TOURISME - Réseau wallon de développement rural

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TOURISME - Réseau wallon de développement rural

4Des contraintes transversaleset des questionsLes échanges au sein du GT « Tourisme »ont suscité diverses questions et pointé descontraintes qui n’ont pas trouvé à ce jour desolution. Certaines questions ne peuventêtre tranchées par les participants, d’autresméritent un redoublement d’effort pourobtenir les réponses.La question de l’évolution rapide du matérielet des logiciels fait planer un risque surles importants investissements consentispour utiliser les TIC. Les partenaires y sontsensibles, ce qui tempère l’enthousiasmepour ces produits. D’autant plus que lescoûts de maintenance ou de mise à jourdes applications sont peu ou pas du toutpris en compte.En lien avec la question précédente, sepose le problème de cerner les besoins ouattentes des touristes en matière de TIC.Comment mieux profiler les publics cibles?A ce jour, il n’existe pas de statistiques finesou d’études suffisamment riches sur le sujeten Wallonie et rien ne laisse présager quece genre d’information sera disponible. Lesétudes de marché sont complexes à meneret le recours à une enquête menée avecdes étudiants a été estimé à 70.000 euros.Dans les questions intéressantes à suivre enréseau, celle de l’entretien des sentiers estimportante. Ces voies sont un atout fantastiquepour le tourisme, mais leur entretienet celui du balisage sont à la charge descommunes qui généralement ne peuventy faire face. Des solutions existent : les jobsd’étudiants dans les communes ou le programmeWallonet (qui permet aux Maisonsdu Tourisme de recruter des ouvriers pourl’entretien des sites et sentiers touristiques).D’autres solutions sont à développerpour pouvoir supporter la comparaisonavec la situation de territoires voisins bienorganisés, notamment les réseaux de sentiersen Allemagne, en France, en Suisse…ou chez nous, dans les cantons de l’Est.Autre sujet méritant un suivi : la valorisationtouristique des forêts. Un projet « massifsforestiers » a été initié, un diagnostic établi,une stratégie globale déclinée en approchesspécifiques pour chacun des huitmassifs forestiers wallons identifiés. Quatremassifs ont finalement été retenus, maisle processus démarre lentement et c’est lemassif de Saint-Hubert qui est le plus avancé.Les actions sont lourdes et réclamentdes moyens importants. Il faut sans doutelaisser mûrir les partenariats, convaincre lesacteurs de la réalité des bénéfices face auxinvestissements à consentir.Le problème le plus épineux concerne lajointure et la gestion des bases de données.Les bases de données dans le secteur sontmultiples (événements, disponibilités d’hébergement,offres de produits, opérateurs)et parfois démultipliées entre partenairesdifférents. Un vrai casse-tête, source d’erreurdans les mises à jour ! Des solutions partiellesexistent pourtant. Le Commissariatgénéral au Tourisme a développé la basede données intégrée « PIVOT », accessibleà toutes les Maisons du Tourisme, mais lamigration des bases de données existantesest délicate. Autre solution partielle, leweb-service « Walhebcalendar », projet développéconjointement par la Fédérationdu Tourisme de la Province de Luxembourget la Fédération des Gîtes de Wallonie pourpouvoir accéder à l’ensemble des événementsofferts sur un territoire et paramétrerdes dates.La question des bases de données cachele plus sérieux problème : aucun dispositifcoordonné ne permet plus de réservergîtes ou chambres d’hôtes en Wallonie. Unsous-groupe de travail va tenter d’obtenirun réel appui sur ce sujet. Dans l’attente, lesopérateurs se tournent vers des solutionsgratuites comme Google Adresse, sans cahierdes charges mais réclamant une accessibilitéWeb permanente.Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Introduction5La valeur ajoutée de la mise en réseauLe Programme wallon de Développementrural (PwDR) assure le financement de projetstouristiques en favorisant l’innovation. Enparallèle à ce financement direct, il apporteune aide indirecte à travers la mise en réseau.Le réseau fonctionne sur base de groupesde travail (GT), lesquels sont ouverts à tousles bénéficiaires actuels, mais égalementpotentiels, du développement rural.Ces groupes, actuellement au nombre dedouze, sont constitués sur base des thématiquesdu PwDR, mais aussi des demandesissues des acteurs de terrain. Très naturellement,un groupe de travail réunit les bénéficiairesde la mesure 313 « Promotion desactivités touristiques » et de l’axe Leader. S’yretrouvent donc Groupes d’action locale,Maisons du Tourisme, parcs naturels, fédérationsd’hébergement, associations. Le groupeest ouvert à d’autres acteurs du tourismerural : PCDR, ADL, intercommunales, bureauxd’étude, centre de formation, centres diversde rencontre et d’hébergement.Dans ce contexte, la mise en réseau peutprendre plusieurs formes : l’approfondissementd’outils comme ce fut le cas pour leGPS, la mise en commun d’expériences pourl’usage des TIC et le développement de jeuxd’animation du territoire, la mise en communde ressources (cahiers des charges, facilitésde traduction par l’AWEX), l’identificationde bonnes pratiques. Les informationséchangées sont éventuellement traduitesen fiches ressources ou intégrées dans lescomptes-rendus de réunion.Le GT est également un outil pour aller à lapêche aux idées, ailleurs en Europe et les diffuserau sein du réseau, comme ce fut le caspour le jeu Fifrelin, intéressante source d’inspirationpour Accueil champêtre en Wallonie,la Maison du Tourisme Condroz-Famenne etcelle de la Haute-Meuse. Dès que des projetsinspirants pour les structures wallonnes sontrepérés au plan européen, ou que des rencontressur le tourisme rural sont organisées,l’information est immédiatement partagée.Tous les documents, fichiers, contacts sontrassemblés sur le site www.reseau-pwdr.be.Actuellement, 29 titres sont référencés dansle répertoire groupe de travail tourisme.Au plan européenL’Europe, qui compte la plus forte densité et la plus grande diversité en matièred’attractions touristiques, est la première destination touristique au monde. Lesecteur touristique est de ce fait un secteur clé de l’économie européenne, quigénère plus de 10 % du PIB de l’UE (de manière directe ou indirecte) et emploie9,7 millions de personnes réparties dans 1,8 million d’entreprises.Côté Commission européenne, la DG Entreprises et Industrie a nouvellement misen place une unité dédiée au tourisme.Le site http://ec.europa.eu/enterprise/sectors/tourism/index_en.htm est une véritablemine d’informations sur les secteurs touristiques soutenus par l’Europe : observatoiredu tourisme, appels à projets tels que Calypso qui soutient l’accès auxvacances pour les personnes fragilisées ou EDEN qui labellise les destinations européennesd’excellence. L’Europe favorise également les initiatives visant les seniorsou le tourisme de basse saison.Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


