Transformez vos PDF en papier électronique et augmentez vos revenus !
Optimisez vos papiers électroniques pour le SEO, utilisez des backlinks puissants et du contenu multimédia pour maximiser votre visibilité et vos ventes.
N°1704 vendredi 10 juillet 2026
Sportifs de haut niveau : une formation
pour mieux maîtriser leur image en ligne
Devenus créateurs de contenu malgré eux, les athlètes français manquent souvent de repères pour encadrer leurs prises
de parole sur les réseaux sociaux. L’INSEP et l’ARPP leur proposent désormais un parcours de certification pour les
accompagner dans cette nouvelle responsabilité.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
'Institut National du
Sport, de l'Expertise et
de la Performance
(INSEP) accueille 19 fédérations
résidentes et accompagne
800 athlètes vers la
haute performance. Avec
l'Autorité de Régulation
Professionnelle de la
Publicité (ARPP) et l'agence
Sport 1.5, il lance le Certificat
de l'Influence commerciale
responsable, décliné pour la
première fois au sport de haut
niveau, dans le cadre du programme
« Grandir pour gagner
» et du Campus d'excellence
post-Paris 2024. La démarche
s'appuie sur un dispositif
éprouvé, qui a déjà certifié
plus de 2 560 créateurs de
contenu, toutes catégories
confondues. « En adaptant
notre programme aux spécificités
du sport de haut niveau,
nous souhaitons permettre
aux athlètes de devenir des
ambassadeurs exemplaires
des bonnes pratiques publicitaires
et déontologiques.
Cette initiative contribue à
renforcer la confiance entre
Sommaire
les créateurs de contenu, les
marques et le public », explique
Mohamed Mansouri,
directeur délégué de l'ARPP.
Des repères à construire
Les chiffres donnent la mesure
du phénomène : le marketing
d'influence sportif
pèse 587 M€ en France
(étude ARPP–France Pub),
porté par près de 4 800 créateurs
actifs sur les réseaux sociaux.
Ils touchent des audiences
jeunes (25 ans en
moyenne sur TikTok, 30 ans
sur Instagram, 32 ans sur
YouTube). Au premier semestre
2026, près de 3 750
créateurs sport ont publié
plus de 15 000 contenus
mentionnant une marque du
secteur. Mais cette visibilité
s'accompagne de zones d'incertitude
: règles encadrant
les collaborations, identification
des contenus sponsorisés,
protection des publics
jeunes. Les athlètes ne disposent
pas toujours d'une formation
adaptée.
« Les sportifs de haut niveau
sont exposés à des enjeux qui
dépassent largement le cadre
de la performance. Leur visibilité
sur les réseaux leur
offre de nouvelles opportunités,
mais implique aussi une
responsabilité vis-à-vis de
leurs communautés. Avec
cette certification, nous souhaitons
leur donner les clés
pour comprendre leur rôle,
protéger leur image et exercer
leur influence dans un
cadre transparent, éthique et
responsable », explique
Fabien Canu, directeur général
de l'INSEP.
Un parcours testé avant
son déploiement
Avant son lancement, le dispositif
a été éprouvé : une
phase pilote en présentiel a
réuni une quinzaine de participants,
suivie d'un bêta-test
du module e-learning auprès
de huit sportifs volontaires.
Le parcours définitif comprend
quatre heures de formation
en ligne, validées par
Hebdo
Les champions boulistes vont pointer au tribunal........................................................................2
Fédérations
La FFR repasse dans le vert....................................................................................................3
Territoires
Les territoires connaissent la carte ..........................................................................................4
International
Viva Mundo : un parc d’attractions de 450 M€ dédié au football...........................................6
World Athletics conserve son cap ...........................................................................................7
un questionnaire de 30 minutes
nécessitant 75 % de
réussite. Une première promotion
de 50 athlètes, issus
de disciplines variées, l'intégrera
dès son ouverture.
Au-delà du terrain, une
responsabilité sociale
Pour Maël Besson, fondateur
de Sport 1.5, la portée de
cette formation dépasse la
gestion des partenariats :
« Les athlètes sont copiés et
imités. Maîtriser ce que l'on
promeut au travers du sport,
c'est influencer nos normes
sociales, nos comportements
et nos habitudes du quotidien.
» Une responsabilité
d'autant plus tangible que
57 % des fans de sport déclarent
interagir régulièrement
avec des créateurs ou personnalités
de leur univers, selon
Deloitte Digital. La certification
s'inscrit ainsi dans la mission
plus large de l'INSEP,
qui entend accompagner les
athlètes bien au-delà de leur
performance physique.
La Lettre de l’économie du sport
est éditée par
GROUPE SPORT.FR SA
BP 40077
66050 PERPIGNAN CEDEX
E-mail : sport@sport.fr
Service abonnements
Tél. 09 70 40 65 15
E-mail : commercial@sport.fr
Disponible uniquement sur abonnement
Directeur de la publication :
David Tomaszek
Rédacteur en chef :
Emmanuel Frattali
Dépôt légal à parution
ISSN 0767-9769
Imprimerie Domenica Media / Espagne
Hebdo
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
Les champions boulistes vont pointer au tribunal
Soupçonnés d’avoir faussé une partie de pétanque en 2025 à des fins de paris truqués, quatre internationaux français
ont été interpellés. Ils seront jugés pour escroquerie en bande organisée.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
i les faits examinés remontent
au mois de
septembre 2025, l’affaire
est rendue publique à la
veille de l’ouverture du plus
grand concours de pétanque
du monde, le Mondial La
Marseillaise à pétanque.
