Ultima ratio 2

fabik1

Erwan au RAID avec les Omega

L’Ultima RATIO de PGM

Interview avec Michel Marie

PR avec ADS2P

Les ERIS

N°2

2° SEMESTRE

2017

1


2


SOMMAIRE

P 04 à 05 : La Protection Rapprochée

vu par un APR

P 06 à 11 : Les ERIS du Ministère

de la Justice

P 12 à 20: Interview de Michel

Marie, premier négociateur du

RAID

P 22 à 35: Erwan en immersion au

RAID

P 36 à 43: L’Ultima Ratio, l’excellence

du fusil de précision

P 44 à 45 : Bibliothèque

3


La protection rapprochée

vue par un APR

Comme toute profession, la protection rapprochée ne déroge pas à la règle

de l’expérience.

Les centres de formation privés ou publics sont là pour donner les règles de

base législatives, règlementaires, déontologiques, techniques, tactiques …

Puis il faut franchir le pas, le grand saut dans le mythe du « garde du

corps », devenir APR (Agent de Protection Rapprochée).

Dans le public, il vous faudra faire preuve de patience et de volonté.

En effet, après votre année d’école dans la police ou de gendarmerie, vous

devrez patienter encore une année minimum pour être « titulaire ».

Il vous faudra attendre le fameux télégramme d’ouverture de postes dans les

services spécialisés dédiés à la protection rapprochée (SDLP, GAHP, CRS1,

SME …).

Vous devrez ensuite correspondre aux critères énoncés (âge, ancienneté,

expérience et peut-être même spécialité) et réussir les différents tests et

épreuves de sélections, puis sortir de votre formation.

4


Vous intégrerez alors un service spécifique ; la DMP (Division des Missions

Permanentes), la DMT (Division des Missions Temporaires) (ex, HPE et

HPF), le SSMI (Service de Sécurité du Ministère de l’Intérieur), la protection

des immeubles, hôtels, villégiatures … avec la CRS1 ou la Section

Motocycliste d’Escorte (SME) spécialiste de la protection rapprochée à moto.

Dans le Privé, obtenir le statut de « garde du corps » est plus accessible.

Il suffit de vous financer, entre 4000 et 6000 €, pour entrer dans une des

nombreuses écoles existant sur le territoire national et effectuer un cursus

d’environ cinq semaines de formation.

A l’issue de cette formation, vous devrez patienter un mois environ pour

l’obtention de votre carte professionnelle de Protection Rapprochée (PR)

délivrée par le CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité)

qui est l’administration compétente pour contrôler les activités de sécurité

privées, délivrer les autorisations …

5


LES ERIS

Equipes Régionales

d’InterventIon et de

securite

Créées en 2003 suite aux mutineries successives dans les Maisons Centrales

de Moulin Yzeure et de Clairvaux ou encore des tentatives d’évasions

particulièrement violente survenues dans plusieurs Maison d’Arrêt, les ERIS

( Equipes Régionales d’Interventions et de Sécurité) sont basées à Bordeaux,

Dijon, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Paris et Marseille.

6


Des ERIS en progression sur un entrainement, les éléments sont équipés

de boucliers.

A ses débuts, le nombre de personnels était de 210, aujourd’hui elles

comptent environ 400 membres, et ont succédé au GIGN et au RAID alors

appelés dans les prisons. Aujourd’hui les ERIS peuvent être déclenchées en

prévention, contrairement aux Groupes d’Interventions de la Police ou de la

Gendarmerie Nationale qui ne venaient que lorsque la situation était déjà

hors de contrôle.

Les 9 ERIS dispatchées sur le territoire, ont été spécialement formées et

équipées pour agir en cas de tension au sein des établissements pénitentiaire

7


Fort de six missions principales (15000 opérations effectuées depuis la création),

notamment le maintien et rétablissement de l’ordre en cas de mouvement

de détenus (91 en 2016), les fouilles de cellules, sécurisation des établissements,

les escortes de personnes dangereuses (550 en 2016)…

Depuis 2015, les équipes sont formées à la médiation de crise (Négociation)

ce qui leur donne plus d’autonomie dans leurs missions comme sur les prises

d’otages.

