Technique - Techniek - Kodak

motion.kodak.com

Technique - Techniek - Kodak

Technique - Techniek

///// Kodak Vision2 HD

le système Kodak Vision2 HD au service du téléfilm

Het Kodak Vision2 HD Systeem in dienst van de telefilm

Le Kodak Vision2 HD System est destiné à la télévision en diffusion

standard ou HD. Il se compose d’un processeur et d’une pellicule

« spéciale scan » - la Kodak Vision2 7299 - qui, au moment du transfert

télécinéma est capable à elle seule d’épouser le rendu d’image de tous les

films négatifs couleurs Kodak actuels. Sa granularité et sa définition

sont comparables à la pellicule négative couleur Kodak Vision2 500T

7218 avec une latitude d’exposition très supérieure.

« C’est une pellicule que j’ai utilisée dans des conditions extrêmes

avec des résultats chaque fois très satisfaisants, témoigne le directeur

de la photographie Jean-Claude Hugon. De par ses gammas, elle

fournit énormément de détails dans les hautes et basses lumières,

y compris sur les fonds surexposés. Et je sais que les étalonneurs

trouvent la saturation des couleurs très belle. Quant aux rapports

de contraste, on n’en parle même pas, c’est impeccable ».

Disponible au format Super 16, la Kodak Vision2 7299 se distingue

par ses trois indices de pose possibles, EI 100, 320 et 500. « Je

l’ai expérimentée, continue Jean-Claude Hugon, en suivant des

comédiens depuis l’ombre d’une pinède au Pyla jusqu’à la plage toute

proche avec contre-jour sur l’eau. Au résultat, on trouve encore du

détail dans les rouleaux de la mer. Je l’ai aussi testée dans la gare de

Bordeaux qui ressemble à une sorte de grand dôme noir. La SNCF

nous avait accordé une demi-heure de tournage, pas davantage et

»22

Het Kodak Vision2 HD Systeem is bestemd voor televisie in

standaard of HD uitzending. Het bestaat uit een processor en een

film “ special scan” - de Kodak Vision 2 7299 - die, op het ogenblik

van telecine transfert in staat is helemaal zelfstandig de weergave

van alle bestaande negatieve Kodak kleurfilms tot stand te brengen.

Zijn korreligheid en zijn definitie zijn vergelijkbaar met deze van

de negatieve kleurfilm Kodak Vision2 500T 7218 met een marge

aan belichtingsduur die veel hoger ligt.

“ Ik heb deze film in extreme omstandigheden gebruikt en telkens waren

de resultaten zeer bevredigend” getuigt de Director of Photography Jean-

Claude Hugon. Hij levert, door de rijkdom van zijn contrastfactoren

enorm veel details bij hoge en bij lage lichtsterkten, inbegrepen in geval van

overbelichte achtergronden. En ik weet dat de technici die instaan voor de

etalonnage de kleurverzadiging zeer mooi vinden. Wat de contrastweergave

betreft, dit kan niet verbeterd worden, men spreekt hier zelfs niet over ”

Verkrijgbaar in formaat Super 16 onderscheidt de Kodak Vision2 7299

zich door zijn drie belichtingsindexen, EI 100, 320 en 500. “ Ik heb hem

uitgetest, vervolgt Jean-Claude Hugon, door de acteurs te volgen vanaf het

duister van een sparrenbos in Pyla tot aan het nabije strand met tegenlicht

boven het water. Wanneer men het resultaat bekijkt dan ziet men zelfs

nog details in de branding van de zee. Ik heb hem ook uitgeprobeerd in

het station van Bordeaux dat eruit ziet als een grote donkere koepel. De


sans apport de lumière. En filmant la découverte vers l’extérieur

de la gare, en pleine canicule à deux heures de l’après-midi avec…

45 de diaph, on voit encore le pont et des voitures passer dessus !

Dans un cas comme celui-là, on est bien content d’avoir ce type

de pellicule. Ne la connaissant pas encore très bien à l’époque,

j’ai doublé la scène avec la Kodak Vision2 500T 7218. Sur les

fonds, on discerne moins de détails en 7218. Si on se trouve dans

un intérieur qui comporte de grandes baies vitrées, on garde des

détails sur les fenêtres là où il n’y aurait plus rien avec une image

électronique (à moins de « ramener » les niveaux avec une tonne

de lumière, du matériel électrique volumineux et une température

intérieure ambiante insupportable l’été). C’est une pellicule qui

se comporte vraiment bien, même en plein soleil. Deux réserves

cependant : elle est tellement sensible qu’il faut utiliser des filtres

neutres et le problème, c’est qu’à ce moment-là, le cadreur ne voit

plus grand-chose dans la caméra. Il voit encore moins lorsqu’il s’agit

de la reprise vidéo d’un steadicam. Et puis elle n’existe pas en 244

mètres, sauf commande spéciale, ni en 61 mètres pour l’A-Minima.

Un avantage en revanche, c’est qu’étant donné sa grande sensibilité,

on peut travailler avec moins de lumière ».

Peut-on utiliser cette pellicule à 100 Asa ?

« Elle se comporte là-aussi très bien, continue Jean-Claude Hugon.

A 500 et 320, il n’y a déjà pas beaucoup de grain, à 50 et 100, c’est

encore moins ». Cette pellicule existe-t-elle dans le format 35 mm ?

« Oui, explique Marie-Pierre Moreuil, directrice technique chez

Kodak, car elle est utilisée pour les téléfilms américains. Bien qu’elle

ne soit pas prévue pour la filière traditionnelle, certains longsmétrages

se sont déjà tournés en 5299, notamment un film français

à la recherche d’une image un peu surannée. Il s’agit évidemment

là d’un choix artistique ».

