06.07.2026 Vues

Spécial Corrida 2026

Tout ce que vous devez savoir sur cette 25ème édition de la Corrida de Toulouse Crédit Agricole Toulouse 31

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Tout sur cette

25ème édition !

Pour replonger dans cette 25ème Corrida !

www.runningmag.fr

Mensuel N°HS Juillet 2026 — 2 €

Le journal des courses, raids, trails et triathlons de votre région

La 25ème Corrida de Toulouse :

Que du bonheur !!



Le sommaire

EDITO

Que du bonheur !

Tout d'abord un grand merci à tous les coureurs qui se sont inscrits à cette 25ème

édition. Le succès ne faiblit pas et nous pourrions accueillir encore plus de monde si nous

prenions toutes les demandes. Mais bien sûr le coeur de Toulouse n'est pas extensible

et nous ne recherchons pas à battre des records mais plus à assurer la sécurité et la

joie de tous.

Cette année, bien sûr, nous avons vraiment eu de la chance avec la météo. Cela se joue

à pas grand chose. Nous aurions été positionnés le vendredi précédent, nous n'aurions

pas pu la faire. Nous aurions été placés le vendredi suivant et cela aurait la même chose.

Nous avons eu une petite fenêtre météo et le léger vent qui soufflait en soirée, dès que le

soleil avait disparu, a rafraîchi tout le monde. C'était vraiment inespéré et des conditions

quasiment idéales pour des coureurs à pied.

Mais je tenais aussi à rappeler qu'organiser une épreuve d'une telle ampleur n'est

jamais facile. Jamais évident. On pourrait croire qu'avec l'expérience tout est plus aisé.

Qu'il y a juste à reproduire ce que nous savons faire d'une année sur l'autre. Et bien

non! En plein centre de Toulouse, tout peut toujours arriver. Nous sommes tributaires des

faits et gestes de milliers de spectateurs. Forcément. Et chaque année aussi nous

essayons d'apporter des nouveautés, des modifications. Les nouvelles idées sont

toujours les bienvenues. Après le trophée de la montée du côté du Pont, nous avons

cette année placé des tapis dans d'autres endroits du parcours. A l'arrivée bien sûr,

sur le Pont donc et puis aussi dans une des rues que nons avons renommé "rue

rose". C'était la couleur de l'année pour marquer le coup. Je pense que la grande

majorité des participants a apprécié. J'ai déjà eu de nombreux retours positifs. Et

c'est cela qui fait vraiment plaisir. C'est cela qui maintient la flamme en nous tous,

membres de l'organsiation.

Merci encore à tous. Et rendez-vous pour 2027... et pourquoi 25 autres années !

Philippe Dürr

Président de l'association "Corrida de Toulouse"

www.runningmag.fr

Inscrivez vous en ligne pour les mois de

septembre sur www.chrono-start.com :

- Venerque Trail, le 6 septembre

- Foulée de Villebrumier, le 6 septembre

- Epicurienne Trail, le 12 septembre

- Entre Vignes et Côteaux, le 12 septembre

- Les Foulées Biracaises, le 13 septembre

- Amazeaunes, le 13 septembre

- Les Foulées du Petit Bleu, le 13 septembre

- Trail du Marguestaud, le 19 septembre

Running Mag est édité par

la société RP Presse

au capital de 2.000 F

Lieu dit Fourneri

81500 Teulat

Remy : Tél.06 13 36 08 87

et Tél. Fixe. 05 31 22 66 24

E.Mail: runningmag@sfr.fr

Directeur de la publication :

Rémy Jégard

Directeur de la Rédaction :

R. Jégard

Ont collaboré à ce numéro :

Lilou Jégard - Jacques Raboisson

- Pascal Louis - Afum

Impression :

Message Imprimerie

31000 Toulouse-

(Ce journal est imprimé dans le

respect de l'environnement)

N° ISSN : 2739-5006

N° Commission paritaire :

0523K80535

Abonnement 1 an : 19 €

Abonnement de soutien

: 76 €

Prix TTC aux taux de 2,10 %


La course

AUX AVANT-

Il est où le bonheur?

Une météo parfaite comme

pour marquer le coup de cet

anniversaire pas comme les

autres. Une petite fenêtre entre

deux canicules. La Corrida a eu

de la chance. Mais pouvait-il

en être autrement ? Plus de 25

ans de souvenirs, des milliers

d’anecdotes et de petites histoires,

des dizaines de milliers

de sourires, de rires et de pleurs

et de cris. La Corrida de Toulouse,

c’est plus qu’une course à

pied. C’est une part de bonheur

que l’on vient chercher au plein

centre de la Ville Rose. Ce petit

truc de folie en plus qui vous

touche en plein cœur. Et qui fait

tellement, tellement de bien,

en cette période pour le moins

anxiogène.

L’histoire de la Corrida, c’est tout

d’abord l’histoire d’hommes et de

femmes qui travaillent dans l’ombre.

Une bande de copains, de passionnés.

Devenue au fil du temps une véritable

famille. Des réunions mensuelles

et puis un peu plus dans les dernières

semaines. La dernière ligne droite.

Avec toujours ce même plaisir de se

retrouver, cette envie intacte et cette

flamme qui ne vacille pas. Plusieurs

commissions créées comme c’est le

plus souvent le cas dans les « grosses

» organisations. La sécurité, l’environnement,

la communication, les bénévoles,

le parcours etc… etc… Des

personnes aussi qui connaissent «le

job » sous le bout des doigts mais qui

ne veulent jamais se reposer sur les

lauriers acquis. Tout peut toujours arriver.

Le qui-vive est primordial. On ne

s’attaque pas à l’organisation d’une

épreuve à plus de 6500 coureurs sans

une bonne dose de professionnalisme.

Et chaque année, on remet le couvert

comme si on rebattait les cartes avant

une nouvelle partie. Tout le monde

essaye aussi d’innover, de proposer,

de modifier… Le succès d’un jour


La course

POSTES

Il est là... à Toulouse !

ne garantit pas celui d’un autre. Et

les idées ne manquent pas. Pour une

25ème édition par exemple, il y a les

petits plus qui vont servir à marquer

le coup. A ne jamais oublier. Le solo

de batterie, les flammes à l’arrivée,

les fumées du départ et ce maillot

dans cette couleur rose pastel qui a

fait des ravages. Si classe et si « Toulouse

» aussi. L’équipe organisatrice

ne change guère. Quelques jeunes ici

ou là qui sautent dans le train lancé

à pleine vitesse mais un noyau dur

solide. Une expérience qui fait aussi

toute la différence et au final, pour

une organisation non professionnelle,

au sens économique du terme, du très

haut niveau en terme de résultats. Et

dire que des boîtes parisiennes ont

mis la main sur pas mal d’épreuves

un peu partout en France. Le Made

In Toulouse est pas mal non plus. La

Corrida ne s’est jamais aussi bien

portée.

La Corrida ne ressemble à aucune

autre course dans la région. Et peutêtre

même en France. C’est facile à

dire, me direz-vous. J’explique donc.