Chaque ERIS comprend en moyenne une trentaine d’hommes, issues du

corps des Surveillants Pénitentiaire, ils sont sélectionnés drastiquement puis

formés pendant 10 semaines par des membres du GIGN en autres.

En haut : Des membres d’une ERIS pendant un entraînement.

Ci-contre : sécurisation, le fusil d’assaut est un HK G36C, équipé d’un

EO-TECH 552

8


L’armement passe par du Glock 17, au Fusil à pompe, au Fusil d’assaut

HKG36, et bien d’autres moyens.

Dans un monde carcéral de plus en plus violent avec en moyenne une

agression par jour à l’encontre des Surveillants Pénitentiaire, le danger est

partout. Les ERIS de part leurs formation savent gérer les détenus pour

éviter qu’ils ne se retournent contre les surveillants locaux.

Hors missions, le personnel des ERIS se tient à jour de ses compétences, en

matière d’interventions, de tir, de franchissement opérationnel (en 2013

certains membres des ERIS ont réussit avec succès a formation Moniteur

d’Intervention Professionnel et Franchissement Opérationnel à Saint-Astier,

bastion de la Gendarmerie Nationale) mais aussi au niveau du

physique. Le sport fait parti intégrante du service, en passant par le

Crossfit, du Jiu-Jitsu Brésilien ou encore les Boxes Pieds- Poings.

9


Pour intégrer une des ERIS, pas de passe-droit. Il faut passer par la case

concours du Ministère de la Justice, réussir les 8 mois de formation et de

préparation au sein de l’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire

située à Agen.

A l’issue de son affectation, au bout d’un an et enfin titulaire, le Surveillant

pourra prétendre aux tests de sélection :

- Course de 5000m,

- Passage d’une buse de 40cm de diamètre sur 5m de long,

- Test d’endurance (en 10min, le candidat devra effectuer le maximum d’aller-retour

entre 2 plots espacés de 20m avec un sac de 30kg),

-Montée de corde chronométrée, 2 fois 5m,

- Descente en rappel de 15m,

- Tests de Personnalité.

.

10


Une fois ces test validés, les candidats seront convoqués à Paris pour un

entretien avec un Jury composé de Commandant d’ERIS ou encore de

psychologues.

Pour infos, d’anciens membres du COS (1er RPIMa ou Commandos Marine)

composent certaines ERIS.

Ci-contre : Exercice de descente en rappel .

Au-dessus : Des ERIS sécurisent la venue d’un DPS (détenu particulièrement

sensible) à son procès.

Propos recueillis par Oscar, ex intervenant ERIS

11


INTERVIEW

MICHEL MARIE

PREMIER NEGOCIATEUR

DU RAID

FIPN-SDLP : Présentation

Michel Marie : Je suis entré dans la Police Nationale par hasard, je n’avais

pas d’à priori, ni dans un sens ni dans l’autre. Je n’avais pas de vocation

particulière. Mais j’y suis resté par passion.

J’ai travaillé dans un petit commissariat de Meurthe et Moselle, par la suite,

j’ai intégré très vite la Brigade Criminelle de Metz.

Comme disait Ange Mancini, « le pénal de la joie ».

C’est une expérience énorme que la police urbaine, on est au contact des

réalités, on a peu de moyens, c’est une formidable école de la vie et d’humilité.

F-S : Aviez-vous une spécificité qui pouvait intéresser le RAID ?

M-M : Oui, j’étais passionné de son et d’images. J’avais de réelles compétences

dans ce domaine (études et diplômes).

Arrivé au RAID, j’ai tout simplement basculé dans un domaine voisin,

l’observation et la prise de son mais appliquées aux missions du service.

C’est ainsi que j’ai été nommé tout de suite en 1985, chef de la section technique.

J’ai appris l’existence du RAID lorsque le télégramme de création est sorti et

j’ai eu la chance d’être dans le tout premier wagon en 1985.

