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Un concert de prestige…

…pour clôturer une saison

d’exception !

Le Le 7 7 juin juin 2013

2013

A A l’Opéra l’Opéra-Théâtre l’Opéra Théâtre du du Grand Grand Avignon

Avignon

A A 20h30

20h30

Une rencontre surprenante : allié à la troupe de marionnettistes

Bambalina Bambalina Teatre Teatre Practicable Practicable issue de la scène de Valence (Espagne),

l'Orchestre Régional Avignon Provence narre les aventures

picaresques de Don Quichotte, bien épaulé par les musiques de

Joaquin Turina, Roberto Gerhard, Maurice Ravel et Manuel de Falla, le

tout sous l'œil avisé d'un spécialiste, le pianiste et chef d'orchestre

Jean Jean-François Jean François Heisser Heisser. Heisser

Programme

Programme

Joaquin Joaquin Turina

Turina

Rhapsodie symphonique

Roberto Roberto Gerhard

Gerhard

Danses de Don Quichotte

Maurice Maurice Ravel

Ravel

3 chansons de Don Quichotte à Dulcinée, pour baryton

Manuel Manuel de de Falla

Falla

Les Tréteaux de Maître Pierre, pour soprano, ténor et baryton

1


Aventures ventures et et nouvelles nouvelles aventure aventures aventure de de de Don

Don

Quichotte Quichotte…

Quichotte Quichotte

Au faîte d’une gloire internationale, dans un entretien pour la Gazette de Biarritz, Maurice

Ravel, le plus espagnol des musiciens français, confiait à l’occasion du premier Festival

Ravel organisé au Casino, avec en soliste le pianiste Robert Casadesus (11 septembre

1929) : « On peut toujours tout rapporter à soi et à sa vie antérieure. Si j’aime le Pays

Basque… c’est-à dire que je n’aime vraiment que le Pays Basque ? Mais, je voyage

beaucoup et j’essaie d’être Russe en Russie, Espagnol en Espagne et Chinois en Chine…

J’élargis le problème de l’esprit européen cher à Valéry et à Edmond Jaloux. La Chine

m’amuse énormément. Il y a chez moi, dans ma retraite des environs de Paris, des

estampes chinoises du XVIIIème siècle représentant des Romains ou des temples grecs ».

Évoquant les racines basques de Ravel, le musicologue Vladimir Jankélévitch, insistait sur

le rythme de la danse : « Au point de vue des innovations métronomiques proprement

dites, Ravel, comme Verlaine, a nourri une prédilection constante pour l’Impair. Influence

de certaines danses basques, comme le zortzico à 5/8, influence des trésors de la

métrique grecque retrouvée ? ». Pour André Suarès, « La danse gouverne toute la

musique de Ravel comme celle des Espagnols et des clavecinistes». Intime du

compositeur, la violoniste Hélène Jourdan Morhange, qui accompagna plusieurs fois son

« Ravelito » (ce sobriquet est d’elle !) lorsqu’il revenait à Saint-Jean-de-Luz, raconte cette

passion pour la danse. « Nous ne manquions jamais le soir, aux lampions, le populaire

fandango dansé sur la place par les femmes du pays. Ravel aimait cette danse à la grâce

mesurée, une des seules à laquelle les femmes prennent part, et avec une pudeur qui

refuse toute étreinte : leurs bras relevés en corbeille évoluent autour de leurs visages

comme des oiseaux inquiets». Une danse statique qui annonce le Boléro. Lorsque le jeune

Ravel quitte Saint-Jean-de-Luz pour aller étudier à Paris, il retrouve l’Espagne à travers

son amitié avec un jeune prodige catalan, le pianiste Ricardo Viñes. Les « jumeaux », (ils

sont nés la même année, en 1875) se rencontrèrent au cours Schaller, en 1888 ; les mères

surveillant leur progéniture en parlant castillan. D’authentiques dandys ! Fines

moustaches, chemises à jabot, costumes rayés : une élégance, un chic que Maurice

conservera toujours. Quelques années plus tard, leur carrière prenant de l’essor, les deux

musiciens continuèrent à se fréquenter, au point que Viñes devint le dédicataire de la

Sérénade grotesque (1892), du Menuet antique (1895) et des Oiseaux tristes, en 1904.

Pendant près de vingt ans, le pianiste exerça une certaine ascendance sur le compositeur.

Comme le révèle son journal, dès 1892, il lisait énormément (Rousseau, Vauvenargues, La

Bruyère et La Rochefoucauld), au point d’entraîner Ravel dans ses passions littéraires.

3

Quelle Espagne inspire Ravel ? Pas celle des cartes postales, aimable pacotille qui

encombre les tourniquets de l’idéal romantique, mais plutôt un sortilège, une Espagne

rêvée (il s’y rend pour la première fois au printemps 1924, à l’âge de 49 ans !), et surtout,

un prétexte à la plaisanterie et la comédie. Car, après tout, la zarzuela (l’opérette

espagnole) et la grandeur tragicomique du personnage de Don Quichotte (thème de

l’ultime partition de Ravel : 3 Chansons de Don Quichotte à Dulcinée), ne sont-ils pas le

ferment véritable de nombre de ses partitions ? « Tout son midi est d’Espagne ; toute sa

mer classique est ibère. Et là-dessus règnent l’esprit français et la pensée de Paris »

remarquait le poète André Suarès en guise d’épitaphe, dans « l’Hommage à Maurice Ravel

» de la Revue musicale de décembre 1938. Étrange personnalité, amateur de folklores,

proches ou lointains, sans qu’à aucun moment on puisse le traiter de « folkloriste ». Pour

preuve, sa comédie lyrique en un acte l’Heure espagnole, sur un livret de Franc-Nohain,

montée à Paris, en 1911 : une farce, un guignol qui annoncerait presque Ionesco et

Beckett. « Une Espagne vue du haut Montmartre » selon Roland-Manuel, un opéra-bouffe

d’un nouveau genre, où les rares sérénades et cavatines « à la mélodie volontairement