Il y a deux raisons évidentes à cela.

La première est lié à l’endroit et à la

date. Un vendredi soir dans la ville

rose. Une date qui marque le début

des vacances scolaires et un endroit

en plein cœur de Toulouse entièrement

dévolu à la pratique de la

course à pied. Un parcours pour faire

le tour des plus beaux endroits de la

capitale haut-garonnaise sans s’occuper

de la circulation. Les gens qui

s’inscrivent ont opté pour un grand

show à ciel ouvert. On vient pour se

faire plaisir sans trop penser à performer.

On est là avec des amis, de

la famille ou des collègues. On est là

pour passer une soirée ensemble. On

se retrouve ensuite assis à une terrasse

d’un restaurant ou d’un et on

fait durer le bonheur. Juste ça. On

déconnecte pour de bon. C’est une

parenthèse. La deuxième raison est

toute autre. Il s’agit de l’implication

RSE de l’épreuve. La Responsabilité

Sociétale et Environnementale, chère

à Jacques David qui en parle chaque

fois avec la même ferveur. Il y a peu

de courses en France qui sont autant

impliquées dans le domaine. Ravito

bio et local (les melons étaient fabu-


La course

AUX AVANT-

On prend les mêmes

leux !), traitement direct des déchets,

proposition intégrée de diminution des

déplacements pour venir, calcul de la

dépense énergétique totale et globale

et compensation dans la foulée

avec des actions concrètes comme

la replantation d’arbres et de haires

dans la région toulousaine.

Tout cela fait de cet événement

quelque chose d’unique. Ou du moins

de singulier. Il est bon de le rappeler.

Surtout pour un anniversaire !

On prend les mêmes…

Alors que sur les devantures de

nombreux bars de la Place du Capitole,

et même tout autour, des écrans de

télévision, plus ou moins grands, sont

de nouveau sortis, le premier départ

se prépare. 20h sonne le coup d’envoi

du 3km. Presque 1500 dossards sur

cette « petite » entrée en matière. Les

chiffres parlent d’eux-mêmes. Le plaisir

d’être là et de participer. Juste ça.

Le match Argentine-Cap Vert n’a pas

encore débuté que déjà Cyann Galtier-Villa

passe la ligne. Surpersonique

7’26’’ pour ces 3 kils mais lui-même

expliquera que la parcours a un peu

changé et qu’il a donc un peu moins

de distance à sa montre. Le SATUC

est dans la place. Cyann premier

espoir et derrière lui, dans sa foulée,

du même club, Paul Kraemer et

Clément Mialhes pour compléter tout

ça. Des potes d’entraînement sous

le maillot violet. Chez les féminines,

Emma Toulat coupe, au sprint, la banderole,

juste devant Célia Gattoni. Une

seule seconde entre les deux. 9’06’’

au compteur.

Après cette mise en bouche et

après un méga échauffement, c’est

donc au tour des quatre vagues du

10km de s’élancer. 21h30, la nuit

n’est pas encore tout à fait. Il fait

lourd mais plus vraiment chaud. On

retrouve le lot des habitués parmi la

liste des favoris. Le tenant du titre

bien sûr, Malek Wolinski et puis ses

potes de la Team Salomon. On peut y

rajouter Gaëtan Cals qui adore cette

épreuve. Il y aussi quelques champions

« hors-normes » tel Grégoire

Bireau, le champion d’aviron, membre

de l’équipe de France, venu s’essayer

pour la première à la distance. Côté

féminin, l’absence de la traditionnelle

mascotte, Mélody Julien, maintes fois

lauréate à Toulouse, attriste un peu


La course

POSTES

... ou presque !

ses fans toujours nombreux. Mais

ses élèves de son école de son village

ont souhaité faire une surprise

à la maîtresse qu’elle est et difficile

d’y échapper. Of course. L’excuse est

valable.

Dommage toutefois car on n’aurait

bien aimé la voir se frotter à la jeune

Anouk Heliot qui ne cesse de progresser

et d’étonner son monde à

chacune de ses sorties. Elle gagne

pour le coup assez facilement avec un

beau chrono de 34’54’’. Derrière Alexa

Lemitre limite la casse. Et on retiendra

également que Sophie Duarte a remis

un dossard, cinquième en 36’06’’ et

qu’elle a tout donné. Cela fait toujours

plaisir de la retrouver. Une photo avec

Mélody aurait fait son petit effet. Les

deux plus grands noms de la course

à pied régionale de tous les temps.

Assurément !

La course masculine basculera très

vite l’avantage du tenant du titre. Il

a déjà onze secondes d’avance à la

mi-parcours et allonge encore un peu

plus la foulée. La victoire lui semble

acquise malheureusement un véhicule

mal garé dans le dernier tronçon

l’induit en erreur. Les cinq qui

déboulent donc en tête et quasi tous

au sprint expliquent tous d’emblée

que Marek était devant et qu’il s’est

trompé. Qu’il a été mal orienté… Bref

il arrive juste un peu après et il est

aussitôt déclaré vainqueur. 29’14’’,

le chrono reste anecdotique puisque

rétabli à la volée. Maxence Schiffer,

deuxième, est lui pointé réellement en

29’19’’ . Cela n’a pas trainé.

Courir pour les enfants

La Corrida comme du bonheur à

distribuer partout. Car elle est bien

là la magie de cette course. Juste du

bonheur dans les yeux de ceux qui y

participent aussi bien que dans les

yeux de ceux qui les regardent. Un

vendredi soir sur la planète Terre.

Pour souffler un peu. Suer beaucoup.

Pour déconnecter aussi de toute cette

actualité bien trop anxiogène. Alors

une course, alors un 3km ou un 10km,

alors la fête qui suit et toutes ces terrasses

noires de monde. Le début des

vacances et l’envie de tout laisser là,

sur cette place du Capitole tout acquise

à la cause pédestre, et de partir

loin. C’est la magie de cette épreuve

hors-norme qui fêtait donc sa 25ème

année d’existence. Un peu plus bien

sûr si l’on compte les années «sans».

Et bien sûr une grosse pensée pour

Serge qui regarde ça de là-haut. Il y

en aurait des souvenirs à raconter en

tant d’années... C’est tout cela et bien

encore qui se retrouvent dans les yeux

brillants d’un Philippe Dürr tout ému.

On ne peut que conclure en citant,

bien sûr, les deux associations qui ont

été aidées cette année. Deux associations

liées à l’enfance. Avec Un Maillot

pour la Vie et Aliocema. On y revient

longuement un peu plus loin dans ce

magazine mais c’est l’essence même

de la Corrida. Redistribuer une partie

des bénéfices. Et se renouveler au fil

des années pour essayer d’aider un

maximum de personnes. C’est tellement

louable qu’il fallait vraiment

terminer là-dessus. La Corrida, une

course qui distribue du bonheur… et

à tous les niveaux. Cela sonne bien

non ?

