Bruce Lee passe à six heures - Filme für eine Welt

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Bruce Lee passe à six heures - Filme für eine Welt

Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă

Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă

Court métrage de fiction, dès 14 ans

Réalisation : Radu Jude

Production : Ada Solomon, Hi Film Productions, Roumanie, 2006

Caméra : Marius Panduru

Montage : Catalin Cristutiu

Son : Andrei Toncu

Durée : 23 minutes

Langue : roumain

Sous-titres : français, allemand, anglais

Matériel pédagogique : Mireille Gugolz, traduction : Martine Besse

Distinctions : Bilbao International Festival of Short Films and Documentarys 2006

Prix du meilleur court métrage au Festival du jeune cinéma est-européen de Cottbus, en 2006

Sundance International Short Film Award 2007, etc.

Thèmes : Roumanie, pauvreté, relation parents-enfant, société de consommation et gaspillage

Contenu En apparence très loin du monde envahi par la haute technologie de la pay-TV, du lecteur DVD et

de la console de jeu, Marian, un garçon de presque sept ans, aimerait absolument voir le soir à six

heures un film avec Bruce Lee. Comme le vieux téléviseur noir-blanc est en panne, Marian

demande à son père de l’accompagner en ville pour faire réparer l’appareil. Le père essaie d’abord

de convaincre Marian de remettre son projet à plus tard mais comme il ne veut pas décevoir son

fils, il finit par accepter. Malgré la pluie, tous deux se mettent en route à l’aube ; un long trajet

pénible les attend. Ils transportent le lourd téléviseur emballé dans une couverture à travers des

prés boueux, des fossés et une route déserte. A leur arrivée en ville, le père réussit, grâce à des

trésors de persuasion, à convaincre Monsieur Bichescu – très renfrogné – de réparer le vieil appareil.

Le père doit refuser l’offre que lui fait le réparateur d’acquérir un petit téléviseur couleur à

l’état neuf. Il n’a pas assez d’argent. Monsieur Bichescu effectue donc la réparation de son mieux.

Très confiants, le père et le fils reprennent finalement le chemin de la maison. Mais comme le père

s’apprête à transporter seul l’appareil sur ses épaules pour le dernier tronçon de chemin, il lui

échappe des mains et tombe. La déception de Marian est grande quand, arrivé à la maison, il

s’aperçoit, après avoir allumé l’appareil, que l’écran reste noir et vide. Alors, tous les deux en font

une affaire de fierté ils ouvrent le téléviseur et discutent de ce qu’il faut faire. A la grande stupéfaction

de tous, il suffit d’une ou deux manipulations pour remettre l’appareil en marche. Ils y sont

arrivés ! Mais il est beaucoup plus tard que six heures


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă 2

Le film C’est avec un genre particulier de « road-movie » que Radu Jude nous fait entrevoir une relation

père-fils pleine d’amour et d’affection. Par l’intermédiaire d’un voyage entre le lieu de domicile à

l’écart de tout et une petite bourgade – un voyage qui prend une journée entière et est effectué à

pied, à travers champs, sur des terrains mal commodes, en bus et en auto-stop – le réalisateur

apporte un éclairage sur la précarité très répandues dans son pays : conditions de logement rudimentaires,

manque d’infrastructure, peu d’argent liquide et absence de beaucoup de choses qui

vont de soi pour nous – c’est ce qui caractérise la vie quotidienne de nombreuses familles roumaines.

Ce film économe en paroles dont les couleurs dominantes sont sombres véhicule de manière

saisissante l’atmosphère d’un quotidien marqué par la pauvreté, où des démarches banales en

apparence se transforment en entreprises compliquées. Quand l’écran du téléviseur commence

effectivement à s’éclairer à la fin du film, la satisfaction du père et du fils se sent : leur effort a été

récompensé, leur ténacité, leur solidarité et un énorme investissement en temps et en énergie ont

conduit au but, même dans des conditions difficiles. – Ce regard hors du commun sur un pays

d’Europe au 21e siècle laisse le spectateur songeur, aux prises avec des sentiments mélangés.

Le réalisateur Radu Jude est né en Roumanie en 1977 et a terminé en 2003 des études de cinéma

à l’université des médias de Bucarest. En réalisant le film « Bruce Lee passe à six heures », Radu

Jude a été couronné de succès : en plus des nombreuses distinctions lors de festivals internationaux,

ce film a également reçu plusieurs premiers prix. Radu Jude a obtenu ces prix, il faut le noter,

dans des pays très différents ; la Norvège, la Corée du Sud, le Kosovo, l’Allemagne, le Portugal,

les Etats-Unis sont quelques-uns d’entre eux.

Parmi les œuvres écrites, on cite souvent le récit autobiographique de l’écrivain roumain Florin

Lazarescu. Radu Jude connaît quant à lui par expérience les conditions de vie dans une région

rurale pauvre. Selon ses propres déclarations, c’est le fait d’être concerné personnellement qui a

été le moteur principal de la réalisation du film « Bruce Lee passe à six heures ». Les explications

qu’il donne notamment sur le casting pour le rôle du petit garçon montrent bien que, pour le

réalisateur, l’ensemble de la démarche était important et pas uniquement le produit – le film.

Après avoir rencontré 600 enfants, Radu Jude est tombé sur Marian, un enfant réservé et peu

loquace. Marian vit dans des conditions familiales très pauvres et difficiles, ce qui l’a visiblement

marqué. Touché par son regard, sa délicatesse et son histoire, Jude a décidé – contre l’avis

d’autres professionnels – de s’en tenir à son choix et de confier le rôle principal à Marian. C’était

le meilleur choix possible, pense Radu Jude dans l’interview, et il est très heureux d’avoir

maintenu le contact avec ce garçon.

