AUTOINSIDE Edizione 7/8 – Luglio/Agosto 2019

autoinside

ÉDITION 7/8 JUILLET AOÛT 2019

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

Travaux de carrosserie

Un complément d’activité profitable

aux garagistes

Pages 12 38

Future Day 2019

Excursion : la relève se

retrouve à Vauffelin pour

le Future Day.

Pages 44 45

Assemblée des délégués

Les délégués de l’UPSA

élisent Barbara Germann au

sein du comité central.

Pages 58 63

L’atelier de demain

Des étudiants se penchent

sur les processus des ateliers

et voient du potentiel.

Pages 71 73


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Future Day 2019

Excursion : la relève se

retrouve à Vauffelin pour

le Future Day.

Pages 44 45

Assemblée des délégués

Les délégués de l’UPSA

élisent Barbara Germann au

sein du comité central.

Pages 58 63

Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA)

L’atelier de demain

Des étudiants se penchent

sur les processus des ateliers

et voient du potentiel.

Pages 71 73

SOMMAIRE

Juillet/Août 2019

7 Éditorial

8 En bref

10 Les nouveaux membres de l’UPSA

Service complet

12 En visite au garage Ruckstuhl à

Kloten

16 Le nouveau centre d’essai et de test

Kärcher ouvre ses portes

20 L’évolution des installations de

lavage

22 Le garage Lerch a opté pour le

nouveau Stargate S111 d’Aquarama

24 Économies d’eau avec Otto Christ AG

26 40 e anniversaire de Washtec

28 L’USIC rebaptisée Carrosserie Suisse

32 Formation continue avec Techpool

34 Comparaison de concepts

de carrosserie

37 Le service commence par

l’autoradio : rééquipements

lucratifs en vue pour les garages

Élimination et recyclage

39 Une appli pour savoir

40 Les « règles d’or de l’élimination »

pour les garagistes

Formation

44 Future Day : les perspectives

professionnelles de demain

46 Préapprentissage d’intégration : le

bilan après un an

48 Une nouvelle formation de base

dans le domaine de la vente

50 Un cours UPSA pour la gestion des

occasions

52 UPSA Business Academy

54 Cours de formation continue en

région

56 Pourquoi il faut soigner ses clients

Association & sections

58 AD UPSA : Barbara Germann élue

au comité central

61 Profil de Barbara Germann

62 Manfred Wellauer explique le code

d’honneur de l’UPSA

64 AG de la section Suisse centrale

65 AG de la section des deux Bâle

66 AG de la section genevoise

67 Inscription au séminaire des

femmes

Politique & droit

68 Interview de Gerhard Pfister,

président du PDC

70 L’impôt sur les véhicules à moteur

doit être homogénéisé

Commerce &

service après-vente

71 « L’atelier du futur » : le projet

montre comment rendre les

garages plus performants et plus

efficaces

76 Motor Classics à Lenzerheide

Technique & environnement

77 Rouler en tant que « smartrider »

78 Fonctionnement du projet Mobility

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ÉDITION 7/8 JUILLET AOÛT 2019

AUTO

INSIDE

Le magazine spécialisé pour les garagistes suisses

79 Garages

82 Sondage du mois,

aperçu & mentions légales

Travaux de carrosserie

Un complément d’activité profitable

aux garagistes

Pages 12 38

AUTOINSIDE | Juillet Août 2019

Couverture : travaux de

carrosserie en atelier

(photo : André Koch AG)

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ÉDITORIAL

Le facteur humain

Chère lectrice, cher lecteur,

L’assemblée des délégués de cette

année a été organisée par la section

Zoug au bord du lac d’Ägeri, au pied

d’un spectaculaire site montagneux et

à proximité d’un centre économique

dynamique. L’ambiance parmi les invités

et les délégués était détendue, si bien

que les conditions étaient réunies pour

que toutes les affaires statutaires soient

approuvées à l’unanimité. Le comité

central remercie le comité de la section

Zoug pour son hospitalité et les

membres délégués issus des 21 sections

de l’UPSA pour leur confiance.

Les caprices de la météo étaient également

en phase avec la situation de la

branche automobile : une pluie battante

au début de l’assemblée a en effet été

suivie par un grand soleil au moment de

l’apéritif. Tout un symbole pour notre

branche dans laquelle les tempêtes du

quotidien sont souvent suivies de moments

de décontraction et de plaisir.

Par exemple lorsqu’on remet un véhicule

à une cliente satisfaite. Ou lorsqu’un

client vous témoigne sa confiance et que

vous l’en remerciez. Ou encore quand

un patron remercie spontanément son

personnel.

Le dévouement et la performance sont

des vertus nécessaires à la survie des

garagistes dans leur quotidien difficile.

Les membres et les collaboratrices et collaborateurs

d’entreprises adhérentes qui

s’engagent pour l’UPSA constituent la

force vive nous permettant de relever les

défis variés auxquels nous faisons face.

En tant que président central, j’ai

l’honneur de pouvoir exprimer à ces

personnes, lors de l’assemblée des

délégués, toute l’estime que nous avons

pour leur engagement de longue date

et de les en remercier comme elles

le méritent. Dans un cadre solennel,

devant tous leurs collègues, elles se

sentent alors appartenir de manière irrévocable

à cette grande famille qu’est

l’UPSA. Elles sont ensuite invitées

aux assemblées des délégués et à la

Journée des garagistes suisses afin

de pouvoir continuer à profiter des

contacts qu’elles ont noués dans leur

ancien cercle d’activité.

À l’ère de la numérisation, l’être

humain devient malheureusement

souvent un numéro. L’UPSA ne peut

elle non plus faire l’impasse sur l’automatisation

de nombreux processus

afin de répondre aux besoins de ses

membres de manière aussi efficace et

rapide que possible. Mais la clientèle

et le personnel, c’est-à-dire l’être humain,

restent les facteurs centraux de

notre action malgré la numérisation.

Tout au long de l’histoire de l’association,

nous avons salué cet engagement

particulier de multiples façons. Depuis

dix ans, le comité central décerne

l’insigne d’or du mérite à des titulaires

de mandat particulièrement méritants

lorsqu’ils quittent leurs fonctions au

sein de l’UPSA.

Meilleures salutations

Urs Wernli

Président central

Bulletins techniques

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Glossaire

Nouveautés produits

Evénements


EN BREF

L’importateur Emil Frey SA se

met à l’autopartage

Les clients de Mobility pourront

désormais rouler en Jaguar et en

Land Rover.

Emil Frey SA se met à

l’autopartage : tout comme

l’UPSA, l’importateur s’associe

à Mobility et lance un test qui

durera un an. Mobility intégrera

sa technologie de car sharing

dans des véhicules de concessionnaires

pour les transformer

en voitures à partager. Avec

Jaguar et Land Rover, l’importateur

intègre à l’essai deux

marques « enthousiasmantes,

qui promettent le plaisir de

la conduite version luxe », a

communiqué Mobility à la fin

mai. Il s’agit de la berline Jaguar

XF ainsi que des SUV Jaguar

F-Pace, Land Rover Discovery

Sport et Range Rover Velar.

Mobility inaugure à cet effet une

nouvelle catégorie « Premium ».

Galaxus vend désormais aussi

des voitures

Dès à présent, le site de

vente en ligne Galaxus propose

dans son assortiment

six voitures triées sur le volet,

notamment la Toyota Corolla,

la Hyundai Ionic et la BMW

320. La moitié d’entre elles

sont électriques ou hybrides.

Ces modèles disponibles en

ligne sont préconfigurés : à

partir de la commande, il faut

rarement compter plus de deux

jours avant que la voiture soit

livrée, à une date et une heure

convenant à l’acheteur. Galaxus

a indiqué pouvoir « appliquer des

tarifs de 10 à 40 % inférieurs aux

prix officiels grâce à un assortiment

limité et l’import direct ».

« Jusqu’à présent, l’achat d’une

voiture n’était ni assez facile,

ni assez confortable », explique

Oliver Herren, CIO de Digitec

Galaxus.

Excon : Bettina Guggemos vient

renforcer la direction

Bettina Guggemos.

Aux côtés de Bruno Hohmann

et de Daniel Weise, Bettina

Guggemos vient renforcer la

direction d’Excon, prestataire

de numérisation et d’externalisation.

Elle a été nommée

présidente de la direction le

27 mai 2019. L’ancien CEO,

Johannes Clauss, quittera la

direction opérationnelle après

une période de transition.

Bettina Guggemos travaille

chez Excon depuis 2000 ; elle y

dirige depuis 2004 le département

automobile, qui fournit

des services aux FEO avec une

forte orientation internationale.

Le siège principal du groupe

se trouve à Neu-Isenburg,

près de Francfort-sur-le-Main.

Excon possède en outre des

bureaux à Salzbourg, Zurich,

Madrid, Rome, Poznan, Paris et

Londres.

Changements de têtes chez

Ford Credit Suisse

Oliver Schick.

Une cascade de changements

chez Ford Credit Suisse

est déclenchée par le départ du

directeur général Kai Broich,

qui a été nommé Commercial

Vehicle Brand Manager chez

Ford Credit Europe à Dunton

(Royaume-Uni). Son successeur

est Oliver Schick, qui

reprendra le poste de directeur

général le 1 er août 2019. Lukas

Dall’Acqua (52 ans) remplacera

lui-même Oliver Schick à la

tête des ventes et du marketing.

Économiste d’entreprise

diplômé de la HWV de Saint-

Gall, Lukas Dall’Acqua travaille

chez Ford depuis 23 ans. Il a

commencé comme attaché de

presse, puis a travaillé comme

responsable de la publicité et

des relations publiques et chef

de marque chez Ford Motor

Company. En 2003, il a été

nommé responsable régional

chez Ford Credit. Après 16 ans

d’encadrement des concessionnaires,

il endossera le 1 er août

2019 la fonction de directeur

des ventes et du marketing.

Nouveau directeur des ventes

pour Citroën Suisse

Olivier Martin.

Le nouveau responsable des

ventes de Citroën en Suisse se

nomme Olivier Martin. À 48

ans, il possède plus de 20 ans

d’expérience dans le secteur

automobile. Grâce à ses

activités précédentes au sein

de divers groupes automobiles

dans le monde entier, il

présente un solide savoir-faire

dans le domaine de la vente de

détail et de l’importation en

Suisse. Thomas Odier, directeur

général de la marque en

Suisse, se réjouit de l’accueillir

et d’ouvrir ainsi un nouveau

chapitre de la belle histoire de

Citroën.

Changement chez Apollo Vredestein

Europe

Yves Pouliquen est le nouveau

responsable de la distribution

et du marketing d’Apollo

Vredestein Europe. Il possède

plus de 20 ans d’expérience

internationale dans l’industrie

des pneus, ayant notamment

œuvré pour Pirelli et Michelin.

« Yves Pouliquen est un manager

tourné vers les résultats et

les solutions, qui possède une

vaste expertise dans la mise sur

pied et la conduite de grandes

Le concept de garage

partenarial de votre ESA


EN BREF

de l’entreprise en termes de bénéfices

et d’investissements, et

de renforcer l’assise financière

en vue de futurs projets.

Škoda redevient partenaire de

mobilité du HC Davos

Yves Pouliquen.

équipes multidisciplinaires ainsi

que dans l’expansion du marché

et la mise en œuvre d’une excellence

opérationnelle », déclare

Benoit Rivallant, président

d’Apollo Vredestein Europe.

Nouveau responsable des

finances chez Seat

Carsten Isensee.

Le 1 er juin, Carsten Isensee a

pris ses fonctions de nouveau

responsable des finances

chez Seat. Il succède à Holger

Kintscher, qui prend les rênes

des secteurs financier et

informatique chez Volkswagen

Véhicules utilitaires. Carsten

Isensee a réalisé toute sa

carrière au sein du groupe

Volkswagen. Il a auparavant

été responsable des finances

du groupe en Chine. Chez Seat,

il aura pour mission d’assurer à

long terme les chiffres records

Le HC Davos se réassocie

à Škoda. De 2001 à 2015 déjà,

le club de hockey grisonnais

utilisait les véhicules de Škoda ;

à la fin mai, il a acquis une toute

nouvelle flotte de voitures

chez Škoda Suisse. Celle-ci

comprend quatre Kodiaq Style

et onze Octavia RS. Tous les

véhicules du nouveau parc

automobile du HC Davos sont

dotés de la propulsion intelligente

4 x 4 de Škoda, qui garantit

au club d’arriver à bon port par

tous les temps, ce qui est un

critère décisif dans une région

montagneuse comme Davos.

Škoda s’engage dans le monde

du hockey suisse depuis plus

de dix ans, notamment dans la

Spengler Cup.

Basf reçoit le titre de « Supplier

of the year »

Basf a été nommé « Supplier

of the Year » pour 2018 : c’est

déjà la 14 e fois depuis 2002

Le HC Davos mise à nouveau sur les véhicules Škoda.

Anirvan Coomer (directeur exécutif des achats et des chaînes d’approvisionnement

mondiaux, GM), Sean McKeon (vice-président, OEM Coatings, Basf), Dirk Bremm

(président, département Coatings de Basf) et Greg Warden (directeur exécutif et

responsable fonctionnel international Body Engineering, GM) (de g. à dr.) lors de la

remise du prix « Supplier of the Year » de GM.

qu’il remporte ce titre décerné

par General Motors (GM)

à des fournisseurs réalisant

des performances exceptionnelles

dans les domaines de

la qualité, de l’exécution des

commandes, de l’innovation

et des coûts globaux. « Nous

avons des exigences élevées

à l’égard de nos fournisseurs

», indique Steve Kiefer,

vice-président principal des

achats et des chaînes d’approvisionnement

mondiaux de

GM. Parmi les lauréats figurent

des entreprises fournissant à

GM leurs produits et services

dans les domaines des

composants automobiles, des

chaînes d’approvisionnement,

de la logistique, du service

à la clientèle ainsi que des

prestations indirectes. « Cette

récompense est le résultat de

la focalisation systématique

de toute l’organisation sur la

clientèle », assure Dirk Bremm,

directeur du département

Coatings de Basf.

Honda récompense

Hankook

Honda Motor Company a

décerné à Hankook Tire une

récompense « Supplier of the

Year ». Lors de la remise des

prix à la conférence internationale

des fournisseurs

de Honda à Columbus (Ohio,

États-Unis), le constructeur

automobile japonais a félicité

le fabricant de pneus pour

ses « performances exceptionnelles

», comme l’indique un

communiqué. Hankook fournit

des équipements à Honda

depuis 2013 déjà ; il a depuis

été distingué quatre fois dans

la catégorie « Supplier Value »,

et deux fois dans la catégorie

« Delivery and Quality ».

Die Marke Ihrer Wahl


EN BREF

Membres UPSA

Bienvenue !

L’implication des conseillers à la clientèle porte ses fruits : l’UPSA a

eu le plaisir d’accueillir 59 nouveaux membres entre le 1 er janvier et

la fin du mois de mai. Établies dans toute la Suisse, ces entreprises

emploient au total 449 personnes. Sur la même période, une petite

trentaine de sociétés n’a pas renouvelé son adhésion.

Section Argovie

> > Feller Automobile AG, Suhr

> > Sonnmatt Garage GmbH,

Staffelbach

> > Arte Garage Gervasoni GmbH,

Fislisbach

> > Autoservice Ismailji,

Windisch

> > Expert Car Broker AG,

Oberentfelden

> > Merz Automobile AG, Baden

> > Parkgarage Baden AG, Baden

> > Schaub AG Möhlin, Möhlin

Section Schaffhouse

> > Street-Performance Sandro

Widmer, Schaffhausen

> > Stoll Technik GmbH,

Wilchingen

Section Schwyz

> > Emil Frey AG, Altendorf

Section Soleure

> > Team Garage Schneeberger,

Grenchen

> > Kreuzgarage B. Bilalli,

Mümliswil

> > AT Garage GmbH,

Obergerlafingen

> > Professionelle Fahrzeug

Reinigungen, Hägendorf

Section Tessin

> > Garage Wolfisberg SA,

Castione

Section Vaud

> > ABC Mecanique SA, Nyon

> > Kolly Succession Longet SA,

Rennaz

Section Valais

> > Garage Rosaire Sàrl,

Evionnaz

> > Garage Arc-en-Ciel Sàrl, Lourtier

Section Suisse centrale

> > Central-Garage Wirz AG,

Willisau

> > Garage M. Kunz GmbH,

St. Urban

> > Amag Automobil und

Motoren AG, Perlen

> > Amag Automobil und

Motoren AG, Beromünster

> > Garage Fünfstern AG,

Sempach

Section des deux Bâle

> > Schaub AG Garage &

Carrosserie, Buus

> > Lenkgeometrie Center

Pneuservice GmbH, Pratteln

> > Hediger Automobile AG, Sissach

> > Krummeneich Garage GmbH,

Pratteln

> > Abt Automobile AG, Reinach

> > S + S Nutzfahrzeugcenter AG,

Pratteln

Section Zurich

> > Garage Wirth, Zurich

> > Korean Motor Company,

Kontich, Dietlikon

> > Garage Wiesmann AG,

Altikon

> > Industriegarage AG,

Winterthour

> > Garage Schurter AG, Eglisau

> > Garage Schurter AG, Bülach

> > Volvo Group (Schweiz) AG,

Winterthour

> > Bersan Automotive

Switzerland AG, Dietlikon

Section Jura et Jura bernois

> > Garage Haute-Ajoie SA,

Chevenez

Section Berne

Sous-groupe

Oberland bernois

> > Auto Rüger AG, Wilderswil

Section Berne

Sous-groupe

Bienne Seeland

> > Salvato Pietro, Port

> > Pneu & Garage Center Biel AG,

Biel/Bienne

> > Garage Salvato-Kessi AG, Port

Section Thurgovie

> > Dorfgarage Joel Moreillon AG,

Münchwilen

Section Genève

> > LCG Automobiles Sàrl, Aïre

Section Grisons

> > Garage Bruno, Chur

> > Alpina Chur AG, Chur

> > Auto Mirer AG, Obersaxen

Meierhof

Section Neuchâtel

> > Imperial Cars Sàrl, Le Locle

Section Saint-Gall,

Appenzell, Principauté du

Liechtenstein

> > Garage Uznaberg Beklevic,

Neuhaus

> > Garage Heierli, Gais

> > ZIZ Reparaturwerkstatt GmbH,

Balgach

> > Auto Linher Anstalt,

Sennwald

> > Dorfgarage Hundwil GmbH,

Hundwil

> > Dorf Garage Heiden AG, Heiden

> > Alvier-Garage Sevelen GmbH,

Sevelen

Section Fribourg

> > Garage des Planchettes Sàrl,

Ependes

> > Pilloud Auto-Electricité Sàrl,

Châtel-St-Denis

10

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


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SERVICE COMPLET

« La carrosserie, c’est tout pour nous » : Daniele Bon (à g.),

responsable carrosserie, et Kurt Giger, responsable des ventes

et du service client du groupe Ruckstuhl.

Petit-déjeuner au garage Ruckstuhl de Kloten

« Nous proposons à nos

clients tout ce qu’il faut

pour leur voiture »

Outre l’activité classique de garage, le groupe Ruckstuhl gère également un atelier de carrosserie sous la forme d’un centre

de profit depuis les années 1970. Aujourd’hui, l’entreprise génère près d’un cinquième du chiffre d’affaires de l’atelier en

réparant des bosses, des éraflures et des dégâts de vitrages. Sandro Compagno

12

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Au millimètre près : trois collaborateurs de chez Ruckstuhl montent un pare-brise réparé sur une fourgonnette.

Kurt Giger est responsable du service clientèle

et chef des ventes du groupe Ruckstuhl.

Il explicite la philosophie du groupe au six

sites : « Nous proposons à nos clients tout ce

qu’il faut pour leur voiture. » Des travaux de

carrosserie pour toutes les marques en font

partie depuis bientôt 50 ans. Jusqu’en 1987,

la tôlerie était rattachée à la Brandschenkestrasse

à Zurich, dans l’ancienne fabrique

Ruckstuhl. « Un jeune tôlier en carrosserie

très talentueux et engagé réussit ensuite

à convaincre le patron, Ernst Ruckstuhl,

qu’il pourrait travailler avec succès dans un

centre de profit autonome », se souvient Kurt

Giger en regardant Daniele Bon en riant. Le

jeune tôlier en carrosserie de l’époque est aujourd’hui

responsable Carrosserie et, comme

Kurt Giger, l’un des membres de la direction

composée de six personnes.

Jusqu’en 2015, Daniele Bon n’employait que

des tôliers en carrosserie ; les travaux de peinture

étaient confiés à des partenaires : « Il y

a quatre ans, nous avons décidé de faire un

pas de plus en installant un atelier de peinture

ultra moderne dans nos locaux. » Le groupe

Ruckstuhl continue toutefois de collaborer

avec des carrossiers externes. « Depuis 30 ans

avec certains », précise Daniele Bon. Le groupe

Ruckstuhl est en effet présent sur six sites à

Zurich et aux environs, l’atelier de carrosserie

et ses huit collaborateurs (y compris des

apprentis) étant implantés au siège à Kloten.

C’est le type et l’étendue des dégâts qui déterminent

si un véhicule est envoyé à l’atelier de

carrosserie de Kloten ou chez un partenaire

entre Affoltern am Albis et Winterthour. Daniele

Bon : « Pour de petits travaux, il est déconseillé

d’amener le véhicule à Kloten. »

Ce qui ne signifie pas que les petits travaux

ne peuvent y être réalisés. Le garage tente

dans la mesure du possible de réparer plutôt

que de remplacer. Le Spot Repair est un sujet

d’actualité pour les carrossiers du groupe Ruckstuhl.

Daniele Bon : « Nous proposons activement

cette technologie à nos clients, nous

réparons des vitres, des phares et des jantes,

nous peignons de petites traces de rayures et

nous effaçons les bosses. »

L’atelier de carrosserie a fait d’énormes

progrès ces dernières années : Daniele Bon

montre un système de dressage qui permet

de rétablir la forme de châssis déformé suite

à un accident en déployant un effort de traction

pouvant atteindre dix tonnes : « Nous

travaillons ici au millimètre près. Pour cela,

nous effectuons un mesurage de carrosserie

électronique de haute précision après la réparation

de la voiture accidentée. Les valeurs

mesurées sont imprimées et fournies au client

s’il le souhaite. »

Suite en page 14

AUTOINSIDE | Juillet Août 201913


SERVICE COMPLET

Des centaines de milliers de références : Daniele Bon explique comment on fabrique des teintes.

Il y a quatre ans, le groupe Ruckstuhl a investi

environ 300 000 francs dans l’agrandissement

du département carrosserie à Kloten.

À cela s’ajoute tous les ans une dépense à cinq

chiffres couvrant l’outillage spécial et de nouveaux

équipements techniques environnementaux.

« Il s’agit d’une activité très coûteuse »,

constate Kurt Giger. « Une bonne utilisation des

locaux » est la condition sine qua non de la rentabilité.

« Il faut pour cela faire du bon travail. »

Ce n’est possible qu’avec du savoir-faire et des

compétences techniques, ajoute Daniele Bon.

Acquérir et conserver ces compétences techniques

constitue le grand défi de la branche :

« Il faut se battre pour embaucher de bons

professionnels. » Le groupe Ruckstuhl y parvient

grâce à son propre centre de formation à

Winterthour. Au cours de la formation professionnelle

initiale de quatre ans, les apprentis

du groupe suivent des cours interentreprises

pendant 34 semaines, soit le double du nombre

requis. « Nous profitons justement de notre

excellente réputation avec les mécatroniciens

d’automobiles. Dans cette spécialité, la relève

est facile à trouver », constate K. Giger.

Les choses sont plus délicates en carrosserie,

ajoute Daniele Bon. La durée de l’apprentissage

de quatre ans pose problème : « Les

différences de niveau entre les apprentis sont

parfois énormes. Nous voyons de tout, entre

l’absence de stimulation et le surmenage

total. » Avec ses trois formations initiales

techniques (assistant en maintenance d’automobiles,

mécanicien en maintenance d’automobiles

et mécatronicien d’automobiles),

l’UPSA le fait bien mieux que Carrosserie

Suisse avec sa formation de quatre ans de

tôlier en carrosserie. « Une gradation serait

judicieuse. » Daniele Bon sait de quoi il parle :

le groupe Ruckstuhl est membre de l’UPSA et

de Carrosserie Suisse.

Daniele Bon et Kurt Giger considèrent que

l’académisation croissante représente une difficulté

de plus. Il faudrait accorder plus d’estime

au métier de carrossier, affirme Daniele

Bon en renvoyant à un petit spot publicitaire :

« Le carrossier voit le soir ce qu’il a passé sa

journée à faire : une voiture cabossée et abîmée

arrive à l’atelier le matin et elle est à nouveau

dans un état irréprochable le soir. C’est

très satisfaisant ! »

De nouvelles technologies rendent le métier

varié et intéressant, indique Kurt Giger

en les énumérant : « Spot Repair, réparations

de vitrages, réparations de plastiques, peinture

à l’azote... Pour la certification Mercedes-Benz,

nous avons spécialement aménagé

un local pour les travaux sur l’aluminium.

Nous sommes partenaires de Repanet. Nous

voulons rester prêts pour de nouvelles technologies

et investissons en permanence dans

la formation continue. » De nombreux petits

ateliers de carrosserie n’ont pas pu tenir le

rythme du développement en raison d’investissements

trop louds, affirme M. Giger :

« Ceux qui n’investissent pas auront des problèmes.

Les petites entreprises ont de plus

en plus de mal à répondre aux contraintes

des constructeurs, car il faut des technologies

et des compétences précises pour cela. » Un

certain volume de travail est requis, ajoute

Daniele Bon : « C’est très difficile pour un atelier

d’une à deux personnes. »

Les nouvelles technologies sont d’actualité

à l’intérieur de l’entreprise, mais aussi sur

la route. Bien que les voitures autonomes ne

soient pas encore une réalité, les systèmes mo-

14

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

dernes d’assistance à la conduite permettent de

réduire les dégâts de carrosserie. Et Kurt Giger

de confirmer : « Le nombre de sinistres baisse,

mais ils sont plus chers. » Les sinistres coûteux

rapportent peu aux carrossiers, car les pièces

représentent la principale dépense. Kurt Giger :

« Nous ne vivons pas des pièces de rechange,

mais du travail vendu. »

Dans 50 ans, il n’y aura presque plus de

dégâts grâce aux voitures autonomes, estime

M. Giger : « Mais aujourd’hui, ce sont 4,5 millions

de voitures de tourisme qui circulent sur

les routes suisses et aucune d’entre elles n’est

autonome. Les voitures que nous vendons

actuellement ont encore besoin d’un conducteur.

» Les humains font des erreurs. Et en cas

d’erreur, il y a parfois de la casse.

Une chose est sûre, on aurant encore besoin

des tôliers en carrosserie et des peintres. Même

si on se divertit en ligne avec des « chat-bots »,

que des robots rédacteurs écrivent des articles

de journaux (pas celui-ci !), que les premiers magasins

sans caisse font leur apparition et que

les robots remplacent les humains si enclins

à faire des erreurs sur la ligne de fabrication,

les emplois dans la branche automobile sont

à peine menacés par l’automatisation. D’après

une étude de l’OCDE, les machines sont peu

adaptées pour réaliser des tâches qui nécessitent

une perception et des interventions dans

des environnements complexes ou non structurés,

de l’intelligence créative ou sociale. Des

tâches complexes, de la créativité et du travail

d’équipe : trois attributs qui décrivent au mieux

les profils professionnels dans le secteur de l’automobile

et de la carrosserie. Daniele Bon : « Je

pense qu’on ne verra jamais des robots réparer

des voitures. Il faudra encore des humains pendant

longtemps. » <

Trois générations de réussite

« Apprends à servir, déploie toutes tes aptitudes

en conscience et tu n’auras jamais de problèmes

d’argent quel que soit ton parcours. »

Telle fut la philosophie de vie d’Ernst Ruckstuhl

senior. Les Ruckstuhl, les Frey, les Haefner ou les

Hutter font partie de ces familles de garagistes

qui ont marqué la branche automobile suisse

ces quelque cent dernières années et qui continuent

de le faire.

En 1932, au milieu de la récession, Ernst Ruckstuhl

senior se met à son compte et monte sa propre

entreprise. Celle-ci est d’abord implantée sur la

Florastrasse à Zurich. Ernst Ruckstuhl s’est fait

un nom en tant que mécanicien aussi talentueux

que fiable et fair-play. Pendant son temps

libre, il s’adonne aux courses automobiles et

enregistre des disques en tant que yodleur

et musicien tout en étant un gymnaste et un

lutteur accompli. Son entreprise se développe

rapidement.

Le livre Auf eigenen Rädern richement illustré

de l’historien de l’économie Bernhard Ruetz

raconte en 80 pages comment la famille d’entrepreneurs

Ruckstuhl gère son affaire durant

un siècle riche en rebondissements tout en

restant fidèle aux principes du fondateur. Ernst

Ruckstuhl junior prend les commandes en 1956.

Alors que son père s’intéressait bien plus à la

mécanique qu’à la comptabilité, Ernst Ruckstuhl

junior transforme l’entreprise d’après les

principes de la gestion d’entreprise. Il fonde une

SA et s’agrandit. Il s’engage en parallèle au sein

de la section zurichoise de l’UPSA et au sein

d’ESA, qu’il préside de 1970 à 1983.

Avec Martin et Maya Ruckstuhl, c’est désormais

la troisième génération qui pilote le groupe

Ruckstuhl. L’entreprise familiale employant

93 personnes et 31 apprentis réalise un chiffre

d’affaires d’environ 55 millions de francs sur

six sites.

Plus d’informations sur :

ruckstuhlgaragen.ch/kloten

www.MediaTel.ch

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POUR CHAQUE UTILISATION!

www.KWautomotive.ch


SERVICE COMPLET

Dans les coulisses de l’atelier

Kärcher investit pour l’avenir et

envoie un signal à la concurrence

Kärcher fait les choses en grand : au début de l’année 2019, le prestataire en technique de nettoyage a mis en service son

nouveau centre d’essais et de tests pour les stations de lavage voitures sur son site historique près de Stuttgart. L’entreprise

veut ainsi montrer que sa voix compte également dans le domaine des stations de lavage. André Bissegger

16

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Au centre d’essais et de tests pour stations de lavage voitures, tous les produits Kärcher sont contrôlés à la loupe.