2


exagérée » (Maurice Ravel) pastichent le beau chant, le compositeur privilégiant plutôt

des dialogues parlés et les rimes comiques, comme celle de la femme de l’horloger

s’adressant à ses prétendants trop timides : « Ah ! la déplorable aventure ! À deux pas de

l’Estramadure ! En 1928 arrive d’une compagnie cinématographique la proposition d’une

partition pour le prochain film de l’Autrichien Georg Wilhelm Pabst, un Don Quichotte

inspiré de Cervantès. Le grand chanteur russe Fédor Chaliapine – voisin de Ravel lorsqu’il

est en villégiature à Saint-Jean-de-Luz – tient le rôle-titre et c’est l’écrivain Paul Morand

qui assure l’adaptation et les dialogues. Amateur du cinéma allemand et enchanté de

pouvoir composer à partir de Cervantès, Ravel accepta aussitôt. Malheureusement,

prenant du retard pour achever sa partition, on lui préfère Jacques Ibert… Entretemps,les

producteurs du film ayant disparu, Ravel achève néanmoins ses trois mélodies et le film

sera tourné avec une nouvelle société de production, en 1933. Sitôt terminé, Don

Quichotte à Dulcinée est enregistré par le baryton américain Martial Singher, sous le

contrôle du compositeur et avec un orchestre anonyme dirigé par Piero Coppola, avant la

création publique, aux Concerts Colonne (Théâtre du Châtelet, dir. Paul Paray, 1er

décembre 1933). L’ultime composition de Ravel s’ouvre sur une « Chanson romanesque »

dont le rythme est calqué sur les pizzicatos des cordes d’une guitare, sérénade souple et

pleine d’allant où le compositeur fait virevolter les mots du poète. La seconde mélodie «

Chanson épique » repose sur un rythme à 5/4 de zortzico basque : l’atmosphère change

du tout au tout et se tourne vers la prière. L’extase liturgique ne dure qu’un instant, car

voici la troisième et dernière mélodie « Chanson à boire », une jota aragonaise pour Don

Quichotte, impénitent rêveur espagnol.

4

L’attraction entre Espagnols et Français est réciproque au tournant du XXème siècle. Une

séduction qui, si l’on se cantonne au domaine musical, rapproche Claude Debussy, Isaac

Albéniz, Joaquín Turina ou encore Enrique Granados, Manuel de Falla – qui considérait

Paris comme sa seconde patrie –, Federico Mompou, Joaquin Rodrigo et Maurice Ravel.

Né à Séville, le 9 décembre 1882, Turina est fortement marqué par le folklore araboandalou

dans sa ville natale, puis à Madrid où il suit les cours de José Trago, également

professeur de Falla. À l’âge de vingt-quatre ans, il va à Paris suivre l’enseignement de

Vincent d’Indy, à la Schola Cantorum, tout en étudiant le piano sous la direction de Moritz

Moszkowski. Déjà parisiens, ses compatriotes Albéniz, Granados et Falla l’encouragent à

se nourrir de la tradition hispanique pour ses propres compositions, à la suite de l’audition

de sa première œuvre, trop scolaire, Albéniz lui aurait dit : « Tu es de Séville ? Alors,

chante-nous donc Séville ! ». De retour à Madrid, il cultive un style hérité de la discipline

d’indyste, basé une forme cyclique, et compose à la fois pour orchestre, chant, piano,

guitare, orgue et musique de chambre. Chef d’orchestre, il dirigea notamment plusieurs

représentations des Ballets Russes de Diaghilev, lors de leurs venues en Espagne. Sa

musique d’orchestre est autant marquée par l’école de d’Indy que par l’impressionnisme

et les rythmes exotiques de Debussy. À cet égard, sa Rapsodie symphonique pour piano

et orchestre à cordes de 1934 se rapproche des premiers opus de Debussy, en particulier

la Fantaisie pour piano et orchestre, par cet instrument soliste, évanescent dans la

première section « Adante », et au rythme bien syncopé dans la deuxième « Allegro

vivo » – caractéristique de la danse populaire. Influencé, à Paris, où il résida de 1907 à

1914, par ses amis Debussy, Dukas et Ravel, Manuel de Falla fut marqué par l’Espagne, où il

est né, mais dans le regard de Debussy qui n’y mit jamais les pieds. À son retour, il

compose l’Amour sorcier, une « gitanerie musicale », à la demande de la plus célèbre

danseuse de flamenco du moment, Pastora Imperio. Inspiré par des airs gitans chantés

par la mère de la danseuse, Rosario la Mejorana, le ballet repose sur un livret en un acte et

deux tableaux du poète et dramaturge Gregorio Martinez Sierra. Créée, sans grand succès,

sur la scène trop étroite du Teatro Lara de Madrid (15 avril 1915), cette pantomime dansée

avec dialogues et chants dans l’esprit de l’Histoire du soldat de Stravinsky, s’impose

néanmoins à la scène, grâce à Paris, une décennie plus tard, dans une nouvelle

3


chorégraphie d’Antonia Mercé y Luque, dite la Argentina (Trianon lyrique, 22 mai 1925).

Mais, plus encore, c’est avec Les Tréteaux de Maître Pierre, composés en 1923, que le

musicien signe une œuvre majeure, tiré du vingt-sixième chapitre de la deuxième partie

de l’Ingénieux Chevalier Don Quichotte de la Manche, de Miguel Cervantès. La

commanditaire, la Princesse de Polignac, à qui l’on doit déjà Renard de Stravinsky, Socrate

de Satie, Les malheurs d’Orphée de Milhaud ou encore le Concerto pour orgue de

Poulenc, souhaite que l’ouvrage puisse être représenté dans son hôtel particulier parisien,

équipé d’un petit théâtre. L’action se situe dans la région de la Manche, aux limites de la

province d’Aragon.