Informations générales La Roumanie

Avec une superficie de 238‘391 km2 , la Roumanie touche à la Bulgarie, à la Serbie, à la Hongrie, à

l’Ukraine, à la République de Moldavie et à la Mer Noire. C’est la chaîne de montagnes marquante

des Carpates qui sépare les trois régions importantes du point de vue historique, à savoir la

Moldavie, la Valachie et la Transylvanie ; ces dernières diffèrent entre elles par leur situation

géographique, leur climat, leur flore et leur faune.

Le nom de la Roumanie rappelle ses racines historiques : le territoire de l’actuelle Roumanie a été

rattaché en 106 après J.-C. à l’empire romain, ce qui a été déterminant pour son évolution ultérieure.

Aujourd’hui encore, la Roumanie est le seul pays est-européen qui parle une langue

romane. Après les grandes invasions, les occupants romains se retirèrent et, par la suite, des

Goths, des Huns, des Magyars et des peuples slaves s’établirent sur le territoire. Au 10e siècle, les

Hongrois acquirent le pouvoir sur la Transylvanie, le haut plateau situé au centre de la Roumanie.

C’est vers le 13e siècle que s’instaurèrent les principautés de Valachie et de Moldavie. Les

Ottomans ne tardèrent pas à exercer leur suprématie sur le territoire. Mais au 18e siècle, la


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Transylvanie fut (re)conquise par l’Autriche-Hongrie, tandis que la Moldavie et la Valachie

restaient sous le contrôle de Constantinople. Vers 1861, Alexandru Joan Cuza, prince de Valachie

et de Moldavie, proclama l’indépendance de la Roumanie. Après l’effondrement de l’Autriche-

Hongrie, la Valachie en faisait aussi partie. Durant les désordres de la Deuxième Guerre mondiale,

la Roumanie se trouva prise entre les fronts formés par l’Union soviétique et l’Allemagne, mais elle

adhéra en 1955 au Pacte de Varsovie. La République socialiste de Roumanie fut proclamée en

1965. C’est l’autocrate Nicolae Ceausescu qui en prit la tête après la mort mystérieuse de

Gheroghi-Dej. La Chute du Mur en RDA fut suivie par la Révolution roumaine qui mit fin à l’ère

Ceausescu. Le 25 décembre 1989, il fut condamné et exécuté en raison de l’intervention radicale

de l’armée qui avait fait des milliers de victimes.

La Roumanie n’a réussi que lentement à se relever des années de dictature et de mauvaise

gestion de l’économie : ce pays souffre encore aujourd’hui des conséquences de cette autocratie.

Aujourd’hui, sous la conduite du Premier ministre Calin Popescu Tariceanu, le pays suit une ligne

démocratique et s’oriente vers une économie de marché. Depuis 2004, la Roumanie est membre

de l’OTAN et depuis 2007, membre de l’UE. Bien que la Roumanie – dans les régions rurales

surtout – soit confrontée à la pauvreté, on s’attend ces prochaines années à une évolution

positive au niveau économique. Le défi majeur de ce pays consiste désormais à épuiser son

potentiel, à maintenir sur place la main-d’œuvre bien formée et à ne pas la laisser s’échapper à

destination d’autres pays de l’UE que de nombreux Roumains jugent plus intéressants du point

de vue économique.

21 millions de personnes vivent aujourd’hui en Roumanie. 89,5 pour cent sont des Roumains et

des Roumaines. Les Hongrois (6,6 %) et les Roms (2,5 %) représentent les minorités les plus

importantes. Mais la Roumanie dénombre aussi des Allemands (0,3 %), des Russes (0,2 %) et des

Turcs (0,2 %). Les Serbes et les Slovaques font également partie des minorités de la Roumanie.

Au total, on reconnaît en Roumanie 18 minorités nationales. La grande majorité de la population

est de croyance orthodoxe roumaine (86,7 %). 4,7 pour cent se disent catholiques et 3,2 pour cent

protestants. 14‘000 juifs et juives ainsi que des musulmans, des grecs orthodoxes, des baptistes

et des pentecôtistes vivent également en Roumanie. Dans de nombreux pays, les groupes minoritaires

sont victimes de discriminations, parfois importantes. En Roumanie, ce sont les Roms qui

sont le moins bien acceptés. On les appelle souvent « tsiganes » ou « gitanes » ; et tout au long

de leur histoire, ils ont été poursuivis par les préjugés négatifs et souvent confrontés à une grande

pauvreté. De nombreux Roms qui s’étaient établis pour une période prolongée en Roumanie ou

dans d’autres pays est-européens s’en vont, dans l’espoir de trouver ailleurs un avenir meilleur.

Certains Roms gagnent ainsi l’Italie, l’Autriche ou la Suisse. Mais dans ces pays aussi, les Roms

se retrouvent souvent dans une grande pauvreté ; ils sont victimes de préjugés négatifs et stigmatisés.

La pauvreté

La pauvreté existe partout. Ce n’est pas seulement dans les pays du Sud et de l’Est que beaucoup

de gens essaient de vivre au quotidien avec des moyens inférieurs au minimum existentiel. Dans

les pays riches aussi, il y a des gens qui doivent lutter quotidiennement parce qu’ils n’ont pas

assez d’argent pour assurer leur subsistance. Que ce soit au Nord ou au Sud, à l’Est, à l’Ouest ou

dans le pays où nous vivons, le fossé entre riches et pauvres se creuse. Les contrastes entre une

richesse provocatrice et la grande pauvreté peuvent créer des tensions dévastatrices dans une

société. La répartition inégale du pouvoir suscite des sentiments d’impuissance et d’humiliation.

Là où règnent l’indigence et l’absence d’espoir, il est plus facile de trouver des individus fanatiques,

enclins à prendre la voie de la violence, de l’extrémisme et du terrorisme. Car le recours à la


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violence est souvent une tentative, de la part des opprimés, de lutter contre une répartition inégale

et injuste. Afin de prévenir les grands débordements de violence et les guerres, de nombreux

Etats essaient de réduire la pauvreté et de promouvoir ainsi la paix dans le monde.

