FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 24 Mai 1913. — 23* Anaée

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FIL TÉLÉGRAPHIQUE SPÉCIAL Samedi 24 Mai 1913. — 23* Anaée

10 Organe quotidien de Défense Sociale et Religieuse

iE NUMÉROOCENTIMES REDACTION ET ADMINISTRATION : Toulouse, Rue Roquelaine, 25 LE NUMÉRO 5 CENTIMES

Trois mois

BAPTE-6AK0.N-NE ET bÈPABTFMENTS LIMITROPHES . . . . 6

»F.PARTEMHRTS NON LIMITROPHES 7 -

tTHER tl ; nien jos««l«) ^O*

lr . /c^anenients partent des 1" et 16 de chaque mois et sont payables d'avance

Six mois

-M fr-

43 -

20 -

Va a

20

24 -

40 -

ÉDITIONS REGIONALES

Lot, Aveyron, Corrèze, Cantal

Gers, Htes-Py rénées, Basses-Pyrénées, Landes

Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne

Tarn, Aude, Hérault, Pyrénées-Orientales

Haute-Garonne. Ariège

Edition du matin spéciale a Toulouse

INBERTXOfirS

ANNONCES lit pa>) ,

RÉCUSES

RECLAMES

Les députés du parti socialiste unifié ont

lancé une proclamation annonçant qu'un

grand meeting aura lieu dimanche, au Pré-

Saint-Cervais, à la place de la manifestation

au Mur des Fédérés.

Des dépêches de Tokio à la Cazette de

Francfort annoncent que le mikado serait

mort des suites de la pneumonie dont il souf-

frait.


Le Chardon, à M. Camille Blanc, a gagné le

Prix Ajax 200.000 fr. 1, à Maisons-Laffitte.

Voir par ailleurs les nouvelles qui nous

sont parvenues à la dernière heure.

L'INEVITABLE

La crise furieuse d'antimilitajrisme qui

vient soudai nemen't de s'affirmer avec

DUO acuité nouvelle jette une lueur si-

nistre sur la situation faite à l'armée par

la mise en pratique intégrale des princi-

pes révolutionnaires.

Qu'on le veuille ou non, le grave débat

qui se pose, à cette heure, tient dans

oette seule et tirés simple question : la

défense nationale peut-elle s'exercer sans

limites et atteindre son maximum de ré-

sultats sous un régime qui entend la faire

marcher de pair avec la défense laïque

et la surenchère électorale?

On rendra cette justice à l'opposition

satiiolique, monarchique et conserva-

trice çrue-j pag une seule fois, elle n'a

iîéSitw à soutenir le gouvernement de la

République et les ministres républicains,

quels qu'ils fussent, lorsque l'intérêt na-

tional lui en a fait une obligation.

M. Bartliou et M. Etienne lui-même

n'ont pas eu de soutiens plus énergiques

et plus résolus que nous dans cette af-

faire de la loi de trois ans qu'ils ont si

gauchement engagée. Les radicaux-so-

cdalisies les plus notoire*, ministres

lVllR-1 , .l'un JV" '*'î ...; lte^," llhtaire - Nt pour, ni contre !

patrie ! C'est encore bien joli que l'on ne

fasse pas assommer les premiers par les

seconds 1

Hier, M. le ministre de l'intérieur a

tenu à défendre son portefeuille et celui

de ses camarades. Avant tout, il ne fal-

lait pas perdre les cent et quelques bul-

letins des députés radicaux-sociabstes

qui n'attendent qu'un prétexte pour faire

des dégâts dans la vaisselle ministérielle 1

Défense ministérielle, défense laïque, djé=

fense nationale I Tout cela, s*?- mêle, s'en-

tremêle, s'embrouille, se confond et for-

me le tout st profondément incohérent et

laid qu'on appelle le ministère Barthou,

cette collection de phénomènes qui con-

sidèrent comme un quasi-délit le fait de

manifester dans la rue pour la loi mili-

taire 1

Notez qu'ils sont désireux de voir abou-

tir cette loi, ils le disent du moins.

Ils sont bien placés pour se rendre

compte des dangers multiples qui nous

environnent et nous menacent. Mais ils

ne savent plus que dire lorsqu'à gau-

che et à l'extrême-gauche on leur oppose

les principes républicains.

Tlrto ÙO1«I:M i-o iii.inii/int «-Ao a o ÏVI o.Lt »4*> on

rébellion contre la loi. En quoi ont-ils

fait acte de mauvais citoyens 7 Et depuis

quand n'est-il plus permis d'exprimer sa

pensée ? Si M. Klotz eût été membre d'un

gouvernement véritablement national, il

aurait eu une belle réponse à faire en

analysant ces deux cris : « A bas la loi

militaire » combattue par les sans-pa-

trie 1 « Vive la loi militaire » réclamée

par le Conseil supérieur de la guerre I

Il aurait posé les principes du patriotis-

me. Mais, écrasé sous la poussée des prin-

cipes de son parti, il a dû s'en tirer par

des à-côtés, lorsqu'il ne s'est pas tu.

Le patriotisme, selon les fameux prin-

cipes, les grands principes, ne ressemble

pas au patriotisme ordinaire.

M. Bayet l'a ainsi défini, dans ses Le-

çons de Morale : « Le patriotisme con-

siste à continuer l'œuvre de la Révolu-

tion française, à être solidaires les uns

des autres entre Français, à se gouver

ner en hommes libres. »

Aussi, est-ce parce qu'ils sont des hom-

mes libres qu'à l'instigation d'un institu

teur socialiste, un certain nombre de

soldats du 122" d'infanterie, en garnison

à Rodez, se sont mutinés, comme ceux

de Toul, de Paris, d'Orléans, de Màcon,

etc..

L'application de ces principes sur les-

quels repose l'Evangile républicain nous

conduit loin. Elle oblige M. Barthou et

ses collaborateurs à prendre les attitudes

les plus contradictoires et parfois les plus

louches. Le terrain, le large terrain du

patriotisme, celui qui n'a rien de com-

mun avec les majorités parlementaires

et les partis, se dérobe sous leurs pas.

ILs perdent pied, et lorsque leurs co-

religionnaires les pressent de trop près

au nom de la logique révolutionnaire,

ils doivent battre en retraite. Ils sont

pris entre leur conscience et le « devoir

républicain », comme dit Jaurès.

C'est l'inévitable qui se produit. Au

lendemain de nos désastres, Bismarck

l'avait .prévu. C'est pour cela qu'il nous

imposa le régime chaotique dont se ré

clament à la fois et M. Barthou et M

Caillaux, et M. Klotz et M. Vaillant. Bis-

marck était un bon, un grand Allemand

Victor LESPINE

L'ATTRAIT DE LA LÉCION

Le fait qui s'est passé, ces jours-ci, est une

réponse topique à la oampagne entreprise par

les Allemands contre la légion étrangère.

Mardi soir, un fantassin allemand en gran-

de tenue traversait la ville de Nancy encadré

de deux gendarmes de la brigade de îa fron-

tière. Arrivé au bureau de recrutement, il

expliqua ainsi sa présence :

« J'ai lait déjà neuf ans à la légion : à ma

libération, je me suis fait pincer en Alsace,

mais je m'étais promis de m'échapper, et me

voilà. Je veux retourner en Afrique. Donnez-

moi seulement une carte postale... •

On déféra au désir de l'ancien légionnaire.

De sa plus belle main, il traça alors l'adresse

dé son capitaine allemand et n'ajouta que ces

mois : « Bonjour de Nancy ».

« 11 m'avait dit, ajouta-t-il, que je ne re-

viendrais plus en France... »

Le joyeux légionnaire va s'arrêter quelques

jours à Dijon auprès de son frère et ira se

battre au Maroc.

Quant au capitaine allemand, si l'histoire

de la carte postale est connue de ses hommes,

il se trouvera embarrassé pour leur parler des

tortionnaires de la légion étrangère.

HIRONDELLES MÉTÉOROLOGISTES

Les météorologistes nous annoncent le re-

tour du beau fixe. Ce n'est pas trop tôt. Et

voici que les hirondelles viennent confirmer

les prévisions du baromètre.

En effet, on a beaucoup remarqué que ces

gracieux oiseaux nous ont fort boudé pendant

ce printemps si froid et si pluvieux.

L'hirondelle, qui arrive d'ordinaire par

troupes au début d'avril, a été rare jusqu'à la

mi-mal : fait tout à fait exceptionnel. A>S£Tit

les paysans.

Avec sa piévoyanne coutumière, elle a laissé

passer lés « saints de glace ».

LES MÉDAILLES

Tout comme un. fabricant de pianos ou de

petits pâtés, M. Fallières vient de réunir, en

un tableau somptueusement encadré, toutes

les décorations qui lui furent octroyées sous

son glorieux septennat. Elles sont au nombre

de trente-deux : six françaises au coloniales

et vingt-six étrangères. La grand'oroix de

l'Aigle blanc de Russie y voisine avec celle

de l'ordre de la République de Son-Mariii...