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Maître Pierre, directeur d’un théâtre de marionnettes, s’apprête à donner une

représentation dans l’écurie d’une auberge perdue en pleine campagne. Tandis que

l’orchestre joue une étrange marche royale, et que les spectateurs affluent, entre au

dernier moment un curieux chevalier, Don Quichotte, flanqué de son inséparable valet,

Sancho Pança. On entend alors la voix d’un jeune garçon servant de narrateur (Falla le

nome le Truchement). Maître Pierre évoque l’histoire de Mélisendre, enlevée à son époux

par les Maures. Don Quichotte prend les marionnettes pour des personnages réels, et

décide de sauver la pauvre jeune fille et de tuer les Maures. Dans son élan, il saccage le

théâtre et pourfend toutes les marionnettes. Théâtre dans le théâtre, caractérisation

parfaite de chacun des personnages – « style noble » (Falla) pour Don Quichotte, «

expression plus rude, dépourvue de toute inflexion lyrique » pour le narrateur –, cet

admirable petit opéra de poche, ni cantate, ni oratorio, ni opéra traditionnel, est d’une

richesse et d’une variété musicale unique. Il enchanta le compositeur Francis Poulenc,

pour qui cet ouvrage : « a toujours fait l’effet d’un objet musical comme ces chefsd’œuvre

des orfèvres de la Renaissance, où sont enchâssées, pêlemêle, mais avec quel

génie, les pierres les plus précieuses dans une monture prodigieuse ».

Ultime clin d’œil de ce concert au personnage picaresque de Cervantès, les Danses de

Don Quichotte du Catalan Roberto Gerhard (1896-1970) concilient, comme son opéra La

Duenna, deux styles en apparence opposés, l’héritage de la tradition espagnole – la

musique populaire –, et le classicisme de la musique germanique, reflet de

l’enseignement, à Berlin et Vienne, du professeur Arnold Schoenberg, maître de la

musique dodécaphonique.

Ce ballet, à l’orchestration fine et savoureuse, composé en 1941, et révisé entre 1947 et

1949, repose sur plusieurs épisodes de l’ouvrage de Cervantès, notamment les passages

intitulés « La Danse des muletiers », « l’Âge d’or », la « Grotte de Montesinos » et l’ «

Epilogue », qui évoque la rédemption et la mort du héros. L’oeuvre fut créée au Covent

Garden de Londres, le 22 février 1950, dans une chorégraphie de Ninette de Valois, par le

Sadler’s Wells Ballet, dirigé par Robert Irving. Le compositeur en tira également une suite,

pour piano.

Franck Franck Franck Franck Mallet

Mallet Mallet Mallet

4


Focus Focus sur sur les les tréteaux tréteaux de de Maitre Maitre Pierre

Pierre

Manuel Manuel De De Falla

Falla

Manuel de Falla réalisa lui-même le livret de cette pièce, adaptation musicale et scénique

de "El ingenioso caballero Don Quijote de la Mancha" de Miguel de Cervantes. La

princesse de Polignac qui avait commandé l’œuvre la fit jouer dans son palais parisien le

25 juin 1923.

C’est un opéra de chambre, les effectifs de l’orchestre sont réduits et la distribution vocale

ne comprend que trois rôles : le Truchement, Maître Pierre et Don Quichotte lui-même.

Cette œuvre propose une réflexion sur le théâtre dans le théâtre dans la mesure où

l’action est double, d’un côté la vente où l’on représente "el retablo", de l’autre la narration

carolingienne qui nous expose par l’intermédiaire de marionnettes les amours de

Melisendra, captive des maures, et de son époux Gayferos.

Ce petit opéra était à l’origine conçu pour être exécuté entièrement par des marionnettes

qui devaient être deux fois plus grandes lorsqu’elles tenaient le rôle des êtres humains.

Dans l’écurie d’une auberge de la Manche, aux limites de l’Aragon. A l’arrière-plan, dans

l’écurie, se trouve le théâtre de marionnettes de Maître Pierre. L’œuvre qui dure moins

d’une demi-heure, nous présente Maître Pierre et le public du spectacle, puis raconte

l’histoire de la délivrance de Melisendra, chaque épisode étant d’abord présenté par le

garçon qui sert de narrateur dans un extraordinaire style de récitatif, puis mimé par les

marionnettes. A la fin, Don Quichotte interrompt le spectacle. La beauté grave de la

musique, la vivacité irrésistible de la narration du garçon, et l’orchestration délicate de

Falla et son sens très vif du contraste, ainsi qu’en témoignent les différents épisodes,

concourent à en faire une œuvre particulièrement remarquable.

Les vents, par-dessus une caisse claire, jouent un air méridional, une espèce d’air de

cornemuse ; une cloche sonne et Maître Pierre invite les clients de l’auberge à assister au

spectacle. Pendant que l’orchestre joue la "symphonie" de Maître Pierre, un mélange de

dignité et d’insolence dans une mesure à 6/8, le public s’assemble, les derniers à arriver

étant Don Quichotte et Sancho Pança. Le garçon raconte l’histoire de la délivrance de la

belle Melisendra, prisonnière des Maures, par son époux Don Gayferos.

Scène Scène Scène Scène 1 11

1 ---- Don Gayferos joue aux échecs avec Don Roland. L’empereur Charlemagne, le

père de Melisendra, s’emporte lorsqu’il voit que Don Gayferos préfère jouer plutôt que de

sauver sa femme emprisonnée. Gayferos renverse l’échiquier, essaie en vain d’emprunter

l’épée de Roland, et s’apprête à aller sauver sa femme.

Scène Scène Scène Scène 2 22

2 ---- La tour maure de Saragosse : Melisendra est au balcon. Un Maure lui vole un

baiser et Marsilius, roi des Maures, ordonne qu’on le fouette.

