Triangle de la mort - ReliefWeb

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LA CRISE OUBLIEE DU « TRIANGLE DE LA MORT »

Les défis de la protection des civils au Katanga

Contexte général/vue d’ensemble:

La situation au centre du Katanga est

instable depuis que le commandant

Mayi-Mayi 1 , connu sous le nom de

Gédéon Mtanga, s’est évadé de

prison en septembre 2011. Gédéon

dirigeait un groupe de combattants

Mayi-Mayi de 2002 à 2007 connu

pour sa violence et ses attaques

indiscriminées contre la population

civile. De retour dans son ancien fief

situé entre Mitwaba et Manono, il a

remobilisé un grand nombre de ses

anciens combattants et recruté de

force un grand nombre d’enfants. Au

cours de cette seconde phase de

belligérance, les attaques se sont

surtout concentrées sur les villages

dans le “triangle de la mort”, une zone

située entre les territoires de Manono,

Mitwaba et Pweto. Les violences se

sont également étendues sur les

territoires jadis stables de Malemba-

Nkulu, Lubudi et Kambove. La

capacité des Forces armées de la

République démocratique du Congo (FARDC) et des forces de maintien de la paix des Nations Unies

(MONUSCO) à sécuriser ces régions est limitée. En outre, il est difficile d’entrer en contact avec les

groupes Mayi-Mayi en raison de l’absence d’une hiérarchie bien définie.

Bien que Gedeon et ses combattants, ainsi que le tout nouveau groupe Mayi-Mayi Kata-Katanga qui

déclare se battre pour l’indépendance du Katanga – son nom signifie “séparer le Katanga”– soient les

principaux facteurs d’instabilité, l’armée nationale est aussi accusée d’un grand nombre de violations

contre les populations civiles. Même si les attaques des FARDC sont considérées comme “dommages

collatéraux” dans la lutte contre les groupes Mayi-Mayi, des informations faisant état d’attaques

indiscriminées contre les civils, de viols, de pillages et d’incendies de maisons prouvent que certains

éléments de l’armée constituent un danger pour la population civile. Les acteurs humanitaires ont

remarqué qu’une population qui ne s’est pas enfuie pendant ou après une attaque des Mayi-Mayi ne

manquera pas de s’enfuir quand les Forces armées de la RDC essayeront de rétablir l’autorité, car

les civils ont peur d’être pris pour des sympathisants des Mayi-Mayi et, par conséquent, d’être pris

pour cible 2 .

Il convient cependant de noter qu’étant donnée l’importance stratégique du Katanga dans l’économie

congolaise par sa richesse minière, et dans la géopolitique car elle est la province d’origine du

Président, les autorités, tant au niveau national que provincial, ont mis du temps à reconnaitre

l’urgence de la situation actuelle. Les efforts de plaidoyer continu des agents humanitaires en 2012

recommandant le déploiement de la MONUSCO à Mitwaba ne se sont pas concrétisés en raison de la

capacité limitée de la MONUSCO, et- pas moins important- de la résistance des autorités nationales.

70 casques bleus de l’ONU sont postés à Moba et Manono, une région abritant plus de 304 500

personnes déplacées. Le déploiement total a été réduit au Katanga de 750 à 450 casques bleus, suite

à la révision du mandat de la MONUSCO en 2010. La majorité des forces est concentrée dans les

régions du nord, autour du lac Tanganyika.

Protection des civils:

1 Le terme Mayi-Mayi signifie “eau” en Lingala et vient de la croyance parmi les combattants que l’eau les rendra invincibles. La

première référence est apparue lors de l’insurrection contre le gouvernement après l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961.

Crisis Group, 2006 ,Katanga: The Congo’s Forgotten Crisis http://www.crisisgroup.org/en/regions/africa/central-africa/drcongo/103-katanga-the-congos-forgotten-crisis.aspx

2 Cette tendance correspond à ce qu’a décrit Oxfam dans son rapport: Produits de la guerre (2012)

http://www.oxfam.org/en/policy/commodities-war-drc qui explique que les civils sont très vulnérables dans des situations où il y

a un changement dans la dynamique de pouvoir entre les FARDC et les groupes armés.


