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N°1704 vendredi 10 juillet 2026

Sportifs de haut niveau : une formation

pour mieux maîtriser leur image en ligne

Devenus créateurs de contenu malgré eux, les athlètes français manquent souvent de repères pour encadrer leurs prises

de parole sur les réseaux sociaux. L’INSEP et l’ARPP leur proposent désormais un parcours de certification pour les

accompagner dans cette nouvelle responsabilité.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

'Institut National du

Sport, de l'Expertise et

de la Performance

(INSEP) accueille 19 fédérations

résidentes et accompagne

800 athlètes vers la

haute performance. Avec

l'Autorité de Régulation

Professionnelle de la

Publicité (ARPP) et l'agence

Sport 1.5, il lance le Certificat

de l'Influence commerciale

responsable, décliné pour la

première fois au sport de haut

niveau, dans le cadre du programme

« Grandir pour gagner

» et du Campus d'excellence

post-Paris 2024. La démarche

s'appuie sur un dispositif

éprouvé, qui a déjà certifié

plus de 2 560 créateurs de

contenu, toutes catégories

confondues. « En adaptant

notre programme aux spécificités

du sport de haut niveau,

nous souhaitons permettre

aux athlètes de devenir des

ambassadeurs exemplaires

des bonnes pratiques publicitaires

et déontologiques.

Cette initiative contribue à

renforcer la confiance entre

Sommaire

les créateurs de contenu, les

marques et le public », explique

Mohamed Mansouri,

directeur délégué de l'ARPP.

Des repères à construire

Les chiffres donnent la mesure

du phénomène : le marketing

d'influence sportif

pèse 587 M€ en France

(étude ARPP–France Pub),

porté par près de 4 800 créateurs

actifs sur les réseaux sociaux.

Ils touchent des audiences

jeunes (25 ans en

moyenne sur TikTok, 30 ans

sur Instagram, 32 ans sur

YouTube). Au premier semestre

2026, près de 3 750

créateurs sport ont publié

plus de 15 000 contenus

mentionnant une marque du

secteur. Mais cette visibilité

s'accompagne de zones d'incertitude

: règles encadrant

les collaborations, identification

des contenus sponsorisés,

protection des publics

jeunes. Les athlètes ne disposent

pas toujours d'une formation

adaptée.

« Les sportifs de haut niveau

sont exposés à des enjeux qui

dépassent largement le cadre

de la performance. Leur visibilité

sur les réseaux leur

offre de nouvelles opportunités,

mais implique aussi une

responsabilité vis-à-vis de

leurs communautés. Avec

cette certification, nous souhaitons

leur donner les clés

pour comprendre leur rôle,

protéger leur image et exercer

leur influence dans un

cadre transparent, éthique et

responsable », explique

Fabien Canu, directeur général

de l'INSEP.

Un parcours testé avant

son déploiement

Avant son lancement, le dispositif

a été éprouvé : une

phase pilote en présentiel a

réuni une quinzaine de participants,

suivie d'un bêta-test

du module e-learning auprès

de huit sportifs volontaires.

Le parcours définitif comprend

quatre heures de formation

en ligne, validées par

Hebdo

Les champions boulistes vont pointer au tribunal........................................................................2

Fédérations

La FFR repasse dans le vert....................................................................................................3

Territoires

Les territoires connaissent la carte ..........................................................................................4

International

Viva Mundo : un parc d’attractions de 450 M€ dédié au football...........................................6

World Athletics conserve son cap ...........................................................................................7

un questionnaire de 30 minutes

nécessitant 75 % de

réussite. Une première promotion

de 50 athlètes, issus

de disciplines variées, l'intégrera

dès son ouverture.

Au-delà du terrain, une

responsabilité sociale

Pour Maël Besson, fondateur

de Sport 1.5, la portée de

cette formation dépasse la

gestion des partenariats :

« Les athlètes sont copiés et

imités. Maîtriser ce que l'on

promeut au travers du sport,

c'est influencer nos normes

sociales, nos comportements

et nos habitudes du quotidien.

» Une responsabilité

d'autant plus tangible que

57 % des fans de sport déclarent

interagir régulièrement

avec des créateurs ou personnalités

de leur univers, selon

Deloitte Digital. La certification

s'inscrit ainsi dans la mission

plus large de l'INSEP,

qui entend accompagner les

athlètes bien au-delà de leur

performance physique.

La Lettre de l’économie du sport

est éditée par

GROUPE SPORT.FR SA

BP 40077

66050 PERPIGNAN CEDEX

E-mail : sport@sport.fr

Service abonnements

Tél. 09 70 40 65 15

E-mail : commercial@sport.fr

Disponible uniquement sur abonnement

Directeur de la publication :

David Tomaszek

Rédacteur en chef :

Emmanuel Frattali

Dépôt légal à parution

ISSN 0767-9769

Imprimerie Domenica Media / Espagne


Hebdo

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

Les champions boulistes vont pointer au tribunal

Soupçonnés d’avoir faussé une partie de pétanque en 2025 à des fins de paris truqués, quatre internationaux français

ont été interpellés. Ils seront jugés pour escroquerie en bande organisée.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

i les faits examinés remontent

au mois de

septembre 2025, l’affaire

est rendue publique à la

veille de l’ouverture du plus

grand concours de pétanque

du monde, le Mondial La

Marseillaise à pétanque.

