2 Dhammapala Bulletin 2010

dhammapala.ch

2 Dhammapala Bulletin 2010

Dhammapala

DHAMMAPALA

HAMMAPALA

Monastère Bouddhiste

2200111

Dhammapala, Am Waldrand, CH-3718 Kandersteg, Suisse


Visiteurs/-ses

Vous êtes les bienvenu-e-s au monastère Dhammapala pour participer aux activités

journalières pendant la plus grande partie de l’année. Durant les mois de janvier, février

et 1ère moitié de mars, Dhammapala est fermé au public. L’accueil des visiteurs se fait

uniquement sur réservation et en dehors des retraites de méditation, où les chambres

d‘hôtes sont réservées aux participants. Les visiteur/euses sont prié-e-s de suivre l’horaire

quotidien du monastère (ou celui de la retraite) et d’observer les huit préceptes monastiques.

(Il est demandé aux visiteurs de commencer par un week-end de méditation -

prière de s’adresser au moine responsable – merci).

Ecrivez-nous si vous désirez des renseignements, des conseils ou recevoir notre bulletin

annuel (il est disponible en anglais, en allemand, en français et en thailandais).

Tel. ++41 (0)33 675 21 00 Fax (0)33 675 22 41

A l’exception des mois de janvier et de février, Margit reponds

au téléphone du mercredi au samedi inclus, de 9h à 11h. En dehors

de ces horaires, nous vous invitons à laisser un message sur

notre répondeur et nous vous recontacterons dans les meilleurs

délais en fonction de nos possiblités. Merci!

Horaire 05.30 Méditation 11.15 Repas

quotidien: 06.30 Ménage 17.00 Thé

07.00 Petit-déjeuner 19.30 Méditation

08.15 Période de travail

www.dhammapala.ch

info@dhammapala.ch

Tous les soirs à 19h30 vous pouvez participer à une récitation chantée et pratiquer

la méditation. Le samedi soir, la méditation est suivie d’un exposé sur le Dhamma ou un

Dhamma-dialogue.

La communauté de Dhammapala fonctionne exclusivement sur la base de dons volontaires.

Nous vous rappelons toutefois que la communauté monastique dépend de

votre générosité pour son existence. Les dons peuvent être faits directement au monastère

ou versés sur le compte suivant:

En Suisse: Spar + Leihkasse, 3714 Frutigen, 30-38188-9

Rubrique: Verein Dhammapala IBAN CH65 0878 4016 2208 3700 7

En Allemagne: Deutsche Bank Lörrach,

Rubrique: Verein Dhammapala, Kt.-Nr. 065 377 4; BLZ 683 700 34

par virement électronique (ou virement d’un autre pays) au compte de la Deutsche Bank

Lörrach: IBAN DE27 6837 0034 0065 3774 00 BIC/SWIFT DEUTDE6F683


AActualités ctualités

du mona stère de Dhammapala

Au milieu des vertes prairies alpines

pâlissant sous le brûlant soleil de septembre,

avec des températures avoisinant

zéro au petit matin, et tandis que

les derniers brins d'herbe appétissants

disparaissent dans l’estomac des imposantes

vaches suisses, le monastère de

Dhammapala présente une image nouvelle

et insolite.

Le Bouddha Bouddha, Altels et Rinderhorn

L’arrivée du Bouddha

Début juin, une statue du Bouddha,

spécialement sculptée pour le monastère,

est arrivée à Kandersteg en provenance

de la Thaïlande. Cette statue,

livrée dans une banale caisse en bois,

était protégée par de longues bandes

de tissu, comme si l’artiste Christo

lui-même y avait pris part. Tous les

membres de notre communauté de

Dhammapala se sont affairés à la libérer

de ses bandages et notre premier

coup d’œil sur Phra Bouddha Vajira

Trilokanat Satsada (son nom officiel)

a révélé une superbe 'uvre d'art très

inspirante. Nous l’avons tout de suite

transportée à l'endroit réservé à son

intention, sachant qu'il y aurait encore

des préparatifs à réaliser avant qu’elle

ne puisse être définitivement érigée en

ce lieu.

Quelques semaines plus tard, la terrasse

du monastère a été agrandie et

un socle en pierre d’environ 50 cm de

hauteur a été placé côté sud-est. C'est

là que la statue du Bouddha, dont le

geste de la main symbolise l’absence

Dhammapala Bulletin 2010 11


22

de peur, a pris place. Elle fait face au

chemin bordé d'érables qui mène au

monastère. Sans que nous l'ayons planifié,

il se trouve que les pierres de la

terrasse viennent d’Inde, la statue du

Bouddha vient de Thaïlande, et les

pierres du socle sont de la région. Cette

Dhammapala Bulletin 2010

Jeune fille dessinant le Bouddha

association symbolise parfaitement le

lien existant entre le pays d’origine du

Dhamma, son nouvel environnement

en Asie, et enfin, au début du 21ème

siècle, cette petite vallée d’Europe centrale.

Il est à la fois surprenant et réjouissant

de voir comment cette présence

esthétiquement impressionnante

d'une figure symbolique étrangère

peut susciter autant d’acceptation

et d’admiration. Les commentaires

enthousiastes proviennent non seulement

des résidents et des hôtes du

monastère mais aussi des voisins, des

ouvriers et des passants. Peut-être estce

la marque d’une belle œuvre d’art

dans un contexte spirituel : elle permet

aux gens, quelles que soient leurs

croyances et leurs expériences, de ressentir

une résonance intuitive qui n'est

pas forcément liée à une foi spécifique

ni même à un enseignement spirituel.

Lorsque ce qui est bon, vrai et beau est

représenté de façon si exquise, le c'ur

humain a tendance à le reconnaître

spontanément.