De nombreuses violations des droits de l’homme et du Droit international humanitaire (IHL) ont été

enregistrées en 2012, et au cours des premiers mois de 2013. Des combattants Mayi-Mayi sont

accusés de meurtres, d’enlèvements, de violences sexuelles et de recrutements forcés, en particulier

d’enfants, ainsi que de pillages et destruction de biens. Les allégations de recrutement massif

d’enfants ont été confirmées lors de la reddition le 23 mars dernier des combattants Mayi-Mayi à

Lubumbashi. Sur les 242 combattants qui se sont rendus, 70 se sont avérés être des enfants 3 .

Les allégations contre les FARDC comprennent des exécutions extrajudiciaires, des tortures ou des

traitements cruels et inhumains, des violences sexuelles, des extorsions, et la destruction de biens.

Certaines de ces violations auraient été commises contre des civils en représailles pour leur

collaboration supposée avec les Mayi-Mayi. Les allégations les plus graves ont eu lieu après l’attaque

Mayi-Mayi du village de Shamwana (situé au centre du “triangle”, à 150 km au sud-est de Manono)

dans le Territoire de Manono le 29 février 2012, quand 50 femmes et 20 filles ont été séparées de leur

famille pendant deux jours par les soldats FARDC et violées à plusieurs reprises 4 . Du 6 au 7 mars

2012 sept femmes auraient également été violées par des FARDC qui patrouillaient sur l’axe

Shamwana -Kankole 5 . Au moment de ces violations les ONG basées dans la région avaient été

évacuées et l’unique possibilité d’accès aux survivantes était par hélicoptère à Manono, suivi d’un

trajet en voiture de 170 km dans une région extrêmement dangereuse. Ceci étant, le manque de

moyens s’est traduit par un retard de presque deux mois avant qu’une mission interagence ne puisse

accéder à la région pour vérifier les allégations. Tous les habitants des villages dans un rayon de 47

kilomètres de Shamwana s’étaient alors enfuis, et l’équipe n’a pas pu trouver de témoins. Cependant,

l’un des survivants aurait demandé de l’assistance médicale. 6

En raison du conflit qui se propage au centre et au sud du Katanga, l’actuelle présence de la

MONUSCO s’avère insuffisante pour remédier aux problèmes. Si la présence de la MONUSCO n’est

pas renforcée pour améliorer la situation sécuritaire, ces abus continueront, ainsi que les

déplacements de population.

Efforts de démobilisation:

Comme observé dans d’autres zones de conflits de la RDC, il y a une quasi-absence de ressources et

de moyens pour entreprendre des programmes efficaces de Désarmement, Démobilisation et

Réintégration (DDR). Il n’existe aucune estimation valable du nombre exact de combattants Mayi-Mayi

Gédéon et Mayi-Mayi Kata-Katanga opérant à l’heure actuelle au Katanga. A part l’incident du 23

mars dernier, un seul cas majeur de reddition de combattants Mayi-Mayi a été rapporté en 2012.

Plusieurs centaines de combattants se seraient rassemblés dans le Territoire de Mitwaba en

septembre 2012 et auraient exprimé leur désir de déposer les armes. Fin octobre, une mission

MONUSCO a été dépêchée à Mitwaba. Une fois sur place, la mission a été informée que les

combattants Mayi-Mayi avaient repris les armes et étaient retournés dans la brousse 7 .

Conséquences et aide humanitaire:

Du point de vue des conséquences humanitaires, 2012 a vu une hausse alarmante du nombre de

personnes déplacées internes (PDI). Une augmentation de 452 pour cent a été notée de la fin 2011 à

mars 2013 8 . Fin mars, les acteurs humanitaires estimaient à près de 354 000 le nombre de personnes

déplacées dans le Katanga. Alors que le nombre initial ne comprenait que les personnes déplacées

dans le District du Tanganyika, l’augmentation vient presque exclusivement des territoires de Manono,

Mitwaba et Pweto. A l’origine la zone aux alentours de Mitwaba accueillait le plus grand nombre de

PDI, mais à la fin de 2012 et au début de 2013 les activités Mayi-Mayi suivies de déplacements se

sont étendues vers l’ouest. Selon les dernières estimations on a enregistré le plus grand nombre de

déplacés internes dans le Territoire de Pweto.

