PROTHÈSE PARTIELLE OU PROTHÈSE TOTALE ?Dans le cas d’une gonarthroseantéromédiale, une prothèseunicompartimentale du genou(ou prothèse partielle) estpréférable à une prothèse totale.La procédure présente un risquerare – un léger affaissement –mais les nombreux avantagesl’emportent largement, commele confirme une étude interne.95 %de patients satisfaitsde leur prothèse partielledu genouChez les patients souffrantd’arthrose dugenou, on constate que lecartilage présent sur la faceinterne de l’articulationdisparaît. La mise en placed’une prothèse est alorsune solution envisageable.Dans plus de la moitiédes cas, les orthopédistesdu centre hospitalier JanYperman optent pour uneprothèse unicondylaire,aussi appelée « prothèseunicompartimentale » ou« prothèse partielle ».Docteur FrançoisHardeman (orthopédie) :« Dans la langue courante,on parle souvent dedemi-prothèse du genou,mais ce terme n’est pasentièrement correct, carnous ne remplaçons quela partie endommagée, cequi correspond à beaucoupmoins que la moitié del’articulation. »NOMBREUX AVANTAGESEn cas de gonarthroseantéromédiale, beaucoupd’hôpitaux belges optentencore pour une prothèsetotale du genou. Les prothèsesunicompartimentalesne représentent que10 % des prothèses posées.À Ypres, ce chiffre dépasseles 60 %. Pourquoi ?Docteur Cedric Depuydt(orthopédie) : « Les prothèsespartielles offrentde nombreux avantages :l’incision est plus petite,on retire moins de tissuosseux, l’inter vention estmoins lourde et les risquesde complications sontmoindres. »Docteur Hardeman : « Lespatients récupèrent plusvite et disent éprouver unesensation plus naturelle.Par la suite, le taux de satisfactiondes patients montejusqu’à 95 % contre 85 %dans le cas d’une prothèsecomplète. »LÉGÈRE BASCULELes prothèses de genouunicondylaires cimentéescèdent aujourd’hui la place4
JEUNES TALENTSAU TRAVAILDepuis 2014, le service d’orthopédie - traumatologie estaussi un centre de formation pour les assistants de Gand,Louvain et Anvers.Docteur Cedric Depuydt : « Nous formons ici chaqueannée quatre jeunes médecins. Nous les accompagnonsnotamment dans leurs travaux de recherche obligatoires.C’est d’ailleurs dans ce cadre que le médecin-assistantAlexander Gallant a étudié, auprès de patients d’Ypres, deGand et de Bruges, l’incidence d’un léger affaissement aprèsune arthroplastie unicondylaire du genou. La médecinassistanteAmber Bemelmans effectue actuellement unerecherche sur comment prévenir cette complication enadaptant la technique chirurgicale. »Docteur François Hardeman : « C’est un honneur de formerde jeunes médecins. Leurs questions critiques nous obligentà rester affûtés. Et c’est un plaisir de voir de près ces jeunestalents à l’œuvre. Quand le profil d’un d’entre eux matcheavec notre philosophie, nous lui proposons parfois derejoindre notre équipe. De cette manière, le docteur Gallantcommencera à travailler chez nous à partir du 1er janvier. »Docteur Depuydt : « J’ai moi-même été assistant ici. Jepeux donc confirmer que cette méthode fonctionne. » (rit)Dans plus de la moitié des casde gonarthrose antéromédiale,le docteur François Hardemanet le docteur Credric Depuydtprivilégient une prothèsepartielle du genou.à des modèles non cimentés.Ces nouvelles prothèsesne sont donc pas fixées aumoyen d’un ciment, maiss’intègrent progressivementdans l’os grâce à la repousseosseuse. Les prothèses noncimentées peuvent cependantcauser un problèmepostopératoire spécifiquesous la forme d’un légeraffaissement.Docteur Depuydt :« L’implant bouge légèrementaprès l’opération.La cause est généralementune légère bascule préexistantede l’articulation dugenou. Selon la littératureexistante, 1 % des patientsprésentent un légeraffaissement de plus de 2°.Notre médecin-assistantAlexander Gallant (voirencadré) a basé son étudesur 90 patients et 97 genoux.Il est arrivé à un chiffreplus élevé, à savoir un légeraffaissement de plus de 2°chez 8,2 % des patients. »Docteur Hardeman : « Cespatients ressentent unedouleur plus forte dans lapériode qui suit l’opération,mais au bout de six mois,le résultat est aussi bon : cen’est donc qu’un problèmetemporaire. Nous pensonspouvoir y remédier en faisanten sorte que la prothèsesuive mieux la bascule dugenou. Le médecin-assistantAmber Bemelmans est entrain d’étudier la chose dansune étude de suivi. »Secrétariat de l’orthopédie057 35 73 70secortho@yperman.net5
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