Ajahn Sumedho livre ses réflexions

sur cette question dans son livre L’esprit

et la voie : « Quand on observe

une statue du Bouddha, on constate

qu'elle représente un être humain qui

est à la fois posé, alerte et serein. Il est

face au monde, il regarde les choses.

Il est conscient du monde sans se laisser

tromper ou piéger par lui. Il n'est ni

extatique ni déprimé. Il représente la


capacité d'un être humain à être complètement

calme et à voir les choses

telles qu'elles sont, et cela en fait un

parfait objet d'observation pour l'esprit.

Quand on regarde une statue

du Bouddha, on se sent plus calme,

c'est pourquoi vivre entouré de représentations

du Bouddha est agréable

ce sont des objets très paisibles qu'il

fait bon avoir autour de soi. Bien

entendu, quand on s'entoure de sculptures

qui représentent de grandes passions

comme la colère, l'extase et tout

ce qui peut attirer et attiser les passions

en nous, nous devenons passionnés

et enflammés. Nous devenons ce que

nous regardons. Ce qui nous entoure

agit sur notre esprit. Donc, plus on

médite, plus on choisit de s'entourer de

choses qui incitent à la paix plutôt qu à

'excitation. » [Cf. L’Esprit et la Voie, éd.

SULLY]

La raison d'être des statues et des

images religieuses n’est pas seulement

de nous procurer un plaisir esthétique

mais, avant tout, de nous connecter

à toutes les vertuslatentes ou révélées

de l'esprit éveillé, de nous connecter

à ce quelque chose qui existe potentiellement

en chacun de nous. La résonance

que nous sentons face à une

représentation expressive du Bouddha

peut nous mener instantanément à

un état contemplatif et ainsi accroître

notre compréhension de la réalité

qu’elle exprime. Dans ce sens, il s’agit

encore du fameux doigt qui pointe en

Circumambulation

direction de la lune plutôt que de la

lune elle-même. Il est tout à fait légitime

que nous ayons parfois envie de

nous arrêter pour contempler, dans le

silence et la joie intérieure, une œuvre

d’art religieuse ; cela prépare le c'ur,

sans aucun effort, à l'expérience de

sa propre paix intérieure, à la vision

pénétrante et à la sérénité.

La statue du Bouddha dans la pos-

Dhammapala Bulletin 2010 33


44

ture de marche, au cœur du jardin du

monastère, a un regard à la fois ouvert,

vigilant et concentré. Il n'est pas complètement

absorbé en lui-même mais

tourné vers l'extérieur, en direction de

la vallée. Le maintien de la statue est

d'une élégance raffinée et fluide qui

combine harmonieusement les aspects

masculins et féminins dans un tout

androgyne. La main ouverte tournée

vers l'extérieur représente l’absence

de peur mais, à première vue, ce geste

peut être interprété comme un signe

de rejet. En réalité, il n'est pas sensé

empêcher les gens de s’approcher du

monastère, des moines ni même des

enseignements bouddhistes. Ce geste

qui signifie « Arrêtez ! » s'adresse à

toutes nos réactions impulsives gouvernées

par la peur qui contractent

et oppressent le cœur. Avant tout, ce

geste veut exprimer que le c'ur éveillé,

Dhammapala Bulletin 2010

Créative méditation en marche

aautrement

dit

le

cœur pleine-

mment

conscient,

ppeut

rester com-

pplètement

présent

fa face à la peur. En

eeffet,

les rayons

lu lumineux de la

ppleine

conscience

ppeuvent

des-

ccendre

jusque

ddans

les racines

Le mudra de la non-peur

le les plus fines de

tous ces états émotionnels

où l'ignorance et l’aveuglement

mental nous incitent continuellement

à nous identifier aux processus

du corps et de l’esprit. Dans la représentation

du Bouddha faisant ce geste

(abhaya), la réalisation spirituelle va

au-delà de toute forme de peur et audelà

même des racines de la peur.

Signes extérieurs

Depuis cet été, il est plus facile

de reconnaître en Dhammapala un

monastère bouddhiste ou, plus généralement,

un lieu spirituel. Auparavant,

le chalet à la lisière de la forêt

était à peine différent des autres

constructions du même style dans

la région. Abstraction faite de la statue

du Bouddha, d’autres œuvres d’art

nous sont parvenues de Thaïlande au

printemps dernier, œuvres pouvant

envoyer des messages non verbaux aux

passants ou aux hôtes du monastère.

Il s’agit d’impressionnantes sculptures


sur bois ornementales

très élaborées.Directement

situés de

part et d'autre de

la porte d'entrée,

deux deva (êtres

célestes) en bois

sculpté accueillent

dorénavant les

visiteurs, leurs

mains jointes en

anjali. Ce geste

exprime à la fois

la bienvenue et le

Etre céleste respect. La partie

« bienvenue » s'explique d'elle-même.

Quant à la partie « respect », exprimée

de manière si gracieuse dans les pays

asiatiques, elle s’adresse spécifiquement

aux personnes qui sont disposées

à s'engager dans une aventure d'exploration

intérieure de manière ouverte,

La Roue du Dhamma

honnête et authentique. En ce sens, ce

geste s'adresse à celles et ceux qui sont

vraiment motivés, quelle que soit leur

propre perception du monde, leur état

d'esprit du moment, voire même tout

jugement qu’ils pourraient porter sur

leur « compétence » en matière de spiritualité.