Le 21e siècle a commencé par une grande détermination à combattre la pauvreté et par une déclaration

de solidarité : les Nations Unies ont adopté en l’an 2000 la « Déclaration du Millénaire ».

189 Etats du monde entier se sont engagés ainsi à éliminer la pauvreté ou tout au moins à la

réduire. Les huit Objectifs principaux du Millénaire visent à combattre la faim et la pauvreté, à

garantir la fréquentation d’une école primaire pour tous, à promouvoir l’égalité entre les sexes en

améliorant le statut des femmes, à réduire la mortalité infantile et à lutter contre le sida et d’autres

maladies graves, à assurer un développement durable et à mettre en place un partenariat

mondial pour le développement.

A l’échelon mondial, la proportion de la population pauvre s’est abaissée de 1990 à 2001, passant

de 27,9 à 21,3 % (voir plus bas la définition de la pauvreté). Mais selon le pays ou le continent

considéré, les changements concernant la pauvreté diffèrent. Tandis que la pauvreté a diminué en

Chine et en Inde, elle a continué de s’étendre dans de nombreux pays africains.

En Roumanie, la pauvreté est importante. Pour l’instant, l’adhésion de ce pays à l’UE a apporté

peu d’améliorations pour la majorité de la population. Plus de 40 pour cent des gens vivent audessous

du seuil de pauvreté. Les défis que doit relever l’Etat roumain concernant les problèmes

financiers et sociaux de la population sont considérables. C’est en majeure partie la population

des régions rurales qui est affectée par la pauvreté. On trouve encore couramment des chars tirés

par des chevaux, des habitations rudimentaires en bois et des familles nombreuses vivant dans

une seule pièce. Les enfants sont généralement les grands perdants. Selon les estimations, plus

de 3000 enfants vivraient dans les rues, rien qu’à Bucarest. Pour de nombreux Roumains et Roumaines,

les soins médicaux sont un luxe. L’Etat n’a pas les moyens de financer un système de

santé et des assurances sociales appropriées. Malgré la grande pauvreté, il y a aussi en Roumanie

des images d’aisance matérielle : des personnes qui parcourent la ville en BMW, des gens qui

font du shopping, des étudiantes et des étudiants qui flânent sur les terrasses des cafés – cela

aussi, c’est la Roumanie. Mais c’est un pays dans lequel l’écart entre riches et pauvres ne cesse

de se creuser.

La pauvreté ne concerne pas seulement la population du monde en développement ou celle des

pays est-européens. En Suisse, il y a des gens qui luttent chaque jour pour s’en sortir. Chez nous

aussi, il y a des gens qui ont trop peu d’argent pour pouvoir assurer leur subsistance, des gens

qui vivent très à l’étroit, qui n’ont pas les moyens de se payer de nouveaux habits ou une nourriture

équilibrée. Mais qui donc sont les « pauvres » dans les pays industrialisés ? Où et comment

vivent-ils ? Dans la rue, nous croisons une femme assise par terre, son bébé dans les bras. Un

jeune homme nous demande un peu de monnaie. Dans le magasin de vêtements « de seconde

main », nous voyons une famille qui se procure de « nouveaux » habits. Mais la pauvreté est

aussi cachée derrière les fenêtres. Personne ne reconnaît volontiers qu’il est pauvre. Dans notre

société, la pauvreté s’accompagne souvent d’un sentiment de culpabilité et de l’exclusion sociale.

Pourtant, en réalité, la pauvreté est souvent la conséquence d’un événement marquant tel que

divorce, décès, naissance d’un enfant ou maladie. Quiconque ne dispose pas de bases stables –

économies, bonne formation et solide réseau social – peut alors plonger rapidement dans la

pauvreté.

En Suisse, on admet qu’environ un million de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

Mais cerner la pauvreté par des chiffres est difficile. Dans chaque pays, la pauvreté a une autre

définition, car la perception de la pauvreté ne dépend pas seulement de la situation financière

effective mais aussi du contexte social et culturel. C’est la raison pour laquelle on parle souvent


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de « pauvreté relative ». Selon l’ONU, on est en présence de « pauvreté absolue » quand une personne

dispose de moins d’un dollar par jour pour vivre. En Autriche, une personne qui dispose de

moins de 900 euros par mois est menacée de pauvreté. En Suisse, la loi ne définit pas qui doit être

considéré comme pauvre. La Conférence Suisse des Institutions d’Action Sociale (CSIAS) fournit

toutefois des points de repère qui font autorité. Ces derniers se fondent sur l’article 12 de la

Constitution fédérale qui dit ceci : est pauvre la personne « qui ne peut pas mener une existence

conforme à la dignité humaine ». Si on l’exprime en chiffres – et cela diffère d’un canton à l’autre

– cela signifie qu’une personne devrait avoir à disposition par mois env. 1000 francs (après déduction

du loyer et de la prime d’assurance maladie). Sinon, cette personne vit au-dessous du seuil

de pauvreté.

Indépendamment du montant financier dont dispose une personne, il est certain que vivre audessous

du seuil de pauvreté ou à la limite de la pauvreté est pesant et peut avoir des conséquences

graves dans d’autres domaines. La personne qui n’a pas d’argent ne peut pas prendre en

charge une longue formation ; la personne peu formée ne trouvera peut-être pas d’emploi ou seulement

un emploi mal rémunéré. Les restrictions financières importantes empêchent de participer

à de nombreuses manifestations sociales et culturelles, ce qui peut conduire à l’exclusion sociale.