6Tourisme familial et de proximitéLe tourisme familial est une activité crucialepour le tourisme en Wallonie. Toutefois cepublic, consommateur habituel des parcsd’attraction et autres activités trépidantes,est plus difficilement motivé par les grandsespaces ou les produits de terroir. Commentsusciter l’intérêt des petites têtes blondessans recourir à Mickey © ou à un labyrinthe decordes ?Créativité et partenariatsIl faut compter essentiellement sur les ressourcesdu territoire, et elles sont souventnombreuses : histoire, nature, rivières, patrimoine,sentiers perdus, cachettes… maisce n’est généralement pas suffisant et lesacteurs touristiques doivent faire preuved’innovation pour répondre aux attentesdes familles. A titre d’exemple, le recours àun coach en créativité peut être décisif. C’estle processus suivi par la Maison du TourismeCondroz-Famenne pour accoucher de sonenchanteur Olibrius en collaboration avecun coach proposé par le Bureau économiquede la Province de Namur.Autre source d’inspiration fort utile pourla même Maison du Tourisme, les contactset les visites de terrain à Bourg-en-Bresse,une ville qui a développé un jeu familialsur son territoire. La Maison du TourismeHaute-Meuse a également visité ce partenairefrançais. La rencontre ayant mis enavant des situations semblables et des caractéristiquescommunes, ils se sont alorslancés dans un projet de coopération pourdévelopper chacun un nouveau jeu, tirantprofit des expériences menées sur chaqueterritoire : le jeu Fifrelin d’une part et leFantôme de Dinant de l’autre.La coopération parents –enfantsUn point clé dans cette quête du publicfamilial est sans doute le développementd’activités qui favorisent la coopérationentre parents et enfants. A contrario, desactions distinctes pour ces deux types depublic ont peu de chance de succès. Aupire, si les parents sont des accompagnateurspassifs de leurs enfants, il y a fort àcraindre que le résultat soit décevant.Cela peut donc être une bonne idée derecourir aux nouvelles technologies queles enfants maîtrisent parfois mieux queleurs parents, permettant ainsi de renforcerla coopération. Un exemple très simple dece principe est le géocaching, variante dela chasse au trésor où le GPS remplace lacarte du Capitaine Long John Silver. Cettechasse au trésor peut devenir une quêtede « ciste » (boîte étanche cachée dans lanature par un Cacheur, à destination d’unTrouveur). Dans ce cas, le GPS est remplacépar des indices, une énigme à résoudre enexploitant au mieux le territoire, son histoire,ses légendes, son patrimoine (www.cistes.net/).Quelques ressources enligne :• Fiche technique du jeu Fifrelin(www.cc-treffort-revermont.fr/IMG/File/tourisme/brochures/Fiche%20technique%20jeu%20Fifrelin%20et%20le%20message%20des%20pierres.pdf)• Présentation par Traces TPI du jeu« Mes aventures d’enchanteur »(www.reseau-pwdr.be/media/318281/130530_ppt_condrozjeux.pdf)Si la créativité est favorisée par le choc desidées et des cultures, le travail avec despartenaires proches du territoire est égalementimportant pour pouvoir tirer partide toutes ses ressources et surtout coller aumaximum au terrain afin de proposer uneactivité unique, qui mérite le déplacement.C’est en tout cas la conviction de la Maisondu Tourisme Condroz-Famenne.Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


tourisme familial7Du géocaching à l’occasion des 10 ansd’Accueil champêtre en WallonieA mi-chemin entre le jeu familial et l’activitésportive au grand air, le géocaching est unenouvelle forme de loisir actif comparableà une chasse au trésor du 21e siècle où laboussole et la carte sont remplacés par le GPSet le smartphone. Un concept qui gagne à êtreconnu et que l’a.s.b.l. « Accueil champêtre enWallonie » a récemment mis en pratique àl’occasion de son dixième anniversaire.Une chasse au trésor par GPSNé au début de l’an 2000, le géocachingcompte des milliers d’adeptes à travers lemonde. Il fait désormais partie des possibilitésde développement de l’offre touristiqueen Wallonie.Le principe de l’activité est très simple : ils’agit, pour les participants, d’échangerdes objets cachés dans de petites boîtesdissimulées un peu partout et dont l’emplacementest référencé sur un site webcommunautaire à l’aide de coordonnéesGPS. Le « chasseur » qui trouve la cachette,emporte le trésor, en dépose un autre etfait référence de son passage dans un journaldes visites (petit carnet de notes) qu’ilreplace, ensuite, dans la boîte à trésor…En pratiqueIl existe déjà de nombreuses « caches » enWallonie. En se connectant sur le site www.geocaching.com, et en entrant « Belgique »dans le moteur de recherches des « géocaches», une carte reprenant les cachettes àretrouver s’affiche. Pour participer, il suffit des’inscrire sur le site et de choisir sa cache surbase de critères liés, notamment, à une distancemaximale par rapport à son point dedépart. Ça, c’est pour les vrais aficionados.Carrara, chargée de mission Accueil champêtreen Wallonie. Nous avions loué unedizaine de GPS pour l’occasion. Le plus difficile,et ce malgré la formation reçue à laGARMIN ACADEMY, c’était l’enregistrementdes cachettes. Nous devions également trouverdes cachettes qui soient à la fois accessibleset suffisamment discrètes pour ne pasque les boîtes à indices disparaissent. Passésces deux obstacles, tout a été facile à mettreen place. »Le jeu proposait la manipulation d’un GPSet la lecture de QR codes. Les participantsétaient regroupés en équipes pour favoriserles interactions entre joueurs. Il s’agissaitd’un géocaching en « cascade ». Enidentifiant la première cache, les joueursdécouvraient 3 éléments :• Un QR code plastifié pour obtenir desinformations sur le site touristique dulieu atteint ;• Les coordonnées GPS de la cache suivante;• Une pièce de puzzle reprenant une partiedu QR code « final » pour obtenir leurcadeau (un rafraîchissement gratuit).« Le public a été très réceptif à l’action et ils ontrapidement et assez facilement pris en maincet appareil, explique Alexandra. L’aspect ludiqueest le plus marquant, et les adultes quine parvenaient pas à manipuler le GPS ontvite fait de le confier à leurs enfants… plusouverts aux nouvelles technologies. »Le jeu peut donc facilement être reproduitailleurs. Il s’agit d’une manière ludique defaire découvrir une région, un patrimoine,voire un produit du terroir qui peut, parexemple, être offert en récompense finale.Il est indispensable de disposer d’unGPS de randonnée et pas d’un GPS« classique », de voiture par exemple.En savoir pluswww.geocaching.comwww.geocaching.beMais le concept de géocaching peut parfaitementprendre place comme activité ludiqueproposée à des touristes non-aguerris. C’estce qu’a fait Accueil champêtre en Wallonie.« L’opération est un « one-shot » que nousavons mis en place à l’occasion de notredixième anniversaire, raconte Alexandra© FihuRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


