06.07.2026 Vues

LUMIERES N°55 JUIN 2026 Industrie

Dossier : éclairage des espaces industriels et plateformes logistiques. Cahier technique : éclairage des aéroports

Dossier : éclairage des espaces industriels et plateformes logistiques. Cahier technique : éclairage des aéroports

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Lumières

N° 55 - JUIN 2026

Place Max-Rouquette, Montpellier

Conception lumière : Quartiers Lumières

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

DOSSIER : Éclairage en milieu industriel

CAHIER TECHNIQUE : Éclairage dans les aéroports

Avec les expertises de : abel, EAS Solutions, Eclatec, iGuzzini, Trilux



Lumières

N° 55 - JUIN 2026

Place Max-Rouquette, Montpellier

Conception lumière : Quartiers Lumières

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

Éditorial

Isabelle Arnaud

rédactrice en chef

DOSSIER : Éclairage en milieu industriel

CAHIER TECHNIQUE : Éclairage dans les aéroports

Avec les expertises de : abel, EAS Solutions, Eclatec, iGuzzini, Trilux

Place Max-Rouquette, Montpellier

Conception lumière : Quartiers Lumières

© Photo : Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

Directeur de la publication

David Catelain

Édition 3e Médias

17, rue de l’Amiral Hamelin

75016 Paris

www.filiere-3e.fr

Directeur des rédactions

Alexandre Arène

alexandre.arene@filiere-3e.fr

Rédactrice en chef

Isabelle Arnaud

Tél. : +33 (0)6 82 40 21 80

lumieres@filiere-3e.fr

A collaboré à ce numéro :

Alexandre Arène

Corrections

Laurence Chabrun

laurencechabrun@gmail.com

Conception graphique et réalisation

Planète Graphique Studio

95, boulevard Berthier

75017 Paris

Publicité

Sandrine de Montmorillon

Tél. : +33 (0)6 51 30 28 68

sdm@filiere-3e.fr

Abonnements

Juliette Aguelon

compta.3emedias@gmail.com

Impression et routage

Imprimerie Chirat

42540 Saint-Just-La-Pendue

© 3e Médias, Paris.

Reproduction interdite.

Dépôt légal : juin 2026

ISSN : 2259-3772

Performance et intelligence :

une alliance transversale

Quatre experts, quatre métiers, quatre approches, quatre sensibilités,

et pourtant une même ambition : raconter la lumière. Comme en

témoignent, dans l’interview croisée de cette édition, un concepteur

lumière, un architecte, un designer et un fabricant qui ont réuni leurs

compétences, leurs expériences et leur savoir-faire pour donner vie à un projet

marseillais dont la réussite repose avant tout sur la richesse du dialogue et du

travail collectif.

Cette dimension humaine se retrouve dans les entretiens de Victor Vieillard,

concepteur lumière, et de Bénédicte Collod, directrice de Designheure. Le premier

puise son inspiration dans l’aventure collective que représentent les études d’éclairage,

qu’il s’agisse de créations lumineuses ou de projets techniques particulièrement

exigeants. Car pour Victor Vieillard, la lumière se situe au croisement de nombreuses

disciplines : histoire, art, cinéma, architecture, urbanisme ou encore arts plastiques.

Bien plus qu’une technique, elle constitue un langage, un outil de narration et un

puissant moyen d’expression. Bénédicte Collod, quant à elle, défend l’idée qu’un

luminaire doit s’adresser autant à la vue qu’à l’ouïe ou au toucher. La lumière doit

toujours apporter un supplément d’usage, avec intelligence, sensibilité et élégance.

La performance est également au rendez-vous dans les deux projets que nous

décrivent les concepteurs lumière Lionel Bessières (Quartiers Lumières), à

Montpellier, et Luca Goy avec Claire-Lise Cabesos (les éclaireurs), à Lyon. Mais dans

ces réalisations, elle ne constitue pas une fin en soi. La lumière dépasse sa fonction

première pour devenir créatrice d’ambiances, révélatrice des usages et interprète

sensible des espaces, grâce à des dispositifs intelligents et évolutifs.

Dans l’industrie, performance et intelligence font loi, face aux contraintes extrêmes

de l’éclairage. Dans ce domaine, les deux notions sont indissociables. Les produits et

les exemples présentés dans ce dossier mettent en évidence l’importance – et même

la nécessité – d’intégrer des systèmes de pilotage avancés afin de proposer des

installations adaptées aux besoins, capables d’évoluer dans le temps.

De même, abel Éclairage, EAS Solutions, Eclatec, iGuzzini et Trilux témoignent, dans

le Cahier technique, de leur expertise et de leur savoir-faire pour répondre de manière

toujours plus précise aux exigences complexes des aéroports. À l’intérieur, la lumière

informe, rassure, accompagne et contribue au confort des passagers. À l’extérieur, elle

oriente, guide et sécurise les déplacements tout en renforçant la lisibilité des espaces.

Dans ces infrastructures fonctionnant en continu, performance et intelligence se

combinent pour apporter une efficacité énergétique et technique élevée.

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 3


Lumières Sommaire

16 20

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

© Michel Djaoui

ACTUALITÉS

11 Ledvance et Legrand signent un partenariat

12 L’OPPBTP et Qualibat renforcent la prévention au travail

Meljac : le label Origine France Garantie renouvelé depuis 14 ans

Ambienta investit dans Disano

13 Agora Makers acquiert Kuzzle

PROJETS

16 Place Max-Rouquette, Montpellier : patrimoine, usages

et lumière poésie

Conception lumière : Lionel Bessières, Quartiers Lumières

20 Une « Loupiote » sur mesure pour le bois Bouchut

à La Part-Dieu, Lyon

Conception lumière : Lucas Goy, Claire-Lise Cabesos, les éclaireurs

INTERVIEW CROISÉE

Marseille : quatre expertises, une « narration » lumière

Bruno DJIANE, concepteur lumière, Bee Lux

Vincent LANNIER, architecte DE, HMONP, HetR

06

Frédéric GERVAIS, designer, fondateur et directeur de French Light

Sylvain BRESSON, chef de projet, prescription architecturale, Anolis Lighting

© Sandrine Massel

4 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026

© DR © DR © DR


Lumières Sommaire

26

52

54

© Lumières

© Disano

DOSSIER

26 Éclairage en milieu industriel

46 Enquête produits : Des luminaires étanches, efficaces, intelligents

SHOWROOM

52 Disano fait son show

CAHIER TECHNIQUE

54 Éclairage dans les aéroports

55 iGUZZINI : la gestion des flux est la priorité n° 1

56 TRILUX : rénovation et innovation dans les espaces intérieurs

57 abel : sécuriser les passages piétons par la lumière

58 ECLATEC : Keris, une gamme dédiée aux parkings avions

59 EAS SOLUTIONS : flexibilité et réactivité

PRODUITS

60 Molto Luce lance Molto Coustic

61 Sylvania Group présente Lytespan et Raxa de Concord

62 Rhapsodie de Designheure

Finition antique brass NA de Meljac

63 Spot Combo DIM MULTI SelectI P65/IP5X de Ledvance

Shopline Tech de Clareo

RENDEZ-VOUS

65 ILS – Intelligent Lighting Systems : un salon 100 % dédié à la lumière

66 Index et salons

© Trilux

ENTRETIEN

Victor VIEILLARD

Concepteur lumière, Studio By Night

La lumière : une aventure humaine

14 24 50

PERSPECTIVES

Bénédicte COLLOD

Directrice générale

et directrice artistique de Designheure

DESIGNHEURE : vingt ans d’innovation

lumineuse fabriquée in France

DESIGNER

Roberta MOLTENI

Opaline et laiton,

une lumière à deux voix

© DR © DR © DR

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 5


Lumières Interview croisée

Marseille : quatre expertises,

© Sandrine Massel

© DR

Bruno DJIANE

Concepteur lumière, Bee Lux

Vincent LANNIER

Architecte DE, HMONP, HetR

BEE LUX est une agence de conception lumière fondée par Bruno Djiane. Ce dernier passe un

BTS en conception industrielle et devient dessinateur projeteur, puis ingénieur chargé d’affaires

en électricité. Au fil des années, Bruno Djiane se spécialise en éclairage. En 2020, il démissionne,

quelques semaines plus tard, la France est confinée. En septembre 2021, il fonde son agence de

conception lumière BEE LUX. BEE pour « Bien Éclairer l’Espace ». En 2022, Bruno Djiane reçoit le

prix du jeune concepteur lumière du concours de l’ACEtylène de l’ACE, pour la mise en lumière

paysagère d’un hôtel 5 étoiles.

La FABRIQUE HetR, s’attache à comprendre l’existant pour projeter et concevoir les formes et

les espaces de la mobilité et de la densification dans les domaines de l’architecture, du paysage

et du projet urbain. La Fabrique HetR est la transformation de la sarl HetR créée en 1997 par

Stéphane Hanrot (architecte urbaniste) et Isabelle Rault (paysagiste conceptrice), et récemment

amendée par Vincent Lannier, puis Renaud Baldy (architecte paysagiste DPLG). Elle apporte une

gouvernance horizontale et une flexibilité propice à la création d’une équipe pluridisciplinaire qui

fertilise tous ses projets.

6 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Interview croisée

une « narration » lumière

© DR

© DR

Frédéric GERVAIS

Designer, fondateur et directeur de French Light

Sylvain BRESSON

Chef de projet, prescription architecturale

Anolis Lighting

FRENCH LIGHT a été créée par Frédéric Gervais. Designer issu des arts appliqués, formé à l’École

Estienne puis aux Beaux-Arts de Paris, Frédéric Gervais explore la relation entre image, optique

et lumière. Il cofonde Fred&Fred qui développe une brique de verre optique, puis crée French

Light en 2017. Spécialisée dans les effets de lumière texturée, l’entreprise développe des optiques

Fractal, Arc et Line qui transforment les espaces. French Light propose également l’installation et

la programmation DMX ou SPI et collabore avec des industriels de l’éclairage afin de proposer des

solutions lumineuses uniques.

ANOLIS LIGHTING, marque du groupe Robe Lighting, conçoit des solutions d’éclairage

architectural alliant performance, fiabilité et élégance. Spécialisée dans la mise en valeur

de bâtiments et espaces publics, elle propose des luminaires led, fabriqués en Europe, qui

offrent design discret, robustesse et compatibilité DMX/DALI, pour répondre aux projets les

plus exigeants. À partir de 1996, Sylvain Bresson développe sa pratique de la lumière pour

le spectacle vivant. Il collabore avec Philippe Hutinet puis avec Régis Clouzet en tant que

concepteur lumière sur les projets d’éclairage architectural. En 2016, il rejoint le fabricant

lyonnais LEC et en 2025, il intègre l’équipe d’Anolis Lighting France.

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 7


Lumières Interview croisée

Vous avez tous les quatre participé à la conception lumière du pôle multimodal

marseillais imaginé par l’agence d’architecture HetR. Ce projet, à la

croisée de l’urbanisme, de l’architecture et de l’innovation technologique,

semble avoir marqué vos pratiques respectives. Comment cette collaboration

s’est-elle enclenchée, et qu’est-ce qui a rendu ce projet si particulier

pour chacun d’entre vous ?

Vincent Lannier – Tout a commencé par un constat : le site de

la Boiseraie, à Marseille, était un espace désorganisé, peu

accueillant, marqué par une image de déshérence. Pourtant,

sa position stratégique – à l’interface de l’échangeur

des Faïenciers de la L2 et de la ligne 1 du tramway – en

faisait un lieu clé pour la mobilité durable de la métropole.

La Régie des transports métropolitains (RTM) cherchait à y

implanter un parking relais capable de fluidifier les déplacements

en incitant les automobilistes à laisser leur véhicule

pour emprunter les transports en commun.

Le bâtiment que nous avons conçu s’inscrit dans l’emprise

d’un bassin de rétention de 25 000 m³, une contrainte qui a

inspiré sa forme : un navire échoué, long de 200 m et large

de 20 m, comme si un paquebot avait accosté là pour l’éternité.

Porté par des pilotis (pour faciliter l’entretien du bassin),

il abrite 336 places de stationnement, deux cylindres

aux extrémités pour la circulation verticale des véhicules,

et un parking vélo intégré dans l’un des silos. L’enjeu était

double : réorganiser l’espace urbain et transformer l’image

du quartier. Dès les premières esquisses, nous avons pensé

à la dimension nocturne du projet. Un bâtiment de cette

taille, aussi discret soit-il en journée, devait s’affirmer la

nuit pour guider les usagers et marquer l’identité du pôle

d’échange. Mais l’éclairage n’étant pas notre cœur de métier,

nous avons cherché des experts capables de traduire

notre vision architecturale en émotion lumineuse. C’est là

que Bruno Djiane est entré en jeu.

Bruno Djiane – Quand Vincent m’a contacté, j’ai tout de suite

été séduit par la métaphore du bateau. Marseille, la mer,

l’eau… tout concourait à cette idée. Les deux silos, qui

abritent les rampes d’accès pour les véhicules, m’ont immédiatement

évoqué les cheminées d’un paquebot. Et

le silo avant, visible depuis le tram ou la route, avec ses

15 m de hauteur et son parking vélo intégré, m’a fait penser

à une cathédrale moderne : un volume imposant, résonant.

L’idée était de créer une lumière qui raconte une histoire,

qui transforme l’expérience utilisateur en quelque chose de

mémorable. Pour moi, ce parking n’était pas qu’un simple

lieu de stationnement : c’était un pôle d’échange, un point

de transition entre la ville et les transports, et la lumière devait

refléter cette double fonction. J’ai tout de suite pensé à

French Light, car je savais que Frédéric Gervais avait déjà

collaboré avec Anolis Lighting sur des projets exigeants en

termes de textures lumineuses.

Frédéric Gervais – Mon rôle a été de faire le lien entre le concept

créatif de Bruno et les solutions techniques d’Anolis Lighting.

J’ai agi comme un pivot, une interface entre l’idée d’un effet

aquatique pour évoquer l’eau du bassin et des projecteurs

aux caractéristiques très spécifiques : puissance, rendu des

couleurs, modularité. Avec Bruno et Sylvain, nous avons

formé une équipe dynamique, testant in situ différentes textures

lumineuses pour affiner le rendu final.

Ce qui a rendu ce projet unique, c’est la liberté créative que

Vincent Lannier nous a accordée. Souvent, les architectes

ont une vision très précise de ce qu’ils veulent, mais ici, ils

nous ont fait confiance pour interpréter le bâtiment à travers

la lumière. Cela a conduit à une collaboration fluide et

itérative, où chaque essai sur site nous rapprochait un peu

plus de la solution idéale.

Sylvain Bresson – Pour Anolis, ce projet représentait un défi

technique et industriel. French Light nous a approchés

avec des idées très innovantes sur les verres texturés et

les effets optiques. Nous avons travaillé pendant près de

deux ans pour industrialiser ces solutions, en testant différentes

combinaisons de verres, de sources lumineuses et

d’optique. Le parking de la Boiseraie est devenu notre premier

projet phare issu de cette collaboration. Les essais sur

site ont été déterminants.

C’est là que la théorie rencontre la réalité. Même si notre

projecteur était disponible depuis mars, nous avons dû

l’adapter, notamment en ajustant les puissances pour

répondre aux distances de projection exceptionnelles

(jusqu’à 100 m). Cette flexibilité est au cœur de notre approche

: nous ne vendons pas seulement des luminaires,

nous accompagnons les concepteurs dans la réalisation de

leur vision.

Comment avez-vous défini la lumière de ce lieu ?

Quelles ont été vos inspirations et vos contraintes ?

Vincent Lannier – Dès le départ, j’ai distingué deux fonctions

pour la lumière : l’éclairage utilitaire (sécurité, visibilité

“Dès les premières esquisses, nous avons pensé

à la dimension nocturne du projet.” Vincent Lannier

8 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Interview croisée

“L’idée était de créer une lumière

qui raconte une histoire.” Bruno Djiane

pour les usagers) et la mise en valeur architecturale. Ce

bâtiment n’est pas un monument à admirer pour lui-même,

mais un outil au service de la mobilité. Il devait donc être

fonctionnel, mais aussi identifiable la nuit, pour guider les

usagers et marquer l’entrée de Marseille. Sa taille imposante

(200 m de long) et son accroche urbaine discrète

nécessitaient une visibilité nocturne forte, sans pour autant

tomber dans le spectaculaire gratuit.

Comme l’éclairage n’est pas mon domaine, j’ai fait confiance

à Bruno Djiane et à son équipe pour proposer une lecture

sensible du projet. C’est rare de travailler avec des partenaires

qui comprennent aussi bien l’architecture et son

récit. Souvent, les bureaux d’études se concentrent sur la

technique, laissant aux architectes la charge de l’approche

poétique. Ici, c’était l’inverse : Bruno a apporté une dimension

narrative à la lumière, ce qui a enrichi le projet de manière

inattendue.

Bruno Djiane – L’inspiration du bateau a été centrale. J’ai imaginé

une lumière texturée pour l’intérieur, offrant aux usagers

une expérience immersive : le matin, ils découvrent

un habillage lumineux unique ; le soir, l’effet a changé grâce

aux variations de couleurs (RGBW) et aux lentilles de

French Light. Pour l’extérieur, j’ai voulu mettre en valeur

le soubassement du bâtiment, souvent plongé dans l’ombre

la nuit. L’idée était de créer un effet aquatique, en harmonie

avec le bassin de rétention, et de détacher visuellement

le bâtiment de son environnement. La texture lumineuse

suit le mouvement de l’habillage bois des silos, qui semble

se tordre en montant. Ainsi, la lumière prolonge cette

ascension, comme une vague qui enveloppe la structure.

J’ai aussi travaillé sur la charte graphique demandée par la

métropole, en associant à chaque couleur une thématique

différente. Par exemple, le bleu évoquait l’eau, le vert la

nature, etc. Cela a permis de créer une cohérence visuelle

entre les différents niveaux du parking.

Frédéric Gervais – Ce projet illustre une tendance forte dans le

domaine de l’éclairage : la lumière ne se limite pas à éclairer,

elle crée des expériences. Les attentes des usagers et

des collectivités vont bien au-delà de la simple fonctionnalité.

La lumière devient un outil de communication, un

moyen de marquer l’identité d’un lieu ou d’une communauté.

Techniquement, la mise en œuvre repose sur une combinaison

complexe : une source lumineuse (avec des caractéristiques

précises en termes de saturation et d’intensité),

un filtre (souvent en verre), une lentille et, enfin, le support

architectural qui sert d’écran. Avec des projecteurs XXL et

des distances de projection allant jusqu’à 100 m, les motifs

projetés sont impressionnants par leur taille et leur enveloppe.

Malgré les simulations 3D et les tests en atelier, rien

ne vaut les essais sur site pour valider le rendu final. C’est

là que l’on se rend compte si une texture fonctionne ou

non, si une couleur est trop agressive ou trop discrète. Ces

essais sont aussi l’occasion pour chacun de donner son avis

et d’ajuster le projet en temps réel.

Sylvain Bresson – En tant qu’industriel, je suis au service des

créatifs. C’est la rencontre des visions qui rend ce projet

passionnant. Chacun apporte son expertise, et les choix

sont testés, discutés, ajustés. Passer du logiciel Dialux au

terrain, c’est toujours un moment de vérité : il faut maîtriser

à la fois les outils techniques et la culture de la lumière.

Mon expérience de 30 ans dans le domaine m’a appris à

anticiper les défis, mais aussi à rester ouvert aux surprises.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le commerce, mais l’innovation

et la qualité du résultat. Sur ce projet, nous avons

dû changer de source lumineuse à un moment donné pour

obtenir un rendu plus satisfaisant. Cette capacité à s’adapter

est essentielle dans notre métier.

Quels défis techniques avez-vous rencontrés,

et comment les avez-vous surmontés ?

Sylvain Bresson – Le défi principal pour Anolis était d’adapter

nos projecteurs standards à des distances de projection de

100 m. Nous avons utilisé des projecteurs puissants, mais

ce qui rend ce projet unique, c’est la taille des verres tex-

“La richesse de cette collaboration réside dans la

diversité des expertises.” Frédéric Gervais

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 9


Lumières Interview croisée

“C’est la rencontre des visions qui rend ce projet

passionnant. Chacun apporte son expertise, et les choix

sont testés, discutés, ajustés.” Sylvain Bresson

turés développés avec French Light. Chaque combinaison

de verres (associant texture, couleur et optique) produit

un effet différent. L’enjeu était de rendre ces solutions reproductibles

à grande échelle, tout en gardant une palette

d’effets variés. Sur le terrain, nous avons testé différentes

combinaisons : telle source avec tel verre, en nacelle pour

les soubassements, ou directement dans le silo. Nos outils

nous permettent de réaliser des démonstrations en temps

réel, ce qui est crucial pour affiner les choix. Cette flexibilité

est au cœur de notre accompagnement des concepteurs

lumière : nous collaborons avec eux pour trouver la

meilleure solution ; nous ne nous contentons pas de vendre

des produits.

Bruno Djiane – Après les essais sur site, j’ai rejoint Frédéric

dans son atelier parisien. Anolis nous a prêté deux types

de led et deux projecteurs différents. Nous avons testé de

nombreuses combinaisons, retenant finalement quelques

textures, que nous avons présentées à Vincent sous forme

de vidéos. Ces essais en atelier ont permis d’affiner des

effets différents de ceux obtenus sur site, prouvant l’importance

d’une collaboration étroite. Un autre défi a été

de coordonner les contraintes diverses : réglementaires

(éclairements), budgétaires, et techniques (compatibilité

des matériaux, résistance aux intempéries, etc.). Mais c’est

aussi ce qui rend ce métier passionnant : chaque projet est

un cas d’école, où il faut trouver des solutions sur mesure.

Frédéric Gervais – Techniquement, nous avons dû jouer sur plusieurs

variables : la source lumineuse, le filtre, l’optique, et

le support architectural. Pour le silo, nous avons utilisé des

lentilles spécifiques afin de créer un effet de mouvement

ascendant, comme si la lumière montait le long des parois.