L’affaire, révélée par Le

Parisien, secoue le monde de

la pétanque. Neuf personnes,

dont quatre internationaux

français, ont été placées en

garde à vue mardi matin

dans le Var et en Gironde.

Parmi les suspects figurent

la star de la pétanque Dylan

Rocher (34 ans), considéré

comme l’un des meilleurs

boulistes au monde, et la légende

Henri Lacroix (51

ans), multiple champion du

monde de la discipline. Jean

Feltain (37 ans) et Ligan

Doerr (26 ans) sont les deux

autres boulistes concernés

dans cette affaire qui a commencé

le 4 septembre 2025.

Favorite de la 7e étape des

Masters 2025 disputée à

Levallois-Perret (Hauts-de-

Seine), la triplette de Dylan

Rocher s’était inclinée dès

les quarts de finale (4-13)

face à une équipe locale.

Plusieurs mises suspectes

sur des sites de paris sportifs,

portant précisément sur la

défaite des favoris, avaient

alerté les analystes d’une

plateforme spécialisée, en

lien avec les services de

l’État et l’Autorité nationale

des jeux (ANJ). Au total, les

gains espérés s’élevaient à

environ 61 000 €, répartis

entre la Française des Jeux et

Winamax, qui aurait refusé

de payer les sommes correspondantes

et remboursé les

mises initiales aux parieurs.

Jusqu’à cinq ans de prison

et 500 000 € d’amende

Il y a « les trois joueurs de

l’équipe perdante, ainsi que

les parieurs et les intermédiaires

», précise le procureur

de Toulon (Var),

Raphaël Balland. Selon les

informations du Parisien,

des épouses de parieurs ou

de joueurs seraient impliquées.

« Tous ont contesté

les faits au cours de leur

garde à vue », or « plus de

13 000 € avaient été misés

dans différents sites de La

Française des Jeux », essentiellement

dans les environs

de Toulon. Pour éviter d’être

repérés, les parieurs avaient

utilisé des tickets de 50 €.

Les neuf personnes incriminées,

« gravitant dans le milieu

de la pétanque de haut

niveau », sont poursuivies

« notamment des chefs d’escroquerie

en bande organisée

et de corruption active

ou passive ». Ces neuf personnes

seront jugées le 14

juin 2027 devant le tribunal

correctionnel de Toulon et

encourent notamment

jusqu’à cinq années d’emprisonnement

et 500 000 €

d’amende. Les saisies réalisées

par les enquêteurs, en

espèces et sur des comptes

bancaires, s’élèvent à « plus

de 140 000 € », précise encore

le procureur.

Au-delà d’une longue suspension,

c’est aussi leur avenir

en bleu qui pourrait être

remis en question, d’autant

que les championnats du

monde se dérouleront du 20

au 25 novembre en

Thaïlande. C’est aussi

l’image d’un sport, qui lutte

depuis de nombreuses années

pour sortir des clichés

qui lui collent à la peau, qui

s’en trouve écornée. La

Fédération française de pétanque

et de jeu provençal a

publié un communiqué rappelant

« la présomption

d’innocence » tout en

condamnant « avec la plus

grande fermeté toute forme

de manipulation sportive.

Conformément à ses valeurs

et à sa responsabilité envers

l’intégrité du sport, la

Fédération a porté plainte

contre X auprès des autorités

compétentes. »

En bref

Le ministère de la Culture entend franciser le basket. Dans un texte publié sur sa plateforme France Terme, un site « consacré aux termes

recommandés par la Commission d’enrichissement de la langue française et publiés au Journal officiel de la République française », le

ministère de la Culture indique son intention de franciser le basket en proposant une traduction pour de nombreux termes techniques issus de

l’anglais. « Le vocabulaire du basketball est envahi de termes anglais, qui ne facilitent pas la compréhension du jeu pour les spectateurs ou

téléspectateurs néophytes », annonce France Terme. Avant de lister les mots français de remplacement, comme « smash » pour le dunk, « allezhop

» pour le alley-oop. Au total, 22 termes différents sont traduits sur le site, même si certains sont déjà utilisés couramment comme

« contre » ou « triple-double ». Certaines propositions seront difficiles à imposer avec des phrases assez longues quand l’anglais fait dans

l’efficacité avec par exemple « interruption réglementaire ou stratégique » à la place de time out, « provocation verbale » pour désigner le

trash-talking, ou encore « panier à la sirène » comme remplaçant du buzzer beater.