12


F-S : Comment s’articulait le service ?

M-M : Ange Mancini était le patron, il y avait trois sections.

Une d’intervention proprement dite, une de filature et surveillance et une

section technique (radio communication, son, photos, vidéo, explo, armement,

cynophile).

F-S : Quel était votre rôle en intervention ?

M-M : En tant que chef de la section technique, je participais systématiquement

aux interventions.

Notre rôle était d’assurer la qualité des radios transmissions, sans oublier la

mise en œuvre des moyens techniques qui permettaient, sur des situations de

siège, de placer des micros et caméras pour prendre la « température » en

situation.

Ces informations étaient fondamentales quant à la prise de décision des

responsables de l’époque car elles renseignaient sur le niveau réel de danger

sur les lieux de la crise.

13


F-S : La volonté de créer le groupe de négociation venait-elle de vous ou

de votre hiérarchie ?

M-M : Au tout début du RAID, la négociation était menée par le chef de

service.

Après l’affaire tragique de Ris Orangis en 1989, j’ai eu l’opportunité de partir

à Quantico (FBI Academy) où l’on m’a proposé de participer à la formation

des «crisis negociator ».

A mon retour en France, j’ai pensé que les méthodes américaines ne pouvaient

pas exactement s’appliquer à la mentalité française et qu’il fallait les

adapter.

Dans cette perspective, j’ai alors entamé un parcours universitaire

(criminologie avec psycho criminelle, diplôme universitaire du 3° cycle en

psychiatrie criminelle, une année de victimologie et une année de psychiatrie).

Je me suis dit que la connaissance de la psychologie criminelle et des

troubles de l’humeur et du comportement sans oublier les psychotiques

pouvait nous être d’un grand secours.

14


F-S : Pour quelles raisons ce groupe a-t-il été créé ?

M-M : Afin d’apporter une réponse concertée aux situations de crise, créer

une structure « tampon » qui vu de concert avec les décideurs pour tenter d’apporter

une solution « soft » à la crise.

F-S : Tout était à faire, comment avez-vous procédé ?

M.M : Il a d’abord fallu que je me rende crédible aux yeux de ma hiérarchie

d’où ce cycle d’études en cours du soir sur une période de quatre ans.

Pour finir, mon chef de service de l’époque, m’a proposé d’abandonner la

technique au profit de la négociation.

Avec le temps et la patience, j’ai réussi à fédérer des compétences complémentaires

y compris les médecins du RAID et créer la section « gestion de crise /

négociation ».

Les choses se sont articulées naturellement.

Je n’avais pas un projet particulier, je me suis mis à étudier parce que je pensais

que c’était bien et utile.

15


F-S : De qui était composé le groupe ?

M.M : Le groupe était composé de un psychologue, un policier assistant,

quatre médecins et moi.

F-S : Dans les années 90, aux Etats-Unis, la négociation était un service à

part de l’intervention.

Selon vous, la négociation et l’intervention devaient d’être complémentaires.

M.M : Effectivement, je pense malheureusement que cette configuration est

toujours à l’ordre du jour de beaucoup de pays.

Le grand principe à l’époque comme disait les américains était « stall for

time », ça veut dire « gagner du temps » pour favoriser l’intervention.

La plus belle illustration de cette dichotomie est l’affaire de Waco au Texas.

Le ranch en état de siège, les forces d’intervention d’un côté, le groupe de

négociateurs de l’autre, et au final, les américains ont déploré plus de 70

morts…

F-S : En combien de temps avez-vous été opérationnel ?

M.M : Je ne veux pas passer pour un fanfaron mais je pense que cela s’est fait

assez vite.

La raison est qu’au départ, il faut une belle expérience de la vie et des

hommes, une capacité à écouter et à communiquer … et ça on l’a ou on ne l’a

pas.

Après se rajoutent des techniques, des combines, beaucoup de psychologie et

de tact, et une très bonne connaissance des pathologies mentales et des comportements

extrêmes en situation de crise.