Dans le salon de M. Fallières, le tableau oc-

cupe une place d'honneur. Et les les visiteurs

disent que le maître de céans doit avoir

bien des mérites pour avoir obtenu toutes ces

medailleB !!l

canon, vont se

poster au bas des escaliers très étroits des

chambrées, et se servant de leurs armes, re-

foulent les mutins, qui regagnent leurs cham-

bres.

La lutte dore 45 minutes, an milieu de cris

tumultueux ; cependant, le colonel Escudier et

tous les officiers étaient arrivés.

Les mutins s'étaient emparés des clefs de la.

poudrerie ; mais on parvint à les reprendre

et à enfermer les principaux coupables, au

nombre de 27, dans les locaux disciphnaires.

A 10 heures, tout était rentré dans le calme.

Ajoutons que, au dehors, les soldats du pos-

te empêchaient toute manifestation de la part

des civils ; d'ailleurs à aucun moment ces

derniers ne firent cause commune avec la trou-

pe ; les officiels passèrent ta nuit à la caserne.

Le matin, à 6 heures, le colonel Esoudier

réunit le régiment et harangua les lionTmee.

« J'ai été, dit-il, peiné et attristé par les évé-

nements qui se sont dérouïes cette nuit ; je

vous ai réunis pour vous exprimer mon indi-

gnation ; ce n'est pas au moment où l'étranger

consent tous les sacrifices nécessaires, que

vous devez désobéir à la loi de votre pays. »

Les bataillons partirent aussitôt pour faire

une marche militaire ; Us rentrèrent à Rodez

à 2 heures de iapres-midj, musique en tète,

montrant d'aiUeurs un grand entrain,

\ l'arrivée à la caserne, les musiciens dépo-

sèrent leurs instruments au poste de police.

Le bataillon de la vieille caserne, qui n'a

pas pris part à la manifestation, est rentré au

quartier à 10 heures ; le colonel a félicité les

soldats du premier bataillon caserné à la ca-

serne Sainte-Catherine, qui n'ont pas répondu

aux excitations ; un sergent aurait été légère-

ment blessé, mais d'une façon tout à fait acci-

dentelle au cours de la manifestation d'hier.

L'enquête ouverte par l'autorité militaire a

permis d'établir que la manifestation, fut or

o-auisée par le soldat Breyier, affilié à la Con-

fédération Générale du Travail, et l'anarchiste

Pelissier, instituteur, qui était élève officier de

réserve il y a huit jours encore et qui a été

révoqué.

10 caporaux sont parmi les plus compromis.

20 prisonmers ont été expédiés à Montpellier,

où ils comparaîtront devant le conseil de

guerre.

Montpellier, 23 mai.

Treize soldats et deux caporaux qui avaient!,

participé à la p^^iî^^on, de Rodez sont ar-

rivés à Montpellier cet après-midi, à 1 h. 40 ;

ils ont été écroués à la prison militaire.

Rodez, 23 mai.

On télégraphie de Rodez à la Liberté, que

les meneurs du 122* s'étaient entendus avec

ceux du lô' d'Albi ; les deux régiments de

valent se rencontrer à Carmau^- où Us es-

comptaient être favorablement accueilli; pai

les syndicalistes carmausins.

Une enquête est ouverte pour rechercher si

les militaires anciens membres du groupe de

la Jeunesse socialiste de Carmaux, ne se-

raient pas les meneurs du mouvement.

A ORLÉANS

Orléans, 23 mai.

On signale que dans certains réfectoires des

30°, 32° et 45° régiments d'artillerie, et au mo-

ment de la relève de la garde du 131" d'infan-

terie, quelques cris de : « A bas les trois ans ! »

ont été poussés.

Plusieurs soldats du 32" d'artillerie ont été

mis en cellule % des recherches effectuées

dans lurs paquetages ayant fait découvrir des

publication antimilitaristes.

Le général Labarraque, commandant l'ar-

tillerie du 5 e corps, a ouvert une enquête.

A MACON

Màcon, 23 mai.

La gendarmerie, qui mène une enquête, a

acquis la preuve qu'un ancien postier, mem-

bre de la C. JG. T., était présent à la manifes-

tation, ainsi que plusieurs autres personnes

notoirement connues pour leurs opinions an-

timilitaristes ; elle cherche à préciser le rôle

que ces manifestants ont joué.

On a appris que dans la journée un chan-

teur ambulant avait fait entendre un peu

partout une complainte qui plaignait le trou-

pier de la loi de trois ans. En outre, des affi-

ches antimilitaristes ont été apposées ; elles

ont été lacérées par la police.

Dans la soirée, deux caporaux de la 1" et

de la 7* compagnie furent mis en cellule ;

cela porte à douze le nombre des punis.

Le général Fôch. commandant le 8' corps,

a quitté Màcon ce matin, laissant au général

Grandjean le soin de continuer l'enquête.

Le colonel Perrin, commandant le 134*. a

communiqué l'ordre suivant, dont lecture a

été donnée dans la matinée à toutes les trou-

pes, dans chaque compagnie :

« A la suite des incidents du 20 mai et après

enquête sur place, le général commandant le

corps a prononcé les premières sanctions

suivantes : six militaires seront traduits de-

vant le conseil de guerre ; quatre sont propo-

sés pour être envoyés dans une section spé-

ciale : deux gradés sont cassés et un homme

est puni de trente jours de prison. L'enquête

continue >.

Màcon, 23 mai.

Les gradés qui ont été cassés sont des capo-

raux qui ont participé à la manifestation ;

les six hommes traduits devant le conseil de

guerre sont les organisateurs qui ont passé

dans les chambres pour donner le mot d'or-

dre.

A LYON

Lyon, 23 mai.

Une certaine effervescence agitait depuis

quelques jours les soldats libérables du 99'

d'infanterie, caserné au fort Lamotlie. Ouel-

ques meneurs avaient projeté une manifesta-

tion qui devait avoir lieu demain soir sa-

medi, au moment de la retraite, et le diman-

che, au camp de la Valbonne.

Le colonel apprit tout ce qui se passait ; un

soldat faisant partie du complot, habilement

interrogé, dut avouer.

On assure qu'à la suite de cet incident, les

réservistes qui étaient attendus à Vienne et à

Lyon, où sont en garnison les bataillons du

W, seront immédiatement dirigés sur le

camp de la Valbonne, où ils devaient se ren-

dre dimanche matin.

A NANCY

Nancy, 23 mai.

C'est le général Pau en personne oui a di-

rigé La manœuvre qu'avait ordonné le général

Gœisehy, et à laquelle prenaient part les tïou-

pes de la 11° division d'infanterie, des 26e, 37e,

69° et 79e régiments d'infanterie.

L'action s'est déroulée dans la forêt de

Haye et aux alentours de la ferme de Clai-

rieb à une dizaine de kilomètres de Nancy.

Nancy, 23 mai.

Dans la matinée, par divers trains se diri-

geant sur Dijon, Lyon et Marseille, sont par-

tis à destination de cette dernière ville, plu-

sieurs soldats de la garnison, surveillés par

des sous-officiers armés.

Ces militaires appartenaient aux 5" hus-

sats ?j(je et 79 e régiments d'infanterie.

Bibliothèque municipale de Toulouse - Tous droits réservés


SAMEDI 24 MAI 1913

Us sont envoyés aux eofropagnies de disci-

pline.

Des perquisitions fattes dans leur parjueta-

«e avaient amené ha découverte de papiers

compromettants et de chansons antimilitaris-

tes. d*où la mesure & lemr égard, et leur départ

pour l'Afrique, au moment où leurs camara-

des partaient pour la manœuvre.

Le détachement comprenait une quaran-

taine de soldats punis à la suite des incidents

de dimanche.

Les hommes, embarqués individuellement,

recevaient au départ, une enveloppe contenant

leur billet de chemin de fer et leur indemnité

de déplacentent.

PERQUISITIONS A TOUL

Toul, 23 mai.

La police a fait des perquisitions dans qua-

tre cabarets de Domartin, voisins des caser-

nes des 146 et 153*. , . - ,

On a trouvé des listes de, soldats. . .

D'autres perquisitions ont eu lieu dans

d'autres débits de Toul. "

Des inspecteurs de la Sûreté ont acquis la

preuve que les manifestations ont été orga-

nisées par les meneurs de la C. G. T.

Il y a eu complot contre la. Sûreté de l'Etat

et il ne faudrait qu'un ordre de Paris pour

arrêter les auteurs du complot ; mais on at-

tend en vain cet ordre.

L'inertie du gouvernement est incompré-

hensible et ne fait qu'encourager l'audace des

antipatriotes.

La population est indignée.