Les tensions familiales, les maladies ou un grave endettement sont les signes possibles de ce

cycle infernal. Chez nous, ce sont surtout les personnes qui élèvent seules leurs enfants, les familles

nombreuses et, de plus en plus, les jeunes, qui font partie de la « population menacée par la

pauvreté ». Comme les personnes d’origine étrangère ont souvent des emplois mal rémunérés,

elles font elles aussi partie du groupe à risque concerné par la pauvreté.

La pauvreté est aussi un facteur qui affecte massivement la vie des enfants. En Roumanie, le taux

de mortalité infantile a fortement reculé au cours de ces dix dernières années, passant de 27 à 15

pour mille. En Europe occidentale, le taux de mortalité infantile moyen oscille entre 4 et 5 pour

mille. Le nombre des enfants scolarisés a également augmenté au cours de ces dix dernières

années. Malgré tout, les enfants restent nombreux à ne pas aller à l’école, parce qu’ils doivent

aider leur famille à subvenir à ses besoins. En Roumanie, on estime que 70‘000 enfants travaillent,

contrairement à ce que demande la Convention des droits de l’enfant, dans les champs, dans

les rues ou dans les fabriques. Ce sont en majorité des enfants des régions rurales. Dans les

villes, ce sont souvent les enfants Roms qui apportent leur soutien à leurs parents en mendiant.

Sur les 4,5 millions d’enfants roumains, 0,55 pour cent vivent en permanence dans des foyers.

L’Etat roumain s’est fixé pour objectif de réduire le nombre des enfants placés en institution. Cela

signifie que l’on met en place différentes mesures pour permettre aux enfants de grandir dans leur

famille ou dans une famille de remplacement. Car le fait d’être intégré dans une structure familiale

qui fonctionne peut influencer positivement le développement d’un enfant. Ceci présuppose

néanmoins une réduction de la pauvreté et l’amélioration du niveau d’instruction de tous les

adultes.

Société de consommation et gaspillage

Retrouver une copine le mercredi après-midi pour faire du shopping ; se promener le dimanche et

regarder les vitrines en réfléchissant à ce que l’on souhaiterait recevoir pour son anniversaire ; ou

encore s’envoler à New York pour faire ses achats de Noël – pour un certain nombre de personnes,

tout cela n’a rien d’exceptionnel. Pour beaucoup, consommer est devenu un hobby collectif.

Les centres commerciaux ne cessent de s’agrandir : il est possible, après avoir fait ses achats,

d’aller au restaurant et au cinéma, au studio de fitness ou dans un centre wellness, voire de

tenter sa chance au casino au même endroit ; tout est fait pour qu’il soit facile de se laisser

glisser sur les vagues de la consommation. « Celui qui consomme est très tendance », fait-on


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croire au visiteur. Pour beaucoup de jeunes et pour beaucoup d’adultes aussi, ce mode de vie

devient problématique. Car tous ceux et celles qui ne suivent pas la vague de la consommation

restent à l’écart et sont exclus. Le petit crédit semble ainsi pour beaucoup une issue qui les aidera

à sortir de l’impasse financière et de l’exclusion sociale.

Beaucoup de gens n’ont pas la possibilité de consommer. Ils ont trop peu de moyens financiers,

même pour acquérir ce qui est indispensable au quotidien. Certains vivent de ce que les riches de

notre société de gaspillage mettent à la poubelle. Des décharges de taille colossale font partie de

l’image de nombreuses grande villes. C’est là que les pauvres collectent des matériaux de valeur

comme les bouteilles, le métal ou le plastique et les revendent ensuite pour quelques sous à un

intermédiaire. Dans les couches de la société les plus pauvres, on ne peut pas se permettre de

jeter un objet hors d’usage et d’en acheter un neuf. Il se trouve généralement quelqu’un qui

réussit à réparer la vieille moto, les souliers usés ou le vieux téléviseur. Le recyclage a lieu plus

souvent pour des raisons de survie que de protection de l’environnement.

Dans les pays industrialisés, jeter est toutefois presque devenu le symbole d’une vie inondée par

le superflu. De nombreux appareils sont jetés ou remplacés par des nouveaux sans qu’on les

fasse réparer comme autrefois. Souvent d’ailleurs, on ne peut pas (faire) réparer facilement les

appareils actuels. On ne trouve plus les pièces qui manquent, les vis tournent dans un seul sens

ou alors les appareils ne sont pas en métal mais en plastique, si bien qu’une soudure s’avère

impossible. Du point de vue économique, il n’est plus rentable de réparer, car il est bien meilleur

marché d’acheter un nouveau produit de masse que de payer le salaire horaire d’un artisan. En

outre, la hausse de la consommation dans une société donne une forte impulsion à l’économie.

Mais ceux qui en souffrent, ce sont les gens qui travaillent pour des salaires indignes, beaucoup

trop bas – car c’est grâce à eux que cette production en masse bon marché est possible.

L’un des problèmes majeurs de notre époque, c’est le fait que l’être humain consomme trop de

ressources. Les besoins humains et la consommation d’énergie qui les accompagne augmentent

dans le monde à un rythme extrêmement rapide. Les chercheurs relèvent qu’un habitant/une

habitante des Etats-Unis consomme 32 fois plus de ressources et produit 32 fois plus de déchets

qu’une personne vivant dans un pays en développement. En Suisse, une personne produit en

moyenne par an 350 à 400 kg de déchets, mais il faut ajouter à cela les déchets industriels, les

déchets de construction, les déchets électroniques, etc.. La moitié des déchets ménagers – appelés

aussi déchets urbains – sont recyclés. Au total, 70 pour cent de toutes les matières premières

se retrouvent dans notre environnement sous forme de déchets, de gaz d’échappement ou d’eaux

usées ; seuls 30 pour cent restent dans le circuit. Avec un gaspillage des ressources d’une telle

ampleur, un développement durable n’est pas possible – un changement de mentalité est

nécessaire et il s’agit d’utiliser les ressources naturelles avec davantage de soin. Thomas Joller,