16


F.S : Comment la négociation a-t-elle été perçue par les fonctionnaires du

service ?

M.M : Au départ avec un sourire qui s’est transformé par une moue dubitative,

emprunte d’amertume voire de frustration, jusqu’au moment où mes collègues

ont compris que c’était incontournable même si cela leur enlevait la possibilité

de monter à l’assaut, ce qui est, je dois l’avouer, un moment très excitant.

F.S : Quelle a été la première mission du groupe ?

M.M : Franchement, je ne m’en souviens pas, il y en a eu beaucoup.

Il faut savoir qu’à l’époque où j’étais au RAID, sur trois affaires, deux se réglaient

par l’assaut et une par la négociation.

En fait il y a eu la prise d’otages de Nantes alors que le RAID venait juste

d’être mis en place, et la négociation a été menée par Robert Broussard.

Mais c’était bien avant la création de la cellule de négociation du RAID.

Michel Marie, à la maternelle de Neuilly pendant la prise d’otages

de H.B (Human Bomb) en mai 1993.

17


F.S : Quels étaient les profils d’individus les plus complexes ?

M.M : Les plus dangereux étaient probablement les paranoïaques car la

marge de négociation était très faible et les malades mentaux avérés

(schizophrènes par exemple) en raison de leur côté « passage à l’acte » imprédictible..

C’est pourquoi il était très important de comprendre ces mécanismes de passage

à l’acte pour réduire l’incertitude et anticiper dans la mesure du possible.

F.S : Quels sont les points- clés d’une négociation ?

M.M : Je suis partisan de la réduire au minimum mais c’est variable en fonction

des situations et du niveau de dangerosité.

F.S : Que considériez-vous comme un échec ? Comment le viviez-vous ?

M.M : La mort du forcené ou du preneur d’otages.

Je me disais toujours qu’on aurait pu s’y prendre autrement pour éviter cela.

A titre personnel, j’avais cette faculté de prendre de la distance par rapport

aux événements, même si j’étais contrarié ou peiné, la vie continuait et l’actualité

se chargeait de nous faire penser à autre chose.

18


F.S : Vous avez participé à combien de missions en tant que négociateur ?

M.M : Difficile à dire, je n’ai jamais tenu de comptabilité des interventions.

Certaines interventions étaient médiatisées et d’autres pas du tout.

Il m’arrivait de me rendre sur les lieux d’un fort chabrol avec un collègue du

RAID, à charge pour moi d’évaluer la situation pour faire ou non intervenir

mes collègues du service.

Si je pensais que l’affaire pouvait se régler en souplesse sans la grosse artillerie,

je me débrouillais et rendais compte à mon patron de la situation.

J’avais un rôle important en matière d’évaluation.

J’avais mis au point avec deux informaticiens, un logiciel basé sur l’intelligence

artificielle qui pouvait précisément définir le degré réel de danger et

surtout nous donner un aperçu du profil psycho-pathologique du forcené / preneur

d’otages.

F.S : Pourquoi avoir quitté le service ?

M.M : Une évolution de carrière qui tendait vers zéro et proche de l’infini…

Un nouveau chef de service qui n’avait guère de considération pour moi, et

quinze ans au RAID, il faut bien l’avouer, ça use.

Il faut savoir décrocher un jour et je suis parti en 2000.

Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai pas été beaucoup aidé par ma

hiérarchie, je me suis débrouillé seul et j’ai trouvé un poste très intéressant

pour le compte de la Commission Européenne dans les pays de l’Est.

En fait, j’ai terminé ma carrière à la Commission.

19


F.S : Comment voyez-vous la négociation aujourd’hui ?

M.M : Difficile d’en parler vu que je ne suis plus dans la course.

Je sais simplement qu’au sein du RAID, la négociation est devenue un service

majeur dont l’utilité n’est plus mise en doute.

F.S : La France comme d’autres pays, a été victime d’attaques terroristes.

Comment négocier avec un ou plusieurs individus qui ont assassiné lâchement

des gens sans défense ?