OFFICIERS A L'ORDRE DU JOUR

Nancv, 23 mai.

Le général Gœtschy, commandant le 20»

corps, a signé l'ordre général suivant :

« Le général commandant le 20» corps d'ar-

mée cite à l'ordre du jour du corps d'armée le

lieutenantrcolonel Beuchon, du 39e régiment

l'artillerie, major de la garnison, pour le

sang-froid, l'énergie et le dévouement mer-

veilleux dont il a fait preuve au cours des re-

r ettables événements des 17 et 18 mai dernier

Toul. »

EST-CE UN ATTENTAT ?

L'Agence Ha vas reçoit de Lunéville la dé-

pêche que voici :

i La nuit dernière, un coup de feu a été tiré

par une sentinelle du parc aux fourrages de

Lunéville, près de La Vézouze, sur une auto-

mobile Conduite par des officiers et venant de

Nancy.

» La sentinelle a déclaré, avoir fait les som-

mations, "ni n'ont pas été entendues. La. glace

de la voiture a été brisée. -niET:

a ouvert une enquête.

L'autorité militaire

REUNION DES CHEFS DE CORPS

AUX INVALIDES

Paris, 23 mai.

Tôûs îes-chMs de ooxgs du gouvernement mi-

litaire de Paris ont ew-Son-vûgués ce mat-in aux

Invalides, bureau de la placé, pô-uï y recevoir

des instructions du général Verand, adjoint au

gouverneur militaire, commandant la place de

Paris.

LES MENÉES DE LA C. C. T.

Paris, 23 mai.

Le Temps publie aujourd'hui d'édifiants do-

cuments sur l'action de la. C. G. T. à Paris.

« Le 31 octobre 1912, dans un meeting syndi-

caliste, l'ordre du jour déclare que le jouir où

on voudra mobiliser, tous les ouvriers descen-

dront dans la rue.

Un autre 'est plus violent encore.

« Les ouvriers ne possèdent rien, dit-il ; n'ont

Tien à défendre. Au lieu d'aller se ranger sous

les plis du drapeau, ils devront s'emparer d

vivres et des armes et faire la révolution. »

Le 14 novembre 1912, au cours d'une réunion

de limonadiers, M. Marcel Cachin conseiller

municipal de Paris, a fait voter un ordre du

jour par lequel les assistants déclarèrent

qu'Us préféreraient.l'insurrection à la guerre,

au cas où les événements balkaniques amène-

raient une conflagration générale.

« Pendant que la presse est encore libre,

toit la Guerre Sociale à la même époque,

nous crions à tous les révolutionnaires qui n©

seront pas arrêtés Je jour de la mobilisation,

daller à la caserne et de se laisser armer ;

après on verra que leurs premiers coups de

fusais ne seront pas pour les Prussiens. »

Le premier plan de sabotage date de mars

1911 ; il comportait un sabotage immédiat et

complet du réseau de l'Est : voles ferrées, fils

télégraphiques, matériel roulant ; destruction

par la dynamite des viaducs, tunnels, réserves

de charbon, quais d'embarquemeA.., etc. ; sa-

botage des autres réseaux partout où ce sera

possible ; arrestation des représentants de

l'autorité, etc.

Ce plan fut adopté de nouveau après quel-

ques retouches aggravantes au congrès tenu

le 4 juin 1911 par la Fédération communiste

anarchiste, puis en août 1911. Le 13 .septembre

1912, le secrétaire de la Fédération communiste

anarchiste s'exprime ainsi

« Voici la solution pratique pour le cas d'une

mobilisation : Au premier jour, une dizaine

do camarades, conscients comme il s'en trouve

certainement dans chaque régiment, sortent,

en civil, porteurs d'un pli quelconque à l'a-

dresse d'officiers supérieurs ou généraux

lorsque le camarade est en présence de ce

dernier, il agit, et, agir, c'est supprimer l'of-

ficier. »

Cette exortation à Fassassinat, le même ora-

teur la renouvelle le 21 septembre..-

La Fédération communiste anarchiste ré-

pand, à partir du 15 octobre, un tract où on

lit. des excitations analogues et. un manifeste

où se trouvent tous les conseils utiles pour

saboter le matériel.

Le même numéro 4 du mouvement anar-

chiste fait connaître à nouvea» que les grou-

pes sont prêts à saboter la mobilisation.

Enfin, le 12 novembre, à la salle des Socié-

tés savantes, et le 14 novembre, rue Cam-

bronne, 18, au cours de meetings organisés

par la F. C. A., des orateurs anarchistes as-

sistés d'orateurs de la C. G. T., se livrent a un

véritable cours de sabotage de la mobilisa-

tion. C'est librement, d'ailleurs, que ces cri-

minelles excitations se sont produites au

grand jour, et cela, sousé le ministères Rriand,

Pûincaré, etc.

LA MANIFESTATION INTERDITE

le gouvernement n'a interdit, parait-il, la

Le gouvernement n'a inlterddt paraît-il ia

manifestation de dimanche qu'après avoir été

informé que de nombreux soldats en uniforme

devaient y participer.

Quoi qu'il en soit, la décision du gouverne-

ment fait pousser des cris d'orfraie au

Radical comme à Yllumanité et à la Bataille

Syndicaliste.

Tout, le clan dreyfusard : Anatole France en

tête, se retrouve pour mener aujourd'hui, com-

me il y a dix ans, la bataille contre l'armée et

contre la patrie.

Le gouvernement, gêné par son passé, par

ses anciennes complicités avec ses adversaires

dAanjourd'hui, dans les attentats contre les

fondements même de l'ordre, menace bien,

arrête inutilement des télégrammes, multiplie

les vaines circulaires.

Sans se souciier de lui, les révolutionnaires

engagent partout les soldats à se mutiner ; on

organise des meetings pour protester contre

les trois ans ; on établit des pétitions et des

pancartes.

Dans tous les locaux syndicalistes de Paris,

on signe cette pétition ; il n'est pas jusqu'aux

restaurants des aoopératives qui ne réclament

des signatures.

C'est ainsi que rue de Bretagne, à la devan-

ture de la maison commune du 3e arrondisse-

ment, c'est-àdire en face de la mairie, on a

tendu un large calicot sur lequel on. lit : « Con-

tre tes trois ans. Ici on signe la pétition. ».

Il y a pire ; au Pré Saint-Gervais, dans les

cadres des affiches administratives, les pla-

cards révolutionnaires voisinent avec les avis

de recensement du ministère de la guerre.

Non seulement La municipalité tolère cet état

de choses, mais veille au contraire à oe que

ces affiches ne soient pas lacérées.

D'autres appels avaient été placardés un peu

partout ; des passants, indignés, en ont arra-

ché beaucoup, mais elles reparaissent de plus

belle.

Pendant ce temps-là, le Parlement offre un

spectacle lamentable ; tandis que les Auga-

gneur, les Boncour et les Caillaux, qui n'ont

d'autre souci que le prochain portefeuillle,

mènent la campagne contre les trois ans, la

majorité sans guide, sans direction, défiante

de l'avenir, s'effrite de jour en jour et la

presse allemande suit tout cela d'un œil amu-

sé, et triomphe.

LA SATISFACTION ALLEMANDE

; Berlin, 22 mai.

Le correspondant parisien de la Gazette de

Voss télégraphie ce soir à son journal :

« Il devient fastidieux d'enregistrer les ma-

nifestations militaires qui se répètent journel-

lement dans de nombreuses localités.

» Hier, la presse berlinoise ne parlait que

des émeutes militaires de Toul, Beuill- Mà-

con, Belfort, Châioos, Nancy, Paris ; auj our-

dirai, elle montre la révolution (ce mot est

empGioyé par une feuille berlinoise) gagnant

Commei-cy. LérouviJie, Chàkms-suir-Mame,

Saini-Maiur. eto.

* Le public allemand doit donc s-'imagiaier

que dans- tous les coins de ia France l'esprit


Et comme les interruptions des socialistes

se font nombreuses jusqu'à empêcher le rrU-

nistre de parler :

Ce n'est pas vous, s'écrie M. Klotz, qui

ferez la loi ici t (Tonnerre d'applaudissements

au centre et à gauche.)

M. Lauche. Vous êtes un insolent ! (Bruit

prolongé à l'extrêane-gauche.)

M. Kotz. Nous' estimons que permettre des

manifestations pour ou contre, les trois ans

est risquer de voir naître des incidents de la

nature de ceux qui se sont produits à Boulo-

gne-sUir-Seine, où des conscrits patriotes furent

attaqués par quelques adversaires de la loi

moine patriotes, »

Ces mots provoquent un formidable tumulte

à l'extrème-gauche.

Tous étaient également .patriotes, clame-t-

on à l'extrême-gauche, tous 1 Tous I

M. Lauche. A l'ordre !

Une voix. De quel droit ce langage ? >

Au centre, les applaudissements crépitent

pour soutenir les déclarations ministérielles.