2


Fédérations

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

La FFR repasse dans le vert

Le 4 juillet n’est plus seulement le Jour de l’Indépendance pour les États-Unis. C’est aussi un jour de la fête pour la

Fédération française de rugby (FFR). Dans un communiqué publié samedi 4 juillet, elle annonce avoir réalisé un

exercice bénéficiaire au terme de la saison 2025-2026, une première depuis près de dix ans.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

a Fédération française

de rugby (FFR) a annoncé

être de nouveau

en positif sur la saison

2025-26 samedi 4 juillet lors

de son congrès à Brest

(Finistère) et va déployer

quatre millions d’euros d’investissement

dans le rugby

amateur. La FFR prévoit de

terminer la saison 2025-

2026 avec un bénéfice net de

8,4 M€ malgré une perte

d’exploitation de 2,6 M€.

L’instance n’a jamais connu

de bénéfice d’exploitation

depuis la saison 2016-17.

C’est toutefois bien mieux

que le budget prévisionnel

qui prévoyait « un déficit de

6,9 M€ de résultat d’exploitation

», souligne la FFR. Il

y a un bémol tout de même.

La différence entre le résultat

d’exploitation, représentant

les coûts et recettes directement

liés à l’activité de

la fédération, et le bénéfice

final s’explique en grande

partie par le versement du

fonds d’investissement

CVC, en échange d’une

prise de participation dans le

comité des six nations. Ce

versement s’arrêtera après

2026. « Les revenus liés à

CVC ne servent plus à combler

les déficits ; ils renforcent

désormais les fonds

propres de la Fédération »,

précise la FFR. Le chemin

parcouru est impressionnant.

La FFR a engagé un plan de

redressement depuis plusieurs

saisons : hausse des

recettes, renégociation des

principaux contrats, notamment

ceux du Stade de

France et du Tournoi des Six

Nations (la FFR perçoit désormais

19 % des recettes

contre 16 % auparavant,

ndlr)t, et maîtrise des dépenses

avec un gel des salaires

et des recrutements.

La saison précédente, le déficit

d’exploitation s’élevait

à 22,4 M€, plombés par des

provisions liées aux pertes et

contentieux autour de l’organisation

du Mondial 2023.

La perte finale sur la saison

2024-25 dans les comptes

montait à près de 7 M€,

après des pertes de 13 M€

lors de l’exercice précédent.

« Les perspectives s’éclaircissent.

À nous désormais de

transformer cette dynamique

en progrès concret et

durable pour le rugby français

», a salué dans un communiqué

le président de la

FFR, Florian Grill.

56 575 licenciées

Le surplus financier de la

saison 2025-26 est notamment

utilisé pour faire « un

don de quatre millions d’euros

à Rugby au Cœur, son

fonds de dotation, pour soutenir

les clubs sur les quatre

prochaines saisons via le

Label club engagé », indique

la FFR, sans quoi le

résultat d’exploitation aurait

été positif. « Ces enveloppes

iront aux clubs les plus engagés

dans nos priorités fédérales

: recruter, féminiser,

former, et développer nos

éducateurs », déclare

Florian Grill. « Cette enveloppe

s’inscrit dans les

13 M€ issus de la nouvelle

convention » entre la

Fédération et la Ligue, renégociée

durant l’année, détaille

le communiqué. Le

budget prévisionnel pour la

saison 2026-27 anticipe un

déficit d’exploitation de

1,4 M€, mais un bénéfice net

de 1,6 M€.

Le Congrès 2026 s’est

conclu par l’annonce de la

ville qui accueillera l’édition

2027. Le monde du rugby se

retrouvera à Toulon, en région

Provence-Alpes-Côte

d’Azur, au cœur d’un territoire

fortement ancré dans la

culture du rugby.

La FFR comptabilise 369 311 licenciés sur la saison, un nombre en

hausse de 1,5 % sur un an. La dynamique se nourrit notamment de

l’arrivée des femmes dans le rugby, avec une hausse de plus de 7 %

sur un an (+3 820 licenciées) dans une saison marquée par le

Mondial 2025, en Angleterre, où les Bleues ont terminé quatrièmes.

En bref

L’élection de Candeloro contestée. Gwenaëlle Noury, présidente sortante de la Fédération des sports de glace (FFSG), a déposé un recours

après l’élection de Philippe Candeloro. « À la suite de l’élection fédérale […] organisée le 27 juin 2026, une saisine a été déposée auprès de

la Commission de surveillance des opérations électorales », a déclaré Gwenaëlle Noury dans un communiqué. « Cette saisine vise à faire

vérifier la régularité des opérations de vote en raison d’incohérences relevées dans les résultats publiés, susceptibles d’affecter l’exactitude

des chiffres annoncés », est-il ajouté. Philippe Candeloro a récolté 51,35 % des suffrages au deuxième tour face à Gwenaëlle Noury, créditée

de 46,77 % des votes, soit un total de 98,12 %. « Aucune explication publique n’a, à ce stade, été apportée concernant l’écart restant »,

souligne l’ancienne président de la FFSG. « Les chiffres affichés concernant le nombre de voix apparaissent également incohérents, que les

bulletins blancs soient ou non pris en compte. »Au nombre de voix, Candeloro a devancé Noury de moins de 50 votes (493 contre 449), tandis

que 23 votes blancs ont été recensés. « Ces éléments conduisent à s’interroger sur le fonctionnement du système de vote électronique utilisé

lors de cette Assemblée générale », ajoute-t-elle. « La saisine déposée auprès de la commission vise exclusivement à permettre un examen

indépendant de ces éléments et à apporter les éclaircissements nécessaires sur les résultats publiés. »