M.M : Ca a déjà été dit mais que faire devant des gens qui ont la conviction

inébranlable de détenir la vérité, qui n’ont pas peur de la mort… ou qui la

cherche pour devenir martyr.

La négociation en tant que telle, on laisse tomber.

En revanche, l’équipe de négociation comme cellule de réflexion, d’aide à la

prise de décision, de prise en charge des victimes, d’outil de communication,

cela reste très important.

F.S : Comment voyez-vous l’avenir ?

M.M : Ce serait un peu long à expliquer dans le cadre de cet article.

Disons que je le vois sombre, et que rien ne semble infléchir la courbe ascendante

de la violence.

Le RAID n’a pas fini d’intervenir.

20


21


Erwan en immersion

au RAID

Erwan a 12 ans. Il est atteint d’un cancer mais il a trouvé la force et le

courage de faire front et de ne pas subir cette maladie.

Entouré de sa mère et de ses proches, le jeune Lillois se bat tout en rêvant

de son futur métier : policier.

Informés par les médias du combat de Erwan et de son ambition pour devenir

gardien de la paix, les policiers belges sont venus lui rendre visite.

Invité à Paris, il suit également la Brigade Fluviale, la Cynophile, l’Equestre,

les motards de la Préfecture de Police.

Erwan a un autre rêve : celui de rencontrer les membres du RAID, celui de

Bièvres.

22


Erwan en tenue pour une journée au RAID

23


Erwan arbore son thsirt de la SAO (Section d’Appui et d’Observation du

RAID, la Sao englobe le groupe Omega, les cellules cynophile, effraction,

technique et négociation du service.

24


Le jour J, Erwan et sa mère sont accueillis par le groupe Omega à leur

arrivée autour d’un petit déjeuner.

M. du groupe, va prendre Erwan sous son « aile » et va rester toute la journée

à ses côtés et lui expliquer en détail, l’organisation du RAID.

Après une visite des bureaux de Omega et de la cellule technique, Erwan va

revêtir une tenue de terrain et une ghillie suit pour une surprise que lui ont

réservé les policiers du service : Erwan et son spotter ( donne au tireur les

positions adverses, renseigne les collègues et assure la sécurité du tireur)

vont surveiller un échange entre un policier du service infiltré dans un traffic

de stupéfiant et un dealer.

Le groupe pense que le policier est démasqué et le binôme de THP (Tireur

Haute Précision) a consigne de faire feu si le trafiquant sort une arme et vise

le policier.

Au moment de sortir l’arme, Erwan s’écrie : « Arme » et simule le départ de

tir. Le collègue joue le jeu et s’écroule au sol, mission réussie pour Erwan.

Le policier infiltré est sain et sauf.

25


26


Erwan accompagné par quatre policiers de Omega au stand de tir.

Un grand moment que le jeune garçon n’est pas prêt d’oublier.

27


Pour finir cette journée, M. lui fera visiter le service et lui présentera le

patron du service M. DULION.

Mais une si belle journée ne pouvait pas s’arrêter ainsi et pour le remercier

de sa venue, Erwan a fêté Noel avant l’heure : thsirts, polos, serviettes,

gilet, écussons, médaille, montre du RAID .

Les membres de Oméga présents ont été touchés par le courage de Erwan

qui malgré sa maladie ne s’est jamais plaint, a posé beaucoup de questions

et a pu passer une journée avec ces hommes de l’ombre aux grandes qualités

humaines : générosité, humilité et disponibilité.

28


J’ai pris une photo au stand de tir. Photo à travers laquelle, j’ai essayé

de capter dans les yeux de Erwan le rêve qu’il vivait grâce aux hommes

du RAID.

29


Erwan dans le bureau du patron du RAID

Photo © Erwan

30


De retour chez lui, Erwan pose avec les cadeaux offerts par le RAID

Photo © Erwan

31


Erwan fière de montrer l’écusson du RAID

Photo © Erwan

32


Erwan et M.