A présent, grâce à une autre sculpture

en bois, lorsqu’on lève le regard

vers le toit du porche, on peut évoquer

le premier enseignement du

Bouddha donné dans le parc des cerfs

de Sarnath. C’est dans ce parc que le

Bouddha présenta l'essence de ses

enseignements, les quatre Nobles Vérités

té incluant le

Noble N Octuple

Sentier S qui permet

m de surmonter

m toute

souffrance. s

Par P la suite, cet

enseignement

e

fondamental fo

a

été é symbolisé

par p une roue à

huit h rayons – et

c’est c cette roue

qui q a trouvé

sa s place sur le

Le Sangha au Vesakh à Dhammapala

Dhammapala Bulletin 2010 55


66

pignon du porche de Dhammapala.

Il est intéressant de noter que la roue

constitue l'une des premières représentations

symboliques de l'Eveillé, avec

la fleur du lotus, l'arbre de la Bodhi,

l'empreinte du pied et le trône vide.

Au cours des premiers siècles qui suivirent

la réalisation du nibbanā par

le Bouddha, il paraissait impensable

de créer une représentation figurative

de l’Eveillé, bien qu’il n’y ait jamais eu

d’interdiction en la matière. Un verset

datant de la période précédant l’ère

chrétienne exprime cette attitude de

façon éloquente : « Parce que vous,

l'Eveillé, êtes insaisissable par la pensée,

incommensurable, inimaginable et

au-delà de tout calcul, vous êtes le seul

à pouvoir vous reconnaître. » En raison

de l'immense respect pour ce que

le Bouddha avait découvert, on a longtemps

hésité à en faire une représentation

matérielle. Ce n'est qu'après plusieurs

siècles dans l'ère chrétienne que

l’on commença à surmonter cette hésitation

et à dépeindre le Bouddha sous

forme humaine.

Depuis septembre dernier un nouveau

panneau majestueux a été érigé à

l'entrée de la propriété du monastère.

En grandes lettres de l'alphabet romain

et thaï, cette inscription attire l’attention

sur le lieu. Bien entendu, tous ces

changements sont « seulement » extérieurs

mais, après avoir terminé le

chantier initial du monastère incluant

des travaux indispensables comme la

Dhammapala Bulletin 2010

création de la salle de méditation, la

construction de la digue contre les avalanches,

l'aménagement de la cave et

des systèmes de drainage de l'eau, la

rénovation des chambres, l’installation

des nouvelles salles-de-bains …

sans oublier le remboursement des

dernières hypothèques nous pouvons

maintenant nous pencher sur les

détails de l'aspect extérieur. A présent

que Dhammapala est installé à Kandersteg

depuis vingt ans et qu'il est de

plus en plus accepté par la population

locale, nous n’essayons plus de rendre

notre présence aussi discrète que possible

pour ne pas paraître trop envahissants.

Il y a maintenant une impression

générale de simplicité naturelle :

« Nous sommes ici. Voilà ce que nous

faisons – et que nous vous proposons.

Approchez, si cela vous intéresse. »

Le nouveau signe de bienvenue


Sœur Kovida et Anagarika Maria en visite

Activités et personnes

Cette année, comme par le passé,

des personnes seules ou en groupe,

ont profité de l'invitation à utiliser le

monastère comme espace contemplatif

pour être en paix et méditer. En avril

dernier, lors de son voyage annuel en

Europe, Ajahn Tiradhammo a dirigé

un weekend de retraite en thaï. En

août, Sœur Kovida a animé un autre

weekend de retraite en anglais, tandis

qu’Ashin Ottama et Ajahn Khemasiri

ont donné une série de retraites plus

ou moins longues tout au long de l'année.

Plusieurs groupes d'étudiants sont

venus nous voir – soit dans le cadre

de leurs études religieuses, soit moti-

vés v par un intérêt personnel –

pour p entendre des réflexions sur

des d thèmes de société très actuels

et, e en particulier, sur la tolérance

religieuse. r Par ailleurs, des représentants

s de l'université populaire

de d la région ont participé à une

série s de conférences du soir et ont

pu p recevoir des instructions pratiques

pour méditer. A souligner

enfin que les membres de la communauté

thaïlandaise de Suisse ont non

seulement été très nombreux lors de

nos festivités biannuelles Vesakha et

Kathinamais qu’ils nous ont enchantés,

à plusieurs reprises dans l'année,

par leur présence pleine d'enthousiasme

et de bonne humeur. Même si

l'inauguration officielle de la statue

du Bouddha dans le jardin du monastère

était prévue pour fin octobre, nous

en avions déjà célébrée une « spontanément

» en septembre dernier. Environ

150 Thaïlandais, sept moines et un

Anagarika ont participé à cette belle

cérémonie en plein air par une superbe

journée. j Cette

manifestation

m

comportait c des

réflexions r sur

le l Dhamma,

une u méditation

t guidée, la

récitation r de

bénédictions,

b

et e surtout une

cérémonie c de

Randonnée avec Bhikkuni Visuddhi & Ashin Ottama

Dhammapala Bulletin 2010 77


88

dons pour le monastère,

motif initial de

la visite. L'arbre paré

d'argent, offert à la

communauté monastique

en fin de journée,

avait peine à porter

dignement le poids

des feuilles et des

parures.

L’inauguration

officielle de la statue du

Bouddha a eu lieu le 27 octobre sous

les auspices de Luang Por Sumedho.

Quelques jours auparavant, il nous

avait déjà honorés de sa présence lors

de la cérémonie de Kathina, accompagné

du moine japonais, Ajahn Nyanarato,

et du moine cambodgien, Bhante

Ty Buntha, de Péry.

Comme les années précédentes,

l'année 2010 a également apporté des

changements au sein de la commu-

Dhammapala Bulletin 2010

Cérémonie d’offrandes au monastère

nauté de Dhammapala. La retraite d’hiver

s'est déroulée dans un calme exceptionnel.

Ashin Ottama et Anagarika

Jivan étaient présents tout le temps.