L’affaire, révélée par Le
Parisien, secoue le monde de
la pétanque. Neuf personnes,
dont quatre internationaux
français, ont été placées en
garde à vue mardi matin
dans le Var et en Gironde.
Parmi les suspects figurent
la star de la pétanque Dylan
Rocher (34 ans), considéré
comme l’un des meilleurs
boulistes au monde, et la légende
Henri Lacroix (51
ans), multiple champion du
monde de la discipline. Jean
Feltain (37 ans) et Ligan
Doerr (26 ans) sont les deux
autres boulistes concernés
dans cette affaire qui a commencé
le 4 septembre 2025.
Favorite de la 7e étape des
Masters 2025 disputée à
Levallois-Perret (Hauts-de-
Seine), la triplette de Dylan
Rocher s’était inclinée dès
les quarts de finale (4-13)
face à une équipe locale.
Plusieurs mises suspectes
sur des sites de paris sportifs,
portant précisément sur la
défaite des favoris, avaient
alerté les analystes d’une
plateforme spécialisée, en
lien avec les services de
l’État et l’Autorité nationale
des jeux (ANJ). Au total, les
gains espérés s’élevaient à
environ 61 000 €, répartis
entre la Française des Jeux et
Winamax, qui aurait refusé
de payer les sommes correspondantes
et remboursé les
mises initiales aux parieurs.
Jusqu’à cinq ans de prison
et 500 000 € d’amende
Il y a « les trois joueurs de
l’équipe perdante, ainsi que
les parieurs et les intermédiaires
», précise le procureur
de Toulon (Var),
Raphaël Balland. Selon les
informations du Parisien,
des épouses de parieurs ou
de joueurs seraient impliquées.
« Tous ont contesté
les faits au cours de leur
garde à vue », or « plus de
13 000 € avaient été misés
dans différents sites de La
Française des Jeux », essentiellement
dans les environs
de Toulon. Pour éviter d’être
repérés, les parieurs avaient
utilisé des tickets de 50 €.
Les neuf personnes incriminées,
« gravitant dans le milieu
de la pétanque de haut
niveau », sont poursuivies
« notamment des chefs d’escroquerie
en bande organisée
et de corruption active
ou passive ». Ces neuf personnes
seront jugées le 14
juin 2027 devant le tribunal
correctionnel de Toulon et
encourent notamment
jusqu’à cinq années d’emprisonnement
et 500 000 €
d’amende. Les saisies réalisées
par les enquêteurs, en
espèces et sur des comptes
bancaires, s’élèvent à « plus
de 140 000 € », précise encore
le procureur.
Au-delà d’une longue suspension,
c’est aussi leur avenir
en bleu qui pourrait être
remis en question, d’autant
que les championnats du
monde se dérouleront du 20
au 25 novembre en
Thaïlande. C’est aussi
l’image d’un sport, qui lutte
depuis de nombreuses années
pour sortir des clichés
qui lui collent à la peau, qui
s’en trouve écornée. La
Fédération française de pétanque
et de jeu provençal a
publié un communiqué rappelant
« la présomption
d’innocence » tout en
condamnant « avec la plus
grande fermeté toute forme
de manipulation sportive.
Conformément à ses valeurs
et à sa responsabilité envers
l’intégrité du sport, la
Fédération a porté plainte
contre X auprès des autorités
compétentes. »
En bref
Le ministère de la Culture entend franciser le basket. Dans un texte publié sur sa plateforme France Terme, un site « consacré aux termes
recommandés par la Commission d’enrichissement de la langue française et publiés au Journal officiel de la République française », le
ministère de la Culture indique son intention de franciser le basket en proposant une traduction pour de nombreux termes techniques issus de
l’anglais. « Le vocabulaire du basketball est envahi de termes anglais, qui ne facilitent pas la compréhension du jeu pour les spectateurs ou
téléspectateurs néophytes », annonce France Terme. Avant de lister les mots français de remplacement, comme « smash » pour le dunk, « allezhop
» pour le alley-oop. Au total, 22 termes différents sont traduits sur le site, même si certains sont déjà utilisés couramment comme
« contre » ou « triple-double ». Certaines propositions seront difficiles à imposer avec des phrases assez longues quand l’anglais fait dans
l’efficacité avec par exemple « interruption réglementaire ou stratégique » à la place de time out, « provocation verbale » pour désigner le
trash-talking, ou encore « panier à la sirène » comme remplaçant du buzzer beater.