Scène Scène Scène Scène 3 33

3 ---- Il doit recevoir deux cents coups, une peine exécutée sommairement, nous dit

le garçon, sans les procédures légales. Don Quichotte se plaint de la manière dont le

garçon brode autour de cette histoire ; les témoignages doivent toujours être jugés en

5


espectant la légalité, Maître Pierre est d’accord avec lui : "Chantez votre propre plainchant,

et ne vous mêlez pas aux autres voix, car un tel contrepoint gâte les accords du

luth".

Scène Scène Scène Scène 4 44

4 ---- Don Gayferos traverse à cheval les Pyrénées, une pièce parfaite par sa

stylisation musicale, faisant sonner de temps à autre son cor de chasse.

Scène Scène Scène Scène 5 55

5 ---- Melisendra est sauvée par son mari.

Scène Scène 6 6 ---- La poursuite des Maures. Le garçon commence par souhaiter longue vie et

beaucoup de bonheur au couple, dans un langage extrêmement fleuri, mais il est à

nouveau rappelé à l’ordre par Maître Pierre pour s’être éloigné du texte. L’alerte est

donnée et les cloches sonnent dans les mosquées et les minarets. Don Quichotte

proteste : "Chez les Maures on ne sonne pas les cloches, mais on bat les tambours, et on

fait résonner les hautbois". Maître Pierre fait valoir qu’il s’agit d’une licence théâtrale, et le

garçon décrit les cavaliers maures partis rattraper les fugitifs. Don Quichotte ne supporte

plus une telle tension, bondit l’épée à la main sur la scène du théâtre et s’attaque aux

marionnettes, détruisant tout ce qu’il peut, malgré les protestations de Maître Pierre. Don

Quichotte évoque, en quelques très belles phrases, Dulcinée et chante la gloire des

chevaliers errants.

L’opéra se termine sur son triomphe, alors que Maître Pierre contemple tristement les

ruines de son théâtre.

6


Biographie Biographie dde

d e Jean Jean-François Jean

François Heisser,

Heisser,

Chef Chef d’orchestre

d’orchestre d’orchestre et et et Piano

Piano

"Artiste complet", l’expression prend tout son sens

avec Jean-François Heisser, pianiste, chef

d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la

curiosité sans cesse en éveil.

Né à Saint-Etienne, titulaire de six premiers prix au

Conservatoire de Paris, il est le disciple et l’héritier

de Vlado Perlemuter et Henriette Puig-Roger

avant de se perfectionner auprès de Maria Curcio,

récemment disparue. Il enseigne à son tour depuis

1991 au Conservatoire National Supérieur de

Musique de Paris. Parmi ses disciples on peut citer

Bertrand Chamayou et Jean-Frédéric Neuburger

avec lesquels il entretient une relation de grande complicité musicale.

Le début de son parcours est partagé entre la musique de chambre, une activité soliste et la

musique contemporaine : il joue entre autres la Turangalilâ-Symphonie et Des Canyons aux Étoiles

d’Olivier Messiaen avec les plus grands orchestres sous la direction de Mehta, Janowski ou

Segerstam. Ses premiers enregistrements marquants sont "l’œuvre pour piano" de Paul Dukas, le

coffret "Espagne" (six CD chez Erato). Le fil conducteur de sa carrière reste toutefois Beethoven,

compositeur dont il enregistre les dernières Sonates, Bagatelles et Variations Diabelli (2 CD chez

Naïve, 2000).

Depuis 2001, sa carrière a évolué vers une activité conjuguée de soliste et de chef d’orchestre.

Développant le projet de l’Orchestre Poitou-Charentes, "orchestre Mozart", il l’a hissé au plus haut

niveau des formations françaises, ainsi qu’en atteste l’enregistrement De Falla (L'Amour Sorcier, Les

Tréteaux de Maître Pierre, Mirare, 2007), salué par une presse unanime.

Aucune terra incognita ne décourage l’insatiable défricheur au jugement avisé qu’est Jean-

François Heisser. C’est ainsi que le pianiste a récemment créé le Concerto de Gilbert Amy

(Orchestre philharmonique de Radio France), La Ville de Philippe Manoury (commande de Piano

aux Jacobins enregistrée chez Praga), tandis que le pianiste et chef révélait, avec l'OPC, Terra

Ignota de ce compositeur (Bouffes du Nord, 2008).

Son exigence d’interprète le pousse à jouer régulièrement sur pianos historiques (Weber, les quatre

Sonates chez Praga, Konzertstück chez Mirare, sur piano Erard). Avec le chef François-Xavier Roth

et son orchestre "Les Siècles", il alterne claviers modernes (les trois Concertos de Bartók) et

instruments d’époque (Saint-Saëns).

En 2009, il joue Beethoven au Concertgebouw d’Amsterdam avec l’orchestre National de Lille

dirigé par Jean-Claude Casadesus, Prokofiev à l’Opéra de Berlin, Saint-Saëns à l’Opéra Comique de

Paris. Il donne les cinq concertos de Beethoven dirigés du piano avec l’Orchestre Poitou-

Charentes, à Poitiers d’abord et en avril 2011 à Paris. Depuis 2008, Jean-François Heisser a dirigé

les orchestres de Bordeaux, Île de France, Ensemble Orchestral de Paris, Auvergne, Pays de Savoie,

Colonne, Grenade. Il sera à la tête des orchestres de Bayonne et de Besançon au cours de la saison

2010-2011.En avril 2010 est sortie une nouvelle version d’Iberia d’Albéniz (édition Musicales Actes

Sud) .Il a d’autre part enregistré un disque en hommage au pianiste Ricardo Viñes ; Debussy (avec

Hervé Niquet, Marie-Josèphe Jude et le chœur de la Radio Flamande) et le 4e Concerto de Saint-

Saëns (live à l’Opéra-Comique avec François-Xavier Roth et "Les Siècles").

Il préside également l'Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz et assure la programmation

des Soirées musicales d'Arles.