M.Deschanel. Vous avez mal interprété les

paroles de M. le Ministre ; il ne veut pas dire

que nécessairement les adversaires de la loi

de trois ans- sont moins patriotes que les au-

Ij&à * Jaissez-le ^expliquer.

M. Lauche. Tbui 43^§y4te 1

M. Deschanel. - Si nous côfhiiiêIîç>>IlSjCe dé-

bat en déclarant que ceux-là seuls sont patrio-

tes qui sont pour la loi de trois ans... (Tonnerre

d'applaudissements à l'extrème-gauche et sur

les bancs radicaux). Il faut que toutes les opi-

nions puissent se produire ici et on ne peut pas

accuser d'antipatriotisme ceux qui ne seraient

pas partisans de la loi de trois ans. (Nouveau

tonneiie d'applaudissements à l'extrême-gau-

ohie ; protestations prolongées au centre et à

droite.)

M. Klotz enfin reprend.

M. Klotz. Que dans les meetings la libre

discussion se poursuive, oui; mais le gouver-

nement ne peut pas accepter que, dans la rue,

se produisent des manifestations pour ou con-

tre la loi. »

Et M. Klotz justifie la mesure du gouverne-

ment uniquement d'après les proclamations

violentes de la Confédération de la Seine et

les associations analogues.

M. Klotz. Des manifestations comme cel-

les qui sont ainsi préparées, le gouvernement

n'en veut pas : c'est son droit.

La rue ne vous appartient pas à vous seuls.

(Applaudissements à droite, au centre et sur

quelques bancs à gauche.)

M. Lauche. Vous n'avez pas répondu à

l'objection de la manifestation de Jeanne

d'Arc -

M. Klotz. Si cette .manifestation a été au-

torisée, ic'ee* -parx-e qtue j'ai oDterou turene ne

serait point dirigée en faveur des trois ans ;

et si votre manifestation de dimanche pro-

chain n'eût pas dû avoir le (Caractère d'une

manifestation contre les trois ans, elle n'eût

pas été interdite. » (Exclamations a l'extrê-

me-gauche.)

M. Willm, à son tour, prend la parole.

M. Willm. De quel droit vous substituez-

vous au droit populaire, (puisque le référen-

dum n'existe pas chez nous.

Quel autre moyen d'établir le contact entre

mandants et mandataires sinon que la mani-

festation de la rue t Ne devrioiis-naus pas

plutôt nous fé'Mciter de ces rnanifestatkwis, oui

nous disent : « Voilà le smtiment dru peu-

ple » ? (Applaudissements à l'extrème-gauche.)

Depuis quand est-il interdit, dans ce pays,

de parler, de dire son opinion, de faire des

manifestations ? (Nouveaux applaudissements.)

Le gouvernement a, par une Oculaire aux

préfets, exprimé le désir qu'aucune manifes-

tation ne soit plus autorisée dans la rue pour

ou contre la loi de trois ans ; mais est-il sûr

que ces préfets ont obéi à cette injonction ?

Je vois d'abord que dans telle ville, on a

lacéré des affiches, légalement timbrées ce

pendant (Applaudissements à l'extrème-gau-

che.), et à défaut, on les a recouvertes par

des affiches d,u ministère de l'agriculture

analogues aux affiches blanches de l'Empire.

AiUeuirs, n'a-t-on pas commis des bmtaiités

contre d'innocents conscrits, promenant la

pancarte : « A bas les trois ans » ?

Croyez-vous donc que la loi de trois ans

soit un dogme pour nous ? (Applaudissements

à l'extrême-gauche.)

Vous avez fait plus.

On a choisi le même prétexte misérable de

la toi de trois ans pour interdire la fête du

travail, le 1er mai.

A M. Bouveri, qui s'étonnait de cette mesu

re, on a répondu : « Le gouvernement s'oppo

se à ce que, par des manifestations populaires,

on puisse faire pression sur les délibérations

du •Parlement.» (Vives exclamations. Surprise

à rextrême-gauche et sur des bancs radicaux-

socialistes.)

M. Klotz fait un signe de dénégation.

M. Bouveri. Je déclare sur l'honneur que

j'ai vu de mes yeux cette note écrite. (Vives

exclamations à l'extrême-gaitche.)

M. Willm. L'aveu de cette note est à re

tenir ; ce sont vos fonctionnaires, sans res

ponsabilité, qui préfendent gouverner

pays contre sa volonté. (Applaudissements

rextrême-gauche. )

A Vincennes, urne manifestation avait été

organisée pair la Ligue des Droits de l'Homme

contre les trois ans ; on l'a interdite .

M. Ch. Deloncle. Pardon : mais Le fait est

inexact ; la réunion en question, qui n'a pas

été empêchée, a failli être interdite cependant-,

pour réparation de la salle où elle devait avoir

lieu : je suis intervenu, et la réunion a eu

lieu.

Je ne comprends pas que vous vous serviez

de documents non contrôlés.

M. Willm. Ce que vous ne savez pas, c'est

qu'il fut d'abord question de limiter le nom-

bre des auditeurs ; néanmoins, quinze cents

personnes assistèrent au meeting.

Ailleurs, à VUliers-sur-Marne, c'est la gen-

darmerie qui, passant par-dessus la volonté

du maire, interdit une réunion : et voici que

le gouvernement, hier, a décidé d'interdire la

manifestation projetée de dimanche ; et pour-

quoi ? Parce que, paraît-il, cette année elle

revêt un caractère particulier. Mais lewel ?

Chaque année, cette manifestation n'a-t-eJle

pas eu un caractère précis ? Et quel est le par-

ti politique qui, quand il va saluer ses morts,

ne considère pas de son devoir d'interroger le

présent et l'avenir ?

En 1911, la manifestation n'a-t-elle pas eu

pour objet de protester contre les massacres

du 1 er mai, et en 1912, n'a-t-elie pas en pour

objet l'amnistie ?

A-t-on interdit ces manifestations ? Le gou-

vernement nous doit des explications. N'a-t-il

pas autorisé, déjà, des manifestations contre

la guerre ?

Alors, pourquoi l'interdictioa de dimanche

prochain ? Je vous le demande, nue ferez-

vous si le parti socialiste décide d'organiser

pour dimanche mie manifestation au Pré

Saint-Gervais T II faut crue nous sachions si

vous ne préparez pas ce jour-là un guet-apens

contre nous. (Applaudissements à l'extrème-

gauche. Exclamations.)

M. Deschanel. Vous n'avez pas le droit de

tenir ce langage,

M. Willm. Il faut savoir s'il n'y a plus de

place pour la liberté à Paris ni dans la France

entière. (Applaudissements prolongés à l'cx-

trêm»-ga.uene. )

M. Jaurès. Admirable ! Bravo ! »

Les applaudissements crépitent encore que

M. Jaurès se lève et pose de son banc cette in-

terrogation :

M. Paul Meunier. Le irtnristre nous a an-

noncé que. par circulaire,il avait interdit toute

manifestation relative au service de trois ans;

je m'incline, mais je voudrais des précisons.

la réunion de dimanche prochain n'a pas le

caractère que croit le gouvernement ; elle de-

vait être un hommage rendu à des morts. (In-

terruptions au centre.)

M. Driant. Farceur ! (Bruit à l'extrème-

gauche.)

M. Deschanel. Je vous rappelle à l'ordre;

vous n'avez pas le droit de vous servir d'épi-

thètes que vous ne toléreriez pas d'un autre.

M. Paul Meunier. Ces lK>mmes sont morts

pour leurs idées. (Applaudissements à l'extrè-

me-gauche.)

On ne peut interdire aux amis de ces hom-

mes d'aller commémorer leur souvenir ; pour

moi, fidèle à mes idées, je ne pourrais pas ra-

tifier par mon vote une mesure qui n'a pas à

mes yeux des explications suffisantes. (Ap-

plaudissements à l'extrême-gauche.)

M. Klotz. Le gouvernement ne veut porter

nulle atteinte aux droits de réunion pourvu

que les lois soient respectées ; si le gouverne-

ment a pris la mesure que l'on sait, c'est qu'il

n'a pas voulu, à l'occasion de la véhémente

manifestation annoncée, qu'il puisse s'en pro-

duire une autre. » (Applaudissements au cen-

tre.)

M. Albert Thomas intervient.

Il rappelle dans quelles conditions d'ordre,

de calme, se produit toujours la manifestation

du Père-Lachaise.

Cette année encore, c'était dans ces condi-

tions que la Fédération de la Seine avait orga-

nisé sa manifestation.

M. Sembat. Sans discours.

M. Thomas. Qu'on Lise notre manifeste ;

je donne ma parole d'honneur que c'est dans le

calme que la manifestation se fût déroulée ;

aussi je proteste hautement contre cet acte

arbitraire d'interdiction. » (Applaudissements

à l'extrème-gauche.)