Texte : Rémy Jégard


Le partenaire historique

NICOLAS MAURE, PRESIDENT DU CA TOULOUSE 31

"Nous avons les mêmes valeurs..."

ans…cela commence à dater

un peu ! Ce partenariat dans

la durée traduit notre attachement

à un événement devenu

incontournable dans la vie

toulousaine, mais aussi notre

volonté d’accompagner des

initiatives populaires, fédératrices

et porteuses de sens pour

le territoire.

Selon vous, quelles valeurs

sont communes au CA et à la

Corrida ?

À travers la Corrida pédestre,

nous partageons des valeurs

communes de solidarité, proximité

et responsabilité.

nombreux.

Responsabilité : La Corrida

s’inscrit pleinement dans notre

démarche RSE et dans notre

ambition de développer notre

utilité auprès du plus grand

nombre pour répondre aux

enjeux de société. Cette ambition

est portée par notre plan

stratégique dont l’un des axes

forts est l’utilité au territoire.

Nous sommes heureux de

concrétiser cet engagement à

travers des actions tangibles

en Haute-Garonne, notamment

notre contribution à la plantation

d’arbres commune, qui

donne encore plus de sens à

ce partenariat.

Nicolas Mauré, agriculteur,

producteur Énergie renouvelable

et Président du Crédit Agricole

Toulouse 31 depuis 2020.

En quoi consiste une collaboration

entre une course comme

la Corrida et le Crédit Agricole ?

Notre partenariat de longue

date avec l’équipe de la Corrida

repose sur une confiance

mutuelle. Il est à la fois humain

et d’ordre financier.

Il incarne notre conviction

que le sport est un véritable

levier de cohésion sociale et

de vivre ensemble.

Nous constatons chaque

année un engouement grandissant

autour de cette course,

y compris de la part de nos collaborateurs.

De plus en plus de coéquipiers

de notre entreprise

s’impliquent comme coureurs

ou bénévoles, ce qui fait de

la Corrida un moment fort de

cohésion, de convivialité et

d’engagement collectif.

Cette année, plus de 115 parmi

eux vont prendre le départ

des 3 et 10km, et une quinzaine

de coéquipiers bénévoles

participeront à cet événement.

Vous souvenez-vous de la

première année où ce partenariat

s’est mis en place ? Le

premier contact ?

Nous sommes fiers d’être

partenaire titre de la Corrida

pédestre de Toulouse depuis 17

Solidarité : Banque coopérative

et mutualiste, nous sommes

sensibles à cette course

solidaire qui reverse les bénéfices

à 2 associations œuvrant

pour les enfants, soulignant

l’implication de notre Caisse

régionale dans des causes

sociales.

Proximité : Banque de proximité,

nous sommes heureux

de participer à une course

conviviale et festive au cœur

de la Ville rose aux côtés des

Toulousains de plus en plus

Vous-même, vous courez ?

Vous avez déjà participé ?

Je suis moi-même coureur.

J’ai pris part à des marathons.

Depuis plusieurs années, je

participe avec joie à la Corrida

pédestre de Toulouse en tant

que spectateur et acteur. J’ai

le plaisir de remettre des prix

aux vainqueurs de cette course

et d’encourager les équipes du

Crédit Agricole Toulouse 31 et

toutes les autres...


L'organisation

LE COMITE DIRECTEUR

"Des liens étroits et privilégiés !"

terminé 3ème, un moment dont il

garde une grande fierté.

Il se rappelle aussi d’une année

marquée par des émeutes, particulièrement

stressante, au point de craindre

une annulation de la course.

Enfin, il évoque avec émotion Serge

Lévy, un membre marquant et fondateur

de l’organisation aujourd’hui disparu,

dont le souvenir reste présent

chaque année.

Stéphanie Laby - Secrétaire Générale

de l’Association et en charge du

recrutement et de l’affectation des

équipes Bénévoles sur les différents

postes.

Le comité directeur de la

Corrida de Toulouse se réunit

chaque mois, voire plusieurs

fois par mois, à l'approche

de l'événement, pour caler

les moindres détails de cette

immense organisation. L'occasion

était belle de poser

quelques questions à trois de

ses membres les plus actfs et

investis...

Marc Delpy - En charge du parcours

des deux distances, du management

des équipes terrain (signaleurs et

Chefs de Postes) d’un point de vue

Sécurité et aussi Place du Capitole

(emplacements zone d’arrivée et Village).

Ton rôle dans l’association ?

Marc Delpy est en charge de la

sécurité globale de la course. Il

coordonne les parcours des deux

distances, encadre les équipes terrain

(signaleurs et chefs de poste) et

supervise également l’organisation de

la Place du Capitole, notamment les

zones d’arrivée et le village.

Bénévole depuis plus de 20 ans, il

a d’abord participé à la course en tant

que coureur avant de devenir chef de

poste, puis coordinateur sécurité.

Chaque année, il adapte les parcours

en fonction des contraintes comme

les travaux ou les événements en

ville. Il gère aussi l’ensemble des

bénévoles liés à la sécurité.

Qu’est-ce que ça t’apporte pour

que tu veuilles y rester ?

Ce qui le motive avant tout, c’est

l’ambiance au sein de l’équipe. Il

souligne la bonne entente et les liens

d’amitié, notamment avec l’organisateur

Phillips Durr. Après toutes

ces années, il ne se lasse pas de la

course.

On fête les 25 ans, qu’est-ce qui t’a

le plus marqué sur les années précédentes

?

Parmi les souvenirs marquants, il

évoque un départ de feu ainsi que

des périodes de manifestations qui

ont compliqué l’organisation. Comme

beaucoup d’organisateurs, il se

souvient particulièrement des difficultés

rencontrées. Il garde aussi

de bons souvenirs de l’époque où il

courait avec ses amis. Le 20e anniversaire

reste un moment fort, avec

une ambiance festive et un feu d’artifice.

Enfin, il insiste sur l’émotion

du départ: voir la Place du Capitole

remplie de coureurs est, selon lui, un

spectacle à la fois impressionnant et

fabuleux.

Jacques David - Monsieur RSE,

zones Ravitaillement et Brigades

vertes, en liaison avec tous nos partenaires

engagés sur l’aspect sociétal

et environnemental.

Ton rôle dans l’association ?

Jacques David est en charge de

la RSE (Responsabilité Sociétale des

Entreprises), des ravitaillements et

des brigades vertes. Il coordonne

également les actions avec les partenaires

engagés sur les enjeux environnementaux

et sociétaux.

Bénévole depuis 2019, il a d’abord

été partenaire de la course pendant

une dizaine d’années, ce qui lui a

permis de découvrir l’événement. Il

a couru la Corrida pour la première

fois en 2007.

Aujourd’hui, il gère notamment

les transports, l’organisation des

ravitaillements et la gestion des

déchets, avec une volonté de les

traiter de manière responsable. Au

fil des années, l’organisation s’est

entourée de professionnels et d’experts

scientifiques pour mieux maîtriser

son impact carbone et progresser

en continu.

Qu’est-ce que ça t’apporte pour

que tu veuilles y rester ?