Pour le soubassement, nous avons opté pour des textures

aquatiques, projetées sur l’habillage bois, pour évoquer le

bassin de rétention. Il fallait aussi garantir la durabilité des

installations : les projecteurs sont exposés aux intempéries,

aux variations de température, et doivent résister dans le

temps. Avec Anolis, nous avons donc recherché des matériaux

robustes et des systèmes de fixation adaptés.

Ce projet semble avoir marqué vos pratiques respectives.

Qu’est-ce que vous en retiendrez ?

Frédéric Gervais – Ce projet prouve qu’on ne crée rien seul. La

richesse de cette collaboration réside dans la diversité des

expertises. Ensemble, nous avons cherché à concrétiser un

concept créatif de la manière la plus aboutie possible. C’est

un travail commun où chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Ce qui m’a aussi marqué, c’est la dimension humaine de ce

projet. Nous avons passé des heures à discuter, à tester, à

ajuster, et cela a créé une dynamique de groupe très forte.

C’est ce qui fait que, aujourd’hui, nous sommes fiers du

résultat.

Bruno Djiane – Travailler avec un architecte, un créateur d’optique

et un fabricant de luminaires, c’est un peu comme

faire de la magie : la technique est la face cachée, tandis que

l’effet final est la promesse que l’on offre au public. Quand

je présente un concept de lumière à un maître d’ouvrage,

c’est comme un tour de magie : il voit le résultat, mais pas

tout le travail en amont. C’est ça, la beauté de notre métier.

Et nous avons poussé cette logique encore plus loin, en

intégrant la lumière dans la narration architecturale.

Vincent Lannier – Pour nous, architectes, c’est un vrai plaisir de

travailler avec des équipes aussi investies dans la narration

du projet. La lumière diurne, c’est le soleil qui sculpte le

bâtiment ; la nuit, c’est à vous, experts de la lumière, de

prendre le relais. Votre technicité et votre savoir-faire permettent

de prolonger l’histoire du bâtiment après le coucher

du soleil. Ce projet ouvre des perspectives excitantes

pour l’architecture et l’espace public. À l’avenir, j’aimerais

que la lumière soit intégrée dès la conception des projets,

et pas seulement comme une après-pensée.

Sylvain Bresson – Ce partenariat fonctionne parce que nous

sommes les maillons d’une même chaîne. Pour nous, industriels,

des projets comme celui-ci constituent des moteurs

d’innovation. Ils nous poussent à repenser nos produits, à

les adapter à des enjeux toujours plus ambitieux. J’ai hâte

de voir le résultat final : après les tests, les ajustements,

il ne reste plus qu’à appuyer sur le bouton et admirer la

concrétisation de ce travail collectif. Et surtout, j’espère

que ce projet inspirera d’autres réalisations similaires, à

Marseille et ailleurs. La lumière a un rôle clé à jouer dans

la transformation des villes, et ce projet en est la preuve. n

Propos recueillis par Isabelle Arnaud

10 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Actualités

Ledvance et Legrand signent un partenariat

Ledvance et Legrand s’associent pour développer des solutions

d’éclairage connecté destinées aux espaces professionnels et

résidentiels.

Ledvance est fière d’annoncer son nouveau partenariat avec

Legrand, acteur de référence des infrastructures électriques et

numériques du bâtiment. Ce partenariat, placé sous le signe de

l’innovation et du design, met à l’honneur le variateur connecté

Céliane Rotary de Legrand, associé aux solutions SMART+ Zigbee

de Ledvance.

Cette combinaison permet de créer facilement des ambiances

lumineuses personnalisées grâce à une large gamme de lampes

led et de rubans led connectés.

Pensées pour répondre aux besoins des professionnels comme

des particuliers, ces solutions offrent une flexibilité optimale pour

sublimer de nombreux espaces : restaurants, hôtels, bars, salons

de coiffure, instituts de beauté ou encore espaces de vie résidentiels.

Elles permettent de créer des atmosphères uniques, adaptées

à chaque usage et à chaque moment. Avec cette collaboration,

Ledvance et Legrand conjuguent leurs expertises pour proposer

une expérience lumineuse innovante, alliant esthétique, simplicité

d’utilisation et connectivité avancée.

Dans un premier temps, ce partenariat sera valorisé à travers des

packs digitaux, déployés sur les sites marchands des distributeurs

partenaires, afin de faciliter l’accès à ces solutions et d’accompagner

leur adoption. n

ACTiLED Lighting obtient le label

Origine France Garantie

Véritable étape clé dans son développement, la certification

Origine France Garantie confirme l’engagement d’ACTiLED

Lighting en faveur d’une industrie française compétitive, innovante

et responsable, répondant aux exigences du marché de l’éclairage

professionnel.

Cette distinction souligne un savoir-faire industriel maîtrisé et un

ancrage territorial fort, illustrant la volonté de la société à privilégier

une production locale, gage de qualité et de traçabilité.

L’essentiel de la gamme de luminaires linéaires est désormais certifié

Origine France Garantie. Ces produits conjuguent une fabrication

française reconnue, une technologie innovante en 230 V direct

(sans driver), une conception écoresponsable et une réparabilité sur

site ou en atelier ; renforçant l’engagement global de la société pour

des produits fiables et durables. n

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 11


Lumières Actualités

L’OPPBTP et Qualibat renforcent

la prévention au travail

L

’Organisme professionnel de prévention du

bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) et

l’association Qualibat ont annoncé la signature,

le 1 er avril dernier, d’une convention de partenariat

destinée à renforcer la prévention en matière de

santé et de sécurité au travail auprès des entreprises

du secteur du bâtiment. Ce partenariat

s’inscrit dans une ambition commune : favoriser

le développement continu du professionnalisme

des entreprises qualifiées, en intégrant la prévention

des risques professionnels comme un levier

de performance et d’excellence opérationnelle.

La convention repose sur un principe simple :

le professionnalisme et la performance d’une

entreprise ne se limitent pas à la maîtrise technique

des métiers, mais reposent également

sur la capacité à exercer les activités dans un

environnement de travail sûr et sain, garantissant

la santé et la sécurité des salariés. Qualibat

et l’OPPBTP souhaitent favoriser l’utilisation des

documentations, outils, services et prestations

développés par l’OPPBTP. Les deux partenaires

mettront ainsi en œuvre des actions destinées à

promouvoir la prévention en santé et sécurité au

travail auprès de ces entreprises.

Qualibat relaiera les outils et solutions développés

par l’OPPBTP et favorisera la participation

de représentants de l’organisme de prévention

à ses commissions nationales et régionales

d’examen, et associera l’OPPBTP aux travaux

engagés autour de la future mention RSE de

Qualibat, afin d’intégrer pleinement les enjeux

de santé et de sécurité au travail dans cette

démarche. De son côté, l’OPPBTP mettra à

disposition de Qualibat des contenus de prévention

destinés à être diffusés auprès de ses

entreprises qualifiées.

Les deux partenaires s’engagent à relayer certaines

communications respectives et à renforcer

leurs échanges d’informations afin d’assurer

la cohérence de leurs actions et de leurs campagnes

de sensibilisation. Ils mettent en place

une gouvernance dédiée reposant sur un comité

de pilotage et un comité de suivi. n

Meljac : le label Origine France

Garantie, renouvelé depuis 14 ans

Attribuée par un organisme indépendant,

la certification Origine France Garantie

(OFG) atteste que plus de 50 % de la valeur

du produit est réalisé sur le territoire national.

Chez Meljac, ce taux atteint entre 70 et

95 %, bien au-delà des exigences du référentiel.

Obtenu en 2012, ce label fait l’objet d’un

audit annuel afin de garantir la conformité des

© Qualibat

produits et d’intégrer les nouvelles collections

au périmètre certifié.

Déjà distinguée par le label EPV (Entreprise du

patrimoine vivant) depuis 2015, Meljac s’inscrit

dans une tradition d’excellence où la main de

l’homme complète l’utilisation des technologies

de pointe pour atteindre un niveau de

qualité particulièrement élevé.

En conservant la fabrication en France et en

investissant régulièrement dans ses outils

industriels, Meljac assure la continuité de ses

savoir-faire tout en renforçant sa capacité d’innovation.

Dans cette dynamique, l’entreprise

prépare l’ouverture d’un nouvel atelier dédié

au traitement de surface en région parisienne,

à Saint-Thibault-des-Vignes (77). Ce site accompagnera

le développement de la production

pour s’adapter à la croissance de l’activité.

Cette organisation contribue à proposer des

produits fiables, durables et personnalisables.

La certification OFG s’inscrit ainsi dans une

démarche globale visant à valoriser une

industrie française créative, performante et

tournée vers l’avenir. n

© Meljac

Ambienta investit

dans Disano

Ambienta, gestionnaire d’actifs européen

de premier plan, pionnier de l’investissement

dans la durabilité environnementale sur

les marchés privés et publics, acquiert une

participation majoritaire dans Disano Illuminazione

S.p.A. et ses sociétés affiliées auprès

de la famille fondatrice. Dans le cadre de la

transaction, Patrizia Di Sano, fille du fondateur

Ignazio, réinvestira aux côtés d’Ambienta

et assumera le rôle de présidente. Le Groupe

s’appuie sur près de sept décennies d’expertise

technique et se distingue par son positionnement

dans les solutions d’éclairage à haute

efficacité énergétique, couvrant un large éventail

d’applications intérieures et extérieures. À

travers ses marques Disano Illuminazione et

Fosnova, Disano propose une large gamme de

solutions destinées aux marchés de l’industrie,

des infrastructures, de l’éclairage extérieur et

du tertiaire, et bénéficie d’une solide réputation

fondée sur la qualité haut de gamme et la performance

technique de ses produits. Disano se

distingue par un modèle fortement intégré, articulé

autour de trois sites de production en Italie

et en Espagne, lui permettant d’offrir des produits

hautement personnalisés, performants et

livrés dans des délais courts. Le Groupe dispose

par ailleurs d’une présence commerciale

étendue, combinant des implantations directes

en Espagne et en France avec 14 bureaux de

représentation en Europe, au Moyen-Orient et

en Afrique du Nord.

Avec une gamme de produits techniquement

différenciée, un positionnement établi sur les

segments industriel et commercial milieu et

haut de gamme, et un outil industriel moderne

réunissant plus de 600 collaborateurs, Disano

s’impose comme l’un des actifs les plus attractifs

du marché européen de l’éclairage. Disano

s’inscrit pleinement dans la thèse environnementale

d’Ambienta, entre efficacité dans

l’utilisation des ressources et réduction de

la pollution. Aux côtés du Groupe, Ambienta

entend renforcer l’équipe de management et

accompagner Disano dans son ambition de

devenir un champion européen de l’éclairage

professionnel durable. La stratégie s’articulera

autour de l’expansion géographique, du développement

du canal projets et de l’optimisation

opérationnelle, tout en poursuivant des

opportunités externes ciblées afin d’accélérer

la croissance et la création de valeur dans un

marché encore très fragmenté.

Giancarlo Beraudo, partner chez Ambienta,

a déclaré : « Disano a construit une plateforme

particulièrement bien positionnée pour accompagner

cette transition à grande échelle. La force du

Groupe réside dans la combinaison d’une marque

reconnue, d’une gamme de produits techniquement

différenciée et d’un outil industriel difficile à

répliquer, sur un marché offrant encore un potentiel

de consolidation significatif. Nous sommes fiers

de nous associer à Patrizia Di Sano et à l’équipe

de management pour ouvrir ce nouveau chapitre,

avec l’ambition de bâtir un véritable champion

européen de l’éclairage professionnel durable. »

Patrizia Di Sano, présidente de Disano, a

ajouté : « Nous avons choisi Ambienta pour sa

connaissance approfondie de notre secteur,

son engagement sincère en faveur de la durabilité

environnementale et sa capacité reconnue à

accompagner les entreprises familiales dans leur

croissance. Ces valeurs et cette approche sont

pleinement alignées avec la culture de Disano.

Je me réjouis de ce partenariat, qui permettra au

Groupe de franchir une nouvelle étape en Europe

et au-delà. » n

12 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Actualités

© Agora Makers

Agora Makers acquiert Kuzzle

Agora Makers, acteur français de référence

dans l’éclairage public, le mobilier urbain

et les solutions connectées, annonce l’acquisition

de Kuzzle, l’un des éditeurs technologiques

les plus avancés du marché français

en matière de plateformes IoT, data et hypervision.

Cette opération stratégique marque

une nouvelle étape dans la constitution d’un

écosystème digital souverain, complet et modulaire,

au service des territoires intelligents et

des bâtiments de demain – une avancée qui

s’inscrit également dans l’engagement d’Agora

Makers à renforcer la souveraineté industrielle

et technologique française.

Kuzzle est une société française de pointe,

éditrice d’une plateforme souveraine, modulaire

et ouverte permettant de connecter

et superviser des milliers d’équipements,

d’orchestrer et exploiter la donnée à grande

échelle, de piloter des opérations métier critiques

en temps réel, de déployer des cas

d’usage IoT et hypervision à très haute valeur.

Sa technologie est déjà utilisée

par des acteurs privés et publics

majeurs : STMicroelectronics, La

Poste, Bouygues, Eiffage, Veolia,

Châlons-en-Champagne, Alès

Agglomération… Autant de références qui témoignent

de la maturité de la solution et de la

confiance accordée à cette équipe française

passionnée, dédiée à l’innovation.

Avec l’intégration de Kuzzle, Agora Makers

devient l’un des rares groupes en Europe

capables de proposer une offre totalement

intégrée :

- Infrastructures : luminaires, mâts, et mobilier

urbain (Eclatec, GHM, Metalco, City Design,

Bellitalia) ;

- IoT & hardware : smart lighting (Nexiode) ;

- Software & hypervision : smart city (Kuzzle).

Cette combinaison unique permet au groupe

de délivrer une chaîne de valeur complète,

depuis l’équipement physique jusqu’à la

l’hypervision temps réel, en passant par la

donnée, l’IoT, la cybersécurité et la gestion

opérationnelle.

La pertinence de ce rapprochement s’est

illustrée récemment à Strasbourg, plus gros

appel d’offres européen sur le numérique

pour l’éclairage public et les services urbains

connectés.

Grâce à la complémentarité entre Agora

Makers, Nexiode et Kuzzle, la métropole bénéficie

aujourd’hui d’un dispositif :

- intelligent, capable d’ajuster la lumière et les

usages en temps réel ;

- souverain, interfaçable avec l’écosystème

numérique de la ville ;

- sécurisé, répondant aux exigences les plus

élevées en matière de cybersécurité ;

- évolutif, ouvert à de futurs déploiements

multiservices (mobilité, énergie, environnement…).

Une réussite majeure, qui renforce la position

d’Agora Makers comme acteur français

clé des infrastructures numériques territoriales.

Kuzzle rejoint un groupe tout en restant

autonome et agile, ce qui continue d’être sa

principale force auprès de ses clients et sur

ses marchés historiques qui complètent ceux

d’Agora Makers.

« Avec Kuzzle, nous ajoutons une brique logicielle

d’excellence à notre savoir-faire industriel.

Nous devenons l’un des rares acteurs

capables de proposer une plateforme souveraine

complète, du luminaire au logiciel, de

la donnée, à l’hypervision. Ensemble, nous

sommes prêts à accompagner les territoires

sur les plus grands projets de transformation

urbaine, en France et dans le monde », a

déclaré David Lelièvre, président du groupe

Agora Makers. n

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 13


Lumières Entretien

Victor VIEILLARD

Concepteur lumière

Studio By Night

La lumière : une aventure humaine

Victor Vieillard, concepteur lumière, raconte son parcours où la création, la technique,

l’écoute l’ont guidé à chaque étape. De l’école d’arts appliqués à la création de

son agence, Studio By Night, il a exploré le design, l’architecture et l’urbanisme avant

de trouver dans la lumière un langage universel qu’il met au service de l’art et

de la technique.

© DR

Parcours• • •

Victor Vieillard passe un BAC STI Arts

appliqués à Clermont-Ferrand (63).

2003 - BTS Architecture intérieure

au lycée La Martinière-Terreaux

à Lyon (69).

2004 - École des Beaux-Arts, option

Design à Saint-Étienne (42).

En 2005, il prépare une licence

professionnelle « Conception et

Management en éclairage » à

l’université Jean- Moulin-Lyon III (69).

Son mémoire de fin d’année a pour

thème : « Incidence de la lumière

artificielle sur les comportements

humains au sein de l’espace public

piétonnier. »

Il collabore à plusieurs agences de

conception lumière : L’Acte Lumière,

Les Éclairagistes Associés.

En 2011, il fonde l’agence de

conception lumière Studio By Night.

Victor Vieillard est membre actif de

l’Association des concepteurs lumière

et éclairagistes depuis 2009.

Il a été membre du bureau de l’ACE

de 2015 à 2017.

14 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026

Comment avez-vous choisi la lumière ?

À l’origine, je voulais être designer, et c’est

avec cette ambition que j’intègre dès la classe

de seconde l’école d’arts appliqués de Clermont-Ferrand.

Après mon bac, les choses commencent

vraiment à prendre sens pour moi. Le

design d’objets, en particulier, m’attire énormément

: c’est un domaine où la forme s’associe à la

fonction, où chaque pièce raconte une histoire.

Je poursuis mon parcours en architecture intérieure

à La Martinière-Terreaux, à Lyon, puis

en intégrant l’École des Beaux-Arts de Saint-

Étienne, en option design. Mais au fil des mois,

n’ayant pas trouvé ce que j’étais venu chercher,

à savoir une expérience plus concrète, je me

tourne vers la formation en éclairage de l’IAE

université-Lyon III en alternance, qui me permet

d’acquérir des compétences techniques, et

de découvrir, en alternance au sein de l’agence

Les Éclairagistes Associés, un métier, celui de

concepteur lumière. Ce fut une porte ouverte

sur un univers où la lumière devient un matériau

à part entière, avec une dimension immatérielle

et poétique qui me fascine.

C’est à l’issue de cette licence que vous

devenez concepteur lumière ?

Pas immédiatement, non. D’abord, je continue

à participer à des concours de design avec des

amis, des collaborateurs. Nous menons des projets

variés, entre artistique et design, dans lesquels

l’éclairage est toujours associé mais pas

forcément l’acteur principal. C’est lors de la Fête

des Lumières à Lyon, en 2005, que mon projet

s’affine et se dessine. Avec Sara de Gouy, designer,

nous sommes sélectionnés pour réaliser

un projet intitulé « Superbonux ». L’idée : créer

une installation où des draps et des vêtements

lumineux, suspendus à des fils à linge, semblent

flotter dans le vent nocturne. Ce projet associe

design, scénographie et lumière, comme

je le recherchais. La lumière offre une liberté

incroyable. Elle permet de travailler à plusieurs

échelles et de côtoyer différents corps de métier

dans une même journée : passer d’un détail

d’intégration avec un menuisier sur un chantier,

puis sur la planification de l’éclairage d’un quartier

avec un paysagiste. Cette diversité est enrichissante

chaque jour. Puis, en 2007, la Ville de

Genève me propose d’intervenir pour le Festival

« Les yeux de la Nuit ». Je réalise un projet

scénographique et lumineux qui remporte le

prix du jeune concepteur lumière, décerné par

l’ACE, un encouragement et un soutien de la

profession qui rassure et met en perspective

les futurs projets. Le défi de ce projet consistait

à redonner une légitimité et une urbanité à

un espace hybride, à la fois place, rond-point et


Lumières Entretien

parking, en y intégrant un élément qui unifie et

harmonise la perception du lieu par les piétons.

J’ai imaginé des milliers de fleurs, reproduites

et pliées à la manière d’un origami qui agit

comme un réflecteur de lumière. Ce paysage

éphémère, suspendu au-dessus de la place,

était conçu pour exister aussi bien de jour que

de nuit. La nuit, la lumière teintait les fleurs et

révélait une autre dimension du jardin par une

variation de lumière colorée créant l’illusion

que les fleurs s’animaient, comme portées par

une brise invisible. Ce projet a confirmé que la

lumière pouvait être bien plus qu’un simple outil

fonctionnel, qu’elle pouvait transformer un

espace, lui donner de la légèreté et de la poésie.

C’est par l’événementiel que vous vous

investissez dans la conception lumière ?

Oui, mais la transition vers des projets pérennes

a eu lieu en 2011, avec un concours que nous

avons remporté, toujours avec Sara de Gouy,

dans le cadre du 1 % artistique à Marseille. Il

s’agissait de travailler sur la reconversion du

silo d’Arenc en salle de spectacle, un projet signé

de l’architecte Éric Castaldi. Notre proposition,

intitulée « Entre-temps », jouait avec l’idée

de remplir progressivement l’espace entre

chaque représentation : des grains de lumière

tombent et remplissent trois silos virtuels au fur

et à mesure que l’heure du spectacle approche.

Quand la représentation commence, les silos

sont pleins ; à la fin, ils se vident pour laisser

place à une nouvelle animation. Les grains forment,

entre deux spectacles, une composition

chromatique unique, toujours différente. Cette

trame de 3 000 points lumineux, tendue sur la

structure de l’élévateur à camions, permet de

conserver la perméabilité du projet architectural,

laissant entrevoir les silos en arrière-plan.

C’était une façon de jouer avec la transparence,

la lumière et l’architecture, en créant un dialogue

entre la fonction industrielle du lieu et sa

vocation culturelle. C’est à ce moment-là que

j’ai fondé mon agence Studio By Night.

Aujourd’hui, comment travaillez-vous

les projets lumière ?

Je n’ai pas vraiment changé ma façon de travailler

depuis l’époque du linge suspendu ! Ce

qui a évolué, en revanche, c’est l’ampleur des

projets. Je continue à penser en quatre dimensions

: le contexte, les usagers, le design et la

scénographie nocturne. Je m’efforce de porter

une attention aux détails, de créer des objets

ou des installations qui s’intègrent, voire s’effacent

si possible dans leur environnement. Et

je me pose toujours la même question, essentielle

: comment concilier l’usage par le design

et l’éclairage, l’ensemble dans une enveloppe

financière contenue ? C’est ainsi que je définis

la manière d’aborder chaque projet lumière.