directeur du service de l’environnement et de l’énergie du canton de Lucerne (Suisse), estime que

d’ici 30 à 50 ans, l’or, l’argent, le plomb, le zinc et le cuivre seront des biens rares. Il prévoit même

que les gisements de gypse d’Allemagne seront épuisés. Selon les études, l’utilisation actuelle

des ressources de la terre par l’être humain serait de 23 pour cent trop élevée. On ne peut pas

affirmer aujourd’hui avec certitude combien de temps la Terre pourra continuer de répondre à ces

exigences. Hans Jörg Leisi, professeur à l’Ecole Polytechnique fédérale de Zurich, exprime les

choses de manière un peu sarcastique : « Combien de planètes Terre faut-il à l’homme ? Beaucoup

trop – à moins qu’il apprenne enfin à la partager avec les autres. » Un changement de

mentalité radical sur le plan éthique et économique ainsi que le frein de la croissance démographie

et de la croissance économique semblent être à ses yeux les seules possibilités d’avoir un

développement positif.


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Face à un problème aussi fondamental et d’ampleur mondiale, il semble que l’individu ne peut

guère faire quelque chose à son échelle. Mais la question « Ai-je vraiment besoin de ce produit ? »

peut avoir déjà en soi des effets très positifs sur l’achat d’un produit, respectivement le fait d’y

renoncer. Si l’on s’assure au moment de l’achat que le produit a été fabriqué dans des conditions

respectueuses de l’environnement et que sa durée de vie est longue, on aura franchi le premier

pas pour avoir au quotidien une attitude respectueuse de l’environnement.

Relation parents-enfant, bonheur

Quiconque a déjà demandé à son père ou à sa mère une faveur que ce dernier/cette dernière lui

a rendue sait à quel point il peut être beau de ressentir ainsi leur affection. Quelles sont les

demandes que nous adressons aujourd’hui à nos pères et à nos mères ? Et dans quels cas nous

réjouissons-nous le plus qu’elles se réalisent ? Quand la joie est-elle la plus grande : quand je

reçois un nouveau téléviseur ou quand mon père m’accompagne au cinéma ? Notre société est de

plus en plus marquée par la prospérité matérielle. Plus la montre-bracelet offerte est coûteuse,

plus le bonheur est grand – c’est en tout cas ce que nous suggère la publicité. Ne serait-il pas tout

aussi précieux de recevoir, de la part de ses parents, du temps et de l’attention ? Souhaitons-nous

comme preuve de l’amour de nos parents, des choses matérielles, ou avons-nous plutôt besoin

de signes immatériels ? Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Les philosophes et les éthiciens ont publié depuis des siècles des quantités de livres consacrés à

la question du bonheur. Quelques-uns sont parvenus à la conclusion que la perception du bonheur

était une question culturelle et individuelle, tandis que d’autres ont essayé de trouver ce qui

était universel dans la perception du bonheur. Indépendamment de tout cela, il est clair que le

sentiment de bonheur est lié à la satisfaction des besoins (fondamentaux). Selon le psychologue

Abraham Maslow, la liberté, la respiration, la chaleur, la nourriture, le sommeil, la santé, le logement

et la sexualité font partie de ces besoins fondamentaux. Certains de ces besoins ne peuvent

que difficilement être satisfaits sans argent. Mais au troisième étage de sa pyramide des besoins,

Maslow nous montre aussi que des choses immatérielles comme l’amour, les amis, la communication

et l’intimité jouent un rôle essentiel dans le sentiment humain du bonheur. Les parents

peuvent en grande partie décider combien d’amour ils témoignent à leur enfant et quel sera le

caractère de la relation parents-enfant. Les psychologues admettent que l’amour et l’affection

reçus par un enfant de la part de la personne qui lui est le plus proche jouent un rôle essentiel

pour son développement.

En décidant de se rendre à la ville avec Marian, son père lui témoigne à sa manière beaucoup

d’amour. Il a souvent des manières assez brusques de parler à son fils. Mais ce dernier sent très

bien à quel point il est cher à son père. Le réalisateur laisse planer un doute quant à savoir si le

père se rend chez l’électricien avec Marian pour des raisons d’économie ou s’il le fait simplement

par amour pour son fils. Mais le père aurait pu aussi refuser sa demande sans commentaire. Au

lieu de cela, le père fait cadeau à son fils d’une journée entière de son temps et dépense de

l’argent pour la téléviseur et pour une glace, alors que chez lui, le toit laisse passer l’eau et qu’il

y ait certainement du travail qui l’attend.

Objectifs d’apprentissage • Apprendre à mieux connaître la Roumanie

• Etudier les thèmes de la pauvreté

• S’interroger sur ses propres conditions de vie

• Réfléchir à l’importance de la relation parents-enfant

• Rassembler des idées concernant le comportement d’un consommateur attentif à la durabilité


Suggestions didactiques

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Suggestion 1 Pauvreté et propriété (2 leçons)

Préparation avant de voir le film (30 minutes)

Consigne avant le film : chacun-e réfléchit à ce qu’il/elle possède de plus précieux. Il/elle en fait

une photo qu’il/elle apporte en classe.

1. Par petits groupes, se présenter mutuellement « ce que l’on possède de plus précieux » : de

quoi s’agit-il ? Pourquoi est-ce si précieux pour moi ? Qu’est-ce que je ressens quand j’ai cela

près de moi ou que je l’utilise pour faire quelque chose ? Que ferais-je si cet objet était

endommagé ou que je le perdais ? Qu’est-ce que je ressentirais ?

2. Réaliser ensemble au sein du petit groupe une affiche réunissant les photos et les éléments

essentiels de la présentation. Exposer les affiches dans le groupes au grand complet.

3. Individuellement : remplir la fiche pratique 1.

Visionner le film (23 minutes)

Après avoir vu le film (40 minutes)

1. Individuellement : remplir la fiche pratique 2. Discussion en groupe : quelles sont le conditions

de vie de Marian ?