7


Biographie Biographie de de Chantal Chantal Perraud,

Perraud,

Soprano

Soprano

Après un prix de chant au Conservatoire National

de Musique de Paris (classe de Christiane Eda-

Pierre), Chantal Perraud complète sa formation au

CNIPAL de Marseille. En 1999, l’Opéra National de

Lyon l’engage dans sa troupe. Lui sont alors

confiés les rôles du Feu et du Rossignol dans

L’Enfant et les Sortilèges de Ravel et celui d’Hélène

dans Un Chapeau de Paille d’Italie de Nino Rota.

Lors de la saison 00-01, Chantal Perraud est

l’interprète remarquée du rôle-titre de

Medeamaterial de Pascal Dusapin au Festival

Musica de Strasbourg (création française). Elle

assure, lors de cette même saison, la reprise de la

trilogie des opéras de Monteverdi lors d’une tournée en France et réalise une série de concerts

dans le rôle du Truchement des Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla.

En 01-02, elle est Quat’z’oneilles dans l’Opéra Ubu-Roi de Vincent Bouchot, créé à l’Opéra-

Comique de Paris. En 02-03, elle est la fille d’Alloro dans Perela, l’Homme de fumée de Pascal

Dusapin, création mondiale à l’Opéra Bastille. En 03-04 elle reprend le rôle de Zémire dans Zémire

et Azor de Grétry, celui de Bérénice lors d’une tournée de l’Occasion fait le Larron de Rossini et de

Lakmé où elle tient le rôle-titre, Le Théâtre du Châtelet à Paris l’invite pour un récital avec Nora

Gubisch, mezzo, et Alain Altinoglu, piano. Elle se produit également avec François-René Duchâble,

piano, et Alain Carré, comédien. En 04-05, elle est la Reine de la Nuit dans la Flûte Enchantée. En

mai 05, Chantal Perraud triomphe dans Fiakermili d’Arabella au Théâtre du Châtelet à Paris.

Lors de la saison 06-07, le rôle-titre de Marianne dans les Caprices de Marianne d’Henri Sauguet lui

est confié à l’Opéra de Dijon. Elle se produit également à l’Opéra National de Montpellier pour la

création Mondiale du compositeur contemporain Marco-Antonio Perez Ramirez, Rimbaud, la

parole libérée, où elle joue le rôle de Verlaine. Elle est invitée au Japon au festival de musique de

Miyasaki ainsi qu’au Festival de Saint-Céré pour une reprise des Caprices de Marianne. Lors de la

saison 07-08, elle enregistre les Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla avec l’Orchestre de

Poitou-Charentes. L’Opéra-Comique la sollicite pour une série de récitals d’air d’Opéra. Elle

interprète également les Héroïnes de Mozart.

Lors de la saison 08-09, elle reprend le rôle du Truchement des Tréteaux de Maître Pierre de

Manuel de Falla avec l’Orchestre de Poitou-Charentes. En 2010 elle interprète le rôle de Carmen

d’après la nouvelle de Prosper et se produit avec le pianiste virtuose Francois-René Duchable, le

comédien Alain Carré et la danseuse Anna Yerno.

En 2011, elle reprend le Truchement dans les Tréteaux de Maître Pierre de Manuel de Falla. Elle

interprète La première fois que je suis née, avec Jérôme Thiébaux récitant et l’orchestre de

Besançon. Elle est l’invitée par le Festival Notes d’automne. En 2012, Chantal Perraud se produira

sur différentes scènes notamment, au Châtelet avec l’Orchestre National de France, au Cirque

d’hiver avec Nora Gubisch et l’orchestre Lamoureux.

Chantal Perraud a chanté sous la direction de chefs tels que Jean-Claude Malgoire, Laurence

Equilbey, James Colon, Alain Altinoglu, S Lang-Lessing, Giuseppe Grazioli, Joël Suhubiette, Jérôme

Pillement, Jean-François Heisser, Jean-François Verdier…Elle s’est produit avec l’Orchestre de

Poitou-Charentes, l’Orchestre de Pau, l’Orchestre de Besançon et dans des lieux prestigieux :

Théâtre du Châtelet, Opéra National de Montpellier, Opéra de Limoges, Opéra Comique, Opéra de

Dijon, Théâtre des Bouffes du Nord, Opéra de Strasbourg, Opéra National de Paris, Opéra de

Rouen…

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Biographie Biographie d’Eric d’Eric Huchet,

Huchet,

Ténor

Ténor

Premier prix à l’unanimité au CNR de Paris en 1992, Eric Huchet

obtient, la même année, la bourse de la Fondation pour la vocation

Marcel Bleustein-Blanchet qui lui permet de poursuivre ses études à

la Hochschule für Musik de Vienne dans la classe de Walter Berry

(lied et l’oratorio). Il entame dès lors une carrière lyrique et interprète

notamment Laios (Œdipe de Georges Enesco), Belmonte (Die

Entführung aus dem Serail) au château de Schönbrunn à Vienne, à

Massy et en concert à Grenoble, le Peintre (Lulu d’Alban Berg) à

Vienne et à l’Opéra du Rhin, Almaviva (Il barbiere di Siviglia) à Rouen,

à Duisbourg, Beppe (I Pagliacci), Jacquino (Fidelio) à l’Opéra de Nice,

le Chevalier de la Force (Dialogues des carmélites) à l’Opéra de Vichy,

Ferrando (Così fan Tutte) au festival de Loches, Pollicino de Henze au

Châtelet, Monostatos (Zauberflöte) à l’Opéra Angers-Nantes, La

Favorite à l’Opéra de Zurich, Jeanne d’Arc au Bûcher au Festival de

Montpellier, Un juif (Salomé) à l’Opéra de Paris, Dubartas (Colombe

de Damase), Escartefigue (Marius) à l’Opéra de Marseille et à

Avignon, Andrea Chenier à l’Opéra de Nancy, Mahagonny et Melot

(Tristan und Isolde) à Angers-Nantes Opéra et à l’Opéra de Dijon, Truffaldino (L’Amour des Trois

Oranges) à l’Opéra de Dijon, le Duc et le Capitaine (Faust de Fénelon), Sylvester von Schaumberg

(Mathis der Maler) et Heinrich der Schreiber (Tannhäuser) à l’Opéra National de Paris, La

Chartreuse de Parme à l’Opéra de Marseille et Bardolfo (Falstaff) à Angers-Nantes et à Rennes.

