un moteur de modernisation. Par conséquent, elle
entraîne également des investissements dans les
équipements et favorise indirectement l’électrification.
Joël Vormus - La difficulté réside dans l’accompagnement.
Une transformation numérique ne
consiste pas simplement à installer quelques
logiciels. Elle implique souvent des évolutions
organisationnelles profondes. Si on regarde chez
nos voisins, les entreprises allemandes disposent
généralement d’une taille critique qui leur permet
d’intégrer davantage de compétences en interne.
En France, de nombreuses PMI et ETI ont besoin
d’un accompagnement spécifique pour franchir
ces étapes, car elles n’ont pas la capacité d’intégrer
en interne les compétences liées à la digitalisation.
L’intelligence artificielle peut-elle accélérer
cette dynamique ?
Virginie Charles - Nous observons un intérêt
croissant pour des applications industrielles
concrètes. L’un des exemples les plus pertinents
concerne l’identification précoce des pièces défec-
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 7
INTERVIEW
Virginie Charles & Joël Vormus
‘‘
L’essentiel du tissu productif est constitué
par des milliers de PMI et d’ETI. Or ce sont
précisément ces entreprises qui sont souvent
absentes des débats publics.
’’
tueuses dans les chaînes de production. Grâce à
l’IA, il devient possible de détecter plus rapidement
les défauts, de limiter les rebuts, de réduire
les pertes de matières premières et d’améliorer la
qualité globale de la production. Ces bénéfices
sont bien compris par les industriels. En revanche,
leur mise en œuvre suppose souvent de revoir les
équipements, les compétences et l’organisation.
La marche reste très élevée, d’autant que beaucoup
des entreprises qui composent le cœur du
tissu industriel français ont pris du retard sur la
modernisation de leurs outils de production ces
dernières années.
Joël Vormus - L’IA agit également comme un
révélateur. Beaucoup d’entreprises prennent
conscience du retard accumulé au fil des différentes
vagues technologiques. Après l’automatisation
puis l’informatisation, l’IA représente une
nouvelle étape. Cette fois, les enjeux sont tels que
les entreprises comprennent qu’elles ne peuvent
plus rester immobiles sans risquer de perdre durablement
en compétitivité.
Le contexte géopolitique joue-t-il aussi un rôle
dans cette prise de conscience ?
Virginie Charles - Les tensions internationales,
les fragilités des chaînes d’approvisionnement, les
questions de souveraineté industrielle, les enjeux
liés aux matières premières critiques ou encore
la hausse des coûts énergétiques ont profondément
modifié les réflexions des industriels. Tout
cela pousse les entreprises à réévaluer leurs stratégies
et à investir davantage dans leur résilience.
Nous constatons aujourd’hui un véritable réveil.
Toutes les entreprises ne réagiront pas de la même
manière, mais les signaux sont beaucoup plus forts
aujourd’hui qu’il y a quelques années.
Joël Vormus - Les sujets de cybersécurité, de
dépendance technologique ou de concurrence
internationale prennent également une importance
considérable. En Europe, ces questions
progressent désormais dans le débat public. Elles
contribuent à faire évoluer les mentalités et à
replacer l’industrie au centre des préoccupations
stratégiques.
Quels secteurs apparaissent aujourd’hui
comme prioritaires ?
Virginie Charles - Nous sommes en train d’identifier
les filières sur lesquelles nos actions auront
le plus d’impact. La défense, le nucléaire, la pharmacie
ou encore l’agroalimentaire figurent parmi
les secteurs les plus dynamiques. L’enjeu consiste à
accompagner ces filières dans leur modernisation
et à créer des effets d’entraînement sur l’ensemble
de leurs écosystèmes. Les grandes entreprises
embarquent derrière elles un réseau important
de sous-traitants. Lorsqu’elles évoluent, elles
entraînent souvent toute une chaîne de valeur.
Quels indicateurs permettent de suivre
l’avancée de l’électrification dans l’industrie ?
Joël Vormus - Tout dépend de ce que l’on cherche
à mesurer. Si l’on adopte uniquement une vision
énergétique, on peut suivre l’évolution de la
consommation électrique de l’industrie ou la part
respective de l’électricité et des énergies fossiles.
Mais ce n’est pas suffisant.
Virginie Charles - Pour nous, le véritable indicateur
reste la compétitivité industrielle. La question
est de savoir si nous parvenons à renforcer notre
tissu productif, à développer l’investissement,
l’emploi, la valeur ajoutée et le poids de l’industrie
dans l’économie française. L’électrification n’a de
sens que si elle contribue à cet objectif.
Joël Vormus - C’est précisément le cœur du débat.
On peut réussir à électrifier certaines grandes
industries et constater une hausse de la consommation
électrique. Mais si, dans le même temps,
on perd une partie des PMI et des ETI qui constituent
l’essentiel du tissu industriel français, alors le
bilan sera incomplet.
Quelle place l’électrification doit-elle occuper
dans la stratégie de transformation des
industriels ?
Virginie Charles - Que l’électrification est un
levier utile, mais qu’elle ne doit jamais être considérée
comme une finalité. Ce qui fera réellement
avancer l’industrie française, c’est la modernisation
des processus, la digitalisation, l’automatisation
et la recherche permanente de compétitivité.
L’électrification fait partie de cette transformation,
mais elle n’en est pas le point de départ.
Joël Vormus - Malgré toutes les difficultés, nous
observons des évolutions positives. Les sujets
industriels sont plus présents dans les débats, les
entreprises s’interrogent davantage sur leur avenir
et les enjeux de souveraineté sont mieux compris.
Rien n’est gagné, mais les conditions d’un changement
culturel commencent à se mettre en place.
8 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
ACTUALITÉ
Équipe de France de l’électrification
L’Élysée mobilise la filière pour accélérer
l’électrification des usages
Un mois après la
présentation du
plan gouvernemental
d’électrification des
usages, Emmanuel
Macron a réuni le 26 mai
à l’Élysée l’« Équipe de
France de l’électrification »,
composée d’industriels,
d’énergéticiens, de
fournisseurs de services,
d’installateurs et de
représentants des filières
concernées. L’objectif
affiché est d’accélérer le
recours à l’électricité dans
les transports, l’industrie
et le bâtiment afin de
réduire la dépendance
aux énergies fossiles
et d’augmenter la part
de l’électricité dans la
consommation finale
d’énergie.
Cette mobilisation
intervient dans un
contexte particulier.
Alors que plus de 95 % de
l’électricité produite en
France est décarbonée et
que les prix de l’électricité
restent inférieurs à ceux
observés dans plusieurs
pays européens, la
consommation électrique
progresse moins
rapidement qu’escompté.
L’exécutif cherche ainsi à
encourager l’électrification
des usages, considérée
comme un levier de
décarbonation, mais
aussi de souveraineté
énergétique. À l’occasion
de cette réunion,
plusieurs entreprises
et organisations
professionnelles ont
annoncé des engagements
dans les quatre domaines
prioritaires identifiés par
le gouvernement : mobilité
électrique, industrie,
transports et bâtiment.
Dans ce dernier secteur, la
pompe à chaleur occupe
une place centrale. La
filière s’est engagée à
viser une capacité de
production d’un million
d’unités par an en
France d’ici 2030. EDF a
notamment annoncé une
prime destinée à certaines
installations, ainsi que
des investissements
supplémentaires pour
favoriser l’électrification
de procédés industriels.
Octopus Energy prévoit de
son côté un investissement
pouvant atteindre
150 millions d’euros pour
une usine de fabrication
de pompes à chaleur en
France, tandis qu’Idex a
annoncé un programme
d’investissements destiné
aux bâtiments résidentiels
et tertiaires. D’autres
annonces concernent
les particuliers, avec de
nouvelles offres tarifaires
proposées par plusieurs
fournisseurs d’énergie
afin d’inciter à décaler
les consommations
électriques. Dans la
mobilité, les constructeurs
automobiles ont confirmé
leur participation à une
nouvelle édition du leasing
social pour les véhicules
électriques. La filière de
la recharge a également
présenté des objectifs de
déploiement de bornes
supplémentaires, tant
dans les copropriétés
que sur le réseau public.
Pour l’industrie, plusieurs
acteurs se sont engagés à
développer des contrats
d’électricité de long terme
et des solutions visant à
réduire les consommations
énergétiques des
bâtiments et des sites de
production. L’électrification
des poids lourds figure
également parmi les axes
de travail annoncés. Cette
dynamique s’accompagne
d’enjeux importants en
matière de compétences.
À travers cette séquence,
l’exécutif cherche à fédérer
l’ensemble des acteurs
économiques autour
des objectifs fixés par
le plan d’électrification,
qui prévoit de porter la
part de l’électricité dans
la consommation finale
d’énergie de 27 % en 2024
à 34 % en 2030, puis à 38 %
en 2035.
GTB
Le SIGTB poursuit sa structuration et renforce
ses actions pour la filière GTB
Deux ans après sa
création, le Syndicat
des intégrateurs en
gestion technique du
bâtiment (SIGTB) a
dressé un premier bilan
de son activité lors d’une
conférence de presse
organisée à Paris le 9 juin
dernier. L’organisation
rassemble désormais
52 adhérents, représentant
près de 1000 salariés et
environ 150 M€ de chiffre
d’affaires, avec l’ambition
de renforcer la visibilité
et la reconnaissance
du métier d’intégrateur
GTB. Le syndicat a
notamment présenté les
actions engagées pour
structurer la profession :
mise en place d’une
charte d’adhésion,
développement d’un
annuaire national des
intégrateurs et création
de labels de compétences
permettant d’identifier
les domaines d’expertise
des entreprises. Pour
2026, le SIGTB lance
quatre commissions
de travail consacrées
à la vulgarisation des
normes et décrets, à la
formation académique et
continue, à la rédaction
d’un livre blanc de la
GTB et à la promotion
de la maintenance
des installations. Ces
travaux doivent produire
des outils concrets
pour les intégrateurs
et contribuer à mieux
faire connaître un métier
encore insuffisamment
représenté dans les
cursus de formation. Le
syndicat entend également
poursuivre ses échanges
avec le Gimelec et d’autres
organismes professionnels,
tout en réaffirmant son
indépendance. Son objectif
est désormais d’élargir
sa représentativité sur
le territoire et de peser
davantage dans les
évolutions techniques
et réglementaires
qui accompagnent le
développement de la GTB.
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 9
ACTUALITÉ
Choose France 2026
L’IA et les datacenters concentrent l’essentiel
des investissements
Les capitaines
d’industrie du monde
entier étaient réunis
le 1 er juin au château
de Versailles pour
la neuvième édition
de Choose France.
Emmanuel Macron a
annoncé 93 milliards
d’euros d’investissements
étrangers sur le territoire
national. Un montant
record, supérieur au total
cumulé des engagements
des huit précédentes
éditions, qui pourrait
représenter près de
15600 emplois, selon
l’exécutif. L’intelligence
artificielle concentre
l’essentiel des annonces.
Le groupe japonais
SoftBank prévoit
d’investir 45 milliards
d’euros d’ici à 2031,
en partenariat avec
Schneider Electric,
pour développer des
centres de données dans
les Hauts-de-France.
D’autres projets portés
par MGX, Bpifrance,
Ardian, Verne ou
encore Brookfield
confirment la volonté
du gouvernement
de positionner la
France comme une
plateforme majeure
pour les infrastructures
numériques et les
capacités de calcul en
Europe. L’écosystème de
l’IA bénéficie également
d’investissements
dédiés. Salesforce prévoit
d’engager 2 milliards
de dollars en France
d’ici à 2030, tandis que
Databricks annonce plus
de 300 millions de dollars
et le recrutement de plus
de 400 collaborateurs.
Le groupe taïwanais
Foxconn investira, quant
à lui, 120 millions d’euros
à Angers dans une ligne
de production liée aux
applications d’intelligence
artificielle. Au-delà du
numérique, plusieurs
projets concernent
l’industrie et l’énergie.
Le sidérurgiste italien
Marcegaglia investira
600 millions d’euros
supplémentaires dans son
projet d’acier décarboné
à Fos-sur-Mer, tandis que
l’énergéticien portugais
EDP prévoit plus de
1 milliard d’euros dans les
énergies renouvelables,
le stockage et les
infrastructures de réseau.
Des investissements
ont également été
annoncés dans les
secteurs pharmaceutique
et logistique. Si le
gouvernement met
en avant une nouvelle
démonstration de
l’attractivité du
territoire, plusieurs
observateurs rappellent
que ces annonces
devront désormais
se concrétiser pour
contribuer durablement
à la réindustrialisation
du pays.
Cybersécurité
L’ANSSI publie un guide de cybersécurité
pour les systèmes GTB et GTC
L
’Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d’information
(ANSSI) a publié le
27 avril dernier un guide
consacré à la sécurisation
des systèmes de gestion
technique du bâtiment
(GTB) et de gestion
technique centralisée
(GTC). Destiné aux
exploitants, intégrateurs
et prestataires de
maintenance, ce
document intervient
dans un contexte de
renforcement des
exigences réglementaires
en matière de
cybersécurité, marqué
notamment par l’entrée
en vigueur progressive de
la directive européenne
NIS2 et du Cyber
Resilience Act. Il répond
également à la place
croissante qu’occupent
les systèmes GTB
dans le pilotage des
équipements techniques
des bâtiments. L’ANSSI
rappelle que les GTB
pilotent des installations
critiques telles que le
chauffage, la ventilation,
la climatisation,
l’éclairage ou encore les
ascenseurs, et qu’elles
reposent souvent
sur des protocoles
historiquement peu
conçus pour résister aux
cybermenaces. Le guide
recommande notamment
de recourir à des
postes d’administration
dédiés, de cloisonner
les réseaux et d’utiliser
des protocoles
sécurisés intégrant des
mécanismes robustes
de chiffrement et
d’authentification.
Le document insiste
également sur la
segmentation des
architectures, le filtrage
des flux, la journalisation
des événements et
le durcissement des
équipements. Des
recommandations
spécifiques sont par
ailleurs formulées pour
les protocoles industriels
largement utilisés
dans les bâtiments,
notamment Modbus
et BACnet, afin de
limiter les risques
de compromission et
de perturbation des
installations. Avec cette
publication, l’ANSSI
met à disposition des
acteurs du bâtiment un
référentiel opérationnel
pour renforcer la
cybersécurité des
infrastructures
techniques, dans
un contexte de
digitalisation croissante
des bâtiments.
10 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
AGENDA
1 er au 3 sept
15 au 17 sept 15 sept
28 sept au 1 er oct
SIBCA
Paris, Grand Palais
Le Sibca – Salon de
l’immobilier bas carbone –,
coorganisé par SIBCA
Events et l’association
BBCA, réunit tous les
acteurs clés engagés
dans le financement,
l’aménagement, la
conception, la construction
et la rénovation de
bâtiments, de quartiers
et de villes bas carbone.
Pour cette 5 e édition, le
salon est de retour au
Grand Palais, à Paris.
L’édition 2025 avait réuni
près de 13 000 visiteurs
et 200 exposants venus
présenter leurs innovations
pour décarboner
l’immobilier, la ville et les
territoires.
NRF RETAIL’S
BIG SHOW
Paris Expo,
porte de Versailles
NRF 2026 : Retail’s Big
Show Europe s’affirme
comme la pierre angulaire
du réseau mondial NRF.
Conçu en complément
des sommets phares de
New York et Singapour,
cet événement fédère un
écosystème sophistiqué et
interconnecté pour l’élite
internationale du retail. Ce
rendez-vous se veut être une
plateforme transfrontalière
de premier plan où
12 000 professionnels,
représentant 60 marchés
internationaux, convergent
pour recalibrer le paysage
du secteur à travers un
prisme européen unique.
ENERJ-MEETING LYON
Palais de la Bourse, Lyon
EnerJ-meeting célébrera,
le 15 septembre 2026
à Lyon, la Journée de
l’efficacité énergétique
et environnementale
du bâtiment autour des
enjeux stratégiques
pour transformer le
bâtiment vers plus de
sobriété, d'efficacité, de
décarbonation, d'adaptation
et de désirabilité. Dans un
contexte de mutation d’un
bâtiment élargi et connecté,
l’événement rassemblera
2 000 décideurs clés maîtres
d’ouvrage et maîtres
d’œuvre.
lyon.enerj-meeting.com/
PARIS BUILDERS SHOW
Paris Expo,
porte de Versailles
En 2026, le Mondial du
Bâtiment devient Paris
Builders Show, qui fédère
l’ensemble des acteurs
du bâtiment autour
d’une vision prospective,
collective et opérationnelle.
Véritable sommet mondial
du bâtiment, l’événement
rassemble l’offre la plus
large et complémentaire
d’expertises, de solutions
et de moments d’échanges
à travers ses salons
emblématiques Batimat,
Idéobain et Interclima
auxquels s’ajoute désormais
le Forum Renodays.
https://www.parisbuilders-show.com/fr-fr.
html
https://sibca.fr/fr
www.nrfbigshoweurope.
com/fr-FR
22 au 24 sept 6 au 8 oct
6 oct
14 et 15 oct
MEETT
Parc des Expositions
et Centre de Conventions
de Toulouse
Depuis 20 ans, SEPEM
Industries fédère les
acteurs industriels d’un
territoire pour accompagner
une industrie innovante,
responsable et attractive.
Présents dans huit régions
industrielles françaises,
nos salons valorisent
des solutions régionales
adaptées aux spécificités
de chaque territoire.
Véritable accélérateur
de performance et
d’innovation, SEPEM
Industries favorise les
rencontres utiles entre
solutions, savoir-faire et
territoires.
https://toulouse.sepemindustries.com/
PRÉVENTICA LYON
Lyon Eurexpo
Depuis près de 25 ans,
Préventica est le lieu de
rencontre et d’inspiration
pour tous les acteurs de
la santé, la sécurité et la
qualité de vie au travail :
dirigeants, DRH, managers,
services généraux,
production, préventeurs…
Deux grands rendez-vous
sont organisés chaque
année en France, et une
plateforme de ressources
en ligne permet également
à 100 000 utilisateurs de
bénéficier chaque mois
de conseils et retours
d’expériences.
https://www.preventica.
com/salon/lyon-2026
ENERGY TIME
Paris
Energy Time, c’est le rendezvous
stratégique des grands
consommateurs d’énergie
en France des secteurs privé
et public. 30 conférences,
50 démonstrations en direct,
1 journée d’échanges pour
transformer les projets
d’optimisation énergétique
en succès tangibles. Cet
événement réunit les acteurs
privés et publics pour tester,
comparer et expérimenter
en conditions réelles les
solutions qui redéfinissent la
gestion de l’énergie.
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IBS
Paris Expo,
porte de Versailles
Dans un contexte où
les enjeux de transition
énergétique, de
digitalisation et de
sécurité n’ont jamais été
aussi déterminants, cette
nouvelle édition d’IBS offre
un panorama complet des
technologies et tendances
qui façonnent le Smart
Building. En 2026, le salon
franchit une nouvelle
étape : il s’agrandit et
investit un tout nouveau
hall, marquant ainsi sa
montée en puissance auprès
des acteurs français et
internationaux du bâtiment
intelligent.
https://salon-ibs.com/
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 11
DÉVELOPPEMENT
Propos recueillis
par Alexandre Arène
‘‘
Nous ne nous définissons pas uniquement
comme un fabricant de bornes de recharge,
mais plutôt comme un fournisseur de
solutions IRVE complètes.
’’
© DR
Florent Taesch
Directeur commercial activité tertiaire chez Hager
Hager fait évoluer son positionnement sur le marché de la mobilité électrique en s’appuyant
sur son expertise historique dans la distribution et la gestion de l’énergie. Au-delà de la
borne de recharge, le groupe développe une approche globale associant infrastructures
électriques, pilotage énergétique et interopérabilité avec les bâtiments. Florent Taesch,
directeur commercial activité tertiaire chez Hager, revient sur cette stratégie, les dernières
évolutions de l’offre de recharge du fabricant et les perspectives ouvertes par l’intégration
croissante des véhicules électriques dans les écosystèmes énergétiques des bâtiments.
Quelle est la stratégie de Hager sur le marché
de la recharge des véhicules électriques ?
Nous ne nous définissons pas uniquement comme un fabricant
de bornes de recharge, mais plutôt comme un fournisseur
de solutions complètes pour les infrastructures de
recharge des véhicules électriques (IRVE). Notre offre s’articule
autour de tableaux de distribution électriques, de coffrets
étanches, d’un gestionnaire de charge dynamique et de
toutes les briques technologiques nécessaires à l’alimentation
et au pilotage des installations. Cette approche nous permet
d’adresser des applications très variées : la recharge dans le
résidentiel (individuel et collectif), les flottes automobiles
d’entreprises, les bâtiments tertiaires, les entrepôts logistiques
ou encore les infrastructures ouvertes au public comme les
parkings, les centres commerciaux et les aires d’autoroute. Là
où certains acteurs se concentrent exclusivement sur la borne
de recharge, nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne d’électrification
et assurons la fiabilité ainsi que la pérennité de l’installation
complète. Nos équipes techniques spécialisées proposent
à nos clients un accompagnement personnalisé depuis
la conception jusqu’à la réalisation du projet en s’appuyant sur
notre réseau de partenaires installateurs, tableautiers et intégrateur
de poste HTA/BT.
Quelles sont les principales évolutions de votre offre ?
Ces deux dernières années, nous avons entièrement revu
notre gamme de bornes de recharge AC, avec les modèles
witty one, witty plus, witty pro et, plus récemment, witty
park 2. Cette dernière constitue notre principale nouveauté.
Dotée de deux points de charge 22 kW, elle a notamment été
conçue pour les parkings et les centres commerciaux, tant
privés que publics. Elle associe robustesse, fiabilité et simplicité
d’utilisation, tout en intégrant des fonctions de comptage,
de paiement et de supervision. Au-delà de la borne
elle-même, nous avons beaucoup travaillé sur la gestion de
l’énergie. Nos solutions permettent d’adapter automatiquement
la recharge à la puissance réellement disponible sur
le site. L’objectif est d’équilibrer les consommations, d’éviter
les dépassements de puissance et de garantir la recharge du
plus grand nombre de véhicules. Cette logique va encore
plus loin, puisque notre gestionnaire de charge est capable
de s’interfacer avec des équipements d’autres fabricants.
Nous pouvons ainsi piloter au sein d’une même installation
des bornes AC et des chargeurs rapides DC, notamment
dans le retail, où les usages nécessitent d’avoir une largeur
d’offre plus importante compte tenu de la diversité des
besoins des utilisateurs. Nous préparons également les prochaines
évolutions réglementaires, notamment en matière
de cybersécurité et de bidirectionnalité. Les composants
matériels nécessaires sont déjà intégrés à nos équipements
et les futures fonctionnalités pourront être déployées à distance
via des mises à jour logicielles.
Comment la recharge va-t-elle s’intégrer aux futurs
systèmes énergétiques des bâtiments ?
La borne de recharge n’est plus simplement un point d’alimentation
pour les véhicules, mais devient progressivement un
élément du système énergétique du bâtiment. Aujourd’hui,
il est déjà possible d’utiliser l’énergie photovoltaïque pour alimenter
les véhicules, ou la stocker dans des batteries afin de la
réutiliser ultérieurement. L’étape suivante consiste à intégrer
pleinement l’infrastructure de recharge au fonctionnement
énergétique du bâtiment. À terme, les véhicules électriques
eux-mêmes pourront devenir des moyens de stockage grâce
aux batteries bidirectionnelles. Nos différentes solutions de
GTB, de gestion de l’énergie et de recharge communiquent
via des protocoles ouverts. L’objectif est désormais de disposer
d’une interface unique, capable de piloter l’ensemble des
usages énergétiques du bâtiment dans une logique de flexibilité
et d’interopérabilité.