La bataille s© termine là-dessus.

Par 348 voix contre 180 la priorité est d'a-

bord accordée à l'ordre du jour de M. Lacour,

qui obtient au fond 381 suffrages contre 186.

La salle s'écoule rapidement et la Chambre,

prononçant le renvoi à vendredi des interpel-

lations inscrites à l'ordre du jour, s'ajourne à

Fundr, « irises. .

La séanoe est Lévéê £ 4 h. 15.

APRES LA SEANCE*

Les unifiés manifesteront quand même

Après la séance, plusieurs députés socialis-

tes ont demandé dans les couloirs à M. Klotz

il autoriserait des meetings contre la loi de

trois ans dimanche prochain sur la voie pu-

blique.

Oui, a-t-il répondu, s'ils ne sont pas de na-

ture à troubler l'ordre dans la rue. »

C'est très bien, dirent alors les délégués

du groupe unifié, c'est tout ce que nous vou-

lions savoir. »

Aussitôt le groupe se réunit dans un bureau

de la Chambre où M- Jaurès rédigea, un mani-

feste dont voici lé passage essentiel :

s Nous avons décidé d'organiser pour de-

main dimanche, an Pré Saint-Gervais, à deux

heures de l'après-midi, et d'accord avec la Fé-

dération de la Seine, une grande réunion po-

pulaire contre la loi de trois ans ; nous l'orga-

nisons dans les conditions absolues de calme,

de légalité de libre discipline, qui peuvent

seules en ces heures critiques, assurer la vic-

toire du prolétariat et le salut de la République;

il n'y aura aucune démarche irrégulière, au-

clameur du peuple de Pars tout entier : « A

bas les trois ans ! Vive la République sociale !

Le groupe socialiste au Parlement. »

En-nous remettant ce texte, M. Jaurès nous

déclare :

- Le gouvernement a interdit le défilé que

nous voulions faire devant le Mur des Fédérés

au cimetière du Père-Lachaise ; nous lui avons

demandé s'il interdisait de même des meetings

et il nous a répondu négativement,

Eh bien ! dimanche prochain, nous rempla-

cerons le cortège du Père-Lachaise par un

meeting monstre au Pré Saint-Gervais et vous

verrez : nous aurons 200,000 Parisiens. »

^Les chapitres 20 à 84 et derniers sont adop

Budget de la justice

M. de Lamazelle pose une question au

garde des sceaux au sujet de l'affaire Blooh.

M. de Lamarzelle. Mme Bloch avait assas-

siné sa rivale ; elle fut poursuivie devant la

Goor d'assises ; l'avocat général prononça

«ne parole qui n'a pas été démentie,

a L'accusée, dit-il, est indigne de pitié elle

avait, en effet, une victime désignée : c'était

son mari. Si elle l'avait frappé, nous n'au-

rions eu qu'à nous incliner. »

Il paraît que le président a donné son as-

sentiment a cette parole abominable.

Je demande quelle sanction a été prise à

l'égard de l'avocat général et du président

M. Ratier, garde des sceaux. Je dégage

d'abord la responsabilité du président ; il

n'a pas apprécie la phrase incriminée ; quant

à l'avocat général, interrogé, il a déclaré qu'on

l'avait mal rapportée ; il avait dit en réalité :-

« Si la femme outragée' avait tué son mari

au lieu de l'amie de celui-ci, la situation du

ministère public aurait été difficile. »

M. de Lamarzelle. La phrase incriminée

reproduite par tous les journaux, n'a pas

été démentie.

Le prédécesseur du garde des sceaux d'au-

jourd'hui a manqué à son devoir en ne dé-

mentant pas cette phrase ou en ne prenant

pas de sanctions à l'égard du magistrat cou-

pable. (Très bien ! Très bien . à droite).

M. Riou. Peut-on espérer que Martin-Gau-

thier, le complice d© Duez. arrêté en mars

dernier, à San-Remo, sera bientôt ramené en

France ?

M. Ratier. Les démarches ont été faites,

mais les formalités d'extradition sont nom-

breuses. »

M. Ournac demande que la troisième Cham-

bre de la Cour de Toulouse, constituée d'une

façon temporaire en 1908, devienne une Cham-

bre définitive.

M. Ratier. Je compte donner satisfaction

à M. Ournac dans le budget de 1914. »

La discussion générale est close.

Les divers chapitres du budget de la justice

ainsi que le budget de la Légion d'honneur

sont adoptés.

La suite de la discussion est renvoyée à

lundi matin, neuf heures et demie.

La séance est levée à 7 h. 30.

A la Cour de Cassation

Le président du tribunal de Versailles

Paris, 23 mai.

La Cour de cassation, toutes chambres réu-

nies en conseil supérieur de la magistrature,

a jugé cet après-midi à huis clos M. Feron,

président du tribunal civil de Versailles, qui a

récemment écrit au garde des sceaux une let-

tre dans laquelle il disait que l'avancement

dans la magistrature était basé bien plus sur

les relations politiques que sur la valeur per-

sonnelle.

La Cour de cassation a prononcé contre M.

Feron la censure simple.

" Dans l'Enfer Pari sien ,

Dans 1 enfer parisien, nomh 1

ceux qui sont tombés maladeT^^

guéris par les Pilules Pink lf „,?,* °n* eu

générateur du sang, le tonique dï atU **

Ce médicament est réellement hi^ °6r'S.

prie pour lutter contre lépu1 S emê n ?,aPPro:

rapide qui atteint tôt ou tarâ S lent o»

ceux qui sont obligés de trava?)» e C

fournaise parisienne ou même ^ d ,ar,s l-

d'y respirer, d'y vivre.

6 s,m Pfcn»eM

En province, dans les srr-mrw .

dustrielles, beaucoup mèném " n f^* in.

déprimante. Ceux qui se snnnL e 4 Xlst «nc«

traitement des PiluL fi

rer une guemon très rapide car u -*«*

sent dun air plus pur, piui Sos-

ies pauvres Parisiens. ""mant n.,.

^ M". 6 MARQUES.

>"S Cl. P.Pelil.

39,

Séance du matin

Paris, 23 mai.

La séance est ouverte à 9 h. i. sous ia prési-

dence de M. Maurice Faure.

LE BUDGET DE 1913

LE BUDGET DE LA GUERRE

Le Sénat continue la discussion du budget

de la guerre. . „ .

Après une intervention de MM. Gaudm de

Vilain© qui attire l'attention du ministre sur

la défense du Cotentin et de M. Riou, sur les

sociétés de préparation mflitaire, les chapitres

35 à 134 sont adoptés.

Sur le chapitre 135, casernement du génie,

M Heirriot se plaint que le génie ne collabore

pas assez étroitement avec les administrations.

Les derniers chapitres sont adoptés.

On passe au budget annexe des poudres et

salpêtres. . „_ ' ,

Après une intervention de M. Gazeneuve, les ,

divers chapitres sont adoptés.

I,a suite de la discussion du budget est ren-

vovée à cet après-midi, 2 h. J.

La séance est levée à midi 15.

Séance de l'après-midi

La séance est ouverte à 2 h. 45, sous la pré-

sidence de M. Dubost.

Le Sénat continue la discussion du budget

de 1913.

BUDGET DES FINANCES

Il aborde l'examen du budget, des finances.

Les divers chapitres sont adoptés, à l'excep-

tion des chapitres 48 et 48 bis, personnel cen-

tra 1 des administrations financières, 101 et 102,

personnel de l'administration des contribu-

tions indirectes, 97 et 97 bis, personnel de

I l'administration des douanes, et 109, 110, 112,

| 116 et 116 bis, personnel des manufactures de

l'Etat, qui sont .réservés.

Sont également adoptés les budgets annexés

à l'Imprimerie nationale et des monnaies et

médailles.

On passe au budget de l'intérieur.

La discussion générale est ouverte.

M. Morel, sous-secrétaire d'Etat, Au cours

de la discussion générale du budget, M. Riou

s'est plaint qu'à Languidic on ait réalisé,

dans des conditions extraordinaires, des im-

meubles d'une fabrique et qu'on ait procédé

à des arrestations arbitraires à la suite de

manifestations pour se débarrasser de can-

didats gênants à des élections.

Je répondrai que les immeubles ont été

aliénés dans des conditions régulières ; il y

eut des enchères ; la vente s'est faite à un

prix normal. Quant aux arrestations, elles

ont eu lieu au oours d'une sorte d'émeute ;

une instruction a été ouverte. Le tribunal

correctionnel a prononcé des peines de pri-

son, mais au moment des élections les inoul-

pés n'étaient pas en état de détention.

M. Riou. J'affirane que la vente de Lan-

guidic a été faite à l'amiable ; l'acquéreur a

plus tard restitué les biens ; d'honorables

habitants ont été incarcérés à la veille des

élections ; la Cour d'appel a réformé le juge-

ment du tribunal et prononcé des peines de

simple amende.