Le répertoire d’Eric Huchet s’étend également à l’opéra-comique et à l’opérette. Il travaille avec

Jérôme Savary dans La Périchole d’Offenbach qu’il joue plus de 150 fois au Théâtre national de

Chaillot et à l’Opéra-Comique, et chante dans La Vie parisienne ou La Mascotte. Il participe

également à toutes les productions Offenbach du tandem Marc Minkowski / Laurent Pelly : Aristée-

Pluton (Orphée aux Enfers) à Genève et à Lyon, Achille (La Belle Hélène) au Châtelet, Spalanzani

(Les Contes d’Hoffmann) à Lausanne. Il interprète le rôle d’Ouf 1er dans L’Étoile de Chabrier à

l’Opéra Angers-Nantes et au Luxembourg, Ajax I (La Belle Hélène) au Capitole de Toulouse et à

Marseille, Les Valets (Les Contes d’Hoffmann) à l’Opéra de Genève et à l’Opéra Monte-Carlo, Alfred

(La Chauve-Souris) à l’Opéra de Bordeaux à l’Opéra de Liège et à l’Opéra de Nancy, Falsacappa (Les

Brigands) à l’Opéra de Bordeaux, au Grand Théâtre du Luxembourg, à l’Opéra de Toulon et à

l’Opéra-Comique

Parallèlement, il se produit en concert et en récital. Il a été invité en tant que soliste par de

nombreux orchestres : Orchestre national de Mexico, Orchestre National Bordeaux Aquitaine, Les

Musiciens du Louvre (dir. Marc Minkowski), Orchestre de Paris (dir. Semyon Bychkov), Orchestre

national d’Île-de-France, Orchestre Philharmonique de Radio France (dir. Eliahu Inbal et John

Nelson). Il a également fait des apparitions remarquées au festival Massenet à Saint-Étienne et au

festival d’Édimbourg.

Plus récemment, il chante Graf Elemer (Arabella), Truffaldino (L’Amour des Trois Oranges) et Les

Valets (Les Contes d’Hoffmann) à l’Opéra de Paris, le Roi Ouf (L’Etoile) à l’Opéra National de

Lorraine, Les Dialogues des Carmélites, Salomé et Orphée aux Enfers à l’Opéra de Bordeaux

Parmi ses projets : Normano (Lucia di Lammermoor), Harry (La Fanciulla del West) et Spoletta

(Tosca) à l’Opéra de Paris…

9


Biographie Biographie de de Laurent Laurent Alvaro,

Alvaro,

Baryton

Baryton

Né à Bordeaux, Laurent Alvaro y acquiert d'abord une riche

formation musicale (piano, basson, viole de gambe, écriture,

direction d'orchestre) avant d'intégrer la troupe de l'Opéra

national de Lyon où il interprète notamment Demetrius (A

Midsummer Night's Dream de Britten) mis en scène par Robert

Carsen, Schaunard (La Bohème) et Jupiter (Orphée aux Enfers) mis

en scène par Laurent Pelly, créé à Genève.

On a pu l’entendre ensuite dans Ramiro (L'Heure espagnole),

Germano (La scala di seta) au festival Rossini de Bad Wildbad, Le

Dancaïre (Carmen) à Genève et à Reykjavik, Ned Keene (Peter

Grimes) et Albert (Werther) à Tours, puis Ping (Turandot) mis en

scène par Zhang Yimou à Paris ainsi qu'à Munich. Il se produit

également au Concertgebouw d'Amsterdam, au Barbican Center

de Londres, aux festivals de Ravenne en Italie et de Radio France à

Montpellier.

Régulièrement invité par le Théâtre du Châtelet, on a pu l’y voir en Donner (Das Rheingold) mis en

scène par Robert Wilson, Di Cosimo (Il Postino) de Daniel Catán, Morald (Die Feen de Wagner),

Ragueneau (Cyrano de Bergerac), Max (The Sound of Music), Coquenard (Véronique), Gora

(Padmâvatî) ou tenir le rôle-titre du Luthier de Venise de Gualtiero Dazzi.

Son nouveau répertoire de baryton-basse lui permet d’aborder des rôles de premier plan sur de

nombreuses scènes françaises et internationales : Golaud (Pelléas et Mélisande) à Montpellier, Seth

Brundle (The Fly) d’Howard Shore sous la direction de David Cronenberg et Plácido Domingo,

Frère Léon (Saint François d’Assise) et Wotan (Das Rheingold) avec l’Orchestre Symphonique de

Montréal, Frank Maurrant (Street Scene) de Kurt Weill et Le marquis de la Force (Dialogues des

Carmélites) à Toulon, Léandre (L’Amour des trois oranges), Pandolfe (Cendrillon) de Massenet à

l’Opéra-Comique, au Konzerthaus de Vienne, Saint-Étienne et Luxembourg, Pietro (La Muette de

Portici) à l’Opéra-Comique de Paris et Crespel (Les Contes d’Hoffmann) salle Pleyel, sous la

direction de Marc Minkowski. Il a récemment fait ses débuts au Nederlandse Opera d’Amsterdam

en Thoas (Iphigénie en Tauride) et Arcas (Iphigénie en Aulide), et au Teatro Real de Madrid dans

Ragueneau (Cyrano de Bergerac).

Laurent Alvaro travaille le répertoire du Lied et de la mélodie française auprès de Ruben Lifschitz. Il

a récemment interprété son premier Winterreise au Festival de Sablé-sur-Sarthe avec le pianiste

Michaël Guido. Il est aussi régulièrement invité par Jean-François Zygel, en concert, à la radio ou à

la télévision.