La société Alfred Kärcher SE & Co. KG a

enregistré l’année dernière un chiffre d’affaires

record de 2,5 milliards d’euros sans

préciser toutefois la part du marché des stations

de lavage. En pourcentage, cette part

devrait être modeste... pour l’instant. Car le

fabricant d’appareils de nettoyage a d’ores

et déjà entrepris « un investissement massif

pour l’avenir », selon Bernd Knisel, Senior Director

Development & Engineering, lors d’une

conférence de presse début juin.

Il fait allusion au nouveau centre d’essais

et de tests pour stations de lavage voitures,

opérationnel en février dernier après deux

ans de travaux. Bernd Knisel a précisé que ce

centre avait été réalisé entre autres dans l’objectif

d’accroître la part de marché. « Parallèlement

à l’augmentation du volume, nous devons

garantir la qualité du développement. »

Il s’agit en outre de réduire le time-to-market,

c’est-à-dire le délai de mise sur le marché des

produits. Conditions de travail optimales et

offres de formation sont également des critères

essentiels.

Le bâtiment de trois étages, pourvu d’une

surface d’essais de 2100 mètres carrés, impressionne

par ses chiffres. Ce sont par

exemple 40 kilomètres de câbles à haute tension

qui ont été installés, tandis que l’énorme

ventilation souffle 47 000 mètres cubes d’air

par heure. « Je suis très fier de disposer d’un

tel centre », déclare le Senior Director, « nous

sommes très bien équipés. »

Studio d’UV et laboratoire

d’acoustique

Avec son équipe, Bernd Knisel a veillé à

la répartition optimale de la surface entre les

différents départements, comme la livraison

de marchandises, l’atelier, les salles de tests et

de fonctionnement continu, et à leur agencement

logique selon les procédures. Le lavage

manuel et automatique des véhicules légers,

ainsi que le lavage des véhicules utilitaires,

ont leurs propres locaux ; la nouvelle installation

« Klean !Star iQ » y est notamment

contrôlée à la loupe.

Kärcher ne laisse rien au hasard et attache

de l’importance aux moindres détails : dans

un studio de rayons UV, les ingénieurs testent,

par exemple, la tenue des pièces en plastique

au soleil au fil du temps, sur une période bien

plus courte grâce au procédé accéléré. Dans

un laboratoire sonore, 60 microphones sont

opérationnels et examinent d’où proviennent

les sons. Grâce à des résonateurs intégrés

avec précision, les sifflements désagréables

à l’oreille sont ensuite atténués. Même l’eau

utilisée pour les contrôles provient de clients

participant aux tests. « Nous veillons à ce que

tous nos tests soient le plus possible en conditions

réelles », explique Bernd Knisel.

Les clients testeurs sont ceux qui réalisent

pour ainsi dire le contrôle final : ils mettent

à la disposition de Kärcher leur infrastructure

et leur clientèle pour les tests finaux, en

permettant au fabricant d’intégrer et d’utiliser

ses nouveautés. « Nous bénéficions ainsi

d’un feedback supplémentaire, directement

du terrain », ajoute le responsable, « ce n’est

qu’ensuite que nous validons notre produit. »

Pendant toute la durée des tests, l’équipe

est soutenue par le département du développement

central sur le site de Winnenden. Ce

qui présente un certain nombre d’avantages,

notamment parce que les services spécialisés

sont étroitement impliqués dans le processus

de développement et que les équipes peuvent

s’entraider. Le responsable évoque en outre

les « innombrables opportunités » de s’adresser

aux experts de leur domaine. Le département

entretien peut utiliser le centre également

pour organiser des formations.

L’innovation, un pilier de la culture

de l’entreprise

Comme toutes les équipes travaillent

ensemble dès le départ, le délai de développement

des produits se raccourcit. Chez Kärcher,

ce délai est en moyenne de deux ans :

moins pour certains produits, et plus pour les

gros investissements.

Kärcher estime que, depuis sa création en

1935, l’innovation est un véritable pilier de

sa culture d’entreprise, et le principal facteur

de croissance. Pour preuve, 90 % des produits

ont moins de cinq ans (ou tout juste cinq

ans). Le département R & D emploie plus de

1000 collaborateurs. Kärcher détient à l’heure

actuelle 630 brevets ; depuis ses débuts, l’entreprise

en a déposé plus de 1800.

Suite en page 18

AUTOINSIDE | Juillet Août 201917


SERVICE COMPLET

Les développeurs bâtissent l’avenir

L’objectif d’innovation principal de Kärcher dans le domaine du

lavage des véhicules se résume ainsi : laver et sécher chaque voiture en

un seul passage. « Nous n’en sommes pas encore là », concède Gerhard

Stadler, Director Global Sales & Product Management Vehicle Wash.

Mais lorsqu’on jette un œil sur le site de Winnenden, on comprend

tout de suite que Kärcher y travaille d’arrache-pied.

Les formes variées et originales des véhicules, ainsi que les différences

de taille, font partie des défis majeurs. Les designs ont considérablement

évolué, alors que les stations de lavage fonctionnent

toujours sur le même principe : forme en U inversé, deux brosses verticale,

une brosse en hauteur. Il est de plus en plus difficile de nettoyer

tous les angles des carrosseries. « Pour les constructeurs, le design

surpasse la fonction », affirme Gerhard Stadler, « peu leur importe de

savoir si leur modèle sera facile à nettoyer ou non. » Pour une raison

simple : le lobby du lavage automobile est trop faible.

Il ne reste plus aux développeurs qu’à tout faire pour atteindre le

moindre recoin à l’aide des brosses... Le nouveau système Klean !Star

iQ par exemple, est équipé de brosses latérales intelligentes, divisées

en six à huit segments séparés. Le système, protégé par plusieurs brevets,

est capable d’épouser entièrement la forme du véhicule. Pour le

directeur des ventes, les ingénieurs ont montré un « immense talent ».

Séchage ultra performant

Dans le domaine du séchage, Kärcher a mis au point « le système le

plus innovant de l’industrie du lavage automobile », assure le directeur.

« Nous en sommes convaincus. » Le sécheur hautes performances

K !Dry iQ procède avec deux tuyaux dotés de buses, disposés en forme

d’étrave, qui se déplacent sur le véhicule. Les souffleurs tournent à une

vitesse de 18 000 rotations par minute, l’air parvient ainsi dans les

endroits les plus difficiles d’accès. « Le K !Dry iQ nous pose encore des

défis, c’est pourquoi il n’est pas encore commercialisé. » Le problème

du jeu entre le sécheur latéral et les souffleurs hautes performances

n’est pas encore résolu. Gerhard Stadler est cependant certain que le

système ne tardera pas à faire son entrée sur le marché.

Il faudra attendre encore quelque temps avant d’atteindre l’objectif.

C’est un peu comme réaliser un puzzle. Le directeur des ventes le

confirme : « La difficulté majeure est de tout coordonner. »

Les nouvelles évolutions modifient en outre constamment les

conditions-cadres : parallèlement aux mesures écologiques optimisées,

il est nécessaire de concevoir de nouvelles technologies, par

exemple pour un meilleur positionnement du véhicule dans le portique

de lavage, ou pour la détection des salissures. Si la conduite autonome

voit le jour, il faudra tout de même « quelqu’un pour indiquer

au véhicule où il doit s’arrêter. » Ce problème n’est pas résolu à ce jour.

Selon Gerhard Stadler, Bref, le spécialiste des appareils de nettoyage

a encore du pain sur la planche... <

Plus d’informations sur :

kaercher.com/ch

Le système de nettoyage des roues K !Planet iQ vient compléter

l’offre : il agit comme une brosse électrique avec deux plateaux-brosses

rotatifs, même les grandes jantes et celles des gros véhicules peuvent

être intégralement nettoyées. « Nous sommes les meilleurs sur ce domaine

», affirme Gerhard Stadler.

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votre environnement de travail

et effort de maintenance

minimal.

18

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


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Quality1 AG

Créer la confiance avec

la garantie

Grâce à sa collaboration avec l’UPSA, Quality1 AG, le numéro un des garanties automobiles en Suisse, propose la garantie

AGVS (assurance pour frais de réparation des nouveaux véhicules et des véhicules d’occasion) aux membres de cette union.

Un service excellent, des conseils compétents : Seebad Garage AG à Feldmeilen.

Comment la garantie AGVS contribue-t-elle

à la fidélisation de vos clients?

Nous avons constaté qu’elle nous aidait

à acquérir de nouveaux clients et à

augmenter notre chiffre d’affaires ainsi

que la fidélisation de notre clientèle. En

effet, une assurance garantie est synonyme

de confiance. Grâce à notre partenariat

de longue date avec Quality1 AG,

nous garantissons que les sinistres soient

traités selon un processus standard et

professionnel, même dans les autres régions.

Généralement, nous proposons à

nos clients la garantie Premium sans franchise,

car elle correspond à la qualité de

nos produits.

Stefan Baumann, du garage Seebad à Feldmeilen

ZH, en profite lui aussi. Ce garage

est une entreprise de service compétente

pour la marque Audi sur la rive droite du

lac de Zurich et l’un des sept membres

du réseau Happy-Netz. Il compte 16 collaborateurs,

qui tiennent à faire profiter

les clients d’un excellent service et de

conseils compétents pour leur véhicule.

Pour s’assurer que ses clients soient entièrement

satisfaits et profitent d’une protection

complète, Stefan Baumann propose

une garantie de Quality1 AG.

Dans l’interview ci-après, il parle de

ses expériences avec les garanties automobiles

de Quality1.

Monsieur Baumann, votre entreprise

collabore depuis des années avec Quality1

AG. Qu’appréciez-vous dans le cadre de ce

partenariat?

Stefan Baumann, directeur général

du garage Seebad: Grâce à notre coopération

avec l’UPSA, nous bénéficions d’un

partenaire de confiance en Quality1 AG.

En effet, il nous propose des solutions de

garantie complètes pour les nouveaux véhicules

comme pour les véhicules d’occasion.

Nous apprécions particulièrement la

simplicité du contact avec Quality1, surtout

lors de sinistres. La communication

transparente et l’étendue clairement définie

de la garantie AGVS permettent de

passer de l’expérience négative entraînée

par un sinistre à un sentiment positif.

Pour vous, quelle est l’importance du

contact personnel avec les collaborateurs

service externe?

C’est une des raisons pour lesquelles

nous collaborons avec Quality1. Il est important

que nous puissions compter sur

notre interlocuteur Jonas Rüegg en cas de

questions.

Le rapport qualité-prix de la garantie AGVS

vous satisfait-il?

Oui, tout à fait. J’apprécie les privilèges

qu’offre cette solution, tout comme la gestion

simple et la qualité des variantes de

couverture. Un autre avantage réside dans

le fait que le kilométrage est illimité. <

Plus d’informations sur:

quality1.ch

Pour vous et vos clients, quelle importance

revêt la garantie automobile lors de la vente

d’un véhicule neuf ou d’occasion?

Cette garantie est très importante,

pour nous comme pour nos clients. Nous

souhaitons qu’ils soient satisfaits de leur

achat et qu’ils n’aient pas à s’acquitter

de coûts supplémentaires. De plus, pour

nous, cette garantie représente une forme

de sécurité et donc une stratégie de fidélisation

de la clientèle.

Le garagiste Stefan Baumann (à gauche) et Jonas

Rüegg, collaborateur service externe de Quality1.

AUTOINSIDE | Juillet Août 201919


SERVICE COMPLET

Le lavage de voitures d’hier et d’aujourd’hui

C’est du propre !

Voici plus de 50 ans, la légendaire « Stützliwösch » révolutionna le lavage de voitures

en Suisse. Aujourd’hui, il existe au moins trois systèmes de nettoyage des jantes.

Jürg A. Stettler

Depuis que les voitures existent, elles se salissent,

d’où le besoin de chacun de nettoyer

son cher véhicule. Les premiers tunnels de

lavage firent leur apparition aux États-Unis

dans les années 1930. Ils devaient être treuillés

d’une station à l’autre et il fallait encore

laver, rincer et sécher les véhicules à la main.

La première installation de lavage de voitures

semi-automatique avec système d’arrosage et

séchage par des buses d’air vit ensuite le jour

en 1946 à Détroit, la ville américaine où l’industrie

automobile était en plein essor. Il fallut

toutefois attendre au moins 20 ans pour que

la tendance traverse l’Atlantique. Ce n’est qu’en

1962 que Wesumat déposa en Allemagne un

brevet pour la première station de lavage automatique.

Trois ans plus tard, la Suisse en

finissait elle aussi avec le lavage à la main.

Pour deux francs, on pouvait à l’époque laver

sa voiture dans la première station de lavage

de Zurich durant douze minutes entières. Le

véhicule était d’abord brossé avec une eau de

shampoing très efficace pour dissoudre la saleté,

après quoi il était aspergé avec un pistolet

de pulvérisation. Tellement révolutionnaire

que cela passait à la télé !

La station de lavage comme moyen

de fidéliser les clients

Laver sa voiture fait toujours partie des

occupations préférées de la population de

ce pays, surtout juste avant ou pendant le

week-end. Comme il est en principe interdit

de laver sa voiture chez soi avec un nettoyeur

à haute pression pour éviter que les huiles

et les graisses ne pénètrent dans la nappe

phréatique, les automobilistes vont soit chez

leur garagiste, soit aux spas pour autos qui

poussent comme des champignons depuis

quelque temps. Car pour les garages, les stations

de lavage représentent un bon moyen

de se différencier et de fidéliser la clientèle.

Quatre propriétaires de voiture sur cinq lavent

leur véhicule dans un tunnel ou un portique

de lavage, et ce environ sept fois par an en

moyenne.

Pour le client, tout est réglé une fois que

la voiture est propre. Pour le garagiste, c’est

loin d’être le cas ! Pour réduire les valeurs de

pollution et le besoin en eau potable, la loi

prescrit, par exemple, une installation de recyclage

des eaux usées à partir de 5000 cycles

de lavage par an, soit moins de 14 véhicules

par jour, un chiffre très vite atteint, y compris

pour les petits établissements. Mais cela

ne doit pas dissuader de proposer une possibilité

de lavage à ses clients. Un portique de

lavage, voire un parc de lavage, complète de

manière optimale les prestations de l’établissement.

Ces installations souvent très fréquentées

sont idéales pour faire sa propre publicité

et, en général, le garage profite lui aussi

des visites supplémentaires de la clientèle.

Si le garagiste doute de la rentabilité d’une

telle installation, cela vaut la peine de faire

une étude de cas pour l’emplacement, mais

aussi de confier un calcul de rentabilité à un

expert ou un prestataire tel qu’Otto Christ

AG, Thommen-Furler AG, Kärcher Suisse,

20

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Images : Autop Waschstrasse Zürich HB

Aquarama Swiss AG, KSU A-Technik AG ou

encore ESA. Ces entreprises disposent de décennies

d’expérience et peuvent conseiller un

garagiste avec compétence dans le choix des

installations adaptées, ne serait-ce que pour

la hauteur de lavage ou les largeurs de rail.

Utilité des données enregistrées

Les fabricants proposent aujourd’hui les

modèles les plus divers de buses à eau et de

systèmes de brosse, surtout parce que leurs

brevets sont protégés. Enfin, il importe peu

au client de savoir si ses jantes sont nettoyées

dans le sens des aiguilles d’une montre ou

dans le sens contraire, ou encore par des

brosses à mouvement circulaire en ellipse.

L’essentiel est que sa voiture soit propre. Ce

paramètre est surtout lié aux données alimentant

les robots industriels des stations

de lavage. En plus des données sur la hauteur

et la largeur saisies par des capteurs, l’installation

de lavage puise en effet dans la base

de données sur les modèles de voitures. Cela

permet de contrôler avec précision la procédure

de lavage. Les équipements modernes

permettent même de tenir compte des spécificités

de certains véhicules. Les données

actualisées et les mises à jour permanentes

permettent non seulement de combattre efficacement

la saleté, mais surtout de minimiser

le risque de dommages. Rien de plus

contrariant pour un garagiste que de devoir

gérer des problèmes de peinture rayée, de

carrosserie enfoncée et de brosses bloquées.

Mieux vaut voir son client repartir heureux

dans une voiture propre et rutilante. <

Saviez-vous que ...

… en 1962, Gerhard Weigele et Johann Sulzberger, de la société Wesumat Autowaschanlagen GmbH,

firent breveter la première station de lavage d’Europe, le « Rundläufer », qui faisait le tour de la voiture

avec deux brosses.

… en 1964, le premier tunnel de lavage entièrement automatique avec distributeur de monnaie fit son

entrée sur le marché, dans lequel les conducteurs pouvaient rester assis dans leur véhicule pour la

première fois.

… le réalisateur Michael Schultz remportait la Palme d’Or à Cannes en 1977 pour sa comédie musicale « Car

Wash », et que la chanson homonyme du groupe Rose Royce était en passe de devenir un tube mondial.

… en 1965, la première station de lavage automatisée de Suisse était mise en service à Zurich. Légendaire

elle aussi, la « Stützliwösch » d’Autop ouvrait ses portes en 1967 sur le Sihlquai de Zurich.

… les plus grandes et les plus modernes stations de lavage de Suisse, les spas pour auto de Coire et de

Gossau (SG), peuvent laver cinq véhicules à la fois, soit une centaine de véhicules par heure.

AUTOINSIDE | Juillet Août 201921


SERVICE COMPLET FOKUS

« Le nec plus ultra ! » : Markus Lerch, garagiste, présente le terminal de son nouveau portique de lavage à Rothrist.

Portique de lavage Aquarama Stargate S111

Une activité complémentaire

arrivée à maturité

La faillite de la marque traditionnelle Saab avait pratiquement conduit Markus Lerch lui-même à la ruine il y a quelques années.

Le garagiste de Rothrist (AG) a repris pied avec Skoda, Seat et Mitsubishi. Une chose est claire à ses yeux : « Seules les

prestations complémentaires nous sauvent. » Sandro Compagno

Qu’il s’agisse de l’excellent espresso qu’il commande

spécialement auprès d’un torréfacteur

bâlois, d’un spectacle assorti d’un rideau, d’un

brouillard au sol et de projecteurs lors de la

remise du véhicule, ou du nouveau portique

de lavage de la maison Aquarama, le Stargate

S111, le garagiste qui réussit de nos jours est

surtout un prestataire.

Dans sa brochure, le fabricant italien

vante son nouveau portique de lavage sous

la forme d’une « prestation absolument magistrale

». Dix jours après la mise en service

dans son garage à Rothrist, le garagiste

Markus Lerch le décrit comme le « nec plus

ultra ». M. Lerch a opté pour un double portique

de lavage qui est plus avantageux pour

lui et pour ses clients : il faut à peine trois minutes

au Stargate S111 pour un lavage normal

de voiture, environ six minutes pour le programme

haut de gamme assorti de mousse

active intensive, d’une conservation à la

cire brillante, d’un double séchage premium

et d’un lavage oscillant du soubassement.

« Les gens apprécient la grande variabilité »,

constate Markus Lerch. « Personne d’autre ne

propose de programme de polissage de cette

qualité. »

22

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FOKUS SERVICE COMPLET

Un double portique composé d’un portique

à brosses et d’un portique de séchage

permet de réaliser plusieurs phases de lavage

en une fois. La méthode fait gagner du temps,

ce qu’apprécient les collaborateurs du garage

et les clients. « Il y en a qui viennent jusqu’à

quatre fois par semaine », raconte Markus

Lerch, à la fois content et légèrement surpris.

Avec cet investissement, Lerch AG Rothrist

prévoit 25 000 lavages de voitures par

an, dont 5000 à des fins internes. C’est aussi

pourquoi il a adopté un portique au lieu d’un

tunnel de lavage : « Un collaborateur peut

placer la voiture dans le portique, choisir le

programme puis faire autre chose jusqu’à ce

que la voiture soit lavée. Dans un tunnel de

lavage, il doit rester assis dans la voiture ou

l’extraire du tunnel juste après le lavage. Le

portique améliore l’efficacité de l’exploitation.

Le Stargate S111 est une installation

en libre-service qui fonctionne jour et nuit.

« Entre 22 heures et 2 heures du matin, nous

réalisons environ 60 % de notre chiffre d’affaires

de la journée », constate Markus Lerch.

Ce sont surtout les jeunes fans de voitures qui

veulent que leurs bolides soient brillants avant

de sortir le soir et la nuit. Le garagiste à propos

de l’installation : « ce produit nous permet de

nous différencier de la masse ». Et pour Aquarama,

M. Lerch est un « client de référence »,

comme le constate Bernd Albiez, responsable

du service clientèle d’Aquarama Swiss.

En tant que fabricant d’installations de

lavage, Aquarama est un acteur relativement

nouveau sur le marché suisse avec Aquarama

Swiss AG. Ce n’est que depuis 2006 que les

Italiens originaires des environs de la région

viticole piémontaise du Barolo fabriquent

leurs propres installations de lavage. Aquarama

a lancé sa première installation de lavage

avec huit collaborateurs en 2008. Quelque

dix ans plus tard, l’entreprise gérée par la famille

Bosio emploie 120 personnes, possède

trois filiales et exporte dans plus de 50 pays.

Plus de cent tunnels de lavage, portiques

de lavage et installations en libre-service sont

déjà en service actuellement en Suisse, et leur

nombre ne cesse d’augmenter. « Les progrès

de développement sont énormes », déclare

Bernd Albiez. « Des retours et des propositions

d’améliorations sont constamment intégrés

à la production par l’intermédiaire du

département développement. »

Le « moteur soft start » est désormais la

norme sur tous les entraînements radiaux et

axiaux sur tous les portails Stargate en Suisse,

indique B. Albiez : « Les motoréducteurs ne subissent

ainsi plus de saccades, mais démarrent

avec le soft start réglé par la fréquence, ce qui

augmente la durée de vie et réduit les frais de

maintenance. » Le cycle de vie d’une installation

moderne est d’environ dix ans. B. Albiez :

« Une maintenance régulière, les chiffres de

lavage, l’électronique, les produits chimiques

et l’eau sont des facteurs dont l’interaction correspond

à la quadrature du cercle. »

Un tableau sympathique qui facilite la vie

du garagiste souhaitant réaliser une marge

raisonnable et maintenir des emplois à une

époque où les clients sont de plus en plus

exigeants, les véhicules de plus en plus complexes

et les contraintes des importateurs

de plus en plus strictes. Markus Lerch : « Et

nous n’y arriverons qu’avec de la créativité

et en assurant la qualité des services portant

sur la voiture. » <

Plus d’informations sur :

aquarama.it/fr

Après Saab, Skoda

Markus Lerch n’a pas perdu son sens de l’humour

malgré toutes les difficultés que connaît

la branche automobile. Le garagiste de Rothrist

a eu l’idée du concept pictural de cette double

page en plaçant la Saab 95 du chroniqueur

dans le nouveau portique de lavage à des fins

de démonstration : une Saab noire rentre dans

l’installation et une Skoda Superb blanche en

ressort à l’autre bout six minutes plus tard.

Markus Lerch, autrefois concessionnaire Saab,

aujourd’hui agent Skoda, Seat et Mitsubishi :

« En tant que conducteur d’une Saab, c’est

maintenant ou jamais qu’il faut trouver des

alternatives parce que les pièces de rechange

se font rares… »

Le souhait de l’ancien concessionnaire Saab et actuel agent Skoda, Seat et Mitsubishi Markus Lerch : une Saab 9-5 entre dans le portique de lavage et en ressort propre comme un

sou neuf et sous la forme d’une Skoda Superb.

AUTOINSIDE | Juillet Août 201923


SERVICE COMPLET

Lutter contre les pénuries d’eau

Voici comment économiser

de l’eau en lavant sa voiture

Des pénuries d’eau s’annoncent à nouveau en été. Mais il faut tout de même laver sa voiture. Comment concilier les deux ?

Markus Tschuran, responsable succursales et service chez Otto Christ AG, l’explique. André Bissegger

Tout le monde se souvient de la canicule de

l’été dernier. Des poissons qui doivent être

sauvés dans des eaux bien trop chaudes et

peu profondes, des champs asséchés, le

risque de feu de forêts, des puits asséchés et

des interdictions de prélèvement d’eau : la

Suisse a souffert du climat désertique pendant

des mois et la problématique a dominé

les médias. Tout le pays regardait le ciel fasciné

par l’espoir d’une pluie rédemptrice et a

pris conscience du caractère précieux de l’eau.

M. Tschuran, la canicule de l’été dernier l’a

montré : il n’y a pas beaucoup d’eau. A-t-on

même le droit de laver sa voiture en été ?

Markus Tschuran : Comme nous l’avons

vu, ce droit dépend des autorités dans le

pire des cas. Il est toutefois clair que nous

conseillons malgré tout un nombre raisonnable

de lavages. En été, la peinture est

extrêmement sollicitée par la chaleur. Les

insectes, les déjections d’oiseaux et autres

laissent aussi des traces. L’absence de nettoyage

et d’entretien réguliers de la peinture

peut avoir de graves conséquences.

Quelles possibilités d’économies d’eau

propose Otto Christ AG à ses clients ?

Nous travaillons en permanence sur

des améliorations et des optimisations qui

contribuent à protéger l’environnement. Des

moteurs électriques plus économes, des souffleries

de séchage plus efficaces et des programmes

d’économies d’eau en font partie.

Des installations de récupération d’eau

y contribuent également. Fondée en 1963,

Christ Wash Systems (Otto Christ AG) mise

sur l’approche mécanique lors du conditionnement

de l’eau, tout comme quelques autres

fournisseurs. D’après M. Tschuran, celle-ci

n’est pas nécessairement meilleure que la méthode

biologique, « mais plus stable et plus

facile à utiliser ».

Avec ce procédé, les eaux sales qui

Les véhicules doivent être nettoyés, même en été.

s’écoulent du véhicule pendant le lavage se

sédimentent dans le puits de collecte et dans

le décanteur jusque dans le bassin d’extraction.

Les microorganismes présents dans

l’eau y dégradent biologiquement la charge

polluante. Une pompe achemine ensuite

l’eau prélavée dans le réservoir de stockage

en passant par le sable de quartz et celle-ci

est de nouveau utilisée pour laver des voitures.

L’eau ne sent pas mauvais grâce à une ventilation.

En fonction des exigences, l’installation

peut être livrée en diverses tailles. Le

potentiel d’économies d’eau est énorme. « Un

lavage peut être effectué avec jusqu’à 80 %

d’eau usée », déclare M. Tschuran.

Tous les exploitants de stations de lavage

n’utilisent toutefois pas de système de

conditionnement d’eau. Pourquoi ?

Markus Tschuran : L’eau est trop bon

marché en Suisse. Les dépenses sont donc tolérables

pour ceux qui n’utilisent que de l’eau

propre. Un système de conditionnement d’eau

constitue en revanche un investissement qui

prend de la place bien qu’il soit tout à fait intéressant

sur le plan écologique. C’est aussi une

question de conscience. Mais certains veulent

24

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

utiliser de l’eau propre tant que la loi le permet.

Je pense que les restrictions vont se durcir.

Quelles sont les prochaines étapes

concernant le conditionnement de l’eau et

les économies d’eau chez Otto Christ ?

Il faut toujours mélanger une part d’eau

propre. L’assistance au séchage, par exemple, ne

fonctionne pas avec de l’eau usée. Mais notre objectif

est clair : nous voulons réduire le volume

d’eau total utilisé pour le lavage. Nous y parviendrons

en augmentant la pression de l’eau, en utilisant

de nouvelles buses et en mettant en œuvre

des procédures de lavage optimisées. Nous étudions

la question dans toutes les directions.

Il est possible d’économiser de l’argent en

renonçant au conditionnement de l’eau, mais

aussi en mélangeant soi-même les produits

chimiques. Connaissez-vous des clients qui

ne suivent pas vos conseils et qui fabriquent

leurs propres produits chimiques ?

Non, nos clients ne le font plus. Ils pensaient

qu’ils pourraient faire des économies,

mais ils ont eu de mauvaises surprises. Obtenir

le bon mélange est très important avec les

produits chimiques. Il s’agit en effet de la seule

manière d’obtenir un séchage sans taches

lorsque la qualité de l’eau est au rendez-vous.

Il contribue aussi de manière significative au

résultat du lavage. Prenons un exemple : en

utilisant trop de sécheur par rapport au shampooing,

des taches se forment sur les vitres ou

sur les voitures sombres. <

Plus d’informations sur :

www.christ-ag.com

L’eau potable est trop précieuse pour être utilisée dans le lavage auto. Bonne nouvelle : une installation permet de

nettoyer les eaux de lavage afin de les réutiliser. Ici la « Fontis » de chez Otto Christ AG.

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occasions proactive.

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201925


SERVICE COMPLET

Nettoyer sa voiture, c’est soigner son client

Les installations de lavage paient

Les clients s’attendent à retrouver leur véhicule propre quand il sort du garage. Par conséquent, nettoyer l’extérieur

et l’intérieur d’une voiture, c’est aussi soigner son client. Les installations de lavage permettent en outre d’accroître le

chiffre d’affaires de l’entreprise. Sascha Rhyner

Monsieur Battaglia, le garagiste peut-il

gagner de l’argent avec une installation

de lavage ? Et quelles offres lui permettent

de marquer des points auprès de sa clientèle

?

Carmelo Battaglia, responsable de la

technique de lavage automobile chez ESA :

À votre première question, je réponds par l’affirmative,

car les clients apprécient les voitures

propres. Si le garagiste s’organise bien,

avec le portique de lavage adéquat, il lui est

facile de réaliser des chiffres d’affaires intéressants.

L’important est de penser à tout dès

la planification. Les responsables régionaux

d’ESA possèdent de vastes connaissances et

une riche expérience qu’ils mettent à profit

lorsqu’ils conseillent et font de la planification.