M. Savary se plaint de la fréquence exces-

sive des déplacements des préfets.

Dans le Tarn, en quatre ans il y a eu sept

préfets ; tous se sont fait déplacer pour rai-

sons de vonvenance personnelle.

C'est là un abus.

M. Morel promet qu'a l'avenir, les déplace-

ments n'auront lieu que dans l'intérêt du ser-

vice.

La discussion générale est close.

Les chapitres 1er à 19 sont adoptes.

Sur la proposition de M. Reynald, le Sénat,

d'accord avec le gouvernement, accepte le

transfert au chapitre 20 de l'intérieur, subven-

tions aux Sociétés de tir, de sport, etc., du

crédit de 200.000 francs inscrit au chapitre de

la guerre, préparation militaire, qui avait ete

réservé.

Il L'ETRANGER

La Santé du Mikado

San-Francisco, 23 mai.

La consternation a régné ce soir parmi la

population japonaise, un journal japonais

ayant pnèlif la nouvelle de la mort de l'em-

pereur du Japon.

Ce bulletin était à pêlne affiche, du reste,

qu'une dépèche a été reçue annonçant que

l'empereur reposait tranquillement.

New-York, 23 mai.-

On confirme que le bruit de la mort du

Mikado, qui avait couru à San-Francisco, est

absolument inexact.

On télégraphie de Francfort que, suivant

des dépêches de Tokio à la Gazette de Franc-

fort, le Mikado serait mort des suites de la

pneumonie dont il souffrait.

A l'ambassade japonaise, à Paris, on n'a, à

l'heure actuelle, aucune confirmation de cette

nouvelle.

Un Scandale en Belgique

Les poursuites contre M. Furnemont

Bruxelles, 23 mai.

M. Furnemont, contre qui des poursuites ont

été autorisées et qui est avocat à la Cour d'an-

contrairement à ce qu'on a annoncé, donné sa

démission de membre du Parlement.

On ignore où se trouve actuellement. M. Fur-

nemont. Il a paru pour la dernière fois à la

Ghambre mercredi et depuis on ne l'a nos

revu. Le bruit court qu'il aurait quitté la Bel-

gique.

La mère indiigne aurait fait des aveux ; un

mandat d'arrêt a été pris.

Le Peuple, organe du parti socialiste, dit que

l'affaire est désormais du domaine de la jus-

tice et qu'il attend des précisions de la part

de l'accusation et des explications de l'inté-

ressé.

Faits Divers

Mme MARQUÉS, demeurant à Paris,

rue Jouffroy, nous a écrit :

« Ma santé a pendant longtemps laissé à

désirer. Le mauvais air de Paris m'avait

rendue anémique et j'étais si faible qu<

J étais bien gênée pour faire mon travail

Je ne mangeais plus que très peu et cepen-

dant mes digestions étaient bien pénibles.

Je ne profitais pas de la nourriture, ce qui

augmentait encore mon affaiblissement. J«

dormais peu et d'un sommeil plutôt agité.

Enfin j'étais continuellement oppressée et

je craignais de devenir poitrinaire. On m'a

recommandé de faire usage des Pilules

Pink. Elles m'ont redonné des forces, de

l'appétit, de bonnes digestions. Il me sem-

ble que j'ai beaucoup plus de sang et je m»

porte bien maintenant. »

On trouve les Pilules Pink dans toutes

les pharmacies et au dépôt, Pharmorie Ga-

blin, 23, rue Ballu, Paris: 3 fr. 50 la boîte I

17 f r. 50 tes 6 boîtes, franco.

! PETITES NOUVELLES

Du 33 mal.

liai.- sa séaaicô tlo c« matin, la Conseil de guer-

re du guinzième corps a condamné à mon un sol-

dat dé La section de diecirAlne de Saint-Florent

(OoTse-). inculpé da yoles


SAMEDI 24 MAI 1913

D pot de Remonte d'Agen

_ . . ] itinéra.lpe que suivra le coraité d'aciiat

ISimt le mois de juin 1913. pour acheter quel-

IpjjMimit de dragons M de légère, de quatre â

iwjj 5°^ Beu{ heures, a Toulouse, emplacement du

II^WMK hipru'iu*.

4 à douze heures et demie, à Beaumont-de-

*^i^ne. chemin de la Gare.

Le ^ à onze heures et «tenie. a Castelsarrasin, sur

le L ^6 1 f? dix heures rt demie, à Mofitaitbaa, place

A« la Halle. .

r. 7 à neuf heures, à Agen. au aéçôt.

Le 9. à neuf heures BU quart, à VUiéP.euve-sur-

Lot boulevard GénéraJ-Satnt -Michel.

^Le », à ïwuf heures on quart, à Marmar.de. sur

les Allées.

SA.V ALCALINS DIGESTTVS

SEL VICHY-ÉTAT

O iO le paquetpour un litred'eau

Carpet Toulousain

PHI

Saint

coucher.

24 MAI

Notre-Dame Auxiliatrice .

Saint du jour- : Sainte Ange le.

Fêtes à souhaiter : Saint Urbain,

François.

Lever d la lune, il h. ia soir

7 h. 99 matin., . '

teier du soleil. 4 h. ii : coucher, 1 h. 19

IL Y A CINQUANTE ANS

24 HA-1 1863. Pentecôte. La procession des

corps saints se déroule de Samt-Serum a

Saint-Etienne et retour.

Arrivée à Toulouse de M. Ambroise Tho-

mas, inspecteur général des écoles de mu-

^«PECTACLES. - Capitale : A huit heures,

Guillaume Tell, avec M. Merly.

POUR ÉLEVER

One Statue de Jeanne d'Arc

A TOULOUSE

NOTRE SOUSCRIPTION ET LA PRESSE

Aux journaux de toutes nuances qui ont

bien voulu annoncer la souscription de l'Ex-

press et souligner son plein succès, nous de-

vons ajouter le Soleil, la RépublioMC Fran-

çaise, la Croix, de Paris et la Gazette de

France.

Nous remercions sincèrement nos confrères

et nous renouvelons l'expression de notre

gratitude à nos innombrables souscripteurs.

Leur élan, qui est irrésistible, n'est pas prêt

de se ralentir.

Dans cette belle manifestation patriotique,

le Commerce Toulousain fait vaillamment,

généreusement son devoir.

Les plus importantes maisons figurent k

coté des plus modestes, dans nos listes de

souscription.

Tous les bons Toulousains, les pauvres

comme les riches, ont à coeur de figurer dans

le Livre d'Or de Jeanne d'Arc.

Rarement souscription eut un caractère

plus populaire.

Elle atteint aujourd'hui 15.301 fr. ÎB.

C'est le succès qui s'affirme et qui ira sans

cesse grandissant.

Il le faut, pour que, ainsi que nous ia écrit

le vénéré président du Comité diocésain de

Jeanne d'Aro, « on puisse dire un Jour devant

cette statue élevée, comme jadis les cathédra-

les, par une contribution unanime : « Après

noré Jeanne d'Arc que Toulouse. » V. L.

QUATORZIÈME LISTE

100 fr.

Mme Petit

M:le Laure Gendre-

Mme L. C

M. Jean X., garçon de café

Ni. Foxoriet

Deux anonymes, étudiants en droit. .

M. Xavier de la Torre

Anonyme

Mme veuve Orner Guiraud pour ses

petits-enfants. Georges. Madeleine

et Jean

M. Nisker.t, employé de oomnxroe. ..

M. Miohet

M. Salles

M. Cabanié

M. J. R R.

M. B. C.

M. Armand Dupuy

M. Brouillac

M. Serres

Mlle Marie-Antoinette et M. Xavier

Bouzigues

Famille Vincens. 14. Grande Allée

M. Jean Vincens, H, Grande Allée. .

Mlle Françoise et M. Xavier Oiin

Mme Vincens et ses enfants. 34, rue

Montpîa

M. Jean-S

M. Louis

Sa'nt-Et

M. L. Est

Deux confrères de St-Vmcent de Paul

Un Royaliste pour qu* Jeanne d'Aro

renverse la Gueuse

M. Louis Prieur. 9, rue PenJheT>m*e. .

M. Carrière, 42. rue du Printemps..

Mme Bousquet

Mlle Buzet

Mme Olin

M. Guy Taidy

M. Dupiech. 11. rue de la Chaîne....

Famille F. Lacoste

Mlle Agnès, Cécile

M. Mas »

Louis-Angèle Montagu*

Mite Marthe M

M. Robert Martin-Cahuzac

M. Jules Lasvignes

Mine de Grandidier, pour que Jeanne

protège sa famille

Mme la comtesse de Galvinhao

Mlle Joséphine Gendre

Mlle Yvonne et M. Henri de La Moût te

Mme Henri Gauohé

Mlle Marie Courneil

Mme M., veuve d'officier »

M. Louis-Damien Marty

Pour Dieu! Pour la France! Marie..