Les échanges avec les maîtres d’ouvrage, les

élus, les architectes et les citoyens se trouvent

au cœur de mes études. Je puise mon inspiration

dans ce dialogue et c’est dans le partage

avec les équipes pluridisciplinaires que nous

trouvons les solutions techniques concrètes. Et

puis, il y a le temps. Le temps pour échanger,

pour réfléchir, pour essayer, pour recommencer.

Nous ne pratiquons pas un métier facile :

l’éclairage reste souvent relayé au second plan

lors de la construction du projet ou en phase

chantier. Un projet lumière n’a rien de magique

; c’est un travail de longue haleine, fait

de doutes, de remises en question, de vérifications.

Pour moi, la conception lumière est un

métier laborieux, au sens propre du terme. Il

faut être partout à la fois, avoir une capacité

de synthèse à toute épreuve, s’assurer que le

projet s’intégrera parfaitement à son environnement,

dans sa proportion, sa couleur, qu’il

répondra aux attentes des usagers, des équipes

de maintenance, du budget, bref, une équation

complexe. La lumière, c’est comme un voyage :

un voyage à travers les différents sites géographiques

des projets et, surtout, les rencontres

avec les gens, de la conception avec les clients

à la réalisation avec les entreprises. C’est une

aventure humaine, avant tout.

C’est cette aventure humaine

qui vous inspire aujourd’hui ?

Oui, c’est exactement ce qui rend ce métier si

passionnant. On écrit un storyboard, et ensuite,

on part filmer avec toute une équipe. J’aime

cette dimension collective, cette alchimie

entre des compétences et des sensibilités différentes.

Depuis plusieurs années, j’interviens

auprès d’étudiants dans des sections diverses.

La transmission est importante pour moi : il me

semble essentiel de montrer, d’expliquer, et

peut-être de susciter des vocations. L’idée de

partager mon expérience, de guider les jeunes

vers ce métier me plaît énormément. J’aime

emmener les étudiants à travers la nuit dans

des « marches nocturnes éclairées » afin d’expliquer

l’organisation lumineuse de la ville ; partager

avec eux dans plusieurs univers connexes :

l’histoire, l’art, l’architecture, l’urbanisme, le

cinéma, les arts plastiques… La lumière est

au carrefour de toutes ces disciplines. Plonger

dans ces références variées, c’est leur donner

les clés pour imaginer des projets innovants,

qui dépassent les frontières traditionnelles de

la sécurité et de la maintenance. La lumière est

bien plus qu’une technique : c’est une langue,

un moyen d’expression, une façon de raconter

des histoires et de créer des émotions dans un

quotidien parfois terne. Et c’est cela que j’ai

envie de transmettre. n

Propos recueillis par Isabelle Arnaud

“Superbonux”, conçu avec Sara de Gouy pour la Fête des

Lumières à Lyon, en 2005.

Silo d'Arenc “Entre-temps”, conçu avec Sara de Gouy, 2011.

Lustre du Casino d’Evian-les-Bains.

© Victor Vieillard

© Victor Vieillard

© Victor Vieillard

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 15


Lumières Projets

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

Maître d’ouvrage :

Métropole de Montpellier

Aménageur : SA3M

(Société d’aménagement

de Montpellier Méditerranée

Métropole)

Maîtrise d’œuvre :

Agence Base paysagistes

mandataires – BLD Waterdesign –

Botanique Jardins Paysages –

Eupalinos – Inddigo –

Quartiers Lumières –

TECTA – TRIBU

Solutions éclairage :

Derksen – Lacroix – Prolight – Selux

Place Max-Rouquette, Montpellier :

patrimoine, usages et lumière poésie

La place des Arceaux de Montpellier, haut lieu historique de la balle au

tambourin, devient aujourd’hui la place Max-Rouquette. Cette transformation

marque la première étape concrète d’un vaste projet de requalification

urbaine engagé par la Ville de Montpellier autour du quartier des Arceaux

et du Peyrou. La première phase de travaux, livrée en 2025, comprend les

aménagements paysagers et la mise en lumière de la place Max-Rouquette et

de ses abords immédiats.

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

Pour Lionel Bessières, concepteur lumière,

agence Quartiers Lumières, « l’objectif

initial était de repenser l’éclairage dans

le cadre du réaménagement de ce secteur

emblématique de Montpellier tout en travaillant

avec la forte présence patrimoniale de

l’aqueduc Saint-Clément. Très rapidement,

la question de la continuité des usages, des

parcours et de la perception nocturne du site

s’est imposée comme un fil conducteur de la

mise en lumière ».

Le projet, nommé Verd Paradis, référence

directe à l’ouvrage publié en 1961 par Max

Rouquette, écrivain et poète occitan majeur

du XX e siècle, agit comme une figure de continuité

entre la place Royale du Peyrou, l’aqueduc

et la question de l’eau comme ressource structurante

du territoire montpelliérain.

L’acclimatation du projet

« Au nord de la place, expliquent les paysagistes

(agence Base), une lisière active et densément

plantée vient s’inscrire dans la trame patrimoniale

existante afin d’accueillir différents

usages urbains : arrêt de bustram, anneau

vélo, kiosque, espaces ludiques et sportifs. Au

sud, des salons de fraîcheur accompagnent

la promenade Laure-Moulin le long de

16 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Projets

l’aqueduc, d’est en ouest. Ces espaces, traités

en pavage calcaire à joints drainants,

encadrent le centre de la place, réalisé en

dallage pierre et matérialisé par l’emprise

historique d’un terrain de tambourin, pratique

profondément liée à l’identité des Arceaux.

L’espace central a été pensé comme

un grand vide capable d’accueillir aussi

bien des événements métropolitains que des

manifestations de quartier et des usages quotidiens

plus informels. Appuyé contre l’escalier

du XIX e siècle conservé dans le projet,

un linéaire de gradins de près de 60 mètres

absorbe la rupture topographique et relie la

place à une terrasse intermédiaire. Depuis ce

socle émergent un kiosque urbain et ses terrasses

extérieures, aujourd’hui occupés par

un bar-snack, ainsi qu’une fontaine d’eau

vive venant renforcer la présence de la fraîcheur

dans l’espace public. »

Ainsi, le principe directeur du projet peut être

résumé par le terme d’« acclimatation ». Il s’agit

autant d’une adaptation au changement climatique

que d’une manière de repenser le rapport à

l’espace public contemporain. Dans ce contexte,

le projet lumière a été construit autour d’un

équilibre délicat entre respect du patrimoine

et innovation contemporaine. L’aqueduc Saint-

Clément avait déjà été mis en lumière par Yann

Kersalé, dont l’intervention avait inscrit dans le

paysage montpelliérain une ligne bleue devenue

identifiable à l’échelle de la ville. Le choix final a

été de conserver cette ligne bleue, tout en évitant

de suréclairer l’aqueduc.

« Pour nous, poursuit Lionel Bessières, il était

important de maintenir le monument dans

une certaine pénombre afin de préserver sa

présence nocturne sans le transformer en

objet spectaculaire permanent. L’intention

n’était pas de produire un monument intensément

éclairé, mais plutôt de travailler les

perceptions périphériques, les usages et les

ambiances. La place elle-même conserve ainsi

une qualité d’obscurité relative, ponctuée

par des interventions lumineuses discrètes et

évolutives. »

Entre pénombre

et effets lumineux dynamiques

Cette approche de sobriété, demandée par la

Ville, a guidé l’ensemble de la conception lumière.

Le projet privilégie majoritairement une

température de couleur blanc chaud autour de

2 200 K afin de créer une atmosphère apaisée

et chaleureuse. Les colonnes Lif de Selux ont

été retenues, notamment pour leurs réflecteurs

dorés qui participent à l’identité visuelle du lieu

aussi bien de jour que de nuit. Leur dessin re-

© Quartiers Lumières

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 17


Lumières Projets

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

lativement fin et leurs perforations basses permettent

également d’intégrer certains dispositifs

de projection tout en allégeant leur présence

dans l’espace.

Autour des terrasses, des zones végétalisées

et des cheminements, cette lumière chaude

accompagne les usages sans produire d’uniformité

excessive. « Dès les premières réunions

avec l’équipe de maîtrise d’œuvre, raconte

Lionel Bessières, nous avons travaillé sur

l’idée d’une périphérie plus éclairée en blanc

chaud 2 200 K, tandis que le centre de la place

conserverait une forme de respiration nocturne

plus sombre. »

L’intérêt du concept réside précisément dans

cette gradation lumineuse et dans sa capacité

d’évolution. Le dispositif a été conçu comme une

installation dynamique, entièrement contrôlable

en intensité et en programmation. La place n’est

pas figée dans une écriture lumière unique ; elle

fonctionne selon plusieurs scénarios qui évoluent

lentement au fil de la soirée.

Hommage à Max Rouquette

Chaque soir, un programme lumineux se déploie

à travers des boucles d’environ dix minutes. Les

transitions restent volontairement lentes afin

d’accompagner les usages sans créer d’effets

trop démonstratifs. À partir d’une heure du matin,

le site bascule vers un éclairage plus sobre et

généraliste, sans projections ni animations, afin

de répondre aux enjeux de tranquillité nocturne

et de gestion énergétique.

Le parcours nocturne s’inspire directement de

l’univers poétique de Max Rouquette. Grâce à

des projecteurs asservis discrets, installés notamment

sur les colonnes Selux et sur certaines

parties de l’aqueduc, différents effets lumineux

peuvent être projetés au sol et sur les parties

basses des piles du viaduc. Des projections, des

halos, des motifs graphiques et des compositions

lumineuses ponctuent ainsi la déambulation.

Certaines projections prennent la forme de

ronds lumineux au sol ; d’autres fonctionnent

comme des nappes graphiques plus abstraites.

« Une partie du contenu projeté constitue

une véritable rivière de mots et de phrases issues

des ouvrages de Max Rouquette, précise

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

© Quartiers Lumières

18 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Projets

Lionel Bessières. Les textes apparaissent

comme des fragments poétiques qui accompagnent

la marche et prolongent la dimension

littéraire du projet. Pour développer

cette écriture graphique, nous avons travaillé

avec l’artiste Aymeric Reumaux, avec qui

nous collaborons régulièrement. Son travail

se traduit notamment par des projections de

gobos sur les parties basses de l’aqueduc, en

dialogue avec les calligraphies lumineuses

projetées au sol. »

Les projecteurs Derksen intégrés sur certaines

colonnes permettent d’obtenir différentes orientations

afin de composer ces effets avec précision.

Des projections restent volontairement

sans image identifiable : elles produisent simplement

des textures lumineuses ou des présences.

Un programme évolutif

L’ensemble du dispositif possède une forte

réversibilité. Les contenus, les intensités et les

rythmes peuvent évoluer dans le temps en fonction

des usages réels observés sur la place.

Cette capacité d’adaptation constitue un aspect

essentiel du projet. L’idée est de laisser vivre

l’espace, d’observer les appropriations quotidiennes,

puis de stabiliser progressivement certains

scénarios.

La nouvelle topographie participe également fortement

à l’expérience nocturne. Les paysagistes

ont créé de grands gradins permettant de descendre

depuis la place du Peyrou vers la terrasse

intermédiaire. Ces gradins deviennent des lieux

de pause, de contemplation et d’événements

informels. Le kiosque construit par l’architecte

de l’équipe agit comme un point d’ancrage actif

entre les différents niveaux de la place.

Toute la place a été réaménagée avec de nouvelles

plantations venant compléter les arbres

existants. Le travail paysager participe pleinement

au confort climatique du site et à la qualité

des ambiances nocturnes. Les végétaux

absorbent, filtrent et accompagnent la lumière

plutôt que de la subir.

Le but n’est jamais de produire un décor figé,

mais bien d’accompagner les usages quotidiens

autour des terrains, des gradins, du café et des

parcours. Entre sobriété, poésie et réversibilité,

le projet cherche à installer une présence nocturne

sensible, évolutive et profondément liée à

l’identité du lieu. n

Isabelle Arnaud

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

© Xavier Boymond / Alexandre Le Gratiet

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 19


Lumières Projets

© Michel Djaoui

Maître d’ouvrage :

SPL (société publique locale) Lyon

Part-Dieu

Ingénierie :

Ingérop

Paysagiste :

Atelier Jacqueline Osty

Conception lumière :

les éclaireurs

Solutions éclairage :

Comatelec Schréder, Rohl,

PetitJean

Une « Loupiote » sur mesure

pour le bois Bouchut à La Part-Dieu, Lyon

Au cœur du quartier dynamique de La Part-Dieu, le bois Bouchut s’impose

comme une réponse paysagère et lumineuse à la densité urbaine. Face à la

gare et à la place Charles-Béraudier, cet espace a été repensé par l’Atelier

paysagiste Jacqueline Osty, et sa mise en lumière, portée par l’agence les

éclaireurs pour offrir une respiration dans un environnement marqué par des

flux intenses. Claire-Lise Cabesos, conceptrice lumière, cheffe de projet, et

Lucas Goy, concepteur lumière, directeur de l’agence, expliquent comment le

concept lumière allie fonctionnalité, esthétique et respect de la biodiversité.

© Michel Djaoui

Ancienne friche issue de la destruction

d’un bâtiment, cet espace a été aménagé

en une grande pièce paysagère, continue

et ouverte. Conçu comme un espace piéton majeur

à l’échelle du quartier, il dépasse la simple

fonction de passage pour devenir un lieu de

présence, où l’on ralentit au milieu de l’agitation

urbaine environnante. L’objectif est double :

relier les espaces entre eux et créer une pause

apaisante au sein de cette dynamique.

« Pensée comme un espace venant en rupture

avec son environnement minéral, cette

forêt de poche crée un nouvel écosystème

entre les tours, offrant des lieux de pause et

de fraîcheur entre les arbres, explique Lucas

Goy. Afin de marquer la différenciation des

espaces, un luminaire original a été dessiné,

prolongeant le langage typologique existant.

Monté sur une crosse reprenant l’idée

d’une baguette en bois, l’éclairage est assuré

par une lanterne avec un plateau bas fonctionnel

et une partie d’ambiance au-dessus.

20 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Projets

© Michel Djaoui

Cette dernière reprend la forme de lanternes

en papier coréennes où brille une bougie,

avec un masque aux motifs végétaux et

une température de lumière chaude aux

alentours de 2 200 K. Les couleurs orangées

créent ainsi un écrin respectueux de l’environnement.

»

Une respiration lumineuse

L’un des défis majeurs a été la conception d’un

éclairage spécifique, à la fois technique et poétique,

capable de créer une identité forte pour

ce nouveau poumon vert. À l’échelle du projet,

les exigences fonctionnelles garantissent un

éclairage efficace, sécurisant les déplacements.

L’intention globale était de créer un espace

piéton de pause et de rencontre, avec une lumière

diffuse, enveloppante et moins directive,

évoquant une ambiance domestique et douce.

Cette approche s’est accompagnée d’enjeux

environnementaux et de biodiversité, le bois

Bouchut devant servir de refuge pour la faune

en milieu urbain dense.

« La création d’une lanterne spécifique a

émergé des échanges sur la maintenabilité,

avec pour ambition de doter les espaces

paysagers de La Part-Dieu d’une identité

visuelle forte, commente Claire-Lise Cabesos.

En collaboration étroite avec le fabricant

Rohl, l’équipe a exploré les procédés de

© Michel Djaoui

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 21


Lumières Projets

© Michel Djaoui

moulage du polycarbonate et les principes

d’inox repoussé pour la partie masque, dessinant

le motif intérieur. Ces discussions ont

permis de concilier conception, contraintes

techniques et savoir-faire industriel. La

partie diffusante de la lanterne, à 2 200 K,

limite les impacts sur la biodiversité et renforce

l’ambiance de sous-bois. En première

partie de nuit, elle coexiste avec un éclairage

fonctionnel à 3 000 K – exigence de la

ville de Lyon pour les espaces piétons et circulés

–, combinant sécurité et atmosphère. »

Une identité visuelle distincte

Le quartier de La Part-Dieu se caractérise par

des mâts carrés en acier galvanisé, langage

urbain dominant. « Le bois Bouchut introduit

une rupture bienvenue : des formes

rondes, souples et organiques. La lanterne,

avec sa goutte diffusante étirée vers le

bas et son masque à effet flamme, incarne

cette nouvelle identité, poursuit Claire-Lise

Cabesos. Plusieurs matériaux (polyéthylène,

polycarbonate) ont été testés en usine pour

leur opacité, leur uniformité et leur résistance.

Le polyéthylène a finalement été retenu

pour son équilibre entre esthétique et

technique. »

Un prototype du masque, initialement conçu, a

été affiné à la demande de la SPL pour intégrer

une dimension plus végétale. Les essais sur site

ont permis de valider l’opacité de la goutte et

le motif final, en collaboration avec les services

techniques de la direction de l’Éclairage urbain

de la Ville de Lyon.

Sur les cheminements piétons, les lanternes

sont montées sur des mâts cylindriques en aluminium

de 5 mètres, sobres et uniformes. Pour

les pistes cyclables, le mobilier existant de la

Part-Dieu a été conservé : mâts carrés en acier

galvanisé, assurant la continuité visuelle avec

le reste du quartier. La piste cyclable, à double

sens, s’intègre ainsi harmonieusement dans

l’environnement urbain.

Collaboration et innovation

« La société publique locale de Lyon Part-Dieu,

remarque Lucas Goy, a souligné l’importance

de l’éclairage vertical pour révéler le volume

sous le couvert végétal, notamment lors de la

croissance des arbres. Cette réflexion nous

a conduits à repenser le lampion de Rohl :

crosse redessinée, masque végétal, opalescence

ajoutée, proportions modifiées. »

Le produit est désormais en phase d’industrialisation

chez le fabricant, avec un lancement

prévu avant l’été. Les essais sur site ont validé

le prototype avant sa production en série,

marquant une étape clé dans la collaboration

entre concepteurs, fabricant et gestionnaires

urbains. n

Isabelle Arnaud

Du classique au sur-mesure : Rohl s’engage sur du développement durable

Fabricant français implanté en Alsace,

Rohl emploie aujourd’hui 45 personnes et

fabrique environ 40 000 luminaires d’éclairage

public par an.

« Lorsque l’agence les éclaireurs nous a

contactés pour développer une lanterne spécifique

pour le bois Bouchut, nous n’avons

pas hésité à répondre favorablement à sa

demande, remarque Jérôme Larrieu, responsable

commercial de la région sud-est chez

Rohl. Nous sommes partis d’un produit existant,

le Lampion (dessiné par Jean-Yves Soëtinck

il y a quelques années), dont le système à

double source lumineuse, la vasque diffusante,

le masque personnalisable et la maintenabilité

répondaient à la fois aux exigences de la

SPL et aux souhaits des concepteurs lumière.

Nous avons ensuite échangé avec Claire-Lise

Cabesos afin que notre bureau d’études fournisse

un prototype : avec une vasque allongée

dotée d’une enveloppe rotomoulée qui lui

donne cet aspect opale, un motif sur mesure et

des bras qui évoquent les baguettes des lampions

traditionnels. Et surtout, nous souhaitions

que le nouveau luminaire soit reproductible

afin de l'ajouter à notre catalogue. Nous

sommes fiers d’annoncer que sa commercialisation

vient de démarrer. »

En parallèle au projet du bois Bouchut, la

Ville de Lyon, quant à elle, lançait la rénovation

de l’éclairage public du cours Franklin-

Roosevelt (6 e arrondissement). Les 36 lampadaires,

installés depuis plus de quarante-cinq

ans, devaient être remplacés. Les supports

existants comprenaient une double crosse :

l’une qui éclairait la contre-allée piétonne (à

4 ou 5 mètres environ) et l’autre qui éclairait

la chaussée à environ 9 mètres, juste en dessous

du houppier des platanes. « Nous avons

gardé cette morphologie en faisant appel au

Lampion de Rohl dont le masque reprend

le dessin des feuilles de platanes, indique

Thierry Marsick, directeur de l’éclairage urbain,

ville de Lyon. Nous avons choisi 3 000 K

pour la partie basse du luminaire et 2 200 K

pour la partie haute. Ainsi, nous avons gardé

le même esprit tout en modernisant le design

et en améliorant l’uniformité, sans parler des

consommations que nous avons divisées par

quatre ; c’est-à-dire une économie prévue de

35 000 kWh. »

La ville dispose de gammes très structurées

en éclairage, et la proposition de la nouvelle

lanterne a été faite en concertation avec les

Architectes des bâtiments de France, et la

mairie du 6 e arrondissement. Le lampion a

été adopté avec une modification du masque.

« Dans les deux cas, précise Jérôme Larrieu,

les produits sont maintenables et interopérables

car dotés de l’interface Zhaga. La Loupiote

fournit 2 200 lm, 3 000 K en partie basse

du luminaire et 2 200 K en partie haute ; tandis

que le Lampion se décline en 1 500 lm, 3 000 K

à 5 mètres ; en 4 800 lm à 9 mètres, 3 000 K en

partie basse du luminaire et 2 200 K en partie

haute. Les deux solutions sont développées

et fabriquées dans notre site de production à

Erstein, en Alsace. »

22 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026



Lumières Perspectives

DESIGNHEURE : vingt ans d’innovation lumineuse

fabriquée in France

Designheure est un éditeur et fabricant de luminaires

contemporains pour l’architecture d’intérieur, fondé en 2005

à Sète par Jean-Baptiste et Bénédicte Collod. Profondément

cosmopolite et spécialiste du « projet contract », la marque

incarne une élégance à la française en puisant son inspiration

dans l’émotion artistique et l’innovation stylistique.

Bénédicte COLLOD

Directrice générale

et directrice artistique

de DESIGNHEURE

Quelles intentions ont motivé la création de Designheure ?