12 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
DÉVELOPPEMENT
Propos recueillis
par Alexandre Arène
© DR
‘‘
Une grande partie de nos développements
concerne les montées en tension et en
puissance afin d’accompagner le solaire, le
stockage d’énergie et la recharge électrique.
Christophe Habouzit
Vice-président Global Product Line, fusible
et appareillage fusible de norme CEI, Mersen
’’
Avec l’électrification des usages, l’augmentation des puissances et l’explosion
des besoins énergétiques, les infrastructures électriques industrielles entrent
dans une phase de transformation profonde. Mersen, expert mondial des spécialités
électriques et des matériaux avancés, est aux avant-postes de ces évolutions technologiques
qui suivent la complexification des réseaux. Christophe Habouzit détaille les domaines
d’intervention de Mersen, les défis liés à l’émergence des réseaux DC et l’évolution
des technologies de protection face à des niveaux de puissance toujours plus élevés.
Quels sont les domaines d’intervention de Mersen
dans la transformation électrique de l’industrie ?
Mersen intervient à plusieurs niveaux de la chaîne électrique
industrielle. Le groupe est structuré autour de deux pôles. Le
premier concerne les matériaux avancés, notamment autour
du graphite et de ses propriétés thermiques, mécaniques et
conductrices. Ces activités couvrent les systèmes anticorrosion,
les échangeurs thermiques, la captation de courant, les
procédés liés aux semi-conducteurs ou la fabrication de cellules
photovoltaïques. Le second pôle porte sur les technologies
électriques. Nous intervenons dans la distribution électrique
et la conversion de puissance. Nos produits protègent
les infrastructures, câbles, moteurs et équipements contre les
surintensités et surtensions. Nous proposons également des
fusibles ultra-rapides pour semi-conducteurs, des solutions
de refroidissement, des condensateurs, des bus bars laminés
et des solutions pour les systèmes de batteries. Nous sommes
présents partout où la puissance électrique est convertie ou
transportée : stockage d’énergie, énergies renouvelables,
recharge de véhicules électriques, ferroviaire, datacenters ou
réseaux électriques.
Pourquoi le courant continu (DC) devient-il un enjeu
stratégique pour l’industrie ?
Le courant continu répond à un double enjeu d’efficacité
énergétique et d’augmentation des puissances, mais impose
de nouvelles contraintes. La coupure électrique est plus
complexe qu’en AC, car les arcs durent plus longtemps. Cela
nécessite des protections plus rapides et des technologies
spécifiques. En Hongrie, un constructeur allemand de véhicules
avait par exemple envisagé une usine entièrement alimentée
en courant continu. Mené avec l’appui de l’ODCA et
de plusieurs industriels, dont Mersen, le projet a finalement
été limité à quelques ateliers pilotes, principalement en raison
de la complexité des protections DC. Malgré ces freins,
ces démonstrateurs doivent valider des gains énergétiques
estimés entre 10 et 20 %, avec une réduction des sections
de câbles. Les grands acteurs du numérique poussent déjà
des architectures DC intégrales dans certains datacenters,
entraînant toute la chaîne industrielle.
Comment ces évolutions impactent-elles
le développement produit chez Mersen ?
Une grande partie de nos développements concerne les
montées en tension et en puissance afin d’accompagner
le solaire, le stockage d’énergie et la recharge, qui redessinent
en profondeur les architectures électriques. Dans ce
contexte, nous travaillons déjà sur des solutions 2 000 V DC
jusqu’à 500 A, mais aussi sur des technologies 1 000 V AC,
qui émergent rapidement dans les nouvelles générations
d’onduleurs et d’architectures photovoltaïques. Les standards
électriques ne sont plus uniquement dictés par les
normes existantes, mais de plus en plus par les besoins
en performance des systèmes. Elles imposent d’anticiper
dès aujourd’hui les niveaux de tension et de puissance de
demain. Nous intégrons également des fonctions intelligentes
dans nos interrupteurs-sectionneurs afin de remonter
des informations de fonctionnement et de diagnostic.
L’objectif est de proposer des gammes communicantes intégrant
mesure et monitoring. Enfin, nos produits utilisent
de l’argent et du cuivre, dont la demande augmente avec
l’électrification. Nous optimisons nos conceptions afin de
réduire l’utilisation de matière, sécuriser les approvisionnements
et garantir des coûts maîtrisés.
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PUBLI-RÉDACTIONNEL
‘‘
Les infrastructures électriques
doivent désormais être capables de
conjuguer continuité de service, intelligence
énergétique et cybersécurité.
’’
Benoit Gamen
Chef produit ABB Electrification France
© DR
© ABB
Pourquoi les infrastructures
électriques doivent-elles aujourd’hui
évoluer pour répondre aux nouveaux
usages ?
L’électrification massive des usages
transforme profondément les besoins
énergétiques. Les datacenters, les
infrastructures de recharge, les bâtiments
intelligents ou encore l’industrie
connectée nécessitent des réseaux
toujours plus performants, flexibles et
résilients.
Parallèlement, les équipements
deviennent plus sensibles et les architectures
électriques plus complexes.
Les exploitants doivent donc disposer
d’une visibilité en temps réel sur leurs
installations afin d’assurer la continuité
de service, optimiser leur consommation
énergétique et anticiper les risques
de défaillance.
Cette évolution conduit les infrastructures
électriques à intégrer davantage
d’intelligence embarquée, de capacités
d’analyse et de communication afin de
répondre aux exigences croissantes de
disponibilité et de performance. C’est
précisément pour répondre à ces nouveaux
défis que les acteurs du secteur
développent aujourd’hui des équipements
capables d’associer protection
électrique, connectivité avancée et
gestion intelligente des infrastructures
comme c’est le cas avec notre nouveau
disjoncteur Emax 3.
Comment les nouvelles générations
de disjoncteurs contribuent-elles
à une gestion plus intelligente
de l’énergie ?
Le disjoncteur n’est plus seulement un
organe de protection. Il devient un véritable
équipement intelligent capable de
collecter, analyser et exploiter les données
issues du réseau électrique.
Les dernières générations de solutions
permettent notamment de surveiller la
qualité de l’énergie, d’identifier les anomalies,
de piloter certaines fonctions
de l’installation et d’interagir avec les
systèmes de supervision grâce à de
multiples protocoles de communication
industriels, dont l’IEC 61850.
Cette intelligence contribue à renforcer
la résilience des infrastructures
tout en optimisant les coûts d’exploitation.
Grâce à la gestion prédictive des
actifs et à une meilleure visibilité sur
l’état des équipements, les exploitants
peuvent réduire les arrêts non planifiés,
prolonger la durée de vie des installations
et maîtriser leurs dépenses
d’exploitation et d’investissement.
La cybersécurité devient-elle
désormais un enjeu majeur pour
les infrastructures électriques ?
Absolument. La multiplication des
équipements connectés et la digitalisation
des infrastructures augmentent
mécaniquement la surface d’exposition
aux cybermenaces.
La cybersécurité doit aujourd’hui être
intégrée dès la conception des équipements.
Cela passe par la sécurisation
des communications, la gestion des
accès utilisateurs, l’authentification
des équipements et le respect de référentiels
reconnus comme la norme
IEC 62443.
Au-delà de la protection des données,
l’enjeu est de garantir la continuité de
service des infrastructures critiques.
Dans un hôpital, un datacenter ou un
site industriel, une interruption d’alimentation
peut entraîner des conséquences
majeures. Les équipements
électriques doivent donc être capables
d’offrir simultanément performance,
sécurité opérationnelle et résilience
face aux risques cyber.
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LE POINT SUR
Maîtriser les risques liés
à la foudre et aux surtensions
dans l’industrie et les ICPE
Longtemps abordée sous le seul angle de la sécurité électrique, la protection
contre la foudre et les surtensions s’impose aujourd’hui comme un enjeu
stratégique pour les sites industriels et les ICPE. Continuité de production,
protection des personnes, maîtrise des risques environnementaux,
préservation des équipements et disponibilité des données sont désormais
étroitement liées. Dans des installations toujours plus électrifiées,
automatisées et connectées, où coexistent de multiples sources d’énergie
et réseaux, la gestion du risque foudre et surtensions devient un élément
essentiel de la résilience industrielle.
© Dehn
Jean-Yves Chabouté,
directeur technique, Dehn.
© Dehn
Les ICPE font l’objet d’un traitement particulier contre la foudre et les surtensions.
La foudre constitue un risque
direct pour les installations
électriques, mais aussi pour
les équipements qu’elles alimentent.
En France, ce risque est particulièrement
important : plus de 2 millions de
coups de foudre y sont observés chaque
année. Les conséquences peuvent être
graves, avec plusieurs dizaines de décès
et plus de 20 000 sinistres affectant des
habitations ainsi que des établissements
industriels et commerciaux.
Sur les installations classées pour la
protection de l’environnement (ICPE),
le sujet central reste le risque environnemental.
L’objectif est d’éviter qu’un
événement foudre provoque une situation
dangereuse pour l’environnement
ou les personnes. « Cela peut être une
fuite de produit chimique, un déversement
accidentel, une explosion sur un
site Seveso ou encore une défaillance de
systèmes critiques. Ces scénarios sont
généralement identifiés dans l’étude de
dangers du site », explique Jean-Yves
Chabouté, directeur technique, Dehn.
À cela s’ajoutent les conséquences économiques
classiques : arrêt de production,
indisponibilité des machines ou défaillance
des automates. Les industries sont
aujourd’hui très automatisées, avec des
lignes entièrement pilotées par des équipements
électroniques, des automates
ou des systèmes de supervision hébergés
sur des serveurs locaux. En cas d’impact
direct ou indirect de foudre, une surtension
peut détruire ces équipements ou
perturber leur fonctionnement. « On
peut également avoir des dommages physiques
sur les installations elles-mêmes, par
exemple sur des groupes froids ou des systèmes
de ventilation installés en toiture »,
précise Jean-Yves Chabouté.
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LE POINT SUR
Aurore Alric,
cheffe de produit chez Citel.
© Citel
Des équipements
de plus en plus sensibles
Tous les équipements à base d’électronique
constituent les principales cibles
des surtensions. Mais il faut éviter les
généralités : chaque site industriel possède
ses propres scénarios critiques. C’est
justement le rôle de l’étude de dangers et
de l’analyse de risques foudre d’identifier
les équipements réellement sensibles
pour le fonctionnement du site ou pour
la sécurité environnementale.
Dans la pratique, on retrouve très souvent
les alimentations électriques, les
automates, les systèmes de supervision,
les réseaux industriels, les capteurs et les
actionneurs. Ce sont eux qui pilotent les
processus industriels. Si ces équipements
ne fonctionnent plus, l’activité du site peut
s’arrêter immédiatement. Dans certains
cas, une défaillance peut aussi entraîner
un risque environnemental : une vanne
qui ne se ferme plus, un système de détection
qui ne fonctionne plus ou un automatisme
de sécurité indisponible.
Au-delà des dommages visibles, les
surtensions peuvent dégrader silencieusement
les équipements électroniques.
« Les microcomposants, cartes électroniques
et PCB sont particulièrement sensibles.
Aujourd’hui, pratiquement tous
les équipements industriels contiennent
ce type d’électronique », explique Aurore
Alric, cheffe de produit chez Citel.
Les points d’entrée se multiplient
dans les bâtiments
Dans les bâtiments industriels, une autre
réalité s’est généralisée ces dernières années.
Ils comportent souvent plusieurs sources
d’énergie. Une usine peut être alimentée
simultanément par le réseau électrique,
une installation photovoltaïque et des systèmes
de stockage d’énergie. Chaque nouvelle
source constitue aussi une nouvelle
voie d’entrée potentielle pour les surtensions.
Ce point est désormais clairement
intégré dans la nouvelle NF C 15-100-1
applicable aux installations non résidentielles,
comme l’explique Aurore Alric :
« Cette édition, publiée en août 2024 et
devenue obligatoire en septembre 2025,
impose la mise en place de parafoudres à
l’origine des installations, non seulement au
niveau du TGBT (tableau général basse tension),
mais aussi sur les tableaux dédiés aux
départs photovoltaïques. » L’approche ne
repose donc plus uniquement sur la puissance
installée, mais sur la multiplication
des points d’entrée énergétiques.
Différents types de surtensions
Il existe quatre grandes sources d’impact
susceptibles d’affecter un bâtiment industriel.
Le premier phénomène est évidemment
l’impact direct de foudre sur la structure.
Dans ce cas, l’énergie de la foudre
pénètre directement dans le bâtiment : c’est
le scénario le plus spectaculaire et le plus
destructeur, mais aussi le plus rare.
Le deuxième cas concerne les impacts
à proximité du bâtiment. Même sans
impact direct, la propagation électromagnétique
de la foudre peut endommager
les équipements sensibles présents dans
l’installation.
Les deux autres phénomènes sont liés aux
réseaux électriques. La foudre peut tomber
directement sur le réseau d’alimentation et
générer des surtensions qui vont ensuite se
propager dans le bâtiment par l’entrée électrique.
Ces surtensions perturbent alors
l’ensemble des équipements raccordés.
C’est d’ailleurs le cas le plus fréquent.
Enfin, dans l’industrie, il faut également
prendre en compte les surtensions
de manœuvre. Ces surtensions apparaissent
notamment lors du démarrage
de fortes charges ou du fonctionnement
de grosses machines industrielles. Les
moteurs peuvent également générer ces
phénomènes transitoires. « À terme, ces
répétitions finissent par détériorer les composants
électroniques. Elles sont de plus
faible amplitude que les surtensions liées à
la foudre, mais elles sont répétitives. Leur
effet est donc cumulatif : elles provoquent
une usure progressive des équipements »,
précise Aurore Alric.
Point sur les normes
et réglementations
Dans les bâtiments et les infrastructures
industrielles, on retrouve les cas classiques
de la protection foudre, mais avec un
niveau d’exigence plus élevé, en raison des
risques et des dommages potentiels. Dès
que l’on parle de sites industriels sensibles,
et plus particulièrement d’ICPE soumises
à autorisation, il y a obligation de réaliser
une analyse de risques foudre par un organisme
certifié Qualifoudre ou F2C.
Cette analyse prend en compte les quatre
grands scénarios connus : les impacts
directs sur la structure, les impacts indirects
à proximité du bâtiment, ainsi que
les surtensions qui peuvent arriver par les
lignes d’énergie et les lignes de communication.
Aujourd’hui, les sites industriels ne
sont plus seulement alimentés en électricité,
mais aussi en données.
« La méthodologie est bien décrite dans la
série de normes NF EN IEC 62305. Pour
le monde industriel et ICPE, le rapport
Oméga 3 de l’Ineris constitue également
un document de référence très utile pour
comprendre le phénomène, les obligations
réglementaires et la méthodologie associée »,
explique Jean-Yves Chabouté.
La NF C 15-100 évolue
Par ailleurs, la nouvelle version de la
NF C 15-100, et plus particulièrement
la NF C 15-100-1, définit précisément
Le rapport Oméga 3 publié par Ineris
détaille les obligations pour les ICPE.
© Ineris
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LE POINT SUR
Schéma de la mise en œuvre
des parafoudres dans l’industrie.
plusieurs situations imposant la mise en
œuvre de protections contre les surtensions.
Sont notamment concernés les sites
où une perte de service peut entraîner
des conséquences sur la vie humaine, les
services publics, l’activité industrielle ou
commerciale, ou encore les établissements
accueillant du public. La norme ajoute
également deux cas spécifiques : les installations
équipées de paratonnerres et les
structures présentant des risques d’explosion,
notamment les ICPE.
« Aujourd’hui, la norme NF C 15-100
impose des règles précises. Lorsqu’un
paratonnerre est présent, ou lorsqu’une
installation répond à certaines configurations
particulières, la mise en œuvre d’un
parafoudre de type 1 ou de type 1+2 est
obligatoire en tête d’installation », détaille
Florent Martin, responsable marketing
de l’offre, Schneider Electric.
Réglementation ICPE
Pour les ICPE, le texte réglementaire principal
reste l’arrêté du 4 octobre 2010 relatif
à la prévention des risques accidentels
au sein des installations classées pour la
protection de l’environnement soumises
à autorisation. Cet arrêté a été modifié en
2015 et s’appuie directement sur la série de
normes NF EN 62 305. Les ICPE soumises
à autorisation doivent réaliser une analyse
du risque foudre (ARF). Celle-ci s’appuie
sur la norme NF EN 62305-2. Cette analyse
doit être réalisée par une entreprise
certifiée Qualifoudre ou F2C. Les sociétés
habilitées utilisent des logiciels intégrant
les paramètres de l’installation afin
d’évaluer le niveau de risque et de définir
les protections nécessaires. « Une nouvelle
méthodologie d’analyse, correspondant à
l’édition 3 du référentiel, est devenue obligatoire
au 1er avril 2026. À l’issue de l’ARF,
une étude technique précise les protections
à installer : emplacement des parafoudres,
choix des technologies et dimensionnement
des équipements », explique Aurore Alric
Mais comme l’explique Florent Martin,
« pour les ICPE, la question se pose peu :
l’analyse de risque foudre et la mise en
œuvre de protections sont obligatoires.
Au-delà de la conformité réglementaire,
l’objectif est de préserver les équipements
et d’éviter les conséquences opérationnelles
d’un événement de surtension sur un site
de production ».
© Schneider Electric
Une réponse holistique à la protection
contre la foudre et les surtensions
Pour mettre en œuvre une stratégie de
protection efficace contre la foudre et les
surtensions, tout démarre donc par l’analyse
de risques. Celle-ci prend en compte
l’étude de dangers, la configuration du
site, les scénarios accidentels et les équipements
critiques. L’analyse débouche sur
un niveau de protection requis, aussi bien
pour la protection externe que pour la
protection interne. C’est ce niveau de protection
qui oriente ensuite les choix techniques
: dispositifs de capture, descentes,
mise à la terre, parafoudres, protection des
réseaux de données, etc.
Contrairement au tertiaire, il n’existe pas
vraiment de règles binaires dans l’industrie.
Chaque site possède sa propre
architecture : alimentations redondantes,
réseaux de fluides, lignes de communication
industrielles, équipements spécifiques…
« Pour les parafoudres, on applique
les règles définies dans la NF EN IEC 62305.
La répartition du courant de foudre entre les
différents réseaux entrant dans le bâtiment
permet de déterminer les performances
requises des parafoudres de type 1. Les parafoudres
de type 2 sont ensuite mis en œuvre
pour limiter les surtensions résiduelles et
assurer la protection des équipements »,
explique Jean-Yves Chabouté.
Le principe consiste à installer un parafoudre
à l’origine de chaque installation.
Si le bâtiment comporte un paratonnerre,
un parafoudre de type 1 est obligatoire. En
l’absence de paratonnerre, un parafoudre
de type 2 est généralement utilisé. « Lorsqu’un
site est équipé d’un paratonnerre,
celui-ci capte l’énergie de la foudre et l’évacue
vers la terre. Le problème est que cette énergie
peut générer des remontées de potentiel
et des surtensions importantes dans l’installation.
Le rôle du parafoudre est alors d’écrêter
cette énergie afin de limiter son impact
sur les équipements », précise Florent Martin.
La différence entre les parafoudres de
type 1 et les parafoudres de type 2 repose
essentiellement sur leur capacité d’écoulement
énergétique, comme le précise
Aurore Alric : « Les parafoudres de type 1
sont testés avec une onde 10/350 µs, beaucoup
plus énergétique que l’onde 8/20 µs utilisée
pour les parafoudres de type 2. »
Ensuite, la protection doit être répartie
dans toute l’installation. Un parafoudre
protège efficacement sur environ
10 mètres. Le parafoudre limite la surtension
à un niveau donné, mais dès que l’on
ajoute de la longueur de câble, des phénomènes
de propagation peuvent provoquer
un doublement de la tension aux bornes
des équipements. Or, les charges disposent
d’une tenue maximale aux surtensions
qu’il ne faut pas dépasser. C’est pourquoi la
protection doit être coordonnée, comme
l’explique Florent Martin : « Lorsqu’un
équipement est situé à plus de 10 mètres du
18 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LE POINT SUR
toiture. Les sites industriels modernes
comportent énormément d’équipements
techniques : groupes froids, centrales de
traitement d’air, ventilation, équipements
process… Le problème est qu’il faut éviter
tout amorçage dangereux en cas de
passage du courant de foudre. Lorsque
la distance de séparation ne peut pas être
respectée, il faut soit réaliser une liaison
équipotentielle, soit utiliser des solutions
spécifiques. Pour répondre à cette problématique,
Dehn met notamment en avant
les conducteurs isolés HVI. « Leur principe
est d’assurer une équivalence de distance
de séparation électrique. Concrètement, un
conducteur HVI peut être installé beaucoup
plus près des équipements sans créer de
risque d’amorçage. Cela simplifie fortement
les études, l’installation et les évolutions
futures des sites industriels », explique Jean-
Yves Chabouté.
© Citel
Schéma d’implantation des parafoudres Citel pour les applications industrielles.
parafoudre principal, il devient nécessaire
d’ajouter un deuxième niveau de protection,
généralement au niveau d’un tableau divisionnaire
ou à proximité de la charge. »
Les architectures de protection
foudre évoluent
Historiquement, l’architecture était simple :
un parafoudre de type 1 dans le TGBT
ou le tableau principal, un parafoudre de
type 2 dans les tableaux divisionnaires et,
éventuellement, un parafoudre de type 3
au plus près des équipements sensibles.
Aujourd’hui, la norme offre davantage de
souplesse, mais le principe reste identique :
coordonner plusieurs niveaux de protection
pour limiter progressivement les
surtensions. « Dans la majorité des applications
industrielles, deux niveaux de protection
suffisent. Le troisième niveau reste
réservé à des équipements particulièrement
sensibles », précise Florent Martin.
Le même raisonnement s’applique aux
surtensions de manœuvre. Même si leurs
amplitudes sont généralement plus faibles
que celles provoquées par la foudre, elles
produisent les mêmes effets sur les équipements.
Les parafoudres permettent donc
également de les écrêter efficacement.
En revanche, il ne faut pas confondre ces
phénomènes avec les surtensions permanentes,
par exemple lors d’une rupture
du neutre. Dans ce cas, le parafoudre n’est
pas conçu pour absorber durablement
l’énergie. Il se dégraderait. La protection
nécessite alors des dispositifs spécifiques
capables de couper le circuit.
Veiller à respecter la distance
de séparation
L’un des sujets récurrents concerne le
respect de la distance de séparation
entre les descentes de paratonnerre et
les équipements métalliques présents en
Sans négliger les réseaux courant faible
Mais comme cela a été précisé en introduction,
la protection ne concerne plus
uniquement les réseaux électriques. Les
réseaux de communication doivent également
être pris en compte lorsqu’ils
pénètrent dans le bâtiment, comme l’explique
Florent Martin : « Pour les liaisons
cuivre, des parafoudres spécifiques de communication
sont nécessaires. Leur technologie
et leur classification diffèrent de celles
utilisées pour les réseaux d’énergie, mais le
principe reste le même : limiter les surtensions
avant qu’elles n’atteignent les équipements
connectés. » La fibre optique, en
revanche, n’est pas concernée puisqu’elle
n’est pas conductrice.
« Les réseaux industriels sont beaucoup plus
complexes que dans le tertiaire. On retrouve
des signaux spécifiques, des réseaux Profibus,
Profinet, des boucles 4-20 mA, des
signaux 0-10 V, des capteurs et actionneurs
de terrain. Chaque signal nécessite un parafoudre
adapté à ses caractéristiques électriques
», explique Jean-Yves Chabouté. Les
caractéristiques de protection sont définies
dans l’étude technique, en s’appuyant
notamment sur la norme NF EN 61643-21
pour les réseaux de communication et de
données. Ensuite, l’installateur doit choisir
précisément le bon produit en fonction du
signal à protéger. Cela implique souvent
des gammes très étendues de parafoudres
spécialisés.
