C-LOUNGE Cinq ans déjà Moins de lits, plus de patients : dans C-lounge, les patients attendent habillés et se rendent eux-mêmes au bloc opératoire. Après cinq ans, le système est toujours aussi efficace. Le principe est simple : pour limiter au maximum la mobilisation des lits, les patients n’en reçoivent un qu’après l’opération. Ce système permet à l’hôpital d’économiser aussi des lits C. Stefaan Peene (infirmier - -chef de service du bloc opératoire) : « Avant, la plupart des patients arrivaient à 7h. du matin, même s’ils ne devaient être opérés qu’à 16h. Aujourd’hui, ils viennent sur rendez-vous et attendent habillés dans le C-lounge. Après les préparatifs nécessaires, ils se rendent eux-mêmes au bloc opératoire. » Cela apporte une réelle plus-value. Stefaan Peene : « Dans le C-lounge, les patients restent mobiles plus longtemps et se sentent moins comme des patients. Nous les préparons pour l’opération, ce qui réduit la charge de travail pour les autres services. Alors qu’au départ, ce système était surtout destiné aux patients orthopédiques, nous avons maintenant aussi des patients d’autres disciplines, à condition qu’ils soient suffisamment mobiles et qu’ils ne présentent pas de troubles sous-jacents graves. En 2018, nous avons vu défiler ici 1.869 patients ; l’année dernière, ils étaient 2.595. En septembre, nous recruterons de nouveaux collaborateurs pour poursuivre notre croissance. » Stefaan Peene De 1.869 à 2.595 patients 16 INCONTINENCE ET PROLAPSUS Suivi assuré Le centre hospitalier Jan Yperman vise à améliorer sans cesse la qualité de ses soins. C’est pourquoi le service d’urologie interroge tous les patients qui subissent une intervention chirurgicale pour cause de fuites urinaires ou de prolapsus. Via Mynexuzhealth ou lors d’une consultation, ils remplissent un questionnaire validé. Docteure Anneleen Verbrugghe (urologie) : « Les questionnaires sur l’incontinence sont en cours dans plusieurs hôpitaux flamands, ceux sur le prolapsus sont un projet pilote de notre hôpital et de l’AZ Groeninge. Certaines questions portent sur les facteurs de risque du prolapsus, d’autres sur les symptômes ou les complications possibles. Parce que notre approche est centrée sur le patient, nous posons également des questions sur l’impact de l’intervention sur sa vie quotidienne. Cela nous permet de mieux informer les patients sur ce qu’ils peuvent attendre d’une intervention, de savoir quel type de patient retire le plus de bénéfices de tel ou tel type de chirurgie et d’améliorer encore la qualité de nos soins. » Secrétariat chirurgie 057 35 72 00 secheelkunde@yperman.net RÉSERVEZ LA DATE Symposium Le 15 décembre, le service de neurochirurgie du centre hospitalier Jan Yperman organisera un symposium destiné aux médecins généralistes et aux autres professionnels de la santé. Réservez déjà la date dans votre agenda et gardez un œil sur yperman.net/professional/ homeopaths/symposia pour le programme. Inscrivez-vous via yperman.net/ professional/homeopaths/symposia ou le code QR
TRAJET DE SOINS Hors de nos murs Oubli, mauvaise compréhension, double prise d’un même médicament sous deux noms différents : le transfert des infos sur les médicaments entre l’hôpital et les soins de première ligne n’est pas toujours infaillible. Cela peut avoir des conséquences pour le patient. D’après la littérature scientifique, 20 % des réadmissions sont dues à une politique de médication transmurale inadéquate. Comment est-ce possible à l’ère du numérique ? Caroline Gheysen (directrice information, innovation et réseaux) : « Chaque prestataire de soins de l’équipe de soins Il reste des choses à améliorer au niveau du transfert des données relatives aux médicaments entre l’hôpital et les soins de première ligne. Dans les secteurs qui ne sont pas encore desservis par l’autoroute numérique de Vitalink, l’enveloppe verte comble un manque dans l’intervalle. du patient devrait avoir accès à un plan de médication numérique à jour et correct sur la plateforme Vitalink. En théorie du moins. Dans la pratique, Vitalink fonctionne déjà en première ligne, mais le déploiement technique du système n’est pas encore complètement terminé en deuxième ligne. Les médecins hospitaliers peuvent déjà consulter la plateforme Vitalink et l’importer dans leur dossier local. Mais s’ils ajustent la médication, ils ne peuvent pas encore enregistrer cette information dans Vitalink. La première ligne n’a donc pas connaissance du plan de médication adapté. » BRISER LE CERCLE À ce niveau, l’autoroute numérique est donc interrompue. Si le généraliste n’adapte pas lui-même le plan de médication dans Vitalink après la sortie de l’hôpital, les différents prestataires de soins n’ont pas une vue précise des changements dans la situation du patient. Caroline Gheysen : « Les médecins généralistes constatent que leur travail de départ ne reçoit pas un suivi correct après la sortie de l’hôpital. Certains renoncent à tenir à jour le plan de médication de leurs patients. L’on risque donc de se retrouver dans un cercle vicieux. C’est dommage, car le potentiel 17
Chargement...
Chargement...