2. Individuellement : souligner au crayon rouge les points communs entre ses propres conditions

de vie et celle de Marian.

3. Discussion par petits groupes : en quoi les conditions de vie de Marian ressemblent-elles à

celles des membres du groupe ? Quelles sont les différences ?

4. Individuellement : choisir un point commun ou une différence que l’on apprécie beaucoup.

Discussion en plénière : pourquoi apprécie-t-on ce point commun/cette différence ?

1. Sondage d’opinions en plénière : le père a-t-il bien fait d’agir ainsi ? Etait-il juste qu’il dépense

cet argent pour la TV ? Ou aurait-il mieux fait d’utiliser l’argent pour autre chose (par ex. pour

réparer le toit) ? Pourquoi a-t-il agi ainsi ?

1. Dresser la liste de tous les ustensiles électriques que l’on possède chez soi ? A quoi servent

ces appareils ? Noter sur une liste séparée tous les ustensiles de divertissement. Sondage :

Quelle est l’importance de ces appareils ? Que se passerait-il si l’un d’eux ne fonctionnait

plus ? Que ferait-on ? Comparer sa situation personnelle à celle de Marian.

Suggestion 2 Relation parents-enfant (1 à 2 leçons)

Préparation avant de voir le film (15 minutes)

1. Par groupes de deux : se raconter mutuellement,

a) si l’on a déjà fait quelque chose toute une journée avec ses parents.

b) (si oui) de quoi s’agissait-il ?

c) ce que l’on souhaiterait, si l’on pouvait passer une journée entière avec ses parents ou avec

une personne dont on est très proche.

1. Individuellement : réfléchir à une demande ou à un vœu que l’on a déjà adressé à son père ou

à sa mère. Qu’a-t-on demandé ? Comment les parents ont-ils réagi ?

Visionner le film (23 minutes)

Après avoir vu le film (30 minutes)

1. Par groupes de deux : regarder la photo no 1 (cf. le document à photocopier « Photos » ou la

galerie de photos dans la partie vidéo). Remplir la bulle en notant ce que pense Marian (fiche

pratique 3). Que pense Marian à cet instant ? Quels sont ses sentiments ?


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă 9

2. Par groupes de deux : regarder la photo no 2. Remplir la bulle en notant ce que pense le père

(fiche pratique 3). Que pense le père à cet instant ? Quels sont ses sentiments ?

3. Par petits groupes : lire toutes les bulles. Brève discussion : pourquoi les deux protagonistes

pensent-ils ceci/se sentent-ils ainsi ? Qui connaît des pensées et des sentiments de ce genre ?

4. Individuellement : se souvenir d’une situation lors de laquelle on a été déçu par ses parents

ou par une autre personne. Que s’est-il passé ? Quelle était la raison de cette déception ?

Comment a-t-on réagi ? De quoi aurait-on eu besoin dans cette situation ? Par groupes de

deux : échange mutuel. L’auditeur/l’auditrice essaie de trouver ce que le narrateur/la narratrice

aurait pu faire encore pour gérer cette déception de manière constructive. Noter les

réactions possibles sur un papier et les présenter en plénière.

5. En plénière : lire les papiers. Chacun-e se demande s’il/elle trouve sur ces papiers une possibilité

de réaction qu’il/elle aurait pu utiliser dans son cas personnel ou qu’il/elle aimerait

tester une autre fois. Echanger ses réflexions en plénière ou par petits groupes.

Suggestions pour Roumanie

poursuivre l’étude • Comparaison entre les pays : par petits groupe : chercher à l’aide d’Internet et de livres (par ex.

livres de géographie, guides de voyage) où se trouve la Roumanie, comment elle se présente, etc.

Chaque groupe réalise une affiche et la présente à l’ensemble du groupe. Discussion : où

constate-t-on de grandes différences par rapport au pays où l’on vit ?

• La population de Roumanie : s’informer auprès d’ONG, de la DDC ou sur Internet à propos de la

population de ce pays. Quels sont les groupes ethniques qui vivent en Roumanie ? Quelles sont

leurs conditions de vie ? Qu’en est-il de la question des migrations et quels sont les problèmes

rencontrés par les immigrés roumains en Europe occidentale ?

Pauvreté et propriété

• Importance du téléviseur : Photo no 6 (cf. Le document à photocopier « photos » ou la galerie de

photos de la partie vidéo). Sondage : Pourquoi est-il si important de faire réparer la télévision ?

Noter les réponses au tableau en les répartissant sur deux colonnes : les raisons du point de vue

du père ; les raisons du point de vue de Marian. Discussion : de notre point de vue, quelle importance

aurions-nous donnée à la réparation du téléviseur ? Pourquoi ? Quelle est l’importance du

téléviseur pour cette famille ? Quelle est l’importance de la télévision dans notre société, respectivement

pour nous personnellement ?

• Regarder la télévision : Tenir une statistique pour la classe : combien d’élèves dans la classe

possèdent un ou plusieurs téléviseurs ? Combien d’heures chacun passe-t-il chaque jour à regarder

la télévision ? Quels sont les genres d’émissions qu’ils regardent (longs métrages, journal

télévision, discussions, émissions permettant d’apprendre quelque chose, etc.) ? Discussion : à

quel point est-il important pour chacun-e de pouvoir regarder la télévision ? Qu’apporte le fait de

regarder la TV ? Que faisons-nous si la TV ne marche pas ou qu’il n’est pas possible de regarder

la télévision pour d’autres raisons ? Où voyons-nous des effets positifs de la télévision, où des

dangers ?

• Corruption : scène du bus : que fait le père pour qu’ils puissent prendre le bus les deux ? Pourquoi

? Comment le chauffeur réagit-il ? Cette façon de faire est-elle compréhensible ? Pourquoi

(pas) ? Comment la situation se présenterait-elle dans notre pays ?