Après l’utilisation des films de la gamme Vision2 et grâce aux

capacités technologiques nouvelles, le Kodak Vision2 HD System

concernera très bientôt les films inversibles couleurs et les films

noir et blanc. « Très rapidement en effet, il sera possible d’émuler

Techniek - Technique

SNCF had ons de toestemming verleend een halfuurtje, niet méér, te

filmen en dit zonder bijkomende belichting. Bij het filmen van het open

perspectief aan de buitenzijde van het station, bij volle zomerhitte en om

twee uur in de namiddag met een diafragmaopening 45, ziet men nog

het viaduct en de wagens die er over rijden! In dergelijke omstandigheden

is men wel heel tevreden te beschikken over dit soort film. Omdat ik

hem destijds nog niet zo goed kende heb ik de opname overgedaan met

Kodak Vision2 500T 7218. Met 7218 onderscheidt men minder details

op de achtergrond. Wanneer men zich bevindt in een ruimte met grote

beglaasde ramen behoudt men de details op de vensters terwijl er op een

videobeeld niets meer zou overblijven (tenzij men de lichtniveaus zou

herstellen met een overvloed aan licht, volumineus elektrisch materiaal en

een onverdraagbare binnentemperatuur in de zomer). Het is een film die

zich werkelijk uitstekend gedraagt, zelfs in volle zon. Er zijn echter twee

reserves te maken : hij is dermate gevoelig dat men gebruik moet maken

van neutrale filters en dan stelt zich het probleem dat de cameraman nog

nauwelijks iets ziet in de camera. Hij ziet nog minder bij gebruik van

een steadicam videocamera. En dan is het bovendien ook zo dat hij niet

bestaat in 244 meter, tenzij op speciale bestelling, evenmin in 61 meter

voor de A-minima. Een voordeel echter is dat men, gezien zijn grote

gevoeligheid, kan werken met minder licht ”.

Kan men deze film gebruiken met 100 ISO ?

“ Ook hier gedraagt hij zich heel goed, gaat Jean-Claude Hugon verder. Op

500 en 320 is er niet veel korrel, op 50 en 100 nog minder”. Bestaat deze

film in een 35 mm-formaat ? “ Jazeker, verklaart Marie-Pierre Moreuil,

technisch directeur bij Kodak, want hij wordt gebruikt voor amerikaanse

telefilms. Hoewel niet toegepast in het traditionele distributiekanaal worden

bepaalde langspeelfilms nu al met 5299 opgenomen met name een franse

film waarin gezocht wordt naar een enigszins verouderde beeldweergave.

Het gaat hier vanzelfsprekend om een artistieke keuze”.

Na het gebruik van films van de gamma Vision2 en dankzij de nieuwe

technologische capaciteiten zal het Kodak Vision2 HD System zeer binnenkort

gebruikt worden als omkeerfilm voor kleuren- en zwart-wit

films. “Inderdaad, zeer binnenkort zal het mogelijk zijn films die niet

meer bestaan of die uiterst specifieke eigenschappen bezitten zoals de 5297,

Kodak Vison2 HD Digital Processor

2 «


Technique - Techniek

des films qui n’existent plus ou qui possèdent des caractéristiques

extrêmement typiques comme la 5297, l’ancienne 5247 ou même

les films des années 80, continue Marie-Pierre Moreuil. C’est un

système qui fait évoluer la manière de travailler des directeurs de la

photographie dans la mesure où ils ont désormais le choix d’utiliser

un film unique et facile à exposer en lumière tungstène (il peut

également être utilisé en extérieurs sans filtre) ».

« Le fait d’utiliser une seule pellicule sur la longueur d’un tournage,

corrobore Jean-Claude Hugon, présente l’avantage d’éviter aux

assistants de jongler sans cesse avec les émulsions. Cela représente

un gain de temps d’autant plus appréciable qu’aujourd’hui, on nous

demande de travailler toujours plus vite. En cela aussi, la 7299 est

une pellicule utile. C’est une autre manière de travailler, c’est vrai,

mais il faut accepter les changements dans notre profession et se

remettre en question. Le changement est de toute façon beaucoup

plus grand lorsque l’on est en image électronique, ce que je connais

très bien. Pour moi, la 7299 est une pellicule qu’il faut prendre

et travailler (après essais) comme on en a envie à titre personnel

sachant que l’on obtiendra des choses satisfaisantes même là où

on ne peut pas contrôler certaines situations. Cela ne veut pas dire

pour autant qu’il n’y a qu’à « laisser faire ». Evidemment, non ! A

l’étalonnage, c’est une pellicule qui permet d’obtenir des images

excessivement contrastées si on le désire. Ne serait-ce qu’à travers

le processeur ! ».

Un processeur d’images Vision2 HD qui autorise des transferts à

lumière unique consistants, accepte les signaux vidéo standard (SD)

et haute définition (HD). Qui contient 640 tables de conversion

(luts 3D) et est contrôlé par tous les navigateurs Internet.

« A noter que dans le KLMS, même si personne ne l’a encore utilisée,

il existe également une option Vision2 HD pour les directeurs de la

photographie, termine Marie-Pierre Moreuil. A eux d’en demander

la licence s’ils veulent pouvoir directement fournir aux sociétés de

post-production le look d’image qu’ils souhaitent ! ».

»2

Kodak Vison2 HD Digital Processor - Interface

te simuleren, idem voor wat betreft de oude 5247 of zelfs de films van de

jaren 80, gaat Marie-Pierre Moreuil verder. Het is een systeem dat de

werkmethode van de DOP’s doet evolueren in die mate dat zij van nu

af aan kunnen kiezen voor een film die uniek is en die probleemloos mag

blootgesteld worden aan tungsten-licht (hij kan eveneens zonder filter

voor buitenopname gebruikt worden)”.

“ Het feit één enkele film te gebruiken gedurende de gehele looptijd van de

opname, voegt Jean-Claude Hugon er nog aan toe, biedt het voordeel dat

men kan vermijden dat de assistenten voortdurend in de weer zijn met

emulsies. Dit betekent tijdwinst die vandaag de dag, waar men ons vraagt

steeds sneller te werken, zeer gewaardeerd wordt. Ook wat dit betreft is de

7299 een nuttige film. Inderdaad, het is een andere manier van werken

doch we moeten de veranderingen in ons beroep aanvaarden en ons hieraan

aanpassen. In elk geval is de verandering nog veel groter wanneer men

bezig is met videobeelden, iets waarmee ik zeer goed vertrouwd ben. Naar

mijn mening is de 7299 een film die men moet gebruiken en mee werken

(na enkele tests) zoals men er zelf zin in heeft, er van uitgaande dat

men bevredigende resultaten zal bekomen zelfs daar waar men bepaalde

situaties niet in de hand heeft. Dit betekent niet dat men maar moet “laten

betijen”. Zeer zeker niet ! Het is een film waarvan de etalonnage toelaat

beelden te bekomen met buitengewoon veel contrast indien men dit wenst,

al ware het via de processor !”.