En lançant cette aventure, nous avons voulu créer une marque véritablement

différenciante, à contre-courant d’une offre alors largement

standardisée, en proposant nos propres designs aux architectes,

architectes d’intérieur et lighting designers. Notre objectif était de

partager avec eux notre expérience, notre savoir-faire, à travers des

produits modulables, entièrement made in France. Il nous a semblé

essentiel de préserver le métier de l’abat-jour traditionnel en le réinventant

: nous avons développé des formes inédites, complexes à

fabriquer, qui nous protègent sur le marché tout en apportant une

valeur ajoutée réelle à l’industrie. La lumière devient un point focal

de design fort, au service de l’usage des lieux, lobbies d’hôtels, restaurants,

casinos, théâtres, salles de conférence, sièges sociaux, en

rehaussant l’impact recherché.

Notre démarche intègre toute la chaîne de valeur : du design et de

l’intégration artistique à la certification électrique, en passant par

les études techniques, le prototypage, la fabrication et la logistique.

Nous nous appuyons sur un réseau de partenaires français spécialisés

dans l’aluminium, la fonte, le métal, le marbre ou le bois, autant de

matières qui enrichissent notre palette créative. Cette organisation

nous permet de tisser un lien entre les designers et l’industrie, et de

contribuer, à notre échelle, au développement du savoir-faire français.

Designheure a ainsi conduit des projets dans 75 pays, avec, à chaque

fois, les certifications électriques requises. C’est cette capacité à

conjuguer exigence créative, expertise technique et réactivité logistique

qui fait notre singularité.

Dans quels domaines d’application intervenez-vous ?

L’hôtellerie représente entre 70 % et 80 % de notre activité, complétée

par les sièges sociaux et espaces de travail. Pour ces derniers,

nous avons développé une collection dotée de panneaux et textiles

acoustiques, répondant à des enjeux contemporains de bien-être au

bureau. Notre ouverture à 360° nous permet de travailler des matériaux

inhabituels dans l’éclairage – tissu, marbre, porcelaine, bois –

aux côtés des classiques. Des collections comme Murmure, Ondine ou

Rhapsodie illustrent cette capacité à allier performance acoustique et

raffinement formel, pour des espaces collaboratifs exigeants.

© DR

Il s’agit de vos dernières collections ?

Oui, nous proposons un catalogue structuré autour de collections disponibles

en plusieurs coloris et finitions standards, livrables rapidement.

Mais lorsque ces standards ne s’accordent pas au projet, nous

24 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Perspectives

« Un luminaire doit s’adresser à plusieurs sens :

la vue, l’ouïe, le toucher. »

proposons des variations personnalisées : couleurs,

finitions, scénographies adaptées aux hauteurs sous

plafond, etc. Ce sur-mesure part de nos modules, garantissant

les délais, la qualité et la maîtrise du produit.

Nous réalisons un projet unique à chaque fois : c’est un

positionnement d’humilité et de cocréation, qui fidélise

les architectes et nourrit en retour nos collections

à venir. Dans notre équipe, collaborent designers produit,

designers d’espaces, architectes, et ingénieurs,

un écosystème pensé pour grandir ensemble.

Comment construisez-vous les collections ?

Il y a toujours en amont une identification des besoins

du marché, que j’assure en tant que directrice artistique

et directrice de la marque. C’est cette connaissance

fine des attentes des prescripteurs qui oriente

notre démarche créative. Nous travaillons avec des

designers internes, mais aussi avec des designers

extérieurs – avec qui nous développons en général

au moins trois collections – et avec des architectes

à l’occasion de projets spécifiques, dont les solutions

peuvent ensuite être intégrées au catalogue en

d’autres finitions. Ces trois modes de collaboration se

complètent et s’enrichissent mutuellement. Les salons

internationaux sont aussi des espaces de rencontre

essentiels avec les créatifs du monde entier.

Comment abordez-vous les projets dits ?

Notre ambition est de révéler l’identité des lieux par la

lumière. Un espace de représentation est aussi un espace

de travail : il doit accueillir, convaincre, rassurer,

incarner la marque ou l’entreprise. Qu’il s’agisse de bâtiments

neufs ou rénovés, il faut trouver des lumières

capables de dialoguer avec des contextes variés tout

en affirmant une présence décorative ou architecturale

forte. C’est un équilibre subtil, où la modularité

est essentielle : choix des matériaux, des finitions, des

tailles, des modes de fixation. Chez Designheure, nous

concevons des lumières personnalisables, capables

de s’adapter à une grande diversité de projets tout en

apportant une véritable signature, des lumières qui

allient modernité et héritage pour créer des espaces

impactants et cohérents.

Vous voulez dire un éclairage en lien avec les usages ?

Oui. Prenons les bureaux : ils s’organisent aujourd’hui

autour de constellations de nouveaux espaces,

construits pour répondre à la diversité des usages et

des rythmes de travail. Il faut penser des environnements

adaptés à différentes formes d’attention, qui

favorisent les interactions spontanées et humanisent

l’expérience, même dans des surfaces réduites. Nos

luminaires offrent des IRC supérieurs à 90 avec des

températures de couleur confortables, un engagement

technique qui complète l’engagement esthétique.

Notre rôle dépasse la réponse fonctionnelle : nous

participons à la visibilité des espaces, à leur identité,

à l’atmosphère qui s’en dégage. C’est dans ce cadre

qu’est née notre collection acoustique, qui combine

design, lumière et absorption sonore.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur quelques

projets récents ?

Je pense notamment au grand restaurant d’entreprise

d’Airbus à Toulouse, où nous avons déployé plusieurs

de nos collections décoratives, dont Kimono et Moon.

Nous avons également équipé l’Hôtel & Spa Oceania

Les Augustins 4*, témoin du mouvement Art déco :

appliques Spot led Twiggy pour l’éclairage d’ambiance,

liseuses pivotables pour le confort de lecture,

appliques Grand Shield avec abat-jour en lin naturel

et acier peint doré, tout en finitions sur mesure. En

Allemagne, au cœur du complexe de villas Riverpark

à Leipzig, des lustres sur mesure Mozaik se déploient

sur près de 11 mètres à travers les cages d’escalier,

transformant l’espace vertical en une expérience lumineuse

sculpturale. Ces projets illustrent ce que nous

défendons depuis le début : la lumière doit toujours

rendre un service supplémentaire, avec intelligence et

élégance.

L’intelligence de l’éclairage ?

L’intelligence de situation : le sens rendu par le produit,

et sa capacité à traverser le temps – parce que

plus un luminaire dure, moins il pèse sur la planète.

La dimension économique et énergétique est pensée

dès la conception, jusque dans l’emballage, conçu pour

que nos luminaires s’emboîtent les uns dans les autres.

Pour moi, tout se croise et s’entrecroise : un luminaire

ne peut pas se contenter d’être seulement un luminaire.

Il doit s’adresser à tous les sens – la vue, l’ouïe,

le toucher – pour apporter du bien-être à tous ceux qui

vivent et travaillent dans ces espaces. n

Propos recueillis par Isabelle Arnaud

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 25


Lumières Dossier

Éclairage en milieu industriel

Dossier réalisé par Isabelle Arnaud

Centre de logistique Disano, Allonzier-la-Caille (74)

© Lumières

26 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

© Linus Lintner Fotografie, Berlin

HDE Logistik, Bamberg, Allemagne. Solution éclairage : RZB.

Dans l’industrie, l’éclairage ne relève plus du simple confort visuel ; il constitue un

équipement technique soumis à des contraintes extrêmes et à des exigences réglementaires

croissantes. Températures élevées ou négatives, humidité, atmosphères corrosives, zones

explosives Atex, vibrations, nettoyage haute pression ou fonctionnement continu imposent

des choix précis en matière de matériaux, d’optiques, d’électronique et de gestion. À ces

impératifs s’ajoutent désormais des objectifs de sobriété énergétique, de maintenance

réduite et de pilotage intelligent, notamment dans les secteurs logistiques, agroalimentaires,

pharmaceutiques ou les datacenters. Les fabricants développent ainsi des luminaires capables

d’assurer à la fois sécurité, durabilité, performance photométrique et adaptation fine aux

usages, dans des environnements où toute défaillance peut entraîner des conséquences

opérationnelles majeures.

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 27


Lumières Dossier

Qu’il s’agisse de sites de production,

de plateformes logistiques, ou de

salles blanches, les contraintes

liées à l’éclairage sont multiples et souvent

cumulées. La première, c’est la contrainte

thermique. Dans l’industrie, les températures

peuvent aller de – 40 °C jusqu’à

+ 85 °C, voire au-delà. « Nous avons

travaillé sur des sites où les étuves

atteignent 85 °C, mais il nous arrive

régulièrement d’intervenir dans des

environnements à 50, 60 ou 70 °C, typiquement

autour de fours de boulangerie,

de viennoiserie ou de production

de petits pots pour enfants », explique

Didier Petit-Brisson, PDG d’EAS Solutions,

société basée à Pompignac, près de Bordeaux,

spécialisée depuis seize ans dans

l’éclairage intelligent pour l’industrie, le

tertiaire, la logistique et l’extérieur.

La deuxième contrainte importante est

l’humidité. Selon les environnements, les

indices de protection requis vont de l’IP20

jusqu’à l’IP66, IP67, voire IP68-69 en cas

d’immersion.

Enfin, il y a les zones Atex, c’est-à-dire les

milieux explosifs ; elles concernent les sites

qui manipulent des gaz, du pétrole, des

poussières inflammables ou des solvants,

comme dans la parfumerie. « Nous intervenons

sur les classifications Atex 1, 2,

21 et 22 (voir tableau ci-dessous). Dans

tous les cas, un audit obligatoire mené

par un cabinet extérieur définit le type

de zone et les produits à utiliser ; ce n’est

pas de notre ressort de procéder à cette

classification. Pour les produits Atex,

nous travaillons exclusivement avec

Dialyte, un spécialiste qui propose des

gammes certifiées avec des garanties de

dix ans, adaptées aux environnements

les plus sévères, y compris face à l’acidité

de certains produits », poursuit Didier

Petit-Brisson.

Sammode, fabricant français de luminaires

et spécialiste des zones Atex, donne un

tableau de performances de quelques

produits adaptés en fonction des températures

de fonctionnement. Par exemple,

en zone 21/22, le Boyle Xtrem (présenté

page 48) offre une résistance chimique à

toute épreuve et montre une insensibilité

aux perturbations électriques et aux vibrations

pour une température ambiante de

50 °C max ; tandis que le luminaire Fuma

comprend une optique intensive haute

efficacité et offre à la fois facilité de mise

en œuvre et légèreté. Pour ses gammes

« Atex », le fabricant a sélectionné un

large choix de matériaux de haute qualité :

l’inox 304L ou l’inox 316L pour les parties

métalliques externes, le verre borosilicaté,

le polycarbonate, ou un coextrudé

polycarbonate/méthacrylate afin d’offrir à

leurs luminaires une résistance aux environnements

corrosifs, abrasifs ainsi qu’aux

agressions chimiques. De manière générale,

leurs appareils d’éclairage présentent

un indice IP68, soit une étanchéité absolue

pour garantir le maintien de leurs performances

tout au long de leur durée de

vie ; et un IP69K, soit une résistance aux

intempéries (paquets de mer, embruns…)

ainsi qu’au nettoyage au jet d’eau à haute

pression. De plus, le fabricant indique que

« les composants qui pourraient enflammer

une atmosphère explosive par des

étincelles ou des échauffements sont

enfermés dans une résine de telle manière

que cette atmosphère explosive ne

puisse pénétrer et donc s’enflammer ».

• • • Suite p. 30

Source Sammode

28 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026



Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 28

Sammode a même développé des gammes,

comme le Pascal Spectrum qui est composé

de leds à spectres monochromatiques dédiés

à des process ultra-spécifiques. Ambre pour

l’éclairage de caves, vert pour le stockage

des tubercules, violet pour la culture des

algues. En élevage intensif, où le bien-être

animal est en jeu, la lumière bleue calme les

volailles, le rouge préserve le sommeil des

bovins. Et pour alterner très simplement

entre blanc et couleur, le Pascal Spectrum

se décline en version double-allumage.

Choisir des matériaux en fonction

des environnements

Le choix des matériaux est une question absolument

centrale pour Didier Petit-Brisson :

« Dans les environnements avec des

huiles de coupe, comme l’industrie automobile

ou mécanique, un polycarbonate

standard ne résistera pas dans le

temps ; les vapeurs d’huile dégradent la

matière. Tous nos luminaires sont anodisés

à 20 microns, ce qui leur permet

de résister à ces environnements corrosifs,

mais aussi aux brouillards salins et

aux milieux chargés en craie ou en calcaire.

Dans les environnements à haute

température, comme les fonderies ou les

sites de métal en fusion où la température

dépasse régulièrement 60 °C, ni le

polycarbonate ni le PMMA ne tiennent ; il

faut du verre. À l’inverse, dans l’agroalimentaire,

le verre est strictement exclu :

s’il tombe sur la chaîne de production,

les conséquences sont catastrophiques ;

toute la production est arrêtée et les

produits détruits. Le choix du matériau

n’est donc jamais anodin ; il conditionne

la fiabilité et la durabilité de l’installation.

Certains clients arrivent avec un

cahier des charges très précis et nous

signalent d’emblée les contraintes spécifiques

de leur environnement ; nous vérifions

alors que les produits proposés sont

adaptés. Mais souvent, lorsque nous visitons

les usines, nous posons nous-mêmes

les questions. Les clients ne pensent pas

toujours à mentionner des évolutions récentes

de leur process, une nouvelle zone

de découpe ou un four ajouté en cours

d’année. Ce travail de découverte est essentiel

; c’est lui qui permet d’éviter les

mauvaises surprises après installation. »

• • • Suite p. 33

Stockage de pommes de

terre éclairé par les luminaires

Sammode Pascal Spectrum.

© Sammode

30 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026



Lumières Dossier

ACC et Verkor confient l’éclairage de leurs sites

à RIDI

© Ridi

Dans le cadre de la transition vers un

transport décarboné et de l’avenir de

l’industrie automobile européenne,

l’Europe, la France et la région Hauts-de-

France ont activement soutenu l’implantation

des usines de batteries ACC à Douvrin (62) et

Verkor à Bourbourg (59).

ACC (Automotive Cells Company), coentreprise

fondée en 2020 par Stellantis, Mercedes-Benz

et TotalEnergies, a lancé la première tranche de

sa gigafactory en 2023, tandis que la seconde

tranche s’est terminée en 2025.

De son côté, Verkor, également créée en 2020,

bénéficie du soutien de l’EIT InnoEnergy, du

Groupe Idec, Schneider Electric, Capgemini,

Renault Group et Bpifrance. Son usine

gigafactory a également ouvert ses portes

en 2025.

Pour ces deux projets distincts, Ridi a proposé

sa gamme Linia Evo dotée d’un profilé précâblé

en 2,5 mm². Cette solution innovante permet

d’installer un nombre plus important de

réglettes sur un même profilé et, surtout, elle

autorise une suspension tous les 5 mètres,

contre 3 mètres habituellement. Résultat : une

réduction significative du coût des points de

fixation. Le produit, certifié IP54 et IK08, répond

parfaitement aux exigences de l’environnement

industriel et est conforme à la norme NFC 15103.

Les maîtrises d’œuvre des projets, Ekium et

Projex, ont retenu cette solution pour plusieurs

raisons : la diversité des options disponibles,

la durée de vie exceptionnelle du produit.

(100 000 heures), ainsi que son rendement

lumineux supérieur à 170 lm/W. Sur ces deux

sites, il a été possible de mixer des flux lumineux

de 7 000 et 15 000 lumens, avec des optiques

extensives ou intensives, en fonction des

conditions spécifiques de pose.

ACC

Verkor

ACC

© Ridi © Ridi

32 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 30

L’éclairage en milieu industriel laisse peu de

place à la fantaisie ou la créativité, même si

la technologie led a permis de s’échapper

des carcans des « gamelles industrielles ».

Des prescriptions incontournables

Il faut toujours des niveaux d’éclairement

réglementaires et mieux vaut ne pas y déroger.

Mais au-delà de la norme, les fabricants

interrogent systématiquement le client sur

ses besoins spécifiques. Certains postes de

contrôle qualité, par exemple, nécessitent

un IRC très élevé pour apprécier la couleur

d’un cuir, d’un bois ou d’un produit

alimentaire ; d’autres exigent un éclairage

rasant pour détecter des planéités ou des

défauts de surface. « Dans ces cas, précise

Didier Petit-Brisson, nous proposons

des luminaires spécifiques avec des leds

adaptées. Nous utilisons exclusivement

des leds Osram, en forte puissance ou en

mid-power selon les applications. Et nous

développons tous nos circuits imprimés

en interne ; ce sont des conceptions propriétaires,

réalisées avec des composants

sélectionnés pour fonctionner de moins

40 °C à plus 85 °C, voire 105 °C. Ils sont

assemblés en France par deux sous-traitants

: Prestocab et Synergy. Cette organisation

nous permet une réactivité immédiate

en cas de non-conformité ; nous

pouvons identifier t rès r apidement s i l e

problème vient du circuit, du composant

ou de l’assemblage. »

La norme européenne 12-464 donne des tableaux

de niveaux d’éclairement en fonction

des industries. On peut citer 500 lux dans les

allées (circulation dense) des plateformes logistiques,

et même 1 000 lux dans les « zones

de configuration e t r emaniement » . D ans l es

salles de mesure de précision, laboratoires, les

sites de production pharmaceutique ou de fabrication

de pneus, la norme préconise 750 lux

moyens. Un niveau d’éclairement de 1 000 lux

est de rigueur pour le contrôle des couleurs

dans presque tous les types d’industrie.

Dans ces conditions, il ne reste pas de place

à l’improvisation, tant en ce qui concerne

les niveaux d’éclairement que le développement

de luminaires sur mesure. Les

industriels préfèrent inscrire à leur catalogue

des appareils conçus pour répondre

aux exigences normatives, quitte à les adapter,

mais le sur-mesure n’est pas vraiment

de mise.

• • • Suite p. 35

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 33


Lumières Dossier

Usine Klinkers, Maastricht (Pays-Bas)

par Ledvance

éclairage fluorescent de l’usine

de machines de Maastricht a dû être

L’ancien

remplacé par une solution d’éclairage

moderne. Cette démarche ambitieuse

devait non seulement améliorer la qualité

de l’éclairage mais également permettre

de réaliser des économies significatives sur

la facture énergétique. Une usine représente

dans de nombreux cas un environnement

difficile : plafond bas, machinerie haute.

Un travail de précision où l’éclairage joue

un rôle important est crucial.

Le projet d’éclairage, développé par Ledvance

en collaboration avec l’installateur Vormtech,

a été conçu avec le système de chemins

lumineux Trusys Flex, parfaitement adapté

à ces applications.

Au total, plus de 110 mètres de ce système

en DALI-2 ont été installés pour moderniser

l’usine actuelle. Le composant MCU Select

DALI-2 permet de contrôler l’installation

d’éclairage de manière simple.

Le passage de l’éclairage à cette nouvelle

solution a produit des résultats remarquables

à plusieurs égards : la consommation d’énergie

a été considérablement réduite – de plus de

60 % –, ce qui a conduit à des économies

substantielles sur la facture énergétique,

allant jusqu’à 90 %.

Grâce à un travail d’analyse et de faisabilité

effectué en étroite collaboration avec le

propriétaire du site et l’installateur Vormtech,

l’usine de machines a été modernisée

avec une solution qui a permis de réduire

la consommation d’énergie et d’améliorer

le confort visuel pour les employés.

« Cette rénovation de l’éclairage donne

le résultat que nous attendions pour notre

site de production : améliorer le bien-être de

nos collaborateurs et réduire nos

consommations ! », a déclaré le directeur

de Machinefabriek Klinkers.

© Ledvance

© Ledvance

© Ledvance

© Ledvance

34 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 33

Innover pour adapter

Il faut reconnaître que les appareils d’éclairage

industriel ont connu un sérieux « lifting

» via la miniaturisation des luminaires

obtenue grâce à la technologie led : des

sources plus petites, donc des appareils

moins encombrants, plus légers et très efficaces.

Didier Petit-Brisson parle « d’adaptation

continue. Nous avons un moteur

lumière : projecteur, spot, highbay, avec

des caractéristiques de base disponibles

en 3 000 K, 4 000 K et 5 000 K. À partir de

là, nous pouvons intégrer différents types

d’intelligence, divers protocoles de variation

: DALI, 0-10V, PWM ; et différentes

optiques selon la hauteur d’installation.

Les nouveaux développements naissent

de deux manières : soit un client nous

exprime un besoin non satisfait sur le

marché et nous dérivons un produit existant,

soit nous observons lors de nos prospections

des problématiques récurrentes

qui appellent une réponse produit. Les

investissements en filières aluminium

représentent entre 30 000 et 50 000 € ;

nous ne les engageons que lorsque c’est

justifié et nous les réutilisons ensuite

pour d’autres applications. Aucun client

ne nous a jusqu’ici demandé à s’approprier

une filière ; cela nous permet de

réutiliser les outils et d’amortir les développements

».

C’est l’un des points forts d'EAS Solutions,

qui intervient sur des sites où les luminaires

sont installés à 25 ou 30 m de hauteur, dans

des hangars avioniques ou des stockeurs automatiques

à très haute densité. « À partir

de 15 m, nous changeons les lentilles du

capteur pour resserrer le cône de détection

; plus on monte, plus le cône naturel

s’élargit, ce qui réduit la précision. Notre

règle de conception est simple : la hauteur

d’installation doit égaler le rayon de détection.

Un luminaire à 12 m détecte sur

12 m de rayon, soit 24 m de diamètre. »

Inventronics, spécialiste de la gestion de

l’éclairage, prend, quant à lui, l’exemple des

datacenters : chaque intervention humaine

• • • Suite p. 38

À l'ère de l'industrie 4.0 et de la révolution

numérique, les systèmes de gestion de l'éclairage

gagnent en importance. Ainsi RZB a développé

light control+3, comprenant une commande

dynamique basée sur la lumière du jour et la

détection de présence, qui permet de réguler les

niveaux d'éclairage de façon flexible et dans le

respect des normes en vigueur.

