Emballage - Ctba

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coefficient de déperdition thermique,

en partie courante, descend jusqu’à

1,2 W/(m 2 .°K), alors que le coefficient

de transmission équivalent d’un bois

feuillu de 45 mm est de

2,4 W/(m 2 .°K), soit exactement deux

fois plus. Pour le matériau bois, il

s’agit d’une véritable révolution technique

qui, en toute logique, devrait

conduire à remettre en cause la

conception actuelle de la fenêtre.

Des conséquences

sur la conception

des fenêtres en bois

Jusqu’à maintenant, le bois était toujours

plus isolant que le vitrage. Dans

ces conditions, un rapport aire de

châssis sur aire fenêtre hors tout élevé

était favorable sur le plan thermique.

En effet, le cœfficient de déperdition

thermique de la fenêtre est donné par

la formule suivante :

U W =

A g x U g x A f + U f + l g x ψ

A w

avec

Uw : cœfficient de transmission thermique

de la fenêtre

Ag : aire du vitrage

Ug : coefficient de transmission du

vitrage en partie courante

Af : aire du châssis

Uf : coefficient de transmission thermique

du vitrage

lg : périmètre du vitrage (m)

ψ : coefficient de déperdition linéique

du bord du vitrage (pour un intercalaire

métallique : 0,08W/(m.°K) si verre

émissif, 0,05 W/(m.°K) si verre clair)

Aw : aire de la fenêtre

Les aires A sont en m 2 et les U sont en

W/(m 2 .°K).

Si le bois est plus isolant que le vitrage,

on a intérêt à accroître la proportion

de l’aire de châssis sur l’aire tota-

le de la menuiserie. Mais si le verre est

plus isolant que le bois, il faut au

contraire réduire la part de bois dans

l’aire totale de la menuiserie.

La première conclusion qu’impose la

meilleure performance thermique du

vitrage est donc d’augmenter la part

relative de ce dernier dans l’aire totale

de la menuiserie. Dans une fenêtre

à la française, la part de vitrage est de

l’ordre de 60 % de l’aire hors tout de

la menuiserie. Il faudrait donc réduire

la largeur des montants et des traverses

ouvrantes et dormantes. Il est

clair que cette réduction de la proportion

de bois a une limite : les réservations

nécessaires pour loger les composants

de la menuiserie, notamment

quincaillerie et vitrage ou autres remplissages.

D’autre part, dans un système

industriel, les sections de bois

étant constantes, la réduction des dimensions

dans le plan des fenêtres revient à

augmenter la part relative du bois.

Typiquement, pour des fenêtres à

deux vantaux, on obtient les valeurs

indiquées dans le tableau suivant.

Ainsi entre une menuiserie de cotes

en tableau de 1,15 x 1,00 m et une

autre de 1,45 x 1,40 m, le rapport de

l’aire de bois à l’aire totale de la

menuiserie passe de 44 à 34 % et le

coefficient de déperdition thermique

passe de 2 à 1,7 W/(m 2 .°K). Ainsi, la

tendance, depuis 1974, à la diminution

de la surface des fenêtres par rapport

à la surface des façades doit-elle

être combattue, avec l’apparition des

nouveaux vitrages et la prise en comp-

17

Bois dans

la construction

te des apports solaires.

Par ailleurs, la déperdition totale du

vitrage est le cumul de la déperdition

en partie courante augmentée de la

déperdition en périphérie, au droit de

l’intercalaire. Or cette déperdition

périphérique, avec des intercalaires en

métal, joue un rôle d’autant plus

important que l’aire du vitrage est

faible. Ainsi, même dans un rapport

périmètre sur aire favorable, la déperdition

liée à l’intercalaire représente

plus de 15 % de la déperdition en

partie courante. Il est évident que le

prochain progrès technique des

vitrages isolants est à accomplir sur ce

point. On peut donc prévoir une disparition

progressive de l’intercalaire

métallique au profit d’intercalaires

avec une base de matière organique

permettant une réduction notable de

la déperdition périphérique.

L’importance de l’amélioration de la

résistance thermique du vitrage dans

sa partie courante met en évidence

l’intérêt technique de la « vieille »

solution « BIVER » de la société Saint-

Hauteur tableau 1,15 1,25 1,35 1,35 1,45

Largeur tableau 1 1,20 1,20 1,40 1,40

Af/Aw (%) 44,4 39,1 38,2 35 34,2

Ig/Aw (m- 1 ) 4,27 3,81 3,76 3,44 3,40

Uw (W/(m2 .°K) 2,2 2,1 2,1 2 2

Largeur blocs traverses : 100 mm

Largeurs blocs montants de rives : 100 mm

Largeur bloc montant central : 150 mm

Uf = 2,78 W/(m 2 .°K) : bois avec un λ de

0,18 W/(m.°K) et de 45 mm d’épaisseur

Ug = 1,2 W/(m 2 .°K)

ψ = 0,08 W/(m.°K)

Gobain dans laquelle l’intercalaire

était à base de mastic, un « warm

edge » avant l’heure pour reprendre

une expression à la mode.

Un vitrage en applique

sur les vantaux

Le vitrage devenant plus performant

thermiquement que le châssis, il

apparaît logique de ne plus poser le

CTBA INFO N° 94 – Avril/mai 2002

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