De beeldprocessor Vision2 HD die consistente one-light transfert toelaat,

die standaard videosignalen (SD) en hoge definitie (HD) kan verwerken,

die 640 omrekeningstabellen omvat (3D look-up tabellen) en bovendien

gecontroleerd wordt door alle Internet navigators.

“ Nog te noteren valt dat in de KLMS (Kodak Look Manager System

-programmatuur), zelfs indien er nooit iemand gebruik van heeft gemaakt,

er eveneens een optie Vision2 HD voor de DOP’s bestaat, besluit Marie-

Pierre Moreuil. Aan hen om de licentie aan te vragen indien zij verlangen

aan de postproductie-ondernemingen precies die look van het beeld aan

te bieden die zij wensen ! ”.


Kodak l’atelier/Workshop

Atelier Film Experience de Kodak ! / Kodak Film Experience Workshop!

Une sympathique introduction

au support pellicule

Les 20, 21 et 22 juin 2006, Kodak organisait, pour des cinéastes amateurs

créatifs et talentueux, un atelier axé sur la pratique. Lieu : Académie néerlandaise

du film et de la télévision à Amsterdam. Ce cours a été dispensé par

le directeur de la photographie Randall Tack (spécialiste des pellicules chez

Kodak Rochester), spécialement venu des Etats-Unis, et par son collègue

néerlandais Rolf Dekens, qui en plus d’être directeur de la photographie

enseigne à l’Académie du film et de la télévision.

30 cinéastes amateurs créatifs ont été invités à participer à cet atelier « gratuit »

sur 3 jours. La sélection des participants s’est effectuée sur la base des CV reçus.

Le groupe était composé d’une compagnie hétéroclite de créateurs d’animations

(informatique), de réalisateurs de documentaires, d’éditeurs et de réalisateurs

de clips musicaux et de publicités. Le soutien technique était assuré par des

étudiants, aussi enthousiastes que serviables, de dernière année de l’Académie

du film. À l’extérieur, ils assistaient au maniement des caméras et, en studio, ils

assuraient, sur les indications des divers participants, l’éclairage des scènes.

À la recherche de défis

Après l’accueil, la journée commence par la présentation de tous les participants

suivie d’une introduction au support pellicule. Randall Tack explique

dans son introduction ce qu’est la lumière et comment est composé un

négatif. Celui-ci se compose de 14 couches superposées, dont certaines

sont sensibles à la lumière. Chaque couche de l’émulsion fait moins d’un

demi micron d’épaisseur. « En diminuant de moitié les cristaux d’halogénure

d’argent et en les aplatissant, Kodak a réussi, après de nombreuses années, à

produire des pellicules hautement sensibles et pratiquement sans grains* ».

Afin de produire des films de grande qualité, tous les ingrédients doivent être

Techniek - Technique

“Prises de vues en intérieur et en extérieur, l’important c’est d’acquérir de l’expérience.” // “Het filmen buiten en in de studio, Het gaat om de ervaring.”

Een sympathieke kennismaking

met het medium film

Op 20, 21 en 22 juni 2006 organiseerde Kodak voor getalenteerde en

vooral creatieve videomakers een praktijkgerichte workshop. Locatie:

de Nederlandse Film en Televisie Academie te Amsterdam. Deze

cursus werd gegeven door de speciaal uit Amerika overgevlogen DoP

(Director of Photography) Randall Tack (filmspecialist bij Kodak

Rochester) en zijn Nederlandse collega Rolf Dekens, die naast DoP

ook docent is aan de Film en Televisie Academie.

Voor de 3 achtereenvolgende dagen werden in totaal 30 creatieve videomakers

uitgenodigd voor deze ‘gratis’ workshop. De selectie van de deelnemers vond plaats op

grond van ingezonden cv’s. De groep bestond uit een gemêleerd gezelschap waarin

(computer) animators, documentairemakers, editors en makers van muziekclips en

commercials zaten. De technische ondersteuning werd gegeven door enthousiaste

en vooral behulpzame leerlingen van de laatste klas van de Filmacademie. Ze

verzorgden op de buitenlocaties camera assistentie en in de studio verzorgden ze

op aanwijzing van de diverse deelnemers de uitlichting van de scènes.

Het zoeken van uitdagingen

De dag begon na de ontvangst met het voorstellen van de deelnemers gevolgd

door en introductie van het medium film. Randall Tack legde in zijn introductie

uit wat licht is en hoe een filmnegatief is opgebouwd. Deze bestaat uit 14

gegoten laagjes, waaronder diverse lichtgevoelige. Ieder laagje in de filmemulsie

is slechts een halve micron dik. “Door de lichtgevoelige zilverhalogenide

kristallen te halveren en plat te maken is Kodak er na vele jaren in geslaagd

ook de hooggevoelige films zeg maar korrelvrij* te maken”.

Om optimale kwaliteit filmproductie te maken moeten alle ingrediënten

hiervoor kwalitatief zo goed mogelijk zijn. Dus de film, de camera (perfecte

2 «


Technique - Techniek

réunis : les pellicules, la caméra (image parfaite), les objectifs, le laboratoire,

le scanner ou le télécinéma et, bien entendu, le projecteur dans la salle.

Randall a donné une explication approfondie des derniers développements

dans le domaine de l’industrie optique et des objectifs de très grande qualité

qui sont aujourd’hui à la disposition des cinéastes. Les objectifs destinés à

tourner des films sont très chers car ils représentent, à eux seuls, de véritables

prouesses mathématiques. Toutes ces lentilles doivent reproduire à la

perfection la netteté et les ouvertures de diaphragme qui ont été indiquées

par le fabricant, sinon le film est flou ou mal éclairé avec les conséquences

que l’on sait. De plus, on fabrique relativement peu d’objectifs professionnels

en comparaison avec les produits de consommation qui se vendent par

centaines de milliers. Cela explique les coûts élevés à l’achat.

Pour finir son argumentation, Randall encourage les participants à rechercher

des défis pendant toute la durée de l’atelier et, dans tous les cas, de

filmer tout ce qui les intéresse. Du high speed au slapstick. Le message est

clair : regarder ce qu’il est possible de réaliser, ce que l’on veut découvrir

et comment cela fonctionne en pratique. Tout est possible aujourd’hui,

c’est votre journée !

La pratique

Le groupe de 10 participants est divisé en deux petits groupes. L’un des

deux groupes travaille dans le studio avec Rolf Dekens et une caméra

Arri 16 SR3 Highspeed complète avec un zoom Angénieux équipé d’un

compendium et d’un moniteur de contrôle.

