Diversités magazine numéro 4

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Magazine


le débat

Le harcèlement de rue

4

sommaire

N°4 - Juin 2015

6

Rosa Parks

Le feuilleton

Suggestions

Lectures, films, musique

8

couverture © www.artswallpapers.com


10

Culture

gastronomie

et recettes

Portugal

Focus

Aux Livres Citoyens

12

13

Figures

emblématiques

Lise London & Stéphanie Kwolek

+

7

7

La vidéo du mois

la parole est à vous

14

15

du côté du cripel

Agenda

Merci à nos partenaires qui ont collaboré à ce

numéro : Point Culture - La Maison des Sciences

de l’Homme - le Cripel - Aldeias de Portugal –

O lar Português - Le Centre d’Action Laïque -

Les Territoires de la Mémoire - la Bibliothèque

centrale de la Province de Liège - Arsenic2 - Les

Bibliothèques de la Ville de Liège - l’Université

de Liège - Le Collectif du Lion - le CPCR


LE débat

L e harcèlement de rue

« Psst Mademoiselle !

Ho réponds salope !! »

Vous avez déjà entendu

ça ?

Le harcèlement de rue, ce sont

les comportements adressés

aux personnes dans les espaces

publics et semi-publics, visant à

les interpeller verbalement ou

non, leur envoyant des messages

intimidants, insistants,

irrespectueux, humiliants, menaçants,

insultants en raison de

leur sexe, de leur genre ou de

leur orientation sexuelle.

Vous savez, les sifflements,

les commentaires sexistes,

les interpellations ou insultes,

voire les attouchements… Ces

comportements touchent les

femmes et les personnes LGBT

dans la rue, les bars, les transports

et les espaces publics.

Leurs répétitions ou leur violence

génèrent un environnement

hostile à ces personnes et

portent une atteinte inacceptable

à leur dignité et à leur liberté.

Ce n’est pas de l’humour,

ce ne sont pas des compliments,

et ce n’est certainement pas de

la drague ! Nombre de femmes

apprennent à baisser la tête, ne

pas répondre, changer de trottoir

ou s’habiller différemment.

Bref, elles se sentent moins en

sécurité, moins autonomes. Par

crainte, elles deviennent moins

ouvertes aux vraies rencontres,

moins enclines à aller draguer

ou à se laisser draguer.

La drague et le harcèlement

de rue ne sont pas la même

chose ... La drague se construit

à deux, là où le harcèlement est

la responsabilité d’un individu

qui ignore volontairement l’absence

de consentement de son

interlocuteur.

Source

C’est le chiffre-choc de la semaine

internationale contre le harcèlement

de rue : 100 % des utilisatrices

de transports en commun

y ont subi au moins une fois dans

leur vie du harcèlement sexiste

ou une agression sexuelle, selon

un rapport remis jeudi par le Haut

Conseil à l’égalité entre les femmes

et les hommes en France. D’autres

statistiques diverses, tel qu’un sondage

de plus de 5000 personnes

(chiffres disponibles ici) et une

étude de l’ONG américaine Stop

Street Harrassment présentent

des chiffres similaires. Pourtant, la

dénonciation de la fréquence du

harcèlement sexuel qui aurait cours

dans l’espace public peut susciter

incrédulité voire l’hostilité dans

l’opinion publique.

Histoire de l’intérêt pour le phénomène

Dans l’espace francophone européen,

le phénomène a attiré l’attention

suite au documentaire Femme

de la rue (2012) de la belge Sofie

Peteers. Il a fait grand bruit et a

conduit a la création d’une loi punissant

les insultes sexistes en Belgique.

Avant cela, le harcèlement

de rue était soit nié, soit considéré

comme faisant partie du folklore de

la drague urbaine qu’on reconnaissait

un peu «lourde» mais que l’on

disait «pas bien méchante». Cela

n’était pas regardé comme quelque

chose de possiblement importu-

nant voire de carrément menaçant

pour les femmes dans l’espace public.

Longtemps, il était acquis que

c’était flatteur, voire un vrai privilège

d’être ainsi abordée à l’improviste.

Le film « Harcèlement » de la

série « Martin, le sexe faible » renverse

les rôles afin de déconstruire

le phénomène et insister sur ses

dangers.