Conscient des besoins humanitaires croissants au Katanga, le mécanisme de financement CERF 9 a

débloqué en août 2012, 12 millions de dollars americains à partager entre le Sud-Kivu et le Katanga.

Bien que la majorité des fonds ait été affectée à des programmes de nutrition et à un projet logistique

3

Selon Child Protection MONUSCO, 40 ont été retrouvés à Lubumbashi et 30 autres ont été retrouvés après avoir passé une

semaine à la prison militaire de N’dolo à Kinshasa.

4

Comme indiqué dans l’évaluation inter-organisations du 19 au 24 avril 2012. Ont participé à l’évaluation: FAO, UNHCR, WFP,

WHO, UNICEF, MONUSCO (JHRO, CAS, PIO, Security) et plusieurs ONG (MDA, CRS, RAF et Caritas/Manono).

5

Rapport JHRO/MONUSCO , 02 mai 2012

6

Ibid

7

Rapport sur la mission du 18.10.2012 présenté par la MONUSCO dans le Groupe de Plaidoyer humanitaire (HAG, le 19.10.12.

Rapport sur le résultat de la mission présenté par le personnel d’OCHA au Katanga.

8

Les chiffres sont estimés par les Comités de Mouvement de Population (CMP) qui recueillent les données des agents

humanitaires travaillant dans les régions affectées. Le nombre enregistré en décembre 2011 s’élevait à 64 082.

9

Fond central de Secours d’urgence (CERF) est un fond humanitaire commun géré par le Coordonateur de secours d’urgence

(ERC)/OCHA.


pour rénover la route entre Manono et Nyunzu, des fonds ont été dégagés pour améliorer l’accès aux

services de santé de base et pour assurer le traitement holistique des victimes de violences

sexuelles 10 . En mars 2013, un plan d’aide humanitaire à Pweto a reçu 2,5 millions de dollars

américains du Fond humanitaire commun (Pooled Fund) pour la santé, la distribution de denrées

alimentaires et d’articles non-alimentaires, et pour l’abri d’urgence.

Néanmoins, les besoins sont énormes parmi les déplacés internes et les populations d’accueil.

Beaucoup de déplacés internes sont devenus plus vulnérables en raison de déplacements répétés,

souvent sur de grandes distances. Les opérations d’enregistrement et de profilage doivent être

étendues pour identifier les besoins individuels et adapter l’aide humanitaire. Bien que les besoins

aient été identifiés dans tous les secteurs, les lacunes principales dans la protection sont les

suivantes:

Contrôle sécuritaire: Il faut plus de renseignements précis, recueillis par des observateurs

dûment formés sur la situation sécuritaire afin d’analyser les risques en matière de protection,

et assister et guider un plan d’action fondé sur des preuves pour améliorer la sécurité

physique et assurer le respect des droits des personnes déplacées internes. Le contrôle

sécuritaire est essentiel pour planifier et mettre en place des interventions de protection

spécifiques, telles que la soumission à des agences spécialisées des cas individuels

identifiés, les interventions en faveur des individus aux besoins spécifiques, les activités de

plaidoyer, et le renforcement de la responsabilité des autorités nationales et des acteurs nongouvernementaux

pour protéger ces populations. Le contrôle sécuritaire peut aussi avoir un

effet dissuasif sur les groupes armés.

