Haiti Liberte 21 Juillet 2010

haitiliberte

HAÏTI LIBERTÉ




Tout moun

mele daprè

senatè Jean

Hector

Anacacis !

Page 6

MANIFESTATION :

LAVALAS POURSUIT

LA LUTTE

Voir page 4

Le camp

Immaculée à

Cité Soleil

Page 7

Depuis le coup

d'état de Fevrier er 2004, c’est une

coutume pour les Lavalassiens de célébrer le 15 juillet,

date

de naissance sance du président Aristide ide par une grande mobilisation isat

ion populairepula

CEP: DES ÉLECTIONS-SÉLECTIONS

EN NOVEMBRE ? Voir page 4

La guerre

contre

l’Afghanistan

est une «

guerre de

ressources » à

but lucratif

Page 10

Les membres du CEP de Dorsainvil et de Préval à l’Hôtel Caribe Convention dans une réunion avec certains partis

politiques, le 15 juillet 2010 dernier, dans le cadre, du lancement officiel du processus électoral contesté

Message de

Fidel Castro

à son ‘vieil

ami’ Nelson

Mandela pour

ses 92 ans

Page 18


Editorial

HAITI

LIBERTÉ

Troisième Anniversaire d’Haiti Liberté

Par Berthony Dupont

Un anniversaire est un symbole, il sert autant à rappeler

le passé qu’à justifier le présent et à faire des

projections pour le futur.

La question de la guerre est très actuelle aujourd’hui

et les impérialistes continuent à déclencher diverses

guerres d’agression et de rapine dans le monde. Ainsi,

après le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki,

ils sont passés de la bombe atomique à la bombe

à hydrogène. Quant à présent le monde est au risque

d’une guerre nucléaire. Un danger qui a porté l’exprésident

cubain Fidel Castro, encore convalescent, à

venir informer le monde de cette grande menace contre

l’humanité.

Une autre guerre, par ailleurs est déjà commencée

en Haiti, où l’horizon est plus sombre que jamais, sans

aucune lueur d’espoir, laissant présager que le désarroi

du peuple n’est pas près de s’achever. La mainmise

d’une petite clique sur le pays dont les privilèges sont

leur seule base sociale enfonce la nation dans la pire

des situations. Les classes dominantes nationales et internationales

privent le pays de son indépendance politique,

économique et culturelle. Le climat politique est

essentiellement et totalement bouleversé par la force

plutôt que d’être assuré par la loi.

En effet, le coup de tonnerre du Conseil électoral

Préval (CEP) sous la houlette des forces occupantes,

excluant les masses populaires des joutes électorales,

est probablement annonciateur de l’imminence de violents

orages, action qui vient encore une fois de plus

montrer, sans ambiguïté que pour abattre ceux qui

menacent leurs intérêts, les forces réactionnaires ne reculeront

devant aucune forme de barbarie, fût-ce même

la plus criminelle.

Et pour couronner le tout, le chef civil de l’occupation

du pays, Edmond Mulet, vient d’annoncer triomphalement

l’arrivée prochaine d’une mission d’observation

OEA-Caricom qui séjournera en Haiti du 1 er août 2010

jusqu’au jour du scrutin en prenant soin d’ajouter spectaculairement

que : la communauté internationale ne

serait pas disposée à accepter n’importe quelle élection.

A ce stade, son autorité est non seulement avérée mais

ne peut pas être plus claire pour illustrer à travers des

élections-sélections ce que préconisent pour nous autres

la Communauté Internationale, comme dans le cas du

Honduras, à savoir qu’elle ne veut pas que les élections

soient remportées par ceux et celles qui poursuivraient

une orientation politique et économique progressiste.

Un autre situation lourde de menaces futures

et d’éventuels dérapages, reste les conditions dans

lesquelles vivent les masses populaires victimes du

dernier séisme. A ce sujet, et pour essayer de fermer la

bouche à ceux qui revendiquent une vie meilleure pour

les victimes du 12 Janvier, le représentant de la Métropole

Bill Clinton vient de déclarer, plein d’arrogance à

la face même du peuple « que devant la situation des

pays de l’Asie du sud-est, frappés en 2004 par un tsunami,

celle d’Haïti était bien meilleure pour une période

post-catastrophe égale ».C’est alors dire qu’on est

en bien meilleur état, et qu’on n’a pas à se plaindre.

Quelle absurdité ! Mais tous ces mensonges officiels

ne sauraient masquer ni les faits, ni les inégalités,

ni les injustices qui persistent dans le pays. C’est dans

ce panorama politique que le journal Haiti Liberté vient

de boucler son troisième anniversaire avec les mêmes

objectifs primordiaux : Justice, Vérité et Indépendance.

Devant autant de blessures faites à l’esprit humaniste

des peuples, cet anniversaire nous surprend dans des

réflexions profondes sur l’avenir des persécutés du

monde, et parmi eux le peuple haïtien.

Engagés comme nous le sommes dans la lutte de

libération des nations encore sous domination, la nôtre

notamment, à ce compte survivre n’est pas facile ! Malgré

une situation difficile, notre prestige et notre influence

grandissent jour après jour, d’autant que nous ne

sommes pas un instrument au service de quelque politique

opportuniste que ce soit, au service des grandes

puissances impérialistes. Ce jeune hebdomadaire dont la

progression est encore lente mais inexorable poursuivra

sa route aux côtés des masses souffrantes et nous en

sommes sûrs, la victoire sera nôtre! Et nous abordons le

cap du quatrième anniversaire avec optimisme, pleins

d’espoir de nous affranchir des soucis financiers et assurés

de continuer sans relâche la lutte contre l’ennemi

impérialiste et ses relais en Haïti.

Nos remerciements les plus sincères à nos lecteurs

qui n’ont jamais cessé de nous encourager, à nos collaborateurs

et membres du journal ainsi qu’à tous nos

commanditaires !

Bon Anniversaire Haiti Liberté !

1583 Albany Ave

Brooklyn, NY 11210

Tel: 718-421-0162

Fax: 718-421-3471

3, 2ème Impasse Lavaud

Port-au-Prince, Haiti

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Responsable:

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DIRECTEUR

Berthony Dupont

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2

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


A travers Haiti

Une

deuxième

attaque

dirigée

contre une

succursale

de la Soge

Express

Dans l’après midi du dimanche

18 juillet dernier, une autre attaque

armée, faisant suite à celle du

13 juillet 2010, a été dirigée contre

la succursale de la Soge Express

située au Carrefour de l’Aéroport à

Port-Au-Prince. Comparativement

à l’attaque du 13 juillet dernier, où

deux agents de sécurité ont été maltraités

et abattus, il n’y a pas eu de

victimes dans cette dernière attaque.

Sur ces entrefaites, le responsable

de la police de Delmas, Carl Henry

Boucher s’est dit exaspéré, estimant

que des espaces ne pouvant même

pas loger une simple épicerie sont

devenus des succursales tenues par

de nombreux employés et où affluent

de nombreux clients; ce qui facilite

l’action des bandits, dans ces

locaux où il n’y a que promiscuité,

ce qui ne facilite pas la sécurité.

Un

garçonnet

de 2 ans

enlevé à

Thomassin

33

Dans la nuit du dimanche 18 au

lundi 19 juillet dernier, à Thomassin

33, vers 1h30 du matin, des

voyous armés ont violé la résidence

d’une famille, emmenant un garçonnet

de 2 ans, qui est gardé en otage

jusqu’à présent sous la menace des

armes. Les braqueurs ont pu pénétrer

la maison en pleine nuit, en escaladant

une fenêtre qui leur a donné

accès à l’intérieur de la maison et

à la chambre du bébé. Les parents

de l’enfant, qui entament des négo-

Rapatriement d’une centaine d’haïtiens

de la République Dominicaine

Le lundi 19 juillet dernier, plus

d’une centaine de compatriotes

haïtiens vivant en situation irrégulière

en République Dominicaine ont

été rapatriés en Haiti. Plusieurs de

ces compatriotes s’étaient retranchés

dans des maisons en construction à

Dajabon, petite ville frontalière de la

République voisine, a fait savoir le

CESFRONT (Corps Spécialisé de Sécurité

Forntalière), ajoutant que les

opérations de rapatriement des haïtiens

ont été réalisées conjointement

avec les autorités migratoires dominicaines.

C’est un nombre assez important

de concitoyens expulsés par le

pays voisin qui se réclame d’être le

ciations avec les voleurs n’ont pas

voulu fournir des détails sur le rapt,

ce pour éviter des suites fatales relatives

à la vie du garçonnet.

La ville des Gonaïves légèrement

secouée par un tremblement de terre

Dans la nuit du vendredi 16 au

samedi 17 juillet 2010, à 2h1

minute du matin, au chef lieu du

département de l’Artibonite, une réplique

modérée de 4.3 de magnitude

sur l’échelle Richter, dont l’épicentre

se situe à 30 Km au Nord, 65 Km

Nord ouest, 110 Km Ouest, a légèrement

secoué la ville des Gonaïves,

sans faire de victimes.

Les autorités dominicaines ont

expulsé près d’une centaine de sans

papiers haïtiens qui évoluaient

dans la région de Dajabon

premier ami d’Haiti et qui, de ce fait,

jouant à l’intelligent aux dépens des

naïfs, vient d’être rétribué un siège

Montrouis touchée par

une onde tropicale

Par Jackson Rateau

Selon ce qu’a annoncé la Direction

de la Protection Civile (DPC), le

dimanche 18 juillet dernier, la localité

de Montrouis, commune de

l’Arcahaie, Ouest, a été la proie

d’une violente onde tropicale provoquant

de fortes averses qui sont

abattues sur toute la ville. La Rivière

de Montrouis, en crue, s’est

déversée sur la ville et les localités

dans la Commission Intérimaire pour

la Reconstruction d’Haiti (CIRH).

En tout cas, notre meilleur amie,

la République Dominicaine, se plaint

à haute voix aux oreilles sourdes de

nos autres amis du monde, qu’elle

s’est lassée de nos compatriotes haïtiens

qui se révèlent de véritables indésirables

dans les régions de Santiago,

Puerto Plata, la Vega, Broca, San

Francisco de Marcoris et autres.

A noter que cette situation est

survenue à un moment où, à travers

le monde, les gouvernements se

hâtent de régulariser nos compatriotes

vivant sur leurs territoires.

C’est dans l’adversité qu’on reconnait

ses vrais amis, dit-on.

environnantes dont la commune de

l’Arcahaie, causant un lourd bilan

de 150 sinistrés, 1 blessé et 34 maisons

inondées. Par ailleurs, selon

le responsable du Centre National

de Météorologie, Ronald Sémelfort,

une onde tropicale, se basant actuellement

dans les petites Antilles,

est en train de se diriger sur Haïti

; ce qui pourrait provoquer de violentes

averses sur diverses régions

du pays.

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Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 3


Manifestation du 15 juillet 2010 :

Six ans après, Lavalas poursuit la lutte!

CEP: Des élections-sélections

pour renforcer l'instabilité!

Par Hervé Jean Michel

Des milliers de partisans, sympathisants

et amis lavalassiens

ont participé à la manifestationmarathon

du 15 juillet 2010, date

de naissance du leader historique de

Fanmi Lavalas, Jean Bertrand Aristide,

vivant en exile en Afrique du

Sud. Pour une manifestation-marathon,

c’en était une, dans la mesure

où le parcours a exigé des militants

plus d’une dizaine de kilomètres de

marche, au cri de vive le retour physique

d’Aristide, à bas Préval.

Partie du Boulevard 15 octobre,

devant la résidence privée du leader de

Fanmi Lavalas, Route nationale #1,

Cité Soleil, Route de Delmas, Delmas

II, Bel-Air, Rue Montalais, la longue

file s’est étirée jusque devant la palais

national, du moins ce qui reste de cet

édifice ruiné par le dévastateur séisme

du 12 janvier 2010. Il fallait surtout

méditer sur ce symbole qui a mobilisé

tant d’âmes et sur l’enjeu politique,

d’importance capitale, pour évaluer

un tel sacrifice.

C’est une coutume pour les

Lavalassiens de célébrer le 15 juillet,

date de naissance du président

Aristide, cependant cette année cet

anniversaire a coïncidé avec une

revendication qu’ils estiment vitale.

Au cri de vive le retour physique du

leader historique, s’ajoute celui de

à bas Préval. « Si Aristide était au

pays, nous ne serions pas dans cette

dégoûtante situation sous les tentes.

Il nous aurait nourris et envoyé nos

enfants à l’école. Il nous aurait logés.

Il n’aurait pas, à l’instar de Préval

vendu le pays aux étrangers. Préval

doit partir. »

Ce sont ces slogans qui ont

harmonisé les pas des manifestants,

pendant ces dix kilomètres qu’ils ont

parcourus, de la résidence d’Aristide

à Tabarre, jusqu’au palais national.

Ce ne sont pas ces militants politiques

qui ont décidé, de leur propre chef,

de revendiquer le départ du président

Préval, c’est le président lui-même,

par sa politique exclusiviste, les lois

illégales qu’il a fait voter pour liquider

le pays aux impérialistes et aux

bourgeois, son mépris des masses

populaires, l’application des mesures

de politique économique injuste,

style néolibéral, niant les revendications

des masses, qui les ont forcés

à lutter pour le départ du chef de

l’Etat. Partout, les masses populaires

se plaignent de l’ingratitude et de

l’insensibilité de Préval face à la misère

généralisée dans le pays, son irresponsabilité

dans la gestion du dossier

du séisme du 12 janvier 2010.

Ce sont ces mêmes griefs qui

Patience

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Les masses populaires se plaignent de l’ingratitude et de l’insensibilité de

Préval face à la misère généralisée dans le pays

ont été exprimés au cours du meeting,

devant le palais national. Le Dr.

Maryse Narcisse, coordonnatrice du

Comité exécutif de Fanmi Lavalas,

après avoir félicité la PNH pour son

accompagnement pendant le parcours

de la manifestation a rappelé,

que d’autres organisations politiques

ont contribué à sa réussite. Maryse

Narcisse « dit attendre tout le monde

dans la nouvelle Haïti, une Haïti où

s’expriment l’amour et la fraternité,

où tous les Haïtiens puissent vivre

dans la paix et dans la production

de l’avenir ».

La coordonnatrice a rappelé

que ce combat est celui du président

Aristide et du peuple haïtien unis.

« Aujourd’hui, nous demandons où

est Titide ? Où est Titide ? Dans tout,

il y a des hauts et des bas, le progrès

et la régression, des erreurs et des

corrections, des avancées et des reculs,

mais la victoire réside toujours

entre les mains du peuple, dans la

bataille du peuple. »

Rappelant les souffrances, les

accusations et la douleur qu’endure

le président Aristide, compte tenu

de son engagement dans la lutte du

peuple haïtien, Narcisse a souligné

les raisons qui ont poussé à la lutte

aujourd’hui.« La lutte pour le retour

du leader de l’Organisation

politique, Jean Bertrand Aristide,

est un principe pour l’Organisation.

C’est pourquoi la majorité demande

le retour du président Titide. C’est

une obligation que le pouvoir doit

respecter la constitution. Oui, nous

luttons pour que les conditions de

vie du peuple changent. Spécialement

pour ceux qui sont sous les

tentes dans les rues, au Champ de

Mars et partout dans le pays. Nous

savons aujourd’hui que plus de 1.5

million de personnes vivent sous

les tentes, c’est-à-dire plus de 15%

de la population dans des lieux où

des humains ne devraient pas vivre.

Nous n’oublions pas les conditions

de vie dans le pays : la question du

chômage, les dépenses consenties

pour l’écolage des enfants, la faim,

bref les problèmes politiques. »

C’est sous un tonnerre

d’applaudissements que ces propos,

chaleureusement prononcés, par

Maryse Narcisse ont été accueillis

par la foule. Il faut dire pour exprimer

clairement la vérité, qu’après la manifestation

les intervenants ont mobilisé

les consciences et les esprits.

Jacques Mathelier, un des dirigeants

de Fanmi Lavalas a demandé

au peuple haïtien de s’engager, de

se responsabiliser dans la lutte pour

une Haïti libre et indépendante. Il

a rappelé une vérité capitale : « Le

président Préval à qui a été confié

la souveraineté nationale a délégué

ce pouvoir à des étrangers. Le

gouvernail du pays a été transféré à

l’étranger. Nous les Haïtiens, nous

sommes dignes. Nous avons fait

l’histoire, nous savons ce que c’est

que la liberté. Il n’est pas possible

que notre pouvoir soit confié à un

certain Edmond Mulet, ressortissant

du Guatemala, sans aucune histoire,

sans aucun passé, dictant au peuple

haïtien ce qu’il doit faire. »

René Civil, membre de la Commission

permanente de mobilisation

de Fanmi Lavalas, pour sa part, a

eu a dire son mot dans cette tumultueuse

conjoncture dans laquelle,

encore une fois, Jean Bertrand Aristide

est maintenu en exil et Fanmi

Lavalas exclue de toute participation

à la gestion de la chose publique.

« Il n’est pas question ! Est-ce que

Fanmi Lavalas n’incarne pas le projet

Investir dans l’Humain ? Cette

fois, Fanmi Lavalas participera à

des élections pour reconstruire le

pays aux côtés de tous les partis

politiques. Je suis venu lancer un

appel aux amis, aujourd’hui sous

les tentes, le président Préval se

sert de discours humanitaires pour

vous faire oublier votre misère, votre

douleur. Jamais il ne vous donnera

des maisons pour vous loger décemment.

La jeunesse est méprisée pour

pouvoir monopoliser les richesses du

pays. La jeunesse est méprisée pour

qu’on revienne à l’esclavage ».

Poursuivant ses critiques contre

le système, René Civil, a revendiqué

des dédommagements pour les

agents de la PNH. Il appelle le peuple

à la mobilisation pour transformer

cet ordre de choses injustes en conditions

justes et équitables. Ainsi, il a

revendiqué : « le retour de Jean Bertrand

Aristide, le départ de Préval

et du CEP de Dorsainvil ». Enfin, il

a demandé « que tous nous puissions

vivre dans le pays, comme

Haïtiens. »

La manifestation du 15 juillet,

malgré les embûches et les tentatives

de sabotage du gouvernement,

a été une réussite. Le président

Préval poursuivra certainement sa

politique du « non recevoir », ce

qui n’empêcherait pas les militants

de poursuivre leur marche mobilisatrice

vers une libération véritable du

pays.

Ceux qui minimisent le drame

dans lequel vit Haïti aujourd’hui,

se réveilleront surpris de constater

qu’après la période colombienne qui

a fabriqué le Répartimientos et

celle du mercantilisme producteur

de la traite négrière, Haïti vit

aujourd’hui l’ère du néocolonialisme

sous le règne du néolibéralisme.

La réalité d’aujourd’hui, n’a

de différent que la forme par laquelle

elle s’exprime, néanmoins l’essence

est la même : l’exclusion socio-économico-politique

pour l’exploitation

à outrance des masses populaires, la

mainmise sur le pays avec confiscation

de sa souveraineté.

Nécessairement, Haïti doit se

réveiller de sa léthargie, pour dire

non à l’imposture, non à la domination

coloniale, oui à la souveraineté

nationale, oui à l’inclusion-participation

de tous ses fils dans la gestion de

la chose publique. En conséquence,

le citoyen Jean Bertrand Aristide,

digne fils de la patrie, inclus dans la

perspective de lutte pour la libération

et la transformation d’Haïti, a donc

droit de cité dans son pays d’origine.

Il doit donc revenir, immédiatement,

en Haïti.

Des représentants de 22 partis politiques seulement ont participé à la

réunion du 15 juillet au Caribe Convention Center

Par Hervé Jean Michel

Dans leur absolue suffisance, le président

René Préval et son Conseil électoral

provisoire, confié à Gaillot Dorsainvil,

opposent une fin de non recevoir à

tous les partis politiques et organisations

qui expriment leur inquiétude, leur malaise

et leur ras-le-bol, face à une gestion

politique dramatique, qui annonce le

chaos et des élections-d'exclusion dans

une Haïti déjà moribonde.

En effet, le 15 juillet 2010, le CEP

de Dorsainvil sur fonds de vastes contestations,

a invité les partis politiques à

une rencontre à l'Hôtel Caribe Convention

Center. Quel était l'objet de cette

invitation ? Il s'agissait « du lancement

officiel du processus électoral », depuis

la publication de la liste des « partis

politiques agréés » pour les législatives

du 28 février 2010, jusqu'aux résultats

définitifs du premier tour des élections le

20 décembre 2010.

Dans ses propos introductifs pour

signifier, clairement, que son conseil électoral

tient fermement la barre, disposé à

aller jusqu'au bout, Gaillot Dorsainvil a

déclaré : « Votre présence ici ce matin

est hautement significative. Arrivés

des quatre coins du pays, vous portez

le message de l'adhésion la plus large

des populations de nos villes et de nos

régions les plus éloignées à un projet

de société, le projet de société défini par

la constitution de 1987 et prévoyant le

renouvellement périodique du personnel

politique par la voie des élections ». Il

faut dire, d'entrée de jeu, que les partis,

ayant une certaine représentativité nationale

et populaire, ont boudé comme

ils l'ont annoncé, cette institution électorale

quasi-absolument rejetée et vomie

par la majorité nationale. La réalité est

poignante, car sur les 52 partis politiques

inscrits et agréés par le CEP, la majorité a

rejeté l'invitation du 15 juillet.

Quand Gaillot Dorssainvil a constaté

de visu, que seulement 22 partis

politiques ont honoré son invitation, il

s'est empressé de s'enfoncer dans des

préjugés, prophétisant : « Même si des

représentants de certains partis politiques

n'ont pas participé à cette rencontre,

ils prendront part de toute façon

aux prochaines élections ». Voilà donc

la certitude de Préval et de Dorsainvil.

Une certitude qui s'affirme, proportionnellement,

à l'arrogance de pouvoir tout

faire, jouant sur toutes les contradictions,

si minimes soient-elles, sachant à

l'avance qu'ils ont affaire à des politiciens

qui, au gré des circonstances, de leurs

intérêts et des opportunités, pendulent,

oscillent. Préval et Dorsainvil savent

que les politiciens haïtiens, en général,

sont des caméléons de circonstances, en

conséquence, tranquillement, ils peuvent

attendre la période du mûrissement des

contradictions.

Au Caribe Convention Center, ce

15 juillet 2010, les représentants du

pouvoir réel étaient présents, du corps

diplomatique à la belle société civile

haïtienne, incluant des membres du

gouvernement, cautionnant cette belle

démagogie, qui plus tard renforcera leur

pouvoir politique et économique pour la

plus grande asphyxie d'Haïti.

Ils étaient combien les partis qui

ont positivement répondu à l'invitation

de Gaillot Dorsainvil ? Selon l'ex-député

de Pétion-Ville, Steven Benoît, le pays

compte 112 partis politiques, 52 ont été

inscrits pour participer aux dernières législatives,

tandis que 22 ont participé à la

réunion du 15 juillet au Caribe Convention

Center.

Comment expliquer cette totale réduction

des 52 partis agréés par le CEP à

22 partis ? N'est-ce pas que l'expérience

vécue lors des sénatoriales partielles des

19 avril et 21 juin 2009 les a dissuadés

de rompre avec un CEP inféodé au palais

national ?

Si on jette un coup d'œil, même

sommaire, sur ce calendrier électoral

publié par le CEP, on comprendra sincèrement

qu'il s'agit d'une course marathonienne.

En réalité ce CEP ne peut

organiser des élections dans le sens plénier

du terme, mais des élections pour

maintenir les structures de gestion d'une

société d'injustice et d'exploitation.

Une des constatations faites après

la réunion de Caribe Convention Center

est que des politiciens ont réagi négativement.

Le coordonnateur de l'UCCAD,

Joseph Jeantel dit envisager « d'intenter

une action en justice contre les conseillers

électoraux en raison de la participation

à la réunion d'un prétendu

représentant du parti ». Parait-il que le

parti UCCAD a participé à la rencontre du

15 juillet, sans que l'état-major ne soit

au courant. Pour sa part, le porte-parole

de l'Alternative, Evans Paul (K-Plim) a

déclaré que le Conseil électoral ne peut

gagner la confiance des acteurs politiques

« les gymnastiques pour rétablir

la confiance sont de nature à faire naître

de nouveaux soupçons », a-t-il assuré.