Ils ont été soutenus par Tan Gavesako,

notre ami russe Dmitry – qui a même

prolongé son séjour de six mois ainsi

qu'une petite équipe d'aides. Vers la fin

mai, May Tan Nandiyo et Samanera

Sunnyato sont revenus d'Angleterre

où ils avaient passé l'hiver. De plus, en

sa qualité de nouveau membre temporaire,

le moine portugais Tan Dhammiko

m est venu

passer p deux

mois. m Avec l'arrivée

r du printemps

te dans les

montagnes,

m

nous n avons

également é reçu

la visite plus

brève b d’autres

membres m du

Sangha S de

par p le monde.

Cérémonie d’inauguration du Bouddha


Durant la période du Vesakh, vers

la fin mai, Ajahn Preecha et Anagarika

Sebastiano sont venus du monastère

italien Santacittarama, et le suisse

romand Tan Asoko est arrivé de Wat

Pah Nanachat, en Thaïlande. Au mois

de juin, notre vieille amie Bikkhuni

Visuddhi, un groupe d'amis tchèques

et le moine hollandais Tan Jhaniko, ont

passé quelques semaines parmi nous.

Le mois de juillet a été, tout comme

en 2009, un temps d'adieux. Ashin

Ottama a dit au revoir à Dhammapala

où il avait vécu, de manière plus ou

moins continue, durant 14 ans. Il a établi

son nouveau domicile monastique à

Santacittarama. Il souhaitait vivement

mener une vie plus calme et plus retirée

dans l’une des huttes de méditation

du monastère italien. Nous savons

aujourd’hui que son vœu est exaucé, et

c’est une bonne raison pour nous d'être

avec lui par le cœur et de lui envoyer

nos meilleurs vœux pour la suite.

Ajoutons que Tan Dhammiko est parti

pour Amaravati, en Angleterre, avant

le début de la traditionnelle « saison

des pluies ».

Un commentaire personnel

Au début de la saison des fleurs

sauvages, je suis revenu à Dhammapala

après 7 mois bénéfiques de période

sabbatique. De novembre 2009 jusqu'à

fin mai 2010, j'ai eu l'occasion de

vivre de manière plus retirée dans des

monastères situés à différents endroits

du globe. Une grande partie de ce

temps s’est déroulée sur l'île Nord de

la Nouvelle Zélande – un long séjour à

Vimutti, un autre plus court au monastère

Bodhinyanarama, et enfin un mois

de « voyage dans l'inconnu » tout au

nord de l'île. Mon ami Ajahn Chandako

avait suggéré l'idée ingénieuse

de nous déplacer au moyen de kayaks

– au lieu de dépendre uniquement

de d nos chaussures

s de marche

– pour rechercher

c des lieux

isolés i comme des

plages p désertes ou

des d îles inhabitées.

t En théorie,

ce c n'était pas une

mauvaise m idée,

compte c tenu de

l'étendue l du paysage

s désertique,

de d l’omnipré-

Au pied de l’arbre à Auckland – Nouvelle Zélande

Dhammapala Bulletin 2010 99


10 10

sence de l'océan et de la a

population clairsemée.

Mais vouloir pagayer

dans l’Océan Pacifique

comme le feraient t

des experts en kayak,

alors que nous n'avions

aucune expérience,

semblait un peu trop

risqué. Après quelques

modestes tentatives,

nous avons décidé

d'utiliser un moyen de

transport plus conventionnel

: l’auto-stop.

Une part essentielle du voyage vers

l’inconnu consiste à ne pas obtenir

ce à quoi l’on s’attend ou ce que l'on

espère. Cependant, après avoir accepté

d'abandonner notre projet de trouver

des lieux idylliques dans un environnement

naturel et isolé, nous avons

été largement récompensés au niveau

humain – car nous étions totalement

dépendants d’autrui pour notre nourriture

journalière. Le fait d'être à la

merci d'autres personnes, au quotidien,

de personnes que nous ne connaissions

pas encore, nous a rappelé l'un des

aspects fondamentaux de la vie d’un

Bhikkhu : vivre dans un état de dépendance

– même si la vie dans les monastères

risque de nous le faire oublier,

tant on s’occupe bien de nous. Bizarrement,

après une légère hésitation au

départ, cette dépendance a engendré

en nous une sensation de légèreté de

c'ur, l’impression de déployer des ailes.

Dhammapala Bulletin 2010

Au Café Utopia – N. Zélande

Un sentiment de confiance dans la

bonté fondamentale des êtres humains

et dans notre situation existentielle

incertaine a grandi de jour en jour. En

repensant aujourd'hui à cette période

particulière d’ouverture du cœur dans

la confiance, lors de mon congé sabbatique,

il me revient à l'esprit cette

réflexion d'un auteur inconnu:

« La vie est bonne en ce moment. Il

est possible qu’il demeure toujours un

léger goût déstabilisant d'insécurité

et notre vie va forcément nous inviter

à une plus grande humilité mais,

au lieu de nous faire peur, cela commence

à nous remplir d'émerveillement.

Le sentiment d’aimer notre univers

prend de l’ampleur jusqu'à ce que,

finalement, nous ayons pleinement

conscience d'évoluer en harmonie avec

la vie et d'être toujours soutenus et

portés par un grand courant de compassion.

» Ajahn Khemasiri


Ajahn Jayasaro

Le Le Bouddhisme Bouddhisme es es t t un un app app rentiss rentiss age age

Extrait des enseignements donnés en France, au Refuge, en juin 2010

L’arbre dans un parc à Auckland

Pour commencer, je vous propose de considérer que le bouddhisme appartient à une

« famille » de religion autre que les religions que nous connaissons en Occident dans

la mesure où, au lieu d’être un système de croyance, il est essentiellement un système

d’éducation.