De ses projets futurs ressortent Les Tréteaux de Maître Pierre et Don Quichotte à Dulcinée de Ravel

à Avignon, les rôles de l’Entrepreneur et du Surveillant Général dans la création mondiale Claude

de Thierry Escaich mis en scène par Olivier Py à Lyon et Golaud (Pelléas et Mélisande) à l’Opéra-

Comique.

10


Troupe Troupe de de marionnettistes,

arionnettistes,

Bambalina Bambalina Teatre Teatre Teatre Practicable

Practicable

Practicable

Bambalina émerge sur la scène valencienne en

1981, se concentrant sur ce qui fait leur

particularité : le théâtre de marionnettes. Dans

une volonté de revitaliser ce type d’expression

artistique, ils ont créé la Mostra de Titelles à la

Vall d’Albaida (1985) et le Museo Internacional de

Titeres de Albaida (1997), deux initiatives

marquantes pour le quartier qui sont devenues

des références internationales.

Bambalina s’établit à Valence en 1991 et

commence alors à collaborer avec différents

artistes tels que Carles Alfaro, Joaquín Hinojosa,

Ramón Moreno, Gemma Miralles, Joan Cerveró, Ricardo Belda, Jesús Salvador “Chapi”, Charles

Ditout, Jean-François Heisser et Peter Csaba. La compagnie a su pérenniser sa présence dans les

grandes villes espagnoles et dans plusieurs festivals européens. L’importance grandissante de la

compagnie est le résultat d’un nombre important de prix et de reconnaissances de plusieurs

grandes institutions telles que la Generalitat Valenciani et le Ministère de la Culture.

Depuis les années 2000, la compagnie s’implique dans des projets de plus en plus importants : une

coproduction avec la Sociedad Estatal de Conmemoraciones Culturales et l’Instituto Valenciano de

la Música. Plus tard, c’est une convention d’exposition avec l’Instituto Cervantes et le Ministère des

Affaires Étrangères qui les conduira aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Amérique Centrale,

en Amérique du Sud, au Maroc et dans tous l’Asie de l’Est. En 2005, Bambalina conforte son

expansion avec Ubú, une grande coproduction pour la Nave de Sagunto.

Bambalina a toujours été remarquée pour l’interdisciplinarité de ses spectacles et pour la

pertinence de son langage théâtral en lien avec des textes du répertoire. Tout au long de ses 30

années d’existence, la compagnie a mis en scène des œuvres littéraires et musicales

emblématiques telles que Pinocchio, Don Quichotte, l’Odyssée, Cyrano de Bergerac, Alice au pays

des Merveilles et Le retable de maître Pierre. Cela ne l’empêche pas également de mettre en scène

ses propres créations telles que : El Jardín de las delicias, Pasionaria, La Sonrisa de Federico García

Lorca, El cielo en una estancia, Kraft, La mujer irreal o Cosmos.

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Biographie Biographie de de l’Orchestre l’Orchestre Lyrique Lyrique de de Région

Région

Avignon Avignon Provence

Provence

Fondé à la fin du XVIIIème siècle,

l’Orchestre Lyrique de Région

Avignon Provence appartient à ces

orchestres qui, depuis longtemps,

structurent la vie musicale française

et y accomplissent les missions de

service public. Fort de ses deux cents

ans d'existence, il est une vitrine

culturelle incontournable de la Ville

d’Avignon, de la Communauté

d’Agglomération du Grand Avignon, du Département de Vaucluse et de la Région

Provence-Alpes-Côte d’Azur. Comme tous les autres orchestres permanents en France,

l’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence eut d’abord une tutelle unique (la Ville

d’Avignon). Depuis 1982, il est devenu orchestre régional et, régi par le statut associatif, il

assume une triple mission :

- Dans la fosse de l’Opéra d’Avignon, il participe à toutes les saisons lyriques de l’Opéra-

Théâtre du Grand Avignon.

- À Avignon et dans toute la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, il réalise une ample

activité de concerts à destination de tous les publics, notamment auprès des jeunes

générations.

- En outre la création du département Nouveaux Publics en 2009 permet aujourd’hui à

plus de 20 000 jeunes, de la maternelle à l’université, d’assister aux concerts de

l’Orchestre.

Dans chacune de ces trois missions, il interprète toute l’histoire de la musique orchestrale,

de la musique baroque aux musiques d’aujourd’hui, notamment Pascal Dusapin, Marcel

Landowski, György Ligeti, Toru Takemitsu et Éric Tanguy.

Grâce à ses directeurs musicaux, l’Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence offre

une profonde intelligence musicale et une rare souplesse dans l’approche des œuvres,

quels que soient leur époque et leur style.

En octobre 2010, il a été invité en Corée du Sud dans le cadre du Festival International

d’Orchestre de Daejeon. Il était en Inde en février et mars 2013 pour une tournée

organisée par l’Institut Français et l’Ambassade de France en Inde dans le cadre de l’année

de la France en Inde.

Soutenu par la Ville d’Avignon, la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon, l’État

(au travers du Ministère de la Culture et de la Communication), le Conseil Général de

Vaucluse et le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Orchestre Lyrique de

Région Avignon Provence apporte son concours à un territoire régional dont le

patrimoine culturel et l’histoire musicale, tant passés que présents, sont parmi les plus

riches d’Europe. Sous l’impulsion de Philippe Grison, son Directeur Général, l’Orchestre

Lyrique de Région Avignon Provence rayonne désormais sur son territoire, en France et à

l’international.

