L’HÔPITAL DU FUTURDans le cadre du projetpilote innovant HEARTwise,des dispositifs connectésportables ont permis de surveillerles paramètres vitauxdes patients tant à l’intérieurqu’à l’extérieur de l’hôpital. Laprochaine étape: mettre aupoint un modèle d’apprentissageautomatique capablede prédire une dégradationclinique avant même que lesparamètres ne se détériorent.88%scoremoyen de satisfactionL’automne dernier,une expériencespéciale a été menéesimultanément au centrehospitalier Jan Yperman,à l’AZ West de Furnes, àl’hôpital Sint-Andriesde Tielt et à l’hôpitaluniversitaire d’Anvers. Autotal, 41 patients devantséjourner au moins deuxnuits à l’hôpital après leuropération ont été suivisà l’aide de wearables.Toutes les dix minutes, cesdispositifs enregistrentleurs paramètres vitauxautomatiquement –sans l’interventiond’une infirmière – etles transmettent dansle dossier du patient.Parallèlement, un groupetémoin a été suivi selonla méthode classique. Ladifférence est énorme,témoigne Lien Alleman,qui était alors infirmièreen chef du service dechirurgie C3.Lien : « Normalement,nous passons chez chaquepatient cinq fois toutesles 24h pour mesurer sesparamètres. L’intervalleentre deux contrôles estparfois assez long. Leswearables enregistrentles mêmes paramètressix fois par heure etdéclenchent une alarme àla moindre détériorationdes paramètres. Parexemple, en cas de haussede température, d’unebaisse de la fréquencecardiaque ou d’une haussede la tension artérielle.En pareil cas, nous devonsréagir rapidement. »PLUS DE TEMPSAu cours du projet pilote,le système a déclenchéune alarme à plusieursreprises, rapporteCaroline Gheysen (directricede l’information,de l’innovation et desréseaux).Caroline : « Chez unpatient, un wearable adétecté une élévation de lafréquence respiratoire et,4
HEARTWISEEN BREFHEARTwise est un projet d’innovation du centrehospitalier Jan Yperman, qui mise sur un monitoringsemi-permanent des patients à l’aide de wearables,des capteurs médicaux fixés sur le corps. Les wearablesmesurent automatiquement et plusieurs foispar heure les paramètres vitaux du patient (rythmecardiaque, tension artérielle, saturations en oxygène,fréquence respiratoire, température) et transmettentles données dans son dossier numérique.Au sein de l’hôpital, le système est utilisé pour détecterplus rapidement toute dégradation de l’état cliniquedu patient. En dehors de l’hôpital, il est utilisé pourassurer le suivi des patients et identifier les complicationsde manière plus précoce, ce qui permet un retourà domicile plus rapide après une intervention. Untroisième volet de HEARTwise est le développementd’un modèle d’apprentissage automatique capable deprédire de façon proactive toute détérioration de l’étatdes patients.HEARTwise fait partie des 41 projets de données etd’innovation financés par le SPF Santé publique. Enjanvier, il a décroché la troisième place dans la catégoriePrix du public lors du symposium Data Capabilities& Innovation de Bruxelles. Le comité d’experts du SPFSanté publique lui a par ailleurs attribué l’excellentscore de 97 %.Le docteur Lieven Dedrye et l’infirmière enchef Lien Alleman croient en la surveillancesemi-continue des patients.chez un autre, une pousséede fièvre. Cette détectionprécoce a permis de traiterrapidement un début depneumonie et de septicémie.Avec des contrôlesmanuels, ces constatationsauraient probablement étéfaites plus tard. »Le personnel infirmiera trouvé que la partieadministrative sur tabletteest encore trop fastidieuseet que les wearablespeuvent encore êtreoptimisés. Pour le reste,ils y voient surtout desavantages.Lien : « Généraliser cesystème permettrait deconsacrer du temps àd’autres soins : contrôlede la plaie et de l’étatgénéral, bref échange avecle patient, … Ce seraitégalement une améliorationla nuit. Nous sommestrois infirmières pour48 patients. Pour unepartie d’entre eux, nousdevons encore vérifier lesparamètres et effectuerdes prélèvements sanguinspendant la nuit. Si cesuivi était pris en chargepar des wearables, nousgagnerions du temps etnous éviterions de réveillerinutilement les patients. »CHEZ SOIDurant la même période,HEARTwise a aussi été testéen dehors de l’hôpital,auprès de 27 patientsautorisés à rentrer chezeux plus tôt en périodepostopératoire. Leur suivià domicile a été assuré aumoyen de wearables.Docteur Lieven Dedrye(chirurgie) : « Le centrehospitalier Jan Yperman afourni 15 des 27 patients.Il s’agissait exclusivementde patients ayant subiune résection partielle ducôlon. Habituellement,ces patients ne sortentpas de l’hôpital avant cinqjours. Dans le cadre de ceprojet, ils ont été autorisésà rentrer chez eux aprèsseulement trois jours. Ils5
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