Le deuxième groupe, supervisé par Randall Tack, sort dans la rue afin de

faire des prises avec une caméra A-Minima Aaton Super 16 et un ensemble

d’objectifs « Carl Zeiss primes ». Les deux groupes ont également un modèle

féminin à leur disposition.

Après le déjeuner, les groupes changent afin que chacun puissent participer

aux prises en intérieur et en extérieur. L’important c’est d’acquérir de

l’expérience.

Les prises en extérieur

Dans mon groupe, composé de participants enthousiastes et inventifs,

nous avons essayé de nombreuses choses intéressantes. À chaque fois, le

groupe réalisait un court film avec un début et une fin. Nous changions

également de caméraman et de réalisateur afin que chacun puisse acquérir

de l’expérience. À quoi ressemble une prise si l’on place un filtre de gris

assez lourd (ND 1.2) sur le téléobjectif et que l’on fait marcher quelqu’un

en direction de la caméra ? Étant donné que nous utilisions la pellicule la

moins sensible (50 EI Kodak Vision2 7201) pour les prises en extérieur,

la profondeur de champ est minime, surtout lorsqu’on utilise un filtre gris

permettant de perdre 4 diaphragmes. Le but de cette prise caméra à l’épaule

était de ne pas tenir compte de la netteté. Les pieds flous qui se rapprochent

s’avèrent finalement être des chaussures Nike. Un des cameramen, en

tournant cette prise, était au niveau du sol avec l’Aaton. Dans une autre

mise en scène, notre collègue américain qui s’était transformé en acteur

pour l’occasion, descendit un escalier en béton avec son vélo pour femmes.

Il fut à deux doigts de renverser une vieille dame qui passait à ce moment.

Cette dame, qui avait du mal à marcher, s’adressa à notre cycliste avec

l’accent si caractéristique d’Amsterdam : « Hé, gros malin. Tu peux pas

faire attention ? ».

Ensuite, une de nos participantes a réalisé des prises dans une cour moyenâgeuse

entourée de façades typiques. Notre modèle, Daphné, jouait une

touriste prenant des photos le long des maisons pour finalement se diriger

en direction de la caméra. Elle marchait tantôt à l’ombre, tantôt au soleil,

»2

beeldstand), de objectieven, het laboratorium, de scanner of telecine en last but

not least de projector in de zaal.

Randall ging uitgebreid in op de huidige stand van zaken in de optische

industrie en de hoogstaande kwaliteit van objectieven die de filmer tegenwoordig

wordt geboden. Objectieven voor film zijn kostbaar omdat het stuk voor stuk

mathematische hoogstandjes zijn. Al deze lenzen moeten perfect de scherpte

instelling en diafragma openingen weergeven die door de fabrikant opgegeven

zijn omdat anders de film onscherp of foutief belicht wordt met alle lastige

gevolgen van dien. Daarnaast worden er qua aantallen weinig professionele

objectieven geproduceerd, zeker als je dit vergelijkt met consumenten producten

waarvan honderdduizenden worden gemaakt. Vandaar de hoge kostprijs.

Tot slot van zijn betoog moedigt Randall aan om tijdens de workshop uitdagingen

te zoeken en in ieder geval te schieten wat je wilt. Van highspeed tot

slapstick. Kijk wat je met film kunt doen, wat je wilt ontdekken en hoe het in

de praktijk werkt. Het kan vandaag. Het is jouw dag!

De praktijk

De groep van 10 deelnemers werd in twee groepjes verdeeld. De ene groep

ging onder leiding van Rolf Dekens in de studio aan de gang. Hier stond de

Arri 16 SR3 Highspeed klaar compleet met Angenieux zoomobjectief met

compendium en video assist en monitor.

De andere groep ging naar buiten om op straat onder supervisie van Randall

Tack shots te maken met een A-Minima Aäton Super 16 camera. Als objectieven

werd een set Carl Zeiss primes meegenomen. Ook stond beide groepen een

vrouwelijk model ter beschikking.

Na de lunch werden de groepen gewisseld, zodat iedereen het filmen buiten

en in de studio kon ervaren. Het gaat om de ervaring.

De buitenopnamen

In mijn groep, met bijzonder enthousiaste en vindingrijke deelnemers, werden

allerlei aardige dingen geprobeerd. Steeds werd door de groep een kort filmpje

gemaakt met een begin en een eind. Ook werd steeds gewisseld van cameraman

en regisseur zodat iedereen ervaring kon opdoen. Hoe ziet een shot eruit als je

op het teleobjectief een zwaar grijs filter (ND 1.2) schroeft en iemand op de

camera komt aflopen. Omdat we voor de opnamen buiten de laagst gevoelige

50 EI Kodak Vision2 7201 film gebruikten is de dieptescherpte, zeker als je

een 4 diafragmastops vetragend grijsfilter gebruikt, minimaal. De bedoeling

was dat bij dit handhold shot geen scherpte werd bijgehouden. De onscherpe

aankomende voeten blijken Nike sportschoenen te zijn.

Één van de animatiemakers lag, toen hij dit shot draaide, op de grond met

de Aäton.

Ook reed in een volgende instelling onze Amerikaans collega, die even zijn

rol voor die van acteur verruilde, voor het eindshot met zijn vouwfiets een

betonnen trap af. Hij reed hierbij bijna een bejaarde dame omver. Geweldig

dat deze slecht ter been zijnde mevrouw onmiddellijk in dat onvervalste

sappige Amsterdams naar onze trapfietser uithaalde van: “hé slijmerd kun

je niet uitkijke….”.

Vervolgens maakte één van de vrouwelijke deelnemers opnamen in een rustiek

middeleeuws hofje met gevelhuisjes. Ons model Daphne liep als fotograferende

toeriste langs de huizen en tenslotte op de camera af. Ze liep zowel in de

schaduw als in het zonlicht terwijl de zon een hard schaduwpatroon van een

boom op het prachtige huis wierp. Moeilijkheidsgraad van dit shot: extreme

schaduwpartijen en veel hoge lichten (zonlicht) op de muur, soms op het model.

Uitdaging voor de filmer om doortekening te houden in alle partijen. Het

leerpunt hier was om goed te meten, m.a.w. het juiste diafragma te bepalen.