12


Les Les Les Les chefs chefs chefs chefs qui qui qui qui l’ont l’ont l’ont l’ont dirigé… dirigé… dirigé… dirigé…

Alain Altinoglu, Arie Van Beek ,Claudio Cruz, Samuel Jean, Friedemann Layer, Kent

Nagano, Laurent Petitgirard, Jérôme Pillement, Michel Plasson, Pascal Rophé, Yeruham

Scharovsky, Emil Tabakov, Alexander Vakoulski, Hikotaro Yazaki, Roberto Rizzi-Brignoli,

Shinik Hahm, Laurence Equilbey, Rani Calderon, Jean Deroyer, Jean-François Verdier,

Christophe Mangou, Jacques Lacombe, Cyril Diederich, Sébastien Billard, Jean-François

Heisser, Benjamin Ellin, Marzio Conti, Alain Guingal, Claude Poletti, Juraj Valcuha, Rumon

Gamba, Rossen Milanov, Tito Munoz, Kiyotaka Teraoka, Claude Schnitzler, Andras Ligeti,

Michel Tabachnik, Gabriel Chmura, Maurizio Arena, Rouslan Raichev, Gabor Ötvös, Antoni

Ros-Marbà, Lionel Bringuier, Alberto Zedda, Stéphane Denève, Luciano Acoccella, Patrick

Fournillier, Louis Langrée, Antonio de Almeida, Bertrand de Billy, Marco Guidarini, David

Robertson, Jacques Mercier, Philippe Bender, Frédéric Chaslin, Moshe Atzmon, Mark

Foster, Paul Ethuin, Jean-Claude Malgoire, Francesco Corti, Jean-Sébastien Béreau, , , Erich

Binder, François-Xavier Bilger, Jun Märkl, Maxim Vengerov, Pierre Roullier, Benjamin

Pionnier, Roberto Fores-Veses, Marc-Olivier Dupin, Alexandre Piquion…

Les Les Les Les solistes solistes solistes solistes qu’il qu’il qu’il qu’il a a a a invités… invités… invités… invités…

Maurice Bourgue, Renaud et Gautier Capuçon, Adam Laloum, Olivier Charlier, Marc

Coppey, Henri Demarquette, Brigitte Engerer, Nelson Freire, François-Frédéric Guy, Marie-

Josèphe Jude, Laurent Korcia, Arto Noras, Marielle Nordmann,Vadim Repin, Bruno

Rigutto, Mikhaïl Rudy, Vanessa Wagner, Sonia Wieder-Atherton, Pieter Wispelwey, Patrice

Fontanarosa, Liouba Timofeyeva, Nicolas Bringuier, Dang Thaï Son, Gary Hoffmann, Pavel

Sporcl, Giovanni Bellucci, Kirill Troussov, Roger Muraro, Carlos Roque-Alsina, Augustin

Dumay, Alexander Kniazev, Alain Planès, Dmitri Makhtin, Emmanuel Rossfelder, Sergeï

Krylov, Laure Favre-Kahn, Vahan Mardirossian, Luigi Puddu, Vitalij Kuprij, Daishin

Kashimoto, Juan Carmona, Maurice André, Bernard Soustrot, Guy Touvron, Alexandre

Lagoya, David Grimal, Emmanuel Pahud, Denis Matsuev, Ivo Pogorelich, Dmitry

Sitkovetsky, Jean-Marc Philipps, Régis et Bruno Pasquier, Jean-François Heisser, Michel

Portal, Jean-Pierre Rampal, Emile Naoumoff, Roland Pidoux, Jean Philippe Collard,

Catherine Collard, Jonathan Gilad, France Clidat, Yuri Bashmet, Gérard Caussé, Anne

Queffélec, Nikita Magaloff, Hedwig Bilgram, Michel Béroff, Miguel-Angel Estrella,, , Pierre

Amoyal, Frédéric Lodéon, , Isabelle Faust, Yvan Chiffoleau, , Jean-Guihen Queyras, William

Sabatier, Jean Ferrandis, Anastasia Khitruk, Silvia Marcovici, Nicolas Angelich, Thomas

Leleu, Romain Leleu, Ustad Amjad Ali Khan, Ayaan Ali Khan, Amaan Ali Khan …

Les Les Les Les chanteurs chanteurs chanteurs chanteurs qu’il qu’il qu’il qu’il a a a a accompagnés…

accompagnés…

accompagnés…

accompagnés…

Roberto Alagna, June Anderson, Teresa Berganza, Montserrat Caballé, Patrizia Ciofi, José

Van Dam, Placido Domingo, Barbara Hendricks, Nathalie Manfrino, Jessye

Norman,Stéphanie d’Oustrac , Luciano Pavarotti, Ruggero Raimondi, Carolina Faria,

Cristina Zavalloni, Pilar Jurado, Nora Gubisch, Katarina Jovanovic, Natalie Dessay,

Véronique Gens, Jaime Aragall, Teresa Zylis-Gara, Renato Bruson, Lucia Valentini-Terrani,

Leo Nucci, Régine Crespin, Magali Léger, Christiane Eda-Pierre, Béatrice Uria-Mozon,

Angela Gheorghiu, Gabriel Bacquier, Alain Fondary, Jean-Philippe Lafont, Margarita

Castro-Alberty, Victoria de los Angeles, Marie-Ange Todorovitch, Gilles Ragon, Eric-Martin

Bonnet, Isabelle Guillaume, Laura Brioli, Sophie Fournier, Mariana Ramos…

© Crédits Photo : Sébastien Voerman

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Renseignements

Renseignements

CONTACT

CONTACT

Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence

BP 1096 - ZI Avignon Courtine

258 chemin des Rémouleurs

84093 AVIGNON

www.orchestre-avignon.com

RESERVATIONS

RESERVATIONS

04 90 82 81 40

www.opera-avignon.fr

LIEU LIEU LIEU DU DU DU CONCERT CONCERT

CONCERT

Opéra-Théâtre du Grand Avignon

1 rue Racine 84000 AVIGNON

CONTACTS CONTACTS PRESSE

PRESSE

Marion DUFFAUT

marion.duffaut@agglo-grandavignon.fr

04 90 82 42 42

Marie-Emilie COSTE

Assistante de communication

communication@orchestre-avignon.com

04 90 85 22 39

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