2
Fédérations
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
La FFR repasse dans le vert
Le 4 juillet n’est plus seulement le Jour de l’Indépendance pour les États-Unis. C’est aussi un jour de la fête pour la
Fédération française de rugby (FFR). Dans un communiqué publié samedi 4 juillet, elle annonce avoir réalisé un
exercice bénéficiaire au terme de la saison 2025-2026, une première depuis près de dix ans.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
a Fédération française
de rugby (FFR) a annoncé
être de nouveau
en positif sur la saison
2025-26 samedi 4 juillet lors
de son congrès à Brest
(Finistère) et va déployer
quatre millions d’euros d’investissement
dans le rugby
amateur. La FFR prévoit de
terminer la saison 2025-
2026 avec un bénéfice net de
8,4 M€ malgré une perte
d’exploitation de 2,6 M€.
L’instance n’a jamais connu
de bénéfice d’exploitation
depuis la saison 2016-17.
C’est toutefois bien mieux
que le budget prévisionnel
qui prévoyait « un déficit de
6,9 M€ de résultat d’exploitation
», souligne la FFR. Il
y a un bémol tout de même.
La différence entre le résultat
d’exploitation, représentant
les coûts et recettes directement
liés à l’activité de
la fédération, et le bénéfice
final s’explique en grande
partie par le versement du
fonds d’investissement
CVC, en échange d’une
prise de participation dans le
comité des six nations. Ce
versement s’arrêtera après
2026. « Les revenus liés à
CVC ne servent plus à combler
les déficits ; ils renforcent
désormais les fonds
propres de la Fédération »,
précise la FFR. Le chemin
parcouru est impressionnant.
La FFR a engagé un plan de
redressement depuis plusieurs
saisons : hausse des
recettes, renégociation des
principaux contrats, notamment
ceux du Stade de
France et du Tournoi des Six
Nations (la FFR perçoit désormais
19 % des recettes
contre 16 % auparavant,
ndlr)t, et maîtrise des dépenses
avec un gel des salaires
et des recrutements.
La saison précédente, le déficit
d’exploitation s’élevait
à 22,4 M€, plombés par des
provisions liées aux pertes et
contentieux autour de l’organisation
du Mondial 2023.
La perte finale sur la saison
2024-25 dans les comptes
montait à près de 7 M€,
après des pertes de 13 M€
lors de l’exercice précédent.
« Les perspectives s’éclaircissent.
À nous désormais de
transformer cette dynamique
en progrès concret et
durable pour le rugby français
», a salué dans un communiqué
le président de la
FFR, Florian Grill.
56 575 licenciées
Le surplus financier de la
saison 2025-26 est notamment
utilisé pour faire « un
don de quatre millions d’euros
à Rugby au Cœur, son
fonds de dotation, pour soutenir
les clubs sur les quatre
prochaines saisons via le
Label club engagé », indique
la FFR, sans quoi le
résultat d’exploitation aurait
été positif. « Ces enveloppes
iront aux clubs les plus engagés
dans nos priorités fédérales
: recruter, féminiser,
former, et développer nos
éducateurs », déclare
Florian Grill. « Cette enveloppe
s’inscrit dans les
13 M€ issus de la nouvelle
convention » entre la
Fédération et la Ligue, renégociée
durant l’année, détaille
le communiqué. Le
budget prévisionnel pour la
saison 2026-27 anticipe un
déficit d’exploitation de
1,4 M€, mais un bénéfice net
de 1,6 M€.
Le Congrès 2026 s’est
conclu par l’annonce de la
ville qui accueillera l’édition
2027. Le monde du rugby se
retrouvera à Toulon, en région
Provence-Alpes-Côte
d’Azur, au cœur d’un territoire
fortement ancré dans la
culture du rugby.
La FFR comptabilise 369 311 licenciés sur la saison, un nombre en
hausse de 1,5 % sur un an. La dynamique se nourrit notamment de
l’arrivée des femmes dans le rugby, avec une hausse de plus de 7 %
sur un an (+3 820 licenciées) dans une saison marquée par le
Mondial 2025, en Angleterre, où les Bleues ont terminé quatrièmes.