3


Territoires

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

Les territoires connaissent la carte

Après la validation de la carte des sites par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), le 22

juin, les quatre pôles des Jeux d’hiver 2030 (1er-17 février 2030), dont Lyon (Rhône) qui remplace Nice (Alpes-

Maritimes) pour la glace, ont été présentés à l’ensemble des acteurs des Jeux.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

assé la déception de la

disparition du pôle niçois,

mais qui semble

arranger tout le monde finalement,

ce concept « resserré

», dixit d’Edgar

Grospiron, président du CO-

JOP, est un bon point pour

les athlètes, dont ceux qui

disputeront les Jeux

Paralympiques (1er-10 mars

2030) puisque « les trois

pôles paralympiques sont

éloignés de 2 h 30 les uns

des autres », remarque

Marie-Amélie Le Fur, présidente

du CPSF. Le plan se

répartit sur quatre sites :

Haute-Savoie, Savoie, le

Briançonnais et Lyon. Pour

les Jeux paralympiques,

trois pôles accueilleront les

épreuves entre l’agglomération

lyonnaise, la Haute-

Savoie et la Savoie. « Les

échanges se poursuivent

avec les Fédérations internationales

afin de finaliser

l’allocation des disciplines

sur les différents sites de

Lyon », précise le COJOP

alors que l’implantation du

village olympique fait encore

débat. « On a un

concept olympique et paralympique

qui tient la route »,

se félicite le champion

olympique 1992 des bosses

devant l’ensemble des

maires des sites hôtes, ainsi

que la présidente du comité

olympique néerlandais,

Anneke Van Zanen Nieberg

puisque les épreuves de patinage

de vitesse se dérouleront

au Thialf

d’Heerenveen, aux Pays-

Bas, une première pour des

Jeux d’hiver.

Outre le village olympique,

une autre question sur Val

d’Isère (Savoie) est soulevée

par la Fédération internationale

de ski (FIS) à propos de

la technicité de la Face de

Bellevarde pour les skieuses

non habituées au circuit

mondial. « La Face de

Bellevarde est une piste très

exigeante. Les athlètes demandent

une bonne prise en

compte des questions de sécurité

pour les dames »,

commente Amélie Oudéa-

Castéra, présidente du

CNOSF en précisant que

« le tracé (de la piste) ne doit

pas être une barrière trop

excluante pour les nations

La cérémonie de clôture au stade Vélodrome ?

moins fortes en ski ». La présidente

du mouvement sportif

indique deux autres

« points d’attention » : la

gestion des flux à

Courchevel (Savoie), où se

dérouleront de nombreuses

épreuves, en cas de mauvaises

conditions météo et le

transport des 20 % d’athlètes

qui participeront à la fois

aux épreuves techniques à

Val d’Isère et de vitesse à

Courchevel.

Une nouvelle dynamique

Après avoir affronté une série

de tempêtes, le COJOP

des Alpes 2030 s’inscrit désormais

dans une nouvelle

dynamique. Positive cette

fois. Au cours des dernières

semaines, le comité d’organisation

a enchaîné présentation

des emblèmes, validation

de la carte des sites et

même annoncé un premier

sponsor avec EDF,

« Partenaire Fondateur » des

Alpes 2030. À l’origine,

Edgar Grospiron misait sur

les Jeux de Milan-Cortina

2026 de février dernier

comme échéance pour annoncer

son premier partenaire.

D’autres annonces

vont se succéder prochainement.

À commencer par

l’annonce du programme

olympique complet par le

CIO le 7 juillet, la validation

définitive de la carte paralympique

par l’IPC (Comité

international paralympique),

le 9 ou encore un autre sponsor.

Si les trois épreuves de

ski alpinisme, seul sport additionnel

proposé par Edgar

Grospiron se tiendront à

Montgenèvre (Hautes-

Alpes), il reste encore des interrogations

sur les disciplines.