L’installation de lavage et son équipement

sont des éléments fondamentaux, mais

pas les seuls : une salle d’attente confortable,

donnant idéalement sur le showroom ou le

parc de véhicules d’occasion, peut permettre

d’accroître son chiffre d’affaires. Tout comme

un aspirateur self-service sur une surface

inutilisée. Ce sont deux exemples simples,

mais il s’agit d’y penser dès la phase de planification.

En fin de compte, l’objectif de l’exploitant

est de répondre aux attentes de la

clientèle par son offre, et dans l’idéal de les

devancer, afin que les clients viennent laver

leur voiture chez lui, et pas chez quelqu’un

d’autre.

En quoi le partenariat d’ESA avec Washtec

est-il intéressant pour le garagiste ?

Toutes les innovations de Washtec répondent

systématiquement aux besoins évolutifs

des clients et des exploitants en considérant

les spécificités de chaque pays. Grâce au

grand nombre d’installations de lavage qu’ESA

vend en Suisse, Washtec tient compte des suggestions

d’ESA lorsqu’il développe certaines

options ou installations complètes. C’est un

aspect qui n’est pas surprenant, car le marché

a toujours été très ouvert aux innovations.

Tout le personnel d’ESA travaillant dans le

lavage automobile est régulièrement formé à

l’usine, et informé directement des nouvelles

tendances du secteur. Des échanges nourris

se produisent aussi entre collègues du monde

entier. Le garagiste profite ainsi directement

de ce partenariat, et peut acquérir chez ESA

un produit haut de gamme, innovant et de

grande qualité.

Voilà 40 ans qu’ESA distribue les produits

de Washtec. Qu’est-ce qui, à votre avis,

caractérise ce partenariat ?

Un partenariat aussi long et exclusif dans

le domaine des installations de lavage est

certainement unique en Suisse. Ce type de

collaboration était peu commun il y a quatre

décennies ; ESA et Washtec ont tissé dès le

départ une relation de partenaires qui n’a

cessé de se développer au cours du temps.

Les deux entreprises ont réussi à se tailler

une belle place sur le marché depuis fort

longtemps. La société Washtec, dont le siège

est à Augsbourg, a inventé le portique de lavage

automatique en 1963 : depuis, elle est

fournisseur no 1 dans le monde de solutions

innovantes pour le lavage automobile. Près

de 35 000 installations de lavage nettoient

chaque jour plus de deux millions de véhicules

dans plus de 80 pays. ESA est quant à

elle l’organisation d’achat de la branche suisse

de l’automobile et des véhicules à moteur

depuis 80 ans. Son offre de produits et de

services est analysée et étoffée continûment

en dialoguant avec les copropriétaires et les

clients, y compris dans le domaine des installations

de lavage.

À quelles innovations faut-il s’attendre du côté

de Washtec pour cette année anniversaire ?

Les innovations sont présentées petit à petit,

et pas de manière concentrée sur cette année

uniquement. Tant dans le domaine technique

que commercial, l’entreprise sort constamment

des nouveautés, qui visent toujours à être aussi

avantageuses que possible pour ses clients. En

outre, toute sa gamme de produits est ultramoderne

et bien conçue. Nous présenterons la

prochaine innovation révolutionnaire au Salon

de l’auto, comme d’habitude.

Des activités sont-elles prévues à l’occasion

de cet anniversaire, ou ont-elles déjà

eu lieu ?

26

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Naturellement ! Les personnes intéressées

peuvent tirer profit de l’anniversaire

d’ESA jusqu’à la fin de l’année. Ce sont nos

responsables régionaux dans le domaine de

la technique du lavage automobile qui sont

chargés de communiquer sur ces activités

très intéressantes.

Quelles nouvelles tendances observe-t-on

dans le secteur du lavage ?

Le confort d’utilisation et le spectacle.

Utiliser un cycle de lavage et le payer doit

être simple et intuitif, de manière à ce que le

portique parle à un grand groupe de clients.

Le spectacle, quant à lui, ne comprend pas

que le design des installations, mais aussi

leurs effets spectaculaires, avec mousse et

lumières. Naturellement, la qualité de lavage

ne doit pas en souffrir. Washtec et ESA sont

à la pointe dans tous les secteurs.

Comment ESA soutient-elle les garagistes

dans l’exploitation des installations ?

ESA fournit un soutien aux garagistes non

seulement pour l’exploitation des installations,

mais aussi bien en amont. Dans le cadre

d’un entretien personnel, nous déterminons

les besoins de la clientèle et le potentiel, de

façon à pouvoir sélectionner ensuite la machine

optimale dûment équipée dans notre

portefeuille. Pour les plans et les dessins, ESA

met à la disposition de ses clients son bureau

d’architecture, qui s’occupe au quotidien des

particularités et exigences du lavage automobile.

Ce service est unique et simplifie la

communication. Il permet également d’éviter

les erreurs. Le transport de l’installation est

toujours pris en charge par la même entreprise

expérimentée, qui utilise des camions spécialement

équipés à cet effet, avec des dispositifs

de levage particuliers. Enfin, le portique

est monté par l’un des quatorze techniciens

de service d’ESA entièrement affectés à la

technique de lavage et possédant ainsi un savoir-faire

précieux. Les départements du marketing

et de la publicité d’ESA fournissent aussi

des outils adéquats comme des bannières,

des flyers ou des cadeaux publicitaires. ESA

propose par ailleurs différents modèles de financement.

Une fois que l’installation est en

service, le garagiste peut se consacrer entièrement

à son atelier. Les installations de lavage

sont très fiables du point de vue de leur fonctionnement,

et les travaux d’entretien sont

rapides à effectuer. Bon nombre d’exploitants

signent un contrat d’entretien avec ESA, ce qui

leur permet de budgéter au mieux leurs coûts.

En cas d’événement imprévu, la centrale d’ESA

à Berthoud possède une équipe d’experts pouvant

apporter une première aide téléphonique

d’urgence. Souvent, il est possible de réparer

les dérangements de cette manière. En dehors

des heures d’ouverture, les appels sont déviés

vers notre service de piquet. Celui-ci est en

mesure d’envoyer rapidement un réparateur

dans tout le pays.

La chimie a-t-elle une importance pour le

bon fonctionnement d’une installation de

lavage ?

Une installation ne peut pas fonctionner

sans produits chimiques, ils sont donc très

importants. ESA fait confiance au fabricant

leader Sonax depuis plus de 25 ans. Cette

entreprise de tradition fabrique des produits

d’entretien automobile de haute qualité depuis

plus de 65 ans, elle y apporte le plus grand

soin et se concentre sur la clientèle, ce qui

correspond ainsi parfaitement à notre stratégie.

Sonax a été distinguée plusieurs fois pour

la qualité de ses produits et leurs propriétés

convaincantes. Son assortiment comporte le

bon produit pour chaque secteur d’application,

et l’entreprise l’adapte en permanence aux innovations

techniques des constructeurs de

portiques. Le partenariat d’ESA avec Washtec

et Sonax représente d’ailleurs un avantage

supplémentaire pour l’exploitant d’une installation

de lavage, car il bénéficie ainsi d’un

interlocuteur unique, mais compétent dans les

deux domaines.

Quel type d’installation conseillez-vous

pour quel garage ?

L’aspect décisif est la future utilisation du

portique. Les grandes entreprises, ou celles

de taille moyenne, possèdent souvent des

solutions internes. Ces machines ne sont pas

accessibles aux automobilistes, et ne sont utilisées

que par le personnel de l’atelier pour laver

les véhicules du garage ou ceux des clients

après une réparation. Dans ce cas, c’est l’efficience

de l’installation qui est primordiale, et

moins son apparence. Pour les installations

ouvertes au public, qui fonctionnent presque

toutes sans personnel en Suisse, les priorités

sont autres. Il est indispensable de proposer

là un système de commande et de paiement

facile à manier et logique. Les programmes

de lavage et d’entretien clairement décrits sur

les panneaux sont aussi plus riches, la plupart

du temps. Enfin, le design du portique,

le chemin d’accès et l’éclairage sont aussi très

importants. Le choix de l’installation dépend

naturellement aussi de la surface à disposition

ou du volume des locaux existants. Enfin,

il faut tenir compte du nombre et du type

d’installations de lavage qui existent déjà

dans la région. <

Plus d’informations sur :

www.esa.ch

De g. à dr. : Ursula et Stefan Jegerlehner, propriétaires.

Marco Bartolini, responsable de la

technique de lavage automobile chez ESA.

Une installation qui répond

parfaitement aux besoins

Le Garage Curty & Jegerlehner GmbH a

changé de nom en 2008 : il se nomme désormais

Garage Jegerlehner GmbH. En 2012,

il a déménagé dans un nouveau bâtiment à

Koppigen. En octobre 2018, les travaux de

construction d’un bâtiment supplémentaire

comportant une halle de lavage ont débuté.

Stefan Jegerlehner a opté pour une installation

de lavage d’ESA parce que c’était l’offre

globale qui lui convenait le mieux : « Du conseil

à l’aménagement en passant par la planification,

ESA est une partenaire compétente.

Le produit de l’entreprise Washtec nous a

convaincus parce qu’il peut être adapté sur

mesure à plusieurs niveaux. Il répondait

ainsi parfaitement à nos besoins. »

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201927


SERVICE COMPLET

Débat avec Jörg Beckmann, Oliver Oubuter, Peter Lenhart, Moderator Stephan Klapproth, Felix Wyss et Daniel Kilcher de l’Office fédéral des routes (OFROU).

100 ans

L’USIC devient

Carrosserie Suisse

En optant pour ce changement de nom, Felix Wyss, président de l’association professionnelle des carrossiers, réalise un

souhait de longue date. Carrosserie Suisse est plus parlant qu’une abréviation, et se prononce de manière identique dans

toutes les langues du pays. Sandro Compagno

Les 56 membres présents à l’assemblée des

délégués qui s’est tenue au Musée suisse des

transports de Lucerne ont approuvé ce changement

de nom à l’unanimité. Par cette décision,

ils ont également consolidé la cohésion

nationale des huit sections de l’association

et de leurs 650 entreprises. L’association romande

FCR avait adopté le nom Carrosserie

Suisse il y a quelque temps déjà. L’assemblée

des délégués a également validé l’adhésion

de l’association à la CC Mobil, la caisse de

compensation de l’UPSA et de 2roues Suisse.

Tandis que la matinée de cette 99 e assemblée

des délégués à Lucerne était consacrée

aux austères obligations statutaires, la

suite s’est avérée plus festive. Les carrossiers

suisses ont en effet célébré leur centième anniversaire

avec un forum consacré à la mobilité

de l’avenir. Des conférenciers de haut

vol ont débattu du sujet en présence de pointures

de la branche, comme Peter Götschi,

président central du TCS, Erik Paul Papinski,

président de l’Association Internationale

des Réparateurs en Carrosserie (AIRC), Urs

Wernli, président central de l’UPSA, Wolfgang

Schinagl, CEO d’Auto-i-dat AG, ou encore

Enzo Santarsiero, CEO d’André Koch SA.

Le lieu où s’est déroulé le forum, le centre

de congrès du Musée des transports, n’aurait

pas pu être mieux choisi : tandis que les experts

philosophaient et élaboraient des scénarios

pour notre mobilité de demain sous la

houlette de Stephan Klapproth, ancien présentateur

de télévision, des centaines d’écoliers

et de jeunes s’égaillaient dans les salles

du Musée, prouvant par leur présence et leur

intérêt que la mobilité restera un besoin fondamental

des générations futures, que ce soit

au volant d’une voiture traditionnelle, sur

route, ou dans un drone autonome, en l’air.

Vestiges d’une époque révolue depuis longtemps au Musée suisse des transports de Lucerne. (Photos : Pino Stranieri

/ Séverine Nordhof)

Les drones remplaceront-ils la voiture à

court ou long terme ? Peter Lenhart, de l’école

d’ingénierie de la ZHAW, tient cela pour hautement

improbable. Dans sa conférence, ce

spécialiste des drones a présenté plusieurs

projets plus ou moins avancés de drones de

transport de passagers. Tous se heurtent au

même problème : « Où trouverons-nous de la

place pour décoller et atterrir ? » Peter Lenhard

a mis les points sur les « i » : oui, ces

nouveaux engins voleront dans notre ciel

à l’avenir, « mais ils ne remplaceront pas la

28

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

L’apéritif s’est tenu au milieu de souvenirs automobiles.

Kurt Wyss, président de Carrossier Suisse, Erik Paul Papinski, président de l’Association internationale des réparateurs

en carrosserie AIRC, et Urs Wernli, président central de l’UPSA.

L’animateur Stephan Klapproth.

voiture, plutôt l’hélicoptère, parce qu’ils sont

plus silencieux et plus économes. »

Le coup d’envoi de la série de conférences

a été donné par Jörg Beckmann, directeur

de l’Académie de la mobilité du TCS et de

Swiss E-Mobility. Jörg Beckmann a résumé

ses conclusions sur les grandes tendances de

l’avenir de la mobilité sous le slogan « D6 » :

décarbonisation, déprivatisation, démotorisation

(dans l’espace urbain), démondialisation,

dématérialisation et décélération.

Tandis qu’en Suisse, près de 5 % de toutes

les voitures neuves vendues possèdent une

prise (qu’elles soient totalement électriques

ou hybrides), cette proportion s’élève à 50 %

déjà en Norvège. Jörg Beckmann prévoit

« une augmentation massive ces prochaines

années » en Suisse aussi, tout en disqualifiant

des alternatives comme l’hydrogène ou

le power-to-liquid pour des raisons d’efficacité

globale.

Le conférencier suivant souhaite rebattre

les cartes du marché avec des voitures purement

électriques : Oliver Ouboter, COO de

Microlino AG et fils du fondateur de l’entreprise

Wim Ouboter, a présenté sa petite

citadine électrique, qui aurait dû être commercialisée

ce printemps déjà. Arborant une

barbe de trois jours, un blouson de cuir et

une chemise déboutonnée, Oliver Ouboter

a tout du jeune gérant de start-up. Il a présenté

le concept de sa voiture cabine, inspirée

par les véhicules compacts des années

50, et n’a rien caché des difficultés liées à

sa production ni des raisons du retard de sa

commercialisation. L’entreprise partenaire

avec laquelle les Ouboter voulaient produire

leur Microlino, dont le prototype a été présenté

en 2016 à Genève, a manifestement

l’intention de mettre sur le marché un produit

concurrentiel très similaire. « Mais nous

continuons à penser que nous parviendrons

à commercialiser la Microlino cette année

encore. »

15 000 réservations ont été enregistrées

pour cet engin d’un nouveau type. Doté de

deux places et d’une portée d’environ 125 kilomètres,

il se vendra très bien comme second

véhicule, pense l’entrepreneur : « Les freins

psychologiques sont moindres lorsqu’on achète

un véhicule électrique en second. Les Tesla

que l’on voit circuler sur la rive droite du lac

de Zurich sont souvent des secondes voitures,

indique Oliver Ouboter, la première étant la

plupart du temps un SUV... »

L’entrepreneur Oliver Ouboter.

Que les voitures soient électriques ou dotées

d’un moteur conventionnel à combustion,

Felix Wyss, président de Carrosserie

Suisse, juge peu probable que les professionnels

de la branche perdent un jour leur emploi.

« J’ai foi en nos capacités », explique-t-il

avec un sourire mutin. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 201929


SERVICE COMPLET

Anniversaire

Cent ans sous le signe du

changement

« Nous devons évoluer et nous le ferons », a lancé Felix Wyss, président de Carrosserie Suisse, aux délégués et aux invités

à l’occasion du centenaire de l’association à Lucerne. L’histoire de Carrosserie Suisse, qui débute le 22 janvier 1919, est

marquée par le changement et l’évolution. Sandro Compagno

L’association professionnelle des carrossiers a

presque dix ans de plus que l’Union professionnelle

suisse de l’automobile (UPSA). « Logique,

répond Felix Wyss, puisque nous construisions

déjà des carrosseries pour les carrosses. » Ce

n’est qu’avec l’essor des carrosses sans chevaux

que les garagistes sont entrés dans la danse.

forme simple » pour CHF 4300. et se termine

par le modèle « Phaeton-Landaulet de six places

à conduite intérieure, carrosserie tout en tôle

et garnitures en cuir » pour CHF 13 000..

Le nom aussi, « Union Suisse des Carrossiers

(USIC) » est choisi lors de cette séance et demeure

jusqu’au 6 juin 2019.

L’hôte Felix Wyss.

Mais l’histoire des carrossiers commence

encore plus tôt : en 1891 déjà, Olten voit naître

l’association nationale des forgerons et des

charretiers, la Schweizerische Schmiede- und

Wagnermeisterverband (SSWV). Les constructeurs

de véhicules qui orientent de plus en plus

leur activité vers l’automobile y sont également

rattachés. Par ailleurs, au vu des problèmes

politiques et sociaux après la Première Guerre

mondiale, un groupe de constructeurs bâlois

réunis autour de Julius Kölz décide d’introduire

un règlement tarifaire. La SSWV convoque

alors une séance des charretiers automobiles

suisses le 24 novembre 1918 à Aarau. Les 13

participants décident de créer une association

professionnelle suisse des charretiers. Elle est

créée le 22 janvier 1919 à Olten.

Là encore, les prix sont au centre de la démarche.

La liste comprend 18 positions et commence

par un véhicule « deux places ouvert, de

Les consignes de prix sont conservées jusqu’à

la fin des années 1960, mais subissent régulièrement

des adaptations. Une enquête approfondie

sur la structure de l’emploi, menée par l’USIC en

1960, révèle que le changement perpétuel était

et demeure incontournable dans l’histoire des

carrossiers suisses. Le sondage met en exergue

un changement radical concernant les activités

des professionnels de l’automobile : alors que

des centaines de véhicules de tourisme arrivent

en Suisse chaque année et sont équipés d’une

carrosserie par les entreprises selon les désirs

des clients dans les années 1930, tout est différent

25 ans plus tard : le cercle des clients qui

commandent des véhicules à carrosserie individuelle

se réduit à une poignée de passionnés.

Les tâches de construction ne concernent alors

pratiquement plus que les véhicules utilitaires et

les tâches principales de nombreux membres se

limitent donc aux réparations. En effet, de plus

en plus de Suisses ont les moyens de s’acheter

une voiture, le trafic augmente et les accrochages

aussi : c’est donc du travail pour les carrossiers. <

Source : « Carrossier » 2/2019

30

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


LES MÉTIERS

viva.ch

DE L’AUTOMOBILE

ONT DE L’AVENIR

Bienvenue dans le monde fascinant de l‘automobile ! La branche automobile recherche des talents

amateurs de technique ultramoderne. Tous les jours, tu trouveras dans un garage des activités stimulantes

et d’une grande diversité ainsi que des collègues partageant ta passion pour les voitures.

Une formation professionnelle initiale dans l‘une des six professions automobiles proposées sera

un véritable tremplin pour ta carrière dans une branche polyvalente et passionnante. Les professions

automobiles ont de l‘avenir. www.metiersauto.ch


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Techspirit

Formation continue en

ligne pour l’automobile

et la carrosserie

Le projet est en ligne depuis quelques jours seulement : avec Techspirit, Derendinger, Technomag et

Matik proposent dès à présent des informations techniques pour les collaborateurs de la branche

automobile et de la carrosserie.

sco/pd. « Les frontières entre les domaines

d’activité et les compétences opérationnelles

dans ces deux secteurs sont toujours plus

floues », déclare Sébastien Moix, responsable

marketing de Swiss Automotive Group (SAG).

Il est donc judicieux de proposer des informations

pour les métiers techniques de l’automobile

et de la carrosserie sur la plate-forme

des trois filiales de SAG.

L’objectif principal de Techspirit est de proposer

une assistance technique lors de la réparation

automobile ainsi qu’une plate-forme

d’information et de formation continue destinée

aux professionnels de l’industrie automobile.

Son objectif secondaire est de contribuer

à la promotion des métiers de maintenance et

de réparation dans l’automobile.

Toute une série d’informations techniques

sous forme de bulletins techniques pouvant

être téléchargés au format PDF, des clips vidéo

ainsi qu’un glossaire complet sont proposés.

Les professionnels des secteurs des voitures

de tourisme, des utilitaires et des motos

sont ciblés.

Outre les bulletins et les articles de presse

issus de l’Aftermarket, des informations sur

les formations actuelles de Techpool sont

également disponibles sur le site Internet. Actuellement,

il s’agit de cours sur les technologies

à haute tension, les systèmes d’assistance

à la conduite, les climatisations et, avec la saison

automnale des pneus qui arrive, sur les

contrôles de la pression des pneus (TPMS). En

outre, Techspirit contient des remarques au

sujet d’événements importants de l’industrie

automobile et de l’Aftermarket.

Les informations techniques publiées sur

Techspirit proviennent des constructeurs

leaders sur le marché mondial. Les produits

décrits sont disponibles sur l’Aftermarket et

sont distribués en Suisse par Derendinger,

Technomag et Matik. L’accès à la plate-forme

est gratuit et ne nécessite qu’un enregistrement.

Le site Internet est disponible en allemand

et en français. <

Plus d’informations sur :

techspirit.ch

32

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


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Trois prestataires passés à la loupe

Concepts de carrosserie :

bien plus que du ponçage

AUTOINSIDE présente trois concepts de carrosserie puis explique leurs avantages et leurs inconvénients pour les garagistes.

Jürg A. Stettler

Un concept de carrosserie peut permettre au garagiste d’élargir son offre.

Les travaux de carrosserie permettent à un

garagiste d’élargir son offre et d’exploiter un

nouveau champ d’activité. Les nouveaux outils

spéciaux ainsi que les pellicules et les peintures

ultramodernes offrent de nos jours des

possibilités infinies. Mais comment une entreprise

peut-elle se procurer le savoir-faire nécessaire

? Comment acquérir durablement les

bases pour effectuer un travail de qualité dans

le domaine de la carrosserie ? Pour le garagiste,

participer au concept de carrosserie peut être

une solution. Cela garantit des bases solides

tout en offrant des possibilités de formation

continue et de certification. Cela permet aussi

de connaître des éléments nécessaires au

quotidien d’un carrossier professionnel, qui

vont des simples pièces de carrosserie et du

vitrage pour véhicules aux rétroviseurs extérieurs

en passant par les appareils spéciaux

pour les techniques de découpage, de ponçage

et de soudure. Dans le même temps, la

construction ou la transformation d’un atelier

entraîne toutefois des coûts considérables et

des investissements qui doivent être mûrement

réfléchis. Il faut analyser l’emplacement

et le marché avec soin et précision. En effet,

le développement de l’activité de carrosserie

n’est pas forcément intéressant pour tous les

garages. AUTOINSIDE a passé à la loupe trois

prestataires de concepts de carrosserie et interrogé

leurs responsables sur les avantages et

les inconvénients respectifs de leurs systèmes.

Quelles conditions le garagiste doit-il remplir

pour pouvoir utiliser votre concept de

carrosserie ?

Matthias Krummen, responsable Management

Services et communication d’ESA :

Notre concept Clearcarrep est en principe ouvert

à toutes carrosseries équipées d’un atelier

de peinture et employant au moins un tôlier

en carrosserie et carrossier-peintre.

Felix A. Schwaninger, responsable des

concepts d’atelier chez SAG (Carrosserie

plus et CarXpert Carrosserie) : Qu’il

s’agisse d’une carrosserie ou d’un garage,

certaines conditions techniques doivent être

remplies : il faut qu’il y ait un carrossier-tôlier

et un carrossier-peintre dans l’entreprise. La

carrosserie doit être dotée d’un équipement

adéquat et professionnel. Et si elle est membre

de Carrosserie Suisse, c’est d’autant mieux.

Thomas Wyss, directeur d’Axalta Coating

Systems Switzerland Sàrl / Spies Hecker

: Chaque garagiste peut adhérer au programme

de partenariat CUI (Colors Unlimited

International) de Spies Hecker puis l’utiliser

par la suite à condition de travailler avec la

marque de peinture Spies Hecker.

Cela vaut-il la peine de disposer d’une carrosserie

dans son garage ?

34

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Krummen: En raison des nouvelles technologies

qui ne cessent de faire leur entrée dans

la construction de véhicules, il est recommandé

d’avoir un spécialiste dans son personnel. Je

pense par exemple au domaine des capteurs,

des matériaux spéciaux comme l’aluminium,

l’acier à haute résistance ou différentes sortes

de plastique, mais aussi aux directives et obligations

légales concernant les systèmes d’aspiration

pour l’aluminium, sans oublier le poste

de préparation pour la peinture voire la cabine

de peinture. Ou alors de confier ces travaux à

une carrosserie disposant de personnel qualifié.

Schwaninger: Sur le principe, nous estimons

qu’il appartient à chaque garagiste

de décider, pour lui-même et son entreprise,

d’exploiter ou non une carrosserie. En plus des

investissements nécessaires, il faut trouver le

personnel spécialisé, ce qui n’est pas forcément

facile. La carrosserie aide toutefois à générer

des revenus supplémentaires, qui font de plus

en plus défaut dans la vente.

Wyss: Aujourd’hui, quand un garagiste ordonne

des travaux de carrosserie et de peinture

à l’extérieur, 2640 heures de travail lui sont facturées.

Cela vaut donc la peine de commencer

à faire ses calculs et de se charger soi-même de

ces travaux.

Et pour quelle taille de garage est-il judicieux

d’avoir un concept de carrosserie ?

Krummen: Pour Clearcarrep, la taille de

l’établissement n’est pas déterminante. En

principe, le concept est ouvert à toutes les carrosseries

ayant un atelier de peinture et employant

au moins un tôlier en carrosserie et

carrossier-peintre

Schwaninger: Qu’il s’agisse d’une petite

ou d’une moyenne entreprise, l’important est

que le partenaire incarne la marque et ne se

contente pas d’installer un panneau sur sa

façade. Pour devenir notre partenaire, il faut

avoir envie d’accueillir des clients supplémentaires

et apprécier le soutien de nos concepts.

Wyss: Un concept de carrosserie a du sens

dès lors qu’un carrossier est occupé à temps

plein dans la tôlerie et l’atelier de peinture.

Quelles sont les possibilités techniques

offertes par votre concept de carrosserie ?

Krummen: Pour les partenaires de notre

concept Clearcarrep, la formation continue

ne s’arrête jamais. Notre programme de formation

porte sur les méthodes de réparation

actuelles et reflète l’état le plus récent de la

technique. Les collaborateurs des carrosseries,

du tôlier en carrosserie au conseiller à la

clientèle en passant par le carrossier-peintre,

bénéficient ainsi de formations axées sur la

pratique d’un niveau qualitatif élevé.

Schwaninger: Notre offre englobe presque

tout ce dont une carrosserie peut avoir besoin,

sauf les cabines de peinture.

Wyss: Dans son programme de partenariat,

le club professionnel CUI propose une

étude de marché, une planification du workflow,

un plan de l’atelier avec des croquis CAO

et l’équipement sans oublier les formations

théoriques et pratiques des collaborateurs

dans le domaine de la peinture. Le centre de

formation « Campus 105 » de Pratteln (BL)

est doté d’un équipement technologique complet

où des cours sont dispensés chaque jour

sur toutes les tâches effectuées au quotidien

dans une carrosserie et un atelier de peinture

modernes. En complément, CUI propose

également des formations dans le domaine

du management. La « boussole des données

d’exploitation » permet de s’y retrouver dans

la jungle des chiffres. C’est la première comparaison

disponible en ligne dans la branche

de la carrosserie et de la peinture. Comme elle

est basée sur le web, il est particulièrement

Suite en page 36

© 2019 Axalta Coating Systems. All rights reserved.

La pole position en

efficacité énergétique.

Produits Speed-TEC :

séchage à 40 °C ou même à 20 °C.

Produits Speed-TEC :

rentabilité imbattable.

Les produits Speed-TEC permettent un

séchage à 40 °C ou même à 20 °C. Un tel

record en matière d’efficacité peut vous

faire économiser jusqu’à 70 % en coûts

énergétiques. Avec le Vernis Speed-TEC

8800, un véhicule peut sortir de la cabine

après seulement 10 à 15 minutes de séchage

à 40 °C, libérant ainsi la place pour vos

travaux suivants. Même sans séchage forcé,

le processus entier dure environ 75 minutes

seulement. Et pour couronner le tout :

L’Apprêt Mouillé-sur-Mouillé Speed-TEC 5550

a un temps de désolvatation imbattable de

seulement 5 minutes.

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Spies Hecker, plus proche tout simplement.

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201935


SERVICE COMPLET

simple et rapide de la gérer. Cet outil, supporté

par le réseau de réparation ARN (Automotive

Repair Network), est à la disposition de

chaque entreprise en Suisse.

Est-il également possible de le combiner

à d’autres concepts tels qu’un concept

d’atelier ?

Krummen: Clearcarrep est le premier

concept par lequel nous nous adressons aux

carrossiers de manière ciblée. Il n’est pas possible

de le combiner pour le moment.

Schwaninger: Souvent, les partenaires Garage

plus ou les garages carXpert ont parallèlement

un concept de carrosserie. Il est donc

possible de les combiner sans problème.

Wyss: CUI est partenaire de l’Automotive

Repair Network (ARN) d’Axalta. ARN est la

solution qui permet aux assureurs ainsi qu’aux

exploitants et aux propriétaires de flotte de

faire réparer les dégâts de carrosserie et de

peinture dans toute la Suisse de manière efficace,

rapide et à juste prix. Un des objectifs de

ce réseau est de soutenir les ateliers indépendants

et bien équipés, qui effectuent des réparations

de haute qualité et offrent un service

excellent, dans leur coopération avec des mandataires

de gestion de sinistres. Bien entendu,

le partenariat avec des assurances et des

flottes est exigeant lui aussi. Une certification

par Swiss TS, garante du respect des normes

et directives souhaitées dans les carrosseries

et ateliers de peinture de Spies Hecker CUI, est

nécessaire pour l’adhésion.

Qu’est-ce qui caractérise plus particulièrement

le concept ?

Krummen: Le concept Clearcarrep a spécialement

été lancé pour les carrossiers par

ESA en collaboration avec BETAG Innovation.