En bref
L’élection de Candeloro contestée. Gwenaëlle Noury, présidente sortante de la Fédération des sports de glace (FFSG), a déposé un recours
après l’élection de Philippe Candeloro. « À la suite de l’élection fédérale […] organisée le 27 juin 2026, une saisine a été déposée auprès de
la Commission de surveillance des opérations électorales », a déclaré Gwenaëlle Noury dans un communiqué. « Cette saisine vise à faire
vérifier la régularité des opérations de vote en raison d’incohérences relevées dans les résultats publiés, susceptibles d’affecter l’exactitude
des chiffres annoncés », est-il ajouté. Philippe Candeloro a récolté 51,35 % des suffrages au deuxième tour face à Gwenaëlle Noury, créditée
de 46,77 % des votes, soit un total de 98,12 %. « Aucune explication publique n’a, à ce stade, été apportée concernant l’écart restant »,
souligne l’ancienne président de la FFSG. « Les chiffres affichés concernant le nombre de voix apparaissent également incohérents, que les
bulletins blancs soient ou non pris en compte. »Au nombre de voix, Candeloro a devancé Noury de moins de 50 votes (493 contre 449), tandis
que 23 votes blancs ont été recensés. « Ces éléments conduisent à s’interroger sur le fonctionnement du système de vote électronique utilisé
lors de cette Assemblée générale », ajoute-t-elle. « La saisine déposée auprès de la commission vise exclusivement à permettre un examen
indépendant de ces éléments et à apporter les éclaircissements nécessaires sur les résultats publiés. »
3
Territoires
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
Les territoires connaissent la carte
Après la validation de la carte des sites par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), le 22
juin, les quatre pôles des Jeux d’hiver 2030 (1er-17 février 2030), dont Lyon (Rhône) qui remplace Nice (Alpes-
Maritimes) pour la glace, ont été présentés à l’ensemble des acteurs des Jeux.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
assé la déception de la
disparition du pôle niçois,
mais qui semble
arranger tout le monde finalement,
ce concept « resserré
», dixit d’Edgar
Grospiron, président du CO-
JOP, est un bon point pour
les athlètes, dont ceux qui
disputeront les Jeux
Paralympiques (1er-10 mars
2030) puisque « les trois
pôles paralympiques sont
éloignés de 2 h 30 les uns
des autres », remarque
Marie-Amélie Le Fur, présidente
du CPSF. Le plan se
répartit sur quatre sites :
Haute-Savoie, Savoie, le
Briançonnais et Lyon. Pour
les Jeux paralympiques,
trois pôles accueilleront les
épreuves entre l’agglomération
lyonnaise, la Haute-
Savoie et la Savoie. « Les
échanges se poursuivent
avec les Fédérations internationales
afin de finaliser
l’allocation des disciplines
sur les différents sites de
Lyon », précise le COJOP
alors que l’implantation du
village olympique fait encore
débat. « On a un
concept olympique et paralympique
qui tient la route »,
se félicite le champion
olympique 1992 des bosses
devant l’ensemble des
maires des sites hôtes, ainsi
que la présidente du comité
olympique néerlandais,
Anneke Van Zanen Nieberg
puisque les épreuves de patinage
de vitesse se dérouleront
au Thialf
d’Heerenveen, aux Pays-
Bas, une première pour des
Jeux d’hiver.
Outre le village olympique,
une autre question sur Val
d’Isère (Savoie) est soulevée
par la Fédération internationale
de ski (FIS) à propos de
la technicité de la Face de
Bellevarde pour les skieuses
non habituées au circuit
mondial. « La Face de
Bellevarde est une piste très
exigeante. Les athlètes demandent
une bonne prise en
compte des questions de sécurité
pour les dames »,
commente Amélie Oudéa-
Castéra, présidente du
CNOSF en précisant que
« le tracé (de la piste) ne doit
pas être une barrière trop
excluante pour les nations
La cérémonie de clôture au stade Vélodrome ?
moins fortes en ski ». La présidente
du mouvement sportif
indique deux autres
« points d’attention » : la
gestion des flux à
Courchevel (Savoie), où se
dérouleront de nombreuses
épreuves, en cas de mauvaises
conditions météo et le
transport des 20 % d’athlètes
qui participeront à la fois
aux épreuves techniques à
Val d’Isère et de vitesse à
Courchevel.
Une nouvelle dynamique
Après avoir affronté une série
de tempêtes, le COJOP
des Alpes 2030 s’inscrit désormais
dans une nouvelle
dynamique. Positive cette
fois. Au cours des dernières
semaines, le comité d’organisation
a enchaîné présentation
des emblèmes, validation
de la carte des sites et
même annoncé un premier
sponsor avec EDF,
« Partenaire Fondateur » des
Alpes 2030. À l’origine,
Edgar Grospiron misait sur
les Jeux de Milan-Cortina
2026 de février dernier
comme échéance pour annoncer
son premier partenaire.
D’autres annonces
vont se succéder prochainement.
À commencer par
l’annonce du programme
olympique complet par le
CIO le 7 juillet, la validation
définitive de la carte paralympique
par l’IPC (Comité
international paralympique),
le 9 ou encore un autre sponsor.
Si les trois épreuves de
ski alpinisme, seul sport additionnel
proposé par Edgar
Grospiron se tiendront à
Montgenèvre (Hautes-
Alpes), il reste encore des interrogations
sur les disciplines.
Le CIO a repoussé le
verdict sur le combiné nordique
et le slalom parallèle
en snowboard. L’instance
devrait confirmer l’entrée du
freeride, prévu à
Montgenèvre et du patinage
artistique synchronisé à
Lyon.