© Linus Lintner Fotografie, Berlin

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 35


Lumières Dossier

Usine Pyrotek à Blansko (Tchéquie)

par Sylvania Group

Dans les environnements industriels

modernes, l’éclairage est bien plus

qu’une simple nécessité : c’est un

facteur clé pour l’efficacité énergétique, la

sécurité et le confort opérationnel.

Dans l’usine de Pyrotek à Blansko, l’objectif

était clair : remplacer les lampes à sodium

haute pression obsolètes par un système

led moderne offrant des performances

supérieures et durables.

Grâce aux luminaires à haute efficacité

Granit et Resisto de Sylvania Group, les

économies d’énergie ont été immédiates.

Ces solutions ont permis une amélioration

instantanée de l’efficacité tout en offrant des

performances d’éclairage fiables.

L’ajout des versions SylSmart Connected,

équipées de capteurs de mouvement et de

lumière naturelle, a permis d’optimiser les

économies d’énergie.

Cette intégration intelligente améliore

non seulement l’efficacité, mais aussi

la qualité de l’éclairage, créant ainsi un

espace de travail plus confortable pour

les employés. Qualité supplémentaire : la

facilité d’utilisation de SylSmart Connected

garantit une mise en service rapide (90 % de

la configuration sont préparés hors site) et

offre une véritable flexibilité, tant dans le

processus d’installation que dans la gestion

du système.

© Sylvania Group

© Sylvania Group

© Sylvania Group

36 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

© Sylvania Group

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 37


Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 35

dans les salles serveurs représente un risque opérationnel et un coût. Ces

installations fonctionnent 24 h/24, 7 j/7, dans des conditions thermiques

exigeantes et sous contraintes de continuité de service strictes.

« Remplacer des luminaires défaillants, gérer des pannes nocturnes,

composer avec des capteurs de présence perturbés par la chaleur des

racks : ces scénarios, encore trop fréquents, sont évitables, constate

le fabricant. L’éclairage n’est pas un système secondaire, c’est un

maillon de la chaîne de fiabilité dont dépend la sécurité opérationnelle

de l’ensemble de l’infrastructure. » Le secteur des datacenters

connaît une mutation profonde, portée par l’essor de l’intelligence artificielle.

Selon Inventronics, en Europe, plus de 3 300 centres de données

sont déployés, menés par le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France. En

France spécifiquement, la puissance installée était de 714 MW en 2024

et pourrait dépasser les 4 GW d’ici 2035. Cette expansion s’accompagne

d’exigences réglementaires strictes : neutralité carbone d’ici 2030 pour

l’ensemble des centres européens.

Dans ce contexte, chaque poste de consommation énergétique – y compris

l’éclairage – devient un levier stratégique.

• • • Suite p. 41

Sur son site de 22 000 m², France Routage a remplacé

ses luminaires vétustes par 250 luminaires Clareo.

Audit énergétique, financement, fourniture et pose :

un accompagnement clé en main, sans arrêt de production.

Résultat : 80 % d’économies d’énergie et un meilleur confort

lumineux pour tous les collaborateurs.

© Benoit Diacre

© Benoit Diacre

38 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

Rénovation de l’éclairage chez

Buisard Distribution

par ACTiLED

Maître d’ouvrage : Buisard Distribution

Distributeur : UpToLED

Pilotage de la lumière : Pilotage

industrielle Buisard est un

concepteur et fabricant français de

L’entreprise

cabines destinées aux équipements

agricoles, de manutention, de travaux publics

ainsi qu’aux engins spéciaux.

Dans ses ateliers de fabrication et

d’assemblage, ce sont des linéaires

ACTiLine4330A qui ont été mis en place

dans le cadre d’un relamping de postes de

contrôle et inspection de pièces mécaniques,

auparavant équipés de tubes fluorescents

blanc chaud/blanc froid.

Des linéaires à led de 1 200 mm sont

installés au plafond, au niveau de la coupole,

assurant un éclairage général constant des

ateliers. D’autres dispositifs d’éclairage sont

positionnés latéralement, à gauche et à

droite despostes de travail afin de fournir

un éclairage plus ciblé.

Une option anti-éblouissement a été choisie

pour apporter du confort aux opérateurs.

Les luminaires offrent une puissance de

1 600 lm environ, avec la possibilité de piloter

la température de couleur blanc chaud/blanc

froid, grâce à un pilotage manuel DALI TW

(par bouton-poussoir ou télécommande).

Selon les besoins et exigences des

différentes opérations (contrôle, inspection,

soudage…), plusieurs scénarios peuvent

être configurés : blanc chaud à 100 %, blanc

froid à 100 % ou encore des combinaisons de

températures de couleur.

Ces luminaires présentent un niveau de

protection élevé (IP54), parfaitement adapté

aux environnements industriels. Conçus

et fabriqués en France, dans les ateliers

ACTiLED Lighting, ils sont réparables, aussi

bien en atelier que directement sur site.

© ACTiLED © ACTiLED © ACTiLED

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 39


Lumières Dossier

Centrale nucléaire de Golfech

par Sammode

Implantée dans le sud-ouest de la

France, la centrale nucléaire de

Golfech constitue un site stratégique

de production d’électricité.

Depuis plus de vingt ans, Sammode

y déploie ses solutions d’éclairage

industriel, conçues pour répondre aux

exigences les plus élevées en matière

de sécurité, de fiabilité et de durabilité.

Au cœur de cet environnement

contraint, chaque luminaire

Sammode est pensé pour garantir

une performance constante dans le

temps, résister aux exigences extrêmes

des différentes zones des centrales

et à leurs contraintes spécifiques

(chimiques, mécaniques, électriques,

ou d’étanchéité), et faciliter les

opérations de maintenance.

En parallèle, Sammode accompagne

le site dans la transition technologique

de son parc d’éclairage, en remplaçant

progressivement les installations

fluorescentes par des solutions led

plus performantes, sobres en énergie

et durables.

Cette collaboration de long terme

illustre pleinement l’engagement de

Sammode aux côtés des acteurs

de l’énergie : proposer des systèmes

d’éclairage robustes, pérennes

et parfaitement adaptés aux

infrastructures critiques.

© Sammode

© Alain Caste

© Sammode

© Sammode

40 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 38

Inventronics relève les défis spécifiques

de l’éclairage en datacenter

Un datacenter fonctionne 24 h/24, 7 j/7. Ces infrastructures

critiques n’admettent aucune interruption et n’acceptent

qu’un accès très contrôlé aux salles serveurs. Les allées

chaudes peuvent atteindre 45 °C en exploitation courante.

Chaque intervention non planifiée est un risque.

L’objectif : des luminaires et drivers industriels conçus pour

une durée de vie maximale dans ces conditions, limitant

les interventions au strict nécessaire. Inventronics propose

également des extensions de garantie et des services d’accompagnement

adaptés aux projets les plus exigeants, pour

garantir une tranquillité opérationnelle complète sur toute

la durée de vie de l’installation.

Si l’informatique et le refroidissement dominent la consommation

énergétique d’un datacenter, l’éclairage joue un

rôle clé dans la stratégie de décarbonation. Chaque watt

économisé sur l’éclairage réduit aussi la charge calorifique

des salles, allégeant indirectement les systèmes de climatisation.

L’adoption de solutions led à haute efficacité lumineuse

est devenue la norme pour atteindre les objectifs

européens de neutralité carbone d’ici 2030.

Pour maximiser l’efficacité, l’éclairage ne doit être activé

qu’en cas de présence humaine. Mais dans un datacenter, la

détection est complexe : les capteurs infrarouges classiques

(PIR) sont souvent perturbés par les flux d’air chaud et la

chaleur rayonnée des serveurs.

Plusieurs technologies répondent à ce défi selon les

contraintes du projet : des systèmes filaires DALI-2 avec

gradation précise, contrôle centralisé, reporting énergétique

temps réel (D4i, Parts 251–253), maintenance prédictive

; des solutions sans fil (NLC, réseaux maillés) avec un

déploiement simplifié, flexibilité d’installation, automatisation

comparable aux systèmes filaires. Dans les deux cas,

il est recommandé de mettre en place un contrôle à distance,

une gradation intelligente et intégration possible au

système de gestion du bâtiment.

Chez Sylvania Group, la priorité est donnée aux économies

d’énergie. Pour le fabricant, les sites logistiques et industriels

sont des lieux très sensibles qui nécessitent une attention

particulière car ils fonctionnent souvent 24 h/24 et ne peuvent

se permettre d’avoir un éclairage inadapté ou défectueux. Le

système d’éclairage doit pouvoir résister à des conditions difficiles

et garantir un fonctionnement ininterrompu.

La gestion au service des économies

C’est bien là la difficulté dans ces espaces : comment concilier

un éclairage permanent, des performances sans compromis

avec des économies d’énergie et une qualité de lumière pour

un meilleur confort visuel ? Nombreux sont les fabricants

à proposer des solutions de gestion. Sylvania Group, par

exemple, a développé une gamme complète de produits Syl-

Smart Connected qui permet non seulement des économies

d’énergie, mais aussi une solution de contrôle entièrement

personnalisable pour l’ensemble des espaces, afin d’optimiser

l’éclairage en fonction des besoins spécifiques.

• • • Suite p. 42

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 41


Lumières Dossier

Salle de système de gestion de contenu

de Sécurlite, éclairée par les luminaires Fila2

70 avec grille de défilement.

© Sécurlite

• • • Suite de la p. 41

« Face à l’utilisation de luminaires à haut

rendement, explique-t-on chez Sylvania

Group, dans des espaces vastes où

l’éclairage représente une importante

consommation d’énergie, SylSmart

Connected propose une solution sans

fil, facilement déployable. Grâce à des

capteurs robustes intégrés discrètement

dans chaque luminaire, cette solution

permet de capturer et de transmettre en

toute sécurité des données détaillées sur

l’occupation des espaces et la lumière

naturelle, optimisant ainsi la gestion

énergétique. »

Chez EAS Solution, l’objectif est systématiquement

d’atteindre entre 80 et 95 %

d’économies, considérant que dans la

logistique, où les zones sont larges et les

périodes d’inactivité fréquentes, on se

situe entre 90 et 95 % ; dans la production

industrielle, entre 80 et 90 %. « Le

fonctionnement est le suivant, précise

Didier Petit-Brisson : une étude d’éclairage

intègre un coefficient de maintenance

de 20 %, ce qui signifie que l’on

peut d’emblée régler les luminaires à

80 % de leur puissance tout en restant

dans la norme. Ensuite, grâce aux capteurs

de présence, nous appliquons trois

niveaux de paramétrage : pleine puissance

en présence, réduction après une

temporisation réglable, puis extinction

ou niveau de veille minimal. Ce système

est particulièrement efficace dans

les usines qui ne peuvent pas recâbler

facilement leurs zones : les luminaires

d’une zone inutilisée peuvent être coupés

indépendamment des autres, sans

toucher à l’installation électrique. Et si

la destination d’une zone change, stockage

transformé en production, par

exemple, on reparamètre simplement

les luminaires pour se conformer aux

nouvelles exigences normatives. »

EAS Solutions travaille avec deux systèmes

: le premier est l’intelligence Digital

Lumens, aujourd’hui intégrée à la

société SiteWorks, un fonds américain.

C’est un système totalement autonome,

sans dépendance réseau, ce qui convient

aux maîtres d’ouvrage qui ne souhaitent

aucune connexion cloud. Le second système

est Smart Facility Mist, développé en

Europe ; le codage de sécurisation a même

servi à des applications pour l’OTAN.

© Sécurlite

• • • Suite p. 45

42 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

OBO Bettermann à Menden (Allemagne)

par Trilux

Dans un environnement industriel où la

performance logistique repose sur

la fiabilité des infrastructures et la

lisibilité des espaces, l’éclairage devient un

levier opérationnel à part entière.

Le projet mené pour OBO Bettermann,

industriel de la technologie d’installation

électrique dans le secteur du bâtiment et de

l’industrie, à Menden, en Allemagne, illustre

ce changement de paradigme, avec une

approche globale qui structure à la fois

les flux, les usages et la performance

énergétique.

Déployé sur des espaces logistiques à forte

exigence, le dispositif s’appuie sur une

colonne vertébrale claire : le système E-Line

Pro. Ce choix garantit une homogénéité

lumineuse sur l’ensemble des zones, tout en

assurant robustesse et flexibilité dans un

environnement industriel. L’éclairage n’est plus

seulement fonctionnel, il organise l’espace et

sécurise les opérations quotidiennes.

La précision constitue un autre axe

structurant.

Les lignes continues E-Line Pro offrent une

distribution lumineuse uniforme, sans zones

d’ombre ni éblouissement. Ce niveau de

qualité visuelle améliore directement les

conditions de travail, réduit les erreurs et

renforce la sécurité sur les zones de

circulation et de stockage.

Le pilotage intelligent joue un rôle central. Le

système LiveLink Premium, interfacé avec les

luminaires, ajuste en temps réel les niveaux

d’éclairage selon les besoins opérationnels.

Détection de présence, prise en compte de la

lumière naturelle, scénarios automatisés :

l’installation s’adapte en continu. À la clé, des

économies d’énergie significatives et une

exploitation optimisée. Cette intelligence

embarquée simplifie également la gestion du

site. Le pilotage centralisé affine le contrôle

par zone, facilite la maintenance et garantit la

pérennité de l’installation.

Le projet OBO Bettermann confirme une

évolution nette. L’éclairage industriel devient

un système stratégique, au service de la

performance opérationnelle, de l’efficacité

énergétique et du confort des utilisateurs.

Les solutions comme E-Line Pro et LiveLink

Premium structurent durablement les

environnements de travail.

© Trilux © Trilux © Trilux

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 43


Lumières Dossier

Wipro Lauak modernise son éclairage

avec EAS Solutions

Dans le cadre de sa démarche structurée

de management de l’énergie certifiée

ISO 50001, Wipro Lauak a engagé un

programme de modernisation de l’éclairage

de ses sites industriels en France et au

Portugal. Comme le souligne Michael Giroud,

responsable Groupe RSE, Énergie et Climat,

« la revue énergétique a confirmé le potentiel

d’optimisation du poste éclairage, identifié

comme un levier d’amélioration à déploiement

rapide, malgré un poids relatif limité dans la

consommation énergétique globale ».

Les solutions de relamping led « standards »

ont été évaluées mais se sont révélées

insuffisantes au regard des exigences

industrielles du Groupe : des temps de retour

sur investissement supérieurs à cinq ans et une

adaptation limitée aux contraintes d’exploitation.

Les sites présentent en effet des profils de

production hétérogènes, avec des zones

pouvant rester éclairées en continu 24 h/24

sur plusieurs jours pour une activité partielle

uniquement. Cette configuration entraîne

une surconsommation structurelle, une usure

accélérée des équipements, une dégradation

progressive des performances lumineuses

ainsi qu’une augmentation des coûts de

maintenance.

Dans ce contexte, Wipro Lauak a retenu la

solution proposée par EAS Solutions, basée

sur la technologie de pilotage intelligent

Digital Lumens/SiteWorx. Cette approche

repose sur des capteurs de présence, la

prise en compte de la luminosité naturelle et

la modulation automatique de la puissance

lumineuse, permettant un ajustement en

temps réel des niveaux d’éclairement selon

les besoins réels des zones de production.

Le déploiement a été réalisé sur 6 sites

industriels, dont 5 en France et 1 au Portugal,

à l’issue d’une phase d’analyse et de cadrage

comprenant l’audit des installations existantes,

les études techniques, le dimensionnement

des solutions et la modélisation du retour sur

investissement (ROI).

Les résultats opérationnels sont significatifs :

des économies d’énergie supérieures à 85 %,

pouvant atteindre 90 % selon les configurations.

Sur un site équipé initialement en led avec

fonctionnement On/Off, l’intégration d’un

pilotage intelligent (capteurs de présence,

capteurs de luminosité et variation de

puissance) a permis de générer jusqu’à

60 % d’économies supplémentaires.

Au-delà des gains énergétiques, la solution

offre désormais à Wipro Lauak une supervision

centralisée des consommations sur l’ensemble

des sites, ainsi que la capacité d’ajuster à

distance les paramètres d’éclairage, renforçant

le pilotage opérationnel et la maîtrise des

installations.

Cette démarche illustre la volonté du

Groupe d’accélérer la transformation de

ses infrastructures industrielles vers des

solutions connectées, combinant performance

énergétique, optimisation des coûts et fiabilité

opérationnelle dans la durée.

© Wipro Lauak

© Wipro Lauak

© Wipro Lauak

44 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

• • • Suite de la p. 42

Le Smart Facility Mist intègre la détection

de mouvement et de luminosité, mais

aussi des contacts secs qui permettent de

piloter d’autres équipements : climatisation,

extracteurs, capteurs de température

connectés en radio. Tout fonctionne

sans infrastructure réseau fixe. C’est un

mode de fonctionnement autonome. « On

paramètre l’ensemble de l’intelligence,

explique Didier Petit-Brisson : scénarios,

fonctions maître-esclave, multimètre,

commandes associées ; puis on télécharge

cette configuration directement

dans la puce radio du luminaire. Une

fois cette opération effectuée, on déconnecte

la passerelle de communication et

le luminaire fonctionne de manière entièrement

autonome, sans réseau Ethernet

ni cloud. On peut à tout moment

reprendre la main, modifier le paramétrage

et repartir en mode autonome. »

Ce fonctionnement est très recherché

par les sites travaillant dans des environnements

confidentiels ou militaires, qui

refusent toute interconnexion avec leur

propre réseau. n

© Disano

Industrie Biogaz.

Solution éclairage Forma de Disano.

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 45


Lumières Dossier

Enquête produits

Étanches, efficaces,

intelligents

En lignes continues, suspensions ou encore

projecteurs, les appareils d’éclairage dédiés à

l’industrie ne manquent pas d’atouts : des indices

de protection et des résistances aux chocs élevés ;

des efficacités lumineuses souvent supérieures à

150 lm/W avec des indices de rendu des couleurs

avoisinant 90 ; sans oublier des équipements

associés qui modulent les éclairages en fonction

de la lumière du jour ou de l’occupation.

Linedo de RZB

Doté d’unités leds ultra-performantes, avec guidage optimal de la lumière

grâce à une optique à lentilles de précision en matière synthétique (PC)

claire, ce luminaire offre une répartition lumineuse à rayonnement extensif.

Il propose un flux de 27 000 lm avec une efficacité de 162 lm/W en 4 000 K.

Le montage des systèmes de profilés s’effectue simplement à l’aide

d’accessoires distincts pour suspension par câble, par chaîne ou au plafond.

Raccordement sans outil et sécurisé par des connecteurs mécaniques.

www.rzb.de/fr

Forma de DISANO

Ces plafonniers étanches comprennent

un corps fabriqué d’une seule pièce en acier

sans soudures, et il est en mesure de résister à des

environnements particulièrement agressifs. Le diffuseur en verre

trempé ou en polycarbonate stabilisé UV est accroché au corps par un

système de fixation en acier. Le luminaire offre rapidité d’installation, sécurité

au travail et confort visuel maximal. Disponible avec plusieurs optiques et

combinaisons, en versions high efficiency et à flux lumineux élevé, avec un

faible niveau de flicker. Le luminaire peut inclure des systèmes de gradation

sophistiqués. 6 000 lm, soit 162 lm/W en 4 000 K. IP66 et IK10. Existe aussi en

Forma ATEX ZONE 2.

www.disano.it/fr

High Bay Flex avec détecteur

de LEDVANCE

De classe I, ce luminaire se distingue

par son corps en aluminium

blanc (RAL 9003), son indice

de protection IP66 et une

résistance aux chocs IK10.

Pensé pour offrir une

grande flexibilité à l’installation,

il existe en On/Off Multi Lumen, avec une

sélection de la puissance sur trois niveaux via un interrupteur,

ainsi qu’en version gradable 0-10 V et DALI. Il présente un UGR

jusqu’à 22, une excellente constance colorimétrique (SDCM ≤ 3)

et un très faible scintillement. Certifié ENEC et bénéficiant d’une

garantie de 5 ans, ce luminaire se décline également en version

avec détecteur PIR de présence et de luminosité.

www.ledvance.com/fr-fr

DALI-2 Sensor LS/PD HB2 LI d’INVENTRONICS

Certifié DALI-2, ce capteur de présence a été spécifiquement développé pour les

environnements industriels à grande hauteur. Opérationnel jusqu’à 15 m, il offre une

zone de détection exceptionnelle de 30 m x 12 m depuis cette hauteur, réduisant

significativement le nombre de capteurs nécessaires pour couvrir un même site.

Son intégration dans le luminaire est simplifiée par un pas de vis standard, et sa tête

de détection IP65 garantit une fiabilité durable en environnement industriel. Alimenté

directement par le bus DALI (6 mA), aucune connexion secteur additionnelle n’est requise.

Solution de référence pour entrepôts logistiques, zones de stockage et halls industriels.

Également disponible en version Bluetooth NLC et Casambi.

www.inventronicsglobal.com

46 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

Rocks de SYLVANIA GROUP

Cette armature propose des flux lumineux qui vont de 9 000 lm à 54 000 lm avec une

haute efficacité jusqu’à 190 lm/W, en IP65 et IK08. Doté de la gestion intelligente

SylSmart Connected pour maximiser le confort des usagers et les économies

d’énergie, ce luminaire est aussi disponible avec un capteur PIR,

compatible Zhaga Book 18. Il est certifié ENEC, IFS, marquage D, VDE.

www.sylvania-group.com

Support d’appareils Linia Evo de RIDI

Le guidage du flux s’effectue par une lentille de PMMA clair, caractéristique d’émission symétrique,

à faisceau large. Le luminaire génère un flux lumineux assigné de 14 730 lm en 4 000 K et offre

une qualité de lumière élevée grâce à une tolérance chromatique < 3 SDCM. Acier,

blanc trafic similaire à RAL 9016, IP54, température ambiante admissible

– 25, – 30 °C. Le montage s’effectue par clipsage simple pour le

contact électrique et la fixation mécanique dans le système

de rails porteurs avec appareillage électronique DALI-2.

www.ridi.de/fr

Lingotto d’iGUZZINI

Ce projecteur (avec patère) présente un bras pivotant qui offre une solution

polyvalente pour l’intérieur et l’extérieur, garantissant une installation murale facile

et nette. Il est composé d’un groupe d’optiques (Opti Smart Lens : White Opti Smart

et Black Opti Smart), d’une collerette de maintien du verre et d’une patère réalisées

en alliage d’aluminium. Bloc d’alimentation électronique DALI fourni et compatible

avec les systèmes de gestion déportée. 5 finitions disponibles : blanc, noir, gris,

brun rouille et gris/jaune. Efficacité lumineuse : jusqu’à 133 lm/W. IP66 et IK07.