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă 10

• Minimum existentiel : sondage/estimations : combien de personnes y a-t-il qui vivent au-dessous

du minimum existentiel ? Combien de personnes y a-t-il dans notre pays qui vivent au-dessous du

minimum existentiel ? Combien y a-t-il de personnes dans notre pays qui possèdent plus d’un

million de francs/euros ? Informations de l’enseignant-e (voir les liens et les ouvrages à consulter).

• Recyclage : se souvenir d’un objet qui a cessé de fonctionner au cours de ces deux derniers mois

(par ex. : appareil électrique, vêtements, chaussures, etc.). Sondage : qu’a-t-on fait ? A-t-on

réparé cet objet ? Pourquoi (pourquoi pas) ? Pourquoi faisons-nous réparer (ne faisons-nous pas

réparer) quelque chose ?

• Comportement personnel en matière de consommation : comment pouvons-nous modifier nos

habitudes de consommation dans une perspective plus durable et plus écologique ? Par groupes

de deux, dresser la liste des possibilités (par ex. cesser d’acheter simplement parce que le prix est

bas ; acheter un vêtement plus cher produit dans des conditions équitables plutôt que deux à bas

prix ; faire réparer l’ i-pod quand il ne marche plus ; essayer de réduire ses déchets ; trier ses

déchets ; etc.) Choisir deux stratégies dans la liste établie et se fixer pour but de les suivre ces

prochains temps. Ensuite, mettre en commun ses constatations : était-il facile/difficile de respecter

ces consignes ? Quels sont les facteurs (internes/externes) qui rendent le respect de ces consignes

difficile ?

• Aujourd’hui et autrefois : s’intéresser aux conditions de vie des gens autrefois en Suisse. Réaliser

des interviews avec ses grands-parents : comment les gens vivaient-ils autrefois dans les régions

rurales ? Comment les grands-parents vivaient-ils ? Combien de personnes vivaient sous le même

toit ? Selon quelle fréquence pouvaient-ils aller en vacances ? Où ? Que possédaient-ils chez eux ?

Etc.

• La pauvreté me concerne/ne me concerne pas : Discussion : en quoi la pauvreté des autres me

concerne-t-elle ? Est-il important que des gens luttent contre la pauvreté dans le monde ? Qui doit

lutter contre la pauvreté ? Comment peut-on combattre la pauvreté ? Faire des recherches dans

les médias didactiques (voir plus bas).

• Opinions sur le thème de la pauvreté : remplir la fiche pratique 4. Remplir d’abord individuellement

la partie 1 puis remplir ensemble par petits groupes la partie 2. Pour la partie 2, trouver un

consensus au sein du groupe. Formuler chaque fois les arguments qui justifient son point de vue

personnel. Analyse en plénière : quelles sont les opinions des groupes ? Comment les décisions

ont-elles été prises ? Qui s’est laissé convaincre et ?

• Les effets de la pauvreté : Discussion : que signifie pour nous l’augmentation de la pauvreté dans

le monde ? Dans quelle mesure les gens riches sont-ils aussi concernés par la pauvreté ? (Les

termes-clés : ressources, guerre, terrorisme, migrations)

• Objectifs du Millénaire : lire les huit Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Discussion

: de quels objectifs du Millénaire parle-t-on dans le film ? Se répartir en huit groupes qui

s’occuperont chacun d’un Objectif du Millénaire. Pour chaque objectif, chercher à élaborer une

solution qui permettrait d’atteindre l’objectif. Qui devrait faire quoi pour que l’objectif puisse être

atteint ? (Informations concernant les Objectifs du Millénaire sur le site www.interportal.ch >

Thèmes > Dossier et http://www.alliancesud.ch/francais/files/T_Ek07-Le.pdf)

• Coopération au développement en Roumanie : effectuer des recherches concernant la coopération

au développement de la Suisse et de la Roumanie. Quels sont les projets (encore) réalisés par

le gouvernement ? Pourquoi (pourquoi pas) ? (cf. à ce sujet www.deza.ch). Autre recherche : Quel

type de coopération au développement et de projets sont-ils le résultat d’une initiative privée,

respectivement sont-ils réalisés par des ONG ?


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă 11

Relation parents-enfant

• L’amour des parents : Sondage : qui aurait pris la même décision dans la situation du père ? Pourquoi

(pourquoi pas) ? Pourquoi le père décide-t-il d’entreprendre ce voyage pénible et de se rendre

en ville avec Marian ? Qu’a pensé le père quand Marian lui a demandé de faire cela pour lui ?

• Ce que fait le père : Regarder les photos numérotées de 3 à 6. Engager la discussion ou noter un

bref commentaire sous chacune des photos : pourquoi le père agit-il ainsi, dit-il cela ? Quelle est

son intention ? Mettre en commun les commentaires au sein du groupe.

• Scène individuelle : par petits groupes : chacun-e pense à une situation où il/elle a demandé

quelque chose à ses parents. Mettre en commun les épisodes en question. Transposer une scène

en une courte pièce de théâtre. Le public décide de quelle manière l’enfant aurait pu réagir aussi.

Rejouer éventuellement la scène en introduisant la nouvelle option.

• Espoir : décrire les pensées et les sentiments de Marian. Quel était le plus grand espoir de Marian

au début du film ? Son espoir a-t-il été satisfait à la fin du film ? Pourquoi (pourquoi pas) ? Quels

étaient alors ses sentiments ?

• Mon vœu personnel : réfléchir à un vœu que l’on aimerait soumettre à ses parents. Discussion :

pourquoi n’a-t-on jamais exprimé ce vœu jusqu’à maintenant ? Que faudrait-il pour pouvoir effectivement

exprimer ce vœu ? Chacun-e essaie de formuler son vœu de manière à ce qu’il puisse le

présenter de manière réaliste à ses parents. Chacun-e décide individuellement s’il/elle formulera

effectivement ce vœu.