? Lavefaude

îJié, Tue du faubourg

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1 50

- - g!«ire et sans grandeur, sans T idéal qui

ire la i-erpétttité d? ta race.

» Leurs pernicieux enseignements soat 06

tous les jour». Je lisais encore oe* temps der-

niers dans une feuille de* plue» répandues, a

la place d'hoiwicur et sou> ut>e signature

des plus apntéoiées, «tue le travail n'est qu'un

instrument de supplice pour les profession-

nets, qu'on n'y rencontre d'ordinaire qa une

besogne monotone et sans, intérêt, qu'il n'y a

là le plus satitient qu'une ewvée abêtissante

et obscure, que le labeur iittel'.ectuel ' lai-

mênve par son intensité s-'eat transformé en

un métier rebutant, qu'il faut se décider enfin

à faire des oooiqiatiors quotidiennes un jeu,

un délassement.

» El cet article s'intitulait le progrès moral.

Mais avec la fureur de destruction qui sévit

contre le paseé, on va jusqu'à vouloir chan-

ger la valeur des mots dans leur sens étymo-

logique et traditionnel, puisque « labor » veut

dire fatitrue.

» Et voi-là le thème habituel sur lequel bro-

dent et modulent sans cesse les pasteurs d'à--]

mes du jour, les joueurs de flûte de décaden-

ce, qui ont l'oreille contemporaine.

» Le dieu de l'époque, c'est le plaisir.

» Comment veut-on, après un tel enseigne-

ment f>»e le laboureur continue à ouvrir le sil- J

Ion. le bûcheron à manier la cotmée, le for-

geron à battre le feT, le berger à faire paître le

troupeau, le marin à braver la tempête, le

pêcheur à exposer sa vie pour saisir une

proie !

» Etonnons-nous ensuite que tant de jeu-

nes gens désertent les campagnes on se lais-

sent aller à la carrière du crime, que tant

de ménages préfèrent la stérilité à la fa-

mine.

» Pour prendre un métier honorable, ces

Jeunes gens attendent sans doute l'avènement

de cette cité future où le labeur sera un jeu

de l'endos, seront célébrées à 4 heures et non

i f lieures, comme cela a été imprimé tuer

par errriir.

Concert des Jeunes Filles

royalistes

Le succès de cette soirée est d'ores et déjà

assuré. Nous en douerons le programme dans

ua de nos plus {irocU;iins numéros. Les de-

mandes de cartes affinent chez les organisa-

leurs. on pourra s'en procurer à partir d'au-

jourd'hui samedi chez LafTaurie, rue Alsace-

L irrame ; à l'Action Française, 36, rue des

Fiiatiers et au Midi Boyetiste. 10 bis, allées

Lafayette. Prix des places : réservées, 3 fr. 50;

parterre libre et galeries, 1 fr. 10.

Nos amis feront bien de ne pas attendre au

dernier moment pour réserver leurs places.

2 »» \ les travaux manuels des délassements, où les

a »

2 »»

5 »

20 »•

20 .»

10 ».

5 »»

0 50

20 »»

2 »»

1 •»

2 »»

2 »»

1 50

Total

Total des listes précédentes.

913 60

14.387 65

10 »»

100 »»

100 »»

3 »»

50 »»

0 »»

1 »»

0 00

5 »»

1 »»

1 »»

z »»

1 »

5 »»

2 »»

20 »»

5 »»

3 >»

20 »»

10 »»

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0 50

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50 »»

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10 »»

MM. Klehe frères, banquiers

S. Guéuot, correspondant du Minis-

tère de l'Instruction publique

Baron et )>aronne Desazars de Mont-

gailhard

C. D. Une amie de Jeanne d'Are

L'ab)>é Cliampagne, curé de Saint-

Sauveur

Le Comte de Pibrac

Un républicain cru i ne trouve qu'un

défaut à Jeanne d'Arc : c'est de n'a-

voir pas été républicaine

Mme Clarac

Anonyme

Famille Bernât, pour que Jeanne

d'Arc protège notre petite fille qui

e**t aiu Maroc ,-

Portet

R. D., Blagnac

La veuve d'un officier supérieur. ...

M. B. Gautier, à Lacassagnè, Bourg-

Sairrt-Bernard

Une mère dévouée e>t son fils recon-

naissants

L'abbé Crocherie, cirrédoyen de

Fronton

M. l'abbé Bordes, vicaire de Fronton.

Comte et comtesse de DescaUar

Mlle Marguerite de Descallar

G. G. p. j ;

Mme A. Si pi ère

Henri Gaateret, ancien avoué

M. et Mme de Pydemarc *

L'abbé Saltet...\

L'abbé P.-J. Montarun

L'abbé R. Hourcade

Mme Monier

Mile Anna Morère

Famille Pujol

M. et Mme Georges Pugens

M. et Mme Paul de Boixo

Mme Geneviève de Boixo, religieuse

de N. D.. et Sœur Marie-Germaine

de l'Assomption

Action Libérale Populaire. Comité de

Muret

Mlle Marie-Rose Delpech, Maison

Jeanne d'Arc, à Muret

M. et Mme Jammes, de Roquefou-

let, par NaOloux

L'abbe Dez, curé de Plaisance-du-

Touch

L'abbé Oustric, curé de Gadenac...

Mme Sali nier

DeniUe „....

Edouard Bertrand, agrégé de l'Uni-

versité, président du Comité diocé-

sain de l'A. C. J. F

Famille Jaur, à Lairac

Emilie et Marguerite Raynaud, éco-

Hère.-, à Roquefeuil (Aude)

Mme et M. Joseph de Suarès d'Al-

meyda

M. H. Mouly

Mme H. Mouly. née de Ta vrac »

Anonyme

Mme'et M. le docteur Campistrori

Deux frères amis de Jeanne d'Arc et

de l'« Express »

François Ortala, domestique Vive

Jeanne d'Arc ! Vive la France l

Gloire à Dieu ! (2 e versement)... . i

^'«omtesse Henri de Saintegème, à

Pergaud,' à' Verëaïliës."'."l'.'.H'.

Mme A'-^psfe de Carmes et eori'flis!!

L. L. de s., a Sairac

Ernest Lavaïsse

Mme Chaa-lotte Chabert "

Mile Marie Caveau :

Anonyme [

Mlles Angèle et Gabriellei Tnomas!

Souscription du restaurant Touron •

M - Touron, 1 fr.; Mme Touron. 1 fr.;

MM. Wittweer de Froutiguen, 1 fr ;

Barrière, 1 fr.; André Pages,

V 2° ; £ b6 , £ >i 1 >ra . 0 50 ; André Rieau,

1 fx.; Paul Fabre, 1 fr.; Jean Mouly,

c 50 i ? a Sî os '„ 1 fr - Occelli, 1 Ér.

SKt- ; Bauzil, 0 50 ; Barrau

Uo0 ; Sevène. 0 50 ; Parcé 0 50 •

nSF^ù 0 50 ; Couap, o 50 ;' Morat,'

? f

T ^ > t ^fgarbles ' 0 50 : Albanos,

Total à ce jour 15.301 25

Lire dans la liste d'iiier Mlle d'Albis au

lieu de Mlle Dalbis.

Nous tenons des listes de souscription à la

disposition de nos lecteurs et de nos lectrices,

de tous les souscripteurs.

Les souscriptions sont reçues aux bureaux

de l'Express du Mtdt,25, rue Roquelaine. Tous

les noms des souscripteurs figureront sur le

livre d'or de Jeanne d'Arc, dont au exemplaire

sera placé dans le socle de la statue, le jour

de l'inauguration solennelle, qui aura lieu en

mai 191*.

Le Tricentenaire

de la Société de Géographie

Le Discours de M. Cuénot

Nos leoteurs liront avec plaisir les extraits

suivants de l'éloquent discours que le jubi-

laire de la Société de Géographie, l'honorable

M. Guénot prononça jeudi au banquet du

trentenaire ; nous regrettons vivement que le

oéfaut de place nous empêche de reproduire

intégralement ces belles pages dans lesquel-

les,, on sent palpiter l'amour de la patrie ;

nous ne saurions mieux les caractériser qu'en

répétant ce que nous avons écrit des analy-

ses que M. le secrétaire général fait dans les

séances des ouvrages reçus par la Société de

géographie : toujours orienté vers la plus

grande France.

Voici ces extraits :

« Vous me voyez profondément ému des

manifestations d'estime et de symapthie dont

vous me comblez en ce jour.

» Je ne saurais jamais assez vous dire jus-

qu'à quel point mon coeur en est .touché.

» Mais j'estime qu'un rôle trop exclusif

Le Centenaire d'Ozanam

à Toulouse

Ce n'est pas le 21 jum, comme il a été im-

primé par erreur, mais le -ddmaoethe 1" juin.