pro.sport.fr/tag/jo-2030
Puisque Nice fait défaut, il y a de la place pour un nouvel acteur. Après avoir évoqué le Lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes) pour clôturer
la parenthèse olympique, Renaud Muselier, le président de la Région Sud, songe également à l’enceinte de l’Olympique de Marseille. « La
cérémonie de clôture est chez moi, normalement », a déclaré Renaud Muselier. « Mais la difficulté, c’est qu’on avait Nice qui faisait pôle
de glace dans sa totalité, pôle des médias et cérémonie de clôture. J’ai deux endroits sur lesquels on peut le faire, sur lesquels on travaille
et sur lesquels on avance. Le premier, c’est tout sur le lac de Serre-Ponçon et Embrun. Il y a la place et il y a le nombre, il y a 15 000
personnes, on peut les mettre. Mais il y a un problème de train, il y a un problème de route, il y a un problème d’hôtel. Et là, on sent bien
que le dossier est plus difficile… Puis, il y a Marseille. Et Marseille, on peut le faire en se rappelant que pour Paris 2024, le Bélem est arrivé
sur le Vieux-Port, que ça a été un moment de fête absolument incroyable. Après, il y a eu Paris qui a réussi. Maintenant, il y a les Alpes
françaises. À la fin des Alpes françaises, on peut peut-être rendre les anneaux à Marseille. C’est peut-être une belle histoire. Vous avez 80
000 places et puis on sait y accueillir, on sait faire aussi. J’essaye de vendre ça. Je pousse un peu l’idée. » En vérité, la capacité du stade
Vélodrome est plus proche des 69 000 places que 80.000… L’organisation de la cérémonie de clôture à Marseille (Bouches-du-Rhône) serait
une belle compensation pour la région Sud, moteur des Alpes 2030, mais déstabilisée par la crise avec Nice. Coïncidence ? L’OM vient de
conclure un accord avec la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse (CEPAC) pour renommer l’enceinte en « CEPAC Vélodrome » pour
sept ans. Or, la CEPAC fait partie du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne), sans doute le partenaire bancaire à venir des Alpes
2030 comme il avait été celui de Paris 24.
4
Territoires
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
En bref
Megève : la SRMM décroche le Mont d’Arbois. C’est l’épilogue d’un long feuilleton. La commune de Megève (Haute-Savoie) a
officiellement attribué la nouvelle Délégation de service public (DSP) du domaine du Mont d’Arbois à la Société des Remontées Mécaniques
de Megève (SRMM). Ce contrat de sept ans, courant jusqu’en avril 2033, vient concrétiser la paix actée à l’automne 2025 entre Megève et
Saint-Gervais sur la gestion des crêtes. L’objectif de la SRMM est de moderniser drastiquement l’expérience client tout en renforçant la
résilience du site, été comme hiver. L’exploitant s’engage à investir 32,7 M€, ciblant la refonte de la télécabine, l’amélioration de l’accueil et
le développement d’une véritable offre estivale. La convention garantit également 2,5 M€ de redevances à la municipalité, ainsi que 700 000
€ dédiés au mécénat, aux subventions et au sponsoring, plus de 300 000 € pour les navettes hiver/été et 60 000 € de partenariat annuel avec
l’Office de tourisme.
Le Dévoluy : la nouvelle télécabine attendue pour décembre. Le domaine skiable du Dévoluy (Hautes-Alpes) modernise son offre avec
la construction de la nouvelle télécabine 10 places du Jas. Attendu pour décembre, ce nouvel appareil remplacera l’historique télésiège érigé
en 1989. Représentant un investissement de 12,5 M€, cet équipement divisera le temps d’ascension par deux, passant de 15 à seulement 7
minutes. Il se distingue également par une ligne optimisée : le nombre de pylônes est réduit de 18 à 9, couplé à une motorisation moins
énergivore.
La station du Lac Blanc arrête ses remontées mécaniques. La station du Lac Blanc (Haut-Rhin), au sud du massif des Vosges, annonce
l’arrêt de ses remontées mécaniques à partir de l’hiver prochain. Le comité syndical du syndicat mixte pour l’aménagement du site du Lac
Blanc indique mettre fin à l’exploitation des remontées mécaniques à partir de la saison 2026-2027. « Le comité syndical prend acte des effets
du réchauffement climatique sur le site. La baisse de l’enneigement naturel, la réduction des jours avec manteau neigeux exploitable et
l’incertitude croissante des hivers fragilisent le modèle historique fondé sur le ski alpin », explique-t-il. Le comité avait lancé un appel d’offres
pour trouver un candidat prêt à reprendre ou à poursuivre l’exploitation de la station à partir de novembre prochain. Mais personne n’y a
répondu. Son budget ne lui permet pas d’assurer l’achat de « nouveaux équipements », notamment pour « améliorer la production de neige de
culture », précise son vice-président à ICI Alsace. La station, située sur les communes d’Orbey et du Bonhomme, se trouve entre 900 et 1.200
mètres d’altitude. Si cette annonce marque la fin du ski alpin dans cette station créée en 1970, cela ne signifie pas qu’elle ferme. En effet, depuis
plusieurs années, elle a commencé à se diversifier pour proposer des activités quatre saisons avec la création de son Bike Parc en 2007.
« L’objectif est de garantir la continuité et la viabilité du site, de préserver son attractivité et d’explorer de nouvelles perspectives d’activités
et d’usages, dans un modèle moins dépendant de la neige », souligne le syndicat mixte dans son communiqué.