L’Eveil du Bouddha a démontré le plus haut degré d’évolution d’un être vivant. Le

Bouddha a ensuite expliqué dans le moindre détail, pendant quarante-cinq ans, tout

ce que nous devons savoir pour suivre ses traces et réaliser le même Eveil. La somme

de ses enseignements est ce que j’appelle « le système éducatif bouddhiste ». Dans les

textes, on parle de ce système d’éducation sous différents termes mais le plus essentiel

est « bhāvanā ». Il est assez dommage que ce terme ait été traduit simplement par le mot

« méditation », ce qui donne une vision réductrice et étroite de l’ensemble du système

d’éducation que le Bouddha nous a donné. Si on les sort de leur contexte, les techniques

de méditation bouddhistes pourront diminuer le stress et être une forme sophistiquée

Dhammapala Bulletin 2010 11 11


12 12

de d psychothérapie, mais elles n’auront

pas p pour effet d’apporter la Libération

t comme le souhaitait le Bouddha.

Dans ce système d’éducation, le

Bouddha B a parlé de quatre domaines

dans d lesquels nous devons faire

des d efforts : deux externes et deux

domaines d internes.

Le premier domaine externe

consiste c à développer une relation

sage s avec le monde matériel dans lequel

nous n vivons. Cela commence par l’aspect

p du monde matériel qui nous est le

plus p proche, à savoir notre corps physique.

s Il s’agit de développer une attitude

t sage par rapport au temps qu’il

faut f consacrer au travail, au repos, à

l’exercice l et à la nutrition, par exemple.

Et E puis on étend cela à notre relation

à nos possessions, à l’argent, à la technologie,

n aux media – à tout notre environnement

r

matériel – et enfin à notre

relation à l’environnement naturel dans lequel nous vivons en tant qu’êtres humains.

Le second domaine externe concerne notre relation au monde social : comment

nous communiquons avec les membres de notre famille, avec nos amis, avec nos collègues

et avec la société dans laquelle nous vivons.

Le premier domaine interne consiste à abandonner ce qu’il y a de mauvais ou de

malsain en nous et à développer ce qu’il y a de bon. Ce qui est mauvais, ce sont les pollutions

mentales et tout ce qui peut être négatif en nous ; tandis que ce qui est bon, ce

sont les qualités comme la patience, la gentillesse, la compassion, l’attention, la paix

intérieure, etc.

Le dernier domaine est celui de la sagesse, le joyau de la couronne de toutes les traditions

bouddhistes. Cela commence avec l’entraînement du processus de la pensée.

Apprendre à penser de manière plus systématique et profonde pour arriver à la vision

pénétrante qui transcende la pensée discursive – il s’agit du développement de vipassanā.

Bien entendu, en parlant de ses enseignements, le Bouddha n’a jamais employé le

terme « bouddhisme ». En général il parlait du « Dhamma-Vinaya ». Le mot « Dhamma »

fait référence aux enseignements relatifs au développement intérieur du cœur et de la

sagesse, tandis que le mot « Vinaya » fait référence aux enseignements relatifs à notre

Dhammapala Bulletin 2010


pratique dans le monde extérieur. Ces deux aspects doivent être en harmonie pour que

le processus éducatif atteigne son but.

J’espère que ces quelques mots de présentation vous montrent bien que l’image que

l’on a parfois du bouddhisme – ne s’intéressant pas au monde extérieur, uniquement

tourné vers l’intérieur en espérant que le reste se fera tout seul – est une image erronée

des enseignements du Bouddha.

Pour aborder chacun des domaines évoqués, il faut des outils différents. On dit qu’il

y a quatre-vingt-quatre-mille enseignements donnés par le Bouddha mais il a dit luimême

qu’il y a un facteur qui les relie tous, un aspect qui ressort toujours : la saveur

caractéristique de la Libération. A ce propos, le Bouddha a donné une image qui est

restée célèbre : « Tout comme l’eau de tous les océans du monde a un goût salé, tous

les enseignements authentiques du Bouddha, quel que soit leur niveau, ont le goût de

la Libération ».

Pour donner un exemple à propos du premier domaine d’éducation, celui qui concerne

notre relation au monde physique, l’une des qualités transformatrices – en particulier au

début de la pratique – est le développement de la générosité. On considère que « donner

» est un des meilleurs moyens de développer du mérite – puñña, en pāli. La raison

en est que le but du développement de la générosité est de nous libérer de l’avarice, de

l’égoïsme, de l’attachement et de la saisie de nos possessions matérielles. Nous pouvons

observer nos sentiments de près et voir comment nous nous sentons quand nous donnons

quelque chose – qu’il s’agisse d’offrir son pardon, d’offrir du temps ou un talent –

sans rien attendre en retour, aucune récompense, et comparer cela à ce que nous ressentons

quand nous désirons ou attendons un remerciement ou une forme de récom-

ppense.

Psychologiquement, je pense que le

ssentiment

est très différent. Je suis sûr que

vous v avez tous eu l’occasion de vivre ces deux

types ty d’expériences et vous avez pu observer

que, q quand on donne sans rien attendre, l’esprit

p est joyeux et purifié. Par contre, quand

on o attend une forme de récompense, quelle

qu’elle q soit, on ne ressent pas ce plaisir qui

réjouit ré le cœur.

L’une des techniques de méditation que

peu p de gens connaissent bien consiste à se

remémorer re les actes de bonté et de générosité

ro que l’on a pu faire dans le passé. Il ne

s’agit s’ pas, là non plus, d’un enseignement

basé b uniquement sur la foi ; c’est une chose

que q

vous pouvez observer. Si vous vous

Dhammapala Bulletin 2010 13 13


14 14

sentez très triste, déprimé, que vous avez le sentiment de n’être bon à rien, si vous vous

remémorez de belles vacances ou des plaisirs sensoriels vécus dans le passé, vous risquez

de vous sentir encore plus malheureux parce que toutes ces choses se sont enfuies.