EATT ,*tBESANÇON

1»'Prij


SAMEDI 24 MAI 1913

ir,^-"'

Foires et. Marchés

MARCHE DE PARIS

„ . Du 23 mal.

Ouverture. Farines. Courant, 38 20; jwouJiain

38 ito; juiLLût-aoûi, 37 60; 4 derniers, 3ô -10.

Blés. Ouuiram. 28 80; prochain. 28 70; juildet-

aotil, 27 90; i derniers, 26 8ô.

Alcools. Courant, 40 60; (prochain, 40 75- juil-

let-auùt, 41 26; 4 derniers, 41 75; 3 d'octobre 41 75-

4 premières, 43 25.

Sucres. Courant, 30 375; iprocùain, 30 625- juil-

let-août, 30 875; 4 d'octobre 31 25.

Clôture. iTaTimee. Gourant, 38 25; prochain

88 10; juillet-aoùl, 37 66 ; 4 derniers, 35 45; "Tendan-

ce soutenue.

Mes. Oonurant, 28 95; jjrooiiain. 28 70; juillet-

août. 27 90; 4 derniers, 26 85; tendance soutenue.

Alcools. Courant, 40 75; prochain, 41; juillet-

août, 41 50; 4 derniers, 42; 8 d'octobre, 42; /, pre-

miers, 43 25; cote officielle, 40 40; tendance soutenue.

Sucres. Courant, 30 50; prochain, 30 625; julllet-

aoùt 30 875; 4 d'octobre, 31 25; roux cultes, 26 50;

«wtres jets, 26 375; raffinés, 63 50; tendance soutenue.

MARCHE DE LA VILLETTE

Du 23 maL

Veaux. Amenés. 173; vendus, 132.

Prix extrêmes : i 60 à 2 70.

Poids moyen : 96 kilos.

Viande nette : Ire qualité, 2 50 ; 2e, 2 26 ; 3e, 1 94

Prix extrêmes ; 0 88 à 1 62

Poids vit : ire qualité, t 50; 2e, 1 35; 3e, 1 07.

Vente difficile.

MARCHE DE TOULOUSE

Du 23 mal.

Bladettes, blés supérieurs, 24 à 24 25; ordinaires

S3 75 à 24 fr. ; blés mitadtns Ans. 22 75 à 23 tr., le

tout les 80 kilos.

Grains grossiers. Orge, 13 a 13 25; avoine,

*1 50 à 11 75, les 50 kilos ; maïs blanc, 14 à 14 25,

roux, 16 ir.. le tout les 75 kilos ; haricots. 26 à 27 fr.,

l'hectolitre ; fèves, 17 à 17 50, les 65 kilos ; vesces

noires, 23 à 24 fr., les 80 ktlos.

Farines et Issues. Deuxièmes dites SS. 50 f r. , les

182 kilos -, R. G., 20 50 ; repasses, 17 50; sons, u r»,

à 15 fr.. le tout les 100 kilos.

Graines fourragères. Luzerne, 80 à 100 fr. , les

«0 ktlos.

Marché au fourrage. Foin, de 3 50 à 4; sain-

foin, Ire campe (nouveau), de 4 40 à 4 90; 2e et 3e

couipos, de 4 50 à 4 0; paille Me, de 2 à 2 40; avoine,

de 1 30 à 1 70, le tout les 50 kilos.

Bois à brûler. Del4ùàl451as50 kilos.

TRAMWAYS ET OMNIBUS F. PONS

DE TOULOUSE

SOCIETE ANONYME ATJ CAPITAL DE 4,000,000 DE FRANCS

Siège social •• 45, r. des Prés, Toulouse

Le conseil d'administration de la Société a

l'honneur d'informer les porteurs d'obligations

anciennes, émission 1906 (teinte jaune], qu'il

sera procédé à la Bourse de Toulouse, le Mer-

credi 28 Mai 1913, à 11 heures du matin, par les

«oins de M. le Syndic des Agents de change de

Toulouse, au tiirage au sort de 69 obligations à

rembourser à partir du 1er juillet 1913, à rai-

son de 300 francs, sons déduction des impôts.

LE CONSEIL D'ADMINISTRATION.

COURSES DE CHEVAUX

A MAISONS-LAFFITTE

Paris, 23 mai.

Prix de la MaJadreerié, à vendre aux enchères,

8,000 francs, 1,700 mètres environ, i. Bisbille

par OsbocJi et Binky, à M. Maurice La.brouohe (A!

Woodland}; 2. Péniche, à M. E. CourveUle (Garner);

3. Révolté, à Mine Cheremeteff (Oh. - Chiids).

Non placés : Otnvensia Bigarreau Nagpour, An-

gevin JJ, Ethérée-LI, Oaradoa-a, Milk-Girl, Cote-

d'Or-n, Normand, Lidi, Saint-Nom Radis-Bleu

itob-Roy-IV, Sainara, Manon-Vin, oplièlie-III, Bo-

itilla., Pie-Borgne, Oote-d'Amour.

Une longueur et demie. Un© encolure.

Mutuel : gagnant 69; placés : Bisbille 25 50, Péni-

che 29, Révolte 28.

'rix Prestigne, 5,000 francs. 1.900 mètres eiwi-

-aron. i. PirpirioJ, par Plum-Centre et TotoUche,

à M. W.-K. VandermUt (O'Nie-ilt); 2. Gavroche-lli,

à M. Edouard Kanm (Sharpe): 3. Mille-Pardons, à

M. Ch. Koîitor (G. Biartilioloiuew).

Non placés ; Andiamo, Nestor-III, Lotte.

Une longueur et demie. Une longueur.

Mutuel : gagnant 13 50; placés : Plrpirlol U,

Gavroche-III 16 50.

Prix.de Gisors. à réclamer 5,000 francs, 2,000 mè-

tres environ. 1. Gobernadw, par Rabelais et Miss

Gemmes, à M. le baron M. de Rotsohild (Haes); 2.

Le-Poteau, à M. Gaston Dreyiius (O'Neill); 3. Har-

veetar, à M. de Gheest (G&rner).

Non placés ; Le-Minotier Mistress-IIenry, Rosée-

•4ta-Soir, Matda-VaJe.

Trois longueurs. Deux longue.uirs.

Mutuel : gagnant 47 50; placés : Gobernador 20 50

Le-Poteau 25 50.

. Prix Ajox, 20,000 francs, 2,000 mètres enreiron.

4. I^Ohârdon, par Retz et J'unerose, à M. Camille

Manc (Sharpe); 2. Souk, à M. C. Vagliamo {Marsli};

3. MarUal-III, à M. G. Lepetit (O'Neill).

Non placés : CSiaring-Cross-ni, Fwurvières. Bon-

bon-Rose. Gaxandor, Alaska-II.I, Pantagruel.

Une encoliure. Trois quart de longueur.

Mutuel : gagnant £5 50; placés : Le-Chardon, 33 50

Souk 33, Miartial-IIl 12 50.

Prix de Cesny, handicaip. 6,000 francs, 2.400 mè-

tres environ. 1. Franc-Bonrgeois-II, par Octa-

gon et Fraîcheur, à M. A. Veil-Ple-ard (F. Lane); 2.

Sans-Tache, à M. Pih. Retolaud (Marsh); 3. Fanon,

a M. J. Lieux (O'Neill).

Non placés : Bigarra, Too-Red, Don-César, La-

Pointue, Fronton-Basque. Lord-Mayor, Pampa.

Demi longueur, lieux longueurs et demie.

Manuel : gagnant 68; placés : Franc-Bourgeods-H

21, Sans-Tache 18 50, Fanon 30.

Prix Sauge-Pourprée. 5,000 francs, 1,200 mètres

environ. 1. Marozia, par Prestige' et Mariska. à

M- J. Lieux (J. Réiff); 2. Soliste, à M. Michel Caï-

man n (Bellhouse); 3. Miss-Rafnes, a M. J.-C. Wat-

son, (O'Neill).

Moi» placés : Marveiltouse, Odse-LI, Tracfita, Dau-

Bi, La-Barbade, Dogwood, Feuillée, Saniarita.

Unie longueuir it demie. Trois quart de longueur.

Mutuel : gagnant 63 50; Marozia 22 Soliste 19 50,

Miss-Raiffles 23 50.

A SAINT-OUEN

Demain, courses à Saint-Ouen, partants et montes

fj*obaMes.

Prix de la Vienne : Berlandiari (A. Carter), Bay-

Qhium (Williams), Bas-les-Masques-II (A. E. Bâtes),

ManxfoMnie-V (Powers). Mon-Caucliois (Berteaux),

Farandioto-V (F. WiHiams).

Prix de la Gartemipe : I^-Patache (Williams), Pe-

tit-Duc (K), Bis

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