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Dossier <strong>de</strong> <strong>presse</strong><br />

Translations<br />

Expositions <strong>de</strong>s oeuvres du Frac Midi-Pyrénées<br />

et du Frac Aquitaine<br />

<strong>Le</strong> <strong>Parvis</strong><br />

centre d’art contemporain Ibos et Pau<br />

> Hybri<strong>de</strong>s & Chimères IBOS<br />

Oeuvres <strong>de</strong> la collection <strong>Le</strong>s Abattoirs / Frac Midi-Pyrénées, Toulouse<br />

Vernissage le 22 juillet à 19h au centre d’art<br />

Dans le cadre du programme Fanstasmogoria le mon<strong>de</strong> mythique<br />

> Fantômes Domestiques PAU<br />

Oeuvres du Frac - Collection Aquitaine, Bor<strong>de</strong>aux<br />

Vernissage le 22 juillet à 17h au VidéoK.01<br />

et présentation <strong>de</strong> la saison 2010-2011 du <strong>Parvis</strong> scène nationale<br />

Expositions du 23 juillet au 29 octobre 2010<br />

Art Orienté objet, <strong>Le</strong> Tout Autre, 2008. Agneau taxi<strong>de</strong>ermisé, acier inoxydable doré


<strong>Le</strong> projet<br />

Profitant d’une implantation originale sur <strong>de</strong>ux régions voisines, <strong>Le</strong><br />

<strong>Parvis</strong> centre d’art propose cet été <strong>de</strong>ux expositions fondées sur une<br />

sélection d’œuvres issues <strong>de</strong>s FRAC Midi-Pyrénées et Aquitaine, territoires<br />

auxquels il se rattache géographiquement.<br />

Derrière l’intérêt que recèlent <strong>de</strong> telles collaborations, quelques questions<br />

sous-ten<strong>de</strong>nt ce projet : Qu’est ce que collectionner ?<br />

Comment exposer un patrimoine en <strong>de</strong>venir ? Pour quels territoires<br />

et quels publics ? Quels regards ces <strong>de</strong>ux institutions portent-elles sur<br />

l’époque ?<br />

On le sait, les FRAC ne sont pas les conservatoires d’œuvres figées<br />

dans <strong>de</strong>s usages révolus qu’ils promettaient d’être. Ceci dit, il semble<br />

toujours contradictoire <strong>de</strong> vouloir associer ces <strong>de</strong>ux termes «patrimoine»<br />

et «art contemporain» quand l’un, justement, est considéré<br />

comme une activité <strong>de</strong> préservation qui sacralise les œuvres et que<br />

l’autre, à l’inverse, s’envisage comme une fabrique <strong>de</strong> prospectives<br />

(et d’imaginaires) capables d’interroger les mutations et problématiques<br />

<strong>de</strong> la vie contemporaine. Ainsi, l’art contemporain serait un art<br />

vivant ou à vivre qui s’opposerait à sa propre conception historiciste<br />

et conservatoire ?<br />

Collectionner <strong>de</strong> l’art contemporain en réalité ne s’envisage pas<br />

dans une telle dualité.<br />

Au contraire, les fonds d’oeuvres se conçoivent aujourd’hui et <strong>de</strong> plus<br />

en plus (<strong>de</strong> même que les formes <strong>de</strong> l’art) dans la contradiction, l’hétérogénéité<br />

et l’opposition autant d’ailleurs que dans la cohérence<br />

supposée <strong>de</strong>s mouvements historiques ou <strong>de</strong>s tendances artistiques.<br />

Ce qui compte finalement pour toute collection c’est le contenu et<br />

l’esprit <strong>de</strong>s œuvres, l’intuition <strong>de</strong> la démarche artistique, l’énergie qui<br />

anime la relation <strong>de</strong> l’artiste à l’objet créé, l’échange et l’exigence<br />

mise à les restituer au regar<strong>de</strong>ur et à les partager avec le mon<strong>de</strong><br />

commun…<br />

Au <strong>de</strong>là donc <strong>de</strong>s ressemblances formelles, <strong>de</strong>s territoires d’appartenance<br />

ou <strong>de</strong>s parentés historiques, ces <strong>de</strong>ux expositions aux partis<br />

pris artistiques si différents tentent <strong>de</strong> créer <strong>de</strong>s espaces sensibles<br />

et conviviaux, faisant <strong>de</strong> l’exposition un jeu entre réel et imaginaire<br />

(Hybri<strong>de</strong>s et Chimères à Ibos) pour l’une et un lieu vivant (Fantômes<br />

Domestiques à Pau) pour l’autre.<br />

Ainsi, nulle exposition <strong>de</strong>s <strong>de</strong>rnières acquisitions comme on s’y attend<br />

souvent avec les projets <strong>de</strong> collection (les <strong>de</strong>ux expositions favorisant<br />

la relecture d’œuvres acquises <strong>de</strong>puis plusieurs années et <strong>de</strong> pièces<br />

toutes récentes), ni d’exposition d’ensembles, <strong>de</strong> mouvements ou <strong>de</strong><br />

nationalités… tout juste admettrons nous le principe <strong>de</strong> thématiques<br />

dans la mesure où les oeuvres n’illustrent pas un propos mais où ce<br />

<strong>de</strong>rnier s’enrichit <strong>de</strong>s hypothèses qu’elles soulèvent, qu’elles soient<br />

d’ailleurs perçues seules ou en écho les unes avec les autres.


<strong>Le</strong> FRAC Midi-Pyrénées, célèbre cette année<br />

ses 10 années d’existence. Il est un FRAC «secon<strong>de</strong><br />

génération » organisé autour d’une collection<br />

constituée d’œuvres souvent produites à<br />

l’occasion <strong>de</strong>s expositions menées dans l’institution.<br />

Toutefois, la collection se base également<br />

sur un patrimoine pré existant d’art mo<strong>de</strong>rne et<br />

d’art contemporain, qu’il enrichit donc <strong>de</strong>puis<br />

2000 avec une large ouverture sur la scène internationale<br />

: avec <strong>de</strong>s artistes internationaux<br />

et confirmés comme AES, Maria Nordman, Atelier<br />

Van Liehout, Yayoï Kusama, Wang Du… sur la<br />

création française : Franck Scurti, Michel Blazy,<br />

Bertrand Lamarche, artistes pour lesquels un ensemble<br />

d’œuvres représentatives a été acquis,<br />

sur la jeune création Myriam Méchita, Delphine<br />

Gigoux-Martin, mais également la scène régionale<br />

: Guillaume Pinard, Victoria Klotz, Nicolas<br />

Primat…<br />

Plusieurs thèmes sont privilégiés pour les acquisitions<br />

et s’ajustent aux contenus <strong>de</strong>s expositions<br />

que le FRAC mène dans ses murs. Ainsi «l’organique»<br />

: l’art et le vivant, «l’œuvre collective»<br />

: l’art relationnel, «l’engagement <strong>de</strong> l’artiste» :<br />

art et politique, «les poétiques urbaines» : l’art<br />

et la cité, «les hybri<strong>de</strong>s et chimères» : l’art entre<br />

réel et imaginaire… sont les gran<strong>de</strong>s pistes<br />

artistiques qui bâtissent par leur singularité une<br />

véritable i<strong>de</strong>ntité pour le lieu.<br />

> <strong>Le</strong> FRAC Aquitaine quant à lui existe <strong>de</strong>puis<br />

1983. La particularité même <strong>de</strong> sa collection est<br />

sans doute son éclectisme, la trace du passage<br />

<strong>de</strong> plusieurs directions et <strong>de</strong> plusieurs époques.<br />

Il privilégie dans un premier temps le médium<br />

photographique, avec <strong>de</strong>s œuvres remarquables<br />

d’artistes comme : Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson,<br />

Larry Clark, Raymond Depardon, et<br />

opère par la suite le redéploiement <strong>de</strong> ses acquisitions<br />

vers un art international très reconnu,<br />

avec <strong>de</strong>s oeuvres <strong>de</strong> l’art conceptuel : Roman<br />

Opalka, Joseph Kosuth, On Kawara, du Land Art<br />

: Richard Long, Hamish Fulton, Denis Oppheim<br />

et d’artistes notoires tels John Armle<strong>de</strong>r, Katharina<br />

Fritsch, Jeff Koons (artistes dont les prix atteignent<br />

aujourd’hui sur le marché <strong>de</strong> l’art <strong>de</strong> véritables<br />

fortunes et dont les oeuvres <strong>de</strong>viennent<br />

par conséquent inaccessibles pour la plupart<br />

<strong>de</strong>s collections publiques françaises).<br />

Quelques lignes fortes émergent également<br />

<strong>de</strong> la collection, elles sont liées au <strong>de</strong>sign, à la<br />

question <strong>de</strong> l’image, <strong>de</strong> la sculpture et <strong>de</strong> l’objet,<br />

<strong>de</strong> l’intime, du corps….<br />

Aujourd’hui, le fonds Aquitain se dirige vers la<br />

gran<strong>de</strong> hétérogénéité <strong>de</strong>s arts plastiques et <strong>de</strong>s<br />

avancées les plus récentes <strong>de</strong> la pratique artistique<br />

: comme la vidéo, le cinéma et les courtsmétrages<br />

<strong>de</strong> fiction, les installations <strong>de</strong> gran<strong>de</strong>s<br />

dimensions tout en s’attachant à la jeune<br />

création régionale (Sébastien Vonnier, Benoit<br />

Maire…)<br />

Magali Gentet<br />

Translation est un trait d’union artistique initié<br />

par <strong>Le</strong> <strong>Parvis</strong> Scène-Nationale entre les régions<br />

Midi-Pyrénées et Aquitaine. L’art contemporain,<br />

les arts <strong>de</strong> la scène et le cinéma sont les<br />

disciplines partagées par ce programme inter<br />

régional qui associe, sur la base <strong>de</strong> projets<br />

communs, <strong>Le</strong> <strong>Parvis</strong> aux principales institutions<br />

et associations culturelles du grand sud-ouest.<br />

A noter que dans le cadre du programme d’expositions<br />

Fantasmagoria, le mon<strong>de</strong> mythique,<br />

conçu pour les 10 <strong>de</strong>s Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées<br />

, <strong>Le</strong> <strong>Parvis</strong> centre d’art d’Ibos accueille<br />

l’exposition « Hybri<strong>de</strong>s et Chimères » . Cette exposition<br />

conçue en étroite collaboration avec<br />

le FRAC Midi-Pyrénées inaugure un partenariat<br />

renforcé entre les <strong>de</strong>ux institutions.