Par contre, si vous évoquez des gestes de générosité, de bonté que vous avez eus même

cinq, dix ou vingt ans plus tôt, l’esprit est instantanément élevé, il se sent clair et lumineux.

C’est la raison pour laquelle on dit que la générosité est l’un des « nobles trésors

de l’esprit ». Quand nous avons agi de manière bonne et généreuse, plus tard le souvenir

de cet acte sera toujours pour nous un refuge et une source de joie, quel que soit le

temps écoulé depuis.

Evoquer la bonté et la gentillesse des autres est aussi une pratique merveilleuse. Il

y a trois ans, j’étais en tudong [marche dans la nature, parfois en pèlerinage, seul ou

accompagné de quelques amis ou disciples] dans l’ouest de l’Inde. Je suis allé d’Aurangabad

jusqu’aux grottes bouddhistes d’Ellora et ensuite à Ajanta et j’ai refermé la boucle

en retournant à Aurangabad. Chaque soir, je quittais la route et grimpais sur une colline

pour passer la nuit dans un endroit tranquille. Un soir, en grimpant sur une colline,

j’ai rencontré deux gardiens de chèvres. Eux aussi m’ont vu et je craignais un peu

qu’ils ne viennent me déranger mais ils ne m’ont pas suivi. Plus tard, à la nuit tombée –

il faisait très noir, c’était une nuit sans lune – tandis que je méditais assis sur un rocher,

j’ai entendu quelqu’un grimper le versant de la colline. Cette personne n’avait pas de

lampe et je l’entendais qui trébuchait dans l’obscurité. Et puis la haute silhouette d’un

homme s’est profilée dans le ciel. Il tenait quelque chose à la main et il avançait vers

moi ... Quand il s’est approché davantage, j’ai réalisé qu’il tenait un régime de bananes !

J’imagine qu’après une longue journée de travail dans les champs, il était rentré à

Dhammapala Bulletin 2010


son village deux ou trois kilomètres plus loin, et

avait entendu dire par les jeunes chevriers qu’il

y avait un moine en haut de la colline. Il a dû

craindre que j’aie faim de sorte qu’après sa longue

journée, il avait grimpé la colline dans l’obscurité

totale pour m’offrir ces bananes. La situation

était délicate pour moi car j’ai dû lui expliquer

que ma règle m’interdit de manger après

midi. Je ne parlais pas sa langue et il ne comprenait

pas mais finalement il a redescendu la colline

avec ses bananes. Plus tard, vers onze heures

du soir, j’étais toujours en train de méditer sur

mon rocher quand à nouveau j’ai entendu des pas

qui trébuchaient sur le versant de la colline et le

même homme est apparu devant moi. Dans sa

main, cette fois, il y avait une très vieille couverture

usée jusqu’à la corde. J’ai réalisé qu’il était

redescendu jusque chez lui, en bas de la colline,

dans le noir, et qu’il voulait tellement m’offrir

quelque chose qu’il était remonté à onze heures

du soir m’offrir ce qui était peut-être sa seule couverture,

pour m’éviter d’avoir froid la nuit.

Je suis sûr que, parmi toutes les personnes que j’ai rencontrées en Inde, je n’oublierai

jamais cet homme à cause de sa générosité. Le simple fait de penser à lui et à sa gentillesse

me rend heureux. Nous avons donc le pouvoir de rendre les gens heureux, même

avec de petits gestes de gentillesse. Nous y gagnons parce que ce souvenir est un trésor

dans notre cœur, une chose vers laquelle nous pouvons nous tourner quand nous

sommes tristes ou quand nous avons mal physiquement. Mais celui qui reçoit y gagne

aussi quand il se souvient de notre gentillesse. Il peut en être touché, et cela peut lui

donner envie de se comporter de manière plus généreuse.

Ce que je voudrais souligner aujourd’hui, c’est que je ne vois pas de différence essentielle

entre des actes de bonté et de générosité qui ont pour but de se libérer de l’égoïsme

et appliquer une technique de méditation jambes croisées et yeux fermés.

En ce qui concerne le second domaine d’« éducation », que l’on pourrait appeler, de

manière générale, « moralité » ou « développement de la vertu », je crois que la différence

est très claire entre l’attitude envers la moralité dans un système de croyances et

dans un système d’éducation. Dans la plupart des systèmes de croyance, la moralité est

basée sur les « paroles » d’un dieu, retranscrites dans un livre et cette croyance implique

un système de récompense et de punition.

Dhammapala Bulletin 2010 15 15


16 16

Dans le bouddhisme, nous commençons par une question très simple : comment

aimerions-nous vivre en tant que communauté d’êtres humains ? Dans quel genre de

famille, de communauté, aimerions-nous vivre ? Quels principes aimerions-nous voir

exprimer dans notre famille ou notre communauté ? Je pense que nous serons tous d’accord

pour dire que nous aimerions vivre dans une communauté où nous nous sentirions

en confiance, en sécurité, entourés de chaleur humaine et de gentillesse. Si nous sommes

d’accord sur ces points, la question suivante est : quelles mesures concrètes pouvons-nous

prendre pour que notre famille soit, autant que possible, l’expression de ces qualités ?