Ces prétendues élections, selon

les chiffres avancés par ce CEP accusé

de tous les maux du monde, coûteront

la dispendieuse somme de 28,9 millions

de dollars. N'est-ce pas de l'extravagance

dans un pays ruiné. Même si elles

devraient être participatives et inclusives,

elles ne devraient pas exiger un

tel budget. Ce qui est certain, ce sont les

étrangers qui avanceront la part du lion,

dans la mesure où ce sont leurs élections

sur mesure, pour poursuivre la politique

néolibérale qui constitue leur cheval de

bataille pour renforcer leur mainmise sur

Haïti.

Le périlleux constat est que, même

les 22 partis politiques très peu représentatifs,

qui ont honoré le rendez-vous

du CEP, disent n'être pas certains de la

crédibilité de ces élections. Ces politiciens

qui ne pouvaient pas ne répondre à

l'invitation, disent croire qu'un dialogue

doit être ouvert entre le CEP et les partis

politiques. Il n'est que d'attendre pour

mieux constater si les prédictions de Gaillot

se réaliseront, si tous les politiciens

accepteront de participer à ces prétendues

élections sous l'égide de ce CEP.

Comment le gouvernement

Préval/Bellerive, soutenu par des conservateurs

d'ici et d'ailleurs, arrivera-t-il

non seulement à maintenir un minimum

de stabilité pour soutenir son processus

électoral, quand des manifestations à répétition

tendant à se nationaliser exigent

un changement, une sorte de tabula rasa

dans le pays.

Tous les observateurs, analystes

sont unanimes à reconnaître que le pays

chemine vers une crise extrêmement

profonde, dans la mesure où les chemins

qu'empruntent le gouvernement et

l'opposition sont parallèles.

Dans cette sorte de bras de fer, le

pays s'abîme, s'enlise de plus en plus

dans la misère, l'insécurité, l'impunité, la

désolation, l'exclusion politico-économique,

tout ça culminé dans des maux qui

empoisonnent, blessent et tuent.

4

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


Twa fèy Twa rasin O!

Un gros «albert»

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Jeudi 15 juillet 2010. Il est neuf

heures du matin. C'est seulement

après un mandat de comparution

devant le tribunal du quotidien

que je finis par abandonner, avec

regret, la moelleuse tiédeur de

mon lit. Je ne sais encore ce que la

journée me réserve de soubresauts,

de difficultés, de surprises, bonnes

ou mauvaises. Je suis de constitution

plutôt faible et de cour fragile,

ergo je guette la vie de tous côtés.

Par les temps qui courent, par les

temps d'agressivité belliqueuse de

ces dirigeants du monde des deux

côtés de l'Atlantique qui veulent

en découdre avec l'Iran, au risque

et au prix même d'un holocauste

nucléaire, tout le monde est sur le

qui vive, sur le qui vivra. Qui vivra

verra.

Finalement, je me suis décidé

à faire le grand bond en avant de

sauter hors de mon lit. J'ai ensuite

fait mes ablutions et mes prières

aux ancêtres et aux dieux tutélaires.

Question de me mettre sous

leur protection (car le mal existe).

Miraculeusement, j'ai pu surmonter

les obstacles des deux premières

heures du matin et m'apprêtais

à me glisser sous le poids de

l'existence quand sonne mon portable.

J'écoute et j'entends :

– Fanfan pitit mwen, tu as du

pain sur la planche

- Ne bétise pas. Ki kalite

pen ? Pen manchèt, pen fwote, pen

rale, ti beu, pen bòbòt, quel genre

de pain ?

– Ah mon cher, pen rale. Tu

as un gros rale à faire sur le journal

la semaine prochaine. C'est à peine

si les plus justes seront sauvés

– Ne me donne pas, pa ban

m.

- Tu n'as pas entendu la nouvelle

?

A ce moment précis mes yeux

se portent sur le portable et je vois

«monter» un autre appel. Je dis à

mon interlocuteur de raccrocher et

que je le rappelle illico. Je mets le

nouvel appel en ligne et j'entends :

- Dòk papa, tu as du fromage

sur la planche.

- Quel fromage ? Du Camembert

Normandie ou du Camembert

au calvados, du Roquefort, du

Greuil, du Crottin de Chavignol, du

Chimay à la Bière ?

- Ah dòk, cette affaire ce n'est

pas une petite bière, nous allons célébrer

au champagne pendant que

toi tu vas fromager sur ta planche.

Il y a de quoi écrire. Comme je te

connais, mets pour eux, mets dans

leur bol. Tous ces GNBistes qui

étaient contre la restitution des 21

milliards de dollars que le président

Aristide avait réclamés de la

France, dévore-les pour moi.

Moi qui ne suis pas un

dévoreur né, encore moins un

dévoreur professionnel, je prends

«un grand respire», comme disent

les Canadiens. Et comme aussi je

me suis à peine engagé dans les

couloirs du quotidien, j'essaye de

m'orienter, de me décider: quel pain

vais-je manger avec quel fromage,

lorsque sur le cadrant du portable

je vois «monter» un troisième numéro.

Je dis : honneur. A l'autre

bout du fil, j'entends : respect, la

Tulipe.

– Fanfan frè m, tu as des

tablettes sur la planche…

– Ki kalite tablèt ? Tablèt

lakòl, tablèt pistach, tablèt wowoli

?

– Les tablettes dont tu raffoles,

tablèt kòk graje. Les hommes

vont grager. La Tulipe papa,

la nouvelle s'est répandue comme

une traînée de poudre

- Poudre d'élévation ?

- Non mon cher, nous ne faisons

pas de gâteaux, s oun poud de

17 milliards d'euros que la France

par le truchement du ministère des

Relations extérieures s'est engagée

à verser à Haïti sur une période de

cinquante ans. C'est une victoire

pour Aristide, une victoire claire

pour le peuple haïtien.

– Tu crois aux miracles mon

vieux…

– Non, je l’ai vue de mes

deux yeux vue, fanm nan…

– Quelle fanm nan ?

- Celle qui a annoncé la nouvelle.

Je l'ai vue sur la video.

- Une brunette, une grimelle

chaudée, une blonde explosive, une

mulâtresse aguichante, une noire

aux lèvres caïmite, parce que comme

tu sais, l'Hexagone de Sarkozy

est à la page de la diversité

– Non mon cher, oun fanm

blanch oui. Va sur le site de Alter

Presse, presse-toi et désaltère-toi,

se bon jan dlo kokoye fre.

Je finis par retrouver mes

sens. Je commence d'abord par

petit-déjeuner parce que primum

manjere deinde politicare : pain,

manba, café, c'est mon rituel de

table, le matin. Tout en beurrant

ma tranche de pain de beurre de

pistache, je fais des visions. Je vois

Pétion Ville rebâtie, le bas de la

ville resplendissant de beaux magasins

et d'enseignes lumineuses,

Cité Soleil devenue une cité-modèle

regorgeant de ti pye laurier, de

parcs et de fontaines. Au moment

de prendre ma dernière bouchée je

vois s'élever devant moi le Palais

national reconstruit. Ouah ! Et à

ce moment précis je m'étrangle. Je

me dis alors : non, ça c'est mauvais

signe. J'avale une gorgée d'eau et

me précipite vers l'ordinateur car il

me faut en avoir le cour net.

J'ouvre une première fenêtre

donnant sur Alter Presse et une

deuxième ouvrant sur une dépêche

datant du quinze juillet, une dépêche

du jour. Et, ahuri, que ne vois-je ?

Un grand titre : «L'information

concernant la restitution de la dette

de la France à Haïti est un canular,

selon l'ambassade française à P-

au-P». L'ambassadeur Didier Lebret

affirme que « c'est un détournement

de site officiel ». De son côté

«Alter Presse s'excuse de n'avoir

pas été assez vigilante par rapport

à une telle machination».

Comment Alter Presse sait-elle

pour sûr que c'est une machination

puisque aucune enquête n'a encore

été menée. Et si c'est une machination,

pourquoi l'ambassadeur

Lebret dit-il seulement que le gouvernement

français « se réserve la

possibilité de poursuivre en justice

les auteurs de ce qui constitue

un délit ». Pourquoi seulement

«la possibilité» ? Pourquoi ne pas

dire carrément, rondement, hexagonalement,

que le gouvernement

français va mettre tout en œuvre

pour démasquer les imposteurs et

les poursuivre en justice ? Il y a anguille

sous roche.

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la fortune de Bettencourt

On sait que l’anguille

d’Europe ou anguille commune

est un poisson serpentiforme, dont

le nom scientifique est d’ailleurs

Anguilla anguilla, ce qui signifie

« petit serpent ». On sait peutêtre

moins bien que les occupants

du Quai d'Orsay et de l'Elysée

aussi bien que les intellectuels et

politiciens qui fréquentent ces lieux

de pouvoir peuvent être assimilés

à des serpents dangereux: de Dominique

de Villepin à Régis Debray

en passant par la milliardaire

Liliane Bettencourt, son gestionnaire

de fortune Patrice de Maistre,

le ministre du Travail, de la Solidarité

et de la Fonction publique

Eric Woerth et son épouse Florence

Woerth, ces quatre derniers

mêlés à une sale et sordide affaire

de 150.000 euros que de Maistre

aurait reçus clandestinement des

mains de Claire Thibout, ancienne

comptable de la milliardaire, pour

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Eric Woerth et son épouse Florence

Liliane Bettencourt, héitièe de

L’Oréal: un groupe industriel

français, leader mondial, spécialisé

dans les cosmétiques et la beauté

Eric Woerth, ministre de

Nicolas Sarkozy

Tous les quatre sont mêlés

à une sale et sordide affaire

de150.000 euros pour la campagne

présidentielle de Nicolas Sarkozy

la campagne présidentielle de Nicolas

Sarkozy, selon Mediapart. Une

malpropreté tout à fait anguillarde

que sans doute Sarkozy va vouloir

vite étouffer comme peut le faire un

boa constricteur. Afè pa yo byen

sal tou !

Finalement la nouvelle de

restitution de dette à Haïti n'était

qu'un gros «albert», yon albè, yon

titalbè, un tonton zen, un poisson

d’avril réchauffé en juillet. Sans

doute un poison du Quai d’Orsay,

un couac en pleine Marseillaise,

un autre coup bas de la France

sarkozyste, une farce indigeste qui

va nous rester sur l’estomac, une

Hexagonale saloperie, une filalangue

qui a fait venir beaucoup

d’eau à la bouche, une lamayòt

mal emmaillottée, une madigrature

Elyséenne, un caprice de Carla

Bruni, un coup cochon de Sarko,

une cochonceté de Régis Debray,

un montage franco-cochonno-GN-

Biste, une venimeuse morsure raciste,

un sinistre coup monté du

«laboratoire», tout ce qu’on voudra

sauf la bonne nouvelle de la restitution

des 21 milliards que nous

continuerons de réclamer au nom

de la LIBERTÉ, de l’ÉGALITÉ.

Qu'ils payent une dette encore

en souffrance et qu'ils aillent

péter dans les fleurs de leur hypocrite

FRATERNITÉ !

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 5


Kwonik Kreyòl

Tout moun mele daprè

senatè Jean Hector

Anacacis !

Yon senatè Repiblik la, Jean Hector

Anacacis, ki pwòch pouvwa

konteste, dekriye Rene Preval ap

dirije a, fè plizyè entèvansyon nan

laprès nan jou pase yo, pou eseye

devwale tout gwo konplo ki te

marinen sou do viktim 12 janvye

yo. Senatè Anacacis te pwofite okazyon

sa yo pou l di viktim yo pa genyen

anyen k ap fèt vre pou wete

yo anba tant ak prela yo. Se viktim

yo ki pou degaje yo, mobilize yo pou

wete tèt yo nan lari a. Nan yon chanèl

televizyon ki genyen nan kapital

la, Anacacis ki t ap reponn yon

jounalis te fè konnen: “Bon, konsta

nou fè, nou te di sa e se sa k fè nou

pa t vote lwa detadijans lan e nan

menm lwa sa a tou, te genyen komisyon

enterimè pou rekonstwi Ayiti

(KIRH), nou te konnen se yon blòf.

Paske m ap di w, Ameriken yo debake

an Afganistan, yo kraze l, yo

debake an Irak, yo kraze l, Irak te

pi bèl pase Lafrans, yo fè konferans

an Swis, a Genèv, 40 milya yo di y

ap bay, yo pa bay senk kòb jiskaprezan.

An Ayiti, yo di jounen jodi a, y

ap bay kòb, entènasyonal la se toujou

konsa, lè yo di y ap bay 5 milya,

mwen menm m te di nan ki bank yo

pral mete l, Ayiti pa menm genyen

bank. Mwen menm, m te di se yon

chans estrawòdinè nou genyen, se

pou n pa t bay blan an pretèks, ki

fè m te bay kowòm pou vote lwa

deta dijans lan, paske nou konnen

byen kòb la pa t ap bay. Pou yo pa

t di se lwa nou pa t vote, ki fè kòb

la pa bay. Nou pa t dakò pou genyen

komisyon enterimè a, ou wè

aprè 6 mwa, lajan an pa janm bay.

Komisyon an deja fè 2 reyinyon e

Bill Clinton nou wè li ontijan flou, li

endesi, li pa konn sa pou l fè. Eske

se misyon l ki pa klè ? Nou pa konnen

kilès ki ba l misyon sa a ? Eske

se prezidan Preval oubyen èske se li

ki bay tèt li misyon sa a ? Eske se

gouvènman an?

Tout moun mele. Jiskaprezan

yo te di y ap fè yon fon inik, fon

an pa genyen kòb ladan l. Alòske

se lajan pou yo mete, pou pèmèt yo

BOUKAN

101.9 FM • SCA

Radyo Pa Nou

Emisyon KAKOLA

Konbit Ayisyen pou Kore Lit la ann Ayiti

• Nouvèl •

• Analiz •

• Kòmantè •

• Deba •

Pou yon Ayiti Libere

(917) 251-6057

www.RadyoPaNou.com

Mèkredi 9-10 pm

Senatè Jean Hector Anacacis

pale de rekonstriksyon. Mwen te di

pèp ayisyen an, pa pran nan blòf, li

la a anba tant yo pou lontan, si l pa

degaje l pou l sòti ak pwòp fòs li. Al

di moun yo y ap sòti demen maten,

kilès ki ka wete yo demen maten?

Peyi a pòv, pa genyen bidjè…”

Daprè Anacacis ni lwa deta dijans

lan ni komisyon enterimè a ki

genyen nan tèt li ansyen prezidan

Etazini an Bill Clinton ak Premye

minis Preval la, Jean Max Bellerive,

tout se blòf. Pa genyen okenn dirijan

nan sa ki la yo ki ka wete viktim 12

janvye yo anba tant ak prela. N ap

raple genyen plis pase 1 milyon 500

mil moun k ap toufe anba chalè nan

tant yo. Sèl mobilizasyon ki ka wete

yo nan sitiyasyon malouk sa a.

Anacacis pwopoze eleksyon

kòm solisyon, e la a ankò eleksyon

yo deja konteste alavans, ni kandida

yo ni elektè yo, yo di wo e fò

yo pa pral nan eleksyon ak prezidan

Preval nan tèt peyi a ak KEP sousou

li a. Pèp ayisyen an pa fè ni prezidan

Preval ni KEP Gaillot Dorsainvil ap

dirije a konfyans pou fè eleksyon

yo. Anplis de sa, Preval mete pi gwo

pati politik la, Fanmi Lavalas deyò

nan eleksyon yo. Donk sèl solisyon

ki parèt pi kòrèk jounen jodi

a, se pou Preval ak tout akolit li yo,

machann peyi yo rache manyòk

yo nan tèt peyi a, pou yon lòt ekip

monte nan tèt peyi a, pou vin wete

viktim yo yo anba tant ak prela epi

fè bonjan eleksyon pou tout pati ka

patisipe, pou pèp la chwazi moun ki

pou dirije l.

Yves Pierre-Louis

Manifestasyon Lavalas nan

kapital la

Anpil moun te manifeste pou montre yo toujou rete atache ak lidè

karismatik yo a ki se Jean Bertrand Aristide, foto sa a montre Maryse

Narcisse k ap fè yon deklarasyon

edi 15 jiyè 2010 la, nan lokazyon

J57tyèm anivèsè ansyen prezidan

Jean Bertrand Aristide, manm, patizan

ak senpatizan òganizasyon politik

Fanmi Lavalas, ki genyen reprezantan

nasyonal li Jean Bertrand Aristide

k ap viv nan peyi Afrikdisid depi plis

pase 6 lane, te manifeste nan plizyè ri

nan kapital la pou egzije retou Asistid,

depa Rene Preval nan tèt peyi a

epi patisipasyon yo nan pwochen

eleksyon yo. Anviwon 20 mil moun

te manifeste pou montre yo toujou

rete atache ak lidè karismatik yo a ki

se Jean Bertrand Aristide, gwo peyi

enperyalis yo te kidnape epi voye l

nan kanpe lwen.

Manifestasyon an te demare vè

10zè nan maten, devan kay ansyen

prezidan an nan Taba, ak anpil militans,

pankat, foto Aristide, bandwòl

ki te make « Bòn fèt prezidan Titid »

Yo te lonje boulva 15 oktòb, pase devan

Fondasyon Aristide, vin sòti sou

wout nasyonal #1 an. Sou tout wout

nasyonal la, plizyè lòt gwoup te vin

rejwenn manifestasyon an ki te mache

anviwon 10 kilomèt pou t al bout

devan palè nasyonal. Manifestan yo

te antre Site Solèy, ki se fwaye rezistans

ansyen prezidan Aristide, pou

yo te remonte sou wout nasyonal

#1 an, pase kafou avyasyon, monte

wout Delma, vire Delma 2, pase Bèlè

epi desann devan palè nasyonal. Sou

tout wout la manifestan yo t ap reklame

depa Preval sou pouvwa a : « Fòk

Preval ale, Preval engra, Preval fout

Fanmi Lavalas deyò nan eleksyon

yo, Preval kraze Fanmi Lavalas. Aba

Preval ! Viv Aristide ! » Se kèk nan

gwo pawòl piman bouk yo te lage

nan dengonn Preval. Manifestan yo t

ap chante : « Si Aristide te la, se pa

konsa n t ap ye, li t ap pase wè nou

anba tant yo, li t ap pale ak nou, li t

ap ban nou manje, li t ap voye pitit

nou lekòl, li t ap fè kay ban nou rete.

Preval se engra, se peyi a l ap vann,

li fè Clinton kado, nou pa vle Preval,

fòk Preval rache manyòk li, Fòk Aristide

retounen nan peyi a. »

Devan palè nasyonal, 2 manm

Komite egzekitif la, Lionel Etienne

ak Maryse Narcisse te pran lapawòl

pou di kèk mo ak manifestan yo, yo

te remèsye yo pou kouraj yo, detèminasyon

yo ak rezistans yo pou mennen

batay la jiska laviktwa final, ki se

retou Aristide ak depa Rene Preval.

Lionel Etienne te deklare : « Prezidan

Aristide, jodi a se dat anivèsè

l, yon anivèsè ki make lòt bagay, se

yon anivèsè pou chanje, pou konstwi,

pou rebati peyi a. E nou mande

fòk li la, paske prezidan Aristide se

siman rekonstriksyon peyi a, pèp la

ap tann jounen jodi a, se dènye fwa

pou n pran lari a, pou n mande retou

Titid. Se yon retou ki konstitisyonèl.

Pèp la bay Preval yon mesaj, yon mesaj

konstitisyonèl pou l kite pouvwa

a prese prese, bay pèp ki te mete l

sou pouvwa, pou l gen libète l pou l

chwazi lòt dirijan ki genyen diyite, ki

kapab, ki fò pou kondwi peyi a nan

bon kondisyon e pou mennen pèp la

nan viktwa final. »

Maryse Narcisse bò kote pa l te

deklare : « Nou konnen sa Titid fè pou

nou, chay li pote, doulè li pran pou

nou, se poutèt sa ki fè pèp ayisyen an

ap mennen batay sa a jodi a. E nou

konnen ki moun ki te ale avèk li, ki fè

pèp ayisyen an ap mennen batay sa

a jodi a. Wi nan batay pou retou lidè

òganizasyon an ki se prezidan Jean

Bertrand Aristide, se poutèt sa majorite

a ap mande retou prezidan Titid.

Se yon obligasyon pou pouvwa a respekte

konstitisyon an, wi n ap batay

pou kondisyon lavi pèp la chanje.

prezidan Titid. Se yon obligasyon pou

pouvwa a respekte konstitisyon an,

wi n ap batay pou kondisyon lavi pèp

la chanje. » Rene Civil pa t mete dlo

nan bouch li pou kritike Rene Preval e

Kilè viktim 12 janvye yo ap sòti

anba tant ak prela yo?

Depi aprè gwo tranblemanntè 12

janvye 2010 la, plis pase 1 milyon

500 mil viktim lage nan lari a,

sou plas piblik yo ak sou teren vid yo

nan kapital la, san manje, san dlo,

san travay, san swen sante, timoun

Emisyon pa nou pou nou defann dwa nou:

FOWOM OUVRIYE

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Kapte Fowòm Ouvriye nan entènèt:

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Rele nan liy ouvè:

718-469-8511

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yo pa ka al lekòl, nan yon kondisyon

kote bèt pa ta dwe viv. Viktim sa yo

gaye nan plis pase 2 mil kan, pami yo

genyen 460 ki an movèzeta, kouwè

kan ki nan kafou Fleryo, nan komin

Taba, ki chita nan Nò kapital la, ki se

youn nan antre prensipal Pòtoprens.

Depi 12 janvye a, tout latriye

ONG yo ki te debake nan peyi a, san

okenn kontwòl, pa janm sispann ap

fè lajan, plen pòch yo sou do viktim

yo. Kominote entènasyonal la ak Fòs

okipasyon Loni an, Minista, pa janm

sispann pase viktim yo nan betiz epi

fè gouvènman Preval/Bellerive la bay

tout sa yo mande l, likide peyi a ba

yo, fè kado souvrènte peyi a.

Pouvwa anplas la ki genyen

nan tèt li Rene Preval pa bay viktim

yo priyorite jounen jodi a, li kontante l

ak yon kesyon eleksyon pou l ka pase

mayèt la bay yon lòt moun li chwazi

pandan li mete deyò nan eleksyon

yo pi gwo pati politik la ki se Fanmi

mande l pou l kite pouvwa a san pèdi

tan : « Mwen vin lanse yon apèl avèk

tout zanmi kanmarad ki anba tant

yo; prezidan Preval ap sèvi ak diskou

imanitè, pou l fè w bliye mizè, bliye

doulè w, li pap janm ba w kay pou

rete. Eske prezidan Preval ka dirije

peyi a ankò, (non, non, non) ? Eske

Fanmi Lavalas pa gen pwojè pou envesti

nan moun, (wi, wi, wi). Fwa sa

a Fanmi Lavalas pral nan eleksyon

pou l rekonstwi peyi a avèk tout lòt

pati politik yo (we, we, we). Nou sèmante

7 fwa 77 fwa 28 novanm pap

gen eleksyon san Fanmi Lavalas. Jodi

a Fanmi Lavalas leve kanpe, li di pèp

ayisyen an mobilize :

1- pou Titid retounen.

2- pou Preval ale.

3- Konsèy elektoral la ale

4- Pou tout moun viv ansanm

nan peyi a kouwè tout ayisyen ».

Manifestasyon patizan Aristide

yo nan peyi Dayiti montre yon lòt fwa

ankò, malgre tout sa gwo peyi enperyalis

yo fè ak restavèk li yo, kouwè

Rene Preval pou yo detwi Fanmi Lavalas,

mas pèp la nan katye popilè yo

toujou rete soude ak lidè karismatik yo

e ak òganizasyon politik la. Fanmi Lavalas

se sèl pati politik, menm lè li pa

sou pouvwa a depi plis pase 6 lane, ki

ka òganize yon manifestasyon parèy

pou reklame depa Rene Preval nan tèt

peyi a ak entegrasyon pati a nan kous

elektoral la. Manifestasyon an te fini

san ensidan, men anpil kawoutchou

te boule nan arebò palè a.

Yves Pierre Louis

Viktim sa yo gaye nan plis pase 2

mil kan, pami yo genyen 460 ki an

movèzeta, kouwè kan ki nan kafou

Fleryo, nan komin Taba

Lavalas. Mas pèp la bò kote pa l pa

janm sispann manifeste nan peyi a

pou egzije demisyon Rene Preval nan

tèt peyi a. Pèp ayisyen an fè konnen

klèman, li pa pral nan eleksyon ak

Preval ni KEP ki la a, paske ni Preval

ni KEP sa a pa genyen konfyans popilasyon

an.