2 200 K, 3 000 K, 3 500 K, 4 000 K selon les modèles.

www.iguzzini.com/fr

ACTiLine4330A d’ACTiLED

Disponible en 4 longueurs (400 mm, 600 mm, 1 200 mm, 1 800 mm) et 2 niveaux

de puissance, ce plafonnier offre un indice de rendu de couleur supérieur à 84,

2 températures de couleur (4 000 K ou 5 000 K). Il s’installe facilement

grâce à son branchement sans bloc d’alimentation externe et se

fixe en applique par différents accessoires.

https://actiled.com

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 47


Lumières Dossier

Boyle Xtrem

de SAMMODE

Conçu pour les milieux les plus

extrêmes, ce luminaire ATEX zones 2,

21 et 22 offre une étanchéité et une robustesse

ultimes, grâce à une enveloppe de conception monobloc

abritant une électronique insensible aux températures

élevées et aux réseaux électriques à risque. Résistance

chimique garantie par le choix de matériaux de vasque

sans compromis : verre borosilicaté IK07 ou composite

coextrudé IK10. IP66, IP68, IP69K. IRC, 4 000 K.

www.sammode.com

Led Xion 192 B2 d’EAS SOLUTIONS

Ce projecteur affiche une efficacité lumineuse de 173 lm/W pour un flux

lumineux de 14 664 lm. Certifié IP52, il fonctionne de - 20 °C à + 55 °C (plage

étendue en option). Grâce à une gestion thermique intégrée, il protège

efficacement ses composants électroniques et assure une durée de vie

supérieure à 150 000 heures (L80), certifiée Cofrac Piseo. Avec un IRC de

84, il est disponible en 4 000 K, 5 000 K (et 3 000 K en option), ainsi qu’avec

différents systèmes d’alimentation et de pilotage (0-10V, PWM, DALI).

Fabriqué en France, il se distingue par sa réparabilité et sa durabilité. Il

est garanti 5 ans avec échange standard du luminaire (extension possible

jusqu’à 10 ans).

www.eas-solutions.fr

Induflex de FAGERHULT

Offrant un éclairage puissant et un fonctionnement fiable, ce luminaire

est disponible avec des leds standards ou premium. Avec des leds

premium, leur valeur CLO (Constant Light Output) est de L100, c’est-à-dire

qu’au bout de 100 000 heures d’autonomie le niveau de lumière est le même qu’à leur

mise en service. Il offre différentes répartitions lumineuses : faisceau étroit, moyen ou large, avec

des flux allant de 16 730 lm à 21 400 lm en 4 000 K. Il peut être contrôlé par DALI ou par e-sense Move Highbay,

un système de gestion de la lumière adapté aux défis et aux conditions des locaux industriels. Les luminaires

sont disponibles en deux longueurs (1 200 mm et 1 500 mm). Il est facile à installer, même à une grande hauteur.

www.fagerhult.com/fr

Fila² 70 de SECURLITE

Avec un IP67 et un IK10/20 joules, ce luminaire peut fonctionner

à une température ambiante de 25° C et à des températures

d’utilisation allant de - 20° C à + 35° C. Équipé d’une grille

défilement, il offre une efficacité lumineuse qui peut atteindre

129 lm/W, avec un IRC de 80 pour 3 000 K et 4 000 K. Il peut

être associé au système de détection Pro, avec ou sans

préavis d’extinction ou de veille.

www.securlite.com

E-Line Pro de TRILUX

Cette ligne lumineuse est équipée d’une nouvelle optique à lentilles, Lensible,

basée sur un alignement des leds en rangées associé à des microstructures

optiques. Cette configuration atteint jusqu’à 220 lm/W, avec des flux allant jusqu’à

28 000 lm. Le guidage précis du flux réduit les contrastes, limite les ombres

portées et abaisse l’éblouissement, avec des versions UGR19 et IRC jusqu’à 90.

Le système repose sur une plateforme modulaire avec 22 optiques adaptées

aux usages, des températures de couleur de 2 700 K à 6 500 K et des variantes

Tunable White pour les approches HCL (Human Centric Lighting).

www.trilux.com/fr

48 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Dossier

Speedy Slim Essential de LÉBÉNOÏD

Les puces leds SMD2835 haute performance garantissent une efficacité de l’appareil

allant jusqu’à 135 lm/W (+/- 10 %). Le luminaire est équipé d’un driver interne à double

isolation IP65, d’un câblage traversant de 1,5 mm² et d’un interrupteur de

couleur 3 000 K-4 000 K-5 000 K. Grâce aux embouts sans vis et aux

connecteurs sans outil, il peut être installé facilement.

Il se compose d’un boîtier très robuste en

polycarbonate IK08 avec un

indice de protection IP65.

www.lebenoid.fr/

Highbay de CLAREO

Spécialement conçu pour

l’éclairage grande hauteur des

entrepôts et ateliers, ce luminaire

industriel haute performance présente

un rendement de 200 lm/W associé à un Power Switch. L’angle est réglable sans

outil : 60°/90°/110°. Doté de l’interface Zhaga pour détecteur Sensor One ou Sensor

Bluetooth. Il se décline en trois puissances : 150 W, 170 W et 200 W. IP65 et IK08.

www.clareolighting.com/fr

Gestion d’éclairage par WAGO

WAGO propose une solution de gestion

d’éclairage pour halls de production et

entrepôts basée sur le contrôleur PFC200

et le module DALI-2 du système

WAGO I/O System 750. Chaque

module pilote jusqu’à 64 luminaires

DALI, 16 capteurs et 16 poussoirs.

L’éclairage est organisé en « espaces

virtuels » configurables via une

interface Web HTML5 accessible en

HTTPS, sans programmation ni logiciel

local. Compatible DALI, KNX, EnOcean,

Modbus TCP/IP et OPC UA, la solution intègre

des fonctions de gradation, contrôle de lumière du jour,

lumière constante, programmation horaire et Human Centric

Lighting (HCL). La version 2.1 ajoute un accès cloud aux

données du système.

www.wago.com/fr

thePassa de THEBEN

Ce détecteur de présence DALI pour les

allées logistiques est compatible

avec des hauteurs jusqu’à 15 m

et couvre une zone rectangulaire

de 30 m x 5 m adaptée aux

rayonnages d’entrepôts. Doté de

deux circuits DALI-2 indépendants, il

permet de gérer séparément deux portions

d’allée afin d’éclairer uniquement les

zones occupées. Le détecteur ajuste

également le flux lumineux selon

l’apport de lumière naturelle

et peut maintenir un éclairage

résiduel en absence de détection.

Compatible KNX, il peut être

intégré dans une GTB ou un BMS.

www.theben.fr

EcoStruxure Building Operation de SCHNEIDER ELECTRIC

Schneider Electric intègre des fonctions de gestion d’éclairage dans sa plateforme

GTB. Compatible BACnet et Modbus, la solution centralise le pilotage de l’éclairage

des sites industriels et entrepôts. La plateforme automatise l’éclairage selon

l’occupation des zones, les horaires d’exploitation et les pics d’activité. Elle adapte

également le flux lumineux aux apports de lumière naturelle et permet le maintien

d’un éclairage minimal de sécurité hors exploitation. EcoStruxure Building Operation

assure la supervision multisite ainsi que le suivi des temps d’allumage et des

consommations par zone pour optimiser les usages énergétiques.

www.se.com/fr

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 49


Lumières Designer

© DR

Diplômée en architecture du Politecnico di Milano, Roberta Molteni débute sa carrière à Milan,

notamment au sein du Studio de Renzio & Urquiola, puis au sein du Studio & Partners et Michele

De Lucchi, avant de s’installer à Paris au début des années 2000 pour élargir son horizon créatif.

Après des expériences en architecture et en design d’intérieur auprès d’Antonio Virga puis de

Christophe Pillet, elle développe une approche très personnelle de l’espace. Depuis la création de son

studio en 2010, l’architecte italienne approfondit une réflexion centrée sur l’habitat, la fonctionnalité

et le confort du quotidien, dessinant régulièrement du mobilier sur mesure pour accompagner les

usages réels de ses clients. Fascinée par la lumière comme élément essentiel de l’architecture, elle

signe aujourd’hui son premier luminaire édité par Brossier Saderne, le RM031, né de sa passion pour

les anciennes opalines qu’elle collectionne depuis des années.

Opaline et laiton,

une lumière à deux voix

Comment est née votre sensibilité à la lumière ?

La lumière a toujours fait partie de ma réflexion d’architecte.

Pour moi, c’est un élément fondamental

de l’architecture, parce

qu’elle permet de révéler

un espace, une matière, un

objet. Elle participe aussi au

bien-être. Grâce à la lumière,

on crée des atmosphères différentes

selon les pièces et

selon les usages. Dans un salon,

par exemple, on ne cherche pas la

même ambiance que dans une cuisine

ou une chambre. Quand je conçois

un espace, je réfléchis toujours à la façon

dont il sera éclairé. Un luminaire n’est pas un

objet ajouté après coup, il fait partie intégrante du

projet architectural. Et puis il y a aussi l’écoute des

usagers. Je travaille beaucoup avec mes clients sur

leurs sensations, leurs habitudes de vie, leur manière

d’occuper un lieu. La relation et l’écoute avec

les clients sont plus liées à l’espace qu’à la lumière.

Votre premier luminaire est né d’une

collection personnelle d’opalines anciennes.

Comment cette idée s’est-elle transformée

en projet ?

Je collectionnais depuis longtemps

des opalines anciennes, des globes

en verre. J’étais fascinée par

leurs couleurs, l’épaisseur du

verre, leur matière. Dès que je

voyageais, à Paris ou ailleurs, je regardais toujours si je pouvais en

trouver de différentes couleurs : blanche, verte, rose, bleue… Au

départ, ces opalines étaient simplement posées chez

moi, sur des étagères. Et puis

je me suis dit qu’il fallait leur

redonner vie, les remettre littéralement

en lumière. C’est

comme ça qu’est née l’idée

de créer une colonne pour les

accueillir. Ce qui m’intéressait

surtout, c’était le dialogue

entre deux types de lumière :

celle, douce et diffuse, du verre

opalin, et celle, plus géométrique, du

cylindre métallique perforé, qui projette

des points lumineux et des ombres sur les

murs. Le contraste entre le métal et le verre créait

quelque chose de très vivant. J’ai réalisé ces lampes

moi-même, en très petites séries, ce que je continue

à faire aujourd’hui. Mes collections s’appellent Otto

Lampade, Nove Lampade, selon le nombre de pièces

présentées. Puis, un ami m’a mise en contact avec

Tristan de Witte et Brossier Saderne. À partir de là,

nous avons commencé à réfléchir à une version éditée

et industrialisable de ce luminaire.

Qu’est-ce qui a changé avec le passage

à l’édition industrielle ?

La première chose, c’est l’échelle. Mes

opalines de collection étaient

très grandes, certaines faisaient

quarante centimètres

50 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Designer

de diamètre. J’aime cette présence

sculpturale pour une

pièce unique, mais avec

Brossier Saderne, nous

avons retravaillé les proportions

pour l’édition.

L’opaline est devenue

plus petite, tout comme

le cylindre en laiton et la

base en verre laqué. L’idée

était de conserver l’esprit de la

lampe tout en créant un objet plus consensuel, et

plus facile à intégrer dans un intérieur, un studio, un appartement,

un hôtel, un bureau, une galerie, un restaurant… Il existe

aujourd’hui une seule taille, mais deux versions : une lampe à

poser et une suspension. C’est le même objet, utilisé différemment.

Pour la suspension, nous avons aussi beaucoup travaillé

les détails techniques, notamment la rosace et la sortie de câble.

Je voulais éviter les gros éléments du boîtier DCL. Ces détails

participent à l’élégance de l’objet.

Comment avez-vous conçu ce modèle ?

Je suis partie directement de l’opaline. Chaque projet a son propre

processus créatif, mais ici, tout est né de cet objet existant. J’ai

commencé par dessiner, faire des esquisses, chercher les justes

proportions. Le dessin est toujours mon point de départ. C’est lui

qui me permet de réfléchir et de me projeter. Ce qui m’intéressait

aussi, c’était de détourner l’usage traditionnel des anciennes opalines.

On les voyait souvent suspendues, avec l’ouverture tournée

vers le bas, comme au-dessus des tables de billard ou dans les

cuisines anciennes. J’ai voulu les retourner, ouvrir le globe vers le

haut, presque comme une fleur, un trophée ou une coupe lumineuse.

Cela change complètement la perception de l’objet. Ensuite,

j’ai travaillé avec des formes découpées et des prototypes

pour observer les proportions, et la manière dont les matières

interagissaient. La lumière était essentielle dans cette phase. À

l’origine, il y avait deux sources lumineuses distinctes : une pour

l’opaline et une pour le cylindre perforé.

Le cylindre perforé crée

justement un jeu de lumière

très particulier.

Pouvez-vous expliquer

ce rendu graphique ?

Selon le type d’ampoule utilisée,

satinée ou transparente,

la lumière projette des points

lumineux et des ombres sur

le mur. La partie perforée

laisse passer la lumière, les zones

pleines créent l’ombre. Cela produit une sorte de vibration

graphique autour de la lampe. L’opaline, elle, diffuse une lumière

beaucoup plus douce. Certaines opalines anciennes étaient même

composées de deux couches de verre : par exemple un verre bleu à

l’extérieur et blanc à l’intérieur, afin d’obtenir un rendu plus clair et

plus lumineux. C’est un travail de matière fascinant.

Qu’avez-vous appris avec cette première

collaboration industrielle ?

J’ai découvert tout le travail de simplification nécessaire pour

rendre un objet industrialisable sans perdre sa beauté ni sa fonctionnalité.

Par exemple, le système initial à double éclairage était

trop complexe et trop coûteux à produire. Nous avons donc retravaillé

entièrement le système lumineux avec Brossier Saderne pour

parvenir à une seule source lumineuse, positionnée plus bas dans le

cylindre en laiton, capable d’éclairer à la fois l’opaline et le cylindre.

Cela a demandé beaucoup de recherches techniques, notamment

sur les ampoules et leurs dimensions. Ce que j’ai trouvé passionnant

dans cette collaboration, c’était le dialogue avec les équipes de

Brossier Saderne. Je leur faisais part des éléments auxquels je ne

voulais pas renoncer, et ils me proposaient des solutions en retour.

C’était ma première expérience d’industrialisation d’un de mes

objets, et cela a pris du temps. Nous avons commencé à travailler

sur cette lampe en 2023 avant d’aboutir aux deux versions finales

prêtes pour le lancement.

Rubrique réalisée par Alexandre Arène

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 51


Lumières Showroom

DISANO fait son show

© Disano © Disano

Fondé en 1957 à Milan par Ignazio Disano, le groupe Disano figure aujourd’hui parmi les références européennes

de l’éclairage professionnel généraliste. À travers les marques Disano et Fosnova, le groupe revendique une

approche holistique de l’éclairage professionnel. Disano couvre les applications tertiaires, industrielles, sportives,

urbaines et d’infrastructures, tandis que Fosnova concentre son expertise sur les solutions architecturales et

décoratives, le tout avec des produits 100 % réparables et fabriqués à 90 % en Italie et à 10 % en Espagne. Cette

complémentarité permet au groupe de répondre à une grande diversité de projets, des installations techniques

aux projets architecturaux, où le design et l’intégration lumineuse occupent une place centrale. En France, la

filiale est implantée depuis 1996 à Allonzier-la-Caille, près d’Annecy, en Haute-Savoie. Le siège français du groupe,

d’une superficie totale de 6 000 m², héberge le siège social à l’étage, un entrepôt de stockage de 5 500 m² au rez-dechaussée

et un showroom partagé entre le hall d’entrée et l’extérieur du bâtiment. Un espace pensé comme une

vitrine du savoir-faire du fabricant italien, où se côtoient éclairage urbain, architectural et produits techniques.

Depuis le 14 mai 2026, le groupe ouvre une nouvelle phase de développement avec l’arrivée d’Ambienta,

gestionnaire d’investissement européen spécialisé dans la durabilité environnementale, en tant que partenaire

stratégique. Partenariat qui s’inscrit dans une vision commune : accélérer l’innovation, renforcer l’efficacité

énergétique des solutions d’éclairage et accompagner durablement les transformations du secteur.

52 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026

« Avec sa forme ronde, simple et moderne, Ischia est le produit idéal pour éclairer

les espaces verts et les zones résidentielles »

Ischia a été conçu pour remplacer les luminaires boules, interdits par l’arrêté

du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des

nuisances lumineuses. Il a été décliné en petite taille avec Mini Ischia. Ischia,

d’un diamètre de 50 cm, a été prévu pour une hauteur de pose supérieure à

3 mètres et Mini Ischia, d’un diamètre de 34 cm. Ces luminaires offrent une

grande adaptabilité grâce à une multitude de faisceaux et trois températures

de couleurs : 2 200 K, 3 000 K (et 4 000 K dans le cas où il est possible d’utiliser

cette température de couleur). Ils peuvent accueillir différents types de led et

plusieurs systèmes de gestion, du plus simple au plus complexe.


Lumières Showroom

« Un luminaire polyvalent pour l’éclairage public »

Giovi et Mini Giovi sont des luminaires d’éclairage public routier à led,

conçus pour répondre aux enjeux de performance énergétique et de

pilotage. Réalisés en aluminium moulé sous pression, ils présentent un profil

aérodynamique limitant la prise au vent et intègrent des leds de dernière

génération. La gamme est déclinée en plusieurs optiques, adaptées aux

différents usages de l’espace public : voirie, pistes cyclables, places ou

passages piétons. Le faisceau lumineux, précis et modulable, permet une

parfaite maîtrise de la zone à éclairer, limitant la dispersion et la pollution

lumineuse. Disponibles en 3 000 K, (4 000 K si possible dans le cadre du

décret) et 2 200 K, Giovi et Mini Giovi intègrent différents systèmes de

gestion, notamment DALI, Minuit virtuel ou Zhaga, afin d’ajuster le flux

lumineux aux besoins réels.

© Isabelle Arnaud

« Granada est une lanterne led 4 faces au design classique,

dans l’esprit des centres-villes historiques »

© Disano

Disano signe avec Granada un luminaire urbain qui reprend les codes de la lanterne

4 faces traditionnelle. Pensé pour les places, rues et quartiers résidentiels, le luminaire joue

sur une silhouette classique pour s’inscrire dans les environnements patrimoniaux. Sous

cette esthétique intemporelle, Granada embarque une source led configurable. Un double

sélecteur permet d’ajuster directement la puissance et la température de couleur en 2 700 K,

3 000 K (ou 4 000 K, si possible dans le cadre du décret). Le luminaire peut atteindre 8 865 lm

pour 60 W. Développé pour durer en extérieur, il associe un corps en aluminium moulé, une

optique asymétrique anti-éblouissement ou rotosymétrique, une protection IP66 et une

résistance mécanique IK08. Une manière, pour Disano, de faire dialoguer patrimoine urbain,

technologie de l’éclairage et performance énergétique.

« La borne led symétrique/asymétrique Faro 5 a été pensée

pour structurer les espaces extérieurs »

Dédiée à l’éclairage des jardins, parcs, allées et pistes cyclables, la borne Faro 5 se

décline en trois hauteurs : mini, bas et haut. Son format compact et son faisceau

asymétrique permettent de guider la lumière avec précision, tout en limitant les

débordements lumineux sur l’environnement proche. Installée sur colonne acier,

la borne intègre une source led jusqu’à 11 W pour un flux jusqu’à 637 lm et une

température de couleur de 3 000 K. Son corps cylindrique en aluminium extrudé et

son diffuseur en polycarbonate anti-éblouissement visent une utilisation durable en

extérieur. La Faro 5 affiche un indice de protection IP66 et une résistance IK10.

© Disano

« Avec Forum 2.0, Disano fait évoluer son projecteur vers une

version pensée pour les grands espaces, où la lumière doit être

à la fois puissante, maîtrisée et durable »

Destiné aux stades, infrastructures sportives ou vastes

installations intérieures et extérieures, ce projecteur

modulaire mise sur la polyvalence. Disponible en versions à

un, deux ou trois modules, il s’adapte aux différentes configurations grâce à une large palette d’optiques capables de répondre

à des exigences d’éclairage très variées. Avec un flux permettant d’atteindre les 273 209 lm pour une puissance de 1 625 W,

Forum 2.0 est constitué de matériaux et de composants électroniques sélectionnés pour résister aux chocs mécaniques, aux

contraintes thermiques et aux intempéries. Disponible en version on/off, DALI ou DMX, avec sa température de couleur de

5 700 K et un IRC de 70 (autre choix possible sur demande), il accompagne l’essor de la led dans les équipements sportifs, où

économies d’énergie et qualité visuelle deviennent indissociables.

Disano

Rubrique réalisée par Alexandre Arène

1 443, route de l’Arny

74350 Allonzier-la-Caille

Contact : 04 50 33 08 10

commercial@disano.fr - www.disano.fr

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 53


Lumières Cahier technique

Éclairage

dans les aéroports

Dossier réalisé par Isabelle Arnaud

Aéroport international de Charleroi, Belgique

Solution éclairage : Trilux

© Trilux

54 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Cahier technique

iGUZZINI : la gestion des flux est la priorité n o 1

© iGuzzini

« L’expérience du voyageur se trouve au centre de nos préoccupations, affirme

Renaud Lièvre, directeur général iGuzzini France. En effet, les voyages, en particulier

en avion, créent énormément de stress qui réduit les capacités d’orientation des

passagers. Or, le voyageur doit toujours être capable de se diriger aisément dans

toutes les zones. Donc la gestion des flux est la priorité numéro un d’un aéroport ;

et la lumière va contribuer à réduire ce stress et accompagner les voyageurs tout

au long de leur parcours. »

Comment la lumière peut-elle aider à

la gestion des flux ?