Mont-Blanc : l’ancien refuge du Goûter redescend dans la vallée. Une page de l’histoire de l’alpinisme se tourne. Le démontage intégral
de l’ancien refuge du Goûter a débuté le 1er juin, à près de 3 800 mètres d’altitude. Cette prouesse logistique, une véritable première mondiale
en milieu extrême, vise à restituer le site à son état naturel originel, treize ans après l’inauguration du nouveau bâtiment. La bâtisse historique
de 1962 ne sera pas détruite. Dans une démarche de valorisation patrimoniale, les matériaux sont méticuleusement triés puis héliportés.
L’emblématique structure sera en effet remontée d’ici fin octobre au Parc Thermal de Saint-Gervais (Haute-Savoie). Reconstruite dans un
premier temps sous forme de « coque vide », sa destination finale et ses aménagements restent encore à définir. La libération définitive du site
de haute montagne est, quant à elle, programmée pour le 17 août.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
Zinédine Zidane accusé de bétonner des terres agricoles. Neuf terrains de padel, un terrain de football, un restaurant… Après avoir investi
à Aix-en-Provence, Istres (Bouches-du-Rhône), Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Turin en Italie, le futur sélectionneur de l’équipe de France
Zinédine Zidane souhaite construire un nouveau complexe sportif dans l’Aveyron à Onet-le-Château. Si le projet immobilier de l’ex-numéro
10 a convaincu la municipalité, plusieurs problèmes persistent avant le début du chantier selon Centre Presse. D’après les règlements de la
Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de l’Aveyron, la zone concernée est un terrain agricole. Une situation qui
exaspère les oppositions municipales. Un premier recours avait été déposé en mai 2025 auprès de la préfète de l’Aveyron affirmant que « le
maire d’Onet-le-Château a commis une erreur manifeste d’appréciation » sur la cession de ses terrains. La préfecture a refusé de revenir sur
la décision initiale et les oppositions se sont alors tournées vers le tribunal administratif de Toulouse (Haute-Garonne). L’affaire reste donc pour
le moment en suspens.
Montpellier expose la collection Nicollin. Pour la troisième année consécutive, Montpellier (Hérault) met en lumière les trésors de
l’exceptionnelle collection privée de Louis Nicollin. Après avoir célébré l’olympisme à l’occasion des JO de Paris 2024, puis le cyclisme en
2025 lors du passage du Tour de France, c’est le football qui est mis à l’honneur en cette année de Coupe du monde. Quarante-quatre objets
de la collection Louis Nicollin sont regroupés à l’Hôtel de Ville. Parmi eux, les visiteurs pourront contempler le ballon de la demi-finale de la
Coupe du monde 1982 à Séville, RFA-France (3-3, 5 t.a.b. 4). Le ballon a été remis à Louis Nicollin par l’attaquant Didier Six. Dans la série
des souvenirs douloureux, le chronomètre de Robert Duverne est également exposé. Lors de la catastrophe française de la Coupe du monde
en 2010, le préparateur physique de l’équipe de France avait jeté son chronomètre dans le vide à l’occasion de la grève de Knysna. Une action
filmée par les télévisions du monde entier. Ce chronomètre a été acheté par Louis Nicollin lors d’une vente caritative. Entrée gratuite.
PRO.SPORT.FR/TERRITOIRES
5
International
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
Viva Mundo : un parc d’attractions de 450 M€ dédié
au football
À Santarem (Portugal), un complexe de 450 M€ entièrement consacré au football ambitionne d’accueillir 1,5 million
de visiteurs par an dès le printemps 2030. Le projet conjugue ambition touristique nationale et pari sur la visibilité de
la prochaine Coupe du monde.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
’est dans la bâtisse
historique du couvent
de Sao Francisco, à
Santarem, que le projet a été
officiellement dévoilé. Son
nom : « Viva Mundo – World
of Football ». Sa promesse :
devenir le premier parc d’attractions
mondial entièrement
consacré au football et
s’imposer comme une destination
touristique à part entière
sur la carte de la péninsule
ibérique. L’ouverture est
annoncée pour le 29 avril
2030, quelques semaines
avant le coup d’envoi de la
Coupe du monde organisée
conjointement par le
Portugal, l’Espagne et le
Maroc (une fenêtre de visibilité
planétaire dont les promoteurs
entendent manifestement
tirer le meilleur parti).
Située à une soixantaine de
kilomètres au nord de
Lisbonne, la ville mise sur
cette infrastructure pour se
repositionner comme nouveau
pôle touristique.
Un complexe immersif
autour du football
Sur environ 80 hectares, le
site déploie une offre pensée
pour capter un public familial
En bref
et passionné de football. Au
cœur du dispositif se trouve «
Football World », un espace
immersif divisé en quatre
zones thématiques
(« Centre Circle », « Passion
», « Glory » et « Fantasy »)
organisées autour d’un lac
central. Les visiteurs pourront
y explorer l’histoire du
sport le plus populaire de la
planète à travers des installations
interactives et des expériences
numériques. Le programme
inclut également un
musée du football, une fan
zone participative, une vingtaine
d’attractions, des espaces
de restauration et une
arena de 4 000 places conçue
pour accueillir concerts,
spectacles et événements
sportifs en direct. Un hôtel
d’environ 300 chambres
complète le dispositif, transformant
Viva Mundo en destination
de séjour davantage
qu’en simple excursion à la
journée.