A Ibos<br />

Hybri<strong>de</strong>s et Chimères<br />

avec les oeuvres <strong>de</strong> : Art Orienté objet, Sophie Dubosc, Evru, Jan Fabre,<br />

Siobhan Hapaska, Virginie Loze, Gillaume Pinard, Marianne Plo,<br />

Todt, Fabien Vershaere...<br />

Collection <strong>Le</strong>s Abattoirs / Frac Midi-Pyrénées, Toulouse.<br />

<strong>Le</strong>s chimères, ces êtres fantastiques et hybri<strong>de</strong>s liés à la<br />

mythologie, apparaîtraient régulièrement et <strong>de</strong> préférence<br />

à <strong>de</strong>s moments <strong>de</strong> transformations profon<strong>de</strong>s <strong>de</strong>s<br />

sociétés humaines.<br />

Dans le langage courant, les chimères sont aussi <strong>de</strong>s illusions<br />

ou <strong>de</strong>s projets irréalistes.<br />

Aujourd’hui, l’hybri<strong>de</strong> et le chimérique reviennent en<br />

force sous la forme d’organismes génétiquement modifiés,<br />

<strong>de</strong> même que sous les traits <strong>de</strong> nouvelles figurations<br />

qui surgissent autant <strong>de</strong> la mémoire, que <strong>de</strong>s métamorphoses<br />

physiques et psychologiques du mon<strong>de</strong> actuel.<br />

Dans cet ensemble d’œuvres, ces nouvelles chimères<br />

résultent <strong>de</strong> l’exploration <strong>de</strong> la lisière entre le réel et<br />

l’imaginaire, à travers la fantasmagorie ( Virginie Loze,<br />

Fabien Vershaere ), la fiction historique et politique (Siobhan<br />

Hapaska, Todt ), le rêve, ou le mythe ( Art orienté<br />

Objet, Thomas Grünfeld), voir les mutations <strong>de</strong> nos i<strong>de</strong>ntités<br />

corporelles et spirituelles (Evru, Primat).<br />

Ces artistes nourrissent un axe fort <strong>de</strong> la collection <strong>de</strong>s<br />

Abattoirs / Frac Midi-Pyrénées : celui <strong>de</strong> l’imaginaire et<br />

<strong>de</strong> ses modalités d’apparition. L’intérêt pour ces processus<br />

recoupe <strong>de</strong>s enjeux actuels cruciaux. Car si le<br />

mon<strong>de</strong> est bien ce que l’on en fait, matériellement et<br />

physiquement, il reste au préalable déterminé par nos<br />

images mentales. Dès lors la conscience et l’expérimentation<br />

<strong>de</strong> ces domaines, en vue d’un renouvellement <strong>de</strong><br />

nos représentations, apparaissent comme autant d’urgentes<br />

nécessités. Sans manquer, comme ici, d’exorciser<br />

les « monstres <strong>de</strong> la raison».<br />

Pascal Pique<br />

Directeur pour l’art contemporian<br />

Frac Midi-Pyrénées, les Abattoirs.<br />

co commissaire <strong>de</strong> l’exposition


Oeuvres présentées dans l’exposition<br />

Art Orienté objet, <strong>Le</strong> Tout Autre, 2008<br />

Agneau taxi<strong>de</strong>rmisé, acier inoxydable doré<br />

Entre art et science, éthologie et anthropologie, Art Orienté Objet expérimente différents<br />

champs d’action dans l’étu<strong>de</strong> <strong>de</strong> nos comportements à l’égard du vivant :<br />

transgénie, réduction <strong>de</strong> la biodiversité, pandémies, mutations dues aux nouvelles<br />

technologies... <strong>Le</strong> Tout Autre reprend l’image <strong>de</strong> l’agneau mystique et cristallise le<br />

symbole universel <strong>de</strong> l’innocence, l’animal du sacrifice et le bouc-émissaire qui<br />

permet aux sociétés humaines <strong>de</strong> pacifier sur la «peau» <strong>de</strong> l’animal.<br />

Sophie Dubosc, Cheval d’arçon, 2007<br />

Cheval d’arçon, chanvre<br />

Sophie Dubosc active <strong>de</strong>s formes ou <strong>de</strong>s matériaux marqués par le temps. Ella patine<br />

ainsi ses sculptures d’un authentique vernis <strong>de</strong> réalité touchant directement à<br />

la mémoire et aux sentiments. Ses oeuvres prennent résolument le parti du souvenir<br />

pour dresser le décor d’une délicate poétique.<br />

Evru, Bureau <strong>de</strong> Flux Evrugo Mental State, 2008<br />

Photographies<br />

Evru se définit comme un «ArtCieMist», néologisme qui englobe les concepts d’artiste,<br />

<strong>de</strong> scientifique et <strong>de</strong> mystique. C’est à la jonction <strong>de</strong> ces trois domaines qu’il<br />

a établi «l’Etat mental d’Evru», territoire psychique et physique. <strong>Le</strong> Bureau <strong>de</strong> Flux<br />

en est l’ambassa<strong>de</strong> qui propose au visiteur <strong>de</strong> <strong>de</strong>venir citoyen et revêtir une nouvelle<br />

i<strong>de</strong>ntité grâce aux différents masques et vêtements mis à sa disposition. Invitation<br />

à dépasser et à connaître ses propres frontières et laisser advenir d’autres<br />

formes d’i<strong>de</strong>ntités.<br />

Jan Fabre, Stilife with artist, 2004<br />

Paon naturalisé sur cercueil en bois intégralement recouvert d’ailes <strong>de</strong> scarabées<br />

Metteur en scène, chorégraphe, écrivain, poète et plasticien, Jan Fabre travaille<br />

à la lisière du réel et crée un univers fantastique souvent inspiré par le mon<strong>de</strong> animal<br />

et organique. Stilife with artist est un autoportrait constitué d’un cercueil-paon<br />

recouvert <strong>de</strong> coléoptères qui semble célébrer un rite mortuaire mystérieux. Mais<br />

au-<strong>de</strong>là du catafalque, synonyme d’enfouissement, se <strong>de</strong>ssine la figure éclatante<br />

et lumineuse <strong>de</strong> la renaissance. Jan Fabre propose une figure démiurgique et éternelle<br />

<strong>de</strong> l’artiste.


Thomas Grünfeld, Misfit Ane/Coq, 1996<br />

Taxi<strong>de</strong>rmie, corps d’âne avec tête <strong>de</strong> coq<br />

L’oeuvre <strong>de</strong> Thomas Grünfeld relaye une interrogation sur la nature et l’art. <strong>Le</strong>s Misfits<br />

sont <strong>de</strong>s animaux taxi<strong>de</strong>rmisés résultant d’une hybridation entre différentes espèces<br />

ou familles. Ce travail est né d’une critique ironique <strong>de</strong> la Gemutlichkeit qui a produit<br />

aussi bien la tradition <strong>de</strong>s trophées <strong>de</strong> chasse que <strong>de</strong>s cabinets d’amateurs du 18e<br />

siècle. L’artiste instaure par là une dialectique entre réel et imaginaire qui prend une<br />

tournure singulière à l’heure du clonage et <strong>de</strong>s manipulations génétiques.<br />

Siobhan Hapaska, Becoming cyclonic, 1996<br />

Fibre <strong>de</strong> verre, fourure <strong>de</strong> différents animaux, agathe<br />

Siobhan Hapaska joue du rapport contradictoire entre le naturel et l’artificiel au travers<br />

<strong>de</strong> sculptures qu’elle considère comme <strong>de</strong> véritables êtres vivants, avec un passé<br />

et un <strong>de</strong>venir. Toute son oeuvre semble provenir d’un futur indéterminé qui viendrait<br />

prendre à revers nos conceptions <strong>de</strong> la civilisation. Becoming cyclonic incarne une<br />

sorte d’animal proche du yack tibétain. Cette créature semble avoir régressé d’une<br />

origine génétique hyper-tech en une machine <strong>de</strong> guerre barbare et primitive.<br />

Virginie Loze, Mural pour film, séquence n°6, essai vidéo n°1, automne septembre<br />

2005<br />

Projection vidéo sur <strong>de</strong>ssins, crayon noir, crayon <strong>de</strong> couleur et fusain sur papier<br />

<strong>Le</strong>s <strong>de</strong>ssins <strong>de</strong> Virginie Loze sont peuplés <strong>de</strong> figures hybri<strong>de</strong>s, personnages étranges<br />

entre réel et imaginaire. Ces drôles <strong>de</strong> spectres alternent <strong>de</strong>s expressions <strong>de</strong> tristesse<br />

ou <strong>de</strong> béatitu<strong>de</strong>, <strong>de</strong> passivité ou <strong>de</strong> colère. «Mes recherches m’amènent à travers<br />

ces simulacres d’existences <strong>de</strong>ssinées et filmées ,à évoquer certaines menaces qui<br />

défient l’individu comme :l’atteinte à l’intégrité, le dérèglement psychique, la barbarie<br />

et le rapport que j’entretiens avec ma liberté d’expression».<br />

Guillaume Pinard, Hydrocéphalus, 2003<br />

Vidéo<br />

L’univers pictural <strong>de</strong> Guillaume Pinard est peuplé d’êtres monstrueux, outrageux, et<br />

d’offenses contre <strong>de</strong>s tabous sexuels et scientifiques. Plaçant sur un pied d’égalité<br />

la culture <strong>de</strong> l’élite et la culture <strong>de</strong>s masses, il hybri<strong>de</strong> en quelque sorte les ténébreux<br />

désirs d’un Marquis <strong>de</strong> Sa<strong>de</strong> avec la clarté analytique d’un Emmanuel Kant.<br />

Extrait du texte <strong>de</strong> Christoph Doswald, Des tests <strong>de</strong> rorschach pour con-con, in Catalogue <strong>de</strong><br />

l’exposition Chtong <strong>de</strong> Guillaume Pinard, capcMusée d’art contemporain <strong>de</strong> Bor<strong>de</strong>aux, du 21<br />

mai au 31 août 2003.


Todt, Exurbia, 2007<br />

Polyuréthane expansé, objets en plastique<br />

Todt, collectif d’artistes américains, développe un art radical et exubérant qui<br />

attaque les outrances <strong>de</strong> la surconsommation tout en dénoncant les effets<br />

pervers <strong>de</strong> la normalisation <strong>de</strong>s individus et <strong>de</strong> leur environnement physique ou<br />

mental. Exurbia fait référence à ce qui existe au-<strong>de</strong>là <strong>de</strong> l’urbain (friches, échangeurs<br />

d’autoroute, jachères) comme seuls espoirs d’espaces non contrôlés et<br />

non anthropiques, propices au dévelopement d’espèces endémiques parfois<br />

mutantes. Jardin d’E<strong>de</strong>n peuplé d’animaux mutants, <strong>de</strong> plantes bizarres et<br />

d’une vie grouillante, Exurbia hybri<strong>de</strong> littéralement nos conceptions <strong>de</strong> l’artificiel<br />

et du naturel dans un paysage à la fois jubilatoire et caustique.<br />

Fabien Verschraere, Black clown and mystery, 2004<br />

Céramique, acrylique, socle bois<br />

L’univers ludique, étrange et mystérieux <strong>de</strong> Fabien Verschaere est peuplé <strong>de</strong><br />

clowns, <strong>de</strong> diables, <strong>de</strong> machines à copuler, à enfanter... Son oeuvre grouille<br />

comme la création humaine, dans une imagerie toute médiévale, convoquant<br />

la culture populaire, la ban<strong>de</strong> <strong>de</strong>ssinée, le mon<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’enfance, l’inconscient et<br />

la psychanalyse. Pour lui, le cirque, «le carnaval, la fête, c’est la métaphore <strong>de</strong><br />

la réunion entre le clown et la mort» qu’il cristallise dans sa démarche artistique à<br />

l’instar <strong>de</strong> l’iconographie mexicaine qu’il admire tout particulièrement.<br />

Mariane Plo, <strong>Le</strong>s Hor<strong>de</strong>s, 2007<br />

L’oeuvre <strong>de</strong> Mariane Plo procè<strong>de</strong> par assemblage <strong>de</strong> formes, <strong>de</strong> volumes et <strong>de</strong><br />

pratiques hétérogènes. «Mes <strong>de</strong>ssins sont <strong>de</strong>s collages inspirés <strong>de</strong> l’actualité, <strong>de</strong>s<br />

contes, <strong>de</strong>s légen<strong>de</strong>s et <strong>de</strong>s icônes populaires afin <strong>de</strong> créer un jeu <strong>de</strong> coïnci<strong>de</strong>nces,<br />

une mythologie personnelle. <strong>Le</strong>s objets du mon<strong>de</strong> juxtaposés offrent-ils une<br />

lisibilité ? L’intention serait d’expérimenter <strong>de</strong>s agencements, un tenir-ensemble<br />

d’éléments hétérogènes, où se croisent <strong>de</strong> multiples récits que nous aurions à<br />

décypter. Tenter <strong>de</strong> trouver un sens caché.»