Tijdens deze opnamen werd de scherpte bijgehouden door één van de eind


“Regarder ce qu’il est possible de réaliser, ce que l’on veut découvrir et comment cela fonctionne en pratique.”

“Kijk wat je met film kunt doen, wat je wilt ontdekken en hoe het in de praktijk werkt.”

alors que le soleil renvoyait l’ombre d’un arbre sur les magnifiques façades.

Degré de difficulté de cette prise : jeux d’ombres extrêmes et lumière très

haute (soleil) sur le mur et parfois sur le modèle. Le défi pour le cinéaste

était de bien conserver les nuances partout. Il était très instructif de bien

mesurer, c’est-à-dire de déterminer le bon diaphragme. Durant cette prise,

la netteté a été mesurée par un étudiant de dernière année de l’Académie

du film. Avant chaque prise, Randall Tack demandait au cinéaste ce qu’il

voulait rendre et donnait ensuite des conseils quant à la réalisation. Mais sans

s’imposer. Il a laissé les participants déterminer eux-mêmes l’emplacement

de la caméra, choisir les objectifs adaptés, mesurer la luminosité et régler

la caméra.

Les participants de mon groupe ont réalisé des prises plutôt extrêmes. Daphné

sortait d’un atelier sombre éclairé au néon situé dans un immeuble

en bordure du canal et donnant sur le canal ombragé avec des lumières

très hautes.

Studio

Les prises en studio avec du matériel 500 EI Kodak Highspeed 7218

se sont déroulées de la même manière.

Cette pellicule a été littéralement maltraitée par mon groupe qui a

travaillé avec d’énormes contrastes. Nous avons ensuite joué avec un

mélange de lumière du jour (HMI), de bougie et artificielle dans une

sorte de décor de café mal éclairé. Que peut supporter cette pellicule et

quels sont les résultats lorsqu’on tourne avec une ouverture maximale ?

Une femme marchant dans un tunnel grisâtre sans couleurs entouré

d’un décor industriel rendant une atmosphère angoissante et qui se

retrouve soudain nez à nez avec une femme brune. Un contre-jour

intense, de lourdes ombres, une luminosité minimale le long des poutres

en acier rouillé. En gros, une prise sombre tournée avec une ouverture

de diaphragme maximum et un zoom Angénieux en position télé. En

raison de l’ouverture maximum du diaphragme, l’ouverture de champ

est minimale. C’est au milieu que tout se passe, la zone de tension.

Mais ces effets lumineux quasiment insignifiants le long du tunnel

d’acier renforcent-ils cette atmosphère inquiétante ? Comment évolue

la netteté et comment réagit la pellicule? Cela vous convient-il ?

C’est ce qui représente le défi et la leçon de cet atelier. J’ai d’ailleurs

remarqué que les participants évaluaient toujours les prises en studio

sur l’écran de télévision et non dans le viseur de la caméra. Le viseur

optique de la caméra permet de juger plus précisément les prises,

surtout celles riches en contrastes avec beaucoup de zones obscures.

En comparaison, l’image de l’écran de télévision n’est qu’une pauvre

reproduction.

examenkandidaten van de filmacademie. Randall Tack vroeg steeds voor iedere

opname wat de maker met dit shot wilde uitstralen en adviseerde vervolgens

hoe dit het best kon worden gerealiseerd. Echter zonder zich op te dringen.

Hij liet de deelnemers zelf het opnamepunt bepalen, het bijbehorende objectief

kiezen, het licht meten en de camera instellen.

De mensen van mijn groep maakten extreme opnamen. Daphne liep uit een

met tl licht verlichte donkere werkruimte van een grachtenpand de schaduwrijke

gracht op met veel hoge lichten.

Studio

Techniek - Technique

De opnamen in de studio op het 500 EI Kodak Highspeedmateriaal 7218

verliepen net zo.

Deze film werd door mijn groep getergd door bewust te werken met een enorm

contrastverschil. Daarnaast werd gespeeld met een mengeling van daglicht

(HMI), kaarslicht en kunstlicht in een soort slecht verlichte café setting. Wat

kan die film aan en hoe ziet het eruit als je met volle opening draait. Een

vrouw die in een haast industriële opname met een suspense sfeer in een

grauwe kleurloze, met klinknagels bewerkte, metalen tunnel loopt en plots

tegengehouden wordt door een donkerharige dame. Fel tegenlicht hier, zware

schaduwen, miniem licht langs de roestige stalen balken. Kortom een donker

shot gedraaid met volle diafragma opening met het Angenieux zoomobjectief

in de telestand. Vanwege de volle opening van het diafragma een shot met

een minimale scherptediepte. In het centrum van het shot, daar gebeurd het.

Daar is het spanningsveld. Maar die minieme licht effecten op de zijkanten

van de ijzige tunnel, versterken die de enge sfeer? Hoe werkt het scherpte

verloop en wat bakt film daarvan. Spreekt je dat wel of niet aan? Dat is de

uitdaging en het leren van deze workshop. Het viel me overigens op dat de

deelnemers het studioshot continue op de televisiemonitor beoordeelden in plaats

van door de zoeker van de filmcamera. Door de optische camerazoeker kun

je veel beter je shot beoordelen, zeker als het contrastrijk is met veel donkere

partijen, dan op een monitor. Op de tv monitor is het shot daarbij vergeleken

een armzalig aftreksel.

Ervaringen van de deelnemers

Na afloop heb ik met een aantal deelnemers gesproken en ik heb er een paar

gebeld om erachter te komen hoe ze de workshop hebben ervaren.

De dag werd ervaren als positief en bijzonder leerzaam. Sommigen hadden

graag wat meer de kans gekregen om te regisseren en camerawerk te doen.

De tijd was relatief kort en …. er zijn wel eens “dominante mensen in een

groep” zodat niet iedereen de kans kreeg. Daar zou de leiding beter op moeten

letten. De hulp door de enthousiaste leerlingen van de filmacademie bij het

2 «


Technique - Techniek

Expérience des participants

À la fin, j’ai discuté avec un certain nombre de participants et j’en ai appelé

d’autres par la suite pour savoir comment ils ont vécu cette expérience.