8Quand l’aventure se mêleaux circuits touristiquesQuatre communes, quatre circuits et quatreaventures familiales pour faire découvrir etpartager l’authenticité locale. Attention : il ya de la magie dans l’air…La Maison du Tourisme Condroz-Famennemet la dernière main à un projet de jeu découvertedes communes de Ciney, Hamoiset des villages de Miécret et Nettine. Aumenu : quatre aventures ludiques et participativesà vivre en famille.« Tout est parti d’un budget dont nous disposionsdans le cadre de la mesure 313 du Programmede Développement rural pour la mise en placed’un axe audio-thématique, que nous estimionsmal adapté à la réalité de notre territoire,explique Julie Riesen, Directrice de la Maisondu Tourisme Condroz-Famenne. Nous souhaitionsmettre en œuvre un projet à destinationdes familles, mais nous ne parvenions pas à rencontrerles besoins et envies de chacun autourd’un projet commun. Nous avons alors entamédes discussions avec le Bureau Economique dela Province de Namur (BEP) qui nous a aidés àréorienter notre projet. Celui-ci a fait l’objet d’unenouvelle demande à l’administration qui l’a accepté.L’aventure pouvait commencer… »Coaching du BEPSous la direction d’un coach « personnel »,l’équipe de la Maison du Tourisme a participéà plusieurs ateliers de créativité organiséspar le BEP. L’objectif : créer un nouveauproduit touristique qui soit en adéquationavec les attentes en constante évolution.« Nous avions une totale liberté pour proposertoutes les idées qui nous passaient par latête, ajoute Julie Riesen. Ces brainstormingsencadrés nous ont permis de concevoir cenouveau produit, de déterminer les lieux oùse dérouleront les aventures, les histoires à raconteret le déroulement pratique des jeux. »Le point de départ : lesaventures de FifrelinL’équipe profite d’une expérience menée enFrance, les « Aventures de Fifrelin », initiéepar l’Office du Tourisme de Bourg-en-Bresse.Il s’agit d’un jeu de piste mélangeant chasseau trésor et enquête policière à vivre en famille.« Ce jeu connait un grand succès depuisson lancement, raconte Julie. Nous avons eude nombreux échanges avec les personnes deterrain impliquées dans le concept. Elles disposaientd’un vrai recul et ont alimenté nosréflexions dans l’élaboration du projet. »Au terme de plusieurs réunions, l’équipes’arrête sur un concept, qu’elle transposedans un cahier des charges relatif à laconception et à la réalisation de circuitsalternatifs. « Nous avons dû nous entourer depersonnes disposant d’une véritable expertiseen la matière afin de scénariser précisémentce que nous avions imaginé, précisela Directrice. Puis, la difficulté fut de trouverdes sociétés qui pouvaient répondre à cettedemande dans toute sa complexité. Et seule lasociété TRACES TPI a répondu correctement àl’appel d’offres. »Mes aventures d’enchanteurLe jeu, par définition, est une activitésociale. Les modules développés par laMaison du Tourisme Condroz-Famennesont de véritables jeux de rôle où les participantsvivent une aventure faite d’expériences,d’épreuves et de découvertes. Lesjeux ont un vrai pouvoir impliquant, ne sejouent pas seul et permettent les échangesintergénérationnels.Il s’agit ici des aventures d’Olibrius, unenchanteur qui a besoin d’aide pour luttercontre une méchante sorcière qui menacela « Vallée des Saveurs ». Olibrius recrutedes apprentis sorciers qui doivent, pourfaire partie de son équipe, résoudre desénigmes disséminées sur un parcours. Lesaventures commencent à la maison, via leweb, où chacun découvre les principes etdonnées du jeu. Une fois sur place, les participantsachètent un kit de base contenantdifférents objets nécessaires pour suivrel’aventure. Au point de départ, ils peuventse grimer et prennent connaissance de leurpremière destination.La référence aux légendeslocalesChaque jeu fait référence à une légendelocale. Pour Ciney, c’est la légende de laGuerre de la Vache qui sert de fil conducteur.C’est une sorte d’enquête policière pour petitset grands qui permet de découvrir desendroits insolites (mais sécurisés !) de Ciney.A Hamois, les participants se lancent dansun jeu de piste truffé d’épreuves pourretrouver des Nutons qui leur donnerontdivers ingrédients pour, à la fin, disposer dela formule complète qui permet de changerle sel en diamant.A Miécret, les frères « Fontana » ont ététransformés en fontaines. Les joueursdoivent retrouver quelle fontaine correspondà quel frère.A Nettine, pas de légende, mais une histoiresur les animaux de la forêt. Il faut réussirsept épreuves pour obtenir la formulequi fera fonctionner la baguette magique.L’objectif : être prêts pourl’automne 2013Voici maintenant 2 ans que le projet est surles rails. L’objectif est que le jeu – ou plutôtles 4 jeux – soient prêts pour l’automne.« Le cheminement du projet et la durée de saréalisation sont relativement longs, regretteJulie Riesen. Une des difficultés aura été degarder une équipe motivée tout au long duprocessus. Nous avons régulièrement interrogénotre entourage pour valider nos idéeset la mécanique. Ce qui a conduit à faire évoluerle concept, tant dans son approche graphique,que dans les histoires… »Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


tourisme familial9Pour que tout se mette en place dans lesquatre entités, les collèges communaux etdes partenaires privés ont été associés auprojet. Il fallait, par exemple, faire en sorteque les fontaines visitées à Miécret coulenten réaction à une activité proposée auxparticipants. « Nous avons dû trouver desprestataires pour les différents supports spécifiques,comme des lunettes enfermées dansune brique en résine, des empreintes de pasdans le sol… »Le jeu est une vraie expérience à vivre. Ilpermet de générer, mais surtout de partagerdes émotions. En jouant, indirectement,on apprend des choses et on lesretient. Et si les participants en retirentquelque chose de positif, ils en parlent.Ils deviennent alors les propres relais del’information.Quelques règles pour un bon jeu touristique familial• Le jeu doit avoir du sens. Du sens par rapport aux touristes qui vont y participer,mais également par rapport aux lieux que l’on souhaite faire découvrir.• Le jeu doit être un élément de départ, un produit à défendre et devenir une« marque » autour de laquelle on peut aisément communiquer.• Il faut un mécanisme simple et des règles claires.• Il faut que les expériences soient en phase avec le projet.• Il faut faire preuve de créativité et d’originalité.• Le jeu est un produit touristique sur-mesure : il ne peut pas fonctionner ailleurs.Il est donc, à chaque fois original, même si la mécanique peut-être reproduite etadaptée à la réalité locale.• Pour maintenir l’intérêt des participants, il doit y avoir des rebondissements, deseffets de surprise. Le parcours est donc jalonné « d’incidents » qui coupent cettelinéarité narrative et relancent l’intrigue.• La fin du jeu doit être à la hauteur des épreuves et doit donc être spectaculaire.Bienvenue dans le jeu touristique 2.0Depuis 2009, la Ville de Dinant apporte unedimension « numérique » à son offre touristique.A son application « Le Fantôme de Dinant »,lancée en juillet 2012, s’ajoutera un jeutransmédia, qui associe jeu physique et jeunumérique.L’application ludique « Le Fantôme deDinant » est une manière originale et amusantede faire découvrir la Ville. Elle associeau principe d’un jeu des informations touristiquesque les participants découvrentautrement. Disponible sur Apple Store etGoogle Play, elle a déjà été chargée (aumois de mai 2013) 2.495 fois.Pour mesurer la pertinence du jeu par rapportaux attentes des participants, la Maisondu Tourisme Haute-Meuse a organisé unetable ronde de « consommateurs ».« Nous avons organisé une table ronde regroupantdes utilisateurs répartis en neuf groupes.Le jeu a visiblement été bien apprécié, notammentpour son contenu, son principe etson adéquation avec les attentes du publicauquel il s’adresse. » explique Anne-ChristineOtte, Directrice de la Maison du TourismeHaute-Meuse.Excellent pour l’image innovante de la Ville,le jeu doit évoluer. Et pourtant pas simple.« Difficile d’impliquer d’autres partenaireslocaux dans ce projet, car nous avons été unpeu perçus comme des extraterrestres lorsquenous avons monté le projet… » regretteAnne-Christine Otte.La plus-value numériquePour aller plus loin dans sa réflexion, laMaison du Tourisme est entrée en contactavec Bourg-en-Bresse pour s’inspirer deson jeu « Fifrelin ». Les échanges ont permisde mettre sur les rails quatre projets,quatre jeux différents mêlant une activitéphysique sur le terrain et une interactionnumérique où le smartphone permet d’allerplus loin dans le jeu.« Le jeu physique et le jeu numérique sontici parfaitement complémentaires. Cetteassociation entre le réel et le virtuel est unepremière. Outre la composante ludique,nous souhaitons, par le biais des informationsdisponibles via l’application, assurer lapromotion du territoire, avec la recherche deretombées économiques pour le secteur touristique.» poursuit Anne-Christine Otte.La sortie de ces quatre jeux est prévue pourle printemps 2014 au plus tôt.www.dinant-tourisme.comRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