La lumière se perçoit avant de se remarquer.

Elle suggère des comportements

par l’intensité, la température de couleur

et l’orientation du faisceau. Dans les espaces

d’attente, un éclairage chaleureux

et confortable incite à la relaxation, donne

l’impression que le temps s’écoule plus doucement

et oriente naturellement les passagers

vers la bonne porte. Mais notre mission

ne s’arrête pas là. Les aéroports, comme les

grandes gares, sont devenus de véritables

lieux de vie : commerces, restaurants, espaces

cosy avec sièges confortables et aires

de jeux pour enfants, le tout dans un continuum

ouvert. Nous faisons appel à des appareils

dotés de faisceaux précis, capables

de gérer simultanément ces fonctionnalités

très différentes ; puis nous nous intéressons

aux contraintes techniques propres à

chaque site.

Fiumicino Airport Roma. © Luca Petrucci.

Fiumicino Airport Roma. © Luca Petrucci.

Pour le choix des luminaires ?

Oui. Dans des halls de très grande hauteur,

il faut des appareils puissants à faisceaux

étroits : la précision d’un luminaire

muséal combinée à la robustesse d’un appareil

routier. iGuzzini couvre l’ensemble

de ce spectre, car nous concevons aussi

bien des produits d’éclairage de musées

que des luminaires dédiés à l’hospitality

ou aux espaces urbains. Nous privilégions

des supports pouvant accueillir plusieurs

types d’appareils, ce qui permet une approche

scénographique intéressante. À cela

s’ajoute un éclairage diffus pour les grands

volumes ; pour Roissy-Charles-de-Gaulle,

nous avions conçu un éclairage zénithal reproduisant

la direction de la lumière naturelle.

Aujourd’hui, on va plus loin : on nous

demande de travailler sur les variations de

température de couleur au fil de la journée.

Nous remplaçons également des luminaires

installés depuis vingt ans par des modules

led, en conservant l’enveloppe d’origine ;

ces appareils sont toujours à notre catalogue,

mis à jour en led. C’est l’un de nos

atouts en tant que fabricant européen :

pouvoir accompagner nos productions sur

plusieurs décennies et les faire évoluer

sans rupture.

Vous voulez dire que les

adaptations s’inscrivent

dans votre catalogue ?

Tout à fait. Nous proposons

des systèmes et des

kits rétrofit permettant de

remplacer la technologie à

l’intérieur du luminaire ; à

plus long terme, nous remplaçons

aussi le luminaire

complet pour des raisons

mécaniques ou techniques.

Comme nous améliorons

nos gammes en continu,

il est possible de retrouver

le même design vingt ans après, avec

quelques ajustements. Et l’on peut aller

encore plus loin.

Comment pouvez-vous

« aller plus loin » ?

Je pense notamment au Li-Fi : la possibilité

de capter un signal internet via la

lumière dans un environnement sécurisé.

Les applications sont multiples. Certains

de nos luminaires intègrent déjà des balises

recréant un réseau de géolocalisation intérieure

; dans un aéroport, le voyageur peut

ainsi, depuis son téléphone, se repérer avec

précision et rejoindre sa porte d’embarquement

en toute confiance. L’éclairage recèle

un potentiel de développement considérable

pour les infrastructures de transport ;

iGuzzini s’emploie à en explorer et à en

déployer toutes les dimensions. n

Queen Alia Airport Amman. © Nigel Young Foster+Partners.

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 55


Lumières Cahier technique

TRILUX : rénovation et innovation

dans les espaces intérieurs

© Yves Trotzier

Florian Martin, directeur commercial grands comptes France chez Trilux, présente

les opérations de rénovation conduites par la marque dans les aéroports. Basé à

Entzheim, en Alsace, Trilux intervient principalement dans les espaces intérieurs.

« Nos opérations dans les aéroports concernent principalement la rénovation. Les

aéroports comprennent de nombreux espaces avec des grandes hauteurs sous plafond

où il est coûteux d’intervenir pour changer les sources. Aujourd’hui, la rénovation

s’impose pour passer à un éclairage led et améliorer le parcours des passagers. »

© Trilux

des luminaires architecturaux

à émission

exclusivement

indirecte, afin que

la lumière enveloppe

l’espace sans

que l’appareil luimême

ne s’impose visuellement.

Tout cela

dans le cadre strict

des nombreuses contraintes.

rement suffisants, mais dans une ambiance

très tamisée, sans éblouissement, pour rester

concentrés sur leurs écrans et leurs instruments.

Pour le luminaire d’éclairage général,

nous avons conçu une bague spécifique

placée devant le réflecteur en nid d’abeilles,

couplée à une tige métallique qui assure à la

fois la connexion électrique et la fixation au

plafond. Nous avons dû transformer notre

produit afin d’obtenir un UGR inférieur ou

égal à 16. Un concept innovant, réalisé à partir

d’un modèle existant.

Dans quelles zones intervenez-vous

lors des opérations de rénovation

de l’éclairage ?

Quasiment tous les espaces sont concernés

: lounges, zones d’attente, guichets,

zones de récupération des bagages, etc.

Les aéroports disposent de luminaires robustes

et durables, mais qu’il ne sera bientôt

plus possible de maintenir : les lampes à

décharge ne seront plus disponibles à l’horizon

2027. Notre mission est de faire passer

ces installations en led, pour permettre

des économies d’énergie significatives et

apporter davantage de confort aux usagers.

La température de couleur joue un rôle

déterminant : dans une zone d’attente

où les voyageurs peuvent patienter plusieurs

heures, on privilégie une lumière

douce à 3 000 K ; les circulations et zones

de passage seront plutôt éclairées à

4 000 K. De manière générale, plus les niveaux

d’éclairement sont élevés, plus les

températures de couleur sont froides. Nous

avons ainsi rénové récemment un grand

lounge : espace central de plus de 15 mètres

de hauteur sous plafond, avec d’énormes

poutres apparentes et d’importants apports

de lumière naturelle. Nous avons opté pour

© Trilux

De quel ordre étaient ces contraintes ?

Elles étaient de trois types : techniques et

réglementaires, liées aux exigences de la

maîtrise d’ouvrage, et aux besoins des passagers

eux-mêmes. Le choix de l’indirect

a permis de mieux intégrer les appareils à

l’architecture, sans que l’objet lumineux ne

capte l’attention. Nous avons travaillé très

en amont avec le bureau d’études, en intégrant

matières, couleurs et textures zone par

zone. Un aéroport est un environnement en

mouvement permanent ; un éclairage tamisé

et chaleureux convient à l’attente, mais les

passagers circulent sans cesse, et chaque espace

appelle une réponse différente. La tour

de contrôle illustre bien cette complexité :

les opérateurs ont besoin de niveaux d’éclai-

Est-ce que ce développement sur

mesure ne complique pas l’étude

d’éclairage ?

Pas vraiment ; au contraire, il nous pousse à

mieux comprendre les attentes de nos clients

et à innover. Le fait de disposer d’usines en

Europe simplifie les échanges, raccourcit les

délais et rassure les maîtres d’ouvrage. Je

préfère parler d’ajustements techniques plutôt

que de sur-mesure, c ar nous partons souvent

de nos gammes existantes pour les modifier

et les adapter aux besoins des clients ;

les écarts par rapport au standard sont maîtrisés

et reproductibles. Et notre expérience

dans les infrastructures aéroportuaires nous

a appris une chose : rénovation rime presque

toujours avec innovation. n

© Trilux

56 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Cahier technique

abel : sécuriser les passages piétons par la lumière

© DR

Denis Pomarel est président d’abel, entreprise familiale française basée à Brive-la-

Gaillarde forte d’une centaine de collaborateurs, qui conçoit et commercialise des

luminaires d’éclairage extérieur depuis plus de soixante-dix ans. Spécialiste du

mobilier urbain lumineux, la société a adapté sa borne S-Pass pour répondre à un

besoin spécifique : offrir aux piétons et aux automobilistes un aménagement lisible

et sécurisant sur les traverses des parkings aéroportuaires.

Quelles sont les caractéristiques de la

borne S-Pass ?

Tout est parti d’une demande concrète

d’une commune qui souhaitait faire ralentir

les automobilistes aux passages piétons

donnant accès à un camping. L’objectif

était de favoriser les conditions de traversée

pour les piétons et de rendre les passages

nettement plus visibles. Nous avons

proposé de matérialiser les axes de traversée

au sol par une lumière bleue ; une

couleur qui se distingue efficacement dans

des environnements visuellement chargés,

où la densité de signaux lumineux est déjà

très élevée. Dans un parking d’aéroport,

les zones de circulation mixte véhiculespiétons

sont étendues et les flux, intenses

en permanence ; on retrouve les problématiques

d’une ville, mais en bien plus concentré.

En lien avec un bureau d’études, nous

avons cherché à renforcer la perception des

passages piétons par les conducteurs, en

jouant à la fois sur le sol et sur la hauteur.

C’est dans ce cadre qu’Orly a été équipé :

une cinquantaine de passages aux abords

des entrées de parkings donnant accès aux

terminaux 1 à 4, avec une implantation

régulière qui crée un véritable effet de guidage

continu ; pour le voyageur chargé de

bagages qui découvre le site, la ligne bleue

est un repère immédiat et rassurant.

Comment fonctionne le dispositif ?

La borne S-Pass génère un marquage lumineux

bleu au sol, produit par quatre projecteurs

à faisceau étroit intégrés à sa base ;

ce faisceau couvre des chaussées jusqu’à

une dizaine de mètres de large et crée un

contraste marqué avec les bandes blanches

du zébra. En tête de borne, une led bleue

orientée dans les deux sens de circulation

émet un signal d’avertissement qui incite

les conducteurs à ralentir bien avant la

traversée. De jour, la lisibilité du mobilier

est renforcée par le contraste visuel de la

tête blanche sur le corps quadricurve gris.

La borne se substitue aux potelets réglementaires

qui encadrent habituellement

tout passage piétons ; elle est conforme

aux normes d’accessibilité en vigueur, notamment

pour les personnes malvoyantes,

et n’ajoute aucun mobilier dans l’espace

public. Pour les gestionnaires d’infrastructure,

c’est un argument essentiel : on n’augmente

pas le nombre de mobiliers, on améliore

leur performance.

Le système est allumé en permanence ?

Pas nécessairement. Nous pouvons intégrer

des détecteurs de présence et de

mouvement ; dans ce cas, l’intensité des

projecteurs augmente dès qu’un piéton

s’approche, ce qui renforce l’alerte au moment

précis où elle est nécessaire. À Orly,

l’enchaînement régulier des passages crée

© abel

un guidage lumineux continu qui réduit

durablement les conflits entre véhicules et

piétons sur l’ensemble du parcours d’accès

aux terminaux. Pour aller encore plus loin,

nous avons développé la borne S-Pass+ :

une colonne lumineuse quadricurve de

4 mètres de hauteur, associée à une borne

S-Pass classique, qui déclenche à l’approche

un message visuel de prévention ;

« Attention Piétons » ; en lumière bleue ou

blanche selon le contexte. L’automobiliste

dispose ainsi d’une alerte visuelle en hauteur,

très visible, qui vient compléter le

faisceau rasant au sol. Notre valeur ajoutée,

c’est d’améliorer l’expérience concrète des

usagers, et le champ des développements à

venir est encore très large… n

© abel

© abel

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 57


Lumières

Lumières Cahier technique

ECLATEC : Keris, une gamme dédiée aux parkings avions

© DR

Sébastien Dumont, responsable de l’activité éclairage technique pour le groupe

Agora Makers, présente le contrat remporté par Eclatec auprès du Groupe ADP

pour moderniser l’éclairage des aires avions des aéroports de Paris-Orly, Paris–

Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget. Ce programme de remplacement progressif

des lampes à décharge, sur une durée de huit ans, mobilisera 1 200 projecteurs des

modèles Keris 5 et Keris 6, dont les premières livraisons sont prévues en 2026.

© Eclatec

Quel est le cahier des charges pour

éclairer les zones de stationnement

avions ?

Dans ces environnements où la sécurité des

opérations au sol est absolument essentielle,

la qualité de la lumière joue un rôle

déterminant. On ne peut pas accueillir un

Boeing 747 transportant 400 passagers sur

un tarmac avec des défauts d’éclairage ;

les niveaux sécuritaires sont très élevés et

non négociables. Pour répondre à ces exigences,

nos équipes R&D ont conçu une

lentille optique spécifique, garantissant un

éclairement maîtrisé et une forte uniformité

lumineuse sur l’ensemble de la zone. Ce

développement s’appuie sur un processus

interne complet qui associe conception mécanique,

laboratoire photométrique et validation

technique. Ce programme répond à

un double objectif : anticiper la fin de vie réglementaire

des lampes à décharge prévue

à l’horizon 2027 ; et améliorer significativement

la performance énergétique des installations.

La robustesse des luminaires, la

précision photométrique et notre engagement

industriel, conception et fabrication

en France, ont été des facteurs clés dans

la confiance accordée par le Groupe ADP.

58 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026

Nous avons adapté notre gamme Keris, initialement

conçue pour l’univers sportif, aux

contraintes spécifiques de l’aéronautique.

Les zones concernées sont celles où

les avions attendent et réceptionnent

les passagers ?

Exactement. Mais les aires avions sont

bien plus que des espaces d’accueil des

voyageurs. Il y a aussi les bagagistes, les

mécaniciens, les agents de piste ; c’est une

véritable fourmilière qui s’active en permanence

sous les appareils, avec un personnel

amené à réaliser des tâches de précision

dans des délais serrés. L’éclairage doit y

assurer un éclairement horizontal et vertical

parfaitement maîtrisé, garantir une uniformité

élevée, limiter les zones d’ombre

et offrir une lisibilité optimale de chaque

opération au sol. L’optique développée pour

Keris a permis d’y répondre efficacement,

notamment à l’aéroport de Marseille-Provence,

où plus de 150 projecteurs ont été

installés en rénovation ; le dispositif réduit

considérablement les nuisances lumineuses

tout en diffusant le flux en un large

faisceau uniforme. Pour le Groupe ADP, le

périmètre ne se limite pas aux trois grandes

plateformes ; il englobe l’intégralité des aéroports

et aérodromes gérés par le groupe,

y compris à l’international.

Comment avez-vous adapté

votre gamme Keris ?

La gamme se décline en six tailles, de

Keris 1 à Keris 6, pour répondre à des configurations

très différentes. Chaque luminaire

se compose d’un projecteur à vasque en

verre et d’un driver séparé. Sur notre site de

production de Maxéville, en Meurthe-et-Moselle,

nous avons développé des accessoires

dédiés, coupe-flux, casquettes, permettant

de réduire davantage l’impact environnemental

et de limiter la pollution lumineuse

vers les zones adjacentes. Les luminaires

sont ensuite montés sur les couronnes des

mâts existants, qui atteignent 20 mètres,

parfois 30 mètres de hauteur ; la fixation en

façade de bâtiment est possible mais rare,

car elle risque de créer une gêne visuelle

pour les opérateurs de la tour de contrôle.

Relever ce défi en tant que fabricant français,

en circuit court, face à des appels

d’offres européens ouverts à la concurrence

mondiale, est un engagement fort. Parce que

dans un aéroport, la lumière n’éclaire pas

seulement les pistes ; elle sécurise chaque

mouvement au sol, à chaque heure du jour

et de la nuit. n

© Eclatec


EAS SOLUTIONS : flexibilité et réactivité

Lumières Cahier technique

© DR

« Créée par mon associé Didier Petit-Brisson en 2009, EAS Solutions, située à Pompignac,

près de Bordeaux, a entamé sa collaboration avec les Aéroports de Paris (Groupe ADP)

dès 2013, explique Pascal Perreau, directeur technique associé chez EAS Solutions.

Ces premières installations concernaient des systèmes d’éclairage à led pour un

parking extérieur situé entre les terminaux 2E et 2F de l’aéroport Charles-de-Gaulle.

Par la suite, notre partenariat s’est étendu à de nombreux autres projets, aussi bien

en intérieur qu’en extérieur, impliquant des produits que nous distribuons ou que nous

concevons et fabriquons sous notre propre marque. »

Quels avantages vous apporte cette

hybridité producteur/distributeur ?

Cette double casquette, à la fois fabricant

et distributeur, nous confère une flexibilité

et une réactivité uniques sur le marché.

Elle nous permet notamment de développer

et fabriquer rapidement des solutions

sur mesure, avec une production majoritairement

localisée en France et en Europe.

Pour le Groupe ADP, cet atout est déterminant

: il garantit une réactivité accrue, que

ce soit pour les composants électroniques,

les drivers ou les luminaires eux-mêmes.

Tous nos produits sont conçus pour être

réparables, ce qui constitue une véritable

valeur ajoutée dans un contexte où la durabilité

est cruciale. En tant que spécialistes

des composants, nous accordons une attention

méticuleuse au choix des leds, à leurs

performances, à leur rendement lumineux

et à leur durée de vie. Par exemple, nous

avons réalisé une étude pour remplacer

l’éclairage indirect dans le hall des départs

d’un des terminaux de Roissy-CDG par un

éclairage direct, à base de downlights de

70 W, installés sous la voûte à 12 mètres

de hauteur. Le produit existait déjà, mais

nous l’avons entièrement repensé pour qu’il

réponde précisément au cahier des charges

du maître d’ouvrage, notamment en termes

de flux lumineux et de distribution de la

lumière. Ensuite, on nous a également

confié la rénovation de la zone de réception

des bagages, encore équipée à l’époque

de downlights surdimensionnés avec des

lampes à induction. Nos luminaires, bien

plus compacts, ne permettaient pas de

réutiliser les ouvertures existantes dans le

plafond…

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons proposé une solution technique

innovante : un luminaire asymétrique spécialement

conçu pour s’intégrer dans les

ouvertures existantes, sans nécessiter de

percement supplémentaire. Normalement,

il aurait fallu créer de nouveaux trous d’encastrement,

bien plus petits, et reboucher

les anciens, mais cette option était exclue

pour des raisons de coût et de logistique.

Nous avons donc développé un adaptateur

sur mesure, permettant de glisser notre luminaire

dans l’espace disponible. Ensuite,

nous avons conçu un réflecteur asymétrique

pour garantir les niveaux d’éclairement

requis, malgré les contraintes

géométriques. Cette approche illustre parfaitement

notre capacité à répondre à des

besoins clients très spécifiques. Soit nous

adaptons des produits existants, soit nous

développons des solutions entièrement

nouvelles. Ces innovations, initialement

conçues pour un client, finissent souvent

par intégrer notre catalogue, ce qui enrichit

notre offre globale. Ce n’est pas une

production industrielle de masse, mais des

produits à très longue durée de vie, parfaitement

alignés avec notre stratégie d’entreprise.

Notre force réside dans notre capacité

à donner une valeur ajoutée technique

à nos produits. Quand nous présentons

une solution, nous pouvons entrer dans les

détails technologiques : choix des matériaux,

optimisation des flux lumineux, gestion

thermique, etc. Nos clients, comme le

Groupe ADP, comprennent pourquoi nous

faisons certains choix techniques, même

si cela implique un coût légèrement supérieur.

C’est cette transparence qui rend

notre collaboration efficace. n

© EAS Solutions

© EAS Solutions

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 59


Lumières Produits

MOLTO LUCE

Molto Coustic CELL

Les solutions acoustiques font désormais partie intégrante de l’aménagement

intérieur moderne. Aussi, le fabricant autrichien Molto Luce lance Molto Coustic,

qui associe performance acoustique et liberté de conception, ouvrant ainsi

de nouvelles possibilités en matière de design et de personnalisation. Les

couleurs, les formes et les découpes sur mesure se combinent de manière

flexible et adaptées s’adaptent à l’architecture, à l’usage des espaces et à

l’ambiance recherchée.

© Molto Luce

© Molto Luce

Le matériau acoustique Molto Coustic peut être imprimé directement ; logos,

textes et éléments graphiques sont appliqués avec précision sur sa surface. Cette

technique d’impression convient aux productions en série et permet d’intégrer

des éléments de signalétique ou d’identité visuelle sans altérer les performances

acoustiques du matériau.

En complément des couleurs de base (Core Colours), une palette étendue

est disponible pour la conception d’éléments acoustiques. Ces

couleurs peuvent être librement associées et permettent à la

fois de valoriser visuellement les espaces et de mettre en

œuvre des concepts chromatiques propres à une marque.

Les éléments acoustiques assument ainsi un véritable

rôle esthétique dans l’espace, en plus de leur fonction

technique. Les éléments acoustiques sont proposés sous

différentes formes et peuvent être découpés individuellement

selon le produit. Qu’elles soient

droites, ondulées ou angulaires,

les formes libres offrent une

infinité de possibilités créatives.

Elles permettent de réaliser aussi

bien des éléments structurants et

épurés que des compositions plus

libres, parfaitement adaptées à

l’architecture, à la géométrie de la

pièce et au concept de design.

L’acoustique et l’éclairage sont conçus comme des éléments complémentaires

pouvant être réunis dans une solution intégrée. « Nos luminaires sont également

disponibles dans différentes couleurs

et peuvent être assortis aux éléments

acoustiques ainsi qu’au projet

concerné », détaille Stéphane Vanel,

Country manager France.

CELL associe une acoustique

performante à un design

contemporain. Ses éléments aux

formes délicatement arrondies

peuvent être utilisés en composition

continue ou sous la forme Cell

Square, au plafond ou au mur, afin

de créer des surfaces dynamiques

à forte identité architecturale. Grâce

à leur disposition personnalisable,

© Molto Luce

© Molto Luce

ils génèrent des points d’intérêt visuels tout en apportant une réelle valeur

fonctionnelle. Des inserts lumineux intégrés en option

complètent le système et fusionnent acoustique et

éclairage dans un ensemble harmonieux.

