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Y-mail 40 - mai 2022

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DOCTEURE EVELIEN

DOCTEURE EVELIEN MONBAILLIU « Mon grand-père et mon oncle étaient pédiatres : c’est de là qu’est née ma passion pour ce métier. En tant que pédiatre, on est confronté à un large éventail de pathologies et d’âges. Chaque âge requiert une approche différente, tant sur le plan médical que sur celui de la communication. J’attache une grande importance à une bonne interaction avec l’enfant et ses parents. Avant de devenir pédiatre, j’ai obtenu mon diplôme de médecin généraliste. La grande plus-value de cette formation est qu’elle m’a permis de mieux comprendre les soins primaires et les techniques de communication. » « Une famille de pédiatres » spécialité: pédiatrie début au CHJY: 1er mars 2022 avant: UAntwerpen hobby: passer du temps avec mon mari et nos deux enfants 057 35 75 00– evelien.monbailliu@yperman.net Regardez l’interview 12

LE CABINET DES QUESTIONS Docteure Emily Dauwe : « Les médicaments ne sont plus délivrés. » ? LES PATIENTS QUI VEULENT ARRÊTER DE FUMER ONT BESOIN DE TOUTE L’AIDE QU’ILS PEUVENT TROUVER. À QUOI PEUVENT-ILS S’ATTENDRE SI JE LES ORIENTE VERS LA CLINIQUE DE SEVRAGE TABAGIQUE ? Docteure Emily Dauwe MÉDECIN GÉNÉRALISTE EN FORMATION À YPRES Un fumeur parvient à arrêter de fumer au bout de cinq à sept tentatives en moyenne. S’il est encadré, ses chances de réussite augmentent. Docteure Emily Dauwe, généraliste : « Normalement, je prescris des produits de substitution nicotiniques. Si cela ne suffit pas, il existe aussi des médicaments. Mais on ne les délivre plus en pharmacie. Comment procèdent-ils à la clinique de sevrage tabagique ? » Yentl Bulcaen, psychologue clinique et tabacologue : « Le Champix n’est en effet plus disponible, car il contient trop de nitrosamines. Le Zyban, un antidépresseur, n’est prescrit qu’aux patients de plus de 35 ans à qui l’on a diagnostiqué une BPCO. » PAS DE PRODUIT MIRACLE La clinique de sevrage tabagique ne prescrit de toute façon aucun médicament. « Nous ne sommes pas des médecins. Les gens doivent aussi se rendre compte qu’il n’existe aucun remède miracle. Chez les fumeurs, la dépendance n’est en effet pas que physiquement. Lors du premier entretien que nous avons avec le patient, nous lui demandons donc depuis quand et combien de cigarettes il ou elle fume, mais aussi quel rôle la cigarette joue dans sa vie. Enfin, nous essayons de connaître l’objectif que la personne s’est fixé. Certains veulent arrêter de fumer, tandis que d’autres veulent seulement réduire leur consommation. Certains ont le temps, d’autres veulent un résultat rapidement. Ensemble, nous décidons de la meilleure approche à adopter et des ressources à mettre en œuvre. » DU JOUR AU LENDEMAIN Pour ceux qui ne se voient pas arrêter du jour au lendemain, il existe de nombreux substituts nicotiniques: patches, chewing-gums, pastilles à la menthe, spray... « Si votre corps a reçu de la nicotine tous les jours pendant longtemps, il a besoin de cette substance. Une thérapie combinée avec des patches qui libèrent un peu de nicotine tout au long de la journée et, par exemple, des chewing-gums ou des bonbons à la menthe pour les moments difficiles, permet d’atténuer les symptômes de manque et les envies de fumer. » Comme les substituts nicotiniques ne vous empêchent pas d’avoir envie de fumer, les consultations de suivi continuent à travailler sur la motivation. « Les patients viennent trois ou quatre fois en moyenne. La consultation d’aide au sevrage tabagique – quatre heures par an – est soumise au régime du tiers payant : vous payez 5 euros par quart d’heure, ou 1 euro pour les bénéficiaires de l’intervention majorée. » Rendez-vous via le secrétariat cardio-pneumo 057 35 71 90 rookstop@yperman.net 13

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