Articles <strong>de</strong> <strong>presse</strong><br />

sélection<br />

GALERIE ANTON WELLER ISABELLE SURET<br />

La peau <strong>de</strong> l’autre<br />

Exposition du 14 mars au 17 mai 2008<br />

<strong>Le</strong> duo Art Orienté objet (Marion Laval-Jeantet &<br />

Benoît Mangin) s’est engagé résolument, <strong>de</strong>puis<br />

une quinzaine d’années, à réfléchir ou faire réfléchir<br />

par leurs œuvres sur un sujet crucial :<br />

la valeur <strong>de</strong>s relations <strong>de</strong> l’homme et <strong>de</strong> son environnement,<br />

le rôle qu’il y tient, la place qu’il a<br />

voulu y prendre. Si la figure <strong>de</strong> l’animal est omniprésente<br />

dans leur travail, ce n’est pas tant pour<br />

illustrer sa condition souvent mise à mal, mais<br />

parce qu’il représente à leurs yeux la figure exemplaire<br />

<strong>de</strong> l’altérité, <strong>de</strong> l’Autre absolument.<br />

Ces préoccupations sont exprimées dans le titre<br />

donné à leur exposition à la galerie Anton Weller<br />

La peau <strong>de</strong> l’autre.<br />

Parce que l’environnement représente pour eux<br />

un vaste champ d’expérimentation, et qu’ils possè<strong>de</strong>nt<br />

les outils <strong>de</strong>s anthropologues, <strong>de</strong>s éthologues<br />

ou plus généralement <strong>de</strong>s chercheurs, leur<br />

travail interroge notre existence et en révèle les<br />

contradictions. Ainsi ils n’ont pas peur d’expérimenter<br />

eux-mêmes dans une nécessaire prise <strong>de</strong><br />

risque : ramasser <strong>de</strong>s plumes d’oiseaux possiblement<br />

contaminés par la grippe aviaire, tenter <strong>de</strong><br />

communiquer munis d’un casque à bois avec <strong>de</strong>s<br />

cerfs sauvages, recevoir du sang animal... bref<br />

aller à la rencontre physique et émotionnelle <strong>de</strong><br />

ce tout- autre.<br />

Ils absorbent le mon<strong>de</strong> en posant la question <strong>de</strong><br />

l’empathie : voir l’Autre tant chez l’homme que<br />

dans l’animal ou le végétal, se glisser dans sa<br />

peau, afin <strong>de</strong> cerner les frontières <strong>de</strong> moins en<br />

moins tangibles <strong>de</strong> ce qui nous définit en tant<br />

qu’humains. Mais La peau <strong>de</strong> l’autre recèle également<br />

<strong>de</strong>s connotations nettement moins altruistes<br />

et beaucoup plus guerrières : la peau <strong>de</strong><br />

l’autre, c’est aussi celle qu’on veut se faire.<br />

Art Orienté objet<br />

D’où naît une tension inquiétante entre <strong>de</strong>s points<br />

<strong>de</strong> vue contradictoires : la rencontre et l’empathie,<br />

mais aussi le désir <strong>de</strong> dominer, <strong>de</strong> détruire.<br />

Dans l’installation <strong>Le</strong> tout Autre, un agneau taxi<strong>de</strong>rmisé<br />

est transpercé par <strong>de</strong>s tiges d’acier dorées,<br />

sur lesquelles il repose. Symbole universel<br />

<strong>de</strong> l’innocence, il est aussi animal du sacrifice,<br />

c’est-à-dire métaphore et substitut au sacrifice<br />

humain. Il représente autant le bouc émissaire<br />

dont parle René Girard (La violence et le sacré)<br />

que l’agneau mystique <strong>de</strong> Jan Van Eyck dont il<br />

reprend la position exacte. Ainsi il est exutoire social,<br />

mais encore cristallisation cathartique, qui<br />

permet aux sociétés humaines <strong>de</strong> pacifier sur sa<br />

« peau ».<br />

L’installation qui lui fait face, La Machine à méditer<br />

sur le sort <strong>de</strong>s oiseaux migrateurs, est un chaise<br />

interactive dont les ailes composées <strong>de</strong> plumes<br />

d’oiseaux migrateurs récupérées en pério<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

grippe aviaire, se replient sur le visiteur au moment<br />

où, méditatif, il relâche son corps.<br />

D’emblée, la chaise évoque un baiser <strong>de</strong> l’ange,<br />

et donc la protection ; mais elle induit aussi un<br />

trouble lié à sa dimension animale autant qu’à<br />

la peur du virus actuel. Cette œuvre fait partie<br />

du projet Paran’home, une série <strong>de</strong> pièces à habiter<br />

visant à guérir les inquiétu<strong>de</strong>s du quotidien<br />

contemporain.<br />

<strong>Le</strong>s nouvelles installations proposées à la galerie<br />

Anton Weller sont d’abord <strong>de</strong>s appels à reconsidérer<br />

la place <strong>de</strong> l’Autre, à l’éprouver physiquement,<br />

avec un parti-pris écologique manifeste.<br />

Elles sont autant d’éléments qui nous renvoient<br />

à la dualité humaine, où le germe <strong>de</strong> violence et<br />

<strong>de</strong> <strong>de</strong>struction semble ineffaçable. Et <strong>de</strong> façon inquiétante,<br />

l’autre à soi-même <strong>de</strong>vient l’autre soimême.


T h o m a s<br />

Grünfeld<br />

Alchimie<br />

<strong>Le</strong> propos <strong>de</strong> l’exposition<br />

est d’offrir<br />

au public un moment<br />

<strong>de</strong> magie, un instant<br />

hors <strong>de</strong> la réalité<br />

quotidienne, une<br />

plongée sensorielle<br />

dans l’univers<br />

étrange et labyrinthique<br />

<strong>de</strong> l’alchimie<br />

et <strong>de</strong> la mo<strong>de</strong>.<br />

L’alchimie est symbole<br />

<strong>de</strong> mystère.<br />

Elle recherche la<br />

Pierre Philosophale,<br />

la Poudre <strong>de</strong> Projection,<br />

qui l’ai<strong>de</strong>ra à<br />

transformer le plomb<br />

en or. Elle est en<br />

quête <strong>de</strong> l’Elixir <strong>de</strong><br />

Longue Vie et cherche<br />

par tous les moyens<br />

à purifier l’homme<br />

pour mieux comprendre<br />

l’Ame du mon<strong>de</strong>.<br />

L’alchimie est une<br />

parfaite allégorie<br />

<strong>de</strong> la mo<strong>de</strong> car,<br />

comme la mo<strong>de</strong>, elle<br />

entretient une relation<br />

complexe avec<br />

le temps dont elle<br />

cherche à s’assurer<br />

la maîtrise.<br />

D’une part, elle vise<br />

par l’expérience à<br />

accélérer le cours du<br />

temps pour reproduire<br />

dans l’alambic,<br />

<strong>de</strong>s processus naturels<br />

qui s’étalent<br />

sur <strong>de</strong>s millénaires<br />

; d’autre part, elle<br />

essaie au contraire,<br />

<strong>de</strong> retar<strong>de</strong>r les effets<br />

du temps pour<br />

conserver à l’homme<br />

sa santé et sa jeunesse.<br />

La mo<strong>de</strong> œuvre<br />

dans le même sens<br />

: sans cesse, elle<br />

métamorphose l’insignifiante<br />

matière<br />

brute en créations<br />

somptueuses qui subliment<br />

la beauté<br />

humaine.... Comme<br />

par magie, elle nous<br />

change, elle nous<br />

transforme d’une saison<br />

à l’autre. Elle<br />

règne sur les apparences,<br />

et bien plus<br />

qu’on ne le croit,<br />

sur ce que nous prétendons<br />

être. Inlassablement,<br />

la mo<strong>de</strong><br />

renouvelle notre<br />

image pour nous donner<br />

l’illusion d’une<br />

éternelle jeunesse<br />

et déjouer ainsi<br />

l’emprise du temps…<br />

Enfin, mo<strong>de</strong> et alchimie<br />

ont encore un<br />

point commun : toutes<br />

<strong>de</strong>ux <strong>de</strong>meurent<br />

mystérieuses pour le<br />

profane. Pour mieux<br />

préserver leurs secrets,<br />

elles se dissimulent<br />

<strong>de</strong>rrière un<br />

langage ou <strong>de</strong>s co<strong>de</strong>s<br />

ésotériques.<br />

De cette alchimie<br />

mystérieuse et fascinante,<br />

cette exposition<br />

retiendra,<br />

l’idée d’une quête<br />

initiatique et d’une<br />

très forte relation<br />

au temps, mais également,<br />

tous les<br />

processus <strong>de</strong> correspondances,<br />

<strong>de</strong><br />

transformations ou<br />

<strong>de</strong> transmutations.<br />

Cette manifestation<br />

pluridisciplinaire<br />

prendra la forme d’un<br />

labyrinthe initiatique<br />

dont les méandres,<br />

comme autant<br />

d’expériences que le<br />

visiteur aura à accomplir,présenteront<br />

les arcanes <strong>de</strong><br />

la création contemporaine…<br />

Catherine Ormen, février<br />

2003.


Guillaume Pinard<br />

Un projet avant tout lié à l’espace, à la fois mental, et physique, celui-là même <strong>de</strong><br />

la galerie.<br />

Des <strong>de</strong>ssins comme possibilité <strong>de</strong> fiction, avec un sol <strong>de</strong> mots, <strong>de</strong> lettres, un sousbois<br />

et un arrière-plan.<br />

<strong>Le</strong>s surfaces, murs, écrans, feuilles, servent <strong>de</strong> support, ou <strong>de</strong> cloisons.<br />

Un personnage est enfermé, humain, mouche, chimère, se débat dans ses pulsions,<br />

dans son cadre.<br />

Une feuille pas toujours blanche, souvent striée, pliée en son milieu, <strong>de</strong>s copies<br />

doubles que l’on pourrait ouvrir, refermer, ouvrir, comme une porte agaçante qui<br />

bat toujours.<br />

Espace limite, quadrillé, cellulaire, qui peut se déformer vers un mur, en une<br />

fresque, en une boucle animée et projetée.<br />

Traits au bord du cri, <strong>de</strong> la saturation, dans leur figuration sour<strong>de</strong>, son qui apparaît<br />

dans ces films où les images se meuvent dans un champ minimal.<br />

Bruits comme l’amplification du <strong>de</strong>dans, <strong>de</strong> l’obsession, <strong>de</strong> la répétition du geste,<br />

<strong>de</strong> la séquence, du fantasme, où le temps, le corps, tournent à l’intérieur <strong>de</strong> l’espace,<br />

<strong>de</strong> pièces en pièces, d’acte en acte, comme une convulsion, ou une danse.<br />

Petits films aiguisés où une situation s’enroule sur elle-même, comme un arrêt<br />

sur image, dans la secousse qui la tient en une cruelle claustrophobie.<br />

Figures, monstres, gestes anticipés en <strong>de</strong>s rêves in extremis, où se débattent <strong>de</strong>s<br />

apparitions logées sous un bail temporaire.<br />

Ce seuil même, comme le décrit Guillaume Pinard, “dont on ne se sent pas propriétaire,<br />

qui ne nous relie pas, mais qui pourtant comme un socle nous fon<strong>de</strong>”.<br />

Félicia Atkinson


PARIS ART.COM<br />

Sophie Dubosc<br />

Prolongation<br />

04 avril-09 mai 2009<br />

Galerie Chez Valentin<br />

Dans Prolongation, Sophie Dubosc imagine un espace étrange, quelque part entre une Renaissance<br />

sous la poussière et un Surreálisme mortifère. Magritte n’est pas très loin et au<br />

milieu du gué, le spectateur aux prises avec les apparences.<br />

On entre dans une clairière certainement oublieé, à l’abri <strong>de</strong>s regards et <strong>de</strong> l’agitation.<br />

Au centre, un bassin circulaire à l’ourlet geńéreux un peu <strong>de</strong>́suet, comme le vieux souvenir<br />

suspendu d’une ordonnance classique (Bassin, 2009). A proximité du plan d’eau, <strong>de</strong>s<br />

morceaux <strong>de</strong> corps en attente, postés contre les murs ou étendus sur le sol (Figures et<br />