En effet, selon l’asbl Garance, les

conséquences du harcèlement de

rue sont multiples

• Un sentiment d’insécurité renforcé

• Des stratégies d’évitement : éviter

certains lieux, à certains heures, ne

sortir qu’accompagnée ou rester

carrément chez soi

• Une moindre présence des

femmes dans l’espace public, ce

qui renforce le sentiment d’insécurité

et l’impression que les femmes

doivent rester à la masion.

• La (re-)construction de la masculinité

par les comportements harcelants

: afin de paraître virils devant

des amis, les hommes harcèlent les

femmes

•Le contrôle des corps et des

sexualités des femmes : le harcèlement

de rue n’est pas seulement

une question du lieu où les corps

féminins ont le droit de se trouver. Il

signale aussi quels corps sont plus

ou moins légitimes (le harcèlement

spécifique des femmes qui ne correspondent

pas aux stéréotypes de

la beauté féminine) et que les corps

féminins, légitimes (stéréotypique-

Le débat


ment féminins) ou pas, sont par

définition sexuellement disponibles

et accessibles pour les hommes.

Réactions de l’opinion

La prise en considération du point

de vue des personnes qui refusent

le «harcèlement de rue» n’a pas

manqué d’entraîner des réactions

diverses. Certaines renvoient les

femmes qui refusent ce type de

«drague» à la figure de la sainte

nitouche pudibonde et méprisante.

D’autres à celle de frustrée. Certains

suggèrent qu’une certaine

médiatisation de cas de harcèlement

de rue pourrait alimenter la

perception que le monde serait

plus violent et hostile qu’il ne l’est

en réalité. D’autres imputent à la

dénonciation l’effet pervers d’entretenir

l’idée que les femmes sont

en soi des créatures fragiles qui

doivent être protégées. D’autres

encore suggèrent que l’attitude

de certaines femmes facilite le

harcèlement sexuel. Ces réactions

critiques sont accueillies par certains

milieux féministes comme

trahissant une « culture du viol »,

c’est-à-dire la tendance générale

qu’aurait la société soit à minimiser

par défaut la gravité de l’abus de

pouvoir sexuel sur les femmes, soit

à renvoyer aux femmes victimes la

honte de ce qu’elles subissent.

Controverses

Dans les pays occidentaux, la médiatisation

du harcèlement sexuel

dans l’espace public se voit parfois

reprocher un travers raciste.

Sofie Peeters a par exemple déclaré

que dans 95% des cas, ce sont

des maghrebins qui l’ont accostée.

Suspectée de biais de confirmation

pour avoir précisément tourné

son film dans un quartier habité

par une forte population d’origine

maghrébine, elle se défendra en

disant que ceux qui l’ont harcelée

ne sont pas représentatifs de toute

une communauté.

L’anthropologue Stéphanie Khoury

interprète le harcèlement de rue

comme l’expression du sexisme global

de la société, et en déduit l’idée

que celui-ci, « comme toutes les

violences faites aux femmes, ne

connaît ni groupe social, ni critère

économique, ni origine ethnique ».

Un autre travers de la médiatisation

du harcèlement de rue est

qu’elle se concentre sur l’espace

public, alors qu’il existe également

beaucoup de cas de harcèlement

sexuel et d’agression sexuelle dans

la sphère privée (familiale ou professionnelle).

Marie Donzel postule que pour

échapper à ces impasses, ce ne

sont pas les profils (et les façons

d’être et de faire stéréotypées) du

harceleur d’une part et de sa victime

d’autre part qui méritent d’être

auscultés. Ce qui est en jeu, selon

elle, ce sont les rapports entre les

genres, et en l’occurrence le plus

sensible d’entre eux : celui de la séduction.

(lire la tribune complète)

Pistes d’action et de solutions

Parmi les actions déjà entreprises,

nous pouvons citer le réseau Hollaback

! qui entend créer une solidarité

entre personnes subissant le

harcèlement de rue, et donner des

indications pour le contrer.

Dans son tumblr Projet Crocodiles,

ou sa BD «Crocodiles», Thomas

Mathieu traite du harcèlement

de rue en présentant les hommes

sous la forme de crocodiles verts.