Là encore, le Bouddha commence avec une simple vérité psychologique. Il fait observer

que, bien que par la seule volonté, nous ne puissions pas nous empêcher d’avoir des

pensées ou des émotions négatives ou égoïstes, nous pouvons tout de même nous retenir

d’agir sur l’impulsion de ces pensées ou de ces émotions. Si, par exemple, vous décidez

qu’à partir d’aujourd’hui vous ne vous mettrez plus jamais en colère, vous serez gentil

et plein de compassion envers tous les êtres vivants, soit vous deviendrez fou soit vous

vous sentirez affreusement coupable et vous vous détesterez parce que vous ne pourrez

pas tenir cet engagement. Par contre, vous pouvez vous dire : « Même si je suis très

en colère contre quelqu’un, je m’engage à ne pas le frapper, ne pas le tuer, ne pas l’insulter

ni être méchant avec lui » – car chacun d’entre nous est capable de tenir cet engagement-là.

Nous utilisons donc cette

capacité que nous avons de

prendre du recul par rapport

à nos instincts naturels

« animaux » et décidons qu’à

certaines occasions nous

n’allons pas suivre ces instincts

et ces désirs. Vous

avez peut-être participé à

une cérémonie au cours de

laquelle les bouddhistes laïcs

demandent à recevoir les

Préceptes. Les mots pālis utilisés

à ce moment-là signifient

très précisément (par

exemple, pour le 1er Précepte)

: « Je m’engage à la

pratique consistant à m’abstenir

de prendre la vie en

tant que moyen pour

Ajahn Jayasaro devant Le Cabanon au Refuge

Dhammapala Bulletin 2010


entraîner ou éduquer mon comportement. »

Un trait important des préceptes – ou de la moralité en tant qu’éducation formelle

– est que tout engagement doit être pris de plein gré. Si on s’abstient de certains comportements

à cause de la pression sociale ou par peur de représailles, il y a un comportement

qui semble moral mais, dans le système d’entraînement ou d’éducation bouddhiste,

on dit qu’à ce stade la moralité, silā, n’est pas encore présente.

Il y a un terme qui est très employé de nos jours en Occident : l’estime de soi, la

bonne image que l’on a de soi. Dans quelle mesure le Bouddha nous encourage-t-il à

développer cette estime, ce respect de soi ? Tout d’abord, il y a la pratique de la générosité

qui permet de nous prouver constamment que nous pouvons avoir une influence

positive sur la vie des autres, sur le monde dans lequel nous vivons. Deuxièmement, le

fait d’accepter volontairement de restreindre nos actions et nos paroles et de respecter

ces limites que nous avons choisi d’adopter.

De manière générale, il est convenu de considérer que l’observation des Préceptes

est le fondement de la pratique de la méditation. Il est certain que c’est l’une de leurs

fonctions, notamment dans le sens qu’ils nous libèrent du sentiment de culpabilité et

d’une mauvaise image de nous-mêmes. Mais je voudrais vous montrer aussi qu’observer

les Préceptes est, en soi, une forme de pratique de méditation.

Pour le texte entier des enseignements d’Ajahn Jayasaro au Refuge, consulter le site du Refuge :

www.refugebouddhique.com.

Ajahn Cha

Vertu et Meditation

Editions Sully

Vient de paraître

Fêt e de Ves akh

Lundi, Lu Lund nd ndi, i, 15. 5. 5 Mai ai 201 2011 01 011 1 10 1 10.00h .0 .00h 0h

Fêt e de Kathina

Dimanche, Di Dima Di Dima ma m ma manc nc nche nc n he h he h , 16. 16 16. 16 1 . Octobre Oc Octo Oc Octo to t to t br bre br bree 2011 20 2 20 2011 11 1 11 1 10.00h 10. 100. 0.00 00 00h 00 0 h

an Kip Kipferhaus ip ipfe fe ferh rh rhau au aus s à Hi HHinterkappelen nt n er erka ka kapp pp p el e en e

(près (p (prè rè r s de dde Ber Berne) er erne ne ne)

Soy SSSSSSSSoyoyoyoyoyoyoyoy eeeeeeezzzzzzzz ez lllllllleseseseseseses les bbbbbbbbiiiiiiinnnnnnnnvvvvvvvveeeeeeeennnnnnuuuuuuuueseseseseseseses binvenues ! !!!!!!

Dhammapala Bulletin 2010 17 17


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Calendrier 2011 de Dhammapala

Les événements écrits en gras auront lieu au monastère Dhammapala, les autres dans les villes mentionnées.

Janvier

Retraite monastique

jusqu’au 25 mars

Mars

26/27 Week-end de méditation

(– en thaï) avec Aj. Thiradhammo

Avril

27 Genève

Mai

11 Berne

15 FÊTE DE VESAKH

20-22 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

23-29 Semaine de retraite au

Monastère *

Juin

06 Zurich

18-20 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

Juillet

08-10 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

20 Genève

Août

12-14 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

Dhammapala Bulletin 2010

Septembre

11-25 Semaines de retraite au

monastère *

28 Genève

Octobre

07-09 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

16 FÊTE DE KATHINA

19 Berne

Novembre

11-13 Week-end de méditation

(– en allemand) avec Aj. Khemasiri

14-20 Semaine de retraite au

monastère *

21 Zurich

Décembre

14 Genève

Janvier-Mars 2012

Retraite monastique des 3 mois

* durant ces périodes, la communauté réduit au maximum son activité tout en appréciant le soutien

d’un nombre limité d’hôtes.


Week-ends de méditation

2011

(al) = allemand (a) = anglais (t) = = thaï

26/27 mars (t) (Aj. Thiradhammo)

20-22 mai (al) (Aj. Khemasiri)

08-10 juillet (al) (Aj. Khemasiri)

12-14 août (al) (Aj. Khemasiri)

07-09 octobre (al) (Aj. Khemasiri)

L11-13 novembre (al) (Aj. Khemasiri)

es

week-ends de méditation commencent normalement le vendredi soir à 19h30. Ce-

pendant, d nous demandons aux méditants d’arriver au monastère entre 17h et 18h, pour

qu’ils aient le temps de s’acclimater au lieu ainsi qu’à l’atmosphère monastique. Il est recommandé

de considérer les Huit Préceptes qui régissent la vie au monastère comme

un engagement formel, y compris le respect du «noble silence». Les instructions pratiques

et les enseignements sont généralement donnés en allemand, sauf mention différente.

