3jours d’hospitalisationau lieu de cinqDans une prochaine étape,nous souhaitons prédire uneéventuelle détérioration del’état du patient.ont alors fait l’objet d’unsuivi à domicile pendantpendant dix jours – unedurée ramenée par la suiteà sept jours. »EN TOUTE SÉCURITÉEn concertation avecles soins de premièreligne, un trajet de soinstransmuraux et unprotocole d’escalade ontété mis en place. Avantla sortie, le personnelinfirmier de l’hôpitala installé et paramétréles wearables. Une foischez eux, les patientsont été vus tous les jourspar une infirmière àdomicile. Une centralede soins les contactaitquotidiennement, assuraitle suivi des données etalertait l’hôpital en cas debesoin. Le score moyende satisfaction montreque les patients étaiententhousiastes, notammentgrâce à ce moment decontact. Docteur Dedryeest, lui aussi, satisfait.Docteur Dedrye : « À lamaison, les patients nesont plus cantonnés dansleur rôle de « patients ».Ils mangent et dormentquand ils le souhaitentet récupèrent plus vite.Malgré cette liberté, ilsfont l’objet d’un suiviattentif et tout se passe defaçon sécurisée. J’y croisvraiment! Cette formede soins à domicile estun concept nouveau etje pense que c’est aussil’hôpital de demain. »APPROCHE PROACTIVEDétecter les complicationsde manière précoceest clairement quelquechose d’utile, mais cettedémarche reste réactive: les alarmes ne sedéclenchent que lorsqueles paramètres se modifient.Dans une prochaineétape, HEARTwise feraappel à l’intelligenceartificielle pour prédirela détérioration de l’étatdes patients avant mêmeque les paramètres nemontrent quoi que ce soit.Birgit Castelein (chargéede projets innovants) :« Au fil des années,nous avons collecté unetrès grande quantité dedonnées relatives auxpatients. Grâce à l’apprentissageautomatique, nousavons analysé ces donnéeshistoriques à la recherchede variables récurrenteschez les patients dont l’états’est dégradé. Nous avonsprésenté les résultats auxcliniciens et aux membresde l’équipe de réponserapide. Leurs retoursont été injectés dans lesystème d’apprentissageautomatique, et ainsi desuite. Le modèle devientainsi de plus en plusrobuste. »À ce stade, le système d’IAa déjà identifié plusieurstendances correspondantà des facteurs derisque potentiel, quenous pouvons utiliserdans la pratique quotidienne.Parmi les groupesà surveiller de plus prèsfigurent, par exemple,les patients atteintsde BPCO ou souffrantd’une infection des voiesurinaires. L’entraînementdes modèles continuetoujours. À quoi tout celava-t-il mener ?Caroline : « Nous espéronspouvoir un jour alimenternotre système d’apprentissageautomatiqueen temps réel avec lesdonnées venant des wearables.Le système prédiraalors automatiquementune détérioration de l’étatdu patient. Nous pourronsainsi passer d’unemédecine réactive à unemédecine proactive, tant àl’hôpital qu’à domicile. »6
NOUVEAUX MÉDECINS« Enchaînerrapidement, c’estdans ma nature »Spécialité : médecine d’urgenceDébut au CHJY : 1er décembreAuparavant : urgences à Courtrai, Alost, Louvain etRoulers, soins intensifs à GandLoisirs : pour l’instant, je cours seulement aprèsmes fils, mais plus tard, je compte à nouveau courirun marathon057 35 60 00 – pieter.vanwalleghem@yperman.netDOCTEUR PIETER VANWALLEGHEM« Pendant mes études de médecine, j’ai faitun stage ici. Une nuit, j’ai pu accompagnerl’équipe du SMUR. Cette expérience m’amarqué. En tant que médecin du SMUR,vous n’avez que vos mains et vos yeux pourposer instantanément un diagnostic etsauver des personnes. Cette capacitéd’enchaîner rapidement est dans manature, tout comme le travail en équipe.Ce que j’aime aussi aux urgences, c’est ladiversité des cas : chaque journée estdifférente et a sa part d’imprévu. Lamédecine urgentiste couvre aussi ungrand nombre de spécialités. On entre encontact avec toutes les disciplines – cettecollaboration se passe d’ailleurs fort bien àYpres. J’ai complété ma formation par unespécialisation en soins intensifs, pour êtreencore mieux préparé comme urgentiste. »7
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