BOIS ET FORET MARS 05 - Chambre d'agriculture du Bas-Rhin

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BOIS ET FORET MARS 05 - Chambre d'agriculture du Bas-Rhin

Sommaire

GROUPEMENT DE SYLVICULTEURS BAS-RHIN

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De la puissance,

là où vous en avez

besoin !

Page 3

Une plantation

réussie n’est pas le

fruit du hasard

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Le parcours

atypique et

initiatique d’un

sylviculteur sans

forêt

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Les bois et forêts

du château de

Lichtenberg

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Journée de l’Union

Forestière de l’Est à

Saint Jean

d’Ormont

Editorial

Lors de notre dernière AG du 11/06/2008 à Lichtenberg, votre Président

M. Hubert OTT, après plus de 18 ans de loyaux et dévoués services à la tête

de Bois et Forêts, nous a fait part de son souhait d’être déchargé de son

mandat, tout en restant au conseil d’administration. Bois et Forêts se trouvait

décapité !

Votre conseil d’administration dans sa séance du 15 septembre 2008 a

décidé de me confier « les clés de la maison ». Malgré mes 65 ans (âge de la

retraite pour beaucoup… ) j’ai accepté cette mission « d’animateur de notre

groupement »

Merci à toutes et à tous pour cette marque de confiance !!

DECEMBRE 2008

Marcher sur les traces de Messieurs FRANCLET, De POURTALES, MEYER,

BERHNHART, OTT… n’est pas sans risque pour assurer un tel héritage. Mais

le soutien de toutes et de tous devrait permettre un passage de témoin sans

haut ni rupture.

Sous la houlette de M. BESSON, son directeur, assisté de M. HOH et

M. DEBUS, qu’en votre nom, je remercie et félicite. Bois et Forêts marche bien

et devra poursuivre ses actions malgré les nuages qui se profilent à l’horizon.

Les relations construites sur la confiance et l’estime réciproque avec les

collectivités territoriales qui nous soutiennent sont excellentes. Dans la filière,

Bois et Forêts est un partenaire reconnu et apprécié. Avec la chambre

d’agriculture (notre chêne mycorrhizé) Cosylval, le CRPF ; FPA, Fibois, Forêts

services 68 et le syndicat, le travail et la coopération au service de la forêt

privée sont exemplaires.

Notre équipe administrative et technique toujours efficace et dévoué

« merci » à eux, par qui beaucoup passe et passera.

Demain, sur « cette terre que nos enfants nous prêtent », nos forêts

d’Alsace passion pour nous, sera toujours là et continuera de produire du bois,

de nettoyer, épurer la planète et d’animer le paysage….quel challenge… !! ?

Alors tout va bien dans le meilleur des mondes me direz vous !!! Oui mais

après les choses faciles à dire, les chantiers à attaquer de front demain ne

manqueront pas.

Avec notre conseil d’administration, les prochains jours seront mis profit

pour élaborer les actions de défense, d’évolutions, d’adaptations et de

survie… de la forêt alsacienne privée.

Voilà sans détour, ce que je voulais vous dire pour ce premier billet.

Jean Louis GOSSET


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De la puissance,

là où vous en avez besoin !

De nombreux propriétaires réalisent eux – mêmes

les travaux d'exploitation et souvent dans des zones

montagneuses, et en tout cas pentues, et qui plus est

sans accès suffisant aux bois.

Le débusquage des bois

Cette opération consiste à tirer les bois façonnées

depuis le parterre de la coupe jusqu'à une piste de

débardage d'où les bois peuvent ensuite être

débardés jusqu'à une route forestière et y être stockés

pour être vendus convenablement. Dans les terrains

pentus, les petits tracteurs agricoles ne sont pas

adaptés à ce travail qui peut devenir très vite

dangereux !

Le treuil portable à cabestan

Il s'agit d'un moteur 4 temps de 50 cm3 qui pèse

environ 15 kg et qui peut donc être porté assez

facilement à la main voire remonté vers une parcelle

inaccessible. Une corde polyester souple de longueur

illimitée peut s'enrouler facilement autour du treuil,

ancré à l'aide de sangles à un arbre, et tracter jusqu'à

2 tonnes sans efforts ; une poulie de renvoi permet

d'avoir le maximum de force.

Ce treuil permet donc de débusquer des petits

bois dans quasiment toutes les situations et il peut

aussi servir à câbler des arbres encroués.

Le débardage qui est souvent assez long se fera

sur des pistes et à l'aide d'un tracteur.

Des précautions nécessaires !

Le travail d'exploitation forestière reste un travail

potentiellement dangereux. A ce titre, on évitera donc

d'accumuler les bois les uns sur les autres et que l'un

glisse et écrase le forestier. Il est bien sûr absolument

nécessaire et au minimum d'avoir des bottes coqués

(pour ne pas avoir les pieds écrasés) et un casque de

sécurité (il reste toujours une petite branche en haut

d'un arbre).

Quelques informations supplémentaires

Le treuil portable Winch a été développé au

Canada et n'est pas très répandu en France ; son prix

hors accessoires indispensables (corde, poulies,

élingues et mousquetons) est d'environ 1500 € HT.