• Mon rôle en tant que père/mère : noter : qu’est-ce que je permettrais à mon enfant si j’étais père

ou mère ? Qu’est-ce que je ne lui permettrais pas ? Par groupes de deux : échanger les points de

vue et les justifier.

Langage cinématographique

• Moyens stylistiques : Discussion : quelle est l’atmosphère qui règne dans le film ? Quels sont les

moyens utilisés par le réalisateur pour transmettre cette atmosphère ? Sur quoi le réalisateur

souhaite-t-il attirer l’attention avec ce film ? Quel est le rapport entre cette atmosphère et les

conditions de vie de Marian ?

• Ma vie : projet de vidéo : chacun-e choisit une couleur principale et une musique qu’il utiliserait

actuellement pour décrire sa vie. Questionner tous les participant-e-s à l’aide d’une caméra

vidéo : pourquoi as-tu choisi précisément cette couleur ? Quel est le rapport entre ta vie et cette

couleur ? Accompagner la prise d’images de musique et en faire une vidéo de courts portraits.

Projeter éventuellement le film en public dans un cadre approprié.


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă 12

Documents permettant • Riche, pauvre… ça veut dire quoi ? Regards croisés d’enfants du monde. Dossier pédagogique

d’approfondir le sujet pour les 9-15 ans. Claire De Goumoëns, Enfants du monde, 2006

• Dis-moi ce que tu possèdes (DVD et matériel d’enseignement). Gerlinde Böhm, Films pour un seul

monde/BAOBAB/EZEF 2006

• Pour une consommation responsable. Brochure Service cantonal du développement durable,

Genève

• Trop cool ma planète ! BD, Luzis Vega, Arnaud Dousse, En Fan de la Planète, 2006

Liens www.eda.admin.ch – Département fédéral des affaires étrangères, Suisse

www.eda.admin.ch – Département fédéral des affaires étrangères, Suisse

www.interportal.ch

Réseau de coopération internationale et de politique de développement, Suisse

www.deza.ch – Direction du Développement et de la Coopération, Suisse

www.ec.europa.eu/environment/youth/index_fr.html – Jeunesse européenne et environnement, UE

www.environnement-pratique.ch

Offres pour l’enseignement, protection de l’environnement sous l’angle pratique, Suisse

www.un.org/french/millenniumgoals – Les objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU

Adresses/commandes Service « Films pour un seul monde »

Monbijoustrasse 31, case postale 6074, 3001 Berne

Tél. 031 398 20 88, Fax 031 398 20 87

www.filmeeinewelt.ch, mail@filmeeinewelt.ch

Fondation Education et Développement

Avenue de Cour 1, 1007 Lausanne

Tél. 021 612 00 81, Fax 021 612 00 82

www.globaleducation.ch, fed@globaleducation.ch


Photo no 1

Photo no 2

Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă Document à photocopier Photos


Ma vie

Combien de personnes

y a-t-il dans ma famille ?

Combien de pièces y a-t-il

dans notre appartement

ou notre maison ?

Comment se présente

notre appartement ou

notre maison ?

Comment se présente

ma chambre à coucher ?

Quelle est mon activité

préférée à la maison ?

Quel est le trajet à

parcourir de mon

appartement/ma maison

au magasin de TV le plus

proche ?

Quels transports publics

dois-je utiliser pour me

rendre au magasin de TV

le plus proche ?

Ce trajet est-il pénible ?

Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă Fiche pratique 1

Moi


La vie de Marian

Combien de personnes

y a-t-il dans sa famille ?

Combien de pièces y a-t-il

dans son appartement ?

Comment se présente son

appartement ?

Comment se présente sa

chambre à coucher ?

Quelle est son activité

préférée à la maison ?

Quel chemin doit-il

parcourir pour aller de

chez lui chez le réparateur

de téléviseurs ?

Quels transports publics

doit-il prendre ?

Ce trajet est-il pénible ?

Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă Fiche pratique 2

Marian


Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă Fiche pratique 3

Que pense Marian ?

(cf. photo no 1)

Que pense le père ?

(cf. photo no 2)


tre pauvre

Films courts Bruce Lee passe à six heures – Lampa cu Căciulă Fiche pratique 4

Lis attentivement toutes les affirmations qui figurent sous « mon avis personnel ».

Inscris ensuite une croix dans la colonne qui est le plus proche de ce que tu penses.

Mon avis personnel

Celui qui est pauvre ne doit s’en prendre qu’à lui-même.

Celui qui est pauvre doit travailler plus.

Celui qui est riche le mérite.

Celui qui est riche devrait aider les pauvres

Pour éliminer la pauvreté dans le monde, les pays

riches devraient donner de l’argent aux pays pauvres.

Il serait juste que, dans notre pays, tous les riches

doivent donner une partie de ce qu’ils possèdent et le

distribuer aux pauvres.

Tous les humains devraient avoir les mêmes droits.

Est parfaitement Est assez N’est pas très N’est pas du

juste juste juste tout juste

L’avis du groupe

Compare tes réponses à celles de tes camarades.

Remplissez ensemble le questionnaire « l’avis du groupe » en vous mettant d’accord sur l’emplacement des croix.

Celui qui est pauvre ne doit s’en prendre qu’à lui-même.

Celui qui est pauvre doit travailler plus.

Celui qui est riche le mérite.

Celui qui est riche devrait aider les pauvres.

Pour éliminer la pauvreté dans le monde, les pays

riches devraient donner de l’argent aux pays pauvres.

Il serait juste que, dans notre pays, tous les riches

doivent donner une partie de ce qu’ils possèdent et le

distribuer aux pauvres.

Tous les humains devraient avoir les mêmes droits.

Est parfaitement Est assez N’est pas très N’est pas du

juste juste juste tout juste

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