Il met en avant le côté humain de

l’aventure, avec une équipe soudée

et un projet porteur de sens. Il est

également motivé par l’importance

de développer les enjeux environnementaux

dans le monde de la course

à pied, encore trop peu présents

selon lui.

On fête les 25 ans, qu’est-ce qui t’a

le plus marqué sur les années précédentes

?

Parmi ses souvenirs, il évoque une

belle performance lorsqu’il était partenaire

: une équipe Carrefour avait

Ton rôle dans la Corrida ?

Stéphanie Laby est secrétaire

générale de l’association depuis 15

ans. Elle est en charge du recrutement

et de la gestion des bénévoles.

Chaque année, elle mobilise environ

100 bénévoles fidèles, auxquels

s’ajoutent ceux apportés par des partenaires

comme le Crédit Agricole ou

diverses associations. Elle s’appuie

aussi sur son réseau personnel, amis

et famille.

Très investie, elle travaille sur l’organisation

tout au long de l’année :

dès qu’une édition se termine, elle

pense déjà à la suivante. Elle a participé

à 13 éditions, dont deux organisées

en format virtuel pendant la

période du Covid.

Qu’est-ce que ça t’apporte pour

que tu veuilles y rester ?

Elle explique rester avant tout pour

l’ambiance et les relations humaines.

L’équipe représente pour elle une

véritable seconde famille.

On fête les 25 ans, qu’est-ce qui t’a

le plus marqué sur les années précédentes

?

Chaque année, l’arrivée sur la Place

du Capitole le matin de la course est

un moment fort, chargé d’émotion et

d’excitation. Le départ du 10 km reste

particulièrement marquant.

Elle évoque également une édition

difficile marquée par un départ de feu,

qui a nécessité une réorganisation

complète dans l’urgence, générant

beaucoup de stress.

Sur un plan plus personnel, elle

est très fière d’avoir vu ses enfants

participer à la course. Elle se réjouit

aussi du succès grandissant de l’événement,

qui attire toujours plus de

coureurs.


10

Responsabilité sociétale et environnementale


Challenge entreprise 11

SPHEREA SUR LE 3KM

"C'est vraiment à part ici !"

peu près au même niveau qu’un collègue,

j’ai pu vite me mettre dans sa

roue pour connaître la vitesse à tenir

sans exploser !

Le parcours était plus exigeant que

l’an dernier car quelques virages en

épingle où la relance était compliquée.

Les sensations sont devenues

meilleures au fur et à mesure et j’ai

réussi à tenir le rythme de mon collègue

sur les 2 premiers kilomètres.

Après ce passage la course est devenue

plus difficile et j’ai dû serrer les

dents pour maintenir le niveau dans

les derniers virages. L’année dernière,

j’avais tout donné et je suis tombé

«à sec» d’énergie pour les derniers

100m. Je n’ai pas fait la même erreur

cette année et j’ai pu finir en sprint

pour gagner quelques précieuses

secondes (et doubler mon partenaire

de course par la même occasion).

Très content de ma performance

finale car je ne partais pas serein !

Rémi F.

À SPHEREA, la course à pied

se vit en équipe : les vainqueurs

du Challenge Entreprises

de la Corrida de Toulouse

racontent leur aventure !

"Remporter une course est une

satisfaction. La gagner deux années

de suite est une confirmation. C’est

pourtant ce qu’ont réussi les coureurs

de SPHEREA, vainqueurs pour

la deuxième année consécutive du

Challenge Entreprises sur le 3 km

de la Corrida de Toulouse. Derrière

cette victoire, il n’y a pas seulement

cinq coureurs performants. Il y a surtout

une véritable communauté de

passionnés. Chez SPHEREA, plus de

cinquante collaborateurs chaussent

régulièrement les baskets, du joggeur

occasionnel à l’ultra-traileur.

Une diversité qui fait la richesse du

groupe et qui permet à chacun de

trouver sa place, quel que soit son

niveau.

Tout au long de l’année, les salariés

se retrouvent sur de nombreuses

courses de la région : Odyssea, la

Course des Enfoirés, le Trail des Oufs

ou encore le Téléthon des Pradettes.

Des rendez-vous où le plaisir de courir

se mêle à des causes solidaires.

Depuis deux ans, l’équipe s’est

également fixé un nouvel objectif : le

Challenge Entreprises de la Corrida

de Toulouse, sur un format souvent

méconnu des coureurs, le 3 kilomètres.

« Beaucoup de coureurs regardent

spontanément vers le 10 km, mais le

3 km est une course incroyablement

dynamique. C’est explosif, intense et

très ludique. Il faudrait sûrement que

davantage de coureurs s’y intéressent.

»

Ce choix est aussi pragmatique.

Obtenir un dossard sur le 3 km est

plus accessible que sur le très prisé

10 km, tout en permettant de profiter

pleinement de l’ambiance exceptionnelle

de la Corrida. Et lorsque les

températures estivales grimpent dans

les rues toulousaines, un effort plus

court devient aussi un avantage.

« Cette édition proposait un parcours

légèrement raccourci, il n’y

avait quasiment aucun temps mort.

Impossible de trouver comment gérer

son effort : il fallait partir vite, relancer

sans cesse et ne jamais se reposer.

C’est ce qui rend cette course aussi

particulière. »

Si la victoire est belle, elle reflète

surtout la dynamique entretenue

tout au long de l’année. Nous nous

retrouvons régulièrement pour courir

autour du lac de la Ramée, à deux

pas de SPHEREA. Ces sorties régulières

offrent une parenthèse loin du

quotidien professionnel et contribuent

à alimenter l’esprit d’équipe autour

d’un sport par nature individuel.

Mais si les cinq représentants de

SPHEREA défendent ensemble les

couleurs de leur entreprise le jour

de la course, ils n’en restent pas

moins… concurrents.

« Nous recherchons bien sûr la performance

collective, mais il y a aussi

un défi personnel. On se connaît très

bien, on s’entraîne ensemble et chaque

course redistribue les cartes. Qui

sera devant ? Qui progressera le plus

? Ces petits duels alimentent énormément

nos discussions pendant les

sorties et à la pause déjeuner. »

Et s’il fallait une dernière raison

de revenir chaque année, elle serait

sans doute à chercher du côté de

l’ambiance.

« La Corrida de Toulouse est une

course à part. Courir au départ du

Capitole, foncer sur Alsace-Lorraine,

traverser la rue Pargaminières, revenir

sur la place du Capitole avec les

spectateurs qui encouragent sans

arrêt… c’est une expérience unique.

On vient pour le chrono, mais

on revient surtout pour cette atmosphère.

»

Après deux victoires consécutives,

l’objectif est désormais tout trouvé

: continuer à faire vivre cette belle

dynamique, accueillir de nouveaux

coureurs au sein du groupe running

SPHEREA… et pourquoi pas viser

un troisième succès l’année prochaine."

Alexis B.