Yves Pierre Louis

6

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


Perspectives

Ce sont aussi des mercenaires…

Par Catherine Charlemagne

Le camp Immaculée

à Cité Soleil

Le Conseil Electoral Provisoire

(CEP) a pris de l'avance en lançant

son dialogue le jeudi 15 juillet

2010 au Karibe Convention Center

de Pétion-Ville avec les formations

politiques qui veulent bien dialoguer

avec lui, qu'importe le rang social

de l'interlocuteur dans la hiérarchie

des partis. Les responsables du CEP

entendent bien exécuter les directives

du chef de l'Etat. La publication

officielle du calendrier électoral,

le jour même de la rencontre en est

la preuve. Le président de la République,

en effet, l'avait dit. Finies les

tergiversations. Les élections législatives

et présidentielles, comme le

lui demandait la Communauté internationale,

doivent avoir lieu avant

la fin de cette année.

Les manœuvres dilatoires

et autres « pièges à con » de

l'opposition, comme l'aurait dit un

feu Premier ministre français, pour

retarder le processus électoral, semblent

s'essouffler, puisque, jusqu'à

présent, rien ne parait contrarier la

machine électorale. Machine infernale,

destinée à fabriquer des élus

pour le compte de l'Exécutif selon

certains. Machine, au vu des acteurs

en présence, ressemblant plus

à une sorte de Moulinex, capable de

mouliner les plus grosses légumes

connues sur le plan national aux

plus petites plantules, dont les noms

ne sont connus que des botanistes

de la politique, selon d'autres.

La vérité dans tout cela est

que cette institution vieille de plus

de vingt ans demeurera un « vrai

merdier », tant qu'elle reste dans sa

conception actuelle, quelque soit le

pouvoir en place et quelque soient

ceux se réclamant de l'opposition

dans ce pays. Mais ceci n'explique

pas tout. Les malheurs de cet organisme

étatique ne viennent pas

seulement de la manière dont il a été

mis en place par les gouvernements

ou régimes en place. L'opposition

haïtienne aussi a contribué à ce qu'il

soit dans cet état de suspicion et

qu'il soit soupçonné en permanence.

Sauf qu'en tout, il y a une logique.

Dans ce cas de figure, la logique

voudrait que ce soit l'Exécutif qui bénéficie

du dysfonctionnement de cet

éternel Conseil Electoral Provisoire

Messe Symbolique

en mémoire

d’Ulrick Anovil

Ulrick Anovil

A tous ceux qui ont connu, vécu,

apprécié et aimé M. Ulrick Anovil parti

le jour de la catastrophe du 12 janvier

2010, venez célébrer avec lui sa

rentrée dans la vie éternelle, le Samedi

31 Juillet 2010 à 10hrs am en l'église

Mission Catholique Notre-Dame D'Haiti

Eglise St Edouard Angle Beaubien et St

Denis à Montréal, Canada.

Information appeler Lina au

514-690-7367

Les membres du CEP d’hier et ceux d’aujourd’hui fonctionnent à

l’image des élus politiques. Comme eux, ils sont aussi des mercenaires.

Ils n’ont pas de lien, encore moins des obligations, vis-à-vis de leurs

organisations ou de leurs partis

(CEP), d'autant plus que cette situation

l'arrange. Puisque, même si le

gouvernement n'a pas de représentant

au sein de l'institution, il bénéficie

automatiquement de l'obéissance

dont toute institution doit à un pouvoir

central établi. Les cadres des

partis politiques et autres Société

civile, nommés pour représenter

leurs organisations respectives au

CEP n'y sont pour rien. Car, ils ne

sont pas nommés pour travailler

en faveur de leurs partis mais pour

former une institution, certes autonome,

mais qui demeure provisoire

pour le moment.

Or, quand on dit provisoire, on

entend logiquement vulnérabilité,

voire dépendance d'une autorité suprême.

Dans le cas du Conseil Electoral

Provisoire, c'est une dépendance

quasi directe au pouvoir Exécutif et

en Haïti, cela signifie dépendance

directe au chef de l'Etat. Personne

ne s'est encore posée la question,

pourquoi depuis plus de vingt ans,

tous les membres du CEP, une fois

désignés par leurs organisations respectives,

comme un automatisme,

deviennent des éléments ou des pions

de la présidence. N'ayez crainte,

il en sera toujours ainsi jusqu'à la

formation d'un Conseil Electoral Permanent.

Rien ni personne ne pourra

bouleverser cet ordre rentrant dans

la logique du système de gestion

politique, administrative et institutionnelle

haïtienne.

Il faut le savoir, les membres

du CEP d'hier et ceux d'aujourd'hui

fonctionnent à l'image des élus politiques.

Comme eux, ils sont aussi

des mercenaires. Ils n'ont pas de

lien, encore moins des obligations,

vis-à-vis de leurs organisations ou

de leurs partis. Fort souvent les

membres du CEP découvrent les partis

pour lesquels ils ont été désignés

soit au moment de prêter serment,

soit, au pire, à la radio. Ils ne se connaissent

point. D'ailleurs, personne

ne sait selon quel critère les formations

politiques ou Plateforme de

partis désignent leurs représentants

au sein du CEP. Sur quels contrats,

accords, voire règlements ces gens

ont été désignés ?

Quant aux partis politiques,

c'est maintes fois prouvé, 90% de

candidats de ces partis à un scrutin

national ou local ne sont pas

membres de ces partis. Le résultat,

on le sait. Une fois les élections

terminées, chacun fait son chemin.

Ou du moins, le parti se retrouve

sans aucun élu. Tandis qu'on voit

à la Chambre ou au Sénat ces élus

pavoiser avec les plus offrants. Très

souvent ils se comportent comme

s'ils appartiennent à la majorité

présidentielle ou bien se rallient définitivement

à elle. Que font dans

ce cas les partis ? Ou que peuvent

faire ces partis ? Rien, absolument

rien. Les chef de ces partis d'ailleurs,

qui ne sont jamais élus nulle part se

retrouvent enfermés dans un complexe

d'infériorité devant ces élus,

qui eux, se comportent en de véritables

patrons.

Ils rencontrent quant ils veulent

le Président de la République, le

Premier ministre.

Décident comme ils veulent

dans quel camp ils votent même

si leur parti est farouchement opposé

à la loi ou au sujet en question.

Bref, les parlementaires ne

font pas moins que les membres du

Conseil Electoral Provisoire désignés

par les partis politiques et la Société

civile. Toute la différence vient du

fait que le CEP est en rapport direct

avec l'Exécutif pour toutes décisions

relatives à l'organisation d'une

élection. Du coup, il est plus facile

pour l'opposition au demeurant les

responsables des partis politiques

d'accuser la présidence d'acheter les

membres du CEP.

Mais en réalité parlementaires

et membres du CEP ont exactement le

même rôle, les premiers n'obéissant

point à leurs partis, les seconds

ayant pour obligation d'exécuter les

directives du Palais National, sinon

ils n'ont qu'à remettre leur démission

au chef de l'Etat. Or, qui en Haïti

a déjà vu quelqu'un démissionner

de sa fonction ? Surtout, si c'est un

poste très envié, grassement payé

et comportant certains avantages.

Nous n'essayons pas de dédouaner

le CEP de ses responsabilités, mais

comme à notre habitude, nous tentons

de comprendre. Depuis toujours,

le Conseil Electoral Provisoire

est une émanation des partis politiques

et de diverses organisations

dites sociopolitiques ou socioprofessionnelles.

La question qu'il faut bien se

poser est, pourquoi faut-il que ce

soit toujours les partis politiques à

chaque période électorale qui demandent

le renvoi du CEP en place? Or, il

n'y pas que les formations politiques

qui composent le CEP. Il y a divers

secteurs qui sont aussi représentés

au sein de cet organisme. Pourquoi

ces organisations sociopolitiques et

socioprofessionnelles ne réclament

pas aussi le départ du CEP ? Si elles

estiment que le CEP devient si servile

au service du pouvoir Exécutif,

l'on ne comprend pas, pourquoi ces

mêmes organisations à l'instar des

partis politiques ne réclament pas la

formation d'un nouveau CEP ?

Suite à la page (14)

Par Isabeau Doucet

Six mois et 1,7 millions de sinistrés

plus tard, les camps d'Haïti sont

toujours aussi désastreux. Le lundi

12 juillet, pendant que le gouvernement

honorait cérémonieusement

des personnalités importantes dans

l'effort d'après-sinistre, le Camp Immaculée,

un regroupement de tentes,

de cabines à dormir constituée de

draps pourris et de matelas faits de

vieilles boîtes de cartons précaires,

érigé avec des bâches dans le parc

communautaire à l'entrée de Cité Soleil,

disparaissait. Les habitants ont

finalement capitulé après un mois

de harcèlement, les contraignant à

déguerpir pour se réinstaller dans

un autre camp tout aussi précaire.

Les résidents sinistrés disent avoir

épuisé toutes les voies officielles

pour obtenir de la sécurité, mais les

autorités n'ont pris aucune mesure

pour empêcher le harcèlement.

Le discours de l'ancien président,

envoyé spécial en Haïti de

l'ONU, Clinton à la cérémonie, jurait

remarquablement avec la réalité de

nombreux sinistrés en exode d'un

camp précaire qui disparaît, à un

autre. Clinton réagit d'abord à la critique

que les dons sont mal gérés,

en affirmant que « ni le Président ni

le Premier ministre n'ont une seule

fois refusé les demandes d'une plus

grande transparence sur les fonds

publics et privés engloutis et que

des audits de performance sont effectués

pour s'assurer que le travail

a été accompli. » Mais il contredit

cette déclaration plus tard, en disant

qu'il ne trouve pas le travail des

ONG en ligne.

Selon un rapport publié ce jour

même par le Disaster Accountability

Project, un organisme de vérification

d'enquête créé après l'ouragan

Katrina, il ya un « manque flagrant

de transparence ». Ce groupe a mené

une enquête de 5 mois pour déterminer

si les organisations non lucratives

et les ONG, ayant sollicité des

dons pour secourir les sinistrés Haïtiens

avaient produit des rapports

d'activités complets et accessibles au

public. On a constaté que de ces 197

organisations, seules six ont fourni

des rapports sur la situation actuelle

détaillant leurs activités. « La grande

majorité, soit 128 d'entr'elles, n'ont

publié aucun rapport de situation de

fait sur l'Internet, comptant plutôt

sur des descriptions anecdotiques

des activités ou des appels émotionnels.

»

Les résidants du camp Immaculée

disent qu'ils n'ont pas encore

reçu d'aide. De nombreuses ONG,

autres que Médecins Sans Frontières,

refusent d'entrer dans Cité

Soleil. Un architecte qui travaille sur

la reconstruction et la crise du logement

pour la Fondation Clinton et le

gouvernement haïtien affirme même

que son assurance lui interdit l'accès

à Cité Soleil.

De nombreux petits camps

disparaissent, comme ça, à cause

de problèmes de droit foncier. Entre

le droit haïtien sur la propriété et

l'héritage, les droits de l'homme internationaux

et la Loi du 15 avril sur

l'État d'Urgence, la confusion règne

parmi les ONG, à laquelle s'ajoute

un pitoyable manque de volonté

politique de l'état pour garantir les

droits essentiels des sinistrés. Ce qui

Des enfants du camp Immaculée

devrait constituer de simples subtilités

juridiques devient systématiquement

des obstacles insurmontables,

et les sinistrés doivent fuir ou négocier

avec les propriétaires fonciers.

Le Camp Immaculée a hébergé

plus de 200 personnes depuis

le séisme, mais après un mois

d'intimidation et de violence aux

mains d'un groupe masqué, composé

d'une douzaine d'agresseurs,

leur nombre était réduit à environ

20 âmes, dont plus de la moitié sont

des enfants. Le groupe masqué saccageait

le campement la nuit, jetait

des pierres et menaçait les familles

avec des machettes, des bouteilles

en verre et des pistolets pour les

forcer à partir. Quatre femmes ont

déclaré avoir été agressées. Beaucoup

avaient déménagé pour dormir

à la belle étoile, sans abri, sur le

béton dans des culs-de-sac à proximité.

Dès le départ, l'Organisation

internationale pour les migrations

(OIM), une agence intergouvernementale

affiliée à l'ONU qui travaille

sur la gestion des personnes déplacées,

a mal identifié le problème,

jetant le blâme sur les victimes,

répétant qu'elle ne peut contribuer

directement à leur sécurité et qu'elle

ne travaille pas le week-end. Le

mardi 13, l'OIM publiait un rapport

selon lequel le camp s'était déplacé,

insinuant qu'elle avait contribué

elle-même au déménagement. L'un

des sinistrés a déclaré à plusieurs

reprises : « Les gens de l'OIM sont

complètement menteurs, je ne leur

fais pas confiance. »

Les membres de l'International

Action Ties (IAT), une organisation

indépendante des droits humains,

axée sur les évictions forcées du

camp, surveillent étroitement le

camp depuis la fin de juin. Pendant

plusieurs semaines, alors que les

sinistrés se faisaient attaquer, l'IAT a

lancé plusieurs appels aux multiples

numéros d'urgence (113 et 114) et

autres contacts de la MINUSTAH,

ainsi qu'à la PNH (Police nationale

d'Haïti) - des appels ne requérant

pas de frais. Les appels de l'IAT se

sont perdus dans le labyrinthe de

la bureaucratie, des responsabilités

différées et des inepties. Les membres

du camp ont déclaré s'être faits

confisquer leurs téléphones par

les assaillants, lorsqu'ils tentaient

d'appeler ces lignes.

L'IAT s'est rendue à la base

de la MINUSTAH avec un comité de

la communauté. La police de l'ONU

a déclaré qu'elle ne patrouillait pas

après 22 h. La PNH prétend ne pas

avoir de main d'œuvre suffisante

pour stationner un officier près

Suite à la page (14)

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 7


Perspectives

Reconstruction nationale versus

reconstruction impériale

Par Joël Léon

Haïti, le pays qui a mis en transe

la déclaration universelle des

droits de l’homme par la mise en

déroute du système colonialiste, esclavagiste

et raciste. Après 200 ans

d’histoire, les élites, plongées dans

la confusion ressuscitent les anciens

maîtres jadis éliminés.

Les dessaliniens sont mis à

l’écart, Jean-Jacques Dessalines

n’est plus cette référence de défiance

qui faisait respecter l’haïtien.

Se réclamer du sang sociobiologique

du fondateur de la nation, laisse

l’impression qu’on est en retard par

rapport à l’ambiance internationale

dans laquelle croupissent les

élites haïtiennes portées à singer un

modèle incompréhensible et fallacieux.

Pendant ce temps, les Américains

vénèrent leur Abraham Lincoln…sans

oublier l’Europe qui n’a

jamais cessé d’invoquer ses ancêtres

barbares, y compris Napoléon.

200 ans après, les blancs reviennent

en force, cette fois pour ne

plus sortir. Ils justifient leur présence

à partir de nos turpitudes politiques,

de nos désordres administratifs…En

fait, une réalité indiscutable, mais la

contribution des « pays amis » dans

cette descente aux enfers est plus

que révélatrice. Il suffit de jeter un

coup d’œil sur les relations entre la

république souveraine d’Haïti et les

puissances occidentales pour comprendre

le paradoxal dualisme entre

les vociférations médiatiques et

les politiques déstabilisatrices silencieuses

des « grands hypocrites ».

L’ancien président cubain,

Fidel Castro a commenté ainsi les

causes du sous-développement haïtien

: « Haïti est le pur produit du

colonialisme et de l’impérialisme,

de plus d’un siècle d’utilisation

de ses ressources humaines aux

travaux les plus durs, des interventions

militaires et de la ponction

de ses richesses.». Bill Clinton,

soit par ruse politique ou acte

de foi, est allé dans le même sens,

en admettant le rôle négatif de son

administration dans la destruction

de la capacité productrice du pays.

L’essentiel de ce papier n’est pas

Paul J. Jourdan

Attorney at Law

1 Hillel Place, Suite 3C

Brooklyn, NY 11210

Phone:

(718) 859-5725







Le 12 juillet dernier, le président américain, Barack Obama, a reçu à la

maison blanche, en grandes pompes, son homologue Dominicain,

Leonel Fernandez

de pointer du doigt les états qui ont

participé à faire d’Haïti ce qu’elle est

aujourd’hui mais, plutôt d’interpeller

la conscience des patriotes haïtiens,

en soulevant le spectre de complot

permanent comme toile de fonds. La

dernière en date, la rencontre entre

Barack Obama et Leonel Fernandez.

Le 12 juillet dernier, le président

américain, Barack Obama,

a reçu à la maison blanche, en

grandes pompes, son homologue

Dominicain, Leonel Fernandez. Visite

bien préparée tant sur le territoire

dominicain qu’américain. Il suffit de

jeter un coup d’œil sur le web site

du département d’Etat pour se faire

une idée. Si on compare la dernière

visite du président haïtien, René

Préval, facilement on pourra établir

la différence entre, un président

mal-aimé et un autre bien-aimé.

Obama a renforcé le rôle dominicain

par ses chaudes félicitations et

honneurs adressés à l’endroit de

Fernandez qui s’impose comme un

leader régional dépassant le cadre

restreint de la république Dominicaine.

René Préval a accepté sans

broncher le rôle de valet. Pendant

que tout était là pour qu’il s’impose

comme défenseur historique de la

cause de son peuple après le séisme

assassin du 12 janvier, il a laissé

passer la commande à l’oppresseur

dominicain. Le ministre des haïtiens

vivant à l’étranger, Edwin Paraison,

a enfoncé le dernier clou du rabattage

d’Haïti à la République dominicaine

lorsqu’il a annoncé, sur le

territoire dominicain même, que ce

pays vient de décrocher une place

comme membre de la « commission

intérimaire pour la reconstruction

d’Haïti » (CIRH). D’après les clauses

de l’accord conduisant à la formation

de cet organisme, pour être

Jean-Jacques Dessalines, le

fondateur de la nation haitienne,

n’est plus cette référence de

défiance qui faisait respecter

l’haïtien.

Un crime contre l’humanité est-il

en cours en Haïti ?

Le 12 juillet 2010, six mois après

leur couverture complète de

l’écroulement d'Haïti à genoux face

à un tremblement de terre meurtrier,

l'équipe AC360 de CNN a visité ce

pays à nouveau, espérant peut-être

partager avec le monde les bonnes

nouvelles d'une nation, progressant

vers un état normal, sinon de stabilité,

et avide de se lancer sur un nouveau

chemin de liberté, de prospérité

nationale et de paix sociale.

Certainement, personne au

monde ne s'attendait à faire face à

des images bouleversantes de faim

et d’enfants Haïtiens au bord de la

mort, d’hôpitaux fermés par manque

de ressources, de millions de personnes

vivant encore dans des villages

de tentes précaires et sales,

privées d’installations sanitaires et

de protection policière, ce en plein

milieu de signes révélateurs d'un

gouvernement national corrompu,

et d’un président de la république

manifestement incompétent et mesquin

et qui se perçoit plus comme un

agent de douane que comme leader

d'une nation souveraine traumatisée

par une calamité aux proportions

bibliques.

Alors que des images d'enfants

amputés courant après un ballon et

jouant encore au football est une

preuve de la résistance d'un peuple

résolu à faire face à l'adversité avec

un rare stoïcisme, le destin d'un enfant

couché seul sur un lit d'hôpital,

attendant virtuellement une mort

certaine en raison d'un manque

d'antibiotiques, est préoccupant, et

a conduit au constat à savoir que,

à bien des égards, la vie en Haïti

est devenue bien pire par rapport à

l’époque quand six mois auparavant

cette épreuve avait commencé. En

fait, de nombreux hôpitaux n'étant

plus en mesure de servir une population

démunie ont tout simplement

fermé leurs portes.

Pas de nourriture, pas

d'analgésiques, pas d’eau, pas de

médicaments, et la liste continue de

biens et services essentiels qui manquent

cruellement aux gens qui les

réclament non pas parce que il n'y

en a pas, mais parce que toutes les

choses offertes à titre de dons par

la communauté internationale sont

stockées en d’énormes amoncellements

et ne sont pas distribuées à

ceux qui ont besoin d’aide, ce par

ordre d'un gouvernement national

qui cherche toutes les occasions de

faire de l'argent qui sera tôt expédié

à un compte bancaire à l’étranger,

destiné à payer l’acquisition de palais

en terre étrangère.

Une taxe de douane de 20%

perçue sur les matériels de secours,

a -t -on révélé, a forcé nombre de

gens à abandonner leurs dons à la

population d'Haïti et à les laisser aux

«mains longues» d'un gouvernement,

n’éprouvant aucune honte à

montrer ses pratiques mafieuses de

voler, des aveugles par exemple, à

travers des frais d'entreposage appliqués

à toutes sortes d'équipements

et matériels essentiels que des

organisations sont encouragées à

"abandonner" dans les ports d’entrée

du pays. Quand il s'agit de vol et

de corruption de toutes sortes, ce

gouvernement absentéiste est diantrement

intelligent, imaginatif et débrouillard.

Ne manifestent-ils pas leur

présence que seulement lorsque l’on

discute d’argent? Informer la population?

Assurément ils ne sentent

pas le besoin de le faire d’autant

qu’ils volent les élections. Alors

que l'ancien président américain Bill

Clinton dénonçait ces pratiques, il

a en même temps tenté d'expliquer

membre de la CIRH il y a des conditions

à remplir, par exemple : il faut

verser une somme non inférieure à

100 millions de dollars ou annuler

la dette d’Haïti, dépassant les 200

millions de dollars. La République

Dominicaine a-t-elle réuni ces deux

conditions ou l’une des deux ?

Dans des milieux proches des

missions diplomatiques en Haïti, on

dit que c’est sur l’ordre express du

président Préval que la République

dominicaine est admise comme

membre de la commission intérimaire.

Les noms de Lesly Voltaire,

potentiel candidat à la présidence, et

celui d’Edwin Paraison, protégé du

conseiller de Préval, sont les deux

fers de lance qui ont entrepris une

active et longue plaidoirie en faveur

de cette admission. D’après des

sources généralement bien informées,

le super conseiller du président

Préval est le candidat soutenu

par les Clinton et Fernandez au détriment

de l’ambassadeur haïtien

à Washington, Raymond Joseph.

Celui-ci a perdu le soutien dominicain

à cause de son journal, Haïti-Observateur,

qui ne cesse d’adopter des

positions mitigées sur les relations

entre les deux pays. La chancellerie

dominicaine n’est pas satisfaite et

décide de supporter Lesly Voltaire

en lieu et place du partenaire de

longue date, Ray Joseph. Pour que

Lesly puisse arriver à enrayer Ray

du cahier dominicain, il doit faire

des promesses très alléchantes,

probablement incorporer Haïti à la

République Dominicaine sous forme

d’un certain Commonwealth.

La façon dont s’est développé

le rôle dominicain comme leaders

dans le processus de « reconstruction

» d’Haïti soulève beaucoup de

réflexions, certains pensent qu’on

fait face à une sorte de venture entre

les États-Unis et la République

dominicaine sur les questions haïtiennes.

Au cours de la rencontre avec

Obama, Fernandez a parlé de dix ans

pour la « reconstruction » d’Haïti. Il

a fait cette déclaration avec une certaine

autorité, telle que beaucoup de

penseurs, non seulement haïtiens,

ne peuvent s’empêcher de le percevoir

comme le nouveau maître des

lieux.

La République dominicaine

est en pleine offensive en Haïti.

S’il est vrai que les dominicains

ont été les premiers à venir en aide

aux victimes du séisme du 12 janvier,

cela se comprend vu la proximité

géographique, mais à côté de

cela il y a leur machine infernale

économique, diplomatique, militaire

et culturelle qui ne chôme jamais.

La langue de Cervantès est en forte

progression en Haïti, en plus de cela,

Fernandez veut construire en Haïti

une enceinte universitaire, ayant

une capacité d’accueil de 10.000

étudiants.

Suite à la page (19)

comment ce gouvernement d’Haiti

clairement corrompu «a besoin

d’obtenir les revenus qu’il lui faut»

et que la communauté internationale

traîne des pieds à honorer ses

promesses de fournir des milliards

de dollars à Haïti.