Photo © Erwan

33


Je remercie le RAID, le groupe Omega, je ne peux les citer tous , J, M, D,

…. se reconnaitront.

34


Merci pour leur gentillesse et tout ce qu’ils ont fait pour faire passer à Erwan

une si belle journée qu’il n’est pas prêt d’oublier.

35


L’ULtIma ratIo, L’exceLLence dU fUsIL de précIsIon

à la Française depuis 1991

L’Ultima Ratio est un fusil de tireur d’élite français en calibre 308 winchester

(7.62x51 Otan) né en 1991 en Savoie. Son inventeur, Gilles PAYEN, armurier

passionné et tireur sportif, fabriquait ses propres armes dans son chalet près

de Modane, au fond de la vallée de la Maurienne.

36


En contacts avec les 2 armuriers du RAID tout aussi passionnés, ces derniers

lui demandèrent s’il était capable de leur créer une arme spécifique avec leur

propre cahier des charges.

Une des spécifications techniques était notamment d’assurer le premier coup

à froid au même endroit que les suivants.

L’unité d’élite fraichement crée par Pierre JOXE en 1985 ne bénéficiait alors

que de vielles carabines STEYR SSG69. En face, l’anglais Accuracy

International proposait déjà une arme de précision que l’on ne présente plus.

Gilles PAYEN se penche alors sur l’affaire et crée l’Ultima Ratio en 1991.

A cette époque, le génie se concentre sur l’action et achète sur étagère le chargeur,

le bloc détente, le bipied et diverses autres pièces.

L’ULTIMA RATIO intervention dans sa version habillage bois (noyer) était

né et plutôt très bien né.

37


Le RAID, unité d’élite qu’on ne propose plus sur la page FIPN-SDLP enchaine

les interventions pour certaines mythiques, mais aussi de nombreuses

missions de formation et de conseil auprès d’unités étrangères.

C’est la meilleure vitrine dont pouvait bénéficier la société PGM alors créée

en 1993.

La magie opérant, l’Ultima Ratio commence à équiper de nombreuses unités

en France mais aussi à l’étranger, notamment en Suisse, pays réputé pour son

horlogerie et son goût pour la belle mécanique.

Son fameux châssis poutre, le verrouillage de la culasse dans le canon flottant

contribuent à sa précision exceptionnelle et ne cessent de séduire les professionnels

mais aussi les tireurs sportifs.

En France toutes les unités COS (Commandement des Opération Spéciales)

apprivoisent l’arme ainsi que de nombreux groupes d’intervention français

(GIPN, BRI PP).

La société déménage en 1995 près d’Annecy en Haute-Savoie pour se rapprocher

de la société TEISSIER TECHNIQUE spécialisée en mécanique de

précision qui assure la fabrication des pièces « Made in France ».

38


En partenariat avec les commandos marine et l’EPIGN, la version commando

est créée.

39


L’arme crosse pliée mesure moins de 80 cm et assure une gerbe de 10 coups à

900 m dans un diamètre de 50 cm. Du jamais vu pour une arme aussi

compacte !

Gilles PAYEN décède tragiquement dans un accident de la route en 2000 mais

a laissé à ses associés et à ses successeurs toute sa passion pour PGM.

La société continue à développer de nouvelles armes comme l’Hécate 2 en

calibre 12.7x99 mais n’abandonne pas l’Ultima Ratio tout autant,

en continuant à le faire évoluer et en fabriquant désormais la quasi-totalité de

l’arme hormis le canon et quelques pièces.

L’arme s’est dotée au fil du temps d’une béquille de crosse, d’un rail

picatinny au standard STANAG puis d’une version rallongée permettant de

recevoir les optiques de nuit à intensification de lumière qui arrivent sur le

marché et qui se fixent devant la lunette jour.

Nous fabriquons également nos propres modérateurs de son.

40


La magie du châssis poutre en alliage léger aéronautique permet même 25 ans

après leur fabrication de faire évoluer les armes en service depuis tout ce

temps.