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LE POINT SUR
Zoom sur les nouveautés
et les produits adaptés
Sur les installations industrielles de forte
puissance, Schneider Electric propose des
parafoudres adaptés aux tableaux généraux
basse tension, notamment pour les
applications nécessitant des courants de
décharge élevés. Le fabricant présente plusieurs
versions de parafoudres de type 1+2.
Le premier, l’iPRD1 F25, avec un IMP de
25 kA ou de 12,5 kA, est un parafoudre de
type 1+2 à cartouches débrochables et avec
une protection de fin de vie intégrée.
Le second, iPRD1 C25, est un parafoudre
de type 1+2 à cartouche débrochable.
« Certaines versions sont autoprotégées, tandis
que d’autres sont associées à un dispositif
de protection de fin de vie permettant d’assurer
la maintenance dans des conditions
maîtrisées », explique Florent Martin.
Sur la protection interne, Dehn met en
avant le DEHNventil ACI, un parafoudre
de type 1 installé en tête d’installation,
généralement au niveau du TGBT. « Son
principal intérêt est lié à la continuité de
service. C’est aujourd’hui le seul produit
du marché permettant le remplacement de
la cartouche de protection sous tension »,
explique Jean-Yves Chabouté. En pratique,
lorsqu’un parafoudre arrive en fin de vie,
signalé par l’indicateur d’état, la cartouche
ou le parafoudre doit être remplacé. Dans
un site industriel, arrêter l’installation pour
effectuer cette opération peut être extrêmement
contraignant. « Avec cette technologie,
le remplacement peut être réalisé sous
tension, avec les équipements de protection
adaptés, sans interruption d’exploitation,
précise l’expert de Dehn. Autre avantage :
la technologie ACI améliore la sélectivité et
réduit fortement les risques de déclenchement
des protections amont lors d’un événement
foudre. » L’objectif reste toujours le
même dans l’industrie : maintenir la continuité
de service du site.
Parmi les solutions mises en avant par
Citel figure le parafoudre de type 1, Iimp
25 kA par phase : DACN1-25CVGS/SC.
Ce modèle intègre un compteur capable
d’enregistrer les surtensions à partir de
© Schneider Electric
© Schneider Electric
Parafoudre de type 1+2 à cartouche
débrochable avec une protection de fin de vie
intégrée IPRD1 F25, de Schneider Electric.
Parafoudre de type 1+2 IPRD1 C25 à
cartouche débrochable, de Schneider Electric.
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 21
LE POINT SUR
© Dehn
Le parafoudre industriel de type 1 DEHNventil ACI permet un remplacement de la cartouche sous tension.
© Citel
100 A. « Ce seuil relativement bas permet
également de détecter les surtensions de
manœuvre, particulièrement présentes
dans l’industrie. Cela offre une meilleure
compréhension du comportement de l’installation
et facilite le diagnostic des perturbations
récurrentes », explique Aurore
Alric.
Autre solution mise en avant par Citel : le
compteur LSCM-D, destiné au suivi des
phénomènes de surtension. Associé à un
parafoudre de type 1 installé dans le TGBT,
il permet de remonter les informations via
Modbus jusqu’au système de supervision
du bâtiment. Dans les grands sites industriels
ou les ICPE étendus, cette supervision
permet d’identifier précisément les
zones ayant subi des surtensions et d’anticiper
les opérations de maintenance.
Pour la protection du TGBT en l’absence
de paratonnerre, ou la protection des
tableaux divisionnaires, Schneider Electric
propose des parafoudres de type 2+3 à cartouches
débrochables, iPRD F20r et F40r,
qui intègrent une protection de fin de vie.
Parafoudre de type 1 DACN1-25CVGS de Citel.
© Citel
Compteur LSCM-D de Citel, destiné
au suivi des phénomènes de surtension.
Côté courants faibles, Citel propose des
protections dédiées aux réseaux de communication,
comme le DLATS1, intégrant
des fonctions de télésignalisation
pour le suivi de l’état des parafoudres. Le
fabricant a aussi récemment développé le
LAN-10G-POE-CR, destiné à la protection
des réseaux PoE++ jusqu’à 10 gigabits,
notamment pour les caméras IP installées
en intérieur comme en extérieur.
La protection contre la foudre et les
surtensions ne se limite plus aujourd’hui
à la simple conformité réglementaire.
L’électrification croissante des procédés,
l’intégration de nouvelles sources d’énergie,
la multiplication des équipements
électroniques et la généralisation des
réseaux de communication transforment
profondément les architectures industrielles.
Dans ce contexte, les stratégies de
protection doivent évoluer pour accompagner
des installations toujours plus
complexes, interconnectées et exigeantes
en matière de disponibilité. Les industriels
ont un rôle majeur à jouer dans
© Schneider Electric
Parafoudre Schneider Electric de type 2+3
à cartouche débrochable iPRD F40r.
© Citel
Parafoudre LAN-10G-
POE-CR de Citel pour les
protection des réseaux PoE++
jusqu’à 10 gigabits.
cette transformation en développant des
solutions capables de répondre à ces nouveaux
enjeux : amélioration de la continuité
de service, supervision des équipements
de protection, prise en compte des
réseaux de données, adaptation aux systèmes
photovoltaïques et de stockage ou
encore simplification de la maintenance.
Au-delà de la protection elle-même, c’est
désormais la résilience globale des sites
industriels qui constitue le véritable défi
des années à venir.
Alexandre Arène
22 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
Filière 3e
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flexibilité, automatisation
et robotique
LA REVUE DES INTÉGRATEURS DOMOTIQUES ET INSTALLATEURS ÉLECTRIQUES EN PETIT TERTIAIRE, RÉSIDENTIEL ET COLLECTIF
SMARTHOME
Lumières
N° 55 - JUIN 2026
Place Max-Rouquette, Montpellier
Conception lumière : Quartiers Lumières
© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet
DOSSIERS
Éclairage
Les sites industriels et
les entrepôts logistiques
en mutation
BACS
Généraliser le
déploiement des
solutions de pilotage
dans le petit tertiaire
et les commerces
INDUSTRIE
8 numéros
/an
+220 000
lecteurs
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE WWW.FILIERE-3E.FR 927
ISSN 0758-3826 / JUIN 2026
DE LA MODERNISATION
À L’ÉLECTRIFICATION
QAI en exploitation :
ventilation décentralisée,
mesure continue et pilotage
par scénarios
Alarmes nouvelle génération :
de la détection d’intrusion
à la plateforme de sécurité
connectée
Sécurisation des réseaux
VDI domestiques :
comment éviter les failles
avec des objets connectés
Impression 3D et électricité :
la frontière à ne pas franchir
Electriciens sans frontières :
40 ans d’énergie au service
de l’essentiel
INTERVIEWS
Franck Magnat - Theben France
Aurore Alric - Citel
Matthieu Krempp - Ledvance
Claire Blouin - Intratone
Jean-Michel Lagarde
et Marie-Line David - Meljac
Marc Gratton - Electriciens sans frontières
Virginie Soulat - Activ’ Gestion Conseil
Retrouvez la version ebook sur www.filiere-3e.fr
Une publication de 3e Médias
4 numéros
/an
+120 000
lecteurs
ISSN : 2297-098X ELECTRICIEN+ N. 103 - JUIN 2026
4 numéros
/an
+100 000
lecteurs
DOSSIER : Éclairage en milieu industriel
CAHIER TECHNIQUE : Éclairage dans les aéroports
Avec les expertises de : abel, EAS Solutions, Eclatec, iGuzzini, Trilux
ENERGY MANAGERS, BET
ET DE CONTRÔLES, MAITRES
D’OUVRAGES, EXPLOITANTS
ET SERVICES DE MAINTENANCE,
ENTREPRISES D’INSTALLATION
ÉLECTRIQUE, CONSTRUCTEURS
ET DISTRIBUTEURS
ARTISANS INSTALLATEURS,
INTÉGRATEURS, BET
ET ARCHITECTES
CONCEPTEURS LUMIÈRE,
ARCHITECTES, COLLECTIVITÉS,
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des articles de nos revues.
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 23
LE POINT SUR
La revanche de Thomas Edison
sur Nikola Tesla ?
Avec le développement des réseaux à courant continu dans l’industrie, on
assiste au retour du courant continu. Porté à l’origine de l’électrification
par Thomas Edison, le courant continu est passé au second plan, mais n’a
jamais disparu, avec le développement du courant alternatif et les inventions
et brevets de Nikola Tesla, promoteur des réseaux en courant alternatif qui
se sont rapidement développés. Cette controverse technique a alors été
appelée « guerre des courants », avant que Nikola Tesla ne gagne la bataille.
Depuis ses premières utilisations
au XIX e siècle dans
l’éclairage, le courant continu
a toujours été utilisé, car il offre une
tension stable et prévisible. Cette propriété
le rend particulièrement adapté
aux circuits électroniques sensibles,
aux systèmes de stockage d’énergie, à
la recharge des véhicules électriques de
forte puissance et à de nombreux autres
domaines nécessitant une alimentation
constante.
L’un de ses principaux avantages est
aussi son efficacité dans la conversion
et le transport d’énergie. Contrairement
au courant alternatif, le courant continu
ne souffre pas de pertes liées à la puissance
réactive, ce qui en fait un choix
plus efficace pour une variété d’applications.
Cette efficacité accrue peut
entraîner des économies d’énergie et
des coûts d’exploitation réduits.
« Le courant continu (DC) s’impose progressivement
comme alternative à l’AC,
porté par l’essor des datacenters, des
énergies renouvelables (PV, batteries) et
des charges spécifiques déjà éprouvées
(marine, ferroviaire, électronique…).
Le DC transporte 1,28 fois plus de puissance
qu’un câble AC de même section.
En datacenter, il génère + 10 % d’efficacité
énergétique, - 15 % de coûts d’installation
et - 5 % d’espace. Il simplifie l’intégration
des sources distribuées (solaire,
stockage, piles à combustible) sans
contraintes de synchronisation, ouvrant
la voie aux microgrids industriels
hybrides DC/AC. Mais il y a encore un
chemin normatif et de standardisation
(tensions par exemple) à parcourir, ainsi
Disjoncteur Phoenix Contact ELR HDC sur le site de l'usine de Blomberg.
que sur le plan du cadre légal et réglementaire,
qui avance bien au niveau
européen », rappelle Loïc Chassignol,
directeur marketing Smart Power, ABB
Electrification France.
Dans un contexte de développement du
« tout-électrique » et de l’électrification
des process avec des sources d’énergie
neutres en carbone, l’utilisation du courant
continu se développe avec l’apparition
de réseaux à courant continu sur
des sites sous la forme de microréseaux
DC, mais aussi de sites industriels utilisant
majoritairement le courant continu
pour de très fortes puissances.
« Le paysage énergétique subit une
transformation profonde, menée par les
demandes croissantes d’une société entièrement
électrique et l’essor de la production
d’énergie renouvelable et décentra-
lisée, note Yannick Neyret, président
de Current/OS et directeur de l’innovation,
division produits énergétiques,
Schneider Electric. Ce changement a
créé une pression significative sur l’offre
et la demande, appelant à un nouveau
paradigme technologique. Alors que le
courant alternatif (AC) a historiquement
façonné notre réseau électrique, le
courant continu (DC) domine désormais
l’utilisation et gagne rapidement du terrain
dans la production d’énergie. Les
microréseaux hybrides AC/DC émergent
comme l’avenir des systèmes énergétiques,
offrant une solution convaincante
pour soulager la congestion du réseau,
assurer la stabilité du réseau grâce à des
capacités de contrôle améliorées et permettre
des fonctionnalités avancées avec
les produits DC. »
© Phoenix Contact
24 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LE POINT SUR
© Phoenix Contact
Réseau continu dans l'industrie.
Qu’il s’agisse de moderniser une usine
ou d’en construire une nouvelle, la
première étape consiste à identifier les
charges qui doivent fonctionner directement
en courant continu, notamment
l’éclairage et les services techniques
du bâtiment, les systèmes photovoltaïques,
le stockage et l’équipement de
production. Le choix de la technologie
de stockage et l’emplacement de son
installation, centralisée ou proche des
machines concernées, doivent également
être évalués. Un autre facteur clé
est de savoir si l’usine comprendra des
stations de recharge pour les véhicules
électriques. « Au départ, la conception
d’un réseau à courant continu n’est pas
différente de celle d’un réseau à courant
alternatif », explique Matthias Unruhe,
directeur de la gestion des installations
chez Phoenix Contact.
L’utilisation du courant continu dans
l’industrie va apporter plusieurs avantages
avec l’intégration d’énergies
renouvelables (photovoltaïque, éolien)
injectées directement avec des convertisseurs
DC/DC ou l’utilisation de
stockage d’énergie avec une efficacité
énergétique accrue en réduisant les
conversions AC/DC ou DC/AC. Le
courant continu est aussi adapté à des
équipements électroniques, pour l’éclairage
ou les systèmes de climatisation et
la recharge des véhicules électriques.
Une fois la planification du projet terminée,
la mise en œuvre commence, ce
qui soulève des questions sur les plages
de tension et la sélection des composants.
Pour les applications industrielles,
l’Open DC Alliance (ODCA)
propose un concept de système qui
répond à bon nombre de ces questions.
« All Electric Society Factory » de
Phoenix Contact : un exemple de
réseau DC à l’échelle d’une usine
Le nouveau bâtiment de Phoenix
Contact à Blomberg (Allemagne)
exploite pleinement le potentiel des
énergies renouvelables. Son propre
réseau industriel de courant continu
Site Phoenix Contact de Blomberg (Allemagne).
sert de modèle public et d’objet de
recherche concernant la nouvelle technologie
haute tension DC.
L’usine All Electric Society Factory
atteint un maximum de flexibilité,
d’efficacité et de stabilité en couplant
tous les secteurs concernés par le courant
continu. Elle optimise également
l’ensemble de la chaîne énergétique,
de la production et de la distribution
au stockage et à la consommation,
étant donné que bon nombre de ces
secteurs fonctionnent déjà en grande
partie sur la base du courant continu.
Le réseau DC est alimenté par 700 kW
du réseau AC, tandis que les conver-
© Phoenix Contact
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 25
LE POINT SUR
tisseurs DC/DC raccordés à l’énergie
photovoltaïque ajoutent 120 kW directement
au bus DC. Deux branches alimentent
les machines de production
et récupèrent l’énergie régénérative
des robots et des entraînements. Dix
bornes de recharge DC (2 × 150 kW,
8 × 60 kW) desservent le parking.
L’énergie excédentaire est stockée dans
le système de batteries couplées au
courant continu ou réinjectée dans
le réseau public de courant alternatif
via des convertisseurs bidirectionnels.
PLCnext Engineer gère les charges du
réseau DC au niveau du secteur et de
l’ensemble du réseau. Le disjoncteur
miniature ELR HDC commute en toute
sécurité les charges DC, combinant
protection, commutation, surveillance,
précharge et capacité de réseau. Les
connecteurs DC ArcZero permettent
des connexions sans arc électrique,
tandis que les compteurs DC EMpro
enregistrent tous les flux d’énergie.
« En fin de compte, la mise en œuvre de
systèmes à courant continu est moins
complexe qu’il n’y paraît. Avec des composants
adaptés, des avancées réglementaires
et une expertise croissante,
notamment grâce à l’Open DC Alliance,
l’adoption devient de plus en plus pratique
», conclut Matthias Unruhe.
Jean-Paul Beaudet
Nexans a transformé son centre de recherche AmpaCity de
Lyon en démonstrateur de microréseau à courant continu
© Nexans
Développé en collaboration avec des
partenaires clés de l’écosystème,
notamment Schneider Electric et VINCI
Energies Building Solutions, ce projet
s’inscrit dans le cadre des premiers
projets pilotes Current/OS déployés
en France, et marque une avancée
significative dans le développement
des systèmes énergétiques de nouvelle
génération pour les bâtiments.
Le courant continu (DC) offre une
alternative convaincante, permettant
une meilleure efficacité énergétique,
une résilience accrue, une réduction
des pics de demande et une intégration
plus fluide des sources d’énergies
renouvelables. Cependant, le
déploiement d’une architecture DC au
niveau des bâtiments nécessite des
approches novatrices en matière de
conception des installations électriques,
d’interopérabilité et de sécurité. Pour
relever ces défis, Nexans transforme
une partie de son site AmpaCity
en un environnement entièrement
opérationnel alimenté en courant
Centre de recherche AmpaCity de Nexans à Lyon.
continu. Ce projet pilote de nouvelle
génération comprend un bus de
distribution principal en 700 VDC qui
alimente les postes de travail via USB-C,
les systèmes d’éclairage, un système
de stockage par batterie de 14,4 kWh
et deux bornes de recharge rapide de
30 kW pour véhicules électriques. Le
système est connecté par un câble de
bus Nexans spécifique pour le courant
continu et relié au réseau courant
alternatif via un convertisseur AC/
DC intégré par Schneider Electric. Une
installation photovoltaïque sera ajoutée
lors de la deuxième phase du projet.
« Ce projet pilote constitue une étape
clé dans notre ambition d’accélérer
l’adoption du courant continu dans les
bâtiments, explique Jérôme Fournier,
vice-président innovation chez Nexans.
En travaillant en étroite collaboration
avec des partenaires tels que Schneider
Electric et VINCI Energies Building
Solutions, nous pouvons tester, valider
et affiner les architectures DC dans
des conditions réelles. Cette approche
pratique nous permet de développer
des solutions fiables et interopérables
qui améliorent l’efficacité, les
performances et la sécurité, tout en
préparant nos clients à l’avenir des
infrastructures électrifiées grâce à des
innovations de pointe. »
Ce développement consolide également
le portefeuille de câbles de la gamme
DC Series de Nexans, qui propose des
solutions de câbles DC basse tension
dédiées, conçues pour les bâtiments
commerciaux et résidentiels, les
infrastructures publiques et les centres
de données. Le câble DC de Nexans
déployé dans le site de démonstration
d’AmpaCity peut être directement
utilisé dans les centres de données.
Il ouvre la voie à de futures normes
en matière d’architecture, de câblage
et d’électronique de puissance en
700-800 V DC. Cette approche pose les
bases d’infrastructures plus efficaces
et évolutives, adaptées aux besoins
énergétiques croissants du secteur
numérique. Car c’est aussi dans ce
secteur numérique, et en particulier
dans les datacenters de l’IA, que se
développe sous l’impulsion de nVidia
l’utilisation du 800 V DC pour alimenter
des racks de 1 MW et au-delà et
remplacer le 54 V DC.
Pour Andrea Quarteroni, responsable
de la New Electrical Distribution
League chez Schneider Electric,
« le courant continu représente une
opportunité majeure de repenser la
manière dont l’énergie est distribuée
et gérée au sein des bâtiments. Grâce
à cette collaboration avec Nexans,
nous combinons notre expertise pour
fournir des systèmes intégrés et prêts
pour l’avenir qui améliorent l’efficacité
et permettent une utilisation plus
intelligente de l’énergie ».
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 27
LES DOSSIERS
DU MOIS
46
ÉCLAIRAGE
Les sites industriels
et les entrepôts logistiques
en mutation
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INDUSTRIE
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BACS
Généraliser le déploiement
des solutions de pilotage
dans le petit tertiaire et les
commerces
© AdobeStock
© B.E.G. France
© Linus Lintner Fotografie, Berlin
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 29
LES DOSSIERS DU MOIS
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se développe dans
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Les sites industriels, petits ou grands, sont confrontés à la hausse
brutale des coûts de l’énergie et des matières premières, à une pression
concurrentielle accrue venant souvent de pays à bas coûts de main-d’œuvre,
mais aussi aux exigences réglementaires ou normatives.
Les solutions de Smart Industrie telles que l’électrification des process, la
digitalisation, l’Internet des Objets (IIoT), l’automatisation et la robotique,
mais aussi l’utilisation de l’intelligence artificielle et des jumeaux
numériques vont permettre de renforcer la performance globale et
d’accroître la compétitivité de ces sites industriels.
Les solutions pour améliorer
la compétitivité des sites
industriels : performance
énergétique, flexibilité,
automatisation et robotique
Cette situation renforce la nécessité d’une transformation
digitale liée à l’électrification des process, à
la mise en œuvre de nouvelles solutions telles que
la robotique et l’automatisation des process. Des
technologies avancées comme l’intelligence artificielle
et l’apprentissage automatique amélioreront
avec une précision inégalée le contrôle en temps
réel des variables commerciales, d’exploitation et
de durabilité critiques.
Cette évolution est accompagnée par la mise à
disposition d’équipements de mesure, de contrôle,
de protection et d’automatisation adaptés à ces
Aujourd’hui, les entreprises doivent faire
face à l’augmentation des prix des énergies
et des matières premières, à une
demande de clients pour des produits plus individualisés
et durables, ainsi qu’à une évolution des
normes et réglementations et une concurrence
mondialisée.
Selon le dernier rapport 2025 de Rockwell Automation
sur la situation de la fabrication intelligente
dans les entreprises, « les dirigeants ne considèrent
plus la transformation numérique comme
une simple initiative, mais comme le système d’exploitation
de l’entreprise industrielle moderne. Les
fabricants ne se contentent pas d’adopter la technologie
; ils maîtrisent son utilisation. Ils mettent en
place des opérations qui anticipent les conditions,
automatisent les décisions et fournissent des informations
en temps réel. Ils investissent non seulement
dans l’IA et les technologies avancées, mais
aussi dans des environnements sécurisés et interopérables
qui rendent l’intelligence exploitable. Ils
dotent également leurs équipes d’outils qui amplifient
le jugement et accélèrent l’apprentissage »,
constate Blake Moret, président et directeur général
de Rockwell Automation.
© Schneider Electric
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Le parcours
d'électrification
sur un site
industriel.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
changements industriels. L’offre autour de l’IA, du
jumeau numérique et des logiciels de contrôle sur
site ou à distance adaptée à tous les secteurs industriels
va permettre d’optimiser les processus, mais
aussi de garantir la cybersécurité des sites.
L’objectif est une industrie plus efficiente, plus
durable et résiliente.
L’électrification de l’industrie progresse
avec un objectif de 60 % en 2050
L’électrification de l’industrie doit permettre à
la fois de décarboner, d’intégrer davantage les
énergies renouvelables et d’adapter les sites aux
exigences de qualité, tout en répondant aux défis
économiques et réglementaires à venir. Les industriels
l’ont déjà compris puisque les énergies fossiles
ont reculé et l’électricité a progressé, même si
les industries lourdes restent encore dépendantes
des systèmes thermiques classiques et du pétrole
ou du gaz.
Dans l’industrie, 70 % des usages énergétiques
servent à produire de la chaleur (cuire, sécher, distiller).
La plupart peuvent être électrifiés avec des
technologies matures : pompes à chaleur indus-
© Schneider Electric
© Schneider Electric
Digitalisation des process sur le site du Vaudreuil de
Schneider Electric.
trielles, chaudières électriques, compresseurs
mécaniques de vapeur.
Objectifs : de 37 % d’électricité dans l’industrie en
2023, 47 % visés dès 2030 et 57 % à l’horizon 2050.
Comme le note Aymeric Renaud, président de
Schneider Electric France, « électrifier l’industrie
n’a jamais été aussi nécessaire. Dans une économie
mise sous tension par les crises énergétiques, la volatilité
des prix et la pression climatique, l’électricité
est devenue une manière de reprendre le contrôle.