Les lecteurs sont ainsi invités à

questionner le comportement de

ceux-ci, particulièrement quand ils

endossent le rôle stéréotypé de

prédateurs/dominants.

Il existe aussi divers manuels

s’adressant aux témoins et victimes

du harcèlement de rue, ou à ceux

qui s’interrogent sur la drague,

le sexisme ordinaire, le respect,

comme le « Petit guide illustré du

respect dans la rue (ou ailleurs) »

ou « Non c’est Non».

Le site http://harcelementderue.

tumblr.com/ travaille à la sensibilisation

en illustrant des cas de

harcèlement à travers des témoignages

et des photos.

L’association Stop Harcèlement de

rue lance diverses initiatives, telles

qu’un label « Bar sans relou » ou

l’application Hé ! visant à sensibiliser

au harcèlement de rue. Les personnes

non-concernées par le harcèlement

de rue peuvent, du coup,

en faire l’ expérience par le biais de

leur smartphone.

le débAT


Rosa Parks

Le feuilleton

A l’époque de Rosa, les transports scolaires sont interdits

aux enfants jaunes et noirs dans le Sud des Etats-Unis.

Les bus publics, quant à eux, sont divisés en trois parties.

L’avant est réservé aux Blancs et les Noirs n’ont même pas

le droit de rester debout dans l’allée. L’arrière est réservé

aux Noirs. Comme ils sont plus nombreux à prendre le bus

(75% de la clientèle des bus est de couleur noire à l’époque),

ils n’ont donc pas toujours de place. Il existe également une

zone intermédiaire, au centre du bus. Les Noirs peuvent s’y

installer quand elle est libre, mais doivent spontanément se

lever dès qu’un Blanc veut s’asseoir ou le leur demande.

Pour pouvoir prendre le bus, les Noirs paient d’abord auprès

du conducteur, puis descendent et remontent par l’arrière

du véhicule.

Pour passer de la zone centrale à l’arrière, ils doivent également

débarquer et se hisser par une autre entrée. Il n’est pas

rare que le chauffeur redémarre avant que ces passagers

dits « de deuxième catégorie » n’aient le temps de remonter,

les laissant sur place.

Le 1er décembre 1955, Rosa en a marre. Elle refuse de céder

sa place pour la donner à un Blanc.

Et aujourd’hui ?

Rosa Parks dit « Je n’avais aucune idée que cela allait changer le cours de l’histoire, j’en avais juste marre

d’abandonner ».

Tout au long de l’histoire des personnages vont s’opposer à des régimes considérés comme injustes et

provoquer un changement, parfois minime, parfois majeur.

Les Territoires de la Mémoire ont édité toute une série de cartes postales en illustrant quelques uns.

« L’homme au tank » par exemple, cet inconnu qui s’est dressé seul devant une colonne de chars le 5 juin

1989 sur la Place Tian’anmen à Pékin (Chine) en pleine répression politique et militaire à l’encontre du

peuple chinois luttant pour la démocratie.

Ou Sophie Scholl qui en 1942 participe à la rédaction et à la distribution de tracts anti-nazis à Munich, ou

Harmut Richter qui, en 1974, cache des citoyens venant de l’Est dans le coffre de sa voiture pour les aider

à passer à l’Ouest.

Un autre exemple prend le nom de Dominique Liot , travailleur d’une grande entreprise de distribution

d’énergie et militant pour un véritable service public qui, au cours de la première décennie de 2000, rétablit

le courant des foyers privés d’électricité.

Connaissez-vous d’autres exemples ? Et vous, pour quoi seriez-vous prêt à vous battre, à ne pas abandonner,

comme dit Rosa ?

rosa parks


La parole est à vous

Oh, votre prénom, c’est de quelle

origine ?

Mon compagnon cherche du travail

très régulièrement...il en trouve

souvent mais pas ce qu’il aimerait ni

à son niveau d’étude..... Ses origines

maghrébines ne seraient pas étrangères

a cela car on lui demande

très souvent quelles sont ses origines...il

vit la chose tellement mal

et depuis sa naissance (il est né a

Bavière) qu’il pense même a changer

de nom car il n’en pleut plus.....