Il incarne des réparations de qualité et l’idée

de réparer les pièces automobiles au lieu de les

remplacer. Ce concept contribue à la rentabilité

des entreprises affiliées. Il permet aussi aux

ateliers de carrosserie de s’organiser en réseau

et de se démarquer sur le marché grâce à leur

certification.

Schwaninger: Nous sommes près du marché,

suivons les tendances et offrons de nombreux

avantages rares à nos partenaires. Pour

en savoir plus, rendez-vous sur : carrosserieplus.ch

ou carxpert.ch.

Wyss: Nous apportons un soutien global,

de l’idée à la planification puis à la mise en

œuvre, sans oublier l’aide sur les questions

techniques et relatives à la gestion d’entreprise.

Quelles autres possibilités de formation

continue proposez-vous ?

Krummen: Notre programme de formation

est subdivisé en trois niveaux et couvre

tout, des petites réparations au réglage du

châssis. Nous proposons aussi des formations

continues, par exemple dans le domaine de

l’analyse des sinistres ou des relations avec

les clients, les assurances et les collaborateurs.

Schwaninger: : Notre centre technique

« Techpool » propose des cours sur tout ce

qui concerne les véhicules, même la technique

haute tension. Grâce à notre collaboration

avec Carrosserie Suisse, nos cours dispensés

par des experts avérés jouissent d’une bonne

reconnaissance.

Wyss: Notre offre englobe des formations

théoriques et pratiques dans le domaine de la

peinture, de l’optimisation des processus, du

management et du soutien marketing. Nous

apportons aussi notre soutien pour les certifications

et la collaboration avec les assurances

et les flottes.

À combien se montent les investissements

nécessaires ?

Krummen: Hormis les frais de licence annuels,

mais qui sont vite amortis, le concept ne

coûte rien, sauf bien sûr les frais de formation.

Je peux dire que c’est un investissement qui en

vaut la peine !

Schwaninger: Les frais d’inscription, calculés

individuellement, commencent à environ

CHF 8000., auxquels s’ajoutent les cotisations

mensuelles pour la publicité nationale.

Wyss: Aujourd’hui, l’investissement minimal

pour un atelier de peinture est d’au moins

CHF 350 000. dans un bâtiment existant.

Pour une nouvelle construction, tout dépend

de la valeur du terrain, de la taille et du type

de structure. De plus, les coûts du service de

carrosserie varient selon la marque de véhicule,

chaque fabricant ayant ses propres directives. <

Dans quels cas un concept de carrosserie est-il judicieux ?

Taille de l’entreprise

Volume de travail/

capacité max. (par

jour de travail = 7,5

heures)*

Nombre de postes

préparation de la

peinture

Nombre d’emplacements

finish

Nombre de collaborateurs

(sans

bureau ni administration)

Unité de peinture

Surface de garage

(sans bureaux ni espaces

collectifs)

Petite 5 à 6 unités 3 à 4 1 2 à 3 1 cabine combinée 300 à 400 m 2

Moyenne 11 à 13 unités 6 à 8 2 à 4 5 à 7 1 cabine combinée 500 à 700 m 2

et 1 cabine de

séchage

Moyenne supérieurnées

16 à 19 unités 9 à 12 3 à 6 8 à 11 2 cabines combi-

700 à 900 m 2

et 1 cabine de

séchage

Grande 22 à 26 unités 12 à 16 4 à 8 11 à 15 2 cabines combinées

et 1 cabine de

séchage

1000 à 1200 m 2

* En cas d’exploitation moyenne de 70 à 80 % par annéer

** Pour les absences des collaborateurs pour cause de vacances, de formation continue et de maladie, il faut prévoir entre 20 % et 30 % de main d’œuvre en plus selon la taille et la structure de l’entreprise, à

savoir 2 à 3 travailleurs en plus pour 10 collaborateurs.

Source: Axalta Coating Systems Switzerland Sàrl / Spies Hecker

36

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


SERVICE COMPLET

Le passage au DAB+

Bientôt le silence à bord ?

Les fréquences radio OUC seront désactivées en Suisse dès 2020. Nombre d’autoradios analogiques pourraient bien devenir

muets. Mais ce n’est pas une fatalité ! Pour les garagistes, la conversion des récepteurs à DAB+ est non seulement une

activité lucrative, mais aussi un excellent moyen de marquer des points auprès de leurs clients grâce à leur expertise et

leur service. Jürg A. Stettler

Dès 2020, certaines radios n’émetteront plus qu’en DAB+. Les autoradios analogiques pourraient bien devenir muets s’ils ne sont pas convertis d’ici six mois.

La radio reste l’un des canaux médiatiques

les plus prisés. Pas moins de 73 % des Suisses

écoutent la radio tous les jours, dont 70 %

en voiture également. La station préférée

de nombreux automobilistes pourrait toutefois

bientôt rester muette. En effet, à partir

de l’année prochaine, les projets de l’Office

fédéral de la communication (OFCOM) prévoient

de désactiver progressivement, et

entièrement d’ici 2024, les fréquences radio

analogiques. Les stations ne diffuseront

alors leurs programmes qu’avec des émetteurs

DAB+ (Digital Audio Broadcasting) qui

font état d’une meilleure qualité de son et

qui ne souffrent d’aucune interférence. La

nouvelle technologie permet en outre de recevoir

d’autres données utiles telles que des

représentations graphiques d’informations

sur la circulation, des renseignements météorologiques

et des messages textuels. Plus

de 130 stations peuvent déjà être écoutées en

DAB+ dans toute la Suisse. Plus de 150 tunnels

urbains et autoroutiers très fréquentés

sont déjà équipés pour la réception DAB+

afin que la musique ne s’arrête pas brusquement,

même pour ceux qui circulent déjà munis

d’un nouvel autoradio. L’Office fédéral des

routes (OFROU) souhaite équiper continuellement

les tunnels dans le cadre de travaux

d’entretien. Objectif : le DAB+ devrait être

disponible dans les principaux tunnels dans

tout le pays d’ici fin 2019.

Tout cela semble bien beau, mais l’histoire

connaît un accroc : seule une faible part des

quelque 4,2 millions de véhicules immatriculés

en Suisse étaient dotés de la DAB+

en 2012 (environ 10 000 appareils). Actuellement,

plus de 70 % des voitures suisses ne

sont encore munies que d’une radio analogique,

c’est-à-dire incompatible avec le DAB+.

Il y a deux ans encore, à peine un tiers de

tous les véhicules neufs étaient encore livrés

sans radio DAB+, un chiffre étonnant. La plupart

de ces voitures circuleront certainement

encore sur nos routes après 2020 sans toutefois

profiter de la moindre réception radio

ni d’aucun conseil concernant le trafic (voir

l’encadré). Pour l’instant, rares sont les automobilistes

qui sont au courant de ce risque.

Il est donc grand temps que leur garagiste

les en informe, par exemple lors de la prochaine

révision. La question des conversions

au DAB+ permet en effet au garagiste non

seulement de se démarquer par des conseils

compétents, mais aussi d’engranger des recettes

supplémentaires.

« Les chiffres de vente de kits de conversion

sont encore faibles cela dit », explique Myriam

Schoch, responsable marketing/publicité/RP

de Fibag SA. « Nous parlons de 0,03 %

du parc automobile. Et nous partons du principe

que la demande restera modeste jusqu’à

une date proche de l’échéance de désactivation.

» Comme pour le passage des pneus

d’hivers aux pneus d’été, d’un seul coup, une

multitude de clients devraient donc soudainement

demander un rendez-vous à leur

garagiste. Mais ce n’est pas une fatalité, car

plusieurs solutions de post-équipement sont

déjà disponibles. Elles s’étendent du simple

adaptateur universel, qui transmet le signal

Suite en page 38

AUTOINSIDE | Juillet Août 201937


SERVICE COMPLET

DAB+ sans fil à la radio FM, aux modules

DIN qui nécessitent des connaissances d’installation

supplémentaires. Outre la réception

DAB+, quelques appareils proposent en plus

une fonction mains libres pour téléphones

portables et Bluetooth, une valeur ajoutée

grâce à des options Internet. Sur les anciennes

voitures équipées de radios 1 DIN,

il est préférable de remplacer complètement

la radio par un appareil DAB+ moderne. Plusieurs

solutions de conversion sont également

disponibles pour les appareils 2 DIN.

En matière de conversion, le garagiste ne devrait

pas uniquement se concentrer sur les

voitures neuves et sur les véhicules de ses

clients. Le DAB+ devrait aussi être en ligne

de mire pour les occasions. Une conversion

permet là encore d’améliorer au mieux la

valeur et l’attrait de revente du véhicule. Car

dans ce segment aussi, la plupart des clients

ne souhaitent plus rouler dans une voiture

munie d’une petite antenne sur le pare-brise

et d’un écran ou d’un appareil supplémentaire

et dont l’habitacle est encombré de fils.

Des solutions de post-équipement intégrées

et spécifiques aux différentes marques sont

également avantageuses parce qu’elles sont

invisibles et qu’elles peuvent être pilotées depuis

les boutons ordinaires de la radio.

L’UPSA Business Academy propose un cours

spécial pour préparer les garagistes à temps

à la vague de clients attendue et pour établir

de bonnes bases pour les quelque 3,5 millions

de conversions DAB+ estimées. Lors

du cours d’une journée élaboré avec les experts

de Weer GmbH et d’Exclusiv Car-HiFi

GmbH et consacré au DAB+, les garagistes

obtiennent une vue d’ensemble du sujet,

mais apprennent aussi les bases relatives

aux techniques et au montage des antennes

et à l’installation ainsi qu’au post-équipement

d’appareils DAB+. Dans le cadre du cours, il

est en outre possible d’obtenir un certificat

de compétences de spécialiste de la conversion

et de personne formée conformément

aux exigences de l’UPSA. Les prochains cours

sur le DAB+ auront lieu le 1 er octobre 2019 à

Saint-Gall et le 3 décembre 2019 à Berne. Manuela

Jost, conseillère UPSA, se tient à la disposition

des personnes intéressées (manuela.

jost@agvs-upsa.ch, tél. 031 307 15 27). <

Le DAB+ diffuse aussi des informations sur la circulation

Pour de nombreux automobilistes, les informations

sur la circulation revêtent pratiquement

plus d’importance que la musique. La plupart des

appareils de navigation obtiennent ces informations

par OUC. Les données sont transmises par

le « Traffic Message Channel » (TMC). Lors du

passage de la FM au DAB+, la transmission TMC

disparaît au même titre que la transmission radio.

Dès 2021, le système de navigation acheminera

alors le conducteur dans l’embouteillage le plus

proche, faute d’informations actuelles sur la

circulation : une situation désagréable. Déjà utilisé

en Allemagne et en Norvège le successeur du

TMC s’appelle TPEG (Transport Protocol Experts

Group). Il est plus rapide et les données relatives

aux ralentissements sont géographiquement plus

précises. Le TPEG fournit en outre des informations

complémentaires, si bien que des pronostics

plus précis concernant la perte de temps

escomptée sont possibles. Point essentiel pour

le garagiste : il devrait se tenir aux côtés de son

client, l’informer à temps du problème de conversion

et éventuellement lui proposer une solution

de transition, voire un tout nouvel appareil pour

résoudre le problème. Sur certains appareils tels

que ceux de la marque Garmin, une simple mise

à jour du logiciel suffit pour passer à la nouvelle

technologie.

www.osram.com/ledupgrade

La lumière est la mise à niveau parfaite

OSRAM LEDriving ® lampes de

remplacement

Les conducteurs passionnés et innovateurs veulent se démarquer de la

foule et attachent une grande importance à la sécurité, à la performance

et au style. C’est pourquoi ils sont toujours à la recherche des dernières

technologies.

Avec les lampes de rechange OSRAM LEDriving ® 1) 2) , vous êtes

parfaitement équipé pour répondre à cette exigence et avez ainsi

une longueur d’avance sur vos concurrents.

1)

Ces produits ne sont pas homologués ECE. Cela signifie qu’ils ne peuvent pas être utilisés

sur la voie publique à l’extérieur. peut être utilisé. L’utilisation sur la voie publique entraîne

la révocation de l’autorisation d’exploitation et la perte de de la couverture d’assurance.

Plusieurs pays interdisent la vente et l’utilisation de ces produits. Veuillez contacter votre

distributeur local pour plus d’informations sur la disponibilité dans votre pays.

2)

LEDriving ® CANBUS CONTROL UNIT évite les messages d’erreur sur l’ordinateur de bord

lorsque vous utilisez les lampes à LED dans des applications de 5 W, 21 W ou 50 W.

La lumiere, c’est OSRAM


ÉLIMINATION ET RECYCLAGE

« PickApp »

Élimination numérique

L’Amag Import SA met depuis plusieurs années à la disposition de ses partenaires et des clients d’Amag en Suisse un concept

d’élimination complet. À compter de l’automne 2018, elle le propose également sous la forme d’une application. Jürg A. Stettler

usagés sont récupérés, transportés, triés, stockés,

et finalement valorisés de la manière la

plus écologique qui soit et dans le respect de la

loi, ou amenés au recyclage.

Avec l’appli « PickApp », AMAG Import SA facilite, par la numérisation, l’élimination.

Avec leur application « PickApp », AMAG Import

SA et CCR Schweiz GmbH prouvent que

l’élimination des déchets des ateliers peut elle

aussi être numérisée. Depuis plusieurs années,

AMAG propose à ses partenaires et clients en

Suisse un concept d’élimination complet. À

compter de l’automne dernier, celui-ci est également

disponible sur smartphone, ce qui permet

de coordonner numériquement la récupération

adéquate de tous les emballages et de tous les

produits d’un atelier. « La PickApp est encore

plus intuitive que la commande sur Internet

grâce à l’aide fournie par les images », explique

Daniel Häberli, du service de gestion des produits

chez AMAG Import SA. « Elle est d’une

aide inestimable au sein d’un atelier, où beaucoup

de choses doivent se faire rapidement. »

L’application simplifie en outre grandement

le travail d’AMAG Import AG si l’on considère

les volumes impressionnants de déchets que

l’entreprise doit traiter chaque année : près de

300 000 pneus et jantes usagés de voitures

particulières, 200 000 litres de liquide de frein,

2 millions de litres d’huile pour le moteur ou

l’engrenage ou encore 33 000 batteries de démarrage

doivent être éliminés de manière adéquate.

AMAG Import SA fait appel pour cela

aux services de son partenaire CCR, spécialiste

de l’élimination, qui collabore en Suisse avec

ses propres partenaires opérationnels, les entreprises

Häfeli-Brugger AG à Klingnau (AG) et

Chiresa AG à Turgi (AG). Tous les matériaux

Daniel Häberli, du service de

gestion des produits chez AMAG

Import SA.

Une grande simplification

« Avec la mobilité électrique et ses batteries

au lithium-ion, la question de la sécurité et du

transport des marchandises dangereuses a de

plus en plus d’importance », explique Daniel

Häberli. Cet aspect-là aussi est un jeu d’enfant

avec la « PickApp », disponible pour Android et

iOS. Il suffit de se connecter pour avoir accès au

bilan d’élimination actuel sous la forme d’un

diagramme camembert. D’un simple effleurement

de l’écran de son smartphone, Daniel

Häberli scrolle vers le bas et voit toutes les matières

qu’il est possible d’éliminer. Pour qu’il soit

plus facile de les repérer et de les reconnaître,

elles sont dotées d’une photo et du prix par kilo

ou litre valable dans le concept d’élimination

d’AMAG Import SA. Que faire si l’on souhaite

éliminer un objet qui ne se trouve pas sur la

liste ? « Dans ce cas, le client peut demander

une offre individuelle pour l’élimination, indique

Daniel Häberli. Avec la PickApp, il peut

même prendre une photo de l’objet pour enregistrer

sa demande d’offre. »

Et pour que les garagistes sachent où ils en

sont et gardent le contrôle, tous les déchets récupérés

sont également consignés sur un bon de

livraison. « Ainsi, on s’assure que des pièces qui

auraient dû être éliminées ne réapparaissent pas

ailleurs tout à coup », conclut Daniel Häberli. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 201939


ÉLIMINATION ET RECYCLAGE

« Les règles d’or de l’élimination »

L’élimination

commence lors

du stockage

De l’élimination des huiles usagées au traitement des déchets spéciaux,

l’entreprise Altola AG est LA spécialiste de l’élimination des déchets. En

exclusivité pour AUTOINSIDE, Altola conseille les garagistes. André Bissegger

Lors de sa création en 1969, la société Altola

AG actuellement implantée à Olten (SO), Pieterlen

(BE) et à Zuchwil (SO) s’occupait d’éliminer

les huiles usagées. Depuis, beaucoup

de choses ont évolué : l’entreprise se définit

aujourd’hui comme un prestataire de services

global traitant les déchets spéciaux de tout

type, sauf les déchets radioactifs, les substances

infectieuses et les explosifs. À Olten,

elle gère en outre un centre de compétences

pour les déchets électriques et électroniques.

L’élimination adéquate des déchets est

essentielle pour l’environnement, la sécurité

et le respect de la loi, mais aussi sur le plan

financier. Peter Scheidegger, responsable des

ventes chez Altola, connaît bien les « règles

d’or de l’élimination ». Tout commence dès

l’entreposage.

1. Éviter les mélanges, sauf ...

Même si c’est moins fréquent, on voit encore

trop souvent des mélanges de liquides dans

les garages. La pratique la plus répandue,

selon le responsable, consiste à additionner

de l’huile à l’essence. « Beaucoup de gens

l’ignorent, mais de faibles quantités suffisent

à provoquer des dommages », explique-t-il.

Lorsque ces deux liquides sont mélangés, le

point d’éclair diminue et le risque d’inflammation

augmente. L’élimination devient plus

coûteuse, car le mélange a une classification

différente, ce qui complique la manipulation.

Peter Scheidegger conseille : « Il faudrait si

40

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


ÉLIMINATION ET RECYCLAGE

possible déposer les substances séparément.

» En général, c’est plus avantageux et

les possibilités de revalorisation sont meilleures.

Lorsque les matières sont mélangées,

on ne peut quasiment plus revenir en arrière :

« Une fois mélangées, c’est trop tard », affirme

le spécialiste.

2. ... après des investigations préalables

Il y a cependant des exceptions, où les mélanges

sont tout à fait possibles et judicieux.

C’est, par exemple, le cas des pneus qu’il est

inutile de trier par taille. « Avant de mélanger

quoi que ce soit, il faut prendre contact

avec le prestataire chargé de l’élimination »,

ajoute-t-il. « Il saura quels mélanges peuvent

et doivent être faits ». De manière générale, le

responsable des ventes d’Altola AG conseille

de clarifier systématiquement les cas dans

lesquels le tri s’impose ou non.

3. Réfléchir à l’organisation ...

Ce qu’il faut retenir : plus le conteneur est

volumineux, moins l’élimination sera coûteuse.

Il faut cependant garder à l’esprit que

certaines tailles ne conviennent pas à toutes

les entreprises. Tout dépend d’une part de la

surface disponible, et d’autre part de la quantité

de déchets à évacuer. Cela ne vaut pas

la peine d’avoir un grand conteneur si une

entreprise met trop longtemps à le remplir,

car il y occupera trop de place. Parallèlement,

au-delà d’une certaine quantité, on peut opter

pour une citerne. « Il faut impérativement réfléchir

en amont et consulter éventuellement

les spécialistes pour définir une solution personnalisée

», déclare Peter Scheidegger.

4. ... et à l’emplacement

Le choix de l’emplacement est important

lui aussi. L’accès doit être facile et dégagé.

« Personne n’aime monter les escaliers en

portant des tonneaux », indique le spécialiste.

Une idée judicieuse pourrait être d’utiliser

de petits récipients sur les postes de

travail, puis de les transvaser dans un grand

conteneur situé à un endroit centralisé. « Un

tonneau est toujours plus facile à déplacer

qu’un conteneur type GRV (grand récipient

pour vrac) », ajoute-t-il.

5. Bien gérer les batteries

Autrefois les batteries fonctionnaient au

plomb, qui a été remplacé par le lithium-ion.

« Pour les garagistes, l’élimination des batteries

devient peu à peu une nécessité », affirme

Peter Scheidegger. « Elles sont de plus en plus

nombreuses, et on ne peut pas les éliminer

comme les anciennes batteries au plomb. »

Elles présentent notamment un risque lorsqu’elles

sont abîmées, car elles sont alors

hautement inflammables. « Il faut donc songer

à leur entreposage et à leur transport. » Le

spécialiste recommande de bien s’informer

en amont. « Les vendeurs de voitures électriques

doivent en discuter avec les constructeurs

ou les importateurs », poursuit-il, en

précisant que certains d’entre eux disposent

de concepts d’élimination. <

Plus d’informations sur :

altola.ch

850 arguments

pour un maximum

de flexibilité.

brainsnhands.ch

Nulle part ailleurs vous ne trouverez autant d‘arguments convaincants.

Avec plus de 850 interfaces, Stieger Software offre à votre

garage un maximum de liberté opérationnelle. Parallèlement à un

grand potentiel d‘options que vous pouvez pleinement exploiter,

vous avez également la possibilité de planifier au mieux l‘avenir en

fonction de l‘évolution de votre entreprise. Grâce à sa compatibilité

élevée avec de nombreuses interfaces, un DMS de Stieger vous

permet d‘atteindre facilement une flexibilité maximale.

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RIWAX la manufacture de produits

de soins pour véhicules

Des produits de qualité innovants et faciles à appliquer, voilà ce qui

distingue RIWAX Chemie AG, depuis des années le leader suisse

pour la fabrication de produits dédiés pour les soins des véhicules :

produits de nettoyage et d’entretien pour autos, deux-roues, bateaux,

véhicules ferroviaires et aéronefs. Le riche assortiment de

détergents liquides qui englobe aussi une polisseuse professionnelle

est le gage d’un brillant rayonnant sur les surfaces et de

pureté à l’intérieur, ce qui, en dernier ressort, contribue aussi à la

préservation de la valeur des véhicules à entretenir.

Les produits Riwax sont conçus pour une application professionnelle,

mais ils se destinent aussi aux automobilistes privés qui

cultivent l’amour du détail.


Les pros font confiance aux polishs PX

1

Nettoyage / Traitement préliminaire

Tout polissage de vernis et toute préparation d’une voiture neuve

sont précédés par un nettoyage minutieux du véhicule pour éliminer

les encrassements résistants comme les gouttelettes de

goudron, la corrosion superficielle, les cadavres d’insectes ou

les brouillards de peinture. Pour ce dernier type de nettoyage, les

pros optent pour les produits Riwax Clean Clay Cloth et RX 20

Spray Finish. Grâce à la surface du chiffon microfibre enduite de

mastic à peinture, l’élimination sans peine de la totalité des dépôts

s’effectue aussi parfaitement que rapidement. Pour que le

chiffon puisse bien glisser, il faut, au préalable, traiter le vernis

avec le vaporisateur imprégnateur de surface RX 20 Spray Finish.

Méthode One-Step

Pour la méthode One-Step, l’assortiment Riwax propose la

polisseuse rotative excentrique Dual Action Polisher. Que l’on

utilise pour le polissage du PX 100 ou du PX 200: la machine

facilite le travail du professionnel par sa simplicité de manipulation

et sa légèreté.

2

Ponçage

Si le vernis présente de profondes rayures, un aspect peau

d’orange ou des incrustations de poussière, il faut tout d’abord

poncer les endroits concernés avec un papier abrasif humide

(P1500-P3000). La polisseuse Orbital Polisher Trizact est l’outil

idéal pour obtenir un résultat absolument parfait. Cette étape

n’est pas réellement nécessaire si on ne constate pas de graves

dommages de la peinture.

4

Cirer et conserver

Après l’opération de polissage, il faut protéger la surface du

vernis avec l’agent PX 300. Il s’agit en l’occurrence d’une cire

augmentant la profondeur de la couleur avec une protection

de longue durée et un comportement déperlant remarquable.

Pour apposer la cire, les pros utilisent la polisseuse rotative

excentrique Orbital Polisher sur laquelle ils fixent l’éponge

noire souple.

3

Polish de ponçage et pour fini miroir

Les aspects rebutants comme les vernis extrêmement altérés,

les rayures profondes, les surfaces mates et ternies ou les rectifications

de peinture visibles doivent être éliminés par polissage

à l’aide du polish de ponçage PX 100. Idéalement, utilisez la polisseuse

de précision Polisher Professional Makita. En fonction

de l’application, on peut utiliser pour cette opération la peau de

mouton, l’éponge dure bleue ou l’éponge conique fixées sur le

disque de rotation. Si le vernis ne présente que de fines rayures

et des hologrammes ou s’il souffre d’un déficit de brillant profond,

on peut tout de suite passer au polish fini miroir PX 200

et à l’éponge de polissage blanche de dureté moyenne. Si le

vernis a subi un traitement préliminaire au PX 100, nous vous

recommandons instamment un post-traitement au PX 200 dans

le cas des peintures de couleur sombre.

5

Finition et contrôle de la qualité

Un pro digne de ce nom ne se contente pas du programme obligatoire.

Il n’oublie jamais le programme libre avec finition et

contrôle de la qualité. Pour cela, les poètes du vernis recourent

à nouveau au RX 20 Spray Finish sous forme de vaporisateur.

Tout simplement vaporiser le produit à la surface du vernis puis,

avec un chiffon microfibre, le faire sécher en le frottant. Ce processus

confère à la surface du vernis, à titre additionnel, un

brillant profond à l’éclat remarquable.

RIWAX-Chemie AG

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T: +41 (0)31 910 45 45 | F: +41 (0)31 910 45 05

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FORMATION

Lors la semaine du Future Day 2019 à Vauffelin (BE), plus de 500 mécatroniciens d’automobiles débutants se font une idée des futurs métiers possibles.

Trouver des perspectives

Examen de fin d’apprentissage ou procédure de qualification (EFA/PQ)… et ensuite ? Tous les apprentis de 3 e année n’ont

pas la réponse à cette question. Pendant la semaine du Future Day, plus de 500 mécatroniciens d’automobiles débutants

se font une idée de la diversité des possibilités de formation continue. AUTOINSIDE était sur place. Jürg A. Stettler

Est-ce bien là, dans le Jura bernois, au cœur

d’une nature pittoresque, où les renards et les

lièvres fraient ensemble, que se décide l’avenir

professionnel des apprentis de la branche

automobile en troisième année de formation ?

Inimaginable, me direz-vous, mais pourtant

véridique. C’est en effet dans ce coin de pays

perdu, à côté de Vauffelin (BE), qu’est implanté

le Dynamic Test Center (DTC). Le DTC est

non seulement l’un des principaux centres

d’essai du secteur de la mobilité en Europe, il

est également le théâtre du Future Day. Pendant

toute une semaine, quelques centaines

d’apprentis y découvrent ce que pourrait être

leur avenir professionnel dans le secteur de

la mobilité. Parmi eux, près de 500 mécatroniciens

d’automobiles venus de tout le pays

ont été invités au DTC avec leurs enseignants.

Stefan Mattmann, du BBZB de Lucerne, est à

Vauffelin pour la cinquième fois déjà avec sa

classe : « J’apprécie l’endroit, qui me permet

d’aider mes apprentis à se faire une idée plus

précise de leur univers professionnel. Même

si seulement une petite partie de ma classe

franchira ce pas et entamera une formation

continue. » Et l’enseignant d’ajouter : « La visite

au Future Day leur montre simplement

tout le champ des possibles. Et qu’une formation

d’ingénieur automobile peut être tout à

fait intéressante, même dans un pays dépourvu

de constructeurs. »

Le directeur du DTC, Bernhard Gerster,

exprime lui aussi très clairement l’intérêt de la

formation continue dans la branche de la mobilité

: « L’ingénieur automobile évolue dans

un vaste domaine d’activité, il travaille avec

les dernières technologies et bénéficie encore

d’excellentes perspectives de carrière. » Et

ce, dans tous les domaines. « Une personne

sur sept qui travaille dans l’industrie suisse

produit des pièces pour l’automobile », déclare

Bernhard Gerster. En 2018, le secteur

des sous-traitants suisses a réalisé un chiffre

d’affaires de 9 milliards de francs. L’électronique

automobile représente actuellement

le principal secteur parmi les quelque 250

sous-traitants suisses. Toutefois, le département

Technique automobile de la Haute école

spécialisée bernoise (BFH), l’UPSA et d’autres

associations (Agrotec Suisse, Carrosserie

Suisse, l’ASETA, 2roues Suisse et l’ASEMACA)

ne présentent pas aux jeunes en troisième année

qu’une voie à sens unique vers le métier

d’ingénieur automobile, mais leur ouvrent en

grand une fenêtre donnant sur un avenir professionnel

captivant et varié. L’UPSA tire elle

aussi parti de cette plateforme pour expliquer

aux jeunes que l’examen de fin d’apprentissage

ou la procédure de qualification (EFA/

PQ) ne constitue, de loin, pas la fin de leurs

parcours. Elle leur montre également à quel

point la branche valorise les jeunes professionnels.

Sur les quelque 800 mécatroniciens

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FORMATION

d’automobiles formés en Suisse, environ un

quart suivront une formation continue de

diagnosticien d’automobiles. Mais des emplois

tels que conseiller de vente automobile,

conseiller de service à la clientèle, coordinateur

d’atelier automobile, gestionnaire d’entreprise

diplômé et, depuis peu, restaurateur

automobile avec brevet fédéral ou encore

secouriste routier offrent aussi aux jeunes

des perspectives attrayantes au sein de la

branche.

Cette plate-forme est vraiment nécessaire,

comme le montre le nombre de jeunes qui

s’intéressent au Future Day et y voient bien

plus qu’une simple excursion dans le Jura

bernois. « Je jouais aux Lego quand j’étais petite,

et la technique m’a toujours fascinée »,

déclare la mécatronicienne d’automobiles

Julia Felber. « Mon choix de métier était parfait

et les tâches sont devenues encore plus

passionnantes pendant l’apprentissage. Je

suis désormais ouverte à plein de choses. »

Elle profite du Future Day à Vauffelin, comme

d’autres apprentis, pour s’informer des diverses

voies possibles. Son amour pour les

grands véhicules et la technique a conduit

Matthias Hodel à choisir un apprentissage

de mécatronicien d’automobiles : « Je ne sais

pas encore précisément ce que je veux faire

ensuite. Mais cette journée est extrêmement

inspirante. Pour le moment, je pourrais me

laisser tenter par une formation de diagnosticien

d’automobiles. »

À Vauffelin, les jeunes professionnels ont

l’opportunité unique d’acquérir une connaissance

plus approfondie de leur métier sur différents

postes techniques. Des thématiques

complexes y sont décortiquées de manière intelligible.