Bien entendu, le commun des

Haïtiens comprend bien les réticences

de la communauté internationale

à donner davantage d’alcool à des

marins ivres qui depuis longtemps

ont pris de force le navire à ses propriétaires

légitimes et l’ont transformé

en bordel et en plate-forme

pour pirates et toutes sortes de

magouilles à des fins d’extorsion.

Combien de temps permettra-t-on

à cette clique "officielle" de mettre

Haïti à sac et de rançonner sa population

?Le temps, nous croyons, est

venu pour un changement de régime

en Haïti où sous nos yeux, est en

train de se perpétrer un crime contre

l'humanité. Ainsi, CNN l’a encore

réalisé, elle a tout mis en oeuvre

pour nous montrer plus que nous ne

nous attendions à voir à travers leur

reportage d'investigation.

Omega Writers, ce 15 Juillet 2010.


8

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


This Week in Haiti

Cité Soleil’s Camp Immaculée:

No Awards for the Residents of

Vanishing Camps

By Isabeau Doucet

On Jul. 12, six months to the day

after January's earthquake, the

Haitian government held a ceremony

behind the crumbled National Palace.

Before assembled dignitaries from embassies,

NGOs, and Haiti's bourgeoisie,

President René Préval and Prime

Minister Jean-Max Bellerive draped

medals of honor on prominent figures

ranging from CNN celebrity journalist

Anderson Cooper and Hollywood

actor Sean Penn to former Col. Himmler

Rébu and former Gen. Hérard

Abraham, neo-Duvalierist officers

who have enforced dictatorships and

participated in coups over the past 30

years.

Meanwhile, the hungry, homeless

residents of a post-quake spontaneous

settlement in Cité Soleil fretted

about whether they would spend

another sleepless night and where.

Camp Immaculée was a cluster of precariously

erected tarps and lopsided

sleeping cubicles made up of rotting

bed sheets and sodden cardboard box

mattresses in a community park. It

had been home to about 200 internally

displaced people since Jan. 12.

But on Jul 12, after a month of harassment

and terrorization by unidentified

armed men, the camp's residents

disbanded their pitiful settlement to

set up an equally precarious camp up

the road.

Former US President Bill Clinton,

now UN special envoy to Haiti

and co-chair with Bellerive of the Interim

Commission to Reconstruct Haiti

(CIRH), gave the keynote speech at

the Palace event. “We want Haiti to

have a strong middle class, and we

want poor people to own more property

and believe they can work themselves

into the middle class,” Clinton

said. But the displaced people of Camp

Immaculée were finding it impossible

to find a place to squat, much less

own.

The traumatic uprooting of

Camp Immaculée is being reproduced

all around Port-au-Prince. Nonetheless,

Clinton stood four-square behind

Préval and Bellerive, whom large

demonstrations in recent months have

accused of providing weak leadership

at best or, worse, becoming a corrupt

dictatorship. “Neither the president or

the prime minister has even one time

refused any request to make all donations

of public and private money

completely transparent on the internet

and have performance audits

done to make sure the work was accomplished,”

Clinton asserted.

However, the Haitian relief and

reconstruction efforts have proceeded

with a “shocking lack of transparency,”

according to a report published

that day by the Disaster Accountability

Project, an investigative auditing

organization founded after Hurricane

Katrina. The group conducted a fivemonth

investigation to determine

whether the non-profits and NGOs

that solicited donations for Haiti disaster

relief produced comprehensive and

publicly accessible situation reports

on their activities. Of 197 organizations,

only six have provided reports

itemizing their activities. “The vast

majority, 128, did not have factual

situation reports available on their

websites,” the report found, “relying

instead upon anecdotal descriptions

of activities or emotional appeals.”

Even Clinton urged NGOs to

A shelter in what was Camp Immaculée in Cité Soleil

make evidence of their work more

available, complaining later that he

couldn’t find evidence of it online.

The residents of Camp Immaculée

claim they have yet to receive any

aid whatsoever. Many NGOs refuse

to enter Cité Soleil, unlike Médecins

Sans Frontières, which largely runs

the main hospital there. An architect

working for the Clinton Foundation

and the Haitian government to deal

with reconstruction and the housing

crisis claims his insurance bars him

from even entering Cité Soleil.

Vanishing camps reveal a larger

problem of land rights. Between Haitian

property and inheritance law,

international human rights law, and

the April 15 th State of Emergency law,

there is widespread legal confusion

which contributes to a lack of political

will to ensure the basic human rights

of internally displaced people. Mere

legal technicalities become insurmountable

obstacles. Might becomes

the only right, where displaced people

end up either pleading with or fleeing

from vigilante landowners.

Camp Immaculée's numbers

dwindled to 20 after weeks of frequent

night-time raids by about a

dozen masked men who stormed

through the encampment, throwing

rocks and wielding machetes, broken

glass bottles and pistols. They terrorized

and browbeat families, many

with orphaned and maimed children,

into moving elsewhere. Four women

reported being molested. Many relocated

to sleep unsheltered on the asphalt

of nearby cul-de-sacs.

The International Organization

on Migration (IOM), a U.N.-affiliated

intergovernmental agency that works

on managing internally displaced

people (IDP), first misidentified the

problem, blaming the violence on the

victims. The IOM identified the “problem”

as the “need of [Cité Soleil's]

population and the PNH [Haitian

National Police] to expulse IDPs of

camp Imaculée who are believed to

have attacked a PNH patrol.”

Then the IOM told camp residents

it could not directly help with

security and did not work weekends.

On Jul. 13, the IOM published a report

stating that Camp Immaculée had

moved, implying they had facilitated

the move. “The IOM is a complete

liar,” said one of the camp residents,

a victim of IOM neglect. “I don’t trust

them for anything.”

Members of International Action

Ties (IAT), an independent human

rights organization focussed on

forced camp evictions, have been

closely monitoring the camp since late

Mark Snyder

June. They received multiple nighttime

phone calls while the camp was

under attack. Both the monitoring

team and camp members repeatedly

called hotline numbers (113 and 114)

for the U.N. Mission to Stabilize Haiti

(MINUSTAH) as well as personal contact

numbers for MINUSTAH officers

and the PNH. The IAT’s calls never

succeeded in getting protection for the

camp, but were lost in a maze of bureaucracy,

deferred responsibility, and

ineptitude. Meanwhile, camp residents

say their cell-phones were stolen

by the attackers when they tried

to call the hotlines.

The IAT went to the MINUSTAH

base with a committee representing

the camp. The UN police told the delegation

that they don’t patrol after 10

p.m.. The PNH claimed they had no

man-power to station anyone near the

camp at night. Both the MINUSTAH

and the PNH have bases two blocks

away from where the camp was.

MINUSTAH officials also said

that they are unable to enter the camp

unless they directly witnessed an attack.

After attacks on three consecutive

nights in early July, IAT members

spent a night in the camp to document

the situation and found that no MI-

NUSTAH or PNH patrols passed between

1 a.m. and 5 a.m., the hours in

which the attackers usually came. The

MINUSTAH claimed they would try to

increase patrols but said it wouldn’t

prevent attacks.

“Every means of protections

that we have pursued or been informed

of through protection cluster

meetings with MINUSTAH, UN police,

and the PNH were not sufficient

to prevent the attacks that were happening

on a nightly basis,” said the

IAT’s Mark Snyder. (An account of the

IAT’s efforts can be found in their Jul.

14 report “Vanishing Camps at Gunpoint:

Failing to Protect Haiti’s Internally

Displaced” available at www.

internationalactionties.org.)

Distraught and at an impasse,

remaining camp residents finally fled

and relocated, only to be attacked at

their new site. This is just one recent

and well-documented case of a wider

systematic failure on the part of the

muscular humanitarian relief and reconstruction

complex to protect the

basic human rights of internally displaced

people.

In the face of this dramatically

deteriorating situation, Clinton continued

to be disingenuously upbeat

and unrealistic about the options

available to the average Haitian. “To

all the Haitians who are not on this

Suite à la page (16)

Internet Hoax Highlights

French Refusal to

Restitute Haiti’s

“Independence Debt”

By Kim Ives

Haitian barbershops, radio call-in

shows, and Internet chat rooms

were abuzz this week with discussion

of an astounding announcement. On

July 14, Bastille Day, a female French

government official announced in a

video on the French Foreign Ministry’s

website that “ever since Haiti

was ravaged by the devastating

earthquake of January 12, France

has called for international debt forgiveness

for Haiti... Her development

crippled by foreign debt service payments,

she has for too long staggered

from catastrophe to catastrophe... If a

clean break from this disastrous cycle

is to be made in the current reconstruction

efforts, it will require bold

action not just from Haitians but also

from creditor nations and international

financial institutions... Under

the Framework Initiative for Haiti’s

Reconstruction, unveiled today by the

Ministry of Foreign and European Affairs,

France is repaying the historic

debt of 90 million gold francs Haiti

paid to France following the former’s

independence at the dawn of the 19th

century... Under the new framework,

the 90 million gold francs, which

Haiti paid France from 1825 until

1947, will be reimbursed in a yearly

budget over the course of 50 years.

Economic advisors working with the

Ministry have calculated that the total

sum amounts to € 17 billion including

adjustments for inflation and

a minimal interest rate of 5 percent

per annum. A total budget of €2 million

will be released by the end of the

month. Minister Bernard Kouchner

will be available for further comment

after the celebration of the national

holiday.”

The € 17 billion was equivalent

to the $21 billion in restitution which

former Haitian President Jean-Bertrand

Aristide formally requested from

France in April 2003.

The news seemed too good to

be true, and indeed it was. By the end

of the day, the Quai d’Orsay was denouncing

the website’s announcement

and vowing legal action.

In fact, the statement was made

not on France’s official site – diplomatie.gouv.fr

– but on a very close

clone at a similar URL – diplomatiegov.

fr – and it even linked to a fake Agence

France Presse site.

At first, many Haitians did not

want to believe the official French denials.

Some radio show callers offered

theories that the French government

was going to take the “bold action”

but it had been prematurely leaked,

causing the pull-back. Speculation

about who was behind the announcement

and what it meant ran rampant.

But finally, on July 16, the pranksters

partially tipped their hand by putting

out the following statement:

The French government has

stated that it is considering legal recourse

against us.

This is very fitting, as it is our

concern with crimes that led us to

make this false announcement. We

are the Committee for the Reimbursement

of the Indemnity Money Extorted

from Haiti (in French, le Comité

pour le Remboursement Immédiat des

Montants Envolés » d’Haïti, and in

both languages spelling CRIME).

But is a spoof website such a

The faux French official

announcing the € 17 billion

restitution to Haiti.

grave crime? Particularly when compared

to what the French have done

in Haiti, including:

- The forcible capture, commerce,

brutalization, torture, murder

and enslavement of millions of Africans

over more than two centuries

- Expropriating 90 million gold

francs from Haiti as an indemnity for

lost French slave-trade profits following

Haiti’s independence, and saddling

Haitians with an illegitimate

debt that Haiti paid France for 122

years

- Actively helping to overthrow

Haiti’s democratically elected

president, Jean-Bertrand Aristide,

on February 29, 2004 in large measure

because he had the temerity to

demand that France reimburse Haiti

the “independence debt” with interest

amounting to about $21 billion.

This was the first time a former slave

colony officially requested reparations

from a former colonial and slaveowning

nation.

- Promising to Haiti through

pledged contributions to UN agencies,

NGOS and the Red Cross some $180

million, but six months later, not one

centime has been delivered to Haiti,

according to the UN’s humanitarian

aid tracking site Relief Web. Meanwhile

the French secretary of state for

overseas development travelled via

private jet to a conference on aid for

Haiti at a cost of $143,000.

We leave it to the court of world

public opinion to judge: Who are the

real criminals?

The statement was incorporated

into a tongue-in-cheek press release

which explained how the French government

was able to shut down the

prank site because it controls the “.fr”

Internet domain.

“It is most unfortunate that the

Quay d’Orsay has been so ungrateful,

and frankly, uncooperative, with our

bold initiative to improve the French

government’s reputation in Haiti,”

said Laurence Fabre, a CRIME spokesperson.

The prank site has been recreated

by its authors at diplomatiegov.

info, which has both the original video

hoax and its explanation.

On Thursday, Jul. 22 at 10 a.m.,

CRIME will hold its first real press conference

in Montreal, Canada at Rm.

204, Centre St. Pierre, 1212 Rue Panet,

between Rene Levesque and Rue

St. Catherine St. East (nearest metro:

Beaudry). The press conference will

also be streamed live at www.diplomatiegov.info.

CRIME is extending a special

invitation to members of Montreal’s

Haitian diaspora community to attend

the press conference. For more information,

contact Laurence Fabre at laurencefrancinefabre@gmail.com.

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 9


LA GUERRE CONTRE L’AFGH

« GUERRE DE RESSOURCES

Par Michel Chossudovsky

Les vastes réserves afghanes

de gaz naturel et de pétrole :

« la guerre en vaut la peine

»

Le bombardement et

l'invasion de l'Afghanistan

en 2001 ont été présentés à

l'opinion publique mondiale

comme une « guerre juste

», une guerre contre les talibans

et Al-Qaida, une guerre

pour éliminer le « terrorisme

islamique » et établir une démocratie

à l'occidentale.

Les dimensions économiques

de la « guerre mondiale

au terrorisme » (GMAT)

sont rarement mentionnées

et la « campagne de contreterrorisme

» post-11 septembre

a servi à occulter les objectifs

réels de la guerre des

États-Unis et de l'OTAN.

La guerre contre

l'Afghanistan relève d'un

programme à but lucratif :

c'est une guerre de conquête

économique et de pillage, une

« guerre de ressources ».

Même si l'Afghanistan

est reconnu comme un foyer

stratégique en Asie centrale,

aux frontières de l'ex-Union

Soviétique, de la Chine et de

l'Iran, au carrefour de routes

de pipelines et d'importantes

réserves de pétrole et de gaz

naturel, son énorme richesse

minière ainsi que ses réserves

de gaz naturel inexploitées

sont demeurées totalement

inconnues du public étasunien

jusqu'en juin 2010.

Selon un rapport

conjoint du Pentagone,

de l'US Geological Survey

(USGS) et de l'USAID, on dit

maintenant de l'Afghanistan

qu'il possède des réserves

minières inexploitées et «

jusqu'alors méconnues », estimées

péremptoirement à un

billion de dollars. (New York

Times, U.S. Identifies Vast

Mineral Riches in Afghanistan

- NYTimes.com, 14

juin 2010. Voir aussi BBC,

14 juin 2010). « Les gisements

jusqu'alors méconnus,

dont de gigantesques filons

de fer, de cuivre, de cobalt,

d'or et de métaux industriels

cruciaux comme le lithium,

sont si grands et contiennent

tant de minéraux essentiels

à l'industrie moderne que

les représentants étatsuniens

croient que l'Afghanistan

pourrait éventuellement être

transformé en un des plus

importants centres miniers

du monde. Un mémo interne

du Pentagone mentionne par

exemple que l'Afghanistan

pourrait devenir « l'Arabie

Saoudite du lithium », une

matière première clé dans la

fabrication de piles pour les

ordinateurs portables et les

BlackBerrys. La vaste étendue

de ces richesses minérales

en Afghanistan a été

découverte par une petite

équipe de représentants du

Pentagone et de géologues

étasuniens. Le gouvernement

afghan et le président Hamid

Karzaï en ont été informés

récemment, ont affirmé des

officiels étasuniens.

Bien que le développement

d'une industrie minière

puisse prendre de nombreuses

années, le potentiel est

si grand que des représentants

et des dirigeants de

cette industrie croient que

cela pourrait attirer de gros

investissements avant même

que les mines soient profitables,

en offrant des emplois

qui pourraient distraire une

population en guerre depuis

des générations. « Il existe

ici un potentiel sensationnel

», a affirmé le général David

H. Petraeus, commandant de

l'United States Central Command

[ ] « Il y a beaucoup de

« si », bien sûr, mais je crois

que cela est potentiellement

très important »

La valeur des gisements

miniers nouvellement

découverts minimise la taille

de l'actuelle économie afghane,

dilapidée par la guerre et

largement basée sur la production

d'opium et le trafic

de narcotiques, ainsi que

sur l'aide des États-Unis et

d'autres pays industrialisés.

Le produit intérieur brut de

l'Afghanistan est seulement

d'environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l'armature

de l'économie afghane »,

a déclaré Jalil Jumriany, un

conseiller du ministre afghan

des Mines. (New York Times,

op. cit.)

Selon le New York Times,

l'Afghanistan pourrait

devenir « l'Arabie Saoudite

du lithium ». « Le lithium est

une ressource de plus en plus

cruciale, utilisée dans les piles

de toutes sortes, des téléphones

mobiles aux ordinateurs

portables, et joue un rôle clé

dans l'avenir de la voiture

électrique ». À l'heure actuelle,

le Chili, l'Australie, la

Chine et l'Argentine sont les

principaux fournisseurs de

lithium sur le marché mondial.

La Bolivie et le Chili sont

les pays possédant les plus

grandes réserves connues

de lithium. « Le Pentagone

effectue des levés au sol à

l'ouest de l'Afghanistan. »

Les représentants du Pentagone

ont affirmé que leur

analyse initiale à un emplacement

dans la province de

Ghazni a démontré un potentiel

de gisements de lithium

aussi grands que ceux de la

Bolivie » (U.S. Identifies Vast

Mineral Riches in Afghanistan

- NYTimes.com, 14 juin,

2010, voir aussi Lithium

- Wikipedia, l’encyclopédie

libre)

« Gisements de minéraux

jusqu'alors méconnus

» en Afghanistan

L'« estimation » des «

gisements jusqu'alors méconnus

» à près d'un billion

de dollars par le Pentagone

est un écran de fumée utile.

Le montant d'un billion

avancé par le Pentagone est

davantage forgé qu'estimé

: « Nous savions ce qu'il y

avait là, nous y avons jeté

un coup d'œil et demandé ce

que cela vaudrait aujourd'hui

en termes monétaires. Le

montant d'un billion semblait

digne d'être signalé

dans les nouvelles. » (The

Sunday Times, Londres, 15

juin 2010, c'est l'auteur qui

souligne)

De plus, les résultats

d'une étude de l'USGS (cités

dans le mémo du Pentagone)

sur les richesses minières de

l'Afghanistan ont été révélées

il y a trois ans à une

conférence organisée en

2007 par la Chambre de commerce

américano-afghane.

Toutefois, la question de ces

richesses minières n'était pas

considérée digne d'être signalée

à la presse à l'époque.

Que l'administration étasunienne

reconnaisse qu'elle a

seulement pris connaissance

des vastes richesses minières

du pays après la publication

du rapport de 2007 de l'USGS

constitue une esquive flagrante.

Les richesses minières

et les ressources énergétiques

de l'Afghanistan (incluant

le gaz naturel) étaient connues

à la fois des élites des

milieux d'affaires et du gouvernement

étasuniens avant

la guerre soviéto-afghane

(1979-1988).

Des études géologiques

menées par l'Union Soviétique

dans les années 1970

et au début des années 1980

confirment l'existence de

vastes réserves de cuivre

(parmi les plus grandes de

l'Eurasie), de fer, de minerai

à haute teneur en chrome,

d'uranium, de béryl, de

baryte, de plomb, de zinc, de

fluorine, de bauxite, de lithium,

de tantale, d'émeraude,

d'or et d'argent (Afghanistan,

Mining Annual Review,

The Mining Journal, juin,

1984). Ces études suggèrent

que la valeur actuelle de ces

réserves pourrait en effet être

considérablement plus élevée

que l'« estimation » d'un billion

de dollars annoncée par

l'étude du Pentagone, de

l'USGS et de l'USAID.

Plus récemment, dans

un rapport de 2002, le Kremlin

a confirmé ce qui était

déjà connu : « Ce n'est pas

un secret que l'Afghanistan

possède de riches réserves,

particulièrement du cuivre au

gisement d'Aynak, du minerai

de fer à Khojagek, de

l'uranium, du minerai polymétallique,

du pétrole et du

gaz » (RIA Novosti, 6 janvier

2002): « L'Afghanistan

n'a jamais été la colonie de

quiconque : aucun étranger

n'a jamais « creusé » ici avant

1950. Les minéraux se trouvent

dans les montagnes de

l'Hindu Kush, s'étendant,

avec leurs contreforts, sur

une vaste zone en Afghanistan.

Dans les 40 dernières

années, plusieurs douzaines

La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête

économique et de pillage, une « guerre de ressources »

de gisements ont été découverts

dans le pays et la majorité de

ces découvertes ont été sensationnelles.

Elles sont toutefois

demeurées secrètes, mais certains

faits ont tout de même été

rendus publics récemment.

Il se trouve que

l'Afghanistan possède des

réserves de métaux ferreux

et non-ferreux, et de pierres

précieuses qui, si elles étaient

exploitées, pourraient possiblement

même remplacer les revenus

de l'industrie de la drogue.

On dit du gisement de cuivre

d'Aynak au sud de la province

d'Helmand qu'il est le plus grand

du continent eurasien et son emplacement

(à 40 km de Kaboul)

rend son exploitation bon marché.

Le gisement de minerai de

fer à Hajigak, dans la province

centrale de Bamian, offre pour sa

part du minerai d'une très grande

qualité et dont les réserves sont

estimées à 500 000 tonnes. Un

gisement de charbon a également

été découvert non loin de

là. On dit de l'Afghanistan qu'il

est un pays de transit pour le pétrole

et le gaz. Toutefois, peu de

gens savent que les spécialistes

soviétiques y ont découvert

d'énormes réserves de gaz dans

les années 1960 et ont construit

le premier gazoduc du pays pour

approvisionner l'Ouzbékistan. À

l'époque, l'Union Soviétique recevait

annuellement 2,5 billion

de mètres cube de gaz afghan.

Durant cette même période,

on a découvert d'importants

gisements d'or, de fluorine, de

baryte et de marbre onyx d'une

« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général

David H. Petraeus, commandant de l’United States Central

Command

composition très rare.

Cependant, les gisements

pegmatitiques découverts à l'est

de Kaboul sont véritablement

sensationnels. Des gisements de

rubis, de béryllium, d'émeraude,

de kunzite et d'hiddénite que

l'on ne trouve nulle part ailleurs

s'étendent sur des centaines

de kilomètres. Par ailleurs, les

pierres contenant les métaux

souligne.)

Alors qu'on a nourri

l'opinion publique d'images

superbes cartes géologiques

10

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


ANISTAN EST UNE

» À BUT LUCRATIF

des Soviétiques, une analyse

subséquente de la Banque mondiale

projetait que la production

de cuivre d'Aynak pourrait éventuellement

absorber annuellement

à elle seule jusqu'à 2 % du

marché mondial. Le pays jouit

par ailleurs d'énormes gisements

de charbon, dont l'un d'eux, le

gisement de fer d'Hajigak dans la

chaîne de montagnes de l'Hindu

Kush à l'ouest de Kaboul, est

jugé comme étant l'un des plus

grands gisements à teneur

élevée au monde. (John C. K.

Daly, Analysis: Afghanistan’s

untapped energy, UPI Energy,

24 octobre 2008, c'est l'auteur

qui souligne)

tôt ou tard possession des

réserves de gaz naturel de

l'Afghanistan, ainsi que de

prévenir le développement

des intérêts énergétiques

russes, iraniens et chinois

dans le pays.

narcotiques en Afghanistan

s'est accrue de plus de 35

fois. En 2009, la production

d'opium se chiffrait à 6900

tonnes, comparativement

à moins de 200 tonnes en

2001. À cet égard, les revenus

de plusieurs milliards

de dollars résultant de la

production afghane d'opium

sont générés en grande partie

à l'extérieur du pays. D'après

les données des Nations

Unies, les revenus du trafic

de drogue revenant à l'économie

locale sont de l'ordre

de 2 à 3 milliards annuellement,

comparativement aux

ventes mondiales d'héroïne

provenant du trafic d'opiacés

afghans, lesquelles dépassent

200 milliards. (Voir Michel

Chossudovsky, America’s

War on Terrorism», Global

Research, Montréal, 2005)

Michel Chossudovsky

est directeur du Centre de

recherche sur la mondialisation

et professeur d’économie

à l’Université d’Ottawa.

Il est l’auteur de Guerre et

Le gaz naturel afghan

L'Afghanistan est un

pont terrestre. L'invasion et

l'occupation de l'Afghanistan

menée par les États-Unis en

2001 a été analysée par des critiques

de la politique étrangère

étasunienne comme un moyen

de sécuriser le contrôle du couloir

de transport stratégique transafghan,

liant le bassin de la mer

Caspienne et la mer d'Oman.