10Technologie et réalité augmentéeQuelques ressources enligne :• Le blog de l’eTourismewww.etourisme.info• Vade mecum des réseaux sociauxwww.bep-entreprises.be/Images/GUIDE%20PRATIQUE%20DES%20RESEAUX%20SOCIAUX%2028032012.pdf• Utilisation du GPSwww.reseau-pwdr.be/ficheressource-r%C3%A9seau/ficheressource-20-gps.aspxLa Wallonie offre des territoires étonnants,qui regorgent d’anecdotes, de paysagessuperbes, d’invitations à la découverte.Les nombreux carnets des cercles d’histoirelocaux accumulent des chroniquessavoureuses et des relations pittoresques.Chaque village mériterait un guide à luiseul. C’est une vraie richesse qui, dans lecas des Plus Beaux Villages de Wallonie,s’inscrit dans un cadre remarquable. Maisles livres sont encombrants, la lecture rébarbativeface aux beautés qui s’offrent auxyeux. De ce point de vue, la technologieoffre des atouts fantastiques : un QR codelu par un Smartphone vous met en contactavec des fichiers illustrés de photos, decommentaires, de vidéos, d’ambiancessonores… Tout cela peut facilement êtremis à jour, traduit, adapté au site visité ouau type d’interlocuteur.Que demander de plus ? Une connexionInternet efficace et pas trop coûteuse sansdoute. Il est vrai que des solutions se profilentet que certains sites touristiques s’équipentd’un Wifi public, accessible en certainspoints gratuitement avec un minimum decontraintes. Malheureusement, ces installationssont actuellement limitées aux centresurbains, comme à Dinant par exemple.IBeaken propose des étiquettes personnalisablesavec QR code, mais également unepuce NFC (le téléphone détecte et afficheautomatiquement l’information quand levisiteur passe près d’une borne référence).Mais une connexion Internet reste nécessairepour pouvoir accéder à un contenuenrichi. Quelques partenaires wallons utilisentce code particulier : RIVEO (voir plusloin) et l’Institut du Patrimoine wallon.Les TIC sont en pleine évolution et les possibilitésde contribution par les touristes oules acteurs du territoire grâce aux applicationsweb2.0 laissent entrevoir des perspectivesfantastiques. La cartographie participative,notamment, connaît un bel essoret ouvre des perspectives intéressantespermettant de créer des cartes collaborativesthématiques qu’il est possible d’éditerfacilement. Concernant les sentiers, plusieurslogiciels permettent d’enregistrerdes alertes ou des descriptions de leurétat de façon géolocalisée, un outil utilisépar plusieurs GAL pour la gestion communaledes sentiers avec un site dédié : www.entretien-voies-vertes.be. Une applicationparticulière de ce type fonctionne depuisplusieurs années à l’initiative de l’asblItinéraire-Wallonie (www.balnam.be).• Tourisme GPS, 240 circuitsGPS multimédiawww.tourismegps.be• Exemple QR code : projet virtuelde QR code Citywww.etourisme.info/bienvenue-a-qr-city• Le blog du QR-code :www.qrdresscode.com/• App de recherche d’unhébergement en Wallonie(avec géolocalisation) :www.allochambredhotes.be/frRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Technologie et réalité augmentée11Des audioguides pour rendre lestémoignages plus vivantsPour l’association Les Plus beaux Villages deWallonie, la promotion de leur réseau passepar la création d’audioguides téléchargeables.C’est aussi, à travers des QR codes à scanneravec un téléphone sur des panneaux en place,l’occasion de promouvoir son site et de toucherun public plus large.Créée en 1994, l’Asbl Les plus beaux villagesde Wallonie garantit la mise en valeur et laprotection du patrimoine architectural desvingt-quatre villages de son réseau. Elle valoriseles produits liés à l’identité régionale.Dans ce cadre, et grâce à une subventiondu Programme wallon de Développementrural (PwDR), des audioguides ont été réalisésen 2011 et concernent aujourd’huihuit villages du réseau (Celles, Clermontsur-Berwinne,Crupet, Falaën, Mozet, Olne,Soiron et Wéris) qui seront rejoints d’ici lemois d’août par Aubechies et Gros-Fays.Un « passage de mémoire »« Le projet d’audioguides est né de la volontéd’ouvrir d’avantage ces villages au public »,explique Geoffrey Melin, gestionnaire deprojets de l’Asbl. « Les villageois, toujours impliquésdans la fabrication des audioguides,ont souvent des anecdotes à raconter, poursuit-il.Des histoires orales disponibles nullepart ailleurs et qu’il est intéressant d’enregistreravant qu’elles ne disparaissent. C’est unesorte de passage de mémoire, l’occasion derendre vivantes des anecdotes peu connues. »Si la création d’archives sonores est l’un desobjectifs de ces audioguides, ils sont aussilargement consacrés aux éléments patrimoniauxou historiques des villages.Deux à trois mois pourchaque audioguidecommunales et les personnes ressources »,raconte Geoffrey Melin qui précise qu’il afallu deux à trois mois pour réaliser chaqueaudioguide. Enfin, « concernant le coût deréalisation pour les circuits déjà en place, unbudget total de 7.774 euros par village a éténécessaire. »L’ensemble forme des capsules téléchargeablessur le site de l’association, ou viaune application pour Smartphones ettablettes disponible sur le site de la sociétéVoxinzebox (www.zevisit.com). Cesproduits sont également disponibles surles sites de Maisons du Tourisme ou chezcertains hébergeurs qui les font connaîtreà leur clientèle.Aujourd’hui, et depuis le lancement despremiers audioguides, le succès est indéniable: « Plus de 80.000 téléchargementsont été effectués, se félicite Geoffrey Melin.Un peu moins de 10.000 sur notre site webpropre, le reste sur Zevisit ou par partenairestouristiques. » Les audioguides ne visent pasà remplacer les panneaux signalétiques enplace , mais ils constituent un plus certainqui complète les informations déjà diffusées.« Nous avons aussi prévu d’ajouter desQR codes sur les nouvelles affiches de l’association,termine Geoffrey Melin. Une façonde renvoyer à notre site et de nous faire mieuxconnaître. »En savoir pluswww.beauxvillages.beLa société marseillaise Voxinzebox, éditeurde contenus pour solutions mobiles dansle domaine du tourisme, a été chargée deconcevoir des fichiers audios en formatMP3. Des personnes ressources ont ainsiété interviewées sur des sujets variés. « Letravail a été rapide et efficace entre nous,la société marseillaise, les administrationsRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