Andreas Hüssy, par exemple, a expliqué

pourquoi la nouvelle procédure de mesure

des polluants WLTP est si chronophage.

Bruno Lauener a présenté diverses propriétés

de matériaux et les avantages des simulations

sur ordinateur. Les mécatroniciens d’automobiles

débutants ont surtout été impressionnés

par le poste technique de la Peugeot qui percutait

un mur à seulement 10 km/h. Une fois

les quatre premiers cobayes passés par l’essai,

on n’entendait plus personne demander en

plaisantant : « Est-ce qu’il faut s’attacher ? »

Roulage court, impact violent et coup du lapin

simultané pour les quatre occupants du véhicule

: personne n’avait envisagé un choc aussi

rude à une vitesse aussi modeste. Soudain,

même les spectateurs se rendent compte de

l’importance de la sécurité et de la protection

des passagers dans la construction automobile.

Sensibilisés de la sorte, les jeunes ont

visionné avec bien plus d’attention et sous un

tout nouvel angle les vidéos d’accidents au

poste technique suivant.

Le crash-test en direct organisé l’après-midi

constituait toutefois le point d’orgue de la

journée. Une Opel Astra est venue frapper

une structure fixe, un poteau métallique en

l’occurrence, à 50 km/h. L’essai devait montrer

la différence au niveau des déformations entre

un véhicule muni d’un moteur transversal tel

que l’Opel Astra et une voiture dans laquelle le

moteur est installé longitudinalement, et qui

est capable d’absorber plus d’énergie. « Reste

à ne pas cligner des yeux, sinon on risque de

rater le crash ! Celui-ci ne dure pas plus d’un

dixième de seconde », a rappelé Bernhard

Gerster avant que le puissant moteur V8 ne se

manifeste bruyamment. Retenue par un câble,

l’Opel se met lentement en mouvement, elle

accélère jusqu’à ce que le câble se décroche à 50

km/h et que le moteur se taise. Il règne alors

un calme absolu et une concentration maximale

à Vauffelin. Tour le monde fixe, hypnotisé,

le poteau métallique... puis c’est le vacarme !

La face avant de l’Opel s’enfonce dans un bruit

assourdissant contre le poteau comme si elle

l’embrassait, tandis que l’arrière de la voiture

se soulève puis retombe bruyamment à terre.

Le choc a fait mouche. Il laissera assurément

des traces dans les esprits, au même titre, espérons-le,

que toutes les informations que les

jeunes ont pu glaner sur leur avenir professionnel

au Future Day.

Olivier Maeder, membre de la direction de

l’UPSA, en tire un bilan positif : « Nous avons

accueilli de nombreux apprentis motivés », déclare

avec satisfaction l’expert de la formation.

« Et ils ont posé de nombreuses questions intéressantes

! » Un signe très positif pour l’avenir

de la branche des garages suisse. <

Très impressionant pour tous les apprentis : le crash en

direct de l’Opel Astra, qui percute un poteau à 50 km/h.

Le passage de l’analogique au numérique a eu lieu

Le Dynamic Test Center (DTC) de Vauffelin (BE)

étudie des problèmes techniques pour améliorer

la sécurité. Lorsqu’il a été fondé il y a 25 ans, le

régulateur de vitesse, l’ABS et l’ESP étaient les

seuls systèmes d’assistance à la conduite capables

de renforcer la sécurité active. À l’époque,

à côté des ceintures de sécurité, on utilisait aussi

déjà des airbags et des prétensionneurs de ceinture

pour plus de sécurité passive (pour mitiger

les conséquences d’accidents), mais les crashtests

indépendants n’en étaient encore qu’à leurs

balbutiements en 1994. Des essais d’homologation

étaient réalisés à une vitesse de collision frontale

de 50 km/h pour un recouvrement de 100 % sur

un mur en béton, des conditions pas vraiment

représentatives d’accidents au quotidien. Le

travail du DTC a considérablement évolué avec

la numérisation croissante et les progrès de la

connectivité. Pratiquement tous les essais réels

peuvent également être effectués par une simulation

pure sur ordinateur. La variante la plus intéressante

est déterminée par la charge de travail

et de calcul. Les calculs de simulation, très précis

à l’heure actuelle, exigent toutefois toujours une

validation dans la réalité, car leur exactitude doit

être analysée au cas par cas. C’est pourquoi le

DTC teste sur sa propre piste d’essai, en conditions

réelles, les systèmes les plus divers tels

que des assistants d’embouteillage, de freinage

d’urgence et de changement de direction ainsi

que des systèmes de stabilisation. Les experts

du Jura bernois peuvent ainsi démontrer que la

numérisation, et en particulier l’automatisation

des véhicules, favorise également l’émergence de

nouvelles méthodes pour les contrôles d’homologation.

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FORMATION

Préapprentissage d’intégration

Avec ce projet, tout le

monde y gagne

Un beau succès : les six réfugiés ayant effectué un préapprentissage d’intégration d’un an auprès des garagistes UPSA

zurichois depuis l’été dernier ont tous obtenu un contrat d’apprentissage. Le bilan de Melanie Aardalsbakke de l’Office de

l’enseignement secondaire du 2 e degré et de la formation professionnelle du canton de Zurich est positif. André Bissegger

Madame Aardalsbakke, depuis l’été 2018,

les réfugiés détenant un permis F ou B ont pu

effectuer un préapprentissage d’intégration

d’un an dans des garages zurichois. Quel

bilan tirez-vous de cette première année ?

Melanie Aardalsbakke : La première année

pilote dans le canton de Zurich s’est très bien

déroulée, grâce notamment aux expériences acquises

dans le domaine de la logistique au cours

des années pré-pilotes 2016 et 2017. En 2018,

110 participants au total ont entamé un préapprentissage

d’intégration dans le canton de Zurich,

dont six dans le secteur automobile. Nous

tirons un bilan positif de cette première année.

Quelles ont été les principales difficultés ?

Il n’y a eu aucune difficulté majeure. Les

connaissances linguistiques des participants

sont un élément essentiel. Ils possèdent au minimum

un niveau A2. Bon nombre d’entre eux

ne comprennent pas encore bien le dialecte, ce

qui implique d’adapter l’environnement de travail

en allemand standard. Cependant, cela se

stabilise avec le temps. Nous constatons que

de nombreuses entreprises formatrices sont

engagées et qu’elles considèrent également ce

projet comme une chance.

Quels retours recevez-vous des garagistes

impliqués ?

Jusqu’ici, ils sont très bons. L’automobile est

l’un des domaines professionnels préférés des

potentiels participants. Les six garages qui ont

proposé une place de formation en 2018 ont

ainsi fait de bonnes expériences. La motivation

des participants est souvent mentionnée.

L’objectif majeur est que les participants

passent à un apprentissage normal après un

an. Combien d’entre eux ont-ils trouvé une solution

de raccordement ? Ont-ils la possibilité

de rester dans la même entreprise ?

Les participants de la classe automobile ont

tous décroché un contrat d’apprentissage : trois

en tant que praticiens en pneumatiques AFP, un

en tant qu’assistant en maintenance d’automobiles

AFP et l’un d’entre eux peut accéder à un

apprentissage de mécanicien en maintenance

d’automobiles CFC sur trois ans. Actuellement,

l’un des participants ne sait pas encore s’il commencera

un apprentissage d’assistant ou de

mécanicien en maintenance d’automobiles. La

majorité des participants passeront à un apprentissage,

presque tous dans la même entreprise.

Que va-t-il advenir de ceux qui n’ont pas

décroché d’apprentissage ?

Les raisons sont individuelles et il n’y pas

de solution commune. Certains participants

doivent améliorer leur allemand. Pour eux, une

solution de raccordement serait, par exemple,

d’effectuer une année de stage dans la même

entreprise tout en suivant des cours intensifs

de langue, avec pour objectif de commencer

un apprentissage l’année scolaire suivante.

D’autres participants ne peuvent pas effectuer

leur apprentissage dans l’entreprise où ils ont

fait leur préapprentissage, mais ils postulent

auprès d’autres entreprises et certains d’entre

eux ont déjà signé un contrat d’apprentissage.

Dans certains cas, les participants ne peuvent

pas se lancer dans un apprentissage pour des

raisons familiales ou de santé et ont cherché

une place de travail. Ils pourront obtenir leur

diplôme professionnel ultérieurement.

Quelles compétences les participants possèdent-ils

après un an de préapprentissage

d’intégration ?

Les participants ont acquis des compétences

de base et des connaissances pratiques

en lien avec le montage des pneus, l’entretien

Hamid Sohrab, Küry Park Side AG,

Rüschlikon : « Je suis heureux d’avoir commencé

le préapprentissage d’intégration,

sans quoi je n’aurai pas trouvé d’apprentissage

de mécanicien en maintenance

d’automobiles CFC. Je suis également ravi

d’avoir pu approfondir mes connaissances

de l’histoire, de la géographie, de l’économie

et du monde du travail suisses, ainsi

que de l’informatique. »

46

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

de véhicules et leur maintenance. Sur le plan scolaire, ils ont approfondi

leurs connaissances linguistiques, surtout en ce qui concerne le jargon

et les textes spécialisés. Ils ont acquis des compétences importantes en

mathématiques et dans le domaine des médias. Ils se sont en outre penchés

sur leur propre manière d’apprendre et ont acquis des techniques

qui leur serviront lors de leur apprentissage.

Recevez-vous aussi des retours de la part des participants ?

Les participants font également de bonnes expériences et perçoivent

le préapprentissage d’intégration comme une grande opportunité pour

leur avenir et l’entrée dans le système de formation professionnelle suisse.

Hossein Mohammadi, garage F. + Ch.

Müller AG, site de Sünikon : « Bien

sûr que je suis heureux d’avoir commencé

le préapprentissage d’intégration.

Il est destiné aux personnes

comme moi, qui désirent faire un

apprentissage, mais ne savent pas

comment cela se passe ici et ce que

l’on attend d’elles. »

Jusqu’ici, cinq garages UPSA proposaient un préapprentissage

d’intégration. D’autres garagistes se sont-ils inscrits ?

Nous avons reçu les inscriptions de douze garages pour l’année scolaire

2019/20. C’est un mélange de petits garages et de grandes entreprises. Pneu

Egger, par exemple, sera à nouveau de la partie pour la deuxième année.

Y a-t-il aussi des garagistes qui ne proposeront plus de préapprentissage

d’intégration à l’avenir ?

Après le préapprentissage d’intégration, l’objectif est de passer à un apprentissage

APF ou CFC. Cela signifie que les entreprises ne proposent plus

de place de préapprentissage d’intégration, mais qu’elles font une pause

d’un an. C’est pourquoi nous avons organisé des séances d’information

dans tout le canton afin que d’autres entreprises prennent part au projet.

Les métiers automobiles seront également proposés dans les cantons

de Soleure et du Valais. Êtes-vous en contact avec les représentants

de ces cantons et échangez-vous avec eux ? Quels sont les

retours de ces cantons ?

Nous sommes en contact avec d’autres cantons participant au projet

pilote. Dans le canton de Soleure, le projet pilote s’est également bien déroulé

et les retours sont très positifs. Dès l’année scolaire 2019/20, les métiers

automobiles seront également proposés dans le canton de Lucerne. <

Mebrhatom Gebremeskel, garage F. + Ch. Müller AG, site de Steinmaur : « J’ai beaucoup

appris lors de mon préapprentissage d’intégration. Le plus important pour

moi, c’est d’avoir appris comment on travaille ici, quelles sont les règles en vigueur

et comment se comporter avec ses collègues et ses employeurs. »

Préapprentissage d’intégration dans le canton

de Zurich

Dans le cadre du projet pilote national du Secrétariat d’État aux migrations

(SEM), le canton de Zurich met en œuvre le projet de préapprentissage

d’intégration depuis l’été 2018. La formation axée sur la

pratique destinée aux réfugiés détenant un permis F ou B dure un an.

Elle sert de préparation à une formation professionnelle initiale. Les

apprentis travaillent toute l’année dans une entreprise de préapprentissage

et fréquentent une école professionnelle.

Avec Küry Park Side AG à Rüschlikon, Pneu Egger à Uster et Hinwil,

le garage F. + Ch. Müller AG et ses deux sites de Steinmaur et Sünikon

ainsi que Morf’s Pneuschopf à Bauma, ce sont cinq garagistes UPSA

zurichois qui ont pris part au projet.

Outre l’automobile, les métiers de l’exploitation, du commerce de

détail, du jardin, de l’hôtellerie-restauration, de la technique du

bâtiment, du nettoyage des bâtiments, de la construction ferroviaire

et de la logistique sont impliqués dans le projet. À partir d’août 2019,

les métiers de l’économie domestique viendront s’y ajouter. « Davantage

de femmes devraient ainsi être interpellées », selon Melanie

Aardalsbaake. L’objectif pour l’année scolaire 2019/20 est de pourvoir

130 places de formation, soit 20 de plus que la première année.

Les mêmes métiers ne sont pas proposés dans tous les cantons. Le

mieux serait donc que les entreprises intéressées se mettent en

contact avec les offices de formation professionnelle de leurs cantons

respectifs.

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201947


FORMATION

Conseil en mobilité « Vente »

Une nouvelle formation initiale

dans le domaine de la vente

L’UPSA demande à Formation du Commerce de Détail Suisse (FCS) de prendre en charge la nouvelle branche de

conseil en mobilité « Vente » (vente de voitures et services de mobilité). Les membres de l’UPSA peuvent y contribuer

en participant à une enquête. André Bissegger

48

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Les formations initiales dans le commerce

de détail datant de 2004 doivent subir une

réforme. Elles devraient être remaniées en

profondeur sous la houlette de FCS, dans le

cadre du projet « Vente 2022+ », à cause de la

mutation qui frappe le commerce de détail,

dont font partie notamment le comportement

évolutif des clients, les nouvelles technologies

ou les besoins des entreprises.

Ces changements concernent aussi la

branche de la mobilité, et donc la vente de

véhicules et les services connexes. L’UPSA

souhaite transformer la réforme en opportunité

et satisfaire une demande de longue date

des garagistes d’une formation initiale portant

sur la vente automobile et sur les services de

mobilité correspondants. L’association demande

à FCS de mettre en place la branche

de conseil en mobilité « Vente » (vente de voitures

et services de mobilité). Les jeunes en

fin de scolarité peuvent ainsi bénéficier d’une

formation initiale de trois ans de gestionnaire

du commerce de détail CFC dans le « domaine

de la vente ». Si tout se déroule comme prévu,

la formation devrait commencer à l’été 2022.

Pour l’association, il est clair que le conseil

et la vente occuperont également le devant de

la scène dans les garages, à l’ère d’Internet. La

vente de produits nécessitera même de plus en

plus de conseils du fait de leur complexité croissante.

De nouveaux services de mobilité tels

que l’autopartage et les abonnements automobiles

complètent en outre les prestations existantes,

telles que le financement, l’assurance,

les contrats de garantie et de maintenance et

les locations. En bref, les exigences dans le « domaine

de la vente » ne cesseront de se durcir.

« Avec ce nouveau profil professionnel, les

compétences de conseil et de vente seront largement

renforcées », déclare avec conviction

Olivier Maeder, responsable de la formation

de l’UPSA. « Il convient donc idéalement aux

besoins de la formation de base UPSA dans le

‹domaine de la vente› d’un garage. »

Une enquête révèle des besoins

Le nouveau profil professionnel n’est toutefois

pas encore finalisé. Sa nécessité doit être

démontrée à FCS, à la Confédération et aux

cantons. L’UPSA souhaite s’appuyer sur une

enquête à cet effet. Celle-ci se propose de déterminer

le nombre de places de formation envisageables

et le nombre d’apprentis potentiels.

Il sera concrètement demandé aux participants

s’ils considèrent que la formation

initiale est nécessaire pour « satisfaire qualitativement

et quantitativement les besoins

de main-d’œuvre spécialisée » et s’ils seraient

disposés à former de futurs apprentis.

Tous les membres de l’UPSA ont reçu l’enquête

début juin dans le cadre d’une newsletter

spéciale. L’enquête a également été publiée

sur le site Internet de l’UPSA. L’association invite

ses membres à participer à l’enquête afin

de garantir l’avenir de la formation initiale

dans le domaine de la vente. <

Projet de réforme « Vente

2022+ »

En tant qu’organisation nationale du monde

du travail (OrTra), Formation du Commerce

de Détail Suisse (FCS) est responsable de la

conception des formations initiales et de la

formation professionnelle supérieure dans le

commerce de détail. Les actuelles formations

initiales dans le commerce de détail datent de

2004 et ont été légèrement adaptées lors de

deux études quinquennales. L’une des missions

centrales de FCS consiste à actualiser et à

adapter en permanence les formations aux

besoins pratiques. Cette démarche concerne

actuellement les formations initiales de

« gestionnaire du commerce de détail CFC » et

d’« assistant(e) du commerce de détail AFP »

avec le projet de réforme « Vente 2022+ ».

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201949


FORMATION

Cours UPSA très intéressant

Gagner de l’argent

avec des occasions

La gestion efficace des occasions recèle un grand potentiel pour un garage. Martin Schumacher a suivi le cours UPSA

consacré à ce sujet et le recommande. Jürg A. Stettler

Bien des garagistes n’ont pas encore découvert,

et surtout exploité, la liberté d’entreprise

et le potentiel que recèle le marché des

voitures d’occasion. L’UPSA propose spécialement

des cours d’une journée qui aident à

améliorer, en six étapes, la gestion des occasions

en tenant compte d’aspects liés à l’économie

d’entreprise, mais aussi à la gestion des

stocks, à la présentation des véhicules et à

toutes les activités de promotion autour des

véhicules d’occasion.

Comme une deuxième marque rentable

Markus Aegerter, membre de la direction

de l’UPSA, explique pourquoi la gestion des

occasions recèle aujourd’hui un potentiel

aussi grand pour un garagiste : « Dans le secteur

des voitures d’occasion, les garagistes

ont pour la plupart une grande marge de

Markus Aegeter,

direction de l’UPSA.

manœuvre et ne

peuvent risquer de

la perdre. » Pour

l’expert de l’UPSA,

la vente d’occasions

correspond

actuellement à

u n e d e u x i è m e

marque rentable

pour le garagiste.

Il y voit un grand potentiel : « À une époque de

débats subjectifs sur le climat, où l’on renonce

entre autres à acheter du neuf pour des raisons

environnementales, le marché de l’occasion

gagne clairement en importance. »

Le même soin que pour les voitures

neuves

Pour Markus Aegerter, il est donc primordial

que les garagistes réalisent le potentiel du

marché des voitures d’occasion et qu’ils le valorisent

autant que la vente de véhicules neufs.

« Le garagiste ne devrait pas considérer que les

clients à la recherche de voitures neuves sont

plus importants que ceux voulant acheter des

voitures d’occasion », explique M. Aegeter. Et

de poursuivre : « La présentation, l’entretien

et la gestion des occasions doivent donc faire

l’objet d’autant de soin que pour les voitures

neuves. » Dans de nombreux établissements

de Suisse, plus de la moitié des occasions reste

néanmoins immobilisée pendant plus de 90

jours. Dans des cas exceptionnels, c’est même

80 % ! Cette proportion élevée de véhicules immobilisés

longtemps rend l’éventail de véhicules

en stock peu attrayant pour les clients

potentiels.

50

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Conseils contre les immobilisations

prolongées

Il faut les éviter à tout prix, et encore plus

aujourd’hui, où le marché de l’occasion est

de plus en plus dynamique et complexe. Les

distributeurs indépendants, qui s’approvisionnent

en masse auprès des représentants

de marque, montrent clairement à quel point

le marché de l’occasion pourrait être lucratif.

Lors du cours de l’UPSA d’une journée, Jürg

Dällenbach, expert de la vente de détail au

bénéfice d’une longue expérience dans le secteur

automobile, aborde avec les participants

les principaux aspects de la gestion des voitures

d’occasion. Cela va des directives relatives

aux photos pour optimiser la présentation

sur Internet à l’élaboration d’une stratégie

dynamique en matière de prix des véhicules

d’occasion, en passant par les conseils sur la

gestion du stock.

« Particulièrement conseillé aux

débutants »

Malgré sa grande expérience dans le domaine

des voitures d’occasion, Martin

Schumacher, chef des ventes d’occasions

depuis 2003 chez Emil Frey à Safenwil, a

Martin Schumacher, chef

des ventes d’occasions

chez Emil Frey à

Safenwil.

suivi le cours sur

la gestion des occasions.

« Le cours

m’a surtout apporté

la confirmation

que nous procédions

de manière juste en

tous points, explique

M. Schumacher avec

satisfaction, mais

ce cours permet aussi aux débutants sur le

marché de l’occasion et aux petites entreprises

d’acquérir de très bonnes bases en la

matière. » Jürg Dällenbach, responsable du

cours, a révélé des détails et des aspects à ne

négliger sous aucun prétexte, qui ont même

été riches en enseignements pour le chef des

ventes d’occasions expérimenté qui dirige à

Safenwil une équipe de quatre vendeurs et

négocie entre 80 et 100 véhicules par mois.

La vente d’occasions constitue une activité

très importante, qui doit représenter une

priorité pour les garages. M. Schumacher partage

son analyse : « Il faut que la préparation

rapide et impeccable devienne la norme ! De

plus, les discussions entre les participants aux

cours étaient captivantes, les comparaisons

que nous avons effectuées nous ont donné de

nouvelles idées, et je ne peux donc que recommander

ce cours. » <

Le prochain cours aura lieu en novembre

Vous avez vous aussi envie de vous remettre à niveau dans le domaine de la gestion des occasions

?

Le prochain cours de l’UPSA aura lieu le jeudi 7 novembre 2019 à Paudex. Il reste encore des

places. Manuela Jost, conseillère UPSA, se tient à la disposition des personnes intéressées

(manuela.jost@agvs-upsa.ch, tél. 031 307 15 27). Il est aussi possible de s’inscrire en ligne à la

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Das Google Basics Training

für den Autohandel

Der Google Basics Einsteigerkurs gibt

einen Einblick in die wichtigsten Werkzeuge

und Massnahmen für eine verbesserte

Sichtbarkeit in Google. Sie

lernen, wie Sie Ihr Unternehmen dort

optimal präsentieren und mögliche

Marketingangebote wie Google Adwords

selbst steuern können.

> > 22. Juli 2019, Bern

> > 2. September 2019, Horw

AUGUST

Basisseminar für

Automobil-Verkaufsberater

Während zehn Tagen werden die

jungen oder angehenden Automobil-

Verkaufsberater/innen im Detail mit den

eigentlichen Verkaufsbelangen (Verkaufspsychologie,

Kommunikation, Verkaufsmethodik)

auf ihre tägliche Arbeit

vorbereitet.

> > Start : 12. August 2019, Bern

Automobil-Verkaufsberater/in

mit eidg. Fachausweis

Verkaufsberater sind gefordert. Sie wirken

als Mobilitäts- und Finanzberater in einer

Person. Eine persönliche Weiterbildung

ist deshalb unabdingbar. Diese branchenspezifische

Weiterbildung unterstützt Sie

dabei, in der täglichen Arbeit verkaufs-,

marktorientiert und betriebswirtschaftlich

zu denken und zu handeln. Der Lehrgang

umfasst acht Module, die einzeln abgeschlossen

werden. Sind alle Module

erfolgreich bestanden, steht der Weg

offen, den eidgenössischen Fachausweis

zu erlangen.

> > Start Lehrgang : 22. August 2019 in Bern,

Dauer : drei Semester, berufsbegleitend

Elektro-Instruktion für Hochvolt-Systeme

in Elektro- und Hybridfahrzeugen

> > 13. bis 14. August 2019, St. Gallen

> > 22. bis 23. August 2019, Bern

> > 3. bis 4. Oktober 2019, Horw

> > 25. bis 26. Oktober, TBZ Zürich

> > 21. bis 22. November 2019, STF Winterthur

SEPTEMBER

Dialog das neue Mitarbeitergespräch

Für (zukünftige) Führungsverantwortliche,

die ihre Mitarbeitergespräche effizienter

und erfolgreicher gestalten wollen und

bereit sind, sich intensiv mit der wirksamen

Mitarbeiterentwicklung auseinander zu

setzen.

> > 11. September 2019, Bern

Grundlagen Flottenverkauf

Fahrzeugflotten in Unternehmen zu

bewirtschaften, erfordert von den Verantwortlichen

umfassende Kenntnisse und

Fähigkeiten. Lernen Sie in diesem Kurs den

Flottenmarkt und dessen Bewirtschaftungsformen

kennen !

> > 12. September 2019, Bern

MwSt.-Grundkurs

> > 18. September 2019, Bern

MwSt.-Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

Der Fortsetzungs- und Vertiefungskurs

MwSt. soll bei den Teilnehmenden die

korrekte Anwendung der MwSt. fördern.

Anhand von kurzen praxisbezogenen Fallbeispielen

und im Dialog mit dem Referenten

kann das Wissen vertieft werden. Voraussetzung

: Grundkurs.

> > 25. September 2019, Bern

Facebook, Xing, Twitter und WhatsApp im

Autoverkauf

Der Workshop zeigt neuartige Möglichkeiten

auf, wie Sie die verschiedenen Plattformen

für sich selber einsetzen können, um noch

erfolgreicher zu verkaufen. Dieser Workshop

ist speziell für die Automobilbranche

konzipiert.

> > 23. September 2019, St. Gallen

> > 11. November 2019, Horw

Cours d’introduction « Orfo 2012

employé-es de commerce »

Information pour les personnes responsables

de la formation des employé-es de

commerce.

> > 24 septembre 2019, Yverdon

> > 27 septembre 2019, Yverdon

OKTOBER

Lehrgang DAB+

In Zusammenarbeit mit der Schweizer-Radiobranche,

DAB+-Experten der SRG sowie

DAB+-Fahrzeug-Spezialisten wurde ein

DAB+ Lehrgang mit AGVS Kompetenzausweis

entwickelt.

> > 1. Oktober 2019, St. Gallen

> > 3. Dezember 2019, Bern

La CP MOBIL est la caisse de pensions des associations professionnelles UPSA ASTAG 2roues Suisse USIC

Pleins feux sur la branche

de la mobilité.

Nous sommes des professionnels de la prévoyance et nous connaissons donc les besoins

de la branche mieux que n’importe quelle autre caisse de pensions. Demandez-nous

conseil ! Simplicité, sens de l’accueil et compétence, tels sont nos maîtres-mots. CP MOBIL,

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52

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Berufs- und Praxisbildnerschulung

Kaufmann/-frau EFZ (BiVo 2012)

Einführung in die Umsetzung der kaufmännischen

Grundbildung im Automobil-

Gewerbe.

> > 10. Oktober 2019, Bern

> > 15. und 22. Oktober 2019, Winterthur

28. AGVS-FRAUENSEMINAR

Mit dem diesjährigen Frauenseminar

sprechen wir alle Garagistenfrauen im

deutschsprachigen Raum an, welche administrative

und personelle Aufgaben wahrnehmen

und ihren Betrieb durch gezielte und

effiziente Konzepte weiterentwickeln wollen.

> > 28. bis 30. Oktober 2019, Appenzell

> > 4. bis 6. November 2019, Appenzell

NOVEMBER

Finanzielle Führung in Garagenbetrieben

Kennen Sie die Finanzzahlen in Ihrem

Unternehmen und wissen Sie, wie Sie diese

beurteilen müssen ? Dieser Kurs richtet sich

an Inhaber, Geschäftsführer und Finanzverantwortliche

von Garagenbetrieben, welche

ihre Kompetenz in Finanz- und Controlling-

Fragen auffrischen oder vertiefen wollen. Sie

lernen wichtige Finanzentscheide im Betrieb zu

beurteilen, vorzubereiten und durchzuführen.

> > 5. November 2019, Bern

> > 6. November 2019, St. Gallen

Séminaire de gestion des occasions

Les participants apprennent comment bien

gérer leurs véhicules d’occasion. La présentation,

le processus de reprise et la stratégie

dynamique de prix en font partie.

> > 7 novembre 2019, Paudex

Direction financière de garages ce qu’il

faut savoir

> > 19 novembre 2019, Paudex

AGVS DIDAKTIKMODULE

Der Besuch dieser Weiterbildung ist für

alle Berufsbildner der technischen Grundbildungen

in den Betrieben, die über keinen

tertiären Abschluss verfügen, bis Ende 2020

obligatorisch.

« Die Instrumente der BiVo 2018

kompetent einsetzen »

> > 8. Oktober 2019, Mülenen

> > 4. Dezember 2019, Horw

> > 10. Dezember 2019, Goldau

> > 12. Dezember 2019, Bern

« Lernende selektieren »

> > 10. September 2019, Sissach

> > 19. November 2019, Bern

> > 10. Dezember 2019 St. Gallen

> > 9. Januar 2020, Goldau

Weitere Daten und Orte jeweils online.

MODULES DIDACTIQUES DE L’UPSA

Jusqu’à fin 2020, la participation à cette

formation est obligatoire pour tous les

formateurs professionnels des formations

techniques de base en entreprise qui ne disposent

pas d’un diplôme du degré tertiaire.

« Utiliser avec compétence les instruments

des nouvelles ordonnances de

formation »

> > 12 septembre 2019, Yverdon

« Sélectionner les personnes

en formation »

> > 26 septembre 2019, Yverdon

JANUAR 2020

Formation turbo pour vendeur auto 2020

La communication avec l’autre, la conquête

et la fidélisation de la clientèle ainsi que la

technique de vente constituent l’essentiel

de cette formation intensive. Il s’agit d’une

formation moderne, vivante, animée par des

intervenants qui sont tous des professionnels

de leur branche.