Pas très en forme au départ et sans

réel préparation sur ce type d’effort,

je ne partais pas très confiant sur ce

3km (2,6km) de Toulouse ! Le départ

était assez agité et j’ai dû attendre les

50 premiers mètres pour me mettre

dans mon rythme. La chance d’être à

«Personnellement, la course a été

rendue difficile comme redouté par

des douleurs musculaires persistantes

: impossible de boucher le trou de

quelques mètres sur les deux fusées

Jean-Paul et Alexis, en ligne de mire

jusqu’à l’arrivée. Mais ces sensations

ont été compensées par une ambiance

de dingue, un parcours nerveux

dans des rues magnifiques et l’envie

de se battre pour l’équipe et conserver

ce titre acquis l’année dernière,

le tout pour ma première sur cette

distance. À charge de revanche pour

la passe de trois l’année prochaine et

bravo à la team pour vos perfs, vous

pouvez être fiers !»

Laurent M.

Je suis parti très vite, pour avoir un

peu d’espace autour de moi et éviter

les chutes. Au bout d’environ 1 km,

vers Saint Sernin, j’ai mes clefs qui

ont été éjectées de mon sac à dos et

j’ai perdu de précieuses secondes et

de l’énergie pour retourner en arrière,

les ramasser et repartir. Mon collègue

Vincent m’a dépassé a ce moment

là. tout le reste de la course j’étais

à quelques mètres derrière lui. J’espérais

intérieurement qu’il soit parti

trop vite pour arriver à le dépasser

à la fin, mais il a été plus fort que

moi et il mérite amplement sa place !

Je suis fier d’avoir pu contribué cette

année encore à gagner le challenge

entreprises sur le 3km de la corrida

de Toulouse. Nous sommes une belle

équipe qui essayons tous de nous

tirer vers le haut, bien qu’il faille se

rendre à l’évidence, je ne peux plus

rivaliser avec les plus jeunes, mais je

reste admiratif de leurs performances

!


12

L'historique

25 ANNEES

Déjà vingt-cinq ans et

Un des premiers départs de la Corrida. Il se faisait du côté du Pont Neuf à l'époque !

C’était donc bien la 25ème

édition en 27 ans d’existence.

Trois éditions manquent à

l’appel. Retour en quelques

lignes sur l’historique de cette

épreuve chère au cœur des

Toulousains !

L’aventure a donc débuté le 25

juin 1999. En soirée et dans Toulouse.

Pourtant l’histoire, vraiment, avait déjà

commencé une année auparavant.

Lors d’une simple discussion entre

deux amis de longue date, Serge Lévy

et Philippe Dürr.

Encore aujourd’hui, Philippe se

souvient de ce moment qui aura eu

finalement tellement de répercussions.

« C’était lors d’une étape du Tour de

France, nous suivions tous les deux la

course en tant qu’invités dans les voitures

et le soir en discutant au village

étape, nous avons discuté à bâtons

rompus. C’est là que Serge a lancé

que ce serait bien d’organiser une

course en plein centre de Toulouse.

L’idée était donc née. Nous étions en

juillet 1998. Tout restait à faire évidemment…

»

Bien sûr, Serge n’est plus là pour

nous parler de son « bébé ». Cette

épreuve qu’il ne pouvait pas s’empêcher

de courir au fil des années,

mais souvent sur le 3km pour avoir

le temps tout juste de se changer et

de s’occuper aussi de l’organisation

du 10km. Mais il reste dans les pensées

de tous ceux qui ont repris le

flambeau et qui forment aujourd’hui

l’association « Corrida de Toulouse ».

Serge s’en est allé donc des suites

d’une longue maladie en décembre

2011. Mais deux ans auparavant, la

Corrida n’aura donc pas pu avoir lieu.

On comprend bien pourquoi. Ce sera

la seule fois où le mois de juillet ne

verra pas ses coureurs envahir les

rues de la ville rose.

Première édition donc en 1999 et

cette année, en 2022, la 21ème. 23

années et 21 corridas. Il s’en est passé

des choses durant tout ce temps.

D’abord, on a constaté d’une évolution

quasi constante du nombre

d’engagés. Il est vrai que la course

à pied a connu ses dernières années

un engouement en France à nul autre

pareil, mais la Corrida a su se renouveler,

s’adapter, se reconstruire pour

toujours coller aux attentes des coureurs

et ce n’est pas un hasard si la

barre des 5000 coureurs a été largement

atteinte, il y a quelques années

de cela.

Ensuite, il y a eu ce passage en

2010 de la Prairie des Filtres à la

Place du Capitole. Et évidemment,

même si c’est plus de tracas et de

contraintes, cela fait une grande différence

côté ambiance. Sûrement un

des grands « virages » de l’épreuve.

Et puis, il y a ces vainqueurs. On ne

va pas tous les citer ici mais quelques

grands noms de la course tricolore

sont venus se frotter au bitume toulousain.

On pense à Philippe Rémond,

à Larbi Zéroual, à Benoît Z ou encore

à Nicole Lévêque ou Chantal Dallenbach.

Tous ont marqué l’histoire

de la course à pied national et donc

celle de la Corrida forcément. C’était

l’époque où Nike était partenaire de la

course et emmenait donc avec lui ses

meilleurs éléments.

Mais bien sûr les « locaux » ont

également su briller à domicile. On

se souvient de l’arrivée par exemple

main dans la main de Cédric Pélissier

et Nicolas Fernandez, on se rappelle

aussi des souries de Houria Fréchou,

Laurie Belkadi, Florence Longuemart

ou Nawal Pinna. Sans oublier Nassera

Dheilly qui a maintes fois remporté la

petite distance. Tous les cadors régionaux

sont venus s’y frotter au moins

une fois. Mathieu Brûlet, Benoît Dunet,

Gaétan Cals, Grégory Bé… tous des

gars descendus sous les 30’ sur cette

distance.

La Corrida s’est appelée tout

d’abord Corrida AGF, puis Corrida

Pierre et Prestige et depuis déjà de

longues années, elle est devenue

Corrida Crédit Agricole Toulouse 31.

Cela aussi a forgée son histoire et a

fait qu’elle est devenue ce qu’elle est


L'historique 13

D'EXISTENCE

même un peu plus...

Benoît Z et Larbi Zérouel ont marqué l'histoire de la Corrida toulousaine à jamais !

aujourd’hui. Forcément. Les partenaires

ont toujours été la force vive d’une

organisation quelque qu’elle soit.

En 2022, la Corrida revient après

deux années d'absence suite dûes au

COVID. Vous savez, ce petit virus qui a

chamboulé toutes nos existences?

Et alors que dans la région de

nombreuses courses peinent encore

à repartir de plus belle, la course toulousaine

affiche déjà un beau chiffre

de 4200 dossards distribués. Les

organisateurs sont donc optimistes. Et

dès l'année suivante donc, en 2023,

les compteurs s'affolent de nouveau.

La barre des 5000 est allégrement

franchie. Et viva Corrida !

En 2024, c'est le record absolu

jamais enregistré : 6000 dossards

distribués et même si, comme le

rappelle sans cesse les organsiateurs,

le nombre de concurrents n'est pas

un objectif en soi, cela fait tout de

même toujours énormément plaisir.

