LIAISON GÉRIATRIQUE AUX URGENCES Le sommet de l’iceberg Chez les patients plus âgés, les traumatismes mineurs sont souvent le symptôme d’un problème sous-jacent plus grave. C’est pourquoi on vérifie le profil de risque gériatrique des patients de plus de 75 ans. Une coupure ou une entorse du poignet sont des traumatismes qui peuvent sembler anodins, mais ils sont parfois la partie visible d’un iceberg inquiétant. C’est pourquoi on vérifie le profil de risque gériatrique des personnes de plus de 75 ans qui arrivent au service d’urgence en les soumettant à d’un test PRG composé de cinq questions simples. Si le score est supérieur à 2, une infirmière de la liaison gériatrique se rend sur place pour une évaluation plus poussée. Docteur Bart Werbrouck (gériatrie) : « Cette évaluation ne prend qu’une demi-heure et peut être faite entre deux autres examens. On voit alors souvent émer ger des problèmes sous-jacents tels qu’une démence naissante pas encore détectée jusquelà. Nous pouvons alors programmer un examen à la clinique de la mémoire. Nous orientons d’autres patients vers la polypharmacie, la clinique de l’ostéoporose ou la clinique des chutes. L’objectif est toujours le même : prévenir les réadmissions en faisant en sorte que les patients restent aussi autonomes que possible. » docteur Bart Werbrouck Après un traumatisme, 1 octogénaire sur 3 risque de perdre définitivement son autonomie DOCTEUR MARC HOSTE Départ à la retraite Depuis qu’il a commencé à travailler ici en 1987, le docteur Marc Hoste, radiologue, est toujours resté fidèle à Jan Yperman. Au fil des ans, il a assisté à de nombreux changements : « J’ai connu toute l’évolution des examens de l’analogique vers le numérique. L’arrivée du scanner/IRM a sans doute été l’innovation la plus importante. » Et maintenant ? « Mon fils Xavier a pris ma place à l’hôpital (voir page 11) et mes nombreux hobbies ne me laisseront certainement pas le temps de m’ennuyer. » SYMPOSIUM Clinique de la douleur Le 16 juin, la clinique de la douleur du centre hospitalier Jan Yperman organisera un symposium sur la neurostimulation (voir page 18). Le professeur Jean-Pierre van Buyten parlera de l’indication et du mécanisme de fonctionnement de la neurostimulation (SCS). Les docteurs Declercq et De Naeyer présenteront les résultats engrangés au sein de notre clinique de la douleur. Inscrivez-vous via yperman.net/professional/ huisartsen/symposia ou au moyen du code QR OFFRES D’EMPLOI Nous recherchons Notre centre hospitalier recherche actuellement : - un infirmier/une infirmière pour l’équipe mobile - un infirmier/une infirmière gériatrique - un infirmier/une infirmière en soins généraux - un chef cuisinier - un nettoyeur/une nettoyeuse Consultez toutes les offres d’emploi sur jobs.yperman.net ou au moyen du code QR 16
TRAJET DE SOINS Au-delà de la douleur Les allées et venues sont permanentes à la clinique de la douleur. Chaque patient est préparé pour recevoir son traitement dans le créneau horaire prévu. Le docteur Jan Dossche porte un tablier en plomb. Au moyen de radiographies, il recherche le nerf qui cause des douleurs au patient. Docteur Jan Dossche : « Cet homme âgé de 64 ans souffre d’arthrose. Il éprouve une forte douleur au mouvement, de manière persistante, depuis plusieurs mois. Il s’agit d’une douleur qui ne disparaît pas en marchant ou en bougeant. Compte tenu de son âge, de ses symptômes et des radios, il entrait en ligne de compte pour une Les maux de dos et de nuque peuvent vous gâcher la vie. Mais quand la situation devient invivable, la clinique de la douleur dénervation facettaire, c’est-à-dire la dénervation des articulations facettaires du dos. » NERF CASSÉ Ce même patient était déjà sur la même table d’examen la semaine dernière. Le docteur Dossche avait alors procédé à une anesthésie d’essai consistant à anesthésier de manière sélective une ou plusieurs articulations facettaires. Docteur Dossche : « Le patient a aussitôt indiqué n’est pas loin. ressentir une forte diminution de la douleur. Nous savons donc que dans ce cas, une dénervation facettaire permettra de soulager adéquatement la douleur. » Aujourd’hui a lieu le traitement définitif. Quatre aiguilles sont placées à hauteur des quatre articulations facettaires inférieures du patient. Ensuite, la pointe de l’aiguille nue est chauffée à 74 ° Celsius pendant 90 secondes. Cette chaleur est suffisante pour dénaturer les docteur Jan Dossche protéines du nerf afin qu’il ne transmette plus d’impulsions de douleur. « La douleur ne disparaîtra pas complètement », précise le docteur Dossche, qui tempère les attentes. « Ce type d’arthrose liée à une usure des disques intervertébraux provoque aussi des douleurs en particulier lorsque l’on reste longtemps en position 17
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