> > 20 - 31 janvier 2020, Paudex

Diese und weitere interessante Themen

finden Sie online in der Business Academy.

Retrouvez ces thèmes, et bien d’autres,

dans la Business Academy en ligne.

Occasionsmanagement

Die Teilnehmer lernen, wie sie ihre Occasionsfahrzeuge

richtig bewirtschaften. Dazu gehören

unter anderem die Präsentation, der Eintauschprozess

und die dynamische Preisstrategie.

> > 6. November 2019, Bern

Die Kurse sind in der Kurssprache ausgeschrieben.

Les cours sont proposés dans la langue

correspondante. D’autres cours seront proposés

ultérieurement. Mise à jour sur agvs-upsa.ch.

agvs-upsa.ch, Rubrik :

Berufsbildung/AGVS Business Academy

AQUARAMA Swiss AG,

votre spécialiste pour les lavages

des automobiles rentables

www.aquaramaswiss.ch


FORMATION

Formation initiale et continue dans la branche

automobile : événements régionaux à venir

LEHRGANG FAHRZEUGRESTAURATOR

Fachrichtung Automobiltechnik

Informationsabende :

Montag, 19. August 2019, 18.30 Uhr

Mittwoch, 4. September 2019, 18.30 Uhr

Ort : AGVS Ausbildungscenter Sektion

Solothurn, Gerolag Center Olten,

Industriestrasse 78, Olten

Start Lehrgang : Herbst 2019 / Herbst 2020

> > fahrzeugrestaurator.ch

AARGAU

Automobildiagnostiker

Informationsabend mit anschliessendem

Imbiss

Donnerstag, 12. September 2019, 18 Uhr

Ort : Weiterbildungszentrum, Lenzburg

> > wbzlenzburg.ch

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Ort : Handelsschule KV Aarau

> > hkvaarau.ch

BERN

Automobil-Verkaufsberater/in

Start Lehrgang : August 2019

Ort : Mobilcity, Bern

> > agvs-upsa.ch

Automobildiagnostiker/in BP

Start Lehrgang : Mittwoch, 14. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Betriebswirt/in im Automobilgewerbe HFP

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Werkstattkoordinator/in im

Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Freitag, 16. August 2019

Ort : GIBB

> > gibb.ch

Alle Kurse finden definitiv statt. Es gibt noch

freie Plätze !

CHUR / ZIEGELBRÜCKE

Automobildiagnostiker/in

Informationsabend :

Donnerstag, 12. September 2019, 19 Uhr,

Bahnhofpark 2a, Sargans

Donnerstag, 19. September 2019, 19 Uhr,

Gürtelstrasse 48, Chur

Start Lehrgang : August 2020

ibW Höhere Fachschule Südostschweiz, Chur

> > ibw.ch

HORW

Automobildiagnostiker/in und

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Vorbereitungskurs : August 2019

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, Horw

> > agvs-zs.ch

ST. GALLEN

Automobildiagnostiker/in

Neu mit Einführungstagen

Start Lehrgang : August 2019

Ort : AGVS Ausbildungszentrum, St. Gallen

> > agvs-abz.ch

THURGAU

Automobildiagnostiker/in

Start Lehrgang : 13. August 2019

Ort : Gewerbliches Bildungszentrum,

Weinfelden

> > gbw.ch

WINTERTHUR

Informationsanlass Weiterbildungen

im Automobilgewerbe

Montag, 21. Oktober 2019, 19 Uhr

Ort : Schweizerische Technische Fachschule

Winterthur (STFW)

> > stfw.ch/info

Kundendienstberater im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : Januar 2020

Ort : STFW

> > stfw.ch/akb

Automobil-Verkaufsberater

Start Lehrgang : 20. August 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/aavb

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 21. August 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/abwa

54

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

Automobildiagnostiker

Automobil-Werkstattkoordinator

Start Lehrgang : 2./3. September 2019

Ort : STFW

> > stfw.ch/ad und stfw.ch/adwo

ZÜRICH

Betriebswirt im Automobilgewerbe

Start Lehrgang : 23. August 2019,

berufsbegleitend, jeweils freitags

Ort : TBZ

> > tbz.ch

Automobil-Werkstattkoordinator/in BP

und mit Zertifikat AGVS

Start : 16. September 2019, berufsbegleitend

(montags ganztägig oder dienstag- und

donnerstagabends)

Ort : TBZ, Zürich

> > tbz.ch

PAUDEX

Brevet fédéral de conseiller de vente en

automobile

Prochaine session : avril 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Diplôme fédéral de gestionnaire

d’entreprise de la branche automobile

Prochaine session : septembre 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Conseiller de service à la clientèle

Prochaine session : septembre 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochaine session : septembre 2019

Lieu : Centre Patronal de Paudex

> > romandieformation.ch

SION

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : automne 2019

Lieu : École Professionnelle Technique et

des Métiers (EPTM), Sion

> > formationcontinuevalais.ch

Coordinateur d’atelier automobile

Prochain session : automne 2019

Lieu : EPTM, Sion

> > formationcontinuevalais.ch

GENÈVE

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : novembre 2019

Lieu : Centre de formation UPSA Genève

> > formation-upsa-ge.ch/web/

formations-4-2/

YVERDON

Diagnosticien d’automobiles

Prochaine session : janvier 2020

Cours du jour, le mercredi (dernier

semestre le mardi)

Lieu : Centre de formation UPSA-VAUD,

Yverdon-les-Bains

> > formation.upsa-vd.ch

Les sections nous informent

Pour une publication dans AUTOINSIDE,

envoyez-nous vos informations sur les

événements et formations à venir dans

la branche automobile à l’adresse

myfuture@agvs-upsa.ch. Vous trouverez les

informations relatives à toutes les formations

continues sur agvs-upsa.ch/fr/

formation/formation-professionnelle-superieure

Protégez vos apprentis et vous-même avec un Safety Bag!

Action valable 25.6. 2019-10.9. 2019

Safety Bag sans chaussures de sécurité :

Prix membre SAD 59. 89. | non-membre 89. 114.

Safety Bag avec chaussures de sécurité :

Prix membre SAD 114. 139. | non-membre 164. 189.

Le contenu du Safety Bag peut différer de l’image.

Safety Bag

Le set sécurité / Safety Bag comprend l’équipement de protection individuelle (EPI) qui est prescrit par la loi comme

une paire de lunettes de sécurité, chaussures de sécurité, bouchons d’oreilles de sécurité, gants de sécurité ainsi

qu’une brochure sur la sécurité au travail. Fourni dans un sac à dos pour tout transporter pratiquement. Vous pouvez

commander le Safety Bag avec ou sans chaussures de sécurité.

Vous trouverez sur www.safetyweb.ch des informations complémentaires ainsi qu’un formulaire de commande.

be safe!

AUTOINSIDE | Juillet Août 201955


FORMATION

3 e camp marketing pour garages

Mieux s’occuper de ses

clients existants

Le camp marketing pour garages est devenu un événement fixe dans l’agenda de la branche automobile suisse. Andreas

Block de la ZHAW explique pourquoi la clientèle constitue le « trésor » des garagistes. Sandro Compagno

Cent participants ont fréquenté les 14 sessions Hildisrieden (LU)

et y ont obtenu des informations sur les nouvelles tendances et

sur les opportunités en marketing et en vente. Ivo Streiff, CEO de

Carforyou, a présenté sa nouvelle plateforme en ligne, mettant au

défi Autoscout, le leader de la branche. Jean-Claude Bopp (Bopp Solutions)

a présenté ses étiquettes de prix numériques, qui devraient

rendre la vente de voitures d’occasion plus efficace, et Michael

Hartschen a évoqué le développement de la personnalité sous le titre

« Einfachheit im Verkauf » (la simplicité dans la vente). Le camp était

organisé par Beat Jenny et Christian Panzeri, spécialistes du marketing

et des ventes de Trepos.

Andreas Block, enseignant à l’institut d’informatique de gestion à

la ZHAW à Winterthour, a lui aussi eu de nombreux auditeurs. L’ancien

manager Volvo, qui a travaillé par la suite et pendant plusieurs

années dans le conseil pour diverses marques, a expliqué l’importance

du professionnalisme dans la gestion de la clientèle et pourquoi

il ne faut surtout pas négliger les clients existants malgré l’enthousiasme

suscité par l’acquisition de nouveaux clients. Il a illustré

ce qu’il entend par la gestion de garage basée sur des données avec

des chiffres surprenants. Dans les garages suisses, seules 35 % des

données des clients contiennent une adresse e-mail et 20 % d’entre

elles ne comportent pas de numéro de téléphone. « Comment voulez-vous

contacter ces clients ? », demande l’enseignant de la ZHAW.

AUTOINSIDE s’est entretenu avec Andreas Block.

M. Block, qu’est-ce que la gestion de garage basée sur des données ?

Andreas Block : Pour un garagiste, la gestion de garage basée sur des

données consiste à planifier ses objectifs en définissant sa charge

de travail pour vendre un véhicule. Prenons un exemple : si je souhaite

vendre 100 voitures en un an, je sais qu’il me faut 500 contacts

ou 150 courses d’essai. Une base de données solide m’aide à décider

comment obtenir ces 500 contacts et 150 courses d’essai. Dans la

pratique, force est de constater que l’on néglige souvent les facteurs

d’influence en passant directement du problème à l’action. Pour revenir

à l’exemple susmentionné, il manque encore 30 véhicules pour

atteindre l’objectif annuel. Le garage décide alors aussitôt de « créer

un modèle spécial ou de proposer un rabais. » Il serait plus habile

d’analyser le fichier clientèle et d’y trouver les clients potentiels que

l’on souhaite contacter directement.

Cela ne concerne-t-il que les clients existants ?

Non. Lors de la planification et du pilotage des ventes, je me demande

ce qu’il faut pour vendre une voiture. Et pour revenir aux 100

voitures : combien d’entre elles puis-je vendre à ma clientèle existante

et combien de nouveaux clients dois-je acquérir ? Pour conquérir de

nouveaux clients, il me faut un nombre bien plus élevé de contacts

que pour les clients existants.

Travailler avec les clients existants est plus simple et plus efficace

que d’en acquérir de nouveaux, n’est-ce pas ?

Exactement. Je connais mon client existant. Je connais le véhicule,

je connais ses préférences, je sais s’il est sensible au prix ou non.

Je peux donc lui présenter une offre adaptée. Nous constatons que

les garages se focalisent trop souvent sur les nouveaux clients en

pensant que « le client existant reviendra de toute façon. » Mais

il est extrêmement important de s’occuper de ses clients existants.

Je connais un conseiller de vente qui achète des cartes de vœux de

Noël pour ses clients en janvier car il les obtient alors à moitié prix.

En août, en période d’accalmie au garage et dans le showroom, il

écrit les cartes. Et le 20 novembre, il les expédie : il veut que sa carte

56

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


FORMATION

soit la première que le client trouve dans sa

boîte aux lettres. Il m’a raconté que 60 % des

personnes qu’il contacte réagissent à ses

cartes de vœux. C’est un chiffre énorme. Le

contact personnel est une forme d’estime

que le vendeur témoigne à son client.

Où se situe la limite entre l’estime et le

harcèlement ?

L’estime, c’est quand le conseiller de vente

appelle un client pour lui proposer une vraie

valeur ajoutée. Si je sais que Monsieur Meier

part chaque année en janvier pour faire du ski,

je l’appelle en septembre pour lui demander si

je dois déjà réserver un coffre de toit pour lui,

car en janvier, la demande sera forte. Mais si

j’appelle Monsieur Müller et si j’essaie de lui

vendre un coffre de toit tout en sachant qu’il ne

fait pas de ski et qu’il ne part pas en vacances

en hiver, je le harcèle.

Que faire si j’ai un vendeur vedette qui réalise

beaucoup de ventes mais qui ne veut

pas gérer les données des clients ?

C’est un poison pour une entreprise. S’il part

au bout de trois ans, vous ne savez rien de

ses clients. Demandez-vous ce que le

client peut raconter lors de la vente d’une

voiture ! Par exemple qu’il achète un véhicule

à transmission intégrale parce qu’il se

rend à la montagne chaque hiver. En tant

que garagiste, je dois absolument savoir tout

cela. C’est le travail du chef des ventes de

veiller à ce que chaque vendeur respecte

les règles du jeu et tienne les

données à jour. La gestion du fichier

clientèle est l’affaire du patron.

Cet automne, vous organisez

pour la première fois à la

ZHAW un cours CAS sur la

gestion de garage basée sur des

données. À qui s’adresse-t-il ?

Le cours s’adresse aux managers

de garages. Sa devise ? « Pour la

pratique à partir de la pratique ».

Il se concentre sur la stratégie, la

gestion, la numérisation, le développement

du personnel, la gestion

du fichier clientèle, l’acquisition

de nouveaux

clients, la planification

et le pilotage des ventes, la satisfaction de

la clientèle, la gestion des processus et la rentabilité.

Les retours obtenus nous montrent

clairement que nous sommes dans l’air du

temps avec ces sujets. <

« Il est bien plus difficile de conquérir de

nouveaux clients » : Andreas Block est

enseignant à l’institut d’informatique de

gestion à la ZHAW à Winterthour.

La formation continue est la route qui nous

permet de rouler vers notre avenir

L’offre de formations continues de l’UPSA est certifiée et de haute qualité. Profitez-en !

www.agvs-upsa.ch, Rubrique : Formation/UPSA Business Academy

AUTOINSIDE | Juillet Août 201957


ASSOCIATION & SECTIONS

42 e assemblée des délégués de l’UPSA à Unterägeri

L’association a besoin de

nouvelles femmes ...

Barbara Germann, tel est le nom de la nouvelle femme qui a rejoint le comité central de l’UPSA. Réunis à Unterägeri, les 99

délégués ont élu à l’unanimité la représentante de l’Oberland bernois au comité maintenant composé de onze personnes.

Urs Wernli, président central, a demandé aux politiques qu’ils remédient sans tarder à l’engorgement sur le réseau des

routes nationales... et a reçu une visite d’un futur lointain. Sandro Compagno et Reinhard Kronenberg

2019 est une année électorale. Les débats de l’assemblée

des délégués de l’UPSA, qui s’est tenue

à Unterägeri, ont donc essentiellement porté

sur la politique. Les prévisions de la Confédération

laissent peu de place à l’interprétation : d’ici

2040, le trafic individuel motorisé devrait avoir

augmenté de 18 % et le transport routier de marchandises

même d’un tiers. « Nous parlons ici de

la hausse au cours des 20 prochaines années. En

fait, vu que les projets de construction routière

s’inscrivent dans le long terme, c’est comme si

nous y étions », observe Urs Wernli, président

central de l’UPSA, dans son exposé : « Les usagers

de la route resteront donc bloqués dans les

embouteillages encore plus souvent. » Le préjudice

économique est considérable. Aujourd’hui,

les embouteillages nous coûtent déjà près de 1,8

milliard de francs par année. U. Wernli a exigé

que le « développement de l’infrastructure routière

nécessaire de toute urgence » soit mis en

œuvre et que des solutions soient adoptées pour

remédier à l’engorgement.

Citations des membres du

comité central

Sur quoi vous concentrez-vous

personnellement

dans votre travail pour

les garagistes suisses au

sein du comité central

de l’UPSA ?

Pierre Daniel Senn, vice-président, a évoqué

les élections fédérales suisses du 20 octobre

2019 et mis en garde contre un glissement vers

la gauche et les Verts. Il a lancé un appel aux

Markus Hesse : « Ma priorité consiste à conseiller

les clients de manière factuelle et objective

sur la chaîne cinématique. Les clients ont de

plus en plus de difficultés à conserver une vue

d’ensemble. »

58

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

délégués et aux nombreux invités présents :

« Engagez-vous au sein de vos sections ! Pour le

Conseil national et le Conseil des États, soutenez

les candidates et candidats qui ont des idées

compatibles avec l’industrie automobile et l’économie

! ». Il a plaidé contre une augmentation des

taxes sur le CO 2

vu qu’aujourd’hui, en Suisse, les

émissions de CO 2

par tête sont inférieures à la

moyenne mondiale et que notre pays est responsable

de tout juste 0,1 % des émissions de CO 2

sur

la planète.

Heinz Tännler a assurément des idées politiques

compatibles avec l’économie. Le conseiller

d’État et directeur des finances du canton hôte a

transmis les salutations du gouvernement cantonal

zougois. Le magistrat UDC sera lui-même

candidat au Conseil des États cet automne.

« Beaucoup de somptueuses voitures roulent

dans le canton de Zoug. Vous pouvez y réaliser

de bonnes affaires », explique Heinz Tännler aux

garagistes présents. Le canton de Zoug en tant

que place économique florissante a connu une

« croissance démographique exorbitante » ces

dernières années : « Cela nous place face à des défis

en termes d’aménagement du territoire. » Il y a

quelques semaines seulement, le Grand Conseil a

renvoyé un postulat souhaitant déclarer l’urgence

climatique à Zoug, a rappelé H. Tännler, qui n’a

pas fait de mystère de son point de vue : « Vous

avez maintenant une chose à faire : en octobre,

lors des élections nationales, il faudra que vous

glissiez le bon bulletin dans l’urne ! »

Les membres du comité central ont fourni des

informations sur leurs secteurs d’activité respectifs.

Dominique Kolly, responsable du secteur des

véhicules utilitaires, a constaté que le stock d’utilitaires

légers (jusqu’à 3,5 tonnes) augmente depuis

des années, tandis que les camions restent

stables à tout juste 50 000 unités. « Le moteur diesel

est toujours la principale technologie de motorisation

», note D. Kolly au sujet du débat autour

des motorisations alternatives. Les valeurs-limites

de CO 2

, qui seront également valables pour

les véhicules utilitaires en 2020, tiennent lieu de

défi. Aujourd’hui déjà, les utilitaires sont conçus

pour avoir une grande efficacité énergétique. En

outre, la marge de manœuvre des fabricants est

faible sur le plan de l’aérodynamisme.

Markus Hesse (secteur du commerce) s’est

lui aussi penché sur le thème des technologies

de motorisation. Il a exigé des responsables

politiques « des informations concrètes et durables

ainsi que de l’objectivité en lieu et place

des polémiques ». Il a ajouté que les incertitudes

des consommateurs étaient également une opportunité

pour les garagistes : « Nos clients nous

font confiance et écoutent nos conseils. » Après

avoir manqué de peu l’objectif fixé de 300 000 véhicules

dans le commerce de voitures neuves en

2018, M. Hesse s’attend à une année 2019 stable.

Durant les six premiers mois de l’année, les

ventes de véhicules neufs ont progressé de 1,5 %.

La proportion de véhicules 4x4 reste quant à elle

en hausse. En revanche, les importations directes

enregistrent un nouveau recul. M. Hesse : « Pour

nous, les concessionnaires de marque, cela signifie

que nous avons une structure de prix attrayante.

»

Charles-Albert Hediger a jeté un regard rétrospectif

sur les SwissSkills qui se sont déroulés

en septembre à Berne, où l’UPSA a marqué sa

présence avec les championnats des métiers et

un grand stand. « L’UPSA a profité de cette manifestation

exceptionnelle pour susciter l’intérêt de

nombreux jeunes gens pour les métiers de l’automobile

et les informer des opportunités dans

notre secteur. »

Puis est arrivée la visite de l’avenir : René Degen,

alias Dr Emmett Brown, a fait son entrée à

Urs Wernli, président central de l’UPSA.

bord de sa DeLorean de l’an 2070. « La mobilité a

changé depuis 2019 », affirme-t-il. L’autopartage,

par exemple, n’est plus un phénomène marginal,

mais les garagistes suisses s’étaient bien préparés

à cette tendance grâce à leur partenariat avec la

société coopérative Mobility. Le principal message

de R. Degen, alias Brown : « Demain aussi,

ce sont les gens, et non les robots, qui auront la

parole. »

De retour en 2019, Manfred Wellauer,

vice-président, a présenté les chiffres financiers

d’une association saine : avec des recettes de 14

millions de francs, le bénéfice annuel a atteint

15 000 francs, avec des provisions et des bénéfices

exceptionnels pratiquement à l’équilibre.

Pour l’exercice en cours, l’UPSA budgétise un

bénéfice de près de 77 000 francs. « Vous pouvez

avoir l’assurance que nous gérons les fonds

de manière économe », affirme M. Wellauer

aux 99 délégués. Les cotisations des membres

demeurent inchangées.

Suite en page 60

Andri Zisler : « Je ne suis au comité central que

depuis un an. Mon objectif personnel est de me

familiariser davantage encore avec le travail de

l’association et de m’engager plus vigoureusement

lors des réunions. En tant qu’ancien concessionnaire,

la commission des marques me tient

particulièrement à cœur. »

Dominique Kolly : « Dans le domaine des

véhicules utilitaires, certaines choses ont

bougé : l’introduction de la procédure WLTP et la

législation sur le CO 2

constituent un défi pour les

constructeurs, les importateurs et les garagistes.

C’est ma priorité actuellement. »

Enrico Camenisch : « Ma priorité, c’est la formation

professionnelle. Nous devons veiller aujourd’hui

à protéger financièrement la formation pour que

nous continuions d’avoir la main-d’œuvre adaptée

demain et après-demain. »

AUTOINSIDE | Juillet Août 201959


ASSOCIATION & SECTIONS

Barbara Germann du sous-groupe Oberland

bernois de l’UPSA a été élue à l’unanimité au comité

central. Mariée et mère de deux enfants, ce

n’est que la deuxième femme à faire partie de l’organe

de direction suprême des garagistes suisses

après Gisela Rohrbach (1998 à 2000).

Pour clore l’assemblée des délégués, Urs

Wernli a invité André Hefti et Olivier Rihs à venir

sur scène. Urs Wernli a remercié André Hefti

pour son engagement de longue date pour le Salon

de l’auto de Genève, qu’il a qualifié de « fête

pour toute la branche ». En contrepartie, André

Hefti a remercié les garagistes pour leur fidélité

au salon, dont l’avenir ne sera pas simple : « Il y

a des obstacles, mais je suis persuadé qu’Olivier

saura les surmonter. » Olivier Rihs, son successeur,

entrevoit plus d’opportunités que de risques

pour le Salon de l’auto de Genève : « Demain, il

y aura trois plates-formes de la mobilité individuelle

dans le monde : une en Amérique du Nord,

une en Asie et une en Europe. Nous avons une

occasion unique de devenir cette plate-forme en

Europe. »

Après près de 2 heures et demie, Urs Wernli

a clôturé la 42 e assemblée des délégués de l’UP-

SA et a proposé de venir prendre l’apéritif. À ce

moment-là, les gros nuages à cause desquels des

pluies violentes s’étaient abattues sur la Suisse

centrale en début de matinée s’étaient dissipés,

et le doux soleil de juin attendait les délégués et

les hôtes devant l’Ägerihalle. Faut-il y voir un bon

présage pour les garagistes suisses ? <

Distinctions

Insigne d’or du mérite :

• Peter Bauer ;

• Paul Montavon ;

• Hanspeter von Rotz.

Questions au conseiller d’État Heinz Tännler

Je préfère la voiture

Heinz Tännler.

À l’automne, vous serez candidat au Conseil

des États zougois. Quelles seront vos positions

concernant la politique industrielle et

des transports ?

Heinz Tännler : En tant qu’ancien directeur

de travaux et actuel directeur des finances,

je me suis toujours engagé en faveur

de solutions compatibles avec l’économie et

surtout avec l’industrie au sein du Conseil

d’État zougois. Une infrastructure de transport

performante en fait partie. La politique

des transports doit être dimensionnée à

long terme, c’est-à-dire qu’il faut combiner au

mieux les divers moyens de transport hors

des courants idéologiques et des effets de

mode. Le trafic individuel motorisé constitue

un élément important de ce système. Je resterai

donc également fidèle à mes principes

à Berne.

Parlez-nous de votre propre mobilité.

Quels moyens de transport utilisez-vous et

pourquoi ?

Comme je me déplace beaucoup et parfois

longtemps à titre professionnel, le

temps et le confort comptent beaucoup à

mes yeux. Je change donc de moyens de

transport en conséquence. Je préfère toutefois

la voiture, car elle me permet de conserver

ma flexibilité, surtout lorsqu’il est difficile

de prévoir la fin de sessions.

Comment décririez-vous votre relation à

votre garagiste ?

Basée sur la confiance. Je m’attends à un

excellent service et je l’obtiens. Mon garage

entretient à la perfection ma voiture. Je suis

donc satisfait du service.

Comment décririez-vous votre style de

conduite ?

Fluide à très fluide.

Préférez-vous être le conducteur ou le

passager ?

Comme en politique, j’aime être aux commandes.

Mais lorsque je prends place sur le

siège passager, je suis capable de me détendre

si je sais que le conducteur joue la sécurité.

Savez-vous changer une roue ou appelez-vous

la dépanneuse si vous avez un

problème de voiture ?

Je délègue volontiers à ceux qui sont meilleurs

que moi dans tel ou tel domaine. Lorsqu’il

s’agit de résoudre des pannes de voiture,

il y a des gens plus qualifiés que moi. Je n’hésite

pas à les laisser faire. Indépendamment

du fait qu’il est presque impossible de faire

encore des choses soi-même sur les voitures

actuelles. <

Charles-Albert Hediger : « Les technologies

évoluent et les exigences qui pèsent sur nous

et sur nos collaborateurs évoluent donc aussi.

Pour moi, il est prioritaire que la formation

professionnelle reste à jour, surtout à l’aune de

l’électromobilité. »

Pierre Daniel Senn : « Les élections fédérales

d’octobre sont un événement important cette

année. Nous devons faire en sorte que des

politiciens favorables à la branche automobile

soient élus. Nous devons nous battre pour notre

liberté d’entreprendre. »

René Degen : « Pour ma part, j’ai deux préoccupations

essentielles : nous devons proposer des services à

nos membres que seule l’UPSA propose et il nous

faut sensibiliser les garagistes suisses pour qu’ils

s’occupent bien de leurs clients. Si le garagiste

conseille bien et s’occupe bien de son client, celui-ci

reviendra. »

60

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Comité central de l’UPSA

« Je suis motivée et souhaite

faire bouger les choses »

Lors de l’AD, les délégués ont élu Barbara Germann en tant que nouveau membre du comité central. Une étape doublement

importante pour l’UPSA : après de longues années, c’est la deuxième fois qu’une femme entre au comité central et la région

de Berne est à nouveau représentée. André Bissegger

Barbara Germann, que beaucoup connaissent

dans le cadre de son actuelle activité au secrétariat

de la section UPSA Oberland bernois,

connaît parfaitement la branche. Âgée de 56

ans, elle a dirigé pendant douze ans le garage

familial, a travaillé pour les importateurs Alfa

Romeo et Fiat, s’est fortement impliquée dans

les relations publiques de l’UPSA et siège notamment

au comité de la section bernoise.

Très douée pour la communication, elle maîtrise,

en plus de l’allemand, le français, l’italien,

l’anglais et le hollandais.

Barbara Germann

Barbara Germann a pour ainsi dire grandi dans

un garage : ses grands-parents et parents dirigeaient

le garage Gander à Heimberg. De 1995

à 2007, elle a représenté la marque Alfa-Romeo

jusqu’à la mise en location de l’établissement.

Elle a commencé sa carrière par une formation

commerciale avant de travailler plusieurs

années dans différentes entreprises de Genève

et du Tessin, parmi lesquelles Alfa Romeo et

Fiat. Depuis 2007, elle dirige le secrétariat de la

section UPSA Oberland bernois. « Je n’abandonnerai

pas cette activité », souligne-t-elle.

Établie à Steffisburg, Barbara Germann est

mariée et mère de deux enfants.

Un solide bagage

En dépit de ce solide bagage, Barbara Germann

a mûrement réfléchi avant d’accepter

la proposition. « La demande du comité m’a

bien entendu ravie, mais, en bonne Bernoise

que je suis, il m’a fallu un peu de temps avant

de prendre ma décision », déclare le nouveau

membre du comité dans un sourire.

« Grâce aux différents mandats que j’ai

exercés à l’UPSA, je me sens prête pour la

prochaine étape. » Impartiale, elle connaît

par ailleurs les procédures et l’organisation, et

dispose d’un bon réseau. « Je me réjouis par

conséquent d’apporter ma pierre à l’édifice et

de faire bouger les choses. »

Ses objectifs sont clairs : « Je veux à nouveau

m’engager, apporter une nouvelle perspective

et jouer un rôle actif. » Elle souhaite

tout particulièrement identifier les besoins

des membres de l’UPSA, défendre les intérêts

de base et aller de l’avant en suivant une approche

positive. « Une communication de qualité

et la proximité avec la branche sont des

aspects essentiels pour moi. »

Des enfants à l’heure des choix

professionnels

Cette joueuse de tennis et skieuse passionnée

ignore encore dans quel domaine du CC

elle sera active. « J’ai hâte de connaître ma mission

et suis ravie de ce nouveau défi. » Compte

tenu de son expérience, elle pourrait s’impliquer

dans des secteurs très variés. L’accompagnement

professionnel dépasse ainsi le cadre

du travail que mène cette mère de famille au

centre de formation : ses deux enfants sont en

train de choisir leur orientation professionnelle.

« Ils me tiennent constamment informée

de l’actualité et des tendances de la jeune

génération », déclare-t-elle. « Il m’arrive ainsi

d’être très étonnée et de devoir réviser mon

approche. » La politique, dans laquelle elle

s’engage activement, lui plairait aussi beaucoup.

« Je serais également ravie de mettre

en pratique mes compétences linguistiques »,

ajoute-t-elle.

Quel que soit le domaine dans lequel elle

s’impliquera, une chose est sûre : c’est un nouveau

membre motivé et compétent qui rejoint

le comité central de l’UPSA. <

Gisela Rohrbach, première

femme membre du comité

central

Une première femme avait siégé au comité

central avant Barbara Germann : Gisela

Rohrbach (de 1998 à 2000). Impliquée dans

des domaines et des tâches variés, cette

dernière était notamment vice-présidente

de la commission d’assurance de la caisse

de pension de la branche de l’automobile et

des deux-roues, ainsi que du comité des assurances.