C'est comme une reconnaissance. Le

petit truc en plus qui met du beaume

au coeur de tous les bénévoles qui

oeuvrent au bon déroulement de

l'évènement. Et ils sont près de 450

ce soir-là.

En 2025, la barre des 6500 a de

été atteinte et même un peu plus...

mais c'est la météo qui aura donc

préocuppé l'organisation jusqu'au

bout. Juste à quelques jours de la

canicule. Ouf ! Pour la première fois

de l'hisoitre aussi, les horaires de

départ ont été décalés. Jusqu'au bout

de la nuit donc...

Enfin en 2026, vous l'aurez compris,

on fête le quart de siècle. Les

25 ans d'existence. Qui aurait cru ça

en 1999? Bien sûr il y a eu quelques

surprises et beaucoup d'émotion. Et

puis on frôle désormais avec les 7000

dossards. 6780 pour être plus précis.

C'est de la folie place du Cap !!

Alors une nouvelle fois Viva Corrida

et affaire à suivre... après plus d'un

quart de siècle d'existence !


14

Les associations soutenues

ALIOCEMA ET UN MAILLOT POUR LA VIE

Courir pour les enfants !

puces chronométriques des coureurs.

Le public pourra également retrouver

Aliocema sur son stand installé sur le

village de la Corrida, dès le vendredi

à partir de 16 h 30, place du Capitole.

Ce sera l’occasion de présenter les

actions de l’association, d’échanger

avec les visiteurs et de sensibiliser

le grand public à la cause de la prématurité.

À quoi serviront les fonds récoltés ?

Un Maillot ppour la Vie

Un Maillot pour la Vie, l’association

solidaire de la Corrida de Toulouse

Créée en 2000 à Toulouse, Un

Maillot pour la Vie accompagne les

enfants hospitalisés ou atteints de

maladies graves en leur offrant des

moments d’évasion grâce au sport.

Rencontres avec des sportifs de haut

niveau, réalisation de rêves et animations

dans les hôpitaux sont au cœur

de ses actions. Cette année, l’association

est le partenaire solidaire de

la Corrida de Toulouse, un partenariat

qui fait particulièrement sens au

regard des valeurs communes qu’elles

partagent.

Marilyne Dieuze est co-directrice

de l'association "Un Maillot pour la

Vie".

Comment s’est déroulé le premier

contact avec la Corrida de Toulouse ?

Le premier contact s’est fait naturellement.

Les organisateurs de la

Corrida étaient à la recherche d’une

association locale à mettre en avant

pour cette édition. Très rapidement,

les échanges ont montré que les deux

structures partageaient les mêmes

valeurs de solidarité, de convivialité

et de sport. Le courant est immédiatement

passé, faisant de ce partenariat

une évidence.

En quoi consiste ce partenariat ?

Ce partenariat implique fortement

les équipes de l’association. En

amont de l’événement, Un Maillot

pour la Vie participe aux temps forts

de la Corrida, comme la conférence

de presse ou encore la reconnaissance

officielle du parcours. Le jour de

la course, seize bénévoles, répartis

en deux équipes de huit personnes,

seront mobilisés sur le parcours en

lien avec le responsable des bénévoles

afin d’assurer le bon déroulement

de l’événement. L’association sera

également présente sur le village de

la Corrida avec un stand dédié. Les

visiteurs pourront y découvrir ses

missions, participer à des animations

pour les enfants et rencontrer

les mascottes dans une ambiance

conviviale.

À quoi servira l’argent récolté ?

L’objectif est de construire un

partenariat durable avec la Corrida

de Toulouse sur les trois prochaines

années. Les fonds récoltés permettront

notamment de développer un

projet concret : la création de la “Box

du Champion”. Destinée aux enfants

hospitalisés, cette box contiendra un

objet en lien avec leur sport préféré

afin de leur apporter un moment de

joie, de réconfort et de motivation

pendant leur parcours de soins.

Quel lien entretenez-vous avec la

course ?

Ce partenariat résonne particulièrement

auprès des membres de l’association,

dont beaucoup sont euxmêmes

coureurs ou passionnés de

sport. Toute l’équipe est très heureuse

d’être associée à un événement sportif

aussi emblématique de Toulouse,

organisé en plein cœur de la ville.

Cette collaboration est d’autant plus

symbolique que Un Maillot pour la Vie

célèbre cette année ses 25 ans, tout

comme la Corrida de Toulouse. Deux

anniversaires, une même ville et des

valeurs communes qui rendent cette

association particulièrement forte.

Aliocema

Aliocema, une association engagée

aux côtés de la Corrida de Toulouse

Créée pour accompagner les

familles confrontées à la prématurité,

Aliocema œuvre au quotidien en

faveur des bébés prématurés et de

leurs proches. À travers des actions

solidaires, des événements sportifs

et des projets menés tout au long de

l’année, l’association apporte un soutien

matériel et moral aux familles.

Cette année, elle rejoint la Corrida de

Toulouse en tant que partenaire solidaire,

une collaboration qui reflète

pleinement ses valeurs de partage,

d’entraide et de solidarité.

Marie du Maroussem est une des

membres fondatrices de l'association.

Comment s’est déroulé le premier

contact avec la Corrida de Toulouse ?

Le rapprochement s’est fait à l’initiative

des organisateurs de la Corrida,

qui ont retenu Aliocema après

avoir étudié plusieurs associations

locales. Les premiers échanges ont

été facilités par des connaissances

communes, permettant de créer rapidement

une relation de confiance et

de poser les bases d’un partenariat

naturel.

En quoi consiste ce partenariat ?

L’association est pleinement impliquée

dans l’organisation de l’événement.

Elle participe aux différents

rendez-vous organisés avec les

partenaires en amont de la course

et mobilisera une équipe de bénévoles

le jour J. Ces derniers seront

notamment chargés de la pose des

Les sommes récoltées permettront

de financer plusieurs projets concrets

en faveur des familles. L’association

souhaite notamment rééditer le livre

« Le petit frère de Lola est arrivé en

avance », destiné aux frères et sœurs

de bébés prématurés. Cet ouvrage les

aide à mieux comprendre la situation

vécue par leur famille et à mettre des

mots sur leurs émotions.Les dons

contribueront également à financer

la confection de kits de naissance

spécialement conçus pour les bébés

prématurés. Réalisés à la main par

une entreprise toulousaine partenaire

de l’association, ces kits comprennent

notamment des kimonos, des

bavoirs et d’autres vêtements adaptés

aux tout-petits. Distribués tout au

long de l’année dans les services de

néonatologie, ils apportent un soutien

concret aux familles dès les premiers

jours de vie de leur enfant.

Quel est votre lien avec la course

à pied ?

Le sport est au cœur de l’identité

d’Aliocema. Chaque année, l’association

organise sa propre course solidaire,

l’Aliocema Run, à Saint-Jean.