Plusieurs projets de pipelines

et de gazoducs transafghans

ont été envisagés, dont le projet

de pipeline TAPI (Turkménistan,

Afghanistan, Pakistan, Inde) de

1900 km et d'une valeur de 8

milliards de dollars, lequel transporterait

le gaz naturel turkmène

par l'Afghanistan dans ce que

l'on a décrit comme un « couloir

de transit crucial ». (Voir Gary

Olson, Afghanistan has never

been the ‘good and necessary’

war; it’s about control of oil,

The Morning Call, 1er octobre,

2009). L'escalade militaire dans

le cadre de la guerre étendue

d'« Afpak » est liée au TAPI. Le

Turkménistan possède la troisième

plus grande réserve de gaz

naturel après la Russie et l'Iran.

Le contrôle stratégique des voies

de transport sortant du Turkménistan

fait partie des plans de

Washington depuis l'effondrement

de l'Union Soviétique en

1991.

Cependant, on a rarement

considéré dans la géopolitique

des pipelines que l'Afghanistan

est non seulement voisin de

pays riches en pétrole et en gaz

naturel, (par exemple le Turkménistan),

mais qu'il possède aussi

sur son territoire d'assez grandes

réserves inexploitées de gaz naturel,

de charbon et de pétrole.

Dans les années 1970, les Soviétiques

évaluaient « les réserves

gazières afghanes “explorées”

(confirmées ou probables) à environ

5 billions de pieds cube.

Les réserves initiales d'Hodja-

Gugerdag étaient évaluées à un

peu moins de 2 billions de pieds

cube » (Voir, The Soviet Union

to retain influence in Afghanistan,

Oil & Gas Journal, 2 mai,

1988).

L’Agence d’Information

sur l’Énergie (Energy Information

Administration ou EIA) a

reconnu en 2008 que les réserves

de gaz naturel d'Afghanistan

sont « substantielles » : « Puisque

le nord de l'Afghanistan est

“une extension du sud du bassin

centrasiatique très fécond d'Amu

Darya, susceptible de contenir du

gaz naturel”, l'Afghanistan possède

des réserves de gaz naturel

confirmées et probables d'environ

5 billions de pieds cube. »

(UPI, John C.K. Daly, Analysis:

Afghanistan’s untapped energy,

24 octobre, 2008). Dès le début

de la guerre soviéto-afghane en

1979, l'objectif de Washington a

été de conserver un point d'ancrage

géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du

Croissant d’or

La guerre clandestine des

États-Unis, à savoir son soutien

aux moudjahidines, « combattants

de la liberté » (alias Al

Qaida), était également destinée

au développement du trafic des

opiacés du Croissant d'or, utilisé

par les services de renseignement

étasuniens afin de financer

l'insurrection contre les Soviétiques

[1].

Instauré au début de la

guerre soviéto-afghane et protégé

par la CIA, le trafic de drogue

est devenu au fil des ans

La carte des ressources minières de l’Afghanistan

une entreprise extrêmement

lucrative de plusieurs milliards

de dollars. Il s'agissait

de la pierre angulaire de la

guerre clandestine étasunienne

dans les années

1980. Aujourd'hui, sous l'occupation

militaire des États-

Unis et de l'OTAN, le trafic

de drogue génère des revenus

monétaires de plus de

200 milliards de dollars dans

les marchés occidentaux.

(Voir Michel Chossudovsky,

America’s War on Terrorism,

Global Research, Montreal,

2005, voir aussi Michel Chossudovsky,

Heroin is «Good

for Your Health»: Occupation

Forces support Afghan

Narcotics Trade, Global Research,

29 avril 2007)

Vers une économie

de pillage

En chœur, les médias

étasuniens ont confirmé que

la « récente découverte » des

richesses minérales afghanes

constitue « une solution » au

développement de l'économie

du pays, décimée par la guerre,

ainsi qu'un moyen d'éliminer

la pauvreté. L'invasion

des États-Unis et de l'OTAN

en 2001 ainsi que l'occupation,

ont préparé le terrain

pour l'appropriation de ces

richesses par les conglomérats

miniers et énergétiques

occidentaux.

La guerre contre

l'Afghanistan est une «

guerre de ressources » à

but lucratif

L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour

l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

Sous l'occupation des

États-Unis et des alliés, cette

richesse minérale est vouée à

être pillée par une poignée de

conglomérats miniers multinationaux

une fois que le

pays sera pacifié. Selon les

écrits d'Olga Borisova suivant

l'invasion d'octobre 2001, «

la guerre contre le terrorisme

», menée par les États-Unis,

« [sera transformée] en politique

coloniale influençant

un pays formidablement riche

». (Borisova, op cit).

Une partie du plan

des États-Unis et de l'OTAN

est également de prendre

Notes

1. Le trafic des opiacés

du Croissant d'or constitue à

l'heure actuelle la pièce maîtresse

de l'économie d'exportation

de l'Afghanistan. Le

trafic d'héroïne, institué au

début de la guerre soviétoafghane

en 1979 et protégé

par la CIA, génère des revenus

monétaires dépassant

les 200 milliards de dollars

par an dans les marchés occidentaux.

Depuis l'invasion

de 2001, la production de

mondialisation, La vérité

derrière le 11 septembre et

de la Mondialisation de la

pauvreté et nouvel ordre

mondial (best-seller international

publié en 12 langues).

Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001

ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une

« guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida,

une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique »…

Article original en

anglais, «The War

is Worth Waging»:

Afghanistan’s Vast

Reserves of Minerals and

Natural Gas, The War on

Afghanistan is a Profit

driven «Resource War»

publié le 16 juin 2010.

Traduction : Julie

Lévesque

Mondialisation.ca 24 juin

2010

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 11


Perspectives

« L'anti-communisme empoisonne l'Europe »

Par Ivan Melnikov

Discours prononcé par le vice-président

du Comité central du KPRF,

(Parti Communiste de la Fédération

de Russie) vice-président de la Douma

Ivan Melnikov, lors de la session

ordinaire de l’Assemblée parlementaire

du Conseil de l’Europe à Strasbourg

le 21 juin 2010

Cher président, chers collègues,

Je voudrais attirer votre attention

sur des faits qui sont absolument

intolérables à l’étape actuelle

du développement de l’humanité: le

choix de l’hystérie anti-communiste

fait par un certain nombre de pays

Européens.

Les gouvernements de Hongrie,

Pologne, République Tchèque, Roumanie,

Lituanie ainsi que d’autres

pays cherchent activement à réécrire

l’histoire. Remarquez que ces processus

s’accompagnent d’une forte

montée des sentiments nationalistes

et xénophobes. A titre d’exemple, le

slogan de base des radicaux Hongrois

du parti « Pour une meilleure Hongrie

» (Jobbik) ressemble à ceci: « La Hongrie

pour les Hongrois seulement »

Aujourd’hui, je dois parler de

cette question au cœur de l’Europe,

à Strasbourg, en cette année de commémoration

du 65 ème anniversaire

de la victoire sur l’Allemagne nazie.

Et la mémoire des millions de victimes

de la seconde guerre mondiale,

la mémoire des héros de la résistance

anti-Nazie, des Communistes et des

membres d’autres partis et mouvements,

des combattants non-partisans

d’un certain nombre de pays

– ne m’autorisent pas à garder le silence.

Ivan Melnikov

vice-président de la Douma

Toutes les forces de gauche en

Europe, et en premier lieu bien sûr,

les Communistes de Russie sont très

inquiets de ce qui apparaît comme

un blasphème pour tous les Russes –

mettre sur un pied d’égalité le fascisme

et le socialisme Soviétique. Tout en

réalisant des distorsions historiques

à des fins politiques et en rendant de

manière simpliste l’étendue des défis

de la lutte politique et diplomatique

qui s’est déroulée à la veille de la

grande tragédie. On inculque dans les

manuels scolaires, les idées primaires

et creuses de « la rivalité entre les

deux régimes totalitaires ».

On ne peut que condamner

l’adoption par un certain nombre

de pays Européens de lois ou

d’amendements à des lois qui interdisent

les symboles communistes,

suspendent les activités des organisations

de jeunesse communiste, comme

cela s’est passé, par exemple, en

République Tchèque. Il existe encore

des menaces de représailles envers

le Parti communiste de Moldavie, au

nom du nouveau gouvernement de

la République. Dans la même ligne,

l’adoption par le Sejm de Lituanie

et l’Assemblée d’Etat Hongroise

d’amendements au Code pénal, qui

mettent sur un même plan l’Union

soviétique et l’Allemagne nazie.

Tout cela revient à cracher sur

les tombes des soldats Soviétiques de

différentes nationalités qui ont sacrifié

leurs vies pour la libération de

l’Europe de la peste Nazie. Nous ne

devons pas oublier que les symboles

traditionnels du mouvement ouvrier

– l’étoile, le marteau et la faucille –

ont été en même temps les symboles

d’Etat de l’Union soviétique. Ils sont

même représentés sur les monuments

et les tombes des soldats Soviétiques,

que l’on retrouve un peu partout en

Europe. Rien qu’en Pologne, plus de

600 000 soldats sont enterrés.

L’adoption de cette législation

est aussi en contradiction directe avec

les législations européennes et internationales

sur les droits de l’Homme, elle

limite la liberté politique et la liberté de

la presse. Ce ne sont pas seulement

des Hommes politiques mais aussi

des salariés du monde de la création:

écrivains, journalistes, artistes, qui

tombent sous le coup de ces lois.

Je dois avouer que les gens

en Russie ont aussi été indignés de

la décision de la Grande chambre

de la Cour de Strasbourg à propos

de l’affaire du vétéran de guerre, le

partisan Vassily Kononov, qui a désavoué

la décision de la Petite chambre

et, en réalité, s’est embarqué dans la

révision des décisions du Tribunal de

Nuremberg.

Nous, en Russie, ne pouvons

manquer de noter que ces interprétations

déformées ont une orientation

anti-Russe assez prononcée. Comment

pouvons-nous tolérer le fait

que l’agresseur et sa victime puissent

être cyniquement mis dans « le même

camp »? Le fait que des soldatslibérateurs

puissent être présentés

comme des occupants?

Vous ne pouvez pas regarder

d’un air distant et étonné les tentatives

de réhabilitation des Nazis et de

leurs complices. En réalité, c’est un

défi frontal à la communauté internationale,

qui insulte la mémoire de

millions de personnes qui sont mortes

pour la libération de l’Humanité de

la peste brune, qui blesse les sentiments

des vétérans, qui viole la lettre

et l’esprit du verdict du Tribual de

Nuremberg, et d’un certain nombre

d’autres lois internationaux de lutte

contre le Nazisme, le racisme, la xénophobie

et etc.

Les actes de déplacement, démolition

et en particulier de destruction

des monuments commémoratifs

militaires font naître une profonde

rancœur. De telles actions ne peuvent

que semer la désunion parmi les peuples,

développer les antagonismes et

les préjugés, tant au niveau national

qu’international

Mais nous, Communistes, bien

sûr, sommes conscients que cette nouvelle

vague d’hystérie anti-communisme

ne tombe pas du ciel. Quand la

situation économique dans le monde

empire, quand la crise économique

devient de plus en plus grave et profonde,

les cercles dirigeants essaient

de détourner l’attention du peuple des

défis fondamentaux. Ils essaient de

tourner leurs armes contre ceux qui

offrent autre chose, une alternative

pour résoudre les problèmes mondiaux.

Contre ceux qui croient en la

puissance et l’énergie créative libérées

de l’exploitation du travail. C’était déjà

le cas durant la grande dépression de

la fin des années 1920/début des années

1930. C’était encore le cas dans

les années d’après-guerre, quand

sous l’impulsion de Churchill un «

rideau de fer » est tombé sur l’Europe,

et que le vent du « McCarthysme » a

soufflé sur le monde entier. Et donc,

évidemment, c’est toujours le cas de

nos jours.

A la suite de nos prédécesseurs

historiques, les grands leaders

européens Maurice Thorez, Jacques

Duclos, Marcel Cachin, Palmiro Togliatti,

Dolorres Ibarurri, Georgi Dimitrov,

Ernst Thaelmann, et tant, tant

d’autres communistes et anti-fascistes,

nous prononçons aujourd’hui,

65 ans après la grande victoire sur le

fascisme, leurs mots historiques: No

Pasaran! Le fascisme ne passera

pas!

Et nous ajoutons: Non à la distorsion

de la vérité et de la falsification

de l’histoire de la seconde guerre

mondiale!

Nous espérons que l’APCE (Assemblée

parlementaire du Conseil

de l’Europe) se prononcera également

contre les tentatives de falsification

de l’histoire qui empoisonne

l’atmosphère européenne et ne contribue

évidemment pas à l’unité

entre les peuples du continent. Au

contraire, de telles tentatives ne font

qu’alimenter une nouvelle division et

une nouvelle aliénation des nations

européennes, ce qui est en contradiction

totale avec les objectifs et les buts

qui nous réunissent tous dans cette

Assemblée.

Traduction AC

Solidarité internationale

5 juillet 2010

Marinaleda : Terre et socialisme

Par Stefano Vergine

première vue, on dirait un petit

A village andalou typique, avec ses

oliviers, sa baraque à churros, sa terre

rouge, ses maisons blanches et bien

entretenues. Il y a même une église.

Mais les fidèles sont rares. En levant

la tête, on comprend pourquoi : le

clocher se dresse à deux pas de la calle

Ernesto Che Guevara, entre l’avenida

Libertad et la calle Salvador Allende.

En direction du centre, une fresque

proclame : « Guerre sociale contre le

capital ». Sans les deux restaurants, la

petite épicerie, le kiosque à journaux

et la station-service, on se croirait en

pleine enclave communiste, au cœur

de l’Europe. Seul le droit à la propriété

privée rattache Marinaleda au système

capitaliste. « Nous faisons ce que

Avec ses 2 700 habitants,

Marinaleda est un condensé

d’expérimentations égalitaires

Un futur possible du communisme

s’expérimente depuis quelques

années à Marinaleda, en Espagne.

nous pouvons, dans les limites de la

Constitution espagnole », dit en souriant

Manuel Sanchez Gordillo, 54 ans,

fils d’un électricien et d’une femme

au foyer, diplômé de l’université de

Séville, barbe à la Fidel Castro et keffieh.

Depuis trente et un ans, il est le

maire de cette commune située entre

Cordoue et Séville.

Avec ses 2 700 habitants, Marinaleda

est un condensé d’expérimentations

égalitaires, la mise en œuvre à l’échelle

réduite des principes anarcho-socialistes

neutralisés par quarante ans de

franquisme et revenu sur le devant de

la scène depuis que la récession a mis

l’Espagne à genoux. Pendant que le

reste du pays paie les conséquences de

la crise immobilière, avec un taux qui

a atteint 20%, ici tout le monde a du

travail, grâce à un modèle unique en

Europe, fondé sur une économie à 90%

publique. La majorité des habitants sont

employés par une coopérative agricole

où chacun reçoit le même salaire : 47

euros par jour.

Pour résoudre le problème

du logement (« un droit et pas une

marchandise »), tel est le leitmotiv du

maire), le conseil municipal a lancé il

y a quelques années un programme

d’auto-construction. La ville met à

disposition un terrain, des matériaux,

une pelleteuse, un projet d’architecture

et deux maçons : aux citoyens de se

retrousser les manches pour construire

leurs maisons. « Il m’a fallu quatre

cent dix jours, mais j’ai finalement

quelque chose que je n’aurais obtenu

dans un autre village », raconte Antonio

Martinez, 40 ans, marié et père de

deux enfants. Le résultat : un pavillon

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patio et un double garage. Le prix ?

Quinze euros par mois pendant cent

trente-trois ans, le tiers du prix exigé

dans les villages limitrophes pour une

maison du même type.

Les critiques rappellent que tout

cela serait impossible sans les fonds de

la communauté autonome d’Andalousie

et accusent le maire de nourrir l’utopie

communiste avec l’argent du capitalisme.

Il coupe court : « On profite du

système, comme tout le monde ».

A Marinaleda, il y’a pas de police

municipale et des assemblées publiques

ont lieu chaque semaine sur la place du

village. Le dimanche, les habitants travaillent

gratuitement à l’entretien des

rues et des parterres. Le Colectivo de

la Unidad de los Trabajadores (CUT),

Parti du maire, gouverne depuis 1979

: son programme politique prévoyait

l’expropriation de 1200 hectares de

terre du Duc de l’Infantado, un objectif

atteint en 1991 après de nombreuses

luttes. Depuis, il y a du travail pour

tous à la coopérative, qui produit des

fèves, des poivrons et des chouxfleurs,

récoltés par les hommes et mis

en conserve à l’usine par une cinquantaine

de femmes.

L’Expresso, Rome, 11 Juin 2010

El Correo 15 juillet 2010

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12

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


Perspectives

Fidel se réunit avec les

ambassadeurs cubains

Confessions d’un tueur de la CIA

Par Jean-Guy Allard

Guillermo Novo Sampoll, le tueur que

la CIA a utilisé durant des années

pour accomplir ses sales besognes contre

Cuba, aux États-Unis et ailleurs sur

le continent, jure qu'il ne renoncera pas

à la violence et au terrorisme et qu'il n'a

de pardon à demander à personne pour

ses crimes.

Dans une entrevue donnée à CubaNews,

un bulletin spécialisé, publié

à Wheaton (Maryland), Novo - qui est

avec son frère Ignacio, Gaspar Jiménez

Escobedo, Pedro Remón, Dionisio Suárez,

Virgilio Paz, Luis Posada Carriles et

d'autres, l'un des tueurs les plus sanguinaires

qu'ait employé le renseignement

étasunien contre Cuba - affirme

qu'il n'a aucun remords pour ce qu'il a

fait : « Je continue à croire que c'est la

voie », répète-t-il. Installé à Miami où

il profite de l'impunité accordée par le

Fidel et le ministre des Affaires étrangères de Cuba

Bruno Rodríguez Parrilla

Ce qu'ils sont en train de faire en

Iran est la copie carbone de ce qu'ils

ont fait à Mossadegh »

Durant un peu plus d'une heure et

demie, Fidel a dialogué avec les

ambassadeurs cubains réunis dans

le MINREX*, concernant les graves

dangers qui planent sur l'humanité,

si se déclanche une agression contre

l'Iran ou la Corée du Nord et il a

remis une lettre personnelle à chacun

d'eux, à leur ministre Bruno

Rodríguez Parrilla et à leur Conseil

de la Direction.

En répondant aux questions

ou aux commentaires des diplomates

nationaux, le leader de la

Révolution cubaine a relu des câbles

de presse et des analyses politiques

des plus diverses sources pour conclure

que les pressions auxquelles

l'Iran fait face en ce moment sont

« une copie au carbone de ce qu'ils

ont fait à Mohamed Mossadegh »,

le Premier ministre de cette nation

qui a été démoli par un coup d'État,

encouragé par les États-Unis et

d'autres puissances occidentales,

quand il a entrepris une politique

de nationalisation de ses ressources

dans la décennie des années 50 du

siècle dernier.

Le Commandant en Chef a

commenté à sa réunion avec les

ambassadeurs certaines des questions

qu'il avait posées aux économistes

du CIEM, lors de sa récente

visite à ce centre, parmi celles-ci une

qu'il y a 20 ou 15 ans à peine à

laquelle personne ne se serait posée

: l'empire peut-il se maintenir si le

marché disparaît et le dollar auraitil

une valeur si le marché mondial

n'existait pas ?

A nouveau, il a insisté sur

l'arsenal de plus de 20.000 armes

stratégiques et non stratégiques

dans les mains des grandes puissances

et il a demandé quelle est

la différence avec les armes dites

conventionnelles d'aujourd'hui que

les États-Unis essaient de promouvoir

comme alternative, si le développement

technologique en matière

d'armement de ces dernières années

octroie à toutes une puissance de

destruction similaire.

Il a prévenu qu'il est désormais

ridicule de faire référence à la mallette

nucléaire avec un bouton, qui

était la grande peur des débuts la

Guerre Froide. « Toutes les réponses

sont déjà programmées. C'est seulement

une question de seconde »,

a-t-il affirmé et il n'a pas oublié

de préciser que bien que quelques

sources excluent cette donnée, il est

connu qu'Israël est la sixième puissance

nucléaire de la planète.

Les employés du MINIREX

et des voisins du Vedado qui se

sont rassemblés spontanément en

sachant qu'il était là, ont fait une

longue et vive ovation. Dans la foule

rassemblée sur le trottoir, une jeune

tendait son diplôme d'étudiante en

le lui dédiant avec gratitude.

Il dit des choses très précises

et qui me paraissent extraordinairement

pertinentes. Il se positionne

dans l'Amérique du sud, en expliquant

que cet hémisphère ne joue

un rôle stratégique que pour les

Etats-Unis pas pour le monde, vu

l'absence de capacité militaire. Il

insiste bien sur le fait que le lieu le

Fidel dialoguant avec les ambassadeurs cubains réunis dans le MINREX,

sur les graves dangers qui planent sur l’humanité

Guillermo Novo Sampoll

FBI aux terroristes cubano-américains,

il regrette cependant ouvertement que

l'on ne soit pas arrivé à assassiner des

leaders de la Révolution en cinq décennies,

ce qu'il considère être un échec. Il

estime que le « mouvement » des soidisant

« dissidents » - orientés et

financés à Cuba par la CIA et la

USAID - est « faible ». « Ils sont quelque

peu confus », dit-il. « Ils vivent avec un

plus important est Washington, pas

la maison Blanche, ni le Congrès,

mais le pentagone. Et il explique

que nous ne sommes plus au temps

de Kroutchev ou de Kennedy où il

y avait la mallette nucléaire avec le

bouton sur lequel appuyait le président,

mais désormais tout part du

pentagone où les ordinateurs sont

déjà programmés.

Notes

*Ministère des Relations Extérieures

de Cuba

Changement de société 17 juillet

2010

lavage de cerveau constant et ne sont

pas exposés à d'autres idées », déclare

le délinquant qui a émigré aux Etats-

Unis à l'âge de 15 ans et qui a immédiatement

fait partie de la toile CIA des

groupes terroristes anticubains.

Novo Sampoll a été condamné

pour terrorisme avec Posada Carriles,

en 2004, au Panama, où il a tenté de

faire sauter avec plusieurs kilos de C-4

un amphithéâtre rempli d'étudiants et

de militants de groupes populaires qui

allaient écouter le leader de la Révolution

cubaine, Fidel Castro Ruz.

Dans une autre partie de cette

entrevue accordée au journaliste Tracey

Eaton, le tueur de la CIA, rappelle comment

son père, un immigrant espagnol,

représentant à Cuba le fabriquant

nord-américain de cosmétiques Max

Factor, est mort dans l'explosion de la

chaudière d'un voisin qui fabriquait de

la colle à souliers.

Suite à la page (16)

Remember Hiroshima…

Par Andreï Fediachine

Le 16 juillet est la date anniversaire

du début du siècle nucléaire qui a

changé à jamais les structures géopolitiques

mondiales, les méthodes, la mise

en œuvre, la tactique et la stratégie de

la politique internationale, à laquelle s'est

ajouté un atout majeur : l'arme nucléaire.

De plus, il a enrichi le vocabulaire

militaro-politique par des termes de ”

stabilité ”, basée sur la peur de la bombe

et l'extermination mutuelle garantie. Des

notions difficiles à intégrer mais qui sont,

néanmoins, entrées depuis longtemps

dans le quotidien et perçues en tant que

faits.

Les États-Unis ont ” joué” cet atout

à deux reprises, à Hiroshima (66

000 morts) et à Nagasaki en août

1945 (40 000 morts), en restant

la seule puissance à être allée

jusqu’à l’utilisation réelle de l’arme

nucléaire

Tout a commencé il y a 65 ans

jour pour jour.