En France, surtout, puisque l’électricité est une énergie
décarbonée à plus de 95 %, produite sur notre
territoire avec des prix moins volatils que ceux du
gaz. Avec aussi des capacités de pilotage et d’optimisation
uniques. Autrement dit : une opportunité
pour les industriels d’anticiper plutôt que de subir.
Mais derrière cette grande décision se cache une
myriade de questionnements.
Dans de nombreux secteurs, l’électrification est
possible, les technologies existent et apportent des
gains réels. L’électrification n’est pas seulement une
réponse aux défis actuels. C’est une opportunité
pour regagner en compétitivité, sécuriser son avenir
et faire de la résilience un avantage stratégique.
Chez Schneider Electric, nous sommes engagés pour
que nos usines soient de plus en plus électrifiées, de
mieux en mieux pilotées et servent de laboratoires
vivants. Nous avons expérimenté, ajusté, parfois
essuyé des revers, mais chaque étape a renforcé
notre expertise. C’est cette double posture – leader
technologique et industriel – qui fait notre force ».
Pour aider les entreprises à améliorer leur efficacité
énergétique et à intégrer le développement
durable dans leurs activités, notamment grâce à
l’électrification, Schneider Electric a créé Schneider
Electric Advisory Services, des consultants
dédiés à l’électrification, sous la bannière Process
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Electrification Practice (PEP). À l’intersection de la
transition énergétique, de la transformation digitale et
de la performance industrielle, les experts PEP combinent
l’expertise métier, des capacités de simulation
et des gammes de technologies d’électrification. Ils
accompagnent les industriels depuis l’analyse de leur
paysage énergétique jusqu’à la définition de feuilles de
route sur mesure.
Comment préparer cette électrification
des process industriels
Cette électrification des procédés et des systèmes
d’énergie peut se heurter à une difficulté, les ingénieurs
« procédés » ne communiquant pas assez avec
les ingénieurs dédiés à « l’électrique ». Pour résoudre
ce problème, Schneider Electric propose une solution
dite « co-simulation » qui consiste à combiner simultanément
des simulations de puissance (électrique) et
de procédés dans un modèle unifié qui échange des
données en temps réel, pour fournir une vue globale
et dynamique de l’usine.
« C’est l’objet de la solution EcoStruxure Integrated
Power & Process Simulation, qui exploite à la fois des
logiciels AVEVA côté procédés thermiques et ETAP côté
réseau électrique, pour réaliser une analyse croisée des
interactions entre systèmes électriques et procédés, optimiser
la conception et les flux d’énergie et intégrer de
nouvelles technologies (hydrogène, gestion intelligente
de l’énergie…) pour apporter une aide à la décision et
maîtriser les coûts, poursuit Aymeric Renaud.
Simulation Power & Process est donc une technologie
structurante pour les industriels confrontés à l’électrification
afin d’optimiser la conception et le dimensionnement
de l’infrastructure électrique avant d’investir. »
Cette électrification peut passer par une approche
« hybride », alors que beaucoup d’industriels associent
encore l’électrification de leur usine au remplacement
de tous leurs équipements et à un besoin massif de
puissance réseau qui risque de paralyser la production.
L’approche hybride permet d’électrifier plus
sereinement, tout en permettant de gagner en efficacité,
mais aussi de faire des économies de coût en
exploitation et en CO 2
, sans attendre un nouvel accès
au réseau. L’idée ? Conserver une source d’énergie fossile,
en général le gaz, pour les pics de charge ou les
besoins de très haute température, tout en installant
des équipements électriques, par exemple des pompes
à chaleur industrielles ou des chaudières électriques,
pour la charge de base. En d’autres termes, il s’agit
d’installer une capacité électrique qui va couvrir 80 %
du besoin annuel par exemple, c’est-à-dire la base, tout
en gardant le gaz pour les 20 % restants, c’est-à-dire
les pics de froid ou de production. Les technologies
d’électrification matures ne sont pas nombreuses
aujourd’hui. Pour l’industriel, il convient de choisir
celle qui sera la plus bénéfique, avec la même qualité. ...
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Des technologies
d'électrification
matures.
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Nouvel automate
programmable Modicon
Edge I/O NTS de
Schneider Electric.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Des équipements pour faciliter et améliorer
cette électrification des process
Dans le cadre du salon Global Industrie 2026,
vitrine technologique qui réunit l’ensemble des
acteurs de l’industrie, Schneider Electric a exposé
son savoir-faire et ses solutions pour l’avenir :
• MCSeT pour l’électrification de l’industrie : nouveau
tableau primaire HTA connecté, isolé dans
l’air, qui permet de surveiller en temps réel les
équipements grâce à des capteurs intégrés, protéger
les opérateurs contre les accidents et éviter
les arrêts de production ou les coupures de courant
imprévues, tout en préparant les exploitants
aux exigences réglementaires et opérationnelles
de demain grâce à l’élimination du gaz SF6.
• Modicon Edge I/O NTS pour la transformation
digitale : système d’entrées/sorties déportées
IP20 nouvelle génération, conçu pour l’agrégation
de données en périphérie et prêt pour les
© Schneider Electric
futurs défis, notamment en termes de cybersécurité.
• TeSys Deca Snap-in pour l’automatisation de la
production : nouvelle génération de contacteurs
moteurs et disjoncteurs-protecteurs qui permet
d’accélérer les cadences de production et de
garantir une fiabilité absolue tout en réduisant la
consommation énergétique.
• ATH200/ATH600 pour l’efficacité énergétique des
machines et bâtiments : nouveaux variateurs de
vitesse spécialisés pour le secteur CVC (chauffage,
ventilation, climatisation) qui optimisent la commande
des fluides jusqu’à 250 kW tout en intégrant
des fonctions de sécurité incendie, de cybersécurité
et une compatibilité avec les nouveaux
réfrigérants à faible impact environnemental.
© Schneider Electric
Variateurs de vitesse Altivar ATH200 de Schneider
Electric.
© Schneider Electric
Emax 3 nouveau disjoncteur d'ABB embarquant de l'IA.
ABB lance la nouvelle génération du disjoncteur
ouvert Emax 3 destiné aux grandes installations à
forte demande d’énergie, notamment les datacenters,
les sites de production et industries de pointe
et les infrastructures critiques telles que les hôpitaux
et les aéroports. L’Emax 3 est conçu pour
répondre aux préoccupations croissantes concernant
la stabilité du réseau, la cybersécurité et les
besoins énergétiques croissants de l’intelligence
artificielle (IA) dans les datacenters.
Successeur du disjoncteur Emax 2, l’Emax 3
intègre une technologie de pointe qui réduit les
risques de coupure de courant. Doté de capteurs
de puissance et des outils d’analyse de données les
plus précis du marché, l’Emax 3 collecte et analyse
en temps réel les données du système électrique,
notamment la consommation d’énergie, l’état du
système ainsi que les conditions environnementales
comme la température. Ces informations
sont accessibles à distance ou sur l’écran tactile
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
de l’Emax 3, fournissant ainsi aux utilisateurs des
données en temps réel, des alertes et des recommandations
pour une maintenance précise.
L’Emax 3 est le premier disjoncteur ouvert au
monde à bénéficier d’une certification de cybersécurité
de niveau 2 (SL2) selon la norme IEC 62443.
Il est également le premier à intégrer un système
de détection d’arc électrique pour une sécurité et
une fiabilité accrues.
ABB a développé de nouvelles gammes de cellules
moyenne tension sans hexafluorure de
soufre (SF6), un gaz à effet de serre particulièrement
nocif. L’UniSec Air est un tableau modulaire
isolé dans l’air sans SF6, conçu pour la distribution
secondaire HTA jusqu’à 24 kV.
ABB déploie son programme EcoSolutions qui
« ouvre la voie à l’économie circulaire » : chaque
produit est évalué sur 4 phases de son cycle de
vie (conception, production, usage, fin de vie) et
dispose d’une déclaration environnementale de
produit (EPD ou fiche Pep en France) vérifiée par
un tiers indépendant (ISO 14025 Type III), accessible
via QR code. L’Objectif d’ABB est clair : couvrir
80 % de ses ventes mondiales d’ici 2030 (41 %
atteints fin 2024, soit 3 milliards $ de revenus couverts).
Les disjoncteurs Emax 2, Tmax XT et les
moteurs SynRM IE5 sont déjà labellisés EcoSolutions
ainsi que les nouvelles gammes Emax 3 ou
OT Plus qui viennent tout juste de sortir !
L’électrification dans l’industrie
ouvre la voie à la digitalisation
L’intégration de nouvelles technologies comme
l’IIoT (Internet industriel des Objets) et l’informatique
va permettre de piloter les consommations
Le gouvernement relance deux dispositifs phares de
décarbonation de l’industrie dans le cadre de France 2030
Le gouvernement lance le deuxième
appel d’offres Grands projets
industriels de décarbonation
(AO GPID) dans le cadre du plan
d’électrification afin de permettre la
poursuite des efforts de décarbonation
et d’électrification dans l’industrie, au
service d’un objectif triple : réduire
de 30 % les émissions industrielles
d’ici 2030, renforcer la compétitivité
des entreprises, et réduire leurs
dépendances en hydrocarbures.
Cet appel d’offres va permettre de
soutenir les plus gros projets de
décarbonation et d’électrification
industrielle en allouant des
subventions aux projets les plus
© ABB
performants dans le cadre de contrats
de financement à long terme.
Seront concernées les activités
industrielles existantes soumises
au système européen d’échange
de quotas d’émission (ETS). Elles
devront concerner des solutions de
décarbonation qui présentent une
maturité suffisante et, en particulier,
l’électrification, la modification du
mix énergétique et l’amélioration de
l’efficacité énergétique.
Un appel à projets « DECARB IND » est
également lancé pour soutenir – par une
subvention pouvant aller jusqu’à 30 M€ –
des projets de décarbonation industrielle
représentant un investissement minimal
...
de 3 M€ et permettant de réduire les
émissions de carbone du site industriel
d’au moins 1 000 tCO 2
/an.
Ces deux appels à projets seront
opérés par l’ADEME dans le cadre
du plan France 2030 et concourent
à l’objectif de réduction de 55 % des
émissions de gaz à effet de serre de
l’Union européenne à l’horizon 2030
par rapport à leur niveau de 1990, fixé
par la loi européenne sur le climat. Ils
visent à accompagner la décarbonation
des sites industriels tout en les rendant
plus résilients sur le long terme, en
particulier en limitant leur exposition
au prix des énergies fossiles et à celui
du carbone.
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© Schneider Electric
Intégration des
technologies
numériques dans
les ateliers.
...
L'utilisation de l'IA se
développe dans l'industrie.
34 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Qu’est-ce qu’une digitalisation réussie,
avec un impact durable ?
Une digitalisation réussie passe par trois étapes
au moins : celle de la conception, suivie par l’opération
en temps réel, puis l’optimisation, comme
l’explique Sébastien Ory, VP EMEA Partner Ecosystem
d’AVEVA : « La conception repose sur la
capacité des différents métiers – ingénieurs, mécaniciens,
électriciens… – à collaborer pour partager
les données dans un environnement commun,
une base unique, de façon à accélérer le temps de
conception et, plus tard, de mise en service des
usines, en réduisant drastiquement le nombre d’eren
temps réel et d’optimiser les processus industriels
en transformant les usines en systèmes intelligents
et interconnectés.
Pour Sébastien Bahor, responsable marketing
transformation digitale Schneider Electric France,
« la transformation digitale est un concept et une
démarche très vastes. Il en va de la mise en place
d’un site web à l’implantation de capteurs IoT sur
tout un système de production. Au vu des avancées
technologiques exponentielles, la transformation
digitale est devenue un levier important qui permet
aux entreprises de disposer d’un outil de production
optimisé, compétitif, agile, innovant et évolutif.
Les capteurs IoT, le Edge Computing, les solutions
de contrôle commande de type SCADA, SNCC, les
solutions de gestion de type MES, WMS, LMIS, les
GTB, les supervisions énergétiques, les logiciels de
gestion des réseaux d’énergie de type Grid ou Micro-
Grid, les solutions de gestion de la qualité d’énergie,
la maintenance prédictive, l’interconnexion des
réseaux IT/OT, la connexion d’un ERP avec le système
de production, la cybersécurité, les jumeaux
numériques, les solutions de type cloud, l’intelligence
artificielle, le big data, la structuration des
donnés… La liste est longue ».
L’IIoT va permettre, avec la connexion des capteurs,
des équipements et des différents systèmes
entre eux, de collecter et d’analyser en temps réel
des données précises (vibrations, température,
bruits anormaux, humidité) pour automatiser et
optimiser des processus industriels complexes.
Ce réseau interconnecté va donner la possibilité
de surveiller la performance des équipements, de
détecter des aléas de fonctionnement et de prévoir,
si besoin, une maintenance anticipée pour éviter
un arrêt de production. Il va aussi permettre de
suivre les indicateurs de production et de prendre
des décisions fondées sur l’analyse de ces données
afin d’améliorer l’efficacité d’une machine ou d’une
chaîne de fabrication.
Cet IIoT va faciliter une communication fluide
entre les machines et les opérateurs humains,
améliorant ainsi la coordination et renforçant la
productivité.
© Schneider Electric
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
reurs. Dans le cadre des opérations, le temps réel est un
élément majeur. Il convient dans ce contexte de mettre
les données à la disposition de la production, des données
robustes et structurées pour être utilisables de façon
efficace.
Pour les entreprises, c’est donc une force d’avoir une
plateforme industrielle de données pour assurer leur
collecte, leur stockage et leur contextualisation. Cette
plateforme sera nécessairement ouverte, pour couvrir
l’ensemble des cas d’usage des industriels. Et pour optimiser,
l’utilisation d’algorithmes et de l’intelligence artificielle
devient clé, en particulier pour prévoir les pannes
d’équipements critiques, pour mieux gérer la qualité et
pour optimiser les process spécifiques. »
L’évaluation doit permettre de définir quels objectifs on
veut atteindre en s’entretenant avec toutes les strates de
l’entreprise, de la direction aux opérationnels, en réalisant
en parallèle une évaluation des écarts entre la stratégie
et la réalité. La deuxième étape peut être de créer
des sites pilotes où les solutions digitales sont installées
et expérimentées, en réalisant des POC (preuves de
concept) sur des machines standards. La dernière étape
sera le déploiement des solutions qui ont fonctionné
dans les sites pilotes à l’échelle de l’entreprise, suivie
d’une démarche d’amélioration continue.
Une digitalisation associée à l’électrification doit également
permettre une exploitation durable en alliant
performance opérationnelle et objectifs environnementaux
par une réduction des coûts d’exploitation,
une meilleure qualité des produits, une maintenance
prédictive et une réduction des émissions de CO 2
avec
des données en temps réel permettant d’établir un
bilan carbone conforme à la directive CSRD.
L’importance de la mesure de l’énergie
Face aux enjeux de sobriété énergétique et de réduction
des coûts, les responsables de l’industrie, des
datacenters et des hôpitaux sont à la recherche de
solutions à même de mesurer efficacement leur
consommation d’énergie, mais aussi la qualité – creux
de tension, sauts de tension, interruption, surintensité
ou courts-circuits – de cette dernière.
Socomec, spécialiste de la coupure de sécurité, de la
commutation de sources, de la conversion d’énergie
et de la mesure, a développé DIRIS A-100/A-200, une
gamme de centrales de mesure. Dotée d’une précision
de classe 0,1, elle répond aux exigences des centres
de données, de l’industrie et du milieu hospitalier en
matière de surveillance de l’énergie. Elle permet une
gestion efficace des systèmes électriques en fournissant
de précieuses informations pour l’optimisation de
la consommation et la maintenance préventive. Grâce
à son serveur web intégré, la centrale DIRIS A-200
contribue à rendre la qualimétrie accessible à tous
puisqu’aucun surplus logiciel ni compétence particulière
ne sont requis.
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Appareils de mesures DIRIS A100
et A200 de Socomec.
© Socomec
Utilisation des logiciels
Webview de Socomec.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Le serveur web de Socomec (WEBVIEW) intégré
permet des notifications en temps réel. Une liste
de destinataires préalablement établie sera immédiatement
avertie – par mail ou SMS – en cas
d’événement critique. La personnalisation est par
ailleurs au cœur du dispositif, avec la possibilité
de créer des tableaux de bord sur mesure (logos,
images, contact pour la maintenance, historiques
et données de mesure les plus importantes…).
La dernière version WEBVIEW-L, logiciel de surveillance
en temps réel et de suivi de la répartition
des consommations énergétiques embarqué dans
le Datalog H80, offre la possibilité de visualiser
jusqu’à 200 équipements de mesure. Avec sa capacité
de stockage de 64 Go, elle booste les performances
logicielles du plan de mesurage initial
qui servira à historiser les données sur plusieurs
années, et permet d’intégrer tout autre équipement
tiers. Depuis plusieurs années, le système
Digiware pour la surveillance de l’énergie de
Socomec n’a cessé de s’enrichir de nombreuses
fonctionnalités (mesure des courants continus,
surveillance des courants de fuite, contrôle d’isolement
et localisation de défauts, etc.). La suite logicielle
WEBVIEW, a suivi l’évolution du système
Digiware pour proposer une solution toujours
plus complète dans la gestion de la performance
énergétique des installations.
Ce logiciel WEBVIEW donne aux gestionnaires
d’énergie d’un site industriel ou exploitants de
bâtiments, confrontés au défi de la mise en place
d’une démarche de performance énergétique, les
moyens d’atteindre leurs objectifs énergétiques
afin de respecter les réglementations et de mettre
en œuvre un processus d’amélioration continue
efficace.
Socomec propose également une nouvelle génération
de compteurs AC/DC, COUNTIS P, adaptés à
toutes les applications et tous les calibres pour des
installations neuves ou retrofit.
Cette nouvelle gamme, composée de compteurs
modulaires monophasés et triphasés, allie à la
fois facilité d’utilisation, performances, compacité
et interfaces de communication multiples pour
répondre à tous les besoins, quels que soient le format
d’intégration, le type de réseaux ou de charge :
jusqu’à 100 A en comptage direct et 10 000 A avec
des transformateurs de courants (TC). Les compteurs
COUNTIS P sont conformes à la dernière
Gamme COUNTIS P de Socomec.
© Socomec © Socomec
...
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
L’intelligence artificielle est déjà bien présente dans
l’industrie, selon la dernière étude McKinsey
Les applications de l’IA sont déjà
nombreuses dans l’industrie et
certaines ont déjà été adoptées depuis
plusieurs années.
La dernière enquête mondiale
McKinsey (The state of AI in
2025: Agents, Innovation and
Transformation) sur l’état de l’IA
révèle un paysage défini à la fois par
une utilisation plus large, y compris
la prolifération croissante de l’IA
agentique, et par des difficultés de
croissance tenaces.
« Notre dernière enquête montre
qu’une plus grande proportion de
répondants déclare utiliser l’IA
par leurs entreprises, bien que la
plupart n’aient pas encore évalué ces
technologies. La part des répondants
affirmant que leurs organisations
utilisent l’IA dans au moins une
fonction métier a augmenté depuis
notre étude l’année dernière : 88 %
rapportent une utilisation régulière de
l’IA dans au moins une fonction métier,
contre 78 % il y a un an.
Résultats de l'étude McKinsey
Dans tous les secteurs, sauf le secteur
technologique (qui avait déjà dépassé
90 % de l’utilisation de l’IA), la part
des répondants affirmant que leur
organisation utilise régulièrement
l’IA dans au moins une fonction
commerciale a considérablement
augmenté depuis notre précédente
enquête. Dans la recherche de l’année
dernière, des répondants travaillant
pour des entreprises technologiques
ont déclaré être en avance sur
d’autres secteurs en ce qui concerne
leur utilisation de l’IA. Désormais,
les répondants dans les médias, les
télécommunications et l’assurance sont
tout aussi susceptibles que ceux de la
technologie de signaler l’utilisation de
l’IA. »
En examinant des cas d’usage
individuels au sein des fonctions
métier, les répondants rapportent le
plus souvent utiliser l’IA pour capturer
des informations ainsi que pour les
traiter et les transmettre, par exemple
via une interface conversationnelle,
dans le soutien au contenu de la
stratégie marketing, incluant la
rédaction, la génération d’idées et la
présentation de connaissances pour
élaborer des stratégies marketing et
dans l’automatisation des centres de
contact ou du service client.
Il reste une disparité selon la taille
des entreprises, car nombreuses
sont celles – en particulier les plus
petites – qui n’ont pas encore intégré
l’IA en profondeur dans leurs flux de
travail. Bien qu’un tiers seulement
des répondants affirment étendre
leurs programmes d’IA dans leur
organisation, les grandes entreprises,
tant en termes de revenus que de
nombre d’employés, ont plus de
chances d’avoir atteint la phase de
montée en production. Près de la moitié
des répondants issus d’entreprises
ayant plus de 5 milliards de dollars de
chiffre d’affaires ont atteint la phase
d’échelle, contre 29 % de ceux ayant
moins de 100 millions de dollars de
revenus.
© McKinsey
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© Schneider Electric
© ABB
Analyse des
données pour
l'optimisation des
process.
Solution Saas Sensorfact
d'ABB.
...
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
version de la directive MID, garantissant la précision
et la fiabilité du comptage, éléments obligatoires
dans les applications de refacturation de
l’énergie. La certification « module B+D » atteste
quant à elle du contrôle de la conception et du process
de fabrication des appareils par un laboratoire
externe.
Des utilisations de l’IA déjà nombreuses
dans l’industrie
Des applications de l’IA dédiées à l’optimisation
des process, la maintenance prédictive, le contrôle
qualité, les achats industriels ou les jumeaux
numériques sont déjà largement utilisées dans
l’industrie. L’utilisation de l’IA va aussi progresser
dans le domaine de la cybersécurité, qui devient
une préoccupation majeure pour sécuriser les systèmes
à mesure que les opérations deviennent plus
connectées.
L’optimisation des process passe par l’optimisation
de la chaîne logistique et des stocks en analysant
les données de production, les commandes des
clients, mais aussi les facteurs externes pouvant
influer sur la production pour anticiper les besoins
et minimiser les coûts de stockage.
Les résultats de la 11 e édition annuelle du rapport
sur la situation de la fabrication intelligente de
Rockwell Automation révèlent une forte volonté
de développer l’automatisation, la manutention
autonome des matériaux, la simulation et les capacités
pilotées par l’IA, témoignant d’une évolution
vers des technologies capables d’optimiser la
prise de décision, de s’adapter à la variabilité et de
réduire l’exposition aux risques opérationnels. Plutôt
que de cibler des cas d’utilisation spécifiques,
les entreprises investissent dans des technologies
complémentaires pour assurer une exécution de
bout en bout.
Management et optimisation
des ressources énergétiques
L’optimisation des process passe aussi par une
optimisation des ressources énergétiques.
ABB propose la solution SaaS Sensorfact qui s’appuie
sur l’IA pour aider les fabricants à digitaliser
leurs opérations et à réduire les déchets industriels,
notamment en matière de consommation
d’énergie.
Pour Loïc Chassignol, directeur marketing Smart
Power, ABB Electrification France, « Sensorfact
offre une plateforme cloud clé en main avec monitoring
en temps réel, conseils experts et 14,3 %
d’économies d’énergie en moyenne sur les premiers
mois d’utilisation chez nos clients industriels. L’instrumentation
des mesures électriques, gaz, air
comprimé, etc., se fait sans intrusion et de manière
extrêmement simple et rapide par du personnel non
spécialement formé.
Pour les industriels, ASKI complète l’offre avec un
système de gestion de l’énergie local (EnMS), le pilotage
des pics de charge, l’intégration solaire, batteries
et bornes e-mobilité, certifié ISO 50001.