La prochaine édition se déroulera le

30 août et proposera plusieurs parcours

de course ainsi que des marches

accessibles à tous, dans une

ambiance conviviale et familiale. Plus

qu’un simple rendez-vous sportif, cet

événement rassemble chaque année

coureurs, bénévoles, partenaires et

familles autour d’une même cause

: soutenir les bébés prématurés et

leurs proches. Les inscriptions sont

d’ores et déjà ouvertes sur le site

internet de l’association.

Propos recueillis par Lilou Jégard


Arrêt sur images 15

Le 3km, c'est aussi une belle occasion de courir en famille. - Courir Place du Capitole a une saveur particulière. (Photos Rémy)


16

Les déclarations

ELLES ET ILS

"Les conditions étaient vraiment

SUR LE 10 KM

Tom, 27 ans, Toulouse

« C’était ma première édition et j’en

suis très satisfait. L’ambiance était

vraiment bonne, et je suis surtout

venu pour le plaisir, sans objectif de

record. J’ai passé un très bon moment

et je reviendrai sans hésiter. »

tion et, comme d’habitude, tout s’est

très bien passé. J’ai déjà connu des

éditions où il faisait beaucoup plus

chaud, donc les conditions étaient plutôt

agréables cette année. Je n’étais

pas venu pour battre un record, mais

simplement pour profiter de la course

entre amis et passer un bon moment.

L’ambiance était très sympa et je

reviendrai avec plaisir l’année prochaine.

»

« C’était notre première participation

et on est surtout venus pour

le plaisir. On ne court pas très souvent,

mais on avait envie de relever

le défi et de passer un bon moment.

Franchement, on a été surpris par le

monde qu’il y avait, l’ambiance était

vraiment au rendez-vous. Il faisait

chaud, alors notre seul objectif était

de terminer la course, et on est très

contents d’y être arrivés. On reviendra

avec plaisir l’année prochaine. Maintenant,

place à la récupération… et

au match ! »

Charly, 28 ans, Cahors

Killian , 26 ans, Toulouse

« Pour ma deuxième édition, j’ai

trouvé qu’il faisait moins chaud que

les années précédentes, ce qui était

plus agréable. Je n’avais pas fait

beaucoup de préparation, mais j’ai

surtout pris du plaisir sur la course.

L’important était de partager un bon

moment entre amis, et c’est totalement

réussi. Je reviendrai l’année

prochaine. »

Anne ,58 ans, Toulouse

Sylvain, 44 ans Laurent , 42 ans, st

Jean

« On est venus avant tout pour se

faire plaisir, sans objectif de chrono.

On n’a pas beaucoup d’expérience

dans la course à pied, mais on a vraiment

apprécié cette première expérience.

Il y avait beaucoup de monde,

l’ambiance était super sympa et ça

nous a donné envie de nous dépasser.

On reviendra l’année prochaine avec

un peu plus d’expérience, en essayant

cette fois de faire encore mieux. »

« C’était ma troisième participa-

Eliott, Vincent, 24 ans Bayonne


Les déclarations 17

ONT DIT

agréables cette année !"

« J’avais déjà participé à cette

course il y a trois ans et j’ai eu envie

de revenir, d’autant plus qu’elle

se déroule près de chez moi. J’ai

retrouvé la même bonne ambiance,

avec autant de monde au départ et

beaucoup de ravitaillements tout au

long du parcours, ce qui est vraiment

appréciable. Mon objectif était

de passer sous les 50 minutes, et je

l’ai atteint, donc je suis très satisfait

de ma course. J’ai passé un très bon

moment et je reviendrai avec plaisir

l’année prochaine. »

Zac, 27 ans, Toulouse

« Mon objectif cette année était

de battre mon ancien record, et

c’est chose faite, donc je suis vraiment

content de ma course. C’était

ma deuxième participation et ça fait

plaisir de voir que je progresse d’une

année sur l’autre. L’ambiance était

toujours aussi top, même si le système

des sas de départ m’a paru un

peu désorganisé. Le parcours reste

assez exigeant, mais c’est aussi ce

qui le rend intéressant. Je reviendrai

avec plaisir l’année prochaine. »

Romain, Toulouse, 28 ans et Louis,

Toulouse , 24 ans

« C’était notre dernière course

avant l’été, donc on voulait en profiter

pour se faire un dernier défi. On

s’était fixé comme objectif d’essayer

de battre notre record sur 10 km,

alors cette course tombait au bon

moment. C’était aussi notre première

participation et on a vraiment aimé

découvrir le parcours. Les points de

vue sur Toulouse sont magnifiques,

même si on a trouvé qu’il y avait un

peu trop de relances, ce qui casse

un peu le rythme. Malgré ça, on s’est

régalés. On reviendra avec plaisir,

surtout pour l’ambiance de nuit qui

est vraiment sympa et qui rend la

course encore plus agréable. »

SUR LE 3 KM

Belise Kiang, 19 ans

« Alors, moi c’est Kiang Belise, j’ai

19 ans. Franchement, si je devais

résumer cette course en un seul mot,

ce serait : incroyable. L’ambiance

générale était tout simplement folle,

il y avait une énergie communicative

partout autour de nous et c’était

vraiment super bon. Honnêtement,

c’est le genre d’expérience qu’il faut

absolument vivre au moins une fois,

c’est vraiment quelque chose à faire

! Pour tout vous dire, c’était ma toute

première course officielle, et franchement...

j’ai absolument adoré chaque

instant ! »

David, 45 ans.

« Je viens tout juste de franchir

la ligne d’arrivée et ce que je peux

vous dire, c’est que cette course était

incroyablement animée ! Du début à

la fin, il n’y a eu aucun temps mort

: j’ai couru à bloc, en donnant absolument

tout ce que j’avais dans le

ventre, sans jamais relâcher l’effort.

L’atmosphère ici est tout simplement

phénoménale, il y a une ambiance de

folie qui nous pousse à nous dépasser

à chaque foulée. C’est une expérience

tellement intense et gratifiante

que je ne peux que conseiller à tout

le monde, peu importe votre niveau,

de venir s’inscrire et de tenter l’aventure

au moins une fois dans sa vie.

Vous ne le regretterez pas ! »

Sula, 14 ans.

« Le départ de la course a été un

moment vraiment marquant : on était

tous serrés, c’était extrêmement

dense et on ressentait une énergie

collective incroyable dès les premiers

mètres. Tout le monde était survolté

! Ce que j’ai particulièrement adoré,

c’est l’état d’esprit général : il y avait

un immense fair-play entre les coureurs,

et on sentait une vraie solidarité

avec des gens toujours prêts à

nous encourager et à nous aider dans

les moments plus difficiles. Je tiens

d’ailleurs à adresser un immense

merci à tous les bénévoles qui font

un travail formidable pour que cet

événement ait lieu. Enfin, l’apothéo-


18

Les déclarations

ELLES ET ILS ONT DIT

"C'était très spécial pour moi..."

se, c’était l’arrivée : un public massif

et chaleureux était là pour nous

accueillir et nous acclamer, c’était

vraiment magique ! »

Thomas, 14 ans.