Vous aussi, libérez-vous ! Parleznous

de votre expérience de discrimination.

Contribuez à une oeuvre artistique.

Pour plus d’info, cliquez ici

la vidéo du mois

Saviez-vous que l’essence même de la notion de handicap

repose sur la nécessité d’être équitable ?

la parole est à vous


Suggestions

S

U

G

G

E

S

Livres

ESsai • adulte

BD • jeunesse

album • jeunesse

Pierre-André Taguieff

La force du préjugé. Essai sur le

racisme et ses doubles, Paris, La

Découverte, 1988.

La question du racisme serait-elle

un des tabous les plus puissants

du monde contemporain ? Tout

se passe en effet comme si la réflexion

approfondie sur le racisme,

hors des modes et des invectives,

s’était arrêtée, en France, aux interventions

de Claude Lévi-Strauss et

aux travaux de Léon Poliakov et de

Colette Guillaumin. Reprenant une

à une les théories «raciales» et «racistes»,

puis leurs pendants opposés,

Pierre-André Taguieff trace une

véritable généalogie intellectuelle

des pensées différentialiste et inégalitaire.

L’homme peut-il échapper

à un comportement ségrégatif

? Peut-il maîtriser son penchant à

l’exclusion ? D’où vient cette force

du préjugé ? Comment penser les

fondements philosophiques d’un

antiracisme conséquent ?

Une suggestion de l’Université de

Liège

Kichka

Deuxième génération : Ce que je

n’ai pas dit à mon père, Dargaud,

2012

Deuxième Génération n’est pas

un règlement de comptes avec

l’Histoire. C’est un récit autobiographique

à travers lequel Michel

Kichka retrace les instantanés décisifs

d’une enfance, d’une jeunesse

et d’une vie passées dans l’ombre

de la Shoah, du plat pays à la terre

promise, entre cauchemars, souvenirs

drôles, moments joyeux et

actes de délivrance.

Une suggestion de l’Université de

Liège

Frau Mental

Rogaton Man, Seuil jeunesse, 2001

Tout droit venu d’une planète lointaine,

Rogaton-Man inspire la terreur

et l’abomination à tous les

habitants de la terre. Jusqu’au jour

où Elmir Grömek et ses amis découvrent

son secret. La peur, alors

fait place à l’admiration. Et grâce à

l’aide des enfants du village, Rogaton-Man

va pouvoir retourner chez

lui

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

suggestions


T

I

O N S

Films

Musique

roman • adulte

Rêve d’éléphant orchestra

Ernest J Gaines

Dites leur que je suis un homme,

Liana Levi, 2004

Dans le Sud américain des années

40, un Afro-américain est accusé, à

tort, du meurtre d’un gérant de magasin.

Au cours de sa défense, son

avocat Blanc commis d’office le

compare à un cochon, pour expliquer

qu’il n’était pas en pleine possession

de ses moyens. Condamné

à mort malgré tout, l’accusé, lui,

décide de mener un combat pour

retrouver aux yeux de tous sa dignité

humaine Dites-leur que suis

un homme est un magnifique plaidoyer

pour la liberté et la tolérance.

Disponible dans toutes les bibliothèques

de la Ville de Liège.

Xenia

C’est l’histoire de Dany et Odysseas,

deux frères de 16 et 18 ans séparés

par la vie et que tout oppose, l’un

vit pleinement son homosexualité,

l’autre hétéro et rangé. Le cadet

adore les vêtements colorés et la

variété italienne des années 70, et

l’aîné se partage entre son boulot

dans un snack et son coloc amateur

de foot. Lors de leurs retrouvailles,

après le décès de la maman,

le courant ne va pas tout de suite

passer.

Mais les deux frères vont être amenés

à se lancer dans une improbable

équipée qui va les rapprocher : Ody

dont la mère est étrangère risque

l’expulsion s’il ne retrouve pas rapidement

le père grec qui a abandonné

sa famille et aurait été repéré à

Thessalonique, où il serait devenu…

politicien d’extrême-droite !

Actuellement en salle.