Elle a par ailleurs siégé au conseil

de la fondation communautaire. Elle a aussi

été présidente de la sous-section de Berne

et des environs de 1995 à 1998, et présidente

de la section de Berne et du Jura pendant

deux ans.

AUTOINSIDE | Juillet Août 201961


ASSOCIATION & SECTIONS

Comité central de l’UPSA

Le code d’honneur de

l’UPSA est un miroir

pour tous les garagistes

Tantôt affiché de manière bien visible dans le showroom, tantôt remisé quelque part dans

l’arrière-boutique : le code d’honneur de l’UPSA est un engagement pris par le garagiste

vis-à-vis de sa clientèle, de son personnel, de l’environnement et de ses collègues de

travail. Manfred Wellauer, vice-président de l’association, explique pourquoi ce code

d’honneur est bien plus qu’une simple décoration. Sandro Compagno

« Le garagiste doit être conscient de ce que dit, au fond, le code d’honneur » : Manfred Wellauer devant l’Ägerihalle, en marge de l’assemblée des délégués de l’UPSA.

Monsieur Wellauer, quelle importance le

code d’honneur de l’UPSA a-t-il pour vous

en tant que garagiste ?

Manfred Wellauer, vice-président

de l’UPSA : Je considère le code d’honneur

comme un miroir. Un miroir que l’UPSA tend

aux garagistes, mais aussi un miroir dans

lequel ils peuvent observer leur reflet.

D’une part vis-à-vis de l’extérieur : comment

la clientèle me perçoit-elle ? Quelle impression

lui fait mon garage ? D’autre part visà-vis

de l’intérieur : quels sont mes rapports

avec mes collaboratrices et collaborateurs ?

Comment est-ce que j’aborde les questions

environnementales ? Le garagiste doit être

conscient de ce que dit, au fond, le code

d’honneur.

En parlant d’environnement : le code

d’honneur a-t-il réellement un sens dans

ce domaine ? Après tout, il existe des lois

claires, qui interdisent par exemple de jeter

les huiles usagées dans un jardin, mais

prescrivent de les remettre à une entreprise

spécialisée dans leur élimination.

Effectivement. Mais la loi ne dit rien sur

certains déchets, et l’on peut sans problème

jeter aux ordures aujourd’hui encore le carton,

le papier ou le plastique. Je suis loin d’être

« écolo », mais si l’on fait un peu attention à

l’environnement, il est facile d’aménager au

sein de l’entreprise sans gros investissement

un endroit de collecte du vieux carton, par

exemple. Toutes les pièces de rechange livrées

par nos fournisseurs sont emballées dans du

carton : cela représente d’énormes quantités.

Le code d’honneur est signé par le président

central, Urs Wernli, ainsi que par Pierre

Daniel Senn et vous-même en tant que

vice-présidents. Pourquoi n’est-il pas signé

par les garagistes de l’UPSA ?

Le code d’honneur est un engagement

que les garagistes prennent vis-à-vis d’euxmêmes.

Je ne pense pas que le signer serait

62

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

utile et déterminerait vraiment le fait qu’un

garagiste le respecte ou non. On peut comparer

le code d’honneur à une certification : là

aussi, on peut appliquer ou non les principes

qui nous ont permis de la décrocher. Ce qui

est essentiel, c’est de réfléchir aux choses que

l’on peut changer. C’est plus important qu’une

signature au pied d’un document qu’on accroche

au mur ou qu’on range dans un tiroir.

Lorsqu’on tape « UPSA » et « code d’honneur »

dans Google, on tombe sur de nombreux

garages qui indiquent l’appliquer.

Cela me réjouit, bien que le grand public

ne sache sans doute pas vraiment ce que cela

signifie. Il est intéressant de constater que

souvent, les garages qui affichent clairement

leur plaquette de membre de l’UPSA dans leur

entrée y placent aussi le code d’honneur bien

en vue. Ils signalent ainsi qu’ils s’identifient à

l’association, et soulignent leur appartenance.

D’un autre côté, il y a des garagistes qui n’affichent

ni leur plaquette, ni le code d’honneur.

Lorsqu’on respecte les valeurs du code d’honneur,

on peut tout à fait le montrer aux clients,

y compris sur un site Internet ou par tout autre

moyen de communication. Mais je ne pense

pas que beaucoup de clients connaissent ce

code d’honneur, à moins de l’avoir aperçu une

fois dans la salle d’attente d’un garage.

Que peut faire l’association pour faire

davantage connaître ce code d’honneur à

l’extérieur ?

À mon tour de poser une question : le code

d’honneur doit-il vraiment être plus connu du

grand public ? Le public doit-il connaître l’UP-

SA comme association professionnelle ? Pour

moi, il est important que le garagiste fasse du

bon travail et puisse engranger certains profits.

Si le code d’honneur l’y aide un peu, c’est

merveilleux, et tout à fait souhaitable. Mais

je ne crois pas qu’un client choisisse un garagiste

parce qu’il respecte le code d’honneur.

Tout comme je ne crois pas qu’il le choisisse

parce qu’il est membre de l’UPSA. Et ce n’est

pas nécessaire. Vous ne choisissez pas non

plus votre jardinier parce qu’il fait partie d’une

association de maîtres jardiniers, mais parce

que vous êtes satisfait de son rapport qualité-prix,

de son accueil et de ses conseils, parce

que sa boutique est près de chez vous ou parce

que vous vous entendez bien avec lui pour diverses

raisons. Il ne faut pas surestimer l’importance

de l’association vis-à-vis du public.

L’UPSA a une fonction de soutien, de conseil

et d’accompagnement pour ses membres,

mais pas forcément pour la clientèle.

La qualité d’un garage dépend de celle de

son personnel. Comment l’UPSA peut-elle

familiariser les collaborateurs et les apprentis

avec le code d’honneur de manière à ce

qu’ils le respectent eux aussi ?

Le respect de l’environnement, par

exemple, est un sujet que nous abordons dans

la formation professionnelle de base et continue.

Reprenons l’exemple de la certification :

dans 90 % des cas, les certificats ne sont que

du papier. Au cours du processus, on crée un

nombre incalculable de documents, on fournit

des justificatifs, on met les choses mille

fois par écrit, on les signe, etc. Or, seuls 5 à

10 % d’une certification apportent vraiment

quelque chose soit au client, soit au collaborateur,

et rarement aux deux. Par conséquent,

obtenir une certification ISO ne signifie rien

en soi. Il faut faire vivre ce papier, sans quoi

il ne demeure en fin de compte qu’un alibi. Et

c’est là qu’il y a un lien entre le code d’honneur

et la certification, dans ces quelques

pourcentages qui apportent vraiment quelque

chose au niveau des processus et des coûts. Il

faut appliquer ce code d’honneur. S’il ne reste

qu’un morceau de papier encadré et suspendu

au mur, il n’a aucune valeur.

Comment l’UPSA vérifie-t-elle le respect

du code d’honneur, et peut-elle le faire ?

Non. Mais il ne s’agit pas de cela. Telle

n’est pas notre mission. Nous devrions le cas

échéant créer une assurance qualité pour

quelque chose d’obligatoire. Le code d’honneur

est plus une recommandation qu’une loi

ou un diktat. D’ailleurs, il est très peu probable

qu’il serait davantage respecté s’il avait

cette forme.

Les garagistes font face à des exigences

technologiques beaucoup plus élevées. Eux

qui étaient des vendeurs et des réparateurs

sont devenus des prestataires de mobilité.

Le code d’honneur n’aurait-il pas besoin

d’être rafraîchi, à l’heure de l’économie du

partage, de la conduite autonome et des

motorisations alternatives ?

Il a été rédigé à dessein de manière très

intemporelle. Autrement, nous devrions le reformuler

tous les deux ans, l’envoyer aux garagistes

et vérifier qu’ils accrochent bien au mur

sa version la plus récente. Les principes fondamentaux

du code d’honneur et du travail dans

les garages ne changent pas du jour au lendemain.

Naturellement, avec la numérisation, on

peut se demander s’il y a quelque chose à faire.

Par exemple en matière de protection ou

de sécurité des données.

Oui, mais là aussi, il s’agit d’une question

qui relève davantage de la loi que du code

d’honneur. L’UPSA propose des manuels qui

se réfèrent à la législation, notamment dans

le domaine de l’environnement. Ces manuels

sont mis à jour relativement régulièrement

lorsque de nouvelles lois ou ordonnances

entrent en vigueur. Mais cela ne se situe pas

au même niveau que le code d’honneur, qui

définit des comportements. Or les comportements

restent très stables dans le temps : il y

a cent ans, on disait déjà « Bonjour », « Merci »

ou « Au revoir » ! <

AUTOINSIDE | Juillet Août 201963


ASSOCIATION & SECTIONS

Deux nouvelles têtes au comité directeur

> L’Union professionnelle de l’automobile de Suisse centrale renforce son comité avec Walter Pfyl et Jörg Merz.

André Auf der Mauer (au centre), membre sortant, aux côtés des nouveaux venus, Jürg Merz de Lucerne (à gauche) et Walter Pfyl de Hochdorf. (Photo apimedia)

ds. Le comité directeur de l’Union professionnelle de l’automobile de

Suisse centrale (UPSA-SC) accueille deux nouveaux visages. Walter Pfyl

(53 ans), originaire de Hochdorf, directeur des opérations chez Auto Meter

AG à Kriens, a été élu lors de l’assemblée générale qui s’est tenue à la

verrerie Glasi Hergiswil. Il résume les motifs de son engagement : « Nous

avons une équipe jeune, avec un bon état esprit et la volonté d’avancer. »

Il considère que le défi majeur à l’avenir est d’attirer des jeunes dans la

branche, et de les garder après l’apprentissage.

Jörg Merz, directeur d’Auto AG Truck à Rothenburg, a également été élu.

Pour cet habitant de Lucerne âgé de 48 ans, la mission au sein du comité

représente « un changement bienvenu dans le travail quotidien, et une

occasion propice d’échanger avec les collègues de la branche ».

Après 16 années d’engagement au comité, André Auf der Mauer a

quant à lui présenté sa démission. Ce responsable marketing de Wolhusen

a lancé entre autres la campagne « Wir brauchen dich ! » [nous

avons besoin de toi], il s’est attelé à une nouvelle conception du « garagiste

» et a joué un rôle important dans l’extension et la transformation

du centre de formation.

« Sur des bases solides »

« Le garagiste est comme un caméléon : il s’adapte à son environnement

», a déclaré le président Dani Portmann dans sa rétrospective

annuelle. « Nos prestations vont certainement évoluer, mais

les garages de taille modeste, assurant un conseil personnalisé, ont

toujours leur légitimité. » Dani Portmann a constaté avec satisfaction

que l’association fonctionnait actuellement sur une base solide. Aussi

est-il en mesure d’entreprendre les investissements nécessaires dans

de nouveaux véhicules et dans le système informatique du centre de

formation. Il a par ailleurs salué l’arrivée de six nouvelles entreprises

dans le cercle désormais considérable qui compte 269 membres.

Mutations en ligne

Peter Küng, du service cantonal Formation continue et professionnelle,

a présenté le projet pitlote lucernois « Portal Berufsbildung » [portail

formation professionnelle] qui offre une nouvelle étape dans le

passage au numérique. Les données des apprentis et des entreprises formatrices

peuvent ainsi être directement transférées dans le système,

les contrats d’apprentissage saisis et gérés, les documents téléchargés.

Gaudenz Zemp, directeur de l’union des arts et métiers et des PME

du canton de Lucerne (KGL), a remercié l’UPSA pour la collaboration

agréable et prometteuse, notamment sur le thème de la promotion de la

relève. Il a souhaité que de nouveaux défis puissent être relevés conjointement,

surtout en cette période d’incertitude croissante. <

64

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


ASSOCIATION & SECTIONS

Réélections accomplies

> AG section des deux Bâle

Le comité de la section UPSA des deux Bâle (de g. à dr.) : Sascha Renz, Marcel Hollenstein, Heinz Grüninger, Bettina Schmid, René Degen, Martin Ruf, Stefan Baltisberger

et David Schweizer.

mb. Les membres de la section UPSA des deux

Bâle se sont réunis le 3 juin pour la 90e assemblée

générale, à l’Altes Kraftwerk de Bâle.

Près de 150 participants ont écouté l’allocution

de bienvenue de Baschi Dürr, conseiller d’État

de Bâle-Ville, et de Monica Gschwind, conseillère

d’État de Bâle-Campagne. Pour conclure, le

président René Degen a présenté une rétrospective

de l’année 2018. Comme pour illustrer

la chanson traditionnelle bâloise « de Schönebuch

à Amel... il y a aussi un garage », le président

a rendu visite à dix garagistes membres.

Les discussions ont été extrêmement enrichissantes,

et toujours bien trop courtes.

À l’occasion de l’assemblée générale, les

élections du comité, de la présidence et

de l’organe de révision étaient l’événement

phare. Le comité et le président ont été réélus

pour un nouveau mandat. Sascha Renz a

été élu vice-président et succède ainsi à Heinz

Grüninger, lequel souhaite toutefois rester

engagé au comité. Le président René Degen a

remercié l’assemblée pour la confiance manifestée

et, au nom des collègues du comité, il

a exprimé sa joie de pouvoir poursuivre son

action en faveur des membres.

L’assemblée générale s’est achevée autour

d’une bonne table aux saveurs espagnoles,

dans une ambiance festive animée de discussions

passionnantes. <

Honneurs

Les entreprises suivantes ont été distinguées

pour leurs années d’engagement

auprès de l’UPSA :

20 ans

• Garage Kaiser, Liestal

• Auto-Elektrik AG, Bâle

• Huber & Buser AG, Birsfelden

• Garage Strub AG, Läufelfingen

• Daniel Schmid AG, Aesch

• Hans Häuselmann, Gelterkinden

• Elsener Motors AG, Ettingen

• Garage Winter AG, Muttenz

• Landhof-Garage AG, Bâle

30 ans

• S+S Nutzfahrzeuge, Pratteln

• Garage Thüring AG, Zwingen

40 ans

• Garage R. Fuchs AG, Oberwil

• Margarethen-Garage AG, Bâle

50 ans

• Schumacher Auto AG, Metzerlen

90 ans

• Keigel AG, Frenkendorf

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ASSOCIATION & SECTIONS

La section UPSA Genève a tenu sa 113 e assemblée générale

> C’est dans l’auditorium accueillant de la FER Genève que s’est tenue, le 22 mai, la 113e assemblée générale.

Son vice-président, Monsieur Thierry Bolle, qui excusait Monsieur

Denis Picard, a relaté l’année écoulée en rappelant les diverses actions

menées par le comité.

Daniel Feniello est notamment revenu sur le 26 e Salon de la Voiture

d’Occasion qui a connu une fréquentation record grâce à l’ouverture

d’une nocturne pour la première fois en 2018. Cette manifestation

traditionnelle de la section genevoise sera rééditée cette année pour

la 27e année consécutive, du 10 au 13 octobre 2019 : à noter dans vos

agendas !

Toujours très conscient de l’importance de la relève dans les métiers

de l’automobile, M. Urs Burger, responsable de Commission de

Formation Professionnelle, a profité de la soirée pour récompenser 3

lauréats ayant obtenus leur brevet fédéral.

Cette assemblée a permis notamment à Albert Bonneli d’être

nommé président d’honneur, couronnant son engagement notamment

à la présidence de la section genevoise de l’UPSA.

M. Pierre Daniel Senn, vice-président d’UPSA-Suisse, a prononcé

quelques mots et en a profité pour faire un tour d’horizon sur les

enjeux politiques de la Suisse à la veille des élections fédérales. Il a

aussi fait le point sur la situation économique des garages

Pour conclure l’Assemblée générale, M. Alexandre Closset, directeur

de Swiss Hydrogen, a captivé son auditoire avec une présentation

sur le moteur à hydrogène.

À l’issue de cette assemblée générale, les membres et les invités

ont pu ensuite profiter du panorama exceptionnel sur Genève lors de

l’apéritif servi au restaurant le Cercle du Rhône. Un cocktail dinatoire

savoureux a conclu cette belle soirée. <

Prix UPSA GE : Urs Burger, lauréat UPSA GE 2019, Thierry Bolle.

Thierry Bolle, vice-président de l’UPSA GE.


ASSOCIATION & SECTIONS

Séminaire des femmes de l’UPSA

Inscrivez-vous maintenant au 28 e

séminaire des femmes de l’UPSA

En octobre et novembre, le très apprécié

séminaire des femmes de l’UPSA organise

sa 28 e édition. Le groupe de travail a de

nouveau concocté un séminaire formateur

et enrichissant à l’attention des femmes

garagistes. Les thèmes de 2019 s’adressent

à toutes les femmes garagistes de Suisse

alémanique qui assument des tâches administratives

et souhaitent développer leur entreprise

par des mesures ciblées et efficaces.

Thèmes :

« Le certificat de travail : une tâche simple

ou non ? » avec Olivia Solari, Master of Law,

service juridique & politique d’AGVS/UPSA,

Berne, www.agvs-upsa.ch

« Entretien avec les collaborateurs : une obligation

pénible ou une démarche efficace ? » avec

Roland Gasche, d’Ashanti Berater AG, Kirchberg

(BE), roland.gasche@ashanti.ch

« En forme au travail : bien manger au bon moment

» avec la thérapeute Iris Schrepfer, Stein

(AR), www.irisschrepfer.ch

Dates :

1 er séminaire : du lundi 28 au mercredi

30 octobre 2019. / 2 e séminaire : du

lundi 4 au mercredi 6 novembre 2019

Lieu :

Romantik Hotel Säntis Appenzell,

9050 Appenzell (saentis-appenzell.ch)

Tarifs du séminaire (TVA incluse) :

432 francs

Forfaits hôtel (tous frais inclus, TVA

incluse) :

Chambre simple 430 francs

Chambre double 390 francs

Forfait sans chambre 210 francs

Date limite d’inscription :

le 9 septembre 2019

Inscription en ligne :

www.agvs-upsa.ch/fr/formation/upsa-business-academy

Parallèlement aux conférences passionnantes,

les échanges et la convivialité seront

au rendez-vous. Pour rejoindre le réseau des

femmes de la branche, inscrivez-vous dès

maintenant.. <

Informations et inscription

UPSA/AGVS, Brigitte Hostettler, Wölflistrasse

5, case postale 64, 3000 Berne 22.

Téléphone 031 307 15 28, brigitte.hostettler@agvs-upsa.ch

/ agvs-upsa.ch

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POLITIQUE & DROIT

Élections fédérales 2019

Les arguments du

PDC aux garagistes

« Nous sommes le seul parti qui fait des compromis » : ce n’est que l’une des nombreuses raisons que Gerhard Pfister, président

du PDC annonce aux électeurs pour voter pour son parti aux élections fédérales cet automne. Il a accordé une interview

à AUTOINSIDE. André Bissegger

Monsieur Pfister, pourquoi les garagistes de

l’UPSA devraient-ils voter PDC cet automne ?

Gerhard Pfister : Grâce au PDC, d’importantes

réformes sont encore possibles. Nous

sommes le seul parti qui fait des compromis

et qui ne pratique pas la politique de barrage

contrairement à la gauche et à la droite. Nous assurons

ainsi la cohésion du pays. Nous conseillons

aux garagistes de voter pour cette politique

constructive et tournée vers les solutions.

Où en est actuellement votre parti sur les

questions liées au trafic ?

Grâce au PDC, la route et le rail se développent

car il faut les deux pour garantir à

l’avenir des infrastructures de transport qui

fonctionnent. Le PDC veut un réseau de transport

performant, fiable, peu onéreux et national.

Nous nous engageons pour que les usagers

puissent choisir leur moyen de transport : la

route et le rail sont complémentaires. Chaque

68

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


POLITIQUE & DROIT

moyen de transport doit être mis à profit en

fonction de ses avantages.

Les garagistes subissent une pression

croissante, croulent sous la réglementation

et la paperasserie et se plaignent de perdre

de plus en plus leur liberté d’entreprise. En

quoi le PDC peut-il leur venir en aide ?

Nous voulons endiguer la bureaucratie pour

les garagistes et nous le faisons par des projets

concrets. Il faut par exemple des exigences

contraignantes sur la protection des occupants

pour les voitures de tourisme importées

qui n’ont pas été construites conformément

aux normes suisses ou européennes. Jusqu’à

présent, des confirmations et des certificats

doivent être fournis au cas par cas, un processus

bureaucratique qui entrave le commerce. Le

PDC s’engage par principe pour que la charge

bureaucratique soit aussi légère que possible

dans le cas des projets de lois fédérales. Nous

avons là encore des projets concrets.

Parlons du climat : des écoliers font grève,

d’importantes manifestations ont lieu dans

les villes suisses, la vague verte happe

le pays lors des élections cantonales et

quelques partis se repositionnement à la

hâte. Seul le PDC garde son calme et maintient

son cap. Pourquoi ?

Car notre cap est déjà le bon. Le PDC poursuit

une politique climatique durable en réfléchissant

et en faisant preuve de responsabilité

sociale. C’est par exemple grâce au PDC que

l’article sur l’environnement a été ancré dans

la constitution en 1971 et que la sortie du

nucléaire a été définitivement actée. Le PDC

s’engagera aussi à l’avenir en faveur de la mise

en œuvre de la transition énergétique et donc

d’une politique environnementale et climatique

efficace. Nous misons sur l’initiative et sur la

compatibilité économique. Dans le cas de la loi

sur le CO 2

, nous plaidons pour les objectifs de

l’Accord de Paris sur le climat. Nous avons perdu

avec cette position au Conseil national, mais

nous voulons maintenant gagner au Conseil

des États. Contrairement au PLR, nous n’avons

pas besoin d’un changement radical de cap ou

d’un sondage auprès de nos membres.

Le débat sur le climat ne préoccupe pas

seulement la société, mais aussi les

garagistes : les nouvelles interdictions, les

nouvelles taxes et les obstacles politiques

les inquiètent. Qu’avez-vous à leur dire ?

Le PDC n’aime pas la politique de l’interdiction.

Il s’engage ardemment en faveur

d’une politique climatique ambitieuse

qui soit compatible avec l’économie et qui

tienne compte des besoins de la population.

Le PDC s’est par exemple prononcé pour une

limitation de la hausse des prix des combustibles

car celle-ci frapperait les Suisses

des régions montagneuses et périphériques

de manière disproportionnée. Le PDC est en

revanche favorable à l’introduction de plafonds

plus stricts pour les voitures de tourisme.

Notre parti soutient cette approche

dans la nouvelle loi sur le CO 2

. Les plafonds

ont également été validés par le peuple avec

la Stratégie énergétique 2050.

Le PDC se targue d’avoir toujours eu une

bonne politique climatique et surtout

compatible avec l’économie. Comment

cela se manifeste-t-il et comment

concilier les deux ?

Une politique climatique ambitieuse ne

s’oppose pas à une économie forte. Le PDC

soutient l’Accord de Paris. La Suisse a déclaré

vouloir obtenir une réduction de 50 %

des émissions de gaz à effet de serre d’ici

2030. Le PDC exige qu’une grande partie de

cette réduction soit obtenue dans le pays

même. Les mesures efficaces permettant de

lutter contre les émissions de gaz à effet de

serre telles que le Programme Bâtiments et

la taxe sur le CO 2

doivent être résolument

poursuivies, ce qui est plus important que

de simplement définir des objectifs. Si

nous le faisions en Suisse, l’argent resterait

en Suisse et aiderait l’industrie locale. Ces

mesures ne compromettent pas l’économie.

Elles sont même susceptibles d’encourager

l’innovation. Le PDC est favorable à une politique

climatique authentique qui soit compatible

avec l’économie et qui tienne compte

des besoins de la population et des acteurs

économiques.

La protection du climat et de l’environnement

est-elle en contradiction durable avec

le trafic individuel motorisé ?

Grâce au progrès technologique, le trafic individuel

motorisé est déjà plus respectueux de

l’environnement. Avec les efforts et les perspectives

actuels, il est possible d’envisager que

des véhicules encore plus efficaces et peut-être

même neutres pour le climat seront lancés sur

le marché à l’avenir. Le trafic individuel motorisé

ne doit donc pas être perçu comme une entrave

à la protection de la nature.

La politique mise surtout sur l’électromobilité

comme solution visant à réduire

les émissions de CO 2

. Mais qu’en est-il du

biogaz, la variante plus écologique ?

Le biogaz peut naturellement aussi contribuer

en partie à la comptabilité environnementale

des véhicules, tout comme l’hydrogène et

électromobilité. Pour le PDC, aucune technologie

ne doit être privilégiée. Il faut proposer une politique

respectueuse de l’environnement et technologiquement

neutre. <

Gerhard Pfister

Gerhard Pfister commence sa carrière

politique en 1998 en tant que conseiller

cantonal zougois. En 2003, l’enseignant,

aujourd’hui propriétaire d’une école de jour

privée, passe sur la scène nationale. Il est

membre du Conseil national depuis. En 2016,

le Zougois reprend la présidence du PDC

Suisse. Le politicien de 56 ans est marié et

a décroché une licence de germanistique

et de philosophie.

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AUTOINSIDE | Juillet Août 201969


POLITIQUE & DROIT

Imposition des véhicules à moteur

Mettre fin au patchwork

Le conseiller national PDC Stefan Müller-Altermatt réclame une uniformisation du calcul de l’imposition des

véhicules à moteur. Jürg A. Stettler

Dans une motion adressée au Conseil fédéral,

le conseiller national PDC soleurois Stefan

Müller-Altermatt exige une harmonisation et

une écologisation de l’imposition des véhicules

à moteur, car la Suisse est un vrai patchwork

de systèmes en ce qui concerne l’imposition

des véhicules à moteur. Les facteurs les plus

divers tels que la cylindrée, le poids ou la

puissance servent de base de calcul de l’impôt.

Les rabais devant être accordés aux voitures

munies de systèmes de propulsion générant

peu d’émissions sont donc très variables

en fonction des régions du pays. Comme ce

patchwork conduit non seulement à des incertitudes

parmi les consommateurs mais qu’il

engendre aussi une insécurité juridique au niveau

du développement de l’infrastructure et

des effets pervers dans la branche automobile

d’après M. Müller-Altermatt, il serait grand

temps de prendre des mesures.

Tous partis confondus

« Dans le canton de Soleure par exemple,

les voitures électriques ne paient pas un centime

d’impôt sur les véhicules à moteur alors

qu’elles sont soumises à un impôt de plusieurs

centaines de francs dans d’autres cantons en

fonction du modèle, tant et si bien que leur

imposition s’avère parfois plus onéreuse que

celle qui frappe des véhicules diesel ou essence

comparables », déclare le politicien de

42 ans dans le BLICK. Le conseiller national

PDC souhaite que la Confédération élabore

un dispositif uniforme d’imposition des véhicules

à moteur. L’idée fait l’objet d’un consensus

entre les partis. Elle a notamment été

soutenue par le conseiller national Walter

Wobmann (UDC SO), le conseiller national

Martin Bäumle (PVL, ZH) ou encore par Roger

Nordmann, le chef de la fraction vaudoise

du VS, et par la présidente des Verts, Regula

Rytz (BE).

Auto-suisse exige une uniformisation

L’association des importateurs auto-suisse

accueille elle aussi très favorablement la proposition

de M. Müller-Altermatt. Andreas Burgener,

directeur d’auto-suisse, affirme à ce sujet :

« L’impôt sur les véhicules à moteur connaît 26

tarifs différents avec ou sans subventions pour

les véhicules à faibles émissions de CO 2

ou

munis d’une propulsion alternative. Quelques

cantons ont déjà à nouveau supprimé de tels

rabais avant même que l’électromobilité n’ait

véritablement décollé. Le canton de Thurgovie

réussit même le tour de force d’instituer un

malus fiscal pour une voiture équipée d’une

pile à combustible utilisant de l’hydrogène ! »

M. Burgener exhorte les directeurs financiers

cantonaux à inscrire de toute urgence à l’ordre

du jour de leur prochaine session la recherche

d’un mode calcul uniforme pour l’imposition

des véhicules à moteur, quel qu’il soit.

Une telle réglementation uniforme serait

surtout judicieuse dans la perspective du renouvellement

de l’étiquette-énergie. L’étiquette

fait encore l’objet d’une consultation jusqu’au

18 juin 2019 et devrait être introduite dès le

1 er janvier 2020. Dans certains cantons, l’étiquette-énergie,

qui avait initialement été imaginée

comme un instrument purement informatif

destiné aux clients, sert même de base

de calcul de l’impôt sur les véhicules à moteur.

Et il n’est pas rare que la catégorie d’efficacité

énergétique joue également un rôle dans l’acquisition

de flottes de véhicules. Si le poids du

véhicule n’entre plus en ligne de compte dans

le calcul de la catégorie de l’étiquette-énergie,

il pourrait en résulter d’importants changements

sous la forme de renchérissements ou

de réductions de l’imposition des véhicules

à moteur. Il en résultera ainsi un bon ou un

mauvais argument de vente en fonction de la

marque et du modèle. <

70

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Markus Schwab, UPSA. Anina Zimmerli, UPSA. Markus Peter, UPSA.

Andrea Back, directrice de

l’Insitut für Wirtschaftsinformatik

HSG.

Markus Aegerter,

UPSA.

Arne Grüttner, collaborateur

scientifique, HSG.

Sophie Stopp, HSG.

Fabienne Rudolf, HSG.

Pascal Inauen, HSG.

Michèle Odermatt, HSG.

L’atelier de demain

45 propositions pour rendre

plus efficace la gestion des

garages

Les voitures sont de plus en plus performantes grâce aux technologies modernes, aux outils numériques, et à l’interconnectivité

croissante. Comment les garages suisses peuvent-ils à leur tour gagner en efficacité ? Un projet de l’Université

de Saint-Gall apporte des réponses. Sandro Compagno

AUTOINSIDE | Juillet Août 2019 71


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Nul ne prétend que les garagistes suisses ne

savent pas ce qu’ils font. Une entreprise qui

vend des voitures depuis près de 100 ans, qui

les entretient, les répare, et conseille une clientèle

de plus en plus exigeante connaît parfaitement

ses processus et a eu le temps de les

optimiser. Et pourtant : quel garagiste a encore

l’objectif ou même simplement le temps, dans

le flux du travail quotidien, de s’informer sur

les nouveaux outils numériques ?