12Des balades enrichies grâceau téléchargementLes technologies de l’information et de lacommunication permettent d’enrichir l’offrede circuits de randonnée et d’itinérairesde découverte par l’ajout de nombreusesinformations téléchargeables. C’est ce qu’ontexpérimenté le Groupe d’Action Locale (GAL)Entre-Sambre-et-Meuse et l’association Accueilchampêtre en Wallonie.Les hébergementsau centreSur le territoire du GAL Entre-Sambre-et-Meuse, les balades géolocalisées visent unpublic familial, amateur de tourisme vertet sportif. « Le projet a commencé par uneétude diagnostic », explique Pierre-LouisDerbaudrenghien, chargé de mission auGAL. Nous avons constaté à cette occasionque l’activité numéro un des touristes sur leterritoire était la randonnée. Nous avions uneoffre importante en matière de sentiers balisés,mais qui manquait d’uniformité dans lebalisage, et qui restait peu entretenue par lesservices communaux. »Dans un premier temps, les balises ontdonc été mises aux normes, le réseau desentiers a été balisé à nouveau et les itinérairesrevus. Ces itinéraires ont été traitéset mis en ligne sur les sites web. Ils sontdisponibles en téléchargement sur smartphones,tablettes ou GPS.« Aujourd’hui, une quinzaine d’itinérairessont disponibles avec un support cartepour dix d’entre eux », précise Pierre-LouisDerbaudrenghien. « Le GAL est à l’initiative,mais nous espérons que les partenaires vontenrichir le réseau ». Les hébergementssont considérés comme le centre desbalades ; les clients peuvent ainsi choisiret randonner à partir de leur résidencetemporaire.Aujourd’hui, il est difficile de quantifier lenombre de téléchargements ayant réellementdonné lieu à une balade. « Il y a néanmoinsbeaucoup de retours positifs de la partdes utilisateurs et des hébergeurs ».Patrimoine et agricultureDe son côté, Accueil champêtre en Wallonie apour mission d’offrir ses services aux agriculteurset aux habitants des zones rurales quicherchent à se diversifier par l’accueil et le tourismeà la ferme. L’association a récemmentdéveloppé des circuits alliant patrimoine etagriculture. « Les touristes aujourd’hui veulentune offre à la carte et apprécient de pouvoircréer leur propre produit », remarque AlexandraCarrara, chargée de projets à l’Asbl. Il faut doncleur fournir les bons outils : « Les circuits sontconstruits autour de points d’intérêt, voire dethématiques. » Les circuits, balisés, offrent descommentaires audio MP3 téléchargeablessur le site, et sont également présentés viades documents papier disponibles dans leshébergements, les Maisons de Tourisme oules foires. Alexandra Carrara prend l’exempledu circuit « Longues haies » : « Il a été mis enplace avec l’Office de tourisme du Roeulx. Un circuitexistait déjà, et nous l’avons enrichi. Il est trèsaxé sur l’agriculture et explique par exemple cequ’est une zone enherbée, pourquoi on voit souvent,dans les fermes, des pneus sur des bâches,ce qu’est un silo,… C’est une approche dumonde agricole et de l’environnement : le promeneurdécouvre pourquoi les feuilles changentde couleurs en fonction des saisons, et pourquoielles tombent. »Aujourd’hui, six circuits ont été créés surl’ensemble du territoire wallon, de douze àsoixante-cinq kilomètres, pour promeneur,cycliste ou voiture. Un circuit supplémentairedoit être lancé avant la fin de l’année.En savoir pluswww.accueilchampetre.bewww.entre-sambre-et-meuse.beRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Technologie et réalité augmentée13Un projet numérique novateuren Haute-MeuseLa Maison de Tourisme de la Haute-Meusedinantaise s’est lancée dans le développementnumérique l’année dernière. Deux applicationstéléchargeables et un site pour téléphonesmobiles sont aujourd’hui disponibles etcomplètent l’offre classique à disposition dupublic.« Aujourd’hui, les gens veulent tout saisir, toutde suite, et sur leur propre matériel, constateAnne-Christine Otte, Directrice de la Maisondu tourisme de la Haute-Meuse dinantaise.Pour répondre à ce besoin d’immédiateté,nous avons travaillé sur l’aspect numérique dela promotion touristique, et sur une nouvellefaçon d’explorer la Haute-Meuse. » Plusieursoutils ont été développés. Un site dédié auxappareils mobiles permet d’avoir les informationstouristiques indispensables commeles adresses d’hébergement, de restaurants,les itinéraires et points d’intérêt, les coupsde cœur, la météo, « et prochainement l’emplacementdes parkings et des points Wifi »,confie la Directrice. Depuis juillet 2012, uneapplication téléchargeable reprend cesmêmes données, et une seconde permetde découvrir la ville de Dinant d’une façonludique en suivant les aventures du « fantômede Dinant ». « À travers ce jeu gratuit, lesgens répondent à des questions et apprennenten même temps des faits de l’histoire de laville. Des points d’intérêt sont répertoriés, et lejeu est mis en scène à travers la mésaventured’un chevalier assassiné qui ère dans le tempsjusqu’à ce qu’il soit délivré par le joueur ayantbien répondu aux questions. »Une démarche globale« Nous avons aussi voulu réfléchir aux avancéespossibles dans le domaine de l’informationtouristique. C’est une démarche globalequi a suscité une vraie réflexion et une vraie démarchede notre part », précise encore Anne-Christine Otte. La solution choisie permetd’évoluer vers le web2.0 : l’internaute donneson avis et devient une personne active surla toile. « Les avis en ligne sont un plus indéniable.Ils sont aujourd’hui indispensables ».Techniquement, ces applications sont géréesdirectement par une société spécialisée,ce qui permet à la Maison de Tourismede partager les coûts de développement etles frais de maintenance des produits à traversune plateforme commune.Une approche quiredynamise l’image de larégionDu point de vue de la fréquentation touristiquede la région, les résultats de la miseen place des deux applications et du sitemobile sont difficiles à mesurer, « mais auniveau du territoire en lui-même, l’approchenumérique est très positive pour en redynamiserl’image. » Cette offre novatrice quela Maison de Tourisme de la Haute-Meuseest la première à avoir lancée en Wallonie,a nécessité une démarche de sensibilisation.Une campagne de promotion complémentairea donc été menée, tant auprèsdes partenaires que du grand public. Et aujourd’hui,des commentaires toujours plusnombreux sont laissés sur le site. « Bien entendu,il ne faut pas faire que du numérique,conclut Anne-Christine Otte. C’est un complément,un plus, une autre façon d’informermais qui ne remplacera pas l’approchetraditionnelle. »En savoir pluswww.visitdinant.mobiHaute-Meuse& DinantRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