Le CIO a repoussé le

verdict sur le combiné nordique

et le slalom parallèle

en snowboard. L’instance

devrait confirmer l’entrée du

freeride, prévu à

Montgenèvre et du patinage

artistique synchronisé à

Lyon.

pro.sport.fr/tag/jo-2030

Puisque Nice fait défaut, il y a de la place pour un nouvel acteur. Après avoir évoqué le Lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes) pour clôturer

la parenthèse olympique, Renaud Muselier, le président de la Région Sud, songe également à l’enceinte de l’Olympique de Marseille. « La

cérémonie de clôture est chez moi, normalement », a déclaré Renaud Muselier. « Mais la difficulté, c’est qu’on avait Nice qui faisait pôle

de glace dans sa totalité, pôle des médias et cérémonie de clôture. J’ai deux endroits sur lesquels on peut le faire, sur lesquels on travaille

et sur lesquels on avance. Le premier, c’est tout sur le lac de Serre-Ponçon et Embrun. Il y a la place et il y a le nombre, il y a 15 000

personnes, on peut les mettre. Mais il y a un problème de train, il y a un problème de route, il y a un problème d’hôtel. Et là, on sent bien

que le dossier est plus difficile… Puis, il y a Marseille. Et Marseille, on peut le faire en se rappelant que pour Paris 2024, le Bélem est arrivé

sur le Vieux-Port, que ça a été un moment de fête absolument incroyable. Après, il y a eu Paris qui a réussi. Maintenant, il y a les Alpes

françaises. À la fin des Alpes françaises, on peut peut-être rendre les anneaux à Marseille. C’est peut-être une belle histoire. Vous avez 80

000 places et puis on sait y accueillir, on sait faire aussi. J’essaye de vendre ça. Je pousse un peu l’idée. » En vérité, la capacité du stade

Vélodrome est plus proche des 69 000 places que 80.000… L’organisation de la cérémonie de clôture à Marseille (Bouches-du-Rhône) serait

une belle compensation pour la région Sud, moteur des Alpes 2030, mais déstabilisée par la crise avec Nice. Coïncidence ? L’OM vient de

conclure un accord avec la Caisse d’Epargne Provence Alpes Corse (CEPAC) pour renommer l’enceinte en « CEPAC Vélodrome » pour

sept ans. Or, la CEPAC fait partie du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne), sans doute le partenaire bancaire à venir des Alpes

2030 comme il avait été celui de Paris 24.

4


Territoires

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

En bref

Megève : la SRMM décroche le Mont d’Arbois. C’est l’épilogue d’un long feuilleton. La commune de Megève (Haute-Savoie) a

officiellement attribué la nouvelle Délégation de service public (DSP) du domaine du Mont d’Arbois à la Société des Remontées Mécaniques

de Megève (SRMM). Ce contrat de sept ans, courant jusqu’en avril 2033, vient concrétiser la paix actée à l’automne 2025 entre Megève et

Saint-Gervais sur la gestion des crêtes. L’objectif de la SRMM est de moderniser drastiquement l’expérience client tout en renforçant la

résilience du site, été comme hiver. L’exploitant s’engage à investir 32,7 M€, ciblant la refonte de la télécabine, l’amélioration de l’accueil et

le développement d’une véritable offre estivale. La convention garantit également 2,5 M€ de redevances à la municipalité, ainsi que 700 000

€ dédiés au mécénat, aux subventions et au sponsoring, plus de 300 000 € pour les navettes hiver/été et 60 000 € de partenariat annuel avec

l’Office de tourisme.

Le Dévoluy : la nouvelle télécabine attendue pour décembre. Le domaine skiable du Dévoluy (Hautes-Alpes) modernise son offre avec

la construction de la nouvelle télécabine 10 places du Jas. Attendu pour décembre, ce nouvel appareil remplacera l’historique télésiège érigé

en 1989. Représentant un investissement de 12,5 M€, cet équipement divisera le temps d’ascension par deux, passant de 15 à seulement 7

minutes. Il se distingue également par une ligne optimisée : le nombre de pylônes est réduit de 18 à 9, couplé à une motorisation moins

énergivore.

La station du Lac Blanc arrête ses remontées mécaniques. La station du Lac Blanc (Haut-Rhin), au sud du massif des Vosges, annonce

l’arrêt de ses remontées mécaniques à partir de l’hiver prochain. Le comité syndical du syndicat mixte pour l’aménagement du site du Lac

Blanc indique mettre fin à l’exploitation des remontées mécaniques à partir de la saison 2026-2027. « Le comité syndical prend acte des effets

du réchauffement climatique sur le site. La baisse de l’enneigement naturel, la réduction des jours avec manteau neigeux exploitable et

l’incertitude croissante des hivers fragilisent le modèle historique fondé sur le ski alpin », explique-t-il. Le comité avait lancé un appel d’offres

pour trouver un candidat prêt à reprendre ou à poursuivre l’exploitation de la station à partir de novembre prochain. Mais personne n’y a

répondu. Son budget ne lui permet pas d’assurer l’achat de « nouveaux équipements », notamment pour « améliorer la production de neige de

culture », précise son vice-président à ICI Alsace. La station, située sur les communes d’Orbey et du Bonhomme, se trouve entre 900 et 1.200

mètres d’altitude. Si cette annonce marque la fin du ski alpin dans cette station créée en 1970, cela ne signifie pas qu’elle ferme. En effet, depuis

plusieurs années, elle a commencé à se diversifier pour proposer des activités quatre saisons avec la création de son Bike Parc en 2007.