Les États-Unis ont ” joué” cet

atout à deux reprises, à Hiroshima (66

000 morts) et à Nagasaki en août 1945

(40 000 morts), en restant la seule puissance

à être allée jusqu'à l'utilisation

réelle de l'arme nucléaire. C'était un acte

monstrueux et honteux au point que les

États-Unis sont jusqu'à ce jour rongés par

la culpabilité. Ils cherchent des excuses et

continuent à croire que sans les Bombes

à Hiroshima et à Nagasaki, la Seconde

guerre mondiale ne serait toujours pas

terminée. ” Le chef militaire” en personne

du ” projet Manhattan”, le major

général Leslie Groves, a avoué que les

bombes étaient prévues au départ pour

les soviétiques et Staline. Les travaux

avaient, d'ailleurs, commencé avant la

guerre contre le Japon (des recherches

isolées dès la fin de 1939) et ont été

officiellement autorisés par le président

Roosevelt le 6 décembre 1941 (à la veille

de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor).

Tous les scientifiques qui ont participé

au projet Manhattan savaient très

bien l'objectif de leurs travaux. Et tout ce

qui les inquiétait, à en juger par tous les

souvenirs, ce n'était pas les conséquences

(c'est venu plus tard) mais de savoir

si ” the gadget” (nom de code de la

bombe Trinity) allait fonctionner ou pas.

Mais il vaut mieux ne pas s'abaisser à

un moralisme inutile et hypocrite. C'était

une époque différente avec un canevas

moral différent. Le monde vivait dans

l'opposition au fascisme, le plus grand

des maux possibles, et tout le monde

savait à quoi et contre qui devait servir

ce gadget. Tout le monde comprenait la

nécessité de sa création et le mal inévitable

qu'il infligerait au monde. Comme

l'a déclaré deux heures après l'explosion

Kenneth Bainbridge, le directeur scientifique

du projet Trinity, à Robert Oppenheimer,

” Maintenant nous sommes tous

de beaux fils de pute”. Très exactement.

Tous ces faits sont assez bien documentés,

mais ils sont souvent oubliés,

cachés ou altérés. Dommage. On ferait

mieux de s'en souvenir (au moins pour

questions d'éthique historique) car il est

impossible de répondre à la question ”

que faire? ” sans comprendre auparavant

” à qui la faute ? ” . Mais chaque pays

a, naturellement, ses propres diables qu'il

est parfois utile de ” lâcher dans la nature”

pour obtenir le tableau entier.

Ainsi, l'arme nucléaire est née

le 16 juillet 1945 sur le polygone

d'Alamogordo (Alamogordo Bombing

Range) au Nouveau-Mexique où à

05.30 (ou plus précisément à 05.29.45)

du matin, dans le cadre du projet Trinity,

la première bombe nucléaire a explosé.

Sa puissance était de 21 kilotonnes

d'équivalent en TNT. Depuis, nous avons

parcouru un long chemin. Le nombre de

premières puissances nucléaires a tout

d'abord atteint deux (avec la Russie), ensuite

cinq. À l'heure actuelle, on estime

le nombre de pays nucléaires, officiels et

officieux, à dix.

Depuis la fin des années 40-50, les

puissances nucléaires tentaient de limiter

l'adhésion au club exclusif de détenteur

d'armement nucléaire et d'inciter les candidats

à un nucléaire pacifique. Au moment

de la signature du TNP (188 pays

à ce jour) ce club de monopolistes comprenait

le G-5 : la Grande-Bretagne, la

Chine, l'URSS, les États-Unis et la France

(bien qu'officiellement Paris et Pékin n'y

aient adhéré qu'en 1992). Mais à partir

du milieu des années 70, le processus

d'élargissement a commencé. L'Inde a

effectué son premier essai en 1974 (essais

nucléaires et thermonucléaires en

1998). Le Pakistan a également ” fait du

bruit” en 1998. En 2006, la Corée du

Nord a fait le premier essai. Israël possède

également la bombe (entre 100

et 200 ogives nucléaires modernes), et

même s'il ne le reconnaît pas, il ne le nie

pas non plus. Cependant, Israël, l'Inde

et le Pakistan ne sont pas membres du

TNP. En 2006 l'Iran a déclaré qu'il avait

terminé l'élaboration des technologies

de production de combustible nucléaire

en laboratoires. L'Afrique du Sud avait

mené des travaux d'élaboration de la

bombe (il existe des preuves de sa participation

aux essais avec Israël en 1979),

mais ensuite les travaux ont été stoppés

et elle a rejoint le TNP. La Libye, l'Irak,

Taïwan et la Syrie ont également expérimenté

les matières nucléaires. Mais pour

diverses raisons ces expérimentations

ont été stoppées.

Il existe également un autre groupe

spécial de pays ” quasi-nucléaires” qui

possèdent des technologies pour la production

d'armement mais ne vont pas

plus loin pour des raisons politiques et

économiques. Il s'agit de l'Argentine, du

Brésil, de l'Egypte, de la Corée du Sud, de

la Syrie et, une fois de plus, de la Libye et

de l'Afrique du Sud. A en croire le service

principal de surveillance de l'application

du TNP de l'ONU, l'AIEA, près de 30

pays seraient capables de rejoindre le

club nucléaire, s'ils le voulaient.

” Les anciens nucléaires” n'ont bien

sûr pas l'intention d'employer les armes.

Le problème n'est pas là. Le problème

est que” les Etats au seuil” pourraient

plonger le monde dans une catastrophe.

Pour des raisons de ”syndrome de

vigilance” excessif. Israël a déjà frappé

à deux reprises sur des sites nucléaires

douteux dans les pays orientaux voisins.

En 1981, un site a été détruit en Irak,

en 2007, les Israéliens ont bombardé

les ” cibles nucléaires” en Syrie. Par ailleurs,

les États-Unis, sous la présidence

de Bush junior, ont envahi Irak sous le

même prétexte de liquidation des armes

de destruction massive. Toutefois, une

autre frappe israélienne en Iran conduirait

sans doute à des conséquences catastrophiques

au Proche-Orient.

Aujourd'hui, il est tout à fait clair

que tant qu'il y aura des désaccords politiques,

économiques, territoriaux, matériels

et autres entre les pays nucléaires

et non-nucléaires, il sera impossible de

parvenir à l'utopie idéaliste d'un monde

libéré des armes nucléaires. Tout le

monde s'est un peu trop habitué à cette

matraque comme moyen d'” un prolongement

de la politique” .

RIA Novosti 16 juillet 2010

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 13


Perspectives

Ces "espions russes" à la vie si ordinaire

Par Anne-Laurence Gollion

Après le coup de filet du FBI, on

commence à en savoir davantage

sur l’identité et le parcours des

onze espions présumés. Des histoires

parfois invraisemblables qui

pourraient alimenter un feuilleton

d’espionnage à l’américaine.

La presse américaine en est

encore toute ahurie. Comment les

onze individus arrêtés

Lundi 30 juin ont-ils pu

mener une “American way of life”

somme toute, très ordinaire et espionner

au profit du SVR, le service

de renseignements russe? Tous très

bien intégrés dans la société, à la

tête d’une entreprise ou d’une famille

(huit sont mariés), ils ont

dupé leurs voisins, l’état civil (un

des suspects aurait pris le nom d’un

Canadien décédé), leur élèves ou

même leurs propres enfants. Selon

le New York Times, “les films, les

livres et la télévision nous ont appris

que la banlieue n’était pas

toujours ce qu’elle semblait être

et l’affaire des espions en est le

parfait exemple». Il faut dire que le

processus d’américanisation des espions

présumés était bien avancé.

Ainsi, Moscou aurait organisé

des mariages entre ses agents, avant

qu’ils ne rejoignent le Nouveau

Monde. Richard et Cynthia Murphy

vivaient à Montclair, dans le New

Jersey. Une banlieue très ordinaire,

et un quotidien qui ne l’est pas

moins. «Richard Murphy tondait la

pelouse, Cynthia Murphy revenait

du travail avec des jonquilles et le

pain sous le bras», décrit le New

York Times. Le couple avait des enfants,

qui ignoraient apparemment

tout des activités de leurs géniteurs.

Les voisins n’étaient pas soupçonneux.

L’un d’eux remarque: «Je ne

savais pas qu’ils étaient espions

mais je savais ce qu’ils n’étaient

pas et ils n’étaient pas étranges.»

Une discrétion requise à

laquelle le couple se prêtait même

parfois avec un peu de zèle. Selon

l’enquête menée par le FBI, un incident

aurait eu lieu entre le SVR et

les Murphy au moment de l’achat

de leur maison. Dans un message

intercepté destiné à leurs référents

russes, le couple justifie son investissement:

«acheter une maison fait

L'arrestation de Vicky Pelaez,

célèbre journaliste péruvienne, a

été particulièrement spectaculaire

partie de la progression naturelle

de notre séjour [...] dans un pays

qui accorde une place primordiale

à la propriété privée.»

Des ordinateurs configurés

spécialement pour ne pas

être repérables

Une autre famille d’espions

vivait à quelques centaines de

kilomètres des Murphy, à Cambridge

dans le Massachussetts:

les Heathfield. Donald, le père,

diplômé de Harvard, travaillait

dans l’administration publique. Sa

femme, une ancienne de Columbia,

investissait avec succès dans

l’immobilier. Comme les autres, ils

entretenaient une visibilité professionnelle

et étaient même actifs

sur les réseaux sociaux, comme

LinkedIn ou Twitter.

Sur la page Facebook d’Anna

Chapman, une des présumées espionnes,

on trouve la devise: «Si tu

peux l’imaginer, tu peux le faire.

Si tu peux le rêver, tu peux le devenir».

La jeune femme rousse se

présente même sur Youtube comme

une entrepreneuse chevronnée

cherchant à monter une agence de

recrutement entre Moscou et New

York. Grâce à une traque sans

relâche, les enquêteurs ont découvert

que Chapman entretenait des

contacts réguliers avec un agent

russe sur des ordinateurs configurés

spécialement pour ne pas être

repérés. Le changement de noms

était également une étape incontournable.

Les suspects camouflaient

leurs origines russes

L’arrestation de Vicky Pelaez,

célèbre journaliste péruvienne,

a été particulièrement spectaculaire.

Journaliste au Diario de la Prensa,

célèbre publication hispanophone,

Pelaez avait travaillé à Lima à Frecuencia

Latina et avait même connu

une petite célébrité lorsqu’elle

avait été enlevée par des militants

d’extrême gauche en 1984. Pelaez

n’avait jamais caché ses opinions

de gauche, son opposition aux

guerres de l’ère Bush, sa sympathie

pour Chavez et Castro. Son mari,

Juan José Lazaro Junior était enseignant

au Baruch College, et serait

d’une famille russe exilée dans un

premier temps en Sibérie avant

de rejoindre l’Amérique latine. Le

couple recevait régulièrement de

l’argent de la part des représentants

du gouvernement russe en échange

de renseignements sur la situation

aux Etats-Unis.

Le FBI n’a pas lâché les suspects

pendant des mois, des années

même, multipliant écoutes et

filatures. La découverte du réseau

d’espions est-elle une tentative de

déstabilisation de l’administration

Obama qui tentait de réchauffer les

relations russo-américaines? Les

interrogatoires et le comportement

de la Russie permettront peut-être

de répondre à cette question.

Reste qu’outre-Atlantique, les

journaux se délectent des détails de

l’affaire. Il faut dire que ces joursci

livrent leur lot d’explications

croustillantes: les agents auraient

utilisé des informations cryptées

dans des images numériques, de

l’encre invisible, auraient subtilisé

Des mercenaires…

Suite de la page (7)

D'ailleurs, l'on peut toujours

reposer la question différemment,

puisque nous sommes en quête de la

vérité dans un jeu complexe que seuls

les plus curieux peuvent comprendre.

En effet, pourquoi les chefs de partis,

ceux qui avaient désigné des représentants

au sein du CEP, ne demandent

tout simplement pas à leurs représentants

de démissionner du CEP ? A

notre avis, cela simplifierait la chose.

Le CEP étant composé de neuf membres.

Aujourd'hui, suite à la mise en disponibilité

pour cause de corruption du

représentant de l'église Catholique, il en

est réduit à huit.

Si les partis politiques ont autant

de pouvoir de nuisance qu'ils le prétendent,

il aurait suffi à ces chefs qui veulent

à tout prix la formation d'un nouveau

CEP de retirer simplement leurs

membres pour en obtenir sa dislocation.

La réalité est tout autre. Comme nous le

disions tantôt, à l'instar des députés et

les sénateurs, les membres du CEP ont

un caractère de mercenaires pour les

chefs de partis. Une fois lancés dans une

opération, ils deviennent incontrôlables

et ne reçoivent de directives que de leur

Le camp

chef immédiat. L'argent demeure certes,

une arme redoutable entre les mains

du Président de la République, pour

corrompre les membres du CEP. Mais

parfois il faut se rendre à l'évidence que

cela ne suffit pas. Si au moins les personnes

désignées faisaient partie d'un

groupe ayant un idéal commun et soudées

sur des principes philosophiques

et moraux, rien ni personne ne pourrait

ébranler cette adhésion collective. Mais

ce n'est bien sûr pas le cas.

Comme pour la désignation des

candidats des partis, les membres du

CEP l'ont été sans aucune condition ni

accord préalable avec leurs organisations

respectives. Ils n'ont donc aucune

redevance envers elles. Ceci est le résultat

d'un fonctionnement à l'informel

qu'on retrouve dans tout ce qui se fait

en Haïti et ce, dans quel que domaine et

à quel que niveau que ce soit. Pourtant,

à la veille d'un scrutin général dont le

résultat s'annonce problématique, l'on

ne voit toujours pas de signe probant,

tendant à formaliser les choses, même

quand les conséquences de ce système

pour le pays sont une succession de

catastrophes les unes plus destructrices

que les autres.

des sacs dans le quartier de Queens

ou auraient enterré des preuves

dans différents quartiers de New

York.

Et les médias d’établir des parallèles

entre la réalité et les scenarii

des films et séries d’espionnage. Le

Guardian, au Royaume-Uni, a fait

appel au créateur de la série Spooks

(BBC1) pour commenter cette histoire

«réelle mais tellement moins

crédible que certaines fictions». Aux

Etats-Unis, The Economist fait,

quant à lui, sa Une sur l’affaire en

titrant «Burn after reading», d’après

le nom du film décalé d’espionnage

des frères Coen. A la fin de la fiction,

la CIA déclarait être dépassée

par les évènements.

L’Express 1er Juillet, 2010

Le Flambeau

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Suite de la page (7)

du camp la nuit, même quand ces

dernières et la MINUSTAH ont des

bases à deux coins de rue du camp.

La MINUSTAH se dit incapable de

pénétrer dans le camp à moins d'être

directement témoin d'une attaque.

Après trois nuits d'attaques au début

de juillet, les membres de l'IAT ont

passé une nuit dans le camp pour

documenter la situation et n'ont

rencontré aucune patrouille de la

MINUSTAH ou de la PNH entre 1 h

et 5 h du matin. Ces dernières affirment

qu'elles tentent d'augmenter

ce nombre, mais admettent que les

patrouilles ne peuvent empêcher les

agressions. « Tous les moyens de

protection que nous avons poursuivis

ou dont nous avons été informés

par des réunions de groupe

de protection (MINUSTAH, la police

des Nations Unies, PNH) se sont

avérés insuffisants pour empêcher

les attaques quotidiennes », a

déclaré Mark Snyder de l'IAT.

Malgré une campagne menée

par les résidents et les observateurs

extérieurs pour résoudre la situation,

malgré d'innombrables appels

téléphoniques et de réunions,

rien n'a été fait pour réinstaller les

habitants, voire assurer leur sécurité.

Maintenant, dans un nouveau

site, les attaques se poursuivent et

l'histoire continue. Tout ceci n'est

qu'une démonstration récente et

bien documentée du grand échec

systématique du complexe de l'aide

humanitaire musculaire et des efforts

de reconstruction pour protéger

les droits fondamentaux des populations

déplacées.

Après s'être adressé aux ONG,

aux médias et aux propriétaires de

petites entreprises, Mr. Clinton a déclaré

pour la forme : « Pour tous les

Haïtiens qui ne sont pas sur cette

Commission, vous devriez vous

sentir libres de parler aux membres

haïtiens et au reste d'entre nous.

Cela devrait être une période excitante

pour ce pays, pour la première

fois dans votre histoire nous allons

permettre à tous vos enfants d'aller

à l'école. Si vous le choisissez, pour

la première fois dans votre histoire

vous serez en mesure de fournir

toute votre énergie propre, et vous

n'aurez plus à envoyer d'argent

à l'étranger. Si vous le choisissez,

vous pourrez avoir le premier système

financier en pleine croissance

avec des entreprises privées. » Une

règle de base infaillible pour détecter

les escrocs et les fraudeurs : si quelque

chose semble trop beau pour

être vrai, ce n'est probablement pas

vrai. Les gouvernements, les entreprises,

et de nombreuses ONG

ont profité de la crise humanitaire

haïtienne pour s'enrichir. Les gens

dans les camps savent qu'ils sont

victimes du séisme, mais ils sont

également conscients qu'ils sont

victimes d'une fraude sanctionnée

par la communauté internationale.

Clinton termine en disant : « Ce sont

des choix, je veux que vous savouriez

ce processus... Mais vous devez

tous sentir que vous en possédez

une partie. »

C'est étrange de parler de

choix, possession, et de savourer

un processus à un peuple qui n'a

rien, qui n'a que le choix entre une

impasse et une perspective, qui est

complètement aliénée du processus

qui déterminera son futur. Si ces

gens n'ont pas encore reçu d'aide

d'urgence ni de protection contre

leurs agresseurs ni d'aide dans le

transfert de leur camp, malgré les

innombrables appels téléphoniques,

réunions et rapports d'observateurs

externes, ce n'est pas surprenant

que ces gens aient peu de confiance

en la possibilité de voter à une élection

libre et équitable cet automne.

14

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


Votre santé avant tout!

Les nombreuses vertus des fruits et légumes

Par Dòk Fanfan

Les fruits et les légumes sont

essentiels à une alimentation

équilibrée. Ils vous apportent nombre

de vitamines et de minéraux,

et ce n’est pas seulement pour

mincir qu’il faut en manger mais

tout simplement pour préserver sa

santé, bien grandir et bien vieillir.

Par jour, il est recommandé

de manger au moins 5 portions

provenant de différents fruits et

légumes. C’est quoi une portion ?

Une portion correspond à 80 grammes

environ de fruits ou de légumes

: le poids d’une demi-pomme

ou d’une demi- poire. Un verre de

jus de fruits frais d’environ 150 ml

(orange pressée) est équivalent à

une portion. Une poignée de haricots

verts correspond à une portion.

Une dizaine de tomates cerises

vous apporte aussi l’équivalent

d’une portion de fruits et légumes.

Cette présentation considère les

vertus de huit fruits et légumes.

Ils préviennent le surpoid

Les fruits et les légumes sont

peu caloriques, et grâce à leur richesse

en fibres, ils sont de plus

rassasiants. La preuve en a été apportée

par une étude américaine :

une crudité ou une salade en entrée

entraîne une diminution de l’apport

calorique total du repas. Plus

la portion de salade ou de crudité

est importante, plus les apports caloriques

du repas diminuent: avec

3 bols de salade en entrée, les apports

caloriques chutent de 12 %

alors qu’en consommant un bol et

demi de salade, l’apport calorique

du repas ne chute plus que de 7 %.

Chez les enfants, menacés par une

obésité galopante, les fruits et les

légumes permettent de contrôler la

prise alimentaire et de mieux équilibrer

l’alimentation en diminuant

la part des sucres et des graisses.

Ils protègent le coeur et

les vaisseaux

L’influence de l’alimentation

sur les maladies cardiovasculaires

est bien établie. Le meilleur

modèle reste le régime crétois*,

riche en fruits et légumes et pauvre

en graisses saturées. Grâce à

leur richesse en antioxydants et en

certaines fibres, les fruits et les légumes

préviendraient l’oxydation

du cholestérol. Or quand celui-ci

s’oxyde, il se dépose dans les artères

réduisant sensiblement leur

diamètre. Le risque de développer

une maladie cardiovasculaire s’en

trouve augmenté.

Ils fortifient les os

Les fruits et les légumes

constituent une source non négligeable

de calcium. Parmi les

plus riches on trouve le brocoli,

qui apporte 100 mg de calcium

au 100 gm, le chou, le chou de

Bruxelles, les légumes verts, les

champignons, les endives, les haricots

blancs ainsi que les fruits

secs. Un autre de leurs atouts réside

dans leur composition en potassium

: ces nutriments régulent les

pertes en calcium de l’organisme.

Ils luttent ainsi contre la déminéralisation

osseuse et sont un atout

de poids dans la prévention de

l’ostéoporose.

Ils semblent préservent du

cancer

Depuis 30 ans, de nombreuses

études se sont penchées sur la

relation fruits et légumes et cancers.

Certaines concluent à un effet

protecteur en particulier pour les

cancers des voies aérodigestives

supérieures (oesophage, bouche,

larynx, pharynx), de l’estomac,

du poumon et du côlon-rectum.

D’autres études sont moins

concluantes. Selon les premières,

les personnes qui consomment

le moins de fruits et de légumes

ont un risque de cancer – quelle

qu’en soit la localisation - 1,5 à

2 fois plus élevé que celles qui en

mangent beaucoup (plus de 5 par

jour). Cet effet bénéfique s’explique

par la présence d’un ensemble

de composants protecteurs : fibres,

vitamines, minéraux, polyphénols

et autres micro-nutriments qui

agissent en synergie.

Une dose minimale de 5

portions (servings) par jour est

nécessaire pour profiter de leurs

Plat de poivrons

effets bénéfiques (équivalent de

400 gm/jr). Si atteindre une telle

quantité semble difficile, penser à

incorporer les légumes sous forme

de soupes et les fruits sous forme

de jus ou de compotes.

Les tomates

Elles sont juteuses et désaltérantes

à souhait. Elles sont

incontournables dans nos repas,

crues en salade, en coulis ou à la

croque au-sel ; cuites, dans des ratatouilles,

des tartes, des sauces,

grillées au four ou au barbecue…

Grâce à leur richesse en lycopène

(leur pigment rouge caractéristique)

et en vitamine C (près de

20 mg aux 100 g), elles empêcheraient

le vieillissement précoce de

la peau. Des études récentes montreraient

qu’elles auraient même

un effet protecteur contre certains

cancers.

Les poivrons

Verts, jaunes ou rouges, ils

apportent leur saveur légèrement

piquante, mais tout à fait supportable

quand on prend soin d’opter

pour les poivrons doux. Le poivron

est un aliment aux vertus multiples.

Son contenu en vitamine C-

bêta-carotène serait intéressant

dans la prévention de la cataracte.

Les poivrons qu’ils soient rouges

ou verts sont une excellente source

de vitamine A et de potassium. Ce

sont des sources exceptionnelles de

vitamine C (c’est d’ailleurs dans le

poivron rouge qu’on a pour la première

fois isolé cette vitamine). Ils

contiennent également de l’acide

folique et de la vitamine B6. Tous

ces nutriments sont importants

pour le bon fonctionnement de

l’organisme. Aux dires des spécialistes

les poivrons ont des vertus

médicinales. On les dit digestifs,

diurétiques, antiseptiques et stomachiques

et bénéfiques pour le

système cardiovasculaire.

Les haricots verts

Simplement cuits à la vapeur

et accommodés avec des fines herbes

et un soupçon de crème fraîche,

ils gardent leurs qualités diététiques.

On note : (1) une addition

calorique très modérée, des fibres

tendres et bien tolérées (2) des

phyto-constituants protecteurs,

comme des flavonoïdes et des saponines,

qui pourraient diminuer

le risque de développer certains

cancers (3) enfin un large éventail

de vitamines, en particulier de la

vitamine C et des vitamines B dont

l’acide folique ou vitamine B9 .

Les melons (melon frans)

et les pastèques (melons

d’eau).

Riches en eau ils désaltèrent

et on n’a pas à craindre les calories.

Les nutritionnistes retiennent

surtout leur teneur élevée en bêtacarotène

et en potassium, deux caractéristiques

qui les font apprécier

dans l’alimentation-prévention

contre les troubles cardiovasculaires.

Et leurs fibres, on le sait, sont

particulièrement actives sur les intestins.

Les bananes

La banane est l’un des fruits

qui stimule le plus l’hémoglobine,

car elle est riche en fer. C’est en

fait un aliment de choix pour les

anémiques Elle est riche en glucides,

les sportifs la consomment

sans modération car elle permet

une meilleure récupération après

un exercice physique intense.

La banane contient aussi de

la sérotonine qui permet de réguler

l’humeur. Grâce à la vitamine B6,

responsable du glucose dans le

sang, la banane est aussi un antioxydant

qui permet d’éliminer

les déchets accumulés dans

l’organisme. C’est un aliment très

nutritif que les enfants adorent et

qui renferme toutes les vitamines

indispensables à leur croissance.