Couple, 2009).<br />

Ce ne sont que <strong>de</strong>s jambes et <strong>de</strong>s bras, enlacés ou emboîtés, aussi diaphanes que l’espace<br />

dans lequel ils se trouvent, blanchis et jaunis par l’effet <strong>de</strong> cire, aussi laiteux que le liqui<strong>de</strong><br />

en stagnation dans le bassin.<br />

Rien ne vient perturber ce tableau, pas même un léger clapotis. Rien si ce n’est cette<br />

suspicion traînante, la gêne <strong>de</strong> <strong>de</strong>ámbuler au milieu <strong>de</strong>s monstres, la peur <strong>de</strong> rompre la<br />

glace <strong>de</strong> cette bulle polaire figeé dans un équilibre <strong>de</strong> formes inertes. La seule issue ressemble<br />

aux souricières aligneés dans le fond <strong>de</strong> l’espace (Niches, 2009), une ećhappatoire<br />

à consi<strong>de</strong>́rer plutôt comme <strong>de</strong> petits goulots d’étranglement.<br />

On connaissait Sophie Dubosc pour ses objets à la croiseé <strong>de</strong>s chemins, un pas dans le reél<br />

un autre dans une saisissante torpeur onirique, mimant à chaque installation l’inquiétante<br />

étrangeté freudienne. Pour sa première exposition personnelle Chez Valentin, elle invente<br />

une espèce d’enclave surreáliste qui tient <strong>de</strong> la rigueur architecturale d’un Chirico ou du<br />

morcellement disparate d’un Tanguy. C’est pourtant vers René Magritte qu’elle se tourne.<br />

Et prećisément vers un tableau du maître, L’Entr’acte reálisé en 1927. Il y montrait les<br />

mêmes corps morcelés en attente <strong>de</strong>rrière un ri<strong>de</strong>au que l’un <strong>de</strong>s organes s’apprêtait à<br />

ouvrir, <strong>de</strong>́voilant un curieux paysage <strong>de</strong> montagne alveóleé.<br />

Même mise en scène au cor<strong>de</strong>au, même dramaturgie du moment, même paysage avant<br />

la rupture: Sophie Dubosc <strong>de</strong>́place dans la sculpture ce que Magritte composait en peinture.<br />

<strong>Le</strong> calme avant l’orage, les indices dispersés dans les quatre coins <strong>de</strong> l’installation/<br />

tableau. Et le spectateur laissé au milieu du gué, remplissant le vi<strong>de</strong> et conjuguant ses<br />

<strong>de</strong>́placements avec le règne mortifère <strong>de</strong> la scène. <strong>Le</strong> silence <strong>de</strong>s «mannequins», leur<br />

attente infinie face à nos pas <strong>de</strong> vivants, ce mon<strong>de</strong> trouble, asexué et poussiéreux face à<br />

notre in<strong>de</strong>́termination laĉhe. Regar<strong>de</strong>r, hésiter, toucher et tenter <strong>de</strong> s’éloigner.<br />

Un theá̂tre <strong>de</strong>s apparences et <strong>de</strong>s illusions donc, que Magritte représentait par un ri<strong>de</strong>au<br />

et que Sophie Dubosc matérialise par un mur faisant obstacle (Couloir, 2009). Sauf<br />

qu’avec elle, une fois passé le mur, le spectateur fait corps avec la scène. La magie <strong>de</strong> Sophie<br />

Dubosc opère à cet instant, quand il s’y sent totalement emprisonné.


Curriculum Vitae<br />

Sélection<br />

• Art Orienté objet<br />

Art orienté objet est un duo artistique<br />

français créé en 1991 par Marion Laval-Jeantet<br />

et Benoît Mangin. Ils vivent<br />

et travaillent à Paris.<br />

www.artorienteobjet.com<br />

Expositions personnelles<br />

2010<br />

Niward-Darwin, Muzz Space, Kyoto,<br />

Japon<br />

May the horse live in me, galerie Kapelica,<br />

Ljubjana, Slovénie<br />

2009<br />

La peau <strong>de</strong> l’autre, galerie Anton Weller,<br />

Paris<br />

Expositions collectives<br />

2009<br />

<strong>Le</strong> jour d’avant, La Tôlerie, espace d’art<br />

contemporain, Clermont-Ferrand<br />

Sk-Interfaces, Casino, Luxembourg<br />

Genipulation, centre PasquArt, Kunsthalle<br />

<strong>de</strong> Bienne, Suisse<br />

• Sophie Dubosc<br />

Sophie Dubosc est née en 1974 à Paris.<br />

Elle vit et travaille à Château-Thierry et<br />

Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2008<br />

Adieu Berthe, Lab - Labanque, Béthune,<br />

France<br />

2006<br />

Cul-<strong>de</strong>-sac La Générale, Paris, France<br />

Expositions collectives<br />

2008<br />

Antidote 04, Galerie <strong>de</strong>s Galeries, Galeries<br />

Lafayette, France<br />

The Waste Land, Caravan , Berlin, Allemagne<br />

4 artistes, Galerie Chez Valentin, Paris,<br />

France<br />

• Evru<br />

Alberto Porta Munoz dit Evru est né en<br />

1946 à Barcelone. Il vit et travaille à<br />

Barcelone. Connu sous le nom d’Evru<br />

<strong>de</strong>puis 2001 qui s’est substitué à celui<br />

<strong>de</strong> Zush porté par l’artiste <strong>de</strong>puis 1968.<br />

www.evru.org<br />

Expositions personnelles<br />

2007<br />

De Zush a Evru, Retrospective, Shanghai<br />

DuoLun Museum of Mo<strong>de</strong>rn Art,<br />

Shanghai<br />

Today Art Museum, Beijing<br />

2006<br />

Evru, Oficina <strong>de</strong> Flujos, Galería Fernando<br />

Latorre, Madrid<br />

Expositions collectives<br />

2007<br />

Fondation Maeght, Saint Paul <strong>de</strong> Vence<br />

Faites le vous-mêmes, Palais <strong>de</strong> Tokyo,<br />

Paris<br />

VisualKulture.Cat. Museum für Angewandte<br />

Kunst, Frankfurt<br />

• Jan Fabre<br />

Jan Fabre est né en 1958 à Anvers. Il vit<br />

et travaille à Anvers. L’artiste plasticien<br />

Jan Fabre a pour « manager » Angelos<br />

BVBA.<br />

Expositions personnelles<br />

2008<br />

Jan Fabre, l’Ange <strong>de</strong> la métamorphose,<br />

Musée du Louvre, Paris<br />

2003<br />

Umbraculum, Kunstnernes Hus, Oslo<br />

Sanguis/Mantis, Galerie Daniel Templon,<br />

Paris<br />

Expositions collectives<br />

2003<br />

2003 Beaufort, Triënnale voor he<strong>de</strong>ndaagse<br />

kunst aan zee.<br />

2001<br />

The Body and Sin, 1st Biennial of Valencia,<br />

Valence<br />

Collections d’artistes, Collection Lambert<br />

Avignon,<br />

Egofugal/Egokaç, 7th International Istanbul<br />

Biennial, Istanbul<br />

• Thomas Grünfeld<br />

Thomas Grünfeld est né en 1956 à<br />

Opla<strong>de</strong>n en Allemagne. Il vit et travaille<br />

à Cologne.<br />

Thomas Grünfeld est représenté en<br />

France par la galerie Jousse Entreprise,<br />

Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2009<br />

Salon, Jousse Entreprise, Paris<br />

2008<br />

Heimspiel, McBri<strong>de</strong> Fine Art, Antwerpen<br />

Thébaï<strong>de</strong>, Galerie Michael Janssen,<br />

Berlin<br />

Expositions collectives<br />

2008<br />

Genesis - die Kunst <strong>de</strong>r Schöpfung,<br />

Zentrum Paul Klee, Bern<br />

Expedition ins Tierreich, Sprengel Museum,<br />

Hannover<br />

Län<strong>de</strong>rspiel, MMKK Museum für Mo<strong>de</strong>rne<br />

Kunst, Klagenfurt<br />

•<br />

Siobhan Hapaska<br />

Siobhan Hapaska est née en 1963 à<br />

Belfast. Elle vit et travaille à Londres.<br />

Siobhan Hapaska est représentée par<br />

la galerie Tania Bonakdar Gallery, New<br />

York.<br />

Expositions personnelles<br />

2007<br />

Cam<strong>de</strong>n Art Centre, London<br />

Tanya Bonakdar Gallery, New York<br />

2004<br />

Playa <strong>de</strong> Los Intranquilos, Pier Trust,<br />

London<br />

Expositions collectives<br />

2008<br />

Neo Futur – ver <strong>de</strong> nouveaux imaginaires,<br />

les Abattoirs, Musee<br />

d’art mo<strong>de</strong>rne at contemporain, Toulouse<br />

Micro-narratives: tentation <strong>de</strong>s petites<br />

realités, Muséed’ArtMo<strong>de</strong>rne, Saint<br />

Etienne<br />

2005<br />

Configured, Tanya Bonakdar Gallery,<br />

New York


• Virginie Loze<br />

Virginie Loze est née en 1964 à Toulouse.<br />

Elle vit et travaille à Caraman à<br />

côté <strong>de</strong> Toulouse.<br />

Expositions personnelles<br />

2008<br />

Musée Goya, Castres<br />

<strong>Le</strong> LAIT, Albi<br />

2007<br />

Ecole Supérieur d’Art <strong>de</strong> <strong>de</strong> Communication,<br />

Pau<br />

Expositions collectives<br />

2010<br />

10 ans <strong>de</strong>s collections Un musée, un<br />

FRAC , <strong>Le</strong>s Abattoirs, Toulouse<br />

2007<br />

Absolumental, les Abattoirs, Musee<br />

d’art mo<strong>de</strong>rne at contemporain,<br />

Toulouse<br />

• Guillaume Pinard<br />

Guillaume Pinard est né en 1971 à<br />

Nantes. Il vit et travaille à Toulouse.<br />

Il est représenté par la galerie Anne<br />

Barrault, Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2007<br />

Très chère Anne, Galerie Anne Barrault,<br />

Paris<br />

2006<br />

Provisional end, Galerie Vera Gliem,<br />

Cologne<br />

2005<br />

Expresso, team gallery, New York,<br />

Expositions collectives<br />

2006<br />

Gran<strong>de</strong>s vacances, Galerie Anne<br />

Barrault, Paris<br />

Nouvelles fabriques d’images et <strong>de</strong><br />

sons, Frac Limousin<br />

Until it makes sense, Galerie Thaddaeus<br />

Ropac, Paris<br />

• Marianne Plo<br />

Marianne Plo est née en 1977, elle vit<br />

et travaille à Toulouse. http://marianneplo.com.<br />

Expositions personnelles<br />

2008<br />

Projet 1% artistique Lycée Toulouse-<br />

Lautrec, Toulouse<br />

2006<br />

Lassie performance, Acces(s), Pau<br />

<strong>Le</strong>s Millions ALaPlage, Toulouse Expositions<br />

collectives<br />

2010<br />

Fantasmagoria, le mon<strong>de</strong> mythique,<br />

Fiac<br />

2008<br />

Versant animal Centre d’art <strong>Le</strong> Lait,<br />

Castres 2007<br />

<strong>Le</strong> Printemps <strong>de</strong> septembre, Toulouse<br />

• Todt<br />

Todt est un collectif d’artistes américains<br />

installé à New-York et en<br />

Pennsilvanie. Todt est représenté par<br />

la Fleischer Ollman Gallery, Phila<strong>de</strong>lphie.<br />

USA<br />

http://todt.us.<br />

Expositions personnelles et collectives<br />

2008<br />

Apocalyptic Pop, Dorsky Gallery<br />

As IF at Area 919 Gallery<br />

2007<br />

Todt After Next Fleisher, Ollman Gallery,<br />

Phila<strong>de</strong>lphia<br />

Expositions collectives<br />

2009<br />

Designing Intelligence ?, - Schmidt<br />

Center Gallery & Ritter Art Gallery,<br />

Boca Raton<br />

2008<br />

NéoFutur - vers <strong>de</strong> nouveaux imaginaires<br />

- les Abattoirs <strong>de</strong> Toulouse,<br />

Toulouse.<br />

•<br />

Fabien Verschraere<br />

Fabien Verschraere est né en 1975<br />

à Paris. Il vit et travaille à Paris. Il est<br />

représenté par la Galerie Louise<br />

Alexan<strong>de</strong>r, Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2007<br />