Dans un contexte où la hausse des coûts de l’énergie
et l’augmentation de la demande représentent un
véritable enjeu pour les entreprises et les opérateurs
de charge (CPO), ASKI transforme la contrainte
énergétique en opportunité. Les organisations
peuvent ainsi réduire jusqu’à 40 % leurs pics de
charge sans compromettre leurs opérations, optimiser
l’autoconsommation photovoltaïque, gérer les
systèmes de stockage par batteries et piloter intelligemment
la recharge des véhicules électriques et les
smart grids. La solution ASKI permet également
un suivi en temps réel des consommations et documente
les économies réalisées, facilitant la prise de
décision et la planification stratégique ».
« Avec ASKI, nous transformons la gestion énergétique
en levier de performance, combinant optimisation
des charges, intégration des énergies renouvelables
et pilotage intelligent des infrastructures »,
ajoute Charles-Édouard Marcelino, responsable
...
© Socomec
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Socomec poursuit sa route vers l’Usine 5.0 :
des robots d’ébavurage pour conjuguer performance
industrielle et conditions de travail
Socomec, acteur majeur de
l’équipement électrique, franchit une
nouvelle étape dans la modernisation
de ses outils industriels avec le
déploiement de trois cellules
automatisées d’ébavurage sur son site
de production de Benfeld (67).
Le déploiement de ces robots
d’ébavurage s’inscrit dans une
stratégie de modernisation continue
des procédés industriels de Socomec,
destinée à accompagner la montée en
capacité du site de Benfeld, tout en
renforçant la compétitivité du groupe. Il
s’inscrit également dans une démarche
globale du groupe visant à améliorer
les conditions de travail, renforcer la
performance industrielle et optimiser
l’efficacité énergétique des process.
Les cellules robotisées sont dédiées
au traitement de pièces issues de
l’injection thermodur. Chaque cellule
repose sur deux robots fonctionnant
en binôme. Elle combine vision
industrielle par caméra, précision des
gestes et contrôle fin des paramètres
d’ébavurage. Aujourd’hui, plus de
soixante modèles de pièces sont
préprogrammés.
Cette automatisation garantit un haut
niveau de qualité, de répétabilité et
de rapidité, tout en répondant aux
standards industriels les plus exigeants,
en remplacement d’une opération
jusqu’alors réalisée manuellement.
« L’automatisation de nos postes
d’ébavurage constitue une avancée
majeure pour nos équipes alsaciennes
et tunisiennes, explique Gérald Naas,
responsable méthode usine chez
Socomec. Elle nous permet d’améliorer
significativement la qualité des pièces
et de réduire drastiquement le taux de
rebut. Le tout, avec un très haut niveau
de fiabilité, mais aussi de sécurité pour
les opérateurs. »
Robot de test électronique de l'usine Socomec de Benfeld.
Un projet d’automatisation
centré sur l’humain
Au-delà des gains de productivité, ce
projet répond avant tout à un enjeu de
santé et de sécurité au travail. L’ébavurage
manuel repose sur des gestes répétitifs
susceptibles de provoquer des troubles
musculosquelettiques (TMS). Son
automatisation contribue à réduire la
pénibilité des postes, mais aussi le bruit
ambiant et les poussières générés.
Libérés de ces tâches répétitives, les
opérateurs évoluent vers des missions
à plus forte valeur ajoutée telles
que le contrôle qualité, le tri ou le
conditionnement. Dans cette dynamique,
Socomec a créé, dès 2024 lors du
déploiement des premières cellules
robotisées, un poste d’expert en robotique
dédié au pilotage, à l’optimisation et à la
montée en performance des équipements,
ainsi qu’à l’accompagnement durable
des équipes dans l’appropriation de ces
nouvelles technologies.
« Ce projet est avant tout centré
sur l’humain, poursuit Jacky Feltz,
directeur du site industriel de Benfeld.
Contrairement aux idées reçues,
l’automatisation chez Socomec ne vise pas
à supprimer des emplois, mais à réduire
la pénibilité des postes concernés et à
améliorer durablement les conditions de
travail. C’est aussi un levier pour préparer
l’avenir en développant de nouvelles
compétences, notamment en robotique. »
Une stratégie industrielle cohérente,
du terrain à la data
En remplaçant un équipement vieillissant
et énergivore, l’arrivée de ces nouveaux
robots s’inscrit dans une transformation
plus large des outils de production
de Socomec. Fidèle aux principes
de l’Industrie 5.0, le groupe combine
technologies avancées, collaboration
homme-machine et objectifs de
© Socomec
Robot d'ébavurage de l'usine Socomec de Benfeld
durabilité, avec une approche résolument
pragmatique.
Plusieurs robots ont déjà été déployés
pour des opérations de test électronique
et de marquage laser. À court terme,
un robot supplémentaire et un robot
collaboratif (cobot) viendront alimenter
une cellule de mise en carton automatisée.
En parallèle, trois robots mobiles
autonomes (AMR) optimisent aujourd’hui
les flux internes de composants et
de produits finis, avec l’ambition d’en
déployer une dizaine à l’horizon 2028.
Depuis 2023, Socomec fait évoluer son
organisation vers un écosystème de
solutions interconnectées permettant
de piloter la performance en temps réel,
d’optimiser les flux et de fiabiliser la
qualité.
« Notre transformation industrielle ne se
décrète pas, elle se construit pas à pas
avec les équipes. L’enjeu n’est pas la
technologie pour la technologie. Il réside
dans sa capacité à améliorer durablement
la performance industrielle, la qualité
des produits et les conditions de travail
des opérateurs », conclut Vincent
Werner, responsable de la performance
industrielle chez Socomec.
© Socomec
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© ABB
© ABB
Système de gestion
de l'énergie ASKI
d'ABB.
IKV co-pilote IA
d'ABB dans le système
de management de
l'énergie.
...
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
Application de l’IA pour la maintenance
prédictive
La maintenance prédictive, pour réduire le nombre
de pannes et d’arrêts de production imprévus et
très coûteux, est l’un des premiers leviers d’adopdu
développement marchés au sein de la division
Électrification d’ABB France.
L’intégration de l’Industrial Knowledge Vault
(IKV) dans le système de management de l’énergie
d’ABB introduit un copilote IA : les opérateurs
interrogent leurs données « avec leurs mots »,
obtiennent des réponses instantanées avec visualisations
dynamiques, sans extraction manuelle ni
rapports complexes. Les paramétrages passent de
plusieurs heures à quelques secondes, démocratisant
l’accès à l’analyse énergétique pour tous les
niveaux de l’organisation. « Cette offre permet aux
utilisateurs EMS d’accéder à des informations sur
l’énergie et la durabilité grâce à l’interaction en langage
naturel, afin d’améliorer les tableaux de bord,
les analyses et les capacités de reporting déjà intégrés
dans la solution de gestion énergétique d’ABB
utilisée dans plusieurs secteurs tels que l’exploitation
minière, la pâte et le papier, les métaux et le
ciment. »
Schneider Electric a annoncé en début d’année le
lancement de Resource Advisor +, une plateforme
de nouvelle génération d’intelligence énergétique
et durable.
La plateforme cloud Resource Advisor + et sa suite de
produits sont propulsées par des flux de travail pilotés
par l’IA et modifient la manière dont les entreprises
transforment les données énergétiques et durables en
actions. La plateforme unique et la suite de produits
spécialement conçus remplacent les outils fragmen-
© Schneider Electric
Resource Advisor + de Schneider Electric.
tés et les données cloisonnées par une expérience
unifiée et multiproduit dans un écosystème unique
et intelligent, intégrant de manière transparente les
produits pour la gestion des émissions et de l’énergie,
la durabilité de la chaîne d’approvisionnement, le
risque climatique et le reporting de durabilité. L’écosystème
Resource Advisor + permet aux entreprises
d’unifier les données, d’accélérer la prise de décision
et de mener rapidement des initiatives énergétiques
et de durabilité à l’échelle de l’entreprise.
Sera est l’agent IA principal au sein de Resource Advisor
+, agissant comme un partenaire digital proactif
qui interprète les besoins des utilisateurs et coordonne
une équipe d’agents spécialisés travaillant en
coulisses. Sera et son équipe utilisent cette expertise
intégrée pour transformer des données complexes en
recommandations claires et exploitables.
L’écosystème Resource Advisor + fait ses débuts avec
deux nouveaux produits, Performance carbone et
Chaîne d’approvisionnement, suivis plus tard cette
année par deux autres produits pour la durabilité :
Risques climatiques et Reporting et Conformité,
ainsi que des produits d’Énergie et d’Efficacité énergétique
pour la gestion de l’énergie.
Pour Steve Wilhite, vice-président Advisory Services
global Energy & Sustainability Practice de
Schneider Electric Advisory Services, « Resource
Advisor + introduit une toute nouvelle façon pour
les entreprises de gérer leur performance énergétique
et durable, propulsée par l’intelligence de
conseil SE et un réseau de capacités d’IA agentiques.
En automatisant la complexité et en transformant
les données en action, Resource Advisor + permet
aux utilisateurs d’accélérer à la fois à l’optimisation
énergétique et à la décarbonation ».
© ABB
Disjoncteur Emax 3 d'ABB.
tion de l’IA dans l’industrie. Comme le rappelle
Loïc Chassignol, « les entreprises perdent 3 à 5 %
de leur production en arrêts non planifiés. La maintenance
prédictive réduit ces arrêts de 30 à 50 % et
prolonge la durée de vie des équipements de 20 à
40 %. Contrairement à la maintenance préventive
calendaire, moins efficace, elle s’appuie sur la
surveillance en temps réel. Le nouveau disjoncteur
Emax 3 intègre nativement des capteurs de diagnostic
et maintenance prédictive, évitant le recours
à des interventions non nécessaires et permettant
surtout d’anticiper des problèmes potentiels sereinement
».
Des données sont collectées en continu par des
capteurs IoT, installés sur des machines ou une
chaîne de fabrication, telles que les températures,
vibrations, bruit, consommation énergétique.
Celles-ci sont collectées à la périphérie ou dans le
cloud dans un système de gestion des actifs (EAM)
ou un système de gestion de la maintenance assistée
par ordinateur (GMAO), tous deux basés sur
l’IA. Un modèle de Machine Learning va analyser
toutes ces informations, détecter des anomalies et
utiliser des modèles prédictifs pour demander une
intervention humaine.
L’apport de l’IA pour le contrôle qualité
Le contrôle qualité est sans doute la deuxième
application la plus utilisée de l’IA industrielle en
introduisant des méthodes plus efficaces et automatisées
pour détecter les défauts d’une pièce
mécanique, d’une carte électronique ou de marquage
d’un produit.
Des caméras couplées à des algorithmes de deep
learning vont analyser des images de pièces pour
détecter les défauts avec une grande précision, y
compris pour des images compliquées.
L’objectif est de réduire le taux de rejet et les retours
de produits défectueux en assurant une traçabilité
de chaque étape du processus de production. Cela
va permettre une diminution des erreurs d’inspection,
une répétabilité des résultats et une réduction
du taux de faux positifs et faux négatifs.
Ces solutions d’IA ne se limitent pas à la détection
LES DOSSIERS DU MOIS
© ABB
Industrie
instantanée de défauts, elles peuvent permettre
d’anticiper les défaillances (maintenance prédictive)
ou d’optimiser les processus de contrôle.
Utiliser l’IA pour conserver et partager
des informations
Lorsque des employés expérimentés partent à la
retraite, la perte de décennies de connaissances
techniques et collectives menace la continuité
opérationnelle, l’efficacité et l’innovation si elle
n’est pas anticipée. Les méthodes traditionnelles de
documentation sont souvent fragmentées et leur
compilation, leur interprétation et leur application
requièrent un effort manuel important.
La solution ABB Ability Industrial Knowledge
Vault utilise l’IA générative pour transformer la
façon dont les informations sont conservées et
partagées, permettant une prise de décision plus
intelligente, plus rapide et plus durable. Développé
en collaboration avec Microsoft, Industrial
Knowledge Vault utilise ABB Genix CoPilot et
Microsoft Azure OpenAI Service pour analyser
et synthétiser les informations en procédures
exploitables, offrant la possibilité aux travailleurs
de récupérer les informations sans effort via une
interface intuitive et conversationnelle. La solution
utilise le langage naturel pour créer des procédures
structurées en quelques secondes, éliminant ainsi
le besoin d’analyser manuellement les documents.
En outre, ses capacités de gestion des normes et
des procédures garantissent un accès actualisé,
structuré et personnalisé aux connaissances opérationnelles
essentielles. Leur conformité ainsi que
le contrôle des versions sont également rationalisés.
Industrial Knowledge Vault fournit également
des conseils et une aide à la décision en temps
réel, permettant aux équipes de disposer d’informations
instantanées, de réduire la courbe d’apprentissage
et d’améliorer les performances opérationnelles.
La solution peut être déployée dans un
cloud, sur site ou via le service ABB SaaS (software
as a service).
...
Utilisation de
Sensorfact d'ABB sur
un site industriel.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
« Partout dans le monde, les industries sont confrontées
à un manque de connaissances critique, car une
génération de travailleurs expérimentés part à la
retraite et emporte avec elle sa précieuse expertise, a
déclaré Sanjit Shewale, responsable digital monde,
au sein de l’activité Process Industries d’ABB. Notre
solution Industrial Knowledge Vault s’attaque de
front à ce défi en fournissant une plateforme sécurisée
et accessible afin d’offrir aux entreprises le pouvoir
d’en faire plus avec le numérique. En capturant,
préservant et partageant l’ensemble de ces connaissances
vitales, les entreprises peuvent assurer la
continuité de leurs opérations et permettre à leur
personnel de disposer d’informations instantanées
pour effectuer leur travail de manière plus intelligente,
plus rapide et plus durable. »
L’importance des moteurs
dans toutes les activités industrielles
Loïc Chassignol rappelle quelques chiffres qui
montrent l’importance des moteurs dans les
consommations d’énergie de toutes les industries :
« L’Union européenne compte actuellement 8 milliards
de moteurs électriques en service, une infrastructure
colossale qui structure l’ensemble de l’économie. Ces
moteurs ne sont pas anecdotiques : ils consomment
près de 50 % de l’électricité totale produite dans l’UE,
tant chez les industriels que chez les particuliers.
Au sein des sites industriels, l’importance est encore
plus prononcée :
Un contexte réglementaire
européen pour améliorer
le rendement des moteurs
Selon l’Agence Internationale de l’Énergie (2011), améliorer l’efficacité
énergétique des moteurs a un effet majeur sur la consommation
énergétique globale et la réduction des émissions CO₂. C’est une des
raisons pour lesquelles l’Union européenne a introduit des normes
réglementaires d’efficacité énergétique mondiales, transformant les
standards industriels.
Depuis juillet 2023, l’Union européenne impose aux fabricants de
respecter des niveaux d’efficacité minimaux. Pour les moteurs de 75 à
200 kW, la classe IE4 est devenue obligatoire. Cette régulation accélère
le renouvellement du parc moteur européen et pousse les industriels vers
des solutions toujours plus performantes.
Cependant, la réglementation établit des socles minimums, non
des cibles maximales. Les entreprises avant-gardistes adoptent
volontairement IE5 et IE6, conscientes que l’efficacité énergétique
devient un critère différenciant de compétitivité.
Les classes IE (International Efficiency) constituent une échelle
standardisée mondiale. Chaque classe représente un saut d’efficacité par
rapport à la précédente :
• IE3 : efficacité premium (niveau standard jusqu’en 2023) ;
• IE4 : efficacité haut de gamme (obligatoire depuis 2023 en EU, pour
certaines gammes) ;
• IE5 : efficacité ultra-premium (objectif des avant-gardistes) ;
• IE6 : hyperefficacité (classe anticipée, désormais réalité avec ABB).
Importance des moteurs dans l'équipement des usines.
• 70 % de la consommation d’énergie électrique provient
directement des moteurs.
• Dans le secteur tertiaire (bâtiments, services), ils
représentent 40 % de la consommation.
Ces chiffres illustrent une réalité simple, mais décisive :
optimiser l’efficacité d’un moteur, c’est réduire directement
et massivement la consommation énergétique
d’une usine, d’un port, ou d’une ville. »
Les moteurs électriques sont présents dans pratiquement
tous les secteurs d’activité : automatisation
et robotique, manutention et logistique, chimie et
pharmaceutique, agroalimentaire et transformation,
eau et assainissement, métaux, ciment, mines.
Fait central pour les décideurs industriels : 90 % du
coût complet d’un moteur correspond à l’électricité
consommée pendant son fonctionnement et non à
son coût d’acquisition.
ABB propose une gamme de moteurs IE6
avec la technologie SynRM
ABB a révolutionné le secteur avec la technologie
Synchronous Reluctance Motor (SynRM), des
moteurs magnétiques sans aimants permanents.
« Le rotor ne comporte ni bobinage ni aimant permanent,
seulement des tôles d’acier électrique empilées.
Contrairement à un moteur asynchrone classique, il
n’y a aucun courant induit dans le rotor, donc aucune
perte d’énergie dans cette zone. »
Cette approche « magnet-free » combine les meilleures
propriétés de deux mondes :
• la simplicité et la fiabilité de maintenance des
moteurs asynchrones ;
• la performance énergétique des moteurs à aimants
permanents ;
• une efficacité énergétique exceptionnelle. Avec
jusqu’à 40 % de pertes réduites versus IE3,
les moteurs IE6 SynRM génèrent des économies
immédiates. Pour une usine fonctionnant
8 000 heures par an, cette différence se traduit en
dizaines de milliers d’euros économisés chaque
année ;
• une fiabilité accrue. La température réduite du
bobinage (jusqu’à 30 °C plus faible) et celle des rou-
© ABB
Nouveau moteur IE6 SynRM d'ABB.
tives, la manutention des pièces ou objets lourds, de
palettes.
Universal Robots, l’un des principaux fabricants de
robots collaboratifs (cobots) utilisés dans un large
éventail d’industries, a développé une gamme de
cobots adaptés à tous les secteurs industriels. Son
dernier modèle, l’UR8 Long, est doté de la même
portée de 1 750 mm que son homologue l’UR20,
avec un aspect nettement plus fin. Il allie portée, stabilité
et précision dans un format robuste, compact
et léger, avec une charge utile de 8 kg. Idéal pour les
environnements contraints, il s’adapte parfaitement
aux tâches industrielles : des soudures complexes à
la prise précise de pièces, en passant par l’inspection
multipoints.
« L’UR8 Long est un bras robotique intelligent pouvant
atteindre des portées jusqu’alors inaccessibles et
réaliser des tâches jusqu’alors jamais accomplies. Il est
conçu pour aider les opérateurs et les entreprises à travailler
plus rapidement, avec davantage de sécurité,
tout en faisant moins d’efforts, explique Jean-Pierre
Hathout, président d’Universal Robots. Ce robot
soulage les opérateurs des tâches pénibles et répétitives
de levage, de déplacement ou de manutention. Sa
grande portée lui permet de couvrir plus d’espace, et
ses fonctionnalités avancées ouvrent de nouvelles perslements
(jusqu’à 15 °C plus faible) signifie une élongation
de la durée de vie des isolants et des paliers,
réduisant les défaillances inopportunes ;
• une maintenance simplifiée. Pas d’aimants permanents,
donc pas de dépendance vis-à-vis des terres
rares, pas de protocoles spécialisés de maintenance.
L’entretien reste au niveau des moteurs asynchrones
classiques que tout électricien maîtrise ;
• la compacité. Les versions « High Output » offrent
la même puissance dans un cadre jusqu’à 3 tailles
plus petit, facilitant l’intégration, réduisant le poids,
simplifiant l’installation et les retrofits :
• un rendement sur toute la plage de fonctionnement.
Contrairement aux moteurs à aimants permanents
(moins efficaces en charge partielle), les
SynRM IE6 maintiennent une excellente efficacité,
même à vitesses réduites et charges partielles.
Ces moteurs sont disponibles dans une plage de
puissance initiale de 110-450 kW (couvrant les applications
haute puissance).
La robotique pour accélérer l’automatisation
des usines
La robotique, grâce à l’utilisation de capteurs sophistiqués,
à l’intégration de l’IA associée à des capacités
d’apprentissage automatique, permet d’effectuer des
tâches de plus en plus diversifiées et complexes dans
tous les secteurs de l’industrie, de l’industrie automobile
à l’électronique, en passant par l’industrie
agroalimentaire ou pharmaceutique.
Les robots collaboratifs ou cobots sont les plus nombreux
pour assister des opérateurs dans des tâches
répétitives nécessitant force, précision, dextérité,
mais aussi flexibilité. Avec les cobots, il est possible
d’automatiser ces processus de manière rentable,
même pour les lots de faible volume. Sur un poste de
travail typique, un cobot et un employé travaillent
côte à côte, chacun effectuant les tâches pour lesquelles
il est le mieux adapté.
Ces solutions de robotique permettent dans certaines
industries d’améliorer la sécurité au travail
en automatisant des tâches dangereuses ou répéti-
LES DOSSIERS DU MOIS
© ABB
Industrie
© Universal Robots
Les robots sont très
utilisés dans l'industrie
automobile.
...
Cobot UR20
d'Universal Robots.
© ABB Robotics
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© Universal Robots
© ABB Robotics
Utilisation de cobots
Universal Robots
dans l'usine de
Nichrominox.
Simulation d’installation
de robots avec l’IA de
nVidia Omniserve.
...
44 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
pectives dans l’automatisation de tâches auparavant
effectuées manuellement. »
Les applications peuvent être très diversifiées :
e-Recycle, entreprise lyonnaise spécialisée dans
le reconditionnement d’appareils high-tech, a
récemment automatisé son opération d’analyse de
smartphones en s’appuyant sur un robot collaboratif
Universal Robots. Intégrée par Isycod dans
une solution complète, cette technologie assure le
chargement et le déchargement des machines de
test avec rapidité et précision. Grâce à cette automatisation,
e-Recycle peut désormais tester près
de 50 téléphones par heure, soit trois fois plus
qu’en traitement manuel, tout en maintenant un
taux d’erreur quasi nul.
Mais Universal Robots a aussi équipé depuis
10 ans Nichrominox, PME spécialisée dans la
fabrication d’accessoires de stérilisation pour dentistes.
Nichrominox a successivement intégré plusieurs
robots collaboratifs Universal Robots afin
d’automatiser diverses cellules de travail pour des
tâches aussi variées que le montage, le pliage, l’approvisionnement
de machines de marquage laser
et le chargement de centres d’usinage.
ABB Robotics développe ses gammes
de robots et s’associe à nVidia pour déployer
l’IA physique industrielle à grande échelle
ABB Robotics combine la flexibilité des cobots avec
des charges utiles et des performances plus élevées,
via le lancement de sa famille de cobots PoWa sur le
marché mondial des robots collaboratifs en pleine
expansion. Une croissance qu’ABB Robotics estime
à 20 % par an jusqu’en 2028.
« Les cobots croissent nettement plus vite que les robots
industriels traditionnels, motivés par la demande des
petites et moyennes entreprises qui commencent leur
parcours en automatisation ainsi que des grandes
entreprises, explique Andrea Cassoni, responsable
des robots collaboratifs chez ABB Robotics. Ces
clients recherchent des vitesses et des charges utiles
plus élevées, mais aussi une plus grande facilité d’utilisation
et des conceptions compactes. Les fabricants
établis souhaitent automatiser des applications plus
lourdes et à cycles rapides, sans la complexité ni la
rigidité opérationnelle des robots industriels traditionnels.