En suspension, « Cell se distingue par sa légèreté visuelle

et son caractère architectural affirmé, poursuit Stéphane

Vanel. Il constitue une solution idéale pour les espaces

ouverts, les plafonds de grande hauteur ou les vastes

zones de communication. Installé au mur, Cell devient

un véritable élément d’aménagement fonctionnel.

Il est particulièrement adapté à la réduction

ciblée du bruit, au zonage des espaces

ou à la création d’accents visuels dans les

salles de réunion, les halls d’accueil et les

espaces ouverts ».

Cell affirme son caractère grâce à 20 couleurs créatives. Tandis que le noyau

acoustique noir de 52 mm d’épaisseur reste discret et garantit une absorption

sonore efficace, la plaque décorative de 9 mm d’épaisseur apporte une touche

visuelle distinctive.

Grâce à une platine de fixation ingénieusement conçue, les éléments Cell peuvent

être facilement réajustés après leur installation. Il est par exemple possible de les

faire pivoter et de les déplacer afin d’assurer un alignement précis à tout moment.

Le feutre polyester utilisé se distingue par son excellente capacité d’absorption

acoustique et par ses propriétés polyvalentes. Le matériau de base des quatre

couleurs standard est fabriqué en Allemagne, garantissant à la fois un haut

niveau de qualité et des circuits de

transport courts. Selon la couleur, il

contient jusqu’à 50 % de polyester

recyclé.

« Nos produits sont 100 % recyclables

et peuvent être facilement séparés

pour être réintégrés dans le cycle de

valorisation. Leur faible poids facilite la

manipulation et permet une installation

simple et rapide », précise Stéphane

Vanel.

www.moltoluce.com/fr-FR/

60 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Produits

Sylvania Group présente

Lytespan et Raxa de Concord

La collection Lytespan se constitue de 4 modèles : un rail en rond en écho au design

des projecteurs tubulaires, un rail en carré, un rail en H, réversible, pour positionner

des projecteurs vers le haut ou vers le bas, le rail encastré « trimless » pour une

parfaite intégration dans les plafonds.

Pour offrir plus de simplicité d’installation, de confort visuel, le rail en H inclut

désormais une extension avec un kit led complet sur une des faces du rail. Constitué

d’un modèle « Départ » et de modèles « Suivant(s) », Lytespan offre une solution

complète d’éclairage direct et indirect, simple à installer par son précâblage, pour

magnifier les espaces d’exposition, les espaces contract et d’hospitality.

Raxa, un design raffiné made in Europe

Système d’éclairage linéaire pour rails 3 allumages de la marque Concord,

Raxa se décline en deux versions d’optique : UGR19 et WallWasher, avec un profil très

fin de 32 mm seulement. Les détails soignés du luminaire apportent une élégance

contemporaine pour les espaces culturels, d’accueil, commerciaux ou tertiaires.

Modulaire et facile d’installation, il offre une grande flexibilité par l’ampleur de sa

gamme et son adaptateur sécurisé à l’intérieur

du rail.

Raxa présente un rendu des couleurs élevé

(IRC 90 et 95), des options d’éclairage

polyvalentes (On/Off, DALI) et des capacités de

variation personnalisables (3000 K et 4000 K,

en 585 mm de long et 1 426 mm pour l’UGR19 ;

865 mm et 1 146 mm pour le WallWasher).

Raxa constitue un élément clé pour créer des

ambiances chaleureuses et de prestige.

Compatibles avec les rails OneTrack et

Lytespan, ces luminaires se complètent aussi

élégamment avec les projecteurs Concord

Beacon.

www.sylvania-group.com

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 61


Lumières Produits

© Designheure

DESIGNHEURE

RHAPSODIE

Conçue en collaboration avec l’agence

Part de Rêve, la collection exclusive de

luminaires acoustiques redéfinit les

codes de l’aménagement de bureau. En

combinant des formes sculpturales et

des matériaux absorbants de haute

technicité, cette collection riche et

variée fait s’entrelacer la lumière et le

silence.

Dans les espaces tertiaires ou les open

spaces, la gestion du bruit est un défi

majeur.

Disponible en standard dans

des nuances poétiques et

contemporaines : Gris clair/

Terracotta/Bleu pâle ou Jaune

soleil/Rouge grenat/Brume rose

(coloris sur mesure, consulter le

fabricant).

La suspension acoustique

Rhapsodie évoque l’harmonie d’une

composition musicale libre et fluide.

Ses jupons acoustiques enveloppent

© Designheure

délicatement la source lumineuse,

offrant une double diffusion de

lumière, vers le haut et le bas, tout en

absorbant les bruits indésirables.

Grâce à des matériaux

soigneusement sélectionnés,

elle atténue la réverbération

sonore, créant une atmosphère

apaisante et raffinée dans les

espaces tertiaires.

Le lampadaire Rhapsodie évoque,

quant à lui, la fluidité d’une

composition musicale libre.

Grâce à sa stature généreuse de

2,10 m de haut et des matériaux

rigoureusement sélectionnés,

le lampadaire Rhapsodie

atténue efficacement la

réverbération sonore pour

créer une atmosphère

feutrée, propice à la

concentration et à la sérénité.

www.designheure.com

MELJAC

FINITION ANTIQUE BRASS NA

Le fabricant d’interrupteurs haut de gamme Meljac

met en lumière l’Antique Brass NA, une finition sur

laiton massif aux nuances patinées et contrastées.

Meljac propose aujourd’hui un nuancier de 29 finitions

permettant de répondre aux projets les plus exigeants

en matière de décoration intérieure. Obtenue grâce à

un traitement de surface manuel réalisé en Île-de-

France, cette teinte se caractérise par une alternance

de zones sombres et claires qui révèle toute la

richesse de la matière.

Avec ses variations de teintes et son aspect

subtilement vieilli, l’Antique Brass NA apporte

profondeur et personnalité aux intérieurs.

Cette finition s’intègre aussi bien dans des univers

contemporains que classiques, en créant un dialogue

élégant avec des matériaux tels que le bois foncé, la

pierre naturelle ou le marbre.

Le jeu de contrastes entre zones mates et reflets plus

lumineux met en valeur les détails des appareillages

et renforce leur rôle décoratif.

www.meljac.com

© Meljac © Meljac

© Meljac

62 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026


Lumières Produits

LEDVANCE

SPOT COMBO DIM MULTI

SELECT IP65/IP5X

Pensé pour répondre aux exigences

actuelles des bâtiments résidentiels

et tertiaires, ce spot nouvelle génération concentre le meilleur de la technologie

dans un format unique. Avec une haute efficacité lumineuse de 100 lm/W et un

flux de 600 lm, il offre un éclairage performant et maîtrisé, tout en garantissant

une durée de vie de 50 000 heures (L70).

Le Spot Combo est gradable et mise sur une flexibilité maximale grâce à ses

sélecteurs intégrés en façade. En un geste, il est possible d’ajuster : la puissance

(4,3 W ou 6 W) ; et la température de couleur (2 700 K, 3 000 K ou 4 000 K).

Il est livré avec un filin de sécurité permettant, lorsque requis, une installation

conforme à la norme NF C 15-100. Recouvrable par tout isolant, il affiche une

protection IP65/IP5X. Il est doté d’un joint d’étanchéité à l’air, qui lui permet

de répondre aux exigences des bâtiments RE2020 et BBC.

Il offre une garantie de 5 ans.

www.ledvance.fr

CLAREO

SHOPLINE TECH

Ce luminaire s’adapte à toutes les configurations de grandes et moyennes

surfaces grâce à ses deux formats interconnectables de 175 cm et 350 cm.

Il assure une continuité lumineuse parfaite sur les longs linéaires comme

dans les espaces plus restreints, avec une pose en suspension ou en saillie.

Ses connecteurs d’angle à 90° et 60° permettent des implantations droites

ou complexes selon l’agencement. Son optique prismatique 90° standard

peut aussi être remplacée par des faisceaux 30°, asymétriques ou doubles

asymétriques, avec une température de couleur de 4 000 K adaptable à

la demande. Avec 200 lm/W, il délivre jusqu’à 22 000 lm. Son diffuseur

prismatique 90° garantit une lumière homogène et qualitative, complétée par

un driver DALI/BP inclus.

www.clareolighting.com/fr

SOLAREM

JUPITER

Pensé pour faciliter l’éclairage des

espaces extérieurs, Jupiter est

un candélabre solaire disponible

en deux versions : 30 W 100 %

autonome et 50 W hybride.

La version 30 W permet d’éclairer

simplement les zones résidentielles

ou les voies secondaires, sans

raccordement au réseau. La version

50 W hybride offre une puissance

supplémentaire et la possibilité de

sécuriser l’éclairage grâce à une

alimentation complémentaire si

nécessaire.

Adapté à de nombreux environnements, Jupiter combine accessibilité, fiabilité

et performance, pour une mise en œuvre rapide et durable.

CENTAURE

Avec Centaure, Solarem propose un candélabre solaire double éclairage pour

les environnements exigeants nécessitant puissance et robustesse. Intégrée à

la collection PRO, cette solution d’éclairage se distingue par une configuration

2 x 50 W (100 W max) délivrant jusqu’à 17 000 lumens, adaptée aux zones

étendues telles que parkings, voiries ou espaces publics.

Pensé pour fonctionner dans des conditions difficiles, Centaure offre une

autonomie optimisée grâce à un système solaire performant (panneau 128 W,

batterie LiFePO4 haute capacité) et une gestion intelligente de l’éclairage

intégrant détection de présence et modes programmables.

Sa conception robuste, associée à un traitement anticorrosion renforcé et une

protection contre les environnements salins, garantit une grande durabilité

dans le temps.

La solution permet une installation simplifiée sans infrastructure lourde, tout en

assurant une belle couverture lumineuse de 25 m de large au sol. Disponible en

plusieurs températures de couleur, Centaure s’adapte aux exigences des projets

d’aménagement urbain ou industriel.

Solarem confirme sa capacité à proposer des solutions solaires ultra

performantes, fiables et adaptées aux contraintes terrain, contribuant à

l’évolution des infrastructures vers des systèmes d’éclairage autonomes et

durables.

www.solarem.net

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 63



Lumières Rendez-vous

ILS – Intelligent Lighting Systems : un salon 100 %

dédié à la lumière

© DR

Lionel Leone est directeur du salon

Intelligent Lighting Systems (ILS),

nouveau rendez-vous 100 % dédié

à l’éclairage qui se tiendra les

14 et 15 octobre 2026 à

Paris, porte de Versailles, en

colocalisation avec les salons

IBS, InnoCity et WaterTech.

Fort d’une longue expérience dans l’organisation

d’événements professionnels dédiés à la lumière

– Forum Led à Lyon, puis Innopolis Expo –,

il présente les ambitions et le programme

de cette première édition.

Quelle est la genèse d’ILS ?

L’idée est née d’un constat simple : la profession de l’éclairage ne

dispose plus aujourd’hui d’un salon qui lui soit dédié. Pourtant,

les enjeux sont considérables ; les acteurs de la filière ont besoin

de se retrouver, d’échanger, de prendre ensemble la mesure

des évolutions techniques et réglementaires, et de faire du

business dans un cadre qui leur ressemble. Nous avons mené des

consultations avec des entreprises du secteur et des partenaires

institutionnels, et la conviction s’est imposée : il fallait créer ce

rendez-vous. Lorsque nous avons testé des conférences 100 %

éclairage dans le cadre du salon IBS en 2025, les salles étaient

pleines. C’est cette expérience qui a confirmé notre volonté de

lancer ILS. Le principe de colocalisation avec des événements

existants et reconnus – IBS pour le smart building, InnoCity pour

l’urbain intelligent, WaterTech pour la gestion de l’eau – nous

permet d’atteindre une audience qualifiée et importante dès la

première édition. Notre objectif est de réunir 10 000 visiteurs sur

deux jours, pour 200 à 250 exposants ; un ratio très favorable,

avec un profil de visiteurs résolument technique.

Qui sont les visiteurs que vous ciblez ?

Sur la partie éclairage extérieur, nous visons en priorité

les directions des services techniques des collectivités ; les

responsables de l’éclairage public, les ingénieurs territoriaux,

ceux qui prennent les décisions d’achat et de rénovation. Sur la

partie éclairage intérieur, nous ciblons les concepteurs lumière,

les bureaux d’études spécialisés, les architectes, les maîtres

d’ouvrage. Les installateurs et les distributeurs font également

partie de nos cibles. En résumé : tous ceux qui touchent de près

ou de loin le marché de l’éclairage.

Quels sont les trois axes du programme de conférences ?

Le premier est l’éclairage extérieur et urbain : nous traiterons

des enjeux de durabilité et de maintenabilité des installations,

de la sobriété énergétique et des contraintes budgétaires des

collectivités, de la pollution lumineuse et des trames noires, de

l’attractivité économique des centres-villes liée à l’éclairage,

et du pilotage des installations. Le deuxième thème concerne

l’éclairage intérieur et son lien avec le bâtiment connecté : décrets

BACS et tertiaire, interopérabilité des protocoles (DALI, BACnet,

Zigbee), cybersécurité des systèmes, confort lumineux et pilotage

de l’éclairage dans le bâtiment. Le troisième point portera sur

l’état d’avancement des technologies led et des innovations en

cours : maturité de la technologie, évolutions du solaire, nouvelles

tendances. Au total, ce sont dix-neuf sujets qui ont été identifiés

par les comités de programme, soit environ une vingtaine de

conférences en tout.

Comment le programme a-t-il été construit ?

En mobilisant un échantillon représentatif de la profession au sein

de comités de programme distincts pour l’intérieur et l’extérieur.

Y ont participé des fabricants, des concepteurs lumière issus

de l’ACE, des bureaux d’études spécialisés, ainsi que des

partenaires institutionnels : le Syndicat de l’éclairage, l’AFE et

la Smart Building Alliance. Ces acteurs seront aussi présents en

tant qu’intervenants. Les conférences se déroulent sous forme

de tables rondes réunissant deux à quatre participants, pour

des sessions de 20 à 30 minutes suivies de questions-réponses.

Les ateliers, eux, durent environ une heure et rassemblent 20 à

30 experts dans un format d’échange plus interactif.

Quels exposants ont déjà confirmé leur participation ?

Sur la partie extérieure seront présents : Signify, qui est impliqué

dans notre comité de programme ; le groupe Agora Makers, ainsi

que Kawantech. En intérieur, on compte également des acteurs

comme Helvar et B.E.G., positionnés sur la gestion de l’éclairage.

Des échanges sont en cours avec d’autres grands groupes. Des

présentations sont prévues en juin auprès des adhérents du

Syndicat de l’éclairage pour que les membres de la filière puissent

organiser leur participation à cette édition.

Qu’est-ce qui différencie ILS des autres salons qui traitent

aussi d’éclairage ?

La différence fondamentale est qu’ILS est centré sur la lumière ;

les conférences, les ateliers, les exposants, les visiteurs. Cela

permet une approche beaucoup plus technique et approfondie,

avec des sessions qui vont vraiment au fond des sujets. Et parce

que le programme est coconstruit avec la profession elle-même,

il reflète les vraies questions du moment. Notre ambition n’est

pas de concurrencer les événements existants ;

c’est de redonner à la filière éclairage la place

qu’elle mérite, dans un espace qui lui appartient

pleinement. n

Propos recueillis par Isabelle Arnaud

LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026 - 65


Lumières

INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISMES CITÉS

LISTE DES ANNONCEURS

abel Eclairage........................................................www.abeleclairage.fr....................................................................................................................57

ACE...........................................................................................www.ace-fr.org..........................................................................................................................................14

ACTiLED.............................................................................www.actiled.com..............................................................................................................11, 39, 47

Agora Makers.........................................................www.agora-makers.com/fr..................................................................................................13

Ambienta........................................................................www.ambientasgr.com...............................................................................................................12

Anolis Lighting.....................................................www.anolislighting.com..............................................................................6, 7, 8, 9, 10

Base paysages.....................................................www.baseland.fr.......................................................................................................16, 17, 18, 19

Bee Lux..............................................................................www.bee-lux.fr.............................................................................................................6, 7, 8, 9, 10

Clareo...................................................................................www.clareolighting.com/fr........................................................................38, 49, 63

Comatelec....................................................................www.schreder.com/fr.................................................................................................................20

Derksen............................................................................www.derksen.de/fr/........................................................................................................................16

Designheure.............................................................www.designheure.com......................................................................................24, 25, 62

Disano.................................................................................www.disano.it/it.......................................................................................12, 26, 46, 52, 53

LEDVANCE.....................................................................www.ledvance.com/fr-fr.......................................................................................4 e couv.

RIDI...........................................................................................www.ridi.de/fr.........................................................................................................................2 e couv.

MOLTO LUCE..............................................................www.moltoluce.com/fr-FR.....................................................................................................11

CITEL......................................................................................www.citel.fr/fr.............................................................................................................................................13

ZUMTOBEL....................................................................www.zumtobel.com/ch-fr.....................................................................................................23

SYLVANIA GROUP..............................................www.sylvania-group.com.....................................................................................................29

ACTiLED.............................................................................www.actiled.com...................................................................................................................................31

RZB...........................................................................................www.rzb.de/fr...........................................................................................................................................33

INVENTRONICS.....................................................www.inventronicsglobal.com/en.............................................................................41

DISANO..............................................................................www.disano.it/fr/................................................................................................................................45

SOLAREM.......................................................................www.solarem.net................................................................................................................................63

ILS..............................................................................................intelligentlighting-systems.com/partenaires/..................................64

ARCHITECT@WORK.......................................www.architectatwork.com/fr/events/a@w-lyon.........................67

EAS Solutions.........................................................www.eas-solutions.fr......................28, 30, 33, 35, 42, 44, 45, 48, 59

Eclatec................................................................................www.eclatec.fr.........................................................................................................................................58

Fagerhult........................................................................www.fagerhult.com/fr................................................................................................................48

French Light..............................................................www.french-light.com.....................................................................................6, 7, 8, 9, 10

HetR paysage, architecture,

projet urbain ..........................................................www.hetr.fr.........................................................................................................................6, 7, 8, 9, 10

iGuzzini..............................................................................www.iguzzini.com....................................................................................................................47, 55

Inventronics..............................................................www.inventronicsglobal.com/en......................................................35, 41, 46

Kuzzle..................................................................................kuzzle.io/fr........................................................................................................................................................13

Lébénoid.........................................................................www.lebenoid.fr....................................................................................................................................49

Ledvance.......................................................................www.ledvance.com/fr-fr.........................................................................11, 34, 46, 62

Legrand............................................................................www.legrand.fr..........................................................................................................................................11

les éclaireurs...........................................................www.les-eclaireurs.com....................................................................................20, 21, 22

Lyon, direction ....................................................www.lyon.fr/lieu/services-ville-de-lyon/...........................................................

de l'éclairage urbain .................................direction-de-leclairage-urbain....................................................................................22

Meljac..................................................................................www.meljac.com.......................................................................................................................12, 63

Molto Luce...................................................................www.moltoluce.com/fr-FR..................................................................................................60

Osty et associés.................................................www.osty.fr/.................................................................................................................................................20

Qualibat............................................................................www.qualibat.com..............................................................................................................................12

Quartiers Lumières.......................................www.quartierslumieres.com................................................................16, 17, 18, 19

Ridi...........................................................................................www.ridi.de/fr................................................................................................................................32, 47

Roberta Molteni Studio..........................https://robertamolteni.com....................................................................................50, 51

Rohl.........................................................................................https://rohl.com...............................................................................................................20, 21, 22

RZB...........................................................................................www.rzb.de/fr.................................................................................................................................27, 46

Sammode......................................................................www.sammode.com..................................................................................28, 30, 40, 48

Schneider Electric..........................................www.se.com................................................................................................................................................49

Securlite..........................................................................www.securlite.com..............................................................................................................42, 48

Selux......................................................................................www.selux.com.......................................................................................................................................16

Studio By Night....................................................www.studiobynight.com...............................................................................................14, 15

Sylvania Group.....................................................www.sylvania-group.com................................................36, 37, 41, 42, 47, 61

Theben...............................................................................www.theben.fr..........................................................................................................................................49

Trilux.......................................................................................www.trilux.com/fr..........................................................................................43, 48, 54, 56

Wago.....................................................................................www.wago.com/fr.............................................................................................................................49

SALONS

MAISON & OBJET

10-14 septembre 2026

Parc des expositions Paris Nord Villepinte

Stimulateur de business et d’ échanges entre les acteurs

de la décoration, du design et de l’art de vivre.

www.maison-objet.com/paris/

INTELLIGENT BUILDING SYSTEMS

Les 14 et 15 octobre 2026

Paris Porte de Versailles - Pavillon 7.2.

Le salon de la performance des bâtiments tertiaires,

industriels et collectifs.

www.ibs-event.com

INTELLIGENT LIGHTING SYSTEMS

Les 14 et 15 octobre 2026

Paris Porte de Versailles

En associant les secteurs public et privé, les institutions,

les corps intermédiaires, les associations et le monde

académique, ILS place la lumière au cœur des échanges

et offre un espace 100 % dédié à l’innovation et aux synergies

entre professionnels.

www.intelligentlighting-systems.com/

ARCHITECT@WORK PARIS

Les 21 et 22 octobre 2026

Grande Halle de La Villette

Ce salon, qui présente conférences et produits,

est exclusivement réservé aux architectes.

ARCHITECT@WORK NANTES

Les 19 et 20 novembre 2026.

Parc des Expositions La Beaujoire

Route de Saint-Joseph de Porterie

www.architectatwork.com/fr/events/a@w-lyon

SALON DES MAIRES

24-26 novembre 2026

Porte de Versailles, Paris

Le salon des maires et des collectivités éclaire les territoires

autour des enjeux auxquels ils sont confrontés. C’est un espace

de rencontres, d’échanges et de partage qui propose des

solutions adaptées aux besoins de chacun.

www.salondesmaires.com

66 - LUMIÈRES N° 55 - JUIN 2026



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