14NouveauxproduitsSous d’autres cieux, c’est l’ornithologie quifait accourir des passionnés. A Modave, cesont les mariages. Le tourisme de nichepermet de cibler des publics particuliersqui se passent les « bonnes adresses »de bouche-à-oreille ou par les réseauxsociaux. Ainsi en est-il des géocacheursqui créent des cachettes à découvrir grâceà un GPS et qui commentent l’originalitédes caches sur les sites dédiés. La Maisondu Tourisme Haute-Meuse réfléchit, avecdes géocacheurs passionnés, à développercette activité sur son territoire. Uneautre communauté très soudée et partageused’itinéraires et de points de vueest constituée des motards. Ces groupessont fort structurés et leurs itinérairestrès spécifiques, si bien que le mieux estd’en confier la création et la diffusion à cespassionnés eux-mêmes. Ils en possèdenttoutes les ficelles. Quatre itinéraires ontainsi été mis à la disposition des motardspar la Maison du Tourisme Condroz-Famenne grâce au travail d’un motardbénévole.La cible choisie par le GAL Pays d’Ourtheavec son partenaire « Riveo » est le pêcheur,décliné dans toutes ses formes : amateurou confirmé, enfant ou adulte, séminaired’entreprise ou groupe de copines.Certains projets touristiques se développentautour de la mobilité. Elle peutêtre l’objet même du loisir et guider lepromeneur à travers des paysages typiques,ou simplement fonctionnelle etelle étend alors le spectre des destinationspossibles aux touristes sans voiture. C’estce que propose le GAL Pays d’Ourthe : despackages touristiques incluant un transporten commun sur le territoire (un passNavette, associé à un pass Attractions). Unvrai défi en milieu rural !Dans le tourisme de mobilité, la provincedu Limbourg a développé des produitspour le tourisme équestre. Un opérateurflamand propose également un combinévélo-bateau pour découvrir les bords deMeuse depuis Liège jusque Dinant : la nuiten bateau, la journée en vélo par monts etpar vaux (ou plus correctement par tigeset chavées). Le créneau équestre a égalementété traité par plusieurs partenairescondrusiens en coopération (Syndicatd’Initiative de la vallée du Hoyoux,Fédération du Tourisme de la Province deNamur et la Maison du Tourisme Condroz-Famenne) : un itinéraire de 125 kilomètresavec diverses solutions d’hébergement.Il faut dire que certaines de nos régionssont bien pourvues en manèges, fermeséquestres, promenades dédiées, mais encorepeu en gîtes permettant l’accueil deschevaux. Le simple réflexe de prévoir desendroits de parcage des chevaux (espacesans risque de dégât et pourvu d’anneauxpour attacher les animaux) n’est pas encoreacquis. Le GAL Tiges et Chavées développeun projet de balade équestre quipourrait constituer la base d’un tourismeéquestre en prolongement de l’itinérairedu Condroz. En attendant, c’est le vélo quiest le centre d’un programme conduit encoopération par plusieurs maisons du tourisme: une parfaite illustration de l’intérêtdu benchmarking et de la coopérationterritoriale.Quelques ressources enligne• Balades cheval-vélo en Condrozwww.tourismegps.be/gps-fr/actualites/carte-cheval-velo-encondroz-carte-cheval-velo-encondroz.html• RIVEO www.riveo.be/• Bienvenue Vélowww.valleesdessaveurs.be/fr/bienvenue-velo.html?IDC=1832#Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Nouveaux produits15« Tourisme pêche » et forfait découverteen pays d’OurtheAu coeur de l’Ardenne, le territoire du GAL Paysd’Ourthe présente un gros potentiel dans ledomaine de la pêche à la mouche. L’Asbl adonc mis en place une offre structurée pourpromouvoir le « tourisme pêche », et a engagé untravail de fond autour du « tourisme de qualité ».« Si l’offre Ardenne est bien connue, le touristen’identifie pas forcément bien l’offre pêche »,constate Catherine Honnay, coordinatricedu GAL Pays d’Ourthe. Un projet « tourismepêche » a donc été mis sur pied. « La pêchepermet le contact avec la nature et le tourismefamilial, mais c’est une activité saisonnière quiconnait de fortes contraintes techniques (permis,équipement...), précise Catherine Honnay.Il était donc nécessaire d’aménager le produit. »L’offre locale de tourisme pêche a été structuréeavec le centre de la rivière RIVEO.Cela supposait la mise en place de nouvellesinfrastructures (postes de pêche, parexemple) et une dynamique de promotion.Une action à pérenniserDes animations qui ne nécessitent pas forcémentde permis et de matériel spécialsont proposées. « La pêche reste une activitéde niche, confie la coordinatrice du GAL. Leterritoire, d’un point de vue touristique, estsurtout tourné vers la randonnée et les activitéssportives. » En 2011, première annéecomplète de fonctionnement du projet,l’activité a pourtant intéressé 16.000 clientset 13.000 en 2012. « L’ensemble des produitsrencontre les objectifs poursuivis, mais il resteà pérenniser l’action. » Aujourd’hui, l’opérateurprincipal est RIVEO, mais le GAL continueà apporter un soutien non négligeable.Un forfait « Ardenne for you »Un travail sur le fond a par ailleurs été engagépar le GAL avec les 600 acteurs touristiquesdu territoire. Par le biais d’un projet« tourisme de qualité », les études réaliséesont mis l’accent sur le comportement destouristes et sur une approche qualitative.« Des entretiens avec les acteurs et les clientsont été réalisés, précise Catherine Honnay.Il est apparu que l’identité touristique de larégion était liée aux valeurs d’authenticité, desimplicité, de nature, d’environnement rassurant,surprenant et sauvage. Des valeurs déjàfortement liées à la “marque Ardenne“ ».Une première concrétisation issue de cetravail est l’offre promotionnelle « Ardennefor you », basée sur le partenariat et l’innovation.Elle a été lancée en 2012 avec plusieurspartenaires adhérents. Le produit estcentré sur un système de forfait découvertedu Pays d’Ourthe qui comprend des nuitsen hébergement et un pass pour les attractionssur le territoire du GAL. « Aujourd’huiles objectifs ne sont pas encore atteints entermes de vente, mais l’objectif principalde communication est rempli », se féliciteCatherine Honnay. « Ardenne for you » n’estqu’un aspect du projet plus général de “tourismequalité“ qui a pour but de mettre enavant une identité commune de la région etdes valeurs qui y sont liées. Le travail de fonddu GAL est d’accompagner les acteurs dansl’amélioration de leur offre et de leurs services», conclut-elle.En savoir pluswww.riveo.bewww.ardenneforyou.beRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


16Séjours futés en gîtes rurauxPour enrichir l’offre wallonne en matièred’hébergement, la Fédération des Gîtesde Wallonie a mis en place des séjoursthématiques et originaux à destination desfamilles.La Fédération des Gîtes de Wallonie est lepremier réseau d’hébergements de tourismede terroir en Belgique. Son but est defaire bénéficier les propriétaires d’hébergementd’un encadrement professionnel.Dans ce cadre, une analyse a été menéepour réfléchir aux atouts et faiblesses del’offre en matière de tourisme. « L’analyse aété très positive, raconte Stéphanie Villance,chargée des projets européens de l’Asbl.Des lignes de conduite pour le futur ont étédécidées, et notamment la mise en placede séjours insolites et originaux, autour dethématiques spécifiques. » La gastronomiefait partie de ces thématiques : les séjours« Marmiton et polochon » proposent desateliers culinaires pendant un séjour enchambre d’hôte. La découverte du milieuforestier est également au programme etreprésente « un potentiel particulièrementindéniable en Wallonie ».« On vit forêt, on mangeforêt, on dort forêt ! »Les séjours « à bois ouverts » entendent eneffet faire découvrir la forêt aux touristesen alliant nuitées en hébergements touristiquesde terroir et activités originalespour une découverte intégrée de la forêt.