Pour les personnes sujettes aux

maux d’estomac, la banane calme

les aigreurs.

Le brocolis

Voilà un légume qui gagne à

être connu. Côté nutrition, il contient

: des fibres, des vitamines

et des minéraux à revendre, pour

seulement 25 à 30 kcal/100 g.

Mais en plus, il contient les glucosinolates,

des molécules qui

auraient des propriétés anti-cancer.

Même si le lien reste encore

à prouver, des études montrent

une corrélation possible entre une

forte consommation de brocolis

(et d’autres types de chou) et la

diminution du risque de cancer du

poumon, du côlon ou encore de

l’estomac.

Les épinards

Contrairement à une légende

tenace, l’épinard n’est pas la meilleure

source de fer alimentaire.

La viande et d’autres légumes ou

fruits font beaucoup mieux que

les épinards. Par ailleurs, le fer

des épinards est beaucoup mieux

absorbé par le corps lorsqu’il est

accompagné d’une source de vitamine

C, par exemple avec du jus

de citron. L’épinard est par contre

l’une des meilleures sources

connues de vitamine B9 ou acide

folique. La consommation d’une

quantité suffisante d’acide folique

en tout début de grossesse permet

de diminuer fortement l’incidence

du Spina bifida, une malformation

grave du fœtus. Les jeunes

femmes devraient donc manger

régulièrement des épinards, quand

elles envisagent d’avoir un bébé.

Conclusion: on a tout intérêt

à faire de la consommation

régulière, quotidienne, des fruits

et légumes une bonne et religieuse

habitude.

* Le régime crétois ou

méditerranéen tire son nom du fait

qu’il est traditionnel dans plusieurs

pays autour de la mer Méditerranée,

dont la Grèce y compris l’île

de Crète et le sud de l’Italie.

Menez Jean-Jerome

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Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 15


En Haïti comme ailleurs,

Le peuple haïtien a marqué le 15 juillet

Par Pierre L. Florestal

En dépit de la profonde amertume

ressentie face à cette coupe trop

pleine qui lui a été présentée pour

être vidée jusqu'à la lie, toute sa vie,

le peuple haïtien comme par le passé

vient de démontrer à ses contempteurs

locaux et internationaux, une

fois encore, que rien au monde ne

réussira à lui faire oublier ce citoyen

digne, patriote et honnête que constitue

à leurs yeux le Docteur Jean

Bertrand Aristide, même quand il a

été banni du pays, envoyé en exil

après un brutal et honteux kidnapping.

Aussi, a-t-on chanté pour lui

avec chaleur et amour à Haïti Liberté

: “Bon Anniversaire”

Qui aurait pensé que nos concitoyens,

acculés au désespoir, aurait

pu trouver le mâle courage de déserter

leurs souffrances, le temps d'une

journée, pour joindre cette manifestation

de souhaits organisée ce jeudi

15 juillet écoulé à Port-au-Prince,

afin de donner la réplique à ceux qui

les ont tant privés de l'Education, de

la Santé, du Travail, de logis et même

de l'environnement, privations couronnées

par cette apocalyptique fin

d'après midi du Mardi 12 janvier

2010, tandis que la reconnaissance

et la fidélité les ont plutôt guidés à

avaler le plan néolibéral qui leur a

été imposé et les a forcés à faire bèk

atè sous les différents gouvernements

que notre “géant” a conduits

dans le pays, raison majeure pour sa

mise au rancart.

Face à ces difficultés sans fin

pour le peuple haïtien, cette manifestation

d'anniversaire et de revendications

du 15 juillet en faveur de

l'ex-Président témoigne de la reconnaissance

de la Nation haïtienne à

son ancien président, le Docteur

Jean Bertrand Aristide dont les essais

de redressement du sort de la

population ont été par deux fois

contrés pour que Haïti demeure éternellement

à la merci des exploiteurs.

Ce ne pouvait être qu'une occasion

en or, dans la défiance de la peur

de la prison et de la mort, pour que

fût dit haut et fort leur solidarité à

sa personne et leur attachement à

Jean Bertrand Aristide

sa politique d'inclusion et de promotion

de la société qu'il menait dans

le pays.

Voila pourquoi à Brooklyn aussi,

dans la soirée de ce même jeudi

15 juillet, à l'auditorium de l'hebdomadaire

Haiti Liberté, ceux de nous

qui restons encore des lavalassiens

pur sang ont été bienheureux de

joindre leurs voix à celles de ces

milliers de lavalassiens de Port-au-

Prince pour condamner la politique

internationale de Washington, de la

France, du Canada, du Brésil et de

tous les autres, recrutés à dessein

de retourner le pays de Jean Jacques

Dessalines dans la dépendance au

colonialisme.

Ce fut également pour nous un

bref moment passé à réfléchir sur

beaucoup d'événements enregistrés

dans le pays, depuis la saisie de la

personne de l'ancien chef d'Etat,

jusqu'à la honte d'observer ces politiciens,

propulsés jadis sur la scène

par lavalas, et qui ont été amenés à

se désavouer aujourd'hui impudiquement

à la manière de ceux dans nos

rangs, à qui nous avons donné une

certaine notoriété d'audience mais

qui pourtant ont tout bonnement

boudé notre rencontre, juste pour ne

pas embarrasser René Préval dans

ses ultimes efforts d'asphyxier définitivement

le Parti Politique de son

ancien protecteur, bien gardé dans la

lointaine Afrique.

Il nous a été offert d'écouter,

venant d'Haïti, la voix de l'un des

ténors de la résistance contre l'exclusion

décidée de l'étranger et contre

le déchirement interne dont souffre

la plus puissante organisation politique

dans les Caraïbes, la voix de

René Civil, au téléphone, saluant ce

rassemblement à N.Y. Au comble

de la satisfaction, il a déclaré que la

manif de Port-au-Prince s'est déroulée

dans l'ordre et combien les Haïtiens

étaient contents de célébrer ce

jour qui leur a permis de renouveler

leur attachement à leur Leader bienaimé.

«Nous devons rester mobilisés

de façon à forcer le CEP de René

Préval à revenir sur sa décision

d'exclure Fanmi Lavalas des élections

de Novembre», a-t-il conclu.

Cette rencontre pour un heureux anniversaire

devait se clôturer autour

d'une table richement pourvue en

boissons de toutes sortes, faites de

vin, de bon champagne, de cognac,

de jus de fruits divers, de gâteau, de

pâtés croustillants, ainsi que de la

présence de notre Barbancourt pour

ne laisser partir personne insatisfaite.

L'on se sépara fort tard ce

jeudi 15 juillet, à la pensée que si la

démarche politique d'«un tiens» de

René Préval contre celle de «deux,

tu l'auras» de lavalas n'aura pas

été le coup de grâce de l'homme de

la Marmelade ralliant tout ce beau

monde de politiciens afin de propulser

soit son ancien Premier Ministre

qui a échoué piteusement, soit sa

déesse au bois dormant afin de se

donner bonne et nouvelle conscience,

ce au détriment de Lavalas qui

jusqu'à présent n'a aucune prise sur

le terrain électoral, depuis que ce

CEP-tout-pou-yo-anyen-po-zòt travaille

à l'empêcher de participer aux

prochaines élections.

Puisque tout cela n'est que

spéculation, il ne nous reste d'alternative

qu'à resserrer les rangs pour

que Dorsainville et ses associés du

CEP cessent de nous tourner en dérision.

Dans ce sens, ce sentiment

collectif rencontré dans les démarches

qui ont poussé à célébrer l'anniversaire

de notre leader Jean Bertrand

Aristide, peut bien être compté

comme nouveau ferment pour nous

unir afin de reprendre et rallumer le

flambeau éteint de la dignité haïtienne

gisant sous la cendre de notre

ancien Palais National.

PLUF

Brooklyn, NY:

Marguerite Sterlin fête

sa 106ème année

Marguerite Sterlin, une ancienne

couturière née au Cap Haïtien le

20 juillet 1894, a fêté son 106ème

anniversaire au River Manor Care

Center à Canarsie, Brooklyn, devant

la presse et une foule de compagnons

de cette maison de retraite, presque

tous dans des chaises roulantes.

Elle est la personne la plus âgée

de cette institution.

D’Haïti, Marguerite est arrivée

Kim Ives/Haïti Liberté

aux Etats-Unis en 1957 et s’est installée

dans une maison près de

l’intersection de Foster Avenue et

New York Avenue à Brooklyn. Elle

ne s’est jamais mariée et n’a jamais

eu d’enfant.

Elle est le troisième enfant

d’une famille comptant trois soeurs

et trois frères, a expliqué son neveu

Rony Sterlin. Elle habite au River

Manor depuis quatre ans.

Suite de la page (13)

Novo Sampoll n'a pas précisé

quelle fût sa participation dans

toute une série d'actes terroristes

mais a énuméré ceux qu'il considère

des exploits de ses complices,

qu'a aussi entraînés, orientés et financés

l'Agence centrale de renseignement,

conformément au Plan

Cuba mis en marche par le président

étasunien Eisenhower au cours des

premiers mois de la Révolution.

Il a participé à cet attentat contre

l'ONU où lui et son frère Ignacio

ont tiré avec un bazooka contre le

siège de cette organisation à New

York, tandis que le Commandant

Ernesto Che Guevara s'adressait à

l'Assemblée générale. Arrêté par la

police locale, il a été libéré sous le

simple prétexte qu'il n'avait pas été

« avisé de ses droits ».

Comme cabecilla du Mouvement

nationaliste cubain, un

groupe terroriste, il a aussi été

impliqué dans l'assassinat de l'exministre

chilien Orlando Letelier,

en septembre 1976 à Washington,

et dans des dizaines d'actions

criminelles contre des intérêts cubains

dans le monde. Au cours de

l'entrevue, Novo s'est abstenu de

faire référence à sa participation

dans des opérations du Plan Condor

au cours desquelles il a été utilisé

comme terroriste et assassin.

En Argentine, les tortionnaires

militaires du sinistre atelier

de Automotores Orletti ont invité

leurs collègues du renseignement

nord-américain à se joindre à leurs

activités et la CIA a désigné des Cubains

de Miami, parmi eux Novo

Sampoll, qui menaient la « guerre

sur les chemins du monde », en effectuant

des attentats et des assassinats,

dans divers pays, avec leur

CORU - la Coordination des organisations

révolutionnaires unies.

Quand ces mêmes Argentins

ont enlevé deux jeunes diplomates

cubains, Crescencio Galañega

Hernández, 26 ans, et Jesús Cejas

Arias, 22 ans, le 9 août 1976,

le FBI et la CIA ont envoyé Novo

Sampoll en Argentine pour les interroger

avec l'agent chilien Michael

Townley, aujourd'hui réfugié

à Miami.

Les deux jeunes Cubains ont

disparu pour toujours. On a raconté

que leurs corps avaient été

lancés dans le ciment d'un édifice

en construction. Novo Sampoll n'a

jamais été interrogé par les autorités

judiciaires en relation avec cet

horrible crime, bien que plusieurs

militaires repentis aient offert leurs

témoignages sur ces faits au cours

d'enquêtes officielles en Argentine,

entr'autres, l'ex chef de la DINA

chilienne, le général Manuel Contreras

Sepúlveda, dans des déclarations

devant la juge María Cervini

de Cubría.

Le terroriste confesse qu'il

entretient des relations constantes

avec Posada Carriles. Il estime que

celui-ci n'a pas à être jugé. « Quand

des Cubains entrent ici illégalement

et reçoivent l'asile politique

le jour suivant? », demande-t-il,

affirmant effrontément que le terroriste

octogénaire n'a rien à voir

avec la destruction en plein vol,

en 1976, d'un avion cubain, qui a

causé la mort de ses 73 passagers

et membres d'équipage. « C'est un

homme joyeux », assure le tueur,

aujourd'hui âgé de 65 ans.

Les déclarations incendiaires

de Novo, faites à son domicile de

la Miami mafieuse, se produisent

tandis que cinq Cubains qui ont

infiltré les rangs des cercles terroristes

cubano-américains auxquels

il continue à appartenir, demeurent

séquestrés dans des prisons nordaméricaines.

L’Aut’Journal 9 juillet 2010

Marguerite Sterlin avec son gâteau

Suite de la page (9)

Commission [the CIRH], you

should feel free to talk to the Haitian

members and to the rest of

us. This should be an exciting period

for this country. We’re going

to give you the first time in history

when all your children are going to

school. If you choose, we can give

Haiti the first time in you history

when you’ll be able to provide all

your own energy; and you don’t

have to send the money overseas.

If you choose, you can have the

first financial system with rapidly

growing private businesses.”

The real beneficiaries are the

businesses and NGOs using Haiti’s

humanitarian crisis as a cash cow.

People in the camps know that

they are victims of an earthquake,

but also increasingly suspect they

are victims of a massive, internationally

sanctioned, fraud.

“These are choices; I want

you to enjoy this process,” Clinton

added. “But all of you have to feel

you own a part of it.”

It is strange to speak of choices,

ownership and enjoying a process

to people who have nothing,

whose choices are all dead-ends,

and who are completely alienated

from the process that is deciding

their future. After never seeing

post-earthquake aid, protection

against violent aggressors, or

help relocating their camp, despite

countless phone calls, meetings

and reports by outside observers,

Camp Immaculée residents, like

most Haitians, have no confidence

in the prospects of free and fair

elections this fall, portending turbulent

times ahead.

16

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


A Travers le monde

Fidel a visité le centre de

Recherche de l’Economie Mondiale

Le commandant en chef Fidel

Castro a visité dans l’après-midi

du mercredi 13 juillet le Centre de

recherches sur l’économie mondiale,

où il a été reçu par le Dr Osvaldo

Martinez.

Pendant plus d’une heure, le

leader de la Révolution a échangé

des vues avec les chercheurs de

cette prestigieuse institution sur

les graves dangers d’une nouvelle

guerre au Moyen-Orient, et sur la

terrible menace que représente pour

le genre humain la destruction du

l’environnement sous nos propres

yeux.

Fidel les a convoqués à réfléchir

sur la manière dont les pays

de Notre Amérique peuvent faire

face à de tels défis, et comment bâtir

une nouvelle civilisation à même

d’éviter de répéter les erreurs commises

jusqu’à présent.

Pendant l’entretien, Fidel a remis

à ses interlocuteurs un message

écrit de sa propre main pour qu’il

soit débattu avec les économistes du

pays et d’autres parties du monde.

Le Centre de recherches sur

l’économie mondiale est une institution

scientifique cubaine placée

sous la juridiction du CITMA

(ministère des Sciences, des Technologies

et de l’Environnement)

qui pendant 30 ans a réalisé des

recherches sur les principaux sujets

de l’économie mondiale, notamment

sur les problèmes dont souffrent les

pays sous-développés, avec des

propositions de solutions à ces situations.

Le CIEM, qui est un centre

de référence reconnu dans la région

latino-américaine et caribéenne, a

organisé de nombreuses rencontres

internationales.

Chávez alerte sur les menaces des

EE:UU contre l’Iran

Fidel Castro Ruz

Prenant congé des scientifiques

et du personnel de l’institution, Fidel

est reparti sous les applaudissements

nourris des habitants des environs

du CIEM, qui avaient eu vent de la

présence du leader de la Révolution

dans ce centre de recherche.

Message de Fidel aux économistes

CAMARADES économistes du CIEM:

Le président vénézuélien, Hugo Chávez

Sur la Résolution 1929.

Le 27 juin 2010, dans un message

envoyé suite à la Résolution

1929 du Conseil de sécurité de l’ONU

approuvée le 9 juin 2010, je disais à

son destinataire ce qui suit : «Il n’y

a qu’une chose dont on puisse être

sûr: cette fois, Cuba sera très loin de

la cible d’armes de ce type, de même

que le reste de l’Amérique latine, du

nord du Mexique au cap Horn.

«Lorsque s’éteindra le feu nucléaire,

qui sera nécessairement de

courte durée, on pourra parler de la

crise de la post-guerre, qui éclatera

immédiatement.

«Tout cela pourrait paraître

hautement fantaisiste, non moins

que le fait que, par un véritable

Le leader de la Révolution cubaine échangeant des vues avec les

chercheurs du Centre de recherches sur l’économie mondiale sur les

graves dangers d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient

miracle, Cuba a échappé à l’attaque

nucléaire d’octobre 1962.

« [...] on ne parlera plus de capitalisme

ou de socialisme. Il s’ouvrira

une étape d’administration

Suite à la page (19)

Le président vénézuélien, Hugo

Chávez, a à nouveau mis en

garde ce mercredi sur le péril que

représente pour la paix mondiale les

menaces belliqueuses nord-américaines

contre l’Iran et la présence des

troupes nord-américaines dans l’aire

de l’Amérique centrale.

Fidel a alerté le monde à propos

de ce qui est pour lui imminent,

une guerre atomique à cause de

l’irresponsabilité du gouvernement

des États-Unis et de ses alliés, et à

cause du projet qu’ils ont de mettre

des genoux le peuple iranien, a condamné

le mandataire dans une allocution

à la télévision. Il a insisté, en

plus, sur la nécessité d’être vigilants

devant ce qu’il a qualifié comme la

continuité de l’offensive impériale

contre l’Amérique latine.

Chávez s’est référé à l’arrivée

au Costa Rica de milliers de marine

et 46 bateaux de guerre, après une

convention approuvée par le congrès

et le gouvernement de cette

nation, de forces qui stationneront

là jusqu’au 31 décembre.« Ce sont

des porte-avions des Américains,

des sous-marins, des armes sophistiquées,

et avec l’excuse de toujours

: le trafic de stupéfiants».

Nous sommes dans une situation

inquiétante, a-t-il affirmé, pression

sur l’Iran, des flottes de guerre

des États-Unis en train de croiser

sur le canal de Suez, des pressions

sur la Corée du Nord.

Il a ajouté que les manoeuvres

militaires doivent être ajoutés aux

tensions au Panama et la présence

nord-américaine en Haïti en mettant

à profit la catastrophe occasionnée

par le tremblement de terre du début

d’année. Le dignitaire a dénoncé,

de plus, les violations récentes

de l’espace aérien national par des

vaisseaux hollandais.

Le gouvernement du Venezuela

a protesté la veille auprès de la

Hollande pour l’incursion illicite de

trois aéronefs dans son espace territorial

et il a exigé des mesures

d’Ámsterdam pour éviter ce type

d’incidents

Devant un tel panorama nous

devons être vigilantes pour qu’un

événement de grandes proportions ne

nous surprenne pas, a-t-il insisté.

Prensa Latina 14 Juillet 2010

Traduction Danielle Bleitrach pour

Changement de société 15 juillet

2010

Panama: sanglante

répression policière

Le président panaméen

Ricardo Martinelli

Un jour après avoir été hué par

la multitude dans un stade et un jour

avant sa visite à la province de Bocas

del Toro, le président panaméen

Ricardo Martinelli a été déclaré hier

“persona non grata” par les ouvriers

de son pays. La semaine passée

les mobilisations (photo) dans cette

région bananière se sont terminées

par une sanglante répression

policière, qui a fait deux morts, selon

les chiffres officiels, et six, selon les

manifestants. Cette semaine, quand

le conflit semblait s’être distendu,

les syndicats et les travailleurs de

la majorité des secteurs ont effectué

une grève générale qui a paralysé la

nation d’Amérique centrale. Hier le

gouvernement s’est limité à reconnaître

qu’il y a eu “des erreurs”.

Les manifestations et les

grèves qui se sont succédées dans

les deux dernières semaines au Panama

ont un seul objectif, annuler

Suite à la page (19)

Un ex-responsable

américain condamné

à perpétuité pour

espionnage pour Cuba

Walter Kendal Myers, 73 ans et

sa femme Gwendolyn Steingraber

Myers, 72 ans

Un ancien responsable du département

d'Etat américain, Walter

Kendall Myers, a été condamné à la

prison à vie vendredi pour son rôle

dans un complot de 30 ans, visant à

livrer des documents secrets à Cuba,

a annoncé le ministère de la Justice

américaine. Myers ne pourra bénéficier

d'aucune libération anticipée, a

précisé le ministère.

Egalement mouillée dans

l'affaire, sa femme, Gwendolyn Steingraber

Myers, a pour sa part, écopé

d'une peine de 81 mois de prison (environ

7 ans).

Le couple avait été arrêté en juin

2009. Ils avaient plaidé coupable des

accusations les liant à "une conspiration

de près de trente ans au cours de

laquelle ils ont fourni des informations

secrètes sur la défense américaine" à

Cuba, a indiqué le ministère.

Walter Kendal Myers, 73 ans,

aussi connu sous le nom d'"agent

202", et sa femme, 72 ans, l'"Agent

123" ou l'"Agent E-634", avaient plus

précisément plaidé coupables respectivement

de "complot d'espionnage" et

de "complot pour réunir et transmettre

des informations de défense nationale".

L'accord de plaider-coupable prévoyait

bien que "Walter Kendall Myers

purge une peine de prison à vie"

et que "Gwendolyn Myers purge une

peine d'entre six et sept ans et demi

de prison".

Le couple a également accepté la

saisie de son appartement à Washington,

de son voilier et de ses comptes en

banque, pour un montant total de 1,7

million de dollars.

"Ce couple a fièrement participé

à des actions d'espionnage pour le

compte d'un adversaire étranger de

longue date. Aujourd'hui ils sont tenus

responsables de leurs actes", a

déclaré David Kris, un responsable

du ministère de la Justice chargé de

la Sécurité nationale."Leurs peines

devraient servir d'avertissements à

tous ceux qui souhaiteraient délibérément

compromettre les informations

les plus sensibles de notre pays", a-t-il

ajouté. "Dans le cas de (M.) Kendall

Myers, une peine sévère était assurée,

étant donnée la nature de son crime",

a commenté Philip Crowley, le porteparole

de la diplomatie américaine,

évoquant "une infraction grave envers

la sécurité nationale".

Le condamné, a-t-il ajouté, "a

trahi la confiance placée en lui par le

département d'Etat et le peuple américain".

Le couple Myers avait été arrêté

après avoir détaillé ses prouesses à un

agent du FBI sous couverture que les

deux septuagénaires prenaient pour

un agent du régime communiste.

M. Myers a commencé à espionner

pour le compte de Cuba six mois

environ après un voyage dans l'île en

décembre 1978, alors qu'il travaillait

au département d'Etat. Il avait obtenu

en 1985 et en 1999 différents niveaux

d'accès aux documents top secret, qu'il

apprenait par coeur ou parfois sortait.

Le couple allait à la rencontre d'agents

cubains dans différents pays des Caraïbes

et de l'Amérique latine ou faisait

parfois passer des informations en

échangeant des caddies au supermarché.

Il communiquait avec Cuba par le

biais de messages codés sur une radio

à ondes courtes.

La Croix. Com 16 Juillet 2010

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 17


A Travers le monde

La libération de prisonniers:

une victoire silencieuse de la

Révolution cubaine

Message de Fidel Castro

à son ‘vieil ami’ Nelson

Mandela pour ses 92 ans

Par Enrique Ubieta Gómez

Mercredi 7 juillet l'Archevêché

de La Havane a rendu publique

la décision du Gouvernement

cubain de libérer ces prochains

mois 52 contrerévolutionnaires

détenus et jugés en 2003, cinq

d'entre eux de manière immédiate.

Comme résultat des contacts établis

par le Gouvernement avec la Cardinal

Jaime Ortega, archevêque de La

Havane, et Monseigneur Dionisio

García Ibáñez, président de la Conférence

des Evêques catholiques de

Cuba, un autre détenu avait déjà été

libéré pour des raisons de santé.

Dans le système de prisons à

Cuba il est de mise d'accorder une

licence extra pénale à la personne

sanctionnée qui, indépendamment

de la raison de son délit présente

des problèmes de santé incompatibles

avec le régime carcéral. Depuis

2004, 21 autres contrerévolutionnaires

de la même cause juridique

ont bénéficié de cette politique

Obama, avec un simple geste qui rendrait plus digne son mandat, gracier

ces cinq personnes qui firent sur le territoire des Etats-Unis en faveur de

leurs citoyens ce que les autorités du pays ne firent pas?

Les premiers ex-prisonniers « Dissidents » cubains lors de

leur arrivée en Espagne

habituelle; quatre d'entre eux se

sont rendus en Espagne avec leurs

familles suite à un accord avec le

gouvernement espagnol.