Babe I’m On Fire, Parker’s Box, New<br />

York<br />

After Seven remix, Baltic, Center for<br />

Contemporary Art, NewcastleGateshead,<br />

United Kingdom<br />

Seven Days Hotel, Musée d’art<br />

contemporain, Lyon<br />

Expositions collectives<br />

2009<br />

La Force <strong>de</strong> l’Art 02, <strong>Le</strong> Grand-palais,<br />

Paris<br />

2008<br />

The Florence and Daniel Guerlain collection:<br />

selected drawings, Services<br />

Culturels <strong>de</strong> l’Ambassa<strong>de</strong> <strong>de</strong> France<br />

à New York, USA<br />

Animations fictions - oeuvres <strong>de</strong> la<br />

collection du FNAC, MNAC, Bucarest,<br />

Romania (cur. R.Balaci)<br />

Du <strong>de</strong>ssin à l’animation du <strong>de</strong>ss(e)in,<br />

Centre Wallonie-Bruxelles, Paris


A Pau<br />

Fantômes Domestiques<br />

Artistes présentés : Elisabeth Ballet, Enna Chaton, Katharina Fritsch,<br />

Joachim Mogarra, Pierre Molinier, Juan Munoz, Cindy Sherman,<br />

Nathalie Talec, Jan Vercruysse...<br />

Oeuvres du Frac - Collection Aquitaine, Bor<strong>de</strong>aux.<br />

Exposition au VidéoK.01 et dans l’Espace <strong>de</strong>s rencontres littéraires au <strong>Parvis</strong> à Pau.<br />

L’exposition « Fantômes Domestiques » est née <strong>de</strong> l’envie <strong>de</strong> s’introduire<br />

dans la réalité un peu «kitsch» <strong>de</strong> l’espace d’exposition <strong>de</strong> Pau, en en<br />

détournant l’usage et le sens pour y proposer <strong>de</strong>s situations <strong>de</strong> vies décalées,<br />

poétiques et parfois humoristiques.<br />

Parmi les œuvres acquises par la collection du FRAC Aquitaine, beaucoup<br />

relèvent d’une certaine forme <strong>de</strong> domesticité, utilisant <strong>de</strong>s éléments<br />

visuels issus du décor, combinant <strong>de</strong>s formes du quotidien, mêlant<br />

vases, tables, réfrigérateurs, miroirs ou cheminées (Joachim Mogarra,<br />

Elisabeth Ballet, Nathalie Talec, Jan Vercruysse) sans pour autant exactement<br />

s’attacher à l’exercice du <strong>de</strong>sign. Surréalisantes (Juan Munoz,<br />

Pierre Molinier), parfois minimales (Jan Vercruysse), maquillées <strong>de</strong> couleurs<br />

vives pour d’autres (Katharina Fritsch, Elisabeth Ballet), les oeuvres<br />

s’emparent <strong>de</strong> l’histoire du goût, <strong>de</strong> l’art et du lieu lui-même auquel elles<br />

proposent un scénario fictif qui oscille entre l’étrangement familier et le<br />

tout à fait anormal.<br />

Certaines œuvres conjuguent par exemple les contraintes , les techniques,<br />

et l’esthétique <strong>de</strong>s arts décoratifs ou du <strong>de</strong>sign (Nathalie Talec) ;<br />

d’autres s’attaquent aux objets du quotidien qu’elles déforment jusqu’à<br />

leur conférer un aspect abstrait qui en détourne les perspectives d’usages<br />

(Eisabeth Ballet). Certaines enfin, proposent ni plus, ni moins, <strong>de</strong> redéfinir<br />

l’histoire <strong>de</strong> la sculpture et <strong>de</strong> la peinture <strong>de</strong>puis leurs origines<br />

(Katarina Fritsch, Jan Vercruysse, Joachim Mogarra).<br />

Chaque œuvre en fait investit métaphoriquement l’espace d’exposition<br />

et offre <strong>de</strong>s possibilités narratives suggérant une présence humaine<br />

impalpable, une histoire invisible, propice à l’imaginaire. Une scène <strong>de</strong><br />

vie, le souvenir d’une présence sont inventés dans ce lieu qui <strong>de</strong> fait<br />

est presque « habité». Et ce sont les photographies <strong>de</strong> Pierre Molinier et<br />

Chindy Sherman qui matérialisent cette présence chimérique, <strong>de</strong> même<br />

que la vidéo d’Enna Chaton dans laquelle le corps <strong>de</strong>vient le lieu où<br />

se concentrent les interrogations existentielles permettant l’expression<br />

d’une mythologie individuelle.<br />

Magali Gentet


Oeuvres présentées dans l’exposition<br />

Cindy Sherman, Untitled n°110, 1982<br />

Photographie couleur, 112,3 x 75,5 cm<br />

<strong>Le</strong> travestissement, l’auto-mise en scène sont les principales composantes du travail<br />

<strong>de</strong> Cindy Sherman. Empruntés à la filmographie du néoréalisme italien, aux faits divers,<br />

à l’histoire <strong>de</strong> l’art, ou au quotidien, ses personnages habitent un univers dans<br />

lequel le désir, la peur, la mort, la perversion et la séduction occupent une place<br />

prépondérante.<br />

Untitled n°110 correspond à une pério<strong>de</strong> où l’artiste travaille avec la couleur. Dans<br />

cette photographie, les limites rapprochées <strong>de</strong> l’arrière-plan confèrent au personnage<br />

une présence énigmatique, renforcée par <strong>de</strong>s ombres inquiétantes.<br />

Enna Chaton, Passages, 2005<br />

vidéos, 17’21’’<br />

Enna Chaton utilise l’image, fixe ou en mouvement, pour mettre en scène <strong>de</strong>s corps<br />

nus, d’hommes et <strong>de</strong> femmes <strong>de</strong> tous âges, modèles non professionnels, parents,<br />

amis, inconnus, dans différents espaces domestiques ou dans toute sorte <strong>de</strong> paysages.<br />

Dans la vidéo Passages, <strong>de</strong>s plans panoramiques <strong>de</strong> durées inégales se succè<strong>de</strong>nt.<br />

La caméra se déplace lentement, horizontalement, à l’intérieur <strong>de</strong> ce qu’on<br />

suppose être les appartements <strong>de</strong>s gens qui s’y trouvent, immobiles, nus, assis ou<br />

<strong>de</strong>bout. Ils sont simplement là, seuls ou en groupe. Il y a dans ce travail quelque<br />

chose <strong>de</strong> la nature morte ou <strong>de</strong> l’album <strong>de</strong> famille, où l’intense présence iconique<br />

<strong>de</strong>s personnages semble nous parler <strong>de</strong> mémoire, comme <strong>de</strong> l’origine du mon<strong>de</strong>.<br />

Katharina Fritsch, Bil<strong>de</strong>r, 1990<br />

Détrempe sur bois, feuille <strong>de</strong> métal et vernis<br />

140 x 500 x 8,5 cm<br />

<strong>Le</strong>s profon<strong>de</strong>urs <strong>de</strong> l’inconscient individuel et <strong>de</strong>s mythes collectifs (légen<strong>de</strong>s, contes,<br />

religions, superstitions, phobies) inspirent les installations <strong>de</strong> Katharina Fritsch. Mais ses<br />

oeuvres, par leur facture industrielle, neutralisent toute tentative d’expressionnisme<br />

directe. Bil<strong>de</strong>r (qui se traduit littéralement par « images/tableaux ») semble relever a<br />

priori <strong>de</strong> la sculpture. Mais ces trois plans monochromes, cernés chacun d’un cadre<br />

épais <strong>de</strong> couleur métallisée, simulent <strong>de</strong>s tableaux dont on peut aussi bien penser<br />

qu’il s’agit d’embrasures <strong>de</strong> fenêtre interrogent aussi la peinture.


Joachim Mogarra, Bouquet perpétuel, 1988<br />

Fleurs coupées, vase, eau et présentoir. Dimensions variables<br />

<strong>Le</strong>s photographies noir & blanc <strong>de</strong> Joachim Mogarra instaurent un jeu cocasse<br />

d’échos entre <strong>de</strong>s évenements sublimes <strong>de</strong> l’histoire <strong>de</strong> l’humanité et leur représentation<br />

par <strong>de</strong>s moyens <strong>de</strong> fortune. <strong>Le</strong> Bouquet perpétuel, composé <strong>de</strong> fleurs<br />

naturelles qu’il convient d’entretenir et changer lorsqu’elles sont fanées, se présente<br />

comme une offran<strong>de</strong> <strong>de</strong> l’artiste aux visiteurs - «le geste artistique est un<br />

engagement <strong>de</strong> tous les jours» - et la marque d’une profon<strong>de</strong> attention, celle<br />

qu’apporte, chaque jour la personne en charge <strong>de</strong> son entretien au centre d’art.<br />

Joachim Mogarra réussit ainsi, <strong>de</strong> manière paradoxale, à proposer un art sans<br />

oeuvre.<br />

Pierre Molinier, Pierre Molinier fétiché, 1970-1976<br />

Photographie noir et blanc<br />

La photographie constituait pour Pierre Molinier un instrument d’analyse <strong>de</strong> soi,<br />

au sens d’auto-mise en scène et <strong>de</strong> catharsis. Dans un rituel <strong>de</strong> représentation<br />

narcissique, Pierre Molinier s’employa à donner forme à ses fantasmes sexuels,<br />

à caresser ses désirs dans le sens d’une perversion sublimée, où plaisir solitaire et<br />

quête d’un idéal <strong>de</strong> soi <strong>de</strong>vaient aboutir à la perfection <strong>de</strong> l’image. Transfiguration<br />

esthétique du plaisir interdit par le regard <strong>de</strong> l’autre ou le reflet <strong>de</strong>s miroirs,<br />

la scène photographiée parvient à cette sublimation par un patient travail <strong>de</strong><br />

retouches, <strong>de</strong> reprises et <strong>de</strong> montages.<br />

Juan Muñoz, Balcón/nes, 1986<br />

Fer et néon<br />

La sculpture <strong>de</strong> Juan Muñoz s’emploie à détourner le réel pour repenser l’image<br />

<strong>de</strong> l’homme. Des fragments d’éléments architecturaux ou <strong>de</strong> mobilier (balcons<br />

en fer, minarets, tours, mains courantes, tables, chaises...) se confrontent à <strong>de</strong>s<br />

éléments étranges ou inquiétants (sols en marqueterie illusionniste, mannequins...)<br />

chargés <strong>de</strong> perturber le regard et la compréhension <strong>de</strong> la scène. Balcón/nes se<br />

constitue d’un balcon en fer soudé accroché en hauteur à côté d’un néon reproduisant<br />

le mot « HOTEL », lisible à l’envers. <strong>Le</strong> balcon constitue pour l’artiste une<br />

métaphore <strong>de</strong> l’espace habité <strong>de</strong>puis lequel on peut contempler ou se montrer.<br />

<strong>Le</strong> spectateur se retrouve pourtant face à cet élément architectural, vi<strong>de</strong> <strong>de</strong><br />

toute présence humaine.<br />

Elisabeth Ballet, Fabrique II, 1999<br />

Bois peint, 115 x 188 x 151 cm<br />

Selon <strong>de</strong>s principes formels rigoureux qui découlent d’une géométrie pensée<br />

avant d’être <strong>de</strong>ssinée, le travail d’Elisabeth Ballet présente une apparence ambigüe,<br />

comme une épure d’architecture. Fabrique II est une sculpture <strong>de</strong>nse et<br />

dynamique, composée <strong>de</strong> quatre modules <strong>de</strong> même longueur mais <strong>de</strong> hauteurs<br />

dégressives qui, se chevauchant, définissent un carré central vi<strong>de</strong>. L’architecture<br />

générale <strong>de</strong> la pièce (ressemblance avec <strong>de</strong>s étagères, couleur, titre) confère à<br />

l’oeuvre une lecture double permettant un rapport évi<strong>de</strong>nt avec un objet utilitaire,<br />

tout en affirmant son caractère inutile (sculpture).