Vous obtiendrez plus d'informations et la liste des

concessionnaires sur le site internet suivant :

www.portablewinch.com

Claude HOH


Les bois et forêts du château de

Lichtenberg

Le 11 juin dernier, près de 80 sylviculteurs et

propriétaires forestiers ont pris d’assaut le château de

Lichtenberg, qui trône au centre du massif des Vosges

du Nord, pour assister à l’assemblée générale du

groupement de sylviculteurs du BasRhin, Bois et

Forêts 67. L’accueil par Monsieur Sand, maire de

Lichtenberg, a permis de restituer le contexte

historique du site et riche d’une grande tradition

forestière.

Les 350 adhérents du groupement retrouveront

certainement cette année un nouveau président pour

remplacer Monsieur Hubert Ott qui a déjà œuvré

énergiquement durant 18 ans à cette fonction.

La randonnée forestière et ombragée de l’après –

midi a permis de découvrir un panel des forêts privées

de Lichtenberg avec une présence nette de la

châtaigneraie. Une essence bien présente en Alsace

mais dont la sylviculture et la commercialisation de ce

bois restent à développer efficacement ; un projet de

développement ambitieux que nous tentons d’initier

depuis 5 ans et que plusieurs régions françaises ont

su engager. La technique moderne et mécanisée de la

fagotteuse, visitée en action, facilite grandement le

travail de rangement et de nettoyage des parcelles de

forêts exploitées tout en accompagnant la politique du

bois – énergie.

Les besoins, les idées et les projets des

propriétaires forestiers du BasRhin sont toujours

encore aussi nombreux et variés et reflètent la grande

diversité de situations que l’on peut rencontrer en

Alsace.

Claude HOH.

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Journée de l'Union

Forestière de l'Est à

Saint Jean d'Ormont

dans les Vosges

Située au nord de Saint – Dié, la

vallée de la Hure s'est mise en

quatre pour accueillir plus de 600

forestiers du grand Est dans le

village de Saint Jean d'Ormont.

Différents circuits ont permis de

découvrir la volonté farouche des

Vosgiens de valoriser, améliorer,

reconstruire les hagis résineux

pour développer durablement ces

petites vallées perdues et

charmantes de la montagne

vosgienne.

Vosges du Nord - Alsace Bossue

Plaine Nord

Regroupement et formation

Claude HOH

Tél. 03 88 70 49 28

06 72 72 76 70

Les thèmes qui ont été vus au

cours de la journée ont été :

Amélioration foncière, reboisement

post – tempête et

plantation diversifiée

Produire de très gros bois de

qualité de Douglas, tout en

valorisant le paysage forestier

La gestion des parcelles

forestières en bord de cours d'eau

Amélioration foncière et

plantation diversifiée à faible

densité avec utilisation du recrû

naturel

Eclaircies résineuses concertées

Forêts résineuses mixtes,

gestion régulière ou irrégulière ?

Reconstitution par valorisation

du recrû naturel après coupe rase

Une desserte forestière en

commun

Claude HOH

Permanences hebdomadaires des techniciens

Les dernières

nouvelles de

Bois & Forêts

Un nouveau technicien

forestier est venu soutenir le

dispositif visite – conseil dans le

sud du BasRhin. Valentin

Mann est âgé de 26 ans ; il a déjà

travaillé à l'Office National des

Forêts de Sélestat et à

l'Association Forêt Cellulose en

Côte d'Or mais aussi comme

commis forestier aux Etablissements

Perri à Epinal et

dernièrement à la scierie Keller

en Forêt-Noire.

Si vous souhaitez bénéficier

d'une visite – conseil dans la

vallée de la Bruche, le Val de Villé

ou dans le Grand Ried, n'hésitez

à le solliciter pour prendre rendez

– vous au 06 80 40 01 88.

Claude HOH

Vallée de la Bruche - Val de Villé

Plaine Sud

Animation foncière

Visite - Conseil

Marc DEBUS

Valentin MANN

Tél. 03 88 19 17 92

Tél. 03 88 19 17 92

06 31 07 97 72

06 80 40 01 88


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Le parcours atypique et initiatique

d'un sylviculteur sans forêt

Tout jeune, on peut tomber dans

le bois ? Et oui !

Dans les années 1950/60, il

fallait retrousser ses manches,

monter au Haut-Jura (près de Barle-Duc

; pour faire 30 stères de

hêtre, dans les houppiers d’après

coupe, assurant le chauffage de la

famille. Tout cela, sous l’œil unique

de grand-père, qui, après la guerre

de 1914-18 avait passé des années

de sa vie à l’ONF, dans le secteur de

la zone rouge de Verdun, pour y

repiquer les millions d’épicéas

drapant cette «nécropole éternelle»

d’un linceul de verdure marquant les

affres de «l’effroyable bataille».