Visionnez la bande annonce en cliquant

ici

Rêve d’Eléphant est un groupe de

sept musiciens qui joue une musique

imaginaire inspirée par les sonorités

de la jungle. A leur manière,

ils mélangent les sons de la jungle

avec des influences provenant du

jazz, de la musique africaine ou

orientale et même des tambours

des gilles de Binche. Leur musique

est fascinante tandis que leur interaction

est magistrale. Rêve d’Eléphant

apporte au paysage du jazz

une nouvelle couleur, il nous fait

rêver et nous passionne comme le

faisaient dans le passé les groupes

jungles de Duke Ellington.

Concert le samedi 13 juin à 19h30

Reflektor, Place Xavier-Neujean, 24

10€.

Plus d’info

suggestions


Culture, gastronomie et recettes

Portugal

Porc aux palourdes

La première image qui vient à

l’esprit lorsqu’on évoque la cuisine

portugaise est celle de la morue

(bacalhau). Il est vrai qu’elle se décline

en de nombreuses recettes,

selon certains plus de 365 ! Mais

la gastronomie portugaise ne se

limite pas à cela, loin de là. Le Portugal

grand pionnier dans la route

des épices, peut faire valoir une

cuisine très riche et variée. Elle est

également encore proche de ce

qu’elle était à l’origine : ingrédients

à peine transformés, cuisson au

grill ou bien mets mijotés dans des

plats typiques en terre cuite ou en

cuivre. Trois éléments y jouent un

rôle fondamental : les apports de

l’Atlantique (qui se traduit par l’importance

du poisson), la tradition

méditerranéenne (pain, vin, huile

d’olive, agrumes) et les saveurs

rapportés des anciennes colonies.

Parmi les plats portugais typiques,

on peut citer le célèbre caldo verde,

soupe à base de chou, le porc aux

palourdes ou encore le francesinha,

croque-monsieur composé

de viandes et de fromage. Côté

sucré, dégustez les Pastéis de Nata

de Bélèm (tartelettes croustillantes

au flan), l’onctueux Arroz doce (riz

au lait) ou le délicieux gâteaux Bolo

Rei, faits maison. Avec un air mélancolique

de Fado pour accompagner

votre repas, le voyage des

sens sera complet.

Rendez-vous le 14 juin à Aldeias

de Portugal – O lar Português (rue

des Franchimontois, 47) pour un

repas typique portugais dès 12h et

une animation folklorique dès 14h.

Réservation :

Michel74vincente@gmail.com

Temps de préparation

120 minutes (à cause du temps de

dégorgement)

Temps de cuisson

50 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes)

• 800 g de filet de porc

• 2 tomates

• 1 oignon

• 2 gousses d’ail

• 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

• 1 kg de palourdes

• 1 verre de vin blanc sec

• 1 branche de thym

• 2 cuillères à soupe de paprika

• 4 feuilles de laurier

• 4 branches de coriandre ciselée

Préparation

Couper l’échine en gros cubes et

faire mariner une nuit au frigo avec

l’huile d’olive, les aromates et le vin

blanc.

Laver et faire dégorger les palourdes

avec un peu de sel dans de

l’eau froide pendant 2h.

Faire dorer le porc dans une cocotte

avec l’huile d’olive.

Éplucher 2 tomates, 1 oignon et 2

gousses d’ail.

Les hacher et les rajouter à la

viande.

Cuire 5 minutes.

Ajouter ce qui reste de marinade et

cuire a feu doux 30 minutes

Verser les palourdes dans la cocotte

et remuer pour les ouvrir

pendant à peu près 10 minutes.

Servir avec quelques pommes de

terre.

Pour en savoir plus sur la

culture portugaise, voici

quelques suggestions disponibles

au PointCulture

Musique

• Voyage musical: portugal,

le portugal et les îles

• Voix de femmes du portugal

• The rough guide to the

music of portugal

• Os dias da madre deus

• Amália canta portugal (amalia

sings portugal)

Vous en voulez encore plus ?

Cliquez ici.

culture, gastronomie et recette


© Marmiton.com

culture, gastronomie et recette


focus

Les rencontres

d’«Aux Livres, Citoyens»,

du lundi 15 au vendredi 26 juin 2015

Pour une société plus juste, plus

solidaire, plus égalitaire ... Je peux

... Tu peux ... Ensemble, nous pouvons.