« L’idée est de considérer les vacances en forêtcomme on le ferait des vacances à la mer ou àla montagne : on vit forêt, on mange forêt, ondort forêt ! », explique Stéphanie Villance.Les propriétaires de gîtes ayant parfois desforêts privées, leur mise à l’honneur faitpartie du programme. Celui-ci s’organise àtravers une collaboration de différents partenaires: les massifs forestiers, les Maisonsdu Tourisme, la Société royale forestière deBelgique (SRFB), l’Asbl Ressources naturellesdéveloppement (RND), et surtout lespropriétaires, qui sont naturellement aucentre du projet.Des activités diversifiéesCes derniers se doivent de proposer un hébergementqui réponde à des critères spécifiques,liés au concept : situé au sein ou àproximité d’une forêt privée ou d’un massifforestier ardennais, l’hébergement doit dégagerune « ambiance forêt » bien marquéeà travers, notamment, des aménagementsen matériaux naturels. Les propriétairesmettent des outils de découverte à dispositiondes clients (cartes, guides, jumelles,…)et proposent des activités originales. « Cesactivités sont très diversifiées et liées à lasensibilité de chaque hébergeur », expliqueStéphanie Villance. Elles sont mises enplace par les propriétaires eux-mêmes ouproposées par les partenaires territoriauxcomme les massifs forestiers : animationitinérante en forêt privée, parcours avecun guide forestier volontaire formé par laSRFB, balades sur les traces des animauxou à l’écoute du brame du cerf. Les famillespeuvent également prendre part à desateliers didactiques, rencontrer des professionnelsdu secteur, ou découvrir les spécificitésde la forêt au fil des saisons.Aujourd’hui, une trentaine d’hébergementsen réseau (gîtes, meublés de vacances etchambres d’hôtes) proposent ce type de séjours.« Quoiqu’il en soit, la spécificité des produitsque nous mettons en place repose, avanttout, sur l’implication des propriétaires et surles particularités de l’hébergement en rapportavec les sujets concernés, conclut StéphanieVillance. Cela permet dès lors d’arriver à unbon niveau qualitatif répondant au mieux auxattentes et besoins spécifiques des touristesautour des thèmes abordés. »En savoir pluswww.gitesdewallonie.bewww.marmitonetpolochon.beRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Nouveaux produits17Large partenariat autour de l’accueildes cyclistesEn Wallonie, dynamiser et augmenter la qualitéde l’accueil autour du Ravel et des autresvoies cyclables est un atout important pour lesacteurs touristiques locaux. Dans ce but, le projet« Bienvenue Vélo – Fiets Welkom » rassembleplusieurs partenaires qui proposent des servicesspécialement adaptés aux cyclistes.Initié par les Maisons de Tourisme Condroz-Famenne, Pays de Huy-Meuse-Condrozet Burdinale-Mehaigne dont dépendentles lignes 126 et 127 du Ravel, le concept« Bienvenue Vélo-Fiets Welkom » a pour objectifde structurer l’accueil pour les cyclistesle long des voies cyclables wallonnes. « Lestrois Maisons de Tourisme avaient chacuneune fiche projet de valorisation et de mise enréseau des lignes Ravel, explique StéphanieVillance, chargée des projets européens à laFédération des Gîtes de Wallonie. Elles nousont contactés et nous avons répondu à leurproposition avec motivation et conviction ».La Fédération des campings de Wallonie etAccueil champêtre en Wallonie sont égalementpartenaires du projet.Services et équipementsspécifiquesCe concept est synonyme d’accueil, d’équipementset de services adaptés aux besoinsspécifiques et aux attentes des cyclotouristes.Il assure une meilleure visibilité desdifférents opérateurs touristiques. Le premiercritère est bien sûr la proximité duréseau cyclable, mais les opérateurs doiventégalement proposer un set de dispositionsspéciales : un kit de réparation et unetrousse de premiers soins, un local couvertet sécurisé pour les vélos, un équipement denettoyage ainsi que des informations touristiqueset des cartes du réseau.« Le projet se base sur des concepts déjàexistants comme “Bienvenue cycliste“ auQuébec, “Fietsvriendelijke logies“ en Flandreet “Accueil vélo“ en France, précise StéphanieVillance. Nous l’avons simplement adaptépour les spécificités wallonnes. » Une grillede critères spécifiques à chaque établissementconcerné (gîtes, chambres d’hôtes,hôtels, campings, restaurants, bistrots deterroir, débit de boissons et organismestouristiques) a été établie.De plus en plus dedemandes d’autrespartenairesPrésenté en mai 2012, le projet réunitaujourd’hui plus de cinquante opérateurstouristiques : gîtes, chambres d’hôtes ethôtels, campings, restaurants, bistrots deterroir, ou Maisons de Tourisme. D’autresdevraient le rejoindre : « Nous avons de plusen plus de demandes d’autres partenaires, etrécemment, l’association Pays de Famenne arejoint le projet avec son réseau cyclable de350 kilomètres ». Un succès dû également àune communication efficace qui passe parune charte graphique, une présence sur lesréseaux sociaux et dans la presse ou la participationà des salons spécialisés.Aujourd’hui, le cycliste peut donc voyageren toute sérénité du Condroz à laHesbaye. Le but des partenaires est égalementd’étendre « Bienvenue Vélo – FietsWelkom » à l’ensemble de la Wallonie, « bienqu’il soit de plus en plus difficile de coordonnerle projet », confie Stéphanie Villance quiévoque la nécessité de trouver un coordinateurrégional. Un projet qui avance peu àpeu, qui a encore pas mal de chemin à parcourirmais qui est déjà bien sur les rails !En savoir pluswww.gitesdewallonie.be/idee-sejour/sejour-plus/bienvenue-veloRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


18Tourisme et art / tourisme et convivialitécommune investis dans le projet et de professionnelsde l’art contemporain.« L’asbl Re-Affect se charge de lancer, viason réseau, un appel à projets auprès d’artistesde différents horizons, explique MarieLanghendries, coordinatrice du GAL. Le jurysélectionne les œuvres, ainsi que le cheminqui sera proposé aux touristes. Les artistessont alors invités à venir réaliser leur œuvresur place, aux endroits que le même comité apréalablement choisis. »Sur de nombreux territoires ruraux wallons,le tourisme est souvent une dimension transversaleque vient amplifier d’autres domainescomme la culture ou l’art. Il est des alliancesprometteuses qui contribuent à améliorer,renforcer l’attractivité des territoires. Un descritères de réussite ? L’implication des habitants,véritables ambassadeurs de leur ruralitéet dépositaires de la connaissance du terrain.Projets citoyens à la croiséede l’art, de la ruralité et dela natureLe visiteur semble apprécier avoir uncontact direct avec les producteurs ou lesartistes locaux, se laisser prendre la main parles habitants d’un village, les guides d’unjour, les personnes ressources, de découvrirdes coins insolites et des savoir faire anciens.Voici trois initiatives mêlant les citoyensd’une région, l’art et la nature. Trois exemplesqui ajoutent une dimension artistique à lavalorisation touristique d’une région. Desprojets où le succès est au rendez-vous etqui ne demandent qu’à être « reproduits ».Ces initiatives répondent toutes à un besoindu public, mesuré ou ressenti, de nouvellesexpériences en matière de tourisme rural.Ces projets poursuivent, in fine, trois objectifsmajeurs communs :• mobiliser la population locale en milieurural autour d’un projet artistique ;• proposer un produit touristique innovantqui répond à un besoin du public ;• mener une action de sensibilisation ducadre de vie rural en mettant à l’honneurdes chemins, sentiers, vestiges, bâtimentset autres sites dans une démarche respectueusede la nature.Sentes d’art en HesbayebrabançonneSentes est un projet de développementd’un réseau de promenades d’art contemporainle long des sentiers et chemins del’est du Brabant wallon proposé par l’asblRe-Affect, en collaboration avec le GALCulturalité en Hesbaye brabançonne et leCentre Culturel régional.Une Sente est une boucle balisée empruntantsentiers et chemins champêtres lelong desquels sont implantées des œuvresd’art contemporain issues d’une sélectionfaite par un jury composé d’habitants de laLes artistes sont accueillis par les habitantsde la région. Leur séjour est l’occasiond’organiser une semaine de festivitésdurant laquelle se déroulent divers événements: conférences sur l’art contemporain,concerts, interventions des artistes dans lesécoles,… « En plus de celles proposées pardes artistes extérieurs, plusieurs œuvres sontréalisées dans des écoles ou à l’occasion deplaines de vacances. »Et quel est le bilan de cette opération ? « Leprincipal obstacle fut l’absence d’un réseaud’habitants, constate Marie. Mais la mobilisationa fonctionné. Tout comme la sensibilisationdes uns et des autres aux différents aspectsdu projet. Si nous ne disposons pas de chiffresprécis en termes de fréquentation, on peut sansproblème dire que nous sommes dans le bon. »Infos• Sentier d’art à Ramillies : 6 œuvresréalisées in situ lors d’une résidenced’artistes entre le 20 et le 27 octobre2012 - Parcours de 4,7 km.