Nous répondons à ces besoins avec le lancement
mondial de notre famille de cobots PoWa à grande
vitesse, un nom qui symbolise ses performances puissantes
et industrielles sous une forme compacte de
robots collaboratifs. »
ABB Robotics vient également d’annoncer l’intégration
des bibliothèques nVidia Omniverse dans
RobotStudio® afin de déployer l’IA physique dans
l’industrie, en comblant l’écart entre entraînement
virtuel et déploiement réel avec une précision pouvant
atteindre 99 %. La collaboration vise à combiner
la suite de programmation, conception et simulation
logicielle d’ABB Robotics, RobotStudio, avec la puissance
de simulation physiquement précise des bibliothèques
nVidia Omniverse afin de combler le vieux
fossé technologique « simulation vers réel ».
La nouvelle solution RobotStudio HyperReality,
disponible au second semestre 2026, va transformer
la manière dont les industriels montent en
cadence leur production, avec des coûts réduits
jusqu’à 40 % et un délai de mise sur le marché
accéléré de 50 %.
Une large gamme d’applications industrielles est
visée, avec un premier projet pilote mené par Foxconn
dans l’assemblage d’électronique grand public.
Disposer d'une plateforme logicielle
d’automatisation pour intégrer les robots
dans les lignes industrielles existantes
Pour les fabricants de machines et les entreprises
manufacturières, la plupart des architectures existantes
– souvent cloisonnées entre automates, robots
et supervision – ne répondent plus aux exigences
d’agilité, de données en temps réel, de maintenance
prédictive ou de pilotage à distance.
© KEBA
KEBA, fournisseur de solutions complètes d’automatisation
industrielle, propose KeMotion. Partie
intégrante de Kemro X, plateforme d’automatisation
ouverte et éprouvée sur le marché depuis 2019,
cette solution logicielle permet aux fabricants de
machines et aux entreprises manufacturières d’intégrer
en un temps record des robots au sein de lignes
existantes.
Son architecture modulaire et interopérable garantit
une intégration fluide avec des technologies tierces
via des protocoles standards (EtherCAT, Ethernet IP,
Profinet, OPC UA entre autres).
Construite sur Linux et entièrement évolutive,
KeMotion propose de contrôler plus de 30 types de
robots – les plus répandus et de constructeurs les
plus réputés sur le marché – préconfigurés permettant
de développer rapidement des applications.
« L’ensemble des robots ainsi que les contrôles machines
et procédés font partie d’un projet logiciel unifié où les
données sont échangées synchroniquement. Cela se
traduit par un gain conséquent de temps et de productivité
pour les utilisateurs de KeMotion », souligne Jan
Gadras, responsable commercial France de KEBA.
Des robots nombreux dans le secteur
de la manutention
Les chariots élévateurs et transpalettes traditionnels
sont de plus en plus remplacés par des robots
autonomes pour les différentes opérations de manutention,
déplacements de charge dans les ateliers ou
halls de stockage. Ces robots mobiles autonomes
(AMR) sont équipés de caméras, de radars et de capteurs
sophistiqués, et utilisent des algorithmes d’intelligence
artificielle pour déterminer le trajet optimal
et éviter les obstacles fixes ou en mouvement en
fonction des caractéristiques de l’installation ou du
bâtiment.
Le fabricant danois Mobile Industrial Robots (MiR)
propose ainsi une gamme qui comprend aussi bien
le MC600, un robot collaboratif mobile associant la
base du robot mobile MiR600 aux bras robotiques
collaboratifs UR20/UR30 d’Universal Robots (UR).
Capable de manipuler des charges utiles allant
Solution KEBA
KeTop.
LES DOSSIERS DU MOIS
Industrie
jusqu’à 600 kg, ce cobot mobile offre un système
complet et puissant pour la manipulation d’articles
lourds et l’automatisation de tâches telles que la
palettisation, la manutention de cartons et la maintenance
de machines, ou le MiR1200 Pallet Jack pour
le transport de palettes lourdes jusqu’à 1200 kg dans
les entrepôts et centres de distribution. Doté d’un
système de perception alimenté par l’intelligence
artificielle, le robot est capable d’identifier rapidement
des palettes standards et filmées, y compris
dans des environnements industriels dynamiques
intégrant différents formats de palettes.
ABB Robotics a présenté au dernier salon Global
Industrie l’AMR P603V, un robot mobile autonome
conçu pour les environnements industriels dynamiques.
Doté d’une navigation Visual SLAM pilotée
par l’IA et d’un entraînement différentiel bidirectionnel,
il se déplace avec précision dans des espaces
partagés. Avec une capacité de charge maximale de
1 500 kg, l’AMR P603V répond aux besoins de transport
de palettes et de sous-ensembles lourds.
« Nos robots mobiles autonomes combinent la vision
3D avec une planification autonome de trajectoires
pour offrir à nos clients une nouvelle génération
de robots capables de voir, de détecter et de décider,
déclare Marc Segura, président d’ABB Robotics
Monde. Cette avancée technologique apporte davantage
d’intelligence, d’adaptabilité et de simplicité
d’utilisation aux opérations intralogistiques. Pour les
industriels, les constructeurs automobiles et les acteurs
de la logistique, elle ouvre la voie à des flux de travail
plus sûrs et plus intelligents, avec un minimum de
complexité et un impact immédiat. »
L’AMR P603V s’inscrit dans l’Autonomous Versatile
Robotics (AVR), la vision d’ABB Robotics en
matière de robotique autonome et polyvalente, dans
laquelle les robots passent d’une tâche à l’autre en
temps réel et avec un minimum d’intervention.
Jean-Paul Beaudet
Nouvel AMR
P603 d’ABB
Robotics.
© ABB Robotics
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LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
Les sites industriels
et les entrepôts logistiques
en mutation
Dans l’industrie, l’éclairage ne relève plus du simple confort visuel ; il constitue
un équipement technique soumis à des contraintes extrêmes et à des exigences
réglementaires croissantes. Températures élevées ou négatives, humidité,
atmosphères corrosives, zones explosives Atex, vibrations, nettoyage haute
pression ou fonctionnement continu imposent des choix précis en matière de
matériaux, d’optiques, d’électronique et de gestion. À ces impératifs s’ajoutent
désormais des objectifs de sobriété énergétique, de maintenance réduite et de
pilotage intelligent, notamment dans les secteurs logistiques, agroalimentaires,
pharmaceutiques ou les datacenters. Les fabricants développent ainsi des
luminaires capables d’assurer à la fois sécurité, durabilité, performance
photométrique et adaptation fine aux usages, dans des environnements où toute
défaillance peut entraîner des conséquences opérationnelles majeures.
HDE Logistik,
Bamberg, Allemagne.
Solution éclairage :
RZB.
Qu’il s’agisse de sites de production, de
plateformes logistiques, ou de salles
blanches, les contraintes liées à l’éclairage
sont multiples et souvent cumulées. La
première, c’est la contrainte thermique. Dans
l’industrie, les températures peuvent aller de
– 40 °C jusqu’à + 85 °C, voire au-delà. « Nous
avons travaillé sur des sites où les étuves atteignent
85 °C, mais il nous arrive régulièrement d’intervenir
dans des environnements à 50, 60 ou 70 °C,
typiquement autour de fours de boulangerie, de
viennoiserie ou de production de petits pots pour
enfants », explique Didier Petit-Brisson, PDG
d’EAS Solutions, société basée à Pompignac, près
de Bordeaux, spécialisée depuis seize ans dans
© Linus Lintner Fotografie, Berlin
l’éclairage intelligent pour l’industrie, le tertiaire,
la logistique et l’extérieur.
La deuxième contrainte importante est l’humidité.
Selon les environnements, les indices de
protection requis vont de l’IP20 jusqu’à l’IP66,
IP67, voire IP68-69 en cas d’immersion.
Enfin, il y a les zones Atex, c’est-à-dire les milieux
explosifs ; elles concernent les sites qui manipulent
des gaz, du pétrole, des poussières inflammables
ou des solvants, comme dans la parfumerie.
« Nous intervenons sur les classifications
Atex 1, 2, 21 et 22 (voir tableau ci-dessous). Dans
tous les cas, un audit obligatoire mené par un cabinet
extérieur définit le type de zone et les produits
à utiliser ; ce n’est pas de notre ressort de procéder
à cette classification. Pour les produits Atex,
nous travaillons exclusivement avec Dialyte, un
spécialiste qui propose des gammes certifiées avec
des garanties de dix ans, adaptées aux environnements
les plus sévères, y compris face à l’acidité de
certains produits », poursuit Didier Petit-Brisson.
Sammode, fabricant français de luminaires et
spécialiste des zones Atex, donne un tableau de
performances de quelques produits adaptés en
fonction des températures de fonctionnement.
Par exemple, en zone 21/22, le Boyle Xtrem
offre une résistance chimique à toute épreuve et
montre une insensibilité aux perturbations électriques
et aux vibrations pour une température
ambiante de 50 °C max ; tandis que le luminaire
Fuma comprend une optique intensive haute efficacité
et offre à la fois facilité de mise en œuvre et
...
légèreté. Pour ses gammes « Atex », le fabricant a
sélectionné un large choix de matériaux de haute
qualité : l’inox 304L ou l’inox 316L pour les parties
métalliques externes, le verre borosilicaté, le
polycarbonate, ou un coextrudé polycarbonate/
méthacrylate afin d’offrir à leurs luminaires une
résistance aux environnements corrosifs, abrasifs
ainsi qu’aux agressions chimiques. De manière
générale, leurs appareils d’éclairage présentent
un indice IP68, soit une étanchéité absolue pour
garantir le maintien de leurs performances tout
au long de leur durée de vie ; et un IP69K, soit
une résistance aux intempéries (paquets de mer,
embruns…) ainsi qu’au nettoyage au jet d’eau
à haute pression. De plus, le fabricant indique
que « les composants qui pourraient enflammer
une atmosphère explosive par des étincelles ou des
échauffements sont enfermés dans une résine de
telle manière que cette atmosphère explosive ne
puisse pénétrer et donc s’enflammer ».
Sammode a même développé des gammes, comme
le Pascal Spectrum qui est composé de leds à
spectres monochromatiques dédiés à des process
ultra-spécifiques. Ambre pour l’éclairage de caves,
vert pour le stockage des tubercules, violet pour la
culture des algues. En élevage intensif, où le bienêtre
animal est en jeu, la lumière bleue calme les
volailles, le rouge préserve le sommeil des bovins.
Et pour alterner très simplement entre blanc et
couleur, le Pascal Spectrum se décline en version
double-allumage.
Choisir des matériaux en fonction
des environnements
Le choix des matériaux est une question absolument
centrale pour Didier Petit-Brisson :
« Dans les environnements avec des huiles de coupe,
LES DOSSIERS DU MOIS
© Sammode
Éclairage
comme l’industrie automobile ou mécanique, un
polycarbonate standard ne résistera pas dans le
temps ; les vapeurs d’huile dégradent la matière.
Tous nos luminaires sont anodisés à 20 microns,
ce qui leur permet de résister à ces environnements
corrosifs, mais aussi aux brouillards salins et aux
milieux chargés en craie ou en calcaire. Dans les
environnements à haute température, comme les
fonderies ou les sites de métal en fusion où la température
dépasse régulièrement 60 °C, ni le polycarbonate
ni le PMMA ne tiennent ; il faut du verre. À
l’inverse, dans l’agroalimentaire, le verre est strictement
exclu : s’il tombe sur la chaîne de production,
les conséquences sont catastrophiques ; toute la production
est arrêtée et les produits détruits. Le choix
du matériau n’est donc jamais anodin ; il conditionne
la fiabilité et la durabilité de l’installation.
Certains clients arrivent avec un cahier des charges
très précis et nous signalent d’emblée les contraintes
spécifiques de leur environnement ; nous vérifions
alors que les produits proposés sont adaptés.
...
Source Sammode
Stockage de pommes
de terre éclairé par les
luminaires Sammode
Pascal Spectrum.
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...
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LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
Mais souvent, lorsque nous visitons les usines,
nous posons nous-mêmes les questions. Les clients
ne pensent pas toujours à mentionner des évolutions
récentes de leur process, une nouvelle zone de
découpe ou un four ajouté en cours d’année. Ce travail
de découverte est essentiel ; c’est lui qui permet
d’éviter les mauvaises surprises après installation. »
L’éclairage en milieu industriel laisse peu de place
à la fantaisie ou la créativité, même si la technologie
led a permis de s’échapper des carcans des
« gamelles industrielles ».
Des prescriptions incontournables
Il faut toujours des niveaux d’éclairement réglementaires
et mieux vaut ne pas y déroger. Mais au-delà
de la norme, les fabricants interrogent systématiquement
le client sur ses besoins spécifiques. Certains
postes de contrôle qualité, par exemple, nécessitent
un IRC très élevé pour apprécier la couleur d’un
cuir, d’un bois ou d’un produit alimentaire ; d’autres
exigent un éclairage rasant pour détecter des planéités
ou des défauts de surface. « Dans ces cas, précise
Didier Petit-Brisson, nous proposons des luminaires
spécifiques avec des leds adaptées. Nous utilisons
exclusivement des leds Osram, en forte puissance ou
en mid-power selon les applications. Et nous développons
tous nos circuits imprimés en interne ; ce sont
Usine Pyrotek à Blansko (Tchéquie)
par Sylvania Group
Dans les environnements industriels
modernes, l’éclairage est bien plus
qu’une simple nécessité : c’est un
facteur clé pour l’efficacité énergétique,
la sécurité et le confort opérationnel.
Dans l’usine de Pyrotek à Blansko,
l’objectif était clair : remplacer les
lampes à sodium haute pression
obsolètes par un système led moderne
offrant des performances supérieures et
durables. Grâce aux luminaires à haute
efficacité Granit et Resisto de Sylvania
Group, les économies d’énergie ont été
immédiates.
Ces solutions ont permis une
amélioration instantanée de l’efficacité
tout en offrant des performances
d’éclairage fiables.
L’ajout des versions SylSmart
Connected, équipées de capteurs de
mouvement et de lumière naturelle,
a permis d’optimiser les économies
d’énergie.
Cette intégration intelligente améliore
non seulement l’efficacité, mais aussi
la qualité de l’éclairage, créant ainsi un
espace de travail plus confortable pour
les employés. Qualité supplémentaire :
la facilité d’utilisation de SylSmart
Connected garantit une mise en service
rapide (90 % de la configuration sont
des conceptions propriétaires, réalisées avec des composants
sélectionnés pour fonctionner de moins 40 °C
à plus 85 °C, voire 105 °C. Ils sont assemblés en France
par deux sous-traitants : Prestacable et Synergie. Cette
organisation nous permet une réactivité immédiate en
cas de non-conformité ; nous pouvons identifier très
rapidement si le problème vient du circuit, du composant
ou de l’assemblage. »
La norme européenne 12-464 donne des tableaux de
niveaux d’éclairement en fonction des industries. On
peut citer 500 lux dans les allées (circulation dense)
des plateformes logistiques, et même 1 000 lux dans
les « zones de configuration et remaniement ». Dans
les salles de mesure de précision, laboratoires, les
sites de production pharmaceutique ou de fabrication
de pneus, la norme préconise 750 lux moyens.
Un niveau d’éclairement de 1 000 lux est de rigueur
pour le contrôle des couleurs dans presque tous les
types d’industrie.
Dans ces conditions, il ne reste pas de place à l’improvisation,
tant en ce qui concerne les niveaux
d’éclairement que le développement de luminaires
sur mesure. Les industriels préfèrent inscrire à
leur catalogue des appareils conçus pour répondre
aux exigences normatives, quitte à les adapter,
mais le sur-mesure n’est pas vraiment
de mise.
préparés hors site) et offre une véritable
flexibilité, tant dans le processus
d’installation que dans la gestion
du système.
...
© Sylvania Group
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LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
À l’ère de l’industrie 4.0 et de la révolution numérique, les systèmes de gestion de
l’éclairage gagnent en importance. Ainsi, RZB a développé light control+3, comprenant
une commande dynamique basée sur la lumière du jour et la détection de présence,
qui permet de réguler les niveaux d’éclairage de façon flexible et dans le respect des
normes en vigueur.
...
Innover pour adapter
Il faut reconnaître que les appareils d’éclairage industriel
ont connu un sérieux « lifting » via la miniaturisation
des luminaires obtenue grâce à la technolo-
Usine Klinkers, Maastricht (Pays-Bas)
par Ledvance
L’ancien éclairage fluorescent de
l’usine de machines de Maastricht
a dû être remplacé par une solution
d’éclairage moderne. Cette démarche
ambitieuse devait non seulement
améliorer la qualité de l’éclairage mais
également permettre de réaliser des
économies significatives sur la facture
énergétique. Une usine représente dans
de nombreux cas un environnement
difficile : plafond bas, machinerie haute.
Un travail de précision où l’éclairage
joue un rôle important est crucial.
Le projet d’éclairage, développé
par Ledvance en collaboration avec
l’installateur Vormtech, a été conçu
avec le système de chemins lumineux
Trusys Flex, parfaitement adapté à ces
applications.
Au total, plus de 110 mètres de ce
système en DALI-2 ont été installés
pour moderniser l’usine actuelle. Le
composant MCU Select DALI-2 permet
de contrôler l’installation d’éclairage de
manière simple.
Le passage de l’éclairage à cette
nouvelle solution a produit des
résultats remarquables à plusieurs
© Linus Lintner Fotografie, Berlin
égards : la consommation d’énergie
a été considérablement réduite – de
plus de 60 % –, ce qui a conduit à des
économies substantielles sur la facture
énergétique, allant jusqu’à 90 %.
Grâce à un travail d’analyse et
de faisabilité effectué en étroite
collaboration avec le propriétaire du
site et l’installateur Vormtech,
l’usine de machines a été modernisée
gie led : des sources plus petites, donc des appareils
moins encombrants, plus légers et très efficaces.
Didier Petit-Brisson parle « d’adaptation continue.
Nous avons un moteur lumière : projecteur, spot,
highbay, avec des caractéristiques de base disponibles
en 3 000 K, 4 000 K et 5 000 K. À partir de là, nous
pouvons intégrer différents types d’intelligence, divers
protocoles de variation : DALI, 0-10V, PWM ; et différentes
optiques selon la hauteur d’installation.
Les nouveaux développements naissent de deux
manières : soit un client nous exprime un besoin non
satisfait sur le marché et nous dérivons un produit
existant, soit nous observons lors de nos prospections
des problématiques récurrentes qui appellent une
réponse produit. Les investissements en filières aluminium
représentent entre 30 000 et 50 000 € ; nous ne
les engageons que lorsque c’est justifié et nous les réutilisons
ensuite pour d’autres applications. Aucun client
ne nous a jusqu’ici demandé à s’approprier une filière ;
cela nous permet de réutiliser les outils et d’amortir les
développements ».
C’est l’un des points forts d'EAS Solutions, qui intervient
sur des sites où les luminaires sont installés à
25 ou 30 m de hauteur, dans des hangars avioniques
ou des stockeurs automatiques à très haute densité.
« À partir de 15 m, nous changeons les lentilles du
avec une solution qui a permis de
réduire la consommation d’énergie et
d’améliorer le confort visuel pour les
employés.
« Cette rénovation de l’éclairage donne
le résultat que nous attendions pour
notre site de production : améliorer
le bien-être de nos collaborateurs et
réduire nos consommations ! », a déclaré
le directeur de Machinefabriek Klinkers.
...
© Ledvance
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Sur son site de
22 000 m², France
Routage a remplacé ses
luminaires vétustes par
250 luminaires Clareo.
Audit énergétique,
financement,
fourniture et pose : un
accompagnement clé
en main, sans arrêt de
production.
Résultat : 80 %
d’économies d’énergie
et un meilleur confort
lumineux pour tous les
collaborateurs.
© Benoit Diacre
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LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
Rénovation de l’éclairage chez Buisard Distribution
par ACTiLED
L’entreprise industrielle Buisard est un
concepteur et fabricant français de
cabines destinées aux équipements
agricoles, de manutention, de travaux
publics ainsi qu’aux engins spéciaux.
Dans ses ateliers de fabrication et
d’assemblage, ce sont des linéaires
ACTiLine4330A qui ont été mis en
place dans le cadre d’un relamping
de postes de contrôle et inspection
de pièces mécaniques, auparavant
équipés de tubes fluorescents blanc
chaud/blanc froid.
Des linéaires à led de 1 200 mm sont
installés au plafond, au niveau de
la coupole,assurant un éclairage
général constant des ateliers. D’autres
dispositifs d’éclairage sont positionnés
latéralement, à gauche et à droite des
postes de travail afin de fournir
un éclairage plus ciblé.
Une option anti-éblouissement a été
choisie pour apporter du confort aux
opérateurs.
Les luminaires offrent une puissance de
1 600 lm environ, avec la possibilité de
piloter la température de couleur blanc
chaud/blanc froid, grâce à un pilotage
manuel DALI TW (par bouton-poussoir
ou télécommande).
Selon les besoins et exigences des
différentes opérations (contrôle,
inspection, soudage…), plusieurs
scénarios peuvent être configurés :
blanc chaud à 100 %, blanc froid à
100 % ou encore des combinaisons de
...
capteur pour resserrer le cône de détection ; plus on
monte, plus le cône naturel s’élargit, ce qui réduit
la précision. Notre règle de conception est simple :
la hauteur d’installation doit égaler le rayon de
détection. Un luminaire à 12 m détecte sur 12 m de
rayon, soit 24 m de diamètre. »
Inventronics, spécialiste de la gestion de l’éclairage,
prend, quant à lui, l’exemple des datacenters
: chaque intervention humaine dans les salles
serveurs représente un risque opérationnel et un
coût. Ces installations fonctionnent 24 h/24, 7 j/7,
dans des conditions thermiques exigeantes et sous
contraintes de continuité de service strictes.
« Remplacer des luminaires défaillants, gérer des
pannes nocturnes, composer avec des capteurs de
présence perturbés par la chaleur des racks : ces
scénarios, encore trop fréquents, sont évitables,
constate le fabricant. L’éclairage n’est pas un système
secondaire, c’est un maillon de la chaîne de fiabilité
dont dépend la sécurité opérationnelle de l’ensemble
de l’infrastructure. » Le secteur des datacenters
connaît une mutation profonde, portée par l’essor
de l’intelligence artificielle. Selon Inventronics,
en Europe, plus de 3 300 centres de données sont
déployés, menés par le Royaume-Uni, l’Allemagne
et la France. En France spécifiquement, la puis-
températures de couleur.
Ces luminaires présentent un niveau de
protection élevé (IP54), parfaitement
adapté aux environnements industriels.
Conçus et fabriqués en France, dans
les ateliers ACTiLED Lighting, ils sont
réparables, aussi bien en atelier que
directement sur site.
© ACTiLED
© Wipro Lauak
sance installée était de 714 MW en 2024 et pourrait
dépasser les 4 GW d’ici 2035. Cette expansion
s’accompagne d’exigences réglementaires strictes :
neutralité carbone d’ici 2030 pour l’ensemble des
centres européens.
Dans ce contexte, chaque poste de consommation
énergétique – y compris l’éclairage – devient un
levier stratégique.
Inventronics relève les défis spécifiques
de l’éclairage en datacenter
Un datacenter fonctionne 24 h/24, 7 j/7. Ces
infrastructures critiques n’admettent aucune
interruption et n’acceptent qu’un accès très
contrôlé aux salles serveurs. Les allées chaudes
peuvent atteindre 45 °C en exploitation courante.
LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
Wipro Lauak modernise son éclairage
par EAS Solutions
Dans le cadre de sa démarche structurée
de management de l’énergie certifiée
ISO 50001, Wipro Lauak a engagé
un programme de modernisation de
l’éclairage de ses sites industriels
en France et au Portugal. Comme le
souligne Michael Giroud, responsable
Groupe RSE, Énergie et Climat, « la
revue énergétique a confirmé le
potentiel d’optimisation du poste
éclairage, identifié comme un levier
d’amélioration à déploiement
rapide, malgré un poids relatif limité
dans la consommation énergétique
globale ».