Depuis septembre 2014, le projet

« Aux Livres, Citoyens » rassemble

19 bibliothèques réparties sur

toute la Province de Liège et une

centaine de partenaires locaux du

secteur culturel, de la jeunesse, de

l’alphabétisation ou de l’insertion

socioprofessionnelle.

Ce sont des personnes qui questionnent,

expérimentent, produisent

des œuvres d’art sonores,

photographiques ou musicales sur

le thème de l’art et du pouvoir. Ce

sont des amateurs soutenus par

des professionnels. Ils questionnent

le bonheur, les conditions d’un

monde plus juste, la sécurité, la

cohésion sociale, le vivre ensemble,

l’emploi, la censure, l’inégalité, etc.

Point final de cette édition 2014-

2015, La Cité Miroir accueille les

résultats de ces rencontres : des

découvertes artistiques étonnantes

et insoupçonnées. Venez expérimenter,

vivre une exposition et devenez-en

les acteurs !

Cinq points seront plus particulièrement

abordés :

Cultiver les petits et les grands

bonheurs ?

Faire de nos différences des richesses,

pas des déficiences ?

Partir de nos quartiers ?

Interroger l’emploi, la répartition

des richesses ?

Exercer notre liberté d’expression ?

Avec la participation de la Ville

de Liège et des bibliothèques et

partenaires des quartiers de Bressoux-Droixhe,

Vennes-Fétinne et

Chênée.

L’opération «Aux livres citoyens»

est initiée par le Centre d’Action

Laïque de la Province de Liège asbl,

des Territoires de la Mémoire asbl

et de la Bibliothèque centrale de la

Province de Liège avec Arsenic2.

Infos pratiques

Du lundi 15 au vendredi 26 juin 2015

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h • samedi et dimanche de

10h à 18h

A la Cité Miroir • 22 place Xavier Neujean • 4000 Liège

1€ gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un

adulte • Renseignements et réservations visites guidées :

reservation@citemiroir.be, 04 230 70 50

Pour le programme complet, cliquez ici.

focus


figures emblématiques

Lise

London

Lise London, née Elizabeth Ricol,

est une militante communiste et

une résistante française. Elle est

née dans une famille pauvre d’immigrants

espagnols le 15 février 1916

à Montceau-les-Mines en France et

décédée le 31 mars 2012 à Paris.

Elle est envoyée par le Parti Communiste

Français (PCF) à Moscou

en 1934 au siège du Komintern. Elle

a dix-huit ans et s’étonne déjà des

purges, ou d’un référendum à main

levée contre le droit à l’avortement.

Elle résiste à la bêtise bureaucratique

et sera blâmée.

Avant la seconde guerre mondiale,

elle participe à la constitution des

Brigades internationales dans l’Espagne

républicaine. Après son retour

à Paris en 1939, elle entre en

résistance contre l’Occupation nazie.

Elle occupe un poste de capitaine

et sera arrêtée en août 1942

par la police française, livrée aux

Allemands et déportée au camp

de concentration de Ravensbrück,

puis à Buchenwald. Elle a reçu le

titre d’Officier de la Légion d’honneur.

Extrait de Résistants, Publics ou

anonymes, à travers le monde et à

travers le temps, CP_CR éditions.

Soyez vous-même ! Ouvrez les yeux !

Lise London

Et Stéphanie Kwolek

inventa le kevlar

Le kevlar c’est quoi ? C’est une fibre synthétique

qui, à masse égale, s’avère cinq fois plus

résistante que de l’acier. Les gilets pare-balles en

sont constitués. Beaucoup de personnes doivent

donc leur vie à Stephanie Kwolek, une chercheuse

américaine d’origine polonaise. En effet,

elle fit breveter ce matériau en 1966. Il peut également

être utilisé pour des cables sous-marins,

des navettes spatiales, des bateaux, des parachutes,

des skis et du matériel de construction et

de nombreuses autres applications.