• Sentier d’art à Incourt : la semainede travail des artistes se dérouleradu 29 septembre au 6 octobre 2013.Six œuvres seront réalisées par desartistes, ainsi que quelques œuvrescollectives.En savoir pluswww.culturalite.beRuralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


Tourisme et art/tourisme et convivialité19Murmures de MaiL‘asbl Vagabond’Art a développé, surGesves et Assesse, des circuits artistiquesreliant des œuvres d’art créées depuis 2001dans le cadre de la Fête de Mai.« L’objectif de l’asbl est d’organiser un événementoriginal qui permette la créationd’œuvres d’art monumentales directementaux abords de sentiers ou chemins publics,explique Greta Debois, Présidente del’asbl Vagabond’Art. Des œuvres d’art quisortent de leur milieu habituel pour se retrouveren pleine nature, dans un milieu rural. »Comme dans le projet Sentes du Brabantwallon, les candidats sont sélectionnéssur base d’un appel à projets. Les artistesdoivent créer une œuvre qui s’intègre parfaitementdans la nature, avec des matériauxnaturels (bois, pierre…). « La sélectionnous permet de découvrir des artistes venusdu monde entier. Ceux-ci sont logés chezl’habitant et disposent d’une dizaine de jourspour réaliser leur œuvre. Une mécanique quipermet des rencontres entre artistes et habitants,où l’émotion est omniprésente. »Au total, seize balades sont désormais proposéesaux touristes. Des balades qui empruntentdes chemins de terre, des petitssentiers et qui amènent les curieux à découvrirou redécouvrir des sites remarquables dela région. Chaque balade fait l’objet d’un tracéspécifique et une carte générale reprendtous les circuits proposés. « Cette année, c’estl’entité de Mozet qui a fait l’objet d’un nouveaucircuit. On peut y découvrir huit œuvres que l’onpeut presque qualifier de biodégradables et quisont disposées le long d’un parcours de 10,9 km.L’an prochain, ce sera le village de Strud, prèsd’Haltinne qui sera mis à l’honneur. Commepour les autres parcours, nous organiseronsune semaine de festivités, entre l’Ascension et laPentecôte, soit du jeudi 29 mai au 8 juin 2014.Une semaine durant laquelle seront organisésdes concerts, des expos, des conférences, desvisites insolites. Bref, une semaine culturelleintensive où patrimoine, art et ruralité seront aucœur de toutes les attentions des habitants dela région et des touristes. »Les bruits qui courentLe GAL de l’Entre-Sambre-et-Meuse propose« Les bruits qui courent », un cyclede visites guidées insolites à la découverted’un territoire, de son folklore, de son patrimoineet de la nature. Des visites organiséespar thème, en compagnie de guideslocaux qui mettent un point d’honneur àfaire partager leur passion.Au total, seize visites sont prévues et organiséesautour de trois thèmes différents.L’opération est prise en charge par uneéquipe de sept guides qui invitent les visiteursà une vingtaine de dates entre marset septembre.« Ce concept répond à une vraie demande etmet l’accent sur la proximité entre le guide,les visiteurs et l’endroit à découvrir, expliquePierre-Louis Derbaudrenghien, chargéde mission « Tourisme Doux » (GAL Entre-Sambre-et-Meuse). Une demande formuléepar le public, mais surtout confirmée parles résultats d’une enquête menée par unbureau d’études spécialisé dans le secteur dutourisme. »Les visites guidées se font donc sous laconduite éclairée et décalée d’une personnede terrain, d’un habitant qui accueilleles curieux. Le nom de l’opération« Les bruits qui courent » est parfaitementen phase avec le concept : laisser à chaqueguide la liberté d’apporter sa vision deschoses, son approche personnelle. Les gensracontent et parlent. « C’est la rencontre quiest au cœur du concept. Les personnes quiacceptent de participer et donc d’accueillirles visiteurs deviennent nos ambassadeurssur le terrain. Au début, nos guides ne parvenaientpas à adopter le ton décalé et restaienttrop traditionnels. Nous les avons aidés en lesencourageant à laisser libre cours à leur imagination.Nous avons également rédigé unecharte pour que les différentes visites présententune vraie cohérence. »L’opération est un succès, avec unemoyenne de 300 visiteurs par saison, dontles deux tiers sont extérieurs à la commune.« Nous profitons de la communicationfaite par la Maison du Tourisme de Charleroiqui distribue de l’information à l’occasion desfoires et salons auxquels elle participe. »Ruralités – Magazine n°18 – 2 ème trimestre 2013


20Informations pratiquesMagazine n°18Cellule d’Animation du Réseau wallonde Développement rural2 ème trimestre 2013Réseau wallon de Développement RuralCellule d’Animation du RwDRRue de Liège 834357 Limont (Belgique)Tél./Fax : +32 19 54 60 51Courriel : info@reseau-pwdr.beSite web : www.reseau-pwdr.beNotre équipeXavier Delmon : coordinateur de l’équipe, il a en charge les aspects de gestionquotidienne de la cellule. C’est également lui qui anime la Commission permanente.Courriel : x.delmon@reseau-pwdr.beTél. : +32 495 77 93 96Emilie Bievez : plaque-tournante de l’information entre les membres du Réseau etl’équipe de la CAR, elle est responsable de la gestion administrative et logistique.Courriel : e.bievez@reseau-pwdr.beTél. : +32 19 54 60 51Cécile Schalenbourg : elle assure la coordination de la communication en coopérationavec Cible Communication, et apporte un suivi aux GAL en matière de coopération.Courriel : c.schalenbourg@reseau-pwdr.beTél. : +32 475 93 63 61Cécile Nusgens : chef de projet chez Cible Communication, gère la réalisationdes supports de communication.Courriel : cecile.nusgens@cible.beTél. : +32 4 387 87 03Julien Vanderhaeghen : responsable du Centre de Ressources, de la mise à jourrégulière du site web et des outils TIC, il apporte un soutien aux activités de communication.Courriel : j.vanderhaeghen@reseau-pwdr.beTél. : +32 19 54 60 51Daniel Burnotte, Benoît Delaite, Daniel Wathelet, Maud Davadan etLorraine Guilleaume : chargés de mission en charge de l’animation des groupesde travail thématiques.Tél. : +32 19 54 60 51Le numéro 18 de Ruralités est imprimé en 7500 exemplaires, distribués gratuitement au monde ruralen Wallonie et en Europe.Ont participé à la rédaction de ce numéro : Benoît Vignet, Benoît Delaite, Cécile Schalenbourg, Christophe ServaisEditeur responsable : Daniel BurnotteAvec le soutiende laFonds européen agricole pour le développement rural :l’Europe investit dans les zones rurales.

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