Les solutions de relamping led
« standards » ont été évaluées mais se
sont révélées insuffisantes au regard
des exigences industrielles du Groupe :
des temps de retour sur investissement
Chaque intervention non planifiée est un risque.
L’objectif : des luminaires et drivers industriels
conçus pour une durée de vie maximale dans ces
conditions, limitant les interventions au strict
nécessaire. Inventronics propose également des
extensions de garantie et des services d’accompagnement
adaptés aux projets les plus exigeants,
pour garantir une tranquillité opérationnelle complète
sur toute la durée de vie de l’installation.
Si l’informatique et le refroidissement dominent
la consommation énergétique d’un datacenter,
l’éclairage joue un rôle clé dans la stratégie de
décarbonation. Chaque watt économisé sur l’éclairage
réduit aussi la charge calorifique des salles,
allégeant indirectement les systèmes de climatisation.
L’adoption de solutions led à haute efficacité ...
supérieurs à cinq ans et une adaptation
limitée aux contraintes d’exploitation.
Les sites présentent en effet des profils
de production hétérogènes, avec des
zones pouvant rester éclairées en
continu 24 h/24 sur plusieurs jours
pour une activité partielle uniquement.
Cette configuration entraîne une
surconsommation structurelle, une
usure accélérée des équipements,
une dégradation progressive des
performances lumineuses ainsi
qu’une augmentation des coûts de
maintenance.
Dans ce contexte, Wipro Lauak a
retenu la solution proposée par EAS
Solutions, basée sur la technologie de
pilotage intelligent Digital Lumens/
SiteWorx. Cette approche repose sur
des capteurs de présence, la prise
en compte de la luminosité naturelle
et la modulation automatique de la
puissance lumineuse, permettant un
ajustement en temps réel des niveaux
d’éclairement selon les besoins réels
des zones de production.
Le déploiement a été réalisé sur 6 sites
industriels, dont 5 en France et
1 au Portugal, à l’issue d’une phase
d’analyse et de cadrage comprenant
l’audit des installations existantes,
les études techniques, le
dimensionnement des solutions
et la modélisation du retour sur
investissement (ROI).
Les résultats opérationnels sont
significatifs : des économies d’énergie
supérieures à 85 %, pouvant atteindre
90 % selon les configurations.
Sur un site équipé initialement en led avec
fonctionnement On/Off, l’intégration d’un
pilotage intelligent (capteurs de présence,
capteurs de luminosité et variation de
puissance) a permis de générer jusqu’à
60 % d’économies supplémentaires.
Au-delà des gains énergétiques, la
solution offre désormais à Wipro
Lauak une supervision centralisée des
consommations sur l’ensemble des sites,
ainsi que la capacité d’ajuster à
distance les paramètres d’éclairage,
renforçant le pilotage opérationnel et la
maîtrise des installations.
Cette démarche illustre la volonté du
Groupe d’accélérer la transformation
de ses infrastructures industrielles vers
des solutions connectées, combinant
performance énergétique, optimisation
des coûts et fiabilité opérationnelle
dans la durée.
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© Ridi
Salle de système de
gestion de contenu
de Sécurlite, éclairée
par les luminaires Fila2
70 avec grille de
défilement.
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LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
ACC et Verkor confient l’éclairage de leurs sites
à RIDI
Dans le cadre de la transition vers un
transport décarboné et de l’avenir de
l’industrie automobile européenne,
l’Europe, la France et la région Hautsde-France
ont activement soutenu
l’implantation des usines de batteries
ACC à Douvrin (62) et Verkor à
Bourbourg (59).
ACC (Automotive Cells Company),
coentreprise fondée en 2020 par
Stellantis, Mercedes-Benz et
TotalEnergies, a lancé la première
tranche de sa gigafactory en 2023,
tandis que la seconde tranche s’est
Verkor
© Sécurlite
terminée en 2025. De son côté, Verkor,
également créée en 2020, bénéficie du
soutien de l’EIT InnoEnergy, du Groupe
Idec, Schneider Electric, Capgemini,
Renault Group et Bpifrance. Son usine
gigafactory a également ouvert ses
portes en 2025.
Pour ces deux projets distincts, Ridi
a proposé sa gamme Linia Evo dotée
d’un profilé précâblé en 2,5 mm².
Cette solution innovante permet
d’installer un nombre plus important
de réglettes sur un même profilé et,
surtout, elle autorise une suspension
...
lumineuse est devenue la norme pour atteindre
les objectifs européens de neutralité carbone d’ici
2030.
Pour maximiser l’efficacité, l’éclairage ne doit être
activé qu’en cas de présence humaine. Mais dans
un datacenter, la détection est complexe : les capteurs
infrarouges classiques (PIR) sont souvent
perturbés par les flux d’air chaud et la chaleur
rayonnée des serveurs.
Plusieurs technologies répondent à ce défi selon
les contraintes du projet : des systèmes filaires
DALI-2 avec gradation précise, contrôle centralisé,
reporting énergétique temps réel (D4i,
Parts 251–253), maintenance prédictive ; des
solutions sans fil (NLC, réseaux maillés) avec un
déploiement simplifié, flexibilité d’installation,
automatisation comparable aux systèmes filaires.
Dans les deux cas, il est recommandé de mettre en
place un contrôle à distance, une gradation intelligente
et intégration possible au système de gestion
du bâtiment.
tous les 5 mètres, contre 3 mètres
habituellement. Résultat : une
réduction significative du coût des
points de fixation. Le produit, certifié
IP54 et IK08, répond parfaitement aux
exigences de l’environnement industriel
et est conforme à la norme NFC 15103.
Les maîtrises d’œuvre des projets,
Ekium et Projex, ont retenu cette
solution pour plusieurs raisons : la
diversité des options disponibles,
la durée de vie exceptionnelle du
produit. (100 000 heures), ainsi que
son rendement lumineux supérieur à
170 lm/W. Sur ces deux sites, il a été
possible de mixer des flux lumineux
de 7 000 et 15 000 lumens, avec des
optiques extensives ou intensives, en
fonction des conditions spécifiques
de pose.
ACC
© Ridi
Chez Sylvania Group, la priorité est donnée aux
économies d’énergie. Pour le fabricant, les sites
logistiques et industriels sont des lieux très sensibles
qui nécessitent une attention particulière car
ils fonctionnent souvent 24 h/24 et ne peuvent se
permettre d’avoir un éclairage inadapté ou défectueux.
Le système d’éclairage doit pouvoir résister
à des conditions difficiles et garantir un fonctionnement
ininterrompu.
La gestion au service des économies
C’est bien là la difficulté dans ces espaces : comment
concilier un éclairage permanent, des performances
sans compromis avec des économies d’énergie et
une qualité de lumière pour un meilleur confort
visuel ? Nombreux sont les fabricants à proposer des
solutions de gestion. Sylvania Group, par exemple,
a développé une gamme complète de produits
SylSmart Connected qui permet non seulement
des économies d’énergie, mais aussi une solution
de contrôle entièrement personnalisable pour l’ensemble
des espaces, afin d’optimiser l’éclairage en
fonction des besoins spécifiques.
« Face à l’utilisation de luminaires à haut rendement,
explique-t-on chez Sylvania Group, dans des
espaces vastes où l’éclairage représente une importante
consommation d’énergie, SylSmart Connected
propose une solution sans fil, facilement déployable.
Grâce à des capteurs robustes intégrés discrètement
dans chaque luminaire, cette solution permet de capturer
et de transmettre en toute sécurité des données
détaillées sur l’occupation des espaces et la lumière
naturelle, optimisant ainsi la gestion énergétique. »
Chez EAS Solution, l’objectif est systématiquement
d’atteindre entre 80 et 95 % d’économies, considérant
que dans la logistique, où les zones sont larges et
les périodes d’inactivité fréquentes, on se situe entre
90 et 95 % ; dans la production industrielle, entre 80
et 90 %. « Le fonctionnement est le suivant, précise
Didier Petit-Brisson : une étude d’éclairage intègre
un coefficient de maintenance de 20 %, ce qui signifie
que l’on peut d’emblée régler les luminaires à 80 % de
leur puissance tout en restant dans la norme. Ensuite,
grâce aux capteurs de présence, nous appliquons trois
niveaux de paramétrage : pleine puissance en présence,
réduction après une temporisation réglable,
puis extinction ou niveau de veille minimal. Ce système
est particulièrement efficace dans les usines qui
ne peuvent pas recâbler facilement leurs zones : les
luminaires d’une zone inutilisée peuvent être coupés
indépendamment des autres, sans toucher à l’installation
électrique. Et si la destination d’une zone change,
stockage transformé en production, par exemple,
on reparamètre simplement les luminaires pour se
conformer aux nouvelles exigences normatives. »
EAS Solutions travaille avec deux systèmes : le pre-
LES DOSSIERS DU MOIS
Éclairage
mier est l’intelligence Digital Lumens, aujourd’hui
intégrée à la société SiteWorks, un fonds américain.
C’est un système totalement autonome, sans dépendance
réseau, ce qui convient aux maîtres d’ouvrage
qui ne souhaitent aucune connexion cloud. Le
second système est Smart Facility Mist, développé
en Europe ; le codage de sécurisation a même servi à
des applications pour l’OTAN.
Le Smart Facility Mist intègre la détection de mouvement
et de luminosité, mais aussi des contacts
secs qui permettent de piloter d’autres équipements :
climatisation, extracteurs, capteurs de température
connectés en radio. Tout fonctionne sans infrastructure
réseau fixe. C’est un mode de fonctionnement
autonome. « On paramètre l’ensemble de l’intelligence,
explique Didier Petit-Brisson : scénarios,
fonctions maître-esclave, multimètre, commandes
associées ; puis on télécharge cette configuration directement
dans la puce radio du luminaire. Une fois cette
opération effectuée, on déconnecte la passerelle de
communication et le luminaire fonctionne de manière
entièrement autonome, sans réseau Ethernet ni cloud.
On peut à tout moment reprendre la main, modifier
le paramétrage et repartir en mode autonome. »
Ce fonctionnement est très recherché par les sites
travaillant dans des environnements confidentiels
ou militaires, qui refusent toute interconnexion avec
leur propre réseau.
Isabelle Arnaud
© Disano
Industrie Biogaz.
Solution éclairage
Forma de Disano.
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. . . . . . . . .
. . . . . . . .
© Smart & Connective
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LES DOSSIERS DU MOIS
BACS
Généraliser le déploiement
des solutions de pilotage
dans le petit tertiaire
et les commerces ?
Obligatoire dans de nombreux bâtiments tertiaires, les systèmes de
GTB peinent encore à se généraliser dans les commerces et les petits
sites, souvent freinés par la complexité et les coûts de solutions dites
traditionnelles. Des offres alternatives de GTB rebattent les cartes, avec
des systèmes plus accessibles, rapides à déployer et adaptés aux besoins
réels de ces bâtiments. Dans ce dossier, J3e présente un panorama d’offres
adaptées pour accélérer la dynamique pour les commerces et des petits
bâtiments tertiaires.
Ambre Saurat, CEO
de Smart & Connective.
Une dynamique de marché importante
« Le marché est aujourd’hui extrêmement dynamique,
porté par plusieurs facteurs structurels très
forts. Le premier moteur est évidemment réglementaire,
avec l’accélération du décret tertiaire, du
décret BACS et de la directive européenne EPBD
qui oblige progressivement les acteurs du tertiaire
à mieux piloter leurs consommations énergétiques
», introduit Ambre Saurat, CEO de Smart
& Connective.
« Mais au-delà de la réglementation, nous observons
une vraie prise de conscience économique,
notamment avec la hausse durable du coût de
l’énergie, le besoin de réduire les charges d’exploitation,
la pression croissante sur les critères ESG et
RSE, ainsi que la nécessité de moderniser les bâtiments
existants sans engager de gros CAPEX »,
poursuit l’experte de Smart & Connective.
Jérémie Leduc, prescripteur Nord-Ouest et
Centre et spécialiste réseaux B.E.G. France,
confirme que la hausse des coûts énergétiques
pousse les gestionnaires à adopter rapidement
des solutions efficaces et durables, en particulier
pour l’éclairage, qui représente souvent une part
importante de la consommation énergétique des
petits et moyens bâtiments tertiaires, notamment
des commerces. Une meilleure maîtrise
des dépenses sur ce poste devient alors indispensable,
souligne-t-il.
Par ailleurs, Ambre Saurat précise que « le marché
est également tiré par la digitalisation de l’exploitation
technique, par le développement du SaaS,
mais aussi par la montée en puissance du suivi des
réseaux multisites ainsi que par les attentes fortes
en matière de maintenance connectée. Conçue spécifiquement
pour le petit et moyen tertiaire ou les
parcs multisites, la solution Smart & Connective
adresse principalement les commerces et enseignes
retail, les réseaux d’agences, les bureaux, les hôtels,
les établissements de santé, les concessions automobiles,
les établissements publics… », ajoute-telle.
La pertinence est forte pour les acteurs qui
gèrent des parcs de plusieurs dizaines ou centaines
de sites, avec des besoins de standardisation
et de pilotage centralisé.
SaaS ou not SaaS, telle est la question ?
Impossible de ne pas évoquer le choix pour la
GTB de reposer sur une solution en mode SaaS.
Pour rappel, avec le mode SaaS, il n’y a pas d’installation
de serveur en local sur le ou les sites, les
données sont stockées dans le cloud, et l’accès
pour les différents utilisateurs et gestionnaires
s’effectue via un navigateur web ou une application
mobile, sans besoin de serveur physique
sur site. Les mises à jour sont automatiques et le
fournisseur gère les mises à jour logicielles, tant
de sécurité que sur les fonctionnalités, sans intervention
de l’utilisateur final ou d’un intermédiaire
intégrateur, par exemple.
Le mode SaaS est souvent loué pour sa rapidité
de déploiement, possible avec une architecture
et des paramétrages standardisés, notamment
en configuration multisite ; il est souvent mis en
œuvre pour les solutions de suivis énergétiques
multisites (ou EMS) avec des acteurs spécialistes
tels que Ubigreen, advizeo ou encore Citron.
La rapidité de déploiement n’est pas son unique
avantage, ce choix pouvant aussi être motivé par
un budget initial limité qui fera pencher pour un
modèle d’abonnements (OPEX) plutôt que pour
un investissement initial (CAPEX).
Si les exigences de personnalisation sont poussées,
ou si la dépendance à internet est un point
clé, le mode SaaS peut, à l’inverse, se révéler un
choix moins logique.
Polynhome propose dans ce cas une « GTB petit/
moyen tertiaire » basée sur une architecture de
type Edge Computing qui décentralise le traitement
des données et le pilotage pour chaque bâtiment
connecté, en combinant autonomie locale
– sans dépendance au cloud –, interopérabilité
grâce à l’usage de protocoles ouverts, ainsi que
sécurité et résilience avec un stockage des données
sur site et un Edge Computer sécurisé par
une double alimentation. Cette approche garantit
une meilleure continuité de service, notamment
par une plus grande robustesse face aux aléas
réseau. Elle permet aussi de limiter les besoins
en bande passante entre les capteurs locaux et les
centres de traitement des données, en réalisant
les analyses au plus près des sources de données
sur chaque Edge Computer déployé sur site. L’architecture
répond enfin aux enjeux croissants
de souveraineté numérique, de cybersécurité et
de gouvernance des données. Pour autant, l’ensemble
des services et équipements bénéficient
de mises à jour automatiques en continu.
LES DOSSIERS DU MOIS
BACS
Focus sur la simplicité d’usage
« Pour le petit tertiaire, la solution de GTB Light
que propose Smart & Connective est une solution
de GTB simplifiée 100 % SaaS, pensée pour rendre
le pilotage énergétique accessible aux bâtiments
tertiaires existants, et qui se concentre sur les
usages à plus forte valeur énergétique et opérationnelle
», présente Ambre Saurat.
Avec l’automate CEOS développé par Smart &
Connective, il est possible d’adresser en priorité
les lots techniques les plus consommateurs et
les plus critiques pour l’exploitation : le CVC –
chauffage, ventilation, climatisation –, mais aussi,
suivant les typologies de bâtiments, l’éclairage et
la qualité d’air intérieur (QAI).
« En fonction des exigences du projet et du cahier
des charges, la solution Smart & Connective peut
également intégrer d’autres équipements tels que
l’ECS, les CTA, les compteurs d’énergie, les capteurs
de présence ou d’ouverture, ainsi que des
les protocoles standards du bâtiment (Modbus,
BACnet, Zigbee, Z-Wave) ou encore via des API
ouvertes », poursuit l’experte. Les fonctionnalités
les plus utilisées sont la supervision énergétique
multisite, la programmation horaire et les automatisations,
les scénarios d’économies d’énergie
no-code, les alertes et diagnostics en temps réel,
le pilotage à distance et la gestion centralisée des
équipements.
« L’approche vise avant tout l’efficacité opérationnelle
: permettre à un exploitant ou un Energy
Manager de piloter simplement aussi bien un bâtiment
équipements multimarques compatibles avec qu’un parc entier depuis une seule interface ...
L’écosystème de
la solution Smart
& Connective.
© Smart & Connective
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. . . . . . . .
© Polynhome
© Polynhome
...
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LES DOSSIERS DU MOIS
BACS
Une solution dédiée pour le petit et moyen tertiaire
complète et made in France
Pierre Charlès, fondateur de Polynhome
Pierre Charlès,
fondateur de Polynhome.
« Polynhome propose une
“GTB petit/moyen tertiaire”
qui simplifie radicalement
l’expérience utilisateur
en intégrant toute la
complexité technique
(installation, programmation,
maintenance) directement
dans ses produits.
Installateurs et utilisateurs
bénéficient ainsi d’une
L’éclairage est aussi un des vecteurs à maîtriser
L’éclairage est un levier essentiel pour les commerces,
mais aussi pour beaucoup de bâtiments
petits et moyens tertiaires tels les espaces de
coworking, les petites structures d’enseignement,
les salles de sport ou centres de bien-être, etc. Il
est un vecteur primordial pour attirer le client,
créer un climat confortable et mettre en valeur les
produits. Dans ces structures, le poste éclairage
peut représenter jusqu’à 40 % de la consommacloud,
sans détenir une expertise GTB complexe,
détaille l’experte.
La simplicité d’exploitation est donc un point clé
de notre proposition de valeur avec, par exemple :
la notion de commandes groupées, des dashboards
personnalisés, des automatisations prêtes à l’emploi
et une maintenance facilitée grâce aux alertes
intelligentes et aux mises à jour OTA (Over the
Air) pour les objets et applications connectés »,
conclut Ambre Saurat.
solution clé en main, sans
besoin d’expertise poussée »,
introduit Pierre Charlès.
La gamme repose sur :
• des capteurs et actionneurs
conçus et fabriqués par
Polynhome pour piloter et
monitorer les équipements
techniques ;
• un Edge Computer qui
centralise localement
(et non dans le cloud) les
données et services de
l’installation du site ;
• des algorithmes
autoapprenants
qui s’adaptent
automatiquement aux
conditions du bâtiment
(par exemple : usages,
environnement…) ;
• une supervision
permettant un suivi et un
pilotage local ainsi qu’une
hypervision multisite à
l’échelle d’un parc complet.
La gamme de Polynhome, reflète l’engagement concret en faveur de la
souveraineté technologique.
Une même logique de suivi et de pilotage sur tous les sites.
Le made in France est
dans l’ADN de Polynhome,
avec une gamme conçue
et développée en France
par ses équipes, de
l’équipement IoT à la
plateforme de supervision
multisite, garantissant une
continuité technologique
sur l’ensemble des briques
stratégiques de la solution.
« Cette cohérence entre
le hardware développé
par Polynhome, les
logiciels embarqués et les
applications est renforcée
par une collaboration
étroite avec notre
écosystème industriel
hexagonal. Elle permet
une réactivité accrue et
un accompagnement
simplifié pour les clients,
tout en assurant une
meilleure continuité entre
les différents acteurs de la
chaîne de valeur (bureaux
d’études, fabricants,
intégrateurs, éditeurs SaaS,
exploitants). Une approche
qui réduit les points de
friction et favorise une
exécution plus fluide des
projets, de leur conception
à leur exploitation », ajoute
l’expert de Polynhome.
Pour le petit et moyen
tertiaire, la solution
induit moins de
licences cumulées et de
dépendances techniques.
« La préprogrammation sur
table avant mise en service
favorise un déploiement
plug and play minimisant
les travaux sur site. À la
clé : un meilleur retour sur
investissement et un coût
total de possession maîtrisé
grâce à l’intégration
verticale de la solution »,
conclut Pierre Charlès.
...
© Polynhome
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. . . . . . . .
© B.E.G. France
Jérémie Leduc,
prescripteur Nord-Ouest
et Centre et spécialiste
réseau chez B.E.G.
France.
Interface de suivi des
postes de consommation
d’un entrepôt.
© B.E.G. France
...
60 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
BACS
tion électrique totale. C’est donc un point clé pour
un pilotage optimisé conciliant qualité d’éclairage
et économies d’énergie.
« La solution DALI-SYS proposée par B.E.G. repose
sur le DALI-2, un protocole ouvert conçu pour être
simple à déployer, rapide à mettre en œuvre et économiquement
accessible, sans compromis sur les
performances », introduit Jérémie Leduc, prescripteur
et spécialiste réseaux B.E.G. France.
Pas de programmation longue et coûteuse, le système
DALI-SYS s’appuie sur l’infrastructure d’éclairage
existante – le câblage DALI étant présent dans
beaucoup de bâtiments tertiaires –, ce qui permet
un déploiement rapide des fonctions de régulation,
de supervision et de suivi énergétique.
« Cette solution permet de gérer l’éclairage de
manière centralisée ou peut être intégrée à une GTB
existante, par exemple via BACnet, poursuit l’expert
de B.E.G. France. La solution, souvent intégrée
dans les lots électricité ou GTB, permet une détection
de présence avec ajustement automatique de
l’éclairage selon la lumière naturelle, un contrôle par
pièce ou par zone, ainsi qu’une communication globale
dans le bâtiment.
Avec DALI-SYS, il est également possible de créer
des scénarios d’éclairage et un cheminement intelligent,
comme dans les parkings. Enfin, grâce à notre
module ViStation, la supervision à distance permet
de piloter l’éclairage zone par zone ou par étage, et
de programmer des horaires d’allumage et d’extinction
adaptés au site. »
Il est aussi possible de gérer les ouvrants, ainsi
que les éclairages Tout ou Rien sur le bus DALI,
ou encore d’effectuer un asservissement de l’éclairage
lorsque le système incendie se déclenche. « Le
système est pensé pour une montée en puissance
progressive, en débutant par l’éclairage, et quand le
projet évolue – ajout de CVC, stores ou encore d’une
surveillance environnementale et d’une comptabilité
énergétique multiflux –, il est possible d’évoluer
naturellement vers KNX sans remplacer l’installation
DALI existante. Une passerelle NETx assure la
continuité et l’intégration des deux systèmes », souligne
Jérémie Leduc.
Pour les très petits bâtiments équipés uniquement
de luminaires non DALI, une mise à niveau du
système d’éclairage est nécessaire avant toute installation.
« Les retours d’expérience montrent des
économies d’énergie sur l’éclairage pouvant atteindre
40 à 60 % par rapport à un système non régulé.
Pour un commerce de 300 à 500 m², l’installation
de DALI-SYS prend généralement 2 à 3 jours, sans
interruption d’activité », conclut Jérémie Leduc.
Les offreurs de GTB « classiques »
avec des solutions adaptées aux commerces
et moyens tertiaires
Cet exemple avec Schneider Electric, qui a mis en
place récemment une solution pour une chaîne
de restauration, exploitant un parc de sites répartis
sur l’ensemble du territoire, et qui cherchait à améliorer
la performance énergétique de ses sites tout
en assurant la conformité avec le décret BACS.