Les participants étaient très positifs quant au déroulement de l’atelier qu’ils

ont jugé très instructif. Certains auraient voulu avoir plus d’occasions de

mettre en scène et de travailler avec la caméra. La durée était trop courte

et… il y a toujours « des personnalités dominantes dans un groupe » et tout

le monde n’a pas eu sa chance. Les organisateurs devraient y veiller. L’aide

des enthousiastes étudiants de l’Académie du film lors du travail avec les

caméras et la lumière magnifique qu’ils ont produite dans le studio sur les

instructions des participants a été très appréciée.

À la question si les participants, à l’avenir, allaient tourner sur pellicule, nous

avons reçu des réponses variées : « pour avoir des pellicules, il faut un budget

suffisant », ou « la vidéo et la HD sont de plus en plus performantes ». Les

participants apprécieraient qu’un autre atelier soit organisé, mais d’une

durée plus longue afin qu’ils puissent voir directement le résultat de leur

travail. J’ai également demandé à Rolf Dekens, enseignant et directeur

de la photographie, de partager ses impressions sur ces trois jours. Rolf a

trouvé l’atelier « super intéressant » et s’attendait à un public plus jeune.

« L’âge avancé des participants m’a surpris et leurs niveaux étaient, à mon

avis, très différents. La plupart d’entre eux souhaitaient se reconvertir dans

le cinéma. J’ai eu l’impression qu’ils savaient déjà ce qu’ils voulaient faire

pendant l’atelier. Mais je ne m’attendais pas à faire des prises en accéléré.

Chacun voulait tester ce que l’on peut faire avec des pellicules et recherchait

l’obscurité. Le studio se prêtait parfaitement à cet exercice en raison du décor

industriel. On m’a également posé beaucoup de questions sur l’amplitude

de contraste des pellicules. J’ai passé une journée très intéressante et

instructive, très chouette ! ».

Pour la Belgique, le prochain atelier cinéma aura lieu en octobre 2007.

Renseignement auprès de fr-ei-benelux@knotes.kodak.com

Texte et photos : Rob de Wind

Dans un cadre

* Les tests menés pour Video & Audio Report sur ces pellicules

ultrasensibles montrent à chaque fois, à ma grande surprise, que ces

pellicules ont un grain de plus en plus fin et produisent des images de

plus en plus nettes. Pour chaque test, les anciennes et les nouvelles

émulsions de Kodak ont été utilisées pour faire les mêmes prises et ont

ensuite été comparées lors de projections ou à l’aide du télécinéma. Si

l’on place de gros cristaux d’argent sur une pellicule, ces cristaux ont

alors besoin de relativement peu de lumière pour pouvoir produire une

image. Cette pellicule est très sensible. Étant donné que ces cristaux

sensibles à la lumière sont gros, la pellicule donnera une impression

granuleuse. Les films peu sensibles ont toujours eu un grain plus fin

que les pellicules très sensibles. C’est parce qu’on peut utiliser des

cristaux sensibles à la lumière plus petits pour ces pellicules. Ils ont

plus de temps pour construire l’image latente. Grâce à l’invention du

T-Grain (un cristal plat sensible à la lumière), Kodak a réussi à rendre

les émulsions des pellicules plus fines et donc à accroître la netteté.

Comme les T-Grains sont collés les uns aux autres dans l’émulsion,

il y a moins d’espace entre les cristaux, ce qui fait que les grains

visibles sont diminués. Enfin, Kodak a réussi à diminuer de moitié ces

cristaux sensibles à la lumière, ce qui rend le grain plus fin et permet

d’accroître la netteté. C’est bien entendu plus facile à dire qu’à faire.

Kodak a mené des recherches pendant des dizaines d’années avant

de lancer la nouvelle génération Vision2 sur le marché. Les recherches

dans ce domaine continuent et de nouveaux produits Kodak ont été

lancés dernièrement.

»2

camerawerk en het prachtige licht dat ze in de studio, op de aanwijzigen van

de deelnemers maakten, werd algemeen zeer gewaardeerd.

Op de vraag of de deelnemers in de toekomst op film gaan draaien kwamen

wisselende antwoorden, zoals “film, daar moet je genoeg budget voor hebben…”

of “video en HD worden ook steeds mooier…”. Deelnemers stellen het op prijs

als nog eens een workshop wordt gegeven, maar dan iets langer zodat je ook

direct je resultaten kunt zien. Ook docent en DoP Rolf Dekens vroeg ik naar

zijn ervaringen gedurende de drie cursusdagen. Rolf vond het “super leuk” en

had overigens een jonger publiek verwacht. “Opvallend was de hogere leeftijd

van de deelnemers waarvan het niveau naar mijn gevoel erg verschilde. De

meeste van hen wilden een switch naar film maken. Ik kreeg de indruk dat ze

wisten wat ze tijdens de workshop wilden doen. Maar het maken van time

lapse shots had ik nu niet direct verwacht. Iedereen wilde uittesten wat je met

film als medium kunt doen, want iedereen zocht de donkerte op. Nu leende de

studio, vanwege het industriële decor, zich daar natuurlijk heel goed voor. Ik

kreeg ook veel vragen over de contrastomvang van film. Als ik erop terug kijk

heb ik een fantastische en leerzame dag gehad. Dat is leuk”.

Voor Belgie, de volgende workshop zal doorgaan in oktober 2007.

Inlichting te bekomen bij fr-ei-benelux@knotes.kodak.com

Tekst en foto’s: Rob de Wind

In een kader

* De testen voor Video & Audio Report uitgevoerd op deze hooggevoelige

films bewezen ook keer op keer, wel eens tot mijn grote verbazing, dat deze

hooggevoelige films iedere maal weer scherper en bovendien fijnkorreliger

geworden waren. Bij iedere test werden zowel de oude als de nieuwe Kodak

filmemulsies met exact dezelfde opnamen achter elkaar vergeleken in

filmprojectie en op de telecine.

Als je grote zilverkristallen in een film plaatst hebben deze kristallen relatief

weinig licht nodig om beeld te kunnen ontwikkelen. Deze film is hooggevoelig.