« L’objectif est de garantir la continuité et la viabilité du site, de préserver son attractivité et d’explorer de nouvelles perspectives d’activités

et d’usages, dans un modèle moins dépendant de la neige », souligne le syndicat mixte dans son communiqué.

Mont-Blanc : l’ancien refuge du Goûter redescend dans la vallée. Une page de l’histoire de l’alpinisme se tourne. Le démontage intégral

de l’ancien refuge du Goûter a débuté le 1er juin, à près de 3 800 mètres d’altitude. Cette prouesse logistique, une véritable première mondiale

en milieu extrême, vise à restituer le site à son état naturel originel, treize ans après l’inauguration du nouveau bâtiment. La bâtisse historique

de 1962 ne sera pas détruite. Dans une démarche de valorisation patrimoniale, les matériaux sont méticuleusement triés puis héliportés.

L’emblématique structure sera en effet remontée d’ici fin octobre au Parc Thermal de Saint-Gervais (Haute-Savoie). Reconstruite dans un

premier temps sous forme de « coque vide », sa destination finale et ses aménagements restent encore à définir. La libération définitive du site

de haute montagne est, quant à elle, programmée pour le 17 août.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

Zinédine Zidane accusé de bétonner des terres agricoles. Neuf terrains de padel, un terrain de football, un restaurant… Après avoir investi

à Aix-en-Provence, Istres (Bouches-du-Rhône), Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Turin en Italie, le futur sélectionneur de l’équipe de France

Zinédine Zidane souhaite construire un nouveau complexe sportif dans l’Aveyron à Onet-le-Château. Si le projet immobilier de l’ex-numéro

10 a convaincu la municipalité, plusieurs problèmes persistent avant le début du chantier selon Centre Presse. D’après les règlements de la

Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de l’Aveyron, la zone concernée est un terrain agricole. Une situation qui

exaspère les oppositions municipales. Un premier recours avait été déposé en mai 2025 auprès de la préfète de l’Aveyron affirmant que « le

maire d’Onet-le-Château a commis une erreur manifeste d’appréciation » sur la cession de ses terrains. La préfecture a refusé de revenir sur

la décision initiale et les oppositions se sont alors tournées vers le tribunal administratif de Toulouse (Haute-Garonne). L’affaire reste donc pour

le moment en suspens.

Montpellier expose la collection Nicollin. Pour la troisième année consécutive, Montpellier (Hérault) met en lumière les trésors de

l’exceptionnelle collection privée de Louis Nicollin. Après avoir célébré l’olympisme à l’occasion des JO de Paris 2024, puis le cyclisme en

2025 lors du passage du Tour de France, c’est le football qui est mis à l’honneur en cette année de Coupe du monde. Quarante-quatre objets

de la collection Louis Nicollin sont regroupés à l’Hôtel de Ville. Parmi eux, les visiteurs pourront contempler le ballon de la demi-finale de la

Coupe du monde 1982 à Séville, RFA-France (3-3, 5 t.a.b. 4). Le ballon a été remis à Louis Nicollin par l’attaquant Didier Six. Dans la série

des souvenirs douloureux, le chronomètre de Robert Duverne est également exposé. Lors de la catastrophe française de la Coupe du monde

en 2010, le préparateur physique de l’équipe de France avait jeté son chronomètre dans le vide à l’occasion de la grève de Knysna. Une action

filmée par les télévisions du monde entier. Ce chronomètre a été acheté par Louis Nicollin lors d’une vente caritative. Entrée gratuite.

PRO.SPORT.FR/TERRITOIRES

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International

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

Viva Mundo : un parc d’attractions de 450 M€ dédié

au football

À Santarem (Portugal), un complexe de 450 M€ entièrement consacré au football ambitionne d’accueillir 1,5 million

de visiteurs par an dès le printemps 2030. Le projet conjugue ambition touristique nationale et pari sur la visibilité de

la prochaine Coupe du monde.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

’est dans la bâtisse

historique du couvent

de Sao Francisco, à

Santarem, que le projet a été

officiellement dévoilé. Son

nom : « Viva Mundo – World

of Football ». Sa promesse :

devenir le premier parc d’attractions

mondial entièrement

consacré au football et

s’imposer comme une destination

touristique à part entière

sur la carte de la péninsule

ibérique. L’ouverture est

annoncée pour le 29 avril

2030, quelques semaines

avant le coup d’envoi de la

Coupe du monde organisée

conjointement par le

Portugal, l’Espagne et le

Maroc (une fenêtre de visibilité

planétaire dont les promoteurs

entendent manifestement

tirer le meilleur parti).