Le kevlar n’est pas la seule invention que l’on doit

à Stéphanie Kwolek: elle a déposé une vingtaine

de brevets au cours de sa carrière qui a duré une

quarantaine d’années. Elle a également été la

quatrième femme sur plus de 100 personnes à

être intronisée au Temple de la renommée des inventeurs

(1995). Elle meurt le 18 juin 2014 à l’âge

de 90 ans.

figures emblématiques


Du côté du

Notre société de demain, une société interculturelle

La diversité de notre société résulte

des migrations successives qu’a

connues la Belgique. Pour reconstruire

son économie après la deuxième

guerre mondiale jusqu’à la

première crise pétrolière de 1974,

elle a fait appel à une immigration

ouvrière composée au départ de

français, de polonais puis en masse

des italiens (50’), marocains et

Turcs (60’-70’). Cette immigration

s’était concentrée dans les zones

industrielles wallonnes. Ensuite,

c’est l’arrivée des africains subsahariens

dans les années nonante

(réfugiés politiques et/ou économiques)

et enfin celle des européens

de l’Est avec l’élargissement

de l’Europe dans les années 2000.

Les gouvernements successifs ne

se sont d’abord pas posés pas la

question de l’intégration des immigrés

dans la société d’accueil,

d’autant plus que la plupart de travailleurs

nourrissaient un projet de

retour aux pays d’origine une fois

les moyens réunis. Cependant, la

crise pétrolière mondiale a anéanti

ce projet.

Il faudra attendre la loi spéciale de

réformes institutionnelles du 8 août

1980 pour que la politique d’accueil

et d’intégration des immigrés soit

confiée aux deux communautés

(la Communauté française ou la

Communauté flamande). Dès le 1 er

janvier 1994, l’exercice de la compétence

en matière d’aide aux personnes

est transféré d’une part à la

Région wallonne et d’autre part à la

Commission Communautaire Française

de la Région de Bruxelles-Capitale

(COCOF). Au nord du pays,

elle visera les minorités ethniques,

les « allochtones » et le sud privilégiera

une politique sociale plus

globale concernant non seulement

les étrangers mais également l’égalité

des hommes et des femmes sur

son territoire.

Les différences culturelles produisent

un sentiment d’enthousiasme

pour certains qui y voient

une richesse et, un sentiment d’insécurité

pour d’autres. Que faire

face à cette situation inconfor-

table pour des personnes condamnées

à vivre ensemble ?

La réponse passe d’abord par une

reconnaissance mutuelle de différences

de l’autre. Ensuite, il faut

laisser le dialogue interculturel

s’installer pour faire disparaître les

préjugés des uns et des autres.

L’interculturalité étant définie

comme « l’ensemble des relations

et interactions entre des cultures

différentes, générées par des rencontres

ou des confrontations, qualifiées

interculturelles. Impliquant

des échanges réciproques, elle est

le dialogue, le respect mutuel et le

souci de préserver l’identité culturelle

de chacun ».

Dans l’espace Wallonie-Bruxelles, la

mise en œuvre de cette démarche

interculturelle se traduira entre

autres par le programme (2005)

de promotion de l’égalité, femmeshommes,

de l’interculturalité et

de l’inclusion sociale du gouvernement

de la Communauté Française.

Celui-ci affiche la volonté de

renforcer la cohésion sociale et le

vivre ensemble, il déclare œuvrer à

la réalisation des objectifs suivants :

• Favoriser l’expression des différences

et de diversité sociale et

culturelle, dans le respect des principes

démocratiques

• Contribuer au dialogue et à la

connaissance mutuelle entre les

individus et les groupes qui composent

la société

• Mettre en place un système d’observation

et d’évaluation des politiques

et des actions au regard de

la promotion de l’interculturalité.

Dans la même note, le gouvernement

de la communauté française

compétente en matières culturelles

déclare que « la différence et la pluralité

qui caractérisent les sociétés

soient l’occasion d’un enrichissement

mutuel, facteur à la fois de

rapprochement et d’émancipation

pour les individus et les groupes

qui les composent ».

Toujours est-il que, quelles que

soient les matières traitées, l’interculturalité

rentre de plus en plus

dans les discours lorsque sont évoquées

l’intégration et le travail avec

les personnes étrangères ou d’origine

étrangère. L’interculturel apparaît

de toute évidence comme la

problématique transversale allant

de pair avec un travail d’intégration

qui se veut à la fois respectueux

des droits fondamentaux et de la

pluralité culturelle.