Le gouvernement de Cuba sait

discuter et prendre des décisions,

sans pressions, ni chantages, ni

conditions préalables, sur n'importe

quel thème avec tout interlocuteur

qui respecte la souveraineté du

pays. Le plus grand obstacle pour

la libération de ces prisonniers,

jugés et condamnés par des tribunaux

cubains selon les lois du

pays, était précisément l'intention

claire de chantage d'une campagne

médiatique que les grandes corporations

de presse et la droite étasunienne

et européenne avaient

lancée de manière irresponsable.

La Révolution, par contre, propose

un dialogue respectueux. Il suffit

de se rappeler d'une longue liste

d'exemples historiques: l'échange

de mercenaires capturés pendant

l'invasion de Playa Girón ; le dialogue

avec l'émigration cubaine en

1978 et la libération postérieure de

centaines de sbires de Batista et

de contrerévolutionnaires, beaucoup

d'entre eux capturés au cours

d'activités terroristes ; les accords

migratoires avec des gouvernements

étasuniens de l'un et l'autre

partis (aussi bien ceux de Reagan

et Bush, comme ceux de Clinton

et Obama) ; le processus de contacts

permanents et d'échange de

critères avec les différentes institutions

religieuses, la catholique incluse,

entre autres. La liste contient

des médiations internationales de

transcendance, comme celle qui a

permis d'imposer définitivement

la paix en Angola et dans le cône

sud-africain.

Il n'y a pas de faiblesse dans

la disposition au dialogue, au contraire,

il y a de la force. Les récentes

conversations du gouvernement

avec la hiérarchie de l'Eglise

catholique cubaine sont épaulées

par l'existence d'une communication

franche et systématique avec

les institutions et organisations religieuses

du pays. Croyants ou pas

croyants, de toute confession, participent

de la même façon à la construction

d'une société toujours plus

juste. Bien que ces conversations

se soient produites sur l'initiative

des parties, et qu'elles aient favorisé

une décision que le harcèlement

international avait reléguée à plus

tard, les médias transnationaux et

leurs laquais internes, déconcertés

dans un premier temps, tentent

maintenant de capitaliser les résultats.

En fait c'était prévisible, et

cela ne nous gêne pas. Pour la vie

de Guillermo Fariñas, comme pour

celles de n'importe lequel de ses

complices, Cuba a mis à disposition

l'équipement médical dont elle

dispose, mais aussi celui qu'elle n'a

pas mais qu'elle a cherché là où elle

a pu malgré le blocus, et les meilleurs

spécialistes qu'elle a formé.

Mais l'attitude de Fariñas n'aurait

jamais pu conduire à l'obtention

des résultats qu'il souhaitait. Qu'il

est triste qu'un homme expose sa

vie sans même savoir que d'autres

manipulent ses sentiments, qu'ils

planifient les gains possibles de

son sacrifice, et qu'ils utilisent son

entêtement à des fins illégitimes !

Qu'il est triste, alors qu'il y a tellement

de causes justes, indispensables,

dans ce monde essentiellement

injuste, qu'un homme risque

sa vie pour le bien-être personnel

d'une poignée de canailles et d'un

état impérialiste! Qu'un homme

parie sur la mort pour dérouter un

pays qui lutte à contrecourant pour

la vie !

Obama sera t-il capable

d'ouvrir le dialogue franc, sans

réserves impériales, avec son petit

mais digne voisin? Aura-t-il le

courage de reconnaître le caractère

politique, vindicatif, des sanctions

qui pèsent sur les cinq antiterroristes

cubains, incarcérés depuis

plus de 10 ans dans des prisons

de son pays? Pourra t-il, Obama,

avec un simple geste qui rendrait

plus digne son mandat, gracier ces

cinq personnes qui firent sur le territoire

des Etats-Unis en faveur de

leurs citoyens ce que les autorités

du pays ne firent pas? Une fois encore

la Révolution cubaine offre un

exemple de dignité et de force.

Source: http://la-isladesconocida.blogspot.

com/2010/07/la-liberacion-depresos-una-victoria.html

http://www.rebelion.org/

noticia.php?id=109559

Traduction: R. Muller, ASC-Ge

Cuba Si Lorraine18 juillet 2010

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Vieil et prestigieux ami, que cela

me fait plaisir de te voir devenu,

et reconnu comme tel, par les institutions

politiques du monde entier symbole

de la liberté, de la justice et de la

dignité humaine.

Ils ont fait de toi un travailleur

forcé dans les carrières, comme ils

l’ont fait avec Marti quand il avait 17

ans.

J’ai seulement été prisonnier

politique pendant moins de deux ans,

mais ce fut un temps suffisant pour

comprendre ce que signifient 27 ans

dans la solitude d’une prison, séparé

de ses proches et de ses amis.

Dans les dernières années de

ton martyre, ta Patrie, sous la tyrannie

de l’Apartheid, s’est transformée

après la Bataille de Cuito Cuanavale,

en un instrument de guerre contre les

combattants internationalistes cubains

et angolais qui progressaient

en Namibie occupée. Personne ne

pouvait te dissimuler les nouvelles de

la solidarité que ton peuple, sous ta

direction, réveillait parmi toutes les

personnes honnêtes de la terre.

Alors, comme aujourd’hui,

l’ennemi était sur le point de lancer

une frappe nucléaire contre les troupes

qui, dans ce cas, se battaient contre le

système odieux de l’Apartheid.

Personne n’a jamais été capable

de t’expliquer d’où venaient ces

instruments de mort et par où ils les

obtinrent.

Tu as visité notre Patrie et tu t’es

solidarisé avec elle, quand tu n’étais

pas encore le Président de l’Afrique

du Sud élu librement par le peuple.

Aujourd’hui l’humanité est

menacée par le grand péril dans toute

l’histoire de notre espèce.

Exerce toute ton immense

force morale pour maintenir l’Afrique

du sud loin des bases militaires des

Etats-unis et de l’OTAN.

Amis hier de l’Apartheid,

aujourd’hui ils accourent cyniquement

feignant l’amitié.

Les peuples d’Afrique qui survivraient

à la catastrophe nucléaire

qui approche, auront besoin plus que

jamais des connaissances scientifiques

et des avancées de la technologie

sud-africaine.

L’humanité peut encore se

préserver des coups destructeurs de

la tragédie nucléaire qui approche, et

celle environnementale qui est déjà

bien présente.

Fraternellement,

Fidel Castro Ruz

18 juillet 2010

Publié initialement sur CubaDebate

Traduction AC pour Solidarite

internationale 20 juillet 2010

18

Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010


Panama

Reconstruction

Suite de la page (17)

la réforme de travail approuvée

sous l’auspice du gouvernement

libéral de Martinelli, un entrepreneur

qui a amassé une des plus

grandes fortunes du pays avec sa

chaîne de supermarchés. Le mois

passé sa majorité au Parlement

avait approuvé une loi qui permet

aux entreprises de remplacer

des travailleurs en grève, de décompter

les cotisations syndicales

et de les dispenser de réaliser les

études d’impact environnemental,

entre autres avantages, quand le

Pouvoir exécutif considère que le

projet productif en question est d’

“intérêt social”.

Mardi dernier, après dix jours

de conflit et d’affrontements entre

la police et les travailleurs, le gouvernement

et le syndicat du secteur

bananier ont déclaré une trêve de

90 jours, mais le reste des syndicats

ne se sont pas pliés à l’accord

et ont déclaré la grève générale.

“Si cela ne change pas, le pays va

continuer mobilisé et prendre une

l’Economie Mondiale

Suite de la page (17)

des biens et des services disponibles

dans cette partie du continent. Inévitablement,

chaque pays sera

alors gouverné par ceux qui sont

aujourd’hui à sa tête, dont plusieurs

sont très proches du socialisme,

et d’autres débordent d’euphorie

à l’idée du marché mondial qui

s’ouvrira aux combustibles, à

l’uranium, au cuivre, au lithium, au

fer et à d’autres métaux aujourd’hui

envoyés aux pays développés et

riches, des marchés qui disparaîtront

brusquement.

«Dans de telles circonstances,

les produits les plus indispensables

à la vie: les aliments, l’eau, les

combustibles et les ressources de

l’hémisphère situé au sud des Etats-

Unis abondent pour conserver un

peu de civilisation, cette civilisation

dont les progrès incontrôlés ont conduit

l’humanité à un tel désastre.»

Je sais que certains camarades

s’inquiètent sérieusement, estimant

que je mets ma crédibilité en danger

lorsque je soutiens des idées aussi

cruciales, selon lesquelles un conflit

deviendrait aujourd’hui, inévitablement,

nucléaire.

C’est ce que je fais depuis

que, le 1er juin 2010, j’ai évoqué

le grave danger qu’impliquait pour

toute l’humanité la destruction du

direction qui peut déboucher sur

des confrontations», a prévenu le

leader de l’opposant Parti Révolutionnaire

Démocratique (PRD),

Mitchel Doens.

Avec la trêve avec les bananiers,

le gouvernement de Martinelli

s’est engagé à suspendre l’entrée

en vigueur des points les plus controversés

de la réforme du travail

durant 90 jours. Cependant au fil

des jours il est évident que cette

promesse ne sera pas suffisante

pour dissoudre les mobilisations

ouvrières.

Le président panaméen avait

organisé pour aujourd’hui un déplacement

à l’épicentre du conflit, la

zone bananière de la côte caraïbe.

L’idée était de porter des aliments

et des produits de base -la région

a longtemps été désapprovisionnée

après les grèves réitérées- et de se

montrer ouvert au dialogue avec

les manifestants. Mais les travailleurs

ont agi rapidement et lui ont

fait savoir qu’il ne serait pas bienvenu,

en particulier après les morts

Cheonan, bateau amiral des forces

navales de Corée du Sud

Pour moi, ce qui importe plus

que tout, c’est que notre peuple soit

bien informé des graves dangers

qui nous menacent, ce n’est pas ma

crédibilité personnelle.

J’ai demandé au camarade Osvaldo

de réunir à ce siège, ce mardi

13 juillet, le groupe d’éminents

économistes que je viendrai voir

pour les prier de réaliser ce travail

de «science-fiction» (appelons-le

ainsi): dans les dix prochains jours,

réfléchir et analyser à raison de quatre

heures par jour ces questions

délicates, dans le but de répondre à

une question: que doivent faire les

pays de «Notre Amérique» s’il se

produit une situation telle que celle

qu’évoque le texte ci-dessus, cité

entre guillemets?

Il s’agirait, bien entendu, du

coup d’envoi d’une nouvelle civilisation,

à partir des connaissances

scientifiques colossales dont s’est

dotée notre espèce, pour que ne se

reproduise pas les faits qui à mon

sens se produiront mais ne pourront

le faire qu’une fois. J’ai également

demandé à Osvaldo de leur remettre

copie de ce texte.

A partir de l’information que

m’avait fait parvenir le ministère des

Relations extérieures, j’ai fait savoir

suite à la répression policière, a expliqué

Samuel Quintero, dirigeant

du Syndicat des Travailleurs de

l’Industrie Bananière.

Martinelli a essayé de calmer

la situation et a rendu responsable

l’autre ennemi des travailleurs

bananiers de Changuinola,

la transnationale Bocas del Toro

Fruit Company, filiale de Chiquita

Brands, l’entreprise nord-américaine

condamnée aux États-Unis

pour financer les Colombiens paramilitaires

(ex-United Fruit Company,

historiquement à l’origine

de multiples coups d’Etat en

Amérique centrale, NDT). Selon le

mandataire, elle a mal interprété la

nouvelle loi et a retenu une partie

des salaires des travailleurs. Pour

le syndicat, l’entreprise a agi protégée

par la réforme impulsée et

promulguée par Martinelli.

Pagina/12, 16 juillet 2010.

Traduit par http://

amerikenlutte.free.fr

17-07-2010

à plusieurs ambassadeurs en poste

dans des pays clés et à quatre présidents

latino-américains que le conflit

exploserait à partir de jeudi, le

vendredi ou au plus tard le samedi.

Mon amertume explicable

tient au fait que je travaillais sur la

base d’une information officielle qui,

n’incluant pas les deux longs paragraphes

de la fin, m’a induit en erreur

dans les Réflexions du 4 juillet

et aurait porté un coup irréparable

à ma crédibilité en ce moment historique

décisif, ce dont je me suis

rendu compte ce dimanche 11 juillet

vers onze heures du matin.

J’ai aussi demandé à Osvaldo

de distribuer aux économistes copie

de ce message et d’y ajouter une

copie du texte écrit du documentaire

Home, du réalisateur français Yann

Arthus-Bertrand, réalisé par un

groupe international de personnalités

visionnaires et bien informées,

sur l’autre terrible menace qui pèse

sur notre espèce: la destruction, sous

nos yeux, de notre environnement.

Il existe encore des alternatives

qui laissent une marge à

l’espoir, si nous sommes capables

de les choisir.

Fraternellement,

Fidel Castro Ruz

Changement de Société 14 juillet

2010

Suite de la page (8)

Dans un article publié quelques

mois de cela dans les colonnes de Haïti-liberté,

sous le titre, « l’occupation

silencieuse de la république d’Haïti par

la république Dominicaine », j’avais

souligné le danger que peut représenter

des milliers de jeunes étudiants et

étudiantes haïtiens séjournant en république

voisine. Aujourd’hui, avec

cette initiative de construction universitaire,

il est clair que l’immixtion

dominicaine n’est pas innocente. C’est

pour cette raison que l’intérêt dominicain

dans les affaires politiques haïtiennes

est plus que fondamental. La

politique n’est rien d’autre que le pouvoir.

Donc, les élections qui sont en

gestation constituent un élément important

pour faire avancer leur agenda

à travers des élus « amis ». Entretemps

Washington continue de s’en

prendre au gouvernement haïtien, accusé

de pratiquer la corruption comme

système administratif pendant que le

président vient de boucler une visite

aux Etats-Unis même. On accuse les

organisations non gouvernementales

de la même bêtise, tout en affaiblissant

la force publique et les élites

possédantes et intellectuelles. Nous

sommes en face de feux bien nourris

qui n’épargnent personne, incluant

les propres alliés. Va-t-on utiliser les

services de la République dominicaine

pour administrer « l’entité chaotique

ingouvernable » ou « l’état en totale

faillite » etc, tout cela, parce que nous

faisons face à une campagne de dénigrement

systématique contre le pays

dans sa globalité. C’est une tactique

classique qu’utilisent les puissances

impériales pour atteindre leurs objectifs,

diaboliser et affaiblir un état, un

parti, un homme tout en rehaussant

l’autre.

L’état actuel d’Haïti requiert une

révolution, point !

Le coup d’état ou kidnapping

du 29 février 2004 a mis fin aux 14

années d’approches louverturiennes

en Haïti dans nos relations avec

l’étranger. Conformément à l’histoire

nationale, logiquement c’est la stratégie

dessalinienne qui devrait être

mise en branle pour lutter contre les

forces antinationales après la mise en

déroute de la première tendance. Encore

une fois, la lâcheté a triomphé !

On se perpétue dans des entreprises

mort-nées comme des individus en

pertes de repères. L’histoire nous enseigne

que les régimes politiques, porteurs

de germes de transformations

sociales, qui pratiquent la confrontation

comme stratégie de défense, restent

au pouvoir pendant longtemps.

Fidel Castro, est l’exemple le plus

fidèle en ce sens.

Lesly Manigat, historien et

homme politique, a publié un papier

dans lequel, avec stupéfaction, il a

déclaré que la seule solution viable

maintenant est la révolution, « tabula

rasa ». Mais il a pris soin de mentionner

qu’elle n’est pas possible, en

présentant des considérations d’ordre

géopolitique etc. Cependant, Fidel

Castro a fait triompher la révolution à

Cuba, et ceci en pleine guerre froide

et plus près encore des côtes américaines.

Vu l’état actuel généralisé de

profondes crises, la simplicité n’est pas

une option. La formule de reconstruction

que l’on promote dans les couloirs

des missions diplomatiques est

pratiquement anti-haïtienne parce que

sa conception a été amputée de l’âme

nationale. La pulsion indispensable à

la reconstruction ne peut provenir du

dehors. L’implication médiatique de

la communauté internationale supportée

par des figures de proue de la

politique internationale nous contraint

à une politique de faits accomplis. Ce

qui rend le projet progressiste national

plus difficile encore a exécuter. Il faut

maintenant se défaire de la coquille

internationale dictatoriale, ensuite

promouvoir la solution nationale et

convaincre les partenaires de bonne

foi de la communauté internationale

à s’embarquer avec le peuple haïtien

dans cette aventure heureuse. Je veux

parler des états modérés de l’Europe,

du Venezuela, de Cuba, de certains

états asiatiques et d’autres du Moyen-Orient.

Pour y arriver, il faut une

politique de rupture épistémologique

et concrète, c’est-à-dire récupérer le

droit à la souveraineté nationale. Tout

se fera à partir d’une révolution progressiste

nationale sous la bienveillance

de l’idéal dessalinien d’unité nationale.

Les obstacles sont énormes,

mais pas impossibles à combattre et

à contourner.

Si la révolution n’est pas exportable,

par contre elle est contagieuse.

Cette peur de la révolution incite les

puissances impérialistes à s’impliquer

dans le processus de reconstruction

d’Haïti. Un moyen sur de saboter le

projet progressiste national révolutionnaire

haïtien. L’expérience vénézuélienne

ne cesse de faire école

dans le continent. Hugo Chavez

marche sur les pas de nos ancêtres

qui avaient décrété avant même Léon

Trotski, la permanence de la révolution.

Nous pouvons d’une pierre faire

deux coups, reconstruire le pays en

fonction de nos réalités nationales et

nous réapproprier notre apparat de

leader continental. Pour cela il faut

que les penseurs se mobilisent constamment

pour la matérialisation du

rêve du père-fondateur de la nation,

Jean-Jacques Dessalines.

Penseurs nationaux/progressistes,

la balle est dans votre camp

pour promouvoir le projet national

dessalinien à travers le pays et ailleurs.

Unique moyen sûr de mettre

en déroute le projet international de

la honte, modelé sous l’expérience

dominicaine.

EN SIGNATURE

Le samedi 31 juillet 2010, à Grenadier Books/Haïti Liberté, le romancier, poète Josaphat Robert Large vous présentera

et signera ses deux derniers romans : « Partir sur un Coursier de Nuage » et « Rete, Kote Lamèsi »

Des artistes et poètes invités comme Jocelyne Dorismé, Jean Elie Barjon, Jeanie Bogart, Querta Georges et Jacques

Alexandre, assureront l’animation.

Venez enlever votre

copie à : Grenadier

Books/Haïti Liberté

1583 Albany Avenue

(au coin de Glenwood

Rd)

Brooklyn NY 11210

6 heures PM

Pour info :

718-421-0162

516-425-0524

516-208-6596

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010 Haïti Liberté 19


Perspectives

14 juillet : Fidel nous dit que la

Bastille reste à prendre !

Par Danielle Bleitrach

Ne trouvez-vous pas extraordinaire

ce qui s'est passé avant

hier Un homme, un simple homme,

dépouillé des artifices du pouvoir,

vêtu d'un coupe-vent et d'une chemise

écossaise, un homme qui n'est

plus rien d'autre que lui-même dans

les ultimes jours d'une vie, dans un

petite île des Caraïbes, soumise à un

terrible blocus, a parlé et dans un

instant tout le monde s'est tu. Et

parce que cet homme parlait toute

la presse a été obligée d'en rendre

compte, de dire ce fait: Fidel Castro

parle. Et il ne parle pas de l'ordre des

jours des médias, il méprise ce vain

bavardage: il impose l'ordre du jour

parce qu'à travers lui, la Révolution

demeure invaincue, l'espérance jamais

trahie.

Et quel ordre du jour: la fin

possible de l'humanité Entouré de

sa garde, des scientifiques, ceux à

qui il remet le destin de son île, de

la planète, ceux qui auront le même

désintéressement passionné que lui

pour le destin de l'humanité. Et le

vieux rebelle, riche de son bilan de

probité, riche de toute l'expérience

de celui qui n'accepte pas de plier,

s'est adressé aux peuples à tous

les peuples du monde, y compris à

ce peuple français qui fête si douloureusement

ce qui fût la prise de la

Bastille, ce peuple rebelle enchaîné

à un destin impérialiste. Fidel s'est

adressé à tous, cherchant de toute la

puissance de conviction de ses mots

et de son regard à atteindre notre

âme pour nous dire de nous unir et

de combattre contre ce que trame

l'empire auquel nous appartenons et

pire encore à la civilisation à laquelle

nous sommes habitués: il faut que

la haine, le malheur, la rapacité succombent

et il faut voir plus loin

Culte de la personnalité, grand

totem de l'Amérique latine, prophète,

oracle ont ironisé certains Non mais

la pureté d'une vie humaine entièrement

dédiée à son peuple, à ceux du

Tiers monde, à l'humanité, un homme

qui a renoncé à tout sauf à servir

et à tenir bon quand tous cèdent

Un homme qui offre à nous tous cet

unique privilège, celui d'inviter chacun

à rester debout à ses côtés, à ceux

de la Révolution. Fidel nous a menés

dans la montagne cubaine pour contempler

des sommets de la lutte, la

nature du combat que nous devions

désormais mener, peu m'importe ma

crédibilité dit-il seul importe de prévenir

mon peuple On le regarde inquiet

Parce qu'il ne s'agit plus de vaincre un

tyran local, ni même l'impérialisme, Cet homme parlait toute la presse a été obligée d’en rendre compte, de

mais bien une véritable apocalypse

dire ce fait: Fidel Castro parle

Je pense à cette scène après

le naufrage du Granma, il demande autour de lui, combien d'hommes, combien de fusils? Douze ! La révolution

est sauvée s'exclame-t-il et

Raul raconte « j'ai pensé: mon frère

est devenu fou! » Combien de fois le

peuple cubain l'a suivi en se disant

la même chose Ce peuple si joyeux,

si pragmatique, doué par le bonheur

qui contemple sa sentinelle, après

une autre qui fût José Marti Peu

m'importe ma crédibilité, tout ce que

j'ai fait a été pour protéger l'Amérique

latine

Qui dans mon cher pays humilié,

enchaîné aux chars des rois et des

nantis pour détruire la planète, à tous

ces bouffons criminels, aura la force et

la volonté de le suivre, d'abandonner

sa propre rapacité, le brouet de la

concurrence, de la médiocrité, la peur

et la haine du plus pauvre que soi,

ce n'est pas facile de se débarrasser

de tout ce qui vous encombre, vous

détruit, il y a une bastille à prendre

vous-même pour suivre le jeune rebelle

qui vous invite là-bas très loin

dans la Sierra Maestra à défendre

l'humanité menacée Est-ce possible

qu'il ait raison

Je l'ignore mais je sais que

cette société est morte, qu'elle est en

train de pourrir et nous empoisonne,

mais aurai-je le courage, auronsnous

le courage d'aller jusqu'au bout

du constat

Viva Fidel, vive la Révolution

Changement de société 14 juillet

2010

CASA DE LAS AMERICAS AND THE JULY 26TH COALITION INVITE YOU

TO JOIN US FOR AN EVENING IN SOLIDARITY WITH CUBA

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Celebrate the 57th anniversary of the July 26, 1953, assault on the Moncada barracks,

led by Fidel Castro and other Cuban rebels

that launched the revolutionary war that toppled the Batista dictatorship in 1959.

SATURDAY, JULY 24, 2010

Martin Luther King, Jr. Labor Center 1199/SEIU UNION HALL

310 W. 43rd Street, Manhattan

Between 8th & 9th Avenues

Reception 6:30pm — Program 7:30pm

Keynote Speaker: Pedro Nuñez Mosquera, Ambassador Permanent Mission of Cuba to the United Nations

Invited Speakers: United Nations Permanent Representatives of South Africa, Venezuela,

Bolivia and speakers highlighting Cuba’s Solidarity With Haiti, Puerto Rico, and other countries.

Updates: The Case Of The Cuban 5 Anti-Terrorist Political Prisoners



For More Information and Flyers (917) 887-8710 — july26coalition@mindspring.com

Sponsored by The July 26th Coalition, comprised of NYC-Tri-State area organizations and

individuals in solidarity with the people of Cuba

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Haïti Liberté

Vol. 4 No. 1 • Du 21 au 27 Juillet, 2010

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