Pour pouvoir participer à ces week-ends, il est indispensable de s’inscrire au préalable

par fax, e-mail ou téléphone (du mercredi au samedi de 9h à 11h). Comme ces cours

sont le plus souvent complets, nous vous demandons de ne vous inscrire que si vous

souhaitez participer à l’ensemble du week-end.

Le monastère vit grâce aux dons (“Dana” = générosité) et ne demande pour cela pas

de montant fi xe pour les cours. Une contribution sous forme de nourriture au début et

un don fi nancier vers la fi n de la retraite sont cependant hautement appréciés. Veuillez

aussi vous munir d’un sac de couchage et d’une taie d’oreiller ou bien de l’ensemble de

votre literie.

Les Mots de Gratitude

Nous N remercions tous ceux et celles qui ont contribué à la création de

ce c bulletin : Patricia Rollier et Jeanne Schut ont traduit et corrigé les

textes. te Ron Lumsden et Tavaro a effectué la mise en page. Les photos

ont o été prises par Ajahn Khemasiri, Berti Buffy, Betty Picheloup et Thitirat

Winteler.

Dhammapala Bulletin 2010 19 19


Ret raites longues ou à l'ext érieur 2011

20 20

Pour toute retraite: l’enseignement est donné en allemand à moins d’une indication

contraire.

Des bénévoles sont bienvenus pour aider en cuisine durant toutes ces retraites!

21-25 avril Retraite de Pâques avec Ajahn Khemasiri

Cours de méditation avec Noble Silence, ouvert à tous

21-24 mai Retraite de Pentecôte avec la nonne Ajahn Kovida (en anglais)

Cours de méditation avec Noble Silence, ouvert à tous

03-10 septembre „Achtsamkeit in Stille und im Dialog“ avec Ajahn Khemasiri

Dans ce cours, la méditation formelle sera enrichie par un

dialogue quotidien sur le Dhamma

(réservé aux personnes ayant une expérience préalable d’une

retraite de méditation).

Les inscriptions sont enregistrées dès mars 2011.

09-11 décembre Retraite de méditation avec Ajahn Khemasiri

en Provence (France). Les enseignements seront

donnés en anglais avec traduction en français.

Contact : Le Refuge, Tél. : +33 (0)4 4292 4528

26 décembre-01 janvier 2012 Retraite du Nouvel An

(réservé aux personnes ayant une expérience préalable d’une

retraite de méditation).

Le nom de l’enseignant sera connu en juin 2011 et ensuite les

inscriptions seront enregistrées.

Dhammapala Bulletin 2010


Groupes de Méditation

Suisse

Avegno Martin Züllig 091 796 27 24

Baden Maria Sarah Bratschi 056 406 39 59

Basel Robert Szalies 061 554 92 49; 079 360 43 64

Rainer Künzi – www.kalyanamitta.ch 061 331 13 04

Beatenberg Meditationszentrum - www.karuna.ch 033 841 21 31

Bern Evelyne Wittwer 031 534 03 50

Irene Bumbacher 031 331 91 06

www.zentrumfuerbuddhismus.ch

Biel Andreas Bachmann 032 322 57 65

Genf Chongcharoen Sornkaew 022 757 54 04

Lausanne Laurence McKenzie 021 711 26 92

Luzern Yvonne Bühlmann 041 497 01 31

Pontresina Alain & Ursula Gayet 081 842 76 05

Weinfelden TG Roger Stalder 071 558 83 43

Winterthur Stéphanie Mosimann 052 238 12 31

Zürich Maya Küchler 044 391 68 72

Allemagne

Rolf Hafner - www.theravada.ch 079 358 90 77

Freiburg Sonja Welker 0761 456 22 47

Susanne Steinhusen 0761 384 270 52

Hamburg Axel Wasmann 040 399 069 97

Heidelberg Robert Eckermann 06221 27 447

Hildesheim Johannes Dombrowski 05121 8090 580; 0151 1703 2799

Karlsruhe Hans-Peter Fettig 0721 9483 636; 0160 8351 187

Köln Akiñcano M. Weber 0221 139 64 45

München Buddhistische Gesellschaft München 089 388 499 09

Nürnberg Wolfgang Kaiser 0911 660 42 42

Ulm/Dürmentingen Dobrina Frank

Italie

07371 96 15 05

Vihara Via Delle Prata 22, Localita ”Le Brulla”,

Santacittarama I-02030 Frasso Sabino RT

Fax +39 (0)6233 238 629 Tel. +39 (0)765 87 21 86

France

Aix-en-Provence Le Refuge, 370 Ch. Fontaine de Fabrègues,

F-13510 Eguilles Tel. +33 (0)4 42 92 45 28

Autriche

Wien Christoph Köck, Gfrornergasse 3/1/39,

A-1060 Wien Tel. +43 (0)1 595 50 18


Il Il faut rajouter rajouter 15 à 20 minutes à pied pour aller de la la gare gare de de Kandersteg Kandersteg au monastère monastère Dhammapala.

Les correspondances correspondances en train depuis depuis Berne: Berne:

Les Les trains en en direction direction de Brigue partent de Berne toutes toutes les les heures heures +35 ou 40 minutes. minutes. Ils Ils arrivent à

Kandersteg Kandersteg environ environ une une heure plus tard. Certaines Certaines correspondances correspondances demandent un changement changement à Spiez.

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