Située à une soixantaine de

kilomètres au nord de

Lisbonne, la ville mise sur

cette infrastructure pour se

repositionner comme nouveau

pôle touristique.

Un complexe immersif

autour du football

Sur environ 80 hectares, le

site déploie une offre pensée

pour capter un public familial

En bref

et passionné de football. Au

cœur du dispositif se trouve «

Football World », un espace

immersif divisé en quatre

zones thématiques

(« Centre Circle », « Passion

», « Glory » et « Fantasy »)

organisées autour d’un lac

central. Les visiteurs pourront

y explorer l’histoire du

sport le plus populaire de la

planète à travers des installations

interactives et des expériences

numériques. Le programme

inclut également un

musée du football, une fan

zone participative, une vingtaine

d’attractions, des espaces

de restauration et une

arena de 4 000 places conçue

pour accueillir concerts,

spectacles et événements

sportifs en direct. Un hôtel

d’environ 300 chambres

complète le dispositif, transformant

Viva Mundo en destination

de séjour davantage

qu’en simple excursion à la

journée.

L’investissement annoncé atteint

450 M€. Les porteurs du

projet tablent sur 1,5 million

de visiteurs annuels

(Disneyland Paris accueille

environ 15 millions de visiteurs

par an, le Parc Astérix

près de 3 millions, ndlr) ainsi

que sur la création de 800 à

1 000 emplois directs. Viva

Mundo se présente comme

une « infrastructure phare

ayant un impact économique

et touristique au niveau régional

et national », avec la

volonté affichée de « renforcer

le profil de Santarem en

tant que destination d’investissement

international ».

Pour une ville dont le tourisme

repose essentiellement

sur son patrimoine médiéval

gothique, l’ambition est

considérable. La rhétorique

institutionnelle est rodée ; les

chiffres, eux, attendent encore

la confirmation d’engagements

financiers rendus

publics.

Un calendrier sans marge

de manoeuvre

La crédibilité du projet est

mise à l’épreuve par le calendrier

annoncé. Le début des

travaux est prévu pour 2027,

ce qui laisserait, au mieux,

trois ans pour livrer un complexe

de 450 M€ sur 80 hectares.

Or le secteur des parcs

à thèmes connaît bien ce type

d’équation serrée : des infrastructures

de cette envergure

mobilisent généralement

entre cinq et sept ans de développement,

depuis les premières

études jusqu’à l’ouverture

effective. Des projets

similaires, portés par un calendrier

événementiel ambitieux

sur la péninsule ibérique,

ont parfois glissé de

plusieurs années avant

d’aboutir (quand ils ont

abouti). La Coupe du monde

2030 constitue à la fois

l’atout maître du projet et sa

principale contrainte. Ouvrir

avant le Mondial, c’est s’assurer

une visibilité mondiale

exceptionnelle et un premier

flux de visiteurs immédiats.

Manquer cette échéance,

c’est risquer de lancer le parc

dans l’ordinaire du calendrier

touristique, sans l’effet de levier

événementiel qui justifie

en grande partie la logique

commerciale de l’opération.

À ce stade, aucun financement

confirmé ni aucun opérateur

nommément identifié

n’a été rendu public, ce qui

laisse ouverte une question

centrale : qui porte réellement

les 450 M€ annoncés ?

Prix FIFA de la paix : des députés européens demandent une enquête. Dans une lettre à la FIFA, 50 députés européens de 13 pays

exhortent l'instance à enquêter sur l'attribution de cette distinction par Gianni Infantino à Donald Trump. Ces élus — surtout sociauxdémocrates,

libéraux et verts — y voient une occasion pour la FIFA de prouver son engagement en faveur de la neutralité politique. Seule la

Norvège, parmi les 211 fédérations, a saisi la commission d'éthique, qui n'a pour l'heure ouvert aucune enquête.

Pas de Coupe du monde pour les mauvais payeurs. Les autorités argentines ont transmis aux États-Unis une liste de 13 000 pères accusés

de ne pas payer la pension alimentaire due à leurs enfants, avec l'espoir de les priver des matchs de la Coupe du monde 2026. « S'ils ne

subviennent pas aux besoins de leurs enfants, ils n'entreront pas dans les stades », a lancé le maire de Buenos Aires, Jorge Macri. Les noms

rejoignent « Tribuna Segura », base ciblant les interdits de stade. Washington donnera-t-il suite ? Rien n'a filtré, même si les États-Unis ont

récemment durci leur ligne, révoquant parfois des passeports.