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’étude

de marché menée par quatre étudiants de

l’Université de Saint-Gall. « Les processus

en place dans les garages étudiés sont plus

ou moins identiques », explique l’étudiante

Fabienne Rudolf. « Dans de nombreuses entreprises

toutefois, nous avons constaté des

ruptures de médias. » Le terme rupture de

médias désigne des processus dans le traitement

des informations, lorsque les contenus

d’un support doivent être transférés vers

un autre support et être recréés. Fabienne

Rudolf : « Beaucoup de données sont saisies

manuellement, puis transférées vers un

autre support. » C’est une perte de temps.

« Quant aux logiciels, ils ne communiquent

pas entre eux. Pour y remédier, Stieger Software

offre une solution globale de quelque

850 interfaces », précise Pascal Inauen avec

cet exemple concret.

Pour les besoins de leur étude de marché,

les quatre étudiants ont réalisé cinq entretiens

approfondis avec des spécialistes, ont

rencontré huit représentants de la sous-traitance

au Salon de l’auto de Genève 2019 et se

sont rendus dans quatre garages de différente

taille. Ils ont ensuite défini les processus appliqués

dans un garage et examiné plusieurs

technologies numériques qui pourraient augmenter

les performances de gestion. Ils ont

évalué ces technologies selon cinq critères :

faisabilité en termes de temps, capacité d’innovation,

gain de temps, coûts de la mise en

œuvre et taille de l’entreprise. Car toutes les

technologies ne conviennent pas à toutes les

entreprises.

Les résultats de la petite équipe sont impressionnants

: pas moins de 45 propositions

technologiques ont découlé de leur analyse.

Les étudiants se sont penchés sur les outils

technologiques comme le Chat-Bot (utilisé aujourd’hui

pour fixer des rendez-vous, demain

peut-être pour des consignes de réparation),

Connected Car Repair (éviter les doublons

par une mise en réseau de tous les appareils

de l’atelier), Augmented Reality ou encore

les scanners pour véhicules. « Tous ces outils

existent sur le marché », explique Pascal

Inauen.

Les étudiants n’en sont toutefois pas restés

là, et ont imaginé des technologies futuristes.

Pascal Inauen : « Lors de nos visites

chez les garagistes, nous avons constaté que

les plates-formes élévatrices posaient souvent

un problème d’engorgement. Lorsqu’un mécatronicien

travaille sur un véhicule, il doit

chaque fois aller vérifier si la plate-forme est

libre ou non. Cela prend du temps et interrompt

le travail. » Une connexion numérique

qui lui indiquerait sur sa tablette si la plateforme

élévatrice est libre permettrait de gagner

en efficacité.

Le domaine de représentation de la

branche, avec Markus Aegerter pour directeur,

est essentiel pour l’UPSA. M. Argerter

est très satisfait du travail de l’équipe de

Saint-Gall, mais il se projette encore un peu

plus loin : « L’utilisation des nouvelles technologies

est importante pour accroître l’efficacité.

À moyen et à long terme, le garagiste

a cependant besoin de nouveaux domaines

d’activité. » Beaucoup de nouveautés vont

apparaître dans cette branche dynamique. <

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72

Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Questions à Markus Aegerter, membre de la direction de l’UPSA

Agréablement surpris par les propositions

Markus Aegerter.

Monsieur Aegerter, quatre étudiants

de l’Université de Saint-Gall, sous la

direction du professeur Andrea Back, ont

examiné à la loupe les technologies et les

processus des ateliers automobiles, et les

ont analysés. Qu’est-ce qui a motivé ce

projet ?

Markus Aegerter : En ce moment, pas

un jour ne passe sans un article dans les médias

spécialisés sur les changements dans la

branche automobile. Il s’agit en général des

nouvelles technologies, des moteurs alternatifs,

des nouveaux canaux de distribution, de

la connectivité des données ou de l’auto-partage.

Par contre, on entend beaucoup moins

parler des améliorations à apporter dans les

processus des ateliers concernant le numérique

et l’efficacité. Nous avons voulu savoir

ce qui existait déjà sur le marché et connaître

les éventuelles pistes à explorer.

Le 14 mai, l’équipe de Saint-Gall a présenté

ses résultats. L’UPSA est-elle satisfaite

des conclusions avancées ?

Nous avons été trois à accompagner ce projet.

Moi-même et deux techniciens d’automobile,

Markus Peter et Markus Schwab. Nous

avons tous trois été enchantés, nous ne nous

attendions pas à découvrir 45 propositions

technologiques. Les quatre étudiants ont réalisé

un travail remarquable

Les résultats sont-ils concrets ? Autrement

dit : quels avantages directs les membres

de l’UPSA peuvent-ils en tirer ?

Les 45 propositions citées montrent aux

garagistes quels processus sont déjà numérisés

dans certains ateliers, et quelles possibilités

existent. Chaque proposition est

en outre évaluée selon sa faisabilité pour les

petites et moyennes entreprises ou pour les

grandes sociétés. Je suis certain que chaque

garagiste se penchera sérieusement sur cette

thématique, il trouvera une ou plusieurs idées

intéressantes pour son entreprise, qu’il pourra

mettre en œuvre.

Comment les garagistes vont-ils avoir

accès à ces résultats ?

Au cours des prochains mois, les médias

de l’UPSA vont communiquer mensuellement

sur les propositions technologiques des différentes

étapes dans le processus d’une

visite à l’atelier. En commençant par l’accueil

du client jusqu’à l’établissement de la

commande, en passant par le domaine des

pièces de rechange, les réparations effectives,

l’exécution de la commande et les prestations

connexes. <

Série : L’atelier de demain

Fixer un rendez-vous, réparer un véhicule,

envoyer la facture, etc. : les processus en

place dans les ateliers suivent plus ou moins

le même modèle. Les nouvelles technologies

permettent cependant de simplifier et d’accélérer

ces processus. Dans le cadre d’un projet

d’étude de l’Université de Saint-Gall (HSG),

Fabienne Rudolf, Michèle Odermatt, Pascal

Inauen et Sophie Stopp se sont penchés sur

les processus mis en œuvre dans les ateliers

d’automobile ainsi que sur les technologies

numériques et ont élaboré des propositions

très concrètes pour l’atelier de demain.

L’AGVS était dirigée par le service représentation

de la branche, avec le professeur

Andrea Back en charge de HSG. Cet article

est le premier d’une série de six contributions

dans lesquelles AUTOINSIDE présente

les résultats de leur étude.

À suivre dans :

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le tout récapitulé clairement sur une

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notamment la fréquence de recherche

d’un véhicule particulier, le nombre

d’alertes e-mail lancées pour une

voiture ou la fréquence à laquelle ses

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Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


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AUTOINSIDE | Juillet Août 201975


COMMERCE & SERVICE APRÈS-VENTE

Motor Classics 2019

Des vrombissements

classiques en compétition

avec les cerfs

Mi-juin, la région touristique de Lenzerheide a vécu au rythme du sport automobile : du vendredi soir au dimanche, des

voitures et motos de course historiques se sont présentées sur le circuit le plus élevé au monde.

pd. Lorsque que des voitures de sport et de

course ainsi que des motos, des attelages et

des ThreeWheelers se retrouvent sur le circuit

le plus élevé au monde, la Lenzerheide

Motor Classics est lancée. L’événement a

été organisé pour la huitième fois déjà dans

la région touristique de Lenzerheide, avec

quelques nouveautés.

En l’espace de quelques jours, un garage à

ciel ouvert est apparu à la station inférieure

de Rothorn, qui s’est transformé en paddock

dès le vendredi et est ainsi devenu la pièce

maîtresse de la Lenzerheide Motor Classics.

Le parking de Rothorn a aussi joué un nouveau

rôle important : divers exposants allant

de IG Seifenkisten à Mastercraft, en passant

par Racingfuel, y ont proposé des attractions

pour toute la famille.

Le vendredi soir, les véhicules se sont

présentés pour la première fois au public lors

d’un cortège guidé à travers Lenzerheide. Les

bolides de course ont pu être observés le long

de la Voa Principaala au centre du village.

Le samedi et le dimanche, plusieurs

courses de démonstration ont eu lieu sur la

piste de 2,45 kilomètres. Partant du village,

celle-ci longeait le lac pour arriver à la station

Plus de 200 véhicules ont été présentés à l’occasion de la Lenzerheide Motor Classics.

inférieure de Rothorn, en passant ensuite par

Dieschen Sot près du centre sportif, pour revenir

à l’entrée du village.

De nombreuses raretés étaient admises

avec les oldtimers, les véhicules ou véhicules

de course historiques et les motos. Avec son

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TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Campagne BPA

Devenir un « Smartrider »

Pour que les automobilistes comprennent les avantages des systèmes d’assistance à la conduite, le Bureau de prévention

des accidents (BPA) lance la nouvelle campagne « Smartrider ». Jürg A. Stettler

Une étude parue en 2017 montre que quatre

automobilistes suisses sur cinq considèrent les

systèmes d’assistance à la conduite (SAC) comme

très intéressants et qu’ils leur reconnaissent un

potentiel important en matière de sécurité routière.

La même étude indique toutefois aussi que

deux automobilistes

sur cinq sont sceptiques

vis-à-vis des

SAC et qu’ils pensent

qu’ils provoquent des

erreurs. Il est urgent de

clarifier la donne. C’est

Nadia Ingenhoff,

cheffe de projet au BPA.

pourquoi le BPA a décidé

de lancer une campagne

d’information

pour faire connaître les assistants intelligents à

un plus large public.

Le garagiste, interlocuteur central

En s’inspirant de la série télévisée légendaire

« Knight Rider » des années 1980, dont la vedette

fut la voiture de sport super intelligente K.I.T.T.

capable de parler, le BPA a baptisé sa campagne

« Smartrider ». Le site Internet smartrider.ch

constitue la colonne vertébrale de la campagne

d’information. Divers systèmes y sont notamment

présentés dans des essais vidéo. « D’autres

mesures de communication, telles que des brochures

et des cours, suivront l’an prochain », déclare

Nadia Ingenhoff, la cheffe de projet. « Avec

l’UPSA, nous avons trouvé un partenaire solide

qui saura diffuser nos messages. Il s’est avéré que

le garagiste est l’interlocuteur central pour les systèmes

d’assistance à la conduite. »

Mais les systèmes ne peuvent améliorer la sécurité

routière que si le conducteur reste concentré

lorsqu’il se déplace, malgré les assistants. « Le

conducteur demeure responsable à tout moment

», déclare N. Ingenhoff. « Il doit être en mesure

d’intervenir en permanence et doit toujours

être attentif à ce qui se passe sur la route. » Même

si la publicité automobile suggère souvent que

nous roulons déjà de manière semi-autonome.

Avec la campagne « Smartrider », le BPA souhaite

étancher la soif d’information des Suisses qui aimeraient

bénéficier de rapports d’utilisation qui

les informeraient des avantages, de l’utilité et des

Le nouveau visuel de la campagne du BPA « Smartrider » fait penser à la voiture K.I.T.T. de la série Knight Rider.

limites des SAC avant l’achat. « Dans ce domaine

technique d’avenir, le BPA peut se positionner en

tant que diffuseur innovant et impartial d’informations

», analyse N. Ingenhoff. <

Les systèmes d’assistance à la conduite pertinents pour la sécurité

Régulateur intelligent de vitesse : il adapte la

vitesse automatiquement en tenant compte, par

exemple, des limitations de vitesse ou du tracé de

la route.

Assistant d’éclairage : il commande l’utilisation

des feux de croisement et de route. L’éclairage de

virage permet aux phares de s’orienter automatiquement

selon le tracé de la chaussée.

Avertisseur de fatigue : analyse en permanence

le comportement du conducteur au volant

pour identifier des signes de réduction de la

concentration et avertit le conducteur en cas de

symptômes de fatigue.

Assistant nocturne : des caméras infrarouges

permettent de rendre visible des personnes, des

animaux et des objets même dans l’obscurité et

de les afficher sur un écran.

Assistant de freinage d’urgence : surveille l’environnement

de la voiture et freine de lui-même

en cas de collision imminente ou augmente la

pression de freinage du conducteur.

Plus d’informations sur :

smartrider.ch

Assistant de stationnement : mesure la place de

parking et y insère automatiquement la voiture.

Assistant de maintien de voie : détecte les

marquages au sol et y réagit. Si le véhicule s’en

rapproche, le système avertit le conducteur et/ou

rétablit activement la direction en sens inverse.

Assistant de changement de voie : surveille les

véhicules circulant en sens inverse et ceux qui se

trouvent sur la voie attenante. Si le conducteur

décide de changer de voie, le système identifie

les dangers potentiels autour de la voiture.

Assistant de reconnaissance des panneaux de

signalisation : identifie les panneaux de signalisation,

avertit le conducteur si la vitesse est trop

élevée et permet de respecter la limitation de

vitesse.

Régulateur adaptatif de vitesse : maintient la vitesse

réglée par le conducteur, freine et accélère

en fonction de la circulation en amont et peut

ainsi éviter les collisions.

AUTOINSIDE | Juillet Août 201977


TECHNIQUE & ENVIRONNEMENT

Projet pilote UPSA et Mobility

50 garagistes ont déjà dit oui !

Le projet pilote UPSA et Mobility connaît un engouement croissant. Plus de 50 garages de l’UPSA se sont inscrits, et la

liste d’attente ne cesse de s’allonger. Sandro Compagno

exigences de Mobility : les modèles doivent

être récents (moins de 18 mois) et afficher au

maximum 20 000 kilomètres au compteur.

Les sites sont répartis dans toute la Suisse,

avec toutefois encore des lacunes dans cette

phase. Karl Baumann : « Bien entendu, nous

aimerions étendre le réseau Mobility, et le

densifier. Nous pensons en particulier aux

zones rurales. Je conseille à tous ceux que le

projet intéresse de se manifester, pour que nous

puissions les inscrire sur la liste d’attente. »

Karl Baumann, chef de projet UPSA, souhaite développer la collaboration avec Mobility dans les régions rurales.

(Photo : Mobility)

30 à 50 garages pour le premier semestre

2019 : c’était l’objectif de l’UPSA lors de la publication

en décembre dernier de son projet

pilote, en collaboration avec la plate-forme

d’autopartage Mobility. Cette phase de test

vise à recueillir les retours et les avis de la

clientèle. Le responsable du projet pour l’UP-

SA est Karl Baumann, du domaine représentation

de la branche.

Karl Baumann peut être satisfait des six

premiers mois écoulés : au total, 53 membres

de l’UPSA, sur 48 sites, offrent les véhicules

de leurs garages aux quelque 180 000 clients

de la coopérative. La plupart des garagistes

ont commencé par un véhicule d’autopartage.

Karl Baumann : « C’est tout à fait ce qu’on

avait prévu dans cette phase du projet. » Le

garagiste doit tester, à partir d’un véhicule,

comment il peut intégrer le processus dans

sa gestion quotidienne (montage des équipements

nécessaires, réservations, entretien,

etc.). Ensuite, il sera certainement possible

d’ajouter d’autres véhicules.

Les garagistes de l’UPSA participant à

l’opération sont pour la plupart des concessionnaires.

Cela s’explique notamment par les

Le projet est passionnant et prometteur,

comme le prouvent non seulement les retours

des garagistes participants, mais également

l’intérêt croissant montré par les autorités

communales. Karl Baumann : « Certaines

communes nous ont même demandé si nous

pouvions exposer un véhicule d’autopartage

devant l’hôtel de ville par exemple, en concertation

avec un garage local. » <

Les garagistes intéressés

sont priés de contacter Karl

Baumann, chef de projet

UPSA : karl.baumann@

agvs-upsa.ch.

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Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

Autef GmbH

autef.ch

> À la recherche des causes

pd. Remplacer des pièces, compresseurs de climatisation,

permettre au client de repartir,

il s’avère souvent que ce

facturer : la plupart des réparations

n’est pas un vice des pièces

suivent ce schéma. Mais ou un défaut matériel qui est

la raison de la visite à l’atelier à l’origine de la panne. Une

et de la défaillance d’une pièce maintenance ou une réparation

n’est pas toujours claire. Le inadéquates en sont plus souvent

cours « Recherche pure des

la cause.

causes » d’Autef GmbH, centre Les sources d’erreurs les

de formation en technologie plus diverses se manifestent :

automobile à Reiden (LU), se un défaut de lubrification,

penche sur la question. Il se l’utilisation d’une huile ou d’un

concentre sur deux éléments produit chimique inadapté,

pour lesquels le taux de réitération

trop peu ou trop de liquide de

des réparations est parti-

refroidissement ou un diagnos-

culièrement élevé : le turbocompresseur

tic erroné.

et le compresseur de Les participants au cours

la climatisation.

peuvent appliquer les leçons

Les participants au cours tirées dans leur travail quotidien

démontent et analysent des

à l’atelier. Le nombre de

pièces sous garantie et remplacées.

réparations répétées baisse et

Ils recherchent la cause la satisfaction de la clientèle

du défaut et établissent un s’améliore. Le résultat ? Moins

diagnostic. Lorsqu’on démonte de cas de garantie et un temps

des turbocompresseurs et des de travail plus productif. <

Lors du cours « Recherche pure des causes », les participants démontent et analysent

des pièces sous garantie et remplacées.

Cromax

cromax.com/ch

> Cromax lance la boutique en ligne « Cromastore »

Les clients Cromax peuvent commander à tout moment du matériel de peinture et des

accessoires dans la boutique en ligne.

pd. Avec la nouvelle boutique

en ligne « Cromastore » de

Cromax, les carrossiers et les

ateliers de peinture peuvent

être encore plus productifs et

flexibles car ils peuvent commander

de la peinture et des

accessoires à toute heure.

Thomas Nussbaum, directeur

de Cromax Suisse, est

fier de proposer ce service

complémentaire aux clients de

Cromax : « La boutique en ligne

permet de commander et de

gérer des produits actuels et

les accessoires les plus utilisés

24 heures sur 24 et 7 jours

sur 7. Il s’agit d’une approche

tournée vers l’avenir. »

Le client peut remplir

aisément son chariot virtuel

en quelques clics. Grâce à une

application gratuite pour les

appareils mobiles tels que des

tablettes ou des smartphones

Android ou à un lecteur de

codes-barres, il est aussi

possible de commander directement

depuis l’entrepôt ou la

salle de mélange. Une fonction

de recherche détaillée permet

aux peintres d’aboutir immédiatement

au produit souhaité

en saisissant son nom, sa référence

ou un mot-clé. Des catégories

telles que des groupes

de produits, des domaines

d’utilisation, des systèmes de

mélange et de peinture et des

marques clarifient la structure

de la boutique.

La connexion de la boutique

en ligne avec le logiciel

chromatique Cromax Chroma-

Connect est particulièrement

utile : « Elle permet au peintre

de commander des mélanges

en stock directement via le

Cromastore », explique Thomas

Nussbaum.

L’entreprise peut aussi

parfaitement documenter et

contrôler ses commandes

avec le logiciel. Le service

en un clic permet en outre

de placer des favoris dans le

panier, de réitérer aisément

des commandes complètes et

de définir individuellement des

commandes standard.

« Chaque commande dans

le Cromastore est ensuite immédiatement

et parfaitement

préparée et livrée au client

jusqu’à deux fois par jour »,

déclare le directeur.

Pour commander facilement

dans la boutique en ligne, les

carrossiers et les ateliers de

peinture doivent demander

des données de connexion au

service clientèle. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 2019 79


GARAGES

KW Automotive AG

kwsuspensions.ch

> Suspensions à corps fileté ST XA : plus de 30 nouveaux modèles

Les nouvelles suspensions à corps fileté ST XA assurent un surbaissement continu

et individuel.

pd. pd. Les suspensions à corps

fileté ST suspensions se fondent

sur la technicité et le savoir-faire

renommés de KW Automotive.

En fonction du modèle, il est

possible d’obtenir un surbaissement

individuel pouvant

atteindre

85 mm (DTC) avec les amortisseurs

réglables de manière

sportive et confortable. Les

suspensions à corps fileté réglables

en hauteur et en dureté

sont disponibles dès à présent

pour plus de 30 nouvelles applications

à partir de CHF 1010.,

par exemple pour l’Audi A6, la

BMW Série 3 ou 5, la Z4, la Fiat

500/500 Abarth, la Ford Fiesta et

la Focus. Les Mercedes Classe

A et C et les Seat Alhambra

et Leon bénéficient ainsi d’un

dynamisme de conduite accru.

« Les nouvelles suspensions

à corps fileté ST XA conviennent

pour des clients qui souhaitent

non seulement surbaisser individuellement

leur véhicule mais

aussi en modifier la configuration

», affirme Peter Banz, le

directeur de KW Automotive.

La détente d’amortissement

réglable en seize clics garantit

une meilleure adhérence sur

des tronçons rapides et une

maîtrise plus aisée du véhicule.

Le conducteur profite d’un

contrôle direct authentique

et d’une maniabilité plus

sportive. Une détente d’amortissement

modifiée permet en

outre d’influencer significativement

le confort de roulement.

Grâce à un filetage trapézoïdal

insensible à l’encrassement

et à une bague filetée en polyamide,

le surbaissement continu

peut également être modifié

rapidement et facilement au fil

des ans.

Les nombreuses nouvelles

applications sont consultables

en ligne. Pour la Ford Mustang,

y compris les versions GT et

Shelby, un surbaissement pouvant

atteindre 60 mm à l’avant

et 55 mm sur l’essieu arrière est

possible. <

Motiondata Vector Gruppe

motiondata-vector.ch

> Sales Power pour garages

Motiondata complète ses systèmes par une gestion professionnelle de la relation

clientèle, le Sales Manager.

pd. Avec le Sales Manager,

le groupe Motiondata Vector

souligne son rôle de fournisseur

de solutions complètes

pour le marché automobile et

complète ainsi les deux Dealer

Management Systems « Motiondata

DMS » et « CDP Car Dealer

Package » par un outil précieux

pour une gestion professionnelle

de la relation clientèle. Chaque

garage peut ainsi améliorer sa

performance de vente et renforcer

durablement ses résultats.

Le Motiondata Vector Sales

Manager comprend plusieurs

modules et peut donc être utilisé

individuellement, quelles que

soient les exigences. Toutes les

procédures commerciales nécessaires

sont prises en charge,

de la CRM classique comprenant

la gestion des courses d’essai

jusqu’à la répartition du stock

de véhicules sur des canaux

de vente supplémentaires

tels qu’un site Internet ou des

bourses automobiles en ligne.

Le module CRM est particulièrement

intéressant car il fournit

une vue d’ensemble complète

des contacts avec les clients et

soutient tous les processus de

vente et de marketing importants

au sein de l’entreprise. Il

s’agit d’un outil de CRM efficace,

intelligible et convivial pour

l’utilisateur qui peut aménager

l’interface à sa guise. Toutes les

fonctions de la CRM sont harmonisées

et compatibles avec les

systèmes DMS Motiondata.

Motiondata prodigue des

conseils à toutes les entreprises

qui souhaitent améliorer

durablement leurs ventes et

augmenter leurs chiffres. <

80 Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


GARAGES

GCS Schweiz AG

gcsag.ch

> L’atelier numérique 4.0 pour une meilleure rentabilité

pd. GCS Suisse SA propose

tout ce dont un garage ou une

carrosserie a besoin dans le domaine

informatique, en parfaite

harmonie et d’un seul tenant.

Sa principale composante est

la solution DMS qui séduit par

sa simplicité et l’étendue de ses

fonctions et intégrations.

En tant qu’unique fournisseur

de DMS, GCS Suisse SA

propose la liberté de choix pour

les systèmes de calcul en ligne

d’Audatex (Audanet 2.0 / Qapter),

DAT (SilverDAT 3 myClaim)

et Eurotax (VMS ERE Online).

En synergie avec le GCS

Mobile Worker, l’utilisateur

a pour la première fois en

Suisse la possibilité d’ouvrir

sa commande, de la calculer

et de la traiter sur n’importe

quel appareil et de n’importe

quel endroit selon la devise

« Mon bureau me suit partout. »

Grâce au Mobile Worker, le

collaborateur d’atelier peut

saisir le dossier de commandes

complet sur son smartphone ou

sa tablette, entrer de nouvelles

données et procéder à la saisie

du temps, documenter ses

travaux et y ajouter des photos,

tout en disposant de listes de

contrôle qualité selon les étapes

de travail effectuées. Tout cela

se fait en un tournemain grâce

au Mobile Worker. Chaque

collaborateur est également

informé à tout moment, via un

process board d’atelier, de l’état

d’avancement de sa commande

ou de son véhicule. <

GCS Suisse SA propose des solutions informatiques en parfaite harmonie et d’un seul

tenant.

Bridgestone

bridgestone.ch

> Développé pour un maximum de performance et de confort

Bridgestone met le nouveau Coach-AP 100 sur le marché en octobre.

pd. Avec le Coach-AP 001,

Bridgestone, le leader mondial

du pneumatique, a mis sur le

marché son premier pneu entièrement

conçu pour le segment

des bus. Des valeurs excellentes

en termes de roulement et de

bruit ainsi que des performances

élevées sur route mouillée et

enneigée font du Bridgestone

Coach-AP 001 un pneu idéal et

économique pour les gestionnaires

de flottes de bus. De

plus, le pneu offre un maximum

de confort sans compromis en

matière de sécurité.

En raison de la forte demande

en termes de transport de

voyageurs, l’un des points forts

des flottes de bus est de réduire

les frais d’exploitation tout en

garantissant une sécurité maximale.

Aujourd’hui, les normes

européennes strictes en termes

d’émissions de CO 2

et de niveau

sonore et les perpétuelles

revendications en termes de sécurité

routière représentent des

exigences difficiles à satisfaire

pour les exploitants de flottes.

Face à celles-ci, Bridgestone

met sur le marché, avec son

Coach-AP 001, un pneu offrant

technologie de pointe, efficience

et confort aux flottes de bus.

Le dernier-né de la série de

pneus pour bus de Bridgestone

possède nouvelle une structure,

avec une faible résistance au

roulement et portant le label européen

B en matière d’efficacité

en carburant. Les émissions de

CO 2

peuvent ainsi être réduites

et les coûts d’exploitation totaux

pour les exploitants de flottes

diminués.

Comme pour les émissions

de CO 2

, l’UE exige de l’industrie

automobile qu’elle réduise le

niveau sonore des véhicules

selon une ordonnance introduite

en 2014. Cette réduction du

niveau sonore est d’autant plus

importante pour les flottes de

bus, car elle contribue à améliorer

le confort des voyageurs.

Le Coach-AP 001 convainc à cet

égard par son excellent niveau

sonore de seulement 69 dB.

Le Bridgestone Coach-AP 001,

dimension principale 295/80

R22.5, sera disponible dans le

commerce dès octobre 2019. <

AUTOINSIDE | Juillet Août 2019 81


SONDAGE DU MOIS

QUELLES TECHNOLOGIES

DE PROPULSION VOS

CLIENTS EXIGENT-ILS ?

AUTOINSIDE a demandé à ses lectrices et à ses

lecteurs de révéler quelles propulsions intéressaient

les clients et celles qu’ils exigeaient. Il s’avère que

Essence

30 %

Hybride

13 %

GNC

1 %

l’essence et le diesel restent les motorisations les

plus prisées et exigées le plus souvent. L’hybride,

l’hydrogène et l’électrique les talonnent coude à

Diesel

25 %

coude, l’hydrogène menant légèrement. (État au

14 juin 2019)

Hydrogène

16 %

Autres

2 %

Électrique

11 %

APERÇU DE L’ÉDITION 9 D’AUTOINSIDE SEPTEMBRE 2019

Le prochain numéro paraîtra le 29 août 2019 et abordera les thèmes suivants :

En visite chez Pirelli

Le centre de recherche Pirelli à Milano

Bicocca ouvre ses portes. Les chercheurs et

les ingénieurs nous invitent en exclusivité à

les observer dans leur travail.

Comment fonctionnent les TPMS ?

Tout ce qu’il faut savoir sur les systèmes de

contrôle de la pression des pneus (TPMS) :

AUTOINSIDE décrit la finalité d’un TPMS, son

fonctionnement et les types disponibles.

Journée des garagistes suisses

Urs Wernli, le président de l’UPSA, anticipe la

Journée des garagistes suisses du 14 janvier

2020, qui sera placée sous le mot d’ordre

« Clients, climat, compétences ».

Le magazine spécialisé au plus fort tirage de la branche automobile suisse

91 e année, 11 numéros en allemand et en français

Tirage par Septembre 2018 certifié REMP : 12 725 exemplaires dont 9548 en allemand et 3117 en français

Éditeur

Union professionelle suisse de

l’automobile (UPSA)

agvs-upsa.ch

Éditions

AUTOINSIDE

Wölflistrasse 5, Case postale 64

CH-3000 Berne 22

Téléphone : +41 (0)31 307 15 15

verlag@agvs-upsa.ch, autoinside.ch

Administration et gestion des abonnements

Abonnement annuel

CHF 110.(TVA incluse)

Numéro à l‘unité

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Contact : Anina Zimmerli

Téléphone : +41 (0)31 307 15 43

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Rédaction

Supports médiatiques de l‘UPSA

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Rédaction : Sandro Compagno (sco,

responsable Gestion du contenu), Reinhard

Kronenberg (kro, responsable Journalisme),

Sascha Rhyner (srh, rédacteur mobilité),

André Bissegger (abi, rédacteur mobilité),

Jean-Philippe Pressl-Wenger (jppw, correspondant

Suisse romande), Andreas Senger

(se, domaine technique), Bruno Sinzig (si,

domaine spécial Formation), Raoul Studer

(rst, domaine spécial Politique)

Autres articles de : Monique Baldinger,

Daniel Schwab

Conception : Robert Knopf, Christoph Pfister,

Fatma Bindal

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Juillet Août 2019 | AUTOINSIDE


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