L’investissement annoncé atteint
450 M€. Les porteurs du
projet tablent sur 1,5 million
de visiteurs annuels
(Disneyland Paris accueille
environ 15 millions de visiteurs
par an, le Parc Astérix
près de 3 millions, ndlr) ainsi
que sur la création de 800 à
1 000 emplois directs. Viva
Mundo se présente comme
une « infrastructure phare
ayant un impact économique
et touristique au niveau régional
et national », avec la
volonté affichée de « renforcer
le profil de Santarem en
tant que destination d’investissement
international ».
Pour une ville dont le tourisme
repose essentiellement
sur son patrimoine médiéval
gothique, l’ambition est
considérable. La rhétorique
institutionnelle est rodée ; les
chiffres, eux, attendent encore
la confirmation d’engagements
financiers rendus
publics.
Un calendrier sans marge
de manoeuvre
La crédibilité du projet est
mise à l’épreuve par le calendrier
annoncé. Le début des
travaux est prévu pour 2027,
ce qui laisserait, au mieux,
trois ans pour livrer un complexe
de 450 M€ sur 80 hectares.
Or le secteur des parcs
à thèmes connaît bien ce type
d’équation serrée : des infrastructures
de cette envergure
mobilisent généralement
entre cinq et sept ans de développement,
depuis les premières
études jusqu’à l’ouverture
effective. Des projets
similaires, portés par un calendrier
événementiel ambitieux
sur la péninsule ibérique,
ont parfois glissé de
plusieurs années avant
d’aboutir (quand ils ont
abouti). La Coupe du monde
2030 constitue à la fois
l’atout maître du projet et sa
principale contrainte. Ouvrir
avant le Mondial, c’est s’assurer
une visibilité mondiale
exceptionnelle et un premier
flux de visiteurs immédiats.
Manquer cette échéance,
c’est risquer de lancer le parc
dans l’ordinaire du calendrier
touristique, sans l’effet de levier
événementiel qui justifie
en grande partie la logique
commerciale de l’opération.
À ce stade, aucun financement
confirmé ni aucun opérateur
nommément identifié
n’a été rendu public, ce qui
laisse ouverte une question
centrale : qui porte réellement
les 450 M€ annoncés ?
Prix FIFA de la paix : des députés européens demandent une enquête. Dans une lettre à la FIFA, 50 députés européens de 13 pays
exhortent l'instance à enquêter sur l'attribution de cette distinction par Gianni Infantino à Donald Trump. Ces élus — surtout sociauxdémocrates,
libéraux et verts — y voient une occasion pour la FIFA de prouver son engagement en faveur de la neutralité politique. Seule la
Norvège, parmi les 211 fédérations, a saisi la commission d'éthique, qui n'a pour l'heure ouvert aucune enquête.
Pas de Coupe du monde pour les mauvais payeurs. Les autorités argentines ont transmis aux États-Unis une liste de 13 000 pères accusés
de ne pas payer la pension alimentaire due à leurs enfants, avec l'espoir de les priver des matchs de la Coupe du monde 2026. « S'ils ne
subviennent pas aux besoins de leurs enfants, ils n'entreront pas dans les stades », a lancé le maire de Buenos Aires, Jorge Macri. Les noms
rejoignent « Tribuna Segura », base ciblant les interdits de stade. Washington donnera-t-il suite ? Rien n'a filtré, même si les États-Unis ont
récemment durci leur ligne, révoquant parfois des passeports.
6
International
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
World Athletics conserve son cap
Le Conseil de World Athletics a étudié le cas des athlètes russes et biélorusses la semaine dernière. L’instance a décidé
de garder son cap : les athlètes, les officiels et le personnel d’encadrement russes et biélorusses restent exclus des
compétitions internationales.
lors que les fédérations
internationales
cèdent une à une et
révisent leur position vis-àvis
de la Russie et de la
Biélorussie, World Athletics
ne change pas sa lecture des
faits et continue de maintenir
à l’écart les athlètes des deux
pays. L’exclusion des sportifs,
représentants et encadrants
russes et bélarusses a
déjà été réexaminée en 2023,
2025, puis en mars dernier,
sans que World Athletics ait
changé sa position. Un coup
dur pour les deux pays à un
an des Championnats du
monde de Pékin (11-19 septembre
2027), mais surtout
dans l’optique des qualifications
pour les Jeux olympiques
de Los Angeles 2028.
« Le Conseil et le groupe de
travail sur le statut des
Russes et des Biélorusses
dans les compétitions internationales
ont fait preuve de
rigueur et de méthode dans
l’examen des sanctions (…)
ainsi que dans l’identification
d’une voie conditionnelle
de retour à la compétition
internationale. Nous
avons présenté au Conseil
plusieurs options à examiner
sur cette question ; toutefois,
la décision initiale concernant
les sanctions visant à
protéger l’intégrité et
l’équité de nos compétitions
reste en vigueur, aucune
avancée concrète vers des
négociations de paix ne
s’étant matérialisée », justifie
le président Sebastian
Coe dans un communiqué.