C’est un réel avantage et gain financier pour les unités utilisatrices qui peuvent

au fil du temps modifier leurs armes sans avoir à les changer pour coller aux

dernières technologies notamment optroniques.

41


Aujourd’hui, PGM est présent dans près de 40 pays dans le monde et

continue à se développer et équiper des unités d’élite y compris les forces

françaises… Les unités de la première heure qui reviennent chez PGM,

mais aussi des nouvelles « boutiques » qui montent en puissance suite aux

attentats tragiques à répétition qui touchent notre pays depuis bientôt 3 ans.

Un département tir sportif a été créé pour répondre aux besoins de ces

utilisateurs passionnés et toujours en quête de précision et de belle

mécanique. La facilité de démontage du canon qui permet de changer de

calibre et de canon en 30 secondes séduit les tireurs sportifs qui avec une

arme peuvent en fait en avoir plusieurs.

Ils la considèrent à l’unanimité, tout comme les groupes d’intervention et les

forces spéciales la Rolls des armes de précision.

L’aventure continue, la passion est intacte.

Le nouveau fusil Mini Hécate 2 en 338 LM vient tout juste d’être lancé

en production dans nos ateliers de Haute-Savoie.

Nous avons la difficile mission de perpétuer l’excellence armurière française

de petit calibre.

Ce savoir français réputé dans le monde entier ne peut cesser à l’heure où la

France a choisi d’équiper l’Armée Française pour la première fois de son

histoire avec un fusil d’assaut étranger !

Propos : François B

Directeur technique de PGM PRECISION

42


43


BIBLIOTEHQUE

PATRON DU RAID—Jean Michel Fauvergue

Jean-Michel Fauvergue s’est confié à Caroline de Juglart, journaliste à M6.

Il raconte son histoire, ses débuts dans la Police Nationale, les unités dans

lesquelles il a servi et celles qu’il a commandé.

Des GIPN au RAID, il a mené ses hommes dans les missions les plus

difficiles, l’hyper cacher à la porte de Vincennes en Janvier 2015, le 13

Novembre au Bataclan, l’opération de Saint-Denis, l’attentat de Magnanville

visant un couple de policiers en Juin 2016, l’attaque au camion bélier sur la

promenade des Anglais le 14 Juillet, l’attentat dans une église à Saint-Etienne

-du-Rouvray douze jours plus tard.

44


Missions extrêmes, le GIGN et

l’EPIGN en opération 1976-

2017—Jean-Marc Tanguy

Février 1976, la gendarmerie se

déploie pour libérer des otages à

Djibouti avec le Groupe d'Intervention

de la Gendarmerie Nationale

(GIGN) créé par le lieutenant

Christian Prouteau. Son

unité soeur, l'Escadron Parachutiste

d'Intervention de la Gendarmerie

Nationale (EPIGN), développe

ensuite une compétence de

protection de diplomates en zone

de guerre. En 2007, GIGN et

EPIGN sont fondus dans un seul

et unique GIGN de 400 hommes

et femmes.

Les mousquetaires du Président—Alain

Le Caro

Costumes sombres, oreillettes discrètes,

valises en Kevlar et armes

de poing à portée. Préparés au

pire, formés comme aucun autre,

ce sont eux qui rôdent autour de

nos présidents, prêts à donner leur

vie pour sauver la leur. Ce groupe,

c’est le GSPR ; une soixantaine

d’hommes, assujettis au devoir de

réserve, perdus dans les « secrets

des Dieux ».

Alain Le Caro, qui a fondé cette

unité, revient ici sur sa première

mission : François Mitterrand.

45


Nous remercions les personnes qui ont participé à ce deuxième numéro

de « ULTIMA RATIO » :

Sylvain de « ABRAMELIN’S GRAF », le concepteur de la bannière.

Olivier N et Oscar , Michel Marie, Erwan et Cindy, François B et la

Hiérarchie du RAID ainsi que le groupe OMEGA.

Nos partenaires commerciaux : GK, les Editions NIMROD.

46

More magazines by this user
Similar magazines