Mémorandum

Pour une Commune

interculturelle

Proposition du DISCRI en vue

des élections communales

d'octobre 2012

le Cripel

Mémorandum pour une Commune Interculturelle

le cripel


agenda

Vous pouvez nous renseigner

vos activités du mois de juin

en cliquant ici.

1 juin

Avant-première du film

Voyage en Chine

En présence de Yolande Moreau,

actrice. Au cinéma Le Parc, 20h.

Prix d’entrées habituels.

2 > 7 juin

LiegItalia

Véritable village italien au centre de

Liège. Place Saint-Etienne

3 juin

Table ronde «20 ans

de la Charte contre le

racisme»

Réunion d’un panel de personnalités

engagées, autour de la question :

«Les nouveaux visages du racisme :

quelles réponses à apporter ?»

Au Mad Café, à partir de 19h30.

Gratuit.

4 juin

Musique, Poésie et

Vieilles Dentelles

Mise à l’honneur de la Pologne

dans le cadre des Séminaires de la

Culture

Auditorium du Grand Curtius, 19h.

Membres SLAWA : 4€. Autres : 5€

5 juin

Soirée arménienne

commémoration du 100 e anniversaire

du génocide arménien.

Avec présentation du film The Cut

et concert de Trio Royal.

Au cinéma le Parc, 20h le film,

22h30 le concert. Film + concert :

13€ en prévente

6 juin

Journée palestinienne

10h30 : atelier de cuisine - dès 14h :

stand d’artisanat palestinien - 17h :

défilé de robes palestiniennes -

18h : lecture de poèmes - 20h : souper

palestinien.

Auberge de Jeunesse George

Simenon, gratuit sauf atelier

cuisine et souper : 10€ chacun

11 juin

Lectures en tous genres

Textes ou d’auteur-es féministes.

Pour réfléchir sur l’évolution de ce

mouvement social, s’approprier

des concepts.

Barricade, 19h30. Gratuit.

13 juin

Rêve d’éléphant orchestra

Au Reflektor, 19h30. 10€.

13 juin

Sonnez les matines

avec Martine Cornil

Point Culture, 10h15. Gratuit.

14 juin

Culture et gastronomie

spécial Portugal

Repas dès 12h, animation folklorique

14h

Aldeias do Portugal – O Lar Português

15 > 26 juin

Aux Livres Citoyens : Art

et Pouvoir

Recontres 2015. Questionnement et

expérimentation sur le bonheur, les

conditions d’un monde plus juste,

la sécurité, la cohésion sociale, le

vivre ensemble, l’emploi,...

Cité Miroir. 1€ sans réservation.

18 > 26 juin

Oooh mon beau miroir

Elèves, adultes apprenant le français,

handicapés mentaux, de

toutes origines. Tous, ils ont enfilé

un costume et se sont fait tirer le

portrait dans le grand escalier du

théâtre. A partir de ces clichés, ils

ont écrit.

Théâtre de Liège, du mardi au samedi

de 12h à 18h. Gratuit.

Vernissage le 18 juin à 18h.

19 > 21 juin

Fêtes de la musique

Partout dans la ville. Gratuit.

20 juin

Marche ou rêve, modes

d’emplois

Résultat de l’atelier de théâtre

«Femmes et travail ». Comment

nos aspirations peuvent-elles naître

et résister dans une société obsédée

par l’emploi ?

Cité Miroir. Gratuit

20 juin

Commémoration festive

du 20 e anniversaire de la

Charte « Liège contre le

racisme

Avec Starflam/Kaer, Bouldou, Panache

Culture, 98% Maximum Soul,

Atomic Spliff... et résentation de

l’hymne du 20 e anniversaire par

Domgué et Shana M’Punga.

Auberge de Jeunesse George Simenon,

20h30- 22h. Gratuit

>30 juin

Participez au concours de visuel

pour déterminer l’affiche qui illustrera

les deux journées «Féministe

toi-même» à Liège et à Bruxelles.

agenda


diversités

Magazine

Cabinet de l’échevin de la Culture

et des Relations interculturelles

04 221 93 33

www.liege-diversites.be

Mensuel - N°4 - Juin 2015

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