Prévention des violences sexuelles et Assistance aux victimes: Une indication des

besoins a été définie grâce au récent profilage au centre de Pweto en mars 2013 où 305

victimes de violences sexuelles ont été identifiées, dont la majorité n’avait reçu aucune

assistance médicale 11 . Il est nécessaire d’établir une protection adéquate, des soins, des

traitements et de l’assistance aux victimes de SGBV, en particulier à Pweto, Moba et

Malemba-Nkulu où aucun service de ce genre n’existe. Il faut renforcer le travail des acteurs

existant dans les autres zones affectées. Les allégations de SGBV doivent être examinées

sérieusement et efficacement, et les responsables doivent être poursuivis en justice.

Prévention et assistance aux enfants associés aux groupes armés: Il est nécessaire

d’établir des activités pour empêcher la séparation et/ou le recrutement d’enfants ainsi que

leur libération et réintégration à Moba et Pweto. Il faut développer une stratégie de prévention

en consultation avec les enfants, les familles et les communautés pour répondre aux causes

de recrutement. Les organisations qui se spécialisent dans les opérations de protection des

enfants doivent se concentrer sur des programmes et des initiatives de plaidoyer pour

empêcher les recrutements, et pour porter à la connaissance des FARDC et des groupes

armés les droits de l’enfant et leur respect ainsi que leurs obligations envers le droit

international.

Accès humanitaire:

L’accès pour les agents de protection est compliqué par les menaces des groupes armés et dans

certains cas, une relation de travail tendue avec les autorités locales. Début décembre 2012, une

ONG internationale s’est retirée de Shamwana car les membres du Mayi-Mayi Kata-Katanga avaient

ordonné aux membres de l’ONG de se joindre à leur mouvement. Début février 2013, deux membres

du personnel de l’ONG qui s’occupaient de la protection ont dû être évacués de Manono car ils

avaient signalé des corps sans vie dans la rivière Luvua et recevaient des menaces des autorités

locales. Le Bureau commun des Droits de l’Homme, œuvrant sous l’égide de la MONUSCO, confirme

que des enquêteurs des droits de l’homme sont souvent empêchés d’accéder à des sites pour évaluer

la situation et sont obligés d’utiliser des escortes militaires pour assurer leur sécurité.

Bien que les NGO puissent circuler sans escortes armées dans la plus grande partie du “triangle de la

mort”, comptant sur un stratégie d’acceptation, les agences de l’ONU sont obligées de voyager avec

des escortes armées sur toutes les routes principales de la région. La zone la plus critique est celle

entre Mitwaba et Manono et, en général, les zones aux environs de Mitwaba. Les villages situés

autour des grandes villes de Manono et Pweto sont aussi hors de portée des agences onusiennes

10 $200,000 affectés à l’OMS pour renforcer l’accès aux services de santé de base et $650,000 à l’UNFPA pour renforcer les

services reproducteurs et de santé, dont un traitement holistique pour les victimes de violences sexuelles.

11 UNHCR, Rapport de l’enregistrement/ profilage des PDI aux centres de Pweto et de Mwashi, 10-30 mars 2013. Parmi les 305

victimes de violences sexuelles se trouvaient aussi 20 personnes souffrant de fistule, qui n’avaient pas non plus reçu

d’assistance médicale.


sans escortes militaires, et la

capacité de la MONUSCO de fournir

ces escortes est très limitée. Bien

qu’il y ait des contacts entre les ONG

et les groupes Mayi-Mayi au niveau

opérationnel, il n’y a pas eu de

négociations pour l’accès humanitaire

avec la hiérarchie du Mayi-Mayi

Gédéon ou Kata-Katanga. Les

agents humanitaires doivent

augmenter leurs rapports avec la

société civile, par exemple avec

l’église qui a des représentants dans

tous les petits villages 12 .

L’accès est rendu plus complexe par

l’importance de l’étendue des régions

affectées par l’insécurité et la

mauvaise condition des routes. Par

exemple, pour atteindre Pweto, il

faudrait envoyer une mission de

Lubumbashi car la route entre

Kalemie et Pweto est impraticable.