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International

N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

World Athletics conserve son cap

Le Conseil de World Athletics a étudié le cas des athlètes russes et biélorusses la semaine dernière. L’instance a décidé

de garder son cap : les athlètes, les officiels et le personnel d’encadrement russes et biélorusses restent exclus des

compétitions internationales.

lors que les fédérations

internationales

cèdent une à une et

révisent leur position vis-àvis

de la Russie et de la

Biélorussie, World Athletics

ne change pas sa lecture des

faits et continue de maintenir

à l’écart les athlètes des deux

pays. L’exclusion des sportifs,

représentants et encadrants

russes et bélarusses a

déjà été réexaminée en 2023,

2025, puis en mars dernier,

sans que World Athletics ait

changé sa position. Un coup

dur pour les deux pays à un

an des Championnats du

monde de Pékin (11-19 septembre

2027), mais surtout

dans l’optique des qualifications

pour les Jeux olympiques

de Los Angeles 2028.

« Le Conseil et le groupe de

travail sur le statut des

Russes et des Biélorusses

dans les compétitions internationales

ont fait preuve de

rigueur et de méthode dans

l’examen des sanctions (…)

ainsi que dans l’identification

d’une voie conditionnelle

de retour à la compétition

internationale. Nous

avons présenté au Conseil

plusieurs options à examiner

sur cette question ; toutefois,

la décision initiale concernant

les sanctions visant à

protéger l’intégrité et

l’équité de nos compétitions

reste en vigueur, aucune

avancée concrète vers des

négociations de paix ne

s’étant matérialisée », justifie

le président Sebastian

Coe dans un communiqué.

« La décision initiale sur les

sanctions reste en vigueur »

À l’image de son gouvernement

au soutien de

l’Ukraine, le Britannique a

toujours été le dirigeant international

le plus hostile à la

Russie, avant même le déclenchement

de la guerre en

Ukraine. World Athletics invoque

aussi les conséquences

de la guerre sur

l’athlétisme ukrainien. « Il ne

fait aucun doute que la capacité

de l’Ukraine et de ses

L’ISU revoit son approche

athlètes à s’entraîner et à

concourir reste gravement

compromise », souligne la

Fédération internationale

pour compléter sa justification.

La Fédération internationale de patinage (ISU) décide de réintégrer

les Russes et les Biélorusses dans un statut neutre, et donc de les

autoriser à nouveau à participer aux compétitions internationales

durant la prochaine saison. Ils étaient exclus depuis 2022 en raison

de l’invasion de l’Ukraine. Les athlètes représentant la Russie et la

Biélorussie pourront concourir, mais sans aucun élément

symbolisant leur appartenance à un État (drapeaux, tenues...) et

n’auront pas droit à leurs hymnes. « Leur participation sera

subordonnée à l’absence de tout élément prouvant une violation de

leur statut de neutralité, précise le communiqué de l’instance.

L’ISU n’assouplira les restrictions que si elle est convaincue qu’un

problème de sécurité ou d’intégrité se pose. Et elle se réserve le

droit de réintroduire ou de renforcer les mesures restrictives si de

telles situations devaient se présenter. » Les quotas d’athlètes seront

limités dans un premier temps, comme si les fédérations

participaient à leur première saison sur la scène internationale.

LA LETTRE DE L’ECONOMIE DU SPORT

En bref

Des drapeaux pour le Groenland et les Îles Féroé aux JO ? Le Parlement danois demande au Comité international olympique d'autoriser

ses territoires autonomes, le Groenland et les Îles Féroé, à concourir sous leur propre drapeau. « Ce sont des pays dotés d'une identité sportive

forte et indépendante », plaide Soren Gade, président du Parlement. Le CIO réserve en principe l'admission aux États reconnus indépendants

depuis 1996, mais la missive rappelle les exceptions existantes — Aruba, les Bermudes, Porto Rico — et souligne que les Îles Féroé avaient

déposé leur demande dès 1983. Les deux territoires siègent déjà dans plusieurs fédérations, dont la Fédération internationale de handball ; les

Îles Féroé sont par ailleurs membres à part entière de l'UEFA et de la FIFA.

Les sportives transgenres bannies de compétitions féminines américaines. La Cour suprême américaine valide les lois de l'Idaho et de

la Virginie-Occidentale interdisant aux sportives transgenres de participer aux compétitions féminines scolaires et universitaires, ces États

pouvant désormais fixer l'éligibilité « en se basant sur le sexe biologique ». Les neuf juges tranchaient deux affaires où des juridictions

inférieures avaient donné raison à des athlètes transgenres s'estimant discriminées. La Cour a retenu les arguments d'équité et de sécurité

avancés par les États conservateurs : autoriser « des hommes biologiques » dans les équipes féminines exposerait les filles à un risque de

blessures et à un « sérieux désavantage », défend le juge Brett Kavanaugh. À l'inverse, la juge progressiste Sonia Sotomayor dénonce une

décision fondée « sur des suppositions plutôt que sur des faits ». Plus de la moitié des États ont déjà légiféré en ce sens. Donald Trump a salué

une « grande victoire ».

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N°1704 La Lettre de l’économie du sport vendredi 10 juillet 2026

Le magazine

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N°39 est paru

Entretien-confession

exclusif avec

Amélie Oudéa-Castéra,

présidente du CNOSF

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