POMPES À INSULINE INNOVANTES Secrétariat endocrinologie - diabétologie 057 35 72 70 secinwendige@yperman.net De plus en plus de patients atteints de diabète de type 1 optent pour une pompe à insuline. Notre hôpital propose aussi depuis peu le système innovant Hybrid Closed Loop dans lequel les valeurs glycémiques mesurées par un capteur de glucose sont transférées à la pompe à insuline. Celle-ci calcule automatiquement la quantité d’insuline à administrer. (R)évolution Ces dernières années, la médecine du diabète a vu arriver sur le marché un grand nombre de nouveaux médicaments et dispositifs électroniques, comme la pompe à insuline. Au centre hospitaliser Jan Yperman, docteure An Nollet a lancé en 2012 la convention « pompes à insuline ». Depuis l’arrivée de la docteure Barbara Deconinck en 2017, le nombre de patients atteints de diabète de type 1 qui se présentent à l’hôpital pour une pompe à insuline n’a cessé d’augmenter. Docteure Deconinck (endocrinologie - diabétologie) : « La pompe à insuline délivre de l’insuline via un cathéter sous-cutané, selon le principe de la perfusion sous-cutanée continue d’insuline (CSII). La CSII est une alternative pratique à l’administration manuelle sous-cutanée d’insuline. Le patient ne doit plus s’autoadministrer de l’insuline au moyen du stylo à insuline et les paramètres biochimiques tels que le HbA1c sont également meilleurs. » BOUCLE FERMÉE HYBRIDE La boucle fermée hybride (Hybrid Closed Loop ou HCL) représente une nouvelle (r)évolution. La pompe à insuline est ici reliée à un capteur de glucose. Docteure Deconinck : « Le capteur de glucose est fixé à la peau (du ventre). Il mesure le taux de glucose en permanence de sorte que le patient n’a plus à piquer le doigt pour mesurer ce taux. Les valeurs sont transmises à la pompe qui est reliée par un petit tube à un cathéter implanté dans la peau abdominale. Le système calcule automatiquement la quantité d’insuline que la pompe doit délivrer. L’utilisateur doit cependant continuer à compter et à ajuster les glucides aux repas. En cas d’hypoglycémie imminente, l’administration d’insuline est immédiatement interrompue. Il y a cependant un point auquel il faut être vraiment attentif : il faut éviter que la pompe à insuline ne se détache ou ne se bloque, sous peine que l’administration d’insuline s’arrête. » docteure An Nollet et docteure Deconinck La différence avec les pompes à insuline classiques est que la boucle fermée hybride fonctionne de manière quasi entièrement automatique. De ce fait, le système imite mieux la fonction pancréatique normale, ce qui garantit de bons paramètres biochimiques. « Il arrive en de rares occasions qu’une erreur intervienne dans le calcul de l’administration automatique d’insuline, mais il y a toujours un mécanisme d’échappement. » Le centre hospitalier Jan Yperman utilise le Medtronic Minimed 780G. La HCL est remboursée dans le cadre de la convention diabète. JEUNES ET MOINS JEUNES Même les patients qui souffrent de diabète de type 1 depuis des décennies peuvent bénéficier d’une pompe à insuline. Docteure An Nollet : « Nous avons récemment commencé un traitement par pompe à insuline sur une patiente de 72 ans qui souffre de diabète de type 1 depuis 49 ans. Après lui avoir appris ce qu’elle devait savoir et lui avoir fourni des explications diététiques sur le comptage des glucides par exemple, la procédure a été entamée en ambulatoire, en coopération avec l’infirmière à domicile. Tout s’est super bien passé. La HCL a apporté un soulagement immédiat à cette patiente en la délivrant de son problème d’hypoglycémies nocturnes sévères qu’elle traînait depuis des années. Cette nouvelle technologie contribue à améliorer de manière significative la qualité de vie des patients et de leurs familles. » 12
LE CABINET DES QUESTIONS Docteur Peter Decloedt, médecin généraliste : « Nous ne savons pas bien quelles valeurs sont inquiétantes. » ? POUR QUELLE INDICATION FAUT-IL DEMANDER UNE ÉLECTROPHORÈSE DES PROTÉINES? COMMENT FAUT-IL INTERPRÉTER LES VALEURS QUI S’ÉCARTENT DE LA NORMALE ? Docteur Peter Decloedt MÉDECIN GÉNÉRALISTE À ZONNEBEKE Secrétariat médecine interne 057 35 72 70 secinwendige@yperman.net « Dans notre cabinet de médecine générale, nous demandons une électrophorèse des protéines en cas de malaise prolongé ou de fatigue persistante », explique le docteur Peter Decloedt. « Nous réalisons ainsi un dépistage plus large qu’avec une prise de sang standard. » La docteure Hélène De Wolf (biologie clinique) donne tout d’abord quelques explications sur la technique de test : l’électrophorèse capillaire. « Nous injectons le sérum dans un fin capillaire composé de silice et d’une solution tampon de base et induisons une différence de tension. Les protéines migrent à travers le champ électrique de l’anode vers la cathode à une vitesse qui dépend de la densité de charge. Nous pouvons ainsi séparer les molécules en albumine, globulines α1, globulines α2, globulines β et globulines γ. Chacune de ces fractions est constituée de protéines différentes. » L’électrophorèse des protéines sériques est principalement utilisée pour détecter les protéines monoclonales (protéines M ou paraprotéines). Ces anticorps identiques résultent d’une prolifération de lympho cytes B anormaux, comme dans la maladie de Kahler ou le myélome multiple. Docteur Kurt Geldhof (oncologie - hématologie) : « L’électrophorèse des protéines est utile lorsque vous avez l’impression qu’il y a quelque chose qui cloche et que vous ne parvenez pas à mettre le doigt dessus. Ce test peu coûteux met en évidence des para protéines chez 2 % de la population générale. Mais dans seulement 0,2 % des cas, un examen plus approfondi révèle que le patient est atteint de la maladie de Kahler ou d’une autre maladie encore plus rare. Dans les 1,8 % de cas restants, on parle de gammopathie monoclonale de signification indéterminée (MGUS). Mais la grande question est de savoir comment assurer le suivi de ces 1,8 %. » SUIVI DE LA MGUS L’hématologue américain Robert Kyle a consacré sa vie à essayer de répondre à cette question. Le résultat est un guide pratique. Docteur Geldhof : « Kyle divise les 2 % de la population présentant des paraprotéines en trois groupes, en fonction de la quantité de par aprotéines, de plasmocytes de la moelle osseuse et de protéines monoclonales urinaires. Ces trois groupes sont la MGUS, le myélome multiple foudroyant (SMM) et le myélome multiple (MM). Pour le groupe MGUS, il recommande un monitoring. Plus les facteurs de risque sont nombreux, plus il est probable qu’un patient atteint de MGUS évolue vers la SMM ou le MM dans les 20 prochaines années. Ce guide permet aux médecins généralistes de suivre correctement leurs patients atteints de MGUS. S’ils ont des questions, ils peuvent bien sûr toujours nous contacter ou nous référer les patients. » Scannez le code QR pour le guide MGUS 13
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