Pour se rendre à Pweto de

Lubumbashi il faudrait passer en

Zambie et le trajet prendrait deux jours entiers. Avec seulement une poignée d’ONG en permanence

dans le « triangle de la mort », la capacité d’apporter de l’aide à temps est limitée, ainsi l’est toute

possibilité de “protection par le fait d’être présent”.

Statuquo, scenario plus probable dans les mois à venir

Avec le Katanga, miroir imparfait des événements qui se déroulent dans les deux Kivus, la situation

continuera de fluctuer dans les mois à venir en fonction de la situation dans ces deux provinces

orientales et de la volonté du gouvernement d’investir dans la paix et la sécurité de la province.

L’incident du 23 mars a augmenté la visibilité du conflit au niveau national, mais il faudra s’investir plus

pour faire face aux causes profondes du conflit au niveau provincial et local. Etant donné la durée du

conflit actuel et le manque de moyens jusqu’ici pour sécuriser les zones de retour, les acteurs

humanitaires ne s’attendent pas, dans les mois qui viennent, à une amélioration des conditions du

point de vue du nombre de déplacés et des besoins humanitaires

Recommandations du Groupe de Protection en RDC:

Au Gouvernement de la RDC:

1) Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo est en premier lieu

responsable d’assurer la protection et la sécurité de sa population. Dans la situation

actuelle au Katanga on pourrait y arriver en:

A la MONUSCO:

S’assurant que les forces armées comprennent et respectent leur devoir de

mener leurs opérations de manière à respecter les droits de la population

civile, conformément au droit international humanitaire ;

S’engageant politiquement à trouver une solution durable et pacifique au conflit

au Katanga ;

Faisant progresser et en établissant, avec l’aide de la MONUSCO, un

Programme opérationnel de Désarmement, Démobilisation et de Réintégration.

2) Etant donné les allégations de violations commises par les Mayi-Mayi et certains

éléments des FARDC, le groupe de Protection demande à la MONUSCO de:

12 Il faudrait le faire en adoptant l’approche de «ne causer aucun préjudice» car plusieurs chefs traditionnels qui avaient essayé

de négocier avec les Mayi-Mayi ces mois derniers auraient été tués.


Renforcer sa présence dans les territoires de Mitwaba, Manono et Pweto par

des patrouilles et une présence active sur le terrain, ce qui peut avoir un effet

dissuasif et faciliter le retour des réfugiés, ainsi qu’améliorer la sécurité dans

les régions de déplacement;

Renforcer la surveillance du comportement des FARDC et renvoyer tous les cas

documentés au procureur militaire ; Si nécessaire apporter son soutien aux

procédures de justice militaire pour assurer l’aide et la justice aux victimes.

3) Conformément à la dernière Résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la RDC,

encourager le Gouvernement à relancer les programmes de Désarmement,

Démobilisation et Réintégration des combattants Mayi-Mayi, et accorder une attention

particulière à retirer les enfants associé à ces groupes armés.

Aux bailleurs de fonds:

4) les donateurs peuvent contribuer en utilisant leur influence, par l’entremise de leurs

Gouvernements respectifs, à encourager le Gouvernement de la RDC et la MONUSCO,

à renforcer la protection de la population civile et à trouver une solution pacifique aux

conflits du Katanga.

5) Les donateurs peuvent augmenter leur soutien aux programmes de protection qui

cherchent à recueillir, empêcher et répondre pour atténuer la souffrance causée par les

violations, telles que la séparation et la réintégration des enfants associés aux forces

armées et le traitement holistique des victimes de violences sexuelles.

6) Les donateurs peuvent aussi encourager et faciliter le déploiement de personnel

international dans les zones affectées afin de renforcer la sécurité par leur présence.

Aux acteurs humanitaires:

7) Les acteurs humanitaires peuvent contribuer en prenant contact avec les groupes Mayi-

Mayi pour faciliter l’accès humanitaire et les sensibiliser au Droit international

humanitaire. Une façon de parvenir à cela serait d’avoir des contacts par le truchement

des réseaux alternatifs tels que les églises, les réseaux d’ONG locaux, les chefs locaux

ainsi que des leaders féminins.

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