Nathalie Talec, Paroles gelées, 1997<br />

Réfrigérateur, moniteur et ban<strong>de</strong> vidéo, bassine, goutte-à-goutte, eau, 130 x 120 x 80 cm<br />

Nathalie Talec s’attache à représenter différentes réalités physiques apparemment<br />

irreprésentables, comme le froid, le gel, la con<strong>de</strong>nsation. Emblématique <strong>de</strong><br />

cette pratique, Paroles gelées confirme l’intérêt <strong>de</strong> l’artiste pour la représentation<br />

du froid et <strong>de</strong> ses effets. L’oeuvre est constituée d’un réfrigérateur dans lequel<br />

est placé un moniteur qui diffuse une vidéo en boucle. On y voit un écran givré<br />

<strong>de</strong>rrière lequel une femme apparaît <strong>de</strong> plus en plus nettement en chantonnant «<br />

Cry me a river ». Au fond du réfrigérateur, un dispositif <strong>de</strong> goutte-à-goutte remplit<br />

un récipient placé sous le moniteur. « Il y a d’abord comme une intuition, dit l’artiste,<br />

celle <strong>de</strong> ‘‘faire fondre’’ du Verbe dans un réfrigérateur, puis, petit à petit, j’ai<br />

éprouvé la nécessité ‘‘d’en rajouter’’. Ici, un moniteur vidéo - placé à l’endroit <strong>de</strong><br />

la glacière - puis un simple système <strong>de</strong> goutte-à-goutte. »<br />

Jan Vercruysse, Atopies (XI), 1986<br />

Bois, placage d’acajou, miroirs, 238 x 322 x 35 cm (4 éléments)<br />

<strong>Le</strong> travail <strong>de</strong> Jan Vercruysse renvoie à l’idée d’absence, <strong>de</strong> fuite ou <strong>de</strong> vi<strong>de</strong>. La<br />

série <strong>de</strong> sculptures Atopies utilisent un répertoire d’éléments neutres, lisses, empruntés<br />

à l’architecture, au mobilier (panneaux verticaux, cadres, cheminées, miroirs<br />

découpés) éclatés sur l’espace d’un mur, niant ainsi toute perception <strong>de</strong> la<br />

perspective. Devant ces découpes ou fragments d’un mon<strong>de</strong> qui n’existe pas,<br />

le regard se perd dans <strong>de</strong>s surfaces réfléchissantes ou se trouve confronté à <strong>de</strong>s<br />

plans opaques, à <strong>de</strong>s volumes obtus. Atopie signifie « qui n’a pas <strong>de</strong> lieu ». C’est<br />

un « non-lieu » ou un simulacre d’une portion du réel que propose l’artiste dans<br />

cette composition austère et monumentale. Elle fonctionne comme une parodie<br />

d’espace habitable dans lequel le spectateur ne peut pénétrer. Dépourvue <strong>de</strong><br />

toute temporalité, l’oeuvre renvoie à son propre espace et à son propre vi<strong>de</strong>.


Articles <strong>de</strong> <strong>presse</strong><br />

Sélection<br />

Pierre Molinier,<br />

le chaman pornographe<br />

«Pierre Molinier», texte <strong>de</strong> Jean-Luc Mercié<br />

Troublant Pierre Molinier, figure un<strong>de</strong>rground<br />

révérée <strong>de</strong> l’art mo<strong>de</strong>rne et<br />

contemporain, travesti d’appartement<br />

né avec le siècle et disparu en 1976 d’un<br />

coup <strong>de</strong> revolver dans la bouche, après<br />

avoir rédigé son testament et légué à un<br />

ami « éperon d’amour, fausses cuisses<br />

avec go<strong>de</strong>miché, masque avec <strong>de</strong>ntelles,<br />

une paire <strong>de</strong> chaussures, quelques photos<br />

correspondantes, la petite poupée ».<br />

Un inventaire qui pourrait grossièrement<br />

résumer le vocabulaire iconographique<br />

d’un photographe qui se disait peintre,<br />

et dont l’œuvre, célébrée en son temps<br />

par André Breton, est somptueusement<br />

exposée dans un ouvrage monumental<br />

co-édité par la galerie Kamel Mennour<br />

et les Presses du réel. Dans un long texte,<br />

l’éditeur et essayiste Jean-Luc Mercié y<br />

explique l’alchimie du travail méticuleux<br />

<strong>de</strong> travestissement du corps, mais aussi<br />

<strong>de</strong> montage d’images et <strong>de</strong> fabrication<br />

d’une i<strong>de</strong>ntité vécue dans le plaisir, très<br />

réel, <strong>de</strong> l’image <strong>de</strong> soi.<br />

Molinier, vers 1950, meurt à lui-même.<br />

Son épouse vient <strong>de</strong> le quitter, lasse <strong>de</strong><br />

sa sexualité fétichiste et pour le moins<br />

débridée... Dans son appartement <strong>de</strong> la<br />

bourgeoise Bor<strong>de</strong>aux, Molinier débute<br />

alors, à côté <strong>de</strong> la peinture qu’il n’abandonnera<br />

jamais, son œuvre <strong>de</strong> « chaman<br />

», comme il se nomme, intercesseur entre<br />

l’ici-bas souillé et l’au-<strong>de</strong>là chimérique.<br />

Il se photographie, la poire à la main, bas<br />

résilles jusqu’en haut <strong>de</strong>s cuisses, perché<br />

sur <strong>de</strong>s talons vertigineux qu’il fabrique<br />

lui-même.<br />

Masqué, corseté, ganté ou menotté, parfois<br />

accompagné <strong>de</strong> sa « Poupée », Molinier<br />

prend son pied <strong>de</strong>vant l’objectif, un<br />

sourire sardonique sur les lèvres.<br />

Âmes sensibles s’abstenir, ici on est bien<br />

dans le domaine <strong>de</strong> la pornographie.<br />

Assumée, poussée à l’extrême, et surtout<br />

esthétisée au point que certaines <strong>de</strong><br />

ces images sont d’incontestables chefsd’œuvre,<br />

travaillés à l’extrême par leur<br />

auteur : clair-obscur savant, aspect charbonneux<br />

qui évoque la photographie pictorialiste<br />

<strong>de</strong> la fin du XIXe siècle, rajouts<br />

ou estompages soignés (notamment <strong>de</strong>s<br />

sexes), prise <strong>de</strong> vue à travers <strong>de</strong> la <strong>de</strong>ntelle,<br />

orbe ombrée évoquant le trou <strong>de</strong><br />

serrure ou l’auréole divine... En bon fétichiste,<br />

Pierre Molinier ne laissait rien au<br />

hasard. Son œuvre, qui circula d’abord<br />

sous le manteau, est aujourd’hui en pleine<br />

lumière, et brille d’un éclat noir.<br />

Pierre Molinier, texte <strong>de</strong> Jean-Luc Mercié, conception artistique d’Adrien Sina,<br />

co-édition galerie Kamel Mennour, Paris, et <strong>Le</strong>s Presses du réel, Dijon, 2010.


JAN VERCRUYSSE<br />

Places [Lost]<br />

En 2005, Jan Vercruysse initiait un nouveau<br />

groupe d’oeuvres, nommé Places (Lieux).<br />

L’artiste situait les oeuvres Places vis-à-vis<br />

par la phrase “le brouillard obscurcissait ...”<br />

(par exemple, “le brouillard obscurcissait<br />

... Palermo”). A travers cette manoeuvre<br />

réflective, l’attention initiale pour la mémoire<br />

d’un lieu réellement existant, peut être gui<strong>de</strong>́e<br />

vers une compréhension <strong>de</strong> “l’existence” <strong>de</strong>s<br />

oeuvres Places: elles sont leur propre lieu.<br />

les oeuvres précé<strong>de</strong>ntes, Tombeaux, en se<br />

basant sur l’i<strong>de</strong>́e et la pratique <strong>de</strong> mémoire.<br />

<strong>Le</strong>s oeuvres que Jan Vercruysse expose maintenant,<br />

font partie d’une nouvelle série: Places<br />

[Lost].<br />

Alors que les Tombeaux sont <strong>de</strong>s lieux pour Comment entamer une première introduction,<br />

la mémoire—vi<strong>de</strong>s, par <strong>de</strong>́finition pleins <strong>de</strong> la une narration sur ces nouvelles oeuvres?<br />

faculté <strong>de</strong> mémoire, les Places sont <strong>de</strong>s lieux Un ensemble limité d’objets sélectionnés<br />

<strong>de</strong> mémoire—plus concluantes, concentrant constitue la base <strong>de</strong>s compositions <strong>de</strong>s<br />

<strong>de</strong>s “significations”, <strong>de</strong>s choses “qui se sont oeuvres: quelques caisses à vin en bois–<strong>de</strong><br />

passées”, <strong>de</strong>s tranches <strong>de</strong> vies. Elles permet- différentes formes et dimensions, <strong>de</strong>ux palettent<br />

et soutiennent une “plénitu<strong>de</strong>”.<br />

tes en bois et une paire <strong>de</strong> queues <strong>de</strong> billard.<br />

Ces objets sont <strong>de</strong>s artéfacts, <strong>de</strong>s objets<br />

Un premier groupe d’oeuvres, Places (I)— façonnés, et ont servi un but précis; ils ont une<br />

dont l’image réfère aux ex–voto—est consti- histoire “humaine”.<br />

tué <strong>de</strong>s mains <strong>de</strong>s cinq cartes du jeu <strong>de</strong> poker. Alors qu’une seule caisse à vin, une seule pa-<br />

<strong>Le</strong>s configurations sont installées en usant les lette, une seule paire <strong>de</strong> queues <strong>de</strong> billard ne<br />

quatre “couleurs” du jeu <strong>de</strong> cartes— pique, seraient que ça, c’est dans leur combinai-<br />

coeur, carreau et trèfle—et faites <strong>de</strong> fines son—leurs compositions—que ces objets<br />

tôles d’acier rouillé ou paint.<br />

“transcen<strong>de</strong>nt” leurs caractères physiques<br />

Un <strong>de</strong>uxième groupe d’oeuvres, Places (II), est primaires: ils <strong>de</strong>viennent les traces, les restes<br />

basé sur l’image <strong>de</strong> plaques commémoratives, d’un voyage, les gardiens silencieux <strong>de</strong> “tran-<br />

souvent incrustées dans le sol <strong>de</strong>s églises ches <strong>de</strong> vie”.<br />

ou trouvées sur <strong>de</strong>s sites archéologiques, et A fin <strong>de</strong> renforcer la distance avec ces<br />

dans lesquelles les inscriptions traditionelles caractères primaires, les artéfacts originaux<br />

ont été remplacées par les formes <strong>de</strong>s quatre sont coulés en bronze; ces bronzes sont en-<br />

couleurs du jeu <strong>de</strong> cartes, <strong>de</strong>́coupées dans <strong>de</strong>s suite paints d’une couleur blanche plâtreuse,<br />

épaisses tôles d’acier cor–ten rouillées. ou parfois patinés à la manière classique. Tan-<br />

Ces oeuvres se focalisent sur la façon <strong>de</strong> <strong>de</strong>́finir dis que les Places [Lost] acquièrent une qua-<br />

un espace / lieu par le biais d’éléments purelité sculpturale—en fait, ce sont même <strong>de</strong>s<br />

ment visuels et <strong>de</strong> stratégies (rhétoriques).<br />

<strong>Le</strong>s Places (III) contiennent du texte. <strong>Le</strong>s<br />

sculptures—elles sont leur propre lieu.<br />

caractères <strong>de</strong> l’alphabet romain sont transcrits<br />

dans un nouvel alphabet, en usant un<br />

système <strong>de</strong> permutation avec les quatre formes<br />

(couleurs) du jeu <strong>de</strong> cartes.<br />

Dans une première série d’oeuvres, les textes<br />

<strong>de</strong>́notent un contenu plutôt poétique ou philosophique<br />

(comme le formulerait un artiste)—<br />

sans aucune référence à un “lieu” existant.<br />

Dans une <strong>de</strong>uxième série, Places (III.8)—<br />

dont les formes qui constituent le text, sont<br />

<strong>de</strong>́coupées dans <strong>de</strong>s plaques en marbre—<br />

apparaîssent <strong>de</strong>s noms <strong>de</strong> lieux “réels”, cha-<br />