« Les principaux enjeux rencontrés étaient liés
aux consommations énergétiques élevées, à une
approche historiquement fragmentée avec plusieurs
solutions déployées sur différents lots techniques
et sans cohérence globale, conjugués à une
difficulté à démontrer le ROI auprès des exploitants
– franchisés – freinant l’adhésion à l’adoption
d’une nouvelle solution », explique Sami Bentahar,
responsable IoT Buildings au sein de Schneider
Electric France en charge du projet.
S’ajoutait un besoin de pilotage centralisé et de
supervision à distance des sites, poursuit l’expert
de Schneider Electric, et le client a été accompagné
...
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. . . . . . . .
Écran de suivi
des consommations
de la zone cuisine.
Armoire de la GTB
Schneider Electric.
...
© Schneider Electric
62 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
LES DOSSIERS DU MOIS
BACS
avec une approche globale de GTB intégrée, permettant
de couvrir les principaux usages énergétiques
du bâtiment :
· supervision et suivi énergétiques (monitoring des
consommations) ;
· pilotage de la cuisine et de l’éclairage (représentant
environ 45 % des usages) ;
· gestion CVC (chauffage, ventilation, climatisation
: environ 40 %) ;
· automatisation et gestion des alarmes ;
· mise en conformité avec le décret BACS.
La solution repose sur une architecture GTB
unifiée remplaçant les outils dispersés en place,
incluant des solutions logicielles de supervision et
de pilotage à distance, des équipements de terrain
pour le contrôle des différents lots techniques (électricité
et comptage énergétique, CVC, éclairage,
équipements de cuisine et supervision par sites et
multisites) », détaille Sami Bentahar.
« L’accompagnement de bout en bout, de l’installation
à l’exploitation, a permis d’une part de réduire
les consommations énergétiques avec un objectif
atteint de l’ordre de 15 à 20 % par site, d’autre part
d’améliorer la visibilité et le pilotage des usages
énergétiques, tout en standardisant les pratiques
sur l’ensemble du parc, avec une meilleure appropriation
par les exploitants, grâce à une solution
plus lisible et centralisée », conclut l’expert de
Schneider Electric.
Par ailleurs, Schneider Electric annonce, avec la
solution de GTB dédiée aux petits et moyens bâtiments
EcoStruxure Building Activate, des déploiements
70 % plus rapides que les systèmes traditionnels,
et une optimisation des opérations grâce à une
interface intuitive et des rapports automatisés.
Pour autre illustration, Distech Controls propose
le logiciel Eclypse Facilities basé sur une architecture
de microservices et intégré dans l’ensemble
des équipements Eclypse du constructeur. Il
optimise la conception, le déploiement, l’exploitation
et la maintenance de bâtiments durables,
connectés et autonomes, offrant une efficacité
améliorée, et constitue une évolution pour les
intégrateurs de systèmes et les partenaires numériques,
en proposant une ouverture et une interopérabilité
étendues, facilitant la mise en place de
services numériques avancés. Le logiciel permet
ainsi aux clients de sélectionner la configuration
optimale pour leur projet, que ce soit pour surveiller
et contrôler des équipements individuels
ou pour gérer de manière centralisée des petits
bâtiments ou des étages ou zones. Enfin, une
déclinaison cloud est proposée avec la solution
logicielle Atrius Facilities.
Le panorama des solutions n’est pas exhaustif,
d’autres offreurs, comme Legrand, Wago, etc.,
ont des offres agiles répondant au segment des
petits et moyens tertiaires.
Jean-François Moreau
© Schneider Electric
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 63
Ensemble, créons de meilleurs bâtiments pour une
meilleure qualité de vie et de meilleurs lendemains.
Des bâtiments
performants
pour un futur
meilleur
64 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 65
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bâtiments
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du point d’entrée jusqu’aux usages finaux.
08
07
04
La puissance de
la modularité
Dès l’entrée de l’énergie dans le
bâtiment, Hager assure une
distribution sûre et performante :
de la distribution principale (01) aux
systèmes de jeux de barres (02),
jusqu’à la distribution divisionnaire
(03) sur l’ensemble des niveaux et
des zones. Selon les besoins,
l’alimentation extérieure (07) vient
prolonger cette performance au delà
du bâtiment. Résultat : une
infrastructure électrique robuste,
configurable selon chaque projet et
évolutive pour accompagner ses
transformations.
66 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
Amener l’énergie et les données
là où elles sont nécessaires
Grâce aux systèmes de
cheminement de câbles (04) ainsi
qu’aux interrupteurs et prises (05),
Hager distribue l’énergie et les
données là où elles sont nécessaires,
à travers les sols, les murs, les
plafonds et les espaces de travail.
Conçues pour des aménagements
flexibles, une installation simplifiée
et les évolutions futures, nos
solutions répondent aux besoins
actuels tout en facilitant les
extensions, remplacements et
rénovations ultérieurs.
Une exploitation performante
dans la durée
La véritable performance d’un
bâtiment se révèle une fois en
exploitation. Grâce au suivi des
consommations et aux solutions de
stockage (06), Hager rend l’énergie
visible, pilotable et plus facile à
optimiser. Connecté aux bornes
de recharge (08), le système
accompagne l’évolution des
usages, de la mobilité électrique.
Résultat : Moins de gaspillage, plus
d’efficacité, et des bâtiments prêts à
répondre aux évolutions de demain.
03
05
02
06 01
Une offre complète d’outils numériques
Hager met à disposition des outils numériques, une documentation
claire et une expertise technique pour simplifier la conception, la
construction et l’installation.
Hagercad
Hagerplan
Hager ZPlan
Hager Power
setup
BIM objects
Hager Ready
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 67
Des bâtiments plus performants,
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bâtiments plus performants
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75
sûrs, plus confortables
%
et plus
38
vertueux.
% 20 %
De la conception à l’exploitation, nous accompagnons chacun de
vos projets d’électrification pour faire de chaque bâtiment un acteur
actif de la gestion énergétique des émissions – et révéler mondiales tout son de potentiel.
du parc immobilier
européen est
énergétiquement
inefficace*
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pour tous les types de bâtiments
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de l’énergie
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la distribution d’énergie dans
flexibilité totale pour
répondre à toutes les
critiques
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plus
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sûrs,
Nous accompagnons
plus intelligents
les
et
la mesure intelligente et la concepteurs, les tableautiers Disjoncteurs ouverts,
plus durables, nous
supervision
créons
du bâtiment ;
des
la
environnements
et les électriciens à concevoir disjoncteurs boîtiers moulés,
gestion de la recharge des et mettre en œuvre des
protections contre les
performants, Bâtiments tertiaires et au
véhicules
service
électriques
du
et
bien être
solutions
et
d’infrastructures
de la performance
surtensions, dispositifs
industriels de taille
l’optimisation du stockage énergétiques adaptées, à
différentiels… une offre
intermédiaire
sur le long terme.
d’énergie…
chaque projet; du résidentiel complète qui allie fiabilité,
Habitat collectif
Et gagnez une vision claire
des usages, une continuité
d’exploitation renforcée et
des économies d’énergie
durables, avec un impact
carbone réduit.
* Commission européenne (2020)
** Maisons Programme individuelles des Nations et Unies pour l’environnement (2020)
petits bâtiments tertiaires
*** Agence internationale de l’énergie (2022)
CO₂ proviennent des
bâtiments**
Les bâtiments les plus performants ne se contentent pas
de fonctionner.
Distribution
d’énergie
sûres, évolutives et
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bâtiments tertiaires, jusqu’à la
distribution principale et
secondaire jusqu’à 6300 A,
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La gamme de protection
Hager vous offre une
intégration simplifiée et
facilité d’installation.
des bâtiments existants
devront être rénovés pour
pour atteindre la neutralité
carbone d’ici 2030***
Cheminement de câbles
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infrastructures connectées,
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Du routage de l’énergie et
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68 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 69
SOLUTIONS
Sécurité électrique
Nouvelle génération de disjoncteur ouvert
pour renforcer la fiabilité énergétique
ABB dévoile Emax 3, un disjoncteur ouvert destiné aux datacenters,
sites industriels, hôpitaux et aéroports. L’appareil intègre des capteurs
avancés et des fonctions d’analyse en temps réel pour surveiller la
consommation électrique, l’état des équipements et certains paramètres
environnementaux. Son intelligence embarquée fournit des alertes
et des informations destinées à faciliter la maintenance prédictive et
l’anticipation des défaillances. Les données sont accessibles localement
via un écran tactile intégré ou à distance. Emax 3 comporte également un
système de détection d’arc électrique et est présenté par ABB comme le
premier disjoncteur ouvert certifié au niveau de cybersécurité SL2 selon la
norme IEC 62443-4-2.
www.abb.com
© ABB
© Distech Controls
GTB
Contrôleur IoT avec accélérateur IA embarqué
Distech Controls présente Eclypse APEX, un contrôleur de périphérie IoT destiné aux systèmes CVC
et aux bâtiments intelligents. Équipé de deux ports Ethernet Gigabit et d’une puissance de traitement
renforcée, il prend en charge jusqu’à 320 points d’E/S via les modules de la
gamme Eclypse. Compatible avec les protocoles BACnet MS/TP, Modbus
RTU, Modbus TCP et M-Bus, il intègre également une API RESTful pour
l’échange de données avec des applications locales ou cloud. Conçu pour les
développements IoT et IA, il embarque les technologies Docker, Azure IoT
Edge et un accélérateur IA dédié au traitement en périphérie. Le contrôleur
dispose par ailleurs de fonctions d’amorçage sécurisé et de mécanismes de
protection contre les altérations.
www.distech-controls.com
Éclairage
Nouveau spot encastré led
basse luminance
FD Éclairage a développé CLARO, un spot encastré led
basse luminance destiné à l’éclairage d’accentuation, à
l’éclairage indirect de murs et aux douches à l’italienne. Il
associe une puce led de dernière génération à une optique
conçue pour contrôler la diffusion lumineuse et améliorer
le confort visuel. Ce premier modèle de la gamme en
finition Meljac intègre une façade en laiton patiné à la
main et une optique fabriquée en France par Gaggione. Sa conception avec raccordement en
série, propre à FD Éclairage, vise à favoriser la durabilité et la réparabilité du produit. Fabriqué
en France, garanti 10 ans et réparable en fin de vie, CLARO mesure 45 mm de diamètre pour
30 mm d’épaisseur. La gamme sera ensuite déclinée en différentes puissances et dimensions
pour les marchés résidentiel et hôtelier..
www.fdeclairage.com
© FD Éclairage
70 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
SOLUTIONS
Intégration
ETS6.4 offre de nouvelles fonctions
pour les intégrateurs KNX
La version 6.4 du logiciel ETS de KNX introduit plusieurs
évolutions destinées à simplifier la conception, la mise
en service et la maintenance des installations. Parmi les
principales nouveautés figurent le multi-linking, qui
permet d’associer plusieurs adresses de groupe à plusieurs
objets de communication en une seule opération, ainsi que
l’application ETS Bulk Linker pour automatiser les opérations
de liaison à grande échelle. ETS6.4 améliore également la lisibilité des projets grâce au tri par date de modification, à
l’enrichissement des vues d’adresses de groupe avec des informations de contexte et à une modélisation plus précise
des bâtiments multilogements. Le logiciel fonctionne par défaut en mode 64 bits, intègre les mises à jour firmware
compatibles et ajoute des sauvegardes automatiques ainsi que l’automatisation du téléchargement via numéro de série.
www.knx.fr
© KNX
© Plaquendirect
Autocollants industriels
Un marquage pratique
dans les environnements difficiles
Plaquendirect vous propose un moyen
simple de créer des autocollants industriels
pour vos équipements, vos installations et
vos consignes de sécurité. Ces autocollants
allient une forte adhérence à un film
de protection, ce qui les rend adaptés
aux environnements difficiles. Chaque
commande est fabriquée selon vos
spécifications et livrée sous 24 heures.
Laminage protecteur, impressions
détaillées et forte adhérence
Chaque autocollant est protégé par un laminage résistant aux rayures, aux UV et hydrofuge afin d’éviter l’usure et
la décoloration au fil du temps. Grâce à un procédé d’impression en quadrichromie, le texte, les symboles, les QR
codes et autres détails sont reproduits avec clarté. Le support adhésif de qualité industrielle permet une utilisation
à long terme sur une large gamme de surfaces intérieures et extérieures.
Entièrement personnalisables en ligne
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Adaptez le texte, les couleurs, la finition, les dimensions et la mise en page
aux besoins de chaque projet. Plusieurs finitions sont également disponibles
en fonction de vos besoins, notamment des options blanches, transparentes,
réfléchissantes et phosphorescentes. Cela permet d’adapter facilement les
autocollants à des environnements présentant des exigences de visibilité
spécifiques.
Disponible chez Plaquendirect
Créez et commandez des autocollants industriels chez Plaquendirect. La production et
l’expédition ont toujours lieu dans les 24 heures. Pour toute demande d’échantillons, de fiches
techniques ou pour toute autre question, contactez le service client au 05 35 54 94 37
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© Plaquendirect
j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 71
3 QUESTIONS À
Propos recueillis
par Alexandre Arène
‘‘
Notre vision repose sur l’AVR, qui associe
robotique et intelligence artificielle, pour rendre
les robots plus autonomes, flexibles et capables de
s’adapter à leur environnement.
’’
Robertino Cinelli
Président d’ABB Robotics en France
© DR
ABB Robotics, parmi les pionniers de la robotique industrielle, possède une
offre couvrant la robotique industrielle, collaborative et mobile. À la tête d’ABB
Robotics en France depuis 2023 et président de la nouvelle entité créée au
1 er janvier 2026, destinée à être acquise par le groupe SoftBank d’ici fin à 2026,
Robertino Cinelli revient sur la montée en puissance de l’intelligence artificielle
dans la robotique, la vision d’ABB, et présente les principales innovations.
Pouvez-vous nous présenter ABB
Robotics et son positionnement
sur le marché de la robotique
industrielle ?
ABB Robotics fait partie des leaders
mondiaux de la robotique, avec près
de 7 000 collaborateurs dans plus de
50 pays et environ 1 000 personnes
dédiées à la R&D. Historiquement très
présente dans l’automobile, l’entreprise
est aujourd’hui active dans la plupart
des secteurs industriels : industrie
manufacturière, logistique, agroalimentaire,
pharmacie, cosmétique, construction.
Notre stratégie repose sur quatre
piliers : placer le client au centre de nos
actions, rendre la robotisation accessible
à un nombre croissant d’entreprises,
accélérer l’innovation et valoriser l’expertise
humaine. Nous proposons une
offre complète qui associe robotique
industrielle, robotique collaborative,
robotique mobile autonome, logiciels et
services. L’objectif est d’accompagner les
industriels sur l’ensemble du cycle de vie
de leurs installations.
Vous évoquez une nouvelle vision
de la robotique, plus autonome et
polyvalente. En quoi consiste-t-elle
concrètement ?
Notre vision repose sur l’AVR (Autonomous
Versatile Robotics), qui associe
robotique et intelligence artificielle,
pour rendre les robots plus autonomes,
capables de s’adapter à leur environnement
et polyvalents. L’idée est de
réduire la programmation spécifique
et de permettre aux robots de prendre
davantage de décisions par eux-mêmes.
Dans la préparation de commandes, par
exemple, l’IA permet désormais à un
robot d’identifier les objets à manipuler,
de déterminer la meilleure façon de les
saisir et d’adapter automatiquement ses
mouvements. Cette évolution concerne
également la robotique mobile. Grâce
à des technologies comme le Visual
SLAM, les robots analysent leur environnement
en temps réel, évitent les
obstacles et interagissent en toute
sécurité avec les opérateurs. Cette
nouvelle génération de robots repose
sur plusieurs briques technologiques
clés : vision, interaction homme-robot,
préhension, autonomie décisionnelle,
navigation et sécurité.
Quelles sont les principales
nouveautés présentées par ABB
Robotics pour répondre aux
nouveaux enjeux des industriels ?
L’une des innovations majeures est
la plateforme OmniCore, qui équipe
désormais l’ensemble de nos robots.
Elle apporte davantage de cybersécu-
rité, améliore l’efficacité énergétique et
permet notamment de récupérer l’énergie
produite lors des phases de freinage
pour la réinjecter dans le système.
Nous avons également lancé la gamme
de robots collaboratifs PoWa, qui disposent
d’une charge utile jusqu’à 30 kg,
tout en conservant les avantages de la
robotique collaborative. Ils ouvrent
ainsi de nouvelles perspectives dans des
applications comme la palettisation, le
soudage ou la manutention et l’alimentation
de machines… Sur le volet logiciel,
nous faisons évoluer RobotStudio
avec l’intégration de la technologie
nVidia Omniverse. Cette approche
permet de créer des jumeaux numériques
plus réalistes en intégrant l’environnement
réel de production. Les
industriels peuvent ainsi valider plus
précisément leurs projets avant leur
déploiement. Enfin, nous poursuivons
nos investissements dans les services
et l’économie circulaire. ABB propose
désormais des offres complètes de rénovation,
de modernisation et de reconditionnement
des robots. En fonction des
besoins, il est possible de remplacer
uniquement l’armoire de commande,
de conserver la mécanique existante
ou encore de rénover intégralement
les équipements afin de prolonger leur
durée de vie.
72 j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr
Le courant passe entre nous depuis 76 ans
925
LA REVUE DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET ENVIRONNEMENTALE
WWW.FILIERE-3E.FR
ISSN 0758-3826 / MAI 2026
926
927
INDEX
Index des entreprises et organismes cités
ABB....................................................... https://new.abb.com/fr....14, 24, 33, 38, 40, 41, 42, 43, 64
ABB Robotics........................................ https://new.abb.com/................................... 43, 44, 45, 66
ACC....................................................... https://www.acc-emotion.com/fr.....................................54
Actiled................................................... https://www.actiled.com/fr........................................52, 53
Ademe.................................................. https://www.ademe.fr/....................................................33
advizeo................................................. https://www.advizeo.io/..................................................57
Agence Internationale de l’Énergie....... https://www.iea.org/.......................................................42
ANSSI.................................................... https://cyber.gouv.fr/.......................................................10
Ardian................................................... https://www.ardian.com/fr..............................................10
Association BBCA................................. https://www.batimentbascarbone.org/.............................11
Aveva.................................................... https://www.aveva.com/fr-fr/....................................34, 35
B.E.G. France........................................ https://www.begfrance.com/...............................28, 56, 60
BACnet.................................................. https://bacnetfrance.org/....................................10, 57, 60
Bpifrance.............................................. https://www.bpifrance.fr/..........................................10, 54
Brookfield............................................. https://www.brookfield.com/fr-ca....................................10
Buisard................................................. https://www.buisard.fr/...................................................52
Capgemini............................................. https://www.capgemini.com/fr-fr/....................................54
Citel...................................................... https://citel.fr/fr................................ 16, 17, 18, 20, 21, 22
Citron.................................................... https://citron.io/.............................................................57
Databricks............................................ https://www.databricks.com/..........................................10
Dehn..................................................... https://www.dehn.fr/fr...................... 16, 17, 18, 20, 21, 22
Disano................................................... https://www.disano.it/fr/.................................................55
Distech Controls................................... https://www.distech-controls.com/............................62, 64
EAS Solutions....................................... https://www.eas-solutions.fr/.......46, 47, 48, 50, 52, 53, 55
EDF....................................................... https://www.edf.fr/...........................................................9
EDP....................................................... https://edp.com/pt..........................................................10
EIT InnoEnergy...................................... https://innoenergy.com/..................................................54
Energy Time.......................................... https://salon-energie.com/..............................................11
EnerJ-meeting...................................... https://www.enerj-meeting.com/.....................................11
FD Éclairage......................................... https://www.fdeclairage.com/.........................................64
Foxconn................................................ https://www.foxconn.com/en-us......................................10
Gimelec................................................. https://gimelec.fr/.....................................................6, 7, 8
Global Industrie..................................... https://www.global-industrie.com/...................................32
Groupe Idec.......................................... https://www.groupeidec.com/.........................................54
Hager.................................................... https://hager.com/fr........................................................12
IBS........................................................ https://salon-ibs.com/....................................................11
KEBA..................................................... https://www.keba.com/fr/home.......................................45
KNX....................................................... https://www.knx.fr/...................................................60, 65
Ledvance.............................................. https://www.ledvance.com/fr-fr.......................................50
Legrand................................................ https://www.legrand.fr/pro..............................................62
Linux..................................................... https://linuxfr.org/...........................................................45
Marcegaglia.......................................... https://marcegaglia.fr/....................................................10
McKinsey.............................................. https://www.mckinsey.com/fr/........................................37
Meljac................................................... https://www.meljac.com/................................................64
Mersen.................................................. https://www.mersen.com/fr............................................13
MGX...................................................... https://www.mgx.ae/en...................................................10
Microsoft.............................................. https://www.microsoft.com/fr-fr......................................41
Modbus................................................. https://www.modbus.org/.........................................10, 57
Nexans.................................................. https://www.nexans.fr/fr/................................................26
NRF Retail's big show........................... https://www.nrfbigshoweurope.com/fr.............................11
nVidia.................................................... https://www.nvidia.com/fr-fr/....................................44, 66
Octopus Energy.................................... https://octopusenergy.fr/..................................................9
ODCA..................................................... https://ocdaofficial.com/.................................................13
Paris Builders Show............................. https://www.paris-builders-show.com/fr..........................11
Phoenix Contact.................................... https://www.phoenixcontact.com/fr-fr/.................24, 25, 26
Plaquendirect....................................... https://www.plaquendirect.fr/..........................................65
Polynhome............................................ https://www.polynhome.io/.............................................58
Préventica............................................. https://www.preventica.com/..........................................11
Renault Group....................................... https://www.renaultgroup.com/.......................................54
Ridi....................................................... https://www.ridi.de/fr......................................................54
Rockwell Automation............................ https://www.rockwellautomation.com/en...................29, 38
RZB....................................................... https://www.rzb.de/fr/...............................................28, 46
Salesforce............................................. https://www.salesforce.com/fr/.......................................10
Sammode............................................. https://www.sammode.com/.....................................46, 47
Schneider Electric................................ https://www.se.com/..................10, 16, 17, 18, 20, 21, 22,
....................................................................................... 24, 26, 29, 30, 31, 32, 34, 40, 54, 60, 62
Sécurlite............................................... https://www.securlite.com/.............................................54
SEPEM Industries................................. https://www.sepem-industries.com/................................11
Sibca..................................................... https://sibca.fr/fr............................................................11
SIGTB.................................................... https://sigtb.fr/.................................................................9
Smart & Connective.............................. https://smartandconnective.com/fr......................56, 57, 58
Socomec............................................... https://www.socomec.fr/fr............................ 35, 36, 38, 39
SoftBank............................................... https://www.softbank.jp/en//...........................................66
Sylvania Group...................................... https://www.sylvania-group.com/..............................48, 55
Ubigreen............................................... https://www.ubigreen.com/.............................................57
Universal Robots................................... https://www.universal-robots.com/fr/.........................43, 44
Verkor................................................... https://verkor.com/.........................................................54
Verne.................................................... https://www.verne-ing.fr/................................................10
VINCI..................................................... https://www.vinci.com/...................................................26
Vormtech.............................................. https://www.vormtech.nl/................................................50
Wago .................................................... https://www.wago.com/fr................................................62
Wipro Lauak.......................................... https://www.wiprolauak.com/..........................................53
Z-Wave................................................. https://z-wavealliance.org/..............................................57
Zigbee................................................... https://zigbee-france.com/..............................................57
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j3e 927 / JUIN 2026 - www.filiere-3e.fr 73
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