Omdat deze lichtgevoelige kristallen groot zijn zal zo’n film als korrelig

overkomen. Laaggevoelige films daarentegen waren altijd al veel fijnkorreliger

dan de hooggevoelige. Dat kwam omdat de lichtgevoelige kristallen in deze

film klein mochten blijven. Ze kregen simpelweg meer tijd om het latente beeld

op te kunnen opbouwen. Kodak slaagde er in, mede door haar uitvinding

van de T grain (een afgevlakte lichtgevoelige kristal,) de filmemulsies dunner

te maken en daardoor scherper. Omdat de T grains tegen elkaar komen te

liggen in de emulsie is er minder ruimte tussen de kristallen komen te liggen

waardoor de zichtbare korrel is verminderd. Last but not least is Kodak er

in geslaagd deze lichtgevoelige kristallen te halveren waardoor de films nog

fijnkorreliger en scherper werden. Dit is natuurlijk simpeler gezegd dan het

in de praktijk is. Kodak is tot de nieuwste generatie Vision2 op de markt

kwam tientallen jaren bezig geweest om dit technisch mogelijk te kunnen

maken. De research voor deze verbeteringen gaat overigens nog steeds

door en nieuwe Kodak producten zijn in de maak.


Afin de permettre aux jeunes vidéastes de découvrir les spécificités de

l’image pellicule, Kodak organise depuis deux ans un atelier d’initiation à

l’argentique et au tournage Super 16mm appelé « Stop by Shoot Film ».

Encadrés par des professionnels accomplis, une quarantaine de jeunes

talents sont chaque fois initiés aux spécificités des tournages film. C’est

pour eux l’occasion d’acquérir un « réflexe pellicule » en même temps que

de découvrir « sur le terrain » les nombreux avantages du support.

Après Paris, un atelier a été organisé à Amsterdam les 20, 21 et 22 Juin

2006 sous la houlette de deux directeurs de la photographie, l’américain

Randall Tack et le hollandais Rolf Dekens qui a accepté pour « Lens »

de tirer un bref bilan de son expérience.

Grâce à sa qualité d’image et à sa durée de vie, la pellicule demeure, on

le sait, le support par excellence pour faire son entrée dans le monde

du cinéma.

Lens : Quelle était votre tâche ?

Rolf Dekens : En tant que directeur de la photographie, ma tâche

était d’expliquer et de diriger le fonctionnement des pellicules Kodak

et l’éclairage.

L. : Quel niveau de connaissance ou de savoir-faire avaient les

participants ?

R.D. : Les participants avaient des niveaux très variables. Certains avaient

déjà réalisés des courts-métrages.

L. : Quelles réflexions vous ont semblées les plus importantes ?

R.D. : Les réflexions qui ont été faites portaient surtout sur l’insécurité

financière. Comment se distinguer de la masse pour pouvoir vivre de

ce métier. Certains participants, surtout les jeunes femmes, avaient des

doutes quant à la quantité de connaissances techniques indispensables

à maîtriser pour exercer ce métier.

L. : Quel était l’objet de cet atelier ?

R.D. : Fournir des explications sur les pellicules et les caméras S16mm

avec l’objectif de tourner ses propres films.

L. : Avec quel matériel et quelles pellicules avez-vous travaillé ?

R.D. : Comme caméras, nous disposions d’une Arri SR3 avec lentille

Techniek - Technique

///// Kodak l’atelier/Workshop

Amsterdam, capitale du Super 6 ! / Amsterdam, hoofdstad van de Super 6 !

Om de jonge videofilmers toe te laten de bijzonderheden van het filmbeeld te

ontdekken organiseert Kodak, sedert twee jaar, een workshop voor initiatie

op gebied van zilverfilm en Super 16mm opname genoemd ‘‘ Stop by Shoot

Film ”. Omkaderd door volleerde professionelen worden telkens een veertigtal

jonge talenten ingeleid in de specificiteiten van de filmopnamen. Het is voor

hen een gelegenheid om een “filmreflex” te verwerven en terzelfder tijd “op

het terrein” de talrijke voordelen van het medium te ontdekken.

Na Parijs werd te Amsterdam een workshop georganiseerd op 20, 21 en

22 juni 2006 onder de leiding van twee DOP’s, de Amerikaan Randall

Tack en de Nederlander Rolf Dekens die aanvaardde om voor ‘‘ Lens ” een

beknopte balans van zijn ervaring op te maken.

Dankzij de kwaliteit van het beeld en de levensduur ervan blijft de zilverfilm,

zoals men weet, de drager bij uitstek om zijn entree te maken in

de cinema-industrie.

Lens : Algemene vraag, wat was u taak ?

R.D. : Mijn taak was als Director of Photography het uitleggen en begeleiden

van de werking van Kodakfilm en belichting.

Lens : Welke graad van kennis (vakmanschap) hadden de deelnemers ?

R.D. : De graad van kennis was divers. Enkele hadden zelf korte films

geregisseerd of gedraaid. Enkele hadden alleen video-ervaring.

Lens : Welke zijn hun grootste vragen/bedenkingen aangaande dit

beroep ?

R.D. : De bedenkingen die er uitgesproken zijn hadden vooral betrekking op

financiele onzekerheden. Je moet boven de massa uitspringen om er van rond

te kunnen komen.

Sommige vrouwelijke deelnemers hadden twijfels over de hoeveelheid technische

kennis die je moet hebben om het cameravak te beoefenen.

Lens : Wat was de inhoud van deze workshop ?

R.D. : Uitleg in filmstocks en enkele S16mm filmcamera’s met als doel zelf

echt op film te draaien.

Lens : Met welk materiaal en welke filmsstock hebben jullie gewerkt ?

R.D. : De filmcamera’s waren de Arri SR3 met Angenieux 7-63 mm lens en

de AATON A-minima met vaste Zeiss objectieven.

2 «


Technique - Techniek

Angénieux 7-63mm et d’une Aaton Minima avec des objectifs Zeiss

fixes. Nous avons travaillé avec les pellicules Kodak 500 ASA Vision 2,

la Kodak 250 ASA Vision 2 et la Kodak 50 ASA Vision 2

L. : À quels aspects particuliers avez-vous accordé plus d’importance

au cours de cet atelier ?

R.D. : J’ai donné priorité à la pratique du tournage avec des pellicules Kodak

et à l’éclairage de base d’un décor de film. Nous n’avons pas trop approfondi

les détails techniques et avons préféré montrer aux participants la sensation

que représente le tournage sur pellicule. Savoir avec quelle précision il

faut travailler et quelle liberté cela offre par rapport à la vidéo depuis les

différentes vitesses d’image jusqu’aux prises très sombres avec une énorme

amplitude de contraste que permet la pellicule. Étant donné qu’on ne voit

pas directement le résultat final, on est obligé de travailler avec une grande

précision. C’est ce qui fait de nous des spécialistes. Comme les participants

ne passaient qu’une seule journée avec nous, nous ne pouvions pas les

embêter avec trop de théorie. Ils voulaient manipuler les appareils et, ce

faisant, poser des questions. C’est bien plus efficace que de rester assis et

de regarder.