Après la forêt feuillue et vivrière

meusienne, au fil de mon parcours

scolaire, c’est la forêt de sapin que

je découvre dans le Haut Doubs et

le Jura avec leurs immenses troncs

centenaires allongés au bord des

routes attendant leur destin. Depuis

le «fort de Joue», quelle féérie que

ces immensités verdoyantes et

ondulantes sous la bise, dans un

mouvement d’archers, mu par la

main d’un chef d’orchestre

invisible !

Professionnellement toute ma

carrière s’est faite au ministère de

l’agriculture ; tout d’abord et

pendant 8 ans, au Génie Rural de la

Meuse, services : remembrement,

aménagement, développement du

territoire rural puis ensuite comme

attaché gestionnaire au lycée

agricole d’Obernai durant 32 ans.

En 1968, mon parcours forestier

prit un virage à 180° avec la

rencontre de ma future épouse,

vosgienne, d’origine alsacienne qui

rapidement m’appris à reconnaitre

l’épicéa du sapin noir de

Moyenmoutier (professeur de

biologie végétale oblige !!!). Dans sa

«verte vallée» l’exode rural avait

transformé champs d’avoine et

prairies en sapinières pour le «bois

de mine» et sa famille n’avait pas

échappé au mouvement. Ça

repiquait partout ! La côte était

couverte de «soldats alignés»

comme à la parade, dégagement,

éclaircie, élagage… toute la

sylviculture appliquée se déroulait

en permanence devant le néophyte

que j’étais…

En 1979 sur «prescription

médicale» après un accident cardio

vasculaire me recommandant 1 heure

par jour d’activité sportive, nous

achetons une parcelle de 8 ares au

Finhau à Obernai pour la nettoyer et

y planter sur les conseils de « papy »

Gilbert nos premiers merisiers made

in D’Andlau. Petit à petit au fil de

plus de 100 actes notariés, ce

terrain s’agrandit pour atteindre les

4 hectares d’aujourd'hui et devenir

un arborétum aux noyers hybrides,

ormes résistants, érables

sycomores, merisiers, frênes,

alisiers torminals cormiers et bientôt

aulnes glutineux étoffent le paysage

à la place des friches, tailles et

champs de maïs d’hier.

Depuis dans l’objectif du « pas

tous les œufs dans le même

panier », des peupliers furent

installés à Epfig car le secteur

d’Obernai est tel qu’il devient

impossible désormais d’acheter le

moindre m², la pression foncière !

Le 26 décembre 1999 Moyenmoutier

fut anéanti par «Lothar».

Pas un arbre ne reste débout, parti

de quelques dizaines d’ares et

repartant de zéro… Le patrimoine

forestier familial s’étoffe actuellement

avec quelques 12 hectares d’un

seul tenant.

La replantation diversifiée

s’accélère puisque même les

cèdres ont désormais leur petit coin

en attendant peut être le Red Cedar.

Cette année un projet de

layonnage devrait permettre une

remise en valeur de plusieurs

hectares à l’abandon depuis ce

sinsitre lendemain de Noël.

Depuis toujours, avec et pour

nos trois enfants (un groupement

forestier est à l’étude), nous

plantons et ne récolterons jamais.

Nos enfants et petites enfants…

sont chargés de cette tâche.

Et bois et forêt au milieu de tout

cela ??

C’est tout simple, une rencontre

au détour du lycée agricole

d’Obernai, un homme, Mr Jean

BRAUD, une bonne parole et la

nature a fait son œuvre «pour

adhérer c’est facile… !», un stage

FOGEFOR… Une famille de

passionné de la forêt, la greffe qui

prend et le «virus» nous envahit…

De nos jours, rares sont ceux qui

peuvent vivre de leur forêt et

pourtant ils sont des millions avec

une parcelle boisée à laquelle ils

sont attachés (fil générationnaire du

grand-père toujours là et debout…)

elle fait leur bonheur, leur joie de

vivre.

Bois et Forêt est là pour les

aider.

J’en suis un témoin...

Jean Louis GOSSET


Une plantation réussie n'est pas

le fruit du hasard !

Pour assurer la reprise et la croissance initiale d'un

jeune plant forestier il faut améliorer et maîtriser son

environnement immédiat. La suppression et le

contrôle de la végétation herbacée ainsi que

l'amélioration de la structure du sol, sont des facteurs

essentiels de réussite.

Des méthodes innovantes dans ce domaine ont

été mises au point en 2007. Elles sont le fruit d'une

collaboration entre l'entreprise Claude Becker de Toul,

inventeur des outils forestiers montés sur mini – pelle

et Léon Wehrlen de l'INRA de Nancy (équipe Mission

gestion de la végétation en forêt), concepteur des

méthodes.

Les résultats de reprise, en plantation forestière,

sont spectaculaires et permettent d'économiser des

dégagements. Ces méthodes sont efficaces dans

tous les types de milieux, y compris en conditions

difficiles : sols très superficiels ou sols profonds

compactés par le débardage (surtout après la

tempête), enherbés, en présence de végétation semiligneuse,

de rémanents, de souches ou en pente

forte.

Ces méthodes ont été présentées, au mois de

septembre, lors d'une journée de démonstration dans

les forêts des Vosges du Nord.

Claude HOH

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