Galerie Xavier Huflens<br />

6–8 rue Saint-Georges Brussel 1050 Bruxelles t 32 (0)2 639 67 30 f<br />

32 (0)2 639 67 38 info@xavierhuflens.com www.xavierhuflens.com<br />

cun <strong>de</strong> ces noms étant à chaque fois précé<strong>de</strong>́


Juan Munoz<br />

Juan Munoz s’est distingué très tôt par sa capacité à créer<br />

<strong>de</strong>s formes résolument mo<strong>de</strong>rnes tout en s’appuyant sur<br />

l’héritage <strong>de</strong> l’art ancien, le vocabulaire baroque notamment.<br />

En quelques années, il a mis en place un univers totalement<br />

original, synthèse <strong>de</strong> ses influences du surréalisme, <strong>de</strong> son<br />

goût <strong>de</strong>s mises en scène étranges, et <strong>de</strong> son désir <strong>de</strong> traiter<br />

<strong>de</strong> la condition humaine à travers <strong>de</strong>s métaphores très suggestives.<br />

Nourri <strong>de</strong> culture espagnole, sensible à la littérature et au<br />

cinéma anglo-américain, il fut l’un <strong>de</strong>s premiers sculpteurs<br />

au début <strong>de</strong>s années 1980, à renouer avec le langage <strong>de</strong><br />

la figuration et à placer la narration au coeur <strong>de</strong> sa démarche.<br />

Une sélection réduite mais significative <strong>de</strong> sculptures permet<br />

<strong>de</strong> suivre le parcours <strong>de</strong> l’artiste, <strong>de</strong> ses premières réalisations<br />

marquantes comme Ventriloque regardant un intérieur<br />

double, 1988, jusqu’à Conversation Piece, 1996. D’autres<br />

oeuvres avec une seule figure, laissent <strong>de</strong>viner quelques<br />

unes <strong>de</strong>s références <strong>de</strong> l’artiste (Vélasquez, Goya, Boromini,<br />

Bunuel...) et illustrent sa vision d’une humanité tour à tour<br />

prisonnière <strong>de</strong> son corps ou <strong>de</strong> ses rêves.<br />

<strong>Le</strong>s oeuvres sur papier présentées, proviennent pour l’essentiel<br />

<strong>de</strong> l’atelier <strong>de</strong> l’artiste et permettent <strong>de</strong> mesurer le lien<br />

profond qui unit sculpture et <strong>de</strong>ssin.<br />

Juan Munoz pensait en <strong>de</strong>ssinant. <strong>Le</strong> trait est sûr, incisif, mais<br />

il peut aussi se faire délicat, voir suave, avec l’emploi notamment<br />

<strong>de</strong> la craie grasse. Cette sélection éclaire les différents<br />

aspects <strong>de</strong> son oeuvre graphique, <strong>de</strong>s <strong>de</strong>ssins préparatoires<br />

pour <strong>de</strong>s sculptures aux feuilles plus autonomes,<br />

comme une suite <strong>de</strong> 13 <strong>de</strong>ssins concus en relation avec une<br />

nouvelle <strong>de</strong> Joseph Conrad. Cet ensemble offre la possibilité<br />

<strong>de</strong> découvrir un remarquable <strong>de</strong>ssinateur.<br />

Musée <strong>de</strong> Grenoble, 5 place <strong>de</strong> Lavalette - 38000 Grenoble.<br />

Ouvert tous les jours, sauf le mardi <strong>de</strong> 10h à 18h30.


Curriculum Vitae<br />

Sélection<br />

• Elisabeth Ballet<br />

Elisabeth Ballet est née en 1957 à Cherbourg. Vit et travaille<br />

à Paris.<br />

Elisabeth Ballet est représentée par la galerie cent8, Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2008<br />

Lazy Days, galerie serge le borgne, Paris<br />

2007<br />

Sept pièces faciles, <strong>Le</strong> Grand Café - Centre d’art contemporain,<br />

Saint-Nazaire<br />

Projet Beaugrenelle, comman<strong>de</strong> <strong>de</strong> Valo<strong>de</strong> & Pistre Architectes,<br />

Paris<br />

Expositions collectives<br />

2010<br />

En mai, fais ce qu’il te plaît!, Musée Bour<strong>de</strong>lle, Paris<br />

2009<br />

FIAC 2009, Galerie Serge <strong>Le</strong> Borgne, Grand Palais, Paris<br />

Elles@centrepompidou, MNAM-Centre Pompidou, Paris<br />

• Enna Chaton<br />

Enna Chaton est née en 1969 à Grenoble. Elle vit et travaille<br />

près <strong>de</strong> Sète.<br />

Expositions personnelles<br />

2006<br />

La Chapelle Saint Jacques centre d’art, Saint Gau<strong>de</strong>ns et<br />

Vidéo K.01, <strong>Parvis</strong> Centre d’Art, Pau.<br />

Expositions collectives<br />

2006<br />

Voiler dévoiler, Villa du parc, centre d’art contemporain,<br />

Annemasse.<br />

2005<br />

Affinités, la Saline Royale d’Arc et Senans, <strong>Le</strong> Pavé dans la<br />

Mare, Besançon<br />

Mutzigzag, itinéraire d’art contemporain, A <strong>Le</strong> Forum<br />

Itinérant et le Fort <strong>de</strong> Mutzig, en partenariat avec le Frac<br />

Alsace, l’École Supérieure <strong>de</strong>s Arts Décoratifs <strong>de</strong> Strasbourg,<br />

la Région Alsace, la ville <strong>de</strong> Mützig.<br />

• Katharina Fritsch<br />

Katharina Fritsch est née en 1956 à Essen. Vit et travaille à<br />

Düsseldorf.<br />

Katharina fritsch est représentée par la galerie Matthew<br />

Marks, New York.<br />

Expositions personnelles<br />

2009<br />

Katharina Fritsch, Kunsthaus Zürich, Switzerland.<br />

Traveled to Deichtorhallen, Hamburg<br />

2008<br />

Katharina Fritsch, Tischgesellschaft, Zollamt, Museum für<br />

Mo<strong>de</strong>rne Kunst, Frankfurt<br />

Expositions collectives<br />

2009<br />

<strong>Le</strong> Sort Probable <strong>de</strong> L’homme qui avait avalé le Fantôme,<br />

Centre <strong>de</strong>s Monuments Nationaux, Paris<br />

Avantgar<strong>de</strong> aus Westfalen, Kunstmuseum Ahlen, Ahlen<br />

2008<br />

You Dig The Tunnel, I’ll Hi<strong>de</strong> The Soil, White Cube Hoxton<br />

Square and Shoreditch Town Hall, London<br />

• Joachim Mogarra<br />

Jocachim Mogarra es néé en 1954 à Tarragone. Il vit et<br />

travaille à Montpeyroux.<br />

Joachim Mogarra est représentépar la Galerie Georges-<br />

Philippe & Nathalie Vallois, Paris.<br />

Expositions personnelles<br />

2009<br />

Galerie GP & N Vallois, Paris<br />

Vuelve la <strong>Le</strong>yenda, Institut Français, Valence (Espagne)<br />

2008<br />

Pièces à conviction 2, Frac Aquitaine, Bor<strong>de</strong>aux<br />

Expositions collectives<br />

2010<br />

Dreamlands, Centre Georges Pompidou, Paris<br />

2009<br />

Dead Air, Frac Aquitaine, Bor<strong>de</strong>aux<br />

Fais comme chez toi, Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur,<br />

Nice<br />

•<br />

Pierre Molinier<br />

(1900-1976)<br />

Expositions personnelles<br />

2005<br />

Je suis né homme-putain, Galerie Kamel Mennour, Paris<br />

Pierre Molinier, une vie magique, A l’enseigne <strong>de</strong>s Oudin,<br />

Paris<br />

Pierre Molinier / Jeux <strong>de</strong> miroirs, Galerie <strong>de</strong>s Beaux-Arts,<br />

Bor<strong>de</strong>aux


• Juan Muñoz<br />

(1953-2001)<br />

Expositions personnelles<br />

2009<br />

Juan Muñoz, Museo Nacional Centro <strong>de</strong> Arte Reina Sofia,<br />

Madrid<br />

2008<br />

Juan Muñoz: A Retrospective, The Tate Mo<strong>de</strong>rn, Londres<br />

Guggenheim Bilbao, Bilbao<br />

Expositions collectives<br />

2009<br />

Silences : un choix d’oeuvres <strong>de</strong> Marin Karmitz, Musée<br />

d’Art Mo<strong>de</strong>rne et Contemporain, Strasbourg<br />

Museu Colecçao Berardo, Lisbone<br />

2008<br />

Self as Selves, Irish Museum of Mo<strong>de</strong>rn Art (IMMA), Dublin<br />

• Cindy Sherman<br />

Cindy Sherman est née en 1954 à Glen Ridge. Elle vit et<br />

travaille à New York.<br />

Expositions personnelles<br />

2007<br />

Bus Ri<strong>de</strong>rs, Barbara Krakow Gallery, Boston<br />

A Play of Selves, Galerie Monika Sprüth Philomene Magers,<br />

Londres<br />

Retrospektive, Martin Gropius Bau, Berlin<br />

Expositions collectives<br />

2008<br />

Second Thoughts, The Center for Curatorial Studies at Bard<br />

College, Annandale-on-Hudson, New-York<br />

Body Work, <strong>Le</strong> Case d’Arte, Milan<br />

2041, Artnews Projects, Berlin<br />

• Nathalie Talec<br />

Nathalie Talec est née en 1960 à Paris. Elle vit et travaille à<br />

Baron (Oise).<br />

Expositions personnelles<br />

2011<br />

Yerba Buena Museum, San Fransisco<br />

2010<br />

De Facto Gallery, Paris<br />

2008<br />

MAC/VAL, Vitry-sur-Seine<br />

Expositions collectives<br />

2010<br />

Polar expeditions, Fondation Verbeke, Anvers<br />

Dans la forêt, Frac Aquitaine, Bor<strong>de</strong>aux.<br />

Défilé <strong>de</strong> sculptures, Collection Frac Aquitaine, Marman<strong>de</strong><br />

•<br />

Jan Vercruysse<br />

Jan Vercruysse est né en 1948 à Waregen. Il vit et travaille<br />

à Bruxelles.<br />

Expositions personnelles<br />

2010<br />

Places [Lost], Xavier Hufkens, Bruxelles<br />

2009<br />

Jan Vercruysse. Works 1975-2009, M.M van Museum <strong>Le</strong>uven,<br />

<strong>Le</strong>uven<br />

Places, Tucci Russo Studio per l’Arte Contemporanea,<br />

Turin,<br />

Expositions collectives<br />

2006<br />

Lignes Brisées/Broken Lines, <strong>Le</strong> printemps <strong>de</strong> septembre,<br />

Toulouse<br />

Extiem, Poeziezomer 2006, Watou, Belgique<br />

The 80’s. A topology, Museu Serralves, Porto


<strong>Le</strong> Service éducatif<br />

Pour chaque exposition, le Service éducatif du <strong>Parvis</strong> imagine<br />

en concettation avec les artistes <strong>de</strong>s expositions et <strong>de</strong>s<br />

artistes intervenants différents ateliers <strong>de</strong> pratique artistique<br />

qui permettent aux élèves d’abor<strong>de</strong>r <strong>de</strong> manière interactive<br />

et ludique les différents champs <strong>de</strong> la création contemporaine.<br />