L. : Après cette expérience, que pensez-vous qu’un tel atelier puisse

apporter ?

R.D. : Le point positif de cet atelier est que les participants assistent au

processus de tournage sur pellicule. C’est quelque chose d’extrêmement

opaque pour quelqu’un qui n’a pas l’opportunité de s’y essayer. Faire l’éclairage

soi-même, tourner, regarder les images, travailler ensemble et analyser sont

autant d’éléments qui font monter l’adrénaline pendant l’atelier.

L. : Quel est votre propre parcours en tant que directeur de la

photographie ?

R.D. : Mon parcours a débuté en 2001. Je finissais alors mes études à

l’Académie néerlandaise du film et de la télévision à Amsterdam. Depuis la

fin de mes études, j’ai tourné plus de 50 publicités, des dizaines de vidéo-clips,

les séries télévisées « Shouf Shouf » et « Van Speijk ». En plus de la comédie

d’action « Vet Hard », j’ai également tourné divers courts-métrages.

En plus de cela, je donne des cours à l’Académie néerlandaise du film et de

la télévision à Amsterdam dans la spécialisation Caméra/Lumière. Depuis

5 ans, je suis membre de la commission d’admission pour ces études.

L. : Que retirez-vous de cette expérience ?

R.D. : Elle a été très positive pour moi. Ma collaboration avec Louis

Machado de Kodak Nederland BV s’est parfaitement déroulée. Mon collègue

enseignant Randall Tack de Eastman Kodak à Rochester (New York)

est une personne très attachante qui m’a beaucoup appris. Sa connaissance

dans le domaine des techniques de laboratoire et des pellicules complétait

très bien mes propres compétences. On s’entendait sur le plateau mais

également à la terrasse des cafés d’Amsterdam où nous avons eu parfois

du mal à nous séparer !

L. : Dans quelle mesure vivons-nous une époque déterminante pour

les produits argentiques ?

R.D. : Avec la montée en puissance des nouvelles techniques vidéo, nous devons

continuer à promouvoir l’aspect « humain » des tournages sur pellicule. Les

produits argentiques sont les seuls supports adaptés à la projection. De nombreux

formats vidéo se vantent d’une qualité « salle de cinéma », mais sont encore loin

de remplir leurs promesses. Si les gens ne sont pas confrontés à la pellicule en

tant que support, ils ne peuvent pas savoir à côté de quoi ils passent.

» 0

Article rédigé par Dominique Maillet.

We hebben met Kodak 500 ASA Vision 2, Kodak 250 ASA Vision 2 en Kodak

50 ASA Vision 2 gewerkt.

Lens : Welke aandachtpunten hebben jullie willen vooraanplaatsen gedurende

deze dagen ?

R.D. : De aandachtspunten hebben zich geconcentreerd op het ‘hands on’

draaien van Kodak film en een basis-uitlichting van een filmdecor. We zijn

niet teveel ingegaan op de technische details maar de studenten laten voelen

hoe het is om op film te draaien. Hoe precies je te werk moet gaan en hoeveel

vrijheid je hebt in vergelijking met video. Verschillende beeldsnelheden, heel

donkere shots met de enorme contrastomvang die film in zich heeft. Omdat je

niet direct ziet wat je krijgt wordt je gedwongen precies te werken, dat maakt

je tot een vanzelf tot een vakman.

Lens : Waarom ?

R.D. : Omdat de studenten één dag onder onze vleugels waren kun je ze niet

vervelen met teveel theorie. Ze wilden de apparatuur in hun handen houden

en al doende vragen stellen. Dat werkt veel beter dan zitten en kijken.

Lens : Na deze ervaring, welke zijn volgens u de aspecten die het positiefst

zijn voor de deelnemers aan zo’n workshop.

R.D. : Het positieve aan deze workshop is dat de studenten het traject van

draaien op film meemaken. Iets wat heel ver van je af lijkt als je de kans niet

krijgt geboden. Het zelf belichten, draaien, terugkijken, samenwerken en

analyseren is iets wat de adrenaline op de workshopdagen enorm hoog hield.

Lens : Wat is u eigen parcours van DOP ?

R.D. : Het parcours wat ik als D.O.P. heb doorlopen is begonnen in 2001. Toen

studeerde ik af aan de Nederlandse Film en Televisie Academie in Amsterdam.

Sinds mijn afstuderen heb ik meer dan 50 commercials gedraaid, tientallen

videoclips, de televisie-series Shouf Shouf en Van Speijk. Naast de actiekomedie

feature Vet Hard heb ik ook diverse korte films gedraaid.

Mijn nevenactiviteiten bestaan uit het lesgeven aan de Nederlandse Film en

Televisie Academie te Amsterdam aan de vakrichting Camera/licht.

Sinds 5 jaar ben ik lid van de toelatingscommissie aan deze zelfde

opleiding.

Lens : Wat hebt u uit deze ervaring persoonlijk overgehouden / geleerd ?

R.D. : Wat ik persoonlijk aan deze ervaring heb overgehouden is zeer postitief.

De samenwerking met Louis Machado van Kodak Nederland BV beviel mij

uitstekend. Ook mede-docent Randall Tack van Eastman Kodak uit Rochester,

New York was een innemend persoon waar ik persoonlijk veel van heb geleerd.

Zijn vakkennis over labaratoriumtechnieken en filmstocks waren een ware

aanvulling voor mijzelf.

Niet alleen op de set was er een ‘klik’ maar ook op de Amsterdamse terrassen

konden we maar moeilijk afscheid nemen !

Lens : In welke mate zijn deze ‘dagen’ determinerend voor de toekomst van

zilverhoudende filmproducten ?

R.D. : Met de huidige opkomst van vernieuwde videotechnieken moeten we de

‘menselijkheid’ die film met zich meebrengt blijven promoten. Zilverhoudende

producten zijn de enige dragers die geschikt zijn voor projectie. Veel videoformaten

die reclame maken over bioscoopkwaliteit maken die belofte lang niet

waar. Als mensen niet in aanraking komen met het medium film weten ze

niet wat ze missen.

Artikel geschreven door Dominique Maillet.

More magazines by this user
Similar magazines