« La décision initiale sur les
sanctions reste en vigueur »
À l’image de son gouvernement
au soutien de
l’Ukraine, le Britannique a
toujours été le dirigeant international
le plus hostile à la
Russie, avant même le déclenchement
de la guerre en
Ukraine. World Athletics invoque
aussi les conséquences
de la guerre sur
l’athlétisme ukrainien. « Il ne
fait aucun doute que la capacité
de l’Ukraine et de ses
L’ISU revoit son approche
athlètes à s’entraîner et à
concourir reste gravement
compromise », souligne la
Fédération internationale
pour compléter sa justification.
La Fédération internationale de patinage (ISU) décide de réintégrer
les Russes et les Biélorusses dans un statut neutre, et donc de les
autoriser à nouveau à participer aux compétitions internationales
durant la prochaine saison. Ils étaient exclus depuis 2022 en raison
de l’invasion de l’Ukraine. Les athlètes représentant la Russie et la
Biélorussie pourront concourir, mais sans aucun élément
symbolisant leur appartenance à un État (drapeaux, tenues...) et
n’auront pas droit à leurs hymnes. « Leur participation sera
subordonnée à l’absence de tout élément prouvant une violation de
leur statut de neutralité, précise le communiqué de l’instance.
L’ISU n’assouplira les restrictions que si elle est convaincue qu’un
problème de sécurité ou d’intégrité se pose. Et elle se réserve le
droit de réintroduire ou de renforcer les mesures restrictives si de
telles situations devaient se présenter. » Les quotas d’athlètes seront
limités dans un premier temps, comme si les fédérations
participaient à leur première saison sur la scène internationale.
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
En bref
Des drapeaux pour le Groenland et les Îles Féroé aux JO ? Le Parlement danois demande au Comité international olympique d'autoriser
ses territoires autonomes, le Groenland et les Îles Féroé, à concourir sous leur propre drapeau. « Ce sont des pays dotés d'une identité sportive
forte et indépendante », plaide Soren Gade, président du Parlement. Le CIO réserve en principe l'admission aux États reconnus indépendants
depuis 1996, mais la missive rappelle les exceptions existantes — Aruba, les Bermudes, Porto Rico — et souligne que les Îles Féroé avaient
déposé leur demande dès 1983. Les deux territoires siègent déjà dans plusieurs fédérations, dont la Fédération internationale de handball ; les
Îles Féroé sont par ailleurs membres à part entière de l'UEFA et de la FIFA.
Les sportives transgenres bannies de compétitions féminines américaines. La Cour suprême américaine valide les lois de l'Idaho et de
la Virginie-Occidentale interdisant aux sportives transgenres de participer aux compétitions féminines scolaires et universitaires, ces États
pouvant désormais fixer l'éligibilité « en se basant sur le sexe biologique ». Les neuf juges tranchaient deux affaires où des juridictions
inférieures avaient donné raison à des athlètes transgenres s'estimant discriminées. La Cour a retenu les arguments d'équité et de sécurité
avancés par les États conservateurs : autoriser « des hommes biologiques » dans les équipes féminines exposerait les filles à un risque de
blessures et à un « sérieux désavantage », défend le juge Brett Kavanaugh. À l'inverse, la juge progressiste Sonia Sotomayor dénonce une
décision fondée « sur des suppositions plutôt que sur des faits ». Plus de la moitié des États ont déjà légiféré en ce sens. Donald Trump a salué
une « grande victoire ».
7
Abonnement
N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026
Le magazine
Women Sports
N°39 est paru
Entretien-confession
exclusif avec
Amélie Oudéa-Castéra,
présidente du CNOSF
Commandez ce
magazine sur
www.womensports.fr
LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT
Abonnement
Etablissement : ............................................................................................
Service :......................................................................................................
Nom : .................................. Prénom : .....................................................
Adresse :.....................................................................................................
CP : ................. Ville :................................................................................
Tél : ................................................................. Fax : ...............................
E- mail : ......................................................................................................
Formules d’abonnement (1 an)
100% Digital avec option PRINT(*)
La Lettre du Sport (LDS) 199 € TTC 349 € TTC
La Lettre de l’économie du Sport (LES) 199 € TTC 349 € TTC
La Lettre de l’Officiel juridique du Sport (LOJS) 169 € TTC 299 € TTC
LDS + LES 329 € TTC 499 € TTC
LDS + LES + LOJS 399 € TTC 599 € TTC
* depuis le 01/01/2025, un seul envoi par mois (de 4 numéros)
A retourner à : Groupe Sport.fr - BP 40077 - 66050 PERPIGNAN CEDEX
Mode de règlement
Chèque bancaire à l’ordre de Groupe Sport.fr
Virement
Bon de commande (réservé aux administrations)
Signature et cachet de votre établissement
Les informations relatives à votre abonnement ne seront pas communiquées à des tiers. En application de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, art L.27, vous
disposez d'un droit d'accès et de rectification de ces données. Abonnements groupés et renseignements complémentaires : tél. 09 70 40 65 15 / abonnement@sport.fr