Centrés sur la présence et la pratique <strong>de</strong> l’artiste ou plus simplement<br />

appuyés sur l’histoire <strong>de</strong> l’art et les contenus <strong>de</strong>s<br />

expositions, ils s’adaptent à toutes les classes et à tous les<br />

âges et constituent la base même d’un apprentissage créatif<br />

et convivial !<br />

LES FORMULES DE VISITES PROPOSEES A IBOS<br />

Hybri<strong>de</strong>s & Chimères : La visite et l’atelier<br />

La formule visite d’exposition associée à un atelier expérimental<br />

favorise une découverte interactive et dynamique<br />

du projet <strong>de</strong>s artistes.<br />

La visite guidée permet aux élèves <strong>de</strong> prendre parole face<br />

aux oeuvres. L’atlier propose une approche <strong>de</strong>s techniques<br />

utilisées par les artistes ou font un parallèle avec d’autres<br />

domaines <strong>de</strong> création (cinéma, théâtre, danse, sons...)<br />

• Pour les classes du primaire et du collège jusqu’à la<br />

5ème :<br />

Provoquer l’insolite par la combinaison d’images ou d’objets<br />

et expérimenter : le mélange <strong>de</strong>s genres, les inversions, les<br />

porportions, les emplacements, les formes, les couleurs, les<br />

matières...<br />

• Pour les classes du collège à partir <strong>de</strong> la 4ème et du<br />

lycée :<br />

Proposition croisée avec le cinéma : projection du film <strong>Le</strong><br />

labyrinthe <strong>de</strong> Pan du réalisateur espagnol Guillermo <strong>de</strong>l Toro<br />

(2006) + atelier d’analyse d’images autour <strong>de</strong> la figure du<br />

monstre, du merveilleux et du fantastique.<br />

ATTENTION : ce programme est organisé pendant une semaine<br />

en octobre du lundi au vendredi. <strong>Le</strong> matin est consacré<br />

à la visite <strong>de</strong> l’exposition Hybri<strong>de</strong>s & Chimères (10h-12h).<br />

Déjeuner au Café <strong>de</strong>s Images(12h-14h). Projection du film<br />

et atelier d’analyse d’images (14h-16h30). <strong>Le</strong>s élèves bénéficient<br />

d’un tarif à 1,50 €, gratuité pour les accompagnateurs.<br />

Et toujours...<br />

<strong>Le</strong> coup <strong>de</strong> projecteur sur l’exposition Botto & Bruno <strong>Le</strong><br />

Quartier <strong>de</strong> l’enfance jusqu’au 16 octobre !<br />

En partenariat avec l’Inspection Académique <strong>de</strong>s<br />

Hautes-Pyrénées.<br />

ATTENTION ! Uniquement pour les classes du primaire<br />

<strong>de</strong>s Hautes-Pyrénées.<br />

• La malette pédagogique :<br />

Elle contient <strong>de</strong>s outils permettant <strong>de</strong> sélectionner <strong>de</strong>s<br />

morceaux d’image dans la composition <strong>de</strong> Botto &<br />

Bruno. Et permet un travail d’analyse sur le support,<br />

le trompe l’oeil, l’espace <strong>de</strong> l’oeuvre, les techniques<br />

utilisées, le sujet <strong>de</strong> l’exposition.<br />

Animateur : Christian Sabathié, conseiller pédagogique<br />

en arts visuels.<br />

• L’Atelier science<br />

«Murs, flaques, trottoirs, arrêt <strong>de</strong> bus, graffitis, constructions,<br />

habitations, quartiers désertés ou en train <strong>de</strong> disparaître<br />

mais marqués <strong>de</strong> traces... <strong>Le</strong>s traces sont la<br />

mémoire <strong>de</strong> ce qui a été. Dans cet atelier scientifique<br />

sont présentés <strong>de</strong>s empreintes, <strong>de</strong>s nids, <strong>de</strong>s insectes,<br />

<strong>de</strong>s pelotes <strong>de</strong> réjection, <strong>de</strong>s graines, <strong>de</strong>s feuilles,<br />

<strong>de</strong>s fossiles, <strong>de</strong>s roches, un morceau <strong>de</strong> météorite,<br />

<strong>de</strong>s photos <strong>de</strong> la Lune, du Soleil et d’une nébuleuse,<br />

autant <strong>de</strong> traces à travers lesquelles nous essaierons<br />

<strong>de</strong> comprendre le mon<strong>de</strong> qui nous entoure et <strong>de</strong> reconstruire<br />

ce qui n’est plus.<br />

Animateur : Olivier Espagnet, animateur science à<br />

l’Inspection Académique<br />

•<br />

L’Atelier photomontage<br />

Atelier photomontage manuel animé par Arnaud<br />

Pora <strong>de</strong> l’Ecole Supérieur d’Art et Céramique <strong>de</strong> Tarbes<br />

à partir <strong>de</strong>s thématiques : «représenter ma ville» /<br />

«inventer ma ville : fiction et réalité»<br />

LES FORMULES DE VISITES PROPOSEES A PAU<br />

La visite et la fiche découverte<br />

La visite <strong>de</strong> l’exposition propose un parcours parmi les<br />

oeuvres du FRAC à la recherche <strong>de</strong>s décors du quotidien,<br />

<strong>de</strong>s oeuvres mobilières ou <strong>de</strong>sign et <strong>de</strong>s présences<br />

fantomatiques. Afin <strong>de</strong> permettre aux jeunes publics<br />

<strong>de</strong> découvrir en s’amusant les différentes pièces<br />

qui ponctuent l’espace d’exposition, la visite sera accompagnée<br />

d’une fiche découverte pleine <strong>de</strong> jeux<br />

et d’activités.<br />

Toutes les visites du centre d’art (Ibos et Pau)ainsi que<br />

les ateliers s’effectuent :<br />

Pour les publics scolaires du mardi au vendredi (ex.<br />

mercedi après midi) : <strong>de</strong> 11h à 13h et <strong>de</strong> 14h à 18H30<br />

Pour les publics hors temps scolaires et familles, les :<br />

Mercredi et Samedi <strong>de</strong> 11h à 13h et <strong>de</strong> 14h à 18h30<br />

(Horaires et projets adaptables en fonction <strong>de</strong>s besoins).<br />

Sur réservation pour les groupes.


<strong>Le</strong> Hors-temps scolaire<br />

L’action culturelle du centre d’art constitue un lien entre<br />

la programmation artistique et la médiation culturelle. Elle<br />

accompagne le contenu <strong>de</strong>s expositions et le donne à voir<br />

sous un nouveau jour aussi exigeant que convivial.<br />

A IBOS<br />

Hybri<strong>de</strong>s & Chimères : La visite et l’atelier<br />

La formule visite + atelier est également proposée aux<br />

groupes du hors-temps scolaire.<br />

• Pour les enfants jusqu’à 14 ans :<br />

Inventer <strong>de</strong>s figures et <strong>de</strong>s personnages monstrueux, fantastiques<br />

ou féériques à partir d’images et d’objets du<br />

quotidien et les mettre en scène dans une histoire drôle ou<br />

inquiétante.<br />

• Pour les ados <strong>de</strong> 14 à 18 ans :<br />

Proposition croisée avec le cinéma à travers la projection<br />

du film The Host (2006) du réalisateur coréen Joon-ho Bong<br />

(2006) suivi d’un atelier d’analyse d’images autour <strong>de</strong> la<br />

figure ambigüe du parasite dans la société contemporaine.<br />

ATTENTION : cette proposition vous est faite un seul mercredi<br />

d’octobre. <strong>Le</strong> matin est consacré à la visite <strong>de</strong> l’exposition<br />

Hybri<strong>de</strong>s & Chimères (10h-12h). Déjeuner au Café<br />

<strong>de</strong>s Images(12h-14h). Projection du film et atelier d’analyse<br />

d’images (14h-16h30). <strong>Le</strong>s adolescents bénéficient d’un tarif<br />

à 3,50 €, gratuité pour les accompagnateurs.<br />

Et toujours ...<br />

l’atelier photomontage autour <strong>de</strong> l’exposition Botto & Bruno<br />

<strong>Le</strong> Quartier <strong>de</strong> l’enfance jusqu’au 16 octobre !<br />

Atelier photmontage manuel animé par Arnaud Pora <strong>de</strong><br />

l’Ecole Supérieur d’Art et Céramique <strong>de</strong> Tarbes à partir <strong>de</strong>s<br />

thématiques : «représenter ma ville» / «inventer ma ville :<br />

fiction et réalité»<br />

Et pour le Finissage....<br />

Restitution publique <strong>de</strong>s ateliers d’écriture/slam animés par<br />

Séverine <strong>Le</strong>pan-Vaurs et Gaëtan Navas avec les jeunes <strong>de</strong><br />

Tarbes autour <strong>de</strong> l’exposition <strong>Le</strong> Quartier <strong>de</strong> l’enfance.<br />

<strong>Le</strong> 15 octobre<br />

Cette journée sera l’occasion <strong>de</strong> présenter au Café <strong>de</strong>s<br />

Images la vidéo réalisée par les jeunes sur le quartier <strong>de</strong><br />

Laubadère dans le cadre du projet «Dialogue entre population<br />

et territoires» mené par l’association <strong>Le</strong> Point jeunes.<br />

On pourra aussi découvrir les réalisations <strong>de</strong>s élèves encadrés<br />

par Elsa Mazeau, artiste et enseignante à l’Ecole Supérieure<br />

<strong>de</strong>s Arts et <strong>de</strong> la Céramique <strong>de</strong> Tarbes lors <strong>de</strong> son<br />

workshop photographique .<br />

A PAU<br />

Découvrir l’exposition en s’amusant avec la fiche découverte<br />

Grâce à la fiche découverte, les enfants et les ados partent<br />

à la découverte <strong>de</strong> l’exposition tout en s’amusant :<br />

mener l’enquête sur les artistes, débusquer les indices dans<br />

les oeuvres présentées et retrouver la trace <strong>de</strong>s spectres<br />

dans l’exposition !


Informations pratiques<br />

<strong>Le</strong> <strong>Parvis</strong>, centre d’art contemporain<br />

Centre Méridien<br />

Route <strong>de</strong> Pau<br />

65420 Ibos<br />

et<br />

Centre Univerdis<br />

Avenue Louis Sallenave<br />

64000 Pau<br />

www.parvis.net<br />

• Magali Gentet<br />

Responsable du centre d’art et commissaire <strong>de</strong>s expositions.<br />

magali.gentet@parvis.net<br />

• Catherine Fontaine<br />

Contacts <strong>presse</strong> Ibos et service <strong>de</strong>s publics Ibos<br />

centredart@parvis.net - 05 62 90 60 82<br />

•<br />

Etienne Veillon<br />

Contacts <strong>presse</strong> Pau et service <strong>de</strong>s publics Pau<br />

parvis@wanadoo.fr - 05 59 80 80 65<br />

Horaires d’ouverture (Ibos et Pau)<br />

Du mardi au samedi<br />

De 11h à 13h et <strong>de</strong> 14h à 18h30<br />

Horaires modulables pour les groupes<br />

Entrée libre<br />

Fermé les jours fériés<br />

Scolaires et autres groupes<br />

Visites et ateliers adaptés aux niveaux <strong>de</strong>s classes et <strong>de</strong>s groupes<br />

Uniquement sur réservation<br />

Toutes les activités se déroulant au <strong>Parvis</strong> sont gratuites<br />

Venir au <strong>Parvis</strong> à Ibos<br />

En voiture :<br />

Depuis Toulouse et Tarbes - Autauroute A64, sortie 12<br />

En bus <strong>de</strong>puis centre ville Tarbes :<br />

Bus Alezan, ligne 6 (Ibos/centre commercial)<br />

consultations horaires : www.alezan-bus.com<br />

En avion :<br />

Paris Orly Ouest / Tarbes Lour<strong>de</strong>s Ossun (3 fréquences par jour avec Air France)<br />

Paris Orly Ouest et Paris Charles <strong>de</strong> Gaulle / Pau Uzein (3 fréquences par jour avec Air France)<br />

Venir au <strong>Parvis</strong> à Pau<br />

En voiture :<br />

Depuis Toulouse et Tarbes - Autauroute A64, sortie 10<br />

En bus <strong>de</strong>puis centre ville Pau :<br />

Depuis centre ville (Place Clémenceau) : ligne 4<br />

En avion :<br />

Paris Orly Ouest et Paris Charles <strong>de</strong> Gaulle / Pau Uzein (3 fréquences par jour avec Air France)<br />

Paris Orly Ouest / Tarbes Lour<strong>de</strong>s Ossun (3 fréquences par jour avec Air France)

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