« Je viens tout juste de boucler

la course et je suis super fier de

ma performance d’aujourd’hui. J’ai

couru le format des 10 kilomètres et

j’ai réussi à bloquer le chrono à 34

minutes et 46 secondes ! C’était un

défi intense, j’ai tout donné du début

à la fin pour maintenir un bon rythme.

C’est une vraie satisfaction personnelle

de voir que l’entraînement paie

et de réaliser un tel temps sur cette

distance. L’ambiance générale m’a

vraiment porté ! »

Christophe, 51 ans, papa d'Elorianne

« Aujourd’hui, c’était une journée

très spéciale pour moi puisque j’ai

eu le bonheur de faire cette course

aux côtés de ma fille. Bon, on ne va

pas se mentir, par rapport à la performance

impressionnante de Thomas,

nous avons été un petit peu

plus lents et nous avons mis plus de

temps à atteindre la ligne d’arrivée !

Mais l’essentiel n’était pas là : c’était

avant tout un magnifique moment

de partage familial et de complicité

sportive. Et puis, quand on voit les

jeunes courir comme ça, on se dit

que la relève est bel et bien assurée

! »

Élorianne, 17 ans, fille de Christophe

« Ce n’est pas ma première expérience

ici, puisque j’avais déjà eu la

chance de faire cette course il y a

trois ans, déjà en compagnie de mon

père. C’était un souvenir tellement

fort que j’ai absolument voulu renouveler

l’expérience et la refaire avec

lui cette année. Courir ensemble, partager

la fatigue, les encouragements

du public et enfin la joie de passer la

ligne d’arrivée à deux, c’est vraiment

unique. C’est une super tradition

qu’on est ravis de poursuivre ! »

Arnaud Grevaz, 25 ans, Lavaur

« Je viens participer à cette course

depuis 2024 et c’est devenu un vrai

rendez-vous annuel pour moi. J’aime

beaucoup l’ambiance estivale et

conviviale qu’on y retrouve chaque

année. Cette édition était encore plus

agréable parce qu’il faisait moins

chaud, il y avait plus de public pour

encourager les coureurs et le niveau

de la course augmente d’année en

année. Mon objectif sur le 3 km était

de passer sous les 10 minutes et

j’ai réussi à faire 9’27, donc je suis

vraiment satisfait de ma course. Je

reviendrai sans hésiter l’année prochaine,

toujours sur le 3 km. »


Les vécus

19

A L'INTERIEUR DE LA COURSE

"On me propose un demi..."

une coupole vert-de-gris, une douche

rafraîchissante, un demi de bière

gentiment proposé (non merci...), une

bouteille d’eau tendue (oui, merci !),

un château d’eau- musée, des bandas,

un labrador qui s’ennuie et

qui regarde ailleurs, à nouveau une

Garonne déjà plus sombre, un palais

consulaire, Toulouse FM qui se croit

au festival de Canne avec son tapis

rouge, des rues étroites, sombres et

inquiétantes bordées de hauts murs

de briques austères, un groupe de

batucada, un tapis rose, une arche

et voilà, les 10km sont avalés. Comment

s’est passée ma course ? Bien

incapable de répondre ! Je crois

être une coureuse contemplative…

Allez, à demain 4h30 pour la course

quotidienne dans les montagnes

russes du Lauragais avec ma Nolinette,

braque allemand de 8 ans. Elle

connaît bien Joe Jackson, elle ! (et

oui, 8x7=56 !)"

Claire Fréjus est une accro de

la course à pied. Petit footing

à 4h30 tous les matins. Quelque

soit la météo et quelque

soit l'époque. Sans jamais en

manquer une. Pour elle, la Corrida

est immanquable !

"Voilà, 1er vendredi du mois de

Juillet. Cette date est un carrefour

entre l’adieu à mes CM2 qui partent

pour la belle aventure du collège, le

début des vacances et le rendez-vous

avec la corrida. 10 ans de –presque

– fidélité à cette course endiablée

dans les rues de Toulouse. On ne

recherche pas la performance, non :

les rues étroites, le mobilier urbain

sournois, les virages à 90°, les joyeux

fêtards qui traversent le parcours,

sont autant d’obstacles qui mettent

à mal le chrono. Mais qu’à cela ne

tienne : c’est une course que l’on vit

les yeux ouverts sur la foule bigarrée,

costumée, sur les cartons d’encouragements

ou humoristiques qui

sont brandis au bord du trottoir et on

oublie la montre connectée. 10 ans

donc de participation et je suis bien

incapable de retenir les parcours.

Preuve que le plaisir de courir est

ailleurs et non sur l’étude approfondie

du tracé pour élaborer une stratégie

de performance.

21 h28 donc, ce vendredi 4 juillet

2026, je suis dans le sas de départ,

le nez en l’air et Joe Jackson dans

les oreilles (un illustre inconnu pour

les moins de 50 ans…). 21h30, la

masse de coureurs se met en branle.

Mon cerveau se met en pause, mais

pas le mouvement perpétuel de la

course et mes yeux s’ouvrent : un

capitole flamboyant, un ciel d’aluminium

survolé par des martinets,

des ballons rouges, bleus, verts,

un Spiderman, une équipe de fées

pailletées, une bande de potes torse

nu et hilares à un balcon, un ange

aux ailes blanches un Saint Sernin

rougeoyant, un tonton tout jaune, une

table de terrasse avec des assiettes

magnifiquement garnies évitée de

justesse, une Garonne scintillante,

Jacques Breda, la voix de la Corrida !

Depuis plus de 10 ans, le 1er vendredi du mois de juillet est devenu dans

mon agenda de speaker animateur d’évènements sportifs (entre autres),

une date incontournable, un rendez-vous à ne pas manquer ! Faire partie

de l’équipe des animateurs de la Corrida pédestre Crédit Agricole Toulouse

31 c’est être un des maillons d’un grand évènement sportif mais aussi d’un

rassemblement populaire, festif, culturel, éco-responsable et solidaire ! Et

c’est un réel plaisir ! Evènement sportif avec, chaque année, des milliers de

runners qui se retrouvent pour partager le plaisir de courir !

Rassemblement populaire et festif avec des milliers de spectateurs au

départ Place du Capitole et sur le parcours ambiancés par les speakers et les

animations musicales ! Rassemblement culturel avec un parcours qui permet

à tous les participants de découvrir les monuments et les lieux remarquables

de cette belle ville de Toulouse ! Evènement éco-responsable avec une

démarche environnementale chaque année plus présente ! Course citoyenne

et solidaire avec les bénéfices reversés à deux associations qui accompagnent

les enfants malades ! Si les coureurs viennent chercher la performance sur

les 3 et 10 kms, toute l’équipe de la corrida pédestre Crédit Agricole Toulouse

31, formidablement bien organisée sous la houlette du Président Philippe

DURR, relève chaque année le défi d’allier sport, solidarité, convivialité et

environnement ! Faire partie de cette équipe et de cette dynamique chaque

année plus affirmée est un véritable plaisir !

Vivement l’édition 2027 !


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